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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 11:55
Au moment où je commence la rédaction de ce texte (les choses vont vite …) on apprend que Gaza subit des premiers tirs d’artillerie.

Tous ceux qui défendent le Hamas en s’apitoyant sur le sort des pauvres gazaouis et qui veulent que la guerre s’arrête devraient se souvenir du mot de George Orwell « La manière la plus rapide pour finir une guerre c’est de la perdre ». Le Hamas a, donc, le moyen de mettre fin aux souffrances du peuple qu’il prétend défendre. Sauf si …

Compte tenu de l'engagement consubstantiel à son existence, du Hamas, de détruire  Israël et vu son absolue indifférence à la vie de la population dont il a charge depuis le coup de force contre l’Autorité Palestinienne, il n'existe qu'un seul moyen pour Israël de garantir la paix à ses citoyens,  sur son territoire : Israël doit détruire la capacité du Hamas de faire la guerre. De plus, tous ceux qui déplorent la disproportion des moyens utilisés par Israël devraient admettre, au moins, que par souci de « proportionnalité » (voir équivalence), puisque le Hamas veut détruire Israël, Israël se doit d’anéantir le Hamas. On ajoute ici un autre concept, « punir collectivement une population pour les faits de « quelques  militants ». Il serait plus judicieux de parler de « responsabilité collective » car, (a) la population de Gaza a majoritairement voté pour l’élection du Hamas (dont le programme prévoyait la lute pour la destruction d’Israël), (b) elle a accepté la prise de pouvoir du Hamas par un coup de force sanglant et depuis a manifesté son adhésion à ses buts chaque fois qu’elle a eu la possibilité et (c) elle s’est complut dans la situation d’assistée depuis des lustres. Ceux qui parlent de crise humanitaire à Gaza ne savent pas de quoi ils parlent : les deux ou trois cents tunnels sous la frontière égyptienne ne transitaient pas que des armes et munitions. Le commerce de marchandises aussi vairées que les TV à écrans plat ou des meubles ou … du Viagra a fait le bonheur des marchands de Rafah jusqu’à El Arish et même Alexandrie … En pleine connaissance de cause pour l’Egypte qui a laissé fleurir ce commerce qui, semble-t-il représente de 30 à 50 millions de dollars par mois ! D’ou vient l’argent ? Il suffit de se souvenir des milliards de dollars que la communauté internationale accorde aux pauvres palestiniens (environ 2.000 $ par personne/an soit 50% de plus que le PNB/habitant en Egypte ou en Syrie …).

Alors … crise humanitaire et autres fariboles ce ne sont que des incitations à la haine contre Israël qui, non seulement, tue des civils palestiniens mais les affame auparavant … Civils ? Le Directeur de l’UNRWA  évalue à 25 % des morts palestiniens le contingent de civiles. C’est vrai qu’au moment où le Hamas a pris le pouvoir cette agence de l’ONU (?!) a déclaré que « si ses employés étaient des membres du Hamas, c’était leur problème, cela n’empêchait pas de les employer » Civils de jour (pour un salaire payé, in fine, par la communauté internationale) et soldats du Hamas à temps partiel, pour tirer des fusées ou préparer des attentats. Civils comme le dirigeant religieux Rayyan (un des cinq plus importants membres du Hamas) tué avec ses cinq femmes et une partie de ses douze enfants car certain que les israéliens ne bombarderont pas des immeubles d’habitation… Il a utilisé sa famille (encore que la charia ne lui donne droit qu’a quatre épouses …) comme bouclier humain. Encore un civil …

Comme d’habitude, vous entendez les représentants du Hamas faire des déclarations incendiaires (K. Mechaal « Gaza sera le cimetière de Tsahal ») et annoncer à chaque moment que « les palestiniens vont lutter jusqu’au dernier même si Gaza sera entièrement détruite ». Peut-être mais, pour le moment, le président de la Commission des Relations Extérieures du Parlement Egyptien se demande « où sont les dirigeants du Hamas pendant que les gazaoui sont tués ? »     « Maintenant, la décision est entre les mains de M. Mechaal, M. Haniyeh, et de leurs associés. Ils peuvent choisir une autre trêve, ou un affrontement sanglant pendant lequel l'armée israélienne les pulvérisera ».

En attendant, après les frappes aériennes israéliennes, les médias du monde entier distribuent ad nauseam des images de la souffrance des femmes et des enfants palestiniens, victimes innocentes de ce qui est considéré comme un nouveau « cycle de violence ». De façon prévisible, les deux parties sont instamment invitées à un « cessez-le-feu » immédiat mais le blâme tombe toujours sur les Israéliens en occultant les tirs du Hamas pendant sept années... Et on montre les manifestations anti-israéliennes qui, en Italie, par exemple, se terminent par des pancartes antisémites. Mais si on fait attention à l’image de ceux qui manifestent en France ou en Allemagne, en Italie ou en Grande Bretagne, à part les illuminés de l’extrême gauche (Besancenot à Paris ou Ken Livingstone à Londres) la (presque) totalité des manifestants sont des « frères des palestiniens ». De l’islam européen à l’Europe musulmane, le processus est en marche et rien ne l’arrêtera. Dommage que l’on ne veuille pas comprendre cela de ce côté de la Méditerranée.

Mais pourquoi le Hamas tire-t-il des fusées sur Israël ? Le seul « occupant » israélien à Gaza pendant les (presque) trois dernières années est le soldat franco-israélien, Guilad Shalit et Israël a accepté le principe d'une solution à deux États comme base pour mettre fin au conflit israélo-arabe. Le Hamas, cependant, rejette toute solution qui laisserait en place l’état juif. Son langage « la résistance" ou "fin de l'occupation" est fallacieux et ne fait que couvrir le but du Hamas : destruction d'Israël et création d'un Etat palestinien islamiste à sa place. Il suffit de lire la Charte du Hamas, ou d’écouter les prêches civils ou religieux, appelant à "l'anéantissement des Juifs en Palestine"

Ce qui n’est qu’une traduction de l’objectif majeur du « Jihad Mondial », savoir, Israël n’a pas sa place au Proche-Orient car (juif) il s’agit d’infidèles qui ne doivent pas détenir une parcelle de la terre qu’Allah a confié aux musulmans. Car, de plus, Israël n’est qu’une tête de pont une intervention occidentale dans le monde musulman. Le Hamas, branche palestinienne des Frères musulmans, considère que la lutte pour la Palestine, n’est pas un simple différend entre deux nations (les Israéliens et les Palestiniens) ou une lutte de libération nationale d’une population autochtone contre un occupant étranger. Il considère que la Palestine n’est qu’une partie de la bataille de la guerre sainte pour interdire la chute d'un territoire appartenant à la Maison de l'islam entre les mains des infidèles. La victoire du djihad ne pouvant être réalisée sans la destruction d'Israël, voilà pourquoi ma fille est muette ….

Et comme le Hamas préfère la mort d'Israéliens à la vie des Palestiniens, tout est dit et … on tire des fusées pendant sept années.

Le prurit actuel a été instillé par la volonté du Hamas d’avoir une frontière libre. Pas celle avec Israël … Ouvrir les points de passage de Gaza, revendication du Hamas, ne vise pas les points de passage vers Israël, ce serait la meilleure blague de l’année. Ce que le Hamas veut c’est que la frontière avec l’Egypte soit ouverte. Et c’est exactement ce que l’Egypte ne veut pas tant que le point de passage ne sera pas contrôlé, de nouveau, par l’Autorité Palestinienne et les observateurs européens. Car autrement cela voudra dire que l’Egypte reconnaît la mainmise du Hamas sur Gaza ce qui signifiera la fin de l’Autorité Palestinienne.

Alors ? Les choses sont obscurcies par ceux dont le seul intérêt est de maintenir un état instable, « cessez-le-feu », pendant lequel tout le monde se donnera à cœur joie pour obtenir des concessions d’Israël. Obscurcies, car autrement elles ont sclaires : un état, Israël, est menacé par une organisation terroriste, Hamas, bras armé dans la région d’un autre état, Iran, qui veut dominer le Proche Orient et prendre le dessus sur les états arabes « modérés ». Que doit faire cet état ? Ce que n’importe quel autre état ferait, arrêter, détruire, l’agresseur.

Mais, le chœur de partisans de la paix (nonobstant le prix à payer pour, y compris la soumission à l’agresseur qui de surcroît est un « musulman, humilié, pauvre et occupé ») explique que, de toute manière la guerre est absurde et irrationnelle car il n’y a pas de solution militaire. Un Prix Nobel, le Professeur Auman rappelle un des discours inauguraux d’Abraham Lincoln : « Les deux parties exècrent la guerre mais, une, la fait même si cela empêche la nation de survivre tandis que, l’autre, la fait pour que la nation puisse survivre » On voudrait bien remplacer le Nord et les Confédérés par Israël et le Hamas mais … ce dernier étant fort de ses certitudes induites par sa croyance religieuse (lire « La Guerre du doute et des certitudes », A. Grjébine) il n’y a rien à faire. La preuve ? Personne n’a vu une réaction des masses arabo-musulmanes (ou de toutes les extrêmes gauches européennes)  contre les terroristes musulmans responsables des attentats de Madrid, Londres ou, dernièrement, Bombay. La vie de ceux tués valait-elle moins que celle des Palestiniens?

Par  delà le conflit exacerbé dernièrement par la conviction du Hamas qu’il pourra pousser ses pions sans qu’il trouve une résistance sérieuse, ce qui facilite  son combat c’est, en réalité, l’antisémitisme mondial recyclé comme antisionisme. Et pour utiliser un argument qui porte, on accuse Israël d’être l’équivalent actuel de l’Afrique du Sud sous le régime d’apartheid. Qu'on ne s'y trompe pas : en comparant Israël au régime d'apartheid en Afrique du Sud (Durban 1, Durban 2, sous l’égide de l’ONU), l'ONU est engagée non pas dans la lutte contre le racisme, mais dans l’éclosion de l'antisémitisme. Dans les années 1930, le monde antisémite en Europe (mais pas seulement, il ne faut pas oublier Henry Ford …) demandait un boycottage des entreprises juives. Aujourd'hui, on demande le boycott de l'État juif.

Enfin, l’argument le plus fort des défenseurs du Hamas : «il a été élu démocratiquement pour diriger la Palestine ». P-A. Taguieff, (La Judéophobie des Modernes) rappelle le mot de Goebbels en 1933 « Cela restera toujours l’une des meilleures farces de la démocratie que d’avoir elle-même fourni à ses ennemis mortels le moyen par laquelle elle fut détruite » Et quand on pense qu’il n’y avait même pas une vraie démocratie en Palestine …

Ceux qui manifestent contre la campagne militaire israélienne dans la bande de Gaza devraient comprendre que si le Hamas avait cessé de tirer es roquettes, Israël n'aurait pas lancé son attaque. Si les Palestiniens se concentraient sur la construction de leur société plutôt que de détruire celles des autres, l'ensemble de la région pourrait jouir de la paix et prospérer. Il suffirait que Palestiniens reconnaissent le droit d'Israël en tant qu’état juif à exister, qu’ils mettent fin au terrorisme contre les juifs et qu’ils montrent un désir sincère de vivre en paix, pour mettre fin à leurs souffrances. Cessez-le-feu ? Pourquoi faire ? Destruction du Hamas pour donner une chance au palestiniens de vivre en paix? Oui. Car une résolution pacifique du conflit israélo-palestinien et la réalisation de la « vision » deux États exige  aujourd'hui que le Hamas subisse un revers sérieux et incontestable dans les combats actuels. C’est ce que l’Egypte, l’Arabie Saoudite et d’autres pays arabes ont compris et c’est pour cela qu’ils ont clairement mis le blâme sur le Hamas. Reste à faire comprendre aux bonnes âmes en Europe  (et à nos gouvernants qui, comme les mouches du coche, se mêlent de ce qui ne les regarde pas) qui s’émeuvent sur le sort des palestiniens la même chose. Et que la solution actuelle est tout simplement entre les mains des Palestiniens.

Je viens de finir la rédaction de ce texte, les troupes israéliennes sont  dans Gaza, ce n’est que la troisième fois … après 1967 !
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 20:50
Texte mis en ligne par LibertyVox.com
Actualité oblige il faut essayer de comprendre ce qui se passe à Gaza (ou à cause de Gaza) car les tombereaux de reproches, insultes, accusations, non-dits qui se déversent sur Israël depuis quelques jours ne font que créer des confusions malheureuses. Certes on est habitué à ce que la presse française (mais pas seulement) se déchaine contre Israël, mais cette fois-ci c’est différent. En quoi ?

Gaza : un territoire deux fois plus grand que celui de la Seine-Saint-Denis avec une population un tiers moindre. Cette population (1,15 million) dispose de 70.000 fonctionnaires et de 80.000 policiers : des chiffres ahurissants, non pas en comparaison avec le «9-3» mais avec n’importe quel pays. De plus, une armée évaluée à 17.000 hommes équipée et instruite par les iraniens et disposant d’un armement varié parmi lequel des fusées «artisanales» ou industrielles par milliers. Comment en est-on arrivé là ?

En 2005 Israël a évacué ce territoire qui a été conquis sur l’Egypte en 1967 et que celui-ci et qui n’a pas voulu le récupérer en 1977 quand les deux pays ont fait la paix et quand alors qu’Israël lui a rendu rendait le Sinaï dans sa totalité. Ensuite, on a «permis» par voie démocratique, imposée par les Etats-Unis, l’arrivée au pouvoir du Hamas qui depuis belle lurette est considéré par l’Occident entier (ou presque) comme organisation terroriste.  Puis, par un coup de force d’une grande férocité le Hamas a expulsé du territoire tout ce qu’il y avait comme structures du Fatah, parti principal de l’OLP (cela vaut la peine de se souvenir qu’il s’agit de l’Organisation de Libération de la Palestine qui s’est toujours et encore proposé de faire disparaître Israël)… Depuis 2006 on se retrouve avec un «peuple», deux gouvernements (un à Gaza, l’autre de Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie) et pas d’état… Pauvres palestiniens, vu le sort qu’ils se sont choisi, il faut les aider et, l’Europe en particulier, utilise une bonne partie de ses ressources pour atténuer les souffrances de cette population, tout en demandant à Israël qui est considéré par d’aucuns comme puissance occupante, d’assurer une vie «normale» à une population qui ne l’est pas.

Le Hamas se fiche comme d’une guigne du bien être de la population. Pour sa subsistance, l’UNRWA, créée après la guerre de 1948 pour aider 650.000 réfugiés à retrouver une vie normale et qui, maintenant, s’occupe de plusieurs millions, et les aides «humanitaires» y pourvoiront. Pour l’eau, le combustible, l’électricité, Israël fera le nécessaire car considéré, toujours, comme puissance occupante. Pour les armes et les munitions, l’Iran directement ou via la Syrie assure ce qu’il faut avec la complicité tacite de l’Egypte. Le Hamas peut donc concentrer ses activités dans deux domaines essentiellement : les relations publiques et le tir de fusées. Relations publiques ? Souvenez-vous de Gaza à la lumière des chandelles pour montrer qu’il n’y avait plus de combustible pour faire tourner les centrales électriques. Souvenez-vous des mises en scène (certaines avec l’aide de «journalistes» occidentaux) pour montrer les morts des frappes indiscriminées israéliennes (dont certains se relevaient des brancards pour vaquer à d’autres occupations). Regardez les «images» tournées par les palestiniens et diffusées en boucle depuis samedi, toutes faites pour montrer la «barbarie sioniste» (dixit Ahmadinejad) et toutes reprises par les télévisions françaises, anglaises ou allemandes.

Que le Hamas ait voulu transformer ce territoire en mini état taliban, personne n’en doute. Son parlement vient de passer une loi permettant aux tribunaux de rendre des sentences dans l'esprit de l'Islam (Al-Hayat, Londres). Selon cette loi, les tribunaux pourront condamner les délinquants à une pléthore de mesures punitives violentes. Elles incluent la flagellation, la coupure l’amputation de mains, la crucifixion et la pendaison. La loi réserve la peine de mort à des personnes qui négocieraient avec un gouvernement étranger "à l’encontre de  l'intérêt palestinien» ou se livreraient à une activité qui pourrait «saper le moral palestinien». De plus, tout Palestinien pris en train de boire ou vendre du vin sera puni de 40 coups de fouet quand la loi sera promulguée, tandis que les voleurs pris en flagrant délit verront leur main droite coupée. On peut toujours attendre les protestations des gauches françaises convaincues qu’elles sont que les palestiniens sont humiliés par Israël, diabolisée comme les Etats-Unis. Mais qui n’a pas élu un Barack Obama, pour se faire aimer.

Le fond de commerce du Hamas tient en deux mots : détruire Israël. Et Depuis l’évacuation du territoire en 2005 Israël a vu s’abattre sur le Sud de son territoire des milliers de fusées. De quelques unes par jour jusqu’à presqu’une centaine la semaine dernière. Devenue l’activité principale, elle s’alimente via des tunnels aboutissant en Egypte qui assurent un flux continu d’armes ou munitions.

Gaza a une frontière, hermétiquement fermée, avec l’Egypte. Ce pays ne veut pas l’ouvrir (ou seulement de temps à autre) car elle aurait dû être gérée et contrôlée par l’Autorité Palestinienne et des observateurs européens. Le coup de force du Hamas a fait déguerpir et les uns et les autres. Un premier paradoxe est visible : le Hamas a intérêt à avoir la frontière avec l’Egypte ouverte pour faire entrer plus facilement d  souligner encore plus fortement que les tirs de fusées de Gaza sur le territoire israélien n’on rien à voir avec une quelconque «occupation». En revanche, l’Egypte n’a aucun intérêt (bien au contraire) à garder la frontière ouverte : elle deviendrait partie prenante de ce qui se passe à Gaza, il laisserait des «barbus» entrer pour faire alliance avec les Frères Musulmans (dont le Hamas est une branche) et perdrait un moyen de faire saigner, en permanence, Israël tout en lui laissant le mauvais rôle sur le plan international.

Pendant quelques jours, la semaine dernière, la presse française (essentiellement) se fondant sur des dépêches de l’AFP (Agence France–Palestine…) nous abreuvait de nouvelles venant de Gaza : le Hamas a mis fin à une trêve de six mois pendant laquelle on il n’a tiré «que» 300 fusées sur le Sud d’Israël. La condition d’un retour à la trêve était, tenez-vous bien, l’ouverture du point de passage de Rafah de la frontière égyptienne… Comme les égyptiens firent la sourde oreille, le Hamas et ses partenaires tirèrent le jour de Noël 87 fusées et obus de mortier en moins de 24 heures sur Israël it qui fit savoir, urbi et orbi, que si cela ne cessait pas elle se ferait justice toute seule.

