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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 11:48

Israël s’est retiré du Liban

Pour la deuxième fois …

 Sauf à démontrer le contraire, l’armée israélienne a quitté entièrement le Liban. Certes, l’abcès des Fermes de Shebaa reste en place. Il appartient maintenant à l’ONU de se déjuger par rapport à sa certification de la « Ligne Bleue » (définie comme frontière internationale entre le Liban et Israël) et trouver autre chose pour satisfaire le Hezbollah, le Liban et la Syrie.

Le silence qui domine le Sud du Liban, assourdissant, est annonceur cependant de nouvelles confrontations. Israël n’a pas réussi à détruire en six semaines ce que le Hezbollah avec les ressources de l’Iran et la complicité de la Syrie et de l’Etat Libanais a construit pendant six ans. Naturellement, à la recherche de tous prétextes pour montrer les défaillances d’Israël, le monde entier, et surtout la presse occidentale, tirent la conclusion qu’Israël a perdu la guerre. Cela après avoir considéré (comme la France) que la réaction d’Israël était disproportionnée. Bien sûr, les tenants de cette thèse ne trouvent pas utile d’expliquer ce qui serait une réaction proportionnée devant une menace existentielle. Par delà le paradoxe auquel le monde libre est confronté : l’action préventive est-elle légitime devant une menace de mort ? La France, pour ce qui la concerne, a décidé positivement annonçant par la bouche de J. Chirac qu’elle utiliserait ses capacités nucléaires contre des états qui utiliseraient, directement ou indirectement, des moyens terroristes contre elle.

Comment faire pour échapper à la fatalité de la violence ? Le dicton latin si vis pacem para bellum est de totale actualité pour Israël. Compter sur l’aide de l’ONU ou de l’Europe serait irresponsable : l’Europe aura fort à faire pour elle-même et l’ONU même après le départ de l’ennemi d’Israël (K. Annan) sera toujours à la botte du groupe « arabo-musulman ».

Qu’est-ce-à dire que préparer la guerre ? Tout d’abord, comprendre que les résolutions 1701 et 1559 sont parties sur le fil de l’eau. Qu’en les acceptant, l’Etat Libanais n’avait aucune intention de les respecter. Que les acteurs masqués (Iran et Syrie) ont compté, et comptent encore, sur la tentation de l’apaisement de l’Europe, tentation érigée en Weltanschauung. Comprendre que les politiques menées avant et depuis Oslo se sont toutes enlisées dans les sables du refus, réel, des pays arabes et des palestiniens d’accepter l’existence d’un Etat Juif au Proche Orient.

Comprendre que tout ce qui a été fait ou est fait aujourd’hui pour tenter d’arriver à un accord pacifique est voué à l’échec. De reconnaissance mutuelle (mais la Charte de l’OLP n’a jamais été modifiée pour reconnaître l’existence d’Israël) en accords d’autonomie, de plan Mitchell en plan Tenet, de grande vision en feuille de route, rien n’a produit les résultats escomptés qui, pour un moment, ont fait illusion. Jusqu’à y compris décerner le Prix Nobel de la Paix à un terroriste véreux et corrompu.

Comprendre qu’à l’abri de la nouvelle FINUL, le Hezbollah refera ses capacités d’agression en les rendant encore plus destructrices. Deux exemples : des avions français volaient, semble-t-il, dans le ciel de Beyrouth pendant le meeting de la victoire du Hezbollah, des chars Leclerc interdisant (temporairement) l’accès de chars Merkava à un village où on a trouvé -et détruit- un dépôt d’armes. Et la vrai question, revient lancinante : comment faire la paix avec des gens qui veulent votre disparition ? Cette simple interrogation rend absconse l’incitation, répétée à satiété, « il faut négocier ». Avec l’élection démocratique des représentants d’une organisation terroriste pour les gouverner, les Palestiniens ont, enfin, montré que le roi était nu. L’impossibilité pour le Hamas de changer son credo (destruction d’Israël) reprise et amplifiée par un état aspirant à devenir puissance nucléaire rend les choses plus claires. Mais pas moins dangereuses pour Israël.

Pas moins dangereuses car une nouvelle alliance entre forces d’extrême gauche, fondamentalistes islamiques et/ou islamo-fascistes est en train de se créer au nez et à la barbe de tous les pays tolérants émus par les souffrances du peuple palestinien depuis soixante années. Mais, si les pays arabes ou les palestiniens avaient réellement voulu voir éclore un nouvel état, ce n’est pas les occasions qui ont manqué. 48, 67, 77, 93, 2000. Autant de points marquants sur la longue route vers l’abîme d’un peuple qui, fort de sa conviction religieuse qui lui promet la conquête du monde veut, pour commencer, celle d’Israël. Car, la chose est simple : comme les Iraniens qui ne cesseront pas l'enrichissement de l’uranium parce qu'ils veulent disposer de bombes atomiques, les Palestiniens rejetteront toutes les offres de création d’un Etat parce qu’ils préfèrent détruire l'état juif. Et ceux qui incitent Israël à la modération ou à la négociation, se couvrent les yeux pour ne pas voir ce qui est visible. Négocier ? Jusqu’à cette dernière guerre du Liban on avait convaincu le monde entier que le problème pouvait se résoudre simplement par « la paix contre la terre ».On devait, donc, négocier. Mais comment le faire avec une entité dont la majorité a voté démocratiquement pour un gouvernement qui refuse, à jamais, d'être en pourparlers avec Israël? Pourquoi la presse respectable du monde entier se complaît-elle dans ce genre de radotage ? Pour ne pas parler du « quartette », de la "communauté internationale" et autre billevesées.

Souvenons-nous : le départ d’Israël de Gaza a été unanimement salué par toute la communauté internationale. Un an après le territoire est devenu un deuxième Afghanistan dirigé par de talibans un peu plus évolués. Avec la complicité de l’Egypte, plusieurs milliers de tonnes d’explosifs, d’armes lourdes et de fusées ont été introduites dans un territoire où les populations ne vivent que des subsides internationaux. En espérant et en attendant la destruction d’Israël. Comme on pouvait s’attendre, c’est Israël qui est responsable de ce qui s’est passé. Elle ne laisse plus des travailleurs palestiniens venir travailler en Israël, elle bloque les passages dès qu’un nouvel attentat est commis ce qui rend impossible l’existence d’un flux continu de marchandises à exporter. Le territoire avec plus de 100.000 fonctionnaires pour 1.200.000 habitants est devenu une poudrière qui, sans doute, explosera un jour. Et le monde entier, le ban et l’arrière-ban de tout ceux qui plaignent les pauvres palestiniens, condamnent Israël à tour de bras, dans la presse, aux radios et télévisions du monde entier. Et à la Commission de l’ONU pour les droits de l’homme où siègent la Chine, Cuba ou l’Arabie Saoudite. Quand ils n’envoient pas pour « enquêter » un ennemi déclaré d’Israël, de très longue date, ancien député socialiste suisse, qui s’est fait un fond de commerce que d’accuser Israël de tous les pêchés …

Cela étant posé, on assiste en Israël à une sorte de psychanalyse collective autour, non pas pour savoir si la deuxième guerre au Liban a été gagnée ou perdue mais pour détecter, comprendre et corriger les erreurs qui ont permis que la guerre dure presque six semaines. Et sans qu’elle détruise, totalement, l’ennemi. La tentation est grande que de trouver les responsables soit à l’échelon politique soit parmi le haut commandement du Tzahal. Nous apprendrons, avec surprise, d’ici quelque temps tout ce que l’armée israélienne a fait et surtout a appris pendant les 34 jours de guerre. Jusque-là on se contente de considérer que le renseignement militaire n’a pas été à la hauteur du nécessaire. Et que l’échelon politique a pris, chaque fois, la décision la plus mauvaise. Il faudrait cependant se souvenir de la déclaration du G8 (12 juillet à Saint Petersbourg) quand pour la première fois depuis la création d’Israël elle a été reconnue comme pays agressé. Le gouvernement a cru obtenir une reconnaissance unanime de son statut de mal aimé et ne pouvait que tenter par tous les moyens de ne pas perdre le bénéfice d’un changement considérable de sa situation au plan mondial. Avec l’évident espoir de faire comprendre à tous ce que l’Iran, commanditaire du Hezbollah voulait en réalité. Et, peut-être, faire avancer un projet d’union, déclarée ou pas, des forces qui peuvent, encore, s’opposer à ses velléités. Mais on a vite déchanté : deux jours après le commencement du conflit, la France donnait le ton en assurant que la réaction d’Israël était disproportionnée et qu’elle visait la destruction du Liban. En quelques jours, avec l’aide de la presse occidentale, la « rue arabe » condamnait l’agression israélienne et les grandes puissances, Europe en tête, se mobilisaient pour arrêter la guerre.

Un bilan à froid des résultats contrastés de la guerre, montre qu’Israël : a considérablement réduit les capacités militaires du Hezbollah, que sa situation en rapport avec les multiples factions au Liban s’est détériorée, qu’identifiée sans réserve par les libanais et toute une partie de la presse arabe sunnite comme supplétifs de l’Iran il a perdu son statut de seul force de résistance arabe ayant fait face à l’invincible Israël. En Israël on estime que l’inconvénient le plus important serait la perte d’une partie de sa capacité de dissuasion. Si cela est, on met en réalité en exergue la nécessité pour Israël d’entreprendre des mesures préventives chaque fois qu’un danger existentiel se profile à l’horizon. Mais Israël a montré que toute sa population, de droite ou de gauche, laïque ou religieuse a été capable de supporter un choc auquel Tsahal ne les avait pas habitués : avoir la guerre sur son territoire. Ce qui augmente sa capacité de dissuasion.

