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27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 16:28

Nouveau concept trouvant sa place dans toutes les chancelleries, du State Department au Quai d’Orsay, de Bruxelles à Moscou, suggéré avec doigté mais avec force à Israël : ne rien décider d’une manière unilatérale, négociez ! Naturellement, l’absence d’interlocuteur pour négocier n’a pas l’air d’impressionner grand’monde. Méthode Coué aidant, on veut se convaincre et convaincre Israël que Mahmoud Abbas est la bonne porte à laquelle il faut frapper. On appelle ce détachement de la réalité du surréalisme.

Unilatéralisme ? Toutes les décisions touchant à la survie d’Israël, depuis sa création, ont été unilatérales. La Déclaration d’Indépendance de Ben Gurion a été faite à l’encontre de la demande du State Department qui souhaitait qu’elle fût reportée. La guerre de 56 (bien qu’en association avec la France et l’Angleterre) a été une décision unilatérale. La guerre de 67, nonobstant l’avertissement du Général de Gaulle, a été une décision unilatérale. Et celle conduisant à l’occupation du Sud du Liban aussi. Et la négociation d’Oslo (avec ses conséquences plus que négatives) aussi. Et la marginalisation d’un assassin corrompu (Y. Arafat) aussi, à l’encontre de la volonté de la France qui lui a assuré des funérailles de chef d’état. Et le départ de Gaza aussi.

C’est vrai, chaque fois, Israël a dû payer un prix fort pour ne pas avoir suivi les conseils de ses amis ou qui se déclaraient tels. En 48 elle a dû accepter l’aide du bloc soviétique pour s’armer car l’Angleterre était du côté arabe et l’Amérique avait conseillé le report de la Déclaration d’Indépendance. En 56, suite à l’ignoble lâchage par la France et l’Angleterre, elle a dû arrêter la guerre devant la menace nucléaire de la Russie et celle, non moins sérieuse, de l’Amérique. En 1967, la France a mis Israël sous embargo pour tous les armements et ce n’est que 35 ans après (quand l’industrie française de l’armement comprenait la richesse israélienne en la matière et entendait y trouver une nouvelle source pour des produits exceptionnels – exemple – les drones) que le cours des choses a changé.

Et cela recommence. De quoi parle-t-on réellement ? La guerre d’Indépendance s’est terminée par des Accords d’Armistice : les fameuses frontières (qui ne l’étaient pas) datent d’avant la guerre de 67. Mais ces frontières n’étaient pas reconnues en tant que telles car les Pays arabes n’ont voulu les reconnaître que comme des lignes d’armistice. Et la guerre de 67 s’est terminée, elle, par le triple NON de Khartoum (non à la reconnaissance d’Israël, non aux négociations, non à la paix). Pourtant, la fameuse résolution de l’ONU 242 demandait l’établissement, par la négociation, de « frontières sures et reconnues » tout en réclamant le retrait d’Israël d’une partie des territoires occupés (selon la version anglaise). Depuis 1967 Israël a tenté par tous les moyens de négocier.

La position traditionnelle des Arabes sur les territoires occupés en 1967 était, cependant, qu'il n'y avait aucun besoin de négociations, de dialogue ou de reconnaissance diplomatique. Ils demandaient que Israël se retire du Sinaï, les hauteurs du Golan, de la Cisjordanie et du Gaza, mettant en application la résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU (sans pour cela « négocier »). Pendant ce temps, Israël acceptant les vertus de la négociation prônée par la Communauté Internationale demandait des négociations. C'est comment cela que l’on est arrivé à la formule « la terre contre la paix ».

Elle a réussi avec l’Egypte (à laquelle elle a rendu, pour une deuxième fois, le Sinaï) et avec la Jordanie. Anouar Sadat est venu à Jérusalem et a obtenu le Sinaï. La Syrie a refusé les discussions de paix et a perdu le Golan. Jusqu’à leur dernière initiative (Arabie Saoudite – Beyrouth 2002) demandant comme condition de la reconnaissance d’Israël le retrait sur les frontières d’avant 67. Non pas une négociation mais une demande impérative valant création de frontières pour le futur éventuel Etat palestinien (dont les pays arabes n’en ont pas voulu depuis la décision de partage de l’ONU en 1947).

Résumons : Israël ne doit pas se retirer de la Cisjordanie d’une manière unilatérale, elle doit négocier cela avec des partenaires palestiniens.

Mais on se retrouve ainsi devant deux incompatibilités : (a) comment et quoi négocier avec soit une autorité (Mahmoud Abbas) qui n’a aucun pouvoir soit (b) avec une autre, qui dispose d’un pouvoir établi par les urnes mais dont l’objectif clair, affiché, maintes fois répété et celui de la destruction totale d’Israël pour établir un Etat palestinien de « la rive à la mer » (du Jourdain à la Méditerranée) ?

Devant cette double incompatibilité Israël a choisi de se séparer, d’une manière unilatérale, des palestiniens. Et on entend maintenant des rives du Potomac jusqu’aux bords de la Seine, qu’il faut négocier. Et les pays arabes, oubliant le passé et leur volonté d’imposer, d’une manière unilatérale, des frontières à Israël se joignent au cœur des tricheurs de tout acabit pour réclamer la négociation … La communauté internationale les soutient comme elle a toujours soutenu les demandes arabes contre Israël.

Trop tard. Les décisions actuelles d’Israël sont dictées par sa conviction selon laquelle, qu’il s’agisse du Fatah ou du Hamas, aucun des deux représentants du peuple palestinien n’ont en vue pour l’avenir prévisible le souhait d’établir un état à côté d’Israël. La démonstration est d’une simplicité biblique ( !?) : s’ils l’avaient voulu, depuis 48, depuis 73 (accords égypto-israéliens) depuis 93 (Oslo), depuis 2000 (Camp David) les occasions ont été multiples, on ne peut pas mettre sur le compte du hasard ou de la mauvaise tactique le fait de ne pas en avoir saisi aucune. Ce qui est clair c’est qu’ils veulent un état, un seulement, incluant Israël actuel.

Dès lors il est illusoire de penser qu’un accord global pourra intervenir l’espace d’une ou deux générations supplémentaires. Et comme, du point de vue stratégique Gaza et la Cisjordanie ne représentent plus un grand atout devant une très improbable guerre lancée par un pays arabe « du front » la décision de séparation unilatérale prise par Ariel Sharon pour Gaza et reconduite par Ehud Olmert pour la Cisjordanie découle d’une logique impeccable. Pour la contester il faudrait soit n’avoir rien compris à ce qui se passe au Proche Orient, soit être de la plus parfaite mauvaise foi, le cumul n’étant pas interdit.

Et voilà que maintenant Israël est en train de se plier à ce que les arabes demandent depuis 67 : quitter les (ou des) territoires occupés sans rien demander ou obtenir en échange. Naturellement, les arabes demandent dès lors une négociation (sur quoi ? avec qui ? pourquoi faire ?) et la communauté internationale qui n’est pas à une inconséquence près, les soutient !

Résumons : Israël veut se retirer de certains territoires occupés en 67, les arabes, les palestiniens et la communauté internationale lui demandent de ne pas le faire. Vous avez dit absurde ? Surréaliste ?

La seule conclusion qui s’impose est que « la terre contre la paix » est une formule vide de sens. Et que rien ne se passera jusqu’au moment ou des générations futures de palestiniens auront compris qu’entre la misère et la terreur qui est leur lot depuis 6à ans et la possibilité de s’émanciper à côté d’un état développé, le choix devrait être évident. Vaste programme …

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18 juin 2006 7 18 /06 /juin /2006 11:33

Disproportionné - suite

Le 12 juin, Koffi Annan auquel les soucis de la planète (Darfur, Sommalie, Irak, Afghanistan, on en passe et des meilleurs …) laissent pas mal de temps libre s’est déclaré « profondément troublé par l’assassinat de civils, dont des femmes et des enfants, sur une plage de Gaza. Selon des informations, ces assassinats auraient été commis … par les forces israéliennes »

Le choix des mots n’est pas fortuit, on parle d’assassinats qui selon « des informations » auraient été commis par l’armée israélienne. Avec une unanimité retrouvée (un peu absente depuis que le peuple palestinien a élu démocratiquement, pour le gouverner, une organisation islamiste terroriste) le ban et l’arrière-ban de tout ce qui « grouille, grenouille et scribouille » s’est donné à cœur joie dans l’exercice habituel : vilipender Israël, montrer la face hideuse de ce pays dont certains voudraient qu’il soit éradiqué, recouvrer pour les palestiniens le statut (un peu écorné depuis l’élection du Hamas) de victimes et persécutés des juifs.

Et d’abord la France. La télévision d’Etat faisant appel au même spécialiste de la désinformation quand il s’agit d’Israël (Mohamed Dura, cela vous dit quelque chose ?) a fait passer dans tous ses journaux télévisés, presqu’en boucle, une relation brève mais incisive. On a mis en parallèle, sur un pied d’égalité, les conclusions d’une commission (militaire, certes, mais pas moins pointilleuse, quand il s’agit du droit, que les autorités civiles d’Israël) avec celle, très honorables, d’un militant d’une organisation pacifique dont l’objectivité vis-à-vis du conflit Israël – Palestine ne saute pas aux yeux. D’un côté, une enquête qui engage un Etat (démocratique de surcroît) et de l’autre un quidam dont le seul mérite est d’être contre Israël. Par delà son spécialiste, on voit aussi l’objectivité et la rigueur professionnelle de la dame de fer, Arlette Chabaud.