Et Voilà un deuxième paradoxe. Selon Al-Hayat de Londres, «Les «modérés» du monde arabe, non seulement s’attendaient mais souhaitaient un coup d'Israël contre le leadership du Hamas, y compris contre son infrastructure organisationnelle, militaire et civile. Face au calme qui a prévalu jusqu’ici et devant la reprise du tir de fusées, les Arabes sont mal à l'aise de voir le Hamas de créer un équilibre de la terreur vis-à-vis d'Israël ». Le Hamas, fort de sa conviction qu’Israël ne ferait rien, fort de sa conviction (justifiée) de pouvoir gagner toute  la «guerre des images» vu que son adversaire était Israël, fanfaronnait et n’a suivi ni les souhaits de l’Egypte, ni les mises en garde de des frères de Ramallah.

Ce qui devait arriver est arrivé… c’était écrit sur les murs…

Samedi dernier, 110 avions ont détruit en un seul passage de 3 minutes 97% des plus de 100 cibles qui leur étaient assignées. Toutes les infrastructures militaires, de communication et de commandement du Hamas ont été pulvérisées ainsi que l’essentiel des «usines» de fabrication de fusées «artisanales» et leurs dépôts de stockage. On sent là la «patte» d’Ehud Barak, celui qui a conçu l’action «Entebbé» ou des incursions inimaginables à Beyrouth du temps ou les terroristes d’Arafat avaient transformé le Liban en territoire sous leur coupe. Plus de 300 «activistes» ou «militants» ou «combattants» du Hamas tués qui sont probablement en train de réfléchir maintenant sur l’ineptie de leur organisation dans les bras de vierges aux yeux noirs du paradis des terroristes musulmans. Des officiels palestiniens assurent que la plupart des morts sont des membres des services de sécurité du Hamas, y compris plusieurs commandants de rang supérieur. Il y aurait aussi des victimes civiles… Si des civils sont morts il faut se souvenir que, d’un côté, le Hamas construit ses infrastructures militaires dans le centre des villes (comme le Hezbollah au Liban), et que de l’autre, le «peuple palestinien» a bien voté pour eux et pour leur programme de destruction d’Israël. De plus, un civil dans le jardin duquel on installe, moyennant finances, un lanceur de Qassam n’est pas vraiment un civil…

C’est donc la guerre. Le Général Sherman, pendant la guerre de sécession disait "La guerre est la cruauté. Il ne sert à rien de tenter de l'adoucir. Plus elle est cruelle, plus tôt elle sera terminée. Toute tentative visant à faire la guerre facile et sans pertes, se traduira par l'humiliation et la catastrophe». Puisque c’est la guerre, puisque le Hamas n’a pas voulu arrêter «les attaques à la roquette visant à tuer des civils israéliens» (dixit Tony Blair, envoyé du «Quartette» au Proche-Orient), Israël la fait avec deux objectifs précis : détruire les infrastructures du Hamas et obtenir le calme pour ses citoyens, en utilisant la puissance maximum qu’elle considère nécessaire pour cela. Et c’est là où les choses se compliquent.

D’un côté, le Hamas et ses alliés un peu partout dans le monde parlent de «massacre» et dirigent le chœur des idiots utiles d’Europe surtout (car la «rue arabe» lui est acquise) pour obtenir la «condamnation de l’agression barbare d’Israël». Pourtant, le Ministre égyptien des Affaires Etrangères en conférence de presse, déclare «L'Egypte a longtemps mis en garde que celui qui refuse de comprendre les avertissements doit prendre ses responsabilités». Naturellement, l’Egypte est accusée par le Hamas de collusion avec Israël.

Et voilà notre président qui sort de l’armoire des communiqués du Quai d’Orsay la vieille et éculée antienne de «la force disproportionnée». Ce qui ne semble pas compris c’est la vraie nature de la guerre. On peut tourner «autour du pot» autant que l’on veut mais, à la fin, la vraie question reste posée en termes clairs : si l’on est menacé de mort, a-t-on le droit de choisir ses armes ? Il semblerait que tout ce que l’on a trouvé de nouveau pour diaboliser Israël se lie à l’utilisation d’une force disproportionnée pour vaincre le Hamas. Certes, les prédicateurs faisant usage de ce concept  ont le droit de considérer que le nombre de fusées ou obus de mortier tirés par le Hamas (et ses acolytes) depuis 2005 était proportionnel au mal que ce dernier voulait infliger à Israël. Mais, depuis que des conflits militaires existent, la capacité d’un protagoniste d’infliger un maximum de pertes à l’autre, tout en souffrant un minimum, est une des lois écrites ou non écrites (Sun Tzu). Appliquée au conflit avec le Hamas cette loi ne peut conduire qu’à poser une question simple : pour que sa réponse soit proportionnelle Israël aurait-il dû utiliser des fusées artisanales tirées sur les agglomérations civiles de Gaza ? Et si ce pays ne dispose que de fusées perfectionnées, à quel nombre aurait-il eu droit ?

Bien sûr, on peut dire avec Libération (Laurent Jouffrin, d’habitude plus circonspect quand il s’agit de dire des idioties…) que le raid israélien est «cruel et disproportionné». Mais ajouter un adjectif n’est pas innocent car on passe du registre rationnel (proportion/disproportion donc quelque chose de mesurable) au registre affectif, celui qui s’adresse non pas au cerveau du lecteur mais à ses sentiments. Comme cela, sans le dire, on diabolise encore mieux Israël.

En réalité, ceux qui parlent de «disproportion», pas seulement ses détracteurs mais aussi certains qui assurent être ses amis, veulent qu’Israël reste sans rien faire pendant que ses populations sont bombardées. Si au moins ils disaient à quoi il faut être «proportionnel» quand on a affaire à 1 million d’habitants d’un territoire qui s’est choisi comme dirigeant une organisation dont la raison d’être, clairement énoncée, est constituée par la volonté de vous détruire… Ne pas les prendre au sérieux ? Qui le ferait pour soi-même ?

 En dénonçant la trêve qui durait depuis six mois, en refusant à l’Egypte d’en renégocier une nouvelle, le Hamas a menacé Israël de «tirer des milliers de fusées contre les villes d’Ashdod ou Beersheba. Les deux dirigeants principaux de cette organisation terroriste (Hanyeh et Zahar) disaient que, si nécessaire, ils seraient «honorés de joindre le train des martyrs palestiniens». Remarquons, en passant, que pour l’instant ils se terrent Dieu sait où à Gaza tandis que leurs troupes se font décimer par les bombardements israéliens.

Pourquoi le Hamas s’est-il comporté d’une manière tellement irresponsable vis-à-vis de ses propres intérêts ? La réponse n’est pas simple mais elle tient d’un côté à son assurance selon laquelle Israël ne devait rien faire. Ensuite parce qu’il sait d’expérience que si Israël fait quelque chose, le monde entier se retrouvera solidaire des « frères palestiniens » en oubliant qu’il s’agit de gens qui supportent et aident les terroristes. Et, cerise sur le gâteau, l’Iran, le Hezbollah (donc le Liban) et la Syrie sont là pour l’aider.

Le Hamas se retrouve seul : le Hezbollah (chat échaudé craint l’eau froide…) dit qu’il ne prendra pas les armes contre Israël et l’Iran ne fait qu’annoncer l’ouverture d’un registre appelant des volontaires à s'inscrire et à se mobiliser «pour combattre les sionistes et venger la mort des 318 hommes du Hamas tués dans cette opération». Cette nouvelle est utile : à la différence des télés et radios occidentales qui reprennent, sans vérification aucune, les chiffres des morts et des blessés donnés par le Hamas et laissant croire qu’il s’agit de civils, l’Iran reconnaît que les morts sont des hommes du Hamas. Bien sûr il y a des dizaines de civils touchés : dans toutes les opérations militaires (Irak, Afghanistan, Pakistan, etc.) on constate un ratio de victimes collatérales de l’ordre de 10 %.  La différence entre Israël et le Hamas vient du fait que le Hamas tire ses fusées contre des populations civiles tandis que l’armée d’Israël doit faire face à quelqu’un qui utilise son propre peuple comme bouclier humain… Et, naturellement, toute bavure israélienne contribue à la campagne de relations publiques du Hamas facilitée par la «compréhension» des médias occidentaux et qui se rattache, en réalité, à une campagne de propagande soutenue par des fonds essentiellement européens. La Norvège, la Suisse, la Communauté Européenne supportent avec des millions d’euros une nébuleuse d’organisations non gouvernementales dont l’objet social, n’est rien d’autre que la diabolisation d’Israël.

Comme par hasard, le dernier «idiot utile» en date (mais il a fait la même chose avec Arafat), Marek Halter, légitime Khaled Mashaal, le chef du Hamas, en le laissant dire (Le Figaro, se devait d’être complice de cette grande action) «à la place de Shalit, on aurait pu prendre des otages civils, mais comme on est en guerre, on a pris un soldat. Quant à un affrontement à Gaza, cela ne m’effraie pas, au contraire».  Bon, c’était avant samedi. Depuis, et bien que la rupture de la trêve lui soit attribuée, il est prêt à en accepter une nouvelle pour laquelle Marek Halter se mobilise déjà… Poser la question «qu’avez-vous fait de Gaza depuis trois ans, depuis qu’Israël s’est retiré ?  qu’avez-vous fait des milliards de dollars que la communauté internationale et surtout l’Europe vous a consenti ?» n’est pas venu à l’esprit de ce grand donneur de leçons. Comme il n’a pas eu l’idée de vomir sur ce terroriste quand il a déclaré «il n'y a pas d'alternative aux attentats suicide, c'est ce qui aidera à protéger la bande de Gaza et la Cisjordanie».

La disproportion érigée au rang de dogme pour accepter ou pas une légitime défense ne suffisant pas, on ajoute «il n’y a pas de solution militaire à Gaza». Il n’y aurait donc jamais de solution militaire. Comme pour l’Iran, tant qu’on n’aura pas le courage de reconnaître la complicité de l’Occident à la marche de ce pays vers la bombe.

Mais Gaza ?  Un territoire gouverné (avec l’assentiment enthousiaste de ses habitants) par une organisation terroriste et qui a devant lui l’armée israélienne dont les victoires militaires sont nombreuses, la mer et enfin du côté d’où il pourrait espérer de l’aide, l’Egypte qui, minée par une surpopulation galopante et une crise économique sans précédent, doit se défendre de la mère du Hamas, les Frères Musulmans. C’est dire que, n’en déplaise à tous les «apaiseurs» en rond, il y a une solution militaire certainement, au moins temporaire : la destruction des infrastructures militaires, organisationnelles et sociétales du Hamas. C’est ce qui est en train de se faire à Gaza. Ne pas le croire, ne pas le faire serait se plier à la volonté de ceux qui veulent vous détruire. Ce n’est pas le cas d’Israël, ses ennemis le savent, ses amis devraient s’en souvenir avant de lui demander de se suicider en chantant…

Les jours qui viennent, nous apprendrons que le temps où Jésus, un juif qui a réussi au delà de tout espoir, prêchait «tendre l’autre joue», est révolu depuis longtemps. On est toujours obligé de suivre la loi du Talion. Nonobstant la volonté de l’Europe d’apaiser l’ogre islamiste et la propension générale des élites bien pensantes à diaboliser Israël pour mieux le délégitimer, quelque chose est en train de se passer à l’échelon mondial. Une certaine révulsion contre la terreur islamique, certes pour l’instant quand il s’agit de ce qui se passe en Indonésie, en Thaïlande ou à Bombay, commence à se manifester avec de plus en plus de vigueur. L’espoir n’est pas perdu, qu’un jour les assassinats suicides, les actions terroristes de tout poil, les tirs de fusées, fussent-elles «artisanales», tout ce dont Israël a bénéficié en premier avant le reste du monde, soit considéré comme l’expression de la barbarie islamiste qui ne se justifie par rien d’autre que la volonté de détruire ceux qui ne sont pas les adeptes du prophète… Et qui sait, à partir de là (mais cela a commencé déjà) le monde entier commencera à se détacher de la «cause palestinienne».

Quant au Hamas, «Nous croyons à la mort, dit-il, tandis que vous croyez à la vie». Parfois on obtient ce que l’on souhaite (Barry Rubin). C’est le cas aujourd’hui à Gaza, ils ne devraient pas s’en plaindre.

PS. La France, assurant encore deux jours la présidence de l’Europe, a convoqué à Paris les ministres des affaires étrangères des 27 pays. Tandis que les pays arabes, eux, ont quelques difficultés à se mettre d’accord sur la tenue d’une réunion pour condamner d’une seule voix Israël. Ils devaient se rencontrer en urgence mais ils ne le feront que le 2 janvier.  Comment ? Faire attendre les frères palestiniens encore trois jours ? Cela ressemble à la volonté de laisser Israël casser le Hamas autant que faire se peut, non ? Et pour que l’on ne se trompe pas, Monsieur Moubarak explique à l’Europe que ceux qui tirent les ficelles sont l’Iran et la Syrie et que l’Europe a tort d’accorder le bénéfice du doute à ces derniers.

Sans doute on reparlera de «disproportion» et de la «nécessité du dialogue». En sortant de réunion, BK a menti doublement : (a) en parlant de la « catastrophe humanitaire » et (b) en travestissant le communiqué officiel qui parle d’une « trêve permanente respecté de tous » en disant « une trêve de 48 heures » et an ajoutant « j’ai vu des trêves de 48 heures qui ont tenu longuement et des trêves supposées longues qui n’ont pas tenu 48 heures » Pourquoi ? Pourquoi la France veut-elle sauver le Hamas comme, jadis, elle a sauvé Arafat en l’évacuant avec armes et bagages de Beyrouth en Tunisie ?

                                                                                                                                       La crise humanitaire à Gaza : on voit la faim sur le visage des enfants ...


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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 13:40

Ce qui devait arriver est arrivé. Le dernier texte mis en ligne dans ce blog, d’une manière prémonitoire (pas beaucoup de mérite … c’était écrit sur les murs …) se terminait par : Alors ? Si personne ne veut mourir pour Gaza … on va mourir à Gaza. Les jours qui viennent nous apprendrons que le temps où un juif qui a réussi, au delà de tout espoir, prêchait « tendre la deuxième joue » est révolu depuis longtemps. Le drame c’est que l’on est toujours obligé de suivre la loi du Talion. »

110 avions ont détruit en 3 minutes (un seul passage) 97% des plus de 100 cibles qui leur étaient assignées. Toutes les infrastructures militaires, de communication et de commandement du Hamas ont été pulvérisées. Y inclus l’essentiel des « usines » de fabrication des fusées « artisanales » et leurs dépôts de stockage. On sent là dedans la « patte » de Ehud Barak, celui qui a commandé l’action « Entebbé » ou des incursions inimaginables à Beyrouth du temps ou les terroristes d’Arafat  avaient transformé la ville (et le pays, le Liban …) en territoire sous leur coupe. Plus de 250 « activistes » ou « militants » ou « combattants » du Hamas tués, ils sont en train de réfléchir maintenant sur l’ineptie de leur organisation dans les bras des vierges aux yeux noirs du paradis pour terroristes musulmans. Des officiels palestiniens attestent le fait que la plupart des morts sont des membres des services de sécurité du Hamas y inclus plusieurs commandants de rang supérieur. Il y aurait aussi des victimes civiles … Si des civils sont morts il faut se souvenir que, d’un côté, le Hamas construit ses infrastructures militaires dans le centre des villes (comme le Hezbollah au Liban), et que, d’un autre côté, le « peuple palestinien » a bien voté pour eux et pour leur programme de destruction d’Israël.

C’est donc la guerre. Le Général William Tecumseh Sherman, pendant la guerre de sécession disait "La guerre est la cruauté. Il ne sert à rien de tenter de l'adoucir. Plus elle est cruelle, plus tôt elle sera terminée. Toute tentative visant à faire la guerre facile et sans pertes, se traduira par l'humiliation et la catastrophe. » Pendant des jours et des jours, bravant les conseils qui leurs étaient donnés par tous les pays arabes, le Hamas n’arrêtait pas de fanfaronner en multipliant par 30 ou 40 le nombre de fusées tirées journellement contre le Sud d’Israël et en faisant savoir, urbi et orbi, que si Israël les attaquait « ils ouvriront les portes de l’enfer »… Et ils résumaient leur position « la trêve, c’est fini, nous sommes prêts à mourir ».

Les voilà maintenant parler de massacre et diriger le chœur des idiots utiles d’Europe surtout (car la « rue arabe » n’a pas besoin de beaucoup pour se déclencher contre Israël) pour obtenir la « condamnation de l’agression barbare d’Israël ». Le Ministre des Affaires Etrangères de l’Egypte, en conférence de presse, déclare « L'Egypte a longtemps mis en garde, celui qui refuse de comprendre les avertissements doit prendre ses responsabilités'' Naturellement, l’Egypte est accusé par le Hamas de collusion avec Israël.

On devrait, pourtant, se souvenir que le Hamas a pris le pouvoir à Gaza par un coup de force contre l’Autorité Palestinienne qui est « l’expression de l’OLP, unique représentant du peuple palestinien ». Comme on devrait accepter l’idée, qu’en vertu du droit des peuples à disposer d’eux mêmes, le peuple palestinien ayant voté majoritairement pour le Hamas … devrait comprendre qu’il y a un temps où on solde les comptes. Et quand on n’arrête pas de dire que l’on veut faire disparaître Israël, quand on n’arrête pas « les attaques à la roquette visant à tuer des civils israéliens » (Tony Blair, envoyé du « Quartette » pour le Proche Orient) il faut s’attendre, tôt ou tard, au règlement des comptes. Combien de morts suite aux bombardements anglo-américains de février 1945 à Dresde ? 25.000 ? 50.000 ? La décision avait été prise par Churchill qui avait fait sien le mot du Général Sherman.

