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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 08:08


"Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire » Houari Boumediene, ONU, 1974.

L’hémisphère Nord c’est grand … essayons voir ce qui nous touche de plus près, notre belle France.

Fille aînée de l’Eglise Catholique (ce qu’elle est en train d’oublier car laïcité oblige, enfin, sauf pour l’islam …), éminent membre fondateur de l’Union Européenne, moteur de toutes les initiatives importantes du continent (dont la quasi totalité finissent en queue de poisson …), la France veut influencer le monde et maîtriser le développement de l’Europe tout en gardant l’espoir de maintenir ses zones d’influence en Afrique. Cela n’a pas beaucoup changé depuis le Général sauf que les réalités géopolitiques ne sont plus les mêmes. Et, surtout, ne seront plus les mêmes. Il suffit de regarder le développement des populations (Eurostat 2008) qui devrait nous intéresser au premier chef :



La population de la France passera, de 2000 à 2050 de 60,5 Millions à 65,7 Millions. Il est loin le temps quand VGE nous disait « nous sommes 1% de la population mondiale … » et en 2050 quand la population mondiale sera de 9 milliards nous ne représenterons plus que 0,7%. Mais ce qu’il ne nous disait pas c’est que l’origine ethnique (oh, le vilain mot …) des habitants de la France aura changé profondément. Car si, par exemple, le solde migratoire pour cinq années seulement, de 1999 à 2004 (Eurostat 2008) n’a été « que » d’un million de personnes (à 90/95% originaires du Maghreb ou des anciennes colonies françaises, toutes ou presque, musulmanes) la croissance de la population de la France est due, essentiellement, à la contribution de l’immigration.

Les démographes distingués se disputent la connaissance, interdite par les lois de la République, de la composition ethnique de la population française car … la République est une et indivisible. Pourtant, il suffit de prendre un échantillon, statistiquement valable, des 36.000 communes de la France et de regarder les prénoms donnés aux nouveaux nés. Sachant que peu de bretons bretonnants appelleraient leurs rejetons « Mohamed » ou « Aïcha » on peut constater que la contribution de l’immigration au renouvellement des générations en France frise les 40% des env. 750.000 naissances annuellement enregistrées en France. Ensuite, puisque l’on constate que l’âge moyen pour le première naissance  pour la femme blanche est de 29 ans (dont la proportion est de 14% de la population féminine) on arrive à déterminer que le taux de fécondité pour les indigènes (ou immigrées d’Europe) est de 1,3 tandis que celui des femmes immigrées non européennes frise le 8. Mais la France peut s’enorgueillir d’un taux de fécondité global de 1,9 en oubliant l’origine des naissances. Pourquoi cette origine est-elle importante ?

Tout d’abord parce que si l’on ajoute le solde migratoire, celui des asiles politiques accordés (173.000 accordés de 2003 à 2006), les naturalisations (700.000 entre 2002 et 2006) et la contribution des naissances des femmes non indigènes (ou d’origine non européenne) dans 39 ans (selon les calculs rendus possibles par les éléments connus d’Eurostat 2008) la population de la France sera en majorité musulmane.

Mais il y a une deuxième raison. Depuis des lustres les bonnes âmes nous rabattent les oreilles avec la formule « l’immigration est une chance pour la France ». Sous-entendu, immigrés jeunes, naissances multiples, contribution au paiement de nos retraites. Ceci est entièrement faux pour deux raisons majeures :

-    nonobstant la contribution démographique de l’immigration, le ratio « moins de 15 ans vs plus de 65 ans » ne fait que diminuer d’aujourd’hui à 2050 (voir graphique, source données Eurostat 2008) ; autant dire que la solution du problème des retraites ne viendra pas de la contribution démographique de l’immigration ;


-    telle qu’aujourd’hui (et il n’y a aucune raison d’espérer un changement significatif) la « contribution » économique de l’immigration non européenne (compte tenu du taux de chômage, absorption de contributions sociales, programmes d’investissement propres, d’un côté, et de recettes venant de l’immigration – cotisations sociales, impôts, valeur ajouté dans les entreprises du secteur marchand, etc.,) l’immigration (études Université de Lyon +) est à l’origine de quelques 35% du déficit français soit plus de 25 Milliards d’euros.

En clair, l'évolution démographique de la France et l'influence de l’immigration (existante ou venant de soldes migratoires importants) conduisent à constater que l’avenir de la nation sera assuré, sans doute, par une réduction significative de ses richesses mais … par l’avènement d’une république islamique française.

Ceux qui nous gouvernent, de gauche ou de droite, sont-ils conscients de ce qui se prépare ?

Ce que l’on raconte dans les meetings de la droite (pour ne pas parler de ceux de la gauche …) ne correspond pas du tout à la réalité de notre vie. Pour commencer, l’enseignement - premier outil pour construire et défendre la nation - se trouvant depuis 40 ans entre les mains des épigones de mai 68 et des utopies trotskistes ou maoïstes, a été détruit avec constance et sans possibilité de reconstruction, nonobstant les « réformes » (non acceptées) que la droite tente de mettre en œuvre. Il suffit de se souvenir que la Sorbonne, l'Université la plus ancienne comme «studium generale» en Europe occidentale, où elle enseignait seule toutes les disciplines avant 1200, est bloquée depuis des mois par les successeurs des « katangais » qui l’avaient bloquée en 1968. Mais ce qui se passe à la Sorbonne s’est reproduit à Montpellier, Rennes ou ailleurs et dure depuis des mois. Jusqu’à faire comprendre au monde entier que les universités françaises ne valent même pas un pet de lapin. L’enseignement ?

"Multipliée par 1,8 depuis 1980, la dépense intérieure d'éducation a atteint 121,4 Mds d'euros en 2006 (6,8 % du PIB) soit 1 920 € par habitant ou 7 160 € par élève ou étudiant. De 1980 à 2006, sa croissance a été plus rapide que celle du PIB (2,4 % par an contre 2,2 %). Elle s'explique moins par l'accroissement du nombre d'élèves que par celui du coût de chaque élève.(Portail Statistiques Public).

La France emploie un prof pour 10,3 élèves là où l’Allemagne emploie un prof pour  19,3 élèves. Et pour préparer l’avenir il y a en France 360.000 étudiants dans les filières lettres et sciences sociales et seulement 160.000 dans celles scientifiques ou d’ingénierie. Le rapport est, pratiquement, inverse en Allemagne. Une des conséquences est le taux de chômage des moins de 25 ans : 23% en France, 12,5 % en Allemagne … Et ceci se répercute dans la capacité d’innovation des deux pays : avec quelques 200.000 chercheurs en France on a obtenu en 2000 3.235 brevets tandis qu’avec 268.000 chercheurs l’Allemagne a obtenu 10.500 brevets. Mais nos enseignants-chercheurs sont occupés à battre le pavé de Denfert-Rochereau aux Invalides pour protester contre l’idée de se voir évalués par leurs pairs …

La gauche, jadis, avait trouvé la panacée pour créer des emplois : la retraite à 60 ans et les 35 heures. La conséquence, l’âge de sortie du travail est de 59,1 ans en France et de 61,1 ans en Allemagne. Et pour entretenir tout cela, la France est le pays dont la pression fiscale (tout compris) est la plus forte au monde …

Alors, que faire ? Passez un coup de fil à l’Elysée pour demander à notre Président comment il compte faire pour que « la France sorte de la crise plus forte qu’avant » Mais souvenez vous que le coût de la minute pour une ligne fixe est de 0,23 € en France et qu’il vaudrait mieux téléphoner d’Allemagne où le coût n’est que de 0,046 € la minute … cinq fois moins ! Et s’il vous répond « Europe » (c’est de saison …) dites-lui que ce qui nous attend, attend l’Europe aussi …

Bonnes gens, ceux qui vous êtes donné la peine de lire ce qui précède, dites-nous comment faire pour éviter ce qui nous attend. Mais avant, lisez un extrait d’un discours du Guide Khadafi : « Nous avons 50 millions de musulmans en Europe. Il y a des signes qui attestent qu'Allah nous accordera une grande victoire en Europe, sans épée, sans conquête. Les 50 millions de musulmans d'Europe feront de cette dernière un continent musulman. ….. L'Albanie est dans l'Union européenne, c'est un pays musulman. La Bosnie est dans l'Union européenne, c'est un pays musulman. 50% de ses citoyens sont musulmans. L'Europe est dans une fâcheuse posture. ……. Elles [les nations occidentales] devraient accepter de devenir musulmanes avec le temps ou bien de déclarer la guerre aux musulmans." (10 avril 2006).

En attendant, regardez le clip vidéo http://www.youtube.com/watch?v=6-3X5hIFXYU

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:03
Que dire ? On peut, comme un texte  mis en ligne par Liberty Vox, dire « de guerre lasse » et souligner l’inanité des efforts de ceux qui continuent à prêcher dans le désert. Réaction parfaitement légitime quand on voit que rien ni personne n’arrête ni les menaces implicites (ou explicites) contre un pays, un peuple, en attendant celles contre un continent ni ne se lève pour s’opposer à la tragédie annoncée que nous pouvons tous prévoir. On peut aussi, ne pas abandonner et penser, espérer, attendre de convaincre le monde dans lequel nous vivons qu’il marche sur sa tête. Car si l’on ne fait pas, on assistera à ce que l’islam (plus ou moins modéré) prépare : l’assassinat d’Israël comme première étape pour conquérir l’Europe et pour voir ensuite …

Quand un président américain décide de rappeler dans son discours dans un pays où 99% de la population est musulmane, son nom complet (Barrack Hussein Obama) et de souligner que l’Amérique ne fera jamais la guerre à l’islam on ne peut que constater que le monde marche sur sa tête. Car, tous les jours de la semaine, depuis des années, les islamistes (plus ou moins modérés) font la guerre à l’Occident et, donc, à l’Amérique. C’est quoi d’autre Al-Qaida, l’Afghanistan, le 11 septembre 2001 ? Les islamistes (l’islam) font une triple guerre à l’Occident : par la reprise de la colonisation de l’Europe (avec des populations qui ne veulent pas s’intégrer dans les sociétés ouvertes européennes), par les assassinats - conséquences des attentats incessants et par la guerre ouverte à un des pays les plus occidentalisés, Israël.

Quand un pays comme la France, tout en condamnant les propos ignobles du chef d’un état terroriste tenus dans une assemblée patronnée par l’ONU (Durban 2), sort de la dite assemblée pour 12 heures pour y revenir, on ne peut que constater que le monde marche sur sa tête. L’Allemagne (anciennement nazie), les Pays Bas (Anne Frank), l’Italie (où Mussolini avait laissé déporter les juifs italiens), même la Suède qui n’est jamais tendre avec l’Etat Juif, ont décidé de boycotter Durban 2. Comme les Etats Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Tchéquie, la Pologne. La France, par la bouche de son ministre Bernard Kouchner, décide de ne pas boycotter la préparation de l’autodafé qui vise Israël et les juifs, mais pas seulement. Comme du temps des persécutions nazies, la France abandonne aussi les homosexuels … Et la raison indiquée est que le texte de la résolution qui sera adoptée a été longuement préparé avec « les arabes modérés ». Arabes modérés ? Aucun d’entre eux (s’il se trouvait parmi les délégations de 52 pays musulmans) n’est sorti après le discours haineux et ignoble d’Ahmedinejad.

Quand un président américain s’incline respectueusement devant un potentat arabe, fût-il, le Roi de l’Arabie Saoudite ou quand il sert, chaleureusement, la main au clone de Castro, associé de l’Iran pour rendre socialiste et anti-américain le continent de l’Amérique Latine, quand le même fait dire que « nonobstant les propos inadmissibles et exécrables du dirigeant iranien, les Etats-Unis veulent, quand même, tourner la page des relations passées » le monde marche sur sa tête.

Car qu’est-ce qui fait que les dirigeants occidentaux (maintenant avec les Etats Unis les premiers) sourient, sans discontinuer, aux pires dictateurs de la planète ? Et si le charme, l’apaisement à grande dose, l’acceptation des différences des cultures, l’acceptation de traitement différent des religions (essayez, non pas de construire une église mais d’entrer avec une bible ou une étoile de David en Arabie Saoudite) ne mèneront à rien, le monde occidental fera quoi ? Si l’Iran réussit, in fine, à disposer d’une bombe et fait du chantage auprès de l’Ouest pour qu’il abandonne Israël on fera quoi ? Ne cherchez pas, c’est écrit sur les murs, l’Ouest abandonnera Israël. Comme il a abandonné les 6 millions de juifs aux allemands.

Comme les Etats Unis semblent bien commencer à le vouloir : devant la menace existentielle que constitue l’Iran pour Israël, le bras droit de Monsieur Obama vient de dire « si les israéliens veulent que l’on les aide face à l’Iran, qu’ils commencent par se désengager de Cisjordanie ». Par delà l’hypocrisie du propos on voit bien ce qu’il y a derrière : Gaza n’a pas suffi en se transformant en « hamastan » après le désengagement d’Israël, il faudrait se retirer d’un autre territoire disputé (la Cisjordanie) pour qu’ainsi Israël se trouve devant trois menaces : le Nord – Hezbollah, le Sud – Gaza/Hamas et à l’Est Cisjordanie/Hamas (car il ne faudra pas beaucoup de temps à ce dernier pour prendre le pouvoir des mains du Fatah corrompu et pas prêt à se battre, nonobstant les millions de $ investis par les Etats Unis dans la formation de leurs « forces armées). 12 km séparent la première ville palestinienne (Kalkilia) du bord de mer israélien (Natanya) et seulement une vingtaine des banlieues de Tel Aviv : regardez un plan de Paris et vous verrez que la Cathédrale de Saint Denis est à une plus grande distance  de Notre Dame. Imaginez, maintenant, des « fusées « artisanales » tirées de Saint Denis sur Paris et vous comprendrez ce que l’on demande à Israël. Ainsi entourée, Israël devra faire face à un conflit asymétrique sans pouvoir utiliser ses formidables moyens de défense. Le monde, ensemble avec l’Amérique, marche sur sa tête.

Le monde marche sur sa tête car il veut forcer, coûte que coûte, Israël à accepter la solution dite « deux états pour deux peuples ». Supposons pour un instant (… de raison) qu’Israël accepte, de bon cœur, une telle solution, demain. Qui seront ceux qui feront le « deuxième état » ? Le Fatah corrompu d’aujourd’hui qui ne tient devant le Hamas que par les millions    de $ que la communauté internationale (et l’Europe la première) lui donne ? Le Hamas qui, jour après jour, dit haut et fort qu’il ne reconnaîtra jamais Israël ? Comment ne pas voir que si un tel état est créé, en deux temps et trois mouvements, l’Iran aura la haute main sur les trois entités qui entourent Israël ? Et devant ce genre d’interrogations tout ce que l’on trouve à dire à Israël est qu’elle doit prendre « des risques pour la paix » (Bernard Kouchner). Le monde marche sur sa tête.


Sauf que … Si l’Occident n’a pas compris que ce qui se joue au Proche Orient n’est que les prolégomènes de ce qui arrivera à l’Europe, si cette dernière a le temps de voir venir, il y a un pays qui ne peut pas attendre : Israël.


Que lui reste-t-il à faire ? Dans des conditions beaucoup moins favorables ce pays a détruit le réacteur nucléaire que la France (encore elle …) a fourni à l’Irak. Ce faisant, Israël a encouru les foudres de la « communauté internationale » et ceux des Etats Unis premièrement. Dix ans après, Israël a tenu bon devant les tentatives américaines (Bush – père) de lui tordre les poignets après la première guerre du Golfe (1991) pour accepter des choses qu’elle ne voulait pas accepter. Ce qui veut dire que tous ceux qui prétendent qu’Israël ne pourra pas s’attaquer à l’Iran sans « le feu vert » des Etats Unis, pourraient se voir contredire par la réalité des faits. Quand on voit les efforts des américains pour « parler » aux iraniens après huit années pendant lesquelles les européens (avec l’assentiment des américains) on fait de même avec les résultats connus, on comprend que le monde marche sur sa tête.


Et alors … qui est prêt à parier qu’un jour, quand on se réveillera, on n’apprendra pas que les installations nucléaires de l’Iran ont été en très grande partie détruites ?


Et si un tel jour arrive, comment ne pas comprendre que nous supporterons, tous, les conséquences car nous nous sommes rendus complices de laisser le monde marcher sur sa tête.




