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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 20:05

 

 

Pas un jour ne passe sans que l’on n’entende (derrière le brouhaha créé par les vitupérations réciproques des candidats aux élections présidentielles, amplifiées par les caisses de résonance constituées par de     « journalistes »     (à 90% marqués à       gauche …) « les cercles autorisés » prédire une attaque imminente des installations nucléaires iraniennes par Israël.

 

C’est vrai, le gouvernement israélien (on oublie souvent qu’il est le résultat d’élections libres …) prend au sérieux les menaces iraniennes répétées par ses plus grandes autorités quant à leur décision « d’éradiquer Israël de la face du monde ». Certes, le monde occidental a l’habitude de croire qu’il s’agit, simplement, de postures exagérées pour faire peur à ses ennemis probables. Cependant, après une douzaine d’années (en réalité plus de deux douzaines d’années) le monde occidental comprend qu’en laissant l’Iran se doter d’un arsenal nucléaire c’est l’équilibre mondial qui sera menacé.

 

Une course à l’armement nucléaire commencera, les principaux protagonistes seront l’Arabie Saoudite, l’Egypte et la Turquie – au moins au départ … Et cela dans une des régions du monde qui concentre l’essentiel des réserves connues d'hydrocarbures. En clair, le monde occidental, après des années d’atermoiements, après s’être laissé mené par le bout du nez par des iraniens rompus aux techniques idoines pour gagner du temps, il a compris que le problème dépasse largement le cadre d’un conflit que l’Iran souligne comme étant religieux (« tue le juif », dit le Coran et, surtout, pour que le Mehdi puisse venir et assurer une paix mondiale sous la bannière de l’islam). Dès lors, on se trouve dans une alternative simple : l’Iran, et ses dirigeants dont le fanatisme n’est plus à démontrer, disposera d’un armement nucléaire ou quelqu’un fera le nécessaire d’une manière militaire. Certes, il se pourrait aussi qu’une fois en possession d’une arme nucléaire, les mollahs décident de ne pas l’utiliser. Il s’agit cependant de jouer à la « roulette russe » avec des gens qui mettraient cinq balles dans le barillet du revolver ce qu’Israël n’a pas, vraiment, tendance à accepter. Israël a d’autant moins tendance a accepter cela que les exemples historiques ne manquent pas : la Chine de Mao disait dans les années 60 qu’elle pouvait supporter une attaque nucléaire car des 600 millions de chinois (population à l’époque) il resteraient quand même au moins 400 millions tandis qu’il n’y aurait plus d’Etats Unis … Et Staline pour lequel les trente millions de morts russes des années trente n’étaient que des statistiques, n’arrêtait pas de menacer le monde occidental d’une destruction nucléaire. Alors, quand les dirigeants iraniens disent qu’avec une seule bombe sur Tel Aviv il ne restera plus de juifs au Proche Orient (pas d’arabes musulmans non plus mais … ce sera des victimes collatérales …) tandis que l’Iran continuera à exister avec au moins la moitié de sa population actuelle (71 million) Israël tend l’oreille.

 

Pourtant, ce n’est pas le monde occidental qui se prépare à mettre fin aux velléités iraniennes par la force, il voudrait que ce soit Israël (à tout prendre, les Etats Unis) qui fasse le sale boulot. Regardons une comparaison rapide des deux pays :

 

Comparaison-Iran---Israel.jpg

 

C’est vrai, Israël avec une population dix fois plus petite que celle de l’Iran dépense plus de 6,5% de son PIB (env. 217 Mrds $ pour sa défense soit 1.200 €/ habitant/an tandis que l’Iran dépense 2,5% de son PIB (331 Mrds$) soit env. 75 €/habitant/an. Ceci veut dire, en clair, qu’Israël doit être mieux préparé pour une guerre que l’Iran. Et que le fait de disposer (selon les sources occidentales, jamais confirmées par les dirigeants d’Israël) d’un arsenal nucléaire et d’une capacité de première frappe (fusées) et de deuxième frappe (sous-marins) devrait rendre ce pays serein. Est-ce à dire que ce pays doit faire le sale boulot ?

 

Le gardien du monde, la seule super puissance actuellement, pourrait faire le travail. Comparez ce qu’Israël devrait faire pour arriver en territoire iranien :

 

Capture-d-ecran-2012-02-23-a-11.34.11.png

 

avec les bases militaires américaines au Proche et Moyen Orient :

 

US-bases.jpg

 

      Chaque étoile = base américaine … et BHO a eu le Prix Nobel pour la paix

 

Bien sûr Israël n’est pas serein. Surtout parce qu’à jouer au chat et à la souris comme le monde occidental le fait avec l’Iran n’est pas rassurant pour elle. Continuer comme on le fait aujourd’hui, on risque d’apprendre que l’Iran a la bombe un jour quand Tel Aviv disparaîtrait … Et peu lui chaut que ce jour là l’Iran cessera d’exister, quoi qu’ils en disent ses dirigeants …

 

Rien n’est clair dans ce qui se passe entre (a) la décision de l’Europe de ne pas s’en mêler quitte à jouer le sort d’Israël aux dés, (b) la volonté des Russes de laisser les occidentaux prendre des risques et supporter les conséquences, surtout, si elles se révèlent désastreuses pour eux, (c) la décision des Etats Unis de BHO de « jeter sous le bus » Israël dans la perspective d’un rapprochement définitif avec le monde musulman.

 

Alors ? Effectivement, il semblerait que la paix du monde est suspendue à la décision qu’Israël va prendre. Comme elle ne peut pas vivre avec une épée de Damoclès constituée par une arme nucléaire entre les mains de mollahs fanatiques (que le soldat No1 des Etats Unis, le Général Dempsey, considère comme « acteurs rationnels » …) il n’est pas exclu qu’elle fasse ce qu’elle a fait en 67 (guerre de six jours), à Entebbe, en détruisant l’Osirak (fourni par la France au dictateur sanguinaire Saddam Hussein) ou en détruisant le réacteur nord-coréen installé en Syrie (sans que personne ne sache comment cela a été fait) : prendre l’initiative et détruire toute ou partie du programme nucléaire iranien.

Mais sachant que le silence est d’or, ce pays suit le conseil de Tuco (Le Bon, la brute et le truand) : When you have to shoot: shoot. Don’t talk.

 

Et Israël ne parlera pas. Mais résumons :

 

  • la France «l’Iran avec la bombe, Iran bombardé »

  • l’Allemagne « la sécurité d’Israël est consubstantielle à l’existence de l’Allemagne » mais est le premier partenaire commercial européen de l’Iran ;

  • la Russie « premier fournisseur d’armes de l’Iran »

  • les Etats Unis (BHO) « toutes les options sont sur la table » mais n’arrête pas de tenter d’amadouer les mollahs en envoyant missive après missive au « guide suprême »

 

et tout ce beau monde (j’ai oublié la Perfide Albion) donne des conseils à Israël, conseils à travers lesquels on voit clairement qu’ils s’en fichent comme d’une guigne de son sort, comptables anxieux comme ils sont du nombre de barils de pétrole qui passent par le Detroit de Hormuz.

 

N’insultons pas l’avenir. L’élection présidentielle américaine verra peut être la fin d’un règne pendant lequel rien n’a compté que le monde musulman. Et peut être l’Oncle Sam reviendra à son chapeau ancien …

 

 

 

 

Capture-d-ecran-2012-02-23-a-11.35.30.png

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 18:21

 

C’est drôle, le dernier texte mis en ligne s’occupait, essentiellement, de ce qui se passe au Proche Orient, pourtant la majorité des commentaires reçus a trait à la France. Et on peut soupçonner les préférences politiques des lecteurs qui ont réagi au texte en cause car deux questions posées prennent le pas pour la plupart : (a) pourquoi dites-vous qu’il s’agit d’un « ectoplasme, inconsistant » et (b) « qu’est-ce qui vous fait dire que son programme manque de sérieux ? »

 

A tous ceux qui m’écrivent je dois réponse. Allons-y.

1. FH n’a jamais rempli de fonction ministérielle ni participé à une quelconque action d’éclat au plan industriel, financier, culturel ou même de gestion administrative dépassant son propre budget personnel. A tel point que celle qui l’a connu le mieux, SR, de conserve avec Martine Aubry n’a pas arrêté de mettre en garde les militants socialistes, et par delà eux, la France entière, quant au fait qu’il n’était pas (et sans doute il n’est pas) un homme d’action déterminé quand il s’agit de prendre une décision importante. En charge du PS pendant presque dix ans, son crédo était simple : « faire la synthèse ». Faire la synthèse quand il s’agit des courants du PS … ne doit pas réclamer les mêmes talents que celui de diriger la cinquième puissance industrielle du monde qui, de plus, dispose d’un « bouton » nucléaire. Vu son cursus qui peut lui faire confiance pour prendre la décision imposée par « le coup de fil de trois heures du matin » ? C’est pour cela, en résumé, que l’on peut considérer FH comme un ectoplasme, inconsistant. Cela étant, notre pays se donne, de temps en temps, le droit de jouer avec son avenir à quitte ou double : cela donne les 14 années de Mitterrand, ses trois dévaluations (1981, 1982 et 1983 – réévaluation du DM et Florin), la retraite à 60 ans et le cortège de douceurs de l’état providence financées à crédit. Cela donne les 12 ans de J. Chirac dont le premier discours comme président affirmait qu’il ne touchera pas aux « avantages acquis » … et qui a laissé, en période de cohabitation, imposer les 35 heures qui ont ébahi le monde entier. Alors, après 26 ans d’immobilisme pendant lesquels l’appareil industriel français a été démantelé, en raison premièrement d’un coût du travail affligé par des charges sociales absurdes, quand le pays croule sous sa dette extérieure dont le service deviendra bientôt insupportable, eh bien, qu’à cela ne tienne il se prépare (selon les sondages) à élire un autre visionnaire dont les 60 propositions (il a fait un rabais de 45% sur les 110 propositions de F. Mitterrand de 1981 …) auront comme effet non pas de redresser la France mais, au contraire d’accélérer son déclin. FH inconsistant ? Regarder Georges Papandreou, leader socialiste grec, qui a gagné les élections il n’y a pas très longtemps avec un programme comme celui de FH. FH inconsistant ? Qui peut le prendre au sérieux quand il dit qu’il va « renégocier » un traité européen que la France va signer début mars ? Sans parler du respect qu’il suggère aux 16 autres cosignataires de la zone euros de montrer dorénavant à la signature de la France …

 

2. Je me suis infligé la lecture intégrale du programme de FH. Je ne mettrai en exergue qu’une petite sélection de perles qui, même pour ceux qui n’ont que des notions élémentaires d’arithmétique, posent problème.