Cependant, parmi d’autres, deux choses différencient la situation actuelle de celle de la guerre de sécession ou de la deuxième guerre mondiale. La première, l’information instantanée en images et paroles, les deux enflammant tous ceux qui sont, surtout, pour un des camps. La deuxième c’est le parti pris mondial, global, sans exception, des médias contre Israël. Etat Juif devenu juif des états contre lequel l’antisémitisme le plus primaire s’en donne à cœur joie sous couvert d’opposition à la « politique d’Israël ». Jusqu’à y compris véhiculer, pour l’accréditer, l’idée de « l’erreur historique de la création d’Israël » (Michel Roccard).

Un exemple parmi des milliers : Le Figaro, en première page, sous la signature de l’AFP titre : Gaza : l’ONU condamne. Ouvrez le journal et vous trouverez « Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à la fin immédiate de toutes les activités militaires dans la bande de Gaza, dans une déclaration non contraignante lue par son président en exercice, l'ambassadeur de Croatie Neven Jurica. »  Et Ban ki Moon, Secrétaire Général de l’ONU, tout en demandant l’arrêt des hostilités souligne  qu’il condamne la poursuite des attaques à la roquette par des militants palestiniens et est profondément affligé que les appels répétés au Hamas pour que ces attaques cessent n'ont pas été entendues. Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas ce passage ni dans le Figaro ni dans aucun « journal d’information » français … dont la désinformation est érigée au rang de ligne éditoriale dès qu’il s’agit d’Israël.

Mais il n’y a pas que la France. Le perfide Albion … ne pouvait pas être en reste. Les deux feuilles de choux (« bibles » des journalistes de gauche de tous les pays) se déchaînent. Le Sunday Telegraph affirme notamment qu'Israël a changé les règles du jeu en attaquant des terroristes du Hamas qui n'étaient pas en opération sur le terrain (demande déguisée pour une « guerre en dentelles » avec avertissements préalables …).  Tandis que le Guardian assimile pour sa part la situation à Gaza aux massacres de Sabra et Chatila (sans rappeler que c’est des chrétiens qui ont massacré des musulmans qui avaient massacrés des chrétiens qui …, le tout au Liban).

Ce qui est le plus curieux c’est que notre président sort de l’armoire de communiqués du Quai d’Orsay la vieille et éculée antienne de « la force disproportionnée ». Du désengagement de Gaza en 2005 et jusqu’à ce jour, plus de 6.000 fusées ont été tirées par le Hamas contre Israël : aucune condamnation pour « force disproportionnée ». Même les pays arabes ont quelques difficultés à se mettre d’accord sur la tenue d’une réunion pour condamner d’une seule voix Israël. Ils devaient se rencontrer aujourd’hui, en urgence mais … ils ne le feront que le 2 janvier.  Comment ? Faire attendre les frères palestiniens encore une semaine ? Cela ressemble à la volonté de laisser Israël casser le Hamas autant que faire se peut, non ? Et pour que l’on ne se trompe pas, Monsieur Moubarak explique à l’Europe que ceux qui tirent les ficelles sont l’Iran et la Syrie et que l’Europe a tort d’accorder le bénéfice du doute à ce dernier pays dont l’unique but poursuivi est de reprendre le contrôle du Liban.

La France (l’Europe) devrait, peut-être, remarquer les déclarations de Mahmoud Abbas au Caire, en conférence de presse avec le Ministre Egyptien des Affaires Etrangères : "Nous leur avons parlé et leur avions dit : S'il vous plaît, nous vous demandons de ne pas mettre fin au cessez-le-feu. Laissez-le continuer ". Il a ensuite prôné le retour au dialogue le plus vite possible en ajoutant que ''le Hamas aurait pu éviter le massacre à Gaza''. Tandis que le ministre égyptien, Aboul Gheit, a également attaqué le Hamas, affirmant que le groupe avait empêché des personnes blessées lors de l'offensive israélienne de passer en Égypte pour recevoir des soins médicaux. Et à une question « qui était à blâmer pour la situation dans la bande de Gaza » sa réponse fuse, "Demandez-le à la partie qui contrôle la bande de Gaza."

Nonobstant la volonté de l’Europe d’apaiser l’ogre islamiste, nonobstant la propension générale des élites bien pensantes à diaboliser Israël pour mieux le délégitimer, quelque chose est en train de se passer à l’échelon mondial. Une certaine révulsion contre la terreur islamique, certes, pour l’instant quand il s’agit de ce qui se passe en Indonésie, en Thaïlande ou à Bombay, commence à se manifester avec de plus en plus de vigueur. L’espoir n’est pas perdu, donc,  qu’un jour les assassinats-suicides, les actions terroristes de tout poil, les tirs de fusées, fussent-elles « artisanales », tout ce dont Israël a bénéficié en premier par rapport au reste du monde, soit considéré comme l’expression de la barbarie islamiste qui ne se justifie par rien d’autre que la volonté de détruire ceux qui ne sont pas les adeptes du prophète … Et qui sait, à partir de là (mais cela a commencé déjà …) le monde entier commencera à se détacher de la « cause palestinienne ». D’évidence, rien n'a été plus nuisible à la cause de l'indépendance palestinienne ces derniers temps, que le Hamas, avec son coup de force pour expulser l’Autorité Palestinienne de Gaza et sa décision de créer, avec l’aide de l’Iran, une armée de 17.000 hommes dans la bande de Gaza (l’équivalent de 1 Million de soldats pour la France au prorata des populations …).. Non pas pour libérer Gaza car … le dernier soldat israélien  comme le dernier israélien, tout court, avaient quitté Gaza en juin 2005 ! Une armée ? La population souffre ? Faut savoir ce que l’on veut. Si c’est la guerre il ne faut pas ensuite crier « maman, bobo » bien que toutes les mamans des terroristes palestiniens, de gauche, de droite et d’ailleurs (même Hugo Chavez du Venezuela, c’est dire …) accourent pour panser les plaies infligées par la « soldatesque » israélienne.
A ceux qui (le Conseil de Sécurité, l’Europe, notre président …) réclament un cessez-le-feu immédiat, le même ministre égyptien  dit ''Pour parvenir à une trêve, il faut que les deux protagonistes la soutiennent''. Ce à quoi le Hamas répond par élargir la zone sur laquelle il tire des fusées, cette fois-ci ayant un rayon d’action de plus de 40 km, menaçant plus de 10% de la population d’Israël, fusées venant d’Iran, via le Canal de Suez et le Sinaï tandis que l’Egypte regardait ailleurs …

Mais comme d’habitude, le dernier mot revient au Guide Suprême (la Colonel Khadaffi) qui ne mâche pas ses mots : « Pas de paix, pas de négociations, nous ne voulons ni paix ni discussions ».

Echo tardif des trois NON de Khartoum il y a 41 ans mais qui dit ce qu’il faut comprendre : rien de nouveau sous le soleil …


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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 15:55
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Notre président dont les exploits de commis-voyageur sont époustouflants  -il vient de « vendre » 50 hélicoptères et 4 sous-marins + un à propulsion nucléaire au Brésil- a le droit de se reposer. Avec le « père biologique » de la première dame de France, toujours au Brésil. Remarquez, commis-voyageurs, tous ses prédécesseurs l’ont été de Pompidou à Chirac en passant par Giscard et Mitterrand. Certes, De Gaulle avait une autre idée de la France et laissait ce genre d’accotés des voyages présidentiels à d’autres. Mais, n’est pas De Gaulle qui veut. François Fillon se trouve en Egypte où, à part le Nil, les pyramides et la Nubie il doit aussi vanter les mérites de l’Union Pour la Méditerranée, projet cher à son  patron et pour lequel l’enthousiasme de deux côtés du Mare Nostrum est, pour être poli, équivalent à celui de se tirer une balle dans le pied. Aussi parce qu’autour de la Méditerranée  il y a aussi … Gaza.

Voilà un territoire dans lequel on a « permis » par voie démocratique, imposée par les Etats-Unis, l’arrivée au pouvoir du Hamas.  Ensuite, par voie non démocratique le Hamas a expulsé du territoire tout ce qu’il y avait comme structures du Fatah, parti principal de l’OLP (cela vaut la peine de se souvenir qu’il s’agit de l’Organisation de Libération de la Palestine qui s’est toujours et encore proposé de faire disparaître Israël). OLP reconnu comme seul représentant du peuple palestinien … Et on se retrouve avec un peuple, deux gouvernements (un à Gaza l’autre de Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie) et pas d’état …

Qu’importe, toutes les gauches bien pensantes s’évertuent à condamner Israël pour les souffrances des gazaouïs car le territoire est soumis à un blocus vu que le Hamas l’a transformé en entité hostile dont le but claironné sur tous les toits est celui de détruire Israël. Pourtant, ce territoire dispose d’une frontière avec l’Egypte et d’un point de passage (Rafah) d’où les observateurs européens s’enfuirent dès que le Hamas les a menacé de les faire trucider. Mais alors, pourquoi l’Egypte n’ouvre-t-il pas ce point de passage pour alléger les souffrances des frères arabes palestiniens ?

Voilà un premier paradoxe : le Hamas a intérêt à avoir la frontière avec l’Egypte ouverte pour faire entrer plus facilement des armes et des munitions. Israël a intérêt à ce que l’Egypte tienne ouverte cette frontière car, ainsi, il sera encore plus visible le fait qu’elle n’occupe plus Gaza. Et partant, souligner encore plus fortement que les tirs de fusées de Gaza sur le territoire israélien n’on rien à voir avec une quelconque « occupation ». En revanche, l’Egypte n’a aucun intérêt (bien le contraire) à garder la frontière ouverte : il deviendrait partie prenante de ce qui se passe à Gaza, il laisserait des « barbus » entrer en Egypte pour faire alliance avec les Frères Musulmans (dont le Hamas est une branche) et il perdrait un moyen de faire saigner, en permanence, Israël tout en lui laissant le mauvais rôle sur le plan international.
                                      Gaza : 250 km2, frontière Sud avec Egypte, point de passage Rafah, frontière Nord avec Israël, point de passage Erez.


Depuis quelques jours la presse française (essentiellement) se fondant sur des dépêches de l’AFP (Agence France – Palestine …) nous abreuve de nouvelles venant de Gaza : le Hamas a mis fin à une trêve de six mois (pendant laquelle on n’a tiré « que » 300 fusées sur le Sud d’Israël) et la condition pour qu’elle soit réinstallé est, tenez-vous bien, l’ouverture du point de passage de Rafah … Et comme les égyptiens font la sourde oreille, le Hamas et ses partenaires viennent de tirer 87 fusées et obus de mortier en moins de 24 heures sur Israël.

Et voilà un deuxième paradoxe. Selon Al-Hayat de Londres, « Les « modérés » du monde arabe non seulement s’attendent mais souhaitent  une action d'Israël contre le leadership du Hamas, y compris contre son infrastructure organisationnelle, militaire et civile. Face au calme qui a prévalu jusqu’ici et devant la reprise du tir de fusées, les Arabes sont mal à l'aise de voir le Hamas  créer un équilibre de la terreur vis-à-vis d'Israël ».

Quant à Al-Quds Al-Arabi, quotidien égyptien de Londres, il fait savoir que le ministre égyptien du renseignement (Omar Souleymane) furieux lui aussi contre le Hamas, vient de dire à l’envoyé de Ehud Barak au Caire que « l’Egypte ne serait pas contre une opération limitée d’Israël à Gaza ». Et pour enfoncer le clou, Monsieur Moubarak a invité pour, demain, jeudi, Tzipi Livni au Caire. Tzipi Livni qui demande à corps et à cri une opération à Gaza …

Mais le Hamas, fort du soutien de l’Iran et sachant que toute action d’Israël sera immédiatement condamnée par l’Europe et l’ONU, pour ne pas parler de l’Iran, le Venezuela, le Cuba et la Bolivie - derniers nouveaux venus dans la défense des pauvres palestiniens- et se souciant comme d’une guigne des éventuelles victimes d’une incursion israélienne  continue à tirer des fusées … Elles ne sont plus artisanales mais fabriquées en Iran sous licence russe et transportées, avec la complicité ouverte ou cachée, des autorités locales, via l’Egypte : selon les estimations actuelles, le Hamas disposerait de plus de 10.000 fusées, Qassam, Grad et autres avec des rayons d’action de plus de 40 km (Yuval Diskin, Directeur du Shin Bet). Les principales villes du Sud d’Israël – Ashkelon, Beersheba, bientôt le port Ashdod se trouveront bientôt sous la menace du Hamas. Autant dire plus de 10% de la population d’Israël devra vivre avec une menace permanente.

Mais … regardez les commentaires publiés par le petit coiffeur (devenu repaire des pro-palestiniens de tout poil, qu’ils soient journalistes, éditorialistes ou … correpondants) ou par le journal immonde paraissant le soir aux  articles (tous implicitement ou explicitement contre Israël) : il n’y a que les palestiniens de Gaza qui souffrent, victimes de l’occupation et du blocus israélien. Pendant ce temps, le consul général de France à Jérusalem, Alain Remy, a indiqué mardi que la France avait versé à titre d'aide, 3 milliards de dollars aux Palestiniens en 2008 dont 1,8 milliard alloué au budget de l'Autorité palestinienne, 500 millions de dollars accordés aux missions humanitaires et 700 millions de dollars destinés à des programmes spéciaux » Certes, par rapport aux milliards d’euros que notre président laisse comme dette aux petits-enfants de nos enfants ce n’est pas beaucoup. Mais cela fait quand même la moitié de ce que la conférence de Paris de 2007 a promis aux palestiniens. Dont le total représente plus de 2000 $ par habitant soit plus de 50 % de plus que le PNB par habitant de l’Egypte ou de la Syrie … La France, premier pays musulman du Nord de la Méditerranée se devait de faire mieux que tout le monde. Et comme cela, l’argent des pays arabes, de l’Iran et des autres sponsors anti-israéliens peut servir a acheter des armes et des munitions.

100 fusées tirées par le Hamas en une semaine dont 30 fusées Grad à longue portée. Une toute petite partie de ce dont dispose le Hamas pour son armée de 17.000 hommes, organisés en huit brigades, abrités par un réseau de souterrains de 50 km (sur le modèle du Hezbollah) et instruits (commandés ?) par des militaires iraniens.

Quand on dit que le Hamas transforme Gaza en mini état taliban on fait soulever les sourcils des gens de gôche qui ne peuvent, qui ne veulent pas voir la réalité.

Le parlement du Hamas dans la bande de Gaza vient de passer une loi permettant aux tribunaux de rendre des sentences dans l'esprit de l'Islam (Al-Hayat, Londres). Selon le projet de loi, approuvé en deuxième lecture et dans l'attente de la signature du Président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas tel que le demande la constitution palestinienne, les tribunaux seront en mesure de condamner les délinquants à une pléthore de mesures punitives violentes. Elles incluent la flagellation, la coupure de mains, la crucifixion et la pendaison. Le projet de loi réserve la peine de mort à des personnes qui négocieraient avec un gouvernement étranger "à l’encontre de  l'intérêt palestinien» ou se livreraient à une activité qui pourrait «saper le moral palestinien ». Un exemple : tout Palestinien pris en train de boire ou de vendre du vin sera puni de 40 coups de fouet quand la loi sera promulguée.

Le vert de l’islam règne sur Gaza

Les voleurs pris en flagrant délit verraient leur main droite coupée. On peut toujours attendre les protestations des gauches françaises convaincues qu’elles sont que les palestiniens sont humiliés par Israël, diabolisé comme les Etats Unis. Mais qui n’a pas élu un Barack Obama, lui.

Que doit faire Israël ? Personne ne veut mourir pour Gaza, c’est dire que les deux options (ne rien faire ou détruire le Hamas à Gaza) sont également inopérantes. Ne rien faire … veut dire supporter une guerre larvée qui fait le bonheur de l’Egypte, en particulier et de tous ceux qui voudraient voir Israël crouler sous les bombes (fusées) du Hamas, en général. Utiliser sa puissance militaire pour détruire les structures et l’armement du Hamas ne peut se concevoir sans des victimes « collatérales » qui feront hurler toutes les bonnes consciences européennes, surtout.

Alors ? Si personne ne veut mourir pour Gaza … on va mourir à Gaza. Les jours qui viennent nous apprendrons que le temps où un juif qui a réussi, au delà de tout espoir, prêchait « tendre la deuxième joue » est révolu depuis longtemps. Le drame c’est que l’on est toujours obligé de suivre la loi du Talion. Au moins jusqu’au moment où la paix sera possible. Quand ?

En attendant le moment propice pour la paix … (image déjà utilisée mais ... elle est parlante !)
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 19:12


Monsieur le Président,

Vous n’avez pas encore pris vos fonctions que, déjà, le ban et l’arrière-ban du monde diplomatique vous supplient, vous en conjurent, de faire du conflit israélo-palestinien votre priorité immédiate. A peine un peu décalée par rapport aux effets de la crise économique aux Etats Unis pour laquelle vous vous êtes engagé à assurer la création de plus de 2 Millions d’emploi en deux ans.

Tous ceux, acteurs ou intermédiaires, qui pendant des décennies n’ont eu que des échecs à mettre à leur actif ayant essayé de résoudre ce conflit, de Tony Blair à Gordon Brown, de Mahmoud Abbas au roi d’Arabie Saoudite, de l’Europe impuissante aux pays du Golfe profiteurs de la manne du pétrole et qui ne se soucient pas, vraiment, de leurs frères palestiniens, même Condoleeza Rice, tous ils vous demandent de vous impliquer, vite, avec force, dans la résolution de ce conflit.

Monsieur le Président, ne le faites pas. Vous et l’Amérique vous n’avez rien à gagner d’un nouvel échec car ce conflit ne peut pas être résolu.

On vous dira que le nœud gordien est l’occupation. Ceci n’est pas vrai et la création d’un état palestinien n’a jamais été la réponse à ce mensonge. Si les palestiniens (et avant eux les arabes car jusqu’en 1967 personne ne parlait du peuple palestinien) avaient voulu avoir un état ils auraient pu utiliser les multiples occasions qui leurs ont été offertes par l’histoire et la communauté internationale. Du partage de 1948 jusqu’à la guerre lancée par trois pays arabes en 1967 les palestiniens auraient pu avoir un état car pendant ces années-là il ne dépendait que des pays arabes que de le créer.  Mais la résonance des trois NON de Khartoum en 1967 (non à la paix, non à la négociation, non à la reconnaissance d’Israël) s’est fait sentir jusqu’au moment quand l’Egypte a décidé de faire la paix avec ce pays et récupéré ainsi l’immensité du Sinaï. Ensuite, peu de temps après, la Jordanie. Mais tous les autres pays arabes ont refusé de légitimer  Israël par une reconnaissance en tant qu’interlocuteur et ont repoussé toutes tentatives de solution. La plus pernicieuse pour Israël a été celle des accords d’Oslo suite auxquels on a installé en Cisjordanie et à Gaza des cohortes de terroristes ramenés par Arafat de son exil tunisien après avoir été expulsé du Liban. 

