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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 12:52

Pour comprendre ce qui se passe en France aujourd’hui (sauf d’avoir « les yeux grand fermés »), après sa situation économique, il est utile de regarder ce qu’on appelle « le déchirement du tissu national »

La « diversité » est évaluée en 2010 (mal) dans une fourchette de 8 à 10% du nombre total d’habitants (EUROSTAT, INSEE, Trajectoires et Origines – Enquête sur la diversité des populations en France - INED 01.2016). Comment est-on arrivés là ? En 1950 on décomptait en France, peu ou prou, moins de 100.000 habitants d’origine « Maghreb », Afrique Sub-Saharienne ou Turcs  (Michèle Tribalat – Une estimation des populations d’origine étrangère en France – 1999, INSEE). Par solde migratoire, par accroissement naturel et par « régularisation » d’immigrés irréguliers, lesdites populations ont suivi, presque, une progression géométrique doublant par période de dix ans. D’évidence les dernières années contribuent le plus à cette évolution. D’où la crédibilité des projections concernant la « diversité » -primo arrivants plus descendants première et deuxième génération plus régularisations d’immigrés irréguliers- qui représentera, même si sa progression se ralentit, plus de 25% de la population dès 2030.

La « diversité » comporte une (très) grande partie qui ne s’est pas (et qui semble n’avoir aucune envie d’être) assimilée. C’est pourtant la condition sine qua non du vivre ensemble si la solidarité est réclamée pour que « l’on prenne aux riches pour donner aux pauvres ». Quelque soit le mode de raisonnement ou de jugement, force est de reconnaître que l’expérience de l’inclusion de millions d’êtres d’une culture, d’une religion et d’un mode de vie totalement différents (antinomiques ?) des ceux des indigènes (européens) a été un échec. Mais on  ne veut pas arrêter -il est tellement facile- de  prendre aux pauvres riches (classe moyenne) pour donner aux pauvres pauvres – via les RSI, RSA, RMA et les primes et subventions diverses : les populations non assimilées en sont les premières bénéficiaires. Comme elles sont parmi les premiers bénéficiaires des décisions (absurdes d’un point de vue civique) des dernières années : exempter de l’IRPP des millions et des millions de foyers fiscaux. Cela contribue au déchirement du tissu national car des catégories socio-professionnelles (ouvriers non qualifiés, agriculteurs, etc.,) se considèrent (a juste titre ?) désavantagés par rapport à des populations exogènes. Cela ne s’est pas fait par « erreur » mais par la volonté de ceux qui ont leur mot à dire.

En profitant du 7 janvier 2015, Le Monde écrivait « Au contraire, que ces assassinats ignobles renforcent notre solidarité nationale et notre détermination à faire qu’avec l’islam nous construisions la civilisation capable de réunir demain le meilleur des humanismes d’Orient et d’Occident. La France doit être le lieu de cette réunification, avec ses musulmans qui désormais font ici partie de sa destinée ».

Tandis que le préambule du Rapport Tuot (Refondation des politiques d’intégration), demandé par le gouvernement, disait « La politique à conduire est une politique sociale. Ce n’est pas la politique d’immigration, qui défend l’ordre public sur le fondement des normes internationales et de ses choix de leur mise en oeuvre. Ce n’est pas la défense du droit, ni à notre profit, en rappelant l’étranger à ses devoirs, ni aux siens, en subissant des revendications, ou en saisissant le juge de violation de règles. Ce n’est pas une politique qui cherche des dérivatifs dans le béton, dans la rumination du passé et des valeurs (qu’en général ne partagent que ceux qui les invoquent). C’est une politique sociale : elle vise à apporter à chacun, selon son besoin, (souligné MB) équitablement, les outils, les appuis, qui corrigeront les dysfonctionnements sociaux » Le lecteur a bien compris, pas seulement « tout pour la diversité » mais aussi, selon le vieil adage communiste, « à chacun selon ses besoins » (Karl Marx, Critique du programme de Gotha). Bigre !

Ce même rapport mettait en exergue «  la vocation arabo-orientale de la France, équivalence des langues et des cultures, permission du voile à l’école, améliorer l’attribution des logements sociaux ( ?!), la remise à plat de l’histoire de France pour parler de l’esclavage, de la traite négrière, apprendre une langue africaine dès le collège, etc., » Suivre ce rapport conduit au déchirement du tissu national car les « indigènes » se sentent, évidemment, maltraités. Il  semble que nos gouvernants ont oublié les paroles prémonitoires de M. Boumediene « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire » ONU, 1974  Nous y sommes. Nos gouvernants les aident, autant qu’ils peuvent, quitte à risquer le déchirement du tissu national.

Quand 37% des votants aux dernières élections (régionales) votent pour le Front National on peut dire que le tissus national se déchire : les attentats, les Merah, Mnemouche, Coulibali et d’autres -nés en France, passés par l’école gratuite de la République, occupant de logements sociaux gratuits ou presque mais qui ne se considèrent pas français quand ils ne s’affichent ouvertement, violemment, anti-français- ne sont, cependant, que l’expression d’un prurit. Certes préoccupant, mais qui ne doit pas cacher la vérité occultée : l’existence de masses de millions d’êtres, non assimilés, permet la constitution d’un terreau (5 à 7% selon les dernières enquêtes d’opinion -PEW- dans les pays avec une population musulmane importante) propice à l’apparition de monstres comme ceux qui nous ont tellement fait peur tout au long de l’année 2015.

D’autres projections indiquent qu’en 2050 la France fera partie des huit pays qui auront vu leur majorité « catholique » devenir minorité (PEW, Projected Change in World Populations, 26.03.2015). « La France se trouve dans une circonstance historique exceptionnelle : l’implantation sur son sol d’une nouvelle religion. Du point de vue de l’histoire, cela n’était pas arrivé depuis la chute de l’Empire romain et l’installation du christianisme. L’islam d’Europe, de son côté, est confronté à un lourd défi, celui de vivre en situation de minoritaires »  (L. Bouvet, L’insécurité culturelle – Sortir du malaise identitaire français, 01.15). Pauvre pays des Lumières et anciennement de culture judéo-chrétienne … Pays qui a intégré (assimilé), pourtant, des millions de polonais, d’italiens, d’espagnols, des juifs d’Europe Centrale et qui sont tous devenus « d’excellents français ». Mais qui le voulaient ardemment et sans rien obtenir en retour …

On entend le cœur des justes invoquant « l’islamophobie ». Comme on invective Michel Houellebecq (« Soumission » = traduction intégrale du mot « islam ») qui craint, en le prévoyant, le glissement de la         « fille aînée de l’église » vers un régime de dhimmis. En toile de fond, la passivité de ceux qui n’ont rien.

Le déchirement du tissu national apparaît ailleurs aussi. Depuis que l’antisémitisme existe (depuis la nuit des temps …) tout pic dans son évolution est l’équivalent du « canari dans les mines de charbon ». Depuis 2012 un peu plus de 20.000 français juifs ont quitté la France pour Israël ce qui représente 4 à 5% du nombre total. Au prorata des populations et de la proportion de juifs dans chaque pays cela fait huit fois plus qu’en Angleterre. Faut-il rappeler l’histoire ? De même que dans les années 30 (après 1900 et après … JC) 400.000 juifs quittaient l’Allemagne et l’Autriche, les juifs qui quittent la France, pas au même degré, le font pour les mêmes raisons. Le fait que les actes racistes envers cette partie de la population représentent presque 50% du total d’actes racistes violents quand elle n’est que 1% de la population du pays (et, environ, dix à quinze fois moins que la population d’origine musulmane) a été (est) un facteur majeur influençant la décision de certains de quitter notre douce France …

Il est fort probable aussi que la politique « arabe » de la France, toujours adverse, critique et pernicieuse pour Israël (lisez Un siècle de trahison – La diplomatie Française et les Juifs – D. Pryce-Jones, Denoël 2006) y contribue aussi. Regardez l’ancien ministre des affaires étrangères qui se faisait un devoir d’inventer dès qu’il le pouvait, une manœuvre pernicieuse pouvant faire du mal à Israël. Anxieux pour se faire dédouaner ? « On va convoquer une conférence internationale pour avancer la solution de deux états. Si elle n’aboutit pas à un règlement, la France va reconnaître l’état palestinien » L’incroyable imposture : il sait, parfaitement, que le rejet, absolu, de l’existence d’Israël (quelques puissent être ses frontières) par les palestiniens (et une grande partie du monde arabe) fera que la « conférence » n’aboutira à rien. Tout cela pour créer un 25-ème état arabe dont l’avenir ne sera pas différent des 24 précédents. Un quart est en train de se dissoudre dans l’acide de l’islam que d’aucuns considèrent encore comme soluble dans la démocratie … Deux semaines avant cette nouvelle initiative, le camarade de François Hollande -M. Herzog, premier secrétaire du Parti Socialiste d'Israël, est venu à Paris pour lui dire "Dans les circonstances actuelles, la solution à deux états ne peut pas être mise en place. Il faudrait faire autre chose, par exemple, avancer à petits pas pour développer l'économie des palestiniens". En même temps, le délégué de l'ONU auprès du "quartette" (N. Mladenov) a déclaré "Même si on arrivait à mettre Natanyahou et Abbas dans la même pièce ce serait "a pipe dream" que de croire que quelque chose pourrait sortir maintenant" La réaction de la France ... cause toujours ...

 

L’économie et le tissu national, les deux drames actuels de notre pays, éléments principaux de son déclin, que les gouvernants vivent en déni de réalité n’ayant pas le courage d’appeler un chat, un chat. Que ce soit pour les tares du « modèle économique français » ou pour le « modèle social français ». Lisez Michel Onfray (Le Point-10.01.15) « Même s'ils crient "Allah Akbar" avant d'égorger un policier, ça n'a rien à voir avec l'islam. Les familles des tueurs en rajoutent en protestant de la gentillesse de leur fiston criminel et l'on passe en boucle leur témoignage. » Pourquoi ?

La France ne comptait presque pas, en 1968, de jeunes (18 à 24 ans) d’origine « Maghreb » ou sub-Saharienne ou turque. En 2005 ils étaient 4,5% du total de ses jeunes (M. Tribalat – Les yeux grands fermés – Denoël 2010).  Si l’on suit la courbe de l’évolution, ils devraient être, aujourd’hui, autour de 16%. Une partie s’assimileront mais la grande majorité, pas. Conséquence -deux effets, nocifs pour le présent et pour l’avenir du pays- d’un côté, une ségrégation auto-induite et de l’autre, l’accélération du non remplacement d’acteurs productifs. Les deux contribuent au déchirement du tissu national et, partant, au déclin du pays. Vous ne croyez pas ? Attendons voir.

En attendant, d'après une étude livrée à la ministre de la Défense de l’époque, Michèle Alliot-Marie, à la question En cas de conflit, seriez-vous prêt à vous engager pour défendre la nation ? Sur dix jeunes de  l'immigration, sept répondent non, deux préfèrent rire et se taire et un seulement est prêt à verser son sang pour la France. (Le Point13/01/2005).

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 14:17

 

  • Selon vous le déclin est inexorable : que faudrait-il faire, cependant pour l’arrêter ?

 

  • Puisqu’il est inexorable … il me semble qu’il n’y a pas de moyen pour l’arrêter ; mais ce que l’on devrait faire, au moins pour atténuer ses effets  pour les générations à venir, c’est connu depuis des lustres :
  • Au plan économique utiliser les méthodes qui on été essayées avec de bons résultats en Finlande, Suède, au Canada ou en Allemagne : dégonfler la « boursouflure de l’état -quand l’état coûte 100 en France il ne coûte que 80 en Allemagne, les états de la zone euro dépensent 47% du PIB pour se gérer, la France absorbe 57,6% (40% à la fin des « 30 glorieuses »), supprimer les principales entraves liées aux embauches, réduire les charges sociales (salariés et entreprises), moduler les indemnisations chômage (montant, durée, conditions), donner la préférence à «revenus moindres mais employés plus nombreux», assurer la liberté des négociations salariés/entreprises sans droit de véto (en pratique) des syndicats, retarder l’âge de départ à la retraite : rien de fondamentalement nouveau (en réalité, revenir à l’économie de     marché …) mais que les gouvernements de la France (droite et gauche) n’ont eu le courage de mettre en place ; réduire de moitié le nombre de députés et des sénateurs (coût annuel environ 1 Milliard € soit1,0 million € par député ou sénateur), réduire de moitié les dépenses du « millefeuille » -37.000 communes (plus que dans tout le reste de l’Europe), environ 35.000 groupements de communes "communautés de communes" le plus souvent, 101 départements et 13 régions, mais aussi 16.000 syndicats intercommunaux, souvent spécialisés (eau potable, ordures ménagères, etc.) ;
  • Au plan sociétal imposer les normes éthiques/culturelles/sociales des « majoritaires » aux populations non intégrées, responsabilité des familles pour les actes des enfants mineurs, suppression des subventions en cas de comportement incivique, expulsion des familles polygames et/ou suppression de tous avantages et/ou subventions, interdiction de l’introduction des religions dans les administrations, entreprises, hôpitaux, écoles ;
  • Naturellement, rien de ce qui précède n’a de chance de se faire demain : les gouvernants du pays se préoccupent, en premier lieu, du maintien de leurs avantages forts de leur conviction qu’ils sont les seuls capables de gérer l’état … et comme on n’avait jamais vu le détenteur d’un bout de pouvoir en renoncer … 

- Pourquoi dites-vous que la France est hostile à Israël ?

