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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 13:40

 

Hosanna! Un gouvernement d’union nationale a reçu l’investiture du Parlement Palestinien. Toutes les chaînes de radio et télévision ont salué, comme il se doit, l’événement qui fait suite aux accords patronnés (imposés ?) par l’Arabie Saoudite et aux plus de quatre cents morts des factions du Hamas et du Fatah pendant le six derniers mois (dix fois plus que les «militants» tués, les armes à la main, par Tsahal). Naturellement, sans attendre une réaction commune du « Quartet » notre Condorcet national a déjà invité le nouveau ministre des affaires étrangères palestinien (un député élu avec l’aide du Hamas mais déclaré indépendant …) pour des discussions à Paris. Et la France a commencé à essayer de convaincre les pays européens de renoncer aux conditions posées pour reconnaître un gouvernement palestinien (reconnaissance d’Israël, renoncement à la violence et reconnaissance des accords signés par l’OLP avec Israël). Regardons ce qui se passe d’un peu plus près.

1. Le gouvernement d’union nationale comporte 23 membres dont 12 venant du Hamas, 6 du Fatah et cinq « indépendants » nommés par le Hamas et le Fatah. Le Fatah sert, d’évidence, de feuille de vigne. Le Premier Ministre, dirigeant du Hamas, étant début Décembre à Damas et à Téhéran a répété que l’AP dirigée par le Hamas ne reconnaîtrait jamais Israël et continuerait le jihad contre lui, jusqu’à sa disparition. Il s’agit d’un «modéré ». En se félicitant du succès de l’entreprise d’unification nationale, Mahmoud Abbas a déclaré que "toutes les violences doivent s’arrêter" et le Premier Ministre que «la résistance à l’occupation continuera jusqu’à la libération de la Palestine»

2. Pour qu’il n’y ait pas de malentendu, plusieurs dirigeants du Hamas ont donné des précisions avant ou après l’accord initié (imposé) par l’Arabie Saoudite : (i) «La question de la reconnaissance d’Israël n'a pas été adressée du tout dans l’accord de la Mecque. Dans la plateforme du nouveau gouvernement il n'y aura aucun signe de reconnaissance (d'Israel), nonobstant les pressions qu’exerceraient les Etats-Unis et le Quartet – (Reuters, 10 février 2007)» ; (ii) le porte-parole du Hamas Ismail Radwan a souligné que l'accord n'a marqué aucun changement du refus de Hamas de reconnaître Israel «L'accord conclu à la Mecque ne signifie pas la reconnaissance de l'entité israélienne… La position de Hamas est ferme et bien connue quant à la non-reconnaissance de la légitimité de l'entité sioniste…(interview AFP le 9 février 2007). »; (iii) «L’islam interdit de signer un traité de paix avec les Juifs, car « le conflit avec les Juifs est religieux, existentiel et n’a rien à voir avec les frontières.» … la libération de la terre sera accomplie uniquement par la voie du jihad et grâce à la mobilisation de la nation islamique, ce qui représente le chemin le plus court pour restaurer les droits des Palestiniens et faire reculer "l’avarice des Juifs" - déclaration commune, précédents Ministres des Affaires Etrangères et des Affaires Religieuses ; (iv) et pour couronner le tout, le No1 du Hamas (en exil) déclare à Damas : «on reconnaît l’existence d’Israël mais pas son droit d’exister»

3. L’Occident (moins les Etats-Unis ?) n’ayant pas le courage de faire une opération à cœur ouvert tente de faire des pontages … Cela commence avec le toujours ineffable Javier Solana qui déclare, d’une manière docte et sans doute étudiée, « Je ne pense pas que l’objectif du Hamas est la destruction d’Israël. L’objectif du Hamas est la libération des Palestiniens. La libération de leur peuple, pas la destruction d’Israël". Ce qui ne peut pas indiquer autre chose que le souhait, non pas de résoudre le problème (d’ailleurs impossible …) mais d’obtenir par l’apaisement une certaine tranquillité. Cela continue avec l’approbation enthousiaste de l’accord de la Mecque considéré comme une étape importante sur la voie demandée par le Quartet (porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères). Par une sorte d’illusion optique ou d’occultation de la vérité on considère que les choses bougent et on essaye d’identifier dans les paroles du Hamas (car on considère que le Fatah accepte Israël) tout ce qui peut donner l’impression que l’on va vers une solution du conflit. Et on souligne, en même temps, le fait qu’Israël ne veut pas reconnaître le nouveau gouvernement.

4. Mais, les hypothèses fausses conduisent à des conclusions erronées. En effet, dans le préambule de la charte du Hamas, on trouve la déclaration suivante : «Israël … existera jusqu'à ce que l'Islam l'élimine comme il avait éliminé ses prédécesseurs» Et l'impossibilité d'accepter l'Etat de l'Israël et et son droit d’exister sont encore soulignés dans l’article 28, qui affirme : «Israël, en vertu de son essence juive et de sa population juive, défie l'Islam et les musulmans». Parallèlement, l'article 19 de la Charte du Fatah (jamais abrogée ni modifiée) proclame : «La lutte armée est une stratégie non pas une tactique et la révolution armée des masses arabes palestiniennes est un facteur décisif dans le combat de libération et d’éradication de l'entité sioniste et cette lutte ne cessera pas avant que l'état sioniste soit détruit et la Palestine complètement libérée» Et pour éviter des malentendus l'article 12 proclame que le but du Fatah est «la libération complète de la Palestine et l'extirpation de l'existence économique, politique, militaire et culturelle sioniste». Comme il est peu probable que la diplomatie occidentale ignore ces éléments, on ne peut qu’inférer qu’elle participe à un jeu de rôles. Sur le dos d’Israël. Car il n’est pas possible qu’elle considère comme vraie l’hypothèse selon laquelle le Hamas (ou même le Fatah) auraient renoncés au souhait de voir disparaître Israël.

5. La même diplomatie occidentale est parfaitement consciente que l’endoctrinement des masses palestiniennes (haine du juif, haine d’Israël, etc.,) pendant des dizaines d’années ne peut pas disparaître. La preuve éclatante est apportée par une enquête d’opinion récemment effectuée par Near East Consulting (NEC- un institut de sondage qui conduit des enquêtes mensuelles au sujet des opinions de la population palestinienne). Les résultats d’une dernière enquête ont montré qu’à la question : «Israël a-t-elle le droit d’exister ?» une majorité accablante (75 pour cent) des sondés ont répondu par un non retentissant. De plus, parmi les jeunes de 18-21 ans, environ 90% déclarent qu’Israël n’a pas le droit d’exister tandis que pour les plus jeunes encore le refus de reconnaître ce droit était pratiquement absolu, atteignant presque 100%. Ce qui permet d'inférer qu’il y a peu d'espoir que les futures générations soient disponibles pour une solution pacifique du conflit. Mais qui éclaire abondamment le refus d’Israël d’accepter le retour de plus de 4 Millions de «réfugiés » en réalité autant de citoyens étrangers descendants des 650.000 palestiniens ayant quitte leurs foyers (ou étant expulsés) au moment du partage par l’ONU de l’ancienne Palestine.

6. Naturellement, le retour des « réfugiés » est considéré comme une clause sine qua non de la dernière initiative de paix (Arabie Saoudite, 27 mars 2002) initiative saluée par tout l’Occident (sauf les Etats-Unis ?). Le jour de la présentation de l’initiative saoudite à Beyrouth, deux autres événements on eu lieu. Le premier, à 150 km, à Natanya où 30 israéliens ont été assassinés par un jihadist pendant qu’ils célébraient la Pâque Juive. Le deuxième avait lieu à Beyrouth même : réunis en conférence, des responsables militaires du Hezbollah, Al-Qaida, Hamas, Fatah, et du Jihad islamique se sont assemblés pour discuter de leur collaboration et de leur stratégie. Les suites on les connaît : victoire du Hamas aux élections, transformation de Gaza en mini Afghanistan (des Talibans), rapt de soldats, guerre au Liban en attendant mieux. Mais l’insistance des pays arabes pour le « retour des réfugiés » en Israël (tout en acceptant, en apparence la solution de «deux états») se fonde sur des faits qui ne peuvent pas échapper à un observateur aussi averti que la diplomatie occidentale. En effet : (a) les Palestiniens, dans leur grande majorité, dans le monde arabe sont traités comme étrangers auxquels on interdit l'accès à l'éducation, à la santé et/ou aux prestations sociales ; (b) en 1995, le gouvernement de Libanais a publié un décret interdisant clairement aux réfugiés de travailler dans 72 professions ; (c) UNRWA estime que 60 % des palestiniens se trouvant au Liban vivent en deçà du seuil de la pauvreté. Imposer à Israël de « reprendre les réfugiés » serait, pour la plupart des pays arabes se retirer une épine du pied tout en fournissant à un jihad interne à Israël de nouvelles munitions …

L'ÉVIDENCE indique que Hamas n'a changé, ni en principe ni dans la pratique, afin de se conformer aux exigences de la communauté internationale présentées par le Quartet. Approuver à la plateforme politique d'un gouvernement palestinien qui est investi selon ces principes semble, à tout le moins, incompatible avec les principes édictés par le Quartet et maintenus en l’état depuis janvier 2006. Et le rejet pur et simple par le Hamas de ces principes a été énoncé clairement par Khalil Abu Leila, membre du bureau politique de Hamas, après que l'accord de la Mecque ait été conclu : «Je crois que Mecque est un succès, parce que le but a été atteint. Mais en ce qui concerne les principes du Hamas, Hamas maintient ses positions dans l'intérêt le plus haut du peuple palestinien. Il continue à ne pas être d'accord  à se soumettre ou à obéir aux conditions du Quartet» (BBC – Service en langue arabe, le 16 février 2007). Ce qui va suivre ? On oubliera le tout, pour ne pas «abandonner le peuple palestinien» (Mme Ferrero-Waldner, Commisaire Européen, ancienne accointance de Jörg Haider à l’extrême droite autrichienne) et on continuera à verser 500 Millions d’euros annuellement par les voies les plus obscures. Car le conflit israélo-palestinien est la clé de voûte de la paix dans le monde et l’apaisement n’a pas de prix.

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 13:03

L’année est bien commencée, l’activité diplomatique reprend du poil de la bête, les déclarations tonitruantes contre ceci ou pour cela font florès, bref, we are back in business. Et on ne peut pas résister à la tentation de faire le point, au moins pour ce qui semble le plus important.

Des musulmans tuent des musulmans. Le compte macabre enregistrant les morts en Irak a changé les colonnes. Les soldats américains dont la mort était enregistrée par la presse européenne bien pensante avec, une satisfaction non cachée accompagnée d’un « on vous l’avait bien dit » ne font plus l’une des journaux. Moins d’un mort par semaine cela ne vaut pas la peine de s’y arrêter. En revanche, avec une sorte de gêne dont la frustration de trouver un bouc émissaire est évidente, on passe vite sur les morts musulmans. Depuis le 1er janvier plus de 2.100 morts civils irakiens dont la seule faute est d’être chiite (pour les sunnis) ou sunni (pour les chiites). Plus de 20.000 morts en 2006, quelques 200.000 blessés graves selon les sources hospitalières. Aucun mouvement de protestation parmi les 1,4 Milliard de musulmans de par le monde. Se souvient-on des protestations contre les caricatures danoises ? Quelle importance, c’est des musulmans qui tuent des musulmans, ils doivent savoir pourquoi. Le monde est fou – mais on s’en fout !