Résumons : la guerre du Liban, déclenchée par le Hezbollah et arrêtée par l’ONU (et les grandes puissances) ne pourra qu’être reprise. Quand ? Quand l’Iran décidera que le moment est arrivé. La création d’un état palestinien ? Renvoyée aux calendes grecques par la volonté combinée des pays arabes et des palestiniens (qui, à chaque sondage, se déclarent à plus de deux tiers en faveur de la disparition d’Israël). Et l’Europe dans tout cela ?

Endormie sur ses contraintes créées par la volonté d’une monnaie unique, anesthésiée par les lois, règlements et conventions édictées par une commission d’autant plus lointaine de la vie réelle que vivant dans une tour d’ivoire à l’abri de vents et marées, l’Europe attend … Elle a renoncé d’affirmer ses fondements judéo-chrétiens quand elle a voulu se doter d’une constitution. Pour ne pas gêner ceux qui veulent que la Turquie y soit accueillie. La Turquie, dont la laïcité est garantie par son armée …

L’Europe, de l’Atlantique à l’Oural hésite … La dernière fois cela lui a coûté 30 millions de morts. Continuant de privilégier la vulgate dominante selon laquelle le conflit israélo-palestinien est le cœur de la situation actuelle du monde, elle ne veut pas reconnaître qu’il s’agit d’autre chose. Les 8 millions de morts de la guerre Iran-Iraq n’avaient rien à voir avec Israël. Les 300.000 soudanais, noirs, animistes ou chrétiens exterminés par les milices arabes du gouvernement légal du Soudan (avec la passivité complice de l’ONU et de toutes les grandes puissances) n’ont rien à voir avec Israël. L’utilisation d’armes chimiques par Saddam Hussein contre son peuple ou par l’Egypte au Yémen n’avait rien à voir avec Israël. L’Irak n’avait pas envahi le Koweït à cause d’Israël. Les troubles fomentés par des musulmans pakistanais en Inde n’ont rien à voir avec Israël.

Qu’Israël soit rayée de la carte, comme l’Iran le souhaite ouvertement et tant d’autres in petto, cela ne changera en rien la situation mondiale. Mais, ne voulant pas savoir la vérité, l’Europe attend … Godot ?

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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 10:16

Mourir pour Israël ?

Il y a, presque, soixante-dix ans on n’a pas voulu mourir pour Danzig. On est mort ensuite à Coventry et à Oradour sur Glane. Staline a signé un pacte de non agression avec Hitler, 20 millions de russes en sont morts. Aujourd’hui, la diplomatie française avec à sa tête J. Chirac fait des pieds et des mains pour apaiser l’Iran et son président qui, non content de nier le Holocauste, prône l’éradication d’Israël de la carte de la terre. Pour l’instant l’Iran ne dispose pas d’armement nucléaire. Il serait stupide de croire que l’intention affichée par ce pays de détruire un autre disparaîtra de son catalogue d’objectifs quand il disposera de l’arme atomique. Non pas si mais quand.

Mais ce qui est important c’est la France, moteur souvent prépondérant de la politique étrangère de l’Europe. On cherche mauvaise querelle à J. Chirac en supposant que ses postures (ou initiatives diplomatiques …) sont uniquement justifiées par son attitude profondément anti-américaine. En réalité, il s’agit d’une constante dans la politique de la France depuis les années trente. C’est son manque de courage et de détermination qui a conduit à la deuxième guerre mondiale pendant laquelle plus de 30 millions d’êtres sont morts dont quelques centaines de milliers de français. Et six millions de juifs partis en fumée pour réaliser l’objectif affiché de Mein Kampf, « l’éradication des juifs de l’Europe »

Que n’a-t-on fait à l’époque pour apaiser Hitler ? En décidant de ne pas mourir pour Dantzig la France (et une partie de l’Europe) était convaincue qu’elle donnera suffisamment de gages à Hitler pour qu’il se contente de la Pologne. Après les Sudètes. Sauf qu’après la Pologne l’Allemagne a occupé la France.

La France qui n’a pas eu le courage de s’opposer à l’entrée de l’Allemagne dans le Ruhr en 1936, qui n’a pas eu le courage de s’opposer à l’intervention de l’Allemagne dans la guerre d’Espagne ni au réarmement de l’Allemagne à partir de 1933. La guerre finie, les tentatives de Mendès France pour assurer la conduite des affaires européennes conjointement avec l’Angleterre ayant fait long feu c’est l’alliance France-Allemagne qui a été promue par De Gaulle. Comme solution pour obtenir une troisième voie entre les Etats-Unis et la Russie. Comme moyen pour apaiser la Russie en disposant de la puissance industrielle allemande et de celle militaire de la France.

D’avoir ignoré que l’apaisement ne fait que retarder les issues décidés par les dictatures de droite ou de gauche (?) a conduit la France d’échec en échec sur le plan international. Ni la sortie de l’OTAN, ni la politique de la « chaise vide » dans les institutions européennes pendant des années, ni les tentatives d’agglutiner autour d’elle des pays arabes ou de l’Afrique n’ont suffi à enrayer son déclin sur la scène mondiale, déclin qui aujourd’hui est irréversible.

En partant pour New York pour tenir son (dernier ?) discours devant l’Assemblée Générale de l’ONU, J.Chirac s’est désolidarisé de ses alliés allemands et anglais et sans rien leur dire a décidé d’apaiser l’Iran : plus de conditions préalables et une « négociation sans chamailleries ». Voilà sept longues années depuis que la diplomatie des trois pays négocie avec l’Iran. Voilà sept années depuis que l’Iran mène l’Europe par le bout du nez et fait avancer, sérieusement et sans encombre, son programme nucléaire militaire. L’Iran menace Israël de destruction totale ? L’Iran veut avoir la bombe ? On ne va pas mourir pour Israël

Par son comportement envers l'Israël, l'Europe montre qu’en réalité elle ne fera rien qui puisse déplaire au monde musulman. Bien que l'Iran déclare, à répétition, qu'il refuse de suspendre les activités d'enrichissement de l’uranium, l’Europe -et la France la première- continue d’insister pour des nouvelles discussions. Elle s’oppose à ce que le Conseil de Sécurité prenne la moindre petite mesure après avoir été snobé par l’Iran auquel il a demandé, sous peine d’entamer un processus arrivant aux sanctions, d’arrêter ses activités d’enrichissement au plus tard le 31 août 2006.

Mourir pour Israël ? L’Iran aura la bombe. L’Iran veut éradiquer Israël de la carte du monde. Avant de savoir ce que doit faire Israël, entendons les paroles de son ministre des affaires étrangères à la tribune de l’ONU : « Ils nient et raillent l'holocauste, Ils parlent fièrement et d’une manière ouverte de leur désir d’éradiquer Israël de la carte…. De quoi d’autre le monde aurait-il besoin pour en finir avec l'hésitation et les excuses et prendre la menace au sérieux ? La communauté internationale doit faire face à ses responsabilités non pas dans l'intérêt d’Israël, mais dans son sien, propre, pour les valeurs qu’elle prétend défendre ; pour le monde que nous voulons laisser en héritage à nos enfants »

Malheureusement, l'Europe est fatiguée, elle n’a pas le courage de défendre le système de valeurs judéo-chrétiennes qui constitue le fondement de ses nations démocratiques, elle est -dans sa grande majorité- antisémite et devenue démographiquement un champ de conquête pour des musulmans non intégrables. Et les islamo-fascistes ont bien compris qu’il n’est pas nécessaire de l’attaquer : il suffit de s’en prendre aux Etats-Unis pour que tout de suite elle s’en désolidarise comme elle le fait par rapport à Israël. Ce qui manque à l’Europe n’est pas un substitut pour des sources d’énergie (arme actuelle des pays comme l’Iran ou levier de chantage pour d’autres comme l’Arabie Saoudite). Ce qui manque à l’Europe c’est simplement que ses dirigeants n’ont pas le courage de dire à leurs peuples ce qui les attend. Par lâcheté. Figés comme leurs proies devant des serpents ils attendent … Godot.

L’Europe constatera qu’une fois Israël disparu (qu’à Dieu ne plaise), c’est ses pays et ses citoyens qui auront la tête sur le billot : car infidèles …. Elle devrait comprendre, elle qui a vu le film nazi se dérouler entre 1933 et 1945 et, en parallèle et après, la deuxième barbarie rouge, que si elle laisse tomber Israël ce ne sera qu’une question de temps avant que les nations musulmanes armées du Coran (et de la bombe iranienne …) lui offrent l’alternative « musulman ou dhimmi » Ou d’être passé par le fil de l’épée.

Reste l’Amérique. Qui se soucie, tout d’abord, de sa propre sécurité. Et on assiste, de plus en plus à la prise en charge d’un nouveau raisonnement pour définir son attitude vis-à-vis du monde de la terreur. Raisonnement d’une froide logique : l'Amérique est menacée ; elle a besoin d'une coalition pour combattre la menace ; les membres de la coalition ne peuvent être que l'Europe et les pays arabes modérés ; ces derniers, pour des raisons propre, nationales, souhaitent la fin du conflit israélo-palestinien. Quelle autre fin, définitive, que la disparition d’Israël ? Et cela arrangerait tout le monde. Pythia de Delphes, oracle du malheur ?

