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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 09:22

Je vais essayer, donc, de répondre implicitement et explicitement aux interrogations multiples engendrées par mon dernier texte.

On me reproche, majoritairement, d’afficher un manque de solidarité (et de compréhension ?) avec le phénomène « Gilets Jaunes » surtout en se référant aux enquêtes d’opinion qui montrent que plus de 60% des français, eux, sont solidaires du mouvement. Soit.

Je laisse de côté les revendications à caractère économique qui, en grande partie, disposent d’une légitimité, car des partis divers et presque tous les syndicats les avaient mis en exergue depuis un certain temps. Je vais aborder (avec prudence, vu le sujet et les circonstances…) celles liées à l’organisation de la société. La plus téméraire est celle qui demande la démission de M. Macron.

Supposons (par absurde) que notre Président démissionne. Tant que nous n’abrogeons pas la Constitution (par consensus du Sénat et de l’Assemblée Nationale ou par révolution – la France en a connu d’autres… - ou par un coup d’état – aussi connu par le passé) on se trouvera devant deux questions : (a) qui pourra prendre sa place et (b) que va-t-il changer en France ? Pour certains… n’importe qui (du peuple) fera mieux mais (b) quant à l’économie qui pourrait s’avérer irréformable… on ne voit pas comment « le peuple » pourrait avoir un meilleur avenir. Ce qui me fait tirer une conclusion : quiconque occupera l’Élysée ne pourra pas faire mieux, et peut-être même fera pire que son occupant actuel.

Ouvertement ou « confusément » ce que les plus évolués des « Gilets Jaunes » mettent en avant c’est la dilution évidente du pouvoir des citoyens à influencer leur propre destin. Je vais m’aventurer, dans le monde des concepts socio-politiques qui - on s’en doute - m’est assez étranger. Mais, courage… « vers l’Orient compliqué volons avec des idées simples » disait le Général.

Si l’on trouve que le citoyen n’a pas voix au chapitre dans son pays d’organisation démocratique, qu’est-ce à dire ?

C’est ainsi, car il y a une divergence profonde, partie intégrante du paradoxe « nationalisme et supra nationalisme » D’un côté, la logique de l’organisation des sociétés humaines commande la réunion des états-nation en groupements pouvant aborder les grands problèmes qui sont devant l’humanité : faire vivre 8 ou 10 milliards d’êtres sur la planète, le réchauffement climatique (dans ce qu’il a de réel, laissant de côté les exagérations et les objectifs impossibles d’atteindre), le remplacement des sources d’énergie actuelles par de nouvelles d’une structure totalement différente ou les mouvements migratoires du monde. Ce qui précède est un postulat (il ne nécessite pas de démonstration car il n’y en a pas…). D’un autre côté, toutes les sociétés humaines - pour des raisons qui restent à déterminer - s’orientent vers des formes démocratiques, ouvertes (selon Henri Bergson & Karl Popper – « les dirigeants peuvent être changés sans bain de sang » …), dans lesquelles doivent se réaliser les aspirations de ses membres d’avoir « voix au chapitre ». Voilà un deuxième postulat.

Là où les choses se compliquent c’est qu’il y a divergence de fond, irréductible, entre les deux postulats. Elle est parfaitement visible et constitue, probablement, la cause majeure du rejet des masses (cultes ou moins cultes, instruites ou moins instruites) autant de leurs propres élites de plus en plus distantes par rapport à elles ou, surtout, des structures supra nationales généralement nommées, non élues. En clair, les citoyens d’un pays qui ont déjà du mal, de plus en plus, d’accepter de n’être consultés qu’une fois tous les quatre ou cinq ans se révulsent quand ils comprennent que le jeu « démocratique » est faussé dès qu’une autorité supra nationale se met en place. Car, ce faisant, les pays qui acceptent une autorité supra nationale augmentent la distance entre le citoyen et la prise de décision. Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de discuter de la justesse d’une décision prise par une autorité supra nationale qui s’impose aux pays « vassaux » mais du fait que le citoyen 𝝺 constate se trouver dépossédé de l’actif principal de la société ouverte, sa capacité d’influencer son propre destin par un vote aussi direct que possible.

Il me semble qu’il n’y a pas d’autre raison pour expliquer le rejet de « Bruxelles » par de plus en plus des sociétés de ses nations-membres. Il me semble, dès lors, que l’éclosion des nationalismes en Europe est inexorable, quelles que puissent être les rodomontades d’un Macron ou d’une Merkel. Les « Gilets Jaunes » en France sont, selon moi, avec une clarté éblouissante, la démonstration de la divergence des deux postulats évoqués. Il suffit d’écouter un de ses dirigeants (auto promus) pour comprendre que ce que M. Macron a pu leur dire, le 10 décembre ou pendant les vœux de fin d’année, ne passe pas le seuil de leur entendement, ce qui les fait décider de « ne rien lâcher » et continuer à faire barrage sur la route de Berck-les-Vaches.

Il me semble, aussi, qu’en Europe on reviendra à accepter les souverainetés nationales et arrêter le processus de leurs effacements en faveur de « Bruxelles ».

Mais… si l’on descend sur terre que trouve-t-on chez nous dans ce début de nouvelle année ? Un discours bâti, probablement, avec la méthode Coué qui s’emploie à nous convaincre que la retenue de l’impôt à la source se passe sans problème (les standards téléphoniques explosent ; les portails où on doit trouver des explications sont sursaturés ; et les perceptions et autres centres gardent les gens dans des queues à l’extérieur de leurs locaux), qu’il n’y a pas de bugs ni dans les procédures établies ni dans leur mise en application [personne ne sait la différence entre revenu imposable et le revenu fiscal de référence, on ne connaît pas la date du versement du crédit d’impôt (ni de son quotient) relatif aux charges de l’année 2018]. Mais, patience, on en a vu d’autres et, dit M. Darmanin, dans un mois cela sera comme pour le téléphone portable quand on se demande « comment faisait-on avant ? »

Mais sur terre on trouve autre chose aussi. Le mouvement des « Gilets Jaunes » glisse, imperceptiblement vers le FN et ses slogans. Ce que Mme Le Pen et ses lieutenants n’hésitent pas à mettre en avant sur les plateaux de TV et aux micros des stations de radio. Avec une touche antisémite, comment cela pourrait-il être différent ? Et cela glisse…

Au Train Bleu, restaurant classé monument historique (Gare de Lyon) les officiants se sont exprimés, comme il se doit, solidaires avec Mbala Mbala Dieudonné et sa quenelle :

Le « Gilets Jaunes » ? Pourvu qu’ils disparaissent rapidement, la France va suffisamment mal sans eux. Pourvu que le Pouvoir arrête de louvoyer quant aux mesures à prendre pour y parvenir. Je sais, c’est prévoir l’imprévisible…

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28 décembre 2018 5 28 /12 /décembre /2018 14:54

Une fois de plus j'ai du mal à prendre la défense de notre Président. Ne serait-ce qu'à cause de ce que j’écrivais (8 mai 2017)  en commentant la victoire de M. Macron : « L’alternative est dès lors inscrite sur le murs : « soit il a une majorité absolue, son programme ne sortira pas la France du déclin où elle se trouve soit il n’a pas de majorité absolue et il ne pourra rien faire de ce qu’il a promis »….. Autant dire que l’on perdra encore cinq années pour un nouveau quinquennat qui ne sera pas différent de celui qui s’est terminé et dont J-L.M a pu dire :  « Ce soir s’achève la présidence la plus lamentable de la Ve République qui aura détruit pratiquement toute confiance autour d’elle »…..  C’est le deuxième résultat important du 2ème tour, en fait, de l’incapacité de réunir dans le pays une majorité décidée à le sortir des ornières du surendettement, du chômage de masse, de l’explosion du coût de l’Etat et/ou d’un modèle social incompatible avec une économie de marché. Vous avez remarqué, je ne dis rien du communautarisme et/ou du coût absurde d’une immigration mal (ou pas du tout) maîtrisée et incapable d’intégration (quant à l’assimilation, n’en parlons pas).

Et pourtant … on s’est  fait encore une fois avoir par les promesses de campagne de M. Macron. Qui se sont révélées être « des inscriptions inexistantes écrites à l'encre invisible sur une page vierge » (Simon Leys, The New York Review of Books, 11.10.90). Pas besoin de faire la comparaison entre tout ce qu’il a promis de faire et ce qu’il a accompli pendant les 18 premiers mois de son mandat. Mais, quand même, rappelons-en trois : (a) la réforme du code du travail, (b) la réduction du nombre de fonctionnaires et (c) la réduction des impôts. Pour (a) la montagne a accouché d’une souris et, à part des dispositions de séparation plus faciles rien de nouveau. Pour (b) sur la base des résultats de 2017 on sait que le nombre de fonctionnaires aura augmenté de 30/35.000 à fin 2018 ce qui laisse croire que le réduire de 120.000 sur le quinquennat est une gageure. Et pour    (c) … à mi-juin 2018 on comptait 50 nouvelles taxes et impôts nouveaux et à fin 2017 la France était championne (du monde !) des prélèvements de l’état du PNB (https://www.lopinion.fr-05.12.18). Certes, tout en sachant cela, il faut se souvenir que notre pays a traversé près de quatre siècles de guerres intermittentes (dont chacune a vu l’introduction d’un nouvel impôt en commençant par  la gabelle, celui sur le sel et celui sur les fenêtres …), dont deux guerres mondiales et une demi-douzaine de guerres coloniales, est en paix depuis presque de soixante-dix ans. La France est aujourd'hui un des pays les plus riches du monde avec, probablement, le plus généreux système de protection sociale. La semaine de travail est la plus courte au monde, les vacances annuelles sont les plus longues,  l’éducation (y compris supérieure) est gratuite. Nos concitoyens  sont mieux nourris, mieux logés, mieux vêtus et mieux divertis que jamais. Ils sont également en meilleure santé : l’espérance de vie est supérieure de 20 ans à ce qu’elle était en 1958 (INSEE).

