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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 16:36

 

 

Le 7 décembre 2009, le blog affichait un texte « Aujourd’hui, le 6 juin 2010 » qui se voulait prémonitoire : après avoir attendu des années pour que les grandes puissances, les Etats Unis en premier, se décident d’arrêter la marche de l’Iran vers la bombe, Israël aura (aurait …) agi. Depuis, à plusieurs reprises, des lecteurs du blog m’engagent à fournir des explications pouvant montrer que la marche d’Israël vers une action contre l’armement nucléaire de l’Iran est inexorable.

 

Programme militaire occulté pendant 18 ans, négociations sans aucun résultat pendant bientôt huit ans, tolérance admirative du responsable de l’Agence de Vienne (car fidèle musulman lui aussi …), évaluations successives et convergentes des « services » de plusieurs pays, tout démontre que l’Iran veut la bombe. Et ceux qui croient encore que des « sanctions » y feront quelque chose n’ont qu’à regarder ce que le Conseil de Sécurité de l’ONU a fait depuis que le dossier de l’Iran lui a été transmis par l’Agence de Vienne :

  Resolution1.jpg


En observant que (a) il n’y a eu qu’une voix contre et une abstention – les deux exprimant la position de deux pays musulmans et (b) que depuis l’avènement de l’Administration Obama aucune réunion du Conseil de Sécurité n’a traité du cas de l’Iran.

 

Le Directeur du « National Intelligence » des Etats Unis avait défini la capacité de disposer d’une arme nucléaire comme  la somme de trois éléments : disposer d’une production de matériau fissile (Uranium enrichi), disposer d’un concept testé de « militarisation » d’une tête nucléaire et disposer d’un vecteur de livraison. Pendant des années, on s’est occupé de la capacité de l’Iran d’enrichir de l’Uranium. Ce pays dispose maintenant de 2000 à 4000 kg (selon les évaluations des Inspecteurs de Vienne) d’Uranium enrichi à 5% et vient d’annoncer le début d’un enrichissement à 20% (soidisant pour pouvoir alimenter un réacteur de recherche pour pouvoir produire des isotopes radioactifs à utiliser en médecine). La voie vers l’enrichissement à plus de 90% (seuil pour une arme nucléaire) est ouverte avec la complicité des grandes puissances : elles savaient (et on fait savoir en septembre 2009) que l’Iran disposait d’un deuxième site d’enrichissement (Qom) dont les dimensions et les agencements intérieurs ne pouvaient être utiles qu’à l’enrichissement en vue d’obtenir le matériau fissile pour une arme nucléaire.

 

Il y a deux ans, en mars 2008, au cours d’une réunion d’information technique pour des diplomates, l’Agence de Vienne a relaté les efforts faits par l’Iran pour la militarisation d’une tête nucléaire. En effet, plusieurs « services » ont mis à la disposition de l’Agence des preuves corroborant le fait que l’Iran avait «un programme sophistiqué de recherche pour les technologies nécessaires pour construire et véhiculer une bombe ». Depuis, le Guardian (novembre 2009) a fait savoir urbi et orbi (fuite à l’Agence de Vienne) que l’Iran a testé la technologie « d’implosion à double impact » en utilisant des produits hautement explosifs et qui n’a d’intérêt que pour initier une réaction en chaîne pour une arme nucléaire. A moins de croire les iraniens qui expliquent la recherche comme nécessaire pour produire des airbags …

 

Restait le véhicule porteur. Au vu et au su du monde entier l'Iran poursuit actuellement un programme visant des systèmes de missiles de portée et de conception permettant de véhiculer une ogive nucléaire. Les responsables iraniens prétendent que les missiles balistiques de l'Iran sont des moyens de dissuasion défensive et ne sont pas liées à son programme nucléaire. Mais les missiles balistiques comme le Shahab-3, avec une portée d’environ  2.000 km, peuvent transporter une charge utile de 1.000 kg et, potentiellement, de transporter des armes nucléaires. Parmi ce qui a été raconté aux diplomates par l’Agence de Vienne il y a aussi le fait que « l’Iran a poursuivi des études pour modifier le missile Shahab en vue de son utilisation pour transporter une ogive nucléaire qui pourrait exploser à environ 600 m. au-dessus de sa cible »

 

Aujourd’hui, plus personne ne conteste la volonté de l’Iran d’avoir une bombe. Et quand on a entendu celle qui est devenue le ministre des affaires étrangères des Etats Unis dire « les Etats Unis vont assurer un parapluie à ses alliés au Proche Orient contre les missiles de l’Iran » elle ne s’attendait pas à se voir rétorquer qu’en matière de parapluies … l’histoire en a été pourvue …

 


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Depuis elle prône des sanctions (?!) jusqu’à se faire rabrouer par le ministre des affaires étrangères de l’Arabie Saoudite, Saud al Faisal, qui lui dit, en conférence de presse commune  « la menace posée par les ambitions nucléaires de l'Iran appelle une solution plus immédiate que des sanctions »

 

Devant un faisceau d’indices concordants laissant voir que les Etats Unis se sont résignés à vivre avec un Iran nucléaire (ou se trouvant au seuil), Israël n’a pas d’autre alternative (pour paraphraser N. Sarkozy) que « bombarder l’Iran ou se faire bombarder par l’Iran ». En effet, les menaces à répétition du clown de Téhéran quant à la destruction définitive d’Israël ne peuvent pas laisser indifférents les dirigeants de ce pays. Israël a été fondé par un peuple qui s’est acharné à survivre en dépit des persécutions, des pogroms et d’un génocide. Les dirigeants israéliens ont non seulement le droit mais l'obligation historique de prendre pour argent comptant les menaces d'un illuminé religieux qui attend avec impatience un second Holocauste en niant que le premier s'était passé.

 

Vient l’Administration Obama. Un an après, ceux qui se sont pâmés devant le « black, socialiste et tiers-mondiste » qui devait apporter la paix céleste aux peuples meurtris par son prédécesseur ont déchanté. Ils ont remarqué que ce qui touche Barack Obama ne se transforme pas tout en or, que souvent ça rouille et peut disparaître rapidement. Quand Obama décide qu'il va imposer la paix au Proche-Orient en tordant les poignets d’Israël et en faisant de la repentance devant les musulmans, on constate que sa naïveté et sa méconnaissance du sujet n’ont fait qu’aggraver les choses. Et quand cette administration a voulu convaincre (se convaincre) qu’une fois le conflit israélo-palestinien réglé l’Iran abandonnerait sa marche vers la bombe, elle a réussi à se ridiculiser devant tous ses alliés au Proche Orient, en Europe ou en Asie. A la grande satisfaction de la Russie, de l’Iran et de ses supplétifs fussent-ils syriens, du Hezbollah ou du Hamas. Qui ont compris qu’ils n’avaient rien à craindre de l’actuel locataire de la Maison Blanche. Son prédécesseur a été accusé d’avoir voulu exporter de démocratie. Obama, jusqu’ici n’a exporté que des échecs … Et pour ce qui est de l’Iran, souvenons-nous des mots de N. Sarkozy : « les propos de BO concernant le monde sans armes nucléaires n’ont apporté, jusqu’ici que plus d’Uranium enrichi et des déclarations des dirigeants de l’Iran quant à la destruction d’un état membre de l’Onu »

 

Pendant que l’Administration tergiverse Israël sait qu’elle doit agir. Elle sait aussi que le « jour d’après » ne sera pas simple : le Golfe va exploser ; le pétrole à 400 $ le baril sera une aubaine. Les troupes américaines en Irak, en Arabie Saoudite, partout dans le Golfe seront sous menace. L'économie mondiale, pas encore sortie de la crise de 2008/9 sera sérieusement touchée. Et, de toutes façons, les Etats Unis devront répondre aux menaces iraniennes pendant que l’Europe comptera les points et la chute des revenus du commerce avec l’Iran. Tout cela parce que pendant deux décennies l’Occident, par couardise, par intérêt économique, par espoir qu’Israël disparaîtra et que les problèmes du monde fussent-ils en Afghanistan, au Cachemire, au Sri Lanka, en Thaïlande et dans les autres endroits où des musulmans tuent d’autres musulmans ... seront réglés.

 

Sachant tout cela l’Administration Obama veut s’assurer qu’Israël ne fera rien. En moins d’un mois elle a envoyé en Israël des sous-secrétaires des affaires étrangères pour une « révision de la stratégie des deux pays », le Chef d’Etat Major des trois armées américaines (l’Amiral M. Mullen), le général responsable du Conseil de Sécurité américain (J. Jones), le président de la commission pour les affaires étrangères du Sénat (J. Kerry qui avait essayé d’aller en Iran mais a trouvé porte fermée ...) et ... à partir de lundi le Vice-Président Jo Biden. Réputé ami d’Israël. En oubliant qu’avant de devenir Vice-Président il a été, au Sénat américain, un des ceux qui ont voté le plus souvent contre l’application de sanctions à l’Iran. Et qui disait « comprendre la quête de l’Iran pour la bombe » en suggérant aux Etats Unis de signer un pacte de non agression avec l’Iran ... Le dernier pacte connu, celui entre Hitler et Staline a eu comme conséquence le démembrement de la Pologne et une guerre qui a fait 60 millions de morts. Les paris sont ouverts pour déterminer qui aurait pu être la Pologne si un tel pacte avait vu le jour ... Jo Biden qui avait menacé George Bush d’initier  une procédure de « impeachment » s’il bombardait l’Iran ...

 

Mais le ballet de hauts responsables américains en Israël ne pourra rien changer. Alea jacta est disait Jules César en faisant traverser le Rubicon à ses troupes. Adepte du fameux « si vis pacem, para bellum » s’agissant cette fois-ci non pas de paix (pas uniquement) Israël n’attendra pas le « smoking gun » (l’essai nucléaire auquel l’Iran voudra procéder dès qu’il aura la bombe, comme la Corée du Nord »).

 

Et un ancien conseiller de N. Sarkozy pour des problèmes géopolitiques d’écrire (Wall Street Journal, décembre 2009) : « Il est maintenant nécessaire de prévoir le pire et dès lors de planifier une forme d’action militaire contre l’Iran. Il est urgent que les Etats Unis, l’Angleterre et la France, avec Israël si possible (selon des modalités discrètes mais pouvant être déniées, naturellement) recherchent et arrivent à un accord quant à la manière d’arrêter le programme nucléaire iranien par des moyens militaires  » (O. Debouzy).

 

Faire confiance aux trois pays qui l’ont trahi à répétition ? L’Angleterre dès sa renaissance en armant l’armée jordanienne pour attaquer Israël dès le vote de partage de la Palestine par l’ONU ? Les Etats Unis qui ont forcé Israël de rendre à l’Egypte, une première fois, le Sinaï en 1956 ? La France qui lui a appliqué un embargo sur des avions achetés (et payés) en pleine guerre de six jours en 1967 ?

 

Il n’est pas interdit d’espérer ... mais il n’y a plus que 93 jours avant que le communiqué du gouvernement israélien réveille les grands de ce monde, BHO le premier. Car à la différence du monde occidental qui est prêt à toutes les compromissions avec les régimes dictatoriaux car il ne croît pas à sa capacité d’être victorieux, Israël y croit et sait que pour réussir il faut persévérer ...

 

 

 

 

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 18:23

Titre d’un ouvrage de Lénine, (1902) réponse du même, « Un pas en avant, deux pas en arrière » (1904, lettre à Rosa Luxembourg). Naturellement, il ne s’agit pas de sortir de la naphtaline (ou des « poubelles de l’histoire ») des écrits dont l’essentiel se référait à la création de l’état socialiste. Mais, rien ne semble plus intéressant que de regarder la situation dans laquelle se trouve Israël aujourd’hui en se posant la question « que faire ? »


Résumons. Depuis 2005 (désengagement de Gaza, voulu et organisé par Ariel Sharon – devenu, à l’époque, immédiatement fréquentable par tous ceux qui le considéraient auparavant comme d’extrême droite et comme « le boucher de Sabra & Chatila), quatre événements majeurs ont changés, totalement, les données du conflit israélo-palestinien.


Tout d’abord, la prise de pouvoir par un surrogat de coup d’état (sanglant, néanmoins) par le Hamas qui, par la même, a éliminé le contrôle de l’Autorité Palestinienne sur la moitié des populations et, grosso modo, un tiers des territoires destinés à la création d’un état. A la suite de quoi, Gaza a été transformé (avec la complicité passive de l’Egypte et celle active de l’Iran et/ou l’Arabie Saoudite) en mini « état taliban » visant deux objectifs majeurs : transformer le territoire en califat (en appliquant la charia) et se dédier à la destruction d’Israël. Et depuis le désengagement (2005) jusqu’en décembre 2008 le Hamas a tiré plus de 8.000 fusées (artisanales ...) contre le Sud d’Israël et a kidnappé un soldat détenu, maintenant, depuis plus de 1.000 jours. La fameuse (et toute puissante) communauté internationale n’a rien trouvé de répréhensible tout en s’accordant le droit de ne pas considérer le Hamas comme interlocuteur valable. Pas tellement parce que cette organisation veut la destruction d’Israël mais, surtout, parce qu’elle avait affecté le monopole de la puissance de l’Autorité Palestinienne.


Ensuite le déclenchement de la deuxième guerre au Liban (2006) par l’Iran et la Syrie via le Hezbollah. Une réponse, probablement mal préparée par Israël, a conduit néanmoins à la destruction d’un quart des infrastructures de l’état libanais et d'une très grande partie des réserves d’armement du Hezbollah. Cette guerre a aussi permis de comprendre trois choses : (a) l’état libanais, à l’encontre des résolutions contraignantes du Conseil de Sécurité, était pour l’essentiel contrôlé par le Hezbollah, (b) l’Iran et la Syrie pouvaient utiliser ce supplétif pour déclencher, à un moment d’eux choisi, toute action contre Israël prévenant aussi toute démarche vers une solution pacifique du conflit israélo-palestinien et (c) Israël n’était pas disposé à faire la différence entre le Hezbollah et l’état libanais.


Le troisième événement a été la réponse d’Israël aux tirs de fusées en provenance de Gaza en décembre 2008/janvier 2009. Réponse « disproportionnée » selon la communauté internationale qui, sous l’influence du lobby pro-arabe sur la Commission des Droits de l’Homme a fait établir un rapport (Goldstone) accusant surtout Israël de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Le tout fondé sur des témoignages glanés sur place en présence des accompagnateurs du Hamas ... Depuis, Gaza est un territoire bloqué par Israël et par l’Egypte mais, naturellement, on en vilipende uniquement Israël qui pourtant assure la survie de plus d’un million d’êtres pour éviter une catastrophe humanitaire annoncée cependant tous les mois par tous ceux qui veulent du bien aux pauvres palestiniens.


Le quatrième événement, peu connu dans le monde, a été la reprise par Ehud Olmert et Tzipi Livni des offres faites par Ehud Barak à Yasser Arafat au Camp David en 2000 et refusées par ce dernier sans aucune contreproposition. En réalité, non seulement une reprise des offres mais une amélioration substantielle de ce que l’on avait appelé à l’époque « les paramètres Clinton » Mais comme Arafat, l’actuel « raïs » palestinien (M. Abbas) a traîné des pieds et les a refusées jusqu’au moment où des élections ont rendu le pouvoir à une coalition de centre-droit dirigée par B. Netanyahou. Nouveau gouvernement beaucoup moins enclin que le précédent pour continuer des discussions sans fin avec une Autorité Palestinienne qui ne contrôle rien, sérieusement, séparée d’un Hamas qui aura la possibilité de faire capoter tout éventuel arrangement.


Et nous voilà arrivés à une situation surréaliste. Une nouvelle administration américaine (dont le moins que l’on puisse en dire) pas très favorable à Israël se propose, dès son premier jour de gouvernement, de régler le conflit israélo-arabe. Un nouveau gouvernement israélien, élu sur une plateforme qui tient compte de l’échec de toutes les tentatives pour arriver à un accord depuis Oslo (1993), sensible (en partie) aux désidérata de l’allié américain, accepte le principe (aujourd’hui honni par la majorité des israéliens) de « deux états pour deux peuples » et, en se reniant par rapport aux promesses qui l’ont fait élire, accepte de « geler » les constructions dans des blocs d’habitation en Cisjordanie (qui, dans tout éventuel possible arrangement, resteraient sous contrôle israélien suite à un échange de territoires). L’administration américaine, ignorant les réalités politiques israéliennes, essaie d’obtenir plus d’Israël et tout ce qu’elle obtient c’est d’unir 96% des israéliens dans la conviction que BHO n’est pas un ami du pays.


