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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 20:02

Tout au long de l’année 2019 l’Iran n’a pas cessé d’œuvrer à la déstabilisation de la région qui s’étend du Golfe Persique jusqu’à la Méditerranée via, l’Irak, la Syrie et le Liban. Un rappel rapide mérite d’être fait si l’on veut comprendre ce qui s’est passé il y a deux jours.

En avril 2019 l’Iran arraisonne un cargo, le Maersk, battant pavillon danois. En juin deux pétroliers, norvégien et japonais ont été la cible d’attaques (identifiées comme iraniennes). En juin ils recommencent avec un pétrolier norvégien. En juillet, en « représailles » ils arraisonnent un tanker britannique. On peut remarquer qu’ils ne se sont pas attaqués ni aux bateaux américains ni aux français ou russes ou chinois. Non, ce n’est pas le hasard, c’est simplement la stratégie dite de « la cuisson du homard » Mais aussi avertissement aux grands, sans aucun risque, voulant dire… nous contrôlons le Détroit du Hormuz, à bon entendeur, salut.

Et comme le homard ne disait rien sauf « continuons de négocier », « ne sortez pas du fameux JCPOA », « on va contourner les sanctions américaines », les stratèges perses avançaient leur pion dans le jeu d’échecs qu’ils disent avoir inventé… Ce faisant ils tiraient avantage de la veulerie de l’Europe (Madame Mogherini allait à Téheran voilée comme il se doit pour un dhimmie).

Mais pas seulement. Les mollahs voyaient que le nouveau sheriff avait d’autres chats à fouetter et semblait vouloir faire ami-ami avec eux disant, chaque fois qu’il avait l’occasion, qu’il acceptait de discuter avec eux sans conditions préalables pour, éventuellement, bâtir un autre JCPOA. Et ils voyaient aussi que les anciens de l’Administration Obama (en particulier John Kerry) leur demandaient d’être patients car… DJT allait être battu aux élections de 2020 et qu’après…

Et ils l’ont cru. Et ils ont laissé le No.2 du régime, le concepteur de la stratégie géopolitique de l’Iran, le bras droit du Guide Suprême, le premier militaire iranien faire ce qu’il croyait nécessaire pour retrouver l’influence de Nabuchodonosor sur l’Orient, proche ou éloigné. Et naturellement, pour réaliser ce qui se trouve au frontispice de la République Islamique depuis 1979, éradiquer « l’entité sioniste » de la carte. Et ils ont continué à réchauffer l’eau du homard : détruire en vol un drone de reconnaissance américain au dessus du Detroit de Hormuz, quelques fusées tirées de Syrie contre Israël, une armada de drones envoyés pour détruire la moitié des réservoirs de stockage de pétrole en Arabie Saoudite : aucune réaction du Sheriff, simplement les israéliens (qui ne se laissent pas faire…) leur ont répondu du tac-au-tac mais le tac de réponse était d’un ordre de grandeur plus grand que le premier.

Fast forward : En décembre, les milices chiites iraniennes ont commencé à viser des installations militaires américano-irakiennes en Irak avec des frappes de missiles de plus en plus sophistiqués. Au bout de dix frappes le secrétaire à la Défense des États Unis, Mark Esper, a demandé au gouvernement irakien d'aider à prévenir les attaques visant des soldats américains. Sans résultat aucun car lesdites milices prenaient leurs ordres de l’Iran via une structure mise en place par le Général Souleymane. Une roquette lancée par une milice soutenue par l'Iran a tué un sous-traitant américain et blessé trois soldats le 28 décembre. En réponse, les États-Unis ont mené des frappes de représailles sur les positions des milices en Irak et en Syrie. Quelques dizaines de morts et l’avertissement « pas de provocation cela risque de vous coûter cher ». Qu’à cela ne tienne, Comme en 1979, à l’instigation du « patron » dans une escalade désorganisée en apparence mais dramatique, des manifestants membres de la milice du Kezib Hezbollah supplétive de l'Iran ont assiégé l'ambassade des États-Unis à Bagdad, piégeant ses diplomates et ses employés qui ont eu la vie sauve car abrités dans des pièces sûres inviolables avec des moyens normaux.

Et voilà le sheriff qui leur dit « il ne s’agit pas d’un avertissement mais d’une menace, cela va vous coûter cher. »

Une des quatre fusées Hellfire (8kg de charge creuse, guidée par radar et Laser semi-actif ») tirée par un drone « Predator » a détruit la voiture dans laquelle le No2 de l’Iran se trouvait à côté de l’Aéroport de Baghdâd. Il n’en est rien resté sauf… une main avec un anneau réputé appartenir audit No2.

Cœur des pleureuses… les apaiseurs (qui depuis très longtemps ne sont plus les juges de l’Ancien Régime chargés « d’apaiser » des conflits mineurs) : « La situation est grave » « DJT n’a pas demandé l’autorisation de la Chambre des Représentants » « Mme Merkel – certes il s’agit d’une provocation iranienne mais il faut assurer la désescalade » pour culminer avec la déclaration d’une sous-ministre française, Mme Amélie de Monchalin, « quand de telles opérations ont lieu, on voit bien que l'escalade est en marche, alors que nous souhaitons avant tout la stabilité et la désescalade » On croit rêver.

On croit rêver car les mots stabilité et désescalade expriment, d’évidence, la volonté de maintenir le statu quo, c’est-à-dire de ne pas toucher à la dictature odieuse des mollahs. Capito ? Ce qu’elle nomme "de telles opérations" veut dire faire disparaître un individu dont les mains étaient tachées du sang de milliers de gens. Et qui, de plus, n’avait jamais dissimulé sa haine des régimes démocratiques et laïcs comme celui de la France.

En 2008 Israël - objet principal de la stratégie iranienne, a eu la possibilité de faire disparaître ce triste sire : « c'était en février 2008, alors que des agents des services de renseignements israéliens et américains traquaient M. Mugniyah, (chef militaire du Hezbollah) le commandant du Hezbollah, avec l'espoir de le tuer, selon de hauts responsables américains et israéliens du renseignement. Les agents ont repéré le commandant du Hezbollah en train de parler avec un autre homme, qu'ils ont rapidement déterminé être Qasem Souleymane. Excités par la possibilité de tuer deux ennemis à la fois, les Israéliens ont téléphoné à de hauts responsables du gouvernement. Mais le Premier ministre Ehud Olmert a rejeté la demande, car il avait promis au Président Bush que seul M. Mugniyeh serait visé par l'opération. » NYT - 03.01.20. Le Président républicain, lui aussi cherchait apaiser après la conquête de l’Irak.

Mais il y a eu mieux « Selon un rapport de 2018, Israël était "sur le point" d'assassiner Qasem Souleymane en 2015, mais l’Administration Obama a déjoué le plan. En fait, ils ont fait connaître à l'Iran les plans d'Israël (PJ-03.01.20). Oui, il fallait, coûte que coûte, que M. Obama conclue le JCPOA avec l’Iran. Alors, par rapport à l’accès à des fonds de 150 milliards de $ et le payement en espèces (?!) de 1,5milliards de $, trahir un allié… Et, pour montrer son appréciation du bonhomme, dans la foulée, on a annulé les sanctions concernant ses voyages.

Premier voyage, le No2 iranien va à Moscou et… établit l’alliance russo-iranienne pour sauver M. Assad, le dictateur sanguinaire de la Syrie.  250.000 à 400.000 morts (selon les sources) et 5 à10 millions de personnes déplacées (selon les sources) plus loin… l’homme qui avait sur ses mains le sang de centaines de milliers d’hommes, femmes et enfants va retrouver les 70 vierges aux yeux noirs promises à tout martyre par le prophète.

Et on devrait le regretter ? Le monde est-il en danger de guerre ? N’était-il pas en guerre au Proche Orient, déjà ? Qasem Souleymane était l'homme le plus dangereux du Moyen-Orient. Sa mort fait comprendre aux mollahs, qu’en réalité, ils sont faibles et à la merci de ceux dont ils veulent la mort en chantant « mort à l’Amérique, mort à Israël »

Et, quant aux apaiseurs en rond… il serait sage qu’ils apprennent ce que le 
Talmud dit : ceux qui sont gentils avec les cruels finiront par être cruels avec 
les gentils. Que Dieu veuille bien nous garder…

 

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 09:42

Une fin d’année qui n’annonce rien de bon pour la suivante. C’est vrai, c’est la fin d’une décennie qui a vu se produire des évènements majeurs qui annonçaient des changements importants. Parmi eux : l’élection de D. Trump, celle de E. Macron, celle de Bolsonaro au Brésil, les deux élections avortées en Israël cette année (après les changements majeurs concernant la capitale à Jérusalem et la souveraineté sur le Golan), les dernières aventures belliqueuses du nouveau sultan (en Syrie et en Libye plus ses menaces sur les frontières maritimes en Méditerranée), je ne les cite pas tous. Mais c’est une décennie qui laissera sa marque. Au moins parce que les trois pays mentionnés ont mis à leur tête des perturbateurs. Des dirigeants qui ont été élus sur la base de leurs promesses de campagne de faire autre chose que ce que l’on faisait auparavant. Cela étant dit, pour trois pays d’intérêt les choses semblent s’arrêter sans que l’on sache vers où elles iront. Impasse.

A tout seigneur toute honneur... Quand E. Macron a été élu il s’est engagé à mettre un terme à la dérive du pays au plan économique et social. Réduire le chômage, réduire la dette publique du pays, réduire le nombre des fonctionnaires, réduire le nombre de régimes de retraite, réduire les impôts. Toutes les réductions annoncées procédaient d’une analyse lucide de la situation de notre pays et étaient logiquement compatibles avec le but poursuivi. Et le pays lui a fait non seulement confiance mais lui a donné une majorité hors norme à l’Assemblée Nationale pour qu’il puisse faire tout ce qu’il avait promis. A mi-mandat, force nous est de reconnaître que l’on est loin de ce qui était prévu et que, pour l’instant, on se trouve dans une impasse. En effet, on a déjà annoncé que le nombre de fonctionnaires ne se réduira pas (ou marginalement) ; que le nombre de régimes de retraite qui sortira de la réforme en discussion semble devoir être de 62 (par rapport aux 42 existants…) ; que les impôts ne sont pas, réellement, réduits pour ceux qui les payent (on oublie que 1% - les plus riches - payent 10% du total du IRPP et que 10% - donc la classe moyenne, supérieure ou pas - payent 50% du total de l’IRPP) ; que la suppression de certaines taxes pour certaines catégories est compensée par l’augmentation de taxes et/ou cotisations pour d’autres catégories ; que le chômage indemnisé ne semble se réduire autrement que marginalement restant toujours, presque deux fois plus grand qu’en Angleterre ou en Allemagne et, presque, trois fois plus grand qu’aux Etats Unis. Et tout naturellement, on ne parle plus de réduction de la dette publique car, figurez-vous, on fait moins bien que le précédent président : la dette augmente actuellement de 98,5 Mrd€/an quand elle a augmenté pendant le dernier quinquennat de seulement 70Mrd€/an !

Donc, ça ne va pas. Et c’est l’impasse. Souvenez-vous, pour arrêter la « chienlit » (c’est le Général qui parle…) des Gilets Jaunes on a déversé 12 milliards d'euros que nous n’avions pas. On s’est endetté… Aujourd’hui la « réforme des retraites » est refusée par chaque catégorie professionnelle avec laquelle on discute, par chaque syndicat (y compris réformiste) et par toute la classe politique (le Sénat aussi !). Que va-t-on faire ? Des sous on n’en a pas… On est dans une impasse, 25 jours après le commencement d’une grève reconductible et bien que l’on ait accepté déjà, pratiquement, toutes les revendications raisonnables, rien n’est réglé. Et aucune des promesses de E. Macron n’a pas l’air de pouvoir être réalisée pendant les deux années et demi qui lui restent.