 

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 09:59

Pour conclure la frénésie d’une semaine qui se veut rester dans l’histoire du monde, la super star BO tient meeting à Istanbul et, tout en rappelant son nom complet (Barrack Hussein Obama) et assurant les musulmans du monde que les Etats Unis ne leur veulent que du bien, il réclame un monde sans armes nucléaires. Trois heures après, la Corée du Nord lance, le monde entier en convient, une fusée balistique pouvant porter une tête nucléaire mais annoncée comme devant installer en orbite un satellite de télécommunications. Tout le monde proteste, on réunit le Conseil de Sécurité, on souligne que la Corée du Nord ne respecte pas ses résolutions (injonctions) et, sur ce, on passe aux affaires courantes … Le premier test auquel Barrack Obama  à faire face se termine en eau de boudin … le monde entier a assisté à cette pantalonnade, l’Iran sait ce qu’il voulait savoir.

Car derrière la Corée du Nord il y a l’Iran : les deux programmes d’armement nucléaire sont intimement liés, le progrès d’un pays est automatiquement transmis à l’autre quand il ne s’agit pas, de plus, d’un tiers (voir le cas de la Syrie et de son réacteur d’origine Nord-Coréenne, financé par l’Iran). Et l’Iran sait maintenant que la nouvelle administration américaine sera aussi peu pugnace que celles qui l’ont précédée, c’est à dire les deux administrations Clinton et les deux Bush : pendant 16 longues années on n’a arrêté ni le programme nucléaire Nord Coréen ni celui de l’Iran. Lors d'un discours qu'il a prononcé au Japon, Gary Samore (adjoint du Général J. Jones, patron du NSC) soulignait que pendant les 50 dernières années, sept pays du Moyen-Orient ont tenté d'obtenir des armes nucléaires, mais seulement l'un d'eux, Israël, a réussi. Et disait : « si le nouveau président des États-Unis, Barrack, Obama, n'est pas en mesure de mobiliser un soutien international pour restreindre ou retarder les plans de l'Iran pour l'enrichissement d'uranium, Washington sera confronté à une terrible choix - accepter l'Iran comme pays nucléaire ou utiliser la force militaire (américaine ou israélienne) pour s’y opposer » Voir la mascarade qui s’est déroulée au Conseil de Sécurité on comprend qu’il n’y aura aucun consensus international pour arrêter la Corée du Nord et encore moins l’Iran. Alors ?

Certes, des évaluations multiples (et toutes erronées car on n’en sait rien …) affirment avec la force que leur confère, seule, l’ignorance du sujet, que l’Iran n’a pas encore franchi le seuil nécessaire pour produire le combustible nucléaire militaire. D’autres suggèrent d’attendre les résultats des élections présidentielles en Iran au mois de juin avant de faire quoi que ce soit. En faisant semblant d’oublier que les éventuels candidats opposés à M.Ahmedinéjad sont tous partisans avérés du nucléaire militaire pour l’Iran. Si le monde a le temps d’attendre pour voir venir, il y a un pays qui ne peut pas se le permettre : Israël. Faudrait, peut-être, se souvenir que les juifs ont attendu, en vain, que les Etats Unis ou l’Angleterre bombardent le chemin de fer qui menait à Auschwitz. Ce qui laisse des traces dans l’inconscient collectif d’un peuple. En se souvenant de cet épisode on n’a pas du mal à comprendre que le compte à rebours ne peut que démarrer.

Ce qui constitue un premier élément pour ce déclenchement c’est la fourniture par la Russie du système de protection anti-aérien et anti-missiles S300 qui rendra difficile, voire impossible, une attaque aérienne israélienne. Tout en jurant ses grands Dieux qu’elle n’a pas livré à l’Iran le S300, la Russie se voit contredite, d’une manière permanente, par les autorités iraniennes qui disent le contraire. Ou, au moins, que les livraisons sont en cours.

Un deuxième élément important c’est, dit-on, le « feu vert » des Etats Unis. Si l’on voit ce qui se passe avec la Corée du Nord on comprend que le sémaphore restera toujours en position « rouge » et que, dès lors, Israël n’a rien à attendre de ce côté-ci.
Le troisième élément est constitué par l’arrivée au pouvoir en Israël d’une coalition (tout de suite stigmatisée par l’Europe, car étant de « droite », bien que représentant 74% des électeurs …) dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle réunit des forces et des personnalités capables de se passer du « feu vert » des Etats Unis pour agir selon les intérêts d’Israël. Quand le premier ministre Yitzhak Shamir a accepté de se soumettre à la pression américaine pendant la première guerre du Golfe et ne pas répondre aux attaques de missiles irakiens sur Israël, il a été récompensé par les Etats-Unis  avec la suspension de garanties pour un prêt destiné à financer l’absorption une immigration forte et, de ce fait, il a perdu le pouvoir au moment des élections de 1992. C’est dire que si l’on compte faire fléchir la volonté d’Israël de ne pas vivre avec un Iran nucléaire en faisant appel à la pression américaine … on risque d’avoir des surprises. Et ce d’autant plus qu’à l’intérieur de l’Administration américaine on a sur la table une alternative, qui n’est pas éliminée pour l’instant : bombarder les installations pétrolières iraniennes qui ne sont pas protégées comme les sites nucléaires ou laisser Israël faire ce qu’il considère nécessaire.

Mais le Proche Orient c’est compliqué … A peine la Turquie a-t-elle condamnée la guerre d’Israël contre le Hamas à Gaza comme « génocidaire » (en 1994 les Hutus avaient tué une moyenne de 8.000 Tutsi par jour … mais on n’a pas entendu la Turquie protester) que la voilà prête à reprendre son rôle d’intermédiaire pour des discussions « indirectes » entre Israël et la Syrie. Chat échaudé craint l’eau froide, dit-on. Le nouveau gouvernement israélien ne semble pas du tout disposé de croire que la Syrie va abandonner sa relation stratégique avec l’Iran ou celle tactique avec le Hezbollah ou le Hamas. En laissant de côté qu’elle dit haut et fort que la formule ancienne « la paix contre les territoires » n’est plus dé mise : on a vu ce que le désengagement de Gaza a donné, on n’envisage plus de rétrocéder la partie du Golan qu’elle a perdu (par une guerre qu’elle a déclenché) à la Syrie du président dynastique, Monsieur Assad. Le nouveau gouvernement veut la « paix contre la paix » et pour le reste … on verra après.

La difficulté pour Israël vient du fait que la nouvelle administration américaine a chaussé les bottes de celle de Clinton. Pendant huit ans Bill Clinton a espéré que le règlement du conflit israélo-arabe permettrait de stabiliser la région, en marginalisant l'Iran et en renforçant les régimes pro-américains, de l'Afrique du Nord au golfe Persique. Pendant huit ans Bush a fait de même, ajoutant sa vision « deux états vivant, côté à côte, en paix » que Barrack Obama reprend, formule magique pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Malheureusement, à part la communauté internationale, personne sur le terrain ne prend plus cette solution au sérieux. Non seulement parce que tant que le Hamas contrôlera Gaza aucun gouvernement palestinien n’acceptera les compromis nécessaires pour qu’un état palestinien voie le jour. Le dernier clou dans le cercueil de ce projet a été enfoncé quand Mahmoud Abbas et Ahmed Qoreï ont rejeté l’offre de Monsieur Olmert et de Madame Livni Livni, qui prévoyait la cession de la quasi-totalité de la Cisjordanie (Gaza déjà cédée…) et un changement de territoires pour compenser ceux des nouvelles villes importantes construites par Israël en Cisjordanie. Ce que les deux dirigeants israéliens ont refusé (et tous ceux qui viendront après eux le refuseront à l’identique) c’est le retour aux frontières indéfendables de 1967 et, aussi, le retour  de millions de palestiniens (dont      90 % sont nés dans des pays arabes et n’ont strictement rien à voir avec Israël). L’Autorité Palestinienne aurait-elle accepté ce qu’il y avait sur la table que l’on aurait assisté à l’apparition du 22ème état musulman du Proche Orient. Avec des risques de conflagration générale à un moment donné, voir Gaza. Heureusement, comme d’habitude, les palestiniens n’ont pas raté l’occasion de rater une occasion …(Abba Eban). De plus, on vient d’apprendre qu’en marge du G20 le Roi de l’Arabie Saoudite a reproché à BO son ton trop gentil vis-à-vis des actions de l’Iran qui déstabilise le monde arabe (programme nucléaire, terrorisme avec le Hezbollah et le Hamas, etc.,). Une photo des deux interlocuteurs mérite d’être regardée pour voir qu’ils avaient du mal à se regarder …

 
Mais qui se souvient encore du préambule de la « Feuille de Route » : « La solution de deux États pour mettre fin au conflit israélo-palestinien ne sera possible que si l’on met un terme à la violence et au terrorisme et quand le peuple palestinien aura un leadership agissant contre le terrorisme et désireux et capable de construire une démocratie fondée sur la pratique de la tolérance et de la liberté… » En attendant, le peuple palestinien a choisi le Hamas à Gaza sachant que son programme vise la destruction d’Israël. Et pour que le tableau soit complet, pendant que l’on tente de tordre les poignets d’Israël pour qu’elle promeuve la solution « deux états », voilà une enquête d’opinion faite par un institut norvégien (sponsorisé par le Gouvernement de la Norvège, pays qui a aidé la conclusion des accords d’Oslo et qui ne perds pas une occasion pour condamner Israël pour ceci ou cela …) qui trouve que 53 % des palestiniens sont contre la solution «deux états » et 33% d’entre eux sont partisans de l’élimination d’Israël par des moyens politiques ou par la force des armes.

Et on voit la justesse du résumé expliquant les courants politiques palestiniens : 1) ceux qui, bien qu’ils les haïssent sont peut-être disposés à négocier des compromis avec les juifs, parce qu'ils ne sont pas totalement irréalistes ; 2) ceux dont la haine les oblige à être attachés à la destruction d'Israël et au soutien du terrorisme  mais refusent de le dire publiquement parce que ce n’est pas politiquement correcte et 3) ceux qui dont la haine est suffisante pour  l'admettre.

La première catégorie est composée de "modérés" du genre de ceux qui ont participé à « l’initiative de Genève ». Le deuxième groupe soutient l’Autorité Palestinienne. La troisième soutient le Hamas. Deux états ? De qui se moque-t-on ?

Depuis plus de 40 ans la « stratégie palestinienne » a été autodestructrice provoquant plus de dégâts au peuple palestinien qu’à Israël. L'effondrement de l'économie palestinienne, le chaos résultant de cette destruction et de la corruption et l'inefficacité des institutions de l'Autorité palestinienne plus le choc de la réoccupation (en Cisjordanie) signifie que parler d’un état palestinien ne peut être qu’un réflexe conditionné pris pour une panacée qui, naturellement, réglera tout.

Et c’est là le quatrième élément du compte à rebours. L’Iran dispose déjà de supplétifs au Sud et au Nord d’Israël. Plus le temps passe plus on se rapproche du moment où, comme en 2006 ou avant la guerre à Gaza, il considérera qu’Israël ne pourra faire face au pressions américaines et que le moment est venu pour lui donner le coup de grâce : ajouter aux menaces conventionnelles celles venant d’un éventuel arsenal nucléaire. On a oublié le « modéré » Rafsandjani qui disait que pour détruire Israël, une fois pour toutes, une seule bombe atomique suffisait. Quitte à perdre la moitié de la population de l’Iran … Si le pourcentage de juifs dans le monde était le même aujourd’hui qu’au moment où ils ont été expulsés de leurs territoires par les Romains, il en aurait 200 millions. Or il n’y en a que 13 millions dont 6 en Israël. L’Iran est partie prenante pour faire disparaître ces derniers et l’Occident, pour défendre ses propres intérêts, est prêt à laisser faire.

Peu d’attention a été accordée à une action de l’aviation israélienne courant janvier : à 1.400 km de Jérusalem, au Nord de Port Soudan, elle a détruit une colonne composée de dizaines de camions remplis d’armes fournies par l’Iran pour le Hamas à Gaza qui s’étalait sur 13 km de long. Et qui devait, forcément traverser l’Egypte (qui prétend toujours que les armes pour le Hamas ne passent pas par son territoire …) , du Sud au Nord pour y arriver. Et, paraît-il, des commandos marins israéliens ont détruit le bateau qui avait apporté les armes au Soudan. On a appris la chose deux mois après et on a réalisé que la distance était identique à celle séparant Israël de la ville d’Arak où on a construit le réacteur iranien à eau lourde producteur potentiel de plutonium. Un dessin ? Le voilà :

 

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 09:58
Texte (modifié ...) mis en ligne par Liberty Vox le 02.04.09

Trois grands événements au cours du mois d’avril : la réunion au sommet de l’Otan, le G20 et Durban 2. Il est intéressant de regarder de plus près la manière de laquelle ces trois événements sont préparés et de supputer leurs résultats probables. Surtout parce qu’ils permettront de mettre en évidence le parti pris des uns, l’hypocrisie d’autres et le fait qu’Eurabia va résolument vers sa perte.


L’OTAN. Deux choses d’importance pour la prise de contact du nouveau sauveur du monde (Barrack Obama) avec les autres 25 membres de l’organisation. D’un côté, le retour de la France dans le commandement de l’organisation et, de l’autre, le choix (par consensus) du nouveau secrétaire général qui doit prendre ses fonctions en juillet 2009. Ces deux choses cachent, en réalité, l’essentiel de la rencontre qui sera consacré aux missions réelles de l’organisation. En laissant de côté la paranoïa des dirigeants russes qui continuent à faire croire (ou croire …) que l’OTAN est dirigé, encore, contre la Russie on peut comprendre que ses 26 membres cherchent, en réalité, un cadre différent pour prendre des décisions que la paralysie imposée au Conseil de Sécurité (par la Russie ou la Chine) interdit. L’exemple le plus criant est celui du Soudan (plus de 300.000 morts sans qu’un seul pays arabe ne s’en émeuve) mais il y va de même pour le Congo ou la Somalie rien qu’en Afrique. L’ONU, nonobstant les efforts faits par les puissances occidentales, s’est vu totalement barré par un gouvernement soudanais entièrement appuyé par la Chine et, en sous-main, par l’Iran. Iran qui cherche un point d’appui au Sud de l’Egypte pour pouvoir peser sur les destinées de ce pays non seulement à partir de l’Est (Gaza).

Une OTAN qui déciderait de sauver les populations noires et/ou animistes du Darfour de la barbarie musulmane des troupes soudanaises n’aurait pas besoin de l’autorisation de l’ONU, tant sa force et sa capacité de déploiement feront que ni la Chine ni, surtout, la Russie ne se manifesteront autrement que par des protestations du genre « paroles verbales ». Il n’y a aucune raison majeure, autre, pour la décision de la France de réintégrer le commandement de l’OTAN que celle qui consiste à récupérer une position lui permettant de pouvoir s’opposer à telle ou telle action, contraire à ses intérêts, vu que l’OTAN prend ses décisions par consensus. Ce qui par les temps qui courent et vu ses nouvelles orientations tiers-mondistes et de défense des intérêts des pays africains « amis » ou de ses partenaires arabo-musulmans est absolument nécessaire. La Russie sait tout cela, ce n’est pas fortuit que son ministre des affaires étrangères vient juste de proposer que l’on créé « un nouveau système de sécurité en Europe ». Ce qui pour les pays de l’Est qui ont vécu plus de 50 ans sous le joug de la Russie Soviétique n’est rien qu’une provocation. Mais elle est là.

Quant au secrétaire général qui doit être choisi, un consensus préalable s’est fait sur  la personne du premier ministre danois. Voilà, cependant le premier ministre turc qui vient de déclarer « les nations musulmanes m’ont demandé d’opposer le véto à la nomination du premier ministre danois comme secrétaire général de l’OTAN » Certes, aucune nation « musulmane » ne fait partie de l’OTAN mais c’est oublier que la Turquie est membre de plein droit du temps où ses gouvernements étaient de profile séculier (laïque). S’agissant d’une décision prise par consensus il y a gros à parier que les 26 membres trouveront une solution alternative … On vient de le voir à l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique ou l’actuel patron (El-Baradei qui a fait tout ce qu’il a pu pour donner du temps à l’Iran dans sa marche vers la bombe) doit être remplacé : le candidat occidental (japonais) a vu son élection rendue impossible par une candidature sud-africaine autrement plus amicale pour l’Iran. Si le premier ministre danois ne devient pas secrétaire général de l’OTAN c’est parce que les « nations musulmanes » via le premier ministre turc ont décidé que le Danemark est à jamais marqué par l’affaire des caricatures … Les pays occidentaux se voient interdire un choix par les « nations musulmanes ». Eurabia est en marche, pas besoin d’être grand clerc pour comprendre vers où.


