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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 07:01

 

Donc, sous l’impulsion de notre président, avec la bénédiction du « gaulliste pur sucre » ministre des affaires étrangères, notre pays fait la guerre en Lybie. Naturellement, sous le parapluie d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU car nous, nous ne sommes pas comme les autres qui commencent des guerres avec des coalitions de « volontaires »…

 

Pour une fois, toutes les formations politiques (sauf le FN) et les pacifiques de tous poils, vociférant en cœur, ont apporté leur adhésion à ce qui a été appelé « une opération humanitaire destinée à sauver le peuple libyen d’un massacre concocté par le dictateur Kadhafi » Devant une telle unanimité, on est en droit de se poser de multiples questions. En voilà quelques unes, quant à leur apporter des réponses, c’est une autre paire de manches.

 

Pourquoi la Lybie ? Sur un continent où les massacres de populations se déroulent tous les jours de la semaine, pourquoi la France a-t-elle choisi de s’opposer au massacre supputé dont l’exécutant devait être le Colonel ? Pourquoi ne s’est-on pas occupé, plutôt, du Zimbabwe et de Monsieur Mugabe, du Soudan et de Monsieur Omar al Béchir, du Nigéria et de Monsieur Goodluck Jonathan? Au Soudan l’on décompte, à ce jour plus de 400.000 morts, c’est vrai, pas des musulmans, seulement des noirs animistes ou chrétiens. Au Nigéria, on compte, à ce jour des milliers de morts (200 seulement en janvier 2011), c’est vrai, tous chrétiens mais noirs. Quant au Zimbabwe … on a assassiné, par la faim, le sida ou le choléra, en détruisant un des anciens greniers de l’Afrique, des dizaines de milliers de gens, leur religion n’étant pas très importante car de toute manière, Dieu reconnaîtra les siens …

 

L’explication qui nous a été fournie pour la Lybie est simple, « un dictateur fou qui allait massacrer son peuple » et ce sur fond de « révolutions démocratiques dans le monde arabe ». Un peu court, cependant, quand on se souvient que ledit fou a été pendant des années un des meilleurs clients de la France pour ses ventes d’armement. Mirages ? Des douzaines. Rampes de lancement de fusées sol-sol, sol-air, en veux-tu en voilà. Radars de surveillance et/ou de poursuite, à profusion. Et la France n’a pas été mauvaise fille : en décembre 2007 elle a déroulé le tapis rouge pour celui qui allait, quelques années après, devenir un « dictateur fou » en le laissant planter sa tente (au propre) à deux pas du Palais de l’Elysée et être accompagné de 400 serviteurs dont 40 filles vierges, ses gardes du corps ... Certes, il venait de passer commande pour 21 Airbus, beaucoup d’armes et un réacteur nucléaire (pour la désalinisation de l’eau …), le tout pour plus de 10 Milliards d’euros. Renoncer à un tel client qui apportait un complément non négligeable de travail aux 250.000 personnes de l’industrie française de l’armement ?

 

Et pour obtenir quoi ? La Lybie n’est pas un « état-nation », il s’agit d’un pays regroupant un certain nombre de tribus qui, sans la poigne du dictateur fou qui a massacré ce qu’il fallait de membres des tribus qui n’étaient pas la sienne, aurait pu se démembrer  tout seul depuis belle-lurette. Le dictateur, s'étant fait la main sur les populations locales pendant longtemps, fou comme il était, s’est lancé dans des aventures multiples : tentatives d’unification des pays arabes, velléité de devenir le président de l’Afrique, tentatives de déstabilisation du monde occidental par de multiples actes de terrorisme ayant fait des milliers de morts, on en passe et de meilleures. Il a pris peur en 2003 quand la guerre contre l’Irak a commencé et … à la surprise générale il a renoncé au programme d’armement nucléaire qu’il développait en secret au nez et à la barbe de tous les « services » occidentaux. Ce pourquoi il a été élevé au rang de chevalier d’honneur, reçu partout dans le monde où il n’avait de cure que de donner des leçons de géopolitique et/ou de menacer le monde judéo-chrétien des foudres de l’islam. On l’a laissé faire.

 

Alors, la guerre en Lybie, pourquoi faire ? Question qui pourrait rester sans réponse. D’autant plus que l’on commence à s’interroger sur la consistance de ceux qui se sont « révoltés » contre le dictateur. Un ramassis d’islamistes de base, des suppôts d’Al-Qaida (qui avait des camps d’entraînement en Lybie …)1, plus un grand nombre d’idiots utiles dont la contribution actuelle est d’accompagner des individus braillards portant des keffiehs palestiniens et tirant en l’air avec moult Kalachnikov. Ou même paradant sur des mitrailleuses anti-aériennes sur la route de Benghazi à Tripoli. Rien qu’en les regardant on devrait se poser la question de savoir quelle mouche a piqué notre Nicolas pour les reconnaître comme « comité de transition nationale du peuple libyen » en rompant ainsi les relations de la France avec un de ses anciens clients.

 

Massacres partout en Afrique, « révolutions » dans certains pays arabes, qu’est-ce que la France  a à  faire avec tout cela ? Après avoir fermé les yeux, depuis De Gaulle et sa politique arabe, sur tout ce qui se passait dans le monde arabe, après avoir activement participé à la construction d’Eurabia (Bat Ye’or), pendant que l’Iran marche à pas cadencés vers la bombe et la Turquie laïque se détache de l’Occident pour redevenir une terre de l’islam, la France a pris la tête de la croisade (regarder le dictionnaire, comme l’a fait M. Guéant) pour libérer le peuple libyen de son dictateur. On a même envoyé notre porte-avion nucléaire croiser en Méditerranée. On croit rêver.

 

Hasardons une explication. La politique « arabe » actuelle de la France est en lambeaux et pas seulement pour des raisons d’actualité. Celles-ci ont pu être un facteur déclenchant à ce qui s’est passé. Effectivement, la France a raté le moment propice pour se solidariser avec le peuple tunisien (déboussolée qu’elle était par la conviction que « son » ami Ben Ali allait tenir et sur fond de la pantalonnade de Mme Alliot-Marie). La France a raté le coche pour crier haro sur le baudet quand le co-président de l’Union Europe-Méditerranée (projet phare de la diplomatie française), Monsieur Moubarak a été poussé vers la sortie par des émeutes populaires justifiées non pas par une soif de démocratie mais par la faim. Et par un avenir bouché pour un peuple de 80 millions d’êtres que la chape de l’islam a conduit à faire vivre de la mendicité. Alors, quand des émeutes, cette fois-ci tribales, ont commencé à se dérouler en Lybie, notre Nicolas national avec les conseils, ô combien sagaces, d’un BHL disposé et disponible pour toute ingérence à caractère humanitaire … a trouvé que c’était le bon moment pour faire accentuer sa stature d’apprenti maître du monde. Présider le G20 et courir la planète pour expliquer aux gens médusés comment il faut gérer leurs économies quand on est président d’un pays menacé de faillite … c’est dur, prendre la tête d’une croisade pour montrer au « peuples » arabes qui est leur meilleur défenseur, voilà ce qu’il fallait faire. Certes, on ne peut pas tout faire en même temps, alors, on laisse les yéménites et les bahreïnis se faire trucider par les autocrates locaux (avec l’aide de l’Arabie Saoudite – attention, premier client de la France pour un armement extrêmement cher …) mais on s’occupe du peuple libyen. En prenant le risque de voir son premier partenaire, l’Allemagne, se désolidariser d’une politique risquée et sans perspective.

 

Et c’est ce qui est le plus curieux dans ce que la France vient de faire. D’un côté, on voit que les autocrates qui n’ont pas froid aux yeux et qui font tirer à volonté sur leur peuple (regardez Bahreïn, regardez Yémen, pensez à l’Arabie Saoudite) se maintiennent. Et de se mettre mal avec l’Arabie Saoudite … même les Etats Unis ne le font pas. Et on voit que le « dictateur fou » s'accroche et que personne n’a envie d’envoyer des troupes au sol pour faire gagner « la guerre » aux « démocrates en herbe » de Benghazi ou d’ailleurs. Il semble incroyable que ceux qui ont convaincu Nicolas de se lancer dans l’aventure libyenne n’aient pas pensé « au jour d’après.

 

Décision absurde, absence de perspectives, coûts importants pour une aventure sans lendemain ni conclusion bénéfique possible pour notre pays, tout devait aller à l’encontre de ce que Nicolas a décidé de faire. Et s’il pensait qu’ainsi la France, pays des droits de l’homme (et qui les défend quand cela l’arrange …) allait se refaire une virginité du côté du monde arabe … quelle galéjade … Les paris sont ouverts, l’Arabie Saoudite qui a la dent dure n’oubliera pas ce que la France a fait et, si d’aventure, le « dictateur fou » reste en place (hypothèse parfaitement plausible à l’heure actuelle) même si on essaye de nouveau, on aura du mal à lui vendre des Rafales – le meilleur chasseur au monde … dont personne n’en veut.

 

Bravo, Monsieur le Président, la France, ce beau pays, ce grand pays, vous en sait gré pour ce que vous faites sinon pour sa grandeur au moins pour la vôtre …


 

1. Un des "commandants" des combattants pour le démocratie (al-Hasadi) vient de déclarer à IL SOLE 24 ORE "J'ai été capturé en 2002 au Peshawar au Pakistan, alors que je revenais de l'Afghanistan, où je me suis battu contre l'invasion étrangère. J'ai été remis aux Américains à Islamabad puis remis à la Libye et libéré de prison en 2008"

 



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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 16:54

 

 

Il a mal récité le texte prévu pour prêter serment, en tenant sa main sur la bible (le père Freud aurait dit … un acte manqué …) et il a dû recommencer, en petit comité, mais sans que la foule immense enthousiasmée par l’arrivée d’un président noir à la Maison Blanche puisse voir cela. Barrack Hussein Obama, né d’un père musulman, élevé en Indonésie, éduqué par un militant communiste américain de Chicago qui s’est abrité à Hawaï, étudiant sérieux dont un des livres de chevet était  « Les Damnés de la terre » de Franz Fanon, organisateur communautaire avant d’être élu sénateur à la fin d’une campagne dont les donateurs principaux n’étaient autres que des juifs, riches et démocrates, de Chicago (la famille Pritzker, en particulier, créditée par Forbes d’avoirs dépassant 15 Milliards de $) est devenu président des Etats Unis. Le 20 janvier 2009 est le jour de son entrée en fonctions.

 

Le 21 janvier 2009, son premier coup de fil à un dirigeant étranger n’est ni pour Tony (Blair) ni pour Nicolas (Sarkozy) ni pour Angela (Merkel). Il est pour Abu Mazen, nom de guerre de Mahmoud Abbas, président contesté (car mandat expiré) d’une Autorité Palestinienne déliquescente et qui avait été expulsée par un coup de force militaire du Hamas de la moitié du territoire sur lequel elle aurait dû exercer son autorité (Gaza). Pour lui promettre qu’il sera président d’un état palestinien dans les deux ans, donc en 2011. Promesse refaite à l’ONU en septembre 2010, toujours deux ans mais, maintenant, 2012.

 

Ce premier acte ne pouvait pas être isolé. Discours programmatique à Istanbul, en avril 2009, dans une Turquie encore (pour combien de temps ?) républicaine, laïque et musulmane. Pour dire, essentiellement, que pour lui, « l’Amérique et l’Islam partagent des principes communs de progrès, de tolérance et de dignité humaine ». Et aussi pour appeler à un engagement mondial plus large, sur la base d’un respect mutuel, à une reconnaissance de l’Islam « qui a tant fait au cours des siècles pour améliorer le mondey compris aux Etats-Unis, où vivent de nombreux musulmans et où de nombreux citoyens ont vécu dans un pays à majorité musulmane. Je le sais (a-t-il dit), car je suis l’un d’entre eux !».

 

Discours au Caire ensuite en juin 2009 : il a tenu à inviter des représentants des Frères Musulmans en faisant un pied de nez à son hôte, l’autocrate Moubarak (qu’il sommera deux ans plus tard de « quitter ses fonctions immédiatement »). Moubarak, qui pendant trente années a mené une lutte constante contre cette organisation islamiste dont l’histoire a enregistré sa collaboration avec l’Allemagne de Hitler en guerre contre l’Angleterre, présente en Egypte à l’époque. Organisation qui n’a jamais répudié son but ultime, l’établissement d’un état islamique gouverné par la sharia, en Egypte. Et BHO de dire « Je suis venu ici, au Caire, en quête d'un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas et qu'ils n'ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l'Amérique et l'islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain. » Et pour continuer « Quand il s'agit de combattre l'extrémisme violent, l'islam ne fait pas partie du problème - il constitue une partie importante de la marche vers la paix »

 

On aurait dû comprendre après ces deux discours que cet homme est dangereux. Dangereux, car dans sa quête de reconnaissance de l’Islam il n’hésitait pas de raconter n’importe quoi (par exemple, de dire au Caire que le monde musulman avait apporté « l’écriture et l’imprimerie » en faisant fi de la Chine et de Gutenberg). Dangereux, car voulant raconter au monde judéo-chrétien, témoin pendant des siècles de l’oppression musulmane, une histoire à dormir debout selon laquelle l’islam a toujours était un facteur de progrès, de tolérance et d’amitié entre les peuples. Oubliées les guerres de conquête de l’Inde aux murs de Vienne, d’Asie ou d’Afrique, oubliés les millions d’êtres passés par le fil de l’épée car n’acceptant pas de vivre en tant que dhimmis … Dangereux, car il faisait baisser la garde des sociétés occidentales devant le péril islamiste.

 

Et puis le temps est passé. Rien de fondamental n’a été apporté, au plan mondial, par ce président qui a reçu un Prix Nobel pour la paix pour ses promesses. La présence américaine en Irak s’éternise, la guerre en Afghanistan ne fait que commencer, la Somalie est toujours en faillite, le Soudan musulman continue à assassiner des noirs animistes ou chrétiens, au Niger les musulmans tuent des chrétiens et, ailleurs, sur la planète, deux douzaines de guerres larvées provoquées par des musulmans continuent joyeusement.