 Ne mourons pas pour Israël. Ayons une vision claire de ce qui pourrait nous attendre et le courage de nous défendre, ceci nous permettra peut-être d’échapper à la violence qui nous est promise.

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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 19:47

Worst is still to come !

La France a décidé de se détacher du groupe des trois pays européens qui ont affiché une solidarité, jusqu’ici, sans faille face à l’Iran (Allemagne, Grande Bretagne et France). Elle est passée dans le camp de la Russie et de la Chine car devant l’obstacle (possibilité de sanctions édictées par le Conseil de Sécurité) elle a pris peur. Elle propose maintenant de ne plus discuter le cas de l’Iran au Conseil de Sécurité si ce pays arrête l’enrichissement de son uranium pendant la durée de nouvelles discussions. Fort comme il l'a été pour cacher leur programme militaire, fort comme il est à mener par le bout du nez « la communauté internationale » l’Iran va sans doute sauter sur l’occasion qui lui est donné par le pays qui veut apaiser les protagonistes de tous les conflits du monde, la France. Ou Jacques Chirac. Qui en même temps, désavoue diplomatiquement la Pape qui pour une fois, mettant les pieds dans le plat, a rappelé ce que l’on sait depuis 1400 ans, l’islam est une religion guerrière. Comment serait-il autrement quand on a comme ambition la conquête du monde ?

Pourtant plus personne ne croit que l’Iran cherche autre chose que du temps pour arriver au stade de puissance nucléaire. Plus personne ne croit aux justifications iraniennes concernant un programme nucléaire vieux de plus de vingt années dont dix-huit cachées à l’organisation qui contrôle l’application des traités de non prolifération (que ce pays avait signé). La dernière en date (déclaration du vice-président du département international de la commission pour l’énergie atomique) annonce que l’usine de production d’eau lourde (modérateur pour les neutrons rapides produits par un réacteur produisant du plutonium – nécessaire pour les « applications » militaires) a été conçue pour traiter le cancer et le sida : un verre d’eau lourde tous les jours soigne définitivement les deux pathologies. Comme preuve : c’est ce traitement qui a cours en Occident. Comme disait Goebbels, plus un mensonge est gros plus il passera facilement …

La volte-face de la France intervient moins de dix jours après deux déclarations qui méritent d’être connues (aucun journal français ne les a publiées).

La première appartient à V. Putin. Il souligne que la Russie, comme d’autres pays, demande fortement à l’Iran de suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium tout en lui reconnaissant le droit d’acquérir des hautes technologies. Et il ajoute « Dans ce sens, l’Iran ne diffère pas du Brésil ou de l’Afrique du Sud. Mais nous devons réaliser que ni le Brésil, ni l'Afrique du Sud ne se fixent comme objectif de détruire un autre état en inscrivant cela dans leur constitution... Il est regrettable que les leaders iraniens parlent publiquement de cela, ce qui n’aide ni la sécurité internationale ni la politique étrangère de l'état iranien elle-même. » En effet, bien avant les imprécations et les menaces de Ahmadinejad, un autre grand leader, Rafsandjani, prophétisait « Le jour approche où le monde musulman possédera des armes nucléaires, ce jour-là, la stratégie de l'Ouest sera caduque, car une unique bombe atomique a le pouvoir de complètement détruire Israël, alors qu'une contre-attaque israélienne ne peut causer que des dégâts mineurs au monde musulman » (la destruction de l’Iran n’étant à ses yeux qu’un détail).

La deuxième appartient à Tony Blair. « Quand vous avez le président d'un pays aussi puissant que l'Iran évoquer la destruction d’Israël ce serait vraiment stupide de supposer qu'il ne le pense pas vraiment. Et quand il essaye également de se doter d'armes nucléaires je crois que les signaux d’alarme sont assez clairs… Je pense que si le président d'un pays dit qu’il veut éradiquer un autre pays de la carte de la terre et en même temps il essaye d'acquérir des armes nucléaires - si nous ne nous inquiétons pas à ce sujet, les historiens futurs se poseront des questions quant à nous et à notre jugement. » Certes, la presse française n’a pas fait écho à ces déclarations. Peut-on imaginer que Jacques Chirac n’en a pas pris connaissance ? Dès lors la volte-face de la France, qui rappelle ce que notre pays a fait avant le déclenchement de la guerre en Irak, doit avoir d’autres motivations.

Abordons le sujet au plan de la logique. La France (et l’Europe à sa traîne) n’a aucune intention de risquer un conflit avec l’Iran qui a déjà sévi dans les rues de Paris. Elle est donc décidée d’apaiser l’Iran par tous les moyens possibles. Dans quel cas l’Europe (et la France, puissance nucléaire) s’opposera à l’Iran ? D’évidence si ce pays attaque l’Europe, fort comme il est de ses fusées à longue portée et du fort probable armement non conventionnel dont il dispose ou dont il disposera. Il semblerait dès lors logique que l’Iran s’abstienne d’attaquer l’Europe. Mais l’hypothèse d’un Iran nucléaire attaquant Israël est loin d’être rejetée par les analystes militaires ou politiques. L’Europe bougera-t-elle ? Si cela dépend de la France, certainement pas.

Israël se trouve, donc, devant une alternative dont les deux termes sont épouvantables : ne rien faire et risquer une première frappe nucléaire qui pourrait anéantir le pays ou prendre les devants et détruire préventivement, avec des armes conventionnelles ou pas, l’essentiel des ressources militaires de l’Iran. Il s’agit, là, d’une alternative à caractère existentiel. Jusqu’ici, Israël clamait haut et fort que « L’Iran est un problème mondial, pas uniquement israélien ». L’incapacité prouvée de la communauté internationale de le traiter, la volte-face de la France, la nonchalance irresponsable de la Chine, l’affairisme de la Russie (et ses inquiétudes quant au développement de l’Islam dans les anciennes républiques soviétiques de l’Asie Centrale) oblige (obligera) Israël à choisir un terme de l’alternative devant laquelle elle se trouve.

Seul bémol, l’engagement américain d’assurer un parapluie nucléaire à Israël comme ils l’ont fait pour l’Europe (mais on l’a oublié …). Malheureusement, Israël a été tant de fois trahie par tous les grands de ce monde qu’il est peu probable qu’elle laisse son sort même entre les mains de son seul véritable allié. Par ailleurs, il n’est pas certain qu’elle dispose des ressources nécessaires pour réduire en poussière le programme nucléaire iranien. Quant à supposer le contraire, d’évidence, ce sera le grand soulèvement des masses arabo-musulmanes, le soulèvement de plus d’un milliard d’êtres qui vivent dans l’illusion de l’humiliation, de l’occupation ou de la haine de l’Occident à leur égard. Alors ?

Le pire est devant nous. Le pire est devant nous car nous ne vivrons pas les années d’équilibre de la terreur qui prévalait pendant l’existence de l’Union Soviétique. A cette époque-là il s’agissait de deux blocs qui nonobstant leurs positions idéologiques étaient conscients de ce qu’une frappe nucléaire pouvait apporter à tous les deux. Aujourd’hui, l’équilibre de la terreur n’est plus de mise car un des camps n’a rien à faire des éventuels millions de cadavres, qu’ils soient musulmans ou pas. S’ils sont musulmans … ils deviendront martyrs, de quoi se plaindraient-ils ?

 Dans tout cela, un seul recours : l’Amérique. Elle s’opposera, sans doute, à la dernière minute possible à un avènement nucléaire de l’Iran. Bien sûr, un des anciens ministres des affaires étrangères de la France (H. Védrine) assène sa vérité : l’Amérique est dirigé par des néo-conservateurs qui, il y a douze ans déjà, on fait alliance avec le Likoud israélien … Manière fine pour accréditer la thèse des sages musulmans (et des antisémites de tout poil) selon laquelle le lobby juif dirige l’Amérique.

Le pire est devant nous car nous (ou nos dirigeants) n’avons pas le courage de défendre notre mode de vie, nos valeurs, nos fondements judéo-chrétiens. Et parce que nous avons devant nous, pour la première fois dans l’histoire du monde, une concentration humaine (1,5 milliard vivant sous influence et ne pouvant pas renoncer aux dogmes consubstantiels à leur raison d’être), des ressources illimitées pour des dizaines d’années encore (pétrole) et une idéologie dans laquelle l’homme (qu’ils soit musulman ou infidèle) n’a de valeur que par sa disparition : vers le paradis s’il est musulman, vers le néant s’il ne l’est pas.

Et Jacques Chirac, désavouant le Pape, choyant l’Iran, opérant un virage à 180 degrés sans prévenir aucun de ses partenaires qui depuis trois années bataillent contre le programme nucléaire iranien, prône l’apaisement et le dialogue des cultures. Comme si la barbarie terroriste ou les velléités iraniennes seraient une culture.

Le pire est devant nous car l’Europe, par la voie de Jacques Chirac vient d’accepter un Iran nucléaire. Le pire ? Une guerre contre l'Iran. Pire encore ? Un Iran doté d'armement nucléaire.

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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 19:13

Qui a gagné ? Qui a perdu ?