Ce qui nous est difficile d’admettre c’est les inégalités existantes mais qui sont consubstantielles à toute économie de marché. Mais pourquoi rappeler tout cela en prenant la défense de notre Président ? Parce qu’il se trouve devant  le vrai dilemme français qui perdure depuis 40 ans : la classe moyenne et les travailleurs les moins bien lotis souhaitent une vie meilleure pour eux-mêmes et, surtout, pour leurs enfants. Mais en même temps (sic), la société française résiste à des changements significatifs. Les réformes économiques tentées par tous les présidents français (sauf De Gaulle) se sont terminées en eau de boudin.

Et M. Macron ? Moi, je lui accorde des circonstances atténuantes. Il en a voulu bien faire, il a fait savoir ce qu’il allait faire mais … on ne peut pas effacer l’atavisme français qui tire son origine historique des jacqueries … Nous voilà, donc, avec les « Gilets Jaunes » - ectoplasme protéiforme qui se découvre, de surcroit, un peu antisémite et l’annonce par une quenelle de Dieudonné. Tout en laissant agir, sans s’opposer d’aucune manière, catalyseur évident, les barbares d’extrême droite ou d’extrême gauche venant d’on ne sait où mais pour une partie des « cités » détruire tout ce qu’ils peuvent et  tenter, même de lyncher des membres des forces de l’ordre.

Et que peut faire M. Macron ? Il a voulu être Jupiter, il  a été transformé en « punching bag ». Et pour s’en sortir il fait ce que ses prédécesseurs ont toujours fait, il commence à distribuer de l’argent. Dont il ne dispose pas. En s’endettant.

Qu’à cela ne tienne. Et quant aux slogans imbéciles et irresponsables du genre « Macron démission » les cerveaux d’acier qui les portent devraient se demander « pour le remplacer avec qui ? » Certes il y en a un, dans les starting blocs, prêt à se sacrifier : François Hollande qui a tellement bien réussi son mandat. Mais comme sa vie actuelle (en oubliant la jeune actrice) est une vie de « riche » pourquoi il n’essayerait pas de nouveau ? Regardez :

Mais tout en essayant de le sauver il faudrait, quand même, qu’il laisse un peu de côté ses rêves de « leader des progressistes européens » et arrête de s’occuper des « nationalistes et des populistes » (dix pays en Europe avec l’Italie, la Pologne, l’Autriche …) pour faire un peu obstacle au dictateur islamique de Turquie. Qui s’oppose à la France pour ce qui se passe en Syrie, qui veut passer par le fil de l’épée (so to speak) le peuple kurde en sa totalité [quand même, environ 25% de la population turque, qui espère un jour disposer d’un état (ou d’une région autonome)]. Et faire comprendre à l’Europe que son voisin de l’Est est son ennemi principal, non pas la Russie. Car la Russie n’envisage pas de conquérir l’Europe tandis que le nouveau sultan oeuvre autant que faire se peut à la conquête de l’Allemagne par les turcs qui s’y sont installés  ou celle de la Belgique ou de la France par ses Frères Musulmans. Turquie qui se classe 157ème sur 180 pays pour la liberté de la presse (Reporters sans Frontières). Le sultan fait en sorte qu’il y ait en Turquie :

Turquie, qui de plus, s’évertue à faire payer aux Saoudiens l’assassinat d’un journaliste (lié aux Frères Musulmans) à Istanbul. Tout en reprochant à la France le fait qu’elle continue de vendre des armes à l’Arabie Saoudite chose que l’Allemagne, la Belgique et d’autres ont arrêté de faire après le dit assassinat. Mais … notre Président n’en a cure car ses relations avec le commanditaire supposé de l’assassinat (l’homme fort, le Prince Mohamed ben Salman) sont excellentes …

Et puisque le blog s’appelle « France-Israël » … disons un mot de la relation amour-haine de ces deux pays. Qui a connu et pire et mieux qu’avec M. Macron.  Mais il avait promis de changer les choses. Pourtant, la France continue d’approuver toutes les résolutions de l’ONU (le 7 décembre les dernières) qui dénient à Israël toute liaison historique avec le Mur de Lamentations en particulier et Jérusalem en général. Au cours de l’année 2018 l’Assemblée Générale de l’ONU a passé 27 résolutions de condamnation (H. Neuer – UN Watch, 26.12.18) : 21 pour Israël, une pour l’Iran, une pour la Corée du Nord … La France les a toutes approuvées.

On a l’habitude de justifier cela par l’antisémitisme historiquement constant du Quai d’Orsay (Un siècle de trahison: La diplomatie française et les Juifs, 1894-2007 - David Pryce-Jones, 2008). Et la France ne dit rien à son ami M. Abbas quand le bras droit de celui-ci, M. Erekat, déclare « Tout le territoire de Jérusalem reste un sujet pour les négociations de son statut définitif, alors que Jérusalem-Est, en vertu du droit international, fait partie intégrante du territoire palestinien occupé », La France avait pris la tête de l’Europe pour condamner la décision des Etats Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Même la Russie a reconnu Jérusalem-Ouest comme l’endroit où se trouve la capitale d’Israël. Mais pas la France. Car elle admet, semble-t-il, ce que les palestiniens veulent : Jérusalem-Est d’abord, ensuite le reste.

Mais M. Macron a promis que … Le premier ministre israélien lui demandait chaque fois que la France vote contre ou s’abstienne … Le résultat, semble-t-il, c’est qu’ils ne se parlent plus. Notre Président a tort : M. Netanyahou semble avoir toutes les chances d’être de nouveau élu car son parti, le Likoud, paraît  gagner les élections du mois d’avril.

Et pourtant … il faut sauver le soldat Macron. Car il s’agit du sort de la Cinquième République, rien de moins ! Quant à savoir comment …

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 20:50

        Vous avez eu à choisir entre la  guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre.

W. Churchill -1938.

Il semblerait que cela nous poursuit… J’avais écrit « Le gouvernement se trouve, en ce moment, devant une alternative dont les deux branches sont également néfastes pour le sort du pays. Soit il reste « droit dans ses bottes » et il est presque certain que, les échauffourées qui prennent un air de guerre civile se superposeront sur les actions des gilets jaunes, soit il plie face aux demandes (multiples et variées) de la rue érigée au rang d’interlocuteur qualifié et il abandonne, ainsi, une part de la souveraineté de l’État aux « séditieux » (qualificatif utilisé par le Ministre de l’Intérieur) »

Jupiter - j’ai de la peine à l’appeler ainsi vu que depuis quelque temps il a perdu toute emprise sur le monde - a parlé et, je l’avais dit déjà, a choisi les deux branches de l’alternative. Et ce qui se passe c’est qu’il a choisi d’accepter (une grande partie) les revendications de la rue et il n’a pas réussi d’arrêter la déferlante de la violence avec presque 100.000 policiers, gendarmes et autres forces d’ordres.

Raison garder ? Les « miettes », qualificatif que le Gilets Jaunes ont utilisé pour ce que le Président a promis, sont chiffrées à quelques 12/14 milliards d’euros. Peu ou prou, 5% du budget annuel de la France en ajoutant (toutes choses égales par ailleurs) 15% au déficit prévu pour cette année (86,7 milliards d’euros). Et comme on ne sait pas réduire la dépense publique… on ajoutera autant à l’endettement de la France.

Dépense publique ? Au lieu de commencer par réduire la dépense publique -ce qui était un engagement phare de la campagne présidentielle- un an et demi après on se remet à distribuer comme le prédécesseur de M. Macron l’a fait, larga manu, des milliards d’euros.

Dépense publique ? Il était question de réduire de 120.000 le nombre de fonctionnaires sur la durée du mandat. Au bout de la première année le nombre de fonctionnaires avait augmenté de 20.400 (La Tribune, 18.12.17) et ce qui se passe maintenant ne permet pas croire que pendant les trois années qui restent au mandat de M. Macron on tiendra l’engagement. La France employait à fin 2017 quelques 5.600.000 fonctionnaires (idem) ce qui fait, peu ou prou, 20% du nombre total de ses actifs. La moyenne de l’OCDE n’est que de 15% (Le Figaro, 17.05.18). L’Allemagne dispose de 44,3 millions d’actifs et le nombre de fonctionnaires serait un million de moins qu’en France.

Il aurait dû commencer par réduire les dépenses publiques : moins élevées, elles auraient permis de réduire les impôts quelque temps après, créant ainsi ce que les économistes appellent un cercle vertueux. Au lieu de penser au pays il s’est lancé dans deux projets aussi faramineux qu’inutiles (réellement) pour la France, devenir le leader de l’Europe « progressiste, inclusive, antinationaliste » et le champion de la lutte contre le réchauffement de la planète.

12-14 milliards d’euros prévus pour satisfaire les demandes (extorsion, vu les manifs et ses conséquences ?), milliards que nous n’avons pas. Et nous sommes criblés de dettes : presque 3.500 milliards d’euros (y compris les retraites des fonctionnaires…).

12-14 milliards d’euros de « miettes » disent ceux qu’il voulait aider, qui n’auront pas servi à grande chose car… les manifs (et sans doute la violence, les destructions, les pertes induites, etc.,) continueront, disent les citoyens éclairés qui font partie des Gilets Jaunes. Ne suis-je pas sensible à leur sort ? Je le suis, mais nous vivons dans une société libre, et en économie de marché dont les inégalités sont consubstantielles. Tout en n’oubliant pas que l’Etat distributif français est loin d’être celui qui distribue le moins. On oublie que 58% des foyers fiscaux ne payent pas l’IRPP, qu’il y a une sécurité sociale gratuite, une éducation gratuite. Et un énorme secteur de subventions (plus ou moins justifiées) pour arrondir les angles pour les moins fortunés. Mais… l’atavisme historique (certains diraient « l’ADN ») du pays veut que, périodiquement, on décide qu’il faut s’en prendre aux riches… En oubliant que les plus riches (10% de la population) payent 70% du total de l’impôt sur le revenu (Boursier.com, 03.08.18).

