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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 07:42

Avant d’avancer une (des) idée(s) relative(s) à une sortie, tant voulue et nécessaire, de la situation dans laquelle le virus et nos dirigeants, par leur incompétence, manque de prévision et absence de réactivité nous ont amenés, je fais deux observations liminaires : (i) les informations dont je dispose sont aussi (sinon plus) fiables que celles que l’on nous donne dans les «points d’information officiels» et (ii) je me considère aussi compétent/incompétent que ceux qui nous ont mis dans la panade. Non, mais, je ne vais pas, de plus, faire preuve de modestie ! Voyons donc où nous en sommes.

Je suis  depuis début Mars, entre autres, le ratio décédés vs confirmés infectés pour six pays. Je me désespère de voir la descente aux enfers de notre pays tandis que, jour après jour, à 17h30 on me fait savoir («point d’information officiel») que les choses s’améliorent…

Aujourd’hui la France est arrivée à la première plus mauvaise position, parmi les six pays choisis, pour le ratio décédés vs infectés (elle était quatrième début mars) et à la troisième position pour le nombre de décédés vs population totale (John Hopkins Univ. et STATISTA) :

Naturellement, il est légitime de se demander pourquoi. J’apportais une réponse dans le précédent texte du blog. Les deux explications majeures sont (a) le nombre de personnes testées (aujourd’hui environ 500.000/semaine en Allemagne, moins de 175.000/semaine en France) car plus on détecte vite les infectés plus on les soigne vite, et (b) le nombre de lits «de réanimation» disponibles (au départ 28.000 en Allemagne, 5.000 en France, aujourd’hui presque 40.000 en Allemagne, moins de 6.000 en France). Ajoutons à cela le mensonge d’Etat dont les conséquences sont visibles et influencent les résultats : le criminel manque de masques de protection travesti en « ce n’est pas nécessaire » proféré pendant moult «points d’information» officiels.

Une interrogation, muette au départ, de plus en plus vociférante préoccupe nos concitoyens : l’Allemagne fait 4 fois mieux pour le pourcentage et 5 fois mieux par rapport à la population ce qui, au total, fait qu’ils ont 4 fois moins de morts que chez nous. En clair, l’Allemagne était préparée et pour les tests et pour les masques et pour les lits tandis que le système de santé français, réputé le meilleur du monde, selon nos dirigeants, était démuni de tout. Le comble : les deux pays dépensent également 11,2% du PIB pour la santé mais… l’Allemagne a plus de médecins et plus d’infirmières (mieux payés qu’en France) et plus d’équipements :

On sait (on nous l’a dit, en passant, pour ne pas faire trop de vagues…) notre pays a raté et les tests et le port de masques et le nombre de lits de réanimation. Il a été obligé, dès lors, de faire appel au confinement qu’il a décidé de généraliser, pour essayer d’arrêter la progression de l’infection. Ce faisant il a pris trois autres risques : (a) l’immunité générale vers laquelle il faut tendre est sérieusement retardée par le confinement non moins général, (b) le confinement général peut être créateur d’infection vu les conditions moyennes dans le pays (imaginez un appartement du 93 habités par 8 ou 10 personnes dont une est porteuse du virus mais asymptomatique) et (c) agression inouïe, parfaitement létale, contre l’économie du pays.

Plusieurs pays qui ont dû faire appel au confinement l’ont fait de manière sensée : on sait que la population peut être divisée en deux groupes, à faible et à haut risque. Les personnes de moins de 70 ans et sans conditions médicales sous-jacentes présentent un faible risque. Ceux qui ont plus de 70 ans - soit le segment «retraités» - ou avec des comorbidités sont à haut risque. Ce que l’on a fait en Suède, en Suisse ou en Nouvelle Zélande est d’une logique imparable : le groupe à faible risque a continué sa routine quotidienne (protocoles de distanciation mis en place) en gardant l'économie (presque) non perturbée, mais en atteignant finalement le niveau d'immunité générale tandis que le groupe à haut risque a fait l’objet d’un confinement. Il suffit de comparer les résultats de la Suède et de la Suisse par rapport à ceux de la France : ratio décédés vs infectés Suisse 5,1% - Suède 11,51%, par rapport à la population Suisse 182, Suède 198 décès par million d’habitants. Et la France ? 13,73% et 326 décès par million d’habitants et, en prime, une économie en lambeaux ce qui n’est le cas ni de la Suède ni de la Suisse. Pas d’erreur possible, nos dirigeants étaient obligés de passer au confinement mais ils l’on fait sans (qui suis-je pour… ?) regarder plus loin que leur nez. Je sais, du point de vue éthique il s’agit d’une sorte de condamnation du groupe à risque (les vieux…). Oui, on va voir partir - plus vite que prévu - les cohortes des plus de 70 ans (j’en fais partie). Mais on aura sauvé ce qu’il faudra pour que les jeunes et les moins jeunes aient la chance de reconstruire une vie «normale». D’une manière ou d’une autre on acceptera cela : quand le PIB s’écroule de 30% (la première année…) je ne vois pas comment (en France tout au moins) on pourra maintenir en vie le système de santé actuel et payer les retraites de 13 millions de retraités… avec les 3/4 millions de chômeurs d’avant et les 10 millions de chômeurs partiels de maintenant. « La France est entrée dans cette crise avec un déficit budgétaire de 3% et un ratio dette/PIB de 100% ; elle émergera avec un déficit de 9% et un ratio plus proche de 130% » selon l'économiste Marc Touati. Tout en sachant que M. Macron veut convaincre l’Allemagne, les Pays Bas et autres de mutualiser les dettes. Mais que, peut-être, on aura plus de mal à en contracter de nouvelles !

Bon, mais la question était «comment s’en sortir» Les médecins nous aident quand nous sommes malades, mais ils ne vont pas nous libérer de cette crise, a déclaré Amnon Shashua au Jerusalem Post. C'est un problème à résoudre par les mathématiciens, statisticiens, informaticiens, épidémiologistes et économistes... Notre devoir est de nous assurer que tous les bons esprits consacrent leur CPU (Central Processing Unit - MB) à ce problème. (A. Shashua, fondateur de Mobileye cédée à INTEL pour 15,3 milliards $ cash).

N’étant pas médecin mais proche des catégories mentionnées je m’arroge le droit de proposer ce qui suit en partant de là où nous sommes.

-Procéder d’urgence aux tests de moins de 70 ans confinés. Sans virus et sans symptômes, leur donner le droit (faire obligation) de reprendre leur activités ante.

-Re-tester les mêmes au bout de 15 jours (durée d’incubation) et procéder selon les résultats.

-Donner le droit à toutes les boutiques, magasins et bars/restaurants d’ouvrir d’urgence en respectant une distanciation convenue (par exemple, pour les restaurants, réduire le nombre de tables de moitié ou de deux tiers mais imposer au moins deux services à midi et au soir).

-Donner le droit à toutes les usines de reprendre leurs activités avec les personnels testés en respectant des procédures à déterminer localement (pas de «one size fits all »).

-Laisser en place les mesures d’aide au travail non pas à l’inactivité.

Un dernier mot. La France a été (est encore) championne mondiale toutes catégories pour le nombre annuel de jours de grève. Le moment me semble propice pour encadrer le droit de faire grève dans les conditions particulières de la « guerre face à un ennemi invisible » (E. Macron, 16.03.20.). Et notre Staline de pacotille (je veux dire Ph. Martinez) pourra partir pour Cuba, Venezuela ou même la Corée du Nord pour choisir sa liberté, si le cœur lui en dit …

 

 

 

 

 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 19:16

Trois questions ressortent des commentaires que les lecteurs du blog ont bien voulu faire après les trois textes mis en ligne depuis le 26 mars.

Comparaison France – Allemagne – Le 03.04.20 notre Premier Ministre, en répondant à la question « pourquoi la France a plus de décès que l’Allemagne » disait « on ne sait pas pour le moment mais il se pourrait que les chiffres soient décalés, attendons–voir dans quelques semaines »

Le 03.04.20 l’Allemagne avait annoncé 1.111 décès pour 86.803 personnes confirmés infectées soit un ratio de 1,28% ; au même moment la France indiquait 5.774 décès parmi les 59.105 confirmés soit un ratio de 9,11%. Quinze jours après le ratio pour l’Allemagne est de 2,94% pour 137.698 confirmés et la France 10,86% pour 165.027 confirmés. En clair (un peu de maths ...), pendant les quinze derniers jours 2.937 personnes sont décédées en Allemagne et 12.147 (quatre fois plus) en France. Pendant la même période, la France a suivi une trajectoire dite italienne en passant de la troisième plus mauvaise position en Europe à la deuxième :

Naturellement, il est légitime de demander pourquoi. Les deux explications majeures sont (a) le nombre de personnes testées (aujourd’hui environ 500.000/semaine en Allemagne, 175.000/semaine en France) car plus on détecte vite les infectés plus on les soigne vite, et (b) le nombre de lits « de réanimation » disponibles (au départ 28.000 en Allemagne, 5.000 en France, aujourd’hui plus de 30.000 en Allemagne, moins de 6.000 en France). Ajoutons à cela le mensonge d’Etat dont les conséquences sont visibles et influencent les résultats : le criminel manque de masques de protection travesti en « ce n’est pas nécessaire » proféré pendant moult « points d’information » officiels.

En clair, l’Allemagne était préparée et pour les tests et pour les masques et pour les lits tandis que le système de santé français, réputé le meilleur du monde, selon nos dirigeants, était démuni de tout.

Quo vadis ? L’abnégation du personnel médical, médecins, aides-soignants, administratifs assure encore aujourd’hui le fonctionnement en urgence tout en ayant déprogrammé toutes autres pathologies que le Covid-19, ce qui laissera des traces indélébiles dans la vie de beaucoup. Mais, avec une économie plongée en état de coma profond (moins 30% du PIB cette année, semble-t-il) on devrait avoir du mal à comprendre comment on pourra maintenir le système de santé sans les ressources nécessaires. Une des études se voulant donner à nos dirigeants " food for thoughts « (École d’Économie de Toulouse, alma mater de Jean Tirole - Nobel d’économie) résume (analyse mathématique de haut vol) :

Nos dirigeants ont décidé que l’économie n’est pas prioritaire, forts de leur générosité et de la conviction qu’ils trouveront toujours moyen de s’endetter ou de faire… payer les boches. D’où l’agitation de M. Macron pour convaincre les Pays Bas, l’Allemagne et autres pays qui ont été gérés mieux que le nôtre à « mutualiser » les dettes, créer de Euro bonds, effacer les dettes de certains, etc.,

On commence à avoir des doutes sur l’origine du virus, qu’en est-il ? - On se souvient qu’il nous a été dit que le virus est parti d’une chauve-souris ayant infecté un animal, pangolin, dont la chair était vendue sur un « marché humide » dans la ville chinoise de Wuhan. Avec le temps on a appris qu’il n’y a pas de chauve-souris à moins de 800km de l’endroit où vivent des pangolins ou du marché en cause. Mais on a appris aussi… qu’un Institut de Virologie du niveau 4 (travaux/recherches les plus dangereux) se trouve à quelques jets de pierre du dit marché.