La cessation des hostilités imposée par la « communauté internationale » avec l’aide hypocrite de notre pays a donné lieu à trois nouveaux champs de bataille, un peu plus pacifiques. Au Liban, en Israël et dans la presse internationale on débat à perdre la raison pour savoir qui, d’Israël ou du Hezbollah a gagné la guerre d’agression déclenchée par ce dernier.

Selon les derniers sondages, 47 % de libanais (et 67 % des non chiites …) considèrent que le grand vaincu est le Hezbollah. Résolution 1701 appliquée sérieusement (peu probable …) ou pas, la situation au Sud du Liban a changé significativement : la frontière israélienne n’est plus disponible pour des attaques surprise ou enlèvement de soldats, les formidables bunkers (la plus part souterrains) qui ont été détruits en très grande partie ne pourront plus être reconstruits, l’approvisionnement en nouvelles armes venant de l’Iran (via la Syrie) se révèlera de plus en plus difficile. Voilà la perception des faits par une (très) grande partie de la presse libanaise et, sans doute, des libanais. Et le fait que le Hezbollah (comme l’Iran et la Syrie) célèbrent (modérément, cependant) la victoire de ceux qui ont arrêté « la meilleure armée de l’Occident » (?!) ne change rien à l’affaire. Même si la « rue arabe » à laquelle la presse libre est tellement sensible célèbre maintenant Nasrallah comme elle a célébré Nasser ou Arafat ou Ben Laden tous ayant vaincu le grand ou le petit Satan …

Car, les libanais ont très bien compris que condamnés pour condamnés (par les bien pensants de la communauté internationale …) pour réaction disproportionnée, rien n’empêchait les israéliens à faire ce que l’OTAN a fait en Serbie : détruire intégralement le système électrique du pays, celui d’approvisionnement en eau ou le port de Beyrouth en totalité pour ramener, réellement le Liban vingt années en arrière. A la place quoi ils n’ont détruit, systématiquement, que les fiefs -endroits forts- du Hezbollah. Par delà la possibilité de montrer ces ruines aux représentants de la presse libre du monde entier (disponibles de suite dès qu’il s’agit de montrer les « massacres » et les destructions qu’Israël effectue contre ses voisins pacifiques …) l’on ne doit pas désespérer des capacités du Hezbollah de comprendre qu’en cas de deuxième round Israël fera preuve d’encore moins de retenue.

La preuve ? La déclaration du chef du Hizbullah selon lequel la guerre était une erreur provenant de la conviction qu’Israël n’allait pas la faire pour deux soldats ... Le chef du Hezbollah qui se terre depuis deux mois et qui n’est plus certain d’être celui qui donne le « la » dans la politique libanaise.

En Israël, au contraire, après une formule malheureuse de son premier ministre qui prétendait avoir gagné la guerre au bout de six jours, c’est le temps de la critique. Non pas d’avoir fait la guerre mais de l’avoir mal faite. Dans un exercice d’autocritique difficile d’imaginer dans un autre pays, du dernier soldat réserviste au premier militaire (le chef de l’Etat Major), du citoyen aux députés (sauf les députés arabes qui avaient pris fait et cause en faveur de l’ennemi du pays dont ils sont députés …), toute la société civile et/ou militaire israélienne assène son verdict. Selon lequel, n’ayant pas détruit complètement en quelques jours le Hezbollah, en laissant la guerre se faire ailleurs que du côté de l’ennemi, en ne protégeant pas suffisamment le pays, l’armée a failli à sa réputation ce qui sera de nature à éroder sa capacité dissuasive. Certes, les services de renseignement ne savaient pas tout : ni que des armes antichar de conception nouvelle (russe) étaient à la disposition du Hezbollah ; ni que l’essentiel des Katiouchas se trouvaient dans des quartiers habités et pourvues de dispositifs de mise à feu télécommandée ; ni que des fusées sol-mer (chino-iraniennes) contrôlées par des militaires iraniens mis à la disposition du Hezbollah assuraient un certain contrôle des côtes libanaises. Ils auraient dû tout savoir comme ils ont su tout ce qui était nécessaire pour détruire la presque totalité des postes de commande-contrôle du Hezbollah, l’emplacement des fusées à longue portée (presque toutes détruites) ou les endroits dans lesquels Nasrallah aurait dû se trouver au lieu de prendre refuge (encore aujourd’hui) dans un souterrain attenant à l’Ambassade de l’Iran à Beyrouth …

Et quand on dit « autocritique » il faut savoir qu’elle se fait non pas en utilisant le papier verre mais les rabots et les scalpels ! Et si on en veut au gouvernement, c’est d’avoir succombé aux pressions des puissances occidentales en arrêtant la guerre avant de lancer une offensive terrestre qui seule aurait pu faire disparaître le Hezbollah militairement pour (presque) toujours. Car on ne peut pas reconstruire ce qu’il avait fait pendant six années avec l’argent iranien, la complicité de l’ONU et l’hypocrisie de l’Europe qui a refusé de le considérer comme organisation terroriste. Certes, il s’ensuit que si un deuxième round a lieu, Israël sera sans doute beaucoup mieux préparé.

Et la presse internationale ? Pour sa plus grande partie elle a toujours cherché à glorifier les exploits des « combattants » ou des « militants » du Hamas, Hezbollah ou autres Jihads surtout pour rabaisser, autant que faire se peut, la force et la capacité d’Israël de résister à tout ennemi déclaré. Comme d’habitude, elle s’est fait l’écho de la « rue musulmane » pendant que le Hezbollah tiré ses 4.000 fusées sur Israël. Ensuite, avec ceux qui avaient reconstitué leurs stocks de drapeaux israéliens inflammables, elle n’a pas arrêté de parler, montrer et mettre en exergue les destructions -œuvre de la soldatesque israélienne. Sans dire que tout ce qui a été détruit appartenait ou était sous le contrôle du Hezbollah. Sans dire qu’aucun quartier autre de Beyrouth sauf ceux contrôlés par le Hezbollah n’a été touché et que la vie (même de nuit) des beyrouthins se déroulait paisiblement pendant qu’Israël faisait la guerre non pas au Liban mais au Hezbollah. Sans dire que si Israël avait voulu détruire le Liban c’est le nouvel aéroport, le nouveau port commercial -les deux fiertés des libanais car reconstruits en totalités- les tours de télévision et le système de distribution électrique qu’elle aurait détruit complètement. Les libanais l’ont bien compris et ils commencent à demander des comptes au Hezbollah : la presse libre internationale dans son aveuglement quand il s’agit de condamner Israël et d’apaiser les islamo-fascistes n’en a pas encore rendu compte de ce qui se dit réellement au Liban et même dans d’autres pays arabes. Israël a toujours perdu les « guerres de l’information » ce qui est regrettable mais beaucoup moins difficile à supporter que la perte d’une guerre tout court. Quant à suivre les gurus de la presse mondiale, les trotskistes du Monde en France, les antisémites notoires du Guardian en Angleterre ou les libéraux bien pensants du New York Times … Israël à mieux à faire pour assurer sa survie.

Le vrai problème auquel Israël aura à faire face lié à la presse mondiale c’est qu’elle sert de caisse de résonance à tout ce qui peut lui nuire. Souvenons-nous : la guerre contre l’Irak en 1991 n’avait rien à voir avec Israël. Pourtant, l’Amérique lui a imposé à la fin de la guerre la fameuse conférence de Madrid qui, deux ans plus tard conduisait aux accords d’Oslo « la terre contre la paix ». Et à plus de morts dus au terrorisme palestinien pendant les dix années qui ont suivis que pendant toute l’existence d’Israël. Quant à la terre contre la paix … le retrait unilatéral de Gaza a donné un bout de territoire aux palestiniens mais pas une once de paix aux israéliens. Des années après, une deuxième guerre de l’Irak faite pour des raisons n’ayant toujours rien à voir avec Israël montrait la force de l’Amérique. Et on imposait à Israël la fameuse feuille de route devant conduire à la création d’un état palestinien. Israël paye encore les pots cassés par les diverses coalitions faisant des guerres au Proche Orient car on lui demande chaque fois de faire des concessions. Et on assiste, juste avant la guerre du Liban à ce qui est positivement hallucinant : Israël décide de quitter, unilatéralement, la plus grande partie de la Cisjordanie et tous les pays arabes et la communauté internationale lui demandent de ne rien faire. A moins que cela résulte d’une négociation avec les palestiniens. Dont la direction élue démocratiquement s’assigne l’objectif de détruire Israël, refuse de la reconnaître et offre à ses habitants soit la charia soit le départ vers les pays d’où leurs parents ou grands-parents sont venus en fuyant la barbarie européenne. Et la presse internationale, une fois qu’elle a adopté comme vérité d’Evangile que la réaction d’Israël à la provocation du Hezbollah était disproportionnée s’est déchaînée pour lui imposer le retour « à la table des négociation » Réagir contre celui qui veut t’éliminer, ne pas négocier avec celui qui refuse ton existence, voilà ce que cette presse libre propose à Israël. Et pour faire bonne mesure il faut bien qu’elle clame qu’Israël a perdu la guerre du Liban.

ooooooooooooooooooo

Les masses arabo-musulmanes sont rentrées chez elles après avoir manifesté contre la barbarie israélienne. Les dirigeants de l’ONU, après condamné pour tout ou rien Israël, sont revenus sur leurs paroles (mort de quatre casques bleus, “massacre” de Canaa, destruction des installations civiles, assassinats de civils, etc.,) mais, naturellement, la presse a d’autres sujets à traiter : l’Iran. Les paris sont pris déjà : pour prix d’une éventuelle modération de l’Iran Israël se verra demander de faire des concessions … Négocier avec le Hamas, rendre le Golan à la Syrie, la liste est en train d’être établie. Un tout petit espoir devant le sommeil profond de l’Europe : une partie de la presse arabe (!?) en Arabie Saoudite, au Koweït, en Egypte a commencé à sérieusement mettre en question la « victoire » du Hezbollah, son irresponsabilité ayant conduit aux destructions connues au Liban (et qui rehaussent, s’il le fallait, la capacité dissuasive d’Israël devant une éventuelle nouvelle provocation) et son existence en tant que supplétif de l’Iran au Proche Orient.

