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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 15:35

Les vacances se terminent, les échéances de l’automne fussent-elles sociales, économiques ou internationales approchent mais les bouchons sur les routes de France dépassent   750 km. Et font souffrir environ 150.000 voitures qui pendant l’heure perdue consomment entre 2 et 3.000.000 de litres d’essence et font perdre l’équivalent de 100 années de travail aux voyageurs en cause. Trois-quatre fois par an la transhumance humaine coûte au pays des sommes folles et au gens une bonne partie de leurs ressources financières, économiques et … de leur santé.

 

Mais, tout le monde écoute la radio et, pendant cette dernière décade du principal mois de vacances on ne peut rien perdre de ce que ceux qui contrôlent les médias ont à dire sur les sujets principaux : les 100 premiers jours de Monsieur Macron, les 200 premiers jours de Monsieur Trump, l’échauffourée de Charlottesville (Virginie) et/ou les attentats de Barcelone et de Calbrims. Pour ne pas fatiguer le lecteur ce texte aura trois parties distinctes.

 

Surpris, ébahis (?) les auditeurs apprennent avec un mélange d’effroi et de satisfaction (je vous l’avais bien dit …) que la popularité de l’homme providentiel qui est venu sauver la France fond comme beurre au soleil. Dès 64% de satisfaits en mai il ne reste  que 32% ! Quésaco ?

 

 

Prise « à la hussarde » par la décision d’un français sur dix (l’élection s’est jouée au premier tour quand EM a obtenu 24% des 43% des votants, le deuxième tour devenant absurde par la présence de Marine Le Pen), la France s’est payé non pas une révolution comme elle en a l’habitude de temps à autre mais une aventure …

Comment cela a-t-il été possible ? Michel Onfray et Marcel Gauchet surpris par ce qui se passait, ont résumé « Macron est le plein d’un vide ». Et T. Guénolé (02.2017) n’a pas moli : «Emmanuel Macron est une bulle de savon gonflée à l’hélium » On peut avancer deux hypothèses pour expliquer le succès improbable de l’impétrant :

 

- la première hypothèse est celle de la préférence politique : les médias '"roulent" pour le candidat parce qu'il correspond à leur propre ligne éditoriale et politique.

- la deuxième - l'effet mimétique -les médias s'observent beaucoup les uns les autres et il en résulte un effet moutonnier.

 

Orwell, 1984 « Ceux qui contrôlent le présent contrôlent le passé et ceux qui contrôlent le passé contrôlent le futur »

 

Ceux qui contrôlent … Durant le printemps et l’été 2016 Emmanuel Macron a recueilli 43% de part de voix dans les parutions des médias mais seulement 17% sur les réseaux sociaux : si le taux dans les médias est significativement supérieur au taux sur les réseaux sociaux, cela signifie que les médias s’intéressent beaucoup à un candidat alors que sa campagne prend beaucoup moins dans la population : c’est donc une bulle médiatique. En 2016, jusqu’en novembre, EM a été le sujet de 75 « une » des magazines avant de faire une seule proposition. Mais … il a été élu.

 

Et le désamour a commencé à se profiler à l’horizon. Des parangons de la morale devenus ministres mais dégommés quelques semaines après, des « affaires » vite mises sous le tapis, des promesses non tenues mais reprises (taxe d’habitation), des coupes pour les moins favorisés (5€ de moins pour l’aide aux logements avec un total dépassant 2 milliards €), l’annonce de 2 milliards € de taxes pour certaines entreprises pour leur reprendre ce que l’Etat a été obligé de leur consentir via des jugements de divers tribunaux, crise avec l’armée et démission du plus haut gradé, j’en passe et des meilleurs. Est-ce à dire que depuis le mois de mai le pays se porte mieux grâce au labeur de son sauveur ? Certes, c’est court mais … ce sont plus des nuages noirs qui se profilent à l’horizon que du ciel bleu. Car, par la volonté de ceux qui nous gouvernent, la dette de la France (y compris celle concernant les retraites des fonctionnaires), soit plus de 5.000 milliards d’euros ne se réduit pas et arrive à la limite du « ticking bomb » : les intérêts à payer sont en train d’augmenter sérieusement et le service de la dette devient le premier poste du budget du pays : supérieur à celui de l’éducation ou des armées.

 

La conclusion des 100 premiers jours de Monsieur Macron ? Encore une fois on s’est fait avoir mais comme disait un autre roi fainéant « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent »

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Published by martin
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