Des Palestiniens tuent des Palestiniens. Voila plus de trois mois qu’une guerre civile larvée mais qui n’est pas appelée par son nom (car ce n’est pas politiquement correct) par la presse libre, se déroule à Gaza. Gaza, dont Israël s’est retirée en 2005 et qui depuis au lieu de devenir un exemple de ce que l’autonomie du peuple palestinien pourrait faire s’est transformé en mini état taliban. Avec le Hamas au commandes et le Fatah tentant par tous les moyens de reprendre le contrôle du territoire, les frères palestiniens supplétifs qui de l’Iran qui de la Syrie qui de l’Hezbollah, qui d’Al Qaida -le cumul des obédiences n’étant pas interdit- s’entretuent avec entrain. 25 morts dans la seule journée de jeudi, aucune protestation ni sur place, ni dans le mode musulman, ni en Europe ou tous les dénonciateurs du « génocide palestinien perpétré par Israël » semblent frappés de cécité. En revanche, un (ou plusieurs) palestiniens abattus les armes à la main par Tsahal déclenche(nt) des protestations qui, souvent, arrivent sur la table du Conseil de Sécurité de l’ONU. Avec, sauf véto américain, une condamnation sévère de tous les membres du Conseil. Le monde est fou – mais on s’en fout !

Des arabes tuent des noirs chrétiens ou animistes. Des années durant les arabes du Soudan ont reçu licence pour chasser, assassiner, faire disparaître les noirs du Sud du pays, pour la plus part chrétiens ou animistes. Plus de 300.000 morts et plus de 2.000.000 de réfugiés selon l’ONU. Avec la complicité évidente de la Ligue Arabe et celle de la Chine (dont l’Afrique est devenue un nouveau territoire d’expansion dont les ressources sont plus qu’intéressantes), sur fond de totale incapacité de l’ONU à faire quoi que ce soit pour les victimes. Naturellement, on considère que la « communauté internationale » devrait faire quelque chose mais … « qui est la Communauté Internationale, se demande J. Chirac ? Et il donne la réponse : Les Etats-Unis. Pourquoi se soucier du sort de centaines de milliers d'Africains qui sont assassinés à dessein quand on demande au monde entier de faire front et de condamner une bavure de l’armée israélienne en lutte d’autodéfense contre des milices palestiniennes à Gaza ? Et a l’autre bout de l’Afrique on a vu l’Europe (via son excellent représentant Louis Michel) essayer de sauver la mise des « Tribunaux Islamistes » pour perpétuer leur pouvoir contre un gouvernement qui était légitime mais surtout contre une intervention de l’Ethiopie qui n’est pas musulmane … Le monde est fou – mais on s’en fout !

L’islamisation de l’Europe. « Un philosophe syrien a écrit dans un article, il y a pas bien longtemps, que la seule question au sujet du futur de l'Europe est : « sera-t-elle une Europe islamisée ou s’agira-t-il d’un Islam européanisé ? » Et je suis enclin pour être d'accord avec lui à ce sujet, dit Bernard Lewis (sommité mondiale reconnue pour ses études de l’Islam). Sa justification : « les Européens ont perdu le sens de la fidélité à leurs valeurs et leur propre confiance en soi » en ajoutant « Ils n'ont aucun respect pour leur propre culture et il se sont confinés pour tout ce qui concerne l'Islam à une attitude d’avilissement, de politiquement correct et de multiculturalisme » Ceux qui ont appelé l’Europe «Eurabia » avec un sens prémonitoire remarquable avaient quand même prévenu leurs compatriotes. En vain. Les statisticiens allemands indiquent que leur pays sera à majorité musulmane en 2046. L’interdiction faite en France pour savoir qui est qui ne permet pas d’annoncer officiellement que la même chose y arrivera entre 2030 et 2040. Et quand on se gausse du nombre d’enfants nés en 2006 on comprend à peine que 20 % d’entre eux proviennent de l’immigration maghrébine ou noire : moins de 10 % de la population contribuent avec 20 % des naissances … il ne faut pas être grand mathématicien pour comprendre que la France n’aura plus comme ancêtres que des Gaulois. Mais ce n’est pas grave car un des prétendants à la charge de Président de la République annonce froidement vouloir présider une « France métisse » Le monde est fou – mais on s’en fout !

La France, l’Iran, la bombe. Pendant sept longues années, après avoir découvert que l’Iran disposait d’un programme nucléaire caché pendant 18 ans tout en ayant signé le traité de non prolifération, la France avec l’Angleterre et l’Allemagne s’est attachée à démontrer aux Etats-Unis que par le dialogue on pouvait obtenir l’arrêt du programme nucléaire de l’Iran. Au bout de sept longues années pendant lesquels les iraniens ont avancés à grands pas la diplomatie n’a rien obtenu. Et on a été forcé de faire édicter au Conseil de Sécurité des sanctions contre l’Iran. Sanctions « édentées » par la volonté de la Russie et de la Chine avec la complicité non avouée de la France. L'Iran a salué l’édiction des sanctions en annonçant son intention d'augmenter ses activités d'enrichissement de l’uranium en mettant en place 3.000 centrifugeuses additionnelles sur son site nucléaire de Natanz. Et voilà notre Président (un peu amoindrie par l’âge, l’accident cérébral de l’année dernière et par sa préoccupation unique – faire perdre N. Sarkozy) qui déclare qu’avec un bombe ou même deux l’Iran ne pourra rien faire car … «s’ils l’envoient sur Israël la bombe ne fera pas 200m. et Téhéran sera rasé » Passons sur le fait d’envisager froidement le régime des mollahs envoyant une bombe atomique sur Israël, passons sur le fait que Téhéran (8 millions d’habitants) sera rasé (par qui ?) mais comment a-t-i calculé les 200 m ? Si on prend en charge un vol supersonique de la fusée porteuse de la bombe, soit 1km/seconde … selon notre spécialiste en fusées, Téhéran sera rasé dans deux dixièmes de seconde ! Un tel processus de décision, sans compter le temps nécessaire à l’action, ne fait pas partie de ce qui est connu aujourd’hui. Et si l’on se place dans l’hypothèse d’un vol subsonique (soit 800 km/heure donc 220 m/seconde) il faudrait quand même une seconde pour accomplir le programme de J. Chirac. Son environnement s’étant ému, à la stupéfaction du monde entier J. Chriac a rectifié ses propos le lendemain en ajoutant -entre autre palinodies- une nouvelle de poids : si lancée par l’Iran la bombe serait détruite avant qu’elle quitte le ciel iranien car plusieurs pays ont la possibilité de le faire. Qui ? Comment ? En combien de temps ? Ce qui est important c’est que la France donne le sentiment qu’elle peut vivre avec un Iran nucléaire et si celui-ci attaque nucléairement Israël, eh bien, la France n’aura rien à faire : débarrassée d’Israël et de Téhéran pour le même prix … Le monde est fou – la France s’en fout !

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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 14:53

La lutte contre les juifs a toujours été

 la marque des nations basses.

Nietzsche

Les vœux pathétiques (d’un creux rarement atteint) d’un Président qui (s’il ne l’était plus se trouverait en prison) n’a rien à dire, ne mériteraient pas que l’on s’y attarde. Mais comme les élites politiques, de droite et de gauche, saluent sa clairvoyance pour la conduite de la politique étrangère de la France il n’est pas sans intérêt de s’arrêter sur son incantation relative à un « absurde choc de civilisations ». Qu’il le croit, ce n’est pas grave. En revanche, qu’il ait fait de cela son fonds de commerce n’est pas sans importance pour ce qui est de notre pays.

Depuis le 11 septembre 2001, lui et le ban et l’arrière ban de ceux qui, soit, influencent soit, souhaitent influencer les opinions, déversent à jet continu une contre-vérité flagrante : il ne s’agit pas d’une guerre de religion entre l’islam et les autres civilisations, il s’agit des agissements d’une minorité fourvoyée dans le terrorisme pour mettre en exergue des problèmes réels pour lesquels la responsabilité de l’Occident serait engagée.

Minorité, peut-être, mais on devrait se rendre compte que si elle est de 1% à 5 % cela représente quand même un réservoir de troupes de 15  à 75 millions de gens disponibles pour le jihad mondial. Plus que toute la population allemande pendant la tragédie nazie que l’Europe par lâcheté et complicité a laissé se développer.

Il faudrait se rendre à l’évidence, le temps presse, il s’agit d’une guerre de religion. Que, cette fois-ci, ce soit un illuminé nourri au lait du monde cosmopolite, car occidental, qui est devenu son fer de lance n’y change rien. Depuis sa naissance aux confins du désert arabique, l’islam se propose d’une manière continue la conquête du monde des infidèles pour lesquels il n’y a pas de salut hors la conversion ou la dhimmitude. Conquête du monde et prosélytisme sont les deux mamelles de cet islam que l’on essaye encore nous présenter  comme religion de l’amour et de la tolérance.

Conquête du monde et prosélytisme : comment pourrait-on accomplir ces desseins sans la force ? On croit, généralement, que pour l’Europe la force s’est arrêtée à Poitiers. Mais, auparavant, cette religion s’est imposée du sous-continent indien jusqu’aux rives de l’Atlantique avant de descendre l’Afrique, du Nord au Sud (pour l’essentiel comme marchands d’esclaves) et, à partir de la période des vastes mouvements d’émigration, a traversé le Pacifique pour s’installer en Malaisie et Indonésie (ces deux pays, à substrat fort de civilisation asiatique, constituant des cas réellement particuliers). Le résultat sur les territoires conquis : transformation en désert de contrées auparavant fleurissantes car créer, bâtir, pérenniser, est incompatible avec la conquête. Et si l’on donne l’exemple de l’Espagne  il faut méditer sur l’exemple égyptien : le pays qui a tout inventé (au moins pour la civilisation de l’Occident), architecture, médecine, culture, arts, est devenu stérile depuis que l’islam s’y est installé. Et qu’est-il devenu le peuple égyptien ? Aujourd’hui, il est l’exposant d’une économie d’assistés dont le PNB atteint à peine 75 % de celui d’Israël (70 millions d’habitants d’un côté, 7 de l’autre …). Force est de reconnaître que l’islam a tiré une chape de plomb sur tous mouvements culturels, artistiques ou scientifiques où il s’est installé. Le sous-développement est consubstantiel, structurel, à cette religion depuis, mettons, mille ans.

Mais pourquoi occulte-t-on l’état de régression mentale et d’oppression qui prédominent en Arabie Saoudite (lapider la femme adultère, couper la main droite du voleur, interdire le vote des femmes …), ce valeureux allié de l’Occident (naturellement, on souligne les compromissions des Américains avec ce régime pour mieux cacher les nôtres, propres, qui sont encore plus révoltantes) ? L’Iran -devant lequel le monde occidental se comporte comme une proie hypnotisée par un serpent- où tous les acquis de la dictature (éclairée ?) du Shah, qui voulait troquer le pétrole contre le développement et pour cela se distinguer du monde environnant (« surtout ne pas dire que les Perses sont des Arabes » …) se sont évanouis pendant les trente années de dictature théocratique de mollahs incultes. La cécité du monde occidental fait que, nonobstant la réalité de ce dernier pays, on s’attache à un « dialogue critique » pour le faire revenir « dans le concert des nations » … Se souvient-on des épisodes grotesques qui ont suivis l’assassinat à Paris d’opposants iraniens ? 

