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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 09:58
Texte (modifié ...) mis en ligne par Liberty Vox le 02.04.09

Trois grands événements au cours du mois d’avril : la réunion au sommet de l’Otan, le G20 et Durban 2. Il est intéressant de regarder de plus près la manière de laquelle ces trois événements sont préparés et de supputer leurs résultats probables. Surtout parce qu’ils permettront de mettre en évidence le parti pris des uns, l’hypocrisie d’autres et le fait qu’Eurabia va résolument vers sa perte.


L’OTAN. Deux choses d’importance pour la prise de contact du nouveau sauveur du monde (Barrack Obama) avec les autres 25 membres de l’organisation. D’un côté, le retour de la France dans le commandement de l’organisation et, de l’autre, le choix (par consensus) du nouveau secrétaire général qui doit prendre ses fonctions en juillet 2009. Ces deux choses cachent, en réalité, l’essentiel de la rencontre qui sera consacré aux missions réelles de l’organisation. En laissant de côté la paranoïa des dirigeants russes qui continuent à faire croire (ou croire …) que l’OTAN est dirigé, encore, contre la Russie on peut comprendre que ses 26 membres cherchent, en réalité, un cadre différent pour prendre des décisions que la paralysie imposée au Conseil de Sécurité (par la Russie ou la Chine) interdit. L’exemple le plus criant est celui du Soudan (plus de 300.000 morts sans qu’un seul pays arabe ne s’en émeuve) mais il y va de même pour le Congo ou la Somalie rien qu’en Afrique. L’ONU, nonobstant les efforts faits par les puissances occidentales, s’est vu totalement barré par un gouvernement soudanais entièrement appuyé par la Chine et, en sous-main, par l’Iran. Iran qui cherche un point d’appui au Sud de l’Egypte pour pouvoir peser sur les destinées de ce pays non seulement à partir de l’Est (Gaza).

Une OTAN qui déciderait de sauver les populations noires et/ou animistes du Darfour de la barbarie musulmane des troupes soudanaises n’aurait pas besoin de l’autorisation de l’ONU, tant sa force et sa capacité de déploiement feront que ni la Chine ni, surtout, la Russie ne se manifesteront autrement que par des protestations du genre « paroles verbales ». Il n’y a aucune raison majeure, autre, pour la décision de la France de réintégrer le commandement de l’OTAN que celle qui consiste à récupérer une position lui permettant de pouvoir s’opposer à telle ou telle action, contraire à ses intérêts, vu que l’OTAN prend ses décisions par consensus. Ce qui par les temps qui courent et vu ses nouvelles orientations tiers-mondistes et de défense des intérêts des pays africains « amis » ou de ses partenaires arabo-musulmans est absolument nécessaire. La Russie sait tout cela, ce n’est pas fortuit que son ministre des affaires étrangères vient juste de proposer que l’on créé « un nouveau système de sécurité en Europe ». Ce qui pour les pays de l’Est qui ont vécu plus de 50 ans sous le joug de la Russie Soviétique n’est rien qu’une provocation. Mais elle est là.

Quant au secrétaire général qui doit être choisi, un consensus préalable s’est fait sur  la personne du premier ministre danois. Voilà, cependant le premier ministre turc qui vient de déclarer « les nations musulmanes m’ont demandé d’opposer le véto à la nomination du premier ministre danois comme secrétaire général de l’OTAN » Certes, aucune nation « musulmane » ne fait partie de l’OTAN mais c’est oublier que la Turquie est membre de plein droit du temps où ses gouvernements étaient de profile séculier (laïque). S’agissant d’une décision prise par consensus il y a gros à parier que les 26 membres trouveront une solution alternative … On vient de le voir à l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique ou l’actuel patron (El-Baradei qui a fait tout ce qu’il a pu pour donner du temps à l’Iran dans sa marche vers la bombe) doit être remplacé : le candidat occidental (japonais) a vu son élection rendue impossible par une candidature sud-africaine autrement plus amicale pour l’Iran. Si le premier ministre danois ne devient pas secrétaire général de l’OTAN c’est parce que les « nations musulmanes » via le premier ministre turc ont décidé que le Danemark est à jamais marqué par l’affaire des caricatures … Les pays occidentaux se voient interdire un choix par les « nations musulmanes ». Eurabia est en marche, pas besoin d’être grand clerc pour comprendre vers où.


Le G20. Le deuxième événement est la rencontre du G20 à Londres, rencontre organisée pour « reformer le capitalisme » … Pour préparer la rencontre, le président brésilien (ami de tous les gouvernements de gauche en Europe ou même de droite (« crypto sociaux-démocrates » comme en France) déclare en présence de Gordon Brown « cette crise a été provoquée par les hommes blancs avec des yeux bleus ».

