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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 13:13

Depuis plus de 500 ans, les règles et les théories d’un vieux cheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de « prêtres » crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’Islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies.” -Mustapha Kemal Atatürk, 1924 (Mustapha Kémal ou la mort d’un empire, Jacques Benoist-Méchin, Albin Michel, 1954).

 Un bédouin immoral et pédophile : ayant épousé Aisha sur ses six ans il l’a « connue » (dans le sens biblique) à neuf ans. Et presque 100 ans après, les paroles d’Atatürk sont toujours d’actualité. Avec une différence, essentielle : à l’époque, le déclin de l’islam a permis la transformation de la Turquie en pays séculaire tandis qu’aujourd’hui l’islam conquérant est en train de soumettre à sa loi au moins deux continents, l’Afrique et l’Europe. Le destin de l’Afrique, nonobstant les centaines de milliards de dollars qui y ont été déversés pendant des décennies et nonobstant les autres dizaines de milliards qui viendront disparaître dans les coffres des élites locales, semble scellé au plan démographique et économique. Celui de l’Europe ?

 L’islam a ouvert contre l’Europe trois fronts, également importants. La destruction des fondements de ses sociétés civiles, la conquête de ses structures politiques et la menace des armes. Il s’agit là d’un constat, ceci n’a rien à voir avec l’existence de nombreux musulmans en Europe qui, à titre individuel, se rattachent aux valeurs des Lumières. Et il ne s’agit pas d’un « complot » dans la mesure où les velléités de l’islam (fût-il modéré ou extrémiste) sont parfaitement connues et clairement exposées, constamment, par ses propagandistes, « agents d’influence » ou autres « intellectuels engagés »

La destruction des fondements des sociétés civiles -  par de petites avancées, réparties sur des dizaines d’années, l’islam a réussi à imposer aux sociétés ouvertes qui ont acceptées l’arrivée de masses de plus en plus nombreuses, le « respect » de sa différence ; on a assisté -phénomène curieux et sans précédent dans l’histoire des migrations- à une dérive lente de la société accueillante vers les valeurs des « envahisseurs ». Le terme peut faire scandale mais il est en deçà de l’appellation donnée aux migrants du fin fond de l'Asie vers l’Europe à partir de la fin de l’empire romain (« barbares »). En effet, tous les migrants (sans exception connue dans l’histoire) ont acquis avec un « droit du sol » obtenu par la guerre les valeurs de ceux qu’ils avaient vaincu. La destruction des fondements des sociétés civiles en Europe est à l’œuvre, il suffit de regarder ce qui se passe au Royaume Uni, en Belgique, en France ou aux Pays Bas. C’est un chapitre qui a connu moult descriptions et analyses, il en connaîtra encore tant que  la collusion  « islamo-gauchisto-fasciste » aura réussi à endormir les nations européennes en utilisant leurs valeurs pour les détruire.

La conquête des structures politiques de l’Europe est en marche depuis plus de trente années  et la dénomination « Eurabia » (Bat Ye-or) ne fait plus soulever les sourcils de personne. Elle a créé des sous-produits, « Franceabia » n’est pas le moins important. Il faut inscrire la dernière trouvaille française (« Union Euro-Méditerranée ») dans ce projet et comprendre que la prise de pouvoir, au départ par la capacité d’empêcher la prise de décisions non souhaitées par les pays musulmans et ensuite la prise de décisions affectant la vie présente et future des 450 millions d’européens est la voie choisie pour parfaire la conquête de l’Europe.

Car ce de quoi il s’agit c’est la conquête de ce continent, après celle de l’Afrique, mais qui sera le tremplin idéal pour continuer la conquête du monde. Et cette conquête passe aussi, passe surtout, par la menace des armes. C’est dire que focaliser l’attention du monde sur les agissements de l’Iran (marche forcée vers le nucléaire militaire, déstabilisation du Proche et Moyen Orient, destruction voulue de l’Etat d’Israël), loin d’être à négliger, permet de cacher les vraies intentions du dernier champion du monde musulman, l’Iran.

Si l’on accepte cette vue des choses, le déroulement de ce qui va suivre semble faire partie d'un scénario prédéterminé. L'Iran et Israël se trouvent sur une trajectoire de collision, rien ne semble pouvoir l'éviter.

