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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 15:04

Deux évènements d’importance pour l'Europe et pour le monde se sont succédé à courte distance et, les deux, avaient comme protagoniste principal Donald Trump : le G7 et la rencontre de Singapour avec le dictateur Nord-Coréen. Les deux méritent que l’on en réfléchisse, eu égard à leurs probables conséquences.

Mais avant de les regarder de près il me semble que l’on devrait essayer de comprendre de quoi il s’agit : on en a tellement par dessus la tête de tout ce que les « talking heads » disent de M. Trump qu’il me paraît normal de le caractériser en quelques mots. Ce que faisant n’enlève rien a tout ce que l’on dit en mal de ce Monsieur avec un unanimisme jamais rencontré dans la presse mondiale. La seule comparaison qui vient à l’esprit ce sont les relations dithyrambiques de la presse communiste dans la période du « culte de la personnalité du petit père du peuple », je veux dire de Staline. Car, convenons-en, ce qui se passe avec D. Trump est un culte de la personnalité à l’envers, tous et toutes, s’évertuant à décrire, en long et en large, les poux qu’il a sur sa tête.

Mais ce Monsieur n’est intimidé par personne. Pas par les experts (fussent-ils lauréats du Prix Nobel) qui ont tous prévu une catastrophe financière mondiale pour le cas où il aurait pu être élu, pas par le « deep state » (et ses fers de lance du FBI ou de la CIA ou d’ailleurs), ni par ceux des leaders mondiaux qui se sont compromis avec l’Administration Obama en poussant à l’apaisement avec l’Iran en lui donnant, pour rien, le droit à la bombe un peu plus tard. Pour en finir, tout ce qu’il est en train de faire (on verra plus loin) correspond parfaitement à ce qu’il a dit vouloir faire pendant le quinze mois de campagne électorale.

D’abord le G7. Faisons court, il s’est agi, en réalité, d’un G6 + G1. Les sujets prévus pour la discussion montraient clairement la ligne de clivage entre les partisans du multilatéralisme et le tenant de « America first » Il était clair comme de l’eau de roche qu’il n’y avait pas de compromis possible car, soyons justes, les six pays du G6 ont tous une balance commerciale positive avec les Etats Unis. Que cela vienne uniquement de l’intelligence économique ou autre de l’Europe, du Canada ou du Japon et aucunement des barrières auxquelles les exportateurs américains se heurtent à l’entrée des mêmes pays semble une vue d’esprit. Et ce ne sont pas les réunions -précédant la rencontre au Québec- des européens en vue de bâtir une ligne de résistance commune face aux Etats Unis qui pouvaient améliorer le climat vu les injonctions et les menaces qui les ont conclues. Faisons simple : la balance commerciale de l’Europe pour 2017 (zone Euro) fait montre d’un excédent de plus de 300 Milliards de $ dont un peu plus de la moitié vient des Etats Unis. Mais… les États Unis restent la plus grande puissance mondiale et son marché intérieur le plus grand au monde (surtout si l’on prend en compte les 750 milliards de $ de dépenses pour la défense – 12 à 15 fois plus que la France ou l’Allemagne). Face à ces vérités (excédent commercial énorme et dépenses pour la défense loin des contraintes de l’OTAN soit 2% du PNB) les qualificatifs inconvenants utilisés  par  notre  Président  pour  vilipender       M. Trump n’avaient aucune chance de l’amadouer. Notre président, qui devrait appliquer à l’Europe (vis-à-vis des Etats Unis) ce qu’il a reproché à l’Allemagne le 10 mai 2018 quand il a reçu le Prix Charlemagne : « le fétichisme perpétuel pour les excédents des budgets et des comptes courants car ils sont toujours  à  la charge  d’autres »  Pourquoi  s’en  prendre à       M. Trump qui ne pourrait que faire siens les mots de notre Président ?

Et n’oublions pas, le sieur n’est intimidé par personne. Et qu’il procède selon le dicton « quand les blanches colombes sont fatiguées les aigles volent toujours » Les blanches colombe sont les promoteurs du multilatéralisme et qui laissent d’autres en payer le prix. Les résultats de l’échec annoncé du G6+G1 se verront rapidement et, malheureusement, surtout en Europe car l’idée qu’elle puisse se passer du marché américain est absolument farfelue. Remarquez, M. Trump a traité de la même manière (en fait, plus brutalement) le principal fournisseur des Etats Unis (la Chine) dont la balance commerciale est  excédentaire de plus de 350 Milliards de $ ! Cela étant, imputer la responsabilité de l’échec de la réunion du Québec aux Etats Unis traduit aussi l’hypocrisie de l’Europe, du Canada et-aussi- du Japon. Il suffit de comparer leur dépenses (en % du PNB) pour la défense pour comprendre que l’Europe (mais pas seulement) tire avantage du « parapluie » américain (plus de 120.000 soldats américains pour « défendre » l’Europe contre son voisin de l’Est[1]…).

Le deuxième événement –la rencontre de Singapour. Décriée avant, décriée après, avant avec la prévision du mois de mars « elle n’aura pas lieu » (NYT, WAPO, LAT j’en oublie pas mal …), « on vous l’avez bien dit » quand M. Trump (The Art of the Deal…) a fait semblant de l’annuler et « aucun résultat » quand elle s’est tenue. Une comparaison s’impose : quand l’Union Soviétique a construit en 1956 le mur de Berlin, J.F. Kennedy y est allé pour dire « Ich bin ein Berliner » Et rien ne s’est passé ensuite. Sauf 35 ans de terreur dans la « République démocratique Allemande ». Quand Ronald Reagan, à Berlin, en juin 1987 s’est écrié « Mr. Gorbachev, tear down this wall » deux ans après le mur a été détruit et le système soviétique a implosé.

Pourquoi cette comparaison ? Quand M. Obama -pour des raisons que l’on est encore en train d’élucider mais supposons-les honorables- a voulu obtenir de l’Iran de conclure le fameux JCPOA (ni traité, ni accord, rien de signé, même pas un acte d’exécutif pour les Etats Unis - « Joint Comprehensive Plan of Action– donc, résiliable à tout moment par un acte exécutif) il a commencé par céder au chantage de ce pays. A un pays au seuil de l’écroulement économique, en annulant les sanctions qui l’avaient mis à genoux, il a ouvert des possibilités de redressement inouïes à condition qu’il décale de quelques années son accès à la bombe. Sans s’occuper de ce que ce pays faisait   au  Proche  Orient : n’ayons  pas peur des mots,             M. Obama qui a reçu le Prix Nobel de la Paix après le commencement de son mandat en 2009 sans avoir rien fait, a sur ses mains le sang de presque 500.000 syriens.

Vient M. Trump. Courant 2017 il se trouve devant le chantage de la Corée du Nord qui clame, fort et partout, disposer d’engins nucléaires et de missiles balistiques et a la possibilité d’atteindre les Etats Unis. M. Trump a compris que pour la dynastie KIM disposer d’armes nucléaires était gage de survie. Il a réussi à lui faire admettre un changement de paradigme : si la Corée du Nord gardait ses armes nucléaires elle pourrait, un jour, disparaître de la face du globe.