Ce qui m’interroge c’est (i) le rôle que la France aurait joué dans la création du dit Institut et (ii) le fait que ses collaborateurs auraient été formés à Lyon. Et, de plus en plus, on susurre que le virus a contaminé un employé du dit Institut et, ensuite, via le marché ou autrement une partie de la population de la ville. Mais on apprend que (il y a trois jours) le G7 par visioconférence «a constaté mercredi une campagne intentionnelle de désinformation de la Chine au sujet du coronavirus» et « qu’ils appellent à une réforme de l’OMS » Quésaco ? Sauf « l’iMonde » qui, il y a trois jours titrait «Donald Trump veut se défausser sur la Chine des effets de ses décisions» la planète entière sait que l’OMS dirigé par un suppôt de la Chine a couvert, menti, et distribué des fausses informations le tout pour ne pas nuire à ce pays. Comme on sait, aussi, que de fin décembre jusqu’au 23 janvier les habitants de la région n’avaient pas le droit de voyager en Chine (confinement régional) mais pouvaient partir à l’étranger. 2 à 3 millions vers les Etats Unis, 1 million vers l’Afrique et quelques centaines de milliers vers l’Europe (le plus grand nombre vers l’Italie).  Vous avez dit «dissémination voulue» ? Peut-être bien qu’oui, peut-être ….

Sait-on comment s’en sortir ? la suite dans un prochain texte, merci d’avoir la gentillesse de l'attendre

 

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 20:29

Il ne s’agit plus de mon ignorance de la chose médicale dont je me targuais pour pouvoir « to crunch the numbers » il s’agit de dire clairement, que je n’ai pas compris, vraiment, la saloperie à laquelle on a à faire. Je nourrissais mes propos de références telles que «Santé Publique France annonce la fin de l'épidémie de grippe dans toutes les régions de France métropolitaine. Cet hiver (2016-17), la grippe a provoqué 14 400 décès, soit 1400 de moins que l'an dernier. (Top Santé)» pour la France ou de «États Unis 2010-2020 : influenza has affected between 9.3 and 45 million persons each year, depending on the flu severity. Hospitalizations for the flu have ranged from 140,000 to 800,000 persons per year, and deaths varied between 12,000 and 61,000 each year. American Thinker 09.03.20» pour les États Unis.

Remarquez - sans que cela puisse constituer une excuse, je me trompais comme pas mal de médias – (américains ou pas) :

Je sais, que tout le temps qui passe ne se rattrape guère (Barbara) mais j’ai pensé être de mon devoir quelque temps après la mise en ligne des textes concernant le Covid-19 de revoir le sujet.

Nous sommes, donc le 03.04.20 et les choses ne sont pas du tout celles que nous aurions du voir : la saloperie de virus auquel on a à faire combinée avec l’incroyable incurie de pas mal de pays (dont le notre) font que ce que l’on voit aujourd’hui fait une peur bleue à tout le monde. Voyons voir.

Selon les statistiques disponibles Cov2019.live ou John Hopkins (pourquoi diable n’y a-t-il pas quelque chose dans cette Union Européenne qui se considère à l’avant-garde du progrès social mondial ?) on constate aujourd’hui plus de 1.000.000 de personnes confirmés porteurs de virus. J’ai choisi, pour des raisons qui devraient être évidentes, six pays en particuliers :

Si on laisse de côté Israël on voit que, parmi les premiers pays ouverts du monde (ce qui n’est pas le cas de la Chine, Russie ou autres pays d’Afrique…) la France, où l’épidémie a été détectée dès le mois de janvier 2020, a le nombre le plus faible de personnes contaminées. Conséquence directe du sous équipement du pays en moyens de test, d’un côté, et de la nonchalance (criminelle ?) avec laquelle les élites dirigeantes ont traité le sujet, d’un autre côté. Lire le dossier sorti par Médiation (eh, oui, je cite, qui l’aurait cru…) Masquez les preuves d’un mensonge d’État Mediapart.pdf.

Il est fort probable que pour deux pays (l’Italie et la France) le nombre de personnes décédées (à ce jour) soit le résultat direct de l’incapacité de faire face à une crise sanitaire majeure. Deux exemples : l’Allemagne gardait en permanence 28.000 lits « d’urgence » quand la France n’en avait que 5.000, l’Allemagne gardait des stocks de plus d’un milliard de masques (les trois types utilisés, pour la chirurgie, pour le personnel soignant et pour le quidam quelconque) tandis que la France n’en avait aucun. En effet, l’ancienne Ministre de la Santé (Gouvernement F. Hollande) avait décidé de confier la tâche d’avoir des stocks aux utilisateurs du produit. C’est un exemple parfait du résumé fait par Marcel Gauchet « la crise met en évidence les carences d'un État à la fois obèse et impuissant » (Le Figaro, 23.03.2020)

La conséquence de ce que chaque pays a pu faire pour résister à la crise se traduit (raccourci rapide) par le nombre de décès - regardons les six pays choisis :

et aussi le nombre décédés vs nombre personnes confirmées en les mettant en graphique à la même échelle :

et ce qui est plus parlant, le ratio décédés vs personnes confirmées porteurs de virus :

Les trois graphiques nous permettent de constater que notre pays :

  • semble suivre l’évolution de l’Italie (pays encore plus mal loti que le nôtre) ;
  • affiche un nombre de personnes décédées proportionnellement plus grand par rapport au nombre de personnes confirmées si l’on compare avec le total des populations de chaque pays
  • le ratio nombre personnes décédées vs nombre personnes confirmées est pour notre pays 7 fois plus grand que celui de l’Allemagne et presque 20 fois plus grand que celui d’Israël !

Si on se demande pourquoi… ce n’est pas dans les explications qui nous sont servies à la télé par les politiques du gouvernement ou par ceux qui sont chargés de diffuser les « talking points » préparés par les cerveaux d’acier de l’Elysée ou de Matignon. Il est curieux aussi que l’on ne sache pas ce que les grands groupes français font pour aider le pays. J’en choisis trois, Bolloré, Kering, LVMH, ils se distinguent par rapport à ceux qui dépendent de l’Etat comme Dassault, Airbus et autre EDF, par exemple, qui –sauf erreur de ma part- ne font rien. Cela ne vous semble-t-il pas anormal ? Comme semble anormal le silence assourdissant des groupes d’assurance, AXA le premier, qui vu les voitures qui ne circulent pas, les gens qui sont à la maison et, donc, les cambriolages sont réduits, les accidents corporels en réduction massive (pour les mêmes raisons) auraient pu être sollicités par le gouvernement ou auraient pu se porter volontaires pour apporter leur obole à la cagnotte du pays, non ?

Mais… le blog s’appelle « France-Israël. Regardons deux ou trois choses de ce deuxième pays.

Israël est classé, par le Deep Knowledge Group le pays le plus sûr AU MONDE quant à l’agression du Covid-19 (classement prenant en compte des critères multiples avec des valeurs sur une échelle de 1 à 1000) :

Mais s’agissant d’une « start up nation » on n’est pas surpris de voir que les gens s’activent là-bas non seulement pour de se défendre contre le virus mais pour « l’attaquer » :

  • un équipement militaire pour mesurer les paramètres vitaux de gens à distance évitant, ainsi toute contamination possible,
  • des respirateurs (ventilateurs) conçus et réalisés en urgence par une usine de fabrication de missiles …
  • Israel’s biological institute reports ‘significant progress’ on virus vaccine. Head of secretive defense facility tells Netanyahu the institute will soon start testing on animals …

ooo

Bon, espérons que, bien que réveillé tard, notre pays pourra rattraper le temps perdu. Espérons aussi que, l’épidémie finie, notre pays aura les moyens nécessaires pour retrouver sa place dans le monde.

 

Si possible… sans s’endetter encore plus pour laisser nos dettes (immenses) à nos petits enfants ou aux leurs...

 

Et remarquons, pour sourire un peu, que

 

 

mais que, comme disait Pierre Dac

 

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 11:12


En guise d’avertissement pour ceux qui ont eu la patience de lire le texte précèdent, Un Virus Chasse l’Autre : mon savoir médical/bio-logistique/infectiologue est resté celui dont j’ai fait état, c’est-à-dire nul (ou presque). Ce n’est, cependant pas une raison pour que je ne continue pas «to crunch the numbers» passion que j’ai attrapée avec mon adoration pour les maths dès la première année d’université.
Je vous ferai, donc, témoins de ce que j’ai pu trouver pendant les deux dernières semaines et des commentaires que je me suis permis de faire à leur sujet.

Tout d’abord les faits (je n’ai pas détaillé par pays, je regarde le monde entier car il s’agit d’une pandémie).


1.    Le nombre de personnes «confirmés» pour avoir été infectées qui était de 136.662 le 13 mars est devenu, le 28 mars, 600.115 (axe gauche, bleu) ; l’évolution peut être approximée par une équation de troisième degré dont la transcription graphique est (très) loin de montrer un caractère exponentiel ;
2.    Le nombre de décès enregistrés (supposés relatifs uniquement aux personnes atteintes par le Covid-19) a évolué pendant la même période de 4.962 à 27.421 (axe droite, rouge) selon une courbe (pratiquement) parallèle à celle des personnes infectées ; il s’agit d’une première constatation troublante ;
3.    Le ratio entre les deux catégories (qu’il ne faut pas considérer comme le facteur de létalité car celui-ci ne pourra être déterminé qu’à la fin de la pandémie) a évolué de 3,5% à 4,51% (axe gauche, rouge) avec de variations journalières de 2/1000 à 12/1000 (axe droite, vert) .

Pourtant, pratiquement tous ceux qui y vont de leurs commentaires comparent les deux chiffres et décrètent que la mortalité du virus est de 3,5 ou 4 ou 4,5%. Ce qui contribue, bien sûr à faire monter la panique et à accréditer les prévisions les plus apocalyptiques qui circulent.


Mais si le taux de létalité n’est pas celui que l’on prend comme argent comptant, est-il possible d’avoir une évaluation approximative de sa valeur ?

Oui, je crois que l’on peut suivre le raisonnement ci-après.

Tous les tests réalisés indiquent, quand il s’agit de personnes qui ont rencontrés le virus que seulement (approximation) 20% sont confirmés comme infectés, les autres sont laissés de côté car soit leur organisme a vaincu le virus soit l’infection ne s’est pas développé au point d’atteindre un stage sérieux. Il s’ensuit que, raisonnablement, le taux de létalité par rapport à toutes les personnes ayant rencontrés le virus est 4 fois inférieur au ratio décès/personnes confirmées. Autant dire que ce taux a évolué de 0,875% à 1,125%. Certes, il est environ 10 fois plus que celui d’une grippe «normale». Mais vu les mesures prophylactiques que des pays comme le nôtre ont pris il est parfaitement légitime d’envisager des effets pas trop différents de ceux d’une grippe normale.

