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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 21:08

Et de nouveau Gaza. Ils ont déjà essayé les fusées (artisanales…), les mortiers, des fusées « perfectionnées », des rapts de soldats ou de civils, « les kamikazes », les commandos marins et, naturellement, la Cour de Justice Internationale, ils ont réussi à avoir avec eux la presse bien-pensante internationale et… même le sultan d’Ankara qui vient d’accuser Israël de « commettre un génocide » à Gaza. Venant du dictateur turc qui justifie le génocide des arméniens (premier du dernier siècle) et qui liquide les kurdes de Turquie, de Syrie, de l’Irak en imposant aux survivants la sharia (Affrin par exemple), la chose est poignante. Mais l’ignoble ignominie turque n’empêche pas Mme May, en recevant le sultan, de demander avec lui « une enquête indépendante » pour ce qui se passe à Gaza.

Qu’est-ce-à-dire « indépendante » ? Il faut être aveugle pour ne pas voir, sur toutes les télés du monde, des hordes essayant d’entrer sur le territoire d’un État qui n’en veut pas d’eux.

Ce qu’ils n’avaient pas encore expérimenté, ils le font maintenant : le suicide commandé. A dessein, en pleine connaissance de cause, on envoie des jeunes et des moins jeunes, souvent des femmes et parfois des enfants, essayer de franchir une barrière de séparation valant frontière avec Israël.  Et tout ce qui est anti-israélien, en cœur, déclare qu’un État de droit (Israël) ne peut pas se permettre de tuer des « manifestants pacifiques, non armés ».

Quelle galéjade… si les « manifestants pacifiques arrivaient à traverser la barrière ils feraient quoi ? Écoutez le dirigeant du Hamas, Yahya Sinwar, qui a déclaré le mois dernier : «Nous allons abattre leur frontière et nous leur arracherons le cœur.» Et le haut responsable du Hamas Mahmoud al Zahhar déclarant à al Jazeera: «Ce n'est pas une résistance pacifique. Parler de résistance pacifique c’est tromper le people. C'est une résistance pacifique soutenue par une force militaire, par des agences de sécurité et bénéficiant d'un soutien public énorme » Et s’ils faisaient ce qu’ils souhaitent y aurait-il encore un État de droit en Israël ? Comment, dans ces circonstances, des pays Européens, le nôtre en particulier, peuvent-il prendre des vessies pour des lanternes ? Comment M. Macron peut-il « condamner la violence des forces armées israéliennes contre des manifestants » (Communiqué Elysée).

Suicide commandé. Manifestants pacifiques. « Choqué et consterné par la force meurtrière utilisée par les troupes israéliennes contre des manifestants pour la plupart non armés manifestant à la frontière de Gaza ", a déclaré le député Keith Ellison (No2 du Parti Démocrate américain dont les liens étroits avec l'infâme antisémite Louis Farrakhan sont bien connus https://twitter.com/keithellison/status). « Pour la plupart non armés »

Est-il possible que les chancelleries des pays de l’Europe ne soient pas capables de faire la différence entre des assassins en mission suicide et des soldats défendant l’État de droit ? « Qui allez vous croire, moi ou vos yeux qui mentent » (Groucho Marx).

Non, ce n’est pas possible. Mais  ce qu’elles savent c’est que, dans n’importe quelle situation, elles doivent être pour les pauvres palestiniens et contre les oppresseurs israéliens, juifs de surcroît. Et la situation actuelle est idéale pour cela car Israël vient d’enregistrer des succès, l’un d’après l’autre. Pensez-y. La dénonciation du fameux JCPOA par les Etats Unis et ce contre l’avis de l’Europe mais en donnant raison à ce pourquoi Benjamin Netanyahu a bataillé pendant plus de 20 ans, la reconnaissance de jure des Etats Unis du fait que la capitale d’Israël se trouve à Jérusalem, le transfert de l’Ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem et même avoir gagné le concours Eurovision 2018 ...

Ajoutez à tout cela qu’en plein processus d’apaisement de l’Iran que l’Europe est en train de poursuivre, Israël vient de détruire pratiquement la totalité des implantations militaires de l’Iran en Syrie. L’Iran en Syrie. Cela ne trouble personne de voir que le pays qui y installe des milices, des soldats, des supplétifs a ses frontières à 1.600 km de celles d’Israël ?  Que fait l’Iran en Syrie ?

Mais, espérons que cette dernière technique, du suicide commandé, visant toujours à la destruction d’Israël, aura le même succès que toutes les autres déjà essayées. Ce qui est réconfortant, par rapport à l’attitude européenne c’est le changement, non pas de ton, mais de substance qui est en train de se faire jour dans des pays arabes : « Au cours des 40 dernières années, la direction palestinienne a manqué des occasions encore et encore, et a rejeté toutes les offres qui lui ont été faites. Il est temps que les Palestiniens acceptent les offres et acceptent de venir à la table des négociations - ou ils devraient se taire et cesser de se plaindre » (Mohamed ben Salman, Prince Héritier Arabie Saoudite, 30.04.18 - Channel 10, Israël).

Israël a l’habitude des attaques non seulement militaires mais aussi idéologiques et/ou politiques qui viennent, presque toujours, de ceux qui se déclarent ses amis. Et qui voudraient faire son bien contre sa volonté. Mais ce qui est remarquable, surtout pour un pays où, selon le proverbe, «  deux israéliens peuvent constituer un parti et s’il y en a trois on peut voir un parti et une dissidence » c’est ce qui les réunit : la conviction profonde qu'Israël ne peut rien faire pour mettre fin aux appels à sa destruction et éviter les conflits armés périodiques. Sauf de se suicider ce qui, pour l’instant, n’est pas dans son programme.

Mais n’insultons pas l’avenir. Peut-être qu’un jour les palestiniens seront à court d’idées destructrices et fatigués de tous leurs échecs depuis cent ans et de l’incapacité de faire quoi que ce soit de positif, peut-être ce jour-là ils décideront de changer le cours de leur triste histoire.

Dirigés trop longtemps par des hommes corrompus ou violents, ou les deux, les Palestiniens ont échoué et échoué de nouveau à faire de leur mieux pour la paix. Même maintenant, les Gazaouis sapent leur propre cause en recourant à la violence, plutôt que de garder leurs protestations strictement pacifiques. (NYT Editorial Board 16.05.18). New York Times ?

 

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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 13:49

Obama's legacy

President Obama’s legacy is rapidly vanishing. The decision by President Trump to withdraw from the nuclear deal with Iran is the biggest blow, but it’s only the latest. The elimination of the individual mandate and canceling the yearly bailout of insurance companies have left Obamacare in a precarious condition. Young immigrants whose parents brought them to the United States unlawfully—so-called dreamers—are losing their legal status.

This is historic. Presidents often vow to wipe out big chunks of their predecessor’s legacies. President Eisenhower was going to take on the New Deal. Ronald Reagan targeted the Great Society. Both backed down. Trump, working with congressional Republicans, hasn’t. He’s eager to deflate Obama’s standing and inflate his own.

Obama and Democrats have made Trump’s efforts surprisingly easy. Obama, you’ll recall, succeeded brilliantly in the first two years of his presidency when Democrats controlled Congress. But once Republicans held the House, Senate, or both over the next six years, he ignored Capitol Hill as much as possible. He spared himself the unpleasantness of compromising with Republicans and instead governed by executive orders and regulations.

Decisions taken by the president alone are vulnerable to being erased by subsequent presidents. And that’s what happened to the pact with Iran. It wasn’t a treaty ratified by the Senate. Democrats used the filibuster to block even a nonbinding vote on it. Trump killed the deal with his signature. That was also all it took to quit the Paris accord on global warming.

There were two factors behind Obama’s decision to shun a treaty, which requires a two-thirds vote in the Senate. Winning that lopsided a vote appeared to be impossible. On the other hand, Obama had a backup—Hillary Clinton. She was expected to win the presidency in 2016 and could be relied on to protect the nuclear agreement.

On immigration, Obama might have prevailed if he’d sought congressional approval of legal status for young illegals, the dreamers. Again, Republican votes would have been needed, which meant the bill would be a compromise, not pure Barack. He rejected that. Since Obama had said he couldn’t legally act on his own, it looked like nothing would be done.

Then Obama changed his mind and simply announced the approach known as Deferred Action for Childhood Arrivals. Neither a regulation nor a law, it is simply a policy. With Obama gone, it lacks a presidential defender. Trump abandoned it, though he’s offered a pact to keep the dreamers here: They’d be legalized and Trump would get his wall on the southwest border. A pretty straightforward exchange, except Democrats oppose the wall. It’s more important to them than the fate of hundreds of thousands of dreamers. Democrats declined.

