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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 09:42

Une fin d’année qui n’annonce rien de bon pour la suivante. C’est vrai, c’est la fin d’une décennie qui a vu se produire des évènements majeurs qui annonçaient des changements importants. Parmi eux : l’élection de D. Trump, celle de E. Macron, celle de Bolsonaro au Brésil, les deux élections avortées en Israël cette année (après les changements majeurs concernant la capitale à Jérusalem et la souveraineté sur le Golan), les dernières aventures belliqueuses du nouveau sultan (en Syrie et en Libye plus ses menaces sur les frontières maritimes en Méditerranée), je ne les cite pas tous. Mais c’est une décennie qui laissera sa marque. Au moins parce que les trois pays mentionnés ont mis à leur tête des perturbateurs. Des dirigeants qui ont été élus sur la base de leurs promesses de campagne de faire autre chose que ce que l’on faisait auparavant. Cela étant dit, pour trois pays d’intérêt les choses semblent s’arrêter sans que l’on sache vers où elles iront. Impasse.

A tout seigneur toute honneur... Quand E. Macron a été élu il s’est engagé à mettre un terme à la dérive du pays au plan économique et social. Réduire le chômage, réduire la dette publique du pays, réduire le nombre des fonctionnaires, réduire le nombre de régimes de retraite, réduire les impôts. Toutes les réductions annoncées procédaient d’une analyse lucide de la situation de notre pays et étaient logiquement compatibles avec le but poursuivi. Et le pays lui a fait non seulement confiance mais lui a donné une majorité hors norme à l’Assemblée Nationale pour qu’il puisse faire tout ce qu’il avait promis. A mi-mandat, force nous est de reconnaître que l’on est loin de ce qui était prévu et que, pour l’instant, on se trouve dans une impasse. En effet, on a déjà annoncé que le nombre de fonctionnaires ne se réduira pas (ou marginalement) ; que le nombre de régimes de retraite qui sortira de la réforme en discussion semble devoir être de 62 (par rapport aux 42 existants…) ; que les impôts ne sont pas, réellement, réduits pour ceux qui les payent (on oublie que 1% - les plus riches - payent 10% du total du IRPP et que 10% - donc la classe moyenne, supérieure ou pas - payent 50% du total de l’IRPP) ; que la suppression de certaines taxes pour certaines catégories est compensée par l’augmentation de taxes et/ou cotisations pour d’autres catégories ; que le chômage indemnisé ne semble se réduire autrement que marginalement restant toujours, presque deux fois plus grand qu’en Angleterre ou en Allemagne et, presque, trois fois plus grand qu’aux Etats Unis. Et tout naturellement, on ne parle plus de réduction de la dette publique car, figurez-vous, on fait moins bien que le précédent président : la dette augmente actuellement de 98,5 Mrd€/an quand elle a augmenté pendant le dernier quinquennat de seulement 70Mrd€/an !

Donc, ça ne va pas. Et c’est l’impasse. Souvenez-vous, pour arrêter la « chienlit » (c’est le Général qui parle…) des Gilets Jaunes on a déversé 12 milliards d'euros que nous n’avions pas. On s’est endetté… Aujourd’hui la « réforme des retraites » est refusée par chaque catégorie professionnelle avec laquelle on discute, par chaque syndicat (y compris réformiste) et par toute la classe politique (le Sénat aussi !). Que va-t-on faire ? Des sous on n’en a pas… On est dans une impasse, 25 jours après le commencement d’une grève reconductible et bien que l’on ait accepté déjà, pratiquement, toutes les revendications raisonnables, rien n’est réglé. Et aucune des promesses de E. Macron n’a pas l’air de pouvoir être réalisée pendant les deux années et demi qui lui restent.