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 16:48

Koffi Annan – suite

J’avais promis à des lecteurs du blog que je ferai amende honorable pour avoir qualifié KA d’ennemi d’Israël si, de passage à Téhéran, il demandait au président iranien d’arrêter de demander l’éradication d’Israël. Sous peine de voir l’Iran soumis à une procédure d’exclusion en raison des stipulations de la Charte de l’ONU.

Je n’ai pas à faire amende honorable. Pendant qu’il se trouvait là-bas, le Ministère des Affaires Etrangères Iranien a annoncé la convocation d’une conférence d’experts pour faire toute la lumière sur les mensonges dits de l’Holocauste. Koffi Annan a regardé ailleurs.

Ensuite, partout par où il est passé (Amman, Damas, Le Caire, Djeddah, Istanbul, etc.,) il n’a pas eu de répit en demandant la levée du blocus israélien du Liban. Non pas la mise en place de la résolution 1701 (dont le sort commence à ressembler à celui de sa sœur, la 1559 …) qui prévoit un embargo sur les armes destinées au Hezbollah, embargo qui n’est pas respecté. Par qui ? En premier lieu par la Syrie qui a menacé de considérer l’installation de la FINUL sur la frontière syro-libanaise comme un acte hostile. Effectivement, hostile car elle pourrait arrêter le flot d’armes en provenance de l’Iran. Mais, Koffi Annan a pris les assurances données par Bachir al Assad pour de l’argent comptant : la Syrie surveillera sa frontière … La Syrie dont l’attachement à la liberté du Liban, après avoir fait assassiner Rafic Hariri et d’autres opposants à sa politique, vient d’organiser un nouvel attentat : la voiture de l’officier libanais qui avait fait arrêter les principaux « témoins » libanais dans l’affaire Hariri vient d’exploser, trois morts, un blessé grave – l’officier en question. Soyons rassurés, cela s’est passé pendant le séjour de Koffi Annan à Damas mais … il n’a pas eu les preuves de l’implication syrienne.

Kofi Annan ennemi d’Israël ? Que l’on en juge.

Non content de s’adresser de la même manière à une organisation terroriste et à un Etat, membre de l’ONU, en demandant aux deux de respecter la cessation des hostilités (au lieu de s’évertuer à réclamer et éventuellement obtenir le désarmement de cette organisation), pour montrer son attachement à la pacification des esprits il a décidé de nommer un médiateur pour régler « le cas des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah et celui des prisonniers libanais en Israël » Israël ne lui a rien demandé car la résolution 1701 demande la libération immédiate et sans conditions desdits soldats. L’acte de Koffi Annan constitue une violation patente des décisions du Conseil de Sécurité, il devrait être mis à la porte rien que pour cela.

Médiateur, soit. Mais qui ? M. Lakhdar Brahimi dont l’objectivité (en tant que médiateur il devra faire valoir équitablement les intérêts des deux parties) pourrait quand même faire l’objet de quelques contestations.

En avril 2004, en tant que représentant personnel de Koffi Annan  en Irak, ce monsieur déclarait « le grand poison dans la région, c’est cette politique israélienne de domination et de souffrance imposée aux Palestiniens et ce soutien aussi injuste des Etats-Unis à cette politique » pour faire comprendre que le problème était « l’existence et la capacité de résistance d’Israël ». Pour ce qui est du poison … l’antidote est constitué par les palestiniens fussent-ils du Hamas, du Fatah, du Jihad ou d’ailleurs. Une semaine après cette déclaration Koffi Annan à fait dire à son porte-parole que « M. Brahimi parlait en son nom personnel ».

Pourtant, connaissant les opinions de ce monsieur, il lui confie une mission de médiation entre le Hezbollah et Israël ! On continue ? A quoi bon …

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3 septembre 2006 7 03 /09 /septembre /2006 07:34

Vivre en parasite

 A peine l’agression du Hezbollah contre Israël a-t-elle été arrêtée par « la communauté internationale » que l’on a déjà convoqué une « conférence des donateurs » à Stockholm : il faut reconstruire le Liban, tout le monde doit mettre la main à la poche pour effacer les effets de la réaction « disproportionnée » d’Israël. Cela ne vous rappelle rien ? Essayons d’y voir plus clair.

Cela a commencé avec les réfugiés palestiniens. La création d’Israël en 1948 a fait fuir (ou partir expulsés, c’est selon) de 510.000 à 650.000 personnes du territoire échu à Israël. Trois ans plus tard, une agence de l’ONU crée uniquement pour s’occuper des réfugiés palestiniens (UNRWA) comptait 900.00 personnes à sa charge. Au dernier comptage (2006) ils étaient 4.400.000 dont presque la moitié en Jordanie. Ils se répartissent selon env. 15 % moins de 19 ans et 22 % de 20 à 54 ans ceux-là, parfaitement aptes à travailler. 37 % des « réfugiés » d’aujourd’hui n’étaient pas encore nés au moment ou l’UNRWA a été créée. Remarquons, au passage, que l’on comptait à la fin de la deuxième guerre mondiale quelque 50.000.000 de personnes déplacées en Europe : aucune agence de l’ONU n’a été créée pour leur venir en aide et soixante ans après il n’y a pas de réfugiés en Europe.

Le budget de l’UNRWA s’établit, bon an, mal an, autour de 400.000.000 $. Mais, à partir du moment où -à tort- on a cru que le conflit israélo-palestinien qui perdurait pouvait se résoudre selon la formule « paix contre territoires » soit à partir des accords d’OSLO, on a crée l’Autorité Palestinienne. Et naturellement, les donateurs se sont empressés à la subventionner : environ 500.000.000 € tous les ans venant de l’Union Européenne et environ 250.000.000 de $ venant tous les ans des Etats-Unis. Depuis, les palestiniens de Gaza et de Cisjordanie ont absorbé quelque 15 Milliards de $ et si on ajoute les apports de l’UNRWA on arrive à un total dépassant 40 Milliards de $ depuis la création de cette catégorie particulière de « réfugiés ». On remarquera que les principaux donateurs sont les occidentaux (en laissant de côté le Japon, par exemple) et ne comptent pas parmi eux les pays arabes pétroliers dont les ressources tirées du pétrole on dépassé sur les 60 dernières années plus de DIX MILLE MILLIARDS de $. Pays dont le PNB cumulé (à l’exception des revenus du pétrole) est inférieur pour un total de 150 millions d’habitants à celui de la Finlande !

La création d’Israël, appelée par les palestiniens la « nakba » (la catastrophe) a donc crée une catégorie spéciale de la population mondiale, les palestiniens, qui vit en parasite sur la communauté internationale. Et l’on ne compte pas les dépenses induites par la gestion dans le cadre des institutions de l’ONU (comités, commissions, départements, agences, etc.,) de ces populations. UNRWA seulement, emploie 27.000 « fonctionnaires ». Et l’on ne sait pas que, grosso modo, le tiers des autres « fonctionnaires palestiniens » (160.000 pour une population de moins de 2 millions, soit 8%, taux inconnu dans aucun pays du monde …) sont des « militants » du Hamas qui, naturellement, militent pour la destruction d’Israël ce que la communauté internationale regrette …Elle n’en peut, mais.

Jusqu’à quand ? Que l’on se rassure, l’ONU et UNRWA sont prévoyants : un plan à moyen terme a fixé les budgets de l’agence jusqu’en 2009 … pour l’instant.

Et la méthode se généralise car elle est simple : on provoque, on détruit, on fait détruire et puis … on fait appel à la communauté internationale.

Voilà un pays souverain, membre de l’ONU qui, faisant savoir qu’il ne peut pas contrôler les bandes de terroristes agissant sur son territoire (sous des prétextes divers) mais dont il accueille des représentants dans son gouvernement, assiste à une agression envers un pays limitrophe. Qui, après avoir annoncé, lui, qu’il allait faire payer cher l’agression, détruit deux tiers ou trois quarts des infrastructures du pays agresseur.

