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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 17:24

 

 

Depuis toujours les Etats Unis et la France se sont considérés investis d’une responsabilité mondiale, conséquence du caractère messianique de leurs valeurs fondamentales : les « droits de l’homme » pour la France, la « liberté individuelle » pour les Etats Unis. Selon le moment, dans l’histoire ancienne et récente, ces deux pays se sont trouvés en symbiose ou en conflit, ouvert ou masqué. Naturellement, la nature et l’intensité des « conflits » a été influencée aussi par la personnalité de leurs dirigeants. On devrait relire G.Plekhanov (« Le rôle de la personnalité dans l’histoire ») pour comprendre mieux pourquoi L. Johnson parlait du « type de Paris » (le Général …) et pourquoi le Général tenait en piètre estime JFK et prévoyait que sa femme (JK) «  finira sur le yacht d’un riche pétrolier » (quelle préscience !) Il me semble que les deux pays viennent d’entrer dans un conflit, pour l’instant masqué.

En effet, l’accession au pouvoir aux Etats Unis en 2008 d’un « soixante-huitard » crypto- communiste (au moins par ses références, ses mentors, sa Weltanschauung) a permis (il s’est donné cette mission) de « transformer » par des ordres exécutifs non soumis aux procédures constitutionnelles (pour faire simple, « check and balance ») ou par des lois viciées par des mensonges non dévoilées (Obamacare, 17% du volume de l’économie …) des pans entiers de l’économie américaine. Pendant ses huit années de présidence l’économie américaine s’est trouvée dans un sommeil léthargique qui, de plus, était considéré comme naturel et comme antidote à la volonté de « faire plus, faire mieux, etc., ». Tant et si bien que la dette publique a augmenté de 67,7% du PIB à 106,3%.

De même, en vertu de sa conviction que  l’histoire américaine avait du sang sur ses mains (so to speak …), il a réussi à transformer « le leader » du monde occidental en puissance, certes, importante mais n’étant qu’un « primus inter pares ».   Pour résumer,  il assurait que le djihad est un voyage personnel, que les Frères musulmans égyptiens étaient largement laïcs, que sa ligne rouge empêchera Assad d’utiliser des armes chimiques, que le terrorisme est majoritairement de droite, que les désastres causés par les humains et la violence au travail sont plus effrayants qu'un jeune du Moyen-Orient criant "Allahu Akbar" qui attaque des Occidentaux non armés. Et disposant d’un pouvoir, pratiquement, sans partage il a réussi à redorer le blason de la Russie, de la faire revenir au Proche Orient d’où elle a été évincée depuis les années 70, de la laisser dépecer la Géorgie, envahir l’Ukraine et annexer la Crimée. Cerise sur le gâteau, il a entraîné cinq autres pays à conclure un accord avec l’Iran qui, en résumé, donne droit à ce pays d’avoir accès à « la bombe » d’ici sept ans. Et pour ce faire il a fait ce qu’il fallait pour leur donner accès à plus de 100 milliards de $, effet de l’abrogation des anciennes sanctions prises contre ce pays. En clair, les Etats Unis perdaient leur rôle de « gardien du temple » en faveur d’un « multiculturalisme » appelé de ses vœux par celui qui était leur président. Acte premier.

La France, après les années de « glaciation » pendant lesquelles rien ne s’est passé (les septennats de F. Mitterrand, les douze années de J. Chirac, le quinquennat de N. Sarkozy) s’est payé une fantaisie : elle a élu Président  F. Hollande. Qui n’a fait qu’ajouter cinq années d’immobilisme aux trente-et-une pendant lesquels le pays s’est inscrit dans une spirale descendante : la destruction de son appareil industriel (délocalisations), une immigration de conquête (« réunion des familles, etc.,), la destruction du système d’enseignement et de « l’ascenseur social », l’excès d’Etat providence, le tout se payant avec une dette devenue énorme (plus de 2.500 milliards d’euros) bien que l’on retirait aux français près de 48% de ce qu’ils produisaient (la France est aujourd’hui championne de l’Europe pour les prélèvements). Mais plus le pays se portait mal, plus ses gouvernants s’arrogeaient le droit de dire urbi et orbi ce qu’il convenait de faire en Afrique, au Proche Orient ou en Amérique Latine. En obtenant ainsi les louanges d’un Chavez ou du frère Castro, d’Evo Morales et d’autres ejusdem farinae. Acte deux.

Les deux pays on décidé d'installer, à leur tête, des leaders d’un profile différent. Les Etats Unis, un inconnu milliardaire dont le cursus paraissait devoir lui interdire d’être élu et en France, un pur produit des « élites » du système mais dont la jeunesse et (un peu de) parler vrai constituaient des atouts surtout devant une représentante de la droite extrême dont personne n’en voulait. Certes, les systèmes électoraux sont différents mais il n’est pas superflu de souligner que l’américain a été élu avec 62 millions de voix (quasiment 50% des électeurs et 304 grands électeurs sur 550) tandis que le français a été élu avec 8,7 millions de voix (soit 17,7% des électeurs inscrits – NB. Résultats au 1er  tour car le deuxième a été « faussé » par la présence de MLP). Au bout d’une année à la tête de leurs pays (un peu moins pour le français) vers où ont-ils menés leurs pays ?

On aime Trump, ou pas, (à part ses électeurs personne ne l’aime …) à la fin de sa première année de présidence, la croissance du PIB avait rebondi à un rythme de 4% pour l'année. Le chômage est tombé à 4 %  et la confiance des entreprises et des consommateurs a atteint des niveaux record.. Les bénéfices des sociétés sont sans précédent. Le revirement radical est largement « Reaganesque » - fondé sur un nouveau climat psychologique (mettant fin à une sur-régulation insidieuse), sur les réductions d'impôts imminentes et à la conviction que le secteur manufacturier pourrait retourner aux Etats-Unis. Paul Krugman, Prix Nobel d'Economie, contributeur attitré de NYT, a prédit, un jour après l'élection présidentielle de 2016, que les marchés ne "récupéreront" jamais sous Trump.                  P. Krugman a écrit dans le New York Times « que l'imprévisibilité de Trump serait particulièrement dommageable pour une économie déjà fragile ». M. Trump a prédit le contraire, c’est le prix Nobel qui a raconté n’importe quoi car … « never Trump ». M. Trump a eu raison : la bourse (S&P 500) affiche +28,2%, le NASDAQ 37,2% : depuis l’élection de M. Trump la Bourse de New York s’est enrichi d’env. 7.000 milliards de $ !

http://www.yardeni.com/pub/tc_20180108_1.png?emailid=Moneyblog@newsmax.com

http://www.yardeni.com/pub/tc_20180108_2.png?emailid=Moneyblog@newsmax.com

Le « marché » fait confiance à M. Trump et, selon tous les pronostics, l’année 2018 verra l’embauche exploser, les salaires/revenus augmenter sensiblement (car réductions d’impôts massives et immédiates), bref, à l’encontre de l’apocalypse prévu par les experts tout se passe mieux pour les Etats Unis. Ce qui n’empêche pas tous ceux qui « résistent »  de le vilipender et une fois que la soi-disant « collusion » avec la Russie semble avoir fait long feu, on essaye de mettre en doute sa santé mentale pour, éventuellement, incriminer son droit de continuer à être Président. Autant pour l’économie, la différence avec ce qui s’est passé pendant la présidence de BHO est tellement saisissante que même ses adversaires les plus retors sont en train d’avaler des couleuvres tout en disant « oui, mais… ». Pour ce qui est de la politique extérieure, faisons court, il fait ce qu’il avait dit vouloir faire pendant sa campagne pour l’élection : il remet en question l’accord avec l’Iran, il donne des armes aux ukrainiens pour s’opposer aux troupes russes, il installe de nouvelles sanctions contre la Russie et la Chine en raison de leur soutien à l’Iran et à la Corée du Nord, il retire les Etats Unis de la fameuse « COP 21 » (soucieux, comme il est de ne pas apporter des milliers de milliards de $ pour que l’on réduise de 0,2°C le réchauffement de la planète en 2100 …), il laisse la liberté aux militaires de gagner la guerre en Afghanistan, il rappelle à l’ordre le Pakistan (qui prend de $ aux Etats Unis mais … laisse agir les talibans … comme ils on laissé Ben Laden libre de ses mouvements avant qu’il soit tué par des soldats américains) et annonce -constate- que la capitale d’Israël se trouve à Jérusalem. Le tout fait tellement désordre par rapport au « multiculturalisme » de BHO, de F. Hollande et/ou de Mme Merkel  qu’ils sont déboussolés ne sachant pas quelle attitude prendre par rapport à ce qu’il fait. Sauf de s’opposer.

Mais le nouveau Président français, c’est dans l’ADN du pays, sait qu’il doit s’opposer. Pour l’instant, le coût de l’énergie (gaz et pétrole), le coût du tabac (avec le faux prétexte d’une élasticité de la consommation fonction du prix), le coût des timbres poste, le coût des transports en commun, bref, presque tout, augmente. Et en attendant les réductions d’impôts annoncées, on applique une CSG augmentée. Le  « marché » ne semble pas lui faire le même type de confiance qu’à M. Trump : on attend voir venir. Et la France continue à être le plus mauvais élève de l’Union Européenne pour les principaux paramètres : croissance, emploi, déficit budgétaire, dette totale, j’en passe et des meilleurs. C’est donc le moment de s’opposer aux Etats Unis, les sujets ne manquent pas. Il a choisi, pour l’instant, deux : l’Iran et Jérusalem, capitale d’Israël.

Notre président vient de déclarer « La ligne officielle poursuivie par les Etats-Unis, Israël et l'Arabie Saoudite, qui sont nos alliés à bien des égards, est presque celle qui nous mènerait à la guerre » Ce n’est pas l’Iran qui s’installe en Syrie après les 500.000 morts d’une guerre barbare à laquelle ce pays et la Russie ont apporté leur contribution, ce n’est pas l’Iran qui est en train de détruire le Yémen avec l’aide de ses supplétifs Houthis, ce n’est pas l’Iran qui promet la destruction d’Israël[1], non, c’est le nouvel axe du mal … les Etats Unis, Israël et l’Arabie Saoudite qui risque de provoquer une guerre. A part de vouloir s’opposer aux Etats Unis, que peut-on imaginer comme justification pour l’absurde, innommable, irresponsable déclaration de notre président ? Quant à son aversion (celle de la France ?) pour Israël, il a donné des preuves : il n’admet pas que Israël se considère légitime pour indiquer que sa capitale se trouve à Jérusalem. Et ensemble avec les révisionnistes arabes il (la France) affirme que le Mur des Lamentations est un territoire occupé … Mais, comme la France veut contribuer à la paix entre les palestiniens et Israël … en conférence de presse il sermonne B. Netanyahou en lui demandant de faire des « gestes » pour que ses amis palestiniens viennent à la table de négociation. Quel doux rêveur … Enarque, un peu philosophe (certes, du côté d’Etienne Balibar…) comment se peut-il draper d’une ignorance aussi évidente ? De 1920 (San Remo) à 2014 (John Kerry/BHO) treize offres (partage, paix, etc.,) ont été faites aux Arabes, toutes ont été  rejetées. Alors ? Eh ben, il est parti en Chine pour proposer aux chinois un partenariat pour prendre la place que l’Amérique de M. Trump n'a  plus … Aux chinois !