L’Iran – En 2002 des dissidents iraniens apprenaient au monde, ce que l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique aurait dû lui faire savoir depuis des lustres, que l’Iran poursuivait un programme secret de développement nucléaire depuis 18 années en violation du traité de non-prolifération dont ce pays était signataire. Depuis toutes les tentatives (toutes agencées autour « des bâtons et des carottes ») pour amener l’Iran au renoncement se sont révélées vaines (la dernière, après six années de palabres, lui donnant encore « deux semaines » pour obtenir une réponse « positive »…). L’Iran ne peut pas renoncer à son programme nucléaire militaire pour trois raisons majeures : la Weltanschauung  de la théocratie iranienne dont Ahmedinejad n’est qu’un des représentants est ancrée dans la conception shiite selon laquelle le retour du 12ème imam (
qui sauvera le monde en assurant la victoire de l’islam) ne sera possible que sur fond de chaos mondial ; le besoin impérieux  de l’Etat iranien de devenir la puissance dominante pour la bande de terre allant du sous- continent indien jusqu’à l’Atlantique (et contrôler ainsi les ressources énergétiques et autres s’y trouvant) ; l’impossibilité pratique (coûts, ressources technologiques, laps de temps nécessaire) de disposer de moyens militaires conventionnels pouvant être utilisés pour assurer l’éclosion des deux premières raisons. C’est dire que ce n’est pas par hasard que ce pays a concentré tous ses efforts militaires sur deux axes, deux axes seulement : armes de destructions massives et vecteurs pour les transporter. Autant dire le nucléaire militaire et les fusées porteuses. Peut-on imaginer que ceux qui « négocient » depuis plus de six ans avec l’Iran ignorent ses données fondamentales ? Peu probable. Mais à partir du moment où, en 2003 les Etats-Unis (déjà engagés en Irak) ont accepté de « sous-traiter » le problème à la « troïka » européenne (France, Angleterre, Allemagne) les cartes étaient biseautées car ces pays se trouvaient en première ligne  de la construction de l’Eurabia. Autant dire aux complices de l’islam dans la conquête de l’Europe. Peu importe les raisons apparentes de la voie choisie par les européens pour « apaiser » l’Iran (et les courants musulmans souterrains de leurs propres pays), l’essentiel est que la fin était connue d’avance : l’Iran n’allait pas accepter les requêtes de sa proie ultime, requêtes qui allaient à l’encontre des buts majeurs qu’il poursuit. Prenant son courage à deux mains, dépité par la mauvaise foi de l’Iran, incapable de vérifier quoi que ce soit, après une douzaine de résolutions sérieuses demandant à l’Iran d’être « plus transparent et plus coopératif » l’Agence Internationale de Vienne a transmis le dossier iranien au Conseil de Sécurité pour suivre sur la voie des sanctions. Chose vouée à l’échec car deux membres permanents (Russie et Chine), chacun pour des raisons différentes, ne peuvent que s’opposer à tout ce qui pourrait affecter le développement de leurs propres activités avec l’Iran. Et c’est ainsi que la paysage devient clair : l’Iran poursuivra son programme nucléaire miliaire jusqu’à son terme (sauf interruption intempestive …) et l’Occident (l’Europe en premier) se trouve devant l’alternative « accepter un Iran nucléaire ou accepter une guerre ».

Du point de vue de l’Iran, une guerre (de toute manière programmée – comme disait le Général Patton « vous ne pouvez pas annuler un match qui a été programmé ») ne fera que raccourcir le temps d’attente du Mahdi (le 12ème imam). L’Ayatollah Ahmad Jannati, qui dirige le Conseil des  Gardiens de la Révolution, un des proches conseillers du Guide Suprême Khamenei, a déclaré le 20 novembre 2005, « les êtres humains, à part les musulmans, ne sont que des animaux qui errent sur la terre engagés dans la corruption » et Bernard Lewis écrit « Ils (les musulmans) savent qui ils sont et ce qu’ils veulent ; une qualité que nous semblons avoir perdue jusqu'à un haut degré »