 

Sur ce, en ce début d’année 2011 le monde ébahi (sous l’influence des médias de tout poil, manipulés par des dignes représentants de la gauche pensante) assiste à des jacqueries dans le monde arabe. D’abord la Tunisie, ensuite le Yémen, ensuite l’Egypte et depuis trois semaines, la Lybie. Certes, on fait appel à des armes de bon calibre (Lybie) mais on ne tue, réellement, que peu de gens (quelques centaines, voire des milliers) par ci, par là. Mais, comme hypnotisés, le ban et l’arrière ban du monde occidental lèvent au pinacle la « quête de démocratie des peuples arabes ». Dans le silence pesant de tous les autres pays musulmans (arabes surtout). Sauf de ceux qui ne voient dans ce qui se passe que la main d’Israël (« Ce qui s'est passé dans le monde arabe est comploté par Israël et mis en œuvre par la Maison Blanche à travers la manipulation des médias internationaux », Ali Abdallah Saleh, président du Yémen, le 02.03.11).

 

Se taisant, pratiquement, pendant la chute de Ben Ali en Tunisie, BHO n’a pas arrêté de pousser vers la porte Moubarak (pendant les soulèvements au Caire), soldat loyal vis-à-vis de l’Occident, autocrate sans conteste et prédateur efficace pour enrichir sa famille. Notre Nicolas national qui a partagé, avec lui, la présidence de l’Union Europe – Méditerranée – grand projet de la diplomatie française …, a emboîté le pas de BHO pour pousser, lui aussi, vers la porte le pauvre Moubarak. Changement d’attitude pour le Colonel … « le monde voit M. Kadhafi continuant de massacrer son peuple, tandis qu’un président américain qui a dit qu'il doit s’en aller ne parvient pas à mettre en œuvre une stratégie visant à faire que cela se produise » (Washington Post, 09.03.11).

 

Mais, BHO, cet homme, est dangereux. Comme il ne veut pas être président un seul mandat, il a commencé sa campagne pour recueillir des fonds pour 2012, comme il se doit, en Floride, autour des donateurs juifs et démocrates dont les cerveaux sont congelés depuis la lutte pour l’égalité des noirs. Mais qui commandent, par une sorte de reflexe conditionné post mortem, de voter démocrate. Et pour justifier « l’engagement sacrosaint de son pays pour Israël » il leur a dit « Israël pourrait bénéficier des soulèvements populaires qui agitent la région du Moyen Orient ». Pourtant, personne ne peut le croire quand il dit « les forces qui se développent en Egypte seront naturellement des alliés d’Israël »

 

L’Egypte ? Un porte-parole des Frères musulmans a fait valoir que le renversement du président Moubarak et de son régime a été principalement alimenté par le désir « de retour de l'Egypte à ses racines islamiques, et non par l’idéal occidental de la démocratie ». Le tout nouveau ministre des affaires étrangères égyptien accuse Israël de génocide et appelle les Etats arabes « à intenter des actions à l’encontre de l’Etat hébreu pour avoir commis des atrocités ». La fourniture de gaz de l’Egypte à Israël a été arrêtée et la Jordanie (alimentée par le même pipe line) dit clairement que « des raisons politiques propres à la nouvelle Egypte font que l’on doit arrêter les livraisons à Israël ». Pour faire bonne mesure, la Jordanie vient de décider l’interdiction de l’importation de produits fabriqués par 220 sociétés industrielles israéliennes. Mais oublions les ministres et/ou autres représentants des deux pays qui ont des traités de paix avec Israël et des relations commerciales vieilles de 15 ou 30 ans …


L’Egypte ? Comment peut-on croire que quelque chose changera dans ce pays où, selon une dernière enquête de PEW, 59% de la population préfèrent les islamistes tandis que 27% se considèrent plutôt en faveur des « modernistes ». La moitié des égyptiens soutiennent le Hamas, 30 % le Hezbollah et 20% d'entre eux Al-Qaida … En outre, on apprend que 95% d'entre eux voudraient voir une influence islamique forte sur la politique de leur état .... Quatre-vingt deux pour cent des Egyptiens soutiennent l’exécution par lapidation des femmes adultérines et 77% sont d’accord pour fouetter et couper les mains des voleurs tandis que 84% sont pour l'exécution de tout musulman qui change de religion ... Pays où 96 % des femmes sont excisées. Lorsque ces préférences se traduiront, démocratiquement, dans la politique des gouvernements à venir, il faudra être sourd et aveugle pour ne pas comprendre que l'Islam que les égyptiens soutiennent est la version salafiste servant de viatique à Al-Qaïda. Alors … comment BHO peut-il croire (et vouloir faire croire) que le Hamas, le Hezbollah, Al-Qaida ou les Frères Musulmans qui ont nourri et qui se sont nourris du terreau égyptien, tel qu’il est, vont-ils se transformer en démocrates jeffersoniens …

 

BHO, cet homme, est dangereux car il est impossible de croire qu’il ne sait pas ce qu’est l’Egypte. Dire, faire croire au monde entier (et à Israël, en passant) que ces jacqueries se termineront autrement qu’en Iran, veut dire que son agenda ne vise pas l’avènement de la démocratie dans les pays musulmans mais, au contraire, faciliter la conquête du monde judéo-chrétien par un islam dont l’ambition existentielle est constituée par la volonté d’imposer la sharia. La France ne pouvant pas être en reste, Alain Juppé fait un saut au Caire et déclare « Le dialogue que j'ai eu avec l'ensemble de cette délégation, et en particulier avec les membres des Frères musulmans, a été intéressant, et m'a permis de bien mesurer que la présentation qui est faite parfois de ce mouvement mérite d'être éclairée et approfondie » Le voilà suivre le mantra de BHO qui, de longue date, a prix fait et cause pour les Frères Musulmans. Qu’il considère comme « une force politique non séculaire mais qui doit faire partie du paysage politique égyptien » (Ph. Crowley, porte parole de la Maison Blanche). Et Washington Post (04.03.11) d’apporter son éclairage « L’administration Obama se prépare pour la perspective de voir des gouvernements islamistes en Afrique du Nord et au Proche Orient ».

 

Un mot d’Israël que l’on s’efforce de faire le bouc émissaire de tous les malheurs du monde. C’est risible quand on voit que devant ce qui se passe en Afrique Sous Equatoriale, en Somalie, en Irak et Afghanistan, en Malaisie et au Sri Lanka, aux Philippines et en Indonésie, au Cachemire ou en Tchétchénie, l’accession au pouvoir du Hezbollah au Liban et la marche vers la bombe de l’Iran … le Conseil de Sécurité de l’ONU n’a pas aut’chose à faire que d’essayer de passer une résolution demandée par les pays arabo-musulmans et recueillant l’adhésion de tous les membres permanents sauf les Etats Unis s’occupant des constructions israéliennes dans les territoires disputés de la Cisjordanie. Les Etats Unis qui on mis leur véto : un congrès républicain, 90 sénateurs sur cent demandant une expression de solidarité avec Israël, collecte pour la campagne électoral 2012 … BHO n’a pas hésité ! Cet homme est dangereux car, de plus, il vient d’exprimer un vote totalement contraire à sa politique proche orientale !


BHO est dangereux car il a remorqué l’Europe à son TGV dont le conducteur n’est autre que l’Islam. Certes, tout a commencé il y a longtemps mais que voit-on aujourd’hui en Europe ? Des millions de pauvres, des immigrants non qualifiés d'Afrique du Nord, Moyen-Orient et des pays musulmans d’Asie, accompagnés de leurs innombrables familles qui ont inondé les pays du Nord de la Méditerranée. Peut-être pensaient-il qu’ils n’étaient venus que pour trouver des économies aptes à les nourrir. Peut-être. Mais ceux qui, de longue main, rendaient possible les mouvements de leurs populations savaient parfaitement ce qui allait se passer. «Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour aller dans l'hémisphère nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. » H. Boumedienne, ONU 1974. Tandis que ceux qui les ont laissés s’installer en Europe pensaient que ces Arabes, Turcs, Kurdes ou Pakistanais allaient constituer un sous prolétariat, malléable et corvéable à merci, pouvant tirer vers le bas les salaires des autochtones mais qu’ils allaient, un jour ou un autre, s’intégrer comme tant d’autres polonais, italiens, espagnols, juifs d’Europe Centrale ou autres serbo-croates l’avaient fait tout au long du 20 siècle. Sauf que … ces Arabes, Turcs, Kurdes ou Pakistanais apportaient dans leur besace l’islam : pas d’intégration possible, aucun modèle (allemand, français ou anglais), même dans les conditions de « l’état providence » n’a pu venir (et ne viendra pas) à but de ce qui est consubstantiel à leur raison d’être collective, l’identité islamique.


Vint BHO, cet homme dangereux, qui s’est permis de défendre le port du voile en France ou d’insister pour l’admission de la Turquie, en voie de réislamisation, dans le club judéo-chrétien européen. Ne sait-il pas que, déjà, dans les piscines du Nord de la France il y a des heures pour les femmes et des heures pour les hommes ? Que dans les écoles de la République on sert de la nourriture halal ? Qu’en Angleterre les populations musulmanes réclament (et ont obtenu à certains endroits) l’application de la sharia ? Qu’en Espagne, dans le quartier Albaicin de Grenade les musulmans disposent de leurs institutions, ont un hôpital, leur propre cimetière et des écoles où on apprend exclusivement à réciter le Coran ? Que dans la démocratie française ses élites sont arrivées à ne pas comprendre le droit du peuple d’exprimer, d’une manière démocratique, une préférence pour l’extrême droite (sondage Marie le Pen), peuple fatigué et effaré par les effets maintenant visibles de la marche accélérée de l’Eurabia (Bat Ye’or) ? BHO le sait comme il sait que ces choses se passent en Belgique, en Suède, en Norvège, un peu partout dans l’Europe des Lumières et c’est pourquoi il est dangereux. Il fait semblant de ne pas voir que l’Europe a aujourd’hui sa tête sur le billot. Mais qu’elle fait seulement semblant de ne pas le savoir.

 

L’Europe avec sa tête sur le billot ? A 17ème siècle, en Angleterre, un Lord est condamné à la décapitation pour des faits graves. Il a la possibilité de choisir son bourreau, il choisit les meilleur d’entre tous. Il a la tête sur le billot et après une attente qui lui semble un peu trop longue demande « Bourreau, allez vous faire votre triste besogne ? Il se voit répondre « erreur, my Lord, secouez vos épaules … »

 

Cet-homme-est-dangereux---LV-2.doc.jpgL'islam pacifiste prépare ses cadres ...

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Published by martin
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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 20:21


 

Décidément, les derniers textes mis en ligne, semblent créer plus de questions qu’ils n’éclairent par leur logique, en apparence tout du moins, irréfutable et par les arguments qu’ils apportent à un débat qui ne peut pas nous laisser indifférents. Voilà, donc, les quatre grandes questions qui me sont posées :

  • - pourquoi ne pas soutenir les « révolutions arabes » ?

  • Israël a-t-elle raison de craindre des développements qui pourraient lui être nuisibles ?l

  • - les Etats Unis ayant encore fait preuve de solidarité avec Israël en mettant leur véto à une résolution concernant les « colonies », pourquoi Israël n’accepte pas les demandes de BHO (gel des « colonisations, etc.,) ? 

  • - Sait-on quelle ligne d'action ou de comportement va choisir l'Europe ?

Bien entendu, on a parfaitement le droit de ne pas retenir les leçons de l’histoire et de faire comme si tout nouvel évènement avait une nature et une forme unique. Mais ce que l’on nous apprend en statistiques en soulignant qu’à chaque jet une pièce a toujours 50% de chances de tomber d’un côté ou de l’autre n’a pas l’air, mais pas du tout, d’être vrai dans l’évolution historique de l’humanité. Depuis que l’on fait des révolutions ... on a pu constater (1) que ceux qui les ont faites ne sont pas ceux qui en profitent et que (2) pratiquement, toute révolution commence par « manger » les révolutionnaires.

 

Ceux qui lavent nos cerveaux veulent nous faire oublier que le support par l’Amérique de Jimmy Carter (et par la France de Giscard) de la révolution populaire iranienne a permis la prise de pouvoir des ayatollahs. Ou que « la marche vers la démocratie » (une autre forme de révolution) du Liban après l’assassinat de Hariri a conduit à une prise de pouvoir même pas déguisée du Hezbollah, suppôt de l’Iran et de la Syrie. Ou que l’angélisme des Etats Unis qui a imposé des élections aux palestiniens en 2006 a conduit à la prise de pouvoir par un coup de force (militaire) du Hamas à Gaza. Ou que, devant nos yeux hagards, la révolution laïque et démocratique lancée il y a 80 ans en Turquie a donné (donne) la possibilité à un parti islamiste de retransformer le pays en le faisant revenir à l’islam avec des conséquences géopolitiques d’une importance extrême. Comme on veut, en réalité, oublier (et faire oublier) que tout changement brutal, non évolutif (« révolution sociale ») comporte dans son sein les germes d’un totalitarisme qui seul peut permettre de maintenir « les acquis de la révolution ». A moins qu’une autre révolution arrive mais ... on, n’en connaît pas beaucoup d’exemples dans l’histoire récente.