Eh bien, non ! Il faut prendre la réalité telle qu’elle est. Il faut admettre que la « minorité agissante » représentée aujourd’hui par les terroristes islamiques n’est que le sommet de l’iceberg qui menace le vaisseau mondial. Il faut croire cette minorité quand elle dit qu’il s’agit d’une guerre de religion comme on aurait dû croire et prendre au sérieux  Mein Kampf.

Guerre de religion affichée et, logiquement, prenant comme première cible  « les juifs », le christianisme ne venant qu’en suite …

Car prendre les juifs pour cible n’a rien de fortuit -et surtout rien à voir avec ce qui se passe au Proche Orient. En effet, la seule religion à laquelle l’Islam pouvait s’opposer à ses débuts était le judaïsme : le tronc commun historique ne pouvait que devenir un handicap, il fallait (il faut) le détruire. Et c’est tellement vrai que le judaïsme a secrété le christianisme … L’Occident s’est habitué à croire que le conflit proche-oriental est un conflit national ce qui a culminé par la fameuse formule « la paix contre la terre » qui prend le pas, aujourd’hui, sur toute autre forme de réflexion. S’il s’agissait de cela -en laissant de côté une éventuelle âpre négociation de chaque m2 qui aurait pu avoir lieu depuis des lustres- le conflit ou, au moins ses formes aiguës, aurait été évacué depuis belle lurette. Non, il ne s’agit pas de cela : le rejet des offres de compromis faites (et que tout l’Occident, avec une unanimité qui ne pouvait pas être seulement de circonstance, avait apprécié à leur juste valeur) ne peut avoir qu’une seule explication : le rejet du juif, le rejet de sa légitimité par rapport au territoire (considéré occupé, de la mer jusqu’au Jourdain, c’est à dire la totalité de l’Etat d’Israël) et, surtout par rapport à son histoire (la négation des liens, historiquement établis, avec le Mont du Temple, en particulier, et avec Jérusalem, en général). Il s’agit là non pas d’un rejet de «colons » mais, surtout, d’un rejet du juif en tant que religion et, aussi, de celui qui a créé le christianisme dont il est la tête de pont en terre arabe. Citer Nietzsche s’avère approprié car ce dont il s’agit (et que les esprits nobles occidentaux acceptent sans rechigner) c’est d’une nation : la nation arabe dont l’antisémitisme date de toujours et qui ne pourra cesser avant que le monde soit, par elle, conquis.   

Que l’on ne se trompe pas : quand on commence avec les juifs … on trouve toujours avec qui continuer. Mais l’Occident n’a pas l’air de le comprendre : les « excuses » sont multiples et variées, elles vont de la croyance angélique dans les capacités de l’islam de faire son introspection et de changer de cap jusqu’à la conviction que l’intégration de masses nombreuses d’origine arabo-musulmanes au sein des sociétés occidentales changera les données du problème. Pourtant, les « spécialistes » indiquent que vivent aujourd’hui, dans les frontières de l’Europe Occidentale plus de 20 millions de personnes nées dans les pays arabo-musulmans. Les courbes démographiques (naturellement, les recensements ne peuvent pas identifier, à la deuxième génération, les origines) montrent qu’entre 2040 et 2050 un quart de la population européenne sera d’origine arabo-musulmane. Poitiers ?

Et quand survient l’attaque des Twin Towers -préparé de longue main, sans aucune relation avec le Proche Orient- réalise-t-on la somme de haine, quintessence de cette religion, que les actes du 11 septembre révèlent ?  Et contre qui ? Contre les juifs et les américains. D’abord les juifs : la citation suivante du Coran est concluante (sourate 2:187, Payot – 1958) «Tuez-les partout où vous les trouverez et chassez-les d’où ils vous auront chassés» Quand le Hamas, par sa Charte ou par son programme sur lequel il a été élu par une majorité de palestiniens, réclame la disparition de l'état d'Israël on devrait le prendre au sérieux car il ne fait que se référer au livre fondateur. Quoi d’autre pourrait-il avoir à l'esprit ? Ecoutons Mahmoud Al Zahar, numéro 2 du Hamas : « Nous, les musulmans, sommes les propriétaires uniques de toute la Palestine et nous n’abandonnerons aucune partie de ce territoire ; l’établissement d’un Etat palestinien serait suivi d’une entreprise culturelle islamique ». 

Et comment croire qu’il ne s’agit pas de l’expression de cette vérité première, la guerre de l’islam contre les infidèles a commencé depuis longtemps.

Elle a commencé depuis longtemps car, loin de ce que prêchent un Solana ou un Chirac, la « résolution » du conflit israélo-arabe n’est pas l’alpha et l’oméga de la paix mondiale. Comment peut-on croire que si l'Israël n'avait pas existé la majeure partie des événements récents du Moyen-Orient et du monde n’auraient pas survenu?

La guerre entre l’Iran et l’Irak (huit ans, plus d’un million de morts) n’aurait-elle pas eu lieu ? L’Irak n’aurait-il pas envahi le Koweït ? Saddam Hussein (dont, d’une manière gênée en s’appuyant sur la condamnation de principe de la peine de mort, on regrette presque la pendaison) n’aurait-il pas utilisé des armes chimiques contre les kurdes ?

Et pour récompenser son adhésion à la coalition qui a fait sortir l’Irak du Golfe, la Syrie aurait-elle accepté moins qu’un protectorat au Liban, qui lui a été offert par un certain Baker qui commet encore des rapports « bipartisans » pour régler les problèmes du Proche Orient ? Et assassiner pendent 15 ans tous ceux qui voulaient garder le Liban comme pays multi confessionnel et démocratique ?

L'Arabie Saoudite aurait-elle cessé d'exporter son modèle Wahhabite à travers le globe en préparant pour Al-Qaida le 11 septembre 2001 ? L'Iran  abandonnerait-il ses ambitions hégémoniques dans la région et sa quête du Graal nucléaire ? Y aurait-il eu moins que des centaines de milliers de morts au Darfour et des millions de réfugiés qui ne sont pas pris en charge par l’ONU comme ceux des palestiniens qui avaient fui (ou on été obligés de fuir) en 1948 la création d’un état arabe en Palestine ?

Y aurait-il eu pendant le dernier millénaire plus de livres traduits en arabe (de quelque langue que ce soit) que pendant un an en Espagne (statistique d’un rapport sur le développement dans la monde arabo-musulman sous l'égide de l'ONU - 2002)?

Et si on regardait un peu plus loin, y aurait-il eu moins que les quatre millions de morts en Afrique ces dernières années pendant les guerres civiles au Congo, ou moins de deux millions qui sont morts dans des guerres tribales au Rwanda, ou moins de 30 millions de morts du SIDA? Le Soudan (progressiste car musulman) aurait-il fait moins de 300.000 morts et deux millions d réfugiés au Darfour ?

La guerre de religion que l’Islam impose aujourd’hui au monde entier n’est que la conséquence directe de l’état d’illettrisme et d’inculture de masse, induit par les trois causes majeures identifiés (par des auteurs arabes) et qui sont, elles, consubstantielles à cette religion. Il s’agit de l’incapacité d’acquérir des connaissances (car tout a été dit dans le Coran), de l’abandon de la moitié de son humanité (les femmes) et de l’incapacité d’assurer les libertés de pensée et d’expression que les Lumières ont léguées à l’Occident.

Le spectre du terrorisme islamique (il faut appeler un chat, un chat) traverse non seulement l’Europe mais le monde entier. Pourtant, par lâcheté (simplifions – Munich), par incapacité de s’organiser -cinquante années après la deuxième guerre mondiale l’Europe (et c’est essentiellement la responsabilité de la France qui est engagée) est toujours désunie, trouvant toujours des raisons pour regarder ailleurs : économiques-pétrole, éthiques-la pauvreté du monde. L’Occident (Amérique y compris) ignore la réalité en faveur de schémas intellectuels imposés par la vulgate dominante, de gauche en Europe, démocrate-libérale aux Etats-Unis. Et l’Occident est en train de perdre cette guerre de religion comme les Etats Unis ont perdu (heureusement) leur guerre du Vietnam : dans la tête de leurs citoyens, non pas sur le champ de bataille.

Et pour faire bonne mesure, naturellement, l’Occident essaye de se défausser sur le premier pelé qui se présente : Israël. Comment ? En apportant, premièrement, son support total à ce que l’on appelle encore « l’Autorité Palestinienne » devant la seule démocratie de la région : les livres qui éduquent les enfants palestiniens et qui ignorent l’existence d’Israël, qui incitent à l’haine du juif, sont édités avec l’argent des contribuables européens ; les balles dont « les militants » palestiniens (interdiction au journalistes de les appeler « terroristes ») ne font pas économie, sont achetées avec le même argent ; et le reste des fonds transférés à  l’Autorité Palestinienne  sert à entretenir la corruption de ses cadres.

A-t-on bien regardé ces mères, fières de leurs garçons qui se sont fait sauter avec des bombes pour « tuer des juifs », les a-t-on bien entendues affirmant leur souhait que les enfants restants fassent de même ? Y a-t-il une autre religion qui se complairait dans l’anéantissement de ses propres enfants ? Et la nation arabe ? Nation ouverte, sujette à l’islam, comment se fait-il que cinquante ans après le refus du partage de la Palestine , les gens qui ont fui leurs demeures vivent toujours sous les tentes dans des « camps de réfugiés » ? Sait-on que depuis cinquante ans, via l’ONU, on supporte matériellement ces populations auxquelles les frères arabes (combien de trillions de dollars venant du pétrole pendant la même période ?) n’ont dispensé que leur mépris ?

Après deux « intifada » et des milliers de morts, après une guerre au Liban pour laquelle on condamne de nouveau Israël, on n’a pas réussi à faire fléchir Israël : ce pays connaît la mise, il s’agit de son existence et de rien d’autre. Mais pourquoi accepte-t-on de voir de l’autre côté, s’accumuler destruction et désolation, de liquider tous les acquis de la période post-Oslo pour une population privée de tout ? Comment ne pas voir -et comprendre- que c’est ainsi que l’on transforme des contrées florissantes en déserts ?  Tout ce que les Palestiniens ont obtenu c’est de détruire, non seulement deux tiers de leurs principales structures, mais surtout, toute velléité israélienne de leur faire confiance. Et si un jour les bonnes âmes de l’Occident obligent Israël à reprendre des négociations avec des partenaires congénitalement incapables d’un  compromis avec « le juif – infidèle », de se voir proposé beaucoup moins qu’il y a quelques années. Moins, car la preuve a été faite que le dessein fondamental des arabes est la destruction de l’Etat d’Israël car juif.

