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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 18:52

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a exclu mercredi tout dialogue avec le mouvement Hamas, qui a pris par la force le contrôle de la bande de Gaza, et accusé les islamistes d'avoir tenté de l'assassiner (les journaux).       Le Haut  Représentant Européen,
J. Solana fait immédiatement écho : Nous espérons que les deux parties feront le maximum pour que leur réconciliation intervienne le plus rapidement possible.

 

Et Le Monde publie un article de son correspondant à Gaza sous les titre « Gaza pacifiée » qui commence avec : « Le changement est radical. Le drapeau vert du Hamas qui flotte désormais sur tous les bâtiments publics a apporté un calme inconnu depuis longtemps. L'heure est à la pacification. Les Gazaouis se baignent dans la mer. La circulation est à nouveau libre, réglée par des jeunes des mosquées affublés de gilets jaune fluo. Le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) a fait appel à cette jeune garde pour remplacer au pied levé les fonctionnaires de police qui, pour la plupart, ont refusé de reprendre le travail » Ou on voit que l’immonde a encore des ressources.

La paix à Gaza. Il y a aussi la paix de la charia. Il y a aussi la paix des cimetières. Presque toutes les femmes d’origine européenne dont les maris sont palestiniens (pour leur grande majorité des russes ou des ukrainiennes mais aussi des françaises et des anglaises) ont quitté Gaza : le départ ou le voile en attendant la burka. Mais l’ordre règne à Gaza et peu importe au journal de référence de l’intelligentsia de gauche française qu’il soit l’œuvre des « barbus ». Quand il s’agit d’être contre Israël peu importe avec qui on s’allie.

De tous les côtés, tout en constatant que l’Iran par Hamas interposé s’est encore rapproché de sa cible, Israël, on se demande ce que ce pays devrait faire. Von Clausewitz disait « Dans une affaire aussi dangereuse que la guerre, les pires erreurs sont celles causées par notre bonté » Sentence qui s’applique parfaitement à ce qui s’est passé à Gaza car le Hamas est en guerre avec Israël. « Ce qui s’est passé à Gaza est le résultat direct des politiques défaitistes d’Israël depuis quinze ans » (Prof. I. Auman, Prix Nobel pour ses travaux sur la théorie des jeux).

Effectivement, depuis Oslo, la politique israélienne (pas mal influencée par les Etats-Unis d’un côté, et le souhait d’être bien considérée par la communauté international, d’un autre côté) s’est évertuée à faire le moins de mal possible aux palestiniens en essayant toujours de différencier les bons des mauvais et en veillant à ce que l’on n’arrive pas à des « catastrophes humanitaires ». L’eau, l’électricité, l’essence ont été fournies pendant même que les diverses brigades des « sécurité » assassinaient des israéliens, commettaient des rapts et tiraient des fusées « artisanales » sur la ville de Sderot. 1.000 fusées tirées de Gaza depuis janvier 2007. 

Tout cela pour montrer au monde entier combien Israël était respectueuse de la vie des autres, combien elle était prête à faire des « concessions douloureuses » pour arriver à la paix. Et comme rien ne semblait  avancer sur le chemin que le ban et l’arrière-ban de la diplomatie mondiale prônait à Israël, Sharon a pris le taureau par les cornes : Gaza a été totalement évacuée, plus aucun civil, plus aucun militaire ne s’y trouve depuis deux ans. Ce qui n’empêche pas les représentants du Hamas de déclarer « Nous sommes un peuple sous occupation. Israël doit assurer nos besoins vitaux et nous comptons sur nos frères arabes pour ne pas nous laisser tomber" (Ahmed Youssef, porte-parole).

 Gaza occupée ? Eh oui, disent en cœur tous ceux qui ont pitié des pauvres palestiniens. Israël contrôle les frontières, l’air et la mer. Gaza est une « prison à ciel ouvert ». Et puisqu’il s’agit d’une prison il faut assurer la survie des prisonniers : le monde entier s’y attache, les prisonniers n’ont pas besoin de travailler (chômage assisté pour 70 % de la population), l’Europe ne les laisse pas tomber et pour les armes, les munitions et les explosifs … pas de problème.

 Je crois que c’est le seul cas au monde où un pays, Israël,  se sent obligé (ou elle est obligée par la communauté mondiale) de subvenir aux besoins de ceux dont l’objectif est sa destruction. Bien sûr, aucune de nos chaînes de télévision n’a montré la barbarie des bêtes du Hamas qui assassinaient leurs frères du Fatah. Les mises à mort particulièrement sauvages, des gens jetés vivants du 15ème étage ou plus haut, le corps d’un commandant du Fatah tiré par une jeep avec une corde attachée à une de ses jambes n’ont pas été montrées aux téléspectateurs français par les télévisions bien pensantes pour ne pas gâcher leur dîner à l’heure de grande écoute. Imagine-t-on ce que ce serait si d’aventure ils avaient la possibilité de s’occuper d’israéliens, juifs de surcroît ?

Mais puisque Gaza est encore considérée comme occupée, une ligne de conduite semble se dégager de plus en plus en Israël. L’hypothèse de départ est relative à l’inconsistance complète de M. Abbas qui n’ayant pas eu le courage d’affronter le Hamas a perdu toute crédibilité, s’il en avait encore une. Et comme on ne souhaite pas revoir en Cisjordanie quelque chose d’équivalent, eh bien il faut « libérer » entièrement Gaza. Il s’agirait de fermer tous les points de passage entre Gaza et Israël et laisser ce territoire appartenant à un ennemi se débrouiller par lui-même. En réalité, la frontière entre Gaza et l’Egypte n’étant plus contrôlée par Israël, les frères arabes auront tout loisir de fournir aux palestiniens non seulement « des cannons mais aussi du beurre ». Quant aux fournitures d’électricité et eau il suffira d’annoncer leur coupure certaine au premier acte de guerre venant de Gaza.

 

La frontière entre Gaza et l’Egypte ? Elle sera entièrement sous le contrôle de l’Egypte et peut être ce pays fera enfin attention à ce qui se passe à Gaza, c’est-à-dire à la présence de plus en plus prenante de l’Iran. Et pour ce qui est des habitants de Gaza, souvenons-nous des mots de Sun Tzu (Art de la Guerre ) selon lesquels « il faut permettre à l'ennemi de s'enfuir, sinon il se bat avec la rage du désespoir » Les habitants de Gaza, peut-être, comme des centaines de palestiniens cherchant refuge en Israël ( !?) fuiront-ils la Hamastan pour aller dans l’Egypte frère. En devenant de nouveaux réfugies … que la communauté internationale, l’Europe en tête, prendra en charge. Et pour les cinquante années à venir ce sera toujours la faute d’Israël.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 10:15

Résultats bruts :

 

 

 

 

 

 

OUI

 

 

 

 

NON

 

 

 

 

Sans opinion

 

 

 

 

- fermer hermétiquement les frontières de Gaza

 

 

 

 

100

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

- arrêter la fourniture d’eau à Gaza

 

 

 

 

 

 

 

 

 

100

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

- arrêter la fourniture d’électricité à Gaza

 

 

 

 

62

 

 

 

 

38

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

- arrêter la fourniture de fuel et essence à Gaza

 

 

 

 

82

 

 

 

 

 

 

 

 

 

18

 

 

 

 

 
 

- occuper militairement la bande de Gaza

 

 

 

 

 

 

 

 

 

100

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

- interdire tout passage entre Gaza et la Cisjordanie

 

 

 

 

100

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

- aider Mahmoud Abbas en Cisjordanie

 

 

 

 

68

 

 

 

 

 

 

 

 

 

32

 

 

 

 

 
 

- interdire tous transferts de fonds vers Gaza

 

 

 

 

100

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

- demander à l’UE d’arrêter tous contacts avec Gaza

 

 

 

 

100

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

Commentaires

 

Tout en rappelant qu’il ne s’agit pas d’un sondage fait selon les règles de l’art en respectant les contraintes statistiques habituelles et sans donner d’intervalle de confiance (vu l’échantillon résultant de la consultation des lecteurs du blog) on peut mettre en exergue :

-         le nombre de réponses correspond à environ 10 % du nombre moyen de lecteurs du blog (ce qui me paraît remarquable …) ;

-         les réponses identiques (100 %) correspondent à ce que l’on pourrait appeler « le bon sens »

-         les réponses qui se partagent affichent quand même une préférence évidente pour des actions pouvant plus que gêner l’administration de Gaza par ses nouveaux maîtres.

Ce serait miraculeux si la « communauté internationale » tenait compte des résultats de cette enquête d’opinion. On peut toujours rêver …

Entre temps, voyons voir ce qui s’est passé à Gaza après la prise de pouvoir du Hamas (appelée « putsch » par l’Autorité Palestinienne, mot qui n’est pas encore utilisé ni par La Ligue Arabe ni par l’Europe).

Pour commencer, tout en soulignant que selon les bonnes âmes « tout cela est la faute d’Israël », on ne peut pas ne pas remarquer que la prise de pouvoir s’est accompagné, d’un côté, de l’assassinat par le Hamas de membres éminents du Fatah et par la destruction et le pillage des biens de ce dernier et de ses dirigeants. Même plus, les « monuments historiques » comme la maison d’Arafat ont été pillés sans retenue. De plus, on a même volé le Prix Nobel d’Arafat : attendons qu’il soit vendu sur E-Bay.