Alors ? Confiner notre pays pendant 15 jours correspond à une perte de PIB de 3% (B. Le Maire, 26.03.20). Si l’on envisage un deuxième confinement on risque d’aller vers une perte de 6% (0,97x0,97=0,9409).  Comme le pays a montré une croissance de 1,2% depuis pas mal de temps ceci veut dire qu’il retrouve sa situation de 2015 MAIS avec une dette qui aura augmenté de plus de quelques centaines de milliards d’euros pour représenter 110 ou 115% du PIB ! Et cela avant les dépenses annoncées (de plusieurs centaines de milliards d’euro) concernant le Covid-19.
Bon, tant que l’on trouve de gens pour nous prêter … advienne que pourra. Mais, à part les comptes il y aussi le peuple. Et ne faut-il pas se demander si ce que l’on administre au pays n’est pas plus grave (plus toxique …) que le mal qu’il s’agit de guérir ?

Et si l’on pense aux gens, c’est-à-dire à ceux qui ne travaillent pas et qui risquent de ne plus travailler quand l’épidémie serra passée (ou moins ou différemment), à ceux qui confinés se trouvent dans un état de stress car ils ne savent pas ce qui se passe avec leur parents ou leurs enfants, si l’on pense que mettre l’économie du pays aux abonnés absents pendant deux/quatre/six semaines risque  de la rendre boiteuse pendant des années, on est en droit de se demander si nous n’assistons pas à un overkill. Car on sauvera peut-être des gens qui auraient pu mourir mais au prix de la destruction de la vie d’autres gens qui ne trouveront plus leurs marques et de la sortie du pays du peloton duquel il faisait partie. Car ne nous y trompons pas : détruire l’économie comme on est en train de le faire (qui aurait le courage de s’y opposer ?) veut dire aussi que la pauvreté s’étendra et que le sentiment d’abandon de certains les poussera vers l’indicible. Aux Etats Unis la récession de 2008 a fait constater plus de 14.000 suicides. Leur coût par rapport à la faillite de Lehmann Brothers ? C’est utile de se souvenir que Suicides go up when economy goes down (WebMD, 14.04.11)

On connait, en toile de fond, la comparaison avec une grippe normale : aux Etats Unis, de septembre 2019 à mars 2020 32.000.000 de gens ont attrapé la grippe et 22.000 on décédés (M. Levitt, MacDailyNews, 22.03.20). Dans le silence le plus absolu comme si la chose n’intéressait personne. Je ne dispose pas des chiffres concernant la France.
Il serait temps que ceux qui nous dirigent se rendent compte du fait que l'économie du pays va ressembler à un patient qui se trouve dans un coma provoqué et dont personne ne sait s'il se rétablira dans son lit d’«intense care» (en France 2,6 lits pour 1.000 habitants, en Allemagne 6, en Pologne 4,8 et en Hongrie 4,3). Certes, notre système de santé est le meilleur du monde mais … (lisez, c’est instructif, l’interview de Marcel Gauchet au Figaro qui résume la chose «… la crise met en évidence les carences d'un État à la fois obèse et impuissant.» 22.03.20). Et toujours la différence entre la France et l’Allemagne : ce jour (10h00) 32.964 personnes confirmées et 1.995 décès en France, 53.540 en Allemagne et 395 décès. Ratio décès sur confirmés plus de 8 fois plus petit en Allemagne  : pourquoi ?

Et puisqu’il y a une pénurie mondiale de respirateurs artificiels (ventilators) … on vient d’apprendre :


 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 09:53

Je dois le dire dès le début de ce texte : c’est avec la complète assurance que me permet ma totale méconnaissance médicale du sujet que je me suis décidé à écrire au sujet du Coronavirus Covid-19. Deux raisons pour cela, (a) mon sentiment d’avoir affaire à une poussée d’obscurantisme et (b) ma préférence connue pour « crunch the numbers » 

Avant d’en arriver au Covid-19 j’ai voulu savoir ce que les dernières épidémies de grippe (pas celle de 1918 qui a ajouté quelques 50 à 100 millions de morts - estimation initiale et plus récente - aux 19 millions de morts de la première guerre mondiale) ont provoqué. Dans le monde, en 2016-17 la grippe a "produit" plus de 600.000 décès (OMS) mais ...personne n'en parlait.

Plus récemment, voilà ce que l’on sait pour deux pays :

  • France – (19 avr. 2018 - Santé publique France) «Cet hiver (2016-17) la grippe a provoqué 14.400 décès soit 1.400 de moins que l’an dernier (2015-16)»
  • Etats Unis – saison 2017-18 nombre de décès 61.099 parmi les 44,8 millions de cas de grippe (livemint, Bloomberg, 05.03.20).

Puis-je demander qui a entendu parler des 14.400 morts de grippe pendant l’hiver 2016-17 ? Si on me répond « personne » c’est que… la chose passait dans la normalité de la vie, comme les 3.500/4.000 morts annuels dans les accidents de la route. Et aux Etats Unis ? Les maladies cardiaques tuent 1.774 personnes par jour, le cancer 1.641, les accidents de la route 466 et les accidents vasculaires cérébraux 401 par jour (OPINION, 08.03.20). Multiplier par 12 et comparer avec les chiffres, connus actuellement, pour le Coronavirus. Pour avoir des chiffres « up to date » concernant tous les pays, renouvelés en permanence, vous ne trouverez rien sur www.gouv.fr ou sur les portails officiels américains.

Heureusement, un lycéen de 17 ans (Avi Schiffmann), petit génie informatique habitant Seattle, nous donne la possibilité d’avoir, gratuitement, ce que l’on doit savoir. Cliquez sur https://ncov2019.live/data et vous trouverez ce qu’il faut. Une copie écran, ce jour à 08h00 indique :


-    pour la France 2.876 confirmés, 61 décès et

-    pour les Etats Unis 1.885 confirmés, 39 décès

13.03.20 – 08h00

Si, d’aventure, vous mettez en regard des décès des grippes les chiffres actuels pour le Coronavirus, il est impossible de ne pas tirer la conclusion qu’il y a… quelque chose de pourri au Royaume du Danemark (Hamlet, Shakespeare). Quoi ? Pourquoi ? Cui prodest ? Et ceci est d’autant plus curieux que d’aucuns, utilisant des calculs qui ne semblent pas faux en apparence, concluent que le nombre de personnes infectées devrait se trouver entre 24.000 et 140.000, en France (Medium, Coronavirus, Thomas Pueyo 10.03.20).

On doit voir, n’est-ce-pas, en quoi le virus actuel est différent de ceux des grippes qui ont fait pas mal de morts, quand même. Mais auparavant et sans reprendre les théories conspirationnistes qui pullulent déjà (œuvre du Mossad/créé aux EU par l’armée américaine et envoyé en Chine/attaque contre l’Iran/etc., etc.,) notons qu’un ministre français (et non des moindres) se précipite sur le premier micro pour déclarer que :       «l'impact du coronavirus en France sera "sévère" et qu'il faut s'attendre à « des dépenses supplémentaires" de l'État qui provoqueront un "décalage dans le temps du rétablissement des finances publiques» A quelque chose malheur est bon, la France avait déjà averti qu’elle ne réduira pas son déficit budgétaire, cette année, en deçà de 3%. Cela dure depuis la signature du traité de Maastricht (1992) et ne fait plus rire aucun des partenaires européens de notre pays. Monsieur Maire aurait pu prendre exemple sur deux pays (entre autres) qui, pour tenter d’arrêter la progression de l’infection mettent en jeu les grands moyens : Israël, qui interdit tout arrivage d’étrangers dans le pays et annonce des mesures (recherche, médicalisation, petites entreprises et start ups, domaine du tourisme, etc.,) pour lesquels on débloque 15 milliards de Shekel (4,05milliards $, soit 1% du PIB !) ou Etats Unis qui annoncent 50 milliards de $ d’aide aux petites entreprises, l’annulation de la taxe sur les salaires pour le reste de l’année et l’injection de 200 milliards de $ de liquidités au marché (soit plus de 1,5% du PIB). Après avoir interdit, premièrement, toute arrivée de Chine (seul pays qui l’avait fait) et, depuis hier, toute arrivée d’Europe et d’autres pays. On attend que M. Maire (ou le Président) annonce des choses équivalentes (1% du PIB =24 milliards € que nous n’avons pas …) car, autrement, on comprendra que les conférences qu’ils font pour le bas peuple ne sont que des paroles verbales… Mais, peut-être, l’économie de la France l’interdit.

Bon, regardons de plus près ce qu’il y a derrière la « panico generale » qui préoccupe tous les pays du monde tant les effets du fameux coronavirus semblent nous annoncer une fin apocalyptique : ce qui est une pandémie est en train de désorganiser un monde réglé au millimètre et affecte l’économie mondiale.

Venu de Chine (comme les trois grippes les plus importantes de la deuxième moitié du siècle dernier, soit 1957-8 –Kweichhow, 1968-9 –Hong Kong, 1976-7 –Tien Tsin -L.France, INSERM, Epidémies marquantes) le Cov-19 a une histoire qui mérite être rappelée car elle illustre tellement bien le comportement d’un régime autoritaire de parti unique. C’est en octobre 2019 que les premiers cas d’infection sont apparus dans la ville de Wuhan, probablement venant d’un animal (pangolin) apprécié par les consommateurs chinois de mets particuliers (rats, chauve-souris, serpents, ailerons de requin, j’oublie sans doute d’autres delikatessen). Le temps que le pouvoir central (Pékin) envoie une équipe pour voir ce qui se passe (et laisser mourir le médecin qui avait tiré le signal d’alarme une fois infecté lui-même) on est en Décembre, on «confine» les 50 millions de chinois de la région, avec interdiction d’entrer ou de sortir) et on commence, via l’OMS, à laisser fuiter ce qui se passe. Mais entre temps, en connaissance de cause, le régime laisse voyager des millions de gens, dont certains sont porteurs du virus, qui vont en Chine et vers le reste du monde. Vers les Etats Unis, l’Europe et l’Afrique ou travaillent plus d’un million de chinois ! Vous voulez dire que la Chine, à dessein ou par incompétence a (créé ?) contribué à la création de ce qui est devenue une pandémie quelques mois après ? Votre réponse vaut autant que la mienne…

Que sait-on de ce nouveau virus ?

Sur la base d’une estimation faite par l’OMS (ATTENTION : où le Directeur du Département « Epidémies » est un fonctionnaire chinois et le Directeur Général est un ancien ministre de la Santé de l’Ethiopie (qui s’est distingué pendant l’épidémie d’Ebola qui a fait 11.000 morts) accusé dans un entretien avec le New York Times, d’avoir dissimulé trois épidémies de choléra quand il était ministre de la Santé, cela vous dit quelque chose ? Je vais trop loin ?) OMS a décidé de diffuser les graphiques suivants :

Naturellement, en les regardant on doit commencer à avoir peur : un virus dont la létalité est 34 fois plus grande que celle des virus des grippes ordinaires (3,4%/0,1%) et dont la capacité de propagation est 2,2 fois plus grande (2,8/1,3 – nombre de personnes infectées par un porteur de virus) c’est l’apocalypse au coin de la rue. N’est-ce-pas ?