  • une proposition « forte » (je ne discute pas sa justification, uniquement son coût) consiste dans « l’embauche de 60.000 enseignants, 12.000 chaque année du quinquennat » ; au départ (duel télévisé avec Martine Aubry), il s’agissait d’un coût total de 1,9 Mrd d’euros ; depuis quelque temps le coût est indiqué « 500 millions d’euros par ans, donc 2,5 Mrds au bout du quinquennat » que vous avez dû entendre, à profusion chaque fois que les radios et les télévisions lui ont donné la parole ; arithmétique : si 500 millions première année, la deuxième aura à supporter 500 millions pour les 12.000 enseignants embauchés la première année et 500 millions pour ceux de la deuxième année donc 1 Mrd : continuez et vous trouverez un coût pour le quinquennat de 7,5 Mrds d’euros, trois fois plus que ce qu’il raconte ; personne autour de lui pour lui expliquer cela ? le président de la commission de finances de l’Assemblée Nationale ou le président de la Cour des Comptes, les deux socialistes pur sucre et en même temps compétents ? Une seule conclusion : coupable (car il ment) ou incapable (car il ne sait pas de quoi il parle) ;

  •  

  • pour « accompagner la croissance » il annonce des mesures (pas de jugement de valeur sur ce qu’il met en avant – les emplois jeunes, le contrat génération, etc.,), d’un coût de 20 Mrds d’euros qui sera financé par des augmentations d’impôts « surtout sur les plus riches » de 29 Mrds d’euros, la différence étant utilisée au désendettement du pays ; regardons, voir : les 29 Mrds seront composés de 17,3 Mrds d’augmentations et prélèvements divers sur les entreprises (cela réduira le coût du travail déjà insupportable …) et de 11,7 Mrds d’euros sur les familles dont 11 Mrds en rabotant les niches fiscales pour être obtenus avant le 31.12.2013 (engagement auprès de Bruxelles de revenir au 3% de déficit annuel) ; mais augmenter les charges des familles devrait se faire, aussi, par la modification du quotient familial : valse hésitation, on ne sait pas que croire, sera modifié ou pas ? c’est quand même important car il s’agit de prendre aux « plus riches » 700 millions d’euros par une tranche supplémentaire de 45% « au-dessus de 150.000 € par part » alors, modification du quotient ou pas ? La solution dans le prochain numéro … Quoi qu’il en soit, comparez les 700 millions avec notre dette de 1.700 milliards (sans compter les provisions pour les retraites de fonctionnaires …) ; alors, coupable (car il ment, il a peur de prendre aux riches car, on l’a déjà vu, les départs vers la Suisse ou la Belgique ou vers Londres commencent à faire peur) ou incapable (car le jeu ne vaut vraiment pas la chandelle »

  •  

  • mais il faut faire feu de tout bois : il va prendre 2,6 Mrds sur les avantages sociaux de l’épargne salariale (8 millions de salariés qui disposent d’un intéressement dans leur société) et 3,2 Mrds d’exonérations sur les heures supplémentaires ; là il s’agit d’idéologie pure : les socialistes n’en veulent d’aucun à côté aux salaires (pas d’intéressement, pas de stock options – devenu un mot obscène …) et, surtout, en vertu d’une idée absurde, pas d’heures supplémentaires (car il faut « partager le travail », justification des 35 heures …) ; prendre aux riches ? les salariés ? C’est vrai, FH disait, encore il y a quelques années « je hais les riches » et quand on lui a demandé « à partir de quel niveau on est riche » il a répondu « à partir de 4.000 € » (sous entendu par mois, revenu individuel) ; savez-vous que ses émoluments actuels sont de 30.397 €/mois dont une partie défiscalisée ? Ce n’est pas étonnant, dès lors, de le voir montrer sa magnanimité en disant « je réduirai le salaire du président de la république de 30% » sans dire que ce salaire est déjà 30 % inférieur au sien … ; prendre aux riches ? Soyons sérieux, il va prendre aux mêmes, les membres des classes moyennes qui constituent 10% du total des foyers fiscaux mais supportent 50% du total de l’IRPP ! Coupable (car il ment, il sait que ce qu’il faudrait faire c’est renoncer à l’absurdité bien française qui fait que 50% des foyers fiscaux ne sont pas assujettis au IRPP) ou incapable (si, d’aventure, il ne sait pas ce qui se passe en France et en Navarre) ;

  •  

  • il prévoit l’augmentation du taux de prélèvements obligatoires de 45,1% en 2012 à 46,9 en 2017 – en apparence une augmentation de 1,8% du taux mais … le diable est dans les détails ! Comme il indique un taux de croissance du PIB qui va de 0,5% en 2012 et à 2,5% sur les trois dernières années du quinquennat, l’accroissement de 1,8% du taux de prélèvements obligatoires représenterait un surcroît fiscal de 14% du PIB de 2012 à 2017 ! Et si la croissance n’est pas au rendez-vous (c’est déjà vu car tous les gouvernements, de droite et de gauche l’ont attendue comme on attend Godot …) et bien, on voit qu’il est coupable (car il ment en ne disant pas tout) ou incapable (car il ne mesure pas ce que, réellement, le pays aurait à subir).

oooo

 

Epigone de François Mitterrand, comme lui, il veut vendre à la France l’idée du partage (car la solidarité s’impose …), un pari sur une croissance que personne ne voit se dessiner à l’horizon et des évaluations (dans un sens ou dans l’autre) que rien ne vient corroborer.

 

« Ectoplasme inconsistant », vendeur d’illusions, élu à la présidence de la république il n’aura certainement pas une année devant lui avant d’appeler à l’aide Christine Lagarde et le FMI, comme G. Papandreou l’a fait avant lui. Mais Papandreou l’a fait avec le parti socialiste grec, FH va tout faire tout seul : lisez son programme, vous trouverez 182 fois « JE ».

 

Certes le pire n’est jamais sûr mais … le scénario le plus probable devant nous, si nous nous payons « le voyage Hollande » est l’arrivée du FMI et la descente aux enfer de ce beau pays de France.

 

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 Son « pote » qui votera pour lui                        Ici on vend du poisson frais …

 

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Crédible ? Allons … il n’a jamais gagné un euro autrement qu’en émergeant au budget de l’état, d’une collectivité territoriale ou de son parti …

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Published by martin - dans France
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 11:23

 

 

Accrochés aux radios et au télévisions qui nous font vivre, par anticipation, l’élection d’un ectoplasme inconsistant promettant « une autre politique, juste, prenant aux riches pour donner aux pauvres … et autres ejusdem farinae » mais soutenu par les deux ou trois partis trotskistes qui survivent encore et par la « secte » du Colonel Fabien dont le secrétaire général a été nommé pour des raisons héréditaires, nous n’avons plus la capacité de voir ce qui se passe dans un des endroits du monde devenus le plus important sujet de géopolitique.


Ce dont il est question c’est de constater la présence de trois approches visant la destruction du seul pays démocratique (j’aurais voulu dire « civilisé » mais se référer aux civilisations1… n’est plus en odeur de sainteté depuis récemment …) de la région : (a) la plus rapprochée – celle des « partenaires pour la paix » i.e., M. Abbas, (b) à moyenne distance celle de certains pays européens (Suède et Norvège, en premier lieu, mais loin d’être seuls en Europe) et (c) au loin, le pays de mollahs qui a inscrit sur le frontispice de sa politique étrangère l’ardente obligation de la destruction de l’état juif, Israël.


(a) Seul peuple dans l’histoire du monde à « lutter » pour l’établissement d’un état que lui même a rejeté six fois (Commission Peel dans les années 30, partage de la Palestine en 1947/8, traité de paix israélo-égyptien en 1977, Camp David 2000, paramètres Clinton – Taba 2001 et projet Olmert en 2008), il n’arrive pas à faire comprendre au monde entier que ce qu’il veut n’est pas un état à soi mais l’état qui s’appelle Israël : soit par sa destruction démographique soit par sa conquête militaire. Les palestiniens n’arrivent non plus à comprendre que ce qu’ils veulent n’est ni à leur portée ni à celle de ceux qui les soutiennent. Et, comme disait Abba Eban, « ils ne ratent pas une occasion de rater une occasion » : en refusant dernièrement des pourparlers de paix avec Israël sous la pré-condition fallacieuse de « l’arrêt de constructions en Judée et Samarie » et en répétant, ad nauseam qu’ils ne reconnaîtront jamais le caractère juif de l’état nation des juifs, Israël, ils sont en train de démontrer au monde entier que la solution « deux états pour deux peuples » n’est pas de mise. Et plus le temps passe, moins de chances ils auront à avoir leur état … Et ils feront quoi ensuite ? Peut-être quitteront-ils le Proche Orient comme les arabes ont fait partir les chrétiens du Liban, de l’Irak et … même de Bethleem ! En attendant, les « modérés » du Fatah se rabibochent avec les terroristes du Hamas, voué, lui, corps et âme, ouvertement, à la destruction d’Israël, devant un monde occidental ébahi qui ne sait plus à quel saint se vouer … sauf à se déjuger, une fois de plus, en renonçant aux trois conditions sine qua non pour tout « gouvernement » palestinien : renoncer à la terreur, reconnaître Israël et accepter tous les accords conclus par Israël avec l’OLP et l’AP.

 

(b) parlons-en du monde occidental – les tentatives visant le boycott des produits israéliens apparues premièrement en Suède et Norvège d’une manière ouverte, se diffusent de plus en plus surtout dans les pays qui, naguère, n’avaient rien fait pour défendre « leurs » juifs de la barbarie allemande ; certes, on oublie que si on veut boycotter les oranges et les avocats israéliens on devrait aussi boycotter les ordinateurs dotés de wifi (Centrino d’Intel crée, développé et fabriqué en Israël), les téléphones portables, les équipements militaires comme les drones, les casques de combat des pilotes d’avions supersoniques, la protection des avions civiles contre les tirs de missiles2, les mesures actives pour la protection des véhicules blindés et un tiers de médicaments génériques vendus en France, le tout d’origine israélienne ! Content de subvenir aux besoins des palestiniens (« réfugiés » après quatre générations …) le monde occidental (essentiellement les Etats Unis et l’Europe) en faisant d’eux les récipiendaires de la plus grande aide par tête (environ 1.000 $/an) s’enfiche comme de l’an quarante de savoir que (enquête d’opinion récente) 66% des palestiniens acceptent la solution « deux états » seulement comme première étape avant la disparition d’Israël ou que 73% d’entre eux sont d’accord avec le précepte islamique selon lequel, un jour, tous les juifs seront tués …   


Alors ? Faut-ils croire l’allié américain quand (vu l’élection présidentielle qui s’approche) il jure être garant de la sécurité d’Israël mais n’arrête pas de « tendre la main » aux mollahs depuis quatre années et fait des Frères Musulmans son interlocuteur principal dans le monde arabe ? Ou Madame Merkel qui, la main sur le cœur, dit que la sécurité d’Israël est consubstantielle à l’existence de l’état allemand mais … laisse ses industries devenir le principal partenaire commercial de l’Iran avec des produits « à double usage » (civil et militaire) ? Ou même la France qui assure qui veut l’entendre quelle ne transigera jamais avec la sécurité d’Israël ?


