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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 11:27

 

Pour des raisons professionnelles (mais pas seulement ...) je viens de passer quelques jours en Israël. A quelques semaines près, quarante années après la guerre de 1967, je reprends la route du Golan, cette fois-ci du côté Est : en partant de Tel Aviv, par Hedera et Megiddo (et ses 8.000 années + les étables et les citernes d’eau du Roi Salomon …) on laisse de côté Affula et Bet Shean pour suivre une partie du Jourdain (à partir de Hamat Geder – sources d’eau chaude, lieu de villégiature biblique …) pour monter vers Eliiad au triangle de trois frontières (Syrie, Jordanie et Israël). Nous sommes sur le Golan, l’occasion m’a été donnée par un ami de longue date de visiter une exploitation vinicole créée il y a une dizaine d’années.

Le Golan. L’Europe, la première, demande à Israël de « rendre » le Golan à la Syrie qui l’a perdu pendant la guerre de 1967 quand ce pays a attaqué Israël. Et qui a essayé de le récupérer en 1973, sans succès. Rendre la Cisjordanie (comme Israël a rendu Gaza) peut se comprendre éventuellement. Encore que ce territoire n’a appartenu à personne (nonobstant son annexion provisoire par la Jordanie ) entre le partage de la Palestine (1948) et la guerre de 1967 quand la Jordanie en a perdu le contrôle ayant attaqué (et perdu) Israël, bien que les messages péremptoires de cette dernière lui demandaient de ne pas intervenir. Très bien, en vertu de la règle édictée par la communauté internationale « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la force » (voir ce qu’il en est à l’Est de l’Europe, au Tibet, etc.,) on demande à Israël de rendre à des propriétaires inconnus des territoires disputés.

Mais les mêmes réclament qu’Israël « rend » le Golan. Non pas une partie, non pas un morceau mais TOUT le Golan. Sans se souvenir que le plan de partage de 1948 donnait à Israël la propriété de la partie Sud Est du Golan et que la Syrie , quand son armée appuyée par celle de l’Irak, l’a acquis par la force pendant la guerre de 1948. La frontière édictée par le plan de partage suivait la ligne Sykes-Picot qui, depuis 1923 servait de frontière internationale reconnue entre la Syrie et la Palestine sous mandat confié par la Société des Nations à l’Angleterre.

Il y a quarante ans je suis allé jusqu’à Qunaytra devenue ville frontière avant de devenir ville fantôme. A 25 km de Damas, les canons de l’armée israélienne tenaient la capitale de la Syrie sous leur possible menace. Pas un obus n’a été tiré sur Damas, ni en 1967 ni en 1973. Mais la Syrie a applaudi quand les fusées irakiennes se sont abattues sur Tel Aviv pendant la première guerre du Golfe. J’ai revu Qunaytra la semaine dernière (de loin car … Israël l’a rendue à la Syrie ). Et je n’ai pas pu, je ne peux pas ne pas faire la comparaison entre ce qu’Israël a fait en quarante années et ce que la Syrie n’a pas fait dans le même intervalle de temps.

Entendons-nous bien, je ne compare pas les réalisations de deux pays. Ce serait une caricature, tant un vit dans le monde post industriel tandis que l’autre se complaît dans la fange du sous-développement maîtrisé par une dictature héréditaire dont les faits de mérite sont l’exploitation pendant 30 ans d’un autre pays (le Liban) et le support accordé à tous les terroristes musulmans agissant en Israël, en Irak ou ailleurs. Je me limite à comparer ce qui a été fait sur le Golan pendant les 19 années de possession syrienne et pendant « l’occupation » israélienne. La population totale du Golan est d’environ 40.000 personnes dont 19.300 Druzes, 16.500 Juifs et 2.100 Arabes. 16.500 Juifs qui s’y sont installés depuis la guerre de 1967. Et qui ont fait du Golan un des premiers greniers d’Israël (par ailleurs subvenant totalement à ses besoins alimentaires – performance inconnue dans aucun des pays musulmans de la région …), qui y cultivent des fruits et des agrumes (200 tonnes de pommes exportées il y a un mois par des villages druzes vers la Syrie …) et qui y ont créé des exploitations vinicoles dignes de la Californie , de la Route du Vin autour du Cape Town ou des domaines d’Australie. Sans parler de petites unités industrielles dont les produits (pas seulement de la haute technologie) surprendraient pas mal de monde.

Château Golan créé par un ingénieur sorti du Technion produit aujourd’hui des vins qui ne se trouvent que sur les tables des meilleurs restaurants israéliens. L’exploitation vinicole, bien que jeune par rapport aux normes françaises, impressionne par son sérieux, par l’évident souci du détail venant d’une vision claire quant aux futurs développements et par le fait que les choses s’y passent « by the book ». Les méthodes de vinification utilisées par un jeune, diplômé d’une Université Américaine, ne sont pas celles qui ont cours en France. La voie qui a été suivie (comme en Australie, Chili, Afrique du Sud) est celle qui consiste à produire un vin dont la robe, le nez, le goût et le moelleux correspondent à ce que le plus grand dénominateur commun demande.  Les cépages utilisés sont le merlot, le cabernet, le sauvignon, syrah, mourvèdre, etc.) et les vins conservent leurs qualités et caractéristiques aussi quand il s’agit d’un mélange. Parmi ceux que j’ai eu la possibilité de goûter j'ai vraiment apprécié un « Merlot 2005 » qui pourrait se révéler un vin de longue garde d’une année qui a été exceptionnelle en Israël (comme en France d’ailleurs).  

Pourquoi évoquer cette expérience à laquelle je ne m’attendais pas ? Parce que j’ai compris, d’un coup, en une seule image ce dont il est question : Israël est porteur de projet, ce pays ne sait pas ne rien faire et après avoir fleuri le désert (ce n’est pas seulement une formule) a entrepris de faire ses classes dans une des cultures les plus anciennes mais aussi les plus difficiles à acquérir, produire du vin. L’explication s’impose d’elle-même : ce pays aime la vie. Tandis que les cousins musulmans s’évertuent à expliquer qu’il gagneront contre Israël (et contre les autres pays cibles) car eux ils aiment la mort …

 « Rendre » la Golan  ? Pourquoi ? Pour que la Syrie y installe son armée et puisse de ses hauteurs canarder les paysans israéliens qui se trouveraient sous le feu de leurs armes 400 m. en contrebas ? Pour qu’elle le garde aussi désertique que pendant les 19 années de leur occupation ? Il suffit de regarder (même de loin, avec des jumelles) Qunaytra pour savoir qu’il faut dire NON à une telle éventualité. Aussi en vertu du principe de « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la force » principe qui doit être appliqué à la Syrie pour le Golan.

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29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 15:40

 

 

 

On s’est habitué (depuis Chateaubriand, Banville ou Goncourt) à appeler l’Angleterre « Perfide Albion ». On résumait ainsi non seulement la capacité de ce pays de dire une chose et de faire une autre mais aussi, mais surtout, la posture amicale qui se transformait, le cas échéant, en trahison.

 

 Rien ne sied mieux à l’Europe que de reprendre ce surnom tant sa perfidie dépasse ce que l’on pouvait imaginer comme bornes. Jugez-en.

 

 Depuis Atatürk la Turquie est devenu un pays laïc. Certes peuplé d’environ 73 Millions de croyants musulmans (98 % de la population) mais, depuis 85 ans le pouvoir politique se trouvait entre les mains de partis laïques avec des alternances gauche-centre-droite qui ont permis le développement du pays. Développement qu’aucun pays musulman n’a connu pendant la même période. Ce que l’on avait tendance à oublier, surtout en Europe et parmi les partisans de l’entrée de la Turquie en Europe, c’est que le garant de la laïcité était (est) l’armée turque. Il a bien fallu, donc, faire quelques contorsions dialectiques au moment de l’association de la Turquie à la Communauté Européenne , il a bien fallu oublier l’importance de l’armée turque au moment de l’acceptation par l’Union Européenne d’ouvrir des négociations en vue de l’entrée de ce pays dans la Communauté. Mais , la prise du pouvoir par un parti islamique « modéré » à travers des élections, naturellement libres, n’a pas ému particulièrement l’Europe ni ses principaux pays.

 

 Voilà maintenant qu’une élection présidentielle est en cours et que par un jeu de chaises musicales on essaye d’installer comme président de la république, l’associé (l’alter ego) du chef du gouvernement qui a été le concepteur de la prise de pouvoir il y a quelques années. Si la manœuvre réussit, le trois leviers du pouvoir (présidence de la république, chef du gouvernement, majorité parlementaire) se trouveront entre les mains d’un parti islamique décrété « modéré » par ceux qui prônent l’apaisement dès qu’il s’agit de l’islam. Mais il y a un hic : l’armée turque vient de mettre en garde les instances politiques (et le peuple turc en même temps) que le pays doit rester laïque. L’Europe, en oubliant le passé, demande à l’armée turque de ne pas se mêler du processus démocratique des institutions turques. En clair, elle demande au garant de la laïcité de ne pas s’opposer à l’instauration d’un régime islamique (fût-il modéré selon certains). Entre deux maux (l’armée garant de la laïcité et arrivée au pouvoir d’un régime entièrement islamique), l’Europe a choisi. Comme pour le Hamas arrivé au pouvoir dans les territoires de l’Autorité Palestinienne et qu’avec d’autres contorsions, elle veut blanchir de ses pêchés (terrorisme, application de la charia, droits des femmes, etc., etc.,) pour pouvoir lui verser, directement, son obole (plus d’un milliard d’euros en 2006 …).

