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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 12:39

Depuis plus d’une semaine, depuis que l’ONU a octroyé aux Palestiniens le statut d’état non membre mais observateur (à qui exactement ? Organisation de la Libération de la Palestine « observateur » depuis 1974 ? Autorité Palestinienne créée par les accords d’Oslo  de 1993 ? à Ramallah – Cisjordanie ? au Hamas – gouvernant Gaza depuis un « coup d’état sanglant » contre les frères du Fatah ?) les chancelleries du monde libre n’arrêtent pas de se sentir concernées.  Et, pour ne pas rester inactives, condamner une autorisation de continuer les opérations de planification pour 3.000 appartements dans une zone adjacente à Jérusalem. Vous avez bien lu : « autorisation pour continuer les opérations de planification »  qui ont commencé en 2005 ! Et voilà que l’on convoque les ambassadeurs d’Israël à Paris, à Londres et même au Caire …

 

La raison majeure : si ces appartements sont construits « l’état palestinien (à créer) n’aura plus de contiguïté » Il suffit de regarder la carte de l’endroit pour comprendre l’inanité de la justification et, partant, l’absurdité de la position desdites chancelleries, conscientes comme elles devraient l’être, qu’il s’agit, en réalité, d’une nouvelle preuve du déni de réalité dans lequel le monde se trouve depuis que l’on a inventé la « solution des deux états ».

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 En effet, si l’on regarde la carte on voit qu’entre Maale Adumim (point extrême de la zone E1) et la frontière (hypothétique …) du futur éventuel état palestinien il y a une distance de 15 km : la même qu’entre Tulkarem (point frontière du futur éventuel état palestinien avec Israël) et la mer. Pourtant, Israël dispose d’une contiguïté et on ne voit pas pourquoi ce ne serait pas la même chose pour le futur éventuel état palestinien. Dites : si nous pouvons voir et comprendre est-il possible que les chancelleries du monde l’ignore ?

 

Certainement pas. La réalité que l’on veut dénier c’est l’absurdité de la « solution de deux états ».

 

Procédons comme en math : considérons le problème résolu et vérifions si les hypothèses de départ sont cohérentes avec la solution trouvée.

 

Acceptons (pourquoi on ne l’accepterait pas ?) qu’il y a trois étapes pour les trois cercles concentriques qui doivent contribuer à implémenter la solution « deux états ».

 

-       1ère étape : les négociateurs israéliens et palestiniens arrivent (ce n’est jamais arrivé …) à définir un jeu de paramètres acceptables pour eux pour mettre en place la solution « deux états » ; oublions pour l’instant que les négociateurs palestiniens ne peuvent parler qu’au nom d’une moitié de leur « peuple » car l’autre moitié, par la voix de ses représentants élus (Gaza, Hamas) ne leur a donné aucun mandat (pire, ils ont fait savoir qu’ils sont contre …) ; une fois lesdits paramètres définis il faudrait que les négociateurs annoncent, urbi et orbi, la « couleur » : supposons (à l’encontre de tout ce qui s’est passé en 2000 ou en 2008 – Barak/Clinton/Arafat et Olmert/Abbas) que les négociateurs palestiniens prennent leur courage à deux mains et présentent à leur « peuple » les résultats de la négociation : pas de problème pour l’étendue du territoire mais … pas de Jérusalem, ni droit au retour des quatre (ou cinq) générations de réfugiés, état démilitarisé, etc., ;

-       2ème étape : tous les irrédentistes, du côté palestinien, qui sont contre toute solution car voués à la disparition totale d’Israël, feront campagne pour interdire toute velléité de continuer dans la voie de la « négociation » ; non seulement les factions palestiniennes (Hamas, Jihad Islamique, FPLP et autres) mais aussi le Hezbollah et, surtout, le pays qui vise s’assurer de l’hégémonie du Proche Orient et de l’éradication d’Israël, l’Iran ; suffisamment d’acteurs pour que l’avenir des résultats de la négociation (1ère étape) se trouve sous le signe de l’interrogation ;