Pendant ce temps on fait croire au gens qu’une solution existe. Des leaders arabes proposent des formules de paix, pendant que, dans leurs pays, ils alimentent leurs populations d'appels à la haine du juif, d’Israël de l’Occident. Cela signifie que même si, par miracle, on s’accorde pour la création d’un Etat palestinien, il n'y aura pas de paix au Moyen-Orient pendant des générations. Les Israéliens pourraient oublier ou pardonner les assassins-suicidaires ; les Palestiniens pourraient oublier les humiliations de l'occupation. Mais le conflit « politique » au sujet de la Palestine n'est qu'un des aspects du fanatisme engrangé par cette religion d’amour et de paix et donc irrémissible. La relève est déjà là, l’Iran fourbi ses armes (éventuellement nucléaires) pour s’assurer de la curée.

En quoi tout cela nous concerne-t-il ? Pourquoi les esprits éclairés du monde occidental se taisent-ils et laissent la scène uniquement à des journalistes pour moitié incompétents et pour moitié aveuglés par leur haine du monde libre, haine héritée de leur appartenance aux mouvements anarcho-trotskystes des années 60 et 70 ? Cela nous concerne car, s’agissant d’une guerre de religion, si nous voulons que les enfants de nos enfants vivent dans un monde comme celui que nous avons connu, il faut que l’Occident fasse ce qu’Israël fait : parler clair, se battre pour sa survie, ne pas céder aux sirènes de l’abandon. Et dire, n’en déplaise à Chirac, qu'il s’agit d’une guerre de religion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 17:31

 

A peine publié, le texte « Mémoire courte, inconscience collective » vient de faire l’objet de trois remarques de lecteurs. Je les reprends ici, presque dans leur forme initiale.

1. La Basilique Sainte Sophie de Constantinople (Istanbul aujourd’hui) : haut lieu de la chrétienté pendant dix siècles, transformée en mosquée et flanquée de quatre minarets dès la prise de la ville par les turcs en 1453. C’est Atatürk qui l’a transformée en monument civile, au cours de la politique de laïcisation de la Turquie. Pas très loin de la Sainte Sophie, la Mosquée Bleu que le Pape Benoît XVI est allé visiter et où, honneur suprême, il s’est recueilli après s’être déchaussé, regardant vers le bas et sans oser se signer pour conclure son recueillement.
2. Arabie Saoudite – Djeddah : Arabie Saoudite : Un professeur de chimie ( ?!) a été condamné à 40 mois de prison et 750 coups de fouet pour a voir essayé de « semer le trouble » parmi ses étudiants en parlant positivement du judaïsme et de la chrétienté. Il a eu la chance d’être gracié par sa Majesté le Roi.
3. Les populations chrétiennes d’une partie du bassin méditerranéen ont évolué comme il est indiqué dans le tableau ci-après. A toutes fins utiles, Bethlehem se trouve dans la territoire assigné à l’Autorité Palestinienne par les accords d’Oslo. La population chrétienne habitant Israël est constante avec un pourcentage de 2,5 % du total qui, lui, a augmenté de 50 % dans 20 dernières années.

      Populations chrétiennes
  Année % population Aujourd'hui
Turquie 1920 15% 1%
Syrie 1920 33% 10%
Iraq 1970 5,80% 2,60%
Bethlehem 1948 85% 12%

Tout cela pour souligner l’œuvre œcuménique du monde musulman. Ce qui n’empêche pas l’Occident -par culpabilité pour son passé esclavagiste et colonialiste, par honte de ce qu’il a pu faire, faire faire ou tolérer pendant le 20-siècle, par la haine de soi instillée par les promoteurs d’un sens de l’histoire qui accorde aux seuls « damnés de la terre » le droit de revendiquer- d’accélérer autant qu’il peut le faire sa conquête (de l’intérieur ou de l’extérieur) par l’islam conquérant.

Occident qui s’est accommodé d’Hitler, qui s’accommode d’un Ahmadinejad mais qui verse des larmes, (par principe car contre la peine de mort), pour l’exécution d’un Saddam.


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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 20:45

Associated Press : Les musulmans espagnols ont dit mercredi qu'ils ont fait appel au Pape Benoît XVI pour qu’ils puissent prier dans la cathédrale de Cordoue, qui était par le passé une mosquée.

C’est comme cela que tout a commencé il y a 1300 ans. En effet, “lorsque les Musulmans s'établirent à Cordoue, ils commencèrent par exiger que les Chrétiens partagent, pour leur culte, l'église St Vincent. Leur nombre s'accroissant de façon importante, l'émir Abd-Ar-Rahman Ier voulut faire construire une mosquée : il racheta leur part aux Chrétiens, fit démolir l'église et entreprit la construction de la Grande Mosquée” (Wilkipedia). Une fois l'église démolie ... aucun chrétien ne pouvait plus entrer dans la mosquée.

Naturellement, les « politiquement corrects », les « idiots utiles » (selon Lénine) n’y voient aucun inconvénient, ils prêchent même l’acceptation de la demande pour des raisons œcuméniques.

On prête à Einstein une définition de la schizophrénie selon laquelle elle est la répétition de la même action à plusieurs reprises avec l’espoir d’un résultat différent chaque fois. Car qui pourrait croire que ce qu’ils ont fait il y a 1300 ans ne le feront plus aujourd’hui ou demain ?

Quant à l’œcuménisme, à 500 m à vol d'oiseau du Vatican on construit la plus grande mosquée d'Europe. En Afghanistan (!?) un pauvre diable a été condamné à mort pour apostasie (car il s’était converti au christianisme). Trois iraniens risquent l'exécution car condamnés à mort pour apostasie (ils voulaient devenir juifs, on l’invente pas, c'est à mourir de rire !). Que quelqu’un essaye d'entrer en Arabie Saoudite avec une bible (l'Ancien ou le Nouveau Testament, c'est kif-kif) et il verra ce qui lui est réservé. Qu’il essaye aussi de vivre en chrétien en Arabie Saoudite …

Œcuménisme ? Cela ne devrait pas être une rue à sens unique ... sauf pour les belles âmes qui trouveront toujours les mêmes arguments pour ne pas s'offusquer de la revendication de l'Alcazar ou de l'Alhambra (Grenade était une ville juive jusqu'à l'arrivée des musulmans ...) par la communauté musulmane d'Espagne ... Certes, on ne sait pas encore quelle réponse le Vatican va faire aux représentants de la communauté musulmane d’Espagne. Qui a demandé la même chose au Premier Ministre espagnol en marquant, par cela même, le peu de respect dont elle fait montre par rapport à la séparation du laïque et du religieux.

Mais bien avant d’obtenir des réponses, les « idiots utiles » s’activent pour soutenir la demande. Mémoire courte ? Inconscience collective ?

On devrait mettre cela en parallèle avec la volonté de nos élites d’accepter que l’on construise des mosquées avec l’argent de l’Etat laïque. Et se souvenir que l’argument massue utilisé pour justifier la chose est celui de la possibilité de contrôler ce qui s’y passe. Mais en fait, on les soupçonne de quoi ?

Comment ne pas voir (comprendre) que cela est le reflet d’une jobardise instillée par une courte mémoire. Comment ne pas voir (comprendre) que cela est l’expression d’une attitude délibérément anti tout sauf anti-islam (car l’islam est la religion des pauvres, des humiliés … des « damnés de la terre » qui a pris la suite de l’autre imposture criminelle du 20-ème siècle).

Pendant ce temps, pour que l’on ne se perde pas en conjectures quant à la volonté œcuménique du Hamas par exemple, Mahmoud al-Zahar, le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité Palestinienne (AP), a déclaré le 10 décembre dernier que le cessez-le-feu signé avec Israël (le 26 novembre 2006) ne constitue pas un acte de reconnaissance d’Israël, mais seulement une démarche tactique parmi d’autres pour obtenir la « complète libération » de la Palestine. « Nous, les musulmans, sommes les propriétaires uniques de toute la Palestine et nous n’abandonnerons aucune partie de ce territoire » a-t-il dit devant les étudiants de l’Université islamique de Gaza, ajoutant que l’établissement d’un Etat palestinien serait suivi d’une « entreprise culturelle islamique ». Entreprise culturelle islamique : la charia sera la loi, l’apostasie un crime justifiant la peine de mort, les « autres » pourront y vivre en tant que dhimis.

Et pour qu’il n’y ait pas de malentendu, le vice-ministre palestinien des Affaires religieuses, Salah Alrakab, présent avec Al-Zahar, a dit quant à lui aux étudiants que « l’islam interdit de signer un traité de paix avec les Juifs, car le conflit avec les Juifs est religieux, existentiel et n’a rien à voir avec les frontières. Au plus, a-t-il concédé, les lois islamiques permettent de signer une « hudna », un cessez-le-feu temporaire »

Mais, dira-t-on, il y a un islam modéré mu par des ressorts nationaux qui ne se reconnait ni dans les revendications des musulmans espagnols ni dans les objectifs génocidaires d’un Iran, d’un Hezbollah ou d’un Hamas. On aimerait bien le croire.

Un présentateur vedette de la fameuse chaîne AL Jazeera théorise : « La création de l'état d'Israël est à l'origine du non développement économique du monde arabe, de la disparition de ses classes moyennes, de son manque d'écoles et d'hôpitaux, de sa non évolution démocratique etc., bref de tous les maux qui affectent ce monde ». Et la raison qu’il invoque n’a de rationnel que l’étiquette : "L'existence d'un état juif prospère et fort heurte l'ego arabe et le paralyse dans son élan vers le développement".

Mémoire courte ? Inconscience collective ? Mais pourquoi ? Jusqu’à quand ?

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 15:39

« Gaza n’est plus occupée, mais il n'y a aucun investisseur et aucune prospérité. Nous avons rêvé que Gaza prospérera et que des douzaines d'investisseurs du monde entier allaient y venir. Rien ne s'est réalisé. Nous avons décidé qu'il valait mieux de tirer des fusées. Israël a quitté Gaza, a dit au revoir et au lieu de calme et de l'épanouissement, il y a ceux qui préfèrent toujours tirer des fusées » (Discours de M. Abbas, le 16.12.06, passage totalement occulté par les Agences de presse et/ou les journaux français).

 « Un groupe terroriste lié à Al Qaïda a appelé les sunnites irakiens ''à trancher la gorge des chiites et à répandre leur sang''. D'après l'Onu, les affrontements entre chiites et sunnites feraient une centaine de morts par jour en Irak »

Voilà deux informations qui, tout en étant occultées en France, ne sont pas de nature différente. Tout d’abord, il faudrait comprendre pourquoi on s’évertue avec des contorsions linguistiques (dont la dialectique ne peut qu’échapper au commun mortel) d’occulter ce qui se passe à Gaza. Certes, appeler « combattants, militants, activistes » les membres des deux organisations terroristes qui s’y affrontent, on l’a déjà vu et entendu. Le plus surprenant, cependant, c’est de voir qu’à demi-mot la presse occidentale (surtout française) semble prendre le parti des terroristes du Hamas car, comme on le sait, ils ont obtenu l’onction du suffrage des palestiniens au début de cette année. Il suffit pour s’en convaincre de voire les titres des journaux qui, pour l’essentiel, notent « le coup de force de Mahmoud Abbas ». Quel coup de force ? La communauté internationale, pour une fois unie, a décrété qu’elle ne fera rien avec un gouvernement du Hamas tant qu’il n’accepte les trois conditions qu’elle pose : reconnaissance de l’existence d’Israël, reconnaissance des accords signés par l’Autorité Palestinienne et Israël, renoncement à la violence. Et M. Abbas tente de recouvrer les subsides de la communauté internationale en lui donnant satisfaction en constatant après une longue attente que le Hamas ne voudra jamais faire siens les principes de la communauté internationale. Certes, il y en a qui commencent à regretter d’avoir posés ce conditions et, subrepticement, commencent (comme J. Solana ou des diplomates français) à faire savoir qu’une reconnaissance « implicite » de l’existence d’Israël pourrait aussi faire l’affaire … Heureusement, des psychorigides américains, allemands ou hollandais ne l’entendent pas de cette oreille.