 


[1] Seyyed Abdolrahim Mousavi, commandant en chef de l'armée de la République islamique d'Iran, vient de déclarer : «Nous détruirons l'entité sioniste à la vitesse de l'éclair et raccourcirons ainsi les 25 ans qui restent » (Le guide suprême avait annoncé qu’Israël sera détruit avant 25 ans).

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 19:31

 

L’année 2017, même pour les observateurs manquant de lucidité, a été marquée par les deux changements majeurs dans la gouvernance de deux puissances membres du Conseil de Sécurité.

La « communauté internationale » a applaudi (admiré ?) l’élection de E. Macron et a vomi, depuis son intronisation, l’élection de D. Trump. Je supposes qu’elle doit avoir ses raisons pour l’attitude exprimée, elles doivent être légitimes car étant les siennes…

E. Macron a entamé sa présidence début mai. Pendant les sept mois de présidence sans opposition aucune (rare dans la cinquième République bien que cela s’est produit, déjà) si l’on regarde bien et si l’on prend acte des déclarations propres du gouvernement, la réalisation majeure jusqu’ici a été la promulgation, par ordonnances, de la Loi du Travail. Tout a été dit pour et contre cette loi, elle n’a eu jusqu’ici aucun effet, ce qui est normal, mais on pense qu’elle commencerait à en avoir d’ici 12 à 24 mois. Créditons le gouvernement (et M. Macron) de ce qui va se passer. Le réalisation suivante a été la confection d’un budget dit « en rupture » avec le passé et qui comprendra des réductions d’impôts tout en procédant à une réduction des dépenses de l’Etat.

Les observateurs avertis (l’INSEE) contestent les chiffres de Bercy et démontrent que le pouvoir d’achat sera ponctionné d’env. 4,5 Milliards de € qui seront supportés, pour l’essentiel, par « la classe moyenne et moyenne/supérieure ». Selon les mêmes observateurs, les dépenses de l’Etat ne diminueront pas car, entre autres, il n’y aura qu’un solde (négatif) de 25.000 fonctionnaires (soit moins de 0,4% du nombre total). Mais… comme dit le proverbe, « promettre c’est noble, tenir c’est bourgeois » pour l’instant, le gouvernement et M. Macron promettent. Quant à tenir… Actuellement, la dette de la France augmente de 2.665 €/seconde (dettepublique.fr) soit depuis l’élection de M. Macron (15 mai – 15 décembre) de 41.096.160.000 € – pour simplifier, de 41 Milliards d’euros. La dette totale est aujourd’hui de 2.259 Milliards d’euros quand le PNB est de 2.276 Milliards d’euros. La dette est donc égale à 99,2% du PNB. Ce qui mérite d’être noté c‘est que (1) à part une promesse faite (pour la cinquième fois…) à Bruxelles, rien n’éclaire sur les intentions du gouvernement concernant la maîtrise de la dette et/ou le déficit annuel du budget, (2) en l’absence d’une vision claire (probablement difficile à bâtir) il n’est pas exclu de voir la dette dépassant le PNB rapidement et (3) le principal partenaire de la France, l'Allemagne, par les reformes et les efforts faits, à réduit sensiblement sa dette qui est maintenant de 68% de son PNB .

La différence de plus de 30 points entre les deux pays constitue une « ticking bomb » pour la France venant du différentiel du taux d’emprunt (négatif pour l’Allemagne actuellement, +0,4% pour la France) qui, selon toutes les prévisions, devrait augmenter sensiblement en 2018. La dette, d’un côté, et les dépenses de l’Etat, d’un autre côté, laissent penser que la promesse du gouvernement « réduction des impôts » restera lettre morte. La France est, depuis 2016, championne des prélèvements en Europe (47,6% du PIB – legifiscal.fr)) dépassant les pays nordiques et loin devant l’Allemagne (40,4%).

C’est vrai, notre situation ne s’arrange pas mais… comme on veut être parmi les premiers qui parlent, nonobstant le sujet, la France a pris la tête de la lutte contre la pollution de la planète. Elle a organisé la COP 21 et, cette année, elle a encore fait venir des dizaines (centaines?) de chefs d’état et de gouvernement à Paris pour se congratuler pour les efforts faits dans le projet « 2°C de moins à la fin du siècle ». Cela mérite intérêt que de voir à quoi la France se prête.

En prenant la tête de « la lutte contre la pollution de la planète » la France se lance dans une aventure sans fin car la « communauté internationale » n’investira pas 52.000 milliards        de $ sur les 30 années à venir. D’autant plus que -regardez la photo- le trou d’ozone s’est réduit de moitié depuis 2000 ce qui laisse présager des variations pas toutes désavantageuses pour la planète.

Une des raisons pour lesquelles les Etats Unis se sont retirés de la COP21 (au grand dam de la « communauté internationale ») aggravant ainsi leur cas depuis l’élection de M. Trump, est bien ce qui est résumé dans ce qui précède.

Essayons voir ce que M. Trump a fait depuis son élection et voyons s’il arrive à la cheville de notre Président.

Commençons par la fin. Un nouveau code fiscal vient d’être promulgué, c’est une promesse de campagne de D.Trump, il semble produire des effets immédiats : 220 milliards de réductions d’impôts en 2018 soit, selon des calculs des spécialistes, entre 200 et 300 $  de réduction mensuelle moyenne pour tous ceux qui travaillent. De plus, les grands employeurs, confiants dans la marche de l’économie et de la réalité des réductions d’impôts viennent d’accorder à leurs salariés des « primes » dès que le nouveau code fiscal a été promulgué. AT&T annonce distribuer 1.000$ de prime à chacun de ses 220.000 employés : 220 millions de $ ; Boeing, Comcast, GE et une kirielle d’autres suivent le mouvement. Pour distribuer des centaines de millions de $ il faut, je crois, avoir confiance non seulement dans la marche de l’économie mais aussi à la stabilité des mesures prises. Qu’a-t-il fait,       D. Trump, depuis le 20 janvier quand il a pris ses fonctions ?

On aime Monsieur Trump ou pas, à la fin de la première année de sa présidence, la croissance du PIB avait rebondi pour atteindre 3,3% pour l'année  et laissé prévoir un rythme probable de 4% pour 2018 – soit plus de deux fois plus que ce que nous espérons pour la France. Le taux de chômage s’établit à 4,1% (Bureau of Labour Statistics, Eurostat), il était de 5% à la fin de 2016 – chez nous il est de 9,8% et il était de 9,4% à fin avril juste avant la prise de fonctions de M. Macron; la confiance des entreprises et des consommateurs a atteint des niveaux records (meilleur indice depuis 2000,+30% par rapport à 2000). Idem pour la production d'énergie : grâce au « fracking » les Etats Unis sont devenus, cette année, le premier producteur mondial de gaz et pétrole – des décrets de M. Trump ont libéré l’exploitation dans des zones interdites par l’Administration Obama et permettent la mise en service de nouveaux « pipelines ». Les organisations représentatives des industries diverses expriment leur confiance dans la politique économique impulsée par M. Trump – c’est la première fois qu’une telle chose arrive, à l’inverse de ce qui se passait depuis une vingtaine d’années.  Les marges des sociétés montrent une croissance sans précédent ce qui explique, en partie la confiance des acteurs économiques. Mais ce qui a été fondamental dans le  retournement  conduit  par     M. Trump, a été le lancement d’une vague (tsunami ?) de déréglementations qui ont libéré et simplifié la vie des acteurs économiques dans pratiquement, tous les secteurs d’activité. Et tout cela accompagné par les réductions d’impôts (sur les sociétés de 35% à 21%) ce qui, comme effet secondaire, laisse prévoir le retour aux Etats Unis de  3 à 4.000 Milliards de $ de profits que les sociétés américaines gardaient à l’étranger.

Donc… nouveaux investissements, réduction chômage, augmentations salaires, en somme le cycle « Reagan » induit par les théories de Milton Friedman (faisons simple, le contraire de Keynes) qui avait à son actif le redressement économique du Chili et d’Israël. Ce que  M. Trump est en train de démontrer c’est que dès que l’on « libéralise » le système on crée de quoi distribuer. Ce qui est à l’antipode de ce qui se passe en France depuis des lustres et aussi depuis l’élection de E. Macron. On pourrait nous taxer de manque d’imagination car depuis l’impôt sur le sel (1341 – Philippe le Bel) la France n’obtient les moyens de se gérer que par de nouveaux impôts dont les taux augmentent à chaque changement majeur du pays. Naturellement, l’idée que l’on puisse réduire les impôts pour augmenter le gâteau à distribuer a été, est, considérée comme une hérésie dans notre pays.

Mais alors pourquoi en veut-on à M. Trump ? Depuis qu’il a été élu on lui cherche « des poux sur la tête » mais, jusqu’ici on n’en a pas trouvé beaucoup. Pourtant, quatre commissions parlementaires et un procureur spécial essayent depuis le 20 janvier 2017 : pour l’instant tout ce qui sort c’est des faits incriminant son  adversaire   à   l’élection   présidentielle           (H. Clinton) ou le FBI (conjurations diverses visant soit de l’empêcher de gagner l’élection soit de le conduire vers un « impeachment ») ou le Département de la Justice (indépendant, dans le système américain) pour des choses similaires. Mais… les chiens…la caravane…

Et comme il est atypique, le voilà vouloir faire ce qu’il a dit qu’il allait faire : il y a trois semaines il a dit fort et clair que, pour les Etats Unis la capitale d’Israël se trouve à Jérusalem et qu’il allait suivre la loi promulguée par les deux chambres (Congres et Sénat) en 1995 en transférant l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Du Nord au Sud, de l’Est en Ouest la « communauté internationale » s’est soulevée contre     M. Trump car pour elle, Israël ne devait pas avoir une capitale ou, à la rigueur, ailleurs qu’à Jérusalem. Branle bas de combat, Conseil de Sécurité (véto des Etats –Unis). Mais la France et la Grande Bretagne ont trouvé bon de voter contre les Etats Unis, de conserve avec un très grand nombre des pays musulmans à l'AG des 191 états dont, naturellement, la majorité a voté contre les Etats Unis.

