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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 09:49

Avec la permission de GATESTONE INSTITUTE © 2018 Gatestone Institute.

Bruce Bawer, PhD, ancien rédacteur de New York Times, établi en Norvège depuis 1999 ; auteur de « While Europe slept », « Surrender », « Stealing Jesus » « The Alhambra »

SUEDE

Chaque jour depuis qu'il s’est présenté à l’élection présidentielle, les médias internationaux ont écumé les déclarations et les actions de Donald Trump à la recherche de quelque chose que l’on pouvait moquer. Un jour de février dernier, ils se sont attachés à une remarque improvisée qu'il a faite lors d'un rassemblement en Floride. "Nous devons garder notre pays en sécurité", a-t-il déclaré à la foule. "Vous regardez ce qui se passe en Allemagne, vous regardez ce qui s’est passé la nuit dernière en Suède. La Suède, qui le croirait? Suède. Ils ont pris un grand nombre. Ils ont des problèmes comme ils n'auraient jamais cru possible. »

 Trump a poursuivi en mentionnant Bruxelles, Nice et Paris, les sites des récents attentats terroristes. Mais les médias ont ciblé la Suède, parce que Trump avait laissé entendre que quelque chose de spécifique et terrible, un acte de terrorisme ou un crime de gangs musulmans ou quelque chose de ce genre, s'était produit dans ce pays la nuit précédente. Ce n'était pas le cas. "Il y a eu des questions", a titré The Guardian, "à propos de savoir si Trump avait confondu la Suède avec Sehwan au Pakistan, où plus de 85 personnes ont été tuées dans un attentat suicide au sanctuaire soufi jeudi." The Guardian a également cité des statistiques suédoises (douteuses) montrant que les niveaux de criminalité en Suède étaient stables depuis longtemps.

En fait, Trump faisait allusion à une apparition dans le programme Fox News de Tucker Carlson du cinéaste Ari Horowitz, qui avait parlé de son documentaire concernant l'impact dévastateur de l'immigration musulmane de masse sur la Suède. Mais personne dans les médias traditionnels ne voulait en parler. Non, on préférait profiter de l'occasion pour présenter Trump comme désemparé et irresponsable. Le New York Times a publié des articles deux jours de suite à propos de sa prétendue gaffe, et a affirmé que tout le monde en Suède avait été "stupéfait" par cela. Les fonctionnaires et les journaux suédois ont eu une excellente occasion pour le rejeter. L'ancien Premier ministre Carl Bildt a tweeté: « Suède? Attaque terroriste? Qu'a-t-il fumé? » Le journal Aftonbladet a fourni, en plaisantant, une liste d'événements pas vraiment terribles qui ont eu lieu en Suède la nuit en question. Par exemple: "En raison du mauvais temps dans le nord de la Suède, la route E10 a été fermée entre Katterjakk et Riksgransen."

Comme indiqué, Trump a fait son commentaire sur la Suède en février dernier. Parmi ceux qui ne voulaient pas l'oublier, il y avait un groupe de grands photographes suédois qui, sept mois plus tard, a sorti un livre intitulé «Quoi d'autre? Last Night in Sweden ». Dans un journal de Stockholm, The Local, Lee Roden a applaudi les photographes pour avoir défié «l'hystérie concernant le pays provoquée par des gens comme le président américain Donald Trump». Les auteurs ont envoyé le premier exemplaire à Trump. Comme je l'écrivais à l'époque, les images du livre représentaient un homme sur un motoneige, un gars jouant du tuba, un vieux couple jouant avec leur chien et d'autres sujets anodins. Il y avait aussi des photos montrant les immigrants sous un jour positif - par exemple, un somalien poussant une vieille Suédoise dans son fauteuil roulant. Le message n'aurait pas pu être plus clair: la Suède se débrouille très bien, merci, et les musulmans se sont avérés être une aide merveilleusement intégrée à la société suédoise.

Pourtant, au fil des mois, des observateurs plus consciencieux trouvèrent d'autres raisons de rappeler la remarque passagère de Trump. En avril, après qu'un terroriste ait écrasé des piétons avec un camion sur Drottninggatan à Stockholm, The Telegraph (Royaume-Uni) a publié un article de Hayley Dixon dont le titre posait explicitement la question de savoir si Trump n’avait peut-être pas raison. "Un peu plus de six semaines après que Donald Trump ait été raillé à travers le monde pour avoir suggéré que la Suède pouvait être victime d'une attaque terroriste", écrit Dixon, "au moins trois personnes sont mortes quand un camion détourné a écrasé des piétons". The Telegraph donnait un aperçu - étonnamment honnête par rapport aux médias traditionnels - des niveaux d'immigration suédois, des problèmes d'intégration et des zones interdites.

Oui, certains d'entre nous ont écrit sur ces choses depuis longtemps. Mais nous l'avons fait dans des médias non conventionnels, sur des sites Web «alternatifs», et nos reportages ont été régulièrement considérés, par les organes d'information établis, comme exagérés, hystériques, apocryphes, racistes et/ou islamophobes. Nous pouvions souhaiter que ce qu’écrivaient le New York Times, le Washington Post, CNN et les divisions de nouvelles de CBS, NBC et ABC - et leurs équivalents à l'étranger - n'ait pas d'importance. Mais ce n’est pas le cas. Pour des millions de personnes qui achètent encore des journaux, pour lesquels il faut commencer par abattre des arbres, ou allument la télé à l'heure du dîner pour avoir leurs nouvelles, ces sources d'information traditionnelles, aussi porteuses qu'elles soient de fausses nouvelles, restent leurs fenêtres sur le monde. Et quand un journal comme The Telegraph publie un article qui commence, au moins, à dire la vérité sur la Suède, c'est un gros problème. Pour beaucoup de lecteurs, ce sera la première fois qu'ils découvrent que la Suède n'est pas un paradis sur terre.

Le mois dernier, même le New York Times est entré en scène. En quelque sorte.... Le 10 décembre, il a rapporté qu’un cocktail Molotov a été jeté sur une synagogue de Göteborg. Bien sûr, s’agissant du Times, il n’a pas eu de mal pour éviter les mots musulmans et islam, même si c'était clair: "une dizaine de jeunes ... ont commencé à incendier des objets et à les jeter sur la synagogue"; les policiers "ont arrêté trois hommes d’une vingtaine d’années"; cela faisait suite à une manifestation anti-israélienne au cours de laquelle les participants brandissaient des drapeaux palestiniens et «criaient qu'ils allaient tuer les Juifs» et menaçaient d’une «Intifada» comme celle de Malmö (le tout) en arabe.
Quatre jours après son reportage sur l'attentat de la synagogue, le Times publiait un op-ed intitulé "La vérité inconfortable sur l'antisémitisme suédois" dans lequel l'écrivaine suédoise Paulina Neuding mettait en perspective l’agression, notant que son pays subissait un tsunami violent d’attaques contre des cibles juives. Le Times a en effet permis à Neuding de mentionner, au neuvième paragraphe du texte, que les auteurs de ces attaques étaient des musulmans. En lisant les premières centaines de mots, je ne pus m'empêcher de penser que certains rédacteurs du Times avaient réduit au minimum les références islamiques du texte. Notez la façon magistrale dont un paragraphe situé près du sommet de l'éditorial de Neuding contourne à plusieurs reprises le genre de précision que le journalisme est supposé respecter:

... Ces deux attaques récentes ont suivi des jours d'incitation [par qui?] contre les Juifs. Vendredi dernier, 200 personnes [quel genre de personnes?] ont protesté à Malmö contre la décision du président Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël. Les manifestants [encore une fois: quel genre de manifestants?] ont appelé à une Intifada et ont promis "Nous allons tuer les Juifs." Un jour plus tard, lors d'une manifestation à Stockholm, un orateur [quel genre de conférencier? Ne connaît-on pas son nom?] a appelé les Juifs "des singes et des cochons." Comme je suis quelqu'un qui a écrit des éditoriaux sur des sujets "sensibles" pour la Dame Grise (NYT), je suis tout à fait certain qu’éviter les mots musulman et islam était le résultat d'une forte correction éditoriale.

Pourtant, pour le Times, l'article de Göteborg et l'éditorial de Neuding ont été étonnamment honnêtes en ce qui concerne les faits sur lesquels le Newspaper of Record avait précédemment maintenu un discret silence.

S’il y a un journal dans le monde qui jouit d'un plus grand crédit parmi l'élite culturelle que le New York Times, c'est le Sunday Times de Londres. Le 21 janvier, il a publié son propre article sur la Suède, titré: "Les adolescents errent dans les rues. »(Sous-titre:« L'armée pourrait être appelée pour stopper une vague de gangs dans les zones d'immigration. ») Oui, le journaliste Bojan Pancevski, en écrivant de Malmö, ressentit le besoin d'équilibrer l'image de cocagne "La Suède compte parmi les pays les plus sûrs, les plus riches et les plus prospères du monde, connaissant une croissance régulière et un emploi en hausse". Mais cette tentative de rassurer a été démentie par son portrait scrupuleux de la Suède d'aujourd'hui. La vague de fusillades de gangs, d'attentats à la bombe et d'agressions sexuelles, "la police" débordée ", et les efforts de longue date de l'establishment suédois pour nier la réalité sont devenus plus que visibles.

"L'école principale de Rosengård, qui comptait des élèves de près de 200 origines ethniques différentes, a été fermée à cause des tensions sociales", a rapporté Pancevski. Il a cité un policier de Stockholm, Ted Eriksson, qui, lors d'un récent «rassemblement pro-réfugiés», avait été «poignardé par un demandeur d'asile afghan» qui «voulait tuer un policier». Pancevski s’est également rendu à Rinkeby, une banlieue d’immigrants de Stockholm, où «un groupe de jeunes en survêtements m’ont demandé agressivement pourquoi j'étais dans leur quartier», pour devenir «plus respectueux» quand je leur ai dit que j’étais «des Balkans » (la patrie de nombreux barons criminels locaux)». A Rinkeby, un policier a déclaré à Pancevski: "Détester la police fait partie de la culture de ces enfants." Regardons les choses en face - la haine de nous tous fait partie de la culture de ces enfants.

Pancevski n'a pas mentionné la remarque de Trump «la nuit dernière en Suède», mais il a évoqué la ministre norvégien de l'immigration, Sylvi Listhaug, qui a visité Rinkeby l'année dernière, disant qu'elle était là pour apprendre les conséquences d'une «immigration non contrôlée et d'une mauvaise intégration». La remarque de Listhaug, rappelle Pancevski, a créé un incident international. Karin Wanngard, maire de Stockholm, a rejeté la description de Rinkeby par Listhaug, qualifiant ce quartier de «beau quartier» «plein de vitalité». En Suède et en Norvège, les médias ont dénigré Listhaug, la décrivant à la fois comme mauvaise diplomate et islamophobe. Puis, des voix influentes ont exigé qu'elle soit virée. Depuis lors, cependant, a noté Pancevski, la situation à Rinkeby est devenue si terrible que Wanngard a été forcé... de changer de chanson». En d'autres termes, Listhaug avait raison - tout comme Trump avait raison.

Pancevski cite également les observations de Neuding selon lesquelles la Suède subit une «crise d'agression sexuelle» en raison de l'immigration d'«hommes issus de cultures extrêmement patriarcales» et du «gouvernement féministe» autoproclamé de la Suède qui a «tranquillement abandonné les femmes». Mais Pancevski s'est interdit, hélas, d'utiliser le mot «Islam»; son article ne faisait même pas allusion au fait que la plupart des problèmes qui sévissent dans les quartiers comme Rosengård et Rinkeby peuvent être directement attribués aux enseignements islamiques sur le califat, le djihad, la jizya, les relations entre les croyants et les infidèles, etc.,

Mais on ne peut pas tout attendre, des médias traditionnels, en même temps.

 

BELGIQUE

• Le journaliste français Éric Zemmour a facétieusement suggéré que la France arrête de bombarder Raqqa et devrait plutôt bombarder Molenbeek.
• Même le New York Times, c’est à signaler, a diffusé un exposé sur l'inefficacité des efforts antiterroristes de la Belgique, en soulignant le laxisme chronique, le renvoi de responsabilité et les confusions qui caractérisent chaque niveau de son gouvernement.
• Tais-toi. Ferme ta bouche. C'est une façon pathétique et lâche de répondre à la réalité, mais c'est, hélas, un comportement répandu en Europe occidentale aujourd'hui - mais dans certains milieux de la pauvre Belgique a presque été érigé en saint sacrement.

Au cours des 15 années qui ont suivi les guerres napoléoniennes, une série d'événements désordonnés - conférences internationales, échanges de terres entre les grandes puissances, signature de traités, émeutes, escarmouches militaires et, ensuite, une brève révolution - ont abouti à un redécoupage des frontières du continent et à la fixation des frontières des Pays Bas et l'établissement d'un nouveau pays appelé la Belgique. Même dans le meilleur des cas, ce n'était guère un pays, fatalement divisé en un Sud francophone et un Nord flamand, dont les habitants n’avaient pas vraiment de sentiment d'identité partagée. Si, lorsque l'Union européenne est arrivée, les Belges ont embrassé l'idée si ardemment - et se sont félicités de la transformation de leur propre capitale dans la capitale de l'UE - c'était en grande partie parce qu'ils avaient moins le sens de la nation. Les voisins européens estimaient, ou espéraient, que l'UE leur fournirait artificiellement quelque chose d'ineffable que leur propre histoire et leur culture n'avaient pas réussi à leur donner.