Et voilà notre Président, certes élu par défaut (car l’autre » c’était Marine Le Pen…) qui tout en voulant faire croire qu’il « garde le cap » est en train de dérouler la bobine du film pour nous faire revenir là d’où on n’arrive pas à sortir.

Dois-je dire que le Président aurait dû rester droit dans ses bottes ? OUI, je le dis. Le Général l’a fait en 1963, Madame Thatcher aussi en 1979. Certes, cela aurait demandé que l’ordre soit respecté par tous les Gilets Jaunes et les casseurs qui viennent prendre part aux festivités… C’est pour cela que le pays dispose de 250.000 policiers et gendarmes (145.000 policiers, 95.000 gendarmes et autres forces – chiffres 2016 – Alternatives Économiques). Qui sont bien armés et capables de maîtriser des foules qui ne respectent pas « l’ordre républicain ». Et pourtant… Paris a été victime d'incendies criminels dans ses rues et avenues principales, de vitrines explosées, de pillages, de vols, de barricades, de voitures incendiées, d’immondes graffitis sur des bâtiments publics, de la destruction du Musée de l'Arc de Triomphe et de la destruction de grilles des Tuileries.

C’est le manque de volonté pour confronter, avec la force de l’Etat, l’ectoplasme jaune des gilets qui a conduit notre Président à jeter aux orties les engagements fermes sur lesquels il a été élu. Il devrait se souvenir qu’il dispose d’une majorité à l’Assemblée Nationale, ignorer « la chienlit » et imposer à la vitesse grande V les reformes de fond que la France doit subir comme l’Allemagne a su le faire (avec un premier ministre socialiste…).

Manque de courage. Regardez Strasbourg. On s’époumone de nouveau « faut expulser » les « Allah Akbar » qui tuent. Mais celui de Strasbourg y est né. Nourri, logé, éduqué par la République et condamné 27 fois (il n’a que 29 ans…) pour des faits divers. Faisant partie de la diversité qui est une chance pour la France. Et on attend la libération (oui) de plusieurs centaines de djihadistes de retour du Proche Orient.

Et pour mélanger les pommes et les oranges, voilà notre France qui signe « Le Pacte de Marrakech », nouveau moyen induit par le « Machin » (comme disait le Général) pour faire admettre -je fais simple- que tout le monde a droit à tout le monde et… les migrants aux destinations qu’ils choisissent. Des plus de 150 pays au monde (dont deux tiers sont à l’origine des mouvements de migration) seuls les Etats Unis, l’Australie, l’Autriche, la Bulgarie, la Croatie, la République Tchèque, le Danemark, la République Dominicaine, l’Estonie, la Hongrie, Israël, l’Italie, le Japon, la Pologne, la Slovaquie et la Suisse ont refusé de le signer. Neuf pays des 27 de l'Europe que notre Président veut conduire vers des lendemains qui chantent.

Que Dieu prenne soin de nous…

 

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 22:40

On n’arrête pas de nous le dire, à la radio, à la télé, sur les pages de Facebook et via les réseaux Twitter et autres, demain ce sera la fin du monde. 89.000 policiers, gendarmes, CRS, (dont 9.000 sur Paris), des voitures « canons à eau », des véhicules conçus pour faire face efficacement aux mouvements de masse, bref, on se prépare à ce que l’on n’avait plus vu depuis mai 68. 50 ans et l’histoire se répète, selon l’adage la première fois cela a été un drame, maintenant c’est une tragicomédie !

Quèsaco ? J’avais écrit « le gouvernement se trouve, en ce moment, devant une alternative dont les deux branches sont également nocives pour le sort du pays. Soit il reste « droit dans ses bottes » et, il est presque certain, les échauffourées qui prennent un air de guerre civile se superposeront sur les actions des gilets jaunes, soit il plie face aux demandes (multiples et variées) de la rue érigée au rang d’interlocuteur qualifié et il abandonne, ainsi, une part de la souveraineté de l’État aux « séditieux » (qualificatif utilisé par le Ministre de l’Intérieur).

Ce qui s’est passé laisse rêveur l’observateur : le gouvernement a choisi de prendre les deux branches de l’alternative à la fois ! En commençant par céder devant la rue (je ne discute pas ses revendications, ni leur justesse ni leur naïveté, ni leur impéritie) avec un manque de savoir qui ne peut qu’étonner. Comment qualifier autrement une déclaration solennelle du Premier Ministre devant l’Assemblée Nationale, qui, pour l’essentiel, est intégralement contredite par « l’Elysée » le soir même. Si on avait voulu donner raison aux « séditieux » (M. Castaner a eu raison d’appeler « séditieux » une –grande- partie de ceux qui s’étaient transformés en bêtes furieuses prêtes à tout détruire « au nom du peuple »… comme s’ils avaient, seuls, le droit de parler en son nom ; j’ai eu tort récemment de juger le propos inconvenant) on n’aurait pas procédé autrement. Et ensuite, en prévision de nouvelles attaques contre la République et ses institutions, mobiliser le ban et l’arrière ban des forces d’ordre pour faire face aux quelques milliers de casseurs, d’extrême droite et d’extrême gauche, des groupes venant des « cités » (on occulte passablement leur origine) ou des « Antifa » (qui ont changé de nom pour devenir « black block).

En cumulant les inconvénients des deux branches de l’alternative le gouvernement va se trouver, maintenant devant le résultat de son manque d’intelligence :

a. renoncer aux taxes prévues, geler le prix de l’électricité, parler de primes pour améliorer le pouvoir d’achat a comme résultat de se trouver devant un inexorable mouvement « toujours plus » sans qu’il ait aucune échappatoire ; parce que s’il a cédé une fois… il pourra encore le faire…

 

b. transformer Paris en camp retranché dont les défenseurs seront soit totalement inactifs (si rien ne se passe) ou obligés à « casser » des casseurs sous le regard attentif des chaines de TV qui, irresponsables, se feront un devoir que de montrer surtout cela et, un peu moins, les actions des « séditieux ».

 

Devant la « chienlit » le Général, en 1968, après trois jours d’absence, à utilisé la radio pour dire « ça suffit » et a procédé à la dissolution de l’Assemblée Nationale pour provoquer de nouvelles élections. On connaît la suite.

Se taisant depuis trois semaines, absent de Paris car des voyages de très grande importance l’appelaient ailleurs, notre Président s’est montré égal à Marie Antoinette : « si le peuple ne peut pas acheter du Diesel, on va les aider pour acheter des Tesla » (Matt Ridley, Twitter, 06.12.18). On exagère … il y a aussi des Toyota ou même des Renault électriques. Quant au fait qu’à la « prime de conversion » il faudra ajouter au moins une année de SMIC … les cerveaux d’acier qui conseillent le Président ont oublié de lui déconseiller, vu son inanité, une telle suggestion.

 

Que faire ? Il me souvient que l’Amiral Sanguinetti (le frère d’Alexandre) auquel on demandait comment mettre fin au « problème corse » (au moment d’une situation  plus que tendue créée par des « nationalistes) avait répondu « le jour où le Gouvernement aura le courage de sortir dans les rues les mitrailleuses lourdes le « problème corse » sera résolu ». Notre Gouvernement actuel, responsable de la pérennité de la République a laissé pendant trois semaines la « chienlit » prendre le dessus sur les forces de l’ordre car … démocratie, droits de l’homme, liberté de la parole … doivent prévaloir chaque fois que les ennemis de la démocratie l’attaque. Arrêter des casseurs ? Les Policiers ne le peuvent pas, arrêter des casseurs car il faut qu’un officier de police judiciaire soit présent, fasse un constat écrit, signé, contresigné car autrement n’importe quel juge libère instantanément le casseur.

 

Ce qui est incompréhensible c’est de voir un gouvernement issu d’une majorité pléthorique à l’Assemblée Nationale se montrer incapable de résister à la « pression » de la rue. D’aucuns expliquent la chose par « l’arrogance » de notre Président, Jupiter au petit pied, qui s’est mis dans la tête qu’il pourra faire tout ce que ses convictions le poussaient à faire. Entendons-nous bien, comme pour le Gilets Jaunes, je ne nie pas l’absolue nécessité de faire ce qu’il a annoncé vouloir faire pendant sa campagne électorale. La France a de moins en moins de chances d'inverser le sens de la spirale descendante qu’elle parcourt depuis une quarantaine d’années. Changer de sens veut dire passer par un « point d’inflexion » ce qui –tous les physiciens et tous les mathématiciens vous le diront- nécessite une énergie (ou un coût) immense car il s’agit, en géométrie différentielle, de changer la concavité d’une courbe. Il suffit de regarder ce que les « hommes providentiels » auxquels la France a dû faire appel (de Bonaparte à de Gaulle, en passant par Boulanger, Clemenceau, Mendès France) ont fait subir au pays pour qu’ils le sortent des ornières de la décadence où il se trouvait. Souvenons-nous comment le Général a tenu tête aux mineurs, au PC et à la CGT pendant six semaines en 1963. Et il faisait froid…

 

Bon, on verra demain. On a mobilisé les troupes, ils ne manquent que les hélicoptères et les forces spéciales. Pauvre France… elle montre au monde entier son état de déliquescence, son incapacité de se reformer pour assurer à ses enfants et aux enfants de ceux-ci un avenir digne du passé laissé par nos anciens. Certes, ce n’est pas ça qui l’empêche de donner des leçons sur ceci et sur cela au monde entier, de se chamailler avec le nouveau sheriff qui se trouve à la Maison Blanche, ni de prétendre prendre la tête de l’Europe pour y imposer les vulgates que son intelligentsia produit, à jet continu, depuis des lustres.

 

En fait, ce n’est pas la France, ce vieux pays qui a donné tant au monde. C’est simplement son nouveau roi, un peu trop arrogant et peu enclin à faire siens les avis de ceux qui ne font pas partie du « premier cercle ». Dans un pays où on a déjà coupé la tête d’un roi… C’est vraiment dommage.

