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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 13:37

 

 Demain, les palestiniens (et leurs frères arabes et musulmans de partout dans le monde) vont commémorer, comme tous les ans, la « Nakba » (catastrophe).  Il s’agit de la date de la fin du Mandat Britannique en Palestine, date à laquelle a été proclamée la création de l’Etat d’Israël. Catastrophe pour deux raisons : le partage de la Palestine et l’appropriation par des infidèles (juifs de surcroît) d’une parcelle de terre musulmane, d’un côté et la décision des états arabes de refuser ET le partage ET la création d’un état palestinien (comme le prévoyait la résolution de l’ONU) d’un autre côté. Cette  deuxième raison est passée sous silence elle est, pourtant, la vraie raison de la catastrophe qui s’est abattue  sur une population qui, à l’époque, comptait un peu plus de 1 Millions d’êtres dont plus de 650.000 on décidé de fuir (où ont été expulsés, c’est selon la narrative de chaque partie …).

Depuis, les palestiniens ont suivis deux trajectoires dissemblables. Ceux qui sont restés en Israël, avec des hauts et des bas, ont vu leur identité reconnue et leur développement culturel et économique se faisant en parallèle avec celui de la composante (majoritaire) juive. Des profs universitaires, des médecins dans les principaux hôpitaux, des juges, des députés (à la proportionnelle), un ministre, tous palestiniens, il y en a pléthore en Israël. Au ratio des deux composantes de la population ? Certes pas, mais pas très loin. Quant au niveau de vie, l’écart entre les deux populations est -semble-t-il-  essentiellement lié au taux de femmes qui travaillent et, fait marquant, cela est presque identique pour la composante (très) religieuse juive.  Les palestiniens partis (ou expulsés) n’ont trouvé dans aucun des pays où ils se sont installés autre chose que des privations, des camps de réfugiés, l’interdiction d’obtenir une citoyenneté, l’interdiction de posséder des propriétés ou d’exercer des métiers réservés aux autochtones, j’en passe et des meilleures. Il y a là, sans doute, une des raisons majeures pour leur insistance au « droit de retour » … certains comme ils sont de ne pas pouvoir trouver mieux que la société ouverte israélienne pour, éventuellement, se refaire une deuxième vie. Malheureusement pour eux, les 650.000 de départ se sont transformés, 60 ans après, en plus de 4 Millions de « réfugiés » qu’Israël (sauf de vouloir commettre un suicide en tant qu’état juif – ce qui ne fait pas partie pour l’instant de ses objectifs) ne veut pas accueillir.

Mais la catastrophe était inscrite dans l’approche suicidaire des palestiniens de leur propre avenir. Depuis le premier Plan de partage (1937, Commission Peel) en passant par la résolution de partage du Conseil de Sécurité (1947), après les trois NON de Khartoum (1967 – non à la reconnaissance, non aux négociations, non à la paix) après la décision de l’Egypte et d’Israël en 1977 quant à l’autonomie la Cisjordanie et Gaza et jusqu’au Camp David (2000 – puis « Paramètres Clinton ») c’est toujours les palestiniens qui ont toujours refusé les offres faites. Catastrophe, dans leur narrative, mais construite d’eux pour eux et leurs descendants. Bien sûr, la faute est aux autres. Juste pour réfléchir, quand les Philistins ont conquis  (il y a longtemps de cela …) Azza (dénommée ensuite Gaza), Ashkelon et Ashdod, les Hébreux ont écrit dans leur Bible « C’est pour nous punir de nos pêchés que l’Eternel nous a chassé de ces contrées ».

 L’essentiel, dans l’histoire de la catastrophe est constitué par l’incapacité d’accepter un compromis. Ceci ne se réfère pas uniquement au conflit israélo-palestinien mais aussi, mais surtout, au conflit israélo-arabe.

 Qui se souvient encore des plans de pacification de Mitchell et puis de Tenet après les  accords d’Oslo et puis de la « Feuille de Route » ? A quoi bon s’en souvenir ?

 La communauté internationale a compris qu’aucun plan qui n'est  un contrat  pour réaliser, étape-par-étape, des actions vérifiables et/ou  qui ne s’occupe pas de la construction d’une vraie démocratie pour et par les palestiniens, n'est pas un plan pour la paix mais un plan pour la destruction par étapes d’Israël. Elle a enfin édicté des principes précis pour reconnaître leur gouvernement palestinien actuel : reconnaissance d’Israël, arrêt du terrorisme (déguisé en « résistance à l’occupation » pour les besoins de la propagande palestinienne et de la gauche bien pensante d’Europe et d’ailleurs, mue comme elle par un antisémitisme larvé ou explicite transformé en « antisionisme »). Faute de quoi l’objectif « deux états pour deux peuples » ne restera qu’un vœu pieux.

Et alors ? La démarche palestinienne est simple comme bonjour : utiliser la « souffrance » du peuple pour obtenir la compassion du monde entier, accepter la destruction de tout ce qui est construit car le responsable ne peut être que l’ennemi sioniste, sacrifier la vie de générations entières en faveur de buts irréalisables (tout au moins pour l’avenir visible …) et éduquer les enfants pour qu’ils deviennent des martyrs (unes fois qu’ils sont devenus des terroristes …).

Mais, la conception occidentale de ce que les objectifs palestiniens sont (fin de l’occupation israélienne et création d’un état) n’est que le reflet de son incompréhension (fortuite ou carrément voulue) d’une chose simple : les palestiniens (comme las arabes) ne pardonneront jamais aux juifs en général et à Israël en particulier d’avoir acquis les actes de propriété d’un territoire qui leur a appartenu jadis. Et les voilà, jouant à l’inverse Samson et les philistins … 

 Non, ils ne veulent pas un état (ou alors, si, mais Israël …) car ceci voudrait dire qu’ils devraient s’occuper non pas de fusées Kassam mais de leur bien être, de la création d’institutions démocratiques, de l’éducation de leurs enfants. C’est tellement plus simple à vivre aux crochets de la communauté internationale (essentiellement l’Europe et les Etats-Unis car les frères arabes riches des trillions de dollars obtenus par le pétrole n’ont pas envie de les dilapider avec des irresponsables). Exagération ? Ecoutons M. Abbas un an après qu’Israël eut quitté Gaza : « Gaza est exempte d’occupation, mais il n'y a aucun investisseur ni aucune prospérité. Nous avons rêvé que Gaza prospérera et que des douzaines d'investisseurs de partout dans le monde viendraient à Gaza. Rien ne s'est réalisé. Nous avons décidé qu'il valait mieux  lancer des fusées. Israël a  quitté Gaza, a dit au revoir et au lieu  de calme et épanouissement  économique, nous avons ceux qui préfèrent toujours lancer des fusées. » Mais presque deux ans après qu’Israël eut quitté Gaza voilà le même M. Abbas prisonnier du Hamas (élu démocratiquement avec un programme qui prévoit la destruction d’Israël) qui empêche toute tentative de règlement du conflit. Naturellement, le responsable n’étant autre qu’Israël.

Et alors ? Eh bien on recommence. Le Général K. Dayton (coordinateur américain pour la sécurité entre palestiniens et israéliens) et  l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël Richard Jones viennent de proposer (avec l’accord de C. Rice) un nouveau plan  destiné à améliorer la sécurité et a assouplir les conditions de vie des palestiniens.

Un nouveau plan qui, comme d’habitude, demande à Israël de renoncer aux moyens mis en œuvre  pour défendre sa population (et qui ont fait leurs preuves) et aux palestiniens de promettre qu’ils arrêteront le tir de fusées … Des charlatans …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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