Which leads to another problem they’ve created for themselves, one that further jeopardizes Obama’s legacy while making political life less of a struggle for Trump and Republicans. Democrats have adopted a strategy of resisting Trump across the board. It’s blind resistance, all anger and ideology, no common sense.

And there haven’t been many exceptions. Perish the thought. When the GOP tax bill was under consideration last year, private talks—chats, really—between a few House Republicans and Democrats blossomed. Republicans were willing to discuss a smaller tax cut, if only to pick up Democratic votes and assure passage. But when a particular tax idea was put on the table, one Democrat’s response was, “If Trump’s for it, I’ve got to be against it.” That attitude left no room for any compromise. It also meant Democrats would have no influence on the tax bill.

I asked a Republican leader what Democrats might have gotten if they’d pitched in. Not only would the size of the tax cut have been trimmed, he told me, but Obamacare’s individual mandate and the full deduction for state and local taxes would have been preserved. It would have allowed Democrats to claim the tax bill “could have been worse” absent their intervention. They were right. From a Democratic standpoint, it’s much worse. That’s why Trump and most Republicans like it.

As much as Obama and Democrats are to blame, the shrinking of Obama’s legacy isn’t entirely their fault. A good bit is the result of Trump’s success and canny choice of issues. On foreign policy, does anyone want to return to the days of appeasing North Korea? Should the American embassy in Israel be moved back to Tel Aviv at the earliest opportunity? Ought we go back to insisting that concessions by Israel provide a path to peace in the Middle East?

On domestic issues, the Obama legacy has better prospects for survival, or at least for being revived by some future Democratic majority. The Democratic mindset on taxes is locked in place. Nancy Pelosi embodies it. She’s impervious to such things as incentives, private investment, and growth. She’s for raising taxes because cutting only benefits the rich. She’s already rich. One can make a case that she’s more influential on the tax issue than Obama.

But all they’ve said and done as Mr. and Mrs. Tax Hike hasn’t changed the country’s mind. It will be an uphill battle to convince Americans to go back to higher taxes. That’s not much of a legacy.

Fred Barnes

Fred Barnes is executive editor of The Weekly Standard, May 11, 2018 4:00

___________________

Obama Killed His Own Iran Deal

Failure was a feature.

Sohrab Ahmari / May 8, 2018 Commentary

President Trump announced America’s withdrawal from the Iranian nuclear deal, triggering a paroxysm of fury among liberals, Never Trumpers, and the keepers of conventional foreign-policy wisdom. Yet it wasn’t the 45th president who set the stage for the deal’s collapse. Blame for that belongs to his predecessor.

Beginning in his first term, President Obama set his sights on a nuclear accord with the mullahs, one which he hoped would allow Washington to extricate itself from the Middle East. It was an ill-conceived idea that failed to take sufficient account of the nature of the regime in Tehran, its long record of terror and nuclear deception, and the anti-Americanism and anti-Semitism that form its ideological DNA.

Set all that aside for now. Even if such a deal were desirable, Obama went about pursuing it in the worst possible way. He dealt with crucial foreign and domestic stakeholders—America’s traditional Mideast allies and congressional Republicans—as nonentities and fools, who just couldn’t see that rapprochement with Iran was in their best interests.

He tried to circumvent the Israelis by keeping them in the dark about secret negotiations with the Islamic Republic. For Obama, Arab fears of Iranian expansionism were a tertiary concern, and he was surprised when the most important Sunni powers didn’t show up for a 2015 summit that was supposed to sell them on the deal. He likewise pooh-poohed Iran’s eliminationist anti-Israel rhetoric (“at the margins, where the costs are low, they may pursue policies based on [Jew] hatred as opposed to self-interest,” he told The Atlantic‘s Jeffrey Goldberg). His aides described a sitting Israeli prime minister as a “chickens—t” (on background, naturally).

He lectured and condescended, and then lectured some more.

On the home front, meanwhile, Obama relied on his signature “pen and phone” methods to ram the deal through. Rather than welcome GOP hawks as good-faith actors seeking to strengthen his hand against an adversary, he treated Republicans as the adversary. He thought his diplomacy pitted him and reasonable Iranians like Javad Zarif against “hard-liners” in Washington and Tehran.

Meanwhile, Obama’s Ben Rhodes-operated media echo chamber swarmed and shouted down journalists and experts who raised concerns about the terms of the accord, not least the fact that it permitted the Iranians to inspect their own military sites and left unaddressed the question of ballistic missiles. The Obama administration never satisfactorily answered critics’ questions about Iran’s refusal to come clean about its prior weaponization activity—the glaring flaw in the deal’s architecture that contributed the most to its undoing this week.

And here we are. The deal’s demise, then, was written into it by its primary author.

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 20:47

 

M. Trump vient d’annoncer la sortie des Etats Unis du JCPOA (l’accord avec l’Iran concernant ses programmes nucléaires).

L'administration vient de dire : « Écoutez, nous vous avons dit tout au long de la campagne et pendant une année et demi depuis, quelle est notre position et devinez quoi ? C'est là où nous en sommes », a déclaré l'ancien président de la Chambre des Députés, (Newt Gingrich, WAPO 08.05 18).

Certes, c’est de plus en plus rare de voir un dirigeant élu faire ce qu’il promet pendant sa campagne électorale. Même chez nous une partie du « peuple» est surpris de voir M. Macron faire (presque tout) ce qu’il a dit avant son élection.

M. Trump, pendant sa campagne, a fait trois promesses importantes : Obamacare, Accord Iran (JCPOA), transfert de l’Ambassade à Jérusalem. L’une (Obamacare) nécessitait l’accord du Congrès (car il s’agissait d’une loi votée) et les deux autres, en tant qu’actes de l’Administration ne nécessitaient que la décision du Président. Il n’est pas superflu de rappeler que M. Obama n’a pas signé un “Traité” avec les « 5+1 » et l’Iran (car il eut fallu que le Congres soit d’accord et comme il savait qu’une majorité de républicains et démocrates était contre…) mais, en trichant, un “Executive Act”. Il savait, alors, qu’un autre Président pouvait décider de l’annuler.

Presque tous les analystes (et, même les signataires de l’accord) savaient que trois domaines n’étaient pas couverts par l’accord, soit (a) le programme iranien pour la construction de missiles balistiques (pouvant être dotées de têtes nucléaires, ayant fait l’objet d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU), (b) la permissivité de la « sunset clause » (capacité de l’Iran à la fin de l’accord -2025- d’accéder par l’enrichissement rapide d’Uranium à la fabrication d’une bombe ce qui faisait dire à d’aucuns que l’accord n’interdisait pas l’accès à la bombe mais, au contraire, constituait une voie royale vers la bombe) et (c) les activités déstabilisantes de l’Iran au Proche Orient (et même plus loin, par exemple en Amérique Latine).

Mais l’accord a été signé. Pourquoi ? Il me semble que deux raisons majeures ont contribué à cela. D’un coté, M. Obama, tout en faisant (presque) allégeance au Roi d’Arabie Saoudite considérait que l’avenir se trouvait du côté de l’Iran qui devait devenir la puissance dominante au Proche Orient quitte à créer des menaces importantes pour Israël, la Turquie et les pays du Golfe.

M. Obama s’inclinant pour baiser la main du Roi de l’Arabie Saoudite

D’un autre côté, l’Europe (en réalité la France, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie mais pas seulement) supputaient l’ouverture d’un Eldorado pour leurs entreprises dès que les sanctions auxquelles l’Iran était soumis allaient être révoquées.

Cela étant, pour que l’accord soit conclu il fallait (condition sine qua non) que l’Iran « came clean », en clair déclarer tout ce qu’ils avaient fait dans le cadre d’un programme nucléaire militaire qu’ils avaient entrepris depuis plus de 20 ans. L’Iran ayant juré et dit haut et fort, par les voix du « Guide suprême » et de ses acolytes qu’il n’avait jamais entrepris de programme militaire et qu’il n’a jamais voulu et ne voudra jamais se doter d’une arme nucléaire, l’accord a été signé.

John Kerry auquel on faisait remarquer que, peut-être, l’Iran « didn’t come clean » déclarait « Les agences américaines (NB. CIA, NSA, etc.,) avaient une connaissance absolue des efforts nucléaires passés du régime.

Pour l’Europe Mme Mogherini a déclaré « Cet accord est un accord qui va améliorer la sécurité de cette région, un accord solide, un bon accord. Cela nous donne le potentiel de construire dessus » (Téhéran, 28.07.15)

                       L’Europe à la mode de Téhéran.