Hein ? Faut pas jouer au plus bête… Et voilà M. Trump qui commence par s’attaquer à la Chine : déficit commercial, aventurisme en Mer de Chine, soutien sous la table de la Corée du Nord, non respect des sanctions approuvées par l’ONU, etc., Devant la mauvaise foi une dernière menace : lui interdire l’utilisation du système bancaire/financier utilisant le $. Dès que deux petites banques chinoises étaient interdites… la Chine a arrêté les livraisons de pétrole et les achats de minéraux et charbon (seuls produits exportés par la Corée du Nord). Et la Corée du Nord a fait savoir qu’elle était disposée à parler… Car M. Kim avait compris l’alternative : accepter de renoncer aux armes nucléaires ou voir son pays détruit, par les sanctions mises en place au départ ou par la force incomparable des Etats Unis. Et pour qu’il n’y ait pas de malentendu, M. Trump n’a pas fait les choses comme son prédécesseur : levée de sanctions d'abord, en leur laissant des options nucléaires pour plus tard, avec la capacité de faire du terrorisme tout du long.  Parions que parmi les choses auxquelles le Coréens du Nord auront à s’engager seront aussi des interdictions de collaborer avec les iraniens ou les syriens pour le nucléaire militaire.

M. Kim est arrivé à Singapour en demandeur. Ce qui l’a fait changer (sauf erreur de jugement de l’auteur de ces lignes…) ce ne sont pas les menaces proférées à l’encontre de la Corée du Nord depuis plus de 25 ans par les trois présidents américains précédents (Clinton, Bush et Obama). Ce qui l’a fait changer c’est, d’un côté, la perspective d’un désastre économique immédiat (agissements de la Chine) et d’un autre côté, l’évidence d’un nouveau président américain prêt a faire ce qu’il avait annoncé.

Naturellement, il ne faut pas insulter l’avenir. Il se pourrait que la Corée du Nord essaye de nouveau de tricher. Que Dieu nous en garde car les Etats Unis de M. Trump ne semblent pas vouloir se laisser faire. Et on devrait se souvenir qu’il ne s’agit pas d’une situation « MAD » (Mutual Assured Destruction ») comme celle qui a prévalu pendant plus de 50 ans entre les Etats Unis et l’Union Soviétique.

 

 

 

[1] Peu prou, en 2016 le nombre de soldats américains en Europe est d’env. 120.000 –jusqu’à 300.000 à la fin du « cold war » ; le nombre total soldats armées américaines 1.400.000 ; peu ou prou, coût présence Europe env.10% soit 75 milliards de $ annuellement ; de 1945 à 2015 les Etats Unis ont dépensé en Europe, peu ou prou, quelques quatre milles milliards de $.

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 19:46

Monsieur Macron, (en paraphrasant Staline, parlant du Vatican) combien de divisions ?

Effectivement, la question se pose car voilà une année depuis que le plus jeune président de la République (depuis qu’elle existe) nous conduit d’une main (presque) de fer vers un avenir (de lui seul connu) qui réglera tous les maux que la France a accumulé depuis plus de quarante années. Pour ce faire, entre autres, notre président à fait 43 voyages qui ont, sans doute, sensiblement dégradé « l’empreinte carbone » de la France. Classée quinzième en 2015 au classement des plus grands émetteurs de CO2 (dix-huitième en 2011, mais en ayant pris la tête de COP21… notre pays s’est permis de polluer un peu plus ...). Essayons voir ce que notre Président a obtenu car ce qui compte, après tout, ce sont les résultats.

Reconnaissons tout d’abord qu’il est lucide, ambitieux et qu’il a une rare qualité pour les hommes politiques : il dit ce qu’il va faire et il fait (presque) ce qu’il dit. De même, il n’a pas froid aux yeux pour démonter la politique de M. Trump devant un Congrès américain médusé bien qu’applaudissant, ni de rappeler devant M. Poutine son occupation de l’Ukraine et la destruction du vol MH370 par un équipement de l’armée russe, ni d’affronter des syndicalistes malhonnêtes intellectuellement en se déplaçant dans leurs fiefs. Mais pour ce qui est des résultats…

M. Trump – reçu en grande pompe à Washington, il y était allé pour essayer de convaincre le Président américain de ne pas sortir de l’accord climatique COP 21, de ne pas abandonner l’accord nucléaire avec l’Iran et de ne pas lancer des sanctions commerciales (augmentation des droits de douane) si ses alliés ne réduisaient pas, de leur propre volonté, les exportations de certains métaux et, puis, peut-être de certains produits manufacturés (voitures par exemple). La presse française, comme il est normal, a occulté l’absence de tout résultat positif. La presse anglo-saxonne, en revanche, s’en est donnée à cœur joie pour nous faire comprendre qu’il n’avait rien obtenu. Comment a-t-il pensé qu’il pouvait changer les positions murement et longuement réfléchies de M. Trump ? L’homme, objet maintenant d’un culte de la personnalité (à l’envers – tous les journaux sont contre lui, toutes les chaînes de TV sont contre lui -sauf FOX News- et la totalité des réseaux sociaux le vouent aux gémonies du matin jusqu’à la nuit, se pare, cependant, de la fantastique réussite de ses premiers quinze mois de mandat : chômage à 3,8% (introuvable depuis une vingtaine d’années), chômage des noirs et des latinos à un niveau bas inespéré, bourse à plus de 30% pendant la période, création de valeurs de plus de 6.000 milliards de dollars (première fois dans l’histoire des Etats Unis pendant une période aussi courte). Tout cela après que « les experts » aient prévu l’apocalypse au moment de son élection : « Nous sommes très probablement à l’orée d'une récession mondiale, pas de fin en vue » (Paul Krugman, Prix Nobel d’Économie, NYT), « Les politiques du président Trump provoqueront « Armageddon » pour les finances des familles, l'économie américaine et le marché boursier. » (Nancy Pelosi, No.1 du parti démocrate à la Chambre des Représentants), « Le premier cadeau de Donald Trump au monde sera une autre crise financière. »- The Independent (UK- 20.01.17). Et les coryphées de la gauche américaine se devaient d’en ajouter : « L'abrogation par le président de la réglementation des banques menace le futur et conduit à l’effondrement » (N. Chomski – The Independent, 15.03.17) avec l’ineffable Michael Moore professant : « Je conseille aux gens de ne pas investir dans le marché boursier, pas maintenant. Bien trop dangereux. » La Bourse ? 30% de plus en un an.