Pourtant dans cette curieuse situation où, d’un côté, on s’efforce d’obtenir la création d’un état avec l’aide d’une administration américaine qui se détache d’Israël pour prendre fait et cause pour la « souffrance des palestiniens » on voit, d’un autre côté, le leadership palestinien refuser (cette fois-ci non pas des offres) d’entrer en négociations avec Israël pour un règlement final du conflit. Ubu Roi, celui qui a le plus à gagner refuse de parler à celui qui a le plus à perdre. Il est instructif d’apprendre, dix ans après, par un écrit de Shlomo Ben-Ami (ministre des affaires étrangères du gouvernement Barak et protagoniste des discussions du Camp David et, ensuite, Taba) ce qui s’est passé réellement à l’époque.


« Israël a agi, en réalité, en vertu de conceptions erronées quant aux intentions de l'autre partie ... Oslo avait constitué un méga camouflage derrière lequel Arafat a exercé des pressions politiques et employé des méthodes terroristes prévues pour saper la notion même d'une solution à deux États. Pendant qu’Israël passait en retraite d'une «ligne rouge» à une autre, acceptant de céder finalement à peu près tout ce que les Palestiniens souhaitaient, y compris une grande partie de Jérusalem, à aucun moment les Palestiniens n’ont fait de contreproposition. Cela a été le nœud de la question. La partie israélienne se trouve toujours devant un dilemme: ou bien arrêter les discussions parce que cette bande n'est pas disposée à proposer quoi que ce soit, ou nous devons faire une concession de plus, en espérant qu’elle sera la bonne. A la fin, toutefois, même la personne la plus modérée arrive à un point quand  elle admet que l'autre ne souhaite pas la fin des discussions. Demande après demande, ils ne sont jamais satisfaits. Et ils souhaitent, en réalité, que la discussion ne se termine jamais. En réalité, plus que leur état, les Palestiniens veulent condamner le nôtre ... Ils veulent laisser ouverte, pour toujours, la possibilité qu’à un moment donné quelqu'un trouverait le moyen de détruire l'Etat juif  » Le témoignage de quelqu’un qui a plaidé plus que tant d’autres pour la solution « deux états pour deux peuples » est décisif pour la compréhension de la situation : les palestiniens ne veulent pas d’un état, ils attendent la destruction d’Israël tout en bénéficiant d’une aura de victimes et de la compassion de la communauté internationale qui, depuis 1948, a contribué à leurs survie avec plus de 1.000 milliards de $ en créant une « race » nouvelle de refugiés « de père en fils, où qu’ils se trouvent et sans limite pour le nombre de générations depuis leur création ». Unique au monde, occupant des dizaines de milliers de fonctionnaires de l’ONU et fournissant la matière pour transformer Israël en état paria.


Les palestiniens ne veulent pas, vraiment, avoir un état. On se perd en conjectures quand on constate que le ban et l’arrière ban de la communauté internationale fait semblant de ne pas admettre cela et met en accusation Israël pour les « souffrances des palestiniens ». Et quand cela devient évident pour une administration américaine qui se trouve incapable de comprendre que la raison pour laquelle les palestiniens ne veulent pas « négocier » n’est autre que la volonté de maintenir le status quo actuel qui leur est parfaitement favorable : ressources pratiquement illimitées, aucune responsabilité internationale, fin de partie espérée (même si reportée dans le temps) correspondant à ce qu’ils souhaitent : la destruction d’Israël.


La situation actuelle est surréaliste, aussi, pour des raisons géopolitiques. L’Iran. Prétendant à une hégémonie chiite sur le Proche et Moyen Orient, dépensant sans compter les énormes revenus du pétrole pour asseoir  sa domination de l’Inde jusqu’à l’Atlantique en utilisant les insurgés en Afghanistan et les terroristes en Irak, le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza, en s’installant au Soudan et dans la Corne de l’Afrique, en créant des têtes de pont dans l’hinterland américain (Amérique du Sud – Venezuela, Bolivie, Nicaragua) l’Iran défie le monde entier avec son programme nucléaire que plus personne ne croit être uniquement civil. L’administration américaine l’a très bien compris mais comme elle voulait «faire d’une pierre, deux coups » elle a tenu (R. Emmanuel, avril 2009) un discours simple à Israël : « occupez-vous des palestiniens, nous nous occuperons de l’Iran ». Situation surréaliste ? Les Etats Unis se sont ridiculisés avec les ultimatums successifs prodigués à l’Iran, avec de menaces de sanctions impossibles à décréter par l’ONU (opposition Russie et Chine) et inopérantes (l’Europe  est partie prenante à un commerce de plus de 50 Milliards de $ avec l’Iran) et tout en ayant obtenu d’Israël de nouvelles concessions ... ils n’arrivent pas à convaincre les palestiniens qu’il est temps de mettre une fin au conflit. Et que trouve BHO à dire ? Une nouvelle équivalence moralement ignoble entre les gestes qu’Israël n’aurait pas le courage de faire et l’incapacité des palestiniens (partagés entre l’Autorité palestinienne et le Hamas). Même l’Egypte s’est décidé de « sauter le pas » et faire en sorte que son blocage de Gaza devienne hermétique.


Un pas en avant, deux pas en arrière. Un gouvernement de centre-droit en Israël accepte la création d’un état palestinien et, comme mesure pouvant créer une ambiance propice aux négociations, accepte de suspendre pendant dix mois toute construction en Cisjordanie. Un pas (énorme ...) en avant.


L’Autorité Palestinienne, pour travestir son refus d’arriver à un accord final (aussi parce que le Hamas qu’elle ne contrôle pas n’en voudra jamais) conditionne d’éventuelles négociations à l’obtention de réponses  à des demandes comminatoires qu’elle n’a jamais mis en avant dans toutes les négociations depuis Oslo. Deux pas en arrière.


Une année seulement s’est écoulée depuis que l’homme qui a mis fin à la tyrannie de Saddam Hussein (au grand désespoir de tous les pacifistes qui n’avaient rien à faire des souffrances infligées par ce dictateur aux kurdes ou à d’autres populations de l’Irak) a quitté le pouvoir à Washington. Et une année s’est écoulée depuis que l’Amérique s’est retirée de tous les fronts importants des affaires internationales. L’Europe de l’Est (bouclier anti-missiles en Pologne et Tchéquie), l’Irak où l’annonce du départ des troupes américaines fait attendre les terroristes sunnites subventionnés par l’Iran et la Syrie, l’Afghanistan où après avoir attendu dix mois pour faire justice aux demandes des militaires pour de nouvelles troupes on annonce qu’elles quitteront le terrain en juin 2011 (elles ne sont pas encore arrivées ...), le Pakistan qui risque de tomber entre les mains des talibans locaux (qui deviendraient les maître des armes nucléaires du pays), les pays d’Amérique Latine où on laisse champ libre aux nouveaux révolutionnaires (Chavez, Morales, Noriega) et où on s’aliène un pays démocratique, le Honduras, pour soutenir un apprenti dictateur qui visait une élection à vie ... Les Etats Unis, puissance impériale est en train de revivre l’isolationnisme d’un Woodrow Wilson ou de F.D. Roosvelt avant d’être attaqué par le japon. Que faire ? Qui, pas uniquement Israël, peut leur faire encore confiance ?


Situation surréaliste : pendant ce temps, un état peuplé par un pour mille de la population mondiale se hisse aux premières places de la planète. Premier constructeur de drones au monde, micro satellites largables d’avion, radars à aperture synthétique permettant de voir d’une distance de 500 km des objets de 70 cm., découvertes valant des prix Nobel, spécialisation en nanotechnologies, quatrième industrie d’armement du monde, fournisseur de munitions intelligentes et télécommandables (mortiers ou autres), la liste est longue de ce qu’Israël a été obligé d’inventer pour avoir l’avance technique et technologique nécessaire pour compenser les ressources humaines et matérielles des ennemis ayant juré sa perte. Tout en ayant construit une économie robuste qui est sortie de la dernière crise financière avant tous les autres pays, qui annonce un PIB/capita parmi les plus élevés du monde, entièrement autosuffisant pour ses besoins alimentaires (cas unique dans l’histoire des nouveaux pays après la deuxième guerre mondiale) et tout cela en ayant supporté cinq guerres pendant lesquelles ses ennemis voulaient sa totale destruction.


Comment croire que ce pays dont la rage de vivre n’a d’égale que celle de ceux qui on survécu à la destruction des juifs en Europe, comment croire que ce pays puisse être dupe des intentions réelles de ses ennemis ou de certains de ses « amis ». Et que doit-il tirer comme conclusions de l’incapacité d’agir efficacement (ou le manque de volonté car ayant changé de concept politique quant aux affaires du monde) d’un pays, toujours le plus puissant du monde mais dirigé par un président dont le cursus, les affinités et l’environnement intellectuel et politique l’ont toujours gardé éloigné de tout attachement à la démocratie israélienne, nourrit comme il a été par ses lectures de Frantz Fanon qui l’ont attaché aux « damnés de la terre »


Que faire quand l’Amérique ne fait pas un pas en avant mais deux en arrière ?

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 22:28

Son, this world is rough

And if a man's gonna make it, he's gotta be tough

(Johnny Cash)


 

Dans deux jours, BHO va lire sur son téléprompteur le discours traditionnel consacré à l’Etat de la Nation. Il est fort probable qu’il ne parlera que des succès, selon lui, remarquables, obtenus pendant la première année de son mandat. Il n’est, dès lors, pas inintéressant de faire le contraire et de lister l’essentiel des ambitions affichées pendant sa campagne électorale (pour laquelle il a reçu le Prix Nobel …) ou à l’occasion de son investiture. Regardons les choses de plus près, tout d’abord, au plan national.

Guantanamo – le symbole était fort : premier acte de l’Administration Obama a été de signer un décret exécutif concernant la fermeture du camp de détention de Guantanamo Bay. Un an après, non seulement les États-Unis non pas fermé Guantanamo, mais le nombre de détenus a été très discrètement augmenté. En effet, aucune solution autre n’est encore disponible pour des individus devant être considérés comme « combattants ennemis » mais dont les lois nationales ou internationales n’en pipent mot car … pour les uns « combattants ou militants » et pour d’autres « terroristes ». Le seul dénominateur commun des gens s’y trouvant à Cuba c’est qu’ils sont tous musulmans. Mais ce qui crée un obstacle pour qu’ils soient acceptés soit sur le territoire des Etats Unis soit dans des pays de l’Europe ou de l’Asie. D’autant plus que la moitié (au moins) ceux qui ont fait l’objet d’une libération … se sont retrouvés dans les rangs des « militants » d’Al-Qaida ou autres entités terroristes.


Nationalisation (virtuelle) de l’industrie automobile – l’objectif déclaré était la réduction du chômage et, surtout, la croissance de l’emploi. Deux constructeurs ont été « sauvés » (General Motors et Chrysler) par un dépôt de bilan tandis que le troisième (Ford) refusait l’aide du gouvernement. Neuf mois après, les deux premiers ont réduit leurs effectifs de plus de 40.000 et se battent pour survivre tandis que Ford affiche des résultats (ventes et profits) correspondant à ceux de ses années (presque) normales. Extrapolés à l’économie américaine, la prévision (objectif) de l’Administration de faire descendre le chômage sous la barre des 8% s’est vue irréalisable, il dépasse maintenant (pour la première fois depuis des décennies) le seuil de 10%. On va dire que la crise est encore là mais … c’est parce qu’il y a avait la crise que l’Administration a lancé plan après plan pour « aider l’industrie » …


Contrôle des banques – après avoir marché dans les pas de l’Administration Bush (sauvetage des banques, réservoir pour ce faire un pactole de 700 milliards de $) l’Administration a pris, pratiquement, en nommant un « tzar » des banques (fonction inexistante auparavant et sans aucun contrôle du Congrès ou du Sénat) leur contrôle. Il a accepté de participer à un G20 dont le but était « la moralisation du capitalisme financier » en général et l’encadrement des bonus des banquiers, en particulier. Six mois après, les principales banques américaines retrouvant la voie des profits (en se gérant comme naguère) ont remboursé les aides de l’état pour se libérer de sa tutelle et annoncent de bonus qui ne sont en rien moindres que ceux d’avant la crise. L’Administration est en train d’essayer de trouver des moyens légaux pour contourner les contrats existant de longue date pour les personnels des banques. Dans un pays où la notion de contrat est consubstantielle à ses tréfonds.


Jeux Olympiques à Chicago – une gifle a été obtenue comme seule récompense pour la candidature de Chicago au Jeux Olympiques de 2016 ; elle a été destinée directement à BHO qui, sans mesurer les risques de cette candidature par rapport aux pays qui concouraient, s’est présenté à Copenhague fort de … sa personne et de son aura de « président qui va tout changer ».


Reforme du système de santé – annoncée à grands coups de tambour elles devait être mise en place avant les vacances d’été 2009. Rien ne paraissait certain, cependant encore en décembre et les dernières tribulations électorales (perte de la majorité absolue au Sénat) font penser que les jours de cette réforme sont comptés. Car elle ne correspond pas vraiment aux valeurs fondamentales de la société américaine qui ne comprend pas pourquoi il faut prendre à ceux qui produisent pour donner à ceux qui ne le font pas. Par delà la « générosité » il s’agit, en fait du vieux adage (repris par la Russie communiste dès ses premières années d’existence) et se trouvant dans les chants révolutionnaires italiens « qui non lavora non mangera ».

Pour avoir voulu faire avaler aux américains une potion « socialiste » (ou socialisante) BHO se retrouve avec 47% de ses concitoyens adversaires de sa réforme.

Quant au plan international les choses se présentent encore moins bien. Deux pays « voyous » devaient faire l’objet d’une approche différente de l’Administration Obama la Corée du Nord et l’Iran.


La Corée du Nord – ce pays a continué de poursuivre ses objectifs sans relâche en faisant exploser une arme nucléaire et en lançant des missiles à longue portée. Elle s’est retirée de l'accord d'armistice de 1953 avec la Corée du Sud et a déclaré qu’elle continuerait à augmenter ses stocks de plutonium. Bonne fille, l’Administration Obama tout en apostrophant gentiment ce pays ou règne un des derniers totalitarismes (communistes) a accepté sans aucune contrepartie les demandes nord-coréennes de longue date pour des entretiens bilatéraux. Il y a des mois, déjà, que BHO a envoyé une lettre accommodante au dictateur nord-coréen qui, naturellement, n’a pas trouvé nécessaire de faire de réponse. La Corée du Nord continue son armement nucléaire et ce échappant à tout contrôle quant à sa destination.


L’Iran – de main tendu en ultimatums (au moins quatre, tous restés sans suite) l’Administration n’a obtenu rien de ce qu’elle annonçait vouloir mettre en place : des sanctions fortes si l’Iran n’abandonnait pas, ce que les pays occidentaux croient être, leur programme nucléaire militaire (la France, par la bouche de N. Sarkozy, vient de dire au premier ministre libanais « nous avons la preuve que le programme nucléaire iranien est militaire »). Que ce soit parce que ses alliés (l’Europe, pour l’essentiel) n’ont rien voulu faire sans que les Etats Unis se mettent en avant, que ce soit parce que dans la Weltanschaung de l’Administration Obama un Iran nucléaire peut être accepté comme tel ou parce que arrêter les mollahs sur la voie de l’Armageddon annoncé (pour Israël …) suppose commencer une troisième guerre, ou pour d’autres raisons, les Etats Unis restent inactifs sur ce plan. Et assiste, sans lever le doigt, au trafic d’armes entre la Corée du Nord et l’Iran dont le dernier exemple montre l’étendue de la collusion de pays aussi différentes que  la Thaïlande, Abu Dhabi, Azerbaïdjan,  Ukraine ou Monténégro (ce dernier postulant pour son entrée dans l’Union Européenne …).


