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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 06:51

 

 Texte publié par Liberty Vox le 23.05.08

La France, sa politique étrangère et son ministre.

En juillet 2007, les journaux nous apprenaient que Bernard Kouchner était à Beyrouth où il rencontrait «tous ses amis» y compris (selon les dépêches d’agence) les chefs (ou les représentants) du Hezbollah. Non content d’avoir accordé, sans aucune contrepartie, une sorte de légitimité internationale au Hezbollah en l’invitant auparavant à Paris, voilà qu’il oubliait le passé en courant, d’après cette organisation terroriste, pour l’amadouer et pour la faire entrer dans le jeu politique (Ô combien compliqué…) du Liban. La France devait parler à tout le monde, disait-il à l’époque. On connaît la suite : deux émissaires du plus haut rang possible (Claude Guéant, Secrétaire Général de l’Elysée et Jean-Paul Levitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy) vont à Damas pour obtenir de Bachar El Assad qu’il laisse le Liban se doter d’un président. 18 reports de l’élection plus tard, neuf mois en tout, rien n’a été obtenu. Si, une épreuve de force imposée par le Hezbollah il y a deux semaines qui, retournant les armes « de la résistance contre Israël » vers les supporters du gouvernement Siniora, a conduit à plus d’une centaine de morts et au maintien du statu quo. La France (et avec elle l’Europe) s’accommodent de la prise du contrôle de ce pays par l’Iran et la Syrie via leur supplétif sur place, le Hezbollah. Et on ajoute l’ignominie à l’irresponsabilité en saluant « l’accord de Qatar » : le Hezbollah garde ses armes (vous vous souvenez de la résolution 1701 proposée et soutenue par la France en 2006 et qui prévoyait le contraire), il obtient le contrôle de l’aéroport et du port de Beyrouth (tout ce qui lui viendra d’Iran et d’ailleurs ne soulèvera aucune objection, de personne), et continuera  à être libre de ses mouvements jusqu’à la frontière Nord d’Israël, en dépit des 10.000 casques bleus de l’Unfil parmi lesquels 2.000 français qui, comme les autres, se la coulent douce sans rien entendre, rien dire et rien voir (comme les trois singes africains) et passent les week-ends à Naharia, en Israël. Requiem pour un pays …

Mai 2008, Le Figaro nous apprend (et Bernard Kouchner le confirme) que la France est entrée en contact avec le Hamas et qu’un ancien ambassadeur en Irak (du temps de Saddam Hussein) est allé à Gaza pour rencontrer Mahmoud Zahar, fondateur du Hamas et Ismaël Hanieh, «premier ministre» du gouvernement qui, par un coup de force, a privé l’Autorité Palestinienne de la moitié des territoires concédés par les accords d’Oslo. Après des combats faisant moult morts et qui ont démontré la fraternité du Hamas et du Fatah quand les «militants» de ce dernier étaient criblés de balles par ceux du Hamas. En confirmant la chose sur Europe 1, Bernard Kouchner dit La France doit parler à tout le monde. Et l’ambassadeur en question d’affirmer que «ses interlocuteurs l’ont assuré qu'ils étaient prêts à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967, ce qui équivaut à une reconnaissance indirecte d'Israël". En oubliant de lui dire que dès qu’un tel état verra le jour, la lutte pour la destruction d’Israël continuera, sur de nouvelles bases… Car relisons la déclaration du même Mahmoud Zahar au Wall Street Journal (17.04.08) : Un «processus de paix» avec les Palestiniens ne peut s’engager, même pas par une première mesure minuscule, jusqu'à ce qu’Israël se retire d'abord aux frontières de 1967 ; démantèle tous les villages crées depuis ; retire tous ses soldats de Gaza et de Cisjordanie ; rend nulle son annexion illégale de Jérusalem ; libère tous les détenus et arrête le blocus de nos frontières internationales, de notre littoral et de notre espace aérien de manière permanente. Ceci fournirait le point de départ pour des négociations justes et constituerait la base pour le retour des millions de réfugiés ; étant donné ce que nous avons perdu, c'est le seul moyen par lequel nous pouvons commencer à récupérer le tout de nouveau». A récupérer le tout, c’est-à-dire la Palestine avant le partage par l’ONU en 1948.  C’et vrai, parmi les missions des ambassadeurs, il y a la désinformation, l’émissaire de Bernard Kouchner n’a pas failli à son devoir.

Mai 2008, Bernard Kouchner s’émeut de ce qui se passe en Birmanie où la junte militaire interdit l’aide humanitaire à plus d’un million d’êtres. Il a sans doute oublié qu’en 2003, Me Souliez-Larrivière et Me Jean Veil ont confié à BK Conseil une mission d’enquête au Myanmar (Brimanie) auprès de la société Total chargée de la construction et de l’exploitation d’un gazoduc … Il avait oublié aussi de noter dans son rapport que les deux avocats défendaient les intérêts de Total. D’ici à croire, qu’en réalité, il avait accepté une mission payée par Total pour justifier du haut de son statut de parangon «droithommiste» l’investissement de cette société en Birmanie, il y un pas qu’il ne faudrait pas franchir. Et pour faire bonne mesure, une fois qu’il avait dédouané Total («elle devrait, selon notre analyse et malgré ses traditions de neutralité, s’engager avec précaution dans cette voie, d’autant que, premier investisseur du pays, elle ne risquerait dans l’affaire qu’un très positif changement d’image» - il s’agissait de s’engager dans la voie de la collaboration avec la junte militaire …) il écrivait …«Pourquoi les militants s'acharnent-ils plus facilement contre le Myanmar que contre la Chine qui pratique à grande échelle le travail des enfants? Par facilité. Les Généraux birmans apparaissent plus dérisoires que les autres, et leur capacité de communication est inexistante. La tâche est donc plus aisée, la pression entraîne peu de risques... S'en prendre à la Chine au Tibet, par exemple, au Parti Communiste résiduel au Viêt-Nam et même à l'odieux régime de Corée du Nord comporte plus d'aléas». Nous sommes rassurés, cinq ans après Bernard Kouchner critique la junte militaire birmane mais ne s’en prend plus à la Chine. Gageons qu’il sera présent à Pékin pour les Jeux Olympiques.

Ce dont il est question quand on lit les trois paragraphes précédents ne se résume pas aux contorsions idéologiques d’un Bernard Kouchner, fut-il ministre des affaires étrangères de la France. Il s’agit de la France et de ce qu’André Dufour vient d’écrire : «A quoi bon alors commémorer le 8 mais 1945 qui scelle la défaite du plus abject des régimes totalitaires, si nous restons passifs devant la montée des nouveaux périls, si nos diplomates traitent dans les coulisses avec ceux qu’il faudrait commencer par anéantir avant qu’ils ne soient eux-mêmes en mesure de nous anéantir». http://www.libertyvox.com/article.php?id=322

La France vient de sceller le sort du Liban. Elle l’a abandonné à un des pires régimes totalitaires d’aujourd’hui, le régime des mollahs iraniens. Comme elle l’a fait pour la Pologne, abandonnée aux Allemands et aux Russes en 1939. Comme les démocraties occidentales ont abandonné la Tchécoslovaquie à Hitler. En «parlant» au Hamas elle est en train d’abandonner l’Autorité Palestinienne et d’accepter la mainmise de l’Iran par Hamas interposé à Gaza. La France qui se prépare à prendre la présidence de l’Union Européenne et qui veut, par-dessus tout, créer une «Union de la Méditerranée» est en train de préparer le terrain de la conquête d’une partie de la rive Sud par les pires ennemis des démocraties occidentales. Par delà les fortes tendances pro-arabes du Quai d’Orsay, par delà le fond antisémite qui y perdure, en dépit des intérêts stratégiques de notre pays, on est en train de paver la voie à la consolidation d’Eurabia (Bat Ye’or) de ce côté-ci de la Méditerranée. Pourquoi ?

Le Professeur Paul Eidelberg (entre autres publications, Discourse on Statesmanship, Demophrenia, etc.) a proposé comme explication la théorie de la «demophrénie». Puisqu’en démocratie on professe que tout et toussont égaux, tandis que les choses et les gens ne sont pas égaux entre eux, celui qui croit dans l'égalité de tout et de tous développe une forme de folie ou de dédoublement de l’esprit qu'Eidelberg appelle demophrénie. Les individus savent que les choses et les gens ne sont pas égaux, tout en se disant qu'ils le sont. Eidelberg observe que des taux élevés de cette forme de schizophrénie sont présents dans les pays démocratiques.

Cette forme de schizophrénie se retrouve dans les deux approches du monde musulman (mais aussi du monde des dictatures d’idéologies différentes). L’approche «américaine» : instaurer la démocratie dans les pays musulmans. L’approche «européenne» : apaiser les conflits avec le monde musulman (ou tolérer les dictatures) en escomptant son changement profond. Mais la démocratie ne peut être établie dans un pays véritablement islamique, si la «démocratie» signifie davantage que le seul acte du vote, par exemple, la présence des contre-pouvoirs et la protection des droits des minorités. Si la démocratie veut dire uniquement le vote, sans liberté de parole pour tous, le vote ne peut conduire dans ces pays qu’à promouvoir la charia, dès la mise en place d’une nouvelle direction. Exemples : le danger du FIS en Algérie (que l’on a privé de victoire pour qu’il n’arrive pas à imposer la charia) ou le Hamas à Gaza qui transforme le territoire en «état» islamique (dernier acte : une bombe qui fait sauter un café Internet il y a quelques jours). Les Etats-Unis se sont félicités quand le peuple irakien a procédé en 2005 à des élections auxquelles une majorité a participé. Trois ans après on trouve tout en Irak sauf la démocratie… Quant à l’approche «européenne», il faudrait pour qu’elle soit justifiée que l’islam soit réformable. Imaginer des pays musulmans non gouvernés par la charia, non violents, respectant les choix individuels et la liberté de parole, ce ne sont que des vœux pieux car ceci voudrait dire qu’ils ne seraient plus musulmans. Et pour enfoncer un clou qui manque, il faut se souvenir du dogme de la «fermeture des 1000 portes» datant du 11ème siècle et qu’aucun docteur de l’islam n’a le droit de transgresser (Bat Ye'or, «L'Union européenne: entre Dhimmitude et Eurabia»). Pourtant, l’approche européenne fait des émules : le candidat Barak Obama qui recommande « le Hezbollah et le Hamas, tous les deux doivent être obligés de comprendre que la violence leur fait descendre une rue aveugle qui affaiblit leurs revendications légitimes » Quèsaco ? Les deux clament, clairement comme objectif final la destruction d’Israël … est-ce cela une revendication légitime ?

Mais les deux approches ont, pour ceux qui conduisent les affaires du monde, un dénominateur commun : «ce n’est pas l’islam qui est en cause mais les extrémistes (ou les «radicaux»)». Soit. Encore que, récemment, une enquête d’opinion (Gallup) faite dans 27 pays musulmans, tout en indiquant que 93% des sondés sont plutôt modérés, trouvait que 7% approuvent le 11 septembre 2001 et sont proches des «islamistes». Ce qui fait, quand même, un réservoir d’environ 100 millions de personnes disposées à promouvoir par la force la charia en vue d’aboutir au califat qui gouvernera le monde. Ces «minoritaires» agissants ne se proposent pas de «prendre le pouvoir» mais simplement de paralyser les pays où ils agissent en empêchant tout progrès vers la démocratie. Ou là où elle existe (Europe), en la vidant de son sens, en ne laissant in fine en place que le vote. Exemples : les caricatures danoises, les assassinats aux Pays-Bas, l’intolérance islamique au Nord de la France pour ne retenir que quelques uns.

La démocratie au Proche-Orient ? Dans les pays du Golfe ? En Iran ? Un des pères fondateurs des Etats-Unis, Thomas Jefferson, écrivait «La démocratie ne peut exister quand vous prenez à ceux qui sont disposés à travailler et vous donnez à ceux qui ne le sont pas. Elle requiert un système équilibré et fiable, qui exige la liberté de la parole, de vrais contre-pouvoirs face aux gouvernants et l’égalité devant la loi». Aucun de ces ingrédients n'est présent dans les pays musulmans car incompatibles avec la charia et ce qui est désespérant c’est qu’ils commencent à s’estomper dans les «pays des Lumières».

Dès lors, aucune concession de la part de l’Occident, aucun espoir de pouvoir arriver à une «paix mondiale», aucune réfutation du «choc des civilisations» n’apporteront autre chose que des désillusions. Comme la paix de Chamberlain et de Daladier n’a apporté que la guerre en 1939. Mais au moins, à ce moment-là, volens-nolens, les peuples (surtout les Anglais et les Américains) ont compris qu’il s’agissait de la sauvegarde d’une certaine idée de l’homme et de l’humanité. Tandis que maintenant … André Dufour a raison de nous rappeler qu’il ne faut pas rester passifs devant ceux qui préparent notre destruction, ou celle d’un pays qui se trouve en première ligne du front établi par les islamistes, Israël.

Comment peut-on ne pas comprendre que quand l’Europe (et une autre grande partie de la «communauté internationale») envoie des milliards d’euros aux palestiniens de Gaza, elle renforce le pouvoir du Hamas. L’aide est en permanence détournée pour payer «les militants» et acheter des armes. Et si l’on dit que l’on paye des instituteurs… il s’agit des mêmes qui apprennent aux enfants que leur devoir suprême est de devenir «shahid» en se faisant exploser pour tuer le plus grand nombre de juifs, ou de chanter dans des manifestations «spontanées» «toute la Palestine est nôtre».

Qu’importe, Bernard Kouchner, de passage récemment à Bethlehem, a demandé à Israël de faire des concessions. Et encore ces jours-ci, naturellement à Ramallah, il réclame l’arrêt du blocus de Gaza et le démantèlement des points-barrage de contrôle en Cisjordanie. En soulignant qu’il était normal pour Israël, vu son haut niveau moral, de le faire. Quitte à aller vers son suicide… car on ne voit pas pourquoi le Hamas et tutti quanti arrêteraient leurs tirs de fusées. Sauf de croire que l’on pourrait les apaiser …  Et il n’est pas seul, c’est la demande de la “communauté internationale“ dans son ensemble, celle qui a bombardé la Serbie pour l’affaire du Kossovo, la Russie qui a détruit des   immeubles à  Grozny avec leurs habitants dedans, la France du Rwanda, les pays arabes ou la Chine qui laissent le Soudan tuer des centaines de milliers de noirs chrétiens ou animistes, etc.  

Pendant sa campagne pour les élections présidentielles, Nicolas Sarkozy s’engageait à procéder à une rupture dans la politique étrangère de la France. Il s’agissait de rompre avec les dictatures africaines de tout poil. Mais on a sacrifié rapidement Jean-Marie Bockel quand notre ami de longue date, Omar Bongo, l’a demandé, sous peine de conséquences sérieuses pour Total et Areva. Il s’agissait de ne pas «serrer le pogne» de Monsieur Poutine qui avait du sang sur ses mains. Et on l’a vu, hilare et joyeux (certains affirmant qu’il avait trop bu) à Moscou à côté de Monsieur Poutine et épouser ensuite la position russe d’opposition à l’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’OTAN. Il s’agissait de s’opposer à l’Iran («la bombe ou le bombardement», formule reprise par notre ministre des affaires étrangères aussi mais oubliée depuis … ) et à ses velléités hégémoniques au Proche-Orient. Mais on s’est accommodé de la politique de «sanctions» qui ne touche pas les intérêts majeurs de ce pays où Total a une position forte dans l’exploitation du pétrole et, bientôt, des réserves gazifières. Et parmi nos amis actuels, il y a le Colonel Kadhafi et l’épigone de Fidel, Chavez (Interpol vient de confirmer que les documents trouvés dans un ordinateur des FARC sont non trafiqués : ils établissent, entre autre, la collusion de Chavez avec les terroristes colombiens). Chavez pour lequel Bernard Kouchner est allé à Caracas pour lui donner l’accolade …

En juin notre président effectuera une visite officielle en Israël où, la main sur le cœur, il dira que ce pays n’a jamais eu de meilleur ami que la France, comptable de la sécurité d’Israël. Et, à son tour, il demandera qu’Israël fasse des concessions pour aboutir à la création d’un état palestinien. Sans qu’il s'aperçoive qu’il y a comme une contradiction entre les deux affirmations.

La politique étrangère de la France est égale à ce qu’elle était : le rapprochement avec les dictateurs, la tolérance vers tous ceux qui s’opposent aux Etats-Unis (voir les FARC en Colombie), bref, l’opposition à tout ce qui pourrait nous faire avancer vers un monde meilleur ou sauvegarder nos acquis actuels. Sauf si l’on considère qu’il n’y a plus rien à faire et que, bientôt, nous vivrons tous sous la charia … Alléluia !

© Martin Birnbaum pour LibertyVox

 

 

 

 

 

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Published by martin - dans France
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 09:48

J’ai lancé un déluge qui exclut l’éventualité d’une arche…

B. Erofeev, « Mon Lénine de poche »

 

Tout se mélange. Dernière préoccupation à la mode, dernière alerte du microcosme de gôche, la famine qui s’annonce, inéluctable, car les prix des denrées alimentaires sont en train de flamber. Et les émeutes dans les pays sous-développés, pays aidés à survivre, sans contrepartie aucune, depuis toujours par les « pays riches » ne font que commencer. On a trouvé les deux grandes causes, l’utilisation de terres arables pour fabriquer des biocarburants et, naturellement, la spéculation financière.

 

Un exemple qui semblerait ne rien avoir avec : je vole vers l’Afrique du Sud, à mon premier voyage en 1972 il y avait une population totale de 23 millions d’habitants (pour l’essentiel 4 millions de blancs et 19 millions de noirs) aujourd’hui il en a plus de 48 millions dont 3 millions de blancs et 45 millions de noirs. L’espérance de vie à la naissance était dans les années soixante de 53 ans, elle était en 2000 de 47 ans. Pays dont les dirigeants (N. Mandela en particulier) sont universellement vénérés mais où la ministre de la santé prodigue aux malades du sida comme traitement de consommer des légumes, notamment de l’ail. Dans quelques années ce pays, déjà importateur de denrées alimentaires, croissance débridée de la population aidant, se trouvera dans la situation du Zimbabwe : anciennement grenier de l’Afrique subéquatoriale, en trente années d’une dictature sanguinaire, ayant fait fuir après les avoir spoliés plus de 200.000 fermiers blancs, il vit maintenant de l’aide humanitaire …[1]

 

Et personne ne veut se souvenir de Malthus qui, déjà vers la fin du 19ème siècle, annonçait ce qui allait arriver en expliquant que les ressources de la planète ne peuvent croître que selon une progression arithmétique tandis que la population, elle, croit selon une progression géométrique. Et Malthus ne soupçonnait pas les avancées scientifiques qui ont éradiqués des maladies endémiques qui toutes constituaient des facteurs de correction qui atténuaient la croissance naturelle des populations. Serait-ce inscrit dans le Grand Livre qu’il s’agirait d’une fatalité ?

 

Non, pour l’essentiel, il s’agit de la chape de plomb tirée par l’intelligentsia de gauche, libérale (dans le sens américain) et quelques états croupions -dictatures pétrolières pour la plupart- sur ce qui pourrait constituer les moteurs de la progression de l’humanité : économie de marché et avancées scientifiques. Il suffit de regarder la caricature du débat sur les OGM dans notre pays pour comprendre vers quel abîme nous sommes tirés par les moustachus « démonteurs de Mac Donald’s » et les « faucheurs volontaires d’OGM ».

 

Un autre événement, probablement la plus grande invention humaine des cent dernières années, nous donne la possibilité de voir qu’il ne s’agit pas de fatalités. Vous l’avez déjà compris, il s’agit de la renaissance d’Israël, dont la soixantième anniversaire sera l’événement marquant du mois de mai qui vient. Sauf si …

 

Carlo de Benedetti avait dit un jour « vous creusez dans les pays arabes du Proche Orient, vous trouvez du pétrole ; vous creusez en Israël vous trouvez de l’intelligence »

 

Le partage par l’ONU de l’ancien territoire de l’empire ottoman pour créer un Etat Juif et un Etat Arabe (les gauches du monde et les islamo-fascistes n’avaient pas encore créé « le peuple palestinien ») a affecté à Israël des terres soient marécageuses soit se trouvant dans un désert non cultivable. Soixante ans après, ce pays de 6,5 Millions d’habitants est entièrement auto-suffisant pour toutes les denrées alimentaires et se trouve parmi les grands exportateurs de fruits et légumes, fleurs et plantes vertes ou aliments conditionnés.