Convenons que la tâche de M. Macron était plus difficile que celle du pauvre Sisyphe.  Comment faire changer d’opinion quelqu’un qui a vu ses décisions couronnées de succès et les prévisions apocalyptiques des « grands experts » démenties à grand fracas par les faits ? J’avais oublié : deux semaines après la rencontre Macron - Trump ce dernier abandonne l’accord JCPOA en dénonçant une escroquerie géopolitique dont l’Iran tirait tous les avantages possibles sans s’interdire, à terme, quoi que ce soit. Quant au COP 21…

M. Poutine - Bon, cela n’a pas marché avec M. Trump, essayons M. Poutine. Au Palais Constantin de Saint Pétersbourg (car M. Poutine avait été reçu l’année dernière au Palais de Versailles…). Nouveau « Monsieur Niet » mais bien plus malin que d’autres car passé par l’école du KGB… l’hôte de M. Macron l’a laissé sur sa faim : Ukraine ? La Russie n’y est pour rien. Crimée ? Elle est revenue, démocratiquement, au sein de la grande Russie à laquelle elle a toujours appartenu. Le vol MH370 ? L’enquête qui a déterminé l’implication de la Russie n’était pas impartiale, la Russie n’y a pas pris part. Les sanctions appliquées par l’Europe et les Etats Unis  - illégales, la Russie n’en tient pas compte mais applique les siennes en retour. A part tout cela… tout va bien entre la Russie et la France. Ah, l’accord nucléaire avec l’Iran… L’Europe veut ajouter deux accords pour convaincre M. Trump de revenir sur sa décision (missiles balistiques -déjà interdites par l’ONU mais l’Iran s’en fiche éperdument- et les actions déstabilisatrices de l’Iran au Proche Orient, actions visant l’obtention d’une position dominante). Eh bien, dit Monsieur Poutine : c’est non !

Que faire ? Remettre le travail sur le métier… c’est dur d’être Président … Et on va voir les européens. Ce n’est pas vraiment dimanche.

 L’Italie (troisième économie du continent) vient de commencer une dépression nerveuse car son mauvais peuple a donné la victoire aux dernières élections à des populistes « antisystème » (et anti Europe de Bruxelles) et à un parti d’extrême droite. Les nuages sont noirs des lacs du Nord jusqu’au ciel de Naples et  ce qui pend au nez de Bruxelles c’est de se retrouver avec une « nouvelle Grèce » mais dont le poids est dix fois plus grand.

L’Espagne commence une crise qui va sérieusement peser sur son économie car les socialistes ont accédé au pouvoir et viennent d’annoncer des décisions qui vont effacer les progrès économiques (PIB, chômage, balance commerciale, etc.,) que les conservateurs ont réussi à obtenir ces dernières années.

La Pologne traverse un état de schizophrénie : doit respecter (sous peine de sanctions…) les valeurs de Bruxelles mais ne le fait pas et comme elle a peur et de l’Europe (Allemagne) et de la Russie (l’histoire est là) elle fait plus qu’ami-ami avec les Etats Unis. Et, avec la Hongrie, et de temps à autre avec la Tchéquie et la Roumanie elle fait exploser l’unanimité requise pour les décisions majeures. Autant dire que la voir devenir anti-américaine (dans le sens que l’on donne en France) c’est peine perdue. M. Macron a décidé de l’ignorer et faire de même  (snober ?) pour les autres quatre pays de l’Est de l’Europe.

Mais il y a l’Allemagne… Le fameux couple qui, avec le vent de dos, a conduit l’Europe, via Bruxelles, là où elle se trouve aujourd’hui. Que lui demande notre Président ? Solidarité économique, abandon des règles trop strictes (déficit, endettement, etc.,), gouvernance centralisée, fonds de garantie pour les dépôts bancaires de particuliers, entre autres. Pour faire court, le vent étant de face, l’Allemagne de Mme Merkel lui répond « Nous sommes d'accord qu'il y a besoin de solidarité en Europe mais aussi que la compétitivité est nécessaire » en ajoutant « Il ne faut pas que l'épargnant allemand se retrouve garant des banques grecques et italiennes »

Et ce n’est pas en France qu’il va trouver du réconfort. Grèves, manifs, désordre, le Sénat qui retarde la mise en place des réformes planifiées, bref, il n’est pas grand-chose qui se passe comme il aurait voulu : une lettre à la poste.

Mais il y a le grand large… Donc faut faire entendre la voix de la France partout. Et en particulier là où cela ne coûte rien mais peut engendrer la sympathie d’une partie des acteurs concernés.

Trois exemples :

  • Khan-el Akhmar – vous n’en avez jamais entendu parler ? Pourtant « la France exprime sa "profonde inquiétude" à propos de la démolition du village bédouin de Khan al-Ahmar » Fast forward – un lieu dit situé à côté d’une autoroute, lieu faisant partie de la « Zone C » (territoire sous contrôle israélien depuis les Accords d’Oslo) où se trouvent un peu plus de 100 bédouins arrivés du Néguev en 1952, vivant sous des tentes et dans des cabanes,  auxquels Israël propose depuis 2009 des habitations en dur (avec un confort normal) mais qui refusent de libérer le territoire qu’ils squattent. Trois jeux de procès depuis (première instance, appel, décision de la Cour Suprême) depuis, dernièrement la Cour Suprême de Justice d’Israël a donné l’autorisation à l’État de procéder au démantèlement du lieu dit. Et la France se fichant comme d’une guigne des tenants et des aboutissants de l’affaire, ignorant la décision de justice, a décidé de protester d’une manière véhémente. Cela ne servira à rien, comme d’ailleurs l’essentiel des prises de position françaises depuis des dizaines d’années contraires à Israël mais visant, sans doute, obtenir la sympathie des « masses arabes » de partout (et de leurs frères, chez nous, en particulier).
  • Gaza -  Des semaines de "marche du retour" -plus tard opportunément présentée par la presse bien-pensante comme succédant à l’inauguration de l’Ambassade Américaine à Jérusalem- déclenchées par le Hamas - avec la violence habituelle, des tentatives faites par des jeunes (et des moins jeunes), des femmes et des enfants (?!) pour traverser la barrière-frontière mise en place depuis qu’Israël a totalement  quitté Gaza (mais considéré par « la communauté internationale toujours comme « occupant »). Pourquoi faire ? Mener des attaques à l'intérieur d'Israël, envoyer des cerfs-volants incendiaires, détruire l'infrastructure d'aide de Gaza au passage de Kerem Shalom, et ne pas travailler. Mais,  comme les tunnels terroristes, les tirs de roquettes et les attentats suicides, les attaques en voiture-bélier et les fusillades « en passant » n'ont pas réussi, ce qui s’est passé à Gaza ne changera rien à rien. Même pour un aveugle, est clair que le Hamas n’a plus beaucoup de flèches à son arc ayant perdu ses sponsors « Frères Musulmans », les pays du Golfe (l’Arabie Saoudite, en premier lieu) et, avec les tunnels détruits par l’Egypte et/ou Israël ayant perdu grandement la capacité de se fournir en toutes choses, surtout en argent. Mais si c’est clair pour un aveugle ce n’est pas clair pour la France… Elle a commencé par condamner (M. Macron) « les violences de l’armée israélienne contre les manifestants palestiniens à Gaza » en oubliant de dire qu’ils étaient « pacifiques et seulement certains armés ». Ensuite, le Koweït ayant soumis au Conseil de Sécurité une résolution condamnant Israël et ouvrant la voie à la mise en place d’une force pour « protéger les palestiniens » la France a trouvé sage de voter pour avec la Chine, la Russie, le Koweït et autres amis d’Israël. Heureusement, les Etats Unis on mis leur véto. Mais que croit M. Macron obtenir avec ces prises de position ? En dehors des remerciements d’un négationniste sur le retour, ayant crié son antisémitisme dégoutant à deux reprises récemment (mars et début mai) et au moins une fois l’an – je veux dire « le partenaire pour la paix », le Président de l’Autorité Palestinienne. Et pourquoi le fait-il ?