Ce que la prise de pouvoir a surtout mis en valeur a été la barbarie de ceux qui assassinaient leurs frères. Car défenestrer des « frères » du 18ème étage, exécuter des gens devant leur femmes et leurs gosses, ou l’inverse, tuer des enfants devant leur père avant de le tuer lui aussi, je ne vois pas comment on pourrait appeler cela autrement que de la barbarie. Bien sûr, on se souvient des deux réservistes israéliens qui ont été linchés dans un poste de police par des palestiniens mais … c’étaient des ennemis, que diable. Comme si la barbarie vis-à-vis de ses ennemis est excusable. Mais enfin … 

On peut toujours chercher trace de ce qui s’est passé réellement dans la presse ou la TV  : montrer la barbarie ne se fait pas quand il s’agit des pauvres palestiniens. Et comme la responsabilité incombe à Israël …

 Des frères tuent des frères, la faute à Israël et à la communauté internationale qui a mis sous embargo l’aide au peuple palestinien. Cela fait rire … Il n’a pas fallu plus de trois jours, après la prise de pouvoir par le Hamas, à la Communauté Européenne pour faire annoncer par un de ses officiels que « le programme de secours européen pour assurer le paiement des salaires des dizaines de milliers de fonctionnaires et pensionnaires, du Gouvernement Palestinien, qui se trouvent à Gaza ne sera pas interrompu » Le mécanisme international visant à contourner le Gouvernement dirigé par le Hamas assure une allocation mensuelle de 360 $ par personne à quelques 77.000 fonctionnaires palestiniens. Un deuxième officiel européen vient de déclarer « la sécurité à Gaza est une chose, le programme d’aide en est une autre, nous le continuons » 

Ce qui est incompréhensible c’est la volonté de l’Europe de toujours aider les pauvres palestiniens même quand les frères arabes arrivent à la conclusion qu’il faut les laisser seuls, à leur sort. Deux déclarations (aucune citée par la presse ou la télé) : (a) le colonel Ghadafi « Le problème palestinien c’est leur affaire. Les Arabes n’ont pas à s’en mêler » (Al Jazeera) et (b) le ministre des affaires étrangère saoudien qui déclare pendant la réunion d’urgence de la Ligue Arabe « Aujourd'hui les Palestiniens sont en train de mettre eux-mêmes le dernier clou au cercueil de la cause palestinienne »

Le peuple palestinien a choisi, en connaissance de cause, le Hamas dont la plateforme prône la destruction d’Israël. Aujourd’hui, la communauté internationale, l’Europe en premier, se demandent comment sauver les palestiniens des dirigeants  librement choisis. Tandis qu’Israël doit maintenant se protéger,  une année après avoir fait face à l’attaque des islamistes du Hezbollah au Nord,  contre les islamistes du Hamas au Sud. Et comment le faire ? Les résultats notés au début de ce texte sont clairs. Mais ce n’est pas ce que veut l’ONU : « les frontières de Gaza doivent être ouvertes pour éviter une catastrophe humanitaire » En clair, Israël doit continuer à fournir de l’eau, de l’électricité et du pétrole à une entité dont le but ouvertement affiché est d’œuvrer à sa destruction. Voilà un sujet de dissertation pour une agrégation de philosophie … ou pour un examen de passage de comique troupier !

Une suggestion faite par un lecteur résume les conclusions de l’enquête d’opinion : « D'abord, Israël devrait fermer les frontières de Gaza, arrêter l’électricité, plus de carburant pour les bandes d’assassins – qu’ils réapprennent à utiliser les ânes. Que leur nourriture vienne de l’Egypte frère par les tunnels utilisés pour apporter des armes, explosifs et munitions. Que je sache, le Royaume Uni ne fournissait pas l'Allemagne en électricité pendant la bataille de la Grande-Bretagne  »

Ce qui s’est passé à Gaza ne fait que s’éloigner la perspective de la création d’un Etat Palestinien. Ils pouvaient choisir la paix, ils ont choisi la mort et la destruction. Et quant au Prix Nobel d’Arafat, on vient de me faire savoir qu’une enchère a commencé avec 1 €. Le choix de  la monnaie s’imposait …

 

 

 

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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 19:38

 

 

Les événements de Gaza prouvent, une fois de plus, que la terreur est plus forte que certains atermoiements « démocratiques. Faut-il aller jusqu’aux 250.000 morts algériens pour empêcher le FIS de gagner les élections ?  Faut-il accepter plutôt la Tunisie de Ben Ali que l’Iran des mollahs ? Et que faut-il qu’Israël fasse après le putsch réussi du Hamas à Gaza ?

 

Eh bien voilà, un lecteur vient de proposer de faire une enquête d’opinion à l’intérieur du cercle des lecteurs du blog. Naturellement, les 500 à 1.000 lecteurs du blog ne peuvent pas constituer un échantillon statistiquement valable construit selon la méthode des quotas… Qu’importe, on va essayer et les résultats pourront, peut-être dire quelque chose sur les lecteurs du blog à défaut de le dire pour la France entière.

 

Bon, je me permets de vous demander d’avoir la gentillesse de répondre au questionnaire qui suit.

 

Le Hamas, dont la charte et la pratique du pouvoir depuis son élection, prône la destruction de l’Etat d’Israël, par un putsch réussi vient de prendre le pouvoir à Gaza en défaisant les troupes de l’Autorité Palestinienne. Dans ces conditions, quelles réponses pour ce qu’Israël devrait faire à Gaza

 

 

 

 

OUI

NON

Sans opinion

- fermer hermétiquement les frontières de Gaza

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- arrêter la fourniture d’eau à Gaza

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- arrêter la fourniture d’électricité à Gaza

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- arrêter la fourniture de fuel et essence à Gaza

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- occuper militairement la bande de Gaza

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- interdire tout passage entre Gaza et la Cisjordanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- aider Mahmoud Abbas en Cisjordanie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- interdire tous transferts de fonds vers Gaza

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- demander à l’UE d’arrêter tous contacts avec Gaza

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Je remercie d’avance tous ceux qui copieront le tableau et l’enverront renseigné avant dimanche 17 juinà l’adresse : martin.birnbaum@wanadoo.fr.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 20:48

 

 En juin 1948, Ben Gourion, devenu Premier Ministre de l’Etat qui renaissait un mois plus tôt, décide de faire tirer l’armée (Tsahal, déjà créé sur l’ossature de la Haganah) contre des membres de l’Irgoun. Organisation qui prônait l’usage du terrorisme contre l’occupant (britannique … l’histoire n’est que répétition …). Et qui avait fait venir sur les plages de Tel Aviv un bateau chargé d’armes, Altalena  (nom de plume de son inspirateur, Zeev Jabotinsky). Ben Gourion n’a pas hésité car il ne concevait pas un état démocratique dans lequel des armes seraient hors son contrôle. Bien avant que le Président Mao rappelle que c’est « le Parti qui commande au fusil » Israël enregistre ses premiers morts pour la démocratie, 18 jeunes de l’Irgoun et du Tsahal.

Pendant les longues années après Oslo, pendant qu’Israël était saigné à mort par des attentats sans nombre, Arafat déclarait haut et fort qu’il ne fera pas déposer les armes aux frères du Hamas. Quant à Mahmoud Abbas, drapé dans son incapacité de faire quoi que ce soit, il n’a pas eu le courage de mettre le Hamas au pas. Et la raison est sans appel, le Hamas a gagné des élections démocratiquement. Il a donc préféré prendre le risque inverse de celui pris par Ben Gourion. Et les armes du Hamas prennent le dessus sur celles de l’Autorité Palestinienne.

Englués en Irak, les Etats-Unis cherchent par tous moyens, avec leurs « alliés » arabes, un succès en Palestine. Après les plans Mitchell, Tenet, Zinni, Ward et tant d’autres, un coordinateur par eux nommé, le Général Keith Dayton s’est attaché à reconstruire une armée autour de Mahmoud Abbas. Armée qui devait tenir la dragée haute au Hamas. En oubliant que le Fatah dispose au Gaza  de 20.000 à 30.000 miliciens ; et qu’en plus, il y a environ 40.000 policiers et membres des services de sécurité presque tous fidèles à Abbas et au Fatah. Et pour ce faire, La Maison Blanche a transféré 56 Millions de $ pour acheter des armes, des munitions, des véhicules, bref, tout ce qu’il faut pour doter une (nouvelle) armée. Pour ne pas être en reste on a demandé à Israël (qui a accepté …) de laisser transiter des armes fournies par l’Egypte et la Jordanie au même Fatah. Ce qui devait arriver est arrivé : le Hamas, au terme d’une semaine de violents combats qui couronne les affrontements initiés depuis sa prise de pouvoir « démocratique » (plus de 700 morts dans cette guerre civile que Le Monde ou le Guardian ne veulent pas appeler autrement que des « affrontements  fratricides » …) a raflé la mise. Que l’on appelle ce qui se passe à Gaza affrontements ou guerre civile, cela ne change rien à l’affaire. Gaza devient Gazahstan et la vision américaine « deux états » voit le jour : un état pour Gaza, un état pour le Fatah (en Cisjordanie). Quant aux armes américaines … on aurait mieux fait de les donner directement au Hamas car c’était évident qu’elles allaient arriver entre leurs mains. Un fonctionnaire de PA déclare  « ils ont saisi des milliers de fusils, de grandes quantités de munitions et des douzaines de véhicules, y compris les jeeps blindées »  « C'est des nouvelles vraiment mauvaises pour tous. » Et ces armes, comme par le passé, qu’elles soient entre les mains du Hamas ou du Fatah … elles serviront à tuer des juifs.

Lisons ce qu’écrit Kamal Gabriel, journaliste égyptien : « Ce qui se passe maintenant dans la bande de Gaza, depuis qu’Israël s'est retiré, est un exemple clair pour exposer les défauts de ce que nous avons fait. Le combat entre frères de la même patrie, misérables de condition et misérables par leur manque de culture, est trop important et trop dangereux pour être juste le résultat de divergences de vues entre les factions, ou de l'absence d'un gouvernement central fort, ou même de ce que l’on appelle l'anarchie d'armes. On a prétendu que le conflit israélo-arabe est un conflit existentiel pour justifier le massacre de civils israéliens par des opérations  suicides ». « On a transféré la haine du sionisme à la haine des juifs, fils des singes et des porcs » De là à la transférer à la haine de l’autre, fût-il frère, cela n’a pas été difficile. Et voila un haut gradé du Fatah qui arrive blessé à l’hôpital où des frères du Hamas lui explosent littéralement la tête : 45 balles d’arme automatique pour montrer de ce dont ils sont capables.