  • La politique arabe de la France initiée par le Général à partir de 1967 s’est prolongée par l’immigration « réunion des familles » initiée par Giscard d’Estaing ; les deux prémices ont instillé une évolution massive des populations maghrébines, entre autres, qui ont quelque peu changé le corps électoral français, tant et si bien que, selon les « spécialistes » aux dernières élections présidentielles ou aurait compté plus de 1 million de votants de la « diversité » dont 90% auraient voté pour M. Hollande – élu avec une différence de voix de l’ordre de 350.000 par rapport à M. Sarkozy ; ceci -et tout ce qui est derrière cela- demande que l’on en tienne compte ;
  • On peut mettre en exergue une dernière action de la France : recevoir, le jour de la commémoration internationale de la Shoah le président du régime iranien qui a inscrit sur le frontispice de la république islamique l’ardente obligation de détruire Israël ; la France n’a rien trouvé à lui dire, même pas ce que Mme Merkel a annoncé, urbi et orbi « « nous avons été très clair, le gouvernement fédéral – toutes les parties qui composent la coalition – disent qu’il ne peut y avoir des relations amicales normales avec l’Iran tant que l’Iran ne reconnaît pas le droit d’Israël à exister »
  • C’est dans le cadre de sa politique arabe que la France a décrété en 1967 un embargo sur les armes à destination d’Israël (on se souvient des 50 Mirages payés et non livrés mais …. vendus à la Lybie du Colonel Kadhafi …) ; dans le même cadre  l’on a vendu et installé le réacteur atomique Osirak destiné à représenter, selon Saddam Hussein (8 septembre 1975), « les premiers pas vers la bombe atomique arabe » Destinée à qui ?
  • Une longue litanie … interdire le survol aux avions américains qui apportaient de l’aide à Israël pendant la guerre de 73 initiée par l’Egypte et la Syrie, guerre, justifiée par Michel Jobert (ministre des affaires étrangères de George Pompidou) « l’Egypte et la Syrie voulaient prendre pied, de nouveau, dans leurs anciennes terres », le sauvetage de Yasser Arafat et ses hordes de « résistants » à Beyrouth en 1982, transportés par des bateaux militaires français à Tunis, des « initiatives » « résolutions » « votes à l’ONU » et/ou des « médiations » toutes contraires aux intérêts d’Israël et sans aucune concertation avec ce pays qui fût, un temps « notre ami, notre allié » (De Gaulle à Ben Gurion, 1961) ; la diplomatie française maintient (depuis Dreyfus ? depuis Sykes-Picot ?) une attitude hostile à l’adresse des juifs et, surtout, d’Israël ;
  • Quant au sort des juifs en France, en général, « l’importation » de millions d’êtres soumis à l’islam dont l’antisémitisme est consubstantiel, s’est ajouté au vieux fond réactionnaire de l’extrême droite française – ceci justifie cela – 5% des juifs français ont laissé derrière eux, en trois ans, la douce France. On fait des prévisions ?

 

  • Vous parlez du « déchirement du tissu national » pouvez-vous élaborer ?

 

  • Je mettrai en ligne un texte « Le déchirement du tissu national » qui amplifie ce que j’ai écrit dans « L’écume des vagues » et qui a servi au texte (résumé) mis en ligne par Liberty Vox (http://libertyvox.com).

 

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 14:01
La vieille formule du Père Marx, selon laquelle l’infrastructure (économique) conditionne la superstructure (culture, politique, lois) a été battue en brèche, et avec quelle vigueur, par la vulgate socialisante qui est dominante dans notre pays. En effet, c’est la somme des principes « socialistes » -quant au fond- assaisonnés par le savoir faire national pour la forme, qui conduit depuis une quarantaine d’années la descente du pays vers les abîmes du sous-développement. En clair, à l’inverse de Marx, la « superstructure a imposé l’infrastructure ». Cela avait été déjà essayé (70 ans de communisme en Russie, « le nazisme plus le mensonge » disait Jean-François Revel) avec le succès connu.
L’état-providence (donner tout, à tout le monde, tout de suite), mis en place surtout dans des pays de culture protestante par des populations homogènes ayant appris la solidarité du vivre ensemble pendant des siècles, a été imposé, par des dirigeants de gauche et/ou de droite, à des pays de culture catholique où des siècles de guerres civiles ont créé les conditions d’un individualisme forcené. Dont la France.
Avec la promesse de revenir sur chacun des aspects qui sont évoqués ci-après, il me semble que ce qui s’est, d’évidence, cristallisé comme facteurs majeurs du déclin du pays pendant l’année passée s’énonce simplement : l’économie, la destruction en marche du tissu national et l’éducation. Regardons les deux premiers.
L’économie – Philippe Dessertine (18.01.16 – France 5) a calculé que sur les deux années 2014 et 2015 la France a créé 39% de tous les emplois publics de la zone euro et seulement 2,7% des emplois privés de la même zone. Je suis allé plus loin et je livre ci-après ce qui est une condamnation, sans recours possible, de ce que la France a fait (contre elle …) pendant 14 années, entre 2000 et 2014.

Selon l’INSEE on a eu en France :

L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016
L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016
et pendant la même période la population du pays est passée de 60,508 millions à 66,074 millions d’habitants. Sauf d’être aveugle on est obligé de constater :
  1. non seulement le pays n’a pas créé, pendant quinze ans, des emplois dans le secteur privé (seul créateur de valeur marchande) mais leur nombre s’est contracté d’environ 500.000 ;
  2. le nombre d’emplois dans le secteur public a augmenté d’environ 1.400.000  pendant la même période pour représenter 18,5% de la population et 45,3% du total des emplois ;
  3. pour un supplément de 5.500.000 habitants la France n’a créé aucun emploi dans le secteur privé mais dans le secteur public l’équivalent de 25,5% de l’accroissement de la population.
Les conséquences de l’absurdité des décisions prises (surtout dans les trois dernières années) sont évidentes : l’impossibilité de réduire le déficit chronique du budget annuel (et/ou de l’endettement du pays qui est passé de 57,3% du PIB en 2000 à 95,6% au 3ème trimestre 2015), l’incapacité du pays d’investir pour l’avenir, la perte de compétitivité du pays sur les marchés étrangers sa balance commerciale étant négative depuis 2003 pour arriver au cours des trois dernières années à être à -15% de ce qu’elle a été en 2000 … Et pour couronner le tout, le maintien d’un chômage chronique et structurel aggravé par la différence d’ampleur entre les « indigènes » et la « diversité » et qui s’obstine à empêcher le Président de la République d’inverser sa courbe … Au lieu d’inverser la courbe, après trois années et demi de son règne on a "créé" autant de chômeurs  (catégories A et B - env.1.150.000, chiffre accepté généralement) que pendant tout le quinquennat  précèdent (pour les trois catégories … et qui a traversé deux années de crise financière mondiale …). Ce dont il est évident c’est que le pays s’est inscrit dans une spirale descendante : pendant la période 1978 à 2014 le taux moyen de la « croissance » a été de à 0,45% ! Naturellement, le chômage n'a fait que prospérer.
L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016
Ce qui n’empêche pas (c’est hallucinant), dans le pays qui se veut plus intelligent que tous les autres, d’entendre son ministre des finances dire, en relevant le menton, « il n'y a plus beaucoup d'excuses pour que la croissance ne redémarre pas »  Michel Sapin, 30.01.15.
Et la croissance n’a pas démarré depuis, nonobstant l’injonction impérieuse du ministre des finances. Tant et si bien que pour la troisième fois dans les trois dernières années la France s’est couverte de ridicule faisant de prévisions qui ne se réalisaient pas (18 autres pays de la zone euro tous, peu ou prou, ont respecté leurs promesses d’amélioration de l’orthodoxie financière).
Mais le Père Marx avait, d’une certaine manière, raison : quand l’économie va mal, tout va mal. Les cerveaux d’acier qui nous gouvernent ont pensé qu’avec des  réformes « sociétales » introduites à marche forcée, ils allaient endormir le bas peuple. Mais le mariage pour tous, l’épuisante tentative de la PMA, les absurdités visant « améliorer la mixité pour le vivre ensemble » (Duflot, Pinel) n’ont rien fait d’autre que contribuer au déchirement du tissu national.
 
Le tissu national –la « diversité » qui, se mesure aujourd’hui (mal) dans une fourchette de 8 à 10% du nombre total d’habitants comporte une (très) grande partie qui ne s’est pas (et qui n’a aucune envie de le faire) assimilée. C’est pourtant la condition sine qua non du vivre ensemble si la solidarité est réclamée pour que « l’on prenne aux riches pour donner aux pauvres ». Quelque soit le mode de raisonnement ou de jugement de ce sujet, force est de reconnaître que l’expérience de l’inclusion de millions d’êtres d’une culture et d’un mode de vie totalement différents des ceux des indigènes (européens) a été un échec. Mais on n’arrête pas, chez nous, de  prendre aux pauvres riches (classe moyenne) pour donner aux pauvres pauvres – essentiellement via les RSI, RSA, RMA et les primes et subventions diverses : les populations non assimilées en sont les premiers bénéficiaires.
Quand 37% des votants aux dernières élections (régionales) votent pour le Front National on peut, sans risque de se tromper, dire que le tissus national se déchire : les attentats, les Merah, Mnemouche, Koulibali et d’autres -nés en France, passés par l’école gratuite de la République, occupant des logements sociaux gratuits ou presque mais qui ne se considèrent pas français quand ils ne s’affichent ouvertement, violemment, anti-français- ne sont que l’expression d’un prurit, certes préoccupant, mais qui ne doit pas cacher la vérité occultée, à dessein, par ceux qui gouvernent aujourd’hui le pays : l’existence de masses de millions d’êtres, non assimilés, permet la constitution d’un terreau (5 à 7% selon les dernières enquêtes d’opinion -PEW- dans les pays avec une population musulmane importante) propice pour l’apparition des monstres qui nous ont tellement fait peur tout au long de l’année 2015.

Un sondage (publié par Haaretz 27/08/2014) a révélé que 27% des résidents français âgés de 18-24 ans supportent l’Etat Islamique à comparer avec seulement 4% dans en Angleterre et 3% en Allemagne. Anne-Elisabeth Moutet, correspondant de Newsweek en France, ne fut pas surprise par les nouvelles. "Ceci est l'idéologie des jeunes musulmans français issus de l'immigration", a-t-elle déclaré «sans emploi à hauteur de 40% et qui ont été inondés par la télévision par satellite et la propagande islamique sur internet."

Mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel est écrit sur les murs : les masses non assimilées reproduisent leur mode de vie ancien, deviennent consommatrices de PIB (OCDE 2013 : 16% de la population active née à l’étranger (« diversité ») était au chômage soit, presque, deux fois plus que la population active « majoritaire » ou en provenance d’Espagne et Portugal - Trajectoires et origines – Enquêtes sur la diversité des populations en France » INED 01/16 ) sans que leur contribution soit à la mesure de leur importance quantitative. Mais on se gargarise avec « l’excellente démographie de la France » quand on sait (comment ?)[1] qu’environ deux tiers des nouveaux nés viennent de la « diversité ».  C’est se moquer du monde que d’espérer qu’ils seront ceux qui contribueront au financement des retraites dans 20 ou 30 ans …
Mais on entend déjà le cœur des justes invoquant « l’islamophobie » … et d’invectiver Michel Houellebecq (« Soumission » = traduction intégrale du mot « islam ») qui craint, en le prévoyant, le glissement de la « fille aînée de l’église » vers un régime de dhimmis.

 

Le déchirement du tissu national apparaît ailleurs aussi. On sait, depuis toujours, depuis que l’antisémitisme existe (depuis la nuit des temps …) que tout pic dans son évolution est l’équivalent du « canari dans les mines de charbon ». Depuis 2012 un peu plus de 20.000 français juifs ont quitté la France pour Israël : selon l’évaluation du nombre total vivant aujourd’hui en France cela représente entre 4 et 5%.
 

[1] Des calculs savants partant de l’âge moyen central (courbe de Gauss) pour l’accouchement de 30,3 ans, du nombre de femmes  et leur distribution selon l’âge dans les deux grandes catégories « majoritaires » (européens) et « diversité » et du taux de fécondité (nombre d’enfants par femme) très différent entre les « majoritaires » et la « diversité » appuient l’évaluation évoquée. Evaluation pouvant être confirmée, aussi, par le nombre de noms donnés aux nouveaux nés : typiquement « diversité » et/ou sans connotation particulière. Voir aussi « Trajectoires et origines – Enquêtes sur la diversité des populations en France » INED 01/16.