 

Deux exemples, certes, un peu exotiques mais qui illustrent le sujet. Le premier : Israël est le seul pays au monde qui est entré dans le 21ème  siècle avec un solde net positif pour son nombre d'arbres.  Fait d’autant plus remarquable que ceci a été obtenu sur des territoires principalement désertiques. Le deuxième : les palmiers dattiers existent depuis des siècles au Moyen Orient. L'arbre moyen est d’une hauteur d’environ 5 à 6 mètres et produit environ 19 kg de dates annuellement. Les dattiers israéliens, modifiés génétiquement, produisent environ 200 kg de dattes annuellement et … sont d’une hauteur minime pour que les récoltes soient faites pratiquement à hauteur d’homme.

 

Mais ce pays dont la population ne représente qu’un pour mille de celle du monde, en parallèle avec son agriculture fantastique épaulée par des avancées scientifiques (dont les OGM …) peut éblouir le monde par ses autres contributions. Trois exemples encore.

 

Le téléphone portable a été développé par la filiale israélienne de Motorola. Les processeurs Pentium 4 d’Intel et la technologie Centrino (wifi) ont été entièrement conçus et développés en Israël. Faudrait peut-être le dire à tous ceux qui utilisent des téléphones et ordinateurs portables pour vilipender ce pays... Surtout s’ils utilisent encore Windows XP dont la plus grande partie a été, elle aussi, développée en Israël.

 

Ce pays, affiche un  produit national brut qui dépasse les 100 milliards d’euros : plus que tous les pays voisins réunis. Parmi les explications, le ratio le plus grand au monde de diplômés universitaires par rapport à la population. Qui obtiennent leurs diplômes en passant par les fourches Caudines d’une sélection impitoyable. Mais peut-on envisager une économie de marché, synonyme de concurrence, sans sélection ? Si, on peut, chez nous, où il y a 2,5 Millions d’étudiants (250.000 avant la première réforme de l’université faite par Edgar Faure, « sélection » étant un mot obscène). Et où ceux qui ont contribué à mettre en place un système absurde constituent aujourd’hui un groupe (lobby …) social qui empêche toute réforme d’un enseignement qui conduit le pays à la ruine. Chez nous, où les coryphées des sciences naturelles genre José Bové et alea empêchent que des recherches scientifiques puissent se dérouler sans la peur des « faucheurs volontaires ». On continuera comme cela et on se retrouvera vite derrière Israël qui, aujourd’hui produit plus de publications scientifiques per capita que n’importe quelle autre nation au monde (en 2007, 109 publications par 10.000 personnes). Entre 1988 et 2006 son PNB/capita a cru de 9.000 à 26.000 $ (tout en absorbant un million d’immigrés) et c’est ainsi que ce pays a dépassé depuis 2006 l’Angleterre sur ce plan … Et nous ? En 1988 le PNB/capita était en France supérieur de 20 % à celui d’Angleterre, aujourd’hui il est de 20% inférieur. Mais nous avons un modèle social jalousé par le monde entier : il suffit de dépenser, avoir 59 langues possibles au bac (sans compter le surf ou autres sports très honorables), vivre sur le dos de l’euro (sans lequel on aurait eu droit a plusieurs dévaluations …), et laisser nos dettes à nos descendants jusqu’à la septième génération fussent-ils mineurs ou incapables

 

Ah, oui, sans oublier que pendant ses soixante années d’existence Israël a dû faire face à 7 guerres et, depuis plusieurs années grâce à l’aide du monde entier et des frères arabes aux pauvres palestiniens et autres libanais, à plusieurs conflits asymétriques. Dans le cadre desquels on ne peut pas utiliser des chars d’assaut ou des avions contre des assassins suicidaires qui se font exploser dans des bus tuant indifféremment des êtres dont le seul pêché est d’être juifs. Cela rappelle des souvenirs mais par une inversion perverse on va vous dire que les victimes d’hier sont devenues les bourreaux d’aujourd’hui. En oubliant qu’en Irak des sunnites se font exploser dans des processions chiites et vice-versa … Tous musulmans.

Cette invention fantastique, la renaissance d’un peuple, d’une terre, d’une langue a de quoi laisser les gens rêveurs. Selon les classements de l’ONU, Israël se positionne aujourd’hui à la 21ème place pour ce qui est du “développement humain” et à la 11ème place pour ce qui est de la santé publique. Et pour la première fois depuis la deuxième diaspora (occupation et expulsion par Rome) la majorité du peuple juif vit en Israël. Mais des puissances voisines ou éloignées affichent des intentions implacables visant la disparition de cet état et, à fortiori, de son peuple. Le tout à l’encontre de la Charte de l’ONU mais … ce n’est pas l’Europe qui s’en émeut. Elle aussi elle a essayé, sans succès, par nazis et allemands interposés, de détruire ce peuple. Aujourd’hui elle laisse faire tandis que la Russie des anciens pogromes tzaristes ou des persécutions staliniennes met de l’huile sur le feu en s’opposant à tout ce qui pourrait arrêter la marche des mollahs iraniens vers la bombe. Mais la bombe, pour quoi faire ?

Il y a trente ans, en quittant la résidence de Neauphle-le-Château que la France de Giscard d’Estaing a mise à sa disposition, l’Ayatollah Khomeiny expliquait déjà que « tout un chacun qui croyait que le but de la révolution islamique était de réduire le coût des logements ou celui des melons était fou ». Et dès la nouvelle constitution de l’Iran on a mis sur son frontispice l’ardente obligation de détruire Israël. Alors … le clown actuel qui amuse depuis des années l’Europe avec des « négociations » concernant le nucléaire et qui annonce chaque semaine la fin (souhaitée et programmée) de « l’entité sioniste » ne fait pas preuve de beaucoup d’imagination. Ce qui est en revanche de plus en plus incompréhensible c’est l’acharnement avec lequel les gauches du monde entier accompagnent, in petto, la volonté de ceux qui non seulement veulent nuire à Israël mais veulent le voir disparaître. Certes, les professions de foi de tous les grands du monde libre disent le contraire. On sait qu’il ne faut pas les croire. Il n’y a qu’à regarder Eisenhower et Boulganine en 1956, De Gaulle et Johnson en 1967, Nixon et Brejnev en 1973 et depuis … jusqu’à ceux qui, comme Bernard Kouchner non content d’inviter le Hezbollah terroriste du Nord d’Israël à Paris, prône la discussion avec le Hamas, terroriste du Sud d’Israël.

D’un côté, le monde entier fait semblant de croire que « le palestiniens » veulent la paix et que la solution consiste dans «deux états pour deux peuples vivant en paix l’un à côté de l’autre». Cela à l’encontre des preuves évidentes qu’il n’y a pas de  palestinien musulman désireux de faire la paix. Demandez ce qu’ils pensent aux 90 % des chrétiens de Bethlehem qui ont été forcés de fuir la ville du Christ. Encore et toujours, sur tous les tons il faut marteler « les palestiniens ne veulent pas la paix ; ce qu’ils veulent ils le disent clairement et sans détour, ils veulent la destruction de l’Etat Juif ; et il ne faut pas lire entre les lignes pour comprendre cela, il ne faut même pas suivre les discours en arabe d’un Mahmoud Abbas ou des chefs du Hamas, il suffit de lire leurs discours en anglais » Lisez M. Zahar, fondateur du Hamas, ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement « d’union nationale » qui déclare au Washington Post (le 17.04.08) :  Un « processus de paix » avec les Palestiniens ne peut s’engager même pas par une première mesure minuscule jusqu'à ce que Israël ne se retire d'abord aux frontières de 1967 ; démantèle tous les villages crées depuis ; retire tous ses soldats de Gaza et de Cisjordanie ; rend nulle son annexion illégale de Jérusalem ; libère tous les détenus ; et arrête le blocus de nos frontières internationales, de notre littoral et de notre espace aérien de manière permanente. Ceci fournirait le point de départ pour des négociations justes et constituerait la base pour le retour des millions de réfugiés ; étant donné ce que nous avons perdu, c'est le seul moyen par lequel nous pouvons commencer à récupérer le tout de nouveau » Le tout ? Vous l’avez compris, l’espace «du fleuve (Jourdain) à la mer » c’est-à-dire faire disparaître Israël.

Qu’importe, de la même manière de laquelle Chamberlain et Daladier voulaient convaincre Varsovie et Prague du désir de paix d’Hitler, de la même manière on s’évertue aujourd’hui à pousser Israël à se contracter comme une peau de chagrin. Pour qu’entourée d’états talibans (Gaza, après le désengagement), dictatures républicaines monarchiques (Syrie) ou dirigés par des « despotes éclairés »  en attendant l’arrivée des Frères Musulmans (Egypte), elle puisse disparaître un jour dans le silence, naturellement, réprobateur des héritiers des Lumières. Bon, realpolitik commande, le pétrole se négocie à 115$ le baril ce qui fait que les monarchies éclairées du Golfe -pour ne pas parler des meilleurs amis de la France, le Colonel Kadhafi ou le révolutionnaire Chavez- amassent des trillions de $ et achètent des participations dans les plus beaux fleurons des économies européennes. Il faut comprendre. Mais … pourquoi les gauches du monde entier sont-elle des adversaires jurés et résolus d’Israël ?

 

Tout d’abord le syndrome identifié par Bertrand Russel dans les années trente du dernier siècle : admettre la vertu supérieure de l’opprimé. C’est simple : qui est l’opprimé ? Le palestinien, donc …. Mais alors pourquoi pas la femme musulmane ? Pourquoi aucun mouvement de gauche, féministe ou pas, n’a jamais pris position au plan mondial contre la situation des femmes au 21ème siècle dans le monde musulman ?

Un dernier livre de Nick Cohen donne quelques pistes. Tout d’abord parce que l’on considère qu’Israël et les Etats-Unis c’est du pareil au même. Ensuite parce que les gauches mondiales, après la fin de la guerre froide, après la fin sans gloire de l’utopie socialiste, n’a plus trouvé des causes à sa mesure et a été obligée pour exister se rabattre sur toutes sortes de communautarismes culturels : homosexualité, cultures séparatistes noires ou féministes, le tout ne devant pas être critiqué même s’il s’agissait de la mutilation des femmes (Afrique), de la tyrannie religieuse (Iran et Soudan) ou d’assassins suicidaires (contribution palestinienne au bonheur de l’humanité). Ou de n’importe quelle autre forme de fascisme. Bref, les gauches non communistes sont devenues fascistes elles-mêmes. Et ont choisi comme point de ralliement ce qu’il y avait de plus porteur, la haine des Etats Unis. Quand en 1991, après avoir fait sortir l’Irak du Koweït l’Amérique  n’est pas allée jusqu’à Baghdâd, elle a été accusée de collusion avec le régime totalitaire de Saddam. Quand en 2003 elle l’a fait, elle a été accusée de donner libre frein à sa tentation impériale agrémentée de la faim de pétrole. Peu importe ce qu’elle fait, l’Amérique a tort. Et Israël aussi.

Des ennemis implacables, un monde « civilisé » qui n’a de cesse que de le voir disparaître, voilà un pays qui non seulement survit mais affiche une santé époustouflante capable de rendre malade tous ceux qui ne lui veulent pas du bien. Mais que peut-elle faire pour que ses voisins immédiats (les palestiniens) se transforment ? Rien. Transformer une société qui dans ses tréfonds approuve et supporte le terrorisme, une société où les mères sont « fières » de leurs enfants qui se font exploser pour tuer des juifs, en une société se construisant autour de valeurs positives c’est une tâche qui dépasse les possibilités d’Israël. Surtout pendant que les masses en question subissent l’influence islamiste et jihadiste, aidée militairement, financièrement et politiquement par les pays arabes, l’Iran et l’Occident.

Mais que ces gauches, aujourd’hui alliées à tout ce qui est réactionnaire, dictatorial, religieux (à condition qu’il s’agisse du Coran…) ne voient pas qu’Israël est poussée vers un dénouement apocalyptique c’est pour le moins curieux. Car, ne nous trompons pas, Israël ne peut pas « se permettre le luxe de vivre avec un Iran nucléaire » (déclaration de E. Olmert, l’année dernière pendant une conférence de presse à Moscou, à côté de M. Poutine).

Et comme les Etats-Unis semblent avoir renoncé à une option militaire, comme l’Europe est incapable d’obtenir quoi que ce soit des mollahs (en réalité il ne le veut pas : il suffit de voir les flux commerciaux et financiers entre l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et l’Autriche et l’Iran pour comprendre) que reste-t-il à Israël ? Faire ce qu’il faut elle-même. Un déluge qui exclut l’éventualité d’une arche … Tout cela après être sortis de l’Egypte il y a quelques milliers d’années.

La faim au monde ? Les OGM ? L’Iran et la bombe ? Joyeuses Pâques et Bonne Anniversaire, Israël !



[1] Battu aux élections d’il y a quatre semaines, Mugabe refuse de faire publier les résultats et en attendant, obtient de la Chine un bateau que les syndicats du port de Durban ont refusé de décharger car plein de 77 tonnes d’armes et munitions pour réprimer les révoltes qui s’annoncent. Des munitions chinoises car les ouvriers de l’usine locale n’étant payés depuis des lustres ont transformé la fabrique en producteur de cercueils …

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 17:37

Texte publié par Liberty Vox le 13.04.08

Le texte d’André Dufour relatif au sous-préfet Guigue mérite, il me semble, une suite. En effet, André Dufour s’est donné la peine de supporter la lecture du dernier pamphlet de ce triste sire. Son dégoût transpire à chaque paragraphe quand il relate l’essentiel du texte publié par le torchon électronique stipendié par ceux qui promeuvent l’islamisme dans notre pays.


Eh bien, s’agissant de quelqu’un qui signe chacun de ses ignobles «papiers» : «Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de l’ENA» et qui en vertu de tels diplômes nous regarde comme des fourmis analphabètes, il devrait avoir droit à plus d’une réaction dans LibertyVox.

 
Qui est Bruno Guigue ? Comme tant d’autres anciens de Normal’Sup il s’est nourri au lait marxiste d’un des papes de l’école, Louis Althusser. Vous vous souvenez ? Celui qui a assassiné sa femme dans son appartement à l’école, celui, pour lequel l’intelligentsia de l’époque a fait bloc pour qu’il ne soit pas condamné pour son acte. «L’acte épouvantable d’Althusser a évidemment plongé le monde intellectuel français dans la stupeur. Une mobilisation s’est organisée. Les experts ont déclaré Louis Althusser non-responsable et le non-lieu a été prononcé en février 1981, à l’issue d’une procédure d’une brièveté exemplaire. Althusser n’a donc pas comparu devant une cour d’assises» disait plus tard une émission de France Culture (19.07.05). Membre du Parti Communiste depuis 1948, s’évertuant à démontrer que la pensée de Karl Marx est une science, Althusser a inoculé dans le cerveau de centaines d’élèves les germes du marxisme sans s’occuper de ce que cette doctrine a eu comme résultats dans les pays où elle s’est installée surtout à la force des baïonnettes. Dans le cerveau de Bruno Guigue aussi.


C’est ainsi qu’en 1997 Bruno Guigue publie un livre sous le titre rhétorique «Faut-il brûler Lénine ?». Naturellement il regrette, comme le fera M. Poutine plus tard, la disparition du régime des soviets. Il ne peut ne pas s’empêcher de s’élever contre l’idée que la disparition du régime soviétique rejaillit sur son origine et vaut condamnation de l’idée communiste. Et il s’efforce de démontrer que de sa victoire impromptue (?!) sur le communisme, l’Occident tire une arrogance qui efface, à ses propres yeux, jusqu’au souvenir de ses propres imperfections. Le paysage est en place, les propos de l’acteur ne sont pas innocents, fonctionnaire payé par l’état pendant ses études et après, il ne peut faire autrement que cracher dans la soupe. Mais s’occuper de la disparition de l’URSS n’est pas à la hauteur de ses ambitions géopolitiques … et les causes anciennes comme le Vietnam se sont perdues dans les poubelles de l’histoire.


Mais … «Nous sommes de ce côté du monde où les morts s’entassent dans un inextricable charnier. C’est en Europe que ça se passe. C’est là qu’on brûle des Juifs, des millions. C’est là qu’on les pleure » (Margueritte Duras). Quoi de plus normal dès lors que d’apporter sa contribution à ce qui préoccupe la planète, le conflit israélo-arabe. Car d’un côté il y a les juifs et de l’autre les damnés de la terre selon Frantz Fanon. Et le voilà qu’il commet un premier opuscule «Aux Origines du Conflit Israélo-arabe» avec le sous-titre évocateur «L’invisible remords de l’Occident».


En survolant le sujet il n’hésite pas à travestir la réalité en affirmant que chaque avancée diplomatique s’est vue régulièrement annulée par un regain d'intransigeance de la part des dirigeants israéliens. Le refus patent, maintes fois répété par les pays arabes individuellement et collectivement, d’accepter l’existence d’un état juif en Palestine n’a pas l’air de le faire douter de sa conclusion péremptoire. Et il n’hésite pas à affirmer qu’avec l’Occident, l’Etat Hébreu entretient une relation singulière, tout se passant comme si Israël bénéficiait, en permanence, de la clause de la nation la plus favorisée. Sachant ce que l’on sait depuis la renaissance de l’Etat d’Israël, sachant qu’à chaque moment important de la vie de cet état, l’Europe (et les pays qui composent le continent) n’ont eu de hâte que de s’opposer à lui, le propos de Bruno Guigue dispute l’ignoble à l’ignorance. Tout en affirmant que «dans la conscience occidentale, Israël reste Israël mais il doit désormais son existence à l’influence du lobby juif américain plus qu’à son pouvoir d’enchantement». Il n’y a pourtant pas d’autre exemple de renaissance d’un état, ex nihilo, qui aurait régénéré une terre, un peuple et une civilisation. Mais pour Bruno Guigue l’essentiel -antienne antisémite éculée- Israël existe parce que lobby juif américain ! D’une pierre deux coups, lobby juif et américain, que demander de plus pour délégitimer l’Etat d’Israël ?

Et puisque l’on parle de l’Amérique, Bruno Guigue ne peut ne pas faire montre de son admiration pour ce qui s’est passé en septembre 2001 : «Dotée de moyens dérisoires, une poignée d’hommes, si déterminés qu’ils consentirent au sacrifice suprême, a infligé à l’Amérique une humiliation sans précédent (11.09.01) » (Israël-Palestine, La géopolitique du divin, nov. 2006). Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, il faut ajouter «Quelque soit l’identité de ses commanditaires, il est clair que l’attaque terroriste est une conséquence directe de la crise qui sévit au Moyen-Orient et qu’elle est une réplique meurtrière à la politique des Etats-Unis dans la région : la complaisance américaine à l’égard de l’occupation israélienne …».


Bruno Guigue ne pouvait pas confiner son talent à l’écriture d’un seul bouquin sur le conflit qui fait les premières pages de toutes les gazettes de la planète. C’est vrai et c’est curieux, un pays qui représente un pour mille de la population mondiale, un parmi les presque 200 pays inscrits à l’ONU préoccupe un monde qui n’a pas d’autres sujets plus importants que de condamner les méfaits auxquels cet état soumet les pauvres palestiniens, branche constituante des 1,5 milliards de musulmans. Peut-être ceci explique cela, Bruno Guigue ne pouvait pas passer à côté d’une telle manne. Pour pourvoir enfin s’affirmer comme défenseur de la cause de ceux qui s’opposent aux juifs en général et à Israël en particulier il n’hésite pas à mentir pour étayer ses convictions.


Ainsi il affirme «La charte du Hamas, par exemple, offre une garantie islamique indéfectible au droit des Chrétiens et des Juifs à vivre en Palestine. Ce qu’elle récuse, c’est la prétention d’un «Etat juif» à y exercer une souveraineté absolue». Bruno Guigue ment : l’article 6 de la Charte reprend d’après le Coran, "Le jour du Jugement ne viendra pas tant que les Musulmans combattent les Juifs (tuent les Juifs) et tant que le Juif se cache derrière des pierres et des arbres. Les pierres et les arbres diront : "Oh ! Musulmans, Oh ! Abdullah, il y a un Juif derrière moi. Viens et tue-le".  Tandis que son article 13 martèle «Il n'y a pas de solution à la question palestinienne si ce n'est à travers le Jihad. Les initiatives, les propositions et les conférences internationales sont toutes une perte de temps et de vaines tentatives». Le Hamas n’a pas accepté (et déclare tous les jours de la semaine qu’il n’acceptera jamais) l’existence d’un Etat Juif. Et pour Bruno Guigue que serait un «état» sans «souveraineté absolue» ? Vouloir détruire l’Etat Juif, c’est ce que le Hamas démontre depuis 2006 quand il a pris le contrôle de Gaza pour en faire une nouvelle entité «talibane» avec l’aide des amis de Bruno Guigue, l’Iran entre autres.

Il ne fait pas économie de venin quand il éructe contre des anciens condisciples «le philosophe à gages BHL (ce qui ne saurait nous surprendre) comme l’expert patenté AA (qui nous avait habitués à beaucoup mieux) s’adonnent avec gourmandise à la construction de cette nouvelle fable géopolitique selon laquelle le responsable politique de cette nouvelle guerre israélo-arabe est l’Iran» (Il s’agit, sans doute, de Bernard-Henri Lévy et Alexandre Adler taxés dans d’autres textes d’être des «intellectuels organiques». Pas besoin de sortir de Normale pour comprendre qu’il veut dire … juifs !).


