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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 13:33


 

Depuis des mois on s’accorde pour constater que « le printemps arabe » est en train de devenir un hiver … Mais ce qui se passe en Libye est d’une autre nature : sous l’impulsion de BHL, notre NS est parti en guerre sous le prétexte fallacieux (repris non seulement par Alain Juppé, mais par tous les moralistes à trois sous friands des révolutions qu’ils sont incapables de faire par eux-mêmes …) que « un million de libyens allaient être massacrés à Benghazi » Peu importe que toute la population de cette ville dépasse à peine 600.000 habitants, on n’est pas à une approximation près quand il s’agit de suivre BHL. Et NS a été suivi de David Cameron (pour oublier sans doute les ignobles tractations de la perfide Albion avec le Guide libyen et leurs résultats relatifs à l’échange pétrole contre l’auteur de l’attentat de Lockerbie et par BHO qui ne pouvait pas ne pas être de la partie …).

 

Ne dites surtout rien, ni à BHL ni à NS sur ce qui se passe actuellement dans ce pays libéré par des « rebelles » qui sont censés apporter la « démocratie » aux 124 tribus qui vivaient  en guerre en Libye et que le potentat Kadhafi avait réussi à pacifier après en avoir trucidé quelques dizaines de milliers d'habitants du désert ou de certaines villes.

 

Ne leur dites, surtout pas, que l’homme fort (« gouverneur de Tripoli ») n’est autre qu'un terroriste du nom d'Abdul Hakim Belhadj, dont l’association à Al-Qaïda été prouvée par la CIA qui l'a recherché pendant dix ans. Dans les années 1980 (déjà …), il avait quitté la Libye pour l'Afghanistan où il a combattu comme moudjahidine contre les soviétiques. Là, avec d'autres libyens, il a formé le « Groupement Islamique de combat en la Libye » avant de revenir au pays pour combattre Kadhafi en devenant le bras fort de Al-Qaida sur place. A l’occasion de la dernière convulsion politico-médiatico-islamiste en Libye, il est devenu l’homme fort des combattants de tous poils. A tel point que si le CNT se trouve toujours à Benghazi, c’est parce que ce bonhomme lui interdit de venir à Tripoli … Ne le dites, surtout pas, à BHL ou à NS !

 

Ne dites surtout pas à BHL ou à NS que leur protégé (Abdul Jalil reçu les bras ouverts à Paris et reconnu comme dirigeant le CNT) en annonçant la « libération du pays » (dès que le colonel a été trucidé sans autre forme de procès sauf la barbarie des « combattants de la liberté ») vient de déclarer « En tant que nation musulmane, nous avons adopté la charia islamique comme source du droit, donc n'importe quelle loi contredisant ses principes est légalement nulle et non avenue" Exemples : l'interdiction de la polygamie et l'autorisation du divorce (les deux ayant existé sous Khadafi). Remarquez le « légalement » - mais ne dites pas à BHL ni à NS que « la loi » dans le pays qu’ils ont passé par le fil de l’épée est déjà instaurée !

 

Ne dites pas à BHL ni à NS que, l’assassinat ignoble du tyran et d’un de ses fils restera comme une tâche indélébile non seulement sur les « libérateurs autochtones » mais sur eux aussi. Ne leur dites pas cela car ils ont été incapables de comprendre qu’un psychopathe à la tête d’une dictature est moins nocif que des milliers de bandits assoiffés de sang dont la « loi » est l’islam et les moyens les explosifs ou les armes que l’Occident avait vendu au tyran renversé. Ne leur dites pas qu’on vient de découvrir dans un hôtel de Syrte 53 cadavres en décomposition dont certains avaient les mains ligotées derrière le dos – ne leur dites pas car, probablement, ces cadavres sont ceux de certains partisans du tyran et que la « légalité » démocratique libyenne vient de faire son apparition.

 

Et surtout ne dites pas à BHL ni à NS que ce qu’ils ont fait se résume simplement à avoir « dégommé » un tyran pour mettre un pays entre les mains d’islamistes plus ou moins cachés : ne leur dites pas car ils doivent le savoir. Islamistes par voie démocratique en Tunisie, islamistes sous le couvert de généraux populistes en Egypte, islamistes ouvertement en Libye. Ne leur dites pas car ils le savent …

 

Mais alors, la vraie question : pourquoi ont-il fait cela ? Assister à de telles mascarades qui se terminent dans de bains de sang ne peut pas être entièrement gratuit, non ? Bon, NS peut-être ne sera plus, bientôt, en mesure d’imposer ses vues (absurdes sur le plan international). Le drame ? BHL continuera …

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 14:04

Bientôt, le monde comprendra que les trois problèmes non résolus de l’antiquité, la quadrature du cercle, la trisection de l’angle et la duplication du cube (sans solution si l’on ne dispose que d’une règle et d’un compas) deviendront quatre pour le monde contemporain. Le nouveau problème, sans solution, « le conflit israélo-arabe ». Depuis des dizaines d’années on s’évertue à y trouver des solutions. De temps en temps on croit que … cette fois-ci ça y est et … on accorde même des prix Nobel. A des terroristes repentis (pour la durée de la cérémonie). Juste le temps de comprendre que rien n’est résolu et que le conflit devient de plus en plus complexe en proportion des efforts faits pour le résoudre.


Ce qui suit est une tentative de démontrer que ce problème n’a pas de solution et que le monde ferait mieux de s’occuper de choses plus importantes et qui, peut-être, pourraient trouver des solutions : la surpopulation de la planète, la faim dans le monde, l’accès à l’eau potable de plus d’un milliard d’êtres, la désertification de l’Afrique ou de l’Amazonie, le danger islamiste visant la conquête du monde, j’en passes et de meilleurs.


L’occasion est donnée par ce que l’on a qualifié de « pas important vers la paix » (Ban-Ki-Moon), l’ignoble échange d’un otage innocent, ravi sur le territoire de son pays, maintenu cinq années dans un secret difficile à concevoir, avec 1.027 assassins terroristes jugés et condamnés par la justice d’un état de droit. Entendons-nous bien, n’importe qui (et moi le premier) aurait souffert et fait autant que la famille dudit otage pour sa libération et exprimerait un soulagement naturel pour sa récupération. A titre individuel, naturellement.


Mais regardons les choses d’un peu plus près. Tout d’abord, pourquoi aucune des grandes organisations humanitaires (Croix Rouge, Amnesty International, Human Rights Watch, Médecins sans Frontières et tant d’autres) ne se sont-elles pas intéressées au cas du soldat franco-israélien ? Pourquoi notre président qui a libéré les infirmières bulgares des geôles de son ami de 2008 (le Colonel Kadhafi) n’a-t-il pas envoyé sa femme à Gaza pour libérer cet otage ? Pourquoi la Russie et/ou la Turquie ont-ils accepté de rompre l’isolement de l’organisation terroriste, le Hamas, qui gardait l’otage en « discutant » avec elle ? Serait-ce que pour la « communauté internationale » un des protagonistes représente l’avenir (certes, musulman mais avenir quand même) tandis que l’autre, on n’a pas encore réussi à le détruire, nonobstant toutes les tentatives du passé lointain et récent ?


Après cinq longues années, le chantage émotionnel auquel les terroristes du Hamas ont soumis Israël et son peuple a produit deux résultats lourds de conséquences : on a démontré que les terroristes n’ont rien à perdre (sauf du temps dans une prison s’ils sont pris, jugés et condamnés) et que le monde entier n’a rien à faire de la guerre asymétrique à laquelle les mêmes terroristes soumettent Israël. La Shoah en Europe a été possible parce que le monde regardait ailleurs jusqu'à ce qu'il soit trop tard.Les Juifs ont été abandonnés à leur sort. Et l’histoire se répète : le monde est en train d'abandonner Israël qui fait face à un destin à nul autre pareil vu qu’elle n’est entourée que des ennemis qui veulent, ouvertement ou pas, sa disparition. C’est dans ce contexte tragique qu’Israël a fait le choix de se plier au chantage de ceux qui veulent sa disparition tout en sachant que dans les années à venir elle payera, à nouveau, pour la vie de l’otage ramené à la maison avec le sang d'autres israéliens qui seront assassinés par les mêmes terroristes ou par une nouvelle génération que l’on éduque (on endoctrine) pour devenir « des combattants pour la liberté, des guerriers saints de Dieu pour libérer la patrie » - discours du président (hors élections depuis plus de deux ans) de l’Autorité Palestinienne, hors du coup de l’échange, se précipitant pour congratuler des assassins.


Il n’a pas du être  facile au Gouvernement israélien de prendre la décision de se soumettre au chantage du Hamas.Parmi les assassins libérés il y a ceux qui ont orchestré les attaques suicides contre le restaurant Sbarro à Tel Aviv (15 morts et 130 blessés), une pizzeria de Jérusalem (15 tués), un hôtel où on fêtait la Pâque Juive à Netanya (30morts), un bus à Jérusalem (11 tués) ou un bus à Haïfa (17 tués). Ils étaient 477 a quitter leurs lieux de détention dans des bus en faisant le V de la victoire. Ils en restent 550 à libérer dans deux mois. Pendant les trente dernières années, selon une estimation, Israël a libéré environ 13.500 détenus arabes en échange de 16 Israéliens et les cadavres de 10 autres. Soit 850 détenus arabes (il faut répéter : pris, jugés, condamnés) pour un israélien vivant. Et en 2007 on apprenait que 177 israéliens ont été tués par des terroristes libérés des prisons israéliennes car ayant fait l’objet d’échanges.

Ce n'est pas simplement la disproportion de l’échange qu'aucun autre pays dans le monde n’aurait envisagé qui choque. C'est le fait que l’échange a montré que le terrorisme fonctionne. C'est comprendre que dans ce troc, une vie innocente vaut 1000 vies coupables : c’est une victoire nauséabonde des terroristes qui rend beaucoup plus probable (ils le clament déjà) qu'ils kidnappent encore plus de gens pour libérer encore plus d’assassins emprisonnés.

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Ramallah (année 2000), un lyncheur, les mains ensanglantées : un des 477 assassins libérés


L’attitude des uns et des autres devant ce qui s’est passé ?


La « rue arabe » est contente d’avoir eu raison : à la fin, Israël a dû céder (rue qui ne comprend rien aux raisons éthiques et sociétales qui font que la société israélienne est unie quand il s’agit de sauver un des soldats de son armée). Les dirigeants du monde ? Le premier, notre président qui, entre un saut pour sauver l’euro à Berlin, une visite à la Clinique où accouchait sa troisième femme de son quatrième enfant et un déplacement en Mayenne, trouve le temps pour dire deux énormités : « parler d’état juif c’est stupide car il y a là 2 millions d’arabes »  et « je serai heureux que des prisonniers palestiniens soient libérés, eux aussi, en Cisjordanie ». Israël, pour notre président, n’a pas le droit de s’appeler « état juif ». Oublions le fait qu’il n’y a que 1,25 millions de citoyens israéliens qui ne sont pas juifs. Nonobstant la décision de partage de 1947 de l’ONU qui souligne clairement le terme « Etat Juif ». Nonobstant l’Irlande qui s’appelle « The Irish Republic of … », nonobstant qu’une multitude de « républiques » musulmanes affichent sur leur fronton « république islamique » ou la dernière trouvaille du colonel, maintenant trucidé par les libérateurs démocratiques de la Libye, « la Jamahiriya Islamique »… Rien n’est stupide sauf pour Israël.