 

 La perfidie de l’Europe ? Première à s’émouvoir quand « les masses islamiques » sont humiliées par les méchants de ce monde (pour simplifier Israël et les Etats-Unis) elle n’a rien à dire quand 1 Million de turcs se réunissent à Istanbul pour défendre la laïcité de leur état. La conclusion n’est pas difficile à tirer : si l’Europe n’a pas eu le courage d’inscrire sur le frontispice de sa constitution qu’elle est le résultat de deux millénaires de développement fondé sur le système de valeurs judéo-chrétien, c’est d’évidence parce qu’elle  ne se préparé pas à rejeter l’état islamique qui progresse en Turquie.

 

 Ce n’est pas tout, l’actualité est riche en exemples. L’ineffable J. Solana vient de demander aux Etats-Unis d’entreprendre des négociations directes avec l’Iran. Voilà six longues années depuis que la troïka européenne assistée ou dirigée (c’est selon) du même Solana, palabre avec l’Iran pour arrêter sa course vers l’armement nucléaire. Pendant ces six années l’Europe n’a rien obtenu mais a permis à l’Iran de faire des progrès sensibles vers le but qui est le sien. Curieusement, on oublie que l’Europe a demandé il y a six ans aux Etats-Unis de la laisser mener les discussions, confiante comme elle était dans les vertus du dialogue. Six années d’une longue pantalonnade se terminent par une sorte d’injection adressée aux Etats-Unis qui « doivent » entreprendre des discussions directes avec l’Iran. Mais alors, à quoi ont-ils servis ces six ans ? Uniquement à interdire aux Etats-Unis d’entamer un processus d’application de sanctions sévères, processus qui pouvait être mis en place à un moment où les oppositions russe et chinoise n’étaient pas encore substantielles. Car le prix du pétrole ne se trouvait pas au niveau d’aujourd’hui (qui permet à la Russie , une fois débarrassée du fardeau de la destruction  d’une partie de son arsenal nucléaire -chose faite avec l’aide et l’argent des Etats-Unis- de rejouer dans la cour des grands) ; car les besoins en pétrole et gaz de la Chine n’avaient pas encore « explosés » (ce qui fait que la Chine cajole aujourd’hui la République Islamique ).

 

 La perfidie de l’Europe ? Allié objectif de l’Iran, finançant une partie des besoins de ce pays (un total de 25 Milliards d’euros dont la plus grande partie revient à l’Allemagne pacifiste), l’Europe n’a en réalité rien fait pour arrêter l’Iran dans sa course vers l’arme nucléaire. Le ridicule ne tuant plus, elle exige maintenant, quand la preuve de son incapacité d’obtenir quoi que ce soit de l’Iran a été apportée, que les Etats-Unis entreprennent des négociations directes avec un pays voyou, sponsor de tous les mouvements terroristes du monde ( la France en sait quelque chose …), qui empêche l’évolution vers un état stable et démocratique de l’Irak et qui prône, tous les jours de la semaine, la destruction d’Israël.

 

 On devrait dire, avec Cicérone, ô tempora ! ô mores ! tout en se souvenant que la perfidie de l’Europe n’a d’autre explication que la dominance de l’esprit d’apaisement qui perdure depuis presque 70 ans. Et dire, comme Daladier en rentrant de Munich "oh les c…s " !

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 10:52

 

 

 

Deux ans, presque, depuis qu’Israël s’est retirée de la bande de Gaza en laissant les clés du territoire à l’Autorité Palestinienne. En moins de deux ans on a transformé ce territoire en mini-Afghanistan où la seule loi qui a cours est celle des bandes armées. Bandes armées qui interrompent les tueries intra palestiniennes, de temps en temps, uniquement pour « résister » à Israël ou pour conjuguer leurs capacités dans l’enlèvement de personnes..

 

La Banque Mondiale vient de publier une étude sur l’économie de Gaza dans laquelle on peut trouver, en guise de conclusion, la formulation suivante : « L'Autorité Palestinienne a marqué des progrès pendant les 10 dernières années en créant un climat propice à l’investissement mais l’accession du Hamas au pouvoir a mis un arrêt au cours de l'année dernière»

 Les dix années dont on parle ce sont dix années d’occupation israélienne de Gaza. « l’année dernière » est comptée depuis que le Hamas a démocratiquement conquis le pouvoir avec un programme appelant, entre autres, à la destruction d’Israël et à l’application de la Charia. Pour ce qui est de détruire Israël il faut attendre encore un peu mais, en revanche, on a réussi à détruire l’économie de Gaza, en général et ce qui existait comme industrie, en particulier. Sauf celle de la fabrication des fusées « artisanales » pour lesquelles le marché est toujours demandeur.

Naturellement, la Banque Mondiale (comme l’ONU, comme « la communauté internationale » comme l’Europe …) assigne à Israël une grande partie de la responsabilité du déclin de Gaza. Pourquoi ? « Les dizaines de milliers de Palestiniens qui travaillaient en Israël contribuaient massivement au développement de l’économie de Gaza et de la Cisjordanie. Tel n’est plus le cas aujourd’hui ». Vous avez bien lu, puisque Israël n’accepte plus des travailleurs palestiniens (les mêmes qui ont amené le Hamas au pouvoir …) par peur d’attentats, elle est responsable du déclin de l’économie palestinienne.

L’ancien Président de la Banque Mondiale avait investi, de ses propres deniers, 500.000$ pour maintenir les productions de légumes et fleurs dont les israéliens de Gaza s’étaient fait une spécialité. Une année après le départ d’Israël il est parti, lui aussi, sur la pointe des pieds, ses fonds n’ayant servi qu’à payer la destruction de ce qui existait et, probablement, des salaires des « forces de l’ordre ». Mahmoud Abbas, paraissant excédé pendant un court moment (tirs de Qassam sur Israël) s’est révolté, dans son bureau, en maugréant contre ceux qui « au lieu de privilégier la tranquillité nécessaire pour attirer des investisseurs, préfèrent tirer des fusées ». Cette déclaration a fait un énorme effet et … les choses ont continué comme par le passé.

 

 

 

C’est dans ces conditions, qu’une nouvelle industrie s’est développée et est aujourd’hui très florissante : l’industrie du rapt et des enlèvements. Le monde a été ému du rapt du caporal Shalit ( la France , pendant un court moment, à fait savoir qu’elle ferait de son mieux pour le libérer car bénéficiant d’une double nationalité) mais on est passé vite aux affaires courantes. En revanche, le rapt journalier d’enfants ou de « fonctionnaires » ou de « militants » ne semble émouvoir personne. Sauf quand il s’agit d’un journaliste.

Le dernier en date à être enlevé c’est le correspondant de la BBC , A. Johnston. Normalement, il n’aurait pas dû être enlevé. En effet, il s’agit d’un journaliste qui -selon les dires de ses collègues palestiniens- est un « journaliste de Gaza, correspondant pour l’étranger ». En clair, il habite l’endroit, il a épousé la « cause palestinienne » et, pour vivre, il est correspondant de la BBC. On peut se poser des questions sur son impartialité dans les reportages et les « papiers » qu’il fait diffuser par la BBC mais … on n’en est pas là quand même.

En revanche, là où on est c’est le Premier Ministre palestinien qui nous l’a dit il y a dix jours : « Les enlèvements sont le fait de groupes financièrement riches et ayant de l’influence qui coopèrent avec des membres des forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne » Les représentants de l'ONU sur place et même des fonctionnaires de l’Autorité Palestinienne soulignent que «  La bande de Gaza est pleine de gangsters et de bandits responsables de
l’ anarchie et que l’Autorité tolère sans les poursuivre ;  elle sera déclarée bientôt « zone dangereuse » ce qui veut dire que toutes les organisations internationales quitteront le territoire
 »

Et on apprend que pour ce qui est du journaliste de BBC le Gouvernement palestinien négocie avec le groupe qui l’a probablement enlevé une rançon proche de 5 Millions de $. Gouvernement qui dispose de quelques dizaines de milliers de membres des forces de sécurité pour le million d’habitants de Gaza !

Au même moment, pendant qu’un de ses membres est kidnappé et tenu sans contact aucun depuis un mois, l’Union des Journalistes Anglais vote à majorité (65 vs 55) une motion de boycott des produits israéliens. Motion dirigée, donc, vers Israël non pas vers l’Autorité Palestinienne ! Perfide Albion

Car, au même moment et pour la même raison, le syndicat palestinien des journalistes a appelé au boycott non pas de l'Israël, mais de l’Autorité Palestinienne contre le manque total de liberté d’expression dans les territoires contrôlés par cette autorité.

Le premier pas pour revenir (presque) aux frontières de 1967 a été le retrait de Gaza. Il était prévu qu’il soit suivi d’un retrait de Cisjordanie. Qui peut croire encore qu’Israël pourrait faire ce deuxième pas ? Et, surtout, qui peut sérieusement lui demander de le faire ?

 

 

 

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14 avril 2007 6 14 /04 /avril /2007 12:57


 

 Ce qui était prévu s’est réalisé : le Ministre des Finances palestinien est venu à Bruxelles.  Reçu par Mme Ferrero-Waldner, il a tenu (avec elle) une conférence de presse pendant laquelle tout en assurant que le Gouvernement Palestinien formait une seule équipe, solidaire, a indiqué « Nous recherchons l'appui externe pour obtenir une aide de 1 milliard d'euros» en soulignant la décision de son gouvernement « respecter les accords de paix avec  Israël ». Ni la Commissaire Européenne , ni les journalistes présents ne se sont arrêtés sur ce qui est le double langage utilisé par les représentants palestiniens. En effet, « respecter » ne veut dire ni « reconnaître » ni encore moins « faire appliquer ». Et ce n’est pas le fait du hasard : l’accord de Mecque qui devait mettre fin aux tueries inter-palestiniennes a été obtenu sous la condition que le Hamas qui contrôle le gouvernement palestinien ne soit pas obligé de se conformer aux accords signés avec Israël. En clair, reconnaître l’existence d’Israël, arrêter le terrorisme, arrêter l’incitation à la haine, pour ne choisir que ce qui est le plus important.