Pourquoi ne prend-il son courage à deux mains et, au lieu de lui faire la bise, dise à M. Abbas « La stratégie du Hamas ne fonctionnera pas, peu importe avec quel succès elle fait sien le récit international biaisé de ce qui se passe là et des morts qu’il agite comme un drapeau et que la «communauté internationale» déplore tout et condamnant Israël. D’évidence,  quoique ému par la perte de vies, Israël défendra toujours ses frontières.
Ce que le groupe terroriste appelle "Palestine" - c'est-à-dire Israël - ne sera jamais "libéré". Israël et sa population majoritairement juive n’ira nulle part. Et les descendants des arabes qui ont quitté le territoire (ou qui ont été forcés de le faire) en 1948 n’y seront jamais admis. »

Syrie – depuis fin mai la Syrie préside  « La Conférence du désarmement » de l’ONU. Pour quelques semaines, le pays de Bachar Al Assad succède à la Suisse et est chargé de présider cette instance des Nations unies, qui lutte notamment contre les armes chimiques. Le représentant des Etats Unis, en signe de désaccord, à quitté la réunion.

 

La France, qui n’a probablement pas de contentieux avec la Syrie y est restée. On croit rêver ! Pourtant, il n’est pas tellement loin le temps où l’on attaquait les dépôts d’armes chimiques de la Syrie avec des missiles de croisière et des Rafales en mission de combat. Et, sauf erreur de ma part, des troupes spéciales françaises se trouvent toujours en Syrie. Alors ?

 

 

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 18:10

 

Au fil des jours. Qui passent et ne se ressemblent pas… Prenons quelques minutes pour en regarder quelques-uns de plus près.

D’abord les palestiniens. Toujours eux, dernière cause d’une gauche complice de l’invasion islamiste de l’Europe. J’entends, déjà, les vociférations de certains de mes lecteurs.

Convenons, pour simplifier, que les Arabes vivant en Palestine ont subi une expulsion en 1948.  Tout comme des dizaines de millions dans le monde, y compris des Juifs. Ces arabes, transformés depuis le milieu des années 60 en « peuple palestinien »  sont les seuls au monde qui ont adopté, maintenu et imposé à la « communauté internationale » avec l’aide de leurs « frères arabes » (une vingtaine d’États, presque 400 millions d’habitants disposant de territoires de plus de 13 millions de km2 et d’un PNB 2014 de plus de 3.150 milliards de dollars –sans compter encore quelques douzaines d’États musulmans)  une éthique de rejet, d'auto-victimisation, de souffrance et de mort. Parmi leurs grands apports au bonheur de l’humanité ont peut énumérer les détournements d’avions, les homicides suicides, la prise d’otages, pour n’en rappeler que quelques-uns. Depuis 70 ans, depuis la renaissance d’Israël, ce qu’ils appellent « la Nakba » n'est pas seulement un souvenir. C'est leur identité, leur fierté, le seul accomplissement collectif de toute leur vie. Une partie d’entre eux vivent sous le contrôle de l’Autorité Palestinienne, en Cisjordanie et disposent d’une autonomie pratique que les adversaires d’Israël ne veulent pas lui reconnaître. Certes, il y a occupation. Mais… allez à Jérusalem, allez à Jéricho, allez même à Jenin et vous rencontrerez les gens qui s’occupent du bonheur de leurs familles, de l’éducation de leurs enfants et qui laissent à leurs dirigeants (corrompus, selon une majorité d’entre eux) le rôle de défenseurs de la « cause palestinienne » qui est en quête de reconnaissance mondiale pour que l’on leur donne un État. Et puis, il y a une autre partie qui vit sous le talon de fer d’un suppôt des Frères Musulmans allié à l’Iran et qui, ne pouvant pas se révolter contre leur oppresseur transfèrent leurs frustrations, accompagnées de la haine atavique des juifs de l’islam contre Israël. On vient récemment voir ce que cela peut donner : des hordes de jeunes et moins jeunes qui s’attaquent aux barrières qui sont la frontière d’un État souverain. Mais plus le nombre de morts, car il y en a eu, est grand, plus l’oppresseur Hamas est victorieux car cela fait agir la « communauté internationale » contre Israël. Et peut chaut au monde que 80% des morts (50 sur 62) étaient des membres des milices du Hamas…

70 ans pendant lesquels rejetant toutes les offres pour la fin d’un conflit vieux de 100 ans  ils se sont mis, de plus en plus, à l’extérieur d’un territoire de confort qui aurait pu leur apporter la réalisation d’une partie de leurs espoirs. En cela ils ont eu comme complices non seulement leurs « frères arabes » mais aussi (surtout ?) les puissances européennes heureuses d’avoir trouvé une échappatoire à leur pêché collectif, la Shoah. Car quoi de plus simple pour se faire pardonner le passé que de dériver vers les anciennes victimes sa condamnation : ces anciennes victimes maltraitent les pauvres palestiniens. Et il se trouve un dictateur au petit pied, le nouveau sultan d’une Turquie qui avance à grand pas vers son passé d’il y a cent ans, qui accuse Israël, « pays pire que les nazis » d’un « génocide » car il y a eu à Gaza 62 morts. Pourtant, il condamne de tout son pouvoir, ceux qui parlent du génocide d’un million et demi d’arméniens liquidés par la soldatesque turque. Qu’à cela ne tienne, aucun dirigeant européen ne fait même pas semblant de lui en tenir rigueur. Realpolitik, sans doute…

Aucun dirigeant de l’Europe de l’Ouest ne veut voir la réalité induite par ce à quoi on assiste : l’invasion de l’Europe par une population exogène d’une culture totalement différente de celle dite « judéo-chrétienne » et qui, ouvertement, instaure sur des territoires en cours de conquête, leur mode de vie, leur religion et leur « Weltanschauung ». Il serait bon de se souvenir que de 727, quand Charles Martel a arrêté la progression de l’islam en Europe, et jusqu’à l’exclusion des musulmans d’Espagne en 1492, il a fallu plus de 700 ans pour éviter à l’Europe sa disparition.  A une époque où le politiquement correct n’existait pas, où la « générosité » pour les nécessiteux n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui, où les étrangers étaient les bienvenus à condition qu’ils deviennent des indigènes. A une époque où toutes les cultures ne se valaient pas et où les billevesées inventées par des élites reproduisant l’aristocratie ancienne n’avaient pas cours. Autant dire que si l’on ne veut pas voir l’actualité en face un jour, l’Europe sera ce que sont Bruxelles et Mollenboek aujourd’hui.

