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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 11:11

 

 

Il faudrait bien, un jour, tordre le cou à la fiction « la loi internationale ne permet pas ceci ou cela dans les territoires « occupés » (disputés, sous administration israélienne). Deux lecteurs fidèles me signalent :

 

a.     un extrait du Jugement de la Cour d’Appels de Versailles (23 mars 2013 …)

 

filename-1.jpg

Le Jugement en appel (après un jugement identique en première instance) est relatif à une action en justice (2002 …) intentée par l’Autorité Palestinienne et l’Association France-Palestine concernant la construction par Alsthom et Veolia du tramway de Jérusalem. Il  rappelle aussi que les conventions pertinentes ont été établis entre des états et, déboute, à ce titre les plaignantes car ne représentant pas des états ...

 

b.  un extrait de :

Letter dated 10 April 2002 from the Secretary-General
addressed to the President of the Security Council 

 

We reiterate that there is no military solution to the conflict and call on the parties to move towards a political resolution of their disputes based on UNSCR 242 and 338, and the principle of land for peace — which formed the basis for the Madrid Conference of 1991. We reaffirm our support for the objective expressed by President Bush and spelled out in UNSCR 1397, of two States, Israel and Palestine, living side-by-side within secure and recognized borders

 

Ce qui amène à dire que (c) la dernière decision de Bruxelles contrevient et aux decisions du Quartette et du Conseil de Sécurité, (d) est totalement en contradiction avec la chose jugée en France et réglée définitivement en appel et (e) plus généralement on peut observer qu'il s'agit de territoires disputés, les résolutions 242 et 338 ne parlant d'aucune manière des "frontières de 1967" ....

 

Pour ce qui est de la France, en vertu du principe de subsidiarité, on peut se demander, réellement, si elle ne passe pas outre un jugement de sa justice quand elle s’associe à une décision de Bruxelles dont l’aspect politique et discriminatoire à l’égard d’un état déterminé est patent.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 19:47

 

Ø Pourquoi pensez-vous qu’un accord n’est pas possible ?

 

Vu d’avion : dans le cadre des deux tentatives (Barak/Clinton, 2000/2001 et Olmert, 2008) les palestiniens se sont vus offrir plus que les gouvernements successifs sont disposés a accepter (conditions changées – Hamastan à Gaza, « printemps arabe » dégénérant en tueries et guerres civiles, etc.,).  Des sujets sans solution voilà quelques uns :

 

-   retour des « refugiés » (quelques 4/5 millions …) - sine qua non pour les palestiniens, suicide national pour les israéliens ;

-   démilitarisation du futur éventuel état palestinien et présence d’Israël sur la frontière naturelle avec la Jordanie, le Jourdain sine qua non pour Israël, inacceptable pour les palestiniens ;

-   partage de Jérusalem – sine qua non pour les palestiniens, inimaginable pour les israéliens (le Mur des Lamentations se trouverait dans le territoire du futur éventuel état palestinien) ;

-   reconnaissance par les palestiniens (et le monde arabe) du caractère juif de l’Etat d’Israël – sine qua non pour Israël, impossible pour le monde musulman (territoire légué par Allah à l’oumma …).

 

Ces quelques exemples laissent de côté « la terre » car ce conflit n’a jamais été un conflit territorial, il s’agit d’un conflit à caractère existentiel pour les deux protagonistes.

 

Ø Si vos chiffres (et  les courbes) relatifs à la démographie sont exacts, peut-on expliquer pourquoi même des amis d’Israël disent le contraire ?

 

-  à la recherche de tout ce qui pourrait, éventuellement, amener Israël à résipiscence on s’est appuyé, au départ  -il y a une dizaine d’années- sur des données incomplètes ou fausses (nombre réel d’individus de chaque groupe ethnique, taux de fécondité des populations différentes, changements majeurs dus à des progrès économiques et/ou sociaux, etc.,) ; la peur de la « bombe démographique » devait (doit) conduire Israël à faire des « concessions » (« la terre pour la paix ») ;

-     devenue vulgate dominante (le « camp de la paix », la presse –en totalité, ou presque, de gauche- l’Europe  et BHO) on utilise ses tenants et ses aboutissants sans discernement (comme « les frontières de 1967 » en oubliant, volontairement qu’il s’agit de « lignes d’armistice de 1949  qui ne devaient, à jamais, être considérées comme frontières … ) ;

-     les « amis » d’Israël qui utilisent et propagent cette vulgate ne le sont pas (sauf des rares exceptions) ;

 

Ø Vous rappelez des réalisations d’Israël, pourquoi ne pas créditer les palestiniens de pouvoir faire aussi bien s’ils étaient « libres » ?

 

-     partie intégrante du monde musulman,  les palestiniens feront ce que les autres nations arabo-musulmanes font : de l’anti-création ; une culture millénaire d’exclusion de « l’autre », de haine, qui « célèbre la mort » non pas la vie, qui exclut la moitié de son humanité (les femmes) ne peut pas constituer un terreau propice au progrès par l’innovation ; « anti-création » - détruire, avant de laisser bourgeonner, tout ce qui pourrait venir contester ou changer ce qui est dogme venant des profondeurs du temps ;

-    deux exemples : Gaza, transformée en, presque, califat et tête de pont pour détruire Israël, d’un côté et tous les états arabo-musulmans de l’autre : combien de prix Nobel ou des médailles Field ? quel état arabo-musulman est-il en mesure d’assurer ses besoins alimentaires d’une manière autonome ?  Le climat et la qualité de la terre sont identiques pour Israël (devenue un des grands spécialistes de l’agriculture et étant, presque, totalement autonome pour ses besoins agro-alimentaires) et les pays du Proche Orient mais l’Egypte (jusqu’à récemment, le pays le plus développé du monde arabe) importe plus de 95 % des produits agro-alimentaires (blé, farine de blé, ma¨s, viande, sucre, huiles végétales, etc.,)   nécessaires à sa population … Quant au PNB/capita ... 6000 $ pour l'Egypte, 30.000 $ pour Israël.

 

Ø Si ce que vous dites passe la rampe, comment expliquer cette nouvelle tentative américaine d’obtenir un accord ?

 

-    après les échecs retentissants et répétés de la diplomatie de BHO au Proche Orient (Libye, Egypte, Syrie – en voilà quelques uns mais aussi Bahreïn, Yémen ou les relations avec l’Arabie Saoudite et les pays du Golf) tout au long des cinq dernières années, les Etats Unis ont cruellement besoin d’un succès à la mesure de leurs échecs ;

-    les Etats Unis ne sont plus en mesure (après l’Irak et la main mise de l’Iran sur ce pays, après l’Afghanistan et le retour, jour après jour, de plus de talibans …) d’obtenir satisfaction en raison de leur « puissance » ; de plus, ses militaires, totalement déboussolés, sont devenus « pacifistes » : entendre le plus gradés de leurs généraux dirent « qu’intervenir en Syrie sera difficile, voire impossible vu la fantastique défense aérienne de ce pays » (Général Dempsey) laisse rêveur tout observateur, surtout, arabe qui se demande (Arabie Saoudite) comment, dans ce cas, les américains interdiront à l’Iran d’accéder à la bombe ; le Général Dempsey n’a probablement pas été mis au courant de la destruction d’un réacteur nucléaire en Syrie en 2007 par Israël ou des bombardements récents de grande précision ayant détruit des stocks de missiles perfectionnés d‘origine russe dans la banlieue de Damas ou dans un port sur la Méditerranée … Israël qui n’était, peut-être pas, au courant de la formidable défense aérienne syrienne …,

-    obtenir un accord israélo arabe (palestinien au départ) serait pour les Etats Unis la preuve à fournir au monde entier quant à leur capacité de rester le « gardien de la paix » ; ce qui n’a strictement rien à voir avec Israël, les palestiniens ou leur destin …

 

Ø Pourquoi qualifier la récente décision de l’Europe (boycotte déguisé des produits dont l’origine se trouve  au delà des « frontières de 1967 » d’antisémite ?

 

-  certes, elle est présentée comme cohérente avec « la loi internationale » ; loi internationale qui, pourtant, n’interdit pas à la puissance « occupante » d’un territoire suite à une guerre, la capacité de produire sur place ; l’Europe considère que les territoires au delà des « frontières de 1967 » (sic !) ne peuvent pas faire partie de ceux où Israël produit des biens ; ce faisant, elle considère que lesdits territoires appartiennent aux « palestiniens » mais … la loi internationale (les résolutions idoines du Conseil de Sécurité après la guerre de 1967 et celle de 1973) les considèrent comme des « territoires disputés » ;

-    la décision de l’Europe à un caractère anti-israélien (mais, presque, tous les israéliens sont juifs …) et/ou antisémite car elle a été concoctée pour être uniquement applicable à Israël, puissance occupante de la Cisjordanie ; aucune décision équivalente pour la Chine - qui occupe le Tibet, pour la Turquie - qui occupe le Nord de Chypre, pour le Maroc - qui occupe une partie du Sahara ou pour l’Indonésie - qui occupe une partie de la Papouasie … territoires dont l’occupation n’a jamais été reconnue par la communauté internationale …

 

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 14:18


 
Pauvre Monsieur Kerry … Il prenait l’avion, vendredi, pour rentrer à Washington en disant, urbi et orbi, « mission accomplie … israéliens et palestiniens vont commencer des négociations … »

 

Pensait-il déjà au Prix Nobel que l’on n’oubliera pas de lui décerner ? Peut-être, mais … pas longtemps : avant que son avion se pose à Washington les palestiniens faisaient savoir que rien n’était sûr et qu’ils maintenaient les « conditions » pour rencontrer les israéliens. Comme d’habitude, ils ne perdaient pas l’occasion de perdre une occasion (Abba Eban). Ou, au moins, donnaient-ils l’impression de cela.