 

 

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 22:48

Trois semaines d’échauffourées, trois samedis de plus en plus destructeurs : quelques casseurs parmi les gilets jaunes pendant le premier, plusieurs milliers pendant le dernier. Et le Président en voyage (très important, bien sûr) à Berlin, en visite d’Etat dans la grande Belgique, au G20 à Buenos Aires. Pour montrer partout que, nonobstant ce qui se passait dans son pays, il n’oubliait pas qu’il avait un rôle mondial à jouer : s’opposer aux populistes et nationalistes en Europe et défendre la planète contre la menace de son réchauffement. Pour montrer, aussi, que personne ne pouvait le remplacer.

Allez, on ne tire pas sur une ambulance… Essayons, plutôt, de passer en revue ce qui se passe dans le pays et, éventuellement, supputer vers quel avenir il s’oriente.

Le plus court résumé que l’on puisse faire doit souligner (a) la volonté du gouvernement de tenir un cap qui devrait amener le pays dans une zone équivalente à celle de la moyenne des pays de l’Europe (déficit budgétaire, endettement, croissance, réduction du chômage pour mentionner les objectifs les plus importants), (b) le nécessaire effort matériel à faire par tous ceux qui travaillent ou se trouvent à la retraite, (c) le refus d’une classe moyenne et populaire d’y consentir. Le gouvernement pensait qu’avec sa majorité (pléthorique) à l’Assemblée Nationale, avec la neutralité de la masse de retraités (pratiquement égale en nombre à la moitié de tous ceux qui travaillent en France) et, même, avec un peu de grogne… il allait réussir là où tous ses prédécesseurs avaient failli. Mais, c’était sans compter avec l’esprit de fronde, trait de caractère fondamental d’un peuple qui ne s’en laisse pas compter.

De fil en aiguille, d’une revendication, en apparence, plus qu’inoffensive (arrêter l’augmentation de la partie « taxes » pour le prix des combustibles) on est arrivé en trois semaines à envisager la dissolution de l’Assemblée Nationale et, même, aux cris de « Macron - démission ». Et pour « mettre la pression » sur le gouvernement plus de 300.000 « gilets jaunes » dans les rues de France et de Navarre au départ pour arriver trois semaines après à moins de 75.000 gilets jaunes mais aussi des milliers de casseurs enrégimentés à l’extrême droite et à l’extrême gauche. Casseurs qui n’ont strictement rien à faire des préoccupations du gouvernement, du bonheur du pays ou de l’image de la France à l’étranger. Et, comme en 1995 (qui s’en souvient-il encore ?) pour la réforme des retraites que Jacques Chirac et Alain Juppé ont abandonné en rase campagne (ce dont le pays souffre encore aujourd’hui) entre 75 et 80% de la population exprime sa solidarité avec les gilets jaunes. Pas avec les casseurs, encore heureux.

Tant et si bien que le gouvernement se trouve, en ce moment, devant une alternative dont les deux branches sont également nocives pour le sort du pays. Soit il reste « droit dans ses bottes » et, il est presque certain, les échauffourées qui prennent un air de guerre civile se superposeront sur les actions des gilets jaunes, soit il plie face aux demandes (multiples et variées) de la rue érigée au rang d’interlocuteur qualifié et il abandonne, ainsi, une partie de la souveraineté de l’État aux « séditieux » (qualificatif utilisé par le Ministre de l’Intérieur).

Alors ? On devrait se souvenir que la dérive à laquelle on assiste aujourd’hui et le résultat de tout ce que l’on a laissé faire. La destruction systématique du système d’enseignement, la soumission aux modes venues d’ailleurs (Etats Unis, essentiellement), la « déconstruction » de tout et de son contraire par des philosophes portés au pinacle (Serres, Deleuze et d’autres) le tout en vertu des vulgates imposées par l’intelligentsia du pays, l’égalitarisme (à la place de l’égalité dans la société), le bonheur de la « diversité » devenue -sans avoir eu un effort à faire- « une chance pour la France », la primauté des « sciences humaines et sociales » pour la formation de générations entières dont l’avenir se trouve confiné aux emplois non qualifiés, aux CDD et à une vie chez leurs parents jusqu’à 30 ans et plus. Et si l’on croit que j’exagère, regardez le sujet d’une thèse soutenue à Paris 8 en 2015 : « Des équilibres instables : construction de soi et relations familiales chez les lesbiennes maghrébines migrantes d'ascendance maghrébine en France » (Le Point 02.12.18). Si l’on se souvient de tout cela on comprendra qu’une réaction du Gouvernement limitée à l’annulation de l’augmentation des taxes sur les combustibles ne servira à rien ni pour maintenant ni pour l’avenir. Sauf de démontrer qu’il ne sait pas rester   droit dans ses botes.

Après les violences à Paris de ce dernier week-end, le gouvernement avec la caisse de résonance des médias (tous ou presque subventionnés…) diabolisent les gilets jaunes (voir les épithètes d’un Benjamin Griveaux ou l’imbécilité des celles d’un Darmanin) en faisant un salmigondis en leur ajoutant les casseurs. On a commencé par accuser Marine Le Pen et l’extrême droite (et voir Monsieur Melenchon protester vivement contre ce mensonge), ensuite l’extrême gauche (enfin…), et il y a même des théories selon lesquelles les Russes et les Turcs seraient impliqués. C’est vrai, on se demande ce que font en France la RT de Monsieur Poutine ou le Medyaturk de M. Erdogan d’autre que fomenter du mécontentement pour les indigènes et de l’islamisme pour la « diversité ».

Quand on passe les bornes il n’y a plus de limites (Alfred Jarry). Soumis au supplice chinois du « goutte à goutte » via les impôts et les taxes*, déconstruit en deux catégories -le monde des villes participant au développement industriel et commercial plus les services et le monde rural et des petites villes dont les catégories socio-professionnelles se trouvent en bas de l’échelle du bien être, le peuple se révolte. Et il manifeste sans soumettre aux Préfectures leurs projets.

Tu parles… une jeune femme gilet jaune pour apostropher un officiel : « parce que quand on a coupé la tête du roi et on a pris la Bastille on aurait prévenu le Ministre de la Police » ?

 

 * La France, gérée par la droite et la gauche depuis 40 ans vit à crédit (endettement total plus de 3.000 milliards d’euros) tout en consommant pour la gestion de l’état plus de 57% de la richesse nationale. Et tout en ajoutant, tous les ans, à tous les budgets, une nouvelle taxe ou un nouvel impôt ou une nouvelle justification pour les deux.

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 18:03

Pas besoin d’avoir un doctorat en sociologie, psychologie des masses ou communication pour comprendre que quelque chose ne va pas bien dans ce beau (ancien) royaume de France. L’apparente cécité et/ou surdité de nos dirigeants ne doit pas nous faire croire (a) qu’ils ne comprennent pas la difficulté grandissante du « bas peuple » de joindre les deux bouts, (b) ou leur appréhension grandissante des soucis créés (ou en train de l’être) par un mouvement de masse inorganisé ou (c) les effets du corset contraignant de l’appartenance à l’Union Européenne.

Si nous pouvons déceler les causes du « mal vivre » qui s’installe en France, eux aussi le peuvent et ô combien plus que nous. Mais alors que se passe-t-il ? Pourquoi le dialogue est-il impossible ? Essayons de décrypter.

Tout d’abord parce que l’arrogance a pris le pas sur la nécessaire considération que « ceux d’en haut » doivent, impérieusement, à « ceux d’en bas ». Que le Président de la République puisse dire « Je n'ai pas vraiment réussi à réconcilier le peuple Français avec ses dirigeants (politiques) » (14.11.18) c’est la preuve de ce j’avance. Faites un peu d’analyse de texte : le « vraiment » dit que le « je » a fait tout ce qu’il pouvait et à ce titre est absout de quelque péché que ce soit car il ne faisait pas partie des « dirigeants politiques » ; il s’ensuit que seul le peuple est responsable… Ce qui est drôle c’est qu’il a oublié la solution de Bertolt Brecht… (« Puisque le peuple vote contre le Gouvernementne serait-il pas plus simple alors pour le Gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre ? » Die Lösung, 1953) pour résoudre les conflits entre dirigeants et dirigés… Que la France, depuis toujours (et même avant…) ait fait siennes les mouvements des masses pour s’opposer au sort que ses dirigeants lui réservaient, on le sait. Les jacqueries, les révoltes paysannes et plus près de nous les grèves à répétition sont là pour témoigner de la « résistance » du peuple contre les dirigeants que, dernièrement, il a librement et démocratiquement élus. Cependant, le drame de l’arrogance actuelle c’est qu’elle est devenue acteur principal et qu’elle efface ET la justesse des (certaines) décisions du Gouvernement ET l’absolue justesse du « ressenti » des masses. Mais l’arrogance peut prendre aussi la forme d’une escroquerie : selon le Président si le coût du pétrole à la pompe a augmenté cela est dû à 70% à l’augmentation du prix du pétrole sur le marché mondial (France Info 17.11.18). Regardez la composition du prix à la pompe :

Et convenons que c’est une forme d’arrogance crasse que de prendre les gens pour des imbéciles ! Quand 61,4%% du prix vient des taxes et seulement 28% du prix du produit il est matériellement impossible d’arriver à la conclusion de notre Président, ancien banquier, ancien énarque, Inspecteur des Finances et DEA de Philosophie.

Cela étant, puisque l’on parle du « ressenti » il faut se souvenir de la théorie marxiste dont Maurice Thorez (paix à son âme…) s’était fait le propagandiste, « la paupérisation absolue et relative » du peuple n’est pas encore jetée à la poubelle de l’histoire. Remarquez, quand au bout des 18 dernières années on constate qu’en monnaie constante, le prix des logements d’habitation anciens est 68% plus élevé qu'en 2000, alors que le revenu disponible par ménage n'est supérieur que de 3% (CGEDO d’après INSEE- 18.11.18) on devrait commencer par se poser des questions, non ?