Les palestiniens ? La Turquie ? L’islam en Europe ? Tout se tient (et vice-versa…). Mais il faut ajouter la gauche. Cette gauche qui n’a rien compris à l’évolution du monde, dont le cerveau est resté congelé à l’apprentissage du marxisme et de la lutte des classes, cette gauche qui en France a réussi la performance d’avoir jusqu’à trois partis trotskistes. Cette gauche qui, à défaut de causes plus méritantes, s’est rabattue sur ce qui était disponible : la haine du « capitalisme », la haine des juifs (déguisée en haine d’Israël) et la haine de « l’impérialisme américain ».

On croit rêver quand on constate que la France est devenue une grande SNCF : depuis plus de deux mois une bonne moitié du pays ne travaille pas ou ne peut pas travailler, et la gauche (syndicale, partis d’opposition, associations diverses) s’évertue à être contre tout ce que le gouvernement de M. Macron se propose de faire. En partie, parce qu’elle le considère illégitime car élu contre Madame Le Pen. Nonobstant le fait qu’il essaye de faire (ce qui est rare…) ce qu’il s’est engagé de faire pendant sa campagne électorale. Et nos concitoyens d’origine musulmane votent à 90% pour elle à toutes les élections. Cette gauche qui n’a de mots que pour la « démocratie » et « la liberté » clame partout que ce dont il est question c’est de réaliser « un rapport de forces » pour empêcher le gouvernement de faire ce pourquoi il a été élu…

Et tout est bon : y compris de porter des panneaux de la Gare de l’Est à la Place de la Nation affichant M. Macron en officier allemand :

Et pour faire bonne mesure regardez attentivement son brassard sur le bras droit (agrandissez l’image) : oui, vous avez bien vu, il s’agit du drapeau d’Israël. Président des riches, imposant l’ordre allemand, assujetti aux juifs…

Et on s’étonne de ce qu’une enquête d’opinion (IFOP, 1007 répondants, méthode des quota, marge d’erreur +/- 3%) vient de trouver dans ce beau pays de France : http://www.ifop.com/media/poll/4038-1-study_file.pdf

Comme on s’étonne que plus de 50.000 français juifs aient quitté la douce France pendant les dix dernières années.

L’Europe avait assassiné 6 millions de juifs et est en train de les remplacer par une « diversité » plus nombreuse. On peut comprendre pourquoi dans les actes de baptême de l’Union Européenne on a refusé d’inscrire une référence à sa culture d’origine judéo-chrétienne…

        

 

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 21:08

Et de nouveau Gaza. Ils ont déjà essayé les fusées (artisanales…), les mortiers, des fusées « perfectionnées », des rapts de soldats ou de civils, « les kamikazes », les commandos marins et, naturellement, la Cour de Justice Internationale, ils ont réussi à avoir avec eux la presse bien-pensante internationale et… même le sultan d’Ankara qui vient d’accuser Israël de « commettre un génocide » à Gaza. Venant du dictateur turc qui justifie le génocide des arméniens (premier du dernier siècle) et qui liquide les kurdes de Turquie, de Syrie, de l’Irak en imposant aux survivants la sharia (Affrin par exemple), la chose est poignante. Mais l’ignoble ignominie turque n’empêche pas Mme May, en recevant le sultan, de demander avec lui « une enquête indépendante » pour ce qui se passe à Gaza.

Qu’est-ce-à-dire « indépendante » ? Il faut être aveugle pour ne pas voir, sur toutes les télés du monde, des hordes essayant d’entrer sur le territoire d’un État qui n’en veut pas d’eux.

Ce qu’ils n’avaient pas encore expérimenté, ils le font maintenant : le suicide commandé. A dessein, en pleine connaissance de cause, on envoie des jeunes et des moins jeunes, souvent des femmes et parfois des enfants, essayer de franchir une barrière de séparation valant frontière avec Israël.  Et tout ce qui est anti-israélien, en cœur, déclare qu’un État de droit (Israël) ne peut pas se permettre de tuer des « manifestants pacifiques, non armés ».

Quelle galéjade… si les « manifestants pacifiques arrivaient à traverser la barrière ils feraient quoi ? Écoutez le dirigeant du Hamas, Yahya Sinwar, qui a déclaré le mois dernier : «Nous allons abattre leur frontière et nous leur arracherons le cœur.» Et le haut responsable du Hamas Mahmoud al Zahhar déclarant à al Jazeera: «Ce n'est pas une résistance pacifique. Parler de résistance pacifique c’est tromper le people. C'est une résistance pacifique soutenue par une force militaire, par des agences de sécurité et bénéficiant d'un soutien public énorme » Et s’ils faisaient ce qu’ils souhaitent y aurait-il encore un État de droit en Israël ? Comment, dans ces circonstances, des pays Européens, le nôtre en particulier, peuvent-il prendre des vessies pour des lanternes ? Comment M. Macron peut-il « condamner la violence des forces armées israéliennes contre des manifestants » (Communiqué Elysée).

Suicide commandé. Manifestants pacifiques. « Choqué et consterné par la force meurtrière utilisée par les troupes israéliennes contre des manifestants pour la plupart non armés manifestant à la frontière de Gaza ", a déclaré le député Keith Ellison (No2 du Parti Démocrate américain dont les liens étroits avec l'infâme antisémite Louis Farrakhan sont bien connus https://twitter.com/keithellison/status). « Pour la plupart non armés »

Est-il possible que les chancelleries des pays de l’Europe ne soient pas capables de faire la différence entre des assassins en mission suicide et des soldats défendant l’État de droit ? « Qui allez vous croire, moi ou vos yeux qui mentent » (Groucho Marx).

Non, ce n’est pas possible. Mais  ce qu’elles savent c’est que, dans n’importe quelle situation, elles doivent être pour les pauvres palestiniens et contre les oppresseurs israéliens, juifs de surcroît. Et la situation actuelle est idéale pour cela car Israël vient d’enregistrer des succès, l’un d’après l’autre. Pensez-y. La dénonciation du fameux JCPOA par les Etats Unis et ce contre l’avis de l’Europe mais en donnant raison à ce pourquoi Benjamin Netanyahu a bataillé pendant plus de 20 ans, la reconnaissance de jure des Etats Unis du fait que la capitale d’Israël se trouve à Jérusalem, le transfert de l’Ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem et même avoir gagné le concours Eurovision 2018 ...

Ajoutez à tout cela qu’en plein processus d’apaisement de l’Iran que l’Europe est en train de poursuivre, Israël vient de détruire pratiquement la totalité des implantations militaires de l’Iran en Syrie. L’Iran en Syrie. Cela ne trouble personne de voir que le pays qui y installe des milices, des soldats, des supplétifs a ses frontières à 1.600 km de celles d’Israël ?  Que fait l’Iran en Syrie ?

