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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 11:16

Les commentaires reçus après mon deuxième texte relatif aux élections présidentielles m’incitent (m’obligent …) à expliciter les raisons pour lesquelles j’ai donné l’impression d’avoir choisi un candidat plutôt qu’un autre.

Comme on le sait, les derniers sondages (IPSOS) concernant le premier tour indiquent des pourcentages rapprochés pour « la bande de quatre » : MLP=22%, EM=22%, JLM=20%, FF=20% tandis que FILTERIS (« data mining ») indique MLP=23,65%, FF=22,68%, EM=20,22% et JLM=19,63%. On constate que le sondage IPSOS indique un pourcentage, probablement, sous-évalué pour FF.

Mais, la « solidité » des intentions de vote est sensiblement différente : parmi ceux qui ont annoncé une intention de vote il y a certains qui ne sont pas certains de voter selon l’intention annoncée. La « solidité » du vote s’exprime comme 85% pour MLP, 80% pour FF, 68% pour EM et 66% pour JLM.

Cela étant, le premier tour doit déterminer un binôme qui s’affrontera au deuxième tour. Vu les résultats rapprochés il est légitime de regarder toutes les « combinaisons » possibles pour le « n » personnages pris par deux (=k). La théorie des combinaisons nous indique qu’il y en a six de possibles                     (N pris k n !/k*(n-k)!) soit (4*3*2)/(4-2)=6.

Ce qui nous intéresse c’est de trouver la combinaison qui peut se placer en première position.

Le nombre d’inscrits étant de 45.000.000, avec une abstention de 20%, le nombre de votants serait de 36.000.000. Pour les valeurs des deux références (IPSOS et FILTERIS) on obtient (en laissant de côté les « petits » candidats y compris BH):

SELON FILTERIS                            SELON IPSOS

MLP= 7.236.000                          MLP= 6.735.000

FF = 6.516.000                             FF = 5.763.000

EM = 4.860.000                           EM = 5.380.000

JLM = 4.665.000                         JLM = 4.572.000

Et on constate que la combinaison qui s’impose est « MLP+FF ». Autant dire qu’avancer des hypothèses genre "MLP+EM" ou « MLP+JLM » n’a aucun intérêt car, s’il est vrai que dans ce genre d’hypothèses EM ou JLM serraient gagnants (le "plafond de verre" ne sera pas franchi par MLP) autant l’un que l’autre n’arriveront pas au deuxième tour. La « solidité » des intentions de vote pour FF le fait, sauf erreur de ma part, être au deuxième tour et, « plafond de verre » aidant, devenir le Président de la République. Chapeau l’Artiste !

Le raisonnement « arithmétique » est conforté par une analyse, certes incomplète mais pertinente, pour le justifier.

En effet, sauf circonstances exceptionnelles (« abstention différenciée » - voir citation dans le dernier texte) MLP ne sera pas élue, c’est un postulat. Quant aux trois autres :

- JLM proposant, sans le dire, de transformer la France en république socialiste tout en injectant dans son économie plus de 270 milliards d’euros dont, pour commencer il n’a pas un seul fifrelin, menaçant d’une sortie de l’Union Européenne si ses projets ne sont pas admis par les partenaires de la France, envisageant de faire entrer la France dans une « alliance bolivarienne » qui comporte le Venezuela et le Cuba … ; c’est vrai, il a pleuré, à grandes larmes, la mort de Hugo Chavez et, pour faire bonne mesure, celle de Fidel Castro, mais sachant raison garder, nos concitoyens -par delà la côte d’amour actuelle (beau parleur, logique impeccable si on accepte ses postulats)- ne lui accorderont pas les voix nécessaires pour être au deuxième tour : l’idée d’un deuxième tour MLP vs JLM étant tellement farfelue (et dangereuse …) les arrêtera ;

- EM, héritier de FH, beau parleur aussi mais handicapé par le poids du passé et la propension à « louvoyer » entre la droite et la gauche, ayant accepté d’être englué dans un magma de vieux politiciens de gauche et de droite, sans majorité législative pour mettre en place ce qu’il envisage de faire, sans réel appui de la   « France profonde », bref, pour l’instant le « Jésus de pacotille » apprendra que parler c’est bien mais qu’il faut quand même, par les temps qui courent, qu’il y ait autre chose pour sortir le pays du marasme dans lequel le laisse FH et auquel il a contribué …

Reste FF : certes, on a du mal à laisser l’homme de côté pour ne s’occuper que de son programme et de sa capacité à le mettre en œuvre ; mais il y a des moments ou, tout en se pinçant le nez, on est obligé de dire et de faire ce qui est, d’évidence, nécessaire. Et FF a montré, pendant les trois derniers mois qu’il est capable de résister aux vicissitudes et, à l’encontre de tout et de tous, qu’il va devenir le prochain Président de la République ce dont il n'a pas douté depuis le départ. Bravo l’Artiste !

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 21:04

On est gouverné par des lascars

qui fixent le prix de la betterave et

qui ne sauraient pas faire pousser des radis

Michel Audiard

Mon dernier texte m’a valu un plus grand nombre de commentaires, que d’habitude, et la majorité se réfère à ce qui a pu être détecté comme une aversion pour le candidat EM.

Loin de moi la volonté d’influencer le choix de mes lecteurs lors d l’élection qui se déroulera dans moins de deux semaines. Et même si telle était mon intention je ne crois pas que je réussirais. Mais il me semble que pour les lecteurs qui se sont donnés la peine de lire le texte et de m’envoyer leurs commentaires, je devrais apporter quelques explications.

Je laisse de côté le FN et sa diva, Marine : j’ai la conviction qu’il y a une majorité de nos concitoyens qui n’en veulent pas. Je suis convaincu qu’au deuxième tour n’importe qui (et n’importe quoi – une chaise par exemple …) gagnerait l’élection face à elle.

C’est vrai, nos concitoyens sont souvent imprévisibles, se lancent de temps en temps dans des aventures regrettées ensuite. Incapables d’accepter des réformes ils décident, de temps en temps, de faire « la révolution ». Mais … le « plafond de verre » ne laissera pas la Marine devenir présidente. Disons-le clairement, elle n’a aucune chance de gagner le deuxième tour, donc, toute peur à ce titre est déplacée.

Certes, en vertu même de la teneur du paragraphe précédent, nos concitoyens sont prêts, de temps en temps de faire la révolution. Pas en accompagnant Nathalie Artaud ou Philippe Poutout – caricatures faites homme (ou femme) du verbiage du temps ancien quand la lutte des classes se trouvait au frontispice du « parti » (communiste – devenu secte depuis). Il me semble qu’ils ne sont pas prêts, non plus, d’accompagner un socialiste « Canada Dry » jouet d’un parti en voie de disparition et d’amis qui lui ont tous promis fidélité et qui se sont débinés l’un après l’autre. De plus, son « futur désirable » fondé, entre autres, sur un « revenu universel » dont le montant pourrait assécher toute ressource que le pays pourrait trouver encore sur les marchés financiers, ne fait pas très sérieux par les temps qui courent et nos concitoyens s’en sont aperçus.

Mais, comme ils sont toujours prêts à croire que « demain on rasera gratis » ou que l’on pourra « prendre aux riches pour donner aux pauvres » il suffit, de temps en temps, qu’un « beau parleur » obtienne leur confiance. En oubliant qu’en appauvrissant les riches ils ne rendront pas les pauvres moins pauvres. Mais ceux qui prétendent gouverner savent bien que « L'art de gouverner consiste à prendre le plus d'argent possible à une catégorie de citoyens afin de le donner à une autre » (Voltaire). Cela tombe bien, on a trouvé un beau parleur, adorateur patenté de Fidel Castro et Hugo Chavez – deux dictateurs communistes qui ont mis par terre les économies du Cuba et du Venezuela en les transformant en pays socialistes …

Il est devenu le nouveau chouchou des médias en picorant des voix dans la besace d’un autre chouchou – celui que l’on me reproche de mal traiter. J’y arrive. Le beau parleur ne se limite pas à des propos d’ordre général. Non, il annonce haut et fort qu’il injectera 1.000 milliards d’euros dans l’économie européenne dont 100/200 milliards viendront en France. Et pour faire bonne mesure, il prévoit des dépenses supplémentaires de l’ordre de 270 milliards d’euros accompagnées d’une ponction fiscale de 120 milliards d’euros … (Le Figaro 12.04.17).Tout en annonçant que la dette du pays de 2.200 milliards d’euros ne sera jamais payée. Bateleur de foire, maniant une dialectique marxiste, suivant une logique, en apparence sans défaut, il fait salle pleine partout où il installe le chapiteau de son cirque. Comment ne pas être séduit par de tels « éléments de langage » ? Comment ne pas dire que l’on votera pour lui ? Au moins jusqu’au jour de l’élection, 20% d’un échantillon statistiquement correct le disent. Mais, sachant raison garder, nos concitoyens mettront dans les urnes des bulletins différents. Car ils savent aussi que « Les conneries c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer » (M. Audiard). Aussi parce que à la question « le programme de J-L. Mélenchon est-il crédible ? » 80% d’un échantillon de 75.000 votants répondent « NON ». Remarquable pour le pays de Descartes …

Le chouchou des médias, héritier du président actuel, l’homme qui a inspiré - et mis en pratique pendant deux années- son « projet économique » essaye, par tous moyens, se défaire du stigmate qui lui colle à la peau. Avec le succès que l’on connaît. L’homme qui, comme un coucou, fait son nid dans celui des autres. L’homme qui prend des choses à la gauche, qui prend des choses à la droite, qui zigzague en fonction des sondages journaliers, l’homme qui ne sait pas avec qui il pourrait gouverner mais … ce sera moitié « société civile » et moitié « classe politique ». Comme en toutes choses, comme celui dont il est héritier, il en fera la synthèse. Et voilà le « peuple de gauche » lui donnant la préférence par rapport au visionnaire socialiste qui a gagné leur primaire tout en hésitant de rejeter les promesses du « beau parleur ». Son projet ? Un peu de ceci, un peu de cela, on augmentera les bas salaires via l’annulation de la taxe d’habitation et autres tours de passe-passe qui, en tout, nécessiteront quand même quelques 75 milliards d’économies supplémentaires … (M. Vignaud – Le Point 12.04.17). Et, pourtant, ce chouchou des médias, recueille un pourcentage d’intentions de vote que personne n’aurait pu prévoir il y a six mois. Arrivés au seuil de premier tour nos compatriotes devront, quand même, se poser la question « donnons-nous à ce guru de 39 ans le droit d’appuyer sur le bouton » ? On a trop tendance à oublier que la France est une puissance nucléaire …

Arrivés au seuil du premier tour ? On sera nombreux, car une « absence différenciée » importante pourrait faire l’affaire de la Marine (Serge Galam, The Conversation – 26.03.17). Et quoi qu’on ait dit aux sondeurs … j’espère que nos compatriotes choisiront « le pelé, le galleux », l’homme choisi par les médias pour «l’assassiner politiquement» car, par delà ce qu’il est, il propose le seul programme qui pourrait initier le redressement du pays et pour lequel il disposera d’une assise parlementaire. Je n’essaye pas d’orienter le choix des lecteurs du blog, naturellement …

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 16:55

 

J’ai assisté hier soir, médusé, à un spectacle dont le surréalisme dépassait ce que Dada ou André Breton auraient pu imaginer : onze personnages (en quête d’auteur ?) qui, pendant presque quatre heures se sont forcés à montrer le visage actuel de la France.