L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016
Le fait que les actes racistes envers cette partie de la population représentent presque 50% du total d’actes racistes violents quand elle ne fait que 1% de la population du pays (et, environ, dix à quinze fois moins que la population d’origine musulmane) a été (est) un facteur majeur influençant la décision de certains de quitter notre douce France … On répondra que pendant les 50 dernières années le djihad n’a fait qu’une vingtaine de victimes en France tandis qu’en Israël (guerres mises à part) on compte plus d’un millier … Et pourtant … Il est fort probable que la politique « arabe » de la France, toujours adverse, critique et pernicieuse pour Israël (lisez Un siècle de trahison – La diplomatie Française et les Juifs – D. Pryce-Jones, Denoël 2006) y contribue aussi. Car il n’est pas possible de regarder sans sourciller l’actuel ministre des affaires étrangères qui, quelle que soit l’occasion, se fait un devoir d’inventer encore une manœuvre pernicieuse pouvant faire du mal à Israël. Anxieux pour se faire dédouaner ? Sa dernière ? « On va convoquer une conférence internationale pour avancer la solution de deux états. Si elle n’aboutit pas à un règlement, la France va reconnaître l’état palestinien » L’incroyable imposture : il sait, parfaitement, que le rejet, absolu, de l’existence d’Israël (quelques puissent être ses frontières) par les palestiniens (et une grande partie du monde arabe) fera que la « conférence » n’aboutira à rien. Il pourrait, donc, s’éviter les dépenses et le tam-tam y relatif et faire reconnaître à la France un 25-ème état arabe dont l’avenir ne sera pas différent des 24 précédents. Dont un quart sont en train de se dissoudre dans l’acide de l’islam que d’aucuns considèrent encore comme soluble dans la démocratie … Sa déclaration a suivi d’une semaine la réception, en grande pompe, le Jour International de la Commémoration de la Shoah, à Paris du président du régime iranien, régime qui dit orbi et urbi sa volonté de détruire l’Etat d’Israël. Rassurez-vous, cela n’a posé problème à personne. On n’a pas servi du vin aux repas et on n’a pas parlé d’Israël.
 
Quo Vadis ? Un Président de la République qui suscite 82% de mauvaises opinions (15% de bonnes) au dernier sondage, un gouvernement dont la cacophonie des membres est devenue la risée de la population (attendez ... on le remanie ...), un pays à la dérive qui occupe (presque pour la majorité des critères) la 26ème place dans une Europe de 28 pays …)

 

L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016
mais qui donne des leçons au monde entier, un pays qui détient le record mondial de journées de grève (2005, déjà, la France avait constaté 1.997.000 jours de grève, la Suisse 1.392), mais un pays qui prétend avoir son mot à dire partout sur la planète : en Afrique, au Proche Orient, à l’Est de l’Europe, partout, donnant l’impression de professer un discours plein de miséricorde car son passé colonial.
ooooo
L’économie et le tissu national, les deux drames de notre pays que les gouvernants vivent en déni de réalité n’ayant pas le courage d’appeler un chat, un chat. Que ce soit pour les tares du « modèle économique français » ou pour le « modèle social français ». Lisez Michel Onfray (Le Point-10.01.15) « Même s'ils crient "Allah Akbar" avant d'égorger un policier, ça n'a rien à voir avec l'islam. Les familles des tueurs en rajoutent en protestant de la gentillesse de leur fiston criminel et l'on passe en boucle leur témoignage. » Pourquoi ?
Je ne puis m’empêcher de paraphraser Jean-François Revel : « Par ailleurs, tandis que la France ignorait les camps de la mort de l'URSS, elle a fabriqué une « industrie du blâme » contre soi-même qui a souligné constamment les « échecs et crimes » des démocraties occidentales, lesquelles ont «dominé le monde » avec une politique oppressive impérialiste. » (Comment les démocraties finissent, Paris, Grasset, 1983).
Remplacez l’URSS avec (une grande partie du) monde musulman et les camps de la mort avec l’Etat Islamique (M. Fabius s’obstine à nommer DAESH pour ne pas utiliser le mot « islam »)  et les 350.000 morts en Syrie. Et pensez à la France de 2050.
L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016

Mais il y a une justice :

L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016

Presque la moitié des français disent que leur souhait le plus cher pour 2016 c’est que François Hollande quitte le pouvoir ! (Le Point).

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 20:58

Et avec quelle quantité d’illusions ai-je dû

naître pour pouvoir en perdre une chaque jour !

E. Cioran (Aveux et Anathèmes)

 

Un mois exactement : on nous parle, ad nauseam, de « l’esprit du 11 janvier » du parcours « sans faute » du président (bien qu’en « représentation » … il ne laissait voir aucune émotion) et, aussi, de la fermeté du premier ministre (beaucoup plus humain, compatissant, lucide, autant à la fin de la « manifestation/rassemblement » que devant le Hyper Cachère). Et, puisque nous sommes, nous, émotifs … voilà que la popularité du président fait un bond de 20 points (le soufflé est en train de s’affaisser depuis …) et, naturellement, le revoilà candidat à sa propre succession en … 2017 ! Et fort de la nouvelle stature que l’on lui accorde il part au loin partout où on pourra le voir avec les maîtres du monde pour faire régner la paix. Y compris en Ukraine pour faire entendre raison à M. Poutine. Qui se soucierait de lui comme d’une guigne si Mme Merkel n’était pas de la partie … La France a l’expérience nécessaire pour arrêter la Russie quand il le faut : se souvient-on du succès planétaire de l’ancien président qui a obtenu aussi que M. Poutine arrête une agression ? Demandez-le à la Géorgie qui s’est vu dépecer par le bourreau du Kremlin …

Revenons à nos moutons … Esprit du 11 janvier. Si l’on comprend bien, comme il s’agissait d’une « réaction » il faudrait accorder à ceux qui ont fait « l’action » le mérite dont notre président se pare. Car, s’il n’y avait pas eu l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et celui des clients juifs de l’Hyper Cachère … notre président aurait continué à descendre l’échelle de popularité ou il serait resté au 15 % qui constituaient un record pour un président de la V-ème … C’est sans doute une des raisons, pour laquelle il a réagit en droite ligne avec la mantra connue, nous assurant avec un visage impassible que les assassins qui ont perpétré les massacres n’étaient que des « fanatiques qui n’ont rien à voir avec l'islam» Il est sans doute un grand spécialiste de l’islam et il ne se laisse pas induire en erreur par des gens qui crient « Allahou Akhbar » et « On va venger le Prophète ».

Certes, avant que l’on prenne la mesure de ce qui s’est passé à l'Hyper Cachère on a transformé ce qui s’est passé à Charlie Hebdo en nécessité de défendre la liberté d’expression. Mais on a tort, selon moi, de dire que le problème est la liberté d’expression. Le problème, c’est la réponse islamique. Le problème, c’est la menace explicite et implicite de la violence portée par une très grande partie des « musulmans modérés » sous des prétextes divers. Le problème c’est que parmi les 1.500 millions de musulmans à travers le monde on n’ait pas trouve un, des millions, qui se soient émus des assassinats de Paris. Le problème est que les « masses musulmanes » n’ont jamais décidé de condamner les actes meurtriers commis par leurs moutons noirs, fussent-ils ou pas, en rupture de ban. Et le problème est que de nombreux intellectuels, musulmans ou pas, proposent, théorisent la compréhension et la justification de la violence et de la terreur. Surtout en évoquant « les enfants de Palestine» et les crimes, supposées, d’Israël.

Mais va pour la liberté d’expression. Et FH a invité au rassemblement des coryphées de la liberté de la presse : des roitelets d’Afrique noire, des saoudiens, même le premier ministre turc et …. tenez-vous bien, Mahmoud Abbas (celui qui préside aux festivités de changement de nom de squares ou places en faveur des noms des « martyrs » qui se sont fait exploser pour tuer autant de juifs que possible …). Mais bon sang ne saurait mentir : de retour chacun dans son fief, ils se sont retrouvés rapidement en condamnant la une de Charlie Hebdo qui montrait le prophète pleurant …

Faire tout pour que le bas peuple, qui sent confusément qu’il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France … que quelque chose ne tourne pas rond dans notre pays du côté de la « diversité », ne lie d’aucune manière Merah, Mnemouche, Ilan Halimi ou l’Hyper Cachère à l’islam. Mais pas seulement. Non plus aux 250.000 morts de Syrie, non plus aux à ceux qui décapitent à tour de bras, qui transforment des femmes et des enfants en esclaves et qui sont en train de constituer l’ébauche du califat que l’islam, que l’on ne veut pas nommer, essaye de réaliser depuis 1.500 ans …

Remarquez, il est en bonne compagnie. Il y a trois jours BHO a dit au cours d’une interview « le peuple américain peut être troublé quand il voit une bande de zélotes vicieux qui décapitent des gens ou tirent au hasard sur un groupe de personnes dans un Deli à Paris » Capito ? Tout d’abord, ils n’ont aucune relation avec l’islam (on ne prononce pas le mot). Ensuite, les gens du Hyper Cachère n’ont pas été assassinés parce que juifs (le mot n’est pas prononcé) mais parce qu’ils se trouvaient là, par hasard. Dommage que l’on n’ait pas su cela le 11 janvier, certains participants au rassemblement auraient pu porter des pancartes « I am a random jew - je suis un juif aléatoire » …

Mais, qui sait, peut-être que l’ignoble Coulibaly pensait (comme BHO, sans doute) que dans l’épicerie choisie il n’y avait que des hindous, des bouddhistes ou même des mamelouks (non, pas ceux-là car ils se rattachent de trop près à l’islam …) et non pas des clients juifs qui préparaient leur shabbat.

Bon. Arrêtons-là. La France est le pays du « vivre ensemble », il n’y a pas de zones de « non-droit », ce qui s’est passé à Charlie Hebdo (ou à Toulouse ou à Dijon ou à Nantes ou à Bruxelles) ce sont des actes de fanatiques, dérangés mentalement, surtout pas de vrais soldats de l’islam qui souhaitent devenir martyrs pour instaurer partout la charia et l’état islamique.

                        Sarcelles, janvier 2015

 

Esprit, es-tu là ?

Et si après Charlie Hebdo on a tué des juifs … même Maurras l’a avait écrit en 1911 (Action Française) « quand tout semble impossible, ou terriblement difficile l'arrivée providentielle de l'antisémitisme fait que toutes les choses se remettent en place et deviennent simples » Le seul problème, disait Albert Camus (1947) c’est que pour d’aucuns « les Juifs exagèrent et ils ont tort de se soutenir les uns les autres, même si cette solidarité leur a été enseignée par le camp de concentration » Antisémitisme d’extrême droite, antisémitisme de l’islam, antisémitisme de l’extrême gauche, tolérance « sociétale » à un antisémitisme renaissant.

 

Apocryphe ...

 

The militant Muslim is the person who beheads the infidel, while the moderate Muslim holds the feet of the victim - Marco Polo

The militant Muslim is the person who beheads the infidel, while the moderate Muslim holds the feet of the victim - Marco Polo

Puisque l’on s’arrête-là, on peut regarder d’un peu plus près un autre sujet qui semble essentiel pour l’avenir de l’euro et de la construction européenne : la Grèce. Laissons de côté tout ce que l’on sait pour résumer le tout d’une seule phrase : la Grèce et son peuple ont vécu en parasites escroquant l’Union Européenne pendant des lustres. Après s’être fait aider par les pays de l’euro (342 milliards d’euros … une paille) un gouvernement d’extrême gauche allié à un mouvement nationaliste de droite (tiens …) dont le ministre des finances est un spécialiste universitaire de la théorie des jeux, veut rendre gorge à l’Union Européenne : du chantage, « la force du faible vis-à-vis du fort ». Et on entend notre président, approché par les escrocs grecques, dire « certes, il faut tenir compte du fait que ce gouvernement a été élu démocratiquement par le peuple grec » Par delà le rapprochement « Hamas élu démocratiquement par les palestiniens de Gaza » … on devrait comprendre que des gens qui ont vécu pendant des lustres sans payer ce qu’ils obtenaient (le peuple grec) avaient tout intérêt à se choisir comme gouvernants des Robin des Bois qui allaient prendre l’argent des riches européens (surtout allemands …) pour payer leurs dettes ! Mais, bonnes gens, la France en est pour 42 milliards d’euros et les grecs semblent ne plus vouloir rembourser. Ou alors, sur trente ans ou quarante ou aux … Calendes grecques …

Mais on trouve, en France même, un économiste distingué qui écrit, en approuvant la démarche, (La Tribune, 12.02.15) « Tout d'abord, le gouvernement grec ne demande pas aujourd'hui une annulation de la dette, mais d'une part de transformer les emprunts auprès de la BCE en emprunts perpétuels» Vous entendez bien : les grecs ne rembourserons jamais l’argent prêté. Et peut lui chaut à notre excellent ami économiste que « les 42 milliards (prêt bilatéral, part de la France dans les prêts accordés par l'Euro zone) que la France ne va pas récupérer auraient pu être dépensés d'une autre manière ou se solder par une réduction de notre déficit budgétaire » Oyez braves gens, le RER B à Paris pourra rester dans l’état lamentable dans lequel il est encore longtemps. Qu’est-ce que cela peut faire aux franciliens vu que les grecs n’ont pas de cadastre, ne payent (presque) pas d’impôts, ce qui fait qu’ils seront heureux … Mais, bien sûr, on va vous dire que tout vient du fait que l’Eglise Orthodoxe ne paye pas d’impôts (c’est vrai) et que les armateurs font travailler leurs bateaux sous des pavillons de complaisance (c’est vrai aussi). Faut commencer par prendre aux riches … refrain connu, chez nous, aussi.

