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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 08:02
  Texte publié par www.LibertyVox.com
 
On apprend que « Le Président de la République se rendra mardi 9 octobre et mercredi 10 octobre en Russie où il rencontrera le Président Vladimir Poutine à plusieurs reprises. … La Russie que la France considère comme un partenaire privilégié, l’un des grands acteurs sur la scène internationale … » Et on apprend aussi qu’une semaine plus tard M. Poutine sera en visite à Téhéran pour rencontrer celui qui, non content de prôner l’éradication d’Israël, considère que son « existence prolongée est une insulte à la dignité humaine»
 
Il ne serait pas exclu que les deux événements soient liés et que la liaison ne soit autre que ce qui s’est passé dans la nuit du 6 septembre à Deir ez Zour.

Deir ez Zor, est une ville située Nord-Est de la
Syrie  sur le fleuve d'Euphrate à 450 km de Damas. Une population de presque 200.000 personnes y vit, essentiellemnt, d'agriculture et du tourisme. Une des ses banlieus (Al-Jafra) a connu un certain développement industriel lié à des mines de "sel de roche" se trouvant dans les environs. Pas très loin, un pont suspendu sur l'Euphrate lie la rive syrienne de celle irakienne. Ce qui fait qu'il s'agit là d'une des voies utilisées pour le transferts de combattants de toutes les nationalités pour le jihad en cours en Irak. La ville, point de chute de masses d'arméniens fuyant le génocide turc de 1915 est marquée par ce qui s'y est passé et la France l'a occupée en 1921 avant le partage du Proche Orient par les accords Sykes-Picot.

Le 7 septembre la Syrie fait savoir au monde entier que des avions israéliens ont violé son territoire et que devant le feu nourri de ses batteries anti-aériennes ceux-ci ont dû rebrousser chemin en « lançant des munitions sur le sol syrien ». Plusieurs communiqués fantaisistes et/ou contradictoires ont été publiés ensuite sans que l’on sache ce qui s’est passé. Deux d’entre eux ont retenu l’attention des chancelleries occidentales, une protestation dès le 8 septembre du gouvernement Nord-Coréen et la déclaration de B. Assad trois semaines après indiquant que les avions israéliens « ont attaqué un ancien complexe militaire désaffecté  transformé en complexe agricole ». Trois longues semaines pour dire qu’il s’agissait d’un site militaire désaffecté … sans rappeler que cela se passait au bout de la Syrie et à plus de 1.000 km d’Israël ? Pourquoi la Corée du Nord a-t-elle protesté ? Pourquoi des avions israéliens se seraient-ils pris à un complexe militaire démantelé en risquant, dans une escapade de plus de 2.500 km, non seulement leur destruction mais le déclenchement d’hostilités avec ce pays pacifique qui est la Syrie ?

On se souvient que la Syrie a signé un contrat avec la Russie, d’une valeur estimée à 730 million de $, pour des équipements Pantsyr-S1E, le nec plus ultra de la technologie russe en matière de détection de cibles aériennes et de conduite de tir automatique pour les détruire. Les premiers équipements ont déjà été installés en Syrie, bien avant leur entrée dans la dotation de l’armée russe. Les mêmes équipements ont été vendus par la Russie à l’Iran pour défendre ses installations nucléaires (pacifiques …). Dès lors, un premier mystère : comment se fait-il que des avions supposés être des  F-15 et F-16, des avions non furtifs, n’ont-ils pas été détectés par les radars syriens de défense aérienne ? Depuis, des experts russes, syriens et iraniens s’évertuent à comprendre ce qui a pu se passer pour que, de plus, les systèmes de tir automatique Tor-M1 qui peuvent lancer jusqu’à huit missiles chacun, n’aient rien vu ni rien entendu. Et en premier lieu ils voudraient savoir quand et comment les avions israéliens ont-ils pénétré l’espace aérien syrien en venant d’où ?
 
Pour voir un peu plus clair, regardons la carte du territoire qui a probablement été survolé par les avions israéliens :


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Et reposons-nous la question « que diable sont-ils allés chercher, les avions israéliens, à Deir ez Zour ? »
Selon ce que l’on a appris depuis c’était juste après minuit que le 69ème escadron de F15 et F-16 israéliens a croisé le littoral syrien. Sur terre, la formidable défense aérienne syrienne a été rendue inopérante. L’incursion visait une cible à 80 km de la frontière irakienne et un rendez-vous avec un commando Shaldag s’y trouvant déjà sur place pour, entre autres, diriger le tir des avions. Ce commando était arrivé un jour plus tôt, prenant position près d'un grand dépôt souterrain. Israël était en train de détruire un dépôt de composants nucléaires géré par la Corée du Nord.
 
Pour mesurer ce dont il a été question (et donc comprendre l’enjeu de ce qui était visé) l’on ne peut d’emblée que faire l’analogie avec deux autres événements du même acabit : le sauvetage des otages d’Air France à Entebbe et la destruction du réacteur Osirak II fourni par la France (et Jacques Chirac …) à l’Irak

En effet, le courage, l’audace opérationnelle et la qualité du renseignement ont dû avoir été exceptionnels. Les avions ont dû passer beaucoup de temps dans l'espace aérien syrien hostile et exécuter plusieurs passages à des altitudes variables sous le feu supposé des batteries anti-aériennes non seulement pour détruire la cible mais aussi afin d'examiner la réponse des équipements Pantsyr-S1E. Leur succès a démontré à Damas et à Téhéran que leurs nouveaux systèmes anti-aériens russes les laissent vulnérables.
Israël semble avoir utilisé une technologie permettant à ses avions de bloquer les réseaux radar des territoires survolés, de voir ce que les détecteurs radar ennemis voyaient en prenant leur contrôle et en faisant de sorte que l'approche des avions ne puisse pas être vue. Le processus implique de localiser les émetteurs ennemis avec une grande précision et puis de diriger leurs flux de données en incluant des fausses cibles et des algorithmes divergents qui permettent d’exercer un certain nombre d'activités tout en prenant la commande de ces émetteurs. Un avion d'ELINT rempilissait cette tâche. Les autres, équipés de missiles AGM-65 et de bombes de 250 kg on fait le reste.

Le soi-disant centre militaire désaffecté, transformé en complexe agricole, avait retenu l'attention d'Israël depuis longtemps car il pouvait être destiné à l'extraction d'uranium des minerais de "sel de roche". A tel point l'objectif était surveillé que le satellite Ofek, lancé en juin 2007 surtout pour surveiller l'Iran a été détourné de sa mission principalle pour obtenir des images de haute définition, le concernant et ce toutes les 90 minutes. Il y a quelques jours, des rapports ultraconfidentiels indiquaient que les Israéliens ont détruit un complexe nucléaire qui a pu avoir été prévu pour produire du pltonium. L'attaque a causé des victimes nord-coréennes, selon un fonctionnaire américain ayant eu accès à ces rapports, ce qui explique aussi lka protestation de la Corée du Nord. Bien sûr, les israéliens ont fourni aux Etats-Unis des photographies, des matériels pris sur place et des échantillons du sol provenant de l'emplacement du complexe et pris avant et après l'incursion aérienne. Ce qui a conduit Israël à décider l'attaque a pris du temps mais commence à être connu.

 
Mais, souvenons-nous que ce pays doit faire face à quatre types de guerres de natures et d’amplitude différente : une guerre conventionnelle probable avec la Syrie, une guerre « asymétrique » avec les Palestiniens (au moins avec le Hamastan – identifié comme tel par N. Sarkozy), une guerre probable due à l’instabilité de la région vu l’incapacité des Etats-Unis à gagner la paix en Irak et, naturellement, un conflit à caractère existentiel avec l’Iran. Or, la Corée du Nord ayant accepté de démanteler son programme nucléaire en échange de relations normales avec l'ouest mais passée maître dans l’art de mener en bateau le monde entier, cherchait des clients pour sa technologie nucléaire. L’Iran c’est tout de suite porté acheteur, surtout pour la transformation de l’uranium en plutonium. Mais les syriens aussi pouvaient être un acheteur nucléaire de technologie nucléaire et c'est avec l'aide de la Corée du Nord, qu'ils ont établi le centre pour traiter le plutonium et pour la construction de certains types d’armes.  Au printemps de 2007  le conseiller à la sécurité nationale du Président Bush, Stephen Hadley, a eu entre ses mains les preuves de la coopération nucléaire Syrie-Corée du Nord. Pratiquement en même temps, Meir Dagan, le chef du Mossad,  a présenté des preuves identiques à  Ehud Olmert : la Syrie cherchait à acquérir le savoir-faire nucléaire de Corée du Nord. Ce qui a constitué l’élément déclenchant du raid aérien a été l'arrivée le 3 septembre d'un navire nord coréen au port syrien de Tartous (le même où la Russie est en train de reconstituer une base navale pour sa flotte en Méditerranée). Selon des sources dignes de foi le navire transportait des matériaux nucléaires libellés comme « ciment ». Transporter du ciment de la Corée du Nord jusqu'à un port syrien en Méditérannée pouvait paraître pour le moins curieux.

Alors ? Que va dire notre Président à l’ancien ami (et aujourd’hui sponsor …)[1] de J. Chirac ?
 
Rappelons-nous ce qu’il a déclaré au cours de sa rencontre avec les ambassadeurs de France à la fin août : « Premier défi, sans doute l'un des plus importants : comment prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident. Ce n'est pas la peine d'employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu'Al Qaeda qui rêvent d'instaurer, de l'Indonésie au Nigéria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIe siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies. » Et rappelons-nous les mots de Bernard Kouchner sur la guerre inéluctable avec l’Iran si ce pays ne renonce pas à ses visées concernant le nucléaire militaire. Et aussi le fait, qu’en visite en Israël, ce dernier n’a rien pu apprendre sur ce qui s’est passé à Deir ez Zor. Bref, il se pourrait que M. Poutine soit mis devant une alternative : vous arrêtez de soutenir l’Iran en vous rendant complice de ses efforts pour acquérir la bombe ou la France prendra la tête de l’Europe pour contrer vos positions partout où cela pourra être fait. Car la France, ne l’oublions pas, est une puissance musulmane ( !?) et à ce titre elle doit partager les angoisses des états arabes sunnites tétanisés par la possibilité de voir un Iran chiite disposant d’un arsenal nucléaire. Accessoirement, obtenir de la Russie qu’elle arrête de livrer des armes qui se retrouvent entre les mains d’organisations terroristes, le Hezbollah et/ou le Hamas.
 
Et que dira Monsieur Poutine à ses hôtes, mollahs ou autres ? Son ambassadeur à Damas, Sergei Kiritchenko avait déjà prévenu B. Assad en août de l’imminence d’une attaque israélienne. Mais tout le monde pensait au Golan … Peut être M. Poutine se souviendra qu’un cinquième de la population israélienne est constituée d’anciens citoyens russes et qu’à ce titre il leur doit quelque chose (le développement fantastique du commerce entre les deux pays plus la participation d’Israël à des projets aéronautiques civiles ou militaires a été rendu possible par la passerelle constituée par la population israélienne d’origine russe). Peut-être leur dira-t-il, fort de ce que N. Sarkozy lui aura dit, que c’est le moment d’arrêter leur course vers la bombe. Et peut-être leur expliquera-t-il pourquoi la totalité du staff russe sur le site du réacteur de Busher a fait ses valises précipitamment le 1er octobre et rentré illico à Moscou. Peut-être aussi leur dira-t-il que les puissances occidentales (moins l’Allemagne sans doute) sont décidées à ne pas les laisser acquérir des armes nucléaires. Tout cela parce que le message de l’Iran au monde occidental reste le même depuis plusieurs années : l’Iran n’a aucune intention de renoncer à son programme nucléaire, il sait déjà comment fabriquer des armes nucléaires, les sanctions contre lui n’ont aucun effet et une attaque militaire comportera un prix énorme pour le monde occidental.
 
Certes, beaucoup de « peut-être » dans ce qui précède. Mais qui peut affirmer qu’ils sont tous déplacés ? Surtout quand on apprend qu’une ligne aérienne vient d’être ouverte entre Caracas (Venezuela) et Téhéran via Damas. D’ici à apprendre que la révolution socialiste sud-américaine conduite par Hugo Chavez souhaiterait disposer d’un arsenal nucléaire pour s’opposer à la domination des Etats-Unis il n’y a qu’un pas. Peut-être sera-t-il franchi !
 