      Itinéraire d’un transport d’armes de la Corée du Nord à l’Iran


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Europe – en prévenant les intéressés la veille de son annonce, l’Administration Obama a fait une surprise, gratuite, à Moscou en abandonnant le système de défense antimissile qui devait être déployé en Pologne et en Tchéquie et contre lequel Moscou avait bataillé pendant les deux dernières années de l’Administration Bush. Ce faisant, BHO a fait comprendre aux européens de l’Est (mais aussi aux autres ...) qu’il les abandonnait aux bons soins de celui qui les a dominés pendant soixante longues années et à Moscou qu’elle ne devait pas, vraiment, le prendre au sérieux. Car, ce qu’il attendait comme geste réciproque des russes (franchement, peut-on être naïf à ce point quand on est en charge de la seule super puissance mondiale ?) c’est de les voir se rallier à une attitude ferme contre l’Iran. Il a dû constater, pas très longtemps après, qu’il prenait ses rêves pour des réalités. Et, accessoirement, il a fait comprendre aux russes et à d’autres qu’il n’avaient rien à craindre de ce novice en relations internationales.


Le monde musulman – quelques mois après avoir entamé sa présidence, BHO est allé au Caire et s’est adressé au « monde » musulman en lui demandant des excuses pour les humiliations que les états Unis lui ont fait subir. Et, en citant 15 fois le « Saint Coran » (!?) il leur a demandé de penser aux autres, aussi. A Israël, en comparant la Shoah aux souffrances du peuple palestinien ( ?!). Et de faire des gestes qui pourraient conforter ceux qui visent la création d’un état palestinien vivant en paix à côté d’Israël. Discours enflammé, rhétorique impeccable, humilité sans égale pour une puissance impériale ... tout y était. Sauf la réponse du « monde » musulman ... qui, fort de sa décision de rejeter Israël et les juifs, n’a souhaité faire de geste aucun. Et le ministre des affaires étrangères de l’Arabie Saoudite a ridiculisé, en conférence de presse, en présence de l’intéressée la politique américaine au Proche Orient de BHO et de Mme Clinton. Tandis que l’ancien premier ministre de la Malaisie, Monsieur Mahatir déclare, il y a quelques jours à une conférence pour la défense des droits des palestiniens « Il y a des preuves fortes qui montrent que le 11 septembre 2001 a été organisé par les Etats Unis car si ce pays a réussi à produire le film Avatar ... il est capable d’avoir organisé l’attaque de 2001. Et quant aux juifs, ils ont toujours créé des problèmes en Europe ce qui a fait qu’ils devaient être « ghettoïsés » et massacrés périodiquement. Même après leur massacre par les Nazis en Allemagne ils ont survécu et continuent à être une source de difficultés pour le monde»


Copenhague, le réchauffement de la planète – il a accepté de « jouer le jeu » avec les pays qui sont préoccupés par ce qui va arriver dans cinquante ans. Et il s’est fait ridiculiser par les deux principaux pollueurs de la planète, la Chine et l’Inde, qui n’entendent pas voir brider leur développement car ils ont des centaines de millions d’habitants à amener à un niveau de vie décent. Mais, tiers monde oblige ... il est reparti vers Washington la queue basse ...


Israël – dès le premier jour de sa présidence, BHO a annoncé, haut et fort, sa décision de faire de la solution du conflit israélo-arabe (ou palestinien) un sujet prioritaire de sa présidence. Et il a nommé un vieux sénateur (américain d’origine libanaise), nimbé du succès obtenu dans le règlement du conflit irlandais, pour pousser à la création d’un état palestinien et ipso facto à la paix. Nourri par les concepts tiers mondistes de la gauche américaine (pour rester sur les cimes ...) BHO ne pouvait voir que la responsabilité d’Israël dans les souffrances des palestiniens. Et puisqu’il ne comprenait rien à la structure de la société civile israélienne, il a cru (ou son entourage lui a fait croire) qu’il suffisait tordre les poignets du premier ministre de ce pays pour obtenir des concessions qu’Israël n’a pas fait pendant les quinze dernières années (car, la droite et la gauche, avaient compris que ce que les palestiniens voulaient n’était pas tellement « leur » état mais, surtout la disparition d’Israël). Au bout d’une année, il n’a rien obtenu sauf de faire adopter et expliciter aux palestiniens une position simple : pas de négociations tant qu’Israël n’aurait accepter leurs exigences (d’évidence inacceptables par Israël). Et aujourd’hui il voudrait que les deux parties commencent à négocier. Mais le vrai problème ce n’est pas de commencer des négociations. C’est de savoir s’ils peuvent les finir car, s’il ne le sait pas il l’apprendra : le maximum de ce qu’Israël peut accepter est moins que ce que les palestiniens veulent accepter. Le résultat ? Non, de la part d’Israël pour mettre en question sa souveraineté sur Israël ; Non, de la part des pays arabes pour faire quelque geste que ce soit en direction d’Israël ; Non, de la part des palestiniens pour négocier quoi que ce soit.


oooooooo


Il serait difficile de trouver un sujet pour lequel, sans l’ombre d’un doute, BHO pourrait dire « voilà ce que j’ai fait ». C’est vrai, il a reçu le Prix Nobel mais ... on se demande encore pourquoi.


Ce que la nouvelle administration a réussi c’est, au plan intérieur, d’aggraver les effets de la crise en s’occupant d’une réforme qui n’est pas acceptée par les américains et, au plan extérieur, renoncer d’une manière irresponsable au statut de première puissance du monde. En faisant « repentance » pour les pêchés de l’état américain, en donnant satisfaction sans contrepartie au nouveau dictateur russe, en tolérant les agissements de la Corée du Nord, en permettant à l’Iran de gagner encore une année dans sa marche vers la bombe, BHO a obtenu un statut inespéré : le chef d’état le moins respecté du monde par les dictateurs de l’Est, du Sud ou d’ailleurs. Personne en Europe, au Moyen Orient en Russie ou en Chine ne croit plus à ce qu’il dit. Ils ont été émus par ses discours, mais une fois qu'ils ont compris qu'il n'y avait aucune substance pour eux, il a perdu toute crédibilité à leurs yeux.


Et pendant ce temps, son pays a deux guerres sur ses bras, celle qui a conduit à la disparition de la dictature de Saddam Hussein (et que lui, BHO, a condamné) et celle de l’Afghanistan, qu’il considère comme nécessaire mais à laquelle il a refusé des moyens demandés par ses militaires pendant neuf mois et quand, enfin, il s’est décidé de le faire ... il a annoncé le retrait des troupes en juin 2011...


Se souvient-on du délire européen pendant les voyages de BHO en 2008 ? Des centaines de milliers de gens à Berlin, en France, à Londres ou ailleurs, lui ont fait des réceptions dignes d’un sauveur du monde. Car il était perçu come cela. Et aujourd’hui ? Avec beaucoup de gène les élites de gauche (mais pas seulement) commencent à se dire que, oui, bien sûr, mais .... Car ils voient que les Turks oppressent toujours les Kurdes, les Egyptiens persécutent les Coptes (qui ne sont pas musulmans mais chrétiens ...), le génocide au Darfour continue et que la colonisation musulmane de l’Europe avance à grands pas. Et ailleurs, en Amérique Latine il donne l’impression d’être plus près de Cuba, Nicaragua et Venezuela tout en contestant le droit du peuple du Honduras de se choisir une autre président que celui qui a voulu passer en force une réforme de la constitution du pays pour lui permettre de devenir président à vie ... Comme le clown Chavez a essayé aussi et comme Evo Morales est en voie de le faire.


BHO semble avoir mis ses pas dans ceux de Jimmy Carter, un des présidents les plus mauvais de l’histoire récente des Etats Unis. Il se pourrait qu’il ne fasse, lui non plus, qu’un seul mandat. Et qu’il comprenne que le monde est difficile et que ce n’est pas en faisant le beau que l’on réussit. Avec l’espoir que les Etats Unis redeviennent le pays phare qu’ils ont toujours été pour pouvoir sauver les autres quand, d’aventure, ils auront encore besoin.











 

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 12:08


   On est toujours sûr de tomber, au hasard des journées, sur un Français,

souvent intelligent par ailleurs, et qui vous dit que les Juifs exagèrent vraiment. …

Quant aux millions de Juifs qui ont été torturés et brûlés, l’interlocuteur n’approuve pas ces façons, loin de là.

Simplement, il trouve que les Juifs exagèrent et qu’ils ont tort de se soutenir les uns les autres,

même si cette solidarité leur a été enseignée par le camp de concentration."

(Albert Camus, 1947)


Depuis un bon moment, la question centrale de la politique internationale n’est autre que le conflit israélo-arabe, ou plutôt, l’existence de l’Etat d'Israël, état peuplé de juifs et qui, tout le monde en convient, exagère …. Non pas la guerre, évidente, de l’islam contre l’Occident qui n’est rien d’autre qu’une guerre de civilisations. Et un des moyens pour faire disparaître Israël n’est autre que l’opposition du « droit international » à la capacité de ce dernier de se défendre. Qui le fait par tous les moyens, nonobstant  les    30 % de toutes les résolutions du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU qui lui sont consacrées pour le condamner, les appels au boycotte ou les « rapports Goldstone ».


Mais tout esprit avisé se rend compte, même après une analyse sommaire des faits historiques connus, que détruire Israël fait partie de prolégomènes beaucoup plus étendus et qui se réfèrent à la destruction de l’Occident ou de ce que l’on s’est habitué à nommer « le système de valeurs judéo-chrétien ».


Défendre l’Occident contre les tentatives de subjugation de deux totalitarismes, brun et rouge, a été la tâche que le monde libre avait « sous-traité » aux Etats Unis, seuls se montrant capables de relever le flambeau du droit et de la liberté. Il se trouve que les Etats Unis sont entrés par l’effet de la dernière élection présidentielle dans une sorte « d’isolationnisme » dont une des caractéristiques visibles peut être appelée schizophrénie. Un premier exemple pour illustrer cette affirmation : l’Afghânistân. Tout en ayant annoncé, en mars 2009, avoir défini une stratégie pour cette guerre (« guerre nécessaire, guerre à gagner », à la différence de la guerre en Irak considérée par le futur président des Etats Unis comme une guerre « choisie »), dans les trois derniers mois de 2009 -pressé par ses militaires et par les pays alliés- BHO décide d’envoyer 30.000 soldats mais annonce ... qu’il commencera à les retirer en juin 2011. Schizophrénie car, d’un côté, il accepte ce que les militaires lui demandent mais, d’un autre côté, il vide de sens la décision prise.


Comme président des Etats Unis (ce qui lui confère la position de leader du monde occidental) il a pris, tout au long de l’année 2009 des décisions, non seulement contestables mais qui s’apparentent à celles que prendrait un individu frappé du complexe de dédoublement. Jugeons-en.


Souhaitant élever le niveau de sécurité des Etats Unis, il décide de changer sa politique étrangère. Il est en train de se dégager du seul allié fiable au Proche Orient (Israël) mais il cajole les despotes de la région en commençant par celui de l’Arabie Saoudite et en allant jusqu’à oublier les ultimatums servis à répétition à l’Iran. La conclusion ne se fait pas attendre, Al-Qaida s’installe avec l’aide de l’Iran sur une partie du territoire saoudien et du Yémen et un apprenti à l’homicide par suicide entrainé là, essaye de faire exploser un avion avec trois cents passagers en route vers Detroit. Il refuse, cependant, de souligner (ou au moins de l’admettre) les racines islamiques d’Al-Qaida (comme du Hamas, du Hezbollah, des Frères Musulmans, du Fatah et encore de dizaines d’autres « fers de lances » du jihad mondial). Schizophrénie quand on veut « défendre » les Etats Unis mais quand on ne veut pas nommer ces ennemis. Schizophrénie quand on veut défendre les Etats Unis mais quand on se précipite pour conseiller de ne pas « tirer de conclusions hâtives » quand il s’agit de l’auteur du massacre de Fort Hood ou parler « d’extrémistes isolés » à propos de l’apprenti nigérien.


BHO n’a pas retenu les leçons de l’histoire. Pendant ses deux premiers mandats Roosevelt (seul président à en avoir obtenu quatre ...) a essayé par tous les moyens d’éviter une confrontation avec l’Allemagne ou le Japon. Le résultat ? La guerre ayant fait le plus grand nombre de morts. Non seulement il n’a pas retenu les leçons de l’histoire mais il semble mal les interpréter. C’est vrai, Nixon a décidé (pas seulement pour des raisons liées à la guerre au Vietnam) de tendre la main à Mao en pleine révolution culturelle (70 millions de morts ?). Serait-ce l’exemple qu’il veut suivre avec l’Iran ?


La différence, importante quand même, vient du fait que la Chine de Mao n’avait pas de politique à caractère messianique et, concentrée sur elle-même, n’envisageait aucunement la conquête du monde. L’Iran ? D’un côté, ce pays attend le 12ème imam et prépare pour cela un « Armageddon » initialement destiné à Israël. D’un autre côté, quand on s’aperçoit que dans deux ou trois décades la population de l’Europe comportera 25/30 % de musulmans et que, pendant la même époque, 10 % des musulmans du monde vivront dans les pays à référence « judéo-chrétienne » on réalise la profonde schizophrénie de la politique étrangère actuelle des Etats Unis. Et aussi que l’Iran se soucie comme d’une guigne de ce que BHO fait, dit ou dit vouloir faire.


Ce qu’il y a de plus préoccupant c’est le substrat entièrement faux mais destructeur de la philosophie de l’action promue par BHO. Le discours du Caire en avril 2009 en a donné la pleine mesure par la mise en exergue de deux concepts, pour lui, essentiels pour comprendre le monde actuel et ses difficultés : la pauvreté conduit une partie du monde musulman au terrorisme et la souffrance des palestiniens, qui doit être arrêtée, n’a d’égale que la destruction des juifs pendant la deuxième guerre mondiale.


Pour ce qui est du premier concept, mis en épingle par tout islamiste que se respecte, on sait qu’il est totalement faux : ni au Bangladesh ni dans les états pauvres de l’Inde, à aucun moment, on n’a pas trouvé des organisations terroristes. Au contraire, on peut dire que l’essentiel des cadres de l’islam terroriste se recrute dans les catégories sociales élevées. Comme pour le fascisme ou le communisme en leur temps, l’islam terroriste attire de jeunes de familles aisées, presque toujours disposant d’un cursus universitaire correcte (souvenons-nous des auteurs de l’attentat du 11 septembre 2001 ou de l’apprenti nigérien d’il y a trois semaines). Pourtant l’Amérique d’aujourd’hui met en avant ce concept : est-il un hasard que cela arrive quand son président, élevé dans l’islam jusqu’à ses six ans et sous l’influence de mentors communistes dans les années soixante à Hawaï (lieu de retraite de pas mal de communistes de Chicago pendant les années de leur persécution pour des « activités anti-américaines »)? Application immédiate : des centaines de millions de $ sont accordés à une Autorité Palestinienne (inefficace et corrompue) pour réduire le nombre de prétendants au titre de martyre (et au bonheur des 72 vierges qui les attendent au paradis de ceux qui exécutent des homicides par suicide). N’est-il pas curieux de penser que seule une situation matérielle améliorée réduit la haine de l’autre ? Ce que l’argent américain (ou européen) fait en réalité c’est d’augmenter les ressources des palestiniens pour qu’ils continuent leur lutte pour la destruction d’Israël. Regardez Gaza : à part les visites guidés aux nouveaux « villages Potemkine » (pour montrer les destructions dont Israël est responsable) et les annonces répétées quant à la catastrophe humanitaire imminente, en réalité le Hamas dispose (en partie) de tout ce que le monde donne aux palestiniens pour … amasser des quantités inimaginables d’armes. En se désengageant de Gaza, il y a cinq ans Israël (et le monde entier, reconnaissons-le) croyait que ce territoire allait devenir un nouveau Hong Kong. Même l’ancien président de la Banque Mondiale J. Wolfensohn (pour montrer sa confiance) y avait investi 500.000 $ ... Gaza est devenue un mini « état taliban »


Pour ce qui est du deuxième concept, à part son ignominie intrinsèque – comparer la destruction de plus de 6 millions de juifs en Europe avec les « souffrances » de 650.000 palestiniens qui avaient fui (ou avaient été forcés à fuir, selon les narratives connues) cela dépasse l’entendement. Mais si ce concept a été exposé aux musulmans du monde au Caire pour les caresser dans le sens du poil ... BHO n’a rien obtenu en échange. Si ce n’est pas de la schizophrénie que de penser que les Etats Unis seront plus en sécurité parce que les musulmans verraient que l’Amérique adopte leur version du conflit israélo-arabe on voit mal ce que cela pourrait être. Car en même temps BHO proteste de son amitié pour Israël et de sa détermination à assurer sa sécurité ... Comme il l’a fait pour deux pays de l’Est européen (Pologne et Tchéquie) tout en renonçant, pour faire plaisir à la Russie au bouclier anti-missile qui aurait dû y être construit. Garantir la sécurité de ces deux pays (OTAN) et décider la non construction du bouclier anti-missile, la même personne ... n’est-ce pas de la schizophrénie ? On pourrait multiplier les exemples an Afrique (Soudan) ou en Amérique Latine (Honduras, Venezuela et autres).