Pendant la guerre au Liban en 2006, entièrement provoquée par le Hezbollah instrumentalisé par l’Iran (dont le programme nucléaire militaire était déjà à l’ordre du jour du sommet du G8 qui se réunissait à Saint-Petersbourg), il a le culot d’écrire «Le philosophe dandy joue les réalistes, il adopte la posture du sage conscient de la cruauté du monde, justifiant au passage la barbarie infanticide israélienne». Vous avez bien lu, «la barbarie infanticide israélienne». Que deux ans après (voir le texte d’André Dufour) il récidive en qualifiant «Israël, seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles» ne devrait pas surprendre. Et il s’en prend aux «admirateurs occidentaux qui doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. Mais que la bande de Gaza soit transformée par Israël en Oradour-sur-Méditerranée ne heurte pas le sens moral des commentateurs occidentaux». Peut-on imaginer propos plus ignobles que ceux-ci ? Que sait-il ce sinistre clown de ce qui s’est passé à Oradour-sur-Glane ? S’il n’a pas vécu dans sa chair ou celle de sa famille ce haut fait, resté dans les annales de ce qui a été le pire exploit de la Division Das Reich se retirant du Sud-Ouest de la France, peut-être aurait-il pu regarder un livre d’histoire. Mais le sous-entendu est clair : Israël et les nazis c’est du kif au pareil.


Pendant la même guerre, Bruno Guigue ment effrontément en voulant transformer les soldats du Hezbollah en «militants ou activistes» : «Le Hezbollah, lui, est un parti politique minoritaire libanais qui dispose d’une milice dépourvue d’encadrement militaire et d’armement lourd». Les 4.000 fusées tirées par ces «militants» contre des objectifs civils israéliens n’ont pas eu l’air de convaincre Bruno Guigue qu’il s’agissait de tout autre chose que d’une échauffourée de gamins turbulents … Mais sincère, il regrette que «ces pétards mouillés n’ont heureusement fait qu’une dizaine de victimes civiles en Israël». Quand le chef au turban de ce «parti politique» annonce urbi et orbi que le Hezbollah dispose de plus de 50.000 fusées dont certaines peuvent atteindre n’importe quel point d’Israël, croit-on que cela puisse le faire changer d’opinion ?


Pour taper sur le même clou, il n’hésite pas à écrire concernant le seul état de la région où la peine de mort n’existe pas «S’il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n’aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés».


Sauf qu’entre temps Bruno Guigue, toujours serviteur de l’Etat, est devenu sous-préfet de Saintes … Nommé en Conseil des Ministres sur proposition du Ministre de l’Intérieur, à qui peut-on faire croire que l’on ignorait les antécédents de ce sinistre personnage qui, maintenant, se présente (et est présenté par tout le lobby arabo-musulman de notre pays) en victime car il aurait «critiqué» Israël …


Pour des raisons qui lui sont propres, exposant d’une civilisation européenne dont le bouc-émissaire est Israël, Bruno Guigue n’a pas trouvé d’autre tribune que celle offerte par Oumma.com, organe stipendié par tous ceux qui se font de la lutte contre les valeurs de l’Occident un fond de commerce. Et la proximité d’un Tarik Ramadan dans le même site ne le gêne pas car, en réalité, les deux poursuivent le même combat contre la civilisation judéo-chrétienne en général et contre Israël en particulier. Les mollahs iraniens qui savent séparer le bon grain de l’ivraie, prennent fait et cause pour Bruno Guigue : limogé pour avoir rompu son devoir de réserve en signant un article anti-israélien et antisémite sur le site Oumma.com, il vient d’être promu héros de l’IRNA, la principale agence de presse du régime des mollahs ! Un long article lui est consacré sur le site de l’IRNA qui publie de larges extraits du texte qui lui est reproché. En guise de conclusion, l’auteur de l’IRNA fait sienne la réaction du site Oumma.com à la sanction qui frappe Bruno Guigue : «l’usage d’une saine critique ne peut s’exercer équitablement en France». Réveillez-vous bonne gens, l’Iran des mollahs tance la France pour la liberté des opinions !


Depuis son limogeage, on n’arrête pas de nous dire que l’essentiel n’est pas constitué par ses positions au regard du conflit israélo-arabe mais par le fait qu’il n’a pas respecté l’obligation de réserve qui s’impose à tout serviteur de l’Etat. Bruno Guigue était déjà serviteur de l’Etat à l’Ecole Normale Supérieure, comme il l’était à l’ENA. Ce que son limogeage met en exergue en réalité, ce sont les lignes de force de l’enseignement qui est prodigué aux serviteurs de l’Etat, enseignement qui par delà le mépris de l’autre et l’intégration d’un fond antisémite permanent, conduit notre pays à être le meilleur partenaire de toutes les dictatures du monde et des arabo-musulmanes en particulier, pourvu qu’elles s’opposent aux juifs et aux américains. Des exemples ? Allons …

© Martin Birnbaum pour LibertyVox

 

 

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Published by martin - dans France
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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 13:17

Pour des raisons difficiles à cerner, mais qui se rattachent toujours à l’angélisme américain exacerbé par le souhait de l’Administration Bush de laisser sa marque dans la pacification et la «démocratisation» du Proche-Orient, le monde entier, et surtout l’Europe, assistent au forcing visant la création d’un état palestinien. A supposer que cela soit possible, après les quelques années nécessaires pour que cet état sorte de ses limbes, les Etats-Unis se trouveront devant un Iran nucléaire et une Europe asservie. Cassandre ?

L’Administration Reagan avait averti l’Europe qu’elle allait se trouver devant un chantage permanent de la part de la Russie si elle lui accordait la place de premier fournisseur pour ses approvisionnements en gaz et pétrole. «L’Histoire nous apprend que prendre nos désirs pour des réalités et rechercher naïvement la conciliation avec nos adversaires n’est que folie. Cette attitude reviendrait à trahir notre passé et à dilapider notre liberté» disait Ronald Reagan au cours de son discours sur «L’Empire du Mal» en 1983.

25 ans après, la Russie occupe la place de premier fournisseur de gaz de l’Europe avec un total qui représente le quart de ses besoins, mais plus de la moitié de ses importations. Les crises à répétition entre l’Ukraine et la Russie ont montré la capacité de chantage de cette nouvelle démocratie avec laquelle l’Europe s’est acoquinée. Encore que, ces crises sont de très courte durée. En effet, la capacité de la Russie de stocker le gaz qu’elle ne livre ne dépasse pas l’équivalent de trois/quatre jours de livraison normale. Mais ce à quoi l’Europe se prépare, ce sont des crises de longue durée à partir du moment où les principaux gazoducs l’alimentant ne passeront plus par l’Ukraine. Le pays en pointe pour arriver à ce premier asservissement, c’est l’Allemagne, dont 45 % des besoins sont fournis par la Russie, qui construit avec elle le «gazoduc de la dépendance» sous la houlette de Gazprom, bras séculier de la Russie pour la domination des marchés de l’énergie. Le président du conseil de surveillance de Gazprom n’est autre que l’ancien chancelier Gérard Schröder, l’ami de Monsieur Poutine… Il est utile de rappeler que l’excédent commercial de la Russie avec l’Europe dépassait en 2006, avant la flambée des prix des produits énergétiques, les 50 milliards d’euros !

Données 2005, selon J. Percebois, CREDEN - Montpellier

Mais si les besoins annuels en gaz de l’Europe étaient de  220 milliards de m3, ils seront de 530 milliards de  m3  en 2020 et, probablement, de plus de 650 milliards de m3 en 2030.

La boulimie énergétique de l’Europe, dont les besoins dans 20 ou 30 ans devront être couverts à plus de 70% par des importations, nonobstant la contribution du gaz brûlé à l’augmentation de l’effet de serre, impose au continent de se trouver de nouveaux fournisseurs. La Russie ne semble pas disposer des investissements nécessaires, pour maintenir sa part de marché actuelle, évalués par la Commission Européenne à 735 Milliards de $ d’ici 2030. Ceci sera le facteur limitant la contribution de la Russie aux besoins de l’Europe à moins de 30% du total en 2030. Mais entre temps, vu sa position de fournisseur préférentiel, la Russie obtient via Gazprom une rente financière à nulle autre pareille. En effet, avec le prix actuel du gaz à 230$/1.000m3, la rente de Gazprom est d’environ 168$/1.000m3 ! L’Europe a donné à la Russie, non seulement les clés de sa dépendance énergétique, mais aussi la possibilité de créer ex nihilo la première capitalisation mondiale pour une société. Il est instructif de regarder en parallèle l’évolution de Gazprom, en moins de cinq ans, par rapport au mastodonte Microsoft qui était la première capitalisation mondiale depuis de longues années :                  

 

Et voilà l’Europe, qui n’a pas fait sienne la prophétie de Ronald Reagan,  se lancer corps et âme dans une autre aventure beaucoup plus risquée. Curieusement, le pays précurseur est la Suisse, suivie de près par l’Italie.

La Suisse produit sur son territoire (nucléaire et hydraulique) environ 35% de ses besoins brutes d’énergie (Source : Office Fédéral d’Energie Suisse). Le gaz ne représente que moins de 10% et pourtant, ce pays vient d’annoncer la conclusion d’un contrat de 20 ans de fourniture de gaz par l’Iran, via un gazoduc qui n’existe pas encore mais pour  l’Italie est déjà en lice. Pourquoi diable la Suisse s’offre-t-elle à l’Iran ? L’Iran des mollahs, l’Iran dont plus de 25% de la population est analphabète, l’Iran dont le taux de chômage (car économie contrôlée par l’état) dépassait 30 % en 2003 et qui, selon l’indicateur du développement humain (IDH), est au 101ème rang mondial…  La raison majeure du contrat est constituée par la décision des mollahs de fournir le gaz à un prix dérisoire, de l’ordre de 10% du prix payé pour le gaz russe… Ce que l’Iran cherche, par delà le besoin d’exploiter ses réserves (deuxièmes plus importantes du monde), c’est de prendre pied sur le continent européen, en suivant à peu près la politique de la Russie et de Gazprom. Pour cela ils ont besoin d’un côté de têtes de pont et, d’un autre, d’un gazoduc pour livrer le gaz en plein centre de l’Europe.

Certes, acheter du gaz à des prix dérisoires est une bonne affaire pour un pays comme la Suisse qui est un des fournisseurs principaux de l’Iran pour des machines outils à double utilisation, civile et militaire. D’ici à voir son ministre des affaires étrangères, Madame Calmy-Rey, attifée d’un voile traditionnel pour signer le contrat avec un Mahmoud Ahmedinejad rigolard, cela peut paraître en deçà de la dignité d’un pays européen. Encore que …

Encore que, la Suisse est en très bonne compagnie. Deux pays la suivent (ou la précèdent), il s’agit de la France et de l’Italie.

Tout d’abord la France. Par son «champion» pétrole-gaz (Total) notre pays est l’un des premiers opérateurs en Iran. On sait (Iran Resist – 10.10.2007) que cette société produit environ 380.000 barils par jour, soit 16% de la production totale du pays. Nonobstant les rodomontades de notre président quant à sa décision de dissuader ceux qui voudraient investir en Iran (vu sa position sur la «bombe» iranienne), Total dispose maintenant d’un accord d’actionnaires avec la NIOC (National Iranian Oil Company) pour l’exploitation de South Pars 11 d’une capacité de 8 Millions de tonnes de gaz liquide au démarrage.

Ensuite l’Italie. Le régime des mollahs vient de passer un incroyable accord avec la compagnie gazière italienne Edison, à l’issue duquel cette compagnie s’est adjugée 147 milliards de mètres cubes de gaz pour un tarif presque nul. Edison a acheté 147 milliards de mètres cubes de gaz pour environ 30 millions d’euros, soit moins de 0,5$ les 1.000m3,  à comparer avec les 230$ du prix du gaz russe. De prime abord, l’affaire paraît déraisonnable et louche, mais les mollahs ont à y gagner plus qu’on ne le croit. Quant à la Suisse, elle réalise qu’elle a payé trop cher et que les mollahs l’ont utilisée pour montrer leur sérieux…

Et le patron d’ENI (champion italien de la collaboration pétrolière avec les mollahs) de dire  «l’Iran est l’Eldorado du marché mondial du gaz !» (Paolo Scaroni). Si l’on ajoute le gaz exploité par les Italiens à celui de Total, l’Iran est en train de devenir l’un des principaux fournisseurs de gaz de l’Europe. Un des problèmes à résoudre, la construction de gazoducs.

Deux projets sont prêts, les financements assurés, l’un va de l’Iran jusqu’en Ukraine pour disposer du réseau de distribution en Europe, le deuxième traverse la Turquie (point de passage obligé pour l'évacuation du pétrole et du gaz en provenance de l'Asie Centrale, la Mer Caspienne, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Kazakhstan et l’Iran) et remonte l’Italie pour aboutir au centre de l’Europe.

Les financements ? Tout le monde se presse pour en tirer bénéfice. La chose se rapproche de la formule «prête-moi ta montre, je te dirai l’heure» mais, si Gazprom a réussi, pourquoi d’autres n’auraient-ils pas la même chance ?

 

Les compagnies européennes opérant en Iran espèrent remplacer le gaz russe par le gaz iranien et ce pour deux raisons : le gaz iranien est presque gratuit et, en réduisant la part de la Russie dans le marché européen, ces compagnies vont diminuer les bénéfices du Gazprom qui réalise 60% de son chiffre d’affaires en Europe. Les compagnies européennes cherchent donc à éliminer un concurrent qui s’est montré peu commode sur le marché mondial du pétrole et du gaz, car vecteur de la volonté russe de redevenir un des maîtres du monde. On pourrait remarquer que cela ressemble au mode opératoire du sapeur Camembert : il creuse un deuxième trou pour y mettre la terre extraite du premier. Ou aller de Scylla en Charybde …

Les mollahs sont disposés à vendre leur gaz «pour rien» (sauf des commissions occultes) car, entre autres, ce qu’ils obtiennent de l’Europe, c’est une sorte d’assurance de «non agression». En même temps ils deviennent grand acteur géopolitique de la scène internationale. Et comme l’Europe, en voie d’islamisation, figure parmi les premières cibles de conquête des mollahs, le jeu vaut la chandelle, d’autant plus que dès qu’il deviendra un fournisseur important de l’Europe, celle-ci perdra tout moyen de faire pression sur lui. De plus, dans la même perspective, l’Europe ne pourra qu’accentuer sa pression sur les Etats-Unis ou sur Israël pour qu’ils n’envisagent même pas d’arrêter la marche de l’Iran vers la bombe. Quant aux pays arabes, pendant presque 50 années, leurs soucis au sujet d'un Proche-Orient nucléaire, ont porté sur Israël. Ils acceptaient mal qu'Israël soit la seule puissance de la région créditée d’une capacité nucléaire, qui plus est, avec l’assentiment tacite des Etats-Unis.  Mais ils savaient parfaitement qu’Israël, qui n’a jamais explicitement reconnu avoir des armes nucléaires, ne les utiliserait qu’en dernier recours. C'est pourquoi l'Egypte et la Syrie ont  attaqué Israël, sans grand risque, pendant la guerre de Yom Kippour  en octobre 1973. Aujourd'hui le jeu nucléaire dans la région a changé. Quand le secrétaire général de la ligue arabe, Amr Moussa, réclame «un Moyen-Orient exempt d’armes nucléaires», ce n’est pas tant Israël qui est principalement visé, mais l’Iran, car ils savent que ce dernier pourrait réellement utiliser les armes nucléaires s'il les obtient. Et, dès lors, une attaque nucléaire sur l'Israël engloutirait la région entière. De plus ils sont shiites tandis que tous les pays arabes sont peuplés majoritairement de sunnites …

Devenir un acteur géopolitique de premier plan constitue non seulement une ambition pour les mollahs, mais devient une réalité en ce moment même. La presse (sauf celle de France, toujours bien intentionnée à l’égard de ce pays et toujours «pour ce qui est contre et contre ce qui est pour») nous apprend que la tragédie affreuse du Darfour et l’aide de Khartoum aux rebelles du Tchad ont finalement convaincu les fournisseurs d'armes (la Russie, la Chine et la Libye) d’arrêter la fourniture de matériel militaire à l'armée du Soudan, forte de 120.000 hommes. Pékin, vu ce qui se passe au Tibet et la proximité des Jeux Olympiques, a besoin de se refaire une nouvelle virginité, la Russie ne fait plus confiance aux intégristes de Khartoum, islamistes de première main, et la Libye s’est vue contrer par la France pour le support qu’elle accorde aux rebelles voulant renverser le président du Tchad, Idriss Debby. Tout naturellement, entre frères de la même religion, on vient de signer le 8 mars des accords de collaboration militaire entre l’Iran et le Soudan. 

Pendant des années, Téhéran avait bâti des coopérations militaires avec Khartoum car son intérêt géopolitique est remarquable : une longue côte sur la Mer Rouge, une petite distance jusqu’au golfe Persique, un pays musulman disposant de frontières avec 8 pays d’Afrique (dont l’Egypte …), juste en face de l'Arabie Saoudite. Et si l’on ajoute les ressources pétrolières du Soudan et le Nil blanc, source d'eau essentielle pour l’Egypte, on voit qu’il s’agit d’un joyau stratégique qui vient tomber finalement dans l’escarcelle fondamentaliste de l'Iran. Dont les mollahs regardent avec confiance l’avenir car, ils auront la bombe, ils contrôleront une partie (en attendant mieux) des approvisionnements énergétiques de l’Europe et disposeront des têtes de ponts nécessaires et en Afrique et en Europe où l’islamisation continue en marche forcée.

Voilà que l’on prépare l’asservissement de l’Europe et que rien ne semble pouvoir s’y opposer : pour des raisons incompréhensibles l’Europe ne veut pas suivre la voie française (années 70) du nucléaire. Les intérêts particuliers des États membres et les affinités personnelles de leurs dirigeants, particulièrement Gerhard Schröder et Romano Prodi, avec Vladimir Poutine ont eu raison d’une hypothétique politique européenne de l’énergie. Le continent a préféré mettre sa tête, en alternance, soit sur le billot russe soit sur l’iranien. Et ce qui est curieux, c’est qu’il se lance avec enthousiasme vers le deuxième, sans vouloir observer, au moins, que la différence fondamentale entre l’un et l’autre, est la différence entre des individus dotés de rationalité et d’autres dont l’appartenance à une religion fossilisée ne les pourvoit que très modestement.

Et pendant ce temps, un spectre hante le monde – le Pape et George Bush, Tony Blair et Nicolas Sarkozy, l’Europe entière et trois quarts de la planète veulent, coûte que coûte, créer l’état palestinien. Pour que l’Iran ait une frontière, via Gaza, et avec l’Egypte et avec Israël. C’est le cadeau que le monde libre, héritier des Lumières, veut faire au juif des Etats, Israël, pour son soixantième anniversaire.

 

© Michel Poirier pour LibertyVox

 

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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 17:49

 

Vers l'Orient compliqué, je volais avec des idées simples

Charles de Gaulle (Mémoires de Guerre, 1940-42)

 

De Gaulle volait vers le Liban. Ce pays, dont la Syrie tient les clés, se trouve sans président depuis bientôt six mois, car les maîtres de Damas, par Hezbollah interposé, veulent disposer d’un droit de veto sur les décisions du gouvernement.


Créé sous domination française, dès 1920 le “Grand Liban” est constitué par un territoire originel et par l’annexion de zones peuplées majoritairement de musulmans sunnites (Beyrouth, par exemple). Le grand recensement de 1932 établit que 52% de la population est chrétienne, 39% musulmane, et 9% druze. En 1943, année de l’indépendance du pays, les dirigeants de chaque ethnie se rassemblent et décrètent que le Président de l’Etat sera chrétien, le Premier Ministre musulman sunnite, le chef du Parlement musulman chiite et le Ministre de la Défense druze. Et c’est ainsi que le pays va cahin-caha jusqu’à la guerre civile provoquée par les palestiniens d’Arafat et l’intervention de la Syrie consacrée par les accords de Taëf (1989).
Jusqu’en 2006 quand les 30.000 soldats syriens sont obligés de quitter le Liban ce qui, d’ailleurs, ne change en rien la mainmise de la Syrie sur ce pays dont elle n’a jamais reconnu l’indépendance.  Et pour se rappeler aux souvenirs des uns et des autres, l’on trucide de temps en temps un député ou un premier ministre ou un militaire de haut rang rapport à la nécessité de faire savoir qui commande. Tout en faisant semblant de coopérer avec l’Occident, en recevant des émissaires français qui ont rompu son isolement diplomatique, mais sans rien faire pour libérer le Liban : selon un vieux dicton  Damas aura encore une fois « mangé l’appât et pissé sur l’hameçon ».