  Tout va très bien Madame la Marquise … Et notre président, en conférence de presse pour tirer les conclusions de ce qui s’est passé en janvier et, surtout pour annoncer ce qu’il apportera encore comme bonheur au peuple, d’une manière juste, il nous a époustouflé. Un écrivain, Christian Combaz (Le Figaro), a analysé le discours de FH et, en conclusion, il a constitué un « Florilège des acrobaties présidentielles et véritable salon du Bourget linguistique: «On pense toujours que la guerre c'était pour les temps de nos parents», «il y a une autre option et si elle n'est pas tentée», «quand nous sommes ensemble Français et Allemands nous avons toute la capacité de la puissance à l'échelle du monde», «rien n'est pire d'humilier les Grecs», «à un moment il faut que les paroles soient dites», «il convient qu'il y ait plus de logements qui soient créés», «y aura un accompagnement qui sera fait», «les soldats ils exercent des missions périlleuses», «nous avons pu faire accomplir des progrès mais ils n'ont pas résisté aux tenants des épreuves de force». Et on s’étonne que les élèves entrant en sixième ne sachent pas lire et écrire correctement le français. « On n’habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c’est cela et rien d’autre. » E. Cioran, encore.

J’oubliais l’essentiel : Le chômage a reculé en décembre dans la zone euro, atteignant son plus bas niveau depuis août 2012. Nous, on attend l’inversion de la courbe du chômage –promesse répétée de notre président qui y croit dur comme fer. Malheureusement, tant que embaucher dans notre cher pays signifiera des emmerdements sans fin pour les employeurs, le taux de chômage continuera inexorablement de progresser

 

Mais, si avec tout cela il ne se fait pas élire, de nouveau, en 2017 c’est à douter qu’il y a un Dieu …

 

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:16

Ainsi va ce que l’on nous raconte depuis plusieurs jours : le « peuple grec » a préféré Syriza, en lui donnant presque la majorité au parlement. Comme elle lui a manqué, la bande de gauchistes attardés (ou « socialistes d’extrême gauche ») s’est alliée avec « les indépendants ». Cela vaut la peine de s’attarder une seconde sur ce nouveaux dirigeants qui font espérer à des Mélenchon ou autres Besancenot qu’un jour, peut-être ….

Syriza – populistes de gauche, pas pris au sérieux quand ils sont arrivés sur les plateaux des télévisions diverses pour affirmer, haut et fort, qu’avec eux la Grèce montrera le vrai chemin vers la prospérité à l’Europe entière et que les « marcheurs à pas d’oie » n’auront qu’à bien se tenir. Et ils ont concocté un programme économique dont Yannis Varoufakis, écrivait dans son blog en 2012 « Doit-on redouter "l'ultra-gauchisme" de Syriza? Ma réponse est un non retentissant. Je ne vous recommande pas de lire (même à ceux d'entre vous qui parlent grec) leur manifeste. Il ne vaut même pas le papier sur lequel il est écrit. Bien que plein de bonnes intentions, il contient peu de détails, est rempli de promesses qui ne pourront pas et ne seront pas tenues (la plus grande étant que l'austérité sera annulée); c'est un fourre-tout de politiques sans importance. Ignorez-le purement et simplement. » Ce monsieur (universitaire grec-australien) est maintenant ministre de finances de la Grèce. Anti-européen convaincu, interdit d’antenne en Australie pour des propos antisémites, il vient de rencontrer M. Sapin pour qu’avec lui (et, peut-être, l’Italie) on arrive à faire « avaler » à l’Allemagne une escroquerie innommable. Monsieur Sapin qui, le 31 janvier déclare à Bruxelles « il n'y a plus beaucoup d'excuses pour que la croissance ne redémarre pas » On croit rêver, ce monsieur a fait l’ENA (après un passé trotskiste mais, c’est vrai, promotion Voltaire » …)

Les indépendants - « C’est un parti d’opportunistes, sans idéologie précise, un parti de réaction de la classe moyenne supérieure », résume l’historien grec Nikolas Bloudanis. En France, il regrouperait la droite de l’UMP et la gauche du FN ». Parti xénophobe, défenseur de l’église orthodoxe, antisémite, homophobe, pro-russe, antiturc - un tel cumul mérite attention … Et violement anti-européen car, selon lui, l’Europe est soumise « aux néo-nazis allemands »

C’est-y pas beau ? On dirait, chez nous, le NPA et le FN s’alliant pour diriger le pays. Et comme premier ministre, un antiallemand et pro-palestinien (a conduit une manifestation l’année dernière pour dénoncer les « actions criminelles d’Israël à Gaza).

Et, depuis quelques jours, on voit le chef du nouveau gouvernement et le ministre des finances aller essayer de faire front commun avec les pays se sortant le mieux de la crise … l’Italie et la France … pour qu’à trois ils fassent front commun contre l’Allemagne. Pour quoi faire ? Au maximum pour que l’on efface une grande partie de la dette de la Grèce, au minimum que l’on rééchelonne le remboursement sur … mettons, 50 ans …

Des escrocs, vous dis-je. Pourquoi ?

La Grèce est entrée dans le club fermé de l’euro en trichant sur ses comptes. En 2009 les grecs ont clamé que leur déficit budgétaire était de 3,7% (se rapprochant d’un des critères de Maastricht). Membre du club euro ils ont pu s’endetter à des taux très bas mais quelque temps après on apprenait que leur déficit budgétaire était, en réalité, supérieur à 12% !

Pour le professeur George Bitros de l’Université d’Athènes, « la falsification des données statistiques est une longue tradition en Grèce, et ne vient pas simplement de l’intervention du gouvernement ». Il continue : « c’est un échec sérieux et systémique qui a ses racines dans la faillite du système politique comme dans la structure et le manque de transparence du secteur public. Cela signifie que le cancer s’est répandu très loin dans la structure du système et transformerait un saint en Raspoutine ».

Ce n’est pas tout. Dans mon dernier voyage dans ce pays de cocagne, je n’ai pas pu ne pas être surpris par le fait que partout où j’allais je devais payer en espèces … Et on me faisait « cadeau » de la TVA … A l’échelle de l’Etat, il n’y avait pas (il n’y en a toujours pas) de cadastre ce qui faisait (fait) que le rendement des impôts fonciers était (est) quasi nul. Selon le Spiegel, en 2010, près de 17.000 piscines ont été découvertes dans la banlieue d'Athènes, au lieu des 324 déclarées. Et tout à l’avenant. En 2012, selon les estimations de la Commission européenne, l’économie souterraine représentait 24% du PIB et engendrait une perte de revenus annuelle de 10 milliards d’euros. Le think-tank américain Global Financial Integrity évalue, lui, à 120 milliards d’euros la perte causée par des activités illicites comme la corruption et l’évasion fiscale durant la décennie 2000.

Certes, le monde politique grec n’à jamais su ou voulu s’attaquer aux maux du pays. Surtout depuis que membre du club fermé de l’euro le pays vivait sous le parapluie de ce dernier. Les politiciens grecs ont utilisé l’État comme un moyen de distribuer des prébendes à leurs électeurs. Un poste dans le service public (qui signifie un emploi et un revenu à vie) était (est encore) une pratique répandue dont les conséquences sont payées aujourd’hui sous la forme d’un secteur public énorme, gaspilleur, inefficace et corrompu. Comprenons bien ce de quoi il s’agit : les fonctionnaires représentent 25% de la population active. Encore que, « personne, pas même le Premier ministre, ne peut dire avec certitude le nombre réel de fonctionnaires, a récemment affirmé Constantinos Michalos, le président de la Chambre de commerce et d'industrie d'Athènes. Sur une population active de 4,9 millions de personnes (contre 28 millions en France et 5,5 millions de fonctionnaires), nous avons évalué le nombre de fonctionnaires à 1,2 million de personnes incluant les employés contractuels, la Fédération des fonctionnaires le porte à 700.000 et le ministère des Finances parle de 800.000 personnes». Certes, tous les fonctionnaires ne sont pas des jean-foutres. Mais une partie, par exemple ceux du parlement, de certaines ministères, de certaines banques reçoivent 16 salaires mensuels dans une année de travail. Selon le magazine To Vima (centre-gauche) la Grèce aurait violé un accord avec l'UE et le FMI en embauchant quelque 70.000 fonctionnaires en 2010-2011. Et quand la crise s’est développée, c’est du secteur privé qu’est venu l’essentiel des 1,2 millions de chômeurs grecs. Jusqu’à maintenant, les fonctionnaires ont été protégés, moins de 100.000 ont cessé de travailler, la plupart pour partir à la retraite. Le secteur public est le dernier bastion de l’élite politique. Mais … une des premières mesures du nouveau gouvernement a été d’annoncer l’embauche de 2.000 fonctionnaires.

Mais le passé de la Grèce a eu un prix. Et en juin 2012, déjà, l’Europe a dû apporter une aide de presque 350 milliards d’euros pour sauver ce pays de la faillite : deux prêts de 110 et 130 milliards et un effacement de dette de 107 milliards d’euros. Le tout : 35.000 € par citoyen grec. La France en est pour 42 milliards d’euros dont elle ne disposait pas mais … s’est endetté sur les marchés financiers !

Pourquoi des escrocs ? Les deux partis qui gouvernent maintenant, ont en commun d’accuser les victimes – les détenteurs de la dette grecque (des banques françaises comme l’état français, entre autres) – d’être responsables de la situation de leur pays. Tous les jours les médias grecs éructent des quolibets sur les « spéculateurs » méprisables, les « profiteurs », les « banquiers », les « financiers » et autres « requins » jetés en vindicte du « peuple » grec. Peuple frappé d’amnésie car il ne veut d’aucune manière admettre qu’il a mangé du pain blanc pendant des lustres sans faire grand’chose pour le payer.

Ce pays ne devrait mériter aucune aide supplémentaire. Par delà les ronds de jambe que ses dirigeants, les mains dans les poches, col ouvert et sourire imbécile collé aux lèvres (« on vous tient » …), s’évertuent de faire à Paris ou à Rome ils savent que ceux qui lui résisteront sont l’Allemagne et les pays du Nord qui ont fait des efforts immenses pour s’en sortir. Peut-être que même l’Espagne (laissant de côté les « Podemos ») ne verra pas d’un bon œil de passer l’éponge pour faire plaisir à cette bande d’escrocs. Qui, loin de reconnaître l’histoire pernicieuse de leur pays pendant les 50 dernières années, font du chantage («sortir de l’euro ») pour obtenir ce qu’ils ne méritent pas ! Et, ils entendent, aller voir l’Allemagne, après des années d’insultes, non pas la sébile à la main mais … en faisant du chantage.

Ce pays, en faillite aujourd’hui, ne pourrait se redresser que par des efforts gigantesques de productivité et de création de valeur. Autant dire par ses entreprises ou par des investisseurs (chinois ?) privés. Le drame est que Syriza est tellement hostile à l’entreprise privée (au « capitalisme ») qu’une croissance économique est pratiquement impossible.

Des escrocs ? Oui. Un peuple entier ? Pas loin … Une solution ? Qu’ils sortent de l’euro et qu’ils se débrouillent avec leurs drachmes. Et avec des gauchistes flanqués de nationalistes de droite pour bâtir une Grèce nouvelle … Quel beau programme !

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 14:26

« Le politiquement correct est la langue de gens

qui tremblent à l’idée de ce qui

pourrait arriver s’ils arrêtaient de se mentir »

(Pierre Manent)

Cela a commencé avec BHO qui a imposé un nouveau vocabulaire aux autorités américaines : interdiction d’utiliser tous vocables se reliant au mot « islam ». Et cela a donné «violence sur le lieu de travail» pour le massacre du Fort Hood, « militants extrémistes » pour l’assassinat de diplomates américains à Benghazi pour culminer avec « insurgents armés » (oublions la tautologie) pour les terroristes talibans. Et cela continue car, pour BHO, depuis le discours au Caire en 2009 il ne faut d’aucune manière lier les actions terroristes menées par des musulmans (et se réclamant tels) à l’islam. Religion d’amour et de paix, comme tout un chacun le sait.