Alors ? Serait-ce le sens de l’histoire ? Dira-t-on comment on a dit pour le communisme pendant les années trente (1930 ...) « c’est de cette mare de boue et de sang que sortira l’avenir du monde ? »


Puisque la question centrale du monde aujourd’hui (même après le tremblement de terre de Haïti et de ses destructions) est Israël, ne doit-on pas comprendre pourquoi ? Pour ce faire, le « Test d’Israël » (George Guilder, 2009) est instructif. L’auteur considère que les réponses à trois questions : (a) votre attitude par rapport à ceux qui réussissent des choses exceptionnelles, (b) aspirez-vous à faire de même ou cela vous pose problème ? (c) admirez-vous les réalisations exceptionnelles ou cherchez-vous à les combattre et à les faire disparaître ? Les réponses permettent de classer le monde en deux catégories -et deux catégories seulement- pas uniquement en ce qui concerne Israël mais, surtout, pour ce qui concerne l’avenir du monde tel que nous le connaissons. Car Israël, peuplé de juifs, c’est quelque chose d’exceptionnel. En soixante années ce pays a transformé des déserts en terres cultivables, est devenu auto-suffisant pour les besoins alimentaires d’une population dont le nombre a été multiplié par six pendant la même période, a intégré des millions d’immigrants venus de dizaines de pays différents et a construit, ex nihilo, une économie, aujourd’hui, postindustrielle sans équivalent au monde. Mais par delà Israël, comment comprendre que les juifs qui ne sont que 0,2% de la population mondiale ont obtenu un quart de tous les prix Nobel accordés ... Quant à Israël, ce pays dépense en recherche et développement plus (per capita) que tous les autres pays du monde. Tout en ayant supporté plus de guerres que n’importe quel autre pays depuis sa renaissance. Le résultat ? En 2008 seulement Israël a enregistré plus de brevets (1.166) que tous les pays arabes pendant toute leur histoire. Et a assuré ainsi sa place, de choix, parmi les premières nations du monde. Téléphone portable, microprocesseurs Intel (Centrino), robots, casques de pilotes pour commander le tir des avions, drones, les inventions « made in Israël » sont légions et se trouvent dans notre univers quotidien. On trouve dans ce pays 140 ingénieurs par 10.000 habitants, presque le double du même nombre en Allemagne (87). L'essor de ses industries de technologie de pointe se traduit par des chiffres inconnus ailleurs : en 1965, elles représentaient 37 % de la production industrielle du pays pour arriver à 58 % en 1985 et voisiner les 75 % en 2008. Bien que les gauches européennes appellent au boycotte des produits israéliens (en envoyant des E-Mails avec leurs ordinateurs portables qui ne marcheraient pas sans les contributions technologiques israéliennes ...).


Le monde musulman ne passe pas le « Test Israël ». Mais beaucoup de pays (de l’Europe aussi) non plus, la Russie étant un exemple évident. Peut-être la Chine ... Alors, doit-on envisager pour l’avenir un monde sous domination musulmane mais dont le phare serait la Chine ? Voilà, peut-être, l’avenir radieux que notre monde se prépare. Hypothèse d’autant plus plausible que l’Europe continuera son déclin (y compris à cause de sa colonisation par des masses musulmanes) et que l’administration actuelle des Etats Unis a pris la voie de la social-démocratie européenne.


Pourquoi citer Albert Camus (par delà l’anniversaire récemment fêté) ? Parce que la permanence de l’antisémitisme a fait que celui-ci a mué en antisionisme, c’est-à-dire en une opposition totale et inextinguible au dessein national ayant fait renaître le seul état dont les juifs sont les citoyens majoritaires, Israël. Et la schizophrénie de la politique étrangère américaine, pernicieuse par ailleurs ? Se dire attaché à la sécurité de ce pays, vilipendé par le monde entier et oeuvrer, constamment depuis janvier 2009 à l’érosion de ses capacités de se défendre ou de s’assurer la place qui lui revient parmi les nations du monde.


 

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 17:17

Prions pour 2010

 

C’est la saison des vœux. Au lieu d’en exprimer on devrait, peut-être, prier pour que ceux formés par les uns et les autres se réalisent. Lesquels ?

 

Le jour de Noël, un « jeune » nigérian musulman (pourquoi la presse insiste-t-elle sur sa jeunesse et non pas sur sa religion, en voilà un mystère ; jusqu’ici ce n’est pas les « jeunes » qui se sont distingués comme terroristes mais plutôt des musulmans) a utilisé un nouveau système pour déjouer la vigilance des contrôles dans les aéroports : il a caché les éléments d’une bombe dans son sous-vêtement. Depuis que Richard Reid avait caché sa bombe dans ses souliers dans tous les aéroports du monde (sauf un) nous sommes obligés d’enlever nos chaussures. Y compris la dame de plus de 80 ans qui aurait fait faire « bling » au passage du portique à cause de sa prothèse de hanche …

 

Et voilà, déjà politiquement incorrecte. Comment peut-on considérer un milliard et demi d’êtres, adeptes de l’islam, d’être des terroristes ? Remarquez, on est obligés de faire le constat que depuis des années déjà, si tous les musulmans ne sont pas terroristes, tous les terroristes appréhendés sont musulmans. Et, nonobstant notre volonté d’occulter la réalité, ils ne font pas mystère des raisons qui les animent : tuer les infidèles, assurer la domination de l’islam qui doit conquérir le monde. On dira qu’ils tuent aussi des musulmans. Effectivement, au Pakistan, dans un petit village appelé Shah Hassan Khel, les talibans ont désapprouvé la tenue d’un match de volley-ball – élément de la culture occidentale. Deutsche Presse Agentur indique qu’il y a eu 95 morts. Ils tuent aussi des musulmans qui commettent le pêché d’intégrer la culture occidentale. N’attendez pas que les musulmans « modérés » descendent dans les rues pour fustiger les crimes de leurs frères. Leur colère est sélective, ils l’expriment contre les caricatures danoises ou contre les représailles israéliennes à Gaza.

 

Prions pour 2010 ? Que le vœu des gens raisonnables soit exaucé : appeler un chat, un chat, reconnaître que l'islam est en guerre avec le monde occidental. En guerre démographique par sa colonisation de portions entières de continents et en guerre de terreur par les actions de ses « minorités agissantes » (Blanqui, repris par Lénine). L’Occident -car c’est contraire à ses valeurs fondatrices- ne veut pas admettre ce qui est pourtant visible. Non seulement il ne veut pas l’admettre mais le président de la seule super-puissance va au Caire pour déclarer « au monde musulman » (qu’est-ce à dire ?) que son pays va « lutter contre les stéréotypes négatifs liés à l’Islam partout où ils apparaissent » En occultant, à dessein, le fait que c’est l’islam qui est en guerre contre les sociétés libres et ouvertes de l’Occident. Mais souvenons-nous qu'il s’appelle Barrack Hussein Obama.

 

Prions pour 2010 ? Que les vœux d’arrêter la marche vers la bombe de l’Iran soient exaucés. Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre … Depuis sept années les preuves s’accumulent pour montrer que des pans entiers du programme nucléaire de l’Iran n’ont rien à voir avec le nucléaire civile. L’arrivée de la nouvelle administration américaine a donné à ce pays une année supplémentaire pour arriver à ses buts. Vous vous souvenez ? Une première date limite pour arrêter l’enrichissement de l’uranium pour juin 2009 (élections en Iran), ensuite une deuxième pour septembre 2009 (Assemblée Générale de l’ONU), ensuite une troisième – octobre 2009, ensuite une avant-dernière (il y aura toujours une dernière …) pour la fin de l’année. Mais les valeureux partenaires de l’Occident que sont les russes viennent de déclarer « Moscou n’est pas convaincue que l’Iran se prépare à fabriquer une bombe et aucune évidence contraire ne lui a pas été présentée » (Ministre Adjoint des Affaires Etrangères, le 25.12.09). Nous sommes en 2010 et on semble avoir oublié les ultimatums de l’Occident à l’Iran. Qui pendant ce temps poursuit son programme, renverse les rôles en fixant un délai de 30 jours à l’Occident pour qu’il accepte ses propositions et prépare ses acolytes (Syrie, Hezbollah et Hamas) à une attaque contre Israël si les installations nucléaires iraniennes seraient détruites. Et l’Iran s’enfiche comme d’une guigne des ultimatums des Occidentaux en faisant semblant de démentir l’existence d’un contrat d’achat de 1.300 kg d’Uranium enrichi du Kazakhstan. Et pour faire bonne mesure s’installe en Amérique Latine avec l’aide de Venezuela, directement et par Hezbollah indirectement. On assistera sans doute, ici, à ce qui s’est passé au Liban à partir de 1982 (création du Hezbollah par et avec l’effort de l’Iran trois ans seulement après la «révolution» khomeyniste). Un an après, 241 marins américains et 63 soldats français périrent dans deux attentats exécutés par les gens du Hezbollah. Le Venezuela qui commence à prétendre que la Colombie est « l’Israël de l’Amérique Latine » …

 

Prions pour 2010 ? Que le vœu de ceux qui souhaitent que l’Occident se réveille soit exaucé. Pour l’instant il continue à apaiser et l’islam, son ennemi principal et l’Iran, futur (actuel ?) fer de lance de celui-ci. En espérant que les choses s’arrangeront. Au moins pour les pays qui font profession d’être amis des deux. En oubliant le mot de Churchill «celui qui apaise le crocodile en le nourrissant va être mangé en dernier » Car comment appeler autrement ce qui se passe actuellement ? « Nous ne sommes pas en guerre contre l’Islam » « Il ne faut pas tirer des conclusions hâtives (massacre de Fort Hood) » « il s’agit d’un extrémiste isolé (la bombe dans le slip – après qu’il ait dit lui-même qu’il a été formé par Al Qaida au Yémen …) » voilà quelques extraits des positions prises par BHO. Et l’Angleterre ? Par la bouche de son ministre des Affaires Etrangères déclare en 2009 « la notion de guerre contre le terrorisme est trompeuse et erronée et a fait probablement plus de mal que de bien car il n’y a pas d'ennemi unifié, transnational. Les menaces terroristes sont multiples et hétérogènes, nous avons affaire à une myriade de formes différentes». – (David Millband). Quand on apprend que le massacreur de Fort Hood avait comme mentor un imam du Yémen (tué depuis par un drone américain …) qui a été en relation avec l’homme à la bombe dans son slip il suffirait de consulter les bases de données de tous les services de renseignement pour savoir ce que l’on sait : tous les terroristes ou apprentis ou ceux qui sont sur le point d’en devenir sont musulmans. David Millband ne le sait pas. Pourquoi ? Peut-être aussi parce que les statistiques anglaises (on a le droit de demander la religion des recensés là-bas …) montrent que dans 22 ans 40% des foyers anglais seront d’origine musulmane. Que des systèmes de contrôle dans les aéroports laissent passer des suicidaires, c’est une chose. Que les responsables des nations qui, auparavant, avaient protégé le monde contre d’autres barbaries, soit ignorent les réalités soient les cachent volontairement, il s’agit non seulement de faire montre de méconnaissance idéologique ou psychologique mais de trahison pure et simple.

 

Prions pour 2010 ? Que le vœu de ceux qui souhaitent la libération du peuple iranien de la tyrannie des mollahs soit exaucé. Encore faudra-t-il que l’Europe, premier partenaire commercial de l’Iran actuel y consente. Car le commerce entre l’Europe et l’Iran a dépassé 25 Milliards d’euros en 2008 et augmente année après année. Les principaux bénéficiaires ? L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la France. Un jour, libéré de sa tyrannie, l’Iran se souviendra de ceux qui ont assuré la survie du régime des mollahs. Comme l’Irak, six ans après la guerre contre Saddam Hussein, où curieusement (ou peut-être pas tant que ça), Total n’a réussi à obtenir pas un seul des sept contrats de développement de sites pétroliers … Ceux qui manifestent, presque tous le jours, contre le régime iranien se souviendront de ceux qui ne les ont pas aidés en passant sous silence ce qui se passe à Téhéran ou ailleurs en Iran. Comme de cette déclaration curieuse de B. Kouchner qui, d’un côté, prêche pour des sanctions économiques contre l’Iran (dans la presse française …) mais, d’un autre côté, déclare à New York Times «les sanctions pèsent en particulier sur les classes moyennes de la société, mais surtout sur les plus défavorisés » (28 juin 2009). Quèsaco ? Est-on pour ou contre les sanctions ? Tout d’abord, Monsieur Kouchner ment : les sanctions pourraient toucher uniquement les privilégiés qui ont accès au profits du pétrole, du gaz ou des importations variées. Mais en réalité, la Chine ne va pas acquiescer car Pékin a besoin du pétrole iranien et pour le reste elle n’est pas concernée. Dubaï ne va pas arrêter son commerce illicite massif avec l'Iran. Pas quand l’émirat a une dette de 80 Milliards de $ qu’il ne peut pas rembourser. La Russie de Monsieur Poutine qui fait d’excellentes affaires avec l’Iran (armement, le réacteur nucléaire de Busher, etc.,) ne respectera aucun de accords qu’elle signerait éventuellement. Comme le Qatar, les Émirats Arabes Unis ou le Koweït l’Irak ou le Pakistan. Pourquoi accepteraient-ils les sanctions. C’est vrai, depuis l’arrivée de BHO aucun régime despotique n’a plus de peur pour son avenir. Le temps de la démocratie pour le monde musulman est passé. Personne ne craint plus l’Amérique et aucun manifestant à Téhéran ou à Damas ou au Caire ne croit que l’Amérique de BHO viendrait à son secours. Ce que ce pays avait fait du temps « refuzniks » russes, ce qui a été fait pour que l’imposture totalitaire communiste s’écroule, l’Amérique de BHO ne le fera plus. A l’inverse -et sans attendre BHO- l’Occident a laissé faire le génocide au Rwanda, laisse faire le génocide au Darfour mais a « sauvé » les musulmans de Bosnie et du Kosovo de la barbarie serbe. Cherchez l’erreur … Désabusé, le monde constate que l’Amérique ne fait plus incliner la balance du bon côté en dernier ressort. Churchill disait « à la fin, l’Amérique choisit toujours la bonne solution qui était visible dès le départ mais … après avoir essayé toutes les autres » Il reste à voir si ce mot a encore de la valeur.