Certes, il est en train d’essayer, laborieusement, de devenir le leader de l’Europe en vue de la reformer. Pour en faire quoi ? Je simplifie, un bouclier social pour « protéger » ses habitants (vu le succès du modèle social français) et un opposant à la « domination » américaine en faisant ami-ami avec la Russie (comme le Général il y a 60 ans). Pour ce qui est du premier but, pour l’instant, ceux qui ont les sous en Europe (Allemagne, Pays Bas, pays du Nord) n’en veulent pas car ils prétendent que la France devrait faire le ménage chez elle avant de changer quoi que ce soit chez les autres. Pour le deuxième but il trouve la résistance farouche des pays de l’Est qui ont du mal à oublier la trahison de l’Ouest complice du pacte Molotov-von Ribbentrop et celle du pacte Daladier+Chamberlain-Hitler. L’un, a démembré la Pologne, l’autre en a fait de même pour la Tchécoslovaquie, le tout ayant précédé la deuxième guerre mondiale et ses conséquences. De plus, comme sa politique « anti-immigration » est plus que tolérante, les pays de l’Est - Hongrie, Pologne, Roumanie, Bulgarie – sans compter le Danemark, montrent de plus en plus leur opposition à ses objectifs, jusqu’à ne plus avoir peur d’éventuelles mesures de rétorsion de Bruxelles via les fonds qui leur sont attribués.

Donc, ça ne va pas. On est dans une impasse, il est peu probable que les lendemains chanteront sur ce vieux continent infecté qu’il est par des germes exogènes cultivés par des élites postmodernistes. Comme E. Macron, auquel on a donné le Bon Dieu sans confession en 2017.

Aux Etats-Unis, aussi, on a élu un perturbateur. Nous ne verrons qu’aux élections de 2020 dans quelle mesure D. Trump aura gagné ses batailles contre un Parti démocrate de gauche, la droite Never Trump, les médias (à 95% oppositionnelle), l'élite académique et culturelle, la Silicon Valley, Hollywood et le « deep state » de Washington. Pour l’instant - en contraste avec le bilan de notre président - il a mis à son tableau de chasse une économie super performante ; croissance supérieure à celle démographique (4,2% deuxième trimestre 2019), chômage à 3,5% (au plus bas depuis 60 ans), évolution des salaires plus de 4%/an -record depuis des dizaines d’années, premier producteur et exportateur de pétrole et gaz du monde (?!), création de plus de 8.000 milliards de $ de valeurs par la bourse, bref, il a réussi à faire « America Great Again » avec une politique à l’opposé de ce que les derniers présidents avaient fait : dérégulation, liberté pour des initiatives privées, réduction massive des impôts (plus de 1.300 milliards de $ revenus dans l’économie américaine de l’étranger où il se trouvaient). Mais si notre Président qui a du mal à réussir n’est « enquiquiné » (sérieusement) par personne, lui, est en but à des tentatives répétées visant sa destitution : Nancy Pelosi- « It’s been going on for 22 months. Two and a half years actually » 13.12.19 ; on se souvient que WaPo a écrit 19 minutes après sa prise de mandant qu’il devait être « impeached » ; le 30.01.17 (dix jours après la prise de mandat) Foreign Policy publiait « : 3 Ways to Get Rid of President Trump Before 2020 » (H. Koh (Conseiller du Secrétaire d’Etat Adjoint et aussi au président d’une NGO de G.Soros - Opens- Society Institute). On se souvient aussi de l’enquête de plus de deux ans de R.Mueller quant à sa collusion avec la Russie pour gagner les élections de 2016 (personne, aucun media, aucun journaliste n’a trouvé bon de lui présenter des excuses pour tout le mal qu’ils ont dit de lui). Bien sûr, dès que l’on en parle on commence par dire qu’il est abject, ignoble, sexiste, raciste, suprématiste blanc, menteur - aurais-je oublié d’autres adjectifs ? Et suite a une procédure de la Chambre des Représentants digne de figurer dans l’archive des Procès de Moscou (1936 - 1938) utilisant le procédé proposé par Lavrenti Beria à Staline (« indiquez-moi l’homme, je vous trouverai le crime » il vient d’être « impeached » (mis en accusation) en vue d’un procès au Sénat où, selon toutes les probabilités, il sera acquitté (les Républicains étant majoritaires).