Le G20. Le deuxième événement est la rencontre du G20 à Londres, rencontre organisée pour « reformer le capitalisme » … Pour préparer la rencontre, le président brésilien (ami de tous les gouvernements de gauche en Europe ou même de droite (« crypto sociaux-démocrates » comme en France) déclare en présence de Gordon Brown « cette crise a été provoquée par les hommes blancs avec des yeux bleus ».

Bien sûr, l’activisme de notre président ne pouvait pas ne pas se manifester. Le prurit national qui fait sortir, mensuellement, des millions de gens dans les rues pour protester « contre la crise » (seule analogie possible les processions du moyen âge pour implorer la pluie …) ne pouvait pas le manquer. Le voilà lancé dans des grands discours sur la nécessité d’avoir un « capitalisme moral » et pour montrer à quelle estime il porte le respect des règles … le voilà qu’il se lance, en France, dans des diatribes (voire des actions réelles) qui foulent aux pieds les droits contractuels. Nouveaux boucs émissaires pour un lynchage médiatique, par des journaleux qui n’ont rien compris à l’économie de marché et à l’état de droit, les « patrons » sont jetés en pâture aux militants syndicaux, socialistes et autres trotskistes. Et c’est contre ces « patrons » qu’il veut refonder le capitalisme.

Deux conceptions s’affronteront à Londres : celle, américaine (appuyée en sourdine par deux tiers des pays de l’Union Européenne) qui, ne renonçant pas à l’économie de marché, considère qu’il faut « mettre le paquet » pour faire redémarrer l’économie mondiale et celle, surtout française (il réussit toujours à embarquer dans ses aventures sans suite la Belgique et/ou l’Allemagne …) qui veut, premièrement, « moraliser » le système. Position qui, pour l’essentiel, est déterminée par l’incapacité économique (la France, selon les projections actuelles se trouvera en 2011 avec une dette frisant les 2.000 milliards d’euros sans parler de la dette pour les retraites des fonctionnaires …) de mobiliser des montants comparables (en % du PIB) à ceux « joués » par les états Unis et/ou par l’évidence d’une croissance « molle » même au moment de sortie de la crise. Pourquoi ? Selon les calculs (Université de Lyon, par exemple) dont on dispose on constate que le déficit français est structurel et induit par deux causes majeures depuis plus de 20 ans : le coût de l’Etat et le différentiel entre la richesse produite et celle consommée par « l’immigration ».

Deux sujets dont il ne faut pas parler car, l’un met en branle les syndicats de France et de Navarre (seul pays en Europe ou 25% de ceux qui travaillent le font pour l’Etat, Etat dont si le coût est « 100 » voit l’Allemagne ne dépenser que « 80 ») et l’autre touche au tabou de la « diversité » et du politiquement correct. Ce qui fait que la France veut imposer au « marché » la loi de « l’état ». Naturellement, par temps de crise on fait flèche de tout bois pour vilipender un système économique qui a produit des richesses immenses (le patrimoine économique national a été multipliée par huit entre 1978 et 2007 : sa valeur a doublé en termes réels, tandis que les prix des actifs ont plus que quadruplé… INSEE et Banque de France) et les gauchistes cachés qui servent d’éminences grises à notre président ne peuvent que l’inciter à « plus d’état ». Avec l’argument « vous voyez bien que seul l’état peut faire face à la crise » Argument fallacieux pour nous car sans le parapluie de l’euro on aurait assisté à plusieurs dévaluations du franc en attendant de se retrouver  en situation de (presque) banqueroute. Car la dette aurait conduit à une impossibilité pratique d’obtenir des prêts financiers à des conditions normales. Il est peu probable que les Etats Unis fassent des concessions (autres qu’insignifiantes et sans portée réelle) aux thèses sociales-démocrates de notre président qui veut moraliser tout le monde. Sauf ses amis arabes : l’Arabie Saoudite fait partie du G20, elle et ses voisins du Golfe ont prélevé ces dernières années, tous les ans, sur les richesses produites en Occident plus de 1.000 milliards de dollars au titre du pétrole, pactole qui a servi à faire des pistes de ski en plein désert, des immeubles de centaines de mètres d’hauteur et, accessoirement, à promouvoir la « culture musulmane » en Europe. En absorbant une partie des richesses de l’Occident et en fournissant des ressources pour coloniser l’Europe (regardez le nombre de nouvelles mosquées).

Partisan de l’Eurabia (son projet «Union Euro-Méditerranée » mis au frigidaire car les pays arabes ne veulent pas d’Israël …) le chef de la nation française souhaiterait obtenir encore plus de liberté pour que l’état (c’est à dire, lui) puisse imposer une économie dirigée en France mais avec la complicité de certains autres pays de l’Europe. D’où la nouvelle quête du Graal : un capitalisme moralisé … Deux mots antinomiques et qui le resteront aussi longtemps que les individus protesteront de leur liberté et tenteront par tous moyens (y compris cupides) d’améliorer leur sort. Certes, ceux qui bénéficient d’allocations multiples et diverses depuis trois générations ou qui constituent des familles de quinze personnes vivant sur les mêmes allocations ne pourront que lui apporter leur aide. Complémentée par les injections de finances arabo-musulmanes pour que la charia s’installe, un jour, sur les berges de la Seine. Eurabia en marche, même l’économie l’aide à aller, plus vite, on sait vers où.


Durban 2. Le troisième événement Durban 2. On se souvient du festival antisémite (et anti-israélien) qu’a représenté Durban 1. Les occidentaux, à l’époque, ont pu prétendre qu’ils ne savaient pas que les propos antiracistes allaient être, tous, transformés en propos antisémites. Et qu’en conséquence ils n’ont pu qu’assister, impuissants, au déferlement de l’haine sponsorisé par les pays de liberté que sont les pays arabes et/ou musulmans. Durban 2 est organisé par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU dont la composition a été remaniée en 2006 quand il a paru évident qu’il ne s’agissait que d’un cadre pour assassiner (verbalement) les juifs en général et Israël en particulier. Mais depuis 2006 le nouveau Conseil a voté 32 résolutions dont 26 se référant à et/ou condamnant Israël. Ces résolutions ont été approuvées par les éminents défenseurs des libertés et des droits humains que sont l’Arabie Saoudite, l’Algérie de Monsieur Bouteflika, le Cuba des frères Castro, le Pakistan des Services Secrets qui ont créé les Talibans, la Zambie de Monsieur Mugabé pour laisser de côté le Cameroun, la Chine, la Russie, l’Indonésie ou le Bahreïn. Les pays occidentaux, avec beaucoup de courage, pour ne pas voter contre, s’abstiennent généralement et servent de feuille de vigne pour cacher ce que l’on ne doit pas voir … Mais pour l’autodafé qui est préparé par la nouvelle inquisition arabo-musulmane, les pays occidentaux ont voté contre les projets prévoyant les modalités de la tenue de Durban 2.  Car cette fois-ci, en ayant en toile de fond la guerre à Gaza, on ne vise pas moins que de sortir, par étapes, Israël des Nations Unies.

Depuis que les massacres au Darfour perdurent, la Ligue arabe n’a fait que défendre le Soudan et lorsque, enfin, le Procureur de la Cour pénale internationale a décidé de lancer un mandat d’arrêt contre le président soudanais pour crimes de guerre et génocide, la Ligue arabe et le monde arabe et musulman ont continué à soutenir le régime soudanais. Tous les gouvernements arabes et musulmans condamnent à tour de bras les atrocités soi-disant commises par "les croisés, les infidèles et les sionistes." Mais lorsque des populations entières souffrent sur une grande échelle de la part d'un régime arabe, on regarde de côté et on décide de constituer « un comité international pour enquêter sur les crimes israéliens dans la bande de Gaza et de mettre en place un tribunal pénal pour juger les criminels de guerre israéliens " (A. Moussa, Secrétaire Général de la Ligue arabe).

Pendant ce temps, l’assassin président, Omar-el-Bechir fait des pieds de nez au monde entier en se baladant de l’Érythrée en Egypte (reçu à l’aéroport par Monsieur Moubarak) et de l’Egypte en Lybie pour montrer que la justice internationale n’a aucune prise sur un dirigeant arabe. Pratiquement tous les responsables des massacres perpétrés dans l’ancienne Yougoslavie ont été amenés à justice. Y compris le sinistre Milosevic. Mais ils étaient blancs et non musulmans. Deux poids, deux mesures, les pays de l’Eurabia s’en accommodent, le traité qui a crée la CPI a été signé à Rome.

André Dufour rappelle (Liberty Vox), à juste titre, quelques souvenirs de ce que furent les années 30. Mon résumé : crise économique en 1929, destruction (presque) du système financier, persécutions généralisées contre les juifs en Europe et …. 50 millions de morts ensuite. Nous venons de franchir les deux premières étapes.
    

PS. Opération Plomb durci : le porte-parole de Tsahal a fait part jeudi du bilan officiel de l'offensive israélienne à Gaza en janvier dernier. D'après ce bilan, 1.166 Palestiniens ont été tués durant les hostilités. 709 d'entre eux étaient des terroristes du Hamas et 162 autres appartenaient à d'autres organisations terroristes. Parmi les victimes, on compte également 265 civils, dont 49 femmes et 89 jeunes gens âgés de moins de 16 ans. (Guysen.International.News). A comparer avec ce que tous les journaux français disent « 1400 civils morts dont la plupart femmes et enfants »


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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 12:52
La guerre de l’Occident
contre Israël

Dans le silence provoqué par la grande crise économique l’Occident, après avoir combattu Israël dès sa renaissance il y a 60 ans,  se prépare à l’assassiner. D’un côté, en lui ayant imposé «la solution de deux états» et, d’un autre côté, en alimentant l’arme démographique palestinienne en créant « un nouveau peuple » au Proche Orient.

La réprobation mondiale, dont les vagues successives ne se sont pas encore dissipées, des représailles israéliens à Gaza, met en évidence deux éléments également importants. Le premier tient à ce que l’on pourrait appeler « deux poids, deux mesures ».  

Lorsque le Hamas, par une action militaire a pris le pouvoir à Gaza en 2007 l’on a dénombré plus de 350 morts et plus de 1.000 blessés. Mais plus loin dans l’histoire, ou dans la géographie, la guerre au Liban (palestiniens contre tout le monde) de 1975 à 1990  a coûté quelques 150.000 morts. En Algérie, entre 1999 et 2006  la guerre contre les islamistes (ou la guerre des islamistes contre les algériens) a fait plus de 200.000 morts. Et 300.000 morts au Darfour ... Pendant les        60 ans après la renaissance de l’Etat Juif le conflit israélo-arabe s’est soldé par la mort de 40.000 arabes et 22.000 juifs le tout à comparer avec (selon des auteurs dignes de confiance) les quelques 11.000.000 de morts dans des conflits avec ou entre des musulmans. (d’après G. Heinsohn, Université de Bremen, Centre de Recherche comparative des génocides). Certes, un mort est un mort mais voir des membres des populations musulmanes d’Europe (populations représentant, aujourd'hui, 10 % du total  des européens ?) accompagnées par les gauches et les extrême gauches de tout poil assaisonnées de pronazis, déferler dans les rues des capitales de l’Europe, en criant « nous sommes tous des Hamas » et « mort à Israël » (quand ce n’est pas « mort aux juifs »…) cela ne peut pas laisser indifférent. En voilà pour les deux poids, deux mesures car le total des morts pendant la guerre à Gaza n’est que de 1.300 et seulement les jean foutres peuvent croire qu’il n’y a eu que 48 « combattants » du Hamas morts, le reste, selon eux, étant des femmes et des enfants ....

Mais le deuxième élément est autrement important par sa valeur stratégique. En effet, depuis 1948, via UNRWA et par des ressources cumulées qui dépassent 100 milliards de $ et ont fait des palestiniens le « peuple » le plus aidé de la planète, l’Occident est responsable de l’impossibilité de réaliser une accord de paix entre Israël et les palestiniens. Que l’on en juge : 240 milliers d’habitants à Gaza en 1950, 1,5 Millions aujourd’hui quand, encore, en moyenne, une femme donne là-bas naissance à six enfants. Et si l’on étudie les courbes démographiques, on constate qu’en 2040 Gaza comptera, probablement, 3 millions d’habitants et 4 en 2050.

 
UNRWA a pris la charge, en 1950, de 914.000 réfugiés palestiniens et, en changeant à trois reprises la définition du mot « réfugié » et en assurant leurs besoins elle est arrivée à s’occuper (à subvenir aux besoins) de 4,6 Millions en 2008 :
 

En parallèle, on fait pleurer dans les chaumières sur le sort des pauvres réfugies. En 2005, pourtant, un peu plus de 70 % des « réfugiés » ne vivaient pas dans des « camps » :


En clair : l’Occident perpétue le « problème des réfugiés » (UNRWA est financée à 31% par les Etats Unis, 50 % par l’Europe et … seulement 7% par les états arabes) et assure le renouvellement de la « chair de canon » nécessaire pour faire la guerre à Israël. Et ce qui est remarquable c’est de voir la corrélation entre l’aide internationale aux palestiniens et le nombres d’homicides dont ils sont responsables (morts israéliens ou palestiniens … Dieu reconnaîtra les siens …) :
 
Data Analysis & trends, Intelligence and Terrorism Information Center, Mars 2008

Le nombre d’homicides dont les palestiniens sont responsables a atteint 600 en 2007 (année de la prise de pouvoir par le Hamas à Gaza) et ce qui est encore plus remarquable c’est de savoir que les victimes étaient à plus de 90% … des palestiniens ! Qu’importe, le Hamas joue à « pile, je gagne, face, tu perds » car un mort israélien est un juif de moins et un mort palestinien est un martyr célébré comme tel non seulement par « le peuple » palestinien mais par toute la presse mondiale prête (regardez l’ignominie des articles et des commentaires du Figaro) à tirer à boulets rouges sur Israël.

Mais rien n’arrête l’Occident quand il s’agit de nourrir la guerre contre Israël : pour reconstruire Gaza, une récente conférence s’est tenue à Paris et notre président a déclaré : « l’aide que nous accordons est un soutien immédiat à l'ensemble de la population palestinienne et doit être comprise comme une récompense destinée à renforcer les Palestiniens qui favorisent la coexistence pacifique avec Israël » Réponse du Hamas, du Fatah (M. Dahlan, conseil de M. Abbas) et du Hezbollah     (H. Nasrallah) : « nous ne reconnaîtrons jamais Israël, même pas dans 1.000 ans ». La bonne nouvelle : ils n’excluent pas qu’Israël vive encore 1.000 ans … Qu’à cela ne tienne, la Grande Bretagne (la perfide     Albion …) annonce qu’elle va commencer à discuter avec le Hezbollah.