 

Prions pour 2010 ? Que le vœu de ceux qui souhaitent la paix au Proche Orient soit exaucé. Malheureusement, nonobstant les conférences, les plans, les contraintes, bref, tout ce que l’on fait pour endormir les gens, rien n’est moins sûr. Un seul exemple suffit. Il y a cinq ans le premier ministre libanais était assassiné, selon toutes vraisemblances, par des suppôts de la Syrie. Devant l’opprobre mondial (la France en tête pour des raisons non seulement de droit des peuples à     disposer d’eux-mêmes…) la Syrie est obligé de quitter le Liban après une occupation de 30 ans. Un tribunal international est constitué mais dès que l’instruction arrive trop près des cercles dirigeants syriens des témoins, et non des moindres, commencent à disparaître, assassinés ou pas. Et l’enquête s’enlise sans chances de déboucher sur quoi que ce soit. Mais l’Iran veille au grain et par Hezbollah interposé obtient une position dominante dans le gouvernement libanais dirigé par le fils du premier ministre assassiné. Le cercle est fermé, il y a deux semaines, ce fils (indigne ?) va à Damas (comme d’autres à Canossa jadis) pour faire allégeance à l’assassin de son père. Et l’Occident (la France la première) accepte la nouvelle mainmise de la Syrie et de l’Iran sur ce voisin d’Israël : les deux ayant juré de détruire cet état.

 

Au fait, au début de ce texte j’avais indiqué que l’on doit se déchausser « dans tous les aéroports du monde (sauf un) ». Lequel ? L’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, considéré pourtant comme le plus sûr du monde. Cela paraît curieux ? Ce ne l’est pas. Là-bas on a compris qu’il ne faut pas enquiquiner les gens avec les ciseaux à ongles ou les dentifrices liquides qu’ils ont le droit de prendre en avion. Ou les obliger à se déchausser. Là-bas ils ont compris que ce n’est pas par leurs bagages que l’on doit trouver les terroristes mais par ce qu’ils ont dans leur tête. La batterie de questions posées par de « jeunes » gens intelligents, au contrôle avant l’embarquement, appelle des réponses dont le collationnement in vivo fixe un seuil de dangerosité qu’aucun apprenti terroriste n’est capable de prévoir. Depuis le 30 mai 1972 (Armée Rouge Japonaise) cet aéroport n’a connu (ou n’en a pas fait état …) aucun passage de terroriste.

 

Prions pour 2010 ? Espérons que suite à la dernière contribution musulmane au bonheur de l’humanité (la bombe dans son slip) … on ne nous demandera pas d’enlever nos sous-vêtements dans tous les aéroports du monde …

 

 

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 13:06
 

« Si nous devions échouer, chacun connaît l'alternative

catastrophique devant laquelle nous serions placés...

la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran »

N. Sarkozy, le 29.08.08


Un faisceau d’indices concordants semble montrer, de plus en plus clairement, que c’est le deuxième terme de l’alternative qui se prépare.


Du côté de l’Iran, l’accélération des travaux nécessaires pour entrer dans le club nucléaire est évidente. En effet, trois composants sont nécessaires (et suffisants) pour disposer d’un arme nucléaire (ou arriver au seuil de la détention sans la réaliser mais en obtenant les mêmes prérogatives sauf celle de l’utiliser). Ces trois composants sont la disponibilité d’une quantité d’uranium enrichi à plus de 95%, les connaissances nécessaires pour une « mise à feu » (dispositif pyrotechnique pour initier la réaction en chaîne) et la disponibilité d’un vecteur de transport de l’arme.


L’accélération est évidente (ou, à tout le moins, la diffusion des nouvelles concernant le sujet conduit à croire cela) :


- le volume total d’uranium faiblement enrichi par l’Iran avoisine les deux tonnes et il est fort probable qu’un enrichissement au delà de 20% a déjà commencé dans un site inconnu (comme celui de Qom « découvert » en septembre),

- les essais d’un « détonateur » comportant un initiateur neutronique (l’AIEA avait découvert depuis bientôt trois années des plans/schémas/dessins mais n’a jamais obtenu des explications de l’Iran autres qu’ils « étudiaient le déclenchement par explosif des airbags ») semblent avoir été couronnés de succès (Times – décembre 2009) et

- l’essai réussi d’un missile balistique Sejil-2 d’une portée de plus de 1.500 km.

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L’AIEA enquêtant sérieusement sur le programme nucléaire de l’Iran

Jusqu’ici, l’Iran, en utilisant la technique « un mensonge après un autre » a réussi à mener en bateau les « 5+1 » pays avec lesquels ils négocient depuis des années. En s’approchant du seuil souhaité il lui est de plus en plus difficile de continuer à compter sur la naïveté (apparente) des grandes puissances. De plus, traversant une zone de turbulences sérieuses suite aux élections truquées de cet été, le régime des mollahs est convaincu de pouvoir utiliser « le nucléaire » comme facteur d’unification des masses, fières comme elles devraient être d’avoir, contre vents et marées, vu leur pays obtenir le rang de puissance nucléaire.


Bref, l’Iran sait que les occidentaux savent ce qu’il est en train de faire. De plus, tout en concentrant les discussions sur l’enrichissement de l’uranium, il a occulté autant que faire se pouvait ses travaux sur le réacteur à eau lourde d’Arak qui produira, plus facilement et plus rapidement, du plutonium, lui aussi destiné aux applications militaires. Sauf de croire le Vice Président de leur Académie de Médecine qui jurait ses grands Dieux « qu’en Occident on traite le cancer en donnant à boire aux malades un verre d’eau lourde » ou un autre « savant » qui explique que le réacteur est destiné à produire des isotopes radioactifs pour utilisation médicale.


Arrivé, cependant, à ce point de sa marche vers la bombe, l’Iran commence à croire que quelque chose se passera à brève échéance. Ceci l'a conduit à décider, toutes affaires cessantes, de (a) essayer d’obtenir de la part de la Syrie un engagement formel quant à son entrée en action contre Israël si l’Iran est attaqué (pacte d’assistance militaire signé en décembre 2009 par une grande délégation iranienne à Damas), (b) convoquer à Téhéran ses supplétifs le Hezbollah et le Hamas pour les enrôler dans des réactions immédiates contre Israël en cas de besoin et (c) fixer les ressources militaires de l’Arabie Saoudite (et une partie des troupes américaines stationnées dans le Golfe) dans un conflit secondaire au Yémen pour leur interdire toute défense sérieuse dans le cas d’une réaction iranienne.

Caricature Al-Shark al-Awshat 

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L’Iran marchant sur le Hezbollah, le Hamas et les Houtties

En quelque sorte, l’Iran se prépare au pire tout en ne renonçant à aucune de ses visées clairement explicitées : empêcher par tous moyens un règlement israélo-arabe, utiliser le Hezbollah et le Hamas pour affaiblir Israël et obtenir une hégémonie évidente dans un Proche Orient jusqu’ici dirigé par des pays arabes « modérés » mais ... sunnites.


Du côté de l’Occident certains commencent à se souvenir d’un discours de Churchill, en 1948, avant que la Russie Soviétique n'ait la bombe « Nous ne devrions pas aller de l’avant d’une manière imprévoyante et incompétente en attendant voir ce qui va se passer, c’est-à-dire quelque chose de mauvais pour nous » La suggestion implicite de Churchill était évidente, il ne fallait pas laisser le Russie Soviétique disposer de la bombe.


Depuis 2006 quand le dossier iranien a été transmis au Conseil de Sécurité pour la première fois, ce dernier a pris cinq résolutions (1696, 1737, 1747, 1803 et 1835, toutes contraignantes -chapitre VII de la Charte des Nations Unies permettant l’usage de la force en cas de besoin- et toutes demandant à l’Iran l’arrêt vérifiable de l’enrichissement de l’uranium). Aucune de ces résolutions n’a été suivie d’effet et aucune sanction (pas seulement à cause de l’opposition de la Russie et de la Chine mais aussi à cause de l’attitude de certains pays européens) sérieuse n’a été appliquée.


L’arrivée de l’Administration Obama (dont les démarches internationales sont caractérisées par un degré de naïveté irresponsable qu’aucun Clausewitz n’aurait pu imaginer pour une super-puissance) n’a rien changé : en mars 2009 on a fait savoir que l’on attendait le résultat des élections de juin pour savoir avec qui discuter, en juin on a fixé un ultimatum à l’Iran pour la date de la tenue de l’Assemblée Générale de l’Onu début septembre qui a été prolongé jusqu’à la tenue du G20 à fin septembre et puis jusqu’à la fin de l’année 2009. Si l’on ajoute l’expression de la velléité américaine actuelle de vivre « dans un monde sans armes nucléaires » qui a attiré la réponse cinglante de N. Sarkozy «certains devraient vivre dans le monde réel » on comprend que les Occidentaux sont en train de se réveiller sans savoir encore s’ils s’habillent en civil ou en militaire ... Mais, sachant qu’elle ne peut plus (sauf à perdre tout crédit et une bonne partie de ses alliés surtout du Proche Orient) l’Administration américaine commence à utiliser un argument qui fait peur : aucun gouvernement israélien ne pourra accepter un Iran au seuil de ou avec la bombe. En conséquence de quoi, BHO fait savoir aux chinois qu’il ne pourrait pas s’opposer encore longtemps à une décision israélienne en la matière.


D’un autre côté, le 16 décembre le Wall Street Journal publie un texte d’Olivier Debouzy (un proche de N. Sarkozy mais ... qui parle en son nom propre ...) qui ne mâche pas ses mots : « Il est maintenant nécessaire, par conséquent, de planifier le pire - une certaine forme de contrainte militaire sur l'Iran. Il est urgent que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, de concert avec Israël, si possible, (d'une manière discrète et contestable, bien sûr), recueillent les informations nécessaires et essayent de parvenir à un accord sur la façon de mettre fin au programme nucléaire de l'Iran militairement. Ces trois membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU ne doivent pas se laisser intimider par l'argument -qui a déjà été utilisé à plusieurs reprises par les défenseurs de l’Iran et par les idiots utiles- c’est-à-dire qu’une telle entreprise reviendrait à avoir l'Occident contre le reste du monde. En réalité ils exerceraient effectivement un mandat implicite au nom de tous les États qui ont renoncé aux armes nucléaires et qui ne veulent pas accepter d'être menacés et intimidés par des voyous. » Ne cherchez pas ce texte dans les journaux français, aucun n’en a fait état. Curieux ?


Deux choses sautent aux yeux : la première qu’il s’agit d’une menace directe appelant deux autres membres du Conseil de Sécurité à arrêter les atermoiements et la deuxième que l’on veut bien utiliser Israël mais ... sans qu’il y ait collusion. Cette deuxième condition rappelle furieusement la « collusion anglo-franco-israélienne » de 1956 quand Israël se voyait interdire la passage par le Canal de Suez qui venait d’être nationalisé par Nasser en spoliant les actionnaires français et anglais ... En quelques jours Israël occupait le Sinaï et arrivait sur la rive Est du Canal, quand l’Amérique (Eisenhower) menaçait la France et l’Angleterre de rétorsions militaires et économiques si ces pays ne se retiraient pas de l’Egypte. L’affaire a fini en queue de poisson et ... Israël a rendu, une première fois, le Sinaï à l’Egypte. Mais quant à faire confiance à la France et à l’Angleterre (vu ce qui s’est passé depuis 54 ans) il est peu probable qu’Israël consente. Saura-t-elle, voudra-t-elle, suivre le conseil de N. Sarkozy (Juillet 2009) « une attaque israélienne sera une catastrophe absolue ; Israël doit savoir qu’elle n’est pas seule et suivre ce qui va se passer calmement » Comme si on connaît dans l’histoire un pays attendant, calmement, à être rayé de la carte par des illuminés qui attendent, eux, le 13ème imam ...

Mais, par delà peut-être une conviction profonde sincère de N. Sarkozy que l’on ne doit pas laisser l’Iran arriver à ses buts (nucléaires) ou parce qu’il a promis aux pays du Golfe (surtout à l’Arabie Saoudite) que l’Iran ne disputera pas leur hégémonie, nous voilà au seuil d’un décision lourde de conséquences : laisser faire Israël et la faire condamner par le monde entier ou prendre la tête du mouvement en partageant la responsabilité avec l’Angleterre et les Etats Unis. Ce qui rappelle la première guerre du Golfe faite pour faire sortir Saddam Hussein du Koweït quand, aussi, on a demandé à Israël de ne rien faire mais on a vu la France de Mitterrand s’associer à l’Amérique de Bush (père).


La difficulté pour N. Sarkozy vient aussi de l’Europe. En effet, regardons deux pays de plus près : l’Italie de son ami Berlusconi est devenue le premier fournisseur européen de l’Iran avec plus de 8 Milliards d’euros en 2008 (exploitation gaz et pétrole, industries mécaniques et construction de voitures, coopération avec le système bancaire italien – à l’encontre des résolutions spécifiques du Conseil de Sécurité, etc.,) et l’Allemagne de Madame Merkel qui, année après année, réalise plus de 5 Milliards d’euros de transactions avec l’Iran où sont installées plus de 1.500 firmes allemandes (complexes pétrochimiques, raffineries de pétrole, traitement de gisements de gaz, etc.,). Deux autres pays (la Suède – qui attend à être payée de détour pour avoir parrainé la candidature de l’Iran à l’Organisation du Commerce Mondial et l’Espagne) attendent aux portes pour prendre la place de celui qui déciderait de réduire ses activités en Iran. Ou la Suisse qui a signé (Mme Calmy-Rey, bien couverte par un foulard en rencontrant Ahmedinejad) un contrat gazier pour une vingtaine d’années ...

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Micheline Calmy-Rey à Téhéran en 2008

Alors ? « La bombe ou le bombardement » disait N. Sarkozy.

D’évidence on va vers le moment où l’Iran aura, peut-être, la bombe mais sûrement le bombardement.

« De même, aucun président américain (en particulier un doté d'un prix Nobel) ne pourrait échapper au blâme d’avoir laissé l'Iran devenir un Etat doté d'armes nucléaires en sous-estimant systématiquement sa capacité à dissimuler ses préparatifs. La crédibilité de la communauté du renseignement serait dévastée, et l'indécision des administrations successives (Clinton, Bush et maintenant Obama) à faire arrêter un programme qui a été soupçonné pendant 15 ans et ouvertement reconnu depuis sept ans seraient considérés comme un échec de grande envergure » (O. Debouzy).


Si vis pacem, para bellum ... n’a jamais été de plus grande actualité. Quand ? Il semblerait que BHO ait obtenu d’Israël en novembre de ne rien faire pendant encore six mois. Le lecteur pourrait lire les deux textes mis en ligne le 6 et le 10 décembre sur ce même blog. Bonne lecture ...



 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 18:12
J'ai lu votre papier, c'est vraiment une vision d'apocalypse.

Je pense après cela que les Etats arabes feront tout pour détruire Israël

aidés par l'Europe et l'Amérique ; déjà ils s’y préparent.

Bat Ye’or – 08.12.09

Il s’agit du texte « Aujourd’hui, dimanche 6 juin 2010 » ... qui par delà quelques quolibets m’a valu un intérêt dont l’amplitude peut être considérée proportionnelle à l’inquiétude que sa lecture a pu provoquer. D’où la question de plusieurs lecteurs, « que s’est-il passé ensuite ? » Continuons donc « C’est arrivé demain » (René Clair, 1944).


Ce dimanche 6 juin 2010, on a vu l’Iran et Israël, pour une fois, d’accord : l’un, qui dénonçait «l’agression » de l’autre et l’autre, s’étant considéré en « légitime défense » ne niant pas avoir détruit une très grande partie de l’infrastructure énergétique de l’Iran. On n’était pas d’accord sur les dégâts réels ni sur le nombre de fusées iraniennes ayant réussi à atteindre Israël mais, le monde avait déjà assisté à ce genre de joutes : ceux qui savaient ne parlaient pas et ceux qui parlaient ne savaient rien ... Mais les réactions, depuis hier,  commencent à pleuvoir.


Tout d’abord l’ONU qui demandait aux deux parties d’arrêter instamment tout acte de guerre et de s’abstenir de toute provocation. Vu qu’elle avait fait ce qu’elle devait faire Israël acceptait l’injonction mais ... l’Iran pas. De plus, considérant que les Etats Unis étaient, en sous main, partie prenante au conflit, l’Iran essayait d’utiliser l’armement qui lui restait contre les troupes américaines au Koweït, Abu Dhabi ou Arabie Saoudite. Des demandes d’expulsion d’Israël de l’ONU ont commencé à arriver. L’ONU ? Combien de divisions ? aurait dit le Petit Père des Peuples. Et sans attendre la réponse on passait aux affaires courantes.