Certes, il est en train d’essayer, laborieusement, de devenir le leader de l’Europe en vue de la reformer. Pour en faire quoi ? Je simplifie, un bouclier social pour « protéger » ses habitants (vu le succès du modèle social français) et un opposant à la « domination » américaine en faisant ami-ami avec la Russie (comme le Général il y a 60 ans). Pour ce qui est du premier but, pour l’instant, ceux qui ont les sous en Europe (Allemagne, Pays Bas, pays du Nord) n’en veulent pas car ils prétendent que la France devrait faire le ménage chez elle avant de changer quoi que ce soit chez les autres. Pour le deuxième but il trouve la résistance farouche des pays de l’Est qui ont du mal à oublier la trahison de l’Ouest complice du pacte Molotov-von Ribbentrop et celle du pacte Daladier+Chamberlain-Hitler. L’un, a démembré la Pologne, l’autre en a fait de même pour la Tchécoslovaquie, le tout ayant précédé la deuxième guerre mondiale et ses conséquences. De plus, comme sa politique « anti-immigration » est plus que tolérante, les pays de l’Est - Hongrie, Pologne, Roumanie, Bulgarie – sans compter le Danemark, montrent de plus en plus leur opposition à ses objectifs, jusqu’à ne plus avoir peur d’éventuelles mesures de rétorsion de Bruxelles via les fonds qui leur sont attribués.

Donc, ça ne va pas. On est dans une impasse, il est peu probable que les lendemains chanteront sur ce vieux continent infecté qu’il est par des germes exogènes cultivés par des élites postmodernistes. Comme E. Macron, auquel on a donné le Bon Dieu sans confession en 2017.

Aux Etats-Unis, aussi, on a élu un perturbateur. Nous ne verrons qu’aux élections de 2020 dans quelle mesure D. Trump aura gagné ses batailles contre un Parti démocrate de gauche, la droite Never Trump, les médias (à 95% oppositionnelle), l'élite académique et culturelle, la Silicon Valley, Hollywood et le « deep state » de Washington. Pour l’instant - en contraste avec le bilan de notre président - il a mis à son tableau de chasse une économie super performante ; croissance supérieure à celle démographique (4,2% deuxième trimestre 2019), chômage à 3,5% (au plus bas depuis 60 ans), évolution des salaires plus de 4%/an -record depuis des dizaines d’années, premier producteur et exportateur de pétrole et gaz du monde (?!), création de plus de 8.000 milliards de $ de valeurs par la bourse, bref, il a réussi à faire « America Great Again » avec une politique à l’opposé de ce que les derniers présidents avaient fait : dérégulation, liberté pour des initiatives privées, réduction massive des impôts (plus de 1.300 milliards de $ revenus dans l’économie américaine de l’étranger où il se trouvaient). Mais si notre Président qui a du mal à réussir n’est « enquiquiné » (sérieusement) par personne, lui, est en but à des tentatives répétées visant sa destitution : Nancy Pelosi- « It’s been going on for 22 months. Two and a half years actually » 13.12.19 ; on se souvient que WaPo a écrit 19 minutes après sa prise de mandant qu’il devait être « impeached » ; le 30.01.17 (dix jours après la prise de mandat) Foreign Policy publiait « : 3 Ways to Get Rid of President Trump Before 2020 » (H. Koh (Conseiller du Secrétaire d’Etat Adjoint et aussi au président d’une NGO de G.Soros - Opens- Society Institute). On se souvient aussi de l’enquête de plus de deux ans de R.Mueller quant à sa collusion avec la Russie pour gagner les élections de 2016 (personne, aucun media, aucun journaliste n’a trouvé bon de lui présenter des excuses pour tout le mal qu’ils ont dit de lui). Bien sûr, dès que l’on en parle on commence par dire qu’il est abject, ignoble, sexiste, raciste, suprématiste blanc, menteur - aurais-je oublié d’autres adjectifs ? Et suite a une procédure de la Chambre des Représentants digne de figurer dans l’archive des Procès de Moscou (1936 - 1938) utilisant le procédé proposé par Lavrenti Beria à Staline (« indiquez-moi l’homme, je vous trouverai le crime » il vient d’être « impeached » (mis en accusation) en vue d’un procès au Sénat où, selon toutes les probabilités, il sera acquitté (les Républicains étant majoritaires).

En réalité, sa mise en accusation n’a pas comme origine ses (éventuelles) mauvaises actions. Ce dont il est question c’est la peur du parti démocrate et d’une part du parti républicain (Never Trumpers) de voir réussir ses réformes économiques et autres (judiciaires, par exemple) et de gagner encore un deuxième mandat. La preuve implicite ? Aucune des   mauvaises   actions  de M. Obama n’a conduit, ni les démocrates, ni le républicains (ils commandaient et la Chambre de Représentants et le Sénat) à lancer une procédure d’impeachment contre lui : ni quand M. Obama

  1. a renoncé à son engagement de mettre des boucliers antimissile en Pologne et en République tchèque pour apaiser la Russie.
  2. a dit qu'il serait flexible avec la Russie s'il était réélu.
  3. a refusé de donner à l'Ukraine des armes défensives lorsqu'elle a été attaquée par la Russie.
  4. n'a pas respecté sa ligne rouge fictive en Syrie.
  5. a confié la responsabilité de surveiller les armes chimiques d'Assad à M.Poutine.
  6. a donné l’accès à plus de 100 milliards de dollars aux mollahs d’Iran, qui propagent le terrorisme partout et qui vouent à la mort les États-Unis et Israël.
  7. a payé 1,8 milliard de dollars en espèces aux mollahs iraniens sous forme de factures fictives.
  8. a su que le fils de J. Biden a reçu d'énormes pots-de-vin d'une entreprise ukrainienne corrompue et a également reçu de l'argent de la Chine et de la Roumanie.

Mais les démocrates savent qu’ils sera « blanchi » au Sénat. Tout ce qu’ils ont trouvé pour l’instant, c’est d’empêcher - par un artifice procédural- la tenue du procès au Sénat. Artifice de « garçon de bain » comme disait mon mentor quand l’institution existait encore.

Ce qui a conduit à la « chienlit » déclenchée par le parti démocrate avec l’aide des tous les médias. En effet, « le positionnement des médias anti-Trump reflète les changements dans l'industrie de l’information. Les journalistes viennent rarement, comme par le passé, de la classe ouvrière, (comme un Dashiel Hammett ou d’un métier noble comme Charles Krauthammer - MB) mais plutôt des universités d'élite. Ils sont massivement enclins de promouvoir le « côté progressiste ». En 2018, moins de 7% des journalistes américains se sont identifiés comme républicains ; 97% des dons politiques des journalistes vont aux démocrates. La prise de contrôle des médias par les leaders technologiques devrait accélérer cette tendance. Selon les anciens employés, près des deux tiers des lecteurs obtiennent désormais leurs informations via Facebook et Google, des plateformes qui «organisent» ou éliminent souvent les opinions conservatrices. (d’après Elites Against Western Civilization - City Journal–Latest Edition Autumn 2019). En 2019 moins de 1% des commentaires concernant l’économie ont été favorables à l’Administration Trump. Vous vous demandez pourquoi ?

Donc, impasse. Heureusement, les moyens des Etats Unis et la volonté de son Président actuel font que leurs affaires dans le monde ne souffrent pas. Et on attend les élections du 8 novembre 2020.

Et Israël ? Pas besoin de le répéter, il dispose du plus démocratique système d’élections qui se trouve être le plus absurde imaginé par une société qui veut donner sa chance à tout un chacun quitte à rendre impossible (ou très difficile) le partage du pouvoir de l’Etat. Pas besoin de rappeler les performances de ce petit Etat, démographie maitrisée car progressant d’une manière constante, économie maitrisée s’assurant un taux de croissance constant pendant les 30 dernières années, un niveau de vie comparable à celui des meilleurs pays de l’OCDE, un revenu par habitant égal à celui de la France (supérieur à une bonne partie des pays de l’Europe), un niveau d’instruction et culturel sans aucun rapport avec celui des pays qui l’entourent, une industrie « high tech » et armement se plaçant parmi les six premiers pays du monde, je pourrais continuer à citer tant d’autres performances. J’en ajoute deux : le seul pays au monde qui est passé du sous-développement au stade post-moderne tout en devenant totalement autonome pour ses besoins alimentaires et pour ses besoins de défense. Certes il importe et il exporte ce qu’il faut à d’autres et ce qu’il lui faut mais… son bilan est globalement positif. Rappeler qu’il a inventé le téléphone portable ? Rappeler qu’il a inventé les drones et qu’il est aujourd’hui le deuxième fabricant sur le marché mondial de drones militaires ? Rappeler qu’il a rendu possible le couplage des ordinateurs portables à Internet via le Centrino ? Rappeler qu’il a vu douze des siens récipiendaires des Prix Nobel ? Je pourrais continuer… Mais ce n’est pas tout cela qui a pu lui valoir une place honorable dans la « communauté internationale » C’est le pays le plus vilipendé par les organisations internationales à commencer par l’ONU et ses Agences. Depuis sa renaissance il a accumulé plus de 5.000 résolutions le condamnant pour ceci et pour cela, surtout par ce qu’il « oppresse » un autre « peuple ». Dont personne n’avait entendu parler avant 1964. Qui tout en disant le contraire n’a jamais voulu avoir un Etat, souhaitant, simplement, détruire l’autre. Oublions.

A la faveur de l’émergence d’encore un état musulman comme sponsor du terrorisme mondial (on en a connu d’autres, l’Irak, l’Arabie Saoudite, le Soudan,…) le voilà courtisé par des Etats Arabes qui pendant des dizaines d’années se sont tenu aux trois NON de Khartoum (1967), NON à la paix avec Israël, NON à la reconnaissance d'Israël, NON à toute négociation avec Israël. Dans un contexte curieux, représenté par l’Europe qui s’en tient, elle, aux vieilles lunes, i.e. « deux États pour deux peuples » en occultant la vérité, savoir qu’un « peuple » ne veut pas du deuxième et surtout pas de son Etat. Europe, qui pour des raisons qui relèvent peut-être du Père Freud, s’associe, chaque fois quand elle a l’occasion, à ceux qui veulent ou font du mal à cet état. Et qui dépense pour cela presque UN MILLIARD d’euros tous les ans (la moitié à l’Autorité Palestinienne, la moitié à une myriade d’ONG qui toutes œuvrent pour la disparition d’Israël). Mais ils ont tous tort… « Notre Temple à Jérusalem détruit, nous avons été emmenés avec des chaînes en exil. Vendus en esclavage. Inquisitions. Brûlés au bûcher pour avoir gardé notre foi. Pogroms. Croisades. Enfournés dans des wagons à bestiaux et jetés dans les fours en feu. Entourés d'ennemis qui menacent de nous jeter à la mer et d'anéantir l'État d'Israël. Attaques terroristes. Tunnels souterrains remplis d'armes mortelles. Les mensonges de BDS. Attaques racistes en Europe et aux États-Unis. La haine venimeuse élevant sa vilaine tête sur les campus universitaires. Même assassiner dans des synagogues. Se peut-il que cette nation d'Israël tienne toujours fermement la foi de ses pères? (The meaning of Menorah’s light » (Aish.com – 14 .12.19). Et pourtant.

