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29 juillet 2018 7 29 /07 /juillet /2018 08:49

Six mois après son élection notre Président était applaudi par pratiquement toute la presse internationale qui voyait en lui, c’est peu dire, le « leader de l’Europe ». Dont on avait besoin car… le couple franco-allemand qui impulsait l’Europe était veuf (so to speak) de sa partie allemande. En clair, Mme. Merkel (qui par bonté d’âme avait oublié les contraintes de la géopolitique et avait admis, en Allemagne plus d’un million de « réfugiés » qui pourtant, pourquoi s’étonner, ne pouvaient pas être assimilés pour devenir de vrais allemands formés et travailleurs) devenait "le deuxième violon". Pendant la campagne présidentielle, M. Macron avait promis réaliser (comme tous les candidats à la fonction suprême avant lui…) toute une série de réformes en vue de « réveiller la France » et lui redonner la place qu’elle mérite dans le monde dur d’aujourd’hui. Mais les promesses….

A regarder l’inventaire fait par Les Échos (mai 2018) on réalise que si l’on peut attendre pour la PMA à toutes les femmes… les heures défiscalisées, la réforme des retraites et la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires non seulement n’ont pas été abordées mais ne semble pas qu’elles le soient bientôt. Pourtant il s’agit de ce qu’il faudrait pour mettre un peu de beurre dans les épinards des gens. Aussi pour montrer, une fois, que l’on a fait ce que l’on a promis.

Les Echos, mai 2018

On doit à la vérité de rappeler, aussi, ce qui a été promis et fait : à part les « réformettes » à caractère social ou les nouvelles ponctions sur les revenus (cigarettes, loyer sociaux, l’apprentissage, etc., ce qui va être visible ce sont les mesures prises pour la réforme du Code du Travail, la suppression de l’ISF, le taux de l’imposition des profits des entreprises passant de 33% à 25% et la suppression de la taxe d’habitation -quand, et si, ce sera fait….

Mais, on s’en souvient, après son élection il a demandé au peuple une grande majorité à l’Assemblée Nationale pour pouvoir faire ce dont il était question. Ce fut La République En Marche, 317 députés sur le total de 577. Majorité absolue, les principaux pouvoirs de l’État concentrés dans les mains du « Président Jupitérien », maître des temps et des hommes pour réaliser ce qu’il avait promis. Jupiter dont l’essentiel tenait au verbe « si cela est fait la croissance reviendra car la confiance reviendrait et… ensuite on pourra continuer à améliorer le sort du peuple ». On n’oublie pas qu’il s’agit d’un « État Providence » même si, par bonté d’âme, on commence à distribuer ce qui n’a pas encore été créé. Qu’en-est-il ?

Les Echos, mai 2018

Tout d’abord, la croissance n’est pas revenue. Si en 2017 elle a été légèrement supérieure à celle des trois années précédentes (2% au lieu de 1,6%) les prévisions pour 2018 (pas celles de l’État qui paraissent ridiculement déraisonnables aux acteurs économiques) sera de 1,6% selon l’avis (presque) unanime de ceux qui savent… Y’a comme un défaut… mais on ne le remarque pas trop car, panem et circenses, notre attention est captée par la Coupe du Monde de football, en partie par le Tour de France et, surtout, par la pantalonnade « Benalla ».

Et puis, le taux du chômage qui aurait dû se réduire selon les promesses faites mais qui reste, obstinément, près de 10% :

Bref, ni la confiance, ni la croissance n’étant pas revenues… le GDP de la France (en $ courants) n’est plus ce qu’il était :

Certes, la réduction de la valeur de l’euro versus le $, pendant les années passées, a son influence mais… c’est que la zone euro (et principalement la France et l’Italie) n’ont pas fait ce qu’elle aurait dû faire…

Et aux States ?