 Alors ... les révolutions arabes (« du jasmin », « du printemps » et autres fariboles), montées en épingle par nos laveurs de cerveaux qui n’en ont pas, attendons quelques mois (pas des années ...) pour les voir se transformer, ici, en reprise par l’armée du contrôle de la société ou, là, l’arrivée au pouvoir des exposants d’un islam victorieux. Sans doute, la rivalité entre les deux forces majeures du monde arabe, l’armée et l’islam, pourra faire que l’une prend le pas sur l’autre. Regardez l’Egypte : pendant que l’on s’extasie sur la « révolution » on occulte le fait que le régime de Monsieur Moubarak était en réalité maitrisé par l’armée et que dès lors, lui assigner la mission de conduire le pays vers la démocratie (BHO) n’est qu’une sinistre rigolade. Et quand on nous dit que les Frères Musulmans est un mouvement séculier qui a renoncé au terrorisme (lJ. Clapper, le responsable de la sécurité nationale des USA devant une commission du Sénat américain), par delà l’idiotie de l’affirmation on observe la négation de la réalité : Qaradawi, banni de l’Egypte depuis des lustres, retour au pays, fait un discours devant un million d’égyptiens place Tahrir pour dire quoi ? « Un message à nos frères en Palestine : j'ai l'espoir que Dieu Tout-Puissant, qui est heureux comme moi de la victoire en Égypte, qu'Il me comblera par la conquête de la mosquée al-Aqsa, pour me préparer le chemin pour prêcher dans la mosquée al-Aqsa.Qu'Allah nous prépare la voie pour (prêcher) dans la mosquée al-Aqsa en sécurité - pas dans la peur, sans hâte. Qu'Allah réalise cette conquête pour nous. O fils de la Palestine, je suis convaincu que vous serez victorieux»

 

Et le million d’égyptiens présents lui ont répondu, en cœur, trois fois, « Amin »


Chassez le naturel, il revient au galop ... Pourquoi ne pas soutenir les révolutions arabes ? Simplement parce qu’elles sont des révolutions et non pas l’expression de l’évolution des sociétés civiles arabes qui ... ne peuvent pas exister là où l’islam règne en maître. L’Egypte changera, sans doute, mais rien ne peut affirmer que ce sera pour le bien. Passons vite sur le pays le plus évolué (Tunisie) ou sur celui le plus barbare (la Lybie de Khadafi) pour admettre que même s'ils n'ont pas été à la pointe des mouvements de protestation, les islamistes, sans aucun doute, attendent leur heure pour bénéficier d'un espace politique nouveau à moins que l’armée .... Ne pas voir que le choix actuel dans les pays arabes se résume « au sabre ou au goupillon (ou le voile ...) » c’est prendre des vessies pour des lanternes ...

 

Oui, Israël a raison de craindre ce qui, d’évidence, arrivera dans le monde arabe et surtout dans les pays qui lui sont voisins. Quand pendant plus de 18 ans on a obligé ce pays à s’inscrire dans un processus de paix alimenté uniquement par des illusions, quand pendant ces longues années on lui a demandé d’accepter « la terre contre la paix », soi-disant en passant lui demander de « rendre » des territoires contre deux éléments immatériels (la paix et la reconnaissance, ni l'une ni l'autre n'étant pas « coulées dans le béton »), on voit bien qu’il ne peut que craindre les changements de régime. Non pas parce que, comme d’aucuns bien intentionnés le proclament, « Israël, pays démocratique, ne veut pas que la démocratie s’installe dans les pays arabes » mais simplement parce que ce qui va se passer ne pourra qu’avoir des conséquences graves sur son existence. Car si l’on dit que les révolutions sont justifiées par le sort misérable des peuples arabes, comme il est certain que même avec une baguette magique ce sort ne changera pas, les régimes en place (vieille loi vérifiée partout dans le monde) aura besoin d’un bouc émissaire extérieur et, tout porte à croire qu’Israël gagnerait la première place à tout concours ouvert pour en choisir un ... Et des aventures militaires, les pays arabes limitrophes, en ont un certain nombre à leur compte. Mais ce qui est, par delà tout, inquiétant, c’est l’irruption concomitante dans le paysage proche oriental des révolutions encensées par tous les experts et laveurs de cerveaux et de la puissance iranienne qui non contente d’agir par des supplétifs (Hezbollah, Hamas, Syrie) vient de s’installer en Méditerranée pour ... « assurer un entrainement naval et un échange de personnels avec la Syrie » à l’occasion de l’arrivée à Lattaquié de deux bâtiments de la marine iranienne. Qui ont emprunté le Canal de Suez, ce que l’Iran n’a jamais fait depuis 1979 sous le règne de Monsieur Moubarak. Rien de changé en Egypte ?

 

Effectivement, le véto des Etats Unis à une résolution s’attaquant aux « colonies » (qui selon leur propre langage sont « illégitimes » en évitant de les considérer « illégales » ce qu’elles ne sont pas) a donné naissance à un certain émoi : BHO serait-il solidaire d’Israël ? Que non ... Son véto n’est rien d’autre qu’une manœuvre politique interne qui tient compte de la composition actuelle du Congrès (majorité républicaine) et de l’adhésion de la majorité du Sénat (90 sur les 100 membres) à une politique équilibrée en faveur d’Israël. On l’a très bien compris quand son ambassadrice à l’ONU, pour s'excuser  pour son vote a prononcé la plus dure, injuste et déloyale diatribe qu’une administration a jamais prononcé contre Israël. Dire que les « colonies » en Cisjordanie violent les obligations internationales d’Israël, détruisent la confiance entre les parties et menacent les prospects de la paix à un pays qui chaque fois qu’il a quitté un territoire n’a reçu que des fusées ... c’est dépasser les bornes. D’autant plus que quelques semaines auparavant, Mme Clinton, suggérant à des pays arabes de faire de gestes en faveur d’une paix avec Israël disait « Quand Israël a quitté le Liban elle s’est trouvée ensuite face au Hezbollah et à ses 40.000 fusées et quand elle a quitté Gaza, elle s’est trouvée ensuite face au Hamas et à ses 20.000 fusées » Ce que Mme Clinton n’a pas dit c’est que Gaza est devenu un camp militaire sur ses 400km2 que le Hamas, financé par l’Iran, contrôle intégralement et lui applique un régime de transition vers un « califat » régi par la charia. « La prison à ciel ouvert » combine des camps de réfugiés (60 ans après la partition décidée par l’ONU) avec des camps militaires tous voués à la destruction d’Israël. Camps de réfugiés soutenus par UNRWA, invention unique du monde pour maintenir aux bénéfices accordés aux « réfugiés » un nombre illimité, à ce jour, de générations de palestiniens ayant quitté (ou ayant été expulsés, c’est selon ...) les endroits où ils se trouvaient en 1948.

 

S’opposant à la création de l’UNRWA en 1948, Stalin avait donné comme instruction à son représentant à l’ONU de dire « L’objectif devrait être de faire travailler les réfugiés palestiniens dans un système productif normal pour qu’ils gagnent leur vie. Nous avons besoin d’une classe ouvrière palestinienne consciente non pas d’un lumpenprolétariat palestinien parasitique. » Mais on a créé UNRWA qui depuis, avec des dizaines de milliards de dollars donnés par l'Occident (les frères arabes n'ont pas contribué, même pas avec un pour mille de leurs revenus pétroliers ...)  fait végéter des générations de palestinens qui disposent d'un revenu per capita supérieur à celui des syriens opu des égyptiens ...  Alors, pourquoi renoncer à ces pactoles ? Après le départ d’Israël de Gaza en août 2005, les palestiniens ont eu une occasion unique de montrer ce qu’ils savaient : transformer un territoire bordant la Méditerranée en Hong Kong ou Singapour et commencer à créer les fondements de l’état qu’ils n’avaient pas voulu en 48 ou en 77 ou en 2001. Faut-il faire un dessin ?

 

Rassurez-vous, avec les milliards de dolars et d’euros que la « communauté internationale » leur consacre, les « réfugiés palestiniens » n’ont besoin de rien. En jetant des sous aux palestiniens la communauté internationale se donne bonne conscience, l’Europe efface et occulte ce qu’elle a fait pendant la deuxième guerre mondiale et tout le monde, en cœur, crie haro sur le baudet. Le baudet ? Israël, bien entendu.

 

L’Europe. Le bloc le plus actif et le plus efficace pour faire que le monde entier s’éloigne d’Israël.

 

L’Europe, qui depuis huit années « discute » avec l’Iran pour qu’il arrête son programme nucléaire militaire. L’Europe qui, en même temps, contribue à ce programme par la vente d’équipements « double usage » ou par des achats de produits iraniens : plus du tiers des importations iraniennes sont d’origine européenne. Alors ... entre l’emploi dans l’industrie allemande et les intérêts existentiels d’Israël ... si c’était à choisir ... demandez à Mme Merkel et aux socialistes allemands quel serait leur choix. Ou à l’Italie qui fait d’excellentes affaires avec l’Iran et, jusqu’ici, avec la Lybie.

 

L’Europe, qui n’a aucune difficulté pour participer au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU avec des parangons de la liberté : Bangladesh, Chine, Cuba, Pakistan, Russie, Arabie Saoudite et depuis peu la Lybie. Et  qui ne s'est jamais opposée à une de la moitié de toutes les résolutions de ce conseil qui, elles, ne concernent qu'Israël. A croire qu'aucun forum, organisation non gouvernementale, le Juge Goldstone et tutti quanti ne remarquent pas ce qui se passe maintenant dans les pays arabes où on tue et on fait tuer à tire larigot … Seule excuse, elle a été rejointe par les Etats Unis de BHO ... Etats Unis qui, actuellement, caressent dans le sens du poil Cuba et/ou Venezuela mais snobent la Colombie ou le Honduras (qui a réussi à se défaire d’un président qui voulait garder son poste à vie ...). Etats Unis qui n’ont pipé mot pendant que des manifestants iraniens se faisaient trucider par les nervis d’Ahmadinejad qui avait truqué les résultats des élections. Parce que BHO voulait parler, d'égal à égal, au Guide Suprême soi-disant pour qu’il arrête le programme nucléaire militaire. En regardant bien, les « erreurs » de BHO sont devenus un facteur majeur pour la dissémination de l’islam à travers l’Iran, ses supplétifs et des myriades de « al qaida » dans les pays qui ont été séduits par l’arrivée de « l’autre ». Voulant régler des problèmes (il a reçu un Prix Nobel pour cela ...) il n’a fait que les aggraver.

 

oooooooo

 

Les révolutions dans le monde arabe ? De 1980 à 2010 les pays arabes pétroliers ont absorbé plus 30.000 Milliards de $, revenus du pétrole. Ne demandez pas ce qu’ils ont fait avec. Mais sachez, qu’aujourd’hui, la valeur des exportations (autres que le pétrole) de 21 pays arabes/musulmans est à peine égale à celle de la Finlande. L’Egypte a multiplié par deux sa population pendant la même période et ... l’analphabétisme touche un tiers de sa population. L’indice du développement humain (graphique ci-après pour trois groupes) est le cruel témoin d’une vérité que l’on ne veut pas dire : tant que des sociétés civiles n’arriveront pas à se libérer de la chape de plomb de la charia aucune révolution, fût-elle « du printemps » ou de « jasmin » ne changera rien à ce monde qui, de plus en plus, vit en « parasite » du monde occidental comme  l'Union Soviétique et les « pays socialistes » l’ont si bien fait pendant le 20ème siècle ...

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 12:08

Des rives du Potomac à celles du Rhin, du Cap Nord à Athènes (restons dans l’Occident libre et ouvert à tous les fantasmes…) un vent d’espoir non dissimulé s’est levé quand les grands du monde, BHO le premier, ont décidé de ne pas sauver le soldat Moubarak. Les uns parce qu’ils croyaient (ils croient encore …) qu’enfin, la démocratie avait rendez-vous avec l’islam en terre arabe. D’autres, parce qu’ils prenaient une revanche sur ceux dont les intérêts les avaient, pendant des décennies, fait admettre une relation forte avec des autocrates plus ou moins fréquentables.


Et pour que la démocratie s’installe dans le pays de pharaons « on » a décidé de confier une mission d’accompagnement et de surveillance à …l’armée égyptienne. Cela ne vous rappelle rien ? Révolté par le déclin de son pays, déclin imputé à l’islam, Kemal Atatürk a pris la tête de la renaissance de la Turquie en s’attaquant à son mal endémique, la religion : « Depuis plus de 500 ans, les règles et les théories d’un vieux Sheikh arabe et les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont fixés, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies » Et pour s’assurer que l’on ne reviendrait pas en arrière il a confié la mission de surveillance de la démocratie naissante à … l’armée turque. Pendant 60 ans après la 2èmeguerre mondiale, cette armée s’est mise sous la tutelle du gendarme du monde (les Etats Unis) qui lui faisait confiance. « Fast forward » : lui faisant miroiter une admission éventuelle dans leur club, les dirigeants européens ont imposé des reformes à la Turquie dont, la principale, la sortie de l’armée de la vie politique du pays. Cela tombait bien (tombe bien) car un « parti islamique modéré » (pourtant allié des Frères Musulmanq) a pris le pouvoir dans ce pays et le ramène, 80 ans après Atatürk, dans son alma mater, l’islam. En Egypte, l’armée se trouve depuis plus de 30 ans sous la coupe du même gardien du monde qui la subventionne et lui fourni des matériels de guerre.1Certes, l’histoire ne se répète jamais. Sauf, de temps en temps. Il suffit de réfléchir aux années 30 en Europe et à ce qui a suivi pour se demander si ce qui se passe aujourd’hui n’est pas de la même nature : l’ordre nouveau voulu par les nazis, après le monde sans classes voulu par les communistes, n’a comme équivalent que la quête de domination mondiale de l’islam. Alors … ceux qui saluent la « démocratie naissante » en Egypte en confiant la mission d’accompagnement à l’armée (comme, auparavant, en Turquie) devraient, peut-être, se demander si les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets.


Mais commençons par le commencement. Ce qui s’est passé en Egypte, ce pourquoi un million d’égyptiens (sur les 84 millions d’habitants) se sont soulevés contre le régime en place a comme raison essentielle la faim. Moins de 5% des terres d’Egypte, seulement, sont des terres cultivées (environ 35.000 km2pour une superficie totale de plus d’un million de km2). Pour l’agriculture, la terre et l’eau sont les deux ingrédients essentiels : l’eau du Nil a suffi pendant des millénaires, ce n’est plus la cas. En amont, des pays africains commencent à s’attaquer au monopole de l’Egypte sur l’eau du fleuve, en aval, le sel de la Méditerranée avance et rend son eau impropre aux cultures. L’explosion démographique a fait le reste : en 50 ans ce pays à multiplié par trois sa population en la faisant passer de 28 millions à 84 millions …. Un des effets pervers de cette explosion est l’effet divergent sur la capacité du pays à se nourrir : les maigres lopins de terre cultivés par des paysans, pratiquement, sans moyens mécaniques, se partagent à la mort du propriétaire entre ses multiples enfants qui en héritent des lopins encore plus petits … Cet effet est cumulatif et … aujourd’hui l’Egypte est le plus grand importateur de blé au monde.