Mais on est en France… au lieu de se poser des questions on organise un grand bayram qui s’appelle « les gilets jaunes ». Moment d’union de toutes les extrêmes, de droite, de gauche et d’ailleurs et aussi, et surtout, des modérés de partout qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Arrogance. Que fait notre Président ? Pendant que les routes et les autoroutes de France et de Navarre étaient (presque) bloquées, lui, il est allé discourir à Berlin, sujet « la relance de l’Europe pour éviter un chaos mondial » Là, nous touchons un autre aspect de la politique de la France que le bas peuple n’arrive pas à comprendre et/ou admettre. Depuis le Général (avec une éclipse pendant le quinquennat de V. d’Estaing) la France a décidé qu’elle doit diriger l’Europe. La constitution du couple « franco-allemand » avait comme explication simple « la France dirige, l’Allemagne assure (paye) » Et puisque l’Europe, dirigée par la France, est le continent le plus à même à dire au monde comment il doit vivre… le rôle de la France est de dire à tout un chacun le bien et le mal. Mais qui est la France aujourd’hui ? Bon sang, mais c'est bien sûr… (Raymond Souplex, Les cinq dernières minutes) c’est notre Président. Qui, pour éviter de rentrer trop tôt, pendant que les « gilets jaunes » tiennent le pavé, après Berlin enchaîne avec une visite d’Etat en Belgique. Tâche d’une absolue urgence. Décryptage…

Arrogance. Monsieur Macron fait semblant de croire que le couple franco-allemand (surtout après la perte d’influence, dans son pays, de Mme Merkel) est encore en état de diriger l’Europe. Faire croire cela aux autres 26 pays de l’Europe c’est une recette pour l’échec. Rien ne se fera en Europe, bientôt, sans un « pacte/arrangement » entre l’Est et l’Ouest qui tiendra compte des motivations ethniques, sociales, psychologiques de chaque pays et qui retirera aux gnomes de Bruxelles une grande partie des prérogatives qu’ils se sont accordés ou qu’ils ont usurpées. Il est fort probable que c’est ainsi que finira le conflit entre « nationalistes et progressistes » que notre Président s’efforce à mettre en avant pour qu’il puisse s’accorder le rôle du premier des progressistes. Attendons voir les résultats des élections européennes de mai 2019.

Bon, mais en attendant… que fait-on ? Puisqu’en on ne peut pas « changer le cap » ni aller plus vite pour voir des résultats ou plus lentement pour donner aux gens le temps et les moyens pour s’adapter à ce que l’on aurait dû faire depuis 30 ans on attend : que la croissance revienne, que le chômage baisse (9,1%, le même qu’en 2011, presque 3 fois plus qu’en Allemagne), que les retraités avalent la pilule de la réduction significative de leur revenu… peut-être même, Godot ! Mais pour montrer que l’on n’est pas inactif on a eu comme idée de faire feu sur le quartier général. Essayons de décrypter.

Voilà la France, après que son Président eut été le principal interlocuteur de M. Trump il y a un peu plus d’un an, s’élevant depuis plusieurs mois au rang de principal adversaire des Etats Unis en Europe. Le JCPOA (accord nucléaire Iran) et comment contourner les sanctions imposées par les Etats Unis, la Syrie, « l’armée européenne » (une autre forme de viser la direction de l’Europe -car seule la France dispose d’une force nucléaire et +) que sais-je encore, tout nous est bon pour s’opposer à ce que l’Amérique de M. Trump fait aujourd’hui. Au nom d’une nouvelle vulgate, « le globalisme multi-culturaliste ». En prétextant que nous sommes tous égaux même quand il s’agit d’être confrontés aux différences évidentes, réelles, de mode de vie ou de qualification ou de capacité de vivre dans des sociétés civilisées en acceptant certaines inégalités. Bref, puisque M. Trump proclame « America First » le chevalier du nouvel ordre égalitaire lui oppose « le Monde premièrement ». Il a sans doute oublié que déjà dans les années 60 on voulait « la Corrèze avant le Zambèze » (attribuée à R. Cartier ; et Bobby Lapointe répliquait «… C'est plus près que Caracas Est-ce plus loin que Pézenas ? « Avanie et Framboises » 1960).

Mais dans « le quartier général » il y a aussi le petit Satan, Israël. Comment l’oublier ?

Et la France fait ce qu’elle a toujours fait : elle vote à l’ONU en faveur de huit résolutions condamnant Israël pour ceci et pour cela. Huit résolutions condamnant Israël, aucune pour le reste des 168 pays prenant part au vote (13.11.18). Ni pour la Syrie, ni pour le Yémen, ni pour la Russie, la Chine et/ou les autres 20 ou 30 pays qui assassinent en rond mais… font partie du club des « droits de l’homme » annexe de l’ONU. Et, comme d’habitude, elle fait en sorte que tous les pays de l’Union Européenne votent comme elle.

L’Australie, le Canada, les États Unis ont le courage de s’y opposer et, ce qui est nouveau, quelques pays de l’Amérique Latine et de l’Afrique Noire sub-saharienne (!) ne votent pas pour, comme dans un passé récent, mais s’abstiennent.

Pourquoi ce rappel ? Pour une raison très simple : si notre pays veut apporter sa contribution à un éventuel règlement du conflit israélo-arabe (ou israélo-palestinien depuis que l’on a découvert l’existence d’un nouveau peuple quelque part dans les années 60) il lui faudrait se targuer d’une position d’honnête intermédiaire. En ne le faisant pas, en prenant, constamment, position contre Israël il montre que loin d’être un acteur visant le règlement du conflit, il n’est intéressé que par la posture lui permettant de s’aligner du côté d’un des belligérants. En espérant, comme il le fait, depuis la guerre de six jours, s’adjuger les (ou des) commandes d’armes des pays arabes ou du pétrole à bas prix. Tout en ne « désespérant » pas une partie, importante, de la population du pays. Décryptage.

 

 

 

 

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 18:52

Il y a moins d’une semaine, un représentant du Qatar (avec la permission d’Israël) achemine vers Gaza une valise contenant 15 millions de $. La promesse explicite de l’organisation terroriste « du calme sur la frontière avec Israël » incluait la demande du « cash pour du calme».

Trois jours après, vendredi dernier, plus de 10.000 gazaouis ont attaqué la barrière de séparation, ont envoyé des cerfs-volants incendiaires ou explosifs qui continuent de détruire des champs cultivés ou des forêts (plus de 4.000 ha pour l’instant) et ont tenté de s’introduire en Israël (un qui a réussi a fait comme exploit l’incendie d’une serre). Une semaine après, hier, le Hamas et ses supplétifs ont tiré plus de 400 fusées sur le Sud d’Israël.

Le Qatar a payé aussi du pétrole et des processions de camion-citerne chargés en Israël ont passé, avec la permission d’Israël, par un des points de passage entre Israël et Gaza. Le Hamas a eu ce qu’il a voulu et il a repris ce qu’il faisait auparavant. Pourquoi ne continueront-ils pas de faire la même chose à l’avenir ?

Comme tant de fois auparavant, l’Europe (la France en particulier), l’ONU, la Russie ont élevé la voix pour demander « à toutes les parties en présence d’arrêter l’escalade ». Examples: « The escalation in the past 24 hrs is EXTREMELY dangerous and reckless. Rockets must STOP, restraint must be shown by all » (N. Mladenov, Envoyé ONU Proche Orient, 12.11.18) ; « Elle demande la cessation immédiate de ces actions inacceptables et injustifiables et appelle les parties à éviter un nouveau cycle de violences dont les populations civiles seraient les premières victimes. » (Déclaration du Porte-Parole Adjoint du Ministre d'Europe et Affaires Étrangères, 12.11.18). Se souvient-on encore de la condamnation du « massacre » de palestiniens par M. Macron et de la déclaration du même Quai d’Orsay en mai 2018 «La France rappelle également le droit des Palestiniens à manifester pacifiquement » Comme d’habitude, on met sur un pied d’égalité une organisation terroriste et un état légitime défendant ses populations. Mais cela n’embarrasse personne. Comme d’habitude, le sultan mafieux d’Ankara a condamné, sans nuances et sans appel, Israël. Quelle surprise !

Ce qui va suivre est écrit sur les murs : Israël détruira une partie de Gaza, elle sera accusée d’avoir utilisé « une force disproportionnée » et un cessez-le-feu organisé par l’Egypte remettra les choses selon le statu quo ante. Quant à Israël, bordé au Sud par le Hamas et ses (plus de) 20.000 fusées et au Nord par le Hezbollah, vrai patron du Liban et ses (plus de) 100.000 fusées de toutes natures, fournies par l’Iran qui poursuit sa quête du Graal atomique, elle devrait accepter le « plan du siècle » que les Etats Unis sont censés proposer. Ou, à défaut, celui que la France menace de présenter. D’évidence, aucun ne semble prendre en considération la réalité : aucune solution n’existe pour un conflit qui, loin d’être territorial, s’inscrit dans une guerre de religion qui ne veut pas dire son nom. Le but poursuivi par le Hamas, par l’Iran et par quelques pays arabes reste toujours le même : éradiquer l’Etat Juif. Et les pays de l’Europe de l’Ouest, à des degrés divers (voir Irlande vs Allemagne ou Suède vs Danemark) font du « wait and see » car cette fois-ci si l’on réussit un nouvel génocide, eh bien, il ne sera pas le fait de l’Europe.

Et l’Europe ? L’Europe où le couple franco-allemand édictait les objectifs d’une marche en avant est en train de disparaître. Sous les coups de butoir venant, d’un côté, des pays de l’Est et, d’un autre côté, de la tentative de M. Macron d’imposer à tous les pays (l’Allemagne, par la faute de la défection de Mme Merkel est « aux abonnés absents ») sa vision dite pluraliste, multi-culturaliste.

