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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 12:45

Monsieur le Président de la République,

 
Vous qui, moins que tous les politiques du pays, n’employez pas la langue de bois, vous qui, à la différence des politiciens de droite et de gauche, avez réussi à rejeter le Front National à l’extrême d’où les socialistes n’auraient jamais dû les sortir, vous qui vous situez, au moins intellectuellement, presque à mi-distance entre le christianisme et le judaïsme, vous qui, tout en considérant que GWB a eu tort d’entreprendre la guerre en Irak, vous avez compris que l’opposition frontale de votre prédécesseur à l’Amérique était stérile et porteuse de dangers pour le monde, vous qui, toute en ne renonçant pas à la politique arabe de la France, vous avez renoué les fils d’une collaboration intelligente avec Israël, vous qui, n’en déplaise aux belles âmes, vous êtes en représentation permanente, vous qui, sans vous soucier de qu’en dira-t-on, vous avez pris avec vous pour voir le Pape le prêtre des loubards, bref, vous qui êtes tellement différent de tous ceux qui vous ont précédés, vous nous devez des explications au moins pour deux sujets : la conférence de Paris pour les palestiniens et vos souhaits de voir se réaliser une vieille tentative de rapprocher encore plus l’Europe et les pays arabes. On pourrait croire que cela se trouve sur la route de Tel Aviv ou de Jérusalem … mais il n’en est rien.
 
La conférence. Elle a fait suite à celle d’Annapolis pour laquelle les Etats-Unis ont tordu les poignets de tous leurs obligés arabes (mais modérés …) pour qu’ils s’assoient avec Israël et la « communauté internationale » pour soutenir la création d’un état palestinien. Ce que sous-tend cette belle intention -par delà la monnaie d’échange qu’elle représente pour payer les amis arabes pour s’opposer à l’Iran- c’est la conception que vous savez erronée selon laquelle le conflit israélo-palestinien est « la mère de tous les conflits » et qu’il suffit de le régler pour que la paix du monde ne soit plus menacée.
 
Monsieur le Président,
 
Vous êtes le seul à pouvoir dire que la paix entre Israël et les palestiniens (ou les arabes) n’est ni pour demain ni pour après-demain si toutefois elle le sera pour un temps futur. Vous êtes le seul à pouvoir dire que les arabes n’acceptant ni aujourd’hui ni demain l’existence d’un état juif au Proche-Orient, aucune paix n’est possible. Vous êtes le seul à pouvoir dévoiler la mystification appelée « initiative arabe » dans la cadre de laquelle on accepterait Israël mais à condition que ce ne soit pas le même état. Car pour cela elle devrait voir ses frontières rognées et devenues de nouveau indéfendables, elle devrait accepter 4,5 millions d’étrangers nés ailleurs (mais qui selon la Charte de l’OLP, toujours en vigueur, resteront palestiniens de père en fils et auraient droit dès lors au retour dans les foyers que leurs ancêtres ont quittés en 1948 …). Et vous êtes le seul à pouvoir dire clairement « arrêtons de nous faire des illusions, que le statu quo soit figé, que les palestiniens qui se trouvent dans des pays arabes deviennent citoyens de ces pays, que les territoires qu’Oslo a rendu à l’Autorité Palestinienne soient gérés par l’ONU (comme le Timor Occidental l’a été après sa séparation de l’Indonésie musulmane) pendant autant de générations que nécessaire pour qu’un « nouveau peuple » palestinien (éduqué, sans haine comme les pieds noirs qui ont quitté leur pays et ont effacé la douleur pour s’accorder l’espoir, capable de comprendre et accepter l’autre fût-il juif et israélien de surcroît). Vous êtes le seul mais… dans votre discours à la conférence on a entendu, malheureusement, les mêmes contrevérités professées par la diplomatie française en vertu du dogme de la politique arabe de la France, les mêmes faux semblants qui ne généreront rien d’autre que de faux espoirs. Et vous avez assisté, que dis-je, vous avez contribué à cet ignoble téléthon qui s’est conclu avec des dons records de plus de 7 milliards de $ pour les (toujours) pauvres palestiniens. Mais vous n'aimez pas parler pour ne rien dire. Dire en même temps que le futur état palestinien devra comprendre Gaza, aujourd’hui c’est prendre les gens pour des imbéciles. Car on ne voit pas pourquoi on ne croirait pas le Hamas qui dit qu’il ne reconnaîtra jamais Israël. Comme le Hezbollah ne le reconnaîtra jamais. Comme l’Iran dont les deux derniers ne sont que des supplétifs en postes avancés ne le reconnaîtra jamais. Poser comme postulat la présence de Gaza dans le futur état palestinien veut dire, ipso facto, qu’il n’y aura pas d’état palestinien. Vous le savez, pour quelle raison ne voulez-vous pas le dire à ceux qui vous ont fait confiance en vous élisant ?
 
Mais vous avez assisté, contribué, à assurer de nouveaux fonds aux palestiniens. Vous savez pourtant que ce n’est que « du bon argent qui suit le mauvais argent ». Vous savez que depuis que l’on a accepté le cancer des 700.000 « réfugiés » palestiniens en 1948 (50 millions de personnes déplacées après la deuxième guerre mondiale en Europe –tous intégrés, 800.000 juifs obligés à quitter les pays arabes –tous intégrés en Israël, en France ou aux Etats-Unis) il a métastasé et a été utilisé comme fer de lance pour la conquête de l’Europe, en premier, en attendant celle du monde. Des dizaines de milliards de $ ont été distribués aux palestiniens rien que pour qu’ils restent la lie de la terre et pour montrer, génération après génération, la soidisante inhumanité d’Israël devenu le Juif du monde. Et permettre, par là-même, que l’antisémitisme trouve de nouvelles couleurs sous l’appellation « antisionisme ». Savez-vous ce qu’ils ont fait de l’argent qui leur a été dispensé ces dernières années ? Regardez bien, Monsieur le Président, le graphique qui suit (cité par D. Pipes, « peigné » pour cette lettre) :
                         clip-image001.gif
 
Il a été dressé par un chercheur, S. Stosky, et il montre une corrélation pour le moins troublante entre l’aide fournie aux palestriniens (échelle de gauche en millions de $) et le nombre de morts (annuellement, tous confondus, du côté israélien et du côté palestinien, échelle de droite) résultants des actions d’attaque palestiniennes ou de défense israélienne. La courbe pleine enregistre l’aide, la courbe en pointillé enregistre le nombre de morts un an après l’aide. Et la conclusion semble claire et prévisible : pour chaque 1,25 Millions de $ d’aide, un an après il y aura un mort. Vous avez contribué, pour la France, avec 100 millions de $ pour chacune des trois années à venir ? Vous serez, vous êtes, à l’origine de probablement 100 morts pour 2008. Car ce que ce graphique nous apprend c’est que plus il y a de l’aide, plus il y a de morts suite aux activités terroristes des palestiniens. L’Europe ? Plus de 50 % des dons proviennent de ce continent (voir tableau suivant publié par Guysen et ne remarquons même pas que les riches frères arabes qui sont assis sur de trillions de $ versent deux fois moins que l’Europe ...).
 
 clip-image002-copie-1.jpgMonsieur le Président, pourquoi ? Vous ne pouvez pas ne pas expliquer au peuple français pourquoi vous ne voulez pas rompre avec le passé de vos prédécesseurs qui se sont rendus complices (par leur attachement à des relations contre nature avec tout ce qu’il y avait comme dictatures sanguinaires au Proche Orient) de la diabolisation d’Israël en faveur d’une mansuétude inexplicable en faveur de ce peuple dont l’essentiel de sa contribution au bonheur de l’humanité depuis quarante longues années a été le piratage aérien, la prise d’otages et les assassinats par suicide. Et l’aide fournie montre clairement que plus il y en a (pointillé) moins le PNB (courbe pleine) est important … Regardez le tableau qui suit (même source, données Banque Mondiale) pour voir comment on a transformé un peuple en assistés de la « communauté internationale ».
 
 clip-image002-copie-1.gif
 
  
Quand on y pense … si l’on arrête les dons il y aurait une chance (probabilité non nulle) pour que l’on arrête de verser le sang sur ce timbre poste -à l’échelle de la planète- qui est Israël et/ou la Palestine et pour que les palestiniens commencent à s’occuper d’eux-mêmes …
 
ooooooooooooooooo
 
Mais vous ne ménagez pas vos efforts pour donner vie à une partie de ce que des auteurs sérieux appellent « Eurabia ». Vous voulez voir se réaliser « l’Union Euro-méditerranéenne » en vous référant à Hadrien qui avait utilisé le concept de « Mare Nostrum ». Tout en sachant qu’aucun des pays arabes en cause n’y consent si Israël en fait partie. Conclusion : vous voulez faire cette union sans Israël. Ce n’est pas nouveau. Depuis la première rencontre Europe–Pays Arabes de Venise en 1977 « depuis plus de trois décennies, L’Europe planifie avec les pays de la Ligue Arabe la fusion des deux rives de la Méditerranée. Par le Dialogue euro-arabe, elle a développé une structure d’alliances et souvent d’allégeances, avec le monde arabe. Elle sacrifie son indépendance politique tout comme ses valeurs culturelles et spirituelles en échange de garanties (quelque peu illusoires) contre le terrorisme et d’avantages économiques que lui dispensent les pays arabes » (4-ème de couverture, Eurabia de Bat Ye’or). ….Les compromissions de la CE avec l’OLP dans les années 70 neutralisèrent le terrorisme sur le sol européen en échange d’une stratégie anti-israélienne (même œuvre). Mais ses sacrifices ne confèrent aucune protection à l’Europe : Madrid et Londres sont deux exemples parmi d’autres. Autant dire que continuer la même politique que celle de vos prédécesseurs, non seulement fait injure à vos promesses de rupture avec le passé mais, de plus, est d’une efficacité contestable. Certes, vous devez tenir compte des changements ethniques auxquels la France a eu à faire face pendant ces trente dernières années. Mais, que l’on sache, pendant les émeutes des cités ou pendant les manifestations pacifistes, pendant que l’on crie « mort à Israël » on entend aussi « nique la France »
 
Mais accordons le bénéfice du doute à votre projet d’union euro-méditerranéenne dans la mesure où ce qu’elle présuppose c’est que le développement économique devrait conduire à la création d’états de droit, à la démocratie et au progrès en général. Ce n’est pas parce que le concept que vous suivez s’est vérifié dans des pays ayant échappé à des dictatures (les pays de l’Est de l’Europe, le Timor Oriental, etc.,) que cela pourrait advenir dans des pays musulmans. Monsieur le Président, la démocratie en Irak ne vous suffit pas comme contre preuve ? Ce que les palestiniens ont fait (et font) de tout l’argent que l’on leur donne ne suffit pas pour comprendre ce dont il est question ?
 
Ce dont il est question c’est le triptyque de l’islam : oumma, charia, dhimmi. Oumma – le monde ouvert qui tôt ou tard sera conquis par la dawa (conviction) ou par le glaive. Charia – la loi qui s’appliquera à tous et qui est resté figée à ce qu’elle a été à sa naissance dans le désert à côté des chameaux et des chameliers. Le dhimmi – juifs et chrétiens qui pourraient continuer à professer leur religion comme citoyens de deuxième classe payant tribut pour être protégés. Et puisque c’est comme cela, pourquoi accélérer les choses ? Pourquoi vouloir dissoudre ce vieux continent de l’Europe dans un magma arabo-musulman ? C’est vrai, ces questions viennent trop tard. C’est il y a trente ans qu’on aurait dû les poser. Et si on ne l’a pas fait alors peut-être que l’on devrait le faire maintenant.
 
Monsieur le Président, vous perdez votre temps. Car comme « la Nakba (création d’Israël – note MB) remplace la Shoah qui n’aurait jamais existé ; Jésus est musulman et non juif ; le christianisme descend de l’islam et non du judaïsme. La Bible est un plagiat falsifié du Coran ; non seulement elle lui est inférieure mais elle lui est postérieure » (EurabiA, l’axe euro-arabe – Bat-Ye’or).         
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 08:14
Texte publié par Liberty Vox

En arrivant à Paris les Palestiniens espéraient récolter plus de cinq milliards de dollars d’aide des 90 pays donateurs qui se sont réunis lundi pour financer leur État, promis par la récente conférence internationale d’Annapolis, aux États-Unis. Depuis 1993 (Oslo) l’Autorité Palestinienne a reçu des donations d’un total de plus de 10 Milliards de $ de la part de la communauté internationale. Sans compter les 500 M$ annuels de l’UNRWA (soit encore 7 Milliards de $) ni les dotations de l’Iran pour l’achat d’armes et d’explosifs pour ses supplétifs du Hamas ou du Jihad Islamique qui ont le pouvoir à Gaza. Ces montants font que depuis 2001 les palestiniens constituent le peuple le plus aidé de la planète, alors que, sa situation économique n'a cessé de se dégrader.

Annonce faite par B. Kouchner à la fin du premier jour de la conférence, les donateurs se sont engagés à donner aux palestiniens 7,4 Milliards de $ pendant les trois prochaines années.

Décryptage : M. Fayyad, premier ministre et ministre des finances de l’Autorité Palestinienne,  est considéré comme un homme sérieux et compétent par la communauté internationale. Il a fait un budget, il a besoin de 6 Milliards de $ pour trois ans et indique que si Israël lève les barrières de contrôle en Cisjordanie la croissance de l’économie palestinienne dépassera 10 % l’an. Soit, mais il ne peut pas ne pas admettre que (a) seule l’existence (partielle) du mur de séparation et les centaines de points de contrôle font que le nombre d’assassinats par suicide est tombé à zéro et (b) que dans la bande de Gaza il n’y a plus de points de contrôle ni d’occupation et au lieu d’une économie florissante on a vu s’installer un « mini état taliban » qui tire des fusées tous les jours de la semaine sur une ville du Sud d’Israël. Il s’ensuit qu’Israël ne changera rien sur le terrain tant que l’Autorité Palestinienne n’aura la volonté ou la capacité d’en finir avec les terroristes (ou les activistes ou les militants …). Il vient de dire pourtant que la communauté internationale met des sous dans un tonneau de Danaïdes si Israël ne lève pas ses barrages, ce qui est vrai. Mais, si M. Abbas se réconcilie avec le Hamas la communauté internationale aura la surprise de voir que ses sous arrivent entre les mains de l’organisation qui vient encore déclarer qu’elle ne reconnaîtra jamais Israël. Pour qu’il n’y est pas de malentendu, Mme Benita Ferrero-Walder, Commissaire Européen, déclare « Le soutien budgétaire assuré par les donateurs profitera aux fonctionnaires de Gaza comme à ceux de Cisjordanie, dans les domaines de la santé comme de l'éducation". S'agissant des services de sécurité, en revanche, "seuls les fonctionnaires loyaux, c'est-à-dire ceux qui refusent de travailler sous les ordres du Hamas et qui restent chez eux, continueront à être payés » Ce qu’il y a derrière l’argent ? A Annapolis on a fait semblant de réunir les pays arabes « modérés » avec Israël pour relancer le processus de paix. Mais tout processus a besoin de combustible, de l’argent. Et, pendant que l’on donne l’argent, on donne l’impression que l’on s’occupe de la paix. Comme on l’a fait à Madrid en 1991, à Oslo en 1993, à Wye River en 1998, à Camp David en 2000, à Taba en 2001. Le temps que les palestiniens acquièrent suffisamment d’armes et explosifs et lancer la deuxième intifada. Pays modérés ? L’Arabie Saoudite, la Syrie, le Soudan ?
oooooooo
Mais, la conférence de Paris, qui veut poursuivre l’effort commencé à Annapolis doit être aussi politique. Pour l’essentiel on veut aider M. Abbas à prendre le dessus sur ses frères ennemis du Hamas qui gouvernent à Gaza. Tout en mettant l’accent sur les besoins des palestiniens qui y habitent. Le nouveau dirigeant de l’UNRWA selon un éminent journal français du soir déclare « Ce qui nous inquiète également, ce sont les cumuls des conflits à Gaza, ceux entre Palestiniens [entre le Fatah de l'Autorité palestinienne et le Hamas] et celui entre l'armée israélienne et les Palestiniens", explique M. Grandi et ce journal ajoute en instillant son poison « alors que les tirs incessants de roquettes palestiniennes sur Israël continuent d'entretenir l'hypothèse d'une intervention massive de l'armée israélienne, deux ans et demi après son retrait de l'étroite bande de terre ». Lisez bien et regarder l’ordre des mots qui renversent la réalité car on devrait, en vérité, dire « nonobstant les tirs incessants de roquettes palestiniennes depuis deux ans et demi après le retrait de l’armée israélienne, une intervention massive reste une hypothèse ». Tirer des fusées c’est une certitude, intervenir ce n’est qu’une hypothèse … mais qui ne dépend que du tir des fusées ! 