Mais, espérons que cette dernière technique, du suicide commandé, visant toujours à la destruction d’Israël, aura le même succès que toutes les autres déjà essayées. Ce qui est réconfortant, par rapport à l’attitude européenne c’est le changement, non pas de ton, mais de substance qui est en train de se faire jour dans des pays arabes : « Au cours des 40 dernières années, la direction palestinienne a manqué des occasions encore et encore, et a rejeté toutes les offres qui lui ont été faites. Il est temps que les Palestiniens acceptent les offres et acceptent de venir à la table des négociations - ou ils devraient se taire et cesser de se plaindre » (Mohamed ben Salman, Prince Héritier Arabie Saoudite, 30.04.18 - Channel 10, Israël).

Israël a l’habitude des attaques non seulement militaires mais aussi idéologiques et/ou politiques qui viennent, presque toujours, de ceux qui se déclarent ses amis. Et qui voudraient faire son bien contre sa volonté. Mais ce qui est remarquable, surtout pour un pays où, selon le proverbe, «  deux israéliens peuvent constituer un parti et s’il y en a trois on peut voir un parti et une dissidence » c’est ce qui les réunit : la conviction profonde qu'Israël ne peut rien faire pour mettre fin aux appels à sa destruction et éviter les conflits armés périodiques. Sauf de se suicider ce qui, pour l’instant, n’est pas dans son programme.

Mais n’insultons pas l’avenir. Peut-être qu’un jour les palestiniens seront à court d’idées destructrices et fatigués de tous leurs échecs depuis cent ans et de l’incapacité de faire quoi que ce soit de positif, peut-être ce jour-là ils décideront de changer le cours de leur triste histoire.

Dirigés trop longtemps par des hommes corrompus ou violents, ou les deux, les Palestiniens ont échoué et échoué de nouveau à faire de leur mieux pour la paix. Même maintenant, les Gazaouis sapent leur propre cause en recourant à la violence, plutôt que de garder leurs protestations strictement pacifiques. (NYT Editorial Board 16.05.18). New York Times ?

 

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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 13:49

Obama's legacy

President Obama’s legacy is rapidly vanishing. The decision by President Trump to withdraw from the nuclear deal with Iran is the biggest blow, but it’s only the latest. The elimination of the individual mandate and canceling the yearly bailout of insurance companies have left Obamacare in a precarious condition. Young immigrants whose parents brought them to the United States unlawfully—so-called dreamers—are losing their legal status.

This is historic. Presidents often vow to wipe out big chunks of their predecessor’s legacies. President Eisenhower was going to take on the New Deal. Ronald Reagan targeted the Great Society. Both backed down. Trump, working with congressional Republicans, hasn’t. He’s eager to deflate Obama’s standing and inflate his own.

Obama and Democrats have made Trump’s efforts surprisingly easy. Obama, you’ll recall, succeeded brilliantly in the first two years of his presidency when Democrats controlled Congress. But once Republicans held the House, Senate, or both over the next six years, he ignored Capitol Hill as much as possible. He spared himself the unpleasantness of compromising with Republicans and instead governed by executive orders and regulations.

Decisions taken by the president alone are vulnerable to being erased by subsequent presidents. And that’s what happened to the pact with Iran. It wasn’t a treaty ratified by the Senate. Democrats used the filibuster to block even a nonbinding vote on it. Trump killed the deal with his signature. That was also all it took to quit the Paris accord on global warming.

There were two factors behind Obama’s decision to shun a treaty, which requires a two-thirds vote in the Senate. Winning that lopsided a vote appeared to be impossible. On the other hand, Obama had a backup—Hillary Clinton. She was expected to win the presidency in 2016 and could be relied on to protect the nuclear agreement.

On immigration, Obama might have prevailed if he’d sought congressional approval of legal status for young illegals, the dreamers. Again, Republican votes would have been needed, which meant the bill would be a compromise, not pure Barack. He rejected that. Since Obama had said he couldn’t legally act on his own, it looked like nothing would be done.

Then Obama changed his mind and simply announced the approach known as Deferred Action for Childhood Arrivals. Neither a regulation nor a law, it is simply a policy. With Obama gone, it lacks a presidential defender. Trump abandoned it, though he’s offered a pact to keep the dreamers here: They’d be legalized and Trump would get his wall on the southwest border. A pretty straightforward exchange, except Democrats oppose the wall. It’s more important to them than the fate of hundreds of thousands of dreamers. Democrats declined.

Which leads to another problem they’ve created for themselves, one that further jeopardizes Obama’s legacy while making political life less of a struggle for Trump and Republicans. Democrats have adopted a strategy of resisting Trump across the board. It’s blind resistance, all anger and ideology, no common sense.

And there haven’t been many exceptions. Perish the thought. When the GOP tax bill was under consideration last year, private talks—chats, really—between a few House Republicans and Democrats blossomed. Republicans were willing to discuss a smaller tax cut, if only to pick up Democratic votes and assure passage. But when a particular tax idea was put on the table, one Democrat’s response was, “If Trump’s for it, I’ve got to be against it.” That attitude left no room for any compromise. It also meant Democrats would have no influence on the tax bill.

I asked a Republican leader what Democrats might have gotten if they’d pitched in. Not only would the size of the tax cut have been trimmed, he told me, but Obamacare’s individual mandate and the full deduction for state and local taxes would have been preserved. It would have allowed Democrats to claim the tax bill “could have been worse” absent their intervention. They were right. From a Democratic standpoint, it’s much worse. That’s why Trump and most Republicans like it.

As much as Obama and Democrats are to blame, the shrinking of Obama’s legacy isn’t entirely their fault. A good bit is the result of Trump’s success and canny choice of issues. On foreign policy, does anyone want to return to the days of appeasing North Korea? Should the American embassy in Israel be moved back to Tel Aviv at the earliest opportunity? Ought we go back to insisting that concessions by Israel provide a path to peace in the Middle East?

On domestic issues, the Obama legacy has better prospects for survival, or at least for being revived by some future Democratic majority. The Democratic mindset on taxes is locked in place. Nancy Pelosi embodies it. She’s impervious to such things as incentives, private investment, and growth. She’s for raising taxes because cutting only benefits the rich. She’s already rich. One can make a case that she’s more influential on the tax issue than Obama.

But all they’ve said and done as Mr. and Mrs. Tax Hike hasn’t changed the country’s mind. It will be an uphill battle to convince Americans to go back to higher taxes. That’s not much of a legacy.

Fred Barnes

Fred Barnes is executive editor of The Weekly Standard, May 11, 2018 4:00

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Obama Killed His Own Iran Deal

Failure was a feature.

Sohrab Ahmari / May 8, 2018 Commentary

President Trump announced America’s withdrawal from the Iranian nuclear deal, triggering a paroxysm of fury among liberals, Never Trumpers, and the keepers of conventional foreign-policy wisdom. Yet it wasn’t the 45th president who set the stage for the deal’s collapse. Blame for that belongs to his predecessor.