Ce qui me paraît le plus grave, le plus dangereux, c’est la posture de M. Macron, leader auto-proclamé décidant de mettre sur le frontispice de la construction européenne la nouvelle idée : les nations ne devraient plus exister, l’intégration ethnique des pays de l’Europe devrait devenir le principal objectif de l’Union Européenne. Une idée ? « En elle-même, toute idée est neutre, ou devrait l'être ; mais l'homme l'anime, y projette ses flammes et ses démences ; impure, transformée en croyance, elle s'insère dans le temps, prend figure d'événement : le passage de la logique à l'épilepsie est consommé... Ainsi naissent les idéologies, les doctrines et les farces sanglantes ». E. Cioran, Précis de décomposition, 1949.

C’est grave parce que les deux parties de l’Europe n’ont pas eu la même histoire pendant les 100 dernières années. Après la deuxième guerre mondiale l’Europe de l’Ouest a vu son union comme seule capable de résister à une éventuelle pression de la Russie Soviétique. La disparition de l’Union Soviétique a donné la possibilité aux pays de l’Est de joindre l’Union Européenne qu’ils ont considéré comme une garantie contre un éventuel retour de la vassalité russe. Car ils avaient connu le joug communiste pendant 45 ans. Mais que sait Monsieur Macron du joug communiste ? Lui, pas grand chose mais les masses européennes… En rejetant l’Europe des Nations (que les pays de l’Est pensaient trouver en accédant à l’Union), en voulant leur imposer des valeurs qui sont discutables à des pays récalcitrants (pour de raisons venant d’un atavisme historique), en vilipendant le « nationalisme » comme la raison de tous les maux actuels, en poussant l’idée de « l’égalité de tous » à des sociétés qui ont connu, voulu et maintenu une hiérarchie ethnique, M. Macron sème les germes d’une discorde qui pourrait se transformer en conflit ouvert. La question qui vient à l’esprit est d’évidence « une nouvelle guerre est-elle possible en Europe ? ». D’autres se la sont posée, regardez le résultat sur un échantillon de 51.000 français (par hypothèse échantillon statistiquement probablement valable -bien que non constitué par la méthode des quotas- vu le nombre) :

Deux tiers des français ne trouvent pas la question farfelue et cela après plus de  70 ans de paix, de coopération économique et politique et après le « plus jamais ça » relatif à la deuxième guerre mondiale. J’ai évoqué la hiérarchie ethnique : viser sa disparition en faveur de « nous sommes tous égaux » et « la diversité est une chance » en parallèle avec un mouvement migratoire d’ampleur inédite pourrait conduire à de nouvelles « nuit de Saint Barthélémy » dans des pays comme le nôtre. « Il est presque certain que les tensions et les frictions sociales augmenteront dans les pays accueillant différents groupes ethniques; et le recours sporadique à l'émeute et même aux homicides est probable ». (Poly-ethnicity and National Unity in World History. William McNeill, 1985).

Mais aussi, ayons le courage de le dire,  assister à une dispute guerrière entre l’Est et l’Ouest de l’Europe  n’est plus inimaginable. Le drame, l’ironie du sort, des pays de l’Est cherchent, en promouvant d’excellentes relations avec, sinon la protection au moins la compréhension de M. Poutine. Et le comble … l’Italie, pays fondateur de l’Union Européenne se rapproche de plus en plus des pays de l’Est, ceux dont M. Macron voue les dirigeants aux gémonies.

M. Macron et Mme Merkel peuvent fulminer autant qu’ils veulent contre le nationalisme, les peuples de l’Europe de l’Ouest -après ceux de l’Europe de l’Est- semblent les suivre de moins en moins. Le premier résultat apparaîtra aux élections européennes de mai 2019.

Ensuite ? Faudra essayer d’éviter « les farces sanglantes » …

 

 

 

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 20:40

Certes, Tel Aviv n’est pas Israël. Certes, Jérusalem n’est pas Tel Aviv mais… de plus en plus de villes (grandes et moyennes) s’approchent du modèle culturel, économique et social de Tel Aviv. Modèle qui pourrait se résumer en « vivre et laisser vivre ». C’est vrai (autant que j’ai pu m’en rendre compte) pour Haiffa et Beersheba, pour Nahariyya et Rishon-le-Zion.

Qu’y a-t-il derrière cela ? Si l’on accepte le libelle universel «it’s economy, stupid » on devrait  regarder de près pour savoir si cela est vrai pour Israël.
On va faire simple, on prendra quelques chiffres des statistiques de la Banque Mondiale pour Israël :

PPA=Parité Pouvoir d’Achat

et on va essayer de voir ce que les deux éléments d’importance majeure (évolution population et évolution PIB) peuvent nous dire :

On observe :

- le taux de croissance de la population est, pratiquement, constant à +1,9% depuis, environ,  une trentaine d’années et

- l’évolution du PIB montre un taux, pratiquement, constant de 3,3% pendant la même trentaine d’années.

Il me semble, à la lecture des graphiques que :

- un développement harmonieux préside (et explique) le fait qu’Israël est considérée comme étant la 11ème nation la plus heureuse du monde (World Happiness Report – 2018),

- la quasi constance de la croissance de la population et de celle du PIB laissent envisager aux habitants un futur relativement radieux.

Effectivement, si l’on extrapole les deux paramètres pour une période de seulement 10 années (le tiers de ce que l’on a vu par le passé) on obtient pour 2028 un PIB de quelques 500 milliards de $ pour une population d’environ 10.500.000 habitants. Ce qui indiquerait une augmentation du PIB/habitant  de l’ordre de 20% le poussant de 40.200$  actuellement à env. 48.700$ en 2028.

Cette projection arithmétique peut expliquer l’attitude profondément positive de la population israélienne vis-à-vis de son futur. Certes, la société  montre des inégalités parmi les plus grandes des pays de l’OCDE. Mais « l’ascenseur social » fonctionne autant  pour les citoyens d’origine juive que pour les israéliens d’origine arabe. Pour ces derniers deux facteurs principaux ont contribués à un rapprochement remarquable : la réduction du taux de fécondation des femmes arabes actuellement, pratiquement identique à celui des femmes juives et l’intégration par des cursus professionnels -hommes et femmes- liés à la « High-tech » conduisant à l’éclosion d’une « classe moyenne » qui laisse rêveurs les voisins d’Israël.

Nouvelles routes, nouveaux quartiers (quand il ne s’agit pas de nouvelles villes), nouveaux transports  ferroviaires, nouveaux musées, salles de concert et théâtres, le touriste qui revient  en Israël six ou  douze mois après un précédent  voyage ne  peut être que surpris de tout ce qui est  nouveau. La création de valeur est impressionnante aussi parce que le pays est, économiquement et socialement, géré d’une manière qui lui apporte, presque toujours, les appréciations favorables de l’OCDE ou de la Banque Mondiale.

Cercle vertueux, les investissements en capital (surtout High-tech) voisinent ceux des grands pays (en 2017 3,9 Milliards de $ pour des starts up à comparer avec l’Allemagne 2,9 et/ou la          France 2,4…). Et on voit que les plus grandes entreprises de technologie du monde réalisent de plus plus leurs projets de recherche fondamentale en Israël ce qui a un impact significatif sur leurs activités principales. Les « TOP 10 » sociétés technologiques mondiales (Microsoft, Apple, Amazon, Google, Facebook, Alibaba, Intel, Oracle, Samsung, Baidu) aussi différentes qu’elles puissent être, ont quelque chose en commun : toutes sont présentes en Israël, toutes y réalisent leurs projets d’avant-garde. INTEL – plus de 10.000 personnes employées, le résultat : Centrino (wifi – portables), les processeurs les plus récents et  les plus avancés). Ajoutons qu’avec 140 ingénieurs pour 10.000 habitants Israël dispose de la densité la plus grande (85  aux  Etats Unis, 88 au Japon, 115 en France – CDEFI 20.07.2016).

Et si les dix principales sociétés technologiques se trouvent en Israël… l’on évalue à plus de 300 autres ayant une relation avec ce pays. Pourquoi, alors, les israéliens ne se considèreraient-ils pas heureux de vivre là-bas ?

Eh, oui, ils sont aussi malheureux principalement pour trois raisons qui s’appellent (1) Iran, (2) palestiniens et (3) Europe.

Commençons avec l’Europe. Surtout sous l’impulsion de la France (mais pas seulement) le continent, tout en essayant de prendre d’Israël ce qui lui serait nécessaire (commerce bilatéral, innovations, etc.,) veut l’amener à concéder à ses ennemis directs ou indirects, entre autres, une partie de sa souveraineté : renoncer aux territoires disputés » (Judée/Samarie) et/ou accepter un « règlement de paix » avec les palestiniens qui lui serait plus que défavorable. La cécité des dirigeants de l’Europe de l’Ouest commence à heurter ceux de l’Europe de l’Est et, même (qui l’eut cru ?), une partie de ceux qui dirigent des pays  arabes. Pour ce qui est de l’israélien moyen, la chose est  entendue : 55%  d’entre eux considèrent l’Europe étant « plutôt un ennemi », seulement 18% la considèrent « plutôt amie ». Quant à la dichotomie « juif –israélien » il suffit de relever l’absence de sensibilité d’un E. Macron qui après le massacre antisémite de Pittsburgh assure, dans un message  twitter « Tristesse et pensées pour celles et ceux qui sont tombés à Pittsburgh lors de la fusillade. Nous sommes avec le peuple américain, une nouvelle fois endeuillé » Sans remarquer  que le massacre avait eu lieu dans une synagogue et que les morts étaient des juifs. D’où la conclusion (trop, sans doute) simple « on occulte même les morts qui sont juifs » C’est vrai, trois jours après le même E. Macron (on a dû lui dire que…) écrit un nouveau message « I strongly condemn this horrific act of antisemitism mais en anglais… » Cela ne devrait pas surprendre que de voir Israël en train de « pivoter » orientant ses investissements dans l’avenir du côté de l’Asie… Le Vice-Président Chinois est venu voir il y a dix jours une rencontre mondiale « High-tech » en Israël, M. Macron a décommandé sa visite à cause du « massacre par l’armée d’Israël de manifestants pacifiques à Gaza » Le nom de mon blog pour les moteurs de recherche dit tout « Suivi de la relation historique "amour-haine" franco-israélienne. » Plus d’amour…