Mordre la main qui te nourrit est commun pour pas mal de pays. Parmi les récipiendaires d’aide américaine un total de 21,8 Milliards de $ pour 120 pays), neuf des dix premiers ont voté contre les Etats Unis. Neuf pays (tous, sauf le Kenya qui n’a pas participé au vote) on rejeté la décision des Etats Unis d’appeler un chat un chat car depuis 70 ans Israël a choisi Jérusalem comme ville pour sa capitale. Jérusalem Ouest, diraient certains, comme la Russie qui a déclaré en avril 2017 que la capitale d’Israël est bien à Jérusalem (Ouest).

Regardez le graphique : la Tanzanie, le Pakistan, le Nigéria, l’Ethiopie ou l’Afrique du Sud, pays éclairés, se trouvant à l’avant-garde du monde développé, contestent le droit des Etats Unis de mettre leur ambassade là où ils veulent. Comme l’Egypte ou la Jordanie (qui tient encore débout seulement parce que les Etats Unis et Israël le veulent). Mais… que l’Autorité Palestinienne oublie d’où vient l’argent qu’elle reçoit… et qu’elle traite M. Trump de « stupide » et le menace de pis que pendre… Bien sûr, comme c’est toujours le cas, les pays de l’Ouest de l’Europe, la France y compris ont voté contre les Etats Unis. Les pays de l’Est de l’Europe (Pologne, Roumanie, Hongrie, Croatie, Bosnie, Tchéquie, Lettonie) se sont tous abstenus (c'est-à-dire ils non pas voté contre les Etats Unis) pour la première fois d’un vote important pour les Etats Unis et/ou Israël. Comme l’ont fait le Canada, le Mexique, l’Argentine, l'Australie, bref 128 pays on voté contre les Etats Unis et 63 se sont abstenus ou ont voté avec les Etats Unis. Remarquez, Abba Eban (ancien ministre des affaires étrangères d’Israël) avait déjà résumé l’ONU : « Si l'Algérie présentait une résolution déclarant que la terre était plate et qu'Israël l'avait aplatie, elle passerait par un vote de 164 à 13 avec 26 abstentions» Mais pour ce qui est de l’Europe on peut se demander quelle est la différence entre les pays de l’Ouest et de l’Est : à première vue, l’existence ou l’absence de populations allogènes (immigrés musulmans) et l’ADN historique car ces pays ont subi le talon de fer de la Russie et ont peu d’envie de renoncer à ce qui était l’espoir pour eux, les Etats Unis. Peut-être aussi, le fait qu’ils veulent interdire aux « autres » (Bruxelles ?) de vouloir leur imposer des décisions qui ne leur conviennent pas.

Alors ? M. Trump vs M. Macron ? Le lecteur tirera ses conclusions. J’ai essayé de l’éclairer, bien sûr, le parti-pris est sous-jacent mais ce n’est pas pour cela que ce qui précède n’est pas vrai et justifié. 

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 10:33

Les Etats Unis viennent de reconnaître qu’Israël est la capitale d’Israël. La Palice est d’accord. Instantanément, le cœur des pleureuses du monde entier (avec quelques exceptions, quand même) appelé « communauté internationale » commence à protester. De la Syrie détruite avec ses 450.000 morts « des arabes tuent des arabes » à la Turquie qui a tué plus de 40.000 Kurdes qui veulent depuis un siècle avoir un état, du  haut des tribunes des gardiens du « juste » et de la « légalité internationale » comme l’Irak, l’Iran, en tout les 57 états du monde islamique et jusqu’à l’Europe hypocrite qui n’a pas encore réglé ses comptes avec les 6 millions de juifs transformés en fumée par son bras armé d’il y a 75 ans, il se sont tous précipités pour « condamner » la décision américaine. Notre président s’est distingué, lui, il a « désapprouvé » la décision. Tandis que M. Erdogan, coryphée de la liberté d’expression la déclare « nulle et non avenue.

Et bien entendu, comme les palestiniens n’ont jamais « manqué une occasion de manquer une occasion » au lieu de comprendre que dire la vérité c’est la meilleure chose pour obtenir un résultat positif, ils ont commencé par menacer d’une nouvelle intifada, de guerres sans fin et leur fer de lance, le Hamas, annonce « l’ouverture des portes de l’enfer ». Pourtant, pour l’instant, la « rue arabe » s’est abstenue de manifester trop violemment son mécontentement. Et on apprend que MBS (le Prince Saoudien) a fait savoir aux Etats Unis que, nonobstant ce qu’ils diront en public, cela n’aura aucune conséquence sur leur relation avec les Etats Unis.

REUTERS - Despite furor over Jerusalem move, Saudis seen on board with U.S. peace efforts

BEIRUT/RIYADH/AMMAN (Reuters) - Saudi Arabia pulled no punches when it condemned President Donald Trump’s move to recognize Jerusalem as the capital of Israel. But Palestinian officials say Riyadh has also been working for weeks behind the scenes to press them to support a nascent U.S. peace plan.

Peut-on rester un petit moment sérieux ?

Oublions pour l’instant le point de vue d’Israël (capitale des rois d’Israël avant la dispersion romane, partie Ouest conquise en 1948 quand 5 armées arabes se sont lancées contre elle et quand la Jordanie avait occupé la partie Est, l’impossibilité pour les juifs d’aller au Mur des Lamentations de 48 à 67, siège de sa Knesset, de sa Cour Suprême, du Gouvernement, endroit où tous les chefs d’Etat ou de Gouvernement étrangers qui ont visités Israël ont été reçus …, il n’a pas besoin de justification –(selon moi…). Oublions.

Le 07.04.17 le Ministère des Affaires Etrangères de la Russie publie un communiqué qui dit :

Nous confirmons notre attachement aux décisions de l’ONU sur les principes du règlement, y compris concernant le statut de Jérusalem-Est en tant que capitale du futur Etat palestinien. Nous soulignons dans le même temps que nous considérons, dans ce contexte, Jérusalem-Ouest comme la capitale de l’Etat israélien (http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/04/07/la-russie-envoie-un-message-brouille-a-israel-sur-le-statut-de-jerusalem_5107857_3218.html#rES4oOtByL8ZVAcV.99 

Et comparons avec un extrait du discours de M . Trump :

Les Etats Unis reconnaissent que le statut de Jérusalem est une question hautement sensible, mais ne pensent pas que le processus de paix soit facilité en ignorant la simple vérité que Jérusalem abrite les structures législatives d’Israël, la Cour suprême, le bureau du président et du Premier ministre. Les Etats Unis reconnaissent que les limites spécifiques de la souveraineté israélienne à Jérusalem sont sujettes à des négociations sur le statut final entre les différentes parties.

Ø Les Russes acceptent la souveraineté Israël à l’Ouest, et donnent, à l’encontre de ce qui était convenu depuis toujours, un bout (l’Est) aux palestiniens AVANT la négociation entre parties pour le statut final de la ville

Ø les Américains, en accord avec ce qui était convenu disent que Jérusalem est la capitale d’Israël (ce qui est une absolue réalité) MAIS que leur souveraineté (étendue du territoire, Ouest - Est …) sera fixée par des négociations sur le statut final.

Alors que l’on m’explique pourquoi la position des Russes n’a provoqué de violence ou de condamnation aucune tandis que celle de M. Trump « a mis le feu aux poudres »

Et voilà notre président qui lui aussi voudrait bien que la France (pro-Arabe, pro-Palestinienne, depuis De Gaulle) prenne la place des Etats-Unis pour « faciliter le processus politique ». Et qu’il demande à B. Netanyahou, en conférence de presse, de « faire un geste pour que les palestiniens viennent à la table de négociations ». On croît rêver. Des gestes ?

- 1977 – traité de paix Egypte-Israël, on propose « l’autonomie » à la Cisjordanie et Gaza – refus de la Jordanie et de la PLO ;

- 2000 – Offre de E. Barak et W. Clinton (« paramètres » 2001)  - créer un état sur env. 93% du territoire de la Cisjordanie, Jérusalem Est comme capitale (le Roi Hussein suggère « souveraineté de Dieu en haut du Mont du Temple/Mosquée Al Aksa, conventions administratives en bas du Mont) – refus de Y. Arafat ;

- 2003 – Accords d’Oslo – cinq années d’autonomie (selon zones diverses) ensuite négociation tous éléments finaux (y compris Jérusalem) avec des accords « une fois pour toutes » ;

- 2005 – Israël quitte Gaza en retirant 9.000 personnes qui vivaient là-bas depuis plus de 30 ans, et ont été applaudi par la moitié de la planète ; les palestiniens ont détruit tout ce qui avait été construit auparavant mais … font depuis des tunnels offensifs et en s’armant jusqu’aux dents et ont tirés plus de 10.000 fusées sur le Sud d’Israël.

 - 2008 – Offre de E. Olmert – 97% du territoire de la Cisjordanie, Jérusalem Est et (un peu) de réfugiés,

Aucune des offres n’a été accepté  et tous les f … c …de l’Occident qui savent cela, savent que les Palestiniens n’accepteront jamais un Etat Juif (M. Abbas l’a dit sur tous les tons) et qu’en réalité, même quand ils se sont montrés à la table de négociation c’était pour empocher encore une concession qu’Israël aurait dû faire, poussé comme il était par la « communauté internationale » Tellement ils sont sûrs depuis cinquante ans qu’avec l’Amérique qui se libéralise (se socialise …), avec l’Europe hypocrite qui leur donne des sous, en veux-tu, en voilà, avec la complicité de la Chine et de la Russie, avec les chantages exercés par les pays arabo-musulmans sur l’Occident, un jour ils auront leur état sans aucun accord avec Israël et pourront l’utiliser, efficacement, pour détruire ce dernier. Et si ce n’est pas eux qui réussiront … ce sera l’Iran …

Et pourquoi ne demande-t-il pas aux palestiniens de faire un geste ? Ils pourraient le choisir parmi les chapitres d’un grand catalogue : arrêter la glorification des terroristes qui ont du sang sur les mains, arrêter  de payer aux mêmes ou à leurs familles des « salaires », arrêter les incitations antisémites, expurger leurs manuels de géographie des cartes dans lesquelles Israël n’existe pas, arrêter les « intifada » chaque fois que ce qu’ils demandent n’est pas obtenu et tant d’autres encore.

B. Netanyahou n’a pas eu la cruauté de répondre à E. Macron « vous plaisantez ? » Cela fait 25 ans depuis que l’on « négocie et chaque fois on demande un geste à Israël, qui le fait, pour voir les palestiniens quitter la table de négociations sans répondre ». J’ai la conviction profonde que E.Macron sait tout cela parfaitement mais, il a (la France a) besoin de ses amis arabes et des voix de nos concitoyens musulmans. Il suffit de  voir ce qui se passe avec le Liban où il s’est laissé embrigadé dans la pantalonnade de la démission de M. Hariri. Et il fait semblant, comme les européens, de  ne pas remarquer que l’Etat Libanais n'est en réalité que la façade de la seule force importante, le Hezbollah, supplétif de l’Iran qui crie sur tous les toits son ardente obligation de détruire « l’entité sioniste »

A qui veut-on faire croire que le roi est habillé ? A Madame Mogherini, ancien membre des Jeunesses Communistes Italiennes, qui met son tchador quand elle va en Iran et qui condamne les pays de l’Est qui ne veulent pas prendre des réfugiés du Proche Orient ?  Qui peut croire que cette dame doit représenter l’Europe ?