Car des doutes commençaient à se faire jour. Trois jours après sa première déclaration le Secrétaire Général de l’ONU a commencé à rétropédaler, ses services de presse déclarant « alors que les prémisses d'une enquête israélienne renvoie la responsabilité de l'explosion à une mine posée par le Hamas et non pas à un obus de mortier israélien, le Secrétaire général a dit « attendre la conclusion définitive de l'enquête israélienne ».

Jénine, vous vous en souvenez ? 5.000 morts, « rien d’équivalent depuis la deuxième guerre mondiale » (Terje-Larsen envoyé permanent du Secrétaire Général au Proche Orient) et puis, cinq mois après, un rapport d’où il résultât qu’il y avait eu moins de 50 morts dont la moitié portant des armes.

Mohamed Dura, vous vous en souvenez ? L’image, qui a fait le tour de la planète pendant des jours et des jours, d’un enfant tué de sang froid par « l’armée israélienne ». Pour découvrir, des mois après, que tout a été un montage, que le gosse n’a jamais été retrouvé et que son père n’était probablement pas son père …

Et maintenant la plage de Gaza. Le fil d’Ariane ? On le connaît. La désinformation qui se met en marche dès que l’occasion se présente, on connaît aussi. Mais que l’ONU se prête à ce qui, de toute évidence, est une incitation à la haine cela fait réfléchir. Car l’ONU est membre du « quartette » qui est censé trouver des solutions pour un conflit ce qui, pour le moins, demanderait une certaine prudence … Mais l’ONU, par la bouche du même Koffi Annan indique « nous reconnaissons qu'Israël a le droit de se défendre et de protéger sa population mais la question de la proportionnalité et du respect du droit international humanitaire est une exigence de base »

Nous y voilà : c’est la « proportionnalité » qui pose problème. Si on comprend bien, si les centaines de roquettes « artisanales » tirées contre Israël avaient tués autant d’israéliens que de palestiniens morts sur la plage de Gaza … tout rentre dans l’ordre. Quant au droit international humanitaire il s’applique uniquement à ceux qui sont responsables d’attaques non provoqués, non pas à ceux qui les perpétuent …

Heureusement, le monde entier n’a entendu que les accusations contre et les condamnations d’Israël. Naturellement, aucun des médias (surtout français) n’a trouvé nécessaire de revenir sur le sujet au moins comme Koffi Annan … C’est vrai, le Mondial occupe tous les supports de presse fussent-ils de droite, de gauche ou d’ailleurs. Et puis … on a tellement l’habitude de voir Israël « assassiner » des palestiniens innocents que ce n’est vraiment pas la peine de les disculper quand ils ne le font pas !

On a pu croire, après le désengagement de Gaza que la « communauté internationale » avait, enfin, compris qu’Israël ne voulait pas des territoires. On a applaudi sans vouloir écouter ceux qui prédisaient la création d’un petit Afghanistan. On a vu les résultats obtenus avec la complicité évidente de l’Egypte qui laisse transiter des tonnes d’armes, munitions et explosifs vers Gaza. Avec la complicité de l’Europe qui non contente d’assurer des ressources légales pour les pauvres palestiniens, ferme les yeux à la frontière qu’ils sont censés contrôler et laisse passer des « ministres » avec des valises bourrées de dollars donnés par les frères arabes qui tout en disant le contraire, aident le Hamas.

Et là on assiste à ce qui est le plus incompréhensible : on demande à Israël de ne pas se retirer de la Cisjordanie ! Qui ? D’abord la Jordanie, ensuite l’Egypte, surtout l’Arabie Saoudite. Mais les grandes puissances commencent à être gênées aux entournures : comment refuser le retrait ? Et cela veut dire quoi que de le négocier avec quelqu’un qui conteste votre existence ?

Disproportionné. Tout est disproportionné : la mansuétude criminelle accordée au peuple palestinien qui ne s’en sortira jamais du rêve de destruction d’Israël tant que la manne de l’Europe (pourquoi ? n’y a-t-il pas suffisamment de pauvres en France, en Allemagne, partout en Europe ?) continuera à se déverser sur lui. Le traitement infligé à Israël, que l’on maintient dans le rôle du « juif des nations ». La tolérance inouïe vis-à-vis de l’Iran qui, non content de contester la Shoah, affiche sa volonté de voir disparaître Israël. La jobardise européenne vis-à-vis de la Russie qui ne fait qu’avancer se pions (au Proche Orient mais surtout en Europe) pour recouvrer son statut de grande puissance pouvant faire la pluie et le beau temps. Mais l’Europe dort … et quand elle se réveillera, malheureusement, tout sera perdu !

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11 juin 2006 7 11 /06 /juin /2006 12:37

Référendum palestinien

Après l’élection démocratique, par le peuple palestinien, d’une organisation terroriste pour le conduire vers la destruction d’Israël et l’application de la charia sur le territoire dont elle aura le contrôle, voilà que se prépare une deuxième mascarade démocratique. Incapable de fournir ce pourquoi le monde entier lui a fait confiance (la paix avec Israël en suivant la « feuille de route »), Mahmoud Abbas a trouvé le gambit idéal : un document commis par des gens dont les mains sont pleines de sang, qui sont condamnés à de lourdes peines qu’ils effectuent dans des prisons israéliennes, lui donne la possibilité de remettre en selle le Fatah en prenant (un peu de) distance par rapport au Hamas.

La belle histoire … Il nous est dit que ce référendum, si approuvé, représentera la « reconnaissance implicite » d’Israël. 58 ans après sa création, 58 ans après le rejet par tous les pays arabes de la création d’un état palestinien, eh bien, on se déciderait éventuellement à reconnaître implicitement qu’Israël existe. Curieux, non ? Trois guerres majeurs gagnées (1956, 1967 et 1973) contre des armées fournies en matériel, techniques et spécialistes par le camp de la paix de l’époque (URSS) l’ont été par l’armée fantôme d’un pays qui n’existait pas. Qui n’existait pas mais qui, selon l’Iran et le Hamas, devrait être éradiqué de la carte du monde. Inconséquence logique ou expression d’une vision déformée par l’illusion dans laquelle ces dignes représentant d’une nouvelle idéologie vivent, peu importe. Ce qui importe c’est d’essayer de comprendre ce dont il est question. Sans remonter au pêché originel (la création d’Israël) ni à la longue histoire du peuplement de la Palestine par le peuple juif depuis l’exile babylonien ou la diaspora forcée par les légions romaines.

Aujourd'hui, il y a deux vulgates dominantes qui se proposent comme incontournables pour la solution du conflit arabo-israélien. La première suggère (Oslo) des pourparlers pour un traité de paix, les palestiniens obtenant la terre et la souveraineté pour construire un état en échange de la promesse de vivre en paix avec l'Israël. Cette vulgate est celle de l'apaisement.

L'apaisement ? On connaît. Il a coûté à l’Europe une guerre mondiale dans laquelle des millions de juifs et des non-juifs ont été sacrifiés sur l’autel des négociations de paix de la France et de l’Angleterre avec Hitler.

L'apaisement ? On connaît. Staline a essayé par le fameux pacte avec l’Allemagne de découper l’Europe en retournant la soif de domination allemande vers l’Ouest. Il a coûté à la Russie plus de 20 millions de morts et la destruction d’un tiers de sa superficie.

 L’apaisement ? On connaît. Il a permis l’existence du communisme dans l'Est de l’Europe, dans cette partie qui a toujours été la plus vibrante preuve de l’existence de traditions intellectuelles qui, presque toujours, étaient les précurseurs des changements à l’Ouest.

 L'apaisement ? On connaît. Quand le génocide dans Kosovo battait son plein et l’Europe parlait de choses et d’autres, il a fallu que les Américains interviennent pour faire ce que l’Europe n’était plus capable de faire soi-même : arrêter un massacre. On se souvient de Camp David et du refus des palestiniens d’accepter ce qu’ils demandent aujourd’hui : les territoires disputés (frontières d’avant 1967) et une partie de Jérusalem.

La vulgate de l’apaisement, heureusement, a échoué avec le concours occasionnel des palestiniens eux-mêmes. Qui n’ont pas perdu l’occasion de … perdre une occasion (A. Eban). L’apaisement ? Le résultat direct ne serait que de créer (comme à Gaza) une nouvelle base territoriale ayant les mêmes buts : la destruction (par étapes) d’Israël.

Malheureusement, une deuxième vulgate dominante a cours en Israël. « L’unilatéralisme » : retrait de l’essentiel des territoires conquis par Israël pendant la guerre de 1967, territoires destinés depuis 1948 à la création d’un état palestinien. Il s’agit de territoires disputés car une fois annexés par la Jordanie les actes de propriété avaient souffert quelques distorsions. Ce retrait se ferait sans que rien ne soit obtenu en échange vu l’impossibilité de trouver un partenaire qui serait capable non seulement de négocier mais d’imposer à son peuple le résultat des négociations.

Cette deuxième vulgate crée la confusion dans le monde occidental. Certes, voir Israël se retirer de ces territoires c’est plutôt bon à prendre : les juifs ont été obligés à rendre ce qu’ils ont acquis par la force (en oubliant que ce serait pour la première fois dans l’histoire des guerres que le vainqueur devrait rendre ce qu’il a acquis suite à une agression contre lui). Mais, d’un autre côté, puisque les représentants élus démocratiquement du peuple palestinien ne veulent pas d’un Israël dans les parages … cela fait plutôt désordre.