Oublions Gaza, oublions le tir de fusées, oublions les actes terroristes, oublions tout : ce que l’oubli implique c’est que les palestiniens n’ont aucune responsabilité et que seule Israël doit assurer sa part de tout éventuel accord. Dire (M. Abbas) « sans la levée des barrages imposé par Tsahal en Cisjordanie et la fin du bouclage de la bande de Gaza toute cette aide internationale promise ne pourra atteindre ses objectifs » c’est d’évidence mettre en place à titre d’alibi ce qui a servi les palestiniens depuis toujours : la faute à Israël. Ce qui est hallucinant c’est de croire (la communauté internationale) et faire croire (l’Autorité Palestinienne) qu’Israël acceptera le troc « la vie de ses citoyens pour le développement de l’économie palestinienne ». Que l’on se souvienne qu’il y a quelques années les bus, les discothèques, les marchés ouverts, les restaurants explosaient en Israël avec ou sans les assassins suicidaires. Cela a pris quelques années (et les condamnations à répétition de toutes les belles âmes de l’Occident) pour que le mur de séparation, les points de contrôle/barrages, la séparation de Gaza fassent leurs effets : il n’y plus d’attentats suicides en Israël depuis longtemps. Et l’Autorité Palestinienne n’est pour rien, comme le Hamas n’est pour rien (il voudrait bien en faire mais …), comme la communauté internationale n’est pour rien. Et on voudrait qu’Israël renonce à ses moyens de défense ? C’est une galéjade. Tant que l'Autorité Palestinienne n'aura ni la volonté ni la capacité d'arrêter le terrorisme, Israël ne cédera rien. C'est "l'oeuf et la poule" ? Voire. L'exemple de Gaza est clair : ni occupation, ni barrages mais un mini état taliban qui armé jusqu'aux dents tire des fusées sur le Sud d'Israël. Mais alors pourquoi Annapolis, pourquoi Paris, pourquoi 7,4 Milliards de $ ?

Décryptage : Tout d’abord Annapolis. Pendant la recherche désespérée d’une sortie acceptable de l’Irak, sachant que sauf d’envisager une présence ad vitam aeternam, l’Iran chiite prendra le contrôle du pays car ses coreligionnaires y sont majoritaires ce qui conduira le Nord kurde à soit devenir indépendant soit être récupéré par la Turquie, les Etats-Unis cherchent une entente avec l’Iran. Les dessous politiques qui sous-tendent le fameux nouveau rapport relatif à la capacité de l’Iran d’arriver vite à la bombe n’étant plus à démontrer, le tout arrivant au bon moment, les Etats-Unis ont réuni « les pays modérés » en croyant faire d’une pièce deux coups : créer un front anti-Iran et, en même temps, faire comprendre à ces mêmes pays qu’ils sont disposés à payer ce qu’il faut pour cela, c’est-à-dire, la création d’un état palestinien. Ils ont très bien réussi. Une semaine après Annapolis le Roi d’Arabie Saoudite entrait dans une salle de conférence main dans la main avec M. Ahmedinejad et, ensuite, il l’invitait comme hôte de marque pour faire son pèlerinage au Mont Arafat. Le tout sur le dos d’Israël qui pendant des années a été convaincue que « la bombe iranienne » était un problème mondial et que les Etats-Unis (à défaut de l’Europe qui a palabré avec l’Iran pendant cinq ans sans aucun résultat) allaient en prendre la charge. Le résultat clair d’Annapolis se résume pour Israël dans (a) elle est seule devant l’éventuelle bombe iranienne, (b) elle est mise en demeure pour renoncer aux moyens de défense de ses populations (barrages, mur de séparation, blocage de Gaza), (c) elle se retrouve seule responsable des malheurs du monde si elle ne se conformait pas aux demandes collectives visant son suicide. Paris a suivi et, en organisant une sorte de Téléthon parmi 90 pays on met du baume sur le cœur des pauvres palestiniens en leur accordant 7,4 Milliards de $. En laissant de côté la Russie, riche en conseils, avertissements et blocages de tout progrès sur le plan mondial mais pingre pour les dons (10 millions de $ … quand le Japon qui se trouve loin et qui n’a rien à faire du Proche Orient a offert 140 millions), en laissant de côté l’Europe qui dépense sans compter (et sans savoir où va l’argent depuis des années), en laissant de côté la France qui s’engage pour 300 Millions de $ (les caisses ne sont pas vides pour tout le monde, surtout quand il s’agit de palestiniens et de payer en laissant des dettes aux générations futures …) regardons ce que les frères arabes font pour les palestiniens. Jusqu’ici les pays du Golfe (représentant l’essentiel des ressources de la Ligue Arabe) accordaient 55 Millions $ /mois aux palestiniens. Aujourd’hui les pays du Golfe Persique produisent et vendent env. 20 millions barils/jour. Peu ou prou, en janvier 2007 le baril se négociait à moins de 50 $, il a pris en 12 mois presque 40 $ de surcoût. Soit, par jour, un revenu supplémentaire de 800 Millions de $ : ce que la Ligue Arabe (donc y compris tous les autres pays arabes qui exploitent du pétrole) donnait aux frères palestiniens, c’est moins de 2 minutes de surcoût du prix de cette année. Mais voilà qu’à Paris ils s’engagent à donner 550 Millions de $ soit 20 minutes de surcoût du journalier du pétrole ! Applaudissez, bonnes gens ! 
oooooooooooo 
65 % des palestiniens sont adversaires de l’existence d’un Etat Juif – Israël. 51 % de la population de l’Arabie Saoudite considèrent que les arabes doivent continuer leur lute contre Israël jusqu’à sa disparition (AP ce jour). Le principal négociateur palestinien, tout en discutant de la création de son état avec les israéliens, déclare qu’Israël ne sera jamais reconnu comme état juif. Déclaration, au fond, pas tellement différente de celles du Hamas qui ne reconnaîtra jamais Israël. L’Iran qui a mis sur le frontispice de sa constitution l’objectif de la disparition d’Israël. La Charte de l’OLP qui n’a jamais été modifiée (nonobstant les promesses faites après Oslo ou à Bill Clinton pour lequel on a organisé même une mise en scène laissant croire le contraire) et prévoit toujours la disparition d’Israël comme objectif final de la lutte de libération du peuple palestinien. L’initiative arabe qui promet la reconnaissance d’Israël à condition que ce ne soit pas le même état (frontières, territoires, populations, etc.,). Pour tout cela, depuis Oslo (1993) les palestiniens ont reçu environ 10 Milliards de $ de dons et l’UNRWA (organisation de l’ONU) a ajouté au moins encore7 Milliards de $. En 2007, seulement, l’Europe a donné aux palestiniens presque 1,5 Milliards de $. Ces chiffres donnent à rêver mais donnent à vomir aussi car ils n’ont qu’une seule explication, celle de vouloir retarder la marche du monde musulman vers la conquête du monde. Et si dans la foulée on sacrifie Israël, de toute façon c’est sa faute, c’est la faute aux juifs.

Il y a ceux qui disent que si le conflit israélo-palestinien est résolu ses conséquences assureront la stabilité de la région. Mais quelle est la liaison entre ce qui se passe au Liban (élection d’un président reportée pour la neuvième fois) et le conflit israélo-arabe ? Quel est la liaison entre ce qui se passe en Irak où les Sunnites étripent les Shiites et vice-versa et ce conflit ? Quelle est la liaison entre le Darfour ou le Tchad et ce conflit ? Qui peut croire que tous ceux qui sont entraînés dans ces conflits regardent et puisent leur force dans ce qui se passe à Gaza ?

En réalité, les 26 conflits de par le monde dans lesquels sont engagés les 56 pays musulmans constituent les prolégomènes de ce qui attend l’Europe, première terre à conquérir selon le Guide Suprême de la Libye que notre pays a reçu avec le faste dû à son passé de terroriste et sponsor du terrorisme. L’Europe qui ne veut pas admettre qu’elle participe à une guerre qui lui est imposée et qui a fait sien le mot de George Orwell « la manière la plus rapide de finir une guerre c’est de la perdre » Surtout sans combattre.
 
 
 
 
 
 
 
 
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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 20:14
Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre,
Que vous lirez peut-être,
Si vous avez le temps …
 
Oui, le temps, car un voyage en Chine, un autre en Algérie, une rencontre avec Angela Merkel et une autre Europe-Afrique, pour ne rappeler que les principales … ne doivent pas vous laisser beaucoup de temps. Surtout quand vous devez expliquer ce que depuis trente longues années on occulte, à savoir que les caisses de la France sont vides. Ce qui n’empêche pas votre gouvernement de «sponsoriser» une réunion de donateurs pour le pauvre peuple palestinien dont l’essentiel des dons demandés (plus de 5 milliards de $), se retrouvera probablement dans les poches de ses dirigeants comme souvent par le passé … Juste pour illustrer le propos, pendant que l’on ne nous montre que des dépôts d’ordures, des masures et des rues plein de gadoue dans les camps de «réfugiés» palestiniens, on oublie de nous montrer les propriétés de certains de leurs hommes politiques : voilà celle de M. Munib-al-Masri, entrepreneur aussi, à côté de Naplouse :
                                                           Munib-el-Nasr.jpg 
 Mais auparavant vous allez recevoir un clown. Vous avez accepté qu’il monte son chapiteau juste en face du Palais de l’Elysée (il aurait pu avoir la forme d’un avion comme celui de l’UTA détruit par des membres des services de sécurité de votre invité), car il a accepté de libérer les infirmières bulgares pour lesquelles son fils Seif el Islam, à propos du traitement subi dans les geôles libyennes par ces infirmières et le médecin palestinien, a déclaré à Al Jazeera «Il y a bien eu des tortures à l’électricité et aussi des menaces de s’en prendre à leurs familles» tout en reconnaissant que les six soignants n’étaient pas responsables de la contamination par le virus du sida d’enfants libyens dont 56 ont trouvé la mort.
Et vous avez accepté de lui fournir, toujours selon son fils, 14 Rafales, des flopées d’Airbus et, semble-t-il, un réacteur nucléaire. Remarquez, les Rafales personne n’en veut, les vendre à la Libye permettra d’oublier que les armées françaises sont obligées d’en acheter plus de 300, payés avec l’argent qui fait défaut aux caisses de notre pays.
 
Mais c’est vrai, c’est un clown qui a un cursus méritoire : actes terroristes de ses services secrets, ayant financé, entre autres, Carlos qui croupit dans une prison en France, et dont le seul mérite pour qu’il «réintègre» la communauté mondiale est d’avoir mis fin à un programme nucléaire militaire dont personne (et surtout pas l’Agence pour l’Energie Atomique Internationale et son Prix Nobel de chef) n’a eu vent. Mais peut-être l’avez vous invité à Paris car c’est un visionnaire qui en avril 2006 déclarait, toujours à Al Jazeera «Il y a 50 millions de musulmans en Europe. Des signes montrent qu’Allah accordera à l’Islam la victoire en Europe, sans épées, sans fusils, sans conquêtes. Les cinquante millions de musulmans d’Europe feront qu’Allah mobilise la nation musulmane de Turquie et l’ajoute à l’Union Européenne…/… Cela fait 50 millions de musulmans en plus…/…Cela fera 100 millions de musulmans en Europe. L’Albanie, qui est un pays musulman, fait déjà partie de l'Union européenne. La Bosnie, qui est un pays musulman, fait déjà partie de l'Union européenne qui deviendra un continent musulman en l'espace de quelques décennies»…/… «L’Europe est dans de beaux draps, ainsi que l’Amérique. Ils devraient accepter de devenir islamiques avec le temps, ou alors déclarer la guerre aux musulmans».
 
Mais vous, vous savez tout cela car le livre qui fait autorité pour l’avenir musulman de l’Europe (Eurabia, Bat Ye’Or) ne vous est pas inconnu comme vous n’ignorez pas les cris désespérés d’Orlana Fallaci ou les analyses d’un savant comme Bernard Lewis. Pourtant, vous voilà mettre en chantier le projet d’union Europe - Méditerranée que vous essayez de « vendre » aux pays du Maghreb.  Il n’a qu’un seul inconvénient, d’ailleurs clairement souligné par votre prochain invité, c’est qu’il s’adresse aussi à Israël ce qu’aucun de vos interlocuteurs arabes n’en veut pas. Vous savez tout cela mais ceux qui vous ont élu avaient cru vos promesses qui, au plan des affaires étrangères, semblent antinomiques avec ce que vous faites aujourd’hui.
 
Mais, de la Libye à l’Algérie il n’y a qu’un pas et il fallait bien le franchir, sinon pour faire repentance pour les «méfaits du colonialisme», tout au moins pour obtenir des contrats… Cette obsession des présidents français à jouer les commis-voyageurs vous a rattrapé aussi. Vous avez commencé en Chine où, enfin, on a signé (pour la dixième fois ?) une commande pour des Airbus et (ce n’est pas encore certain …) une autre pour des réacteurs d’une nouvelle génération (EPR). Et vous avez continué en Algérie obtenant 4,5 milliards de commandes. Et un réacteur nucléaire ? Le tout se payant en passant l’éponge sur les vexations à répétition que l’Algérie nous inflige et, bien sûr, en facilitant l’arrivée en France de ses citoyens qui ne veulent pas prendre leur part dans l’essor économique de leur pays pour ne pas parler de celui culturel qui se fait de plus en plus en dehors du français. Mais l’Algérie s’oppose à l’adhésion d’Israël à la « francophonie » dirigée aujourd’hui par un autre grand ami de la France, Boutros Galhi.
 
Monsieur le Président, libre à vous de faire croire à notre peuple que les quelques milliards de commandes comptent réellement vis-à-vis de la dette de plus de 1.200 Milliards d’euros (sans compter les autres 800 Milliards liés aux retraites des fonctionnaires et assimilés). Libre à ceux qui le veulent de le croire. Mais, en revanche, ce que vous n’avez pas le droit d’occulter, car il s’agit là du sort des pays limitrophes de la Méditerranée, et donc de la France, c’est à qui vous vendez les matériels militaires et, surtout, les réacteurs nucléaires.

Le Président Bouteflika
dans un mouvement qui a consterné le Maroc voisin, a augmenté d’une manière faramineuse les budgets militaires de l'Algérie. En 2006, il a signé un contrat de 7.5 milliards de dollars avec la Russie qui modernisera l’aviation algérienne en la dotant des derniers modèles de MIG et de Soukhoï (chasseurs-bombardiers). L’Algérie est menacée ? Pourquoi des bombardiers ?

Le peuple français ne le sait pas mais vous,vous le savez : l’Algérie entretient un programme nucléaire militaire depuis de très longues années. Il a été conçu dès l’origine avec un but militaire clair et ce pays continue de s'équiper des installations nécessaires pour effectuer toutes les activités liées au cycle complet pour obtenir le plutonium de catégorie militaire, ce qui constitue un élément principal dans tout programme nucléaire militaire.
Le programme nucléaire militaire de l'Algérie, centré sur le réacteur nucléaire d'El Salam à 250km au sud d'Alger a été longtemps caché au monde. Et quand les inspecteurs de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique ont visité le site, ils ont découvert des matériaux non déclarés comme trois kilogrammes d'uranium fortement enrichi, plusieurs litres d'eau lourde et des plaquettes d’uranium. Et pour faire plaisir à la France, sans doute, l’Algérie utilise les emplacements souterrains qui lui ont servi pour faire ses expériences militaires à la fin des années 50 et au début des années 60… De plus, Monsieur Bouteflika est un défenseur vigoureux du programme nucléaire iranien.
Monsieur Bouteflika que vous acceptez de dédouaner après les propos antisémites qui vous étaient adressés par un de ses ministres et qui, nonobstant ce qu’il vous a dit en français à ce sujet, avait indiqué clairement en arabe quelques jours auparavant que les remarques du ministre engageaient le régime.  Pour faire bonne mesure, ses adjoints ont fait savoir que le chanteur Enrico Macias, un de vos amis… ne devait pas se joindre à la délégation française. Et vous ne trouvez rien de mieux à faire à Constantine que de rendre équivalents deux termes (islamophobie et antisémitisme) qui n’ont rien de commun. Mais le propos est remarqué et apprécié.
Monsieur le Président,
Si seuls les contrats (somme toute, pas exorbitants) justifient votre attitude vis-à-vis d’un clown ancien terroriste ou d’un président qui en 1983 a été convaincu d’avoir détourné environ 900.000 dollars pendant sa carrière diplomatique tout en échappant à une condamnation (grâce à une amnistie du Président Chadli Ben Jedid sous la condition d’un exile pendant six ans) alors pourquoi l’ostracisme vis-à-vis de l’Iran ? Au moins quand les mollahs passent des commandes aux Russes, c’est par centaines d’avions militaires qu’ils le font, et ils savent pourquoi.
Une étude d’un «think tank» américain (Institute for Strategic and International Studies) esquisse les effets d’une guerre entre l’Iran et Israël, quelque part entre 2010 et 2020, au moment où l’Iran disposera de, mettons, 30 ogives nucléaires d’une puissance de 100 kilotonnes de TNT. Deux hypothèses sont étudiées : les missiles iraniens n’arriveront pas en Israël (défense anti-missiles existante déjà aujourd’hui) mais la Syrie utilisera son arsenal chimique et bactériologique. Les victimes seraient 28 millions d’iraniens, 18 millions de syriens et 800.000 israéliens (même pas tous juifs …). Remarquez bien, seule la date est hypothétique nonobstant les dernières tentatives visant à minimiser le danger constitué par l’Iran. Entre autres la réunion d’Annapolis qui, selon ses initiateurs américains, a donné la possibilité de réunir les pays arabes «modérés» désireux de s’opposer aux tentations hégémoniques iraniennes qui s’appuieraient sur la possession d’une bombe atomique. Et voilà, quelques jours après, le modéré roi d’Arabie Saoudite, que vous avez aussi reçu à Paris il y a quelques semaines, arrivait souriant, en tenant par la main M. Ahmedinejad à une rencontre des pays du Golfe :
Abdallah---Ahmedinejad.jpgAlors, les 3,5 milliards de dollars rapportés d’Algérie, comparés même avec le programme d’investissements algérien de 143 Milliards pendant les quelques années à venir, cela vraiment prête à sourire. Et on parle de dollars pas d’euros !
Qu’il n’y ait pas de malentendu cependant. En votant pour vous, on pouvait dire que si vous alliez faire la moitié du tiers du quart de ce que vous annonciez, cela valait la peine car la France n’en pouvait mais. Deux espérances se faisaient jour : au plan intérieur, faire sauter les verrous qui empêchent notre pays de suivre la voie de tous ceux qui se développent, et faire retrouver à la France une place de choix sur le plan mondial qui tournerait le dos à tout ce que ce pays avait fait de compromis et de compromissions avec des dictateurs sanguinaires en Afrique, au Proche-Orient ou ailleurs.