Même maintenant, après que les citoyens de nombreux pays d'Europe occidentale furent élevés pour avoir honte de leurs drapeaux nationaux, certains de ces Européens, au moins, montrent encore des signes intermittents de fierté nationale: témoin les foules à travers le Royaume-Uni qui, chaque année, chantent "God Save the Queen", "Jerusalem", et "Land of Hope and Glory" lors de la diffusion de la Nuit des Proms, ou le spectacle du Parlement français chantant spontanément "La Marseillaise" après le massacre de Charlie Hebdo. De telles manifestations sont rares en Belgique. Cela mérite d’être rappelé      qu’alors que les proportions officielles du drapeau belge sont de 13x15, la plupart des drapeaux qui survolent des bâtiments gouvernementaux sont 2x3. En d'autres termes, ils ne se donnent même pas la peine de respecter les proportions de leur propre drapeau.
On a souvent fait remarquer que si les musulmans d'Occident sont plus passionnément dévoués à leur propre religion, culture et valeurs que les infidèles occidentaux aux principes qui sous-tendent leur propre civilisation, alors cette civilisation est vouée à l'échec. Face à la menace islamique, bien sûr, il y a des raisons de s'inquiéter pour presque toutes les nations d'Europe occidentale; mais compte tenu de l'étrange absence de l'identité belge, la Belgique est un lieu d'intérêt particulier. Ce n'est pas seulement l'emplacement du siège de l'UE; c'est, pour citer le titre d'un article du 23 mars 2016 de Soeren Kern pour Gatestone Institute, «Pourquoi la Belgique est-elle un Ground Zéro pour les djihadistes européens»? En l'occurrence, l'article de Kern a été publié le lendemain de l'attentat suicide perpétré par des membres de l'Etat islamique à Bruxelles, tuant 32 personnes (sans compter trois terroristes) et en blessant plus de 300 autres.

Quatre mois auparavant, 137 personnes avaient perdu la vie dans des attaques terroristes contre le théâtre Bataclan et d'autres cibles à Paris. Les auteurs ont été rapidement reliés à Molenbeek, un quartier majoritairement musulman à Bruxelles. "Il y a presque toujours un lien avec Molenbeek", a commenté le Premier ministre belge Charles Michel. Stefan Frank a noté que Molenbeek "est considéré comme l'usine terroriste de l'Europe". Et le journaliste français Éric Zemmour a facétieusement suggéré que la France au lieu de bombarder Raqqa devrait plutôt bombarder Molenbeek.

Même le New York Times, cela mérite d’être signalé, a diffusé un exposé sur l'inefficacité des efforts antiterroristes de la Belgique, en soulignant le laxisme chronique, le renvoi de responsabilité et les confusions qui caractérisent chaque niveau de son gouvernement.

Bien sûr, le terrorisme n'est que l'aspect le plus sensationnel de l'afflux islamique en Belgique. En décembre, l'auteur belge Drieu Godefridi a décrit Bruxelles comme une ville «descendant rapidement dans le chaos et l'anarchie». Le mois de novembre a vu "trois manifestations distinctes d'émeutes et de pillages sur une grande échelle", exposant le fait que "l'anarchie ... est la nouvelle normalité à Bruxelles". Des soldats patrouillent dans les rues, mais n'osent pas agir: «Si un soldat blesse réellement un pilleur, il sera probablement réprimandé publiquement, mis au pilori par les médias, jugé et déshonoré ». Quand, au cours d'un débat télévisé, l'un des rares politiciens du pays a essayé d'aborder le lien évident entre le désordre rampant et l'immigration, le modérateur lui a littéralement crié que "L’immigration n'est pas le sujet ... L’IMMIGRATION N'EST PAS LE SUJET, ARRÊTEZ! » Et a ensuite passé la parole à une « poétesse vociférante » » couverte d’un voile islamique qui a attribué les problèmes de la ville à son échec d’accueillir, à bras ouverts, des gens comme elle. Le public a ensuite été invité de l'applaudir.

Compte tenu de tout cela, il ne devrait pas être surprenant que l'une des voix les plus importantes en Belgique aujourd'hui soit celle d'une fondation, créée en 2014, qui s'appelle « « Ceci n'est pas une crise » (CNPC, "Ce n'est pas une    crise " une référence délibérée à la célèbre peinture « Ceci n'est pas une pipe » de l'artiste le plus célèbre de Belgique, René Magritte.) La Belgique est-elle en difficulté? Bruxelles est-il un enfer? Molenbeek est-il le neuvième cercle de l'enfer? Au contraire. Comme le dit gentiment CNPC, «Nous sommes confrontés à une transition vers un nouveau modèle social plutôt qu'une phase temporaire de dysfonctionnement». Oui, les changements sociétaux récents "ont détruit beaucoup de structures qui ont façonné nos vies quotidiennes et formé la base de nos identités, conduisant à une perte de repères et un sentiment d'anxiété." Mais tandis que la «rhétorique simpliste» des «populistes» représente cette transition comme impliquant «l'affrontement» entre «nous» et «l'autre», nous transformant ainsi en nationalistes et xénophobes et en «ennemis», ce que nous devrions faire est abandonner les derniers vestiges de notre ancienne société, avec des «rôles sociaux» et des «modes de pensée» traditionnels et des «normes acceptées», et apprendre à cultiver des «identités ouvertes» et à «percevoir la diversité comme un enrichissement qui contribue à améliorer nos sociétés. "

Un des fondateurs de CNPC, le caricaturiste et commentateur de TV Le Soir, Pierre Kroll, a expliqué: "Nous vivons à une époque où un sentiment constant de crise, de bouleversement et de changement profondément enraciné domine, donnant lieu à une tendance répandue à pleurer sur le passé et à fantasmer sur un retour « réconfortant à des valeurs rigides, des frontières fermées et une rhétorique simpliste ». Ceux qui savent que cette «crise» n'est pas vraiment une crise, que le monde ne reviendra jamais à ce qu'il était avant (et heureusement!), doivent faire comprendre à ces gens que nous avons besoin de plus d'Europe et pas moins, qu'au lieu de nous éviter, nous devons apprendre à vivre ensemble, que nous devons être optimistes et déterminés. »
Eh bien, il est toujours facile de croire que la crise n'est pas vraiment une crise quand vous faites partie de l’élite culturelle qui vit dans un quartier sûr, haut de gamme et dont le chemin ne traverse jamais celui des femmes forcées à porter la burka, des filles soumises aux MGF (Mutilations génitales féminines – MB) ou des cousins ou des «jeunes» qui attaquent les juifs, frappent les gays et harcèlent leurs professeurs et leurs camarades de classe. Comme il est facile pour les gens privilégiés de prêcher la diversité à ceux qui vivent avec un tel chaos tous les jours!

Qui est derrière CNPC? Son président, Jean-Pascal Labille, est un ancien ministre et professeur. Amusement, malgré toute la rhétorique sur la diversité et même la «super diversité» (un terme à la mode dont la CNPC est extrêmement friande), Labille et les vingt autres membres du comité exécutif de la CNPC sont tous des Européens ethniques. Leurs antécédents sont en sociologie, philosophie, économie, zoologie, architecture, affaires, radiodiffusion, théâtre et politique. Quelques uns d'entre eux sont des membres du Parlement européen. L'un d'eux est le cerveau de l'horrible loi sur l'euthanasie de la Belgique - la plus «libérale» du monde.
L'année dernière, la CNPC a mené une enquête exhaustive sur l'islam, l'immigration et les sujets connexes; parmi les conclusions représentatives incluses dans son rapport de 141 pages, 63% des Belges considèrent l'islam comme une menace pour leur identité nationale, tandis que seulement 12% le considèrent comme un «enrichissement culturel». Conclusion de la CNPC: les Belges sont de plus en plus craintifs, xénophobes, hostiles à «l'autre» et pathologiquement inondés de «paranoïa antimusulmane».
CNPC ne fait pas que des études. Elle publie également un magazine qui se nomme simplement Revue. Un premier article a servi un message optimiste: arrêter l'immigration n'est pas «réaliste». Des frontières fermées "minent ... le rêve de droits humains universels et inaliénables". Croire au nationalisme est une «fiction dangereuse». L'État-nation? Un "anachronisme". Revue a enregistré un choc lors du vote sur le Brexit. Après l'élection de Donald Trump, dont «les yeux se tournent vers le passé», Revue ne trouve de réconfort que dans l'idée que sa présidence oblige l'Europe à «prendre son destin entre ses mains». Dans le dernier numéro, Fatima Zibouh, politologue belgo-marocaine, célèbre Molenbeek, arguant que ceux qui se concentrent sur son rôle d'usine terroriste "comprennent mal" ses "multiples facettes", en particulier sa vie culturelle, qui est "caractérisée surtout par son effervescence comme par sa diversité. " Les événements culturels, note-t-elle en outre, ne sont pas seulement des événements culturels - ce sont des «outils politiques subversifs» qui peuvent aider à faire avancer la transition sociétale souhaitée.

Revue a également publié d'innombrables articles sur les partis «anti-immigrés» et «anti-islamiques» en Europe. Le seul sujet qui semble n'avoir jamais été abordé sérieusement est l'Islam lui-même. La couverture d'un numéro de 2016 du magazine présente une bande dessinée à quatre panneaux qui mérite d'être méditée. Il comporte deux filles. Dans le premier panneau, la fille A dit «Je ne suis pas raciste», puis ajoute «Mais», après quoi la fille B couvre la bouche de la fille A et dit: «Chut». Dans le dernier panneau, couvrant toujours la bouche de la fille A - de manière assez forcée, semble-t-il - la fille B dit: "Rien de bon ne vient après cela." Apparemment, la fille A était sur le point de signaler quelque chose qu'elle avait observé au sujet de sa société, même si elle savait que certaines personnes, justes ou non, la considéreraient comme raciste pour l'avoir mentionnée. Quoi qu'il en soit, CNPC est d'accord avec la fille B: mieux vaut rester silencieux.

Tais-toi. Ferme ta bouche. C'est une façon pathétique et lâche de répondre à la réalité, mais c'est, hélas, un comportement répandu en Europe occidentale aujourd'hui - et, tout au moins, dans certains milieux de la pauvre Belgique, il a presque été érigé en saint sacrement.

 

 

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 14:18

Avec une population de plus de 600 000 habitants, Oslo est divisée en deux parties par Akerselva, un petit ruisseau qui descend des montagnes au nord jusqu'au fjord d'Oslo. West Oslo est le quartier huppé, avec des maisons luxueuses près du centre-ville et, plus loin, des quartiers élégants pleins de grandes maisons et de vastes pelouses bien entretenues. East Oslo est plus grungy: au centre, vous trouverez des quartiers de type East Village avec des bars et des clubs sympas et beaucoup de graffitis, ainsi que quelques zones en grande partie musulmanes, Tøyen et Grønland; plus à l'est se trouve Groruddalen.

Groruddalen abrite plus d'un quart de la population d'Oslo. Pensez San Fernando Valley, et vous ne serez pas loin. Depuis quelques décennies, la vallée a été associée à l'Islam dans l'esprit norvégien. Le 28 août 2017, Rita Karlsen de Human Rights Service (HRS), un groupe de réflexion basé à Oslo, a noté que cela faisait 16 ans que Thorbjørn Berntsen, politicien du Parti travailliste, avait déclaré: « Il y a une limite au nombre d'immigrants Groruddalen peut accepter. Cette limite commence à être atteinte. Je connais des gens qui veulent déménager parce que la ville d'Oslo remplit des immeubles entiers avec des demandeurs d'asile et de réfugiés. . . . Nous devons simplement admettre que les conflits culturels commencent à être perceptibles. » D'autres politiciens ont rejeté les préoccupations de Berntsen. Le chef du Parti travailliste à Oslo, Bjørgulv Froyn, a insisté sur le fait que les problèmes de Groruddalen n'avaient "rien à voir avec les immigrés". Le chef des conservateurs d'Oslo, Per-Kristian Foss, a accusé Berntsen de "stigmatiser un quartier et un groupe de population". Foss, qui est ouvertement gay, a choisi de ne pas tenir compte du fait qu'il devenait déjà inconfortable pour les homosexuels de vivre dans certaines parties de Groruddalen.


L'avertissement de Berntsen, publié en 2001, s'est avéré prémonitoire. De 2008 à 2010, plus de 6 000 Norvégiens ont quitté Groruddalen, tandis que près de deux fois plus d'immigrants - principalement des musulmans - y ont emménagé. En 2009, 67% des enfants  nés à Stovner, un arrondissement situé à l'extrémité est de la vallée, avaient des mères non occidentales. En 2010, les immigrés représentaient plus de 40% de la population de Groruddalen, et Lars Østby, démographe en chef de Statistics Norway (SSB), l'agence de statistiques officielle du pays, a prédit que la population de la vallée allait être composée que de leurs enfants. Pourtant, Østby ne voyait pas cela comme un problème - malgré la sombre réalité de certaines zones urbaines de Suède voisine, comme Rinkeby à Stockholm et Rosengård à Malmö, qui étaient devenues des enclaves musulmanes: des sociétés parallèles où la charia l'emportait sur la loi suédoise et les dirigeants, les imams et les gangs avaient largement supplanté l'autorité du gouvernement, de la police et des tribunaux suédois.

En 2011, Aftenposten a brisé le silence médiatique dominant sur le sujet en rendant compte des expériences des Norvégiens de souche vivant à Groruddalen. «Il est difficile d'être un Norvégien de Groruddalen», a déclaré Patrick Åserud, un instituteur qui a vécu toute sa vie dans la vallée, au journal. "Il s'agit d'énormes problèmes de langue, plus une pression pour s'adapter à des normes qui sont totalement étrangères à ceux d'entre nous qui ont un mode de vie et un état d'esprit occidentaux." Åserud a déclaré que « dans certaines écoles de la vallée les enfants sont menacés d’être battus s’ils viennent avec du salami dans leurs  panier-repas. Les filles sont harcelées parce qu'elles sont blondes et se teignent les cheveux. Il est impossible d'être gay à l'école, ou athée, ou    juif. . . . Une famille indienne que je connais devrait vivre en tant que musulmane parce qu'elle a la peau brune.» Sur les 18 réunions parents-enseignants organisées récemment par Åserud, dix nécessitaient des traducteurs. Les conditions dans la vallée s'étaient détériorées au cours des trois dernières années et il avait décidé - à contre coeur - de décamper: «Je ne laisserai pas mes enfants grandir ici.» Le journaliste d'Aftenposten a suggéré qu'Åserud était «hypersensible» et qu’il était «déconnecté de la nouvelle Norvège». L'enseignant a répondu que si c'était le cas, il y avait beaucoup de Norvégiens de Groruddalen qui ressentaient la même chose.


