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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 08:16

 

 

Comme tout un chacun le sait, dans le temps jadis, dans les communautés juives, le rabbin était celui qui savait, jugeait et, souvent, pardonnait. Un quidam ayant dit et répété, sans justification aucune, pis que pendre du rabbin de l’endroit, s’est trouvé, quelque temps après, devant l’incompréhension et la désapprobation de ses concitoyens, pris de remords et alla demander au rabbin de le pardonner. En lui demandant aussi ce qu’il devait faire pour cela. Tu vois ce coussin, rempli de duvet d’oie, lui dit le rabbin, tu le déchires en laissant le duvet se répandre sous le vent. Vient me voir ensuite. De retour, le quidam demande au rabbin « et maintenant ? » Eh bien, dit le rabbin, remets tout le duvet dans le coussin et tu seras pardonné.

 

En septembre 2009, le Juge Goldstone a conduit, à la demande de la Commission de l’ONU pour les droits de l’homme, une mission d’enquête sur l’opération militaire d’Israël à Gaza. Opération qui faisait suite au lancement ininterrompu de milliers fusées « artisanales » contre les villes et villages du Sud d’Israël.

 

Choisi, sans doute, en raison de son aura professionnelle mais aussi parce que juif, le Juge Goldstone acceptait un mandat « d’instruction à charge » et une équipe dont tous les membres avaient désapprouvé (certains, condamné) l’opération militaire d’Israël bien avant de commencer les travaux de recherche des faits.

 

Faisons court. En laissant de côté quelque circonlocutions relatives au Hamas (pour faire montre d’une impartialité que rien ne justifiait) le résumé du rapport « Goldstone » (550 pages …) concluait par deux jugements définitifs, « Israël avait commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ». Depuis, ce rapport a servi d’instrument majeur dans la diabolisation d’Israël à ceux qui n’avaient de hâte que de délégitimer l’Etat Juif. De plus, l’Eurabia -je veux dire l’Europe- décidait d’arrêter les discussions en cours visant le développement des relations avec Israël, sanction qui ne disait pas son nom par pudeur, sans doute. Les conséquences de ce rapport que tous les juristes qui l’ont étudié (sans parti pris) ont considéré comme partial, inexact, de parti pris, comportant des concepts contraires aux droits de la guerre et moralement indéfendable ont constitué, constituent, la plateforme essentielle d’une mise en question d’Israël. De plus, en établissant une équivalence entre les actes d’Israël (défendre ses citoyens contre une agression manifeste) et ceux du Hamas (lancer des missiles contre des populations civiles d’un état souverain), par delà le cas de Gaza il devenait un précédent pour tout conflit entre une organisation terroriste (comme le Hamas) et un état. Mais s’agissant d’Israël, tous ceux qui en ont eu envie ont pu vitupérer autant que faire se pouvait, Israël et sa « soldatesque »

 

Le 1er avril 2011, le Juge Goldstone fait publier par le Washington Post une sorte de mea culpa : « Nous savons, maintenant, mieux, ce qui s’est passé pendant la guerre de Gaza en 2008/9 … Si j’avais su alors ce que je sais maintenant, le Rapport Goldstone aurait été un document différent »1 Et la première conclusion, essentielle, de sa retractation est constituée par le fait qu’il reconnaît qu’Israël n’a pas commis de crimes de guerre en attaquant  volontairement, délibérement des populations civiles. Ni des crimes contre l’humanité (selon le droit international modèle organisations non gouvernementales, toutes disposées à voir le mal partout, s’il s’agit d’Israël).  Ce qu'en revanche, le Hamas faisait en tirant moult fusées, fussent-elles "artisanales" contre des populations civiles au Sud d'Israël. Mais il ajoute « Certains ont suggéré qu’il était absurde d’espérer que le Hamas, une organisation dont la politique vise la destruction d’Israël, enquête sur ce que nous avions considéré comme étant des crimes de guerres commis par ses membres » « Mais j’avais espéré, au moins, que face à la découverte des crimes commis par ses membres, le Hamas aurait arrêté ses attaques » « C’est triste, cela n’a pas été le cas »

 

Voilà un juriste de renommée mondiale, qui accepte d’instruire à charge avec un mandat donné par des ennemis jurés2d’un état agressé par une organisation terroriste, qui contribue par un rapport qu’il signe à mettre au pilori un état victime et qui deux ans après nous dit … qu’il s’est trompé. Le texte publié par Washington Post est une manière de demander pardon pour le mal fait. On sait ce que le rabbin lui aurait dit s’il était allé le voir.

 

Certes, le Juge Goldstone n’oublie pas de souligner que le responsable de sa bévue est Israël : aurait-elle accepté de coopérer avec la commission qu’il présidait que les choses eussent été différentes … Sinistre plaisanterie qui revient à dire que si la victime coopérait avec l’avocat de l’agresseur, elle, la victime, aurait pu mettre en cause le comportement de son agresseur … Il ne faut pas avoir fait son droit pour comprendre l’inanité d’une telle prétention.

 

Bon, le juge se déjuge mais cela n’a pas l’air d’en émouvoir beaucoup … Sans attendre, la France et l’Angleterre font savoir qu’elles ne voient pas de raison de reconsidérer le Rapport Goldstone …

 

Par delà les éléments de « l’enquête » ce que le Juge Goldstone (et sa commission) n’a pas voulu prendre en compte c’est ce qui était essentiel : le Hamas, digne soldat de l’islam, voué entièrement à la destruction d’Israël, ne lançait pas des missiles contre les populations civiles israéliennes par hazard. Ce qui l’animait dépassait l’entendement du Juge Goldstone : détruire l’infidèle qui avait osé s’approprier une partie du territoire qu’Allah a légué aux musulmans. C’est l’incapacité du Juge Goldstone de comprendre que la guerre de Gaza n’était pas l’expression d’une décision soudaine, irréfléchie, de circonstance, d’Israël d’aller « tuer des musulmans » mais une réponse à ce qui était une manifestation évidente du besoin consubstantiel à la « raison d’être » du Hamas,  "tuer l’infidèle".

