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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 20:23

Un extrait d'un texte publié par "Projet Clarion" il y a deux jours :

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The CCIF diverts attention from its real goal of advocacy for Islam by couching its operations in terms of human rights, individual liberty and discrimination, thus enabling it to fraternize with the French Left including a potential candidate in the 2017 presidential election, Benoît Hamon.

Evidence emerged this week showing that Hamon’s campaign spokesman, MP Alexis Bachelay, attended a CCIF fund-raising dinner in May 2014 with fellow Socialist Party MP and spokesman Razzy Hammadi. In June 2015, Hammadi sponsored a bill in parliament to introduce class action lawsuits, which are not permitted under French law.

Hammadi suffered considerable embarrassment in December 2013 when a video posted on Twitter and YouTube showed him involved in a late- night street brawl in Montreuil, an eastern suburb of Paris. In the clip he can be heard shouting racist insults and threating to bring out “toutes les cités de Montreuil,” i.e. the gangs from the local housing projects.

Bachelay also has close links to Marwan Muhammad and in December 2015, they exchanged messages of mutual support on their Twitter accounts in which Bachelay stated, “We have to stick together, times are hard.”

Aside from his campaign spokesman rubbing shoulders with members of an organization that is a satellite of the Muslim Brotherhood, Hamon himself has made statements that could be construed as pro-Islamist.

Questioned as to his position on the revelation that women are effectively barred from cafés in some Parisian suburbs, he replied, “Historically, there were no women in working-class cafés,” apparently justifying the gender segregation imposed by radical Islamists.

In a radio interview on January 23, he went even further, saying, “What I do not accept is that behind the expression ‘religious separatism,’ there is the assertion that Islam is incompatible with the French Republic. That is not true. It is unacceptable that people continue to make the faith of millions of our fellow-citizens a problem in French society.”

In a 2016 interview with the left-wing Libération newspaper, Hamon said the debate on the place of Islam in French society following the terrorist attacks amounted to “dangerous political hysteria” and explained the attraction of jihadism to young French Muslims by the failure of the French state to deliver equality to all its citizens. More dangerously, he offered a rationale for the ideology of Islamic State, saying: “For my part, I try to understand why young Muslims are motivated by the narrative of Islamic State, whose message incarnates values that are absent from our public debate: unity, represented by the Caliphate; dignity, offered to young people in quest of recognition; purity of faith in an impure world; and salvation, that gives meaning to their death, having failed to find it in life.”

Hamon is also in favor of bringing in religious educators from states he describes as “cradles of Islam” to train French Imams. In other words, he supports the import of the Salafist ideology that has radicalized an entire generation and resulted in the current wave of Islamic terror.

He has proposed a tax on halal meat that would be used to fund the construction of mosques, suggesting that the money be allocated by the CFCM (French Council of the Muslim Faith), an organization that sued Charlie Hebdo for caricaturing the prophet, thereby “humiliating and provoking 2 billion Muslims.”

A Socialist Party minister has described Hamon as “the candidate of the Muslim Brotherhood,” an accusation that may not be as outrageous as it appears. The links between the CCIF and the left wing of the Socialist Party echo the strategies of coalition, absorption and co- operation outlined in the Muslim Brotherhood’s strategic plan to Islamize the USA.

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Primaire de la gauche ...
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 19:34

Ce que (nombre) des lecteurs du blog reprochent au dernier texte suit le déroulement des cinq sujets abordés. En résumant, je me dois répondre aux observations/commentaires/reproches qui se déclinent comme suit : (a) trop arrangeant avec M. Trump, (b) pas du tout critique pour M. Poutine, (c) trop critique pour (Mme Merkel), (d) trop critique pour la France (F. Hollande) et (e) pas assez critique pour Israël (B. Netanyahou). Prenons, dans l’ordre ce qui précède.

  1. L'Amérique de M. Trump Il a été élu par plus de 60 millions d'électeurs et, surtout, par 306 grands électeurs (sur 538). Le Parti Démocrate, sorti vaincu de l'élection, ne disposant d'une majorité ni dans la Chambre des Représentants ni au Sénat, avant d'entamer un processus de reconstruction car ayant perdu la confiance de la classe ouvrière et d'une partie de la classe moyenne (surtout blanches) entend contester, dans les faits, la légitimité de M. Trump. Dans les faits car … légalement il ne peut rien faire. Dans les faits car, à part de patronner les échauffourées du jour de la prise de fonctions par M. Trump et le démarrage d'un site « Impeach Trump » il ne peut rien faire. Certes, trois Présidents démocrates (MM. Carter, Clinton et Obama) ont assisté à la prise de fonctions de M. Trump mais ils ont fait tous savoir tout le bien qu'il pensent de la nouvelle Administration, M. Obama annonçant qu'il reste vigilant et qu'il interviendra si .... Pour l'instant M. Trump n'a encore rien réalisé des ses promesses de campagne mais tout porte à croire qu'il aura à cœur d'en réaliser autant que possible. Mais avant qu'il fasse quoi que ce soit, 500.000 personnes (dont la moitié des femmes, outrées par le langage du président-élu) sont allées battre le pavé à Washington contre « M. Trump et la politique qu'il veut mettre en place ». Expression, évidente, du comportement démocratique de ceux qui le critiquent. M. Obama, a été élu en 2008 avec 53% des voix exprimées mais les plus de 60 millions d'américains qui n'avaient pas voté pour lui et, qui en avaient lourd sur le cœur, n'ont ni manifesté, ni déclenché des bagarres de rue, ni proposer à des femmes américaines de faire des marches de protestation. M. Trump, M. Obama, deux poids deux mesures. Heureusement, le Pape (de gauche ...) vient de dire qu'il faut attendre et lui accorder sa chance.
  2. - La Russie de M. Poutine – L'ancien officier du KGB est le « maître » de la Russie depuis 18 ans. A part Staline, il n'y a pas eu d'exemple équivalent. Après la déconfiture de l'URSS, après la descente de la Russie vers les abîmes de la décadence, une politique de « dictateur éclairé » et moult années de pétrole et gaz à des prix impressionnants, il a réussi à rendre à la Russie quelques-unes des couleurs d'antan. Certes, avec ses env.15.000 $ de PIB/habitant la Russie est loin de l'Amérique (plus de 50.000 $) ou de la France (un peu moins de 40.000 $). Certes, l'espérance de vie, à la naissance, des hommes en Russie (env. 62 ans …) est loin de celles constatées aux Etats Unis ou en France (env. 78 ans). Certes, la population russe s'est contracté pendant 20 ans après la chute de l'URSS pour n'être que d'env. 142 millions. Mais, l'ancien officier du KGB s'est mis en tête (à part de se rendre fabuleusement riche, lui et certains membres de sa garde rapprochée) de restaurer la Russie dans sa position de deuxième acteur militaire mondial. C'est ce qui justifie, l'annexion d'une partie de la Géorgie, l'annexion de la Crimée, la tentative de démembrement de l'Ukraine comme la projection de ses forces militaires sur des champs de guerre lointains (Syrie, par exemple). Cela étant, rien n'aurait été possible sans l'incroyable incapacité de l'Amérique de M. Obama de freiner l’expansionnisme russe. Souvenons-nous, les trois « reset » annoncés quant au changement des relations avec Moscou (deux faits par M. Obama et un par Mme Clinton en son nom). Tant et si bien que tout ce que M. Poutine a obtenu a été dû à l'échec patent de la politique externe de M. Obama. Et n'oublions pas que M. Poutine, avec la même cruauté que celle utilisée jadis pour « régler » le problème tchétchène, avec force moyens militaires (avions, bateaux, missiles de croisière, troupes d'opérations spéciales) vient d'arrêter la guerre civile en Syrie. Cependant, le sang des plus 400.000 morts tâche les mains de M. Obama. A se demander si, vraiment, ce président savait ce qu'il faisait ou s’il le faisait à dessein. Quoi qu'il en soit, quand on compare M. Poutine avec M. Obama … on utilise trop facilement, deux poids, deux mesures.
  3. - L'Europe de Mme Merkeldepuis qu'elle préside aux destinées de son pays, elle n'a pas eu d'autre but que de lui assurer le « leadership » de l'ensemble de 450 millions d'habitants, l'Union Européenne. Comment lui reprocher cela ? N'empêche que des politiques allant à l'encontre d'une partie des 27 pays lui ont facilité la tâche. Avec la complicité de la France qui, pourtant, pendant des années et des années, à travers « le couple franco-allemand » se mettait en première ligne et servait de « feuille de vigne ». Et comme la démographie de l'Allemagne est sérieusement en contraction elle a décidé de faire envahir l'Europe avec plusieurs millions de migrants sous le prétexte de « l'aide aux personnes en danger ». En réalité, pour prendre en Allemagne un million de migrants et compter sur l'industrie et le système d'éducation allemand (apprentissage, entre autres) à les former pour assurer la continuation de la politique industrielle du pays. Et ceux des migrants qui ne sont pas pris en Allemagne hantent les routes de l'Europe, fournissant, aussi, des contingents disponibles pour faire le « travail » de l'Etat Islamique et autres djihadistes. Hantent les routes de l'Europe car les principaux pays n'ont ni la capacité d'accueil nécessaire ni la contrainte démographique.
  4. La France de F.Hollande – gouverné en dépit du bon sens, n'écoutant pas les conseils/imprécations de ses économistes (dont un récipiendaire du Prix Nobel), ni ceux de ses philosophes (fussent-ils de gauche comme Jean-Pierre Le Goff ou Marcel Gauchet), ou ceux de sa Cour des Comptes (pourtant présidée par un socialiste …), empêtré dans une logique de vœux pieux en attendant la croissance comme on attendait Godot, notre pays ne sait plus à quel saint se vouer. C'est dans ce paysage désolant qu'il s'offre un spectacle à nul autre pareil. A l'encontre de ce qui est l'esprit de sa constitution il se délecte de la nouvelle formule démocratique, les primaires. On a eu celle de la droite et du centre, ce soir on a celle de la gauche « la primaire citoyenne, la belle alliance» (comme si celle de la droite ne s'adressait pas aux citoyens …). « Ce soir on improvise », avec « sept personnages en quête d'auteur » (ils étaient six chez Pirandello...). A la stupéfaction de ses citoyens, le pays voit des candidats qui s'évertuent, tous, à promettre ce qui d'évidence est impossible d'obtenir. On reste pantois devant celui qui promet un « revenu universel », au départ de 750 €/mois et qui ne couterait que 450 milliards d'euros. Autant dire plus que le montant du budget de la France pour 2017 (374 milliards d'euros). Devant l'énormité de la chose, le promoteur de l'idée a raboté (un peu) le montant dudit revenu et pour le financer il voudrait reprendre aux entreprises le CICE (env. 40 milliards – visant l’accroissement de leur compétitivité). On rêve debout … ce qui n’empêche pas le peuple de lui faire un triomphe, à le placer en tête des prétendants pour représenter la gauche. Dès lors, celui qui veut légaliser le cannabis ou celui qui se fait fort d'obtenir tout ce qu'il veut de l'Union Européenne (l'homme à la marinière) passent pour des réalistes … Pendant ce temps, M. Hollande fait un dernier de ses voyages, cette fois-ci au Chili. Lui aussi laisse son parti en lambeaux et nonobstant les cinq années de dégringolade du pays qui l'a mis à sa tête, raconte partout les bienfaits de son bilan. Il suffit de lire le dernier compte rendu de la Cour des Comptes pour savoir ce qu'il en est. Monsieur Hollande … l'homme qui trompait sa première concubine avec une deuxième et la deuxième avec une troisième. Et nos démocrates qui ont le culot de reprocher à M. Trump certains de ses propos (inadmissibles) ne pipent pas mot pour celui qui se déplace en scooter aux petites heures de la nuit pour honorer sa troisième concubine. Quel respect pour les femmes … M. Trump et M. Hollande, deux poids, deux mesures.
  5. Israël – B. Netanyahou – Premier Ministre encore plus longtemps que le père fondateur d'Israël, Ben Gourion, ayant gagné avec son parti trois fois des élections générales (proportionnelle intégrale) il est incontournable dans la politique d'Israël. Et parce qu'il épouse les vues d'une population qui a viré au centre-droite, qui ne croit plus a la possibilité d'un accord de paix avec les palestiniens actuellement, qui rejette, constamment, les bons conseils de la « communauté internationale » qui, naturellement, veut son bien, qui a vu son état devenir une sorte de paria de l'ONU avec la complicité tacite des « démocraties occidentales » il est vilipendé, en veux tu, en voilà et par ses opposants de gauche et par … toutes les gauches du monde. Plus les coryphées de la paix que sont l'Arabie Saoudite, le Soudan, la Corée du Nord ou autres Syrie. Qui tous voudraient voir disparaître son Etat qui, pourtant, s'est hissé aux premières places au monde par son inventivité et par ses performances économiques. B. Netanyahou n'est pas étranger aux prouesses d'Israël. S'il l'avait été ils se trouverait dans la situation de M. Hollande. Qu'importe, sur la liste des personnes le moins fréquentables, il est placé tout en haut tandis que M. Hollande … deux poids, deux mesures.