Certes, notre pays se payait, jusqu’à récemment, le luxe de disposer de trois partis trotskistes. Voir les épigones de deux d’entre eux (N. Artaud et P. Poutou) se présenter à une élection présidentielle rien que pour proposer aux spectateurs la bave de leurs éructations marxisantes qui rappelaient à notre mémoire les temps anciens quand la « lutte des classes » était l’alpha et l’oméga des l’intelligentsia française, a été le clou du spectacle.

Mais ils n’étaient pas seuls. Il y a eu aussi un visionnaire utopiste (B. Hamon) conviant le bon peuple à participer à la création d’un « futur désirable » et un autre, prônant « une révolution tranquille » (J-L. Mélenchon) les deux faisant montre d’un solide mépris hautain pour la réalité du pays : quand on a une dette de plus de 2.200 milliards d’euros imaginer des dépenses nouvelles de centaines de milliards (dont on ne dispose pas) ce n’est pas seulement de l’inconscience, c’est du mépris crasse pour l’intelligence des spectateurs (plusieurs millions de français).

Ce n’est pas tout, un habitué des élections présidentielles (J. Cheminade), énarque, difficile à situer à gauche ou à droite qui depuis 1995 n’a jamais réuni plus de 0,05% des votes. Et un autre énarque (F. Asselineau), fort en thème, citant des articles bien choisis de la Constitution ou du dernier traité européen (Lisbonne). Les deux démontrant l’impossibilité de changer quoi que ce soit en France à cause de l’Europe et, logiquement, proposant un « Frexit ». Plus « l’idiot du village », l’homme qui fort de l’expérience de sa propriété agricole, d’un tour de France (à pied ?) et d’un humour certain a joué le rôle du clown de service.

Et puis les trois candidats (dont un énarque, ectoplasme créé par les médias car héritier d’un autre énarque – je veux dire F. Hollande), crédités par des sondages divers de positions de premier plan pour accéder, éventuellement, à la présidence de la République. J’ai oublié un quatrième énarque … (N. Dupont-Aignan) dont la hargne n’avait qu’un seul objectif : grappiller quelques voix au candidat de la droite pour l’empêcher d’arriver au deuxième tour de l’élection.

Je laisse de côté ce que les deux trotskistes avaient à nous dire (prendre l’argent aux riches, détruire le capitalisme et la bourgeoisie, arrêter l’exploitation des travailleurs et des travailleuses, etc.,) car personne ne peut les prendre au sérieux. Mais on est époustouflé de voir, quand même, que selon les sondages (règle de trois par rapport au nombre de votants probables) presque trois millions de français se sentent proches d’eux en acceptant leurs fariboles. Je laisse de côté aussi deux énarques qui proposent la sortie de l’Europe comme panacée pour les malheurs de la France tandis que le troisième veut renégocier tous les traités actuellement en vigueur. Il n’y a qu’à …

Certes, il est difficile de laisser de côté l’utopiste (« futur désirable ») et le promoteur de la « révolution tranquille » car à eux deux ils réuniraient presque 26% des votants (soit pas loin de 10 millions de nos concitoyens …) mais on peut se demander comment autant de français se sentent attirés par le chant de ces sirènes. L’un, qui voudrait dépenser quelques 450 milliards d’euros dans un revenu universel (le proverbe « tout travail mérite salaire » ne pourrait plus être retourné et sa valeur morale, anoblissante, longtemps faisant partie du fond intellectuel de la gauche, disparaîtrait). L’autre, le révolutionnaire tranquille, voudrait injecter en Europe 1.000 milliards d’euros (sans dire où il les trouverait) et prendre pour la France (règle de trois, poids de l’économie) presque 200 milliards d’euros pour financer de nouvelles dépenses. De nouvelles dépenses, car on doit toujours ajouter des « moyens » en France. On pourrait quand même regarder, par exemple, la dépense annuelle pour l’éducation par rapport au PIB sur 30 ans : elle a toujours augmenté plus vite … mais la France affiche en 2014 un taux d’alphabétisation de 99% quand ce taux était 99,8 en 1985. Tant et si bien qu’aujourd’hui la France occupe la 43ème place au classement mondial du taux d’alphabétisation. Encore des moyens ?

Demain on rase gratis ...

Et la dette actuelle du pays ? Pas de problème, dit J-L. Mélenchon, elle ne sera jamais payée. Le fait que dans un tel cas personne au monde ne prêterait plus un sou à la France n’a pas l’air de préoccuper l’impétrant. Comme le fait que les grands prêteurs sont des fonds de pension américains, anglais, canadiens, australiens qui verraient d’un mauvais œil que l’argent de leurs mandants (ouvriers, employées, commerçants, etc.,) parte en fumée parce que le sponsor de la révolution tranquille aurait oublié « l’internationalisme prolétarien » … Naturellement, ces deux-là, avec les deux trotskistes, voudraient augmenter le nombre de fonctionnaires (plus de 120.000 pour un, sans limite pour l’autre …). Le tonneau des Danaïdes …

Que dire des trois premiers prétendants à la fonction en cause ? La Marine, depuis des lustres, propose des solutions (sortie de l’Europe, sortie de l’euro, etc.,) dont (dernier sondage) 79% des français n’en veulent pas. Mais, par une schizophrénie qui devrait nous préoccuper, au moins 10 millions de français annoncent qu’ils voteront pour elle. Pour la première fois, « le plafond de verre » pourrait être percé, elle pourrait devenir présidente de la République (https://theconversation.com/pourquoi-et-comment-marine-le-pen-peut-gagner-avec-moins-de-50-dintentions-de-vote-74994). Si le spectacle d’hier soir avait un caractère humoristique prononcé, la « Marine Président » glace le sang. Et on en arrive aux deux candidats qui pourraient nous surprendre. L’inconsistance de l’un et « les casseroles » de l’autre, bien perçues par nos compatriotes, ont souligné pendant le spectacle d’hier soir que nous ne sommes pas sortis de l’auberge … Mais, si on laisse le spectacle de côté, il faut se souvenir qu’il s’agit de l’avenir du pays : après les 14 années de glaciation mitterrandienne, les douze années de sommeil chiraquien et les cinq années de synthèse hollandaise, il est grand temps que la France se réveille. A mon sens, il n’y a qu’un seul programme qui pourrait constituer l’amorce d’un redressement. Ce n’est pas celui de la Marine et ce n’est pas celui de l’héritier qui avait façonné le sien quand il était ministre de F. Hollande. Quant au spectacle d’hier soir … certes on peut en rire mais, malheureusement, c’était à pleurer !

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 20:54

Un spectre hante l'Europe : le spectre du populisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le Pape et Bruxelles, Merkel et Hollande, les socialistes de France et les policiers de Belgique.

Quelle est l'opposition qui n'a pas été accusée de populisme par ses adversaires au pouvoir ? Quelle est l'opposition qui, à son tour, n'a pas renvoyé à ses adversaires de droite ou de gauche l'épithète infamante de populiste ?

Il en résulte un double enseignement. Déjà le populisme est reconnu comme une puissance par toutes les puissances d'Europe…. (en paraphrasant « Le Manifeste Communiste » - Marx&Engels, 1847).

 

Mais, si Marx & Engels ont identifié comme racine du communisme la lutte des classes et le sens de l’histoire (via l’imposture du « matérialisme historique » et des emprunts à Hegel), toutes proportions gardées, j’ai essayé d’identifier les racines du populisme en Europe (avec une attention particulière pour la France).

Convenons du fait que l’objet de l’étude doit avoir des causes réelles et des causes « ressenties » (que l’on pourrait considérer comme « psychosomatiques »).

Deux causes réelles peuvent être identifiées, en Europe, expliquant l’apparition du populisme. Il s’agit d’une immigration massive de personnes venant de civilisations très différentes qui veulent vivre dans des ensembles ethnico-religieux reproduisant ceux d’où elles sont parties et du hiatus de plus en plus grand entre la masse des indigènes et les élites gouvernant les pays de l’Europe.

 

Ce sont ces deux causes qui ont conduit à l’apparition et au développement du populisme, concept pris en charge premièrement par « l’extrême droite ». Les exemples qui justifient cette analyse ne manquent pas : l’arrivée au seuil du pouvoir de la droite extrême en Autriche, idem en Finlande et/ou le déplacement vers la droite extrême des habitants des Pays Bas ou de la France (où aux dernières élections régionales le FN a réuni plus d’un tiers des votants). En effet, l’arrivée massive de populations qui (en majorité) n’apprennent pas la langue du territoire, qui n’intègrent pas les règles (« codes ») y existant et ne se conforment pas aux us et coutumes locaux induit dans les masses indigènes le sentiment de l’inégalité. De plus, en grande partie, les enfants nés en Europe de la génération précédente d'immigrés ne s'intègrent (ne s’assimilent) pas en se référant souvent à l’imaginaire de leur pays d'origine. L’Europe, bâtie pour devenir « un phare pour les nations » (plus de guerres, développement « inclusif », égalité des cultures », etc.,) est passée de la politique d’assimilation au multiculturalisme ce qui a conduit à un désastre politique. Désastre politique qui est aggravé par la montée de l'islam militant (qui réduit les échanges intercommunautaires et les opportunités d’assimilation), ou le chômage de masse, maintenant en moyenne à 10 pour cent dans les principaux pays de l’Europe mais qui peut atteindre 50 pour cent dans les quartiers (les villes) les plus désavantagés. Désastre politique auquel les principaux pays de l’Europe n’ont opposé que des « politiques de la ville » qui, pour l’essentiel, ont consisté à dépenser des dizaines de milliards d’euros sans résultat visible. Sauf, à instiller dans les masses indigènes un sentiment accru de l’inégalité, surtout quand lesdites masses sont liées par « le sel de la terre ».