Naturellement, si le « grand Satan » s’est résolu à cela, il était normal que le «petit Satan» (la France) suive. Raison de plus quand on sait qu’elle accueille le plus grand rassemblement de musulmans d’Europe. Et cela a donné -c’est l’ineffable ministre des affaires étrangères, Fabius qui a montré la voie- DAESH (qui n’est que l'acronyme arabe pour le califat islamique …) pour l’Etat Islamique et FH qualifiant le massacre de Charlie Hebdo « sans doute un acte de terrorisme » mais disant dans la même respiration « ces barbares n’ont rien à voir avec l’islam » bien que les assassins aient crié « Allahou Akhbar » et « On a vengé le Prophète » pendant qu’ils trucidaient les rédacteurs du journal satirique. Ce à quoi NYT, Le Monde et le porte-parole du State Department, à l’unisson, ont affirmé «ce n’est pas parce qu’ils se réclament de l’islam que cela est vrai» Et le président des Etats Unis qui a «condamné avec force l’horrifique tuerie» s’est, naturellement, abstenu de dire «terrorisme islamique» ou «extrémisme islamique» ou n’importe quoi lié à l’islam.

Mais pourquoi diable ne veut-on pas appeler « un chat, un chat » ? Il me semble que la seule explication qui tienne, pour la France, est implicite à un texte publié par « le journal de référence» après le massacre du 7 et 8 janvier. Relisons-le : «Au contraire, que ces assassinats ignobles renforcent notre solidarité nationale et notre détermination à faire qu’avec l’islam nous construisions la civilisation capable de réunir demain le meilleur des humanismes d’Orient et d’Occident. La France doit être le lieu de cette réunification, avec ses musulmans qui désormais font ici partie de sa destinée.» Vous avez bien compris, la France, anciennement «première fille de l’église», la France héritière non seulement des Lumières mais de son passé fondateur judéo-chrétien, la France doit voir son avenir fondé sur la réunification avec l’islam. Je ne puis que recommander à lire le livre de Michel Houellebecq,  "Soumission". Et de souligner pour ceux qui ont le temps et la volonté de penser à l’avenir de leurs enfants et de leurs petits-enfants, ce vers quoi cette « cinquième colonne » est en train de pousser la France.

Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi les assassins d’Ilan Halimi, de Toulouse, de Bruxelles, les apprentis assassins de Joué-lès-Tours, de Dijon ou de Nantes sont-ils devenus des assassins ? Et, surtout, pourquoi les a-t-on qualifiés de «loups solitaires» ou de «malades mentaux» ou de «voyous radicalisés» ?

Etaient-ils seulement des malades mentaux ? Ne s’agit-il pas des mêmes individus que la France combat au Mali ou combattait en Somalie, en Afghanistan jadis et aujourd’hui en Irak ? Que leur nom soit Califat Islamique, Boko Haram, Chebab, Hamas ou Hezbollah qu'ont ils en commun ? Question à caractère rhétorique, qui oblige à dire tout de suite qu’il ne faut pas assimiler tous les musulmans à des terroristes. Mais la France ne veut pas (l’Amérique non plus) dire que tous les djihadistes sont musulmans et que la «religion de paix et d’amour» n’a rien fait (ne fait rien) pour extirper de son corps ce cancer qui est en train de métastaser partout dans le monde.

Pour ce qui est des individus (un infime pourcentage des musulmans de France, mais … même 1 % cela ferait quand-même un vivier d’environ 60.000 individus susceptibles de devenir des assassins ou d’aider d’autres à en devenir sans compter les «souchiens» qui se convertissent …) on s’en est pris à l’école de la République qui, c’est vrai, à failli à sa mission d’éducation et d’intégration des rejetons de la « diversité ». Lisons ce qu’écrit F. Kersaudy dans le Point : « Il est vrai que celle-ci a été laminée par quatre décennies d'expérimentations farfelues, d'idéologie gauchisante, d'impuissance ministérielle, de solitude des enseignants, de lâchetés hiérarchiques, de baisse vertigineuse des exigences, de massification multinationale, d'intimidations communautaristes, d'immixtions parentales, de disparition de la discipline et de quasi-relégation du français au rôle de langue étrangère. Pourtant, il est impossible de faire porter au système scolaire, seul, la responsabilité de la dérive extrémiste de ses élèves : il a été débordé par l'afflux de l'immigration, il s'est féminisé face à des élèves qui respectaient peu les femmes, il n'était pas conçu pour instruire des enfants qui n'étaient pas éduqués, et il n'avait pas les moyens matériels de lutter contre l'influence de la voyoucratie, des réseaux sociaux et de la haine islamiste déversée par Internet et de la télévision satellitaire ; du reste, à quoi bon accuser l'école, lorsque la plupart des apprentis terroristes se sont déscolarisés prématurément ? »

Selon moi, un des premiers responsables du « monstre » créé de toutes pièces en France a été (est) la constellation médiatique du pays, toute (ou presque) entre les mains de gauchistes gauchisants, souvent incultes, mais animés d’une rage sans égale visant tout ce qui n’est pas pauvre, tout ce qui n’est pas « opprimé », tout ce qui ne s’apparente pas à l’avenir du monde, l’islam. En quête d’une cause de remplacement du Vietnam (vous vous en souvenez ?) ils ont trouvé, avec quel bonheur, « la cause palestinienne » qui a le double avantage d’être « tiers-mondiste » et antisémite en même temps. Et c’est ainsi qu’elle est devenue « l’idiot utile », compagnon de route de l’islamo-fascistes, qui, n’en déplaise à certains, sera « demain, l’Internationale du genre humain ». Des lendemains qui chanteront au son du muezzin installé en haut de Notre Dame.

Mais l’horreur à laquelle nous assistons et pour laquelle il semblerait qu’il n’y a pas de ticket de retour, est l’œuvre aussi des élites politiques du pays, de droite comme de gauche, tous nourris à la « politique arabe de la France ». Faisons un peu d’histoire en laissant de côté l’initiateur de cette politique, de Gaulle, car ses autres mérites effacent, en partie, ce qu’il a laissé comme héritage sur ce plan à ses épigones.

Dès que les attentats, rapts d’avions et autres tueries en série -première contribution au bonheur de l’humanité des défenseurs de la cause palestinienne- ont commencé à se propager en Europe, dans les années :

      • 1970, la France a acheté la sécurité pour ses avions civils en fournissant des "contributions financières" non officielles régulières à des groupes palestiniens impliqués dans les affaires de détournement ; elle s’est affranchie aussi des attentats palestiniens sur son sol après avoir refusé, délibérément, d’arrêter (et en expulsant) le responsable de l’assassinat d’athlètes israéliens à Munich (1972) ;

      • 1980, Paris s’est libéré des attaques terroristes lancées par l’Iran sur son territoire en rendant plus d’un milliard de dollars d’avoirs iraniens gelés (y compris un investissement du Shah dans l’usine de production de combustible nucléaire de Pierrelatte) ;

      • 1990, pour faire bonne mesure, la France a libéré (gracié par le président  F. Mitterrand) l’assassin de l’ancien premier ministre iranien, Shapour Bakhtiar, tué à Suresnes ; les groupes terroristes algériens ont assuré l'immunité à la France suite à la décision d'ignorer leurs activités de collecte de fonds et de recrutement sur le territoire français.

Au fil des ans, les gouvernements français successifs ont également accepté de payer (directement ou indirectement) des rançons en échange de la libération de plus de 100 otages français au Moyen-Orient et en Afrique.
Sur fond de la soi-disant «politique arabe», les administrations successives ont également promu, soutenu, souligné, l’idée que la France était le seul ami en Occident «des masses arabes et musulmanes » pensant qu’ainsi elle achèterait sa sécurité tout en bénéficiant d’importantes opportunités d'affaires. C’est dans ce cadre que la France a été la première puissance occidentale à imposer une interdiction aux exportations d'armes à Israël et la première à permettre à l’OLP de Yasser Arafat d'ouvrir une "ambassade" à Paris. Laissons de côté le refus français pendant des années de mettre sur la liste d’organisations terroristes le Hamas et le Hezbollah. Laissons de côté les votes toujours anti-israéliens de la France à l’ONU (Assemblée Générale, Conseil de Sécurité, Commission des Droits de l’Homme, UNESCO, etc.,) y compris le dernier en faveur d’une reconnaissance de « l’état palestinien » (« état » qui n’en est pas un, mais que les palestiniens voudraient avoir sans rien négocier avec Israël …). Laissons tout cela de côté.

Le résultat de tout cela ce sont les assassinats de français (juifs en particulier) ce qui montre l’inanité de la stratégie d’apaisement, corollaire évident de la «politique arabe» de la France. La France, plus que tout autre pays (avant l’accession au pouvoir de BHO) a agi pour apaiser plutôt que de s’opposer, de «comprendre» plutôt que de résister, d'excuser plutôt que combattre les forces noires de l’obscurantisme islamiste.

Mais ce qui précède a eu un prix : au plan intérieur le déclin évident du « vivre ensemble » qui a été le symbole les plus important du modèle français d’intégration depuis des siècles et, accessoirement, la destruction en cours du lien établi par les Lumières et la Révolution entre les juifs vivant en France et la République. Aujourd’hui, c’est pour les juifs de France que « sonne le glas » … De l’antisémitisme il y en partout en Europe. Le seul pays où des juifs ont été tués, car juifs, jusqu’ici, c’est la France. Vont-ils oublier l’erreur faite par leurs semblables le siècle dernier qui pensaient que « la civilisation était un continent appelé Europe » ? Et que six millions d’entre eux ont nourri le tchernoziom de l’Ukraine, de la Pologne et de l’Allemagne ?

Un spectre hante l'Europe … (Marx & Engels, 1848) – c’est l’antisémitisme résurgent, alimenté par des populations exogènes n’ayant aucune liaison avec les fondements judéo-chrétiens de l’Europe. Populations destinées à devenir prépondérantes, incontournables, en Europe avant la fin de ce siècle. Dans les années 30 plus de 400.000 juifs ont fui l’Allemagne et l’Autriche. Un mouvement commencé en France 2011, se développe en progression géométrique, pour les mêmes raisons, et laisse croire que dans une vingtaine d’années le nombre de français juifs ne s’écrira pas avec plus de quatre chiffres. C’est pour cela que, d’une manière, qui risque de s’avérer prophétique, Manuel Valls a pu dire « La France sans les juifs français ne sera plus la France ».

La boucle est bouclée. Si l’on ne veut pas « appeler un chat, un chat » c’est aussi, (c’est surtout …) pour ne pas effrayer les uns et pour apaiser les autres. En espérant que … tout s’arrangera pour le mieux car Dieu reconnaîtra les siens

C’est le moment de se rappeler de Mark Twain : «Arrêtez de vouloir apprendre à chanter à un cochon. Vous perdez votre temps et vous ennuyez le cochon»

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 17:58

 

Mourir pour des idées, l'idée est excellente,

…………………………
Mourrons pour des idées d'accord, mais de mort lente

G. Brassens

C’est entendu, ils sont tous Charlie. Ou presque tous … Tout le monde n’est pas prêt a dire comme Charb « Je préfère mourir debout que vivre à genoux » … Mais lui aussi, il aurait préféré mourir de mort lente … Alors, il faut en convenir, il y a quelque chose qui nous dépasse dans ce qui s’est passé le 6 et le 7 janvier à Paris.

Un premier constat : on a assassiné des journalistes pour leurs idées et on a assassiné des juifs parce que juifs. Le rapport a été de 12 assassinés au siège du journal et 4 à l’Hyper Cachère : s’ils étaient tous Charlie au rassemblement républicain du dimanche 11 janvier, ils auraient dû être aussi un tiers « je suis juif ». Tel n’a pas été le cas, regardons les choses d’un double point de vue.

A tout seigneur, toute honneur. Quand le ministre de l’intérieur du pays déclare en août 2014 « ce n’est pas un délit de prôner le djihad » mais en décembre 2014 il annonce, après Joué-lès-Tours « Nous avons décrété la mobilisation générale contre le djihad » et entre les deux il assure aux musulmans de France qu’ils ne devaient pas « se sentir comptables des actes de terroristes qui sont de véritables barbares » (octobre 2014) on peut inférer qu’une certaine confusion intellectuelle domine l’action de l’état dans l’état de droit que se veut la France.

Mourir pour des idées, l'idée est excellente ...

 

Cette confusion s’explique quand on regarde ce qui s’est passé en France et en Europe. Tout d’abord, on a oublié (ou, plutôt, on promu le contraire …) que l’on ne devrait pas accepter un nouveau venu qui dirait : «je suis ici maintenant, alors vous devez changer pour m’accueillir." Certes, un nouveau venu peut apporter avec lui des compléments bénéfiques à une culture et une société diversifiées. Mais s’il exige que son environnement devienne ce qu’il a quitté, cela met en branle inexorablement, des affrontements majeurs et inévitables. La France et l’Europe, pour des raisons différentes, n’ont pas voulu tenir compte de ce principe, fondamental, je dirais « d’existence » quand elles ont accepté des millions de « je » sans imposer l’assimilation comme condition sine qua non à leur vie sur leurs territoires.