Aucune négociation de donnera de résultats tant que les arabes n’auront pas accepté, réellement, l’existence d’Israël en tant qu’état juif. Ceux qui vous disent qu’il suffit qu’Israël rende les territoires disputés depuis 1967 pour que la paix soit possible ne sont que des marchands de rêves. Le but des arabes a été et est toujours de détruire cet état et c’est la raison pour laquelle aucune tentative de solution n’a pu donner des résultats. Réfléchissez : si les arabes en général et les palestiniens en particulier voulaient la paix et acceptaient Israël, ils auraient expurgé depuis des lustres de tous les cursus scolaires la négation de cet état et ils auraient donné la préférence à une éducation positive au lieu de promouvoir la haine du juif et sa négation comme israélien.
Monsieur le Président,  Israël est un corps étranger fondé sur des valeurs devenues judéo-chrétiennes, dans un océan musulman. Regardez la carte du Proche Orient : Israël représente 0,43% (21000 km2) du Proche Orient (4.900.000 km2), qui peut croire que si les arabes voulaient accepter Israël (et les juifs mais sans statut de dhimmi) on n’aurait pas pu trouver une solution au conflit ?  Quant aux populations … 6 Millions (le nombre de juifs détruits par la barbarie nazie en Europe) en Israël pour 180 millions d’arabes soit 3,3 % de la population du Proche Orient (en passant … une densité habitant/ km2) sept fois supérieure !
 

Ecoutez une actrice syrienne à la télévision de Damas : « la haine d’Israël est dans nos gènes et nous la transmettrons à toutes les générations futures ». Mais il y a, fondamentalement, une autre chose.

Les frontières du Proche Orient ont été fixées par les états coloniaux (France et UK pour l’essentiel) qui ont crée de nouveaux états à  la disparition de l’empire ottoman. Ces états ne peuvent pas se considérer plus légitimes qu’Israël. A l’exception de l’Egypte et peut-être de l’Irak, aucun d’entre eux n’a d’identité propre trouvant ses racines dans des millénaires d’histoire. Sauf Israël, mais on la lui conteste. De plus, Israël est le seul pays non arabe, bien plus, seul pays où les arabes sont une minorité (certes avec des droits qui font pâlir les habitants majoritaires des autres pays), le seul pays où la langue majoritaire n’est pas l’arabe (comme c’est le cas depuis l’Atlantique jusqu’aux frontières turques) et c’est le seul état dont la culture politique (démocratie élective) est incompréhensible pour ses  voisins. Israël est, donc, considéré comme un corps étranger dans l’océan arabe, il ne peut pas être accepté. Dès lors, toute tentative de « régler » le conflit est vouée d’emblée à l’échec. Sans parler de l’antisémitisme musulman qui plonge ses racines dans le coran.

Monsieur le Président, ne vous mêlez pas de ce conflit. De Nixon en passant par Bush 1 et ensuite par Clinton et Bush 2 ils ont tous essayé, vous connaissez le résultat. Encore une fois, non pas parce qu’ils n’ont pas consenti les efforts et les talents nécessaires mais, simplement parce que le conflit ne peut pas être résolu.
Faire croire que le conflit peut être réglé c’est ignorer un paradoxe qui est visible : tout le monde s’est accordé sur la solution « deux états » et tout le monde sait ce qui est nécessaire pour y arriver. Mais 8 ans après Camp David quand Arafat et Barak étaient « presque » sur le point d’avoir un accord, rien n’est réglé. Il faut bien reconnaître que le ver est dans le fruit : tout ce qu’Israël peut accepter se trouve en deçà de tout ce que les palestiniens veulent accepter.

Il y a à peine deux jours, Mahmoud Abbas, que tout le monde considère comme homme de paix, déclarait «  le conflit israélo-palestinien ne sera pas résolu jusqu'à ce que toutes les terres palestiniennes conquises par Israël et  Jérusalem ne  seront libérés » …. Toutes les terres palestiniennes conquises, libérés, vous voyez ce qu’il veut dire ?
Et depuis 2006 voilà que la conquête de Gaza par les islamistes du Hamas crée un autre paradoxe : un « peuple », deux gouvernements et pas d’état. Comment ne pas comprendre que si par miracle le monde arabe acceptait Israël, la dichotomie palestinienne fera tout capoter. Certes, on a fait sensation depuis six ans avec « l’initiative » arabe qui, en clair dit qu’Israël sera accepté s’il rend les territoires conquis en 1967 et accepte que les réfugies de 1948 et leurs 4,5 millions de descendants reviennent dans l’état juif. Et pour faire bonne mesure il faudrait partager Jérusalem avec un état arabe que tout laisse prévoir devenir, comme Gaza, un nouvel état taliban. Passons sur le fait que demander à Israël de revenir à la situation géographique de 1967 devrait comporter la même obligation pour les pays qui avaient fait la guerre à Israël : l’Egypte devrait revenir à Gaza et la Jordanie en Cisjordanie … Ce que l’on demande, en réalité, à Israël,  c’est de se suicider.

Monsieur le Président, ce qui sépare les deux camps -par delà l’impossibilité pour les arabes d’accepter un corps étranger et pour Israël de se suicider- c’est-à-dire Jérusalem, les frontières et les réfugiés, est trop important et inscrit profondément dans les narratives des protagonistes pour imaginer qu’une solution est possible.

Vous avez cru bon de vous entourer d’un groupe de conseillers qui ont tous touché au conflit et qui vous convaincront qu’il faut faire ceci ou cela. Rahm Emmanuel, Dennis Ross, Daniel Kurtzer, Martin Indik, Robbert Malley, David Axelrod, David Plouffe, Dan Pfeiffer, Dan Shapiro, Lee Rosenberg : trois quarts d’entre eux ont passé des années à s’occuper de ce conflit. Gardez-les, car le nombre y est, pour faire des prières  mais ne les laissez pas vous entraîner à devenir partie prenante de ce conflit (Depuis qu'Abraham pensait que Lot avait trouvé dix justes pour que Dieu avec lequel il "négociait" ne détruise pas Sodome, la liturgie juive impose qu'une dizaine d'hommes soient réunis pour faire une prière). Et surtout ne faites pas l’erreur de Bush 2 qui a cru et fait croire que les arabes du Proche Orient adopteront la démocratie comme système de gouvernement.

Les 180 millions d’arabes du Proche Orient sont maintenant la cible d’un autre prédateur, l’Iran. 75 millions de chiites iraniens veulent assurer leur domination sur les arabes sunnites. Regardez bien la « banane » chiite qui s’étend du sous continent indien et jusqu’aux pays « prenables » de l’Afrique. Avec des têtes de pont bien achalandées, nourri avec l’argent payé par l’Occident pour son pétrole, l’Iran a réussi à s’infiltrer dans le monde arabe sunnite. Les milices Sadr en Irak, le Hezbollah au Liban, les (presque) pleins pouvoirs en Syrie, le Hamas à Gaza, le Soudan en train de basculer, voilà ce dont il faut s’occuper. Pendant que les troupes américaines essayaient de pacifier l’Irak et d’aider à sa reconstruction, l’Iran a réussi à se créer une sphère d’influence qui s’étend sur le pétrole irakien (le Sud chiite) et fort de sa position géographique vise obtenir le contrôle du détroit de Hormuz et, partant, de celui du pétrole des pays du Golfe. Si vous les laissez faire, dans moins de 20 ans ils seront les maîtres du Proche Orient. A moins de faire stationner là-bas plusieurs millions de troupes américaines … Ce qui par le temps qui court n’est pas vraiment envisageable.

Et c’est pour cela qu’ils veulent avoir la bombe. Et quand ils l’auront, ils auront tout ce qu’ils voudront de la part des états inconsistants (Arabie Saoudite, les pays du Golfe, même l’Egypte qui va basculer vers les Frères Musulmans). Autant dire, ils sont en train de reconstruire l’empire perse mais cette fois-ci fondé sur une idéologie politique tirée du culte du Mehdi qui sépare les sunnites des chiites.
L’Iran des mollahs est aujourd’hui un état brutal que rien n’arrête à l’intérieur ou à l’extérieur. A l’intérieur, c’est le deuxième pays au monde pour les exécutions, après la Chine. 230 iraniens ont été pendus pendant les 11 premiers mois de 2008. Non, vous n’entendrez pas les organisations « droithommistes » protester. A l’extérieur, les massacres de Buenos Aires ou le terrorisme à Paris, Berlin ou ailleurs ont montré de quoi ils sont capables car aucune autorité autre que celle des mollahs n’a de prise sur cet état.

La dure réalité à laquelle le monde - et l’Amérique la première - doit faire face aujourd’hui est simple et écrite sur les murs : l’Iran a enrichi suffisamment d’Uranium pour produire au moins une bombe.

Pendant sept années l’Europe, toute en essayant d’éviter les croche-pieds des russes et des chinois, a « négocié » avec l’Iran l’arrêt de son programme considéré militaire par tout le monde. En réalité, l’Iran a gagné sept années de tranquillité dans  sa marche vers la bombe. Qui peut croire qu’Israël pourrait se résoudre à vivre avec un Iran disposant de la bombe et criant sur tous les toits sa volonté d’éradiquer « l’état sioniste » ? Qui peut croire qu’Israël restera de marbre quand les supplétifs de l’Iran -le Hezbollah, par exemple- pourront disposer de « bombes sales » sous-produits de l’enrichissement de l’Uranium par l’Iran ?

C’est pour cela, Monsieur le Président qu’il faut s’occuper de l’Iran et non pas du conflit israélo-arabe. Car la réponse aux questions précédentes est claire comme eau de roche : Israël n’attendra pas que l’Iran dispose d’une bombe une fois qu’il dispose, déjà, des vecteurs de transport. Et si vous ne faîtes rien, vous vous trouverez avec un conflit nucléaire sur les bras. Non pas dans dix ans mais tout de suite après votre installation à la Maison Blanche.

Mais avant de s’occuper de l’Iran il faudrait, Monsieur le Président que l’on détache la Syrie de « l’axe du mal ». Certes la Syrie est inféodée à l’Iran, certes la Syrie a suivi (suit) un programme nucléaire militaire caché avec l’aide de la Corée du Nord (qui fait tourner en bourrique les Etats Unis depuis 1994 -Clinton- et ses cinq autres partenaires dans les discussions visant l’abandon du nucléaire militaire coréen), certes la Syrie a tué et pillé ce qui pouvait l’être au Liban, directement ou par Hezbollah interposé. Pourtant, il s’agit du seul état arabe qui est tenu par un dictateur alaouite, plus proche des sunnites que des chiites. La première chose à faire, donc, c’est de trouver le moyen pour  obtenir un traité de paix entre la Syrie et Israël. Ce ne sera pas facile mais c’est possible. Tandis que du côté Israël – Palestine c’est difficile et impossible.
 
S’occuper de l’Iran ne veut pas dire recommencer les palabres européennes qui durent depuis sept ans.  Dialogue sans concessions avez-vous dit en pensant à l’Iran. Figurez-vous que jusqu’ici il y a eu un dialogue avec concessions …

Aucune chance d’obtenir quoi que ce soit des mollahs comme deux administrations américaines, pendant 16 ans, n’ont rien obtenu de la Corée du Nord. Sauf d’assurer la survie d’une partie de la population de ce pays avec une aide alimentaire tandis que ses ressources étaient affectées au militaire et à des coopérations plus ou moins occultes (Iran, Syrie, Libye).

Monsieur le Président,
Depuis la conférence d’Annapolis en 2007, l’actuelle administration a essayé de « tordre les poignets » d’Israël (et, partiellement, des palestiniens) pour qu’un accord de paix soit conclu. Peine perdue et c’est un non sens que d’invoquer la situation politique en Israël (élections dans deux mois).

Vous avez été contre la guerre en Irak. Sans doute, pensiez-vous, comme d’autres, qu’il valait mieux avoir affaire à un dictateur sanguinaire qui n’oppressait que son peuple et qui affaibli par deux conflits qu’il avait déclenché (avec l’Iran et ensuite le Koweït) pouvait continuer à faire œuvre laïque dans l’océan islamique. Très bien. Vous vous préparez à faire sortir les troupes américaines de l’Irak. Très bien. Vous pensez que l’endroit le plus dangereux aujourd’hui est l’Afghanistan. Très bien.

Pourquoi ne pas laisser vos alliés européens s’en occuper ? Au fait, cela les regarde plus car continuité territoriale oblige … de l’Afghanistan en passant par le Caucase musulman on arrive vite en Europe. Laissez-leur (ou imposez-leur) la défense de leurs territoires.

Et sans tarder, puisque vous avez toutes les options sur votre table concernant l’Iran, choisissez de suite la définitive. Et souvenez-vous des paroles de Nicolas Sarkozy (reprises par son ministre des affaires étrangères) « le choix pour l’Iran est entre la bombe et le bombardement ».
N’attendez pas la bombe, Monsieur le Président.

                                                       En attendant le moment propice pour la paix ...
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 14:12

L’Afrique noire est mal partie

René Dumont, 1962

Texte mis en ligne par LIberty Vox le 12.12.08 

Il y a, presque, 50 ans, un des premiers écologistes français (bien avant l’avènement des partis « verts ») a lancé au monde un cri d’alarme : après la décolonisation, les tentatives d’installer en Afrique des républiques populaires et socialistes gouvernées par des partis uniques, ne pouvaient que se révéler, toutes, désastreuses. Et il a mis en garde autant l’Afrique que l’Occident que ce qui attendait l’Afrique c’était soit la famine soit l’état de mendiant de l’aide internationale.

 

Son constat était simple et les résultats de ses prévisions se sont vérifiés au fur et à mesure du temps qui passait. Il suffit de regarder le graphique qui suit pour réaliser que l’Afrique de     222 Millions d’habitants en 1950 voit sa population augmenter depuis de presque 5 fois  (1 Milliard en 2010) pendant que sa production alimentaire propre n’augmente que de 2,7 fois. Et en 2020 l’Afrique aura 1,2 Milliards d’habitants (six fois plus qu’en 1950) avec une production alimentaire propre qui n’aura augmentée que d’environ trois fois.

 

 



Malthus avait déjà expliqué, il y a plus de 200 ans (Essais sur le Principe de Population) que les ressources alimentaires de la planète ne s’accroissant que selon une progression arithmétique tandis que les populations augmentant selon une progression géométrique, sauf facteurs « correcteurs » puissants (guerres, pandémies, etc.,) vient un moment où la famine se pointe à l’horizon.


Ce qui s’est passé en Afrique, avec la complicité de l’Occident et l’irresponsabilité des africains est le résultat d’un cumul jamais rencontré dans l’histoire de l’humanité : croissance exponentielle de la population, absence de pandémies dévastatrices (pratiquement depuis la distribution de DDT après la deuxième guerre mondiale), des guerres uniquement larvées créant misère mais moins de morts que par le passé et la transformation d’un continent en abonné à l’aide internationale, aide qui le maintient en vie. Et, en parallèle, la destruction des moyens de production alimentaire (agriculture) comme résultat de politiques raciales et/ou « socialistes » portées par des tyrans sanguinaires se maintenant au pouvoir avec l’aide de l’Occident ou de l’Orient (Russie et/ou Chine).

Malgré l’aide financière et matérielle considérable dont bénéficie l’Afrique depuis des décennies, l’écrasante majorité de la population continue de vivre dans des conditions de grande misère et de détresse. En 1960, l’aide à l’Afrique représentait, déjà, 1,38% du PNB français, 0,56% au Royaume-Uni, 0,88% en Belgique en ne regardant que les pays ayant disposé de colonies.

 

Cela étant, depuis 50 ans, on observe une relation négative entre la valeur de l'aide internationale reçue par un pays et son taux de croissance. De 1970 à 1999, 17 pays de l’Afrique Sub-Saharienne ont reçu plus de 100 milliards de $ d'assistance de la Banque Mondiale. Pourtant leur PNB/habitant y a diminué. En 50 ans, les Etats Unis ont donné       500 milliards $ aux pays pauvres, sans qu'on observe de progrès du niveau de vie. De 1987 à 1998, l'incidence de la pauvreté s'est accrue en Afrique. La moitié de la population y gagne moins d'un dollar par jour ; le taux de mortalité infantile est de un sur dix (1999). Mais en Asie, de 1980 à 1990, la Chine et l'Inde n'ont bénéficié que d'une infime portion d'aide internationale (4% et 7% de leur PIB respectif) ce qui ne les a pas empêché de jouir d'un taux de croissance fulgurant de leur économie.

 

L’Afrique n’est pas pauvre par la faute de la richesse des riches. La pauvreté et la faim n'ont rien à voir avec la redistribution du revenu mondial. Elles découlent, l'une et l'autre, de l'ineptie et de la rapacité des gouvernements en place, deux constats qui ne font pas partie du vocabulaire « politiquement correct ». Par la faute des gouvernements locaux, l'aide internationale ne fait que susciter une dépendance généralisée ; elle aboutit en bonne partie dans les comptes bancaires des potentats locaux protégés par les instances politiques (gouvernements, partis, élites intellectuelles et industrielles, etc.,) des pays donateurs. Pays donateurs, se trouvant pour l’essentiel être ceux de l’Europe, des Etats Unis et du Japon. La Russie ? La Chine ? Elles vendent des armes à des pays africains en guerre et, la Chine, devient le deuxième investisseur du continent surtout dans les pays de grande misère (Soudan, Zimbabwe, Guinées, etc.,) et colonisateur s’il en est.

 

 

 

Depuis 1960, les pays riches ont consacré près de 5000 milliards de dollars US au développement international. Malgré cela, les Nations unies rapportaient en 2003 que près de la moitié de l’humanité vivait avec moins de 2 dollars US par jour. Après 50 ans d’aide internationale, où en sommes-nous ?

Le magazine Parade (2006) a publié son classement des vingt plus ignobles dictateurs encore au pouvoir. Les noms les plus familiers : Fidel Castro, Kim Jong Il, Robert Mugabe, Omar al-Bashir. Ils se sont tous rendus coupables de violations des droits de l’homme, voire dans certains cas de génocide. Un point commun unit ces dirigeants : chacun d’entre eux a reçu des importantes aides au développement en provenance de pays occidentaux.