 

Oui, le sentiment d’inégalité, car ce qui est permis aux nouveaux venus n’a jamais été admis pour les indigènes dans l’histoire millénaire des territoires en cause, est un élément essentiel du populisme. Essentiel, car il dépasse les clivages droite-gauche. Malheureusement « on jette le bébé avec l’eau du bain » en décrétant que le populisme est l’apanage de l’extrême droite et, à ce titre, condamnable. Bien que, de plus en plus de voix s’élèvent pour remettre les choses d’aplomb (je laisse de côté ceux considérés comme « crypto-fascistes » -Marine Le Pen, Norbert Hoffer, Nigel Farage, Geert Wilders, etc.,) : Mark Rutte (premier ministre des Pays Bas) – « Quelque chose ne va pas avec notre pays et la majorité silencieuse ne tolère plus les immigrants qui viennent et abusent de notre liberté » ou Viktor Orban (premier ministre de Hongrie, -vilipendé souvent pour ses positions « extrémistes ») qui souligne que « Tous ceux qui viennent ici n’ont pas l'intention d'accepter nos modes de vie. Certains considèrent leurs propres coutumes et leur Weltanschauung, plus forte et plus viable » Mais, à part les voix discordantes (considérées comme telles par l’Europe de Bruxelles, pour simplifier …) quand on veut prendre « le pouls » des masses indigènes on trouve que plus de 60% en France et Belgique considèrent que « Toute nouvelle migration des pays principalement musulmans devrait être arrêtée » (70% en Pologne et une moyenne européenne de 50%).

 

Un spèctre hante l'Europe ...

Cette attitude est justifiée par le fait que les « codes » pour les masses indigènes étaient ce qui a caractérisé le développement des économies européennes (marché libre, régulation modérée, fiscalité modeste, primauté de l’individualisme) tandis que les masses immigrées tirent leurs avantages de ce qui s’est développé en Europe (état providence, collectivisme, redistribution économique étatique) (…Rise of Populism » - R.F. Inglehart, P. Norris – Harvard Kennedy School, Août 2016). Résumons, au plan économique, les masses immigrées cherchent les avantages du « socialisme ». Mais le socialisme a été essayé : cela n’a marché nulle part.

Et, confusément, les masses indigènes, en voyant ce qui s’est passé depuis -mettons- trente ans, sentent que le danger vient de ce qui se passera -mettons- dans les trente années à venir. Car l’on sait, par exemple, (projections démographiques - Global trends – Paradox of Progress - National Intelligence Council, USA – Jan. 2017) que quatre pays d’Afrique pourvoyeurs d’immigrés (Egypte, Nigeria, Ouganda et Ethiopie) « verront leurs populations passer de 416 millions en 2016 à 850 millions en 2050. Et parce qu’elles savent que l'échec des grands États membres de l'UE à mettre en œuvre les réformes économiques nécessaires, l'échec de l'UE à stimuler la croissance dans la région, la non coordination des politiques d’immigration et le nativisme croissant particulièrement virulent dans ses nouveaux Etats membres créent des tensions qui pourraient conduire à des ruptures qui vont renforcer le déclin économique et encore plus, démocratique ». Pour ce qui est de la France « elle est le théâtre principal de l'offensive islamiste en Europe. En disant cela, on ne pense pas seulement aux attentats qui ont marqué les deux dernières années, mais à la formation sur le territoire français d'une véritable contre-société qui ne dit pas son nom et se désaffilie de plus en plus de la nation. Abandon des élites, censure de l'identité française, insécurité culturelle et physique, multiplication des accommodements déraisonnables à l'école ou à l'hôpital: c'est pour analyser et dénoncer cet avachissement que paraît ces jours-ci (janvier 2017) le livre Une France soumise: les voix du refus (C.Valentin et alia).

Abandon des élites. Les dirigeants de l'Europe semblent, depuis la création de l’Union Européenne, émerger des mêmes écoles, des mêmes classes sociales, ont le même état d'esprit, dirigent les mêmes institutions, génération après génération. Ils se relayent pour mettre en œuvre les mêmes politiques. Un des traits qui caractérise ces élites c’est de ne pas connaître le monde tel qu’il est fort qu’elles sont de vivre dans un monde virtuel. Ou dans celui qui devrait exister, non pas dans celui qui existe. Marquées à gauche (quand deux tiers des votants dans les pays d’Europe votent « à droite ») le discours de ces élites est inaudible pour les masses indigènes. Et pour ce qui est de la France « ce n'est pas tout, loin de là ; ….. c'est aussi le renoncement, par un grand nombre de dépositaires de l'autorité publique, à l'application stricte, toujours et partout sur le territoire, de la légalité républicaine - légalité qui a fait place, la nature ayant horreur du vide, à une soumission forcée et subie de parties entières du territoire de notre pays à des règles qui ne sont pas celles que le peuple s'est données démocratiquement » (Une France soumise : les voix du refus). L’abandon des élites (la trahison des clercs ?) est parfaitement visible par les temps qui courent en France : un Président qui va au chevet d’un « violenté par la police » mais noir, avant qu’une enquête policière ou juridique dise son mot ou des sondages en vue de l’élection présidentielle qui montrent que plus de 50% des électeurs pensent voter pour des partis se voulant « extérieurs au système » (FN, Mélenchon, Hamon et autres). La crise des élites – cristallisée par la crise économique- est devenue une crise de la démocratie elle-même. Les masses indigènes souhaitent aujourd'hui des choses radicalement différentes de ce que les élites traditionnelles leur proposent. C'est la cause principale de l'inquiétude, de l'anxiété et des tensions qui montent à la surface dans le sillage d'une attaque terroriste ou d'un acte de violence. Et le sentiment de l’incompréhension des élites par rapport au fait que, ce qui s’est passé à Nice, à Munich ou à Berlin peut se produire demain dans n’importe quel coin de l’Europe. L’abandon des élites ? La gauche culturelle et politique qui œuvre à délégitimer l’histoire de la nation, son mode de vie traditionnel en lui substituant le « vivre ensemble d’une manière inclusive » et, naturellement, faire profiter de « l’état providence » ceux qui n’ont rien, c’est-à-dire les masses immigrées.

Le populisme ? Une tentative des indigènes à éviter le résultat final qui risque d’être la transformation de la nation en magma collectiviste qui rejettera les principes de liberté et d'égalité devant la loi. Il suffit de suivre les émissions TV d’information pour comprendre que les masses indigènes n’ont pu trouver le salut que dans le populisme …

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 17:52

Etat de droit et quatrième pouvoir.

Un océan sépare les deux pays qui considèrent avoir une vocation universelle en vertu des valeurs qu’ils ont proposé au monde et qui sont universellement reconnues comme l’alpha et l’oméga de ce que vers quoi il faut tendre. L’essentiel se résume dans « l’état de droit » pour les deux pays, l’un privilégiant la liberté, l’autre, l’égalité. Il s’agit, bien entendu, des Etats Unis et de la France. Et, par les temps qui courent, il s’agit de remarquer une similitude grandissante entre l’évolution de l’un et celle de l’autre. Evolution ? On a tendance à admettre, au moins de manière subliminale, qu’évolution veut dire progrès.

Est-ce vrai ?

Quand on regarde ce qui se passe actuellement aux Etats Unis et ce qui est en train de se passer en France on peut en douter.

Etats Unis – Elu président dans le cadre d’un système électoral que d’aucuns trouvent inadéquat mais qui existe depuis plus de 200 ans, M. Trump voit se lever contre lui tous ceux qui ne lui ont pas donné leur suffrage. Manifestations de rue, annonces de « résistance », actions en justice, le tout concourant à l’empêcher de gouverner ou, à tout le moins, l’empêcher de mettre en pratique ce pourquoi plus de 60 millions d’américains lui ont fait confiance. Certes, c’est surprenant de voir un élu mettre en pratique ce qu’il a promis car … en vertu de la démocratie il devient représentant de tous ceux qui voté pour lui ou contre lui et donc il se sent obligé de nuancer voir changer les orientations mises en avant dans le processus d’élection. Qu’importe … Si l’on prend l’exemple de la dernière décision de M. Trump (interdire, pour une durée de 90 jours, tout arrivée d’immigrants originaires de sept pays) on a une double preuve : il met en pratique ce qu’il a promis pendant sa campagne électorale et on voit le ban et l’arrière ban de ceux qui n’ont pas voté pour lui, lui contester le droit de gouverner. S’il s’agissait que de manifestations de rue on pourrait passer l’éponge. Mais, quand on met en question son droit -en respectant la constitution des Etats Unis- à prendre les décisions qui, selon lui, sont les meilleures, il s’agit de toute autre chose. On devrait s’attendre à ce que le « troisième pouvoir » (la justice) fasse son travail en séparant le bon grain de l’ivraie. Mais là où les choses se compliquent c’est que « le quatrième pouvoir » (presse, médias) se trouve en collusion avec le troisième. Et on arrive à une situation sui generis, les deux pouvoirs que personne ne peut contrôler/sanctionner dans un état de droit peuvent empêcher l’expression du choix de la majorité (dans le système électoral qui prévaut là-bas) et priver, ainsi, ladite majorité de ses droits. Aujourd’hui les deux pouvoirs incontrôlables se trouvent alliées sur des positions, pour simplifier, « de gauche » quand la majorité a donné le pouvoir à un parti de « droite ». De plus, étant incontrôlés et donc non sanctionnables, les deux pouvoirs peuvent utiliser -d’une manière directe ou indirecte- toutes les contrevérités qui pourraient justifier leurs positions. Pour ce qui est du décret concernant l’immigration, en utilisant la caisse de résonance fournie par le « quatrième pouvoir » on a réussi à instiller sa réprobation à la planète entière. En occultant le fait de savoir que ce que M. Trump a fait n’est que la répétition de deux décisions de l’Administration Obama (« Terroriste Travel Act of 2015 » reprenant des décisions à l’identique de 2011) prises, certes, dans

un autre temps et dans d’autres conditions. En clair : on a réussi à faire croire au monde entier[1] que l’Administration actuelle avait édicté un décret uniquement destiné, pour des raisons religieuses, à sept pays « musulmans ». Quand, en réalité, les sept pays en cause avaient été choisis par l’Administration Obama, sans que personne ne s’en offusque. Ni, au moins un des pays musulmans (le Koweit) qui a pris, en même temps une décision similaire (http://www.aninews.in/newsdetail-NA/Mjk4MDg0/kuwait-imposes-visa-ban- on-five-muslim-majority-nations-including-pak.htmlr). Etat de droit oblige, deux états plaignants se sont

 
[1] On peut remarquer que l’indignation mondiale suscitée par l’interdiction d’entrée aux États-Unis pour les ressortissants de sept pays musulmans est sélective. En effet, 16 pays musulmans (voir plus loin) interdisent à tous les Israéliens d’accéder à leur territoire depuis des décennies mais cela provoque moins d’émotion. Huit pays interdisent même leur accès à toute personne dont le passeport comporte un tampon israélien ou des signes d’appartenance au judaïsme –étoile de David, kippa. Il s’agit de l’Algérie, le Bangladesh, Brunei, l’Irak, l’Iran, le Yémen, le Koweït, le Liban, la Libye, la Malaisie, Oman, le Pakistan, l’Arabie Saoudite, le Soudan, la Syrie et les Emirats Arabes Unis.