 

La réalité ? Tout d’abord, il est peu probable qu’ils aillent aux Etats Unis autrement que forcés par les menaces américaines (surtout transferts d’argent) et -c’est nouveau- sous l’impulsion de la Ligue Arabe  qui a d’autres chats à fouetter. La Syrie et ses 100.000 morts (continuez à compter), l’Egypte et l’arrêt brutal par l’armée de la mise en place d’un califat par les Frères Musulmans ou, surtout, l’avance à grands pas de l’Iran vers la bombe.


 Ensuite, à supposer que des négociations commencent on sait (a) que tout ce que peut accepter Israël est en deçà de ce que peuvent accepter les palestiniens et que tout ce que veulent les palestiniens est au-delà de ce que les israéliens peuvent accepter ; (b) que les négociateurs de M. Abbas, comme lui-même, ne représentent, en gros, qu’une moitié des palestiniens l’autre moitié (Gaza, Hamas) se destinant corps et âme à l’éradication d’Israël. Qu’il s’agisse des frontières (actuellement lignes d’armistice de 1949 dont une stipulation essentielle des accords y relatifs  indiquait qu’elles ne seront jamais considérées comme des frontières …), des « réfugiés » palestiniens et leurs cinq générations de descendants ayant vécu dans les camps de réfugiés des pays frères depuis 65 ans sans aucun droit civique ou de Jérusalem, rien, absolument rien ne peut passer la barre du possible. Les deux dernières preuves - Barak/Clinton en 2000/1 et Olmert en 2008 sont allés au-delà de ce qu’ils savaient ne pas être acceptable pour la majorité des israéliens –devraient suffire pour comprendre qu’il s’agit d’un conflit sans solution. Tout le monde le sait, tout le monde fait semblant de ne pas le savoir.

Ce qui dépasse l’entendement c’est de voir le ban et l’arrière ban de la « communauté mondiale » pousser les deux protagonistes à négocier (et faire sur eux des pressions qui laissent rêveur …) sachant pertinemment qu’il n’y rien à négocier : d’un côté, les palestiniens qui ne pourront (jamais ?) renoncer à l’idée de faire disparaître Israël et, de l’autre côté, les israéliens qui ne sont pas prêts de recommencer Massada … Même si l’Europe s’y est mise et vient de décider, implicitement, que les territoires sous administration israélienne (Cisjordanie, Jérusalem) sont délimités par les « frontières de 1967 » ; tout cela pour signifier qu’aucun contrat ne sera conclu avec Israël si ledit contrat suppose l’inclusion de personnes ou entités se trouvant dans lesdits territoires. Boycott déguisé ? Savent-ils, ceux qui ont concocté le texte que le Mur de Lamentations se trouve au-delà de la ligne d’armistice de 1949 ? Et que de 1949 jusqu’à la guerre de six jours, initiée par les pays arabes, le site du Mur servait de carrière de pierres pour les latrines de l’armée jordanienne ?  Ils doivent le savoir mais … boycotter, enfin, Israël cela vaut la peine !

Boycotter Israël ? L’Europe vend environ 30 Milliards d’euros de produits à Israël avec une balance particulièrement positive (importations = moitié des exportations) – tandis que ses exportations vers la Chine sont de 36,5 Milliards d’euros et les importations 284 Milliards d’euros (Eurostat 2012). Vendre à Israël autant qu’à la Chine et boycotter Israël  ? Quelle galéjade …

Boycotter Israël ? Les drones de toutes les armées européennes sont d’origine israélienne. Galileo sans Israël, 8ème puissance spatiale mondiale ? « Les Israéliens sont arrivés à un tel niveau de recherche scientifique et d’application industrielle (surtout dans le domaine de l’optique) que leur venue est considérée comme essentielle pour de nombreux pays comme la Chine, l’Allemagne et la France. Israël est l’un des huit pays de la communauté spatiale dans le monde qui a une expérience technologique considérable dans le domaine des programmes spatiaux et qui a réalisé des actions importantes dans les applications, les équipements etc. » (explication pour la participation d’Israël à partir de 2004).

Boycotter Israël ? Aussi les microprocesseurs d’Intel (montés dans les ordinateurs portables) conçus, développés et fabriqués en Israël ? Et Teva – premier producteur mondial de produits pharmaceutiques génériques ? Aussi les phosphates de la Mer Morte (engrais naturels pour une agriculture durable) ?

Boycotter Israël ? Pour promouvoir l’innovation, les « venture capitalists » investissent en Europe 5 € per capita, aux USA 50 € per capita et … en Israël  110 € per capita ! Israël investit 4,5% de son PIB en recherche et développement, le % le plus grand au monde ! Trois Prix Nobel en Physique et Chimie pour la France, 5 pour Israël de 2000 à 2012 !

Mais revenons à nos moutons …

Une goutte de démocratie dans un océan d’intolérance, de haine et de mort. Israël dans le Proche Orient arabe et musulman. Israël dont l’existence est mise en question tous les jours de la semaine. Et puisque, depuis 65 ans, on n’a pas réussi à la détruire par les armes on essaye de le faire par l’économie. Une interprétation facile de l’attitude de l’Europe : Shylock … 

Tout ce qui nous a été dit, depuis des lustres, sur l’impossibilité d’une existence pérenne d’Israël (démographie, entre autres) s’est avoué faux. Regardez l’évolution des populations âgées de 18 à 24 ans (« l’avenir » de tout société qui se développe) et vous comprendrez pourquoi l’avenir est du côté d’Israël :

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La « bombe démographique » (arabes musulmans vs israéliens juifs) n’est qu’une vaste fumisterie utilisée pour faire peur et obtenir de la part d’Israël des « concessions » pour « la paix ». Regardez l’évolution des populations se trouvant entre le Jourdain et la mer, d’un côté les israéliens et de l’autre les « palestiniens » de Cisjordanie et de Gaza …

 


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Car si, pour maintenir  la  population  d’un pays  il est nécessaire d’avoir un taux de fécondité de 2,1 enfants/femme en âge de procréer, Israël a un taux de 2,65 tandis que celui des populations de Gaza et Cisjordanie descend asymptotiquement vers 1,8 …


Comme la menace d’un état « binational » à majorité arabo-musulmane n’est, elle aussi, qu’une autre fumisterie : à aucun moment (effet de l’augmentation du taux de fécondité des israéliens et de la diminution du même taux pour les populations arabo-musulmanes) l’Etat d’Israël ne sera menacé de perdre son caractère juif.

Quant à la possibilité réelle de forcer sur Israël la construction d’un état binational, qui s’en chargera ?

Tels que les choses sont connues aujourd’hui quelque part entre 2015 et 2020 (c’est demain …) Israël deviendra un des principaux producteurs mondiaux de gaz et pétrole (dépôts sous-marins déjà connus et exploitation du gaz -et pétrole- de schiste). « La Terre Sainte, du point de vue des ressources naturelles, pouce par pouce, est le pays le plus riche en énergie au monde » (Walter Russel Mead).

L’Europe se prépare à en faire un de ses fournisseurs principaux (2020 ?) pour échapper à l’ami Poutine, entre autres. La même Europe qui lance contre Israël un boycott fondé sur des choix idéologiques quand ils ne sont pas, tout crument, antisémites.

Devenu, depuis quelque temps déjà, le pouvoir majeur (le seul ?) du Proche Orient, personne ne pourra imposer à Israël de se suicider pour faire plaisir à l’Europe qui n’a pas trouvé d’autre possibilité pour faire disparaître ses juifs que la « solution finale » ou aux musulmans du monde tous voulant tuer « le juif » car c’est écrit dans le Coran …

Reste l’Iran : au lieu de s’en occuper, l’Europe, d’une manière stupide, s’aliène Israël et ses populations en décidant de boycotter certaines de ses activités économiques.  Sans regarder ce dont elle aura besoin dans quelques années quand seule Israël pourra le lui fournir. Certes, à ce moment-là, l’Europe reviendra sur ses idioties mais … entre temps, au lieu de participer avec Israël au développement d’une partie du monde elle restera à regarder passer les trains …

L’Europe a laissé depuis dix longues années l’Iran avancer vers la bombe. L’Iran qui ne cache pas son intention de «éradiquer » Israël. Entre la capacité destructrice de l'arsenal nucléaire d'Israël et de son système de défense antimissile, on prédit que « un échange à armes nucléaires laisserait Israël endommagée, mais la civilisation iranienne disparaîtra ». «Une reconstruction iranienne n'est pas possible dans le sens habituel du terme» (l'analyste militaire Anthony Cordesman). Aussi hallucinés qu’ils soient, les mollahs, seront-ils prêts à faire disparaître la civilisation perse ?