Et les pays arabes ? Les pays où se trouvent les « réfugiés » ? Les états arabes ne veulent pas résoudre le problème de réfugiés. Ils veulent les garder comme une blessure ouverte, comme un affront aux Nations Unies et comme arme contre Israël.  Les leaders  arabes ne se soucient guère de savoir si les réfugiés arabes vivent ou meurent » - Ralph Galloway, ancien directeur d'UNWRA, 1958. 50 ans après, rien de changé. Car toujours à la recherche de l’honneur perdu à la création d’Israël (et pendant plusieurs guerres ensuite) les élites arabes, jamais concernées par le bien-être de leurs masses, se sont démontrées à satiété prêtes à sacrifier les palestiniens. Plus leurs frères  souffrent et plus Israël peut être blâmée, il n’y a pas de nutriment plus efficace pour leur cause. Et les universitaires occidentaux comme la majorité des médias, pour des raisons de multiculturalisme et/ou politiques,  en raison d'une incapacité curieuse de distinguer les leaders arabes de leurs populations victimes, depuis des décennies ont fait leur cette confusion criminelle. Dès lors, tant que cette complicité dans l’occultation des causes du conflit perdurera, tant que l’on considérera uniquement Israël comme responsable, tant que le paradigme de l’honneur-honte arabe et de la culpabilité d’Israël prévaudra, il n’y aura ni paix durable et certainement pas juste au Proche Orient.  

Mais par delà du refus du Hamas d’accepter l’existence d’Israël, qui est derrière ce qui se passe au Nord  (Hezbollah) et au Sud d’Israël ? D’un côté il y a une alliance stratégique croissante entre l'Iran et les forces palestiniennes dans les territoires. L'Iran s’est impliqué en soutenant les deux factions et le Fatah et le Hamas. Aujourd'hui, au moins 40 % de différents groupes de combat du Fatah sont également payés par le Hezbollah et l'Iran. Et pour ce qui est du Hezbollah et du Liban, regardons ce que dit l’influent quotidien Saoudien Al-Riyad sous le titre « Nasrallah trahit sa patrie » : « Puisque à la fin de la guerre lancée par le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah contre Israël, sur les ordres de l'étranger (Iran, MB)  tout a été détruit,  le Hezbollah a commencé à malmener le gouvernement du Liban en lui imposant son agenda – un agenda qui est fondamentalement externe [au Liban] et  vise à mettre en place la menace [syrienne, MB] de détruire le Liban » « Nasrallah a détruit  la vie politique, économique et sociale du Liban sans cesser d’accuser le gouvernement libanais de ce qu'il a fait lui-même,  trahir la patrie… « Cependant, en dépit de tout, le Liban n'est pas mort et il n’y aucune justification pour laisser des armes dans les mains de Hezbollah » « L'existence des milices armées dont la fidélité est assurée aux éléments externes pourrait mener le Liban vers un avenir indéterminé. Par conséquent, il n'y a aucune raison de ne pas mettre en application la résolution 1701 internationale qui impose que toutes les milices armées doivent être désarmées, ce qui est vrai pour les armes de Hezbollah aussi »   

Le Hezbollah ? La France vient d’inviter cette organisation, placée sur la liste d’organisations terroristes par l’Europe après une longue opposition de la France , de venir à Paris pour « trouver une solution pacifique à la crise libanaise ». 48 heures après, une neuvième personnalité politique est l’objet d’un attentat à Beyrouth ... Mais la France n'oublie pas les pauvres palestiniens. L'hexagone estime que le transfert de fonds apaisera les violences dans la bande de Gaza...   Le porte-parole du Quai d'Orsay a déclaré dans son communiqué : ''Nous appelons la communauté internationale et en particulier l'Union européenne à renouveler le transfert de l'aide directe au gouvernement palestinien, ... Les munitions consommées pour s'entretuer coûtent cher ....


On peut toujours chercher le pourquoi du comment de ce qui se passe à Gaza et autour d’Israël dans la presse française. Elle se gausse d’un n-ième rapport d’un membre éminent de l’ONU qui tout en quittant son poste ajoute sa contribution à la condamnation d’Israël pour ce qui se passe à Gaza. Et qui souligne, à répétition, que tout vient du fait que l’ONU « veut plaire à Israël » Vous avez bien lu. L’ONU des plus de 1.500 résolutions condamnant Israël (moins de 5.000 en total depuis sa création), l’ONU de la résolution « sionisme = racisme », l’ONU des 15 comités et commissions spécifiquement consacrées aux palestiniens, à la situation en Palestine, à l’occupation par Israël, l’ONU qui s’est rendu complice du rapt et de l’assassinat de soldats israéliens par le Hezbollah (qui a utilisé des véhicules et des uniformes de l’ONU), cette ONU- là n’agirait pas comme il faudrait en Palestine pour faire plaisir à Israël …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 16:21

 

Plusieurs lecteurs me demandent (a) d’ajouter quelques informations qui rendraient certains paragraphes plus pertinents, (b) d’accepter leur contribution à l’explication de ce que l’on pourrait appeler « le pêché originel de l’Europe » et  (c) de tenter une réponse à la question à caractère existentiel « quel avenir pour Israël ».

 Je ne puis, naturellement, que leur rendre hommage pour leur fidélité et dès lors, ajouter ce qu’il faut ajouter.

 

  1. 400.000 morts au Darfour, 4.000 morts palestiniens pendant le même laps de temps dont 90 % les armes à la main ;
  2.  
  3. 4.000 fusées tirées par le Hezbollah sur des centres civiles, dommages « collatéraux » aux actions israéliennes pendant la guerre provoquée du Liban essentiellement dus à l’emplacement des forces et des moyens terroristes (« boucliers humains ») ;
  4.  
  5. Presque 2.000 actes des comités et commissions de l’ONU condamnant Israël – à mettre en parallèle avec le Zimbabwe, où Robert Mugabe prive délibérément ses propres citoyens pas seulement de droits civiques mais de nourriture ; Myanmar, où une junte militaire a renversé le gouvernement élu en 1990 et brutalise la population depuis ; la Russie , dont la guerre en Tchétchénie a probablement tué des dizaines, voire des centaines de milliers de civils (pas de statistiques exactes …) ; la Chine , qui a occupé le Tibet depuis 1950 ; deux millions de morts au Congo ? Combien au Tchad et en République Centre Afrique ? Pourquoi condamne-t-on seulement Israël ?
  6.  
  7. Fusées « artisanales » au Sud d’Israël (Gaza), fusées d’origine russe, chinoise ou iraniennes au Nord d’Israël (Hezbollah, Liban ; Syrie ?) - aujourd'hui les missiles des « extrémistes islamiques » menacent et attaquent une petite ville (Sderot) et plus généralement, un petit état (Israël). Mais que l'on se souvienne : les terroristes suicidaires ont commencé par les enfants d’Israël, et ensuite ils s’en sont pris aux tours du World Trade Center, au moyens de transport anglais et aux trains espagnols. Leur arsenal a été conventionnel - jusqu'ici. Faut-il faire preuve d’imagination quant aux cibles qu’ils prendront à l’avenir et aux moyens (non conventionnels) dont ils veulent se doter ?
  8.  
  9. Les mêmes « extrémistes islamiques » (j’aimerais bien comprendre pourquoi si tous les musulmans ne sont pas terroristes ou extrémistes,  pourquoi tous les terroristes/extrémistes sont musulmans ?-MB) prennent des otages ; ils ont commencé par Israël (les derniers en date deux soldats au Liban, un autre à Gaza) mais ils ont continué avec l’Irak (en montrant sur les chaînes de TV arabes comment on décapite les infidèles … quand ils ne payent pas les rançons demandées –millions de dollars ou armes) et maintenant avec des « journalistes » à Gaza. Trois unions syndicales anglaises (non pas deux) demandent que l’on boycotte Israël …  
  10.  
  11. L’Angleterre a toujours montré la voie à l’Europe : leur première expulsion des Juifs a eu lieu en 1290 soit deux cents ans avant Isabelle la Catholique  ; la France ensuite, l’Espagne, l’inquisition, les Princes Allemands, les pogroms russes et pour couronner le tout la Shoah  ; et l’Angleterre (après la Déclaration Balfour ) s’est opposé par tous les moyens à la renaissance d’Israël entre autres en s’abstenant au moment du vote du plan de partage et en donnant ensuite accès libre aux armées égyptienne et jordanienne à ses arsenaux  quand elles ont déclenché la guerre contre Israël). Le courant anti-Israël  majoritaire actuel n’est, semble-t-il, que l’expression permise d’un antisémitisme pas uniquement musulman (comme d’aucuns le prétendent en rappelant que « Mohamed » est devenu le prénom le plus usuel pour les nouveaux nés …) mais venant des tréfonds de l’histoire de ce pays.
  12. On demande à Israël de revenir aux frontières d’avant 1967 ; on lui demande, en réalité, de regretter d’avoir conquis des territoires (sur lesquels ne se manifestait aucune souveraineté – note MB) er de les rendre ; mais pour ceux qui ont idée de ce qui s’est passé à l’époque, si les choses avaient tourné autrement Israël n’existerait plus aujourd’hui.  
  13.  
  14. Pour faire la paix, en acceptant de « prendre des risques pour la paix » (Clinton) on a poussé Israël à faire des « concessions » ; Oslo était une concession (en donnant plein de choses -reconnaissance de l’OLP, permission de revenir sur des territoires voués à l’autonomie, permission de constituer des forces de polices armées, etc.,- contre des bouts de papier sans valeur aucune), le retrait de Gaza était une concession (continuer à alimenter Gaza en eauet énergie électrique ce sont des concessions …) et le tout en vue de « deux états pour deux peuples » ;  
  15.  
  16. Une enquête d’opinion menée par un établissement spécialisé dans les études  mensuelles de l'opinion publique palestinienne, annonce qu'à la question : « l’Etat d’Israël a-t-il le droit à l’existence ? » une majorité accablante (75 pour cent) des répondants on répondu avec un retentissant « NON » (et non pas 63 % comme indiqué dans le texte initial – MB).  

