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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 17:52

La « diversité » est (mal) évaluée depuis 2010 dans une fourchette de 8 à 10% du nombre total d’habitants (EUROSTAT, INSEE, Trajectoires et Origines – Enquête sur la diversité des populations en France - INED 01.2016- aujourd’hui 67,3 millions). Comment en est-on arrivé là ? En 1950 on comptait en France, peu ou prou, moins de 100.000 habitants originaires du Maghreb, de l’Afrique Sub-Saharienne ou de Turquie (Michèle Tribalat – Une estimation des populations d’origine étrangère en France – 1999, INSEE). Par solde migratoire, « regroupement des familles » accroissement naturel et par « régularisations » (répétées, d’immigrés illégalement entrés en France), lesdites populations ont depuis, presque, doublé par période de dix ans. Même si la progression se ralentit, la « diversité » représentera plus de 20% de la population dès 2030. Rien à faire, les dés en sont jetés, la démographie est là pour nous dire que le résultat est inexorable.
Une grande partie de la « diversité » n’est pas assimilée et ne semble pas avoir envie de l’être. C’est pourtant la condition sine qua non du « vivre ensemble ». Force est de reconnaître que l’inclusion de millions d’êtres d’une culture, d’une religion et d’un mode de vie totalement différents de ceux des indigènes européens a été un échec. Mais on ne veut pas arrêter, il est tellement facile de prendre aux classes moyennes en voie de paupérisation pour donner aux pauvres non assimilés. Cela contribue au déchirement du tissu national car les ouvriers non ou peu qualifiés, agriculteurs, etc., se considèrent à juste titre désavantagés par rapport aux populations exogènes. Cela ne s’est pas fait par « erreur » mais par la volonté de ceux qui nous dirigent, de droite comme de gauche.
Suite aux attentats de janvier 2015, Le Monde écrivait « Au contraire, que ces assassinats ignobles renforcent notre solidarité nationale et notre détermination à faire qu’avec l’islam nous construisions la civilisation capable de réunir demain le meilleur des humanismes d’Orient et d’Occident. La France doit être le lieu de cette réunification, avec ses musulmans qui désormais font ici partie de sa destinée ». Le Rapport Tuot ( La grande nation pour une société inclusive, 02.2013) évoquait « une politique sociale (qui) vise à apporter à chacun, selon son besoin, équitablement, les outils, les appuis, qui corrigeront les dysfonctionnements sociaux » Le lecteur a bien compris, « tout pour la diversité » Bigre ! Ce même rapport mettait en exergue « la vocation arabo-orientale de la France, équivalence des langues et des cultures, la permission du voile à l’école, améliorer l’attribution des logements sociaux ( ?!), la remise à plat de l’histoire de France pour parler de l’esclavage, de la traite négrière, apprendre une langue africaine dès le collège, etc., ». Suivre ce rapport, au détriment des indigènes, a conduit à exacerber le déchirement du tissu national. Il semble que nos gouvernants aient oublié les paroles prémonitoires de M. Boumediene à l’ONU en 1974 « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire ». Nous y sommes, nos gouvernants les aident, autant qu’ils peuvent, assistant en spectateurs au déchirement du tissu national. Et ignorant la fin implacable. Lisez Soumission de Michel Houellebecq.
Les attentats, les Merah, Nemmouche, Coulibaly, les prêtres assassinés (Rouen, Lyon), Samuel Paty ou la policière de Rambouillet, œuvres, presqu’en totalité, de descendants de la deuxième ou troisième génération d’immigrés arabo-musulmans, tous passés par l’école gratuite de la République, occupant des logements sociaux gratuits ou presque, mais qui ne se considèrent pas français, quand ils ne s’affichent pas ouvertement, violemment, anti-français, ne sont que l’expression d’un prurit. L’existence de millions d’êtres, non assimilés, a permis la constitution d’un terreau propice à l’apparition de monstres comme ceux qui nous frappent depuis 2012. Des projections indiquent qu’en 2050 la France fera partie des huit pays qui auront vu leur majorité « catholique » devenir minorité (PEW, Projected Change in World Populations, 26.03.2015). « La France se trouve dans une circonstance historique exceptionnelle : l’implantation sur son sol d’une nouvelle religion. Du point de vue de l’histoire, cela n’était pas arrivé depuis la chute de l’Empire romain et l’installation du christianisme. L’islam d’Europe, de son côté, est confronté à un lourd défi, celui de vivre en situation de minoritaires » (L. Bouvet, L’insécurité culturelle – Sortir du malaise identitaire français, 01.15). Pauvre « pays des Lumières », et anciennement de culture judéo-chrétienne, qui a pourtant assimilé des millions de polonais, d’italiens, d’espagnols, de juifs d’Europe Centrale qui sont tous devenus « d’excellents français » parce qu’ils le voulaient, ardemment, sans rien attendre en retour… On entend le cœur des biens pensants invoquant « l’islamophobie », comme on invective Michel Houellebecq qui craint, en le prévoyant, le glissement de la « fille aînée de l’église » vers un régime de dhimmis.