Ecoute Israël ! Dès que la première bombe atomique de l’Iran (que tous ces pays lui permettent d’avoir vu leur manque de volonté à s’y opposer) tombera sur Tel Aviv, ils viendront à ton aide ! Des bateaux hôpitaux en rade de Haiffa et d’autres pour évacuer des survivants miraculés, s’il en reste …


(c) et puis l’Iran – au moins ce pays ne tourne pas au tour du pot : depuis 1979 et l’avènement de la « république islamique » de Khomeiny l’Iran n’a cessé de prôner l’éradication d’Israël de la carte du monde. Et pour tous ceux qui pensent que le temps arrange les choses (ils sont nombreux à considérer que les menaces de l’Iran, du Hezbollah et/ou autres Hamas ne sont que des paroles verbales et que, tous comptes faits, il suffit d’attendre et faire preuve de générosité pour qu’elles changent …), depuis 2005 et son fameux discours, le clown Ahmadinejad répète à satiété ce que Khomeiny a inscrit en lettres de feu dans la politique étrangère de l’Iran : « Israël doit être rayé de la carte ». Voilà plus d’une vingtaine d’années depuis que l’Iran joue au chat et à la souris avec le monde occidental au sujet de son programme nucléaire militaire lancé en violation de ses obligations de signataire du traité de non prolifération nucléaire. Plus de 20 ans perdus (pas pour l’Iran …) en discussions stériles doublées de sanctions qui « vous allez voir, seront terriblement efficaces … », période pendant laquelle, à répétition, l’Iran prend l’initiative tous les deux ou trois ans et fait de « nouvelles propositions » … qui, discutées pendant quelques années ne font pas avancer les choses d’un iota. Mais pendant ce temps, le locataire de la Maison Blanche, Prix Nobel de la Paix (on n’arrête pas à se demander pourquoi …) a pris l’initiative de provoquer une réunion internationale pour raffermir les stipulations du traité de non prolifération nucléaire et … demande à Israël d’en devenir membre ! Au seul pays au monde menacé de disparition par des fanatiques religieux en quête d’un Graal atomique, pays ayant une superficie égale à 0,5% des territoires du monde arabe, seul parmi 23 pays arabes et 57 pays musulmans dont le seul facteur de cohésion, à part l’islam, est la haine du juif, on demande de renoncer à son arsenal (supposé) de moyens nucléaires militaires …

ooooo


Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu'il n'y a que deux catégories de gens dans le monde : ceux qui (ouvertement ou pas) veulent voir la disparition de cet état des juifs, et des juifs eux-mêmes, et ceux qui, tout en ignorant les raisons de la survie et de l'existence de ce peuple après deux diaspora (Babylone et Rome) et deux millénaires de persécutions ayant culminées avec la Shoah, n'entendent pas lui faire défaut dans sa défense. Aucune tentative des uns vers les autres n'a réussi, jusqu'ici, à accorder les deux positions, il est fort peu probable que l'on réussira à l'avenir. La tentation de la neutralité doit être prise en compte mais … elle ne change pas substantiellement la compréhension du sujet.


Dès lors, rien de mieux que de se souvenir du 614-ème commandement de la liturgie juive (E. Fackenheim) "Thou Shalt Not Give Hitler a Posthumous Victory" qui est aujourd'hui, peut-être, plus important que tous les autres. Comme de rappeler le passage de la Haggadah lu à la Pâque juive, tous les ans, depuis des millénaires : « Il n'y pas eu qu'un seul tyran qui ait essayé de détruire le peuple d'Israël, dans chaque génération des tyrans se sont levés pour tenter d'en faire autant »


Les derniers - Hitler, Nasser, Arafat et maintenant le clown dangereux Ahmadinejad ...


1 « Si tout se vaut, le cannibalisme n’est qu’une question de goût culinaire ». (L. Strauss).

2 Elbit C Music : http://www.youtube.com/embed/uVlERTFVSpo?rel=0

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 16:34

 

Même Dieu ne peut modifier le passé mais

les historiens le peuvent.

 

L’épigone de l’empire ottoman, « islamiste modéré » qui est en train de détruire les fondements laïques et démocratiques de la république née de la volonté de Kemal Atatürk, après avoir gagné des élections parlementaires deux fois va tenter de changer la constitution pour accéder (peut-être à vie …) à la fonction suprême. A laquelle il a fait nommer, il y a quelques années, un de ses complices : qui a copié sur qui ? Poutine sur Erdogan ou vice-versa ?

 

Mais sa volonté ne se résume pas à faire revenir la Turquie au califat. Il a comme ambition de reconstituer l’empire ou, à tout le moins, chevaucher le monde arabo-musulman pour redevenir le décideur d’une région qui va du Golfe Persique aux confins de l’Atlantique. Pour cela, le régime avait inventé une politique simple : zéro problèmes avec les voisins proches ou éloignés. Elle était censée amadouer tous les pays arabes du pourtour de la Mare Nostrum avant d’aller plus loin. L’existence d’Israël au beau milieu des pays musulmans du pourtour de la mer posant problème, il a utilisé toutes les occasions pour se détacher de ce pays, ancien allié, depuis des dizaines d’années. Jusqu’à y compris le menacer d’un guerre … La mise en place de la politique évoquée était en progrès quand, patatras, des convulsions de type « jacquerie » se sont déroulés dans des pays arabes sur le pourtour de la Méditerranée. Convulsions, très rapidement, considérées par le « politiquement correct européen » comme des révolutions démocratiques, les choix des rappels ne manquant pas mais le plus utilisé étant « c’est 1989, l’implosion du système socialiste de l’Est européen ».

 

En un temps record la politique « zéro problèmes » s’est transformée en « plein de problèmes » avec pas mal de pays : laissons de côté Israël mais la Syrie voisine (plus de 5.000 morts à l’actif de M. Asad, ami intime de M. Erdogan car ils passaient des vacances ensemble …) devenue un tonneau de poudre ; menace d’attaque par l’Iran dès que la Turquie (membre de l’OTAN …) a accepté la demande américaine d’installer un radar sur son territoire (tout en refusant de partager avec Israël les informations pouvant être obtenues) ; menace de guerre contre Chypre (et, partant, contre la Grèce, un autre membre de l’OTAN …) car s’opposant à l’exploitation de champs gazifières découverts par Israël et Chypre après des travaux de prospection multi-annuelles ; rupture diplomatique avec l’Arménie (car la Turquie n’a jamais mis en place la « commission historique jointe » pourtant promise pour faire lumière sur le génocide turc des arméniens en 1915) ; et, pour finir en beauté rupture diplomatique avec la France interdite dorénavant de survoler le territoire turc ou de faire accoster des bateaux de guerre dans les ports turcs. Ce qui est, cependant, curieux voire incompréhensible c’est le fait que l’administration BHO s’est acoquiné avec la Turquie de M. Erdogan en lui concédant un rôle majeur au Proche Orient bien que contradictoire avec la relation (auparavant) d’alliance avec Israël.

 

L’ami turc a essayé de prendre pied en Tunisie, en Lybie et en Egypte tout au long de l’année 2011. Il a jeté aux chiens, rapidement, le Ben Ali et le Moubarak mais seulement en fin de compte son ami Kadhafi qui lui avait décerné en 2010 « Le prix Kadhafi des droits de l’homme» (vous avez bien lu, ce n’est pas une galéjade …). Il a cru, comme les jean-foutre européens, que les jacqueries arabes allaient lui donner la possibilité de montrer un modèle « d’islam modéré soluble en démocratie ». Il n’a pas cru (comme l’Europe ou l’Amérique n’ont pas cru) que les Moubarak, Ben Ali voire Kadhafi avaient raison quand ils disaient être le rempart face aux islamistes. Et lui, comme tous les autres, ont eu à déchanter : gouvernement islamiste en Tunisie, majorité de 2/3 pour les islamistes (Frères Musulmans et Salafistes) en Egypte pour ne pas parler de la Lybie ou la première déclaration du « président du comité transitoire » (adoubé par BHL et, naturellement, par Nicolas Sarkozy) a annoncé la couleur : l’instauration de la charia …

 

Mais ce que la Turquie fait avec les pays arabes c’est son affaire (en oubliant qu’elle fait partie de l’OTAN et qu’une solidarité minimum est de mise entre les pays de l’alliance). Mais ce n’est pas son affaire quand il s’en prend à la France : menaces et chantages avant la discussion d’une loi par l’Assemblée Nationale, « représailles » politiques, militaires et, probablement, commerciales après la décision des représentants du peuple français de rendre pénalement répréhensible toute négation d’un génocide. Le sieur Erdogan n’aurait rien eu à dire s’il s’agissait de la Shoah ou du Cambodge ou du Rwanda mais … parler du génocide arménien, non ! Et il aurait eu la même réaction si on parlait des dizaines de milliers de Kurdes qu’il fait assassiner ou de l’occupation de la moitié du Chypre (5.600 chypriotes grecs morts et 160.000 personnes déplacées ayant fait place à une force d’occupation qui aujourd’hui encore dénombre 35.000 soldats) depuis bientôt 40 ans à l’encontre de toutes les résolutions de l’ONU (contraignantes …). Ou du fait que des centaines de milliers de grecs orthodoxes qui vivaient en Anatolie il n’en reste même pas un. Mais, naturellement, il ne manque pas une occasion de parler de « l’occupation » israélienne de Gaza (d’où Israël est partie il y a cinq ans …) ou des territoires disputés depuis 1967 et que lui, comme l’Europe, voudraient voir se transformer en un 22ème état musulman, si possible, en éradiquant par là même l’Etat Juif. Mais, les bien pensants de l'Occident sont toujours indifférents à l'épuration ethnique des non-musulmans, quand ils ne la soutiennent activement, comme au Kosovo.

 

Monsieur Erdogan ? C’est « (l’ir)résistible ascension d’Arturo Ui ». Un ancien vendeur de voitures, bateleur de foire, auteur présumé d’une pièce de théâtre inspirée des « Protocoles des Sages du Sion », ayant fait de la prison pour avoir insulté (trahi ?) la République Turque, manœuvrier politicien ayant réussi à démembrer le haut commandement militaire turque (garant de la laïcité du pays depuis Kemal Atatürk) en voilà un qui n’a pas froid aux yeux. Menacer la France ? Pour qui se prend-t-il ? Il devrait s’occuper à temps complet pour que son peuple (mortalité infantile de 25/1000 naissances normales soit quatre fois plus qu’en Israël …) ait suffisamment de baklava et de halva … pour adoucir son sort de pays en voie de développement qui, pour l’instant, s’en sort en ayant crée une énorme bulle immobilière !