 

[1] La presse bien pensante n’a pas trop fait état du voyage en Russie de J. Chirac en compagnie de son ami G. Schröder, Président du Conseil de Surveillance de Gazprom et qui bénéficie d’une rémunération annuelle de 1,0 M€. Voyage pour « évoquer les problèmes de la fourniture d’énergie à l’Europe … »
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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 12:34

 

Voilà un adage vieux de deux millénaires que Bernard Kouchner a eu l’imprudence de citer pour expliciter la position de la France vis-à-vis de l’Iran. Propos, tous comptes faits, anodin si on le compare avec l’alternative énoncée par notre président pour le même pays, « la bombe ou le bombardement ». Depuis deux semaines tous ceux  qui lavent les cerveaux de notre bon peuple, les journaleux de toutes les feuilles i-monde(s), maîtres à penser donneurs de leçons de RTL (« on refait le monde » avec le concours d’un communiste même pas repenti, caricature qui devrait faire le bonheur des chansonniers …), toutes les radios et télévisions françaises (y compris France 24 « La voix de la France ») n’arrêtent de déverser des tombereaux de bave sur notre pauvre Ministre des Affaires Etrangères. Et s’accorder avec M. Ahmedinejad pour considérer que « La France n’est pas sérieuse » … Pendant que les journaux iraniens publient une photo de B. Kouchner avec une kippa (probablement prise à Yad Veshem) pour rappeler et souligner que son père était juif.

 

Bien entendu, on ne s’occupe pas de ce qui est essentiel : interdire, par tous les moyens, l’accès à la bombe à un régime totalitaire qui menace l’existence de l’état juif en attendant de menacer celle de plusieurs états arabes sunnites de la région. Le tout avec la complicité patente de la Russie qui, dans un passé récent, semblait prendre la voie de la démocratie en rupture d’avec son propre régime totalitaire.

 

Essayons de regarder deux des composantes les plus actives d’une situation géopolitique qui se complique de jour en jour : la Russie et la France. En effet, si l’Iran est devenu ce qu’il est et s’il s’arroge le droit d’ingérence dans les affaires des pays du Proche Orient, il a réussi cela en bénéficiant de la complicité de la Russie et de l’incapacité de la France de se doter d’une politique autre qu’arabe pour être présente dans cette région du monde.

 

La Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d'une énigme (W. Churchill). Exsangue au moment de l’implosion de son système économique et social, ayant disposé de l’aide (immense et encore utilisée) des Etats-Unis et de l’Allemagne pour démanteler une partie de son arsenal nucléaire obsolète et devenu dangereux mais profitant depuis une dizaine d’années d’une augmentation faramineuse des coûts des matières premières (pétrole, gaz, minerais divers) la voilà requinquée. Avec la complicité active  et irresponsable de l’Europe elle est devenue incontournable dans l’approvisionnement en gaz de celle-ci (30 % de ses besoins) et, partant, capable d’imposer ou au moins d’infléchir les positions politiques de celle-ci dans le sens qui lui convient. En ajoutant cette contrainte à l’esprit d’apaisement de l’Europe qui, de toute manière lui rendait service. Retrouvant son statut de puissance impériale elle fait face aux Etats-Unis partout où elle le peut. En particulier au Proche Orient. Non seulement elle fournit à l’Iran un réacteur nucléaire mais elle lui donne aussi la possibilité de défendre ses sites nucléaires (soupçonnés d’être actifs pour fabriquer une bombe) contre des éventuelles actions militaires. Ce n’est pas tant le réacteur qui pose problème mais, surtout, la formation d’ingénieurs et techniciens à des connaissances nécessaires pour avancer vers l’option militaire du nucléaire. Que cherche la Russie ?

Voilà quarante ans elle a été un facteur important du déclenchement de la guerre de six jours. Le porte-parole en chef de l'Armée de l'Air Russe, le colonel A.V. Drobyshevsky, vient de confirmer,  en l’écrivant pour la première fois, que c'étaient des pilotes soviétiques avec les avions russes les plus avancés de l’époque, les MiG-25 « Foxbat , qui ont exécutés des vols provocateurs au-dessus de l'installation nucléaire d’Israël de Dimona en mai 1967, juste avant la guerre de six jours. L’idée poursuivie était relativement simple : provoquer Israël à déclencher une guerre, intervenir pour stopper « l’agresseur » et détruire, à l’occasion, Dimona. Les choses ont marché trop bien (Nasser ayant annoncé le blocus du Détroit de Tiran, voie d’accès d’Israël à la Mer Rouge) sauf que …Israël a détruit, au sol, pratiquement tous les appareils russes ou égyptiens se trouvant en Egypte. La chose était relativement connue, ce qui surprend c’est le moment où le porte-parole de l’Armée de l’Air Russe la confirme. Ceci pourrait ne pas être fortuit. Mai il y a quarante années de cela …

Un historien tchèque ayant eu accès aux documents déclassifiés des années 60 – 90 vient de publier, à Prague, un volumineux ouvrage par lequel on apprend que le Pacte de Varsovie ayant assigné à la Tchécoslovaquie la tâche de conquérir une partie du Sud-Est de la France en cas de conflagration avait prévu, aussi, « 130 tirs nucléaires pour atteindre Lyon » Le plan de marche est resté en vigueur jusqu’en 1986 et ce n’est qu’après l’implosion de l’Union Soviétique qu’il a été mis à l’index en 1990 à la demande de Vaclav Havel devenu président de la Tchécoslovaquie. Pour Petr Lunak, l’historien tchèque, les documents mis à jour « révèlent la vraie nature du régime soviétique  qui a élaboré cette stratégie très agressive au début des années soixante en dépit d'une détente relative entre l'Est et l'Ouest et alors que l'Otan n'avait jamais envisagé d'offensive terrestre sur le territoire du pacte de Varsovie ». La nature du régime soviétique n’est autre que la nature du régime russe actuel.

 

En mars 1991, les 2 milliards de $ reçus par la Syrie des Etats Unis pour sa participation à la première guerre du Golfe,  sont arrivés dans les caisses russes via la Corée du Nord : plus de 150 missiles de Scud-c et une vingtaine de lanceurs ont été fournis à ce pays que personne ne menaçait. Depuis 2004, sous prétexte de reconstruire une nouvelle base navale dans le port syrien Tartus, la Russie installe non seulement des missiles à courte et longue portée mais crée des unités d’assemblage pour le même armement et de rajeunissement des fusées Scud (d’origine russe ou coréenne). Enfin, en 2006 des contrats de fourniture de systèmes d’armes « défensives » sont conclus avec la Syrie (et l’Iran). Ces systèmes sont en train d’être installés de manière telle qu’ils puissent, de loin, attaquer des cibles situées à n’importe quel endroit en Israël.

 

Trois exemples qui montrent que depuis plus de quarante ans la Russie fait tout ce qu’elle peut pour rendre crédibles les menaces des pays arabes visant la destruction d’Israël tout en constituant une menace latente pour l’Europe (on pourrait parler du reste du monde si on évoquait la crise des fusées à Cuba ou l’Angola …). La montée en première ligne de l’Iran en tant que liquidateur potentiel d’Israël n’a pas posé problème à la Russie bien qu’un cinquième de la population d’Israël soit constituée par des anciens ressortissants russes. Mais juifs. La politique de la Russie menace non seulement Israël mais aussi, de toutes les manières possibles, la sécurité des pays européens : la reprise des vols des bombardiers stratégiques porteurs de bombes nucléaires à la limite de l’espace aérien des pays de l’OTAN en est la dernière  preuve.

 

C’est avec ce pays qu’un escroc, ci-devant président de la France (qui, s’il n’avait occupé le Palais de l’Elysée, aurait aussi bien pu occuper une cellule à la Santé …) s’est acoquiné pour s’opposer aux Etats-Unis. Un pays dont le rôle déstabilisateur n’a cessé et ne cesse de peser sur le sort du monde et, en premier lieu, sur le sort du Proche Orient.

 

La France, en vertu de sa « politique arabe » n’a cessé, à son tour, depuis le renversement d’alliance opéré par le Général de Gaulle en 1967 d’être un facteur déstabilisateur au Proche Orient. Non seulement en s’opposant à toutes les tentatives de règlement du conflit israélo-arabe (exemples : Giscard d’Estaing et son opposition à l’accord de paix Sadate – Begin,
J. Chirac conseillant à Y. Arafat de ne pas accepter les conclusions de Camp David ni celles de Taba - « paramètres Clinton » en le poussant à « obtenir mieux »). Non seulement en participant à l’armement de pays que personne ne menaçait ou ne menace mais en agissant avec une irresponsabilité inouïe : la vente d’un réacteur nucléaire à Saddam Hussein a été l’occasion pour ce dernier de déclarer « c’est le premier pas concret vers la fabrication de l’arme atomique arabe». La France qui a fourni à l’Irak des avions (peints en blanc …) qui ont participé aux bombardements avec des gaz des populations kurdes. Et le même J. Chirac, premier ministre en 1980, qui donne instruction à l’ambassadeur de la France auprès de l’ONU « de faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher la condamnation de Saddam Hussein après l’utilisation d’armes chimiques contre les Kurdes » (Pierre-Louis Blanc, ancien ambassadeur de France auprès de l’ONU, « La Valise Diplomatique »).

 

Des années après, s’érigeant en spécialiste du nucléaire et des fusées, J. Chirac déclarait (« on » ? « off » ?) au New York Times et au Nouvel Observateur à propos des menaces de l’Iran « s’ils l’envoient sur Israël, la bombe ne fera pas 200 m. et Téhéran sera rasé » Passons sur le fait d’envisager froidement que le régime des mollahs puisse envoyer une bombe atomique sur Israël, passons sur le fait que Téhéran (8 millions d’habitants) puisse être rasé (par qui ?) mais comment a-t-il calculé les 200 m ? Si on prend en charge un vol supersonique de la fusée porteuse de la bombe, soit 1km/seconde … selon notre spécialiste en fusées, Téhéran sera rasé dans deux dixièmes de seconde ! Un tel processus de décision, sans compter le temps nécessaire à l’action, ne fait pas partie de ce qui est connu aujourd’hui. Et si l’on se place dans l’hypothèse d’un vol subsonique (soit 800 km/heure donc 220 m/seconde) il faudrait quand même une seconde pour accomplir le programme de J. Chirac. Son environnement s’étant ému, à la stupéfaction du monde entier, J. Chirac a rectifié ses propos le lendemain en ajoutant -entre autre palinodies- une nouvelle de poids : si la bombe est lancée par l’Iran, elle serait détruite avant qu’elle quitte le ciel iranien car plusieurs pays ont la possibilité de le faire. Qui ? Comment ? En combien de temps ? Ce qui est important c’est que la France a donné le sentiment qu’elle peut vivre avec un Iran nucléaire et si celui-ci attaque nucléairement Israël, eh bien, la France n’aura rien à faire : débarrassée d’Israël et de Téhéran pour le même prix … Israël ? Bon débarras, plus personne n’en parlera plus. Téhéran ? Enfin les pays arabes sunnites, amis et sponsors de J. Chirac seront débarrassés d’une crainte existentielle. C’est cette politique qui est suivie encore aujourd’hui, N. Sarkozy sait ne pas pouvoir se libérer de l’emprise des pays arabes (les ventes d’armes à la Lybie ne sont que le sommet de l’iceberg) ni ne veut attiser les feux dans les « cités » prêtes à s’enflammer à la demande de leurs frères de l’autre côté de la Méditerranée. S’opposer à la bombe iranienne veut dire pour la France garder son hinterland arabo-musulman.

 

Alors ? Pourquoi s’en prendre à Bernard Kouchner ? Négocier avec l’Iran ? On le fait depuis sept ans. Celui qui en a la charge (J. Solana) n’hésite pas, cependant, de dire « l’Iran avance de façon constante vers l’acquisition des armes nucléaires et les négociations ne progressent pas… Mais ceci ne signifie pas la guerre…. On doit résister à la tentation de décider des frappes militaires, qui pourraient créer une situation plus mauvaise que la possession d’armements nucléaires par l'Iran » Tout le monde peut résister à la tentation des frappes militaires. Mais écoutons les pays du Golfe dirent, in petto, « si l’Iran est bombardé on va avoir des problèmes avec ce pays pendant 18 mois ; si l’Iran n’est pas bombardé on aura des soucis pendant trente ans … » L’Iran qui vient d’être élu comme vice-président de la Commission de l’ONU pour le désarmement, co-président (avec la Lybie) du Conseil de l’ONU pour les Droits de l’Homme et qui, nonobstant ses nombreux appels pour la destruction d’Israël en niant aussi le Holocauste, vient d’être choisi par les Nations Unies pour faire partie du comité qui préparera la conférence mondiale contre le racisme en 2009.  