 

adressés à justice : il se trouve que le “9 ème circuit juridique” est marqué comme étant le plus “libéral” (de gauche …) des Etats Unis. En attendant le jugement, le “quatrième pouvoir” s’est donné à cœur joie à vilipender M. Trump et son Administration : pendant les 15 premiers jours après sa prise de mandat (du 20 janvier au 5 février) un des journaux américains de référence (Washington Post) a publié -teaser en première page- plus de 80 articles à charge contre M. Trump et la nouvelle Administration. Ajoutez New York Time et Los Angeles Times, CNN, NBC, ABC, etc., et vous aurez une idée du pouvoir de feu utilisé actuellement pour empêcher la mise en place de la politique choisie par le peuple américain. Cela a été rendu possible par la collusion des deux pouvoirs incontrôlables et non sanctionnables. Autant dire il s’agit, d’évidence, d’une entorse inimaginable à l’esprit et à la lettre de l’Etat de droit. Le choix de M. Trump, à posteriori, justifie le vote du peuple américain qui, au moins pendant les huit dernières années (Administration Obama) s’est senti dépossédé de ce qu’il aurait eu le droit d’avoir en faveur de transformations idéologiques contraires à ce qu’il a toujours été. C’est ainsi que nait le populisme

La France – Le résumé le plus concis de ce qui se passe actuellement en France est le titre de la tribune écrite par deux professeurs de droit (Bertrand Mathieu et Hervé Bonard, Le Figaro, 01.02.17), «Un inconnu fournit le pétard, un média allume la mèche et un juge choisit le moment où elle explosera». Résumons : en utilisant uniquement des moyens légaux, en pleine transparence fiscale, François Fillon a rendu une partie de sa famille récipiendaire de fonds mis à sa disposition dont l’utilisation de manière discrétionnaire dans le cadre de ses divers mandats électifs était permise par la loi. Le « quatrième pouvoir » (Le Canard Enchaîné) s’est fait colporteur d’une dénonciation de faits en partie inexactes –ce qui lui a permis d’ajouter pas loin d’environ 700.000 exemplaires vendus sur trois parutions, soit un revenu supplémentaire de plus d’un million d’euros. Pas mal … dénoncer des « abus » et en tirer profit … quoi de plus malin … Mais, le «troisième pouvoir » avec une célérité inusitée, a réagi : le Parquet Financier (dont la compétence semble pouvoir être contestée) s’est saisi du sujet et a diligenté une enquête préliminaire trois heures après la sortie du Canard. On n’a pas vu mieux jusqu’ici. Ensuite, tous les jours de la semaine et surtout le mercredi, journaux, télévisions, radios lavent le cerveau du bon peuple en racontant tout et son contraire forts des « fuites » organisées par les instances qui sont en charge de l’enquête. Tant et si bien que, par rapport aux fuites habituelles (dont les journalistes se sont arrogé le droit, depuis toujours, de ne pas faire connaître les sources) on vient de voir un progrès remarquable : Le Monde titrait « « Le Monde a eu accès … » Personne n’a été choqué devant cette preuve évidente de la collusion des deux pouvoirs incontrôlables dans l’état de droit, la justice et la presse. Certes, ce que François Fillon a fait, à défaut d’être illégal était moralement reprochable. Il a fait acte de contrition en présentant des excuses aux français pour l’utilisation de procédés qu’il n’était pas seul à employer (environ un député sur quatre faisait de même). Mais, les centaines de pages des journaux et les centaines d’heures des radios et télévisions plus « les réseaux internet » n’ont d’évidence qu’une seule justification : empêcher un deuxième tour à l’élection présidentielle qui verrait s’affronter Mme Le Pen et François Fillon, dont le résultat plus que probable serait une alternance en faveur de la droite. Et la mise en place d’un programme de gouvernement qui seul pourrait avoir une chance de redresser le pays. En parallèle, on « boost » la candidature d’un « gourou » jeune et sympathique, produit des élites qui gouvernent la France depuis de lustres et dont le seul programme, jusqu’ici est constitué par le slogan « En Marche ». Car, d’évidence, les utopistes d’extrême gauche ne sont pas crédibles et le pauvre parti socialiste ne l’est plus. Ce qui se passe sous nos yeux c’est l’évidente collusion du « troisième » et du « quatrième pouvoir » pour empêcher les électeurs (de droite, mais pas seulement) de gagner l’élection présidentielle de 2017. C’est ainsi que naît le populisme

Première page de Washington Post - 07.02.17

Etat de droit et quatrième pouvoir
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 20:23

Un extrait d'un texte publié par "Projet Clarion" il y a deux jours :

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The CCIF diverts attention from its real goal of advocacy for Islam by couching its operations in terms of human rights, individual liberty and discrimination, thus enabling it to fraternize with the French Left including a potential candidate in the 2017 presidential election, Benoît Hamon.

Evidence emerged this week showing that Hamon’s campaign spokesman, MP Alexis Bachelay, attended a CCIF fund-raising dinner in May 2014 with fellow Socialist Party MP and spokesman Razzy Hammadi. In June 2015, Hammadi sponsored a bill in parliament to introduce class action lawsuits, which are not permitted under French law.

Hammadi suffered considerable embarrassment in December 2013 when a video posted on Twitter and YouTube showed him involved in a late- night street brawl in Montreuil, an eastern suburb of Paris. In the clip he can be heard shouting racist insults and threating to bring out “toutes les cités de Montreuil,” i.e. the gangs from the local housing projects.

Bachelay also has close links to Marwan Muhammad and in December 2015, they exchanged messages of mutual support on their Twitter accounts in which Bachelay stated, “We have to stick together, times are hard.”

Aside from his campaign spokesman rubbing shoulders with members of an organization that is a satellite of the Muslim Brotherhood, Hamon himself has made statements that could be construed as pro-Islamist.

Questioned as to his position on the revelation that women are effectively barred from cafés in some Parisian suburbs, he replied, “Historically, there were no women in working-class cafés,” apparently justifying the gender segregation imposed by radical Islamists.

In a radio interview on January 23, he went even further, saying, “What I do not accept is that behind the expression ‘religious separatism,’ there is the assertion that Islam is incompatible with the French Republic. That is not true. It is unacceptable that people continue to make the faith of millions of our fellow-citizens a problem in French society.”

In a 2016 interview with the left-wing Libération newspaper, Hamon said the debate on the place of Islam in French society following the terrorist attacks amounted to “dangerous political hysteria” and explained the attraction of jihadism to young French Muslims by the failure of the French state to deliver equality to all its citizens. More dangerously, he offered a rationale for the ideology of Islamic State, saying: “For my part, I try to understand why young Muslims are motivated by the narrative of Islamic State, whose message incarnates values that are absent from our public debate: unity, represented by the Caliphate; dignity, offered to young people in quest of recognition; purity of faith in an impure world; and salvation, that gives meaning to their death, having failed to find it in life.”

Hamon is also in favor of bringing in religious educators from states he describes as “cradles of Islam” to train French Imams. In other words, he supports the import of the Salafist ideology that has radicalized an entire generation and resulted in the current wave of Islamic terror.

He has proposed a tax on halal meat that would be used to fund the construction of mosques, suggesting that the money be allocated by the CFCM (French Council of the Muslim Faith), an organization that sued Charlie Hebdo for caricaturing the prophet, thereby “humiliating and provoking 2 billion Muslims.”

A Socialist Party minister has described Hamon as “the candidate of the Muslim Brotherhood,” an accusation that may not be as outrageous as it appears. The links between the CCIF and the left wing of the Socialist Party echo the strategies of coalition, absorption and co- operation outlined in the Muslim Brotherhood’s strategic plan to Islamize the USA.

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Primaire de la gauche ...
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 19:34

Ce que (nombre) des lecteurs du blog reprochent au dernier texte suit le déroulement des cinq sujets abordés. En résumant, je me dois répondre aux observations/commentaires/reproches qui se déclinent comme suit : (a) trop arrangeant avec M. Trump, (b) pas du tout critique pour M. Poutine, (c) trop critique pour (Mme Merkel), (d) trop critique pour la France (F. Hollande) et (e) pas assez critique pour Israël (B. Netanyahou). Prenons, dans l’ordre ce qui précède.