Mais alors quand trois mois après sa diffusion le nombre total de morts de la planète n’arrive qu’a 5.000, comment se fait-il que la grippe de 2016/17 (14.400 morts en France, 61.000 aux Etats Unis et -selon l’OMS- plus de 600.000 dans le monde) n’a provoqué ni la panique généralisée à laquelle on assiste, ni ses conséquences économiques mondiales ? (Regarder Quick Facts sur la copie écran évoquée).

Car de quoi parle-t-on ? Toutes les bourses d’actions du monde ont chuté de 15 à 20 % et – par exemple, celle de New York a vu partir en fumée des valeurs d’un total supérieur à 5.000 MILLIARDS de $ !

Restons calmes. Le Cov-19 est 34 fois plus létal que ceux d’une grippe « normale » car tel est le chiffre que la Chine a fourni à l’OMS. Qui l’a fait sien… D’évidence, on ne pourra connaître la létalité du Cov-19 qu’à la fin de l’épidémie avec le ratio nombre de morts divisé par le nombre total de personnes infectées. Une estimation précise du taux de létalité est impossible à l'heure actuelle. Si vous voulez voir pourquoi lisez 2019-Novel Coronavirus (2019-nCoV): estimating the case fatality rate – a word of caution - Battegay Manuel et al., Swiss Med Wkly, February 7, 2020. Quant à celui de 3,4% … Le New York Times (04.03.20) s'est apparemment senti obligé d'avertir les lecteurs que le taux de mortalité de 3,4% de l'OMS est tout à fait invraisemblable, sinon extrêmement inexact. Le véritable taux de mortalité pourrait se révéler similaire à celui d'une grippe saisonnière grave, inférieur à 1%, selon un éditorial publié par le Dr Anthony S. Fauci et le Dr H. Clifford Lane, du National Institute of Allergies et maladies infectieuses, et le Dr Robert R. Redfield, directeur des Centers for Disease Control and Prevention (Etats Unis).

Tout ce qui précède nous pousse à nous poser deux questions : (a) pourquoi, pour l’instant, le nombre de morts en Allemagne est env.10 fois plus faible que celui de la France (ou de l’Espagne ou des États Unis) - voir la copie écran évoquée et (b) quelle est l’explication de la psychose mondiale devant un phénomène qui, pour l’instant, ne peut pas être celui que l’on craint ?

  • (a) se pourrait-il que le système de santé allemand (environ dix fois moins de morts pour même nombre de personnes infectées) soit mieux adapté aux situations de crise que celui de la France, réputé le meilleur du monde et de surcroît gratuit, disent certains -qui oublient tout ce que chacun verse à la Sécu pendant les 40/42 ans de travail et aux mutuelles obligatoires- (taux de saturation, stockage de produits, disponibilités personnels, etc.,) ?
  • (b) se pourrait-il que la psychose généralisée à laquelle on assiste soit justifiée par la démission et l’incompétence des élites politiques des pays démocratiques qui -élections à venir- se doivent de suivre tout mouvement généralisé du «bas peuple» ? Se pourrait-il que ce qui constitue des réponses à la peur manifestée par le même «bas peuple» interdise aux dites élites de faire preuve de nonchalance ? Se pourrait-il que tout cela crée une poussée d’obscurantisme généralisé qui est en train faire prendre aux gens des vessies pour des lanternes ?
oooooo
 
Alors ? Le confinement du Nord d’Italie, 16 millions de personnes ? 
                Place du Dôme, Milan 08.03.20 

La mise à terre du transport aérien de personnes et du tourisme (selon diverses évaluations) qui va coûter plusieurs centaines de milliards de $ ? La mise entre parenthèses de la vie normale (déplacements, commerce, Entertainment, etc.,) tout cela parce que des médias irresponsables et des journalistes ignares ont fait « monter la mayonnaise » qui oblige ceux qui nous gouvernent à faire des choses qui dépassent l’entendement ?

J’attendais, comme vous, la déclaration que notre Président devait faire hier soir. Que dire ? Tout (ou presque) de ce qu’il a dit correspond a ce qu’il devait dire devant une situation, pour le moins, compliquée. Mais ce qu’il a promis que ce sera fait «quel qu’en soit le prix»  laisse rêveur : où prendra-t-on les sous nécessaires ? En s’endettant ? D’un autre côté, ses deux phrases et la conclusion «c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché» et «déléguer notre protection, alimentation, notre cadre de vie, à d’autres c’est une folie, nous devons en reprendre le contrôle» ne peuvent pas nous laisser indifférents. A d’autres ? Oui, une très grande partie des médicaments (génériques) et aussi des substances pour en faire, vient de Chine (50% ? 75 % aux Etats Unis plus de 90% !) car l’industrie pharmaceutique, vu le coût de la création de nouvelles molécules, a délocalisé ses productions … La deuxième phrase et, surtout, sa conclusion veulent dire quoi ? La France va-t-elle nationaliser son industrie alimentaire et celle de la pharmacie ? Attendons voir car il a dit aussi «dans les semaines, mois, à venir, des décisions de rupture seront prises, j’assumerai mes responsabilités»

J’ai commencé ce texte en évoquant une certaine capacité de « crunch the numbers » et, surtout, ma totale méconnaissance médicale (certains sont disposés à la confirmer…). Je le finis en disant que deux plus deux ne font pas quatre dans ce qui se passe et que cela mériterait que l’on ne l’occulte pas.

 

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 18:37

Voilà, donc, le troisième tour d’élections en Israël. Pour comprendre pourquoi il a fallu  trois élections (distantes de six mois) pour… ne pas dégager une majorité pour gouverner, il me semble que l’on devrait regarder trois aspects, selon moi, primordiaux qui sont le contexte, l’objectif et le résultat.

Le contexte – quiconque s’est intéressé à l’histoire d’Israël d’après 1948 sait que ce qui est la base de toute réaction existentielle de ce pays est le réflexe (presque conditionnel) lié aux deux évènements ineffaçables de sa mémoire, Massada et la Shoah. Après la Shoah, des guerres sans fin, des initiatives de paix ratées et la montée du Hamas après l ‘évacuation  de Gaza, se sont ancrés dans le cortex israélien. Tant et si bien, que les Israéliens estiment, à juste titre ou pas, qu’ils ont déjà donné suffisamment  de chances à la paix sans rien obtenir et, que de façon réaliste, rien ne changera dans un avenir prévisible.

Le même sentiment qu’à Massada, prédomine aujourd’hui et fait que les Juifs d'Israël contemporaine se savent assiégés. Par le Hezbollah, Assad et les milices iraniennes au Nord, le Hamas et le Jihad islamique au Sud, des actes de terreur en Cisjordanie. Israël est entouré d'ennemis soutenus par le pays qui a mis sur le frontispice de sa constitution l’ardente obligation, clairement affirmée, de la destruction de ce pays infidèle (juif de surcroît) qui occupe une partie des territoires légués par le Prophète aux seuls musulmans.

Certes, le temps des bus explosés est passé. Comme le danger des tunnels de Gaza ou du Liban. Comme celui des ballons explosifs et, récemment, celui des drones.

Au cours des cinquante dernières années, Israël originellement un pays socialiste en voie de développement s'est transformé  dans un des  des vingt-cinq plus riches pays du monde, en termes de revenu par habitant. La découverte d'immenses réserves de gaz naturel au large des côtes méditerranéennes a transformé le pays en fournisseur d'énergie. L’évolution de sa démographie est remarquable, Et il se compare, favorablement, avec les premiers pays du monde pour ce qui est la capacité d’innover :

Troisième pays au monde ? Après les Etats Unis ? Regardez, simplement, desquels pays on parle :

Son excellence est reconnue dans des domaines aussi différents que les soins médicaux (système de santé) -10ème meilleur hôpital au monde :

ou les équipements militaires de haute technologie :

La société israélienne Elbit est le fournisseur exclusif des casques pour les 4000 pilotes des F35 américains Article original : https://infos-israel.news/la-societe-israelienne-elbit-sera-le-fournisseur-exclusif-des-casques-pour-les-4000-pilotes-f35-americains/  On peut ajouter les mêmes casques pour les pilotes des Rafales français …

Mais … le contexte ne serait pas complet s’il ne rappelait pas le problème (pas juif …) palestinien : le fait est qu'Israël est devenu un pays prospère et moderne ayant embrassé les valeurs occidentales, tandis que les Palestiniens restent plongés dans un dénouement sans horizon d’amélioration. Chaque année qui passe, les revenus et le niveau de vie des Israéliens progressent et les Palestiniens constatent qu’ils n’ont ni avenir ni espoir. Qui plus est, l'idée que le sort des Palestiniens est au cœur de la paix au Moyen-Orient qui était axiomatique il y a 25 ans est manifestement grotesque aujourd'hui.

Sauf pour l’Europe occidentale qui aujourd’hui est le meilleur ennemi d’Israël. En effet,  les israéliens, dans leur majorité, s'entendent pour dire que les institutions de l'ordre mondial libéral créé depuis la fin de la dernière guerre - l'Union européenne et les Nations Unies, en particulier, sont hostiles à Israël. De plus, une scission intervenue il y a plus de dix ans entre deux factions palestiniennes rendent les choses encore plus difficile pour imaginer une solution au conflit qui -disent de plus en plus de «spécialistes» n’a pas de solution. Car, c’est un fait, que tout ce qu’Israël pourrait offrir dans une négociation est sensiblement moins que ce que les palestiniens pourraient accepter, et vice versa. Exemple : deux États - que tout le monde indique comme solution est toujours rejetée, en sous-main, par les Palestiniens car il ne comporte pas le «droit au retour» pour les descendants (aujourd’hui quatrième génération) des réfugiés de 1948.

Et c’est dans ce tableau, d’un côté, brillant et d’un autre côté, sombre car sans perspective, que deux évènements occupent le firmament israélien, des élections pour la Knesset et «le deal du siècle» offert par les Etats-Unis aux deux protagonistes, Israël et Autorité Palestinienne. Avec double obligation : négocier sans quoi la partie qui l’accepte pourra prendre ce qui lui est proposé. Naturellement, comme toujours, les palestiniens on rejeté le deal et, oh miracle, Israël l’a accepté sous réserve de négociation au plus tard dans les quatre années à venir de quelques dispositions qui ne lui conviennent pas.

Les élections ?

 L’objectif - Avril 2019, septembre 2019, mars 32020 : en apparence il s’agissait d’une élection pour le Knesset qui devait déterminer une majorité pour gouverner le pays. Mais en réalité on a transformé l’objectif avec une formule simple : TSN soit «Tout Sauf Netanyahou» Il me semble superflu de rappeler, ici, le «pédigrée» du bonhomme, son influence sur les destinées d’Israël depuis 1995 (Ministre des Finances) et jusqu’à aujourd’hui (Premier Ministre depuis plus de 11 ans). Depuis plus de trois ans on lui a organisé des conflits puissants avec la justice israélienne, justice qui ne rigole pas quand il s’agit du comportement moral, matériel ou légal des serviteurs du pays. Personne ne sait actuellement ce que la justice trouvera (répréhensible ou négligeable) parmi les plusieurs «casseroles» que l’on lui a accroché au dos. L’essentiel c’est qu’il a été mis en examen en vue d’un procès … ce qui fait que ses adversaires ont trouvé tout de suite ce qu’il fallait faire : transformer les élections en référendum pour ou contre Netanyahou, chef de la formation politique de droite la plus importante (Likud) alliée avec d’autres formations (d’obédience religieuse mais pas seulement).