Israël n’est pas seulement la puissance la plus forte de la région. En une ou deux générations elle sera la seule puissance de la région, le dernier état debout au milieu des ses voisins tous ruinés ou détruits par eux-mêmes. Regardez la Syrie. Regardez l’Egypte en train de devenir « Somalie sur Nil »

Alors ? Monsieur Kerry ? Il avait annoncé au monde que les deux parties allaient commencer des négociations cette semaine : «Le négociateur palestinien Saeb Erekat n’ira pas pour des pourparlers de paix préliminaires à Washington jusqu'à ce que son gouvernement ne reçoit des assurances concernant la volonté d'Israël de négocier un accord sur la base des lignes de 1967 et un engagement à libérer des détenus qui purgent des peines prononcées avant la signature des Accords d'Oslo» (Al-Hayat mardi 23.07.13).
 
Et deux croissants … ils ont fait croire à John Kerry qu’ils avaient renoncé aux conditions préalables qui les ont empêchés de négocier depuis bientôt quatre années mais ils l’ont laissé partir et dire ce qu’il voulait …

Quant aux israéliens « discuter du processus de paix avec les palestiniens c’est comme discuter de la couleur du tee shirt que vous mettrez quand vous arriverez sur Mars » (Politico).


 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 10:02

 

 

 

 

Le séisme politique créé par l’affaire Cahuzac suivie de celle du « trésorier de campagne» a tellement effrayé notre gauche gouvernante -car il montrait clairement qu’elle n’était pas (mais alors … pas du tout) au dessus de tout soupçon- qu’elle s’est précipitée dans des manœuvres de diversion, malheureusement pour elle, trop improvisées.

 

On a commencé par envoyer sur tous les plateaux de télévision et dans tous les studios des stations radio les « cogneurs » pour expliquer au bas peuple qu’il s’agissait d’une « défaillance individuelle », qu’un seul homme était en cause (avant le trésorier …) et que, dès lors, le parti socialiste et son gouvernement n’avaient rien à voir avec. Message concocté par les spécialistes en communication de l’Elysée et répété ad nauseam par des perroquets – les uns moins convaincants que les autres ! Se rendant, vite, compte du fait que cette ligne de défense ne défendait rien, on a sorti le grand tambour pour expliquer que ce qu’il faut faire c’est une « grande loi pour la moralisation ». Bien sûr, chaque fois que l’on a besoin, on fait « une grande loi », une « grande réforme », on nomme « une grande commission » car tout doit être grand. La justification « il faut moraliser la classe politique ». Tout d’un coup, ce n’est plus un homme qui a failli, c’est « toute la classe politique » - manière de mettre les socialistes ayant fauté dans le magma de tous les autres … Ce qui revient à dire (logique, n’est-ce pas ?) qu’en réalité … « ils sont tous pourris » !

 

Loi de moralisation ? Moraliser quoi ?

 

Peut-être le « cas Guérini » de la « fédé » de Marseille ? Peut-être le cas « Kucheida » du Pas-de-Calais ? Peut-être le cas Gérard Dalongeville d’Hénin-Beaumont ? Peut-être le cas « René Teulade » ? Voilà quatre cas dont le président, normal et lisse comme le tefal, a eu non seulement à connaître mais qu’il a couvert pendant qu’il était premier secrétaire du parti. Le « cas Guérini » est de tous connu, il ne mérite pas d’en rajouter.

 

En revanche, Jean-Pierre Kuchéida dont le procès pour abus de biens sociaux est en cours se rappelle à l’attention de notre président en demandant qu’il vienne témoigner à la barre.

 

En revanche, l'ancien maire PS d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Gérard Dalongeville, qui sera jugé fin mai dans une affaire de fausses factures présumées, veut faire citer comme témoin le président François Hollande (selon son avocat) "pour qu'il fasse connaître au tribunal ce qu'il savait comme premier secrétaire du Parti socialiste pendant 11 ans, du financement de la fédération du Pas-de-Calais".

 

En revanche, René Teulade, condamné déjà en 2011 pour abus de confiance et dont le procès en appel s’ouvre ce mois, dispose d’une grande proximité avec François Hollande (dont il a été député suppléant). En octobre 2012, lors de son discours de clôture de la Mutualité française, le président lui a rendu un hommage appuyé avec ces mots : « René Teulade auquel je suis lié par une fidélité corrézienne. » Abus de confiance ? La Mutuelle Retraite de la Fonction Publique lui a versé des indemnités sans raison, lui a loué gratuitement un appartement Rue Solférino (quatre pièces et garage, à deux pas du siège du parti …) et tout cela parce que de 1974 à 1992, comme président de ladite mutuelle il a détourné des fonds de la mutuelle ! François Hollande est nommément cité dans les divers actes du procès, on lui demande aussi de venir témoigner (voir les documents publiés par Le Point du 10.04.13).

 

Moraliser ? Sans excuser les autres tricheurs de droite, du centre ou d’ailleurs, notre président devrait commencer par se moraliser lui-même. Et avant de faire faire de nouvelles lois, il devrait se soumettre, lui aussi, à celles existantes. Par exemple en acceptant de venir témoigner aux deux procès mentionnés (ainsi qu’il s’est engagé de le faire pendant sa campagne présidentielle).

 

Résumons : cas Cahuzac, trésorier de campagne, au moins quatre affaires venant devant les juges ce printemps et tout cela après avoir infligé au pays des punitions sévères sous forme de nouveaux impôts et taxes dont, en réalité, le but n’est pas de réduire l’endettement mais … surtout de pouvoir continuer l’irresponsable marche en avant des dépenses de l’état. Et, aussi, pour pouvoir remercier ceux qui on voté pour lui : retraite à 60 ans pour certains, pas touche au régimes spéciaux, 60.000 nouveaux enseignants, abrogation du jour de carence pour les fonctionnaires, en veux-tu, en voilà !

 

Quo vadis Domine ? « J’ai fixé la cap, l’objectif c’est la croissance » combien de fois avez-vous entendu cette calembredaine (baliverne, faribole, sornette) ? A part lui (et certains de ceux qui l’entourent et qui défendent leurs maroquins) personne ne croit plus ce qu’il raconte.

 

La première preuve : 73 % des français qui ne lui font plus confiance (dire, comme la presse aimable à son égard, que sa côte de confiance est de 27% -au dernier sondage- c’est fallacieux).

 

La deuxième preuve, au moins trois commissaires européens (Bruxelles) rappellent, pratiquement chaque semaine à la France (a) l’absence de réformes sérieuses et immédiates, (b) l’impossibilité de retrouver sa compétitivité si l’on ne réduit pas la charge de l’état et l’ampleur des distributions sociales financées par un endettement croissant, (c) le bilan inquiétant des experts européens quant aux déséquilibres macro-économiques de la France. Et lui disent carrément (Olli Rehn, cette semaine à Bruxelles) «La résistance du pays aux chocs extérieurs diminue et ses perspectives de croissance à moyen terme sont de plus en plus entravées.» Coût du travail, poids de l'impôt et résistance aux réformes ont fait de l'Hexagone le pays «où les marges bénéficiaires des entreprises sont les plus faibles de la zone euro, …. La faible profitabilité des entreprises, en particulier industrielles, couplée à leur endettement, est une menace pour la compétitivité de l'économie française tout entière

 

La troisième preuve - Dominic Moisi dans Financial Times (traduction MB) « Mais, dans la foulée du scandale Cahuzac, le président de la France ressemble de plus en plus à un Louis XVI moderne -le roi guillotiné par les révolutionnaires. Après des années de crise économique et sociale, et sans que l’on voit la lumière au bout du tunnel, les Français perdent patience, non seulement avec les politiciens, mais avec l'ensemble de leurs élites. M. Hollande, comme Louis XVI, pourrait se révéler être un homme qui n'a rien d'exceptionnel en des temps exceptionnels » (Financial Times, 09.04.13).

 

Aussi le graphique de The Economist  qui montre clairement que les ménages se sont serrés la ceinture (comme les sociétés industrielles) tandis que l’état ne fait qu’augmenter sa contribution à la dette du pays en % du PNB !

 

 

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La quatrième preuve : Der Spiegel (pourtant à gauche …) : « Les rumeurs qui circulent après le scandale (Cahuzac) ont déclenché la panique dans les différents ministères et à l'Elysée ; en même temps, elles empêchent le gouvernement de promulguer la réforme des retraites impopulaire, mais nécessaire. »

 

Résumons : la France semble être déboussolée, son gouvernement opère des diversions (loi de moralisation après la loi « mariage pour tous » après la mise à mal des mesures judiciaires prises par le gouvernement précédent, etc.,), bref, la maison brûle mais … Jeannette se coiffe !