 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 17:52

Fin de l’année 2016 : « On s'autorise à penser dans les milieux autorisés » (Coluche) que l’année 2017 verra les cinq principaux sujets du monde créer au moins un crise dont l’importance ne pourra être que plus grande que celles du passé récent. Les cinq sujets : l’Amérique de Trump, la Russie de Poutine, la France (on ne sait pas de qui), l’Europe de Mme Merkel et Israël (de tout le monde). De plus, si crise il y a, l’interdépendance des sujets ne pourra constituer qu’un facteur aggravant.

Vu ce qui précède, il n’est pas superflu de jeter un coup d’œil pour voir de plus près lesdits sujets, bref, ayons le courage de le dire, faire un peu de géopolitique.

L’Amérique de Trump – Elu contre les prévisions les plus sérieuses, contre les actions de propagande, plus ou moins honnêtes, de plus de 250 journaux principaux (sans compter les chaînes de télévision comme CNN), le bonhomme -pas sorti du moule des élites américaines, supposé « escroc » par d’aucuns, « monstre » par d’autres, va être instauré Président des Etats Unis ce vendredi. Naturellement, les mêmes caisses de résonance qui ont fait du bruit contre lui pendant la campagne pour la présidence, continuent, le déclarent « illégitime » et organisent la « résistance » contre son règne. Et qu’importe le plus de 60 millions d’américains qui ont voté pour lui comme aussi les 306 grands électeurs (sur les 538). Remarquez, tous ceux qui vitupèrent le nouveau président ont toujours la « démocratie » à la bouche. Surtout quand le résultat d’une élection ne leur convient pas. Naturellement, les mêmes élites le comparent, pour le rendre perdant, avec le chouchou de l’intelligentsia (bien sûr de gauche) mondiale, je veux dire Barrack Hussein Obama. Et qu’importe que le monde qui est laissé par BHO après huit longues années de sa présidence est désespérément plus dangereux vu les échecs de ses actions contre ISIS, Bashar Al-Assad, Corée du Nord, Iran, Sud Soudan et celui des « reset » avec la Russie et la Chine. Les actions ? Quelles actions ? La seule action importante a été de taper sur la tête de Benjamin Netannyahou, de laisser l’ONU prendre à répétition des résolutions défavorables à cet Etat et d’entraîner à sa suite tous ceux qui se font, d’habitude, un devoir et un plaisir que de vilipender. Le niveau psychotique de la haine d’Israël (des juifs ?) auquel ils sont arrivés est la seule explication pour la décision de BHO de laisser le Conseil de Sécurité faire des israéliens des criminels qui occupent leurs Lieux Saints vieux de plus de 3000 ans, lieux qui par une autre résolution ont pris le nom du cheval qui s’est envolé de Jérusalem avec Mohamed pour l’amener à Medina » …

Mais, le nouveau président a fait savoir urbi et orbi qu’il procédera à des changements de fond de la gestion de l’économie américaine, qu’il arrêtera « l’immigration massive » à laquelle les Etats Unis sont confrontés, qu’il essayera de changer l’état des relations avec la Russie, qu’il pense qu’après le « BREXIT » l’avenir de l’Europe pourrait être compromis vu la domination allemande et qu’il changera, du tout au tout, la politique américaine au Proche Orient.

Tout est dans tout et réciproquement ...

La Russie de Poutine – Victorieuse en Syrie car ayant utilisé les mêmes techniques de destruction massive des villes et des populations comme auparavant en Tchétchénie (Grozny), après avoir annexé la Crimée et déstabilisé l’Ukraine (avant d’avaler le Donbass …), la Russie a recouvré sa position de deuxième puissance militaire mondiale. En renouvelant ses moyens militaires -aviation, sous-marins nucléaires, fusées balistiques et de croisière, la cybernétique y associée- elle est devenue un acteur incontournable pour le maintien d’un ordre mondial qui lui convient. Quant au Proche Orient, elle a élevé les relations –civiles et militaires, géopolitiques- avec Israël au rang d’un pays « allié » : le million de juifs russes ayant émigré en Israël n’y sont pas pour rien. Et on avait vu, qui l’eut cru ? le ministre russe des affaires étrangères M. Lavrov s’opposant à M. Kerry quand le Conseil de Sécurité à pris (à l’instigation cachée) de BHO l’infâme résolution qui considère que le Mur des Lamentations et le tombeau des patriarches (Hebron) sont « illégalement » occupés par Israël. Mais la Russie ne veut pas s’arrêter là. Comme M. Trump le prédit, elle s’active non seulement au démantèlement de l’OTAN mais, aussi, mais surtout, au démembrement de l’Union Européenne qui avait fait de l’Allemagne ce qu’elle était auparavant, la puissance dominante. Accessoirement, le même Poutine considère comme quantité négligeable la France de M. Hollande

L’Europe de Mme Merkel - Détruite par la deuxième guerre mondiale, reconstruite après avec l’aide (et l’argent …) des Etats Unis, l’Allemagne avait entrepris sa marche vers la domination de l’Europe dès l’entente Kohl – Mitterrand. L’Allemagne avait besoin d’une « feuille de vigne » pour cacher ses ambitions, la France de M. Mitterrand, comme souvent dans son histoire, a voulu obtenir un rôle de premier plan dans l’Union Européenne qui consacrait la volonté d’aucuns d’avoir la paix pour toujours sur ce continent. En oubliant les Etats-nations, en voulant oublier qu’un marseillais n’est pas interchangeable avec un bavarois … Ne faisant pas usage de son énorme potentiel économique, en ne le transformant pas en influence politique, en laissant la France à être le « moteur » du couple franco-allemand qu’elle mettait en avant pour tout, l’Allemagne est arrivée à ce qu’elle a toujours voulu : dominer l’Europe, de la tête et des épaules. Deux chiffres en disent tout : si en 1980 le PIB de l’Allemagne était supérieur à celui de la France d’environ 250 milliards de $ il l’était en 2015 supérieur de plus de 800 milliards d’euros, presque 40% de plus que le PIB français. Tant et si bien que pendant les 40 dernières années la France, en s’enfonçant dans un déclin occulté pendant quelque temps, est devenue le « petit frère » de l’Allemagne. Consécutivement, elle n’a plus été le moteur de l’évolution de l’Europe mais pensait que « les boches paieront » … Mais les allemands, fourmis à l’œuvre, ont décidé avec le temps qu’ils n’avaient plus besoin d’une « feuille de vigne ». En clair, la France s’est rendue complice de l’Allemagne tout en perdant au change.