Pays de « gauche » à sa création (l’URSS de l’époque a été un des plus chauds partisans de sa création, certes aussi parce que cela allait à l’encontre de l’union « Angleterre – Pays Arabes » -MB) elle a du donner des gages aux Etats-Unis quant à son destin futur. Et David Ben Gourion a écrit au Président Truman « Israël salue le soutien russe aux Nations Unies, mais ne tolérera pas de domination russe. Non seulement Israël est occidental dans son orientation, mais notre peuple est démocrate et réalise qu'il ne peut devenir fort et rester libre qu'à travers la coopération avec les États-Unis. Seul l'occident lui-même, en humiliant Israël et en l'abandonnant aux Nations unies et ailleurs, pourrait s'aliéner notre peuple » - propos prémonitoires, car l’Occident en général et la « gauche » en particulier ont trahi Israël ; pourquoi ?

 

Partout sur le globe terrestre le jihad massacre des juifs, des chrétiens, des noirs et des jaunes, des sunnites et des chiites en essayant d’imposer la domination de la charia sur des territoires convoités depuis longtemps (Espagne ?). Tous ces événements sont présentés par la presse mondiale comme des faits bruts. Mais dès qu’il s’agit de ce qui se passe en et autour d’Israël, le langage change : tout est la faute des juifs, tout est la faute d’Israël. Au fait, comment se fait-il qu’il n’y a eu jamais de « Paix Maintenant » en Palestine ? Ou des manifestations en faveur de la paix dans les pays arabes ?

 

Et quand le président de l'Iran demande qu’Israël soit effacé de la carte, ou annonce les bonheurs d’un monde sans sionisme, ou propose que l’on renvoie les israéliens juifs en Europe et qui appelle l'holocauste un mythe on pourrait espérer que le monde libre, le monde qui a sur sa conscience la Shoah ferait plus que protester pour le principe.

 Comment faire plus quand la presse mondiale s’est fait agent de relations publiques pour le monde musulman et son jihad ? Pourquoi l’accepter ? Une seule réponse : il s’agit de tuer des juifs ! Et si l’on croit qu’il s’agisse de paranoïa, que l’on explique pourquoi tous les pays qui comptent commencent à compter avec la disparition d’Israël …

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 12:59

 

Un cri de désespoir retentait sur les rives de la Seine. Un des grands intellectuels français écrivait « Etatcide », bien sûr, n’est pas génocide. Et les Juifs français qui ont donné leur âme à tous les révolutionnaires noirs, bruns ou jaunes hurlent maintenant de douleur pendant que leurs amis hurlent à la mort. Je souffre comme eux quoi qu’ils aient dit ou fait, non parce que nous sommes devenus Sionistes ou Israéliens, mais parce que monte en nous un mouvement irréversible de solidarité. Peu importe d’où il vient. Si les grandes puissances selon le calcul froid de leur intérêts laissent détruire le petit Etat qui n’est pas le mien, ce crime, modeste à l’échelle du nombre m’enlèverait la force de vivre et je crois que des millions et des millions d’hommes auraient honte de l’Humanité » (Raymond Aron, Le Figaro, 4 juin 1967).

Quarante années après on prépare de nouveau « l’Etatcide ». Après avoir demandé l’éradication d’Israël de la carte en 2005, après avoir provoqué la guerre du Liban en juin 2006, l’Iran annonce froidement que « le compte à rebours de la destruction d’Israël par le Hezbollah et les palestiniens à été déclenché ». Et son ministre des affaires étrangères encourage à Damas les factions palestiniennes qui se combattent à Gaza à ne pas arrêter la « résistance » contre Israël.

« Des capitales européennes » morigènent l’Iran : le ministre des affaires étrangères de l’Espagne annonce qu’il a demandé à un Directeur de son ministère de convoquer l’ambassadeur iranien et le ministre des affaires étrangères français (qui l’eut cru …) déclare que si « les propos évoqués ont été réellement tenus, ils sont inacceptables ».

On efface tout et on recommence. On oublie qu’au moment de la décision de partage de la Palestine en 1947, ce partage consacrait la revendication des populations juives à une résurgence d’un Etat Juif détruit déjà une deuxième fois vingt siècles auparavant.   Et le Conseil de sécurité de l’ONU stipulait qu’il allait considérer comme une menace contre la paix, selon l'article 39 de la charte des Nations Unies tout acte d'agression ou toute tentative de changer par la force le règlement a envisagée par la résolution de partage. Menace contre la paix, article 39 de la charte, chapitre VII qui prévoit l’utilisation d’une force armée contre les contrevenants.

Guerre de 48, guerre de 67, guerre de 73, guerre du Liban en 2006, intifada de 1988, intifada de 2000, guerre d’usure à partir de Gaza depuis 2006 : le Conseil de Sécurité est resté sourd à tout ce qui a été entrepris pour tenter de détruire Israël. Il reste sourd à ce qui se passe encore aujourd’hui : 360 fusées (ne jamais oublier, « artisanales ») tirées sur une ville israélienne pendant les deux dernières semaines.

Il se pourrait que la raison pour laquelle personne ne veut réellement comprendre ce dont il s’agit soit liée à « l’occupation » par Israël de territoires sur lesquels ne se manifestait aucune souveraineté en 1967. En effet, la guerre de 48 s’est terminée par des armistices imposés par l’ONU et les territoires affectés à un état palestinien ont été occupés par l’Egypte et la Jordanie mais leur annexion n’avait jamais été reconnue par la communauté internationale. Après pas mal de convulsions on est arrivé à la formule « la terre contre la paix » et « deux états pour deux peuples » Malheureusement, jusqu’ici la terre donnée (ou rendue) n’a produit même pas un armistice (voir Gaza – 2005) et quant aux deux états … 65 % des palestiniens (qui en majorité ont choisi par des élections libres pour les gouverner le Hamas qui annonce clairement sa volonté de détruire Israël) rêvent de disposer d’Israël comme de leur état. Pourquoi ? Deux lignes d’action se sont précisées : une revendication nationale ( la Palestine appartenait aux arabes) et une religieuse (terre d’islam elle ne peut être donnée aux infidèles, juifs de surcroît).

Pour ce qui est de la ligne religieuse il n’y a pas grand’chose à dire ni à faire. Tant que le monde ne comprendra pas qu’il s’agit là des prolégomènes de ce qui suivra (car la revendication de l’islam à la terre entière lui est consubstantielle) il n’y a rien à faire. A peine peut-on se souvenir du dicton « on commence toujours avec les juifs … »

En revanche, pour ce qui est de la ligne nationale, il semblerait que l’on se laisse berner trop facilement par des vérités qui n’en sont pas. En voilà une floraison :

·        la Palestine appartenait aux arabes – ce qui veut dire que l’on efface l’histoire (au moins pourrait-on se souvenir de David et/ou de Salomon, rois d’Israël ce qui voudrait dire que s’il y a eu des rois il y a eu, aussi, un royaume … juif) ;

·        puisque les Arabes ont vécu là – les juifs n’ont aucun droit pour y retourner même s’ils ont vécu là avant les arabes ; passé à la trappe le fait que des conquérants (colonisateurs) venus d’Europe, grecs ou romains, ont détruit le pays juif et expulsé sa population pour une deuxième fois en moins de 500 ans ; population qui s’est répandue en Europe avec le bonheur que l’on connaît : expulsion d’Angleterre au 13ème siècle, inquisition, destruction en tant que « race » par les nazis dont on oublie avantageusement qu’ils étaient des européens ;

·        la Palestine appartenait au « peuple palestinien » - personne n’en avait entendu cela ni avant 1948 ni avant 1967 ; au moment du partage les représentants arabes niaient l’existence d’une « Palestine » et soutenaient qu’il s’agissait de la province Sud de la Syrie  ; le « peuple palestinien » a été inventé après la résurgence d’Israël et, surtout, après la création de l’Organisation de la Libération de la Palestine en 1964 ; ce qui permet de remettre à l’endroit une autre « vérité » : avant 1967 il n’y avait pas de « territoires occupés » pour les libérer, mais la volonté de faire disparaître Israël, elle, était déjà présente ; et on aura du mal à nier que tout cela n’est pas le résultat aussi de la complicité européenne, complicité incompréhensible autrement qu’en se référant à la judéophobie (pour ne pas dire l’antisémitisme) devenue vulgate dominante sur le continent ;

·        les territoires « occupés » - résultat d’une guerre imposée,  du moment qu’il n’y avait pas de souveraineté exprimée, ces territoires devraient être considérés comme « disputés » surtout quand il s’agit d’une prise de guerre (1967), pendant une guerre de défense ; le Tibet conquis par la Chine  ? les Iles Kuriles « occupés » par la Russie  ? Okinawa – occupée par les US ? le « déplacement » de la Pologne de plus de 200km vers l’Ouest pour que l’ancienne Union Soviétique s’approprie des territoires ? Aucune analogie possible ?  

Bref, on commence par contester ses actes de propriété pour récuser ensuite les prises de guerre qui depuis le commencement des âges ont caractérisé toujours le statut de vainqueur et de vaincu. Mais que vaut une « ligne nationaliste » quand il s’agit de revendiquer ce qu’une autre nation détient ? Rien, nulle part dans le monde, sauf au Proche Orient. Pourquoi ?

