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30 janvier 2019 3 30 /01 /janvier /2019 17:37

Je réponds, donc, aux remarques/observations/questions engendrées par le trois derniers textes mis en ligne.

1. Va-t-on s’en sortir du feuilleton « Gilets Jaunes » ?      Il semblerait que notre gouvernement (M. Macron) a du mal à admettre que ce qui se passe nous dépasse. Après avoir jeté   en pâture plus de 10 milliards d’euros dont personne ne semble mesurer l’importance pour notre « économie qui fonctionne à crédit », après avoir fait semblant de croire que l’on mettra le  « holà » aux exactions des barbares du samedi (fussent-ils des gilets jaunes ou des voyous venant des deux extrêmes) par une attitude plus ferme des forces de l’ordre et/ou par une loi voulant limiter/punir lesdites exactions on a le sentiment que la vie s’est arrêtée. On nous raconte n’importe quoi sur la limitation à 80km/heure » qui aurait réduit de 4% le nombre de morts en décembre (en oubliant tout ce qui a influencé une réduction des déplacements en voiture pendant le même mois) et on voit la super-majorité du Président à l’Assemblée Nationale regimber, car elle a du mal à avaler la couleuvre/ la nouvelle loi. Et le Président ?

Le Président ? Fatigué sans doute par ses interventions « questions pour un champion » il est parti faire du tourisme en Egypte. Certes, en partant, on nous avait dit que « la question de la vente d’armes sera au centre des discussions » mais… au retour on ne nous a rien dit des fabuleux contrats signés. Sans doute, parce que rien n’a été signé…Alors ? Et bien, le Président a fait à l’Egypte la leçon concernant les droits de l’homme et… un peu de tourisme : à plus de 1.100 km du Caire, visiter Abou Simbel

Le week-end a été bien rempli ! Et l’empreinte CO2 pour l’aller-retour en avion à Abou Simbel… qui s’en préoccupe ?

Et alors ? On continuera à entendre les billevesées habituelles, «rendre le ISF», « prendre aux riches », « changer la République » et autres ejusdem farinae. Dans un pays ou 58% des foyers fiscaux ne payent pas l’IRPP on devrait se souvenir du mot d’Alphonse Allais : ll faut prendre l'argent là où il se trouve : chez les pauvres. Bon d'accord, ils n'ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres ! De plus, les élections européennes vont nous donner le droit d’entendre les idioties des uns et des autres, les uns pour, les autres contre, et il faudra ensuite trouver moyen de vivre dans un paysage  - sans doute - sérieusement modifié tant il semble possible que les ennemis de notre Président (la lèpre nationaliste…) les gagnent. Peu probable que les choses changent chez nous, l’approche « Robin des bois » continuera à être la vulgate dominante. Et ses nouveaux promoteurs, les gilets jaunes continueront à nous mettre hors de nous une fois par semaine, le samedi de préférence.

 

2. Et dans le monde, que se passe-t-il ? Presque rien…

  • au Venezuela, pays auparavant le plus riche de l’Amérique Latine (2001, www.slate.fr) le socialisme de MM Chavez et Maduro a réussi à mettre le pays quasiment en faillite. Plus de trois millions d’habitants (10% de la population) l’ont fui, la pénurie d’aliments, de médicaments et d’énergie (?!) y est endémique et le président qui a perdu les élections présidentielles ne veut pas céder la place à celui qui les a gagnées. 21 pays reconnaissent le nouveau président, l’Europe (à l’initiative de l’ Espagne) demande, sous forme d’ultimatum, de décider de nouvelles élections sous huit jours (?) – dernier carat le 2 février et 8 pays soutiennent le perdant : Russie, Chine, Vietnam, Bolivie, Cuba, Syrie, Tunisie, Turquie. Et Monsieur Mélenchon, en excellente compagnie, comme toujours. L’ardeur révolutionnaire de ce triste sire l’oblige, contre vents et marées, être du côté d’un régime honni par son peuple. Et quand on pense qu’il a été, crédité de pouvoir gagner l’élection présidentielle chez nous… Oui, on l’a échappé belle !

  • en Syrie, pays totalement détruit par l’amok musulman (chiites contre sunnites et vice-versa), à part les groupes et milices diverses, on trouve trois acteurs, non pas « le bon, la brute et le truand » mais trois truands. Un (la Russie) qui veut, enfin, s’ancrer en Méditerranée (souhait présent depuis Catherine II, accès à une mer chaude), un autre (la Turquie) qui veut exterminer une partie des kurdes syriens qui veulent avoir une région à eux au Nord de la Syrie (comme leurs frères d’Irak) ce qui pourrait donner des idées aux 20% de kurdes de la population turque, un autre (l’Iran) dont la double velléité (dominer le Proche Orient et se trouver sur la frontière Nord d’Israël qu’il veut « rayer de la carte ») est l’explication la plus simple. A part le centre de Damas, il n’y a pas une ville qui soit restée debout en Syrie. Plus de 5 millions de réfugiés (25% de la population). Les 21 millions d’habitants en 2010 (avant le début des hostilités) sont devenus un peu plus de 16 millions, le Liban et la Jordanie en ayant hérité la différence.

Tout détruit et quelques 450 à 500.000 morts (comptez aussi, comme dans tous les conflits, 6/8 blessés pour un mort…). La Russie clame son souci d’assurer la sécurité d’Israël ; la Turquie (membre del’OTAN…) s’oppose aux États Unis qui veulent défendre les kurdes et menace tous les jours d’envahir le région en question de la Syrie ; l’Iran… subit, à répétition, les attaques dévastatrices israéliennes contre ses installations et ses troupes mais s’y incruste car la destruction d’Israël est inscrite, en lettres de feu,sur le frontispice de la République Islamique. *

* Brig. Gen. Hossein Salami was quoted by Iranian news outlets as saying, “Our strategy is to erase Israel from the global political map. And it seems that, considering the evil that Israel is doing, it is bringing itself closer to that.”

Et la France ? Elle aussi est présente en Syrie, et va ramener en métropole quelques centaines de djihadistes, enfants de la république et des « cités » partis, certains avec femme et enfants, pour torturer et tuer les ennemis d’Allah en Syrie.

Aux Etats Unis – économie en plein boom, chômage au plus bas (y compris pour les populations noire et latinos), pays devenu le premier exportateur de pétrole au monde (!), indices boursiers à plus de 25% supérieurs à ceux du commencement de l’Administration Trump et une bataille de tous les jours entre cette administration et l’opposition (parti démocrate en train d’opérer un glissement vers une gauche plus radicale que ce que l’on a connu là-bas). Et, en même temps, trois dossiers à caractère stratégique dont les conséquences seront plus qu’importantes pour le reste du monde :

 

- Dénucléarisation de la Corée du Nord – un espoir pour la Corée du Sud, le Japon et une bonne partie de l’Asie, un jeu savant de pressions et récompenses surtout pour la Chine (sans laquelle rien ne serait fait) ;

  •  - Équilibrer les échanges commerciaux (surtout avec la   Chine et l’Europe) – promesse de campagne de            M. Trump et qui marque un changement fondamental de la politique américaine visant le « globalisme »--

- Empêcher l’Europe de « sauver » l’Iran des sanctions     américaines qui visent trois domaines, i.e., la volonté de dominer le Proche Orient, le développement de fusées balistiques à capacité nucléaire et la suite du fameux JCPOA qui laisse l’Iran à accéder « à la bombe » dans quelques années.

 

Quand on regarde le monde ... les points de rencontre des gilets jaunes sur les routes nationales ou sur les autoroutes on a vraiment du mal à les voir !

 

 

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24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 17:27

On assiste, médusé, aux émissions des chaînes de TV ou, même, aux « questions pour un champion » dans lesquelles notre Président se trouve face à des centaines de maires dont les questions, affirmations ou contre-vérités nous déboussolent. Car, quand même, que se passe-t-il dans notre pays depuis ce jour funeste de novembre 2017 quand 300.000 de nos compatriotes se sont mis sur le dos le gilet  jaune qu’ils avaient dans leur voiture ?

Je vais faire simple et essayer d’aller droit au but : on assiste à une guerre d’usure car confrontés à un problème qui n’a pas de solution.

Guerre d’usure – chaque samedi des citoyens, plus ou moins civilisés, font savoir à la communauté nationale qu’ils ne sont pas contents ni de leur sort ni de ce que les «instances légitimes» du pays ont fait, font ou feront pour satisfaire leurs revendications. Revendications économiques qui, aussi légitimes qu’elles puissent paraître, se heurtent frontalement aux pénuries budgétaires dans lesquelles le pays se meut depuis une quarantaine d’années. Il devient, de plus en plus, évident que ce que les «instances légitimes» du pays peuvent faire – à part de promettre des lendemains qui chanteront une fois que les réformes, faites à moitié ou au tiers, produiront leurs résultats – ne sont que des cataplasmes sur des jambes de bois, tout au moins considérées comme telles par ceux qui réclament  « justice ».

Non, il n’est  pas facile de vivre avec des subventions de quelques centaines d’euros par mois quand on est devenu chômeur de père en fils. Non, il n’est ni facile ni sain de « tenir les murs » quand on fait partie de la tranche de la population de 15 à 34 ans que les anglo-saxons appellent les NEET (Not in Éducation, Employment or Training) : 2,85 millions (dont 40% viennent de la « diversité») soit 18,1% d’un groupe qui comporte 15,75 millions dans notre pays (OCDE – Enquête Emploi INSEE, 2017). Comme il n’est ni sain ni facile pour le pays d’avoir à supporter, peu ou prou, 6 millions de chômeurs (France Métropolitaine).

 

Et puisque c’est comme cela, les Gilets Jaunes, avec la sympathie (ou le support) de plus de la moitié des français obligent les « instances légitimes » du pays de prendre une posture défensive qui trouve, même parmi les siens, des justifications essentiellement à caractère moral. Car, enfin, on ne peut pas dire du mal des gens pauvres qui souffrent et qui le font savoir.

Et puisqu’il n’est pas possible de dire du mal on essaye d’expliquer, convaincues comme sont « les instances légitimes » que tout est question de pédagogie.