Des « prisonniers » libérés en Cisjordanie ? Qui se souvient encore du discours de Nasser en 1965, avant la guerre de six jours ? « Nous n’entrerons pas en Palestine (sic) ou le sol est couvert de sable, nous marcherons sur un sol saturé de sang ». Qui se souvient du discours de Hafez Assad (le père …) disant en 1967 « nos forces sont maintenant entièrement prêtes … le temps est venu pour la bataille de l’annihilation ».  Ou du discours du président de l’Irak (assassiné par Saddam …) disant « l’existence d’Israël est une erreur qui doit être effacée … notre but est d’éradiquer Israël de la carte ». Remarquez, des années après, Michel Rocard a dit la même chose. Mais c’est le précurseur d’Arafat qui a explicité ce dont il était question (nous sommes en 1967) : « Le jour J approche. Les arabes ont attendu 19 ans pour cela et ils ne flancheront pas pendant la guerre de libération.  Les juifs de Palestine qui survivront devront partir de notre patrie mais, j’ai l’impression qu’il n’y aura pas de survivants ». Ces mots sont importants car, 44 ans après ils sont repris par Mahmoud Abbas à la tribune de l’ONU en réclamant la reconnaissance d’un état palestinien : « Cela fait 63 ans depuis que nous souffrons pour notre patrie… » 63 ans = 19 + 44 ? La « patrie » ? Toute la Palestine …


Mais notre président oublie l’histoire : les voisins d’Israël ont essayé à trois reprises de la vaincre sans réussir. Et Israël a rendu deux fois le Sinaï à l’Egypte et maintenant elle doit se méfier de la transition « démocratique » de ce pays conduite par des généraux populistes et crypto-islamistes. Elle a rendu Gaza à L’Autorité Palestinienne, sous les applaudissements de la communauté internationales et elle reçu depuis plus de 12.000 fusées tandis que la communauté internationale assistait (assiste) à la mise en place à Gaza d’un régime islamiste supplétif de l’Iran. Elle s’est retirée du Liban et a assisté à la renaissance d’un Hezbollah armé jusqu’aux dents dans le silence (et la complicité) de la même communauté internationale. Tant et si bien qu’Israël est totalement encerclée de zones ennemies, au Sud le Hamas, au Nord le Liban dirigé par le Hezbollah, à l’Est par le Fatah en attendant la Jordanie. Sans parler de la Syrie ou de l’Iran. Elle n’a pas « encore » rendu la Judée et la Samarie (la Cisjordanie), territoire disputé depuis la guerre de 67 mais que certains, dont la France, voudraient voir Israël céder au « peuple palestinien » qui aura ensuite la possibilité de tirer des fusées (fussent-elles artisanales) sur les avions arrivant ou partant de l’aéroport de Tel Aviv. Et, c’est dans ces circonstances, dans ce contexte, que notre président ne se contente pas de dire des idioties mais, par la voix de son ministre des affaires étrangères, « condamne » la construction de quelques appartements à Jérusalem …


Ce conflit n’a pas de solution. A chaque moment important, les dirigeants palestiniens et/ou arabes n’ont pas hésité à rejeter l’existence d’un état juif au Proche Orient. Le vrai obstacle à la paix n’est pas la création d’un état palestinien que la majorité des israéliens acceptent, c’est l’existence d’un état juif que la majorité des palestiniens (des arabes) rejettent.


Ce conflit n’a pas de solution car rien ne change au Proche Orient : « c’est les mêmes arabes qui veulent jeter les juifs à la mer et la mer – Méditerranée, dans laquelle ils veulent jeter les juifs est la même aussi » (Itzhak Shamir, premier ministre d’Israël, 1991).


Ce conflit n’a pas de solution car les palestiniens (les arabes) ont toujours voulu « tout ou rien » et comme ils n’ont jamais eu (et ils n’auront pas) « tout » il leur reste depuis les 63 années déplorées par M. Abbas un grand « rien » : ils ne méritent pas mieux.


Ce conflit n’a pas de solution -et toute la communauté internationale le sait bien- car il ne s’agit pas d’un conflit territorial. Il n’a pas de solution car le maximum de ce qu’Israël pourrait concéder est en deçà du minimum que les dirigeants palestiniens, pour rester en vie, pourraient accepter (comme étape intermédiaire avant de reprendre la lute finale …) et ce que les dirigeants palestiniens pourraient concéder (pour rester en vie) est moins qu’Israël pourrait accepter sans se suicider. Dès lors, Israël préférera rendre, chaque fois, 850 détenus pour un israélien vivant, capturé par des terroristes. Mais peut être le monde s’apercevra un jour que depuis 2002 il y a eu six prix Nobel en Israël : 1 pour chaque million de juifs vivant dans ce pays. Et un prix Nobel pour les 350 millions d’arabes qui veulent la disparition d’Israël. Soit 350 fois moins. 850 pour 1 ? 350 fois moins ? 1.000 ? Qu’à cela ne tienne …

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 19:56

Il suffit d’avoir regardé, pendant les quelques dernières semaines, les chaînes de télévision et d’écouter les stations de radio de toutes obédiences pour comprendre que notre pays est en train de vivre, par anticipation, un des « trips » dont il a le secret : on nous dit que la « gauche » reviendra au pouvoir en 2012, on veut changer !

 

Pendant 30 ans, d’alternance socialiste en pouvoir de droite, avec une constance permise uniquement par l’incapacité de ses partenaires européens de lui faire entendre raison, la France n’a en rien modifié les fondements de son état qui, individualisme exacerbé oblige, a démissionné devant les oppositions catégorielles aussi multiples que ses propres incapacités. Qu’importe, nous vivons un rare moment de schizophrénie qui, sans doute, nous est nécessaire pour continuer à vivre comme avant ou, peut-être, un peu moins bien.

 

Un des plus mauvais élèves de la Communauté Européenne mais capable, par sa faconde, d’imposer sa loi d’abord au partenaire allemand (« les boches paieront … ») et ensuite au reste de l’Europe, la France n’a jamais réussi à respecter les critères de Maastricht (pourtant d’elle inventés), savoir un déficit annuel inférieur à 3% du PIB et une dette totale inférieure à 60 % du PIB. Les années ont passé comme les promesses de la France de respecter ces critères pour 2006 et ensuite pour 2008 et ensuite pour 2010 et ensuite, croix de bois croix de fer … pour 2012. Mais, heureusement ( ?!) la crise à partir de 2008 est arrivée pour donner à notre pays les circonstances atténuantes dont il avait besoin pour ne pas être jugé « coupable » par ses partenaires.

 

Sur un fond de promesses non respectées et de fuite en avant pour « défendre nos acquis » on devrait commencer à comprendre que « l’état providence » a vécu. Qu’il y a incompatibilité existentielle entre ce modèle économique-social inventé par la social-démocratie allemande et l’économie de marché quand les économies des pays ne se trouvent plus en croissance constante. On devrait commencer à comprendre que ce que l’état providence a fait c’est d’avoir permis au plus grand nombre (et à l’état le premier) de vivre au-dessus de leurs moyens en vivant à crédit. On peut toujours s’en prendre aux riches ou aux spéculateurs … car on n’a pas le courage de dire que c’est « le peuple » qui en a profité. Endormi, enivré, anesthésié par une gestion absconse du pays par des gouvernements irresponsables mais soumis à la dictature de la vulgate de gauche … ce « peuple » a laissé faire car cela lui convenait bien.

 

Regardez la Grèce. Ce pays qui a triché à son entrée dans la zone euro, qui a falsifié ses comptes, qui ne collecte même pas le tiers du quart des impôts qui devraient être supportés par sa population, où la TVA n’apporte même pas le dixième de ce que le commerce devrait apporter, où il n’y a pas de cadastre mais …. des piscines partout, s’est trouvé face à une dette de plus de 300 milliards d’euros. L’Europe, après quelques atermoiements allemands (depuis 1918 ... « les boches » paient …) la voilà qu’elle met (avec la participation du FMI) à la disposition de ce pays en faillite virtuelle, 110 milliards d’euros. La France s’est engagée pour 22,5 Milliards d’euros l’année dernière. Et on a entendu son ministre des finances dire, à l’époque, que « nous prenons de l’argent à 3% et on le prête aux grecs à 5%, ce sera un gain pour notre pays d’environ 500 millions d’euros ». L’actuelle Présidente du FMI disait clairement que la France n’avait pas l’argent dont on parlait mais qu’elle allait se le faire prêter … Un an après, se trouvant devant la perspective d’un défaut de paiement de la Grèce, la France sera obligée de provisionner une perte car, dans le cas contraire, au moins pour cela, les agences de notation des dettes souveraines se feront un devoir que d’abaisser la note de notre pays. Et la Grèce ? Elle est à son troisième plan de rigueur et prévoit de faire des économies de 30 milliards d’euros sur les trois années à venir : à comparer avec sa dette de 300 milliards d’euros. Vaste programme …

 

Mais l’exemple de la Grèce ne trouble pas l’esprit de nos concitoyens. Notre déficit, cette année sera de l’ordre de 8% du PIB, la dette totale frisera 90% du PIB (sans compter les provisions pour les retraites des fonctionnaires …). Un total de 2.500 milliards d’euros sur les épaules de ceux qui nous succéderont : chaque enfant qui naît dans notre pays trimballera une charge de plus de 30.000 euros. La contribution du « peuple » nourri par l’état providence au bonheur des générations futures … Pourquoi cela ? Parce que dans notre pays la moitié des foyers fiscaux ne paye pas d’impôt sur le revenu (on peut ensuite se gargariser avec « l’impôt lien du citoyen avec la nation ». Parce que l’état souffre d’obésité : il coûte 100 chez nous mais seulement 80 en Allemagne. Parce que pour endormir le peuple il a bien fallu donner « tout, tout de suite, à tout le monde » et pour ce faire on a détruit l’appareil industriel car les charges sociales (donc le coût de la main-d’œuvre) l’ont rendu non compétitif. Mais comme s’il était aveugle et sourd le peuple vociférait contre les « délocalisations » et personne n’eu le courage de dire que ce n’était qu’une des retombées de l’état providence ! Car l’état providence promeut le chômage au détriment de l’emploi, généralise des procédures d’aide affichées ou occultes, crée les conditions d’une « vie associative » (1.100.000 d’associations dont 90% « humanitaires, culturelles ou sportives » subventionnées par l’état ou les collectivités territoriales à plus de 90% et qui emploient 2 millions de personnes) qui nécessite des subventions sans nombre, toutes ou presque visant « une meilleure solidarité sociale » (à ce titre, les dépenses de la Mairie de Paris ont augmenté de plus de 70% entre 2001 et 2007). Un tel état est condamné à augmenter les prélèvements et, surtout, à augmenter les charges sociales (patronales ou salariales) qui frappent le travail. Cette démarche, constante, depuis une trentaine d’années à conduit à l’enchérissement des produits manufacturés ce qui a conduit, ipso facto, soit à des délocalisations soit à l’abandon de productions industrielles en faveur d’importations significativement moins chères.

 

Parce que vivant avec un déficit chronique depuis 30 ans personne n’a voulu s’attaquer réellement au sujet vu qu’il était évident qu’un tiers, au moins, était (est) lié directement à l’immigration et à ses conséquences. Parce qu’on nous a rabattu les oreilles avec la double chance de la France : l’immigration et la poussée démographique. Pas besoin d’être grand clerc (lire « Les yeux grands fermés » de Michèle Tribalat) pour comprendre que les deux choses en sont une et que des effets pervers  viennent démontrer l’inanité de l’appréciation. Car le différentiel entre la richesse produite et celle consommée par « l’immigration » représente un tiers du déficit chronique de la France car on n’a pas voulu accepter les calculs anciens de Maurice Allais (prix Nobel d’économie, 1988) qui a calculé que, lorsqu’un travailleur immigré entre dans un pays, il faut consacrer une épargne quatre fois supérieure à son salaire annuel pour construire les équipements (école, logement, hôpital...) dont il a besoin, charge relevant en France de la collectivité. Parce que le crypto-socialisme français est gouverné par une philosophie ultra-généreuse enrobée dans des concepts pseudo-humanitaires dont la question centrale est : "que peut faire le gouvernement et les riches pour aider les pauvres?" Ecoutons Cicéron : « les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique ». Il y a plus de deux mille ans …

 

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Mais la France ne veut pas entendre la voix de la raison. Elle ne veut pas accepter la sagesse de la Grèce antique « prendre aux riches pour donner aux pauvres ne sert à rien : les riches seront plus pauvres mais les pauvres ne seront pas plus riches » Regardez : l’impôt sur les sociétés en France (avant distribution des dividendes) représente un revenu de 35 Milliards d’euros en 2010. Le taux de l’impôt étant de 33% ceci veut dire que si l’on confisque la totalité des profits de toutes les sociétés de France, ceci donnerait env. 125 euros par mois à chaque français : le pactole ! Et les sociétés françaises transféreront leur siège dans des pays plus intelligents …

 

Le système éducatif français coûte 68 Milliards d’euros (premier poste du budget de la nation) mais crée plus de 100.000 analphabètes tous les ans. Et on entend le candidat socialiste aux élections présidentielles de l’année prochaine « on va créer 60.000 postes d’enseignants » Dans un pays où on en compte presque 900.000 qui sont porteurs d’un taux d’absentéisme de presque 8% : 75.000 enseignants absents en permanence … Mais qu’à cela ne tienne, on va créer de nouveaux postes de fonctionnaires : l’argent ? On va se le faire prêter … en oubliant que le deuxième poste du budget de la nation, 47 Milliards d’euros, est constitué par le service de la dette. Tant que la note de la France n’est pas abaissée car … ce poste pourrait exploser ensuite.