Ce qui devait arriver c’était « écrit sur les murs » : notre pays et l’Europe ont passés une grande partie des quatre dernières décennies en essayant désespérément d'éviter les conflits avec sa population musulmane, population qui croissait selon une progression géométrique. Naturellement, on a essayé de la protéger, on s’est plié à certaines de ses règles qui n’étaient pas (ne sont pas) en cohérence avec les normes européennes, on lui a permis de vivre séparée de la société ordinaire et a accepté sa religion comme une donnée implicite au « vivre ensemble ». Y compris son antisémitisme originel. Sur le continent qui est responsable de la Shoah.

Mais cette population a importé en Europe (en France) les « islamistes » qui cherchent à détruire les libertés occidentales dans le monde entier pour des raisons que d’aucuns considèrent comme exogènes

Mourir pour des idées, l'idée est excellente ...

 

du Coran mais que d’autres les considèrent consubstantielles. Ces raisons intègrent, entre autres, une intolérance totale pour les Juifs. La haine pour les Juifs -et Israël- est alimentée, en permanence, par les prédicateurs et les idéologues islamistes radicaux du Moyen-Orient. Elle a été apporté en l'Europe par les immigrés musulmans et leur référents d’information et culturels (Al-Jazeera, Al-Manar, etc.,) pour s’ajouter au vieux fond d’antisémitisme de la droite extrême. On peut ajouter que ces apports, qui ont fertilisé le terreau préparé par les élites de gauche dont le mépris pour Israël et le complexe de haine contre les juifs qui, tous, n’ont pas été assassinés par l’Allemagne nazie, ont créé une atmosphère délétère qui, à son tour, a permis une explosion d’attaques violentes contre les juifs.

De plus, on nous a seriné, jusqu’à en faire une sorte d’aliénation mentale, « le terrorisme islamique n’a rien à voir avec l’islam ». Ce qui, de toute évidence est une contre-vérité patente, même si le président Hollande a encore déclaré « les terroristes n’ont rien à voir avec la religion musulmane » Remarquez, pendant les évènements de la semaine dernière, à aucun moment on n’a parlé de « terroristes musulmans » : on aurait pu croire que lesdits terroristes étaient d’obédience bretonne (comme quand on faisait sauter les pilons électriques en Bretagne) ou basque (comme quand on faisait des attentats en France ou en Espagne) ou « écologiques » (comme le Rainbow Warrior – là je me trompe, c’est un état …  !

Et viennent les assassinats de journalistes et ceux des juifs. Bon, acceptons que ceux qui ont perpétré ces actes n’ont rien à voir avec les musulmans vivant en France (ou en Europe). La difficulté vient du fait qu’il n'y a aucun moyen de distinguer ceux de nos concitoyens musulmans qui pourraient tuer de ceux qui ne le feraient jamais. Car, bien sûr, une partie de la « communauté musulmane » est assimilée (ou en voie de l’être) et une autre partie (ou la même) est laïque. Malheureusement, nos forces de police, agents d’un âge moyen de 25/30 ans, sont incapables de séparer le bon grain de l’ivraie. Et ceci pas seulement parce qu’ils n’ont plus la possibilité d’entrer dans les zones contrôlées par la « communauté musulmane » dites « zones de non droit ». En revanche, si, d’aventure, ils portaient des uniformes ou avaient des « taches de vin », trouver les islamistes radicaux ce serait alors un jeu d’enfants ….

Donc, comme les musulmans eux-mêmes ne peuvent pas ou ne veulent pas le faire, nous nous trouvons (dixit Manuel Valls) « dans un état de guerre ». Malheureusement, il a appelé cela une guerre contre l'islam radical ce qui, d’évidence est réducteur et inefficace. On se trouve, donc, dans une alternative pernicieuse : soit attendre qu’un attentat soit fait (avec son cortège de victimes, douleurs, influences politico-psychiques, etc.,) soit faire peser le soupçon sur l’intégralité de la « communauté musulmane ». On réalise qu’aucun des deux termes de l’alternative n’est acceptable. Surtout le dernier. Ce qui a fait (ce qui fait) que l'impact global de l'intégrisme islamique croît de façon exponentielle, avec une augmentation brutale des manifestations de terrorisme, d’un côté, mais, d’un autre côté, et avec la même tendance, l’Occident n’a pas le courage d'identifier l'ennemi. C’est en cela que la situation actuelle peut se comparer avec celle de l’Europe de années 30 quand on ne voulait pas traiter de « barbares » les nazis. On voulait, surtout, les apaiser avec l’espoir qu’ils allaient se « civiliser » … Et on attend. Entre temps, et pas dans un ordre chronologique :

Le Shoe Bomber (2001) était un musulman
Les tireurs d'élite (2002) – Maryland, Virginie, Washington étaient musulmans
Le porteur de bombe (2009) dans son sous-vêtements était un musulman

Le tireur de Fort Hood (2009) était un musulman
Les attaquants de U.S.S. Cole étaient musulmans
Les terroristes de la gare Atocha de Madrid étaient musulmans
Les terroristes de Bafi Nightclub (Bali) étaient musulmans
Les terroristes du métro de Londres étaient musulmans
Les terroristes du théâtre de Moscou étaient musulmans

Les poseurs de bombes au marathon de Boston étaient musulmans
Les poseurs de bombes du Pan-Am # 93 étaient musulmans
Les pirates de l’air - Air France - Entebbe étaient musulmans
Les preneurs d’otages Ambassade Américaine à Téhéran étaient musulmans
L’explosion de l’Ambassade des Etats-Unis à Beyrouth - musulmans
L’attaque de l’Ambassade Américaine à Benghazi - musulmans
Les poseurs de bombes à Buenos Aires étaient musulmans
Les attaquants de l'équipe olympique israélienne à Munich étaient musulmans
Les poseurs de bombes à l'ambassade américaine au Kenya étaient musulmans
L’explosion de Khobar Towers en Arabie Saoudite - musulmans
Les poseurs de bombes - caserne des Marines à Beyrouth à étaient musulmans
Les terroristes de Beslan (école russe) étaient musulmans
Les premiers poseurs de bombes au World Trade Center étaient musulmans

Les pirates du navire de croisière Achille Lauro étaient musulmans

Les terroristes du 11 septembre 2001 étaient musulmans
Les terroristes de Bombay et Mumbai (Inde) étaient musulmans
Les assassins de 17 personnes à Paris Janvier 2015 en étaient également musulmans.

Et tout cela n’a rien à voir avec l’islam ? Il est utile de se rappeler le massacre d’Hindous :

Mourir pour des idées, l'idée est excellente ...

Ce qui donne au clown turc d’Ankara la possibilité de dire, à la suite des évènements de Paris :« En tant que musulmans, nous n’avons jamais pris part à des massacres terroristes, » a dit Erdogan. « Derrière tout ça se trouve le racisme, les discours haineux, et l’islamophobie. Les citoyens français ont perpétré un tel massacre, et les musulmans doivent en payer le prix. L’hypocrisie de l’occident est évidente ». Le pauvre d’esprit … Tamerlan, 15ème siècle, conquête de l’Inde – massacre de Dehli – 100.000 têtes pour faire une pyramide avec … « all together » entre 5 et 10 millions de morts soit quelques 5% du population mondiale d’alors … et le génocide arménien 1915-1916 (1,2 million de victimes) et le génocide grec au Pont 1916-1923 (350.000 victimes) et le massacre de Dersim (1937-1938) (80.000 victimes). Et plus près de nous, l’année dernière, le massacre de 2000 Nigérians par Boko Haram après le rapt de 300 écolières; l’assassinat de 130 écoliers à Peshawar, au Pakistan, par les talibans ; les vidéos barbares montrant des otages décapités; l’assassinat en masse en cours en Syrie et en Irak . On s’arrête là, regardez la réception de ce clown donnée en faveur de Mahmoud Abbas …) qui, de tous ce qui s’est passé à Paris n’a trouvé à dire que « celui qui a commis des crimes contre l’humanité, Netanyahu, n’avait pas à y être ». Cela fait vomir.

Mourir pour des idées, l'idée est excellente ...

 

Mais … personne n’a le courage de lui dire ses quatre vérités et BHO le considérait (le considère ?) comme son meilleur ami parmi les dirigeants mondiaux. Cela en dit long et sur l’un et sur l’autre …

oooo

Paris. Bon, les journalistes. Mais les juifs ? Peut-être parce que Charlie Hebdo publiait des caricatures antisémites, non ? Pourtant Laurent Fabius qui avait morigéné Charlie Hebdo en 2013 (« la provocation est allée trop loin ») n’a rien eu à dire …

Mourir pour des idées, l'idée est excellente ...

 

Oublié Ilan Halimi, oublié Merah, oublié Nemmouche, oublié le doublement d’actes antisémites en 2014 vs 2013 (le total actes « racistes » augmente « seulement » de 8% l’an depuis 1992) et le ratio de 30 contre 1 quand on compare avec les actes islamophobes … oublié tout cela. La France a trouvé une formule blindée à l’épreuve des balles : exprimer sa sympathie pour les victimes tout en niant l’origine des ceux qui perpètrent les crimes ou leur relation avec une « religion de paix ».

Et pour que les juifs restent à leur place le président de la seule super puissance déclare à l’ONU (septembre 2012) « l’avenir ne doit pas appartenir à ceux qui insultent le prophète » (c’est pour Charlie Hebdo) « mais on doit condamner également … « la destruction d’églises ou la négation du Holocauste » : détruire les mûrs d’une église est pour l’homme le plus fort de la planète équivalent à l’assassinat de plus de 6.000.000 d’êtres. Mais seulement juifs …

Ah, oui, c’est l’homme qui avait dit après Fort Hood « pas de conclusions hâtives » … et nos dirigeants ajoutent depuis … « pas d’amalgame ».

Mourir pour des idées, l'idée est excellente ...
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 15:06

Le 8 février 2006, Charlie Hebdo publie des caricatures de  Mahomet : Jacques Chirac a fermement condamné en Conseil des ministres, mercredi matin, « les provocations manifestes susceptibles d’attiser dangereusement les passions ». « Tout ce qui peut blesser les convictions d’autrui, en particulier les convictions religieuses, doit être évité. La liberté d’expression doit s’exercer dans un esprit de responsabilité »

Obama, ONU, 25.09.2012 – « L'avenir ne doit pas appartenir à ceux qui calomnient le prophète de l'Islam»

En 2013, ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius se référant à la critique de l'islamisme et  de l'islam, a averti Charlie Hebdo ne pas pousser trop loin la provocation.

 

En 2006 les bureaux de Charlie Hebdo ont été incendiés. En 2015 des assassins se réclamant d’islam exécutaient neuf journalistes de Charlie Hebdo et tuaient, pour faire bonne mesure, encore trois dans les locaux et à l’extérieur du journal. « … aujourd'hui en France, on a le droit de se moquer de Jésus, de Bouddha, de Moïse, mais pas du prophète Mahomet, sinon, on risque d'être assassiné de sang-froid. Face à cet événement, un petit nombre de gens, une fois encore, va résister, mais la grande majorité va céder en expliquant qu'il est plus judicieux de respecter la religion du Prophète » (Pascal Bruckner). C’est ce que les trois déclarations citées font.

 Ce n’était pas suffisant, un autre assassin, après avoir tué une policière, tuait des juifs. Il le fallait bien.

Je laisse de côté les trois déclarations mentionnées au début du texte. Ce ne sont que la preuve de l’incapacité de leurs auteurs de comprendre le vrai dessein que sous-tend les actions (multiples en France mais encore plus multiples dans le reste du monde) de ceux que l’on appelle des « islamistes » mais qui ne sont que des « soldats d’Allah ».  Je laisse de côté la fin de l’affaire Charlie Hebdo, c’est-à-dire l’assassinat de juifs.

Ce qui me semble beaucoup plus important c’est de faire comprendre qu’il s’agit, en l’occurrence, de quelque chose de plus fondamental : la conquête de l’Europe par l’islam. A commencer par celle de la France. Car ce pays, premier sur la liste, avec ces 5 millions de musulmans parmi ses habitants se trouve dans une situation inédite, exceptionnelle : l’implantation sur son sol d’une nouvelle religion. Si c’était le bouddhisme ou je ne sais quelle « adventisme du 7ème jour » ce ne serait pas un fait majeur. Ce qui est le fait majeur c’est qu’il s’agit de l’islam. Islam qui ne sait, et ne peut vivre en tant que minorité.

Ecoutons ce que dit un imam (qualifié …) dans USA Today : « Contrairement aux idées reçue l'islam ne siginifie pas la paix mais signifie plutôt la soummission aux commandements d'Allah. Par conséquent, les musulmans ne croient pas à la notion de liberté d'expression, leur discours et les actions sont déterminés par la révélation divine et ne reposent pas sur les désirs des gens.   Alors, pourquoi le gouvernement français permet au magazine Charlie Hebdo de continuer à provoquer les musulmans, plaçant ainsi la sainteté de ses citoyens à risque ? Il est temps que la sainteté d'un Prophète vénéré jusqu'ici par un quart de la population mondiale soit protégée.» Mais en parlant ainsi de la France, ledit imam intègre (suppose comme déjà réalisée) l'hypothèse de la France dans le dar-al-islam – territoire où les musulmans sont majoritaires (où les autres sont des dhimmis …). Car, la première obligation d'un peuple conquis est de se soumettre à son nouveau maître. Il va sans dire que la soumission ne permet pas de se moquer de l’ordre établi.