Omar Al-Bashir, le dictateur soudanais, se trouve en tête du classement. Pendant son règne, les pays de l’OCDE ont distribué plus de 6 milliards de dollars d’aide non militaire au régime soudanais, ce qui ne l’empêche pas de fricoter avec la Chine (qui empêche toutes sanctions pour le génocide au Darfour car il y a du pétrole au Soudan), faire ami-ami avec l’Iran qui attend que le pays tombe dans son escarcelle comme un fruit mûr, le tout avec la bénédiction tacite de la Ligue Arabe qui n’en peut mais. Les USA y ont contribué pour plus d’un milliard de dollars. Kim Jong Il est deuxième au classement et a reçu plus d’un milliard de dollars, dont plus de la moitié en provenance des USA. Robert Mugabe du Zimbabwe fait partie du «top 5» de cette liste. Les Etats-Unis, à eux seuls, lui ont apporté plus d’un milliard de $.

L’Afrique a été le principal bénéficiaire de l’aide internationale. Pourtant, l’Afrique compte toujours le taux le plus élevé de mortalité infantile. Sa durée moyenne de scolarisation, avec 1,6 année en 1992, était la plus courte du monde. Depuis le taux de scolarisation n’a fait que baisser avec des rares exceptions (Ethiopie, Guinée Bissau, par exemple). La part de l’Afrique dans la production mondiale est de moins de 2 % (1,7 %) bien que sa population représente 15% de celle mondiale. Une vingtaine de pays africains sont engagés dans des conflits civils ouverts ou larvés, ce qui lui vaut plus de 6 millions de réfugiés et 17 millions de déplacés à l’intérieur de leur propre pays. Enfin, selon les données de la Banque Mondiale, la moitié de la population de l’Afrique sub-saharienne vit depuis l’an 2000 dans une pauvreté absolue.

 

        
Afrique noire – espérance de vie à la naissance par pays.

 

L’aide internationale n’a donc pas réussi à favoriser la croissance économique en Afrique. De 1970 à 2000, plus de 400 milliards de dollars ont été déversés dans les pays les plus pauvres d’Afrique sans que ceux-ci enregistrent de progrès notables. La liste des dictateurs cités rend ce constat encore plus dérangeant car non seulement les aides n’ont pas réussi à favoriser le développement, mais de plus, presque partout, elles ont soutenu des régimes particulièrement oppressifs.

Les états en cause sont subventionnés parce que leurs sujets sont pauvres, et c'est à eux d'allouer ensuite les fonds. A moins de faire preuve d’angélisme et de croire que les hommes politiques et la bureaucratie chargés de distribuer les aides ne sont préoccupés que par le bien-être des citoyens, on doit bien réaliser que l’aide n’est rien d’autre qu’une source de revenus pour eux. Ils sont ainsi encouragés à éviter les réformes qui pourraient avoir pour conséquence de soulager durablement la population, puisque le financement international devrait alors s'arrêter. Cet effet pervers de l’aide internationale à l’Afrique est lui aussi interdit de cité par le politiquement correct.

Qu’à cela ne tienne, l’Europe a décidé d’accroître l’aide à l’Afrique : 25 milliards d’euros pour 2010 et 38 milliards d’euros pour 2015. Et notre pays se targue d’être le deuxième contributeur européen pour l’aide à l’Afrique … Et plus personne ne se souvient des glas qui suggéraient de donner des sous à la Corrèze plutôt qu’au Zambèze …Ni de la rupture annoncée par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle. Rupture avec «la France-Afrique» de triste mais de longue mémoire (Foccart sous De Gaulle et Pompidou, le «fils» sous Mitterrand, ensuite Chirac, père nourricier de Bongo et alea) ? En guise de rupture on a sacqué, à la demande de deux ou trois dictateurs africains, le socialiste ministre de la coopération…


Il faut bien admettre que les aides déversées sur le continent noir ont comme résultat que la population africaine se multiplie à une vitesse jamais et nulle part ailleurs constatée dans l’histoire de l’humanité. Elle est passée de 130 millions d’individus en l’an 1900, à 780 millions en l’an 2000 et atteindra au moins 2200 millions à la fin du siècle présent. En dépit de la pandémie du SIDA et malgré les famines dues à la désertification provoquée par des hommes transformés en assistés de la communauté mondiale (moins les pays arabes, naturellement). Il faut savoir que le taux de fécondité  en Afrique noire est encore de 7 à 8 enfants par femme en âge de procréer en moyenne. Certains croient, bien à tort, que les ravages de l’épidémie du SIDA vont casser ce dynamisme démographique. En réalité, à part quelques pays particulièrement touchés comme l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, ce désastre sanitaire n’empêchera pas la population de l’Afrique Noire de continuer à s’accroître très rapidement : elle va presque tripler d’ici 2050, passant d’environ 750 millions en 2000 à près de 2 milliards d’habitants. Un pays comme le Nigeria - déjà plus de deux fois la France aujourd’hui - verra sa population dépasser les 300 millions, soit autant à lui seul que toute la zone Euro.

 

Mais, parler de l’Afrique au moment où la crise financière de l’occident fait ravages autant dans les économies développées que dans celles en état de développement peut paraître incongru. Il y a une raison majeure, d’actualité, elle s’appelle le Zimbabwe et l’épidémie de choléra qui y sévit depuis quelque temps.


Le Zimbabwe est le stéréotype de la faillite du continent africain : un pays qui, jusqu’en 1986, était un des greniers de l’Afrique a été réduit à la mendicité en une vingtaine d’années par un dictateur qui s’est maintenu au pouvoir avec l’aide de ses voisins immédiats (Afrique du Sud) et la complicité pendant de longues années des « pays socialistes » (Russie, Chine, Cuba, en particulier) et de certains pays arabes (Libye surtout). 


Deux graphiques sont particulièrement parlants :

 

 

Regardez bien le changement d’allure des graphiques : l’année importante est 1986, l’année d’arrivée au pouvoir de Robert Mugabe. Depuis cette année-là, l’Indicateur du Développement Humain amorce sa descente implacable et l’espérance de vie à la naissance amorce sa descente autant implacable : de 62 ans à moins de 40 ans actuellement. Mais, avant 86 le pays s’appelait la Rhodésie du Nord et plus de 200.000 fermiers blancs avaient développé une agriculture sans équivalent en Afrique noire (sauf en Afrique du Sud du temps de l’apartheid ...). Révolution politique, révolution agraire et distribution des terres aux supplétifs de Mugabe, expulsion des blancs (il en restent quelques milliers) et le résultat est là : le Zimbabwe vit de l’aide alimentaire depuis plus de dix ans. Son produit national brut descend de plus de 600 $ (courants) en 1986 à environ 300 $ en 2006. Le pays dépense        42 $ par an et par habitant pour la santé. Ce qui ne l’a pas empêché d’acquérir de la Chine en avril 2008 une cargaison d’armes et munitions pour 100 millions de $ …


Le choléra ? Oui, 9000 cas recensés par les autorités locales et presque 750 morts. L'ONU estime que 60 000 Zimbabwéens pourraient avoir contracté le choléra qui ne s’arrête pas au fleuve Limpopo, frontière naturelle avec l’Afrique du Sud, et menace maintenant ce pays. Il faut savoir que, selon des sources dignes de foi, les deux tiers des Zimbabwéens ont quitté leur pays pour aller, pour l’essentiel, grossir les «sans papiers» d’Afrique du Sud.


Le Zimbabwe détient le record de malades du SIDA : 26% des hommes de 15 à 49 ans, seul le Botswana voisin fait «mieux»… 26,5 %, influencé sans doute par la vulgate dominante et promulguée au rang de politique de prévention par la ministre de la santé d’Afrique du Sud : «pour se prémunir du SIDA ou pour en guérir, il faut manger de l’ail».

 L’Afrique du Sud est le premier responsable de ce qui arrive au Zimbabwe (naturellement après Mugabe). Depuis des années ce pays s’est opposé aux sanctions que les pays occidentaux voulaient prendre (ou ont pris) contre Mugabe et sa clique. Mais que peut-on attendre d’un pays qui a suivi, presque, la même voie. Regardez le graphique qui suit :

 

20 millions d’habitants en 1972, 49 millions en 2008 et un Indicateur du Développement Humain qui plonge sans retour visible à l’horizon. L’année de commencement de la chute ? 1993-4, l’arrivée au pouvoir de l’ANC de Monsieur Mandela. Mais cela est une autre histoire qui mérite que l’on s’y consacre pour la raconter. Histoire très différente de celle que nous chantent les gauches européennes, avec Johnny Clegg, qui y voient l’exemple de la cœxistence des races comme elles voyaient (ou voient encore) le bonheur socialiste ayant pris corps à Cuba.


Comme il est utile de raconter, aussi, l’histoire de la pénétration (ancienne et présente) de l’Islam en Afrique avec son cortège d’intolérance, d’obscurantisme et de négation de l’autre. On voit les résultats tous les jours sauf que ce n’est pas politiquement correct d’en parler.

ooooooooooo

Eradication des noirs chrétiens ou animistes au Soudan, pogroms contre les chrétiens noirs au Niger, guerre de la Somalie musulmane contre l’Ethiopie chrétienne, l’Islam avance à pas de géant sur le continent africain dans l’indifférence des autres continents. Et ce qui se passe dans les pays d’Afrique noire n’y est pas étranger. Ce qui permets au chef du Hamas de pérorer à Damas : « Dans quelques années ... ce monde changera, il se soumettra à la volonté arabo-musulmane, car c’est la volonté d'Allah » René Dumont avait tout prévu pour l’Afrique noire qui était mal partie. Sauf cela.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 07:59


190 morts et plus de 250 blessés dans l’action terroriste islamiste à Mumbai (Bombay). Avec sa finesse habituelle quand il s’agit des islamistes, Le Figaro titre «  … dans deux hôtels de luxe ». Il faut connaître l’état des hôtels en Inde car l’Oberoï et le Taj Mahal n’ont rien de plus que nos Sofitel ou Novotel. Mais laisser croire le bas peuple qu’il s’agit du Ritz ou du Crillon à Paris, cela rend la chose « si non excusable, au moins explicable » (Hubert Védrine, premiers attentats suicide en Israël).

Trois cent quatre-vingt un cadavres ont été entreposés dans une mosquée à Jos, ville du centre du Nigeria en proie à des violences post-électorales entre chrétiens et musulmans, a déclaré aujourd'hui un correspondant local de Radio France Internationale (RFI), qui les a comptés. Il les a comptés, mais il n’a pas dit qu’ils étaient tous chrétiens. « Des violences entre chrétiens et musulmans » formule qui cache la vérité des pogroms subis par les chrétiens nigériens, œuvres des musulmans nigériens.

Conférence à Doha, en présence de M. Barroso le président de la Commission Européenne, Le fameux Ahmedinejad prophétise, au nom de l’Iran « Tout en exprimant ma sympathie pour les Palestiniens et en mettant en garde les criminels sionistes professionnels, j'annonce que le régime sioniste touche à sa fin et que davantage de crimes ne pourront le sauver", "Dans un avenir proche, les concepts d'agression et de sionisme seront rayés de la carte. » Le commentaire d’AFP : "Israël, qui accuse l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, n'exclut pas l'option militaire pour mettre un coup d'arrêt au programme nucléaire de l'Iran. Téhéran assure que ce programme a des objectifs purement pacifiques." Ce qui met sur un pied d’égalité les soupçons des « cinq puissances membres du Conseil de Sécurité + l’Allemagne » avec les « assurances » de l’Iran que seul Israël persécute … Et notre Nicolas Sarkozy national de féliciter Barak Obama de vouloir « un dialogue sans concessions avec l’Iran » Après plus de sept ans de dialogue avec concessions (multiples, proposées par les mêmes puissances) porté par des clowns européens chapeautés par l’inutile Javier Solana.

Débat sur BBC (en arabe) entre Dr Hilbawi (ancien porte-parole des Frères Musulmans  en Occident) et Dr Yassin (analyste politique) : « Les enfants israéliens sont-ils des cibles militaires légitimes ? » Ne cherchez pas ; la réponse est positive car tout enfant israélien est un soldat en perspective. Certes, l’islam s’oppose à l’assassinat de civils mais … vous avez compris.

Les grands esprits, les savants du monde occidental, s’évertuent à démontrer que le « choc des civilisations » n’en est pas un. Pour commencer, si on avait le courage, on devrait parler du choc de la barbarie et de la civilisation. Car les quatre exemples évoqués (parmi de milliers d’autres) montrent que les barbares qui tuent, assassinent, terrorisent le monde actuellement se réclament tous de l’islam. On nous dira que l’on trouve tout dans la Coran, le bon et le mauvais. L’occident a choisi, une fois pour toutes, le bon tandis que ses ennemis qui veulent sa destruction par des moyens démographiques ou terroristes on choisi, une fois pour toutes, le mauvais.

Mais, on nous dira que si tous les terroristes aujourd’hui sont musulmans, tous les musulmans ne sont pas terroristes. Sans doute. Mais, où sont-ils les musulmans « modérés » qui protesteraient, en descendant dans la rue ou en incendiant les boutiques, comme ils l’ont fait pour les fameuses « caricatures de Mohamed » ? Avez-vous entendu une seule « autorité » musulmane s’opposant ouvertement aux assassinats perpétrés au nom d’Allah ? Non, vous n’en avez rien entendu car rien d’autre ne rend les masses musulmanes solidaires que le rêve d’un califat mondial, fondé sur l’application de la Charia qui adviendra après la destruction des juifs et des chrétiens (et de leurs valeurs judéo-chrétiennes).  Et les bonnes âmes de vous dire que ceci ne fait pas partie de nos valeurs que d’incriminer une population (elle fait 1,5 Milliards d’êtres) à cause de « quelques extrémistes musulmans ». La perversion du langage : « activistes » pour la presse française quand il s’agit des tueurs du Hamas ou du Hezbollah, « militants » pour les mêmes (ou Antenne 2, LCI ou CNN) quand il s’agit de terroristes agissant ailleurs qu’en Israël, « résistants » quand il s’agit des talibans en Afghanistan., "extremistes" partout pour les séparer des "bons" musulmans ! Pourtant… selon une enquête de Gallup dans 27 pays musulmans ils seraient 7% qui approuvent Al Qaida, ce qui fait quand même un réservoir de plus de 100 millions d’assassins potentiels.

Et que faisons-nous ? L’Europe, perdue, car incapable de comprendre que les leçons de la deuxième guerre mondiale ne devaient pas conduire à un pacifisme autant béat qu’inefficace, a cru qu’en prenant la voie de l’Eurabia (Bat Ye’or) elle allait se sauver. L’Occident, en général, pensant que jeter Israël aux chiens comme il le fait depuis plus de 40 ans, sera suffisant pour laisser aux générations futures la défense de ses valeurs judéo-chrétiennes.

Au départ il y a eu la contribution palestinienne au bonheur de l’humanité, le détournement des avions. Après, les assassins suicidaires en Israël. Le point de départ ? Rencontre de l’OLP d’Arafat avec Giap, le stratège du Viet-Cong après la publication par Maspéro de son livre « Guerre du peuple – Armée du peuple » : La délégation de l'OLP a félicité Giap pour sa grande victoire et a demandé quand pensait-il que les groupes terroristes seraient en mesure de vaincre Israël. Il a répondu avec un seul mot : jamais. Quand on lui a demandé pourquoi, il a répondu: en raison du manque de détermination. (Dr. D. Altman, Centre pour le Dialogue Stratégique). Point de départ ? Oui, avec une idéologie (l’islam), de l’argent (Arabie Saoudite et le pétrole au départ, l’Iran et le pétrole ensuite), et des armes (de partout mais surtout de l’Union Soviétique et de ses épigones, la Russie ou la Biélorussie aujourd’hui via l’Iran ou la Syrie). Mais l’Occident a cru qu’il s’agissait seulement de la destruction d’Israël « cette erreur historique regrettable » (Michel Rocard).

Mais la barbarie islamiste, moyens de communication occidentaux aidant (car leurs serviteurs sont tous acquis à « l’apaisement » et à la défense des « pauvres et humiliés » - naturellement  musulmans …) n’a pas hésité à montrer son visage. De la décapitation du journaliste américain Pearl devant une caméra (image distribuée abondamment par Al Jazeera) à la lapidation de femmes adultères en Afghanistan ou la décapitation d’apostats à Djeddah et jusqu’à une condamnation (il y a trois semaines) de destruction des yeux par de l’acide par des juges en Iran … personne ne s’en est ému. Pourquoi ? Soit parce que l’on pense que cela ne peut jamais nous arriver soit parce que le mépris pour « ces gens-là » est tel que l’on tourne la tête quand on entend parler d’eux. Et si c’est ce deuxième terme de la proposition qui est vrai, ceci explique, pour l’essentiel, l’opposition à la dernière guerre en Irak (car on a oublié depuis longtemps la première pendant laquelle l’Irak a détruit le Koweït frère) : on serait mieux avec Saddam qui ne tuait que ses sujets que maintenant avec Al Qaida et alea. Comme on était plus tranquille avec l’Afghanistan des talibans et de Ben Laden qu’avec celui d’aujourd’hui où nous envoyons des troupes pour se faire tuer par les mêmes. Qui se souvient encore (car la crise est venue tout effacer entre temps) de l’ignoble reportage de Paris Match que de non moins ignobles reporters ont fait sur la mort de dix soldats français ? Jusqu’à faire vomir en laissant comprendre que si on s’en allait de là-bas, les talibans interviewés allaient assurer la paix en France !

La barbarie islamiste. Comment peut-on parler de civilisation en s’y référant ? Mais de la même manière de laquelle l’Occident (l’Europe la première quand ce n’était pas notre pays le premier) a cru que les terrorisme musulman n’était que palestinien et allait être apaisé par, soit un accord avec (Oslo), soit la disparition d’Israël, l’Occident se réveille (espérons-le) avec une nouvelle forme de terrorisme. Ce n’est plus la femme débile mentale qui se fait sauter  sur un marché à Baghdad ou, même, l’illuminé qui veut arriver au paradis pour s’offrir les 70 vierges aux yeux noirs …

Ce dont il est question aujourd’hui c’est d’actions proprement militaires qui supposent entrainement, logistique et moyens d’actions qui ne sont disponibles qu’aux états. Lesquels ? L’Iran, le Liban, le Pakistan, la Syrie, la Libye et Gaza. Un dénominateur commun ? L’islam. Un ennemi unique ? Les juifs et les chrétiens.