 

Et, dans ce marasme politique et, surtout économique, tous ceux qui se réclament de Keynes (et d’autres – voir ceux qui pensent comme Von Schacht -de sinistre mémoire- mais n’osent pas le dire …), tous ceux qui n’ont de mots durs que pour l’Allemagne (premier pays en Europe à avoir commencé à raboter les contours de l’état providence) n’arrêtent pas de demander à la France de ne pas s’occuper de son endettement mais … de « produire de la croissance » en se lançant dans des aventures économiques avec des fonds dont elle ne dispose pas. Mais qu’à cela ne tienne … « les boches paieront » ou, à défaut, nos enfants et petits-enfants … jusqu’à la septième génération (comme dans l’Ancien Testament !).

 

C’est beau la France, c’est surtout généreux, la république socialiste irréprochable est en marche, on ne sait pas vers où mais on y va avec une grande conviction, foi de notre capitaine de pédalo qui a fixé le cap mais … sans savoir comment on va revenir.

 

 

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Published by martin - dans France
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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:22

 

 

 

 

Sauf pour François Hollande dont le « Moi, Président … » a réussi à convaincre une petite majorité de français (surtout venant de la « diversité » et du FN) de voter pour lui dans la cadre du référendum anti-Sarkozy.

 

Que s’est-il passé depuis que la gauche est revenue au pouvoir ? Passons sur les premiers mois pendant lesquelles on n’a eu de hâte que pour « détricoter » ce que l’ancienne majorité avait construit. Heures supplémentaires (huit millions de salariés affectés), TVA « sociale » annulée (mais sera remplacée par une TVA augmentée …), 30 Milliards d’euros d’impôts nouveaux en 2012 (dont 20 milliards pesant sur les entreprises mais … 20 milliards d’euros en « crédit-impôt » pour 2013 aux mêmes entreprises …), retour à 60 ans pour la retraite de certaines catégories, « faire payer les riches » (une taxe de 75% retoquée par le Conseil constitutionnel, annoncée ensuite comme « seulement » 66% , menacée d’être de nouveau retoquée, annoncée ensuite comme « seulement 49, 8% et … rendue définitive à 75% à payer par les entreprises pour les salariés touchant plus de 1,0 M€ annuellement), la suppression des tribunaux correctionnels pour adolescents de 16 à 18 ans (dont l’essentiel des « clients » viennent de la « diversité » …) j’arrête d’égrener la longue litanie de tout ce que, pour des raisons uniquement idéologiques, la gauche à infligé au pays. Je sais, comme il s’agit d’une gauche intrinsèquement morale et qui ne peut que contribuer au progrès de la société, on s’est précipité à légiférer le « mariage pour tous avec droit à l’adoption » en attendant la PMA …

 

Une gauche morale. La transformation de la République n’est pas encore visible car … on nomme toujours ses copains dans les postes les plus visibles (et certains les mieux rémunérés) : l’ami Jouyet à la nouvelle Banque pour le Développement Industriel et pour lui trouver une occupation … « l’ex » comme vice-présidente de la même banque, le Directeur Général du CNET l’actuel Directeur de Cabinet de M. Montbourg, la liste est longue … En fait, le « spoils system » existant aux States est depuis longtemps adopté en France. Mais … il s’agit, somme toute, de nominations subalternes. Mais quand il s’agit d’un ministre …

 

Cette gauche morale (et moralisatrice) qui a voulu propulser à la fonction suprême d’un état disposant de l’arme nucléaire un monstre obsédé sexuel n’a eu aucune difficulté à nommer en charge des impôts un des siens qui fraudait le fisc … Car, qui peut croire que l’on ne connaissait pas le pédigrée de M. Cahuzac ? Un enregistrement vieux de 15 ans créait un « un faisceau convergent d'indices » qui ne pouvait pas ne pas retenir l’attention de celui qui nommait les ministres : François Hollande était-il naïf ? irresponsable ? coupable ?

 

Le cumul n’étant pas interdit, il est naïf, irresponsable et coupable. Qui peut croire que FH (ou les services qui auraient dû le lui faire savoir) ne connaissait pas la réputation (relativement) sulfureuse du sieur Cahuzac (conseil au Ministère de la Santé et bénéficiaire des largesses des laboratoires pharmaceutiques, exploitant d’une clinique dont tous les clients savaient qu’ils avaient à payer deux tiers en chèque et un tiers en espèces, qui avec ses maigres émoluments s’est acheté un appartement Avenue de Breteuil, etc., etc.,). Il a nommé ministre du budget M. Cahuzac car c’était quelqu’un de sa garde rapprochée (un de ses camarades de l’ENA, député de l’Oise était, est, le meilleur ami du sieur Cahuzac …). Alors qui peut croire que les « services » du pays pouvaient ignorer ce que Mediapart à sorti le 4 décembre 2012 ou le coup de fil à l’Elysée d’un ancien député du Lot le 15 décembre ? La France, par son président, est devenue la risée de l’Europe : un président auquel on peut mentir pendant quatre mois et qui n’a ensuite que deux lignes de défense – « je ne savais pas, il m’a menti » et « d’autres affaires sont apparues pendant l’ancien gouvernement ». Pour ce qui est de la deuxième justification … « Moi, Président … » annonçait, urbi et orbi, qu’avec lui les choses seront différentes. Et une petite majorité, et beaucoup de nos amis, l’ont cru. N’est-ce pas Renée ? 

 

La gauche morale dont son chef de file clamait devant le peuple disposé toujours à faire chuter une Bastille, que « la finance est mon ennemi » ne voyait aucune raison de ne pas bénéficier des largesses des « trois mousquetaires » nouveaux propriétaires du Monde (l’étendard de la morale publique, le livre de chevet de « l’intelligentsia » nationale) dont un a fait sa fortune initiale dans les sex shops, un autre en « exploitant » son partenaire sexuel pendant des dizaines d’années et le troisième, banquier, bénéficiant de toutes les introductions nécessaires pour obtenir des missions bien rémunérées.

 

Et François Hollande prenait comme trésorier de sa campagne un ami de 30 ans sans savoir que ledit ami disposait de deux sociétés dans un paradis fiscal … François Hollande était-il naïf ? Irresponsable ? coupable ? Le cumul n’étant pas interdit, il est naïf, irresponsable et coupable. Et la ligne de défense est simple comme bonjour « je ne savais rien de ses affaires » tandis que le compère en cause (énarque, ancien inspecteur des finances) se répand dans les studios de télévision pour dire « ce n’est pas moi, c’est mes partenaires chinois et … je n’ai retiré aucun avantage fiscal » Prendre les gens pour des idiots c’est l’apanage de cette élite de gauche dont l’arrogance n’a pas de limites. N’est-ce pas René ?

 

Mais, par delà les hommes (on n’arrête pas de tresser des lauriers à M. Cahuzac – compétent, sérieux, souffrant le martyre, « dévasté » moralement ou à M. Plenel – dont le mérite principal a été uniquement de rendre publique ce qui lui avait été transmis par le détenteur du fameux enregistrement et, qui, en bon ancien « trotzcard » a tiré à boulets rouges contre cette société qu’il aurait tant voulu changer comme ses maîtres à penser lui ont appris quand il était jeune …), ce qui est important c’est ce que la gauche est en train de faire.

 

Nommer aux leviers politiques et économiques ses « copains et coquins » (Mitterrand) sans se soucier du fait que l’on conduit ainsi le pays à la ruine. On ne pourra pas très longtemps faire du « prendre aux riches » une politique d’avenir quand il y aura de moins en moins de riches ! Affaiblir d’une manière constante la position de la France en Europe (jusqu’ici il n’a rien obtenu de ce qu’il avait promis pendant sa campagne), ridiculiser le pays par les positions prises qui ne sont que l’expression de l’ignorance de l’économie de marché qui n’est plus compatible avec « l’état providence » auteur principal de la destruction économique de la France (et d’autres pays de l’Europe), bref, il suffit de lire la presse allemande, anglaise, suisse et … même belge pour voir ce que notre « flanby » national a réussi ; le Général doit se retourner dans sa tombe …). N’est-ce pas André ?

 

Qu’importe, « Moi, président » dont le premier journal lu le matin est l’Equipe a « fixé un cap » et nous y conduit. L’Equipe ? Cela ne te dit rien, Michel, toi qui prenait (prend) Nicolas pour un inculte ?

 

Que faire ? Regardez-les : le sieur Montbourg et sa marinière, M. Peillon et sa reforme de quatre jours et demi, Mme Taubira et sa détermination à conduire des changements qui font que nous ne vivrons pas dans le pays que nous avons connu dans notre jeunesse, Marisol Tourraine et son « nouveau contour de l’hôpital public » (détruire ce qui a été fait pendant le quinquennat précédant pour arrêter l’hémorragie économique).

 

Ah, oui j’oubliais : le Mali. Preuve que notre président sait prendre des décisions. Il a commencé une guerre contre des terroristes islamistes qui étaient en train de conquérir le Mali et menacer comme cela l’approvisionnement en uranium de notre pays (centrales nucléaires et force de frappe) s’ils arrivaient à prendre le contrôle du Niger. Mais … idéologie oblige, essayez de trouver dans ses discours ou dans les interventions de son ministre des affaires étrangères, l’ineffable sieur Fabius, le mot « islamiste » : les 4 ou 6 millions de musulmans de France et de Navarre dont 90% des votants ont voté pour lui pourraient le lui reprocher. Combattre un ennemi dont on ne donne pas son nom, curieux, n’est-ce pas ?