Ce qui s’est passé à Gaza (et, presque, de la même manière en Cisjordanie) montre clairement pourquoi la solution de « deux états » ne se réalisera pas. Pourtant, des Etats Unis à la Chine et de l’Afrique du Sud aux Pays Scandinaves, de l’Est en Ouest et du Nord au Sud de la planète tout le monde reprend ad nauseam l’objectif de G.W. Bush « deux états, vivants côté à côte ». Mais, il y a un hic : pour que le deuxième état (palestinien) voit le jour, on demande à Israël de céder une partie des territoires qu’elle a conquis en 1967 quand l’Egypte, la Jordanie et la Syrie ont provoqué la guerre qui n’a duré que six jours. Ce n’est pas la première fois que l’Occident est disposé à sacrifier un petit pays pour son bonheur et ses intérêts. Le Service Russe du renseignement extérieur a déclassifié des archives comportant des documents liés aux accords de Munich de 1938. On apprend que quelques jours avant la signature des accords Hitler/Daladier/Chamberlain, l’ambassadeur britannique Newton et l'Ambassadeur français De Lacroix ont transmis au premier ministre tchèque, au nom de Chamberlain et de Daladier, une note, genre ultimatum, disant « guidées par les nobles principes de la préservation de la paix en Europe, la France et la Grande Bretagne estiment que l’Allemagne doit se voir concéder le territoire des Sudètes. … tous les voisins de la Tchécoslovaquie et la France et la Grande Bretagne garantiront ensuite l’inviolabilité de ses frontières ». Hitler recevait l’ambassadeur français, Monsieur François-Poncet pour lui faire comprendre, à mots couverts que son appétit n’était qu’aiguisé par la capitulation franco-anglaise. 70 ans après, un autre François-Poncet (Vice-Président de la Commission pour les Affaires Etrangères du Sénat, ancien Ministre des Affaires Etrangères de M. Barre), rencontre le No1 du Hamas à Damas et déclare « Le Hamas est encore sur la liste des organisations terroristes, mais nous avons le sentiment que cette phase de son développement est dépassée » On sait aujourd’hui ce que la tentative d’apaiser Hitler a coûté à l’Europe et à l’humanité. Pourtant, le ban et l’arrière-ban de l’Occident s’évertue à demander des concessions (entre autres, territoriales) à Israël. Et si l’exemple de Munich a été oublié, comment oublier les accords d’Oslo ou l’évacuation de Gaza en 2005 et les résultats de ces deux actions hautement pernicieuses pour Israël ?

Deux états ? Aucune chance. Israël n’est pas prête à commettre un suicide et, en regardant de près, ses voisins immédiats (la Jordanie surtout) n’en veulent pas (quitte à dire le contraire). Une Cisjordanie acquise ensuite par le Hamas fera disparaître le royaume hachémite tandis que si le Hamas continue à être en charge de Gaza, ses patrons, les Frères Musulmans, menaceront l’existence du régime égyptien.

Alors, pourquoi l’Occident continue-t-il sa guerre contre Israël ? Comme les musulmans deviennent électoralement de plus en plus importants en Europe, rien de plus facile d’accepter, pour les apaiser, (vu leur sort pas toujours équivalent aux autochtones) de faire d’Israël un bouc émissaire. Regardez la Belgique où un tiers des habitants de la capitale, Bruxelles, sont musulmans. C'est plus que dans toute autre grande ville européenne, sauf Marseille. Dans certaines banlieues de Bruxelles, les musulmans représentent 80 pour cent de la population. S’étonner de la virulence des attaques d’un Louis Michel ou du Gouvernement Belge contre Israël ? Et quand on sait, qu’après les attentats de Madrid et de Londres, 16 %, soit un pour sept, des musulmans en France, Espagne et Grande-Bretagne pensent que les attentats suicide contre des cibles civiles peuvent être justifiés pour  défendre l'islam contre ses ennemis (Insitut Pew) on comprend la forte tendance occidentale (européenne) à vouloir apaiser ces populations

Certes, si l’on pense à la Shoah, il y a d’autres raisons pour lesquelles l’Occident (la France en particulier) ne verraient pas d’un mauvais œil la disparition d’Israël, ce qui serait la conséquence logique de la création d’un état palestinien voué à sa destruction, par ses forcs propres ou en se faisant aider par ceux qui prennent la tête de la croisade ( ?!) « antisioniste » (l’Iran, naturellement, comme à Gaza). A-t-on des doutes ? Si un Jacques Attali peut   dire : « La France n’a jamais été un pays antisémite » … « le judaïsme est une affaire planétaire, rien à voir avec la création d’Israël,   «Israël n'est pas le peuple juif» (Le Matin) comment ne pas se souvenir du mot de l’ambassadeur français à l’ONU (Armand Bérard) quand De Gaulle a perdu son référendum « C’est l’or juif » ?

Mais qu’à cela ne tienne. Notre ministre des affaires étrangères, à peine remis de sa colère relative à des propos lui rappelant ses « origines juives » (P. Péan – Le Monde selon K.) s’active pour que l’on commence à parler au Hamas. Les trois conditions du quartette (renoncer à la violence, reconnaissance d’Israël, respect des accords passés entre l’AP et Israël) on les jette aux orties … Il faut parler à tout le monde, dit-il. Mais de quoi ?

Fort de l’appui de l’Occident qui subvient aux besoins des, bientôt, 5 millions de palestiniens, le Hamas tient la dragée haute à tous : pendant qu’à Paris on discute, en conférence internationale, des moyens pour arrêter la contrebande d’armes et munitions à Gaza, on apprend que de septembre 2005 (évacuation de Gaza par Israël) à décembre 2008 (guerre à Gaza) on a introduit dans ce territoire quelque 250 tonnes d'explosifs, 80 tonnes d’engrais (matériau « dual » pour la fabrication d’explosifs), 4000 RPG et 1800 roquettes en provenance de l'Egypte. Et pour ce qui est de la conférence internationale à Paris, réponse du No2 du Hamas à Damas «  Nous continuerons à faire venir des armes et des munitions, c’est le droit de la résistance »

Parler au Hamas ? Peut-être du sort du soldat de nationalité française et israélienne, otage du Hamas depuis bientôt 1.000 jours ? Certes, il ne s’agit pas d’une ancienne petite amie de Monsieur de Villepin ni d’un terroriste pour lequel serait intervenue une des belles-sœurs de notre président. Mais, la France a fait libérer les infirmières bulgares et était prête à prendre sur son territoire des assassins du FARC. Devant les champions de la liberté que sont les membres du Hamas, la France est sans moyens. Autres que de les cajoler et de leur paver la voie vers la disparition d’Israël. Faut entendre le porte-parole du Quai (E. Chevallier) disant le 17 mars à propos de l’action de l’Egypte « La France n'étant pas acteur direct à cette médiation visant l’échange de prisonniers, elle n'a pas à dire quelles sont les responsabilités des parties, mais nous continuons à soutenir les efforts égyptiens en espérant qu'ils aboutiront » Prisonniers ? Il s’agit, d’un côté, d’un otage et de l’autre de criminels jugés par la justice d’un pays de droit et, pour une partie, condamnés à perpétuité pour les actes de barbarie commis : A. Barghouti (fabricant de bombes pour le Hamas, condamné à perpétuité pour l’attentat au restaurant Sbarro, Jérusalem), A. Sayid - condamné à perpétuité (responsable militaire du Hamas à Tul Karem), organisateur de l’attentat au Park Hotel de Natanya, R. Haari, condamné à perpétuité pour l’attentat au Dolphinarium Tel Aviv, (25 morts +), J. Abu al-Haiga, condamné à perpétuité, B. Badr Hilel, condamné à perpétuité pour l’attentat au Café Jérusalem, (18 morts), M. al-Karm,  condamné à perpétuité, (15 morts à Haiffa) et autres ejusdem farinae. Voilà les « prisonniers » que le Quai (à la suite du Hamas …) veut voir libérer pour que Guilad Shalit revienne en Israël. Tout en ne sachant rien de son sort : on se souvient de l’échange de deux cadavres israéliens contre un terroriste libanais fêté depuis à Beyrouth, à Damas et à Téhéran …

Et notre président à le culot d’écrire aux parents de ce malheureux « My dear Noam and Aviva, I am with you with all my heart on this sad day. All of France is hoping, as you are, that Gilad will be released. Rest assured and be confident that I will do everything I can to make this happen ». Pas besoin de traduire en français.
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 18:22
Texte mis en ligne par Liberty Vox

Système électoral fondé sur la proportionnelle intégrale on sait que, d’un côté, il s’agit du système le plus démocratique imaginable et, d’un autre côté, du système le plus détestable car en cas d’égalité de voix obtenues par « les grands partis », le plus petits deviennent les plus forts car agissant à la marge. Et faisant du chantage pour obtenir ceci ou cela en échange de leur appui à le Knesset (Assemblée Nationale).

Les élections de 2009 ont permis, cependant de « laminer » les partis les plus petits, de gauche ou de droite, y compris le parti « religieux » qui était, souvent par le passé le « faiseur de roi ».

Quatre partis se partagent 83 % des voix, les « extrêmes » de gauche (Meretz) ou de la droite religieuse  (Shas, United Thora, etc.,) se trouvent pour la première fois incapables de peser sur la formation du gouvernement. Formation pour laquelle, si l’on veut qu’il dispose d’une certaine stabilité, il est nécessaire qu’il dispose de plus de 60 députés à la Knesset (dont le total des membres est de 120).

Un premier constat : les trois partis « arabes » disposent d’un nombre de députés égal à (presque) 10 % du total (11 sur 120). Naturellement, aucun commentaire de la presse internationale ne relève ce fait, unique dans les pays du Proche Orient : une opposition à caractère existentiel à l’état dans lequel elle existe occupe 10 % des places de l’Assemblée Nationale. Pas besoin de se demander combien de coptes siègent au Parlement Egyptien ou si une opposition existe dans les pays « démocratiques » arabes (la Syrie par exemple où son président est élu avec 99,9 % des voix).

Les commentateurs « avisés » (et les gouvernements occidentaux influencés par leur matraquage ou en pensant à des franges de la population de leurs pays) détectent, analysent et, naturellement, critiquent le « glissement à droite » des électeurs israéliens. Mention particulière pour le parti « ultranationaliste, d’extrême droite, voir fasciste »  « Notre Maison – Israël » d’Avigdor Liberman. On est habitué aux exagérations quand il s’agit d’Israël mais venant après la guerre à Gaza on devrait être et un peu plus circonspect et un peu plus mesuré. Il faudrait savoir que lorsqu’on est de droite en Israël c’est comme si on était radical-socialiste chez nous. Alors, l’extrême droite israélienne ce n’est même pas Monsieur de Villiers pour ne pas parler de JLP … Disons qu’il s’agit d’un parti de centre droite comme l’UMP en France.

Ce parti fût-il de centre ou d’ailleurs, est marqué du sceau de l’infamie « ultranationaliste ». L’essentiel de ce qu’il prêche se résume à deux positions fortes, les deux à caractère existentiel pour Israël. Il s’agit de demander la loyauté envers l’état à tous ses citoyens et, compte tenu de l’expérience historique mondiale, d’obtenir la séparation des populations.

Pour ce qui est de la première demande il s’agit d’obtenir que la population arabe israélienne ait non seulement les mêmes droits mais les mêmes devoirs que la population juive. Accepter l’état de la majorité, état juif, et lui être loyal veut dire ipso facto traiter les palestiniens des territoires qui, un jour, peut-être, auront un état, comme des voisins non pas comme des « frères ». Ceci veut dire aussi que lorsqu’on est député à la Knesset on ne doit pas faire acte d’allégeance à l’Autorité Palestinienne, à la Syrie ou à tout autre état qui ne vise que la disparition d’Israël. Le cas du député Bishara qui, soupçonné d’avoir fourni des informations à caractère confidentiel au Hezbollah pendant la guerre du Liban en 2006, a fui la justice de son pays est illustratif du propos de A. Lieberman. Certes, la double nationalité pose problème dans beaucoup d’endroits au monde. Mais ce dont il s’agit ici c’est de se déterminer en tant que citoyen d’un état que tous ses voisins voudraient voir disparaître et admettre que si cet état se défend contre des organisations terroristes la moindre des choses c’est d’être solidaire de son état non pas desdites organisations. Ultranationalisme ? Fascisme ? Voire. Israël n’est pas la France qui peut se permettre (comment ferait-elle autrement ?) de voir six de ses soldats refuser d’aller en Afghanistan car … musulmans. Cela n’a l’air d’interpeller personne.

La deuxième demande paraît pourtant logique du point de vue de l’expérience historique mondiale. En effet, dès que deux populations arrivent au bout de multiples tentatives échouées de vivre ensemble, la solution est la séparation. C’est ce qui s’est passé par l’explosion pour la Yougoslavie (séparation en Serbie, Croatie, Bosnie, Monténégro, Macédoine) mais c’est aussi ce qui s’est passé, en silence, tranquillement, pour la Tchéquie et la Slovaquie. Le cas de la Bosnie est doublement intéressant car il y a eu, aussi, échange de populations serbes et bosniaques (pour ne pas dire chrétiennes et musulmanes). A. Lieberman part d’un constat imparable : le contrôle par Israël de territoires disputés depuis 1967 a conduit à la création de quelques agglomérations (ayant tous les attributs de vraies villes) et dont certaines dépassent 50.000 habitants. Puisque l’on envisage la création d’un Etat Palestinien, qui plus est « Jüdenrein » (pour faire simple, où les juifs n’auront pas le droit de résider) il  serait souhaitable que l’on procède à une séparation de populations et à un échange de territoires. Ainsi, une partie du Nord d’Israël où la population arabe est prépondérante serait transférée à l’Etat Palestinien tandis que les agglomérations évoquées seraient transférées à Israël. Naturellement, le tout en parfaite équité, km carré pour km carré. Ainsi, des arabes israéliens iraient rejoindre leurs « frères » obtenant par là-même une adéquation parfaite entre leur identité religieuse, communautaire, traditionnelle et leur citoyenneté. Bien entendu, on crie au scandale et on travestit le concept de séparation de populations (et territoires) en une infâme accusation de « fascisme » couvrant la «volonté d’expulser les arabes ». Il n’est pas, cependant, inutile de comprendre ce que couvre le rejet de cette proposition de ce parti : l’espoir, qu’à terme, il y aura deux états pour un peuple, le « peuple palestinien ». Car les arabes israéliens comprennent qu’ils ne jouiront jamais dans l’état qui se prépare des mêmes libertés, droits civiques et situations économiques. Et leur espoir caché est évident : obtenir la majorité dans l’Etat Juif soit par la démographie soit par le « retour des réfugiés ». Il est donc légitime, de leur point de vue, de rejeter une telle proposition. Mais du point de vue de l’histoire et de la majorité juive d’Israël la proposition n’a rien d’infamant.

Ce parti, ”Israël-Notre Maison”, a été fondé par des émigrés russes (son nom est presque identique à celui du premier parti politique russe ...) qui sont, essentiellement, laïques et qui apportent avec eux une Weltanschauung dérivée de l’expérience du régime communiste dans lequel eux, ou leurs parents, ont vécu. Et c’est ainsi qu’ils plaident pour le mariage civil (seul le religieux a cours en Israël, séquelle de l’Administration Turque et Britannique ensuite), pour l’établissement d’une constitution (Israël n’en a pas), pour la séparation complète de l’état et de la réligion (loin d’être évidente en Israël), etc., Mais, le monde occidental (pour ne pas parler du monde musulman, dont la pratique de la tolérance politique est parfaitement connue) a décidé, ce parti est d’extrême droite, il doit être isolé. Et sans aucune vergogne on voit J. Solana intervenir au nom de l’Europe pour dire que cela vaudrait mieux que ce parti ne se retrouve pas dans la coallition qui formera le prochain gouvernement d’Israël. Tandis que le Vice-Président de la Commission pour les Affaires Etrangères de notre Sénat (J-F. Poncet) dédouanne le chef du Hamas en lui accordant une sorte de ” benediction” après une rencontre à Damas. A la question du journaliste du Monde ”Vous ne considérez donc pas les tirs de roquettes comme des actes terroristes” » ? il répond « Les tirs s'inscrivent dans le cadre des échanges entre Israël et le mouvement palestinien à Gaza. Vous ne demandez pas si l'attaque israélienne à Gaza est terroriste »

On devrait cependant ce souvenir de la manière dont Ariel Sharon a été traité par la presse mondiale (et les gouvernements occidentaux) : assassin, fasciste, tueur d’enfants arabes, on en passe et de meilleurs jusqu’au moment quand il a évacué Gaza. A ce moment-là, félicitations, congratulations, invitations n’arrêtaient pas. Les visionnaires d’alors avaient prévu ce que Gaza allait devenir. Peut-être même les gouvernements occidentaux qui sachant ce qu’il allait advenir n’étaient pas mécontents de voir Israël faire, elle-même, un pas vers sa possible (souhaitable, en tout cas, pour eux) destruction. En oubliant aussi que l’on commence toujours avec les juifs ...

Ceci pour rappeler, en même temps, une évidence historique : la ”droite” peux faire plus facilement la paix que la gauche. Begin a montré le chemin en rétrocédant à l’Egypte la totalité du Sinaï pour une paix qui, clopin-clopant, dure depuis 32 ans. Mais faire la paix pose tout de suite la question ” avec qui”?