  1. L'Amérique de M. Trump Il a été élu par plus de 60 millions d'électeurs et, surtout, par 306 grands électeurs (sur 538). Le Parti Démocrate, sorti vaincu de l'élection, ne disposant d'une majorité ni dans la Chambre des Représentants ni au Sénat, avant d'entamer un processus de reconstruction car ayant perdu la confiance de la classe ouvrière et d'une partie de la classe moyenne (surtout blanches) entend contester, dans les faits, la légitimité de M. Trump. Dans les faits car … légalement il ne peut rien faire. Dans les faits car, à part de patronner les échauffourées du jour de la prise de fonctions par M. Trump et le démarrage d'un site « Impeach Trump » il ne peut rien faire. Certes, trois Présidents démocrates (MM. Carter, Clinton et Obama) ont assisté à la prise de fonctions de M. Trump mais ils ont fait tous savoir tout le bien qu'il pensent de la nouvelle Administration, M. Obama annonçant qu'il reste vigilant et qu'il interviendra si .... Pour l'instant M. Trump n'a encore rien réalisé des ses promesses de campagne mais tout porte à croire qu'il aura à cœur d'en réaliser autant que possible. Mais avant qu'il fasse quoi que ce soit, 500.000 personnes (dont la moitié des femmes, outrées par le langage du président-élu) sont allées battre le pavé à Washington contre « M. Trump et la politique qu'il veut mettre en place ». Expression, évidente, du comportement démocratique de ceux qui le critiquent. M. Obama, a été élu en 2008 avec 53% des voix exprimées mais les plus de 60 millions d'américains qui n'avaient pas voté pour lui et, qui en avaient lourd sur le cœur, n'ont ni manifesté, ni déclenché des bagarres de rue, ni proposer à des femmes américaines de faire des marches de protestation. M. Trump, M. Obama, deux poids deux mesures. Heureusement, le Pape (de gauche ...) vient de dire qu'il faut attendre et lui accorder sa chance.
  2. - La Russie de M. Poutine – L'ancien officier du KGB est le « maître » de la Russie depuis 18 ans. A part Staline, il n'y a pas eu d'exemple équivalent. Après la déconfiture de l'URSS, après la descente de la Russie vers les abîmes de la décadence, une politique de « dictateur éclairé » et moult années de pétrole et gaz à des prix impressionnants, il a réussi à rendre à la Russie quelques-unes des couleurs d'antan. Certes, avec ses env.15.000 $ de PIB/habitant la Russie est loin de l'Amérique (plus de 50.000 $) ou de la France (un peu moins de 40.000 $). Certes, l'espérance de vie, à la naissance, des hommes en Russie (env. 62 ans …) est loin de celles constatées aux Etats Unis ou en France (env. 78 ans). Certes, la population russe s'est contracté pendant 20 ans après la chute de l'URSS pour n'être que d'env. 142 millions. Mais, l'ancien officier du KGB s'est mis en tête (à part de se rendre fabuleusement riche, lui et certains membres de sa garde rapprochée) de restaurer la Russie dans sa position de deuxième acteur militaire mondial. C'est ce qui justifie, l'annexion d'une partie de la Géorgie, l'annexion de la Crimée, la tentative de démembrement de l'Ukraine comme la projection de ses forces militaires sur des champs de guerre lointains (Syrie, par exemple). Cela étant, rien n'aurait été possible sans l'incroyable incapacité de l'Amérique de M. Obama de freiner l’expansionnisme russe. Souvenons-nous, les trois « reset » annoncés quant au changement des relations avec Moscou (deux faits par M. Obama et un par Mme Clinton en son nom). Tant et si bien que tout ce que M. Poutine a obtenu a été dû à l'échec patent de la politique externe de M. Obama. Et n'oublions pas que M. Poutine, avec la même cruauté que celle utilisée jadis pour « régler » le problème tchétchène, avec force moyens militaires (avions, bateaux, missiles de croisière, troupes d'opérations spéciales) vient d'arrêter la guerre civile en Syrie. Cependant, le sang des plus 400.000 morts tâche les mains de M. Obama. A se demander si, vraiment, ce président savait ce qu'il faisait ou s’il le faisait à dessein. Quoi qu'il en soit, quand on compare M. Poutine avec M. Obama … on utilise trop facilement, deux poids, deux mesures.
  3. - L'Europe de Mme Merkeldepuis qu'elle préside aux destinées de son pays, elle n'a pas eu d'autre but que de lui assurer le « leadership » de l'ensemble de 450 millions d'habitants, l'Union Européenne. Comment lui reprocher cela ? N'empêche que des politiques allant à l'encontre d'une partie des 27 pays lui ont facilité la tâche. Avec la complicité de la France qui, pourtant, pendant des années et des années, à travers « le couple franco-allemand » se mettait en première ligne et servait de « feuille de vigne ». Et comme la démographie de l'Allemagne est sérieusement en contraction elle a décidé de faire envahir l'Europe avec plusieurs millions de migrants sous le prétexte de « l'aide aux personnes en danger ». En réalité, pour prendre en Allemagne un million de migrants et compter sur l'industrie et le système d'éducation allemand (apprentissage, entre autres) à les former pour assurer la continuation de la politique industrielle du pays. Et ceux des migrants qui ne sont pas pris en Allemagne hantent les routes de l'Europe, fournissant, aussi, des contingents disponibles pour faire le « travail » de l'Etat Islamique et autres djihadistes. Hantent les routes de l'Europe car les principaux pays n'ont ni la capacité d'accueil nécessaire ni la contrainte démographique.
  4. La France de F.Hollande – gouverné en dépit du bon sens, n'écoutant pas les conseils/imprécations de ses économistes (dont un récipiendaire du Prix Nobel), ni ceux de ses philosophes (fussent-ils de gauche comme Jean-Pierre Le Goff ou Marcel Gauchet), ou ceux de sa Cour des Comptes (pourtant présidée par un socialiste …), empêtré dans une logique de vœux pieux en attendant la croissance comme on attendait Godot, notre pays ne sait plus à quel saint se vouer. C'est dans ce paysage désolant qu'il s'offre un spectacle à nul autre pareil. A l'encontre de ce qui est l'esprit de sa constitution il se délecte de la nouvelle formule démocratique, les primaires. On a eu celle de la droite et du centre, ce soir on a celle de la gauche « la primaire citoyenne, la belle alliance» (comme si celle de la droite ne s'adressait pas aux citoyens …). « Ce soir on improvise », avec « sept personnages en quête d'auteur » (ils étaient six chez Pirandello...). A la stupéfaction de ses citoyens, le pays voit des candidats qui s'évertuent, tous, à promettre ce qui d'évidence est impossible d'obtenir. On reste pantois devant celui qui promet un « revenu universel », au départ de 750 €/mois et qui ne couterait que 450 milliards d'euros. Autant dire plus que le montant du budget de la France pour 2017 (374 milliards d'euros). Devant l'énormité de la chose, le promoteur de l'idée a raboté (un peu) le montant dudit revenu et pour le financer il voudrait reprendre aux entreprises le CICE (env. 40 milliards – visant l’accroissement de leur compétitivité). On rêve debout … ce qui n’empêche pas le peuple de lui faire un triomphe, à le placer en tête des prétendants pour représenter la gauche. Dès lors, celui qui veut légaliser le cannabis ou celui qui se fait fort d'obtenir tout ce qu'il veut de l'Union Européenne (l'homme à la marinière) passent pour des réalistes … Pendant ce temps, M. Hollande fait un dernier de ses voyages, cette fois-ci au Chili. Lui aussi laisse son parti en lambeaux et nonobstant les cinq années de dégringolade du pays qui l'a mis à sa tête, raconte partout les bienfaits de son bilan. Il suffit de lire le dernier compte rendu de la Cour des Comptes pour savoir ce qu'il en est. Monsieur Hollande … l'homme qui trompait sa première concubine avec une deuxième et la deuxième avec une troisième. Et nos démocrates qui ont le culot de reprocher à M. Trump certains de ses propos (inadmissibles) ne pipent pas mot pour celui qui se déplace en scooter aux petites heures de la nuit pour honorer sa troisième concubine. Quel respect pour les femmes … M. Trump et M. Hollande, deux poids, deux mesures.
  5. Israël – B. Netanyahou – Premier Ministre encore plus longtemps que le père fondateur d'Israël, Ben Gourion, ayant gagné avec son parti trois fois des élections générales (proportionnelle intégrale) il est incontournable dans la politique d'Israël. Et parce qu'il épouse les vues d'une population qui a viré au centre-droite, qui ne croit plus a la possibilité d'un accord de paix avec les palestiniens actuellement, qui rejette, constamment, les bons conseils de la « communauté internationale » qui, naturellement, veut son bien, qui a vu son état devenir une sorte de paria de l'ONU avec la complicité tacite des « démocraties occidentales » il est vilipendé, en veux tu, en voilà et par ses opposants de gauche et par … toutes les gauches du monde. Plus les coryphées de la paix que sont l'Arabie Saoudite, le Soudan, la Corée du Nord ou autres Syrie. Qui tous voudraient voir disparaître son Etat qui, pourtant, s'est hissé aux premières places au monde par son inventivité et par ses performances économiques. B. Netanyahou n'est pas étranger aux prouesses d'Israël. S'il l'avait été ils se trouverait dans la situation de M. Hollande. Qu'importe, sur la liste des personnes le moins fréquentables, il est placé tout en haut tandis que M. Hollande … deux poids, deux mesures.

 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 17:52

Fin de l’année 2016 : « On s'autorise à penser dans les milieux autorisés » (Coluche) que l’année 2017 verra les cinq principaux sujets du monde créer au moins un crise dont l’importance ne pourra être que plus grande que celles du passé récent. Les cinq sujets : l’Amérique de Trump, la Russie de Poutine, la France (on ne sait pas de qui), l’Europe de Mme Merkel et Israël (de tout le monde). De plus, si crise il y a, l’interdépendance des sujets ne pourra constituer qu’un facteur aggravant.

Vu ce qui précède, il n’est pas superflu de jeter un coup d’œil pour voir de plus près lesdits sujets, bref, ayons le courage de le dire, faire un peu de géopolitique.

L’Amérique de Trump – Elu contre les prévisions les plus sérieuses, contre les actions de propagande, plus ou moins honnêtes, de plus de 250 journaux principaux (sans compter les chaînes de télévision comme CNN), le bonhomme -pas sorti du moule des élites américaines, supposé « escroc » par d’aucuns, « monstre » par d’autres, va être instauré Président des Etats Unis ce vendredi. Naturellement, les mêmes caisses de résonance qui ont fait du bruit contre lui pendant la campagne pour la présidence, continuent, le déclarent « illégitime » et organisent la « résistance » contre son règne. Et qu’importe le plus de 60 millions d’américains qui ont voté pour lui comme aussi les 306 grands électeurs (sur les 538). Remarquez, tous ceux qui vitupèrent le nouveau président ont toujours la « démocratie » à la bouche. Surtout quand le résultat d’une élection ne leur convient pas. Naturellement, les mêmes élites le comparent, pour le rendre perdant, avec le chouchou de l’intelligentsia (bien sûr de gauche) mondiale, je veux dire Barrack Hussein Obama. Et qu’importe que le monde qui est laissé par BHO après huit longues années de sa présidence est désespérément plus dangereux vu les échecs de ses actions contre ISIS, Bashar Al-Assad, Corée du Nord, Iran, Sud Soudan et celui des « reset » avec la Russie et la Chine. Les actions ? Quelles actions ? La seule action importante a été de taper sur la tête de Benjamin Netannyahou, de laisser l’ONU prendre à répétition des résolutions défavorables à cet Etat et d’entraîner à sa suite tous ceux qui se font, d’habitude, un devoir et un plaisir que de vilipender. Le niveau psychotique de la haine d’Israël (des juifs ?) auquel ils sont arrivés est la seule explication pour la décision de BHO de laisser le Conseil de Sécurité faire des israéliens des criminels qui occupent leurs Lieux Saints vieux de plus de 3000 ans, lieux qui par une autre résolution ont pris le nom du cheval qui s’est envolé de Jérusalem avec Mohamed pour l’amener à Medina » …

Mais, le nouveau président a fait savoir urbi et orbi qu’il procédera à des changements de fond de la gestion de l’économie américaine, qu’il arrêtera « l’immigration massive » à laquelle les Etats Unis sont confrontés, qu’il essayera de changer l’état des relations avec la Russie, qu’il pense qu’après le « BREXIT » l’avenir de l’Europe pourrait être compromis vu la domination allemande et qu’il changera, du tout au tout, la politique américaine au Proche Orient.