 Voilà pour Mister Hide, tandis que Dr Jekyll (le Premier Ministre palestinien) déclare, en même temps, que le Hamas ne reconnaîtra jamais Israël. Et, pour faire bonne mesure, somme Israël d’accepter les conditions posées pour la libération du soldat Shalit enlevé depuis dix mois. Naturellement, ni Mme Ferrero-Waldner, ni les journalistes présents à la conférence de presse, ni le Quai d’Orsay (le soldat Shalit a la double nationalité, française et israélienne) n’ont rien à dire. Qu’une équipe gouvernementale, solidaire, fasse valoir comme un diktat les conditions posées par les auteurs d’un rapt, cela n’a l’air d’incommoder personne ? On peut se demander si la Norvège , l’Espagne ou la France qui plaident pour une coopération avec le gouvernement palestinien, connaissent un autre endroit dans le monde où un gouvernement pourrait participer à un tel chantage tout en escomptant la reconnaissance internationale. Certes, on a fait souligner que le Ministre venu quémander 1 Milliard d’euros est une personnalité indépendante et respectée et donc que l’on peut discuter avec lui ce que l’on ne fait pas avec l’organisation terroriste Hamas du gouvernement duquel il fait partie. Acrobaties dialectiques nécessaires pour ne pas abandonner le peuple palestinien. Car, comme on ne le sait pas, l’Union Européenne est le plus grand donateur des Palestiniens. Son aide a été augmentée de 500 millions à 700 millions d'euros l'année dernière, pour assurer la subsistance de 150.000 familles et pour maintenir certains services aux populations.

Et quelles ont les conditions posées par le Hamas pour la libération du soldat Shalit ?

D’après ce que l’on sait, le Hamas demande la libération de 1.400 palestiniens détenus en Israël pour des motifs multiples et variés mais parmi lesquels ceux qui ont “du sang sur les mains” représentent un bon tiers. Dont une très grande partie a fait l’objet de procès en bonne et due forme, procès auxquels certains étaient défendus par d’éminents juristes français comme, par exemple, Gisèle Halimi. Qui, à ce qu l’on sache, n’a pas mis en doute l’état de droit existant en Israël et dans le cadre duquel la justice n’est aux ordres de personne.

 Ce n’est pas la première fois que l’on convient qu’un israélien vaut 1.400 palestiniens. En 1990, par exemple, Israël a libéré 6.912 détenus (mais de ceux qui n’avaient pas du « sang sur les mains ») en tant que mesure pour créer la confiance. En 2004 Israël a libéré 460 détenus pour la libération d’un israélien enlevé à Dubaï et ramené  au Liban et les dépouilles de trois soldats israéliens tués par des terroristes du Hezbollah portant uniformes des casques bleus de l’ONU et se déplaçant dans un véhicule de l’ONU.

 Le résultat de ces libérations ? Pour l’essentiel ceux qui ont été libérés ont tout de suite  rejoint les rangs de leurs organisations terroristes d’origine. Une enquête a révélé que, uniquement pendant les cinq dernières années, 177 israéliens ont été tués par des détenus libérés  dans le cadre d’échanges.

Et parmi ceux dont le Hamas demande la liberation il y a le sponsor de l’opération “Karina A” (50 tonnes d’armes lourdes fournies par l’Iran à la demande de Yasser Arafat et payées avec des fonds dont l’origine se trouvait en Europe …). Ou le commanditaire de l’assassinat du Ministre israélien, R. Zé’evi (dont le surnom était …Gandhi) qui a eu droit à un procès en bonne et due forme dès qu’il avait été appréhendé.

 L’industrie du rapt est devenue une activité florissante dans le territoire administré par l’Autorité Palestinienne via son gouvernement dirigé par le Hamas. Ce que l’on obtient, en général, comme rançon c’est de l’argent, des emplois (dans les forces de l’ordre …) et de l’influence. En général … car quand on réussit à enlever un soldat, là on demande la libération de 1.000 ou plus de détenus. Et personne en Europe ne trouve à redire. Comme personne n’a trouvé à redire contre le rapt par l’Iran de quinze marins anglais. Le rapt élevé au rang de moyen politique de pression sur un pays démocratique pose deux sortes de problèmes : soit on cède et le résultat est celui indiqué plus haut (et encore plus de demandes la fois d’après) ; soit on ne cède pas et on met en danger la vie d’un des siens, pêché sans prix pour une société démocratique. Bien sur, on peut aussi se dire que la vie de centaines est plus précieuse que la vie d’un. Sauf si on les parents de l’un.

Et pendant ce temps … une nouvelle dépêche d’agence nous apprend que «L’industrie aérospatiales d’Israël a signé un contrat pour vendre des satellites technologiquement avancés  au constructeur américain Northrop-Grumman. Pour un montant de 1,6 milliards de $.» Ce qui est une preuve de la reconnaissance internationale des capacités de l’industrie aérospatiale israélienne. Et pour se faire plaisir voilà le reste de la dépêche : « Il y a deux ans, et ont signé un contrat pour la collaboration dans le développement des micro-satellites » Comme pour les avions sans pilotes, de fabrication israélienne, qui équipent les armées françaises …  Ne le dites, surtout pas à personne !

Résumons : on demande, de nouveau, des sous à l’Europe, ceux qui font la demande retiennent en otage un soldat depuis dix mois et demandent la libération de 1.400 détenus, pour l’essentiel, des criminels dont une grande partie condamnés par une justice libre. Pendant ce temps … Israël avance, se modernise et se montre à la hauteur des meilleures technologies mondiales, américaines et françaises. Et l’Europe ? Et la France ? Attendez leur prochaine condamnation d’Israël. Pourquoi ? Quelle importance, on trouvera toujours un sujet !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 19:24

 

 

 

Le dernier texte publié dans ce blog s’évertuait à démontrer que l’initiative saoudienne (applaudie des deux mains par l’Europe) n’est rien d’autre qu’une escroquerie. Plusieurs lecteurs me demandent d’aller plus loin dans la démonstration et  d’apporter de nouvelle preuves par delà ce qui a été déjà cité. Et en premier lieu, mettre en lumière ce que l’on peut reprocher à l’Europe. Vox populi, vox Dei

 

 Avant toute chose, une dernière dépêche d’agence : « Le ministre palestinien des Finances déclare que l'Autorité palestinienne ne dispose que du quart des fonds nécessaires à son fonctionnement. Le ministre qui va se rendre en Europe pour demander une aide économique de l'Union européenne évalue qu'il faut 160 millions de dollars par mois pour assurer le bon fonctionnement de l'AP alors qu'il ne dispose que de 40 millions de dollars. » Et trois commentaires : (a) les besoins dont on parle montent à 1,92 Milliards de $ soit 1,5 Milliards d’euros (l’année dernière l’Europe a fourni aux palestiniens 750 Millions d’euros car elle ne pouvait pas « abandonner le peuple palestinien » dixit Mme Ferrero-Waldner, Commissaire à Bruxelles), (b) nonobstant le réputation d’intégrité personnelle dont le ministre en cause est crédité, on considère que plus de 40 % de toute aide va au règlement des salaires des « résistants » (ou « activistes », ou « militants » tout surnom autre que terroriste …) ce qui veut dire en clair que l’Europe subventionne le terrorisme palestinien (c'est bon à savoir que les impôts payés par les citoyens européens servent, entre autres, à acheter des armes pour tuer des israéliens sous couvert de "résistance à l’occupation"), (c) la démarche est faite avec l’espoir que l’Europe oubliera pour un instant les trois conditions posées au gouvernement palestinien pour qu’elle continue à l’aider.

 

 Venons-en maintenant au sujet de cette extension du texte paru hier.

L’Arabie Saoudite présente son initiative, à Beyrouth en 2002 une première fois et à Riyad en 2007 une deuxième fois. Pays qui, en 1960 quand Israël a mis la main sur Adolf Eichman, a publié la nouvelle dans son journal gouvernemental sous le titre « Arrestation d'Eichmann, qui a eu l'honneur de massacrer six millions de juifs » Passons sur ce qui pourrait être interprété comme une marque de désamour envers les juifs et envers Israël. L’Arabie Saoudite demande à Israël de « rendre les territoires palestiniens occupés en 1967 » Ce faisant elle suggère qu'un territoire palestinien souverain autonome ait été conquis et occupé par Israël. Les territoires en questions s’appelaient « Cisjordanie » et « Gaza » (le Golan n’en faisait pas partie). Mais, la Cisjordanie et Gaza ont été conquis par la Jordanie et l’Egypte au cours de la guerre de 1948. Israël qui les a conquis en 1967, gains de guerre d’une guerre provoquée par les pays arabes. En 1988 la Jordanie renonce à la Cisjordanie qu’elle avait annexée en 1949 tandis que l’Egypte n’a jamais réclamé une quelconque souveraineté sur Gaza. Bref, la Cisjordanie et Gaza n'ont jamais appartenu à une entité palestinienne souveraine et/ou autonome. Rendre les territoires occupés c’est une demande absurde, elle confine à l’escroquerie. En revanche, s’accorder (entre Israël et les pays arabes, selon la résolution 242  seuls belligérants en 1967) sur des frontières sûres et reconnues, à la rigueur accepter par la négociation la création d’un Etat palestinien, cela peut se concevoir mais … ce n’est pas ce que l’initiative promeut. Et quand un (autre) journal officiel saoudien écrit « L'histoire de l’entité sioniste… [est] remplie… de massacres barbares, de la duperie et de mauvaise conscience ….Ce sont nos ennemis et notre haine envers eux est enracinée dans nos âmes, la seule chose qui peut l'enlever est leur départ de nos terres et la purification de nos lieux saints de leur souillure. » on peut, de nouveau, se demander si l’initiative saoudienne poursuit vraiment les buts qu’elle veuille faire croire aux benêts européens …