Deux ans plus tard, en 2013, un rapport remarquablement honnête de la SSB a reconnu que 1 000 Norvégiens de souche quittaient Groruddalen chaque année, avec un nombre égal d'immigrants non occidentaux qui venaient les remplacer. Au cours de cette année seulement, les agressions à Groruddalen ont augmenté de près de 80%. La grande majorité des auteurs arrêtés étaient des adolescents d'origine immigrée avec des noms musulmans; presque aucun de leurs parents n'a pris la peine de se présenter à leurs comparutions. (Un père a pris des mesures: il a tenté d'intimider les victimes d'une agression en leur demandant de changer leurs témoignages.) Pourtant, la police et les politiciens ont continué à insister sur le fait que Groruddalen allait bien. Ils ont mis en épingle des statistiques sur les crimes autres que les agressions, qui semblaient, superficiellement, étayer leurs affirmations. Mais beaucoup - peut-être la plupart - des crimes dans la vallée n'ont pas été signalés. Les victimes musulmanes des crimes commis par d'autres musulmans savaient qu’ils ne devaient pas impliquer la police: leurs familles, les imams et d'autres musulmans locaux les considéreraient comme des traîtres et réagiraient en conséquence; ils savaient que ces questions devaient être traitées au sein de la communauté. Beaucoup de victimes non-musulmanes craignaient d'aller chez les flics, car elles savaient qu'elles risquaient des représailles (de la part de leurs voisins immigrés), plus forts que les transgressions originelles.


En 2015, le sociologue Halvor Fosli a publié Fremmed i eget land (Un étranger dans son propre pays), un livre basé sur des interviews de 20 résidents norvégiens de Groruddalen. Fosli a délibérément choisi des gens qui avaient un certain niveau de participation dans leur communauté - ceux qui avaient des enfants à l'école, par exemple, ou qui siégeaient à leurs conseils d'éducation coopérative. Comment était-il, leur demandait-il, de devenir une minorité dans son propre coin du monde? Leurs réponses étaient dérangeantes. Les garçons non musulmans du secondaire se méfiaient des provocations des gangs musulmans - mais ils ne savaient pas trop quoi éviter ou dire, car les camarades de classe musulmans jugeaient leur conduite selon un ensemble de codes complètement étrangers à la société norvégienne. Quant aux filles et aux femmes non musulmanes, sortir toute seule - au centre commercial, par exemple - leur  valait les regards furieux d'hommes musulmans à la longue barbe qui pensent qu'elles ne devaient pas quitter leur maison sans être escortés par des hommes ni avoir la tête découverte. Les Juifs sont particulièrement visés. Gays? N’y pensez pas. Bref, un endroit où les gens avaient vécu sans crainte et se traitaient avec respect et amitié, était devenu un territoire chargé de tension, d'effroi et de bigoterie, pas de fanatisme antimusulman, mais de sectarisme anti-norvégien.

Le livre de Fosli a déclenché un tsunami prévisible de condamnation dans les principaux médias norvégiens. Des multi-culturalistes de gauche vivant à Groruddalen ont appelé Fosli « menteur ». Dans un article d'Aftenposten intitulé «Non, je ne suis pas un étranger dans mon propre pays», Inger Sønderland a évoqué le fait d'avoir déménagé dans la vallée trois ans plus tôt et de se sentir immédiatement la bienvenue. "Je me sens chez moi ici!" Écrivait-elle. "Dans cet environnement où nous sommes tous si différents, je peux me sentir libre. Je peux me détendre, être moi-même. . . . » Øyvind Holen, qui avait travaillé dans la plupart des grands journaux norvégiens, a écrit plusieurs livres sur le hip-hop, et publié son propre compte de Groruddalen dix ans plus tôt, a également apporté sa contribution, chargeant dans Dagbladet que Fosli et ses interlocuteurs étaient «obsédés par l'islam» et se livraient à une «attaque monomaniaque contre les minorités pakistanaises et somaliennes». Avec toute l'attention positive des médias, le livre de Fosli aurait pu influencer les politiciens, la police et les agents d'immigration; au lieu de cela, les efforts déployés par les médias pour le discréditer ont fait en sorte que son livre n'ait aucun impact sur la politique nationale ou locale. La vie a continué comme avant: en 2016, les autorités scolaires ont reçu des rapports de près de 2 000 cas de violence contre des enseignants d'Oslo, mais ils n'en ont pas parlé à la police; un rapport de janvier 2017 indiquait que la criminalité chez les jeunes à Groruddalen avait fortement augmenté.


En février 2017, Forskning.no - un site qui prétend fournir des informations fiables sur la science et la recherche dans le monde - a soutenu que selon un nouveau rapport de NOVA, un institut de recherche norvégien, la plupart des jeunes de Groruddalen se portaient bien: prospéraient à l'école, avaient de bonnes relations avec leurs parents, êtaient satisfaits de leur environnement local, et buvaient moins d'alcool que les autres jeunes à Oslo. Mais quand Nina Hjerpset-Østlie de HRS regarda le rapport NOVA, elle trouva que pour la plupart des garçons musulmans, la vallée était, en effet, un véritable parc d'attractions. Le rapport de NOVA indiquait clairement que pour les filles musulmanes et pour les non-musulmans des deux sexes, vivre à Groruddalen n'était pas si passionnant. Ils se sentaient en danger en raison du comportement agressif et prédateur de beaucoup de ces garçons musulmans heureux et prospères. Un jeune sur cinq dans la vallée - principalement des garçons non musulmans - a été victime de violences ou de menaces de violence. Les filles musulmanes ont connu moins de violence, au moins en dehors de leurs propres maisons - probablement, a suggéré Hjerpset-Østlie, parce qu'elles avaient moins d'occasions d'être exposées à une telle violence, étant donné que leurs mouvements dans le monde extérieur, conformément aux règles de l'honneur islamique, étaient étroitement contrôlés et surveillés par leurs familles.

Le 11 mars 2017, à la surprise de nombreux téléspectateurs, le journal télévisé de la NRK, diffusé par le gouvernement, diffusait un reportage honnête sur l'augmentation dramatique de la criminalité à Oslo-Est, principalement sur Groruddalen, où, selon le journaliste Anders Magnus, environ 50% de la population avait maintenant des origines immigrées non occidentales. Des enfants de douze ans vendaient de la drogue; des jeunes de 15 ans portaient des fusils, des couteaux et des bâtons de baseball; des bandes de jeunes musulmans agressaient des adultes dans la rue; et les parents musulmans, à quelques exceptions près, montraient une totale indifférence aux activités de leurs fils criminels. Dans le même temps, conformément à la longue tradition norvégienne, la police a continué à patrouiller sans armes. Magnus a interviewé un entraîneur de hockey qui a dit que certains des membres de son équipe avaient démissionné parce qu'ils avaient peur d'être battus sur le chemin des terrains. Une jeune habitante a déclaré que les musulmans de la vallée avaient formé une «société parallèle», dans laquelle les enfants n'avaient tout simplement pas peur de la police. Fidèle à son habitude, Aftenposten a réfuté la relation de Magnus: Øystein E. Søreide et Mobashar Banaras, deux hommes politiques majeurs de Groruddalen, accusent NRK de «stigmatiser» les habitants de la vallée et d'accroître les divisions entre «nous» et «eux».

Puis, en mai, pendant trois nuits consécutives, des dizaines d'adolescents musulmans à Vestli, à l'extrémité est de Groruddalen, se sont révoltés en lançant des pierres, en incendiant et en commettant des attaques au couteau. Seuls trois maraudeurs ont été arrêtés, et ils ont été rapidement libérés. La réalité de la vie dans la vallée devenait de plus en plus difficile à nier - pourtant, comme l'écrivait Rita Karlsen de HRS, les grands médias et les porte-parole de la police ont dissimulé les nouvelles et dénoncé avec force l’idée que le  «modèle suédois»  n’existait plus à de Groruddalen : le niveau de criminalité devenu incontrôlable conduisant au transfert de l'autorité aux dirigeants de la communauté musulmane. Mais HRS avait ses propres sources dans la  police, qui ont révélé qu’elle connaissait la gravité des problèmes de la vallée. En très grand nombre, les jeunes musulmans menaçaient les enseignants, les agents de sécurité, les entreprises, la police, les pompiers, les ambulanciers et d'autres. De plus en plus de feux étaient allumés, comme dans les banlieues de Stockholm et de Paris.

Les efforts de la police pour maîtriser Groruddalen au cours des dernières années ont été un échec. Un des problèmes est la difficulté d'obtenir une autorisation officielle pour que la police porte des armes à feu - un changement furieusement opposé par les politiciens et les journalistes norvégiens. Un autre est l'incapacité des hauts responsables de la police d'Oslo à faire face à la situation dans la vallée. (Ils n’ont pas êté heureux quand un policier basé à Stovner, a admis dans une interview radiodiffusée, que les flics évitaient des parties de Groruddalen par peur, avec le sentiment qu'il serait «impensable» pour eux d'y entrer.) Mais le problème fondamental reste l'approche scandinave traditionnelle de la criminalité: rechercher les causes profondes, traiter les délinquants comme des victimes de la société et voir la compassion comme un remède contre la criminalité. Cette approche peut fonctionner avec des jeunes norvégiens indisciplinés, mais elle ne progresse pas avec leurs homologues musulmans, dont le conditionnement culturel les amène à considérer ce traitement comme un signe de faiblesse et à l'exploiter.


Août a marqué le début d'une nouvelle année scolaire. Le 28 septembre, VG, un journal norvégien, a rapporté que depuis le début du trimestre, plusieurs épisodes violents avaient eu lieu à l'école secondaire de Stovner – on y a trouvé une hache et un pied de biche - et le directeur, Terje Wold, a dit que il ne pouvait plus garantir la sécurité des enseignants et des étudiants. En réponse, le ministre de l'éducation par intérim, Henrik Asheim, a convoqué une réunion d'urgence; des policiers ont été rapidement postés à l'école tous les jours. VG a noté que Stovner était à peine unique: la violence dans d'autres écoles de Groruddalen s'était également intensifiée ces dernières années, conduisant au développement de ce qu'on appelle en norvégien un ukultur, littéralement, une "non-culture" - marquée par la violence, l’anarchie et la sauvagerie.

Et ça va. Les musulmans continuent d'affluer dans Groruddalen, et les Norvégiens continuent de partir. Le taux de reproduction des musulmans dépasse largement  celui  des Norvégiens indigènes. A l’école, dans certaines classes, seulement un ou deux enfants parlent norvégien. Des rapports sur le site de HRS et sur document.no (qui aborde également les questions liées à l'Islam avec une franchise rarement retrouvée dans les médias traditionnels) montrent clairement que la violence dans la vallée continue d'augmenter et s'intensifie, avec de plus en plus de gangs et des incendies de voiture comme ceux connus à Paris. Des rapports ont fait état de la constitution de groupes de défense norvégiens pour patrouiller et protéger leurs quartiers. Si Groruddalen n'est pas encore une zone de non-droit à part entière, à l'échelle de Rinkeby ou de Rosengård, c'est très proche. Avant longtemps, il sera normal de la décrire, sans guillemets, comme une colonie islamique au sein d'une politique laïque. Pourtant, les politiciens et les journalistes continuent de la représenter comme un paradis d'intégration et d'enrichissement multiculturel.


En août 2017, Hege Storhaug de HRS a pris note d'une affiche promotionnelle pour la nouvelle bibliothèque de Stovner. Elle représentait trois filles à la peau foncée, deux portant des hijabs, lisant heureusement des livres ensemble. "Ici," a commenté Storhaug, "c'est l'avenir". Thorbjørn Berntsen l'a vu arriver il y a 16 ans. D'autres l'ont fait aussi, mais la plupart sont restés silencieux. Même maintenant, alors que Groruddalen plonge dans l'anarchie et l'islamisation complète, peu osent s'exprimer. Pendant ce temps, au-delà des collines et des montagnes qui entourent Groruddalen, l'ombre qui est tombée sur la vallée obscurcit lentement le reste de la Norvège.

City Journal is a publication of Manhattan Institute

 

 

 

 

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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 17:20

Etats Unis, une année de DT (janvier 2017 – janvier 2018) :

  • taux du chômage descendu de 4,8% à 4,0 % record depuis 15 ans ;
  • création de 2.000.000 d’emplois secteur marchand ;
  • Dow Jones +30% ayant ajouté une valeur d’env. 8.000 Milliards de $ à la capitalisation boursière ;
  • annonce attendue (Discours sur l’Etat de l’Union, 30.01.18) – programme de construction infrastructures, 1.700 milliards de $ (Reuters, 25.01.18).

 

France, une année (pas encore)

  • taux du chômage (mai 2017 – janvier 2018) constant à 9,5% ;
  • création d’emplois secteur privé (INSEE) env. 260.000 ;
  • CAC 40 +2,3% ayant ajouté une valeur 28,3 milliards à la capitalisation totale (Les Echos – 22.12.17) ;

 

  • annonces/suggestions Davos : (a) assurer une « fiscalité identique » pour tous les pays (en clair, DT aux Etats Unis n’aurait pas dû les réduire mais les augmenter pour qu’ils soient comme en France…), (b) assurer un « partage équitable » de la richesse créée, (3) ne pas renoncer au « modèle social » européen (le français subsiste car financé par la dette extérieure, croissante, pour l’instant), (4) « lutter contre le terrorisme » (mot prononcé 9 fois, pas une seule fois « islamique ») et (5) urbi et orbi « France is back » (on devrait se demander d’où…) ; le monde nous envie, un président si jeune et si capable de dire au monde entier ce que l'on doit faire ...