La solution a été trouvée par Mahmoud Abbas : faisons comme si, laissons croire que l’on reconnaît l’existence d’Israël. D’où « l’implicitement ». L’avantage immédiat serait que la manne de la communauté internationale (un milliard de dollars tous les ans, 500 millions d’euros fournis par l’Europe) recommencerait à tomber du ciel. Et puis … on verra !

Que faire ? L’Europe (elle dort …) ne croit pas encore qu’il y a une sorte de croisade en cours contre elle, croisade particulièrement insidieuse car par delà les attaques barbares de musulmans fanatiques elle se voit confrontée à la destruction systématique de ses repères judéo-chrétiens par des populations qu’elle a acceptées en son sein et qui, d’une manière pernicieuse, l’anémient. L’Europe ne veut pas encore comprendre qu’il s’agit d’un conflit à caractère existentiel pour elle aussi, de très longue durée, conduit par un ennemi dont la raison d’être est constituée par la disparition de l’autre. L’autre ? Le juif, le chrétien et tous ceux dont les religions ne sont pas reconnues par l’islam.

L’Europe devient anti-américaine (elle est déjà anti-israélienne …) par une grille de lecture qui a fait souvent son malheur. Rien n’imposait aux américains de sauver Kosovo. Rien (en laissant de côté les armes de destruction massive dont l’Irak ne disposait pas) n’obligeait l’Amérique à lancer sa grande entreprise de démocratisation du monde arabe. Sauf sa vocation messianique, l’idée que faire le bien des gens était consubstantiel aux idéaux américains. Rien n’oblige l’Amérique de soutenir Israël contre las agressions armées des ses ennemis, états ou organisations terroristes, sauf l’idée qu’elle se fait de la vaillance d’un peuple de cinq millions qui a fleuri le désert, crée une économie dont les succès font pâlir les recettes socio-démocrates de l’Europe et dont la contribution au développement mondial (nombre de prix Nobel ?) dépasse largement son poids à l’échelle du Monde.

 L’Europe sera contente d’apprendre que le référendum palestinien reconnaîtra Israël.

Implicitement …

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10 juin 2006 6 10 /06 /juin /2006 20:02

Disproportionné …

De Moscou à Paris, d’Oslo au Caire les mots pleuvent : inacceptable, disproportionné, contraire à la loi internationale … j’en passe et des meilleurs ! Et le Liban demande une enquête internationale … Entendons-nous bien : une vie est une vie, un mort est un mort, un civil est un civil. C’est dire que l’obus fou de l’artillerie navale israélienne ayant tué cinq personnes sur une plage de Gaza n’a aucune excuse. On ne s’arrête pas à des considérations mineures selon lesquelles ce que l’on a visé ce n’était pas la famille palestinienne prenant le soleil sur la plage. On condamne avec l’unanimité de ceux qui ont rasé Grozny avec le silence gêné de ceux qui regardent ailleurs quand les droits de l’homme sont transgressés par d’autres qu’Israël. Car de ce la qu’il s’agit. Depuis le commencement de la nouvelle Intifada Israël a eu à déplorer 12.576 attaques ayant l’origine à Gaza. En total 7.633 personnes ont été gravement blessées et 1.084 (au 01.01.06) sont morte. Plus de 300 fusées Kassam ont été tirées contre le territoire israélien dont plus de 70 sont tombés dans la petite ville Sderot ou dernièrement deux personnes sont mortes Mais … ce n’étaient que des actes perpétrés par des « activistes » ou des « militants » qui ne faisaient que tirer des fusées « artisanales ». Un léger regret, les palestiniens n’ont pas d’armée (que des militants et des activistes) et leur industrie propre ne peut fournir que des roquettes artisanales. Et encore, comme l’a montré le journaliste Ben Zideman de CNN (avec un certain regret dans la présentation il y a une semaine), elle ne peut pas produire plus de 50 par semaine ! Ce n’est pas l’argent qui manque (si une balle de 6,35 mm vaut 1 $ une roquette vaut bien entre 1.000 et 5.000 $ - la communauté internationale qui essaye par tous moyens d’aider les palestiniens devrait en tenir compte …). Alors, depuis plusieurs semaines, et encore plus depuis l’arrivée par des élections démocratiques d’une organisation terroriste aux commandes de l’Autorité Palestinienne, l’armée israélienne a commencé à pilonner avec des pièces d’artillerie les endroits d’où les « militants » et les « activistes » tirent des roquettes « artisanales » sur le territoire israélien. Il y a trois jours des avions ont déversé des tonnes de papillons avertissant les populations palestiniennes que s’ils continuaient à laisser les « activistes » et les « militants » à tirer des roquettes près de leurs maisons … eh bien ils prenaient des risques ! Et ce qui devait arriver, arriva : un obus fou a détruit une famille. Oh que non ! La communauté internationale ne s’est pas mobilisée pour arrêter les tirs de roquettes. Comme elle ne s’est pas mobilisé pour les centaines de milliers de morts du Darfour (remarquez, ce ne sont que des noirs chrétiens ou animistes …), comme elle ne s’est pas mobilisé contre la conquête de la Somalie par les milices des « tribunaux islamistes ». Au fait, les sacs de farine de Bernard Kouchner n’ont servi à rien, vous en souvenez-vous ? Non, la communauté internationale se mobilise contre le « massacre », le « carnage » israélien fait aux dépens des palestiniens pacifiques. Certes, il y a un peu de gêne car les « barbus » ne veulent ni reconnaître Israël, ni renoncer à la violence, ni respecter les accords signés par leurs précurseurs à la direction de l’Autorité Palestinienne. Comment ne pas être révulsé par le qualificatif « disproportionné » ? Pourquoi 30.000 morts (ou 200.000 selon certains) n’imposent pas le même qualificatif quand il s’agit du Darfour ? Comment ne pas l’être quand il s’agit de cinq morts (cinq de trop, mais à qui la faute ?) à mettre en parallèle ave les 12.576 attaques de forme différente mais dont l’origine se trouve à Gaza ? Gaza … on se souvient comment la communauté internationale a félicité « le bourreau de Sabra et Chatila » (des phalangistes chrétiens ont assassiné des palestiniens musulmans au Liban mais …., naturellement, c’étaient les juifs qui devaient être responsables !) pour le retrait d’Israël de Gaza. Mais toute la communauté internationale savait que Gaza allait développer ce qui existait déjà, que Gaza allait devenir un petit Afghanistan. Qu’importe, le retrait d’Israël était bon à prendre, si les choses allaient mal tourner … ce sera sa faute aussi ! Et nous y voilà. On s’est évertué à trouver des excuses à la victoire de ceux qui se sont présentés avec comme programme, la destruction d’Israël et l’application de la charia. Les terroristes de Hamas ne sont pas les amis de Poutine. Seulement son régime est devenu un complice incontournable des programmes nucléaires iraniens. La Russie continue de lui transférer des technologies sophistiquées, en dépit des menaces génocidaires du président de ce pays contre Israël. Et le Hamas est ami (d’aucuns le considèrent stipendié par) de l’Iran. Et les amis de mes amis sont, même si on les prend avec des pincettes, mes amis. La vision géopolitique probable de la Russie s’accompagne, aujourd’hui par des actions irresponsables concernant le « baril de poudre » du Proche Orient. En légitimant le Hamas, Poutine n’a fait que d’y jeter des allumettes allumées. Tout cela n’a rien à voir avec les soucis existentiels d’Israël dont la Russie, Poutine et le reste des dirigeants européens qui se plient aux injonctions de tout ce qui porte turban, se soucient comme d’une guigne. Tout ce dont on s’aperçoit, tout ce dont on parle c’est l’utilisation « disproportionnée » de la force par Israël aux dépens de ceux qui veulent sa destruction et sa disparition. Quelle dérision !

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 20:02

La confusion des esprits

D’un côté, ceux qui pensent que l’assassinat du jeune Ilan est un acte à connotation antisémite, d’une autre côté, tous ceux qui -directement ou indirectement, insidieusement ou sournoisement- pensent le contraire et, avec de plus en plus de force demandent que l’on attende les résultats de l’enquête. Entre temps, on souligne que l’on parle tellement beaucoup d’un « juif français » pour des raisons qui restent à dévoiler tandis que l’on ne parle pas autant quant c’est un « français breton ou chtimi » qui est victime.

 

Le président d’un état membre de l’ONU appelle à l’éradication d’un autre état qui acquiert ainsi le privilège d’être le seul auquel on conteste le droit d’être ou celui de devoir justifier ses raisons pour continuer d’exister.

Le gendarme international auquel on a confié la mission de surveiller, détecter et amener devant le Conseil de Sécurité de l’ONU tout état qui transgresserait les obligations qu’il aurait contracté pour éviter la prolifération nucléaire, fait tout ce qu’il peut pour éviter cela mais suggère que l’on règle le problème de l’Iran en demandant à Israël de renoncer à son armement nucléaire présupposé.

Trois faits qui, en apparence, n’ont rien à voir entre eux. Vraiment ? En réalité, le fil d’Ariane est visible pour tous sauf pour ceux qui ne veulent pas voir.