 

Samuel Huntignton (Le Choc des Civilisations), au milieu des années 90, annonçait d’une manière prophétique ce qui allait se passer, en mentionnant « les frontières sanguinaires de l’islam » Car il ne s’agit pas, comme d’aucuns le prétendent, des « islamistes extrémistes » Il s’agit de l’islam, tout court, qui loin d’être une religion « de tolérance, de paix et d’amour » (BHO dixit …) est une religion conquérante dont l’ambition est de soumettre le monde entier à la volonté d’Allah. Depuis l’attaque islamiste de 2001 sur les tours de New York on a pu compter 17.005 attaques djihadistes dans le monde. Comme on le sait, les musulmans représentent environ un cinquième de la population mondiale, mais depuis les années 90, ils ont été beaucoup plus impliqués dans des violences intergroupes que les gens de toute autre civilisation. Les preuves sont accablantes. Il y a eu, en somme, trois fois plus de conflits inter civilisationnels impliquant des musulmans qu’il y avait entre les civilisations non-musulmanes. De 1948 (date de la renaissance d'Israël) à aujourd’hui plus de 11.000.000 de musulmans se sont fait tuer par des musulmans … mais seulement 0,3% sont morts dans le conflit israélo-arabe ! Et si l’on regarde bien les plus de 50 conflits armés de par le monde on trouve des musulmans dans, pratiquement, tous ces conflits. En février 2011, seulement, on a pu décompter 134 attaques djihadistes contre 5 religions différentes faisant 565 morts et 1058 blessés graves … Ce qui fait dire à Bruce Thornton (professeur à California State University) « Le problème de fond pour l'Occident n'est pas l'intégrisme islamique. C’est l'islam, une civilisation différente dont les gens sont convaincus de la supériorité de leur culture » Et ce sur quoi Bruce Thornton met l’accent (car il s’agit de la survie de la civilisation judéo-chrétienne) c’est le fait que tous ceux qui ont la volonté « d’apaiser » oublient que de ne pas s’opposer à une vulgate qui se veut dominante en s’imposant par la force, conduit à des catastrophes dont le monde a à en souffrir ensuite. Deux exemples, Démosthène face à la destruction d’Athènes, et Churchill face aux nazis. Et c’est poignant que de mettre en parallèle deux autres exemples : (a) l’Ouest de Chamberlain et Daladier qui a pu croire que sacrifier à Hitler une partie de la Tchécoslovaquie allait le détourner de la voie tracée par son Mein Kampf qui exprimait clairement la volonté de domination du monde et de la destruction des juifs et (b) la conviction actuelle de l’Occident selon laquelle céder une partie des terres d’Israël va détourner la Hamas, le Hezbollah et autre Iran(s) de leur volonté affichée de détruire l’Etat Juif et d'instaurer un califat dans le monde. Il faut se souvenir de l’arrivée au pouvoir de l’Ayatollah Khomeiny qui, portant dans une main le Coran et dans l'autre une épée -l'épée pour trucider les traîtres et le Coran comme guide- disait « l'Islam est une religion de sang pour les infidèles, mais une religion de direction morale pour les autres ... Nous allons exporter notre révolution dans le monde entier. Et jusqu'à ce que l’on entende dans le monde entier : il n'y a de Dieu qu’Allah, il y aura une lutte sans merci. » Alors … l’Europe qui ne sait pas encore ce qui l’attend pense que sacrifier Israël fera détourner l’islam de son but véritable, la domination du monde.


Et c’est bien ce que le petit juge sud-africain n’a pas compris en se laissant manipuler par les représentants de l’islam au Comité de l’Onu pour les droits de l’homme ou par les mensonges du Hamas. Mais dans l’histoire récente il ne manque pas de précédents : que ce soit les idiots utiles compagnons de route de l’URSS ou de la « révolution algérienne », que ce soit Jimmy Carter et ceux qui ont facilité l’accession au pouvoir de Khomeiny, que ce soit ceux qui nous parlent de « l’islam, religion de paix et d’amour », ils n’ont fait tous que de contribuer à baisser la garde de l’Occident devant le péril islamique.


 

Péril de l’islam ? La majorité des musulmans du Maroc à l'Indonésie semble partager avec leurs coreligionnaires d'Al-Qaïda le but (même s'ils ne soutiennent pas nécessairement ses moyens horribles) de rétablir une califat islamique. Une enquête très sérieuse de l’Université du Maryland/WorldPublicOpinion.org montre que 65% des musulmans approuvent la demande d’appliquer strictement la sharia dans chaque pays islamique. Ce qui devrait nous ouvrir les yeux car ce dont ont est menacé c’est la disparition de notre civilisation et/ou de notre soumission en tant que dhimmis à la loi du prophète …


Mais revenons au Juge Goldstone. Ce qui l’a fait mal juger ce qui s’est passé à Gaza a été la conviction généralisée  par des années de lavage des cerveaux qu’il faut absoudre l’islam de tous péchés mais qu’il faut condamner Israël pour tous ses péchés … Quant à faire « amende honorable » deux ans après … il lui restera à remettre tout le duvet parti dans le vent dans le coussin du rabbin …

 

 

 

 

1 Les passages en italiques à partir d’ici sont des traductions du texte publié par Washington Post.

2 Parmi les membres du Conseil la Jordanie, la Libye, a Syrie, le Venezuela, le Pakistan …

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