Bien sûr, l’activisme de notre président ne pouvait pas ne pas se manifester. Le prurit national qui fait sortir, mensuellement, des millions de gens dans les rues pour protester « contre la crise » (seule analogie possible les processions du moyen âge pour implorer la pluie …) ne pouvait pas le manquer. Le voilà lancé dans des grands discours sur la nécessité d’avoir un « capitalisme moral » et pour montrer à quelle estime il porte le respect des règles … le voilà qu’il se lance, en France, dans des diatribes (voire des actions réelles) qui foulent aux pieds les droits contractuels. Nouveaux boucs émissaires pour un lynchage médiatique, par des journaleux qui n’ont rien compris à l’économie de marché et à l’état de droit, les « patrons » sont jetés en pâture aux militants syndicaux, socialistes et autres trotskistes. Et c’est contre ces « patrons » qu’il veut refonder le capitalisme.

Deux conceptions s’affronteront à Londres : celle, américaine (appuyée en sourdine par deux tiers des pays de l’Union Européenne) qui, ne renonçant pas à l’économie de marché, considère qu’il faut « mettre le paquet » pour faire redémarrer l’économie mondiale et celle, surtout française (il réussit toujours à embarquer dans ses aventures sans suite la Belgique et/ou l’Allemagne …) qui veut, premièrement, « moraliser » le système. Position qui, pour l’essentiel, est déterminée par l’incapacité économique (la France, selon les projections actuelles se trouvera en 2011 avec une dette frisant les 2.000 milliards d’euros sans parler de la dette pour les retraites des fonctionnaires …) de mobiliser des montants comparables (en % du PIB) à ceux « joués » par les états Unis et/ou par l’évidence d’une croissance « molle » même au moment de sortie de la crise. Pourquoi ? Selon les calculs (Université de Lyon, par exemple) dont on dispose on constate que le déficit français est structurel et induit par deux causes majeures depuis plus de 20 ans : le coût de l’Etat et le différentiel entre la richesse produite et celle consommée par « l’immigration ».

Deux sujets dont il ne faut pas parler car, l’un met en branle les syndicats de France et de Navarre (seul pays en Europe ou 25% de ceux qui travaillent le font pour l’Etat, Etat dont si le coût est « 100 » voit l’Allemagne ne dépenser que « 80 ») et l’autre touche au tabou de la « diversité » et du politiquement correct. Ce qui fait que la France veut imposer au « marché » la loi de « l’état ». Naturellement, par temps de crise on fait flèche de tout bois pour vilipender un système économique qui a produit des richesses immenses (le patrimoine économique national a été multipliée par huit entre 1978 et 2007 : sa valeur a doublé en termes réels, tandis que les prix des actifs ont plus que quadruplé… INSEE et Banque de France) et les gauchistes cachés qui servent d’éminences grises à notre président ne peuvent que l’inciter à « plus d’état ». Avec l’argument « vous voyez bien que seul l’état peut faire face à la crise » Argument fallacieux pour nous car sans le parapluie de l’euro on aurait assisté à plusieurs dévaluations du franc en attendant de se retrouver  en situation de (presque) banqueroute. Car la dette aurait conduit à une impossibilité pratique d’obtenir des prêts financiers à des conditions normales. Il est peu probable que les Etats Unis fassent des concessions (autres qu’insignifiantes et sans portée réelle) aux thèses sociales-démocrates de notre président qui veut moraliser tout le monde. Sauf ses amis arabes : l’Arabie Saoudite fait partie du G20, elle et ses voisins du Golfe ont prélevé ces dernières années, tous les ans, sur les richesses produites en Occident plus de 1.000 milliards de dollars au titre du pétrole, pactole qui a servi à faire des pistes de ski en plein désert, des immeubles de centaines de mètres d’hauteur et, accessoirement, à promouvoir la « culture musulmane » en Europe. En absorbant une partie des richesses de l’Occident et en fournissant des ressources pour coloniser l’Europe (regardez le nombre de nouvelles mosquées).

Partisan de l’Eurabia (son projet «Union Euro-Méditerranée » mis au frigidaire car les pays arabes ne veulent pas d’Israël …) le chef de la nation française souhaiterait obtenir encore plus de liberté pour que l’état (c’est à dire, lui) puisse imposer une économie dirigée en France mais avec la complicité de certains autres pays de l’Europe. D’où la nouvelle quête du Graal : un capitalisme moralisé … Deux mots antinomiques et qui le resteront aussi longtemps que les individus protesteront de leur liberté et tenteront par tous moyens (y compris cupides) d’améliorer leur sort. Certes, ceux qui bénéficient d’allocations multiples et diverses depuis trois générations ou qui constituent des familles de quinze personnes vivant sur les mêmes allocations ne pourront que lui apporter leur aide. Complémentée par les injections de finances arabo-musulmanes pour que la charia s’installe, un jour, sur les berges de la Seine. Eurabia en marche, même l’économie l’aide à aller, plus vite, on sait vers où.