On sait maintenant que « le peuple palestinien » a deux gouvernements sur deux territoires, la Cisjordanie et Gaza. Celui de la Cisjordanie n’existe que grâce aux subsides internationales (oublions ce qui part vers les comptes étrangers des dirigeants …) et à la sécurité assurée par Israël mais n’a, en réalité, aucun pouvoir d’engager son peuple sur la voie de la paix avec Israël. Certes, depuis Oslo et encore plus depuis Annapolis, les deux protagonistes se trouvent dans un « processus de paix ». Le monde s’est contenté jusqu’ici de mettre plus l’accent sur le « processus » que sur la paix. Gaza est tenue d’une main ferme par le Hamas qui crie sur tous les toits disponibles qu’il ne reconnaîtra jamais Israël et que sa mission c’est sa destruction. Aidé en cela par un acteur en train de devenir prépondérant au Proche Orient, l’Iran. Bref, à supposer que par un coup de baguette magique de notre président, grand spécialiste de l’apaisement des conflits, ou de celle de Barrack Obama, tout dernier héro des gauches mondiales, Israël arrive à un accord avec l’Autorité Palestinienne, celle-ci n’a pas la capacité d’engager les deux parties palestiniennes dans un accord  de paix avec Israël ce qui conditionne, en premier, la création d’un Etat Palestinien. La faute incomberait à Israël et comme si les juifs n’étaient pas suffisamment nombreux pour être vilipendés, Le Figaro (12.02.09) publie un commentaire (accepté par le « modérateur ») qui dit « c'est cet état qui détient un arsenal terrifiant (normal : il est aidé depuis 50 ans par toutes les puissances occidentales, qui ont même été jusqu'à lui donner la bombe .... n'est-ce pas, la france ?) Qui a accueilli 500 000 russes d'extrême-droite, faschistes et non ....juifs !!!! histoire de se faire des bataillons de colons. Ces russes qui n'ont qu'un mot à la bouche : Cisjordanie et Gaza, c'est simple : seront rasés comme Grozny !!!! »

Mais tout le bruit que l’on fait sur la dérive droitière d’Israël (comme toutes les accusations de « crimes de guère ou contre l’humanité » avant, pendant et après la guerre à Gaza ne sont qu’un rideau de fumée qui est censé cacher le vrai problème du Proche Orient et du monde : l’Iran et sa marche forcée vers la bombe.

C’est à tort que pendant deux décennies on a voulu faire croire au monde que le conflit israélo-palestinien était « la mère des conflits ». Ce n’est pas parce que pendant ces deux décennies personne n’a manifesté en Europe ou dans les pays musulmans contre les attentats en Indonésie ou Thaïlande, contre le génocide au Rwanda, les massacres du Darfour ou du Niger (deux pays où il ne fait pas bon de ne pas être musulman) et uniquement contre Israël et ses « crimes » que le fond des choses n’était pas évident. Ce qui s’est passé pendant ce temps c’est que l’Iran a exporté sa « révolution » comme l’Union Soviétique avait exporté la sienne. Une différence majeure, toutefois, l’Iran s’appuie sur le coran, viatique d’un milliard et demi d’êtres humains disposés et disponibles pour une solidarité agissante quand il est question de s’affirmer face à l’infidèle. D’un autre côté, la guerre à Gaza a été considérée par les médias internationaux comme un conflit militaire entre Israël et le Hamas. En réalité, cette guerre, comme la guerre de 2006 au Liban et une multitude d’autres événements militaires et politiques pendant les trois dernières décennies au Proche-Orient ne sont que le reflet du conflit entre l'Iran révolutionnaire et l’Arabie Saoudite. Ce conflit, nouvelle guerre froide, cette fois-ci entre musulmans chiites et musulmans sunnites représente l’essentiel de ce qui se passe au Proche-Orient et si on ne veut pas le comprendre c’est parce que l’on veut obtenir les grâces des uns comme celles des autres.

La nouvelle administration américaine est en train de changer, radicalement, le cap de sa politique au Proche-Orient. Elle espère, comme, les européens pendant sept ans de négociation, d’arrêter la marche de l’Iran vers la bombe. Pour ce faire, pour elle et pour les conseillers de Barrack Obama (tous ou presque anciennement des conseillers de l’Administration Clinton), deux étapes sur cette route : détacher la Syrie de l’Iran et obtenir un accord israélo-palestinien. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que les deux étapes se confondent car la Syrie contrôle, pour le compte de l’Iran, les deux milices qui empêchent (ou empêcheront) tout accord entre Israël et les palestiniens. Car elles ne sont que des têtes de pont de l’Iran au Proche-Orient. Et leur affiliation à l’islamisme, rampant mais conquérant, sponsorisé par l’Iran ne peut succomber devant aucun argument rationnel. Mais on peut toujours essayer de traiter de manière rationnelle l’irrationnel …

Ce qui, tôt ou tard, indépendamment de la couleur de la coalition gouvernementale israélienne, révélera crûment que la solution de « deux états, pour deux peuples » est morte née et que tous les soins qui lui ont été apportés ne l’étaient que post mortem.

Que faire ? Une théorie, constatant l’impossibilité de régler le conflit, met en avant la nécessité de la séparation. Le « mur » tant écrié est un exemple : depuis sa construction, là par où il passe, aucun attentat suicide n’a eu lieu. Mais il y a l’exemple inverse, quitter un territoire auparavant contrôlé par l’armée israélienne peut conduire à rapprocher les forces ennemies (supplétifs de l’Iran) du cœur d’Israël : le Sud du Liban en 2000 ou Gaza en 2005. Le cas de Gaza est illustratif pour plus d’une raison mais celle qui devrait aveugler les spécialistes de la diabolisation d’Israël ne semble pas le faire : des palestiniens avaient la possibilité, sur un territoire qu’ils administraient de commencer à créer les structures de leur futur état. C’est pour cela que depuis des lustres on disait « Gaza d’abord ». On a l’habitude de dire qu’Israël contrôlait toujours les entrées et les sorties du territoire transformé en « prison à ciel ouvert ». Il s’agit d’un mensonge manifeste mais qui s’est transformé en vérité à partir du moment où le port qui existait ou l’aéroport d’où Yasser Arafat (de triste mémoire) partait pour ses tournées mondiales ont commencé à servir de porte d’entrée pour des armes et munitions. Ce qui a conduit, non seulement Israël mais aussi l’Egypte, à imposer un contrôle strict des points de passage. Que l’on ne se trompe pas : si le Hamas qui contrôle Gaza veut aujourd’hui obtenir l’ouverture des points de passage ce n’est pas, essentiellement, pour importer des denrées de première nécessité pour la population locale. C’est d’abord avoir la possibilité d’introduire  dans le territoire des systèmes d’armes (et des combattants formés en Syrie ou en Iran) pouvant représenter des menaces autrement plus sérieuses que les 7.000 fusées (« artisanale » …) tirées sur le Sud d’Israël pendant les sept dernières années.

La deuxième théorie a l’avantage de la simplicité : plus aucune concession (surtout pas dans l’optique « la terre contre la paix ») et une opération militaire comme celle de Gaza chaque fois que cela s’avère nécessaire. On comprend cependant que les deux théories ont un point commun : en aucun cas il ne faut envisager la réunion de Gaza avec la Cisjordanie car cela conduirait à créer à l’Ouest d’Israël encore une entité terroriste contrôlée, in fine, par l’Iran. Ce qui est parfaitement compris par la Jordanie qui ne voudrait pas, elle, avoir à sa porte la même entité terroriste. Mais cela n’empêche pas le Roi de Jordanie de dire le contraire en soutenant la création d’un état palestinien sur les deux territoires.

Et la communauté internationale ? Il y a les pays qui, faisant de bonnes affaires avec l’Iran (l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, la Russie et d’autres) n’ont aucun intérêt, surtout par temps de crise économique, à se prononcer en faveur de l’Etat Juif. Il y a les pays qui faisant de bonnes affaires avec les pays pétroliers arabes (vers lesquels l’Occident a transféré de trillions de dollars pour le pétrole) ne voudraient pas perdre une clientèle fortunée toute en ayant quelques scrupules à se montrer trop ouvertement adversaires d’Israël (la France et la Grande Bretagne tiennent le pompon). Alors cette communauté internationale qui, dans un moment d’égarement (!?) a fixé trois conditions pour que le Hamas devienne un interlocuteur acceptable (reconnaissance d’Israël, renonciation au terrorisme et respect des accords signés par Israël et l’Autorité Palestinienne) est en train de faire des acrobaties dialectiques pour les oublier. Avec à sa tête notre excellent ministre des affaires étrangères et comme Monsieur Loyal – le clown Javier Solana.

Le Hamas ? Trois brèves liant cette organisation terroriste aux Nations Unies :

-    Un ancien fonctionnaire de l'UNRWA dénonce la dérive de la vocation de cette agence onusienne. James Lindsay, un ex-conseiller juridique de l'agence onusienne d'aide aux réfugiés palestiniens, a publié la semaine dernière un rapport accablant : l'organisation onusienne emploie et accorde des avantages en nature aux terroristes membres du Hamas, fait des déclarations politiques unilatérales et finance la publication d'ouvrages scolaires encourageant à la discrimination ;
-    Le Hamas a fait disparaître sept tonnes d'armes et de munitions emmagasinés dans des entrepôts des Nations Unis. Les artificiers onusiens devaient procéder à leur élimination. ;
-    Le Hamas a réussi à faire croire à la presse mondiale (qui l’a bien voulu …) que 1.300 civils ont été tués par Israël pendant la guerre à Gaza. Une enquête minutieuse de l’armée israélienne (nom des morts, leurs éléments d’état civil, etc.,) -en partie corroborée par l’ONU- montre qu’au moins deux tiers du nombre étaient des « combattants » du Hamas mais qui avaient laissé leur uniforme à la maison …

"L"insouciance et l'utilisation cynique des installations civiles par le Hamas comme les tirs contre les populations civiles sont des violations flagrantes du droit international humanitaire" dit James Holmes (responsable des affaires humanitaires de l'ONU) au Conseil de Sécurité.

Et en parallèle, on commence à faire des dons pour reconstruire Gaza. Ce qui est, d’un côté, une aberration stratégique (car on va réparer la base d’attaque de l’Iran contre Israël) et, d’un autre côté, un déni d’éthique car on va ainsi gratifier le Hamas  d’une récompense pour  ce qu’il a fait. Et ceux qui disent qu’il faut aider les populations palestiniennes qui souffrent à Gaza devraient, pour commencer, comprendre que c’est le Hamas qui fait souffrir ces populations car cela représente son fonds de commerce. Il suffit de se souvenir qu’avant Oslo plus de 250.000 palestiniens travaillaient en Israël soit 50 fois plus qu’aujourd’hui …

Qu’à cela ne tienne, le monde avance, le négationnisme reprend des couleurs, l’église catholique oublie Vatican 2, les Etats Unis vont aller à Genève pour assister à la diabolisation institutionnelle d’Israël par les pays respectueux des droits de l’homme (Libye, le Soudan, la Pakistan plus le Venezuela et le Cuba …), vont « parler » à la Syrie et à l’Iran, bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et on attend notre président pour régler ce conflit qui dure depuis plus de 100 ans …





 

 
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Published by martin
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 17:40
Gaza, l’écume des jours,
Les conséquences stratégiques.

Le vacarme, les vociférations, les affirmations non contredites quant à la victoire du Hamas face à Israël pendant la récente guerre à Gaza ne peuvent pas masquer la nudité du roi … Gaza a été ramenée trente ou quarante années en arrière et toutes les structures militaires du Hamas ont été détruites. Tout en sachant que ses dirigeants trouvent leur force dans le malheur de leur peuple, on ne peut pas ne pas commencer à entendre les chuchotements de ceux qui commencent à comprendre l’impasse dans laquelle se trouve Gaza. Qui, d’une manière lancinante, égrènent leurs souffrances et, surtout, leur manque de perspectives. On a déjà vu cela avec le deuxième guerre au Liban : provoquée par le Hezbollah, condamnée par toutes les puissances occidentales (avant de décréter que la réaction d’Israël était « disproportionnée ») elle a conduit le Liban au bord du précipice car plus de 25 % de ses infrastructures avaient été détruites. Ce qui n’a pas empêché les mêmes puissances de permettre au Hezbollah, sous le parapluie de la Syrie, d’obtenir un droit de véto sur les décisions du gouvernement libanais dont il détient un tiers des portefeuilles. Et de lui laisser la possibilité (à l’encontre de la résolution 1701 « sponsorisée » par la France et les Etats Unis) de se réarmer et de décider du moment où il pourra, de nouveau, attaquer Israël.

Première conséquence stratégique de la guerre à Gaza : l’évidence de l’impossibilité de continuer la réalisation de la « vision » de la communauté internationale qui s’inscrivait dans la logique des accords d’Oslo de triste mémoire, à savoir « deux états pour deux peuples ». Dans la mesure où l’objectif consubstantiel de son existence pour le Hamas est la destruction de l’Etat Juif, il est impossible de croire à la poursuite du « processus » de paix entre Israël et les palestiniens. Certes, ceux qui apaisent en rond sont prêts à rappeler que l’OLP (et le Fatah) aussi voulait la destruction d’Israël et, pourtant, ils ont changé de position. Tout d’abord, il s’agit d’un mensonge : la Charte de l’OLP n’a jamais été modifée nonobstant les promesses faites à François Mitterrand par Yasser Arafat (« la charte est caduques ») ou à Bill Clinton qui s’est prêté à une mascarade de réunion de l’OLP pour éliminer les articles prévoyant la destruction d’Israël par étapes. Ensuite, vu les 19 ans de discussions (avant et après Oslo), vu l’acceptation des plans multiples et divers on peut inférer que l’OLP accepte l’existence d’Israël. Non pas comme état juif mais comme état. Ce qui n’est, d’évidence, qu’une conséquence rationnelle de l’observation de la situation du Proche Orient. En revanche, s’agissant du Hamas, il ne peut y avoir de changement aucun car il s’agit, pour cette organisation, d’une position irrationnelle : la terre de la Palestine a été léguée par Allah aux musulmans, point de salut fors le Coran … Ceux qui grouillent, grenouillent et scribouillent pour participer à la solution du conflit israélo-palestinien s’activent pour faire croire qu’il y aurait une voie de sortie : un gouvernement d’union nationale palestinien avec la participation du Hamas constituerait une reconnaissance implicite de l’existence d’Israël.


En oubliant qu’il ne s’agit pas de cela mais de toute autre chose : l’acceptation de « l’autre » (de plus, le juif …) comme propriétaire légal de la terre sur laquelle il vit. Car, on devrait le remarquer, on ne se dispute pas sur ce qui a été accordé à la création de la Jordanie mais à ce qui a été reconnu à l’Etat Juif par l’ONU.