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Evolution démographique Egypte

Ceux qui ont mis le feu aux poudres de la révolte ont assigné, à tort, au régime en place la responsabilité de leurs malheurs. La vraie responsabilité incombe à la religion dominante dont un des piliers est la croissance des populations : «  « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour aller dans l'hémisphère nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant avec leurs fils. C'est le ventre de nos femmes qui nous donnera la victoire » - Houari Boumediene, discours à l’ONU, 1974.

 

Aujourd’hui ce n’est pas la démocratie que les masses égyptiennes ont comme étendard, c’est de n’avoir rien d’autre que la faim qui les fait agir et comme elles ne peuvent pas s’en prendre à elles-mêmes, elles s’en sont prises à ceux qui en avaient (en confisquant une partie, néanmoins, infime, des ressources du pays). Il ne s’agit pas de défendre un régime qui ne laissait que trop peu de libertés à son peuple. Il s’agit de comprendre qu’en terre d’islam on ne peut pas faire ce que la Chine a fait pour arrêter la croissance de ses populations.


Mais par delà toutes ces considérations voilà les grands de notre monde qui se sont donnés le mot : il ne faut pas sauver le soldat Moubarak. L’état de confusion de la Maison Blanche pendant les trois dernières semaines n’était pas du au hasard : BHO devait naviguer entre sa volonté d’avoir les musulmans du monde entier de son côté et les intérêts géostratégiques des Etats Unis. La valse hésitation qui s’en est suivie n’a été que le résultat de sa schizophrénie idéologique et politique. Mais d’ici à le voir suggérer que « des acteurs non laïques égyptiens participent au processus démocratique » (P. Crowley, porte parole Maison Blanche) il y a quand même une certaine distance. Car le plus connu de ces acteurs non laïques, l’idéologue des Frères Musulmans, Qaradawi (que d’aucuns, dans l’Occident libre et ouvert, considèrent comme « modéré »), rentré au pays après en avoir été banni par le régime précédent, vient de déclarer « il est urgent que des musulmans s’installent en Occident. Il ne faut pas laisser cet univers sous l’influence uniquement des juifs. Le monde musulman, pour survivre, doit s’attaquer aux sionistes, aux Croisés, aux non croyants … » Et les Frères Musulmans (« Allah c’est notre but, le Prophète est notre guide, le Coran est notre loi, le jihad est notre voie et mourir pour Allah est notre vœu le plus fort ») seule entité organisée, disciplinée, prête à tout, de l’Egypte ne peuvent qu’être ravis de la voie que leur ouvre maintenant BHO pour conquérir, à terme, le pays. Se souvient-on, encore, que BHO a invité les Frères Musulmans, au Caire, quand il a prononcé le fameux discours proposant à l’islam un nouvel commencement ? Et ceux qui, aveuglés par la lumière éblouissante de la « révolution démocratique » de l’Egypte vous disent que ce qui s’est passé dans ce pays en 2011 n’a rien à voir avec ce qui s’est passé en Iran en 1979 (le Shah ? Khomeiny ? Carter et Giscard d’Estaing ?) devraient écouter les paroles du même Qaradawi : « les islamistes doivent toujours participer aux élections car, tôt ou tard, ils les gagneront ». Et si ce qui s’est passé à Gaza (Hamas en 2006) ou ce qui se passe actuellement, loin des feux de l’actualité, au Liban (Hezbollah)2 ou l’arrivée au pouvoir en Turquie en 2003 du parti islamique « modéré » ne leur suffi pas pour imaginer ce qui pourrait se passer en Egypte c’est qu’il jouent à la roulette russe mais avec un petit changement : on met cinq balles dans le barillet avant d’appuyer sur la détente.


Les égyptiens, pacifiques et attendrissants, qui manifestaient place Tahrir peut-être voulaient-ils, non seulement avoir à manger à leur faim mais aussi la « démocratie ». Vox populi, vox Dei, soit. Mais, si de l’Atlantique au Pakistan en passant par le Golfe et l’Iran, les mêmes auront comme objectif la destruction du Grand Satan (les Etats Unis) et du petit Satan (Israël) à part BHO qui est prêt à leur obéir, l’Occident doit-il admettre le résultat de la volonté « démocratique » de ces peuples ? Et si l’on dit que « la grande majorité des musulmans n’est pas constituée d’extrémistes » peut-on se souvenir qu’une enquête d’opinion PEW dans 57 pays musulmans constatait que 7% des populations soutenaient Al Qaida ce qui sur les 1,5 Milliard d’êtres représente quand même, 100 millions disposés au jihad visant la conquête du monde ? Et qu'en Egypte, en route vers la démocratie, son peuple soutient la ségrégation homme/femme, la lapidation pour les femmes adultères, couper la main des voleurs et la peine de mort pour apostasie avec des pourcentages allant de 75 à 95%. It’s a long way to Tipperary …


Tandis qu’une autre enquête PEW (2009) constate que 95% des égyptiens, 97% des jordaniens et 98% des libanais, des peuples voisins d’Israël, expriment des opinions défavorables aux juifs … Mais ils ne sont que 75% à exprimer les mêmes opinions parmi les turcs, les pakistanais ou les indonésiens …


Ce qui nous amène à Israël : seul pays au monde dont l’existence est mise en question, occupant 0,5% des territoires du monde arabe, seul parmi 23 pays arabes et 57 pays musulmans dont le seul facteur de cohésion, à part l’islam, est la haine du juif. Rassurez-vous, l’Occident va pleurer toutes les larmes de son corps une fois qu’Israël aura disparu … Si toutefois …


Tout cela n’a pas l’air de préoccuper BHO, la seule chose qui a pu retenir son attention pendant deux années a été la volonté d’Israël de construire quelques appartements à Jérusalem, lieu de mémoire du peuple juif depuis quelques 4.000 ans … Pour réaliser, in fine, que due aux palestiniens, en particulier, et au monde arabe, en général, le conflit israélo-arabe n’est qu’une variante du mythe de Sisyphe.


Et si l’Egypte suit la voie de la Turquie, de l’Iran, de Gaza et du Liban, les Etats Unis l’aidera. Si toutefois BHO est encore en charge de ce pays dans deux ans.

 

 

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1 Depuis la signature du traité de paix avec Israël en 1979, la doctrine militaire de cette armée la prépare à l’affrontement avec l’ennemi le plus probable … Israël.

2 La France, en particulier, elle qui s’est érigée en défenseur du Liban et de ses chrétiens, s’est opposée et s’oppose toujours à considérer le Hezbollah comme une organisation terroriste. Elle le considère comme « un parti politique légitime ayant une aile militaire » Par delà l’incongruité et l’illogisme de l’appréciation, la France ne veut pas admettre qu’il s’agit en réalité, « d’une organisation militaire qui a aussi une branche politique ». En 2000 quand Israël s’est retiré du Liban la France l’assurait « qu’une fois que la retraite sera effective le Hezbollah perdra sa raison d’être militaire et deviendra un parti politique … » Onze ans après le Hezbollah dispose de plus de 14.000 combattants et de plus de 40.000 fusées et autres armes fournies par l’Iran et la Syrie.

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 08:06

 

 


 

A peine l’encre venait-elle de sécher sur le papier mis en ligne avant-hier soir (so to speak ...) que … des lecteurs fidèles me « somment » de répondre, sans attendre, à plusieurs questions que je reformule (une sorte de dénominateur commun entre plusieurs questions) ci-après, avec les réponses qui me semblent aller bien avec.

 

  • Si ce que vous écrivez traduit la réalité, doit-on comprendre que le « processus de paix » se transforme en « processus vers la guerre » ? Le processus de paix est, depuis longtemps, en état de coma profond. Il a été maintenu sous « perfusions multiples et variées » car les têtes pensantes des Etats Unis et de l’Europe souhaitent, probablement, conserver un abcès de fixation facile pour détourner l’attention du monde des vrais problèmes : la marche inexorable de l’islam vers la conquête du monde, l’armement nucléaire de l’Iran, la paupérisation accélérée du continent africain couplée à son explosion démographique, voilà quelques raisons. Etats Unis et Europe car, curieusement, (oublions la Russie, elle ne peut que s’opposer, elle n’a plus rien à proposer) la puissance montante, la Chine se désintéresse totalement de ce qui se passe de ce côté du monde. Sauf pour obtenir de nouvelles sources d’approvisionnement en pétrole en Afrique (Soudan ? Tchad ? Angola ? Nigeria ?) et accéder, avec l’aide d’Israël, à des nouvelles technologies (parfaitement capable de se doter elle-même mais … le temps presse toujours). Oui, le « processus vers la guerre » a été entamé. Qu’il s’agisse d’un nouveau tour Hezbollah/Liban, de nouvelles provocations Hamas/Gaza ou « du grand chambardement » (Israël – Iran), 2011 risque d’être un moment qui restera dans l’histoire de l’humanité. Sans doute, par les civils morts en nombre sans fin.

  • N’y a-t-il vraiment pas une solution au conflit israélo-palestinien ? Tout d’abord il faudrait convenir qu’il s’agit d’un conflit arabo-israélien qui, en réalité, est un conflit créé par l’impossibilité consubstantielle aux dogmes de l’islam d’accepter « l’autre » autrement qu’en dhimmi ou passé par le fil de l’épée. Non, il n’y a pas, vraiment de solution, définitive, à ce conflit (le terme « finale » étant à éviter …). Pour qu’il y en ait une, il faudrait que le monde musulman procède à un aggiornamento, nécessaire depuis, environ 1.000 ans (« la fermeture des 1.000 portes ») …vaste programme et pas pour tout de suite. Tout ce que l’on peut dire, si on a le courage des mots c’est que (a) il ne peut y avoir de « paix » dans les conditions actuelles (aggravées par un Iran conquérant – en Irak, en Afghanistan, au Proche Orient, en Afrique et … même en Amérique Latine) et que seules des solutions provisoires/intérimaires pourraient être envisagées. Le seul politicien israélien qui a le courage de le dire est … qualifié de « raciste, ultra nationaliste, extrême droite » (voir Le Figaro, plus en pointe contre Israël que Libé, ce qui en dit long sur les médias occidentaux). N’empêche que tout en sachant cela, tout le monde s’évertue à créer de toutes pièces un « état palestinien » tout en refusant à Israël le droit d’être un état juif. Trois rappels : (i) la résolution de partage de la Palestine en 1948 supposait la création de deux états, « un arabe et l’autre juif », (ii) le « négociateur » palestinien en charge des discussions avec Israël depuis 17 ans (Oslo) fait savoir récemment (The Guardian, UK) qu’aucune solution ne sera acceptable si les « 7 millions » de réfugiés n’obtiennent pas le droit de retour en Israël (ils sont partis ou ont été expulsés, c’est selon, 650 à 750.000, cinq générations après ils seraient 4,5 millions, tous ayant selon l’ONU des droits de « réfugiés » de père en fils … seul cas connu dans l’histoire du monde depuis 100 ans), (iii) un député arabe, citoyen d’Israël (non, ce n’est pas un pays qui pratique « l’apartheid » - les arabes israéliens ont 9 députés à la Knesset sur un total de 120 …)1 déclare « nous, palestiniens vivant dans notre berceau historique, nous n’accepterons jamais un « Etat Juif » qui, par définition, sera discriminatoire. » Tous les israéliens arabes ne sont pas comme lui mais … Israël en compte 1,5 millions. A mettre en parallèle avec la déclaration de M. Abbas « si un jour il y a un état palestinien nous n’y accepterons pas un seul juif ». Non, il n’y pas de solution à ce conflit et Israël n’est pas le seul responsable.

  • Qu’y a-t-il de plus important, le conflit avec les arabes ou celui avec l’Iran ? Sachant que le conflit israélo-arabe se déroule sur la toile de fond du conflit « sunnite – chiite » il est intéressant de remarquer (dernières révélations Wikileaks) que les pays arabes « modérés » (Arabie Saoudite, les Pays du Golfe, l’Egypte) sont disposés à fermer les yeux sur une éventuelle opération militaire israélienne ou américaine visant la destruction des objectifs nucléaires de l’Iran. Le leitmotiv étant «si on bombarde on souffrira pendant 18 mois, si on ne le fait pas on souffrira pendant 18 ans ». Naturellement, si une telle action est entreprise ces pays la condamneront fermement … surtout si elle est faite par Israël. D’une certaine manière il s’agit, pour l’avenir de l’endroit dont on parle, de choisir entre la peste et le choléra. Ou, si l’on veut, c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Sauf que : le conflit avec les arabes perdurera et, qui sait, pourrait trouver une solution (voir le début du texte). L’Iran c’est une autre paire de manches : il s’agit d’un conflit messianique millénaire qui ne peut avoir de solution (selon les mollahs ou les « docteurs de la foi » salafistes, wahhabites ou autres) autre que la victoire totale d’une mouvance sur l’autre. Et l’Iran des mollahs attend la sienne, avec patience mais volonté de faire arriver le « Mehdi » un peu plus vite en l’aidant pour cela d’un holocauste nucléaire. Ce qui devait arriver, arrive : une course au nucléaire militaire au Proche Orient. En effet, on vient d’apprendre (on le soupçonnait) que l'Arabie saoudite a obtenu de disposer pour son usage de deux bombes nucléaires du Pakistan (ogives de missiles guidés). Deux avions géants saoudiens se trouvent en stand by sur une base de l’armée de l’air pakistanaise (Kamra) avec des équipages prêts à décoller pour transporter les bombes sur un ordre du Roi saoudien. Le Pakistan a déjà envoyé à l’Arabie Saoudite sa dernière version du missile Ghauri-II dont le rayon d’action est maintenant de 2.300 kilomètres. Qui peut croire que l’Egypte, premier pays arabe, restera sans réagir dans la même direction ? D’évidence, c’est l’Iran qui est le plus important mais, malheureusement, l’homme qui « pouvait tout », l’actuel président des Etats Unis, a préféré perdre deux années pour tenter de convaincre Israël d’arrêter de construire dans des territoires qui seront à jamais les siennes (y compris l’Est de Jérusalem) en laissant l’Iran accélérer sa marche vers une capacité nucléaire.2 Comme d’ailleurs l’Europe : l’Italie a multiplié par trois les achats de pétrole iranien, le commerce allemand avec l’Iran est supérieur de 10% en 11 mois de 2010 à celui de toute l’année 2009. Nonobstant les soi-disant sanctions qui devaient être dures … Ajoutez à tout cela que, déjà en 1980, Margaret Thatcher disait à Valery Giscard d’Estaing « Si Israël risque d'être détruite, ils contre-attaqueront cette fois. Ils seront prêts à utiliser leur arme atomique. Parce qu'ils ne peuvent pas mener une guerre longue, il devraient l'utiliser au début" Certes, on peut se demander d’où la Dame Thatcher savait-elle qu’Israël dispose d’armes nucléaires, vu « l’ambiguïté » qui règne sur le sujet en Israël. Qu’importe, 30 ans après les choses restent les mêmes sauf que cette fois-ci l’ennemi le plus probable c’est l’Iran qui pourrait disposer d’une arme de destruction massive.