 

Et c’est dans ce champ de ruines que l’on voit cette coquille vide, le PS qui n’a plus le support d’une classe ouvrière autochtone (plus de 10 millions d’ouvriers dans les années 50, moins de 5 millions en 2010 dont presque la moitié, des étrangers) et parce que les classes moyennes l’ont abandonné pour la plupart, on voit cette émanation des fonctionnaires du pays (plus de 6 millions soit plus de 25% des gens qui travaillent … autant qu’en Grèce avant le commencement de la faillite …) vouloir propulser à la tête du pays un des leurs. Après une tentative ignoble et irresponsable (DSK, dont ils connaissaient les turpitudes) il viennent d’occuper la scène politique du pays pendant des semaines et, pour peu, nous feraient croire que c’est arrivé … Les voilà, ensemble avec les sectes gauchistes d’un Mélenchon, unies aux tristes descendants d’un parti communiste qui ne représente plus personne (sauf les fils des anciens dirigeants fidèles à Moscou comme le fils de Paul Laurent, aujourd’hui secrétaire général …), qui nous assurent qu’ils feront merveille et, surtout, ils feront « rendre gorge » aux riches… Et naturellement, ils « provoqueront la croissance » attendue, comme si on attendait Godot …

 

Qui sont ces illuminés vendeurs d’illusions à un euro (pour choisir celui qui « boutera Sarkozy hors de l’Elysée ») ? Les dirigeants actuels du PS ont déjà montré, tous, ce qu’ils savaient faire sous Mitterrand et Jospin. Ils ont créé 1.5 millions de postes de fonctionnaires. Ils avaient nationalisé la moitié de l'économie française et la totalité du secteur bancaire en 1981 en oubliant, au départ, qu’il fallait indemniser les actionnaires ce qui a coûté à la nation des milles et des cents. 
Ils ont « contrôlé» le Crédit Lyonnais tellement bien qu’ils l’ont mis en faillite et cela a coûté plus de 140 Milliards de francs à la nation. Ils ont dévalué 3 fois le franc - un record, en deux ans.
 Ils ont créé 400.000 "emplois" jeunes pendant que Jospin était premier ministre et ils annoncent qu’ils recommenceront en voulant créer autres 300.000 emplois jeunes. 
Ils ont inventé les 35 heures ce qui est devenu un handicap systémique pour l’économie de la France et ils ont ensuite essayé de corriger le tir avec des aides versées par l'état aux entreprises. Ce faisant, en subventionnant la perte de compétitivité des entreprises françaises ils ont accéléré leur descente vers la disparition mais … ils ont protesté contre les délocalisations … ! 


 

Laissez-les arriver au pouvoir et, si l’on continue sur la lancée actuelle, les chinois et les indiens continueront de racheter les dettes souveraines des états de l’Europe car ils n’ont rien à faire des déficits supportés par ces pays : ils savent que la croissance « miraculeuse » qu’ils attendent ne viendra jamais ! Et nous serons transformés en Disney Land mais les visiteurs aux yeux bridés ne seront pas dépaysés par rapport à leurs visites aux Pyramides : ils seront guidés par les mêmes qui se prosternent cinq fois par jour pour remercier Allah de leur avoir donné l’Europe …

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Published by martin - dans France
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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 13:52


 

On se perd en conjectures pour comprendre ce que la Turquie de M. Erdogan veut réellement : les dernières éructations de ce monsieur ou de son ministre des affaires étrangères laissent pantois les observateurs, pour ne pas dire les chancelleries, européennes, américaine ou, même, russe. Dernière menace en date : la marine turque interdira à la marine israélienne d’arrêter les bateaux « humanitaires » qui voudront accoster à Gaza et/ou veillera à ce que Chypre ou Israël ne se lancent pas dans l’exploitation des gisements de gaz par eux découverts.

 

Certes, la Turquie fait partie de l’OTAN et, donc, elle doit être convenablement armée. N’empêche que l’on doit se souvenir d’une escapade de sa marine au 16ème siècle quand une armada a été envoyée pour conquérir Malte : après des jours de mer, ne trouvant pas l’île, l’amiral commandant la flotte a envoyé un message à Constantinople « Malta yok » ("y a pas de Malta") ! Ils l’ont trouvée ensuite (159 galères débarquant 120.000 soldats …) mais … ils  y ont laissé 30.000  morts sans pouvoir conquérir cette île, haut lieu de résistance de l’ordre des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem. Bon, on suppose que l’OTAN les a doté maintenant de GPS et autre moyens de navigation mais … s’il s’agit de s’affronter à la marine israélienne, ils auront, sans doute à craindre le pire !

 

Depuis des années Monsieur Erdogan (son pédigrée est connu – islamiste « modéré » mais antisémite notoire, emprisonné, avant de devenir premier ministre, pour des propos antisémites et anti-Ouest, pour faire simple) a, par tous les moyens, oeuvré pour détacher la Turquie de la relation intime qu’elle entretenait avec Israël. Déjà en 2009 il déclarait «qu’il préférait inviter Omar–al Bashir (poursuivi pour génocide …) que de rencontrer Netanyahu » Au vu et au su de tous, relation plus qu’importante pour la Turquie qui a utilisé le potentiel technologique d’Israël pour équiper son aviation, ses chars d’assaut et sa marine pour qu’elles soient compatibles avec les normes de l’OTAN. Relation importante pour Israël aussi car par delà les liaisons militaires (il ne faut pas oublier qu’il s’agissait des « garants » de la laïcité de l’état turc) le commerce et le tourisme représentaient de volumes d’affaires très importants. Mais … tout a une fin. Après avoir insulté Shimon Pérès à Davos en 2009 (« quand il s’agit de tuer des enfants, cela vous savez le faire ») en se référant à l’opération militaire d’Israël à Gaza (décidée après s’être faite bombarder de plusieurs milliers de fusées « artisanales »). Et puis, « la flottille de la paix » et l’incident Mavi Marmara qu’il a qualifié de «raison pour faire la guerre mais … pour la grandeur de la Turquie elle sera patiente ». A la suite de quoi la Turquie a réclamé la création d’une commission d’enquête de l’ONU, certaine qu’elle était que celle-ci allait condamner Israël. Patatras, le « Rapport Palmer » sorti après des mois de palabres imposés par la Turquie pour essayer de changer son texte, ce rapport « relatif aux événements tragiques, survenus le 31 mai 2010, considère que « le blocus de Gaza est légal » et que la réaction armée meurtrière israélienne dans les eaux internationales faisant 9 morts a été simplement « excessive ». A peine rendu public, le rapport est dénoncé par la Turquie (qui y était accusée aussi de n’avoir pas interdit à des civils de tenter de briser un blocus militaire …) qui le considère, dès lors, nul et non avenu. Et ce pays se lance dans une surenchère journalière : demande d’excuses, expulsion de l’ambassadeur israélien à Ankara, il réclame la levée du blocus de Gaza, décide de porter l’affaire devant la Cour Internationale de Justice, menace d’envoyer des bateaux de guerre à la limite des eaux territoriales d’Israël, demande d’exclusion d’Israël du réseau de détection avancée d’éventuelles menaces balistiques venant de l’Iran (réseau auquel Israël est partie prenante depuis plus de deux années), bref, se place en position « d’avant guerre » vis-à-vis d’Israël. Et le monde ébahi reste sans glas.

 

Bon, pour la Cour Internationale de Justice (qui juge des litiges entre des états) la Turquie a oublié qu’elle ne fait pas partie de 117 pays qui ont ratifié la création de la Cour (pour des raisons évidentes, craignant que l’Arménie pourrait faire appel à cette instance pour toute la partie noire de l’histoire de la Turquie – le génocide arménien, entre autres). De plus, Israël non plus n’est pas soumis à cette juridiction (pour des raisons aussi très pertinentes …). C’est dire le sérieux du binôme « Erdogan – Davutoglu » (son ministre des affaires étrangères, créateur de la politique « zéro problèmes avec les pays voisins »). Quant à empêcher la Grèce, Chypre et Israël d’exploiter les ressources gazières découvertes, premièrement, par Israël … là, l’Europe a commencé à prendre conscience que les turcs allaient trop loin (tant qu’ils menaçaient Israël, bon, on va pas s’en faire mais … Chypre et Grèce c’est une autre paire de manches). Les américains aussi car leur principal porte-avion en Méditerranée s’appelle Israël et ils savent que si les turcs vont « un pont trop loin » ils risquent d'être ceux qui payeront les conséquences.

 

Remarquez, ils ne sont pas tout à fait propres les américains. Ils savaient que le blocus de Gaza était parfaitement légal. Ils savaient que la Turquie, en laissant partir une « flottille » dont un bateau était rempli de « candidats au martyre » étant préparés à en découdre avec les commandos israéliens, cherchait en réalité un nouveau prétexte pour réduire encore le niveau des relations entre les deux états. Pourtant, tout en connaissant la teneur du Rapport Palmer, les USA faisaient pression sur Israël pour que ce pays passe par les fourches Caudines imposées par le Turquie. Tout en ayant parfaitement conscience que si Israël cédait cela n’aurait aucun effet sur la dérive islamiste de la Turquie. Avec des amis comme ceux-ci …

 

Mais … la Turquie commence a avoir quelques difficultés … Tout d’abord, elle ne soutient pas les rebelles en Libye. Naturellement, Monsieur Erdogan avait reçu en 2010 (!?) le "Prix international pour les droits de l’homme, Al-Kadhafi".

 

Droits de l’homme ? Décerné par Kadhafi ? Les kurdes opprimés, les journalistes emprisonnés, les militaires accusés de complot ? Bravo, Monsieur Erdogan.

 

Prix-Khadafi.jpg

 

Ensuite, tueries journalières en Syrie que son « ami » Bachar el Assad chapeaute en se fichant comme d’une guigne des vociférations internationales (même la Ligue Arabe s’y est mise … sans beaucoup de succès). Et, bien que voulant sauver le régime syrien (car, en réalité, il s'agit d'un supplétif de l’Iran) il ne peut, pour des raisons internes aller trop loin. Et la Turquie est obligé de se détacher de la Syrie car … il s’agit d’un régime dont les actions sont « barbares ».

 

Mais, pour amadouer les américains, et garder l’excellente relation qu’il a bâti avec BHO, voilà la Turquie qui accepte (après deux années de discussions pendant lesquelles rien ne présageait l’issue) que les Etats Unis installent un des Radar Bande X sur le sol turque. Au grand dam des iraniens qui, après la Syrie, se voient déconsidérés par la Turquie. Qui n’oublie pas de réclamer que les données dudit radar ne soient pas transmises à Israël … Trop c’est trop, les Etats Unis font savoir que si elle ne renonce pas à cette demande l’équipement sera installé en Roumanie.