La France - la présidence Hollande, avec son cortège de racontars idiots au plan économique, son incapacité à faire des réformes (autres que « sociétales » …) avec ses cortèges de promesses non tenues faites au 25 partenaires de l’Union Européenne qui, eux, se seraient la ceinture (Grèce – cas particulier …) a accéléré la descente de la France vers un étiage que l’on craignait. Mais … quand le roi a compris qu’il était nu, courageusement, il a abdiqué : il a contribué à la destruction de la France, à la perte de son rôle de premier plan en Europe et a laissé en lambeaux même son propre parti qui, soit disparaît l’année qui vient soit est assuré de ne plus conquérir le pouvoir pendant une petite éternité. C’est vrai, cependant, le roi a mis en exergue sa posture militaire : des interventions en Afrique, des bombardements en Syrie et Irak, des missions de surveillance en Yémen à partir de Djibouti, bref, un peu partout pour montrer la capacité de la France à « projeter ses forces ». Plus un porte-avions en Méditerranée, dont l’heure de fonctionnement coûte 50.000 € soit un million et quelques tous les jours. Et pour faire le pendant, le roi s’est attribué le rôle de « faire progresser la solution deux états » en clair imposer à Israël une solution qui permettrait aux palestiniens d’avoir un état sans qu’ils négocient ses prémices avec Israël. 70 pays ont envoyé des représentants à une conférence à Paris : elle a durée un jour mais sa déclaration finale, qui aurait du être transmise au Conseil de Sécurité pour que ses principes deviennent lettre de force s’est vue opposer le véto de la Grande Bretagne, de l'Australie et de quelques pays de l’Est. Encore un grand succès du roi qui s’épanche sur toutes les radios et télévisions pour défendre le bilan de son règne, excellent, à nul autre pareil …

Israël – 70 ans après sa renaissance cet état reste une démocratie à nulle autre pareille. Le seul pays au Proche Orient où la liberté d’expression n’est pas un vain mot :

Tout est dans tout et réciproquement ...

Il serait trop fastidieux d’énumérer les domaines d’activité mondiale dans lesquels ce pays se taille la part du lion. Il serait fastidieux d’énumérer les innovations techniques et technologiques dont ce pays a été l’auteur. Il serait fastidieux de rappeler comment son peuple a fait d’un désert et de marécages le seul pays du Proche Orient auto-suffisant pour ses besoins alimentaires. Il serait fastidieux de rappeler les efforts faits pour découvrir des sources d’énergie (gaz et pétrole) qui sont en train de faire de lui un des principaux fournisseurs de ces combustibles. Il serait fastidieux d’énumérer les prix Nobel reçus pendant les quinze dernières années par ses ressortissants. Et il serait fastidieux d’énumérer, depuis 1948 et jusqu’à 2008, les offres de ce pays à ses voisins palestiniens pour mettre fin à un conflit qui dure depuis cent ans. C’est à ce pays que la « communauté internationale » s’attaque -les Etats Unis et la France en tête- pour l’obliger à renoncer à des territoires en échange de bouts de papier sur lesquels on aurait écrit « paix ». S’il s’agissait de territoires … Regardez ce qu’Israël contrôlait après la guerre de six jours (guerre déclenchée par quatre pays arabes – Egypte, Jordanie, Syrie, Irak) et ce qu’il contrôle maintenant :

Tout est dans tout et réciproquement ...

Et puis … il y a les « colonies » en Judée – Samarie. Le monde devrait commencer à s’habituer à leur existence. Elles sont là. Mais une partie des territoires adjacents sont contrôlés par les Palestiniens avec l'Autorité Palestinienne, qui agit déjà comme un État (bien sûr, ennemi), avec des ambassades partout dans le monde. C'est un inconvénient, c'est imparfait, mais c'est la réalité. Et, de plus en plus, on voit la communauté internationale dire « les colonies ne sont pas l’obstacle principal pour la paix ».

BHO et FH font semblant de ne pas comprendre que le conflit n’est pas un conflit de territoire. Ils font semblant de ne pas comprendre que les palestiniens ne veulent pas un état car, en réalité, ils ne veulent pas d’Israël quelques puissent être ses frontières. Pourtant, depuis 25 ans (Oslo) on s’efforce à faire croire que la paix viendra quand Israël aura cédé les territoires acquis dans une guerre juste (1967) à une population qui ne les détenait pas et qui ne veut pas les obtenir pour faire un Etat. Et on promet à Israël, à condition qu’elle accepte sa marche vers son suicide (Gaza ? Hamas ? 15.000 fusées –tirées contre Israël – cela vous dit quelque chose ?) des « relations normales » avec le monde arabe. Juste quand les liens (ouverts ou cachés) n'ont jamais été meilleurs entre Israël, l'Egypte, la Jordanie, le Maroc, la Tunisie et le Conseil de coopération du Golfe. N’ont jamais étés meilleurs car tous ces pays ont un ennemi commun, implacable, l’Iran. L’Iran, que les Etats Unis ont ramené dans « le concert des nations » en leur permettant d’accéder, en moins de dix ans à la « bombe » et en laissant « les marchands du temple » allemands, français, anglais et autres renflouer son économie en se pressant de contracter pour des milliards d’euros des ventes multiples et diverses. Pays arabes qui ont constaté que les Etats Unis de BHO les a trahis en faisant peu de cas de leur sort ou de leur propre parole (Syrie, « ligne rouge », attaques chimiques). Pays qui pensent que la puissance nucléaire qui est Israël pourrait leur offrir un « parapluie » autrement que percé comme celui des Etats Unis. Pays auquel BHO et FH, auquel John Kerry expliquent qu’il ne pourra pas rester « juif et démocratique » comme si ce n’était pas cela qu’il est depuis 70 ans … Et c’est ce pays que J. Kerry apostrophe en prétendant qu’il est gouverné par « le gouvernement le plus à droite, dont l’agenda est fixé par les éléments les plus extrêmes ». Une dernière enquête d’opinion indique que seulement 4% des israéliens souhaiteraient un gouvernement de centre-gauche ! Et 50% des israéliens souhaitent que B. Netanyahou reste premier ministre nonobstant toutes les casseroles que ses adversaires de gauche ou du centre lui accrochent, tous les jours de la semaine. John Kerry ? Pas un mot concernant le Hamas de Gaza, le Hezbollah du Liban ou l’Etat Islamique de Syrie/Irak. A vomir …

ooooo

Tout est dans tout … Il est fort probable que l’année 2017 sera bouleversée par le choix fait par l’Amérique, par -certainement- l’alternance en France, les élections en Allemagne, Hongrie, Norvège ou autres. Et, fort probablement, comme en 2016, partout on va voir les peuples choisir le centre-droit ou carrément la droite. Eh bien, si l’on n’est pas content le Comité Central peut toujours changer le peuple …

 

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 16:00

J’ai utilisé ce titre à trois reprises, en 2009, 2011 et 2013, pour le même sujet : Barack Obama. Jamais trois sans quatre … ce qui vient se passer au Conseil de Sécurité de l’ONU oblige l’observateur à y revenir.

Faisons court : le Conseil de Sécurité, à l’instigation (indirecte ?) des Etats Unis a mis fin à une politique constante gouvernant le conflit Israélo-Arabe (palestinien, si l’on veut), politique qui trouve ses racines dans sa résolution 242 (raffermie par la 338 qui demandait l’application immédiate de la 242). La 242, prise à la suite de la défaite de cinq pays arabes en juin 1967 demandait aux belligérants d’entamer des négociations de paix visant des frontières sures et reconnues pour tous les états de la région (y compris Israël, dont les gains territoriaux multipliaient par, presque, quatre, sa superficie). On connaît la suite : réunis à Khartoum les pays arabes ont défini leur position par les trois non : non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d’Israël, non à toute négociation avec Israël. Dix ans après, cependant, l’Egypte de Sadat entamait un processus qui verra la conclusion d’un traité de paix : Israël rendait à l’Egypte la presqu’île du Sinaï, env. 60.000 km2, soit trois fois plus que la superficie d’Israël ! Dix-sept ans après la Jordanie faisait de même sauf que, bien qu’en 1948 elle avait conquis et annexé ensuite la Cisjordanie, instruite par l’impossibilité de vivre ensemble avec « les palestiniens » y renonçait : Israël se trouvait comme puissance militaire devant administrer un territoire qui n’avait pas de propriétaire légal, territoire qui devenait « disputé » entre Israël et des populations locales. Viennent les accords d’Oslo en 2003 qui consacrent l’idée de « la paix contre la terre », vient l’évacuation complète et totale de Gaza en 2005 (territoire administré par l’Egypte, depuis 1948 jusqu’à 1967, mais qui n’avait aucune revendication le concernant).

Ce bref rappel pour arriver là où on se trouve aujourd’hui. Depuis 1967, Israël fort de raisons qui lui donnaient le droit de supposer que la dispute concernant la Cisjordanie allait se trouver un jour résolue en sa faveur a laissé se multiplier les initiatives visant la création de nouvelles communautés dans le territoire qui était la Judée et la Samarie bibliques. Territoire dans lequel le peuple juif a vu sa civilisation se développer depuis 3.000 ans avant JC. Aujourd’hui, quelques 350.000 israéliens vivent et prospèrent dans ce territoire. Et 250.000 autres dans la « grand » Jérusalem conquis par Israël pendant le guerre de défense de 1967 et qui lui sert de capitale depuis. On se souvient de la fameuse lettre de M. Bush à M. Sharon disant « Compte tenu des nouvelles réalités sur le terrain, y compris les grands centres de population israéliens déjà existants, il est irréaliste de s'attendre à ce que le résultat des négociations sur le statut final soit un retour complet aux lignes d’armistice de 1949 et tous les efforts précédents pour négocier un accord concernant « Deux États » ont abouti à la même conclusion. Il est réaliste de s'attendre à ce que tout accord de statut final ne soit obtenu que sur la base de changements mutuellement convenus qui reflètent ces réalités » M. Sharon avait, alors, promis à M. Bush d’évacuer Gaza, ce fut fait en 2005.