 

Et c’est devant un tel personnage que les majors de nos élites, de droite et de gauche, trouvent moyen de s’excuser … Cela fait vomir que d’entendre Alain Juppé dire « à titre personnel, considère la loi votée comme non opportune » et l’ectoplasme inconsistant de gauche, je veux dire le « normal » François Hollande, dire que « l’on aurait pas dû voter la loi car manœuvre électorale de Nicolas Sarkozy » En oubliant que les députés socialistes l’ont votée presque tous …

 

Résumons : un personnage indigne de représenter un peuple (encore, que … chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite …), en train de rater le rayonnement de son pays, allant à l’encontre de ce qui faisait perdurer la paix sur le pourtour de la Méditerranée, trouve dans notre pays, parmi ceux qui -un jour- pourraient le diriger, des voix pour, en somme, l’approuver. Fût un temps quand cela s’appelait la trahison (… des clercs …).

 

Mais, en paraphrasant Caton le Censeur … il faut détruire Israël. Car Israël est l’ennemi, non pas le jihad ou l’impérialisme islamique.

Et tout le monde s’y met : BHO, directement ou via M. Erdogan, l’Europe qui n’a pas de mots trop durs pour ce pays tout en laissant passer sans réagir le vrai danger pour elle, à l’extérieur l’Iran et à l’intérieur la démographie galopante des populations d’origine musulmane. Et en laissant ses historiens apporter les preuves de l’absence de relation entre le peuple juif et le territoire duquel les musulmans (avec l’aide de tous ceux qui veulent bien les aider – Norvège, Irlande, Islande les premiers …) veulent l’expulser de nouveau … comme les perses, comme les Romains l’on fait dans d’autres temps

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 11:55

Do the Palestinians really support a two-state solution ?

 

The region we now call the Middle East is an elaborate mosaic. Among its peoples are the Arabs, denizens of the desert who became great conquerors and colonists. The Persians possessed a mighty empire in antiquity — and will again if Iran’s current rulers have their way. The most vibrant city of the Turks is Istanbul, the Christian capital known as Constantinople until it fell to Sultan Mehmed II in the 15th century. The Middle East also is home to such ethno-religious groups as Maronites, Druze, and Alawites; to powerful clans such as the Hashemites and the House of Sa’ud; to Kurds, a nation without a state, and to Jews, reestablished as a nation in their ancient homeland.

The other day, Newt Gingrich waded into this historical labyrinth, setting off a minor brouhaha by noting that only recently did Arabs on the eastern shore of the Mediterranean claim to constitute a distinct nation called “Palestine” — the name given to the area by Imperial Rome. On this basis, he referred to Palestinians as an “invented” people.

The accuracy of his statement is beyond dispute. In the wake of the Second World War, when the United Nations recommended partitioning Palestine into two states, it did not use the term “Palestinian” to refer to Arab-speaking residents. At that time, pan-Arabism, the idea of forming a single, united Arab nation, was far more compelling than any parochial identification. The question was how to divide what, for 400 years, had been a corner of the Ottoman Empire between the Arabs of Palestine and the Jews of Palestine. Of the two, the latter were, at that time, more commonly referred to as Palestinians. Their newspaper was the Palestine Post (now the Jerusalem Post), their contributions to the performing arts included the Palestine Orchestra (now the Israel Philharmonic), and their American-based charitable organization was the United Palestine Appeal.

From 1948 until 1967, Gaza and the West Bank were under Egyptian and Jordanian control respectively. No serious demands for a Palestinian state were heard. Only after Israel took possession of those territories in a defensive war against Egypt, Jordan, and other Arab states did Palestinian nationhood become the central issue in what had been, until then, the Arab- Israeli conflict. 

Gingrich was attacked from many quarters, among them the New York Times, where foreign-affairs columnist H. D. S. Greenway acknowledged that the former Speaker “is right that there has never been a state called Palestine” and that “Palestinian nationalism grew up as a mirror image of Israeli nationalism.” So what’s the problem? Greenway charges that Gingrich intended to “imply that the Palestinians are not worthy of a country of their own.”

Gingrich insists he meant no such thing. Anyone familiar with his thinking would not doubt that. After all, Americans are an invented people. Can you imagine Gingrich arguing that makes Americans less worthy of nationhood than, say, the Japanese?

Like most of us, Gingrich favors a two-state solution similar to the one the Palestinians were offered in 1948 and at Camp David in 2000. In these and other instances, the Palestinians said no. What does that imply? Perhaps that Palestinians — or at least those who lead them — are themselves insufficiently nationalistic.

That’s indisputably true of Hamas, the Iranian-backed Muslim Brotherhood group that rules Gaza. The Hamas Covenant invokes “the best nation that hath been raised up unto mankind.” But that nation is not Palestine. It is the Islamic nation which is to be revived as a caliphate, an empire of which Palestine would be only a province.

The Hamas Covenant asserts without equivocation that “the Palestinian problem is a religious problem,” adding that there can be “no solution . . . except through Jihad. Initiatives, proposals and international conferences are all a waste of time and vain endeavors.” As for Israel, the Covenant minces no words: “Islam will obliterate it, just as it obliterated others before it.”

Okay, but what about Hamas’s rival, Fatah, and the Palestinian Authority? In recent years, Western diplomats have placed much hope in Palestinian Authority prime minister Salaam Fayyad, who, I think it fair to say, has made a serious attempt to build institutional and economic foundations upon which an independent and viable Palestinian state might rest.

But as my colleague Jonathan Schanzer last week pointed out in Foreign Policy magazine, Palestinian Authority president Mahmoud Abbas has been methodically undercutting and marginalizing Fayyad. And Washington, Schanzer observes, instead of providing Fayyad “the support he needs to weather the storm, has chosen to stand on the sidelines.”

It gets worse. Abbas has been refusing to meet with Israelis until and unless they make major concessions in advance. Over the weekend, Khaled Abu Toameh, the distinguished Israeli (and Arab and Muslim) journalist reported that, in addition, “Abbas’s Fatah faction has declared war on all informal meetings between Israelis and Palestinians.” The Abbas/Fatah objection to such meetings, Toameh reports, is that they promote “the culture of peace” and are designed to “‘normalize’ relations between Israelis and Palestinians.”

Despite all this, there are many people who persist in the belief that the main obstacle to settling the Israeli-Palestinian conflict is Israeli intransigence, the unwillingness of Israeli leaders to “take risks for peace.” Such delusions are perhaps unavoidable when a “peace process” is predicated not on verifiable history and observable reality but on myth, wishful thinking, and willful blindness.

What would be an alternative? To say straightforwardly to the Palestinians: “If you want to develop as a nation and live in a state of your own, we will help you. But our support is not unconditional: You must be willing to compromise. You must be willing to make peace with the Israelis, who will be your neighbors. If, however, it is not Palestine to which you are committed but to a new anti-Western caliphate, and if building a Palestinian state is less important to you than ‘obliterating’ the State of Israel, we’re going to leave you on your own.”

What happens after that would be for Palestinians to decide and history to record.

— Clifford D. May is president of the Foundation for Defense of Democracies, a policy institute focusing on national security and foreign policy.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 17:16

 

 

On n’aime pas les « je vous l’avais bien dit » car ils nous rappellent que ce qui était écrit sur les murs et que nous ne voulions pas voir est réellement arrivé. J’ai l’avantage, comme d’autres, d’avoir dit et répété à l’orée du printemps arabe qu’il se transformera dans un hiver plus dur que ce que l’on avait connu avant ledit printemps.

 

La prévision était facile : on ne passe pas directement d’un régime dictatorial à la démocratie décrite par Tocqueville. Les preuves sont multiples et l’on a toujours constaté que seules les forces préexistantes, organisées, prenaient le dessus sur l’élan des « masses » voulant changer l’ordre existant – ceci semblant être un postulat. La révolution provoquant la chute des tzars en Russie a conduit à un régime encore plus dictatorial que le précédent. Même le « modèle » célébré par le monde entier, la révolution française, a commencé par instaurer la « terreur » et ce n’est que plus de 100 ans après que l’on a commencé à pouvoir parler d’une démocratie en France. Plus près de nous, l’implosion de l’empire soviétique, n’a conduit à la démocratie que les pays de l’Est de l’Europe et les Pays Baltiques car des « gènes » démocratiques préexistants ont pu se développer rapidement. Pour les autres territoires, qu’il s’agisse des républiques d’Asie Centrale, de l’Ukraine ou de la Biélorussie ou même de la Russie, des simulacres de démocratie (avec de élections à un seul candidat ou des présidents à vie) existent mais sans plus. La Russie (et les dernières élections sont là pour prouver ce que j’avance) a donné l’impression d’avoir commencé sa marche vers la démocratie, ce n’est plus le cas vu les dernières élections truquées et la préparation de l’installation, là aussi, d’un « président à vie ».

 

Tunisie, Libye, Egypte. Trois pays salués par un Occident toujours bienveillant quand il s’agit de « positiver » ce qui se passe dans les pays arabes. Trois pays où des mouvements de masse ont conduit au changement de régimes dictatoriaux en faveur de structures de gouvernement sorties d’élections libres. Il n’est pas difficile de voir que le postulat évoqué est démontré dans les trois cas.

 

Tunisie – le parti majoritaire sorti des urnes qui formera le gouvernement est un parti islamiste « modéré » (qualificatif accolé par l’Occident uniquement et qu’aucun mouvement se réclamant de l’islam ne prend à sa charge). Il s’agit d’une organisation politique, bannie en Tunisie depuis Bourguiba mais qui a continué une existence souterraine jusqu’à la « révolution ». La Tunisie séculaire fière d’avoir accordé aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes, la Tunisie qui interdisait le port du nikab, se trouve maintenant en situation de régression rapide : des étudiants et/ou des « forces extérieures » vont imposer l’autorisation du nikab, la non mixité des cours et des cantines universitaires séparées (homme – femme). Au plan extérieur, un des premiers signes de ce que sera la politique du pays est le fait de refuser toute «forme de normalisation avec l’Etat sioniste» décision que d’aucuns réclament d'inscrire dans la nouvelle Constitution selon le «pacte républicain» adopté par la Commission de reforme politique tunisienne. Et pour qu’il n’y ait pas de malentendu, A. Kahlaoui, le président du Comité tunisien de lutte contre la normalisation avec Israël, a « menacé de mort tout Tunisien essayant de nouer des liens avec l’Etat hébreu » Seul pays arabe a avoir noué de relations, presque, amicales avec Israël (datant du temps de Bourguiba et bien avant les traités de paix avec l’Egypte et la Jordanie) il se voit, suite à une révolution « démocratique » énoncer des exclusives qui n’annoncent rien de bon au plan international. Et pour ce qui est de l’intérieur, la réduction massive du tourisme (pas seulement israélien ou juif) car par delà le niqab aux universités il y a tendance à vouloir demander aux femmes occidentales aussi de porter un voile (certes, seyant, comme les journalistes de France 2 portent quand elles vont dans certains pays dont la tolérance religieuse est ce que l’on sait) met à mal profondément et significativement les finances du pays. Ajouter à cela que l’un des principaux secteurs des exportations tunisiennes, le textile, a bénéficié d’une contribution commerciale, non négligeable, des commerçants juifs tunisiens installés en France pour comprendre la baisse des exportations du secteur qui est déjà de plus de 25% cette année par rapport à l’année passée. Et les investissements étrangers dans le pays montrent, déjà pour 2010, une chute de 50% par rapport à 2006, par exemple. Ce qui va se passer est écrit sur les murs : les « islamistes modérés », au départ gentiment, ensuite par intimidation, vont imposer l’exclusion des « infidèles » et de certaines règles tirées de la charia car … ce qui sera inscrit sur le frontispice de la nouvelle constitution c’est que la Tunisie est une république démocratique dont la religion est l’islam » Les paris sont ouverts : nonobstant le crise économique actuelle, le tourisme -principale source de revenus du pays- se contractera encore plus, les exportations diminueront, l’indépendance agro-alimentaire n’étant pas assurée, ce pays auparavant relativement prospère viendra allonger la liste des bénéficiaires de l’aide de la communauté internationale …