Ce qui se passe à Gaza n’est qu’une dernière convulsion guerrière entre les « nationalistes musulmans » et les « musulmans nationalistes ». En réalité, l’objectif déclaré du Hamas (la destruction d’Israël) se trouve conforté par une présence de plus en plus forte de l’Iran (qui déclare avoir le même objectif) et cet objectif n’a pas besoin de la création préalable d’un Etat Palestinien. Tandis que la position du Fatah (M. Abbas) caractérisée depuis toujours par la volonté de détruire Israël par étapes (voir sa Charte, jamais abrogée nonobstant les multiples déclarations sur sa « caducité ») correspond mieux aux intérêts des Etats Arabes, dits « modérés ». De plus, il se trouve que l’Iran est chiite et que les dits Etats sont sunnites …

Bref, l’heure n’étant pas à la création d’un Etat mais à la destruction d’un autre, ce qui se passe à Gaza n’a pas beaucoup d’importance. Mais les journaux (français et autres) doivent paraître, de la copie doit être écrite, alors … vogue la galère.

Mais si les deux informations se relient entre elles c’est parce que leur tronc est commun. On tue des sunnites et des chiites en Irak tous les jours de la semaine. On raille l’échec des Etats-Unis qui ont vu mourir 3.000 de ses soldats, on s’en soucie comme d’une guigne des centaines de morts journaliers car ce sont des frères. A tout compter, cela doit faire dans les 150.000 irakiens des deux obédiences qui ont été les objets des luttes fratricides de leurs grands courants religieux. Pourquoi faire ? Bien sûr, pour disposer du pouvoir à l’intérieur d’un état qui cherche encore comment se réaliser, comment assurer la vie de tous ses sujets, comment utiliser au mieux les ressources pétrolières (troisièmes au monde). Mais aussi, mais surtout pour obtenir la prédominance chiite sur les sunnites ou l’inverse. Les cadavres ? Des martyrs qui arriveront tout droit au paradis.

Ce qui se passe en Irak c’est aussi la preuve irréfutable de l’inexistence d’une « nation arabe ». De la prééminence des sectes, à l’intérieur de masses dont l’obscurantisme entretenu par des régimes dictatoriaux disposant de la complicité de tous les états héritiers des Lumières, pour lesquelles (malheureusement pour toutes) la mort a plus de valeur que la vie. De rapts suivis d’assassinats, d’attentats « suicides » (une des grandes contributions de la « résistance » palestinienne ces dernières années comme le détournement d’avions inventé et pratiqués dans les années 70) suivis de la glorification des assassins, on va directement vers la disparition de l’Irak en tant qu’état. Naturellement, le responsable c’est l’Amérique.

A supposer, pour un instant de raison ( !?) qu’Israël n’existait pas et que le « conflit israélo-palestinien » non plus, croit-on que cela aurait changé quelque chose depuis trois ans à ce qui se passe en Irak ? Bien sur, la preuve du contraire ne peut pas être administrée. Il suffit cependant de se souvenir de la guerre Iran – Irak qui a durée huit longues années en faisant plus de huit millions de morts. Contre Israël ? Pour la Palestine ? Bien sur que non.

N’empêche, l’Europe toute en cœur considère que la résolution du conflit israélo-palestinien est la clé de voute de la solution de la situation du Proche Orient. Et pour ne pas être en reste, un rapport commis par un de ceux qui ont le plus de responsabilité dans la mise du Liban sous la botte syrienne (James Baker) est présenté comme un catalogue de mesures nécessaires à prendre pour sauver la paix du monde. Et les inconscients (Philippe Douste-Blazy en est un) qui parlent du rôle « stabilisateur » de l’Iran au Proche Orient ou poussent fortement à mettre entre les mains de l’Iran, l’Irak en laissant en même temps la voie libre à la Syrie au Liban sont légion. Leur inconscience est d’autant plus inadmissible que le prix à payer pour ce qu’ils recherchent sera à payer par Israël, le Liban ou l’Irak. Israël ? J. Baker et alea lui demandent de rétrocéder le Golan. Pour que le Hezbollah s’y installe comme dans le Sud Liban. Le Liban ? On lui demande d’accepter un « gouvernement d’union nationale » dans lequel le Hezbollah (toujours pas désarmé) disposera d’un droit de véto (et, donc, son désarmement ne se fera jamais …) qui servira ses sponsors iraniens et syriens. L’Irak ? L’Arabie Saoudite vient de conclure que l’Iran est en train de constituer un état chiite à l’intérieur de l’Irak. Pourquoi faire ? Ajouter un maillon à la chaîne de communautés chiites allant de l’Iran jusqu’aux confins de l’Atlantique. Oumma, communauté ouverte, qui attendra ensuite le Messie.

Et l’Europe ? Quand elle ne dort pas, peu ou prou, elle suit la France. La France ? Disposant d’une politique arabe qui fait ses preuves depuis 50 ans, d’un président autant anti-américain que possible et d’une population de plus en plus mixte (d’où certaines concessions au monde musulman que l’on a du mal à comprendre autrement) elle s’est toujours contentée des régimes autoritaires et/ou dictatoriaux du monde musulman. Mais pas seulement musulman, il suffit de voir son arrogance vis-à-vis de pays de l’Est Européen et la comparer avec sa sollicitude vis-à-vis de la Russie à laquelle M. Poutine fait faire le chemin inverse de celui parcouru depuis la disparition de l’URSS. Et les nouvelles que l’on occulte ne sont que la preuve du parti-pris du pays en faveur de tout ce qui va à l’encontre de ses propres valeurs.

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 17:45

Le 8 novembre 2006, l’influent journal Jomhuri ye-Eslami édité à Qom (principal centre d’influence des mollahs iraniens) publie un éditorial dans lequel les menaces à l’adresse de la France sont explicitées ouvertement. « Paris sait qu'il a gagné une position préférentielle en Iran grâce aux 25 milliards d’euros que la France a investi dans l'économie de l'Iran au cours des 15 dernières années. Mais il est nécessaire d'expliquer aux chefs de Paris qu'elle ne peut pas « avoir le beurre et l’argent du beurre »… M. Chirac ne peut pas donner des gages à nos ennemis [c.-à-d. États-Unis] et nous faire des sourires, tout en pillant les ressources des iraniens. Dans ces circonstances, nous devrions considérer un changement des avantages accordés à la France …. tout en indiquant clairement aux autres partenaires économiques qu'il y a une limite à notre patience face à leurs mesures irresponsables, et que le jour viendra quand notre patience s'épuisera, et quand nous agirons ….»

Deux jours après, le Ministre français de la Défense se lançait dans une aventure diplomatique pour le moins curieuse : elle menaçait les avions israéliens qui survolent le Liban de se faire tirer dessus par les éléments français de la FINUL. Fait rare, le secrétariat en charge du sujet de l’ONU a publié un communiqué selon lequel les règles d’engagement (« tirer ») sont de son ressort. Mais pourquoi la France s’est-elle lancée dans une philippique pour le moins curieuse (et somme toute ridicule) en prétextant que les soldats français « étaient à deux secondes de la décision de tirer » ? On ne comprend pas ce qui les a empêchés.

Ce qui s’est passé en réalité c’est que la France veut donner des gages à l’Iran car ses positions économiques risquent d’être menacées si elle s’associe aux sanctions qui seront peut-être prises contre l’Iran. Et comme, de plus, ses militaires peuvent devenir la cible évidente du Hezbollah en cas de respect par la FINUL des missions qui lui ont été assignées (désarmement, interdiction de présence au Sud du Liban, interdiction de la contrebande d’armes, etc.,), il est urgent de s’en prendre à Israël, fut-il par des déclarations ridicules et irresponsables (car si on tire sur un avion israélien on risque aussi (a) une riposte et (b) un énorme « boum » diplomatique : la France n’aura plus a donner des preuves de son association aux forces de l’islam extrémiste et conquérant ….

Mais que veut la France d’Israël ? Un seul mot résume tout : apaisement. Rendre des territoires et accepter « d’aider » Mahmoud Abbas et les palestiniens. En espérant qu’ainsi l’Iran, peut-être, se montrera plus urbain et acceptera l’existence d’Israël (ou que ses supplétifs, le Hezbollah et le Hamas le fassent).

La dernière période pendant laquelle la France a prôné l’apaisement a été celle de la guerre froide. Il faudrait peut-être constater que toutes les ouvertures de « paix » vers l'Union Soviétique semblent aujourd’hui risibles. Quand le système communiste s'est effondré, il a implosé. Tous ce que l'apaisement et la « reallpolitik » de nos gouvernants avaient obtenu a été de retarder l’effondrement.

La « realpolitik » de la France la pousse à tenter de rallier à sa position tout ceux qui, en Europe, penchent depuis longtemps du côté des palestiniens, des pays arabes et, tout dernièrement, du côté de l’Iran. Dernière initiative en date, un nouveau « plan » dont on ne sait pas grand’chose pour régler le conflit sauf qu’il vient d’être concocté à l’occasion de la visite de J. Chirac en Espagne. Avec M. Zapatero qui après s‘être fait photographier avec un keffieh palestinien s’est empressé à condamner la bavure de Beth Hanoun. Plan qui prévoirait, naturellement, de faire la paix, une fois pour toutes. Mais la France et l’Espagne auxquelles s’est joint un autre ami d’Israël, M. Prodi, font partie de l’Europe. Et l’Europe fait partie du « quartette » qui s’échine depuis deux ans déjà à régler le conflit sur la base de la « feuille de route ». Et pendant que le quartette se réunit au Caire pour savoir quoi faire d’autre … voilà que trois pays de l’Europe (engagés par les travaux du quartette …) prennent une nouvelle initiative. Non contente de tout cela, la France de J. Chirac vient de voter en Assemblée Générale de l’ONU une résolution qui condamne Israël pour la bavure de Beth Hanoun mais qui ne fait aucune mention des 1.300 fusées (« artisanales ») tirées par les palestiniens de Gaza sur Israël. Le Canada s’est abstenu …

Mais comment peut-on faire la paix avec des gens qui veulent vous tuer ? Réponse : on ne peut pas. Et tant pis si l’Europe et le reste du monde font semblant de ne pas comprendre les objectifs de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas qui se résument à vouloir la destruction d’Israël. On ne peut qu’être époustouflé par, soit, la crédulité de nos gouvernants, soit, par leur totale inconscience : il s’agit de l’existence d’un Etat qui, de plus est un avatar de la barbarie européenne. La France ? Le pays des droits de l’homme ? Comment peut-elle ne pas voir que ce qu’elle tente de faire conduirait à la disparition d’Israël ? La peur de perdre certaines de ses positions économiques en Iran ou le souhait (depuis De Gaulle) de s’associer au monde arabo-musulman pour faire pièce à l’empire américain, valent-ils le risque de la disparition d’Israël ? Et si la réponse (motivée par ses intérêts géopolitiques) est positive comment peut-elle croire qu’Israël se laissera faire ?