 

Mais Israël ? Le monde entier fait semblant de croire que ce que l’Iran veut (la disparition d’Israël), il ne le tentera pas une fois la bombe en sa possession. Mais Israël a du mal à attendre pour voir d’autant plus que la chaîne du nucléaire se rapproche dangereusement de ses frontières. Selon Sunday Times, l’incursion récente d’Israël en Syrie a permis non seulement la destruction d’un site nucléaire irano-syro-nord coréen mais aussi la récupération de composantes destinées spécifiquement au nucléaire miliaire. Relisons dès lors Montesquieu, L’Esprit des Lois : « Entre les sociétés, le droit de la défense naturelle entraîne quelques fois la nécessité d’attaquer lorsqu’un peuple voit qu’une plus longue paix en mettrait un autre en état de le détruire et que l’attaque est, dans ce moment, le seul moyen d’empêcher cette destruction … »

oooooo

 

La Russie, suivant en cela la politique de l’ancienne Union Soviétique, pour des raisons qui lui sont propres, œuvre à la déstabilisation du Proche Orient, en général et à la destruction d’Israël en particulier. On annonce la visite de M. Poutine en Iran courant octobre : les mollahs reçoivent un brevet d’urbanité de la part d’un ancien du KGB qui ramène la Russie, sur le plan des libertés, vingt cinq ans en arrière. Pense-t-on qu’il leur dira qu’il est inacceptable qu’ils plaident la destruction d’Israël ? Quelle importance quand en France même, des éditorialistes du Figaro tirant leurs références confuses de l’antiquité ou de ce qui s’est passé il y cent ans mais auréolés de leurs statut de politologues-philosophes et spécialistes de tout, titrent « Il ne faut pas désespérer de l’Iran ». La France, « depuis deux siècles sa diplomatie est aux mains d’une sorte de clan qui fonctionne par cooptation et évolue entre la mégalomanie, une idée boursouflée de la « grandeur de la France » et de sa « mission civilisatrice », l’antisémitisme, la condescendance anti-américaine et l’idée que pour maintenir sa « grandeur » elle doit s’affirmer en tant que « puissance musulmane » (DPJ, National Review cité par I. Lasserre, « L’Impuissance Française »). La France « puissance musulmane ? « Jacques Chirac fût un grand chef d’Etat arabe. Aucun chef d’Etat au monde n’a fait autant pour les causes arabes que Chirac. Les Arabes le regretteront beaucoup (KK, Courrier International, même référence)

 

Et Israël, pauvre pays rempli de juifs et qui devenu le Juif des Nations devrait de plus (Yom Kippour oblige) demander pardon à tous pour le tracas qu’elle leur cause de par son existence …

 

 

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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 08:18

 

Texte repris après publication par Liberty Vox. 

Une semaine après la rencontre de M. Poutine et M. Ahmedinejad à Bishkek (Kirghizstan) les deux dirigeants viennent de faire des déclarations dont l’importance ne doit pas être sous-estimée. L’un, vient de prôner à Téhéran, à répétition, la nécessité de détruire Israël, l’autre, rappelant des accents de la guerre froide, annonce à Tcheliabinsk, la reprise des vols des bombardiers stratégiques armés de bombes nucléaires, vols arrêtés depuis plus de quinze ans.  En fait, on vient d’avoir une nouvelle preuve de ce que l’on doit appeler la relève de la dernière imposture criminelle du siècle dernier, le communisme. Des sourcils se lèvent, des questions vont être posées, une certaine incrédulité va se faire jour. De quoi parle-t-on ?

 

Les analogies qui seront évoquées ci-après pourraient sembler incongrues. Pourtant, à ceux auxquels l’histoire du siècle dernier n’est pas totalement étrangère, elles pourraient non seulement rappeler que l’humanité a déjà été confrontée à ce qui se passe aujourd’hui mais aussi que devant l’accumulation d’indices concordants prémonitoires de ce qui arrivera inéluctablement, l’humanité, comme par le passé, reste de nouveau indifférente.

 

Monsieur Poutine d’abord, digne héritier d’un passé glorieux, celui de l’Union Soviétique. Qui considère que « la plus grande catastrophe du 20-ème siècle a été la disparition de l’Union Soviétique ». Pas la première guerre mondiale, pas la deuxième et ses 50 millions de morts, pas le nazisme ou le communisme, non. La disparition de l’Union Soviétique. Qui pendant les soixante-dix années de son existence a vécu en parasite du monde capitaliste après avoir liquidé ses élites, l’agriculture (la Russie d’avant la révolution était un des greniers du monde) et toute forme de participation réelle du peuple à la direction du pays. Pendant soixante dix années le « pays des travailleurs » détruisait, avec méthode, tout ce qui pouvait lui être contraire. Sans pour cela donner à ceux dont elle se considérait comme le fer de lance (les travailleurs) une vie à la mesure des privations qu’elle leur imposait. Mais qui s’était assigné comme tâche l’export de la révolution. C’était le temps du Komintern et de la mainmise de la Russie sur la direction des « mouvements révolutionnaires » et des partis communistes. C’était le temps de la défense de l’Union Soviétique par toutes les « forces de la paix ». C’était le temps de Maurice Thorez, « le meilleur stalinien de France » c’était le temps de l’abdication nationale en faveur de l’internationale, communiste. C’était le temps, en France, du « bloc contre bloc » c’était le temps de la destruction des cadres militaires qui luttaient en Espagne pendant la guerre civile. Guerre civile, pour l’essentiel, guerre russo-allemande. Et quand, sans comprendre ce qui lui arrivait, l’Union Soviétique dirigée par « le génial petit père des peuples » s’est vue attaquée par son partenaire dans la découpe de l’Europe. Attaque qui aurait pu lui être fatale si, par delà les millions de russes morts (à qui la faute ?), l’Amérique n’était pas venue à son secours en lui assurant des vivres, des moyens de transport et de l’armement (programme lend-lease de Roosevelt, entre autres, 8.000 avions livrés à l’armée rouge …). Union Soviétique qui dès les années trente avait commencé à vivre sur le dos du système capitaliste : Ford et son usine pour construire de voitures et des camions a été le précurseur. Avant et, surtout, après la deuxième guerre mondiale l’Union Soviétique se considérant encerclée par des ennemis, n’a eu de hâte que de fabriquer des armes. Ou la bombe atomique ou à hydrogène. Ce qui imposait la fameuse préférence stalinienne pour l’industrie lourde et le total mépris pour celle, légère, qui ne pouvait avoir d’autre ambition que la satisfaction des besoins du bas peuple. Disposant de forces de travail illimitées, fournies par le Goulag, l’Union Soviétique achetait tout ce qui lui était nécessaire et dont elle ne disposait pas aux « pays capitalistes ». C’était le temps d’après « l’étalon or » quand ce pays, deuxième producteur mondial d’or (et de diamants) faisait varier le cours de l’or et payait ses dettes en « monnaie de singe ». Ce faisant elle saignait les pays capitalistes et quand l’on compare les dettes de l’Union Soviétique aux PNB des pays créditeurs, force est de constater que les effets du hold-up pendant des décennies étaient significatifs. C’était le temps où après les famines (organisées pour détruire la paysannerie russe et ukrainienne) ce pays quémandait des millions de tonnes de blé car il n’était plus auto-suffisant (la Russie, encore aujourd’hui, bénéficie de millions de tonnes annuellement qui lui sont vendues, comme à des pays en voie de développement, à des prix inférieurs au marché mondial, essentiellement par l’Union Européenne). Ce qui ne l’empêchait pas de menacer le monde avec une crise des fusées à Cuba tout en fanfaronnant quant au « dépassement » de l’Amérique et d’autres pays capitalistes. Ce pays qui au prix de tortures et sacrifices sans nombre imposés à son peuple, disposait de la plus grande armée du monde, construisait des fusées balistiques intercontinentales et envoyait le premier homme dans l’espace, ce pays ne savait pas produire des rasoirs électriques ou des appareils d’électroménager  sans les avoir, auparavant, copiés sur des productions surannées du monde capitaliste. C’était aussi le pays où il était interdit de détenir une machine à écrire. C’était le pays qui pensait pouvoir tenir tête et à la course aux armements qui lui a été imposée par l’Amérique (la « guerre des étoiles » de Reagan) et à la révolution des moyens informatiques. Il n’a pu faire face ni à l’une, ni à l’autre, elle a implosé il y a bientôt 20 ans donnant ensuite l’impression de vouloir devenir un pays comme ceux qui ont construit l’Europe (le Plan Marshall ayant eu son rôle). Chasser le naturel, il revient au galop … Après avoir absorbé des milliards de $ pour la plupart donnés par l’Amérique, pour la destruction (qu’elle était incapable de faire par elle-même) d’un arsenal nucléaire obsolète (sous-marins, fusées, usines de retraitement, villes souterraines, etc.,) elle est en train de revenir à ce qu’elle avait été auparavant. Dirigée par une nouvelle nomenclature, provenant de l’ancien KGB, la Russie a trouvé un succédané pour l’or utilisé auparavant : le pétrole (et le gaz). Elle tire profit des augmentations faramineuses du prix de ces produits pour, de nouveaux, acheter à l’Occident ce dont elle a besoin. Et payer de nouveau en monnaie de singe. Et de retrouver son rôle déstabilisateur au Proche Orient ou en Amérique Latine, partout où elle peut de nouveau s’opposer aux Etats-Unis. Car elle s’oppose aujourd'hui aux Etats Unis partout dans le monde, n’hésitant pas d’apparaître  comme néo-impérialiste. L’hostilité généralisée de la Russie pour et  son rejet de la démocratie, montrent à l’évidence que la chute de l'Union Soviétique n'a pas conduit à des changements d’ordre moral ou psychologique autres qu’apparents. Sauf pour des dirigeants européens comme J. Chirac ou G. Schröder pour lesquels l’amitié de M. Poutine comptait plus qu’une proximité avec G. Bush. 

Et voilà M. Poutine, après s’être opposé à l’installation d’une station radar américaine en Pologne et en Tchéquie, voilà le nouveau tzar de toutes les Russies, annoncer la reprise des vols des bombardiers stratégiques. Autant nous rappeler qui a commencé la guerre froide. Et les paroles du « vieux lion » à Fulton, en 1946 « Personne ne sait ce que la Russie soviétique et son organisation communiste internationale ont l’intention de faire dans l’avenir immédiat, ni où sont les limites, s’il en existe, de leurs tendances expansionnistes et prosélytiques…. De Stettin dans la Baltique jusqu’à Trieste dans l’Adriatique un rideau de fer est descendu à travers le continent. Derrière cette ligne se trouvent toutes les capitales des anciens Etats de l’Europe centrale et orientale. Varsovie, Berlin, Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest et Sofia, toutes ces villes célèbres et les populations qui les entourent se trouvent dans ce que je dois appeler la sphère soviétique, et toutes sont soumises, sous une forme ou sous une autre, non seulement à l’influence soviétique, mais aussi à un degré très élevé et, dans beaucoup de cas, à un degré croissant, au contrôle de Moscou Quelles que soient les conclusions que l'on tire de ces faits, ce n'est certainement pas là l'Europe libérée pour laquelle nous avons combattu ; et ce n'est pas non plus celle qui porte en elle les ferments d'une paix durable» Winston Churchill. Les guerres de Corée, du Vietnam et plus tard celles du Proche Orient ou la crise des fusées en Europe ont suivi.

 

Quant au peuple russe … il attendra. Sur le bord du Lac Baïkal, à quelque centaines de km de ce qui fût la plus grande centrale hydroélectrique du monde (Bratsk), des villages de pêcheurs n’ont pas d’électricité. C’est vrai que l’imposture communiste (« le communisme c’est le pouvoir des Soviets + l’électrification de tout le pays » - Lénine), quelque puissent être les dizaines de millions de morts qu’elle a induit, n’a jamais pu voir sa réalisation complète.

 

Rencontrer M. Poutine à Bishkek c’était une forme de consécration pour celui qui prône la destruction d’Israël et qui considère les juifs croyants d’Israël comme infidèles quand il se trouve en très bonne compagnie avec un russe ancien espion communiste. Mais pour M. Poutine ? S’il ne rechigne pas à se montrer avec un suppôt des mollahs c’est que son combat est aussi le sien : s’opposer aux Etats-Unis. Et le jeune Assad, président d’une république de droit monarchique, protégé et des mollahs (qui lui assurent les fonds nécessaires pour acheter des armes perfectionnées à la Russie) et des Russes (auxquels il vient de concéder le droit de réinstaller une base maritime de guerre en Méditerranée, à Lattaquié) de dire «Pendant 15 années, depuis la chute de l'Union Soviétique, aucune force au monde n’a été capable de dire « non » aux Américains… excepté l'alliance Syro-Iranienne » C’est vite oublier la France, l’Allemagne et la Russie mais, bon, on va pas s’arrêter aux peccadilles.