Monsieur le Président, c’est vrai que votre mandat finira en 2012 mais… on est loin de la moitié du tiers du quart…
 
©Michel Poirier pour LibertyVox
 
 
 
 
 
 
 
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 13:24
 
Voilà tous nos journalistes (et pas seulement eux) se jeter sur le rapport américain (NIE – National Intelligence Estimate) comme des chiens affamés sur une charogne : enfin on a la preuve que l’Amérique mentait et que l’Iran ne veut pas avoir la bombe. Pas depuis hier, depuis … 2003 !
 
Pour ceux qui peuvent lire le « rapport » en anglais il est instructif de le faire : neuf pages dont 5 détaillant la procédure de constitution du texte et une détaillant les différences entre divers contributeurs. Soit trois pages qui, selon ce clament les partisans de la paix, vont changer la face du monde car on a la preuve que l’Iran est un pays pacifique et que Bush n’était qu’un va-t-en guerre. Essayons de voir de plus près.
 
Le rapport : trois extraits donnent une idée de la fiabilité de ce qu’il véhicule. (a) – «  Nous jugeons avec une confiance élevée que l’arrêt du programme militaire a duré au moins plusieurs années mais … nous évaluons avec une confiance modérée le fait que Téhéran n’aurait pas remis en marche ce programme d’armes nucléaires » ; (b)- « Nous ne savons pas si le programme nucléaire de l’Iran  prévoit actuellement le développement d’armes nucléaires » ; (c) - Nous évaluons avec une confiance modérée que l'Iran emploierait probablement des emplacements secrets plutôt que les sites connus pour la production d’uranium fortement enrichi à but militaire. Une quantité croissante de renseignements indique que l'Iran a été engagé dans des activités secrètes d'enrichissement en uranium »
Le contexte : le programme clandestin de l’Iran a démarré en 1982 et ce n’est qu’en 2002 que la « communauté internationale » a commencé à comprendre qu’il y avait anguille sous roche (découverte du site de Natanz) ; depuis, pendant cinq années, l’Europe a essayé d’obtenir des preuves irréfutables du caractère pacifique du programme (ce qui est absurde car si tel était le cas l’Iran ne l’aurait pas caché pendant 20 ans …) ; quelque chose s’est passé récemment (destruction par Israël d’un site probablement nucléaire en Syrie, visite de M. Poutine en Iran, « démission » du négociateur iranien, et d'autres événements encore). Et l’appointement d’un nouveau négociateur qui au cours de sa dernière rencontre avec X.Solana à Londres lui aurait déclaré, selon la New York Times : « Du passé on fait table rase (?!) et tout commence avec moi. Aucune de vos propositions n’est plus de mise. Aucune de vos propositions n'a plus de substance aujourd’hui et  tout que Larijani (l’ancien négociateur pendant cinq ans) a proposé est lettre morte et nous devons repartir de zéro.» Cinq années de discussion sans résultats mais … les services français, anglais, allemand (surtout car l’industrie allemande a fourni des équipements au moins « duals » sinon directement utilisables pour le programme militaire) se seraient tous fourvoyés dans leurs évaluations ?
La conclusion : (1) les paraphrases compliquées du rapport américain laissent comprendre que des gens de Washington utilisent la pratique connue « cover your ass » pour contrecarrer la honte de l’Irak ; (2) les services américains ont été pris de court quant le Pakistan a fait exploser sa bombe en 1998 et aussi quand l’Inde a fait la même chose quelques mois après (l’Inde dont on ne connaissait que le programme civil) ce qui en dit long sur ses performances ; (3) l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (et son chef, prix Nobel) qui existe depuis 1957 n’a mis à jour aucun des programmes nucléaires de par le monde (la dernière surprise – la Libye).
 
Il suffit aussi de voir comment les représentants de l’Iran se précipitent pour crier « victoire » et dire « on vous l’a toujours dit » en oubliant qu’ils ont menti pendant plus de 20 ans … Sic transit gloria mundi …
 
 
 
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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 20:34

Texte publié par Liberty Vox

Par un hasard dont l’histoire a le secret, la conférence d’Annapolis (avant-dernière tentative de mettre fin au conflit israélo-arabe, avant-dernière car il y en aura encore une …dans quelque temps) s’est tenue exactement 60 ans après la décision de l’ONU d’approuver le partage de la Palestine sous mandat britannique, en deux états, un Arabe et l’autre Juif. 

60 ans après, certains pensent que les esprits sont mûrs et que le sang versé depuis est suffisant pour qu’enfin on mette fin à ce conflit considéré par d’aucuns comme l’alpha et l’oméga de la situation inquiétante du Proche Orient et, partant, du monde. Serait-ce vrai ? 

Tout d’abord Annapolis. Après Madrid en 1991, après Oslo en 1993 , après Wye River en 1998, après Camp David en 2000, après Taba en 2001, après la « feuille de route », après la « vision de deux états de G .Bush », après les envoyés Mitchell, Tenet, Zinni, Dayton, après la création du « quartette » après l’évacuation de Gaza par Israël sans aucune contrepartie, après … Chaque fois, la « communauté internationale » saluait les efforts des deux parties et clamait haut et fort que « cette fois-ci, c’est la bonne ». Tout en n’oubliant pas de vilipender Israël, de montrer une compassion sans bornes pour les pauvres palestiniens et leurs représentants et d'ouvrir autant que faire se pouvait les robinets des milliards de dollars ou euros en faveur de l’Autorité Palestinienne. Sans jamais regarder, de trop près, dans quelles poches  atterrissait l’argent. Cela pour les gouvernements et les institutions internationales tandis que les gauches de partout assimilaient Israël au nazisme et lses actes de contre-terrorisme à un « génocide » des palestiniens. Mais alors pourquoi Annapolis ? 

Nonobstant les efforts de l’Administration américaine en faveur de la création d’un état palestinien, ce n’est pas la « Palestine » qu’elle avait en vue en forçant tous ses « alliés » du monde arabe de venir à Annapolis. Ce que l’Administration souhaite c’est un « front commun » d’opposition aux desseins nucléaires de l’Iran, c’est « d’isoler » l’Iran. Et pour cela, le prix à payer (le prix qu’Israël devrait payer …) c’est la création d’un état palestinien. On connaît le leitmotiv des pays arabes et du plus important d’entre eux, l’Arabie Saoudite : on aimerait bien aider les américains (et le monde entier …) aux plans du prix du pétrole, du terrorisme, de l’isolation de l’Iran mais … tant que le conflit avec Israël n’est pas résolu, la « rue arabe » ne le permettrait pas ». Et pour montrer qu’ils sont sérieux, les mêmes pays arabes ont tous approuvés « l’initiative saoudienne d’un plan de paix » qui offrait la normalisation de ses relations avec les pays arabes si Israël acceptait ce qu’ils demandaient. Ce «plan de paix » entériné par la Ligue arabe » - n’en est pas un (car non négocié) mais un diktat qui prévoit, à l’encontre des résolutions 242 et 338, non seulement le transfert des territoires perdus par les pays arabes pendant des guerres par eux initiées mais aussi, mais surtout, le retour de tous les « réfugiés » (4,5 Millions de palestiniens nés dans plusieurs pays, descendant des 650.000 à 750.000 qui ont fui –ou ont été expulsés, c’est selon- pendant la guerre de 1948) ce qui conduirait à voir non pas deux états pour deux peuples mais deux états pour le même peuple (vu, entre autres, le différentiel démographique palestiniens vs israéliens). Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que cette revendication, en fait, concrétise le refus d’accepter Israël comme état juif ce qui en soit est une raison suffisante pour ne pas l’accepter. Tel qu’il a été proposé, tel qu’il est soutenu, ce « plan de paix » est destiné à faire la paix avec un état qui ne sera plus Israël … mais avec lequel les relations seront normales. 

Annapolis ou pas, les états arabes ne veulent d’aucune manière accepter l’existence de l’état juif dans l’ensemble proche-oriental. Des preuves ? 

A peine l’encre des textes de la conférence a-t-elle séchée que Adel al-Jubeir, ambassadeur de l’Arabie Saoudite à Washington a déclaré que « les Arabes ne reconnaîtront jamais Israël comme état juif ». Saeb Erekat, principal négociateur du côté palestinien enfonce le clou et en indiquant la même chose ajoute « il n’y a pas d’exemple d’état dans le monde qui lie l’identité nationale avec l’appartenance religieuse ». Le pauvre, il a oublié la République Islamique de l’Iran, la Jamahiriya Islamique Libyenne et, en tout, les 56 pays musulmans. Ce qui pourrait ne constituer qu’un oubli. En réalité, ce que S. Erekat veut dire c’est la reproduction du discours récurrent de tous les pays arabes, « pas de reconnaissance d’un état juif ». Et voilà M. Abbas, l’homme auquel l’Occident (Etats-Unis y compris) fait maintenant confiance ajouter, lui aussi, « Historiquement, il y a deux états - Israélien et Palestinien. Israël est composé de juifs et d'autres, et ceci nous sommes prêts à reconnaître, mais rien d’autre ». Un sous-entendu est évident, dans l’Etat Palestinien il n’y en aura pas « d’autres ». 

Puisque l’on parle d’histoire essayons voir ce que l’ONU a décidé il y a 60 ans. La résolution 181 décidait « la création de deux états, ARABE et JUIF ». Non pas Palestinien et/ou Israélien. A l’époque la fiction du « peuple palestinien » n’avait pas encore été prise en charge par toutes les gauches ou tous les adversaires d’Israël de par le monde et les palestiniens n’étaient pas encore identifiés comme tels. La résolution répète les mêmes vocables, ARABE et JUIF, une bonne douzaine de fois. 60 ans après, les pays arabes et, surtout, les palestiniens qui n’ont toujours pas d’état (car les pays arabes ne l’ont pas voulu depuis 1948) ne veulent pas reconnaître l’Etat Juif. La traduction à Annapolis a été évidente : ni les représentants de l’Arabie Saoudite ni aucun des autres pays arabes (exception faite pour la Jordanie) n’ont voulu parler à la ministre des affaires étrangères d’Israël. Traitée, selon le Ministre des Affaires Etrangères des Pays Bas, comme « la sœur cadette de Dracula ». Et pour faire bonne mesure, les Etats-Unis de Condoleeza Rice ont accepté que les délégations arabes et israélienne entrent dans la salle de réunion par des portes différentes. Mais ne pas reconnaître Israël en tant qu’Etat Juif n’est pas innocent, n’en déplaise à ceux qui considèrent la demande comme signe de racisme. Le raccourci est évident, on veut créer un état pour les arabes (palestiniens) tout en espérant qu’avec le temps Israël deviendrait, aussi, un état arabe. Bref, non pas deux états pour deux peuples mais, pour commencer un état et demi pour un peuple et un demi-état pour l’autre en attendant mieux. En attendant mieux car l’état palestinien n’a jamais existé et les mensonges même répétées à satiété ne constitueront pas des vérités (ce qui tend à contredire Goebbels …). 

Mais, les palestiniens veulent-ils vraiment un état ? Depuis soixante longues années ils auraient dû (pu) comprendre que leur demande concernant le « retour des refugiés » en Israël ne sera jamais acceptée par aucun israélien, fût-il la plus gentille colombe. Aujourd’hui, après 60 ans, un état palestinien qui ne respecterait pas les contraintes liées à la sécurité d’Israël a encore moins de chances de voir le jour et ce nonobstant les intérêts des Etats-Unis (ou de l’Europe ou des pays arabes). Il s’agit là d’un élément majeur des changements intervenus depuis l’ère Clinton, depuis le 11 septembre 2001, depuis la guerre en Irak et depuis l’avènement annoncé de l’Iran nucléaire. Un état palestinien qui reproduirait Gaza ? Allons, donc. 

Bien sûr, on peut se poser la question de savoir pourquoi les dirigeants israéliens (de Rabin et Pérès à Netanyahu, Barak et Olmert), à l’exception d’A. Sharon, se fourvoient-ils, à répétition, dans des rêves pour trouver une solution à ce qui est insoluble. Des rêves qui deviennent des cauchemars : intifada, conflits asymétriques, homicides par suicide. Sur fond de compréhension mondiale des souffrances du peuple palestinien et de condamnations à tire larigot d’Israël pour tous ses pêchés propres ou qui lui sont prêtés. 

Il semblerait que deux explications soient possibles. Une qui tient à ce que l’on pourrait appeler « l’âme juive » : prendre sur soi plus que ce qu’on attribue à l’autre, de fautes, tenir compte de l’autre plus que de soi-même. L’autocritique n’a pas été inventée par les communistes, elle préexistait dans tout ce que les juifs se sont transmis de génération en génération. Et l’attitude qui en découle est constante, tant que l’on n’a pas la preuve de l’ignominie de l’autre, on essaye de vivre avec. Un des résultats de cette Weltanschauung a été les six millions de morts, en Europe, œuvre de son bras séculier, l’Allemagne nazie. Une deuxième explication tient à l’existence même d’Israël. Forte de tous ses succès contre toutes les tentatives de destruction (guerre de 1948, guerre de 1956, guerre de 1967, guerre de 1973, première guerre du Liban, deux intifada, deuxième guerre du Liban, etc.,) Israël ne veut pas intérioriser le dessein acharné, implacable, du monde arabe : sa destruction. Et alors, on essaye, tout, en espérant qu’un jour la « communauté internationale » comprendra que par delà le sort d’Israël, ce qui se joue au Proche Orient est le sort du monde occidental et en premier lieu de l’Europe. 

Des preuves ? Voilà ce qu’une sommité musulmane, Sheik Al-Qaradhawi, déclare : « La conquête paisible a des bases dans notre religion, et donc, je compte que l'Islam conquerra l'Europe sans recourir à l'épée ou au combat. Il fera ainsi au moyen de la da'wa et de l’idéologie. L'Europe est malheureuse à cause du matérialisme, de la philosophie de la promiscuité et à cause des considérations immorales qui règnent le monde. Il est grand temps pour l'Europe de savoir qu’elle n’a pas de bouée de sauvetage autre que l'Islam. L'Islam sauvera l'Europe du matérialisme qui y fait rage et dont elle souffre. La promiscuité, qui permet à des hommes d'épouser des hommes et des femmes d’épouser des femmes, horrifie. L’Islam est seul capable de lui donner un horizon sans lui refuser ce monde. Il peut lui accorder la foi sans lui refuser la science. Il peut lui accorder la vérité, sans lui refuser la puissance. Il peut la relier aux cieux, sans la détacher de la terre. Il peut lui accorder l'esprit, sans lui refuser la matière. Le message de l'Islam est un message d'équilibre global, et donc, je crois que la prochaine conquête sera conduite par le da'wa. Mais, naturellement, les musulmans doivent commencer à agir afin de conquérir ce monde. »
 
Comment expliquer la résistance d’Israël à tout ce qui lui a été infligé ? Les homicides par suicide, cette contribution du peuple palestinien au bonheur de l’humanité ont été, pratiquement, arrêtés en Israël. Mais, comme des métastases d’un cancer que l’on ne veut pas diagnostiquer, ils se sont développés en Europe, en Iraq, aux Philippines, en Indonésie, bref, partout où les « activistes ou militants » (dire terroristes serait prendre parti contre eux …) de l’islam veulent détruire les sociétés plus ou moins libres. Et si en Irak les homicides par suicide ont tués cinquante fois plus de musulmans que de soldats américains, de quoi se plaint-on, ils iront au paradis. Le monde a-t-il compris quelque chose après les autres contributions du peuple palestinien à son bonheur ? Les détournements d’avions, les prises d’otages ? Non, le monde n’a rien compris car il ne veut rien comprendre tout en espérant qu’il ne s’agit que « de juifs et des arabes ». 