L’impasse. L’homme qui, peut-être, plus que d’autres, à contribué au « miracle » israélien depuis 25 ans, B. Netanyahou est objet depuis plus de trois ans à une « chasse aux sorcières » pour des faits (qualifiés de « corruption ») qui font rire des dirigeants des pays occidentaux. Mais l’état de droit en Israël, ce n’est pas comme ailleurs. Alors, on fait des élections et les deux dernières n’ont pas réussi à départager la droite et la gauche (par analogie avec ce qui existe en Europe). Mais…TSN (Tout Sauf Netanyahou) fait que le système n’arrive pas à trouver une majorité pour diriger le pays. Un ancien chef d’Etat Major de l’armée se sacrifie, bien qu’il n’ait jamais fait autre chose que, d’une manière exceptionnelle, conduire l’armée israélienne selon les ordres de son gouvernement. Dirigé par B. Netanyahou. Une troisième élection aura lieu en mars, il y a gros à parier qu’elle ne résoudra rien. Impasse.

Selon le rapport, 2019 a été la troisième meilleure année en termes de valeur totale des transactions au cours de la dernière décennie - dépassée seulement par 2014 et 2015. Depuis 2010, la valeur d'acquisition totale des sociétés israéliennes de haute technologie s'élève à 70 milliards de dollars. sur 587 offres. Si l’on ajoute les transactions de suivi, garanties par des sociétés telles que Mobileye et Orbotech, la valeur des opérations grimpe à 107,8 milliards de dollars. (Calcalist, 24.12.19). Rien d’équivalent en Europe, il s’en faut de beaucoup.

Mais qu’à cela ne tienne. Une équipe israélienne vient de résoudre le problème des trois corps de Newton, réputé insolvable depuis plus de 200 ans et après qu’Henri Poincaré (1900 ?) ait démontré que les équations de Newton conduisent à une équation différentielle insolvable. Monsieur Abbas, Madame Mogherini, Bruxelles et l’ONU et ses agences peuvent continuer à vilipender Israël.

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 20:00

 

Deux démocraties, à nulle autre pareilles : les États Unis et Israël. Pour ce qui est des États Unis, Alexis de Tocqueville, il y a presque 200 ans, a donné au monde la description, probablement la plus complète, de ses mérites et des éventuelles dérives pouvant la menacer. On a l’habitude de simplifier quand on s’y réfère, de souligner l’importance essentielle du « rule of law » et du complément « checks and balances ». Ce qui y est à l’ordre du jour aujourd’hui c’est la capacité de destituer le Président du pays élu il y a trois ans par plus de 62.000.000 de suffrages directs et par 306 « grands électeurs » (sur un total de 538). L’idée de destituer le Président Trump (s’il venait à être élu) a commencé à s’instiller dans la politique américaine dès le moment où il a été choisi comme candidat par le parti républicain. Le jour même de la prise de mandat, 19 minutes après le début de la cérémonie d’inauguration le deuxième plus grand quotidien américain titrait « La campagne pour destituer le Président Trump a commencé » Et, comme on allait l’apprendre pendant les trois années qui ont suivi, les principaux vecteurs de puissance du pays (FBI, CIA, Département de Justice, Affaires Etrangeres) avaient mis en place des « assurances » pouvant l’empêcher de gouverner s’il advenait à être élu. Ce qui précède éclaire ce à quoi on assiste depuis plusieurs mois : une tentative de la Chambre de Représentants visant à destituer le Président sur la foi de déclarations (certaines mensongères, d’autre tendancieuses) faites par des acteurs, tous, collaborateurs des vecteurs de puissance mentionnés.

Cette tentative, selon des constitutionnalistes réputés et, même, selon les avertissements de Tocqueville inconstitutionnelle (J.I Clark Hare auteur du livre American Constitutional Law, 1888 s’y référait) «Un déclin de la moralité publique aux États-Unis sera probablement marqué par un abus du pouvoir de mise en accusation comme moyen de briser des adversaires politiques ou de les destituer de leurs fonctions.» Nous y sommes, la majorité démocrate de la Chambre des Représentants a décidé de lancer une procédure formelle visant à la destitution du Président. Procédure qui semble violer l'équité fondamentale (accusé, accusateur – MB) et la procédure régulière prescrites par la Constitution. Cette tentative vient après une autre procédure, à vocation criminelle, ayant eu comme objet de démontrer que le Président Trump s’était fait élire avec l’aide de la Russie dont il n’était qu’un instrument. 30 mois de recherches faites par plus de 40 procureurs, avocats, détectives et d’autres et des dépenses de plus de 30 millions de $ n’ont rien donné. Soyons rassurés quant aux mœurs actuels. aucune excuse n’a été présentée au Président qui, cependant s’était vu soupçonner pendant des années de n’être qu’un Janus à deux visages… Mais ne pas avoir réussi la première fois n’a pas arrêté une partie de la classe politique américaine, s’appuyant sur la forte bureaucratie gouvernementale («deep state») de recommencer. Je ne vous dis pas la joie de nos gazettes (comme de celles de l’Europe) de voir que le mal-aimé, le pelé, se trouve, à répétition, en danger d’être éjecté de son siège. Car, comme l’indique la Speaker démocrate de la Chambre des Représentants, il n’est qu’un «imposteur». Aucun éloge pour une économie florissante (que le Prix Nobel qui scribouille pour le NYT prévoyait détruite et détruisant l’économie mondiale), aucun éloge pour les plus de 7 millions d’emplois crées aux Etats Unis pendant les trois dernières années ou pour le taux de chômage le plus bas enregistré depuis plus de 50 ans ou pour les milliers de milliards de $ créés par la confiance du peuple américain dans l’avenir de ses entreprises. Bon, le vent semble tourner : si 90 % des démocrates sont pour la destitution et autant de républicains sont contre, les « indépendants » qui représentent entre 20 et 30% de la masse des électeurs viennent de basculer, leur majorité étant contre car déçue par la faiblesse ou l’inanité des charges imputées au Président et inquiète par le non-respect de la procédure régulière (« due process ») prévue par la Constitution, clé de voûte de la légalité américaine...

Espérons. Car un nouveau Tocqueville risque avoir du mal à discourir sur la solidité de la démocratie américaine comme l’a fait son illustre prédécesseur. Le crépuscule de la démocratie américaine est en marche et le changement plus que perceptible de l’origine des habitants du pays ne fera que l’accélérer (plus de 37% d’origine diverse, 63% blancs non hispaniques).

Israël. Démocratie à nulle autre pareille, système électoral à la «proportionnelle intégrale» le plus absurde qui soit car donnant des pouvoirs excessifs aux plus petits des partis pourtant absolument nécessaires pour former des coalitions de gouvernement. Le «rule of law» y règne d’une manière inconnue dans les démocraties occidentales : un premier ministre, héros militaire obligé de démissionner car ayant oublié de fermer un compte bancaire ouvert quand il était ambassadeur aux Etats Unis, un Président du pays condamné à des années de prison pour harcèlement sexuel (jugement prononcé par un juge arabe siégeant à la Cour Suprême du pays - autant pour les tenants du «Israël, apartheid»), un autre premier ministre condamné a des années de prison pour je ne sais quelles affaires curieuses.

Et un premier ministre, ancien ministre des finances, l’homme qui a impulsé la transformation d’un pays socialiste en économie de marché et qui a présidé, peu ou prou, au développement inimaginable, unique au monde, d’un pays sans ressources, du stade sous développé à celui de membre du club fermé de l’OCDE. Depuis 2016, on lui reproche tous les ans une nouvelle «affaire» conduisant à des actes d'accusation pour le moins curieux. Deux d’entre eux impliquent des agissements supposés en vue d’obtenir une couverture de presse favorable, il ne semble pas qu’ils iront loin. Le troisième implique l'idée qu'il a été corrompu par une relation de longue date avec des cigares et du champagne. Et comme il commençait à être évident que les choses n’allaient pas aller très loin on a ajouté quelque chose de plus sérieux mais aussi beaucoup moins probable : que des parents privilégiés soient devenus actionnaires de sociétés actives dans la construction de sous-marins (dont Israël en était client) ou dans l’exploitation des gisements de gaz et pétrole, nouvelle manne céleste qu’Israël commence à exploiter.

Dans plusieurs démocraties le premier ministre (ou le président) dispose d’une impunité totale pendant la durée de son mandat. Pas en Israël et toute tentative d’accéder à une telle situation a été (est) considérée comme inconcevable car la «rule of law» doit s’appliquer à tous, pour tout, à tout moment. Je fais court : depuis trois ans et deux élections n’ayant pu conduire à une formation gouvernementale capable de gouverner, le premier ministre dont on parle doit vivre et souffrir le martyre car il est considéré coupable mais il n’y a pas (et il n’y aura pas avant deux ou trois ans) de procès. Procès qui, selon les évaluations de juristes de grand renom pourra probablement l’innocenter.

Imaginez l’effet de tout cela pour Israël au moment où le pays se prépare à une éventuelle guerre sur deux fronts (le Nord et le Sud) contre l’Iran ou ses supplétifs. Bibi semble pourtant être toujours la meilleure personne pour être à la barre en ce moment. Mais légalement, cela pourrait ne pas être le cas. L'horrible fait est qu'Israël pourrait avoir besoin de lui plus que jamais, mais il se pourrait ne pas l’avoir. (J.Podhoretz- Commentary – 22.11.19 - MB).

Certes, nous le savons tous, les cimetières sont remplis de gens irremplaçables. Mais, il faudrait, aussi, sortir de sa bibliothèque «Le rôle de l’individu dans l’histoire» G.Plekhanov (1898). Car les deux dirigeants dont je traite en soulignant leurs apports positifs (ceux considérés négatifs par les bien pensants occupent, déjà, une bibliothèque entière) semblent être les deux faces d’une seule médaille, celle qui commémorera le crépuscule de la démocratie dans les pays qu’ils dirigent.

 

 

 

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 20:57

 

Il s’agit, en quelque sorte, de comparer ce qui se passe en Israël avec ce qui se passe aux Etats Unis, c’est-à-dire voir de plus près le traitement, que la classe politique et les médias réservent à B. Netanyahou et à D. Trump.

Faisons court pour Israël, on pourra revoir le sujet une fois que l’on saura si le bonhomme est inculpé pour une « affaire » quelconque et si le pays a, enfin, un nouveau gouvernement.

B. Netanyahu a été premier ministre d’Israël (et ministre des finances) de 1996 à 1999 et ensuite depuis 2009 – un record, plus de 13 ans, dépassant celui du premier Premier Ministre du pays, David Ben Gourion. C’est dire (même ses adversaires politiques le disent) que l’empreinte que laisse BN sur la vie du pays, sa sécurité et sur l’économie, en particulier, est - pour l’instant - indélébile.

Depuis plus de 20 ans, le produit intérieur brut a augmenté annuellement en moyenne de 3% ou plus, le taux de chômage est à un niveau record (moins de 4%, la moyenne de l’OCDE est de 7/8%), l’emploi est à un niveau record car de plus en plus d'ultra-orthodoxes et d’Arabes rejoignent la population active. La dette nationale est tombée à 60% du PIB (France env.100%, Etats Unis 105%). Finie l'époque des bus explosés et des victimes qui endeuillaient le pays. Le succès diplomatique du pays est florissant en Amérique latine, en Afrique et en Asie. Les relations avec les voisins sunnites arabes se sont sérieusement raffermies face à l’ennemi commun Iranien. Israël, pays plutôt pauvre il y a cinquante ans, est devenu l'un des vingt-cinq pays les plus riches du monde, en termes de revenu par habitant. Aujourd’hui ce revenu est égal à celui de la France et se trouve sur une trajectoire positive de forte pente vu l’apport futur de l’exploitation de ressources naturelles, gaz et pétrole.