 

Et que voit-on du côté de l’Iran ? Incapable de proposer à son peuple autre chose que des privations, incapable de lui assurer une économie au moins aussi développée que celle du temps du Chah, ayant réussi à jeter une chape  religieuse (l’équivalent de l’idéologie communiste avec des interdits différents mais pas moins contraignants) sur un peuple dont la civilisation ne date pas d’hier, l’Iran fait quoi ? Il exporte son produit principal (on verra pour le pétrole ensuite …) qui est sa doctrine mahdiste propre aux musulmans chiites. Et il prends le contrôle de territoires aussi différents que le Liban, Gaza ou partie de l’Irak en attendant mieux. Et il trouve, comme jadis l’Union Soviétique, des défenseurs de qualité car l’essentiel c’est de démontrer que tous les autres ont tort et se coalisent contre lui. « Nous sommes prêts à être déchirés, détruits dans de minuscules morceaux, pourvu que l'Iran reste intouchable. Car si l’Iran est intouchable, nous tous le serons aussi. Je suis un soldat modeste de l’Imam Khamenei… » Le meilleur stalinien du … Liban ? Non, c’est la relève, le Cheikh Nasrallah que notre ancien président avait invité, à côté de lui, à Beyrouth à une fête de la francophonie.

 

Pendant ce temps, en huit mois, 148 exécutions ont eu lieu en public en Iran. Des ennemis du peuple, on avait déjà vu le film. Pour le mois prochain on a programmé l’exécution de 15 prisonniers de la sinistre prison d’Evin (mais, chez nous, on ne proteste que contre les exécutions au Texas …).

 

La crise économique qui perdure n’interrompt pas la course effrénée du pays vers sa bombe. En 2006 l’Iran a obtenu 50 Milliards de $ des revenues pétroliers. Mais il a dépensé 60 milliards pour subventionner les ventes d’essence et d’autres produits … Son crédit cependant n’est pas entamé car l’Occident, nonobstant les menaces de sanctions, continue à lui accorder ce dont il a besoin. La France y a investi (pétrole, construction de voitures, etc.,) plus de 25 Milliards de $, l’Allemagne fourni plus de 85 % des machines outils et véhicules lourds dont l’Iran a besoin (un boycott d’un mois mettrait à genoux les fournisseurs allemands …), et la Suisse, et la Grande Bretagne et, et, et … Et l’Iran paye, lui aussi, en monnaie de singe : le prix du baril augmente de 10 $ ? Voilà en fin d’année quelque 7 Milliards de $ de plus dans ses caisses. De quoi acheter des armes pour la Syrie, le Hezbollah et le Hamas à Gaza. Des armes qui lui sont vendues par la Russie de M. Poutine sans aucun contrôle réel quant à leur destination. Des armes que l’UNFIL ne voit pas passer par les frontières du Liban … Comme la Grande Bretagne il y a soixante ans.

 

Et le prédécesseur d’Ahmedinejad, Rafsandjani, de prophétiser « Le jour approche où le monde musulman possédera des armes nucléaires, ce jour-là, la stratégie de l'Ouest sera caduque, car une unique bombe atomique a le pouvoir de complètement détruire Israël, alors qu'une contre-attaque israélienne ne peut causer que des dégâts mineurs au monde musulman » (la destruction de l’Iran n’étant à ses yeux qu’un détail). Eh oui, un totalitarisme prend la place d’un autre, les deux ensembles, en bons partenaires qui n’ont d’adversaire que les Etats-Unis ne peuvent que s’entendre. La relève est assurée.

 

Si l’on met en parallèle les soixante dix ans de l’Union Soviétique et les trente ans  du régime des mollahs on est frappé par les similitudes. Analogies incongrues ? Pas sûr … L’union Soviétique était un régime dictatorial fondé sur une idéologie à caractère totalitaire, elle utilisait des supplétifs différents pour la diffusion de cette idéologie, elle avait peur de « l’encerclement ennemi » d’où la nécessité de s’armer, elle faisait supporter les coûts induits par ses choix soit à son peuple soit à ceux cherchant des gains à court terme (pays « capitalistes »), elle manipulait ses ressources propres pour rendre supportables les souffrances de son propre peuple. Idéologie communiste, d’un côté, idéologie islamiste de l’autre, utilisation des partis communistes étrangers vs utilisation d’organisations musulmanes armées ou pas, encerclement « capitaliste » vs encerclement américain et « sioniste », nécessité de s’armer vs disposer d’un arsenal nucléaire, utilisation à profusion de l’appétit commercial des pays « capitalistes », manipulation du prix de l’or vs manipulation du prix du pétrole … C’est en réalité la nature profonde de ces deux régimes totalitaires qui les a conduit à un comportement similaire.

 

Quant à L'Europe, elle n’est plus vraiment une puissance de l’ensemble occidental. Pour en arriver là, la France a eu un rôle majeur, surtout pendant les dix dernières années. Pour maintenir l’opposition idéologique du gaullisme aux Etats-Unis, principe fondateur de la « politique arabe de la France », J. Chirac[1] a associé au prestige du gaullisme dans le monde arabe ses liens personnels avec les Rafic Hariri, Hosni Moubarak, Yasser Arafat et Saddam Hussein. Aujourd'hui, Hariri a été assassiné, Arafat est enterré à Ramallah, Saddam Hussein a été pendu. Reste Moubarak : avec Chirac, deux dinosaures corrompus, à bout de souffle et de crédibilité, obsédés plus que tout par leurs intérêts personnels, écrivait un chroniqueur il y a deux ans. Cela étant, les tendances lourdes d’un taux de natalité bas, de l’immigration musulmane et du multiculturalisme si elles ne sont pas arrêtées ou inversées, vont avoir comme effet la désoccidentalisation de l'Europe.

L’Europe (pendant qu’elle dort …) sait, sent, confusément que tout (ou presque) est perdu. Non seulement les masses d’immigrés arabo-musulmans ne se sont pas intégrées, mais n’ont aucune envie de le faire (car autrement elles se seraient intégrées comme, par exemple, les 50 millions de personnes déplacées après la guerre 39/45). Au contraire, compte tenu des différentiels des taux de fécondité entre les indigènes et les immigrés, il est matériellement impossible que la France de 2025 ne constate qu’un quart de sa population est d’obédience musulmane. Et dix  ans plus tard (au plus tard en 2040), l’Europe comptera un quart de sa population d’origine arabo-musulmane. Pour faire contre mauvaise fortune bon cœur, chaque pays, selon sa tradition, tente de tirer son épingle du jeu. Pendant que la Russie arme l’Iran et la Syrie (contre qui ?) la Grande Bretagne interdit à plusieurs reprises des ventes d’équipements militaires à Israël en raison de « craintes de violation des droits de l'homme ». Mais elle vend des armes à l'Arabie Saoudite car il ne peut y avoir de violation des droits de l’homme là où ils sont inexistants…  Et la même Grande Bretagne d’acheter des équipements militaires à Israël. On sait maintenant que ce pays a « inventé » les drones et que son avance technologique est telle que les Etats-Unis, la France et plusieurs autres pays en Europe utilisent ses équipements. Mais on a ses pudeurs. Alors, le Ministère de la Défense britannique a confié à Thales (France) en 2005-2006 la maîtrise d’oeuvre d’un drone d’observation tactique. Thales, sans coup férir, s’est associée de suite à la société  Elbit Systems, une des deux sociétés israéliennes spécialistes indiscutées des drones.

La Grande Bretagne ? Dès la création d’Israël elle n’a eu de cesse que de tout faire pour lui être hostile. 60 ans après la création d’Israël on peut se souvenir  de ce qu’écrivait Jorge Garcia-Granados, le représentant du Guatemala au Comité Spécial pour la Palestine créé par l’ONU le 13 mai 1947 : « … La majorité du Comité s’est prononcé en faveur du partage de la Palestine entre les Arabes et les Juifs de manière telle que chaque partie puisse bénéficier d’une indépendance sur une partie du territoire. Les Nations Unies ont accepté le plan de partage qui est devenu le fondement de la création de l’Etat Juif d’Israël…. Mais ce n’est pas par le travail normal de la communauté internationale que l’Etat d’Israël a vu le jour. La communauté internationale a failli…. Comme conséquence, les Juifs ont été forcés de créer leur Etat par eux-mêmes, avec l’autorité morale du plan de partage des Nations Unies mais sans aucune assistance contre une invasion armée. … La Grande Bretagne a permis à des milliers d’hommes en uniforme, armés, d’entrer en Palestine de Syrie, de l’Irak ou de la Transjordanie. Et la Grande Bretagne dont la marine, dans la nuit noire pouvait détecter n’importe quelle petite embarcation  de réfugiés juifs se trouvant en haute mer loin des plages de la Palestine, s’est montrée incapable de remarquer, de jour, les longs convois de véhicules militaires et de troupes traversant les frontières dont elle était responsable »

 

Soixante ans après on veut de nouveau détruire Israël. Cette fois-ci l’Iran, nouvel ami de la Russie, l’Iran qui organise, commande, finance et maîtrise les trois forces de proximité qui menacent Israël : la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. Qu’à cele ne tienne, l’Europe par la voie de M. Prodi prodigue (!) l’ouverture de discussions avec le Hamas qui pour l’instant est isolé par la communauté internationale. Le Hamas … regardez sa « résistance » actuelle et celle qui se prépare et que l’Europe espère amadouer pour vivre en paix avec Israël, les enfants endoctrinés dès l'école maternelle et photographiés avec des kalashnikovs ...

                                                                                                                                                                                                                                 Devant Devant la relève, devant l’association de la Russie et de l’Iran (à laquelle s’ajoutent toutes les forces obscures, racistes et antisémites, idiots utiles du fascisme islamique, tous ceux qui brulent des drapeaux israéliens et américains en criant mort aux juifs et … à l’Amérique, tout ce qui grouille, grenouille et scribouille dans la presse de « gôche » ou simplement bien pensante) de nouveau il n’y a que l’Amérique. Candidat républicain aux élections présidentielles qui viennent, R. Giulani martèle : « Nous ne pouvons pas prévoir quand nos efforts réussiront. Mais nous pouvons prévoir les conséquences d’un échec en Irak : L'Afghanistan retournerait à être un asile sûr pour des terroristes,  l'Irak deviendrait un autre, plus grand, plus riche, et mieux placé stratégiquement. Des régions de l'Irak tomberaient assurément sous la coupe de nos ennemis, en particulier l’Iran, qui emploierait son influence pour diriger encore plus de terreur contre les  intérêts des États-Unis et de ses alliés que ce qu’il fait aujourd'hui. … Quant à « l’Etat Palestinien » il n’est pas dans l’intérêt des Etats Unis, quand ils luttent contre la menace terroriste et contre les états voyous d’assister à la création d’un autre état qui va aider le terrorisme. Si non,  l’'influence et le prestige de l'Amérique - pas simplement au Moyen-Orient mais autour du monde, se ressentira. Nos alliés concluraient que nous ne pouvons pas soutenir nos engagements. Nos ennemis - terroristes et états voyous, se sentiront fortement encouragés »

 

Sic transit gloria mundi. Après avoir échappé à la terreur brune, on pensait avoir échappé aussi à la terreur rouge mais on commence à douter si on va échapper à la terreur verte … qui prend sa relève.          

 

 



[1] Dont l’un des proches collaborateurs, ayant suivi une carrière formidable dans les affaires étrangères, devenu Ambassadeur à Vie, Serge Boidevaix est poursuivi pour "trafic d'influence et corruption active d'agent public étranger". Il est soupçonné de s'être fait attribuer l'équivalent de 32,6 millions de barils de pétrole irakien entre 1998 et 2002 et d'avoir fait verser des rétro-commissions à des officiels de Bagdad. Extrait d’un rapport de la PJ : "la plupart des personnes physiques qui ont perçu ces allocations ont eu à véhiculer une image positive du régime irakien avec prise de position pro-irakienne, en particulier MM. Munier et Boidevaix, en contrepartie d'allocations pétrolières accordées par les autorités gouvernementales irakiennes de l'époque."

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 18:55

En paraphrasant Virgile

 

 Texte Repris de LIBERTY VOX, version raccourcie

Timeo Danaos et dona ferentes (Virgile, Enéide) serait un bon avertissement pour les
20 millions de musulmans qui vivent en Europe. Deuxième religion du continent, premier groupe ethnique attaché à une structure idéologique commune. Ayant réussi, à force de multiplier les réclamations contre leur « humiliation », les accusations « d’islamophobie » à l’encontre des populations autres que musulmanes, ayant fait de leur ethnicité une profession qui leur accorde des ménagements sans équivalent, les voilà maintenant devenus le centre d’intérêt des parlementaires européens. 214 membres du Parlement Européen, regroupant des représentants de 33 parti socialistes et sociaux-démocrates ont créé un comité pour étudier les voies pour combattre l’islamophobie qui sévirait en Europe. Les 25 membres du comité  veulent “écouter” les 20 millions de musulmans qui vivent maintenant en Europe pour pouvoir comprendre leurs problèmes et pour proposer des solutions pour  apaiser leurs griefs. Peut-être que l’on en fait trop et que ce qui s’est passé aux Pays Bas récemment sera considéré plus tard comme le signal d’un revirement. Sans aller jusqu’à une Saint Barthélemy … il serait peut-être prudent que ces populations fassent une pause sur la voie de leur conquête de l’Europe. Bref, qu’ils se méfient d’un cadeau empoisonné comme celui que leur offrent les 214 députés européens, socialistes et certains grecs, de surcroît.