Annapolis ? A peine finie cette conférence elle sera suivie par une autre, à Paris. Les bons palestiniens demanderont aux pays « donateurs » 5,5 milliards de dollars pour commencer à préparer la création de leur état. Après les dizaines de milliards de dollars et euros qu’ils ont reçus depuis des dizaines d’années tout en gardant leur « peuple » dans des « camps de refugiés » (dont la presse occidentale ne montre que les dépôts d’ordures ou les rues non pavées occultant les villas et les avenues bordées de palmiers ou les voitures de luxe qui y circulent), ils ont toujours besoin de l’aide du monde. La veuve de Yasser Arafat après les dizaines de millions de dollars reçus comme prix de son silence à la mort de son « époux », après avoir vécu pendant des années à Paris au Bristol (seul l’Hôtel Crillon est plus cher …) dispose maintenant d’une maison à Malte offerte par le Colonel Kadhafi, prochain visiteur de marque arabe à Paris. Les souffrances du peuple palestinien ? Le Président Mao disait, avec justesse, dans son Livre Rouge, ne donnez pas du poisson à ceux qui ont faim, apprenez-leur à pêcher. Pourtant, quand l’Etat français est « à sec » l’Europe (et la France) trouve toujours les milliards nécessaires à donner aux pauvres palestiniens. 

Pourquoi faire ? Les pays arabes et leurs frères palestiniens ne reconnaîtront jamais l’Etat Juif. L’Iran se prépare à acquérir les moyens pour pouvoir l’éradiquer. La Syrie (que la France recommence à cajoler pour obtenir une attitude moins inamicale au Liban) qui depuis plus de 25 ans se trouve dans l’orbite de l’Iran se prépare, elle aussi, à l’hallali. On a cru que ce qu’Israël avait détruit à Deir ez Zour c’était un réacteur nucléaire en construction. Les dernières informations dignes de foi montrent qu’il s’agissait d’un site d’assemblage de têtes nucléaires : du plutonium fourni par la Corée du Nord à charger dans de missiles dont la trajectoire (vue la distance) serait beaucoup plus précise que celles d’éventuels tirs à partir de l’Iran contre Israël. 

Dormez tranquilles, bonnes gens, l’histoire est en marche, Annapolis, Paris, Moscou, vous verrez tout s’arrangera. Sauf si un jour il y aura un feu d’artifices, souvenez-vous de Samson et de Massada.

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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 09:42

Occupée qu’elle est à souligner, à l’occasion des six mois de présidence, combien elle vomi N. Sarkozy, préoccupée par la relation des faits d’armes des centrales syndicales arcboutées sur les privilèges d’une catégorie de semi-fonctionnaires, faisant ses choux gras de l’histoire lamentable de l’Arche de Zoé, la presse française (papier, radio, TV) ne donne que peu d’importance à ce qui se passe ailleurs. Essayer, un soir, de suivre ceux qui « refont le monde » avec un journaliste de Marianne, une autre de Charlie Hébdo, la caricature qui représente l’Huma et un ancien trotskiste qui après avoir connu les ors du « monde » n’arrive pas à comprendre que la France vit dans une économie de marché non soumise aux lois des ses anciens maîtres à penser. 

Pourtant, depuis la visite de M. Poutine à Téhéran, la tournée de M. Olmert à Moscou, Paris et Londres, la « démission » du négociateur iranien pour le programme nucléaire « civil » interlocuteur de l’Europe qui a obtenu que le dit programme -pour l’essentiel l’enrichissement de l’uranium- se poursuive pendant cinq ans, les déclarations de MM. Bush, Cheney et d’autres, il y a des questions qui restent sans réponses. On dirait que le prolongement de la durée de cotisations de 37,5 ans à 40 ans pour des semi-fonctionnaires est un sujet autrement plus important que ce qui nous attend et pour lequel le bruit de bottes devrait servir comme avertisseur. 

Essayons de résumer ce qui s’est passé depuis le 6 septembre quand une formation d’avions israéliens a détruit, un « ancien centre militaire désaffecté transformé en institut de recherche pour l’agriculture » selon les déclarations (multiples mais contradictoires des officiels syriens, y compris du président de la république monarchique de Syrie). Les faits se sont fait connaître avec de plus en plus de précision : la Syrie était en train de finir la construction d’un réacteur à eau lourde destiné à produire du plutonium. Les photos satellite ont montré qu’il s’agissait d’un site à l’identique de celui que la Corée du Nord a utilisé pour obtenir le plutonium pour à son armement nucléaire pendant qu’elle menait en bateau (premiers accords avec l’Amérique de Clinton en 1993 …) le monde entier prétextant que son programme nucléaire était civil. Et accessoirement en s’assurant que la famine endémique de ses populations attirait suffisamment la « communauté internationale » pour que celle-ci subvienne à leurs besoins. Le réacteur syro-coréen était en construction depuis cinq ans. Il a été détruit avant de devenir « critique ». La Syrie, prise la main dans le sac, a réussi l’exploit de « nettoyer » le site en moins de trois semaines. Regardons les photos satellite d’avant l’intervention israélienne et après le « nettoyage ». A gauche – le site le 10 août et à droite – le site le 24 octobre.                                                   Site-r--acteur-syro-cor--en.jpgPhotos publiées par « GeoStrategy »

Pendant de très longues années les grands spécialistes européens ont considéré que la Syrie n’avait aucune ambition militaire visant le nucléaire. Depuis 2004 le rapport FOI-R-1290 édité par la Swedish Defence Research Agency et repris par tous les organismes militaires ou civils s’occupant de la prolifération nucléaire, affirmait d’une manière péremptoire « Pour ce qui concerne ses capacités nucléaires, toutes les informations disponibles indiquent que la Syrie focalise aujourd'hui ses ambitions nucléaires dans le secteur civil. La Syrie n'a aucune ambition pour un programme nucléaire militaire et le manque de ressources économiques et techniques requises pour un tel programme sont des arguments essentiels pour appuyer cette conclusion. » On sait cependant que le manque de ressources n’est pas un facteur limitant pour des dictatures décidées, quitte à affamer leurs peuples, de se doter d’armements de destruction massive. Du point focal constitué par la destruction du réacteur syro-coréen il n’a pas été trop difficile de tirer plusieurs types de conclusions :

a.  la Corée du Nord tout en acceptant de démanteler son programme nucléaire militaire a réussi sa dissémination ; en effet, il est maintenant patent que non seulement la Syrie avait acquis un réacteur pour fabriquer du plutonium mais …. l’Iran aussi ;

b. l’Iran -et c’est ce que M. Olmert est allé dire à M. Poutine et aux dirigeants européens- dispose d’un réacteur pour fabriquer du plutonium quelque part enfoui dans une montagne (plusieurs sites nucléaires existant en Iran, voir la carte publiée par Global Security) ; c’est pour cela que le site d’Arak a été construit, pour produire l’eau lourde nécessaire au réacteur ; les hypothèses circulant concernant la distance (en années) de l’Iran vers la bombe étaient toutes relatives à l’enrichissement de l’uranium mais pendant que ce pays menait, lui aussi, en bateau le monde entier, il préparait le matériau fissile nécessaire pour la bombe par une autre technologie ;

                           Iran--sites-nucl--aires.gif

c.  les contrôles de l’Agence Atomique Internationale dirigée par un Prix Nobel n’ont servi à rien, ni en Syrie ni en Iran ; ledit Prix Nobel a le culot de condamner Israël pour la destruction du site de Deir ez Zour car, dit-il, si Israël avait la preuve d’une activité syrienne illicite elle aurait dû la lui transmettre … ; pour faire bonne mesure, non content d’avoir fait de sorte que l’Iran continue ses activités (elles aussi illicites), il déclare, après des années de mensonges qui lui ont été servies par les iraniens « Je ne peux pas juger de leurs intentions, mais à supposer que l'Iran prévoit acquérir une bombe nucléaire, il aurait besoin encore de trois à huit ans pour réussir. Tous les services de renseignement conviennent de cela » (M. ElBaradeï, Le Monde) ; celui qui est en charge du contrôle des stipulations du Traité de Non Prolifération Nucléaire implique qu’il n’est plus question de « si » mais uniquement de « quand » ; pas vraiment « tous les services » car, voilà le chef du renseignement militaire israélien déclarer devant la commission des Affaires Etrangères de la Knesset que l’Iran pourrait disposer d’une arme nucléaire en 2009.

Il se pourrait qu’entre M. ElBaradeï et ceux qui ont mis à jour ce qui se tramait en Syrie, les grands de ce monde commencent à croire les deuxièmes. D’autant plus que leurs propres services de renseignement ne leur disent pas le contraire. Quant à M. Olmert, tout de go, il dit ce qu’il pense « M. ElBaradeï au lieu de nous assurer que l’Iran n’aura pas de bombe avant trois ans il aurait mieux fait (il ferait mieux) de s’assurer qu’ils n’auraient jamais eu la possibilité d’avoir une bombe ».

Les preuves apportées par M. Olmert aux Russes et aux Européens ont semblé suffisamment convaincantes pour que, par un virage dont ils sont coutumiers, surtout les Russes, on décide que le moment est venu pour des sanctions sérieuses contre l’Iran. Le front des « anti-sanctions » européens commence à se fissurer, l’Allemagne a presque viré de bord laissant l’Italie (et un peu l’Espagne) seule à s’opposer (la présence massive d’ENI dans l’exploitation des gisements de gaz iraniens n’est certainement pour rien dans cette opposition).

Sentant que l’atmosphère se réchauffait, l’Iran a remplacé, du jour au lendemain, le négociateur M. Larijani (trop accommodant …) et a fait déclarer au nouveau commandant des troupes de missiles que son pays, "à la minute à laquelle il serait attaqué, il lancerait 11.000 missiles contre des cibles prédéterminées américaines et israéliennes". Les bruits de bottes, version 2007, se font entendre. Mais que fait l’Amérique ?

Engluée en Irak, ne sachant pas comment faire avec l’Iran, voulant toujours assurer la survie des régimes sunnites dictatoriaux (Arabie Saoudite, mais pas seulement), se retrouvant avec un Pakistan en pleine crise de « démocratie » mais disposant d’un armement nucléaire [bravo la Russie, bravo la Chine, bravo la France (se souvient-on des techniciens militaires français assassinés au Pakistan il y a quelques années ?), bravo l’Amérique] elle cherche une solution, une formule magique, pour redorer son blason. Où ? Comment ?

Annapolis. Le conflit qui dure depuis la Déclaration Balfour (1918) serait en train de trouver une solution dans la cadre d’une conférence à laquelle participeraient, la mort dans l’âme, tous ceux qui ont besoin de l’Amérique face à l’Iran. L’Amérique est en train d’instrumentaliser le conflit israélo-arabe en sa faveur tout en jurant, la main sur le cœur qu’elle ne fera rien contre la sécurité d’Israël.

Pour commencer, comme d’habitude, on demande à Israël de faire des « concessions ». Car ce dont il est question, c’est de rétablir les « droits » du peuple palestinien. Tout en sachant que ce dernier (et ses dirigeants) ne peuvent ni accepter ni mettre en pratique les compromis dont tout le monde s’accorde pour considérer comme justifiés. La comédie dramatique à laquelle on se livre ne veut pas tenir compte de ce qu’il y a d’inscrit dans les tréfonds de la psychologie des interlocuteurs arabes d’Israël : « L'islam est contraire à l'esprit scientifique, hostile au progrès ; il a fait des pays qu'il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l'esprit.» (Ernest Renan, conférence à la Sorbonne, 1883). Et, à répétition, on décrète qu’il y a « une fenêtre d’opportunité ; que le Fatah de M. Abbas (à la différence du Hamas qui gouverne le Hamastan de Gaza) est l’interlocuteur dont Israël avait besoin ; que les pays arabes « modérés » [l’Egypte qui permet la contrebande d’armes de toutes natures nécessaires au Hamas pour qu’il fasse saigner Israël en permanence, l’Arabie Saoudite qui a financé et finance tout ce bouge dans l’univers dans les mouvances wahhabites - terreau du terrorisme, la Lybie qui annonce tranquillement que l’Europe « où vivent déjà 50 millions de musulmans fera partie à la fin du siècle de l’oumma » (la Colonel Kadhafi, bientôt hôte de la France) et d’autres] sont prêts à faire la paix avec Israël.

La folie, disait Einstein, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent. Ce que l’on veut en « rétablissant les droits du peuple palestinien » c’est de partager le timbre poste qu’est la Palestine entre deux peuples : un qui veut vivre sur sa terre et dont les actes de propriété trouvent leur origine plus de quelques millénaires auparavant et un autre qui veut non seulement vivre la où ses ancêtres récents vivaient mais aussi, mais surtout, sur la terre de ses éventuels futurs voisins. Il n’est pas superflu de le rappeler (il faut le faire chaque fois que l’occasion se présente) que  c'étaient les Arabes, pas les Juifs, qui ont rejeté le règlement proposé par la Commission Peele en 1937, qui donnait aux juifs seulement 17% de la « rive occidentale du Jourdain ». En 1947 c'étaient les Arabes qui ont rejeté le partage décidé par la communauté internationale via  l'ONU. En 1967 c'étaient les Arabes qui ont édicté les trois NON de la résolution de Khartoum (Non à la paix, Non à la reconnaissance, Non à toute négociation avec Israël). En 2000 c'est Arafat qui a rejeté les propositions de Clinton pour un règlement. Et on veut faire croire que, cette fois-ci, c’est la bonne, à Annapolis vous allez voir ce que vous allez voir. Sauf que, pour l’instant, les palestiniens ne sont pas encore disposés à reconnaître l’existence d’un Etat Juif et ils demandent toujours que les 4,5 Millions nés à l’étranger (héritiers des 650.000 à 750.000 qui ont fui ou que l’on a fait fuir à la création de l’Etat d’Israël quand cinq armées arabes ont essayé de rendre inopérante la décision de partage de l’ONU) reviennent « dans leurs foyers ». En demandant à Israël de faire des « concessions » l’Amérique la pousse vers le suicide. Rien n’a marché jusqu’ici et la dernière tentative (Oslo) s’est terminée en farce macabre (plus de morts par attentats en Israël pendant les quatorze années depuis Oslo que pendant les 40 années précédentes). Bruno Bettelheim écrivait : « tous ceux, juifs ou gentils, qui n’osent pas se défendre quand ils savent qu'ils sont dans leur droit, qui acceptent leur sort non pas en raison de ce qu'ils ont fait mais en raison de ce qu’ils sont, sont déjà morts par leur propre décision ; et s’ils survivent cela est uniquement une question de chance. Si les circonstances ne sont pas favorables, ils finissent dans les chambres à gaz » (La Vienne de Freud et alea).

Mais que compte Israël devant les besoins de la superpuissance américaine ? Le silence international qui a salué l'action d’Israël en Syrie (surtout de la part de pays arabes …) pourrait être interprété comme un encouragement général, donc américain, à une action israélienne décisive contre l’Iran. Car personne ne doute que le jour où l’Iran aura réussi à enrichir de l’uranium pour une arme nucléaire (plus de 93 % d’Uranium 235) Israël bombardera les sites essentiels à la production de ce matériau. Mais pour que cette action ne soit pas liée à l’Amérique, pour qu’elle puisse la condamner comme elle l’a fait pour la destruction du réacteur français de Saddam Hussein (imaginons  ce dernier disposant d’armes nucléaires pendant la première guerre du Golfe …) il faut qu’auparavant l’Amérique donne des gages aux pays arabes « modérés » … L’Arabie Saoudite, ….. Quitte à demander à Israël, une fois qu’elle a quitté Gaza et vu ce territoire se transformer en nouveau état taliban (mieux armé cependant) qu’elle quitte aussi toute ou partie de la Rive Ouest du Jourdain. Et de laisser à Israël une profondeur de 12 km de la mer à la frontière d’un nouveau état arabe (en attendant qu’il devienne aussi démocratique que Gaza). Gaza ? Le conflit qui oppose le Hamas islamiste et le Fatah a fait 350 morts dans la bande de Gaza au premier semestre 2007 selon Amnesty International dans un rapport publié il y a quinze jours. Une bavure israélienne (suite à des tirs de Qassam sur Israël) avait fait 19 morts : le Conseil de Sécurité de l’ONU s’est réuni et a pris une résolution …

Mais c’est ainsi que l’Amérique espère pouvoir atténuer un peu le désamour des populations arabes. Quant à l’Iran, des sources militaires américaines ont inféré que si, comme largement rapporté, la Syrie était en cours de construire un réacteur capable de produire du plutonium sur le modèle nord-coréen, l'Iran doit avoir certainement avoir acquis un tel réacteur avant la Syrie et serait alors à une étape plus avancée de production du plutonium à un endroit souterrain et secret.


Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.
Einstein

 

 

 

 

 

 

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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 07:00

Texte publié par Libertyvox.com

A peine de retour d’une visite à Téhéran, V. Poutine vient de déclarer qu’il ne « dispose pas de preuves objectives selon lesquelles l’Iran serait en train de construire un armement nucléaire » Monsieur Poutine ne dispose non plus de preuves objectives quant à l’existence de Dieu mais cela n’empêche pas ce « pravoslavnik » de porter une croix à son cou, d’avoir baptisé ses deux filles et d’aller à la Cathédrale « Christ le Sauveur » à Moscou chaque fois qu’un événement important y prends place.
 
Pratiquement en même temps G. Bush, rappelle que l’année dernière il avait déjà indiqué qu’il « ne sera pas permis à l’Iran de disposer d’armes nucléaires ». Il enfonce le clou et fait savoir à ceux qui s’opposent à imposer des sanctions à ce pays qu’ils devraient changer de position s’ils sont « intéressés à éviter une troisième guerre mondiale ».
 
Enfin, toutes affaires cessantes, E. Olmert va voir V. Poutine à Moscou : tout en serrant la main qui la veille avait serré celle du pourfendeur d’Israël (et qui proclame, ouvertement, la nécessité d’éradiquer ce pays de la carte de la terre). Il lui rappelle que l’année dernière, dans une conférence de presse commune, il avait tranquillement affirmé « Israël ne peut pas se permettre le luxe de laisser se créer une situation où un pays commel'Irandispose d’armes non conventionnelles… Pour nous, quand le chef d'un pays dit qu’ il veut nous détruire, cela ne ressemble pas à d'une déclaration vide, mais à quelque chose que nous nous devons d’empêcher par toutes les manières possibles » Ce à quoi M. Poutine lui répond qu’il « comprend les craintes d’Israël et que la politique de la Russie tient toujours compte de sa sécurité »
 
Tout ce qui précède a déjà été écrit, fait l’objet de communiqués divers et a été gravé dans le marbre des promesses non tenues. « J’ai promis, disait un ancien premier ministre d’Israël, je n’ai pas promis que j’allais tenir ma promesse ». Futilités ?
 
Pendant presque cinq ans de négociations (après avoir caché pendant 18 ans son programme nucléaire) l’Iran a passé outre 12 ultimatums différents -pour arrêter son programme d'enrichissement d’uranium- et aux résolutions du Conseil de sécurité 1696, 1737 et 1747.  L’Iran a également rejeté un paquet très généreux d’incitations offertes par l’Ouest et la Russie, qui entre autres, lui promettait de l’aide pour développer un programme nucléaire civil, la fourniture d’un réacteur à eau lourde et une assurance multiple pour la fourniture de carburant nucléaire. Plus la promesse de joindre l'organisation de commerce mondial et finalement une série de garanties de sécurité. 
 
L’Iran a rejeté toutes les tentatives occidentales visant soit à obtenir la preuve que son programme nucléaire n’avait de but que civil ou d’arrêter l’enrichissement de l’uranium. Et a fait savoir qu’il n’arrêtera pas sa marche vers « l’indépendance nucléaire ».
Il ne faut pas être grand spécialiste du nucléaire pour comprendre que (a) enrichir de l’uranium naturel au-delà de 3,5 % d’uranium 235 (pourcentage suffisant en tant que combustible nucléaire pour les réacteurs) n’a de sens que si l’on vise, à terme, un matériau utilisable pour les armes nucléaires et (b) qu’il n’y a aucune raison d’enfouir ses installations nucléaires sous de dizaines de mètres de terre et béton dans des sites montagneux (voir la photo satellite du site de Natanz). Il suffit pour s’en convaincre de se souvenir que les sites nucléaires sensibles comme Cadarache (en France) ou Los Alamos (Etats-Unis) ou même Doubna (Russie) ne sont pas enterrés. On peut se souvenir aussi que les sites liés à l’armement nucléaire, en Russie par exemple, se trouvaient (se trouvent ?) dans des villes souterraines abritées au-dessus par des villes fermées (Perm, pour en citer une). Comme ce site de Natanz (inconnu jusqu’en 2002) 100.000 m² de superficie, enterré à moins 20m dans une montagne). Selon certaines estimations, il pourrait abriter jusqu’à 50.000 centrifugeuses, produisant assez d'uranium à utilisation militaire pour plus de 20 bombes et ensuite une douzaine par an à partir de la fin de la décennie. D'autres évaluations indiquent que le site abrite, déjà, 5.000 centrifugeuses depuis fin 2005 ou 2006. Si cela est, l'Iran est capable de produire assez d'uranium enrichi pour plusieurs armes nucléaires tous les ans. Bref, n’en déplaise à V. Poutine, il existe un faisceau d’indices concordants constituant autant de « preuves objectives » quant à la volonté de l’Iran de se doter d’armes nucléaires.
 
Usine-enrichissement---Natanz.jpg 
 
        Photo publiée par www.globalsecurity.org et www.geostrategy.com
 
Mais la communauté internationale n’avance qu’avec l’avant dernière des énergies vers l’application de sanctions fortes et efficaces à l’Iran. Dès lors, l’alternative devant laquelle on se trouve est simple : une intervention militaire -ce n’est pas une bonne option-  et ne rien faire -ce qui conduira inexorablement vers un Iran nucléaire.
Ce deuxième terme de l’alternative semble, pour l’instant, devenir prépondérant dans pas mal de pays qui devraient avoir leur mot à dire. On se souvient de l’ancien Président français qui disait « L’Iran, avec une bombe ou deux, il fera quoi avec ? » Le temps que son entourage le pousse à dire le lendemain qu’il ne voulait pas dire ce qu’il avait dit mais … en ajoutant des propos encore plus lourds de conséquences. Et voilà l’ancien commandant des forces américaines en Irak, John Abizaid, déclarant tranquillement «On devrait faire tous les efforts possibles pour empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires mais si ces efforts ne réussissent pas le monde pourrait vivre avec un Iran nucléaire » Et d’ajouter « Les Etats-Unis pourront décourager l’Iran d’employer son armement nucléaire et dès lors je doute qu’ils voudront nous attaquer avec cet armement » Comment ? D’évidence par une action militaire. Mais alors, pourquoi attendre ?
Le premier terme de l’alternative, l’intervention militaire, peut être évité (on le pense) à condition d’imposer d’urgence les sanctions les plus dures et les plus efficaces à l’Iran. Si seulement l’Europe le voulait …
 
L’Europe se rend, pour le moment, complice du terrorisme en général et des intentions de l’Iran en particulier. Non seulement pour des raisons qui tiennent à la vulgate dominante de gauche, ennemie irréductible d’Israël et de son existence, mais surtout parce qu’elle subventionne en réalité la marche vers la bombe de l’Iran.
 
Trois pays, en particulier, empêchent l’application de sanctions dures : l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie. En laissant de côté les responsabilités historiques des deux premiers dans la destruction de 6 millions de juifs en Europe, leurs raisons sont premièrement d’ordre économique. En effet, l’Europe assure la moitié de toutes les importations iraniennes.
 
Allemagne : l’Iran est son plus grand marché au Proche Orient, ses exportations ont représentés plus de 5 Milliards d’euros en 2006 : 50 sociétés allemandes sont installés en Iran et ce sont plus de 12.000 sociétés qui y disposent de représentants. Si d’aventure ce pays était soumis à un embargo, HERMES (l’équivalent de la COFACE, assureur des exportateurs), devrait débourser encore 5 Milliards pour compenser les exportateurs allemands[1]. L’Allemagne représente presque 50 % des importations totales de machines et équipements industriels de l’Iran. Dont la quasi-totalité peut être utilisée, aussi, pour le programme nucléaire … car plus de deux tiers du secteur industriel iranien dépendent de la technologie allemande (M.Tockuss, Président de la Chambre de Commerce germano-iranienne). Et pour mesurer, en partie, ce dont il est question, il suffit de rappeler que si l’Iran venait à subir un embargo de la part du Conseil de Sécurité de l’ONU, c’est 10,000 emplois qui seraient directement perdus en Allemagne dans les jours qui suivraient. Dans ces conditions, les jérémiades de Mme Merkel concernant la responsabilité indéfectible de l’Allemagne vis-à-vis d’Israël confinent à l’humour noir de second degré.
Autriche Les exportations autrichiennes vers l'Iran sont protégées par des garanties gouvernementales. Selon l'Österreichische Kontrollbank, l'Iran était en 2005 le cinquième pays à bénéficier de telles garanties. En 2007, l'entreprise viennoise OMV a signé une lettre d'intention confirmant son engagement dans un projet gazier gigantesque en Iran, en justifiant la chose (Martin Bartenstein, ministre de l'Économie), par la nécessité de disposer d’une source d'énergie significative pour l'Europe et en insistant sur l'importance d'assurer la sécurité énergétique de l'Union. Sans doute, par rapport à la dépendance actuelle de l’Europe (30 % de ses besoins) d’un autre pays démocratique, la Russie. Selon le même ministre, l’Iran est devenu le partenaire commercial le plus important de l’Autriche en Asie depuis 2003.
Italie Grand pays exportateur, après avoir pendant des années fait de la Libye un marché captif en lui fournissant des équipements « duals » (utilisables pour des applications civiles et militaires) l’Italie est devenu le troisième fournisseur de l’Iran. Forte de ses exportations de machines et d’équipements industriels divers (représentant le tiers des produits manufacturés exportés), l’Italie a dépassé en 2006 les exportations françaises vers l’Iran. R. Prodi qui n’a pas peu contribué au développement des relations commerciales entre l’Europe et l’Iran, ne peut qu’être satisfait de la situation du commerce italo-iranien. Quant à savoir la destination exacte des équipements exportés ou des produits (semi-militaires) de Finmeccanica …mieux vaut regarder ailleurs. Tout en conseillant à Israël d’entamer des négociations avec les supplétifs de l’Iran, le Hezbollah ou e Hamas, par exemple.
Enfin, pour couronner le tout, le Prix Nobel en charge du contrôle de la prolifération nucléaire, Mohamed Baradeï, déclare « D'ailleurs, puisque les puissances principales du monde ont accepté que la Corée du Nord dispose d’armes nucléaires, elles devraient faire la même chose avecl'Iran »
Cela étant, si vu des rives du Potomac, du Danube ou de la Spree l’hypothèse d’un Iran nucléaire n’empêche pas de dormir les gens, les choses sont relativement différentes pour Israël. Et les réminiscences historiques présentes. Car on ne peut pas s’empêcher, entre autres, de rappeler les 6 millions de juifs exterminés en Europe et les 6 millions d’israéliens (tous juifs) qui habitent Israël. Oui, il y a aussi plus d’un million d’arabes en Israël mais les mollahs ne vont pas s’arrêter à ce genre de détails. Alors, la possibilité qu’un jour un mollah plus mollah qu’un autre décide d’appuyer sur le bouton qui commande le lancement de fusées Shihab 3 (portée plus de 2.000 km) portant des charges nucléaires vers Israël, cette possibilité-là empêche de dormir pas mal d’israéliens.
Naturellement, une autre difficulté pour Israël vient de l’irrationalité de l’agresseur présumé. En effet, les plus hauts dirigeants de l’Iran ne cachent pas leur volonté de sacrifier jusqu’à la moitié de leur population pour pouvoir détruire, une fois pour toutes, Israël. A partir du moment où une approche suicidaire est possible, toute approche rationnelle devient impossible. Et aucune dissuasion n’est plus de mise.
Et de la même manière de laquelle la France, l’Allemagne et la Russie s’étant opposés aux moyens pacifiques pour détruire la dictature de Saddam Hussein, ont provoqué une intervention militaire, de la même manière le monde entier, par ses atermoiements,  pousse tranquillement mais inexorablement Israël vers l’option militaire.
Tout d’abord, rappelons-nous ce qu’un autre Prix Nobel (économie) prône à ses concitoyens israéliens :   Nous devons arrêter d’utiliser des slogans vides de sens tels que « la paix se fait avec ses ennemis » Afin d’avoir la paix nous devons en premier lieu être disposés à faire la guerre. Nous devons changer notre état d'esprit. C'était non seulement les Romains qui disaient que ceux qui cherchent la paix devraient se préparer à la guerre. Même la théorie des jeux, pour laquelle j'ai reçu le prix Nobel, indique cela. Nous devons être préparés émotionnellement, disposés à accepter et à infliger la mort et de ne pas crier « la  paix, la paix, » toute au long de la journée. Seulement si nous sommes disposés à tuer et à être tués nous ne serons pas tués. C'est le paradoxe de la guerre.(Professeur I. Aumann).
 
Reste donc l’option militaire. Est-elle possible ?
 
L’Iran a fait savoir (ou on a su par d’autres moyens) qu’il dispose de plus de 70 centres nucléaires bien enterrés et que des bombardements n’affecteront en rien sa marche vers « l’indépendance nucléaire ». Des armes conventionnelles américaines permettent de pénétrer plus de 9 mètres de blindage ou d'atteindre des profondeurs de plus de 30 mètres dans la terre, mais les installations iraniennes sont paraît-il enterrées à des profondeurs comprises entre 30 et 60 mètres. En outre, l'Iran a entreposé ses bunkers sous des couches composées en alternance de terre et de ciment. Ce dispositif peut absorber l'impact de bombes à pénétration. Que protègent-ils dans ces sites ? Pour l’instant, surtout les centrifugeuses qui enrichissent l’uranium. Ces équipements sont très vulnérables aux secousses telluriques elles risquent de se déforment et de fonctionner correctement. Le site de Natanz a ses équipements enfouis sous des couches de composées de terre et de béton, à plus de 20 mètres de profondeur. Ce qui les protège contre les effets des armes conventionnelles les plus puissantes. Reste le nucléaire mais … personne n’imagine une frappe d’Israël avec une (ou des) bombe(s) atomique(s) pour répéter Hiroshima. En revanche, Israël a conçu (et par conséquent en dispose) une arme nucléaire propre, la bombe à neutrons. Seule capable de venir à bout des sites iraniens ou d’assurer des mouvements telluriques tels que les centrifugeuses seraient rendues inutiles. Au moins pour quelques années … Pour ce qui est de l’acheminement de ce type d’arme, Israël dispose de vecteurs (missiles de croisière, par exemple) possibles à lancer à partir de plateformes terrestres, navales ou aériennes. Cependant, Israël tout en espérant une opération américaine se prépare pour le cas où, à Washington, ils n'auront finalement pas le courage d’en décider une. Comme ils n’ont pas eu (la volonté ?) le courage de détruire eux-mêmes le site nucléaire syrien en cours de construction en s’opposant même à ce qu’Israël le fasse.
Israël a déclaré de toutes les manières  possibles qu'il considérera une arme nucléaire entre les mains de l'Irancomme le franchissement d’une ligne rouge.L'Iranle sait pertinemment et jusqu'ici n’a changé ni ses objectifs ni les plans pour les atteindre. On vient même d’apprendre que celui qui mène en bateau la « troïka » européenne depuis trois ans (ancien commandant des Gardiens de la Révolution) vient d’être démissionné (trop « arrangeant » …) ce qui laisse les mains encore plus libre au pyromane iranien dont le contrôle est assuré par le « Guide Suprême ». Dès lors, une confrontation entre les deux pays semble inévitable.
Cassandre ? Pourquoi Israël ne ferait pas siennes les paroles de J. Chirac, de janvier 2006, quand il refondait la doctrine de l’utilisation du nucléaire par la France ?  « Tout de suite après les attaques du 11 septembre 2001 j’ai souligné que la dissuasion nucléaire n’a pas été prévue pour décourager des terroristes fanatiques. Cependant, les chefs d’états qui emploieraient des moyens terroristes contre nous comme ceux qui envisageraient l’utilisation d’armes de destruction massive, doivent savoir qu’ils devront s’attendre à une réponse adaptée de notre part. Cette réponse pourra être conventionnelle. Elle pourra être également d’une nature différente. »
 
Les discours de G. Bush ? La compassion montrée par V. Poutine à E. Olmert ? Les déclarations des leaders européens protestant de leur volonté de ne pas mettre en danger la sécurité d’Israël ? La France dont le silence, pour l’instant, est assourdissant ? La rencontre ce jour deN. Sarkozy avec E. Olmert pour lui dire que « c’est le moment de faire la paix » ?  
 