Ensuite l’Iran : dès 1979 ce pays a inscrit sur le frontispice de sa constitution l’obligation ardente « d’éradiquer Israël » Presque 40 ans depuis qu’au vu et su de tout le monde il fait des efforts énormes pour y arriver. Avec la complicité tacite des « apaiseurs en rond » qui font semblant de croire qu’il ne s’agit que de paroles verbales… Et qui ne veulent pas montrer qu’ils ont quand même bien compris que pour Israël il s’agit d’un danger existentiel. Par  delà les affaires à faire avec, les principales puissances mondiales ont acquiescé, sans honte aucune, à la volonté de ce pays d’accéder aux armes atomiques en la reportant à quelques  années à venir. Certes, cela a été sous  l’impulsion et la conduite de l’ancien président des Etats Unis mu comme il était par sa détestation d’Israël et sa proximité sentimentale des musulmans. Israël a fait montre d’une remarquable résilience face aux actes inconsidérés des iraniens qui se trouvent -au prix de quelques centaines de milliers de morts- en Syrie, presque, à sa frontière du  Nord soit à plus  de 1.600 km de la frontière iranienne de l’Est. Ne demandez pas d’où l’Iran tire les ressources consacrées  à œuvrer pour la disparition d’Israël, elles viennent surtout de l’Europe. Qui, maintenant, essaye par tous moyens de contourner les sanctions économiques que remettent en place les Etats Unis. Demandez à Mme.Mogherini qui a pris la tête des efforts européens… comment cela s’accorde avec les reproches de l’Union à l’Iran pour ce qui sont ses activités déstabilisatrices (Syrie, Liban, Yémen, Amérique Latine, etc.,) ou ses efforts de se doter de fusées balistiques intercontinentales…

Et puis les palestiniens. Cela dure depuis plus de 70 ans. Autonomie, processus de paix, Conférence de Madrid, accords d’Oslo, Camp David, paramètres Clinton… rien n’y fait. Cela a pris longtemps mais l’israélien moyen sait maintenant qu’il n’y a aucune solution. La fin des temps est loin mais on peut parier sans risque de perdre qu’ils ne voudront jamais admettre l’existence d’Israël sur un territoire qui leur a été légué par le prophète… La preuve ? Regardez Gaza et essayez d’imaginer ce que serait un « état palestinien » en Cisjordanie. Gaza ? Dernière trouvaille du Hamas : si Israël lui paye 15 millions de $ mensuellement, pendant six mois, la frontière sera calme (Hamas demands $15 million per month in exchange for calm - TOI 27.10.18). Cash pour calme … Ils ont inventé, pour le bonheur du monde, les rapts d’avions, la prise d’otages, la veste explosive, les ballons incendiaires ou explosifs, les voilà mafieux…

Alors, on  va assister à une nouvelle tentative (le plan du siècle qui sera proposé par l’Administration Trump) et si cela n’est pas fait rapidement (dit E. Macron) la France proposera son propre plan de paix. Quelle arrogante imposture…  Comment peut-on croire chez nous qu’Israël acceptera ne serait ce que « discuter » de ce sujet avec un pays qui depuis le Général s’est arrogé le droit de le critiquer en veux-tu, en voilà et en s’alignant sur les positions les plus inamicales des pays arabes.  Croit-on qu’ils ont oublié l’embargo sur les 50 Mirages en 1967 ? Qui ont été cédés à la Libye du Colonel… Croit-on qu’ils ont oublié le comportement de la France à l’ONU ou à l’UNESCO ? Bien sûr on peut être en désaccord avec les politiques et les pratiques israéliennes mais en convenant que la Terre d'Israël est l'espace historique du peuple juif. Lorsque l’UNESCO efface ce lien (et la France approuve), il n’y a aucune raison d’admettre qu’un Etat d’Israël devrait exister. Ce qui donne le droit au Hamas et au Fatah de plaider "la Palestine du fleuve à la mer" doit leur appartenir.

Les palestiniens ? On commence à en avoir assez d’eux. En premier lieu, des pays arabes qui  réalisent que devant  leur ennemi historique, l’Iran, ils seraient mieux dans une quasi-alliance  avec Israël que de continuer à supporter les palestiniens qui n’ont aucune envie d’avoir la paix. Et on vient de voir ce qui, il y  a encore une année, était impensable : des athlètes israéliens gagnant des médailles d’or à Abu Dhabi affichant leur drapeau en écoutant jouer l’hymne national Hatikva. En présence de leur ministre de la Culture et du Sport qui a été reçue ensuite à la deuxième plus grande mosquée du monde !

Si cela continue comme cela, bientôt Israël aura de meilleures relations  avec les pays arabes qu’avec les pays de l’Europe de l’Ouest!

 

 

 

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 20:18

Émule de Sam Peckinpah, le ci-devant aide du Prince Mohamed ben Salman, le sieur Saud al-Qahtani a envoyé un commando de 15 personnes pour accueillir au Consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul un journaliste quelque peu dissident.

Fast forward – après quelques négations, l’Arabie Saoudite confirme la mort du dissident « dans une bagarre à poings » qui avait mal tourné. Mais, pas un mot sur le cadavre et on se demande… « Arthur où t’as mis le corps ? » (Boris Vian chanté par Serge Reggiani).

Flash back – en prévision de la bagarre qui devait avoir lieu, le commando disposait d’une scie à os et comportait, parmi ses membres, le médecin-légiste présidant le Conseil Scientifique des médecins-légistes Saoudiens. Comme il se doit, un professionnel de la découpe des corps humains.

Et le sieur al-Qahtani a demandé au commando, par Skype (par Skype !), « apportez-moi la tête de ce chien »

Non, il ne s’agit pas d’un groupe de pieds nickelés. Ce dont il s’agit c’est l’Arabie Saoudite, monarchie absolue s’il en fût. Absolue ? Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument » (Lord Acton).

Et, donc, notre vue de la chose doit faire appel à la « Realpolitik ». Certes, des chefs d’entreprises, des diplomates, des conseils en toutes branches, viennent de décider de boycotter le « Davos du désert » qui a lieu à Ryad en ce moment. Pour ce qui est des grandes nations démocratiques… c’est une autre paire de manches. Le Parlement espagnol (majorité socialiste) vient de rejeter une motion visant l’arrêt de la vente des armes au pays en question. L’Allemagne botte en touche et décide de « suspendre » les livraisons prévues tout en demandant aux pays européens de faire de même. La France (par la bouche de notre Président) fait savoir qu’elle n’a rien à dire. Embarras évident car il veut garder ses bonnes relations avec l’homme fort de l’Arabie Saoudite (MBS) d’autant que ce pays est le deuxième client de notre pays pour les ventes d’armes.

Au moins il ne fait que s’incliner devant le Prince, pas autant qu’Obama pour le Roi.

Plus de 12 milliards d’euros depuis 2010, des armes qui sont utilisés dans la guerre au Yémen - en décembre 2017 on comptait, déjà, plus de 10.000 morts, plus de 55.000 blessés et des dizaines de milliers de réfugiés. (Le Monde, 17.05.18).

Et comme le Président doit faire une visite là-bas à la fin de l’année…

Quant aux Etats-Unis, M. Trump - toujours parlant vrai - fait savoir que les contrats signés qui font quelques 110 milliards de $ seront respectés car autant de travail pour les usines américaines, cela ne se refuse pas. Surtout quand d’autres fournisseurs n’attendent que ça. Qui ? Selon lui, dans l’ordre, la France, la Russie, la Chine.(The Hill, 13.10.18)

Mais pourquoi ce tapage universel pour un crime dont pas mal d’états se sont rendus coupables ? L’affaire Ben Barka est bien oubliée…

Qui est l’homme assassiné par le commando saoudien ? On met en avant sa qualité de « journaliste, chroniqueur de Washington Post ». On n’insiste pas sur son cursus : compagnon de route d’Osama ben Laden pendant des années, protégé du Prince Turki Al-Faisal (chef des services de renseignement saoudien avant d’être ambassadeur à Washington) porte-parole du même et membre des Frères Musulmans. Quand Al-Sissi «dégomme » le gouvernement des Frères Musulmans en Egypte, ses écrits les plus virulents montrent de quel bois il se chauffait : contre le traité de paix Egypto-Israélien, contre Israël (dont il souhaite l’éradication), contre l’action des Etats Unis en Afghanistan (épitaphe pour Ben Laden « Tu étais magnifique et plein de bravoure aux beaux jours de l'Afghanistan, avant que tu succombes à la haine et à la passion » Le Figaro, 18.10.18). Pourtant, il est engagé par Washington Post : ne doit-on tirer la conclusion qu’à part son carnet d’adresses le journal l’a embauché car sa ligne politique était la sienne aussi ?

Bon, mais on se dira… le tuer ? Le pouvoir absolu… car il s’est mis à mal avec les autorités suprêmes du royaume qu’il s’est mis à critiquer. En partant des positions des Frères Musulmans qui ne sont pas en odeur de sainteté parmi les whabistes.

Dans tout cela on ne peut pas ne pas relever le comportement de parrain mafieux du sieur Erdogan qui distille les informations (réelles ou fabriquées) concernant l’affaire, de manière à faire pression sur l’adversaire qu’est l’Arabie Saoudite dans la compétition pour la domination du monde sunnite. Acrobate politique, il s’allie un jour avec la Russie, un autre avec l’Iran tout en se déclarant allié des Etats Unis et étant membre de l’OTAN. Et en espérant obtenir beaucoup d’argent de l’Arabie Saoudite, prix de sa capacité de passer le tout sous le tapis. Tout en faisant silence sur son propre record de traitement des journalistes turcs : Dans son recensement annuel des journalistes emprisonnés, le CPJ a identifié 262 journalistes incarcérés en rapport avec leur travail, un nouveau record après une hausse historique de 259 journalistes emprisonnés l'année derrière. Les trois pires geôliers ont incarcéré 134 journalistes, soit 51 pour cent du nombre total de journalistes incarcérés. Le CPJ mène une enquête annuelle sur les journalistes incarcérés depuis le début des années 90. (CPJ – Committee to Protect Journalists – 13.12.17)

Comment tout cela va finir ? Les grandes puissances se contenteront des explications alambiquées de l’Arabie Saoudite, elles reprendront les livraisons d’armes en espérant de nouveaux contrats et l’Arabie Saoudite continuera à faire partie du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.