Parce que ce dont il s’agit ce n’est pas un conflit territorial. Ce dont il s’agit c’est la « ligne religieuse ». Et parce qu’il n’y a donc, rien à faire. Quand une seule victime d’une bavure israélienne enflamme l’univers entier (y compris le Conseil de Sécurité de l’ONU) et 250.000 morts au Darfour n’impressionnent personne il y aurait (non ?) comme un « double standard ».  

Parce que ce dont il s’agit tient en réalité, quoi qu’on en dise, au complexe indélébile de l’Europe lié à la Shoah. Avoir fait ce qui a été fait et ne pas avoir réussi à faire disparaître une fois pour toutes ce peuple, ce n’est pas quelque chose de facile à vivre avec. Et le moins qu’elle puisse faire c’est de verser sa manne sur ceux qui essayent encore. Et la voilà donner des milliards d’euros au peuple palestinien tout en négligeant les Africains beaucoup plus pauvres mais qui ne souffrent que des agressions arabes (Somalie, Soudan). Malheureusement, les européens sont tombés sur plus voraces qu’eux, tous les fonds versés depuis 60 ans  (et encore plus depuis « Oslo ») n’ont pas servi à construire des maisons ou à développer une société palestinienne qui n’en pouvait mais. Non, ils ont servi à acheter des armes  pour « résister à l’occupation » quand ils n’ont pas finis dans les poches de dirigeants corrompus. Il suffit de remarquer que « l’aide » au peuple palestinien a triplé en 2006 par rapport à 2005. Pendant que l’Europe s’associait aux conditions du Quartette qui ne sont, en réalité, que le contraire des trois non de Khartoum de 1967 : non à la reconnaissance d’Israël, non aux négociations, non à la paix. Conditions que les palestiniens ne veulent pas accepter comme d’ailleurs aucun des pays arabes frères.

Et l’Europe ne peut des lors que s’inscrire dans la cohorte de ceux qui, peu ou prou, diabolisent Israël pour mieux préparer la «solution finale». Après les boycotts de la Norvège ou du Danemark visant des produits israéliens voilà venu le temps des boycotts plus substantiels. L’union des journalistes britanniques a lancé un mot d’ordre pour boycotter Israël. Pendant qu’un de leur membres est détenu otage par un groupe palestinien depuis plusieurs mois. Bien que le « journaliste » en question se déclare solidaire de la cause palestinienne et considère que la création d’Israël est le nexus de la situation du Proche Orient. Quelle leçon d’objectivité donnée par la BBC et la presse anglaise … Pour ne pas rester simple spectateur, une union de scientifiques anglais demande le boycott des universités israéliennes pour leur « complicité » à l’occupation. Et l’armée britannique qui «occupe» le Sud de l’Irak ? Ou les Iles Falkland à 6.000 km revendiquées par l’Argentine ? Perfide Albion, précurseur de l’Europe en toutes choses …

Quarante années et rien n’est résolu. Rien n’est résolu du côté des palestiniens non plus. S'ils n'avaient pas choisi la guerre et la non reconnaissance d'Israël peut-être que leur sort serait différent. Car il faut bien l’admettre, les Palestiniens sont les gens les plus opprimés du monde arabe. On leur dénie le droit à la citoyenneté dans les pays qui les ont accueillis il y a soixante ans quand les mêmes pays n’ont pas réussi à détruire Israël. Ils n’ont accès à aucun métier ou forme d’éducation. Mais ce n’est pas grave car les 650.000 palestiniens partis (ou expulsés) d’Israël sont devenus 4,5 millions aujourd’hui et la communauté internationale les a pris en charge : des milliards de dollars volés aux pauvres d’Europe ont été déversés sur des « réfugiés » dont leurs frères arabes n’ont que faire. Sauf de les utiliser, à répétition, comme fer de lance dans la lutte sans fin qui vise la destruction d’Israël.  

Depuis deux semaines, l’armée libanaise utilise l’artillerie lourde contre une faction palestinienne qui s’abrite dans un « camp de réfugiés ». 100 morts en quinze jours, les journaux en font état mais aucune des grandes autorités morales du monde ne se manifeste. Quand des chrétiens tuent des musulmans, c’est une croisade. Quand des juifs tuent des musulmans, c’est un massacre. Quand des musulmans tuent des musulmans tout le monde se tait. Ainsi va le monde, quarante années après la guerre de 1967. Quant au cri de désespoir de Raymond Aron il n’était que prémonitoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 14:23

250 fusées Qassam tirées sur le Sud d’Israël pendant les dix derniers jours. 70 palestiniens morts par des assassinats réciproques du Hamas et du Fatah. La France se tait.

Au premier mort suite à une attaque de représailles israéliennes le monde entier s’émeut. Les unes des journaux d’Europe tirent sur « les raids d’Israël sur Gaza ». Le Pape demande aux palestiniens « d’être raisonnables et à Israël d’agir avec modération ». La Russie considère les actions d’Israël « disproportionnées ».

Pour la deuxième fois, Israël fait arrêter des élus du Hamas, des politiques qui s’ils ne commandent pas les tirs des fusées, ils ne s’en opposent pas. Les élus sur une plateforme qui prévoyait explicitement la destruction d’Israël. La France « condamne fermement cette action et demande la libération immédiate des gens arrêtés ».

 De quoi parle-t-on ? Un des événements principaux après le désengagement d’Israël de Gaza a été l'élection de Hamas. Tout en devenant le gouvernement légitime des palestiniens il n’a pas renoncé à son but principal qui reste la destruction d’Israël. Le choix des armes était simple : le terrorisme. La proximité d’une ville (Sderot, 5km de Gaza) était une invite pour l’utilisation de toutes les armes et premièrement les fusées  « artisanales ». Mais pas seulement : 60 charges de plus de 50 kilos d’explosifs ont été désamorcées ou explosées dans les deux derniers mois. Avec l’espoir de faire fuir les israéliens habitant le Sud d’Israël.  Le porte-parole du Hamas, Abu Abir, dit « le tir de fusées continuera et le départ des habitants de Sderot continuera également. Le gouvernement israélien devrait prendre soin d’eux et les renvoyer dans les pays d’où sont venus » Tir de fusées ? Certes. Objectif ? La destruction d’Israël, d’un coup si possible (l’Iran et la bombe) ou par étapes (les chartes du Fatah et du Hamas, le but explicité du Hezbollah, le rêve de toutes les gauches surtout européennes pour finir, une fois pour toutes avec le cauchemar du souvenir de la Shoah).

Je classe parmi les « gauches » sinon toute au moins une grande partie de la presse française, Le Figaro en tête. Au moins pour ce qui touche les Etats-Unis et Israël. Les informations du genre « Les forces israéliennes ont de nouveau pilonné la bande de Gaza samedi, tuant au moins cinq activistes du Hamas …………. dans le cadre de l'intensification de leurs opérations contre les islamistes » qui n’indiquent ni le pourquoi des actions ni leur ordre chronologique ne sont plus à relever. Mais l’ignominie n’a pas de limites. Titre du Figaro : Le Fatah al Islam annonce qu'il combattra les Etats-Unis. Parce que citer correctement le « chef » de cette organisation qui prévient "les gardiens du projet américain" que "les sunnites seront les chefs de file de la lutte contre les juifs, les Américains et leurs affidés" c’eut été reconnaître que le conflit proche-oriental n’est pas un conflit territorial. Ce qui ne s’accorde pas avec la vulgate dominante qui a cours sur nos terres.

Le Fatah el Islam qui « lutte contre les juifs et les américains » au Nord du Liban le fait dans un pays d’apartheid. Vous avez bien lu, apartheid. Car il y a environ 400.000 réfugiés palestiniens vivant dans les camps dispersés au Liban. Ils vivent dans la pauvreté et des conditions incroyables, en état de ségrégation, avec des barrières les séparant du reste de la société libanaise. La loi libanaise les considère comme des étrangers, ne leur accordant aucun des privilèges d’une citoyenneté qui ne leur est pas reconnue. Leur taux du chômage est supérieur à 70%, et ceux qui travaillent n’ont que les travaux  dont les libanais n’en veulent pas. Et quand une organisation (déclarée terroriste par la Ligue Arabe …) prend en otage 15.000 palestiniens, qui n’ont pas pu quitter leur camp, en plaçant de snipers sur les hauteurs pour les empêcher de partir que voit-on ? Pendant plusieurs jours l'armée libanaise pilonne le camp de réfugiés palestinien ; six civils ont été tués le premier jour, y compris deux enfants ; soixante morts au bout de trois jours. Qu’entende-t-on ? Rien. Car le camp de réfugiés est au Liban, et l'armée qui attaque le camp est libanaise. Car on permet à des Arabes de tuer d’autres Arabes sans protester, particulièrement quand ils combattent le « terrorisme, » et même s’il y a des morts civils. Curieusement, pas un mot des Nations Unies ou de la communauté internationale. Aucune protestation  ou démonstration des défenseurs patentés des palestiniens du monde entier.

Que faire ? Israël n’a que le choix de mauvaises solutions. La vérité est que Gaza n’est que l’avatar des quatorze années qui ont suivi l’incroyable imposture des accords d’Oslo. Et ce qui s’est passé au terme logique des accords d’Oslo, Camp David et s’est répété après l’évacuation de Gaza en 2005 montre que les concessions ne sont rien d’autre qu’une invitation à davantage de terrorisme. Ceci signifie aussi qu’aucune solution du conflit par des moyens pacifiques n'est disponible pour les Israéliens. Elle est disponible uniquement aux Palestiniens et aux Arabes qui, malheureusement, d’une manière suicidaire et moralement révoltante ont toujours choisi le chemin qui menait à la guerre et non pas à la paix.