 

Alors ? Le slogan «zéro problèmes avec les pays voisins » ne semble pas résister aux vicissitudes de la vie …

 

Et voilà le Sieur Erdogan se lancer dans la conquête du monde arabe. Il essaye de devenir le nouveau Nasser de ce monde, tout en oubliant que le héros avait perdu au moins deux guerres contre Israël et, à deux reprises, la totalité du Sinaï (ses ressources pétrolières aussi). Du Caire à Tripoli et ensuite à Tunis il se fait l’apôtre des « révolutions démocratiques » en proposant le « modèle turc » qui combine l’islam et la démocratie (exception faite des Kurdes, des journalistes, des militaires ou d’autres opposants – copie du modèle « Putin », variante Dardanelles …). Et promet un monde de merveilles fondé sur l’économie « florissante » de son pays. Voire …

 

Erdogan.ashx.jpeg

 

 

Longtemps considérée comme ayant un taux de croissance voisin de 10%, ce n’est que récemment que l’on a compris que la Turquie avait crée une « bulle » sur le modèle des sub-primes. En effet, du crédit bon marché offert à tout un chacun qui voulait construire, surtout pour attirer des touristes, et qui semblait réaliser une spirale vertueuse (crédit-construction-travail-ressources-dépenses-crédit). Le temps de s’apercevoir que la recette de Von Schacht (inventeur du développement allemand pendant Hitler, en fonctionnant en autarcie et en faisant tourner la planche à billets) ne marchait pas tellement avec un commerce extérieur ouvert et que le modèle (irresponsable, lancé pendant la présidence Clinton aux Etats Unis) des sub-primes n’était qu’un « schéma Ponzi » à l’échelle du pays. En 2007 la dette publique représentait 120% du PIB et la lire turque a dû être dévaluée de 100%. Des mesures drastiques imposées par le FMI, ensuite, ont permis d’assainir, en partie, l’économie. Mais la perte de plus d’une centaine de milliers de touristes israéliens, les « cadeaux » faites à des groupes islamistes ou pays en manque, les crédits sans contreparties, etc., font qu’aujourd’hui la Turquie a un taux d’inflation de presque 6%, que le chômage est supérieur à 20%, que la moitié des exportations turques est destiné aux pays du Maghreb et, qu’à ce titre, les ressources y relatives sont problématiques et que la monnaie turque s’est dévaluée d’environ 30% entre avril 2011 et août 2011. Erdogan « le magnifique » (pas comme Soliman …) montrera rapidement que le roi est nu.

 

Quant à ses relations avec Israël, il aura perdu un accès utile et efficace à des technologies que son pays n’aura pas la possibilité de développer ou d’acquérir.

 

Pourquoi ?

 

Une fois n’est pas coutume, regardons ce qu’écrivent deux chroniquers saoudiens (?!) à propos d’Israël : « Le secret de la survie d'Israël, en dépit de tous les grands défis auxquels elle a dû faire face, réside dans la démocratie et le respect de la valeur de l'individu… Le secret de l'effondrement des pays arabes, l'un après l'autre, réside dans la dictature et l'oppression de l'individu » et « la prospérité d'Israël était due à son investissement dans l'éducation et la science  – "Grâce aux travaux du Centre médical Hadassah, 60% des Arabes qui ont besoin de transplantations trouveront des donateurs au sein de leurs familles, et 90% des demandes de greffes de moelle osseuse sont pour des enfants arabes souffrant de maladies héréditaires dues aux mariages consanguins, … Le nombre d'études publiées soit 12 études par 10.000 habitants place Israël à la première place mondiale » (Khalaf Al-Harbi, OKAZ et Fawaz Al-‘Ilmi, Al-Watan).

 

Erdogan ? Pendant qu’il accuse Israël de « terrorisme d’état » quand elle ne veut pas se laisser bombarder par le Hamas, il bombarde, lui, des Kurdes en Irak (?!), occupe la moitié de Chypre depuis 1974 avec 30.000 soldats et menace l’Europe de « geler ses relations avec si Chypre, membre de l’Union Européenne, prend la présidence de l’ensemble en janvier 2012 ».

 

Fanfaron populiste, antisémite notoire, grand menteur devant l’éternel mais … ami de BHO. Il vient de prendre la place d’Ahmédinejad pour fustiger les juifs, Israël, l’Amérique et l’Occident. Ainsi va la monde, ainsi va la Turquie mais …. « Malta, yok » ?

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 13:33

 

« Flottille de la paix » pour Gaza, mai 2010 : six bateaux partis des eaux territoriales du Chypre (Nord, sous occupation turque) tentent de briser le blocus maritime israélien qui empêche des bateaux d’accoster à Gaza. Cinq bateaux sont arraisonnés et conduits dans un port israélien, un bateau devient un territoire de combat entre des « passagers » préparés pour et des commandos marins israéliens qui viennent prendre possession du bateau (après moult incitations lui demandant de changer de route ou d’accepter de mouiller dans un port égyptien ou israélien). Neuf citoyens turcs (un d’origine américaine) sont tués quand les commandos israéliens, devant la violence des « militants » doivent se défendre avec des armes autres que les « paint ball » qu’ils avaient tenté d’utiliser. On pensait que l’affaire aller rester là car les « militants » avaient non seulement crié, fortement, « Allahu Akbar » mais avaient déclaré qu’ils voulaient devenir des « martyrs » …


C’était sans compter avec M. Erdogan, premier ministre turc (« islamiste modéré ») qui cherchait depuis des années des raisons pour mettre fin aux relations, plus qu’amicales, de la Turquie laïque avec l’Etat Juif. Faisant accéder au pouvoir son parti islamique, il a réussi pendant quelques années à faire oublier une pièce de théâtre, à caractère antisémite, qu’il avait écrit en 1974  et qui reprenait les poncifs connus (le sang des non juifs pour la Pâque juive, le complot mondial – les Protocoles, etc., …). Ou que dans les années 70/80 il avait rejoint un groupe musulman djihadiste. Ou qu’avant d’être envoyé en prison en 1988, pour 10 mois « pour « incitation contre l’Occident et les juifs » il avait l’habitude de déclarer que « son objectif était la disparition de l’Etat d’Israël ». Arriver premier ministre il faisait pourtant ami-ami avec Israël et il a convaincu ce pays de ne pas, trop, parler du génocide arménien et de l’aider -vu les excellentes relations d’Israël avec le Senat et le Congrès américains- pour que ces derniers adoptent une attitude tolérante vis-à-vis de la Turquie. De plus, membre de l’OTAN, la Turquie avait besoin de rajeunir ses équipements militaires (chars d’assaut, surtout, mais aussi avions, bateaux, etc.,) ce qu’Israël a pu faire dans des conditions économiques intéressantes pour la Turquie. Tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au moment où Ankara a commencé à s’approcher de l’Iran, d’un côté, et des pays arabes, de l’autre. Reconstituer « l’Empire Ottoman » c’était beaucoup mais … retrouver une influence et une position dominante égale à celle du passé paraissait parfaitement possible. C’est dans ce contexte que la Turquie a commencé à courtiser le Hamas qui dirige Gaza et, quand, après 6/8.000 fusées (en partie artisanales …) tirés par cet acteur contre Israël, il a dû subir une destruction majeure des infrastructures locales et des pertes humaines, la Turquie a, ouvertement, condamné Israël. Et, en plein « Davos » il a traité le président d’Israël d’assassin en quittant, publiquement, la rencontre à laquelle ils participaient tous les deux. Depuis des années, les actions de M. Erdogan -et de la Turquie qu’il gouverne- se sont rapprochées de celles de l’Iran, autant dire d’un contenu néfaste quant à la pérennité de l’existence d’Israël.

Vint l’histoire de la flottille et des neuf « martyrs » turcs qui voulaient briser le blocus maritime de Gaza.

La Turquie a réclamé, à corps et à cris, que l’ONU commette une commission pour dire ce qui s’est passé car, (a) la Turquie considérait le blocus comme illégal en droit international, (b) accusait Israël d’avoir tué délibérément ses ressortissants et (c) considérait qu'elle devait obtenir des excuses et des compensations matérielles. Sachant que l’ONU n’a jamais été impartiale quand il s’agissait d’Israël, ce pays n’a dû se décider à accepter la chose que parce que ses amis (en Europe) l’ont engagé à se plier. Voilà le communiqué de l’époque du Quai d’Orsay :

La France salue l’annonce par le Secrétaire général des Nations unies de la création d’une commission d’enquête internationale concernant les événements tragiques survenus au large de Gaza le 31 mai dernier. Cette initiative est conforme à la déclaration présidentielle adoptée par le Conseil de sécurité du 1er juin 2010 qui appelait à la mise en place d’une "enquête prompte, impartiale, crédible et transparente, dans le respect des normes internationales". Nous saluons la décision des autorités israéliennes de participer à cette commission qui rassemblera Geoffrey Palmer, ancien premier ministre néo-zélandais, Alvaro Uribe, président colombien sortant ainsi qu’un représentant israélien et un représentant turc.

La France saluait la décision des autorités israéliennes car c’est la Turquie qui avait demandé l’enquête au Conseil de Sécurité …

De son côté, Israël assignait à une commission indépendante, non gouvernementale la mission de faire rapport de l’incident en lui donnant tous les moyens pour une action indépendante.


La « Commission Palmer » de l’ONU a travaillé pendant plus d’une année et elle vient de remettre son rapport au Secrétaire Général de l’ONU. La Turquie et Israël y ont participé en déléguant un représentant aux travaux de la commission et en lui remettant les résultats des investigations propres à chaque pays. La Turquie a, même, fourni deux jeux de documents à des moments différents des travaux de la commission.

 

Oh, miracle ! Le rapport rendu publique fait la part belle à Israël !


Plus précisément, le rapport conclut, premièrement, que le blocus israélien de Gaza est légal en vertu du droit maritime international, car Israël est la cible d'attaques persistantes venant de ce territoire. La Turquie avait vivement contesté ce point.


De plus, le rapport accuse explicitement les « militants » Turcs, qui ont attaqué les commandos avec des tuyaux en métal et d'autres armes quand ils sont descendus d'un hélicoptère en vol stationnaire, d’avoir agi d’une manière téméraire. Le rapport critique également le gouvernement turc pour avoir omis d’empêcher ces « militants » de prendre le large (car leurs liens avec des milieux islamistes extrémistes étaient connus) avant que leur navire ait quitté un port turc. Enfin, le rapport ne demande pas à Israël de présenter des excuses. Il lui suggère, simplement, d’exprimer des "regrets" et de payer une compensation aux familles des victimes. Pour faire bonne mesure, la rapport met en avance le fait qu’Israël a agi avec une « force disproportionnée » (antienne, tant et tant de fois répétée contre ce pays comme si les commandos avaient dû se battre avec les « militants » avec des bars de fer ou des tuyaux en métal) … Mais, horreur pour la Turquie, in coda venenum, le rapport indique avoir félicité Israël pour le travail professionnel de sa commission indépendante, non gouvernementale tandis qu’elle a rejeté le rapport turc comme étant, fondamentalement, un document de propagande.


Israël a accepté le rapport et ses recommandations. La Turquie vient de le déclarer « nul et non avenu » et prend des mesures de rétorsion contre Israël : expulsion de son ambassadeur à Ankara, réduction des relations diplomatiques au niveau le plus bas possible, menace d’inciter les pays arabes voisins à prendre des mesures similaires contre Israël, annonce d’envoi de bateaux militaires turcs vers les eaux territoriales d’Israël pour protéger d’autres bateaux voulant aller à Gaza et déférer le blocus maritime de Gaza à la Cour Internationale de Justice. Deux des mesures annoncées pourraient être considérées comme des actes de guerre.

Ce n’est pas seulement la Turquie qui a été surprise par les conclusions (favorables à Israël) de la commission Palmer. Regardez la presse française, à commencer par Le Figaro : Flottille : « L’ONU critique l’assaut, mais pas le blocus de Gaza » ; Libé : rien en première page, dans les actualités « AFP – Israël va accepter le rapport de l’ONU avec des réserves » - et occulte la légalité du blocus comme toutes les autres demandes non satisfaites de la Turquie … ; Le Monde : rien en première page, dans les actualités même dépêche d’AFP mais en renversant les deux membres de la phrase du Figaro : « Flottille pour Gaza : l’ONU juge le blocus légal mais critique le raid israélien ». Vous pouvez aussi regarder la presse internationale, elle aussi montre sa surprise en essayant de modifier, autant que faire se peut, l’ordre des conclusions du rapport et, souvent, ses contenus. C’est vrai, c’est la première fois qu’un rapport de l’ONU est favorable à Israël …

Un peu gênés aux entournures, tous ceux qui ont demandés à Israël de se plier à la demande de l’ONU, essayent d’arrondir les angles en « incitant » les protagonistes à se réunir et se « rabibocher ». Alain Juppé, au nom de la France, le premier … Les Etats Unis de BHO ne disent rien car … il s’agit de deux de ses alliés, un, musulman, que l’on doit cajoler (monde arabo-musulman) et, l’autre, juif avec lequel il ne faut pas se mettre à mal car … élections présidentielles en 2012. Seule l’Allemagne demande clairement à la Turquie d’accepter les conclusions du rapport ce qu’elle ne veut, sous aucun prétexte. L’arroseur arrosé

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 16:30

 

Les journaux sont pleins et les condamnations affluent : quatre actions terroristes, synchronisées, contre le Sud d’Israël effectuées par les partenaires de Mahmoud Abbas de Gaza. Mahmoud Abbas qui veut faire la paix avec Israël mais … si possible en lui imposant ses conditions sans négociation aucune. Tout cela à la frontière égypto-israélienne.