Le déchirement du tissu national apparaît ailleurs aussi. Depuis que l’antisémitisme existe (depuis la nuit des temps…) tout pic dans son évolution est l’équivalent du « canari dans les mines de charbon ». « Entre 2000 et 2017, 55 049 juifs ont fait leur alyah » (Libé, 27.04.18) et si l’on ajoute les, environ, 10.000 depuis, on constate qu’un peu plus de 10% des français juifs on quitté leur pays. Les assassinats de juifs, car juifs, ont réussi à faire peur, surtout quand on réalise ce que des assassinats comme ceux d’Ilan Halevi ou de Sarah Halimi rappellent des temps qu’on croyait révolus dans le pays des droits de l’homme.

Nos gouvernants sont dans le déni de réalité, ils n’ont pas le courage d’appeler un chat un chat, que ce soit pour les tares du « modèle économique français » ou pour le « modèle social français ». Lisez Michel Onfray (Le Point-10.01.15) « Même s'ils crient "Allah Akbar" avant d'égorger un policier, ça n'a rien à voir avec l'islam. Les familles des tueurs en rajoutent en protestant de la gentillesse de leur fiston criminel et l'on passe en boucle leur témoignage. »

Mais il y a plus.

Par souci de « justice », on doit donner aux pauvres. Mais les pauvres sont de plus en plus nombreux ce qui fait que tous les RSI, RSA, allocations familiales, etc., - les dépenses sociales - consomment un pourcentage important du PIB et il reste de moins en moins d’argent pour les investissements publics. Ce qui nous amène au coût de la « différence » du « vivre ensemble », bref, le coût de l’échec de la politique d’intégration/assimilation des 40 dernières années. Coût qui se mesure par la différence entre la contribution au PIB des populations en question et leur consommation de PIB. Il y a plus de 33 ans, Maurice Allais (Prix Nobel d’économie) écrivait « Lorsqu'un travailleur immigré supplémentaire arrive, il faudra finalement, pour réaliser les infrastructures nécessaires (logements, hôpitaux, écoles, universités...), une épargne supplémentaire égale à quatre fois le salaire annuel de ce travailleur. Si ce travailleur arrive avec sa femme et trois enfants, l'épargne supplémentaire nécessaire représentera de dix à vingt fois le salaire annuel de ce travailleur… ce qui manifestement représente une charge très difficile à supporter". » De multiples études (universitaires pour la majorité, le Rapport Milloz-1990, Christian Saint-Etienne, Jacques Bichot, Gérard Lafay, ou Hernig Birg et l’Institut Max-Planck en Allemagne, etc.,) s’accordent à dire qu’il s’agit, pour la France, de quelque 30-35% du déficit budgétaire public (qui est lui, env. 9,2% du PIB) soit environ 70 milliards d’euros, chiffre de 2020 (INSEE, 26.03.21). Autant d’argent non disponible pour des investissements publics.

Pourtant, ce que l’on ne peut plus faire semblant de ne pas voir c’est le résultat de l’accumulation de choix absurdes, choix dont l’origine se trouve pour l’essentiel dans la vulgate de gauche. Donner tout à tout le monde tout de suite (surtout pour éviter que le peuple se rebiffe …) et prétendre que l’on vit dans une économie de marché c’est de la schizophrénie.

Cette situation, dont les prolégomènes étaient visibles il y a plus de 40 années (destruction de l’appareil industriel, acceptation d’une immigration de masse non assimilable, destruction de l’appareil éducatif « cogéré » avec les syndicats d’enseignants, etc.,) s’est encore détériorée pendant le dernier mandat présidentiel.