A côté, Israël veut fêter ses soixante ans d’existence. Les grands de ce monde vont faire le pèlerinage de Jérusalem surtout pour montrer à l’Iran que le monde libre est solidaire de ce pays que tout et tous menacent. Le ballet a commencé avec Mme Merkel qui, larmes aux yeux presque, déclare à la Knesset. « Cette responsabilité historique vis-à-vis d’Israël fait partie de la politique fondamentale de mon pays. Cela signifie que pour moi, en tant que chancelier allemand, la sécurité de l'Israël n’est pas négociable » Sur ce, l’Allemagne continuera à être le premier fournisseur de l’Iran (souvent avec des produits à double usage, militaire et civil) et s’opposera sotto voce aux sanctions que d’autres « amis » d’Israël voudraient, avec l’avant dernière des énergies, lui appliquer. Enfin, certains, pas l’Italie, l’Espagne ou l’Autriche pour ne pas parler de la Russie et de la Chine. Le ministre des affaires étrangères de la Suisse, Micheline de Calmy-Rey, portant un foulard islamique traditionnel, a assisté à la cérémonie de signature à Téhéran d’un contrat de 20 Milliards d’euros « nécessaire pour diversifier les sources d'énergie de la Suisse et réduire sa dépendance à l'égard du gaz russe »
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Pendant ce temps, l’Iran avance à grands pas vers la bombe : L'Iran devrait avoir des armes nucléaires d'ici 2010, dit
le chef des renseignements militaires d’Israël. Cette évaluation a été faite devant la Commission des  affaires étrangères de la Knesset par le Général Amos Yadlin  le 26 février. Amos Yadlin, un des huit pilotes des F-16 qui ont détruit le réacteur Osirak en 1981.

Pour ne pas se faire oublier, après avoir engrangé des promesses pour 7,5 Milliards de $, M. Abbas va à Dakar pour parler à l’Organisation Islamique du « nettoyage ethnique pratiqué par Israël à Jérusalem ». Organisation qui choisit dans son Bureau, comme Vice-Président, « l’Etat de Palestine ». Etat de Palestine ? La communauté internationale n’avait pas remarqué qu’il existait déjà, elle qui s’évertue  à en créer un avant la fin de l’Administration Bush … Administration qui dispose maintenant de trois généraux sur place pour former les forces de sécurité la l’Autorité Palestinienne, entre autres. Les mêmes forces qui ont été « formées » à Gaza et qui se sont distinguées par leurs capacités au moment de la prise de pouvoir par les barbus du Hamas. Prise de pouvoir accompagnée de la récupération de tous les équipements et armements que les généraux américains ont mis à la disposition de
l’Autorité Palestinienne là-bas. Et qui maintenant servent les troupes du Hamas pour « résister » à l’agression israélienne … M. Abbas – écoutons-le dans ses discours : « NOUS CONTINUERONS DANS LE CHEMIN  DU DÉFUNT PRÉSIDENT  JUSQU'À CE QUE NOUS ACCOMPLISSIONS TOUS SES RÊVES » (AFP-11.11.05) dont celui de détruire Israël  … ; « dans une perspective historique il y a deux états : Israël et la Palestine. En Israël vivent des juifs et d’autres. Ceci nous sommes prêts à le reconnaître, rien d’autree », en voilà pour le caractère juif de l’Etat d’Israël … ; « nous devons unir le sang du hamas et celui du Fatah dans la lutte contre Israël comme nous l’avons fait au début de l’Intifada. Nous voulons une association politique
avec le Hamas » en voilà pour l’acceptation du but du Hamas, la destruction d’Israël  ; « ce qu’israël a fait à gaza dépasse le holocauste » en voilà pour le partenaire raisonnable pour les négociations de paix

 

L’Orient ? C’est compliqué …

 

Pas seulement compliqué. Dangereux. Un récent sondage Gallup fait parmi les musulmans du monde indique que 93% d’entre eux sont « modérés » et que seulement 7 % approuvent le11 septembre 2001 ou d’autres actions terroristes. Arithmétiquement, 7 % des 1,5 Milliard de musulmans fait quand même 100.000.000 d’êtres disponibles pour les armées du jihad de Al-Qaida, Hamas, Hezbollah et tutti quanti. Cela donne vraiment la chair de poule ! D’autant plus qu’il s’agit d’une sorte «illuminés intouchables » : les succès les rend sans peur. Le désespoir d’une vie misérable leur sert de combustible pour leur jihad équipés comme ils sont de carapaces constituées par leur foi fanatique. Convaincus qu’ils survivront aux autres (si ce n’est pas ici bas ce sera là haut …) et qu’un jour le monde sera musulman en totalité. Insensibles à tout argument rationnel (comment le seraient-ils ?) rien ne les arrête, armés comme ils sont d’une religion dont une des lois fondamentales est l’interdiction de tout changement. A partir du postulat de la Porte Fermée il est interdit aux docteurs de la Loi de modifier la jurisprudence datant du IVe siècle de l'Hégire, c'est à dire à peu près depuis mille ans. Depuis, la pensée religieuse et politique de l'Islam s'est fossilisée et l’incapacité de reconnaître la réalité comme le rejet des valeurs démocratiques des Lumières font que la seule sortie de l’impasse dans lequel ils se trouvent est la violence. Car seule la violence peut changer cette réalité qu'ils exècrent et la rendre conforme à l'idéal islamiste qui n’est autre que celui de soumettre l’humanité entière à la loi de la Charia.

 

Le drame des communautés chrétiennes du Proche et du Moyen Orient illustre mieux que toute autre chose ce dont il est question.

 

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La comparaison des pourcentages des populations chrétiennes dans les pays du Proche Orient à des dates différentes n’a pas besoin de commentaires. En revanche, le cas de Bethlehem, ville chrétienne s’il en fût, mérite d’être mis en exergue : 85 % de sa population était chrétienne en 1993 juste avant que l’Autorité Palestinienne prenne la charge de la ville suite aux accords d’Oslo. Moins de 10 % aujourd’hui car l’islam n’est pas partageur. Heureusement, le bon docteur Kouchner en visite là-bas il y a deux semaines a lancé un appel aux touristes du monde entier pour venir dans la ville du Christ. Sans remarquer que ceux qui se réclamaient du Christ n’étaient plus là …

 

Ils n’étaient plus là car, par delà le différentiel des taux de croissance des populations musulmanes et chrétiennes, c’est l’exode de ces dernières qui contribue le plus à l’extinction du christianisme dans cette région du monde : 1,5 millions de libanais (sur une population totale du pays de 4,7 Millions)  ont quitté, de gré ou de force, leur pays. Exode qui est parallèle à celui des juifs des pays arabes, 1,0 million de personnes ayant quitté (ou fui …) les pays du Maghreb et du Machrek  pour s’installer en Israël, en Europe ou aux Etats-Unis.

 

L’extinction du christianisme au Proche Orient devrait être mise en parallèle avec l’accroissement des populations musulmanes en Europe. Malheureusement, il s’agit d’un tabou car dès que l’on envisage de traiter le sujet, les accusations « d’islamophobie » fusent et font taire ceux qui voudraient, au moins, savoir de quoi on parle. Politiquement incorrecte, donc on n’en parle plus.

 

Comme on ne parle pas du fait que dans le dernier pays musulman créé par la communauté internationale (le Kossovo) et qui est placé sous la double tutelle de l’OTAN et de l’ONU, plus de 150 églises et couvents ont été détruits depuis 1999. À Pristina, la capitale du nouvel état, l’église du Christ-Sauveur a été transformée en toilettes publiques. Exactement ce qui se faisait dans la vieille ville de Jérusalem pendant les 19 années de présence jordanienne.


En réalité, partout où il dispose du pouvoir, l’islam impose une pensée formatée, à la fois philosophique et théologique, qui promeut la soumission ou l’élimination de fait, puis de droit, du christianisme. Le processus est toujours le même et se fonde sur l’instauration d’un sentiment d’insécurité permanente qui, in fine, fait partir les chrétiens (d’après http://pointdebasculecanada.ca/spip.php

En 1922, la population juive représentait 11 % des habitants de la Palestine; en 1936, son nombre avait plus que doublé (28 %). Le peuplement juif prend de l'ampleur après 1945. En 1947, environ 700'000 juifs sont installés en Palestine. Même si certains ont procédé à des achats de terres, trois quarts d'entre eux sont citadins.

Depuis la Déclaration Balfour -on oublie qu’elle a précédé le découpage de l’empire ottoman par les deux puissances coloniales, la France et la Grande-Bretagne et qui par les accords Sykes-Picot on fait apparaître de nouveaux états, l’Irak, la Jordanie, le Liban et la Syrie- la nécessité du partage de la « Palestine » (gardée sous mandat britannique accordé par la Ligue des Nations) est devenue évidente. Des plans de partage ont commencé à se faire jour à partir de 1932 mais ils se sont tous heurté à l’opposition des nouveaux états arabes. Ce qui devait arriver, est arrivé, l’ONU a imposé un partage de la Palestine historique, partage qui donnait 56 % du territoire à un « Etat Juif » à créer et 44 % du territoire à un « Etat Arabe » à créer.  Soixante années après, l’Etat Arabe n’est toujours pas là (car les pays arabes ne l’ont jamais voulu) et soixante années après les mêmes pays refusent le caractère « juif » d’Israël quand ils ne proposent pas son éradication de la carte de la terre.

L’empire ottoman et son dépeçage

La Palestine en 1926 

Les armées de cinq pays arabes ont tenté d’envahir l’Etat d’Israël qui venait d’être créé, on connaît la suite : Israël obtenant des gains territoriaux (77 % du territoire) les pays arabes ont accepté les armistices imposés par l’ONU de peur de perdre tout … Et jusqu’à la guerre de six jours (1967) la Cisjordanie était annexée par la Jordanie tandis que l’Egypte occupait Gaza. Sans qu’aucun pays arabe crie à « l’occupation » ni propose la création de l’Etat Arabe (on ne connaissait pas, à l’époque, la dénomination « palestiniens » qui est devenue avec l’aide des gauches du  monde entier l’étendard d’un nouvel antisémitisme, politiquement correcte).

La création de l'Etat d'Israël et la conquête de nouveaux territoires est à l'origine du problème des « réfugiés palestiniens », qui ont fui (ou ont été expulsés) en grand nombre la domination israélienne pour trouver asile dans les pays voisins. En 1949, environ 700.000 Palestiniens ont quitté leur pays: 350.000 se sont installés en Transjordanie, 200.000 dans la bande de Gaza, entre 80 et 90.000 en Syrie et 70.000 au Liban. Ils sont aujourd’hui 4,5 millions, toujours dans les mêmes camps de réfugiés créés pour eux et toujours à la charge de la communauté internationale (UNRWA et autres organismes). Fer de lance du refus arabe d’accepter l’existence d’un état juif sur l’étendue de l’oumma au Proche Orient, utilisés par tous les adversaires d’Israël (et par certains de ses amis …) pour justifier le caractère « raciste » d’Israël car elle ne veut pas leur retour sur son territoire.                                                                                                                                                                    

Les lignes d’armistice de 1949 sont devenues -ce qu’elles n’étaient pas censées devenir- les frontières « définitives » de l’Etat d’Israël. Soit, mais quand on regarde les cartes on se rend compte que ceux qui prêchent (ou veulent imposer) la création d’un « Etat Palestinien disposant d’un territoire assuré de continuité » prêchent (ou veulent imposer) en réalité le démembrement d’Israël …

Alors … soixante années après Israël se trouve toujours en butte aux revendications de l’islam et de ses guerriers (Hamas, Hezbollah, Syrie, Iran, etc.,) mais qui, aujourd’hui disposent de fusées (au début « artisanales » mais ensuite de très perfectionnées puisées dans les arsenaux de la Russie et de la Chine) et, si le loisir leur est laissé, vont disposer (l’Iran) d’une arme nucléaire. Qui leur servira, peut-être au début contre Israël en attendant à être utilisée (réellement ou en tant qu’élément de chantage militaire) contre leurs voisins immédiats et contre … l’Europe.

Soixante années après sa création Israël verra défiler avant et pendant les cérémonies la fine fleur des dirigeants du monde libre. Tous, les mains sur le cœur pour promettre, comme Mme Merkel, comme N. Sarkozy, comme le frère américain, on en passe et des meilleurs, qu’ils seront toujours soucieux de la sécurité d’Israël. Mais de là jusqu’à arrêter le commerce avec l’Iran (1% du commerce de l’Union Européenne …) il y a un pas qu’il est difficile de franchir.

Le 22 mai 1799 Napoléon publie une proclamation par laquelle « il invite tous les juifs de l’Asie et de l’Afrique à se ranger sous sa bannière en vue de rétablir l’ancienne Jérusalem » et le 16 août 1800 il enfonce le clou pour dire « Si je gouvernais une nation juive, je rétablirais le temple de Salomon". Trente cinq ans plus tard, Lamartine écrivait « "Cette terre, réorganisée par une nouvelle nation juive, mise en valeur par des mains intelligentes, serait à nouveau la Terre promise de jadis, si la Providence la rendait à son peuple, et si le courant des événements mondiaux lui apportait la paix et la liberté."

 

La nation juive a reconstruit son état. Les arabes de Palestine n’en ont toujours pas le leur. Les occasions n’ont pas manqué mais ils se sont rattachés au mot de Samuel Beckett « échouez, échouez, échouez encore mieux ». Pourtant, ce sont les gens les plus évolués des 350 millions de musulmans qui occupent l’espace allant de l’Atlantique jusqu’aux confins du sous-continent indien. Que leur a-t-il manqué pour être comme Israël est ? Israël, dont la population représente un pour mille de la population mondiale mais qui est une puissance mondialement reconnue pour son agriculture, sa haute technologie, son économie libre car marchande et pour le haut niveau de ses activités intellectuelles et artistiques. Et militaires, même si les conflits que l’on lui impose sont, depuis quelque temps, asymétriques : quand des gens se réclamant d’une religion totalitaire se font exploser dans des autobus ou dans des restaurants, il est difficile de les combattre avec des chars d’assaut. Une seule chose a manqué aux palestiniens et manque encore à leurs « frères » musulmans : échapper à l’emprise de l’islam. Modéré, extrémiste, « de France » ou ripoliné et reconditionné pour être vendu comme « la religion des pauvres et des humiliés » tant qu’il ne renoncera pas à sa volonté de conquérir le monde, d’appliquer la Charia et de soumettre l’infidèle, rien ne changera. Autant dire … jamais. Annapolis ? M. Abbas ? Mme Rice ? Les visiteurs de Ramallah ? Ballet d’ombres qui s’agitent non pas pour faire quelque chose mais pour montrer un mouvement … Le processus de paix doit se poursuivre …

 

Le comble. Crédité d’une capacité nucléaire, Israël commence à entendre des voix qui demandent, en sourdine, qu’elle fasse obstacle aux velléités nucléaires iraniennes. « La destruction des capacités nucléaires de l'Iran serait dans l'intérêt des nations arabes du Golfe et elle serait « moins embarrassante » si elle était faite par Israël plutôt que les USA » déclare l’ancien conseiller du gouvernement du Koweït, Sami al-Faraj (Kuwait Times, 10 mars 2008). Est-il pensable ? Quand tous ceux qui font mine d’avoir à cœur la sécurité d’Israël (comme ils ont eu celle des juifs en Europe de 1933 à 1945 …) se révèleront aussi peu fiables qu’avant la guerre de 1967 (retrait des troupes de l’ONU, demande française de ne pas « tirer », refus poli des Etats-Unis d’assurer la libre circulation dans le détroit du Tiran, etc.,) Israël se retrouvera devant le vieux dilemme : Massada ou Samson. Gageons que cette fois-ci elle ne choisira pas Massada …

 

 

 



 










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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 20:06
Liberty Vox vient de publier cette suite au texte "L’Iran, la bombe et … les jean-foutre"

 

Le texte de Martin Birnbaum (L’Iran, la bombe et … les jean-foutre) a conduit pas mal de lecteurs à poser une question simple : « pourquoi des jean-foutre ? »

 

Pour l’expliquer, il n’y a pas moyen de faire autrement que de prendre des exemples précis et, tant qu’à faire, de les prendre dans le paysage géopolitique à l’intérieur duquel notre pays veut être un des principaux acteurs.

 

Amérique Latine – théâtre d’opération principal des épigones du Leader Maximo, le Fidel qui a écrasé sous son talon (avec l’aide de feu l’Union Soviétique et des gauches du monde entier) toutes libertés à Cuba, territoire d’expansion pour un « nouveau socialisme » sous la bannière d’un ancien condamné pour un coup d’état, Hugo Chavez. Sur le territoire de la Colombie une organisation terroriste « narco-marxiste » depuis plus de 40 ans, avec moult argent procuré par la drogue qu’ils fabriquent et commercialisent, s’est spécialisée dans la prise d’otages. Notre président s’est sérieusement décrédibilisé en s’adressant directement au  terroriste en chef pour lui demander de libérer un otage, une franco-colombienne. Et voilà que l’on apprend -après la destruction d’une implantation terroriste dans l’Equateur voisin (dont le président est un clone de Chavez- que (a) il a reçu de l’argent pendant qu’il était en prison condamné pour sa participation à un coup d’état et (b) il a transféré à l’organisation terroriste plusieurs centaines de millions de $ depuis qu’il est  président de Venezuela qui gorge de pétrole. Un pays (l’Equateur) qui laisse opérer sur son sol des bandes armées qui s’attaquent à un pays voisin le tout sous le chapeau d’un troisième pays qui se veut le porte-drapeau du socialisme en marche, anti-impérialiste et, naturellement, anti-américain. Le Président colombien Alvaro Uribe annonce que son gouvernement demandera à la Cour Criminelle Internationale d’inculper Hugo Chavez comme  commanditaire et financier d’une organisation considérée comme terroriste par l’Europe et les Etats-Unis. Tranquillement, notre ministre des affaires étrangères confirme que la France était en relation avec le No2 terroriste « en vue de la libération de l’otage franco-bolivienne ».

 

Mais comme il faut voir la main d’Israël partout, Chavez déclare « la Colombie est devenue l’Israël de l’Amérique Latine » Et comme Israël est un des fournisseurs de l’armée colombienne … Il y a des années la France de Mitterrand a reçu en grande pompe Fidel Castro. Le même Chavez qui s’acoquine avec l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord a été reçu par la France de Nicolas Sarkozy. Et qui,  pour faire bonne mesure, était disposé (selon les déclarations des terroristes) à rencontrer leur numéro deux pour libérer l’otage franco-colombienne. Tout cela sous les applaudissements des représentants de la gauche … les jean-foutre !

 

L’Afrique et les pays arabes – 250.000 morts au Darfour, le Soudan qui s’est opposé pendant plusieurs années à toute intervention étrangère à caractère humanitaire. Pour sauver d’une mort certaine des noirs animistes ou chrétiens poursuivis et « nettoyés ethniquement » par des milices arabes organisées par le gouvernement dudit Soudan. Enfin, la France (sous couvert européen) se prépare à mettre en place une force de défense des populations traquées. En réalité pour que ce qui se passe au Darfour ne déverse pas trop sur le Tchad, notre allié … A peine la mise en place commence qu’un soldat français est mort. En Centre-Afrique et au Congo 2.000.000 de morts pendant les dernières dix années, au Nigéria du nettoyage ethnique des populations du Nord, chrétiennes, par les musulmans qui tiennent le pays. En Somalie les seigneurs de la guerre, musulmans proches de Al-Qaida, détruisent le pays et s’en prennent à l’Ethiopie voisine qui a l’inconvénient de ne pas être musulmane. Qu’importe, on apprend que le No.2  de l’Egypte (le Général Omar Souleymane) vient de rencontrer les délégués des « Comités des Cours de Justice Islamiste » pour coordonner les actions contre l’Ethiopie. Pendant les 40 dernières années l’Occident a versé dans les tonneaux sans fond de l’Afrique plus de 1.000 Milliards de $ ! La transformation de ce continent, sous l’influence et sous l’emprise arabo-musulmane, en dépotoir de l’humanité est en marche : des dizaines de millions d’êtres malades du Sida qui sans l’obole occidentale disparaîtraient en moins d’une génération. Et le Zimbabwe où un dictateur sanguinaire vieillissant a réussi le miracle de transformer un grenier de l’Afrique en pays mendiant sa subsistance à l’Occident. Avec la complicité des pays noirs  « solidaires » qui n’ont pas condamné la spoliation des fermiers blancs ou leur expulsion quand il ne s’agissait pas de leur destruction physique. Le tout avec l’aide fraternelle de la Libye qui contrôle tout et tient le pays sous sa coupe.  La Ligue Arabe, réunie au Caire vient de déclarer « la politique d’Israël vis-à-vis des palestiniens est une politique de nettoyage ethnique et à ce titre doit être condamnée comme crime contre l’humanité ». La France et le Tchad, le Soudan et la Somalie, le Congo et maintenant le Cameroun, la France et l’Afrique du Sud, tout ce beau monde se retrouvant au Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour garder « une minute de silence pour les martyrs de la barbarie israélienne à Gaza » Les pays occidentaux ? Certains se sont abstenus tandis que d’autres … les jean-foutre !