Le résultat - En avril 2019 le Likud et ses associés avaient obtenu 60 mandats (majorité requise … 61) car une formation de droite disposant de cinq mandats supplémentaires avait refusé de s’allier avec le bloc de droite (prolongeant ainsi une vendetta personnelle que le chef de ladite formation poursuivait contre M. Netannyahou). Premier acte conclu sans conclusion… d’où décision de recommencer les élections.

Septembre 2019 – même motif, même punition. Rien à faire, la partie de la droite qui s’oppose à M. Netanyahou n’entend pas raison d’où … troisième élection en mars 2020.

Cette fois-ci le paysage change. Les quatre formations alliées de Likud proclament, avant les élections, qu’elles se présentent en bloc avec le Likud sous la bannière de M. Netanyahou. Et toutes les autres formations, de gauche, du centre ou représentant les électeurs arabes (oui, communautarisme …) font savoir que ce qu’elles veulent c’est le départ de M. Netanyahou. Patatras ! Suivez mon raisonnement.

Laissons de côté les mandats représentant les électeurs arabes (15 pour la troisième élection, s’agissant d’une proportionnelle intégrale, ils correspondent au nombre d’électeurs arabes qui ont exprimés un vote) : communistes, islamistes, sans étiquette ils ont en commun la non- reconnaissance d’Israël comme état juif et la décision de s’opposer à tout plan de paix entre les palestiniens et Israël. Tout en participant aux élections.

Donc, la Knesset comportant 120 députés, sur les 105 mandats restant le Likhud+ associés (tous ayant mentionné faire partie du bloc Netanyahou) dispose de 58 mandats soit 55% du total (juif) et si on ajoute la formation dissidente de droite (7 mandats) cela donne 65/105=62% pour la droite  tandis que le bloc Kahon Laval+Travaillistes + avec 40 mandats ont 40//105=38%. Deux conclusions  s’imposent :  (a) puisque l’on considérait que les élections allaient  être un référendum pour ou contre BN, BN l’a passé avec succès et (b) la droite tout en étant aujourd’hui fortement majoritaire dans la population juive n’arrive pas à disposer d’une majorité de gouvernement. Non pas pour des raisons arithmétiques mais parce que l’ego surdimensionné de certains dirigeants ne le permet pas. Pourquoi la droite est-elle majoritaire dans un pays encore socialiste il n’y a pas si longtemps  ?

Tout d’abord précisons : le clivage droite-gauche  couvre, essentiellement, l’attitude vis-à-vis des sujets de sécurité (cession territoires, séparation des populations palestiniennes n’ayant pas la nationalité israélienne, conscription  dans l’armée, etc.,) et beaucoup moins les sujets qui déterminent, en Europe, par exemple, le clivage (inégalités, accès à l’Etat, etc., ) qui constituent une sorte de socle commun en Israël vu son passé «radical-socialiste» depuis sa renaissance (1948) et jusque vers 1995.

La droite est majoritaire car la gauche israélienne a disparu. Son aura de premier pionnier de la construction de l’Etat Juif s’est dissoute, lamentablement, dans ses tentatives de faire la paix à n’importe quel prix avec de ennemis dont la seule réponse était une intifada, des actes terroristes et/ou des fusées de Gaza. Et ça dure depuis qu’elle n’est plus là : en 2019, il y a eu 1.295 lancements de roquettes depuis Gaza. De ce nombre, 729 ont atterri dans des zones ouvertes et 478 autres ont été  interceptées par le  système de défense  antimissile Iron Dome, environ 90% de toutes les roquettes lancées dans des zones peuplées.
Il s'agit du plus grand nombre de roquettes lancées sur les communautés israéliennes dans une année civile depuis 2014. La gauche a disparu (de toute manière la «gauche mondiale» n’en a cure, alliée comme elle est avec l’islamo-gauchistes, nouvelle internationale remplaçant la prolétarienne …) tandis que la droite … a trouvé les ressources morales, matérielles, techniques et technologiques pour faire face à tout ce que ses ennemis palestiniens lui envoient : fusées ou tirs de mortier ? Le Dome de Fer (unique au monde et en train d’être acquis par des douzaines de pays). Ballons explosifs ou drones de combat ? Regardez la dernière prouesse de l’industrie israélienne :

 

Le résultat de la troisième  élection étant ce  qu’il est… deux choses  semblent  possibles :        M. Netanyahou trouve un arrangement avec 3/5 députés de droite ou centre pour pouvoir former un gouvernement stable ou il ne les trouvent pas et … une quatrième élection aura lieu dans six mois …

 

 

 

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 18:16

En guise d’introduction :

Les derniers textes ont été consacrés à la France, à Israël et en partie aux États Unis. Plusieurs lecteurs me demandent si, de temps en temps, à la place de textes qui évoquent une situation et développent des analyses, je ne pourrais mettre en exergue de ce qui se passe dans le monde, des «photos» d’un évènement marquant ou d’une déclaration importante ou d’un fait retentissant.

J’essaye de donner satisfaction en composant le pot-pourri que vous lisez.

 

France – La lutte contre l’antisémitisme : la Chambre d’Instruction vient de décider
 que Kobili Traoré ne peut être tenu pénalement responsable du meurtre de 
Sarah Halimi parce qu'il était dans un état psychotique à cause de la consommation
 de marijuana. Il s’ensuit qu’il n’y aura aucun procès et que M. Traoré pourra vivre 
tranquillement. Éventuellement, tuer d’autres juifs à condition de fumer un joint 
avant. Pourtant, en France, la conduite en état d’ivresse d’un véhicule aggrave 
automatiquement les pénalités encourues si, de plus, le conducteur se trouve sous 
l’emprise de drogues. Que conclure ? Que la justice de notre pays est libre et non 
partisane. N’est-ce-pas ?

Mais la France a d’importantes responsabilités géopolitiques. Entre autres, au Proche Orient pour lequel elle s’en tient toujours à la doctrine du Général de Gaulle : «Elle ne va pas ruiner ses relations avec les Arabes simplement parce que l'opinion publique ressentait une sympathie superficielle pour Israël parce qu'elle était un petit pays avec une histoire malheureuse » (Une certaine idée de la France J. Jackson -Biography & Autobiography 2018). En conséquence de quoi elle fait savoir qu’elle va étudier le “plan de paix” proposé par les Etats Unis mais que “Elle exprime sa conviction que la solution des deux États, en conformité avec le droit international et les paramètres internationalement agréés, est nécessaire à l’établissement d’une paix juste et durable au Proche-Orient» Autant dire qu’elle préfère que rien ne change par rapport aux 25 dernières années depuis que la communauté internationale se gargarise avec le même leitmotiv qui ne mène à rien. Sauf à constater que plusieurs pays arabes, et non des moindres, commencent en avoir marre du négativisme des palestiniens et de la complicité de certains pays. Dont la France ?

Europe – Madame Mogherini (ancienne activiste communiste dans sa jeunesse) a quitté ses fonctions de Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et a été remplacée par Joseph Borell (ancien membre du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol). Remarquez, une ancienne communiste remplacée par un ancien socialiste c’est un progrès vers la démocratie, n’est-ce-pas ? Encore quelques années et l’Europe pourra, peut-être, avoir pour le même poste un «sans parti».

M. Borell s’était distingué (www.forum, 09.07.19) en déclarant qu’il est partisan d’une politique ferme vis-à-vis des États-Unis de Donald Trump et à l’inverse, d’une attitude souple envers l’Iran, qu’il considère, comme l’ancien président Barack Obama, comme un «Etat-clé » au Moyen-Orient» Il souhaite d’ailleurs ouvertement la défaite de Donald Trump aux élections de 2020 pour que l’Iran puisse « respirer ». Interrogé par un journaliste à propos des appels récurrents de l’Iran à la destruction d’Israël : «L’Iran veut rayer Israël de la carte? Il n’y a là rien de nouveau. Il faut vivre avec ça!» (idem).

Et puisque le monde doit vivre avec la menace de destruction d’Israël par l’Iran (ne parlons pas d’Israël…) dès qu’il prend ses fonctions au 1er janvier 2020 où décide-t-il de faire son premier déplacement ? Vous avez gagné, en Iran.

Regardez comme il est content de pouvoir, enfin, montrer qu’il apprécie ce qu’il fait.

Il rentre à Bruxelles où l’on concocte une déclaration des 27 pays concernant le «plan de paix» proposé par les Etats Unis. La déclaration proposée par M. Borell (et ses services) se heurte à un véto de deux pays (Tchéquie et Hongrie,) et à l’abstention de quatre autres (Italie parmi eux). Qu’à cela ne tienne, le lendemain de la visite en Iran, il fait «une déclaration personnelle» :… Les mesures en vue de l’annexion, si elles sont mises en œuvre, ne pourront pas rester sans conséquences » (unchallenged, dans le texte anglais). Des menaces ? Certains le pensent.

Le lendemain de sa visite à Téhéran, M. Borell menace Israël de «conséquences» si ce pays suivait une partie du plan de paix présenté par les États Unis. Pense-t-on que l’Europe de M. Borell pourrait avoir un quelconque rôle dans la solution du conflit interminable israélo-palestinien ? Ne sait-il pas que chaque fois que les palestiniens on dit «non» à une offre, la fois suivante on leur a proposé moins ? Chaque fois qu’ils disent «non», ils perdent. Que M.Borell continue à se rendre complice de leur négativisme et… bientôt ils n’auront que les yeux pour pleurer.

Etats Unis- Trois sujets d’importance pour les dernières semaines : la procédure de destitution du Président, la déclaration publique d’un « plan de paix » pour le conflit israélo-palestinien et le début des primaires pour choisir le candidat démocrate à l’élection présidentielle de novembre.

La tentative de destitution lancée, d’une manière strictement partisane, par la Chambre des Représentants dont la majorité est «démocrate» s’est terminée d’une manière lamentable mais pas moins partisane au Sénat, dont la majorité est «républicaine». Ce que la saga de «l’impeachment» a montré c’est une Amérique profondément divisée (94% des électeurs républicains soutiennent le Président et 93% des électeurs démocrates sont contre lui…). Au total, environ 252 millions de personnes ont le droit de voter en Amérique mais à la dernière élection seuls 128 millions ont voté. La bataille politique, donc, est menée pour les 124 millions d’électeurs restants. De récents sondages d'opinion suggèrent que chaque fois que le mot "impeachment" est prononcé sur un écran de télévision, l'un de ces 124 millions devient républicain. De plus, la «collusion» entre, pratiquement, tous les médias (principaux quotidiens, chaînes de TV -hors Fox News, réseaux sociaux et autres) est mal ressentie par les «déplorables»- qualificatif de Mme Clinton pour ceux qui votent Trump. Les statistiques montrent que seulement 1% de ce qui est publié/transmis/écrit est positif par rapport à l’évolution du pays depuis la dernière élection.