La marche de l’Iran vers le nucléaire militaire s’accélère pendant les palabres visant à les arrêter. Un faisceau d’indices concordant montre qu’il s’agit accélération : le réacteur nord-coréen pouvant produire du plutonium détruit par Israël en Syrie en septembre 2007, la découverte récente (pas par l’Agence de Vienne …) d’un centre secret  de fabrication nucléaire dans la région de Al-Zarkan construit à partir de 2000 (Kuwait Times, 29 juillet 2008), l’acquisition de systèmes russes de défenses des installations nucléaires (si elle ne sont pas destinées au « militaire » pourquoi des anti-missiles ?), les essais de fusées porteuses à grand rayon d’action, voilà quelques indices qui montrent que l’Iran croit que le jour s’approche quand il faudra passer des « paroles verbales » quant à la destruction d’Israël (première étape de la conquête de l’Europe) soit à sa réalisation soit à la nécessité de faire face à une action de ce pays.

 

 

 

Système anti-missiles S-300PMU1 d’origine russe livré à l’Iran (en partie directement et en partie via la Biélorussie). Deux systèmes pour plus d’un milliard de $, livraison et mise en place accélérée pour défendre des sites nucléaires pouvant être attaqués avant la fin du mandat de George Bush. L’Iran a fixé la cadre temporel pour ce qui va suivre.


 De plus, l’Iran a complété l’installation d’Ispahan qui  produit une grande quantité d’Hexafluorure d’Uranium et poursuit à grande vitesse la construction de son réacteur à eau lourde (Arak) dont le seul intérêt est la production de Plutonium, voie parallèle pour la fabrication d’armes nucléaires. Installation pour laquelle le Vice-président de l’Académie des Sciences iranienne a déclaré « l’eau lourde est une médicament pour le traitement du cancer, utilisé en Occident » …

Nonobstant ce qui est visible, nonobstant le corpus idéologique qui se trouve derrière ce que l’Iran fait, les bonnes âmes occidentales (et leur bras séculier, l’Agence de Vienne), ceux qui devraient arrêter la course de l’Iran qui conduira à la guerre font semblant d’avoir un doute : peut-être que l’Iran ne veut pas du nucléaire militaire … Le drame c’est que l’on ne pourra détecter l’existence du  nucléaire militaire que le jour du premier essais … Comme pour la Corée du Nord qui a mené en bateau les Etats-Unis, la Chine et la Russie pendant 12 longues années.

Et voilà la dernière session de négociation avec l’Iran, le 19 juillet, quand ce pays fait savoir que, dans les conditions actuelles [capacité de faire augmenter le prix du pétrole (par réduction de sa production car c’est la 4ème producteur mondial ou par blocage du détroit de Hormuz par lequel passent 40 % du pétrole mondial), position de force incontournable directement ou par ses supplétifs (Hezbollah, Hamas, autres groupes palestiniens) au Liban et/ou dans les territoires palestiniens, etc.,] il n’a aucun intérêt ni souhait de faire quelque concession que ce fût. Passons à autre chose.

Mais l’Europe (mais pas seulement elle) se dit qu’entre un baril de pétrole à 300 $ et la survie d’Israël … le choix, pour elle, est vite fait. Par delà toutes les assurances et bonnes paroles déversées ad nauseam pendant la 60ème anniversaire de la renaissance de cet état.  Quand on sait que rien que les bouchons du dernier samedi ont consommé, en France, 10.000 barils de pétrole … soit plus de 1.500.000 $ qui ont grevé notre pouvoir d’achat …

Ceux qui croient ou font croire que les menaces de l’Iran ne sont que des galéjades et/ou vœux pieux devraient se dire qu’elles pourraient, cependant, pousser Israël vers une frappe préventive tout en s’assurant les moyens d’une deuxième frappe … si nécessaire. Bref, le monde entier n’a qu’une seule alternative devant les ambitions nucléaires de l’Iran : la capitulation ou la guerre. Les Etats-Unis ? Avec deux guerres sur leur dos, les autorités politiques et militaires font savoir qu’elles ne sont pas partantes pour une troisième … L’Europe ? Toute à ses petites affaires commerciales avec l’Iran (premier partenaire commercial et pour l’export et pour l’import), prise dans le maelstrom de la constitution de l’Eurabia …elle est incapable de relever sa colonne vertébrale. La Russie ? Deuxième grand producteur mondial de pétrole et gaz, premier grand fournisseur d’armes à tous les ennemis d’Israël … elle est prête à oublier qu’il y a un million d’israéliens d’origine russe. La Chine ? Elle fait main basse sur les ressources énergétiques de l’Afrique (Soudan, Niger, Angola, etc.,) et ses populations musulmanes ne sont que 50 millions vs 1,5 milliard de chinois, alors … 