A tout seigneur tout honneur. Les Etats Unis. Depuis qu’il s’est retrouvé rejeté, au printemps de 2009, par 96% des israéliens (cas unique, pour un président, dans les annales des relations israélo américaines) le président américain a considéré pendant toute l’année 2009, que son problème le plus sérieux était de trouver un moyen pour empêcher  Israël d’attaquer l’Iran. Il ne l’avait pas trouvé. Du Salon Ovale, BHO fait savoir, urbi et orbi, que les Etats Unis désapprouvent l’action d’Israël et lui demande d’y mettre fin, sans conditions et immédiatement. Il fait savoir à l’Iran que toute action de représailles qui serait dirigée contre les intérêts des Etats Unis dans la région sera réprimée avec une force sans appel. En attendant, il a demandé à l’ONU de réunir d’urgence le Conseil de Sécurité en vue de décider, dans le cadre de l’Article 7 de la Charte, des actions militaires appropriées contre les belligérants s’ils n’arrêtent pas, sous 24 heures toute opération impliquant des moyens de destruction massive. Et pour montrer que les Etats Unis n’ont pas de partie liée avec Israël il ordonne un embargo immédiat sur tous moyens, civiles et/ou militaires américains, auxquels Israël a eu accès. Du déjà vu, BHO ne pouvait pas faire moins que le Général de Gaulle en 1967 pour punir Israël. Et ce pays, comme en 1967, constate (ce qu’il soupçonnait) que son principal allié le laisse, seul, au milieu du guet. La presse bien pensante américaine, du New York Times au Washington Post, du Los Angeles Times au Wall Street Journal se déchaine contre « l’irresponsabilité du gouvernement israélien de droite » qui non seulement a repris les constructions en Cisjordanie arrêtées il y a dix mois mais n’a pas fait avancer le règlement du conflit israélo-palestinien. Dick Cheney et John Bolton essayent de faire entendre leur voix, « on vous l’avait bien dit » ... Car ce que tous les apaiseurs en rond occultent c’est la décision de Etats Unis (incapables d’appliquer des sanctions fortes, décisives, à l’Iran par manque de volonté mais aussi suite à l’opposition ouverte ou cachée de la Russie et de la Chine) de vivre avec un Iran nucléaire. Et d’imposer cette décision à Israël : l’aurait-elle acceptée que ce pays aurait perdu toute capacité de défense et, partant, de volonté de survivre. Mais quelqu’un qui avait comparé la Shoah avec les « souffrances du peuple palestinien » était, honnêtement, incapable de comprendre cela.


L’Europe, sous présidence espagnole, commence à parler par la voix de M. Zapatero. Il n’a jamais aimé Israël, il est socialiste, il a paradé à Madrid avec un foulard palestinien au cou. De plus, L’Espagne est le quatrième partenaire commercial de l’Iran, cela crée des obligations. Il dénonce, donc, avec la plus grande vigueur, « l’agression israélienne » et annonce qu’il va proposer à l’Union Européenne l’interruption de toutes ses relations avec Israël et l’introduction d’un régime de visas pour les voyageurs israéliens venant en zone Schengen.


L’Europe. Devant elle des trois voies possibles pour sa survie compte tenu de l’arrivée massive et de l’existence préalable de masses musulmanes – intégration et assimilation, prédominance des musulmans ou prédominance des « indigènes » c’est la deuxième qui prévaut. En clair, la première voie n’est pas de mise (impossibilité existentielle pour un musulman de se « fondre » dans un monde judéo-chrétien) et des deux restantes celle qui a pris la tête c’est la prédominance musulmane. Un mélange de laisser-faire par peur d’affronter la réalité, combiné avec une idéologie dominante refusant d’admettre les différences des cultures, fait que les gouvernants européens sont restés passifs quand les têtes de pont de l'Islam radical se sont installées un peu partout et sont devenues un élément moteur du processus de délitement de la civilisation occidentale visant la transformation de l’Europe en « dar el islam ». La prédiction politique de Bat Ye’or (Eurabia) quant au choix des élites européennes, d’un côté et celle de Boumediene, Kadhafi et Tarik Ramadan, démographique, d’un autre côté, se sont révélées justes, l’Europe est un territoire presque conquis avec l’aide des ventres des femmes musulmanes. Ce qui fait que de Malmö à Séville et de Vienne à Londres il faut tenir compte de la « rue musulmane » car elle tient les clés des élections locales ou nationales et commande, d’une manière directe ou indirecte (autocensure, peur car intimidation, etc.,), les destinées des pays du vieux continent. Les Pays Bas et puis les Suisses avaient essayé de résister (tous les sondages de la fin de l’année 2009 montraient que les « indigènes » approuvaient le résultat du référendum suisse sur les minarets de 72 à 92 % mais ... les élites éclairées n’en ont eu cure), peine perdue. Les gazettes de l’Europe, sous le contrôle de plus en plus appuyé des « écologistes » (« pastèques » car verts à l’extérieur et rouges à l’intérieur) avaient lavé les cerveaux des gens en retournant les termes de l’équation, « les indigènes n’ont pas su intégrer les musulmans » et avaient réussi dans un temps record à imposer la nouvelle vulgate : tout est la faute du Grand et du Petit Satan, haro sur Israël et les Etats Unis. L’Europe annonce la tenue d’une réunion extraordinaire des 27 chefs d’état et de gouvernement, et examinera -en attendant- la proposition de M. Zapatero tout en intimant aux belligérants d’arrêter toute action militaire sous peine de rétorsions de part (sans autre précision).

dry bones

La France, par la bouche de Bernard Kouchner, rappelle les mises en garde adressées à l’Iran (« la bombe – le bombardement ») et dit comprendre, sans l’approuver, l’angoisse existentielle d’Israël devant les menaces répétées de l’Iran. Il rappelle aussi ce qu’il a toujours dit à Israël « il faut prendre des risques pour la paix » ce qui veut dire que ce pays doit arrêter toute autre action militaire et reprendre les négociations avec les palestiniens en vue de permettre la création d’un état pour ces derniers. Car, comme tout le monde le sait, la « centralité » de ce conflit commande tous les autres auxquels le monde a à faire face : Irak, Afghanistan, Pakistan, Cachemire, Indonésie, Sri Lanka, Thaïlande et tant d’autres. Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy, dont les relations avec l’Iran sont mauvaises, a du mal a cacher sa satisfaction : l’Iran a pris un coup sur la tête, son programme nucléaire est en lambeaux, Israël peut se faire taper sur les doigts (avec mesure ...) et son ennemi intime, BHO, se retrouve avec une troisième guerre sur les bras. Car, il sait, lui, que l’Iran ne s’arrêtera pas tant qu’il n’aura pas fait des dégâts, où qu’il pourra, de par le monde. Ce n’est pas mal pour quelqu’un qui avait reçu l’année d’avant le Prix Nobel de la Paix …


L’Allemagne, premier fournisseur commercial de l’Iran mais ayant une relation particulière avec Israël, hésite entre deux attitudes : condamner, tout en comprenant ou annoncer qu’elle comprend, tout en condamnant le recours à la force. Et fait savoir qu’elle suspend la livraison des trois sous-marins Dolphin en cours de construction en Allemagne. Sous-marins ? Dolphin ? Troisième force de frappe d’Israël, celle qui a empêché toute velléité iranienne de réponse aux attaques israéliennes ... Cela faisait un moment depuis que Mme Merkel (dont le cursus initial en Allemagne de l’Est l’avait vacciné contre plusieurs vulgates gauchisantes, tiers-mondistes, anti-américaines et, naturellement, antisionistes -pour ne pas dire antisémites) était en butte aux pressions de cercles industriels et diplomatiques qui lui demandaient une « réévaluation » des relations historiques avec Israël fondées, en partie, sur le binôme « bourreau - victime » hérité de l’Allemagne nazie. L’Allemagne vient de faire le service minimum mais ses industriels sont, somme toute, reconnaissants à Israël car … l’Iran aura à reconstruire ses infrastructures et cela créera d’énormes retombées pour eux car premiers fournisseurs de ce pays.


Un moment de détente est intervenu quand Serguei Lavrov, le ministre des Affaires Etrangères de la Russie est apparu à la télévision russe pour dire, sans rire, en substance « La Russie n’a eu aucune preuve de l’existence d’un programme nucléaire iranien à finalité militaire. Par conséquent, elle ne peut que condamner l’agression injustifiée d’Israël contre un pays avec lequel la Russie entretient des relations de voisinage excellentes et dont elle apprécie l’influence sur la scène politique régionale. La Russie, comme l’a souligné son Premier Ministre Vladimir Poutine, qui est allé en Israël au mois de mars 2010, est liée à ce pays par le million d’israéliens d’origine russe et pour lesquels elle a une responsabilité évidente. Elle demande, par conséquent, à l’Iran et à ses alliés d’arrêter, sans délai, toutes attaques contre les populations civiles d’Israël » Cela a fait rire dans la Chancelleries du monde entier mais on a compris aussi que la Russie n’était pas trop mécontente d’arrêter d’être mal jugée  car s’étant toujours opposé aux sanctions contre l’Iran. Israël a retiré les marrons russes du feu iranien …


L’histoire ne retiendra pas les vociférations, d’autant plus ignobles que leurs effets sont nuls, des pays « socialistes » d’Amérique Latine : Venezuela, Bolivie, Cuba, Nicaragua n’ont fait que ressortir le dictionnaire des insultes utilisé à chaque occasion propice contre Israël.


C’est l’attitude des pays principaux arabes qui retient l’attention du monde. L'Arabie saoudite et les autres membres du CCG (Conseil de Coopération du Golfe), qui s'inquiétaient de la possibilité que l'Iran obtienne l'arme nucléaire, ne pouvaient pas rester sans glas. Cela fait plus de 30 ans depuis que le conflit irano saoudien (souvent ouvert comme l’année dernier au Yémen, souvent caché) et ses divers aspects -géostratégiques, religieux, ethniques et économiques- affecte le Moyen-Orient et empêche tout progrès vers la paix de la région. Mais, bien qu’une coopération secrète avec Israël existait ils ne pouvaient pas ne pas réagir. Tout en sachant que l’action militaire israélienne allait leur rendre « la vie difficile pendant 18 mois ils savaient aussi que sans elle ils auraient eu une vie difficile pendant 18 ans … » Ils ont donc condamné Israël, fauteur de guerre, corps étranger dans un Proche Orient autrement pacifique, usurpateur de terres arabes et oppresseur du peuple palestinien. Mais, à la différence de 1973 (Guerre du Kippour) ils n’ont pas décidé d’arrêter les livraisons de pétrole au monde assoiffé nonobstant les contraintes créées par la Conférence de Copenhague de décembre 2009 et ils ont mis en garde l’Iran quant à sa tentation de bloquer la circulation des tankers dans les eaux du Golfe Persique. Et pour faire comprendre à l’Iran qui est le détenteur du pouvoir dans cette partie du monde ils ont organisé une fuite faisant savoir qu’en vertu d’un accord pris de très longue date, le Pakistan avait installé certains de ses moyens militaires non conventionnels (armes nucléaires ?) en Arabie Saoudite. L’Egypte ne pouvait pas faire mieux sauf de rappeler son ambassadeur en Israël et … de suivre la démarche de l’Arabie Saoudite en obtenant du Pakistan (frères sunnites) le même traitement. Bref, comme pour la guerre au Liban (2006) ou celle de Gaza (2008) ces pays, sachant qui sont les vrais responsables de la situation dénouée par Israël, la condamnent du bout des lèvres. Tandis que la Syrie (à laquelle l’Iran avait demandé depuis décembre 2009 d’être prête a lancer sur Israël ses SCUD chargées de produits chimiques en cas d’attaque israélienne) comme le Liban sous l’influence du Hezbollah, restaient pourtant sans réagir ayant compris que leurs pays pouvaient disparaître dans la tourmente si d’aventure ils suivaient les demandes de l’Iran. Enfin, le pays « musulman modéré » qu’était la Turquie était encore à vouloir déterminer si l’armada israélienne avait franchi ses frontières en allant vers l’Iran. Et pour une fois, son premier ministre trouvait qu’il était urgent de se taire.


Les palestiniens ne pouvaient pas rester en dehors du concert mondial d’imprécations destinées à Israël. Certes, ils étaient frustrés de ne plus avoir pu manifester leur joie à l’arrivée des fusées iraniennes sur Tel Aviv comme ils l’ont fait du temps de Saddam Hussein en 1991. Mais, ayant refusé depuis presque 18 mois à « négocier » avec Israël ils n’ont pas grand argument à utiliser aujourd’hui. Et pour ce qui est de leur état … de toute manière ils n’en veulent pas mais si Israël s’en est pris à l’Iran ils comprennent qu’elle ne se décidera pas à se suicider pour leur faire plaisir, à eux comme à pas mal de gens dans le monde.


Israël vilipendé par un monde en furie. Israël vomi par toutes les gauches du monde et par les intelligentsias dont la haine exprime, selon certains, l’horreur impuissante d’avoir à faire à des gens qui ne se soumettent pas et qui, de plus, réussissent dans leurs entreprises. Un monde entier qui n’arrive pas à comprendre comment les pressions des Etats Unis sur Israël n’ont pas pu l’empêcher d’attaquer l’Iran. Plus profondément, on n’arrive pas à admettre l’enseignement des sages d’Israël selon lequel « il ne faut pas tolérer les intolérants, car être bon avec ceux qui sont cruels conduit à être cruel avec ceux qui sont bons »


Aujourd’hui, mardi 8 juin 2010, nonobstant les dangers qui se profilent à l’horizon (des actes du terrorisme islamique dans le monde occidental, principalement) le monde dans lequel nous vivons est un monde plus sûr. Arrêter l’Iran sur la voie de l’acquisition d’armes nucléaires restera un fait majeur qui change les données géopolitiques non seulement du Proche Orient mais du monde entier. Et, peut-être, cela conduira l’Europe, premièrement, à se souvenir de ses fondements judéo-chrétiens et des dictons d’égale importance «aimer son prochain» et « œil pour œil, dent pour dent » 


Quant à Israël, ce pays attendra, patiemment, soit de nouvelles tentatives visant sa destruction (par la force ou par d’autres moyens) soit que le temps vienne quand Israël sera, réellement, « lumière des nations » (Is 42, 6).

 


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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 20:14

Aujourd’hui, dimanche 6 juin 2010, à en croire les dépêches en provenance de l’Iran, des raids d’aviation, des missiles balistiques et des missiles de croisière ont attaqué les principaux sites du programme nucléaire iranien ainsi que ceux dont la contribution à la fourniture d’énergie au pays est essentielle (centrales électriques, usines de raffinement du pétrole et/ou barrages hydroélectriques). L’utilisation d’armes « EMP » (Electro-Magnetic-Pulse) a permis de réduire à zéro les conséquences collatérales (population, bâtiments, routes et véhicules, etc.,). Non seulement le programme nucléaire de l’Iran mais une grande partie de son infrastructure énergétique ont été détruits en moins de quelques heures.

Le communiqué du Gouvernement Israélien vient de nous parvenir « Le monde entier a assisté, sans intervenir résolument, aux menaces de destruction de notre Etat proférées par l’Iran. Notre pays, en état de légitime défense, selon ses traditions militaires, a répondu comme il se devait à ces menaces. Pour ce qui est de nos voisins, bien que l’état de guerre subsiste encore avec le Liban et la Syrie, nous leur disons clairement que nos actions ne les visent pas et que nous ne ferons rien contre eux s’ils s’abstiennent de toute provocation. L’exemple de la Jordanie en 1967, cependant, doit leur servir de guide de pensée. »

Comment est-on arrivé là, à la stupeur des grandes puissances qui n’ont ni su ni pu empêcher ce qui sera, sans doute, un facteur de déstabilisation du Proche Orient et, partant, d’une grande partie du monde ? Qui a pris la décision de faire revenir le programme nucléaire iranien de cinq à dix ans en arrière ? Et que se passera-t-il demain ?