Tout est dans tout et réciproquement ...

La Russie de Poutine – Victorieuse en Syrie car ayant utilisé les mêmes techniques de destruction massive des villes et des populations comme auparavant en Tchétchénie (Grozny), après avoir annexé la Crimée et déstabilisé l’Ukraine (avant d’avaler le Donbass …), la Russie a recouvré sa position de deuxième puissance militaire mondiale. En renouvelant ses moyens militaires -aviation, sous-marins nucléaires, fusées balistiques et de croisière, la cybernétique y associée- elle est devenue un acteur incontournable pour le maintien d’un ordre mondial qui lui convient. Quant au Proche Orient, elle a élevé les relations –civiles et militaires, géopolitiques- avec Israël au rang d’un pays « allié » : le million de juifs russes ayant émigré en Israël n’y sont pas pour rien. Et on avait vu, qui l’eut cru ? le ministre russe des affaires étrangères M. Lavrov s’opposant à M. Kerry quand le Conseil de Sécurité à pris (à l’instigation cachée) de BHO l’infâme résolution qui considère que le Mur des Lamentations et le tombeau des patriarches (Hebron) sont « illégalement » occupés par Israël. Mais la Russie ne veut pas s’arrêter là. Comme M. Trump le prédit, elle s’active non seulement au démantèlement de l’OTAN mais, aussi, mais surtout, au démembrement de l’Union Européenne qui avait fait de l’Allemagne ce qu’elle était auparavant, la puissance dominante. Accessoirement, le même Poutine considère comme quantité négligeable la France de M. Hollande

L’Europe de Mme Merkel - Détruite par la deuxième guerre mondiale, reconstruite après avec l’aide (et l’argent …) des Etats Unis, l’Allemagne avait entrepris sa marche vers la domination de l’Europe dès l’entente Kohl – Mitterrand. L’Allemagne avait besoin d’une « feuille de vigne » pour cacher ses ambitions, la France de M. Mitterrand, comme souvent dans son histoire, a voulu obtenir un rôle de premier plan dans l’Union Européenne qui consacrait la volonté d’aucuns d’avoir la paix pour toujours sur ce continent. En oubliant les Etats-nations, en voulant oublier qu’un marseillais n’est pas interchangeable avec un bavarois … Ne faisant pas usage de son énorme potentiel économique, en ne le transformant pas en influence politique, en laissant la France à être le « moteur » du couple franco-allemand qu’elle mettait en avant pour tout, l’Allemagne est arrivée à ce qu’elle a toujours voulu : dominer l’Europe, de la tête et des épaules. Deux chiffres en disent tout : si en 1980 le PIB de l’Allemagne était supérieur à celui de la France d’environ 250 milliards de $ il l’était en 2015 supérieur de plus de 800 milliards d’euros, presque 40% de plus que le PIB français. Tant et si bien que pendant les 40 dernières années la France, en s’enfonçant dans un déclin occulté pendant quelque temps, est devenue le « petit frère » de l’Allemagne. Consécutivement, elle n’a plus été le moteur de l’évolution de l’Europe mais pensait que « les boches paieront » … Mais les allemands, fourmis à l’œuvre, ont décidé avec le temps qu’ils n’avaient plus besoin d’une « feuille de vigne ». En clair, la France s’est rendue complice de l’Allemagne tout en perdant au change.

La France - la présidence Hollande, avec son cortège de racontars idiots au plan économique, son incapacité à faire des réformes (autres que « sociétales » …) avec ses cortèges de promesses non tenues faites au 25 partenaires de l’Union Européenne qui, eux, se seraient la ceinture (Grèce – cas particulier …) a accéléré la descente de la France vers un étiage que l’on craignait. Mais … quand le roi a compris qu’il était nu, courageusement, il a abdiqué : il a contribué à la destruction de la France, à la perte de son rôle de premier plan en Europe et a laissé en lambeaux même son propre parti qui, soit disparaît l’année qui vient soit est assuré de ne plus conquérir le pouvoir pendant une petite éternité. C’est vrai, cependant, le roi a mis en exergue sa posture militaire : des interventions en Afrique, des bombardements en Syrie et Irak, des missions de surveillance en Yémen à partir de Djibouti, bref, un peu partout pour montrer la capacité de la France à « projeter ses forces ». Plus un porte-avions en Méditerranée, dont l’heure de fonctionnement coûte 50.000 € soit un million et quelques tous les jours. Et pour faire le pendant, le roi s’est attribué le rôle de « faire progresser la solution deux états » en clair imposer à Israël une solution qui permettrait aux palestiniens d’avoir un état sans qu’ils négocient ses prémices avec Israël. 70 pays ont envoyé des représentants à une conférence à Paris : elle a durée un jour mais sa déclaration finale, qui aurait du être transmise au Conseil de Sécurité pour que ses principes deviennent lettre de force s’est vue opposer le véto de la Grande Bretagne, de l'Australie et de quelques pays de l’Est. Encore un grand succès du roi qui s’épanche sur toutes les radios et télévisions pour défendre le bilan de son règne, excellent, à nul autre pareil …

Israël – 70 ans après sa renaissance cet état reste une démocratie à nulle autre pareille. Le seul pays au Proche Orient où la liberté d’expression n’est pas un vain mot :

Tout est dans tout et réciproquement ...

Il serait trop fastidieux d’énumérer les domaines d’activité mondiale dans lesquels ce pays se taille la part du lion. Il serait fastidieux d’énumérer les innovations techniques et technologiques dont ce pays a été l’auteur. Il serait fastidieux de rappeler comment son peuple a fait d’un désert et de marécages le seul pays du Proche Orient auto-suffisant pour ses besoins alimentaires. Il serait fastidieux de rappeler les efforts faits pour découvrir des sources d’énergie (gaz et pétrole) qui sont en train de faire de lui un des principaux fournisseurs de ces combustibles. Il serait fastidieux d’énumérer les prix Nobel reçus pendant les quinze dernières années par ses ressortissants. Et il serait fastidieux d’énumérer, depuis 1948 et jusqu’à 2008, les offres de ce pays à ses voisins palestiniens pour mettre fin à un conflit qui dure depuis cent ans. C’est à ce pays que la « communauté internationale » s’attaque -les Etats Unis et la France en tête- pour l’obliger à renoncer à des territoires en échange de bouts de papier sur lesquels on aurait écrit « paix ». S’il s’agissait de territoires … Regardez ce qu’Israël contrôlait après la guerre de six jours (guerre déclenchée par quatre pays arabes – Egypte, Jordanie, Syrie, Irak) et ce qu’il contrôle maintenant :

Tout est dans tout et réciproquement ...

Et puis … il y a les « colonies » en Judée – Samarie. Le monde devrait commencer à s’habituer à leur existence. Elles sont là. Mais une partie des territoires adjacents sont contrôlés par les Palestiniens avec l'Autorité Palestinienne, qui agit déjà comme un État (bien sûr, ennemi), avec des ambassades partout dans le monde. C'est un inconvénient, c'est imparfait, mais c'est la réalité. Et, de plus en plus, on voit la communauté internationale dire « les colonies ne sont pas l’obstacle principal pour la paix ».

BHO et FH font semblant de ne pas comprendre que le conflit n’est pas un conflit de territoire. Ils font semblant de ne pas comprendre que les palestiniens ne veulent pas un état car, en réalité, ils ne veulent pas d’Israël quelques puissent être ses frontières. Pourtant, depuis 25 ans (Oslo) on s’efforce à faire croire que la paix viendra quand Israël aura cédé les territoires acquis dans une guerre juste (1967) à une population qui ne les détenait pas et qui ne veut pas les obtenir pour faire un Etat. Et on promet à Israël, à condition qu’elle accepte sa marche vers son suicide (Gaza ? Hamas ? 15.000 fusées –tirées contre Israël – cela vous dit quelque chose ?) des « relations normales » avec le monde arabe. Juste quand les liens (ouverts ou cachés) n'ont jamais été meilleurs entre Israël, l'Egypte, la Jordanie, le Maroc, la Tunisie et le Conseil de coopération du Golfe. N’ont jamais étés meilleurs car tous ces pays ont un ennemi commun, implacable, l’Iran. L’Iran, que les Etats Unis ont ramené dans « le concert des nations » en leur permettant d’accéder, en moins de dix ans à la « bombe » et en laissant « les marchands du temple » allemands, français, anglais et autres renflouer son économie en se pressant de contracter pour des milliards d’euros des ventes multiples et diverses. Pays arabes qui ont constaté que les Etats Unis de BHO les a trahis en faisant peu de cas de leur sort ou de leur propre parole (Syrie, « ligne rouge », attaques chimiques). Pays qui pensent que la puissance nucléaire qui est Israël pourrait leur offrir un « parapluie » autrement que percé comme celui des Etats Unis. Pays auquel BHO et FH, auquel John Kerry expliquent qu’il ne pourra pas rester « juif et démocratique » comme si ce n’était pas cela qu’il est depuis 70 ans … Et c’est ce pays que J. Kerry apostrophe en prétendant qu’il est gouverné par « le gouvernement le plus à droite, dont l’agenda est fixé par les éléments les plus extrêmes ». Une dernière enquête d’opinion indique que seulement 4% des israéliens souhaiteraient un gouvernement de centre-gauche ! Et 50% des israéliens souhaitent que B. Netanyahou reste premier ministre nonobstant toutes les casseroles que ses adversaires de gauche ou du centre lui accrochent, tous les jours de la semaine. John Kerry ? Pas un mot concernant le Hamas de Gaza, le Hezbollah du Liban ou l’Etat Islamique de Syrie/Irak. A vomir …

ooooo

Tout est dans tout … Il est fort probable que l’année 2017 sera bouleversée par le choix fait par l’Amérique, par -certainement- l’alternance en France, les élections en Allemagne, Hongrie, Norvège ou autres. Et, fort probablement, comme en 2016, partout on va voir les peuples choisir le centre-droit ou carrément la droite. Eh bien, si l’on n’est pas content le Comité Central peut toujours changer le peuple …

 

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 16:00

J’ai utilisé ce titre à trois reprises, en 2009, 2011 et 2013, pour le même sujet : Barack Obama. Jamais trois sans quatre … ce qui vient se passer au Conseil de Sécurité de l’ONU oblige l’observateur à y revenir.