Mais la guerre au Vietnam, la « révolution culturelle du Camarade Mao » (entre 30 et 40 millions de morts, L’Express – 24.09.98), le Cambodge (et les deux millions de morts de Pol Pot) passés, le monde postmoderniste, surtout la gauche mondiale, se trouvaient sans cause à défendre. Comme entre temps on avait « inventé » un peuple palestinien, opprimé par Israël, avec l’aide du KGB pour les besoins de l’Union Soviétique pendant la guerre froide, on a créé une nouvelle bannière de rassemblement : « Israël assassin, Palestine vaincra ». Un nouvel état devait être créé. Pendant les 25 années qui ont suivi « Oslo » le gentils palestiniens ont tués, assassiné, torturé des milliers d’israéliens et leur « minorité agissante » (le Hamas) a tiré plus de 15.000 fusées de Gaza sur Israël. Qu’importe. La communauté internationale a pris fait et cause pour les pauvres palestiniens et a voulu (veut) traiter Israël en état paria. Du « juif errant » au « Israël assassin, Palestine vaincra » le trajet n’a pris que quelques dizaines d’années. Et les condamnations d’Israël à l’ONU, à la Commission des droits de l’homme, à l’Organisation Mondiale de la santé, partout ailleurs, depuis 1948 à ce jour ont dépassé en nombre toutes les condamnations de tous les états pour toutes les guerres ou mauvaises actions. Pas mal … Mais, comme disait Golda Meir « il vaut mieux être condamné que consolé ».

Et on arrive à l’homme que j’ai qualifié de « dangereux » depuis 2009. Dans la première semaine de son mandat M. Obama a téléphoné à Mahmoud Abbas pour l’assurer qu’il y aura un état palestinien en moins de deux ans et, pour faire bonne mesure, il a fait savoir à Israël qu’il ne se considérait pas lié par la lettre de M. Bush. Ce que M. Obama a fait c’est réécrire l’histoire en prenant totalement et entièrement fait et cause pour les palestiniens avec, bien sûr, la complicité enthousiaste des autres grands pays, la France la première.

Le 23 décembre 2016, moins de 30 jours avant la fin de son mandat, Monsieur Obama a fait voter (en s’abstenant) au Conseil de Sécurité de l’Onu une résolution qui (a) rendu nulles les résolutions 242 et 338, (b) qui change la politique constante des Etats Unis pendant le 40 années précédentes de s’opposer à toute résolution condamnant Israël d’une manière injuste et (c) qui affaiblit significativement « la main » d’Israël dans toute éventuelle négociation car épousant la « narrative » palestinienne pour ce qui concerne les territoires « disputés ». Non seulement a-t-il fait passer la résolution mais il s’est allié, en catimini, avec des coryphées de la paix et de la justice mondiale, je veux dire, le Venezuela, la Malaisie et le Sénégal. Les Etats Unis utilisant le Venezuela comme feuille de vigne … qui l’eut cru ? Et quand on constate, preuves à l’appui, qu’il a vertement menti quant à son rôle néfaste dans cette affaire, cela fait vomir … Tout cela pour décréter que le Mur des Lamentations vers lequel les juifs du monde entier se tournent pour prier se trouve dans un territoire « illégalement » détenu par Israël. Ce qui est curieux, en rendant « criminels » les habitants israéliens de l’endroit, il a oublié qu’il s’était rendu complice en ayant décidé d’y aller et de faire le geste suprême, introduire dans une fente du mur une prière écrite !

Cet homme est dangereux (4)

Ce qui est poignant c’est que parmi les 14 pays qui ont voté en faveur de la résolution, quatre ont le droit de veto et ne perdent pas une occasion à proclamer leur amitié pour Israël et leur volonté d’assurer sa sécurité. Comme ils ont assuré la sécurité de 6 millions de juifs entre 1933 et 1944. Les mêmes pays qui il y a deux mois ont décidé, par une autre résolution, de changer le nom du Mur des Lamentations en une place nommée d’après le cheval qui, en volant, allait emmener Mohamed de Jérusalem à Médine. Et parmi les quatre, la France qui va réunir quelques dizaines de participants le 15 janvier pour établir un catalogue de mesures pour régler le conflit israélo-arabe (palestinien). En vue, sans doute, d’obtenir une autre résolution dans les cinq jours qui précéderont la fin du mandat de cet homme dangereux. Mais auquel les sages d’Oslo ont attribué un Prix Nobel huit jours après le début de son mandat !

Les autres pays ? L’Espagne avec son histoire d’expulsion des juifs et d’inquisition, la Malaisie dont le Premier Ministre avait interdit le film La Liste de Schindler mais où Mein Kampf se trouve aux devantures de toutes les librairies, l’Ukraine ave son histoire antisémite et Babi Yar (35.000 juifs tués en deux jours en 1941), l’Angleterre qui après avoir découpé plus de trois quarts du territoire destiné à la création d’un foyer juif en Palestine (Société des Nations, 1919) pour créer un « royaume hachémite de la Jordanie », s’est opposée à l’immigration de juifs en renvoyant, certains, vers les camps de la mort allemands (Exodus, 1947), la France qui avait envoyé vers les camps allemands plus de juifs que tout autre pays occidental (77.000), l’Egypte qui a commencé la persécution des juifs du temps des pharaons … Ce n’est pas parce qu’on est paranoïaque qu’on n’est pas persécuté

A trois reprises j’avais écrit « cet homme est dangereux ». Il a trahi Israël mais pas seulement.

Il a trahi les iraniens en 2009 (« révolution verte »), les Irakiens en retirant contre l’avis de ses militaires les troupes américaines, les Afghans qu’il a laissé sans défense permettant le retour des talibans, les Egyptiens en forçant la dépose de M. Moubarak et facilitant l’arrivée des Frères Musulmans, les Syriens dont le sang de plus de 500.000 morts lui tachent le mains, les Ukrainiens qui avaient renoncé à leur armement nucléaire contre l’assurance donnée par les Etats Unis quant à l’inviolabilité de leurs frontières. Mais par dessus tout il a trahi les américains : aucune de ses promesses concernant la politique étrangère n’a été suivie de succès. Au contraire. Il a constamment favorisé les ennemis des Etats Unis en s’éloignant de ses alliés, fussent-ils des pays arabes ou Israël ou les pays de l’Est Européen, la Pologne en premier lieu. Et il a réussi à entraîner cinq autres pays dans la conclusion d’un accord avec l’Iran qui lui confère le droit à un armement nucléaire à l’horizon de 2025. L’Iran, dont les dirigeants promettent chaque jour de la semaine la destruction d’Israël.

Ce qu’il a fait, en réalité, est un acte criminel nuisant gravement à Israël. Acte qui n’a d’équivalent que l’infâme résolution de l’ONU (1975) « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ». Et il a fait cela un jour avant Hanoukka, qui célèbre le premier exemple au monde de lutte de libération nationale, les juifs s’étant révoltés contre les grecs d’Antiochos qui occupaient leur pays (168-160 avant JC).

L'année 1996 a officiellement marqué le «Trimillénaire de Jérusalem, la ville du roi David». Pour souligner cet évènement, le Congrès des États-Unis a adopté le « Jerusalem Embassy Relocation Act » ordonnant le déménagement de l'ambassade américaine de Tel Aviv vers la capitale déclarée d’Israël, Jérusalem. La loi a été adoptée au Sénat par un vote de 93 à 5 et à la Chambre des représentants par 374 à 37. Un calendrier pour sa mise en œuvre a été fixé: le déménagement de l'ambassade devait avoir lieu au plus tard le 31 mai 1999.
Et pourtant Israël attend toujours. Tous les présidents, depuis, M. Obama comme les autres, on reporté tous les six mois ledit transfert. Tout en ayant promis (tous, M. Obama y compris) pendant leurs campagnes électorales de faire le nécessaire – « le vote juif » n’était pas superflu …. La ville qu’un peuple dispersé aux quatre coins du monde pendant des milliers d'années d'exil considérait comme sienne, la ville pour laquelle les Juifs ont pleuré pendant des millénaires est aujourd’hui la leur. La ville qui reste la seule au monde à laquelle on refuse le statut de capitale du pays où elle se trouve. La ville qui compte, impatiemment, les jours jusqu’au 20 janvier 2017. La ville à laquelle une nouvelle administration américaine a promis la reconnaissance en tant que capitale d’Israël.

 

Mais rien de ce qui précède ne peut expliquer, autrement que par l’idéologie de « l’homme dangereux » le sort qui est fait à Israël. Ni le fait que le ban et l’arrière ban de la « communauté internationale » ait pris comme prétexte pour masquer sa haine d’Israël (et des juifs ?) l’activité « colonisatrice » d’Israël. Tout en justifiant leur décision de condamner Israël, Samanta Power déclarait, en explication du vote « Soyons clairs : même si chaque colonie devait être démantelée demain, la paix ne serait toujours pas possible sans que les deux parties reconnaissent des vérités inconfortables et fassent des choix difficiles » tandis que son patron, John Kerry disait, pour les mêmes raisons, « Permettez-moi de souligner: cela ne veut pas dire que les colonies constituent la cause entière ou même principale du conflit - bien sûr que ce n'est pas le cas. Vous ne pouvez pas non plus dire que si elles étaient supprimées, vous auriez la paix sans un accord plus large - vous ne le feriez pas ». Mais si les « colonies » ne sont pas la cause principale du conflit israélo-arabe (palestinien) pourquoi condamne-t-on Israël pour cela ?