Et on ne veut toujours pas voir ce qui crève les yeux. Le Hezbollah annonce qu’il dispose de plus de 40.000 fusées pointées sur Israël quand il ne disposait que de 12.000 en 2006. A Gaza, trois ans après le départ du dernier israélien, au lieu de transformer le territoire en ”Hong Kong” de la Méditérannée (Mahmoud Abbas appelant les investissueurs), on l’a transformé en ”hamasthan” équivalent à l’état taliban. Plus d’Internet dans les cafés et ... plus de cafés. Le tout, une fois le Fatah expulsé, se trouvant sous la coupe du Hamas, organisation militaire aujourd’hui disposant de fusées à moyenne portée (la bonne presse français ne les appelle plus ”artisanales” ... Mais ce n’est que le sommet de l’iceberg.

Ce qui s’est passé à Bombay le démontre clairement. Aux assassins suicidaires individuels ou faisant partie d’une « cellule » on a substitué une armée de l’ombre disposant de nouvelles branches qui sont celles d’une organisation militaire. Sauf qu’elle utilise toujours la doctrine et les moyens de la terreur. L'avantage des terroristes islamistes armés est d'abord et avant tout le fait qu'ils ne sont  soumis à aucune loi ou convention internationale. Ils ne sont pas soumis non plus aux pressions des « droithommistes » ou aux principes de « l’état de droit » et ils n’ont des comptes à rendre à personne. C’est le terrorisme constitué en unités de combat. Car il est évident que l’attaque terroriste islamiste à Bombay a nécessité un havre de paix pour l’entraînement, des moyens financiers non négligeables, des moyens de planning et de recherche d’informations hors de portée d’un groupe « d’extrémistes islamistes » (pour adopter le langage politiquement correct). Ce qui s’est passé à Bombay (rien d’autre que ce qui s’est passé à Madrid il y a quelques années) vient rappeler aux jeans foutres occidentaux ce dont il est question. Pendant qu’il discutent doctement  des moyens pour éviter « le choc des civilisations » les assassins sont à nos portes.  Et nous devrions agir contre eux, contre les états qui sont les sponsors du terrorisme, contre tout ce qui est potentiellement hostile avec la détermination qui est la leur pour les faire disparaïtre de la face de la terre. Tuer 1,5 milliards de musulmans ? Certes non. Mais peut-être qu’après avoir fait subir à quelques dizaines de milliers le même sort qu’ils nous font subir, l’enthousiasme pour aller vite au paradis se verra réduire comme une peau de chagrin. Voeux pieux ? Pourquoi ne pas essayer, juste pour voir ?

Car, au fond, la seule manière d’éradiquer cette nouvelle barbarie (avant que l’Iran ne dispose de la bombe) c’est d’empêcher l’accumulation des menaces, de les découvrir et de les éliminer, par tous les moyens. Et peut importe que les bonnes âmes diront ”si on fait cela c’est que nous serons comme eux”. Laissons-les, avec notre Ségolène nationale prêcher aux assassins islamistes « aimez-vous les uns les autres ». Et si l’on pense que cela peut marcher … les enchères sont ouvertes sur ebay.

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20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 16:21
L’illusionniste
Ou l’irresponsabilité  de la politique étrangère de la France

Depuis l’invasion de la Géorgie par la Russie, arguant de sa responsabilité de président de l’Union Européenne, on a vu Nicolas Sarkozy vibrionner en s’apparentant plus à une sorte de maladie de Parkinson mâtinée d’un peu d’Alzheimer. On laisse de côté le caractère épileptique de ses agissements en France (le matin il s’occupe du meurtre d’un étudiant poignardé par un malade mental  tandis que l’après-midi il décide de « renationaliser » des chantiers navals …). Contentons-nous de regarder ce qu’il fait au plan international là où, par delà l’Europe, il s’agit de la politique étrangère de notre pays.

Trois sphères d’intérêt et d’actions sans répit pour notre président : la Russie et ses nouvelles ambitions impériales, la Syrie et son ancien vassal, le Liban et, naturellement, la sauvetage de l’économie mondiale par la réforme du «capitalisme financier»

La Russie.  Représentant en chef des tenants de la politique d’apaisement, notre président s’est fait avoir par les Russes qui, une fois qu’ils lui ont fait signer les termes d’un accord de « cessez-le-feu » en Géorgie, les ont transgressés sans vergogne. Et la France de dire « problème de traduction » … Trois fois ensuite l’ineffable Bernard Kouchner est allé sur place pour constater que les Russes ne respectaient pas  leurs engagements. Avec deux conséquences : le dépeçage de deux territoires de la Géorgie (après avoir pendant des années assuré qu’ils allaient respecter  sont intégrité territoriale) et, encore plus important, l’annonce d’une politique « impériale ». Le nouveau président russe (D. Medvedev) et à sa suite le ministre des affaires étrangères, S. Lavrov, ont érigé au rang de nouvelle politique le postulat des « sphères d’influence » édicté comme « cinquième principe de la politique étrangère russe ». En clair, la Russie s’arroge le droit d’intervenir dans des pays situés dans des zones frontalières si ses intérêts le commandent. Et, naturellement, ils sont les seules à déterminer quels sont leurs intérêts … Et quand on regarde les zones frontalières on comprend que l’Europe a quelques soucis à se faire pour l’avenir …


En rouge clair des pays conquis par la Russie au fil du temps, en rouge brique pays  contrôlés après la 2ème guerre mondiale.

Pour ce qui est de la Géorgie, sacrifiée aux intérêts des promoteurs de l’apaisement vis-à-vis de la Russie, rien à faire. Et voilà notre président, trois mois après, en allant à l’encontre de la volonté d’un grand nombre de membres de l’Union, accepter le « business as usual » avec la Russie (et le même Kouchner de dire « Oui, les russes n’ont pas fait ce qu’ils avaient promis. Et alors ? On a arrêté la guerre, non ? »). Et il invite Medvedev à Nice pour discuter du développement des relations entre la Russie et l’Europe. Comment justifier ce nouvel engouement de la France pour un pays à régime autoritaire et qui a déçu tous les espoirs formulés au moment de l’implosion de l’Union Soviétique quant à sa marche vers la démocratie ?

Dernière avancée démocratique de la Russie de Poutine et Medvedev, la durée du mandat présidentiel sera portée à 6 ans. On peut déjà parier sur le fait que Medvedev, qui n’est qu’un clone de Poutine, présentera sa démission en 2009 et que … Poutine redeviendra président. Peut-être même avec Medvedev comme premier ministre …  Ce tandem aura pleins pouvoirs, obtenus d’une manière « démocratique jusqu’en 2020 … C’est ce tandem qui, non seulement a fait abandonner à la Russie la voie démocratique initiée par Gorbatchev et développée par Eltsine, préside à la transformation de leur pays en pays sous-développé, que notre président a choisi d’appuyer comme Jacques Chirac l’a fait en son temps.

Russie qui, par exemple, n'a montré aucune amélioration de la santé publique au cours des huit dernières années. Malgré tout l'argent des coffres du Kremlin, les dépenses de santé ont été en moyenne de 6 % du PIB de 2000 à 2005, comparativement à 6,4 pour cent de 1996 à 1999. Ce qui veut dire environ 450 $/habitant à comparer avec les 6.400 $/habitant chez nous … La population russe a diminué depuis 1990 (de 157 à 143 millions), à cause de la baisse de la fécondité et de l'augmentation du taux de mortalité et cette baisse s'est aggravée depuis 1998. Les maladies non transmissibles sont devenues la principale cause de décès (maladies cardio-vasculaires représentant 52 % des décès, trois fois le chiffre des États-Unis), l'alcoolisme compte maintenant pour 18 % des décès des hommes âgés de 25 et 54 ans. À la fin des années 1990, la consommation annuelle d'alcool par adulte était de 10,7 litres (par rapport à 8,6 litres aux États-Unis et 9,7 au Royaume-Uni) tandis qu’en 2004, ce chiffre était passé à 14,5 litres. Et on estime que 1,0 pour cent de la population russe est actuellement infectée par le SIDA et que son taux d'infection est supérieur à celui de n'importe quel autre pays en dehors de l'Afrique. Ce pays qui dispose de plus de moyens nucléaires qu’il faut pour détruire 1.000 fois la planète laisse sa population disparaître car il a choisi de retrouver le rang de super-puissance qui était celui de l’Union Soviétique. Quitte, pour cela être rongée par la corruption généralisée qui la place selon les classements mondiaux entre les Philippines et le Rwanda (Transparency International) …

Mais, la vulgate dominante de nos élites (droite et gauche confondues pour le support de Nicolas Sarkozy apporté à la Russie) est très simple : la Russie ne peut être gouvernée autrement que par un système politique autoritaire. Et peu importe que la renationalisation des moyens de production (90 % de l’exploitation du pétrole et du gaz se faisait à dominante privée en 2004, ce pourcentage est descendu à 60% en 2008 selon la BERD) se fait en détruisant des actifs immenses comme ceux de Youkos (valeur boursière de 100 Milliards de $, partis en fumée par l’emprisonnement de son actionnaire qui a fait montre de velléités politiques dérangeant Poutine). Ou que la Bourse de Moscou (pas seulement à cause de la crise) a vu 80 % de sa capitalisation partie en fumée (2.700 Milliards de $ début 2008, 500 Milliards de $ actuellement).

Pourquoi notre président fait-il le lit des nouveaux dictateurs de la Russie ? Toujours la vieille antienne ayant dominé la politique étrangère de la France : faire bloc avec la Russie pour pouvoir s’opposer aux Etats Unis. Quelle dérision … s’allier avec un pays en voie de sous-développement pour s’opposer à une super-puissance dont toutes les valeurs devraient nous approcher. Et que va obtenir la France de tout cela ? Rien. Sauf d’être pris pour des « pas sérieux » et « dangereux » par ceux dont la mémoire est moins courte (l’Europe de l’Est, les Pays Baltes, le Pays Bas, l’Angleterre, etc.,). L’illusionniste ne peut que faire illusion …

La Syrie. De la même manière qu’il a « vendu » la Géorgie aux Russes notre président a vendu la Liban à la Syrie. Pourquoi ?

Le grand dessein, dévoilé par ceux qui lui sont proches, a été (est ?) de détacher la Syrie de l’Iran. En premier lieu, pour rendre services aux monarchies absolues sunnites des pays du Golfe dont la peur de l’Iran chiite dépasse tout ce que l’on peut imaginer.  Pour la France, qui se veut le meilleur ami des pays arabes, voilà un projet exceptionnel. Ses plus proches collaborateurs font le chemin de Damas (Claude Guéant et Jean-Paul Levitte), Bernard Kouchner aussi et puis le président lui-même. Selon des sources bien informées (voir le quotidien londonien Al-Hayat) il aurait déclaré au président syrien Bashar Al-Assad que, « même si la commission d'enquête internationale détermine que des personnalités syriennes ont été impliqués dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafiq Al-Hariri, cela ne signifie pas que le régime syrien peut être tenu responsable de l'assassinat ». Et fort de cette promesse la Syrie laisse élire un président accommodant au Liban et obtient, avec l’accord tacite de Nicolas Sarkozy, que le Hezbollah (ses supplétifs et ceux de l’Iran) obtiennent un droit de véto sur les décisions du gouvernement de ce pays. Avec deux conséquences, la milice qui (selon une résolution du Conseil de Sécurité dont la France a été un des deux promoteurs) aurait du être démantelé depuis 2006 non seulement garde ses armes mais accroit son arsenal (elle possèderait actuellement 40.000 fusées pointées sur Israël) et, en cas de guerre avec Israël ce dernier pourra détruire non pas une petite partie des infrastructures du Liban mais leur totalité. Car, si le Hezbollah entre en guerre de nouveau, cette fois-ci, il le fera en tant que membre du gouvernement libanais … Deux manières de vendre le Liban : laisser à la Syrie les mains libres pour y faire ce qu’elle veut et, en cas de conflit, laisser les libanais subir le poids des représailles israéliennes.

Mais la Syrie elle aussi, comme la Russie, sait obtenir ce qu’elle veut obtenir de ce président qui donne la préférence à l’immédiat, aux échos d’une action spectaculaire par rapport au moyen ou long terme ou par rapport à des actions réfléchies, au moins, au plan de leurs conséquences.

La Syrie connaît ses intérêts. Le Sud du Liban est sous l’emprise du Hezbollah dont on apprend (par l’ancien président italien Cossiga, Corriere des Sera, août 2008) qu’il dispose d’un blanc seing fourni par l’Italie : « Je peux affirmer avec une certitude absolue que l’Italie a un accord avec le Hezbollah selon laquelle les forces de la FINUL ferment les yeux sur le réarmement du Hezbollah, tant que celui-ci ne mènent pas des attaques contre ses soldats de la force". Mais le Nord, où l’influence du Hezbollah est moindre mérite qu’elle s’en occupe. Et on voit un déploiement de troupes syriennes autour du Liban tel que l’ancienne présence militaire dans ce pays n’a pas connue.

Nicloas Sarkozy préside à cette disparition en marche de toute souveraineté libanaise tout en sachant ce que la Syrie veut et prépare. Ni plus, ni moins disposer d’un arsenal nucléaire. Il a fallu plus de douze mois au Prix Nobel dirigeant l’Agence Internationale pour l’Énergie Nucléaire en charge de du contrôle du respect des engagements de non prolifération nucléaire, pour sortir un rapport ce mercredi 19 novembre qui affirme que « le complexe syrien bombardé par Israël il y a 14 mois avait des caractéristiques ressemblant à celles d'un réacteur nucléaire ; les quantités d’uranium trouvés sur place attestent de l’existence sur ce site d’un réacteur nucléaire ; comme les fonctionnalités qui incluent notamment la proximité du site en cause à une capacité de pompage d’eau pour le refroidissement nécessaire à un réacteur » Il s’agit de plus que d’un faisceau d’indices concordants : il s’agit de preuves matérielles selon lesquelles ce qu’Israël a détruit était bien un site nucléaire. Nicolas Sarkozy le savait depuis longtemps, cela ne l’a pas empêché de vendre le Liban à la Syrie ni d’inviter le président syrien à la parade du 14 juillet à Paris. Ni d’affirmer, chaque fois qu’il lui sied bien que l’Iran ne devrait pas être laissé continuer sa marche vers la bombe ou qu’il se considère comme le meilleur ami d’Israël.

 
Le 17 octobre 2008 la Syrie a fini l’encerclement de la moitié Nord du Liban.

Et tout cela pour rendre service aux monarchies du Golfe, pour tenter de séparer la Syrie de son bailleur de fonds iranien, pour pouvoir continuer « la politique arabe de la France ». Aussi pour que des mouvements terroristes à l’origine desquels on trouve toujours l’Iran, la Syrie et/ou le Hamas et le Hezbollah n’opèrent pas sur le sol français. Real Politik, quand tu nous tient …
Mais notre président, profitant de la crise financière mondiale, s’est trouvé investi d’une mission encore plus importante : réformer le système financier mondial et transformer le « capitalisme financier ». Ce qui lui a valu l’approbation et le soutient immédiat de Hugo Chavez  qui a déclaré « Encore un peu et Sarkozy sera aussi socialiste que moi ». Hugo Chavez qui a offert, comme présent, à  Ahmadinejad un Airbus A340-200 en signe d’amitié pendant que la France interdit l’export d’avions modernes à l’Iran …
La France qui est l’avant dernier pays en Europe pour la tenue de ses engagements « Maastricht » (on oublie que c’est François Mitterrand qui a imposé les deux critères majeurs, 3% maximum pour le déficit annuel et 60% du PIB pour l’endettement d’un pays) veut reformer le système financier mondial. La France qui promettait à ses partenaires depuis 2003 qu’elle allait  respecter les critères qu’elle-même a proposé, d’abord en 2006 ensuite en 2008 ensuite en 2010 ensuite en 2012 et maintenant … au Calendes Grecques, la France qui vit non seulement au-dessus de ses moyens mais a crédit, la France qui sans le parapluie de l’euro aurait eu depuis la création de ce dernier au moins deux sinon trois dévaluations, la France de Nicolas Sarkozy veut reformer le capitalisme … Système économique qui, pour paraphraser Churchill « est le plus mauvais sauf tous les autres … ».

La crise financière mondiale a bon dos quand on regarde ce que notre président a fait depuis son élection. De 1.150 milliards d’euros de dette nationale, en 18 mois nous sommes arrivés à 1.300 milliards d’euros. Et le déficit annuel continue de grimper : 60 milliards d’euros cette année pour 51 prévus. Mais ce n’est pas cela qui le ferait réaliser des reformes sérieuses ou arrêter de changer la nature de ce qui est commencé dès que les sondages d’opinion montrent que sa popularité est en train de faiblir … Et voilà des renationalisations, des primes accordées en veux-tu, en voilà, qui pour la rentré scolaire, qui pour les familles nombreuses, qui pour Noël, qui pour les lobbies de ceci ou de cela. Quelle importance, c’est la crise et les engagement pris …  on verra une autre fois dit son conseiller en chef, Henri Guiano.
Mais personne ne le prend au sérieux. Ceci ne serait pas grave sauf qu’il représente la France. C’est la France qui a essuyé un revers de politique étrangère il y a une semaine quand, à son insistance, un sommet de 20 pays s’est réuni à … Washington.  Pour décider quoi ? De se revoir en avril 2009 après avoir laissé le temps aux spécialistes de proposer les modalités d’une reforme du système financier mondial ! Mais ce système ne fait que refléter les us et coutumes du système capitaliste. Est-ce à dire que la France veut « socialiser » l’économie mondiale ? Si c’est cela, nonobstant  l’adhésion immédiate de tout ce qui est de gauche en France (et aussi un peu de droite …), vaste programme ! Mais dans un pays où 25% de ceux qui travaillent émargent au budget de la nation (fonctionnaires et/ou assimilés) et, à ce titre, ont le droit de nous faire vivre à crédit, dans un pays où les syndicats représentent toutes tendances confondues moins de 1% de ceux qui travaillent, eh bien, dans un tel pays son président ne peut (ne veut) pas grand’chose. Surtout si ce qui l’intéresse n’est pas le sort de la France dans dix, vingt ou trente ans mais sa popularité immédiate.