 

Car à trop en faire, on s’apercevra qu’en réalité ce qu’il faut craindre ce ne sont pas les « islamistes » (sous-entendu, les terroristes quand on ne les appelle pas « activistes » ou « militants » voire « extrémistes » - mais c’est rare …) mais simplement l’islam. Le Coran est d’une clarté aveuglante pour ce qui est de la guerre sainte (jihad) pour conquérir le monde et y appliquer la charia, de l'apostasie et du traitement des femmes. C'est l'obligation de chaque musulman d’apporter l'Islam aux infidèles d'abord en utilisant la dawa (technique de propagande religieuse) ou en convertissant, puis par le jihad, si les infidèles refusent de se convertir. Les infidèles sont obligés d'accepter l'Islam. Certes, les chrétiens et juifs ont un choix : ils peuvent adopter l'Islam et disposer des mêmes droits que les autres musulmans, ou ils peuvent rester attachés à leur « livre » et mener la vie d'un dhimmi (citoyen inférieur). Il n’y a plus beaucoup de juifs en Europe pour s’en occuper mais … plus de 400 millions de chrétiens (au moins nés tels même si une grande partie se déclarent agnostiques, athées ou libre penseurs). Et les « grands soirs » n’ont peut-être pas disparus de l’histoire de ce continent tourmenté.

 

En attendant, comme une proie hypnotisée par un cobra (ou une mante religieuse …) l’Europe n’en peut mais. La Commission de Bruxelles vient d’accorder un don de 4,8 Millions d’euros aux palestiniens de Nahr-el-Bared ayant fui le camp de réfugiés au Liban où depuis trois mois l’armée libanaise assiège des « activistes » (ou « militants ») du Fatah-al-Islam, organisation que d’aucuns lient aux services syriens. Résumons : dans un pays souverain (le Liban), des terroristes armés jusqu’aux dents tiennent tête depuis trois mois à une armée disposant de tout l’armement imaginable et fait fuir « ses frères ». Que vient faire l’Europe dans ce bourbier ? Si les gens en besoin étaient des serbes, des gitans ou des moldo-valachs la Commission aurait-elle ouvert la bourse comme pour les palestiniens ? Non. Mais il s’agit de palestiniens et … on ne peut pas les laisser dans le besoin.

 

Naturellement, on fait cela aussi pour aider le processus de paix entre Israël et les palestiniens. Maintenant, il a les bons palestiniens (M. Abbas, son organisation le Fatah) et les mauvais (le Hamas ayant réussi par un  coup de force à prendre le pouvoir à Gaza). Et on ne sait plus comment cajoler les bons palestiniens. Israël, ce pelé, ce galeux (ce coupable …) n’a besoin de rien. Société tolérante et égalitaire avec des élections ouvertes, périodiques, transparentes, une presse libre et non censurée, des comptes de la nation sous examen public minutieux et l’état de droit au lieu du droit de l’état, d’une police religieuse forte de milices armées. Et où les crimes  d'honneur ne sont pas admis. Les pauvres palestiniens, depuis qu’ils auraient dû essayer de construire les structures d’un état n’ont rien de tout cela. Il faut donc les aider.

 

Mais aider qui ? Et pourquoi ? La nouvelle théorie (après tant d’autres) c’est qu’il faut aider le Fatah pour isoler le Hamas. Tout au moins c’est la théorie de la communauté internationale et de son bras séculier pour le Proche Orient, le Quartette. Dont fait partie la Russie.

S. Lavrov, ministre des affaires étrangères russe, vient de déclarer « Nous maintenons nos contacts avec le Hamas pour à aider à résoudre le conflit israélo-palestinien » Pendant que le chef suprême du Hamas K. Meshaal déclare « Je veux expliquer à l'Ouest et aux allemands, qui font l’objet d’un chantage en raison de ce que le nazisme aurait fait aux Sionistes ou aux juifs. Je dis que ce qu’Israël a fait aux palestiniens est beaucoup plus que ce que nazisme a fait aux juifs. Et on sait qu’il y a exagération concernant la question de l'holocauste. … Quant à l'holocauste sioniste contre les palestiniens, et contre les peuples arabes et de la nation islamique - c'est un holocauste qui est commis en plein jour, avec la totale connaissance des médias mondiaux. Personne ne peut le nier ou dire que c’est une exagération » Voilà l’organisation avec laquelle la Russie veut résoudre le conflit israélo-palestinien.

Toujours aider les palestiniens. Pour quoi faire ? Selon Mahmoud Zahar, ancien ministre du Hamas, en prenant le pouvoir à Gaza le Hamas a mis la main sur des documents prouvant la corruption du Fatah. Et ce à quoi étaient destinés les fonds que l’Europe leur accordait sans contrôle aucun. « Deux peintures d’une valeur $66.000 ont été présentées comme cadeau donné à une femme à Paris par la PA, qui a également payé des millions de dollars pour couvrir les dépenses personnelles des fonctionnaires aînés de Fatah et de leurs familles » Un des documents présenté à la presse à Gaza prouve qu'Arafat avait approuvé le paiement de quelques $30.000 pour couvrir des frais d'université à Londres pour les filles de son conseiller de médias. Un autre indique qu'Arafat avait approuvé un paiement annuel de $90.000 pour couvrir les frais universitaires du fils d'un autre haut fonctionnaire qui étudiait en Allemagne. D’autres documents prouvent également que l’AP avait investi les fonds internationaux dans divers projets économiques, particulièrement au Liban. Dans un cas, un fonctionnaire du Fatah habitant au Liban a été reçu des centaines de milliers de dollars pour l’achat de maisons et de véhicules luxueux. Il a également reçu $40.000 pour régler le mariage de son fils et encore $30.000 comme compensation pour  les dommages subis par la voiture de sa fille » Le Hamas apporte la preuve de la corruption du Fatah, Fatah qui est le bon palestinien maintenant et auquel l’Europe (mais pas seulement elle) s’empresse à le couvrir d’argent.

 

Quant au grand ami d’Israël, l’Amérique, il se livre (pour des raisons internes liées à la future élection présidentielle)à un jeu qui est aussi absurde que dangereux pour Israël. Bien sûr la presse écrit en « cinq colonnes à la une » qu’Israël a reçu 30 milliards de dollars pour acheter des armements. On occulte qu’il s’agit de dépenses sur dix ans et que, jusqu’ici, comme l’Egypte voisin, Israël disposait d’un crédit d’achat d’armements américains d’un montant de 2,5 Milliards de $/l’an. Selon les spécialistes du sujet, l’augmentation (25 %) n’est qu’une « sucette » pour qu’Israël ne vocifère pas trop pour ce qui est des dizaines de millions
de $ d’armement qui sont proposés à l’Arabie Saoudite et à ses voisins du Golfe. Entre autres, ce pays recevra de JDAM (bombes intelligentes guidés par satellite). A part de les envoyer vers Israël, personne ne voit où les Saoudiens pourraient utiliser ces munitions. Alors ? A quoi joue le Président Bush à 18 mois de la fin de son mandat ? Comme l’Iran n’arrête pas de s’armer (merci la Russie), doit-on comprendre que l’on rejoue la course aux armements qui a mis à terre l’économie soviétique pendant la présidence Reagan ? 

 

Mais, Israël dispose encore de pas mal d’entregent de par le monde. Et comme on ne prête qu’aux riches, voilà le Général Kirov, Chef des Services Secrets de la Bulgarie qui déclare « Le Mossad a été parmi les services de sécurité étrangers qui ont aidé à libérer les infirmières bulgares et le docteur palestinien  de l’emprisonnement à vie en Libye »

 

Dommage que la presse française ne dise rien sur ce sujet … 

 

 

 

 

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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 09:39

 

 

 

Pendant la campagne électorale pour la présidentielle, S. Royal a rencontré des membres du Hezbollah en présence de l’Ambassadeur de France au Liban. Erreur de traduction ou inattention opportune, elle n’a pas réagi à la comparaison faite entre les nazis et Israël. Ce fut un tollé général à droite mais à gauche, le futur ministre des affaires étrangères notait que « L'erreur la plus importante est que Ségolène Royal est allée rencontrer des organisations terroristes sans respecter le protocole international en la matière, ce qui, hormis le risque de faire passer la France pour incompétente, représente un risque considérable en matière diplomatique et géopolitique »

Et pour souligner ce qui se passait au Liban il disait à un autre moment «Cette résolution (1701) exigeait la démilitarisation, le désarmement des milices, de toutes les milices du Liban : cela n'a pas été fait. Et tant qu'un pays bombarde un autre, ou va enlever des soldats, ou attaque sur le territoire d'un autre, évidemment les ferments de guerre sont renouvelés. Tout le monde le connaît, l'agresseur. Ce n'est même pas le Hezbollah, que je connais par cœur, et qui, je vous le rappelle, fait partie du gouvernement libanais. Mais il est certain que la Syrie - et sans doute, aussi, l'Iran - ont décidé de faire attaquer ces milices-là. Ça ne peut pas être décidé par un chef local. »

 Les journaux nous apprennent que Bernard Kouchner est à Beyrouth où il rencontre « tous ses amis » y inclus (selon les dépêches d’agence) le chef du Hezbollah (celui qui a lancé la guerre l’année dernière). Non content d’avoir accordé, sans aucune contrepartie, une sorte de légitimité internationale au Hezbollah en l’invitant à Paris, voilà qu’il oublie le passé récent et court d’après cette organisation terroriste pour l’amadouer et pour la faire rentrer dans le jeu politique (oh, combien compliqué …) du Liban. En faisant, à l’occasion preuve d’une curieuse perte de mémoire : si l’Iran et la Syrie sont les vrais tireurs de ficelles (voir plus haut) pourquoi s’occuper du Hezbollah ?

Quant à la discussion avec le Hezbollah, toujours selon les mêmes agences, il sera discuté d’un accord possible pour la libération des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah en échange de «libanais prisonniers détenus dans les geôles israéliennes ». « Prisonniers » (5 en nombre) qui purgent des peines pour avoir assassiné une famille israélienne en tuant un gosse devant son père avant de tuer celui-ci. Malheureusement, selon des diplomates allemands (au cœur des tractations concernant « l’échange » de prisonniers il est probable qu’un des soldats est mort. Le bon docteur Kouchner, même s’il est ministre d’un pays qui s’est toujours compromis avec des dictateurs, assassins et autres « révolutionnaires » aurait-il oublié le bon sens ?

Si le bon sens prévaut il faudrait comprendre que sauf de s’opposer, rapidement, aux ambitions iraniennes ce sera bientôt trop tard. Non seulement parce que l’Iran s’approche à grands pas du seuil de la possession de suffisamment d’uranium enrichi pour pouvoir planifier la construction d’une bombe. Mais aussi parce que l’Iran, ave l’aide de la Russie , s’arme comme jamais un pays ne l’a fait. Une nouvelle vient de tomber : Téhéran et le groupe russe d’armement Rosoboronexport sont sur le point de signer un contrat gigantesque de dizaines de milliards de dollars comportant la vente à Téhéran de 250 avions chasseurs-bombardiers Su-30MKM et de 20 avions ravitailleurs IL-78 MKI. La livraison du premier avion est prévue pour avant la fin de 2007. Et quand on sait que le rayon d’action d’un SU-30MKM est de 4.000 km et qu’il peut rester en air pendant 8 heures, on n’a pas besoin d’être expert en stratégie militaire pour savoir que la cible n’est autre qu’Israël. Sauf à prétendre, comme la Russie , qu’il s’agit d’armes défensives. Ce qui revient à dire que les avions pourraient bombarder le territoire iranien … Non content d’avoir reconstitué le stock de Katiouchas du Hezbollah (plus de 20.000 pièces ? transportées au Liban au vu et au su de l’UNFIL …), non content d’avoir fourni aussi (et à la Syrie , pour des raisons défensives comme la Russie …) des fusées à longue portée, l’Iran se prépare pour la solution finale du problème israélo-palestinien. Mais vous ne trouverez pas cette nouvelle dans la presse française. Pourquoi ? Une partie des systèmes électroniques de l'avion est constituée de produits de la société  française Thales. Le contrat de Moscou avec Téhéran doit donc être approuvé par Paris . Et Paris va l’approuver … pendant que le bon docteur discute avec les « sous-fifres » du Hezbollah qui font néanmoins partie des amis de la France.