Pour commencer, on qualifie la réaction d’Israël de « disproportionnée ». Ensuite, on s’attache à qualifier sa réaction de « crime de guerre » car s’attaquant aux structures civiles du pays. L'idée qu'un pays en guerre ne peut pas attaquer les lignes du réapprovisionnement de l'ennemi ….. n'a rien à faire avec les droits de l'homme ou les crimes de guerre… écrit un éminent professeur de droit à Harvard. Et il continue « En effet, parmi les tous premiers objectifs militaires de la plupart des guerres modernes se trouve ce que Israël a fait : il est nécessaire de neutraliser des parties du réseau électrique et/ou des transmissions de l'adversaire, détruire des ponts et des routes pour faire en sorte que ces parties de l'infrastructure civile ne soutiennent plus ses capacités militaires. Il suffit se souvenir comment les alliés ont combattu pendant la deuxième guerre mondial : …. Churchill a ordonné à l'armée de l'air britannique de bombarder le centre des villes allemandes avec le but exprès de tuer autant de civils que possible (Dresde : plus de 200.000 morts). Pour conclure : "si on avait exigé des alliés de combattre pendant la deuxième guerre mondiale selon ce que l’on demande à Israël aujourd’hui …ils auraient, sans doute, perdu la guerre "

 La boucle bouclée : une fois que le Liban est détruit (à qui la faute ?) on fait appel à la communauté internationale, aux donateurs qui, naturellement, se montrent généreux. Sauf les pays arabes pétroliers qui, non moins naturellement, laissent les occidentaux, ces pelés, ce galeux, supporter les frasques de leurs frères. C’est ce qui se passe ces jours-ci à Stockholm où on se félicite que l’on a touché, presque, le seuil de 1 Milliard de $ de donations pour le Liban. Et où, le premier ministre du pays agresseur est venu, la sébile (mot d’origine arabe …) à la main et les larmes aux yeux, pour se plaindre des destructions causées par « la machine de guerre israélienne ». Personne ne rit, le premier ministre suédois rassure son collègue sur les dispositions des donateurs : « vous n’êtes pas seuls »

C’est vrai, cette méthode est utilisée avec succès dès qu’il s’agit des « victimes » d’Israël, des « humiliés » arabo-musulmans vis-à-vis desquels les occidentaux se sentent redevables. Pourquoi ? Subconsciemment, dit-on, parce que la Shoah a crée -par induction- le « problème palestinien ». Et par extension, conditionne le sort des 1,2 milliards de musulmans. Membres d’une communauté ouverte -oumma- dont l’objectif est la domination mondiale mais qui, en attendant, ne trouvent plus leur place sous le soleil autrement qu’en faisant la manche auprès des nations riches (essentiellement les occidentaux).

C’est à tel point vrai qu’il suffit de regarder un peu ailleurs pour comprendre. Le nombre de civils musulmans innocents tués par les armes israéliennes pendant un mois de guerre (défensive) n’a été qu’une fraction du nombre de musulmans innocents tués par d'autres musulmans pendant la même période en Irak, au Soudan, en Afghanistan, en Algérie ou ailleurs. Pourtant les morts provoqués par des musulmans n’ont reçu qu’une fraction de l'attention consacrée aux « crimes israéliens ». Aucune protestation, aucune manifestation « altermondialiste », aucune résolution de la commission des droits d l’homme de l’ONU, rien.

Mais, pendant ce temps, et ceci justifie cela, le lavage des cerveaux à l’échelle planétaire continue : la cause unique de tout ce qui se passe, mal, dans le monde est l’absence de solution pour le conflit israélo-palestinien. Comment le croire ? Peut-on faire une liaison entre les endroits où des musulmans assassinent d’autres musulmans (ou des infidèles) et la Palestine ? Qu’y a-t-il de commun entre le Cachemire, le Darfour, l’Irak, l’Afghanistan, l’Indonésie, l’Algérie et la Palestine ?

Une seule chose, mais d’importance, un cinquième de la population mondiale qui vit en parasite sur, essentiellement, les pays des Lumières.

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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 14:34

Addendum

 

Koffi Annan ennemi d’Israël ?

En allant prêcher la bonne parole à Téhéran, KA pensait qu’il serait utile (pour qui ?) d’apporter avec lui une nouvelle de poids que seul le Guide Suprême pouvait entendre (et donc … donner audience, comme le Pape, au représentant de la communauté internationale).

Mais alors, rencontrer le « président » qui veut détruire Israël, matin, midi et soir, c’est pourquoi faire ? Des indices concordants, d’origine diverse, indiquent qu’il aurait dit au Premier Ministre israélien « une réunion avec le Président Mahmoud Ahmadinejad ne présente aucune importance sauf à titre de courtoisie ».

 

Et que voulait-il transmettre au Guide Suprême ? Il aurait dit aux Premier Ministre et au Ministre des Affaires Etrangères d’Israël, qui n’en croyaient pas leurs oreilles, qu’il voulait transmettre à l’Iran « l’assurance qu’Israël, nonobstant la crise nucléaire et/ou la guerre au Liban, s’engageait à ne pas attaquer l’Iran ». Ceci pour dissiper les craintes de l’Iran quant à l’imminence d’une attaque israélienne.

 « Avec votre note en mains, je peux obtenir une entrevue avec Khamenei lui-même » a-t-il ajouté.

Naturellement, les israéliens sont restés de glace. Ce n’est pas, quand même, habituel de voir un tel personnage demander au pays agressé dont l’existence est mise en question de s’engager à ne pas « attaquer » celui qui veut sa disparition …

Quel triste sire …

 

 

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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 17:29

Koffi Annan vs Israël

Suite à la mise en ligne du texte « Imposteurs ? Faux jetons ?» plusieurs lecteurs m’ont demandé d’expliciter le propos « Le toujours ennemi d’Israël, Koffi Annan… » Il me semble que rien ne peut être plus explicite que des exemples. En voilà sept.

1. En 2000 Israël se retirait du Sud Liban en 2000 avec la garantie donnée par l’ONU selon laquelle le retrait était complet et que la frontière internationale correspondait à la « Ligne Bleue » tracée par cette dernière. Koffi Annan, se trouvant à Beyrouth, rencontrait (Monsieur …) Nasrallah et disait « Laissez-moi dire que le Hezbollah… est un acteur dans le Sud du Liban… J'ai dit M. Nasrallah que le Hezbollah a fait preuve de retenue, de responsabilité et de discipline après le retrait et je suis sûr selon les indications qu'il m'a données qu'il a l'intention de continuer de la même manière » Pendant les six années qui ont suivi, le Hezbollah a crée une machine de guerre sans équivalent dans les armées des pays arabes limitrophes d’Israël sous le nez et à la barbe de la FINUL directement rattachée au Secrétariat Général de l’ONU. Toutes les protestations d’Israël quant aux violations patentes du Hezbollah se sont vues rejetées par lui.

2. Un épisode sanglant (enlèvement de deux soldats et leur assassinat par le Hezbollah) a eu lieu, de nouveau sous le nez de la FINUL. Les assaillants ont utilisé un véhicule de l’ONU et portaient des uniformes des casques bleus. Pendant presqu’une année, après avoir appris qu’un enregistrement de l’action terroriste existait dans les archives de la FINUL, Israël a demandé réparation. Sous le contrôle direct de Koffi Annan, on a rejeté la demande prétextant que l’enregistrement n’existait pas. Jusqu’au jour où il est apparu …

3. Un autre épisode « Jénine » (« 5.000 morts » selon Saëb Erekat et toutes les chaînes de TV, CNN la première …) faisait dire au représentant personnel de Koffi Annan « on n’avait jamais vu de telles destructions depuis la deuxième guerre mondiale ». Par delà l’opposition de Koffi Annan, on obtenait qu’une enquête soit diligentée : cinq mois après on apprenait qu’il y avait eu un total de 50 morts dont 28 les armes à la main (et 25 soldats israéliens morts aussi). Aucune excuse, aucun regret ni remord du côté de Koffi Annan qui a laissé (contribué ?) place libre à l’incitation anti-israélienne.

 4. Depuis le plan de partage (1947) plus du tiers des résolutions des divers comités et commissions de l’ONU (plus de 1.500) ont été consacrées aux méfaits d’Israël. Au cours de son deuxième mandat Koffi Annan a été forcé, essentiellement par le refus des Etats-Unis de continuer à financer (à raison de 25 % du budget total …) les activités du Secrétariat de l’ONU, à « promouvoir » une réforme desdits comités et commissions, en particulier celle dite des « "Droits de l’Homme". Commission à laquelle siègent l’Arabie Saoudite, La Libye, le Soudan et d’autre pays respectueux de l’objet de la commission. Qui n’a jamais condamné la Chine ou réprimandé la Russie pour la Tchétchénie. Koffi Annan, la main sur le cœur, a promis (et tenu un discours idoine) que l’on ne se focalisera plus sur Israël. Au cours de l’année passée il y a eu environ deux douzaines de résolutions toujours aidées par le secrétariat de l'ONU et ses comités « objectifs » spéciaux : le Comité sur l'exercice des droites inaliénables des palestiniens, le Comité spécial pour l’étude des pratiques israéliennes affectant les droits de l'homme des palestiniens et d'autres Arabes des territoires occupés ainsi que l’unité spéciale sur les droits palestiniens dans le département d'information publique de l'ONU. Toutes ces institutions honorables et objectives dépendent directement du Secrétariat Général de l’ONU et de son secrétaire général, Koffi Annan

5. Au commencement de l’agression du Hezbollah contre Israël, un bombardement d’aviation a fait quatre victimes -casques bleus- dans un poste adjacent à la frontière libano-israélienne. Avant toute enquête, avant toute information, Koffi Annan a déclaré, haut et fort « il s’agit d’une action délibérée visant la FINUL ». Quelques jours après, les journaux canadiens publient la copie d’un E-Mail envoyé par un lieutenant-colonel canadien à sa femme trois jours avant l’attaque : en substance, il dit « les gens du Hezbollah s’abritent à côté de notre poste pour tirer des roquettes sur Israël ; ceci va mal finir car la FINUL ne peut pas obtenir qu’ils aillent ailleurs ». Aucune réaction de Koffi Annan, aucun regret quant à cette nouvelle incitation à la haine anti-israélienne.