Tant que le Hamas ne changera pas ses objectifs, irrationnels mais consubstantiels à son existence, il n’y aura pas d’état palestinien. Et aucune contorsion dialectique de notre diplomatie (ou de son chef, poursuivi par ses activités de « conseil » pour des dictateurs africains …) ne sera de nature à pouvoir changer quoi que ce soit. Quant à la Cisjordanie, une approche pragmatique (sécurité aux mains d’Israël, prise en charge progressive par des forces palestiniennes entraînées par les Etats Unis, projets économiques qui ont permis une augmentation sensible du niveau d’emploi et de vie pendant les deux dernières années) fait que ce territoire s’est séparé, de lui-même, de Gaza. Dont le sort lui importe tellement peu que pendant que les gauches du monde entier manifestaient contre Israël, les populations de Ramallah, Naplouse, Jenin et autres vaquaient à leurs occupations.  Exit la solution « deux états pour deux peuples ». Ou alors, on pourrait envisager la création d’un califat islamique à Gaza et d’un état palestinien en Cisjordanie … Autant dire, trois états pour deux peuples …

Mais le Hamas (comme le Hezbollah au Liban) n’est qu’un supplétif de l’Iran. Et voilà la deuxième conséquence stratégique de la guerre à Gaza : l’Iran se considère comme acteur incontournable non seulement à Gaza mais à l’intérieur du monde musulman sunnite, dont les états de la région sont considérés comme modérés. L’Iran a reproduit le schéma du Hezbollah au Liban : entre l’évacuation du Liban Sud par Israël (E. Barak) en 2000 et 2006, l’Iran y a organisé un territoire de guerre, une milice et des dépôts d’armement qui ont servi au lancement (par provocation) de la deuxième guerre du Liban, en 2006. L’Iran y a obtenu avec l’aide de la Syrie -état satellite- et de la France un droit de véto sur les décisions du gouvernement libanais et, partant, il a détaché un premier pays arabe de son milieux naturel, le monde arabe musulman « sunnite et modéré ». Les pays arabes (Egypte, Arabie Saoudite, Jordanie, certains pays du Golfe) ont eu une deuxième preuve à Gaza (après celle de 2006 au Liban) quant aux visées de l’Iran sur ce qui constituait du temps de Cyrus  l’empire perse. Et quand on ajoute la marche forcée de l’Iran vers la bombe on comprend que les pays arabes cités ont commencé à prendre plus peur de l’Iran que d’Israël. L’insistance actuelle de l’Arabie Saoudite pour qu’Israël accepte « l’initiative arabe » n’a pas comme substrat le désir soudain d’accepter l’état juif mais, surtout, d’obtenir une réorganisation de la région pour pouvoir s’opposer plus sérieusement à l’envahisseur perse. Ce n’est pas par hasard que les manifestations contre Israël pendant la guerre à Gaza  ne se sont pas déroulées dans ces pays où, pourtant, « la rue » a explosé au moment des «caricatures ». La guerre à Gaza a conduit à la cristallisation des oppositions « chiites sunnites » sur fond de partage des territoires du Proche Orient. Et on a compris qu’en réalité Israël s’est attaquée à la tête de pont de l’empire perse. Une ligne de fracture s’est ainsi matérialisée, elle sera très difficile à combler : les pays arabes gouvernés par des dictatures « raisonnables » (du point de vue de l’Occident … non pas de leurs peuples) se sentent menacés de l’extérieur par l’Iran et de l’intérieur par les alliés de ce pays, pour l’essentiel, les Frères musulmans en Egypte et en Jordanie et les adeptes de Al-Qaïda en Arabie Saoudite. Une des preuves évidentes de l’apparition de cette fracture dont l’importance stratégique n’est pas à négliger a été le comportement de l’Egypte (et des autres pays arabes « modérés) face au Hamas et au déclenchement de la guerre par sa faute. Comportement autrement plus en rapport avec les choses que celui de certains pays européens comme l’Irlande ou la Norvège.
 

Gaza et les principaux protagonistes

Mais le comportement de certains pays de l’Europe traduit lui aussi une conséquence à caractère stratégique. Deux lignes de fracture se sont formées en Europe entre trois groupes de pays : l’Europe de l’Est (qui ayant souffert pendant 50 ans sous le joug soviétique et sans la compassion de      l'Ouest …) qui, avec les Pays Bas, sont « pro-israéliens », les pays « anti-israéliens (Espagne, Belgique, Irlande, Pays Scandinaves) et les pays « importants » (la France, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie) qui essayent par tous les moyens de gagner sur les deux terrains (arabe et israélien) soucieux comme ils sont de ne pas gâcher leurs intérêts économiques. Sauf que, à l’encontre des souhaits des gouvernants des grands pays européens, le conflit israélo-palestinien a été importé en Europe. Comment aurait-on pu imaginer autre chose ? La France, premier pays musulman au Nord de la Méditerranée (elle a certainement oublié qu’elle avait été « la fille aînée de l’Eglise » …) a toujours voulu donner des gages, à l’extérieur -au monde arabe- et à l’intérieur -à ses populations musulmanes,  quant à sa sympathie pour la « cause palestinienne ». Aussi, pendant une période (comme l’Italie d’ailleurs) pour se prémunir contre des attentats islamistes. La Grande Bretagne, creuset de la formation de terroristes agissant sur place ou en Irak, Afghanistan et ailleurs, dotée aussi d’une double histoire d’antisémitisme et de culture de gauche (voir l’ancien maire de Londres, Ken Livingstone) a laissé faire tous ceux qui voulaient vomir leur haine sur Israël. Ce que l’Italie a fait à son tour. Et c’est ainsi que la fameuse « politique étrangère commune » n’a plus beaucoup de chair : il fallait voir le « haut représentant européen pour la politique étrangère (Javier Solana) porter son spleen doublé d’une grande dose de confusion partout où on l’envoie  ou où il va pour se trouver une occupation … L’importation du conflit israélo-palestinien dans les pays de l’Ouest de l’Europe s’est fait avec la complicité des gouvernements (de droite et de gauche) qui n’ont pas eu le courage de s’opposer à l’avance implacable de la coalition islamo gauchiste (pour ne pas dire gauche tout court). Et quoi de plus normal de la voir se transformer en vulgate antisémite en tirant profit, aussi, du temps de crise que l’on traverse. Ce qui peut paraître, quand même,  curieux c’est l’attitude des gauches européennes : elles demandent la liberté de la presse, le seul endroit où cela existe au Proche Orient c’est en Israël – regardez Gaza sous le Hamas; elles sont attachées aux droits des femmes, regardez Gaza sous le Hamas ; elles sont attachées aux droits des homosexuels, le seul pays de l’Orient où ils sont respectés c’est Israël - regardez Gaza sous le Hamas (peine de mort pour …) ; elles sont contre la peine de mort, le seul pays où elle n’existe pas c’est Israël - regardez Gaza sous le Hamas. Pourtant on a défilé à Paris, par exemple, avec des banderoles « nous sommes tous des Hamas ».

Certes, on ne voit pas encore chez nous des affichettes sur les devantures des boutiques « interdit au juifs, permis aux chiens ». Mais on voit cela en Turquie.

Turquie ? L'ère d'Atatürk semble révolue. Dès l’arrivée au pouvoir d’un parti « islamiste modéré » (prière d’excuser la contradiction) on constate que l’islamisation de la société turque, de rampante qu’elle était, est devenue conquérante. Ce pays, courtisé par le passé par le Etats Unis qui l’a fait entrer à l’OTAN et par certains pays européens qui veulent le faire entrer en Europe a montré, clairement, pendant la guerre à Gaza qu’il a choisi son camp : celui de l’Iran et de la Syrie, celui du Hamas terroriste islamique. Non seulement par les excès verbaux de son premier ministre à l’encontre d’Israël, en particulier, et des juifs en général (Allah punira les responsables du « massacre », cela conduira à la « destruction » plus rapide d’Israël, la presse mondiale contrôlée par des intérêts juifs, etc.,). Surtout par le fait qu’il s’est opposé à l’Egypte et à l’Arabie Saoudite en prenant le parti du Hamas. Ce pays qui a eu des relations de confiance avec Israël, qui s’est fait  refaire une partie de son armement par l’industrie israélienne et qui a courtisé Israël et « le lobby juif » américain pour que l’on ne condamne pas le génocide arménien, ce pays vient de renoncer à son statut d’allié de l’Occident. Pays musulman qui était donné comme exemple de la possibilité de coexistence entre l’islam et un régime politique séculier. Alors, quand les dirigeants du pays se montrent profondément antisémites et anti-israéliens, le peuple turc s’en donne à cœur joie. Enfin, un partie car une autre fait des pieds et des mains pour que les 500.000 israéliens qui viennent en touristes tous les ans à Antalya et ailleurs continuent de le faire. Peu probable, les réservations se sont réduites de plus 70%. Mais, d’évidence, il y a là une conséquence stratégique de la guerre à Gaza : la preuve du détachement de la Turquie des intérêts de l’Occident. Cela rendra encore plus facile de lui opposer un refus d’admission en Europe. La Turquie n’appartient pas à l’Ouest et pas seulement pour des considérations géographiques.

ooooooooo

Quatre conséquences stratégiques de la guerre à Gaza, il doit y avoir d’autres peut-être aussi importantes (coup d’arrêt à la pénétration iranienne au Proche Orient,  le reconnaissance par l’Occident de la nécessité de prévenir le réarmement du Hamas, etc.). Mais ce qui a constitué le viatique de la diplomatie mondiale « deux états pour deux peuples » peut être jeté aux poubelles de l’histoire. Tant qu’un régime irano-islamiste sera en charge de Gaza (autant dire pour la vie ou … pour toujours) il n’y aura pas d’état palestinien. Pour qu’il y a paix entre Israël et les palestiniens (mais qui y croit encore ?) il faudrait que la guerre soit rejetée par les deux parties ou la continuer avec d’autres moyens, politiques (pour paraphraser Von Clausewitz).

Et Israël ne quittera pas la Cisjordanie, la preuve ayant été faite que tout territoire quitté (Liban Sud, Gaza) devient un base d’attaque plus rapproché sous le contrôle de ses ennemis. Pas une seule fusée n’avait été tirée de Gaza contre Israël jusqu’aux accords d’Oslo et pendant sept ans après. Sur ce plan, peut-être la chose la plus importante a été qu’Israël montre que les règles des conflits « asymétriques » ne lui sont plus opposables. Nonobstant tous ceux qui, confortablement assis dans leurs fauteuils, crient à tue-tête « disproportionnée ».

Quant à notre pays, son président reçoit les parents du soldat franco-israélien détenu par des ravisseurs ignobles depuis bientôt 1.000 jours pour leur dire que leur fils est en vie. Contribuant ainsi au chantage des mêmes ravisseurs qui veulent obtenir, d’une manière disproportionnée, la libération de 1.000 détenus palestiniens pour rendre leur otage. Et la diplomatie française, avec à sa tête un ministre qui fricotait avec des dictateurs africains, s’active pour obtenir pour ces ravisseurs ignobles une reconnaissance internationale car il faut parler à tout le monde. En faisant semblant de ne pas entendre le chef des terroristes dire à Téhéran « Nous nous préparons à libérer toute la Palestine, à reprendre al-Quds (Jérusalem) et à assurer le retour des réfugiés »

                                             

Le chef du Hamas, K. Meshkaal avec son patron, l’Ayatollah Khameney









 
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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 18:27
Si les arabes laissent tomber les armes aujourd’hui,
 il n’y aura plus de violence.
Si les juifs laissent tomber les armes aujourd’hui,
 il n’y aura plus d’Israël.
B. Netanyahou

Corriere del Serra, le 22 janvier 2009 (Lorenzo Cremonesi) : " Il y a une différence énorme au Moyen-Orient entre les sociétés arabes qui n'ont pas la tradition culturelle des droits de l'homme et Israël. Sous le régime d'Arafat la presse était censurée et persécutée. Le Hamas est pire encore », dit Eyad Sarraj, un psychiatre renommé de la ville de Gaza. Et il y a un autre fait qui apparaît de plus en plus évident en visitant les cliniques, les hôpitaux et les familles des victimes de tirs israéliens. En vérité, le nombre de victimes apparaît beaucoup plus faible que les 1300 morts, et plus de 5.000 blessés, annoncés par le Hamas et répété par les officiels de l'ONU et la Croix-Rouge locale. "Il n’y a pas eu plus de 500 ou 600 morts. Principalement des garçons entre 17 et 23 ans recrutés dans les rangs du Hamas, qui les a littéralement envoyé au massacre », dit un médecin de l'hôpital Shifah. Une chose, cependant, a été confirmée par les journalistes locaux: nous avons déjà demandé au leadership du Hamas « pourquoi gonfler le nombre de victimes? Curieux, entre autres, que les organisations non gouvernementales, y compris des Occidentaux, acceptent de faire leurs  des rapports sans vérification. » En fin de compte, la vérité ne peut être cachée. C’est sans doute comme à Jénine en 2002. Au départ, on nous a parlé de 1500 décès. Puis on a constaté qu’il n’y avait que 54, dont au moins 45 guérilleros qui sont morts aux combats. »

Génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, rien n’est épargné aux israéliens parce qu’ils ont eu le culot de dire « assez c’est assez ». Et parce que d’une manière considérée disproportionnée il on ramené Gaza 40 ou 50 ans en arrière. Tout en sachant, dès le départ, que la réprobation mondiale de leur droit à se défendre constituera la principale victoire du Hamas à Gaza. Fer de lance de la culture de victimisation qui constitue la vulgate dominante de la culture arabo-musulmane, aujourd’hui, la Hamas crie cependant victoire et organise des parades avec les drapeaux verts et des enfants portant des armes et des ceintures d’explosifs factices (du moins on l’espère …).






On occulte le fait que pendant la guerre avec Israël le Hamas avait déclenché une autre guerre : avec le Fatah de Mahmoud Abbas. D’abord en dénonçant ses affidés comme « espions » d’Israël. Ensuite, comme « suppôts » de l’Egypte. Les ONG ont connu (mais se sont tues …) une pléthore de cas d’enlèvements, torture et assassinats perpétrés par le Hamas pendant les trois dernières semaines. Un des plus connus est celui de Shakhura Achmad, 47 ans, résident de Khan Yunis et de son frère Khaled, ancien bras droit de Mohammad Dahlan (ancien chef des services de sécurité de Yasser Arafat, aujourd'hui en exil à Ramallah …) qui a été enlevé et torturé sur ordre du chef la police secrète du Hamas, Abou Abdallah Al Kidra : on lui  aurait déchiré son œil gauche, puis il a été tué le 15 Janvier (Corriere des Sera).

Très bien. Et ensuite ?

Tout d’abord les deux conséquences régionales majeures de la guerre à Gaza. La Turquie s’est totalement départie de sa position « neutre » lui donnant la possibilité de parler aux uns et aux autres, en prenant position en faveur du Hamas. En utilisant deux discours : le Hamas a été démocratiquement élu par le peuple palestinien, donc, on doit lui parler car il défend son peuple et, pour Israël, coupable de « crime contre l’humanité » ou mieux «les agissements d’Israël seront punis de Dieu et ne font qu’aider à sa destruction »  (R. Erdogan au Caire) ce qui, naturellement, conduit à  « … on doit l’exclure de l’ONU. » Il est évident que ce changement, significatif, de position de la Turquie a fait l’effet d’une douche froide pour ceux des dirigeants israéliens qui lui faisaient confiance en tant qu’honnête intermédiaire dans le cadre des négociations indirectes menées avec la Syrie.

La deuxième conséquence majeure est la cristallisation de la rupture (pour combien de temps ?) entre les pays arabes qui penchent du côté de l’Iran (la Syrie, le Qatar, l’Irak) et ceux qui ont commencé à comprendre (ou à l’admettre ouvertement) que la main mise de l’Iran sur le Hezbollah au Liban et sur le Hamas à Gaza (qui n’est qu’une succursale des Frères Musulmans) risque, à terme, de mettre en danger leurs propres structures de gouvernement (l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Jordanie). Cette rupture fait des « métastases » jusqu’au Maghreb : que le Guide Suprême renvoie tout le monde aux gémonies en proposant la création d’un seul état « Isratine » faute de quoi les israéliens devraient être envoyés     (déportés …) sur une île dans le Pacifique, ne surprend pas. Par contre, que l’Algérie de Monsieur Bouteflika se soit affichée à Doha avec MM Assad et Ahmedinejad … cela devrait faire réfléchir rapidement les chancelleries occidentales, la notre la première.

Avant de voir vers où on va, il n’est pas inintéressant de voir d’où on vient. Nonobstant les événements ultérieurs, force est de reconnaître que d’avoir quitté Gaza en 2005 a été, de la part d’Israël, une erreur stratégique majeure. Certes, la vie des 8.000 israéliens (et des soldats qui les gardaient) n’était pas simple. Mais Gaza était plus qu’auto-suffisante au plan agricole et les plantations, serres ou champs de fleurs assuraient du travail à dix fois plus de palestiniens que d’israéliens qui y étaient installés. Erreur stratégique (identifiée comme telle par un seul homme politique israélien, B. Netanyahou) car il était évident que deux choses allaient se passer à court et long terme : une prise de pouvoir du Hamas par ou sans élections, d’un côté, et compte tenu de sa nécessité de s’appuyer sur des alliés forts, la dérive vers la soumission à l’Iran. Erreur stratégique car il s’agissait non seulement de ce que l’apparition d’un « hamasthan » allait représenter pour Israël mais de ce que l’apparition d’un supplétif de l’Iran allait représenter pour Israël, l’Egypte et/ou les principaux pays arabes (Arabie Saoudite, Egypte, etc.,).