Pendant ce temps, on amuse les foules avec les progrès de la route vers la paix, avec les « négociations » israélo-palestiniennes et avec la conférence de paix imposée par les Etats-Unis qui devrait avoir lieu à l’automne. Conférence à laquelle aucun pays arabe majeur (surtout pas l’Arabie Saoudite) n’a annoncé sa participation. Israël semble se prêter à ces jeux sans lendemain en faisant comme si la nouvelle Autorité Palestinienne est enfin le partenaire recherché pour faire la paix. Comme on a la mémoire courte, on l’a trouvé : Mahmoud Abbas. Nonobstant tout ce qu’il a fait et tout ce qu’il a dit, puisqu’il promet de nouveau la paix … ce sera Mahmoud Abbas. Et on voit le ballet habituel de ministres européens, en attendant la semaine prochaine Condoleeza Rice, entre Jérusalem et Ramallah pour, au moins, justifier les millions d’euros (et de dollars) qui coulent de nouveau à flots pour aider le Fatah, le bon, et pour faire la nique au Hamas, le mauvais. Malheureusement, Mahmoud Abbas peut tout promettre mais … il ne peut rien donner. Après avoir perdu Gaza il a besoin désespérément de donner des gages à ceux qui veulent détruire Israël pour maintenir son gouvernement en Cisjordanie. Tandis que pour faire la paix il faudrait commencer par changer (enfin …) la Charte de l’OLP (qui prévoit toujours la « libération de toute la Palestine  ») et, surtout, l’éducation des enfants pour qu’ils ne soient plus programmés comme « martyrs » marchant sur Jérusalem pour libérer Al-Aksa des juifs impurs et infidèles. Alors la paix … on négocie, nouvelle poudre aux yeux de ceux qui en redemandent.

La France  ? La France de Nicolas Sarkozy ne changera rien de sa politique arabe. Que compte Israël devant la possibilité de récupérer le Liban, ripoliner la Syrie en la faisant revenir dans « la famille mondiale » comme elle vient de le faire avec la Lybie et, accessoirement, garder ses investissements en Iran (industriels, commerciaux, pétroliers) ? Et recouvrer ainsi sa réputation de meilleur ami du monde arabe.

En invitant le Hezbollah à Paris la France a fait, avec panache, le geste que tout le monde attend des Etats-Unis : inviter Al Qaida à Washington pour parler de la situation en Irak. Vous ne le croyez pas ?

A l’autre bout du monde, mais du même monde, l'OTAN et des troupes afghanes accrochés par des talibans ont appelé à l’aide l’aviation (y compris française) : au moins 50 talibans et des douzaines de civils « suspects » y compris femmes et enfants, fonctionnaires locaux et villageois ont été tués vendredi. Cela vient un jour après que des rapports de la coalition menée par l'UE et des troupes afghanes avait annoncé la mort de plus de 60 personnes suspectées d’être des Talibans. Et l’armée libanaise pilonne toujours le camp de réfugiés palestiniens à côté de Tyr depuis bientôt trois mois mais l’assaut final est imminent.

 Ainsi va le monde, on vit une époque formidable !

 

 

 

 

 

 

 

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 16:23

 

Le mémoire de C. me rappelle opportunément le fameux 614ème commandement (après les 613 « mitzvot » compilées par Maimonide) du philosophe allemand E.L.Fackenheim : « il est interdit aux juifs d’accorder à Hitler une victoire posthume »

 

Ce rappel est particulièrement bien venu par ces temps pendant lesquels on s’occupe des infirmières bulgares (tant mieux) mais pas des soldats israéliens kidnappés ; quand on invite à Paris une organisation (baptisée « parti politique ») dont le but affiché (et combien de fois pratiquement démontré) est la destruction de « l’entité sioniste » ; quand on cajole la Syrie (pour la faire se détacher du sponsor du terrorisme, l’Iran) en oubliant les morts français que l’on lui doit. Quand on récompense un état prouvé terroriste (Lockerby), preneur d’otages (infirmières bulgares) proférant des accusations dont des scientifiques de renom (Montagnier) démontrent l’absurdité, en lui accordant « un certificat de bonne conduite pour son retour parmi la famille mondiale » tout en oubliant le passé. Et derrière tout cela, quelques puissent être le professions de foi et les sourires des uns ou des autres il n’y a qu’un seul but : faire rendre gorge à Israël pour satisfaire le monde arabe.

Certes, il y a la vue de ceux qui disent, pour illustrer la marginalité du conflit arabo-israélien (J.Wolfensohn, ancien Délégué du Quartette pour le Proche Orient), « pendant les quatre dernières années, la guerre entre Israël, les Palestiniens et/ou le Hezbollah a coûté à la communauté internationale -y compris les dépenses militaires - quelque chose entre 10 et $20 milliards de $. La guerre  en Irak a coûté $600 milliards. La guerre en Afghanistan a coûté entre 50 milliards et 100 milliards $. Il y a une menace nucléaire en Iran, il y a l'issue de la Syrie et du Liban. De plus,  la population arabe va probablement doubler d’ici 10 à 15 ans. Ainsi au lieu de 350 millions, il y en aura 700 millions. Israël, pendant le même laps de temps peut se développer de six millions à huit millions ou peut-être neuf millions». Pas besoin d’explications complémentaires pour comprendre que dans l’esprit de certains la cause de juifs est entendue. Et pas besoin d’Ahmadinejad pour accélérer ce qui paraît une implacable issue.

Mais voilà que s’étant chargé d’une mission à la mesure de ses talents, Tony Blair arrive au Proche Orient compliqué avec des idées simples. Fort de son succès pour arrêter le conflit irlandais, il est convaincu que les mêmes recettes produiront les mêmes résultats. Naturellement, tout le monde lui accorde le bénéfice du doute et le soutien. Sauf les Russes (qui veulent continuer à vendre des armes aux Syriens et à l’Iran), sauf J. Solana (qui voit son « territoire » se rapetisser), sauf la France (qui est prête à passer Israël par pertes et profits pourvu qu’elle sauve le Liban et sa politique arabe). Sauf les Etats-Unis (à la recherche de n’importe quoi qui pourrait aider la « pauvres palestiniens » pour atténuer ainsi la haine de monde arabe à son encontre). Sauf le gouvernement de sa Gracieuse Majesté (qui, par la bouche de son ministre des affaires étrangères prend des positions incompatibles avec la survie d’Israël). Cela fait beaucoup de monde … mais, croyant comme il est, à peine ayant obtenu une bénédiction papale, Tony Blair n’a que faire des oppositions des uns ou des autres. Tant mieux, il connaît peut-être le 614ème commandement de Fackenheim, il pourra aider Israël se l’imposer. La seule chose qui ne semble pas effleurer l’esprit de Tony Blair (ou qui sait …) c’est que les palestiniens ne sont pas des irlandais et que Londonderry n’a jamais prôné la destruction de l’Albion fût-il perfide.

 La voie choisie (pas seulement par lui) est celle de l’aide (sous toutes les formes possibles) au Fatah et à Mahmoud Abbas. Oublié les justifications de la victoire du Hamas (« le Fatah est corrompu »), oublié les discours incendiaires (en arabe …) de M. Abbas sur le droit au retour des « réfugiés palestiniens dans leurs maisons », oublié le gouvernement d’union nationale (que M. Abbas a accordé au Hamas), oublié les promesses « d’une seule armée, d’un seul pouvoir ». On recommence. Et l’argent (de l’Europe surtout) recommence à couler. Et on apprend que les fonds versés par Israël à l’Autorité Palestinienne servent, aussi, à payer le salaire de Y. Hannieh premier ministre du Hamas déposé depuis la séparation de Gaza de la Cisjordanie. 

Mais Israël ne fait-elle pas la même chose ? C’est vrai, la frénésie actuelle de la classe politique israélienne qui considère qu’il y a « une fenêtre d’opportunité » pour la paix est curieuse. L’acceptation tacite de l’essentiel de « l’initiative arabe » qui n’est rien autre que « la paix contre la terre » (comme pour Oslo et on vu ce que cela a donné) est plus que troublante. Qu’Israël se prête à la mascarade d’une discussion avec des « représentants du groupe de travail de la Ligue Arabe  » qui déclarent haut et fort qu’ils ne représentent pas la Ligue Arabe donne la nausée. Et question rituelle « que faire d’autre ? » Trois mois depuis que l’armée libanaise pilonne un camp de réfugiés (30.000 habitants début mai, quelques centaines aujourd’hui) personne ne tenant le compte des morts et des estropiés. Si Israël, au lieu d’assurer l’eau, l’électricité et le pétrole des populations de Gaza bombardait ce territoire dont la population est pourtant entièrement voué à sa destruction, que dirait-on ? 

Deux conceptions s’affrontent aujourd’hui quand il est question du conflit arabo-israélien : conflit marginal et conflit planétaire - source d’inspiration pour tous les mouvements terroristes du monde. Les deux passent les intérêts d’Israël (et de la survie de 6 millions d’israéliens, juifs – cela vous rappelle quelque chose ?) sous silence quand elles ne s’appuient pas sur des formules du genre « la création d’Israël a été une erreur historique » (Michel Rocard).

Que doit faire Israël ? Au Nord deux ennemis implacables (Hezbollah et la Syrie ), les deux stipendiés par l’Iran et ayant comme but la destruction d’Israël. Au Sud, un territoire gouverné par une organisation terroriste qui l’a transformé en mini-Afghanistan. Eh bien, elle essaye de tirer son épingle du jeu, de prolonger son existence en faisant sien le 614ème commandement de Fackenheim.

Réussira-t-elle ? En 2002, Yad Veshem a demandé au philosophe allemand une contribution intitulée « Croire en Dieu et dans l’homme après Auschwitz ». Ensuite il a écrit « en ce moment-là personne ne pouvait imaginer notre situation apocalyptique en Israël, dans les Territoires, au Proche Orient, en Europe, aux Etats-Unis et aux Nations Unies ». Et personne ne l’imagine encore aujourd’hui.

 

 

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 16:33

 

 

 

En prévision de la prochaine rencontre à Paris des factions libanaises (en présence de leurs protecteurs – Iran et Arabie Saoudite), le Ministère des Affaires Etrangères vient de déclarer, cette nuit, que  « le Hezbollah fait partie de la politique libanaise et ne doit pas être considéré comme organisation terroriste ». Quelques heures auparavant, le Président Sarkozy, recevant les familles des soldats israéliens kidnappés depuis un an par le Hezbollah (et dont on n’a eu aucune nouvelle depuis …) venait de dire le contraire. On se souvient aussi que L. Jospin ayant traité de terroriste cette organisation, au cours d’une rencontre avec les étudiants arabes de l’université Bir Zeit, a dû être protégé par les services de sécurité français et israélien car il risquait la lapidation …

Mais comment appeler une organisation qui, sans raison aucune (autre que celles de ses sponsors iraniens et syriens) a provoqué une guerre qui a conduit à la destruction d’un quart du pays qui l’accueille ? Comment appeler une organisation qui, à dessein, tire 2.000 fusées Katioucha sur des civils israéliens ? La presse française (et une partie de celle internationale) a résolu le problème : il s’agit « d’activistes » ou de « militants » ou « d’extrémistes » en aucun cas de terroristes. D’où vient cette décision de ne pas appeler un chat, un chat ? Pourquoi parle-t-on de « terrorisme islamiste » à Londres, Madrid ou même au Pakistan et pas quand il s’agit d’Israël ? En quoi les civils israéliens sont-ils différents de ceux de Londres, Madrid ou même du Darfour ? Si quelqu’un a une réponse, elle sera publiée dans ce blog (et peut-être dans des organes de presse de plus grande circulation …).

En attendant la nième réconciliation des factions libanaises on assiste à ce que l’on fait, au Liban, quand il s’agit de palestiniens. Le camp de « réfugiés » où se sont retranchés les « combattants » (sic) d’une faction palestinienne contrôlée par la Syrie , abritait environ 30.000 personnes avant le déclenchement des hostilités au mois de mai. 50 jours après on n’en dénombre qu’environ 250 (dont les « combattants » et leurs familles). L’armée libanaise tire au canon et autre artillerie lourde sur toutes les maisons du camp et, jusqu’ici, on compte environ 250 morts. Protestations ? Convocation du Conseil de Sécurité ? Déclaration des autorités françaises ? Que non, des arabes tuent des arabes.