 

A tout pêcheur miséricorde … Mais pas pour François Hollande, pas pour la gauche la plus bête du monde, à peine … pour ceux qui on voté pour eux, nos amis en particulier.

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 17:26

France – Israël

Je t’aime … moi non plus !

 

Le premier chef de gouvernement (le seul ?) qui a félicité François Hollande pour la décision d’intervenir au Mali n’a été autre que Benjamin Netanyahu. Entendre la France dire qu’elle veut faire obstacle à la main mise par des « terroristes criminels » sur un des pays, géographiquement, parmi les plus importants de l’Afrique Centrale, ne peut que susciter une appréciation chaleureuse de la part d’un pays que d’autres « terroristes-criminels » veulent rayer de la carte pour le faire disparaître.

 

Certes, la France (officielle) a encore des difficultés à accoler le mot « islamiste » à celui de terroristes (fussent-il criminels, passons sur le pléonasme) vu que le politiquement correct ne le permet pas. Les 10% des habitants de la France non plus, il faut en tenir compte. Mais, n’ayons pas peur des mots, le dénominateur commun entre les deux catégories de terroristes c’est … l’islam. Le politiquement correct tout en le sachant, est obligé d’introduire des nuances : islamistes modérés (par exemple les chouchous de la politique anti-israélienne de l’Europe, c’est-à-dire les palestiniens de Ramallah), islamistes extrémistes -Tareq Ramadan- islamistes « terroristes-criminels » (quand on s’attaque aux intérêts français, car autrement ce ne sont que des « activistes » ou « militants »).

 

Il est tentant de faire une parallèle entre la situation actuelle de la France, entrée en guerre depuis dix jours et celle d’Israël, en butte aux visées guerrières de ses voisins depuis plus de soixante longues années.

 

Quels sont les buts de guerre de la France aujourd’hui en Afrique ? On nous a dit, un seul, venir en aide à un pays amis auquel nous sommes liés par un traité prévoyant cela. On nous a fait aussi comprendre que laisser le Mali aux mains des « terroristes-criminels » islamistes serait de leur donner ensuite l’option de s’attaquer aux faibles états environnants, le Burkina-Faso, le Sénégal, la Guinée, le Sierra Léone et le Niger. La pudeur de la France pour souligner qu’il y a un deuxième but -la défense du Niger, principale source d’uranium pour les centrales nucléaires et pour la Force de Frappe françaises- est à mettre sur le même plan que son aversion (la peur ?) de noter l’obédience des « terroristes-criminels ». La France ne veut pas que la « rue arabo-musulmane » la qualifie (comme l’Iran) de « petit Satan » en guerre avec l’islam, d’un côté et d’un autre côté,  en vertu de sa mission messianique mondiale (droits de l’homme, justice sociale, j’en passe et des meilleurs) ne veut pas être taxée de mercantilisme… Mais retenons une chose essentielle, la France défend ses intérêts ailleurs, à plus de 4.000 km de Paris. Elle a raison de le faire même si elle ne veut pas avouer ses buts, c’est-à-dire l’intérêt supérieur du pays.

 

Pour ce qui est d’Israël les choses sont plus simples. Ce pays n’a à l’heure actuelle que trois défis devant lui, au plan de ses  intérêts supérieurs : empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, ne pas revenir aux lignes d’armistice de 1949 (appelées, improprement « frontières de 1967 ») et ne pas revenir à un Jérusalem divisé (toutes les autres villes auparavant divisées ne le sont plus, Berlin, Belfast et même Mitrovica au Kosovo ne va plus l’être prochainement). Certes, comme la France, Israël a des soucis à caractère économique et/ou discriminatoires par rapport à une partie de sa population mais … elle donne l’impression de s’en sortir mieux sur ce plan-là : croissance ininterrompue à plus de 4%/an depuis une décennie,  puissance industrielle croissante (certes, les armes …), en tête des nations développées pour les performances scientifiques et les hautes technologies, bref, presque un pays de l’Europe de la période des « trente glorieuses ».

 

C’est dire que, comme la France, ce pays a raison de défendre ses intérêts supérieurs et, le premier d’entre tous, à ne pas succomber aux attaques de ses ennemis. On se souvient du 614-ème commandement de Fackenheim … « vu sa victoire à Auschwitz,  ne pas accorder à Hitler une victoire posthume ».

 

Dans quelques jours, les élections en Israël vont, selon toute vraisemblance, porter au pouvoir la même coalition qui dirige Israël aujourd’hui. Toutes les tentatives de la « gauche » israélienne (dont le seul champ d’action aujourd’hui c’est le social/économique, car elle a perdu tout espoir dans l’existence d’un « partenaire » pour faire la paix … mais ne le reconnaissant pas ouvertement …) ou les interventions (tiens …) de BHO disant à ses proches « qu’Israël dirigé par Netanyahu ne connaît pas ses vrais intérêts » … n’auront servi à rien : la majorité des israéliens accordera sa confiance au « bloc de droite » que nos journalistes qualifient « d’ultra-nationaliste » en réservant le qualificatif « d’ultra-orthodoxe » aux partis religieux. Et cela dans un pays doté d’un système électoral (mauvais) avec proportionnalité intégrale … Quant à BHO, ayant reçu un Prix Nobel pour la paix avant d’avoir fait quoi que ce soit (avant de devenir « l’homme aux drones » car les listes de cibles à attaquer sont validées par la Maison Blanche – estimation nombre tués = 3.040 dont 15% civils pendant le premier mandat de BHO) après avoir, en vain essayé de tordre les poignets de Netanyahu au sujet des « colonies » dans les « territoires disputés » (que d’aucuns appellent « occupés) qui n’a pu que congratuler les français pour le choix du socialiste Hollande aura à endurer pendant encore quatre années le même Netanyahu. Qui se ferait, tout de suite, aimé et honoré par les « amis » d’Israël si, seulement, il voulait faire encore quelques concessions … Le pauvre Ariel Sharon (réduit à l’état de « légume » depuis plus de six ans) a bien connu cela : de « bourreau de Sabra et Chatilla » vilipendé par la gauche universelle, il a été élevé au pinacle avec des honneurs partout quand il a évacué Gaza au prix du malheur et des difficultés pour 9.000 israéliens mais au grand bonheur des « terroristes-criminels » qui ont transformé l’endroit en hamastan fauteur de guerre voulant détruire Israël …

 

Alors ? Le parallèle entre la France et Israël ? Les deux pays doivent lutter pour défendre leurs intérêts supérieurs, qu’ils soient économiques ou, simplement, existentiels. Cela fait longtemps (n’est-ce pas André ?) depuis qu’il est évident que ce à quoi Israël est soumis ne constitue que les prolégomènes de ce qui se passera en Europe, que Dieu préserve la France … A la différence d’Israël qui mesure les enjeux en leur faisant face, la France socialiste (mais tout une partie de la droite du pays n’en est pas étrangère à la même attitude) croit qu’elle à affaire à des gens qui peuvent être raisonnables ou, éventuellement, raisonnés. Quelle galéjade …

 

La presse vient de nous apprendre que le recteur de la mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou, a été élevé au grade de chevalier de la légion d’honneur. Il est membre de l’une des organisations les plus radicales de l’islam en France          (UOIF : Union des organisations islamiques de France), dont la devise est     « Le Coran est notre Constitution ». La France de l’apaisement …

 

Et Israël ? Ce pays a perdu tout espoir dans le « partenaire de paix » soutenu à coups de centaines de millions d’euros par l’Europe, principalement, et qui le 3 janvier s’est livré à une apologie en règle de l’ancien Grand Mufti de Jérusalem, qui installé à Berlin incitait Hitler à faire plus contre les juifs en lui apportant une « légion arabe » pour combattre sur le front de l’Est …. Le même, dont la thèse de doctorat à l’Université de l’Amitié des Peuples Patrice Lumumba à Moscou démontrait que la Shoah n’avait jamais eu lieu.

 

Bientôt embourbée en Afrique, bientôt la cible de la rue arabo-musulmane (en attendant des expressions équivalentes dans « les quartiers ») parce qu’elle défend ses intérêts, la France met la dernière main à un (énième …) plan de paix qu’elle va essayer de faire avaler au pays qui ne connaît pas ses vraies intérêts …

 

En voulant faire intervenir aussi le gagnant du printemps arabe en Egypte car c’est un « modéré » : la presse égyptienne vient rappeler qu’en 2010 M. Morsi professait un discours simple et de bon goût, en qualifiant les juifs de « suceurs de sang, descendants des porcs et des singes » et en conjurant ses frères musulmans à éduquer leurs enfants « dans la haine des juifs, de leurs enfants et de leurs grands-enfants et de ceux qui les soutiennent » juifs pour lesquels « il n’y a pas de place sur la terre de Palestine. …. car la terre de Palestine appartient aux Palestiniens, et non aux sionistes »*

 

Je t’aime, moi non plus …

 

 

 

* (voir clip vidéo http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/6935.htm)

 

 

 
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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 17:27


 

Donc, nous sommes en guerre. Après avoir fait revenir le contingent français de l’Afghanistan voilà que la France envoie ses troupes au Mali. A l’encontre de ce que le candidat Hollande (et le président élu ensuite) a pris l’engagement :  finir avec la « Franceafrique ». Et pour bien marquer la chose il a snobé, au vu et au su de tous le Président du Congo à la récente réunion de l’Union Africaine. Pourquoi maintenant, pourquoi après avoir, il y a un mois, publiquement refusé de répondre aux appels du président du Mali en déclarant « Nous ne serons pas là pour protéger un régime » ?