Tout aurait pu se passer comme dans le meilleur des mondes car on attendait l’élection de Mme Clinton comme présidente des Etats Unis mais, patatras, les « déplorables » (les pauvres types qui allaient voter pour M. Trump, selon Mme Clinton) avaient fourni autant de votes que nécessaires pour que le Conseil des Grands   Electeurs, à la surprise générale,   proclame  la victoire de M. Trump.

Qui avait dit, entre autres, qu’il allait dénoncer l’accord avec l’Iran qui était, selon lui, un mauvais accord. Et voilà Ce pelé, ce galleux d’où venait tout leur mal (La Fontaine) dire aux « 5+1 » que les Etats Unis allaient sortir de l’accord JCPOA.

 

On se souvient, deux promesses fortes tenues : la décision d’installer l’Ambassade des Etats Unis à Jérusalem, reconnue comme capitale d’Israël (sera fait le 14 mai 2015) et la sortie du JCPOA (fait le 08.05.18). Pour la première on avait annoncé des mouvements de foules frisant les émeutes ou la révolution dans les 50 pays musulmans – rien ne s’est passé depuis le mois de décembre 2017. Pour la deuxième, d’un côté, on met en doute sa justification et de l’autre on annonce l’apocalypse.

Ce qui s’est passé pour les trois domaines qui n’étaient pas couverts par l’accord a justifié la décision que M. Trump avait clairement dit qu’il allait prendre.

Les missiles balistiques : l’Iran avance à grands pas vers leur construction et n’entend, d’aucune manière, à respecter la résolution idoine du Conseil de Sécurité de l’ONU. Pourquoi aurait-il besoin de ces fusées qui peuvent être dotées de têtes nucléaires s’ils n’auront jamais (comme ils le disent) d’armes nucléaires ? « Nous avons construit des missiles, nous en construisons et nous allons en construire car cela ne viole aucune règle internationale pas même la résolution 2231 du Conseil de  sécurité  de  l'ONU »,  (M. Rohan,  Le Temps,    27.10. 17).

Le programme nucléaire militaire vs « Sunset clause » – nonobstant l’affirmation catégorique de M. Kerry (les Agences …savaient tout…), Israël -par une action d’une prouesse et d’une efficacité inouïe- vient d’apporter une preuve décisive que l’Iran avait menti quant à ses ambitions nucléaires militaires. 500 kg de documents, partie de l’archive secrète du programme nucléaire militaire indiquant tout ce avait était fait, tout ce qui restait à faire et comment, que l’Iran aurait dû donner à l’AIEA pour être « clean » Mais si l’AIEA n’a pas eu l’idée de les demander… cela en dit long sur la « surveillance tatillonne » qu’elle dit avoir mis en place et, aussi peut-être sur les contrôles qui justifient les rapports indiquant le respect par l’Iran de l’accord.

L’activité déstabilisante au Proche Orient – complice du dictateur local en participant à la destruction de la Syrie, ayant comme conséquence la liquidation de plus de 500.000 êtres humains, en essayant de constituer des bases d’attaque contre Israël en utilisant son supplétif – le Hezbollah- et en installant en Syrie quelques 80.000 soldats de nationalités diverses (iraniens, irakiens, afghans, pakistanais, etc.,) l’Iran déstabilise le Proche Orient comme il le fait au Yémen et/ou au Bahreïn (en voilà pour les certitudes de Mme Mogherini).

Et que dit le « cœur des pleureuses » ?

https://e3.365dm.com/18/03/992x558/skynews-angela-merkel-theresa-may_4262295.jpg?20180322193554

 

Après avoir tenté de convaincre M. Trump de changer sa décision il la condamne en cœur en utilisant trois arguments : (i) on savait que l’Iran mentait MAIS depuis la signature ce pays a respecté l’accord (pourquoi ne l’auraient-ils pas respecté quand il leur avait donné ce qu’ils voulaient -de l’argent, levée des sanctions et tranquillité jusqu’à la fin de l’accord quand ils auront la voie libre vers la bombe ?), (ii) les Etats Unis ne peuvent pas renier leur signature car leur crédibilité se réduit (mais l’accord n’a aucune valeur car la preuve est apportée que l’Iran a menti donc les 5+1 ne peuvent pas se prévaloir de leurs propres turpitudes… « Nemo auditur turpitudinem allegans » (iii) s’il n’y a plus l’accord l’Iran reprendra son programme nucléaire  sans contrôle aucun (mais l’Iran est signataire du Traité de Non-Prolifération… ou alors on pense qu’ils vont tricher avec comme avant le 2003 -selon certains- ou 2015 –selon d’autres).

 

Certes, la France, l’Allemagne et l’Angleterre (il ne faut pas oublier l’Italie) ne peuvent pas oublier les contrats que leurs sociétés ont déjà signés (Total, Peugeot, Renault, Airbus, Shell, Siemens, Ferrovio del Stato, des banques, et tant d’autres) contrats qui représentent des dizaines de milliards d’euros. Et si une partie de ce pactole est utilisé par l’Iran pour construire des missiles balistiques, pour s’installer au Liban et en Syrie, pour attaquer Israël et/ou l’Arabie Saoudite, bon, ce ne sont que des inconvénients collatéraux…

L’Europe pense que la probabilité d’être attaquée par des missiles iraniens est quasiment nulle pour les vingt années à venir. Alors…

Les États Unis ont annoncé aussi la remise en place des sanctions pré-accord après un préavis de 90 ou 180 jours. Sanctions qui s’appliqueront aussi à ceux qui aideraient l’Iran.

 

A ce moment-là les partenaires commerciaux de l’Iran devront décider s’ils veulent faire du business avec ce pays ou avec les Etats Unis. Gageons qu’ils en décideront bien avant…

 

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 09:50

Comme chaque mois apporte son lot d’évènements, certains importants, certains négligeables, ne serait-ce que pour l’histoire cela vaut la peine que de rappeler les plus marquants.

Indéniablement, les trois jours passés par notre Président à Washington sont à remarquer. Certes, en paraphrasant le Général « Tous ceux qui grouillent, grenouillent, scribouillent »  chez nous, s’en sont donnés à cœur  joie, en se pâmant, devant l’exceptionnelle performance de M. Macron qui, selon eux, s’est mis M. Trump dans la poche en le cajolant (une métaphore…) tout en lui disant ses quatre vérités. Pour ce qui est de l’autre côté de l’Atlantique on peut reprendre les résumés des grands journaux :

  • Macron embraces Trump — and elegantly knifes him in the back
  • Macron treats Congress to a full-scale takedown of Trumpism
  • After hugging Trump, Macron tears down Trumpism

En allant à Washington notre Président voulait obtenir trois choses : (a) faire échapper l’Europe (ou au moins la France) aux droits de douane pour l’acier et l’aluminium que l’Administration Trump veut mettre en place, (b) faire revenir les Etats Unis dans l’accord « COP 21 » et (c) convaincre M. Trump de ne pas sortir de l’accord JCPOA conclu avec l’Iran.

Les performances se mesurent aux résultats. Le résumé (Politico) pour la presse américaine est cruel : Trump-Macron bromance conceals minimal movement on French demands. En clair, notre Président n’a rien obtenu. Sauf de montrer à   M. Trump qu’il sait flatter et trahir. Car sa prestation devant le Congres (applaudie souvent par les démocrates…) n’était rien d’autre qu’une mise en bière de la politique de son hôte.

Non seulement il n’a rien obtenu mais s’érigeant en « leader de l’Europe » a demandé à M. Trump de ne pas sortir de l’accord avec l’Iran mais d’accepter d’ajouter trois autres annexes concernant les missiles balistiques, la possibilité d’aller vers le nucléaire militaire à l’expiration de l’accord (2025 selon les uns, 2030 selon d’autres) et le retrait de l’Iran de la scène du Proche Orient (Syrie, Liban, Yemen). Et, encore la presse américaine :«…comme beaucoup de rendez-vous galants, la rencontre en est une que M. Macron pourrait bientôt regretter - surtout puisque ses progrès à Washington s'avèrent illusoires ou le mettent en conflit avec ses alliés en Europe. »

Des trois objectifs de M. Macron, l’accord avec l’Iran tenait la première place. D’évidence, parce que l’on connaissait la propension de M. Trump à vouloir faire sortir les Etats Unis de ce qu’il considère (il n’est pas le seul…) un mauvais accord. N’ayant pas réussi d’obtenir le résultat qu’il souhaitait, le Président a essayé de faire un « front commun » avec ses partenaires européens habituels et, même, avec la Russie et la Chine. Les deux derniers lui ont fait savoir qu’il n’y avait rien à ajouter au fameux accord, telle était aussi la position de l’Iran.