Les palestiniens

  • La frustration, engendrée par le constat des Etats Unis que la capitale d’Israël est à Jérusalem, semble-t-il, a conduit M. Abbas à révéler ses vraies couleurs ;
  • pendant plus de deux heures, à une réunion du PLO, il a multiplié les propos antisémites, contesté la relation juive à Israël, indiqué que les juifs d’Europe ont préféré subir la Shoah plutôt que d’aller en Palestine et a blâmé tout le monde, d'Oliver Cromwell à Napoléon, en passant par Winston Churchill pour la création d'Israël : projet colonial, selon lui, inventé par les européens pour que les « colons » défendent leurs intérêts sur place ;
  • fort de ces convictions, il a été reçu à Bruxelles par les 28 ministres des affaires étrangères auxquels la France a proposé d’offrir aux palestiniens (non pas la reconnaissance de leur état qui n’existe pas) un « traité d’association »; toujours la France qui vient en aide aux pauvres palestiniens en proposant de leur donner quelque chose pour compenser ce que les israéliens ont reçu (Jérusalem) ...
  • et comme les Etats Unis sont en train de leur réduire leurs subventions, voilà les deux pays d’Europe les plus favorables aux palestiniens (la Suède et la Belgique) qui s’engagent à leur donner quelques 81,5 millions de $ (Times of Israël, 22.01.18) ;
  • tandis que l’ineffable M. Erekat (le bras droit de M. Abbas) celui qui en 2002 avait assuré au monde qu’Israël avait « tué plus de 500 civils à Jenin »  dire « Maintenant, (DT) il menace d'affamer des enfants palestiniens dans des camps de réfugiés et de nier leurs droits naturels à la santé et à l'éducation, si nous ne soutenons pas ses termes et ses dictats » ; ce n’est pas plus mal que le discours de M. Abbas au parlement européen dans lequel il assurait que « des rabbins israéliens ont demandé que l’on empoisonne les puits des palestiniens » (aucune réaction des parlementaires réunis…).
Et puisque les enfants palestiniens sont affamés… lorsque l'Autorité palestinienne est confrontée à d'importantes coupures de fonds des Etats-Unis, elle vient d’acheter un nouveau jet privé luxueux de 50 millions de dollars qui sera utilisé par le président Mahmoud Abbas (Hadashot, 24.01.18 - וואלה! חדשות)
PS. Le premier ministre israélien n’a pas et n’a jamais eu un avion privé.

 

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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 18:18

Trois sujets, d’inégale importance pour l’avenir du monde, tiennent le « haut du pavé » pendant ces quinze premiers jours de la nouvelle année : la « brouille » des palestiniens avec les Etats Unis, le nouveau gambit Nord-Coréen et la pantalonnade « Notre Dame des Landes ». Abordons-les selon leur importance pour le monde.

Corée du Nord – on vient d’apprendre que ce pays a négocié l’envoi d’une délégation « culturelle » de 140 personnes en Corée du Sud pendant les Jeux Olympiques d’hiver (du 9 au 25 février). Tous ceux dont la haute mission est d’apaiser applaudissent déjà et considèrent la chose comme un premier pas vers une solution négociée pour la paix dans la péninsule coréenne. Et, pour qu’il n’y est pas de malentendu, on utilise le fameux adage « l’alternative c’est une guerre nucléaire » Le même utilisé il y a trois ans par l’administration américaine (de sinistre mémoire) pour justifier l’innommable accord avec l’Iran qui lui donne le droit d’avoir accès à l’arme nucléaire  dans moins de sept ans.

Souvenons nous: depuis 1993 -premier « accord » avec la Corée du Nord (Clinton) qui, pour sauver de la famine sa population, promettait l’arrêt et le démantèlement de son programme nucléaire militaire, chaque fois que ce pays se trouvait dans une situation économiquement inextricable il faisait des gestes « positifs» laissant croire aux « apaiseurs » du monde entier que cette fois-ci, ils allaient arrêter leur programme nucléaire. Trois fois pendant les 25 dernières années les nord-coréens, avec une outrecuidance qui dépassait l’entendement, ont joué avec les « jean-foutres » mondiaux la même pièce de théâtre. Mais, voilà que l’année dernière un « nouveau sheriff » venait chambouler le rituel « promesse vs aide économique ». Et au bout d’une année de menaces (chaque fois que la Corée du Nord montrait un nouveau progrès) et de trois résolutions fortes du Conseil de Sécurité instaurant des sanctions immédiates, sanctions que même la Chine et la Russie avalisaient, la Corée du Nord se trouve dans une situation inextricable : ses importations d’énergie (pétrole) arrêtées (en très grande partie), une partie (importante) de ses exports bloquée et ses ouvriers envoyés dans divers pays (dont les rémunérations constituent une partie importante des revenus du pays) obligés de retourner dans leur pays. Pas besoin d’une longue démonstration pour admettre que c’est la politique du « nouveau sheriff » qui se trouve à l’origine de la situation inextricable de la Corée du Nord. Qui fait quoi ? Un gambit, elle fait croire être disposée à entrer dans de nouvelles négociations pour obtenir, rapidement, les apaisements qu’elle a obtenu chaque fois par le passé. Il se pourrait que cette fois elle se trompe car le « nouveau sheriff » vient de démontrer pour trois sujets qu’il fait ce qu’il dit – ou ce qu’il a promis : démanteler le systèmes des « ordres exécutifs » instauré par l’Administration Obama (qui a constitué le principal frein pour l’économie américaine), sortir de l’escroquerie « COP 21 », transférer l’ambassade des Etats Unis de Tel Aviv à Jérusalem (décision datant de 1995 et qu’aucun président n’a mis en place après avoir été élu en faisant la promesse). Si la Corée du Nord veut jouer au plus bête avec le « nouveau sheriff » …

Ce qui nous amène au deuxième sujet.

Brouille palestiniens – Etats Unis – Le constat fait par les Etats Unis relatif à l’endroit où se trouve la capitale d’Israël, constat qui aurait du « enflammer les masses musulmanes » n’a produit, jusqu’ici, que des murmures dans le monde arabo-musulman, occupé comme il est avec la guerre en Syrie, les conflits irakien, soudanais, Arabie Saoudite-Iran, Yémen et les autres 51 conflits de par le monde. Le monde arabe sunnite découvrant, de plus en plus, qu’il a plus en commun avec Israël qu’avec le monde shiite de l’Iran ce qui, entre autres, l’amène à prendre ses distances vis-à-vis des frères palestiniens » qui avaient bénéficié de leur soutien  depuis 70 ans. En revanche, les palestiniens (surtout leurs dirigeants) se sont fâchés tout rouge et, puisqu’une nouvelle intifada n’est pas de mise (peu de chance pour qu’elle obtienne quoi que ce soit), ils viennent de déclarer une « guerre de paroles » aux Etats Unis : « que Dieu détruise votre maison » imprécation arabe, sort (il y a quelques jours) de la bouche du dirigeant élu pour quatre années il y a douze ans (2006) et est adressée au « nouveau sheriff ». Qui leur a pourtant dit que s’ils ne veulent pas négocier la paix avec Israël il allait commencer à réduire les subventions que l’Amérique leurs donnait : environ   700 millions de $ par an. Soit, depuis qu’ils « taxent » le monde en faveur des « réfugiés » (env. 700.000 en 1948, env. 5.000.000 actuellement, après quatre générations disposant ad vitam eternam de la qualité de réfugié de père en fils …) probablement le double de ce que l’Amérique a affecté au Plan Marshall (16,5 milliards de $) pour reconstruire l’Europe Occidentale après la deuxième guerre mondiale. Pas mal, non ? Aujourd’hui on apprend que l’Amérique retient, déjà, la moitié d’un versement qui aurait du être fait ces jours-cis. Et que font les palestiniens ? Ils veulent convaincre le monde que (a) ils sont les descendants des canaanites qui auraient vécu en terre sainte avant les juifs, (b) qu’Israël est un « projet colonial » qui n’a rien avoir avec les juifs, (c) juifs qui ont été envoyé en Palestine par l’Europe pour défendre des territoires qui leurs étaient nécessaires, (e) juifs qui  préféraient subir le « soi-disant » holocauste que d’aller en Palestine. Discours de M. Abbas le 15.01.18. Pas mal, non ? Le « dirigeant modéré ». Celui dont la thèse de doctorat (Moscou, 1982) faisait état de la « collusion » nazis-sionistes et mettait en doute l'étendue  de la Shoah. Digne représentant d’une Direction palestinienne qui de 1920 à 2014 a refusé, avec les pays arabes, 14 (quatorze) fois les offres pour une solution pacifique du conflit israélo-arabe (San Remo, Ligue des Nations 1922, Commission Peel 1937, 1947+1948 partage ONU, 1967 –trois NON de Khartoum, 1978 – Autonomie Traité de Paix Sadate-Begin, 1995 – Rabin, 2000-Barak/Clinton, 2005- Sharon retrait de Gaza, 2008- offre Olmert (100% Cisjordanie, Jérusalem partagé …), 2009- Netanyahou, 2014-John Kerry).

Comme on dit … « it’s mind boggling » … Ils rejettent ce qu’on leur offre et s’en prennent à qui ? Aux States et à Israël. Ils auraient accepté le partage en 1948, ils avaient une chance de faire ce qu’Israël a fait en 70 ans : en 2018 Israël affiche un GDP/capita supérieur à celui de trois pays se trouvant parmi les six premières économies mondiales

Israël

       39,126

Japon

       38,282

Royaume Uni

       37,813

France

       37,295

Italie

       29,747

International Monetary Fund – GDP per capita 2017, $

Et ils ne réalisent même pas que le classement va encore changer car le PNB/capita d’Israël continuera à croître tandis que celui de l’Angleterre, de la France ou de l’Italie se ressentira car la chute de la fertilité des « indigènes » ne sera compensée que par l’immigration continue de gens non formés et par le manque d’innovations marquantes. Aucun exemple en Europe analogue à celui d’Intel rachetant pour 15 milliards de $, cash, la société israélienne Mobile Eye.

Quant à s’en prendre aux Etats Unis … certes, pas mal de pays européens (de l’Ouest) font de même. Que dire du fait qu’ils votent à l’ONU contre Israël parce que ils votent contre les Etats Unis. Tous les prétextes sont bons : quand on « décide » que le Mur de Lamentations est « territoire occupé » qui devrait être nommé d’après le bourricot qui aurait amené de là jusqu’à la Médine le prophète ou quand on s’en prend au « nouveau sheriff » qui ne veut pas (trop) d’immigrants venant de « pays de m… ». Regardez comment on a jugé la chose. Demandez-leurs si Haïti, la Somalie, la Zambie ou tant d’autres ne sont pas des « pays de m… ». L'indice de développement humain de l'ONU, la mesure la plus largement acceptée pour savoir comment se classe un pays donné, classe la Norvège (le pays d’où Trump a mentionné qu'il voulait plus d'immigrants) comme le n°1 mondial. Haïti est 163ème (sur un total de 189), et chacun des 25 pays classés en dessous (à l'exception des jardins de repos,  l'Afghanistan et le Yémen) est en Afrique. Toutes choses égales par ailleurs, pourquoi ne voudrait-il pas que les immigrants soient plutôt issus de pays où les sociétés sont en bonne santé et se portent bien plutôt que ceux venant  des endroits les plus pauvres et les plus dysfonctionnels du monde?

S’ils ne sont pas des « pays de m… » pourquoi des gens partent de là et personne ne veut y revenir ou y aller ?

Bref, les Etats Unis sont en train de proposer un « plan de paix » pour lequel,    semble-t-il, ils auraient obtenu l’assentiment de l’Egypte et de l’Arabie Saoudite, principaux pays arabes sunnites. Que, d’avance, les palestiniens, rejettent. On se souvient de Abba Eban « les palestiniens ne perdent jamais une occasion de perdre une occasion » Quatre générations après le partage « ONU, (« état juif, état arabe ») après avoir inventé pour le bonheur du monde le détournement des avions, les attentats suicides et obligé les plus de 4.000 aéroports du monde à dépenser des milliards de $ en équipements de protection, ils voudraient non pas avoir un état mais détruire l’état juif. D’évidence, cela arrangerait pas mal de monde, en Europe (occidentale) surtout, que le « nouveau sheriff » ne fasse pas ce qu’il avait promis

Ce qui nous amène au troisième sujet.

Notre Dame des Landes La France aussi a un nouveau sheriff ; Il avait clairement indiqué, pendant sa campagne électorale qu’il était contre une limitation de la vitesse sur les routes à deux voies à    80 km/heure, qu’il était pour la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes et que les impôts allaient diminuer et que les augmentations (CSG, par exemple) allaient être compensées par des réductions (taxe habitation, entre autres). Mais, chez nous, « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent» (J. Chirac, 1988). Et, donc, tout augmente (pour l’instant) et on apprend aujourd’hui que la zone de non droit (ZAD de Notre Dames des Landes)  et les farfelus qui s’y trouvent ont gagné : l’aéroport  ne se fera pas ! Au fait, il y a 12 autres grands projets que la France voudrait réaliser mais … ceux qui s’opposent n’auront pas de mal à utiliser le précédent Notre Dames des Landes !

On vit une époque formidable !