Pédagogie ? Ce serait vrai, peut-être, s’il s’agissait d’un problème pour lequel on explique comment  le résoudre. Mais s’il n’y a pas de solution ?

La France, un problème sans solution – Rien n’est  simple, plein de  facteurs pour un problème/équation à inconnues multiples, je vais en choisir un pour tenter d’expliciter le propos. Les retraites.

Depuis quarante ans on vit dans le cadre d’un modèle social qui trouve ses origines dans la naissance de « l’état-providence » dont le catalyseur s’est trouvé être une période faste, «les trente glorieuses». Ce modèle comportait (été fondé), d’une manière consubstantielle, une croissance économique pérenne élément essentiel pour le développement d’une société apaisée dans laquelle les conflits sociaux se règlent par le dialogue entre les partenaires sociaux. La croissance pérenne avait comme corollaire une capacité -pérenne à son tour- d’assurer chaque tranche d’âge d’une fin de vie cohérente avec sa catégorie socio-professionnelle. Le tout se traduisant par « la retraite par répartition» - ceux qui travaillaient réglant les pensions de ceux qui partaient à la retraite. On arrive au premier terme du problème sans solution.

En 1981 F. Mitterrand impose une  promesse de campagne «la retraite à 60 ans». Il ne fallait pas sortir de Saint Cyr pour comprendre que la réduction du nombre d’actifs allait créer une distorsion dans l’équilibre «cotisations/pensions». Il  s’agit du premier élément du problème sans solution : «En 2000 en France, seuls 20 % des hommes âgés de 60 à 64 ans étaient actifs contre 70 % en 1960 (Laffargue 2008, p. 313)» Le deuxième élément, la croissance économique du pays n’a pas été pérenne :

Des études savantes montrent qu’en deçà d’une croissance annuelle de 1,8%  l’économie française ne peut pas créer suffisamment d’emplois pour remplacer les départs à la retraite et absorber, éventuellement, une partie du chômage.  Regardez la courbe de la Banque Mondiale et vous comprenez qu’un gouffre s’est créé, patiemment, depuis les années 70. De moins en moins de gens au travail, de plus en plus de retraités (pour de plus en plus de temps car l’espérance de vie  augmente) et de plus en plus de chômeurs le tout avec une croissance en berne (on l’appelait même, «croissance négative» quand l’économie s’amenuisait). Très bien mais… les gens à la retraite devaient recevoir leurs pensions pour lesquelles ils avaient cotisé pendant leurs années de travail. Sauf que ceux qui travaillent aujourd’hui sont de moins en moins nombreux… En 1960 on trouvait en France 4 personnes qui travaillaient pour une à la retraite. 50, 60 ans après on trouve, peu ou prou, 1,4 personnes qui travaillent pour une à la retraite (14 millions de retraités, 21 millions d’actifs). Que doit-on faire? Augmenter l’âge de départ à la retraite ou augmenter les cotisations de ceux qui travaillent ou réduire les pensions de ceux qui sont à la retraite. Cela s’appelle faire des réformes. Comme en Nouvelle Zélande ou au Canada ou en Allemagne. Pour des raisons multiples et variées la France ne les a pas faites.

Vint Monsieur Macron. En laissant de côté ce qui n’est pas essentiel  (comportement, cursus, éloignement du «peuple») il s’est mis en tête de prendre autant de décisions que nécessaires pour tenter de rendre au pays le lustre qui était le sien jadis. Sachant qu’en réussissant, la France pourrait de nouveau prétendre être «premier violon» en Europe. Savait-il, avait-il réalisé, soupçonnait-il que ce qu’affronte le pays est un problème sans solution ?

Pour faire simple on dit «les Gilets Jaunes» (ou les masses qu’ils représentent) se trouvent sur une autre planète que «les instances légitimes». Effectivement, on voit des gens (dans les émissions de TV)  qui proposent comme unique solution pour améliorer leur sort  «de changer l’impôt». Avec presque deux tiers  (58%) des foyers fiscaux qui ne payent pas l’IRPP, avec 25% des foyers qui payent 70% du total (ce qui  en dit long sur sa progressivité) l’IRPP collecte 80 milliards d’euros et représente moins de 4% du PIB du pays. Mais… la France étant la seule au monde à avoir un ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) avec un rendement de moins de 5 milliards d’euros… M. Macron, à juste titre le supprime (en partie).  Dans le pays qui a donné au monde la révolution de 1789 et de ses épigones (la Russie en 1917, la Chine 1949…)  c’est pire qu’un crime, c’est une faute (Joseph Fouché)… Et voilà des dizaines de milliers de Gilets Jaunes qui battent le pavé tous les samedis et crient, avec force, «rendez l’ISF»

Et personne pour leur dire que l’ISF abandonné (3,4 milliards d’euros) repris et distribué aux 65 millions de français ferait 52 euros par personne et par an soit moins de 5 euros par mois ! Quelle aubaine !

Comme on ne leur dit pas sur quoi la France dépense ses sous. On a réduit le total des dépenses à 1.000 euros et voilà le détail :

Plus de la moitié du budget pour les dépenses sociales (!), 10 fois plus pour la charge de la dette que pour la justice (!), 10% pour l’éducation (qui depuis des dizaines d’années «fabrique» tous les ans 150.000 gosses qui ne savent pas bien ni lire ni écrire ni faire des calculs).

Sauf à me démontrer le contraire, le problème auquel est confronté notre pays est insoluble (sans solution). Avec 6 millions de chômeurs, 6 millions de fonctionnaires, 14 millions de retraités et SEULEMENT 21 millions d’actifs dans l’économie privée, avec une dette de plus de 3.000 milliards d’euros (y compris celle pour la retraite des fonctionnaires) M. Macron n’a pas l’ombre d’une chance de pouvoir faire ce qu’ils souhaitait faire. Et la guerre d’usure que les Gilets Jaunes mènent contre la France (perte de croissance probable d’au moins 1%, déjà) ne fait qu’aggraver, de jour en jour, une situation qui, aussi désespérée qu’elle nous paraît aujourd’hui, le deviendra encore plus pour nos enfants et nos petits-enfants. Sauf si…

 

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 09:20

 

Depuis neuf samedis de suite (en attendant le dixième) de 300.000 à 30.000 Gilets Jaunes ont martyrisé le pays soit par leur actions directes soit par le rôle de catalyseur pour les groupes barbares d’extrême droite, d’extrême gauche et d’ailleurs. Des commerces ruinés, des déprédations pas toujours compensées par les assurances, des destructions frisant la souillure de monuments historiques. Et un gouvernement - sous l’autorité non partagée - du Président de la République qui se voulait « Jupiter, maître des horloges » Certes, nous sommes en Cinquième République, considérée comme un exemple de monarchie démocratique. Mais avec le dernier Président élu… le régime est en train de devenir « autoritaire ». Pas encore comme en Russie mais…

Et tout Jupiter qu’il se veut, notre Président a présidé un gouvernement constamment en retard d’une réponse aux actions des factieux qui, après avoir encaissé les « miettes » distribuées pour les faire taire (quand même quelques 12 milliards d’euros…) sont arrivés à contester l’ordre établi du pays : «Macron démission»  référendum d’initiative citoyenne, faire payer les riches, la panoplie entière des derniers trotskistes, M. Mélenchon annonçant la révolution).

Et Jupiter a tranché : pour arrêter la révolte (expression de colères accumulées depuis des lustres) il vient de proposer au peuple un débat large et national. Remarquez, c’est original. Ce n’est pas du niveau de Marie-Antoinette mais c’est tout comme. Vous n’arrivez pas à joindre les deux bouts ? Venez débattre pour (je cite) « transformer les colères en solutions ». Une lettre aux français résume quelques dizaines de questions proposées au « libre débat ». Il y  aurait  quoi dire de chacune d’entre elles. Pour ne pas ennuyer le lecteur j’en ai choisi trois.

1. Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ?  Suivez-moi. Le débat est organisé par la CNDP (Conseil National du Débat Public) dont vous ignoriez, sans doute l’existence. Et bien, sachez que notre République dispose de 26 Agences, Commissions, Conseils et Hautes Autorités qui doivent faire tout ce que les plus de 5 millions de fonctionnaires ne peuvent pas faire.

Et, naturellement, chaque structure évoquée dispose d’un Président dont le salaire  annuel peut aller jusqu’à 240.000 €.

Lesdites structures vont coûter en 2019 à la Nation 427 millions d’euros, soit 15 % de plus qu’en 2018 (370 millions). Puisqu’il faut faire des économies …

Ancien Ministre (à Bercy) notre Jupiter a-t-il besoin, vraiment, de l’avis des Gilets Jaunes (et du reste de la population) pour décider la liquidation de ces Agences, Conseils, Commissions… toutes gérées par des Enarques distingués, certains sortis de la même promotion que la sienne ?

2. Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ? Suivez-moi. Quand 58% des foyers  fiscaux ne payent pas d’impôt (IRPP)  et quand 1% des foyers payent 25% du total collecté et 10% des foyers payent 70% du total collecté… rendre l’impôt plus juste veut dire faire payer un impôt aux 58% des foyers ! Provocation ? Non, ce n’est pas une provocation. Une des raisons de l’apparition des Gilets Jaunes et de leurs revendications économiques  se trouve dans l’irresponsabilité de deux citoyens sur trois vis-à-vis de l’Etat, bien commun, pour lequel ils ne payent rien. Ne rien payer en impôt sur le revenu veut dire qu’il y a solution de continuité entre le citoyen et la communauté. Alors, les entendre vouloir plus de ceci et plus de cela tout en réduisant les impôts (qu’ils ne payent pas) veut dire en clair confisquer un peu plus des revenus des riches ou de ce qu’ils appellent maintenant « les plus aisés ». Et d’après les mesures prises récemment les plus aisés commencent à 2000-2500 €/mois.

Ancien Ministre (à Bercy) notre Jupiter a-t-il besoin, vraiment, de l’avis des Gilets Jaunes (et du reste de la population) pour dire au pays que la seule manière possible pour réduire les impôts est la réduction du nombre de fonctionnaires employés par l’État et les collectivités locales ?