 Selon le dicton il en faut deux  pour faire la paix, mais seulement un pour faire la guerre. Et quand les représentants du Hamas (comme ceux du Hezbollah, comme ceux de l’Iran) annoncent au monde entier que leur but ultime est la disparition d’Israël que doit faire Israël ?

Personne ne sait. Mais ce que l’on sait c’est que la “communauté internationale“ (celle qui a bombardé la Serbie pour l’affaire du Kossovo, la Russie qui a détruit tous les immeubles de Grozny avec leurs habitants dedans, la France du Rwanda, bref … la communauté internationale …) demande à Israël de maintenir son haut niveau moral quitte à aller vers son suicide. Mais au moins cela contentera l’Europe en général et les gauches de partout en particulier.

 

 

 

 

 

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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 18:58

 

Le 4 juin 1967, sept divisions égyptiennes se trou­vent massées face à la frontière israélienne du Néguev : 100 000 hommes et plus de 1 000 chars, dont 60 Staline 3 (45,8 tonnes, canon de 122 mm, blindage de 200 mm), 100 T. 55 (36 tonnes, canon de 100 mm, équipement infrarouge pour combat de nuit), 450 T. 54 (36 tonnes, canon de 100 mm), 200 chasseurs de chars S.U. 100, 50 chars amphi­bies P.T. 76. On a rarement vu dans un secteur aussi limité se déployer une telle puissance.

 Depuis plusieurs semaines le Colonel Nasser n’arrête pas de menacer Israël de destruction et le chef des palestiniens, Ahmed Choukeiry, de « jeter les juifs à la mer ». Le 16 mai l’Egypte demande aux troupes de l’ONU de se retirer du Sinaï (où elles veillaient au cessez-le-feu entre Israël et l’Egypte depuis la guerre de 1956) ce qui est fait le 18 mai. Ensuite, dans la nuit du 22 au 23 mai Nasser annonce au monde ébahi la fermeture du détroit de Tiran, seule voie maritime d’Israël pour son approvisionnement en pétrole, ce qui constitue le casus belli le plus évident. Et le 26 mai, au Caire, Nasser déclare « Nous avons attendu le jour ou nous serions tout à fait prêts pour engager la bataille contre Israël, en étant sûrs de la victoire … Notre objectif fondamental sera la destruction d’Israël »  

 Enfin, la proclamation transmise le 3 juin à l’armée égyptienne dit « Cette noble guerre que vous menez pour venger le crime commis par les impérialistes israéliens contre le sol de la Palestine est le point de mire du monde entier, qui attend de voir l'issue de votre guerre sainte pour la conquête des droits du peuple arabe ».

Que les provocations aient été faites avec ou sous le contrôle de l’Union Soviétique et sur la base d’informations volontairement biaisées pour justifier un conflit, peu importe. Ce qui importe c’est qu’à l’encontre d’une injonction du Général de Gaulle, sans attendre que les Etats-Unis constituent une force navale pour faire sauter le blocus maritime, sans se cabrer devant l’épreuve, Israël déclenche le 5 juin 1967 à 06h45 son offensive aérienne prélude d’une victoire totale au bout de six jours. La guerre est finie six jours plus tard et la légende veut que ne disposant pas de véhicules, Israël les ait loués à Hertz avec le tarif de la semaine…

Le 12 juin le Premier Ministre israélien, Levy Eshkol tire les conclusions de ce qui s’était passé en déclarant « Qu'on ne s'imagine pas qu'Israël est prêt à revenir à la situation qui prévalait il y a une semaine encore. L'exis­tence de l'État d'Israël est assurée en droit et, cependant, il a fallu lutter à maintes reprises pour faire respecter ce droit. Nous avons souvent expliqué au monde que nous ne sommes pas tournés face au passé mais vers l'avenir — vers la paix ». Ce qui ne faisait que répondre au discours de démission de Nasser qui allait constituer le viatique de tous ceux qui, depuis, s’activent pour faire disparaître Israël : « La liquidation de l'impérialisme occidental laissera Israël isolé en face des pays arabes. Quels que soient les circonstances et le temps nécessaire, la force des pays arabes finira par submerger celle d'Israël. Nous continuerons donc à lutter contre les séquelles de cette der­nière agression dont nous sommes victimes. ». Et, comme par le passé, après avoir déclenché la guerre, les arabes se sont constitués victimes.

Depuis, rien n’a changé à la dissymétrie de la situation au Proche Orient : « du côté d’Israël, l'ob­session de la sécurité, la conscience que chaque crise met en cause l'existence de l'Etat et de la nation d’où la doctrine de l'attaque préventive, inacceptable en théorie, inévitable en pratique ; du côté arabe, la confiance dans l'issue finale : le parti qui dispose du temps, de l'espace et du nombre l'emportera, fût-ce au siècle prochain » disait Raymond Aron, une année après la guerre de six jours.

Mais à peine terminée, la guerre de six jours changeait profondément le paysage politique mondial. La France , oubliant ses anciens engagements, se rangeait du côté de l’Union Soviétique par son attitude anti-israélienne qui faisait pendant à son attitude anti-américaine. Le Général de Gaulle, allait plus loin en parlant dans une conférence de presse d’un « peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur » ce qui donnait un signal attendu depuis longtemps par pas mal de gens, signal qui autorisait le renouvellement de l’antisémitisme. Et pendant les 40 années qui se sont écoulés depuis, par delà l’apparition de l’antisémitisme islamique, par delà celui traditionnel des gauches modérées ou extrêmes, rien n’a arrêté sa prolifération car les justifications étaient devenues maintenant non seulement économiques ou religieuses mais politiques. Jusqu’à la prise de position de H. Védrine, ministre des Affaires Etrangères au gouvernement Jospin « Les conservateurs israéliens et les représentants de l’extrême droite continuent à imposer leurs politiques au reste du monde, y compris leur rejet de n'importe quel véritable processus de paix sans lequel le problème du Moyen-Orient ne sera jamais réglé. Tant qu’Israël ne sera jamais confronté, aucun leader palestinien ne pourra contenir la fureur de son peuple désespéré et la région demeurera un baril de poudre qu’aucune volonté  d’une coalition anti-terroriste ne sera en mesure de désamorcer. Les néo-conservateurs américains réagissent à l’unisson d’une partie du Likoud en Israël; les deux groupes sont tellement étroitement liés que souvent il est difficile de savoir quel pays a plus d'influence sur l'autre : les Etats-Unis ou l'Israël. » Un des poncifs les plus souvent utilisés par les antisémites de tout poil, les juifs qui commandent la politique des Etats-Unis. Heureusement, on n’a pas donné suite à l’idée saugrenue de le voir siéger dans le gouvernement actuel de la France.

 

Mais la victoire d’Israël en 1967 n’a rien changé quant au fond du problème. Avec un angélisme incompréhensible, avec le reflet d’un hegelisme digne de meilleures causes, avec la logique pervertie d’une dialectique de bas étage, on est arrivé à dire urbi et orbi que l’on connaît la solution … « deux états vivant en paix côte à côte … ». Et ceci passe pour un postulat qui, comme tout postulat, n’est pas à démontrer. Pourtant, si on n’oublie pas tout, force nous est de reconnaître qu’en réalité personne (du côté arabe) n’a accepté l’existence d’Israël en tant qu’état juif. Le périphrases actuelles dont le monde de l’Ouest se contente (libération des territoires occupés veut dire, laissons de côté les faux semblants, libération de la Palestine de l’Etat Juif), les « avancées arabes » comme l’initiative saoudienne que l’on prend pour argent comptant, les proclamations concernant la nécessité d’un cessez-le-feu (malheureusement annulé par un « massacre » commis par la soldatesque israélienne ») ne résistent pas devant un examen froid et lucide. Le vrai problème, 60  ans après le partage de 1947 et 40 ans après la guerre de six jours  c’est le rejet d’Israël par les arabes en général et les Palestiniens en particulier. Trois générations ont été élevées dans la haine du Juif et dans l’espoir non seulement de revenir mais d’éliminer les Juifs. Et si les esprits sagaces des diplomaties occidentales font semblant d’ignorer cela, au moins pour l’Angleterre et la France , c’est que cela correspond aux lignes de force de ce que l’on appelle « la politique arabe ». Depuis cinquante ans (et surtout depuis l’aventure du Suez en 1956) ces deux pays ont contribué par leur politique adverse vis-à-vis d’Israël à ce qu’elle soit constamment rejetée par les pays arabes. Un faisceau d’indices concordants (géopolitiques, économiques, militaires) emporte la conviction, Israël n’a eu d’adversaire plus constant dans le monde de l’Ouest que ces deux pays-là.

Qui par ailleurs demandent à Israël de « négocier ». Négocier quoi, négocier avec qui ? Six années et quatre mille morts après Camp David, tout ce que les Palestiniens ont obtenu c’est de détruire, non seulement les trois quarts de leurs principales structures, mais surtout, toute velléité israélienne de leur faire confiance. Et si un jour les bonnes âmes de l’Occident obligent Israël à reprendre des négociations avec des partenaires congénitalement incapables d’un  compromis avec « le Juif – infidèle », de se voir proposer beaucoup moins qu’il y a six ans. Moins, car la preuve est faite que le dessein fondamental est la destruction de l’Etat d’Israël. Sur cette Terre Sainte dont les dimensions sont celles d’un timbre poste à l’échelle mondiale, l’échange « terre contre paix » ne peut se faire que dans le temps : la terre on la donne, il reste ensuite à espérer la paix … Et pour avoir la paix il faudrait extirper du côté palestinien toute velléité de destruction d’Israël : souvenons-nous qu’avant d’entrer dans la Terre Promise , Moïse a imposé à ses congénères quarante années dans le désert pour détruire l’ancien et créer le nouveau. Jusque-là, les bonnes âmes de l’Occident pleureront les dégâts collatéraux des bombardements israéliens qui seront condamnés en oubliant Kossovo, Afghanistan et autre Tchétchénie … Et quand les palestiniens se tuent entre eux (50 morts la semaine dernière) les unes des journaux, TV comprises, titrent sur « un mort après un raid israélien sur Gaza » (en oubliant de dire que pendant les dix derniers jours on a tiré 120 fusées (« artisanales ») sur le Sud d’Israël.