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 17:24

 

 

Depuis toujours les Etats Unis et la France se sont considérés investis d’une responsabilité mondiale, conséquence du caractère messianique de leurs valeurs fondamentales : les « droits de l’homme » pour la France, la « liberté individuelle » pour les Etats Unis. Selon le moment, dans l’histoire ancienne et récente, ces deux pays se sont trouvés en symbiose ou en conflit, ouvert ou masqué. Naturellement, la nature et l’intensité des « conflits » a été influencée aussi par la personnalité de leurs dirigeants. On devrait relire G.Plekhanov (« Le rôle de la personnalité dans l’histoire ») pour comprendre mieux pourquoi L. Johnson parlait du « type de Paris » (le Général …) et pourquoi le Général tenait en piètre estime JFK et prévoyait que sa femme (JK) «  finira sur le yacht d’un riche pétrolier » (quelle préscience !) Il me semble que les deux pays viennent d’entrer dans un conflit, pour l’instant masqué.

En effet, l’accession au pouvoir aux Etats Unis en 2008 d’un « soixante-huitard » crypto- communiste (au moins par ses références, ses mentors, sa Weltanschauung) a permis (il s’est donné cette mission) de « transformer » par des ordres exécutifs non soumis aux procédures constitutionnelles (pour faire simple, « check and balance ») ou par des lois viciées par des mensonges non dévoilées (Obamacare, 17% du volume de l’économie …) des pans entiers de l’économie américaine. Pendant ses huit années de présidence l’économie américaine s’est trouvée dans un sommeil léthargique qui, de plus, était considéré comme naturel et comme antidote à la volonté de « faire plus, faire mieux, etc., ». Tant et si bien que la dette publique a augmenté de 67,7% du PIB à 106,3%.

De même, en vertu de sa conviction que  l’histoire américaine avait du sang sur ses mains (so to speak …), il a réussi à transformer « le leader » du monde occidental en puissance, certes, importante mais n’étant qu’un « primus inter pares ».   Pour résumer,  il assurait que le djihad est un voyage personnel, que les Frères musulmans égyptiens étaient largement laïcs, que sa ligne rouge empêchera Assad d’utiliser des armes chimiques, que le terrorisme est majoritairement de droite, que les désastres causés par les humains et la violence au travail sont plus effrayants qu'un jeune du Moyen-Orient criant "Allahu Akbar" qui attaque des Occidentaux non armés. Et disposant d’un pouvoir, pratiquement, sans partage il a réussi à redorer le blason de la Russie, de la faire revenir au Proche Orient d’où elle a été évincée depuis les années 70, de la laisser dépecer la Géorgie, envahir l’Ukraine et annexer la Crimée. Cerise sur le gâteau, il a entraîné cinq autres pays à conclure un accord avec l’Iran qui, en résumé, donne droit à ce pays d’avoir accès à « la bombe » d’ici sept ans. Et pour ce faire il a fait ce qu’il fallait pour leur donner accès à plus de 100 milliards de $, effet de l’abrogation des anciennes sanctions prises contre ce pays. En clair, les Etats Unis perdaient leur rôle de « gardien du temple » en faveur d’un « multiculturalisme » appelé de ses vœux par celui qui était leur président. Acte premier.

La France, après les années de « glaciation » pendant lesquelles rien ne s’est passé (les septennats de F. Mitterrand, les douze années de J. Chirac, le quinquennat de N. Sarkozy) s’est payé une fantaisie : elle a élu Président  F. Hollande. Qui n’a fait qu’ajouter cinq années d’immobilisme aux trente-et-une pendant lesquels le pays s’est inscrit dans une spirale descendante : la destruction de son appareil industriel (délocalisations), une immigration de conquête (« réunion des familles, etc.,), la destruction du système d’enseignement et de « l’ascenseur social », l’excès d’Etat providence, le tout se payant avec une dette devenue énorme (plus de 2.500 milliards d’euros) bien que l’on retirait aux français près de 48% de ce qu’ils produisaient (la France est aujourd’hui championne de l’Europe pour les prélèvements). Mais plus le pays se portait mal, plus ses gouvernants s’arrogeaient le droit de dire urbi et orbi ce qu’il convenait de faire en Afrique, au Proche Orient ou en Amérique Latine. En obtenant ainsi les louanges d’un Chavez ou du frère Castro, d’Evo Morales et d’autres ejusdem farinae. Acte deux.

Les deux pays on décidé d'installer, à leur tête, des leaders d’un profile différent. Les Etats Unis, un inconnu milliardaire dont le cursus paraissait devoir lui interdire d’être élu et en France, un pur produit des « élites » du système mais dont la jeunesse et (un peu de) parler vrai constituaient des atouts surtout devant une représentante de la droite extrême dont personne n’en voulait. Certes, les systèmes électoraux sont différents mais il n’est pas superflu de souligner que l’américain a été élu avec 62 millions de voix (quasiment 50% des électeurs et 304 grands électeurs sur 550) tandis que le français a été élu avec 8,7 millions de voix (soit 17,7% des électeurs inscrits – NB. Résultats au 1er  tour car le deuxième a été « faussé » par la présence de MLP). Au bout d’une année à la tête de leurs pays (un peu moins pour le français) vers où ont-ils menés leurs pays ?

On aime Trump, ou pas, (à part ses électeurs personne ne l’aime …) à la fin de sa première année de présidence, la croissance du PIB avait rebondi à un rythme de 4% pour l'année. Le chômage est tombé à 4 %  et la confiance des entreprises et des consommateurs a atteint des niveaux record.. Les bénéfices des sociétés sont sans précédent. Le revirement radical est largement « Reaganesque » - fondé sur un nouveau climat psychologique (mettant fin à une sur-régulation insidieuse), sur les réductions d'impôts imminentes et à la conviction que le secteur manufacturier pourrait retourner aux Etats-Unis. Paul Krugman, Prix Nobel d'Economie, contributeur attitré de NYT, a prédit, un jour après l'élection présidentielle de 2016, que les marchés ne "récupéreront" jamais sous Trump.                  P. Krugman a écrit dans le New York Times « que l'imprévisibilité de Trump serait particulièrement dommageable pour une économie déjà fragile ». M. Trump a prédit le contraire, c’est le prix Nobel qui a raconté n’importe quoi car … « never Trump ». M. Trump a eu raison : la bourse (S&P 500) affiche +28,2%, le NASDAQ 37,2% : depuis l’élection de M. Trump la Bourse de New York s’est enrichi d’env. 7.000 milliards de $ !

http://www.yardeni.com/pub/tc_20180108_1.png?emailid=Moneyblog@newsmax.com

http://www.yardeni.com/pub/tc_20180108_2.png?emailid=Moneyblog@newsmax.com

Le « marché » fait confiance à M. Trump et, selon tous les pronostics, l’année 2018 verra l’embauche exploser, les salaires/revenus augmenter sensiblement (car réductions d’impôts massives et immédiates), bref, à l’encontre de l’apocalypse prévu par les experts tout se passe mieux pour les Etats Unis. Ce qui n’empêche pas tous ceux qui « résistent »  de le vilipender et une fois que la soi-disant « collusion » avec la Russie semble avoir fait long feu, on essaye de mettre en doute sa santé mentale pour, éventuellement, incriminer son droit de continuer à être Président. Autant pour l’économie, la différence avec ce qui s’est passé pendant la présidence de BHO est tellement saisissante que même ses adversaires les plus retors sont en train d’avaler des couleuvres tout en disant « oui, mais… ». Pour ce qui est de la politique extérieure, faisons court, il fait ce qu’il avait dit vouloir faire pendant sa campagne pour l’élection : il remet en question l’accord avec l’Iran, il donne des armes aux ukrainiens pour s’opposer aux troupes russes, il installe de nouvelles sanctions contre la Russie et la Chine en raison de leur soutien à l’Iran et à la Corée du Nord, il retire les Etats Unis de la fameuse « COP 21 » (soucieux, comme il est de ne pas apporter des milliers de milliards de $ pour que l’on réduise de 0,2°C le réchauffement de la planète en 2100 …), il laisse la liberté aux militaires de gagner la guerre en Afghanistan, il rappelle à l’ordre le Pakistan (qui prend de $ aux Etats Unis mais … laisse agir les talibans … comme ils on laissé Ben Laden libre de ses mouvements avant qu’il soit tué par des soldats américains) et annonce -constate- que la capitale d’Israël se trouve à Jérusalem. Le tout fait tellement désordre par rapport au « multiculturalisme » de BHO, de F. Hollande et/ou de Mme Merkel  qu’ils sont déboussolés ne sachant pas quelle attitude prendre par rapport à ce qu’il fait. Sauf de s’opposer.

Mais le nouveau Président français, c’est dans l’ADN du pays, sait qu’il doit s’opposer. Pour l’instant, le coût de l’énergie (gaz et pétrole), le coût du tabac (avec le faux prétexte d’une élasticité de la consommation fonction du prix), le coût des timbres poste, le coût des transports en commun, bref, presque tout, augmente. Et en attendant les réductions d’impôts annoncées, on applique une CSG augmentée. Le  « marché » ne semble pas lui faire le même type de confiance qu’à M. Trump : on attend voir venir. Et la France continue à être le plus mauvais élève de l’Union Européenne pour les principaux paramètres : croissance, emploi, déficit budgétaire, dette totale, j’en passe et des meilleurs. C’est donc le moment de s’opposer aux Etats Unis, les sujets ne manquent pas. Il a choisi, pour l’instant, deux : l’Iran et Jérusalem, capitale d’Israël.

Notre président vient de déclarer « La ligne officielle poursuivie par les Etats-Unis, Israël et l'Arabie Saoudite, qui sont nos alliés à bien des égards, est presque celle qui nous mènerait à la guerre » Ce n’est pas l’Iran qui s’installe en Syrie après les 500.000 morts d’une guerre barbare à laquelle ce pays et la Russie ont apporté leur contribution, ce n’est pas l’Iran qui est en train de détruire le Yémen avec l’aide de ses supplétifs Houthis, ce n’est pas l’Iran qui promet la destruction d’Israël[1], non, c’est le nouvel axe du mal … les Etats Unis, Israël et l’Arabie Saoudite qui risque de provoquer une guerre. A part de vouloir s’opposer aux Etats Unis, que peut-on imaginer comme justification pour l’absurde, innommable, irresponsable déclaration de notre président ? Quant à son aversion (celle de la France ?) pour Israël, il a donné des preuves : il n’admet pas que Israël se considère légitime pour indiquer que sa capitale se trouve à Jérusalem. Et ensemble avec les révisionnistes arabes il (la France) affirme que le Mur des Lamentations est un territoire occupé … Mais, comme la France veut contribuer à la paix entre les palestiniens et Israël … en conférence de presse il sermonne B. Netanyahou en lui demandant de faire des « gestes » pour que ses amis palestiniens viennent à la table de négociation. Quel doux rêveur … Enarque, un peu philosophe (certes, du côté d’Etienne Balibar…) comment se peut-il draper d’une ignorance aussi évidente ? De 1920 (San Remo) à 2014 (John Kerry/BHO) treize offres (partage, paix, etc.,) ont été faites aux Arabes, toutes ont été  rejetées. Alors ? Eh ben, il est parti en Chine pour proposer aux chinois un partenariat pour prendre la place que l’Amérique de M. Trump n'a  plus … Aux chinois !

 


[1] Seyyed Abdolrahim Mousavi, commandant en chef de l'armée de la République islamique d'Iran, vient de déclarer : «Nous détruirons l'entité sioniste à la vitesse de l'éclair et raccourcirons ainsi les 25 ans qui restent » (Le guide suprême avait annoncé qu’Israël sera détruit avant 25 ans).

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 19:31

 

L’année 2017, même pour les observateurs manquant de lucidité, a été marquée par les deux changements majeurs dans la gouvernance de deux puissances membres du Conseil de Sécurité.

La « communauté internationale » a applaudi (admiré ?) l’élection de E. Macron et a vomi, depuis son intronisation, l’élection de D. Trump. Je supposes qu’elle doit avoir ses raisons pour l’attitude exprimée, elles doivent être légitimes car étant les siennes…

E. Macron a entamé sa présidence début mai. Pendant les sept mois de présidence sans opposition aucune (rare dans la cinquième République bien que cela s’est produit, déjà) si l’on regarde bien et si l’on prend acte des déclarations propres du gouvernement, la réalisation majeure jusqu’ici a été la promulgation, par ordonnances, de la Loi du Travail. Tout a été dit pour et contre cette loi, elle n’a eu jusqu’ici aucun effet, ce qui est normal, mais on pense qu’elle commencerait à en avoir d’ici 12 à 24 mois. Créditons le gouvernement (et M. Macron) de ce qui va se passer. Le réalisation suivante a été la confection d’un budget dit « en rupture » avec le passé et qui comprendra des réductions d’impôts tout en procédant à une réduction des dépenses de l’Etat.

Les observateurs avertis (l’INSEE) contestent les chiffres de Bercy et démontrent que le pouvoir d’achat sera ponctionné d’env. 4,5 Milliards de € qui seront supportés, pour l’essentiel, par « la classe moyenne et moyenne/supérieure ». Selon les mêmes observateurs, les dépenses de l’Etat ne diminueront pas car, entre autres, il n’y aura qu’un solde (négatif) de 25.000 fonctionnaires (soit moins de 0,4% du nombre total). Mais… comme dit le proverbe, « promettre c’est noble, tenir c’est bourgeois » pour l’instant, le gouvernement et M. Macron promettent. Quant à tenir… Actuellement, la dette de la France augmente de 2.665 €/seconde (dettepublique.fr) soit depuis l’élection de M. Macron (15 mai – 15 décembre) de 41.096.160.000 € – pour simplifier, de 41 Milliards d’euros. La dette totale est aujourd’hui de 2.259 Milliards d’euros quand le PNB est de 2.276 Milliards d’euros. La dette est donc égale à 99,2% du PNB. Ce qui mérite d’être noté c‘est que (1) à part une promesse faite (pour la cinquième fois…) à Bruxelles, rien n’éclaire sur les intentions du gouvernement concernant la maîtrise de la dette et/ou le déficit annuel du budget, (2) en l’absence d’une vision claire (probablement difficile à bâtir) il n’est pas exclu de voir la dette dépassant le PNB rapidement et (3) le principal partenaire de la France, l'Allemagne, par les reformes et les efforts faits, à réduit sensiblement sa dette qui est maintenant de 68% de son PNB .