 

3.Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? Suivez-moi. Depuis le premier mandat de M. Mitterrand on vante les mérites de la décentralisation. Et depuis 40 ans tous les gouvernements, de droite et de gauche ont « décentralisé ». En réalité, on a créé des structures intermédiaires (communauté de communes, intercommunales, attributions pléthoriques et superposées département-région, communautés de régions) qui au lieu de décentraliser ont centralisé les pouvoirs chaque fois à l’échelon supérieur. Tant et si bien que le nombre de fonctionnaires de l’Etat Central n’a pas diminué mais… la fonction territoriale compte aujourd’hui pas loin de 2 millions de fonctionnaires. Tout cela a culminé avec la fusion de certaines régions (pendant le mandat de F. Hollande, quand M. Macron était à Bercy…) ce qui a conduit à des dysfonctionnements coûteux  qui n’ont aucune chance d’être résorbés.

Ancien Ministre (à Bercy) notre Jupiter a-t-il besoin, vraiment, de l’avis des Gilets Jaunes (et du reste de la population) pour dire au pays que la seule façon possible de réduire les impôts est la réduction du nombre de fonctionnaires employés par l’État et les collectivités locales ?

Résumons. Le pays (M. Macron) se trouve devant trois types de revendications *: (a) de gauche, (augmenter le SMIG, réduire  l’âge de départ à la retraite plus toute une liste de demandes « légitimes »), (b) de droite, (diminuer les impôts et les taxes pour les petites entreprises,  réduire/arrêter l’immigration illégale, utiliser les moyens légaux pour assurer l’autorité de l’Etat), (c) déraisonnables – payer  le tout  par endettement .

Endettement ? De l’élection de M. Macron (T2-2017) à aujourd’hui (T4-18) l'endettement de la France a augmenté, peu ou prou, de 90 milliards d’euros à environ 2.350 milliards d’euros. Soit, peu ou prou  100% du PIB français, sans compter la dette pour la retraite de fonctionnaires (8-900 milliards d’euros). Vous avez dit  augmenter l’endettement ?

 

Et Jupiter nous dit que ce qu’il veut faire c’est de redonner à la France  son lustre ancien et sa position dans le monde. Et qu’a-t-il pour le faire ? Un chômage endémique qui se trouve toujours entre 9 et 10% et qui ponctionne sérieusement les comptes de la nation, une dette pharamineuse et des citoyens qui ne croient plus un mot de ce que les gouvernants leur disent. La France, après avoir perdu une position il y a trois ans déjà, est aujourd’hui la 6ème économie du monde. Standard Chartered (UK) vient de publier ses projections pour 2030 : nous ne serons plus parmi  les 10 premières économies …

ooooo

Mais  le blog… géopolitique… Pendant qu’il  ne sait  pas comment s’en sortir en France, Jupiter fait feu de tout  bois pour sauver, avec Mme Merkel  (qui veut sauver le business allemand) et Mme Mogherini (pièce maîtresse de l’anti-américanisme en Europe) ce qui reste de l’accord JCPOA (Iran) que les États Unis ont abandonné.  Cela tombe bien, on vient d’avoir l’Étude d’éminents spécialistes (entre  autres, David Albright, premier interrogateur des scientifiques nucléaires iraniens et Olli Heinonen – qui avait identifié  A. Q. Khan, le « proliférateur » - Libye, Iran, Syrie, Corée du Nord. Que nous disent-ils (The Amad Puzzle - The Shahid Boroujerdi Project for Production of Uranium Metal & Nuclear Weapons Components 11.01.19) ? « Les informations sur une installation du Projet 110 inconnue à ce jour mettent en lumière l’immense valeur des archives nucléaires saisies par Israël pour combler les pièces manquantes du puzzle que constitue le programme d’armes nucléaires de l’Iran.... La construction de ce site signifie que le programme d'armement nucléaire de l'Iran a effectivement progressé plus loin que l'évaluation de l'AIEA à la fin de 2015, juste avant la mise en œuvre du Plan d'action global commun (JCPOA), lorsqu'elle affirmait qu'une série d'activités pertinentes pour le développement d’un engin explosif nucléaire « n’a pas dépassé les études de faisabilité et scientifiques, ni l’acquisition de certaines compétences et capacités techniques pertinentes ». L’existence et les projets de ce site sont en contradiction flagrante avec cette évaluation. Un morceau manquant du puzzle AMAD (nom de code du programme nucléaire iranien) est identifié. Autant dire que des hypothèses essentielles sur lesquelles reposait le JCPOA et que  M. Obama a bien voulu prendre en charge (et certifier aux autres Etats comme valides) reposaient, en fait, sur un manque d’information …

Pas mal… Si un jour les iraniens ont « la bombe » ils devront remercier l’Europe  et… M. Macron. Car M. Obama avait déjà reçu son Prix Nobel  quand il a commencé son mandat. Vamos con Dios

*(PE.Gobry,https://www.commentarymagazine.com/articles/yellow-rise-paris/ 12.18)

 

 

 

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 19:04

 

Tout d’abord, un mot : pourquoi écrire ? Depuis une douzaine d’années depuis que le blog existe, j’ai pris l’habitude (la décision) de ne pas répondre aux observations, remarques, quolibets ou injures qui m’étaient adressées par certains lecteurs, tout en essayant de faire une synthèse des observations/remarques/interrogations qui me paraissaient légitimes pour apporter un élément supplémentaire de réflexion.. Et aussi, en laissant un peu de temps s’écouler entre un écrit et mon retour. Aujourd’hui le temps se comprime, on ne sait plus ce qui s’est passé il y a une semaine car on a la tête pleine de ce que les chaînes d’information continue y ont déversé hier ou, tout au plus, avant-hier. En clair : les observations/remarques/interrogations engendrées par mes deux derniers textes me conduisent à en mettre en ligne un troisième.

Oui, nous assistons au développement d’une double imposture.

Pour commencer, celle des « Gilets Jaunes ». Je ne vais pas répéter tout ce que les caisses de résonnance bien ou mal pensantes (« les médias ») nous serinent depuis six semaines. C’est toujours la même antienne, « si cela est c’est qu’il y a une explication sociale ». C’est la société qui est responsable car, si…. Je ne vais pas, non plus, écarter d’un revers de main l’intégralité des revendications économiques mises en avant par des représentants auto-proclamés du peuple. Je vais essayer de raison garder en regardant de plus près ce dont il est question. Et ce dont il est question c’est le sort une partie des français, ceux qui - pour des raisons diverses mais en (très) grande partie individuelles - n’ont pas bénéficié, comme la majorité, des retombées du développement économique du pays et/ou de la « mondialisation. En clair les pauvres.

J’avais écrit « La France est aujourd'hui un des pays les plus riches du monde avec, probablement, le plus généreux système de protection sociale. La semaine de travail est la plus courte au monde, les vacances annuelles sont les plus longues, l’éducation (y compris supérieure) est gratuite. Nos concitoyens sont mieux nourris, mieux logés, mieux vêtus et mieux divertis que jamais. Ils sont également en meilleure santé : l’espérance de vie est supérieure de 20 ans à ce qu’elle était en 1958 (INSEE). » Personne, parmi les lecteurs du blog n’a trouvé quelque chose à y redire.

Mais les tenants du discours « faut prendre aux riches pour donner aux pauvres » soit autant les représentants auto-proclamés du peuple que ceux patentés (La France Insoumise, Le Rassemblement National et d’autres) qui mettent en avant, avec raison, leur qualité d’élus du peuple, n’ont pas justifié autrement que par des invectives et des propos insensés pourquoi il faut « donner aux pauvres ». Il y a là une imposture.

« 17,3 % des Européens, soit 87 millions de personnes, vivaient sous le seuil de pauvreté en 2015 selon Eurostat [1], si on prend en compte le seuil à 60 % du revenu médian de chaque pays. La Finlande (11,6 %), le Danemark (11,9 %), la Norvège (12,2 %) et les Pays-Bas (12,7 %) font partie des pays où le taux de pauvreté est le plus faible. Avec un taux à 13,6 %, le niveau de la pauvreté en France se situe également parmi les plus bas d’Europe. Il est même le plus faible des pays les plus peuplés.

À l’opposé, la Roumanie (25,3 %), l’Espagne (22,3 %) et la Grèce (21,2 %) ont les taux de pauvreté les plus élevés. L’Italie et le Portugal ne sont pas loin avec respectivement 20,6 % et 19,0 %. Ces pays sont fortement touchés par la crise économique et ont un taux de chômage très élevé, notamment chez les jeunes.

En prenant en compte les seuils à 40… 6,4 % de personnes sont touchées en Europe. En Roumanie (13,5 %), en Espagne (10,7 %) et en Grèce (10,2 %), plus d’une personne sur dix vit dans la grande pauvreté. Le Royaume-Uni (5,6 %), la Suède (5,1 %) et l’Allemagne (4,8 %) sont proches de la moyenne européenne. En France, la part de la population très pauvre est parmi les plus faibles (3,1 % selon Eurostat). Seule la Finlande contient encore mieux la grande pauvreté (2,2 %). » (Observatoire des inégalités – 17.06.18). Et voilà le graphique qui indique le pourcentage de la population du pays qui vit sous le seuil de pauvreté pris à 40, 50 et 60% du revenu médian de la population :

Ce que l’on apprend c’est que les pauvres en France sont parmi les pauvres les plus riches (en valeur relative et absolue) de l’Europe : Finlande, Pays-Bas, France – le trio de tête. Qu’est-ce à dire ?

Premièrement, que l’on doit regarder « la pauvreté » avec circonspection. Non pas que je récuse le terme mais que l’on doit savoir de ce que l’on parle. On met en avant le cas de la mère célibataire qui élève un enfant. Ses besoins sont de deux natures : indispensables (nourriture, logement, vêtements, transport), d’un côté, et non indispensables (communication, moyens électroniques, distractions, voyages, vacances, spectacles). Il me semble qu’autant les dépenses indispensables doivent être assurées même pour ceux qui se trouvent sous le seuil de la pauvreté, les autres peuvent faire l’objet d’arbitrage. Pour fixer les idées, les plus pauvres de nos concitoyens (seuil à 40% du revenu médian -3,1%) disposent mensuellement de 736€ (Eurostat 14.12.18) – plus les subventions diverses (Aides et Allocations CAF, RSA et Impôts – de 170 à plusieurs centaines d’euros). Acheter (un ou plusieurs Smartphones) peut écorner le revenu du citoyen de 35 à 40% pour un mois soit de quelques 5/7% pour l’année. Car le prix moyen d’un Smartphone est de 330€ ! Sans compter le coût de l’abonnement de 200 à 750€ l’an pour une utilisation « triple play » (téléphone, internet, TV).