Certes, Israël regarde les choses d’une manière différente. Ce pays sait que la voie vers l’Europe de l’Iran passe par Tel Aviv. Il sait aussi qu’à la différence des États-Unis, qui ont utilisé des armes nucléaires afin d'essayer de finir la deuxième guerre mondiale, les Iraniens vont les employer pour commencer une guerre sans trop s'inquiéter des conséquences potentielles. Peut-on être surpris qu’il se demande s’il ne vaut pas mieux attaquer maintenant avant que l'Iran soit capable de réaction forte ou même de faire exploser un dispositif nucléaire ? Et Israël sait aussi que le vrai problème n’est pas la capacité nucléaire mais ce à quoi elle peut servir. S’il ne s’agissait que des armes … les Etats-Unis auraient des problèmes avec l’Angleterre ou la France …

Israël - Rituellement, annuellement, on entend un dirigeant israélien dire calmement « Israël ne peut pas se permettre le luxe de vivre avec un Iran nucléaire ». Que ce soit à l’ONU (Ariel Sharon), que ce soit dans une conférence de presse avec M. Poutine (E. Olmert) ou à l’occasion de discussions stratégiques avec les Etats-Unis (S. Mofaz) deux idées de forces sont sous-jacentes : Israël ne permettra pas un deuxième holocauste et ce que l’on a appelé la doctrine Bégin érigée en dogme après la destruction du réacteur irakien (fourni par la France) « sous aucune condition nous n’accepterons que nos ennemis possèdent d’armes de destruction massive utilisables contre notre nation ; nous défendrons les citoyens israéliens, le moment venu, avec tous les moyens à notre disposition ». Osirak a été détruit après que toutes les tentatives de convaincre le gouvernement français (Giscard et Chirac) de ne pas fournir le réacteur à Saddam Hussein aient échouées.

Israël ne peut pas vivre avec un Iran doté d’armes nucléaires car, tôt ou tard, il les utilisera contre elle. D’un autre côté ce pays a toujours fait usage de la formule « transférer la guerre sur le territoire de l’ennemi aussi tôt que possible ».

Joschka Fischer, ancien ministre des affaires étrangères de l’Allemagne écrit le 30 mai 2008 dans un journal libanais : Le programme nucléaire iranien est le facteur décisif dans cette équation, car il menace l’équilibre stratégique de la région. Que l’Iran, un pays dont le président n’est jamais fatigué d’appeler à la destruction d’Israël, et qui menace le nord et le sud de ce pays par le soutien massif qu’il apporte aux guerres menées par ses alliés du Hamas et du Hezbollah, puisse avoir un  jour des missiles avec des têtes nucléaires est le pire cauchemar pour la sécurité d’Israël. La politique ne se fonde pas seulement sur les faits, mais aussi sur les perceptions. Que cette perception israélienne soit exacte n’est pas la question, car de toute façon cette perception débouche sur des décisions. »

Deux + deux faisant quatre, parce que l’Iran devra obligatoirement attaquer Israël, la question « Israël attaquera-t-elle l’Iran préventivement » est superflue, les vraies questions sont « a-t-elle la capacité de le faire, quand le fera-t-elle et que se passera-t-il le jour d’après  ? »

On sait peu de choses sur la capacité réelle de projection à 1.500 km d’une force israélienne suffisante pour attaquer, de manière décisive, des objectifs iraniens. Pas nécessairement tous les centres nucléaires, pas nécessairement les centres connus, pas nécessairement les « centres de pression » (installations pétrolières, raffineries, centrales électriques, etc.,) mais un mix suffisant pour mettre à genoux l’économie iranienne pendant un temps suffisamment long pour qu’éventuellement, un changement de régime puisse avoir lieu.

Israël dispose de trois acteurs majeurs : l’aviation (sans égal aucun au plan des équipements, de la formation des pilotes et des technologies particulièrement adaptées aux missions qui lui sont assignées), la marine (qui dispose de plusieurs sous-marins capables de tirer des fusées de fabrication propres et des missiles de croisière) et les fusées (de petite, moyenne ou grande portée + les balistiques). Il est fort probable qu’elle mettra en ligne les trois capacités s’il s’agit d’attaquer l’Iran.