En réalité, sa mise en accusation n’a pas comme origine ses (éventuelles) mauvaises actions. Ce dont il est question c’est la peur du parti démocrate et d’une part du parti républicain (Never Trumpers) de voir réussir ses réformes économiques et autres (judiciaires, par exemple) et de gagner encore un deuxième mandat. La preuve implicite ? Aucune des   mauvaises   actions  de M. Obama n’a conduit, ni les démocrates, ni le républicains (ils commandaient et la Chambre de Représentants et le Sénat) à lancer une procédure d’impeachment contre lui : ni quand M. Obama

  1. a renoncé à son engagement de mettre des boucliers antimissile en Pologne et en République tchèque pour apaiser la Russie.
  2. a dit qu'il serait flexible avec la Russie s'il était réélu.
  3. a refusé de donner à l'Ukraine des armes défensives lorsqu'elle a été attaquée par la Russie.
  4. n'a pas respecté sa ligne rouge fictive en Syrie.
  5. a confié la responsabilité de surveiller les armes chimiques d'Assad à M.Poutine.
  6. a donné l’accès à plus de 100 milliards de dollars aux mollahs d’Iran, qui propagent le terrorisme partout et qui vouent à la mort les États-Unis et Israël.
  7. a payé 1,8 milliard de dollars en espèces aux mollahs iraniens sous forme de factures fictives.
  8. a su que le fils de J. Biden a reçu d'énormes pots-de-vin d'une entreprise ukrainienne corrompue et a également reçu de l'argent de la Chine et de la Roumanie.

Mais les démocrates savent qu’ils sera « blanchi » au Sénat. Tout ce qu’ils ont trouvé pour l’instant, c’est d’empêcher - par un artifice procédural- la tenue du procès au Sénat. Artifice de « garçon de bain » comme disait mon mentor quand l’institution existait encore.

Ce qui a conduit à la « chienlit » déclenchée par le parti démocrate avec l’aide des tous les médias. En effet, « le positionnement des médias anti-Trump reflète les changements dans l'industrie de l’information. Les journalistes viennent rarement, comme par le passé, de la classe ouvrière, (comme un Dashiel Hammett ou d’un métier noble comme Charles Krauthammer - MB) mais plutôt des universités d'élite. Ils sont massivement enclins de promouvoir le « côté progressiste ». En 2018, moins de 7% des journalistes américains se sont identifiés comme républicains ; 97% des dons politiques des journalistes vont aux démocrates. La prise de contrôle des médias par les leaders technologiques devrait accélérer cette tendance. Selon les anciens employés, près des deux tiers des lecteurs obtiennent désormais leurs informations via Facebook et Google, des plateformes qui «organisent» ou éliminent souvent les opinions conservatrices. (d’après Elites Against Western Civilization - City Journal–Latest Edition Autumn 2019). En 2019 moins de 1% des commentaires concernant l’économie ont été favorables à l’Administration Trump. Vous vous demandez pourquoi ?

Donc, impasse. Heureusement, les moyens des Etats Unis et la volonté de son Président actuel font que leurs affaires dans le monde ne souffrent pas. Et on attend les élections du 8 novembre 2020.

Et Israël ? Pas besoin de le répéter, il dispose du plus démocratique système d’élections qui se trouve être le plus absurde imaginé par une société qui veut donner sa chance à tout un chacun quitte à rendre impossible (ou très difficile) le partage du pouvoir de l’Etat. Pas besoin de rappeler les performances de ce petit Etat, démographie maitrisée car progressant d’une manière constante, économie maitrisée s’assurant un taux de croissance constant pendant les 30 dernières années, un niveau de vie comparable à celui des meilleurs pays de l’OCDE, un revenu par habitant égal à celui de la France (supérieur à une bonne partie des pays de l’Europe), un niveau d’instruction et culturel sans aucun rapport avec celui des pays qui l’entourent, une industrie « high tech » et armement se plaçant parmi les six premiers pays du monde, je pourrais continuer à citer tant d’autres performances. J’en ajoute deux : le seul pays au monde qui est passé du sous-développement au stade post-moderne tout en devenant totalement autonome pour ses besoins alimentaires et pour ses besoins de défense. Certes il importe et il exporte ce qu’il faut à d’autres et ce qu’il lui faut mais… son bilan est globalement positif. Rappeler qu’il a inventé le téléphone portable ? Rappeler qu’il a inventé les drones et qu’il est aujourd’hui le deuxième fabricant sur le marché mondial de drones militaires ? Rappeler qu’il a rendu possible le couplage des ordinateurs portables à Internet via le Centrino ? Rappeler qu’il a vu douze des siens récipiendaires des Prix Nobel ? Je pourrais continuer… Mais ce n’est pas tout cela qui a pu lui valoir une place honorable dans la « communauté internationale » C’est le pays le plus vilipendé par les organisations internationales à commencer par l’ONU et ses Agences. Depuis sa renaissance il a accumulé plus de 5.000 résolutions le condamnant pour ceci et pour cela, surtout par ce qu’il « oppresse » un autre « peuple ». Dont personne n’avait entendu parler avant 1964. Qui tout en disant le contraire n’a jamais voulu avoir un Etat, souhaitant, simplement, détruire l’autre. Oublions.