L’Iran – Le Conseil de Sécurité de l’ONU vient de « sanctionner » encore une fois l’Iran mais … lui donne « trois mois » pour arrêter l’enrichissement de l’uranium. Les cinq membres permanents du Conseil plus l’Allemagne se congratulent pour l’unanimité (moins une voix) qui a permis de sanctionner l’Iran. La première fois quand on a donné « trois mois » à l’Iran ce pays avait 164 centrifugeuses en marche. Aujourd’hui l’Iran en aligne 3.000 et va à grande vitesse vers la bombe. Et il s’enfiche comme d’une guigne des résolutions du Conseil de Sécurité. Son Guide Suprême déclare le 26 février « Un exemple de succès du régime islamique a été l'issue nucléaire, dans laquelle la nation iranienne honnêtement et sérieusement a gagné une grande victoire. Les gens qui avaient l'habitude de dire que l'activité nucléaire de l'Iran doit être démantelée disent maintenant qu’ils sont prêts à accepter nos progrès à condition que l’on s’arrête pendant un temps » Quèsaco ? Selon des sources habituellement bien informées … l’Allemagne et d’autres pays (l’Autriche ? l’Italie ?) auraient essayé d’infléchir la position de l’Iran en lui promettant de fermer les yeux sur vingt années de mensonges et dissimulations couvrant un programme nucléaire à but militaire. Le commerce florissant de l’Allemagne, l’Autriche et de l’Italie avec l’Iran risquerait-il d’être compromis ? Le Royaume Uni, en apparence poussant à des sanctions fortes contre l’Iran, avec l’approbation du Foreign Office a admis 60 Iraniens en 2007 pour des études avancées de physique nucléaire dans des universités britanniques. Et pour ne pas perdre la clientèle de l’Iran, Londres lui avait également vendu des composants à utilisation double (civile et militaire) qui pourraient être employés par l’Iran  pour son programme nucléaire et de construction de missiles. La France ? Des paroles verbales … « l’Iran a le choix entre la bombe et le bombardement » Le secrétaire Général de l’ONU ? « Les paroles de M. Ahmedinejad quant à l’éradication d’Israël sont inadmissibles » Ah bon ? Mais alors pourquoi ne se réfère-t-on pas à une des stipulations de la Charte des Nations Unies qui prévoit la chose, pour procéder à l’expulsion de l’Iran ? Les jean-foutre !

Israël – au bout de presque 8.000 fusées « artisanales » Israël décide une incursion de trois jours à Gaza. Après que le Hamas ait fait exploser la frontière avec l’Egypte et réalisé l’entrée avec la complicité de ce pays, de moult terroristes formés en Iran et des « combattants » du Hezbollah. Plus de fusées Grad, cette fois-ci pas artisanales. Des fusées de conception (ou de fabrication) russe et fournies à tous les adversaires d’Israël. 20 km de distance de tir, un calibre de 122 mm, un poids total de 66 kg avec une tête explosive ou incendiaire. Tirées sur une ville biblique d’Israël (qui a donné au monde « l’ail d’Ascalon » soit … l’échalote) habitée de 120.000 personnes et se trouvant à 64 km au Sud de Tel Aviv. Fusées puisées dans les arsenaux de l’Iran ou de la Syrie car présentes dans la dotation des pays de l’ex bloc de l’Est, la plupart des pays arabes et de la Chine et la Corée du Nord.  Fusées ayant une trajectoire fiable et une haute probabilité d’explosion à l’impact.

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Fusées Grad préparées pour le lancement. A côté d’une maison ... si on détruit le lanceur … dommages collatéraux pour les occupants de la maison et Israël est condamné …

Une centaine de palestiniens tués, 90 % les armes à la main. Et un bébé d’un mois tué par une balle perdue tirée par on ne sait qui, nouvelle qui a fait les délices de la presse bien pensante de France et de Navarre.  Le partenaire avec lequel Israël négocie « la paix » et la création d’un état palestinien décide d’arrêter les négociations en qualifiant ce qui s’est passé à Gaza de « massacres dépassant l’Holocauste ». Spécialiste de la question, M. Abbas a présenté une thèse de doctorat à Moscou dans les années soixante dans laquelle il démontrait que l’Holocauste n’a jamais eu lieu…

Et de nouveau le bon docteur ministre français de affaires étrangères, désabusé, déplore «l’acharnement israélien sur Gaza » en réclamant la levée du siège et, d’une manière implicite, une négociation avec le Hamas. Tandis que l’ancien communiste, Massimo D’Alena ministre italien des affaires étrangères, le demande, aussi, mais ouvertement. Les conditions posées par le Quartette pour accepter le Hamas (reconnaissance d’Israël, et des accords signés auparavant par l’Autorité Palestinienne avec Israël, renonciation au terrorisme) … jetées à la rivière.

gaza_carrtoons8.jpg Présentation de l’action d’Israël à Gaza dans la presse arabe. Pour inciter à la paix

Mais le Hamas est, pratiquement, en situation de guerre civile avec l’Autorité Palestinienne (maîtrisée par le Fatah). Alors, avec qui Israël devrait-elle négocier ? Jusqu'à ce que le Hamas apprenne que le lancement des fusées pour tuer sans distinction des civils Israéliens n'est pas la bonne manière pour faire la paix (ce dont il n’a aucune envie …), l'état juif n'aura d’autre choix que de défendre ses citoyens des actions des terroristes et des assassins. Comment ne pas voir que l'effort désespéré d'une nation souveraine de vivre dans sa patrie et qui cherche la paix avec ses voisins ne trouve devant lui que la volonté de ceux qui cherchent sa destruction. On les appelle « militants » ou « activistes » tous se réclamant de l'Islam : quelle est la cause pour laquelle ils « militent » ou ils « s’activent » ? La destruction d’Israël et, en attendant, l’assassinat des Israéliens partout où ils sont vulnérables, même dans une école religieuse …

Si la défense des citoyens israéliens doit comporter une invasion grandeur réelle de Gaza pour détruire la puissance du Hamas, tout en ayant des victimes collatérales … ainsi soit-il. De toute manière, l’ONU et l’Europe, l’Egypte et tous les pays arabes considèrent qu’Israël utilise « une force disproportionnée et pratique la punition collective ». Force disproportionnée ? 8.000 fusées « artisanales » c’est proportionnel à quoi ? Des fusées perfectionnées tirées sur une ville habitée uniquement par des civils, c’est proportionnel à quoi ?

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Tous les poncifs se retrouvent dans ce dessin, y compris le « nez crochu » du juif. Toujours pour préparer la paix …


Quant à la punition collective, regardons de plus près :

-         des actes de guerre sont perpétués quotidiennement contre Israël à partir de Gaza ;  des fusées sont lancées contre des villes israéliennes  avec la complicité enthousiaste des autorités locales -le Hamas, qui nie le droit d'exister à Israël ; Israël a le droit de se défendre selon toute la pratique et la jurisprudence internationale ;

-         interdire le transport de marchandises ou réduire la fourniture d’électricité, pétrole ou autres fluides ne peut pas être considéré comme punition collective – imaginons que l’on tire des fusées de Vintimille sur Nice, la France continuerait-elle à alimenter en électricité l’Italie ? les mesures appliquées par Israël sont des actes de guerre non violents en vue de se défendre ;

-         détruire une centrale électrique ou réduire la fourniture d’électricité à Gaza sont des actes parfaitement en ligne avec la Convention de Genève ; l'article 52 de l'amendement de 1977 approuve explicitement des attaques sur des objectifs militaires légitimes, qui sont « les objets qui par leur nature, endroit, but ou utilisation apportent une contribution efficace à l'action militaire et dont la destruction, la capture ou la neutralisation totale ou partielle offre un avantage militaire défini. » ; nonobstant la mise en scène du Hamas (coupure d’électricité dans tout Gaza, hôpitaux sans courant, etc.,) mise en scène à l’intention de tous ceux qui cherchent noise à Israël, ce que l’on a constaté c’est que les « usines » de fabrication de fusées tournaient à plein régime …

Ce qui fait dire à M.I. Krauss- Professeur de Droit à l’Université George Mason aux Etats Unis « L’accusation de punition collective est soulevée contre une partie au conflit Israélo-palestinien ; mais cette partie n'est pas Israël » Punition collective ? Oui, les attaques permanents des palestiniens contre des civils israéliens.

Le dernier en date, ignoble par sa cible (étudiants dans une école religieuse) et incompréhensible par l’exécutant : un livreur de ladite école qui tue ceux qui le font vivre. Son village (arabe, israélien …) le considère comme un héro, à Gaza et en Iran ( ?!) on fête l’exploit en distribuant des douceurs et M. Abbas « condamne tous les actes qui visent des civils, israéliens ou palestiniens ». En rappelant, cependant que les palestiniens ne reconnaîtront jamais la caractère juif d’Israël. Et notre presse, s’empresse de souligner (à tout hasard …) que ladite école est liée au courant des colons … Israël réagira, durement sans doute. Et on criera de nouveau à la « punition collective ».

L ’Europe et la France, l’ONU et les pays arabes, tous ceux qui crient à la punition collective, à la force démesurée, aux actes inhumains d’Israël, c’est quoi ce vacarme ? Rien que des jean-foutre !

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 15:29
Texte publié par Liberty Vox le 29.02.08 - la suite suit ...

 

 

« L’Iran est dirigé par un groupe des musulmans fanatiques qui croient que le temps du Messie est arrivé » dit Bernard  Lewis « C'est tout à fait dangereux. La Russie et les États-Unis ont des armes nucléaires, mais il a été toujours clair qu'elles ne les emploieraient jamais en raison du MAD  (Mutual Assured Destruction). Chaque côté savait qu'il serait détruit s'il attaquait l'autre. » « Mais avec ces gens en Iran, la destruction mutuellement assurée n'est pas un facteur dissuasif, mais plutôt une incitation » indique le savant. « Ces gens estiment qu'ils peuvent accélérer la venue du Messie. C'est une situation extrêmement dangereuse dont il est important de se rendre compte. »

 

Le 23 février 2008 le Prix Nobel M. El Baradeï, Directeur Général de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique a présenté son dernier rapport sur la satisfaction par l’Iran des conditions posées par le Conseil de Sécurité de l’ONU pour lui éviter des sanctions. Le dernier rapport ? Probablement pas, il y en aura d’autres … Y en aura d’autres car le rapport dit, inter alea, «Notre tâche en Iran est de s'assurer que le programme nucléaire iranien est exclusivement dirigé vers des buts pacifiques.  Nous sommes là depuis cinq années. Pendant les quatre derniers mois nous avons accompli un bon progrès en clarifiant les issues en suspens, cependant, ce n'est pas suffisant à mon sens, car l'Iran n’a pas transmis  jusqu'ici des rapports au sujet des liens possibles entre l'enrichissement de l'uranium, le travail de conception d'ogives de missiles et les essais d’explosifs puissants ».

 

Un Prix Nobel qui ne tire pas les conclusions de ce qu’il dit lui-même cela pourrait paraître curieux et créer quelques doutes quant à ses capacités intellectuelles. Car « enrichissement d’uranium – conception d’ogives de missiles – explosifs puissants » on ne voit pas ce qui pourrait manquer pour tirer la conclusion que l’Iran cherche à disposer d’une bombe atomique ou a acquérir la capacité ou les connaissances nécessaires pour la construire. L’ambition de l’Iran de disposer d’une option militaire nucléaire a une double raison : géopolitique - être LA puissance qui gouverne le Proche et le Moyen Orient et messianique – accélérer la venue du Messie, quête du Graal pour la secte shiite dont il se réclame. Sur son chemin l’Iran considère que l’obstacle le plus important est Israël. Sans s’arrêter à la logorrhée hebdomadaire de ses dirigeants annonçant le déclenchement du compte à rebours pour la destruction d’Israël on doit se souvenir de la déclaration du « modéré » Rafsandjani pour lequel « l’éventuelle disparition de la moitie de la population iranienne serait un prix acceptable pour l’éradication définitive d’Israël ». Il ne s’agit pas de jouer au poker menteur quand on met sur la table la vie ou la mort de 35 millions d’êtres fussent-ils iraniens et musulmans. Bernard Lewis a raison, les mollahs de Téhéran sont dangereux et non seulement pour Israël ou le reste du monde mais premièrement pour leur propre peuple. On remarquera que le langage de l’Iran ne correspond pas au MAD mais qu’il est génocidaire.

 

Quand l’Union Soviétique a acquis la parité nucléaire avec les Etats-Unis le monde est entré dans une phase plus dangereuse de la guerre froide. Car chaque camp pouvait détruire l’autre un certain nombre de fois mais « celui qui tirait en premier allait disparaître en second ». C’est à ce moment-là que le concept MAD s’est imposé, ensuite le concept « équilibre de Nash » et la théorie de « la deuxième frappe » de Mc Namara.

 

Un autre Prix Nobel, Robert Autmann, spécialiste de la théorie des jeux et de ses applications en économie est arrivé à trois conclusions. (A) La guerre n’est pas un acte irrationnel et il doit être étudié scientifiquement pour le comprendre et pour, éventuellement, la gagner ; (B) une étude répétée permet d’estomper l’importance du « maintenant » en faveur du « après » ; (C) les approches simplistes pour obtenir ou faire la paix (« apaisement ») peuvent conduire à la

guerre tandis que des menaces crédibles et la destruction mutuelle assurée peuvent éviter la guerre d’une manière fiable.

 

Mais de théorie en concept et de déclaration belliqueuse irresponsable en acte de terrorisme destiné à habituer le monde aux catastrophes qui vont venir, on voit bien que ce qui est en cause c’est l’irrationalité d’un protagoniste qui se prend pour le Dr Folamour. Sauf qu’il dispose de ressources pratiquement illimitées (pétrole et gaz), de leviers économiques rendant toutes tentative d’isolation ou de sanctions inopérantes et, par-dessus tout, d’une totale soumission à un système de pensée irrationnel car religieux.

 

Le monde entier a un problème, il s’appelle l’Iran. Trois affirmations fortes ont eu cours ces dernières années : « Une guerre contre l’Iran ce serait la pire des choses sauf un Iran avec la bombe », « si vous êtes intéressé à éviter la troisième guerre mondiale, vous devez être intéressé à empêcher les Iraniens d’avoir les connaissance nécessaires pour disposer d’une arme nucléaire "» et « la bombe ou le bombardement, voilà le choix pour la communauté internationale face à l’Iran ». Dans l’ordre, R. Cheney, G.W.Bush et N. Sarkozy.

 

Quand, enfin, en 2000 on a appris que l’Iran poursuivait un programme nucléaire secret depuis 18 années, quand des dissidents iraniens on fait connaître l’ampleur de ce programme quand le monde a compris que le programme n’avait de sens que militaire, les Etats-Unis ont « mis sur la table » une option militaire. Pendant deux années l’Europe s’est opposé à une approche « musclée » et est arrivée à convaincre les Etats-Unis d’accorder une chance à la négociation. L’absence d’armes de destruction massives en Irak, cause principale du déclenchement de la deuxième guerre du Golfe, a été une des raisons pour lesquelles l’Amérique a accepté de laisser faire l’Europe. Mais la guerre a eu aussi comme résultat de retarder pour un temps le projet iranien, sans doute par peur que le pays allait être le troisième sur la liste (après l’Afghanistan et l’Irak). Pour un temps, car il a été repris depuis « vapeur toute » en faisant des progrès remarquables sur la voie de l’enrichissement de  l’uranium, enrichissement nécessaire pour disposer de matière fissile en quantité suffisante pour confectionner une bombe.

 

Malheureusement, conduites par un clown (Haut Représentant aux Affaires Etrangères de l’Europe), des négociations pendant cinq ans n’ont rien donné. Aussi parce que depuis mars 2005 le chef négociateur avait assuré que « pour ce qui concerne l’Iran aucune action militaire n’est prise en considération ». Déclaration reprise par le ministre des affaires étrangères britannique de l’époque, le socialiste Jack Straw sous la forme « toute action militaire contre l’Iran serait une ineptie ». Et on voit que la troisième conclusion de R. Autmann n’étant pas respectée il n’y avait (il n’y a) aucune raison pour l’Iran de ne pas avancer sur son chemin, au bout duquel attend (nous attend) la guerre.

 

Pourtant, un faisceau d’indices concordants est là pour mettre en doute les déclarations de l’Iran quant aux fins pacifiques de leur programme. Laissons de côté les fariboles du genre « l’eau lourde (installation de production à Arak, produit nécessaire pour fabriquer du plutonium dans un réacteur) sera utilisée pour guérir le cancer, comme en Occident (Président de l’Académie des Sciences de l’Iran) ou les essais d’explosifs puissants faits pour fabriquer des airbags. On devrait comprendre que 1 + 1 = 2. Car si l’uranium enrichi est nécessaire à l’Iran comme combustible pour ses futures centrales nucléaires on ne voit pas pourquoi ce pays n’a accepté ni l’offre russe ni celle saoudienne proposant la prise en charge de la fabrication dudit combustible. Ni pourquoi il serait nécessaire d’enrichir l’uranium au-delà des 5% nécessaires pour les réacteurs sans aller vers les 90/95 % nécessaires pour la bombe. Ni pourquoi on travaillerait d’arrache-pied à créer de fusées balistiques capables de porter des ogives nucléaires à plus de 2.000 km (comme par hasard, la distance qui sépare l’Iran d’Israël …). Ni pourquoi les pays limitrophes, ceux du Golfe, seraient effrayés : « Bien qu’ils n’aient pas la bombe pour l’instant, ils sont en train d’avancer vers sa construction ce qui risque de pousser la région entière vers un conflit. Nous devons comprendre que cela va s’aggraver et que ce n’est pas raisonnable » (Salman Bin Hamad Al Khalifa, Prince héritier  de Bahreïn). Et on entend les « réalistes » de la région dire « Iran bombardé, on aura des difficultés pendant 18 mois, Iran avec la bombe on en aura pour 18 ans ». Bref, Iran aura la bombe, Iran disposera de vecteurs pour la faire exploser là où il voudra, de préférence en Israël. Quand ? Nonobstant les conclusions lénifiantes du dernier rapport des agences de renseignement américaines ou de celles de l’AIEA, les renseignements militaires israéliens viennent de laisser comprendre (Général A. Yadlin) que la fenêtre la plus probable va de 2008 à 2010.

 

Que faire ?

 

Pendant des années les dirigeants d’Israël ont considéré que le « problème de l’Iran » était celui de la communauté internationale. Pourtant, en septembre 2004 Ariel Sharon déclarait « la communauté internationale n'a pas fait assez pour arrêter l'Iran de se doter d'armes nucléaires en avertissant qu’Israël prendra ses propres mesures pour se défendre ». et en 2007, en visite à Moscou, pendant le conférence de presse se tenant à côté de M. Poutine, E. Olmert martelait « Israël ne peut pas se permettre le luxe de la création d'une situation où un pays comme l'Iran dispose d’un potentiel non conventionnel. L'Israël n’acceptera jamais ce type de situation. Pour nous, quand le chef d'un pays dit il veut nous détruire, cela ne ressemble pas à une déclaration vide, mais à quelque chose que nous nous devons  d’empêcher de toutes les manières acceptables et possibles »  La situation n’a pas changé depuis, au contraire. Les Etats-Unis ne commenceront pas une guerre dix mois avant qu’un nouveau président arrive aux affaires et l’Europe, toute à ses petites affaires commerciales et/ou d’investissement avec l’Iran, ne fera rien d’autre que traîner ses pieds pour qu’aucune sanction réellement forte ne soit prise. Sans parler de l’attitude immonde de la Russie ou de la nonchalance irresponsable de la Chine Si, elle fera quand-même quelque chose : prôner la négociation sans se soucier des résultats qui n’ont pas été obtenus depuis plus de cinq ans. L’essentiel étant le processus de négociation non pas les résultats.

 

Reste Israël pour laquelle un Iran doté de l’arme nucléaire c’est la disparition garantie car, vu l’exiguïté de son territoire, si l’Iran « tire le premier » Israël disparaîtra. Pas de possibilité de « deuxième frappe » (même si des sous-marins pourraient palier l’absence de territoire mais à quoi bon ?), le concept MAD n’est donc pas applicable. D’évidence, Israël n’a de possibilité de survie que d’attaquer le premier. Ce pays s’est déjà trouvé dans une situation similaire à la veille de la guerre de six jours, on connaît son déroulement et ses résultats.