Beginning in his first term, President Obama set his sights on a nuclear accord with the mullahs, one which he hoped would allow Washington to extricate itself from the Middle East. It was an ill-conceived idea that failed to take sufficient account of the nature of the regime in Tehran, its long record of terror and nuclear deception, and the anti-Americanism and anti-Semitism that form its ideological DNA.

Set all that aside for now. Even if such a deal were desirable, Obama went about pursuing it in the worst possible way. He dealt with crucial foreign and domestic stakeholders—America’s traditional Mideast allies and congressional Republicans—as nonentities and fools, who just couldn’t see that rapprochement with Iran was in their best interests.

He tried to circumvent the Israelis by keeping them in the dark about secret negotiations with the Islamic Republic. For Obama, Arab fears of Iranian expansionism were a tertiary concern, and he was surprised when the most important Sunni powers didn’t show up for a 2015 summit that was supposed to sell them on the deal. He likewise pooh-poohed Iran’s eliminationist anti-Israel rhetoric (“at the margins, where the costs are low, they may pursue policies based on [Jew] hatred as opposed to self-interest,” he told The Atlantic‘s Jeffrey Goldberg). His aides described a sitting Israeli prime minister as a “chickens—t” (on background, naturally).

He lectured and condescended, and then lectured some more.

On the home front, meanwhile, Obama relied on his signature “pen and phone” methods to ram the deal through. Rather than welcome GOP hawks as good-faith actors seeking to strengthen his hand against an adversary, he treated Republicans as the adversary. He thought his diplomacy pitted him and reasonable Iranians like Javad Zarif against “hard-liners” in Washington and Tehran.

Meanwhile, Obama’s Ben Rhodes-operated media echo chamber swarmed and shouted down journalists and experts who raised concerns about the terms of the accord, not least the fact that it permitted the Iranians to inspect their own military sites and left unaddressed the question of ballistic missiles. The Obama administration never satisfactorily answered critics’ questions about Iran’s refusal to come clean about its prior weaponization activity—the glaring flaw in the deal’s architecture that contributed the most to its undoing this week.

And here we are. The deal’s demise, then, was written into it by its primary author.

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 20:47

 

M. Trump vient d’annoncer la sortie des Etats Unis du JCPOA (l’accord avec l’Iran concernant ses programmes nucléaires).

L'administration vient de dire : « Écoutez, nous vous avons dit tout au long de la campagne et pendant une année et demi depuis, quelle est notre position et devinez quoi ? C'est là où nous en sommes », a déclaré l'ancien président de la Chambre des Députés, (Newt Gingrich, WAPO 08.05 18).

Certes, c’est de plus en plus rare de voir un dirigeant élu faire ce qu’il promet pendant sa campagne électorale. Même chez nous une partie du « peuple» est surpris de voir M. Macron faire (presque tout) ce qu’il a dit avant son élection.

M. Trump, pendant sa campagne, a fait trois promesses importantes : Obamacare, Accord Iran (JCPOA), transfert de l’Ambassade à Jérusalem. L’une (Obamacare) nécessitait l’accord du Congrès (car il s’agissait d’une loi votée) et les deux autres, en tant qu’actes de l’Administration ne nécessitaient que la décision du Président. Il n’est pas superflu de rappeler que M. Obama n’a pas signé un “Traité” avec les « 5+1 » et l’Iran (car il eut fallu que le Congres soit d’accord et comme il savait qu’une majorité de républicains et démocrates était contre…) mais, en trichant, un “Executive Act”. Il savait, alors, qu’un autre Président pouvait décider de l’annuler.

Presque tous les analystes (et, même les signataires de l’accord) savaient que trois domaines n’étaient pas couverts par l’accord, soit (a) le programme iranien pour la construction de missiles balistiques (pouvant être dotées de têtes nucléaires, ayant fait l’objet d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU), (b) la permissivité de la « sunset clause » (capacité de l’Iran à la fin de l’accord -2025- d’accéder par l’enrichissement rapide d’Uranium à la fabrication d’une bombe ce qui faisait dire à d’aucuns que l’accord n’interdisait pas l’accès à la bombe mais, au contraire, constituait une voie royale vers la bombe) et (c) les activités déstabilisantes de l’Iran au Proche Orient (et même plus loin, par exemple en Amérique Latine).

Mais l’accord a été signé. Pourquoi ? Il me semble que deux raisons majeures ont contribué à cela. D’un coté, M. Obama, tout en faisant (presque) allégeance au Roi d’Arabie Saoudite considérait que l’avenir se trouvait du côté de l’Iran qui devait devenir la puissance dominante au Proche Orient quitte à créer des menaces importantes pour Israël, la Turquie et les pays du Golfe.

M. Obama s’inclinant pour baiser la main du Roi de l’Arabie Saoudite

D’un autre côté, l’Europe (en réalité la France, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie mais pas seulement) supputaient l’ouverture d’un Eldorado pour leurs entreprises dès que les sanctions auxquelles l’Iran était soumis allaient être révoquées.

Cela étant, pour que l’accord soit conclu il fallait (condition sine qua non) que l’Iran « came clean », en clair déclarer tout ce qu’ils avaient fait dans le cadre d’un programme nucléaire militaire qu’ils avaient entrepris depuis plus de 20 ans. L’Iran ayant juré et dit haut et fort, par les voix du « Guide suprême » et de ses acolytes qu’il n’avait jamais entrepris de programme militaire et qu’il n’a jamais voulu et ne voudra jamais se doter d’une arme nucléaire, l’accord a été signé.

John Kerry auquel on faisait remarquer que, peut-être, l’Iran « didn’t come clean » déclarait « Les agences américaines (NB. CIA, NSA, etc.,) avaient une connaissance absolue des efforts nucléaires passés du régime.

Pour l’Europe Mme Mogherini a déclaré « Cet accord est un accord qui va améliorer la sécurité de cette région, un accord solide, un bon accord. Cela nous donne le potentiel de construire dessus » (Téhéran, 28.07.15)

                       L’Europe à la mode de Téhéran.

Tout aurait pu se passer comme dans le meilleur des mondes car on attendait l’élection de Mme Clinton comme présidente des Etats Unis mais, patatras, les « déplorables » (les pauvres types qui allaient voter pour M. Trump, selon Mme Clinton) avaient fourni autant de votes que nécessaires pour que le Conseil des Grands   Electeurs, à la surprise générale,   proclame  la victoire de M. Trump.

Qui avait dit, entre autres, qu’il allait dénoncer l’accord avec l’Iran qui était, selon lui, un mauvais accord. Et voilà Ce pelé, ce galleux d’où venait tout leur mal (La Fontaine) dire aux « 5+1 » que les Etats Unis allaient sortir de l’accord JCPOA.