 

 

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 15:30

Commençons dans l’ordre d’entrée en scène : le 2 novembre plusieurs pays ont marqué, positivement, le 100ème anniversaire de la « Déclaration de Lord Balfour » document constitutif de la renaissance de l’Etat Juif en « Palestine ».

Certes, d’autres (W. Khalidi – Autorité Palestinienne) considèrent la déclaration comme  « le document politique le plus destructeur sur le Moyen-Orient au 20ème siècle». En oubliant, sans doute, le traité Sykes - Picot qui marquait le démembrement de l’ancien empire ottoman en créant, au Proche-Orient, des pays dont les frontières n’avaient pas grand-chose à voir avec les populations indigènes y résidant. Et dont les conséquences sont encore visibles aujourd’hui, par exemple : l’Irak, la Syrie, le Liban et, sans doute, d’ici quelque temps la Jordanie. Des chiffres : guerre Iran-Irak env. 1 million de morts, luttes fratricides palestiniens/jordaniens/palestiniens quelques centaines de milliers, guerres en Irak plus de 500.000, Syrie depuis cinq ans plus de 500.000 soit un total probable voisinant les 3 millions (Daniel Pipes.org – 08.10.07). Le total des morts sur 100 ans de conflit israélo-arabe se situe à beaucoup moins de 100.000 et fait de ce conflit le 49ème (en nombre de morts) depuis 1950. La déclaration de Lord Balfour a fait couler pas mal d'encre et des articles, des livres, même des films y font référence dès que l'on parle d'Israël et de la « spoliation » des « palestiniens » qui se trouvaient sur le territoire pour lequel la perfide Albion avait reçu mandat de gouverner de la Ligue des Nations.

Mais autant on se réfère à cette déclaration, autant on a réussi à occulter une autre : celle de Jules Cambon, Secrétaire Général du Quai d'Orsay qui, en précédant les anglais avait écrit le 4 juin 1917 à N. Sokolow (leader sioniste) « Vous m'avez aimablement expliqué votre projet de développer la colonisation juive en Palestine. Vous croyez que, compte tenu des circonstances favorables, et avec l'indépendance des Lieux Saints assurée, ce serait un acte de justice et de réparation pour aider à la renaissance, sous la protection des Puissances Alliées, de la nationalité juive sur le territoire d'où les gens d'Israël ont été exilés il y a tant de siècles. Le gouvernement français, qui est entré dans la guerre actuelle pour défendre un peuple injustement attaqué, et qui continue la lutte pour assurer la victoire du droit sur la force, ne peut ressentir que de la sympathie pour votre cause, dont le succès est lié à celui des Alliés. Je suis heureux de vous donner une telle assurance. " Le succès de la cause sioniste se mesure en 100 ans de progrès d'un pays, progrès équivalent à nul autre au monde. Au devenir  d'une des premières puissances mondiales, économiques, technologiques, industrielles, militaires et/ou culturelles. Tout en supportant des guerres à ne plus en finir (toutes gagnées) et tout en étant transformé en « juif des nations », punching-ball des Nations Unies et de la communauté internationale.

Les historiens s'accordent à dire que (a) la lettre française est bien plus avenante et que (b) la « compétition » anglo-française de l'époque a été un facteur important dans la décision des anglais de répondre, à la lettre en question, à la démarche parallèle de Chaim Weizman. Singulièrement, la France voulant se concilier les grâces du monde arabe, à partir de la fin de la guerre d'Algérie, a effacé de sa mémoire sa contribution au processus qui a conduit les Nations Unies à donner corps au projet sioniste. Un livre remarquable couvre « Un siècle de trahison : La diplomatie française et les Juifs, 1894-2007 – David-Pryce Jones, 2008) » Naturellement, aucun commentaire officiel du Quai d'Orsay pour rappeler soit le 2 novembre 1917 soit, plutôt, (pourquoi pas ?) le 4 juin 1917. Ainsi va le monde …

Le deuxième fait marquant des dix premiers jours du mois de novembre est, sans doute, le 8, premier anniversaire de l'élection de D.Trump. L'Express nous apprend (03.11.17) que « 90% des Français ont une mauvaise opinion de Donald Trump ». Vu le score, on ne peut pas ne pas se faire trois remarques : (1) cela ressemble aux scores connus dans les élections soviétiques, (2) l'échantillon sondé est représentatif d'une population à laquelle on a « lavé le cerveau » et (3) les questions posées supposaient (caractère rhétorique) la réponse donnant le score.

Installé au pouvoir en janvier, DT a rencontré dès le premier jour la « résistance » d'une partie des Etats Unis qui l'ont considéré (le considère) comme inapte aux obligations de la fonction, comme un imposteur ayant usurpé la position obtenue et plus récemment comme « un suprématiste blanc». C'est superflu de revenir sur ce qui semble un constat général : un monstre, inculte (utilisation à profusion du twitter – 140 caractères car il ne sait pas écrire plus), « un escroc, un type vulgaire, il a eu une vie privée dissolue, fait partie d’une famille qui a exploité des noirs tout en ne leur permettant pas de louer des appartements, il est imprévisible et cyclothymique et, on vient de le constater, selon certains, raciste et antisémite. Ai-je oublié quelque chose ? La conclusion est claire, il n’est pas apte à être président, plutôt on arrivera à le destituer (impeachment) mieux on se portera ». (MB – L’Antéchrist, 26.08.17). En conséquence de quoi, le ban et l'arrière-ban du monde « démocratique » américain s'oppose à tout ce qu'il essaye d'entreprendre mais qui correspond à ce qu'il s'est engagé de faire pendant sa campagne d'élection. Je laisse de côté le feuilleton juridico-légal qui, aux States prend des allures d'inquisition (sauf le bûcher…).

Cela étant, voyons un peu ce que l'on trouve comme changement aux Etats-Unis après les neuf mois de sa présence à la Maison Blanche.

L'économie ne semble pas mal se porter : croissance trimestrielle voisinant les 4% (le tiers chez nous), chômage réduit à 4% (considéré comme minimum possible – plus du double chez nous), env. 1,125 million emplois crées (secteur marchand, hors agriculture et administration 6/7 fois moins chez nous, par homothétie on devrait trouver 5 fois moins), déficit budgétaire d'env. 2,8% (avec des dépenses militaires de 3,3% du PIB - déficit probable chez nous supérieur à 3% avec des dépenses militaires à 2,2% du PIB - Romandie-Suisse, Le Monde, Les Echos). Loin s’en faut que de penser que seule la présence de DT à la Maison Blanche a conduit à obtenir les résultats évoqués. Mais, l’indicateur le plus fiable c’est l’évolution de l’indice boursier Dow-Jones : 27% d’augmentation depuis janvier 2017, performance sans égale dans l’histoire récente des Etats Unis. Une traduction : confiance. Les acteurs économiques américains font confiance à l’administration DT de faire ce pourquoi elle a été élue.

Au plan mondial la « doctrine DT » laisse les gens s'entretuer (puisque c'est ce qu'ils veulent – voir la Syrie) tout en contribuant (Afghanistan) à une stabilisation de la situation laissée par l'administration Obama. En même temps l'Amérique de DT fait le constat que les plus de 25 ans de « négociations/dialogue/entretiens » avec le régime totalitaire de Pyongyang n'ont rien résolu et que la Corée du Nord dispose maintenant d'armes atomiques et de moyens pour les transporter. C'est une des raisons (majeures ?) à son opposition au traité concocté par l'administration Obama (avec la complicité de l'Europe, la Russie et la Chine) qui donne le droit à l'Iran de faire ce qu'elle veut à partir de 2024, y compris d'accéder aux armes atomiques et créer ainsi un instrument de domination sur les pays du Proche Orient.

Troisième aspect – la position des Etats Unis vis-à-vis du « machin », l'ONU. Le plus illustratif c'est le changement à 180° de l'attitude de l'administration Obama pour ce qui est d'Israël. On peut résumer : le représentant américain (Nikki Haley) se révolte quant au comportement du Conseil de Sécurité et/ou des forums « droits de l'homme » où des pays comme l'Iran, la Chine ou l'Arabie Saoudite tiennent le haut du pavé et n'a pas honte de dire ce qu'il faut pour l'administration Obama elle-même « Quant à la Résolution 2334 (celle qui dénie la liaison historique entre Israël et son territoire – Les Etats Unis ont trahi Israël à l’ONU, il s'agit d'un acte lâche, un point bas pour l'Amérique. Une trahison d'un ami sous la forme la plus méprisable ». On peut toujours attendre qu’un représentant de la France fasse une autocritique équivalente …

Monsieur Trump ? Il s'efforce à MAGA (Make America Great Again) et s'il a contre lui une moitié des électeurs américains il a pour lui la moitié qui l'a élu. Qui fera tout ce qu'elle peut pour le laisser faire ce qu'il a promis. D'ici à voir que 90% des français ont une mauvaise opinion de lui… Juste pour ne pas l'oublier : notre Président n'a jamais pris, ouvertement, position contre DT ni ne l'a considéré comme l'Antéchrist.

 

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 07:42

Jusqu’où ?

Pourquoi ce titre ? Parmi tous les événements d'importance auxquels nous venons d'assister, il me semble que l'on devrait accorder plus d'attention à ce qui se passe chez nous (et en Europe) ainsi qu’au Nord de l'Asie.

Chez nous et en Europe : attentat à Londres - son maire parle de "personnes perfides qui s'attaquent à notre mode de vie" (comprenez terroristes islamistes); attentat à Paris - France Info indique "il aurait tenu des propos faisant référence à Allah" (comprenez « Allah Akbar ») ; Fox News "4 touristes attaqués à l'acide" (comprenez un terroriste islamiste…) - aucun média français ne publie l'info jusqu'à 48 heures après, sans rien dire du terroriste ; Barcelone - la police a « confirmé qu’il s’agissait d’un attentat terroriste » une fois que l’EI ait revendiqué l’attentat  (et que l’on a trouvé que le terroriste était…)…, Chalon sur Saône (2 femmes attaquées à coups de marteau et... Allah est grand). Des nouvelles devenues ordinaires, comme auparavant "les chiens écrasés". Mais une volonté évidente de cacher ce qui nous arrive en occultant les racines du mal, mal qui constitue un danger existentiel pour l'Europe et pour la France.