 

Pendant plus de 30 ans cette frontière a été d’un calme exemplaire. Faut dire qu’en faisant la paix avec Israël (Sadate, 1977) ce pays a obtenu, pour le prix d’un bout de papier, le retour du Sinaï (c’était la deuxième fois qu’Israël lui rendait ce territoire perdu dans deux guerres …), les champs pétroliers s’y trouvant, la réouverture du Canal de Suez (devenu principale source de devises de l’Egypte) et … presque 70 Milliards de $ d’aide américaine (un peu plus de 2 Milliards par an). Mais il y a un temps pour tout … et la « révolution arabe » tant appréciée par l’Occident et par sa presse (naturellement, de gauche) est venue changer la donne : BHO n’a eu de cesse que de faire partir la « dictateur » Moubarak qui, pourtant a été le meilleur allié arabe des Etats Unis. Moubarak parti, en moins de six mois les relations de l’Egypte avec les suppôts de l’Iran à Gaza -le Hamas et un ectoplasme d’organisations terroristes- se sont nettement améliorées et les trafics d’armes et autres produits ont prospérés. Ce qui devait arriver arriva, les « djihadistes » (« militants », « activistes », «résistants » - selon les vocables utilisés car les Etats Unis ont banni le mot « terroriste » quand il s’agit de musulmans) ont pris pied dans le Sinaï (que l’armée égyptienne était censée contrôler) et on vient d’assister à leur première grande action. Elle sera suivie d’autres pendant que l’Occident prodiguera « la retenue » et condamnera Israël pour l’utilisation d’une force « disproportionnée » … On a déjà vu le film. Et on sait, aussi, qu’Israël viendra au bout de ces nouvelles menaces comme elle l’a fait pendant les cinq guerres depuis 48, l’intifada des années 80 ou le terrorisme urbain des années 2000. Elle y viendra à bout car il s’agit d’un pays comme nul autre sur la planète.

 

Ne nous y trompons pas. Israël va résister et, même si certains en doutent, elle sera encore là à la fin de ce siècle … Ce qui semblait faire défaut à Israël pour pérenniser son existence c’était des sources d’énergie, l’eau et une population suffisante. Pour le reste, le pays est déjà parmi les premiers du monde technologique : si tous ceux qui appellent au boycott des produits israéliens commençaient à le faire le monde reviendrait une vingtaine d’années en arrière – téléphones portables, microprocesseurs, ordinateurs portables, mémoires flash, imagerie médicale, médicaments génériques - résultats du travail de milliers de sociétés sans équivalent en Europe. Pour ne pas parler de ses capacités militaires (inventeur des drones, blindages « actifs » pour les chars d’assaut, équipements anti-fusées et plein d’autres produits ou systèmes qui ne sont pas connus …). Et pour préparer l’avenir, l’Université Hébraïque de Jérusalem et/ou le Technion se placent parmi les meilleurs au monde. L’Université de Tel Aviv, le Technion et l’Institut Weizmann se placent dans 12 domaines différents liés aux ordinateurs parmi les premiers au monde (classement de Shanghai). Israël est leader mondial de la main-d'œuvre scientifique : 100 ingénieurs et/ou scientifiques pour 10.000 habitants viennent ensuite les Etats-Unis avec 80 et l'Allemagne avec 55.

 

Sources d’énergie : l’entêtement paye – pendant des décennies Israël a cherché (sans trouver) du pétrole. Mais ces dernières années, avec des sociétés d’exploration d’envergure mondiale, elle vient de réussir : « un bassin gazier en Méditerranée à 130 km au large de Haïfa, des champs gaziers, nommés Léviathan, Tamar, Alon, Ruth et Dalit, qui recèleraient jusqu'à 700 milliards de mètres cubes de gaz. Sans précédent dans le monde depuis dix ans, cette découverte offshore est d'autant plus prometteuse que les recherches continuent et qu’il y a souvent du pétrole sous les poches de gaz »

Champs-gaziers.jpg

 

Et ce n’est pas tout : des schistes bitumineux se trouvent (à des profondeurs différentes) pratiquement sous la totalité du territoire israélien et représentent l’équivalent de 1.300 Milliards de m3 de gaz. Autant dire plus que les réserves connues de l’Arabie Saoudite ou de l’Iran.

 

Schistes.jpg

 

L’exploitation du gaz fera qu’à partir de 2013 (c’est demain …) importer du gaz de l’Egypte par un pipe line constamment attaqué par les nouvelles forces populaires et démocratiques de ce pays … ne sera plus nécessaire. Un plus pour Israël, un moins pour l’Egypte qui n’avait pas besoin de cela. Et une opportunité pour l’Europe d’assouvir sa soif de pétrole et de gaz sans pour autant se voir asservie aux scheiks du désert arabique et obligée à laisser fleurir sur son territoire leur religion inventée il y 1400 ans au cul des chameaux.

 

L’eau : cinq usines de dessalement de l’eau de mer fonctionneront en Israël en 2013. Elles produiront plus de 400 Millions de m3 soit plus ce qu’Israël tire du Lac de Galilée … Ajoutez un plan multi annuel prévoyant un accroissement selon les besoins et on comprendra que cette autre ressource ne fera plus défaut à Israël. La dernière usine, en construction, est la plus grande du monde … L’eau industrielle produite par dessalement de l’eau de mer deviendra, rapidement plus importante que les ressources non ou peu renouvelables (nappes phréatiques) et avec, à terme, 750 millions m3 elle représentera 75 % de l’eau potable nécessaire et plus de 25% du total des eaux utilisés (industrie, agriculture, etc.,).

 

La population : On n’arrête pas à se raconter des salades du genre « la démographie (arabes vs juifs) fera qu’Israël deviendra soit un état apartheid soit un état binational » et de là on tire toutes les conclusions (apocalyptiques) que l’on veut pour l’avenir d’Israël. Des vœux pieux … Regardons de plus près (source ONU).

 

A fertilité constante (3 enfants/femme pour la population « laïque » - 85% du total et 6/7 enfants par femme pour la population « religieuse ») Israël aura, à la fin du siècle environ 25 millions d’habitants. Surpris ? Regardez le graphique et, surtout, la comparaison avec certains pays de l’Europe :

Population.png

 

Difficile à croire ? Il y a peu de domaines plus performants que la démographie pour ce qui est de la qualité des prévisions … Mais il y a mieux. L’âge moyen d’une population dans un pays quelconque est essentiel pour deux domaines différents : le renouvellement de la force de travail et la capacité de maintien d’une armée. …

 

15-24.png

 

Population « jeune » entre 15 et 24 ans

 

Certes, le nombre ne fait plus l’armée mais … la capacité de mobiliser des masses est importante, cependant. Toujours à fertilité constante (voir plus haut) l’ONU considère qu’à la fin du siècle Israël aura plus de jeunes (15 à 24 ans) que l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Turquie ou l’Iran. Cela « décoiffe », non ? Cela devrait faire penser aux ennemis irréductibles d’Israël mais aussi … à ceux des pays de l’Europe dont l’avenir démographique est plus sujet à caution que celui d’Israël. Car, en effet, si l’on regarde l’âge moyen d’une population (effet « force de travail, retraites, soins médicaux, espérance de vie, etc.,) que voit-on ? Toujours à fertilité constante :

Age-moyen.png

 

33 ans d’âge moyen de la population israélienne à partir de 2010 pour rester, pratiquement constant devant une variation de 40 à 53 ans pour l’Europe et de 30 à 48 pour l’Iran … Quand on regarde ces trois indications il n’est pas besoin de sortir de Saint Cyr pour comprendre que le temps (et la démographie) ne se trouvent pas du côté des ennemis d’Israël à partir, mettons, de 2020. Et que l’Europe devrait commencer à y penser et à bien réfléchir à l’alternative lancinante : sans immigration non européenne elle n’a pas d’avenir après, mettons, 2050 (force de travail, armée, retraites, etc.,) mais avec une immigration massive non européenne (déjà largement en place …) elle ne sera plus « judéo-chrétienne ».

 

Alors ? Est-ce à dire que l’avenir d’Israël est peint en rose ? Oh, que non !

 

Le printemps arabe ? Voyez l’Egypte : l’effondrement de la dictature de Moubarak a été produit par l’inflation des prix alimentaires qui a révélé l’incapacité du régime de répondre aux besoins fondamentaux de la population. Mais il n’y a pas eu, encore, un effondrement du régime militaire : corruption et népotisme sont toujours en place et il n’y a pas de « société civile ». Pour longtemps encore, sans doute.

 

C’est encore pire en Libye ou en Syrie. Dès lors, ce qui se passe dans les pays arabes ne sera pas de nature à influencer, en bien, ce qui se passe entre Israël et les Palestiniens. Ces derniers parlent (le croient-ils vraiment ?) d’une nouvelle intifada et … on l’a déjà vu, l’Egypte la Syrie ou les supplétifs de l’Iran (Hezbollah et Hamas) pourraient lancer une dernière guerre contre Israël. Non seulement ils vont la perdre (force disproportionnée et condamnations unanimes nonobstant …) mais ce sera sans doute leur dernière chance de faire du mal à Israël. Et l’Egypte, la Syrie et tutti quanti s’enfonceront dans le sous-développement sans disposer d’un ticket de retour.

 

Peut-être qu’à ce moment-là l’Occident se souviendra-t-il que les Arabes musulmans ont pris en esclavage ou tué plus de 20 millions d'Africains, sur une période de mille ans ? Que l'impérialisme du Califat a été responsable de l’envahissement de la Sicile, de l'Espagne, du Portugal, d’une partie de la France, de la Terre Sainte, de l'Afrique du Nord ? Que d’autres musulmans, cette fois-ci turcs, ont harcelé l'Europe pendant des siècles? Que d’autres ont pillé et détruit pour asservir l'Inde en laissant derrière eux les pakistanais ?

 

Peut-être. Peut-être aussi parce que d’ici quelques décades l’Occident n’aura comme fer de lance qu’Israël, descendant de ceux qui ont apporté au monde le monothéisme et les valeurs devenues « judéo-chrétiennes ».… Utopie ?

 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 13:56

C’est réjouissant de savoir que, week-end prolongé ou pas, certains des lecteurs du blog n’entendent pas laisser sans réponse les questions engendrées par la lecture d’un texte. Et ils me demandent de le faire. Naturellement, en faisant une sorte de synthèse pour rendre les choses plus claires.

 

Pourquoi « canari » ? J’ai utilisé une métaphore : dans le temps jadis les mineurs descendaient avec un canari réputé sentir le grisou bien avant eux et dès qu’il se mettait à « chanter » ils évacuaient les lieux. Bien entendu cela se passait avant que l’on dispose d’analyseurs de gaz ou de dispositifs sensibles au grisou. Pour ce qui est du « canari norvégien » … on aura déjà compris.


Pour vous la Norvège est un pays antisémite ? Le politiquement correct, d’un côté, et l’interdiction éthique de la généralisation instillent une réponse négative. Cependant, tout ce qui s’est passé au 19èmesiècle ou, plus près de nous, pendant la deuxième guerre mondiale crée plus que des interrogations.