A la faveur de l’émergence d’encore un état musulman comme sponsor du terrorisme mondial (on en a connu d’autres, l’Irak, l’Arabie Saoudite, le Soudan,…) le voilà courtisé par des Etats Arabes qui pendant des dizaines d’années se sont tenu aux trois NON de Khartoum (1967), NON à la paix avec Israël, NON à la reconnaissance d'Israël, NON à toute négociation avec Israël. Dans un contexte curieux, représenté par l’Europe qui s’en tient, elle, aux vieilles lunes, i.e. « deux États pour deux peuples » en occultant la vérité, savoir qu’un « peuple » ne veut pas du deuxième et surtout pas de son Etat. Europe, qui pour des raisons qui relèvent peut-être du Père Freud, s’associe, chaque fois quand elle a l’occasion, à ceux qui veulent ou font du mal à cet état. Et qui dépense pour cela presque UN MILLIARD d’euros tous les ans (la moitié à l’Autorité Palestinienne, la moitié à une myriade d’ONG qui toutes œuvrent pour la disparition d’Israël). Mais ils ont tous tort… « Notre Temple à Jérusalem détruit, nous avons été emmenés avec des chaînes en exil. Vendus en esclavage. Inquisitions. Brûlés au bûcher pour avoir gardé notre foi. Pogroms. Croisades. Enfournés dans des wagons à bestiaux et jetés dans les fours en feu. Entourés d'ennemis qui menacent de nous jeter à la mer et d'anéantir l'État d'Israël. Attaques terroristes. Tunnels souterrains remplis d'armes mortelles. Les mensonges de BDS. Attaques racistes en Europe et aux États-Unis. La haine venimeuse élevant sa vilaine tête sur les campus universitaires. Même assassiner dans des synagogues. Se peut-il que cette nation d'Israël tienne toujours fermement la foi de ses pères? (The meaning of Menorah’s light » (Aish.com – 14 .12.19). Et pourtant.

L’impasse. L’homme qui, peut-être, plus que d’autres, à contribué au « miracle » israélien depuis 25 ans, B. Netanyahou est objet depuis plus de trois ans à une « chasse aux sorcières » pour des faits (qualifiés de « corruption ») qui font rire des dirigeants des pays occidentaux. Mais l’état de droit en Israël, ce n’est pas comme ailleurs. Alors, on fait des élections et les deux dernières n’ont pas réussi à départager la droite et la gauche (par analogie avec ce qui existe en Europe). Mais…TSN (Tout Sauf Netanyahou) fait que le système n’arrive pas à trouver une majorité pour diriger le pays. Un ancien chef d’Etat Major de l’armée se sacrifie, bien qu’il n’ait jamais fait autre chose que, d’une manière exceptionnelle, conduire l’armée israélienne selon les ordres de son gouvernement. Dirigé par B. Netanyahou. Une troisième élection aura lieu en mars, il y a gros à parier qu’elle ne résoudra rien. Impasse.

Selon le rapport, 2019 a été la troisième meilleure année en termes de valeur totale des transactions au cours de la dernière décennie - dépassée seulement par 2014 et 2015. Depuis 2010, la valeur d'acquisition totale des sociétés israéliennes de haute technologie s'élève à 70 milliards de dollars. sur 587 offres. Si l’on ajoute les transactions de suivi, garanties par des sociétés telles que Mobileye et Orbotech, la valeur des opérations grimpe à 107,8 milliards de dollars. (Calcalist, 24.12.19). Rien d’équivalent en Europe, il s’en faut de beaucoup.

Mais qu’à cela ne tienne. Une équipe israélienne vient de résoudre le problème des trois corps de Newton, réputé insolvable depuis plus de 200 ans et après qu’Henri Poincaré (1900 ?) ait démontré que les équations de Newton conduisent à une équation différentielle insolvable. Monsieur Abbas, Madame Mogherini, Bruxelles et l’ONU et ses agences peuvent continuer à vilipender Israël.

 

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