 

C’est l’idéologie, stupide ! Barrack Hussein Obama. L’homme qui avait promis « un monde meilleur ». L’homme qui, comme Hamlet, faisait croire qu’il était animé des meilleurs intentions mais qui a sur sa conscience non pas une trentaine de cadavres comme Hamlet mais, entre autres,, 500.000 syriens. Et dont l’essentiel des huit années de ses deux mandats de président des Etats Unis a été consacré à « jeter Israël aux chiens ».

 

 

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 20:03

Depuis de nombreux mois, depuis que l’on se trouve aux States dans la période du « lame duck » de Monsieur Obama, on se perdait en conjectures : que va-t-il faire pour marquer, laisser en héritage à son successeur, au sujet de son projet le plus important, le règlement du conflit israélo-arabe (ou palestinien) ? Souvenons-nous, deux jours après sa prise de fonctions (le 22 janvier 2008) il a passé un coup de fil à Mahmoud Abbas et a nommé son mandataire pour régler le conflit, George Mitchell (auréolé par sa contribution au règlement du conflit irlandais). Ce n’est pas cela qui a convaincu les sages d’Oslo de lui accorder le prix Nobel huit jours après sa prise de pouvoir, mais … Dans moins de 30 jours il quittera la Maison Blanche avec, à son actif, des échecs patents en politique étrangère vu ce qui s’est passé depuis, vu les guerres en cours, vu la destruction de la Syrie, vu la crise des migrants qu’il a fait subir à l’Europe et au monde. Le monde n’est pas meilleur qu’en 2008 et son rêve de faire interdire et démanteler les arsenaux nucléaires s’est perdu dans les sables mouvants de ses manques de cohérence et des conséquences de sa « Weltanschauung » de soixante-huitard retardé nourri au lait de ses maîtres à penser communistes (Frank Marshall Davis, entre autres) ou d’extrême droite raciste noir (Jeremiah Wright) : oui, il a fait, comme d’autres, la synthèse qui l’a convaincu que ce qu’il doit faire c’est de détruire, en grande partie, ce qu’étaient les Etats Unis en rabaissant leur rôle dans le monde. Il n’a pas trop mal réussi …

Mais, ce qui lui tenait à coeur, plus que tout, c’était de « créer du jour » entre son pays et la seule démocratie existante au Proche Orient, Israël. Il serait trop facile de le taxer d’antisémitisme. Encore que, ses campagnes d’élection à Chicago et dans l’Illinois ayant été financées, en très grande partie, par la famille Pritzker (multimilliardaires, propriétaires de Hyatt et autres empires économiques) il n’est pas exclu qu’il s’agisse d’un « acte d’émancipation ». Sa détestation d’Israël, je crois, a été la conséquence logique de son comportement politique/philosophique : adepte de Franz Fanon, comme lui, il ne pouvait que prendre le parti des « damnés de la terre », dans son esprit, les pauvres palestiniens. Et pendant huit longues années il a fait tout ce qu’il a pu pour « punir » Israël et récompenser les palestiniens. Pourtant, à aucun moment, personne n’a pu imaginer qu’un jour il abandonnera 40 années de politique constante de défense d’Israël dans le cirque sanglant de l’ONU : où une majorité automatique de presque 160 états, un bloc arabo-musulman de presque 60 états et même les « pays éclairés » de l’Europe se disputaient la place de meilleur adversaire d’Israël. Tant et si bien que depuis sa rédemption avec l’aide de l’ONU Israël a fait l’objet de plus de 5000 résolutions de l’Assemblée Générale ou du Conseil de Sécurité : plus que pour tous les autres pays du monde Acharnement ? Antisémitisme ? Le cumul n’est pas interdit …

Certes, on dira que les Etats Unis de Monsieur Obama ont continué a assurer à Israël une contribution économique annuelle de plus de 3 milliards de dollars. Mais on oubliera de noter qu’il s’agit d’argent qui à plus de 75% doit être dépensé en achats de biens militaires américains … Comme on oubliera que la contribution américaine (moins de 1% du PIB d’Israël aujourd’hui) paye, en réalité, la qualité d’Israël de « meilleur porte avion » des Etats Unis au Proche Orient (Alexander Haig, Secrétaire à la Défense – 1982). Comme on oubliera les menaces constantes de l’Iran, criant sur tous les toits, sa décision de détruire Israël. Bon, c’est vrai, si l’Iran attaque Israël, la réaction sera telle qu’après 11 minutes (durée du vol des fusées Jéricho) l’Iran ne restera que dans la légende de mille et une nuits.

Mais qu’à voulu obtenir M. Obama ? Obliger Israël a accepter la création d’un 26ème état arabe qui, en partie, se trouvera là où la largeur d’Israël est de 12 km ou à 5 km du principal aéroport, Ben Gourion (Lod). Et cela après les deux dernières guerres de Gaza sachant que depuis 2005 les palestiniens de Hamas ont tirés plus de 15.000 fusées (au départ artisanales) sur Israël après que ce pays ait quitté entièrement Gaza.

M. Obama n’a pas voulu comprendre que dans la feuille de route d’Israël, l’option « suicide national » n’est pas incluse. Comme il semble croire que Massada ou la Shoah n’ont pas vacciné les juifs contre leur disparition. Et alors … pendant huit longues années il a demandé la lune à Israël et rien aux Palestiniens. Pourtant, doté d’une intelligence qu’il qualifie d’exceptionnelle, il a totalement occulté l’unique raison pour laquelle le conflit se poursuit depuis plus de 100 ans : l’incapacité, existentielle, du monde musulman d’accepter l’existence d’un état juif sur le territoire qui lui a été légué par Allah. Bon, il y a aussi l’Egypte et la Jordanie qui incapables de supporter une cinquième guerre après quatre défaites (48, 56, 67, 73) se sont décidés à signer des « paix froides » avec un voisin que, d’évidence, ces deux pays ne pouvaient pas détruire. Mais … les palestiniens et tous les autres pays musulmans (notables exceptions l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan) se sont ligués pour obtenir via « la communauté internationale » et l’ONU ce que l’on n’a pas pu obtenir par les armes : faire d’Israël un paria du monde jusqu’à obtenir sa destruction (prévue en 25 années par l’Iran). Et depuis huit longues années, ces ennemis d’Israël ont eu comme partenaire M. Obama dans leur lutte contre Israël.

Mais huit années n’ont pas suffit pour rendre gorge à Israël. On a choisi comme cheval de bataille la création par Israël de communautés en Cisjordanie, déclarés (non pas par la Cour Internationale de La Haye …) « illégales » et « contraires au droit international ». Faisons court : la fin guerre de 1967 a trouvé Israël en partie sur les lignes d’armistice de la guerre de 1948 et conquérant la Judée et la Samarie (Cisjordanie) qui avait été annexée par la Jordanie en 1950. En clair, on demande à Israël de rendre des territoires conquis dans une guerre déclenchée par ses ennemis, à une population (les « palestiniens ») qui n’avait aucun droit de propriété sur les terres en question. Et on a fait de cela l’alfa et l’oméga de la lutte mondiale contre Israël. Monsieur Obama a enfourché le même cheval du premier jour de son mandat jusqu’à aujourd’hui.

Fast forward – à 30 jours de la fin de son mandat, à l’encontre de la demande de son successeur et d’Israël, Monsieur Obama a organisé une démarche à l’ONU pour qu’une résolution d’origine palestinienne soit mise au vote alors que même le promoteur de la résolution (l’Egypte) après réflexion (et, sans doute quelques pressions amicales d’Israël) décide de retirer son projet. 14 pays, y compris le Venezuela, le Sénégal, l’Angola et les quatre autres pays avec droit de veto (dont la France, meilleur ennemi d’Israël depuis des lustres) ont intimé à Israël d’arrêter toutes actions dans « les territoires occupés palestiniens ». On croit rêver … Non seulement il n’y en n’a jamais eu de « territoires palestiniens » mais … le Mur des Lamentations à Jérusalem et les tombeaux des patriarches à Hébron sont affectés par le Conseil de Sécurité au futur éventuel état palestinien !

Monsieur Obama aurait pu utiliser son veto pour qu’une telle résolution ne soit pas inscrite parmi celles approuvées par le Conseil de Sécurité de l'ONU. Il l’a laissé passer et ses séides ont expliqué, depuis, que c’est à cause des relations mauvaises entre M. Obama et le premier ministre israélien que les Etats Unis se sont décidés à laisser passer la résolution. Pour punir M. Netanyahou, M. Obama a envoyé sous le bus l’état d’Israël (so to speak).

Le coup de pied de l’âne … Le lion est en effet effondré à l'idée que même l'âne va pouvoir le frapper (Jean de la Fontaine) :


« Ah ! c'est trop, lui dit-il ; je voulais bien mourir ;

          Mais c'est mourir deux fois que souffrir tes atteintes. »

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 10:47

La tragicomédie de la gauche qui nous a occupé pendant deux semaines a vu son dénouement jeudi dernier : le roi a, enfin, compris qu’il était nu. Naturellement, tous les membres de la media sphère qui s’occupent de notre lavage de cerveaux viennent de nous dire qu’il s’agit d’un acte digne d’un homme d’état, exécuté avec une élégance et un sens des responsabilités inédits, bref, admirables. Et cela, juste quand les résultats des promesses faites en 2012 commençaient à apparaître. Serait-ce vrai ?

Pour être élu en 2012 (tout en bénéficiant d’un « référendum » anti-Sarkozy, du ralliement du maire de Pau et de 90% des votants de la diversité …) F. Hollande a tenu de présenter au pays 60 propositions. Pour me faciliter la vie j’en ai pris un quart et j’ai comparé ce qu’il a promis et ce qui a été réalisé. Voilà le résultat:

Tirez sur l'ambulance !