 

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Quo Vadis ? Nulle part mais avec beaucoup de conviction et en oubliant que le « Zambèze est plus loin que la Corrèze » … l’Europe, la France, déversent des centaines de millions d’euros tous les ans pour aider le pauvre peuple palestinien qui n’a jamais su ou voulu s’aider lui même … Mais cela rend bonne conscience à ce continent, sûr comme il est, d’être absout de ce qu’il a fait jadis à ses juifs parce qu’ils font la même chose (allez, un coup de pouce …) aux pauvres palestiniens et aux arabes d’alentour.


1 En décembre 2005, un autre député arabe à la Knesset, Azmi Bishara, (ayant fui plus tard le pays car soupçonné d’avoir renseigné le Hezbollah sur des cibles militaires) déclara à une assemblée au Liban que les Arabes israéliens étaient « comme tous les Arabes, mais avec une nationalité israélienne qui leur a été imposée… Rendez-nous la Palestine et emportez la démocratie avec vous. Elle ne nous intéresse pas. (ynetnews.com, 18 décembre 2005).


2 "Peut-être l’erreur majeure d'Obama a été de faire d'une question importante, mais mineure - l'arrêt de nouvelles colonies – une question d’importance centrale. Un gel des    constructions indéterminé aurait conduit à la fin immédiate du gouvernement de coalition du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou sans que rien ne soit proposé de tangible à Israël en retour. Il aurait dû être clair que Netanyahu ne serait pas en mesure, non plus, de prolonger le gel des constructions". Joschka Fisher, ancien ministre des affaires étrangères de l’Allemagne.

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 19:37


 

Sollicité par des lecteurs fidèles de mon blog je me suis décidé, à l’orée d’une nouvelle année de tenter de faire un point de la situation actuelle du Proche Orient. Il ne sera ni exhaustif ni (dirons certains) totalement objectif mais, peut-être il apportera quelque lumière pour éclaircir quelques tenants et aboutissants.


Rien ne va plus : tout le monde a compris (même si d’aucuns suivent la politique de l’autruche) que le Proche Orient est un champ de ruines diplomatiques, résultat de la décision irresponsable des Etats Unis et de l’Europe de s’occuper de ce qui ne les regarde pas. Certes, comme l’enfer, tout était (est) pavé de bonnes intentions : le désir des Etats Unis, initialement, d’apporter la démocratie à des pays et des peuples qui n’en voulaient pas, le souhait de l’Europe de transposer sa voie vers la paix définitive à des quidams dont les buts sont antinomiques avec un état de paix, la nécessité pour le monde développé (faisons simple, judéo-chrétien) de trouver un bouc émissaire à jeter en pâture à des forces montantes dont le but ultime est la conquête du monde.


D’évidence on assiste à une tragédie car l’on observe l’unité de lieu, l’unité de temps et l’unité d’action.


Le lieu – des confins du sous-continent indien, du Pakistan et sa démocratie vérolée par « l’islam extrémiste » en passant par l’Afghanistan, l’Irak et jusqu’au Proche Orient, il n’y a que guerre, terreur, assassinats. Et au Proche Orient proprement dit, un Liban jeté dans les pinces d’une organisation terroriste qui fait la loi du pays fort de l’appui de ses sponsors iraniens et syriens et une « Palestine » divisée et dont une moitié affiche ouvertement sa volonté de faire disparaître l’état d’un peuple attaché à une terre depuis presque quatre millénaires tandis que l’autre moitié envisage la même chose mais en y parvenant par des voies différentes. Ce lieu est le territoire de populations dont la religion leur a interdit de suivre le développement du monde moderne. Et dont le but ultime, consubstantiel à son identité n’est autre que de conquérir le monde et d’y installer, en maître sa religion. Un grain de sable dans ces territoires désertiques qui n’en manquent pas ... Israël, acteur idéal pour le rôle du vilain. Ce qui met tout le monde à l’aise car il s’agit, bien sûr, du même juif qui a servi de repoussoir au christianisme pendant deux millénaires.


Le temps – tout se passe « ici et maintenant ». Les convulsions du monde arabe depuis la fin de l’empire ottoman sont dues, d’évidence, à l’absence de vrais « états nations » (dans le sens de Barrès ou ... de Régis Debray). En effet, à part l’Egypte, vieille nation endormie depuis que l’islam a tiré sur elle la chape de l’inculture religieuse, tous les autres « états » ne sont que des constructions artificielles œuvres des puissances coloniales qui ont dépecé l’empire ottoman : l’Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie pour ne pas aller jusqu’à l’Arabie Saoudite et les Pays du Golfe. Aucun de ces états n’a de légitimité historique, sa naissance n’ayant été rien d’autre que l’expression de la volonté d’un tiers à un certain moment. Rien d'autre n’unit ces pays, depuis mettons soixante années, que la décision de faire disparaître un intrus qui de plus se targue de disposer d’actes de propriété vieux de quatre millénaires ... Et le temps devient une contrainte pour tous les présents : pour les régimes dictatoriaux qui doivent faire face à une démographie galopante conduisant à créer des générations de mécontents et, partant, des révoltés en puissance, pour ceux qui voudraient mettre un couvert bien étanche sur une cocotte qui risque d’exploser (allusion aux agissements et ambitions d’un autre acteur, éloigné, l’Iran), pour le « monde libre » qui tout en consommant le pétrole dont ces territoires disposent y déverse ses productions diverses en commençant par des armements en quantité suffisante pour faire sauter la planète. Le temps compté ? Pour quoi ? Pour qui ? D’évidence, pour le même, Israël.


L’action – au bout de sept guerres (48, 56, 67, 73, 82, 2006, 2008) dont cinq menées par des états et deux par des milices à caractère terroriste, les pays arabes n’ont pas réussi à éradiquer « le cancer » qui les minent. D’un côté, ils ne peuvent pas accepter l’existence d’Israël -seul pays non musulman dans un océan islamique- et d’un autre côté, ils ne peuvent que constater la capacité de résistance de l’intrus. Comme le juif pendant les 2000 années de persécutions chrétiennes, Israël est objet de haine mais aussi de jalousie. Et puisque les armes n’ont rien réglé jusqu’ici ... l’action se déplace maintenant sur le terrain de la diabolisation de ce pays sujet depuis deux décennies d’un processus de déligitimation. Tout est bon pour le vilipender et pour l’identifier aux pires bourreaux européens des juifs il n’y a pas si longtemps. La coïncidence historique d’un président américain dont l’enfance a été proche de l’islam et l’adolescence proche du communisme avec la prise de contrôle des moyens de communication (journaux, radio, télévision) par de générations gauchisantes en quête de causes « révolutionnaires » (comme le Vietnam, comme Cuba, comme la Chine de Mao) fait que les pays développés s’associent volontairement à un processus qui devrait conduire à la disparition de l’empêcheur de tourner en rond, Israël.


Unité de lieu, unité de temps, unité d’action, la tragédie se déroule sous nos yeux. Le seul « hic » vient toujours de l’empêcheur  de tourner en rond qui, curieusement, n’entend pas faire l’objet du sacrifice auquel le monde voudrait le convier. Monde qui assiste sans broncher aux objectifs clairement explicités par ceux qui vouent Israël à la disparition : le Hamas, gouvernant Gaza suite à un « coup d’état » sanguinaire contre ses camarades du Fatah, qui annonce « Israël a deux options : être détruit ou quitter le territoire « du fleuve à la mer » (du Jourdain à la Mer Méditerranée). Et le « président » (on se demande de quoi et pendant encore combien de temps car son mandat est expiré depuis deux ans ...) qui fait croire que l’objectif du Fatah est la création d’un état palestinien dit clairement : « si un état palestinien voit le jour il ne sera permis à aucun juif de s’y trouver ». Comme d’ailleurs en Jordanie ou en Arabie Saoudite pays que personne n’accuse de faire de « l’apartheid ».


Mais le ban et l’arrière ban du monde a décidé que les « palestiniens » doivent avoir un état. Est-on sûr que c’est cela que ces « syriens du Sud » (comme on les appelait jusqu’en 1948) veulent avoir un état ? Il est tellement facile de démontrer le contraire que cela ne vaut pas la peine de le faire (occasions manquées 1948, 1973, 2000, 2008). Certes, on s’est habitué à rappeler le mot d’Abba Eban « les palestiniens ne perdent pas une occasion de perdre une occasion » Mais à la lumière du temps passé depuis que ce mot a fait florès, on est en train de comprendre qu’en réalité ils n’ont perdu aucune occasion car ils ne veulent pas d’un état.


La vraie question que l’on doit se poser est d’une autre nature : si un état palestinien voit le jour qui garantirait qu’il ne prendrait pas la voie suivie par le Hamas à Gaza ou le Hezbollah au Liban ? Est-on certain que le risque y associé pour l’existence d’Israël mérite d’être pris ? Pour créer un 50èmeétat musulman ? Si l’on accepte de se poser cette question on voit de suite que le problème auquel la région est confrontée n’est pas celui des frontières, des « colonies », de Jérusalem ou des « réfugies ». Et que la solution n’est pas la création d’un état palestinien. De toute manière, divisés comme ils sont (Hamas et Fatah), dirigés par des illuminés islamiques (Gaza) ou des dirigeants corrompus (Cisjordanie) ils sont incapables de créer et/ou gérer un état de droit. Et quand on donne comme exemple l’expérience « Fayyad » en Cisjordanie on devrait se souvenir qu’elle est faite sous le parapluie de l’armée israélienne qui garde le territoire face à une prise de pouvoir certaine du Hamas si elle n’était pas là ...


En réalité, les anciens « syriens du Sud » ne veulent pas d’un état, ce qu’ils veulent c’est de détruire Israël pour y prendre place. Mais cela vaut-il la peine de le faire ? Créer un nouvel état musulman pour détruire l’incubateur scientifique, culturel, innovateur qu’est Israël ? Ne faudrait-il pas se souvenir que l’Europe, après avoir mis en place la solution finale pour ses juifs, les a fait fuir en les remplaçant ... par des masses musulmanes dont la contribution à son progrès est, jusqu’ici, loin d’être celle des juifs habitant jadis l’Europe ?


L’Europe (mais pas seulement) on lui reproche d’avoir assisté sans lever le petit doigt à l’holocauste exécuté par l’Allemagne nazie. Aujourd’hui, elle a changé : elle aide à la mise en place d’un deuxième holocauste en fournissant aux ennemis jurés d’Israël non seulement des moyens financiers mais, surtout, un confort « moral et éthique » en assimilant les juifs d’Israël à leurs bourreaux nazis d'autre fois : ils se comporteraient avec les « palestiniens » comme les nazis se sont comportés avec les juifs en Europe. Ad nauseam ...


Que peut-on imaginer pour arrêter la marche implacable vers son dénouement  de la tragédie que nous regardons de loin ? Laissons de côté les utopistes qui semblent croire et faire croire au monde qu’il suffirait qu’Israël cède quelques milliers de km carrés pour que la paix du monde soit obtenue d’un coup, pour toujours. La seule chose qui peut arrêter la marche vers la mort d’Israël est en réalité constituée par sa capacité de choisir « l’option Samson ». Pas Massada, Israël ne se suicidera pas. Ou pas seule. Disposant, sans doute, d’armes de destruction massive et de vecteurs pour les transporter, il serait sage de regarder ce que cela pourrait faire non pas au Liban ou à Gaza mais à Istanbul, Athènes, Berlin, Paris ou Londres. Scénario catastrophe ? Certes. Mais pas tout à fait inenvisageable si ce pays est poussé dans ses derniers retranchements. A moins que les stratèges du Quai d’Orsay ou du Foreign Office pour ne pas parler de gnomes de Bruxelles ou des pacifistes d’Oslo (dont 25% de la population est musulmane ...) considèrent cette hypothèse comme irréaliste.


Une note gaie in fine. Le blocus de Gaza étant fortement atténué, le territoire a commencé à être inondé de marchandises (de qualité) de fabrication israélienne, marchandises vendues et achetées en monnaie israélienne. Les tunnels qui de l’Egypte déversaient des marchandises chères et de mauvaise qualité ont commencé à fonctionner dans l’autre sens : Gaza exporte vers l’Egypte et plus loin des marchandises israéliennes car les acheteurs de là-bas préfèrent la qualité israélienne. Ce n’est pas tout : l’essentiel des ressources financières des populations de Gaza viennent de l’Iran ... qui se trouve maintenant financer l’achat par ces mêmes populations de marchandises israéliennes ... Tandis que du côté de Monsieur Abbas ... on vient de changer, depuis récemment, la législation en permettant à 35.000 ouvriers palestiniens (qui soutiennent une population d’environ 200.000 personnes) de travailler dans les « colonies » israéliennes condamnées, par ailleurs, tous les jours de la semaine par le Fatah, les Pays Arabes et, naturellement, l’Europe et dont on s’escrime pour boycotter les produits !