En revanche, on s’occupe de la « crise humanitaire » qui s’annonce à Gaza. Qui organise cette crise ? Le porte-parole du Hamas déclare il y a trois jours «  Nous nous opposerons à l’ouverture par les Sionistes des points de passage entre Israël et Gaza » Et pour une fois, le patron de l’UNRWA, John Ging (qui nourrit les « réfugiés palestiniens » depuis 1948 … ) est obligé de dire  « Il est très clair que la responsabilité des Palestiniens est en cause pour la situation humanitaire difficile de la population de Gaza » Mais, comme il n’y a de crise que dans la tête des journalistes français (ou européens), business as usual : jeudi dernier 156 camions avec de la nourriture ont traversé un point de passage sur la frontière Israël-Gaza, depuis le flux est ininterrompu. Car s’il s’agissait de créer une situation de crise Israël arrêterait la fourniture d’eau, électricité et de pétrole. Mais cela personne ne veut relever car … c’est Israël qui est le méchant et les pauvres palestiniens les bons gars.

Ne rien faire qui puisse faire dire à la communauté internationale qu’Israël affame les palestiniens devient une farce. Car, pendant ce temps, le Hamas se renforce à Gaza et dès qu’Israël a rendu à l’Autorité Palestinienne une partie de l’argent collecté (TVA) qui lui revient, cette dernière par la bouche de son premier ministre (apprécié et  honoré de la communauté internationale) annonce qu’une partie de l’argent servira à payer des « fonctionnaires » des forces de sécurité de Gaza. Ce qui veut dire en clair que la farce des « bons » (M. Abbas et ses troupes en Cisjordanie) et des « méchants » (Hamas à Gaza) n’est qu’une farce. Souvenons-nous qu’au moment où le Hamas a gagné les élections (avec une plateforme prônant la destruction d’Israël) le ban et l’arrière-ban des défenseurs des palestiniens en France et en Europe nous disaient « le Fatah est corrompu, c’est pour cela qu’ils ont perdu les élections » et le spécialiste européen du Moyen Orient (J. Solana) avait le culot de dire « le Hamas ne veut pas détruire Israël, ils veulent libérer leur peuple ». Dix-huit mois après avoir gagné les élections le Hamas (par un coup militaire selon certains, par l’incompétence et/ou l’incapacité du Fatah, selon d’autres) règne à Gaza. Il ne faudra pas attendre longtemps pour que l’on s’en accommode et que l’on reprenne des relations normales. Car enfin, on ne peut pas « abandonner » les palestiniens de Gaza !

Pendant ce temps, les « corrompus » retranchés en Cisjordanie reçoivent des brevets d’honorabilité et moult fonds pour pouvoir soit les déposer dans des banques occidentales (sur leurs comptes) ou pour acheter de nouvelles armes pour assurer la sécurité du territoire. Et, jean-foutres comme pas un, les Américains avec un général sur place, assurent l’intendance (des dizaines de millions de $) tandis que l’Europe (Bruxelles) a recommencé à verser son obole pour le bonheur du peuple palestinien. Jusqu’à quand aurons-nous droit à cette pantalonnade ?

Attendons voir ce que le nouvel envoyé au Proche Orient (Tony Blair) fera. Mais comme on attend,on se rend compte que du côté de l’Angleterre (qui n’a jamais été un chaud partisan de l’existence d’Israël) les choses vont encore empirer. Nouveau ministre des Affaires Etrangères, David Miliband : sa mère, survivante de l’Holocauste est une militante de l’organisation britannique antisioniste « Les Juifs pour la justice aux palestiniens » et feu son père, communiste de bon aloi, s’apparentait à la même mouvance idéologique. On savait que l’on ne fait pas mieux comme antisémites (je veux dire comme
anti-israéliens …) que les juifs.

Mais que peut-il faire ? Lui aussi va essayer d’utiliser M. Abbas qui, en réalité, comme Y. Arafat dans le temps, utilise tous ceux qui sont suffisamment  crédules pour croire qu’il poursuit un autre but que la destruction d’Israël. Sa thèse de doctorat (Moscou, les années 60) démontrait « le mensonge de la Shoah et de la fable de la destruction de 6 millions de juifs » Jamais depuis il n’est revenu sur ce sujet. En signant le « document des prisonniers » qui ne rejette pas le « droit au retour » (destruction d’Israël via la démographie) ou en acceptant un gouvernement dominé par le Hamas qui n’a jamais fait mystère de son but ultime (destruction d’Israël), en refusant d'agir contre des terroristes, en exaltant le culte des « martyrs » il cache sous une prétendue absence d’efficacité ses vraies intentions. Faut-il être sourd et aveugle comme les américains (ou les européens) pour ne pas comprendre que ce qu’il « dirige » c’est un gang corrompu (on le savait pourtant …) qui se soucie des intérêts légitimes du peuple palestinien comme d’une guigne ? Tout cela n’a qu’une seule raison : faire semblant d’avancer sur la route de la paix … Et là, les bonnes âmes vous demandent tout de suite « que faire d’autre » ? Tant qu’Israël au lieu de bombarder Gaza (comme l’armée libanaise fait avec un camp de refugiés palestiniens) assure à 1,5 Millions d’habitants de l’eau, de l’électricité, du pétrole et des denrées alimentaires …pourquoi voudrait-on que les deux branches de la même hydre (appelée Autorité Palestinienne) changent en quoi que ce soit ?


Si, quelque chose change. Après un attentat contre des troupes espagnoles de l’UNFIL au Sud du Liban (6 morts, aucune protestation, pas de manifestation) les commandants de ces troupes ont offert au Hezbollah une coopération militaire et de surveillance en contrepartie de leur protection… Selon les dernières nouvelles, les troupes françaises et allemandes font (ont fait) de même.

 

Alors, la bonne blague ! Hezbollah terroriste ? Hamas terroriste ? Hors de question … Dormez, bonnes gens, la communauté internationale veille à votre sommeil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 16:35

 

Tony Blair vient d’être nommé représentant du Quartette pour le Proche Orient. Auréolé de son succès dans la résolution du conflit irlandais, les grandes puissances le considèrent apte à réussir là où depuis des dizaines d’années personne n’a rien pu faire. Sa nomination n’a pas été facilement acquise car pour l’Europe et pour la Russie il passe pour un proche (« caniche ») de Bush. Pour prouver son impartialité, pour lever l’opposition de la Russie , il a téléphoné à Poutine pour l’assurer qu’il ne boycottera pas le Hamas. Il doit croire que Gaza c’est Belfast et que les catholiques et les protestants sont identiques aux musulmans et aux juifs … Le pauvre.

 Le Hamas qui commence à sentir le roussi à Gaza, mais qui sait qu’il peut compter sur ses sponsors et ennemis d’Israël de partout, est en train de se comporter d’une manière schizophrénique. D’un côté, il bombarde et détruit  les points de passage entre Israël et Gaza pour fabriquer, par l’absence de biens de toutes natures, une « crise humanitaire ». On a déjà commencé à entendre les voix autorisées en Europe et ailleurs mettre en garde la communauté internationale … D’un autre côté, via des tiers il demande à Israël d’ouvrir les passages en s’engageant à mettre fin aux attaques de ces points … Points de passage qui sont (plutôt qui étaient) contrôlés par une force européenne. 70 européens se prélassent sur les plages d’Ashkelon (première ville importante d’Israël proche de Gaza) en attendant voir. Et l’Ambassadeur de l’Europe en Israël, Ramiro Cibrian de déclarer « Hamas doit décider s’il veut une confrontation avec Israël ou s’il veut une coexistence pacifique » Jusque-là, les européens ne contrôleront plus les points de passage. Remarquez, comme on ne voit pas comment une coexistence pacifique pourrait s’imaginer quand le but du Hamas est la destruction d’Israël … la force européenne aura le temps de bien bronzer sous le soleil d’Ashkelon.

Nouveauté : les analogies entre Gaza et autres points chauds se multiplient. Une des plus récentes souligne que ce qui s’est passé à Gaza c’est ce qui se passera à Bagdad si les Etats-Unis quittent l’Irak. Pourtant, voilà les résultats de deux enquêtes d’opinion réalisées avec un échantillon statistiquement valable de palestiniens :

-        pour 56% des Palestiniens, le conflit inter-palestinien constitue la menace la plus grave pour la population. 21% ont estimé que la pauvreté était un problème majeur, et 12% ont pointé du doigt l'occupation israélienne et les implantations. 23% des personnes interrogées ont affirmé ne pas être fières d'être palestiniennes ;

-        31 % des palestiniens pensent que la paix avec Israël peut être réalisée, 16 % favorisent le retour de l’occupation israélienne totale.

Les conclusions semblent claires et l’analogie avec Bagdad (dans les sens contraire) est parlante : on a moins peur de « l’occupant » que des frères qui s’entretuent sauvagement. Et quand on voit que pour une majorité de palestiniens « l’occupation et les implantations » c’est le cadet de leurs soucis … on est en droit de se demander pourquoi la communauté internationale (et Tony Blair) prétend que « la terre contre la paix » est la panacée pour résoudre le conflit ! Et les consciences (de gauche) condamnent Israël en rappelant qu’un peuple qui opprime un autre n’est pas un peuple libre. Mais on ne s’adresse ni à la Russie (Tchétchénie), ni à la Chine (Tibet), ni au Soudan (Darfour), non, on s’adresse à Israël. Pays qui a l’immense privilège de faire, presque, tous les jours la une de tous les journaux et qui concentre sur lui la haine de, presque, toute l’humanité. 

Mais on ne peut pas laisser ce conflit sans solution. Pour le résoudre, vu que le Hamas n’est pas (encore …) suffisamment respectable, on parle, on cajole, on veut aider les « modérés ». M. Abbas par exemple. Qui jusqu’ici, dans aucun de ses discours (même pas en anglais car ceux en arabe sont très différent) n’a renoncé au « droit au retour » ce qui veut dire en clair la destruction d’Israël par la démographie. Et l’accord de Mecque signé par lui avec le Hamas sous la tutelle d’encore un modéré (l’Arabie Saoudite) dit clairement « le droit des réfugiés de revenir dans leurs maisons et de récupérer leurs propriétés doit être garanti »

 

Notre Président reçoit aujourd’hui M. Abbas pour l’assurer de l’aide de la France et pour manifester sa confiance dans l’Autorité Palestinienne qu’il dirige. Mais qui n’a aucun  pouvoir, non seulement à Gaza mais même pas en Cisjordanie. A son injonction récente visant à interdire le port d’armes dans les rues, les membres des diverses brigades du Fatah ont répondu que « cela ne s’adresse pas à eux » Quant à aider M. Abbas, à supposer que cela ait un sens, plus on l’aidera, plus il passera aux yeux des « extrémistes » (ou des palestiniens) pour un suppôt d’Israël et des Etats-Unis. A moins de faire ce qui a été fait au Timor : puisqu’ils ne sont pas capables de s’organiser eux-mêmes (état de droit, une seule police et une seule force armée, institutions démocratiques) certains se prennent à imaginer soit le contrôle de la Cisjordanie par la Jordanie (et du Gaza par l’Egypte) soit l’arrivée massive de forces internationales qui géreraient les deux territoires. Une seule réserve : ni la Jordanie , ni l’Egypte nie encore moins la communauté internationale n’ont envie de se brûler les doigts avec le « problème palestinien ». Abcès de fixation, il empêche Israël de vivre en paix, il donne la possibilité à bon compte aux 58 pays musulmans d’avoir une cause permanente à défendre car … des caricatures il n’yen a plus beaucoup !

Voilà quatre sujets, sans liaison aucune, qui devraient faire réfléchir les journaux et les élites de notre pays :

-    Reuters 21.06.07 : M. Escudero, le chef du Conseil Islamique Espagnol, vient de lancer un appel au nom des descendants des musulmans expulsés d'Espagne au dix-septième siècle pour obtenir, de manière préférentielle, la citoyenneté espagnole. Vu l’attitude plus qu’amicale de la classe politique espagnole (de gauche ou de droite) il y a gros à parier que cela sera fait. Mais, effet pervers, ceci pourrait donner l’idée aux juifs expulsés deux siècles plus tôt de faire la même demande …

-        Une première mondiale : le Technion a mis au point un robot miniature capable de se déplacer dans les vaisseaux sanguins. Alors que des chercheurs japonais avaient réalisé un appareil similaire d'un centimètre de diamètre, celui du Technion mesure un millimètre ! ''Le robot pourra ramper contre le sens de la circulation sanguine sans aucun problème, ce qui n'a jamais été possible auparavant'', a expliqué l'un des chercheurs israéliens.

-        La Pillcam israélienne est remboursée par la sécurité sociale japonaise. La Pillcam est une mini-caméra de la taille d'une pilule antibiotique qui permet de voyager dans l'œsophage et de remplacer beaucoup d'endoscopies douloureuses et dangereuses. Elle a été développée par la société israélienne Given Imaging.