 

Libye à peine le colonel trucidé que le « Président du Comité de Transition » déclare "En tant que nation musulmane, nous avons adopté la 'charia' islamique comme source du droit, donc n'importe quelle loi contredisant les principes de l'islam est légalement nulle". Hein, vous avez dit charia ? C’est pour cela que la France (et les pays de l’OTAN moins l’Allemagne) a envoyé le porte-avions Charles de Gaulle et des dizaines de Rafales pour bombarder les forces du colonel ? C’est pour cela que l’on a mis à sac ce qu’il y avait comme infrastructures du temps du colonel ? C’est pour que l’homme fort, actuellement, de Tripoli soit un ancien de Al-Qaida prisonnier, un temps, des américains ?

 

Et oui, pays dont l’essentiel de la gouvernance était constitué par les décisions des treize plus importants tribus et par la police secrète du colonel, la Libye aura montré, elle aussi, que la transition de la dictature d’un clown pris de folie (mais que tout l’Occident, notre pays étant parmi les premiers, ont cajolé et brossé dans le sens du poil) vers une démocratie ne peut être que le rêve d’un cerveau malade. Et peu importe que des BHL (seul parmi l’intelligentzia française, quand même) ont convaincu notre président de se lancer dans ce qui sera un de plus percutants exemples de l’inconscience occidentale (française de surcroit). Non seulement ce pays appliquera la charia, non seulement il est devenu déjà le pourvoyeur d’armes de toutes sortes et de tous calibres pour les terroristes de partout (et en premier lieu ceux du Hezbollah au Liban et du Hamas à Gaza) mais il y a là-bas aujourd’hui 10.000 hommes en armes (des milices) qui, compte tenu de la rivalité des tribus et de l’instauration progressive de la charia, feront éclater, sans doute, son unité. Par delà la vision romantique et idéaliste (merci BHL) ce pays est condamné à rester sur la liste des fauteurs de troubles pendant les années à venir. Surtout si la répartition entre les tribus du pactole pétrolier n’est pas celle que le colonel avait imposée pendant son règne bouffonesque.

 

L’Egypte – on change de catégorie, le postulat de la transition est encore plus brillamment démontré. Voilà un pays de 80 millions d’êtres où la seule force organisée –et adoubée par Monsieur Obama1- le Frères musulmans, était créditée d’une position majoritaire dans les élections qui devaient se dérouler sous le contrôle des militaires. On en a vu mieux, mais, passons. Elections faites les « islamistes modérés » (les Frères musulmans, selon les Etats Unis) et les salafistes (musulmans non modérés, selon tout le monde) obtiennent 65 % des voix et vont avoir le contrôle de la confection d’une nouvelle constitution, du gouvernement et du parlement.

 

Pour qu’il n’y ait pas de malentendu, un porte-parole des Frères musulmans a fait valoir que le renversement du président Moubarak et de son régime a été principalement alimenté par le désir « de retour de l'Egypte à ses racines islamiques, et non par l’idéal occidental de la démocratie ». Ce pays dont seulement 5% du territoire est exploité par l’agriculture, qui importe plus de 50% de ses besoins en produits agricoles et alimentaires mais où 34% de sa population vit dans l’agriculture …, où 96% des femmes sont excisées et ou 82% de la population soutiennent l’exécution par lapidation des femmes adultérines tandis que 77% sont d’accord pour fouetter et couper les mains des voleurs et que 84% sont pour l'exécution de tout musulman qui change de religion ... ce pays ne pouvait voter autrement qu’en propulsant au pouvoir les islamistes, modérés ou pas. Les enquêtes PEW étaient connues, mais les Etats Unis de Monsieur Obama avaient décrété que la « Frères musulmans sont des modérés » et, par conséquent, ont poussé de tout leur pouvoir pour faire partir l’ancien quasi-dictateur, Moubarak. Mais on est maintenant à la fin d’une année après la «révolution ».

 

Les trois sources principales de revenus de ce pays, le gaz (vendu, principalement, à Israël et à la Jordanie), le tourisme et les exportations accusent des chutes difficiles à compenser. Avant de devenir une décision gouvernementale pour mettre fin à la livraison de gaz à Israël le gazoduc a été saboté (par des « islamistes extrémistes ») sept fois -en attendant la huitième- et les revenus y relatifs ont fondu comme neige au soleil. Le tourisme, qui se nourrissait de la visite de 13 millions de personnes chaque année, dont 600 000 Français, a pratiquement cessé. Les exportations du pays se sont contractées de 40% cette année. Le tout ? 41% de la population vit sous le seuil de la pauvreté (env. 640 Livres Egyptiennes mensuellement, soit 80 €), des travailleurs agricoles embauchés à la journée payés 3€/jour, désertification des terres agricoles et des réserves actuelles de 13 milliards de $ pour payer des importations (surtout agro-alimentaires) au rythme de 1,3 Milliard de $ par mois. Un dessin pour ce qui va se passer ?D’ici peu, on risque de voir une « Somalie-sur-le Nil » pour le grand bonheur des gens du Hamas (filiale palestinienne des Frères musulmans égyptiens). Avec le cortège d’actions connues dont la principale … l’aide de la communauté internationale. Et naturellement, le dernier G8 a promis  une  aide  de    20 Milliards de $ que notre président (Cannes, 3 novembre) voudrait augmenter d’autant. Heureusement la crise de l’euro retarde l’aide promise …

 

Alors …si pendant le soulèvement contre Moubarak aucun slogan anti-américain, anti-occidental ou, même, anti-israélien ne fleurissait Place Tahrir, les choses on bien changé depuis : l’influence des Frères Musulmans se fait sentir de plus en plus et de jour en jour (destruction d’églises coptes, reprise des vociférations anti-israéliennes, promesses d’aide au Hamas). Et ce qui ne ment pas c’est les affirmations répétées, aujourd’hui faisant florès, de la « classe politique » égyptienne selon lesquelles le traité de paix avec Israël (qui tient depuis plus de trente années) devrait être soit dénoncé soit, au minimum, revu. Avis à tous ceux qui demandaient (demandent) à Israël de « prendre des risques pour la paix »

 

ooooo

 

Trois pays, trois « révolutions démocratiques » tous, maintenant, avec des gouvernements islamistes. Comme on sait (Bernard Lewis l’a démontré depuis longtemps) que l’islam et la démocratie en font deux, il n’y a pas grand risque de se tromper si l’on escompte une régression majeure dans le développement des trois pays. La chape de l’islam se remettra en place comme avant les dictatures de Ben Ali, du colonel fou ou de Moubarak, pour la grande satisfaction de nos amis de l’Arabie Saoudite ou de nos ennemis perses.

 

Et ça continuera car l’Afrique Noire n’est pas encore tout à fait conquise par l’islam. Mais faisons confiance à l’Occident, il aidera comme il pourra, comme il l’a fait pour les musulmans de Nigéria contre les chrétiens de là-bas ou comme il l’a fait pour la victoire du musulman Ouattara contre le chrétien Gbagbo en Côte d’Ivoire. A part leur religion, l’un ne valait pas plus que l’autre …

 

Et ça continuera car l’Europe n’est pas encore conquise mais les demandes d’avoir la charia comme loi dans certaines villes, cités ou banlieues se multiplient, comme d’imposer la construction de mosquées au coût de contribuables, comme d’imposer les restrictions du halal dans les cantines des écoles de la république, comme … en Grenade, Espagne, que les musulmans de l’endroit réclament comme leur territoire.

 

 

 

1 « Une force politique non séculaire mais qui doit faire partie du paysage politique égyptien » (Ph. Crowley, porte parole de la Maison Blanche).

La France ne pouvait pas être en reste : Alain Juppé fait un saut au Caire et déclare « Le dialogue que j'ai eu avec l'ensemble de cette délégation, et en particulier avec les membres des Frères musulmans, a été intéressant, et m'a permis de bien mesurer que la présentation qui est faite parfois de ce mouvement mérite d'être éclairée et approfondie »

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 20:02

Si j’ai demandé la permission de mettre en ligne le texte d’André Grjébine (Le Monde du 01.12.11) c’est, essentiellement, pour servir d’appui à une démonstration : la crise actuelle pour la France (AG s’occupe principalement de l’Europe) a été la conséquence de plusieurs décennies de gabegie et d’irresponsabilité, plus que celle des déséquilibres financiers (européens et/ou mondiaux). Et tordre, à l’occasion, le cou à des vulgates avec lesquelles les élites de droite ou de gauche lavent nos cerveaux depuis des lustres.

    1.    Etat providence - une des causes majeures des déséquilibres en Europe est constituée, selon moi, par les contours de l'état providence dans les pays en cause ; quand l'Allemagne s'est rendue à la raison (Schröder, socialiste pourtant) et a instauré un régime drastique pour certains privilèges (indemnités chômage, absence de revenus de « solidarité », âge de la retraite, etc.,) la France et tutti quanti n'ont pas eu le courage de faire de même - la Grèce étant la caricature (retraites, fonctionnaires, corruption généralisée, etc.,) ; une autre cause est la dépense publique (non pas d'investissement mais de fonctionnement), deux pays en Europe ont (avaient) plus de 25% du monde du travail émargeant au budget de l'Etat (la Grèce et la France) et, quand l'Etat coûte 100 chez nous il ne coûte que 80 en Allemagne ; enfin, pour un pays comme la France le déséquilibre marqué "contribution-consommation" de la "diversité" est aussi un élément significatif du déséquilibre financier du pays ; tout cela (et encore plus ...) a conduit, dans notre pays, à la destruction systématique de l'appareil industriel pendant les trente dernières années ayant comme conséquence une absence, de plus en plus grande de création  de "valeur ajoutée" et, partant, un déséquilibre systémique (pour l'instant sans retour en arrière visible) des échanges - en laissant de côté la mondialisation.