Mais l’Amérique est travaillée, actuellement, non pas par des tendances d’extrême droite mais d’extrême gauche. Et le discours général non seulement s’appauvrit mais, aussi, devient stupide. Naturellement, c’est la faute de M. Trump :

Regardez, aussi, l’intervention d’un coryphée intellectuel :

La France tenait, encore il y a quelques années, le record du nombre de partis communistes/trotskistes (3). Aujourd’hui il appartient aux Etats Unis : Communist Party USA, Revolutionary Communist Party (Mao), The Fourth (Socialist) International (Trotsky), The Workers World Party (Proletarian Internationalism), The Socialist Workers Party (Cuba/Castro), The Party Socialist Alternative (Trotsky), The Party off Socialism and Liberation (Revolutionary Socialism). Tous sont contre M. Trump et, faute de mieux, pour les démocrates.

Le plan de paix proposé à Israël et aux palestiniens change le paradigme qui a présidé pendant les 25 dernières années : un «processus de paix» qui ne menait nulle part. En particulier parce qu’il ne tenait pas compte des réalités qui ont changé les données du conflit depuis la guerre de 1967. Au départ il s’agissait de  «deux états, pour deux peuples» mais, avec la complicité de la communauté internationale, les palestiniens ont réussi à ce que l’on ne parle que de «deux états». Car un peuple - juif, n’a jamais été (et ne sera jamais) admis par eux. Le plan des Etats Unis est, bien entendu favorable à Israël : la réalité du terrain a changé pendant les plus de 50 ans dernières années car Israël a triomphé de toutes les guerres qui lui ont été faites comme des intifadas des palestiniens ainsi que des fusées de Gaza ou des tunnels qu’ils avaient percé. Væ victis a dit Brennus qui a vaincu Rome. Pourquoi cela serait-il différent au Proche Orient ? Et pourquoi oublier qu’Israël à rendu à l’Egypte la Péninsule du Sinaï à deux reprises (1956 et après 1967) et à la Jordanie la Cisjordanie (qu’elle avait annexé en 1948) contre des traités de paix et ce, bien que depuis que l’humanité assiste à des guerres… Au vainqueur revient le butin !

Cette fois-ci, le gendarme du monde propose un plan aux belligérants et s’ils le négocient et arrivent à un accord… les palestiniens auront et un état et 50 milliards de dollars d’investissements et la reconnaissance des Etats Unis. En revanche, si au bout de quatre années rien ne se passe, la partie qui avait accepté le plan pourra faire sienne ce que celui-ci lui accorde. Et même maintenant car, pays de droit, si Israël s’engage sur un sujet on sait qu’il respectera sa parole. Difficile à faire de même pour les palestiniens … vu leurs performances passées et leur division actuelle (Cisjordanie – Gaza/Hamas). Oui, vous avez raison, les palestiniens ont déjà dit NON ! Et l’Europe ? Au lieu de soutenir ouvertement le plan, l'Union Européenne a déjà réagi à sa manière habituelle : en ne disant rien de substantiel - ce qui revient à préférer l'impasse actuelle et à encourager les Palestiniens à rejeter le plan. Le cynisme continuera de prévaloir dans les cercles diplomatiques européens que ce soit de la faute des puissances «amies» d’Israël (la France et l’Allemagne en particulier) ou de celle de M. Borell.

Ce qui a permis à M. Trump de faire fi des autres et de proposer son plan est un changement majeur. D’un côté, les Etats Unis ont de moins en moins besoin du Proche Orient. Devenue premier extracteur de pétrole et gaz du monde l’Amérique n’a plus tellement besoin des produits du Golfe. Elle se pose déjà la question de la nécessité pour elle d’assurer la libre circulation des navires là-bas quand cela devrait être fait par la Chine, l’Inde ou l’Europe qui continuent à être vassaux des pays du Golfe. D’un autre côté, il y a un autre changement, majeur lui aussi. Souvenons-nous :  face aux attaques islamiques  contre  des  actifs  américains,       M. Carter s'est enfui (1979), M. Clinton a tergiversé (2011), M. Obama a effectivement aidé à les financer via l’Iran - mais M. Trump a impitoyablement et résolument tué l’homme qui, dernièrement, commandait le tout. L'Amérique est maintenant de retour comme une force avec laquelle il faut compter ayant comme premier élément de dissuasion l’imprévisibilité de son Président. Certes, il est vulgaire, acculturé, escroc à l’occasion, marche sur des cadavres… mais il a été élu par plus de 60 millions d’américains  qui n’avaient plus envie d’avoir un Ivy League comme Président. Et il fait ce qu’il leur a promis. Pourquoi ?

Les Moyen-Orientaux ignorent que trois générations d'Américains sont épuisées par leurs ébats au Moyen-Orient, par la débâcle des otages iraniens, le 11 septembre, les embargos pétroliers, la haine antisémite d'Israël, les interventions coûteuses et hystériques qui semblent caractériser la région. Les Américains ne voient pas pourquoi leurs enfants devraient être tués ou mutilés là-bas. V.D. Hanson 05.01.20.

 

 

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 21:26

60 jours depuis que les vaillants représentants de la classe ouvrière suivent les injonctions de M. Martinez (Staline, pour d’aucuns, qui regardent trop sa moustache) et battent le macadam de Paris ou d’autres grandes villes. 60 jours depuis que notre gouvernement sous la responsabilité, oh, combien éclairée, de notre Président, ne s’en sort pas des discussions avec les «partenaires sociaux» sans céder, chaque semaine, à une autre revendication «légitime» des travailleurs de   M. Martinez. Tant et si bien que si un jour il y a un accord pour arrêter la chienlit (trains, transport villes, dépôts pétrole, blocage usines d’incinération, bagarres avec la police sur les grandes artères des villes … vous pouvez ajouter ce qui vous pose problème …) il semblerait que l’on se retrouvera avec 62 régimes pour la retraite au lieu de 42 actuellement : pas mal pour une réforme que le pays attend depuis 1995 et qui a été promise, dernièrement, pendant la campagne présidentielle de l’actuel Président.

Et sur fond d’incompréhension évidente entre les administrés et l’administration on s’occupe de quoi ? De la bagarre, hautement intellectuelle, entre trois protagonistes tous de gauche (ou presque) pour savoir qui accédera au « fromage », la mairie de Paris. Ou on remet sur la liste des revendications urgentes la PMA, la GPA et autres sujets provoquant (accentuant) la dérive du pays vers un archipelago de communautés -toutes respectables en raison du politiquement correct- qui se bouffent le nez tout en essayant de sortir du feu les meilleurs marrons. Clochemerle.

Pendant ce temps le monde avance. L’exemple le plus dramatique pour l’Europe c’est ce qui se passe aux Etats Unis depuis que la présidence, pratiquement amorphe pendant les trois derniers Présidents a changé. En faveur d’un inconnu, inapte à tenir le rôle (selon l’establishment)  et objet d’une procédure de destitution actuellement qui suit une enquête de presque trois années devant démontrer qu’il n’était qu’un agent de Moscou qui l’avait aidé à devenir Président. Trêve de discours, regardons une enquête de Gallup qui compare la situation du pays à deux années  de   distance  entre  l’Administration   Obama   et   celle  de      M. Trump.

Sommes-nous capables d’imaginer des tableaux analogues pour notre pays ? Les chiffres manquent mais il y a gros à parier que l’on trouvera -probablement pour toutes les rubriques- une évolution inverse. Peut-être même, avec quelques exceptions, même pour l(Europe.

Ajoutez ce que l’Administration actuelle fait pour le monde. Un traité de commerce entre les EU, le Canada et le Mexique qui, gagnant-gagnant, change de fond en comble les principes du commerce en les rendant équilibrés. La même chose pour le commerce avec  la Chine, pays qui depuis son accession à l’Organisation Mondiale du Commerce, n’a changé rien dans sa politique de pillage systématique des capacités techniques, technologiques, scientifiques des pays avec lesquels elle commerçait. En attendant des changements massives dans les relations commerciales avec l’Europe dont le déséquilibre de la balance vaut plus de 700 milliards de $ annuellement en défaveur des EU.

Ce n’est pas tout. Hier, les EU ont proposé aux acteurs principaux du conflit israélo-arabe (Israël et l’Autorité Palestinienne) un «deal» préparé pendant les trois dernières années tenant compte de la réalité actuelle (que personne ne pourrait ramener au status quo ante) et des raisons évidentes de l’insuccès de tout ce qui s’est fait depuis les Accords d’Oslo (25 ans !) sous le vocable «processus de paix». Et qui depuis 25 ans fait constater qu’il n’y a pas de paix mais uniquement du processus. Qui fait vivre des milliers de diplomates  qui utilisent des milliards d’euros (ou de $) pour maintenir (perpétuer) la fiction de 5 millions de réfugiés palestiniens (qualité héréditaire comme pour les rois…), qui constitue un abcès purulent pour la renaissance de l’antisémitisme déguisé en antisionisme en Europe principalement mais pas seulement.

Ce  « deal » proposé aux israéliens et au palestiniens a été, naturellement, rejeté par ces derniers, le Président desquels (élu pour quatre ans il y a quinze ans …) a dit « 1000 fois non au chien, fils de p...e, de DJT ». Cela mérite de regarder les principales modifications proposées pour la situation actuelle en partie visant la construction d’un état palestinien.

Frontières: Israël conservera 20% de la Cisjordanie et perdra une quantité de terres équivalente dans le Néguev près de la frontière entre Gaza et l'Égypte. Les Palestiniens auront accès à un État sur la grande majorité du territoire de Cisjordanie, tandis qu'Israël gardera le contrôle de toutes les frontières. C'est la première fois qu'un président américain fournit une carte détaillée pour illustrer l’objectif visé.

Le contiguïté du territoire palestinien sera assurée via routes ou tunnels dédiés.

 

Jérusalem: Les Palestiniens auront une capitale à Jérusalem-Est (quartiers Nord et Est) - Kafr Akab, Abu Dis et la moitié de Shuafat. Jérusalem resterait indivise en tant que capitale d'Israël.

Implantations: Israël conservera la vallée du Jourdain et toutes les implantations israéliennes en Cisjordanie avec leurs périmètres de sécurité. Cela comprend également 15 implantations isolées, qui seront des enclaves au sein d'un éventuel État palestinien. Au sein de ces implantations, Israël ne sera pas en mesure de construire pendant les quatre prochaines années.

Sécurité: Israël contrôlera la sécurité du Jourdain à la mer Méditerranée.

État palestinien: le plan vise une voie vers un État palestinien basé sur un territoire spécifique, qui représente environ 70% de la Judée et de la Samarie, y compris les zones A et B et certaines parties de la zone C (accords d’Oslo). L'État ne naîtra que dans quatre ans si les Palestiniens acceptent le plan, si l'Autorité Palestinienne cesse de payer des terroristes et d’inciter au terrorisme et si le Hamas et le Jihad islamique déposent leurs armes. De plus, le plan américain appelle les Palestiniens à maîtriser la corruption, à respecter les droits de l'homme, la liberté de religion et une presse libre, afin qu'ils n'aient pas un État défaillant. Si ces conditions sont remplies, les États-Unis reconnaîtront un État Palestinien et mettront en œuvre un plan économique massif pour l'aider :15 milliards  de $ initialement, à abonder jusqu’à 50 milliards de $.