Volonté qui vient aussi de l’outre Atlantique où un ancien Président a eu le culot de dire « L’Etat Islamique se compare à une équipe de jeunes amateurs de basket » et une autre fois que « il y plus d’américains morts d’avoir glissé dans leur baignoire que des attentats » Etat Islamique : 50.000 djihadistes morts depuis 2014, probablement 3 ou 4 fois plus de victimes en Syrie et Irak … Le même qui a refusé de prononcer le mot « islamiste » a laissé, semble-t-il des héritiers : le patron du NSC, nommé par D. Trump (?!), le Général McMaster refuse de lier les terroristes à l’islam en les considérant « des criminels de droit commun qui se réclament d’une religion pour tromper le monde »… on croit rêver.

 Mais en France (et Europe) s’est constitué un terreau fécond, il secrète des monstres éduqués par la République qui n’hésitent pas à torturer et/ou tuer leurs concitoyens. Lisons Pierre Manent (philosophe de gauche...) : "L'immense majorité de nos concitoyens musulmans n'ont rien à voir avec le terrorisme, mais", car il y a un mais, "le terrorisme ne serait pas le même, il n'aurait ni la même portée ni la même signification si les terroristes n'appartenaient pas à cette population et n'étaient pas nos concitoyens. Les actes terroristes seraient simplement des crimes odieux soumis à la justice ordinaire s'ils n'étaient pas guidés par un but de guerre et par l'intention de ruiner la possibilité même d'une vie commune" (Beyond Radical Secularism, 2016). Danger existentiel car il est intérieur et qu'il ne peut que prospérer vu la complicité de ceux qui gouvernent et du "quatrième pouvoir" tenu, pratiquement partout en Europe, par les épigones des intellectuels marxistes dont le support aux utopies socialistes responsables de plus de 200 millions de morts (Russie, Chine, Cambodge et tant d’autres…) n'était pas leur unique pêché...

 

Danger existentiel car intérieur. Et le danger extérieur ? Les héritiers de ceux qui ont été vaincus à Poitiers en 732, sous les murs de Vienne en 1529 et 1683 ou en bataille navale à Lepanto (Patras) en 1571, sont repartis à la conquête de l’Europe en utilisant le ventre de leurs femmes (H. Boumedienne, avril 1974) et, méthodiquement, systématiquement, érodent les valeurs, les modes de vie, les cultures de ceux qu’ils veulent, in fine, convertir ou leur faire accepter le statut de dhimmi. On n’a pas voulu comprendre le prémonitoire « Eurabia » de Bat Ye’or. Mais on ne veut pas le reconnaître, on nous a convaincu que le seul danger vient de « l’islam radical ». Redondance ou pléonasme ?

Et tout naturellement on se pose la question "jusqu'où?"

 

La veulerie intrinsèque qui commande aujourd’hui, pour l’essentiel, les politiques des états de l’Ouest de l’Europe ne se » limite pas à tolérer les travaux de sape de l’islam ou de ses outils, une grande partie des immigrés fuyant leurs terroirs pour essayer de les reproduire de ce côté de la Mare Nostrum. On entend le chœur de ceux qui ont avalé le dépeçage de la Géorgie, de l’occupation russe d’une partie de la Moldavie, de l’invasion de l’Est d’Ukraine et l’occupation de la Crimée, apporter sa voix à ceux qui prônent « le dialogue » avec la Corée du Nord. République dynastique, une des dernières dictatures communistes, menace les Etats Unis (et le monde ?) de ses armes nucléaires. Mme Merkel, Emmanuel Macron et tutti quanti veulent « amener la Corée du Nord à la table de négociations »

Depuis 1989 quand des satellites américains ont découvert l’existence d’un centre nucléaire à Yongbyon au nord de Pyonyang on n’arrête pas de négocier… En 1993, déjà, un Président américain (B.Clinton) fatigué des mensonges répétés de ce pays, pendant une visite en Corée du Sud, avertissait Pyonyang  en disant «  si la Corée du Nord développait et utilisait une arme atomique nous réagirions rapidement et d’une manière écrasante. Ce sera la fin de leur pays tel qu’ils le connaissent aujourd’hui » (NYT 13.07.93). Et pendant les 25 années qui ont suivi la Corée du Nord a développé des armes nucléaires, les a essayées et s’est moqué du monde entier qui les laissait faire. Et l’Amérique de Clinton, comme celle de Bush, comme celle de Obama n’a rien fait.

D’accord transgressé, en programme secret, de mensonges en mensonges, Bill Clinton était sur le point d’écraser la Corée du Nord en 1994. La Russie, la Chine, complices avérés, le monde occidental, complice par son silence ont laissé faire. Totalitaire, isolé, son économie en ruine, le régime de Kim Jong Un parvient pourtant à survivre, notamment en exerçant des menaces sur la communauté internationale pour obtenir d’elle autant de subventions que des concessions. Ses ambitions nucléaires, qui mettent sérieusement en danger la sécurité régionale, risquent d’avoir des répercussions au niveau mondial (R.Bleiker, Cairn Info). Et les bonnes âmes voudraient les amener à la table des négociations. Négocier quoi ?

 

Ecoutez M. Poutine, il doit savoir quelque chose, lui : « Tout le monde se souvient bien de ce qui est arrivé en Irak quand Saddam Hussein a abandonné la production d'armes de destruction massive. Pourtant... Saddam Hussein lui-même et sa famille ont été tués ... Même les enfants sont morts à l'époque. Son petit-fils, je crois, a été abattu. Le pays a été détruit... Les Nord-Coréens en sont également conscients et se souviennent. Pensez-vous que, suite à l'adoption de certaines sanctions, la Corée du Nord abandonnera sa marche vers la création d'armes de destruction massive ? Les sanctions de toute sorte sont inutiles et inefficaces dans ce cas. Comme je l'ai dit à un de mes collègues hier, ils mangeront de l'herbe, mais ils n'abandonneront ce programme que s'ils se sentent en sécurité » (Asia Times 08.09.17).

 

Ce qui n’a pas empêché les bonnes âmes de vilipender M. Trump car il a promis, lui aussi, une riposte écrasante en cas d’attaque par la Corée du Nord de son pays ou de ses alliés. Beaucoup moins que ce que Clinton a menacé de faire pour simplement le « développement ». Et on apprend que « L'Allemagne est favorable à une solution diplomatique pour mettre fin au programme nucléaire d'armement de la Corée du Nord, a indiqué la chancelière Angela Merkel dimanche, citant comme exemple les pourparlers avec l'Iran qui avaient abouti à un accord en 2015 » (Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, 10.09.17). Apaisement… Ce qui est grotesque à double titre : d’un côté, l’histoire coréenne des 25 dernières années et, d’un autre côté, la prévisible accession de l’Iran à l’arme atomique dans les sept années qui restent au fameux accord auquel elle se réfère. Accord qui a ouvert à l’Allemagne les portes des investissements en Iran : plus de 10 milliards de $ pendant les deux années dernières ! Et ce qui est grotesque aussi c’est de vouloir faire croire que le problème de la Corée du Nord peut être résolu par une approche « multilatéraliste » Pas seulement ce problème, mais tous les autres, la guerre en Syrie, l’esclavage au Niger et au Sahel, la faim au Soudan, la guerre ethnique en Birmanie, la dictature au Venezuela pour ne noter que ceux qui font les unes des journaux. Et selon le dicton absurde « répéter c’est convaincre » notre jeune Président a mentionné le mot « multilatéralisme » seize fois dans les huit dernières minutes de son discours à l’ONU.

 

La Corée du Nord aura (a) ses armes nucléaires comme l’Iran aura les siennes car ceux qui nous gouvernent s’occupent uniquement du « court terme » lié à leur élection et non pas de ce qui se passera dans, mettons, 10 ou 20 ans. Et on les laisse faire.

Jusqu’où ?

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 18:55

 

Grand événement mondial (à part la confirmation de l’attribution des Jeux Olympiques 2024 à Paris), la nouvelle génération d’iPhone : par delà des ajouts remarquables (charge de la batterie par induction, par exemple) un changement majeur apparaît : la reconnaissance faciale. Moins d’une chance sur un million de pouvoir ouvrir l’appareil s’il ne reconnaît pas son propriétaire. Et ce qui distance totalement le système utilisé par Apple d’autres applications de reconnaissance faciale (qui peuvent être prises en défaut en montrant à l’appareil une photo du propriétaire…) c’est une technique révolutionnaire dont les éléments constitutifs se trouvent dans une puce inviolable – même pour Apple.

Attendez, pourquoi faire de la pub à Apple ? Parce que ce dont il est question est d’origine israélienne !

En effet, Apple a acheté trois sociétés israéliennes pour un peu moins de 500 millions de $ qui ont conçu et réalisé la prouesse dont on parle. Il s’agit de :

  • PRIME SENSE qui est l'origine du capteur Kinect des Xbox (transcrire sur écran vidéo les mouvements physiques d’un joueur), avait inventé le concept de projection de points infrarouges invisibles sur un élément (le visage, pour l’iPhone) afin de le modéliser en 3D par des capteurs spéciaux (Le Figaro, 14.09.17) ;
  • LinX - qui utilise un logiciel pour extraire des informations de profondeur pour chaque pixel afin de créer une carte utilisée pour la reconstruction d'images 3D ; la société construit également des caméras pour "tablettes et ultra-books" et ses technologies ont été utilisées pour améliorer les performances des caméras des familles iPad et Mac. (Business Insider, 02.15)
  • Real Face qui est le créateur de l'application Pickeez: un moyen amusant et novateur d'apprécier les photos : un logiciel de reconnaissance faciale choisit automatiquement les meilleures photos de chaque plate-forme dans laquelle les photos de l'utilisateur sont stockées. (Forbes, 02,17).

Bien sûr, les techniques/technologies de ces sociétés ont eu (ont) des applications militaires/sécuritaires. On se souvient qu’elles ont été proposées à la France (contrôle/identification personnes à risque), retenues par les décideurs techniques, mais que les « hautes autorités politiques » ont interdit, il y a environ deux ans, leur acquisition. Des attentats en France auraient pu, peut-être, être évités car les « militants » islamistes qui en ont été à l’origine ont traversé le pays avant (et après ?) sans que personne les reconnaisse.

 

Applications militaires de « l’Etat start-up » (E. Macron, 2016) ? Regardez deux qui viennent d’être présentées :

 

Carmel – un tank de 35 tonnes commandé par seulement deux opérateurs (et ayant certaines qualités existant sur les « drones ») disposant non seulement d’une protection physique avec des matériaux spéciaux équivalente à 35cm d’acier (!?) mais aussi d’une protection active 360° qui rend toute attaque, avec des RPG ou équivalents, inefficace. Pas besoin de rappeler qu’il dispose de plusieurs systèmes de tir et d’une détection/destruction automatique des IED qu’il détecte. Le dernier modèle précédent (Merkava IV) était, déjà, considéré comme se trouvant parmi les dix meilleurs tanks existants :

 

 

SMASH - un nouveau système d'arme à feu qui est censé assurer que les soldats ne touchent que leurs cibles et pas des personnes innocentes. Le soldat utilise un système de visée électro-optique qui verrouille sur une cible : en appuyant sur la gâchette la balle touche uniquement la cible verrouillée.