Faisons court : le Conseil de Sécurité, à l’instigation (indirecte ?) des Etats Unis a mis fin à une politique constante gouvernant le conflit Israélo-Arabe (palestinien, si l’on veut), politique qui trouve ses racines dans sa résolution 242 (raffermie par la 338 qui demandait l’application immédiate de la 242). La 242, prise à la suite de la défaite de cinq pays arabes en juin 1967 demandait aux belligérants d’entamer des négociations de paix visant des frontières sures et reconnues pour tous les états de la région (y compris Israël, dont les gains territoriaux multipliaient par, presque, quatre, sa superficie). On connaît la suite : réunis à Khartoum les pays arabes ont défini leur position par les trois non : non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d’Israël, non à toute négociation avec Israël. Dix ans après, cependant, l’Egypte de Sadat entamait un processus qui verra la conclusion d’un traité de paix : Israël rendait à l’Egypte la presqu’île du Sinaï, env. 60.000 km2, soit trois fois plus que la superficie d’Israël ! Dix-sept ans après la Jordanie faisait de même sauf que, bien qu’en 1948 elle avait conquis et annexé ensuite la Cisjordanie, instruite par l’impossibilité de vivre ensemble avec « les palestiniens » y renonçait : Israël se trouvait comme puissance militaire devant administrer un territoire qui n’avait pas de propriétaire légal, territoire qui devenait « disputé » entre Israël et des populations locales. Viennent les accords d’Oslo en 2003 qui consacrent l’idée de « la paix contre la terre », vient l’évacuation complète et totale de Gaza en 2005 (territoire administré par l’Egypte, depuis 1948 jusqu’à 1967, mais qui n’avait aucune revendication le concernant).

Ce bref rappel pour arriver là où on se trouve aujourd’hui. Depuis 1967, Israël fort de raisons qui lui donnaient le droit de supposer que la dispute concernant la Cisjordanie allait se trouver un jour résolue en sa faveur a laissé se multiplier les initiatives visant la création de nouvelles communautés dans le territoire qui était la Judée et la Samarie bibliques. Territoire dans lequel le peuple juif a vu sa civilisation se développer depuis 3.000 ans avant JC. Aujourd’hui, quelques 350.000 israéliens vivent et prospèrent dans ce territoire. Et 250.000 autres dans la « grand » Jérusalem conquis par Israël pendant le guerre de défense de 1967 et qui lui sert de capitale depuis. On se souvient de la fameuse lettre de M. Bush à M. Sharon disant « Compte tenu des nouvelles réalités sur le terrain, y compris les grands centres de population israéliens déjà existants, il est irréaliste de s'attendre à ce que le résultat des négociations sur le statut final soit un retour complet aux lignes d’armistice de 1949 et tous les efforts précédents pour négocier un accord concernant « Deux États » ont abouti à la même conclusion. Il est réaliste de s'attendre à ce que tout accord de statut final ne soit obtenu que sur la base de changements mutuellement convenus qui reflètent ces réalités » M. Sharon avait, alors, promis à M. Bush d’évacuer Gaza, ce fut fait en 2005.

Mais la guerre au Vietnam, la « révolution culturelle du Camarade Mao » (entre 30 et 40 millions de morts, L’Express – 24.09.98), le Cambodge (et les deux millions de morts de Pol Pot) passés, le monde postmoderniste, surtout la gauche mondiale, se trouvaient sans cause à défendre. Comme entre temps on avait « inventé » un peuple palestinien, opprimé par Israël, avec l’aide du KGB pour les besoins de l’Union Soviétique pendant la guerre froide, on a créé une nouvelle bannière de rassemblement : « Israël assassin, Palestine vaincra ». Un nouvel état devait être créé. Pendant les 25 années qui ont suivi « Oslo » le gentils palestiniens ont tués, assassiné, torturé des milliers d’israéliens et leur « minorité agissante » (le Hamas) a tiré plus de 15.000 fusées de Gaza sur Israël. Qu’importe. La communauté internationale a pris fait et cause pour les pauvres palestiniens et a voulu (veut) traiter Israël en état paria. Du « juif errant » au « Israël assassin, Palestine vaincra » le trajet n’a pris que quelques dizaines d’années. Et les condamnations d’Israël à l’ONU, à la Commission des droits de l’homme, à l’Organisation Mondiale de la santé, partout ailleurs, depuis 1948 à ce jour ont dépassé en nombre toutes les condamnations de tous les états pour toutes les guerres ou mauvaises actions. Pas mal … Mais, comme disait Golda Meir « il vaut mieux être condamné que consolé ».

Et on arrive à l’homme que j’ai qualifié de « dangereux » depuis 2009. Dans la première semaine de son mandat M. Obama a téléphoné à Mahmoud Abbas pour l’assurer qu’il y aura un état palestinien en moins de deux ans et, pour faire bonne mesure, il a fait savoir à Israël qu’il ne se considérait pas lié par la lettre de M. Bush. Ce que M. Obama a fait c’est réécrire l’histoire en prenant totalement et entièrement fait et cause pour les palestiniens avec, bien sûr, la complicité enthousiaste des autres grands pays, la France la première.

Le 23 décembre 2016, moins de 30 jours avant la fin de son mandat, Monsieur Obama a fait voter (en s’abstenant) au Conseil de Sécurité de l’Onu une résolution qui (a) rendu nulles les résolutions 242 et 338, (b) qui change la politique constante des Etats Unis pendant le 40 années précédentes de s’opposer à toute résolution condamnant Israël d’une manière injuste et (c) qui affaiblit significativement « la main » d’Israël dans toute éventuelle négociation car épousant la « narrative » palestinienne pour ce qui concerne les territoires « disputés ». Non seulement a-t-il fait passer la résolution mais il s’est allié, en catimini, avec des coryphées de la paix et de la justice mondiale, je veux dire, le Venezuela, la Malaisie et le Sénégal. Les Etats Unis utilisant le Venezuela comme feuille de vigne … qui l’eut cru ? Et quand on constate, preuves à l’appui, qu’il a vertement menti quant à son rôle néfaste dans cette affaire, cela fait vomir … Tout cela pour décréter que le Mur des Lamentations vers lequel les juifs du monde entier se tournent pour prier se trouve dans un territoire « illégalement » détenu par Israël. Ce qui est curieux, en rendant « criminels » les habitants israéliens de l’endroit, il a oublié qu’il s’était rendu complice en ayant décidé d’y aller et de faire le geste suprême, introduire dans une fente du mur une prière écrite !

Cet homme est dangereux (4)

Ce qui est poignant c’est que parmi les 14 pays qui ont voté en faveur de la résolution, quatre ont le droit de veto et ne perdent pas une occasion à proclamer leur amitié pour Israël et leur volonté d’assurer sa sécurité. Comme ils ont assuré la sécurité de 6 millions de juifs entre 1933 et 1944. Les mêmes pays qui il y a deux mois ont décidé, par une autre résolution, de changer le nom du Mur des Lamentations en une place nommée d’après le cheval qui, en volant, allait emmener Mohamed de Jérusalem à Médine. Et parmi les quatre, la France qui va réunir quelques dizaines de participants le 15 janvier pour établir un catalogue de mesures pour régler le conflit israélo-arabe (palestinien). En vue, sans doute, d’obtenir une autre résolution dans les cinq jours qui précéderont la fin du mandat de cet homme dangereux. Mais auquel les sages d’Oslo ont attribué un Prix Nobel huit jours après le début de son mandat !

Les autres pays ? L’Espagne avec son histoire d’expulsion des juifs et d’inquisition, la Malaisie dont le Premier Ministre avait interdit le film La Liste de Schindler mais où Mein Kampf se trouve aux devantures de toutes les librairies, l’Ukraine ave son histoire antisémite et Babi Yar (35.000 juifs tués en deux jours en 1941), l’Angleterre qui après avoir découpé plus de trois quarts du territoire destiné à la création d’un foyer juif en Palestine (Société des Nations, 1919) pour créer un « royaume hachémite de la Jordanie », s’est opposée à l’immigration de juifs en renvoyant, certains, vers les camps de la mort allemands (Exodus, 1947), la France qui avait envoyé vers les camps allemands plus de juifs que tout autre pays occidental (77.000), l’Egypte qui a commencé la persécution des juifs du temps des pharaons … Ce n’est pas parce qu’on est paranoïaque qu’on n’est pas persécuté

A trois reprises j’avais écrit « cet homme est dangereux ». Il a trahi Israël mais pas seulement.

Il a trahi les iraniens en 2009 (« révolution verte »), les Irakiens en retirant contre l’avis de ses militaires les troupes américaines, les Afghans qu’il a laissé sans défense permettant le retour des talibans, les Egyptiens en forçant la dépose de M. Moubarak et facilitant l’arrivée des Frères Musulmans, les Syriens dont le sang de plus de 500.000 morts lui tachent le mains, les Ukrainiens qui avaient renoncé à leur armement nucléaire contre l’assurance donnée par les Etats Unis quant à l’inviolabilité de leurs frontières. Mais par dessus tout il a trahi les américains : aucune de ses promesses concernant la politique étrangère n’a été suivie de succès. Au contraire. Il a constamment favorisé les ennemis des Etats Unis en s’éloignant de ses alliés, fussent-ils des pays arabes ou Israël ou les pays de l’Est Européen, la Pologne en premier lieu. Et il a réussi à entraîner cinq autres pays dans la conclusion d’un accord avec l’Iran qui lui confère le droit à un armement nucléaire à l’horizon de 2025. L’Iran, dont les dirigeants promettent chaque jour de la semaine la destruction d’Israël.

Ce qu’il a fait, en réalité, est un acte criminel nuisant gravement à Israël. Acte qui n’a d’équivalent que l’infâme résolution de l’ONU (1975) « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ». Et il a fait cela un jour avant Hanoukka, qui célèbre le premier exemple au monde de lutte de libération nationale, les juifs s’étant révoltés contre les grecs d’Antiochos qui occupaient leur pays (168-160 avant JC).

L'année 1996 a officiellement marqué le «Trimillénaire de Jérusalem, la ville du roi David». Pour souligner cet évènement, le Congrès des États-Unis a adopté le « Jerusalem Embassy Relocation Act » ordonnant le déménagement de l'ambassade américaine de Tel Aviv vers la capitale déclarée d’Israël, Jérusalem. La loi a été adoptée au Sénat par un vote de 93 à 5 et à la Chambre des représentants par 374 à 37. Un calendrier pour sa mise en œuvre a été fixé: le déménagement de l'ambassade devait avoir lieu au plus tard le 31 mai 1999.
Et pourtant Israël attend toujours. Tous les présidents, depuis, M. Obama comme les autres, on reporté tous les six mois ledit transfert. Tout en ayant promis (tous, M. Obama y compris) pendant leurs campagnes électorales de faire le nécessaire – « le vote juif » n’était pas superflu …. La ville qu’un peuple dispersé aux quatre coins du monde pendant des milliers d'années d'exil considérait comme sienne, la ville pour laquelle les Juifs ont pleuré pendant des millénaires est aujourd’hui la leur. La ville qui reste la seule au monde à laquelle on refuse le statut de capitale du pays où elle se trouve. La ville qui compte, impatiemment, les jours jusqu’au 20 janvier 2017. La ville à laquelle une nouvelle administration américaine a promis la reconnaissance en tant que capitale d’Israël.