Mais en même temps que le concept MAD, Henry Kissinger et Herman Kahn avaient proposé une approche en quatre points pour faire face à un adversaire doté (ou sur le point de se doter) d’armes nucléaires. D’abord une escalade de gestes de sorte que la nation la plus faible s’abstienne de continuer  avant qu'un échange nucléaire se produise ; en second lieu, en assenant une première frappe massive qui interdira toute réponse efficace ; troisièmement, lançant une frappe chirurgicale qui détruira la direction ennemie ; et quatrièmement une avancée  technologique massive par rapport à l’adversaire et pour permettre une défense stratégique efficace. Force est de constater que si Israël  est obligée de se lancer dans une guerre contre l’Iran elle devra utiliser les quatre approches indiquées. Cela étant, l’escalade de gestes n’a pas l’air d’impressionner Iran [bombardement du site nucléaire présumé en Syrie à la frontière de l’Irak, liquidation de l’assassin recherché pendant 25 ans par tous les services occidentaux pour sa participation aux tueries de Beyrouth (243 marine américains et 58 soldats français ou à des attentats un peu partout sur la planète)]. D’un autre côté, l’avancée technologique d’Israël sur l’Iran est indiscutable. Restent donc les deux points, première frappe massive et frappe chirurgicale visant la direction de l’Iran.

Si l’on suppose que la arche inexorable de l’Iran vers la bombe ne puisse trouver d’autre obstacle qu’Israël, que peut-on espérer ? Deux choses de très grande importance doivent être présentes à l’esprit : ayant appris la leçon de la destruction de l’Osirak [1] l’Iran a parsemé son territoire de sites nucléaires. On en compte 16 connus et on crédite ce pays de l’existence d’encore six bien enfouis dans ses montagnes ou au milieu de déserts vides de toute vie. Quant aux Etats-Unis, ils ont répertorié plus de 1.000 cibles possibles … 

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On comprend vite qu’il s’agirait d’un exploit de toute autre dimension que celui de la destruction du réacteur de Saddam Hussien. Qui de plus était parfaitement localisé et dont les équipements accessoires se trouvaient visibles tout autour. La deuxième chose difficile est liée au fait que l’essentiel des activités nucléaires militaires se trouvent enterrés à des profondeurs (inconnues avec précision) allant de 20 à 300 m. sous des sols soit résistants eux-mêmes soit renforcés par construction.

Il y a deux types d’installations enterrées : « un trou couvert » et des constructions assimilables aux mines. Pour ce qui est de la première catégorie (les « trous » faisant moins de 50 m de profondeur) les munitions connues (et dont Israël dispose sans doute) sont suffisantes.

 

Il s’agit cependant de bien localiser les cibles et d’assurer leur livraison jusqu’à ces cibles. On peut faire confiance aux capacités de renseignement d’Israël pour la première partie.

Quant à la deuxième … l’on doit envisager certainement des vecteurs genre missiles de croisière tirées à partir des sous-marins dont dispose Israël. En effet, pour ce qui est de l’aviation, les distances d’un côté et la nécessité d’assurer des vagues de bombardement incessantes pourraient constituer des obstacles difficilement surmontables pour ce dont Israël dispose. Si l’on regarde une carte on voit que les avions devraient opérer à 1.500/2.000 km de leurs bases. La flotte aérienne dont Israël dispose n’est qu’en partie, capable de ce type de missions qui de plus supposent des ravitaillements en vol.

 

    Pour ce qui est de la deuxième catégorie, en sus de ce qui est nécessaire pour la première, (localisation des cibles  et livraison des munitions) deux autres facteurs interviennent. D’abord le fait qu’il puisse s’agir de facilités se trouvant à plusieurs centaines de mètres en dessous de sols montagneux et peut-être renforcés. Le deuxième facteur tient à ce que les superficies utilisées en profondeur pourraient être de l’ordre de centaines de km² : facilités diverses séparées par des tunnels-couloirs de centaines de km. On sait depuis pas mal de temps que la Libye avait construit un réseau d’au moins 2.000 km de tunnels d’un diamètre de 15m. autour d’une usine de fabrications d’armes chimiques en camouflant entièrement les travaux et leurs résultats.

 
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Comment s’attaquer à ce genre de constructions ? On sait peu de choses sur les capacités des munitions qu’Israël conçoit et fabrique. On se souvient, cependant, de la surprise des bombes pénétrantes pour détruire les pistes d’aviation utilisées pendant la guerre de six jours. On sait

aussi que l’industrie de l’armement israélienne est le troisième (ou quatrième) exportateur mondial. Mais … ce que les Etats-Unis envisagent pour ce genre de bombardements sont les MOP’s (Massive Ordnance Penetrator) d’un poids de l’ordre de 8.000 kg et capables de pénétrer des sols renforcés jusqu’à des dizaines de m de profondeur.


Ou alors des bombes classiques de 15.000 kg … mais qui nécessiteraient l’utilisation de bombardiers B-2 partant de Diego Garcia.

 

L’on ne sait pas Israël disposant de ce type de munitions ni de ce genre de vecteurs. Ce que l’on sait en revanche c’est que des achats de 2.000 BLU-109 (bombes pénétrantes pour la destruction des bunkers), ont été faits depuis 2004 et qu’elles pourraient être utilisées pour détruire les installations nucléaires iraniennes. Pour ce qui des vecteurs ayant un rayon d’action supérieur à 2.000 km et capables de les transporter on sait qu’Israël dispose de F-15  parfaitement utilisables. Mais imaginer des vols à 2.000 km de distance sans que les  systèmes d’alerte russes, au sol ou dans l’espace, ne les détecte … cela pourrait dépasser même la maestria des israéliens. Encore que … Bien avant Oslo (donc il  y a plus de 15 ans) des avions israéliens ont détruit le Quartier Général de l’OLP à Tunis, à 2.000 km des côtes israéliennes en traversant la Méditerranée de l’Est en Ouest sans qu’aucun pays riverain détecte quoi que ce soit. A l’aller comme au retour.

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Deux autres possibilités sont connues : des munitions nucléaires à effet limité (« bombes à neutrons », par exemple) d’une puissance de 1,5 ktonnes explosant à quelques 30 m en dessous du sol. Le résultat serait un chamboulement de 700.000 tonnes de roche et terre suffisant pour rendre inutilisables les installations enterrées et de plus gardant la radioactivité prisonnière dans la cavité produite par l’explosion. C’est vrai, ceci pourrait créer quelques difficultés supplémentaires à Israël avec la communauté internationale, la « rue arabe » (les 1,5 milliards de musulmans …) ou avec tous ceux qui par nonchalance, intérêts économiques ou volonté délibérée voudraient assister à la disparition d’Israël fût-elle l’œuvres des mollahs iraniens. Mais à partir du moment où l’hypothèse consiste dans une frappe nucléaire massive de toute manière …

La deuxième possibilité consiste dans l’utilisation de ce que l’on appelle HPM (High Power Microwaves) qui se limite à la destruction de tous les composants, appareils et systèmes électroniques qui gèrent les installations nucléaires.

 

Et on revient à ce qui constitue l’alfa et l’oméga d’une telle action, localisation des cibles et livraison des munitions. Mais … il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer … et Israël se trouve devant une menace existentielle.

 

Apocalypse maintenant ? Ou plus tard ?

 

De Vienne à Londres, de Rome à Berlin, de Madrid à Bruxelles, dans le silence des pays « moraux » de l’Europe (les scandinaves, les Pays Bas, etc.,) on se prépare -comme dans les tragédies antiques- à assister à ce qui paraît inéluctable. Avec une pincée d’inquiétude car … les affaires risquent d’être plus difficiles. Pourquoi inéluctable ? Parce que les jean-foutres qui nous gouvernent s’occupent de ce qui conditionnera leur élection demain non pas de ce qui fera notre vie après. Parce que chez nous on est occupé à déverser des tombereaux de saletés sur un président élu par une majorité confortable il y a moins d’un an et dont la vie sentimentale ou le vocabulaire paraissent les sujets les plus importants pour la radio, la télé et la presse papier. Parce qu’au lieu de préparer notre pays pour survivre dans une monde de plus en plus compliqué demain et après-demain, on s’évertue à le tirer encore vers le bas en empêchant, pratiquement, toute réforme de se faire.

 

Dormez tranquilles, bonnes gens. Un jour nous nous réveillerons et on apprendra que pendant la nuit les installations industrielles, pétrolières et nucléaires iraniennes ont été, en très grande partie, détruites. Par qui ? Allez …

 

Et nous verrons les attentats en Europe et ailleurs reprendre, le pétrole à 100 $ le baril (il y est déjà ? Tiens, donc …) et le monde arabo-musulman se coalisant (tout au moins en apparence) pour accuser Israël. Le Conseil de Sécurité se réunira en urgence pour la condamner et pour demander la retenue à tous les acteurs. On oubliera du coup les guerres asymétriques imposées à Israël (Hezbollah et Hamas) comme les menaces multiples et variées du boucher de Téhéran et de son guide suprême.

 

Fiction ? On vit une époque formidable … et on n’a pas encore tout vu !



[1] (« O-Chirak » … réacteur fourni par la France au « frère » de son premier ministre en 1975, Jacques Chirac et détruit par l’aviation israélienne)

 

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 19:51

 

 

 

La lutte contre les juifs a toujours été la marque des nations basses. (Nietzsche)

 

C’est devenu un lieu commun que de souligner la nature existentielle du conflit israélo-arabe en la reliant aux fondements même de l’islam. Il est moins commun d’affirmer (en paraphrasant la généalogie du totalitarisme communiste) «Israël est dans l’Europe qui est dans l’islam». Autant dire que si l’on veut dépasser les aspects événementiels du conflit israélo-arabe, on devrait commencer par regarder, même d’une manière superficielle, mais au moins de près, les racines du désordre mondial auquel on assiste. Tout en remarquant que la totalité des conflits de la planète (à quelques exceptions près, comme les maoïstes au Népal ou la guérilla «narco-marxiste» des Farcs colombiennes) implique l’islam directement ou par ses séides. Regardons donc les choses de plus près.

 

L’islam Aucune évolution depuis qu’il a commencé à être imposé par le glaive au 7ème siècle (pas d’aggiornamentos de siècle en siècle comme l’Eglise catholique ou de remise en question permanente comme le Talmud pour le judaïsme). Il reste confiné depuis aux trois piliers d’origine : l’oumma (communauté ouverte), la charia (corpus religieux, politique et social) et la dhimitude (en réalité supériorité du musulman par rapport à l’infidèle, fût-il juif ou chrétien). La déclinaison de ces trois concepts ne peut conduire qu’à l’emploi de la force : conquérir le monde, soumettre l’autre, faire respecter la charia ne peut se faire -sauf consentement individuel- que par la force.

 

Cela étant, tout en préférant le glaive, le monde musulman essaye de parfaire sa conquête du monde par la dawa : en simplifiant, une conquête pacifique des «cœurs et des cerveaux». Le déplacement de masses énormes d’individus musulmans du Sud vers le Nord, procède non seulement de causes économiques mais aussi, et surtout, de leur tendance atavique à l’extension de leur « espace vital ». Partout où l’islam a pénétré, il a produit une transformation implacable du mode de vie et de la culture de ceux conquis ou convertis. Il s’agit de constater le caractère impérialiste de l’islam, seul capable d’expliquer l’islamisation de continents entiers. Des exemples ? Au loin, la destruction de tout ce qui était hindou par l’invasion moghole. Au près, les horaires homme-femme pour les piscines dans le Nord de la France, les menus «halal» dans les cantines des écoles républicaines, les interdits divers à Bruxelles ou Amsterdam, sont là pour nous mettre les idées à l’endroit. Le caractère impérialiste attaché  à cette religion suppose en même temps l’observation sans exception des concepts établis il y a 1400 ans. Il ne peut, d’évidence, que s’appuyer sur un fanatisme inculqué aux masses et qui se reproduit par l’éducation (ou l’absence d’éducation) de dizaines et dizaines de générations. Il serait, dès lors, utile d’arrêter de propager des affirmations fausses comme «l’islam est une religion de paix» et accepter que le fanatisme est un de ses principes de base. Car si l’on n’accepte pas cette vérité, on ne peut pas expliquer, par exemple, pourquoi l’apostasie (renoncement à la religion islamique) est punie de mort, ni le fait qu’en plein 21ème siècle la femme musulmane n’est pas l’égale de l’homme.

 

Conquête du monde et prosélytisme : comment pourrait-on accomplir ces desseins sans la force ? Cette religion s’est imposée du sous-continent indien jusqu’aux rives de l’Atlantique, avant de descendre l’Afrique du Nord au Sud et, à partir de la période des vastes mouvements d’émigration, a traversé le Pacifique pour s’installer en Malaisie et Indonésie (ces deux pays, à substrat fort de civilisation asiatique, constituant des cas réellement particuliers). Le résultat sur les territoires conquis : transformation en désert de contrées auparavant fleurissantes, car créer, bâtir, pérenniser, est incompatible avec la conquête. Il suffit de regarder l’état des pays musulmans qui n’ont pas (ou peu) de pétrole. Et si l’on donne l’exemple de l’Espagne du califat, il faut méditer l’exemple égyptien : le pays qui a tout inventé (au moins pour la civilisation de l’Occident), architecture, médecine, culture, arts, est devenu stérile depuis que l’islam s’y est installé. Le peuple égyptien ? Aujourd’hui, il est l’exposant d’une économie d’assistés dont le PNB atteint à peine celui d’Israël (77 millions d’habitants d’un côté, 6,5 de l’autre …). Force est de reconnaître que l’islam a tiré une chape de plomb sur tous mouvements culturels, artistiques ou scientifiques où il s’est installé. Le sous-développement est consubstantiel, structurel, à cette religion depuis, mettons, mille ansundefined

 

C’est pour cela que l’on occulte l’état de régression mentale et d’oppression qui prédominent en Arabie Saoudite (lapider la femme adultère, couper la main droite du voleur, interdire le vote des femmes …), ce valeureux allié de l’Occident.  Et que l’on ménage l’Iran -devant lequel le monde occidental se comporte comme une proie hypnotisée par un serpent. Pays où tous les acquis de la dictature (éclairée ?) du Shah, qui voulait troquer le pétrole contre le développement, et pour cela se distinguer du monde arabe environnant  se sont évanouis pendant les trente années de dictature théocratique de mollahs incultes.

 

Naturellement, les héritiers des Lumières, forts de leur croyance (!?) dans la «raison» et la capacité des humains à distinguer le bien du mal, l’individuel du collectif, car pour eux l’homme (et l’humanité) est perfectible, cherchent les moyens pour rendre compatible l’islam avec le monde moderne. C’est ainsi, entre autres, que l’on a vu fleurir les distinctions «modérés» et «extrémistes», et, sans beaucoup d’acrobaties intellectuelles, décider que le mal vient non pas des «modérés» mais des «extrémistes». La pente glissante est mise en place par ceux-là mêmes que l’islam veut conquérir. On s’occupe des «extrémistes» et on ne veut pas voir ce que les «modérés» représentent. Eh bien, non ! Il faut prendre la réalité telle qu’elle est. Il faut admettre que la «minorité agissante», représentée aujourd’hui par les terroristes islamiques, n’est que le sommet de l’iceberg qui menace le vaisseau mondial. Il faut croire cette minorité quand elle dit qu’il s’agit d’une guerre de religion, comme on aurait dû croire et prendre au sérieux Mein Kampf.

 

Ne pas le faire, c’est absoudre les masses musulmanes de leur responsabilité collective pour ce que font les «extrémistes». Certes, parler de responsabilité collective suscite immédiatement la réprobation. Mais que l’on regarde du côté de la première religion monothéiste : Moïse et le veau d’or. En attendant Moïse, le peuple construit le veau d’or : il ne peut assumer sa liberté. Entre Dieu et Israël existe un rapport contractuel : la fidélité du peuple conditionne son élection. Mais face à l'idolâtrie, Moïse utilise son sens des responsabilités et réussit à dépasser la crise. Ensuite, l’édification du Tabernacle ainsi que la confection des objets du culte, renvoient nécessairement à la responsabilité collective du peuple juif (porteur du projet divin), alors que la célébration de ce culte, qui doit être volontaire et consciente, renvoie à des responsabilités individuelles. Et c'est aussi une des raisons pour lesquelles suit une pérégrination de 40 années dans le désert, imposée à tout un peuple, car il avait fauté collectivement. Pendant la 2ème guerre mondiale le bombardement de Dresde a fait 200.000 morts : décision prise par Winston Churchill, inexplicable autrement que par le constat de la responsabilité collective. Et, de la même manière, Hiroshima.

 

C’est dire que, collectivement, car adeptes des mêmes concepts qui conduisent inexorablement aux mêmes agissements, les musulmans du monde entier sont responsables du 11 septembre 2001, des massacres d’Irak (avant et après Saddam), des attentats d’Indonésie, de Madrid, de Londres et d’ailleurs. Il suffit de se souvenir de «l’explosion des masses musulmanes» au moment de la publication des caricatures de Mahomet ou, du fait patent, qu’à aucun moment, nulle part dans le monde, aucune manifestation des musulmans «modérés» n’a eu lieu contre les exactions des islamo fascistes (les «extrémistes»).

 

Conquête pacifique (dawa), conquête par le glaive, conquête par «les ventres des femmes musulmanes en Europe», force est de reconnaître que sauf la distance et une politique délibérément opposée à toute immigration des descendants du Prophète (Australie, par exemple) rien de solide ne s’y oppose. La marche de l’islam vers la domination mondiale est entamée depuis des siècles et tous ceux qui ont pensé pouvoir s’en accommoder ont disparu dans les poubelles de l’histoire. Par delà le choc des civilisations décrit par Samuel Huntington, par delà la question lancinante de Bernard Lewis «What went wrong», seule la description de Bat Ye’or (Eurabia) de la conquête de l’Europe par l’islam peut faire comprendre ce qui est inscrit dans l’évolution historique, en laissant de côté l’éventualité des guerres nucléaires.

 

L’Europe – trois pays musulmans (la Turquie, l’Albanie et, depuis peu, la Bosnie) sont déjà sur le continent. Ces trois pays cumulent quelque 100 millions d’êtres. On pourrait se demander quelle folie a pris l’Europe pour qu’elle entame il y a quinze ans le processus qui d’une manière inéluctable conduisait à la création d’un mini-état musulman (la Bosnie, qui pour l’instant se déclare « multiethnique »). Et si l’on ajoute (selon des estimations qui vont du simple au triple) encore 25 millions se trouvant en France, en Angleterre, en Belgique, Allemagne, Espagne et les Pays Scandinaves, on voit tout de suite que la voie est tracée et que démographie aidant, de 20 % de la population totale aujourd’hui on passera à plus du tiers en 2020 et, sans doute, à une majorité avant la fin de ce siècle.

 

Si ce n’était pas son caractère intrinsèquement impérialiste, on pourrait peut-être s’en accommoder. L’Europe croit, comme dans les tréfonds de son histoire, que tous les «barbares» qui l’ont envahi ont pris le mode de vie et la culture des contrées conquises, et ne réalise pas que pour la première fois dans son histoire, proie de ses démons (apaisement, fin des conflits, justice sociale, etc.), c’est son mode de vie et sa culture qui vont être phagocytés par les populations qu’elle a accepté d’une manière incompréhensible.

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De plus, l’Europe essaye par tous les moyens de montrer une forme de solidarité avec le monde arabo-musulman. Par delà les raisons « morales », par delà les intérêts économiques il n’est pas difficile de comprendre que cette attitude comporte deux ressorts essentiels : l’antisémitisme et l’anti-américanisme.  De fraîche date (seulement  200 ans à tout prendre …) l’anti-américanisme a d’autres causes que le vieil antisémitisme.