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 18:58

 

 

Les vagues du « tzunami » Wikileaks sont en train de se former. Une infime partie de ce que les grands de ce monde se disaient, dans le silence des cabinets diplomatiques, vient d’être révélée. Mais, déjà, l’Administration Américaine de BHO commence à paniquer vu ce qu’elle a fait, fait et fera encore dans cette région considérée par elle comme essentielle pour la paix et le bonheur du monde, le Proche Orient.

 

Faisons court et passons sur les 4.000 années d’histoire du peuple juif sur la terre promise (que nient, à répétition, tous ceux qui, pourtant, disent vouloir vivre en paix avec l’Etat Juif), passons sur les 62 ans d’histoire récente d’un Israël qui renaissait de ses cendres (et de celles de 6 millions de juifs objet de la « solution finale » mise en place en Europe), passons sur les 17 années depuis la dernière tentative (absurde) d’Israël de « prendre des risques pour la paix » (Oslo et ses morts du terrorisme plus nombreux depuis que pendant les 45 années précédentes). Passons, vite, pour arriver à aujourd’hui : BHO a décrété, depuis le premier jour de son règne (premier coup de fil passé à un dirigeant étranger fût pour Mahmoud Abbas) que le conflit israélo-palestinien était le nœud gordien de la paix du monde. Et faute d’avoir été défait pendant les soixante années précédentes, il fallait le couper. Et pour cela il fallait rendre gorge à Israël considérée comme responsable de la permanence du conflit. Ses justifications (que d’aucuns pouvaient considérer légitimes pour les Etats Unis) ne pouvaient être que politiques ou idéologiques. Sachant que 78% des juifs américains (qui ont à cœur le sort d’Israël) ont voté pour lui et que des élections à mi-mandat allaient venir, les motivations politiques étaient, d’évidence, absentes. Restent les motivations idéologiques.

 

Une première alerte, qui aurait dû vous surprendre, le discours au Caire quand il a, sans vergogne, établit une analogie entre la Shoah et le sort du « peuple palestinien ». Mais ce n’était que le commencement : ce qui a suivi, par delà l’effet sur Israël, a montré au monde qu’il n’entendait pas se trouver lié par les engagements des précédents présidents (en particulier, la lettre de G.W.Bush à A.Sharon par laquelle l’Amérique - car la lettre a été confortée par une approbation presque unanime du Congrès – s’engageait à respecter l’esprit et la lettre des résolutions de l’ONU, les fameuses 242 et 338)*. Ensuite, et cela depuis bientôt deux années, les demandes incessantes, publiques, appuyées par des menaces voilées ou ouvertes (votes à l’ONU, traitement de « l’ambigüité nucléaire israélienne, etc.,) qui ont culminé avec une offre injurieuse de « corruption » d’un pays (Israël) visant le faire accepter un gel à répétition des constructions en Judée /Samarie et à Jérusalem. L’offre était injurieuse mais quand il s’est agit de l’écrire, noir sur blanc, BHO a refusé de le faire. Ce qui en dit long sur la manière dont il traite ses propres promesses ...

 

Mais, la vrai pomme de discorde (compte tenu de ce qui se passe de par le monde) a été constituée par l’ensemble Israël – Palestine – Iran. D’aucuns pouvaient considérer, comme il a essayé de faire croire au monde, que la solution du conflit israélo-arabe allait, ipso facto, régler la menace iranienne (y compris le renoncement de ce pays d’entrer dans le club des puissances nucléaires). Mais pas lui : ce que les fuites de Wikileaks nous apprennent c’est que depuis deux ans tous ses diplomates qui envoyaient des notes des discussions avec tous les pays arabes « modérés » disaient la même chose : l’essentiel pour ces pays n’est pas Israël (certes, ils ne l’aiment pas et verraient sa disparition sans regret) mais l’Iran. BHO et son administration prétendaient que les dirigeants arabes demandaient des progrès dans la résolution du conflit israélo-arabe pour qu’ils coopèrent avec l’Amérique dans le traitement du problème posé par l’accession de l’Iran au nucléaire militaire. N’ayons pas peur des mots, BHO et son administration ont menti effrontément car ce que les dirigeants arabes (Arabie Saoudite, les Pays du Golfe, la Jordanie, l’Egypte et tutti quanti) leurs disaient était, est, justement le contraire. Et le mensonge selon lequel Israël pousse l’Amérique à faire la guerre à l’Iran a été démasqué par Wikileaks : ce sont le pays arabes avec l’Arabie Saoudite en tête, qui ont demandé, qui demandent à BHO de « couper la tête du serpent qui se trouve à Téhéran ».

 

C’est à dire, exactement l’inverse de ce que BHO a voulu faire croire en s’attaquant, avec toute la force dont dispose un président américain, à Israël en essayant de la pousser sur la pente du suicide national. Car il ne s’agit de rien de moins que de cela quand il veut forcer la création d’un état (palestinien) sur un territoire disputé (résolutions 242 et 338) qui n’a jamais appartenu au « peuple palestinien » et dont l’avenir (s’il voit le jour) sera celui de Gaza : tête de pont de l’Iran, vivant sous le talon du Hamas mais ... béni par tous ceux qui cherchaient une nouvelle cause pour s’attaquer à Israël. Remarquez, BHO tout en récitant l’adage « solution deux états » il n’a jamais dit « pour deux peuples » et il est peu probable que cela soit du uniquement au hasard ... Soyons clairs, il refuse le droit d’Israël d’exister en tant qu’état du peuple juif. Motivation politique ? Aucune n’est envisageable. Motivation idéologique ? Naturellement, oui.

 

Mais quelle idéologie pousse BHO à suivre une approche lourde de conséquences visibles pour le monde entier ? Un Iran nucléaire ne pourra jamais être un adversaire rationnel comme l’URSS l’a été pendant la guerre froide. Il sait pertinemment qu’une capacité nucléaire aux mains des mullahs iraniens (ou de leurs suppôts à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Iran) constitue une menace existentielle pour les six millions de juifs qui vivent en Israël. Pourtant, non seulement il a fait savoir à Israël son opposition à une solution militaire du problème, mais il s’est engagé depuis plus de deux ans dans une « négociation » avec l’Iran. Négocier ? L’Iran adore cela car c’est la meilleure façon de gérer une situation conflictuelle à son avantage. Le problème est que pour une puissance « révolutionnaire » une négociation n'est rien d’autre qu’une tactique pour gagner du temps. De plus, si pour des pays normaux un traité a un poids juridique et moral, pour un pouvoir « révolutionnaire » il ne s’agit que d’une étape vers l’obtention des buts pour lesquels leurs lutte ne peut que continuer. Pensez à la façon dont la Corée du Nord a habilement et à plusieurs reprises utilisé la promesse de renoncer à sa capacité nucléaire comme un outil de négociation pour obtenir d'autres avantages comme celui de subvenir aux besoins de nourriture de son peuple ... Et BHO, dont l’admission à la présidence des Etats Unis a été saluée par une explosion nucléaire Nord Coréenne ... non seulement veut « négocier » avec l’Iran mais a voulu faire croire au monde que pour cela il faut qu’Israël se suicide an offrant aux « partenaires de la paix » que sont le Fatah et Mahmoud Abbas les territoires sous son contrôle depuis la guerre de six jours initiée et perdue par trois pays arabes limitrophes.


A supposer qu’Israël acceptât ce que BHO lui demandait, ne semble-t-il pas évident qu’en acquérant une capacité nucléaire l’Iran va changer la face du Proche Orient soit qu’il s’en servait soit qu’il menaçait de le faire ? Qui peut ignorer qu’un Iran nucléaire va bouleverser l'équilibre des forces au Moyen-Orient et accentuera le rapprochement de cette région vers l'extrémisme ? Qui peut ignorer que cela permettrait aux terroristes suppôts de l'Iran, comme le Hamas et le Hezbollah, d’interdire toute chance de paix entre Israéliens et Palestiniens ? Et comme cela portera un coup fatal au régime de non-prolifération mondiale, d'autres pays de la région se lanceront, eux aussi, dans la course vers le nucléaire militaire. BHO ne peut pas ignorer cela.


Alors ? Pourquoi les juifs américains votent-ils encore pour les Démocrates ? Le pédigrée de BHO est parfaitement connu : nourri idéologiquement par son « parrain » communiste, ayant subi pendant 20 ans l’endoctrinement du Révérend Wright, ayant partagé pendant des années les convictions tiers-mondistes et pro palestiniennes d’un Rachid Khalid, BHO ne peut rien vouloir d’autre que la disparition d’Israël en faveur d’un état palestinien. Quitte à voir celui-ci se fondre dans le magma islamo fasciste dont le Hamas et le Hezbollah tiennent les rennes.


Quelle blague ... Vouloir convaincre Israël de « faire des sacrifices pour la paix » en lui demandant, en réalité, de se « sacrifier » pour une paix conclue avec ... un Mahmoud Abbas qui ne représente pas le « peuple palestinien » car il n'a même pas de fonction politique  valide vu que les élections pour le président de l’Autorité Palestinienne n’ont pas eu lieu et que le Hamas qui contrôle plus de la moitié du peuple palestinien (et veut la destruction de l'Etat d'Israël) ne reconnaît pas son autorité ... Et on apprend par Wikileaks que l’ineffable ancien ministre des Affaires Etrangères français, Bernard Kouchner, expliquait aux américains que « Mahmoud Abbas est complètement perdu et qu’il ne contrôle rien ... » . Tout ce que Mahmoud Abbas peut faire, et il le fait, c’est de suivre les traces de son mentor, Arafat, et de continuer à saboter toutes tentative d’avoir des pourparlers de paix. Et peu importe que BHO utilise des missi dominici comme J. Kerry pour aller dire à la Syrie « Israël devra vous rendre le Golan et accepter que les palestiniens aient leur capitale à Jérusalem ». Peu importe car ... Israël a décidé de ne pas se suicider.


Naturellement, on peut aussi penser que ce que BHO fait n’est qu’une erreur de stratégie comme celle de Daladier et Chamberlain. Mais sans oublier que la France et l’Angleterre ont sacrifié leur alliée, la Tchécoslovaquie pour apaiser Hitler.

 

Ce qui est certain c’est que par delà les déficits de votre pays, par delà un système de santé qui va vous appauvrir, par delà l’extension des pouvoirs du gouvernement fédéral devenant de plus en plus intrusif dans votre vie, par delà tout cela et contre ce qui une majorité d'américains se lève, ce dont le monde se souviendra après la fin du mandat présidentiel de BHO ce sera que des mollahs apocalyptiques disposent de bombes atomiques. A moins que ... les Israéliens, ne laissent pas faire.

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* Cette lettre a été écrite à l'appui de l'évacuation de Gaza par Israël. Les deux garanties principales étaient relatives (a) à l'intégration à Israël des blocs de "colonies" disposant de populations importantes, intégration qui se ferait par un échange de territoires et (b) au fait que les 4,5 millions de "réfugiés" allaient être intégrés à l'Etat palestinien qui allait voir le jour et non pas à Israël. Dès lors, BHO en ne confirmant pas la lettre … la crédibilité d'une administration américaine devient sujette à caution et de plus montre que BHO s’aligne sur les revendications maximales des palestiniens ...

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 18:49


 

Notre pays est en train de se payer un « trip » dont il a le secret : des millions de gens dans les rues, des transports qui nonobstant le service minimum obligatoire fonctionnent au ralenti, des raffineries de pétrole bloquées et des dépôts de carburant en manque … y a-t-il quelque chose qui manque pour revivre mai 68 ou décembre 2005 ? Que non, même les mômes de 14 ans bloquent leurs lycées et collèges et sortent dans les rues pour affronter les CRS et autres forces de police sous prétexte qu’ils sont inquiets pour leur retraite quand ils auront plus de 60 ans.

 

Et tout cela pourquoi ? Parce que nous vivons un rare moment de schizophrénie qui, sans doute, nous est nécessaire pour continuer à vivre comme avant ou, peut-être, un peu moins bien.

 

Schizophrénie ? Le pays qui a vu naître Descartes affiche, sans se soucier de la contradiction évidente, une double logique : tout le monde sait que l’espérance de vie a augmenté de 15 ans par rapport à 1950 mais personne ne veut voir passer l’âge du départ à la retraite de 60 à 62 ans ! Double logique car, d’un côté, on sait pertinemment qu’il est matériellement impossible de maintenir le système de retraite par répartition auquel tout le monde est attaché et, d’un autre côté, assister à la contraction de la durée de travail dans une vie mais augmenter, sensiblement, celle du non travail. Il y a 15 Millions de retraités en France aujourd’hui et seulement 27 Millions de gens au travail : ils étaient environ quatre au travail pour un retraité en 1950, il ne sont aujourd’hui que 1,8. Et comme, tous les ans, on ajoute environ 700.000 nouveaux retraités … à l’heure actuelle presque 1,5 Millions de retraités reçoivent une retraite financée par une dette financière. Schizophrénie, car d’un côté on comprend la nécessité mais de l’autre on s’oppose à tout ce qui pourrait « réparer » le système.