Erreur stratégique à court terme car il était évident (Khalil Shikaki - Foreign Affairs, November/December 2004) qu’en abandonnant Gaza sans laisser les clés du territoire à une autorité palestinienne (même si, déjà à l’époque, il s’agissait d’un organisme corrompu dont le seul mérite était d’obtenir des subsides, sans aucun contrôle, de la part des donateurs internationaux, l’Europe la première) l’absence de loi allait prévaloir et le Hamas, fort de ses activités « sociales » allait prendre le dessus. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les Etats Unis ont imposé la présence du Hamas aux élections de 2006 à l’encontre de la volonté d’Israël et/ou contre les conseils de l’Egypte. Deux ans après, après avoir essayé pendant des années de faire la paix avec les Palestiniens de la bande de Gaza (abandon de colonies, déracinement de milliers de civils qui y avaient vécu toute leur vie, structures agricoles laissées intactes pour assurer des activités lucratives aux locaux, etc.,), Israël s’est trouvée confrontée à un Hamas non lié par aucune des règles de droit international ou simplement des normes de décence humaine. Comme la Jordanie en 1970 s’est trouvée dans une situation équivalente avec les cohortes de Yasser Arafat : Septembre Noir, plus de 7.000 morts, le PLO déménageant  au Liban (et dont la suite est connue). Le bombardement sans relâche avec de roquettes et obus de mortiers par le Hamas contre des civils israéliens en violation de la souveraineté israélienne et de la loi internationale devaient culminer avec une conflagration. Elle a eu lieu, elle a été « disproportionnée ». On a beau souligner « l’inhumanité » de l’armée israélienne, on a tort de ne pas admettre que (a) la guerre, en général, vise la destruction des capacités de l’adversaire à revenir au statu quo ante et (b) l’armée israélienne a détruit (à très peu d’exceptions près) uniquement les endroits où le Hamas avait stocké des armes, munitions et explosifs. Autant dire, des mosquées, des écoles, des maisons d’habitation et/ou des bâtiments officiels. Et la seul raison pour laquelle seulement deux des cinq premiers leaders du Hamas ont été éliminés est simple : les trois autres se trouvaient au sous-sol du pavillon des enfants de l’hôpital Shifa. Et quand on dit que le Hamas n’a pas respecté la loi internationale, on doit admettre qu’il l’a fait deux fois : tirer des fusées contre des civils en Israël et s’abriter, bien que puissance militaire, derrière des populations civiles. D’où une réelle tragédie quant aux pertes civiles à Gaza.

Mais il y a plus. Le Hamas a  humilié, brutalisé et assassiné des chrétiens et des « ennemis »  du Fatah de sang-froid. Et pendant qu’Israël avertissait les gens par voie de tracts de quitter tel ou tel quartier qui allait être bombardé, exhortant les civils à trouver refuge loin de l'attaque aérienne, le Hamas les forçait à rester dans leur maison, les empêchant de trouver de la sécurité.

De quelque angle que l’on regarde le conflit, on est forcé de constater que la guerre d’Israël a été une « guerre juste ». Il s’agit d’une acception universelle de cette notion : toute guerre de défense face à une agression est une guerre juste. Et rien ni personne ne peut dire que les huit années pendant lesquelles le Hamas a tiré des fusées sur le territoire souverain d’Israël ne constituait pas une agression.

Mais la guerre avait comme but, aussi, de tenter de changer  la narrative palestinienne : ils ont essayé toutes formes d’action militaires et/ou terroristes mais ils n’ont jamais, réellement, essayé la voie de la collaboration pacifique. Chaque fois qu’Israël a fait un pas en avant les factions palestiniennes le considéraient comme un acquit obtenu par la faiblesse d’Israël et, comme un mouvement à cliquet, demandaient plus. Mais vient un moment quand « assez est assez ». Ce moment a été le 27 décembre et par delà les résultats obtenus d’Israël il y a les résultats obtenus auprès de certains pays arabes. Qui, pour la première fois depuis la renaissance d’Israël ont eu le courage de dire, en arabe et en anglais, que le responsable des malheurs des gazaouis est le Hamas. Et qu’après la défaite pleine et entière du Hamas (et de son patron, l’Iran) ils devraient peut-être tenter de vivre en paix avec Israël. Comme l’Egypte et Jordanie l’on fait des années auparavant. Que l’on se comprenne bien : ce n’est pas par amour d’Israël que ces pays prennent cette attitude. C’est pour défendre leurs propres pays contre les tentatives hégémoniques et messianiques d’un intrus dans le monde arabe, l’Iran.

Oui, le Hamas n'avait pas à gagner cette guerre. La règle est telle qu’il suffisait de survivre pour prétendre avoir gagné. Mais il sera totalement défait quand une autre formation politique prendra le dessus en Cisjordanie ou à Gaza. Difficile ? Certes, mais pas impossible. Mais pour cela soit le Fatah de Mahmoud Abbas se transforme en force réellement politique en quittant son fonds de commerce qui est la corruption et racket, soit il disparaîtra rapidement. Le Fatah ayant perdu toute autorité morale, les palestiniens qui voient comme exemple la démocratie israélienne qui n’accepte pas de confier des responsabilités sans contrôle ou sanctions ne tarderont pas à se réveiller. Surtout si la « communauté internationale » arrête de les traiter en assistés à vie incapables de subvenir par eux même à leurs besoins. Naturellement, le dilemme d'Israël devant ce que sont les palestiniens vient du fait qu’elle ne lutte pas contre un état mais contre une idéologie messianique dont le corpus idéologique se résume à une lutte sans merci contre l’Occident et contre les Juifs.



 Trois membres du Hamas dans le bureau de Mahmoud Abbas à Gaza

Il est fort probable, peut-être même certain, qu’autant les pays arabes « modérés » comme la communauté internationale pousseront, autant que faire se peut, à la création d’un gouvernement palestinien d’union nationale. Personne n’ignore, cependant, que la présence du Hamas dans un tel gouvernement ne fera que compliquer les tentatives de coexistence avec Israël vu son objectif idéologique simple : la destruction d’Israël. Mais … au Liban on assiste à un processus analogue. On a tort de croire que le Hezbollah (lui aussi supplétif de l’Iran) va contrôler le pays. Trois ans après la guerre avec Israël (dont l’action a été, aussi, considéré « disproportionnée ») on voit que nonobstant le réarmement jusqu’aux dents de cette autre organisation terroriste, le Nord d’Israël est d’un calme ennuyeux … inexplicable autrement que par le fait que le Hezbollah et le Liban dans sa totalité ont compris que le prix à payer pour s’attaquer à Israël est insupportable. Et le processus qui doit conduire, inexorablement, à la transformation du Hezbollah en parti politique ne disposant pas d’une milice armée est en cours. Le maillon faible de la chaine que l’Iran veut tirer sur la Proche Orient est d’évidence la Syrie qui, si elle se décide à sauter le pas en allant vers l’Occident, elle saura mettre au pas le Hezbollah.

Dans l’Ancien Testament on dit qu’il n’y a ni de fin du commencement ni de commencement de la fin. La vie des nations n’est qu’un court moment sur une route sans fin. La vie d’Israël dure depuis plus de 3.000 ans, ce serait insulter l’avenir que de croire qu’elle pourrait s’arrêter de notre vivant.


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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 20:03
Et la Turquie ?

Dans le brouhaha provoqué par la riposte israélienne à l’agression permanente du Hamas, à partir de Gaza par des tirs incessants de fusées qui duraient depuis huit longues années, on n’a pas remarqué un événement d’importance : Michel Rocard a annoncé sa décision de quitter le monde politique. Curieux départ pour celui qui a inventé la CSG dont le RDS n’est qu’une suite logique ou qui s’est attiré les foudres des bien pensants quand il a dit que « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde » Mais avant de laisser orpheline  une certaine gauche (dite moderne …) il a commis un dernier bouquin « Oui à la Turquie » (Michel Rocard et Ariane Bonzon).

Voilà plus de quarante ans que le Turquie frappe à la porte de l’Europe. Si les choses vont bien  encore quarante ans passeront avant que les nations européennes se décident à dire un non définitif à l’entrée de 70 millions de musulmans dans une Europe de moins en moins judéo-chrétienne. Pourquoi ?

Tout d’abord parce que la Turquie ne fait pas partie, à part une enclave équivalente à      5 % de sa superficie, du continent européen. Ensuite parce que depuis qu’elle existe elle a tenté, chaque fois que l’occasion s’est présentée, de détruire l’Europe par voie de conquête. Ses aventures guerrières (la Turquie du 14ème siècle a conquis la Hongrie, la Bulgarie, la Macédoine et la Roumanie) ne se sont pas arrêtées sous les murs de Vienne au 17ème siècle. Pour des centaines d'années après les Turcs ont opprimés et massacrés périodiquement leurs sujets chrétiens, les arméniens ayant été privilégiés pendant tout le 19ème siècle. Une longue histoire de massacres de chrétiens, maronites entre autres, en a suivi, jusqu’en 1922 (plus de 100.000 au Liban et en Syrie, ensuite les Nestoriens, les Chaldéens et tant d’autres avant le génocide arménien du 20ème siècle. Comme les massacres de Smyrne pendant lesquels on ne pardonnait même pas aux enfants de ne pas être musulmans.

Et les juifs ? La  Turquie est entrée en guerre contre les pays de l'Entente le 1er novembre 1914, en tant qu'alliée de l'Allemagne à laquelle elle était liée par des accords diplomatiques, commerciaux et militaires, avec comme motivation principale de récupérer les Balkans. Mais en Palestine (territoire faisant partie de son protectorat), le gouvernement des Jeunes Turcs a commencé à expulser les Juifs de Tel-Aviv, au printemps de 1917. Un communiqué de presse Reuters, mentionne ce qui concerne l'expulsion que : "Le 1er avril [1917], un ordre a été donné de déporter tous les Juifs de Tel Aviv, y compris les citoyens des puissances centrales, dans les quarante-huit heures. Une semaine avant, trois cent Juifs ont été expulsés de Jérusalem : Jamal Pacha [ainsi que l'un des membres du triumvirat Jeunes Turcs, le ministre de la Marine, et le commandant de la quatrième armée du Levant] a déclaré que leur sort serait celui des Arméniens et huit mille déportés de Tel-Aviv n’ont pas été autorisés à prendre leurs avoirs avec eux et après l'expulsion leurs maisons ont été pillées par des foules de Bédouins ; deux Juifs yéménites, qui ont tenté de s'opposer au pillage ont été accrochés pendus à l'entrée de Tel-Aviv, afin que tous puissent voir tandis que d'autres Juifs ont été trouvés morts dans les dunes autour de Tel-Aviv »

Le dépeçage de l’empire turc par la France et la Grande Bretagne a eu comme sous-produit la transformation profonde de cet état sous la coupe d’un militaire, Atatürk. Qui ayant compris le rôle néfaste de l’Islam comme système politique disait en 1924 « Depuis plus de 500 ans, les règles et les théories d’un vieux cheikh arabe, et les interprétations abusives de générations de « prêtres » crasseux et ignares ont fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé la forme de la constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses vêtements, ce qu’il apprend à l’école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu’à ses pensées les plus intimes. L’Islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies.”
 
De la vieille histoire ? Voire.

Suivent presque 70 ans pendant lesquels la Turquie laisse de côté, un peu, l’Islam et s’occidentalise. Le garant de la laïcité est l’armée turque ce qui pose quelques nouveaux problèmes de conscience aux promoteurs de l’entrée de la Turquie en Europe. Qu’importe, chassez le naturel … il revient au galop ! En 1974 la Turquie envahit le Nord de Chypre et, entre autres, commence à renommer les villes de l’île pour effacer les traces grecques chrétiennes. Comme les Romains l’on fait au moment de la dispersion de juifs d’Israël quand ils ont renommé le territoire « la Palestine ». Mais les turcs sont turcs et musulmans : ils détruisent les monuments chrétiens et remplissent les trous béants avec des excréments humains. Et ce n’est pas encore l’islam qui gouverne le pays.

Fallait attendre. Des musulmans « modérés » prennent le pouvoir par des élections démocratiques. On va voir vite qu’islam et démocratie en font deux. Un binôme (comme celui en Russie des années plus tard) Erdogan/Gül devient le vrai détenteur du pouvoir et l’islamisme sous toutes ses formes (voile, tribunaux appliquant la charia, etc.,) avance subrepticement mais surement. Avant son élection, Erdogan a été reconnu coupable d'incitation à la haine religieuse en raison d'un discours qu'il a prononcé à un rassemblement politique en 1998. Mais Erdogan devient premier ministre et Gül, après quelques soubresauts des laïcs, devient président de la Turquie. Erdogan et son parti deviennent avec le temps beaucoup plus proches du Hezbollah et du Hamas que de l’Europe ou des Etats Unis qui ont fait entrer la Turquie dans l’OTAN. Aujourd’hui la Turquie est en train de réviser ses alliances et privilégie l’Iran et la Syrie. Tout en postulant l’entrée en Europe, tout en bénéficiant des structures militaires de l’OTAN et … tout en se faisant moderniser une partie de son armée par des contrats passés avec Israël ! Et elle ne tient aucun compte des appels des États-Unis pour isoler l'Iran. On comprend que la présence de la Turquie dans l'OTAN a moins à voir avec une position pro-occidentale qu’avec le désir de bénéficier de la générosité de l'aide économique et militaire des États-Unis. De même, le désir de la Turquie d’adhérer à l'Union européenne n’a d’autre explication que l'espoir qu'une telle démarche aiderait l'économie turque.

Mais la Turquie se distingue depuis plusieurs années par d’autres faits marquants : le pays reçoit le président du Soudan, mis en examen par la Cour Pénale Internationale pour le génocide du Darfour, il reçoit les chefs du Hamas et, naturellement, l’ignoble Ahmedinejad.

Mais vouloir entrer en Europe c’est une chose, affirmer sa position sur le plan proche oriental en est une autre. Erdogan s’en donne à cœur joie : il accuse Israël de « crimes contre l’humanité » et propose que ce pays soit exclu de l’ONU. Naturellement, il considère qu’Israël a commis « un génocide » à Gaza mais il oublie les plus de 700 Kurdes que son armée à tué cette année seulement. En utilisant une force disproportionnée … avions, chars d’assaut et artillerie lourde visant les « combattants » kurdes qui se cachaient parmi une population de villageois. Cela vous rappelle quelque chose ?

Comme il oublie que depuis la renaissance d’Israël plus de 12 millions d’arabes et/ou musulmans ont été massacrés dans des guerres multiples et diverses : la « contribution » d’Israël n’a été que de 60.000 (Ben Dror Yemini, janvier 2009) soit 0,5% du total pendant les 5 guerres, deux « intifada » et l’action de représailles à Gaza.

70 millions de musulmans, islamisme rampant et gouvernement se rapprochant à grand pas de la constitution d’un nouveau front « Iran – Turquie – Syrie ». Et comme rien ne va sans une once d’antisémitisme Erdogan déclare à Bruxelles dans un meeting que « c’est la presse manipulée par des intérêts juifs qui déforme les positions de la Turquie ».

Mais Erdogan utilise la situation à Gaza et condamne Israël pour masquer le chômage et l'incroyable nombre de problèmes internes à la Turquie avant des élections locales de la fin de mars. Mais de quoi va-t-il parler si une trêve longue s’installe ? Israël avait fait confiance à la Turquie, par exemple, pour mener des négociations indirectes avec la Turquie. C’est une douche froide pour Ehud Olmert que de constater qu’il avait affaire à un ennemi déguisé.

Lorsque la paix sera négociée, un jour, au Proche Orient la Turquie en sera exclue comme pendant des années la France était hors jeu car « politique arabe ». Elle se rendra compte que n’avoir dans la région que l'Iran et la Syrie comme amis ce ne sera pas autre chose qu’une grande solitude. Une preuve explicite : la Turquie (par son président Gül) a participé au sommet de Charm-el-Sheik, invitée par Monsieur Moubarak  mais n’a pas été invitée avec le cinq chefs d’état ou de gouvernement européens à Jérusalem … Qu’importe, la Turquie propose d’utiliser ses bonnes relations avec le Hamas pour obtenir une réconciliation entre cette organisation terroriste et son compère, le Fatah de Monsieur Abbas.

Mais, en réalité,  Erdogan est le miroir de ce qu’est la Turquie aujourd’hui : un pays de plus en plus islamiste, tournant le dos au modernisme de l’Occident et qui ne peut plus être montré comme un modèle pour les autres pays musulmans. Les Turcs sont revenus, car musulmans, au nationalisme islamiste et, tout naturellement, à la  haine contre les Juifs et l'Ouest. Accepter la Turquie en Europe quand la voie choisie par ce pays n’est pas compatible avec la modernité et la culture occidentale ce serait accélérer le suicide de l’Europe.