Regardez :

41 millions d’utilisateurs de Smartphones en France, 28,5 millions de ménages soit 1,45 Smartphone par famille. Le prix moyen d’un Smartphone étant de 330 € (Les Echos, 24.01.18). Naturellement, on pourrait répéter la démonstration pour les baskets de grande marque, les T-shirts marqués ou les tickets pour le dernier concert de Michel Sardou.Tout ce qui précède pour dire, autant de fois qu’il est nécessaire, que la pauvreté en France doit être regardée de plus près avant d’en faire l’étendard d’une nouvelle révolution ou révolte. Ajoutons, quand même, un autre élément : « la diversité » (première et deuxième génération) est « mesurée » (mal) en France à 6/8 % de la population. Il ne serait pas surprenant de trouver que les 3,1% d’extra pauvres en France se recrutent parmi cette composante de la population qui, en très grande partie ne dispose que des subventions (multiples et variées). Si l’on est sérieux, quelle conclusion tirer ?

Bref, une première imposture, elle nous « bouffe » le cerveau, tant on a eu (et on a encore à 55%) de la sympathie, voire de la solidarité, pour ceux qui occupent les péages, les camemberts des routes et, à l’occasion, détruisent (ou laissent détruire) le mobilier public et les devantures des magasins privés à Paris ou Bordeaux ou Toulouse ou Marseille.

Mais il y a une deuxième imposture. Celle de l’État-Providence « Confronté à une mutation de son environnement, il a conservé les mêmes règles de fonctionnement. Pour faire accepter des transformations qu'il ne maîtrisait plus - parce qu'il ne les comprenait pas -, il a accru en vain les dépenses publiques et les impôts afin de les compenser. Espérant rendre la situation plus acceptable, il n'a contenu les inégalités qu'au prix d'une stagnation sociale qui obstrue les perspectives d'avenir: en France, les pauvres ne le sont pas trop, mais ils le restent » (Erwan Le Noan, Le Figaro Magazine 31.12.18). Faisant semblant d’assurer « la justice » en faveur des pauvres on a pris (non pas au riches) mais aux moins pauvres (classe moyenne supérieure et celle d’après) pour donner aux pauvres. Déshabiller Paul pour habiller Pierre c’est tout ce que le sieur Macron, à la suite de F. Hollande et de N. Sarkozy, a décidé de faire. Derniers exemples ? Une grande partie des 14 millions de retraités qui subissent l’augmentation de la CSG (taux maximum 8,3% dont 2,4% soumis à l’impôt…) et qui sont aussi ceux pour lesquels la taxe d’habitation ne sera pas annulée (20% de la population). Mais… tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse »… La stagnation sociale en France, depuis deux ou trois dizaines d’années est tellement évidente que l’on ne s’en préoccupe plus. Cela ajoute à l’impossibilité de ce qui fût « l’ascenseur social » de faire œuvre de promotion pour ceux d’en bas qui font des efforts pour le mériter… En continuant de donner « tout à tout le monde, tout de suite » sous prétexte de construire un pays qui « protège et qui est juste » M. Macron s’inscrivant dans la lignée malheureuse de ses prédécesseurs a utilisé, utilise, le tonneau sans fin de l’endettement. Fût un temps quand on dévaluait le franc… 3 dévaluations pendant les deux premières années du premier quinquennat de M. Mitterrand ! Économiquement ce que M. Macron fait (et encore il y a un mois en dispensant larga manu plus de 10 milliards d’euros au peuple qui en voulait plus…) ce n’est qu’une imposture. Et elle s’accompagne d’un comportement de l’Etat qui l’amplifie : absence de courage pour rester droit dans ses bottes et arrêter la pantalonnade des Gilets Jaunes. Il a commencé par céder à la rue, il n’a pas le courage de s’y opposer par tous les moyens légaux qui existent. Assister, sans réagir sérieusement, au lynchage de policiers ou gendarmes (clips vidéo qui passent en boucle sur les stations de TV) ad nauseam ce n’est pas ce qu’un Etat digne de son nom devrait faire. Il le fait cependant, le comportement de l’Etat actuellement est, selon moi, une deuxième imposture. Nonobstant les excuses « état de droit, droits de l’homme, proportionnalité des réactions et autres fadaises qui ne justifient que l’inaction. Quousque tandem… ?

 

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3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 09:22

Je vais essayer, donc, de répondre implicitement et explicitement aux interrogations multiples engendrées par mon dernier texte.

On me reproche, majoritairement, d’afficher un manque de solidarité (et de compréhension ?) avec le phénomène « Gilets Jaunes » surtout en se référant aux enquêtes d’opinion qui montrent que plus de 60% des français, eux, sont solidaires du mouvement. Soit.

Je laisse de côté les revendications à caractère économique qui, en grande partie, disposent d’une légitimité, car des partis divers et presque tous les syndicats les avaient mis en exergue depuis un certain temps. Je vais aborder (avec prudence, vu le sujet et les circonstances…) celles liées à l’organisation de la société. La plus téméraire est celle qui demande la démission de M. Macron.

Supposons (par absurde) que notre Président démissionne. Tant que nous n’abrogeons pas la Constitution (par consensus du Sénat et de l’Assemblée Nationale ou par révolution – la France en a connu d’autres… - ou par un coup d’état – aussi connu par le passé) on se trouvera devant deux questions : (a) qui pourra prendre sa place et (b) que va-t-il changer en France ? Pour certains… n’importe qui (du peuple) fera mieux mais (b) quant à l’économie qui pourrait s’avérer irréformable… on ne voit pas comment « le peuple » pourrait avoir un meilleur avenir. Ce qui me fait tirer une conclusion : quiconque occupera l’Élysée ne pourra pas faire mieux, et peut-être même fera pire que son occupant actuel.

Ouvertement ou « confusément » ce que les plus évolués des « Gilets Jaunes » mettent en avant c’est la dilution évidente du pouvoir des citoyens à influencer leur propre destin. Je vais m’aventurer, dans le monde des concepts socio-politiques qui - on s’en doute - m’est assez étranger. Mais, courage… « vers l’Orient compliqué volons avec des idées simples » disait le Général.

Si l’on trouve que le citoyen n’a pas voix au chapitre dans son pays d’organisation démocratique, qu’est-ce à dire ?

C’est ainsi, car il y a une divergence profonde, partie intégrante du paradoxe « nationalisme et supra nationalisme » D’un côté, la logique de l’organisation des sociétés humaines commande la réunion des états-nation en groupements pouvant aborder les grands problèmes qui sont devant l’humanité : faire vivre 8 ou 10 milliards d’êtres sur la planète, le réchauffement climatique (dans ce qu’il a de réel, laissant de côté les exagérations et les objectifs impossibles d’atteindre), le remplacement des sources d’énergie actuelles par de nouvelles d’une structure totalement différente ou les mouvements migratoires du monde. Ce qui précède est un postulat (il ne nécessite pas de démonstration car il n’y en a pas…). D’un autre côté, toutes les sociétés humaines - pour des raisons qui restent à déterminer - s’orientent vers des formes démocratiques, ouvertes (selon Henri Bergson & Karl Popper – « les dirigeants peuvent être changés sans bain de sang » …), dans lesquelles doivent se réaliser les aspirations de ses membres d’avoir « voix au chapitre ». Voilà un deuxième postulat.

Là où les choses se compliquent c’est qu’il y a divergence de fond, irréductible, entre les deux postulats. Elle est parfaitement visible et constitue, probablement, la cause majeure du rejet des masses (cultes ou moins cultes, instruites ou moins instruites) autant de leurs propres élites de plus en plus distantes par rapport à elles ou, surtout, des structures supra nationales généralement nommées, non élues. En clair, les citoyens d’un pays qui ont déjà du mal, de plus en plus, d’accepter de n’être consultés qu’une fois tous les quatre ou cinq ans se révulsent quand ils comprennent que le jeu « démocratique » est faussé dès qu’une autorité supra nationale se met en place. Car, ce faisant, les pays qui acceptent une autorité supra nationale augmentent la distance entre le citoyen et la prise de décision. Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de discuter de la justesse d’une décision prise par une autorité supra nationale qui s’impose aux pays « vassaux » mais du fait que le citoyen 𝝺 constate se trouver dépossédé de l’actif principal de la société ouverte, sa capacité d’influencer son propre destin par un vote aussi direct que possible.

Il me semble qu’il n’y a pas d’autre raison pour expliquer le rejet de « Bruxelles » par de plus en plus des sociétés de ses nations-membres. Il me semble, dès lors, que l’éclosion des nationalismes en Europe est inexorable, quelles que puissent être les rodomontades d’un Macron ou d’une Merkel. Les « Gilets Jaunes » en France sont, selon moi, avec une clarté éblouissante, la démonstration de la divergence des deux postulats évoqués. Il suffit d’écouter un de ses dirigeants (auto promus) pour comprendre que ce que M. Macron a pu leur dire, le 10 décembre ou pendant les vœux de fin d’année, ne passe pas le seuil de leur entendement, ce qui les fait décider de « ne rien lâcher » et continuer à faire barrage sur la route de Berck-les-Vaches.

Il me semble, aussi, qu’en Europe on reviendra à accepter les souverainetés nationales et arrêter le processus de leurs effacements en faveur de « Bruxelles ».