Et à qui faudrait-il qu’Israël rende « les territoires occupés » ? Naturellement, à l’Autorité Palestinienne. L'Autorité Palestinienne est un organisme corrompu qui n’a rien fait d’autre que dilapider des milliards de $ et d’euros pendant que son peuple subissait un lavage de cerveaux trans-générationnel. La haine du juif, la délégitimation d’Israël, la négation de toute attache historique avec le territoire jusqu’à y compris mettre en doute l’existence du deuxième temple …). Le tout en promouvant la « résistance armée » en attendant la destruction d’Israël par étapes (Fatah) ou à terme (Hamas). Autorité Palestinienne qui a réussi à transformer Gaza (après le départ d’Israël en 2005, deux ans déjà) en territoire sans loi mais avec une foi … celle du Hamas : des bandes armées tiennent le haut du pavé, l’on se trucide gaillardement entre frères du Fatah et du Hamas, la charia est entrée en vigueur (plus de cinémas, plus de bières ou alcools, plus de cybercafés). Avec l’assistance de l'Europe complice qui a fait sienne l’inversion monstrueuse du raisonnement moral selon lequel la légitime défense est un acte de brutalité. Pour conclure à une équivalence morale entre la terreur et les mesures prises pour se protéger contre elle et condamner Israël chaque fois qu’elle se défend.

En réalité, tout ce qui se passe actuellement nous apprend plus sur l’Europe que sur le Proche Orient. Quand un Prix Nobel portugais compare Ramallah à Auschwitz, quand un Evêque allemand compare la même Ramallah au  ghetto de Varsovie ou quand un Evêque luthérien au Danemark fait un sermon à la cathédrale de Copenhague et compare les politiques d'Ariel Sharon envers les Palestiniens à celles du Roi Hérode  (qui a commandé la tuerie de tous les enfants masculins de moins de  deux ans à Bethlehem) il n’y a plus grande chose à dire. Sauf, avec certains, que l’Europe de l’Affaire Dreyfus et plus tard de la Shoah se réveille et ne peut, viscéralement, que prendre le parti des palestiniens, de l’Hezbollah et de l’Iran en espérant, confusément probablement, que ceux-ci réussiront là où elle n’a pas réussi.  

Aujourd'hui, l'Europe suit le chemin de l’apaisement face au terrorisme, de la mode de toutes les gauches anti-israéliennes en répondant aussi aux demandes de ses rues arabes qui pourraient faire pencher la balance d’une élection dans un sens ou dans l’autre. L’Europe qui a volontairement renoncé à l'exercice de la puissance et s’est rendue aux injonctions  de ses rues est devenue pour le moins complice de l’antisémitisme.

Pendant ce temps, les états arabes paraissaient moins intéressés à faire leur le conflit Israélo-palestinien ; l’OLP, après des décennies de lutte contre Israël sans réaliser ses buts, se trouve au creux de la vague. Mais ce qui vient leur faire peur c’est l’apparition de l’Iran, nouveau chevalier blanc pour sauver l’Islam de ses contempteurs. Si possible avec une bombe atomique qui fait encore plus peur aux arabes qu’aux israéliens.

On a pu croire que l’accumulation des défaites palestiniennes et les luttes intestines pousseraient les leaders palestiniens, la Syrie , et la plupart des états arabes vers un accord de paix avec Israël. Le processus de paix visait cela. Mais, en 2000, la Syrie et les Palestiniens (paramètres Clinton et Camp David) ont rejeté la paix sans hésitation.

Les pays arabes veulent qu’Israël revienne aux frontières de 1967 et qu’elle permette l'immigration massive  de 4 millions de descendants des réfugiés de 1948 en Israël proprement dit. Le tout par la négociation ? Non. Par un diktat.

Selon un vieil adage on ne peut pas négocier avec des assassins ou avec des enfants. Ceux qui sont devant Israël sont des assassins qui se comportent comme des enfants.

 

 

 

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 16:29

 

 

 

On reste sans glas devant la dernière tentative arabe de donner le change pour ce qui est du conflit israélo-palestinien. Elle n’est rien d’autre  qu’un nouvel essai de travestir la politique arabe vis-à-vis d’Israël, politique qui a cours depuis sa création.

 

 Présentée à Beyrouth en 2002 avec deux conditions seulement (retrait sur les lignes de 1967 et partage de Jérusalem pour y accueillir la capitale d’un état palestinien) elle s’est enrichie au même moment par un codicille, « le retour des réfugiés » (non pas dans l’état palestinien à créer mais dans Israël même). Donc trois conditions en ayant ajouté la décision de réduire Israël à des frontières indéfendables (accessoirement ni sûres ni reconnues comme le demandait la résolution 242 qui mettait fin à la guerre de 1967  provoquée, comme d’habitude, par les pays arabes.

Pour ceux qui croient que cette initiative est une ouverture pour une  éventuelle négociation, le Secrétaire Général de la Ligue Arabe indique dans une conférence de presse « C’est à prendre ou à laisser. Si Israël n’accepte pas cette offre son sort sera laissé entre les mains des bandes armées ».On doit se souvenir que les territoires occupés depuis 1967 ont été, en réalité, des gains de guerre. On doit se souvenir aussi qu’aucun vaincu dans aucune guerre au monde, après avoir capitulé, n’a imposé au vainqueur des conditions pour lui retourner ce qu’il a perdu par la force des armes. Tout au plus, dans leur grande magnanimité, les pays arabes accordent à Israël le droit de « parler après avoir accepté l’initiative saoudienne ».

Naturellement, le ban et l’arrière ban des cercles anti-israéliens ( la France la première) se sont empressés à saluer cette initiative comme un vrai pas sur le chemin de la paix. Pas moins. Le fait qu’elle ait été prise (revalidée) à un sommet du monde arabe sous les auspices de l’Arabie Saoudite lui donne crédibilité et lettres de noblesse. L’Irak ? Le conflit indo-pakistanais ? Le terrorisme islamique en Indonésie et Thaïlande ? Non, aucun des cinquante conflits de par le monde dans lesquels des musulmans sont parties prenantes n’ont retenu l’attention des pays représentés à Ryad. Et le Secrétaire Général de l’ONU qui y été présent, comme l’ineffable (et inutile …) « Tzar » de la politique étrangère de l’Europe (J. Solana) n’ont pas réagi quand le Président du Soudan (Darfour, cela vous dit quelque chose ?) a expliqué aux participants que le « conflit israélo-palestinien » est la cause majeure de la situation actuelle du Moyen Orient.

L’initiative n’est qu’une escroquerie impudente car elle ne fait que travestir les buts poursuivis par les états arabes depuis la création de l’Etat d’Israël quand ils se sont opposés à la création d’un état palestinien. Pendant soixante années ils ont tout essayé : une première guerre (1948) pour empêcher la renaissance d’Israël (aidés, autant que faire se pouvait, par l’Angleterre dont l’armée avait la haute main sur celle de Transjordanie – nom de l’époque de la Jordanie d’aujourd’hui), des attaques terroristes pendant 19 ans jusqu’à la guerre de six jours (aidés cette fois-ci par la Russie ), la guerre du Kippour (en 1973 – aidés encore par la Russie ), de nouveau des attaques terroristes pendant vingt ans jusqu’aux accords d’Oslo (aidés cette fois-ci par la gauche israélienne et des pays comme la Norvège (qui, après la guerre de 39-45 avait fixé un numerus clausus pour l’entrée de juifs dans ses frontières), de nouveau des attaques terroristes pendant les quinze dernières années (aidés cette fois-ci par la « communauté internationale » qui ne voyait aucune cause autre de la dimension morale de celle qui vise la destruction de l’Etat d’Israël). Seuls deux états arabes ont accepté d’essayer autre chose, l’Egypte et la Jordanie sont convenues d’une paix, certes froide, certes rejetée par 80 % de leurs populations mais … paix quand même.

 

Pendant soixante longues années les pays arabes et leur fer de lance « le peuple palestinien et ses organisations de résistance » ont tout essayé. Démoniser  Israël et le sionisme (décrété « une forme de racisme » par la majorité des Etats à l’ONU avec l’abstention courageuse de l’Europe), susciter et patronner plus d’un tiers (au-delà de 1.500 …) de toutes les résolutions  des diverses commissions et comités qui s’occupent des « droits de l’homme » à l’ONU, faire croire au monde entier que la seule chose qui compte vraiment c’est le conflit israélo-palestinien. Pas l’Irak, pas l’Iran et ses tentatives de mainmise sur des pays de la région ou de se doter d’un armement nucléaire, pas l’état d’inculture et d’analphabétisme des 250 millions d’arabes entourant Israël, pas le sort de la moitié de leur humanité (les femmes). Non, l’essentiel c’est la disparition d’Israël, réclamée ouvertement par l’Iran et ses supplétifs, le Hezbollah et le Hamas, et mezzo voce par l’Arabie Saoudite ou la Lybie. Le tout, depuis soixante années avec la complicité évidente de l’Europe des Lumières et de la Russie du socialisme (construit dans un seul pays …). Personne ne peut apporter la preuve d’une seule action de l’Europe (à 15 ou à 25 ou à 27) en faveur d’Israël.