 Tout d’abord, l’incident « Ilan » aurait pu intervenir dans n’importe quel pays en Europe. La vulgate dominante identifiant maintenant les juifs (riches, bien sûr) à Israël qui persécute, spolie et tue les pauvres (cette fois-ci les palestiniens) il n’est pas anormal que la confusion s’installe dans les têtes les plus vides ou disponibles pour les causes les plus douteuses. Ce qui est différent chez nous c’est que la victime, cette fois-ci, est un « juif français ». On n’entend personne dire que c’est un « français juif » qui a été assassiné, l’inversion n’est certainement pas innocente, du bas peuple jusqu’aux élites qui façonnent notre mode de vie, d’expression et de pensée. On souligne ainsi à satiété qu’il s’agit d’un élément étranger au corps national. Et personne, non plus, pour expliquer que si « on parle tant parce que juif » c’est qu’en vérité, dans le subconscient de beaucoup (de tous ?) tuer un juif après la Shoah n’est plus la même chose qu’auparavant. Des pogromes contre les juifs il y eu légion : les premiers du temps de l’occupation romane de la Palestine et une suite ininterrompue depuis, pratiquement, dans tous les pays de l’Europe. Il s’agissait de tuer des juifs individuellement, la Shoah a fait novation en cela que l’Europe a chargé son bras armé -les nazis allemands- pour faire disparaître les juifs en tant que peuple de tout le continent. L’entreprise ayant partiellement échoué, depuis, tout meurtre d’un juif vient rappeler l’Europe à sa triste histoire et, volens nolens, on parle plus que pour toute autre victime. On devrait le regretter, on devrait l’expliquer.  

 En appelant à l’éradication d’Israël le président iranien n’a certainement pas surpris les chancelleries occidentales. Cela fait presque trente ans que cet objectif est inscrit sur le frontispice de la république islamique. Ce qui a surpris c’est qu’il l’ait dit, urbi et orbi. Un ambassadeur français a pu parler à Londres de ce « pays de merde » sans que cela appelle de la part du Quai une autre sanction que de l’élever au titre prestigieux d’Ambassadeur de France. Toutes les extrêmes gauches européennes comme toutes les gauches extrêmes du continent prônent la construction d’un « état binational », euphémisme qui cache à peine le souhait de voir disparaître Israël. Mais qui est utilisé parce qu’Israël est un « pays raciste, où règne l’apartheid ». Et pour couronner le tout, voilà que le peuple palestinien, d’une manière démocratique, élit le parti dont le but affiché est double, faire disparaître Israël et instaurer la charia en Palestine. Faire disparaître Israël ne devrait pas inquiéter beaucoup un José Bové chez nous ou le Maire de Londres (suspendu pour propos antisémites, tout socialiste bon teint qu’il est). Mais, la charia ne leur pose de problème aucun ? Et de l’Ouest en Est de l’Europe, du Nord au Sud, on s’évertue à expliquer que le choix des palestiniens  s’explique par la corruption, le népotisme et l’inaction des précédents gouvernants (dirigés par Y. Arafat, qui a eu droit au moment de sa mort à des marques réservées aux chefs d’états). Qui aura le courage de dire un jour que s’il s’agissait de la propreté des rues, de l’enseignement, d’instaurer la loi et l’ordre, de la création d’une économie propre, bref d’avoir un état … cela aurait pu être fait et en 1948 et en 1977 et en 2000 (pour ne prendre que ces trois occasions ratées). Non, le choix démocratique du peuple palestinien s’est fait en faveur de ceux qui veulent détruire Israël. Mais Israël devrait continuer à accepter que des palestiniens viennent y travailler et de les aider par d’autres moyens. De les aider à acquérir ce qu’il faut pour qu’ils puissent la détruire. Il ne faut surtout pas le dire, il faut attendre, voir peut-être Hamas changera, continuer à leur verser les centaines de millions d’euros et … les inviter au Kremlin.

 La fameuse communauté internationale se préoccupe depuis quelques années, avec le succès que l’on connaît, de retarder l’accession à la bombe atomique du régime des mollahs en Iran. Une pantomime sans fin qui n’amuse plus personne se déroule en silence : la Russie et son mercantilisme irresponsable allié à la volonté de récupérer son statut de superpuissance en utilisant le Proche et le Moyen Orient comme champ d’opposition aux Etats-Unis, la Chine dont les besoins d’énergie ne peuvent pas être satisfaits sans la participation de l’Iran, l’Europe (en particulier l’Allemagne premier exportateur vers l’Iran et la France qui a favorisé l’installation de Total en Iran allant à l’encontre des sanctions édictées par les Etats-Unis) qui apaise, temporise, donne la préférence à la « voie diplomatique » apeurée comme elle est de la possibilité d’une reprise des attentats terroristes iraniens sur le continent. La France en sait quelque chose.

 

 Pendant ce temps, le chef l’organisation qui est chargée de surveiller, contrôler et -éventuellement amener aux sanctions- tout un chacun qui tricherait avec les traités de non prolifération (ce que l’Iran a fait pendant 18 ans …), Prix Nobel de la Paix de surcroît, va tranquillement en Israël pour dire à ce pays qu’il devrait renoncer à son armement nucléaire supposé. Au seul pays au monde dont l’existence est mise en cause par un pays qui essaye d’accéder au nucléaire militaire. Quelle dérision.

 Dérision ? Certainement pas. Confusion des esprits, oui. Permanence de la haine du juif, oui. Souhait de sa disparition en tant qu’être, peuple, nation, sans doute. Voilà ce qui lie les trois faits évoqués et voilà pourquoi.

 

 

 

Et on parlera de la paranoïa juive quand on saura que l’auteur de ces lignes est juif.

 

 

 

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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 16:12

La Russie et le Hamas

 

 

Il n’a pas fallu une semaine pour que la Russie -membre du Quartette déclarant à Londres que rien ne sera fait avec le Hamas tant qu’il ne changera pas sa Charte pour reconnaître le droit a l’existence d’Israël, renoncer à la violence et épouser les accords préalables- par la voie de M. Poutine change la donne. Il vient d’annoncer sans fioritures aucunes que la Russie n’a pas considéré le Hamas comme organisation terroriste et qu’il se propose d’inviter ses dirigeants à Moscou.

 

M Poutine a utilisé comme argument majeur l’élection démocratique par laquelle le peuple palestinien a donné la majorité au Hamas. Et qu’il faut respecter. Comme la Russie a respecté l’élection démocratique de Hitler avec lequel elle a eu d’excellentes relations (y compris en lui livrant des communistes allemands) en signant, juste avant que la guerre ne se déclenche, le fameux Pacte Molotov – Ribbentrop.

 

Ce point d’histoire rappelé, que veut la Russie  ?

 

La Russie , après s’être refaite une santé avec l’aide massive de l’Europe et des Etats-Unis (report de dettes, démembrement d’armes nucléaires obsolètes et dangereuses payé par les Etats-Unis, complicité vis-à-vis de sa guerre en Tchétchénie, etc.,) a pris la décision stratégique de récupérer son statut de deuxième puissance mondiale sans laquelle rien ne puisse être fait. Premier champ d’action (car agir en Afrique a été ruineux et sans résultats, agir en Asie  serait se mettre sur le chemin de la Chine et l’Amérique Latine semble trop versatile avec des dictateurs fantasques ou de démocrates obsessionnellement anti-américains) : le Proche et le Moyen Orient. Voilà la Russie allié aux régimes terroristes de l’Iran et de la Syrie , il était normal que la victoire du Hamas ajoute un maillon à la chaîne en cours de constitution.

 

Si l’on regarde les choses ainsi, la décision de l’Europe de laisser la Russie maître de l’enrichissement de l’uranium d’Iran est, pour dire le moins, inepte ou irresponsable, le cumul pouvant s’imposer. Pas seulement parce que rien ne prouve qu’elle ne donnera pas ce qu’il faut aux iraniens pour faire leur bombe. Surtout parce que l’on ne peut pas croire qu’elle ne voit pas, comme tout le monde, que la justification iranienne (besoin de sources d’énergie complémentaire) ne présente aucun caractère d’urgence pour au moins encore 100 ans compte tenu de ses ressources de gaz et de pétrole. Mais prendre la position qu’elle a prise, fournir des batteries de missiles (défensives) pour interdire toute attaque contre les centres nucléaires iraniens (connus ou secrets) présente un avantage évident : on s’oppose aux Etats Uns et on s’allie les « masses arabes ». Accessoirement, on espère atténuer le support musulman aux Tchétchènes. Le fait que dans toutes se diatribes (et posters) le Hamas s’identifie aux ennemis des Russes en Tchétchénie n’a pas l’air de gêner M. Poutine car, probablement, l’effet espéré est justement le contraire. Parler de transparence, clarté morale et éthique dans ses conditions est un exercice futile et sans intérêt. Il doit s’agir de Real Politik, essayons de voir plus clair.

 

Il y a deux ans, Novaya Gazeta a publié un essai appelé la « Forteresse Russie, » mis à sa disposition, il semblerait, par une fuite en provenance du Kremlin. L'auteur anonyme mais, semble-t-il une des intellectuels de haut vol actuels, soulignait que si la Russie voulait se développer plus rapidement que le reste du monde (pour rattraper son retard), elle devrait le faire à l’abri d’un mur de protection. Le mur n’aurait qu’une porte contrôlée par une agence spéciale qui déciderait ce qui pouvait entrer et sortir. Le corollaire évident était la re-nationalisation des secteurs essentiels pour le développement de la Russie.