Israël, depuis quelque temps se trouve devant trois faux postulats : (a) la paix est essentielle à sa survie, (b) tout doit être fait pour l’obtenir sans tenir compte de ce que l’autre partie au conflit fait ou fera et (c) l’autre partie, de guerre lasse, voudra faire la paix. Ces trois postulats, faux en totalité, sous-tendent les positions prises par la France (et à son instar par d’autres pays en Europe). Et surtout leurs conclusions : « la paix contre les territoires » et « la fin du conflit israélo-arabe permettra la paix au Proche Orient, et partant, dans le monde».

 Ce faisant, la France et une partie de l’Europe oublient (ou font semblant) que si Israël est voué à la disparition, si Israël est effacé de la carte de la terre (demande de l’Iran à laquelle le Hamas vient clairement rappeler son adhésion), c’est l’Europe qui aura ensuite « la tête sur le billot » Car l’Europe, territoire de conquête de l’intérieur ou de l’extérieur, est la deuxième cible des Ahmedinejad et consorts. On veut oublier que le conflit israélo-arabe fait partie, qu’on le veuille ou pas, de la guerre du Jihad global contre l’Occident, guerre que beaucoup admettent actuellement comme étant la quatrième guerre mondiale (si l’on compte aussi la guerre froide). Il n’est pas pensable que l’on ne comprenne pas dans les chancelleries qu’il ne s’agit pas d’un conflit territorial : de 1948 à 1967 les Etats arabes auraient pu créer un Etat palestinien, le retrait d’Israël du Liban en 2000 n’a fait que laisser le champ libre au Hezbollah pour créer une machine de guerre dont peu soupçonnaient l’importance, le retrait de Gaza ne s’est pas accompagné du calme mais de la transformation de cette terre (avec l’aide de l’Egypte « modéré ») en un formidable arsenal et base d’une guerre d’usure pendant laquelle les « bavures » ne pourront qu’être légion (occasions rêvées pour condamner Israël …). Aucun apaisement ne satisfera les Jihadists parce que ce qu'ils souhaitent, après la disparition d’Israël, c’est de détruire notre civilisation pour faire régner l’Islam. Et ils n’ont rien à faire de la politique étrangère que la France promeut pour s’attirer leurs sympathies ou celles de l’Iran qui est leur sponsor. Politique qui est traduite de la manière la plus inepte possible par le Haut Représentant européen pour la politique étrangère, J. Solana. Il vient de déclarer « Je ne pense pas que l'essence de Hamas est la destruction de l'Israël. L'essence de Hamas est la libération des Palestiniens, la libération de leur peuple, pas la destruction de l'Israël ». Six mois après que l’Europe n’a toujours pas obtenu du Hamas de reconnaître Israël, d’arrêter la violence et de se conformer aux accords conclus dans le passé entre Israël et l’Autorité Palestinienne. Et quand le Hamas (après le Hezbollah et l’Iran) demande tous les deux jours la disparition de « l’entité sioniste ».

Comme si tout ce qu’elle a fait jusqu’ici ne suffisait pas pour s’attirer les sympathies des « masses musulmanes » et de l’Iran, la France s’est mise à gesticuler. Le prétexte : les survols de reconnaissance de l’aviation israélienne au Liban. A qui veut-on faire croire qu’Israël sera tellement stupide d’utiliser ses avions contre la France ? Et à qui veut-on faire croire que la France (qui commande la FINUL, qui ne désarme pas le Hezbollah, qui n’interdit pas la présence de ses membres et de leurs armes au Sud Liban, qui n’empêche pas le réapprovisionnement massif en armes du Hezbollah par la frontière syrienne – autant de stipulations de la résolution 1701 qui a arrêté la guerre au Liban) pourrait se permettre de tirer sur un avion israélien ? Proclamer, comme elle le fait à chaque occasion, son attachement à la sécurité d’Israël et faire, chaque fois que cela est possible le contraire, ne peut pas être le résultat d’autre chose que d’une politique délibérée : la France, alliée du monde arabo-musulman, attentive à ses intérêts géopolitiques (et/ou aussi aux forces islamistes qui se développent sur son propre territoire et en Europe) est en train de tourner la page de l’existence d’Israël. L’Iran, les mollahs de Qom et les journaux qui prônent la destruction d’Israël peuvent dormir tranquillement. La France a épousé leurs intérêts.

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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 09:28

Selon des sources diplomatiques, en marge du sommet de Helsinki, J. Chirac aurait demandé à G. Bush « Pensez-vous qu’Israël pourrait attaquer l’Iran pour l’empêcher d’acquérir la bombe ? » ce à quoi il a eu comme réponse « on ne peut pas éliminer cette possibilité et si elle devait se réaliser, je le comprendrai »

L’on se souvient que l’année dernière notre Président avait menacé d’une riposte nucléaire tout pays qui aurait utilisé contre la France de moyens de terrorisme de masse. Passons sur le fait qu’à l’aune de cette menace Israël aurait du faire disparaître plusieurs pays …

La dissuasion nucléaire -doctrine militaire de base de la France- a été érigée au rang de dogme par les pays qui, disposant d’un arsenal nucléaire, se sont engagés à ne pas utiliser les premiers les armes de destruction massive. Dans l’équilibre de la terreur, chaque camp comptait sur la rationalité du processus de prise de décision de l’autre y compris en excluant une approche suicidaire. Le drame qui se prépare et auquel nous sommes conviés d’assister comporte, cependant, un changement majeur : l’Iran semble se comporter d’une manière irrationnelle.

Ce pays proteste de sa bonne foi et de son désir d’obtenir uniquement la maîtrise du cycle de combustible nucléaire. Mais cela après avoir caché pendant une vingtaine d’années un programme nucléaire que tout semble désigner comme militaire. Ensuite il se dote de vecteurs à longue distance et, pour des raisons politiques qui tiennent surtout à la rivalité des factions musulmanes, réclame et promet, plusieurs fois par mois la disparition d’Israël. Courant octobre, à la parade destinée à rappeler que Jérusalem est une ville musulmane, son président a conseillé aux pays européens « d’abandonner Israël sans quoi la colère des peuples musulmans risquerait de leur être fatale à eux qui ne sont pas tellement éloignés géographiquement du théâtre des opérations ».

On peut convenir qu’il s’agit d’une approche pour le moins irrationnelle : si on veut détruire un pays et si l’on veut se doter des moyens nécessaires on ne comprends pas pourquoi cela doit être clamé haut et fort, urbi et orbi. Car la moindre des choses, pour le pays menacé, est de se préparer à la riposte et pour la « communauté internationale » -qui ne semble pas vouloir d’un Iran nucléaire- c’est d’utiliser tous moyens possibles pour lui interdire de le devenir.

 La situation d’Israël n’est pas simple. Voilà presque soixante ans depuis que des pays arabes ont souhaité sa disparition et lui ont porté la guerre à répétition. Voilà aussi que pour une durée équivalente ni les Nations Unies, ni L’Europe, ni la Chine ou la Russie ne lui ont apporté du réconfort. Le fait est que la majorité des pays qui comptent dans la communauté internationale ne bougeront le plus petit doigt pour empêcher l’Iran, une fois la bombe obtenue, d’arriver à ses buts. Ni ne verseront de larmes sur le sort d’encore six millions de juifs après qu’un nombre égal a été annihilé par la barbarie européenne.

Il n’est pas difficile de conclure que du point de vue d’Israël, pays crédité d’un arsenal nucléaire, il ne peut y avoir question d’une approche dissuasive. Premièrement parce que tout en disposant, probablement, d’une option « deuxième frappe » le pays (28.000 km²) sera anéanti si d’aventure une bombe est lâchée sur lui. La bombe de Hiroshima (puissance équivalente à 14.000 tonnes de TNT) a tué instantanément 140.000 personnes et a détruit (onde de choc, effet thermique, impulsion électromagnétique, radiations) toute forme de vie dans un cercle de 100 km de rayon. La géographie d’Israël est telle qu’une bombe larguée sur Tel Aviv détruirait toute forme de vie jusqu’à Beyrouth et Amman si sa puissance dépasse les 20.000 ou 30.000 tonnes de TNT (valeurs courantes pour ceux qui ont réussi à les fabriquer).

La deuxième raison de la difficulté pour Israël vient de l’irrationalité de l’agresseur présumé. En effet, les plus hauts dirigeants de l’Iran ne cachent pas leur volonté de sacrifier jusqu’à la moitié de leur population pour pouvoir détruire, une fois pour toutes, Israël. A partir du moment où une approche suicidaire est possible toute approche rationnelle devient impossible. Et la dissuasion n’est plus de mise.

Pendant de très longues années Israël s’est efforcé de convaincre la communauté internationale que les guerres qui lui étaient portées n’avaient rien à voir avec un conflit territorial classique. Mais qu’il s’agissait (il s’agit) d’un conflit à caractère existentiel dans la mesure où le monde musulman ne peut pas accepter qu’une parcelle de la terre de l’oumma se trouve entre les mains d’infidèles fussent-ils juifs et à ce titre des gens du Livre. Elle n’a réussi à convaincre personne et s’est faite imposer la formule « la paix contre les territoires » pour régler le conflit avec les palestiniens. La sortie du Liban en 2000 (et la transformation du Sud de ce pays en place forte pour les supplétifs de l’Iran), la sortie de Gaza en 2005 (et la transformation de ce territoire en « Hamastan » rappelant furieusement l’Afghanistan des talibans, l’agression caractérisée du Hezbollah en juillet 2006 (et le retour au status quo ante après l’arrêt de la guerre imposé par la communauté internationale sont autant de preuves pour justifier la position d’Israël. Ces essais répétés (qui traumatisent un peuple qui se voit refuser le droit à une existence propre dans un état de dimensions lilliputiennes) supposaient aussi qu’en se retirant sur des frontières reconnues internationalement, des forces « multilatérales » allaient les défendre pour empêcher toute nouvelle guerre lancée par des ennemis irréductibles. C’est ainsi qu’Israël a accepté que la frontière entre Gaza et l’Egypte soit contrôlée par ce pays et que sa frontière Nord avec le Liban soit contrôlée par des Casques Bleus essentiellement venant d’Europe. Les résultats ne se sont pas faits attendre : Gaza est devenue un dépôt d’armes, munitions et explosifs sans équivalent dans la région et les troupes de l’ONU (en oubliant les résolutions 1559 et 1701 qui, les deux, prévoient le désarmement du Hezbollah) avec la France en tête, menacent Israël de tirer sur ses avions qui survolent le Liban (pour démontrer que les livraisons d’armes de l’Iran via la Syrie ne se sont pas arrêtées).

Il n’échappe à personne, cependant, que l’acteur principal de ce qui se trame autour d’Israël est l’Iran et sa volonté affichée de rayer ce pays de la carte. Et l’alternative devant laquelle se trouve Israël est claire : se voir détruite par des guerres d’usure (Le Liban et Gaza étant les deux têtes de ponts de l’Iran) ou attendre à être détruite par la bombe iranienne.