 

Schizophrénie ? Autant les politiques que « les partenaires sociaux » savent que les retraites doivent être financées par les gens au travail (essence même du système par répartition) et pourtant ils ne se gênent pas de réclamer, à corps et à cri, de « faire participer le capital » pour financer les retraites. Tout en sachant que cela ne pourrait se faire que par des impôts confiscatoires. Mais qu’à cela ne tienne, « il faut faire payer les riches » … Schizophrénie, car on sait depuis presque 40 ans que « trop d’impôt tue l’impôt » : la courbe de Laffer est connue de tous ce qui n’empêche personne de vouloir augmenter les impôts. Mais si l’on regarde ladite courbe on voit bien qu’à partir d’un certain seuil d’imposition le rendement de l’impôt (recettes fiscales) commence à diminuer. Et cette courbe est connue depuis bien avant la mondialisation ou de la « migration » rapide et sans limites des capitaux … Alors ? Notre pays n’arrête pas de faire le contraire de ce qu’il devrait et le résultat est là : les capitaux qui sont partis à l’étranger du fait de l’ISF depuis sa création (très largement sous estimés par les services du Ministère de l’Economie) sont probablement de l’ordre de 200 milliards €. Sur cette base, le manque à gagner (recettes fiscales) pour le Trésor serait d’environ 7 milliards € par an, soit deux fois le produit de l’impôt. Il est vraisemblable que ces 200 milliards € épargnés par des Français à l’étranger du fait de l’ISF, privent le pays de plusieurs dizaines de milliers d’emplois et expliquent une partie du différentiel entre la croissance française et celle de ses voisins anglais et allemands.Courbe-Laffer.jpg

 

 

 

Schizophrénie ? Oui, car en même temps on veut « taxer les riches » et en même temps on réduit le nombre de contribuables soumis à l’impôt. Nous comptons en France 38 Millions de contribuables mais … 52,5% d’entre eux ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu. Vulgate dominante de gauche, l’impôt doit épargner les faibles revenus mêmes si ceux-là constituent, par le nombre multiplié par leurs revenus la quasi totalité de l’assiette possible pour l’impôt … Vulgate dominante de gauche car l’impôt doit être distributif, c’est-à-dire … regardez : deux individus, un qui travaille et l’autre qui ne travaille pas. La politique distributive chère à ceux qui nous gouvernent (fussent-ils de droite ou de gauche) est simple : prélever sur celui qui travaille pour donner à celui qui ne travaille pas. Schizophrénie car … on ne peut ne pas réaliser que cela aura un effet immédiat sur la volonté de travailler de celui qui ne travaille pas. Et si l’on ajoute notre état providence … les aides aux personnes dans le besoin, les revenus de remplacement, les subventions multiples et diverses … de plus en plus de gens sortent du champ de ceux qui apportent des revenus pour entrer dans celui des assistés. Cela est de plus en plus tentant de hausser les impôts qui affectent une minorité de revenus moyens supérieurs, pour financer des dépenses qui bénéficieront à une majorité d'individus à revenu inférieur. Et c’est ainsi que l’on est arrivé aux Etats Unis suite aux années Clinton … (années pendant lesquelles on a aussi planté les graines -Fanny May et Freddie Mac- qui ont produit quinze ans après la crise financière de laquelle nous ne sommes pas sortis encore …) a constater en 2007 que 1% de la population (les plus riches) contribuent autant que 95% de la population totale aux recettes fiscales du pays !

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Naturellement, chez nous le phénomène est identique et on obtient une courbe en poire pour la répartition de l’impôt sur le revenu : 10% des plus riches payent 50% du total de l’impôt tandis que les 90 % des contribuables restant ne payent, eux, que 50% du total de l’impôt ! Alors ? Schizophrénie, car sachant cela on fait semblant de ne pas le savoir et … on se retrouve manifester de la Bastille à la République non pas contre la réforme des retraites mais « contre cette réforme » qui ne prend pas assez aux riches pour assurer les retraites à de plus en plus de bénéficiaires quand le nombre de ceux qui travaillent diminue … Schizophrénie, car tout en sachant que l’impôt tue l’impôt on veut, quand même l’utiliser comme principal moyen de redistribution. Pourtant, de nombreux contribuables semblent prêts à nier les fruits de la réduction d'impôt parce qu'ils doutent de la solidité financière du pays lorsque le budget fédéral est déjà en déficit. Permettez-moi de préciser que, dans l'économie actuelle, la prudence budgétaire est d’assurer la responsabilité de la réduction d'impôt même si elle augmente temporairement le déficit : la réduction de l’impôts est le meilleur moyen qui s'offre à nous pour augmenter nos revenus. John F. Kennedy, 
 Rapport sur l’Economie Janvier 1963

 

Schizophrénie ? Oui, car nous nous sommes habitués à chérir des choses en vomissant leurs conséquences : nous sommes attachés à toutes les libertés acquises et aux droits qui vont avec tout en ne voulant pas admettre que dans le monde actuel seuls les « marchés » peuvent assurer le maintien de ces libertés. Et nous vomissons l’économie de marché nostalgiques que nous sommes d’un Colbert qui avait inventé le capitalisme d’état … Nous ne voulons pas reconnaître que dans un monde où le travailleur chinois -qui ne comprend même pas la notion de retraite- est destiné à rogner (faire disparaître à terme ?) nos acquis auxquels nous nous accrochons et que nous ne voulons pas voir écornés par la nécessité d’assurer une retraite au plus grand nombre d’ici vingt ou trente années ne pourront pas être maintenus en l'état.

 

Schizophrénie ? Oui, nous nous gargarisons de nos succès (Airbus ? En oubliant qu’il y a huit pays qui y contribuent) mais on fait semblant ne pas voir que l’on a détruit le tissus industriel qui nous avait été légué. On va vous dire que c’est à cause des délocalisations … mais on oubliera de s’apercevoir du fait que le coût de la main d’œuvre est en France 10% supérieur à celui de l’Allemagne et que notre productivité par personne en 2007 était inférieure de 4% par rapport à 2000. Et on oubliera aussi que les 35 heures (contribution de la gauche au bonheur national) ont contribué à un taux d’imposition implicite (impôts et charges sociales) supérieur de 8% à celui de notre premier concurrent et partenaire, l’Allemagne. Comme on oubliera de s’apercevoir que la part des salaires dans le PIB a augmenté de 33% entre 2000 et 2009 – vous entendrez les leaders syndicaux et ceux de la gauche vous dire le contraire pour justifier qu’il faut taxer les revenus du capital : autant dire, pour l’essentiel, ceux des pécules ramassés par ceux qui ont travaillé une vie entière en pensant, aussi, à leur vie après le travail. (Toutes les données mentionnées sont disponibles dans le portail Eurostat)

Schizophrénie ? Oui, car le déficit des finances français pendant les 35 dernières années est structurel et induit par deux causes majeures : le coût de l’Etat et le différentiel entre la richesse produite et celle consommée par « l’immigration ». Ce déficit (depuis 2003 on promet qu’il sera conforme aux critères de Maastricht, critères imposés par la France …) se monte aujourd’hui à env. 100 Milliards d’euros et a conduit à une dette extérieure de plus de 1.500 Milliards d’euros ! Mais il y a deux sujets dont il ne faut pas parler car, l’un met en branle les syndicats (seul pays en Europe -sauf la Grèce mais  on sait où cela l'a amenée- ou 25% de ceux qui travaillent le font pour l’Etat, Etat dont si le coût est « 100 » voit l’Allemagne ne dépenser que « 80 ») et l’autre touche au tabou de la « diversité » et du politiquement correct. Ce qui fait que la France, qui ne peut rien faire, veut imposer au « marché » la loi de « l’état ». Etat surdimensionné, 36.000 communes, Inter Communales, 99 Départements, 21 Régions … pléthore de fonctionnaires : un sondage en 2008 montrait que 75% d’une classe d’âge allant de 18 à 25 ans souhaitent devenir fonctionnaires … Schizophrénie car on sait que le PIB per capita classe la France en 11èmeposition en Europe et montre un écart négatif de 10% par rapport à l’Allemagne.

Schizophrénie ? Oui, le déficit du système des retraites (tout confondu) sera cette année d’environ 23 Milliards d’euros. On le sait. La notation du crédit de la France, encore la meilleure possible AAA, risque d’être dégradée si la reforme des retraites n’est pas faite. Mais cela ne nous empêche pas de manifester en France et en Navarre contre le gouvernement en essayant d’imposer, par la rue, à un parlement élu par la Nation un changement de cap. Nous sommes schizophrènes car on se targue de vivre en démocratie mais on veut que la rue « se batte jusqu’au bout » … pour imposer sa loi.

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Published by martin - dans France
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 13:45

 

 

Depuis des semaines et des semaines on nous rabat les oreilles avec le feuilleton « je t’aime, moi non plus … » qui met en scène les deux protagonistes des négociations israélo-palestiniennes : un qui jure tous les jours qu’il veut la paix (et demande, donc, des négociations directes) et l’autre qui proteste de sa bonne foi tout en réclamant ce qu’il n’avait pas réclamé pendant 17 ans et faisant de cela une pré condition pour lesdites négociations dont le commencement devait se faire sans conditions préalables …

 

Deux protagonistes ? En réalité trois, le troisième tordant les poignets des deux premiers pour qu’il puisse avoir un « succès » à se mettre sous la dent juste avant les élections à mi-mandat, j’ai nommé BHO. Cela pour que l’on ne remarque pas les désastres de la politique US à l'extérieur de ses frontières (main tendue à l’Iran, qui l'ignore et s'en moque, l’Irak sans gouvernement, l’Afghanistan en roue libre, la Syrie alliée de plus en plus ferme de l’Iran, la Turquie 5ème colonne iranienne dans l’OTAN, arrêtons-nous là par souci de compassion). Car les catastrophes intérieures [reforme de la santé vomie par la majorité des américains, politique de l’immigration en lambeaux (des Etats comme l’Arizona faisant, pratiquement, sécession par rapport aux lois fédérales)], chômage sans réduction nonobstant les 1.000 milliards de $ injectés dans une économie qui devient du capitalisme d’état, crise de l’immobilier qui perdure, etc.,) occupent déjà la scène politique américaine.

 

Mais s’il y a un exemple plus parlant que tous les autres en politique étrangère c’est bien la Syrie : depuis deux ans BHO n’a pas arrêté d’envoyer des émissaires à Damas ni d’essayer de convaincre Israël de rétrocéder le Golan (acquis pendant la guerre d’agression déclenchée par la Syrie après l’Egypte en 1967). Le vieux proverbe arabe « la Syrie prend l’hameçon et lui …p…e dessus » est toujours d’actualité, tout au moins pour BHO. Car toutes les visites de tous les émissaires s’accompagnaient de promesses mirifiques d’aide économique, de relations bilatérales approfondies, d’entrée à l’OMC, en veux-tu, en voilà !

 

Le drame (ou le théâtre de l’absurde) : ne reconnaissant pas qu’ils font fausse route (négociations de paix qui ne peuvent pas apporter la paix, souhait de détacher la Syrie de l’Iran quand la Turquie y va à grande vitesse vers une même alliance …), BHO et son administration se préparent à de nouveaux désagréments qui s'ajouteront à ceux qui ont fait qu’ils sont maintenant considérés comme des amateurs dangereux par, pratiquement, tous les pays arabes auparavant ses alliés. Humiliation déjà encourue, elle ne sera que renouvelée.

 

Mais ce qu’il y a derrière l’approche « Syrie » vise, aussi, ce qui se passe au Liban dans le silence assourdissant de tous les intéressés (dont notre pays qui s’est toujours voulu « garant de l’indépendance du Liban »).

 

En effet (et faisant court), après l’assassinat de Rafic Hariri (Syrie ? Hezbollah ?) la France et les Etats Unis (en fait, Jacques Chirac et George Bush) ont réussi à obtenir que la Syrie décampe du Liban et, un an après, qu’une force de l’ONU de 15.000 hommes s’intercale entre le Hezbollah et la frontière d’Israël. Plus une résolution garantissant le désarmement du Hezbollah qui avait déclenché une guerre en 2006, déclenchement condamné par toute la « communauté internationale » et, fait remarquable, par des pays arabes aussi. Mais 5 ans après, on est revenu à la case de départ : la Syrie a repris le contrôle du Liban et laisse celui-ci vivre une sorte de sous démocratie contrôlée par l’épée de Damoclès qui s’appelle le Hezbollah.

 

Comme si ce n’était pas suffisant de voir cette organisation terroriste, forte de milliers de « combattants » et de dizaines de milliers de fusées, entièrement entrainée, financée et dirigée par l’Iran, faire la loi ou s’y opposer quand elle ne lui convient pas, ce qui est en train de se passer c’est la transformation du Liban. L’Etat libanais, sur lequel le Hezbollah a un contrôle total, est en passe de devenir, comme le Canada Dry, un état fantôme : sa souveraineté et son indépendance sont fictives, les relations entre sunnites et chiites dans le pays (pour ne pas parler de ce qui reste des communautés chrétiennes) sont pires que jamais, et si un jour il y a une guerre entre le Hezbollah et Israël (comme en 2006) cet état risque de se retrouver à l’âge de pierre car la fiction de son indépendance ne tiendra pas plus de 4 heures (le temps indiqué par Israël pour détruire l’essentiel des infrastructures libanaises).

 

Ce qui se passe aujourd’hui au Liban a été résumé par le quotidien saoudien al-Watan : « la débauche manifestée à l'aéroport Rafic Hariri (le 18 septembre, à l'occasion du retour de Jamil Sayyed – ancien chef des renseignements militaires libanais à l’ordre de la Syrie) par les membres du Hezbollah reflète le caractère éminemment milicien de ce parti sectaire qui entend s'emparer du pouvoir au Liban et opprimer son peuple civilisé pour imposer un régime autocratique importé de Qom". "Tout le monde sait désormais que le Hezbollah ne veut pas de l'édification d'un État au Liban, ni d'un système libanais moderne, ni de la souveraineté de la loi, et qu'il se moque des résultats démocratiques (des élections législatives). Les Libanais ont aujourd'hui deux choix : ou bien abdiquer au Hezbollah ou bien défendre leur souveraineté bafouée et leur dignité dynamitée en faisant en sorte de ramener le Hezbollah et toutes les autres milices à la raison".

 

Raisonnons une seconde : a. la presse en Arabie Saoudite n’étant pas, vraiment, libre … elle reflète le point de vue des dirigeants de ce pays ; b. la France, garante de l’indépendance du Liban après avoir essayé d’amadouer la Syrie (on se souvient de Bachir Assad à la tribune officielle un 14 juillet …) … se tait comme l’Amérique (car celle-ci veut détacher la Syrie de l’Iran quitte à lui sacrifier le Liban)

 

Mais ce n’est pas tout. L’Egypte, par la voix du porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Houssam Zaki, a accuse, le 20 septembre le Hezbollah de "s'appuyer sur la force d'armes non soumises au contrôle de l'État pour défier ouvertement les autorités exécutives, législatives et judiciaires du Liban" .