Réfugiés: Un nombre limité de réfugiés palestiniens et leurs descendants seront autorisés à entrer dans l'État palestinien. Personne n'entrera en Israël.

Echange territoires : les parties pourront envisager un changement de territoires au Nord d’Israël (zone à prépondérance arabe).

L’acceptation, immédiate, par Israël et le rejet non moins immédiat par les palestiniens met en lumière un changement de paradigme : on ne pourra pas continuer à dire qu’Israël ne veut rien faire pour les Palestiniens ni leur donner quoi que ce soit ; on sera obligé de constater que les palestiniens non seulement rejettent le plan présenté mais ne veulent même pas négocier ses éventuels changements.

Pour l’instant, les palestiniens continueront a agir selon la formule d’Aba Even, «ils ne perdent jamais une occasion pour perdre une occasion». Sauf que cette fois-ci quelque chose vient de changer, sous l’influence évidente des EU : les ambassadeurs de trois pays du Golfe on été présents à l’annonce du plan par DJT en déclarant qu’ils le soutiennent, le quatrième (Arabie Saoudite) a fait savoir que les deux parties devraient commencer à négocier, la Jordanie considère que «le vers est à moitié plein»et qu’il faut négocier pour le reste et, même l’Union Européenne (la France aussi) s’est sentie obligée de faire savoir qu’il faut négocier … Mais … les palestiniens, de conserve avec la Turquie, la Syrie, l’Irak, l’Iran et toutes les autres républiques démocrates et populaires sinon socialistes, Cuba, Venezuela et … ont annoncé leur opposition. Grand bien leur fasse. Ce qui est marrant (ou tragique) c’est que les Nations Unies par la voie de leur Secrétaire Général vient de faire connaître son opposition. Sans doute instillée par les plus de 25.000 fonctionnaires qui s’occupent depuis 70 ans du bonheur des réfugiés palestiniens … Sans doute aussi pour ce qui résulterait comme destruction du fonds de commerce des agences, commissions, sous-agences, sous-commissions, experts et rapporteurs dont la seule activité a été pendant les 70 dernières années consacrée a vilipender et  condamner le seul état juif de la planète. La perte de revenus et le chômage de ses fonctionnaires pèse plus que le règlement, à terme, d’un conflit vieux de plus de cent ans.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 11:47

 NB certaines données sont actualisées à des dates plus rapprochées.

Notre pays est en train de se payer un « trip » dont il a le secret : des centaines de milliers de gens dans les rues depuis bientôt 50 jours, des transports qui, nonobstant le service minimum obligatoire, fonctionnent au ralenti, certaines raffineries de pétrole bloquées et des dépôts de carburant en manque… il y a-t-il quelque chose qui manque pour revivre Mai 68 ou Décembre 2005 ? Que non, même les mômes de 14 ans bloquent leurs lycées et collèges et sortent dans les rues pour affronter les CRS et autres forces de police sous prétexte qu’ils sont inquiets pour leur retraite quand ils auront plus de 60 ans.

Et tout cela pourquoi ? Parce que nous vivons un rare moment de schizophrénie qui, sans doute, nous est nécessaire pour continuer à vivre comme avant ou, peut-être, un peu moins bien.

Schizophrénie ? Le pays qui a vu naître Descartes affiche, sans se soucier de la contradiction évidente, une double logique : tout le monde sait que l’espérance de vie a augmenté de 15 ans par rapport à 1950 mais personne ne veut voir passer l’âge du départ à la retraite de 60 à 62 ans ou de 62 à 64 ! Double logique car, d’un côté, on sait pertinemment qu’il est matériellement impossible de maintenir le système de retraite par répartition auquel tout le monde est attaché et, d’un autre côté, assister à la contraction de la durée de travail dans une vie mais augmenter, sensiblement, celle du non travail. Il y a environ 15 Millions de retraités en France aujourd’hui et seulement  27 Millions de gens au travail : ils étaient environ quatre au travail pour un retraité en 1950, ils ne sont aujourd’hui que 1,74 (Vie Publique 22.11.19). Et comme, tous les ans, on ajoute environ 700.000 nouveaux retraités… à l’heure actuelle presque 1,5 Millions de retraités reçoivent une retraite financée par une dette financière. Schizophrénie, car d’un côté on comprend la nécessité mais de l’autre on s’oppose à tout ce qui pourrait « réparer » le système.

Schizophrénie ? Autant les politiques que « les partenaires sociaux » savent que les retraites doivent être financées par les gens au travail (essence même du système par répartition) et pourtant ils ne se gênent pas de réclamer, à corps et à cri, de «faire participer le capital» pour financer les retraites. Tout en sachant que cela ne pourrait se faire que par des impôts confiscatoires. Mais qu’à cela ne tienne, « il faut faire payer les riches »… Schizophrénie, car on sait depuis presque 40 ans que «trop d’impôt tue l’impôt» : la courbe de Laffer est connue de tous ce qui n’empêche personne de vouloir augmenter les impôts. Mais si l’on regarde ladite courbe on voit bien qu’à partir d’un certain seuil d’imposition le rendement de l’impôt (recettes fiscales) commence à diminuer. Et cette courbe est connue depuis bien avant la mondialisation ou de la «migration» rapide et sans limites des capitaux… Alors ? Notre pays n’arrête pas de faire le contraire de ce qu’il devrait et le résultat est là : les capitaux qui sont partis à l’étranger du fait de l’ISF depuis sa création (très largement sous-estimés par les services du Ministère de l’Economie) sont probablement de l’ordre de 200 milliards €. Il est vraisemblable que ces 200 milliards € épargnés par des Français à l’étranger du fait de l’ISF, privent le pays de plusieurs dizaines de milliers d’emplois et expliquent une partie du différentiel entre la croissance française et celle de ses voisins anglais et allemands.

 

Schizophrénie ? Oui, car en même temps on veut « taxer les riches » et en même temps on réduit le nombre de contribuables soumis à l’impôt. Nous comptons en France   38 Millions de contribuables mais… 52,5% d’entre eux ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu. Vulgate dominante de gauche, l’impôt doit épargner les faibles revenus mêmes si ceux-là constituent, par le nombre multiplié par leurs revenus la quasi-totalité de l’assiette possible pour l’impôt… Vulgate dominante de gauche car l’impôt doit être distributif, c’est-à-dire… regardez : deux individus, un qui travaille et l’autre qui ne travaille pas. La politique distributive chère à ceux qui nous gouvernent (fussent-ils de droite ou de gauche) est simple : prélever sur celui qui travaille pour donner à celui qui ne travaille pas. Schizophrénie car… on ne peut pas ne pas réaliser que cela aura un effet immédiat sur la volonté de travailler de celui qui ne travaille pas. Et si l’on ajoute notre état providence… les aides aux personnes dans le besoin, les revenus de remplacement, les subventions multiples et diverses… de plus en plus de gens sortent du champ de ceux qui apportent des revenus pour entrer dans celui des assistés. Cela est de plus en plus tentant de hausser les impôts qui affectent une minorité de revenus moyens supérieurs, pour financer des dépenses qui bénéficieront à une majorité d'individus à revenu inférieur. Et c’est ainsi que l’on est arrivé aux Etats Unis suite aux années Clinton… (années pendant lesquelles on a aussi planté les graines - Fanny May et Freddie Mac - qui ont produit quinze ans après la crise financière de laquelle nous ne sommes pas sortis encore…) à constater en 2007 que 1% de la population (les plus riches) contribuent autant que 95% de la population totale aux recettes fiscales du pays !

Naturellement, chez nous le phénomène est analogue et on obtient une courbe en poire pour la répartition de l’impôt sur le revenu : 1+10=11% des plus riches payent 60% du total de l’impôt tandis que les 89 % des contribuables restant ne payent, eux, que 40% du total de l’impôt ! (Le revenu.org - déc. 2018). En se souvenant aussi que sur les 38 millions de foyers fiscaux 23 millions ne payent pas l’IRPP. Alors ? Schizophrénie, car sachant cela on fait semblant de ne pas le savoir et… on se retrouve manifester de la Bastille à la République non pas contre la réforme des retraites mais «contre cette réforme» qui ne prend pas assez aux riches pour assurer les retraites à de plus en plus de bénéficiaires quand le nombre de ceux qui travaillent diminue… Schizophrénie, car tout en sachant que l’impôt tue l’impôt on veut, quand même l’utiliser comme principal moyen de redistribution. Pourtant, de nombreux contribuables semblent prêts à nier les fruits de la réduction d'impôt parce qu'ils doutent de la solidité financière du pays lorsque le budget fédéral est déjà en déficit. Permettez-moi de préciser que, dans l'économie actuelle, la prudence budgétaire est d’assurer la responsabilité de la réduction d'impôt même si elle augmente temporairement le déficit : la réduction de l’impôts est le meilleur moyen qui s'offre à nous pour augmenter nos revenus. John F. Kennedy, 
 Rapport sur l’Economie. Janvier 1963 !

Schizophrénie ? Oui, car nous nous sommes habitués à chérir des choses en vomissant leurs conséquences : nous sommes attachés à toutes les libertés acquises et aux droits qui vont avec tout en ne voulant pas admettre que dans le monde actuel seuls les « marchés » peuvent assurer le maintien de ces libertés. Et nous vomissons l’économie de marché nostalgiques que nous sommes d’un Colbert qui avait inventé le capitalisme d’état… Nous ne voulons pas reconnaître que dans un monde où le travailleur chinois - qui ne comprend même pas la notion de retraite- est destiné à rogner (faire disparaître à terme ?) nos acquis auxquels nous nous accrochons et que nous ne voulons pas voir écornés par la nécessité d’assurer une retraite au plus grand nombre d’ici vingt ou trente années ne pourront pas être maintenus en l'état.

Schizophrénie ? Oui, nous nous gargarisons de nos succès (Airbus ? En oubliant qu’il y a huit pays qui y contribuent) mais on fait semblant ne pas voir que l’on a détruit le tissu industriel qui nous avait été légué. On va vous dire que c’est à cause des délocalisations… mais on oubliera d’apercevoir le fait que le coût de la main d’œuvre en France était en 2019 54% supérieur à celui de 2000 tandis qu’en Allemagne il n’était supérieur que de 40%.