 

Pourquoi ? Il fallait voir le diplomate chef de notre pays, Laurent Fabius, habillé  en gentleman du Foreign Office (comme si tout en chacun peut être un gentleman …), utilisant, mot après mot, le lexique de la langue de bois, pour expliquer à la télé que (a) la France s’opposait à la conquête du Mali par des « terroristes criminels » (répété, ad nauseam pour marquer le sérieux de la chose), (b) que lesdits terroristes-criminels voulaient instaurer un « état terroriste fanatique » au milieu de l’Afrique et que la France faisait cela pour venir en aide à un pays ami et qu’elle n’avait aucun intérêt propre pour son intervention. Pour un diplomate en chef (ancien premier ministre, ancien normalien et énarque distingué) les mots doivent avoir un sens : « terroristes criminels ? Tous les terroristes ne sont ils pas criminels ?

 

Quel « état terroriste fanatique » veulent-ils instaurer lesdits terroristes-criminels ? Ne cherchez pas dans la déclaration du diplomate chef, vous ne trouverez rien ! Sont-ils des Sikhs fanatisés ? Des chrétiens intégristes suiveurs de Monseigneur Lefèvre ? Des fondamentalistes juifs portant papillotes et caftan ? Peu probable …

 

Alors, regardez dans la direction de mon doigt … Vous avez compris, il s’agit de hordes d’islamistes qui après avoir détruit les mausolées de Tombouctou (comme les talibans de la même confrérie des « musulmans modérés » ont détruit les Bouddhas de Bamyan vieux de 1.400 ans …) ; armés avec tout ce qu’ils ont récupéré en Lybie après l’assassinat du (non regretté) colonel ; se sont attaqué à un des états les plus pauvres de la planète mais qui se trouve, ventre mou de l’Afrique Centrale, à la confluence de plusieurs pays stratégiquement bien placés pour constituer le nucléé de la nouvelle conquête islamique de l’Afrique. Et quel état veulent-ils instaurer ? Vous l’avez compris aussi, un état dont la sharia serait la loi. Remarquez, si c’est cela la raison de l’intervention armée, qui pourrait s’y opposer ? Certes, on ne comprend pas pourquoi dans ces conditions la France de Messieurs Hollande et Fabius s’oppose à la volonté de la majorité des pays de l’Union Européenne de faire figurer sur la liste d’organisations terroristes le Hezbollah : la litanie des actions terroristes de cette organisation est longue (surtout perpétrées contre la France) et ce qu’elle veut c’est la création d’un état soumis à la sharia au Liban. Accessoirement, aussi, sur le territoire qui serait libéré par la destruction d’Israël et le génocide de ses quelques millions d’habitants juifs. Mais tout cela c’est des pécadilles. Il s’ensuit qu’il devrait y avoir au moins une autre raison, plus pertinente que les deux premières.

 

Serait-ce la troisième ? La France n’a-t-elle aucun intérêt propre pour intervenir manu militari au centre de l’Afrique ?

 

Regardons la carte :

 

Capture-d-ecran-2013-01-14-a-12.46.00.png 

Après avoir conquis, pratiquement, la moitié Nord du Mali (dont Tombouctou est la principale métropole) et y avoir instauré l’obligation du port du voile, l’interdiction pour les filles d’aller à l’école … bref, les « avancées sociétales » habituelles de la sharia, les hordes islamistes descendaient vers Bamako – capitale du pays. Sans intérêt autre que stratégique, la conquête de Bamako permettrait aux islamistes de s’attaquer ensuite soit à la Guinée-Bissau, soit au Sénégal ou de faire alliance avec la Guinée pour « avaler » le Sierra Leone. Et cerise sur le gâteau … avoir accès à la mer.

 

Mais ce n’est pas cela qui a fait Monsieur Hollande se renier. C’eut été cela il aurait décidé une intervention il y a six mois car plus on attendait moins facile allait être d’arrêter la main mise des terroristes islamistes sur les pays en question. Ce qui a fait décider la France –vous ne trouverez rien dans les déclarations du diplomate chef ou des « perroquets » envoyés vers les télés et les radios de France et de Navarre pour dire tous la même chose. En oubliant tous ce qu’on leur a dit d’oublier- un aveu concernant la vraie raison pour l’intervention : tout en faisant route vers Bamako, le terroristes-criminels finalisaient les préparatifs pour aller de Tombouctou vers le Sud-Est.

 

Et regardez la carte : Niamey, capitale du Niger était à la même distance de la position des hordes islamistes (650 km) que Bamako. La vraie raison, la voilà : le Niger est la source principale de la France pour son approvisionnement en uranium. Et la défendre vaut bien un  reniement de Monsieur Hollande … et le mensonge du diplomate chef : la France a un intérêt majeur dans la région car l’uranium du Niger alimente un tiers des centrales nucléaires françaises sans parler de la force de frappe. Et c’est pour cela que la première base des islamistes à être attaquée a été celle de Gao ville à la moitié du chemin  (350 km) allant   de Tombouctou  à Niamey, …

 

Ce qui est cocasse c’est que cette raison est parfaitement avouable : elle est économique, elle est stratégique, elle représente l’intérêt supérieur le plus important du pays. Pourquoi ne pas l’avouer ? Et pourquoi a-t-on attendu pendant des mois et des mois que l’intervention soit décidée ?

 

Là, tous ceux qui « grouillent, grenouillent, scribouillent » (par rappeler le Général …) et qui en moins de 48 heures ont transformé « l’ectoplasme » « qui n’a jamais rien fait », « qui n’a jamais pris une décision » (voir les doucetées de ses camarades avant et pendant les primaires socialistes) en chef de guerre, oublient de dire et/ou écrire que si on a attendu plus de six mois c’est exactement parce que son profile correspond aux qualifications de ses camarades.

 

Et bien, on est en guerre. Des soldats français sont déjà morts et vont mourir. Selon la vieille formule de gauche « le gouvernement essaye de détourner l’attention des masses pour ne pas avoir à répondre à leurs revendications légitimes » … En faisant quoi ? En mettant dans les rues de Paris 350.000 personnes (moyenne entre le chiffre donné par les organisateurs de la manif et la police) pour qu’elles protestent (pas tellement) contre la mariage des homosexuels et (surtout) contre l’adoption et la PMA pour ces mêmes couples. En se donnant, en même temps, le « beau rôle » - conduire une avancée de l’évolution de la société.

 

Un taux de chômage de 11 % (dont le président veut inverser la tendance cette année), une croissance totalement arrêtée pas seulement par les évènements économiques de l’Europe  mais aussi par des mesures imbéciles,   économiquement     injustifiables      (75 % …), une dette extérieure qui continue a croître, une France qui se désertifie industriellement parlant (surtout à cause d’un code du travail sans égal au monde pour sa complexité et ses interdictions pour la libération des forces productives), une France où une personne sur cinq au travail est un fonctionnaire (et qui va embaucher encore 60.000 enseignants …) voilà la France d’aujourd’hui. Transformée en « république socialiste » par la volonté de quelques centaines de milliers de français qui ont cru (peut-être croient-ils encore) aux illusions mensongères qu’un parti socialiste (le plus rétrograde d'Europe, comme le Parti Communiste Français -paix à son âme- l’a été pendant ses dernières années de réelle existence) a seriné, jour après jour, avec l’aide des caisses de résonnance que constituent les radios et les télés où officient, presque uniquement, des « journalistes » de gauche. Laver les cerveaux, dites vous ?

 

Mais où sont les neiges d’antan ? Quand on pouvait dire « la France, c’est beau, c’est grand, c’est généreux » ?

 

Et que répondre à ceux qui demandent (à peine finissent-ils de lire ce texte) « ne trouvez vous rien de positif dans notre pays » ? 

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 15:11

Dans le texte « Déni de réalité » mis en ligne le 5 décembre, je soulignais la contre-vérité flagrante relative à la soi-disant « coupure en deux »  du territoire du futur éventuel état palestinien et à la non moins soi-disant impossibilité pour cet état (qui n’en est pas un …) d’avoir un territoire contiguë.

Le mensonge (n’ayons pas peur des mots …) a été colporté par toute la presse française. Le New York Times, lui aussi a fait des gorges chaudes sur le sujet.