Les garants de l’ordre mondial ne semblent pas être affectés outre mesure par les ambitions de l’Iran. L’Europe a, cependant, pris sur soi de démontrer qu’une politique de la main tendue privilégiant le dialogue peut apporter le résultat escompté, arrêter la course de l’Iran vers la bombe.

Pourtant, l'Iran ne s’est pas gêné de traiter la « troïka » européenne (et son ineffable « Haut Représentant) comme la communauté internationale comme on traite des idiots. L’Europe a négocié pendant des années et quand elle pensait voir le bout du tunnel, les iraniens changeaient de sujet tout en réaffirmant leur disponibilité pour de nouvelles négociations. Pendant ce temps (six longues années) l’Iran a pu faire des progrès remarquables sur la voie qu’il s’est choisie. En déclarant à Moscou, en présence de V. Poutine, « qu’Israël ne peut se permettre le luxe de vivre avec un Iran qui à la bombe » le Premier Ministre d’Israël a clarifié pour le monde entier ce qui ne manquait pas de clarté : il n’y a rien à négocier avec quelqu’un qui veut votre mort et qui vous le fait savoir.

En laissant de côté la Chine (dont la nonchalance condamnable vis-à-vis des problèmes du monde n’a d’explication que sa volonté de réussir sa transformation de pays arriéré en premier pays du monde -elle représente déjà par son PNB environ 15 % de celui du monde entier) deux pays permettent à l’Iran de faire ce qu’il souhaite faire. La France, dont les intérêts géopolitiques depuis De Gaulle, l’ont amenée à devenir le champion européen du partenariat avec le monde musulman. Aujourd’hui, pour ce qui est de l’Iran, les investissements sociétés françaises dans ce pays représentent plus de 25 % du total d’environ 25 milliards de $ investis ces dernières années pour moderniser son industrie pétrolière et gazière. Tout comme dans la production de voitures ou, dernièrement, dans les télécommunications. On voit mal la France prendre une attitude ferme vis-à-vis des intentions de l’Iran, surtout pour défendre Israël. Quant à la Russie (dont certaines armes se sont retrouvées dans la dotation du Hezbollah qui les a utilisées contre Israël) elle participe, avec profit, à l’effort nucléaire iranien par la construction du réacteur de Bushehr. Et en même temps elle fourni à ce pays des moyens ultramodernes pour « défendre » ses sites sensibles contre des attaques éventuelles. Un contrat signé en 2005 pour lequel les livraisons doivent commencer incessamment, couvre la fourniture de 29 systèmes de missiles montés sur des véhicules, chacun pouvant suivre 50 cibles jusqu’à 50 km de distance et les détruire avec une probabilité de succès de 95 %. En attendant l’installation des systèmes de radars trans-horizon fournis par l’Ukraine (?!) et qui peuvent détecter des cibles se situant à plus de 700 km. Autant des choses pour rendre la vie difficile à tout un chacun qui voudrait arrêter la marche de l’Iran vers la bombe.

L’Iran veut détruire Israël, la dissuasion n’est pas opérante, les pays qui assurent la paix du monde n’ont que faire des angoisses existentielles d’Israël. Sauf, peut-être, l’Amérique de George Bush.

Que doit faire Israël ? C'est le cœur du dilemme de ce pays et il est le seul à pouvoir y faire face. Hors d’une première frappe préventive il ne semble pas qu’il y ait d’autre solution. Si quelqu’un essaye de vous rayer de la carte, la raison vous commande de l’empêcher de le faire. C’est sans doute ce qu’a compris J. Chirac et c’est ce qui l’a fait poser sa question à George Bush.

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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 11:48

Israël s’est retiré du Liban

Pour la deuxième fois …

 Sauf à démontrer le contraire, l’armée israélienne a quitté entièrement le Liban. Certes, l’abcès des Fermes de Shebaa reste en place. Il appartient maintenant à l’ONU de se déjuger par rapport à sa certification de la « Ligne Bleue » (définie comme frontière internationale entre le Liban et Israël) et trouver autre chose pour satisfaire le Hezbollah, le Liban et la Syrie.

Le silence qui domine le Sud du Liban, assourdissant, est annonceur cependant de nouvelles confrontations. Israël n’a pas réussi à détruire en six semaines ce que le Hezbollah avec les ressources de l’Iran et la complicité de la Syrie et de l’Etat Libanais a construit pendant six ans. Naturellement, à la recherche de tous prétextes pour montrer les défaillances d’Israël, le monde entier, et surtout la presse occidentale, tirent la conclusion qu’Israël a perdu la guerre. Cela après avoir considéré (comme la France) que la réaction d’Israël était disproportionnée. Bien sûr, les tenants de cette thèse ne trouvent pas utile d’expliquer ce qui serait une réaction proportionnée devant une menace existentielle. Par delà le paradoxe auquel le monde libre est confronté : l’action préventive est-elle légitime devant une menace de mort ? La France, pour ce qui la concerne, a décidé positivement annonçant par la bouche de J. Chirac qu’elle utiliserait ses capacités nucléaires contre des états qui utiliseraient, directement ou indirectement, des moyens terroristes contre elle.

Comment faire pour échapper à la fatalité de la violence ? Le dicton latin si vis pacem para bellum est de totale actualité pour Israël. Compter sur l’aide de l’ONU ou de l’Europe serait irresponsable : l’Europe aura fort à faire pour elle-même et l’ONU même après le départ de l’ennemi d’Israël (K. Annan) sera toujours à la botte du groupe « arabo-musulman ».

Qu’est-ce-à dire que préparer la guerre ? Tout d’abord, comprendre que les résolutions 1701 et 1559 sont parties sur le fil de l’eau. Qu’en les acceptant, l’Etat Libanais n’avait aucune intention de les respecter. Que les acteurs masqués (Iran et Syrie) ont compté, et comptent encore, sur la tentation de l’apaisement de l’Europe, tentation érigée en Weltanschauung. Comprendre que les politiques menées avant et depuis Oslo se sont toutes enlisées dans les sables du refus, réel, des pays arabes et des palestiniens d’accepter l’existence d’un Etat Juif au Proche Orient.

Comprendre que tout ce qui a été fait ou est fait aujourd’hui pour tenter d’arriver à un accord pacifique est voué à l’échec. De reconnaissance mutuelle (mais la Charte de l’OLP n’a jamais été modifiée pour reconnaître l’existence d’Israël) en accords d’autonomie, de plan Mitchell en plan Tenet, de grande vision en feuille de route, rien n’a produit les résultats escomptés qui, pour un moment, ont fait illusion. Jusqu’à y compris décerner le Prix Nobel de la Paix à un terroriste véreux et corrompu.

Comprendre qu’à l’abri de la nouvelle FINUL, le Hezbollah refera ses capacités d’agression en les rendant encore plus destructrices. Deux exemples : des avions français volaient, semble-t-il, dans le ciel de Beyrouth pendant le meeting de la victoire du Hezbollah, des chars Leclerc interdisant (temporairement) l’accès de chars Merkava à un village où on a trouvé -et détruit- un dépôt d’armes. Et la vrai question, revient lancinante : comment faire la paix avec des gens qui veulent votre disparition ? Cette simple interrogation rend absconse l’incitation, répétée à satiété, « il faut négocier ». Avec l’élection démocratique des représentants d’une organisation terroriste pour les gouverner, les Palestiniens ont, enfin, montré que le roi était nu. L’impossibilité pour le Hamas de changer son credo (destruction d’Israël) reprise et amplifiée par un état aspirant à devenir puissance nucléaire rend les choses plus claires. Mais pas moins dangereuses pour Israël.

Pas moins dangereuses car une nouvelle alliance entre forces d’extrême gauche, fondamentalistes islamiques et/ou islamo-fascistes est en train de se créer au nez et à la barbe de tous les pays tolérants émus par les souffrances du peuple palestinien depuis soixante années. Mais, si les pays arabes ou les palestiniens avaient réellement voulu voir éclore un nouvel état, ce n’est pas les occasions qui ont manqué. 48, 67, 77, 93, 2000. Autant de points marquants sur la longue route vers l’abîme d’un peuple qui, fort de sa conviction religieuse qui lui promet la conquête du monde veut, pour commencer, celle d’Israël. Car, la chose est simple : comme les Iraniens qui ne cesseront pas l'enrichissement de l’uranium parce qu'ils veulent disposer de bombes atomiques, les Palestiniens rejetteront toutes les offres de création d’un Etat parce qu’ils préfèrent détruire l'état juif. Et ceux qui incitent Israël à la modération ou à la négociation, se couvrent les yeux pour ne pas voir ce qui est visible. Négocier ? Jusqu’à cette dernière guerre du Liban on avait convaincu le monde entier que le problème pouvait se résoudre simplement par « la paix contre la terre ».On devait, donc, négocier. Mais comment le faire avec une entité dont la majorité a voté démocratiquement pour un gouvernement qui refuse, à jamais, d'être en pourparlers avec Israël? Pourquoi la presse respectable du monde entier se complaît-elle dans ce genre de radotage ? Pour ne pas parler du « quartette », de la "communauté internationale" et autre billevesées.

Souvenons-nous : le départ d’Israël de Gaza a été unanimement salué par toute la communauté internationale. Un an après le territoire est devenu un deuxième Afghanistan dirigé par de talibans un peu plus évolués. Avec la complicité de l’Egypte, plusieurs milliers de tonnes d’explosifs, d’armes lourdes et de fusées ont été introduites dans un territoire où les populations ne vivent que des subsides internationaux. En espérant et en attendant la destruction d’Israël. Comme on pouvait s’attendre, c’est Israël qui est responsable de ce qui s’est passé. Elle ne laisse plus des travailleurs palestiniens venir travailler en Israël, elle bloque les passages dès qu’un nouvel attentat est commis ce qui rend impossible l’existence d’un flux continu de marchandises à exporter. Le territoire avec plus de 100.000 fonctionnaires pour 1.200.000 habitants est devenu une poudrière qui, sans doute, explosera un jour. Et le monde entier, le ban et l’arrière-ban de tout ceux qui plaignent les pauvres palestiniens, condamnent Israël à tour de bras, dans la presse, aux radios et télévisions du monde entier. Et à la Commission de l’ONU pour les droits de l’homme où siègent la Chine, Cuba ou l’Arabie Saoudite. Quand ils n’envoient pas pour « enquêter » un ennemi déclaré d’Israël, de très longue date, ancien député socialiste suisse, qui s’est fait un fond de commerce que d’accuser Israël de tous les pêchés …

Cela étant posé, on assiste en Israël à une sorte de psychanalyse collective autour, non pas pour savoir si la deuxième guerre au Liban a été gagnée ou perdue mais pour détecter, comprendre et corriger les erreurs qui ont permis que la guerre dure presque six semaines. Et sans qu’elle détruise, totalement, l’ennemi. La tentation est grande que de trouver les responsables soit à l’échelon politique soit parmi le haut commandement du Tzahal. Nous apprendrons, avec surprise, d’ici quelque temps tout ce que l’armée israélienne a fait et surtout a appris pendant les 34 jours de guerre. Jusque-là on se contente de considérer que le renseignement militaire n’a pas été à la hauteur du nécessaire. Et que l’échelon politique a pris, chaque fois, la décision la plus mauvaise. Il faudrait cependant se souvenir de la déclaration du G8 (12 juillet à Saint Petersbourg) quand pour la première fois depuis la création d’Israël elle a été reconnue comme pays agressé. Le gouvernement a cru obtenir une reconnaissance unanime de son statut de mal aimé et ne pouvait que tenter par tous les moyens de ne pas perdre le bénéfice d’un changement considérable de sa situation au plan mondial. Avec l’évident espoir de faire comprendre à tous ce que l’Iran, commanditaire du Hezbollah voulait en réalité. Et, peut-être, faire avancer un projet d’union, déclarée ou pas, des forces qui peuvent, encore, s’opposer à ses velléités. Mais on a vite déchanté : deux jours après le commencement du conflit, la France donnait le ton en assurant que la réaction d’Israël était disproportionnée et qu’elle visait la destruction du Liban. En quelques jours, avec l’aide de la presse occidentale, la « rue arabe » condamnait l’agression israélienne et les grandes puissances, Europe en tête, se mobilisaient pour arrêter la guerre.