Mais… la société israélienne, prude au delà de l’imaginable pour ce qui est du rapport à la loi, est en train (système juridique et médias) de vouloir condamner l’homme qui a conduit le renouveau du pays, au départ, parce qu’il aurait reçu des bouteilles de champagne (rosé !) et de cigares (cubains ?) de la part d’un milliardaire américain. Il y aurait, dit-on, un quid pro quo, donc… haro sur le baudet ! Et, comme d'habitude, pendant que l'on instruisait "l'affaire" on a "trouvé" deux autres "affaires". Mais ... tant qu'il n'est pas jugé coupable, il est réputé innocent. Ce n'est pas ce qui arrête ceux qui veulent prendre sa place de le vilipender!

Quid pro quo ? Voilà ce qui préoccupe le monde politique au Etats Unis aujourd’hui car il y en aurait eu, un, dont le bénéficiaire serait D. Trump.

Etats Unis : depuis la prise de mandat par D. Trump on assiste à un développement rapide de l’économie, à une réduction massive du chômage (pour toutes les catégories sociales sans distinction d’origine) par la création de plus de 6 millions d’emplois et à des records boursiers (avec des créations de valeurs qui frisent les 10.000 milliards de $). In petto même les adversaires les plus pugnaces de  D. Trump lui reconnaissent quelques mérites tout en faisant le maximum pour les occulter. Ce qui souvent frise le ridicule. Le Prix Nobel d’économie qui tient une rubrique dans le quotidien de référence (aujourd’hui, de gauche extrême…), avait prédit, au moment de la prise de mandat par DT la destruction de l’économie américaine en moins de deux ans. On sait ce qu’il en est. Mais il y a deux semaines il récidive en faisant titrer NYT :

Une semaine après on apprend que le Dow Jones se trouve à un niveau record depuis qu’il existe, que le chômage est au plus bas - record pour les 50 dernières années pour toutes les catégories sociales et que le niveau de l’emploi dépasse tout ce que l’on a connu auparavant : plus de 160 millions de personnes employées. Et que font les adversaires   politiques   de D. Trump ?

Souvenons-nous : 19 minutes après l’inauguration de son mandat, le Washington Post titrait :

Et puis, 10 jours après l’inauguration, Rosa Brooks (ancien conseiller de l’Administration Obama) indiquait trois manières pour faire sortir D.T de la Maison Blanche AVANT l’élection de 2020 («3 Ways to Get Rid of President Trump Before 2020, Foreign Policy, January 30, 2017, 9:26 AM). Il s’agissait de (a) destitution immédiate (immediate impeachment, pour n’importe quel motif), (b) le déclarer mentalement inapte (en utilisant le 25ème amendement) ou (c) « un coup d’état militaire » créé par le refus des ordres qu’il pourrait donner comme comandant en chef. (repris de V.D.Hanson – The Military-Intelligence Complexe, AG – 03.11.19). 10 jours après l’inauguration du mandat de M. Trump tout s’est mis en marche dans le monde politique (en plein accord -on pourrait dire collusion avec les médias- pour faire obstacle à la mise en place de la politique pour laquelle il s’est fait élire. La résistance mot, bien entendu, choisi pour sa connotation/référence française, est devenu le cri de ralliement de tous les bien pensants de l'establishment.

Attendez, on va arriver à ce qui se passe aujourd’hui. Entre temps… une dream team de plus de 40 personnes avec des ressources de quelques dizaines millions de $, pendant presque trois ans a essayé de trouver si, des fois, le DT n’était pas lié à la Russie de M. Poutine. Chose qui était 100% sure et certaine pour 95% de la presse et autant des chaînes de TV. Et tous les deux jours on apprenait encore quelque chose et « les murs allaient se fermer sur le DT » Patatras, rien trouvé. Bien entendu, pas d’excuses de la part de ceux qui avaient menti au sujet de la mise en accusation et pour le préjudice subi par M. Trump. Et les quolibets, les mensonges, les bruits ont continué. Même au moment d’un succès des militaires américains qui agissant selon les ordres de DT avaient réussi à neutraliser le « calife » de l’Etat Islamique, NYT trouve normal d’écrire :

Tandis que Washington Post s’apitoie sur le barbare qui faisait décapiter des prisonniers et promouvait l’esclavage sexuel (Octobre 27, 2019) :

Réduire à zéro ce que DT aurait pu se voir reconnaître… l’impartialité de la presse américaine n’est plus ce qu’elle était.

Mais ensuite, ou en parallèle, il y a eu plusieurs autres tentatives de déstabilisation : une stripteaseuse, un avocat marron, des bruits de ceci ou de cela… Et, enfin, un sonneur d’alerte (qui s’est révélé être un membre de la CIA qui avait travaillé à la Maison Blanche, démocrate inscrit et ayant travaillé pour - ou avec - des adversaires politiques de DT) fait savoir qu’au cours d’un coup de fil avec le Président de l’Ukraine il aurait gravement porté atteinte à la sécurité nationale des Etats Unis pour obtenir des avantages face à un prochain adversaire pour l’élection de 2020... Et voilà les démocrates de la Chambre des Représentants lançant une enquête baptisée « impeachment » et transformée des mois après en décision formelle codifiant les règles qu’ils allaient suivre pour arriver à l’impeachment. La transformation a été décidée non pas par la chambre de représentants mais uniquement par les démocrates (moins deux), tous les républicains s’étant opposés. La chose est importante car le système juridique américain et/ou celui de la branche parlementaire sont tenus de suivre « les précédents ». Or, les trois procédures utilisées pour les trois impeachments de l’histoire des Etats Unis étaient «bipartisanes» comme la Constitution des Etats Unis l’instille.

Le temps passe, l’éventuel (probable) impeachment par la Chambre des Représentants restera lettre morte car le Sénat devrait le confirmer par le vote d’une majorité de deux tiers (67 voix, les démocrates ne disposent que de 47 voix).

B. Netanyahou ? Donald Trump ? En paraphrasant Beaumarchais (le Barbier de Séville) on pourrait se demander si les patrons actuels (le peuple) méritent les serviteurs dont ils disposent via les élections…

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8 octobre 2019 2 08 /10 /octobre /2019 18:38

Ce qui est arrivé était « écrit sur les murs » : notre pays et l’Europe ont passé une grande partie des quatre dernières décennies à essayer désespérément d'éviter les conflits avec sa population musulmane, population qui croissait selon une progression (presque) géométrique. Naturellement, on a essayé de la protéger, on s’est plié à certaines de ses règles qui n’étaient pas (ne sont pas) en cohérence avec les normes européennes, on lui a permis de vivre séparée de la société ordinaire et on a accepté sa religion comme une donnée implicite au « vivre ensemble ». Y compris son antisémitisme originel, et ce n’est pas rien, au sein du continent qui est responsable de la Shoah.

Tardivement, on a commencé à comprendre que cette population a importé en Europe (en France) les « islamistes » qui cherchent à détruire les libertés occidentales dans le monde entier, forts de leur volonté de faire advenir « l’oumma » califat universel, et cela par la conversion ou par l’épée. Essayons de regarder de plus près ce qui était écrit sur les murs.

Naturellement - pas seulement pour se plier au politiquement correct - il faut commencer par dire que tous les musulmans ne sont pas des terroristes. Mais l’on doit observer qu’en France, tous les terroristes (jusqu’à ce jour…) étaient des musulmans qui justifient leurs actes barbares, ignobles, par le fameux Allah Akhbar.

Pour préciser ce qui précède convenons que les populations musulmanes auxquelles on a affaire en Europe (en France) s’ordonnent, face à l’impératif du jihad selon :

Les terroristes se trouvent au sommet de la pyramide. Combien sont-ils ?

Des études (sérieuses) de PEW (2010, 2014, 2016) font apparaître les éléments qui suivent :

  • nombre de musulmans en Europe Occidentale en 2010 :
  •  

  • Pourcentage de musulmans en Europe en 2016 – 4,9% soit pour une population de 550 millions, 26,9 millions soit une augmentation de plus de 50% en six ans (!) dont environ 5,72 millions en France soit une augmentation aussi de plus de 50% ;
  • Trois scenarii selon le nombre de migrants accueillis pousseraient le nombre de musulmans en Europe dans la fourchette 63 – 119 millions (population « indigène » augmentant de 1,8% l’an) en 2050. Prolongez les courbes et on trouvera, peu ou prou, que bien avant la fin du siècle, un européen sur trois sera d’origine musulmane.

Restons en France. Les statistiques concernant l’origine de la population étant interdites (la république est une et indivisible…) les évaluations de divers démographes (et de PEW) situent le nombre d’individus d’origine musulmane (première, deuxième et troisième génération – 150 .000 en 1950 selon M. Tribalat) dans la fourchette de 5,7 à 8 millions (PEW- 29.11.2018). Et l’on constate que seulement 42% des jeunes musulmans de 18 à 29 ans se sont assimilés. Et que ce pourcentage a diminué pour chaque génération…

Mais il s’agit de savoir ce qui était écrit sur les murs. Lisons Pierre Manent (Beyond Radical Secularism, 2016) : " L'immense majorité de nos concitoyens musulmans n'ont rien à voir avec le terrorisme, mais ", car il y a un mais, " le terrorisme ne serait pas le même, il n'aurait ni la même portée ni la même signification si les terroristes n'appartenaient pas à cette population et n'étaient pas nos concitoyens. Les actes terroristes seraient simplement des crimes odieux soumis à la justice ordinaire s'ils n'étaient pas guidés par un but de guerre et par l'intention de ruiner la possibilité même d'une vie commune " En clair : ce dont les terroristes sont le fer de lance c’est la volonté intrinsèque, existentielle, de l’islam de conquérir le monde.

Si l’on accepte l’idée que nos compatriotes musulmans s’ordonnent, eux aussi, selon la pyramide indiquée précédemment, les « terroristes » (ceux qui passent à l’acte quelques en soient les raisons) se recrutent dans le haut de la pyramide : un terreau évalué par PEW entre 0,5 et 0,7% de la population d’origine musulmane du pays. Terreau qui se mesure pour la France autour de 40 à 50.000 personnes. Parmi lesquelles peut-être 1/mille sont disposées à suivre l’impulsion du jihad. Cela fait, quand même, un réservoir de 40 à 50 fous de Dieu : Merah, Koulibali. et le dernier, celui de la Préfecture de Police.

Naturellement, les héritiers des Lumières, forts de leur croyance (!?) en la « raison » et la capacité des humains à distinguer le bien du mal, l’individuel du collectif, car pour eux l’homme et l’humanité sont perfectibles, cherchent les moyens pour rendre compatible l’islam avec le monde qui est le notre. C’est ainsi, entre autres, que l’on a vu fleurir les distinctions « modérés » et « extrémistes », et, sans beaucoup d’acrobaties intellectuelles, décider que le mal vient non pas des « modérés » mais des « extrémistes ». La pente glissante est mise en place par ceux-là mêmes que l’islam veut conquérir. On s’occupe des « extrémistes » et on ne veut pas voir ce que les « modérés » représentent. Eh bien, non ! Il faut prendre la réalité telle qu’elle est. Il faut admettre que la « minorité agissante », représentée aujourd’hui par les terroristes islamiques, n’est que le sommet de l’iceberg qui menace le vaisseau mondial. Il faut croire cette minorité quand elle dit qu’il s’agit d’une guerre de religion, comme on aurait dû croire et prendre au sérieux Mein Kampf.