Avant de répondre aux trois questions que l’on se pose, il faut convenir que la situation créée, tout en changeant, fondamentalement, les données géopolitiques apporte au monde une solution immédiate au lancinant « problème iranien », sa marche vers la bombe. Et  que, ten premier lieu, cela s’est fait à l’avantage des pays arabes de la région : un Iran avec la bombe était le cauchemar des pays sunnites dont les capitales étaient toutes  plus vulnérables que Jérusalem et dont les régimes se considéraient en sursis d’allégeance.

Les réponses aux trois questions sont difficilement identifiables séparément. Mais un faisceau de faits connus aurait dû faire prendre conscience à ceux qui gouvernent le monde (le Conseil de Sécurité de l’ONU ?) qu’il était improbable que l’abcès iranien continue de prospérer.

Tout d’abord, il faut se souvenir que l’histoire, d’un côté, et la perception psychologique, d’un autre côté, d’Israël rendent crédible la triple conviction de ce pays selon laquelle les pays arabo-musulmans sont déterminés à le faire disparaître, qu’il ne dispose d’aucun allié fiable et qu’il doit prendre soin de lui tout seul. Cela a induit deux conséquences, consubstantielles : se doter de moyens nucléaires, option ultime en cas d’attaque capable de le détruire et interdire à tout pays ennemi l’acquisition d’armes de destruction massive, en particulier d’armes nucléaires. Ceci répond, d’évidence, à la question à caractère rhétorique « pourquoi Israël a le droit à l’option nucléaire et les autres pas ». Avec l’ajout essentiel qu’il s’agit du seul pays au monde menacé de destruction et dont le système de gouvernement, hautement démocratique, empêche toute utilisation irrationnelle de son armement. Comme pour les cinq pays nucléaires du Conseil de Sécurité (dont deux pas tellement démocratiques mais hautement rationnels).

Ce qui s’est passé est le résultat, premièrement, des atermoiements européens qui ont « négocié » pendant plus de sept ans avec un pays qui les a mené en bateau tout en utilisant le temps pour arriver à son but. Et aussi le résultat d’une politique d’apaisement, naïve, irresponsable et échouée promue par l’Administration Américaine de B.H. Obama. Au grand désespoir des pays arabes qui pour une fois se sont trouvés du même côté qu’Israël. Au lieu de s’occuper de l’Iran, les Etats Unis ont perdu l’année 2009 en vagues tentatives d’imposer la création d’un état palestinien (dont personne et en particulier les palestiniens, n’en veulent) et se sont vu devenir « des tigres en papier ». En effet, les ultimatums à répétition, adressés à l’Iran pour arrêter son programme nucléaire, non suivis d’actions résolues, sont devenus la risée des iraniens, d’un côté, et ont fait comprendre aux arabes sunnites et aux israéliens, d’un autre côté, qu’ils n’avaient rien à attendre de Barrack Obama.

Tout au long de l’année 2009 il était clair qu’il n’y avait que trois options disponibles pour traiter le problème iranien : accepter que ce pays entre au club des pays nucléaires, obtenir un accord ou procéder à la destruction du programme nucléaire iranien. Accepter qu’Iran ait la bombe (ce qu’Israël a fait savoir qu’elle ne l’acceptera jamais) c’était accepter aussi que certains pays arabes suivent le même chemin : l’Arabie Saoudite, l’Egypte et même la Jordanie (qui vient d’annoncer l’acquisition d’un réacteur « civil » du type Candu, qui fabrique une quantité maximale de plutonium pour une puissance thermique ou électrique donnée ...). Et cela dans un environnement à côté duquel le « baril de poudre » ne serait qu’un pétard mouillé tiré à une fête nationale : l’Irak en train de se déliter en trois parties, l’Afghanistan en attente du retrait annoncé des troupes de l’OTAN et de la reprise du pouvoir par les talibans et Al Qaïda, le Liban en équilibre instable mais dont les décisions sont prises (ou fortement influencées) par le Hezbollah (sous les ordres de l’Iran), la Syrie (qui contrôle et le Hezbollah et le Hamas) et dont une des tentatives pour un développement nucléaire a été réduite en poussière par Israël. En résumé, tous les acteurs du Proche et du Moyen Orient pourraient se retrouver possesseurs d’armes nucléaires. Et sachant, selon la formule du Président Mao, que « le parti commande au fusil » ... les mollahs iraniens, les émetteurs de fatwas salafistes ou wahhabites, les enturbannés libanais ou autres allaient se retrouver avec le doigt sur le « bouton » ce qui devenait peu rassurant. Et comme  de toute manière, ils souhaitent partir au paradis ...

Obtenir un accord, les Européens l’ont essayé, certes, avec l’avant-dernière des énergies. On ne peut pas en même temps fournir des biens, annuellement, pour plus de 10 Milliards d’euros à un pays auquel on consent des crédits de 15 Milliards d’euros et le forcer d’accepter votre volonté. Rien que ce qui précède explique pourquoi les iraniens se sont moqués comme d’une guigne des européens en attendant l’arrivée des américains. En attendant, car ils savaient depuis Lénine que les « capitalistes allaient vendre même la corde avec laquelle ils allaient se faire pendre » ... Et pendant que l’Occident perdait son temps dans des vaines discussions avec des marchands de tapis (persans ...) dont la capacité de dissimulation, de tergiversation et de rétractation les dépassaient de la tête et des épaules, l’Iran tissait sa toile et ralliait sous sa bannière une grande partie du tiers monde qu’il soit musulman ou épigone du socialisme comme les nouveaux dictateurs (ou présidents à vie ...) du Venezuela, Bolivie, Nicaragua ou Cuba. Se voulant primus inter pares aux confins de l’Asie et de l’Afrique, l’Iran prépare la « destruction » des Etats Unis dans son arrière-cour, l’Amérique Latine. Rien de nouveau, cela rappelle la politique initiée par Staline après la deuxième guerre mondiale.

Mais la clepsydre laissait passer son sable fin d’un balon à l’autre. Et les grands de ce monde (BHO le premier) n’ont pas remarqué ce qu’un historien israélien écrivait dans le Guardian : « Ce que les gens disent en Israël, explicitement et ouvertement, c’est qu’une guerre commencera au printemps ou en été. Le ciel sera dégagé pour les opérations aériennes, les boucliers de missiles d'Israël contre les roquettes à courte ou moyenne portée seront au moins partiellement opérationnels, et la communauté internationale, dirigée par le Président Obama, n’aura visiblement  pas réussi à contrecarrer le programme d'armement nucléaire de l'Iran. Et les Iraniens seront encore plus proches de la bombe. Monsieur Obama aura le choix entre donner aux Israéliens le feu vert (et peut-être certains équipements supplémentaires) et un droit de passage par l'Irak pour leurs avions ou acquiescer à mettre l’armement atomique dans les mains des mollahs » (B. Morris, The Guardian 24.11.09).

Ce que l’on vient d’apprendre, la destruction du programme nucléaire iranien, veut dire que les israéliens ont coupé le « nœud gordien » à leur manière : 96 % de israéliens ne faisaient pas confiance au président Obama et considéraient que les Etats Unis sous son commandement n’étaient pas un allié fiable. Ce président a réussi ce que personne avant lui n’a réussi en Israël, avoir 96 % d’un peuple qui pense et dit la même chose ... Dans un pays où quand deux hommes politiques se réunissent ils peuvent créer deux partis et tout de suite après deux courants dissidents ...

Que s’est-il passé ? S’il est vrai qu’Israël a pris l’initiative, il a dû le faire avec les trois « forces de frappe » dont il dispose. Tout d’abord l’aviation : sur les plus de 400 avions militaires disponibles, plus d’une centaine ont pris la « route du Nord » pour arriver en moins de trois heures en position detir contre leurs objectifs. La route du Nord (et non celles du « Centre » ou du « Sud ») car bien que plus longue, est celle dont les contraintes politiques (elle longe la Turquie et traverse un tout petit bout de l’Irak) et opérationnelles (capacité israélienne de rendre inoffensifs les moyens de détection existant au sol) offraient le meilleur compromis entre inconvénients politiques et avantages militaires.

 

Et pendant que les avions arrivaient en position de tir, autant sur les objectifs déjà évoqués que sur les bases de missiles iraniennes connues, des missiles balistiques tirés à partir des sites israéliens de Palmachim, Be’er Yakov, Meggido ou Herbât Zaccaria arrivaient en même temps pour s’ajouter aux destructions causées par les armes EMP lâchées par les avions.

Et c’est ainsi que les principaux objectifs, à la portée de l’aviation et des missiles balistiques ont été détruits avant que les moyens de défense iraniens puissent entrer en action. La troisième force de frappe israélienne, les missiles de croisière tirés des sous-marins Dolphin positionnés dans Golfe Persique s’est chargé de ce qui pouvait être mis en ligne par l’Iran et a permis le retour, pratiquement, sans encombre de l’aviation israélienne ravitaillée en route. Et aucun des fameux missiles iraniens n’est arrivé sur le territoire d’Israël.

Il est midi, nous venons d’apprendre tout cela et la question lancinante est « que va-t-il se passer maintenant ? » Les supplétifs de l’Iran, la Syrie, le Liban géré par le Hezbollah, le Hamas de Gaza savent pertinemment que trois quarts de l’aviation israélienne  n’ont pas été employés. Ils savent aussi que s’ils essayent de déverser sur Israël, comme en 2006 à partir du Liban et jusqu’en janvier 2009 à partir de Gaza des roquettes de courte moyenne ou longue portée il ne restera rien debout dans leurs territoires. Il y a donc, gros à parier qu’ils ne feront rien ou de la figuration plus ou moins « intelligente »

Certes, un autre rapport Goldstone condamnera les « crimes de guerre » d’Israël mais ce pays et avec lui l’Occident, pourront attendre pendant une dizaine d’années soit que l’Iran revienne, comme la Russie en son temps, au sein des nations soit qu’il tente de refaire son programme nucléaire (ce que, par exemple, Saddam Hussein n’a pas fait après la destruction d’Osirak en 1981).

 

                                                                        Sites détruits O

Cerise sur le gâteau : le réacteur russe de Busher n’a pas été détruit car destiné à la production d’énergie électrique ... Aussi pour remercier la Russie de ne pas avoir livré entre temps le système de défense anti-missiles S-300 ...

Et maintenant ? A partir de demain, quand les chancelleries commenceront à travailler, les condamnations d’Israël vont pleuvoir, celle de la France et de l’Europe la première. Aussi celle des Etats Unis mais ... qui seront obligés de faire savoir à l’Iran que, si d’aventure, ils s’attaquaient à leurs intérêts ou à ceux des pays arabes limitrophes ou à la circulation dans le Golfe Persique ... ce serait un casus belli. Cela n’empêchera pas « les masses arabes et musulmanes » comme les nouveaux socialistes de l’Amérique Latine ou les « gôches » de l’Europe de vilipender Israël. Comme cela a été le cas pour l’Irak en 1981. Se rende-t-on compte du fait que si Osirak n’avait pas été détruit par Israël en empêchant Saddam Hussein de disposer de la bombe le sort du Koweït et de la première guerre du golfe eut été totalement différent ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 20:42

 

Pas un seul jour, pas une seule semaine, pas un seul mois sans que l’on abreuve, à jet continu, le monde entier de la formule « deux états pour deux peuples » panacée pour la paix non seulement pour le conflit interminable israélo-arabe (ou palestinien) mais aussi (puisque panacée ...) pour les 28 régions du monde où des conflits comportant au moins comme une partie des musulmans. Quand il ne s’agit de deux parties musulmanes ... On a inventé, cependant, (l’Europe ...) un attribut pour ce conflit, « sa centralité » pour les affaires du monde. Il suffit, cependant, de regarder les choses d’un peu plus près pour voir (comprendre) qu’en réalité personne n’en veut de ces « deux états ».

 

Tout d’abord les palestiniens. Peu importe ce que l’on dit dans les conférences internationales ou quand on utilise les « mégaphones » internationaux (ONU, Conseil des Droits de l’Homme, les parlements de divers pays sensibles aux « souffrances des palestiniens », etc.,). Regardons quelques éléments historiques : bien avant la renaissance de l'État d'Israël, le but des arabes présents en Palestine n’a pas été la construction d’un pays qui leur soit propre. Pendant que les premiers sionistes ont commencé à labourer la terre, ce qui n’était pas un travail de tout repos, les dirigeants de la communauté arabe n’avaient de cesse que d’inciter leurs troupes à des émeutes contre les britanniques et surtout pour tuer les Juifs. Lorsque l'ONU en 1947 a procédé au partage de la terre  de Palestine (ou de ce qu’il restait après l’ignoble découpage par l’Angleterre de 78 % de sa superficie pour créer le royaume hachémite de Jordanie) entre un « état juif et un état arabe » Israël renaît de ses cendres et se met à construire. Mais les Arabes de Palestine et d’ailleurs n’ont pas voulu d’un état, ils ont tenté uniquement de détruire l’état juif. Cinq armées arabes se sont battues uniquement pour détruire Israël, non pas pour construire un état arabe, fût-il palestinien. Alors que des centaines de milliers de Palestiniens ont été déplacés par la guerre et depuis détenus dans des camps de réfugiés dans le seul but de maintenir leur haine, un nombre plus grand de Juifs furent chassés de leurs foyers ancestraux dans tous les pays musulmans où ils résidaient, mais ils ont été reçus en Israël, qui était à construire. Après la guerre de 48 il y a eu celle de 56 et ensuite celle de 67. On oublie cependant que l’OLP s’est crée en 1964 pour libérer la Palestine, c’est-à-dire pour détruire Israël. Depuis, constatant que la victoire par les armes contre Israël ne semblait pas possible, les palestiniens ont décidé de recourir au terrorisme. Cette stratégie a échoué dans les années 70 avec l’arrêt des détournements d'avions, a échoué dans les années 80 en détruisant le Liban au passage et a échoué dans les années 90 avec les homicides par suicides et a échoué au milieu de cette décennie avec les fusées à partir du Liban et  de Gaza.  Mais pendant toute la période ouverte par le partage dicté par l’ONU aucune tentative de créer un état : les chartes de l’OLP et du Hamas s’occupaient (s’occupent) de la destruction d’Israël. Aujourd’hui (et sans s’occuper des raisons de la situation actuelle) les palestiniens ne veulent pas d’un état car la déchirure entre la Fatah (un peu) séculier et le Hamas (instaurant un régime islamique à Gaza) est telle qu’il est impossible d’imaginer une synthèse des souhaits des uns et des autres. Deux preuves évidentes : (a) le choix par l’Autorité Palestinienne de renoncer aux négociations avec Israël en posant des conditions qu’elle n’a jamais posé pendant les 16 années depuis Oslo (et en donnant l’impression qu’elle veut « un état mais pas des négociations ») et (b) le rejet immédiat (laissons de côté les adjectifs imprécateurs ...) de la tentative du premier ministre Salem Fayyed de préparer les institutions pouvant assurer la création d’un état en 2012. Bref, les palestiniens n’en veulent pas, un état est la dernière chose dont ils en ont besoin car cela les amènerait à s’occuper  de voiries, santé, éducation et autres activités bien moins attrayantes que celles relatives à leur contribution à la politique mondiale et, surtout, pourrait leur faire perdre tous les subsides du monde occidental qui les fait vivre.