On se focalise, en général, sur le fait que l’aviation devrait disposer de rayons d’action qui ne lui sont pas disponibles et qu’elle devrait survoler des territoires (Jordanie ou l’Arabie Saoudite, route du Sud ou la Turquie et l’Irak, route du Nord). En oubliant les exploits récents -survol du territoire syrien sur plus de 500 km sans qu’aucune station de radar puisse détecter les avions qui, in fine, ont détruit ce qui semble avoir été un réacteur Nord Coréen en cours de construction. On laisse de côté, ainsi les deux autres acteurs, la marine et les fusées. Qui, pourtant, recueillent des ressources insoupçonnables même aux spécialistes militaires.

Avec l’humour qui les caractérise, on a l’habitude de dire en Israël que pendant que l’Europe dormait Israël allait des oranges vers le software, de Jaffa a Java.

Des exemples ?

 

 

 

« Rafael » vient de recevoir le prestigieux « Prix Israël » pour la réalisation de SPICE : missile de croisière transformant des bombes d’une ou deux tonnes en munition « intelligente » dotée d’un système de navigation inertiel couplé au GPS. Le résultat ? Acquisition automatique de la cible par toutes conditions météorologiques, de jour comme de nuit, insensible aux contre-mesures électroniques, erreurs de navigation ou d’impact.

 

 

En dépit du refus d'Israël de reconnaître le statut de ses armes nucléaires, son arsenal secret supputé ne fait jamais l’objet de commentaires de la part de ses décideurs politiques. Il est supposé que le programme nucléaire israélien, développé à partir des années 60 a acquis (dépassé ?) le potentiel nucléaire de la France et de  la Grande-Bretagne se situant juste après ceux des USA, de la Russie et de la Chine. Le croquis joint qui indique les principaux sites de la force nucléaire israélienne (ADM et vecteurs de livraison) est établi par des experts américains  et n’a jamais fait l’objet de commentaires israéliens …



D’après MSNBC – (traduction MB)

 

Voilà les caractéristiques de trois sites parmi ceux identifiés dans le croquis de MSNBC.

 

 

 

Dimona

Jadis appelée « usine de textile, » le centre nucléaire Dimona se trouve entre Beersheba et Sodome (sur la Mer Morte) à 40 km de la frontière jordanienne. Le réacteur construit avec l’aide de la France (en cela premier proliférateur au monde) peut produire quelques 40 kg de plutonium qualité militaire annuellement.

Sachant que moins de 10 kg de plutonium (ajout de déflecteurs de neutrons en uranium 238 autour du plutonium) sont nécessaires pour une bombe, sachant que la production a pu se faire sur 10/20 ou 30 ans … on peut calculer facilement le nombre probable d’armes nucléaires détenues par Israël.

  Base aérienne -  Palmachim

 Equivalente de la plus grande base aérienne américaine de lancement de missiles (Vandenberg) c’est ici que l’on assemble et on teste les vecteurs porteurs (fusées de portée moyenne et grande). C'est le principal site israélien de recherche et développement de l’armée israélienne.

Les Etats-Unis soupçonnaient que c’est ici que des fusées intercontinentales étaient en cours de construction. Ils ne se sont pas trompés… une fusée a été lancée au début de l’année 2008.

Les photos satellites du secteur montrent aussi un terrain d'aviation avec une longue piste pour des avions gros-porteurs et plusieurs grands hangars.

 

Herbât Zaccaria

Les fusées mobiles Jéricho-2 et Jéricho-3, fusées stratégiques, se trouvent ici et constituent la « deuxième aile » de l'Armée de l'Air d'Israël. L’endroit se trouve entre Jérusalem et la Mer Morte et est nommé d’après le Prophète Zaccaria. Les photos satellites montrent environ 100 pas de tir pour des fusées (Jéricho -2 et 3).