Négocier … L’initiative saoudienne ne propose pas une négociation. Elle demande d’Israël qu’elle se retire  sur les frontières de 1967 et qu’elle permette le retour de 4 Millions de « réfugiés ». Une fois qu’Israël aura fait ce que la Ligue Arabe lui demande, elle sera ensuite reconnue par le pays arabes … en tant qu’état arabe en Palestine sans doute car, la démographie aidant, il n’y aura plus de majorité juive ni d’état juif. Vous avez dit négociation ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais que n’a-t-on négocié pendant les quinze dernières années depuis les accords d’Oslo ? Pour commencer, Oslo. Cas unique dan l’histoire du monde où un pays (Israël) installe sur des territoires disputés (qu’il contrôle) une autorité forte initialement d’une armée de 13.000 hommes (devenus avec le temps plus de 70.000 …) en leur donnant des armes qui -il ne fallait pas être grand clerc pour le prévoir- allaient se retourner contre lui. Les plans Mitchell, Zinni, Tenet, la Feuille de route, l’espoir créé par la disparition d’Arafat, l’élection démocratique du Hamas, voilà en accéléré ce qui s’est passé depuis Oslo. Et plus de morts du côté Israël que pendant les quarante années précédentes. Et quand Israël propose à Camp David de céder Gaza et 97 pour cent de la Cisjordanie pour qu’un état palestinien jamais créé puisse voir le jour, les Palestiniens rejettent l’offre et prennent la voie des attentats suicides. Par une logique Orwelliene les Palestiniens justifient les massacres auxquels ils se livrent par la décision de se libérer de l’occupation israélienne. Occupation qu’Israël a offert de faire disparaître il y a des années de cela. Quant à L'Egypte, l'Arabie Saoudite et la Syrie qui demandent « uniquement » qu’Israël se retire sur les frontières d’avant 1967 il suffit de lire leurs medias officiels qui comparent régulièrement Israël et l’Allemagne nazie et exaltent les vertus des filles palestiniennes qui commettent des suicides en se faisant exploser parmi les civils israéliens à Tel Aviv. Et on n’a pas de difficulté à comprendre que les Palestiniens se partagent en trois groupes : - ceux dont la haine du juif est intacte, mais se voulant réalistes essayent de « négocier » avec Israël,  - ceux dont la haine du juif est intacte, mais qui se vouent à la destruction d’Israël et au support du terrorisme - mais peu disposés à reconnaître cela publiquement et - ceux dont la haine du juif est intacte et qui sont disposés à l’admettre publiquement. Le premier groupe – les modérés ! Le deuxième – le Fatah de M. Abbas. Le troisième – le Hamas.

A chaque sondage 75 % de la population de la Cisjordanie et de Gaza approuvent les assassinats « attentats suicides ». Et ils attendent, maintenant, après la deuxième guerre du Liban et l’implication de l’Iran, que ce pays dispose d’une arme nucléaire. L’Europe, par la voix de J. Solana n’y voit pas d’inconvénient « l’Iran avance de façon constante vers l’acquisition des armes nucléaires et les négociations ne progressent pas… Mais ceci ne signifie pas la guerre…. On doit résister à la tentation de décider des frappes militaires, qui pourraient créer une situation plus mauvaise que la possession d’armements nucléaires par l'Iran »

Et que doit faire Israël 40 ans après avoir gagné une guerre contre les armées de sept pays arabes (même l’Algérie et la Libye y ont participé …) ? Relisons Montesquieu, L’Esprit des Lois : « Entre les sociétés, le droit de la défense naturelle entraîne quelques fois la nécessité d’attaquer lorsqu’un peuple voit qu’une plus longue paix en mettrait un autre en état de le détruire et que l’attaque est, dans ce moment, le seul moyen d’empêcher cette destruction … »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 09:43

  

Le bruit des explosions et des armes lourdes à Gaza n’avait pas l’air d’arriver à l’oreille des dirigeants européens ou des rédacteurs de la presse du continent. Du Guardian au Monde en passant par la presse belge, suisse ou italienne, aucun écho non plus quant aux dizaines de fusées (« artisanales » comme Le Monde n’oublie jamais de préciser) tirées jour, après jour sur le Sud d’Israël. Mais, depuis hier, depuis la première riposte israélienne voilà de nouveau les titres en première page « Un raid israélien sur Gaza fait 6 morts ». Le pourquoi du raid ? Qui sont les morts ? Ce n’est pas nécessaire de le dire comme on n’a pas dit que des dizaines de morts palestiniens (tués par leurs frères) s’entassaient dans les morgues de Gaza (tandis qu’une partie des blessés étaient envoyés pour soins en Israël …).

Pendant ce temps, comme en 1938 quand l’Angleterre et la France essayaient de convaincre la Pologne et la Tchécoslovaquie d'accepter les demandes pacifiques du 3ème Reich avec la formule « paix en notre temps » le monde entier s’évertue à pousser Israël vers la solution pernicieuse de « deux-états-vivant-en-paix-côte à côte ». Et cela à l’encontre des tonnes d’évidences démontrant que les palestiniens ne veulent pas la paix et que le conflit avec Israël n’est pas de nature territoriale mais religieuse. Et surtout qu’ils n’en veulent pas de l’état que le monde entier voudrait leur donner.

Il faut écouter Moubarak quand il décrit avec des traits noirs la situation à Gaza : « Hamas, s’il reste au pouvoir, ne signera jamais un accord de paix avec Israël ». Mais pas seulement le Hamas. Une étude approfondie de nouveaux manuels d'école, édités par l’Autorité Palestinienne avec des fonds européens,  indique clairement que les jeunes sont éduqués selon l’idée que le conflit dont ils sont témoins n’est pas un conflit territorial qui peut se régler par une séparation (création d’un état) mais un conflit religieux existentiel qui ne peut pas être résolu. Ce qui n’empêche pas J. Solana pour l’Europe ou Mme Ferrero-Waldner pour la Commission de Bruxelles de faire des déclarations à répétition en faveur des progrès à réaliser avec  le Gouvernement palestinien (conduit par le Hamas) pour pouvoir, ensuite, recommencer à verser sur eux la manne des subventions.

 

Quand le Hamas a gagné les élections, début 2006, l’Europe (et les Etats-Unis aussi) expliquaient au monde que cela était le résultat de la lutte contre la corruption du Fatah. Et
 J. Solana ajoutait que le Hamas ne voulait pas, en réalité, détruire Israël mais assurer le progrès de son peuple … Si Hamas avait décidé, après sa victoire aux  élections et surtout après le retrait israélien complet
de Gaza, de s’occuper de la corruption et de l’amélioration du niveau de vie des palestiniens, la situation à Gaza serait aujourd’hui différente. Mais la plateforme sur laquelle ils ont gagné les élections (n’en déplaise aux  bonnes âmes pro-palestiniennes de l’Europe) prévoyait essentiellement la lutte contre « l’occupation » (euphémisme utilisé pour dire « la destruction d’Israël »). Et entre les jean-foutres européens et Moubarak, il n’est pas difficile de choisir.

Cela n’empêche pas de sortir de la naphtaline l’initiative saoudienne devenue entre temps initiative de la Ligue Arabe. Pour autant qu’Israël accepte de revenir aux frontières de 1967 (frappées des trois NON de Khartoum en 1967, mais on oublie …) et le retour de 4 millions de « réfugiés » les pays arabes la reconnaîtront et feront la paix avec. Et les palestiniens ? On leur promet un état que les mêmes pays arabes ont refusé de leur donner depuis le partage de 1947, sûrs comme ils étaient de pouvoir « jeter les juifs à la mer » en très peu de temps.

Mais comment peut-on  faire la paix avec un peuple qui ne le veut pas ? Les Palestiniens ont été nourris et choyés  pendant plus de 60 ans par la communauté mondiale. Devenus une cause première des gauches du monde entier (après le Vietnam, mais qui ne se sont jamais occupées de ce qui se passait au Cambodge, en Chine ou à Cuba, comme elles ne s’occupent pas de ce qui se passe en Tchétchénie aujourd’hui) ils ne vivent pas tellement mal : on ne nous montre que les rues détruites de Gaza et les « camps de réfugiés » (soixante années après …) mais jamais les beaux immeubles de là-bas ou de Ramallah ou de Jéricho. Ni qu’il y a pléthore de belles voitures ou qu’ils disposent de la TV, des portables et d’autant d’argent que nécessaire pour acheter des armes et des munitions …

 

Comment peut-on croire qu’Israël accepterait l’initiative saoudienne quand les palestiniens montrent tous les jours qu’ils ne l’acceptent pas ? Comment peut-on croire qu’ils accepteront de faire la paix avec Israël quand ils sont incapables de la faire entre eux ? Combien de médiations (Egypte, Ligue Arabe, Mecque, gouvernement d’union nationale, pour ne citer que quelques unes) y a-t-il eu et combien de cessez-le-feu ont-ils conclus sans que rien ne se passe ? Et pour détourner l’attention du monde de ce qui se passe dans ce territoire où  ils auraient pu montrer ce dont ils seraient capables de faire sur la voie de la construction de leur état, ils tirent des fusées (« artisanales » …) sur Israël. En escomptant soit une incursion de l’armée israélienne soit, encore mieux, une bavure coûtant la vie à plusieurs de leurs enfants, les deux pouvant faire illico les cinq colonnes de toutes les unes de la presse bien pensante.

