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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 12:57


 

 Ce qui était prévu s’est réalisé : le Ministre des Finances palestinien est venu à Bruxelles.  Reçu par Mme Ferrero-Waldner, il a tenu (avec elle) une conférence de presse pendant laquelle tout en assurant que le Gouvernement Palestinien formait une seule équipe, solidaire, a indiqué « Nous recherchons l'appui externe pour obtenir une aide de 1 milliard d'euros» en soulignant la décision de son gouvernement « respecter les accords de paix avec  Israël ». Ni la Commissaire Européenne , ni les journalistes présents ne se sont arrêtés sur ce qui est le double langage utilisé par les représentants palestiniens. En effet, « respecter » ne veut dire ni « reconnaître » ni encore moins « faire appliquer ». Et ce n’est pas le fait du hasard : l’accord de Mecque qui devait mettre fin aux tueries inter-palestiniennes a été obtenu sous la condition que le Hamas qui contrôle le gouvernement palestinien ne soit pas obligé de se conformer aux accords signés avec Israël. En clair, reconnaître l’existence d’Israël, arrêter le terrorisme, arrêter l’incitation à la haine, pour ne choisir que ce qui est le plus important.

 Voilà pour Mister Hide, tandis que Dr Jekyll (le Premier Ministre palestinien) déclare, en même temps, que le Hamas ne reconnaîtra jamais Israël. Et, pour faire bonne mesure, somme Israël d’accepter les conditions posées pour la libération du soldat Shalit enlevé depuis dix mois. Naturellement, ni Mme Ferrero-Waldner, ni les journalistes présents à la conférence de presse, ni le Quai d’Orsay (le soldat Shalit a la double nationalité, française et israélienne) n’ont rien à dire. Qu’une équipe gouvernementale, solidaire, fasse valoir comme un diktat les conditions posées par les auteurs d’un rapt, cela n’a l’air d’incommoder personne ? On peut se demander si la Norvège , l’Espagne ou la France qui plaident pour une coopération avec le gouvernement palestinien, connaissent un autre endroit dans le monde où un gouvernement pourrait participer à un tel chantage tout en escomptant la reconnaissance internationale. Certes, on a fait souligner que le Ministre venu quémander 1 Milliard d’euros est une personnalité indépendante et respectée et donc que l’on peut discuter avec lui ce que l’on ne fait pas avec l’organisation terroriste Hamas du gouvernement duquel il fait partie. Acrobaties dialectiques nécessaires pour ne pas abandonner le peuple palestinien. Car, comme on ne le sait pas, l’Union Européenne est le plus grand donateur des Palestiniens. Son aide a été augmentée de 500 millions à 700 millions d'euros l'année dernière, pour assurer la subsistance de 150.000 familles et pour maintenir certains services aux populations.

Et quelles ont les conditions posées par le Hamas pour la libération du soldat Shalit ?

D’après ce que l’on sait, le Hamas demande la libération de 1.400 palestiniens détenus en Israël pour des motifs multiples et variés mais parmi lesquels ceux qui ont “du sang sur les mains” représentent un bon tiers. Dont une très grande partie a fait l’objet de procès en bonne et due forme, procès auxquels certains étaient défendus par d’éminents juristes français comme, par exemple, Gisèle Halimi. Qui, à ce qu l’on sache, n’a pas mis en doute l’état de droit existant en Israël et dans le cadre duquel la justice n’est aux ordres de personne.

 Ce n’est pas la première fois que l’on convient qu’un israélien vaut 1.400 palestiniens. En 1990, par exemple, Israël a libéré 6.912 détenus (mais de ceux qui n’avaient pas du « sang sur les mains ») en tant que mesure pour créer la confiance. En 2004 Israël a libéré 460 détenus pour la libération d’un israélien enlevé à Dubaï et ramené  au Liban et les dépouilles de trois soldats israéliens tués par des terroristes du Hezbollah portant uniformes des casques bleus de l’ONU et se déplaçant dans un véhicule de l’ONU.

 Le résultat de ces libérations ? Pour l’essentiel ceux qui ont été libérés ont tout de suite  rejoint les rangs de leurs organisations terroristes d’origine. Une enquête a révélé que, uniquement pendant les cinq dernières années, 177 israéliens ont été tués par des détenus libérés  dans le cadre d’échanges.

Et parmi ceux dont le Hamas demande la liberation il y a le sponsor de l’opération “Karina A” (50 tonnes d’armes lourdes fournies par l’Iran à la demande de Yasser Arafat et payées avec des fonds dont l’origine se trouvait en Europe …). Ou le commanditaire de l’assassinat du Ministre israélien, R. Zé’evi (dont le surnom était …Gandhi) qui a eu droit à un procès en bonne et due forme dès qu’il avait été appréhendé.

 L’industrie du rapt est devenue une activité florissante dans le territoire administré par l’Autorité Palestinienne via son gouvernement dirigé par le Hamas. Ce que l’on obtient, en général, comme rançon c’est de l’argent, des emplois (dans les forces de l’ordre …) et de l’influence. En général … car quand on réussit à enlever un soldat, là on demande la libération de 1.000 ou plus de détenus. Et personne en Europe ne trouve à redire. Comme personne n’a trouvé à redire contre le rapt par l’Iran de quinze marins anglais. Le rapt élevé au rang de moyen politique de pression sur un pays démocratique pose deux sortes de problèmes : soit on cède et le résultat est celui indiqué plus haut (et encore plus de demandes la fois d’après) ; soit on ne cède pas et on met en danger la vie d’un des siens, pêché sans prix pour une société démocratique. Bien sur, on peut aussi se dire que la vie de centaines est plus précieuse que la vie d’un. Sauf si on les parents de l’un.

Et pendant ce temps … une nouvelle dépêche d’agence nous apprend que «L’industrie aérospatiales d’Israël a signé un contrat pour vendre des satellites technologiquement avancés  au constructeur américain Northrop-Grumman. Pour un montant de 1,6 milliards de $.» Ce qui est une preuve de la reconnaissance internationale des capacités de l’industrie aérospatiale israélienne. Et pour se faire plaisir voilà le reste de la dépêche : « Il y a deux ans, et ont signé un contrat pour la collaboration dans le développement des micro-satellites » Comme pour les avions sans pilotes, de fabrication israélienne, qui équipent les armées françaises …  Ne le dites, surtout pas à personne !

Résumons : on demande, de nouveau, des sous à l’Europe, ceux qui font la demande retiennent en otage un soldat depuis dix mois et demandent la libération de 1.400 détenus, pour l’essentiel, des criminels dont une grande partie condamnés par une justice libre. Pendant ce temps … Israël avance, se modernise et se montre à la hauteur des meilleures technologies mondiales, américaines et françaises. Et l’Europe ? Et la France ? Attendez leur prochaine condamnation d’Israël. Pourquoi ? Quelle importance, on trouvera toujours un sujet !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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