 

La deuxième question est  « quand » ? Il semblerait que « la fenêtre de tir » doit se fermer soit avec le changement de président aux Etats-Unis soit à la date à laquelle les équipements de protection russes seront opérationnels. Ceci laisse six à neuf mois, temps qui pourrait être encore utilisé par ceux qui veulent « apaiser » pour obtenir de l’Iran qu’il renonce à ses visées pourtant consubstantielles aux fondements mêmes du régime des mollahs. D’un autre côté, le plus tôt sera le mieux : les pays du Golfe ont fait dire « si Israël attaque l’Iran on aura des soucis pendant 18 mois, si elle ne l’attaque pas ce sera pour 18 ans … » Le 10 mars, 2008 Kuwait Times publiait une interview avec l’ancien conseiller du gouvernement, Sami al-Faraj qui n’hésitait pas à dire « la destruction des capacités nucléaires de l’Iran par Israël serait de l’intérêt des nations du Golfe et serait «moins embarrassante» que si elle était faite par les Etats-Unis. Honnêtement, ils feraient quelque chose d’une très grande valeur stratégique pour les pays du Golfe en arrêtant les tendances hégémonique de l’Iran »

Et pour ce qui est du prix du pétrole [« la survie d’Israël est plus importante que le prix du pétrole » dit S. Mofaz (ancien ministre de la défense israélien, ancien chef d’état major de l’armée israélienne, à New York cette semaine) on peut observer que maintenant il est de 135 $ le baril et que si Israël attaque l’Iran il ira peut-être à plus du double, à 300 $ le baril. A-t-on attendu trop longtemps ? Si la chose avait été faite quand le baril était à 60 $ … il serait maintenant à 135 ! Au même prix mais … sans plus de menace du côté iranien !

Par delà l’intérêt propre d’Israël, si l’on veut stopper les tendances hégémoniques de l’Iran (Liban, territoires palestiniens, conflits shiites/sunnites, etc.,), l’utilisation de la fenêtre de tir évoquée plus haut semble s’imposer.

Et Le jour d’après ? Il est fort probable que l’Iran répondra, massivement, de quatre manières différentes en :

  1. essayant de bloquer le détroit de Hormuz – d’un côté s’agissant d’une voie maritime internationale le ban et l’arrière-ban de la « communauté internationale » se sentira agressé et … les forces navales américaine et française présentes n’auront pas de difficulté à assurer un libre passage (la largeur du détroit est grande, sa profondeur aussi, la marine iranienne n’a pas les moyens de s’attaquer à des porte-avions, destroyers ou autres moult frégates armées jusqu’aux dents) ; à supposer qu’il y ait réduction du trafic l’Iran souffrira en premier pour ce qui est des revenus tirés de l’export du pétrole et, encore plus, pour l’arrêt de l’importation de pétrole raffiné (l’Iran n’assure en propre que 40 % des besoins d’essence et autre produits raffinés) ; certes, une flambée (spéculative) du prix du pétrole est à envisager, les pays qui en souffriront sont, tout d’abord, ceux qui n’ont pas su, pu ou voulu arrêter la course vers le nucléaire militaire de l’Iran) ;
  2.  attaquant avec des fusées moyenne portée les forces américaines en Irak et avec des fusées stratégiques le territoire d’Israël – attaquer les forces américaines pourrait avoir un prix que l’Iran (certes, extrémiste mais peut-être pas tout à fait irrationnel) ne sera pas en mesure de payer ; le territoire d’Israël semble être suffisamment bien protégé par les systèmes anti-missiles Patriot (américain) et, surtout, Arrow (israélien) ; à supposer que les fusées iraniennes soient porteuses de charges non conventionnelles (chimiques, bactériologiques), Israël sera en mesure d’y répondre d’une manière non conventionnelle, aussi ; la conflagration risquerait de dépasser le cadre des deux nations pour faire intervenir « les grands » ;
  3. activant les capacités offensives de ses supplétifs dans la région, le Hezbollah et la Syrie, d’un côté et le Hamas, d’un autre côté – faire savoir à la Syrie que si le Hezbollah (ou ses propres forces armées) bougent Damas risque de subir le sort du Liban en 2006 sera de nature à rafraîchir l’enthousiasme de ces deux acteurs (en particulier celui du Hezbollah qui ne pourra pas mettre en exergue « la résistance à l’agression » pour risquer une deuxième destruction du Liban) ; quant au Hamas, il est fort probable que cette fois-ci l’armée israélienne profitera de l’occasion pour le déloger de Gaza et arrêter la transformation du « Hamasthan » en mini état taliban ;
  4. relançant ses réseaux terroristes de par le monde – les pays agressés (toujours ceux qui n’ont rien fait pour arrêter les efforts de l’Iran pour avoir la bombe) n’auront aucun moyen pour obtenir d’Israël un changement de programme mais, peut-être, auront-ils compris qu’il ne fallait plus jouer au poker avec l’Iran ; de plus, ces pays sont mieux armés pour faire face à une menace terroriste  qu’ils n’étaient il y a quinze années ou plus (se souvenir des actions terroristes de l’Iran en France, à Buenos Aires ou à Berlin).