Patatras ! Une semaine après Israël donne un énorme coup de pied dans la fourmilière : elle démontre que le fameux accord procède du « fruit de l’arbre malade ». Quésaco ?

 

En 2015, pour obtenir les avantages fantastiques que l’accord négocié (essentiellement) par M. Obama et Kerry, l’Iran a dû garantir (sur l’honneur…) qu’il n’a jamais eu et n’aura jamais l’ambition d’un programme nucléaire militaire. L’Iran a menti et Israël a apporté la preuve : 500 kg de documents (100.000 feuillets, 55.000 dossiers, 183 CD). On croit rêver… le Mossad avait trouvé l’endroit où les iraniens ont mis à l’abri leurs archives concernant le programme nucléaire et, en une nuit, ils ont transféré une très grande partie en Israël. En le faisant savoir aux Etats Unis qui ont eu l’occasion de vérifier l’authenticité des documents.

On aurait pu s’attendre, vu la surprise, à une réaction de « client trompé » de la part des autres 4+1 qui avaient signé le fameux accord. Non, le cœur des pleureuses (Allemagne, France, Angleterre, « UE ») s’est accordé à réduire l’importance des révélations avec deux arguments majeurs : (x) « c’est parce que nous ne leur faisions pas confiance que l’on a signé un accord comportant une surveillance particulièrement invasive » et (y) l’Iran, jusqu’ici, a respecté les engagements pris dans l’accord signé en 2015.

Oyez bonne gens : il ressort maintenant de la prise  remarquable du Mossad des archives iraniennes que l'Iran a néanmoins menti tout au long de son programme d'armes nucléaires secrètes (pendant presque 20 ans) - dans des déclarations publiques où les dirigeants iraniens assuraient rejeter les bombes atomiques pour des raisons idéologiques et également dans le rapport idoine requis par le JCPOA à l'AIEA. Pourtant ceux qui ont signé l’accord disent, bon, on savait qu’ils mentaient mais… on leur a fait confiance pour l’avenir. La preuve que nous avions raison : ils ne trichent pas actuellement.

De la dialectique de sous-préfecture…

« Pourquoi violeraient-ils les termes d'un accord qui ne les empêche pas de continuer à développer leur programme de missiles balistiques - les vecteurs de leurs dispositifs nucléaires qu’ils vont construire - pour amener l'Europe et les Etats-Unis à leur portée?

Pourquoi violeraient-ils les termes d'un accord qui a laissé intactes les parties les plus importantes de leur programme nucléaire?

Pourquoi violeraient-ils les termes d'un accord qui leur permet de se soustraire à n'importe quelle inspection des installations soupçonnées de se livrer à des activités nucléaires illégitimes?

Pourquoi violeraient-ils les termes d'un accord qui a démantelé le régime de sanctions minutieusement construit qui les a forcés à s'asseoir à la table des négociations en premier lieu, qui leur a donné accès à plus 150 milliards de  dollars bloqués auparavant, en risquant la réimposition de ces sanctions? » (D. Horovitz, Times of Israël, 01.05.18).

Je résume. On obtient la preuve formelle des mensonges répétés de l’Iran concernant sa volonté d’accéder à « la bombe ». La preuve que le fameux accord est fondé sur un mensonge. Voilà pour le passé. Mais… pourquoi garderaient-ils des archives qui n’avaient pas été montrées au contrôle de l’AIEA, préalable à la signature de l’accord si ce n’est pour pouvoir les utiliser quand ils ne seront plus tenus par les stipulations du fameux accord ? Voilà la preuve pour l’avenir.

Et on a le culot (Mme Mogherini…) de dire « de toute manière, après la période couverte par l’accord l’Iran sera tenu par sa signature du Traité de Non Prolifération Nucléaire. » En oubliant qu’ils avaient triché par rapport à ce traité pendant plus de 20 ans. La conclusion évidente : le JCPOA, fondé sur des mensonges, devrait être considéré comme nul de plein droit.

Deux avis compétents, David Albright -ancien responsable du contrôle à l’AEIA et Olie Heinonen – ancien Directeur Général de l’AIEA) :

DA -…. les renseignements obtenus révèlent l'intention de l'Iran de construire finalement une arme nucléaire. La chose la plus importante est qu’il s’agit d’une collection entreposée destinée à être utilisée plus tard pour une reconstitution. Ils auraient pu détruire ces documents, mais ils ont été soigneusement protégés et cachés dans l'intention de les réutiliser lorsqu'ils relanceront leur programme nucléaire militaire.

OH - Pourquoi garderiez-vous ce type de documentation? Il est évident qu'ils la gardent pour un jour de pluie. Nous avons maintenant besoin d'une solution plus importante que nous le pensions pour améliorer l’accord JCPOA.

M. Trump décidera si les Etats Unis restent ou pas dans l’accord JCPOA. Et que fera « le cœur des pleureuses » ?

Ils devraient, peut-être, congratuler le Mossad pour ce qu’il a fait et que ni la CIA, ni la DGSE, ni le MI6 n’avaient même pas pensé à faire. Et peut-être pas réussir. Quant à l’Iran… humilié par le « petit Satan » qui leur mène la vie dure en Syrie, ils auront bonne mine, le Guide Suprême et ses supplétifs, de continuer à dire que l’arme nucléaire….

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 14:24

Les grands dirigeants du monde souhaitent joyeux anniversaire à Israël, sauf Macron (LMF-19.04.18)

Les dirigeants du monde ont envoyé jeudi des lettres de félicitations au président israélien Reuven Rivlin à l’occasion du 70ème anniversaire de l’Indépendance d’Israël.

Les présidents des Etats-Unis, de la Russie, de l’Allemagne et de la Croatie, le Premier ministre canadien, ainsi que la reine d’Angleterre et le secrétaire général des Nations unies ont adressé leurs vœux à l’Etat juif.

Le président américain Donald Trump a écrit à Rivlin: “Le président Truman a beaucoup parlé de la fierté qu’il a ressenti lorsqu’il a soutenu la création de l’État d’Israël, comme je l’ai déjà dit, le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem est l’un de mes moments les plus fiers dont je suis fier tant que président des États-Unis”.

“Notre engagement envers la sécurité d’Israël est fort et inébranlable, et nous continuerons à vous soutenir comme nous l’avons fait au cours des sept dernières décennies”, écrit Trump, “j’espère approfondir notre amitié historique et être témoin de la prospérité d’Israël”.

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a écrit au Président d’Israël: “Les Nations Unies sont enrichies par la diversité de ses membres et notre mission est renforcée lorsque nous nous unissons pour renforcer les valeurs qui sont l’ancre de notre fondation.”

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a écrit dans une lettre à la résidence du président: “Israël célèbre 70 ans d’indépendance et nous célébrons ce moment avec vous”. La réconciliation et le partenariat avec Israël sont l’expression de notre part pour assurer un bon futur à Israël et la confiance entre Allemands et Israéliens. Monsieur le Président, votre épouse et tous les citoyens et citoyens d’Israël, j’adresse mes salutations les plus sincères, également au nom de mes compatriotes”.

La reine d’Angleterre a écrit au président Rivlin: “C’est avec plaisir que je vous félicite chaleureusement à l’occasion des célébrations du Jour de l’Indépendance et souhaite chaleureusement le bonheur et le bien-être de tous les citoyens d’Israël dans l’année à venir”.

Le président russe Vladimir Poutine a écrit: “Je souhaite souligner les excellentes relations qui existent entre nos deux pays, et je suis convaincu qu’ensemble nous continuerons à développer un dialogue bilatéral et une coopération fructueuse en économie, science, technologie et assistance humanitaire pour le bien de notre peuple, et afin de renforcer la paix, la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient”.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a écrit : “Le Canada a été l’un des premiers pays à reconnaître officiellement Israël en 1948. Soixante-dix ans plus tard, le Canada et Israël sont unis par des valeurs démocratiques et les liens étroits qui existent entre leurs populations. Nos deux pays demeurent des alliés inébranlables, des amis proches et des partenaires au sein de nombreuses organisations internationales”.

Le président français Emmanuel Macron, “grand ami d’Israël” selon les responsables communautaires juifs, a quant à lui déclaré … rien du tout.

 

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 16:40

Regardez, en les comparant, les deux relations des média internationaux :

  1. La Syrie assumera la présidence de la Conférence du désarmement à Genève (organisme qui a préparé le traité interdisant les armes chimiques), réunissant  65 pays le 28 mai 2018 et ce pendant quatre semaines, jusqu'au 24 juin.
  2. …. de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer les "preuves" de l'attaque présumée à l'arme chimique à Douma, légitimant les frappes françaises, britanniques et américaines contre des installations du régime de Bachar Al-Assad en Syrie, samedi 14 avril.