Ne pas le faire, c’est absoudre les masses musulmanes de leur responsabilité collective pour ce que font les « extrémistes ». Certes, parler de responsabilité collective suscite immédiatement la réprobation. D’autant plus que la « collectivité de non musulmans », disons clairement l’État français, est non moins responsable. S’en prendre à M. Castaner (comme on le fait sournoisement) est peut-être de bonne guerre pour des oppositions qui n’ont rien à se mettre sous la dent. Mais, en réalité, on devrait s’en prendre à l’Etat Français et à tous les gouvernements depuis 1950 qui ont permis non pas un changement de population (Renaud Camus) mais l’ajout de populations exogènes venant de pays où l’islam est roi (% de musulmans) :

Oui, tous les musulmans ne sont pas des terroristes mais… regardez :

Le Shoe Bomber (2001) était un musulman
Les tireurs d'élite (2002) – Maryland, Virginie, Washington étaient musulmans
Le porteur de bombe (2009) dans son sous-vêtements était un musulman

Le tireur de Fort Hood (2009) était un musulman
Les attaquants de U.S.S. Cole étaient musulmans
Les terroristes de la gare Atocha de Madrid étaient musulmans
Les terroristes de Bafi Nightclub (Bali) étaient musulmans
Les terroristes du métro de Londres étaient musulmans
Les terroristes du théâtre de Moscou étaient musulmans

Les poseurs de bombes au marathon de Boston étaient musulmans
Les poseurs de bombes du Pan-Am # 93 étaient musulmans
Les pirates de l’air - Air France - Entebbe étaient musulmans
Les preneurs d’otages Ambassade Américaine à Téhéran étaient musulmans
L’explosion de l’Ambassade des Etats-Unis à Beyrouth - musulmans
L’attaque de l’Ambassade Américaine à Benghazi - musulmans
Les poseurs de bombes à Buenos Aires étaient musulmans
Les attaquants de l'équipe olympique israélienne à Munich étaient musulmans
Les poseurs de bombes à l'ambassade américaine au Kenya étaient musulmans
L’explosion des Khobar Towers en Arabie Saoudite - musulmans
Les poseurs de bombes - caserne des Marines à Beyrouth à étaient musulmans
Les terroristes de Beslan (école russe) étaient musulmans
Les premiers poseurs de bombes au World Trade Center étaient musulmans

Les pirates du navire de croisière Achille Lauro étaient musulmans

Les terroristes du 11 septembre 2001 étaient musulmans
Les terroristes de Bombay et Mumbai (Inde) étaient musulmans
Les assassins de Charlie Hebdo et du Supermarché Cacher à Paris Janvier 2015 en étaient également musulmans.

Les assassins de Bataclan étaient musulmans

L’assassin de Toulouse, Merah était musulman

L'assassin de la Préfecture de Police était musulman

 

Et tout cela n’a rien à voir avec l’islam, comme on s’est époumoné à nous le dire pendant les vingt dernières années ?

 

Enfin, puisque aujourd’hui notre Président nous demande de nous mobiliser contre « l’hydre islamiste » on est sur la bonne voie : encore un peu et il dira « islamique ». Tout en sachant qu'il n'y a plus rien à faire que d'attendre en laissant les statistiques faire leur oeuvre.

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 16:46

C’est curieux. C’est vrai, on ne dit pas du mal des morts. Car ils sont tous des braves types (G. Brassens). Bon, mais quand on fait l’éloge panégyrique d’un ancien homme politique on devrait, n’est-ce-pas, regarder s’il n’y avait pas aussi des pans d’ombre dans son apport à la vie du pays. Car ce qu’il avait fait, de bien ou de mal, a dû laisser des traces, plus ou moins profondes, qui ont dû influencer la marche du pays. Je ne m’associe pas aux thuriféraires payés à l’heure pour leurs «piges» qui, à longueur d’heures d’émission radio et/ou télé racontent au peuple combien il faut respecter la mémoire du défunt Jacques Chirac.

Naturellement, ils mettent en exergue les trois actions les plus importantes de ses douze années de présidence du pays : la reconnaissance de la responsabilité de la France pour ce qui s ’est passé pendant l’occupation, son opposition de principe à toute relation avec le Front National et, bien sûr, son opposition à la guerre contre l’Irak de Saddam Hussein. Certes, pour cette dernière, il avait ses raisons…

Car, on a du mal à oublier qu’il s’agissait d’un ami de vingt ans (Libé, 10.05.95) auquel il a ouvert le portes du nucléaire français en lui vendant un réacteur nucléaire : Saddam Hussein - «L'accord avec la France est le premier pas concret vers la production de l'arme atomique arabe» (Wikipédia, OSIRAK). Ce n’est pas de la science fiction que de crayonner ce qu’il serait advenu d’un Irak envahisseur du Koweït s’il avait disposé d’une arme nucléaire. Heureusement (pour tout le monde, la France y compris) l’aviation israélienne a détruit ledit réacteur. Oublier cela ?

Il ne faut pas oublier. Comme il ne faut pas oublier ses excellentes relations avec le Colonel Kadhafi ou avec le premier sponsor du terrorisme palestinien, Arafat. Ou avec Rafik Hariri (Premier Ministre du Liban qui disait Chirac est mon meilleur ami (https://www.francetvinfo.fr) et, à ce titre, probablement, lui a permis d’occuper, sans bourse délier, un appartement sur un quai de Seine pendant des années.

 

Oublier tout cela ? Il ne faut pas oublier.

On lui a associé un sobriquet : le roi fainéant. C’est vrai, ses douze années de présidence n’ont été qu’un long voyage vers nulle part : aucune réforme économique dont le pays avait besoin après le septennat de F. Mitterrand, abandon en rase campagne de la réforme des retraites (dont on souffre encore aujourd’hui) en laissant le pays vivre au dessus de ses moyens et en l’endettant. Regardez l’évolution de la dette du pays pendant son règne :

1995, première année présidence Chirac, dette publique de la France env. 28% du PIB ; 2007 dernière année de la présidence Chirac dette publique de la France 58% du PIB, soit deux fois plus en pourcentage et un peu plus en milliards d’euros (1.200 vs 550). Oublier cela ? Il ne faut pas oublier car la «stagnation» (qui rappelle la période pré-Gorbatchev en Russie) qui a caractérisé ses douze années de présidence a coûté à la France le décrochage de son économie par rapport à celle de son principal partenaire européen, l’Allemagne. Allez, c’était un brave type, il savait flatter les culs des vaches dans sa Corrèze d’adoption.

Des vaches… il y en a même en Israël. Même qu’en 2014 elles détenaient le record mondial de production de lait par vache (12.083 litres/an-Silicon Wadi, 08.09.2015 ; 6.665 litres/vache/an en France- https://www.planetoscope.com).

Après cette transition (remarquable, n’est-ce pas ?) on va voir ce qui se passe en Israël. Rappelons, cependant, quelques chiffres concernant ce pays : croissance économique moyenne sur les deux décennies dernières de 3%, dette publique du pays 60% du PIB, taux du chômage actuel 3,7% (Trading Economics). Le PIB israélien par habitant devrait dépasser les 43 000 dollars cette année. Comparez avec la France (43,5K$) et le Royaume-Uni (43,5K$). Et avec les revenus du gaz naturel qui commencent à affluer dans les coffres de l'État, il atteindra bientôt 50.000 $, ce qui est proche de celui de l’Allemagne, 50.200$ (Wikipedia, PIB/habitant).

Rappeler ces chiffres c’est, implicitement, tirer un coup de chapeau à celui qui a été à l’origine de la transformation de l’économie d’un état «socialiste» en économie de marché, libérale (comme on dit) : B. Natanyahou, Premier Ministre et Ministre des Finances en 1996 qui, envers et contre tous (classe politique, syndicats, bureaucratie) à imposé les réformes nécessaires. Et qui a marqué la vie politique israélienne et, en partie, mondiale pendant les dix ans depuis qu’il est, de nouveau, Premier Ministre. Oublier cela ? Il ne faut pas oublier cela.

Mais… il s’agit d’un pays où ce qui est difficile ce n’est pas de croire aux miracles, c’est de les éviter (propos attribué à Ben Gourion). Ce qui fait que ce pays se place actuellement parmi les premiers de l’OCDE, en bonne position sur la liste des pays les plus heureux (dixième ou onzième) et, horribilis, est le sixième (ou le septième) fournisseur d’armes au monde. Tout cela en dépensant plus de 5% de son PIB pour sa défense (aucun pays européen ne dépense plus de 2%) et ayant eu à subir six guerres depuis 1948. Mais… miracles… à l’occasion des agissements du premier sponsor mondial du terrorisme (l’Iran) Israël est en train de nouer des alliances (plus ou moins ouvertement) avec  moult pays  arabes. Là encore, le  mérite de      B. Netanyahou est reconnu par ses partisans et par ses adversaires. Mais on est en Israël : un Premier Ministre (I. Rabin) a du démissionner parce que sa femme a conservé, de son passage aux États-Unis où son mari occupait le poste d'ambassadeur à Washington, un compte d'environ 1.500 dollars ce que la loi israélienne ne permettait pas (Le Point, 05.11.2015). Mais on est en Israël… et le même B. Netanyahou doit avoir affaire à la justice car : (1) il aurait reçu plein de champagne (rosé !) et des cigares d’un magnat américain, (2) il aurait demandé au propriétaire d’un grand média que l’on lui réserve un traitement favorable (sans quid pro quo) et (3) son cousin (?!) aurait acheté des actions dans une société allemande qui construit des sous-marins pour Israël. Faisons court, des élections en avril et en septembre de cette année n’ont pas réussi à créer une coalition d’au moins 61 membres de la Knesset pour pouvoir constituer un gouvernement. Il faut dire que le système électoral israélien est le pire au monde : proportionnelle intégrale avec les corollaires implicites : beaucoup de partis et les plus petits disposant de moyens de pression hors de proportion car indispensables pour créer une coalition. Tant et si bien qu’actuellement, en l’absence d’une coalition pouvant gouverner, Israël sera obligé de procéder à de nouvelles élections (troisième fois en moins d’un an). Bien que «les amis» d’Israël et une partie des médias locaux prônent la création d‘un « gouvernement d’union nationale» Certes, les résultats macroéconomiques du pays sont impressionnants, en particulier par rapport à la période (1984) ou il était gouverné par une « union nationale » (Peres et Begin). Cependant, l’histoire montre que de telles coalitions ont arrêté la mise en œuvre de changements de politique (et ou économiques) absolument nécessaires. Ni Shamir ni Peres n'ont été en mesure de faire avancer des questions majeures au cours de leur gouvernement d'union nationale, car chacun d'eux a été immédiatement sabordé par l'autre. Pour des millions d’Israéliens, un gouvernement de paralysie nationale n’est pas actuellement une option viable car elle conduira à une «stagnation» prolongée dont le coût pourrait être trop élevé. L’Iran qui annonce tous les jours sa volonté de détruire Israël, le Hezbollah et la Syrie sur la frontière Nord, le Hamas au Sud, d’autre ennemis (ou presque) à l’Est… la maison risque de bruler mais les politiques israéliens s’adonnent aux joies des élections.