 

Pendant ce temps, ce pays qui est le 100ème au monde par sa population a réussi à créer une économie dont le PNB est supérieur à 120 Milliard de $ ce qui dépasse le cumul de tous les pays environnants (sauf les revenus du pétrole pour l’Arabie Saoudite …). Pendant ce temps,  le téléphone portable a été développé en Israël dans la filiale de Motorola, pendant ce temps Intel Israël créait le Centrino sans lequel les ordinateurs portables n’auraient pas la capacité de travailler en wifi, pendant ce temps on fabriquait en Israël les microprocesseurs qui équipent 95 % des ordinateurs vendus dans le monde et les vôtres sans doute … Pendant ce temps, Israël s’est placée à la première place au monde pour le nombre de scientifiques et de techniciens dans sa force de travail, avec 145 pour10.000, par opposition à 85 aux États-Unis , plus de 70 au Japon, et moins de 60 en Allemagne. Avec plus de 25% de sa main d'œuvre utilisée dans des professions techniques. Pendant ce temps Israël s’est doté d’une agriculture autosuffisante et rendant fertiles des terres qui ne l’étaient pas et en créant de variétés nouvelles de légumes, agrumes, fruits et fleurs qui tiennent le haut du pavé dans toute l’Europe (sauf en Norvège, pays qui boycotte les produits israéliens).

Le tout en supportant cinq guerres, des milliers de morts par attentats, les récriminations de toutes les gauches du monde (Cuba entre autres …) car Israël occupe des territoires qui ne sont pas siens et des populations qui, autrement, disposeraient d’une autonomie parfaite leur permettant de se développer d’une manière moderne.

 

Les territoires … on efface tout et on recommence. Les pays arabes les ont perdus dans des guerres qu’ils ont provoquées ou déclenchées, qu’importe, Israël doit les rendre. Non pas à la suite d’une négociation pour disposer (pour tout le monde) de « frontières sûres et reconnues » (ONU, résolution 242, 1967). Juste parce que les pays arabes l’ont décidé et parce qu’ils ont ajouté « c’est à prendre ou à laisser ». Ce qu’ils n’ont pas obtenu par la force ils veulent l’obtenir par un diktat mais en dorant la pilule : si vous acceptez le diktat, certes Israël sera réduite à des frontières non défendable mais … elle aura la paix.

 

Et  pour faire bonne mesure on a ajouté qu’Israël devrait accepter le retour non pas les 650.000 palestiniens qui ont fuit (ou ont été expulsés, c’est selon) en 1948 mais les 4,3 Millions de « réfugiés » que l’on compte aujourd’hui autour d’Israël. Dont la moitié, inscrits à UNRWA et disposant de ses ressources, habitent en Syrie, au Liban et en Jordanie – pays de leurs frères mais où depuis soixante années ils ont souffert des restrictions graves et inhumaines car on leur a refusé le droit de résidence, la libre circulation et l'emploi ou le droit d’avoir une propriété.  « Les pays arabes n’ont jamais voulu absorber les réfugiés palestiniens » dit un fonctionnaire du département d'OLP des réfugiés : « Ils souhaitent  se débarrasser des camps de réfugiés, c’est pourquoi ils insistent sur le fait que les Palestiniens devraient retourner dans leurs foyers qu’ils ont quitté en 1948» Et le comble c’est que la plupart des réfugiés, dans les circonstances présentes, ne seraient pas disposés d’accepter une offre pour s’installer en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza, où leurs chances d'améliorer leurs conditions de vie sont minces sinon nulles. Il n'y a aucun doute qui beaucoup accepteraient de rester dans le monde arabe si on leur offrait la citoyenneté, l’accession au travail et à la propriété, bref, si on voulait les laisser avoir une vie meilleure.

 

Quand on regarde ce que Israël a créé pendant soixante années et ce que les palestiniens ont réussi à faire il serait normal que l’on se demande la pourquoi de la chose. Mais tout le monde, l’Europe en premier lieu, évite de poser les questions qui fâchent : l’inculture, l’analphabétisme endémique, l’incapacité de se développer économiquement du monde arabe (tout en disposant des premières ressources énergétiques au plan mondial) ont-ils été instillés par l’existence d’Israël ? 

 

Du côté de l’Europe deux attitudes, vulgates dominantes, expliquent le parti-pris anti-israélien : la culpabilité de ces pays pour leurs passés (colonial, exploiteur des richesses du monde entier, la Shoah ) d’un côté, et une confiance sans bornes dans les vertus du dialogue (quitte et même à accepter l’esprit d’apaisement comme c’est le cas aujourd’hui). C’est en partant de là que, d’un côté, on ne peut que prendre le parti des opprimés (ah, si les peaux rouges existaient encore …) donc des palestiniens et, d’un autre côté, on doit prêcher aux israéliens de dialoguer avec les palestiniens.

Le choix d’Israël ? Passer  de nouveau   dans   les yeux de la communauté internationale (mais qui s’en soucit réellement ?) pour l’empêcheur, pour celui qui ne veut pas la paix. Mais l’autre terme de l’alternative est sa destruction par la réduction de ses frontières et par l’asphyxie démographique qu’on lui intime d’accepter (droit au retour des réfugiés …), deux formes conjointes de suicide collectif. Courageusement, l’Europe qui n’a pas encore compris que ce qui se joue au Proche Orient ce n’est que les prolégomènes de ce qui lui arrivera dans 20 ou 30 années, s'abstient de prenre position …

Dormez braves gens, la communauté internationale veille à votre sommeil.

 

 

 

 

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3 avril 2007 2 03 /04 /avril /2007 09:56

Un lecteur fidèle me signale un article paru dans un quotidian arabe de Londres. Avant de reprendre, ci-après, quelques passages qui méritent une lecture attentive, il me semble utile de revenir sur la visite du Ministre des Affaires Etrangères palestinien en France.

Extrait de la déclaration faite par M. Douste-Blazy

"La signature de l’accord de La Mecque correspond pour nous à un premier pas, à des développements positifs que la communauté internationale doit accompagner et encourager. Il en est ainsi notamment de l’engagement du gouvernement palestinien à respecter les accords conclus par l’OLP et la légalité internationale et, par ailleurs, de l’appel à l’édification d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967."

 On constatera que :

 

 a.       on passe sous silence ET la reconnaissance du droit à l’existence d’Israël ET l’arrêt du terrorisme (ou violence …), deux conditions clairement explicitées par le Quartette ; la France s’accommode de la formule bateau « légalité internationale »  

 b.      la France soutient la création d’un Etat palestinien « dans les frontières de 1967 » qui ne sont reconnues de personne ; en effet, la résolution 242 qui avait été prise par le Conseil de Sécurité, parle de « frontières sûres et reconnues » ce qui n’est pas le cas des lignes d’arrêt de la guerre de 1967.

 Et pour faire bonne mesure, voilà le nouveau Secrétaire Général de l’ONU déclarant, après une visite au Proche Orient, « le ministre des Affaires Etrangères Ziad Abu Amr, m’a assuré que son gouvernement va continuer d’œuvrer pour respecter les espoirs de la communauté internationale » et il a ajouté « Dès lors, j'espère  que la communauté internationale les encouragera à changer leurs positions pour répondre à ses espoirs tout en étant un peu patiente »

 En clair : pour la France et pour le nouveau Secrétaire de l’ONU les soixante années depuis la création d’Israël nécessitent encore un peu de patience pour que le palestiniens et les pays arabes reconnaissent le droit à l’existence de cet état.

 Et voilà maintenant des extraits de l’article "For 50 Years the Arabs Have Been Walking Around the Palestinian Issue" publié le 26 mars 2007  par le journal arabe Al-Sharq Al-Awsat paraissant à Londres sous la signature de Dr. Mamoun Fandy.

……………"In every country in the world, when a rock obstructs a road, the municipality hurries to move it aside to facilitate the flow of traffic. However, in the Arab world, someone throws a rock in the road, and instead of moving it aside, those claiming to be of sound judgment come up with [what they consider] the ideal way to deal with the problem of the rock - namely, placing a sign above it saying "Careful of the Rock."

 …………….But I will be blunt right from the start, and say that leaving the Palestinian issue for 50 years without an ultimate solution is the largest rock blocking the road of Arab development. Either we remove this rock from the road with a fundamental and permanent solution, or else we continue building overpasses and underpasses.

 ……….."For 50 years, the Arabs have been walking around the Palestinian issue. They started newspapers and broadcasts and TV stations for this issue, and produced writers and analysts and intellectuals for this issue, and readied tremendous armies and allocated fat budgets to this issue, but none of this advanced a solution or was of any benefit. All of this just rallied under the sign “Careful of the Rock”

 ………"It was King 'Abdullah Bin 'Abd Al-'Aziz alone who proposed [this] earnest initiative at the Beirut summit in 2002, and it was the start of an earnest dialogue to resolve the issue of Palestine . But the 'rock crowd' added to it the issue of the return of the Palestinian refugees, in order to change it from an earnest initiative suitable for a comprehensive solution, that made the most of the existing realities, into an initiative that was impossible to implement, [and] not much different than the unimplemented Security Council resolutions. In so doing, they emptied the Saudi initiative of its content, and left the Palestine issue as a rock, so that they can carry the lanterns that light up the sign hung on the rock, and so they can shout at us, 'Careful of the rock!'

…………. By including the right of return, the Arabs emptied the [Saudi] initiative of its content. [When] the initiative is proposed again now in Riyadh , it must be a courageous proposal that does not bow to the 'rock lobby.' The Palestinian issue must be solved, as a basis for the solution of all of the pending questions in the region.