 

 L’Angleterre a toujours montré la voie à l’Europe : sa première expulsion des Juifs a eu lieu en 1290, soit deux cents ans avant Isabelle la Catholique ; la France ensuite, l’Espagne, l’inquisition, les Princes Allemands, les pogroms russes et pour couronner le tout, la Shoah. L’Angleterre (après avoir édicté la Déclaration Balfour) s’est opposée par tous les moyens à la renaissance d’Israël, entre autres en s’abstenant au moment du vote du plan de partage. Le courant majoritaire européen anti-Israël actuel n’est, semble-t-il, que l’expression permise d’un antisémitisme, pas uniquement musulman (comme d’aucuns le prétendent en rappelant que «Mohamed» est devenu le prénom le plus usuel pour les nouveaux nés…), mais venant des tréfonds de l’histoire de ces pays. Mais aujourd’hui «l’antisémitisme européen vise non pas le comportement des juifs, mais leur existence» (Wisse, Mc Gill University, Harvard – 1992 … déjà). D’autres considèrent que diaboliser Israël et épouser la cause arabe permet aux pays anciennement colonisateurs (France, Angleterre, Belgique) d’atténuer leur double fardeau historique : antisémitisme et colonialisme. En participant à la transformation des Juifs en Nazis, on relativise l’holocauste, tandis qu’en se faisant le meilleur allié des arabes, on montre avoir surpassé son histoire de colonisateur. Bat Ye’Or a souligné l’existence d’un syndrome autodestructeur de l’Europe. «Cela tient de la nature du lien entre christianisme et judaïsme. Le christianisme ne saurait détruire le judaïsme sans se détruire lui-même puisqu’il possède en lui le judaïsme. Le rejet du père qui s’exprime par le retour au paganisme (aryanisation de l’Eglise), ou l’aspiration à se fondre dans l’islam, implique nécessairement la destruction du christianisme. Cette dernière hypothèse se justifie particulièrement avec l’islam dont la mission est précisément la destruction du christianisme. S’allier avec celui dont la mission théologique est votre destruction, est suicidaire».  Pour conclure, «Le plan européen de destruction d’Israël, reflète en effet son propre désir de destruction et de mort. Et c’est son auto-anéantissement, parfois inconsciemment, que l’Europe a préparé en planifiant la fin d’Israël, car les deux processus sont corrélés. L’Europe veut détruire l’ancien monde pour renaître dans une nouvelle métamorphose, l’islamo-christianisme et l’utopie planétaire de la paix». (correspondance privée).

 

Pour comprendre l’aujourd’hui, on devrait se souvenir du passé. En 1922, Hitler assène "si un jour j'ai réellement le pouvoir, la destruction des juifs sera ma première et ma plus importante tâche". On n'a pas voulu le croire, on sait ce qui a suivi. On a l'habitude de considérer que seuls les nazis étaient responsables, mais l'on doit parler de responsabilité collective quand tout un peuple, l'Allemagne dans sa totalité, s’est rendu complice dans la Shoah. Et il faut aller plus loin : c'est l'Europe, en totalité, qui a été complice. Sauf l'Angleterre et, en partie, la Bulgarie, aucun pays de l'Europe continentale ne peut se soustraire à une responsabilité écrasante. L'Europe chrétienne nourrie pendant deux millénaires par la haine du juif, juif nécessaire pour affirmer l'église comme le pôle du bien, tout en montrant en permanence le pôle négatif : le juif. Et elle semble avoir trouvé aujourd’hui pour «finir le travail» entamé par les nazis un relais dans l’islam ce qui explique son acceptation enthousiaste ou résignée de sa conquête par ce dernier. La rupture -définitive- entre la l’Europe et les Juifs est une tragédie pour les deux parties. Une Europe haïe par le peuple juif ne pourra jamais effacer de son histoire sa faute impardonnable. Et un Israël persécuté par l’Europe va toujours se sentir menacé d’un nouveau ghetto  Ce qui est incompréhensible c’est que la majorité des européens  ne comprend pas encore  que les ambitions islamistes ne s’arrêteront pas avec Israël dont on demande l’éradication et on annonce le compte à rebours pour sa disparition tous les jours de la semaine. Sans qu’aucune autorité morale en Europe n’ait le courage de regimber. Tout en laissant la Chef de l’Eglise Anglicane prêcher tranquillement l’adoption de la charia en Angleterre pour les musulmans. Les principes de l’Europe ?

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Il y a soixante-dix ans on n’a pas voulu mourir pour Danzig. On est mort ensuite à Coventry et à Oradour sur Glane. Staline a signé un pacte de non-agression avec Hitler, 21 millions de russes en sont morts (Marc NOUSCHI, Bilan de la Seconde Guerre mondiale, Le Seuil, 1996). L’Europe pactise aujourd’hui avec ses conquérants de demain, il ne faut pas être grand clerc pour prévoir ce qui va advenir. Elle fait semblant de croire que son monde à elle est différent de celui d’Israël. C’est ainsi qu’elle a obligé ce dernier à accepter les formules creuses «la paix contre les territoires» ou «deux états pour deux peuples» en se convaincant de «la centralité» du conflit israélo-arabe. Avec la conviction que la région deviendrait un havre de paix si seulement les Palestiniens obtenaient ce qu’ils demandent.

 

Israël - De la conquête de Canaan au 12ème siècle av. J-C et jusqu’à sa deuxième expulsion par les Romains en 135, la Palestine fut le territoire du peuple juif.  Province de l’empire Omeyyade dès sa conquête par Omar en 636 et jusqu’à la première croisade en 1099, elle accueille des populations arabes qui se considèreront comme ses seuls propriétaires. Arabes, non pas «Palestiniens», la nuance est de taille et facilite la compréhension des racines du conflit.

 

Les données démographiques d’avant le 19ème siècle sont imprécises. L’évolution des populations montre que la progression des Arabes y a été nulle ou légèrement négative de 1845 à 1922, année du mandat de la Société des Nations à la Grande Bretagne après la Déclaration Balfour. (Etablissement d’un Foyer National Juif en Palestine), tandis que celle des juifs est multipliée par sept pour représenter 14 % de la population totale. De 1922 à 1947 elle a été presque parallèle pour s’établir à 1.100.000 arabes et 600.000 juifs. Les  Juifs ont été majoritaires pendant treize siècles, les Arabes pendant les treize siècles suivants. Cette évolution, avec la Shoah en toile de fond, fait que l’ONU décide en novembre 1947 un partage considéré comme équitable. Les deux parties en présence se voient accorder des territoires disposant d’une légitimité internationale.

 

Israël accepte la décision du partage  en renonçant à la Cisjordanie, de son point de vue, partie de son héritage. Les pays arabes, arguant de la propriété des territoires, la rejettent. Les acteurs sont mis en garde contre un recours à la guerre : « Le Conseil de Sécurité considère comme une menace contre la paix ou rupture de la paix ou comme acte d’agression selon l’Article 39 de la Charte des Nations Unies, toute tentative de changer par la force le règlement tel que décidé par la présente résolution» ; cinq pays déclenchent une guerre contre Israël, ils la perdent et une partie de la communauté arabe de Palestine (600.000 à 700.000 personnes, selon les sources et les narratives de chaque partie) entame une diaspora sans fin. L’ONU préside aux accords de Rhodes de 1949 qui figent des lignes d’armistice, devenues frontières pendant 18 ans, mais ne prend aucune mesure contre les pays qui ont essayé de détruire Israël. Il s’agit là de sa première forfaiture, d’autres suivront pendant 60 années. Les accords de Rhodes précisent dans le 5ème article «les lignes du cessez-le-feu ne doivent pas être considérées comme des frontières territoriales ou politiques et leur établissement ne préjuge en rien des droits, demandes ou positions des parties au cessez-le-feu quant à la résolution finale de la question de la Palestine. L’ONU fait, ensuite, preuve d’amnésie, première forfaiture de cette honorable organisation.

 

De 1949 à 1967, aucun pays arabe, ni l’ONU, ne mettent en cause la nouvelle réalité, personne, nulle part, ne parle «d’occupation». La décision de créer un Etat Arabe en Palestine est superbement ignorée. Deuxième forfaiture majeure qui explique le déroulement futur des relations entre Israël et l’ONU.

 

Depuis  le partage, la Cisjordanie (5.900 km²), annexée initialement par la Jordanie, voit sa population arabe doubler, passant d’environ 1.100.000 (1948) à 2.100.000 en 2001 tandis que celle de Gaza, occupée par l’Egypte au même moment, passe de 236.000 en 1967 à 1.200.000 en 2001 ! Le développement induit par le voisin israélien et l’entretien des «réfugiés» par les Nations Unies sont les causes majeures de cette évolution. Depuis 1948 les palestiniens ont suivi deux trajectoires dissemblables. Ceux qui sont restés en Israël, avec des hauts et des bas, ont vu leur identité reconnue et leur développement culturel et économique évoluer en parallèle avec celui de la composante (majoritaire) juive. Des profs, universitaires, des médecins dans les principaux hôpitaux, des juges, des députés (à la proportionnelle), un ministre, tous arabes il y en a pléthore en Israël. Au ratio des deux composantes de la population ? Certes pas, mais pas très loin. Quant au niveau de vie, l’écart entre les deux populations est -semble-t-il-  essentiellement lié au taux de femmes qui travaillent et, fait marquant, cela est presque identique pour la composante (très) religieuse juive.  Les palestiniens partis (ou expulsés, c’est selon) n’ont trouvé dans aucun des pays où ils se sont installés autre chose que des privations, des camps de réfugiés, l’interdiction d’obtenir une citoyenneté, l’interdiction de posséder des propriétés ou d’exercer des métiers réservés aux autochtones, j’en passe et des meilleures. Il y a là, sans doute, une des raisons majeures pour leur insistance au «droit de retour» … certains comme ils sont de ne pas pouvoir trouver mieux que la société ouverte israélienne pour, éventuellement, se refaire une deuxième vie. 
 

En 1967 une nouvelle guerre initiée et perdue par trois pays arabes voit Israël conquérir la Cisjordanie et Gaza. La résolution 242 du Conseil de Sécurité demande «… la reconnaissance de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque Etat de la région et de son droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues». Israël propose de créer des territoires autonomes gérés par les populations habitant ces territoires, les PalestiniensLes trois NON du sommet des pays arabes de Khartoum en 1967 -Non à la négociation, Non à la reconnaissance, Non à la paix- engagent les pays arabes  jusqu’en 1977, quand Sadate va à Jérusalem. L’Organisation de Libération de la Palestine (!) est créée en 1964 quand il n’y avait aucun «territoire occupé» (il s’agissait donc de faire disparaître Israël). Sa Charte qui programme la destruction d’Israël n’a jamais été modifiée, nonobstant moult déclarations et engagements. L’OLP est reconnue à Khartoum et ensuite par la « communauté internationale » comme « représentant unique du peuple palestinien ».

 

Il a fallu qu’un des hommes de l’ombre les plus haut placés dans la hiérarchie transnationale du KGB (I.M. Pacepa – Les horizons rouges) » fasse défection pour apprendre que les actions «d’éclat» de l’OLP étaient financées par le KGB.  Il a rappelé  ce que son patron de la fin des années 60 (un autre général, russe, toujours du KGB) lui disait «dans le monde d’aujourd’hui quand les armes nucléaires ont rendu obsolète la force militaire, le terrorisme doit être notre arme principale ».  Les succursales allemande, cubaine, roumaine ou tchèque fournissaient aux troupes d’Arafat des munitions par avions entiers et du Semtex par milliers de tonnes (Vaclav Havel en parlant de ce que la Tchéquie avait fait pour Y. Arafat.) Tandis que Youri Andropov (chef du KGB dans les années 70) lui disait  «le monde islamique est une boîte de Pétri dans laquelle nous pourrions cultiver comme une bactérie virulente «la haine de l’Amérique», en partant de la pensée marxiste-léniniste. L'antisémitisme islamique va fonctionner à profusion. Les musulmans ont un goût prononcé pour le nationalisme, le chauvinisme, et la victimologie. L’illettrisme des foules opprimées pourra être fouetté jusqu'à une poussée de fièvre».

 

Pendant toutes ces années, l’ONU ne condamne personne (sauf Israël pour des raisons multiples et variées) et n’intervient d’aucune manière pour faire respecter ses décisions : Israël voit qu’elle ne peut rien attendre d’une organisation dominée par les pays arabo-musulmans, alliés pendant des décennies aux pays de l’Est. Pour lui donner raison, l’ONU adopte une résolution assimilant le sionisme (projet national de création d’un Etat Juif) au racisme. Il suffit de remarquer que depuis 40 ans une moyenne de 145 Etats participent à l’ONU et que plus de 200 conflits sont enregistrés. Le tout à   fait produire aux diverses commissions ou aux sessions des assemblées, environ 5.000 résolutions (seules celles du Conseil de Sécurité ont force de loi, surtout quand elles sont prises dans le cadre de l’article 7 de la Charte prévoyant l’emploi de la force).  : Plus de 1.500 résolutions, soit plus du tiers, sont relatives à Israël. Pour en arriver là, que s’est-il passé depuis la résolution 181 du 29 novembre 1947 créant en Palestine deux Etats, un devenu Israël et l’autre qui n’a jamais vu le jour ? Rien, sauf que les pays arabes ne voulaient pas d’un état «arabe» en Palestine car cela aurait légitimé l’état juif …

 

Au premier «Camp David» en 1978, Israël et l’Egypte proposent l’autonomie en Cisjordanie, que la Jordanie va «désannexer», et à Gaza que l’Egypte a «quitté» en 1967. Les pays arabes rejettent l’offre, elle aurait reconnu implicitement l’existence d’Israël. 

 

En 1993 les accords d’Oslo prônent la réconciliation définitive : reconnaissance mutuelle, engagement palestinien de renoncer à l’option militaire, transfert de zones administrées par Israël à l’Autorité Palestinienne. Pour Oslo, la Cisjordanie et Gaza sont des «territoires administrés». Le vocable «occupation» n’y figure nulle part. 

 

Oslo laissait à plus tard les sujets à caractère existentiel : réfugiés de 1948 et leurs descendants, ou messianique : souveraineté à Jérusalem. Sept années suivent, la société civile palestinienne progresse et tire avantage des avancées économiques d’Israël.  Mais les offres israéliennes de Camp David (II) et les «paramètres Clinton» en 2000, sont rejetés sans contre offre, ce qui suggère que l’objectif n’est pas la création d’un Etat. Et réclamer, sine qua non, le droit «imprescriptible» des réfugiés de 1948 et de leurs descendants de s’installer en Israël même, révélait l’ambition de disposer, à terme, de deux Etats : un, palestinien et un deuxième -Israël- dont la majorité deviendrait rapidement arabe. En septembre 2000 l’option militaire est reprise : deuxième Intifada et depuis on ne parle que d’occupation : les «modérés» entendent la Cisjordanie et Gaza, d’autres, le territoire «du Jourdain à la mer», c’est-à-dire Israël y compris.

 

La notion d’occupation, à forte connotation politique, n’a pas de substrat légal ou juridique. Des territoires affectés par l’ONU à la création d’un Etat, annexés, objets d’une annulation d’annexion, conquis dans une guerre, ne peuvent pas, sauf perversion du langage, être considérés comme «occupés». Leur possession totale ou partielle est disputéepar Israël et les populations y habitant.

 

Mais puisqu’il faut finir avec ce conflit (avec l’espoir que l’on retardera les suivants…) on invente la formule «deux états vivant en paix, l’un à côté de l’autre  et en sécurité».

 

Depuis Oslo, Israël a fait, en gros, ce qui était sa part : restitution des territoires (même Gaza), reconnaissance de l’OLP, don d’armes à une force de police, assurance d’un haut degré d’autonomie aux populations des zones sous contrôle palestinien. De leur coté, depuis quinze long années, les palestiniens n’ont respecté aucune de leurs promesses. L’enseignement de la haine a continué (dans aucun manuel de géographie, pourtant financés par l’Europe, on ne trouve trace d’un pays qui s’appelle Israël) et 75 % d’entre eux (sondage récent) dénient le droit à l’existence à Israël. 77% considèrent que le rapt et la détention d’un soldat sont justifiés et 68% sont partisans du tir de roquettes (artisanales … comme la presse bien pensante n’oublie jamais de les qualifier). Et ni la charte du Fatah (prônant la destruction d’Israël par étapes) ni celle du Hamas (refusant ad vitam aeternam l’existence d’Israël) n’ont été ni abrogées ni modifiées.

 

N’ayons pas peur des mots : la stratégie des palestiniens est une stratégie suicidaire. Tout ce qu’elle réussit, c’est de souder la population israélienne, de détruire toute velléité du «camp de la paix» de les aider et, sommet de leur déchéance, de laisser maintenant leur sort entre les mains des pays arabes frères ! Voir l’initiative de l’Arabie Saoudite.

 

Ce qui est manifestement impossible de faire comprendre, surtout aux bonnes âmes qui prêchent la paix (tout en sachant que d’aucuns se préparent à la guerre …), c’est qu’un Etat, c’est la dernière chose dont les palestiniens ont envie. Pour cela on doit comprendre ce qu’est l’idéologie des deux mouvements principaux palestiniens, le Fatah (nationalisme laïc) et le Hamas (nationalisme religieux) qui par des voies différentes veulent obtenir la même chose : la destruction d’Israël. La difficulté vient du fait que ce qui semble normal à des gens normaux, œuvrant pour leur indépendance, n’est pas normal pour les palestiniens. En effet, ce que l’on recherche d’habitude, c’est de tendre vers une situation stable dans laquelle le peuple dont on a la charge trouvera les meilleures conditions possibles pour son développement. Tel n’est pas le cas pour les palestiniens dont les dirigeants n’ont jamais eu d’équivalent parmi tous ceux qui ont fait du mal à leur peuple (sauf peut-être un Mugabe …). Comment faire admettre au monde entier que tout ce qui est fait pour ce peuple  tombe dans une sorte de tonneau des Danaïdes ? Comment faire comprendre que «la lutte armée» continuera non pas parce que Israël agresse les palestiniens mais parce qu’elle est le seul programme de ce peuple dont la contribution au progrès de l’humanité se résume jusqu’ici aux détournements d’avions et aux attentats suicides. Il est vain de chercher ce qu’il fait pour améliorer son standard de vie, pour l’éducation de ses enfants (sauf de les préparer à devenir des «martyrs») ou pour les droits de la femme. Gaza en est l’illustration : sur les ruines des habitations des israéliens qui se sont retirés, ils installent des lanceurs de fusées. Les serres et jardins qui exportaient leurs produits en Europe et même dans des pays arabes sont aujourd’hui détruits. Les bars et les cinémas sont fermés et les rues sont tenues par des armées procédant d’une des treize forces dont ils se sont dotés. Et c’est pourquoi leur parler de paix, de niveau de vie ou de démocratie n’a aucun sens, cela n’entre pas dans leurs vues. Sauf quand leurs dirigeants utilisent le double langage pour faire entendre aux «idiots utiles» ce qu’ils veulent entendre.
Pour l’instant il s’agit d’une impossible acceptation Pour que le conflit trouve une solution, par delà ses aspects territoriaux (qui ont été mis en avant à tort) il faudrait que l'on constate un aggiornamento fondamental du Coran : tant que les musulmans se considèrent nation ouverte sur un territoire sans fin et dont l'obligation sacrée est de combattre l'infidèle ("tuer le juif où qu'il se cache"), on peut toujours vivre avec l'illusion d'un changement, il n'arrivera pas. Conséquence logique : on ne peut pas accepter l'infidèle autrement qu'en "dhimmi" soumis au droit premier du musulman. Israël, territoire se voulant indépendant sur une terre «arabe» constitue non seulement une aberration logique (par rapport à la Weltanschauung  musulmane) mais un miroir déformant permanent montrant la hideur de ce que le Coran impose à plus d’un milliard d'hommes et de femmes de par le monde. En décembre 2001, quelques mois après le lancement de la nouvelle Intifada armée, 81,8% des palestiniens sondés soutenaient les attaques armées contre Israël, 92,3% celles contre l’armée israélienne et …  69,4% indiquaient ne pas considérer comme un acte terroriste l’emploi éventuel d’armes chimiques ou biologiques contre Israël. Ce qui ressort clairement d’un tel sondage c’est que le conflit est relatif au droit à l’existence d’Israël et non pas relatif aux territoires, aux «colonies» ou autres faux-semblants.

Encore soixante années (ou cent soixante ou deux cent soixante)  et les palestiniens (et les arabes en général), s’ils font le choix du développement par rapport au système politico-religieux qui les enfonce dans le sous-développement, tout en les faisant rêver à la conquête du monde pour soumettre l’infidèle à la loi d’Allah, changeront peut-être. Peut-être à ce moment-là, la paix en Terre Sainte sera possible. A condition que jusque-là, la communauté internationale se mêle de ce qui la regarde, laissant à Israël le droit de s’occuper de la vie de ses citoyens comme bon lui semble. 

 

Mais elle ne peut pas le faire … Agitateur des Affaires Etrangères, le bon docteur Kouchner vient de passer deux jours en Israël et en «Palestine» : il demande à Israël de «prendre des risques pour alléger le fardeau des palestiniens» (sous-entendu en acceptant que ses citoyens risquent la mort …) et d’ouvrir les passages vers Gaza pour éviter une «catastrophe humanitaire». Mais le Hamas avait lui-même ouvert la frontière de Gaza avec l’Egypte, pays frère parfaitement capable d’assurer aux habitants de Gaza tout ce dont ils ont besoin. Et qu’a fait l’Egypte une semaine après ? Elle a fermé hermétiquement ladite frontière. Pourquoi le bon docteur et la communauté internationale, ONU en tête, ne demandent-ils pas à l’Egypte d’ouvrir sa frontière ? Mystère …

 

 Fort d’avoir prêché le juste, Monsieur Kouchner va à Bethlehem … et exprime le vœu que les touristes reviennent dans la ville du  Christ …  Ville qui comptait 70% de chrétiens avant l’arrivée de l’Autorité Palestinienne (Oslo) et qui n’en compte plus que 9%. Il n’a pas semblé s’apercevoir que l’islam n’est pas partageur…

 

Après la guerre de 1967, le philosophe allemand Fackenheim a ajouté un 614ème commandement à la liturgie juive : «Il est interdit aux Juifs d’accorder à Hitler une victoire posthume». Ce serait bien que l’islam et l’Europe s’en souviennent…

 

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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 21:04

La presse française …

On est devenu blasé devant les ignominies dont se rend coupable la presse française dès qu’il s’agit de l’islam, de l’islamisme ou la « résistance » des  « militants » ou « activistes » du monde entier à "l’impérialisme américain" et à son « valet », « le petit Satan » - j’ai nommé Israël. Mais il y a des moments où elle se dépasse. Si, si, c’est encore possible.