Ce qui me fait dire que la tuerie de Charlie Hebdo est en réalité une action politique, effectué par des soldats de l’islam qui, en mettant en avant la vengeance du prophète, souligne en réalité l’obligation de faire respecter le statut de dhimmis car pour nombre de musulmans les français sont un peuple soumis (ou sur le point de l’être). Des lors les billevesées du genre « l'Islam, une religion de paix» ou «de tolérance » ne méritent même pas attention. Une preuve : l’insulte faite au prophète avait déjà été vengée en 2006 quand les bureaux de Charlie Hebdo ont été incendiés. Cette fois-ci, le but de la tuerie était de souligner l’obligation pour les dhimmis que nous sommes de respecter notre statut. Ce qui s’est passé ce n’était pas un acte irréfléchi de la part de « fanatiques » ou « extrémistes » ou « islamistes radicalisés » c’était un acte déterminé pour remettre les dhimmis à la place qui est la leur dans le pays qui devient (deviendra) dar-al-islam. C’est pour cela, il me semble, que les assassins n’ont pas fait exploser une bombe mais, une liste en main, ont appelé et exécuté, Charb, Cabu, Wolinski et les autres.

Exagération ? Depuis Boumedienne et son discours à l’ONU (1974), les musulmans du monde ont compris que leur « arme de destruction massive » était le ventre de leurs femmes. C’est comme cela qu’ils conquièrent la France et l’Europe. 5 millions en France, 45 millions en Europe, 25% du total des naissances en France pour une population, aujourd’hui, de seulement 8 à 10%. Bien sûr, et je le dis avec tous ceux qui font du politiquement correct, tous les musulmans  ne sont pas des djihadistes. Mais tous les djihadistes (même si François Hollande n’ose pas les nommer comme tels, même si l’on use en France « Dash » pour ne pas dire « état islamique ») sont musulmans. D’un autre côté, quand on regarde de plus près, on est forcé d’admettre que ce que les musulmans d’un territoire veulent c’est qu’ils soient gouvernés au nom d’Allah. A Bruxelles, à Manchester, à Malmö, dans les territoires perdus en France appelés « zones de non droit », il s’agit de faire comprendre que la vocation de l'islam est de convertir et de gouverner.  Les islamistes modérés cherchent à atteindre ce but par la prédication, l'action sociale et le grignotage politique (ils ont voté à 93% pour François Hollande …) tandis que les islamistes radicaux préfèrent la terreur et la destruction.

La terreur et la destruction sont consubstantielles, actuellement, à l’islam. Ecoutons ce que El-Sissi (le militaire qui a renversé Morsi, membre des Frères Musulmans et préféré -de loin- par Obama) vient de dire à une assemblée d’imams réunis le 28 décembre à l’Université A-Zahar, au Caire : « Nous devons considérer longuement et froidement la situation dans laquelle nous nous trouvons. Il est inconcevable qu’en raison de l’idéologie que nous sanctifions, notre nation dans son ensemble soit source de préoccupations, de danger, de tueries et de destruction dans le monde entier. Il est inconcevable que cette idéologie… Je ne parle pas de « religion » mais d’ « idéologie » – l’ensemble des idées et des textes que nous avons sanctifiés au cours des siècles, à tel point que les contester est devenu très difficile. On en est arrivé au point que [cette idéologie] est devenue hostile au monde entier. Peut-on imaginer que 1,6 milliard [de musulmans] tuent  une population  mondiale de    7 milliards pour pouvoir vivre [entre eux] ? C’est impensable. …… Nous avons figé en bloc tout ce qu'ils ont dit depuis des centaines d'années et nous continuons à faire appel à toutes ces vieilles histoires ... Le progrès humain est bien plus important qu'on ne le pense parce qu'il est présent ici et dans les autres pays. Allah, le coran, la sunna et notre discours islamique il y a 1400 ans ont certainement pris en compte l'évolution continue du monde, et bien évidemment le niveau de progrès que nous avions atteint alors. Comment est-il possible qu'ils n’entrent pas en collision avec le monde actuel? Non, il y a certainement une erreur quelque part ; l'erreur n'est pas dans le progrès humain mais dans notre lecture à nous de notre religion …..   Je le répète : Nous devons révolutionner notre religion.»

Mais, c’est vrai, El-Sissi n’est que le chef du plus grand état arabe. Qu’est-il par rapport à un Tahar Ben Jelloun qui s’écrie « On doit se battre contre ces tueurs sortis des ténèbres » Non, ils ne sont pas sortis des ténèbres, ils sont sortis de l’islam dont ils sont les soldats. Dire, aujourd’hui, comme le font tous ceux qui « apaisent en rond » que l’islam n’a rien à voir avec le terrorisme c’est une contre vérité évidente. De tout temps (voir le 19ème ou le 20ème siècle) c’est par le terrorisme que l’on est arrivé à la mise en place de régimes totalitaires. Et un pays soumis à la charia ce serait quoi d’autre qu’un régime totalitaire ?

Certes, François Hollande a eu raison de dire « Cela a été une attaque contre la liberté ». Malheureusement, avec l’aveuglement habituel, il a continué pour dire « Nous devons réaliser que notre meilleure arme c’est l’unité. Ceux qui ont commis ces actes, ces terroristes, ces illuminés, ces fanatiques, n'ont rien à voir avec la religion musulmane. » Tout d’abord, les terroristes ne veulent pas s’unir avec nous … et ensuite, malheureusement, ils ont tout à voir avec l’islam.

Un islam que El-Sissi appelle à se réformer pour lui permettre la coexistence avec la civilisation occidentale. S’il continue, tel qu’il est aujourd’hui, voulant la conquête du monde pour instaurer le califat tant souhaité par tellement de ses adeptes, il n’aura de choix que de faire la guerre à l’Occident. Et l’Occident, après toutes les bonnes paroles (« nous sommes tous des Charlie Hebdo »), après l’opportunisme multiculturel (pour apaiser, apaiser encore), aura à se décider : se soumettre ou faire la guerre (avec d’autres armes que des crayons ou des stylos …) et vaincre. C’est ce qu’ils ont fait Charles Martel au 8ème siècle à Poitiers et Jean Sobieski au 17ème siècle à Vienne.

Malheureusement, les dirigeants actuels du monde occidental (ceux de la France y compris) veulent nous faire oublier que ce sont les mêmes soldats de l’islam que l’on combat au Mali, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, qu’ils se nomment Etat Islamique (Dash pour faire plaisir à Laurent Fabius …), Califat Islamique, Boko Aram au Niger, Chebab en Somalie, Hamas à Gaza ou Hezbollah au Liban cette internationale « murder incorporated » a un socle commun : l’islam.

En médecine, avant de traiter un malade il faut faire un diagnostic. Si l’on ne veut pas appeler un chat, un chat … au long terme … nous serons tous morts ou seront de vrais dhimmis ! C’est ce qui semble suggérer le quotidien de référence de l’intelligentsia française : « ….. que ces assassinats ignobles renforcent notre solidarité nationale et notre détermination à faire qu’avec l’islam nous construisions la civilisation capable de réunir demain le meilleur des humanismes d’Orient et d’Occident. La France doit être le lieu de cette réunification, avec ses musulmans qui désormais font ici partie de sa destinée » Un excellent épitaphe sur la pierre tombale de notre pays.

 

Si ce n'était que la liberté d'expression ...
Si ce n'était que la liberté d'expression ...
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 17:09

Tout d’abord ce qui s’est passé à l’ONU : en suivant leur mode opératoire habituel (obtenir un « état » sans rien négocier avec Israël -ni faire de concession aucune), les palestiniens se sont adressés au Conseil de Sécurité avec une résolution tellement partiale qu’ils n’ont pas pu obtenir les neuf voix nécessaires pour la faire passer.  Et cela quand le jour même le peuple palestinien exprimait son amour de la paix sur les médias sociaux, avec une dernière vidéo How to Stab a Jew ("Comment poignarder un Juif" et qui se termine par « qu’attends-tu ?). C’est au moment même où les Palestiniens sont allés au Conseil de Sécurité en essayant de faire passer en force  une « solution de paix » avec Israël. Qui pouvait voter pour cela ? La France – toujours à la pointe de l’aide pour les pauvres palestiniens (ou toujours cherchant une occasion pour s’opposer à Israël) et qui avait essayé de proposer un texte (bâti avec l’Angleterre et l’Allemagne) qui semblait suffisamment équilibré pour qu’il ne provoque pas un véto américain. Naturellement, les palestiniens n’en ont pas voulu. De plus, ils étaient prévenus que les Etats Unis s’opposeraient (véto). L’Angleterre a tiré une conclusion normale – elle s’est abstenue mais … la France a voté pour la résolution palestinienne avec la Russie et la Chine, contre les Etats Unis et l’Angleterre …

Cela est déjà suffisant pour comprendre que l’attitude de la France (ou de son Quai d’Orsay) est une constante dans le groupe des pays qui, pour une raison ou une autre, veulent faire rendre gorge à Israël et qui s’accommoderaient bien de sa disparition, pour tout dire. Mais ce qui dépasse l’entendement ce sont les explications du vote telles que données par l’Ambassadeur français en Israël :  « Oui, la résolution palestinienne n’était pas parfaite, la terminologie utilisée n’était pas bonne mais  le vote de la France visait précisément à éviter, premièrement, une division du Conseil de sécurité sur le sujet et  deuxièmement une initiative unilatérale des Palestiniens », -en référence à la menace palestinienne de l'adhésion à la Cour Pénale Internationale (CPI) en cas de rejet de leur projet de résolution. « Nous regrettons la situation actuelle » Le « nous regrettons » se réfère au fait que les palestiniens ont, quand même, demandé leur admission à la Cour Pénale Internationale … On ne peut pas ne pas se souvenir de Churchill « …. ils avaient le choix entre la guerre et le déshonneur, ils ont choisi le déshonneur et ils ont eu la guerre ... » et Laurent Fabius, interrogé sur le sens du vote de la France, répond « « La vraie question, c’est de savoir quel est l’objectif : déclencher un veto américain ? Réaffirmer telle attitude par rapport au gouvernement israélien ? Je ne sais pas » Il ne sait pas mais … la France a voté de manière à provoquer le véto des Etats Unis … Et pour tout bien comprendre, l’Agence France Presse (haut parleur du gouvernement français via le Quai d’Orsay) souligne « l’Australie et les Etats Unis, proches alliés d’Israël ont voté contre » ce qui en bonne logique veut dire que ceux qui ont voté pour sont des proches alliés des arabes …

Bon. Mais, cela n’est pas fortuit. Laissons de côté le livre de David Pryce-Jones[1] « Un siècle de trahison – la diplomatie française et les juifs » pour rappeler ce qui s’est passé depuis que le général à prononcé les paroles qui ont marqué de façon indélébile la politique « arabe » de la France : « peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur  »

 


 
France - Israël - quel avenir ?