 …………. "The [second] rock that the Riyadh summit must deal with is… the export of extremism, which has become the Arabs' second [largest] export after oil. The conferees need to discuss clearly and transparently the downturn in the security situation in , and the suicide terrorists who blow themselves up there, even in the houses of Allah. They didn't come out of [thin] air, nor did they come to through the air, [but rather came to from neighbouring countries].

 "The responsibility for combating terrorism is weighty and is shared [by all], and it calls for an urgent collective effort that cannot stand delay. But some of the conferees in Riyadh claim that alone is responsible for the destruction… This claim is an attempt to evade responsibility and to leap over the rock via an overpass.

ooooooooooooooo

 Certes, l’article est paru à Londres … mais si l’on sait que le journal Al-Sharq Al-Awsat n’est pas tout à fait indépendant des cercles financiers du monde arabe, on se prend à penser qu’ils sont plus sagaces que notre Ministre des Affaires Etrangères ou que le Secrétaire Général de l’ONU.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 10:24

 

 

Du temps du Général la France reconnaissait les Etats non pas leurs gouvernements. Cette position de principe a été mise en avant au moment de l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine de Mao. Les choses ont changé et, du temps de Mitterrand, la France s’est mise à reconnaître des « autorités ». C’est ainsi que la France a accueilli les accords d’Oslo entre israéliens et palestiniens une fois qu’elle a bien voulu croire à l’assurance de ces derniers selon laquelle la hache de guerre était enterrée car l’existence de l’Etat d’Israël était reconnue. Mais les choses changent … et juste avant de partir, notre Président veut rappeler ce qu’il a toujours été, un adversaire résolu d’Israël. Et c’est ainsi que la France accueille aujourd’hui le nouveau ministre des Affaires Etrangères de l’Autorité Palestinienne montrant qu’elle reconnaît maintenant … des membres choisis d’un gouvernement. Une contorsion dialectique permet de dire que la France n’a rien à faire avec le Hamas, organisation qui se trouve classée terroriste par l’Europe, elle « discute » seulement avec un membre « indépendant » d’un gouvernement. Qui ne veut pas se soumettre aux conditions posées par le « Quartette » qui, entre autres, représente la France …

 Bref, la France reconnaît un gouvernement dont la force motrice est une organisation terroriste, le Hamas. La France sait que cette organisation déclare tous les jours qu’elle ne reconnaîtra jamais le droit à l’existence d’Israël. La France sait qu’elle continue la « résistance armée » (vocable politiquement correct pour appeler le terrorisme).  Qu’importe, si notre Président peut encore faire un pied-de-nez avant de partir, il le fait. Peut importe ce que le pays aura à supporter ensuite comme conséquences de l’attitude irresponsable de son, bientôt, ancien Président.

 Ce qui a soudainement réveillé le penché habituel du Président pour encore faire du mal, c’est l’occasion qui lui a été donnée par la « nouvelle » initiative de paix de l’Arabie Saoudite. Depuis 2002, quand cette initiative a été présentée pour la première fois, Israël a découvert et a fait connaître une énorme quantité d’informations  montrant qu’elle était présentée par les mêmes Etats qui ont massivement financé Al-Qaida. Malheureusement, la France (et la partie de l’Europe qui la suit) a voulu faire semblant de croire que le terrorisme islamique arabo-musulman n’est qu’un sous-produit  de l’existence même d’Israël. Et nous voilà, de nouveau, après la feuille de route, après les « paramètres Clinton », après les négociations du Camp David (pour ne pas faire l’inventaire de toutes les autres initiatives et plans de paix depuis 1948 année de la création de l’Etat Juif. …) avec une nouvelle initiative. En attendant, naturellement, qu’Israël la rejette car elle procède de la même stratégie qui ne vise rien d’autre que sa destruction.

 Le tout est présenté sous la formule « deux états vivant en paix, l’un à côté de l’autre en paix et en sécurité». Ce qui est manifestement impossible de faire comprendre surtout aux bonnes âmes qui prêchent la paix (tout en sachant que d’aucuns se préparent à la guerre …) c’est qu’un Etat c’est la dernière chose dont les palestiniens ont envie. Pour cela on doit comprendre ce qu’est l’idéologie des deux mouvements principaux palestiniens, le Fatah (nationalisme laïc) et le Hamas (nationalisme religieux) qui par des voies différentes veulent obtenir la même chose : la destruction d’Israël. La difficulté vient du fait que ce qui semble normal à des gens normaux œuvrant pour leur indépendance, n’est pas normal pour les palestiniens. En effet, ce que l’on recherche d’habitude c’est de tendre vers une situation stable dans laquelle le peuple dont on a la charge trouvera les meilleures conditions possibles pour son développement. Tel n’est pas le cas pour les palestiniens dont les dirigeants n’ont jamais eu d’équivalent parmi tous ceux qui ont fait du mal à leur peuple.

 La raison est relativement simple. Empoisonné par son propre poison, ce peuple est le seul dans le monde moderne qui, tout en disposant d’une aide considérable à nulle autre égale et de l’attention du monde entier depuis 60 ans n’est pas capable de dépasser son rêve de destruction de « l’autre » pour s’occuper de soi-même.

 Car, regardons ce que le monde entier déverse comme ressources sur les 650.000 palestiniens qui ont quitté (ou ont été forcé de quitter) la Palestine au moment du partage du territoire pour construire deux états. Certes, on appelle « réfugiés » leur nombreuse descendance (4 Millions selon certains, 6 Millions selon d’autres). En 2006, tout en refusant de financer un gouvernement dirigé par un mouvement terroriste, la « communauté mondiale » (pour l’essentiel l’Europe) a fournit une aide dépassant 1,2 Milliards d’euros soit 20 % de plus en qu’en 2005. Qui sait que cela représente plus de dix fois ce que l’on affecte, par personne, aux réfugiés congolais ou du Darfour pour ne pas parler des autres peuples aidés. Mais qu’ont-ils fait de tout ce que le monde entier leur a donné ? Leur seule victoire a été, est, de continuer « la lutte ». Car tant qu’on lutte … on n’a pas été vaincu ! La lutte pourquoi faire ? On fait semblant de ne pas le réaliser, on fait semblant de croire qu’ils vont changer leurs buts parce que on ne veut pas appeler un chat, un chat. Ce qu’ils veulent c’est « deux états pour un peuple » et non pas deux états pour deux peuples.

 L’avant dernière tentative du monde pour régler le conflit a été constituée par les accords d’Oslo. Israël a fait, en gros, ce qui était sa part : rendu des territoires (même quitté Gaza), reconnu l’OLP, donné des armes à une force de police, assuré un haut degré d’autonomie aux populations des zones sous contrôle palestinien. De leur coté, depuis quinze long années, les palestiniens n’ont respecté aucune de leurs promesses. L’enseignement de la haine à continué (dans aucun manuel de géographie, pourtant financés par l’Europe … on ne trouve trace d’un pays qui s’appelle Israël) et 75 % d’entre eux (sondage récent) dénient le droit à l’existence à Israël. 77 % considèrent que le rapt et la détention d’un soldat sont justifiés et 68 % sont partisans du tir de roquettes (artisanales … comme la presse bien pensante n’oublie jamais de les nommer).  Et ni la charte du Fatah (prônant la destruction d’Israël par étapes) ni celle du Hamas (refusant ad vitam aeternam l’existence d’Israël) n’ont été ni abrogés ni modifiés.

 N’ayons pas peur des mots : la stratégie des palestiniens est une stratégie suicidaire. Tout ce qu’elle réussit c’est de souder la population israélienne, de détruire toute velléité du « camp de la paix » pour les aider et, sommet de leur déchéance, de laisser maintenant leur sort entre les mains des pays arabes frères ! Car « l’initiative » de l’Arabie Saoudite, entre autres, veut dire que même les frères arabes ne leur font plus confiance. Et que devant la menace iranienne ils en ont assez de s’occuper d’eux et de leur Fatah (et l’OLP ensuite) qui, pourtant, s’est créé en 1964 pour qu’ils échappent à la politique  interarabe.

 Comment faire comprendre au monde entier que tout ce qui est fait pour ce peuple  rentre dans une sorte de tonneau des Danaïdes ? Comment faire comprendre que « la lutte armée » continuera non pas parce que Israël agresse les palestiniens mais parce qu’elle est le seul programme de ce peuple. Dont la contribution au progrès de l’humanité se résume jusqu’ici aux détournements d’avions et aux attentats suicides. Il est vain de chercher ce qu’il fait pour améliorer son standard de vie, pour l’éducation de ses enfants (sauf de les préparer à devenir des « martyrs ») ou pour les droits de la femme. Gaza en est l’illustration : sur les ruines des habitations des israéliens qui se sont retirés, ils installent des lanceurs de fusées. Les serres et jardins qui exportaient leurs produits en Europe et même dans des pays arabes sont aujourd’hui détruits. Les bars et les cinémas sont fermés et les rues sont tenues par des bandes armées procédant d’une des treize forces armées dont ils se sont dotés. Et c’est pourquoi leur parler de paix, de niveau de vie ou de démocratie n’a aucun sens, cela n’entre pas dans leurs vues. Sauf quand leurs dirigeants utilisent le double langage pour faire entendre aux « idiots utiles » ce qu’ils veulent entendre.