A quel jeu joue-t-on ?

Si l’on comprend bien, les Etats Unis, la France et l’Angleterre (et tant d’autres) ne trouvent rien à dire quand la Syrie est choisie pour assurer la présidence d’une conférence sur le désarmement  mais, d’un autre côté, ces trois pays tirent 123 missiles (Etats Unis 105, l’Angleterre 12 et la France 6) sur des sites censés contenir des armes, chimiques de surcroît !

Mais, honneur oblige, avant d’envoyer les missiles, les trois pays ont prévenu la Russie, puissance dominante en Syrie, de ce qui allait arriver : pendant une semaine M. Poutine et son vassal M. Assad ont pu ainsi évacuer les lieux afin d'éviter des victimes, déplacer en lieu sûr les produits chimiques visés, voire même démonter les installations de production.

A quel jeu joue-t-on ?

En 2013 Monsieur Obama (de triste mémoire…) a laissé aux russes la tâche de démanteler le programme d’armes chimiques de la Syrie. Cela a été fait, « sans qu’un obus soit tiré » selon BO qui en a tiré gloire après avoir lamentablement renoncé de défendre sa « ligne rouge » énoncée en 2012. Fait ?

Disons en partie … car en recommençant à partir des env. 10/15% que les russes leur ont laissé … les syriens (avec l’aide prouvée des nord-coréens et de l’Allemagne : En réponse à une question écrite des députés du parti de gauche radicale Die Linke, le ministère de l'Économie a reconnu que Berlin avait accordé son feu vert à l’exportation en Syrie de plusieurs dizaines de tonnes de produits chimiques comme du fluorure de sodium ou du fluorure d’hydrogène ; HuffPost, 06.10.2016) … ont pu utiliser des gaz dans au moins une centaine d’occasions depuis. Et on savait pertinemment que les stocks d’armes chimiques pouvaient être (ou ont été) déplacés vers des cachettes théoriquement inconnues aux occidentaux.

A quel jeu joue-t-on ?

Les missiles tirés par les trois pays ont été tirés sur des cibles vides, ne comportant aucune arme, aucun produit et, surtout, en l’absence de tous ceux qui étaient en charge de ces activités. Les 123 missiles tirés, à environ 700.000€/pièce (BGM-109 Tomahawk — Wikipédia), sans compter le coût de fonctionnement des avions et des navires les ayant lancées, ont couté, peu ou prou,100.000.000 €. Heureusement parmi les six missiles tirés par la France il y en avait quatre proches de leur date de péremption et deux assurant le premier essai en combat. C’est nous qui nous sommes sortis le mieux (au plan économique).

A quel jeu joue-t-on ?

Dès que les trois pays ont fait savoir ce qui s’est passé –tous nos missiles ont touché les cibles identifiées pour l’attaque » la Russie a claironné, en se ridiculisant, « la défense syrienne (assurée par des équipements russes…) à intercepté 71 missiles ». Tout en sachant pertinemment que les trois pays savaient non moins pertinemment qu’il s’agissait d’un mensonge. En effet, les missiles tirés étaient du type « furtif » ce qui fait que la défense syrienne (ou russe) a commencé à tirer des intercepteurs après que les cibles eurent été atteintes !

A quel jeu joue-t-on ?

Mais il y a mieux (ou pire). Tirer des missiles sur des stocks de produits chimiques et ne pas trouver des traces dans l’atmosphère du pays (ou plus loin…) cela peut paraître légèrement anormal. Comme c’était anormal se décider de le faire vu les éventuels dégâts collatéraux possibles. Alors ? Il n’est pas impossible qu’il n’y avait pas de produits toxiques là ou les missiles sont arrivés, non ? Et que pendant la semaine d’avertissement M. Poutine a dit à M. Asad qui a dit à ses troupes… « videz les cibles, laissez-les tirer et tout le monde sera content !» Reste à dire merci aux Syriens d’avoir recaché leurs stocks d’armes chimiques !

A quel jeu joue-t-on ?

L’attaque des trois pays contre les armes chimiques utilisées par M. Asad contre son peuple n’a en rien affecté sa capacité à continuer. Autant dire que les rodomontades de M. Trump (« Mission Accomplie ») ou de notre Président («Ces frappes en elles-mêmes ne règlent rien [...] elles rappellent les principes de la communauté internationale.» - Strasbourg, 17.04.18) laissent rêveur celui qui cherche à comprendre. Dépenser 100.000.000 €  pour rappeler des principes … c’est cher du principe !

Et nos concitoyens ont prononcé leur verdict POUR ou CONTRE les frappes (« Etes-vous favorables à une frappe française… » Le Figaro 09.04.18) :

A quel jeu joue-t-on ?

Voilà la conclusion d’un des spécialistes israéliens « Intelligence militaire » : La déclaration  « Mission Accomplished » et l'affirmation que la capacité d'Assad à utiliser des armes chimiques a été fatalement touchée n'a aucun fondement. (https://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-5232786,00.html). Autant dire que l'attaque menée par les Etats-Unis, l’Angleterre et la France sur les installations d'armes chimiques syriennes n'a pas atteint ses objectifs et ne découragera pas le sieur Assad, selon les évaluations des services secrets israéliens. Qui, presque toujours, savent de quoi ils parlent.

Chacun sait que les frappes anglo-franco-américaines ne changeront pas la réalité sur le terrain. Le pouvoir de Bachar al-Assad n'est en rien ébranlé. Russes et Iraniens demeurent les maîtres du jeu et d’une l'hypothétique solution politique pour arrêter les massacres en Syrie. A moins que …

Lundi 16 avril nouvelles déclarations (russes, Iran) : ils auraient intercepté    6 missiles tirés sur un base syrienne. Quelques heures après, l’armée syrienne démentait en justifiant le tout par une panne des installations radar provoquées par une cyber attaque de EU et Israël … Jugez-en la porté de ce démenti.

Dernière nouvelle : l’attaque israélienne sur la base T4 a détruit non seulement les drones stockés et leur poste de commande mais … aussi le dernier système de défense (TOR, fabrication russe) que les iraniens voulaient mettre en marche pour interdire dès lors l’accès de l’aviation israélienne en Syrie. Il semblerait qu’ils auront du mal …

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 14:15

 

Face à deux roquets, vieux compagnons de la démagogie, blanchis sous le harnais et qui, toute honte bue, l’apostrophent sous prétexte de poser de questions voilà, donc, notre Président.

La première observation qui s’impose pourrait être traduite par « Bravo l’artiste » !

En effet, sans se départir d’un calme déjà connu, sans se départir de sa froide politesse, le Président a pu, sans grande difficulté, démonter (et démontrer) l’insanité des présupposés des questions qui lui étaient posées..

De l’un – dont la démagogie journalière ne fait plus mystère pour ceux qui l’écoutent encore sur « la première chaîne d’information de France » il a souligné l’outrecuidance relative au couplet concernant les petits retraités, à l’autre  -représentant encore aujourd’hui du vieux trotskisme et de sa dialectique de bas étage il a pu, sans grand mal, démontrer que ses propos étaient de contrevérités flagrantes et que ses attaques ad hominem ne méritaient que mépris.

Bref, ses deux interlocuteurs auraient pu mieux faire à tenter leur chance dans un débat sur un champ de foire, non pas avec un Président de la République qui a totalement oublié d’être bête. Autant pour la forme, souvenons-nous qu’il s’agit d’un intermezzo de presque trois heures.

Et puis le fond.

Par la somme de ses réponses aux questions (presque toutes) à caractère provocateur on a réussi à voir qu’il y avait une cohérence forte qui sous-tendait son « programme » pour réformer le pays. Entendons-nous bien, on peut rejeter ses conclusions et contester les moyens de les mettre en marche, mais certainement pas ses hypothèses/constats relatifs à l’état du pays.

De la nécessité de reconstruire l’enseignement et jusqu’aux charges sociales sur les salaires en passant par les efforts demandés à une catégorie socio-professionnelle, tout se tient dans son raisonnement. Autant dire qu’il sait où il veut amener le pays et qu’il n’y a pas beaucoup de différence entre ce qu’il disait pendant sa campagne électorale et ce qu’il fait maintenant. Il n’a pas eu du mal à balayer d’un revers de main (méprisable ?) le procès en manque de légitimité [élu au 1er tour avec 18% des inscrits (formulé ainsi pour que ce soit moins que les 24% des votants)… selon la « part de vérité » de l’épigone de Lev Davidovitch] en rappelant la majorité obtenue à l’élection pour l’Assemblée Nationale.