En revanche, personne n’a eu le courage de traduire le discours de Khaled Meshal à Gaza, discours dans lequel il crie la vérité du Hamas : libérer la Palestine toute entière et dire clairement aux « sionistes » de préparer leurs passeports …

Mais le New York Times qui traverse une crise financière doublée d’une autre, plus grave, de crédibilité, vient de faire amende honorable : si l’article incendiaire était à la une, il vient de publier – au milieu du journal … deux corrections, les voilà :

                          Capture-d-ecran-2012-12-12-a-14.35.50.jpg 

Les deux corrections, disent implicitement qu’un autre mensonge avait été proféré : il ne s’agit pas de constructions dans la zone E1 mais de … planification ! Elle a commencé en 2006 …

Mieux vaut tard que jamais … Mais pour ce qui est du Monde, le Figaro, Libé et, en particulier de l’AFP comme pour les chancelleries européennes – circulez il n’y a rien à voir !

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 12:39

Depuis plus d’une semaine, depuis que l’ONU a octroyé aux Palestiniens le statut d’état non membre mais observateur (à qui exactement ? Organisation de la Libération de la Palestine « observateur » depuis 1974 ? Autorité Palestinienne créée par les accords d’Oslo  de 1993 ? à Ramallah – Cisjordanie ? au Hamas – gouvernant Gaza depuis un « coup d’état sanglant » contre les frères du Fatah ?) les chancelleries du monde libre n’arrêtent pas de se sentir concernées.  Et, pour ne pas rester inactives, condamner une autorisation de continuer les opérations de planification pour 3.000 appartements dans une zone adjacente à Jérusalem. Vous avez bien lu : « autorisation pour continuer les opérations de planification »  qui ont commencé en 2005 ! Et voilà que l’on convoque les ambassadeurs d’Israël à Paris, à Londres et même au Caire …

 

La raison majeure : si ces appartements sont construits « l’état palestinien (à créer) n’aura plus de contiguïté » Il suffit de regarder la carte de l’endroit pour comprendre l’inanité de la justification et, partant, l’absurdité de la position desdites chancelleries, conscientes comme elles devraient l’être, qu’il s’agit, en réalité, d’une nouvelle preuve du déni de réalité dans lequel le monde se trouve depuis que l’on a inventé la « solution des deux états ».

Sans-titre-1-copie-2.jpg

  

 En effet, si l’on regarde la carte on voit qu’entre Maale Adumim (point extrême de la zone E1) et la frontière (hypothétique …) du futur éventuel état palestinien il y a une distance de 15 km : la même qu’entre Tulkarem (point frontière du futur éventuel état palestinien avec Israël) et la mer. Pourtant, Israël dispose d’une contiguïté et on ne voit pas pourquoi ce ne serait pas la même chose pour le futur éventuel état palestinien. Dites : si nous pouvons voir et comprendre est-il possible que les chancelleries du monde l’ignore ?

 

Certainement pas. La réalité que l’on veut dénier c’est l’absurdité de la « solution de deux états ».

 

Procédons comme en math : considérons le problème résolu et vérifions si les hypothèses de départ sont cohérentes avec la solution trouvée.

 

Acceptons (pourquoi on ne l’accepterait pas ?) qu’il y a trois étapes pour les trois cercles concentriques qui doivent contribuer à implémenter la solution « deux états ».

 

-       1ère étape : les négociateurs israéliens et palestiniens arrivent (ce n’est jamais arrivé …) à définir un jeu de paramètres acceptables pour eux pour mettre en place la solution « deux états » ; oublions pour l’instant que les négociateurs palestiniens ne peuvent parler qu’au nom d’une moitié de leur « peuple » car l’autre moitié, par la voix de ses représentants élus (Gaza, Hamas) ne leur a donné aucun mandat (pire, ils ont fait savoir qu’ils sont contre …) ; une fois lesdits paramètres définis il faudrait que les négociateurs annoncent, urbi et orbi, la « couleur » : supposons (à l’encontre de tout ce qui s’est passé en 2000 ou en 2008 – Barak/Clinton/Arafat et Olmert/Abbas) que les négociateurs palestiniens prennent leur courage à deux mains et présentent à leur « peuple » les résultats de la négociation : pas de problème pour l’étendue du territoire mais … pas de Jérusalem, ni droit au retour des quatre (ou cinq) générations de réfugiés, état démilitarisé, etc., ;

-       2ème étape : tous les irrédentistes, du côté palestinien, qui sont contre toute solution car voués à la disparition totale d’Israël, feront campagne pour interdire toute velléité de continuer dans la voie de la « négociation » ; non seulement les factions palestiniennes (Hamas, Jihad Islamique, FPLP et autres) mais aussi le Hezbollah et, surtout, le pays qui vise s’assurer de l’hégémonie du Proche Orient et de l’éradication d’Israël, l’Iran ; suffisamment d’acteurs pour que l’avenir des résultats de la négociation (1ère étape) se trouve sous le signe de l’interrogation ;

-       3ème étape : les dirigeants palestiniens et israéliens qui sont arrivés à un accord tiennent bon (1ère étape -s’ils sont encore en vie …) et décident de soumettre au référendum la « solution à deux états » - forte probabilité pour une réponse positive du côté israélien, totalement impossible à supputer la même chose du côté palestinien car, par de là les aspects « séculiers » il reste l’aspect religieux : impossibilité existentielle pour la majorité des palestiniens musulmans d’accepter la présence d’un état juif sur le territoire qui leur a été légué par Allah …

 

On comprend, les trois « cercles concentriques » (négociateurs, acteurs d’influence et masses populaires), du plus petit périmètre au plus grand, ne laissent, logiquement, aucune chance à la réalisation d’une solution « à deux états ».

 

On revient donc (comme en math …) au départ, pour dire que, vu que les hypothèses sont fausses, la solution « deux états » n’en est pas une. Qu’importe,  depuis des dizaines d’années le monde entier s’évertue à vouloir la faire ingurgiter à Israël qui, pour des raisons plus ou moins évidentes, fait semblant de l’accepter sachant pertinemment qu’elle ne verra jamais jour. Alors … planifier de nouvelles constructions ou, même, les faire (en accord avec ce à quoi les Etats Unis ont acquiescé comme contrepartie à l’évacuation de Gaza … mais cela c’est une autre  histoire …) cela ne changera rien à l’avenir.

 

En revanche, ce qui pourrait changer - à supposer qu’à l’encontre de la réalité telle que perçue aujourd’hui on crée quand même un nouvel état – c’est la sécurité de l’état juif et, partant, la durée de son existence.

 

Continuons à croire que la solution est plausible. Comme on a cru en 2005 quand Israël a évacué Gaza. Ce qui s’est passé à Gaza c’est que les « terroristes méchants » (Hamas – avec qui on ne veut pas discuter car il est voué à la destruction d’Israël) ont pris le pas sur les « bons terroristes » (le Fatah qui, tout en faisant semblant d’accepter l’existence d’Israël participe à la « résistance » - vocable commode pour éviter celui de terrorisme). Et la conclusion, six ans après, on l’a vue au moment de la « dernière guerre à Gaza :

 

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disposant de fusées (plus ou moins artisanales …) avec un rayon d’action jusqu’à  85 km le Hamas et ses associés ont montré pouvoir tenir sous leur feu plus de 2 millions de citoyens d’Israël (juifs et/ou arabes). Etat palestinien – les loups sont devenus agneaux (au moins pour un temps) mais … comme à Gaza, chassez le naturel il revient au galop … les agneaux se transforment de nouveaux en loups et, cette fois-ci, avec de fusées d’un rayon d’action de moitié, les 4 autres millions de citoyens israéliens peuvent se trouver sous le feu des voisins pacifiques et civilisés comme les suisses le sont pour la France ou l’Allemagne … Des rampes de fusées à Naplouse et à Jenin en sont suffisantes et Jérusalem, Tel Aviv et Haifa n’ont qu’a bien se tenir.

 

Qui peut croire qu’Israël fera un jour le pari d’admettre que les loups se sont transformés, définitivement, en agneaux ? Si cela était vrai on l’aurait observé depuis 1.400 ans depuis que l’islam a été apporté au monde …

 

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Alors, toutes les jérémiades relatives à la sécurité d’Israël (« non-négociable » pour la France ou l’Allemagne ou « assurée par les Etats Unique en cas d’attaque », etc.,)  doivent être prises pour ce qu’elles sont : des somnifères pour endormir Israël et laisser le monde (déjà endormi) rêver paisiblement à une paix éternelle exempte de conflits et … surtout de la présence incommode d’Israël.

 

Chers lecteurs,

 

Si quelqu’un parmi vous trouve une erreur de logique dans ce qui précède ou, une erreur tout court, faites-le moi savoir. Comme vous avez à coeur de me faire savoir, presque toujours, ce sur quoi vous êtes d’accord et ce sur quoi vous ne l’êtes pas.