En paraphrasant le camarade Marchais, « le bilan n’est pas positif ». Certes, la grande réforme sociétale, le mariage pour tous, a été réalisée. Fondamentale pour l’avenir de la France, n’est-ce pas ?

Mais, F. Hollande, pour montrer son sérieux, s’est engagé aussi sur des des chiffres :

- La réduction de la dépense publique (aujourd’hui 44,7% en Allemagne – 56,6% en France) et du taux de prélèvement obligatoire (aujourd’hui 37% en Allemagne – 47,6% en France) ;

- Croissance promise (voir tableau) – réel moyenne sur 4 années 0, 6% :

Tirez sur l'ambulance !
Tirez sur l'ambulance !

- Déficit public et endettement promis (voir tableau)  réel fin 2015 – déficit 3,8% et endettement public 97 % :

Tirez sur l'ambulance !

L’espoir véhiculé par les projections proposées ne s’étant pas matérialisé, la France de M. Hollande s’est vue « dotée » de UN MILLION de chômeurs supplémentaires et d’une augmentation de la dette de l’ordre de 350 milliards d’euros. On se souvient que F. Hollande a dit haut et fort « Mon devoir est de permettre le changement. Un vrai changement. Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner confiance aux Français et faire redémarrer le progrès » Et pour raffermir son engagement il a promis l’inversement de la courbe du chômage pour la fin de 2013 en liant son sort à ce sujet. Inconscient ? Menteur irresponsable ? Piètre gestionnaire du pays ? Choix multiple mais le cumul n’est pas interdit … Au moment où, en annonçant sa décision de ne pas tenter d’obtenir un deuxième mandat, avec un manque de sérieux qui frise l’irresponsabilité, il a prétendu que son bilan est fortement positif. Le drame c’est qu’il est le seul à le croire. Un peu  de dialectique n’est pas de trop : si le bilan est bon pourquoi ses propres partisans croient le contraire et si le bilan est bon pourquoi ne pas briguer un deuxième mandat ? Mais c’est toujours comme cela : le peuple (maudit soit-il …) ne croit pas, à plus de 90%, que le bilan est bon et qu’il pourrait obtenir un deuxième mandat. Certes, il devrait changer le peuple mais …

Le peuple ne le croit plus car, par exemple, trois phrases (que je choisis) de son anaphore de 2012 son restées sans suite :

 1. « Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Élysée.

2. Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire.

3. Moi président de la République, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives, pour les élections non pas de 2012, mais celles de 2017, car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées…

On sait ce qu’il en est : il a fait venir les parlementaires de gauche à des déjeuners à l’Elysée car il s’est comporté non pas en président mais en chef de la majorité de gauche, il a eu un comportement pour le moins non exemplaire en arrivant à l’Elysée avec sa deuxième concubine qu’il a abandonné en faveur d’une troisième, et quant au vote des étrangers habitant la France … ce n’est pas demain la veille qu’il le fera admettre.

De plus, cerise sur le gâteau, il a bénéficié de l’aura d’un bouquin de 662 pages (que l’on lit du début à la fin avec effroi et incrédulité) qu’il a donné l’autorisation d’écrire à deux journalistes de gauche (la gauche trotskiste du Monde) en acceptant de ne pas connaître son contenu avant sa publication. Bouquin qui, tout en étant un « Exercice d’admiration » (E. Cioran) dévoile un portrait insupportable fait de cynisme (par rapport au peuple, les « sans dents ») et de mensonge (avouer qu’il a constamment menti aux allemands en faisant des promesses tout en sachant qu’il ne pourra les tenir) est la goutte d’eau dans le vase déjà plein. Bouquin qui, par moments dévoile de vrais secrets d’état.

Alors ? Au contraire de l’usuel « il ne faut pas tirer sur une ambulance » je crois que c’est le moment de le faire au lieu d’admirer celui qui a fait perdre à la France cinq années après les périodes de glaciation (Brejnev …) de Jacques Chirac et François Mitterrand. Pauvre France

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 20:45

Depuis une semaine, le ban et l’arrière ban du monde « éclairé » s’est consacré à commémorer la mort d’un des derniers dictateurs communistes, connu comme tel,  Fidel Castro. Certes, au moins deux autres pays « communistes » survivent encore mais, à moins que le monde ne marche pas sur sa tête on ne voit pas comment ils oseraient faire de même, par exemple, pour le « chef suprême » de la Corée du Nord, Kim Jong-un.

Un petit florilège des messages d’une partie des élites de notre pays illustre, mieux que tout autre chose, la confusion mentale des gens qui se croient capables de montrer la voie de l’avenir à la France.

Le plus pathétique, «Fidel ? Demain était une promesse.» un haiku du sieur Mélenchon qui s’était déjà fait remarquer, en pleurant, au décès d’un autre dictateur communiste, Chavez du Venezuela celui qui avait réussi à mettre en faillite un pays où le pétrole coulait comme le lait et le miel  ailleurs.

Le plus élevé en grade, notre (encore pour quelque temps) Président, Monsieur Hollande « … une figure du 20ème siècle. Il a su représenter pour les cubains la fierté du rejet de la domination extérieure » Et qui, pendant les 67 ans de dictature criminelle a réussi à faire plus de 70.000 de prisonniers  politiques, fait assassiner quelques dizaines de milliers d’autres et fait émigrer de l’île plus de 1.500.000 citoyens soit environ un cubain sur sept. Le Cuba des frères Castro détient le record absolu de suicides en Amérique Latine : 18,1 pour 100.000 habitants (Pérou 2,3 et Guatemala 1,9 ; environ 0,7 en France) : on peut, raisonnablement, se demander « le régime y serait-il pour quelque chose » ? Question rhétorique …

Pourtant, même le Pape François s’est cru obligé d’envoyer de fraternelles condoléances « … à la famille de l’ancien dirigeant, au gouvernement cubain ainsi qu’à l’ensemble de l’aimée nation cubaine » Quelle indécence !

Fidel Castro, dictateur sanguinaire, l’homme qui en 1962 avait -presque- réussi à provoquer un conflit nucléaire entre les Etats Unis et la Russie (La crise des missiles).

Pourquoi, diable, les grands de ce monde soutiennent-ils un tyran (de gauche …) au mépris de ses crimes et des victimes qui n’en peuvent, mais ? Ils ne sont pas ignorants ou stupides, pourtant ils savent bien que Fidel Castro était un dictateur meurtrier qui transformant Cuba en un état d'esclaves a ruiné son pays. Certes, ils peuvent dire aussi que l’analphabétisme est pratiquement nul et que l’assurance santé est gratuite. Certes aussi, savoir lire est utile pour lire ce que l’on ne peut pas avoir ou l’interdiction de voyager, bref, d’être libre. Mais, peut-être qu’ils apprécient l’héritage de Fidel : sa grande réussite a été de transmettre le pouvoir totalitaire à son frère qui, d’ailleurs, oeuvre à  le laisser à ses héritiers. La création d’une dynastie communiste mérite, sans doute, le respect du Pape, de Monsieur Hollande et du sieur Mélenchon. Car, pour d’autres dictateurs de gauche, ils ont toujours espéré qu’en se montrant tolérants et magnanimes ils réussiront à en faire de démocrates. Et qu’ainsi le monde, qui change, deviendra meilleur. Alors, les absoudre de leurs crimes, quelle importance. Interdiction de sourire …

Voilà 100 ans que le communisme s’est installé en Russie. Et ensuite, dans les pays de l’Est, en Chine, au Vietnam ou au Cambodge. Différentes études évaluent le nombre de morts dont ils sont responsables entre 100 et 200 millions d’êtres. « Les pays communistes s’entendirent mieux à faire croître les archipels concentrationnaires que le blé, à produire des cadavres que des biens de consommation » (Le livre noir du Communisme, S. Courtois et alea.). Mais qui se souvient encore de l’immondice du Monde qui, à l’entrée des khmers rouge dans Pnom Penh (avril 1975) titrait sur cinq colonnes à la une « Pnom Penh libéré » Il y a eu ensuite près de 2 millions de morts, à l’époque plus du tiers de la population cambodgienne (Programme d'Étude sur le génocide cambodgien - Université de Yale).

Eh bien, 100 ans après le 7 novembre 1917 un des derniers dictateurs communistes disparaît. Au lieu de fêter l’événement avec joie, Messieurs Hollande, Mélenchon et … le Pape le pleurent ! J’ai oublié M. Obama qui en « exprimant son amitié au peuple cubain » ajoutait « l'Histoire sera comptable et jugera de l'impact énorme de cette figure singulière sur le peuple et le monde qui l'entourent »

Le monde a commémoré le décès d’un caudillo failli Sud-Américain qui, pendant presque 60 ans a exploité et opprimé le petit peuple de Cuba. Caudillo qui a pu faire ce qu’il a fait parce que fort du soutien de l’Union Soviétique et de l’Eglise Catholique avec la tolérance complice des toutes les gauches de monde.

 

Requiem pour un assassin
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 10:11

L’Autriche, les Etats Unis, la France : trois pays où les signes précurseurs du monde à venir se sont révélés en l’espace d’une année. Quo vadis ?

Regardons, pour commencer, l’Autriche. Un pays de 9 millions d’habitants, industriellement développé, un PNB par habitant supérieur à 45.000 $ (PPA, il était de 8.630 $ en 1979 !) dont la richesse a été multipliée par 2,5 pendant les 25 dernières années car la croissance annuelle a été, en moyenne de 4 à 6%.

Un monde qui change.