Et on oubliera aussi que les 35 heures (contribution de la gauche au bonheur national) ont contribué à un taux d’imposition implicite (impôts et charges sociales) supérieur d’environ 10% à celui de notre premier concurrent et partenaire, l’Allemagne. Comme on oubliera de s’apercevoir que la part des salaires dans valeur ajoutée des entreprises a augmenté pendant les dix dernières années pour atteindre 60% – vous entendrez les leaders syndicaux et ceux de la gauche vous dire le contraire pour justifier qu’il faut taxer les revenus du capital : autant dire, pour l’essentiel, ceux des pécules ramassés par ceux qui ont travaillé une vie entière en pensant, aussi, à leur vie après le travail. (Toutes les données mentionnées sont disponibles dans les portails INSEE et/ou Eurostat)

Schizophrénie ? Oui, car le déficit des finances français pendant les 35 dernières années est structurel et induit par deux causes majeures : le coût de l’Etat et le différentiel entre la richesse produite et celle consommée par «l’immigration». Ce déficit (depuis 2003 on promet qu’il sera conforme aux critères de Maastricht, critères imposés par la France…) se monte aujourd’hui à env. 75 Milliards d’euros et a conduit à une dette extérieure de plus de 2.500 Milliards d’euros ! Mais il y a deux sujets dont il ne faut pas parler car, l’un met en branle les syndicats (seul pays en Europe - sauf la Grèce mais on sait où cela l'a amenée - ou 25% de ceux qui travaillent le font pour l’Etat, Etat dont si le coût est «100 » voit l’Allemagne ne dépenser que «80») et l’autre touche au tabou de la « diversité » et du politiquement correct. Ce qui fait que la France, qui ne peut rien faire, veut imposer au «marché» la loi de «l’état». Etat surdimensionné, 36.000 communes, Inter Communales, 99 Départements, 21 Régions… pléthore de fonctionnaires : un sondage déjà en 2008 montrait que 75% d’une classe d’âge allant de 18 à 25 ans souhaitent devenir fonctionnaires…

Schizophrénie car on sait que le PIB per capita classe la France en 13ème position en Europe et montre un écart négatif de plus de 15% par rapport à l’Allemagne (Wikipédia, 2019).

Schizophrénie ? Oui, le déficit du système des retraites (tout confondu) sera cette année d’environ 10 Milliards d’euros et son équilibre a été prévu pour 2036 ensuite pour 2042 et maintenant pour 2056 (BFM TV 11.06.19). Et on bat le pavé contre la réforme des retraites...

Ce n’est pas tout,. La notation du crédit de la France, encore la meilleure possible AAA, risque d’être dégradée si la reforme des retraites n’est pas faite. Ce qui conduira à une augmentation sensible du coût du service de la dette (1% sur le taux de l’intérêt=25milliards d’euros !).

Mais cela ne nous empêche pas de manifester en France et en Navarre contre le gouvernement en essayant d’imposer, par la rue, à un parlement élu par la Nation, un changement de cap. Nous sommes schizophrènes car on se targue de vivre en démocratie mais on veut que la rue «se batte jusqu’au bout» -vu que 65% des français approuvent les mouvements de grève- pour imposer sa loi…

 

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 09:50

Sa mort - preuve de son manque de savoir vivre

(Epitaphe sur la tombe du Général Souleymane)

Donc, en résumé, le régime des ayatollahs vient de perdre son principal planificateur stratégique, architecte et bourreau (à ses moments perdus). L'Iran devra faire face à la perte possible de moral et de confiance de ses dirigeants et aura fort à faire pour  sauver ses liens avec ses supplétifs régionaux. Aussi parce que c’est le Général qui avait inventé, mis en place et contrôlé le fonctionnement des alter egos du Hezbollah en Irak, en Syrie, au Yémen et ailleurs (attendons-nous à de curieuses nouvelles venant d’Amérique Latine). Ce qu’il a inventé a permis aux ayatollahs d’exporter la « révolution khomeyniste » via des mercenaires locaux armés et payés par l’Iran mais que ce pays pouvait (peut) renier à tout moment en se désolidarisant (en apparence) à souhait.

Deuxième homme le plus important de la hiérarchie du pouvoir iranien, le Général Qassem Souleymane a mené toutes les campagnes militaires iraniennes à travers le Moyen-Orient - campagnes qui ont abouti à l’accroissement de l’influence de l'Iran en Irak, en Syrie et au Liban. Les armées, les milices et les groupes terroristes qu’il a dirigés, soutenus, formés et équipés, ont tué des centaines de milliers de civils, dévasté les infrastructures civiles et forcé des millions de personnes à l’exode.

Mais voilà, comme personne (à part Israël) ne réagissait sérieusement aux actes de subversion de l’ordre établi au Proche Orient (ou ailleurs), depuis l’été, les provocations ont augmenté en nombre et en substance : de mars à juillet 2019 six bateaux (tankers et cargos) ont été attaqués, détruits ou arraisonnés par… on ne sait pas par qui, mais tout porte à croire que la marine iranienne n’était pas absente du Détroit de Hormuz. Enhardi, l’Iran a détruit en vol un drone de reconnaissance américain (ce qu’il y a de mieux dans le domaine, valeur : plus de 20 millions de $). Et, ensuite, une armada de drones partant soit du Yémen soit de l’Iran même qui détruit la moitié des réservoirs de stockage de pétrole en Arabie Saoudite. A chaque occasion l’Amérique de  M. Trump mettait en garde l’Iran en lui demandant d’arrêter les actes du genre mais… n’allait pas plus loin. D’évidence, l’Iran et son Général engrangeaient des points montrant leur capacité de nuisance (directe ou via supplétifs) et « l’incapacité » des puissances occidentales, les USA en particulier, de faire quoi que ce soit.

Et nous arrivons au mois de décembre. Quelques fusées iraniennes (tirées par des supplétifs se trouvant en Irak) sur des bases américaines – résultat, un mort + des blessés ; les EU décident que cela commençait à bien faire et, en représailles, tirent sur 25 cibles, plusieurs dizaines de morts ; du tac-au-tac, des fusées iraniennes sur « la zone verte » (centre Baghdâd, ambassade américaine + d’autres entités/services) ; DJT monte au créneau « arrêtez ou cela vous coûtera cher, ce n’est pas un avertissement, c’est une menace » et se fait rabrouer par le Guide Suprême Khamenei il ne peut rien faire ! ; et on organise l’attaque de l’ambassade américaine à Baghdâd (se souvenir de 1979), Omar Souleymane arrive à l’aéroport (probablement pour tout coordonner) - il est éliminé.

Ceci mérite d’être rappelé : M. Carter a dû subir l’épreuve de la prise d’otages de 1979 pendant 444 jours et à part une tentative mal préparée et mal équipée pour « libérer » les otages il n’a pas eu le courage de faire autre chose. M. Clinton, pendant les huit années de présidence a navigué entre sanctions et apaisement pour convaincre l’Iran de changer de comportement. Au moins, arrêter de crier/chanter « Mort à l’Amérique ». Rien non plus pendant la présidence Bush quand l’Iran ayant pris peur à l’invasion de l’Irak a mis en, réserve, son programme nucléaire visant la bombe. Déjà sponsor du terrorisme, déjà en train de se créer des succursales (Hezbollah), l’Iran aurait pu être forcé par l’Amérique de Bush de changer de comportement, il n’en a rien été, M. Bush a eu peur de déstabiliser la région. Ce que l’Iran a continué à faire, lui, jusqu’à l’Administration Obama : JCPOA, qui traitant les risques nucléaires, les a laissé s’occuper de « fusées balistiques » et de la déstabilisation du Proche Orient via le terrorisme (direct ou par supplétifs) en s’assurant le contrôle du Liban, de la Syrie, et du Yémen. Et leur a donné accès aux 150 milliards de $ bloqués par des sanctions (supprimées). Et cerise… + 1,6 milliards de $ en ESPECES ! John Kerry (Secrétaire d’Etat) : I think that some of it will end up in the hands of the IRGC or other entities, some of which are labelled terrorists." CNN 21.01.16. Notez bien, some of which labelled terrorists. Fast forward : les fusées que le Général Souleymane a fait tirer contre les bases américaines en décembre ont été construites avec l’argent que l’Administration Obama a donné aux mollahs. Cela vous semble être un raccourci trop rapide ? En ce qui me concerne, je crois que si non e vero, e bene trovato… Ceux qui critiquent actuellement DJT pour la décision d’éliminer Omar Souleymane devraient s’en rendre compte, au moins se souvenir. Malheureusement, pour certains, les États-Unis ne peuvent faire rien de bon, en général, car même l’élimination d'un individu aussi monstrueux qu’Omar Souleymane, en particulier, provoque –comme on le voit là-bas même, une désapprobation et un désespoir instinctifs. En disant, au mieux, « bonne action, mauvais acteur ». En particulier, car ce dont il est question là-bas depuis 2016 c’est comment se débarrasser de ce Président à nul autre pareil : jusqu’ici, avec sa carapace en téflon, il a fait face aux moult enquêtes, procès et/ou mise en examen (impeachment). Car, comme l’a si bien dit un représentant démocrate au début de cette année « I’m concerned that if we don’t impeach this president, he will get re-elected. » Al. Green (https://grabien.com ) 04.05.19

Et, naturellement, l’Europe est « concernée », appelle à la « désescalade » et la France est « préoccupée » et demande à l’Iran de ne pas abandonner le JCPOA… Mais on annonce que la guerre est là, pour demain, que vous allez voir ce que vous allez voir. L’apocalypse, quoi. Cela ne vous rappelle rien ? On se souvient. Capitale d’Israël à Jérusalem ? La rue arabe, 56 pays, la Ligue et OCI… tout s’enflamme, risque de guerre, les Traités de Paix Égypte, Jordanie en danger, l’Europe « qui ne reconnaît pas », la France « aucun changement »… Et puis ? Rien. Et on a recommencé avec la reconnaissance par les USA de la souveraineté d’Israël sur le Golan… Et maintenant Omar Souleymane…

Quant a une guerre Iran-USA : 3 propositions sont possibles ; (1) l’Iran est en guerre avec les USA depuis 1979 (ambassade, violation d’un territoire américain) et chante « death to USA » à chaque occasion, (2) Iran n’osera jamais commencer une guerre avec les USA vu la disproportion de moyens (économiques, militaires, politiques) et (3) les USA n’ont aucun intérêt (et DJT encore moins) à commencer un « endless war »

Les morts de Syrie ou du Yémen tout le monde s’en fout, ils sont morts et ce qui s’y passe ne fait pas la une des gazettes. Sauf Israël : il a réussi, jusqu’ici, au prix de centaines de sorties de son aviation au dessus de la Syrie (ou de plus loin) à tuer dans l’œuf toutes les tentatives iraniennes d’y créer des bases militaires et/ou des dépôts d’armes et d’équipement. Sans que les fameux systèmes russes S-300 ou S-400 puissent les empêcher. Pas bon pour le marketing desdits systèmes… Mais puisque l’on parle d’Israël… encore un break through :

Le ministère israélien de la Défense a annoncé mercredi qu'il développait un équipement laser capable de détecter, tirer sur et détruire des roquettes et des petits drones entrants et qu'il prévoit de le tester tout au long de l'année à venir.

Selon le ministère, le développement de ce système laser a été possible en raison d'une récente « percée technologique » non spécifiée, après des années d'investissement dans la recherche par des entrepreneurs de la défense et des universitaires. (Times of Israel, 08.01.20). Après le Dôme de Fer, pas mal…

 

 

 

 

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