 

D’un autre côté, c’est un fait patent que l’essentiel de la croissance économique russe est fondée à plus de deux tiers sur les revenus des secteurs gaziers et pétroliers (plus ceux de la vente de matière premières ou de produits de première transformation). La proportion équivalente pour l’Arabie Saoudite est de 93 %. A la lumière de ce qui précède, les manoeuvres du Kremlin, couronnées de succès, pour s’assurer du contrôle de Gazprom et par son intermédiaire du contrôle des deux autres géants pétroliers (Yukos et Sibneft) font comprendre que quelque chose de fondamental est en train de changer dans la stratégie russe, que ce changement soit relatif à la sphère économique ou à celle politique ou de préférence aux deux. En effet, pendant les vingt dernières années les quantités de pétrole découvertes sont significativement plus faibles que celles consommées. De plus, la demande vient de territoires éloignés des sources d’exploitation où, de plus, on a besoin d’investissements plus lourds pour obtenir les mêmes quantités. Et parce que la demande de cette ressource précieuse se développera, selon certains, de plus de 40% d'ici 2025, la prospérité économique du monde demandera beaucoup plus d’énergie venant d’autres sources.

 

 Energies fossiles, non renouvelables, probablement en fort épuisement dans les vingt/cinquante ans à venir, leur contrôle est essentiel à court terme mais il est non moins essentiel de s’occuper de leur remplacement.

 

Deuxième corde à l’arc russe : l’énergie nucléaire civile. La communauté internationale s’est polarisée, à juste titre, sur les efforts évidents de l’Iran pour acquérir une capacité nucléaire militaire. Ce faisant, personne ne s’occupe du réacteur nucléaire de Bushehr, construit par les russes, pour générer de l’électricité. Ni de ceux de Tienwan (Chine) ou Kundankulam (Inde). Pourtant, les deux derniers pays sont crédités d’un besoin cumulé de 50 à 100 îlots nucléaires de 1.000 Mégawatts pour les cinquante années à venir. C’est dire que la Russie prépare la relève des énergies fossiles et son positionnement comme acteur incontournable du futur marché mondial de l’énergie.

 

Energies fossiles, énergie nucléaire, la Russie devient une grande puissance non pas sur le fondement de ses armes de destruction massive mais sur le contrôle, tant qu’à faire mondial, de la distribution de l’élément essentiel pour toute activité économique. Le récent conflit avec l’Ukraine n’a probablement été que le test d’un algorithme de décision visant à faire croire que c’était la dérive démocratique de ce pays qui était en jeu. En réalité, on a montré à ceux qui devraient voir et comprendre qu’il est beaucoup plus facile de tourner un robinet que d’envoyer des fusées même (dernière déclaration de M. Poutine) si elles peuvent pénétrer tout système d’anti-missiles.

 

L’Europe qui, au moment du premier choc pétrolier de 1970, n’a pas voulu suivre la suggestion de Reagan de ne pas accepter le « deal » soviétique « du gaz contre des pipelines » se trouve aujourd’hui prisonnière du gaz russe. L’Allemagne (38 % de sa consommation), l’Italie (30 %), la France (26%), la Grèce (82%), l’Autriche (74%) sont, naturellement portées à faire attention à la manière dont elles s’opposeraient aux ambitions géopolitiques de la Russie. Quant à la Turquie , dépendante à 62 % du gaz russe et à plus de 20 % du gaz iranien, il est légitime de s’interroger si la candeur avec laquelle elle observe le concubinage russo-iranien pour le nucléaire n’y trouve pas son origine. Comme d’emboîter le pas de la Russie pour légitimer le Hamas.

 

Se présenter comme un fournisseur fiable, comme la Russie le fait est certes une bonne chose, faire comprendre que l’activité économique de l’Europe dépend de la Russie , c’est mieux quand on veut être admis à l’Organisation Mondiale du Commerce et devenir membre de plein droit du G8.

 

La vulgate dominante attribue l’opposition de Poutine aux desseins américains aux aspirations de la Russie de continuer de jouer le rôle d’une superpuissance après l’effondrement de l'Union Soviétique et de favoriser une politique étrangère non seulement indépendante de Washington mais opposée à elle.

 

Les terroristes de Hamas ne sont pas les amis de Poutine. Seulement son régime est devenu un complice incontournable des programmes nucléaires iraniens. La Russie continue de lui transférer des technologies sophistiquées, en dépit des menaces génocidaires du président de ce pays contre Israël. Et le cocasse est que l’Iran, qui ne fait aucune confiance à la Russie , ne souhaite pas que l’enrichissement de son uranium soit fait par elle plus probablement pour des raisons civiles que militaires … Mai le Hamas est ami (d’aucuns le considèrent stipendié par) de l’Iran. Et les amis de mes amis sont, même si on les prend avec des pincettes, mes amis.

 

 

La vision géopolitique probable de la Russie au plan de la disponibilité d’énergie s’accompagne, aujourd’hui par des actions irresponsables concernant le « baril de poudre » du Proche Orient. En légitimant le Hamas, Poutine est en train d’y jeter des allumettes allumées.

 

 

Et l’Europe n’en peut mais car …avant que le tout dernier pipeline entre en service en 2010 elle sera sur le point d'une crise énergétique. Les dépôts en Mer du Nord qui fournissent à l'Europe du gaz s'approcheront de l'épuisement. La production se réduit en Norvège et aussi bien en Grande-Bretagne. La Russie de Poutine constituerait, donc, le salut du vieux monde.

 

Tout cela n’a rien à voir avec les soucis existentiels d’Israël dont la Russie et Poutine se soucient comme d’une guigne. Voilà la boucle bouclée : après avoir clamé haut et fort qu’elle n’aura pas à faire au Hamas tant qu’il ne changera pas, après l’avoir menacé d’isolation, la communauté internationale est en train d’isoler Israël. Cela prendra une semaine ou deux, la Russie y veillera et les raisons sont loin d’être celles que l’on pense.

 

 

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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 17:35

Hamas a gagné, Hamas gagnera !

 

Il n’a pas fallu une semaine pour que la Russie -membre du Quartette déclarant à Londres que rien ne sera fait avec le Hamas tant qu’il ne changera pas sa Charte pour reconnaître le droit a l’existence d’Israël, renoncer à la violence et épouser les accords préalables- par la voie de M. Poutine change la donne. Il vient d’annoncer sans fioritures aucunes que la Russie n’a pas considéré le Hamas comme organisation terroriste et qu’il se propose d’inviter ses dirigeants à Moscou. Vingt-quatre heures après la France lui emboîte le pas déclarant que l’initiative russe lui convient.

 

M Poutine a utilisé comme argument majeur l’élection démocratique par laquelle le peuple palestinien a donné la majorité au Hamas. Et qu’il faut respecter. Comme la Russie a respecté l’élection démocratique de Hitler avec lequel elle a eu d’excellentes relations (y compris en lui livrant des communistes allemands) en signant, juste avant que la guerre ne se déclenche, le fameux Pacte Molotov – Ribbentrop.

 

Ce point d’histoire rappelé, que veut la Russie  ?

 

La Russie , après s’être refaite une santé avec l’aide massive de l’Europe et des Etats-Unis (report de dettes, démembrement d’armes nucléaires payé par les Etats-Unis, complicité vis-à-vis de sa guerre en Tchétchénie, etc.,) a pris la décision stratégique de récupérer son statut de deuxième puissance mondiale sans laquelle rien ne puisse être fait. Premier champ d’action (car agir en Afrique a été ruineux et sans résultats, agir en Asie  serait se mettre sur le chemin de la Chine et l’Amérique Latine semble trop versatile avec des dictateurs fantasques ou de démocrates obsessionnellement anti-américains) : le Proche et le Moyen Orient. Voilà la Russie allié aux régimes terroristes de l’Iran et de la Syrie , il était normal que la victoire du Hamas ajoute un maillon à la chaîne en cours de constitution.

 

Si l’on regarde les choses ainsi, la décision de l’Europe de laisser la Russie maître de l’enrichissement de l’uranium d’Iran est, pour dire le moins, inepte ou irresponsable, le cumul pouvant s’imposer. Pas seulement parce que rien ne prouve qu’elle ne donnera pas ce qu’il faut aux iraniens pour faire leur bombe. Surtout parce que l’on ne peut pas croire qu’elle ne voit pas, comme tout le monde, que la justification iranienne (besoin de sources d’énergie complémentaire) ne présente aucun caractère d’urgence pour au moins encore 100 ans compte tenu de ses ressources de gaz et de pétrole. Mais prendre la position qu’elle a prise, fournir des batteries de missiles (défensives) pour interdire toute attaque contre les centres nucléaires iraniens (connus ou secrets) présente un avantage évident : on s’oppose aux Etats Uns et on s’allie les « masses arabes ». Accessoirement, on espère atténuer le support musulman aux Tchétchènes. Le fait que dans toutes se diatribes (et posters) le Hamas s’identifie aux ennemis des Russes en Tchétchénie n’a pas l’air de gêner M. Poutine car, probablement, l’effet espéré est justement le contraire. Parler de transparence, clarté morale et éthique dans ses conditions est un exercice futile et sans intérêt.