 

Les pays arabes. Aucun des pays arabes n’a réellement envie d’un nouvel état car il y en a déjà 22 qui, somme toute, ne s’entendent pas tellement bien entre eux. La fameuse initiative arabe (Arabie Saoudite), diktat plus qu’ouverture pour des négociations, met l’accent sur la nécessité de « rendre les terres et de recevoir les réfugiés ». Ce qui veut dire en clair que les terres doivent être rendues à leurs anciens « propriétaires » : Israël les a gagnées sur la Jordanie (Cisjordanie) et l’Egypte (Gaza) on voit ce que cela veut dire. Quant au 4,5 millions de réfugiés (650.000 au départ, en 1948 ...) imposer à Israël de les reprendre dit en clair que l’on veut la détruire en s’assurant que le caractère juif disparaîtra en moins d’une génération par le biais de l’évolution démographique. De plus, si les pays arabes avaient réellement voulu créer un état palestinien ils auraient pu le faire pendant les 19 ans qui se sont écoulés depuis 1948 jusqu’à la guerre de 67 période pendant laquelle ils disposaient et de la Cisjordanie et de Gaza. Ils n’en non pas voulu car ce qui primait c’était la destruction d’Israël non pas la construction d’un état palestinien. L’Arabie Saoudite sait cela est c'est la raison pour laquelle elle pousse cette "initiative" en avant. Mais d’état palestinien ils n’en veulent pas, ils en ont assez de Gaza contrôlé par des suppôts des iraniens. Quant à l’Egypte, pays en « paix » avec Israël il suffit de se souvenir que le blocus de Gaza est autant le leur que celui d’Israël pour comprendre que pour eux un état palestinien est à éviter car il serait le foyer de leur ennemi intérieur, les Frères Musulmans dont le Hamas est une succursale.

 

Les Etats Unis et l’Europe. Ni les uns ni les autres n’en veulent pas d’un état palestinien, quoi qu’ils en disent. En effet, la création d’un tel état conduirait (on ne voit vraiment pas quoi opposer à cet argument) à un nouveau « Gaza » ou à un nouveau « Sud Liban »., nouvelles  sources de tension. Et la tentation sera grande (pour l’Iran ou pour un autre pays révolutionnaire ou une organisation messianique attendant le 13ème imam) d’essayer de détruire Israël : entre la frontière Est d’Israël à la hauteur de Nataniya et la mer le « grand Israël » ne fait que 13 km. Et entre l’aéroport international Ben Gourion (poumon du tourisme et de l’économie israélienne, plus de 3 Millions de passagers cette année) et la première ville de Cisjordanie seulement 6 km : prendrait-on le risque de faire décoller ou atterrir des avions quand n’importe quel illuminé pourra utiliser un RPG pour les détruire ? Les Etats Unis et l’Europe n’en veulent pas, en réalité, d’un état palestinien car une telle entité, par delà les ressources qu’il faudra lui allouer (des dizaines de milliards de $ si l’on veut « compenser » les réfugiés ...) et qui se révéleront plus voraces que celles accordées actuellement (quelques milliards de $ seulement) constituera un foyer de tension : partagé entre la Cisjordanie et le Gaza, soit entre les arabes sunnites qui ont la haute main sur la Cisjordanie et les musulmans chiites (l’Iran) qui contrôlent le Gaza et le Sud Liban par Hamas et Hezbollah interposés, il ne sera pas toujours dimanche dans cette région. Mais ce qui est vrai pour les Etats Unis et l’Europe est vrai aussi pour la Russie : bien qu’elle n’ait jamais mis la main à la poche pour financer les palestiniens (autrement qu’en leur envoyant des armes de temps à autre), elle sait ce que peut devenir un « état » ou l’islam est la force principale. La Tchétchénie ou les autres « républiques autonomes » du Caucase sont là pour rappeler à la Russie l’incompatibilité entre cette religion et un état de droit (ce que la Russie, manifestement, n’est pas encore ...).

 

Alors ? Vu la profonde division entre le Fatah et le Hamas la seule chose sur laquelle ils peuvent s'entendre est la haine d’Israël et de ses habitants juifs. Les deux forces politiques se disent que les Israéliens n’ont aucune raison de négocier la création d’un état palestinien ou que s’ils le font le feront d’une position de force qui pourrait leur faire accepter ce qu’ils ne voudraient pas. Et alors ... Mahmoud Abbas ne veut plus négocier et le Hamas ... n'en parlons plus.

 

Reste Israël. Toutes les enquêtes d’opinion font montre d’une adhésion de la majorité (variable, de 57 à 67%) à l’idée de la création d’un état palestinien. Mais, une majorité identique ne croit pas à la possibilité de voir un tel état vivre en paix avec Israël. Schizophrénie ? Plus que probable car, chat échaudé craint l’eau froide, toutes les tentatives (avant et après Oslo) se sont soldées par des échecs et des milliers de morts. Mais, le monde étant ce qu’il est et le recyclage de l’antisémitisme ayant abouti à l’antisionisme, Israël est devenu le paria du monde. L’état juif est devenu le juif des états ... Quand un quart de la population de Bruxelles (un exemple ...) se réclame de l’islam, il n’est pas surprenant de voir  la Belgique prendre des positions anti-israéliennes. Quand un tiers de la population de la troisième ville de Suède (Malmö) se réclame de l’islam il n’est pas surprenant que les matchs de Coupe Davis Israël - Suède se jouent sans public ou qu’Aftonbladet laisse écrire que l’armée d’Israël tue des palestiniens pour faire commerce de leurs organes. Ni que le gouvernement suédois (la Suède préside l’Europe jusqu’à fin décembre ...) ne trouve rien à redire. Alors, Israël a-t-il besoin d’un état palestinien ? Comme de se tirer une balle dans le pied ... Regarder Gaza : ils l’ont quittée et, comme résultat, ils ont eu 12.000 projectiles divers tirés sur le Sud d’Israël avant l’opération « Plomb Fondu » ... pour laquelle Israël a été (ou va être) condamné par toute les autorités morales du monde : le Soudan, la Somalie, l’Arabie Saoudite, le Pakistan et ... même le Venezuela  tandis que les démocraties occidentales s’abstiennent, font la sourde oreille ou « demandent » au Hamas et à Israël (remarquez l’équivalence ...) de faire leur propres enquêtes sur ce qui s’est passé réellement là-bas !

 

Non, Israël n’a pas besoin d’un état palestinien tant que ce peuple n’arrivera pas à « aimer plus ses enfants qu'ils ne nous haïssent » (Golda Meïr). Tant que la volonté de construire ne prévaudra pas chez les palestiniens sur celle de détruire Israël, cette dernière n’a aucun intérêt à voir s’installer à 6 km de son principal aéroport un ennemi dont la raison d’être est sa destruction. Shimon Peres a essayé, Itzhak Rabin a essayé, Ehud Barak a essayé, même Ariel Sharon a essayé et Ehud Olmert après lui : il n’y a rien à faire, il n’y aura pas d’état palestinien pendant au moins une génération encore. Et ceux qui demandent à Israël (comme Bernard Kouchner ou autres diplomates européens) de « prendre des risques pour la paix » se voient répondre que parmi les 613 commandements de la liturgie juive il y en a un interdisant d’une manière absolue le suicide.

 

Mais pourquoi, alors, ce tohu-bohu autour d’une idée dont personne n’en veut et qui n’a aucune chance (ni raison) de se réaliser ? C’est là que le concept de « centralité du conflit israélo-arabe » prend tout son sens : pendant que le monde entier s’occupe de celui-ci, pendant que l’on déverse des tombereaux d’insanités sur Israël et son peuple, on ne s’occupe pas du reste de monde.  Silence, on assassine ... des noirs au Soudan, des chiites en Irak, des sunnites au Yémen, des pachtouns an Afghanistan ou au Pakistan et on s’est tellement habitué aux homicides par suicides (une des dernières contributions de l’islam - ou des « islamistes »  au bonheur de l’humanité)  que les dizaines de morts journaliers à Baghdâd ou dans les villes du Pakistan ne font plus la « une » des gazettes du monde occidental. On s’habitue à tout, c’est tout ...

 

Bill Clinton a essayé, George Bush a essayé, BHO essaye depuis neuf mois ... il a réussi à tordre les poignets d’Israël et faire dire à son premier ministre qu’il accepte la création d’un état palestinien. Mais comme on a peur que le diable se cache dans les détails, les quelques conditions posées, recevables par tout le monde, ont été rejetés par les palestiniens et les pays arabes. Il n’y aura pas d’état palestinien, il faudrait bien que nous nous habituions à cette perspective, car personne n’en veut. Et ceux qui disent le contraire en faisant semblant d’en vouloir, ne font qu’amuser la galerie et maintenir un point de fixation facile pour toutes les colères du monde : toujours les juifs.
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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 16:21

Au son de la 9ème de Beethoven (avant les accords de Bon Jovi …) pratiquement sur tout le long des 155 km où fût érigé le « mur », non seulement l’Allemagne mais l’Europe (et surtout celle de l’Est) on fêté le 20ème anniversaire de sa démolition. Aux premières loges, devant la Porte de Brandebourg, à deux pas du Reichstag, on ne pouvait pas manquer de voir les dirigeants de l’Europe entourant le symbole de ce qui s’est passé en 1989, Lech Walesa. Et, presque d’une manière inattendue, le Président de la Russie,  par sa présence, se détachait de son premier ministre pour lequel la disparition de l’Union Soviétique a été la plus grande catastrophe du 20 siècle.

 

 

 Ils sont venus, ils sont tous là … Deux absents, pourtant présents, un, comme fantôme et l’autre … Le fantôme ? Ronald Reagan dont la politique éclairée a contribué plus que toutes autres choses à l’implosion de l’URSS. Et dont les mots « Monsieur Gorbatchev, faites tomber ce mûr » ont encore la résonance d’antan pour ceux qui ont vécu les événements de 1989. L’autre ?

 

Un anniversaire, en réalité, c'est se souvenir. Cet anniversaire-ci soulignait non seulement que le Mur était tombé, mais le fait qu’il avait été le symbole de la guerre froide et de la division de l'Europe. Symbole d'une idéologie qui nie la dignité humaine et la vérité mais qui confère tous droits à un pouvoir despotique inspirant uniquement de la peur à ceux qu’il domine. Quand le mur est tombé, pour un court instant, le monde avait compris que la vérité et la dignité humaine pouvaient triompher du pouvoir despotique qui l’avait mis en place. L’autre ? L’absent ? BHO, président des Etats Unis pour lequel la dignité humaine peut (doit) s’effacer quand on s’incline devant le roi de l’Arabie Saoudite, quand on cajole le nouveau « Staline » de la Russie ou quand on n’arrête pas de faire des mamours au dictateur soudanais ou de proposer des « discussions franches et respectueuses » au dictateur iranien.

 

Quand en 1961, Khrouchtchev ordonna la construction du Mur, c’était pour empêcher les allemands de passer, librement, d'une partie de leur pays à l'autre. Surtout parce que, pendant les années précédant sa construction plus de 2 millions d’allemands de l’Est étaient partis s’installer à l’Ouest. Par sa construction, le communisme reconnaissait que le choix entre le paradis collectiviste et l'enfer capitaliste se faisait en faveur de ce dernier. Les gens choisissaient, en réalité, le monde de la liberté en Occident. Et 1989 n’a été que la suite logique de ce mouvement, continu, entre le despotisme de l’Est et les sociétés ouvertes de l’Ouest.

 

Mais depuis 1989 la liste est longue des peuples qui ont remplacés ceux de l’Est dans la misère, le despotisme et le manque de libertés. Que l’on l’appelle « modérée » ou « extrémiste » une religion a pris la suite du communisme : l’islam. Au Soudan, en plus d'un génocide (non reconnu non comme tel par les Nations Unis), des dizaines de milliers d'Africains furent réduits à esclavage. En Algérie, la minorité berbère kabyle a été supprimée. Les Noirs du Sud de la Mauritanie vivent en esclavage en Égypte où les Coptes sont assassinés sans que cela porte à conséquence.  En Irak, du temps de Saddam (dont d’aucuns regrettent la disparition) des Kurdes ont été gazés et des chiites tués par des dizaines de milliers en remplissant des fosses communes. En Iran, une « mullocratie » sans foi ni loi assassine tout ce qui ne se plie à ses diktats. La Syrie a occupé pendant trente ans le Liban après avoir massacré des dizaines de milliers de sunnites à Hama. Et l’Arabie Saoudite continue à décapiter (et crucifier ensuite …) à tour de bras (si l’on peut parler ainsi …). L’Egypte, la Libye, la Syrie voilà trois pays dont les peuples n’ont qu’un simulacre de liberté et qui sont tenus d’une main de fer par des dictateurs plus ou moins sanguinaires. Les guerres inter musulmanes ou les guerres civiles dans ces pays ont fait de millions de morts.

 

Certes, c’est beaucoup moins que les dizaines de millions de morts de Staline ou de Mao mais la différence est de taille : un citoyen du monde sur quatre, aujourd’hui, se réclame de l’islam et ce pourcentage ne fait qu’augmenter. La conquête des continents et des sociétés occidentales est implacablement visible à l’horizon de la fin du siècle. Elle commence par l’Europe.

 

 Mais « l’absent » de Berlin, celui qui se réclame d’une « origine africaine » et d’une éducation « dans l’islam », celui qui, à mots couverts (ou pas tellement …) se réclame d’eux n’a rien à dire aux allemands, tchèques, polonais, hongrois et autres roumains quand ils vivent des moments exaltants qui leur rappellent leur libération de l’esclavage.

 

 

Il n’a rien à leur dire car, si le mur de Berlin a fait des métastases dans le reste du monde, il n’a pas grand’chose à dire contre : des murs de 2.700 km au Maroc, 3.300km entre l’Inde et le Pakistan, 900 Km entre l’Arabie Saoudite et le Yémen, 2.450 km entre le Pakistan et l’Afghanistan, plus de 1.200 km entre les Etats-Unis et le Mexique (plus de 8.000 tentatives pour le franchir se soldant par la mort).  Pour tous ces murs une seule raison : empêcher des « crève-la-faim » d’entrer pour manger le pain des indigènes … Un seul mur (frontière Est d’Israël) vilipendé par le monde entier quand  sa raison d’être est d’empêcher des homicides par suicide … Et « l’absent » tout en étant contre son existence veut, en revanche, en créer un autre pour séparer Jérusalem Ouest de « Jérusalem Est » … Quelle dérision …

 

« L’absent » qui, de plus en plus, montre qu’il est plus disposé à avoir affaire à des despotes qu’à des peuples libérés, n’avait rien à faire à Berlin : il aurait pu déplaire à Monsieur Poutine. De plus, si l’on regarde de plus près, sachant que son premier mentor (« Uncle Frank ») était communiste, on comprend qu’il ne pense pas que le communisme était si nocif. Un peu trop autoritaire, peut-être et pas tout à fait meilleur comme système économique, mais certainement pas plus mauvais, moralement, que le régime capitaliste (impérialiste …) des Etats-Unis dont les méfaits lui ont demandé tant de repentances (au Caire, à Istanbul, au Kenya ou ailleurs). Alors, être présent à Berlin aurait pu laisser croire qu’il admirait ce que Ronald Reagan avait fait. Voyons …

 

En fait, il est venu à Berlin mais … pendant  sa campagne électorale de 2008 quand300.000 allemands lui ont fait un triomphe pour le remercier de ne pas être George W. Bush …

 

Quo vadis ?

 

Rien de ce qu’il a entrepris n’a obtenu de succès depuis dix mois : aucun « geste » des arabes pour le conflit israélo-palestinien, rien du côté des turcs, pas d’avantage au Soudan, rien à l’intérieur des Etats Unis (sauf de « nationaliser » des banques ou des constructeurs d’automobiles), rien (pour l’instant) pour sa grande réforme du système de la santé qui aurait dû être approuvée par le Congrès et le Sénat avant les vacances, rien du côté des russes (qui font entendre de nouveaux bruits de bottes du côté de la Géorgie). Bref, voilà une première année de son mandat qui se termine en queue de poisson. Ce n’est pas juste, cela ne pouvait pas satisfaire son égo …  Heureusement, le Prix Nobel de la Paix vient mettre un peu de baume sur son âme meurtrie … Et comme on n’a pas l’habitude de retirer le Prix Nobel (même quand il a été attribué à l’inventeur des rapts d’avions, bénéficiaire corrompu des largesses occidentales car un des meilleurs artisans de la destruction -souhaitée- d’Israël, j’ai nommé Yasser Arafat de triste mémoire) il ira à Oslo pour le recevoir. Sans vergogne car s’il y en a un qui sait qu’il n’a rien fait pour le mériter c’est bien, lui, « l’absent » …

 

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Published by martin
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