Un bilan à froid des résultats contrastés de la guerre, montre qu’Israël : a considérablement réduit les capacités militaires du Hezbollah, que sa situation en rapport avec les multiples factions au Liban s’est détériorée, qu’identifiée sans réserve par les libanais et toute une partie de la presse arabe sunnite comme supplétifs de l’Iran il a perdu son statut de seul force de résistance arabe ayant fait face à l’invincible Israël. En Israël on estime que l’inconvénient le plus important serait la perte d’une partie de sa capacité de dissuasion. Si cela est, on met en réalité en exergue la nécessité pour Israël d’entreprendre des mesures préventives chaque fois qu’un danger existentiel se profile à l’horizon. Mais Israël a montré que toute sa population, de droite ou de gauche, laïque ou religieuse a été capable de supporter un choc auquel Tsahal ne les avait pas habitués : avoir la guerre sur son territoire. Ce qui augmente sa capacité de dissuasion.

Résumons : la guerre du Liban, déclenchée par le Hezbollah et arrêtée par l’ONU (et les grandes puissances) ne pourra qu’être reprise. Quand ? Quand l’Iran décidera que le moment est arrivé. La création d’un état palestinien ? Renvoyée aux calendes grecques par la volonté combinée des pays arabes et des palestiniens (qui, à chaque sondage, se déclarent à plus de deux tiers en faveur de la disparition d’Israël). Et l’Europe dans tout cela ?

Endormie sur ses contraintes créées par la volonté d’une monnaie unique, anesthésiée par les lois, règlements et conventions édictées par une commission d’autant plus lointaine de la vie réelle que vivant dans une tour d’ivoire à l’abri de vents et marées, l’Europe attend … Elle a renoncé d’affirmer ses fondements judéo-chrétiens quand elle a voulu se doter d’une constitution. Pour ne pas gêner ceux qui veulent que la Turquie y soit accueillie. La Turquie, dont la laïcité est garantie par son armée …

L’Europe, de l’Atlantique à l’Oural hésite … La dernière fois cela lui a coûté 30 millions de morts. Continuant de privilégier la vulgate dominante selon laquelle le conflit israélo-palestinien est le cœur de la situation actuelle du monde, elle ne veut pas reconnaître qu’il s’agit d’autre chose. Les 8 millions de morts de la guerre Iran-Iraq n’avaient rien à voir avec Israël. Les 300.000 soudanais, noirs, animistes ou chrétiens exterminés par les milices arabes du gouvernement légal du Soudan (avec la passivité complice de l’ONU et de toutes les grandes puissances) n’ont rien à voir avec Israël. L’utilisation d’armes chimiques par Saddam Hussein contre son peuple ou par l’Egypte au Yémen n’avait rien à voir avec Israël. L’Irak n’avait pas envahi le Koweït à cause d’Israël. Les troubles fomentés par des musulmans pakistanais en Inde n’ont rien à voir avec Israël.

Qu’Israël soit rayée de la carte, comme l’Iran le souhaite ouvertement et tant d’autres in petto, cela ne changera en rien la situation mondiale. Mais, ne voulant pas savoir la vérité, l’Europe attend … Godot ?

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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 10:16

Mourir pour Israël ?

Il y a, presque, soixante-dix ans on n’a pas voulu mourir pour Danzig. On est mort ensuite à Coventry et à Oradour sur Glane. Staline a signé un pacte de non agression avec Hitler, 20 millions de russes en sont morts. Aujourd’hui, la diplomatie française avec à sa tête J. Chirac fait des pieds et des mains pour apaiser l’Iran et son président qui, non content de nier le Holocauste, prône l’éradication d’Israël de la carte de la terre. Pour l’instant l’Iran ne dispose pas d’armement nucléaire. Il serait stupide de croire que l’intention affichée par ce pays de détruire un autre disparaîtra de son catalogue d’objectifs quand il disposera de l’arme atomique. Non pas si mais quand.

Mais ce qui est important c’est la France, moteur souvent prépondérant de la politique étrangère de l’Europe. On cherche mauvaise querelle à J. Chirac en supposant que ses postures (ou initiatives diplomatiques …) sont uniquement justifiées par son attitude profondément anti-américaine. En réalité, il s’agit d’une constante dans la politique de la France depuis les années trente. C’est son manque de courage et de détermination qui a conduit à la deuxième guerre mondiale pendant laquelle plus de 30 millions d’êtres sont morts dont quelques centaines de milliers de français. Et six millions de juifs partis en fumée pour réaliser l’objectif affiché de Mein Kampf, « l’éradication des juifs de l’Europe »

Que n’a-t-on fait à l’époque pour apaiser Hitler ? En décidant de ne pas mourir pour Dantzig la France (et une partie de l’Europe) était convaincue qu’elle donnera suffisamment de gages à Hitler pour qu’il se contente de la Pologne. Après les Sudètes. Sauf qu’après la Pologne l’Allemagne a occupé la France.

La France qui n’a pas eu le courage de s’opposer à l’entrée de l’Allemagne dans le Ruhr en 1936, qui n’a pas eu le courage de s’opposer à l’intervention de l’Allemagne dans la guerre d’Espagne ni au réarmement de l’Allemagne à partir de 1933. La guerre finie, les tentatives de Mendès France pour assurer la conduite des affaires européennes conjointement avec l’Angleterre ayant fait long feu c’est l’alliance France-Allemagne qui a été promue par De Gaulle. Comme solution pour obtenir une troisième voie entre les Etats-Unis et la Russie. Comme moyen pour apaiser la Russie en disposant de la puissance industrielle allemande et de celle militaire de la France.

D’avoir ignoré que l’apaisement ne fait que retarder les issues décidés par les dictatures de droite ou de gauche (?) a conduit la France d’échec en échec sur le plan international. Ni la sortie de l’OTAN, ni la politique de la « chaise vide » dans les institutions européennes pendant des années, ni les tentatives d’agglutiner autour d’elle des pays arabes ou de l’Afrique n’ont suffi à enrayer son déclin sur la scène mondiale, déclin qui aujourd’hui est irréversible.

En partant pour New York pour tenir son (dernier ?) discours devant l’Assemblée Générale de l’ONU, J.Chirac s’est désolidarisé de ses alliés allemands et anglais et sans rien leur dire a décidé d’apaiser l’Iran : plus de conditions préalables et une « négociation sans chamailleries ». Voilà sept longues années depuis que la diplomatie des trois pays négocie avec l’Iran. Voilà sept années depuis que l’Iran mène l’Europe par le bout du nez et fait avancer, sérieusement et sans encombre, son programme nucléaire militaire. L’Iran menace Israël de destruction totale ? L’Iran veut avoir la bombe ? On ne va pas mourir pour Israël

Par son comportement envers l'Israël, l'Europe montre qu’en réalité elle ne fera rien qui puisse déplaire au monde musulman. Bien que l'Iran déclare, à répétition, qu'il refuse de suspendre les activités d'enrichissement de l’uranium, l’Europe -et la France la première- continue d’insister pour des nouvelles discussions. Elle s’oppose à ce que le Conseil de Sécurité prenne la moindre petite mesure après avoir été snobé par l’Iran auquel il a demandé, sous peine d’entamer un processus arrivant aux sanctions, d’arrêter ses activités d’enrichissement au plus tard le 31 août 2006.

Mourir pour Israël ? L’Iran aura la bombe. L’Iran veut éradiquer Israël de la carte du monde. Avant de savoir ce que doit faire Israël, entendons les paroles de son ministre des affaires étrangères à la tribune de l’ONU : « Ils nient et raillent l'holocauste, Ils parlent fièrement et d’une manière ouverte de leur désir d’éradiquer Israël de la carte…. De quoi d’autre le monde aurait-il besoin pour en finir avec l'hésitation et les excuses et prendre la menace au sérieux ? La communauté internationale doit faire face à ses responsabilités non pas dans l'intérêt d’Israël, mais dans son sien, propre, pour les valeurs qu’elle prétend défendre ; pour le monde que nous voulons laisser en héritage à nos enfants »

Malheureusement, l'Europe est fatiguée, elle n’a pas le courage de défendre le système de valeurs judéo-chrétiennes qui constitue le fondement de ses nations démocratiques, elle est -dans sa grande majorité- antisémite et devenue démographiquement un champ de conquête pour des musulmans non intégrables. Et les islamo-fascistes ont bien compris qu’il n’est pas nécessaire de l’attaquer : il suffit de s’en prendre aux Etats-Unis pour que tout de suite elle s’en désolidarise comme elle le fait par rapport à Israël. Ce qui manque à l’Europe n’est pas un substitut pour des sources d’énergie (arme actuelle des pays comme l’Iran ou levier de chantage pour d’autres comme l’Arabie Saoudite). Ce qui manque à l’Europe c’est simplement que ses dirigeants n’ont pas le courage de dire à leurs peuples ce qui les attend. Par lâcheté. Figés comme leurs proies devant des serpents ils attendent … Godot.

L’Europe constatera qu’une fois Israël disparu (qu’à Dieu ne plaise), c’est ses pays et ses citoyens qui auront la tête sur le billot : car infidèles …. Elle devrait comprendre, elle qui a vu le film nazi se dérouler entre 1933 et 1945 et, en parallèle et après, la deuxième barbarie rouge, que si elle laisse tomber Israël ce ne sera qu’une question de temps avant que les nations musulmanes armées du Coran (et de la bombe iranienne …) lui offrent l’alternative « musulman ou dhimmi » Ou d’être passé par le fil de l’épée.

Reste l’Amérique. Qui se soucie, tout d’abord, de sa propre sécurité. Et on assiste, de plus en plus à la prise en charge d’un nouveau raisonnement pour définir son attitude vis-à-vis du monde de la terreur. Raisonnement d’une froide logique : l'Amérique est menacée ; elle a besoin d'une coalition pour combattre la menace ; les membres de la coalition ne peuvent être que l'Europe et les pays arabes modérés ; ces derniers, pour des raisons propre, nationales, souhaitent la fin du conflit israélo-palestinien. Quelle autre fin, définitive, que la disparition d’Israël ? Et cela arrangerait tout le monde. Pythia de Delphes, oracle du malheur ?

 Ne mourons pas pour Israël. Ayons une vision claire de ce qui pourrait nous attendre et le courage de nous défendre, ceci nous permettra peut-être d’échapper à la violence qui nous est promise.

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