 

                                                                                             Norvege---juifs-out.png

 

Mais, l’on sait que la forme moderne, admissible un peu partout dans le monde (et surtout en Europe) de l’antisémitisme est « l’antisionisme » : comme l’essence de celui-ci a été la création d’un état pour les juifs … nous y voilà, de l’antisémitisme au rejet de l’existence d’Israël la logique nous aide a comprendre …

 

Ne cherchez pas un acte positif de ce pays à l’égard d’Israël. Aucune manifestation artistique israélienne, aucun film israélien (même si primé  à Cannes ou à Venise), aucune exposition d’art israélien, absolument rien pendant les dix dernières années. En revanche, interdiction notifiée à Thyssen Krupp Marine qui loue une base maritime en Norvège pour tester des sous-marins, de faire des essais pour de navires destinés à Israël. Ou demandes de boycott des produits israéliens ou de relations universitaires.

 

Ajoutez que la Norvège est un des principaux donateurs de Gaza (dirigée par le Hamas) : l’argent norvégien dont personne ne garde trace peut être aussi utilisé pour acheter des armes et des munitions ou des fusées …. Alors ? Certes, l’ambassadeur norvégien en Israël n’ayant pas hésité à confirmer que pour son pays le terrorisme palestinien est justifié car « c’est la résistance à l’occupation » a été repris ensuite par un vice-ministre norvégien pour atténuer le propos. Mais qui donne de l’argent pour acheter des armes qui sont utilisés contre les juifs d’Israël (Sderot, des souvenirs ?) … va-t-on jusqu'à dire qu’ils sont antisémites ?

 

Nuit de Saint Barthelemy, qu’est-ce-à dire ? Déroulons un peu le canevas de ce qui se prépare (« canari Europe » …). L’état providence, aimant (pas le participe présent du verbe …) ayant attiré (et qui attire encore) des masses d’immigrés non européens est, d’évidence, condamné à terme en Europe (cela prendra, peut-être, un peu plus de temps pour la Norvège …). Il suffit de voir les contorsions actuelles de nos dirigeants pour concilier deux concepts inconciliables : économie de marché et état-providence. Comme il n’existent, nulle part en Europe des groupes musulmans intégrés, assimilés (mariages inter-religions pratiquement inexistants), comme chaque nouvelle de génération de descendants d’immigrés musulmans semble (ou se veut) plus aliénée que ses prédécesseurs, que va-t-il se passer ? Vu l’augmentation exponentielle du pourcentage des populations musulmanes versus les « indigènes » et la tendance des populations « indigènes » à considérer que les relations avec le musulmans sont mauvaises, l’Europe se trouvera, un jour, devant une alternative simple : prise de pouvoir islamique ou « expulsion » (avec ses cortèges d’horreurs) des populations exogènes. D’où l’analogie avec la nuit du Saint Barthelemy.

 

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                                                                                                                                                                                                                           Etude PEW, juillet 2011

 

Scénario catastrophe ? Quelque part entre 2020 et 2030 plus d’un quart de la population européenne sera musulmane. Tensions intra-communautaires aidant, des islamistes (pas modérés …) feront sauter un train (cela s’est déjà vu …), un avion (invention palestinienne …) ou une église (attendons ...).

 

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                                                                                                                      Etude PEW, juillet 2011


 

Des « justiciers » réunis dans des milices d’auto-défense procéderont à des représailles qui, à leur tour, appelleront d’autres actions islamistes (voir ce qui se passe en Irak). Mais ce jour-là, les choses seront claires : soit accepter de devenir dhimmis soit l’expulsion des fauteurs de troubles, autant dire de populations entières. Cela aussi s’est déjà vu : les tchéchènes ou les tatares transférés par Staline par centaines de milliers, environ 3 millions de sudètes « évacués » vers l’Allemagne à la fin de la deuxième guerre mondiale, des millions de musulmans de l’Inde conduits au Pakistan, des transhumances chinoises vers le Tibet, le monde en a vu d’autres !

 

Des « canaris » en Europe n’ont pas manqué : Bat Ye’or (Eurabia) ou Bernard Lewis (2007) « L’Europe est déjà, je pense, une cause perdue »

 

Pourquoi trouvez-vous nécessaire de parler d’Israël quand il s’agit de la Norvège ? Pourquoi ? Parce que là nous avons le « canari » mondial ! Tout ce qui se passe aujourd’hui autour d’Israël n’est qu’une préparation à ce qui se passera en Europe.

 

Ce qui n’empêche pas, encore hier et avant-hier, après la mort de 38 soldats des Etats Unis embourbés en Afghanistan, la dégradation de leur note AAA , les émeutes des villes anglaises (des « djeunes » de deuxième et troisième génération de musulmans nés en Angleterre) -nonobstant l’immonde « extrait » de A2 qui a montré une « indigène » ayant participé aux pillages mais pas un seul « cagoulé »-, pendant la crise financière et économique de l’Europe, de voir le State Department, le Foreign Office, le Quai d’Orsay et l’ineffable baronne Ashton protester contre et condamner la construction de 277 appartements dans une banlieue de Jérusalem. J’ai oublié la condamnation de la Norvège.


 


 


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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 18:48

 

Mon ami André Grjébine, Directeur des Recherches au CERI (Sciences Po), économiste distingué et, entre autres, spécialiste des pays nordiques -en particulier la Norvège- vient d’être sollicité par, pratiquement, tous les journaux pour éclaircir le mystère de la tuerie perpétrée par Anders Behring Breivik. On se souvient, après une préparation de plusieurs années (et la rédaction d’un opus de 1.518 pages en anglais – car fils d’un ancien membre de la diplomatie norvégienne en poste en Angleterre et plus tard à Paris) il s’est attaqué aux deux principaux responsables, selon lui, de l’acceptation par le pays de « l’invasion » musulmane : le gouvernement socialiste (de forte tendance tiers-mondiste) et le parti socialiste coryphée de la vulgate « accepter la différence ». Le parti socialiste, et ce n’est pas fortuit, en se prenant aux jeunes militants, en grande majorité pro-palestiniens et, naturellement, pro-immigrés.

 

AG écrit « Curieusement, en Norvège comme ailleurs en Europe, tout le monde s'interroge sur la responsabilité de l'extrême droite dans les tueries que vient de connaître la Norvège. Plus rares sont ceux qui tentent de cerner les raisons de la montée du populisme » et souligne le fait que des sociétés aussi ouvertes et démocratiques que celle norvégienne«peuvent être oppressantes pour tous ceux qui ne partagent pas les vues de la majorité, le conformisme ambiant » pour apporter, en guise d’aliment de réflexion (mon interprétation) la conclusion « Le risque, c’est que ce renforcement compréhensible du consensus va rendre plus difficile encore toute discussion sur le multiculturalisme et toute réflexion sur les modalités d’intégration des immigrés. Toute opinion qui ne sera pas conforme au politiquement correct sera soupçonnée d’émaner de l’extrême-droite et donc condamnée. »

 

La Norvège : une population d’un peu moins de 5 Millions d’individus, un PIB supérieur à 60.000 €/habitant (2ème au monde après le Luxembourg et deux fois plus grand que celui français …), ayant une « religion d’état » (eh oui, l’Eglise évangélique luthérienne), disposant d’énormes ressources financières (pactole pétrolier permettant à n’utiliser que les intérêts y relatifs …) et se plaçant au 55èmerang pour la faiblesse de la dette de l’état … Ajoutez un vrai « état providence » entretenu par les gouvernements socialistes qui se succèdent depuis des lustres et vous avez une photo instantanée de ce pays de cocagne. Qui a, naturellement et opportunément, oublié une partie de son histoire pendant la deuxième guerre mondiale (essayez de trouver sur le portail de l’Ambassade norvégienne en France le nom de Quisling …) comme ses politiques antisémites, maintenues avec constance, depuis le 19èmesiècle. Sur une population de 4 Millions au commencement de la guerre 10.000 personnes seulement  (!?) sont mortes à cause de la guerre. Mais 45% de la population juive de l’époque est partie en fumée dans les camps allemands pendant que la « résistance » norvégienne regardait ailleurs … L’influence, sans doute, de l’église luthérienne dont le créateur est considéré, à raison, par d’aucuns comme précurseur attitré de la Shoah. Politiques antisémites qui, à la fortune des changements ethniques de la Norvège deviennent de plus en plus « anti-israéliennes » car politiquement plus correct. En effet, selon AG (et la démographe Michèle Tribalat) les immigrés seraient en proportion de 16% pour le pays, de 33% pour Oslo et de 46% dans une classe d’âge de moins de 17 ans … avec une majorité non européenne et, surtout, musulmane.

 

Revenons à Anders Behring Breivik et a ses actes inexcusables. Certains (les gauches réunies) mettent en avant ses accointances avec « l’extrême droite » tandis que d’autres insistent sur l’aspect « malade mental ». Bien sûr, le cumul n’est pas interdit mais, la vraie question que l’on doit se poser est de savoir s’il ne s’agit pas d’un « canari » … En clair, si « l’explosion » de ce norvégien au dessus de tout soupçon n’est annonciatrice d’un avenir qui se prépare sous nos yeux.

 

Question d’autant plus légitime que la réaction de la classe politique norvégienne, synthétisée par le premier ministre a été formulée comme « nous irons vers plus de démocratie, plus d’ouverture vers les autres, plus d’efforts d’intégration des immigrés » Bigre, est-ce à dire que rien de ce que cet illuminé assassin dit n’est à regarder de plus près ? Car si une société qui se définit par la volonté du « consensus » se trouve devant une de ses composantes qui veut, insiste, veut faire prévaloir son propre « consensus » que doit-elle faire ? D’un côté, croire, avec les socialistes (et les élites) norvégiens qu’il suffit d’être ouvert et respectueux vis-à-vis d’eux pour que des musulmans renoncent à leur religion (ou mode de vie) et adoptent les concepts évangélistes luthériens (autre que l’antisémitisme latent, ouvert ou occulté, bien entendu) c’est prendre des vessies pour des lanternes. Et, d’un autre côté, imaginer que des pakistanais pur sucre, des somaliens fuyant peut-être les pirates de leurs mers ou autres yéménites se transformeront en vikings avec des cheveux blonds et des yeux bleus … quelle galéjade !

 

Et si l’on descend au niveau des pâquerettes, que voit-on ? La même composante de la population est, sans doute, consommatrice de PIB mais beaucoup moins productrice. Certes, pour la Norvège la chose passe, pour l’instant, sans problème car le PIB est crée à plus de 60% par les revenus du pétrole. On dirait un pays arabe du Golfe … Mais si l’on regarde un pays comme la France, les bons auteurs s’accordent pour dire que « l’immigration » est responsable d’un tiers du déficit chronique du pays (somme algébrique de la contribution des 4/6Millions immigrés non européens au PIB du pays moins la consommation des mêmes -économique, sociale, etc.,). Pour l’instant, les socialistes (et les élites) norvégiens peuvent dormir tranquilles, les immigrés non européens ne dérangeront pas leur sommeil. Pour un temps.

 

Rien, dès lors, n’est plus simple à synthétiser : devant la déferlante musulmane, l’Europe de l’Ouest ne sachant pas (ou ne voulant pas) comment s’y opposer pour défendre ses valeurs et la pérennité des états modernes, ouverts et démocratiques, de plus en plus de « canaris » feront peser sur elle le poids de l’annonce. L’annonce de nuits du Saint Barthélemy qui pourraient dépasser en horreur ce que l’on a connu il y a plus de 450 ans en France.

 

D’où la question lancinante, évidemment, lesquels des « intégristes » prendront le dessus ? Les Anders Behring Breivik et ses futurs semblables partent avec un énorme handicap : ils ont devant eux des masses (ou leurs "minorités agissantes") ayant un but et une stratégie. Le but c’est la conquête du monde, la stratégie c’est la démographie : « C'est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire » - Boumédiène, 1974, discours à l’ONU. Il y avait, à l’époque, moins de 5 Millions d’immigrés non européens dans toute l’Europe de l’Ouest. Par vagues de colonisation (« immigration de travail », « immigration de population » -réunion des familles, etc.,) et par une démographie galopante (1,7 enfants par femme « indigène », 3,7 enfants par femme de l’immigration en France) on s’accorde pour dire que le seuil de 10% de la population européenne des pays de l’Europe de l’Ouest a été franchi. En attendant le basculement démographique en leur faveur, les populations en question grignotent les espaces de droit laïque dans les pays de l’Europe pour les transformer en espace de droit de la « sharia » en utilisant (profitant ?) de tout ce qui est permis sans que l’on consente des contreparties. En clair, pour la plupart, vivre en profiteur des sociétés ouvertes et de l’état providence.