Deux états côte-à-côte ? Avec un « mini-état » à Gaza on voit ce dont ils sont capables. Ce qui n’empêche pas Le Monde, avec son ignominie habituelle dès qu’il s’agit de la noble cause des palestiniens d’écrire « Boycottés, les islamistes palestiniens, après avoir campé sur des positions incompatibles avec un éventuel processus de paix, ont fait un premier pas, pressés par les Saoudiens. L'accord de La Mecque , qui a débouché laborieusement sur un gouvernement d'union avec le Fatah, puis la relance de l'initiative arabe - qui lie la normalisation avec Israël à la création d'un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967 - auraient pu permettre de sortir d'une impasse mortifère. Israël et les Etats-Unis, qui souhaitent ouvertement que le Fatah élimine le Hamas, en ont décidé autrement. » Ignominie et mensonge car ils ne feront jamais la paix avec Israël. Ignominie et mensonge car on oublie de parler de la condition sine qua non de l’initiative saoudienne (droit au retour des réfugiés) comme du refus du Hamas de reconnaître Israël et d’arrêter le terrorisme. Mais à quoi peut-on s’attendre du Monde, journal de l’élite française …

 

Laissons le dernier mot au réputé chroniqueur égyptien Ahmed Ragab « Jusqu'à ce que les mosquées et les écoles palestiniennes apprennent aux enfants qu'il est immoral d’assassiner des civils israéliens, les enfants palestiniens souffriront plus de la faillite de leurs dirigeants, fussent-ils du Hamas ou du Fatah. Que la malédiction de Dieu tombe sur eux tous ».

 

 

 

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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 18:51

Plusieurs lecteurs me demandent, suite à la publication du dernier texte (« La catastrophe ») de rappeler que le mot « nakba » se traduit aussi par « tragédie ». C’est vrai, voir ce qui se passe à Gaza, à répétition, depuis le départ d’Israël est le résultat et la continuation d’une tragédie. 41 morts en trois jours, pas loin d’un millier de morts (et les hôpitaux comptent 7 à 8 blessés pour un mort) en moins de deux ans depuis qu’Israël a quitté Gaza. Rassurons-nous, ni
J. Solana, ni le Conseil de Sécurité de l’ONU, ni les troupes des mouvements anti-israéliens ne diront rien. Car, c’est des palestiniens qui tuent d’autres palestiniens. Et la presse européenne, à l’instar de l’agence AFP (France – Palestine selon certains …) titre « Un mort dans un raid aérien israélien à Gaza » et il faut lire la dépêche pour comprendre que « Un Palestinien a été tué et quatre ont été blessés mercredi dans un raid aérien israélien contre des hommes armés dans le nord de la bande de Gaza »

Plusieurs trêves ont été négociées entre les factions du Fatah et du Hamas, un accord imposé à la Mecque par l’Arabie Saoudite a été signé en bonne et due forme et un gouvernement d’union nationale a été intronisé pour mettre fin aux violences et pour gérer cette bande de terre sur laquelle s’entassent 1,2 Millions d’êtres. Avec les résultats que l’on voit. 

Les bonnes âmes pensent que si l’histoire pouvait être réécrite peut-être les choses se passeraient autrement. Si d’aventure en 1948 les pays arabes et les palestiniens avaient accepté le partage … Peut-être existerait-il aujourd’hui un état palestinien, peut-être les milliards de dollars déboursés par la communauté internationale depuis soixante années auraient pu être utilisés pour construire et non pas pour détruire. Car le tragique de ce qui se passe c’est que l’on n’essaye plus de détruire Israël, ils se détruisent eux-mêmes.

Livrée à quelques 40 bandes armées appelées « forces de police ou de sécurité ou de défense ou de résistance », chaperonnées par les deux factions qui se disputent le haut du pavé (et la distribution de l’aide internationale …), Gaza est devenue une nouvelle Somalie (ou petit Afghanistan, comme on le voudra). Et  ce qui est surtout à souligner c’est que la situation actuelle n’est pas le résultat d’une lutte d’influence entre des acteurs extérieurs (Egypte, Jordanie, Syrie, même pas l’Iran, réellement). La situation actuelle se résumé à « tuer, dit-elle ». Tuer, quand on est du côté du Hamas, tout ce qui s’oppose à l’instauration de la charia (plus de débits de boissons, plus de cinémas, plus de piscines ouvertes pour les hommes et les femmes, plus de ….). Tuer, quand on est du côté du Fatah, ceux qui s’opposent à la corruption, ceux qui empêchent les affaires d’achat et vente d’armes, explosifs et autres articles « farces et attrapes ». Tuer, quand on est du côté des bandes disponibles pour tout coup de force, pour tout ce qui s’oppose à tout mais surtout aux trafics et contrebandes diverses que l’Egypte n’a jamais voulu arrêter (en laissant se creuser des tunnels sur son territoire).

La tragédie ? Ils ont eu la possibilité, les palestiniens, après le départ d’Israël de Gaza, de montrer ce dont ils sont capables pour commencer la construction de leur état. Et ils ont fait quoi ? Détruire, et tout d’abord se détruire. Et qui commande ce joyeux massacre ? Le gouvernement mis en place suite à l’accord de la Mecque qui comporte dix membres qui sont diplômés des plus prestigieuses universités américaines. Trois médecins, trois ingénieurs, un avocat en font partie. Mais qui ne font qu’être témoins d’une déliquescence généralisée à laquelle personne ne s’oppose. Et pourquoi s’opposer ? 

 

Le niveau de vie de la population de Gaza se contracte, depuis le départ d’Israël d’environ 10% l’an. Le budget de fonctionnement d’environ 1,5 Milliards de dollars est couvert par des donations (la communauté internationale, l’Europe la première …) qui frisent le milliard de dollars. Y compris pour 2006 quand le Quartette s’est engagé à ne plus subventionner l’Autorité Palestinienne tant que son gouvernement n’aura pas accepté le minimum pour mettre en place les « deux états pour deux peuples » : reconnaissance du droit à l’existence de l’Etat Juif, l’arrêt des violences et le respect des accords pris avec Israël. Vivre comme des parasites tout en bénéficiant de la compassion du monde entier, voilà la situation actuelle des palestiniens. Quant à avoir un état, pourquoi faire ? Détruire et se détruire suffit, pour l’instant, à ce qui a toujours été considéré comme la composante la plus évoluée du monde arabe. Et de toute manière, ils montrent tous les jours, sur le dos de leur propre peuple, que leur rêve n’est qu’un leurre. Ils n’ont rien à faire d’un état, ils ont détruit toute crédibilité possible avant qu’il soit créé.

Un gouvernement qui n’est pas capable, au bout d’une année de trouver sur son territoire le soldat Shalit capturé par le Hamas. Un gouvernement qui n’est pas capable au bout de trois mois de trouver un journaliste britannique, installé à Gaza et qui avait épousé la cause palestinienne. Un gouvernement qui se cache derrière les bandes armées pour tenter d’obtenir des compensations de la part d’Israël. Et qui s’associe à la demande faite à Israël selon laquelle elle devrait libérer 1.400 détenus (dont une partie jugés pour des actes terroristes ou de droit commun) pour récupérer ce malheureux soldat.

Et pendant ce temps, on demande à Israël de mettre fin à « l’état critique » du peuple palestinien. En prenant, de nouveau, le risque d’une détérioration de la situation sécuritaire de sa population. Qui demande cela ? Les Etats-Unis, englués comme ils sont dans le bourbier irakien (on voulait leur apporter la démocratie …) et qui veulent brosser dans le sens du poil l’allié saoudien. Qui, à son tour, n’a de hâte que d’attiser les feux divers pour nuire aux intérêts américains tant que l’Oncle SAM n’aura pas lancé une attaque contre l’Iran. Car c’est l’Iran chiite possesseur éventuel d’une arme nucléaire qui fait peur aux potentats sunnites saoudiens. Et c’est ainsi que, subrepticement, la communauté internationale cherche à avoir la paix sur le dos d’Israël. L’Europe la première : Mme Ferrero-Waldner rencontre un ministre palestinien (mais il est indépendant ….) et lui promet qu’elle réfléchira à la manière de commencer à aider l’Autorité Palestinienne bien que le Quartette ne le souhaite pas (encore …) en apparence. Pendant ce temps, pour faire pendant au Hezbollah (« nous pouvons tirer 3.000 fusées par jour sur Israël » vient de déclarer Nasrallah) le Hamas a crée une armée, elle est dotée d’armement lourd et de missiles anti-chars de fabrication russe ou iranienne. Pourquoi faire ? Pour détruire « l’entité sioniste ». Mais jusque-là, pour détruire toute volonté de création d’un état vivant en paix avec Israël.

Que faire de ce peuple qui ne veut pas d’un état à lui et qui n’est pas capable de s’en  construire un ? Chaque peuple a le destin qu’il mérite dit un adage déterministe. Le destin des palestiniens, selon ce que l’on voit aujourd’hui, c’est le suicide. La tragédie. Voilà la vraie « nakba ».

Et puisque la commémoration d’hier est passé inaperçue parmi les bruits des armes des palestiniens qui tuaient d’autres palestiniens, rappelons-nous une partie du discours de S. Tzarapkin, représentant soviétique à l’ONU au moment de la décision de partage de la Palestine  : « Les arguments historiques et juridiques ne peuvent pas et ne doivent pas être décisifs dans le règlement de la question palestinienne. Le problème a pour base essentielle le droit des populations juives et arabes de Palestine à décider de leur sort. Les souffrances subies par les Juifs au cours de la dernière guerre doivent constituer un élément important dans la décision de l'Assemblée. Les Juifs luttent pour un Etat qui leur soit propre, et il serait injuste de leur refuser le droit d'atteindre cet objectif » (journal Le Monde, 12-13 octobre 1947). Les palestiniens auraient pu avoir leur état, ils ne l’ont pas voulu, ils ne le veulent toujours pas.

 

 

 

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