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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 18:52

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a exclu mercredi tout dialogue avec le mouvement Hamas, qui a pris par la force le contrôle de la bande de Gaza, et accusé les islamistes d'avoir tenté de l'assassiner (les journaux).       Le Haut  Représentant Européen,
J. Solana fait immédiatement écho : Nous espérons que les deux parties feront le maximum pour que leur réconciliation intervienne le plus rapidement possible.

 

Et Le Monde publie un article de son correspondant à Gaza sous les titre « Gaza pacifiée » qui commence avec : « Le changement est radical. Le drapeau vert du Hamas qui flotte désormais sur tous les bâtiments publics a apporté un calme inconnu depuis longtemps. L'heure est à la pacification. Les Gazaouis se baignent dans la mer. La circulation est à nouveau libre, réglée par des jeunes des mosquées affublés de gilets jaune fluo. Le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) a fait appel à cette jeune garde pour remplacer au pied levé les fonctionnaires de police qui, pour la plupart, ont refusé de reprendre le travail » Ou on voit que l’immonde a encore des ressources.

La paix à Gaza. Il y a aussi la paix de la charia. Il y a aussi la paix des cimetières. Presque toutes les femmes d’origine européenne dont les maris sont palestiniens (pour leur grande majorité des russes ou des ukrainiennes mais aussi des françaises et des anglaises) ont quitté Gaza : le départ ou le voile en attendant la burka. Mais l’ordre règne à Gaza et peu importe au journal de référence de l’intelligentsia de gauche française qu’il soit l’œuvre des « barbus ». Quand il s’agit d’être contre Israël peu importe avec qui on s’allie.

De tous les côtés, tout en constatant que l’Iran par Hamas interposé s’est encore rapproché de sa cible, Israël, on se demande ce que ce pays devrait faire. Von Clausewitz disait « Dans une affaire aussi dangereuse que la guerre, les pires erreurs sont celles causées par notre bonté » Sentence qui s’applique parfaitement à ce qui s’est passé à Gaza car le Hamas est en guerre avec Israël. « Ce qui s’est passé à Gaza est le résultat direct des politiques défaitistes d’Israël depuis quinze ans » (Prof. I. Auman, Prix Nobel pour ses travaux sur la théorie des jeux).

Effectivement, depuis Oslo, la politique israélienne (pas mal influencée par les Etats-Unis d’un côté, et le souhait d’être bien considérée par la communauté international, d’un autre côté) s’est évertuée à faire le moins de mal possible aux palestiniens en essayant toujours de différencier les bons des mauvais et en veillant à ce que l’on n’arrive pas à des « catastrophes humanitaires ». L’eau, l’électricité, l’essence ont été fournies pendant même que les diverses brigades des « sécurité » assassinaient des israéliens, commettaient des rapts et tiraient des fusées « artisanales » sur la ville de Sderot. 1.000 fusées tirées de Gaza depuis janvier 2007. 

Tout cela pour montrer au monde entier combien Israël était respectueuse de la vie des autres, combien elle était prête à faire des « concessions douloureuses » pour arriver à la paix. Et comme rien ne semblait  avancer sur le chemin que le ban et l’arrière-ban de la diplomatie mondiale prônait à Israël, Sharon a pris le taureau par les cornes : Gaza a été totalement évacuée, plus aucun civil, plus aucun militaire ne s’y trouve depuis deux ans. Ce qui n’empêche pas les représentants du Hamas de déclarer « Nous sommes un peuple sous occupation. Israël doit assurer nos besoins vitaux et nous comptons sur nos frères arabes pour ne pas nous laisser tomber" (Ahmed Youssef, porte-parole).

 Gaza occupée ? Eh oui, disent en cœur tous ceux qui ont pitié des pauvres palestiniens. Israël contrôle les frontières, l’air et la mer. Gaza est une « prison à ciel ouvert ». Et puisqu’il s’agit d’une prison il faut assurer la survie des prisonniers : le monde entier s’y attache, les prisonniers n’ont pas besoin de travailler (chômage assisté pour 70 % de la population), l’Europe ne les laisse pas tomber et pour les armes, les munitions et les explosifs … pas de problème.

 Je crois que c’est le seul cas au monde où un pays, Israël,  se sent obligé (ou elle est obligée par la communauté mondiale) de subvenir aux besoins de ceux dont l’objectif est sa destruction. Bien sûr, aucune de nos chaînes de télévision n’a montré la barbarie des bêtes du Hamas qui assassinaient leurs frères du Fatah. Les mises à mort particulièrement sauvages, des gens jetés vivants du 15ème étage ou plus haut, le corps d’un commandant du Fatah tiré par une jeep avec une corde attachée à une de ses jambes n’ont pas été montrées aux téléspectateurs français par les télévisions bien pensantes pour ne pas gâcher leur dîner à l’heure de grande écoute. Imagine-t-on ce que ce serait si d’aventure ils avaient la possibilité de s’occuper d’israéliens, juifs de surcroît ?

Mais puisque Gaza est encore considérée comme occupée, une ligne de conduite semble se dégager de plus en plus en Israël. L’hypothèse de départ est relative à l’inconsistance complète de M. Abbas qui n’ayant pas eu le courage d’affronter le Hamas a perdu toute crédibilité, s’il en avait encore une. Et comme on ne souhaite pas revoir en Cisjordanie quelque chose d’équivalent, eh bien il faut « libérer » entièrement Gaza. Il s’agirait de fermer tous les points de passage entre Gaza et Israël et laisser ce territoire appartenant à un ennemi se débrouiller par lui-même. En réalité, la frontière entre Gaza et l’Egypte n’étant plus contrôlée par Israël, les frères arabes auront tout loisir de fournir aux palestiniens non seulement « des cannons mais aussi du beurre ». Quant aux fournitures d’électricité et eau il suffira d’annoncer leur coupure certaine au premier acte de guerre venant de Gaza.

 

La frontière entre Gaza et l’Egypte ? Elle sera entièrement sous le contrôle de l’Egypte et peut être ce pays fera enfin attention à ce qui se passe à Gaza, c’est-à-dire à la présence de plus en plus prenante de l’Iran. Et pour ce qui est des habitants de Gaza, souvenons-nous des mots de Sun Tzu (Art de la Guerre ) selon lesquels « il faut permettre à l'ennemi de s'enfuir, sinon il se bat avec la rage du désespoir » Les habitants de Gaza, peut-être, comme des centaines de palestiniens cherchant refuge en Israël ( !?) fuiront-ils la Hamastan pour aller dans l’Egypte frère. En devenant de nouveaux réfugies … que la communauté internationale, l’Europe en tête, prendra en charge. Et pour les cinquante années à venir ce sera toujours la faute d’Israël.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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