 

Ce qui agite le Liban aujourd’hui –ferment de sa destruction programmée en tant qu’Etat indépendant – est le sort réservé aux relations du Liban avec le Tribunal International mis en place par l’ONU (sous l’impulsion double de la France et des Etats Unis) pour trouver, juger et condamner les auteurs de l’attentat qui a coûté la vie de Rafic Hariri. En effet, le Procureur de ce Tribunal est censé publier l’acte d’accusation et de lancer des mandats contre des acteurs présumés : il se trouve qu’une partie de ceux-ci sont des membres du Hezbollah quand il ne sont pas des hauts dirigeants syriens, le cumul n’étant pas interdit. Qu’à cela ne tienne, le Hezbollah a mis en garde le Liban (et avec lui la « communauté internationale ») qu’il ne se laissera pas faire : en clair, fort de ses armes il prendra le contrôle de l’Etat libanais. En le détruisant.

 

Curieusement, le 24 septembre, le Ministère français des Affaires Etrangères a démenti les propos « attribués par un journal libanais à son ambassadeur à Beyrouth » selon lesquels Paris serait intervenu pour retarder la publication de l’acte d’accusations relatif au meurtre en 2005 de Rafic Hariri.

 

Raisonnons encore une seconde : c. le Hezbollah menace l’Etat libanais, d. la Syrie est l’intermédiaire de l’Iran pour contrôler (approvisionner, entrainer, etc .,) le Hezbollah, e. la France laisse faire sachant qu’à la fin, la Syrie réoccupera le Liban sans qu’il ait à craindre son opposition ou celle des Etats Unis. Tout cela parce que, de tous côtés, on a décidé qu’abandonner le Liban à la Syrie serait le prix à payer pour détacher la Syrie de l’Iran.

 

Et, accessoirement, celle-ci ferait la paix avec Israël et arrêterait l’aide qu’elle apporte aux organisations palestiniennes terroristes comme le Hamas ou autre FPLP.

 

Vœux pieux … car la Syrie jouera le jeu de la paix, mais elle ne fera jamais la paix. Bachir Assad ne peut accepter ce que Israël et l'Occident veulent, savoir renoncer à ses relations avec l'Iran et/ou les autres organisations terroristes. La chose la plus importante pour Assad est la survie de son régime. Son standing dans la région est ce qu’il est (« acteur incontournable » disent les occidentaux …) en raison de ses relations avec l'Iran, le Hezbollah, le Hamas, al-Qaida et maintenant la Turquie. Sans ces relations, le roi est nu. C’est grâce à ces relations que tout le monde lui tourne autour et le laisse agir à sa guise au Liban. Qu’il signe la paix avec Israël et tous les premiers et seconds couteaux le feront disparaître, lui et sa famille. Alors … la promesse de récupérer le Golan, il n’a vraiment rien à en faire !

 

Mais, dans le silence parallèle au bruits assourdissants faits avec les « négociations de paix » et pendant le déroulement de la pièce (combien de fois jouée depuis Madrid 1991 ou Oslo 1993 ?) qui met en scène les trois protagonistes identifiés (navré pour notre pays et pour l’obstination de son président à avoir un rôle à y jouer …) on assassine le Liban. On l’étouffe, de l’extérieur, par la nouvelle main mise de la Syrie et, de l’intérieur, en laissant le Hezbollah vider de son sens l’idée même d’un état indépendant. Tout le monde voit cela sauf ... les aveugles (n'est-ce-pas Monsieur Kouchner ?).

 

Et comme Hitler venu à Paris pour voir sa conquête, voilà M. Ahmedinejad qui annonce sa visite au Liban et son intention d’aller dans le territoire contrôlé par l’Hezbollah, sur la frontière avec Israël, pour jeter des pierres sur les soldats israéliens. En attendant qu’il dispose d’une arme nucléaire.

 

Car, à part la pérennité de l’existence du Liban, ce dont il est question c’est bien la marche vers la bombe de l’Iran. Les paris sont ouverts : avant la fin du premier mandat de BHO, l’Iran annoncera disposer d’une arme nucléaire (ou de la capacité de la produire). Et l’histoire se souviendra, ensuite, de l’administration actuelle des Etats Unis non pas comme de celle qui en acceptant des déficits abyssaux aura conduit au dysfonctionnement de l'économie, ou qui aura mis en place un système de santé mort né, ou qui aura essayé de mettre en place un gouvernement démesuré et par la même oppressif pour son peuple.

 

L’histoire se souviendra, qu’en essayant d’être un nouveau Chamberlain, BHO aura permis aux mollahs de disposer d’une bombe A ou H. Alors le Liban …

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 14:39


 

 

Le dîner fût cordial, les plats (presque) végétariens, cacherout et halal obligent, les convives se connaissaient tous et se sont rencontrés maintes et maintes fois à l’exception de leur hôte, le dernier locataire en date de la Maison Blanche. Tout s’est donc bien passé et pour le faire savoir, urbi et orbi, une conférence de presse a été organisée par la Dame Clinton au Département  d’Etat. Remarquez, elle aurait dû demander l’avis de son mari avant car l’expérience du Camp David de 2000 doit faire encore partie de ses souvenirs les plus marquants de sa deuxième présidence.

 

Un brin gênés, tous, par un peu de sang versé à point nommé par le Hamas mais bravant l’intermezzo qui rappelait qui détenait, réellement, la clé de leurs discussions, les protagonistes de l’avant-dernière tentative (car, soyez rassurés, il y en aura une autre …) voulant négocier la paix entre Israël et l’Autorité Palestinienne ont  tous protesté de leur bonne foi et de leur décision d’aboutir à un accord final. Bigre …

 

Mais bon sang (versé …) ne saurait mentir : en condamnant les deux ignobles attentats terroristes revendiqués par le Hamas, autant BHO que Mahmoud Abbas par leurs déclarations ont montré ce que la négociation occulte : l’impossibilité de concilier les fondements des positions israélienne et palestinienne. En effet, ils ont clairement lié le terrorisme, un à l’objectif de faire capoter les discussions et l’autre, un peu plus nuancé, à l’occupation des terres palestiniennes par les « colons » israéliens.  Rationaliser et lier le terrorisme à quoi que ce soit justifie l’action barbare de ceux qui le pratique : on n’a pas seulement tué de loin quatre israéliens dans leur voiture, on a « farci » de balles leurs cadavres (morts …). En ne condamnant pas clairement de tels actes les deux musulmans (enfin, un seulement à la naissance …) font semblant de ne pas comprendre que les assassins à la solde du jihad contre les juifs et les israéliens n’ont besoin d’aucune justification. Ils tuent, un point c’est tout. Car, soldats de la grande communauté destinée à conquérir le monde, ils sont engagés dans l’anéantissement de leurs ennemis et non pas dans le déraillement des négociations de paix … ni dans la récupération des terres souillés par la présence des juifs. Cela viendra de surcroît, s’ils gagnent : étant certains de leur réussite finale ils n’ont pas d’états d’âme. Mais BHO et Mahmoud Abbas ne savent-ils pas cela ? Oh, que si … mais il faut donner le change …

 

Négociations de paix … on croît rêver !

 

Trois raisons majeures, du côté israélien, pour lesquelles ces négociations (pas plus que les précédentes) n’aboutiront pas à un « accord final » car les palestiniens ne les accepteront pas :

* reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israël

* refuser tout « droit au retour » au 4,5 millions de « réfugiés » (650/800.000 selon les versions, au départ en 1948) en Israël

* mettre fin, une fois pour toutes, à toutes réclamations, d’un côté et de l’autre.

 

Certes, d’autres demandes israéliennes sont importantes (démilitarisation de l’éventuel état palestinien, « partage » des territoires autour de Jérusalem, frontières définitives, etc.,) mais depuis que l’on négocie … on sait pouvoir trouver des compromis.

 

Trois raisons majeures du côté palestinien pour lesquelles ces négociations (pas plus que les précédentes) n’aboutiront pas à un « accord final » car les israéliens ne les accepteront pas :

 

* non reconnaissance du caractère juif de l’Etat d’Israël (car cela rendrait irréalisable la revendication du droit au retour des « réfugiés » en Israël)

* retrait d’Israël sur les « frontières de 1967 » (en réalité les lignes d’armistices de 1948  après la décision de partage de la Palestine -ou de ce qu’il restait après l’ignoble charcutage anglais pour créer ex nihilo la « Royaume Hachémite de Jordanie)

*  arrivée en Israël des « réfugiés » palestiniens parqués depuis plus de       60 ans par leurs frères libanais, syriens ou égyptiens dans des camps de réfugiés.

 

Certes, d’autres demandes palestiniennes sont importantes (« partage » des territoires autour de Jérusalem, capitale, frontières définitives, etc., « futur état palestinien » doté de tous les attributs d’un état souverain – armée, contrôle de l’espace aérien, etc.,) mais depuis que l’on négocie … on sait pouvoir trouver des compromis.

 

Il ne faut être grand clerc pour comprendre que les deux jeux de conditions sine qua non sont irréconciliables. Et si vous qui lisez ce texte vous le comprenez, comment croire que tous ceux réunis, encore une fois, à Washington ne le comprend pas ?

 

A quoi bon, dès lors, de faire semblant ? Vous trouverez des tas d’explications dans la presse française et/ou mondiale et selon le degré de parti pris des uns et des autres elles seront liées au caractère « d’extrême droite » du gouvernement actuel d’Israël qui ne veut pas faire des concessions ou au besoin des palestiniens à ne pas aller à l’encontre de la volonté américaine car … ils seraient sevrés du lait des subventions (essentiellement américaines et européennes) qui coule dans leurs pots depuis plus de 60 ans.

 

L’histoire est cependant là pour nous montrer que, nonobstant la couleur politique du gouvernement israélien les palestiniens n’ont jamais voulu accepter un compromis de fond et qu’ils ont fait tout pour qu’un état palestinien ne soit pas une option réelle. Exemple ? Les offres faites par Ehud Barak à Camp David en 2000 et, ensuite, à Taba en 2001 et rejetés sans offre alternative par Yasser Arafat. Exemple ? Les offres faites par Ehud Olmert en 2008 et rejetées, sans offre alternative, par Mahmoud Abbas la même année.

 

Mais, hypothèse d’école, parce que les Etats Unis veulent peser de tout leur poids (argent pour les palestiniens, support contre l’Iran pour Israël), ils vont faire les pressions qu’ils pourront faire et, oh miracle, un accord sera conclu. Hypothèse d’école.

 

Israël bénéficie d’un apriori favorable quand il s’agit de mettre en place un accord négocié par son gouvernement : Yamit, colonie démembrée en 1982 après accord de paix avec l’Egypte, le Sinaï en totalité rendu à l’Egypte, Gaza évacuée en 2005 et dislocation de plusieurs colonies groupant environ 8.000 personnes, trois exemples parmi d’autres. Peut-être procéderont-ils à un referendum dont l’issue ne semble pas poser d’interrogation s’il s’agit d‘une fin complète et totale du conflit.

 

En revanche, on s’apercevra, alors, que Mahmoud Abbas n’a aucun pouvoir pour appliquer ledit accord, ni à l’intérieur du territoire où il se trouve (mais qu’il ne contrôle pas en réalité …) ni surtout dans l’autre moitié de son royaume, Gaza, où le Hamas n’a aucune raison de renoncer à ce qu’il a obtenu depuis 2006 : créer et maintenir un « hamastan » réceptacle de l’aide de tous ceux qui veulent détruire Israël, perspective de plus en plus souhaitée non seulement par le monde musulman mais aussi par une (grande) partie de l’Europe. Et surtout par l’Iran. Car, ne nous trompons pas, il n’y aura jamais de paix au Proche Orient avec un Iran devenu puissance nucléaire.  Perspective d’autant plus plausible que, par delà tous les discours concernant les sanctions « sérieuses », tout le monde semble s’être résigné à voir un Iran disposant de la bombe.

 

Mais alors à quoi servent les « négociations de paix », à quoi va-t-elle servir cette nouvelle tentative de reprendre un « processus » qui ne mène nulle part ? En réalité, les rencontres de cette semaine ont eu lieu car les protagonistes étant incapables (et ils le savent) de « faire la paix » une fois pour toutes, ont besoin, désespérément, de faire semblant de vouloir trouver une solution. Surtout BHO, dont tous les « experts » s’accordent à dire que le spectre de la perte de la majorité des démocrates aux deux chambres (députés et sénateurs)  prenant l’aspect d’un plébiscite contre sa politique (ou ses politiques) l’oblige d’espérer la bienveillance du « lobby juif »*.

 

Le mythe de Sisyphe … au moins lui, condamné aux Enfers, devait pousser indéfiniment une énorme roche ronde jusqu'en haut d'une montagne. Parvenue au sommet, la roche, sous l'effet de la gravité, redescendait jusqu'au pied de la montagne, et Sisyphe devait recommencer sa harassante tâche. Les protagonistes de la rencontre de Washington seraient-ils de nouveaux Sisyphes ?

 

 

 

   

* Karel De Gucht, ancien ministre des Affaires étrangères belge (si, si, ce n’est pas une blague …) et actuellement Commissaire au Commerce de l’Union Européenne, a affiché jeudi son scepticisme sur les chances de succès des nouvelles négociations directes entre Palestiniens et Israéliens. Interrogé sur la radio de la VRT, il a affirmé que "le lobby juif au Capitole ne doit pas être sous-estimé………".  "Ne sous-estimez pas non plus l'avis du juif moyen en dehors d'Israël", chez qui il existe "la croyance d'avoir raison", "Il n'est pas facile, a ajouté M. De Gucht, même avec un juif modéré, d'avoir une conversation rationnelle". On a accusé des gens d’antisémitisme pour moins que cela …

 

 

 

 

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