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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 05:38

A l’automne 2018 j’avais consigné dans un texte des faits particulièrement  intéressants (selon moi) relatifs à la situation d’Israël et à son développement. Je ne reviendrai pas sur le PIB, PIB/habitant, la croissance de l’économie (toujours supérieure à 3%) ou sur les investissements étrangers (exceptionnels) dans l’économie israélienne. Ni sur l’acquisition par des groupes étrangers de moult sociétés (start-ups ou pas) dont le prix était supérieur à 1 milliard de $.

Des discussions avec des amis meilleurs connaisseurs que moi de la situation actuelle du pays, discussions portés ces jours derniers, m’incitent à regarder de plus prés d’autres aspects. L’innovation, le modèle socio-économique et sa prolongation politique, l’interaction (de plus en plus profonde) des intérêts américains et israéliens.

Pour ce qui est d’innovation, mieux qu’un long discours … voilà ce que vient

de dire le classement annuel publié par Daily Mail.  A partir de quatre paramètres (nombre de chercheurs/mille habitants, nombre de patents obtenus, nombre d’articles scientifiques publiés et % de dépenses R&D du pays vs son PIB) le Daily Mail conclut que Les États-Unis, Israël et la Corée du Sud sont considérés comme les pays les plus innovants du monde. Platon disait, déjà, «la nécessité est la mère de l’invention» (La République-dialogue), cela est particulièrement vrai pour Israël.

Il serait superflu de dénombrer les domaines ou les produits pour lesquels Israël est premier (ou second) au monde. Les drones, la désalinisation de l’eau de mer, l’agriculture hydroponique, une probable méthode pour traiter le cancer du pancréas, le cancer le plus horrible (vu les fonctions de cet organe), l’électronique et les télécommunications, les composants d’ordinateurs (microprocesseurs, antennes, capteurs, etc.,) … la liste est longue et je suis certain qu’elle n’est pas exhaustive. Comme il est superflu, je pense, de noter l’origine des nécessités qui ont fait de ce pays ce qu’il est. Avoir multiplié sa population par (presque) cinq en cinquante ans tout en ayant fait face à six guerres (et multiples « intifadas ») pendant la même période en dit  long sur la résilience du pays et de ses habitants. Sans doute d’une manière incomplète on propose comme première explication de ce que l’on voit le choix de la «High-Tech». Si cela est (et ça doit l’être) il s’ensuit que le modèle socio-économique du pays a été fortement influencé par le choix en question. C’est vrai, et sans beaucoup d’explications, on peut dire que ceci explique les inégalités sociales (dont une partie de la presse mondiale s’en gausse quand elle n’a pas d’autre raisons pour «tirer» contre Israël). Effectivement, Israël est un des pays les plus inégalitaires de l’OCDE. Mais les inégalités en question reflètent les contraintes du système économique : économie de marché qui ne veut pas (et ne peut pas) donner tout, tout de suite, à tout le monde. Economie de marché qui ne peut exister qu’avec des règles dérivées de la «démocratie», voilà la prolongement du modèle socio-économique en politique. Appelé, depuis quelques années start-up nation notre Président le donnait souvent en exemple et devait  même y faire une visite d’état à la fin de 2017. On attend encore car, lui aussi, comme FH ou même NS, a trouvé bon d’oublier les promesses faites pour ne pas contrarier les partenaires arabes de la France. Partenaires qui se rapprochent, pourtant, de plus en plus d’Israël car l’Iran menace et … à part Israël il n’y a personne dans la région qui puisse lui faire face. Regardez ce qui se passe dans le détroit de Ormuz … l’Iran fait la loi, attaque des pétroliers, descend des drones américains, arraisonne des tankers britanniques tout cela en pleine impunité. Mais, naturellement, toutes les grandes (et moins grandes) puissances attendent que les Etats Unis envoient suffisamment de porte-avions pour faire entendre raison au mollahs … Pourtant 20% du pétrole consommé par le monde passe par ce détroit. Où va-t-il ? En Chine, en Inde, en partie en Europe. Et l’Europe, par la voix de ses trois principales puissances, ne trouve rien d’autre à faire qu’appeler à arrêter l’escalade des tensions. Tout ce qu’elles peuvent faire, en se mettant à trois (?!), c’est de dire à l’Iran que ce qu’il fait n’est pas acceptable et va avoir de conséquences … Tout cela pendant  que ces trois puissances essayent par tous le moyens de donner satisfaction à l’Iran en lui donnant la possibilité de faire du commerce avec l’Europe en ne respectant pas les sanctions américaines … Les va-t’en guerre iraniens tremblent dans leurs bottes … certainement !

En fait, d’une manière subliminale on reproche  à l’Administration Trump -tout  d’abord d’exister  … d’avoir procédé à la mise en place de sanctions contre l’Iran. Iran qui, d’un côté, avait trompé les signataires du fameux JCPOA quant à l’état réel de leur progrès vers la bombe ce qui, en tout état de cause, devrait le rendre caduc (les archives exfiltrés par Israël de Téhéran le prouvent) et qui est facteur de déstabilisation du Proche Orient et  qui a sa main (directement ou avec ses supplétifs comme le Hezbollah) dans tous les conflits actuels du monde.