 

Mais rien de ce qui précède ne peut expliquer, autrement que par l’idéologie de « l’homme dangereux » le sort qui est fait à Israël. Ni le fait que le ban et l’arrière ban de la « communauté internationale » ait pris comme prétexte pour masquer sa haine d’Israël (et des juifs ?) l’activité « colonisatrice » d’Israël. Tout en justifiant leur décision de condamner Israël, Samanta Power déclarait, en explication du vote « Soyons clairs : même si chaque colonie devait être démantelée demain, la paix ne serait toujours pas possible sans que les deux parties reconnaissent des vérités inconfortables et fassent des choix difficiles » tandis que son patron, John Kerry disait, pour les mêmes raisons, « Permettez-moi de souligner: cela ne veut pas dire que les colonies constituent la cause entière ou même principale du conflit - bien sûr que ce n'est pas le cas. Vous ne pouvez pas non plus dire que si elles étaient supprimées, vous auriez la paix sans un accord plus large - vous ne le feriez pas ». Mais si les « colonies » ne sont pas la cause principale du conflit israélo-arabe (palestinien) pourquoi condamne-t-on Israël pour cela ?

 

C’est l’idéologie, stupide ! Barrack Hussein Obama. L’homme qui avait promis « un monde meilleur ». L’homme qui, comme Hamlet, faisait croire qu’il était animé des meilleurs intentions mais qui a sur sa conscience non pas une trentaine de cadavres comme Hamlet mais, entre autres,, 500.000 syriens. Et dont l’essentiel des huit années de ses deux mandats de président des Etats Unis a été consacré à « jeter Israël aux chiens ».

 

 

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 20:03

Depuis de nombreux mois, depuis que l’on se trouve aux States dans la période du « lame duck » de Monsieur Obama, on se perdait en conjectures : que va-t-il faire pour marquer, laisser en héritage à son successeur, au sujet de son projet le plus important, le règlement du conflit israélo-arabe (ou palestinien) ? Souvenons-nous, deux jours après sa prise de fonctions (le 22 janvier 2008) il a passé un coup de fil à Mahmoud Abbas et a nommé son mandataire pour régler le conflit, George Mitchell (auréolé par sa contribution au règlement du conflit irlandais). Ce n’est pas cela qui a convaincu les sages d’Oslo de lui accorder le prix Nobel huit jours après sa prise de pouvoir, mais … Dans moins de 30 jours il quittera la Maison Blanche avec, à son actif, des échecs patents en politique étrangère vu ce qui s’est passé depuis, vu les guerres en cours, vu la destruction de la Syrie, vu la crise des migrants qu’il a fait subir à l’Europe et au monde. Le monde n’est pas meilleur qu’en 2008 et son rêve de faire interdire et démanteler les arsenaux nucléaires s’est perdu dans les sables mouvants de ses manques de cohérence et des conséquences de sa « Weltanschauung » de soixante-huitard retardé nourri au lait de ses maîtres à penser communistes (Frank Marshall Davis, entre autres) ou d’extrême droite raciste noir (Jeremiah Wright) : oui, il a fait, comme d’autres, la synthèse qui l’a convaincu que ce qu’il doit faire c’est de détruire, en grande partie, ce qu’étaient les Etats Unis en rabaissant leur rôle dans le monde. Il n’a pas trop mal réussi …

Mais, ce qui lui tenait à coeur, plus que tout, c’était de « créer du jour » entre son pays et la seule démocratie existante au Proche Orient, Israël. Il serait trop facile de le taxer d’antisémitisme. Encore que, ses campagnes d’élection à Chicago et dans l’Illinois ayant été financées, en très grande partie, par la famille Pritzker (multimilliardaires, propriétaires de Hyatt et autres empires économiques) il n’est pas exclu qu’il s’agisse d’un « acte d’émancipation ». Sa détestation d’Israël, je crois, a été la conséquence logique de son comportement politique/philosophique : adepte de Franz Fanon, comme lui, il ne pouvait que prendre le parti des « damnés de la terre », dans son esprit, les pauvres palestiniens. Et pendant huit longues années il a fait tout ce qu’il a pu pour « punir » Israël et récompenser les palestiniens. Pourtant, à aucun moment, personne n’a pu imaginer qu’un jour il abandonnera 40 années de politique constante de défense d’Israël dans le cirque sanglant de l’ONU : où une majorité automatique de presque 160 états, un bloc arabo-musulman de presque 60 états et même les « pays éclairés » de l’Europe se disputaient la place de meilleur adversaire d’Israël. Tant et si bien que depuis sa rédemption avec l’aide de l’ONU Israël a fait l’objet de plus de 5000 résolutions de l’Assemblée Générale ou du Conseil de Sécurité : plus que pour tous les autres pays du monde Acharnement ? Antisémitisme ? Le cumul n’est pas interdit …

Certes, on dira que les Etats Unis de Monsieur Obama ont continué a assurer à Israël une contribution économique annuelle de plus de 3 milliards de dollars. Mais on oubliera de noter qu’il s’agit d’argent qui à plus de 75% doit être dépensé en achats de biens militaires américains … Comme on oubliera que la contribution américaine (moins de 1% du PIB d’Israël aujourd’hui) paye, en réalité, la qualité d’Israël de « meilleur porte avion » des Etats Unis au Proche Orient (Alexander Haig, Secrétaire à la Défense – 1982). Comme on oubliera les menaces constantes de l’Iran, criant sur tous les toits, sa décision de détruire Israël. Bon, c’est vrai, si l’Iran attaque Israël, la réaction sera telle qu’après 11 minutes (durée du vol des fusées Jéricho) l’Iran ne restera que dans la légende de mille et une nuits.

Mais qu’à voulu obtenir M. Obama ? Obliger Israël a accepter la création d’un 26ème état arabe qui, en partie, se trouvera là où la largeur d’Israël est de 12 km ou à 5 km du principal aéroport, Ben Gourion (Lod). Et cela après les deux dernières guerres de Gaza sachant que depuis 2005 les palestiniens de Hamas ont tirés plus de 15.000 fusées (au départ artisanales) sur Israël après que ce pays ait quitté entièrement Gaza.

M. Obama n’a pas voulu comprendre que dans la feuille de route d’Israël, l’option « suicide national » n’est pas incluse. Comme il semble croire que Massada ou la Shoah n’ont pas vacciné les juifs contre leur disparition. Et alors … pendant huit longues années il a demandé la lune à Israël et rien aux Palestiniens. Pourtant, doté d’une intelligence qu’il qualifie d’exceptionnelle, il a totalement occulté l’unique raison pour laquelle le conflit se poursuit depuis plus de 100 ans : l’incapacité, existentielle, du monde musulman d’accepter l’existence d’un état juif sur le territoire qui lui a été légué par Allah. Bon, il y a aussi l’Egypte et la Jordanie qui incapables de supporter une cinquième guerre après quatre défaites (48, 56, 67, 73) se sont décidés à signer des « paix froides » avec un voisin que, d’évidence, ces deux pays ne pouvaient pas détruire. Mais … les palestiniens et tous les autres pays musulmans (notables exceptions l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan) se sont ligués pour obtenir via « la communauté internationale » et l’ONU ce que l’on n’a pas pu obtenir par les armes : faire d’Israël un paria du monde jusqu’à obtenir sa destruction (prévue en 25 années par l’Iran). Et depuis huit longues années, ces ennemis d’Israël ont eu comme partenaire M. Obama dans leur lutte contre Israël.

Mais huit années n’ont pas suffit pour rendre gorge à Israël. On a choisi comme cheval de bataille la création par Israël de communautés en Cisjordanie, déclarés (non pas par la Cour Internationale de La Haye …) « illégales » et « contraires au droit international ». Faisons court : la fin guerre de 1967 a trouvé Israël en partie sur les lignes d’armistice de la guerre de 1948 et conquérant la Judée et la Samarie (Cisjordanie) qui avait été annexée par la Jordanie en 1950. En clair, on demande à Israël de rendre des territoires conquis dans une guerre déclenchée par ses ennemis, à une population (les « palestiniens ») qui n’avait aucun droit de propriété sur les terres en question. Et on a fait de cela l’alfa et l’oméga de la lutte mondiale contre Israël. Monsieur Obama a enfourché le même cheval du premier jour de son mandat jusqu’à aujourd’hui.

Fast forward – à 30 jours de la fin de son mandat, à l’encontre de la demande de son successeur et d’Israël, Monsieur Obama a organisé une démarche à l’ONU pour qu’une résolution d’origine palestinienne soit mise au vote alors que même le promoteur de la résolution (l’Egypte) après réflexion (et, sans doute quelques pressions amicales d’Israël) décide de retirer son projet. 14 pays, y compris le Venezuela, le Sénégal, l’Angola et les quatre autres pays avec droit de veto (dont la France, meilleur ennemi d’Israël depuis des lustres) ont intimé à Israël d’arrêter toutes actions dans « les territoires occupés palestiniens ». On croit rêver … Non seulement il n’y en n’a jamais eu de « territoires palestiniens » mais … le Mur des Lamentations à Jérusalem et les tombeaux des patriarches à Hébron sont affectés par le Conseil de Sécurité au futur éventuel état palestinien !

Monsieur Obama aurait pu utiliser son veto pour qu’une telle résolution ne soit pas inscrite parmi celles approuvées par le Conseil de Sécurité de l'ONU. Il l’a laissé passer et ses séides ont expliqué, depuis, que c’est à cause des relations mauvaises entre M. Obama et le premier ministre israélien que les Etats Unis se sont décidés à laisser passer la résolution. Pour punir M. Netanyahou, M. Obama a envoyé sous le bus l’état d’Israël (so to speak).

Le coup de pied de l’âne … Le lion est en effet effondré à l'idée que même l'âne va pouvoir le frapper (Jean de la Fontaine) :


« Ah ! c'est trop, lui dit-il ; je voulais bien mourir ;

          Mais c'est mourir deux fois que souffrir tes atteintes. »

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