On doit inférer qu’il s’agit d’une des raisons du déclin actuel de ce qui a été la 4ème puissance économique du monde il y a 40 ans pour devenir, pour l’instant, la 6ème économie mondiale (ou la 5ème ou ex-aequo avec la Grande Bretagne). De plus, ce qui empêche notre pays de revenir à ce qu’il était c’est l’incapacité de « vivre ensemble » au plans éducation & culture (le pays étant en voie de « halalisation » G. Kepel – Quatre-vingt-treize, 2012) et aussi, mais surtout, l’incapacité des élites (de droite et de gauche) qui gouvernent la France depuis 40 ans, de comprendre qu’ils se sont rendus complices des causes dont les effets sont visibles aujourd’hui : on est au 36ème dessous mais on distribue larga manu de l’argent dont nous ne disposons pas : l’urgence sanitaire a bon dos mais il n’y a pas qu’elle. Nous assistons à l’accélération du déclin du pays. Aussi parce que des forces vives le quittent. « Un indicateur frappant de ce qui se passe aujourd’hui est l'émigration massive que le pays a connu au cours de la dernière décennie, avec près de 2 millions de citoyens français qui ont choisi de quitter leur pays pour tenter leur chance en Angleterre, Australie, Brésil, Canada, Chine, États-Unis et dans d'autres lieux. Le dernier exode collectif de France s’est produit pendant la Révolution française, quand une grande partie de l'aristocratie attendait (en vain) le retour du roi. L’émigration d'aujourd'hui n'est pas politiquement motivée, elle est économique. Cette population se compose de façon disproportionnée (sic) de jeunes - 70% des migrants ont moins de 40 ans - et d’individus hautement diplômés, qui font leurs études en France mais offrent leurs compétences ailleurs » (Pascal Bruckner, Antidoxe, mars 2014). C’était en 2014, aujourd’hui ils sont 2.500.000 (Vie Publique, 28.01.20). On déchire le tissu national et on laisse (on oblige) une partie de l’avenir de partir pour trouver son futur ailleurs. Du futur faisons table rase… Foule esclave, debout ! debout ! Le monde va changer de base… (L’Internationale). Pourquoi rester en France quand l’État prenait, déjà à fin 2016, env. 57% du PIB (13% de plus qu’en Allemagne) pour entretenir sa boursouflure et abonder les revenus de ceux qui ne contribuent pas, proportionnellement, à ce même PIB ? (Vocation Service Public, 19.07.17). Pendant ces dernières années on a appauvri encore le pays car la moitié des foyers fiscaux sont exemptés de payer quoi que ce soit (mais on parlera de patriotisme aux autres…) détruisant ainsi le lien entre le citoyen et la société. Tant qu’il y aura dans le pays plus de 5 millions de chômeurs (statistiques officielles 4,2 millions mais…), des assistés divers et plus de 2 millions de personnes émargeant aux budgets d’associations (presque, exclusivement de gauche), tant qu’il y aura 7% d’absents permanents à l’Education Nationale (parmi le personnel de plus d’un million) ou le tiers des employés de certaines entreprises (voir les services piste et/ou bagages de l’Aéroport de Paris) qui se portent pâles pendant le ramadan mais prennent leurs vacances ensuite… tant que le service de la dette absorbe, pratiquement, le total de l’impôt sur le revenu… rien ne changera. Si, quand même : le déchirement du tissu national et le déclin s’accéléreront.
 

La France, en 1968, ne comptait presque pas de jeunes de 18 à 24 ans d’origine maghrébine, sub-Saharienne ou turque. En 2005 ils étaient 4,5% du total de ses jeunes (M. Tribalat – Les yeux grands fermés – Denoël 2010). Si l’on suit la courbe de l’évolution, ils devraient être aujourd’hui autour de 16%. Une partie s’assimileront mais pas la grande majorité. Deux effets nocifs pour le présent et pour l’avenir : d’un côté, une ségrégation auto-induite (les territoires perdus de la République et la volonté de vivre comme dans le pays d’origine de leurs ascendants et… ), de l’autre, l’accélération du non-remplacement d’acteurs productifs. Les deux contribuant au déchirement du tissu national et, partant, au déclin du pays.

Qui ne voit que nous sommes en train de parcourir une spirale descendante, et qui risque de conduire non seulement à la disparition de l’économie de la France mais de la France, telle qu’elle était, tout court ? Selon la deuxième loi de la thermodynamique, il n'y a pas de processus réversible dans la nature. Rien ne peut revenir exactement à son état d'origine. Le dernier homme providentiel (De Gaulle) avait remis la France sur les rails du progrès. Ses épigones, de droite mais surtout de gauche, ont détruit systématiquement ce qu’il a fait faire et, à part de s’accrocher au pouvoir (n’est-ce-pas Monsieur Macron ?) ne s’illustrent que par l’imposture d’occuper les fonctions qu’ils occupent.

     Pauvre France …

 

 

 

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