Et voilà l’initiative saoudite. Devant la menace nucléaire iranienne l’Arabie Saoudite essaye de nouveau d’introduire un coin entre l’Amérique et Israël en démontrant que cette dernière ne veut pas la paix. La paix de cimetières … Car, personne n’est dupe, demander à Israël de reprendre les réfugiés de 1948 et leurs descendants revient à faire disparaître démographiquement l’Etat Juif. A côté duquel il y aura un deuxième état palestinien …

L’Arabie Saoudite s’est dépensé sans compter pour faire conclure au Fatah et au Hamas l’accord de Mecque simplement pour qu’ils arrêtent de s’entretuer. Ce faisant, ils ont donné en réalité Hamas une reconnaissance qui lui faisait défaut auparavant. Et les « idiots utiles » (cette fois-ci l’Europe …) ont trouvé moyen de s’en satisfaire en faisant savoir qu’ils travailleront avec les membres du gouvernement palestinien qui ne sont pas membres du Hamas … Tout normalement, dès lors, notre Condorcet national, à l’initiative du Président sortant, a invité, pour aujourd’hui, le nouveau ministre des Affaires Etrangères palestinien à Paris. Une seule question devrait lui être posée : OUI ou NON reconnaissez-vous le droit à l’existence de l’Etat d’Israël ? Le Quartette, pour une fois logique, a compris qu’il ne peut pas y avoir deux états si l’un ne reconnaît pas le droit à l’existence de l’autre … Comme il a compris que «deux Etats vivant côte à côte en paix et sécurité» ne verront jamais le jour tant qu’une des parties ne renonce pas au terrorisme.

Les paris sont ouverts, la question de fond ne lui sera pas posée,  ou la réponse sera suffisamment alambiquée pour que nos dirigeants s’en satisfassent. Car leur but, aussi, quoi qu’ils en disent, c’est de participer à la destruction de l’Etat d’Israël, nœud gordien (toujours selon eux) des cinquante conflits armés de par le monde et où une des parties est constituée toujours de musulmans. Certes il y aussi les modérés … mais les avez-vous rencontrés ?

 

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 14:50

 

Plusieurs lecteurs (qu’ils soient remerciés pour leurs commentaires) me demandent d’expliciter la formule « Feuille de Vigne », je veux dire expliquer pourquoi le Fatah accepte de devenir le paravent du Hamas en participant à un gouvernement d’union nationale. 

- Le Fatah, adoptant une posture nationaliste « laïque » a réussi pendant des dizaines d’années à mystifier le monde occidental (avec l’aide de l’intelligentsia de gauche) en faisant croire qu’il était le fer de lance d’une lutte nationale d’indépendance. La libération de la Palestine , en apparence, se limitait pour lui (surtout après les accords d’Oslo) à l’obtention des territoires conquis par Israël en 1967 pendant la guerre de six jours. Le Hamas, en revanche, ne s’est pas embarrassé de faux semblants et a toujours prôné la « libération de la Palestine de la mer au fleuve » (c'est-à-dire de la Méditerranée au Jourdain, soit l’intégralité d’Israël). Et c’est ce qui sous-tend sa position actuelle -non à la reconnaissance, non au renoncement « à la résistance » (à la violence), non aux accords précédemment signés avec Israël. Accepter, dans ces conditions, de participer à un gouvernement « d’union nationale » avec le Hamas fait que le Fatah sert de feuille de vigne. Avec l’espoir que l’Occident (moins les Etats-Unis ?) se contentera de Mr Hide quand les pays arabes et l’Iran auront tout loisir à conforter Dr Jekyll.

 

- Le Hamas a approuvé les accords de la Mecque imposés par l’Arabie Saoudite sous la double condition de n’accepter aucune modification à « l’initiative saoudienne » (Beyrouth 2002) et de soumettre tout éventuel résultat d’une négociation de M. Abbas avec Israël à l’approbation du gouvernement par lui dirigé. Mais, le « non starter » de l’initiative saoudienne étant le retour de 4 Millions d’étrangers (baptisés réfugiés) sur le territoire d’Israël (en s’assurant ainsi soit de la création d’un système d’apartheid soit de la disparition du caractère juif d’Israël) le Fatah montre clairement que pour lui, non plus, le conflit n’est pas territorial mais existentiel. Et, partant, qu’il est partisan de la formule « deux états pour un peuple » (palestinien) et non pas de celle qui a la faveur du monde entier « deux états pour deux peuples ». Accepter, dans ces conditions, de participer à un gouvernement « d’union nationale » avec le Hamas fait que le Fatah sert de feuille de vigne.

 

- A la signature des accords d’Oslo et la création de l’Autorité Palestinienne le Fatah s’est engagé à reconnaître Israël, à renoncer à la violence, à ne pas créer des forces armées autres que de police et à œuvrer en vue d’une coexistence pacifique avec Israël. En vertu de ces engagements Israël a contribué à assurer à l’AP une assise internationale, lui a confié des territoires à administrer et lui a confié les impôts et taxes collectés sur les produits commercialisés dans ces territoires. Il n’a fallu que peu de temps pour que l’AP oublie, sur le terrain, tous ses engagements mais -moyennant un double langage usé à profusion- elle a continué de faire semblant pour l’Occident que de s’y conformer. L’arrivée du Hamas aux commandes de l’AP, après l’évacuation par Israël de ses ressortissants de la bande de Gaza, a changé la donne. Le Hamas n’avait accepté aucun des engagements du Fatah et le dit clairement aujourd’hui : « respect » des accords passé, oui, application conforme non. Accepter, dans ces conditions, de participer à un gouvernement « d’union nationale » avec le Hamas fait que le Fatah sert de feuille de vigne. Accessoirement, le Fatah démontre qu’il ne diffère du Hamas que par la nature du double langage.

 

- M. Abbas, Président de l’AP et primus inter pares du Fatah a paru, pour un temps, admettre que « le retour des réfugiés » par ses implications, ne pouvait constituer un élément de la solution du conflit, nonobstant le rêve d’une partie de la population palestinienne. Rêve qui se heurtait, d’ailleurs, à celui du Grand Israël auquel -par une révolution culturelle- les israéliens ont renoncé. A tel point il semblait convaincu qu’il est allé le dire dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban en 2001. Le Hamas ayant eu le dessus, la surenchère jouant à plein, M. Abbas a repris le sujet en le constituant -pour le bénéfice du Hamas- en condition sine qua non pour tout accord avec Israël. Pour le bénéfice du Hamas mais non pas celui du peuple palestinien qui ne verra jamais son état se créer si cette revendication n’est pas oubliée. Accepter, dans ces conditions, de participer à un gouvernement « d’union nationale » avec le Hamas fait que le Fatah sert de feuille de vigne.

 

- L’accord de la Mecque , comme la plateforme annoncée du gouvernement d’union nationale, ne fait aucune mention ni au concept « deux états », ni à Israël (autrement que « l’occupant ») ni à rien d’autre qui pourrait être interprété comme des pas communs vers une solution négociée. Au contraire, laissant la place libre à des interprétations différentes des mêmes paroles, tout semble être fait uniquement pour satisfaire l’Occident qui, espère-t-on se contentera de peu. Ce faisant, M. Abbas et le Fatah se sont fait rabaisser au rang de supplétifs du Hamas dont l’objectif déclaré est l’éradication de l’Etat Juif – Israël. Accepter, dans ces conditions, de participer à un gouvernement « d’union nationale » avec le Hamas fait que le Fatah sert de feuille de vigne.

Il n’est pas certain que la nouvelle manœuvre palestinienne (conçue et/ou imposée par l’Arabie Saoudite) ne satisfasse pas certains européens, adversaires de tout temps d’Israël. Trois exemples édifiants,  entre autres, valident cette hypothèse.

Quand le nouveau Secrétaire de l’ONU déclare, au sujet de la plateforme du gouvernement d’union nationale « La déclaration initiale de ce gouvernement d'unité nationale semble être un peu décevante.  Ils n'ont pas clairement déclaré qu'ils respecteront les trois principes  du quartet « reconnaissance d'Israël, renoncement à la violence et acceptation des accords précédents » que se passe-t-il en Europe ?

-         J. Solana (toujours lui … au cours d’une conférence de presse) « Nous espérons beaucoup que ce gouvernement… prendra les positions du quartet autant que possible et à la fin complètement » Autant que possible ... Et comme la fin peut être située aux Calendes grecques …

-         P. Douste-Blazy écrit à son homologue palestinien pour le congratuler suite à sa nomination et lui proposer de « le rencontrer pour des discussions à Paris ou dans les territoires palestiniens  »; en se désolidarisant, ce faisant, et de l’Europe (présidée actuellement par l’Allemagne et qui a fait admettre une déclaration qui rappelle, sans ambages, les principes à respecter pour une éventuelle coopération et du Quartet ;

-         La Norvège , toutes affaires cessantes, envoie un sous-ministre des Affaires Etrangères pour rencontrer le Premier Ministre palestinien (Hanyieh, Hamas) pour restaurer les relations avec le gouvernement palestinien (on se demande pourquoi elles ont été interrompues …).

La feuille de vigne que constitue le Fatah pour cacher la politique (et les objectifs) du Hamas pourrait, donc, apaiser l’Occident (moins les Etats-Unis ?). The worst is still to come !

 

 

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 13:40

 

Hosanna! Un gouvernement d’union nationale a reçu l’investiture du Parlement Palestinien. Toutes les chaînes de radio et télévision ont salué, comme il se doit, l’événement qui fait suite aux accords patronnés (imposés ?) par l’Arabie Saoudite et aux plus de quatre cents morts des factions du Hamas et du Fatah pendant le six derniers mois (dix fois plus que les «militants» tués, les armes à la main, par Tsahal). Naturellement, sans attendre une réaction commune du « Quartet » notre Condorcet national a déjà invité le nouveau ministre des affaires étrangères palestinien (un député élu avec l’aide du Hamas mais déclaré indépendant …) pour des discussions à Paris. Et la France a commencé à essayer de convaincre les pays européens de renoncer aux conditions posées pour reconnaître un gouvernement palestinien (reconnaissance d’Israël, renoncement à la violence et reconnaissance des accords signés par l’OLP avec Israël). Regardons ce qui se passe d’un peu plus près.