 

 

 

Plus des drones, y inclus un « sous-marin » (?!) contrôlé par un Sonar sans équivalent par rapport à tout ce qui existe, plus, plus, plus…

 

Plus de sociétés inscrites au Nasdaq que toute l’Europe, les industries de pointe représentant plus de 40% du PIB, 30% des exports d’origine « haute technologie », une croissance annuelle du PIB d’environ 4% depuis des années, bref, un ilot de stabilité, développement, de bien être (où il fait aussi bien vivre qu’au… Luxembourg, selon une enquête de l'ONU) dans une mer apocalyptique – le Proche Orient. Mais vilipendé, en permanence, pour ceci, pour cela, par la « communauté internationale » à l’extérieur et par sa « gauche » à l’intérieur. Haï pour ses succès par les « masses arabes », par idéologie par l’extrême droite et par l’extrême gauche et… par pas mal de racisme venant du christianisme et repris, avec quel enthousiasme, par l’islam.

 

Tout cela en dépensant plus de 6% (2016) de son PIB pour sa défense -soit le septième pays au monde- car l’état de guerre entre elle et les pays arabes (exception faite de la Jordanie et de l’Egypte) est toujours présent. Plus celui avec les belligérants « asymétriques » (Hamas, Hezbollah, etc.,)

 

Qui dit mieux ?

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 08:35

 

Business as usual …Tandis que l’attention du monde se focalise sur les deux ouragans, Harvey et Irma (pas la douce…), pendant que l’Europe est médusée par les efforts du Jupiter français qui lui promet que la France, tout en étant irréformable va se reformer, pendant que le PSG paye quelques 400 millions d’euros (soit l’équivalent de 26.500 années de SMIG) pour acheter deux joueurs de football, en Syrie on continue à s’entretuer sous l’œil nonchalant des deux super puissances mondiales. Une qui déclare, en veux-tu, en voilà, être l’allié indéfectible d’Israël, l’autre qualifié de « frennemi » (friend-enemy) – ami pour tout ce qu’il peut obtenir d’Israël, ennemi pour tout ce qu’il ne veut pas apporter à ce pays (son influence dans - le monde arabe, par exemple).

 

Bon, des musulmans tuent des musulmans… pourquoi s’en faire ? S’il n’y avait que cela on pourrait s’occuper des autres malheurs du monde, du sort des Rohingyas en Birmanie, du décès de Pierre Berger ou du spectacle qui se prépare, les manifs contre les réformes de Jupiter… Mais il y a autre chose.

 

La Corée du Nord et, à 5.000 km d’elle, Israël. Quèsaco ?

 

Plus de 25 ans se sont écoulés depuis que la dictature héréditaire installée par la Russie Soviétique et la Chine Communiste dans ce pays, avec un zèle à nul autre pareil, œuvre pour devenir puissance nucléaire et pour disposer de moyens de transport nécessaires pour menacer le monde entier ou, à tout le moins, ceux qui seraient ses adversaires.

 

L’Occident, avec les Etats Unis à leur tête, ont été incapables d’arrêter la marche de ce pays vers les armes nucléaires. Pire, en se laissant manœuvrer par ce pays - qui a disposé de la complicité évidente de la Russie et de la Chine - lui a fourni des moyens de survie quand son peuple faisait face à des famines répétées, en se laissant tromper par des promesses concernant l’arrêt de son entreprise. Tant et si bien qu’aujourd’hui ce pays est devenu puissance nucléaire et va disposer (ou dispose déjà) de moyens de transports des armes idoines. Pendant les 25 dernières années la justification, unique, avancée pour la poursuite du Graal nucléaire a été la soi-disant « agression américaine » Parallèlement, l’obtention d’une assurance « en béton » pour la pérennité de la dictature. Deux autres pays ont essayé de faire de même, l’Irak de Saddam Hussein et la Libye du Colonel Kadhafi. Leur sort est connu, il sert d’exemple, d’un côté, au monde mais d’un autre côté, à la Corée du Nord. On va s’expliquer.

 

En 1981, à l’encontre de la volonté des Etats Unis et sans rien dire à quiconque, Menahem Bégin, Premier Ministre d’Israël, a ordonné (contre la volonté de l’Etat Major du Tsahal et, même, celle du légendaire Moshe Dayan) le bombardement de la centrale nucléaire « Osirak » de Saddam Hussein (que la France irresponsable de J. Chirac et de V. Giscard d’Estaing lui avait fourni). Begin venait d’expliciter ce qui est devenu la doctrine d’Israël depuis : « Israël ne permettra à ses ennemis jurés d’obtenir les moyens nécessaires pour sa destruction » Gardons cela présent à l’esprit, on pourra comprendre plus facilement ce qui s’est passé depuis.

 

On se souvient de la première guerre du Golfe : l’Irak a tiré quelques quarante fusées contre Israël qui, pourtant, ne participait pas à la coalition formée pour sortir l’Irak du Koweït. Et la coalition a gagné sa guerre car Saddam n’avait pas d’armes nucléaires. A-t-on un doute sur le fait qu’il s’en serait servi autrement ? Ou que l’on aurait transigé, d’une manière ou d’une autre, si cela eut été le cas ? C’est la leçon tirée par la Corée du Nord, c’est ce que la Libye a tenté de faire.

 

Mais un autre pays a tiré la même leçon : l’Iran. Dans les convulsions qui ont suivi le « printemps arabe » ce pays - qui a mis à son frontispice de « république islamique » l’ardente obligation de faire disparaître de la carte Israël, ce pays a suivi, pendant une trentaine d’années, le même chemin que la Corée du Nord. Et il a réussi, d’un côté, à arriver au seuil de l’arme nucléaire et, d’un autre côté, obtenir la complicité des Etats Unis de M. Obama (qui a entraîné cinq autres pays dans l’aventure) pour se voir « renflouer » économiquement tout en ayant la permission de devenir puissance nucléaire dans, maintenant, six années. Son renflouement économique (annulation de sanctions, accès aux marché financiers et à quelques 150 milliards de $, etc.,) lui a permis, lui permet, de devenir une des puissances dominantes du Proche Orient.

 

En participant aux tueries de Syrie l’Iran vise deux objectifs : établir un couloir d’influence (directe ou indirecte) en passant par l’Irak et la Syrie pour arriver à la Méditerranée et se trouver sur la frontière Nord d’Israël. En attendant, elle a armé ses supplétifs de l’Hezbollah de plus de 100.000 fusées de divers type : exactement ce que la Corée du Nord a fait en plaçant plusieurs milliers de pièces d’artillerie sur la frontière avec la Corée du Sud, à 50km de Seoul. Moyen de déterrer toute velléité d’attaque contre ses installations.

     http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2017/06/ppp-5.jpg

 

L’Iran est en train d’obtenir ce qu’il voulait bénéficiant ainsi de la complicité des deux superpuissances : la Russie qui s’est installé en Syrie et les Etats Unis qui ont décidé, pour des raisons qui leur sont propres de se désengager. Le premier objectif de l’Iran a été atteint : en accord avec la Russie, les Etats Unis ont quitté une importante position qui contrôlait un triangle « Syrie-Irak-Jordanie » et empêchait la constitution du « couloir » :

http://www.debka.com/dynmedia/photos/2017/09/08/src/IraqiPopularMilitiaENG.jpg

 

tandis que la Russie amenait les iraniens (et leurs suppôts, le Hezbollah) à Quneitra, à 5 km du Golan « occupé » par Israël, permettant ainsi la réalisation du deuxième objectif de l’Iran.

 

http://jforum.fr/wp-content/uploads/2017/07/RussiansQuneitraENG.jpg

 

Tout cela dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu général que les Etats Unis et la Russie avaient concocté. Sachant ce qui allait advenir, Israël a fait valoir ses demandes (« pas d’Iran ni Hezbollah vis-à-vis du Golan »), mais ni la Russie ni les Etats Unis ne lui ont donné satisfaction. On avait seulement oublié qu’Israël avait détruit l’Osirak en 1981 et un réacteur irano-syro-nord-coréen en Syrie, en 2007.  Ce dernier, aussi après avoir vu les Etats Unis ne pas vouloir le faire eux-mêmes. 

Mais… on se souvient de l’histoire des armes chimiques de la Syrie… L’arsenal que la Russie a laissé entre les mains de M. Assad a continué de prospérer et, comme Israël le supposait, une partie des armes devait être fournies au Hezbollah. On avait oublié la « doctrine Begin » : dans la nuit de 7 septembre ledit arsenal (centre de recherches pour armes chimiques, de production de fusées de précision, etc.,) a été détruit par l’aviation israélienne « L'aviation de l'Etat hébreu aurait bombardé la ville syrienne où des armes non conventionnelles seraient fabriquées pour le Hezbollah » (Libé, 7 septembre). Ce raid israélien avait un triple objectif : détruire des armes destinées à des attaques contre le pays et faire comprendre aux deux superpuissances qu’Israël n’est pas un acteur inactif pour ce qui se passe en Syrie. J’ai dit « « un triple » - fournir la preuve à la Russie que tous les moyens de détection qu’elle a installé en Syrie (le S-400 par exemple, considéré comme « le meilleur système de détection existant aujourd’hui ») ne peuvent rien contre ses prouesses techniques.

Quelle leçon tirer de tout ce qui s’est passé ? Premièrement, que ni l’Iran ni la Corée du Nord ne renonceront à leur programme nucléaire comme suite à des « négociations » : les deux pays tromperont autant qu’ils pourront l’Occident qui, curieusement, se laisse faire. Que la seule méthode pour les faire renoncer à leur ambition nucléaire c’est faire comme Israël, qui suit depuis 1981 la « doctrine Begin ». Car, in fine, ce que l’Iran, d’une certaine manière et la Corée du Nord, d’une autre manière veulent c’est la destruction de l’Occident.