Et on s’occupera des affaires courantes… tandis que Washington Post embauchera, sans doute, un remplaçant disposant du même profil …

 

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 18:30

Pendant les deux dernières semaines, ce qui nous a surpris, car on n’était pas habitué à cela, c’est que l’on sentait confusément (que Victor Hugo me le pardonne…) qu’il n’y avait pas de pilote dans l’avion. Deux semaines pendant lesquelles on ne pouvait pas ne pas se poser les deux questions qui taraudaient nos esprits « quid de la France en France et de la France dans le monde ? »

Comme tant d’autres, j’essaye de répondre, c’est-à-dire, j’essaye de voir la réalité qui nous entoure et, d’une manière subliminale, comprendre ce que l’on ne devrait pas faire.

La France en France – on se souvient des conditions, curieuses, dans lesquelles le pays a choisi, par défaut, comme Président, un candidat qui venait d’ailleurs. Certes, un pur produit de l’excellence française, déjà membre d’une élite à nulle autre pareille en Europe ; certes, animé d’évidence de plein de bonne volonté pour sortir le pays des ornières dans lesquelles plusieurs de ses précédents nous avaient laissés. Et promoteur d’un slogan aussi simple que complexe – nous allons construire le nouveau monde. Mais les faits - la réalité - sont (est) têtu(e)s. Un vieux pays qui, par delà les atavismes divers et multiples, a vu le délitement d’une certaine idée de la France, l’avènement de classes politiques et sociales qui n’avaient (et n’ont) que des revendications à mettre en avant, toutes ou presque, à caractère catégoriel ou communautaire et la disparition de la notion de solidarité en faveur de celle d’égalité (devenue égalitarisme). A ce pays, avec l’arrogance de celui qui sait tout (car ENA, Banque, ministère, etc.,) on a commencé à administrer une potion amère appelée reforme. De très bonnes intentions dont les supposés bénéficiaires ne voulaient (ou ne veulent) pas. Entre autres, changer la (les) loi(s) gouvernant le travail. Se heurtant à l’opposition farouche des syndicats (qui ne représentent, presque, plus personne mais qui on les doigts sur des boutons commandant des centres de pression – transport en commun personnes et marchandises, routiers, aviation, etc.,) le sponsor de la réforme a renoncé avec beaucoup de courage à l’essentiel (relations libres employés-employeurs, libération du corset appelé « prud’hommes », réduction massive des charges « sociales » et autres). Et la montagne a accouché d’une souris. Pour comprendre ce qui n’a pas été fait (et, d’évidence, ne le sera pas) il suffit de regarder ce que le WEF (World Economic Forum) indique pour la France : l’économie française se place à la 22ème place dans le monde (Israël 16ème !) et à la 56ème place (sur 137) pour l’efficacité du travail. Et ce qui est vu par ceux qui voudraient investir en France est résumé ci-après : l’importance des impôts et leur multiples régulations, les régulations restrictives du travail et le manque d’efficacité de la bureaucratie gouvernementale constituent 68,1% de ce qui est problématique pour « doing business » en France.

WEF – Global Competitiveness Report 2017-2018

Je sais, on a l’habitude de dire que « nous ne sommes qu’au début de mandat de cinq ans » L’espoir fait vivre, on le sait. Mais pour vivre, pour la plus grande partie de la population, il eut été sensé de respecter les promesses faite par le candidat venu d’ailleurs et en partie la première - réduire les impôts. Non seulement cela n’a pas été fait mais nous assistons au contraire. Pour « faire diversion » on nous explique que ce ne sont que les riches et la classe moyenne supérieure qui trinquent. Et aussi les retraités. Et aussi les propriétaires (taxe foncière). Et aussi tout le monde (énergie, transport, CSG et autres). Avec l’arrogance qui - l’évidence s’impose - caractérise l’impétrant, au bout de deux semaines pendant lesquelles on attendait le remplacement d’un ministre transformé en « remaniement » l’oracle nous a dit hier soir que rien ne changera, le cap est bon et sa détermination intacte.

Sa détermination est intacte et… les impôts augmentent. Pourquoi ? Parce que nous vivons dans ce que l’on appelle un « État providence » et parce qu’il n’y a pas moyen de les réduire quand on veut palier aux défauts structurels de l’économie - reflets d’une organisation sociale incompatible avec la réalité d’une économie de marché. L’économie ne peut plus supporter des travailleurs non ou peu qualifiés, car l’automatisation, la mondialisation et la délocalisation ont rendu pratiquement impossible une rémunération correcte pour cette catégorie. De plus, notre pays se place à la 17ème place au monde (Israël – 3ème !) pour ce qui est de l’innovation, élément essentiel d’une capacité technologique (France 21ème, Israël 7ème). C’est un processus évolutif qui a pris naissance dans les années 60/70 alors que la technologie, le commerce et les voyages bon marché ont commencé à révolutionner le monde. La France étant restée affectée par son système d’immigration, elle a vu se créer un pôle permanent de travailleurs non qualifiés et/ou mal payés qui n’ont aucune chance de s’en sortir. Pire encore, ce volant de travailleurs - en raison de sa taille même - a été à l’origine des enclaves ethniques homogènes et donc moins capable de s’intégrer par le travail. La conséquence ? Le chômage endémique, les subventions élevées au rang de revenus (comme des rentes de situation…) et un processus à caractère exponentiel pour l’ethnicité d’une partie de la population habitant le pays.

La France en France ? Telles que les choses vont il semblerait que notre Président ne s’aperçoit pas que notre avenir est derrière nous et que les « réformettes » qu’il vante ne sont qu’un emplâtre sur... Encore que… la prévision est difficile, surtout lorsqu'elle concerne l'avenir (Pierre Dac).

La France dans le monde – Faisons court : on est en train de se mettre à mal avec pratiquement tout le monde qui compte. On a ressorti de derrière les fagots l’antiaméricanisme bon à tout faire quand on a des soucis, on a réussi à éloigner de nous la moitié de l’Europe (le pays de l’Est, l’Autriche, l’Italie…) en prenant la posture des ceux qui savent et qui doivent diriger. On a pris la tête de l’opposition à toute concession qui serait faite à l’Angleterre (Brexit) en risquant de voir s’éloigner de nous les Pays Bas ou le Danemark. Et pour couronner le tout la France est la cheville ouvrière qui promeut la création d’un « système » permettant au principal sponsor du terrorisme mondial déstabilisateur du Proche Orient ou d’Amérique Latine ou de l’Asie de Sud-Est, je veux dire l’Iran, de contourner des sanctions américaines dont l’objectif est d’empêcher ce pays d’arriver à la bombe ou aux moyens de son transport (fusées balistiques). Pas mal, non ?

C’eut était suffisant mais… il ne faut jamais oublier Israël et les palestiniens. Des gestes inamicaux à l’adresse d’Israël, un baquet entier. Voyage du Premier Ministre annulé, voyage du Président, annulé, votes aux organismes de l’ONU contraires à l’histoire mais désagréables pour Israël (résolution de l’UNESCO qui effaçait plus de trois milles ans d’histoire juive à Jérusalem, en déclarant que tout appartenait au « patrimoine palestinien » ; et en appelant le Mur de Lamentations « La place de Al-Burat » d’après le nom de la jument de Mohamed). La France de M. Macron fait semblant de soutenir la formule « deux états pour deux peuples » mais ignore que le Hamas rappelle tous le jours ses trois NON : NON à la reconnaissance d’Israël, NON à renoncer de vouloir éliminer en totalité Israël, NON à la renonciation de la lutte armée contre Israël. Le Hamas… organisateur d’une « manifestation pacifique » à la frontière de Gaza qui dure depuis le mois d’avril et qui a détruit, jusqu’à maintenant, plus de 3.600 hectares de forêts (50% de toutes les forêts du Sud d’Israël, gagnées contre le désert pendant plus de 70 ans d’efforts) en créant un désastre écologique majeur. Le Président qui se veut « Le Champion de la terre », le chantre du changement climatique… tout ce qu’il a trouvé, cela a été de condamner « les actes odieux » de l’armée israélienne pour le « massacre » de manifestants pacifiques (LCI.fr 17.05.18).

Frontière Gaza-Israël, manifestations pacifiques, à caractère écologique.

Et puis les gestes autant gratuits que rabaissant la France au rang de suppôt des pires pays au championnat des droits de l’homme. Notre Président est allé présider le Sommet de la Francophonie (Erevan, 2018) : le français est parlé par 1,1% de la population du Soudan, 0,2% de l’Afrique du Sud, 1,25% du Qatar (je pourrais continuer), tous membres de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) et par 21% (!) de la population israélienne mais Israël n’a pas été admise à en faire partie car les pays arabes s’y sont opposés et la France, principal sponsor de l’organisation, l’a accepté.

Monsieur Macron a fait sienne la position historique du Quai d’Orsay qui a consisté d’accepter voir les palestiniens mener une guerre sans relâche contre Israël en promouvant, en encourageant et en menant des attaques terroristes contre ce pays. Et elle a aidé et aide, autant que faire se peut, les mêmes palestiniens à poursuivre une guerre politique contre Israël dont le but est de délégitimer son droit d'exister, disséminer et cultiver la haine d'Israël et du peuple juif.

La France de M. Macron dans le monde ? Contre les Etats Unis, contre Israël, contre une bonne partie de l’Europe, contre l’Italie, contre l’Angleterre mais… pour l’Iran, pour les Pays Arabes, pour les palestiniens…

Le bateau ivre ?

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