1. Le gouvernement d’union nationale comporte 23 membres dont 12 venant du Hamas, 6 du Fatah et cinq « indépendants » nommés par le Hamas et le Fatah. Le Fatah sert, d’évidence, de feuille de vigne. Le Premier Ministre, dirigeant du Hamas, étant début Décembre à Damas et à Téhéran a répété que l’AP dirigée par le Hamas ne reconnaîtrait jamais Israël et continuerait le jihad contre lui, jusqu’à sa disparition. Il s’agit d’un «modéré ». En se félicitant du succès de l’entreprise d’unification nationale, Mahmoud Abbas a déclaré que "toutes les violences doivent s’arrêter" et le Premier Ministre que «la résistance à l’occupation continuera jusqu’à la libération de la Palestine»

2. Pour qu’il n’y ait pas de malentendu, plusieurs dirigeants du Hamas ont donné des précisions avant ou après l’accord initié (imposé) par l’Arabie Saoudite : (i) «La question de la reconnaissance d’Israël n'a pas été adressée du tout dans l’accord de la Mecque. Dans la plateforme du nouveau gouvernement il n'y aura aucun signe de reconnaissance (d'Israel), nonobstant les pressions qu’exerceraient les Etats-Unis et le Quartet – (Reuters, 10 février 2007)» ; (ii) le porte-parole du Hamas Ismail Radwan a souligné que l'accord n'a marqué aucun changement du refus de Hamas de reconnaître Israel «L'accord conclu à la Mecque ne signifie pas la reconnaissance de l'entité israélienne… La position de Hamas est ferme et bien connue quant à la non-reconnaissance de la légitimité de l'entité sioniste…(interview AFP le 9 février 2007). »; (iii) «L’islam interdit de signer un traité de paix avec les Juifs, car « le conflit avec les Juifs est religieux, existentiel et n’a rien à voir avec les frontières.» … la libération de la terre sera accomplie uniquement par la voie du jihad et grâce à la mobilisation de la nation islamique, ce qui représente le chemin le plus court pour restaurer les droits des Palestiniens et faire reculer "l’avarice des Juifs" - déclaration commune, précédents Ministres des Affaires Etrangères et des Affaires Religieuses ; (iv) et pour couronner le tout, le No1 du Hamas (en exil) déclare à Damas : «on reconnaît l’existence d’Israël mais pas son droit d’exister»

3. L’Occident (moins les Etats-Unis ?) n’ayant pas le courage de faire une opération à cœur ouvert tente de faire des pontages … Cela commence avec le toujours ineffable Javier Solana qui déclare, d’une manière docte et sans doute étudiée, « Je ne pense pas que l’objectif du Hamas est la destruction d’Israël. L’objectif du Hamas est la libération des Palestiniens. La libération de leur peuple, pas la destruction d’Israël". Ce qui ne peut pas indiquer autre chose que le souhait, non pas de résoudre le problème (d’ailleurs impossible …) mais d’obtenir par l’apaisement une certaine tranquillité. Cela continue avec l’approbation enthousiaste de l’accord de la Mecque considéré comme une étape importante sur la voie demandée par le Quartet (porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères). Par une sorte d’illusion optique ou d’occultation de la vérité on considère que les choses bougent et on essaye d’identifier dans les paroles du Hamas (car on considère que le Fatah accepte Israël) tout ce qui peut donner l’impression que l’on va vers une solution du conflit. Et on souligne, en même temps, le fait qu’Israël ne veut pas reconnaître le nouveau gouvernement.

4. Mais, les hypothèses fausses conduisent à des conclusions erronées. En effet, dans le préambule de la charte du Hamas, on trouve la déclaration suivante : «Israël … existera jusqu'à ce que l'Islam l'élimine comme il avait éliminé ses prédécesseurs» Et l'impossibilité d'accepter l'Etat de l'Israël et et son droit d’exister sont encore soulignés dans l’article 28, qui affirme : «Israël, en vertu de son essence juive et de sa population juive, défie l'Islam et les musulmans». Parallèlement, l'article 19 de la Charte du Fatah (jamais abrogée ni modifiée) proclame : «La lutte armée est une stratégie non pas une tactique et la révolution armée des masses arabes palestiniennes est un facteur décisif dans le combat de libération et d’éradication de l'entité sioniste et cette lutte ne cessera pas avant que l'état sioniste soit détruit et la Palestine complètement libérée» Et pour éviter des malentendus l'article 12 proclame que le but du Fatah est «la libération complète de la Palestine et l'extirpation de l'existence économique, politique, militaire et culturelle sioniste». Comme il est peu probable que la diplomatie occidentale ignore ces éléments, on ne peut qu’inférer qu’elle participe à un jeu de rôles. Sur le dos d’Israël. Car il n’est pas possible qu’elle considère comme vraie l’hypothèse selon laquelle le Hamas (ou même le Fatah) auraient renoncés au souhait de voir disparaître Israël.

5. La même diplomatie occidentale est parfaitement consciente que l’endoctrinement des masses palestiniennes (haine du juif, haine d’Israël, etc.,) pendant des dizaines d’années ne peut pas disparaître. La preuve éclatante est apportée par une enquête d’opinion récemment effectuée par Near East Consulting (NEC- un institut de sondage qui conduit des enquêtes mensuelles au sujet des opinions de la population palestinienne). Les résultats d’une dernière enquête ont montré qu’à la question : «Israël a-t-elle le droit d’exister ?» une majorité accablante (75 pour cent) des sondés ont répondu par un non retentissant. De plus, parmi les jeunes de 18-21 ans, environ 90% déclarent qu’Israël n’a pas le droit d’exister tandis que pour les plus jeunes encore le refus de reconnaître ce droit était pratiquement absolu, atteignant presque 100%. Ce qui permet d'inférer qu’il y a peu d'espoir que les futures générations soient disponibles pour une solution pacifique du conflit. Mais qui éclaire abondamment le refus d’Israël d’accepter le retour de plus de 4 Millions de «réfugiés » en réalité autant de citoyens étrangers descendants des 650.000 palestiniens ayant quitte leurs foyers (ou étant expulsés) au moment du partage par l’ONU de l’ancienne Palestine.

6. Naturellement, le retour des « réfugiés » est considéré comme une clause sine qua non de la dernière initiative de paix (Arabie Saoudite, 27 mars 2002) initiative saluée par tout l’Occident (sauf les Etats-Unis ?). Le jour de la présentation de l’initiative saoudite à Beyrouth, deux autres événements on eu lieu. Le premier, à 150 km, à Natanya où 30 israéliens ont été assassinés par un jihadist pendant qu’ils célébraient la Pâque Juive. Le deuxième avait lieu à Beyrouth même : réunis en conférence, des responsables militaires du Hezbollah, Al-Qaida, Hamas, Fatah, et du Jihad islamique se sont assemblés pour discuter de leur collaboration et de leur stratégie. Les suites on les connaît : victoire du Hamas aux élections, transformation de Gaza en mini Afghanistan (des Talibans), rapt de soldats, guerre au Liban en attendant mieux. Mais l’insistance des pays arabes pour le « retour des réfugiés » en Israël (tout en acceptant, en apparence la solution de «deux états») se fonde sur des faits qui ne peuvent pas échapper à un observateur aussi averti que la diplomatie occidentale. En effet : (a) les Palestiniens, dans leur grande majorité, dans le monde arabe sont traités comme étrangers auxquels on interdit l'accès à l'éducation, à la santé et/ou aux prestations sociales ; (b) en 1995, le gouvernement de Libanais a publié un décret interdisant clairement aux réfugiés de travailler dans 72 professions ; (c) UNRWA estime que 60 % des palestiniens se trouvant au Liban vivent en deçà du seuil de la pauvreté. Imposer à Israël de « reprendre les réfugiés » serait, pour la plupart des pays arabes se retirer une épine du pied tout en fournissant à un jihad interne à Israël de nouvelles munitions …

L'ÉVIDENCE indique que Hamas n'a changé, ni en principe ni dans la pratique, afin de se conformer aux exigences de la communauté internationale présentées par le Quartet. Approuver à la plateforme politique d'un gouvernement palestinien qui est investi selon ces principes semble, à tout le moins, incompatible avec les principes édictés par le Quartet et maintenus en l’état depuis janvier 2006. Et le rejet pur et simple par le Hamas de ces principes a été énoncé clairement par Khalil Abu Leila, membre du bureau politique de Hamas, après que l'accord de la Mecque ait été conclu : «Je crois que Mecque est un succès, parce que le but a été atteint. Mais en ce qui concerne les principes du Hamas, Hamas maintient ses positions dans l'intérêt le plus haut du peuple palestinien. Il continue à ne pas être d'accord  à se soumettre ou à obéir aux conditions du Quartet» (BBC – Service en langue arabe, le 16 février 2007). Ce qui va suivre ? On oubliera le tout, pour ne pas «abandonner le peuple palestinien» (Mme Ferrero-Waldner, Commisaire Européen, ancienne accointance de Jörg Haider à l’extrême droite autrichienne) et on continuera à verser 500 Millions d’euros annuellement par les voies les plus obscures. Car le conflit israélo-palestinien est la clé de voûte de la paix dans le monde et l’apaisement n’a pas de prix.

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