La différence de plus de 30 points entre les deux pays constitue une « ticking bomb » pour la France venant du différentiel du taux d’emprunt (négatif pour l’Allemagne actuellement, +0,4% pour la France) qui, selon toutes les prévisions, devrait augmenter sensiblement en 2018. La dette, d’un côté, et les dépenses de l’Etat, d’un autre côté, laissent penser que la promesse du gouvernement « réduction des impôts » restera lettre morte. La France est, depuis 2016, championne des prélèvements en Europe (47,6% du PIB – legifiscal.fr)) dépassant les pays nordiques et loin devant l’Allemagne (40,4%).

C’est vrai, notre situation ne s’arrange pas mais… comme on veut être parmi les premiers qui parlent, nonobstant le sujet, la France a pris la tête de la lutte contre la pollution de la planète. Elle a organisé la COP 21 et, cette année, elle a encore fait venir des dizaines (centaines?) de chefs d’état et de gouvernement à Paris pour se congratuler pour les efforts faits dans le projet « 2°C de moins à la fin du siècle ». Cela mérite intérêt que de voir à quoi la France se prête.

En prenant la tête de « la lutte contre la pollution de la planète » la France se lance dans une aventure sans fin car la « communauté internationale » n’investira pas 52.000 milliards        de $ sur les 30 années à venir. D’autant plus que -regardez la photo- le trou d’ozone s’est réduit de moitié depuis 2000 ce qui laisse présager des variations pas toutes désavantageuses pour la planète.

Une des raisons pour lesquelles les Etats Unis se sont retirés de la COP21 (au grand dam de la « communauté internationale ») aggravant ainsi leur cas depuis l’élection de M. Trump, est bien ce qui est résumé dans ce qui précède.

Essayons voir ce que M. Trump a fait depuis son élection et voyons s’il arrive à la cheville de notre Président.

Commençons par la fin. Un nouveau code fiscal vient d’être promulgué, c’est une promesse de campagne de D.Trump, il semble produire des effets immédiats : 220 milliards de réductions d’impôts en 2018 soit, selon des calculs des spécialistes, entre 200 et 300 $  de réduction mensuelle moyenne pour tous ceux qui travaillent. De plus, les grands employeurs, confiants dans la marche de l’économie et de la réalité des réductions d’impôts viennent d’accorder à leurs salariés des « primes » dès que le nouveau code fiscal a été promulgué. AT&T annonce distribuer 1.000$ de prime à chacun de ses 220.000 employés : 220 millions de $ ; Boeing, Comcast, GE et une kirielle d’autres suivent le mouvement. Pour distribuer des centaines de millions de $ il faut, je crois, avoir confiance non seulement dans la marche de l’économie mais aussi à la stabilité des mesures prises. Qu’a-t-il fait,       D. Trump, depuis le 20 janvier quand il a pris ses fonctions ?

On aime Monsieur Trump ou pas, à la fin de la première année de sa présidence, la croissance du PIB avait rebondi pour atteindre 3,3% pour l'année  et laissé prévoir un rythme probable de 4% pour 2018 – soit plus de deux fois plus que ce que nous espérons pour la France. Le taux de chômage s’établit à 4,1% (Bureau of Labour Statistics, Eurostat), il était de 5% à la fin de 2016 – chez nous il est de 9,8% et il était de 9,4% à fin avril juste avant la prise de fonctions de M. Macron; la confiance des entreprises et des consommateurs a atteint des niveaux records (meilleur indice depuis 2000,+30% par rapport à 2000). Idem pour la production d'énergie : grâce au « fracking » les Etats Unis sont devenus, cette année, le premier producteur mondial de gaz et pétrole – des décrets de M. Trump ont libéré l’exploitation dans des zones interdites par l’Administration Obama et permettent la mise en service de nouveaux « pipelines ». Les organisations représentatives des industries diverses expriment leur confiance dans la politique économique impulsée par M. Trump – c’est la première fois qu’une telle chose arrive, à l’inverse de ce qui se passait depuis une vingtaine d’années.  Les marges des sociétés montrent une croissance sans précédent ce qui explique, en partie la confiance des acteurs économiques. Mais ce qui a été fondamental dans le  retournement  conduit  par     M. Trump, a été le lancement d’une vague (tsunami ?) de déréglementations qui ont libéré et simplifié la vie des acteurs économiques dans pratiquement, tous les secteurs d’activité. Et tout cela accompagné par les réductions d’impôts (sur les sociétés de 35% à 21%) ce qui, comme effet secondaire, laisse prévoir le retour aux Etats Unis de  3 à 4.000 Milliards de $ de profits que les sociétés américaines gardaient à l’étranger.

Donc… nouveaux investissements, réduction chômage, augmentations salaires, en somme le cycle « Reagan » induit par les théories de Milton Friedman (faisons simple, le contraire de Keynes) qui avait à son actif le redressement économique du Chili et d’Israël. Ce que  M. Trump est en train de démontrer c’est que dès que l’on « libéralise » le système on crée de quoi distribuer. Ce qui est à l’antipode de ce qui se passe en France depuis des lustres et aussi depuis l’élection de E. Macron. On pourrait nous taxer de manque d’imagination car depuis l’impôt sur le sel (1341 – Philippe le Bel) la France n’obtient les moyens de se gérer que par de nouveaux impôts dont les taux augmentent à chaque changement majeur du pays. Naturellement, l’idée que l’on puisse réduire les impôts pour augmenter le gâteau à distribuer a été, est, considérée comme une hérésie dans notre pays.

Mais alors pourquoi en veut-on à M. Trump ? Depuis qu’il a été élu on lui cherche « des poux sur la tête » mais, jusqu’ici on n’en a pas trouvé beaucoup. Pourtant, quatre commissions parlementaires et un procureur spécial essayent depuis le 20 janvier 2017 : pour l’instant tout ce qui sort c’est des faits incriminant son  adversaire   à   l’élection   présidentielle           (H. Clinton) ou le FBI (conjurations diverses visant soit de l’empêcher de gagner l’élection soit de le conduire vers un « impeachment ») ou le Département de la Justice (indépendant, dans le système américain) pour des choses similaires. Mais… les chiens…la caravane…

Et comme il est atypique, le voilà vouloir faire ce qu’il a dit qu’il allait faire : il y a trois semaines il a dit fort et clair que, pour les Etats Unis la capitale d’Israël se trouve à Jérusalem et qu’il allait suivre la loi promulguée par les deux chambres (Congres et Sénat) en 1995 en transférant l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Du Nord au Sud, de l’Est en Ouest la « communauté internationale » s’est soulevée contre     M. Trump car pour elle, Israël ne devait pas avoir une capitale ou, à la rigueur, ailleurs qu’à Jérusalem. Branle bas de combat, Conseil de Sécurité (véto des Etats –Unis). Mais la France et la Grande Bretagne ont trouvé bon de voter contre les Etats Unis, de conserve avec un très grand nombre des pays musulmans à l'AG des 191 états dont, naturellement, la majorité a voté contre les Etats Unis.

Mordre la main qui te nourrit est commun pour pas mal de pays. Parmi les récipiendaires d’aide américaine un total de 21,8 Milliards de $ pour 120 pays), neuf des dix premiers ont voté contre les Etats Unis. Neuf pays (tous, sauf le Kenya qui n’a pas participé au vote) on rejeté la décision des Etats Unis d’appeler un chat un chat car depuis 70 ans Israël a choisi Jérusalem comme ville pour sa capitale. Jérusalem Ouest, diraient certains, comme la Russie qui a déclaré en avril 2017 que la capitale d’Israël est bien à Jérusalem (Ouest).

Regardez le graphique : la Tanzanie, le Pakistan, le Nigéria, l’Ethiopie ou l’Afrique du Sud, pays éclairés, se trouvant à l’avant-garde du monde développé, contestent le droit des Etats Unis de mettre leur ambassade là où ils veulent. Comme l’Egypte ou la Jordanie (qui tient encore débout seulement parce que les Etats Unis et Israël le veulent). Mais… que l’Autorité Palestinienne oublie d’où vient l’argent qu’elle reçoit… et qu’elle traite M. Trump de « stupide » et le menace de pis que pendre… Bien sûr, comme c’est toujours le cas, les pays de l’Ouest de l’Europe, la France y compris ont voté contre les Etats Unis. Les pays de l’Est de l’Europe (Pologne, Roumanie, Hongrie, Croatie, Bosnie, Tchéquie, Lettonie) se sont tous abstenus (c'est-à-dire ils non pas voté contre les Etats Unis) pour la première fois d’un vote important pour les Etats Unis et/ou Israël. Comme l’ont fait le Canada, le Mexique, l’Argentine, l'Australie, bref 128 pays on voté contre les Etats Unis et 63 se sont abstenus ou ont voté avec les Etats Unis. Remarquez, Abba Eban (ancien ministre des affaires étrangères d’Israël) avait déjà résumé l’ONU : « Si l'Algérie présentait une résolution déclarant que la terre était plate et qu'Israël l'avait aplatie, elle passerait par un vote de 164 à 13 avec 26 abstentions» Mais pour ce qui est de l’Europe on peut se demander quelle est la différence entre les pays de l’Ouest et de l’Est : à première vue, l’existence ou l’absence de populations allogènes (immigrés musulmans) et l’ADN historique car ces pays ont subi le talon de fer de la Russie et ont peu d’envie de renoncer à ce qui était l’espoir pour eux, les Etats Unis. Peut-être aussi, le fait qu’ils veulent interdire aux « autres » (Bruxelles ?) de vouloir leur imposer des décisions qui ne leur conviennent pas.

Alors ? M. Trump vs M. Macron ? Le lecteur tirera ses conclusions. J’ai essayé de l’éclairer, bien sûr, le parti-pris est sous-jacent mais ce n’est pas pour cela que ce qui précède n’est pas vrai et justifié. 

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 10:33

Les Etats Unis viennent de reconnaître qu’Israël est la capitale d’Israël. La Palice est d’accord. Instantanément, le cœur des pleureuses du monde entier (avec quelques exceptions, quand même) appelé « communauté internationale » commence à protester. De la Syrie détruite avec ses 450.000 morts « des arabes tuent des arabes » à la Turquie qui a tué plus de 40.000 Kurdes qui veulent depuis un siècle avoir un état, du  haut des tribunes des gardiens du « juste » et de la « légalité internationale » comme l’Irak, l’Iran, en tout les 57 états du monde islamique et jusqu’à l’Europe hypocrite qui n’a pas encore réglé ses comptes avec les 6 millions de juifs transformés en fumée par son bras armé d’il y a 75 ans, il se sont tous précipités pour « condamner » la décision américaine. Notre président s’est distingué, lui, il a « désapprouvé » la décision. Tandis que M. Erdogan, coryphée de la liberté d’expression la déclare « nulle et non avenue.

Et bien entendu, comme les palestiniens n’ont jamais « manqué une occasion de manquer une occasion » au lieu de comprendre que dire la vérité c’est la meilleure chose pour obtenir un résultat positif, ils ont commencé par menacer d’une nouvelle intifada, de guerres sans fin et leur fer de lance, le Hamas, annonce « l’ouverture des portes de l’enfer ». Pourtant, pour l’instant, la « rue arabe » s’est abstenue de manifester trop violemment son mécontentement. Et on apprend que MBS (le Prince Saoudien) a fait savoir aux Etats Unis que, nonobstant ce qu’ils diront en public, cela n’aura aucune conséquence sur leur relation avec les Etats Unis.

REUTERS - Despite furor over Jerusalem move, Saudis seen on board with U.S. peace efforts

BEIRUT/RIYADH/AMMAN (Reuters) - Saudi Arabia pulled no punches when it condemned President Donald Trump’s move to recognize Jerusalem as the capital of Israel. But Palestinian officials say Riyadh has also been working for weeks behind the scenes to press them to support a nascent U.S. peace plan.

Peut-on rester un petit moment sérieux ?

Oublions pour l’instant le point de vue d’Israël (capitale des rois d’Israël avant la dispersion romane, partie Ouest conquise en 1948 quand 5 armées arabes se sont lancées contre elle et quand la Jordanie avait occupé la partie Est, l’impossibilité pour les juifs d’aller au Mur des Lamentations de 48 à 67, siège de sa Knesset, de sa Cour Suprême, du Gouvernement, endroit où tous les chefs d’Etat ou de Gouvernement étrangers qui ont visités Israël ont été reçus …, il n’a pas besoin de justification –(selon moi…). Oublions.

Le 07.04.17 le Ministère des Affaires Etrangères de la Russie publie un communiqué qui dit :

Nous confirmons notre attachement aux décisions de l’ONU sur les principes du règlement, y compris concernant le statut de Jérusalem-Est en tant que capitale du futur Etat palestinien. Nous soulignons dans le même temps que nous considérons, dans ce contexte, Jérusalem-Ouest comme la capitale de l’Etat israélien (http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/04/07/la-russie-envoie-un-message-brouille-a-israel-sur-le-statut-de-jerusalem_5107857_3218.html#rES4oOtByL8ZVAcV.99 

Et comparons avec un extrait du discours de M . Trump :

Les Etats Unis reconnaissent que le statut de Jérusalem est une question hautement sensible, mais ne pensent pas que le processus de paix soit facilité en ignorant la simple vérité que Jérusalem abrite les structures législatives d’Israël, la Cour suprême, le bureau du président et du Premier ministre. Les Etats Unis reconnaissent que les limites spécifiques de la souveraineté israélienne à Jérusalem sont sujettes à des négociations sur le statut final entre les différentes parties.