Durban 2. Le troisième événement Durban 2. On se souvient du festival antisémite (et anti-israélien) qu’a représenté Durban 1. Les occidentaux, à l’époque, ont pu prétendre qu’ils ne savaient pas que les propos antiracistes allaient être, tous, transformés en propos antisémites. Et qu’en conséquence ils n’ont pu qu’assister, impuissants, au déferlement de l’haine sponsorisé par les pays de liberté que sont les pays arabes et/ou musulmans. Durban 2 est organisé par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU dont la composition a été remaniée en 2006 quand il a paru évident qu’il ne s’agissait que d’un cadre pour assassiner (verbalement) les juifs en général et Israël en particulier. Mais depuis 2006 le nouveau Conseil a voté 32 résolutions dont 26 se référant à et/ou condamnant Israël. Ces résolutions ont été approuvées par les éminents défenseurs des libertés et des droits humains que sont l’Arabie Saoudite, l’Algérie de Monsieur Bouteflika, le Cuba des frères Castro, le Pakistan des Services Secrets qui ont créé les Talibans, la Zambie de Monsieur Mugabé pour laisser de côté le Cameroun, la Chine, la Russie, l’Indonésie ou le Bahreïn. Les pays occidentaux, avec beaucoup de courage, pour ne pas voter contre, s’abstiennent généralement et servent de feuille de vigne pour cacher ce que l’on ne doit pas voir … Mais pour l’autodafé qui est préparé par la nouvelle inquisition arabo-musulmane, les pays occidentaux ont voté contre les projets prévoyant les modalités de la tenue de Durban 2.  Car cette fois-ci, en ayant en toile de fond la guerre à Gaza, on ne vise pas moins que de sortir, par étapes, Israël des Nations Unies.

Depuis que les massacres au Darfour perdurent, la Ligue arabe n’a fait que défendre le Soudan et lorsque, enfin, le Procureur de la Cour pénale internationale a décidé de lancer un mandat d’arrêt contre le président soudanais pour crimes de guerre et génocide, la Ligue arabe et le monde arabe et musulman ont continué à soutenir le régime soudanais. Tous les gouvernements arabes et musulmans condamnent à tour de bras les atrocités soi-disant commises par "les croisés, les infidèles et les sionistes." Mais lorsque des populations entières souffrent sur une grande échelle de la part d'un régime arabe, on regarde de côté et on décide de constituer « un comité international pour enquêter sur les crimes israéliens dans la bande de Gaza et de mettre en place un tribunal pénal pour juger les criminels de guerre israéliens " (A. Moussa, Secrétaire Général de la Ligue arabe).

Pendant ce temps, l’assassin président, Omar-el-Bechir fait des pieds de nez au monde entier en se baladant de l’Érythrée en Egypte (reçu à l’aéroport par Monsieur Moubarak) et de l’Egypte en Lybie pour montrer que la justice internationale n’a aucune prise sur un dirigeant arabe. Pratiquement tous les responsables des massacres perpétrés dans l’ancienne Yougoslavie ont été amenés à justice. Y compris le sinistre Milosevic. Mais ils étaient blancs et non musulmans. Deux poids, deux mesures, les pays de l’Eurabia s’en accommodent, le traité qui a crée la CPI a été signé à Rome.

André Dufour rappelle (Liberty Vox), à juste titre, quelques souvenirs de ce que furent les années 30. Mon résumé : crise économique en 1929, destruction (presque) du système financier, persécutions généralisées contre les juifs en Europe et …. 50 millions de morts ensuite. Nous venons de franchir les deux premières étapes.
    

PS. Opération Plomb durci : le porte-parole de Tsahal a fait part jeudi du bilan officiel de l'offensive israélienne à Gaza en janvier dernier. D'après ce bilan, 1.166 Palestiniens ont été tués durant les hostilités. 709 d'entre eux étaient des terroristes du Hamas et 162 autres appartenaient à d'autres organisations terroristes. Parmi les victimes, on compte également 265 civils, dont 49 femmes et 89 jeunes gens âgés de moins de 16 ans. (Guysen.International.News). A comparer avec ce que tous les journaux français disent « 1400 civils morts dont la plupart femmes et enfants »


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