6. La « cessation des hostilités » intervenue, Koffi Annan va à Beyrouth, entre autres, pour visiter les quartiers de la banlieue Sud de la ville. Quartiers détruits par l’aviation israélienne car fief du Hezbollah qui y a installé postes de commande-contrôle, dépôt d’armes et munitions, etc., Et, flanqué d’un ministre libanais représentant le Hezbollah au gouvernement, Koffi Annan réclame « la levée du blocus israélien au Liban qui constitue une humiliation du pays et une atteinte à sa souveraineté ». Et pour faire bonne mesure il déclare « la FINUL ne désarmera pas le Hezbollah et elle ne surveillera pas la frontière syro-libanaise (pour arrêter le flot d’armes que l’Iran et la Syrie fait parvenir au Hezbollah pour qu’il reconstitue ses stocks). Sans vergogne, tranquillement, il vide de sens la résolution 1701 tout en se préparant d’aller in Israël pour y réclamer aussi la levée du blocus du Liban … Pas un mot contre l’agresseur, nommément identifié et par le G8 et par le Conseil de Sécurité. Au contraire, déambuler dans les ruines de la ville accompagné par un représentant de l’agresseur …

7. Et pour couronner le tout, Koffi Annan annonce qu’il ira à Téhéran. Devant la stupeur de plusieurs journalistes qui lui demandent le pourquoi (les déclarations répétées de Ahmadinejad concernant l’éradication d’Israël de la carte sont encore présentes dans les mémoires) il déclare : « En tant que secrétaire général de l'ONU, il est de ma responsabilité de parler avec quiconque qui peut nous aider à améliorer la situation. Si je ne peux pas avoir une discussion avec Ahmadinejad, comment pourrais-je autrement relayer le message que ce qu’il professe est erroné ? » Que l’on remarque les termes : « relayer » - ce n’est pas sa position nécessairement, n’est-ce pas ? Mais pourquoi faut-il qu’il aille à Téhéran ? N’eut-il été suffisant de transmettre le même message à partir de New York ? A part de se faire photographier avec les mollahs de Téhéran, pour le bien de la propagande arabo-musulmane à quoi ce voyage peut servir ? J’ai oublié … à donner une reconnaissance publique d’honorabilité au président iranien. Attendons voir. Peut-être lui dira-t-il « je suis le secrétaire général d’une organisation qui ne peut pas accepter qu’un de ces membres vise la destruction d’un autre membre. Ceci est une cause possible d’exclusion de l’organisation, je vais m’employer à la mettre en marche. A moins que vous fassiez amende honorable »

Je promets, à tous ceux qui m’ont écrit, que si Koffi Annan tient un tel langage à Téhéran, je ferai moi aussi amende honorable et je réviserai sa qualification d’ennemi d’Israël

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29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 10:34

Imposteurs ? Faux-jetons ?

La France a fait des pieds et des mains pour qu’une résolution demandant la « cessation des hostilités » au Liban soit adoptée par le Conseil de Sécurité. Non pas un « cessez-le-feu » qui, juridiquement impose des conditions strictes mais … une cessation des hostilités. Au départ, la France clamait haut et fort qu’une telle résolution devait prendre en charge des aspects « coercitifs » (J. Chirac) mais, ensuite, à la demande de ses protégés libanais elle a accepté que « le langage soit celui du chapitre VII de la charte de l’ONU (recours éventuel à la force) bien que la résolution elle-même n’y soit pas rattachée ». Pourquoi cette première volte face ? Pour convaincre les Etats-Unis d’accepter le changement, la France a laissé comprendre urbi et orbi qu’elle allait prendre le commandement de la nouvelle FINUL tout en constituant son ossature. Et puis, deuxième volte face quand pendant dix jours elle s’est refusée à fournir des troupes … En fait, non : devant le monde ébahi elle annonçait l’envoi de 200 soldats, soit quatre fois moins que des policiers mobilisés pour évacuer le squat de Cachan. Pourquoi cette deuxième volte face ?

Israël, pour des raisons que l’on connaîtra un jour, n’a pas voulu déclencher une offensive terrestre, seule capable de détruire complètement les fantastiques constructions offensives du Hezbollah (réseaux de bunkers, dépôts d’armes et munitions, postes de commande-contrôle, armement militaire lourd installé dans des maisons privées, etc.,). Après avoir prévenu que « le Liban allait se retrouver vingt ans en arrière si ses soldats n’étaient pas rendu sains et saufs » Israël a méthodiquement détruit deux tiers ou trois quarts des infrastructures libanaises en mettant l’accent sur celle liées au Hezbollah, à ses capacités de communication et d’actions offensives. C’est ainsi que la banlieue Sud de Beyrouth a été dévastée et que des villes et villages points forts du Hezbollah ont souffert le même sort. Au moment où Israël a compris que la résolution qui était en discussion allait perdre « ses dents » suite à la première volte face française, elle a décidé de lancer l’offensive terrestre. Il n’a fallu ensuite que quelques heures à la France pour faire passer la résolution en arguant de ce qu’elle allait faire. Pourquoi ? Détruire le Hezbollah ne faisait pas partie des buts de la France : elle ne pouvait l’accepter après s’être opposée pendant des années à son inscription sur la liste des organisations terroristes (selon la fiction « organisation politique » …). D’un autre côté, jouant un rôle pour le moins curieux dans le ballet du nucléaire iranien, la France ne voulait pas que l’Iran perde la face d’une manière trop marquée. Ceci explique la sortie de notre Condorcet national selon lequel « l’Iran a un rôle stabilisateur dans la région ». Le ridicule ne tue plus …

Bref, ce qui était urgent c’était d’interdire à Israël d’obtenir les principaux buts de guerre qui étaient les siens après l’agression caractérisée du Hezbollah (en réalité du Liban …), reconnue comme telle par la communauté internationale. Qui s’est empressée d’oublier les tenants de l’affaire. Faux jeton – J. Chirac qui a fait croire à des préoccupations qu’il n’avait pas. Imposteur - car il a réussi à changer le cours de la seule action qui aurait pu créer une nouvelle situation sur la frontière Nord d’Israël.

Mais il n’est pas seul … Le toujours ennemi d’Israël, Koffi Annan, s’est remis en première ligne pour vider de sens la résolution 1701. Comment ? Premièrement, en acceptant (quelle couleuvre …) de remettre sur le tapis la fameuse question des « Fermes de Sheba » Le même Koffi Annan qui, la main sur le cœur, a certifié au Conseil de Sécurité il y a six ans qu’il s’agissait d’un territoire syrien. Le même qui a obtenu la signature du président (pro-syrien) du Liban sur un document confirmant la validité et la reconnaissance de la « Ligne Bleue » établie par l’ONU et fixant la frontière internationale entre Israël et le Liban. Et le voilà au Liban visitant les quartiers détruits du Hezbollah (aucun autre quartier de Beyrouth n’a été touché par les bombardements de l’aviation israélienne …) et clamant haut et fort que la FINUL n’est pas là pour désarmer le Hezbollah ni pour interdire son approvisionnement en armes via la frontière syro-libanaise ! De plus, il plaide maintenant pour qu’une partie de la FINUL soit composée de troupes de pays musulmans qui n’ont pas reconnu Israël. Vous parlez d’un contrôle sérieux et objectif !

Mais il demande, non moins haut et non moins fort, qu’Israël lève le blocus aérien et maritime (instauré pour interdire l’acheminement d’armes et munitions que l’Iran fait parvenir à jet continu à son supplétif) et qu’elle libère les prisonniers libanais. Vous avez dit « prisonniers » ? C’était une des deux revendications du Hezbollah quand il a lancé son agression. Prisonniers ? Il y en avait trois, dont les mains étaient couvertes de sang. Trois détenus jugés pour des assassinats. Un d’entre eux a tué d’une balle dans la tête le fils d’un otage à Naharya avant de tuer de la même manière le père. Voilà les « prisonniers » en faveur desquels Koffi Annan intervient … Mais il n’est pas seul … J. Chirac demande lui aussi la libération « des prisonniers libanais » !

Et pour compléter le tout, le Secrétaire Général de l’ONU va rendre visite au pays qui s’est fixé comme but majeur « l’éradication d’Israël de la carte » Comme des années auparavant quand il rencontrait Saddam Hussien et, tout en fumant de gros cigares offerts par le dictateur, disait au monde « I can do business with this man » il va sans doute dire à Ahmadinejad qu’il le comprend … Mais qu’il doit, peut-être, arrondir les angles ! Un Etat membre de l’ONU qui demande la destruction d’un autre Etat membre … Cela n’a pas l’air d’affecter beaucoup le Secrétaire Général de l’ONU car … il ne s’agit que d’Israël ! Faux jeton –car il tient des discours contre l’antisémitisme tout en faisant ce qu’il peut pour nuire à Israël. Imposteur –car la dernière agression du Hezbollah a été rendue possible par l’incapacité de l’ONU à contrôler le Sud du Liban ce qui était, cependant, son engagement au moment où Israël a retiré ses troupes il y a six ans.