    1.    Les choix des pays – en détruisant, systématiquement, son appareil industriel la France (ceux qui l’ont gouverné, de gauche comme de droite) a cru pouvoir remplacer ses activités industrielles par celles de « services ». L'industrie se caractérise par la fabrication d'objets en "trois dimensions" tandis que les services produisent des objets en "deux dimensions" - une machine-outil fabriquée en Allemagne sera toujours fabriquée uniquement là-bas (sauf des accords de fabrication sous licence - très rares, sinon inexistants, pour ce pays) tandis qu'un "logiciel" crée par Cap-Gemini (par exemple) se multiplie par « copié-collé » (Xerox ou moyens numériques) et sa valeur ajoutée tend à zéro (selon le père Marx, "le temps socialement nécessaire" pour créer le support service tend vers zéro tandis que pour la machine-outil il reste toujours le même – en exagérant un peu) - bref, c'est parce que la France a détruit son appareil industriel qu'elle a cru pouvoir le remplacer par des services - mais qui emploient de moins en moins de force de travail de plus en plus qualifiée ce qui a comme conséquence la sortie de millions de personnes du champ actif (créateur de valeur) pour les retrouver dans le champ passif (absorbant les "douceurs" de l'état providence) mouvement accéléré par la durée de vie croissante et les idioties du genre retraite à 60 ans et/ou 35 heures. Mais on a inventé "le service aux personnes"  qui n'est que du chômage déguisé ...

Les choix de la France ont été particulièrement ruineux : depuis la dernière guerre, un régime « colbertien » (capitalisme d’état) a maîtrisé les destins du pays. Des élites, toutes sorties du même moule, ont présidé aux aventures ruineuses qu’ont été Les Abattoirs de la Villette (des milliards de Francs), le Concorde (des dizaines de milliards de Francs) ou, d’une certaine manière, la « force de frappe nucléaire ». Cette force de frappe a couté, en dépenses d’équipement uniquement, une moyenne annuelle de 3 Milliards d’euros (constants) soit depuis la fin de « l’empire du mal » (Union Soviétique, 1989 "ennemi principal le plus probable") quelques 60 Milliards d’euros. Si l’on ajoute les dépenses d’entretien et de fonctionnement on peut multiplier par deux ce montant. Depuis la création de l’euro les dépenses de la France à ce titre ont dépassé 60 Milliards d’euros. Certes, le pays dispose de quelques 350 têtes nucléaires ce qui fait un équivalent de    47 Millions de tonnes de TNT suffisantes pour faire (à l’aune de Hiroshima) entre 700 et 900 millions de morts …


Et comme la folie prospère quand elle n’est pas traitée, on a ajouté le Rafale : commencées en 1980, les études et le développement ont coûté env. 10 Milliards d’euros ; entré en service en 2004, sur la base d’un programme de fabrication de 286 avions le coût unitaire est estimé à 140 Millions d’euros MAIS, comme aucun pays n’a jugé l’avion (pourtant un des meilleurs sinon le meilleur dans sa catégorie) digne d’être commandé, l’état français s’est engagé à acheter à Dassault 180 appareils (jusqu’en 2020) et si l’on sait que le prix d’un avion est multiplié par dix pendant sa durée de service (30/40 ans) faites le compte : l’état supportera, au moins jusqu’en 2020,  des dépenses cumulées de l’ordre de 250 à 300 Milliards d’euros ! Certes, les Rafales ont été utilisés en Libye : coût horaire env. 50.000 € (sans compter le porte-avions Charles de Gaulle) et comme ils ont fait 1900 sorties (armée de l’air et marine) et environ 6000 heures de vol, en voilà pour 300 Millions d’euros. Le maintien d’une force de frappe nucléaire a-t-il été justifié quand les Etats Unis avaient déployé sur toute l’Europe un « parapluie nucléaire » ? Probablement pas mais … la grandeur de la France demandait (demande) le maintien du nucléaire militaire qui ne servira, probablement, jamais, à rien. N’empêche qu’à raison d’environ 7 Milliards d’euros annuellement, la force de frappe a coûté au pays 70 Milliards d’euros rien que depuis la création de l’euro …

Heureusement, la France s’est dotée d’un « nucléaire civil » : une soixantaine de centrales d’un âge moyen de 25 ans fournissent (chiffres publiés en 2009) 86 % de l’énergie électrique consommée par le pays et rendent la facture « pétrole » supportable (l’équivalent pétrole du nucléaire dépasse 100 millions de tonnes …). Naturellement, puisqu’il ne s’agit pas d’une folie … il faut arrêter le nucléaire civil - la gauche poussée par les écologistes veut faire sortir la France du nucléaire. Sous un triple prétexte fallacieux : le danger (Fukushima) en occultant le fait qu’il s’agit là de centrales d’un type ancien (eau bouillante) réputées moins fiables que celles à eau sous pression (toutes les centrales françaises), la possibilité de remplacer le nucléaire par des énergies renouvelables (10% de l’électricité de la France sont déjà obtenus via l’hydraulique et il n’y a pas de site encore économiquement aménageable …) et la création de centaines de milliers d’emplois y relatifs (comme pour les 35 heures …). Et ce qui est incompréhensible c’est que les chiffres utilisés par les politiques (de gauche surtout mais de droite aussi, c’est dire) sont faux : vous entendez tous les jours dire que 75% de l’énergie électrique vient du nucléaire, non, ce n’est pas vrai, le chiffre (donnés publiées en 2009) est 86,3% !

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    1.    Les cigales et les fourmis – la germanophobie apparaît, à fleur de peau, dès que l’on ose comparer ce qui s’est passé en France avec ce qui a été fait en Allemagne pendant la dernière décennie. A vol d’oiseau, regardons quelques chiffres. En 2010 l'excèdent commercial allemand fut de 174 milliards d'euros, tandis que le déficit commercial de la France fut de 55 milliards d'euros. Comment expliquer cet écart ? En effet, auparavant la France avait un excèdent commercial très important: de 20,7 milliards d'euros en 1998. Le fait est que depuis 1999, et surtout depuis la fin mai 2004 - avec l'intégration de des pays de l'Est dans l'UE - l'Allemagne a pratiqué la sous-traitance pour des pièces avec les pays de l'Est où les coûts de production sont très faibles. Puis, ces pièces, sont assemblés en Allemagne.  Les cerveaux  d’acier qui nous ont dirigé ont choisi, eux, les délocalisations … avec une double conséquence : des déficits commerciaux croissants et un chômage qui atteigne des sommets, surtout, pour les « sans qualification » se recrutant principalement dans la « diversité ».
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Allons plus loin : l’excédent commercial de l’Allemagne avec la zone euro ne dépasse pas 50% de son total. Autrement dit, rendre l’Allemagne responsable des déficits de pays comme la France est non seulement inexact, c’est absurde. Mais … de toute manière il faut que « les boches payent » … Et peu importe que le solde (bénéficiaire)  du commerce allemand avec la France ne dépasse pas 2% de sont excédent commercial … quand il faut « équilibrer les déséquilibres » … on peut faire feu de tout bois, n’est-ce-pas ? Parce que le modèle économique allemand (laissons de côté le modèle social) est ce qu’il est (apprentissage, petites et moyennes entreprises, système bancaire comme principal partenaire de l’industrie, excellence des produits a grande valeur ajoutée – Mercedes, BMW, Audi sont des exemples) que l’export de ce pays fait environ le tiers de l’export de biens de l’Union Européenne. Vous savez quoi ? Depuis la crise l’export allemand a augmenté de 30% pour être aujourd’hui supérieur à celui d’avant la crise … La France aussi exportait beaucoup – fût un temps mais … son modèle économique est différent (pas d’apprentissage, plus d’un million d’enseignants produisant annuellement 100.000 analphabètes et 250.000 individus sans aucun diplôme, étranglement des petites et moyennes entreprises par les grandes dirigées toutes (ou presque) par des anciens serviteurs de l'état, les banques et l’état, productions sans grande valeur ajoutée – que l’on se rappelle les barrières douanières demandées pour « sauver » l’industrie textile). Mais il y a l'Airbus ... en oubliant de dire que la part française n'est que de 30%! Quant à son modèle social (que le monde entier nous envie …) n’en parlons plus : vicié dans son essentiel, vivant à crédit en laissant les dettes aux générations futures. Regardez l’évolution de la dette publique de notre pays  (bleu – gouvernement de droite, rose – de gauche) : elle est aujourd’hui de presque 1.700 Milliards d’euros (sans compter les provisions pour les retraites des fonctionnaires) et notre pays s’endette de 5.500 € chaque seconde (pour pouvoir payer ses dettes …) :
DettePubliqueFrancaise2.jpg
    1.    Les riches et les pauvres – transposé au plan des nations (Europe) on entend dire qu’il ne serait que justice et, partant, une voie de salut, que de demander aux pays excédentaires de renoncer à une partie de ce qu’ils ont accumulé en faveur des pays déficitaires. Et on appelle à la rescousse Keynes qui, en 1946 (Bretton-Woods) affirmant que « l'étalon-or n’était pas un système autorégulateur » proposait, déjà, (comme tous les socialistes ou crypto-socialistes) l'idée maîtresse, vulgate dominante actuellement, "prendre aux riches". (nations qui disposaient de surplus). Les « riches » en Europe, aujourd’hui, sont les allemands. Qu’ils se soient serrés la ceinture pour en devenir, peu nous chaut ! Mais "prendre aux riches pour donner aux pauvres" n'a jamais été une panacée, on le sait depuis les Grecs Anciens (Platon, Socrate, Périclès) ou les Latins (Cicérone) car ce que cela fait c'est d'avoir des riches un peu plus pauvres mais pas de pauvres un peu plus riches ... La France (mais pas seulement elle) s'est "gavée" pendant les 10 dernières années à l'abri du parapluie qui s'appelle euro (auparavant, entre 1948 et 2003 elle a connu  6 dévaluations ...) mais qui n'est, en réalité, qu'un Deutsche Mark déguisé ... qui, pour des tas de raisons, a mis (ou va mettre) le holà.
CICERON
 Ecoutons Cicéron : « les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique ». Il y a plus de deux mille ans … et je ne puis m’empêcher d’utiliser, à répétition cette citation.

En réalité, il n'y a pas de compatibilité possible entre "l'état providence" (ou l’irresponsabilité de gestion) et l'économie de marché. "There are no free lunches, someone has to foot the bill" Pendant des périodes de croissance (surtout après une guerre comme celle de 39/40) on ne s'aperçoit pas de ce qui va arriver si la croissance n'est plus là (là, la mondialisation a été, est, sera néfaste, sans retour possible, pour les pays développés) ou si l'espérance de vie augmente significativement - sur 50 ans, en France, on est passé de 4 actifs pour un retraité à 1,8 actifs pour un retraité (dans le privé) et l'espérance de vie (hommes) de 60 à 78 ans - il ne faut pas sortir de Saint Cyr (comme on dit ...) pour comprendre que maintenir le système de retraite par répartition a été (est) une aberration - et tout à l'avenant.