Perte de temps complète que de discuter de la paix avec des gens qui ne veulent rien d’autre que de voirIsraëldisparaître. Il est aussi absurde de penser pouvoir changer les objectifs de l’Iran que d’empêcher un « kamikaze » musulman d’appuyer sur le bouton qui le fera exploser.
Des futilités en géopolitique.

La tragédie est annoncée, les acteurs sont en place, l’action va commencer. 

Il ne restera plus qu’à pleurer …
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


[1] Les éléments concernant les relations économiques entre les pays de l’Europe et l’Iran qui suivent sont repris d’après www.realite-eu.org, statistiques OCDE et nationales.
 
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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 08:02
  Texte publié par www.LibertyVox.com
 
On apprend que « Le Président de la République se rendra mardi 9 octobre et mercredi 10 octobre en Russie où il rencontrera le Président Vladimir Poutine à plusieurs reprises. … La Russie que la France considère comme un partenaire privilégié, l’un des grands acteurs sur la scène internationale … » Et on apprend aussi qu’une semaine plus tard M. Poutine sera en visite à Téhéran pour rencontrer celui qui, non content de prôner l’éradication d’Israël, considère que son « existence prolongée est une insulte à la dignité humaine»
 
Il ne serait pas exclu que les deux événements soient liés et que la liaison ne soit autre que ce qui s’est passé dans la nuit du 6 septembre à Deir ez Zour.

Deir ez Zor, est une ville située Nord-Est de la
Syrie  sur le fleuve d'Euphrate à 450 km de Damas. Une population de presque 200.000 personnes y vit, essentiellemnt, d'agriculture et du tourisme. Une des ses banlieus (Al-Jafra) a connu un certain développement industriel lié à des mines de "sel de roche" se trouvant dans les environs. Pas très loin, un pont suspendu sur l'Euphrate lie la rive syrienne de celle irakienne. Ce qui fait qu'il s'agit là d'une des voies utilisées pour le transferts de combattants de toutes les nationalités pour le jihad en cours en Irak. La ville, point de chute de masses d'arméniens fuyant le génocide turc de 1915 est marquée par ce qui s'y est passé et la France l'a occupée en 1921 avant le partage du Proche Orient par les accords Sykes-Picot.

Le 7 septembre la Syrie fait savoir au monde entier que des avions israéliens ont violé son territoire et que devant le feu nourri de ses batteries anti-aériennes ceux-ci ont dû rebrousser chemin en « lançant des munitions sur le sol syrien ». Plusieurs communiqués fantaisistes et/ou contradictoires ont été publiés ensuite sans que l’on sache ce qui s’est passé. Deux d’entre eux ont retenu l’attention des chancelleries occidentales, une protestation dès le 8 septembre du gouvernement Nord-Coréen et la déclaration de B. Assad trois semaines après indiquant que les avions israéliens « ont attaqué un ancien complexe militaire désaffecté  transformé en complexe agricole ». Trois longues semaines pour dire qu’il s’agissait d’un site militaire désaffecté … sans rappeler que cela se passait au bout de la Syrie et à plus de 1.000 km d’Israël ? Pourquoi la Corée du Nord a-t-elle protesté ? Pourquoi des avions israéliens se seraient-ils pris à un complexe militaire démantelé en risquant, dans une escapade de plus de 2.500 km, non seulement leur destruction mais le déclenchement d’hostilités avec ce pays pacifique qui est la Syrie ?

On se souvient que la Syrie a signé un contrat avec la Russie, d’une valeur estimée à 730 million de $, pour des équipements Pantsyr-S1E, le nec plus ultra de la technologie russe en matière de détection de cibles aériennes et de conduite de tir automatique pour les détruire. Les premiers équipements ont déjà été installés en Syrie, bien avant leur entrée dans la dotation de l’armée russe. Les mêmes équipements ont été vendus par la Russie à l’Iran pour défendre ses installations nucléaires (pacifiques …). Dès lors, un premier mystère : comment se fait-il que des avions supposés être des  F-15 et F-16, des avions non furtifs, n’ont-ils pas été détectés par les radars syriens de défense aérienne ? Depuis, des experts russes, syriens et iraniens s’évertuent à comprendre ce qui a pu se passer pour que, de plus, les systèmes de tir automatique Tor-M1 qui peuvent lancer jusqu’à huit missiles chacun, n’aient rien vu ni rien entendu. Et en premier lieu ils voudraient savoir quand et comment les avions israéliens ont-ils pénétré l’espace aérien syrien en venant d’où ?
 
Pour voir un peu plus clair, regardons la carte du territoire qui a probablement été survolé par les avions israéliens :


clip-image002.jpg

 

Et reposons-nous la question « que diable sont-ils allés chercher, les avions israéliens, à Deir ez Zour ? »
Selon ce que l’on a appris depuis c’était juste après minuit que le 69ème escadron de F15 et F-16 israéliens a croisé le littoral syrien. Sur terre, la formidable défense aérienne syrienne a été rendue inopérante. L’incursion visait une cible à 80 km de la frontière irakienne et un rendez-vous avec un commando Shaldag s’y trouvant déjà sur place pour, entre autres, diriger le tir des avions. Ce commando était arrivé un jour plus tôt, prenant position près d'un grand dépôt souterrain. Israël était en train de détruire un dépôt de composants nucléaires géré par la Corée du Nord.
 
Pour mesurer ce dont il a été question (et donc comprendre l’enjeu de ce qui était visé) l’on ne peut d’emblée que faire l’analogie avec deux autres événements du même acabit : le sauvetage des otages d’Air France à Entebbe et la destruction du réacteur Osirak II fourni par la France (et Jacques Chirac …) à l’Irak

En effet, le courage, l’audace opérationnelle et la qualité du renseignement ont dû avoir été exceptionnels. Les avions ont dû passer beaucoup de temps dans l'espace aérien syrien hostile et exécuter plusieurs passages à des altitudes variables sous le feu supposé des batteries anti-aériennes non seulement pour détruire la cible mais aussi afin d'examiner la réponse des équipements Pantsyr-S1E. Leur succès a démontré à Damas et à Téhéran que leurs nouveaux systèmes anti-aériens russes les laissent vulnérables.
Israël semble avoir utilisé une technologie permettant à ses avions de bloquer les réseaux radar des territoires survolés, de voir ce que les détecteurs radar ennemis voyaient en prenant leur contrôle et en faisant de sorte que l'approche des avions ne puisse pas être vue. Le processus implique de localiser les émetteurs ennemis avec une grande précision et puis de diriger leurs flux de données en incluant des fausses cibles et des algorithmes divergents qui permettent d’exercer un certain nombre d'activités tout en prenant la commande de ces émetteurs. Un avion d'ELINT rempilissait cette tâche. Les autres, équipés de missiles AGM-65 et de bombes de 250 kg on fait le reste.

Le soi-disant centre militaire désaffecté, transformé en complexe agricole, avait retenu l'attention d'Israël depuis longtemps car il pouvait être destiné à l'extraction d'uranium des minerais de "sel de roche". A tel point l'objectif était surveillé que le satellite Ofek, lancé en juin 2007 surtout pour surveiller l'Iran a été détourné de sa mission principalle pour obtenir des images de haute définition, le concernant et ce toutes les 90 minutes. Il y a quelques jours, des rapports ultraconfidentiels indiquaient que les Israéliens ont détruit un complexe nucléaire qui a pu avoir été prévu pour produire du pltonium. L'attaque a causé des victimes nord-coréennes, selon un fonctionnaire américain ayant eu accès à ces rapports, ce qui explique aussi lka protestation de la Corée du Nord. Bien sûr, les israéliens ont fourni aux Etats-Unis des photographies, des matériels pris sur place et des échantillons du sol provenant de l'emplacement du complexe et pris avant et après l'incursion aérienne. Ce qui a conduit Israël à décider l'attaque a pris du temps mais commence à être connu.

 
Mais, souvenons-nous que ce pays doit faire face à quatre types de guerres de natures et d’amplitude différente : une guerre conventionnelle probable avec la Syrie, une guerre « asymétrique » avec les Palestiniens (au moins avec le Hamastan – identifié comme tel par N. Sarkozy), une guerre probable due à l’instabilité de la région vu l’incapacité des Etats-Unis à gagner la paix en Irak et, naturellement, un conflit à caractère existentiel avec l’Iran. Or, la Corée du Nord ayant accepté de démanteler son programme nucléaire en échange de relations normales avec l'ouest mais passée maître dans l’art de mener en bateau le monde entier, cherchait des clients pour sa technologie nucléaire. L’Iran c’est tout de suite porté acheteur, surtout pour la transformation de l’uranium en plutonium. Mais les syriens aussi pouvaient être un acheteur nucléaire de technologie nucléaire et c'est avec l'aide de la Corée du Nord, qu'ils ont établi le centre pour traiter le plutonium et pour la construction de certains types d’armes.  Au printemps de 2007  le conseiller à la sécurité nationale du Président Bush, Stephen Hadley, a eu entre ses mains les preuves de la coopération nucléaire Syrie-Corée du Nord. Pratiquement en même temps, Meir Dagan, le chef du Mossad,  a présenté des preuves identiques à  Ehud Olmert : la Syrie cherchait à acquérir le savoir-faire nucléaire de Corée du Nord. Ce qui a constitué l’élément déclenchant du raid aérien a été l'arrivée le 3 septembre d'un navire nord coréen au port syrien de Tartous (le même où la Russie est en train de reconstituer une base navale pour sa flotte en Méditerranée). Selon des sources dignes de foi le navire transportait des matériaux nucléaires libellés comme « ciment ». Transporter du ciment de la Corée du Nord jusqu'à un port syrien en Méditérannée pouvait paraître pour le moins curieux.

Alors ? Que va dire notre Président à l’ancien ami (et aujourd’hui sponsor …)[1] de J. Chirac ?
 
Rappelons-nous ce qu’il a déclaré au cours de sa rencontre avec les ambassadeurs de France à la fin août : « Premier défi, sans doute l'un des plus importants : comment prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident. Ce n'est pas la peine d'employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu'Al Qaeda qui rêvent d'instaurer, de l'Indonésie au Nigéria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIe siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies. » Et rappelons-nous les mots de Bernard Kouchner sur la guerre inéluctable avec l’Iran si ce pays ne renonce pas à ses visées concernant le nucléaire militaire. Et aussi le fait, qu’en visite en Israël, ce dernier n’a rien pu apprendre sur ce qui s’est passé à Deir ez Zor. Bref, il se pourrait que M. Poutine soit mis devant une alternative : vous arrêtez de soutenir l’Iran en vous rendant complice de ses efforts pour acquérir la bombe ou la France prendra la tête de l’Europe pour contrer vos positions partout où cela pourra être fait. Car la France, ne l’oublions pas, est une puissance musulmane ( !?) et à ce titre elle doit partager les angoisses des états arabes sunnites tétanisés par la possibilité de voir un Iran chiite disposant d’un arsenal nucléaire. Accessoirement, obtenir de la Russie qu’elle arrête de livrer des armes qui se retrouvent entre les mains d’organisations terroristes, le Hezbollah et/ou le Hamas.
 
Et que dira Monsieur Poutine à ses hôtes, mollahs ou autres ? Son ambassadeur à Damas, Sergei Kiritchenko avait déjà prévenu B. Assad en août de l’imminence d’une attaque israélienne. Mais tout le monde pensait au Golan … Peut être M. Poutine se souviendra qu’un cinquième de la population israélienne est constituée d’anciens citoyens russes et qu’à ce titre il leur doit quelque chose (le développement fantastique du commerce entre les deux pays plus la participation d’Israël à des projets aéronautiques civiles ou militaires a été rendu possible par la passerelle constituée par la population israélienne d’origine russe). Peut-être leur dira-t-il, fort de ce que N. Sarkozy lui aura dit, que c’est le moment d’arrêter leur course vers la bombe. Et peut-être leur expliquera-t-il pourquoi la totalité du staff russe sur le site du réacteur de Busher a fait ses valises précipitamment le 1er octobre et rentré illico à Moscou. Peut-être aussi leur dira-t-il que les puissances occidentales (moins l’Allemagne sans doute) sont décidées à ne pas les laisser acquérir des armes nucléaires. Tout cela parce que le message de l’Iran au monde occidental reste le même depuis plusieurs années : l’Iran n’a aucune intention de renoncer à son programme nucléaire, il sait déjà comment fabriquer des armes nucléaires, les sanctions contre lui n’ont aucun effet et une attaque militaire comportera un prix énorme pour le monde occidental.
 
Certes, beaucoup de « peut-être » dans ce qui précède. Mais qui peut affirmer qu’ils sont tous déplacés ? Surtout quand on apprend qu’une ligne aérienne vient d’être ouverte entre Caracas (Venezuela) et Téhéran via Damas. D’ici à apprendre que la révolution socialiste sud-américaine conduite par Hugo Chavez souhaiterait disposer d’un arsenal nucléaire pour s’opposer à la domination des Etats-Unis il n’y a qu’un pas. Peut-être sera-t-il franchi !
 
 

[1] La presse bien pensante n’a pas trop fait état du voyage en Russie de J. Chirac en compagnie de son ami G. Schröder, Président du Conseil de Surveillance de Gazprom et qui bénéficie d’une rémunération annuelle de 1,0 M€. Voyage pour « évoquer les problèmes de la fourniture d’énergie à l’Europe … »
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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 12:34

 

Voilà un adage vieux de deux millénaires que Bernard Kouchner a eu l’imprudence de citer pour expliciter la position de la France vis-à-vis de l’Iran. Propos, tous comptes faits, anodin si on le compare avec l’alternative énoncée par notre président pour le même pays, « la bombe ou le bombardement ». Depuis deux semaines tous ceux  qui lavent les cerveaux de notre bon peuple, les journaleux de toutes les feuilles i-monde(s), maîtres à penser donneurs de leçons de RTL (« on refait le monde » avec le concours d’un communiste même pas repenti, caricature qui devrait faire le bonheur des chansonniers …), toutes les radios et télévisions françaises (y compris France 24 « La voix de la France ») n’arrêtent de déverser des tombereaux de bave sur notre pauvre Ministre des Affaires Etrangères. Et s’accorder avec M. Ahmedinejad pour considérer que « La France n’est pas sérieuse » … Pendant que les journaux iraniens publient une photo de B. Kouchner avec une kippa (probablement prise à Yad Veshem) pour rappeler et souligner que son père était juif.

 

Bien entendu, on ne s’occupe pas de ce qui est essentiel : interdire, par tous les moyens, l’accès à la bombe à un régime totalitaire qui menace l’existence de l’état juif en attendant de menacer celle de plusieurs états arabes sunnites de la région. Le tout avec la complicité patente de la Russie qui, dans un passé récent, semblait prendre la voie de la démocratie en rupture d’avec son propre régime totalitaire.

 

Essayons de regarder deux des composantes les plus actives d’une situation géopolitique qui se complique de jour en jour : la Russie et la France. En effet, si l’Iran est devenu ce qu’il est et s’il s’arroge le droit d’ingérence dans les affaires des pays du Proche Orient, il a réussi cela en bénéficiant de la complicité de la Russie et de l’incapacité de la France de se doter d’une politique autre qu’arabe pour être présente dans cette région du monde.

 

La Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d'une énigme (W. Churchill). Exsangue au moment de l’implosion de son système économique et social, ayant disposé de l’aide (immense et encore utilisée) des Etats-Unis et de l’Allemagne pour démanteler une partie de son arsenal nucléaire obsolète et devenu dangereux mais profitant depuis une dizaine d’années d’une augmentation faramineuse des coûts des matières premières (pétrole, gaz, minerais divers) la voilà requinquée. Avec la complicité active  et irresponsable de l’Europe elle est devenue incontournable dans l’approvisionnement en gaz de celle-ci (30 % de ses besoins) et, partant, capable d’imposer ou au moins d’infléchir les positions politiques de celle-ci dans le sens qui lui convient. En ajoutant cette contrainte à l’esprit d’apaisement de l’Europe qui, de toute manière lui rendait service. Retrouvant son statut de puissance impériale elle fait face aux Etats-Unis partout où elle le peut. En particulier au Proche Orient. Non seulement elle fournit à l’Iran un réacteur nucléaire mais elle lui donne aussi la possibilité de défendre ses sites nucléaires (soupçonnés d’être actifs pour fabriquer une bombe) contre des éventuelles actions militaires. Ce n’est pas tant le réacteur qui pose problème mais, surtout, la formation d’ingénieurs et techniciens à des connaissances nécessaires pour avancer vers l’option militaire du nucléaire. Que cherche la Russie ?