-        Les Palestiniens sont classés premiers (58 %) parmi les supporters “d’un Iran nucléaire” selon une étude faite parmi 37 populations et constituent la seule population du Proche Orient a n’être pas opposée à la « bombe iranienne » (Pew Global Attitudes Project).

 

Voilà les nouvelles du front. A part tout cela, on continue à tirer à l’arme lourde sur les « combattants » du Fatah-al-Islam au Liban, plus une pierre n’est restée sur une autre dans les maisons du camp de réfugiés où ils étaient assiégés, plusieurs centaines de morts et ce n’est pas fini. Personne ne s’émeut, sur le front du Proche Orient rien de nouveau !

 

 

 

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 19:26

 

Rançon du succès … Le blog reçoit plein de commentaires, extraits de nouvelles récentes se référant aux sujets traités et, surtout, des demandes d’explication. Et comme il n’est pas question de décevoir les lecteurs … on recommence.

 Tout d’abord ceci : le 21 juin, le général italien (C. Graziano) commandant les troupes de l’ONU qui doivent s’assurer qu’il n’y a pas de menace du Hezbollah contre Israël, déclare « dans mon secteur d’opérations il n’y a pas d’activité hostile et nous ne voyons pas d’actions de réarmement. Nous faisons des patrouilles dans chaque coin du Sud du Liban et s’il y avait de bunkers on les aurait trouvés » Trois jours après, les journaux du monde entier titrent « Six Casques bleus de la FINUL tués au Liban ».

 Le Sud du Liban c’est au Nord d’Israël. Le Sud d’Israël est au Nord de l’Egypte … qui après avoir pris une position en flèche concernant le « coup d’état » du Hamas à Gaza et fermé la frontière qui les sépare, laisse passer un convoi de 15 personnalités du Hamas qui partent pour Le Caire où ils s’embarquent tranquillement dans un avion pour Damas. Où se trouvent leurs commanditaires et leurs chefs. En même temps on convoque à Charm-el-Sheik une rencontre pour assurer M. Abbas du soutien de tout le monde et pour signifier au Hamas la réprobation qu’appelle ses actions à Gaza.

A Gaza où le correspondant de la BBC (qui avait épousé la cause palestinienne …) détenu otage depuis plus de 100 jours, passe à la télé locale habillé avec une veste d’explosifs pour montrer la détermination de ses ravisseurs à ne pas céder aux ultimatums du Hamas qui veut le libérer pour que le monde entier sache que l’ordre règne à Gaza. Et la plus grande centrale syndicale anglaise de fonctionnaires, après celle réunissant des dizaines de milliers de journalistes, adopte une motion pour boycotter Israël.

Mais comme si les actes ne suffisaient pas, on commence à théoriser : Dr. Yunis-al-Astal, membre du Parlement palestinien (Hamas) vient de publier une communication qui s’intitule « La participation des femmes au Jihad du commencement de l’Islam à l’apparition des femmes modernes – kamikazes » Pendant ce temps on apprend qu’en Belgique (si, si, si,) 43 mosquées ont été reconnues officiellement ce qui leur permet maintenant  de construire des minarets et quant à leurs imams de recevoir un salaire du Ministère de la Justice. En même temps, l’Europe accepte le principe d’un « mini-traité » une fois que la constitution dont elle voulait se doter a été abandonnée. Constitution qui ne voulait pas porter le stigmate judéo-chrétien de son origine.

Israël devra s’habituer ( ?!) à vivre sur sa frontière Sud avec une entité pas trop différente de l’Afghanistan des talibans ou de la Somalie de Cours de Justice islamistes ou du Soudan. De plus en plus, cependant, on admet qu’il faudrait laisser le palestiniens se débrouiller tout seuls.

Car que devraient faire les  Israéliens si les Palestiniens sont si désespérément  incapables de s’occuper d’eux-mêmes ? A part de dire que les Palestiniens ont de nouveau manqué une occasion après leur retrait de Gaza en 2005. Qu’ont-ils fait ? Ils ont voté pour le Hamas, qui se consacre à la destruction d'Israël ; et après avoir tiré plus de mille fusées sur Israël, ils commencent à s’entretuer avec une férocité rencontrée uniquement en Irak.

Comment ne pas voir que tout en disposant d’un réservoir inépuisé de jeunes disposés à mourir pour détruire, ce monde de l’islam obscurantiste ne peut créer rien d’autre que la pauvreté, la répression ou verser le sang. Comment ne pas voir que tant que les fonds offerts par la communauté internationale pour aider les pauvres palestiniens sont utilisés pour « éduquer » des générations entières en vue du jihad, pour tuer les infidèles et pour « libérer la Palestine du fleuve à la mer » (c’est-à-dire éradiquer Israël), comment ne pas voir que « qui sème le vent récolte l’orage » Car si depuis plus de soixante ans ce peuple misérable a servi de justification (avec la complicité de l’Occident) à tous les potentats arabes  pour tenir leur propres peuples sous des dictatures plus ou moins sanglantes, un jour viendra où les apprentis sorciers ne pourront plus mettre en avant la « cause palestinienne ». Malheureusement, quand le pire peut arriver, il arrive. Et ce que l’on verra, en Egypte surtout, ce sera la prise de pouvoir par les Frères Musulmans, dont le Hamas n’est qu’une succursale.

 Un an depuis qu’un jeune soldat israélien disposant d’une double nationalité (française) est gardé otage par le Hamas à Gaza. La France qui fait de pieds et des mains (tant mieux) pour libérer Ingrid Betancourt (elle aussi bénéficiant d’une double nationalité) ne semble pas très intéressée par le sort de ce jeune. Et quand on pense que l’on considère notre nouveau président comme quelqu’un proche d’Israël …

350 morts à Gaza pendant les “combats fratricides”. Le tueries qui ont eu lieu en « direct live » n’ont ému personne. 1.000 fusées tirées sur Sderot, une bavure de l’artillerie israélienne fait 19 morts à Beit Hanoun (d’où on tire les fusées). Commission d’enquête (dirigée par Desmond Tutu …) du Conseil de l’Onu pour les Droits de l’Homme, neuf résolutions qui condamnent Israël. Les 181 autre états (parmi lesquels le Soudan, la Chine , Cuba, Zimbabwe, Belarus, Myanmar, j’en passe et des meilleurs) n’ont fait l’objet d’aucune condamnation.

Le monde entier s’est légué pour convaincre Israël d’accepter la formule « deux états pour deux peuples vivant côte-à-côte » en paix ». Avez-vous vu de palestiniens qui veulent la paix ? A Gaza  ? Vivre en paix comme les chrétiens évincés de Bethlehem ?

Les Palestiniens ne veulent pas la paix. Ce qu’ils veulent, ils le disent haut et fort : l’éradication d’Israël. Mais pourquoi la communauté internationale ne veut-elle pas admettre cela, c’est un mystère enrobé d’une énigme (comme disait Winston Churchill).

Ainsi va le monde, ainsi va le Sud et le Nord d’Israël, ainsi vont ces états arabes dont la contribution au bonheur de l’humanité est ce que l’on sait. Et ce que l’on redoute pour l’Europe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 juin 2007 7 24 /06 /juin /2007 18:13

 

Questions et commentaires en vrac, voilà ce que les lecteurs du blog me demandent de faire figurer dans une suite au texte concernant Gaza (Gaza encore, Gaza toujours).

- Le Hamas, pour démontrer la duplicité du Fatah (considéré comme suppôt d’Israël et des américains …) annonce avoir mis la main sur  des cartes partagées par le  Service de Sécurité Préventive du Fatah palestinien et le Services  Egyptiens qui localisent les 22 tunnels qui permettent la contrebande d’armes du Sinaï à Gaza. Y compris les points d'entrée et sortie couverts des bâtiments anodins. Depuis des années on demande à l’Egypte « de faire plus » pour arrêter l’introduction d’armes, munitions et explosifs à Gaza. Si l’information du Hamas est véridique on se demande ce que Israël pourrait demander à M. Moubarak à leur prochaine rencontre à Charm-el-Sheikh. Car ce qui est clair c’est que l’Egypte n’a jamais eu la moindre intention de faire arrêter l’approvisionnement en armes de Gaza pensant qu’elles seront toujours utilisées contre Israël. L’arroseur arrosé … et Hamas, pousse des Frères Musulmans (bête noire du régime de Moubarak) a pris le contrôle de Gaza avec ces armes

- Mahmoud Zahar (ancien Ministre des Affaires Etrangères du gouvernement palestinien, fondateur et homme fort du Hamas) vient de déclarer au Der Spiegel (On Line, 22 juin 2007) « L'argent de l'aide américaine a été traduit en armes. Merci, Amérique! » avant de rappeler que le Hamas « ne reconnaîtrait jamais ni ne serait en pourparlers avec l'Israël car son existence est illégale. » Rien de cela n’était inconnu.Et c’est pour cela que les Etats-Unis avaient confié à un de leurs généraux (K. Dayton) la mission de former une nouvelle garde présidentielle pour M. Abbas pour faire face au Hamas. Ce général, témoignant devant une Commission du Congès américain il y a trois semaines déclarait que des progères remarquables avaient été faits et que le Fatah saura vaincre le Hamas en cas de besoin. Des dizaines de millions de $, des armes, une formation accélérée et coûteuse … le tout est parti en fumée. Non, pas du tout, le tout  se trouve entre les mains du Hamas. On a vu la suite.

- La suite ? Les officiels israéliens ne se gênent pas pour dire « La stratégie américaine s'est totalement effondrée. Ils ont voulu faire  un exercice dans la démocratie et cela a mené à l'élection du Hamas. Alors ils ont voulu armer les membres du Fatah dans Gaza pour combattre le Hamas, au lieu de bloquer l’arrivée des armes et de l’argent» La réalité est plus complexe encore. On ne se souvient pas qu’avant Oslo on avait affublé Y. Arafat et son Fatah du libellé « modérés » pour éviter à se coltiner au Fatah. Dès l’arrivée des bandes de Tunis à Gaza on a commencé à comprendre que la modération que l’on espérait des deux côtés ne s’est manifesté que du côté israélien. Exit Arafat, voilà le Hamas en selle à Gaza et le monde entier (y compris les pays arabes frères …) disent à Israël « il faut aider les modérés » qui cette fois-ci sont ceux qui se groupent autour de M. Abbas. Qui est incapable de maîtriser le Hamas (même si on lui donnait de F-16 selon le mot d’un ministre israélien) ou même le Fatah.

- A peine la paix de la charia imposée à Gaza que le Ministre des Affaires Etrangères de la Russie (grand amie d’Israël), S. Lavrov, n’ayant pas visionné les séquences qui attestent de la barbarie du Hamas déclare que le Hamas « n’est pas responsable de la violence dans la bande de Gaza » C’est la même Russie qui a reçu en mars 2006, avant tous les autres pays, des représentants du Hamas pour « dialoguer ». Ce que M. Lavrov fait ce n’est rien qu’une imposture, malheureusement lourde de conséquences si Israël le prenait au sérieux. Car M. Lavrov, en réalité, ne fait que vouloir rendre crédibles deux contrevérités : Hamas et Fatah, représentants du peuple palestinien  veulent dialoguer avec Israël, ils sont en réalité disposés à vivre à côté d’Israël. Quelle impudence. Que ce soit Abbas (ou Arafat auparavant) ou le Hamas aujourd’hui aucun d’entre eux n’a eu le courage de dire clairement qu’ils s’opposent au terrorisme, qu’Israël a le droit d’exister en tant qu’état juif et qu’il n’y aura pas de retour des « réfugiés » en Israël. Quant à M. Abbas, le moins que l’on puisse dire c’est que c’est une fiction, une « baudruche » que tout le monde s’évertue de gonfler mais qui, in fine, soit se dégonflera soit disparaîtra dans la poubelle de l’histoire malheureuse de ce peuple palestinien qui n’a « jamais raté une occasion de rater une occasion » (A. Evan). Il ne faudra pas attendre longtemps pour qu’il choisisse la voie du « dialogue » qui lui est suggérée par le spécialiste européen des rêves (à dormir debout), J. Solana.

- Et la communauté internationale ? Elle piaffe d’impatience pour trouver un moyen pour aider, de nouveau, les pauvres palestiniens. C’est dommage que tout l’argent qui a été donné n’a pas servi à réduire la fracture sociale en Europe ou améliorer le sort des africains ou de certains Sud américains. Elle devrait se presser car le fils de Nasrallah (vous vous souvenez, l’invité de J. Chirac aux manifestations de la francophonie à Beyrouth) en annonçant la prochaine émergence d’une nouvelle génération d’islamistes élevés dans la haine des Juifs et d'Israël, "Nos enfants n'auront pas à voir cela de leurs yeux, car les Israéliens ne seront plus là, ils seront éradiqués" (Djawad Nasrallah).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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