Du jour de son élection Donald Trump s’est trouvé confronté à un « mouvement de résistance » impulsé, principalement, par les élites démocrates (et pour un temps républicaines). Qui ne pouvaient pas (et ne peuvent toujours pas) se faire à l’idée somme toute, « démocratique » de le voir exercer un pouvoir pour lequel il a été régulièrement élu. Naturellement, il a été traité d’imposteur dès sa prise de fonctions

Il est impossible d'exagérer le degré de vitupération quotidienne dont il a fait l'objet dans les médias. Des bandes dessinées et des acteurs d’Hollywood utilisent leurs standing dans les media pour l'attaquer, et (à 95%, selon une étude Harvard) la presse sert de « caisse de résonnance » pour déverser sur lui des tombereaux d’immondices car on ne s’arrête pas de « fouiller la m…e ». Qui s’appellent, entre autres, « collusion avec la Russie », « obstruction de la justice » et autres mille prétextes objets de procès sans nombre qui lui bouffent le temps qu’il devrait consacrer à sa présidence. Pratiquement toute la couverture des évènements quotidiens (sauf celle du conservateur Fox News et quelques médias conservateurs isolés) est négative, exprimée en termes hautement hostiles. Et (très) souvent triviaux comme ceux d’autorités morales tels que Robert de Niro ou Meryl Streep. On voit, sans difficulté, que tous les chroniqueurs du New York Times, du Washington Post et de Los Angeles Times, les trois quotidiens qui étaient les plus respectés des États-Unis, méprisent M. Trump. Cela inclut aussi presque tous les chroniqueurs « conservateurs », « apolitiques » et même républicains. Et tout fonctionne même sans « input » extérieur, il s’agit de ce qui est devenu un système auto-perpétuel qui n'a d'autre but que de se maintenir.

Les promesses de M. Trump, à part celles relatives à « l’international » s’articulaient autour d’un triptyque : dérégulation de l’économie, réduction des impôts et préférence donnée aux activités créatrices de valeur en utilisant les forces vives du pays.

18 mois après, à l’encontre de tous les experts y compris le prix Nobel qui prophétisait au New York Times l’apocalypse économique si on suivait la ligne tracée par D. Trump, on constate à la fin du 2ème trimestre 2018 :

  • une croissance du GDP de 4,1% soit env. 700 Milliards d’euros équivalents au tiers du GDP français (!) ;
  • une capitalisation boursière (selon Dow Jones) passée de 19.800 Milliards de $ (début janvier 2017) à 25.500 Milliards de $ aujourd’hui (équivalente à une création de valeur d’environ 5.700 Milliards de $) ;
  •  un chômage réduit à 3,9%, performance inconnue depuis 17 ans (NYT, 04.05.18) ; un taux de chômage pour les « noirs et latinos » inférieur à tout ce qui a été connu par le passé ; soit dit, en passant, presque trois fois moins qu'en France ...
  • un GDP passant de 18.624 fin 2016 à 19.390 Milliards de $ fin 2017 et qui, selon toutes probabilités, traversera à fin 2018, pour la première fois, le seuil des 20.000 Milliards de $ (!).

Les mêmes élites qui s’opposaient à M. Trump s’opposent encore aujourd’hui et cherchent par tous les moyens dénigrer ces performances oubliant qu’il s’agit en réalité de celles de leur propre pays. Et que, pour ce faire, M. Trump n’a fait qu’imposer sa « ligne » soit : dérégulation de l’économie, réduction des impôts et préférence donnée aux activités créatives de valeur en utilisant les forces vives du pays.

M. Macron, M. Trump, deux présidents atypiques, l’un issu des élites qui dirigent notre pays depuis Giscard d’Estaing et l’autre sorti de nulle part mais ayant le culot de penser « out of the box ».

Dommage pour nous. Dommage que même ceux qui disaient « même s’il ne fait que le quart du tiers de ce qu’il promet, il faut lui donner une chance » commencent à se dire qu’il faudra attendre un autre sauveur de la patrie… Ce que l’on fait depuis Napoléon III, Clémenceau et De Gaulle…

 

PS. Un deuxième volet proposera un regard sur les activités des deux présidents à « l’international »

 

 

 

 

 

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