Acceptons que ce qu’il fait soit conforme à ce qu’il a dit. Certes, les choses ne se font pas pendant une nuit même s’il s’agit de la grande… La difficulté à laquelle notre Président est confronté est la coagulation de toute une série de mécontentements catégoriels. La SNCF et le statut de ses salariés bénéficiaires d’une rente à vie, l’indescriptible état du système hospitalier dont les frais de fonctionnement dépassent l’entendement et ont des conséquences directes sur la santé des habitants, l’irresponsable opposition au remplacement du système d’admission à l’université actuellement fondé sur une loterie, jusqu’à l’occupation depuis trois ans (et ça continue…) de terres agricoles par des soixante-huitards attardés héritiers du « Larzac » (je parle d’un temps, que les moins de 20 ans, ne peuvent pas connaître…). Un résumé ? Le peuple (ou les minorités agissantes…) n’en veut pas de ses réformes, il préfère non pas le statu quo mais le retour en arrière. Et si cela n’est pas possible, que l’on prenne aux riches ce qu’il faut pour qu’il devienne possible.

Et puis on est arrivé au sujet qui fâche, l’islam en France. Naturellement, le défenseur attitré de la « communauté » musulmane, le sieur trotskiste (arborant sa moustache et son sourire crispé et condescendant)  qui sur ce sujet est pour  tout ce qui est pour mais contre pour tout ce qui est contre… ne pouvait faire autrement que prendre la défense des « pauvres mamans » (pourquoi diable ne dit-on pas «mères » ?) qui n’ont pas le droit d’attendre leurs rejetons à la sortie des écoles tout en portant le voile (ou, même, la burka). Peut lui chaut qu’il existe une loi interdisant la burka dans l’espace publique. Peut lui chaut que pour nos concitoyens (autres que musulmans et même pour une partie d’entre eux) il s’agit d’un signe de soumission qui marque ouvertement l’inégalité de la femme par rapport à l’homme. C’est « l’idée de l’islam » et le moment de se souvenir de Cioran : « En elle même toute idée est neutre ou devrait l’être ; mais l’homme l’anime, y projette ses flammes et ses démences ; impure, transformée en croyance, elle s’insère dans le temps, prend figure d’événement : le passage de la logique à l’épilepsie est consommé… ainsi naissent les mythologies, les doctrines et les farces sanglantes…  Point d’intolérance, d’intransigeance idéologique ou de prosélytisme  qui ne révèle le fond bestial de l’enthousiasme. (E. Cioran, Précis de décomposition – Gallimard, Paris 1949) » Avec quel enthousiasme ce trotskiste refoulé s’adonne-t-il à la défense des « valeurs de l’islam »… (Pour les musulmans – 2014, Le devoir d’hospitalité – 2017).

Alors ? La conclusion des trois heures de discussion (« nous ne sommes pas vos élèves, vous n’êtes pas notre professeur » énonce le trotskiste – en plagiant Giscard face à Mitterrand en 1974, « répondez-moi » apostrophe le Président le démagogue) est double. D’un côté, il faut souhaiter que le Président fera faire ce pourquoi il a été élu et ce qui correspond, autant que faire se peut, à ce qui est absolument nécessaire. D’un autre côté, le peuple, tenu dans l’ignorance de la marche du monde et des contraintes y relatives depuis des dizaines d’années, ne veut pas s’associer au mouvement nécessaire.

Que reste-t-il ? Berthold Brecht avait trouvé la solution : « Le Comité Central a décidé de changer le peuple » (La Solution – 1953).

 

 

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 09:38

Le blog s’intitule « France-Israël « Suivi de la relation historique « amour-haine  franco-israélienne » Et comme une image dit plus que mille mots … voilà un pot pourri qui donne à réfléchir tout en se posant la question : y a-t-il quelque chose qui change ?

Oui. Avec tout le regret et l’inquiétude pour la France, surtout pour ceux auxquels nous laisserons un pays tellement différent de celui qui nous a été légué. Car nonobstant les rodomontades de notre président sur ce qu’il y a à faire (au plan économique, par exemple) –mais que l’on ne fera pas car … le peuple n’en veut pas, nonobstant ses mêmes rodomontades concernant l’Europe qui « nous protégera » sauf que sur les 27 il y en a déjà un paquet (Pologne, Hongrie, Autriche, Slovaquie, Tchéquie) qui disent clairement qu’ils ne partagent pas les valeurs de Bruxelles, nonobstant la faillite du couple franco-allemand qui ne peut ni proposer ni faire accepter des changements, on est forcé d’admettre que la France file un mauvais coton. Et le peuple le fait savoir : grèves à répétition, incapacité de faire évoluer l’enseignement, modèle social en bout de course (Etat providence qui n’a plus les moyens de donner tout à tout le monde, même en prenant à ceux qui en ont encore), infrastructures en voie de sous développement (routes nationales en décrépitude – on réduit la vitesse admise), on peut continuer. Sur ce le World Happiness Report 2015-2017 vient de sortir et indique notre pays à la 23ème place sur les 25 premiers pays. Israël se trouve à la 11ème place, regardez le tableau pour voir en compagnie de qui. Pays qui est arrivé déjà au même PNB par habitant que la France  via une progression impressionnante tout en dépensant entre 6 et 7% de son PNB pour sa défense quand la France  dépense à peine 2% et n’a pas eu à subir, comme Israël, quatre guerres pendant les douze années précédentes.

Regardons de plus près ce qui se passe actuellement d’un côté et de l’autre.

Gaza. Se trouvant dans une impasse, le Hamas essaye une nouvelle forme de non-violence d’une violence extrême. N’ayant rien réussi faire pour le bien être des 1,8 millions d’habitants (pas de routes, pas d’hôpitaux, pas d’industrie propre, pénurie d’électricité, d’eau, etc.,), se trouvant confiné dans un territoire « bouclé » par l’Egypte, d’un côté et Israël, de l’autre le Hamas a tout essayé : deux guerres [2009, 2014), des tunnels, des fusées (au départ « artisanales »), des prises d’otages, des attentats suicides] rien n’a réussi à inquiéter sérieusement Israël. Dernière trouvaille : envoyer deux ou trois dizaines de milliers vers la frontière avec Israël (internationale depuis 2006 quand Israël s’est totalement retirée du territoire) avec le but clairement claironné : « détruire la frontière, aller prier à Jérusalem et libérer TOUTE la Palestine ». Et pour que le propos soit clair, celui qui le prononce (Y. Sinwar, No.1 du Hamas à Gaza) dit à ses partisans « S’ils ont faim, les Gazaouïs « mangeront le foie de ceux qui assiègent la bande de Gaza »

Tandis qu’à Paris le bateleur de foire J-L. Mélenchon dont l’habitude de « couvrir » les antisémites de son mouvement est connue, comme sa détestation d’Israël (une justifiant l’autre ?) a immédiatement manifesté pour fustiger « la cruauté sans bornes du gouvernement israélien »

Il n’a certainement pas remarqué que la sœur du Hamas, L’Autorité Palestinienne à une toute autre vue de ce qui se passe à Gaza :

Ce qui n’empêche pas la même Autorité d’affirmer :

 

Rendons justice à M. Mélenchon, c’est lui qui a raison car, comme nous le savons tous :

Mais il n’y pas que Monsieur Mélenchon. L’immonde et le coiffeur n’arrêtent pas de parler de « manifestations pacifiques » en occultant ce que « marche du retour » veut dire (euphémisme pour « détruire Israël »). Et comme il y a des morts on les hisse au pinacle comme victimes d’Israël, car tous civils. Sauf que … parmi les premiers Hamas avait reconnu 11 de ses militants et que 80% des 32 morts sont liés à une organisation terroriste : « The report by the Meir Amit Intelligence and Terrorism Information Center said that 26 of the 32 Palestinians fit into those categories »

 Quant au « journaliste » tué par l’armée israélienne on apprend qu’il « dirigeait » un petit drone équipé d’une caméra qui recueillait de renseignements. Pas étonnant car on apprenait aussi qu’il avait rang de capitaine dans les rangs du Hamas …

Mais ce qui se passe à Gaza, à part pour l’extrême gauche française chez nous, n’a pas l’air d’émouvoir les pays arabes, par exemple. C’est comme si la « cause » ne faisait plus fortune auprès d’eux, fatigués de tout ce que les palestiniens ont fait ou pas fait, regrettant déjà les milliards dépensés pour eux. Au fait, à part l’extrême gauche française il y a aussi Mme Mogherini … elle aussi (communiste d’origine) a protesté contre les actions de défense d’Israël en demandant une « enquête internationale indépendante » . Sans doute comme toutes autres enquêtes (Falk, Goldstone, etc.) toutes à charge contre Israël.