 

Quo vadis Domine ? Depuis que l’histoire est histoire on sait que tout groupe a (besoin ?) tendance à repousser sur « l’autre » la responsabilité de ses propres difficultés. Les changements du monde, la disparition de « l’empire du mal » et de son imposture sociale, éthique et idéologique, les facilités de la mondialisation et des transhumances du Sud, pour l’essentiel, musulman vers le Nord (simplifions) judéo-chrétien, l’association du rêve révolutionnaire « changeons le monde » avec une doxa revigorée par la transfusion du « sang économique » des pays occidentaux (plus de mille milliards d’euros transférés annuellement des économies de l’Europe de l’Ouest vers les pays arabes pétroliers) nous ont amenés à ce que l’on sente aujourd’hui : il n’y a plus de ticket de retour. Mais pour s’offrir une distraction, que ce soit la Norvège ou la « communauté internationale », on s’évertue à vilipender un « juif » tout trouvé, Israël. Et pendant que les bourses dégringolent, que BHO préside (après avoir contribué à) la perte de la crédibilité de la valeur de la dette américaine, que l’économie de l’Europe est en train de dévisser, on s’occupe de quoi ? Créer un état palestinien, première étape pour la destruction de ce pelé, ce galeux qui n’arrête pas d’emmerder le monde par sa volonté de ne pas se suicider. L’alpha et l’oméga de tous les malheurs du monde concentrés sur Israël.

 

Regardez la photo du camp d’été des jeunes socialistes norvégiens et du ministre des affaires étrangères de ce pays juste avant que la tuerie commence : dommage que la société consensuelle norvégienne n’a laissé à Anders Behring Breivik d’autres moyens de s’exprimer. D’autant plus dommage car s’il a été le premier « canari » il est peu probable qu’il sera le dernier …

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Published by martin
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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 17:26

Honneur aux lecteurs : ils ne se laissent pas conter, ils veulent des réponses : cela fait suite au texte "Contre les Palesiniens".


« Vous parlez de « palestiniens », pourquoi pas du « peuple palestinien » ? On devrait dire « être palestinien n’est pas une nationalité, c’est une profession … ». J’ai repris les trois caractéristiques principales qui sont attachées à la notion « peuple » : unité de langue, unité d’histoire, unité géographique. On s’accorde, généralement, qu’au moins deux de ces caractéristiques sont nécessaires pour parler, non pas d’un groupe ethnique, d’un peuple par rapport à un autre. Les « Syriens du Sud », populations migrantes venant de Syrie vers le territoire appelé par les Romains « Palestine » (pour rompre la relation « Hébreux – Royaume d’Israël) n’ont jamais disposé de ce qui est une condition nécessaire pour constituer un peuple. D’ailleurs, Zuheir Mohsen, au nom de l’OLP, en 1977 (déjà …) donnait un interview au journal hollandais Trouw :

Le peuple palestinien n'existe pas.La création d'un Etat palestinien n'est qu'un moyen pour continuer notre lutte contre l'Etat d'Israël pour notre unité arabe. En réalité, aujourd'hui, il n'y a aucune différence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. Nous parlons aujourd'hui de l'existence d'un peuple palestinien, uniquement pour des raisons politiques et tactiques car les intérêts nationaux arabes exigent que nous affirmions l'existence d'un peuple distinct palestinien à opposer au sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un Etat souverain avec des frontières définies, ne peut pas réclamer Haïfa et Jaffa, mais moi comme Palestinien, je peux réclamer Haïfa, Jaffa, Beer-Shev’a et Jérusalem. Toutefois, quand nous aurons acquis notre droit à toute la Palestine, nous n'attendrons pas même une minute pour unir la Palestine et la Jordanie.

Tant et si bien que ce n’est qu’à partir de la création par Yasser Arafat de l’OLP (Organisation de la Libération de la Palestine) que le mot « palestinien » a été forgé pour les Syriens du Sud. En effet, jusqu’en 1948, les juifs installés dans le territoire en cause étaient considérés comme « palestiniens » … Cela étant, comparez avec les Kurdes : unité de langue, unité d’histoire et unité géographique, les trois caractéristiques sont là et les font se différencier et des turcs et des iraniens et des irakiens et des syriens. Leur territoire se trouve « occupé » par la Turquie, l’Irak, l’Iran et la Syrie et bien qu’ils soient presque 30 millions personne ne veut leur « donner » un état. Réunis au Sud de la Turquie, récemment, 850 délégués kurdes venus de Turquie, Irak, Iran, Syrie viennent de déclarer leur « autonomie ». Avez-vous entendu quelque chose ? Curieux, non ?


Le groupe de « personnes déplacées » en 1948 où se trouve-t-il ? Au moment du partage du territoire par l’ONU en 1947/8 la communauté internationale avait décidé de la « création de deux états, un arabe et l’autre juif ». Remarquez, on ne parlait pas de « peuple palestinien » mais de « peuple juif » … tandis qu’aujourd’hui on ne parle que du « peuple palestinien » et quand Israël demande qu’elle soit reconnue comme « état juif » non seulement les arabes ne le veulent pas mais … le ministre des affaires étrangères de la France souligne, in petto, qu’il y a des arabes en Israël ! Expulsés ou partis, env. 600.000 personnes on quitté le territoire destiné à l’état juif. Les deux raisons majeures sont connues mais occultées car elles ne peuvent pas supporter la « narrative » arabe. La première : les pays arabes (Egypte, Syrie, Liban, Jordanie, Irak pour l’essentiel) n’acceptant pas le partage ont décidé de régler la chose par les armes : cinq armées, à l’époque toutes armées et instruites par les anglais, se sont lancées dans une guerre qui allait « jeter les juifs à la mer » (c’est une obsession qui a cours encore aujourd’hui …) et pour préserver leurs frères des affres de la guerre leurs ont demandés de partir pour revenir ensuite quand les juifs ne seraient plus là. La deuxième : les exactions de la guerre (de deux côtés) ont fait qu’une partie des populations arabes du territoire assigné aux juifs a trouvé sain de s’enfuir (« les expulsés »). On occulte cependant le fait que des groupes entiers ont fait confiance aux «juifs » et sont restés sur place en ne le regrettant pas : Haiffa ou Abu Gosh (près de Jérusalem) sont des exemples connus. Et ils ont eu raison car leur nombre a été multiplié par trois en 60 ans et ils représentent aujourd’hui 20 % de la population d’Israël disposant de 12 % des députés à la Knesset. Mettez en parallèle le sort de ceux qui sont partis (ou expulsés) : ils croupissent depuis 60 ans dans des camps de refugiés au Liban, Syrie ou Jordanie, sans d’autres droits que ceux d’utiliser la mendicité internationale pour survivre. Certes, sans travailler, ce qui, là où il fait très chaud n’est pas déplaisant. Groupe ethnique recevant, (ad vitam æternam ?), dix fois plus d’aide internationale par tête que tout autre, pourquoi voudraient-ils renoncer à cela ? Ils laissent parler les journalistes du monde entier qui viennent verser une larme sur les souffrances du peuple palestinien à Gaza avant de rentrer dans les hôtels 4 et 5 étoiles du front de mer et prendre un excellent diner dans un restaurant de poissons …

On en compte aujourd’hui entre 4 et 5 millions d’êtres dont le seul mérite devant l’éternel (à l’exception des contributions au terrorisme) c’est leur patience « un jour les juifs seront tous tués et ils récupéreront leurs possessions anciennes » Vaste programme mais … quand on a derrière soi 1,5 Milliards de musulmans, on peut croire que cela sera ainsi.


« Vous parlez de « territoire légué par Allah » mais le Fatah est laïque » Oui, le Fatah se présente comme « laïque » mais il suffit de voir que, chaque vendredi, ses dirigeants se déchaussent et écoutent attentivement le prêche de l’imam. Il suffit, d’ailleurs, de lire la carte du Fatah (qui n’a jamais été modifiée nonobstant les mensonges et les mises en scène d’Arafat pour François Mitterrand et Bill Clinton) pour avoir une vue claire de son objectif : « libérer la Palestine par étapes » - langage codé disant « destruction d’Israël et instauration (Hamas dixit) d’un califat islamique.

Israël a un gouvernement de « droite », pourquoi « le camp de la paix » (Shalom Achshav) a-t-il disparu ?

Tout d’abord, il faut relativiser : quand on parle de « droite » en Israël c’est comme parler des radicaux-socialistes chez nous. D’un autre côté, il s’agit d’un gouvernement élu qui représente, certes, une dérive de la société israélienne par rapport au « centre » ou au « centre-gauche ». Mais, souvenons-nous, Ariel Sharon, qualifié d’extrême droite, (« l’assassin », « le boucher de Sabra et Chatilla », j’en passe et des meilleures) a été encensé comme pas un quand il a fait évacuer Gaza de toute présence israélienne (civile et/ou militaire). Toutes les chancelleries ont applaudi et pour un (court) moment on s’est arrêté de crier « Sharon assassin » sur le pavé de Paris. Le gouvernement actuel, moins enclin que ses précédents à faire des concessions pour rien et plus fort car disposant d’une légitimité inattaquable (deux tiers du parlement, plus de 60% d’opinions favorables) que ses adversaires internationaux (BHO, « le Quartette », la Suède, la Norvège et autres coryphées de la paix) ont du mal à contester. Et comme aucune des tentatives faites depuis Oslo (plans de paix multiples, initiatives diverses et variées) n’a reçu la moindre approbation de la part des palestiniens, « le camp de la paix » israélien (qui n’a jamais eu de pendant du côté des palestiniens) a fondu comme beurre au soleil : cela a pris du temps mais, eux aussi, ont compris que le conflit n’est par territorial mais existentiel. Et sont, sans doute, convenus qu’en disparaissant ils arrêtaient de contribuer à la disparition de l’état qui est le leur aussi.


En lisant votre texte on se pose la question « Israël a-t-elle un avenir au Proche-Orient ? »

D’autres que moi sont mieux à même de faire la démonstration de l’impossibilité de faire disparaître Israël du Proche Orient. Même si son allié unique, sous l’impulsion d’un président « post-moderne, tiers-mondiste, décidé à rogner les ailes de son pays » le laisse tomber. Même si l’Europe, en voie d’être colonisée par les ennemis irréductibles de ce petit pays passe des menaces feutrées à une hostilité ouverte. Israël est une des grandes puissances militaires du monde actuel capable non seulement de défendre son territoire mais de projeter des éléments de force à très grande distance. Par delà sa puissance militaire Israël est un pays « post-industriel » : aucune des technologies de pointe (électronique, biologie, chimie, environnement) ne lui est étrangère, au contraire, le pays tient un rang de premier ordre dans le développement du monde technique et industriel. Auto-suffisant pour ses besoins alimentaires ce pays a développé une des agricultures les plus évoluées. Reste les sources d’énergie. A point nommé, après une dizaine d’années d’explorations terrestres et maritimes, Israël a mis à jour des gisements de gaz en Méditerranée dont les dimensions vont la placer à égalité avec les principales réserves prouvées du monde. Jugez-en : Tamar, Dalit, Léviathan, un total prouvé de presque 1.000 Milliards de m3soit plus que l’Iran et l’Arabie Saoudite réunies …

 

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Et se lance dans l’exploitation des schistes bitumineux dont ses sous-sols d’Israël sont gorgés et qui vont lui ouvrir des capacités pétrolières d’un ordre de grandeur équivalent à celles de l’Arabie Saoudite … L’Europe dédaignera-t-elle l’existence de ces sources d’énergie à sa porte ? Peu probable, même si le Liban (gouverné par le Hezbollah) s’est réveillé, non pas pour faire des prospections mais pour contester la propriété d’Israël (et de Chypre) sur une partie des sites.

Mais, je crois, que rien n’explicite mieux le propos : en 1967 la France remboursait à Israël le prix des 50 Mirages commandés à Dassault (embargo décidé par De Gaulle). La France les a vendus ensuite à la Libye ... Et 44 ans après, la France achète des avions à Israël (c'est déjà fait pour d'autres modèles). Sic transit gloria mundi...