Ø Les Russes acceptent la souveraineté Israël à l’Ouest, et donnent, à l’encontre de ce qui était convenu depuis toujours, un bout (l’Est) aux palestiniens AVANT la négociation entre parties pour le statut final de la ville

Ø les Américains, en accord avec ce qui était convenu disent que Jérusalem est la capitale d’Israël (ce qui est une absolue réalité) MAIS que leur souveraineté (étendue du territoire, Ouest - Est …) sera fixée par des négociations sur le statut final.

Alors que l’on m’explique pourquoi la position des Russes n’a provoqué de violence ou de condamnation aucune tandis que celle de M. Trump « a mis le feu aux poudres »

Et voilà notre président qui lui aussi voudrait bien que la France (pro-Arabe, pro-Palestinienne, depuis De Gaulle) prenne la place des Etats-Unis pour « faciliter le processus politique ». Et qu’il demande à B. Netanyahou, en conférence de presse, de « faire un geste pour que les palestiniens viennent à la table de négociations ». On croît rêver. Des gestes ?

- 1977 – traité de paix Egypte-Israël, on propose « l’autonomie » à la Cisjordanie et Gaza – refus de la Jordanie et de la PLO ;

- 2000 – Offre de E. Barak et W. Clinton (« paramètres » 2001)  - créer un état sur env. 93% du territoire de la Cisjordanie, Jérusalem Est comme capitale (le Roi Hussein suggère « souveraineté de Dieu en haut du Mont du Temple/Mosquée Al Aksa, conventions administratives en bas du Mont) – refus de Y. Arafat ;

- 2003 – Accords d’Oslo – cinq années d’autonomie (selon zones diverses) ensuite négociation tous éléments finaux (y compris Jérusalem) avec des accords « une fois pour toutes » ;

- 2005 – Israël quitte Gaza en retirant 9.000 personnes qui vivaient là-bas depuis plus de 30 ans, et ont été applaudi par la moitié de la planète ; les palestiniens ont détruit tout ce qui avait été construit auparavant mais … font depuis des tunnels offensifs et en s’armant jusqu’aux dents et ont tirés plus de 10.000 fusées sur le Sud d’Israël.

 - 2008 – Offre de E. Olmert – 97% du territoire de la Cisjordanie, Jérusalem Est et (un peu) de réfugiés,

Aucune des offres n’a été accepté  et tous les f … c …de l’Occident qui savent cela, savent que les Palestiniens n’accepteront jamais un Etat Juif (M. Abbas l’a dit sur tous les tons) et qu’en réalité, même quand ils se sont montrés à la table de négociation c’était pour empocher encore une concession qu’Israël aurait dû faire, poussé comme il était par la « communauté internationale » Tellement ils sont sûrs depuis cinquante ans qu’avec l’Amérique qui se libéralise (se socialise …), avec l’Europe hypocrite qui leur donne des sous, en veux-tu, en voilà, avec la complicité de la Chine et de la Russie, avec les chantages exercés par les pays arabo-musulmans sur l’Occident, un jour ils auront leur état sans aucun accord avec Israël et pourront l’utiliser, efficacement, pour détruire ce dernier. Et si ce n’est pas eux qui réussiront … ce sera l’Iran …

Et pourquoi ne demande-t-il pas aux palestiniens de faire un geste ? Ils pourraient le choisir parmi les chapitres d’un grand catalogue : arrêter la glorification des terroristes qui ont du sang sur les mains, arrêter  de payer aux mêmes ou à leurs familles des « salaires », arrêter les incitations antisémites, expurger leurs manuels de géographie des cartes dans lesquelles Israël n’existe pas, arrêter les « intifada » chaque fois que ce qu’ils demandent n’est pas obtenu et tant d’autres encore.

B. Netanyahou n’a pas eu la cruauté de répondre à E. Macron « vous plaisantez ? » Cela fait 25 ans depuis que l’on « négocie et chaque fois on demande un geste à Israël, qui le fait, pour voir les palestiniens quitter la table de négociations sans répondre ». J’ai la conviction profonde que E.Macron sait tout cela parfaitement mais, il a (la France a) besoin de ses amis arabes et des voix de nos concitoyens musulmans. Il suffit de  voir ce qui se passe avec le Liban où il s’est laissé embrigadé dans la pantalonnade de la démission de M. Hariri. Et il fait semblant, comme les européens, de  ne pas remarquer que l’Etat Libanais n'est en réalité que la façade de la seule force importante, le Hezbollah, supplétif de l’Iran qui crie sur tous les toits son ardente obligation de détruire « l’entité sioniste »

A qui veut-on faire croire que le roi est habillé ? A Madame Mogherini, ancien membre des Jeunesses Communistes Italiennes, qui met son tchador quand elle va en Iran et qui condamne les pays de l’Est qui ne veulent pas prendre des réfugiés du Proche Orient ?  Qui peut croire que cette dame doit représenter l’Europe ?

 

 

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 15:30

Commençons dans l’ordre d’entrée en scène : le 2 novembre plusieurs pays ont marqué, positivement, le 100ème anniversaire de la « Déclaration de Lord Balfour » document constitutif de la renaissance de l’Etat Juif en « Palestine ».

Certes, d’autres (W. Khalidi – Autorité Palestinienne) considèrent la déclaration comme  « le document politique le plus destructeur sur le Moyen-Orient au 20ème siècle». En oubliant, sans doute, le traité Sykes - Picot qui marquait le démembrement de l’ancien empire ottoman en créant, au Proche-Orient, des pays dont les frontières n’avaient pas grand-chose à voir avec les populations indigènes y résidant. Et dont les conséquences sont encore visibles aujourd’hui, par exemple : l’Irak, la Syrie, le Liban et, sans doute, d’ici quelque temps la Jordanie. Des chiffres : guerre Iran-Irak env. 1 million de morts, luttes fratricides palestiniens/jordaniens/palestiniens quelques centaines de milliers, guerres en Irak plus de 500.000, Syrie depuis cinq ans plus de 500.000 soit un total probable voisinant les 3 millions (Daniel Pipes.org – 08.10.07). Le total des morts sur 100 ans de conflit israélo-arabe se situe à beaucoup moins de 100.000 et fait de ce conflit le 49ème (en nombre de morts) depuis 1950. La déclaration de Lord Balfour a fait couler pas mal d'encre et des articles, des livres, même des films y font référence dès que l'on parle d'Israël et de la « spoliation » des « palestiniens » qui se trouvaient sur le territoire pour lequel la perfide Albion avait reçu mandat de gouverner de la Ligue des Nations.

Mais autant on se réfère à cette déclaration, autant on a réussi à occulter une autre : celle de Jules Cambon, Secrétaire Général du Quai d'Orsay qui, en précédant les anglais avait écrit le 4 juin 1917 à N. Sokolow (leader sioniste) « Vous m'avez aimablement expliqué votre projet de développer la colonisation juive en Palestine. Vous croyez que, compte tenu des circonstances favorables, et avec l'indépendance des Lieux Saints assurée, ce serait un acte de justice et de réparation pour aider à la renaissance, sous la protection des Puissances Alliées, de la nationalité juive sur le territoire d'où les gens d'Israël ont été exilés il y a tant de siècles. Le gouvernement français, qui est entré dans la guerre actuelle pour défendre un peuple injustement attaqué, et qui continue la lutte pour assurer la victoire du droit sur la force, ne peut ressentir que de la sympathie pour votre cause, dont le succès est lié à celui des Alliés. Je suis heureux de vous donner une telle assurance. " Le succès de la cause sioniste se mesure en 100 ans de progrès d'un pays, progrès équivalent à nul autre au monde. Au devenir  d'une des premières puissances mondiales, économiques, technologiques, industrielles, militaires et/ou culturelles. Tout en supportant des guerres à ne plus en finir (toutes gagnées) et tout en étant transformé en « juif des nations », punching-ball des Nations Unies et de la communauté internationale.

Les historiens s'accordent à dire que (a) la lettre française est bien plus avenante et que (b) la « compétition » anglo-française de l'époque a été un facteur important dans la décision des anglais de répondre, à la lettre en question, à la démarche parallèle de Chaim Weizman. Singulièrement, la France voulant se concilier les grâces du monde arabe, à partir de la fin de la guerre d'Algérie, a effacé de sa mémoire sa contribution au processus qui a conduit les Nations Unies à donner corps au projet sioniste. Un livre remarquable couvre « Un siècle de trahison : La diplomatie française et les Juifs, 1894-2007 – David-Pryce Jones, 2008) » Naturellement, aucun commentaire officiel du Quai d'Orsay pour rappeler soit le 2 novembre 1917 soit, plutôt, (pourquoi pas ?) le 4 juin 1917. Ainsi va le monde …

Le deuxième fait marquant des dix premiers jours du mois de novembre est, sans doute, le 8, premier anniversaire de l'élection de D.Trump. L'Express nous apprend (03.11.17) que « 90% des Français ont une mauvaise opinion de Donald Trump ». Vu le score, on ne peut pas ne pas se faire trois remarques : (1) cela ressemble aux scores connus dans les élections soviétiques, (2) l'échantillon sondé est représentatif d'une population à laquelle on a « lavé le cerveau » et (3) les questions posées supposaient (caractère rhétorique) la réponse donnant le score.

Installé au pouvoir en janvier, DT a rencontré dès le premier jour la « résistance » d'une partie des Etats Unis qui l'ont considéré (le considère) comme inapte aux obligations de la fonction, comme un imposteur ayant usurpé la position obtenue et plus récemment comme « un suprématiste blanc». C'est superflu de revenir sur ce qui semble un constat général : un monstre, inculte (utilisation à profusion du twitter – 140 caractères car il ne sait pas écrire plus), « un escroc, un type vulgaire, il a eu une vie privée dissolue, fait partie d’une famille qui a exploité des noirs tout en ne leur permettant pas de louer des appartements, il est imprévisible et cyclothymique et, on vient de le constater, selon certains, raciste et antisémite. Ai-je oublié quelque chose ? La conclusion est claire, il n’est pas apte à être président, plutôt on arrivera à le destituer (impeachment) mieux on se portera ». (MB – L’Antéchrist, 26.08.17). En conséquence de quoi, le ban et l'arrière-ban du monde « démocratique » américain s'oppose à tout ce qu'il essaye d'entreprendre mais qui correspond à ce qu'il s'est engagé de faire pendant sa campagne d'élection. Je laisse de côté le feuilleton juridico-légal qui, aux States prend des allures d'inquisition (sauf le bûcher…).

Cela étant, voyons un peu ce que l'on trouve comme changement aux Etats-Unis après les neuf mois de sa présence à la Maison Blanche.

L'économie ne semble pas mal se porter : croissance trimestrielle voisinant les 4% (le tiers chez nous), chômage réduit à 4% (considéré comme minimum possible – plus du double chez nous), env. 1,125 million emplois crées (secteur marchand, hors agriculture et administration 6/7 fois moins chez nous, par homothétie on devrait trouver 5 fois moins), déficit budgétaire d'env. 2,8% (avec des dépenses militaires de 3,3% du PIB - déficit probable chez nous supérieur à 3% avec des dépenses militaires à 2,2% du PIB - Romandie-Suisse, Le Monde, Les Echos). Loin s’en faut que de penser que seule la présence de DT à la Maison Blanche a conduit à obtenir les résultats évoqués. Mais, l’indicateur le plus fiable c’est l’évolution de l’indice boursier Dow-Jones : 27% d’augmentation depuis janvier 2017, performance sans égale dans l’histoire récente des Etats Unis. Une traduction : confiance. Les acteurs économiques américains font confiance à l’administration DT de faire ce pourquoi elle a été élue.

Au plan mondial la « doctrine DT » laisse les gens s'entretuer (puisque c'est ce qu'ils veulent – voir la Syrie) tout en contribuant (Afghanistan) à une stabilisation de la situation laissée par l'administration Obama. En même temps l'Amérique de DT fait le constat que les plus de 25 ans de « négociations/dialogue/entretiens » avec le régime totalitaire de Pyongyang n'ont rien résolu et que la Corée du Nord dispose maintenant d'armes atomiques et de moyens pour les transporter. C'est une des raisons (majeures ?) à son opposition au traité concocté par l'administration Obama (avec la complicité de l'Europe, la Russie et la Chine) qui donne le droit à l'Iran de faire ce qu'elle veut à partir de 2024, y compris d'accéder aux armes atomiques et créer ainsi un instrument de domination sur les pays du Proche Orient.

Troisième aspect – la position des Etats Unis vis-à-vis du « machin », l'ONU. Le plus illustratif c'est le changement à 180° de l'attitude de l'administration Obama pour ce qui est d'Israël. On peut résumer : le représentant américain (Nikki Haley) se révolte quant au comportement du Conseil de Sécurité et/ou des forums « droits de l'homme » où des pays comme l'Iran, la Chine ou l'Arabie Saoudite tiennent le haut du pavé et n'a pas honte de dire ce qu'il faut pour l'administration Obama elle-même « Quant à la Résolution 2334 (celle qui dénie la liaison historique entre Israël et son territoire – Les Etats Unis ont trahi Israël à l’ONU, il s'agit d'un acte lâche, un point bas pour l'Amérique. Une trahison d'un ami sous la forme la plus méprisable ». On peut toujours attendre qu’un représentant de la France fasse une autocritique équivalente …

Monsieur Trump ? Il s'efforce à MAGA (Make America Great Again) et s'il a contre lui une moitié des électeurs américains il a pour lui la moitié qui l'a élu. Qui fera tout ce qu'elle peut pour le laisser faire ce qu'il a promis. D'ici à voir que 90% des français ont une mauvaise opinion de lui… Juste pour ne pas l'oublier : notre Président n'a jamais pris, ouvertement, position contre DT ni ne l'a considéré comme l'Antéchrist.