Alors ? Que faire ? Il me semble que pour des raisons idéologiques (venant de loin, la Révolution … Jean-Jacques Rousseau …) notre pays n’a ni la volonté et de moins en moins la possibilité de s’en sortir. Certes, on peut encore espérer que « les boches paieront » mais s’ils regimbent à le faire notre déclin se lit sur les murs …

Qu’à cela ne tienne, les syndicats majoritaires de la SNCF viennent d’annoncer quatre préavis de grève, un pour chaque week-end, Noël et Nouvel An compris ! La France ? C’est beau, c’est grand, c’est généreux … Et pendant les dix minutes que vous avez mis à lire ce texte … elle s’est endettée d’encore 3.300.000 €.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 17:55

Débat  › La crise de la dette est-elle irréversible ?

 

Point de vue | LEMONDE.FR | 01.12.11 | 14h47

par André Grjebine, directeur de recherche à Sciences Po-CERI

 

Alors que la perspective d'une "décennie sans croissance" est envisagée pour la zone euro, l'Allemagne continue à exiger la rédemption par l'austérité des pays fautifs pour s'être trop endettés. Il est temps d'assurer un meilleur partage des efforts entre pays déficitaires et pays excédentaires, par exemple en instaurant un contrôle des déséquilibres courants entre les pays de la zone euro. C'est ce que proposait Keynes, à Bretton Woods, en 1944. Pour sa part, le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, a proposé, en 2010, au G20, de demander à chaque pays de veiller à ce que son déséquilibre courant, déficit ou excédent, ne dépasse pas 4 % de son PIB.

 

L'ALLEMAGNE PIVOT DES DÉSÉQUILIBRES EUROPÉENS.

Sans nier les mérites du tissu socio-économique allemand et notamment le rôle de la concertation entre partenaires sociaux, il faut souligner que les excédents allemands résultent moins d'une performance que d'un déséquilibre domestique chronique entre l'épargne et l'investissement. D'où l'accumulation de l'épargne hors des frontières et donc des excédents extérieurs structurels. Le vieillissement de la société allemande explique sans doute, pour une bonne part, ce choix. C'est ce que répond le Président de la Bundesbank, Jens Weidmann. Au Financial Times qui lui demande, le 13 novembre, si, avec ses excédents extérieurs importants, l'Allemagne n'est pas une partie du problème pour les autres pays de la zone euro, il répond : "Un excédent ou un déficit n'est pas, en soi, quelque chose qui est toujours bon ou toujours mauvais. Si vous avez une population vieillissante, alors cela a un sens d'avoir un excédent commercial pour épargner dans cette optique, en accumulant du capital hors de votre propre pays." A son tour, ce choix a favorisé les spécialisations au sein de l'Union européenne. Les pays "épargnants" ont développé les industries fortement exportatrices. Les pays "consommateurs" ont davantage favorisé les services. D'où les excédents structurels des uns et les déficits structurels des autres. La même "division du travail" a lieu entre les Etats-Unis et la Chine.
La primauté donnée à l'épargne par rapport à la consommation immédiate justifie l'attachement des dirigeants allemands à la stabilité monétaire, c'est-à-dire la priorité qu'ils accordent à la protection de l'épargne, au détriment de toute autre considération. Mais, un pays ne peut être chroniquement excédentaire que si d'autres sont déficitaires. Il devrait donc accepter que ses principaux partenaires connaissent un endettement extérieur croissant. Il devrait également se féliciter quand ceux-ci appliquent des politiques expansionnistes qui soutiennent leur demande, dont une partie notable s'adresse aux importations.

 

PUNIR CEUX QUI ONT FAUTÉ

Les dirigeants allemands paraissent moins craindre une récession profonde en Europe que de laisser impunis les pays qui ne suivent pas leur "modèle" et de les voir réitérer à l'avenir ce qu'ils considèrent comme les erreurs passées de ces Etats. Or, les politiques d'austérité imposées sous l'égide de l'Allemagne paraissent à la fois nuisibles pour les pays qui les adoptent et contraires à la stratégie de croissance tirée par l'exportation de l'Allemagne. Elles n'ont pas seulement les effets sociaux et éventuellement politiques désastreux qu'on peut observer par exemple en Grèce ou en Espagne. L'affaiblissement de la croissance, voire la récession, qu'elles induisent contrarie le désendettement des pays à la fois parce qu'elles réduisent les recettes publiques et donc les capacités de remboursement, et parce que les marchés financiers deviennent réticents à accorder des crédits à des pays menacés de récession. De ce fait, les taux d'intérêt qui leur sont appliqués augmentent, rendant leur endettement de plus en plus coûteux. Certes, la Suède et le Canada sont parvenus jadis à sortir de la crise en appliquant des politiques de rigueur. Mais, ils l'ont fait dans une période de croissance mondiale qui n'a rien à voir avec la situation présente.

En affaiblissant durablement la croissance des pays "importateurs", l'austérité réduit les possibilités d'exportation de leurs partenaires. Mais surtout, elle risque de contraindre les pays les plus endettés à sortir de l'euro, voire à une implosion de la zone. Il s'en suivrait une forte appréciation d'un nouvel "euro" qui ne serait plus que la monnaie d'une "zone mark". L'Allemagne devrait alors, à son tour, s'enfoncer dans la récession.

L'écart croissant des taux d'intérêt entre Etats de la zone euro (le spread) a bénéficié à l'Allemagne dans la mesure où il lui a permis jusqu'à présent de financer ses emprunts à des taux beaucoup plus bas qu'à l'époque du deutschemark. Mais, non seulement il n'est pas évident que la méfiance des marchés à l'égard de la zone euro ne s'étendra pas à tous ses membres, mais surtout, on imagine la spoliation des créanciers qui suivrait l'extension de la crise à des Etats comme l'Italie ou la France, a fortiori une désintégration de cette zone. On en a vu déjà les prémisses d'une telle spoliation avec la demande récemment faite aux banques en faveur de la Grèce.

 

REVENIR AU PLAN KEYNES

Or, le mécanisme qui régit la zone euro, loin de réduire ces déséquilibres, ne fait que les renforcer. Il se caractérise par la même assymétrie que Keynes reprochait déjà, en 1941, à l'étalon-or de rendre "l'ajustement obligatoire pour les débiteurs et volontaires pour les créditeurs". Les premiers perdaient leurs réserves et devaient s'endetter pour financer leur déficit. Les seconds pouvaient neutraliser l'effet inflationniste des entrées d'or et accumuler des créances à l'infini. Le système qui fonctionne dans la zone euro n'impose, lui non plus, aucune contrainte aux pays excédentaires. C'est pourquoi pour éviter la répétition de crises d'endettement, il paraît nécessaire d'instituer un mécanisme de rééquilibrage progressif des échanges communautaires et un partage plus juste de la contribution de chacun à la croissance de l'ensemble. La référence au Plan proposé par Keynes s'impose. L'économiste anglais considérait que les pays excédentaires étaient aussi responsables des déséquilibres internationaux que les pays déficitaires. Il préconisait donc que, parallèlement aux contraintes pesant sur les pays en déficit, d'autres contraintes s'exercent sur les pays excédentaires. Il prévoyait qu'au-delà d'un certain montant et d'une certaine durée, des taux d'intérêt négatifs et donc pénalisant soient appliqués aux excédents de ces derniers.

La proposition allemande, à laquelle Nicolas Sarkozy se déclare prêt à souscrire, d'un nouveau traité renforçant la discipline budgétaire au sein de la zone euro risque de la condamner à l'asthénie en la privant de l'instrument d'action contre les récessions que sont les politiques budgétaires. En revanche, la mise en œuvre d'un mécanisme de rééquilibrage des balances courantes ouvrirait la voie à un politique communautaire dans laquelle les pays excédentaires seraient invités à relancer leur économie et à tirer ce faisant la croissance de la zone euro. Est-il inconcevable que l'Allemagne accepte une telle stratégie de croissance plutôt que de plonger la zone euro dans une récession durable ? Y-a-t-il une autre voie pour assurer la survie durable de l'euro ?

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 18:53

 

Question : pourquoi dites-vous que NS ment ?

 

Réponse : (a) En moins de six semaines NS a traité de « stupide » la demande de reconnaître Israël comme Etat Juif, faisait savoir via Alain Juppé (et les porte-paroles du Quai d’Orsay) que la France ne soutenait pas l’admission de la « Palestine » (?!) à l’UNESCO et traitait Benjamin Netanyahu de « menteur » (b) à la fin de ces six semaines on constatait qu’il disait à une délégation juive que « les palestiniens doivent reconnaître le caractère national juif d’Israël », faisait voter la France en faveur de l’admission de la « Palestine » à l’UNESCO et envoyait une lettre, de « solidarité » avec Israël face à l’Iran, au Premier Ministre israélien, se terminant par un « amicalement » écrit à la main.

 

A trois occasions, au sujet d’affaires sérieuses qui prennent pour Israël un caractère quasi existentiel NS mentait : la première fois ? la deuxième fois ?

 

Question : NS n’a-t-il toujours dit, devant l’intransigeance des iraniens se trouvant sur le chemin de l’accession à un armement nucléaire « si c’est la bombe ce sera le bombardement » exprimant ainsi une position pro-israélienne ?

Réponse : Le 23 janvier 2010 NS déclarait « qu’il détenait des preuves montrant que l’Iran s’apprêtait à fabriquer la bombe atomique » en ajoutant « qu’Israël ne pourrait rester les bras croisés face à de tels développements » En marge du G20 tenu il y a dix jours NS déclarait « la France condamne fermement le non respect par l’Iran des règles internationales, qui résulte de sa volonté obsessionnelle d’accéder au nucléaire militaire en violation de toutes les conventions». Mais il faisait savoir, par la bouche d’Alain Juppé « qu'une intervention militaire pourrait créer une situation totalement déstabilisatrice pour la région. Il faut tout faire pour éviter l'irréparable", a-t-il ajouté. "Je souhaite que nous n'en arrivions pas là", a-t-il répété quant à la possibilité d'une attaque préventive israélienne. "Si Israël est attaqué, la France se rangera à ses côtés pour assurer sa sécurité", a rappelé le ministre. Si Israël attaque préventivement? "Ce n'est pas la même chose"

L’Iran et sa bombe : NS sait qu’Israël ne peut accepter l’éventualité mais la France ne sera solidaire d’Israël que si elle est attaquée … Si après une attaque nucléaire il en reste encore quelque chose en Israël … Une chaîne ininterrompue de mensonges, peu probable qu’Israël se fie à celui qui, pourtant, s’est déclaré, lui-même, « meilleur ami d’Israël »

Question : Puisque vous traitez NS de menteur, cela se réfère-t-il uniquement à la politique étrangère ou, aussi, aux affaires proprement françaises ?