The French Defense Ministry decided last week to purchase unmanned aerial vehicles from Israel, thereby bringing an end to a 44-year-old embargo on weapon purchases imposed by President Charles de Gaulle. The approved sale of Heron TP, or Eitan, will be the first time the drone is sold to a foreign country.

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Alors ? Israël survivra dans un environnement hostile aggravé par l’indolence, le parti-pris et l’hostilité -presque- universelle, que d’aucuns assimilent à une nouvelle forme d’antisémitisme. Dommage que le monde ne comprend pas qu‘Israël n’est que le canari des mines de charbon … mais qui ne veut pas disparaître …

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 09:29


Voilà plus de 60 ans que « les palestiniens » emmerdent le monde et l’empêche de tourner en rond. Depuis que l’ONU a décidé le partage d’un territoire, d’une dimension réduite comme une peau de chagrin par les actes du perfide Albion, « les palestiniens » on refusé toute solution pacifique à leur conflit contre les juifs. Qui, eux, ont accepté les décisions de la communauté internationale et n’ont pas arrêté depuis de créer et développer leur état. Ils ont absorbé la majorité de leurs coreligionnaires expulsés des pays arabes, obtenu l’autosuffisance alimentaire par une agriculture performante inexistante ailleurs en géographie (presque) désertique et se sont placés parmi le premiers pays au monde par leurs réalisations techniques et scientifiques.


Tous les conflits, armés ou pas, qui se sont cristallisés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, partout dans le monde, ont trouvé des solutions. Même ceux dont l’ignominie faisait douter de l’humain de l’humanité. Les Balkans ? Le Cambodge ? Le Vietnam ? Angola ? Le Sentier Lumineux ? La guerre froide ? Tous, sauf ceux dans lesquels des musulmans, pays ou forces ténébreuses, étaient parties prenantes. Et parmi ceux-là celui dont « les palestiniens » sont (à) l’origine.


Pour commencer il faudrait finir de les appeler « palestiniens ». Ils ont usurpé une qualité dérivée du nom romain du territoire (« Palestine ») mais n’ont jamais été un peuple : unité de langue, unité géographique, unité d’histoire, aucune des trois caractéristiques ne leur convient. Même avant qu’ils commencent à se déplacer vers les plaines bordant la Méditerranée entre le Liban (crée par la France via les accords Sykes-Picot), la Syrie (crée par l’Angleterre via les mêmes accords) et la Jordanie (territoire dépecé par l’Angleterre -pendant qu’elle détenait un mandat de la Société des Nations sur un grand territoire- pour créer de toutes pièces un royaume pour des descendants du Prophète …) ils se sont considérés toujours comme « syriens du Sud ». Et si leur nombre n’a pas arrêté de grandir cela a été au départ, le résultat du développement par les juifs d’une terre acquise patiemment et transformée à partir du 19èmesiècle. Il s’agit d’une croissance générique, produit d’activités productives. Mais ils ont réussi aussi, ce qu’aucun groupe ethnique au monde n’a réussi : partis (ou expulsés, c’est selon) à 600.000 en 1948 ils se sont multipliés jusqu’à se compter aujourd’hui dans la fourchette de 4 à 5 millions. Parqués, pour croupir, dans des camps de « refugiés » par leurs frères arabes du Liban, Syrie, Jordanie et d’ailleurs ils émargent encore aujourd’hui aux budgets d’aide de la communauté internationale. Qui a accordé un statut de « refugié », à répétition, à quatre générations qui se sont succédées pour bénéficier d’une vie, certes, peu glorieuse mais dépourvue du besoin de travailler. Des centaines de milliards de $ leur ont été affectés depuis 60 ans et tout ce qu’ils ont produit se résume à l’introduction du terrorisme dans les relations mondiales, les détournements d’avions et les attentats suicides. Aurait-on oublié quelque chose ?


Chaque fois qu’ils ont eu devant eux une offre sérieuse pour mettre fin au conflit qu’ils ont initié et pérennisé, ils ont dit non. Commission Peel et Livre Blanc dans les années 30 ? Partage décidé par l’ONU en 1947/8 ? Autonomie au moment des accords Israël – Egypte en 1977 ? Accords d’Oslo en 1993 ? Barak et Bill Clinton en 2000 ? Evacuation de Gaza par Sharon en 2005 ? Offres de Tzipi Livni et Olmert en 2008 ? Non, non et non. Sauf à prendre à la lettre leurs chartes (Hamas et Fatah) qui considèrent que « la Palestine est un territoire légué aux musulmans par Allah » et en tirer les conséquences, on peut toujours se demander pourquoi ils ne se décident pas à mettre fin au conflit. Peut-être parce que d’une certaine manière, ce conflit les fait vivre. Leurs dirigeants, Husseini qui s’était compromis avec les nazis auxquels il a offert une division musulmane pour le front de l’Est, Choukeiry qui avec Nasser voulait « jeter les juifs à la mer » (citation littéralement exacte), Arafat chouchouté par le monde mais artisan en chef du terrorisme palestinien ou le dernier en date, Mahmoud Abbas – président en manque d’élection vivant en paix à l’ombre des baïonnettes israéliennes qui assurent la paix en Judée et Samarie (je veux dire la Cisjordanie …), pas un seul dirigeant de la stature d’un Bourguiba ou d’un Ben Gourion : des défenseurs de leur peuple mais ayant su faire les compromis nécessaires pour vivre et laisser vivre les autres.


Et non seulement ce groupe, ce « peuple » se complaît dans la mendicité permanente mais, de plus, fait semblant de vouloir disposer d’un état. Dernière lubie, embrassée naturellement par le monde éclairé qui est arrivé (le diable sait comment) à considérer que ce conflit est l’alpha et l’oméga des dysfonctionnements du monde actuellement. Le régler, en tordant les poignées d’Israël pour assurer, in fine, sa disparition en faveur des palestiniens c’est devenu la vulgate dominante, naturellement occultée par un vocabulaire politiquement correct, « la paix contre la terre, deux états vivant côte à côte, en paix et sécurité » et autres fariboles qui font passer le temps aux diplomates sur les rives du Potomac, de la Tamise, de la Seine ou d’ailleurs.


Et pourquoi faudrait-il qu’ils aient un état ? Les kurdes sont presque 30 millions repartis entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie : personne n’a pris la tête d’une revendication mondiale pour leur « créer » un état. Serait-ce parce qu’ils n’ont pas derrière eux 56 pays musulmans comme les palestiniens ? Et si les kurdes ne « méritent » pas un état pourquoi les palestiniens devraient-ils voir leur soi-disant « lutte nationale » (qui n’est rien d’autre qu’un combat religieux de l’islam contre les infidèles, cette fois-ci, juifs) couronnée de succès ?


Et de plus, quel genre d’état voudraient-ils créer ? On a trop l’habitude de se référer au Hamas qui a mis en place les prémices d’un califat à Gaza quand Israël s’est retiré de ce territoire et, après les applaudissements du monde entier, à commencé à recevoir des milliers de fusées, au départ artisanales, ensuite de plus en plus perfectionnées. Mais quand on regarde du côté du dernier dirigeant, Mahmoud Abbas, « homme de paix » (dixit BHO) on apprend quoi ? Il réclame, à corps et à cris, le retour des « refugiés » (les 4 à 5 millions …) en Israël mais déclare, au vu et au su du monde entier (qui s’en fiche …) « pas un seul juif ne sera autorisé à vivre dans l’état palestinien » Vous avez dit « apartheid » ? Le Hamas, à Gaza est plus tolérant, lui, qui y fait vivre un juif. Certes il est otage depuis plus de cinq ans mais on ne s’arrête pas à ce genre de broutilles … Tant qu’il s’agisse de juifs, passons. Mais qu’ils aient réussi à transformer Bethlehem en ville musulmane par sa population actuelle, cela ne devrait pas dessiller les yeux du monde chrétien ?


Soit, avant les dernières crises économiques le monde occidental pouvait se permettre quelques fantaisies. Allez, récompenser les arabes en leur donnant plus que les mille milliards de dollars tous les ans pour leur pétrole tant que cela ne touchait que les juifs (Israël), pourquoi pas. Ceux-là aussi emmerdent le monde depuis plus de deux mille ans (mais ils ont apporté quelques petites choses à l'humanité …) mais les crises financières, à répétition, devraient changer la donne : l’Europe donnant 500 millions d’euros tous les ans aux palestiniens, est-ce raisonnable ? Il y a quelques jours, Bruxelles a décidé de donner quelques millions d’euros aux agriculteurs palestiniens pour compenser « le déficit pluviométrique récent ». La monnaie unique européenne donne des signes qui montrent qu’elle pourrait s'effondrer. Plusieurs pays européens (les « PIIGS ») risquent, à plus ou moins long terme, la faillite. L’Italie, oui, l’Italie doit relancer un nouveau plan d’austérité pour ne pas subir le sort de la Grèce. L'État-providence, modèle social européen est en ruines. Des millions d'Européens forment des armées de chômeurs. L’Europe (avec la France à sa tête) est en train de perdre la guerre commencée en Libye (sans savoir exactement pourquoi elle a été déclenchée). Et tout ce que Bruxelles trouve à faire c’est donner des sous aux palestiniens ? N’y a-t-il personne pour réveiller l’Europe pour lui dire que ces palestiniens n’ont que ce qu’ils méritent et qu’ils ne méritent, surtout pas, un état !

Le monde occidental, les vrais peuples libres, fortes de leurs traditions judéo-chrétiennes et de l’héritage des Lumières devraient se lever contre la mainmise rampante des musulmans (oh, bien sûr, pas les modérés …) sur l’avenir du monde et, surtout, contre les palestiniens. Car il ne faut pas être devin pour imaginer qu’une fois qu’ils auront eu, à cause de la veulerie des « prêts à apaiser en rond » leur succédané d’état, ils ne feront que continuer, encore plus, à emmerder le monde tout en lui soutirant des milles et des cents pour pouvoir continuer une vie de parasites. C’est fantastique, rien n’y fait : crise économique, accident nucléaire et tsunami au Japon, tremblement de terre pour les élites françaises (DSK et comment le défendre), le Pakistan ayant abrité Ben Laden, les "révolutions démocratiques" dites « printemps arabes » (qui se transforment à vue d’œil en froid hiver), la guerre de Bernard et Nicolas en Libye, rien n'y fait : le monde occidental veut régler le conflit israélo-palestinien.  Personne pour faire comprendre que cela n’est pas possible ?

On croit rêver. Pourquoi croire que continuer à imposer « la terre contre la paix » fera déposer les armes aux islamistes (Hamas, Hezbollah, Fatah et tutti quanti) dont la raison d’être est la disparition d’Israël ? Pourquoi, quand depuis 1948 ils n’ont pas arrêté d’inculquer à des générations d’enfants la haine du juif et la volonté de les détruire pour leur prendre, comme dans d’autres pays (arabes, mais pas seulement) ce qu’ils ont créé ?

A point nommé, les résultats d’une enquête d’opinion (américano-palestinienne) parmi les palestiniens : 34 % acceptent la solution « deux états » mais comme étape vers « la disparition d’Israël » (66 %) avec l’apparition d’un état palestinien dont la capitale devrait être Jérusalem (92% mais … 1% accepteraient une capitale d’Israël aussi). Bonne nouvelle, seulement 73 % acceptent le « hadith » du Coran (repris intégralement par la charte du Hamas) « tuez les juifs qui se cachent derrière des pierres et des arbres »…

Les palestiniens emmerdent le monde ? Eh bien, laissons-les s’arranger par la loi du Talion avec Israël. Un jour, peut-être, ils comprendront leur malheur. Et si ce n’est pas le cas pourquoi faut-il que le monde entier doive passer par leurs fourches Caudines ?

Sauf Israël qui, fort de l’enseignement du Roi Salomon (vous vous souvenez, les deux femmes qui réclament le même enfant et dont une seule est prête à le découper en deux …) « celui qui accepte de partager perd le droit à tout » n’accepte pas, de bon cœur, de se suicider : pouvons-nous la condamner ?

 

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