Voilà  une information brute :

Imad Fayez Mughniyeh, commandant suprême du Hezbollah et planificateur des principales opérations terroristes contre Israël, Etats-Unis et la France pendant les 25 dernières années, a été tué  dans l’explosion d’une bombe dans sa voiture, à Damas au Tanzim Kafr Susa dans la nuit du mardi 12 février. En 1982, il a orchestré les bombardements-suicide des casernes des marins français et américains de Beyrouth, pendant lesquels 241 soldats américains et 58 soldats français ont été tués. En 1983, il a orchestré le bombardement de l’ambassade des USA, qui a tué 63 personnes et a éliminé le personnel supérieur de la CIA au Moyen-Orient. En 1985, il a détourné le vol 847 de TWA et a été responsable de la mort qui a suivi du plongeur Robert Stethem de la marine américaine.

Mughniyeh était également à l’origine de nombreux kidnappings brutaux d’occidentaux à Beyrouth dans les années 80, les plus connus étant ceux du colonel William Francis Buckley (assassiné ensuite) et de Terry Anderson.

Après de nombreuses tentatives pour le capturer, le FBI l’a inscrit en 2001 sur sa liste des 22 terroristes les plus recherchés et une prime de $25 millions, identique à celle pour Ben Laden, a été mise pour sa tête. Il figurait parmi les personnes les plus recherchées d’Interpol.

Mécontent de sa prestation pendant la guerre  du Liban contre Israël en 2006, Téhéran a limogé le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasralah de sa charge de  commandant suprême et l'a remplacé avec Mughniyeh.

Et voila maintenant l’essentiel des relations de la presse française :

Le Monde : « Moughniyeh, qui était âgé de 45 ans, a été tué mardi en fin de soirée par l'explosion d'une bombe posée dans sa voiture. Il figurait depuis longtemps sur une liste d'étrangers qu'Israël cherchait à éliminer ou à arrêter. Les Etats-Unis avaient offert une récompense pour sa capture. 

Il avait été impliqué en 1983 dans les attentats à la bombe contre l'ambassade des Etats-Unis et les QG de soldats américains et français à Beyrouth, qui avaient fait plus de 350 morts, ainsi que dans une série d'enlèvements d'Occidentaux dans les années 1980 au Liban. L'attentat de 1992 contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires portait aussi sa marque.»

Libé : « Recherché par Interpol, soupçonné d’avoir été l’auteur de l’enlèvement d’un chef de l’antenne de la CIA à Beyrouth en 1984 et inscrit sur la liste «des terroristes les plus dangereux» recherchés par les Etats-Unis, le dirigeant du Hezbollah Imad Moughnieh est mort. »

Le Figaro : sous le titre « Un chef militaire du Hezbollah a été assassiné » ce journal qui est devenu le repaire de tout ce qui est anti-israélien, pro-palestinien et pro-arabe, écrit (avec l’aide d’AFP et du BBC …) : « Imad Mughnieh, un cadre militaire du Hezbollah, a été tué mardi soir dans l'explosion d'une voiture piégée à Damas, en Syrie. »

Pourquoi ? Par delà la désinformation érigée au rang de ligne éditoriale des principaux journaux français, on devrait se demander le pourquoi de la chose. Pourquoi oublie-t-on, pour commencer les 58 soldats français morts à Beyrouth dans un attentat organisé par cet assassin ? Pourquoi oublie-t-on qu’il figurait parmi les personnes les plus recherchées par Interpol ? Pourquoi l’ignoble coiffeur le présente-t-il comme « un chef militaire du Hezbollah » quand il s’agissait en réalité du « commandant suprême » de cette non moins ignoble milice stipendiée par l’Iran et la Syrie ? Et pourquoi pour l’immonde il a été « tué », pour Libé il est « mort » et pour le même coiffeur il a été « assassiné » ? Vous voulez savoir par qui ? Lisez la suite, vous verrez, par Israël.

Tout cela pose trois problèmes :

a.       le rôle de la Syrie : chaque fois que l’on demandait à la Syrie de fermer les centres terroristes à Damas la réponse était identique : il n’y a à Damas que des bureaux d’activités pacifiques ; la Syrie participe à Interpol, comment se fait-il que le mandat de recherche émis pour arrêter cet assassin recherché a-t-il été ignoré ?

b.      la complicité de la presse française : passer sous le silence les méfaits de ce sinistre individu (que, sans doute, 70 vierges attendaient …) sans le situer dans la confrérie de tueurs lancés par l’Iran contre l’Occident (et en premier lieu contre Israël et les Etats-Unis) confine à une complicité passive qui semble traduire une certaine « tolérance » ; ne pas souligner le fait qu’il tenait boutique ouverte à Damas, ne peut pas être innocent, surtout de la part d’une feuille de chou qui s’est adjoint tout ce qu’il y a de plus pro-palestinien ou pro-arabe parmi les « grands reporteurs »  disponibles pour une solde adéquate à cracher du venin sur tout ce qui s’oppose à la marche en avant de l’islamisme ;

c.       la vulnérabilité de la Syrie – commencer par accuser Israël d’avoir assassiné  cet individu confine, certes, au prêt que l’on ne fait qu’aux riches … Mais on pourrait se poser la question de savoir si Israël est réellement tellement fort pour pouvoir assassiner un chef terroriste qui se cache de puis 25 ans en plein milieu de Damas, non ? Et si la réponse est positive, on devrait dire que l’on ne donnera plus un fifrelin pour la protection que la Syrie accorde aux terroristes de tout poil.

Pour la bonne bouche : Ben Laden a pris comme modèle pour sa lutte contre l’infidèle le bonhomme que la presse française amnistie en réalité en occultant ses ignobles saloperies. Et le Guide Suprême de l’Iran l’a adoubé depuis des lustres. La télévision iranienne vient de prononcer le panégyrique de l’assassin : « une page d’or dans la lutte historique de l’humanité contre les Sionistes ». C’est dire qu’il y a le deuil des deux côtés et que naturellement … on accuse Israël.  Pourvu que ce fût vrai !

 

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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 13:32

Texte publié par Liberty Vox

J’ai eu le privilège d’assister à la conférence de Bat Ye’or (Eurabia, dhimmitude) à Paris le 30 décembre et, par delà son analyse implacable du comportement de l’Europe vis-à-vis de l’islam, j’ai remarqué sa conviction selon laquelle ce comportement procède d’un dessein autodestructeur. On peut gloser sur ce qui a instillé dans le subconscient des masses et de leurs dirigeants cette volonté d’autodestruction en faisant appel à la psychanalyse, au religieux ou à des projets et conséquences économiques. Mais ce qui paraît incompréhensible, aujourd’hui, c’est le refus de ce continent de voir la réalité, c’est l’aveuglement induit par une décision délibérée d’occulter les causes ou les effets de la guerre qui lui est faite. Guerre, pour l’instant, sans d’autres moyens que quelques actes de terreur (Londres, Madrid, etc.) et, surtout, une natalité de plus en plus forte des populations dont on lui dit que son avenir dépend.

Trois évènements permettent de dessiller, en partie, les yeux de l’Europe. Trois événements qui se lient tous par l’intermédiaire du Guide Suprême libyen que la France a reçu en grande pompe et pour lequel l’Espagne a fait de même.

La chute de N’Djamena.

Depuis une vingtaine d’années, la Libye veut occuper le Nord du Tchad (elle l’a déjà fait entre 1983 et 1987). Présomption de ressources minières (uranium) ? Voie d’accès vers les richesses de l’Afrique Centrale ? Capacité de s’assurer un hinterland incluant le Soudan, tremplin nécessaire pour suivre la route des marchands d’esclaves arabes pour arriver dans l’Afrique sub-saharienne ? On peut se perdre en conjectures, mais une chose est limpide : la nouvelle guerre du Tchad a été décidée par Kadhafi qui contrôle, de loin, le Soudan. Soudan, qu’à part la Libye, personne ne peut influencer quand il s’agit du Darfour et de ses centaines de milliers de morts. Sauf la Chine … mais il s’agit là d’une autre histoire qui pourrait s’appeler «la nouvelle colonisation, jaune, de l’Afrique Noire».

Ce qui est hallucinant, c’est de voir qu’à une semaine de la mise en place d’une force européenne, destinée à stabiliser la situation de guerre à la frontière tchado-soudanaise et à commencer à peser sur le Soudan pour que ce pays change son comportement vis-à-vis d’une de ses populations (Darfour), un blitz krieg amène les «rebelles» tchadiens à N’Djamena.

 

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De la frontière du Soudan jusqu’à N’Djamena, il y a environ 750 km. Une armada de plus de 200 pickups, et autres 4x4, remplis à ras bord de dix à 15 «combattants» et de leurs armes, a fait le trajet en moins de trois jours, non seulement sans rencontrer de résistance, mais sans que personne ne s’en aperçoive. La France entretient depuis 1987 presque deux mille militaires sur le sol tchadien, dotés de tout ce que l’on peut imaginer comme moyens de renseignement et de défense. Dans le cadre du dispositif Épervier, elle dispose au Tchad d’importants moyens de reconnaissance aérienne, avec des Mirage F1CR et deux avions de patrouille maritime Atlantic II, et les accords entre les deux pays prévoient une aide française en matière de renseignement, de transport logistique et d’évacuation sanitaire, certes, sans implication directe dans les combats.

Personne n’a rien vu jusqu’au 1er février quand, à la hâte, on décida de rapatrier les 1.400 civils français vivant au Tchad ? En risquant, de plus, d’intervenir d’une manière intempestive dans la quiétude solennelle du troisième mariage du Chef de l’Etat ? Dur à croire… Mais ce qui est remarquable, c’est qu’alors qu’une famine endémique règne dans ces pays, on a trouvé l’argent nécessaire pour constituer une force de frappe qui, en trois jours, s’est trouvée dans la capitale d’un état disposant d’une armée, avec lequel la France a conclu un traité d’assistance militaire (1960/1976/1978) qui prévoit, entre autres, dans son Article 4. «Les personnels militaires français servent dans les forces armées tchadiennes avec leur grade. Ils revêtent l’uniforme tchadien ou la tenue civile suivant les instructions de l’autorité militaire tchadienne».

Que s’est-il passé pour que les «rebelles» soient si vite à N’Djamena ? Une promesse faite à Kadhafi, le Guide Suprême, au moment de l’obtention de la libération des infirmières bulgares ? Une autre -non tenue- faite au Tchad pour l’envoi en France, rapidement, après un simulacre de procès non moins rapide, des farfelus de l’Arche de Zoé ? Quoi qu’il en soit, Kadhafi vient de faire un pied de nez à la France après l’avoir ridiculisée par ses mascarades pendant sa visite à Paris. Guide Suprême qui a fait croire au monde entier qu’il a renoncé au terrorisme et dont le pays, disposant d’une nouvelle honorabilité, préside actuellement le Conseil de Sécurité des Nations Unies !

Et l’Europe ? Le clown qui lui tient lieu de «Haut Représentant pour la Politique Extérieure», Javier Solana, publie un texte programmatique dans Le Figaro. «L'Union européenne vient de décider de lancer une nouvelle opération de maintien de la paix en Afrique. Après une planification minutieuse, l'opération EUFOR Tchad-RCA est maintenant sur le point de se déployer au Tchad et en République centrafricaine. Cette opération cruciale, la plus vaste opération militaire conduite aujourd'hui par l'Union, va directement contribuer à l'amélioration de la sécurité des populations à l'est du Tchad et au nord du Centrafrique …/… Ainsi l'Europe aidera à jeter les fondations d'une paix et d'une stabilité durables au cœur de l'Afrique. Tel est son objectif aujourd'hui au Tchad et Centrafrique. Conformément à son ambition de contribuer à la construction d'un monde meilleur et plus juste». Trois jours après ces déclarations aussi fracassantes qu’ineptes, on apprend que les forces européennes -vu la situation avec les rebelles- ont trouvé urgent de rester en Europe. Mais ce continent à la dérive, n’a plus de preuves à donner pour démontrer son manque de sérieux, son incompétence, ni surtout le fait qu’il se couvre les yeux pour ne pas voir une réalité ne correspondant pas à sa vision du monde exprimée par un seul mot «apaisement». Naturellement, en se référant aux forces montantes de l’islamisme dit radical.

L’Irak

Libre à ceux qui se trouvaient mieux avec un assassin ignoble comme Saddam Hussein de continuer de pester contre la guerre faite par les Etats-Unis en Irak. Koffi Annan ne disait-il pas «I can do business with this man», en fumant un cigare offert par le dictateur sanguinaire, comme tous ceux qui se sont laissés soudoyés avec des «bons de pétrole», diplomates français de haut vol entre autres, toutes les gauches européennes dont une partie se constituait en «bouclier humain» pour le défendre, etc.

Cependant, selon la société de sondages Opinion Research Business, après avoir interviewé 2.414 irakiens, il y aurait eu 1.033.000 morts irakiens depuis 2003, non pas du fait de l’invasion américaine, mais du fait des organisations terroristes, au premier lieu desquels Al-Qaida et l’Armée du Mehdi (supplétifs iraniens dirigés par le petit imam El-Sadr). Comme il n’y a eu aucun enregistrement des décès (état civil détruit ou inexistant), la seule méthode de comptage est statistique.

Une nouvelle stratégie appliquée par l’armée américaine («Surge») réduit de plus de 90% les attaques terroristes contre la population irakienne ces derniers mois. Un répit ? Peut-on crier victoire ? Non, la lutte continue avec des acteurs différents.

On vient d’apprendre que Seif Al-Islam, l’ainé des fils Kadhafi, éduqué en Angleterre (London School of Economics), réformateur selon l’Occident, est soupçonné d’être un commanditaire d'Al Qaida au Nord de l’Irak. Il aurait fait envoyer plus de 150 «combattants», constituant le «régiment Seifaddin», via la frontière syrienne à Mossoul et voilà que les attentats aux voitures piégées ont repris de plus belle.

Selon de Services de Renseignement arabes, le fils est préparé pour la succession du Guide et se doit de se créer une réputation «sérieuse» dans le cadre du jihad. Ayant disposé en Libye de «combattants» préparés pour le terrorisme, mais sans emploi immédiat, et de ressources inépuisables (recettes du pétrole à 100$ le baril, plus les centaines de millions de dollars obtenus pour libérer les infirmières bulgares et dont l’essentiel est tombé dans l’escarcelle de son association «caritative»…), le voilà dans le Nord de l’Irak où il s’associe avec Al-Qaida. Selon les mêmes Services, la Libye n’a jamais renoncé à ses méthodes terroristes, elle a utilisé le fils quand il s’agissait de faire croire au monde le contraire et pour pouvoir obtenir la levée des sanctions qui l’étouffaient. C’est fait, on tourne la page et on s’occupe de choses sérieuses. Et pour faire bonne mesure, il vient de déclarer à l’intention de l’Europe «qu’elle ferait l’objet d’attaques d'Al-Qaida si elle ne retire pas rapidement ses troupes d'Afghanistan et d'Irak»… En ajoutant «Le seul moyen pour contenir le radicalisme est le départ rapide des troupes occidentales d'Irak et d’Afghanistan et une solution à la question palestinienne».

Les Libyens n’ont jamais vraiment cessé de soutenir le terrorisme. Seule l’Europe le croit parce qu’elle se cache la vérité. Par le passé, la Libye a utilisé des intermédiaires (Carlos ?), maintenant, puisque le Guide est assez confiant pour reprendre pied dans le jihad mondial, tout le poussait vers l’Irak et vers le Nord, car c’était l’endroit le plus tranquille, mais aussi le plus proche de la Syrie … L’Europe ? Elle attend un nouveau président américain, démocrate si possible, qui retirerait les troupes d’Irak pour marquer, enfin, l’échec de «l’aventure américaine», comme elle attendit l’échec au Vietnam, payé par la chape de plomb tirée sur plusieurs pays : le Cambodge, le Laos, les deux Vietnam … mais avec lesquels elle espère toujours faire des affaires ou au moins du tourisme. L’Irak ? Si c’est des musulmans qui assassinent des musulmans (un million …) c’est parce que les Etats-Unis s’y trouvent, sans comprendre qu’un échec américain, qu’un retrait rapide des troupes, libérera les combattants «radicaux» (ou les «militants» ou les «résistants») pour s’attaquer en priorité à l’Europe.

Le Zimbabwe

C’est loin … mais l’Europe reste silencieuse pendant qu’un autre dictateur, Robert Mugabe, âgé de 83 ans, détruit le pays avec l’aide, tiens, de la Libye. Qu’est-ce à dire ? Après avoir transformé le Zimbabwe, grenier de l’Afrique sub-saharienne, en pays assisté dépendant de la charité mondiale pour ses besoins alimentaires en spoliant des fermiers blancs, forcés à rendre leurs terres et à fuir vers l’Afrique du Sud, un paradis plus accueillant, il souhaite être président à vie. Mais pour pouvoir tenir avec une économie effondrée, une inflation galopante (record mondial, 8.000% par an), des infrastructures détruites et non entretenues, étant devenu la risée des autres dictateurs africains (ou de leurs équivalents dans les «démocraties» de la région) il a eu besoin d’un allié puissant. La Libye y a envoyé des troupes de choc qui tiennent le pays et rien ne s’y fait sans sa volonté. Regardez la carte … du Tchad et du Soudan en passant par la Centre-Afrique, on suit la route des marchands arabes d’esclaves. Disposer tout au Sud d’un relais, que demander de plus ? Et l’Europe ? Les pays des Lumières, la France à leur tête, se sont opposés à toutes sanctions sérieuses contre Mugabe et sa clique, car cela allait toucher la Libye à laquelle elle venait de redorer le blason … L’Europe s’est donnée comme objectif (sous l’impulsion de Tony Blair …) de sortir des ornières de la misère ce continent d’un milliard d’êtres condamnés par leur histoire, leurs conditions climatiques, leurs cultures à une régression imposée par une surpopulation évidente et des attitudes aberrantes vis-à-vis des fléaux des temps modernes. Comme le traitement du Sida en consommant des légumes et des fruits, suggéré par le ministre de la santé de l’Afrique du Sud et approuvé par le président éclairé du pays, Mbeki, avec le silence complice de Nelson Mandela. Que peut peser l’Europe et les derniers 500 millions d’euros qu’elle veut affecter à l’Afrique, face à la Libye (laissons de côté pour l’instant la Chine) ? Rien, mais elle se couvre les yeux pour ne pas voir une réalité qui ne correspond pas aux schémas inventés par ses élites de gauche qui n’ont même pas lu, probablement, «L’Afrique Noire est mal partie» texte écrit par René Dumont en 1962 …

Trois points de concentration nous montrant ce que les partisans des Talibans en Afghanistan, ou les pourfendeurs des Etats-Unis, qui avaient cru que la démocratie pouvait s’installer en Irak comme en Allemagne et au Japon après 1945, laissent faire sans réagir. Des millions de morts, déjà, et d’autres millions de morts à attendre car la valeur suprême de la vie pour l’islam est la mort.

Et presque dans le même chaudron, avec ce qui ne peut être qu’un humour britannique, Tony Blair vient de déclarer au Jerusalem Post «Le traité de paix qui consacrerait la création d’un état palestinien peut être conclu cette année. La chose la plus importante, est de répondre à la question si le Moyen-Orient peut devenir une région moderne et modérée ou dominée par une vision particulière, exclusive mais mal orientée de l'Islam, ce qui constituerait une menace importante. Il n'y a rien de plus important pour la paix du monde que de résoudre cette question».

C’est cela l’Europe : le sort des palestiniens est la chose la plus importante pour la paix du monde. Pas l’Irak, pas l’Afrique, pas l’islamisme de l’Indonésie, du Sri Lanka, de la Thaïlande ou du Cachemire. Comment peut-on aider à voir quelqu’un qui veut être aveugle ? On ne peut pas. Mais on peut regarder les trois photos qui suivent et qui ont été prises pendant des manifestations pacifiques à Londres.

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© Martin Birnbaum pour LibertyVox

 

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