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 19:46

Faisons court : la manif, autorisée, à Charlottesville, de défenseurs du « monde ancien » comprenant aussi des voyous « suprémacistes » et/ou des nostalgiques du KuKluxKlan protestant contre la «démolition» de la statue du Général Lee s’est trouvée contestée par des « Antifa » réunissant des membres de Black Live Matter, Resist, Refuse, et autres. Ce qui devait se passer, s’est passé, bagarre générale, des battes de base-ball contre des barres de fer et … un(e) mort(e) du côté des combattants contre les « fascistes ». Et puis, comme chacun doit dire quelque chose, le Président (mal élu …) des Etats Unis a eu la malencontreuse idée de proférer une énormité dans les quelques mots qui visaient à rassembler le peuple devant des actes d’un autre temps et d’autres mœurs « il y a des gens bien des deux côtés, il faut se souvenir de cela et faire tout pour unir le peuple »

 

Enormité : équivalence morale entre des « fascistes » et « antifascistes ». Des lieux huppés des Etats Unis (San Francisco, Hollywood, Boston, Philadelphie, etc., bref  des  endroits   où          M. Trump est vomi depuis qu’il est Président -et même auparavant), du Canada, de la Nouvelle Zélande, de l’Europe de l’Ouest, de partout où se trouve le monde qui se considère dépositaire de la démocratie sociale, on a exécré, toutes affaires cessantes, le propos et on a souligné qu’il reflétait le vrai visage de M. Trump : fasciste/suprémaciste, lui-même, raciste et militant d’une droite extrême qui a honte de dire son nom. Quelques petits pays –la Chine, l’Inde, la Russie, les pays de l’Europe de l’Est, les pays d’Asie de Sud-Est, en tout plus de la moitié de la population du monde, n’ont fait rien dire à leurs dirigeants.

 

Cela semble curieux, non ? Pas tellement car certains de ces pays se trouvent confrontés au dilemme d’un passé récent : équivalence morale entre les camps de la mort allemands et ceux de concentration de la Russie, de la Chine, du Vietnam et d’autres? Equivalence morale entre les 6 millions de juifs anéantis par les allemands et les 30 millions d’ukrainiens anéantis par Staline pour une collectivisation qui a fini en faillite ? Equivalence morale entre les 20 millions de morts de la guerre sino-japonaise et les 100 millions de morts du Camarade Mao ? J’ai dit dilemme ce qui pour certains est  inadmissible car les morts de la main de la gauche (so to speak) sont morts pour laisser progresser le monde vers sa destinée historique, le socialisme voire le communisme, tandis que les morts de la main de la droite démontrent la nature anti-humaine de celle-ci et sa volonté de s’opposer à la marche inéluctable vers la société de demain supposée égalitaire et juste. On oublie, au passage, qu’un mort c’est un mort.

 

Mais que s’est-il passé aux States ? Que se passe-t-il encore là ? Voilà quelques extraits de journaux américains (tous, cependant, adversaires ouverts du Président actuel) ou français (non moins adversaires du même) :

  • Etats Unis : heurts à Berkeley entre pro-Trump et contre-manifestants ; Des centaines de militants antifascistes ont affronté un petit nombre de supporters du président venus malgré l’interdiction de leur rassemblement « contre le marxisme » (http://www.lemonde.fr/#Ftmt0hECrxu3HoEp.99) Berkeley ? Cela ne vous rappelle rien ? 1968, peut-être ?

 

  • Les «Antifa » -antifascistes, résurgence des bandes connues en Europe du temps de la « Bande à Bader » et ensuite partout dans les manifestations contre ceci ou contre cela – «les désorganisés » - les voilà à Boston pour s’opposer à une manif « pour la libre parole » :

 

  • Les mêmes à San Francisco en brûlant le « Stars & Stripes :

Mais, attendez, tout est parti de la statue du Général Lee, non ? Eh bien, peu importe d’où c’est parti, l’important est où on va.

 

On assiste, maintenant, à l’élimination systématique de la « libre parole » (si elle ne correspond pas au « logiciel » des organisations antifascistes), des réunions libres si besoin par des moyens violents le tout aidé par la majorité des médias dans un paysage prémonitoire de Orwell. Ce qui est occulté par les mêmes médias c’est ce que l’on voit de plus en plus comme violence dans les rues et qui n'est pas le résultat d’actions des mouvements d’extrême droite, mais du mouvement Antifa qui veut imposer sa vulgate à la société américaine : démolir des statues, brûler le drapeau américain, empêcher les réunions non « politiquement correctes », abolir la propriété privée et instaurer le pillage à la fin des manifs. En se demandant « pourquoi font-ils cela » on est forcés d’admettre que ce qu’ils veulent c’est détruire la société américaine, son économie et sa culture. Si l’on ne voit pas que tout cela ressemble à ce que le fascisme a fait en Allemagne et en Italie c’est qu’on est aveugle ou on fait semblant d’être.

 

Mais on va plus loin. On vient de les compter, « Selon un rapport publié en 2016 par le Southern Poverty Law Center (SPLC), spécialisé dans les mouvements extrémistes et les droits civiques, plus de 1500 symboles confédérés demeurent encore dans l'espace public aux Etats-Unis, la plupart dans le sud. Ce chiffre inclut plus d'une centaine d'écoles publiques portant le nom de soldats ou d'hommes politiques des Etats confédérés ». Et on a commencé à les déboulonner. Y compris des statues de Thomas Jefferson ou, mieux, de Christophe Colomb (car il a eu des esclaves et a maltraité la population indigène). Rien de nouveau … les Talibans à Bamiyân ont détruit des Bouddhas de plus de 50m de hauteur vieux de plus de 1.500 ans, les barbares de « l’Etat Islamique » ont détruit Palmyre dont l’histoire commence à l’âge du bronze et … il n'y a pas tellement longtemps, les allemands ont détruit toutes les statues qui, de près ou de loin, ne cadraient pas avec leur « Weltanschauung ». Soyons justes, la France a procédé aussi à la destruction de 17.000 statues, bustes et monuments divers comme ceux de Gambetta, Victor Hugo, Alexandre Dumas, Emile Zola pour ne pas parler de Jean-Jacques Rousseau ou de Robespierre (La mort et les Statues – Pierre Jahan -Jean Cocteau, 1946). Circonstance atténuante, cependant, cela se passait pendant l’occupation.

 

Mais on va plus loin. Le cinéma historique l'Orpheum à Memphis, dans le Tennessee, a décidé d’éliminer « Autant en emporte le vent» du programme de la série de films qui seront présentés pendant l’été 2018 car coupable d'une «insensibilité» raciale.

                                http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2017/08/12/gone%20with%20wind_0.jpg

 

Ce qui précède montre que l’histoire se répète. Maintenant comme une tragédie car rien n'a changé. Les nouveaux Antifa (« antifascistes) aux States reproduisent les anciens nazis et communistes. Il est évident que leur nombre (plus de 200.000 actuellement), force et influence ne fait qu’augmenter et qu’il n'y a actuellement rien pour les arrêter. Les Démocrates sont de leur côté. Les médias sont de leur côté. L’organisation bureaucratique de l’état américain est de leur côté. Plus les magnats des grandes entreprises de communication et certains financiers qui, soit pour se donner bonne conscience, soit par conviction « de gauche » supportent financièrement les manifs dans le cadre d’une stratégie de « déconstruction » des édifices économiques et/ou culturels. Regardez deux exemples :

  • On cherche des manifestants pour protester contre M. Trump -
  • D’où vient l’argent ? Entre autres … ami de(s) Clinton(s), support d’Obama ….

 

En quoi tout cela nous concerne-t-il ? Il suffit de se rappeler que ce qui se passe aux States arrive chez nous en moins d’un an. Ou dix-huit mois …

 

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 19:39

Disons-le tout de suite : c’est un monstre, un escroc, un type vulgaire, il a eu une vie privée dissolue, fait partie d’une famille qui a exploité des noirs tout en ne leur permettant pas de louer des appartements, il est imprévisible et cyclothymique et, on vient de le constater, selon certains, raciste et antisémite. Ai-je oublié quelque chose ? La conclusion est claire, il n’est pas apte à être président, plutôt on arrivera à le destituer (impeachment) mieux on se portera.

 

Sauf que… il a été élu par une minorité de 62 millions d’américains mais confirmé par les « grands électeurs » (c’est arrivé quatre fois dans l’histoire, 1824, 1876, 1888 et 2000). Mais il a été élu contre une candidate démocrate qui, jusqu’à la veille du scrutin bénéficiait d’un pronostic de 95% qu’elle allait être élue. Et cela est impensable, il doit y avoir un « « hic » !

 

Naturellement, l’establishment politique - par delà la surprise - se devait de réagir. Pour ce faire, avec l’argent de M. Soros ou celui des patrons de Silicon Valley (tous démocrates qualifiés et généreux donateurs) on a commencé par payer de manifestants, sans être très regardant sur leur origine ou leur cursus, pour former une armée de « résistance ». Le mot d’ordre, donc, dès le lendemain de l’intronisation de M. Trump a été « résister ». Résister à quoi ? On l’a compris ensuite. C’est ainsi qu’une sorte de « coup d'état rampant » contre le Président Trump se développe depuis des mois, on peut le voir tous les soirs sur les écrans des principales grandes chaines TV.

 

Ce « « coup d’état » est alimenté par les plus de 250 journaux d’importance et par les chaînes de TV dont les « nouvelles », « commentaires », « libre opinions » sont à plus de 90% négatives pour le président :

                          

On peut, au moins, convenir que d’avoir les médias à plus de 90% contre soi ce n’est pas le meilleur cas de figure pour exercer un mandat. Certes, l’argument utilisé pour justifier la haine que l’on manifeste à ce président est d’une simplicité biblique : si c’est cela, c’est qu’il le mérite.

 

Mais pour que cela soit, il faut admettre que les journalistes sont devenus des « prêtres » d’une nouvelle religion, religion pour laquelle M. Trump est le diable. Et comme le diable est l’ennemi de l’humain… on crie sur tous les toits « Trump est l’ennemi de l’Amérique ». Et tout ce qui est enrégimentable, des nervis de « Black Lives Matter » au « lumpenprolétariat » groupé dans Antifa, se sont élevés comme un seul homme contre un président dont la seule grande erreur a été de se faire élire.

 

Pourtant, peu de gens parlent de ce que cela signifie vraiment pour les Etats Unis.

Car ceux qui l’ont élu se sont référés à un programme, un agenda qui devrait leur apporter la satisfaction qu’ils n’ont pas pu avoir pendant les quelques décennies précédentes : vivre le rêve américain, comme leurs parents et grand parents l’ont fait.

Essayons de voir ce que l’Amérique a fait pendant les 200 premiers jours du mandat de M.Trump :

                

Le chômage se trouve à 4,3%, c’est le plus bas niveau depuis 2000. Pendant les six premiers mois de 2017 l’on a créé plus d’un million d’emplois – conséquence d’un « saut » dans la confiance dans l’économie dès l’élection de M. Trump et de l’annonce des premières mesures promises [réduire le nombre de « normes » et/ou décrets exécutives installés par BHO, renégocier le traité « NAFTA » (Etats-Unis, Canada, Mexico), les EU devenant exportateur net d’énergie, se retirer de l’Accord de Paris (COP 21), réduire le déficit de la balance commerciale, augmenter les investissements dans les industries américaines, réduire le nombre d’immigrants, etc., etc.,].

L’économie américaine étant très réactive, deux résultats attestent que quelquechose a changé : un taux de croissance déjà à 4% et un indicateur « bourse » supérieur à ce que l’on connaît depuis 1928 !