Mais… si l’on descend sur terre que trouve-t-on chez nous dans ce début de nouvelle année ? Un discours bâti, probablement, avec la méthode Coué qui s’emploie à nous convaincre que la retenue de l’impôt à la source se passe sans problème (les standards téléphoniques explosent ; les portails où on doit trouver des explications sont sursaturés ; et les perceptions et autres centres gardent les gens dans des queues à l’extérieur de leurs locaux), qu’il n’y a pas de bugs ni dans les procédures établies ni dans leur mise en application [personne ne sait la différence entre revenu imposable et le revenu fiscal de référence, on ne connaît pas la date du versement du crédit d’impôt (ni de son quotient) relatif aux charges de l’année 2018]. Mais, patience, on en a vu d’autres et, dit M. Darmanin, dans un mois cela sera comme pour le téléphone portable quand on se demande « comment faisait-on avant ? »

Mais sur terre on trouve autre chose aussi. Le mouvement des « Gilets Jaunes » glisse, imperceptiblement vers le FN et ses slogans. Ce que Mme Le Pen et ses lieutenants n’hésitent pas à mettre en avant sur les plateaux de TV et aux micros des stations de radio. Avec une touche antisémite, comment cela pourrait-il être différent ? Et cela glisse…

Au Train Bleu, restaurant classé monument historique (Gare de Lyon) les officiants se sont exprimés, comme il se doit, solidaires avec Mbala Mbala Dieudonné et sa quenelle :

Le « Gilets Jaunes » ? Pourvu qu’ils disparaissent rapidement, la France va suffisamment mal sans eux. Pourvu que le Pouvoir arrête de louvoyer quant aux mesures à prendre pour y parvenir. Je sais, c’est prévoir l’imprévisible…

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28 décembre 2018 5 28 /12 /décembre /2018 14:54

Une fois de plus j'ai du mal à prendre la défense de notre Président. Ne serait-ce qu'à cause de ce que j’écrivais (8 mai 2017)  en commentant la victoire de M. Macron : « L’alternative est dès lors inscrite sur le murs : « soit il a une majorité absolue, son programme ne sortira pas la France du déclin où elle se trouve soit il n’a pas de majorité absolue et il ne pourra rien faire de ce qu’il a promis »….. Autant dire que l’on perdra encore cinq années pour un nouveau quinquennat qui ne sera pas différent de celui qui s’est terminé et dont J-L.M a pu dire :  « Ce soir s’achève la présidence la plus lamentable de la Ve République qui aura détruit pratiquement toute confiance autour d’elle »…..  C’est le deuxième résultat important du 2ème tour, en fait, de l’incapacité de réunir dans le pays une majorité décidée à le sortir des ornières du surendettement, du chômage de masse, de l’explosion du coût de l’Etat et/ou d’un modèle social incompatible avec une économie de marché. Vous avez remarqué, je ne dis rien du communautarisme et/ou du coût absurde d’une immigration mal (ou pas du tout) maîtrisée et incapable d’intégration (quant à l’assimilation, n’en parlons pas).

Et pourtant … on s’est  fait encore une fois avoir par les promesses de campagne de M. Macron. Qui se sont révélées être « des inscriptions inexistantes écrites à l'encre invisible sur une page vierge » (Simon Leys, The New York Review of Books, 11.10.90). Pas besoin de faire la comparaison entre tout ce qu’il a promis de faire et ce qu’il a accompli pendant les 18 premiers mois de son mandat. Mais, quand même, rappelons-en trois : (a) la réforme du code du travail, (b) la réduction du nombre de fonctionnaires et (c) la réduction des impôts. Pour (a) la montagne a accouché d’une souris et, à part des dispositions de séparation plus faciles rien de nouveau. Pour (b) sur la base des résultats de 2017 on sait que le nombre de fonctionnaires aura augmenté de 30/35.000 à fin 2018 ce qui laisse croire que le réduire de 120.000 sur le quinquennat est une gageure. Et pour    (c) … à mi-juin 2018 on comptait 50 nouvelles taxes et impôts nouveaux et à fin 2017 la France était championne (du monde !) des prélèvements de l’état du PNB (https://www.lopinion.fr-05.12.18). Certes, tout en sachant cela, il faut se souvenir que notre pays a traversé près de quatre siècles de guerres intermittentes (dont chacune a vu l’introduction d’un nouvel impôt en commençant par  la gabelle, celui sur le sel et celui sur les fenêtres …), dont deux guerres mondiales et une demi-douzaine de guerres coloniales, est en paix depuis presque de soixante-dix ans. La France est aujourd'hui un des pays les plus riches du monde avec, probablement, le plus généreux système de protection sociale. La semaine de travail est la plus courte au monde, les vacances annuelles sont les plus longues,  l’éducation (y compris supérieure) est gratuite. Nos concitoyens  sont mieux nourris, mieux logés, mieux vêtus et mieux divertis que jamais. Ils sont également en meilleure santé : l’espérance de vie est supérieure de 20 ans à ce qu’elle était en 1958 (INSEE).

Ce qui nous est difficile d’admettre c’est les inégalités existantes mais qui sont consubstantielles à toute économie de marché. Mais pourquoi rappeler tout cela en prenant la défense de notre Président ? Parce qu’il se trouve devant  le vrai dilemme français qui perdure depuis 40 ans : la classe moyenne et les travailleurs les moins bien lotis souhaitent une vie meilleure pour eux-mêmes et, surtout, pour leurs enfants. Mais en même temps (sic), la société française résiste à des changements significatifs. Les réformes économiques tentées par tous les présidents français (sauf De Gaulle) se sont terminées en eau de boudin.

Et M. Macron ? Moi, je lui accorde des circonstances atténuantes. Il en a voulu bien faire, il a fait savoir ce qu’il allait faire mais … on ne peut pas effacer l’atavisme français qui tire son origine historique des jacqueries … Nous voilà, donc, avec les « Gilets Jaunes » - ectoplasme protéiforme qui se découvre, de surcroit, un peu antisémite et l’annonce par une quenelle de Dieudonné. Tout en laissant agir, sans s’opposer d’aucune manière, catalyseur évident, les barbares d’extrême droite ou d’extrême gauche venant d’on ne sait où mais pour une partie des « cités » détruire tout ce qu’ils peuvent et  tenter, même de lyncher des membres des forces de l’ordre.

Et que peut faire M. Macron ? Il a voulu être Jupiter, il  a été transformé en « punching bag ». Et pour s’en sortir il fait ce que ses prédécesseurs ont toujours fait, il commence à distribuer de l’argent. Dont il ne dispose pas. En s’endettant.

Qu’à cela ne tienne. Et quant aux slogans imbéciles et irresponsables du genre « Macron démission » les cerveaux d’acier qui les portent devraient se demander « pour le remplacer avec qui ? » Certes il y en a un, dans les starting blocs, prêt à se sacrifier : François Hollande qui a tellement bien réussi son mandat. Mais comme sa vie actuelle (en oubliant la jeune actrice) est une vie de « riche » pourquoi il n’essayerait pas de nouveau ? Regardez :

Mais tout en essayant de le sauver il faudrait, quand même, qu’il laisse un peu de côté ses rêves de « leader des progressistes européens » et arrête de s’occuper des « nationalistes et des populistes » (dix pays en Europe avec l’Italie, la Pologne, l’Autriche …) pour faire un peu obstacle au dictateur islamique de Turquie. Qui s’oppose à la France pour ce qui se passe en Syrie, qui veut passer par le fil de l’épée (so to speak) le peuple kurde en sa totalité [quand même, environ 25% de la population turque, qui espère un jour disposer d’un état (ou d’une région autonome)]. Et faire comprendre à l’Europe que son voisin de l’Est est son ennemi principal, non pas la Russie. Car la Russie n’envisage pas de conquérir l’Europe tandis que le nouveau sultan oeuvre autant que faire se peut à la conquête de l’Allemagne par les turcs qui s’y sont installés  ou celle de la Belgique ou de la France par ses Frères Musulmans. Turquie qui se classe 157ème sur 180 pays pour la liberté de la presse (Reporters sans Frontières). Le sultan fait en sorte qu’il y ait en Turquie :

Turquie, qui de plus, s’évertue à faire payer aux Saoudiens l’assassinat d’un journaliste (lié aux Frères Musulmans) à Istanbul. Tout en reprochant à la France le fait qu’elle continue de vendre des armes à l’Arabie Saoudite chose que l’Allemagne, la Belgique et d’autres ont arrêté de faire après le dit assassinat. Mais … notre Président n’en a cure car ses relations avec le commanditaire supposé de l’assassinat (l’homme fort, le Prince Mohamed ben Salman) sont excellentes …

Et puisque le blog s’appelle « France-Israël » … disons un mot de la relation amour-haine de ces deux pays. Qui a connu et pire et mieux qu’avec M. Macron.  Mais il avait promis de changer les choses. Pourtant, la France continue d’approuver toutes les résolutions de l’ONU (le 7 décembre les dernières) qui dénient à Israël toute liaison historique avec le Mur de Lamentations en particulier et Jérusalem en général. Au cours de l’année 2018 l’Assemblée Générale de l’ONU a passé 27 résolutions de condamnation (H. Neuer – UN Watch, 26.12.18) : 21 pour Israël, une pour l’Iran, une pour la Corée du Nord … La France les a toutes approuvées.

On a l’habitude de justifier cela par l’antisémitisme historiquement constant du Quai d’Orsay (Un siècle de trahison: La diplomatie française et les Juifs, 1894-2007 - David Pryce-Jones, 2008). Et la France ne dit rien à son ami M. Abbas quand le bras droit de celui-ci, M. Erekat, déclare « Tout le territoire de Jérusalem reste un sujet pour les négociations de son statut définitif, alors que Jérusalem-Est, en vertu du droit international, fait partie intégrante du territoire palestinien occupé », La France avait pris la tête de l’Europe pour condamner la décision des Etats Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Même la Russie a reconnu Jérusalem-Ouest comme l’endroit où se trouve la capitale d’Israël. Mais pas la France. Car elle admet, semble-t-il, ce que les palestiniens veulent : Jérusalem-Est d’abord, ensuite le reste.

Mais M. Macron a promis que … Le premier ministre israélien lui demandait chaque fois que la France vote contre ou s’abstienne … Le résultat, semble-t-il, c’est qu’ils ne se parlent plus. Notre Président a tort : M. Netanyahou semble avoir toutes les chances d’être de nouveau élu car son parti, le Likoud, paraît  gagner les élections du mois d’avril.