Et on arrive à l’interaction des intérêts américains et israéliens. Israël étant le seul pays au Proche Orient à pouvoir s’opposer aux agissements déstabilisateurs de l’Iran est intimement lié aux actions des Etats Unis dans la même zone. On l’a vu encore, il y a quelques semaines, quand les trois responsables de la Sécurité Nationale de la Russie, des Etats Unis et d’Israël se sont réunis à Jérusalem (capitale du pays, n’en déplaise à l’Europe …) pour accorder leurs violons concernant la Syrie et l’Iran (peut-être même la Turquie). Bien entendu,  rencontre exceptionnelle s’il en fut, qui a été occulté par la presse française … Mais, l’interaction des intérêts crée pour Israël l’obligation impérieuse d’avoir d’excellentes relations avec l’Administration Trump.  Non seulement parce que celle-ci a transféré son ambassade à Jérusalem, à  reconnu la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan que les Syriens ont perdu suite à deux guerres d’agression (il y a plus de 50 ans) mais  aussi parce qu'elle a démontré l’incapacité du monde entier et surtout des palestiniens des régler un conflit qui dure depuis 50 ou 75 ou 100 ans (selon les points de vue). En laissant mourir de causes naturelles la fameuse Autorité Palestinienne qui attend toujours qu’on lui donne un état ou, au moins, que l’on détruise celui des juifs … Il s’en suit qu’Israël ne peut pas adopter vers cette Administration, pour son comportement souvent  critiqué, l’attitude (irresponsable ?) d’une partie de l’Europe. Europe qui par la voix de ses représentants (curieusement presque tous d’origine socialiste ou communiste) s’en prend aux propos (souvent difficiles à comprendre et moins à  approuver) du Président Américain. On vient encore d’assister à un épisode de guerre verbale aux Etats  Unis ou un groupe de «quatre chevalières de l’Apocalypse» (toutes de gauche extrême, une partie militantes de la cause palestinienne, une partie défendant le terrorisme islamiste). Auxquelles voilà que c’est joint l’écrivain Stephen King qui vient de déclarer «Je crois que nous sommes tous d’accord que DT n’est qu’un villain, raciste et un incompétent sac de boyaux et eaux  (I think we all agree that Donald Trump is a vile, racist, and incompetent bag of guts and waters. Stephen King 20.07.19). Les quatre se sont vues rabrouées par DT et, naturellement, l’Europe n’apprécie pas … Même Mme Merkel…

On croyait qu’elle avait d’autre soucis (politiques et de santé) mais on ne peut pas laisser passer une occasion pour déverser un peu de sa bile sur le «punching ball» de l’intelligentsia européenne. Et vas y … Qu’elle importance  le fait que les quatre chevalières de l’apocalypse, femmes d’extrême gauche (et, quand l’occasion se présente, antisémites notoires, anti-israéliennes comme il se doit et, pour faire bonne mesure, dégoulinant de haine pour le pays qui leur a donné ce qu’elles ont !) ont traité le Président de la première puissance mondiale plus bas que  terre  ? Une, qui, dans les couloirs de la Chambre des Représentants, a éructé «we will impeach the m…f…» Une autre qui a déclaré devant un auditoire béat je ne l’appellerai jamais Président, il n’est qu’un occupant de la Maison Blanche». Et les quatre ensemble, de surcroît, le traitent de raciste …  Tout ce que ces quatre femmes de l’apocalypse réussiront c’est rendre acceptable (sympathique ?) un Président qui n’en est pas tellement …

Mme Merkel, elle, elle n’est pas raciste. Mais avec les millions d’immigrés d’Afrique et d’ailleurs dont elle a toléré (et avec quel engouement …) l’entrée en Europe, cela a constitué une cause majeure du développement populiste (nationaliste, xénophobe, passablement raciste) dans cette Europe que d’aucuns (la France aussi par la voix de Giscard) ont décidé d’alléger du poids de ses origines judéo-chrétiennes. Mme Merkel, quelle triste fin pour une des femmes les plus puissantes du monde.

L’Europe. A peine les élections passées, la voilà revenir à ses vieux démons. Manuel Pineda, digne représentant du Parti Communiste Espagnol vient d’inviter au Parlement Européen (le Président et un socio-communiste espagnol aussi) un membre éminent du FPLP (qualifié de terroriste par l’Europe …) pour discourir sur l’agression israélienne et la nécessité de créer en Palestine un état démocratique … Le voilà en photo (2015), député de la nouvelle Europe aujourd'hui, à Gaza avec ses amis du FPLP (JP-22.07.19).

Israël, innovation, modèle socio-économique (je reviendrai sur le modèle politique), interaction des intérêts et, en bonus … quelques commentaires …

Mais on est en vacances, … don’t worry, be happy

 

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