                            

Les gains actuels de l'indice S & P 500 pour l'année sont supérieurs aux gains annuels moyens depuis 1928, selon Howard Silverblatt, observateur expérimenté du marché chez S & P Dow Jones Indices. Les profits dégagés par les sociétés pendant cette période sont tels que selon une « rule of thumb » plus de 130 milliards de $ viendront par des dépenses dans l’économie. Autant dire, la croissance du troisième et quatrième trimestre sera aussi significative.

 

Mais trêve de l’économie. M. Trump ne dispose que de 36% d’opinions favorables (Gallup), moins que tous autres présidents six mois après leur intronisation et, surtout, pendant une période de « boom » économique. Pourquoi ?

 

La « résistance » a réussi à agglutiner tout ce l’on pouvait imaginer comme « réfractaires » à l’économie de marché ou à l’ordre social. Plus le parti démocrate qui a perdu sa base ancienne (classe ouvrière blanche et noire). Plus une partie du parti républicain, surtout ses élites et ses « apparatchiks ». Et avec la caisse de résonance des médias… Et elle a réussi (grâce à l’ancien patron du FBI) de lancer une procédure judiciaire pour une soi disante « collusion » entre M. Trump (ou ses proches) et la Russie, collusion ayant comme but de faciliter son élection. Voilà plus d’une année depuis que le FBI, ensuite les députés et les sénateurs, ensuite un « procureur spécial » cherchent, sans trouver, des preuves de ladite collusion. Comme il n’y a pas eu une seule fuite de toutes ces procédures (inimaginable, car quelques centaines de fonctionnaires divers cherchent) on commence à croire qu’on ne fait que dépenser de millions de $ pour rien.

 

Donc, on change de cheval… Suite à une manif à Charlottesville où il y a eu un mort on a accusé    M. Trump de faire la part belle à « des nazis, membres du KKK et autres ejusdem farinae » (avec des échos sur les cinq continents… voir un magazine allemand le montrant en nazi ...). Donc, qu’il est raciste lui-même ou qu’il est tout au moins « suprémaciste blanc ». Et comme la manif avait comme but de s’opposer à la destruction de la statue d’un général sudiste (de la guerre de sécession)… de fil en aiguille, on a lancé un mouvement pour détruire toutes les statues qui ont été érigées pour des gens qui ne devraient plus être en odeur de sainteté : anciens propriétaires d’esclaves comme George Washington ou Thomas Jefferson …

 

Au bout de ses 200 premiers jours M. Trump est devenu l’homme à abattre et tous les moyens sont bons. L’arrivée du cyclone Harvey (250km/heure …) et les dégâts qu’il provoquera lui seront, sans doute, attribués. Comme d’autres lui reprochent, à juste titre, ce qu’il n’a pas fait : s’entourer de gens qui ont à cœur de réaliser ses promesses, retirer les troupes américaines d’Afghanistan, transférer l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem, etc., etc.,

 

Le Maire de New York non content d’avoir fait enlever une plaque commémorative (G.Pétain – 1931) vient de suggérer que l’on doit faire de même pour la statue de Christophe Colomb. Tandis qu’à la Nouvelle Orléans on a proposé de démolir la statue de Jeanne d’Arc car sa posture militaire dit qu’elle n’était pas une femme comme d’autres !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 15:54

De Charlottesville à Barcelone ...

 

La version, succincte, qui a fait le tour du monde a été :

 

Un ramassis de racistes et d’antisémites, se voulant représentants de la « suprématie blanche », y compris des membres du Ku Klux Klan (que personne ne pensait exister encore) et des néo-nazis s’affirmant comme tels, avaient décidé de se réunir à Charlottesville (Virginie) pour protester contre la démolition d'une statue de Robert E. Lee (général de l’armée confédérée). Armés jusqu’aux dents ils ont provoqué des gens pacifiques et ont assassiné une femme de 35 ans.

 

Mais …

Bien que l’autorisation de manifester leur ait été refusée initialement, suite à l’intervention de la principale organisation de défense de la « liberté de s’exprimer » (ACLU - The American Civil Liberties Union (ACLU) is a national organization that works daily in courts, legislatures and communities to defend the individual rights and ...) un juge l’a finalement autorisée. Ils étaient quelques 3 à 500, c’est dire l’importance de ces nervis d’extrême droite, ridicules de vouloir montrer leur force.

 

Qu’à cela ne tienne. Des hordes d’activistes, des membres, suppôts, d’organisations “antiracistes” groupées dans “Antifa” (Black Lives Matter, Resist, Refuse Fascism – elles sont légion et quelques 200 d’entre elles sont sponsorisées par G. Soros…) habillés de noir, certains cagoulés et disposant de battes de base-ball, barres de fer et autres instruments indispensables pour protester pacifiquement (des vidéos sont disponibles pour le confirmer) ont décidé de contre-protester. Eux, ils n’ont pas demandé l’autorisation de manifester. Ils ne l’auraient pas obtenue car on savait qu’il y aurait danger. Dans l’échauffourée qui a suivi un garçon de 22 ans, dont la mère vit dans un fauteuil roulant, a voulu quitter l’endroit : pris de peur -plus de 500 impacts de coups divers sur sa voiture- il a renversé une « contre-protestante », la tuant sur le coup.

 

Certes, les nazillons n’avaient pas à faire montre de leur existence. Certes, se commettre avec des membres du Klan vous disqualifie, à jamais, de vous montrer dans la société de gens civilisés. Mais ils n’étaient que quelques centaines et, ne sont, probablement, pas plus de quelques milliers aux Etats Unis. Pays de 325 millions d’habitants. C’est peut-être pour cela que 86 % des américains républicains et presque la moitié de tous ont été d’accord avec la réaction (curieuse, insuffisante, déplacée) de M. Trump.

 

Malheureusement, en face, les troupes d’Antifa non seulement cherchaient la bagarre mais, surtout, la reconnaissance. Car Antifa veut faire savoir aux américains qu’elle est contre le gouvernement « des blancs », qu’elle est pour un régime socialiste voire communiste voire anarchiste et qu’elle veut interdire à ceux qui s’opposent à elle de trouver moyen de la démasquer. Agglutinant skinheads communistes, trotskistes, communistes libertaires, autonomes, héritière de feu le Parti Communiste, des Black Panthers, elle est le fer de lance du mouvement de la résistance au gouvernement Trump. Le soi-disant mouvement «antifasciste» en Amérique aujourd'hui ressemble étrangement au fascisme qu'il prétend combattre. Lorsque l’on voit des manifestants masqués d'Antifa en noir, portant des armes, perturbant les événements publics et bloquant des conférenciers sur des campus universitaires, cela ressemble plus au fascisme des années 30 que son contraire… Noam Chomsky, révolutionnaire américain s’il en est, pape des courants révolutionnaires, vient d’assener une vérité évidente :

 

 

Antifa est un cadeau pour la droite car elle met en évidence ce que les gens qui veulent détruire les sociétés civilisées « judéo-chrétiennes » ont comme programme et comme moyens pour le réaliser. Et des gens de gauche avertis comprennent que la pente prise par Antifa est glissante : le hasard faisant bien les choses, le jour de l’échauffourée de Charlottesville, le numéro de septembre de la revue (de gauche) Atlantic, annonce en couverture, un texte écrit par Peter Beinart (on ne le présente plus…), une des grandes stars de la gauche américaine, intitulé « La montée de la gauche violente».

 

Mais, d’évidence, ce qui menace la paix du monde aujourd’hui, quoi qu’on en dise, ce n’est pas l’extrême droite. Ce qui menace l’Amérique et le monde occidental, en totalité, c’est la collusion entre l’extrême gauche et les islamistes, pour appeler un chat un chat, « l’islamo-gauchisme ». C’est vrai pour Charlottesville, c’est vrai pour Boston (3 à 400 manifestants d’extrême droite, 40.000 contre-manifestants « pacifiques ») et on vient de le voir, encore, à Barcelone. De Russie en Finlande, d’Allemagne en Belgique, de France en Angleterre, partout dans le monde libre l’islamo-fascistes sont à l’œuvre. Et ils ont comme complices, réels, les « politiquement corrects » (« ne pas stigmatiser            les… ») et les élites qui nous gouvernent : voir Bush père et fils, Mitt Romney, les principales têtes des mastodontes informatiques aux Etats Unis, Mme Merkel et Mme Kay -j’en oublie de non moins importants- « condamner » ce qui s’est passé à Charlottesville (et, en passant, la réaction - curieuse, certes - de Donald Trump) laisse rêveur. Ce qui ne devrait pas dépasser le niveau d’un fait divers, regrettable, sans doute, mais ne représentant rien à l’échelle mondiale. Mais les médias et la gauche politique internationale ont transformé cet incident en la plus grande fausse nouvelle de l'été, transformant ses vraies leçons en une lecon de morale qui justifie la guerre à la droite et aux gens blancs en général.

 

Tandis que Barcelone… Mais comme pour tous les autres cas identiques, on met des fleurs sur le lieu de crime, on pérore avec conviction la volonté de rester unis et la conviction que « nous serons vainqueurs » et deux jours après on oublie tout. Tandis que les « cousins » n’arrêtent pas de dire et redire « l’Europe sera reconquise, elle sera à nous ». Et les radios et les stations de TV, à se demander pourquoi, n’oublient pas de mentionner, presque comme une excuse pour ce que l’on subit, « c’est vrai, l’Espagne était un khalifat il y a 1400 ans … »

 

Mais revenons à Charlottesville. On a voulu s’opposer à la destruction de la statue d’un général sudiste. C’est, peut-être, bon de rappeler G. Orwell (1984) « Le moyen le plus efficace de détruire un peuple est de nier et d'effacer leur propre compréhension de leur histoire » Et voilà que s’étend aux Etats Unis la demande (d’Antifa et tant d’autres) de détruire tous les monuments qui, de près ou de loin, ont quelque chose à voir avec des causes aujourd’hui considérées inadmissibles. Ce n’est pas du révisionnisme ? Et si l’on accepte cela, en quoi se différencie-t-on de la destruction des Bouddhas de      Bâmiyân par les talibans ou de Palmyre par les assassins de l’Etat Islamique ? Comment a-t-on oublié ce qu’on fait l’Allemagne nazie, l’Union Soviétique, la Chine pendant le « révolution culturelle » ?

 

A Charlottesville, en Virginie, selon la vulgate dominante, une manifestation de l’extrême droite expression de la suprématie blanche, armée, a abouti à la mort d'une personne. M. de Blasio, maire cryptocommuniste de New York vient de décider de déboulonner une plaque (posée en 1931) rappelant les mérites du Maréchal Pétain pendant la guerre de 14-18. De Gaulle, pratiquement tous les ans, faisait fleurir la tombe de celui qui, condamné à la peine de mort, a vécu jusqu’à 95 ans.

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