Et pourtant … il faut sauver le soldat Macron. Car il s’agit du sort de la Cinquième République, rien de moins ! Quant à savoir comment …

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 20:50

        Vous avez eu à choisir entre la  guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre.

W. Churchill -1938.

Il semblerait que cela nous poursuit… J’avais écrit « Le gouvernement se trouve, en ce moment, devant une alternative dont les deux branches sont également néfastes pour le sort du pays. Soit il reste « droit dans ses bottes » et il est presque certain que, les échauffourées qui prennent un air de guerre civile se superposeront sur les actions des gilets jaunes, soit il plie face aux demandes (multiples et variées) de la rue érigée au rang d’interlocuteur qualifié et il abandonne, ainsi, une part de la souveraineté de l’État aux « séditieux » (qualificatif utilisé par le Ministre de l’Intérieur) »

Jupiter - j’ai de la peine à l’appeler ainsi vu que depuis quelque temps il a perdu toute emprise sur le monde - a parlé et, je l’avais dit déjà, a choisi les deux branches de l’alternative. Et ce qui se passe c’est qu’il a choisi d’accepter (une grande partie) les revendications de la rue et il n’a pas réussi d’arrêter la déferlante de la violence avec presque 100.000 policiers, gendarmes et autres forces d’ordres.

Raison garder ? Les « miettes », qualificatif que le Gilets Jaunes ont utilisé pour ce que le Président a promis, sont chiffrées à quelques 12/14 milliards d’euros. Peu ou prou, 5% du budget annuel de la France en ajoutant (toutes choses égales par ailleurs) 15% au déficit prévu pour cette année (86,7 milliards d’euros). Et comme on ne sait pas réduire la dépense publique… on ajoutera autant à l’endettement de la France.

Dépense publique ? Au lieu de commencer par réduire la dépense publique -ce qui était un engagement phare de la campagne présidentielle- un an et demi après on se remet à distribuer comme le prédécesseur de M. Macron l’a fait, larga manu, des milliards d’euros.

Dépense publique ? Il était question de réduire de 120.000 le nombre de fonctionnaires sur la durée du mandat. Au bout de la première année le nombre de fonctionnaires avait augmenté de 20.400 (La Tribune, 18.12.17) et ce qui se passe maintenant ne permet pas croire que pendant les trois années qui restent au mandat de M. Macron on tiendra l’engagement. La France employait à fin 2017 quelques 5.600.000 fonctionnaires (idem) ce qui fait, peu ou prou, 20% du nombre total de ses actifs. La moyenne de l’OCDE n’est que de 15% (Le Figaro, 17.05.18). L’Allemagne dispose de 44,3 millions d’actifs et le nombre de fonctionnaires serait un million de moins qu’en France.

Il aurait dû commencer par réduire les dépenses publiques : moins élevées, elles auraient permis de réduire les impôts quelque temps après, créant ainsi ce que les économistes appellent un cercle vertueux. Au lieu de penser au pays il s’est lancé dans deux projets aussi faramineux qu’inutiles (réellement) pour la France, devenir le leader de l’Europe « progressiste, inclusive, antinationaliste » et le champion de la lutte contre le réchauffement de la planète.

12-14 milliards d’euros prévus pour satisfaire les demandes (extorsion, vu les manifs et ses conséquences ?), milliards que nous n’avons pas. Et nous sommes criblés de dettes : presque 3.500 milliards d’euros (y compris les retraites des fonctionnaires…).

12-14 milliards d’euros de « miettes » disent ceux qu’il voulait aider, qui n’auront pas servi à grande chose car… les manifs (et sans doute la violence, les destructions, les pertes induites, etc.,) continueront, disent les citoyens éclairés qui font partie des Gilets Jaunes. Ne suis-je pas sensible à leur sort ? Je le suis, mais nous vivons dans une société libre, et en économie de marché dont les inégalités sont consubstantielles. Tout en n’oubliant pas que l’Etat distributif français est loin d’être celui qui distribue le moins. On oublie que 58% des foyers fiscaux ne payent pas l’IRPP, qu’il y a une sécurité sociale gratuite, une éducation gratuite. Et un énorme secteur de subventions (plus ou moins justifiées) pour arrondir les angles pour les moins fortunés. Mais… l’atavisme historique (certains diraient « l’ADN ») du pays veut que, périodiquement, on décide qu’il faut s’en prendre aux riches… En oubliant que les plus riches (10% de la population) payent 70% du total de l’impôt sur le revenu (Boursier.com, 03.08.18).

Et voilà notre Président, certes élu par défaut (car l’autre » c’était Marine Le Pen…) qui tout en voulant faire croire qu’il « garde le cap » est en train de dérouler la bobine du film pour nous faire revenir là d’où on n’arrive pas à sortir.

Dois-je dire que le Président aurait dû rester droit dans ses bottes ? OUI, je le dis. Le Général l’a fait en 1963, Madame Thatcher aussi en 1979. Certes, cela aurait demandé que l’ordre soit respecté par tous les Gilets Jaunes et les casseurs qui viennent prendre part aux festivités… C’est pour cela que le pays dispose de 250.000 policiers et gendarmes (145.000 policiers, 95.000 gendarmes et autres forces – chiffres 2016 – Alternatives Économiques). Qui sont bien armés et capables de maîtriser des foules qui ne respectent pas « l’ordre républicain ». Et pourtant… Paris a été victime d'incendies criminels dans ses rues et avenues principales, de vitrines explosées, de pillages, de vols, de barricades, de voitures incendiées, d’immondes graffitis sur des bâtiments publics, de la destruction du Musée de l'Arc de Triomphe et de la destruction de grilles des Tuileries.

C’est le manque de volonté pour confronter, avec la force de l’Etat, l’ectoplasme jaune des gilets qui a conduit notre Président à jeter aux orties les engagements fermes sur lesquels il a été élu. Il devrait se souvenir qu’il dispose d’une majorité à l’Assemblée Nationale, ignorer « la chienlit » et imposer à la vitesse grande V les reformes de fond que la France doit subir comme l’Allemagne a su le faire (avec un premier ministre socialiste…).

Manque de courage. Regardez Strasbourg. On s’époumone de nouveau « faut expulser » les « Allah Akbar » qui tuent. Mais celui de Strasbourg y est né. Nourri, logé, éduqué par la République et condamné 27 fois (il n’a que 29 ans…) pour des faits divers. Faisant partie de la diversité qui est une chance pour la France. Et on attend la libération (oui) de plusieurs centaines de djihadistes de retour du Proche Orient.

Et pour mélanger les pommes et les oranges, voilà notre France qui signe « Le Pacte de Marrakech », nouveau moyen induit par le « Machin » (comme disait le Général) pour faire admettre -je fais simple- que tout le monde a droit à tout le monde et… les migrants aux destinations qu’ils choisissent. Des plus de 150 pays au monde (dont deux tiers sont à l’origine des mouvements de migration) seuls les Etats Unis, l’Australie, l’Autriche, la Bulgarie, la Croatie, la République Tchèque, le Danemark, la République Dominicaine, l’Estonie, la Hongrie, Israël, l’Italie, le Japon, la Pologne, la Slovaquie et la Suisse ont refusé de le signer. Neuf pays des 27 de l'Europe que notre Président veut conduire vers des lendemains qui chantent.

Que Dieu prenne soin de nous…

 

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 22:40

On n’arrête pas de nous le dire, à la radio, à la télé, sur les pages de Facebook et via les réseaux Twitter et autres, demain ce sera la fin du monde. 89.000 policiers, gendarmes, CRS, (dont 9.000 sur Paris), des voitures « canons à eau », des véhicules conçus pour faire face efficacement aux mouvements de masse, bref, on se prépare à ce que l’on n’avait plus vu depuis mai 68. 50 ans et l’histoire se répète, selon l’adage la première fois cela a été un drame, maintenant c’est une tragicomédie !

Quèsaco ? J’avais écrit « le gouvernement se trouve, en ce moment, devant une alternative dont les deux branches sont également nocives pour le sort du pays. Soit il reste « droit dans ses bottes » et, il est presque certain, les échauffourées qui prennent un air de guerre civile se superposeront sur les actions des gilets jaunes, soit il plie face aux demandes (multiples et variées) de la rue érigée au rang d’interlocuteur qualifié et il abandonne, ainsi, une part de la souveraineté de l’État aux « séditieux » (qualificatif utilisé par le Ministre de l’Intérieur).

Ce qui s’est passé laisse rêveur l’observateur : le gouvernement a choisi de prendre les deux branches de l’alternative à la fois ! En commençant par céder devant la rue (je ne discute pas ses revendications, ni leur justesse ni leur naïveté, ni leur impéritie) avec un manque de savoir qui ne peut qu’étonner. Comment qualifier autrement une déclaration solennelle du Premier Ministre devant l’Assemblée Nationale, qui, pour l’essentiel, est intégralement contredite par « l’Elysée » le soir même. Si on avait voulu donner raison aux « séditieux » (M. Castaner a eu raison d’appeler « séditieux » une –grande- partie de ceux qui s’étaient transformés en bêtes furieuses prêtes à tout détruire « au nom du peuple »… comme s’ils avaient, seuls, le droit de parler en son nom ; j’ai eu tort récemment de juger le propos inconvenant) on n’aurait pas procédé autrement. Et ensuite, en prévision de nouvelles attaques contre la République et ses institutions, mobiliser le ban et l’arrière ban des forces d’ordre pour faire face aux quelques milliers de casseurs, d’extrême droite et d’extrême gauche, des groupes venant des « cités » (on occulte passablement leur origine) ou des « Antifa » (qui ont changé de nom pour devenir « black block).

