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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 09:03

Annoncée depuis des semaines, avec des fuites pour rendre curieux les esprits, voilà l’allocution du Président qui devait mettre un point final à la première partie de la crise Covid-19 : un satisfecit, plein et entier, pour ce que la direction de la France a fait – mieux que tous autres. La preuve ? «L’Etat a tenu, 500 milliards d’euros ont été mobilisés pour faire face à la crise C’est une chance et cela montre la force de notre Etat et de notre modèle social», «Nous n’avons pas à rougir de notre bilan. Des dizaines de milliers de vies ont été sauvées par nos choix, par nos actions» «Nous pouvons être fiers de ce que l’on a fait»

Bigre ! Il suffit de lire les journaux pour apprendre que 2020 sera une année noire pour notre pays. Et que la crise du Covid-19, mal appréhendée et mal gérée par nos gouvernants, en est la première responsable.

Taux de décroissance de l’économie -11%, déficit budgétaire entre 10 et 15%, dette totale (sans les retraites des fonctionnaires…) évaluée à 120% du PIB. Et… 7 à 8 millions de chômeurs. Voilà le constat brut, sans fard, du point actuel de la courbe de descente de la France vers les profondeurs d’un État désemparé («obèse et impuissant» Marcel Gauchet, Libé 26.03.20), manquant des outils et des ressources nécessaires pour revenir au statu quo ante.

Et pour ce qui est de la crise Covid-19, ne glissons pas sous le tapis ce que l’on sait : presque 30.000 morts (29.410 hier), soit -presque- six fois plus qu’en Allemagne et, presque, 14 fois plus qu’en Israël (morts/million d’habitants), 15,2% des infectés décédés (4 fois plus qu’en Allemagne, 10 fois plus qu’en Israël comme si notre système de santé était moins performant que celui de ces deux pays)… Et ce n’est pas fini, quelques soient les décisions d’arrêt ou de relâchement du confinement.

Mais nous sommes forts et vous allez voir ce que l’on va faire. Ce qui est désespérant c’est de voir notre Président, nous prenant pour des idiots, à répétition. Jugez-en.

« La « reconstruction » économique du pays − terme utilisé à six reprises − devra, dans son esprit, être « écologique » et « solidaire ». Sur le premier point, en soutenant la rénovation thermique des bâtiments, « des transports moins polluant » et les « industries vertes » (extrait, Le Monde 15.06.20).

On parle pour ne rien dire. Car - écoutez bien - la reconstruction écologique sera, pour l’essentiel, le remodelage des habitations actuelles pour consommer moins d’énergie (isolation, flux thermiques maîtrisés, etc..,). Et comme elle doit être solidaire, cela veut dire en clair que l’on demandera «aux riches» de mettre la main au portefeuille. Tout en disant que les impôts n’augmenteront pas. Mais alors d’où prendra-t-on l’argent ?

C’est simple, on continuera à s’endetter, on continuera à augmenter la charge de la dette pour punir nos enfants, nos petits-enfants jusqu’à la dixième génération comme pour les bâtards de l’Ancien Testament.

Mais il y a eu quelque chose de réellement nouveau. Notre Président a martelé, pendant les 19 minutes de son allocution, pratiquement, toutes les cinq minutes, deux mots : souveraineté et indépendance. Pour quelqu’un qui demandait, au monde entier, de se rattacher à son panache blanc de globaliste c’est curieux, non ? Comme il est curieux de l’entendre mentionner, comme une victoire de la France, la possibilité de s’endetter via l’Europe suite à un accord pris avec Mme Merkel. Mais dont les pays «frugaux» de l’Europe du Nord ou de l’Europe Centrale, ceux qui gèrent leurs finances selon l’orthodoxie convenue, depuis Maastricht, ne veulent pas.

Alors ? Que fait-on ? Eh bien, on va voter aux élections municipales dans deux semaines pour élire des gens dont les pouvoirs ont été rabotés, constamment, en faveur de l’État Central. Mais, foi du Président, on lancera illico une nouvelle décentralisation. Et c’est ainsi que la vie passe dans notre beau pays de France… On nous raconte n’importe quoi et nous, médusés, on laisse p….er.

Mais comme nous sommes capables de nous occuper du bonheur du monde, aussi, vu « notre capacité de créer pour dire et changer le monde » (E. Macron), on a décidé qu’une des premières actions c’était de mettre en garde Israël contre son projet d’annexion d’une partie des territoires disputés depuis 1967 (que d’aucuns appellent, à tort, «les territoires palestiniens»). Faisons court.

Depuis 1967 Israël est considéré par la « communauté internationale » comme puissance occupante des territoires que la Jordanie a perdu pendant la guerre qu’elle a lancé contre Israël. Ces territoires avaient été annexés par la Jordanie en 1948 dans une autre guerre lancée, toujours par elle (et quatre autres armées) contre Israël. Depuis, toutes les tentatives d’Israël, des acteurs majeurs de la politique internationale, des deux superpuissances, pour arriver à un accord acceptable pour Israël et les représentants d’une population (arabe, palestinienne) qui habitaient l’endroit se sont soldés par des échecs : depuis les trois NON (non à la paix, non à la négociation, non à la reconnaissance – Khartoum 1967) jusqu’aux efforts de MM. Obama/Kerry favorables aux palestiniens – 2014, ces derniers ont refusé toutes les offres et tous les projets.

Depuis 53 ans.

Mais… la nature, la vie, ayant horreur du vide, plus de 500.000 israéliens se sont installés dans lesdits territoires et y ont créé de villes et des villages, en cultivant les terres et en créant des entités de productions diverses. En donnant ainsi des ressources pour vivre à des juifs et à des arabes. Et 53 ans après, constatant l’échec de toutes les tentatives précédentes, et l’inanité de la narrative internationale «solution à deux états» une des grandes puissances -les États Unis- a tiré, d’une manière pragmatique, les conséquences de la situation réelle. Un plan, voulu le «deal du siècle» modifiant totalement les tenants d’un éventuel changement  a été proposé aux deux parties. Israël en a accepté les tenants sachant que les aboutissants étaient (sont) en partie sujets à négociation. Comme par le passé, les représentants des arabes palestiniens ont refusé le plan et tout ce qui leur était proposé.

Et voilà la France (mais pas seulement elle) qui par la voix du «czar» des affaires étrangères de l’Union Européenne (comme par hasard un adversaire décidé d’Israël depuis des lustres) menace Israël du feu de Zeus si elle procède à une annexion de certaines parties desdits territoires.

Jusqu’ici on demandait à Israël de faire des concessions pour «la paix». Changement de paradigme, on lui demande de ne pas annexer mais… de maintenir le statu quo, de continuer comme puissance occupante… Ne s’agirait-il pas d’une contradiction ? Vous comprenez quelque chose ?

Quelle importance… Pour l’instant nous avons d’autres chats à fouetter…

 


 [mb1]JE NE COMPRENDS PAS LA PHRASE

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