En 2004 Bat Ye’or (Eurabia) écrivait (Frontpagemagazine 16.11.04) « La terreur islamiste submerge l’Europe de l’intérieur et de l’extérieur. … Certains disent que l’Europe est morte, qu’elle n’a plus d’avenir car en train de devenir une civilisation islamo-chrétienne où les indigènes non musulmans sont, de plus en plus, privés de leurs droits fondamentaux sur fond de charia officieuse qui reconnaît des conditions de coexistence pacifiques seulement aux dhimmis qui respectent l’islam »

Admettre en Europe le Cheval de Troie turc serait signer l’arrêt de mort de l’Europe à un horizon beaucoup plus court …

L’escroc qui nous a servi de président pendant douze années a eu un mérite remarquable : il a fait modifier la constitution française de manière telle que la Turquie ne puisse, jamais, devenir membre de l’Union Européenne. Rien que pour cela il faudra lui accorder des circonstances atténuantes dans le cas où il sera, enfin, amené à justice.

Quant à Michel Rocard … il se retire sur la pointe des pieds, bon débarras.


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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 10:36
Gaza - Israël- Hamas - la France
Les faits :

-    2005 – Israël évacue les 9.000 « colons » qui étaient installés dans ce territoire depuis sa conquête sur l’Egypte en 1967 et laisse sur place les structures agricoles qui avaient fait d’une partie de Gaza un des acteurs majeurs de l’export de produits agricoles et de fleurs ; l’Autorité Palestinienne décide de tout détruire pour qu’il n’y ait plus de trace du passage d’Israël ; le territoire dispose de points de passage vers Israël (gérés par l’Autorité Palestinienne et Israël au Nord et par l’Autorité Palestinienne, l’Egypte et de observateurs européens au Sud.) Les Gazaouis sont « libérés » mais toujours alimentés en électricité, eau, combustible, etc., par Israël que d’aucuns continuent à considérer comme « puissance occupante ».

-    2006 – sous l’impulsion des Etats Unis (qui veulent imposer la démocratie même à ceux qui n’en veulent pas), le Hamas, organisation qualifié de terroriste (nonobstant ses activités au plan social et religieux) participe aux élections parlementaires et obtient à Gaza plus de deux tiers de voix exprimées ; le programme du Hamas est fondé cependant sur sa charte qui proclame haute et fort sa volonté de faire disparaître l’Etat Juif (« comme l’islam a fait disparaître d’autres … », extrait de la charte) ; pendant plus d’une année des organisations plus ou moins semblables appartenant soit au Hamas soit au Fatah (cheville ouvrière de l’Autorité Palestinienne ayant accepté de négocier la création d’un état en reconnaissant Israël – accords d’Oslo, 1993) s’entraînent à tirer des fusées « artisanales » sur le Sud d’Israël ; personne au monde n’a l’air de comprendre ce qui se passe, personne au monde ne proteste contre l’agression caractérisée de ceux qui contrôlent Gaza contre Israël ; en juin 2006, d’un côté, on kidnappe un soldat israélien à Gaza et, au Nord, le Hezbollah kidnappe deux soldats – ce qui conduira à une guerre de 34 jours pendant laquelle Israël a détruit plus du quart des infrastructures libanaises.

-    2007 – le Hamas, par un coup de force féroce (plus de 100 frères du Fatah assassinés), prend le pouvoir à Gaza ; l’Autorité Palestinienne est évincée du contrôle du point de passage vers l’Egypte (Rafah) et les observateurs européens effrayés par les menaces du Hamas quittent les lieux ce qui conduit l’Egypte à fermer un point de passage des habitants de Gaza vers leurs frères arabe égyptiens ; on commence à réaliser qu’une multitude de tunnels avaient été construits sous la frontière égyptienne et qu’ils ont permis l’accumulation d’énormes quantités d’armes et munitions ; de plus, les mêmes tunnels servaient de voies de contrebande ce qui générait un commerce de quelques   50 millions de $ mensuellement : l’Egypte fermait les yeux car, d’un côté, le commerce aidait une partie de sa population à « mettre du beurre dans les épinards » et, d’un autre côté, l’accumulation d’armes constituait une carte à jouer contre Israël ; le tir de fusées contre Israël devenait une activité principale pour le Hamas à côté de celle, non moins importante, de relations publiques qui réussissait à faire pleurer le peuple en France et en Navarre comme partout (ou presque) en Europe sur le sort de gazaouis, « prisonniers dans une prison à celle ouvert » « occupés » et « humiliés » par Israël.

-    2008 – pendant les six années précédentes, plus de 7.500 fusées avaient été tirées de Gaza sur Israël ; ce pays a accepté (pourquoi ?) de jouer à la roulette russe avec sa population car la précision des fusées tirées sur les villes israéliennes du Sud était, pour le moins insuffisante pour tuer beaucoup de gens ; Israël s’est contenté de prévoir des moyens défensifs (abris, maisons aux murs renforcés, etc.,) en attendant que quelque chose se passe ; et comme rien ne se passait, une incursion israélienne à la fin du printemps 2008 faisait plus de 130 morts à Gaza et obligeait le Hamas d’accepter une trêve de six mois négociée par l’Egypte ; pendant la trêve les tirs de fusées ont continué et Israël, en représailles, fermait de temps en temps les points de passage qui autrement alimentaient le territoire (l’Egypte, de son côté, n’ayant jamais voulu faire œuvre d’aider de ses frères arabes…) ; avant la fin de la trêve le Hamas prenait la décision de ne pas la reconduire et demandait, essentiellement, l’ouverture du point de passage avec l’Egypte ; ce que ce pays ne voulait d’aucune manière ; dès la trêve rompue le Hamas augmentait le nombre de fusées tirées sur Israël, jusqu’à 87 le jour de Noël et promettait « un bain de sang » à l’armée israélienne si celle-ci osait déclencher des hostilités contre lui ; les tentatives de l’Egypte (et d’autres) de faire reconduire la trêve se sont vues opposer une fin de non recevoir de la part du Hamas ; certains pays arabes « modérés » (l’Egypte, l’Arabie Saoudite, les Pays du Golfe, etc.,) prenaient leur courage à deux mains pour accuser le Hamas d’irresponsabilité et de le considérer, enfin, ce qu’il est, un supplétif de l’Iran qui a un intérêt double à Gaza, nuire à Israël et constituer une tête de pont contre l’Egypte.

-    la guerre – ce qui devait arriver, arriva, Israël lançait premièrement son aviation et après ses forces terrestres contre une organisation terroriste qui, appuyée par une population de plus d’un million d’habitants se propose de la faire disparaître ; naturellement, les actions d’Israël étaient considérées, tout de suite, comme « disproportionnées »

-    15 jours après – toutes les structures du Hamas sur le territoire détruites, la moitié ou les deux tiers des tunnels itou, l’essentiel des moyens militaires lourds du Hamas détruits, la majorité de chefs militaires tués, l’offensive terrestre engagée et -pour l’instant avec des pertes minimes pour Tsahal (loin du bain de sang apocalyptique promis), presque 900 morts (dont trois-quarts des hommes en armes) et … tous les dirigeants du Hamas cachés dans des bunkers construits sous les hôpitaux, en particulier à Shifa sous le pavillon « enfants » ; dans l’intervalle notre président « voyageur de la paix » non content de sa victoire à la Pyrrhus en Géorgie, s’est présenté au Proche Orient pour faire taire les armes ; contre la promesse faite à Israël de ne pas laisser passer une résolution du Conseil de Sécurité, Israël a accepté « l’initiative franco-égyptienne » pour une sortie du conflit ; mais notre président a menti et a laissé Bernard Kouchner voter une résolution qui ne fait que compliquer les choses dans la mesure où elle donne l’impression de reconnaitre au Hamas la légitimité « du sol » ; le Hamas a rejeté la résolution dans l’heure suivant son adoption, Israël s’est contenté de dire qu’elle était « irréalisable » ; la presse française, en avance de la presse mondiale, via AFP, martèle depuis « Israël a rejeté la résolution » et ne fait que rarement mention au fait que le Hamas ne l’a pas acceptée.

Mais à la différence des gauches européennes toutes disposerées à vilipender Israël, les pays arabes « modérés » gardent un profile bas. Même l’Autorité Palestinienne qui constate en Cisjordanie que « la rue » est relativement tranquille. Et c’est la première fois qu’elle ne s’enflamme pas pour les mosquées bombardées par Israël ; serait-ce parce qu’ils savent que les barbus ignobles utilisent les mosquées comme dépôts de munitions et d’armement ?

ooooooooo

Place de la République, Paris, vendredi 9 janvier : la place est fermée, les croyants (musulmans) font leur prière, les femmes attendant dans une rue adjacente. Cela, en prévision d’une manifestation contre « l’agression » israélienne et en solidarité avec le peuple palestinien. Aucune mention spéciale quant à cet acte religieux dans un haut lieu de la République, à Paris.

Le Figaro, toujours à la pointe de la haine anti-israélienne titre à la une après la manif :

Marée humaine sous tension contre le «génocide» à Gaza

mais si on veut lire l’article, le titre change :

Marée humaine sous tension contre les «massacres» à Gaza.

 
Regardez bien une partie de la marée humaine …

Parler de génocide à propos de ce qui se passe à Gaza (même si on met des guillemets) ne peut être qu’irresponsable. D’un côté, rabaisser la Shoah (ou ce à quoi la France s’est rendue complice au Rwanda) et d’un autre côté, transférer la tâche indélébile de l’Europe vers sa victime : les juifs. Faire cela quand on s’appelle Le Figaro est autrement plus parlant que faire du « sang à la une » comme L’Humanité la semaine dernière. Le même journal, appartenant au même parti qui a justifié, en son temps, le comportement soviétique au moment du « complot des médecins juifs » …

Nonobstant ses mensonges, la diplomatie française, continue son œuvre pour saper la légitimité d’Israël en essayant, à nouveau, de légitimer le Hamas comme un acteur à prendre en considération. Ecouter Bernard Kouchner : « la France agit sur trois axes pour le Proche-Orient ; elle tente de promouvoir l'application du cessez-le-feu à Gaza en travaillant sur 3 points : la rencontre sur le terrain de ''tous les protagonistes'', l'enclenchement du ''volet humanitaire'' et ''la diplomatie à New York » Dans le charabia « diplomatique » ce qui est important c’est « tous les protagonistes ». Donc le Hamas, organisation terroriste, supplétif de l’Iran, responsable du déclenchement de la guerre, fer de lance d’une population qui veut détruire Israël.

Mais … à la guerre comme à la guerre. Cette guerre, le Hamas et la population de Gaza l’ont bien voulue. Le sort des populations de Gaza est cruel ? Elles n’ont que ce qu’elles méritent si on accepte que vivre dans une société civilisée implique une responsabilité collective.

Cette guerre qu’Israël mène à sa guise, ne peut pas ne pas rencontrer les protestations, l’opposition, les imprécations, les injures et les menaces de « destruction » de tous ceux qui pensent s’accommoder de l’existence des islamistes ou de ceux dont l’antisémitisme est fonds de commerce. Chez nous, de la gauche de la gauche jusqu’à la droite de la mosquée de Paris, y inclus, naturellement le clown Le Pen, toute la coalition « rouge – verte » s’est levée contre Israël. L’ignominie de ce que Le Figaro publie montre cependant que « la droite républicaine » est en train de virer sa cuti en vendant son âme aux islamo fascistes. A moins qu’il ne s’agisse du fait qu’Israël n’a jamais voulu acheter des avions à Dassault (après l'embargo français de 1967), propriétaire du Figaro …

Tsahal avance ? Le Hamas n’a aucun fait d’armes à mettre à l’actif ? L’Egypte a donné mercredi dernier un ultimatum de 24 heures au Hamas « acceptez un cessez-le-feu sans conditions ou Tsahal va accentuer son offensive ». Après les 24 heures … vendredi, les dirigeants de Gaza (toujours de leur bunker) on fait savoir qu’ils acceptaient la condition et qu’ils voulaient la présenter à l’Egypte. Qui a obtenu d’Israël ce qui est inimaginable : « trois dirigeants de la bande de Gaza (Jemal Abu Hashem, Salah Bardaweel, chef de la faction parlementaire du Hamas, et Heiman Ta'a, membre de l'aile militaire du commandement) ont été autorisés par Israël et l'Égypte à se rendre en secret au Caire pour une série de pourparlers cessez-le-feu - cette fois sans conditions ».

A peine arrivés au Caire, leur chef de Damas a annoncé que le Hamas n’accepte aucun cessez-le-feu et que la guerre continuera ! Avez-vous vu relater tout cela dans la presse française ? Où ?

Mais on se déchaine, surtout à gauche … La toute nouvelle secrétaire générale déclare à Lille (plus de 20 % de la population de la région d’origine musulmane, première ville de France disposant d’une piscine avec des heures pour femmes …) pérore "Nous en appelons à un cessez-le-feu et immédiat, nous en appelons aussi à la force internationale pour qu'elle s'interpose et qu'elle apporte enfin une réponse politique", a déclaré Martine Aubry lors de ses vœux à la presse à la communauté urbaine de Lille. "Nous devons ici dire au gouvernement d'Israël qu'il est scandaleux de ne pas suivre les résolutions de l'Onu, qu'il est scandaleux d'affamer Gaza comme il le fait aujourd'hui et que son attitude ne peut être acceptée par aucun démocrate porteur de paix dans le monde" Aucun mot du Hamas, Israël se bat contre des ombres, tous les morts sont civils et le tir des fusées un jeu innocent. Les épigones de ceux qui ont aidé Israël à se doter d’armes (nucléaires ?) dans les années 50 et 60 se placent aujourd’hui du côté des barbus islamistes. Veulent-ils réellement leur victoire ?

La vraie question, en France est « pourquoi la gauche est-elle anti-israélienne » (pour ne pas dire antisémite) ? Et pourquoi cette attitude métastase-t-elle sur l’échiquier politique ? Est-ce son incapacité de se détacher du complexe « colonisateur-colonisé » car les socialistes ont été partie prenante à la colonisation de l’Afrique du Nord ? Est-ce le complexe de celui qui ne réussit pas face à celui qui réussit ?

Nous n’avons pas encore vu l’arrivée chez nous des mouvements de Norvège ou Suède qui demandent que l’on boycotte les produits israéliens. Cela va venir et quand ce sera le cas il faudra dire à tous les utilisateurs d’ordinateurs portables de les mettre de côté car les microprocesseurs Centrino qui leurs permettent de travailler en wifi ont été conçus et développés en Israël. Et rappeler à tous ceux qui utilisent de téléphones portables que les brevets qui couvrent ces produits ont été déposés par Motorola Israël …

On pourrait continuer la liste des exemples qui démontrent la contribution, souvent essentielle, d’Israël au développement économique du monde occidental. Et le Hamas ? Le monde arabe ? Le monde musulman ? Alors, pourquoi la haine d’Israël d’un José Bové est-elle reprise par la gauche française ?

Et la même lancinante question : pourquoi être du côté des barbus islamistes ? Veut-elle, cette gauche dévoyée vraiment leur victoire ? Peut-être, car autrement ce sera une victoire d’Israël, allié des américains et fer de lance du « sionisme mondial ». Heureusement, tout montre, pour le moment que le Hamas n’est pas loin de se trouver très mal : les désertions ont commencé parmi les troupes qui, de plus, voient leurs chefs s’abritant dans des bunkers avec des civils comme boucliers humains ; les pertes du Hamas s’approchent des 800 morts car les civils ne représentent pas plus de 10/15% ; la production de fusées a été totalement stoppée et les routes d’approvisionnements (tunnels vers l’Egypte) rendues impraticables ; la population, nonobstant son adhésion au buts du Hamas commence à comprendre qu’elle est le dindon de la farce.

Et pendant ce temps, avant chaque bombardement sérieux, Tsahal averti les gazaouis de son imminence par téléphone ou par affichettes… L’aviation anglo-américaine n’a pas fait cela ni pour Dresde ni pour Hambourg quand les morts se sont comptés par dizaines de milliers. Ni l’aviation américaine pour Hiroshima, plus de 250.000 morts.  Elles auraient pu …




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