 

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 07:42

Jusqu’où ?

Pourquoi ce titre ? Parmi tous les événements d'importance auxquels nous venons d'assister, il me semble que l'on devrait accorder plus d'attention à ce qui se passe chez nous (et en Europe) ainsi qu’au Nord de l'Asie.

Chez nous et en Europe : attentat à Londres - son maire parle de "personnes perfides qui s'attaquent à notre mode de vie" (comprenez terroristes islamistes); attentat à Paris - France Info indique "il aurait tenu des propos faisant référence à Allah" (comprenez « Allah Akbar ») ; Fox News "4 touristes attaqués à l'acide" (comprenez un terroriste islamiste…) - aucun média français ne publie l'info jusqu'à 48 heures après, sans rien dire du terroriste ; Barcelone - la police a « confirmé qu’il s’agissait d’un attentat terroriste » une fois que l’EI ait revendiqué l’attentat  (et que l’on a trouvé que le terroriste était…)…, Chalon sur Saône (2 femmes attaquées à coups de marteau et... Allah est grand). Des nouvelles devenues ordinaires, comme auparavant "les chiens écrasés". Mais une volonté évidente de cacher ce qui nous arrive en occultant les racines du mal, mal qui constitue un danger existentiel pour l'Europe et pour la France.

Volonté qui vient aussi de l’outre Atlantique où un ancien Président a eu le culot de dire « L’Etat Islamique se compare à une équipe de jeunes amateurs de basket » et une autre fois que « il y plus d’américains morts d’avoir glissé dans leur baignoire que des attentats » Etat Islamique : 50.000 djihadistes morts depuis 2014, probablement 3 ou 4 fois plus de victimes en Syrie et Irak … Le même qui a refusé de prononcer le mot « islamiste » a laissé, semble-t-il des héritiers : le patron du NSC, nommé par D. Trump (?!), le Général McMaster refuse de lier les terroristes à l’islam en les considérant « des criminels de droit commun qui se réclament d’une religion pour tromper le monde »… on croit rêver.

 Mais en France (et Europe) s’est constitué un terreau fécond, il secrète des monstres éduqués par la République qui n’hésitent pas à torturer et/ou tuer leurs concitoyens. Lisons Pierre Manent (philosophe de gauche...) : "L'immense majorité de nos concitoyens musulmans n'ont rien à voir avec le terrorisme, mais", car il y a un mais, "le terrorisme ne serait pas le même, il n'aurait ni la même portée ni la même signification si les terroristes n'appartenaient pas à cette population et n'étaient pas nos concitoyens. Les actes terroristes seraient simplement des crimes odieux soumis à la justice ordinaire s'ils n'étaient pas guidés par un but de guerre et par l'intention de ruiner la possibilité même d'une vie commune" (Beyond Radical Secularism, 2016). Danger existentiel car il est intérieur et qu'il ne peut que prospérer vu la complicité de ceux qui gouvernent et du "quatrième pouvoir" tenu, pratiquement partout en Europe, par les épigones des intellectuels marxistes dont le support aux utopies socialistes responsables de plus de 200 millions de morts (Russie, Chine, Cambodge et tant d’autres…) n'était pas leur unique pêché...

 

Danger existentiel car intérieur. Et le danger extérieur ? Les héritiers de ceux qui ont été vaincus à Poitiers en 732, sous les murs de Vienne en 1529 et 1683 ou en bataille navale à Lepanto (Patras) en 1571, sont repartis à la conquête de l’Europe en utilisant le ventre de leurs femmes (H. Boumedienne, avril 1974) et, méthodiquement, systématiquement, érodent les valeurs, les modes de vie, les cultures de ceux qu’ils veulent, in fine, convertir ou leur faire accepter le statut de dhimmi. On n’a pas voulu comprendre le prémonitoire « Eurabia » de Bat Ye’or. Mais on ne veut pas le reconnaître, on nous a convaincu que le seul danger vient de « l’islam radical ». Redondance ou pléonasme ?

Et tout naturellement on se pose la question "jusqu'où?"

 

La veulerie intrinsèque qui commande aujourd’hui, pour l’essentiel, les politiques des états de l’Ouest de l’Europe ne se » limite pas à tolérer les travaux de sape de l’islam ou de ses outils, une grande partie des immigrés fuyant leurs terroirs pour essayer de les reproduire de ce côté de la Mare Nostrum. On entend le chœur de ceux qui ont avalé le dépeçage de la Géorgie, de l’occupation russe d’une partie de la Moldavie, de l’invasion de l’Est d’Ukraine et l’occupation de la Crimée, apporter sa voix à ceux qui prônent « le dialogue » avec la Corée du Nord. République dynastique, une des dernières dictatures communistes, menace les Etats Unis (et le monde ?) de ses armes nucléaires. Mme Merkel, Emmanuel Macron et tutti quanti veulent « amener la Corée du Nord à la table de négociations »

Depuis 1989 quand des satellites américains ont découvert l’existence d’un centre nucléaire à Yongbyon au nord de Pyonyang on n’arrête pas de négocier… En 1993, déjà, un Président américain (B.Clinton) fatigué des mensonges répétés de ce pays, pendant une visite en Corée du Sud, avertissait Pyonyang  en disant «  si la Corée du Nord développait et utilisait une arme atomique nous réagirions rapidement et d’une manière écrasante. Ce sera la fin de leur pays tel qu’ils le connaissent aujourd’hui » (NYT 13.07.93). Et pendant les 25 années qui ont suivi la Corée du Nord a développé des armes nucléaires, les a essayées et s’est moqué du monde entier qui les laissait faire. Et l’Amérique de Clinton, comme celle de Bush, comme celle de Obama n’a rien fait.

D’accord transgressé, en programme secret, de mensonges en mensonges, Bill Clinton était sur le point d’écraser la Corée du Nord en 1994. La Russie, la Chine, complices avérés, le monde occidental, complice par son silence ont laissé faire. Totalitaire, isolé, son économie en ruine, le régime de Kim Jong Un parvient pourtant à survivre, notamment en exerçant des menaces sur la communauté internationale pour obtenir d’elle autant de subventions que des concessions. Ses ambitions nucléaires, qui mettent sérieusement en danger la sécurité régionale, risquent d’avoir des répercussions au niveau mondial (R.Bleiker, Cairn Info). Et les bonnes âmes voudraient les amener à la table des négociations. Négocier quoi ?

 

Ecoutez M. Poutine, il doit savoir quelque chose, lui : « Tout le monde se souvient bien de ce qui est arrivé en Irak quand Saddam Hussein a abandonné la production d'armes de destruction massive. Pourtant... Saddam Hussein lui-même et sa famille ont été tués ... Même les enfants sont morts à l'époque. Son petit-fils, je crois, a été abattu. Le pays a été détruit... Les Nord-Coréens en sont également conscients et se souviennent. Pensez-vous que, suite à l'adoption de certaines sanctions, la Corée du Nord abandonnera sa marche vers la création d'armes de destruction massive ? Les sanctions de toute sorte sont inutiles et inefficaces dans ce cas. Comme je l'ai dit à un de mes collègues hier, ils mangeront de l'herbe, mais ils n'abandonneront ce programme que s'ils se sentent en sécurité » (Asia Times 08.09.17).

 

Ce qui n’a pas empêché les bonnes âmes de vilipender M. Trump car il a promis, lui aussi, une riposte écrasante en cas d’attaque par la Corée du Nord de son pays ou de ses alliés. Beaucoup moins que ce que Clinton a menacé de faire pour simplement le « développement ». Et on apprend que « L'Allemagne est favorable à une solution diplomatique pour mettre fin au programme nucléaire d'armement de la Corée du Nord, a indiqué la chancelière Angela Merkel dimanche, citant comme exemple les pourparlers avec l'Iran qui avaient abouti à un accord en 2015 » (Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, 10.09.17). Apaisement… Ce qui est grotesque à double titre : d’un côté, l’histoire coréenne des 25 dernières années et, d’un autre côté, la prévisible accession de l’Iran à l’arme atomique dans les sept années qui restent au fameux accord auquel elle se réfère. Accord qui a ouvert à l’Allemagne les portes des investissements en Iran : plus de 10 milliards de $ pendant les deux années dernières ! Et ce qui est grotesque aussi c’est de vouloir faire croire que le problème de la Corée du Nord peut être résolu par une approche « multilatéraliste » Pas seulement ce problème, mais tous les autres, la guerre en Syrie, l’esclavage au Niger et au Sahel, la faim au Soudan, la guerre ethnique en Birmanie, la dictature au Venezuela pour ne noter que ceux qui font les unes des journaux. Et selon le dicton absurde « répéter c’est convaincre » notre jeune Président a mentionné le mot « multilatéralisme » seize fois dans les huit dernières minutes de son discours à l’ONU.

 

La Corée du Nord aura (a) ses armes nucléaires comme l’Iran aura les siennes car ceux qui nous gouvernent s’occupent uniquement du « court terme » lié à leur élection et non pas de ce qui se passera dans, mettons, 10 ou 20 ans. Et on les laisse faire.

Jusqu’où ?

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 18:55

 

Grand événement mondial (à part la confirmation de l’attribution des Jeux Olympiques 2024 à Paris), la nouvelle génération d’iPhone : par delà des ajouts remarquables (charge de la batterie par induction, par exemple) un changement majeur apparaît : la reconnaissance faciale. Moins d’une chance sur un million de pouvoir ouvrir l’appareil s’il ne reconnaît pas son propriétaire. Et ce qui distance totalement le système utilisé par Apple d’autres applications de reconnaissance faciale (qui peuvent être prises en défaut en montrant à l’appareil une photo du propriétaire…) c’est une technique révolutionnaire dont les éléments constitutifs se trouvent dans une puce inviolable – même pour Apple.

Attendez, pourquoi faire de la pub à Apple ? Parce que ce dont il est question est d’origine israélienne !

En effet, Apple a acheté trois sociétés israéliennes pour un peu moins de 500 millions de $ qui ont conçu et réalisé la prouesse dont on parle. Il s’agit de :

  • PRIME SENSE qui est l'origine du capteur Kinect des Xbox (transcrire sur écran vidéo les mouvements physiques d’un joueur), avait inventé le concept de projection de points infrarouges invisibles sur un élément (le visage, pour l’iPhone) afin de le modéliser en 3D par des capteurs spéciaux (Le Figaro, 14.09.17) ;
  • LinX - qui utilise un logiciel pour extraire des informations de profondeur pour chaque pixel afin de créer une carte utilisée pour la reconstruction d'images 3D ; la société construit également des caméras pour "tablettes et ultra-books" et ses technologies ont été utilisées pour améliorer les performances des caméras des familles iPad et Mac. (Business Insider, 02.15)
  • Real Face qui est le créateur de l'application Pickeez: un moyen amusant et novateur d'apprécier les photos : un logiciel de reconnaissance faciale choisit automatiquement les meilleures photos de chaque plate-forme dans laquelle les photos de l'utilisateur sont stockées. (Forbes, 02,17).

Bien sûr, les techniques/technologies de ces sociétés ont eu (ont) des applications militaires/sécuritaires. On se souvient qu’elles ont été proposées à la France (contrôle/identification personnes à risque), retenues par les décideurs techniques, mais que les « hautes autorités politiques » ont interdit, il y a environ deux ans, leur acquisition. Des attentats en France auraient pu, peut-être, être évités car les « militants » islamistes qui en ont été à l’origine ont traversé le pays avant (et après ?) sans que personne les reconnaisse.

 

Applications militaires de « l’Etat start-up » (E. Macron, 2016) ? Regardez deux qui viennent d’être présentées :

 

Carmel – un tank de 35 tonnes commandé par seulement deux opérateurs (et ayant certaines qualités existant sur les « drones ») disposant non seulement d’une protection physique avec des matériaux spéciaux équivalente à 35cm d’acier (!?) mais aussi d’une protection active 360° qui rend toute attaque, avec des RPG ou équivalents, inefficace. Pas besoin de rappeler qu’il dispose de plusieurs systèmes de tir et d’une détection/destruction automatique des IED qu’il détecte. Le dernier modèle précédent (Merkava IV) était, déjà, considéré comme se trouvant parmi les dix meilleurs tanks existants :

 

 

SMASH - un nouveau système d'arme à feu qui est censé assurer que les soldats ne touchent que leurs cibles et pas des personnes innocentes. Le soldat utilise un système de visée électro-optique qui verrouille sur une cible : en appuyant sur la gâchette la balle touche uniquement la cible verrouillée.

 

 

 

Plus des drones, y inclus un « sous-marin » (?!) contrôlé par un Sonar sans équivalent par rapport à tout ce qui existe, plus, plus, plus…

 

Plus de sociétés inscrites au Nasdaq que toute l’Europe, les industries de pointe représentant plus de 40% du PIB, 30% des exports d’origine « haute technologie », une croissance annuelle du PIB d’environ 4% depuis des années, bref, un ilot de stabilité, développement, de bien être (où il fait aussi bien vivre qu’au… Luxembourg, selon une enquête de l'ONU) dans une mer apocalyptique – le Proche Orient. Mais vilipendé, en permanence, pour ceci, pour cela, par la « communauté internationale » à l’extérieur et par sa « gauche » à l’intérieur. Haï pour ses succès par les « masses arabes », par idéologie par l’extrême droite et par l’extrême gauche et… par pas mal de racisme venant du christianisme et repris, avec quel enthousiasme, par l’islam.

 

Tout cela en dépensant plus de 6% (2016) de son PIB pour sa défense -soit le septième pays au monde- car l’état de guerre entre elle et les pays arabes (exception faite de la Jordanie et de l’Egypte) est toujours présent. Plus celui avec les belligérants « asymétriques » (Hamas, Hezbollah, etc.,)

 

Qui dit mieux ?

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