Une société composée d’autochtones en majorité (absolue) catholiques. Membre de l’Union Européenne, ayant adopté l’euro, montrant un déficit budgétaire de    -1% et gouverné par une coalition (ou alternance) d’un parti socialiste  et d’un parti conservateur qui réunissait de 1945 à 1986, peu ou prou, 95% des voix aux élections. En clair, une « dictature bipartite » acceptée cependant car les choses se passaient raisonnablement bien. Un parti « extrémiste » qualifié par d’aucuns de « néo nazi » ne recueillait en 1986 qu’environ 1% des voix. Fast forward – ce même parti affichait un score de 27% en 1999 et plus de 35% en 2016 – date des dernières élections présidentielles. Elections gagnées avec une différence de 0,3% des voix par le candidat écologique, résultat contesté par le parti "néo-nazi". Résultat invalidé par la Cour Suprême du pays qui décide de refaire les élections (date probable 4 décembre 2016).

Mais que c’est-il passé ces vingt dernières années ?

Un monde qui change.

Le taux de natalité, pratiquement constant pendant les 30 dernières années (1,44 enfants/femme) et un taux de mortalité de 0,9 % ne peuvent justifier la croissance de 20% de la population. Explication : immigration massive à partir de 1970, qui se voit aussi, par la disparition de la prépondérance des catholiques. La religion de l’immigration ? Naturellement, musulmane. Et fait curieux, la croissance du PNB (ou PPA) par habitant est presque nulle (0,3% l’année dernière) pendant la moitié de la décennie en cours ce qui pourrait dire, entre autres, que les nouveaux arrivés ne contribuent pas à la croissance du PNB mais, qu’au contraire, ils le diminuent. Devant les effets de l’immigration massive et  de la nouvelle vague d’immigrants (2014-2016) l’Autriche décide de suspendre le droit des immigrants de déposer un dossier sur son territoire. L’élection à venir comporte le choix d’un candidat « écologique » ou « néo nazi ». Qui l’eut cru il y a dix ans ? Pourtant tout était écrit sur le mur …

Aux USA au bout d’une campagne de plus de 18 mois, la candidate démocrate aux élections présidentielles est battue par un candidat (indépendant) adoubé, in extremis, par le parti républicain. Ce résultat montre, d’évidence, que le règne sans partage des démocrates et des républicains a fait son temps. Mais comment est-on arrivé là ? On est arrivé là car depuis la « révolution » de 1968 le pays a été transformé, de plus en plus vite, en imposant à sa population autochtone une immigration massive. Sur les 320 millions d’américains on trouve aujourd’hui 64% de blancs non hispaniques, 16,7% d’hispaniques et Latinos, 12,3% de noirs : 30% soit plus de 100 millions n’ayant pas leurs racines tracées jusqu’à May Flower ou à l’immigration européenne du 19ème siècle. Personne n’ose étudier pourquoi les plus de 60 millions de noirs n’ont pas participé à l’éclosion des Etats Unis proportionnellement à leur nombre. Et si on ajoute les 10-12 millions de « sans papier », l’exacerbation du communautarisme, la destruction massive des appareils industriels, l’importation de pratiquement 75% des produits industriels commercialisés, on comprend pourquoi les « petits blancs » se sentent orphelins. Petits blancs, en réalité la classe ouvrière (« cols bleus ») et une partie de la classe moyenne (« cols blancs ») qui ont contribué, par le passé, plus que tous autres au développement du pays, forts de leur croyance dans « le rêve américain ». Ajoutez à tout cela le sentiment des « orphelins » de supporter une charge proportionnellement plus lourde que celle supportée par les 100 millions de non autochtones. Et, cerise sur le gâteau, l’apparition d’une double oligarchie, financière et politique. Pensez seulement à l’exemple de la famille Clinton : entrés en politique il y a 30 ans, ils disposent aujourd’hui d’une fortune dépassant 100 millions de $. Corruption, concussion, financements occultes autant de raisons pour lesquelles la candidate démocrate a été battue. Et autant de pêchés que « l’intelligentsia » américaine, les acteurs et les magnats de Hollywood ou les grands financiers de Wall Street font semblant de ne pas connaître tout en se considérant « progressistes » - nouveau nom d’une gauche qui n’a pas le courage de se déclarer comme telle.

Et la France ? Après les deux septennats de F. Mitterand, après les douze années de J. Chirac, nous voilà à la fin du mandat de F. Hollande. 31 années pendant lesquelles rien ne s’est passé dans ce beau pays de France. Si, pendant ces trente années on a détruit l’appareil industriel du pays, on a accepté une immigration massive (10% de la population totale actuellement, primo arrivants et descendants) et on a multiplié la dette publique de 20% à 100% du PNB : en 1981 la dette publique était d’environ  100 millions d’euros, elle est aujourd’hui de 2.200 millions d’euros et augmente de 2540 € par minute. Inexistant, presque, à la fin des années 70, le chômage touche aujourd’hui plus de 6 millions d’habitants étant, en pourcentage, le double de celui d’Angleterre ou de l’Allemagne. On devrait ajouter les 2,5 millions de personnes employées par des associations sans but lucratif et les 1,5 millions de bénéficiaires du RSI, RSA, ou autres systèmes de subvention. Tout cela sur fond de « d’Etat providence », d’emploi de plus de 5 millions de fonctionnaires et d’une grande conquête sociale : seulement 45% des foyers fiscaux payent l’impôt sur le revenu ! Ajoutez les cinq années de  F. Hollande : aucune réforme de fond, augmentation du nombre de chômeurs (entre 600.000 et 1.000.000 selon les modes de calcul), augmentation de la dette publique mais … une réforme « sociétale » aussi importante que l’abolition de la peine de mort … le mariage pour les homosexuels. Les 40 dernières années de « dictature bipartite » (gauche et droite) ont réussi à faire de la France le dernier pays de l’OCDE selon, pratiquement, tous les indicateurs. C’est cela qui a fait que le FN recueille les suffrages d’un tiers de la population. Et si vous ajoutez les 15/20 % de l’extrême gauche vous trouverez que la moitié du pays rejette le système dominé par l’autre moitié. Sur ce, de nouvelles élections présidentielles se profilent. La droite ayant décidé de choisir via une « primaire » son candidat a vu son projet dénaturé par (une partie de) la gauche. Faisant preuve d’une malhonnêteté intellectuelle frisant le parjure des gens votants habituellement à gauche sont allés voter à cette primaire pour faire barrage à un des impétrants. Le prix de 2 euros ne leur a pas semblé trop cher pour mentir (signer, affirmant « partager les valeurs de la droite ») et choisir leur candidat. 16% des votants à la primaire se sont déclarés « socialistes » aux sondages et 14% ont refusé d’indiquer leur appartenance. A supposer que le candidat en faveur duquel ils ont agi sera élu, ils pensent qu’ils auront une France apaisée, heureuse de vivre ensemble … tant que le mur de la dette ne s’écroulera pas sur nous. Quelle imposture ! Si l’on continuait comme cela, au mieux dans cinq ans on aura un Trump français, au pire on aura, à l’exemple de l’Autriche, le FN. Et vaya con dios

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 12:53

Première interrogation : Hillary Clinton a gagné le vote populaire (différence de voix de 200.000 à 400.000 selon des comptes rendus différents) pourtant elle n’a pas été éluée. Il ne faut pas en vouloir à ceux qui ne connaissent pas le ressort du système d’élection américain (vote populaire + grands électeurs) mais rejeter la « critique » hypocrite, intellectuellement malhonnête,  de ceux qui le connaissent. En effet, pour éviter la « tyrannie de la majorité »  (Alexis de Tocqueville -De la démocratie en Amérique- 1835 et à sa suite Benjamin Constant, Isaiah Berlin, etc.,) les « founding fathers » ont prévu un système d’élection à deux étages : vote populaire sur la base duquel et en fonction du nombre d’habitants de l’état) on élit,  des « grands électeurs ». Ce sont eux qui, font le choix entre les deux premiers candidats et choisissent donc,  le Président. On voit, donc, que disposer d’une voix de plus dans le vote populaire (majorité) pour choisir le président n’est pas une condition suffisante. D’évidence, le système évite la « tyrannie de la majorité » : avec  1,66/3,32 POUR MILLE Hillary Clinton aurait pu imposer sa loi à 49.998 POUR CENT des votants. Allons plus loin, deux états (New York et Californie) étant les plus peuplés et votant en majorité « démocrate » auraient pu imposer leur loi aux états dont la majorité aurait voté «républicain».

Deuxième interrogation : Hillary Clinton a-t-elle a perdu car les américains misogynes ne voulaient pas avoir une femme comme président. Hillary Clinton a perdu car elle est apparue à la moitié des électeurs comme malhonnête, menteuse et avare, faisant partie d’un groupe «famille Clinton + sponsors divers parmi lesquels G. Soros mais aussi le Qatar et/ou l’Arabie Saoudite » Pendant plus de 30 ans -son mari gouverneur d’Arkansas pendant 11 ans, président des Etats Unis pendant 8 ans, elle sénatrice 8 ans, ministre des affaires étrangères pendant 4 ans- la famille a fait partie de « l’élite des élites américaines ». Et ce qui l’a pénalisée,  avec  le sceau de l’infamie, c’est d’avoir défendu son mari pour ses frasques sexuelles, le couple accumulant par ailleurs plus d’une centaine de millions de dollars. C’est son profil et ses mensonges qui ont rebuté la moitié des votants et on devrait, plutôt, se demander comment l’autre moitié a pu la choisir. Membres du même « microcosme » les acteurs de Hollywood, les « grands intellectuels », les rédactions des plus grands journaux, dont le Wall Street ont tous adoubé Hillary Clinton et c’est en opposition à cela que l’autre moitié a choisi Donald Trump. Il est curieux que l’on oublie qu’en 2008, pour la primaire démocrate, elle n’a pas été choisie non plus, l’Amérique ayant élu ensuite un président noir.