Non, les pays arabes ont d’autres chats à fouetter. Et se trouvent de plus en plus proches d’Israël face à leur unique et véritable ennemi, l’Iran. L’Iran, revigoré par l’ignoble, l’irresponsable, accord promu par M. Obama et l’Europe qui a supprimé les sanctions auxquelles l’Iran était soumis et, de plus, lui a donné accès à plus de 150 milliards de $ (?!) tout en lui assurant le droit à la bombe d’ici sept ans. Fort de sa participation à la destruction de la Syrie l’Iran veut s’y installer avec la complicité de la Russie de la Turquie. Où ? « La base T4 » :

Il y a deux mois Israël avait déjà attaqué cette base mais … cela n’a pas suffit. Elle vient de le faire de nouveau et cela devrait faire réfléchir les russes surtout :

du point le plus au Nord d’Israël ou du bord libanais de la Méditerranée on a entre 250 et 350 km pour arriver sur T4 (détruite avec des fusées de moyenne portée, de l’ordre de 10/20 km). Quésaco ? Ceci pourrait vouloir dire que les fameux S-400 russes et  les autres systèmes de défense fournis à la Syrie n’ont pas réussi à voir ou a arrêter les avions israéliens. Et que l’affirmation russe «L’attaque des 2 avions F-15 qui ont tiré des missiles de l’espace aérien libanais a duré 32 minutes » est une contrevérité pour sa deuxième partie. Une précision, les fusées ont été tirées uniquement sur l’objectif iranien en ne touchant pas les installations russes sur le même territoire.

Qui dit mieux ?

Peut-être verra-t-on quelque chose de similaire quand (on se prépare lentement) les Etats Unis, l’Angleterre et la France attaqueront les installations syriennes responsables de l’utilisation de gaz toxiques (sarin +) à Douma (500 personnes contaminées, plus de 50 morts, en partie des enfants).

Et l’Iran ? Sa réaction (Ministre des Affaires Etrangères) : « A la vieille de Pessah, qui rappelle la libération par Dieu du prophète Moïse et de son peuple de la tyrannie, les tyrans sionistes assassinent des manifestants palestiniens pacifiques – dont ils ont volé les terres – alors qu’ils marchent pour fuir leur esclavage d’apartheid cruel et inhumain. C’est honteux », a écrit Mohammad Javad Zarif sur Twitter »

A quelque chose malheur est bon : il reconnaît que « le peuple de Moïse » (les hébreux …) sont sortis d’Egypte et tout en ne disant pas où ils sont allés (au pays où coulait le lait et le miel ) il se contredit affirmant que « les tyrans sionistes ont volé les terres des palestiniens pacifiques.

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 09:44

La semaine qui a finit avec le Vendredi Saint et qui s’est prolongée avec les Pâques Juives et Catholiques a été particulièrement riche en évènements marquants. Pensez-y : la fin de ce qui s’est passé à Trèbes, l’assassinat d’une dame, brulée, qui avait échappé à la rafle du Vel d’Hiv (et, conséquemment, aux fours crématoires d’Auschwitz …)[1] les deux, œuvre des représentants de la « diversité », le commencement d’une saison de grèves par la SNCF (en 2015 152.000 salariés, 270.000 de retraités; 0,55 de cotisants par retraité – 1,3 pour le régime général - 3,5 milliards d’euros coût annuel pour l’Etat), les affaires concernant N. Sarkozy et la « justice », bref, il y en a eu pour tout le monde.

Ajoutez (suite à la révolte de Mme Merkel contre la guerre que la Turquie fait aux kurdes) l’annonce par le Président d’une aide pour les kurdes : et le dictateur turc qui l’apostrophe « Comment peux-tu te lever et nous donner des leçons de civilisation ? Regarde d'abord ta propre histoire », a-t-il poursuivi, évoquant « la Guerre d'Algérie et l'opération française en Libye en 2011, la qualifiant d'occupation » (Le Figaro, Flashactu 31.03.18). Cela après avoir fait dire à un de ses ministres « Si la France prenait une mesure comme un déploiement militaire dans le nord de la Syrie, cela serait une mesure illégitime, contraire au droit international.  Ce serait une invasion et elle pourrait se faire tirer dessus (N.Canikli -31.03.18». Par les Turcs qui y sont.

Mais … le blog s’intitulant « France-Israël » et n’ayant pas écrit dernièrement grande chose sur Israël, c’est le moment de le faire car n’ayant pas assez sur la planche de ce qui se passe chez nous, il fallait, n’est-ce-pas, que la France s’occupe de ce qui se passe à Gaza. Au Conseil de Sécurité la France a accepté un projet de déclaration (soumis par le Koweït) mettant sur le même pied d’égalité l’organisation terroriste Hamas et l’Etat d’Israël pour leur demander « de faire preuve de retenue » tout en condamnant Israël pour une utilisation « disproportionnée de la force ». Les Etats Unis ont mis leur véto.

Mais puisqu’il n’y a pas de résolution de l’ONU … la France fait des déclarations : « La France rappelle aux autorités israéliennes leur devoir de protéger les civils et les exhorte à faire preuve de la plus grande retenue", a déclaré une porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. La France souligne également le droit des Palestiniens à manifester pacifiquement ». La France qui défend le Hamas qui a organisé les manifs « pacifiques ». Hypocrisie quand tu nous tiens …

Le Hamas …

On croit rêver. Et l’Europe (par la voix de Mme Mogherini) a demandé,  elle aussi, que l’on constitue une commission pour faire une enquête indépendante sur l’usage par Israël de munitions réelles. Heureusement, les Etats Unis avaient mis leur véto.

Juste pour se souvenir, que s’est-il passé à Gaza ? C’est quoi « La marche de retour » (que l’immonde appelle « la marche du désespoir des palestiniens ») qui doit se dérouler pendant sept semaines jusqu’à l’anniversaire des 70 ans d’existence d’Israël ? Israël a quitté Gaza en 2006 et depuis le Hamas et son alter ego -l’Autorité Palestinienne- ont tout essayé : trois intifada (révoltes), prises d’otages, homicides suicidaires, appels à la Cour Internationale de Justice, rejet de toutes les offres pour mettre fin au conflit, l’annonce d’un plan à proposer par les Etats Unis, voilà maintenant une avant-dernière (il y en aura une autre …) tentative : protestation « pacifique » demandant le démantèlement de la frontière d’Israël pour que « les réfugiés » puissent récupérer leurs terres … Nouvel homme fort de Hamas, Y. Sinwar « nous continuerons –jusqu’à ce que nous puissions récupérer toutes nos terres, la Palestine entière » (Gaza, 30.03.18).

Israël avait dit orbi et urbi que si la protestation devenait violente elle se réservait le droit de défendre sa frontière avec les moyens militaires normaux. La protestation n’a pas été pacifique, 17 morts et des centaines de blessés. Et le Conseil de Sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence car il y avait là l’occasion de condamner Israël. La France a été prête à s’y s’associer. Il est intéressant, quand même, de regarder le rapport fait au Conseil par l’Adjoint du Secrétaire Général pour les affaires politiques (M. Tayé-Brook Zerihoun) : il a déclaré au Conseil de Sécurité « qu'environ 30 000 personnes ont participé à la marche de mars à différents endroits de Gaza. Peu après le début des manifestations, la situation est devenue mortelle à plusieurs endroits. (1) Certaines des victimes auraient été le résultat de balles réelles utilisées par les forces de sécurité israéliennes. (2) D'autres victimes ont fait suite à des affrontements armés entre les Palestiniens et les forces de sécurité israéliennes, y compris le pilonnage d'un point d'observation du Hamas. M. Zerihoun, a indiqué aussi (3) « que les rapports indiquaient que la plupart des manifestants restaient loin de la barrière frontalière et n'étaient pas violents. (4) "Cependant, il y a aussi des rapports qui indiquent que certains manifestants se sont livrés à des jets de pierres et à des comportements violents; certains auraient porté des armes » Il suffit de changer l’ordre des phrases 1/2 et 3/4 pour comprendre ce qui s’est passé en réalité. Et que la protestation était violente. Ce que la France savait parfaitement.