 

Donc le Hamas n’est pas une organisation terroriste. L’Iran n’a jamais stipendié le Hezbollah au Liban ni le Jihad Islamique en Palestine ni des soldats d’Al Qaeda. Et la Syrie n’est pas liée à ce qui se passe au Liban depuis un an ni aux organisations terroristes palestiniennes.

Le Hamas veut simplement détruire Israël comme le président de l’Iran le souhaite aussi. Rien, jusqu’ici ne vient montrer une velléité de changement, au contraire. Ce n’est pas, cependant, une raison suffisante pour mettre en danger une approche stratégique, donc le Hamas viendra voir M. Poutine au Kremlin comme Yasser Arafat allait voir M. Brejnev. Ou comme M. Abbas qui a fait ses études à Moscou où il a obtenu un Doctorat avec une thèse niant l’existence de l’Holocauste.

Mais la  ? Que fait-elle dans cette galère ? A-t-elle si vite pris peur face aux menaces des masses musulmanes qui expriment spontanément leur colère pour la publication par Charlie Hebdo des caricatures connues ? A peine deux semaines après que son Président menaçait les états voyous ou les organisations terroristes de notre feu nucléaire ? Naturellement, elle emboîte le pas de la Russie sans accord préalable de ses partenaires européens. On peut parier que l’effet produit sur les Danois ou les Norvégiens laissé seuls devant les populaces musulmanes de loin ou d’Europe laissera des traces. Pauvres Danois, pauvres Norvégiens … Eux qui ont été les premiers à souhaiter (en Norvège) et décider (au Danemark) le boycottage de produits israéliens …Quelle dérision !

Dérision ? Regardez Hébron, en Cisjordanie : par décision du Conseil de Sécurité, prise à la demande de l’Autorité Palestinienne, une force internationale y stationne, elle est censée défendre les palestiniens de la soldatesque israélienne. Viennent les caricatures et l’armée israélienne doit défendre la force internationale de la populace excitée par le Hamas et le Jihad Islamique…

 

Voilà la boucle bouclée : après avoir clamé haut et fort qu’elle n’aura pas à faire au Hamas tant qu’il ne changera pas, après l’avoir menacé d’isolation, la communauté internationale est en train d’isoler Israël. Cela prendra une semaine ou deux, la Russie et son alliée, la France , y veilleront.

 

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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 16:34

Ils vont tuer les juifs et les caricaturistes.

 

Pourquoi les caricaturistes ?

 

 

Les grands esprits de l’Occident libre, laïque et respectueux des droits de l’homme s’évertuent, qui à demander des excuses, qui à crier à la provocation, qui à rejeter toute idée de « guerre des civilisations » pour calmer les manifestations spontanées engendrées par les « caricatures ». De l’autre côté, le « Guide Suprême » (institution essentielle du démocratique Iran) a livré son explication : tout cela n’est qu’un complot sioniste. Et la Charte du Hamas (vous savez, l’organisation sociale et honnête qui vient remplacer le Fatah dont l’Europe ne s’est aperçue qu’il était corrompu que douze ans après Oslo …) prêche non seulement la destruction d’Israël (on s’en accommodera …) mais tuer les juifs ce qui est politiquement incorrect.

Faut-il que l’on soit sourd et aveugle pour ne pas voir, entendre et comprendre qu’une nouvelle forme d’antisémitisme a gagné le monde, répandu par l’islam (bien sûr, on dira tout de suite qu’il s’agit de celui « extrémiste » non pas de celui « modéré »).

Dans le temps jadis l’Eglise dont l’enseignement antisémite était prépondérant offrait aux « bons » juifs une porte de sortie : la conversion. Et elle persécutait les autres sans pour autant (sauf cas extrêmes et rares) les tuer. L’antisémitisme éclairé suggérait comme solution l’assimilation. La novation apportée par le nazisme a été qu’il a souhaité (et mis en application) la destruction de tous les juifs : il n’y avait plus de bons ou de mauvais, il fallait tous les tuer. Après la deuxième guerre mondiale, sous la domination intellectuelle de gauches diverses, l’Europe a offert une nouvelle porte de sortie pour aux juifs : devenir antisioniste. Il n’y a pas de solution de continuité  entre les diverses variantes, ce à quoi on assiste aujourd’hui c’est simplement l’identification d’Israël  comme juif des nations. Il fallait ajouter un codicille, c’est chose faite depuis que le président (démocratiquement élu) d’Iran prône « l’éradication » de l’entité sioniste. Au vu et au su de tous qui, pour donner le change, ont l’air de s’émouvoir comme devant une découverte.

Même Kofi Annan s’est ému. A croire qu’il ne se souvenait plus de la déclaration de son représentant personnel en Irak qualifiant Israël comme « le grand poison dans la région. ». Au moins les pays arabes laissent passer et l’Egypte (premier pays à avoir signé un accord de paix avec Israël) fait écrire Al-Gumhuriya (quotidien du gouvernement, sans doute libre d’écrire ce qu’il souhaite) « c'est les juifs, avec leurs mains cachées et dégoûtantes, qui sont derrière tous les ennuis, désastres et catastrophes dans le monde » comprenant, naturellement, les attaques du 11 septembre et les attentats de Madrid.

D’où est-il parti ce nouvel antisémitisme ? Regardons un peu les pays arabes. La Syrie , la Libye et l’Iran se trouvent sous la botte de régimes radicaux (cléricaux au pas). L’Arabie Saoudite et l’Egypte (le deuxième reçoit bon an, mal an, 2 Milliards de $ d’aide des Etats-Unis), principaux alliés de l’Amérique au Moyen Orient,  propagent des idées extrémistes même si eux paraissent modérés. Au Maghreb les régimes en place sont, peu ou prou, les otages des islamistes.

Quelque soit l’état arabe l’opposition principale est constituée par des obédiences islamistes radicales : les Frères Musulmans en Egypte ou en Syrie, le FIS en Algérie, etc., etc., Et vient s’ajouter le Hamas en Palestine, qui dans sa charte indique qu’il s’agit de la branche palestinienne des Frères Musulmans. Tout ce beau monde se réclame d’une lecture identique du Coran, pour simplifier, « tuer le juif où qu’il se trouve ».

Dès lors, ces régimes ou leurs oppositions ne cherchent pas des solutions négociées au conflit Israélo-arabe. Et il est vain de leur demander de le faire comme il est vain de demander au Hamas de reconnaître Israël. Il est vain puisque par delà « la terre » ce
qu’ils ne peuvent accepter c’est « le juif ». Changer cela veut dire veut dire renoncer à ce que le Coran demande aux musulmans : conquête du monde, islamisation, charia. Vaste programme.

Et on arrive aux caricatures. Le fait que les masses musulmanes, dont on ne savait pas qu’elles lisaient les journaux confidentiels danois (Jyssland-Posten est distribué uniquement par abonnement …) se sont mises en marche parce que l’on a caricaturé le Prophète pouvait rester un évènement sans lendemain. En revanche, ce qui perdurera c’est « le complot juif ». Piétiner des drapeaux danois (au fait, a-t-on remarqué qu’il y a une croix dessus ? Ce n’est pas blasphématoire pour les musulmans tellement respectueux des autres religions ?), c’est bien, mais rappeler que derrière tout cela se trouve le juif c’est encore mieux. Et l’année dernière, le site internet du Centre de Presse Internationale appartenant a l'Autorité Palestinienne a publié une série de caricatures : une d'entre elles, montre Ariel Sharon égorger avec un couteau de boucher un nourrisson palestinien. Certes, Ariel Sharon n’est pas un prophète. Il est simplement juif et en tant que tel concentre sur lui tous les pêchés d’Israël …

 

Caricatures ? Se souvient-on du reportage filmé par un journaliste italien pendant le lynchage de deux réservistes israéliens dans un poste de police palestinien ? Se souvient-on des militants du Hamas posant pour des journalistes et photographes en faisant semblant de jouer au football avec ce qu'ils affirmaient être des restes de soldats israéliens tués en 2004 à Gaza ? Rien de cela n’a été de nature à émouvoir les masses arabes. Ni l’assassinat filmé du journaliste Daniel Pearl (car juif) ni l’égorgement d’un sous-traitant américain en Irak (juif lui aussi).

 

Le négociateurs des accords d'Oslo (et ceux qui les ont applaudi) pensaient qu'Israël devait prendre le "risque de la paix" en donnant quelque chose de tangible (cession de territoires) pour quelque chose d'intangible, la promesse d'Arafat de ne plus utiliser la violence pour faire avancer les (en très grande partie) justes revendications nationales palestiniennes. Depuis 1993 (Oslo) il y a eu plus de morts israéliens suite aux attentats que pendant les 45 ans précédents d'existence de l'Etat d'Israël. Pendant ces mêmes années la question rituelle quand on soulignait que le régime d’Arafat n’avait ni foi ni loi, la question à caractère rhétorique était « qui gouvernera alors les Palestiniens ?  Ce sera le chaos »  Aujourd’hui on a la réponse, le peuple palestinien l’a donnée démocratiquement, le Hamas. Dont les deux objectifs prioritaires sont la destruction d’Israël et l’instauration de la charia en Palestine. Non pas l’éducation des enfants ou la création d’une économie non dépendante d’Israël ou, tout simplement, le nettoyage des rues de Ramallah ou des champs d’ordures de Gaza.