Et puis les Etats Unis. Naturellement, il faut toujours commencer par dire (reconnaître ?) que DJT est comme-ci et comme-ça et que, bien entendu, il n’est pas fait pour être président, c’est un imposteur et… Bon, on a dit tout cela. Mais il ne faut pas oublier que depuis qu’il a gagné des élections où 63 millions d’américains et 306 grand-électeurs (sur 538) l’ont choisi il a réussi en deux ans et demi, économiquement, mieux que le trois derniers présidents (Clinton, Bush, Obama) pendant 24 années. Mais c’est un intrus : il ne fait pas partie de l’establishment et il n’est même pas membre d’Ivy League. Conclusion : depuis le premier jour de son mandat ceux qui ont perdu les élections (le parti démocrate) n’ont eu de hâte que d’annoncer qu’il sera destitué (impeached). Pendant deux ans et demi un procureur spécial secondé d’une armée d’avocats et fonctionnaires divers ont dépensé plus de 30 millions de $ pour trouver si l’accusation à laquelle il devait faire face (collusion avec la Russie pour gagner l’élection) correspondait à la réalité. En attendant, 95% des média américains ont couvert M. Trump d’une manière négative (Heat Street sous le titre Harvard Study Reveals Huge Extent of Anti-Trump Media Bias) pendant que l’on déversait sur le bonhomme des tombereaux d’immondices (c’est une métaphore…). Et comme la «collusion» n’a pas été trouvée, on s’est mis à le traiter de raciste et d’antisémite (une de ses filles est convertie au judaïsme, son gendre est juif et ses petits enfants élevés comme tels – c’est quand même rare pour un antisémite, vous ne croyez pas ? Mais on est aux États Unis – rule of Law, check and balances, Chambre de Représentants, majorité démocrates, presse et chaînes TV anti-Trump, on trouve encore une «grande affaire», il aurait demandé à l’Ukraine de l’aide qui pourrait lui être utile pour gagner la prochaine élection présidentielle. Et cette fois-ci, pas d’enquête ni de procureur spécial, cette fois-ci la Chambre des Représentants annonce qu’elle entame le processus visant la destitution du Président (impeachment). Qui n’aucune chance de réussir car la deuxième chambre (le Sénat) qui a une majorité républicaine devrait voter à 67% pour approuver la destitution ce qui, selon tous les avis de ceux qui savent est irréalisable. Mais tout cela donne matière aux «pisseurs de copie» américains et fait saliver d’impatience les nôtres – regardez Le Monde et/ou Le Figaro. Plus tous les bien-pensants du monde.

Oublier cela ? Les 63 millions d’américains qui ont choisi DJT ne l’oublieront pas. Surtout parce que depuis deux ans et demi le chômage (toutes catégories de population) se trouve à un taux bas record, que les salaires de toutes les catégories sociales ont augmenté plus que pendant les trois dernières présidences et que la bourse a crée plus de 8.000 milliards $ de valeurs. Ainsi va le monde…

 

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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 18:12

Oui, c’est vrai, on savait -presque- dès son élection qu’il n’allait pas faire ce qu’il nous a promis pendant sa campagne présidentielle. Pas seulement parce que la France n’est pas réformable motto de portée générale pour tout politicien qui s’absout d’avance pour ce qu’il ne fera pas. Essentiellement à cause de l’incapacité de la classe dirigeante de faire pièce devant la violence (verbale ou physique) de catégories socio-professionnelles diverses mais aussi à cause de leur volonté de rester en place après les élections qui suivraient. Les grèves à répétition, les Gilets Jaunes et d’autres ejusdem farinae sont là pour soutenir le propos.

Mais, crédules comme nous sommes, on a fait confiance au sieur Macron et à la cohorte d’inconnus qui se sont réclamés de lui et de l’idée prometteuse d’une République en Marche.

Trois exemples pour mesurer l’ampleur du dédain implicite à l’écart entre les promesses faites et leur réalisation.

  1. Réduire le nombre de fonctionnaires de 120.000 pendant la durée du mandat. L’économie y relative (à affecter à la réduction de la dette pharamineuse du pays) devait être de quelques 2 à 3 milliards d’euros (INSEE - salaire moyen 2017=2.208€/mois, charges sociales 45%, réduction 24.000 postes/an). Certes, par rapport à la dette du pays (entre 2.400 et 3.400 milliards d’euros – selon que l’on ajoute ou pas la dette relative aux retraites des 5,7 millions de fonctionnaires) il s’agissait d’une larme mai.… cela allait dans le bon sens. On vient d’apprendre que (si tout va bien…) la réduction du nombre de postes ne dépassera pas 15.000 (https://www.la-croix.com 25.07.19). Soit huit fois moins que promis et en valeur autant que l’épaisseur du trait d’une  ligne du budget.
  2. La réduction de la dette publique. A la fin du premier trimestre de l'année 2017, elle était de 2.209,6 milliards, d'après des chiffres dévoilés vendredi 30 juin et de 2.358 fin T12019 –probablement  2.400 fin septembre soit env. 200 milliards de plus qu’à l’arrivée du nouveau Président. De plus, elle semble augmenter d’environ 2% l’an ce qui peut nous fait croire qu’elle atteindra, peu ou prou, 2.500 - 2.550 milliards d’euros à la fin du mandat en 202 Elle est, déjà, équivalente (presque – 99,8%) au PIB de notre pays vers lequel elle a progressé de manière asymptotique. Mais, semble-t-il, si notre pays ne fait rien, s’il laisse les choses aller d’elles-mêmes, il n’est pas exclu que la dette dépasse le PIB qui, lui, n’évolue que de 1,5/1,8%l’an.

Si tout se passe bien… non seulement elle n’aura pas diminué mais elle aura augmenté de plus de 300 milliards d’euros. Si tout va bien… Mais si le taux de l’argent (aujourd’hui nul ou négatif) augmente seulement de 1% (comme il est probable, selon les prévisions les plus sérieuses) le coût de notre dette explosera par rapport aux promesses de notre Président. Ce qui précède n’est qu’une des indications qui montrent que l’incapacité de faire d’économies est responsable de l’augmentation des charges qui obéreront les éventuels résultats positifs espérés pour l’économie française dans l’avenir à moyen terme. Oui, la promesse de M.Macron ne s’est pas réalisé. Pourquoi ? Parce que l’état français est boursoufflé et incapable de se réformer. Quand il coûte 100 pour la France il ne coûte que 80 pour l’Allemagne qui, on peut le croire, n’est pas moins bien administrée que la France. De tout ce que l’on peut reprocher au Président pour ce que n’a pas été fait pour le pays, l’irresponsabilité de la gestion de l’Etat se révèle, se révélera, comme l’aspect le plus pernicieux. Vous ne croyez pas ? Regardez le différentiel entre la dette de la France et celle de l’Allemagne :

  1. La réforme des retraites et des régimes spéciaux. Faisons court, par peur d’une réédition de l’épisode Gilets Jaunes rien n’a été fait pendant la première partie de l’année. Si, l’entrée au gouvernement du responsable de la négociation avec les partenaires sociaux. Et, on vient de l’apprendre, on abandonne en rase campagne (pour l’instant seulement, dixit…) en faveur d’une «concertation citoyenne» qui devrait prendre six à douze mois. Vous y croyez ? Avec les élections municipales en mars 2020 ? Ajouter des manifs sans nombre contre ceci ou cela (se souvient-on des deux millions de personnes dans les rues en 1995 quand M. Juppé a voulu, lui aussi, faire une réforme des régimes spéciaux ?). Des manifs dans un Paris ou se battent déjà deux alliés du gouvernement contre la socialiste qui veut garder sa place et, éventuellement, un candidat de la droite ?

Bon, les résultats du gouvernement Macron pour les affaires intérieures ne sont pas, vraiment, à mettre sur un piédestal. Serait-ce parce que notre Président se serait trop occupé des affaires du monde et pas assez de celles de son pays ? Peut-être. Essayons voir, l’Europe et le Monde.

L’Europe. Ses incantations, appuyées par de voyages multiples et par des rencontres pour vilipender et faire peur aux récalcitrants d’Europe Centrale (mais pas seulement) n’ont pas eu beaucoup de résultats pour les dernières élections en Europe. Au contraire. Le couple franco-allemand n’est plus ce qu’il était (aussi à cause de la perte relative de pouvoir de Mme Merkel). Il a fallu presque trois mois pour qu’ils s’accordent sur la distribution des postes de responsabilité et… on a fini avec un(une) responsable allemand(e) comme Président du Conseil de l’Europe. Je sais, nous sommes tous européens, et nous sommes soixante-quinze ans après la dernière guerre mais, si la France (vu la collaboration…) peut avaler (même si de travers …) ce n’est pas le cas pour la Pologne, par exemple, ni pour les pays de l’Est ayant vécu sous le joug soviétique/russe. Aussi à cause du rapprochement évident (Ostpolitik) de l’Allemagne avec la Russie qui fait une peur bleue aux mêmes. Et puis, la France a envoyé un message subliminal à ses partenaires pour leur montrer en quelle (grande) estime elle les tient. Sylvie Goulard, cela ne vous dit rien ? Nommé ministre de la Défense en 2017 elle démissionne trois mois après car impliquée dans une procédure de justice (européenne) de fraude concernant les rémunérations d’assistants parlementaires du MODEM. Elle justifie sa démission par le besoin de se défendre dans ladite procédure. Qui est toujours en cours, active. Et notre Président la propose comme Commissaire (pour remplacer Pierre Moscovici) : pas bonne pour le Gouvernement Français mais … pour l’Europe… Je mets en exergue cet exemple, pour ce qu’il vaut, tout en sachant qu’il s’agit d’une femme remarquable, polyglotte et énarque, naturellement.

Quant au monde … Regardons de plus près ce qui s’est passé récemment. D’un côté le G7 à Biarritz (des dizaines de millions d’euros pour un week-end offert aux grands de ce monde tous venus avec moult avions, voitures et accompagnateurs divers, le tout représentant, sans doute plus d’une année d’empreinte CO2 pour un pays de taille moyenne) qui devait s’occuper du changement climatique, des feux dans la forêt amazonienne et du commerce mondial (que les Etats Unis considèrent comme vicié). En laissant de côté les insultes brésiliennes (qui a commencé ?) notre Président rappelant que la France est «puissance amazonienne» (la Guyane y est mitoyenne) a laissé toute diplomatie de côté pour faire, ouvertement, du chantage : le Brésil obtempérait aux injonctions qu’il a proféré ou la France retirait son accord concernant le traité MERCOSUR (négocié pendant 20 ans et finalisé cette année). Le couple franco-allemand était déjà désuni… Mme Merkel a dit, urbi et orbi, qu’elle ne partageait pas la position de la France. Ridicule.

Mais il a fait mieux. Comme la France (mais pas seulement) veut sauver, coûte que coûte, le fameux JCPOA et donner à l’Iran un os à ronger, il a fait venir à Biarritz le ministre iranien des affaires étrangères et négocié avec lui (?!) une formule pour convaincre M.Trump d’accepter une rencontre Etats Unis – Iran.

Et entre autres, lui promettant ce que l’Iran demande, des crédits de 15 milliards de $ pour que son pays ne sorte pas, du fameux accord. Bon, la France n’a pas les      15 milliards… on va les demander aux américains ! On croit rêver. Mais le comble, il n’a rien demandé à l’Iran (arrêter la guerre au Yémen, quitter la Syrie après les 500.000 morts et les millions de réfugiés, arrêter le transfert de missiles de précision au Hezbollah qui veut les utiliser contre Israël, j’en passe et des meilleurs). Vous imaginez le bonheur de l’Arabie Saoudite et/ou d’Israël en voyant la France faire ami-ami avec leur ennemi existentiel. Pour l’aider à sortir de la situation inextricable dans laquelle il a été plongé par des sanctions américaines de plus en plus fortes. Tout cela pendant que le mollahs font du chantage et rendent caduques obligation après obligation acceptées dans le fameux JCPOA. Si notre Président réussit il y a gros à parier que ni les pays du Golf ni Israël ne lui pardonneront la courte vue. Car l’Iran restera ce qu’il est, le plus grand sponsor du terrorisme islamique, le principal perturbateur du monde que ce soit en Asie ou en Amérique Latine ou ailleurs et candidat à la possession de la bombe d’ici cinq à sept ans.

Et puis il y a Israël.

(De la Guerre Moderne J.A.  Lionson – octobre 2018 – FNAC). 