En cumulant les inconvénients des deux branches de l’alternative le gouvernement va se trouver, maintenant devant le résultat de son manque d’intelligence :

a. renoncer aux taxes prévues, geler le prix de l’électricité, parler de primes pour améliorer le pouvoir d’achat a comme résultat de se trouver devant un inexorable mouvement « toujours plus » sans qu’il ait aucune échappatoire ; parce que s’il a cédé une fois… il pourra encore le faire…

 

b. transformer Paris en camp retranché dont les défenseurs seront soit totalement inactifs (si rien ne se passe) ou obligés à « casser » des casseurs sous le regard attentif des chaines de TV qui, irresponsables, se feront un devoir que de montrer surtout cela et, un peu moins, les actions des « séditieux ».

 

Devant la « chienlit » le Général, en 1968, après trois jours d’absence, à utilisé la radio pour dire « ça suffit » et a procédé à la dissolution de l’Assemblée Nationale pour provoquer de nouvelles élections. On connaît la suite.

Se taisant depuis trois semaines, absent de Paris car des voyages de très grande importance l’appelaient ailleurs, notre Président s’est montré égal à Marie Antoinette : « si le peuple ne peut pas acheter du Diesel, on va les aider pour acheter des Tesla » (Matt Ridley, Twitter, 06.12.18). On exagère … il y a aussi des Toyota ou même des Renault électriques. Quant au fait qu’à la « prime de conversion » il faudra ajouter au moins une année de SMIC … les cerveaux d’acier qui conseillent le Président ont oublié de lui déconseiller, vu son inanité, une telle suggestion.

 

Que faire ? Il me souvient que l’Amiral Sanguinetti (le frère d’Alexandre) auquel on demandait comment mettre fin au « problème corse » (au moment d’une situation  plus que tendue créée par des « nationalistes) avait répondu « le jour où le Gouvernement aura le courage de sortir dans les rues les mitrailleuses lourdes le « problème corse » sera résolu ». Notre Gouvernement actuel, responsable de la pérennité de la République a laissé pendant trois semaines la « chienlit » prendre le dessus sur les forces de l’ordre car … démocratie, droits de l’homme, liberté de la parole … doivent prévaloir chaque fois que les ennemis de la démocratie l’attaque. Arrêter des casseurs ? Les Policiers ne le peuvent pas, arrêter des casseurs car il faut qu’un officier de police judiciaire soit présent, fasse un constat écrit, signé, contresigné car autrement n’importe quel juge libère instantanément le casseur.

 

Ce qui est incompréhensible c’est de voir un gouvernement issu d’une majorité pléthorique à l’Assemblée Nationale se montrer incapable de résister à la « pression » de la rue. D’aucuns expliquent la chose par « l’arrogance » de notre Président, Jupiter au petit pied, qui s’est mis dans la tête qu’il pourra faire tout ce que ses convictions le poussaient à faire. Entendons-nous bien, comme pour le Gilets Jaunes, je ne nie pas l’absolue nécessité de faire ce qu’il a annoncé vouloir faire pendant sa campagne électorale. La France a de moins en moins de chances d'inverser le sens de la spirale descendante qu’elle parcourt depuis une quarantaine d’années. Changer de sens veut dire passer par un « point d’inflexion » ce qui –tous les physiciens et tous les mathématiciens vous le diront- nécessite une énergie (ou un coût) immense car il s’agit, en géométrie différentielle, de changer la concavité d’une courbe. Il suffit de regarder ce que les « hommes providentiels » auxquels la France a dû faire appel (de Bonaparte à de Gaulle, en passant par Boulanger, Clemenceau, Mendès France) ont fait subir au pays pour qu’ils le sortent des ornières de la décadence où il se trouvait. Souvenons-nous comment le Général a tenu tête aux mineurs, au PC et à la CGT pendant six semaines en 1963. Et il faisait froid…

 

Bon, on verra demain. On a mobilisé les troupes, ils ne manquent que les hélicoptères et les forces spéciales. Pauvre France… elle montre au monde entier son état de déliquescence, son incapacité de se reformer pour assurer à ses enfants et aux enfants de ceux-ci un avenir digne du passé laissé par nos anciens. Certes, ce n’est pas ça qui l’empêche de donner des leçons sur ceci et sur cela au monde entier, de se chamailler avec le nouveau sheriff qui se trouve à la Maison Blanche, ni de prétendre prendre la tête de l’Europe pour y imposer les vulgates que son intelligentsia produit, à jet continu, depuis des lustres.

 

En fait, ce n’est pas la France, ce vieux pays qui a donné tant au monde. C’est simplement son nouveau roi, un peu trop arrogant et peu enclin à faire siens les avis de ceux qui ne font pas partie du « premier cercle ». Dans un pays où on a déjà coupé la tête d’un roi… C’est vraiment dommage.

 

 

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 22:48

Trois semaines d’échauffourées, trois samedis de plus en plus destructeurs : quelques casseurs parmi les gilets jaunes pendant le premier, plusieurs milliers pendant le dernier. Et le Président en voyage (très important, bien sûr) à Berlin, en visite d’Etat dans la grande Belgique, au G20 à Buenos Aires. Pour montrer partout que, nonobstant ce qui se passait dans son pays, il n’oubliait pas qu’il avait un rôle mondial à jouer : s’opposer aux populistes et nationalistes en Europe et défendre la planète contre la menace de son réchauffement. Pour montrer, aussi, que personne ne pouvait le remplacer.

Allez, on ne tire pas sur une ambulance… Essayons, plutôt, de passer en revue ce qui se passe dans le pays et, éventuellement, supputer vers quel avenir il s’oriente.

Le plus court résumé que l’on puisse faire doit souligner (a) la volonté du gouvernement de tenir un cap qui devrait amener le pays dans une zone équivalente à celle de la moyenne des pays de l’Europe (déficit budgétaire, endettement, croissance, réduction du chômage pour mentionner les objectifs les plus importants), (b) le nécessaire effort matériel à faire par tous ceux qui travaillent ou se trouvent à la retraite, (c) le refus d’une classe moyenne et populaire d’y consentir. Le gouvernement pensait qu’avec sa majorité (pléthorique) à l’Assemblée Nationale, avec la neutralité de la masse de retraités (pratiquement égale en nombre à la moitié de tous ceux qui travaillent en France) et, même, avec un peu de grogne… il allait réussir là où tous ses prédécesseurs avaient failli. Mais, c’était sans compter avec l’esprit de fronde, trait de caractère fondamental d’un peuple qui ne s’en laisse pas compter.

De fil en aiguille, d’une revendication, en apparence, plus qu’inoffensive (arrêter l’augmentation de la partie « taxes » pour le prix des combustibles) on est arrivé en trois semaines à envisager la dissolution de l’Assemblée Nationale et, même, aux cris de « Macron - démission ». Et pour « mettre la pression » sur le gouvernement plus de 300.000 « gilets jaunes » dans les rues de France et de Navarre au départ pour arriver trois semaines après à moins de 75.000 gilets jaunes mais aussi des milliers de casseurs enrégimentés à l’extrême droite et à l’extrême gauche. Casseurs qui n’ont strictement rien à faire des préoccupations du gouvernement, du bonheur du pays ou de l’image de la France à l’étranger. Et, comme en 1995 (qui s’en souvient-il encore ?) pour la réforme des retraites que Jacques Chirac et Alain Juppé ont abandonné en rase campagne (ce dont le pays souffre encore aujourd’hui) entre 75 et 80% de la population exprime sa solidarité avec les gilets jaunes. Pas avec les casseurs, encore heureux.

Tant et si bien que le gouvernement se trouve, en ce moment, devant une alternative dont les deux branches sont également nocives pour le sort du pays. Soit il reste « droit dans ses bottes » et, il est presque certain, les échauffourées qui prennent un air de guerre civile se superposeront sur les actions des gilets jaunes, soit il plie face aux demandes (multiples et variées) de la rue érigée au rang d’interlocuteur qualifié et il abandonne, ainsi, une partie de la souveraineté de l’État aux « séditieux » (qualificatif utilisé par le Ministre de l’Intérieur).

Alors ? On devrait se souvenir que la dérive à laquelle on assiste aujourd’hui et le résultat de tout ce que l’on a laissé faire. La destruction systématique du système d’enseignement, la soumission aux modes venues d’ailleurs (Etats Unis, essentiellement), la « déconstruction » de tout et de son contraire par des philosophes portés au pinacle (Serres, Deleuze et d’autres) le tout en vertu des vulgates imposées par l’intelligentsia du pays, l’égalitarisme (à la place de l’égalité dans la société), le bonheur de la « diversité » devenue -sans avoir eu un effort à faire- « une chance pour la France », la primauté des « sciences humaines et sociales » pour la formation de générations entières dont l’avenir se trouve confiné aux emplois non qualifiés, aux CDD et à une vie chez leurs parents jusqu’à 30 ans et plus. Et si l’on croit que j’exagère, regardez le sujet d’une thèse soutenue à Paris 8 en 2015 : « Des équilibres instables : construction de soi et relations familiales chez les lesbiennes maghrébines migrantes d'ascendance maghrébine en France » (Le Point 02.12.18). Si l’on se souvient de tout cela on comprendra qu’une réaction du Gouvernement limitée à l’annulation de l’augmentation des taxes sur les combustibles ne servira à rien ni pour maintenant ni pour l’avenir. Sauf de démontrer qu’il ne sait pas rester   droit dans ses botes.

Après les violences à Paris de ce dernier week-end, le gouvernement avec la caisse de résonance des médias (tous ou presque subventionnés…) diabolisent les gilets jaunes (voir les épithètes d’un Benjamin Griveaux ou l’imbécilité des celles d’un Darmanin) en faisant un salmigondis en leur ajoutant les casseurs. On a commencé par accuser Marine Le Pen et l’extrême droite (et voir Monsieur Melenchon protester vivement contre ce mensonge), ensuite l’extrême gauche (enfin…), et il y a même des théories selon lesquelles les Russes et les Turcs seraient impliqués. C’est vrai, on se demande ce que font en France la RT de Monsieur Poutine ou le Medyaturk de M. Erdogan d’autre que fomenter du mécontentement pour les indigènes et de l’islamisme pour la « diversité ».

Quand on passe les bornes il n’y a plus de limites (Alfred Jarry). Soumis au supplice chinois du « goutte à goutte » via les impôts et les taxes*, déconstruit en deux catégories -le monde des villes participant au développement industriel et commercial plus les services et le monde rural et des petites villes dont les catégories socio-professionnelles se trouvent en bas de l’échelle du bien être, le peuple se révolte. Et il manifeste sans soumettre aux Préfectures leurs projets.