Troisième interrogation : Ne devrait-on pas mettre en exergue tous les pêchés de Donald Trump dont la somme aurait dû le disqualifier. C’est ce que a cru la moitié des votants mais l’autre moitié a voté pour lui, par défaut, car les pêchés de Hillary Clinton semblaient autrement dangereux pour le pays. En effet, la moralité (ou le manque de …) de Donald Trump est un sujet propre à l’individu tandis que le moralité de Hillary Clinton a influencé (et aurait pu continuer à)  les destinés des Etats Unis. Son activité comme ministre des affaires étrangères, sa collusion avec les pires sponsors du terrorisme islamique, son inadmissible statut de bénéficiaire ultime de la « Fondation Clinton », ses actes de « trahison économique » (ayant rendu possible pour un consortium russe d’acquérir une mine d’uranium américaine – récompensée par un don de 20 millions de dollars à sa fondation …) et tant d’autres peccadilles ne pouvaient pas la rendre sympathique à la majorité des croyants protestants.

Quatrième interrogation : Les manifestations actuelles contre l’élection de Donald Trump ne sont-elles pas le signe d’un clivage définitif qui l’empêchera de gouverner ? Il faudrait raison garder et ne pas prendre les quelques milliers de manifestants (total à hier pour 19 états) au sérieux. Par contre, ce que les manifestants (avez-vu vu les « casseurs » cagoulés ?) ont choisi comme slogan de référence « Donald Trump n’est pas mon président » en dit long sur la conception démocratique des individus. Quant à la gloutonnerie de la presse, de la radio et de la télévision en France pour montrer, en plans serrés, la « réaction des masses » prenons la chose avec distance et souvenons-nous de la phrase de Talleyrand : « tout ce qui est excessif est insignifiant »

Cinquième interrogation : Les destinées de l’Europe ne seront-elles pas affectées par un président Trump » ? Quand on voit les contorsions dialectiques d’un François Hollande (partenaire de l’Amérique dans la guerre en Syrie), de Mme Merkel (l’Amérique est le premier client de l’Allemagne) ou d’un Jean-Claude Juncker (qui ne représente personne mais qui s’est permis de « d’étriller » DT en déclarant que « DT devra apprendre ce qu’est l’Europe  et cela fera perdre deux ans») on peut se faire peur. Les Etats Unis sont la première puissance mondiale (on peut le regretter, M. Obama a tout essayé pour qu’elle ne le soit plus) et continueront de l’être nonobstant la position de l’Europe qui, au fond, n’admet pas qu’ils aient choisi un président tellement différent de ce qui se fait chez elle.

ooooo

C’est pour la deuxième fois dans leur histoire que les Etats Unis choisissent un novice en politique comme président. Le premier -Eisenhower- n’a pas démérité que l’on sache. Des manifestations contre l’élection d’un président ont déjà eu lieu ce qui n’a pas empêché celui qui était visé d’être un précurseur du monde multipolaire actuel (Nixon). Alors … les trois pellés et deux galleux qui crient leur colère à Times Square à New York ou sur le Rodéo Drive à Los Angeles, la gauche bien pensante chez nous et les gnomes de Bruxelles qui défendent leurs privilèges … tout cela passera comme passent les roses …

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:18

Il y a exactement 170 ans Karl Marx et Friedrich Engels écrivaient  « Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot , les radicaux de France et les policiers d'Allemagne » (Le Manifeste du Parti Communiste,  1847). Aujourd’hui, un autre spectre hante l’Europe : le populisme. Et on voit Monsieur Hollande, Madame Merkel et la superstructure de Bruxelles, affolés car de l’autre côté de l’Océan le même populisme vient de conquérir le pouvoir dans l’état le plus puissant du monde.

Tant que ledit populisme affectait l’Autriche ou, en partie, les Pays Bas et l’Allemagne, les élites qui gouvernent (avec le succès que l’on connaît) l’Europe se contentaient de morigéner ceux qui se laissaient convaincre que ce n’était pas bien et qu’en réalité, les lendemains promis par l’Etat providence et la vulgate semi-socialiste allaient être heureux pour le restant de l’histoire. Naturellement, elles demandaient à être crues sur parole car il n’y avait personne de plus brillant ou qui leur soit supérieur. Ergo la justesse de leurs vues, en toutes choses, ne pouvait pas être mise en doute. Et quand le peuple faisait savoir sa désapprobation d’un quelconque accord (Pays Bas, France, référendum 2005) puisqu’elles ne pouvaient pas changer le peuple (Brecht), elles s’asseyaient sur son avis et concoctaient un traité (Lisbonne 2007) qui n’était plus soumis à référendum.

D’aucuns considéraient qu’il s’agissait d’une pensée unique qui tôt ou tard risquait d’être mise en cause par tous ceux qui, nonobstant ce que l’on leur promettait, ne voyaient rien venir.

Et puis, plus de 60 millions de citoyens américains on décidé de « renverser la table » en choisissant comme président un bonhomme d’une honnêteté relative, habitué des plus mauvais sentiments à l’adresse de divers groupes sociaux et dont les mérites vantés quant à l’accumulation de sa fortune demandaient vérification.

Que s’est-il passé ? Ridiculisé par la « droite » et par la « gauche », méprisé par tous ceux qui ont 30 ans (ou plus) d’émargement aux budgets des états, méprisé par tous ceux qui se considèrent au-dessus de la mêlée, par les vedettes de Hollywood ou les intellectuels de Harvard, Stanford et/ou Princeton, le bonhomme a été élu président. Au bout de quinze mois de campagne électorale pendant lesquels on a dit pis que pendre le concernant, pendant que plus de 200 journaux l’ont vilipendé (seulement six l’ont adoubé) personne n’a essayé de comprendre quel était le ressort de sa progression inexorable vers le pouvoir suprême. Personne n’a compris que le « populisme » allait sortir victorieux d’une lutte à laquelle seulement une des parties était réellement légitime.

Il s’agit, on le sait, des cadres et des ouvriers blancs qui ont été gavés pendant 50 ans (depuis les années 60) de multiculturalisme, de globalisation et de changements démographiques contraires à ce qu’ils étaient. Après avoir perdu -comme la classe moyenne- leurs illusions quant au « rêve américain » ils ont décidé de choisir comme représentant celui qui s’est déclaré solidaire des petits, des pauvres non entretenus par l’état, des sans-grades, bref, celui qui s’est fait leur voix. Sans parti, sans organisations structurées, utilisant pour l’essentiel ses propres sous, le pelé, le galleux, leur a rendu l’espoir. Le résultat obtenu constitue une répudiation non seulement de son adversaire (Hillary Clinton) non seulement pour ce qu’elle est mais, surtout, pour ce qu’elle représente. Sans oublier une répudiation patente de tout ce que l’actuel président des Etats Unis voulait laisser comme héritage.

Et voilà que les têtes pensantes de l’Europe, incapables de comprendre ce qui arrivait et ce qui, probablement, risque de se passer chez elle dans les années à venir, se sont lancés du haut de leur savoir, à nul autre pareil, a proférer des diatribes, à parler de «période d’incertitude» et à sommer le nouveau président des Etats Unis de comparaître à Bruxelles pour qu’il s’explique. Ces têtes pensantes – et tous ceux qui les soutiennent, presse, radios, télévisions, experts auto-proclamés, « tout ce qui grouille, grenouille et scribouille » (De Gaulle, Montréal 1967)- par leur myopie, par leur arrogance, par leur méconnaissance de la vie réelle des peuples qu’ils s’entêtent à gouverner, sont en train de détruire les chances de l’Europe de rester ce qu‘elle a été, un continent blanc (comme l’Afrique est un continent noir) dont les valeurs sont d’origine judéo-chrétienne. En quoi faisant ? Multiculturalisme (tous les cultures se valent), globalisation (frontières ouvertes pour assurer une concurrence effrénée), « vivre ensemble » (incapacité des populations migratoires d’être assimilés). Si l’on accepte ce point de vue, ce qui s’est passé aux Etats Unis doit être considéré comme une réaction massive à l’attaque (la destruction) depuis longtemps par des intellectuels de haut vol et des « cerveaux d’acier » des valeurs du bas peuple. Certes, on considère ceux qui constituent le bas peuple comme « déplorables » (H. Clinton, 12.09.16, qualifiant « la moitié » des partisans de Donald Trump). Oui, ils sont déplorables mais … ils ont été très nombreux : pourtant ce n’est pas ce qui arrête tous ceux qui n’ont que la démocratie à la bouche de s’arroger le droit de la nier.

Le populisme qui fait peur à nos élites, l’idée que l’on puisse gouverner un pays sans faire partie du monde politique (chez nous sans sortir de l’ENA ..) constitue un des facteurs majeurs de l’opposition à tout changement. Dans notre Assemblée Nationale sur les 577 députés plus de la moitié sont fonctionnaires : comment croire qu’ils seront disposés à changer quoi que ce soit qui pourrait influencer leur propre situation ? Mais si le bas peuple veut, un jour, s’attaquer aux privilèges et aux prébendes que le système qui est le nôtre accorde, on criera au populisme. Néanmoins, ne pas le faire c’est faire le lit aux pires démagogues. Choisir entre la peste et le choléra …

Un spectre hante l’Europe … le populisme menace l’ordre établi, menace les 33.000 fonctionnaires de Bruxelles dont les salaires sont le triple du salaire moyen des pays membres et qui ne sont pas soumis à un quelconque impôt. Il menace l’organisation d’une société qui a détruit « l’ascenseur social », qui a laissé se créer et se développer une composante « assistanat » qui a pris la place de l’émulation par les résultats du travail fait et qui a fait de l’immigration de populations non assimilables un objectif prioritaire mais pernicieux pour le sort de ses propres pauvres

 

 

 

 

 

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