Mais voilà le coryphée de la paix entre les peuples, M. Erdogan qui « condamne fermement l’attaque inhumaine d’Israël contre Gaza » Naturellement, la Turquie qui n’a rien à se reprocher pour les Kurdes qu’elle assassine avec les moyens modernes de l’OTAN (et dans le silence complice des autres membres de l’alliance).  Ni pour ce que ses amis iraniens ou russes ont fait et font encore en Syrie

ni pour ce qu’elle vient de faire à Afryn, en attendant la répétition dans les autres villes kurdes du Nord de la Syrie :

Ainsi va le monde … L’Iran qui voudrait « bouffer » l’Arabie Saoudite pour le petit déjeuner, Jérusalem pour le déjeuner et les Etats Unis pour le diner … On se focalise sur ce que M. Poutine fait (d’autres l’on fait avant lui – en Egypte, en Syrie – avec le succès connu) mais la veulerie des européens membres de l’OTAN n’a pas besoin d’autre preuve que leur comportement vis-à-vis de la Turquie et de l’Iran. Un fait pas tellement noté par les gazettes est significatif : la visite des deux ministres des affaires étrangères de la France et de l’Allemagne la semaine dernière pour voir si Israël était d’accord avec ce qu’ils voudraient proposer pour que les Etats Unis ne quittent pas le fameux accord qui donne le droit à l’Iran, dans sept ans, de faire une (ou des) bombe(s) atomique(s).

 

Qu’Israël ne se laisse pas convaincre par la France ou l’Allemagne pour changer sa position quant au caractère existentiel pour elle du fameux accord, ce n’est pas un scoop. Mais trois des principaux partenaires commerciaux de l’Iran (Autriche, Italie, Suède) ne veulent rien changer à l’accord existant car ce que l’on propose n’est pas suffisant pour que les Etats Unis y restent … Alors … on peut prendre des paris pour la mi-mai quand les Etats Unis devront prendre leur décision.

 

[1] En 2014  51% des actes racistes recensés ont été dirigés contre des juifs qui représentent moins de 1% de la population Français (Libé, 13.01.2016)

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 21:25

Les journaux nous apprennent que le prochain « chantier » de notre Président sera l’organisation de « l’islam de France » Il vient de rencontrer des membres du Conseil français du culte musulman : costume-cravate comme il sied bien aux représentants des plus de 8% de la population.

La première question que l’on a envie de se poser est :  ces gens-là représentent-ils réellement tous les musulmans de France » ? Y compris ceux qui, le temps passant, ont transformé des quartiers (des villes ?) en zones interdites pour les autorités françaises ? Ceux qui, les nuits de Noël et/ou de Nouvel An, brûlent un millier de voitures ? Ceux qui s’entretuent quand ils ne trouvent pas de « souchiens » à agresser ?

            Enterrement d'un jeune de 15 ans tué dans une bagarre avec une bande rivale.

La deuxième question que l’on est en droit de se poser est relative à la pertinence de la décision de notre Président : pourquoi croit-il que les difficultés crées par l’existence d’une importante composante allogène de la population du pays pourraient disparaître si l’on invente une organisation ?

J’ai dit composante allogène. Il ne s’agit ni des polonais arrivés en France comme mineurs de fond au début du 20ème siècle, ni des italiens fuyant Mussolini dans les années 20, ni des espagnols fuyant la guerre que l’Allemagne et la Russie se faisaient en Espagne, ni les gens d’Europe de l’Est arrivés en France après la deuxième guerre mondiale. Il ne s’agit pas de tous ce gens-là qui sont devenus « d’excellents français » (Maurice Chevalier, octobre 1939). Non, il s’agit de l’immigration des années 60 à la fin du siècle dernier et dont l’origine se trouve au Nord de l’Afrique et aussi en son centre. Longtemps on passait son temps en discutant des raisons de cette immigration (économiques ? politiques ?) tout en ne réalisant pas qu’il s’agissait d’une immigration de colonisation (n’ayons pas peur des mots…). Immigration qui, d’aucune manière (laissons les cas individuels, aussi méritoires qu’ils fussent, de côté), ne pouvait devenir autochtone, ne pouvait s’assimiler aux indigènes. Pourquoi ?

« Nous semblons incapables de comprendre que l'Islam est, avant tout, un projet totalitaire couvrant tous les aspects de la vie humaine, du spirituel au matériel, du droit au gouvernement, des vêtements aux aliments, des rapports sexuels aux impôts, etc. Ce totalitarisme rejette la démocratie de la manière la plus élémentaire, car elle vient de simples humains non pas d'Allah. » (Denis Mc Eoin - Death of Democracy?  - Gatestone Institute – 12.02.18, traduction MB).

Depuis plus de 70 ans on nous explique que « la diversité » est « une chance pour le pays » et cela pour deux raisons majeures : la démographie induite développera la population du pays et, sans compter les effets immédiats sur la consommation (et donc sur l’accroissement du PNB), elle rendra possible le maintien des pensions de retraite pour un avenir indéterminé.

Je reviendrai sur les aspects économiques. Ce qui a été toujours occulté c’est l’aspect « bateau de Thésée » (controverse philosophique de l’antiquité) :

«Considérons un bateau dont toutes les parties sont remplacées progressivement. Au bout d'un certain temps, le bateau ne contient plus aucune de ses parties d'origine. La question est alors de savoir s'il s'agit du même. (wikipedia).

En clair : entre 1950 (quand le nombre d’habitants se réclamant de l’islam était de l’ordre de 150.000 et 2015 quand le nombre évalué (d’une manière indirecte car les recensements s’interdisent de poser des questions concernant la religion) est, plus ou moins, de 5.000.000, l’immigration s’est transformée en colonisation. Et la question que l’on a peur de se poser est celle de l’identité. On se souvient de tout le tintouin des années 2008/10 au sujet de l’identité nationale. Tintouin que l’on a traité avec mépris et condescendance car la vulgate dominante (instillée par la gauche qui monopolisait le débat national) était (et reste) « une chance pour le pays » Les démographes considèrent (avec un accord quasi-total) comme PEW « Pour la France, PEW estime que les musulmans représentent actuellement 8,8 % de la population – une légère hausse comparée aux 7,5 % de sa précédente étude, en 2011. En fonction de l’importance de l’immigration, l’étude prévoit un chiffre compris entre 12,7 et 18 % en 2050, soit un nombre total de musulmans allant de 8,6 à 13,2 millions dans l’Hexagone » (La proportion de musulmans en 2016 en Europe, selon le Pew Research Center. Novembre 2017).

S’agira-t-il de la même France en 2050 ? On est en droit de se poser la question de la pertinence du dilemme de Thésée, n’est-ce-pas ? Et ce d’autant plus car la composante allogène est deux  fois plus attachée à sa religion que la majorité chrétienne (si on a encore le droit de se souvenir que jadis la France était la « fille aînée de l’église)» :

Revenons aux aspects socio-économiques. On s’évertue, depuis des années, a évaluer le « coût de la diversité » (recettes-dépenses). Des études multiples (Maurice Allais, J. Bichot-Université de Lyon, X.Chojnicki-Université de Lille, Jean-Paul Gourevitch, etc.,) toutes reflétant, plus ou moins, le parti-pris des auteurs. Les extrêmes vont de -30 milliards €/an à + 4 milliards €/an. Si l’on tient compte de l’influence du taux de chômage, mal appréhendé par, presque, toutes les études, « Selon l'Insee, le taux de chômage moyen était en 2010 de 8,8% pour les personnes dont les parents étaient nés en France, de 16% pour les immigrés proprement dit et de... 24% pour les enfants d'étrangers d'origine non européenne. «C'est la première fois que la deuxième génération s'en sort globalement moins bien que la première», confirme le sociologue Philippe d'Iribarne » on peut  supposer que le coût de la diversité se trouve entre 20 et 30 milliards d’euros annuellement.

Mais ce qui est plus important c’est de comprendre que les enfants des immigrés (un ou deux parents nés à l’étranger) contribuent moins que leurs parents au PNB du pays. En clair, puisque leur taux de chômage (qui doit traduire aussi leur inadaptation au marché du travail – laissons de côté l’aspect « handicap diversité », marginal) est trois fois supérieur à celui des indigènes… on ne voit pas comment ils « paieront les pensions de retraite des producteurs actuels » (dont les qualifications et donc les pensions sont autrement plus importantes que celles des jeunes chômeurs ou non qualifiés). Autant dire que ce qui nous est dit depuis des lustres n’est qu’une billevesée. Et on ne peut pas ne pas être tenté d'en prendre le contrepied : plus le temps passe, plus les effets de la démographie dont l’accroissement est induit par la diversité, seront nocifs pour les indigènes. On voit, d’ailleurs, l’effet déjà : avec une croissance (presque) égale à la moyenne européenne le PNB/habitant en France n’augmente pas comme la moyenne européenne (la composante allogène étant moins contributrice et plus consommatrice de PNB).

Alors, Monsieur le Président ? Quel objectif visez-vous vraiment en essayant « d’organiser » le culte musulman ? Ne serait-il pas plus sage de se poser la vraie question : comment faire d’excellents français des membres de la composante allogène de la population ? Car si vous ne le faites pas, le bateau de Thésée ne sera plus le même…

 

 

 

 

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