Donc, l’ennemi est le juif. Eh oui ! Il faut prendre la réalité telle qu’elle est. Il faut admettre que la « minorité agissante » que représentent aujourd’hui les terroristes islamiques n’est que le sommet de l’iceberg qui menace le vaisseau mondial. Il faut croire cette minorité quand elle dit qu’il s’agit d’une guerre de religion comme on aurait dû croire et prendre au sérieux  Mein Kampf ...

 

 

Guerre de religion affichée et, logiquement, prenant comme première cible  « les juifs », le christianisme ne venant qu’en suite …

 

De plus prendre les juifs pour cible n’a rien de fortuit -et d’une certaine manière rien à voir avec ce qui se passe au Proche Orient ; en effet, la seule religion à laquelle l’Islam pouvait s’opposer à ses débuts était le judaïsme : le tronc commun historique ne pouvait que devenir un handicap, il fallait (il faut) le détruire. Et comment ne pas comprendre que le discours d’un Bachir el Assad, Président d’une République héréditaire, au moment d’accéder au siège de membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, devant un Pape Jean-Paul II éberlué,  devait être pris au premier degré, comme l’expression des convictions d’un musulman évolué (éduqué dans les meilleurs écoles d’Angleterre, médecin de formation, qui devrait afficher un degré d’intelligence relativement élevé) : « les juifs sont de traîtres, ils ont trahi et tué Jésus comme ils ont essayé de trahir et tuer Mahomet, ils n’ont pas de place dans le concert des nations ». L’Occident s’est habitué à croire que le conflit proche-oriental est un conflit national ce qui a culminé par la fameuse formule « la paix contre la terre » qui a pu prendre le pas, pendant longtemps sur la réalité. Sans vouloir remarquer qu’il s’agissait d’une guerre de religions. Et l’Occident est en train de perdre la perdre comme les Etats Unis ont perdu (heureusement) leur guerre du Vietnam : dans la tête de leurs citoyens, non pas sur le champ de bataille.

 

 

Le spectre du terrorisme islamique (il faut appeler un chat, un chat) traverse l’Europe et le monde entier. Pourtant on oublie que s’il y a un milliard de musulmans il en reste cinq qui ne le sont pas … Le fer de lance de ces cinq milliards d’hommes et de femmes ne peut être que le monde occidental. Pourtant, par lâcheté (simplifions – Munich), par incapacité de s’organiser -cinquante années après la deuxième guerre mondiale l’Europe est toujours désunie, on trouve toujours les raisons de regarder ailleurs : économiques-pétrole, éthiques- la pauvreté du monde.

 

 

 Pourquoi les esprits éclairés du monde occidental se taisent-ils et laissent la scène uniquement à de journalistes pour moitié incompétents et pour moitié aveuglés par leur haine du monde libre, haine héritée de leur appartenance aux mouvements anarcho-trotskystes des années 60 et 70 ? S’agissant d’une guerre de religion, si nous voulons que les enfants de nos enfants vivent dans un monde comme celui que nous avons connu, il faut que l’Occident fasse ce qu’Israël fait : parler clair, se battre pour sa survie, ne pas céder aux sirènes de l’abandon.

 

 

Citer Nietzsche s’avère approprié car ce dont il s’agit (et que les esprits nobles occidentaux acceptent sans rechigner) c’est d’une « nation » qui nous exècre : « la nation arabe dont l’antisémitisme date de toujours et qui ne pourra cesser avant que le monde soit, par elle, conquis. »   

 

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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 14:19

 

Un silence assourdissant

 

250.000 morts en Algérie pour avoir empêché le FIS d'arriver, démocratiquement, au pouvoir, 50.000 morts sous nos yeux au Darfour, des milliers de morts (chrétiens) au Nigeria (musulman), le monde musulman, pas du tout affecté, ne s'est mis en marche que pour les douze caricatures publiés par un quotidien danois. Car blasphématoire par rapport au Prophète.

 

Laissons les spécialistes débattre de la question existentielle « a-t-on le droit de peindre ou dessiner l'image du Prophète ». Observons qu'il n'est que le représentant d'Allah sur terre et qu'a ce titre il a épousé les querelles de ses semblables qu'ils soient coreligionnaires ou infidèles. Pour ceux qui veulent s'en convaincre il suffit de visiter le site 1. Simplement, on se souviendra qu'il a passé au fil de l'épée des tribus entiers et que le feu et le sang ne le rebutaient pas pour laisser au monde de ses héritiers trois possibilités : la conversion, la dhimmitude ou la mort. L'islam, comme tout le monde le sait, est une religion de paix et d'amour.

 

Les ambassades du Danemark et de la Norvège , livrées par les autorités syriennes à la populace, ont brûlé à Damas. A Gaza, où le Hamas règne en maître depuis que, démocratiquement, le peuple les a choisi pour réaliser les deux objectifs majeurs (destruction d'Israël et instauration de la charia) les bureaux de l'Union Européenne ont été saccagés et fermés. Ce qui n'empêche pas les "responsables" d'attendre que l'Europe continue à verser sa manne, 500 Millions d'euros par an. Ni la Commission de Bruxelles de se taire.

 

Pendant ce temps, un silence assourdissant se répand sur l'Europe des droits de l'homme et de l'état de droit, qu'elle soit officielle ou représentante de la "société civile". L'officielle  se tait. Que l'on brûle des ambassades de ses Etats membres n'a pas l'heur de l'émouvoir. Les "grands" (France, Allemagne, Italie, Pologne) se taisent et l'Angleterre par la voix de son ministre des affaires étrangères (celui qui depuis trois ans participe à l'apaisement de l'Iran en lui donnant le temps d'enrichir son uranium), par une pirouette, renvoi dos-à-dos les islamistes et les caricaturistes ...

 

A partir du moment où l'Europe n'a pas eu le courage d'inscrire dans le préambule de sa constitution avortée qu'elle est héritière d'un système de valeurs judéo-chrétiennes (ou simplement chrétiennes) la messe était dite (sic!). L'Europe acceptait, ipso facto, une transition vers une société qui, directement ou indirectement, allait vivre sous la contrainte de la charia. Quant à la Turquie , dont la laïcité est garantie par l'armée, acceptée en Europe elle nous ouvrait un nouvel horizon existentiel ! Avec l'espoir, toutefois, que les armées européennes procèdent de la même manière.

 

Naturellement, on trouvera rapidement que ... si le conflit israélo-arabe était réglé tout serait différent. Mais, comme d'un côté, Israël n'a pas vocation suicidaire et, d'un autre côté, le monde arabo-musulman veut sa disparition, il faudrait trouver une solution. Finale, si possible.

 

Et voilà le nouveau président de l'Iran (lui aussi choisi démocratiquement par quinze ou vingt millions d'iraniens) qui propose à l'Europe une solution simple : vous accordez un territoire aux juifs d'Israël qui y seront transférés illico. L'Europe n'a pas, vraiment, pris la mesure de l'intérêt de cette solution. En regardant les choses sans passion, on devrait remarquer qu'après avoir essayé d'annihiler "la race juive" avec le concours de son bras armé - l'Allemagne nazie - l'Europe a perdu au change : après la shoah les juifs sont partis (un million ?) et on a accepté l'arrivée de 8 - 9 - 10 millions de musulmans. Le bilan reste à faire pour savoir s’il est positif : regardons la contribution au monde moderne des quelques millions de juifs en Israël et des populations musulmanes en Europe. De plus, les juifs n'imposaient pas -directement ou indirectement- leur "loi » tandis que la charia attend au coin de la rue.

 

Bref, si l'Europe qui au lieu de continuer à verser sa manne sur des populations qui l'exècre (Gaza par exemple) ou à l'intérieur de ses frontières sur des populations dont la "victimisation" est le fer de lance pour la conquête de droits, accepte la proposition
iranienne ...elle serait doublement gagnante. Le seul hic vient du fait qu'Israël ne l'entend pas de cette oreille. Mais, cela, ce n'est pas nouveau, c'est toujours les juifs qui empêchent le monde de tourner en rond ... D'ici à apprendre que le caricaturiste danois était juif ...

 

Sic transit gloria mundi ... Et quand la peste (rouge, brune ou verte) commence, on commence toujours avec les juifs. Ou les caricaturistes ! Le cumul n'étant pas interdit, les amis danois le constatent.

 

 

Akhbar al-Khalij, January 29, 2006 (Bahrain)

 
La caricature indique que la controverse liée à la publication des caricatures est le résultat de la pénétration du Sionisme au Danemark : le fromage danois a donc la forme de l'Etoile de David et, dès lors, on appelle à son boycott.


1. http://info2us.dk/muhammed/

 

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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 12:00

Les démissions de l’Occident

Quelques caricatures du Prophète et voici l’Occident demander des excuses aux régimes respectueux des croyances des autres : l’Arabie Saoudite, la Libye et, bien sûr, la Syrie ! Pendant ce temps, on construit à Rome, pas loin du Vatican, la plus grande mosquée d’Europe tandis qu’arriver avec une Bible à Ryad peut conduire un musulman à la mort pour apostasie. Ici on crie à la provocation, là au blasphème, tandis que les gauches multiples regardent ailleurs. En attendant que de Londres à Paris, des Pays Bas au Danemark, les territoires où l’Etat-hôte n’a plus le droit d’entrer autrement qu’avec des cars de police ou des voitures de pompier, se mettent en marche pour demander justice contre l’humiliation.