Car le général en voulait à Israël de ne pas avoir suivi ce qu’il leur avait dit avant la guerre de 67 (« ne tirez pas les premiers »). Et a mis en place un embargo pour 50 Mirages déjà payés, propriété donc d’Israël. Ce qui lui a attiré, de la part de Romain Gary, Compagnon de la Libération et pourtant « adorateur » du Général,  la phrase « Mon Général, ils ont regardé dans la Bible et ils n’ont pas trouvé que vous êtes Moïse … »

Suit Pompidou : embargo sur les « vedettes de Cherbourg », elles aussi payées … et qui partent quand même, une nuit de Noël, en ridiculisant le gouvernement français …

Et arrive VGE. Il laisse son premier ministre (Chirac) vendre un réacteur nucléaire à Saddam Hussein, visite la Jordanie et regarde Israël avec des jumelles … et fait arriver à Téhéran le sinistre Khomeiny dans l’avion personnel de la présidence …

Et puis Mitterrand - berné (?) par Arafat auquel on a soufflé de dire « la charte OLP est caduque » pour qu’il puisse être reçu à l’Elysée (charte qui est toujours ce qu’elle était … nonobstant une mise en scène en présence de Bill Clinton, le comité central du Fatah faisant semblant de la déclarer annulée). Tandis que son ministre des affaires étrangères (Cheysson) déclarait « Ma condamnation du sionisme est catégorique; l’Etat d’Israël s’est créé contre la volonté du reste du monde »

Et Chirac - surnommé « d’Arabie » qui déjà, en tant que premier ministre de VGE, reçoit Saddam Hussein à Paris deux fois, « son ami de 20 ans » « son frère, son ami » - le réacteur OSIRAK appelé « ochirac » - pendant que la coopération « nucléaire » entre la France et Israël avait déjà été gelée par Couve de Murville … Il va en Israël, refuse de parler à la Knesset mais le fait au « parlement » palestinien à Ramallah …

Après Sarkozy - en 2008 quand, suite aux agressions du Hamas, Israël lança une opération militaire d’envergure à Gaza … NS est allé sur place et, en mettant, sur le même plan les deux protagonistes, a demandé « des efforts de chaque côté … » Qui invite Assad et puis Kadhafi aux parades de 14 juillet. Plus tard, à l’oreille de BHO « Netanyahu – c’est un menteur »

Pour arriver à Hollande – quand la guerre de Gaza commence il dit « Israël a le droit de se défendre » mais ensuite … « disproportionné » ce qui fait dire à A. Gluksman «il n’est pas disproportionné de vouloir survivre », laisse l’ineffable L. Fabius (ennemi d’Israël de longue date, cherchez les raisons …) éructer « c’est un carnage » et s’allier avec le Qatar (sponsor mondial du terrorisme mais premier investisseur étranger en France) et la Turquie du clown Erdogan (qui transforme un pays laïque en pays de l’islam …, antisémite notoire mais « meilleur ami » de BH0) conduire la politique « arabe » de la France jusqu’au soutien aux ennemis d’Israël à l’ONU en votant pour une résolution qui était le contraire du texte que la France elle-même voulait proposer …

Sic transit gloria mundi … Rien n’est fortuit, la continuité est parfaite et elle est garantie par le Quai d’Orsay, le plus antisémite organe de pouvoir de la république. Quai d’Orsay qui avait été « nettoyé » des amis d’Israël par Couve de Murville (ancien de l’Administration de Vichy) pour être ensuite rempli d’arabisants, avec ou sans particules, en parallèle ensuite avec le changement ethnique de la population française depuis les années 80/90. Non pas que la France soit antisémite, elle ne l’est pas. Mais, son désir de « paraître », sa conviction messianique (?) d’avoir à dire ce que le monde doit faire (pas elle …) se trouve à la confluence de son anti-américanisme structurel et de sa « politique arabe » qui n’est qu’une réminiscence de son passé colonial. Et il se trouve qu’Israël est une sorte de « nœud gordien » pour les deux. En clair, ce qui s’est passé à l’ONU avec la résolution anti-israélienne des palestiniens n’est rien d’autre que l’illustration d’une politique poursuivie depuis presque 50 ans et qui vise, autant que faire se peut et sous des couverts acceptables, faire tout ce qui est possible pour qu’Israël ne se trouve plus sur son chemin. Quitte à la voir disparaître.

ooooooooooooooooo

Après, le deuxième sujet : pourquoi des juifs de France partent-ils en Israël ?

Un des plus connus « refuzniks », Nathan Sharanski, de passage par Paris en juillet dernier, rencontrait Alain Finkielkraut, un des chantres de l’identité française et lui posait la question y a-t-il un futur possible pour la communauté juive en Europe ? La réponse de AF doit faire réfléchir plus d’un : Y a-t-il un avenir pour l'Europe en Europe ? Voilà plus de dix ans que Bat Ye’or annonçait l’avènement de l’Eurabia, avènement pour lequel le rôle de la France a été (est) primordial.

Pourquoi des juifs quittent la France ? Selon ce qui ressemble grandement à une progression géométrique depuis 2011 ? Voilà ce que dit le Président de l’Agence Juive : « Ils ont le choix, de rester en France, où il y a l’état providence le plus généreux, d’aller vers d'autres pays de l'Union européenne ou d’immigrer au Québec, où il y a très peu d’ajustements culturels à faire et qui était jusqu'à récemment leur destination primaire. L'écrasante majorité des émigrés juifs de France, peut-être jusqu'à 70 pour cent, choisissent d'aller en Israël. Précédemment, lorsque les Juifs avaient le choix, une écrasante majorité n’allait pas en Israël. Pendant les deuxième et troisième aliya en provenance de Russie, pour chaque Juif qui se rendait en Palestine, il y avait 20 Juifs qui allaient en Amérique. Mais … le problème juif de la France sera bientôt réglé. Et on s’apercevra que c’était, depuis le départ, un problème musulman.

Pendant que j’écrivais ce texte un attentat terroriste musulman tuait 12 personnes dans l’immeuble de Charlie Hebdo et en blessait d’autres. Pour une fois ce n’étaient pas des « déséquilibrés ». En utilisant leurs armes ils ont crié « Allahou Akhbar. On a vengé le Prophète ». Naturellement, pas de conclusions hâtives. Disons comme le Monde après Dijon (quelle ignominie …) « Doit-on qualifier de terroriste l'homme qui a fauché treize passants à Dijon sous prétexte qu'il l'a fait au cri d'Allahou Akbar ? »

Charlie Hebdo … L’honneur de la presse française, seul à avoir publié « les caricatures du prophète ». Entendre une pimbèche, ancienne ministre de la culture … dire que c’est Michel Houellebecq qui est responsable de ce qui arrivait … Comme, le ministre de l’intérieur (?!) après une manif (interdite) pendant laquelle, de la Bastille à la République, on a entendu « mort aux juifs » dire que « s’il n’avait pas eu les responsabilités qui étaient les siennes il aurait manifesté aussi … » car (dixit L. Fabius) on faisait un « massacre » à Gaza !

Alors ? Des juifs français quittent la France ? Souvenons-nous du Pasteur Niemöller

Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n'ai rien dit.
je n'étais pas communiste
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n'ai rien dit.
je n'étais pas syndicaliste
Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n'ai rien dit.
je n'étais pas juif
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n'ai rien dit.
je n'étais pas catholique
Et, puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait plus personne pou
r protester.

Qu’il me soit permis de rappeler Huntington (Le choc des civilisations) : L’occident a un problème avec l’islam, non pas avec « l’islam extrémiste » Et, quant à la France je reprends un passage d’une lettre envoyée par le Général Martinez au président Hollande :

« … le problème que pose cette immigration n’est pas tant le pays d’origine que la culture qui la réunit. Cette dernière est modelée par l’islam qui est, il faut bien l’admettre, incompatible avec nos sociétés européennes démocratiques. D’ailleurs, ces immigrants et même leurs enfants nés dans notre pays et appelés à devenir français à 18 ans par le droit du sol (90.000 chaque année), restent viscéralement très attachés à la nationalité du pays d’origine et à leur religion à laquelle ils font allégeance pour la plupart. Et les premiers résultats d’une telle politique suicidaire menée par l’Éducation nationale se sont concrétisés avec les émeutes que le pays a connues en fin d’année 2005. Elles se reproduiront. Une dizaine d’années plus tard, les choses se sont aggravées avec les bombes à retardement que représentent les Merah, Nemmouche, Kelkhal, et autres djihadistes dans nos cités dont les rangs ne cessent de croître pour atteindre aujourd’hui, il faut être lucide, plusieurs milliers d’individus potentiellement dangereux. Comment interpréter le sondage d’ICM Research qui révèle que 27% des 18 à 24 ans et 22% des 25 à 34 ans dans notre pays ont une opinion favorable à l’État islamique ? Cela ne doit-il pas interpeller nos responsables politiques et les amener à en tirer les conséquences en révisant leur vision idyllique et angélique de cette « France rêvée de 2025 » qui risque de tourner au cauchemar ? Gouverner, n’est-ce pas prévoir ? »

Ils ont assassiné Cabu et Wolinski, ils sont déjà dans le 11ème arrondissement de Paris. Pour un Boubakeur, Recteur de la Mosquée de Paris, pour un imam à Drancy ou un autre à Marseille combien de milliers d’autres imams qui sèment la haine du juif, qui attendent avec espoir l’instauration (partielle ou totale) de la charia, qui vous expliquent comment battre sa femme pour qu’il ne reste pas de traces ?

Selon les statistiques quelques  20 à 25.000 français émigrent tout les ans :   environ  4 pour 10.000. En 2014, 7.000 juifs on quitté la France soit environ 1,5% de la communauté juive et 35 fois plus que les autres français.

Surpris ? Il n’y a vraiment pas de quoi …

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 09:01

Les auteurs identifient deux raisons (majeures ?) expliquant l’accroissement de l’émigration de juifs de France vers Israël : les manifestations d’un antisémitisme (renouvelé, dirais-je) et le souhait de réalisation d’un projet national (vivre entre soi dans le pays des ancêtres). Je me suis permis de leur transmettre les  commentaires qui suivent :

a. l’antisémitisme a été une constante de l’histoire, y compris en France ; sans revisiter l’histoire jusqu’à Philippe le Bel (14ème siècle), quand on s’arrête sur la période allant de « l’affaire Dreyfus » jusqu’à aujourd’hui -y compris celle de la guerre- on est forcé d’admettre qu’à chaque moment devant la France antisémite s’est élevée une France qui ne l’était pas ; pas seulement Zola (et ensuite, plus tard, Clémenceau) mais Léon Blum, Georges Mandel, une partie du « bas » peuple pendant la guerre, Mendès-France et tant d’autres ont fait admettre aux juifs de France que ce pays était le leur aussi ; ce qui a changé c’est qu’aujourd’hui devant la déferlante d’antisémitisme à laquelle on assiste, il n’y a aucune force morale, aucune « autorité  morale » pour s’y opposer ; en clair, quand l’élection d’un président de la république est faite par l’apport décisif en voix des 93% de citoyens français membres de la « diversité » (majoritairement musulmane) aucun parti, aucune « autorité morale » (sauf l’église, de temps à autre) n’a la force de faire barrage ; nonobstant les « paroles verbales » de nos gouvernants ou, à contrario, les épisodes lamentables d’un Mbala Mbala ;

b. la réalisation du projet national (et un élément religieux) peut, sans doute, être un facteur motivant pour une émigration sélective ; il se trouve que je connais le pays -presque- aussi bien que la France et je crois que l’attrait actuel d’Israël (car des juifs de France pourraient partir vers les Etats Unis, le Canada ou l’Australie …) est produit par des causes autres que la religion ;  mais de quoi parle-t-on ? que l’on regarde le graphique de l’historique récent de l’émigration :

 

Complément au "Libé - les raisons de l'émigration des juifs de France vers Israël"

c. pour comprendre que ce qui se passe depuis 2011, il n’y a pas seulement une augmentation du nombre d’émigrants mais, surtout, une accélération, jusqu’à représenter au-delà de 25% du total d’immigrés qu’Israël reçoit ; et si l’on ose extrapoler, à partir des 300.000 juifs en France avant la guerre et puis presque 600.000 à la fin des années 70 et maintenant entre 450.000 et 500.000, compte tenu de l’accélération évoquée, il est fort probable que la moitié auront quitté la France avant 2030 ; deux raisons majeures pour cela, le concept formulé par Myron Weiner  « à partir du moment où il y a un flux migratoire il s’auto-entretient et ne peut que gonfler » (qui s’est vérifié pour la France, depuis 1950 = 150.000 « musulmans » - 2015, selon les statistiques absentes … environ 5.000.000) et la « décadence » économique de la France vs le développement inouï d’Israël ; quant à ce qui est de l’émigration (juifs partant d’Israël) Ariel Kandel (Directeur France, Agence Juive pour Israël, estime à « peut-être 10%" le nombre de personnes qui reviennent en France après leur aliyah, un phénomène constaté notamment "dans les deux premières années" de présence sur le sol israélien » - loin du tiers dont parlent certains et surtout de « l’alya Boeing » car il n’y a que des Airbus sur la route aérienne Paris – Tel Aviv – Paris … J !

 

d. le développement d’Israël est, je crois, une cause majeure -non pas parce que « ubi bene, ibi patria » mais parce que tout un chacun espère une meilleure vie pour soi et, surtout, pour ses enfants et qu’une telle attitude n’est pas (n’est plus ?) compatible avec un modèle social absurde dans une économie de marché (la plus mauvaise sauf toutes les autres …) ; « in a nut shell » … voilà quelques graphiques pouvant justifier ce que j’avance :

Complément au "Libé - les raisons de l'émigration des juifs de France vers Israël"

on devrait, aussi, ajouter à ce qui précède la conviction (bien que l’agitation qui entoure Israël, la destruction irrémédiable des états arabes du Proche Orient, les menaces multiples dont celle de l’Iran sembleraient dire le contraire) qu’Israël sera « the last man standing » dans la région et probablement (si l’on ajoute la découverte des bassins gaziers et la probable exploitation du gaz de schiste) le facteur dominant de la région – des vœux pieux ? Ben Gourion avait dit un jour « ce qui est difficile en Israël n’est pas de croire aux miracles, c’est de les éviter … »

 

e. car cela tient du miracle que de voir ce pays, pendant qu’il supportait six guerres (et cela continue …), multiplier sa population par presque 6 en 65 ans, arriver à un niveau de vie parfaitement comparable avec celui des pays de l’Europe, inventer -parmi d’autres produits, aujourd’hui, universellement utilisés- le téléphone cellulaire, les processeurs INTEL (on en a dans nos ordinateurs), le Centrino (wifi pour les ordinateurs portables), avoir 8 prix Nobel depuis 2002 … j’en passe et des meilleurs …

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