Tu parles… une jeune femme gilet jaune pour apostropher un officiel : « parce que quand on a coupé la tête du roi et on a pris la Bastille on aurait prévenu le Ministre de la Police » ?

 

 * La France, gérée par la droite et la gauche depuis 40 ans vit à crédit (endettement total plus de 3.000 milliards d’euros) tout en consommant pour la gestion de l’état plus de 57% de la richesse nationale. Et tout en ajoutant, tous les ans, à tous les budgets, une nouvelle taxe ou un nouvel impôt ou une nouvelle justification pour les deux.

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 18:03

Pas besoin d’avoir un doctorat en sociologie, psychologie des masses ou communication pour comprendre que quelque chose ne va pas bien dans ce beau (ancien) royaume de France. L’apparente cécité et/ou surdité de nos dirigeants ne doit pas nous faire croire (a) qu’ils ne comprennent pas la difficulté grandissante du « bas peuple » de joindre les deux bouts, (b) ou leur appréhension grandissante des soucis créés (ou en train de l’être) par un mouvement de masse inorganisé ou (c) les effets du corset contraignant de l’appartenance à l’Union Européenne.

Si nous pouvons déceler les causes du « mal vivre » qui s’installe en France, eux aussi le peuvent et ô combien plus que nous. Mais alors que se passe-t-il ? Pourquoi le dialogue est-il impossible ? Essayons de décrypter.

Tout d’abord parce que l’arrogance a pris le pas sur la nécessaire considération que « ceux d’en haut » doivent, impérieusement, à « ceux d’en bas ». Que le Président de la République puisse dire « Je n'ai pas vraiment réussi à réconcilier le peuple Français avec ses dirigeants (politiques) » (14.11.18) c’est la preuve de ce j’avance. Faites un peu d’analyse de texte : le « vraiment » dit que le « je » a fait tout ce qu’il pouvait et à ce titre est absout de quelque péché que ce soit car il ne faisait pas partie des « dirigeants politiques » ; il s’ensuit que seul le peuple est responsable… Ce qui est drôle c’est qu’il a oublié la solution de Bertolt Brecht… (« Puisque le peuple vote contre le Gouvernementne serait-il pas plus simple alors pour le Gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre ? » Die Lösung, 1953) pour résoudre les conflits entre dirigeants et dirigés… Que la France, depuis toujours (et même avant…) ait fait siennes les mouvements des masses pour s’opposer au sort que ses dirigeants lui réservaient, on le sait. Les jacqueries, les révoltes paysannes et plus près de nous les grèves à répétition sont là pour témoigner de la « résistance » du peuple contre les dirigeants que, dernièrement, il a librement et démocratiquement élus. Cependant, le drame de l’arrogance actuelle c’est qu’elle est devenue acteur principal et qu’elle efface ET la justesse des (certaines) décisions du Gouvernement ET l’absolue justesse du « ressenti » des masses. Mais l’arrogance peut prendre aussi la forme d’une escroquerie : selon le Président si le coût du pétrole à la pompe a augmenté cela est dû à 70% à l’augmentation du prix du pétrole sur le marché mondial (France Info 17.11.18). Regardez la composition du prix à la pompe :

Et convenons que c’est une forme d’arrogance crasse que de prendre les gens pour des imbéciles ! Quand 61,4%% du prix vient des taxes et seulement 28% du prix du produit il est matériellement impossible d’arriver à la conclusion de notre Président, ancien banquier, ancien énarque, Inspecteur des Finances et DEA de Philosophie.

Cela étant, puisque l’on parle du « ressenti » il faut se souvenir de la théorie marxiste dont Maurice Thorez (paix à son âme…) s’était fait le propagandiste, « la paupérisation absolue et relative » du peuple n’est pas encore jetée à la poubelle de l’histoire. Remarquez, quand au bout des 18 dernières années on constate qu’en monnaie constante, le prix des logements d’habitation anciens est 68% plus élevé qu'en 2000, alors que le revenu disponible par ménage n'est supérieur que de 3% (CGEDO d’après INSEE- 18.11.18) on devrait commencer par se poser des questions, non ?

Mais on est en France… au lieu de se poser des questions on organise un grand bayram qui s’appelle « les gilets jaunes ». Moment d’union de toutes les extrêmes, de droite, de gauche et d’ailleurs et aussi, et surtout, des modérés de partout qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Arrogance. Que fait notre Président ? Pendant que les routes et les autoroutes de France et de Navarre étaient (presque) bloquées, lui, il est allé discourir à Berlin, sujet « la relance de l’Europe pour éviter un chaos mondial » Là, nous touchons un autre aspect de la politique de la France que le bas peuple n’arrive pas à comprendre et/ou admettre. Depuis le Général (avec une éclipse pendant le quinquennat de V. d’Estaing) la France a décidé qu’elle doit diriger l’Europe. La constitution du couple « franco-allemand » avait comme explication simple « la France dirige, l’Allemagne assure (paye) » Et puisque l’Europe, dirigée par la France, est le continent le plus à même à dire au monde comment il doit vivre… le rôle de la France est de dire à tout un chacun le bien et le mal. Mais qui est la France aujourd’hui ? Bon sang, mais c'est bien sûr… (Raymond Souplex, Les cinq dernières minutes) c’est notre Président. Qui, pour éviter de rentrer trop tôt, pendant que les « gilets jaunes » tiennent le pavé, après Berlin enchaîne avec une visite d’Etat en Belgique. Tâche d’une absolue urgence. Décryptage…

Arrogance. Monsieur Macron fait semblant de croire que le couple franco-allemand (surtout après la perte d’influence, dans son pays, de Mme Merkel) est encore en état de diriger l’Europe. Faire croire cela aux autres 26 pays de l’Europe c’est une recette pour l’échec. Rien ne se fera en Europe, bientôt, sans un « pacte/arrangement » entre l’Est et l’Ouest qui tiendra compte des motivations ethniques, sociales, psychologiques de chaque pays et qui retirera aux gnomes de Bruxelles une grande partie des prérogatives qu’ils se sont accordés ou qu’ils ont usurpées. Il est fort probable que c’est ainsi que finira le conflit entre « nationalistes et progressistes » que notre Président s’efforce à mettre en avant pour qu’il puisse s’accorder le rôle du premier des progressistes. Attendons voir les résultats des élections européennes de mai 2019.

Bon, mais en attendant… que fait-on ? Puisqu’en on ne peut pas « changer le cap » ni aller plus vite pour voir des résultats ou plus lentement pour donner aux gens le temps et les moyens pour s’adapter à ce que l’on aurait dû faire depuis 30 ans on attend : que la croissance revienne, que le chômage baisse (9,1%, le même qu’en 2011, presque 3 fois plus qu’en Allemagne), que les retraités avalent la pilule de la réduction significative de leur revenu… peut-être même, Godot ! Mais pour montrer que l’on n’est pas inactif on a eu comme idée de faire feu sur le quartier général. Essayons de décrypter.

Voilà la France, après que son Président eut été le principal interlocuteur de M. Trump il y a un peu plus d’un an, s’élevant depuis plusieurs mois au rang de principal adversaire des Etats Unis en Europe. Le JCPOA (accord nucléaire Iran) et comment contourner les sanctions imposées par les Etats Unis, la Syrie, « l’armée européenne » (une autre forme de viser la direction de l’Europe -car seule la France dispose d’une force nucléaire et +) que sais-je encore, tout nous est bon pour s’opposer à ce que l’Amérique de M. Trump fait aujourd’hui. Au nom d’une nouvelle vulgate, « le globalisme multi-culturaliste ». En prétextant que nous sommes tous égaux même quand il s’agit d’être confrontés aux différences évidentes, réelles, de mode de vie ou de qualification ou de capacité de vivre dans des sociétés civilisées en acceptant certaines inégalités. Bref, puisque M. Trump proclame « America First » le chevalier du nouvel ordre égalitaire lui oppose « le Monde premièrement ». Il a sans doute oublié que déjà dans les années 60 on voulait « la Corrèze avant le Zambèze » (attribuée à R. Cartier ; et Bobby Lapointe répliquait «… C'est plus près que Caracas Est-ce plus loin que Pézenas ? « Avanie et Framboises » 1960).

Mais dans « le quartier général » il y a aussi le petit Satan, Israël. Comment l’oublier ?

Et la France fait ce qu’elle a toujours fait : elle vote à l’ONU en faveur de huit résolutions condamnant Israël pour ceci et pour cela. Huit résolutions condamnant Israël, aucune pour le reste des 168 pays prenant part au vote (13.11.18). Ni pour la Syrie, ni pour le Yémen, ni pour la Russie, la Chine et/ou les autres 20 ou 30 pays qui assassinent en rond mais… font partie du club des « droits de l’homme » annexe de l’ONU. Et, comme d’habitude, elle fait en sorte que tous les pays de l’Union Européenne votent comme elle.

L’Australie, le Canada, les États Unis ont le courage de s’y opposer et, ce qui est nouveau, quelques pays de l’Amérique Latine et de l’Afrique Noire sub-saharienne (!) ne votent pas pour, comme dans un passé récent, mais s’abstiennent.

Pourquoi ce rappel ? Pour une raison très simple : si notre pays veut apporter sa contribution à un éventuel règlement du conflit israélo-arabe (ou israélo-palestinien depuis que l’on a découvert l’existence d’un nouveau peuple quelque part dans les années 60) il lui faudrait se targuer d’une position d’honnête intermédiaire. En ne le faisant pas, en prenant, constamment, position contre Israël il montre que loin d’être un acteur visant le règlement du conflit, il n’est intéressé que par la posture lui permettant de s’aligner du côté d’un des belligérants. En espérant, comme il le fait, depuis la guerre de six jours, s’adjuger les (ou des) commandes d’armes des pays arabes ou du pétrole à bas prix. Tout en ne « désespérant » pas une partie, importante, de la population du pays. Décryptage.

 

 

 

 

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