Et voilà le tour bouclé : de la Russie dont les ambitions impériales reviennent comme une maladie génétique, qui empêche tout ce qui pourrait se faire contre l’Iran qui veut sa bombe, de ce Moyen Orient qui n’aura la paix (selon les islamistes que la France courtise par Hezbollah et Hamas interposés) qu’au moment de la disparition des chrétiens et des juifs des territoires qu’Allah doit posséder, de ce monde capitaliste dont la contribution au progrès de l’humanité est sans concurrent depuis qu’il existe, de tout cela notre président et avec lui sa France essaye de faire son miel. Ce qui ne l’empêche pas de s’enfoncer dans le déclin économique qui ne promet pas des lendemains qui chanteront …

J’avais oublié : Barak Obama est « son ami » et il est certain qu’avec eux deux, sous leur impulsion,  le monde va changer.  Des vœux pieux ?


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Published by martin
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 08:12
Texte mis en ligne (avec quelques retouches ...) par libertyvox@libertyvox.com


Entrées dans une zone de turbulences, par temps fort, les grandes puissances économiques cherchent des solutions pour redonner aux marchés financiers la confiance dont ils ont besoin pour pouvoir fonctionner sans encombre. Il est remarquable que le plus grand détenteur de réserves en dollars, (trois mille milliards …) la Chine, brille par son absence de toutes les grandes rencontres dont le but est de montrer la solidarité du monde face à une crise  dont on s’efforce encore à occulter les raisons profondes. Mais ce qui est encore plus remarquable c’est que l’Europe avec notre président à sa tête, s’active à faire entrer la Russie dans le cercle de ceux qui devraient décider de ce qu’il y a à faire. La Russie de Monsieur Poutine. A-t-on raison de vouloir cela ?


De premier abord il semblerait que cette démarche soit justifiée. La Russie n’a-t-elle pas été admise au G7 qui est devenu G7+1 ? N’a-t-elle pas des réserves de plus de 500 milliards de dollars ? Certes, sa dernière aventure en Géorgie -agression qui n’est que la répétition de ce qu’elle a fait pendant les 100 dernières années, chaque fois que les pays limitrophes semblaient ne pas vouloir tenir compte de sa volonté- a rafraîchi l’enthousiasme d’une partie de l’Europe pour la considérer comme un pays « en voie de démocratisation ».  Certes, son opposition actuelle aux tentatives de solution des conflits partout dans le monde (Iran, Proche-Orient, Soudan et tout dernièrement l’Amérique latine) qui traduirait sa volonté de revenir au statut de l’Union Soviétique,  pose problème à tous ceux dont l’apaisement sert de viatique. Certes, le fait que l’Europe est prisonnière des fournitures russes de gaz et pétrole rend les choses délicates dès qu’il s’agit de fixer des « lignes rouges » à ne pas transgresser comme, par exemple, respecter l’intégrité de la Géorgie. Pourtant -et pour des raisons différentes- trois pays (la France, l’Allemagne et l’Italie) se sont faits les chantres de la collaboration avec la Russie de Monsieur Poutine.


L’Allemagne parce que premier investisseur occidental en Russie et parce que « l’Ost Politik » fait partie de ses intérêts vitaux (rien de nouveau sous le soleil, Hitler aussi avait besoin de « l’espace vital » qui se trouvait à l’Est). Aussi parce que son dernier Chancelier  (G. Schröder) avant de se vendre à Monsieur Poutine pour un salaire annuel de 1 Million d’euros a imposé au parlement allemand un accord énergétique et le trajet d’un oléoduc financé en grande partie par son pays : trajet conçu par la Russie pour éviter de passer par la Pologne …


L’Italie parce que premier investisseur dans l’industrie automobile russe et premier fournisseur de ce pays dans des produits de l’industrie alimentaire et/ou du luxe. Aussi parce que l’Italie soutient la politique de la Russie d’opposition à l’application de sanctions contre l’Iran. Pays dans lequel l’Italie vise (espère), mettre la main sur l’exploitation d’un énorme gisement gazier et pour laquelle elle est prête à financer la construction d’un nouveau gazoduc qui, selon les souhaits de la Russie et de l’Iran, ne passerait pas par des pays « non sûrs » (Géorgie, Turquie, etc.,).


La France ? Constance diplomatique oblige, notre pays ne fait que suivre sa ligne traditionnelle qui consiste à favoriser la Russie face aux Etats Unis. Constance diplomatique depuis le Général et qui a culminé par l’impensable alliance « Chirac – Schröder – Poutine » contre les Etats Unis au moment du déclenchement de la guerre en Irak. Et nonobstant les professions de foi de notre président concernant son amitié pour les Etats Unis (ce qui a fait que d’aucuns l’avaient rangé dans la catégorie des « atlantistes »), lui aussi fait le lit de la Russie sans se préoccuper de ce que ce pays et son dictateur actuel représentent. « Real Politik » ?


Mais quelle Russie veut-on faire entrer dans le cercle des décideurs pour résoudre les problèmes mondiaux et, cette fois-ci, la crise financière ?


En avril de cette année la Russie a approuvé la résolution 1808 du Conseil de sécurité des Nations Unies relative à la souveraineté de la Géorgie, son indépendance et son intégrité territoriale. Par ailleurs elle a toujours déclaré qu’aucune opération militaire d’un pays contre un autre ne pouvait se faire sans l’autorisation de l’ONU. Mais pendant des années elle a préparé l’opération « Géorgie » et dès la première réponse du gouvernement de ce pays à ses provocations elle l’a envahi en détruisant tout sur son chemin. Ensuite, elle a reconnu « l’indépendance » des deux provinces rebelles (avec Cuba, Venezuela et le Hamas …) et, en vertu d’accords militaires tout de suite négociés et mis en œuvre, elle y a installé ses fusées et son artillerie pour tenir sous leurs menaces Tbilissi, la capitale de la Géorgie. Pour ceux qui n’ont pas la mémoire courte tout cela rappelle l’invasion de la Pologne en 1939 quand l’Armée Rouge y est allé pour « protéger les minorités russes et biélorusses » de ce pays. Et la déclaration de Sergueï Lavrov le Ministre Russe des Affaires étrangères faite à la mi-septembre, semble sortie tout droit des archives de son ministère : « C’est le leadership géorgien stupide qui a plongé le pays dans cette malheureuse guerre. La Russie a réintégré la scène internationale en tant qu'Etat responsable qui peut défendre ses citoyens", a-t-il dit. "Si d'aucuns doutaient de cela, nos actions pour contraindre la Géorgie à (accepter) la paix (...) et la reconnaissance de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie devraient avoir dissipé leurs doutes", a-t-il ajouté. Remplacez la Géorgie par la Pologne et vous trouverez exactement ce que l’Union Soviétique de Staline avait déclaré en 1939 quand ses troupes ont occupé, presque, la moitié du pays.

Et qu’a fait la France de Nicolas Sarkozy ? A la tête de l’Europe elle a fait conclure un « plan de paix » qui, entre autres, prévoyait le retrait des troupes russes sur les positions d’avant l’invasion de la Géorgie. Quelques heures après que Nicolas Sarkozy ait signé de sa main les accords conclus, plusieurs de ses stipulations ont été contredites par le Kremlin, laissant l'énergique président français paraître pour un idiot. Alors … un deuxième tour à Moscou pour obtenir que les troupes russes se retirent : promis, juré ce sera fait dans les dix jours après l’envoi d’observateurs européens au plus tard le 1er octobre. Et on envoie notre Kouchner national pour constater, le 8 octobre que les russes n’ont pas respecté leur parole. Qu’à cela ne tienne, avec le culot monstre que l’on lui connaît, il répond à une journaliste qui lui fait remarquer que les accords sont violés "Les phrases, c'est quelque chose, la réalité, ça en est une autre. Vous avez une autre solution ? " Voilà pour la Géorgie. Sauf que …  Monsieur Poutine a eu à constater que les marchés financiers ont pris conscience de ce qui se passait et la bourse de Moscou a perdu plus de 500 Milliards de $ de capitalisation (Gazprom seul a vu sa capitalisation passer de 350 Milliards de dollars en mai 2008 à moins de 150 Milliards de dollars en août 2008 bien avant la crise financière …) et que plus de 45 milliards de dollars sont sortis de Russie courant août et septembre. Le tout comme conséquence de l’agression contre la Géorgie.


Mais cette saignée des finances russes venait après une autre, qui s’est passée au mois de juillet quand le dictateur actuel s’en est pris au groupe Mechel, géant du charbon et de l’acier, denrées convoitées par son entourage car représentant deux secteurs de très grande rentabilité économique. En lançant une menace, à peine voilée, de lui faire subir le même sort que celui de Youkos. Vous vous souvenez ? Premier groupe pétrolier du pays, dépecé, démembré, mis en faillite, détruit (ainsi que la valeur qu’il représentait) car son actionnaire principal a eu des velléités politiques opposés au Kremlin. La sortie de Monsieur Poutine a coûté 60 Milliards de dollars à la capitalisation de cette société mais … plus de 20 % à la bourse de Moscou. Monsieur Poutine a-t-il compris quelque chose ?

On nous dira que l’économie de la Russie a été reconstruite pendant les années de présidence Poutine. Sauf que cela a été fait sur un seul pilier, l’énergie. C’est à dire sur le pétrole et le gaz. En effet, ces dernières années les prix du pétrole et du gaz ont explosé. La Russie de Monsieur Poutine n’y est pas étrangère. On  peut situer le commencement de la vertigineuse augmentation du prix du baril à l’année 2002 car jusque-là le prix du baril est resté pratiquement constant. Que s’est-il passé en 2002 ? C’est la découverte par la communauté internationale du programme nucléaire à but militaire caché. Suivie, rapidement, par la guerre en Irak et par l’envolée des prix qui se voient multiplier par cinq !
 
C’est là qu’il faut trouver les raisons de l’opposition russe à toute sanction sérieuse contre l’Iran. En maintenant un régime de sanctions trop faibles pour modifier le comportement de l’Iran, la Russie perpétue une situation qu’elle juge bénéfique pour elle. Non seulement l’augmentation des prix déstabilise les marchés internationaux du pétrole -les prix étant plus élevés qu’ils ne devraient être- mais les grandes réserves de gaz naturel de l’Iran sont hors d’atteinte pour une utilisation européenne, ce qui renforce la dépendance du continent de la Russie.  En clair, la politique actuelle sert parfaitement les intérêts de Moscou. D’une part, elle empêche toute action militaire contre l’Iran, de l’autre, elle a enrichit la Russie par le maintien d’un prix du pétrole élevé, tout en lui permettant de dicter en grande partie la politique européenne en facilitant son dépendance énergétique vis-à-vis d’elle.

Mais ce faisant, Monsieur Poutine a rendu l’économie de la Russie  presque totalement dépendante du prix du pétrole. Ce qui, par contrecoup, peut provoquer son effondrement si le prix du baril se contracte. En effet, le budget russe est constitué sur la base d’un baril à 95 $, attendons-nous à voir la Russie souffrir quand celui-ci descendra vers 65 $ (il est déjà à 70 $ et la tendance baissière est évidente car, de plus, il y aura une réduction de la demande suite à la crise financière …).


La Russie de Monsieur Poutine fait illusion quand on ne regarde que les grattes-ciel de Moscou, les constructions de luxe partout et, même, la préparation des jeux olympiques à Sotchi. Elle fait illusion car, en réalité, la société russe est encore plus faible qu’elle ne l’était pendant l’époque soviétique. « C’est parce que la Russie n’a rien, que le pétrole et le gaz. Nos magasins vendent des vêtements turcs, des appareils électroniques chinois, des chaussures de sport d’Indonésie, des téléphones portables taïwanais  et ainsi de suite. Même le ciment est maintenant moins cher à importer de l’étranger que de le produire en Russie. » (Kommersant, Moscou).


La Russie n’a rien, elle n’est pas un « grand pays » et toutes le rodomontades des « agents d’influence » (ou des « idiots utiles » …) n’y changent rien.

À la fin de la guerre froide, l’Union Soviétique avait une population totale de près de 300 millions d’habitants et un produit national brut estimé à environ 8.200 $ par habitant. À cette époque, les Etats-Unis avaient une population de près de 250 millions et un produit intérieur brut d’environ 20.800 $ par habitant. Déjà à l’époque les Etats Unis avec une population inférieure assuraient une économie égale au double de l’Union Soviétique. Vingt ans plus tard, la population russe est d’environ 140 millions d’habitants, avec un PIB d’environ 9.300 $ par habitant $, alors que la population des Etats-Unis dépasse 300 millions d’habitants, avec un PIB de 44.000 $ par habitant (chiffres 2006). Aujourd’hui, la population des Etats-Unis est le double de la Russie et l’économie américaine est dix fois plus grande.

Monsieur Poutine a présidé à cette descente aux enfers de la Russie. Comment ? Pourquoi ? Essentiellement parce qu’il a décidé que la plus grande tragédie du 20ème siècle a été la disparition de l’Union Soviétique et que, dès lors, il fallait par tous les moyens (faire revenir la Russie au standing qui était le sien il y a plus de vingt ans. Sauf que …


Sauf que la population russe est en train d’être décimée par les ravages du Sida, de l’alcoolisme et de la tuberculose ( ?!) pour ne pas parler du tabagisme, des suicides (un des plus grands taux au monde) ou … des accidents de circulation. La tuberculose ? L’Organisation Mondiale de la Santé considère qu’il s’agit d’une épidémie. Maladie totalement éradiquée dans les pays développés. Mais regardez les chiffres : 300 millions d’habitants aux Etats Unis, 650 personnes mortes de cette maladie. Russie, 140 millions d’habitants … 24.000 morts en 2007. La Russie représentait 21% des cas de tuberculose enregistrés en Europe en 1990, elle a représenté 35 % en 2006 (Statistiques OMS). Mais ce qui est plus grave c’est le Sida : en Europe occidentale, 70% des personnes infectées  sont des hommes de plus de 30 ans, en Russie, 80% des personnes infectées sont âgées de 15 à 29. Un dessin pour la suite ? Et pour conclure,  un extrait d’un rapport du Docteur Guennadi Onischenko, Directeur des Services Sanitaires de Russie : « 9% seulement des hôpitaux de Russie qui soignent la tuberculose répondent aux normes d’hygiène, 21% ne disposent pas d’eau courante, chaude ou froide et 11% n’ont pas le tout-à-l’égout » (cité par H-M. Fechbach,Woodrow Wilson International Center for Scholars). Ce qui explique, en partie, pourquoi l’espérance de vie de l’homme russe n’est que de 57 ans (et décline constamment) et que l’écart avec celle des femmes (14 ans) est le plus grand connu dans le monde développé.


Alors que Monsieur Poutine, disposant de pouvoirs sans limite,  a capitalisé sur son industrie pétrolière, la volatilité du marché mondial du pétrole signifie que le risque d’un retournement est élevé. Et que la population russe, déjà mal lotie, s’enfoncera encore dans sa misère. La bourse russe, thermomètre de son ouverture à l’économie de marché, vient de voir partir en fumée plus de deux tirs de sa capitalisation du mois de mai 2008. Combien ? Presque 1.000 milliards de $ ! Mais au lieu de s’occuper de la santé, du développement des infrastructures, de la ré-industrialisation du pays, bref, de tout ce qui conditionne l’avenir des russes, Monsieur Poutine et son entourage on veillé à l’accaparation des moyens de productions les plus rentables et au partage des profits en faveur d’une nouvelle nomenclature, pour l’essentiel, d’origine KGB. Comme Monsieur Poutine lui-même.


Trois événements apparemment sans relation, ont conduit à cette dégringolade : l’affaire Mechel, la guerre en Géorgie et la crise financière. Mais si l’on regarde de près on est forcé de voir que les deux premiers sont dus directement à la gestion du pays par Monsieur Poutine tandis que le troisième –par delà la cause déclenchante,  les « sub-primes » aux Etats-Unis- est sans doute lié à la politique des « prix forts » pour le pétrole et le gaz, ce qui fait l’essentiel de la philosophie de Monsieur Poutine.

Alors ? Est-on certain que Monsieur Poutine a conduit la renaissance économique de la Russie ? Qui est Monsieur Poutine ?

Monsieur Poutine n’est désormais qu’un tyran classique. Pour asseoir son pouvoir il a réduit au silence les médias russes (trois chaines nationales de TV et une myriade de radios du temps de M. Eltsin, entièrement libres, plus aucune aujourd’hui qui ne soit contrôlée par le Kremlin). Mais la Douma vient de promulguer une loi assurant la liberté d’expression … aux chiens : ils auront le droit d’aboyer deux heures de plus tous les jours … Ensuite il a laissé assassiner ses opposants, surtout journalistes. Il a fait procéder à la nationalisation de pans entiers des industries, pour contrôler directement ou par ses séides leurs profits. Il a fait reprendre par des moyens de coercition fiscaux, écologiques ou autres, l’essentiel des investissements énormes du monde occidental dans l’exploitation du pétrole et du gaz en Sibérie. Petites choses. Il a fait empoisonner le Président de l’Ukraine Viktor Iouchtchenko et commandité l’assassinat d’un ancien du KGB qui a tourné casaque. D’où le sobriquet de « Vlad l’Empoisonneur » (par référence à Dracula, « Vlad l’Empaleur » …).

Regardez la traduction de l’évolution de la Russie dans les classements au plan mondial : pour le taux de mortalité à 5 ans (TMM5 – UNICEF) elle se classe 125ème, pour l’indice de développement humain (PNUD – ONU) elle se classe au 67ème rang bien loin du Costa Rica, les Bahamas ou les Seychelles …
                          Derrière Panama et la Malaisie ou la Bulgarie et le Mexique …


et pour la corruption, parmi 159 pays la Russie se place au 126 rang (juste devant la Guinée Equatoriale ; elle était au 90ème rang au début des années 2000 quand Monsieur Poutine avait pris les rênes du pouvoir).