Réponse : Commençons par les affaires étrangères : - il a « présidé » le dépècement de la Géorgie tout en assurant ce pays que la Russie respectera ses engagements (résultat - création de l’Ossetie du Sud » qui détachée de la Géorgie est devenue base militaire russe), il a assuré Gbagbo de « l’amitié » de la France tout en laissant Ouattara conquérir le pouvoir et massacrer sans nombre les partisans de l’allié de la France, il a lancé la France dans une guerre en Libye prétextant un soi-disant « massacre des populations de Benghazi » que le colonel aurait projeté de faire, tout cela pour installer au pouvoir une coalition hétéroclite, et dans laquelle des anciens d’Al Qaida tiennent le haut du pavé, mais qui s’accorde pour annoncer l’instauration de la charia. Liban ? Enterrement du Tribunal International pour l’assassinat de Hariri ? Syrie ? Assad sur les Champs Elysées mais qui trucide, tous les jours de la semaine ses deux douzaines de syriens (un peu plus les jours de prière comme le vendredi) dans le silence assourdissant de notre président ? Voilà pour les affaires étrangères, il a menti, il nous a menti …

Pour ce qui est des affaires de la France ce serait cruel de faire la liste des promesses sur la base desquelles il s’est fait élire et dont pas une seule n’a été réellement réalisée. Certes, les circonstances ont changé mais … l’excuse de la « crise » n’est qu’un autre mensonge : il a menti en permanence en n’ayant pas le courage de faire savoir au peuple que la raison du déclin de la France s’appelle « état providence ». Que c’est pour pouvoir maintenir les « douceurs » de ce modèle social que pendant plus de trente années on s’est évertué à détruire l’appareil industriel du pays par des absurdes charges sociales conduisant à des délocalisations sans contreparties. Il a menti au peuple en lui faisant croire qu’il est possible d’avoir un « état providence » en économie de marché quand il n’y a aucune croissance et quand on garde les frontières du pays grandes ouvertes pour « accueillir toute la misère du monde » Il a menti au peuple en lui faisant croire que ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite suffirait pour réduire les dépenses de l’état. Il a menti au peuple (et au monde entier qui commence à regarder la France aujourd’hui comme le prochain pays sur la liste Grèce, Espagne, Italie …) en lui faisant croire qu’il pourrait le « protéger » et maintenir le « modèle social français ». Il ment au peuple quand il fait dire à François Fillon que l’Etat va réduire ses dépenses de 1,5 Milliards d’euros : même pas 1% du budget annuel de la France, même pas un pour mille de la dette de l’état …

Question : Puisque vous traitez de menteur le Président, qui d’autre pourrait faire mieux que lui (ne mentira pas) en se faisant élire en mai prochain ?

Réponse : Voilà la peste … pour le choléra ils sont sans nombre ! Entre celui qui veut embaucher 60.000 enseignants (ils sont 950.000 aujourd’hui et produisent, bon an, mal an, environ 100.000 analphabètes …) et dont le parti annonce qu’ils créeront 300.000 emplois jeunes et celle qui veut faire sortir la France de l’Europe, entre les tenants de l’arrêt des centrales nucléaires à remplacer par des vélos avec des dynamos (« énergies renouvelables ») et le pitoyable nouveau défenseur des pauvres qui veut tout prendre aux riches et même faire de l’acier sans les propriétaires des hauts fourneaux, grand allié du « parti », c’est vrai, il faut plaindre les électeurs français qui devront voter en mai 2012. La sagesse populaire voudrait, néanmoins, que l’on donne la préférence à celui qui est en place sachant que tous les autres … ne veulent rien d’autre que sa place !

En attendant, notre NS national continue de mentir … Beaucoup. Selon un proverbe chinois on a donné à l’homme deux oreilles et une bouche pour écouter plus que parler. Et un cerveau. Malheureusement, on a l’impression que NS a deux bouches, les deux pour les mensonges ... et une seule oreille et qu’il parle plus qu’il n’écoute. Quant au cerveau, ne l’ayant pas reçu … il devrait demander un remboursement !











 

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 12:28


 

 

Le Canard Enchaîné du 6 octobre (avant que Charlie Hébdo se fasse détruire les locaux comme punition pour le crime de lèse majesté à l’adresse du prophète) nous apprenait que NS « estimait que parler d’Etat Juif est stupide » Bon, il ne se souvenait, sans doute pas, que le partage décidé par l’ONU en 1947 devait se faire entre un « état arabe » et un « état juif ». Il faisait semblant de ne pas avoir su qu’Israël, par la voix de son premier ministre avait maintes fois déclaré « Tant que les palestiniens n’accepteront pas de reconnaître Israël comme Etat Juif, il n’y aura pas d’accord de paix ». Il faisait semblant ne pas avoir compris que la tentative des palestiniens de se voir admettre comme « état » par l’ONU sans qu’il y est accord avec Israël, n’avait pas comme raison majeure le non arrêt des constructions en Judée et Samarie mais bien de contourner la condition essentielle de tout accord de paix.

 

Mais … s’étant qualifié, lui-même, de « meilleur ami d’Israël » les uns et les autres ne se sont pas arrêtés sur si peu de choses. D’autant plus que, pendant des semaines, le Quai d’Orsay déconseillait aux palestiniens d’essayer d’être admis (bien qu’il n’y a pas d’état palestinien et qu’il n’y avait jamais eu un tel état) par l’UNESCO. Mais, deux choses sont venus troubler les esprits et, certaines chancelleries : la France faisait volte face et votait pour l’admission de « l’état palestinien » à l’UNESCO sans prévenir ses partenaires et, cerise sur le gâteau, son président qualifiait dans un aparté privé avec BHO de « menteur » le premier ministre d’Israël.

 

Monsieur le Président, vous avez menti à répétition, ce qui précède ne constitue que la première partie de votre posture mensongère.

 

En effet, il y a trois jours notre président recevait une délégation du Conseil Juif Mondial. Par déférence pour sa fonction, les membres de la délégation ont l’élégance de ne pas ouvrir le débat sur « Netanyahu, menteur ». Mais on peut comprendre leur stupéfaction quand ils entendent NS leur dire (a) « le leadership palestinien doit accepter totalement le principe de deux états pour deux peuples en reconnaissant qu’Israël est l’état national du peuple juif » et (b) que «pendant toute sa vie politique il avait défendu Bibi »

 

Monsieur le Président, vous mentez tellement souvent que l’on ne sait plus quand vous dites la vérité. Et quand de plus vous voulez faire croire que « La France sera toujours solidaire d’Israël contre un Iran qui veut la détruire en préparant des armes nucléaires » n’essayez même pas de vous plaindre que personne ne le croit. Surtout pas Israël, surtout pas Netanyahu que vous avez traité, sans raison (apparente) de menteur.

 

Comment peut-on croire quelqu’un qui, à peine élu (mai 2007) va rendre visite au « Colonel – Guide » en Libye. Soi-disant pour lui vendre des Rafales (que personne ne veut acheter) et de centrales nucléaires. Qui ensuite l’invite à Paris et le laisse dresser une tente à deux pas de l’Elysée et se faire servir et garder par ses « 40 Amazones » lourdement armées. Et qui cette année vient de présider à son assassinat par des « révolutionnaires » (n’est-ce-pas BHL ?) commandés par des anciens de Al Qaida qui « libèrent la Libye du tyran »? Certes, personne ne versera des larmes sur le sort du Colonel. Mais, notre président nous a menti sur « l’amitié indéfectible de la France et de la Libye » et sur les affaires mirifiques que la France allait faire avec la Libye. Et comme c’est seulement avec des dictateurs honnis que la France peut faire des affaires pour vendre des armements, mettez-vous à la place du Roi de l’Arabie Saoudite ou de l’Emir du Qatar …

 

 

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Comment peut-on croire quelqu’un qui non seulement rend visite au dictateur (devenu président d’une république par voie héréditaire …) syrien en 2008 et l’invite à plusieurs reprises à Paris, en particulier pour assister à une parade de 14 juillet et quand ce dictateur sanguinaire est sur le point de refuser (attendez …) le diplomate français qui lui apporte l’invitation lui dit (au nom du président …) « Nous ne ferons pas de la question des droits de l'homme une condition »

 


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Il est bien le Bachar ...14 juillet 2008 sur les Champs Elysées, avec un autre grand ami – Moubarak, et cour de l’Elysée en décembre 2010 – c’était hier …

Comment peut-on croire quelqu’un qui condamne aujourd’hui les tueries de son « ami Bachar » (plus de 3.500 morts depuis le commencement des révoltes) quand on écoute Bernard Kouchner : « Quand on lui expliquait que c'était un tyran de la pire espèce, Sarkozy répondait : «Bachar protège les chrétiens et avec une femme aussi moderne que la sienne, il ne peut pas être complètement mauvais» ». Comment peut-on croire quelqu’un qui a sorti ce (in)digne descendant d’un père assassin de plus de 20.000 personnes (Hama, 1982) de son statut de paria (traité comme tel même par les dirigeants des « frères arabes ») pour le faire accepter dans le monde civilisé tout en sachant qu’il était responsable de l’assassinat de Hariri au Liban et qu'il avait lancé un projet caché d’armement nucléaire ? Circonstance aggravante, la France de Nicolas Sarkozy, si sourcilleuse sur ce point à l'égard de l'Iran, ferme les yeux en toute connaissance de cause. « Dès le début, nous connaissions l'existence de la centrale atomique d'Al-Khibar, avant même qu'elle ne soit, en septembre 2007, bombardée par les Israéliens. La preuve : nous avons même donné des photos à l'Agence internationale à l'Energie atomique », confie un haut responsable français. 

 

Comment peut-on croire ? Non, on ne peut pas croire. Monsieur le Président, vous nous avez menti et vous continuez de le faire.

 

Pourquoi ? Serait-ce parce que la France compte aujourd’hui 10/12% de musulmans dans sa population ? Parce que 25/30% des nouveaux nés en France sont nés de parents musulmans ? Parce que, selon toute probabilité, Marseille aura une majorité musulmane en moins de 20 ans ? Serait-ce pour cela que vous ne pouvez pas faire autrement que d’agonir d’insultes le premier ministre d’Israël car vous êtes à la tête d’une France proto-islamique ?

 

Dans moins de 200 jours aura lieu le premier tour des élections présidentielles. Certes, quand on voit que le candidat de la gauche (gauche qui a échoué dans sa tentative de propulser à la tête du pays un maniaque obsédé sexuel) est une sorte d’ectoplasme qui compte sur le rejet du sortant pour être élu, on réfléchit pour qui voter.

 

Monsieur le Président, ceux qui à 80% ont voté pour vous en 2007 mais qui vous ont vu mentir si souvent s’en souviendront. Ne comptez plus sur eux quand vous leur avez montré que vous les considérez aussi utiles que des puces sur un chien mort !

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