 Et pour faire bonne mesure, les deux acteurs principaux de la scène mondiale après la « cessation des hostilités » appellent maintenant les pays du monde entier à contribuer à la reconstruction du Liban. Pas du Nord d’Israël qui a été ravagé par les 4.000 Katiouchas tirées par le Hezbollah. La générosité doit se manifester mais … pas à l’égard d’Israël ! La conférence des « donateurs » aura lieu en Suède … le pays dont un ministre a demandé le boycott d’Israël, avant la guerre déclenchée par l’agression du Hezbollah.

Et la communauté internationale ? Qui se souvient encore de la condamnation formelle du G8 au moment de sa réunion à Saint Petersbourg ? Certainement pas M. Poutine dont les fusées antichar livrées à l’Iran et retrouvées dans l’armement du Hezbollah ont été responsables de la plus grande partie des pertes de soldats israéliens. M. Poutine qui cajole l’Iran, s’oppose aux sanctions qui visent l’arrêt de son programme nucléaire et qui considère aussi, le Hezbollah non pas comme l’organisation terroriste qu’elle est mais comme un parti politique … Dont la dotation comportait plus de 10.000 fusées dont l’origine est russe. Mais qui clame que le sort d’Israël ne peut pas être indifférent à la Russie dans la mesure où plus d’un million de juifs russe s’y trouvent. Un troisième faux jeton? Ou imposteur ? Arrêtons-nous là car si l’on continue la liste sera longue …

Imposteurs ? Faux jetons ? Le cumul n'est pas interdit ...

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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 18:59

 

 

Cessation des hostilités : pourquoi ?

 Le 27 juillet 2006, au bout d’une quinzaine de jours après l’agression caractérisée du Hezbollah contre Israël, le Président iranien déclarait : « Le régime d’occupation de la Palestine a poussé réellement le bouton de sa propre destruction en lançant un nouveau round d'invasion et d’attaque barbare sur le Liban". Le sort des armes semblait, à ce moment là, épargner à son supplétif, le Hezbollah, une sinistre défaite.

 Une semaine après, nouvelle déclaration à la réunion de l’OCI en Malaisie : « Bien que la solution principale soit l'élimination du régime sioniste, un cessez-le-feu immédiat doit être mis en application à ce stade »

 Que s’est-il passé entre temps ? Et comment est-on arrivé à une cessation des hostilités qui, d’évidence, fait perdre presque tout au Hezbollah tout en améliorant sensiblement la situation d’Israël ?

 Naturellement, on assistera tout d’abord à l’habituelle déferlante de propagande tentant à prouver que le Hezbollah est sorti victorieux de la confrontation avec Israël. Que la presse arabo-musulmane et les masses dont elles font le lavage du cerveau à jet continu s’y lancent à corps perdu dans la création d’une nouvelle vulgate (comme les victoires de 1948, de 1956, de 1967, de 1973 ou celles des deux Intifadas …) n’a rien d’anormal. Qu’une partie non négligeable de la presse occidentale  fasse de même cela paraît pour le moins suspect.

 Mais essayons de faire le bilan fondé sur les chiffres connus indiqués de part et d’autre.

 Israël  a subi la pluie de Katiouchas et autres Khaibar (un total de presque 4.000), a eu 150 morts (dont une centaine de militaires), a vu environ 300.000 habitants du Nord du pays se transformer en réfugiés (bien accueillis partout quand ce n’est l’Etat qui a pourvu à leurs besoins) et des destructions de biens évalués à un milliard de dollars. Le G8 d’abord et la plus grande partie de la communauté internationale ensuite, ont considéré qu’Israël a été agressé et, nonobstant la « disproportion » de sa réaction ne l’ont pas condamné comme il était de rigueur auparavant dans des cas pareils. Au moment de la cessation des hostilités Tsahal se trouve sur le Litani et il ne faut pas être grand stratège pour comprendre qu’au moment de la retraite elle remettra à la force internationale un territoire, pour l’essentiel, nettoyé de ce qui a permis au Hezbollah de tenir pendant trente jours.

 Le Liban – pris en otage par le Hezbollah qui a testé la capacité d’Israël de répliquer à une agression, le Liban a vu deux tiers (ou trois quarts, c’est selon …) des infrastructures du pays détruites, un quart de sa population (1 Million de personnes) devenant des réfugiés (et au retour ne retrouvant rien de ce qu’ils avaient eu), presque mille morts (tous des civils car … les « combattants » du Hezbollah ne portent pas d’uniforme …), son armée mise, pour l’essentiel, sous le contrôle d’une force internationale évinçant le Hezbollah (de plus devant être désarmé) d’un territoire qu’il contrôlait auparavant en totalité, des destructions de biens de plusieurs milliards de dollars ramenant le pays là où il était vingt ans auparavant.. Pour ce qui est du Hezbollah proprement dit, son arsenal (plus de 12.000 Katiouchas) a fondu comme beurre au soleil (tirées ou détruites par Israël, elles ne seraient pas plus de deux à trois mille), l’essentiel de ses postes de commande contrôle ont été détruits, ses positions fortifiées le long de la frontière libano-israélienne démantelés, obligation de quitter le Sud du Liban sans ses armes.

 Alors ? Victoire du Hezbollah ?

 Ce qui semble cependant beaucoup plus important et explique, peut-être, la volte face du Président iranien c’est la démonstration du prix qu’un agresseur doit payer s’il s’attaque à Israël. Tout angélisme mis de côté, un pays dont l’existence même est mise en question n’a rien à pardonner à ceux qui l’affrontent. Car ce dont il est question c’est bien de la destruction d’Israël. Tous ceux qui commentent, avec la totale assurance que seule leur confère l’ignorance crasse des tenants et des aboutissants de l’affaire proche orientale, tous ceux qui « grouillent, grenouillent et scribouillent » forts seulement de leur haine d’Israël n’ont rien compris de l’histoire. Et ils font semblant de croire -et d’une manière ignoble lavent les cerveaux de ceux qui les lisent, écoutent ou suivent- que les propos assassins du Président iranien, du Hamas ou du Hezbollah, ne sont que des rodomontades sans intérêt. Comme on pensait après la publication de Mein Kampf. Aucune disproportion ne peut être invoquée quand il s’agit de la vie de six millions d’israéliens qui sont les ombres de six millions de juifs détruits par d’autres barbares, en Europe. Et, tout en regrettant les morts par effet collatéral, Israël ne peut que submerger sous un déluge de fer et de feu tous les endroits d’où il est attaqué. Massacre de Cana ? Les 27 morts (non pas cinquante) doivent peser sur les consciences (s’ils en ont …) de ceux qui ont tiré de cette ville plus de 500 Katiouchas vers des localités situées à moins de 30 km en Israël (Naharya, Kyriat Shmona, Métula, etc.,). Quant à Koffi Annan qui s’est empressé à s’interroger s’il ne s’agissait de « presque un crime de guerre » qui le prend encore au sérieux ? L’homme qui a laissé son représentant au Proche Orient dire que « Jénine – on n’avait jamais vu cela depuis la deuxième guerre mondiale, des milliers de morts (qui n’étaient que cinquante, moitié israéliens, moitié palestiniens … )» qui a couvert un autre crime du Hezbollah (assassinat de soldats israéliens, occultation des preuves existantes dans les archives de l’ONU, etc.,), qui a certifié que la « Ligne Bleue » était la frontière entre le Liban et Israël et qui maintenant dit qu’il faut faire des vérifications, l’homme qui adorait les cigares offerts par Saddam Hussein (« I can do business with this man »).  Koffi Annan, suppôt de tous les dictateurs de la planète et dont des proches se sont compromis dans les affaires « pétrole contre nourriture » gérées par l’ONU dont il est, malheureusement, secrétaire général.

 La cessation des hostilités a été obtenue non pas parce que la France (cocorico !) a « convaincu » les américains d’accepter son point de vue. Elle a été, en réalité, demandée en sous-main par l’Iran qui a perdu dans l’affaire pratiquement la totalité de ses investissements de plus de six ans, à raison de plus de 300 Millions de dollars annuellement, dans les infrastructures construites pour le Hezbollah. Eviter une trop grande déroute du Hezbollah devenait urgent. C’est cela qui justifie la demande d’un cessez-le-feu (qui n’a pas été admise, seulement une « cessation des hostilités » provisoire) immédiat car, par delà le mal induit par les deux cents Katiouchas tirées quotidiennement sur le Nord d’Israël et les morts qu’elles ont provoqués, sous le prisme géopolitique l’Iran (et son bras armé, le Hezbollah) a perdu la partie.

 Si la diplomatie libanaise se targue d’avoir obtenu « un triomphe », si le Hezbollah clame sa victoire, tout cela n’est que de la poudre aux yeux pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas voir la vérité. Si la résolution 1701 est appliquée Israël trouve tout ce qu’elle souhaitait : une frontière libre des bandes terroristes, un territoire d’une profondeur de 40 km exempt de forces armées autre que celle libanaises et internationales et l’interdiction du réarmement du Hezbollah. Et si la résolution 1701 n’est pas appliquée (comme la 1559 que la communauté internationale n’a pas eu le courage ou la volonté de faire appliquer), Israël aura tout loisir de recommencer !

 Recommencer ? Bien sûr, car rien n’est réglé. Tant que l’on n’aura pas compris que ce qui se joue au Proche Orient est un prologue de ce qui se jouera sur la rive Nord de la Méditerranée , rien ne changera. Cessation des hostilités ? Il faudrait se souvenir des paroles de Daladier en rentrant de Munich et reçu par les pacifistes de l’époque : Oh, les cons …

 

 

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