C’est dire que, vraiment, quelque soient les agissements de la France et son parti-pris en faveur de ses ennemis, Israël assure elle-même la sécurité de son existence et sait se défendre face à un ennemi, comme l’Iran, qui a mis sur le frontispice de sa Constitution l’ardente obligation de le détruire. Ce qui fait mal à ce pays c’est la position de la France par rapport au conflit israélo-arabe (palestinien). La France a beau dire qu’elle soutient la solution de deux états pour que les israéliens «vivent en paix dans des frontières sures et reconnues» tout en faisant semblant d’oublier que cela est en opposition directe avec la volonté de la majorité des palestiniens (et de leurs alliés - l’Iran, le Hamas, le Hezbollah, etc.,) qui affichent ouvertement leur objectif, l’éradication d’Israël. Faut-il être obtus au point de pas comprendre que les deux objectifs politiques sont irrémédiablement incompatibles ? Mais cela ne date pas d’aujourd’hui : lisez « Un siècle de trahison » de David Price-Jones (Denoël- 2007).

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 17:22

Immigré de la première génération, je suis arrivé en France par choix positif, certes favorisé par la connaissance de l’histoire, de la langue et de la culture du pays mais aussi par des attaches familiales qui ont joué leur rôle. Je suis arrivé en même temps que la vague des Pied-Noir qui perdaient leur pays mais retrouvaient leur alma mater et j’ai réalisé qu’il n’y aurait pas de salut pour une famille comme la mienne hors de l’intégration totale, sans réserve, sans faux-semblants. Devenir français présupposait une adhésion totale aux exigences imposées par ce qui a été légué par les anciens aux générations auxquelles je me rattachais. Les trois exigences majeures étaient, et sont devenues pour moi, la langue, la culture, la nation.

Dans ce qui suit je réponds à ceux qui ont été surpris par mes propos concernant la langue, propos exprimés dans le dernier texte mis en ligne.

La langue. Façonnée pendant des siècles, ciselée comme un objet d’art, enrichie non par des barbarismes mais surtout par des concepts, la langue française constitue la première richesse de la communauté culturelle à laquelle on se rattache. Comment imaginer créer, d’abord en France, un foisonnement culturel de nature à enrichir ceux qui s’y associent sans un outil de première qualité, la langue. Cette exigence a été jetée aux cochons par l’incapacité de ceux qui sont devenus des fonctionnaires de l’éducation, presque toujours plus préoccupés par leur bonheur personnel que par l’avenir de ceux qui leurs étaient confiés. Et si on n’utilise aujourd’hui qu’un maximum de 250 mots à la radio ou à la télévision c’est à la fois la cause et l’effet d’une dégradation constante du niveau intellectuel du pays. On a beau incriminer les conditions matérielles, le modèle social, que sais-je encore, sans vouloir admettre que c’est la tolérance inadmissible vis-à-vis des masses d’immigrés de cultures différentes, inassimilables, qui a permis la bâtardise de la langue. Quand l’école disparaît d’un paysage borné par le chômage (rémunéré) de père en fils, une contrainte religieuse exogène et le foot devenu le panem et circenses de notre temps, l’évolution de la langue nous apporte le rap. Non pas pour l’enrichir mais comme preuve de l’incapacité de manier la langue de Bossuet ou Stendhal, de Proust ou Malraux ou celle de De Gaulle, François Mauriac ou Raymond Aron.

 Je n’ai pas choisi le français comme langue première (j’en parle, correctement, plusieurs autres) pour le voir fondre, dans l’indifférence générale, dans un volapük de bas étage. Etre français aujourd’hui, afficher et défendre son identité nationale, doit vouloir dire s’opposer à la destruction systématique de ce qui a permis le rayonnement culturel de ce pays. Et s’opposer, par tous moyens, aux théories de la déconstruction d’un Jean Derrida (le raccourci est rapide mais que l’on essaye de pousser à la limite la volonté de détruire…).

La culture. L’apport culturel de la France à la culture universelle n’a pas besoin de thuriféraires d’occasion. Il a été le levain de l’évolution d’une bonne partie du monde et les Pères Fondateurs des Etats-Unis d’Amérique y ont puisé inspiration et modèle. Apport culturel veut dire qu’il y a échange. Force est de constater que la contribution actuelle de la France est quasi-nulle. A trop s’occuper de soi-même on en oublie les autres. Or, ce sont les autres qui sont ou doivent être sujets de descriptions conduisant à la littérature, au théâtre, à la musique – les trois composantes majeures de toute culture.

Quant à la peinture ou au cinéma sans lesquels aucun rayonnement culturel n’est possible, on voit bien que les contributions françaises tendent aussi vers le zéro absolu. Aussi parce que sous couvert de francophonie au lieu de promouvoir sa culture la France a accepté de se soumettre aux interdits de pays dont l’agenda politique devrait ne pas être accepté. Autrefois réputé francophone (à 20 %), Israël, malgré cela, n'a jamais été admis dans l’organisation de la francophonie. Mais le Clipperton où on compte 170 personnes parlant français, si (wikipedia), comme Sainte Lucie (180 personnes), ou Sao Tomé (209 personnes) - savez-vous où ce trouvent ces territoires ? (DSEF, 2018). Ou les Seychelles (95 personnes) où la France entretient ambassade et ambassadeur…

Certes, il nous reste l’humour d’un Dieudonné ou les émissions de télé copiées sur les pires modèles américains et dont la seule vertu est de tirer vers le bas le niveau culturel du pays. Prendre les gens pour des demeurés, c’est une prophétie qui se réalise de soi-même… Alors, être français aujourd’hui, afficher et défendre son identité nationale, c’est contribuer, autant que faire se peut, à la restauration des conditions qui prévalaient au temps jadis. C’est arriver à faire sauter les verrous intellectuels mis en place par la culture officielle (politiquement correcte…), naturellement de gauche ou ceux, matériels, instillés avec l’assentiment des épigones d’un Ministre de la Culture nommé André Malraux. Et peu me chaut si la liberté de création, rognée de tous les côtés dans la France d’aujourd’hui, produirait un nouveau Céline : quintessence de la langue et d’une conception de la société, nonobstant le personnage immonde, il s’agit de la culture française.

Je suis un immigré de la première génération. Plus de quarante cinq années se sont écoulées depuis que ce pays m’a fait un des siens et je lui en sais gré. Quarante cinq années pendant lesquelles j’ai appris, j’ai construit, j’ai participé à des aventures industrielles comme la création des centrales nucléaires ou l’équipement du pays en moyens modernes d’imagerie médicale. Quarante cinq années pendant lesquelles, en paraphrasant Kennedy, je n’ai fait que donner au pays le meilleur de moi-même sans rien demander en retour. Quarante cinq années pendant lesquelles j’ai assisté, impuissant, au délitement d’une certaine idée de la France, à l’avènement de classes politiques et sociales qui n’avaient (et n’ont) que des revendications à mettre en avant, toutes ou presque, à caractère catégoriel ou communautaire et à la disparition de la notion de solidarité en faveur de celle d’égalité (devenue égalitarisme).

Etre français aujourd’hui, afficher et défendre son identité nationale, pour moi, c’est tenter d’expliquer autour de moi, à mes petits-enfants surtout, à ceux dont la vie se déroulera dans les années à venir, que ce pays - par-delà l’exceptionnelle douceur d’y vivre, par delà sa gastronomie, par delà les campagnes, la mer et la montagne - mérite mieux que ce qu’on lui prépare. Et que le moment est venu de s’y opposer de toutes ses forces. Car il s’agit de la pérennité de cette nation, à nulle autre pareille, comme je l’ai écrit dans le texte évoqué.

 

 

 

 

 

 

 

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24 août 2019 6 24 /08 /août /2019 17:21

 

Bon, allons-y. Un martien en train de débarquer de sa soucoupe volante, n’ayant aucune difficulté pour comprendre le galimatias exprimé dans un volapuk qui, semble-t-il est devenu la marque de toutes les TV, radios et autres médias du continent qu’il vient de survoler, réalise que le nouveau roi du monde est notre Président ! Qui de plus, vient de s’adresser à son propre peuple pour lui dire ce qu’il se propose de faire avec ses «collègues» pour le bien du monde. Bigre !

 

Pourquoi notre Président ? Parce qu’il a décidé qu’il est le «leader» de l’Europe et, en bonne voie d’être le leader du monde. Du monde qu’il qualifie de «progressiste» et qui s’oppose au monde «nationaliste» Certes, il semble avoir oublié qu’en se distançant ainsi d’une majorité des pays européens il se trouve de plus en plus isolé. Il semble aussi, si l’on regarde les choses un peu plus sérieusement, qu’il ait oublié le rôle du «nationalisme» dans l’histoire récente du monde qui nous entoure. C’est le nationalisme ce qui a vaincu le fascisme. Le nationalisme est ce qui a motivé les pilotes britanniques qui se sont battus à un contre cinq contre la Luftwaffe ; le nationalisme est ce qui a motivé les mouvements de résistance français, norvégien ou polonais ; et le nationalisme c’est ce vers quoi les Soviétiques se sont tournés, face à l’invasion du fascisme, en remplaçant «L’Internationale» par l’hymne national quand le dictateur local s’est adressé à ses «frères et soeurs pour sauver la patrie». Autant dire que nonobstant la chansonnette de notre Président les pays européens qui ont connu le joug nazi ou communiste ne se laissent pas facilement convaincre de renoncer à ce qu’ils sont en faveur d’ensembles hétéroclites, d’ectoplasmes informes, fussent-ils distributeurs de mannes diverses provenant des mieux lotis qu’eux. On s’arrête et on réfléchit une seconde : n’est-ce pas ce que l’Europe fait depuis son premier élargissement ?

Le drame de notre Président, et je pèse mes mots, c’est qu’il n’a pas, loin de là, la possibilité de montrer qu’il fait ce qu’il dit et qu’il dit ce qu’il fait. Pas besoin de mettre en exergue des exemples, ils sont connus et des plus en plus nombreux. Mais il y a quelque chose qui, d’une manière pernicieuse, sape son discours contre le nationalisme : le démographie de son pays. Le taux de fécondité est de 1,8 enfant par femme pour les indigènes et de 2,6 pour les immigrées selon l’INED. Sur 750.000 nouveaux nés (moyenne des dernières années) -un peu d’algèbre, que diable, deux équations avec deux inconnues permettent de déterminer le nombre de femmes mères des 750.000 nouveaux nés (annuellement) : 393.000 qui se partagent entre 54.500 « diversité » et 338.500 « indigènes ». Corrélativement, on dénombre 141.700 nouveaux nés « diversité » et 609.300 nouveaux nés » indigènes ». Autant dire que la diversité (8 à 10% du nombre d’habitants) fournit, peu ou prou, 25% du nombre annuel de nouveaux nés. D’un autre côté, 150.000 à 200.000 étrangers s’installent en France bon an, mal an et… en 25 ans on trouvera dans ce pays (naissances – décès, immigration) pas loin de la moitié des habitants des gens nés à l’étranger ou dont les parents seront nés à l’étranger. Alors, quoi, Monsieur Macron ? Ne pas être nationaliste ? Ne pas s’opposer aux flux migratoires que Madame Merkel a accueilli à bras ouverts ?