Voilà quarante ans elle a été un facteur important du déclenchement de la guerre de six jours. Le porte-parole en chef de l'Armée de l'Air Russe, le colonel A.V. Drobyshevsky, vient de confirmer,  en l’écrivant pour la première fois, que c'étaient des pilotes soviétiques avec les avions russes les plus avancés de l’époque, les MiG-25 « Foxbat , qui ont exécutés des vols provocateurs au-dessus de l'installation nucléaire d’Israël de Dimona en mai 1967, juste avant la guerre de six jours. L’idée poursuivie était relativement simple : provoquer Israël à déclencher une guerre, intervenir pour stopper « l’agresseur » et détruire, à l’occasion, Dimona. Les choses ont marché trop bien (Nasser ayant annoncé le blocus du Détroit de Tiran, voie d’accès d’Israël à la Mer Rouge) sauf que …Israël a détruit, au sol, pratiquement tous les appareils russes ou égyptiens se trouvant en Egypte. La chose était relativement connue, ce qui surprend c’est le moment où le porte-parole de l’Armée de l’Air Russe la confirme. Ceci pourrait ne pas être fortuit. Mai il y a quarante années de cela …

Un historien tchèque ayant eu accès aux documents déclassifiés des années 60 – 90 vient de publier, à Prague, un volumineux ouvrage par lequel on apprend que le Pacte de Varsovie ayant assigné à la Tchécoslovaquie la tâche de conquérir une partie du Sud-Est de la France en cas de conflagration avait prévu, aussi, « 130 tirs nucléaires pour atteindre Lyon » Le plan de marche est resté en vigueur jusqu’en 1986 et ce n’est qu’après l’implosion de l’Union Soviétique qu’il a été mis à l’index en 1990 à la demande de Vaclav Havel devenu président de la Tchécoslovaquie. Pour Petr Lunak, l’historien tchèque, les documents mis à jour « révèlent la vraie nature du régime soviétique  qui a élaboré cette stratégie très agressive au début des années soixante en dépit d'une détente relative entre l'Est et l'Ouest et alors que l'Otan n'avait jamais envisagé d'offensive terrestre sur le territoire du pacte de Varsovie ». La nature du régime soviétique n’est autre que la nature du régime russe actuel.

 

En mars 1991, les 2 milliards de $ reçus par la Syrie des Etats Unis pour sa participation à la première guerre du Golfe,  sont arrivés dans les caisses russes via la Corée du Nord : plus de 150 missiles de Scud-c et une vingtaine de lanceurs ont été fournis à ce pays que personne ne menaçait. Depuis 2004, sous prétexte de reconstruire une nouvelle base navale dans le port syrien Tartus, la Russie installe non seulement des missiles à courte et longue portée mais crée des unités d’assemblage pour le même armement et de rajeunissement des fusées Scud (d’origine russe ou coréenne). Enfin, en 2006 des contrats de fourniture de systèmes d’armes « défensives » sont conclus avec la Syrie (et l’Iran). Ces systèmes sont en train d’être installés de manière telle qu’ils puissent, de loin, attaquer des cibles situées à n’importe quel endroit en Israël.

 

Trois exemples qui montrent que depuis plus de quarante ans la Russie fait tout ce qu’elle peut pour rendre crédibles les menaces des pays arabes visant la destruction d’Israël tout en constituant une menace latente pour l’Europe (on pourrait parler du reste du monde si on évoquait la crise des fusées à Cuba ou l’Angola …). La montée en première ligne de l’Iran en tant que liquidateur potentiel d’Israël n’a pas posé problème à la Russie bien qu’un cinquième de la population d’Israël soit constituée par des anciens ressortissants russes. Mais juifs. La politique de la Russie menace non seulement Israël mais aussi, de toutes les manières possibles, la sécurité des pays européens : la reprise des vols des bombardiers stratégiques porteurs de bombes nucléaires à la limite de l’espace aérien des pays de l’OTAN en est la dernière  preuve.

 

C’est avec ce pays qu’un escroc, ci-devant président de la France (qui, s’il n’avait occupé le Palais de l’Elysée, aurait aussi bien pu occuper une cellule à la Santé …) s’est acoquiné pour s’opposer aux Etats-Unis. Un pays dont le rôle déstabilisateur n’a cessé et ne cesse de peser sur le sort du monde et, en premier lieu, sur le sort du Proche Orient.

 

La France, en vertu de sa « politique arabe » n’a cessé, à son tour, depuis le renversement d’alliance opéré par le Général de Gaulle en 1967 d’être un facteur déstabilisateur au Proche Orient. Non seulement en s’opposant à toutes les tentatives de règlement du conflit israélo-arabe (exemples : Giscard d’Estaing et son opposition à l’accord de paix Sadate – Begin,
J. Chirac conseillant à Y. Arafat de ne pas accepter les conclusions de Camp David ni celles de Taba - « paramètres Clinton » en le poussant à « obtenir mieux »). Non seulement en participant à l’armement de pays que personne ne menaçait ou ne menace mais en agissant avec une irresponsabilité inouïe : la vente d’un réacteur nucléaire à Saddam Hussein a été l’occasion pour ce dernier de déclarer « c’est le premier pas concret vers la fabrication de l’arme atomique arabe». La France qui a fourni à l’Irak des avions (peints en blanc …) qui ont participé aux bombardements avec des gaz des populations kurdes. Et le même J. Chirac, premier ministre en 1980, qui donne instruction à l’ambassadeur de la France auprès de l’ONU « de faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher la condamnation de Saddam Hussein après l’utilisation d’armes chimiques contre les Kurdes » (Pierre-Louis Blanc, ancien ambassadeur de France auprès de l’ONU, « La Valise Diplomatique »).

 

Des années après, s’érigeant en spécialiste du nucléaire et des fusées, J. Chirac déclarait (« on » ? « off » ?) au New York Times et au Nouvel Observateur à propos des menaces de l’Iran « s’ils l’envoient sur Israël, la bombe ne fera pas 200 m. et Téhéran sera rasé » Passons sur le fait d’envisager froidement que le régime des mollahs puisse envoyer une bombe atomique sur Israël, passons sur le fait que Téhéran (8 millions d’habitants) puisse être rasé (par qui ?) mais comment a-t-il calculé les 200 m ? Si on prend en charge un vol supersonique de la fusée porteuse de la bombe, soit 1km/seconde … selon notre spécialiste en fusées, Téhéran sera rasé dans deux dixièmes de seconde ! Un tel processus de décision, sans compter le temps nécessaire à l’action, ne fait pas partie de ce qui est connu aujourd’hui. Et si l’on se place dans l’hypothèse d’un vol subsonique (soit 800 km/heure donc 220 m/seconde) il faudrait quand même une seconde pour accomplir le programme de J. Chirac. Son environnement s’étant ému, à la stupéfaction du monde entier, J. Chirac a rectifié ses propos le lendemain en ajoutant -entre autre palinodies- une nouvelle de poids : si la bombe est lancée par l’Iran, elle serait détruite avant qu’elle quitte le ciel iranien car plusieurs pays ont la possibilité de le faire. Qui ? Comment ? En combien de temps ? Ce qui est important c’est que la France a donné le sentiment qu’elle peut vivre avec un Iran nucléaire et si celui-ci attaque nucléairement Israël, eh bien, la France n’aura rien à faire : débarrassée d’Israël et de Téhéran pour le même prix … Israël ? Bon débarras, plus personne n’en parlera plus. Téhéran ? Enfin les pays arabes sunnites, amis et sponsors de J. Chirac seront débarrassés d’une crainte existentielle. C’est cette politique qui est suivie encore aujourd’hui, N. Sarkozy sait ne pas pouvoir se libérer de l’emprise des pays arabes (les ventes d’armes à la Lybie ne sont que le sommet de l’iceberg) ni ne veut attiser les feux dans les « cités » prêtes à s’enflammer à la demande de leurs frères de l’autre côté de la Méditerranée. S’opposer à la bombe iranienne veut dire pour la France garder son hinterland arabo-musulman.

 

Alors ? Pourquoi s’en prendre à Bernard Kouchner ? Négocier avec l’Iran ? On le fait depuis sept ans. Celui qui en a la charge (J. Solana) n’hésite pas, cependant, de dire « l’Iran avance de façon constante vers l’acquisition des armes nucléaires et les négociations ne progressent pas… Mais ceci ne signifie pas la guerre…. On doit résister à la tentation de décider des frappes militaires, qui pourraient créer une situation plus mauvaise que la possession d’armements nucléaires par l'Iran » Tout le monde peut résister à la tentation des frappes militaires. Mais écoutons les pays du Golfe dirent, in petto, « si l’Iran est bombardé on va avoir des problèmes avec ce pays pendant 18 mois ; si l’Iran n’est pas bombardé on aura des soucis pendant trente ans … » L’Iran qui vient d’être élu comme vice-président de la Commission de l’ONU pour le désarmement, co-président (avec la Lybie) du Conseil de l’ONU pour les Droits de l’Homme et qui, nonobstant ses nombreux appels pour la destruction d’Israël en niant aussi le Holocauste, vient d’être choisi par les Nations Unies pour faire partie du comité qui préparera la conférence mondiale contre le racisme en 2009.  

 

Mais Israël ? Le monde entier fait semblant de croire que ce que l’Iran veut (la disparition d’Israël), il ne le tentera pas une fois la bombe en sa possession. Mais Israël a du mal à attendre pour voir d’autant plus que la chaîne du nucléaire se rapproche dangereusement de ses frontières. Selon Sunday Times, l’incursion récente d’Israël en Syrie a permis non seulement la destruction d’un site nucléaire irano-syro-nord coréen mais aussi la récupération de composantes destinées spécifiquement au nucléaire miliaire. Relisons dès lors Montesquieu, L’Esprit des Lois : « Entre les sociétés, le droit de la défense naturelle entraîne quelques fois la nécessité d’attaquer lorsqu’un peuple voit qu’une plus longue paix en mettrait un autre en état de le détruire et que l’attaque est, dans ce moment, le seul moyen d’empêcher cette destruction … »

oooooo

 

La Russie, suivant en cela la politique de l’ancienne Union Soviétique, pour des raisons qui lui sont propres, œuvre à la déstabilisation du Proche Orient, en général et à la destruction d’Israël en particulier. On annonce la visite de M. Poutine en Iran courant octobre : les mollahs reçoivent un brevet d’urbanité de la part d’un ancien du KGB qui ramène la Russie, sur le plan des libertés, vingt cinq ans en arrière. Pense-t-on qu’il leur dira qu’il est inacceptable qu’ils plaident la destruction d’Israël ? Quelle importance quand en France même, des éditorialistes du Figaro tirant leurs références confuses de l’antiquité ou de ce qui s’est passé il y cent ans mais auréolés de leurs statut de politologues-philosophes et spécialistes de tout, titrent « Il ne faut pas désespérer de l’Iran ». La France, « depuis deux siècles sa diplomatie est aux mains d’une sorte de clan qui fonctionne par cooptation et évolue entre la mégalomanie, une idée boursouflée de la « grandeur de la France » et de sa « mission civilisatrice », l’antisémitisme, la condescendance anti-américaine et l’idée que pour maintenir sa « grandeur » elle doit s’affirmer en tant que « puissance musulmane » (DPJ, National Review cité par I. Lasserre, « L’Impuissance Française »). La France « puissance musulmane ? « Jacques Chirac fût un grand chef d’Etat arabe. Aucun chef d’Etat au monde n’a fait autant pour les causes arabes que Chirac. Les Arabes le regretteront beaucoup (KK, Courrier International, même référence)

 

Et Israël, pauvre pays rempli de juifs et qui devenu le Juif des Nations devrait de plus (Yom Kippour oblige) demander pardon à tous pour le tracas qu’elle leur cause de par son existence …

 

 

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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 08:18

 

Texte repris après publication par Liberty Vox. 

Une semaine après la rencontre de M. Poutine et M. Ahmedinejad à Bishkek (Kirghizstan) les deux dirigeants viennent de faire des déclarations dont l’importance ne doit pas être sous-estimée. L’un, vient de prôner à Téhéran, à répétition, la nécessité de détruire Israël, l’autre, rappelant des accents de la guerre froide, annonce à Tcheliabinsk, la reprise des vols des bombardiers stratégiques armés de bombes nucléaires, vols arrêtés depuis plus de quinze ans.  En fait, on vient d’avoir une nouvelle preuve de ce que l’on doit appeler la relève de la dernière imposture criminelle du siècle dernier, le communisme. Des sourcils se lèvent, des questions vont être posées, une certaine incrédulité va se faire jour. De quoi parle-t-on ?

 

Les analogies qui seront évoquées ci-après pourraient sembler incongrues. Pourtant, à ceux auxquels l’histoire du siècle dernier n’est pas totalement étrangère, elles pourraient non seulement rappeler que l’humanité a déjà été confrontée à ce qui se passe aujourd’hui mais aussi que devant l’accumulation d’indices concordants prémonitoires de ce qui arrivera inéluctablement, l’humanité, comme par le passé, reste de nouveau indifférente.

 

Monsieur Poutine d’abord, digne héritier d’un passé glorieux, celui de l’Union Soviétique. Qui considère que « la plus grande catastrophe du 20-ème siècle a été la disparition de l’Union Soviétique ». Pas la première guerre mondiale, pas la deuxième et ses 50 millions de morts, pas le nazisme ou le communisme, non. La disparition de l’Union Soviétique. Qui pendant les soixante-dix années de son existence a vécu en parasite du monde capitaliste après avoir liquidé ses élites, l’agriculture (la Russie d’avant la révolution était un des greniers du monde) et toute forme de participation réelle du peuple à la direction du pays. Pendant soixante dix années le « pays des travailleurs » détruisait, avec méthode, tout ce qui pouvait lui être contraire. Sans pour cela donner à ceux dont elle se considérait comme le fer de lance (les travailleurs) une vie à la mesure des privations qu’elle leur imposait. Mais qui s’était assigné comme tâche l’export de la révolution. C’était le temps du Komintern et de la mainmise de la Russie sur la direction des « mouvements révolutionnaires » et des partis communistes. C’était le temps de la défense de l’Union Soviétique par toutes les « forces de la paix ». C’était le temps de Maurice Thorez, « le meilleur stalinien de France » c’était le temps de l’abdication nationale en faveur de l’internationale, communiste. C’était le temps, en France, du « bloc contre bloc » c’était le temps de la destruction des cadres militaires qui luttaient en Espagne pendant la guerre civile. Guerre civile, pour l’essentiel, guerre russo-allemande. Et quand, sans comprendre ce qui lui arrivait, l’Union Soviétique dirigée par « le génial petit père des peuples » s’est vue attaquée par son partenaire dans la découpe de l’Europe. Attaque qui aurait pu lui être fatale si, par delà les millions de russes morts (à qui la faute ?), l’Amérique n’était pas venue à son secours en lui assurant des vivres, des moyens de transport et de l’armement (programme lend-lease de Roosevelt, entre autres, 8.000 avions livrés à l’armée rouge …). Union Soviétique qui dès les années trente avait commencé à vivre sur le dos du système capitaliste : Ford et son usine pour construire de voitures et des camions a été le précurseur. Avant et, surtout, après la deuxième guerre mondiale l’Union Soviétique se considérant encerclée par des ennemis, n’a eu de hâte que de fabriquer des armes. Ou la bombe atomique ou à hydrogène. Ce qui imposait la fameuse préférence stalinienne pour l’industrie lourde et le total mépris pour celle, légère, qui ne pouvait avoir d’autre ambition que la satisfaction des besoins du bas peuple. Disposant de forces de travail illimitées, fournies par le Goulag, l’Union Soviétique achetait tout ce qui lui était nécessaire et dont elle ne disposait pas aux « pays capitalistes ». C’était le temps d’après « l’étalon or » quand ce pays, deuxième producteur mondial d’or (et de diamants) faisait varier le cours de l’or et payait ses dettes en « monnaie de singe ». Ce faisant elle saignait les pays capitalistes et quand l’on compare les dettes de l’Union Soviétique aux PNB des pays créditeurs, force est de constater que les effets du hold-up pendant des décennies étaient significatifs. C’était le temps où après les famines (organisées pour détruire la paysannerie russe et ukrainienne) ce pays quémandait des millions de tonnes de blé car il n’était plus auto-suffisant (la Russie, encore aujourd’hui, bénéficie de millions de tonnes annuellement qui lui sont vendues, comme à des pays en voie de développement, à des prix inférieurs au marché mondial, essentiellement par l’Union Européenne). Ce qui ne l’empêchait pas de menacer le monde avec une crise des fusées à Cuba tout en fanfaronnant quant au « dépassement » de l’Amérique et d’autres pays capitalistes. Ce pays qui au prix de tortures et sacrifices sans nombre imposés à son peuple, disposait de la plus grande armée du monde, construisait des fusées balistiques intercontinentales et envoyait le premier homme dans l’espace, ce pays ne savait pas produire des rasoirs électriques ou des appareils d’électroménager  sans les avoir, auparavant, copiés sur des productions surannées du monde capitaliste. C’était aussi le pays où il était interdit de détenir une machine à écrire. C’était le pays qui pensait pouvoir tenir tête et à la course aux armements qui lui a été imposée par l’Amérique (la « guerre des étoiles » de Reagan) et à la révolution des moyens informatiques. Il n’a pu faire face ni à l’une, ni à l’autre, elle a implosé il y a bientôt 20 ans donnant ensuite l’impression de vouloir devenir un pays comme ceux qui ont construit l’Europe (le Plan Marshall ayant eu son rôle). Chasser le naturel, il revient au galop … Après avoir absorbé des milliards de $ pour la plupart donnés par l’Amérique, pour la destruction (qu’elle était incapable de faire par elle-même) d’un arsenal nucléaire obsolète (sous-marins, fusées, usines de retraitement, villes souterraines, etc.,) elle est en train de revenir à ce qu’elle avait été auparavant. Dirigée par une nouvelle nomenclature, provenant de l’ancien KGB, la Russie a trouvé un succédané pour l’or utilisé auparavant : le pétrole (et le gaz). Elle tire profit des augmentations faramineuses du prix de ces produits pour, de nouveaux, acheter à l’Occident ce dont elle a besoin. Et payer de nouveau en monnaie de singe. Et de retrouver son rôle déstabilisateur au Proche Orient ou en Amérique Latine, partout où elle peut de nouveau s’opposer aux Etats-Unis. Car elle s’oppose aujourd'hui aux Etats Unis partout dans le monde, n’hésitant pas d’apparaître  comme néo-impérialiste. L’hostilité généralisée de la Russie pour et  son rejet de la démocratie, montrent à l’évidence que la chute de l'Union Soviétique n'a pas conduit à des changements d’ordre moral ou psychologique autres qu’apparents. Sauf pour des dirigeants européens comme J. Chirac ou G. Schröder pour lesquels l’amitié de M. Poutine comptait plus qu’une proximité avec G. Bush. 