La corruption, elle ronge tout en Russie. Et comme le principal responsable se trouve être Monsieur Poutine, aucune amélioration n'est probablement à attendre tant qu'il sera là. Dans une note aux investisseurs, UBS (Suisse) rappelle diplomatiquement le vieux paradigme de l'augmentation du risque politique de retour en Russie et réduit son évaluation de marché boursier russe de 20 pour cent, soit une valeur marchande de       300 milliards de $. En réalité, en cinq mois c’est plus de 1.000 Milliards de $ qui sont partis en fumée …

La Russie de Monsieur Poutine, voilà le partenaire que notre président veut imposer à l’Europe. En oubliant tout à la faveur de la crise financière … Ce faisant il participe de la trahison des idéaux de l’Europe en lui facilitant la voie de son suicide. Non seulement l’Europe est prisonnière de la Russie, non seulement elle n’a d’alternative que l’Iran pour satisfaire ses besoins d’énergie mais on s’efforce de faire rentrer la Russie de Monsieur Poutine dans le cénacle européen. Comme si elle partageait ses valeurs. Mais qu’importe, l’Europe rencontrera la Russie le 15 octobre pour parler avenir …


Les valeurs de l’Europe ? Toutes affaires cessantes, pendant la crise financière, Nicolas Sarkozy sponsorise avec l’Emir du Qatar, le 7 octobre à Paris, un grand débat à l’Assemblée Nationale avec le thème « L’Etude de la culture et de la langue arabe en France » (Al-Raya, Qatar).




 
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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 09:52

 

Pendant le temps que vous lirez ce texte la dette publique de la France augmentera de 1.900 € à la seconde : elle était de 1.150 Milliards d’euros à fin 2006 ce qui a fait dire M. Fillon (après l’élection de N. Sarkozy) « Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier …On a 1.150 milliards de dette à la fin de 2006. C'est une situation qui n'est plus supportable. » Et nous étions nombreux à croire qu’une fois le constat fait on allait, enfin, conduire le pays vers l’assainissement économique dont il avait besoin. Mais les déclarations passent comme passent les roses … et la dette publique en ce moment est de 1.252 Milliards d’euros. En moins de 18 mois la France a augmenté sa dette d’encore 100 Milliards d’euros ridiculisant les propos de M. Fillon et montrant qu’en réalité, le pays ne se trouve pas sur la voie de son assainissement économique, au contraire. De plus, on laisse de côté la dette « hors bilan » (selon les normes internationales) constituée par les engagements de l’Etat au titre des retraites des fonctionnaires ce qui ajoute environ 900 Milliards d’euros, soit un total de plus de 2.150 Milliards d’euros. Les deux grandes explications pour justifier cet état de choses : l’absence de la croissance et le différé dans le temps des effets des réformes entreprises.

Pourtant, il suffit de regarder deux graphiques -évolution de la dette publique et taux de croissance- pour comprendre, qu’en France,  il n’y a aucune relation entre les deux.

 

        
             25 années de 1981 à 2006 (source OCDE)

On observe que sur les 25 dernières années (à partir de l’élection de F.Mitterrand et nonobstant la couleur de la coalition au pouvoir ensuite) la croissance moyenne du PIB de la France a été d’environ 2%. Les hauts et les bas n’ont eu aucune influence sur l’évolution de la dette qui s’est vue augmenter de 20 % du PIB en 1981 à 64 % du PIB en 2006. Les années de forte croissance (1990 ou 2000-2002) ont seulement ralenti, un peu, le rythme d’augmentation, sans plus.

 

Dans ce qui va suivre je m’efforce de démontrer que les raisons de l’endettement faramineux de le France et de son accroissement implacable sont structurelles et ne pourront disparaître qu’avec un changement du modèle économique, politique et social du pays.

 

Il me semble que ces raisons structurelles se résument à trois : obésité de l’état, coût de l’immigration (acceptée=en situation régulière et/ou naturalisés, ou subie=sans papiers), « état providence ».

 

Obésité de l’Etat -

 

L’on décompte en France aujourd’hui environ 6,2 Millions de fonctionnaires (2,5 fonction publique d’état, 1,6 fonction publique territoriale, 1 fonction publique hospitalière et 1,1 entreprises publiques à monopole + enseignement privé sous contrat – source DGAFP, INSEE). D’un autre côté, le nombre de salariés des secteurs concurrentiels s’établit à environ 16,5 millions. Ce qui permet de constater qu’en France il y a pour chaque 2,5 salariés du secteur marchand, 1 fonctionnaire. Et on voit apparaître une tendance lourde à l’augmentation du nombre de fonctionnaires car  entre 1982 et 2003, l'emploi public a augmenté de 24% quand dans le même temps, l'emploi total a augmenté de 13%. La Fonction publique territoriale (FPT) a fait montre d’une croissance de 42%, les effectifs de la fonction publique hospitalière (FPH) ont progressé de 28% et ceux de la Fonction publique d'Etat de 14%. Chiffres qui montrent (a) que la France se transforme lentement en un pays de fonctionnaires et (b) que les questions à caractère rhétorique « faut-il diminuer le nombre d’infirmières » n’ont aucun sens car toutes les fonctions de l’état sont en augmentation continue. « Faut-il rappeler que la France compte 83 enseignants dans le secondaire pour 1 000 habitants là où l’Allemagne en compte 66 et le Royaume-Uni 60 ? 2,2 agents des impôts sur 1 000 habitants là où le Royaume-Uni en compte 1,3, la Suède et le Canada 1,2 ? Faut-il rappeler que la France dispose de 1 987 fonctionnaires pour soutenir les exportations alors que l’Allemagne, qui pèse le double de la France en pourcentage du commerce mondial, en compte 1 046, presque un sur deux en moins ? » (source Le Point)

 

En 2007, la France -selon les statistiques de la Commission européenne- a été le pays qui a dépensé le plus en dépenses publiques en proportion du produit intérieur brut, non seulement au sein de la zone euro mais au sein de l'Union européenne à vingt-sept. Quand la France dépense pour l’état 100, l’Allemagne dépense 83 (comme le Royaume Uni), l'Espagne 74 et le « meilleur de la classe » - Estonie 64 (source Eurostat). Actuellement nous « battons » les Suédois, les Finlandais et les Danois qui en 2000 étaient tous devant nous, mais qui ont fait de très grands efforts pour faire maigrir leur état. Notre pays est le premier en Europe pour les dépenses de l’état, et « c’est les enfants des élèves qui payent les salaires des enseignants » (J. Attali).

 

Coût de l’immigration (acceptée ou subie) – Selon ce que l’on ne sait pas (car on n’a pas le droit de le savoir, la République étant une et indivisible …) le nombre d’immigrés réguliers et des membres de leurs familles se trouve entre 5,0 et 8,0 millions (en laissant de côté et les « statistiques » des bien pensants qui situe ce nombre autour de 3,0 millions et celles des « mal pensants » qui vont jusqu’à 10 millions). Deux rapports font autorité pour ce qui est des coûts complets de l’immigration pour la France : « Essai d’évaluation pour la France des coûts de l’immigration » (Prof. J. Bichot, Lyon III-Jean Moulin) et « Le coût réel de l’immigration en France » (J-P. Gourévitch, expert international). Ces rapports considèrent que le nombre total de la population d’origine immigrée est d’environ 6,9 millions de personnes soit 11 % de la population métropolitaine (évaluée à 64 millions pour fin 2008). Parmi lesquelles (en soustrayant les moins de 18 ans et les plus de 65 ans) on considère qu’environ 3,0 millions de personnes  ont ou cherchent activement un emploi. Mais, tandis que le taux de chômage des immigrés européens est comparable à celui de la population autochtone (7,5%), celui des immigrés des pays tiers est de 21,5 %. Cette population ne contribue qu’à hauteur de 4 % des revenus de la France car leur revenu initial individuel se limite à 5 800 euros (moyenne nationale : 14 400 euros). En revanche, ils perçoivent 22 % des prestations sociales.

 

A très peu de choses près, les deux rapports cités concluent [après analyse exhaustive des dépenses totales (y compris les investissements divers) et des recettes totales, analyse fondée sur des hypothèses parfaitement recevables quand il ne s’agit pas de données officielles] à un coût annuel de l’immigration (non européenne) de 36 milliards d’euros, soit grosso modo 2 points de PIB ! C’est le moment de se souvenir que le déficit public français pour 2008 sera de 59,6 milliards d’euros. Autant dire que ceux qui nous assènent comme vérité d’Evangile « l’immigration est une chance pour notre pays » devraient peut-être consulter les statistiques pour vérifier si ce qu’ils disent correspond à la réalité. Non, ce qu’ils disent ne correspond pas à la réalité. De plus, la croissance beaucoup plus rapide de la catégorie des moins de 18 ans dans cette population (elle compte aujourd’hui 15 % de la population métropolitaine correspondante, soit 45 % plus que leur poids dans la population totale du pays) ne fait (ne fera) qu’accentuer les écarts, ce qui aura comme conséquence une augmentation continue du coût de l’immigration d’origine non européenne. Et cela permet de dire que 3/4 du déficit chronique des finances publiques de la France provient des immigrés d’origine non européenne. Dans ce tableau, deux autres composantes : « la France est le pays qui a le plus grand taux de natalité en Europe » (sans s’attarder sur le fait que 20 % des naissances sont d’origine immigration non européenne … soit le double en pourcentage par rapport à son poids dans la population totale) et « si cette population ne contribue pas aux comptes de la nation comme les autochtones c’est parce que nous avons raté leur intégration » (en laissant de côté le fait que le rapport entre le PIB du pays d’origine et celui de la France va de 1 à 25, par exemple, entre la France et le Mali ce qui constitue un formidable attrait même si l’on gagne en France le tiers ou le quart de ce que gagne un autochtone  ou un immigré européen).

 

Ce qui précède est illustré graphiquement ci-après :

 


Naturellement, la France est un cas particulier … Avant-dernier pays en Europe pour son déficit par rapport au PIB elle vient de prendre la présidence de l’Europe et … va donner des conseils à tout monde. Y compris au leader socialiste de l’Espagne : son pays flirte avec l’équilibre budgétaire et il n’hésite pas à tenir la promesse d'augmenter de 6 % le minimum retraite car "la sécurité sociale fait preuve d'une santé magnifique", (le ministre du travail, Celestino Corbacho, évoquant un fonds de réserve équivalent à 5 % du PIB). Mais le chômage restant préoccupant ajoute le chef du gouvernement socialiste, "il est logique que le flux de l'immigration se réduise"."Cela n'a pas de sens de faire venir des maçons du Maroc si ceux d'ici sont au chômage".

         Déficit annuel en % du PIB, Europe

 

 

Etat providence


Résultat de la transformation de la social-démocratie allemande, de sa rupture avec Marx et de son adhésion à l’économie de marché (Bad-Godesberg, 1959) l’état-providence s’installe, pratiquement, dans tous les pays de l’Union Européenne. Et peu importe la couleur des coalitions au pouvoir (exception : l’Angleterre). Partout, comme une sorte de reflet de la vulgate dominante apparue après 1945 « plus jamais de guerres » on a traduit la chose sur le plan économique et social : plus de « guerre de classe », apaisement du conflit fondamental du capitalisme tel qu’évoqué par Marx, « caractère collectif de la force de travail, possession ou appropriation individuelle des moyens de production ». Systèmes de retraite par répartition, réduction de la durée du travail (annuelle et totale avant la retraite), assurances maladie obligatoires à double financement, éducation gratuite, indemnisation (généreuse) du chômage, développement de l’état et de ses fonctions, etc., ont tous été mis en place pendant les « trente glorieuses » (pour certains années 50-80 pour d’autres 60-90, après 1900, naturellement …).

 

La France (qui n’a pas vraiment admis l’économie de marché) a vécu, sans soucis, pendant les trente dernières années comme si ses dépenses inconsidérées allaient pouvoir se maintenir pendant l’éternité. Elle a accueilli des masses d’immigrés sans ressources et sans capacités prouvées de pouvoir trouver un travail (voir plus haut, coût de l’immigration). Elle a créé, essentiellement pour cette catégorie, la CMU (couverture maladie universelle) ce qui a constitué un nouvel attrait pour ceux qui veulent vivre en France. Pour les autochtones, elle a réduit la durée du travail (35 heures) au-delà de tout ce que l’on pouvait imaginer (sauf par ceux qui n’ont jamais travaillé dans une activité marchande pour se rendre compte que l’on ne partage pas le travail …). Elle a mis en place de modalités de départ à la retraite qui font que certains pouvaient le faire à partir de 50 ans (et certains, encore aujourd’hui, peuvent le faire à partir de 55 ans …).  Elle a inventé de nouveaux mécanismes pour financer ses dépenses y relatives : CSG, RDS et dernièrement la taxe pour le financement du RSA. Bref, pendant que ses partenaires européens commençaient à se serrer la ceinture, à rogner sur les largesses de l’état providence et à trouver des moyens pour relancer leur croissance économique et la réduction de leurs dettes, la France, insoucieuse, continuait sur sa lancée. Pour comprendre l’absurdité, actuelle, du système de retraite par répartition il suffit de donner deux exemples : au début des années 60 il y avait quatre personnes au travail pour une à la retraite, aujourd’hui il y en a 1,8 personnes pour un retraité. Qui peut croire que les « mesures » prises (rallongement partiel du nombre d’années de travail ou les changements à la SNCF) sont autre chose que des cataplasmes sur une jambe de bois ? Un deuxième exemple : l’âge moyen du départ à la retraite en France est de 57,5 ans tandis que l’âge moyen pour le premier emploi salarié est de 24 ans. Autant dire que la durée moyenne de travail (avant la retraite) est de 33 ans. Mais, soit, regardons le cas d’un salarié non cadre qui dès son premier emploi et jusqu’au départ à la retraite disposerait du salaire brut moyen actuel (2.440 €). Sa cotisation « vieillesse » + complémentaire retraite lui coûte 547 €/mois soit une contribution au système de 269.000 € au bout de 41 ans (durée légale actuelle). Mais il aura 65 ans quand il partira à la retraite et, progrès médicaux aidant, il vivra (qu’il veuille bien m’excuser …) jusqu’à 85 ans (espérance mathématique de vie à la naissance pour les hommes, en France = 82 ans). Pendant ses 20 dernières années la pension qu’il recevra de la Sécu sera d’environ 333.000 € (maximum actuel 1.386 €/mois) mais il coûtera à la société, aussi, quelques 66.000 € en dépenses médicales (moyenne annuelle actuelle 3.318 €/habitant). Un système qui reçoit 270.000 € et qui doit rendre 400.000 € n’a pas beaucoup de chances de pourvoir exister longtemps autrement que par une fuite en avant : une des raisons de la progression de la dette de la France réside dans les comptes déficitaires de la Sécurité Sociale. Les graphiques qui suivent montrent clairement :

            Source : commission des comptes de la Sécurité sociale, avril 2008

 

a. la moyenne des déficits annuels sur les 14 dernières années a été d’environ 5,8 Milliards € avec un total de 81 Milliards d’euros (qui se retrouvent dans la dette de la France …) mais la moyenne annuelle du déficit des 6 dernières années a été de 9,8 Milliards d’euros !
 

b. le régime vieillesse (CNAV, salariés) qui a été excédentaire jusqu’en 2004 affiche une dérive croissante : le déficit double entre 2006 et 2008 (estimation) et, si l’on prolonge le graphique (en tenant compte de l’absence de tout correctif)  il va doubler encore en 2010 ; ensuite …

 

Voilà les effets de l’état providence en France, une partie en réalité. Une partie, car ses largesses (comme son impuissance à les arrêter) ne s’arrêtent pas là. On a cru un moment, avec les promesses du candidat N. Sarkozy que les choses allaient changer. Ce n’est pas le cas et le coût de ce qui a été entrepris comme réformes ne fait qu’augmenter la dette pour, au moins, les cinq/dix années à venir (universités, régime spécial, etc., uniquement celles dont on se gausse pour montrer que la France se réforme).

 

oooooooooooooo

 

Mais … la vie ne se plie pas toujours aux désirs de ceux qui gouvernent l’Europe. A partir du premier choc pétrolier (1973) et ensuite, à répétition, les « crises de croissance », d’un côté, et la prise de conscience de la nécessité d’une action commune à l’échelon de l’Europe (Maastricht, introduction de l’euro), d’un autre côté, ont conduit les gouvernants à revoir les fondements de l’état providence. Ainsi fût fait dans les pays nordiques, en Espagne en Belgique, en Allemagne. Avec, naturellement, l’exception française. Pendant 25 ans, d’alternance socialiste en pouvoir de droite, avec une constance permise uniquement par l’incapacité de ses partenaires européens de lui faire entendre raison, la France n’a en rien modifié les fondements de son état qui, individualisme exacerbé oblige, a démissionné devant les oppositions catégorielles aussi multiples que ses propres incapacités. Mais, comme la France est la France, c’est elle qui avait imposé (Maastricht) les deux critères principaux pour maintenir l’euro : un déficit annuel inférieur à 3%  du PIB et une dette totale inférieure à 60 % du PIB. Les années ont passé et les promesses de la France de respecter les critères mentionnés, aussi. On a promis aux partenaires européens de tout faire pour 2006 et ensuite pour 2008 et ensuite pour 2010 et ensuite, croix de bois croix de fer … pour 2012. Le ministre des finances parle maintenant de voir la France respecter intégralement ses engagements à  « l’horizon de 2012 fonction aussi de la croissance de l’économie ». On sait, cependant que croissance et dette n’ont rien en commun pour la France.

 

La même ministre des finances vient de mettre à l’ordre du jour de la rencontre des 27 ministres des finances de l’Europe un point majeur : « il est impératif de mettre en place des systèmes de contrôle financier des agences de notation ». Cela peut paraître curieux mais ce ne l’est pas. L’année dernière, la prestigieuse Standard&Poor, principale agence mondiale de notation de la dette des états (ou autres collectivités, grandes entreprises, etc.,) avait annoncé que si rien ne se passe jusqu’en 2010 les obligations d’état de la France seront décotées prenant la voie de « junk bonds » tandis que la notation de la dette ne sera plus AAA et elle sortira du groupe de 19 pays européens disposant de cette évaluation. Il s’agit, donc, d’un thermomètre qui, pour la France ne montre pas une température convenable. Que fait la France ? Elle va casser le thermomètre en voulant contrôler les sociétés de notation …

 

Réformes ? Peut-être … espoir d’obtenir des résultats ? Aucun … Comment faire ? Tant que le système économique-politique-social français ne changera pas, aucun espoir de réduire la dette ou le déficit. Alors … dormez-braves gens, ceux qui nous gouvernent pensent (surtout à eux) à tout !

 

Gentil lecteur, vous avez mis 10 minutes pour lire ce texte ? La dette de la France a augmenté de 1.140.000 € !

 

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Published by martin - dans France
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