 

Mais si la logique de l’exposé passe la rampe … faites-le savoir au monde entier et, surtout, aux chancelleries des pays -sois-disant- amis d’Israël.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 08:50

 

Du Nord au Sud et de l’Est en Ouest le monde entier, émerveillé, enfin satisfait, salue l’événement du siècle : l’ONU a accordé le statut d’état non membre, mais observateur, à la « Palestine ». Etat ? Palestine ? Vous pouvez  bien chercher il n’y a jamais eu ni un état ni, encore moins, un qui s’appellerait « Palestine » mais, où irions-nous si on s’arrêtait à ce genre de peccadilles …

 

C’est à l’Assemblée Générale de l’ONU que 138 états (dont environ 100 faisant partie des « non alignés » et 56 d’entre eux de l'Organisation de Coopération Islamique) ont approuvé la résolution présentée par Son Excellence Daffa-Alla Elhag Ali Osman, ambassadeur du Soudan : pays dont le président est recherché par Interpol sur mandat de la Cour Pénale Internationale pour le génocide perpétué au Darfour. A tout seigneur tout honneur, il fallait bien que le représentant d’un assassin propose à la « communauté internationale » d’accorder un statut rehaussé au plan international à ceux qui ont apporté au bonheur du monde les rapts d’avions, les homicides par explosion et -par ricochet- les dépenses faramineuses pour assurer la protection de tous les aéroports du monde …

 

Et l’Assemblée Générale de l’ONU a pris sa décision. Remarquez, il n’y a eu que 138 voix pour, soit 38 de moins que les 176 voix par lesquelles le même pays, le Soudan, a été élu à la commission des droits de l’homme … Mais souvenons-nous du mot d’Abba Eban « Si l’Algérie proposait une résolution selon laquelle la terre est plate et qu’Israël en était responsable, elle va être adoptée avec 164 voix pour (dont celle de la France … ajout MB), 13 voix contre et 26 abstentions » Bien vu, le résultat complet cette semaine a été 138 pour, 9 contre et 41 abstentions.

 

Pour justifier la candidature à ce nouveau statut, le Président de l’Autorité Palestinienne -président dont le mandat a fini en 2009, ne disposant d’aucune autorité sur la moitié du « territoire » auquel on a donné un nouveau statut- a utilisé (par delà les sempiternelles accusations éculées de « racisme, agression, apartheid » proférées à l’adresse d’Israël) un argument massif qui constitue aussi un acte d’accusation contre Israël. « Israël occupe la terre palestinienne depuis 65 ans, il faut rendre justice au peuple palestinien »

 

Vous avez bien compris, ce ne sont pas les territoires qui sont disputés depuis la guerre de 1967 (provoquée par des états arabes et perdue par les mêmes) qui sont en cause mais la totalité de ce que le mandat accordé par la Société des Nations à l’Angleterre appelait « Palestine ».

 

Se souvient-on ? Déclaration Balfour, Société des Nations, partage du territoire de 1947 pour créer deux états « un, juif et l’autre arabe » ? Le lendemain de la proclamation de l’Etat Juif, 7 armées arabes ont essayé d’éradiquer le nouvel état (Monsieur Ahmadinejad n’était pas encore né …) et de « tuer les juifs » éventuellement les jeter à la mer … Et de là jusqu’à cette semaine, les arabes n’ont jamais cessé d’essayer : 7 guerres, 2 intifadas, 4 conflits armés, 12.100 roquettes tirées sur des populations civiles, 170 homicides par explosion et quelques 23.000 soldats (et personnels de sécurités) morts – voilà le tribut payé par Israël pour assurer son existence au milieu de ses voisins pacifiques et civilisés tels que leur religion, l’islam, leur apprend à être.

 

Certes, pour survivre Israël a dû transformer, de fond en comble, le mode de vie de tous ceux qui s’y sont installés ou qui y sont nés. Naturellement, les bonnes âmes lui reprochent un certain « militarisme » : le prix à payer pour passer de la photo de gauche à celle de droite :

 

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En un mot comme en cent, depuis 1947 à aucun moment les pays arabes (nonobstant les traités de paix avec l’Egypte et la Jordanie, nonobstant « l’initiative arabe ») n’ont accepté l’existence de l’Etat Juif dans le territoire qu’Allah à légué à ses adeptes (après quelques conquêtes sanguinaires mais … là encore, des peccadilles …).

Quant à l’essence du vote de l’ONU, il n’est pas difficile de la supputer : délégitimer Israël, faire en sorte qu’il n’y ait pas de négociation pour la création de l’état palestinien (un des trois NON de Khartoum, 1967 ?). Ce qui est surprenant ce n’est pas que la France s’est abaissée en votant pour, ce qui est surprenant c’est que l’Angleterre s’est abstenue. Explication : on a demandé aux palestiniens de s’engager (a) à reprendre les négociations interrompues de leur fait depuis plus de quatre ans et (b) de s’interdire de faire appel à la Cour Internationale de Justice, par exemple, avant d’avoir un accord de paix avec Israël. Que les palestiniens aient refusé cela n’a pas été suffisant pour un pays comme la France (mais ce n’est pas les seul en Europe …) pour comprendre ce qui adviendra.

Mais les conséquences du vote à l’ONU ne sont pas sans importance :

-    les accords d’Oslo deviennent caducs car ils prévoyaient qu’aucune partie n’essayera de changer l’état des territoires disputés jusqu’à un règlement final ; ces accords portaient aussi, comme garants, les signatures de l’Union Européenne et de la France - l’on peut comprendre le peu de cas qu’Israël fera à l’avenir de toute garantie proposé par les mêmes ;

-    procédant à l’abrogation de fait des accords d’Oslo les palestiniens dégagent, par là même, Israël de ses obligations ; quelque soit l’avenir, si négociation il y a elle ne pourra qu’être plus difficile car … « un gentlemen agreement suppose l’existence de deux gentlemen »

-    le « président Abbas » n’ayant pas été autorisé par le « gouvernement légal » de Gaza (issu d’élections perdues par sa faction, le Fatah) vient de créer les conditions d’existence de trois états : les territoires disputés (Cisjordanie), Gaza et Israël ; la séparation de la Cisjordanie et du Gaza est aujourd’hui inscrite dans le marbre fissuré par les agissements contreproductifs des palestiniens et de leurs sponsors ; et dès lors si « l’état palestinien » comporte Gaza, toute attaque venant de là-bas serait de la responsabilité de Monsieur Abbas (qui, pourtant, n’a pas le droit d’y mettre ses pieds !).

 

Last but not least : il y a 20 ans, devant une manœuvre identique des palestiniens, James Baker, Secrétaire d’Etat a fait une déclaration publique : « Si, d’aventure, l’ONU change le statut des palestiniens, je proposerai au Président (BUSH 1) d’arrêter avec effet immédiat toute contribution des Etats Unis à l’UNRWA, à l’ONU et au palestiniens » On n’en a plus parlé pendant 20 ans … jusqu’à BHO qui, ne faisant pas la même chose, s’est rendu en réalité complice de la décision prise par l’ONU tout en faisant dire le contraire.

Alors ? Rien ne changera. M. Abbas (l'auteur d’une thèse de doctorat, à Moscou, niant l’existence de la Shoah) n’a jamais, en réalité, voulu arriver à un accord final avec Israël. Comme, d’ailleurs, le terroriste corrompu Arafat, son patron pendant des années. Auraient-ils voulu un accord ils auraient pu l’avoir depuis 2000 (paramètres Clinton) ou depuis 2008 (offre Olmert). Ils ne veulent pas négocier car ils espèrent, avec l’aide de la communauté internationale (qui a toujours tellement aimé les juifs qu’elle a voulu les tenir au chaud dans les fours crématoires de l’Europe …), obtenir tous ce qu’ils souhaitent : la disparition de l’état juif, le remplacement des israéliens (juifs de surcroît) par 5 millions de descendants des 650.000 palestiniens ayant fui (ou ayant été expulsés, selon la narrative que l’on veut bien choisir) dont les statut exorbitant, sans équivalent au monde, de « réfugiés de père en fils, sans distinction de génération » leur a été accordé par la même communauté internationale miséricordieuse quand il s’agit de faire du mal aux juifs …

Rien ne changera. Plus de 40.000 morts en Syrie, nombre augmentant en moyenne de 150/200 tous les jours. On ne veut même pas réaliser le racisme implicite de l’attitude de la « communauté internationale » : des musulmans qui tuent des musulmans, c’est leur culture … »

Mais, naturellement, dès qu’un palestinien utilisé par ses frères du Hamas comme bouclier humain est mort, la presse mondiale met l’événement en première page, tout le monde commence à demander à Israël de ne pas réagir d’une manière « disproportionnée » et les épigones de Monsieur Goldstone taillent leurs crayons pour préparer un nouveau rapport sur les atroces crimes contre l’humanité de la soldatesque israélienne …

Morts-2012.jpg 

Et la même « communauté internationale » qui voudrait faire admettre aux juifs d’Israël qu’en parlant aux arabes et en faisant preuve de générosité (concessions …) les choses s’arrangeront …

Mais les sujets de préoccupation des chancelleries des grandes nations sont autrement plus importantes : on a encore approuvé la construction de nouveaux appartements à Jérusalem … ce qui doit être condamné, illico, impérativement, car cela fait retarder la conclusion du conflit israélo-palestinien. On croit rêver, non, ainsi va le monde …

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