 Et la rue arabe ? Ce n’est pas certain qu’elle bougera plus que nécessaire pour montrer une certaine solidarité « musulmane ». Il est même probable que l’on verra se reproduire le même silence assourdissant qui a suivi la destruction d’un complexe nucléaire en Syrie en 2007.

Les grandes puissances ? On ne voit aucun De Gaulle à l’horizon pour mettre en garde (2 juin 1967) « L’Etat qui le premier emploierait les armes n’aurait ni l’approbation ni, à plus forte raison, l’appui de la France » façon voilée de mettre un terme à l’amitié franco-israélienne et d’inaugurer la « politique arabe de la France ». Peu probable que la Russie avertisse qu’en raison de son pacte d’assistance avec l’Iran (pays riverains de la Mer Caspienne) elle se considère agressée. Tout au plus elle fera du bruit au Conseil de Sécurité où la véto des Etats-Unis lui fera pièce. Peut-être même celui de la France aussi.

Ce qui sera important ce sera ce que l’on aura obtenu. Le succès de la destruction de sites clés du programme nucléaire (connus ou moins bien connus …), la destruction des points de pression (raffineries, centrales électriques, installations portuaires, etc.,), l’absence de dégâts collatéraux (victimes civiles) sera mesuré, en réalité, par le temps nécessaire (et les ressources) pour que l’Iran revienne au status quo ante bellum. Trois ans ? Cinq ans ? Plus ?

Y a-t-il quelque chose d’autre à craindre ? On se souvient qu’après avoir perdu la guerre de 1973 (que l’Egypte et la Syrie avaient initiée) les pays arabes on lancé un embargo pétrolier (et les prix ont flambés … premier choc pétrolier) contre l’Europe. C’est une des raisons, selon Bat Ye’or,  du lancement du dialogue euro-arabe en 1974 qui a donné naissance à l’Eurabia. Ce qui veut dire que, comme en 1973, par conviction ou avec rémunérations, tout ce qui grouille, grenouille et scribouille se déchaînera contre Israël et en faveur de l’Iran. Mais … Golda Meir avait dit un jour « une mauvaise presse c’est mieux qu’une bonne épitaphe ».

oooooooooooooo

Le ….. à 02h00 GMT (05h30 Téhéran) le Gouvernement Israélien fait savoir au monde entier que devant les menaces répétées de l’Iran quant à sa destruction et devant l’incapacité de la communauté internationale d’arrêter la course de ce pays vers l’acquisition d’armes de destruction massive qui lui sont nécessaires pour appliquer ses menaces, Israël se considère en état de légitime défense et procède à des actions visant la destruction des potentiels militaires de l’Iran. Il  rappelle qu’il n’a de querelle aucune avec le peuple iranien et espère qu’il ne sera affecté d’aucune manière par les actions entreprises. Il met en garde tous ceux qui, liés ou pas, aux tendances hégémoniques destructrices de l’Iran qu’il procédera de la même manière avec eux si Israël fait l’objet d’attaques de leurs part. Le Gouvernement Israélien rappelle aux principales puissances  avoir fait preuve d’une énorme patience espérant que leurs efforts visant l’arrêt de l’Iran dans la course vers les armes nucléaires seront couronnés de succès mais il est obligé de constater que tel n’est pas le cas et que certains parmi elles semblent vouloir s’accommoder de l’existence d’un Iran disposant de moyens militaires nucléaires. Quant à l’Iran, si d’aventure ce pays se permet de riposter en utilisant des moyens non conventionnels, Israël répondra de la même manière en utilisant cependant une option de nature, taille et effet qu’elle considérera adéquate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                          

 

 

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