Les Rois de France ont mis mille ans pour constituer ce qu’ils ont légué aux générations suivantes. Que l’on constate (comme Valéry Giscard d’Estaing en 1976) que nous ne représentons que 1 % de la population mondiale, que nos ressources de matières premières sont inexistantes et que notre avenir se trouve dans l’intégration européenne, soit. Mais aujourd’hui on accepte de déchirer, à l’intérieur du pays, la toile tissée avec patience pour la remplacer par un patchwork de communautés tribales (qu’elles soient corses, bretonnes ou occitanes, basques ou maghrébines, turques, pakistanaises ou moldo-valaques). Elles sont désunies par l’incapacité de pratiquer une langue commune (le français) et par leur auto-exclusion du tronc principal de la nation car ne voulant pas renoncer aux pays ou aux communautés d’origine. Les trois facteurs qui ont permis à la France de transformer des immigrés en français (école, armée, religion) ont été patiemment déconstruits. Etre français aujourd’hui, afficher et défendre son identité nationale, c’est accepter l’Europe comme cadre d’évolution mais aussi vouloir survivre en tant que nation pour nous et pour les générations futures. Et peu importe si l’on taxe ce langage de souverainiste. Il y va de l’existence à terme de cette nation qui aurait pu se trouver en Germanie n’eût été le sacrifice de plus de 400.000 jeunes Américains : ils n’avaient rien à faire sur les plages de Normandie sauf d’accomplir la mission qui leur était confiée par un Président américain qui, lui, ne voulait pas voir disparaître cette nation.

Bon, voilà notre Président progressiste, premier opposant mondial aux nationalismes présents de plus en plus sur la mappemonde, voulant résoudre les problèmes insolubles auxquels le monde fait face. Vaste programme…

C’est déjà téméraire et insolent. Prenons un exemple : l’Iran. Sans revenir sur la genèse et l’évolution de ce dossier en simplifiant (raccourci rapide) l’Iran veut accéder au nucléaire militaire et les Etats Unis s’y opposent totalement tandis que des puissances diverses font semblant de croire aux dénégations de l’Iran. Et comme par hasard, ces mêmes puissances ont des intérêts économiques puissants qui les font prendre parti en faveur de l’Iran. Et que fait notre Président ? Avant de voir ses « collègues » qu’il a invité à Biarritz il rencontre un représentant de l’Iran (que les États Unis ont frappé de sanctions diverses) pour voir comment il pourra sauver le fameux JCPOA. Représentant qui fait savoir, après avoir rencontré notre Président, « Le président Macron a fait quelques suggestions la semaine dernière au président [Hassan] Rouhani et nous pensons qu'elles vont dans la bonne direction, bien que nous n'y soyons pas encore définitivement", J. Zarif - l’AFP » Autant dire… cause toujours, tu m’intéresses… Comment croire qu’il pourra convaincre les Etats Unis à changer leur position ?

Mais ce n’est pas tout… Grand défenseur de la cause écologique, apprenant qu’il y a des feux dans la forêt amazonienne il s’est mis à tirer à boulets rouges sur le dirigeant (nationaliste) brésilien en faisant chantage de l’adhésion de la France à un traité (MERCOSUR) qui devrait se révéler économiquement important pour le Brésil. Mais pas seulement pour le Brésil. En particulier, la France sera la première bénéficiaire économique notamment pour son secteur agricole (wikipedia.org). Vous voulez dire qu’il se tire une balle dans le pied ? Et pourquoi ? La forêt amazonienne couvre une superficie de 550.000.000 ha (5,5 millions de km2) et tous les ans on mesure la déforestation :

En 2018 la déforestation représentait env. 7,000 km2 soit 1,4% de la superficie de la forêt MAIS 70% des feux couvrent des territoires déjà déforestés ! Très loin des 20% dont notre Président vient de parler pour «tirer le signal d’alarme».Le cabinet de notre Président devra revoir sa copie.

Mais il y a mieux : lundi notre Président a reçu M. Poutine. Lui aurait-il parlé des feux dans la taïga sibérienne ? 15.100.000 km2 de superficie. «D'immenses incendies de forêt touchent la Sibérie, obligeant l'armée russe à intervenir. Environ 3 millions d'hectares (30.000 km2) dans le centre et l'est de la Russie sont en flammes. Autant que la Belgique, 30.688 km2 . Rassurez-vous, le sujet n’a pas été abordé. C’est vrai, il n’y a pas de MERCOSUR avec la Russie… Remarquez, la Bolivie – pays qui est adjacent à la forêt amazonienne déforeste aussi à tour de bras… Mais la Bolivie est un pays socialiste… Il y a-t-il une erreur quelque part ?

 

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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 18:25

Bon, alors par quoi commencer ?

Pendant que chez nous rien ne se passe - la mort d’un maire, ici, l’aggravation exponentielle des finances de la ville de Paris (une dette de presque 6 Milliards d’euros, soit env. 2.835€/habitant versus 500€/habitant quand B. Delanoë est devenu maire et 1.636 quand Mme Hidalgo l’a remplacé, 52.000 agents vs 40.000 en 2000 avec une population qui se contracte - IFRAP, Capital, 08.08.19) là, le cas Neymar au PSG, ici, la mort du regretté Jean-Pierre Mocky, là, l’AVC d’Alain Delon, ici, le samedi noir dans les deux sens, demain, bref, rien ne se passe. En même temps le monde frétille et comme il n’y a plus de sheriff on ne sait pas exactement vers où on est en train d’aller.

L’Europe, pas encore totalement sortie du raté des élections européennes ne sait pas ce qu’elle devrait faire : accepter le nouveau chantage du sultan d’Ankara et/ou sauver l’Iran du gouffre économique où il a été plongé par les sanctions américaines. Ou les deux ? En attendant que les pays récalcitrants aux injonctions des gnomes de Bruxelles quant au partage des immigrants mettent de l’eau dans leur vin, menacés comme ils sont de se voir réduire les fonds qu’on leur attribue.

Pour sauver l’Iran on a inventé l’INSTEX à la tête duquel on a nommé le 1er août un diplomate allemand. Patatras :  une semaine après on apprend que l’impétrant est fondamentalement anti-israélien («il n'y aurait pas de problème palestinien si l'Etat juif était fondé en Prusse Orientale») et, à l’occasion, antisémite («L’industrie de l’Holocauste gonfle le nombre de victimes» - avait-il déclaré à Ken Jebsen du You Tube Channel). Il est demis de suite car cela la fiche mal de charger un tel personnage d’une aide à l’Iran tout en sachant qu’il abhorre Israël et les juifs… Pas grave, on en trouvera un autre.

Il faudra bien car l’Allemagne qui est le premier exportateur européen est aussi le troisième fournisseur de l’Iran et que ses ventes à ce pays augmentent de plus de 20% l’an depuis le fameux JCPOA qui avait suspendu les sanctions imposées pour convaincre l’Iran d’abandonner sa marche vers la bombe :


 

Remarquez, pendant la même période, la France à triplé le volume de ses ventes (de 563 millions € à 1,5Milliards €) et a multiplié par 23 (!) ses importations (de 66 millions à env. 1,5 Milliards) pour le bonheur de mollahs (Le Point 11.05.18). Naturellement, il n’y a que les mauvais esprits qui prétendent que ces deux pays (mais pas seulement eux) se soient désolidarisés des États Unis - qui ont réinstallé les sanctions suspendues car l’Iran avait triché quand a été négocié le JCPOA et, depuis, a mené une politique de déstabilisation de la région tout en avançant, sur le terrain, vers les frontières d’Israël - parce que l’Iran respecterait ses engagements, en oubliant que la destruction d’Israël fait toujours partie des objectifs premiers de l’Iran, ce que l’Allemagne, la France, et l’Europe, eux, savent pertinemment.

Mais, Israël, comme le disait un ancien Premier Ministre français (Michel Rocard) n’est qu’un accident de l’histoire. (Michel Rocard, Bibliothèque d’Alexandrie, Egypte, 22.06.2004 : «L’origine du problème palestinien est la promesse donnée par les Anglais aux Juifs de fonder un État-nation. Ce fut une erreur historique» (www.proche-orient.info, 22 juin 2004).

La France, par son Président militant, veut mettre d’accord l’Iran et les Etats Unis. Et voilà le Donald twitter rageusement «L’Iran a de graves problèmes financiers. Ils veulent désespérément parler aux États-Unis, mais reçoivent des messages contradictoires de la part de tous ceux qui prétendent nous représenter, parmi lesquels le président français Macron.  Je sais qu'Emmanuel veut bien faire, comme tous les autres, mais personne ne parle pour les États-Unis à part les États-Unis eux-mêmes» Et pour ne pas être en reste un journal iranien apostrophe notre Président «Occupez-vous de vos samedis à Paris» (Courrier International, 02.08.19).

Bon, pas moyen de faire la paix entre l’Iran et les Etats Unis. Mais, peut-être on pourrait amadouer le Sultan qui après les 6 milliards d’euros acceptés par Madame Merkel au nom de l’Europe, en demande maintenant 2 de plus, le régime Schengen pour les 100 millions de turcs et, entre autres, le droit de créer des lycées turcs en France. En menaçant d’ouvrir les robinets pour que des réfugiés syriens déferlent sur Europe.

Vous voulez parier ? Il aura les 2 Mrds d’euros en attendant qu’il demande plus. Car le Sultan, lui, en a besoin pour la transformation de la Turquie en califat : «Depuis la tentative de coup d’État de juillet 2016, la dérive autoritaire du gouvernement turc de Recep Tayyip Erdogan se poursuit. Le ministre de l’Éducation Ziya Selçuk vient de donner un chiffre impressionnant: en l’espace de trois ans, il a fait retirer des écoles et des bibliothèques 301.878 livres et les a détruits. En 2016, un livre de mathématiques aurait été interdit au motif que les initiales de Fethullah Gülen, réfugié aux États-Unis, apparaissaient dans un exercice de géométrie qui mentionne une ligne allant «du point F au point G» (Le Figaro, 08.08.19). Comment peut-il faire un «gentlemen agreement» quand il n’y a pas deux gentlemen ?

En même temps on est peiné par ce qui se passe chez nous. Cela fait mal au cœur de le dire mais faut bien admettre que la trajectoire du déclin sur laquelle se trouve la France n’est pas un accident de parcours. On a oublié l’essentiel des promesses faites par E. Macron en 2017, on a oublié la réduction de 60.000 fonctionnaires, l’Etat coûte toujours un peu plus et nous sommes incapables d’équilibrer ce que l’on importe et ce que l’on exporte. Regardez la balance commerciale de la France sur 50 ans (Le Monde 08.08.19)

Mais la balance commerciale n’est pas tout. La France se lance dans des aventures qui risquent de lui coûter plus que ce qu’elle espère obtenir à court terme. Entre autres, elle vient de décider d’appliquer, seule, une taxe de 3% sur le chiffre d’affaires réalisé par les grandes sociétés américaines (GAFA). A l’encontre de l’opposition de Bruxelles et de quatre pays ouvertement (Irlande, Suède, Danemark, Finlande) et d’autres quatorze (qui se cachent). Il eut fallu l’unanimité des 28 pays pour que le projet soit admis. Et cela n’arrange pas les affaires de notre Président avec le Donald qui a twitté «France just put a digital tax on our great American technology companies. If anybody taxes them, it should be their home country, the USA. We will announce a substantial reciprocal action on Macron’s foolishness shortly. I’ve always said American wine is better than French wine! » (foolishness =sottise, bêtise) (26.07.19).

Quo vadis ? The sad situation that reigns in France is not all that different from that in many other European countries. A few weeks ago, an African cardinal, Robert Sarah, published a book, Le soir approche et déjà le jour baisse ("The evening comes, and already the light darkens"). "At the root of the collapse of the West", he writes, "there is a cultural and identity crisis. The West no longer knows what it is, because it does not know and does not want to know what shaped it, what constituted it, what it was and what it is. (...) This self-asphyxiation leads naturally to a decadence that opens the way to new barbaric civilizations." Guy. Millière, Gatestone Institute 03.08.19.

 

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