Et voilà M. Poutine, après s’être opposé à l’installation d’une station radar américaine en Pologne et en Tchéquie, voilà le nouveau tzar de toutes les Russies, annoncer la reprise des vols des bombardiers stratégiques. Autant nous rappeler qui a commencé la guerre froide. Et les paroles du « vieux lion » à Fulton, en 1946 « Personne ne sait ce que la Russie soviétique et son organisation communiste internationale ont l’intention de faire dans l’avenir immédiat, ni où sont les limites, s’il en existe, de leurs tendances expansionnistes et prosélytiques…. De Stettin dans la Baltique jusqu’à Trieste dans l’Adriatique un rideau de fer est descendu à travers le continent. Derrière cette ligne se trouvent toutes les capitales des anciens Etats de l’Europe centrale et orientale. Varsovie, Berlin, Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest et Sofia, toutes ces villes célèbres et les populations qui les entourent se trouvent dans ce que je dois appeler la sphère soviétique, et toutes sont soumises, sous une forme ou sous une autre, non seulement à l’influence soviétique, mais aussi à un degré très élevé et, dans beaucoup de cas, à un degré croissant, au contrôle de Moscou Quelles que soient les conclusions que l'on tire de ces faits, ce n'est certainement pas là l'Europe libérée pour laquelle nous avons combattu ; et ce n'est pas non plus celle qui porte en elle les ferments d'une paix durable» Winston Churchill. Les guerres de Corée, du Vietnam et plus tard celles du Proche Orient ou la crise des fusées en Europe ont suivi.

 

Quant au peuple russe … il attendra. Sur le bord du Lac Baïkal, à quelque centaines de km de ce qui fût la plus grande centrale hydroélectrique du monde (Bratsk), des villages de pêcheurs n’ont pas d’électricité. C’est vrai que l’imposture communiste (« le communisme c’est le pouvoir des Soviets + l’électrification de tout le pays » - Lénine), quelque puissent être les dizaines de millions de morts qu’elle a induit, n’a jamais pu voir sa réalisation complète.

 

Rencontrer M. Poutine à Bishkek c’était une forme de consécration pour celui qui prône la destruction d’Israël et qui considère les juifs croyants d’Israël comme infidèles quand il se trouve en très bonne compagnie avec un russe ancien espion communiste. Mais pour M. Poutine ? S’il ne rechigne pas à se montrer avec un suppôt des mollahs c’est que son combat est aussi le sien : s’opposer aux Etats-Unis. Et le jeune Assad, président d’une république de droit monarchique, protégé et des mollahs (qui lui assurent les fonds nécessaires pour acheter des armes perfectionnées à la Russie) et des Russes (auxquels il vient de concéder le droit de réinstaller une base maritime de guerre en Méditerranée, à Lattaquié) de dire «Pendant 15 années, depuis la chute de l'Union Soviétique, aucune force au monde n’a été capable de dire « non » aux Américains… excepté l'alliance Syro-Iranienne » C’est vite oublier la France, l’Allemagne et la Russie mais, bon, on va pas s’arrêter aux peccadilles.

 

Et que voit-on du côté de l’Iran ? Incapable de proposer à son peuple autre chose que des privations, incapable de lui assurer une économie au moins aussi développée que celle du temps du Chah, ayant réussi à jeter une chape  religieuse (l’équivalent de l’idéologie communiste avec des interdits différents mais pas moins contraignants) sur un peuple dont la civilisation ne date pas d’hier, l’Iran fait quoi ? Il exporte son produit principal (on verra pour le pétrole ensuite …) qui est sa doctrine mahdiste propre aux musulmans chiites. Et il prends le contrôle de territoires aussi différents que le Liban, Gaza ou partie de l’Irak en attendant mieux. Et il trouve, comme jadis l’Union Soviétique, des défenseurs de qualité car l’essentiel c’est de démontrer que tous les autres ont tort et se coalisent contre lui. « Nous sommes prêts à être déchirés, détruits dans de minuscules morceaux, pourvu que l'Iran reste intouchable. Car si l’Iran est intouchable, nous tous le serons aussi. Je suis un soldat modeste de l’Imam Khamenei… » Le meilleur stalinien du … Liban ? Non, c’est la relève, le Cheikh Nasrallah que notre ancien président avait invité, à côté de lui, à Beyrouth à une fête de la francophonie.

 

Pendant ce temps, en huit mois, 148 exécutions ont eu lieu en public en Iran. Des ennemis du peuple, on avait déjà vu le film. Pour le mois prochain on a programmé l’exécution de 15 prisonniers de la sinistre prison d’Evin (mais, chez nous, on ne proteste que contre les exécutions au Texas …).

 

La crise économique qui perdure n’interrompt pas la course effrénée du pays vers sa bombe. En 2006 l’Iran a obtenu 50 Milliards de $ des revenues pétroliers. Mais il a dépensé 60 milliards pour subventionner les ventes d’essence et d’autres produits … Son crédit cependant n’est pas entamé car l’Occident, nonobstant les menaces de sanctions, continue à lui accorder ce dont il a besoin. La France y a investi (pétrole, construction de voitures, etc.,) plus de 25 Milliards de $, l’Allemagne fourni plus de 85 % des machines outils et véhicules lourds dont l’Iran a besoin (un boycott d’un mois mettrait à genoux les fournisseurs allemands …), et la Suisse, et la Grande Bretagne et, et, et … Et l’Iran paye, lui aussi, en monnaie de singe : le prix du baril augmente de 10 $ ? Voilà en fin d’année quelque 7 Milliards de $ de plus dans ses caisses. De quoi acheter des armes pour la Syrie, le Hezbollah et le Hamas à Gaza. Des armes qui lui sont vendues par la Russie de M. Poutine sans aucun contrôle réel quant à leur destination. Des armes que l’UNFIL ne voit pas passer par les frontières du Liban … Comme la Grande Bretagne il y a soixante ans.

 

Et le prédécesseur d’Ahmedinejad, Rafsandjani, de prophétiser « Le jour approche où le monde musulman possédera des armes nucléaires, ce jour-là, la stratégie de l'Ouest sera caduque, car une unique bombe atomique a le pouvoir de complètement détruire Israël, alors qu'une contre-attaque israélienne ne peut causer que des dégâts mineurs au monde musulman » (la destruction de l’Iran n’étant à ses yeux qu’un détail). Eh oui, un totalitarisme prend la place d’un autre, les deux ensembles, en bons partenaires qui n’ont d’adversaire que les Etats-Unis ne peuvent que s’entendre. La relève est assurée.

 

Si l’on met en parallèle les soixante dix ans de l’Union Soviétique et les trente ans  du régime des mollahs on est frappé par les similitudes. Analogies incongrues ? Pas sûr … L’union Soviétique était un régime dictatorial fondé sur une idéologie à caractère totalitaire, elle utilisait des supplétifs différents pour la diffusion de cette idéologie, elle avait peur de « l’encerclement ennemi » d’où la nécessité de s’armer, elle faisait supporter les coûts induits par ses choix soit à son peuple soit à ceux cherchant des gains à court terme (pays « capitalistes »), elle manipulait ses ressources propres pour rendre supportables les souffrances de son propre peuple. Idéologie communiste, d’un côté, idéologie islamiste de l’autre, utilisation des partis communistes étrangers vs utilisation d’organisations musulmanes armées ou pas, encerclement « capitaliste » vs encerclement américain et « sioniste », nécessité de s’armer vs disposer d’un arsenal nucléaire, utilisation à profusion de l’appétit commercial des pays « capitalistes », manipulation du prix de l’or vs manipulation du prix du pétrole … C’est en réalité la nature profonde de ces deux régimes totalitaires qui les a conduit à un comportement similaire.

 

Quant à L'Europe, elle n’est plus vraiment une puissance de l’ensemble occidental. Pour en arriver là, la France a eu un rôle majeur, surtout pendant les dix dernières années. Pour maintenir l’opposition idéologique du gaullisme aux Etats-Unis, principe fondateur de la « politique arabe de la France », J. Chirac[1] a associé au prestige du gaullisme dans le monde arabe ses liens personnels avec les Rafic Hariri, Hosni Moubarak, Yasser Arafat et Saddam Hussein. Aujourd'hui, Hariri a été assassiné, Arafat est enterré à Ramallah, Saddam Hussein a été pendu. Reste Moubarak : avec Chirac, deux dinosaures corrompus, à bout de souffle et de crédibilité, obsédés plus que tout par leurs intérêts personnels, écrivait un chroniqueur il y a deux ans. Cela étant, les tendances lourdes d’un taux de natalité bas, de l’immigration musulmane et du multiculturalisme si elles ne sont pas arrêtées ou inversées, vont avoir comme effet la désoccidentalisation de l'Europe.

L’Europe (pendant qu’elle dort …) sait, sent, confusément que tout (ou presque) est perdu. Non seulement les masses d’immigrés arabo-musulmans ne se sont pas intégrées, mais n’ont aucune envie de le faire (car autrement elles se seraient intégrées comme, par exemple, les 50 millions de personnes déplacées après la guerre 39/45). Au contraire, compte tenu des différentiels des taux de fécondité entre les indigènes et les immigrés, il est matériellement impossible que la France de 2025 ne constate qu’un quart de sa population est d’obédience musulmane. Et dix  ans plus tard (au plus tard en 2040), l’Europe comptera un quart de sa population d’origine arabo-musulmane. Pour faire contre mauvaise fortune bon cœur, chaque pays, selon sa tradition, tente de tirer son épingle du jeu. Pendant que la Russie arme l’Iran et la Syrie (contre qui ?) la Grande Bretagne interdit à plusieurs reprises des ventes d’équipements militaires à Israël en raison de « craintes de violation des droits de l'homme ». Mais elle vend des armes à l'Arabie Saoudite car il ne peut y avoir de violation des droits de l’homme là où ils sont inexistants…  Et la même Grande Bretagne d’acheter des équipements militaires à Israël. On sait maintenant que ce pays a « inventé » les drones et que son avance technologique est telle que les Etats-Unis, la France et plusieurs autres pays en Europe utilisent ses équipements. Mais on a ses pudeurs. Alors, le Ministère de la Défense britannique a confié à Thales (France) en 2005-2006 la maîtrise d’oeuvre d’un drone d’observation tactique. Thales, sans coup férir, s’est associée de suite à la société  Elbit Systems, une des deux sociétés israéliennes spécialistes indiscutées des drones.

La Grande Bretagne ? Dès la création d’Israël elle n’a eu de cesse que de tout faire pour lui être hostile. 60 ans après la création d’Israël on peut se souvenir  de ce qu’écrivait Jorge Garcia-Granados, le représentant du Guatemala au Comité Spécial pour la Palestine créé par l’ONU le 13 mai 1947 : « … La majorité du Comité s’est prononcé en faveur du partage de la Palestine entre les Arabes et les Juifs de manière telle que chaque partie puisse bénéficier d’une indépendance sur une partie du territoire. Les Nations Unies ont accepté le plan de partage qui est devenu le fondement de la création de l’Etat Juif d’Israël…. Mais ce n’est pas par le travail normal de la communauté internationale que l’Etat d’Israël a vu le jour. La communauté internationale a failli…. Comme conséquence, les Juifs ont été forcés de créer leur Etat par eux-mêmes, avec l’autorité morale du plan de partage des Nations Unies mais sans aucune assistance contre une invasion armée. … La Grande Bretagne a permis à des milliers d’hommes en uniforme, armés, d’entrer en Palestine de Syrie, de l’Irak ou de la Transjordanie. Et la Grande Bretagne dont la marine, dans la nuit noire pouvait détecter n’importe quelle petite embarcation  de réfugiés juifs se trouvant en haute mer loin des plages de la Palestine, s’est montrée incapable de remarquer, de jour, les longs convois de véhicules militaires et de troupes traversant les frontières dont elle était responsable »

 

Soixante ans après on veut de nouveau détruire Israël. Cette fois-ci l’Iran, nouvel ami de la Russie, l’Iran qui organise, commande, finance et maîtrise les trois forces de proximité qui menacent Israël : la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. Qu’à cele ne tienne, l’Europe par la voie de M. Prodi prodigue (!) l’ouverture de discussions avec le Hamas qui pour l’instant est isolé par la communauté internationale. Le Hamas … regardez sa « résistance » actuelle et celle qui se prépare et que l’Europe espère amadouer pour vivre en paix avec Israël, les enfants endoctrinés dès l'école maternelle et photographiés avec des kalashnikovs ...

                                                                                                                                                                                                                                 Devant Devant la relève, devant l’association de la Russie et de l’Iran (à laquelle s’ajoutent toutes les forces obscures, racistes et antisémites, idiots utiles du fascisme islamique, tous ceux qui brulent des drapeaux israéliens et américains en criant mort aux juifs et … à l’Amérique, tout ce qui grouille, grenouille et scribouille dans la presse de « gôche » ou simplement bien pensante) de nouveau il n’y a que l’Amérique. Candidat républicain aux élections présidentielles qui viennent, R. Giulani martèle : « Nous ne pouvons pas prévoir quand nos efforts réussiront. Mais nous pouvons prévoir les conséquences d’un échec en Irak : L'Afghanistan retournerait à être un asile sûr pour des terroristes,  l'Irak deviendrait un autre, plus grand, plus riche, et mieux placé stratégiquement. Des régions de l'Irak tomberaient assurément sous la coupe de nos ennemis, en particulier l’Iran, qui emploierait son influence pour diriger encore plus de terreur contre les  intérêts des États-Unis et de ses alliés que ce qu’il fait aujourd'hui. … Quant à « l’Etat Palestinien » il n’est pas dans l’intérêt des Etats Unis, quand ils luttent contre la menace terroriste et contre les états voyous d’assister à la création d’un autre état qui va aider le terrorisme. Si non,  l’'influence et le prestige de l'Amérique - pas simplement au Moyen-Orient mais autour du monde, se ressentira. Nos alliés concluraient que nous ne pouvons pas soutenir nos engagements. Nos ennemis - terroristes et états voyous, se sentiront fortement encouragés »

 

Sic transit gloria mundi. Après avoir échappé à la terreur brune, on pensait avoir échappé aussi à la terreur rouge mais on commence à douter si on va échapper à la terreur verte … qui prend sa relève.          

 

 



[1] Dont l’un des proches collaborateurs, ayant suivi une carrière formidable dans les affaires étrangères, devenu Ambassadeur à Vie, Serge Boidevaix est poursuivi pour "trafic d'influence et corruption active d'agent public étranger". Il est soupçonné de s'être fait attribuer l'équivalent de 32,6 millions de barils de pétrole irakien entre 1998 et 2002 et d'avoir fait verser des rétro-commissions à des officiels de Bagdad. Extrait d’un rapport de la PJ : "la plupart des personnes physiques qui ont perçu ces allocations ont eu à véhiculer une image positive du régime irakien avec prise de position pro-irakienne, en particulier MM. Munier et Boidevaix, en contrepartie d'allocations pétrolières accordées par les autorités gouvernementales irakiennes de l'époque."

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