-       3ème étape : les dirigeants palestiniens et israéliens qui sont arrivés à un accord tiennent bon (1ère étape -s’ils sont encore en vie …) et décident de soumettre au référendum la « solution à deux états » - forte probabilité pour une réponse positive du côté israélien, totalement impossible à supputer la même chose du côté palestinien car, par de là les aspects « séculiers » il reste l’aspect religieux : impossibilité existentielle pour la majorité des palestiniens musulmans d’accepter la présence d’un état juif sur le territoire qui leur a été légué par Allah …

 

On comprend, les trois « cercles concentriques » (négociateurs, acteurs d’influence et masses populaires), du plus petit périmètre au plus grand, ne laissent, logiquement, aucune chance à la réalisation d’une solution « à deux états ».

 

On revient donc (comme en math …) au départ, pour dire que, vu que les hypothèses sont fausses, la solution « deux états » n’en est pas une. Qu’importe,  depuis des dizaines d’années le monde entier s’évertue à vouloir la faire ingurgiter à Israël qui, pour des raisons plus ou moins évidentes, fait semblant de l’accepter sachant pertinemment qu’elle ne verra jamais jour. Alors … planifier de nouvelles constructions ou, même, les faire (en accord avec ce à quoi les Etats Unis ont acquiescé comme contrepartie à l’évacuation de Gaza … mais cela c’est une autre  histoire …) cela ne changera rien à l’avenir.

 

En revanche, ce qui pourrait changer - à supposer qu’à l’encontre de la réalité telle que perçue aujourd’hui on crée quand même un nouvel état – c’est la sécurité de l’état juif et, partant, la durée de son existence.

 

Continuons à croire que la solution est plausible. Comme on a cru en 2005 quand Israël a évacué Gaza. Ce qui s’est passé à Gaza c’est que les « terroristes méchants » (Hamas – avec qui on ne veut pas discuter car il est voué à la destruction d’Israël) ont pris le pas sur les « bons terroristes » (le Fatah qui, tout en faisant semblant d’accepter l’existence d’Israël participe à la « résistance » - vocable commode pour éviter celui de terrorisme). Et la conclusion, six ans après, on l’a vue au moment de la « dernière guerre à Gaza :

 

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disposant de fusées (plus ou moins artisanales …) avec un rayon d’action jusqu’à  85 km le Hamas et ses associés ont montré pouvoir tenir sous leur feu plus de 2 millions de citoyens d’Israël (juifs et/ou arabes). Etat palestinien – les loups sont devenus agneaux (au moins pour un temps) mais … comme à Gaza, chassez le naturel il revient au galop … les agneaux se transforment de nouveaux en loups et, cette fois-ci, avec de fusées d’un rayon d’action de moitié, les 4 autres millions de citoyens israéliens peuvent se trouver sous le feu des voisins pacifiques et civilisés comme les suisses le sont pour la France ou l’Allemagne … Des rampes de fusées à Naplouse et à Jenin en sont suffisantes et Jérusalem, Tel Aviv et Haifa n’ont qu’a bien se tenir.

 

Qui peut croire qu’Israël fera un jour le pari d’admettre que les loups se sont transformés, définitivement, en agneaux ? Si cela était vrai on l’aurait observé depuis 1.400 ans depuis que l’islam a été apporté au monde …

 

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Alors, toutes les jérémiades relatives à la sécurité d’Israël (« non-négociable » pour la France ou l’Allemagne ou « assurée par les Etats Unique en cas d’attaque », etc.,)  doivent être prises pour ce qu’elles sont : des somnifères pour endormir Israël et laisser le monde (déjà endormi) rêver paisiblement à une paix éternelle exempte de conflits et … surtout de la présence incommode d’Israël.

 

Chers lecteurs,

 

Si quelqu’un parmi vous trouve une erreur de logique dans ce qui précède ou, une erreur tout court, faites-le moi savoir. Comme vous avez à coeur de me faire savoir, presque toujours, ce sur quoi vous êtes d’accord et ce sur quoi vous ne l’êtes pas.

 

Mais si la logique de l’exposé passe la rampe … faites-le savoir au monde entier et, surtout, aux chancelleries des pays -sois-disant- amis d’Israël.

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