Quelle pantalonnade … Les héritiers des Lumières, les Etats Nations où la séparation du religieux et du civil existe depuis des lustres, les pays où l’humour a toujours eu le dernier mot, partout on se prosterne devant les fatwas du monde musulman et on proteste de sa bonne foi en regrettant que le « sacré » fût transgressé par des caricaturistes danois ! Et quand un journal français fait de même, les voix françaises autorisées des musulmans modérées crient à la provocation et le directeur du journal est licencié sur le champ. On dirait que l’on a oublié la fatwa condamnant Salman Rushdie à la mort.

Comment est-on arrivé là ? De démission en démission, le monde dans lequel nous vivons montre être prêt à toutes compromissions pour apaiser le monstre. Peu d’entre nous se souviennent d’une prophétie d’André Malraux (faite à la suite de celle connue de tous « le vingt-et-unième siècle sera religieux ») : « l’explosion musulmane au vingt-et-unième siècle dépassera celles du communisme et du nazisme du vingtième siècle ». Nous y voilà, quo vadis ?

Notre pays, fort de sa laïcité gravée sur tous les frontons républicains, pensait être à l’abri de la déferlante islamique en érigeant au rang de dogme sa politique arabe, son bouclier pendant les quarante dernières années. Qui se souvient encore des « marchés » passés par nos « Services » avec les terroristes palestiniens ou avec les iraniens au chantage desquels on a succombé chaque fois qu’il était nécessaire ? Qui se souvient des agents de police français tués par des « diplomates » iraniens à Paris ? Et plus loin encore, qui se souvient des militaires français tués dans un attentat à Beyrouth ou de l’Ambassadeur Delaporte assassiné par les syriens ? Personne ne s’en souvient, sauf les commanditaires des actes évoqués qui, eux, ont appris et compris que nous céderons toujours pour ne pas avoir à subir pire. Le deuxième bouclier, subconsciemment, se voulait être la présence de 4, 5 ou 6 millions de gens originaires des pays du Maghreb. Dont une partie sifflent la Marseillaise, « niquent la France » et contribuent au mal être du pays qui n’en peut mais. Et qui déclare (au Wall Street Journal, pendant les émeutes de novembre) « nous avons immigré en France à la maternité de la ville »

Nous avons aussi pensé que s’opposer à la guerre en Irak, admonester ceux qui en Europe ne pensent pas comme nous, crier à tue-tête « Bush-Sharon, assassins » protégerait notre société laïque et libérale car « ceux d’en face » comprendront que nous sommes de leur côté, d’une certaine manière. Et quand on s’est attaqué à l’Espagne, un peuple fier a tout de suite tourné casaque et le pays a retiré ses troupes d’Irak, ce que les assassins lui demandaient. Voilà comment nous sommes arrivés là.

Les deux grandes querelles actuelles, la bombe pour l’Iran et le Hamas, librement choisi par tout un peuple, les deux demandant avec force l’éradication de l’entité sioniste, qu’en faisons-nous ? Pour l’Iran, on a réussi à temporiser et leur donner deux années pendant lesquelles il faut être naïf que de croire qu’ils sont restés sans rien faire (après un programme caché car illégal déroulé sur 18 ans …). Et le Hamas ? Qui s’est opposé (comme pour le Hezbollah libanais) pendant des années à ce qu’il figure sur la liste des organisations terroristes ? La France. La France qui forte de sa position de pilier de l’Europe lui a imposé une de ligne de conduite finalement acceptée par les autres, volens-nolens.

L’Europe qui ne peut plus, maintenant, ignorer les fondements du Hamas tels que gravés dans le marbre de sa charte dont les articles abondent en références antisémites puisées, nommément, dans Les Protocoles des Sages de Sion. Mais, dit-on, la charte de l’OLP aussi inscrivait la destruction d’Israël parmi ses objectifs, elle a changé en reconnaissant Israël. Deux observations : premièrement, à l’encontre des mensonges répétées qui ne deviennent pas des vérités pour autant, la Charte de l’OLP n’a pas été modifiée et, deuxièmement, la charte du Hamas a une filiation religieuse s’inscrivant dans le droit fil de la « doctrine » selon laquelle pas un pouce de territoire appartenant au Dar-el-Islam ne peut être cédé ou gouverné par des infidèles.

Arrivés là, que faire ? Se confondre en excuses auprès des tyrans et potentats orientaux en leur expliquant que, voyez- vous, cela n’engage que la responsabilité de la presse qui chez nous est libre. Un porte-parole du Quai d’Orsay est obligé à s’abaisser pour donner des explications, en service commandé, certes, mais appartenant à un service dont les compromissions vis-à-vis de l’Irak de Saddam ou d’autres monarchies arabes éclairées sont sans nombre. Le Quai d’Orsay, fer de lance de notre politique arabe, foyer de tous les « anti » américains ou israéliens ou tout simplement juifs. Quelle dérision.

Et sur ce fond nauséabond notre Jupiter décrète que nous pourrions utiliser des frappes nucléaires contre des états voyous ou utilisant des terroristes pour affirmer leur puissance. Faut-il que l’on soit arrivé à la conclusion que la déferlante terroriste (eh, oui, islamique) risque de nous submerger, à court ou moyen terme, pour dire cela. Aurait dit Bush la moitié du tiers que des millions auraient défilé dans les villes européennes pour le houspiller. Serait-on en train de comprendre ce qui se passe avec Israël depuis des années et des années ?

Israël dont les grandes et moins grandes puissances s’évertuent à lui reconnaître « le droit à l’existence » comme si ce pays, le seul entre les 191 enregistrés à l’ONU avait besoin de la bénédiction des autres pour exister … Et que fait-on avec ceux qui lui conteste le droit de vivre ? Bon, écoutez, on va voir ce qui se passe pendant deux ou trois mois, voir si le Hamas revient à des meilleurs sentiments, s’il met un peu d’eau dans son vin (sic !). Qui nous dit cela ? L’ineffable Javier Solana qui allait à Gaza demander conseil au Scheik Yassine, se souvient-on de la photo où il écoute, (religieusement) « le guide » sur son fauteuil roulant ?

Eh bien, voilà, l’Europe laïque doit maintenant avaler la couleuvre Hamas. Car, ne nous trompons pas, on va trouver les raisons d’espérer, de s’arranger, de regarder ailleurs et … d’attendre l’inévitable tout en versant notre écot de quelques centaines de millions d’euros au peuple palestinien qui, démocratiquement, s’est doté d’un nouveau fer de lance dans sa quête de la destruction d’Israël. En paraphrasant Churchill, on devrait dire « l’Europe avait à choisir entre la dignité et la soumission, elle a choisi la soumission et elle a eu l’indignité ».

Depuis Oslo, pendant une quinzaine d’années, presque, le tissu de la société civile palestinienne a été déchiré par une bande de corrompus, devenant ingouvernable, avec des villes sans loi ni ordre mais ayant disposé de toute la manne que l’Europe pouvait leur verser. Ce que le Fatah a réussi avec l'Intifada c'est d'avoir crée, avec une politique constante, un peuple de pauvres. Europe complice de ce qui se passait sous ses yeux, incapable de réagir par peur de représailles de natures diverses mais ayant l’origine au Proche Orient ou dans ses propres territoires. Aujourd’hui on dit que le gouvernement, sans foi ni loi, par le Fatah est la cause unique du choix du Hamas : où est le Commissaire Chris Patten qui disait que l’Europe avait besoin d’une enquête sur l’utilisation des fonds versés à Autorité Palestinienne « comme d’un trou dans sa tête » ?

Quelle plaisanterie … Pendant les années d’après Oslo, il y a eu plus de morts en Israël par attentats que pendant les 45 années précédentes tandis que l’Europe et le reste du monde versaient aux palestiniens plus de 15 milliards d’euros. Pourquoi faire ? Pour choisir, aujourd’hui, démocratiquement, le Hamas dont les buts sont connus. Ne faudrait-il pas que l’Europe comprenne que tant que ce peuple ne se sera pas désintoxiqué de la rage de détruire Israël il ne pourra ni jouir d’une liberté totale ni vivre une vie décente ? Certes, pour cela il faudrait que le Coran subisse un aggiornamento fondamental : tant que les musulmans se considèrent nation ouverte sur un territoire sans fin et dont l'obligation sacrée est de combattre l'infidèle ("tuer le juif où qu'il se cache") on peut toujours vivre avec l'illusion d'un changement. Vaste programme …

Surtout quand le mouvement islamique (que d’aucuns appellent « radical ») procède d’une stratégie s’appuyant sur, d’un côté, l’interdiction de changer quoi que ce soit dans les pays arabes et, d’un autre côté, la volonté de dominer des régions entières (l’Iran), voire, le monde (les mouvements jihadistes). Comme les pestes brunes ou rouges au vingtième siècle.

Caricatures – Iran et sa bombe – Hamas choisi par le peuple palestinien – intolérance islamique vis-à-vis des pays qui ont accueilli, malheureusement, à bras ouverts des populations s’y réclamant, la chaîne des démissions européennes est ininterrompue. La bonne nouvelle ? La fin s’approche à grands pas. Entre 2025 et 2050 plus du quart de la population européenne imposera, directement ou indirectement, sa loi, la charia, au reste. Et nous vivrons heureux la dhimmitude qui nous sera accordée, à moins que l’on ait fait de nous jusque-là des sujets du Prophète.

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