 

On se souvient, deux promesses fortes tenues : la décision d’installer l’Ambassade des Etats Unis à Jérusalem, reconnue comme capitale d’Israël (sera fait le 14 mai 2015) et la sortie du JCPOA (fait le 08.05.18). Pour la première on avait annoncé des mouvements de foules frisant les émeutes ou la révolution dans les 50 pays musulmans – rien ne s’est passé depuis le mois de décembre 2017. Pour la deuxième, d’un côté, on met en doute sa justification et de l’autre on annonce l’apocalypse.

Ce qui s’est passé pour les trois domaines qui n’étaient pas couverts par l’accord a justifié la décision que M. Trump avait clairement dit qu’il allait prendre.

Les missiles balistiques : l’Iran avance à grands pas vers leur construction et n’entend, d’aucune manière, à respecter la résolution idoine du Conseil de Sécurité de l’ONU. Pourquoi aurait-il besoin de ces fusées qui peuvent être dotées de têtes nucléaires s’ils n’auront jamais (comme ils le disent) d’armes nucléaires ? « Nous avons construit des missiles, nous en construisons et nous allons en construire car cela ne viole aucune règle internationale pas même la résolution 2231 du Conseil de  sécurité  de  l'ONU »,  (M. Rohan,  Le Temps,    27.10. 17).

Le programme nucléaire militaire vs « Sunset clause » – nonobstant l’affirmation catégorique de M. Kerry (les Agences …savaient tout…), Israël -par une action d’une prouesse et d’une efficacité inouïe- vient d’apporter une preuve décisive que l’Iran avait menti quant à ses ambitions nucléaires militaires. 500 kg de documents, partie de l’archive secrète du programme nucléaire militaire indiquant tout ce avait était fait, tout ce qui restait à faire et comment, que l’Iran aurait dû donner à l’AIEA pour être « clean » Mais si l’AIEA n’a pas eu l’idée de les demander… cela en dit long sur la « surveillance tatillonne » qu’elle dit avoir mis en place et, aussi peut-être sur les contrôles qui justifient les rapports indiquant le respect par l’Iran de l’accord.

L’activité déstabilisante au Proche Orient – complice du dictateur local en participant à la destruction de la Syrie, ayant comme conséquence la liquidation de plus de 500.000 êtres humains, en essayant de constituer des bases d’attaque contre Israël en utilisant son supplétif – le Hezbollah- et en installant en Syrie quelques 80.000 soldats de nationalités diverses (iraniens, irakiens, afghans, pakistanais, etc.,) l’Iran déstabilise le Proche Orient comme il le fait au Yémen et/ou au Bahreïn (en voilà pour les certitudes de Mme Mogherini).

Et que dit le « cœur des pleureuses » ?

https://e3.365dm.com/18/03/992x558/skynews-angela-merkel-theresa-may_4262295.jpg?20180322193554

 

Après avoir tenté de convaincre M. Trump de changer sa décision il la condamne en cœur en utilisant trois arguments : (i) on savait que l’Iran mentait MAIS depuis la signature ce pays a respecté l’accord (pourquoi ne l’auraient-ils pas respecté quand il leur avait donné ce qu’ils voulaient -de l’argent, levée des sanctions et tranquillité jusqu’à la fin de l’accord quand ils auront la voie libre vers la bombe ?), (ii) les Etats Unis ne peuvent pas renier leur signature car leur crédibilité se réduit (mais l’accord n’a aucune valeur car la preuve est apportée que l’Iran a menti donc les 5+1 ne peuvent pas se prévaloir de leurs propres turpitudes… « Nemo auditur turpitudinem allegans » (iii) s’il n’y a plus l’accord l’Iran reprendra son programme nucléaire  sans contrôle aucun (mais l’Iran est signataire du Traité de Non-Prolifération… ou alors on pense qu’ils vont tricher avec comme avant le 2003 -selon certains- ou 2015 –selon d’autres).

 

Certes, la France, l’Allemagne et l’Angleterre (il ne faut pas oublier l’Italie) ne peuvent pas oublier les contrats que leurs sociétés ont déjà signés (Total, Peugeot, Renault, Airbus, Shell, Siemens, Ferrovio del Stato, des banques, et tant d’autres) contrats qui représentent des dizaines de milliards d’euros. Et si une partie de ce pactole est utilisé par l’Iran pour construire des missiles balistiques, pour s’installer au Liban et en Syrie, pour attaquer Israël et/ou l’Arabie Saoudite, bon, ce ne sont que des inconvénients collatéraux…

L’Europe pense que la probabilité d’être attaquée par des missiles iraniens est quasiment nulle pour les vingt années à venir. Alors…

Les États Unis ont annoncé aussi la remise en place des sanctions pré-accord après un préavis de 90 ou 180 jours. Sanctions qui s’appliqueront aussi à ceux qui aideraient l’Iran.

 

A ce moment-là les partenaires commerciaux de l’Iran devront décider s’ils veulent faire du business avec ce pays ou avec les Etats Unis. Gageons qu’ils en décideront bien avant…

 

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 09:50

Comme chaque mois apporte son lot d’évènements, certains importants, certains négligeables, ne serait-ce que pour l’histoire cela vaut la peine que de rappeler les plus marquants.

Indéniablement, les trois jours passés par notre Président à Washington sont à remarquer. Certes, en paraphrasant le Général « Tous ceux qui grouillent, grenouillent, scribouillent »  chez nous, s’en sont donnés à cœur  joie, en se pâmant, devant l’exceptionnelle performance de M. Macron qui, selon eux, s’est mis M. Trump dans la poche en le cajolant (une métaphore…) tout en lui disant ses quatre vérités. Pour ce qui est de l’autre côté de l’Atlantique on peut reprendre les résumés des grands journaux :

  • Macron embraces Trump — and elegantly knifes him in the back
  • Macron treats Congress to a full-scale takedown of Trumpism
  • After hugging Trump, Macron tears down Trumpism

En allant à Washington notre Président voulait obtenir trois choses : (a) faire échapper l’Europe (ou au moins la France) aux droits de douane pour l’acier et l’aluminium que l’Administration Trump veut mettre en place, (b) faire revenir les Etats Unis dans l’accord « COP 21 » et (c) convaincre M. Trump de ne pas sortir de l’accord JCPOA conclu avec l’Iran.

Les performances se mesurent aux résultats. Le résumé (Politico) pour la presse américaine est cruel : Trump-Macron bromance conceals minimal movement on French demands. En clair, notre Président n’a rien obtenu. Sauf de montrer à   M. Trump qu’il sait flatter et trahir. Car sa prestation devant le Congres (applaudie souvent par les démocrates…) n’était rien d’autre qu’une mise en bière de la politique de son hôte.

Non seulement il n’a rien obtenu mais s’érigeant en « leader de l’Europe » a demandé à M. Trump de ne pas sortir de l’accord avec l’Iran mais d’accepter d’ajouter trois autres annexes concernant les missiles balistiques, la possibilité d’aller vers le nucléaire militaire à l’expiration de l’accord (2025 selon les uns, 2030 selon d’autres) et le retrait de l’Iran de la scène du Proche Orient (Syrie, Liban, Yemen). Et, encore la presse américaine :«…comme beaucoup de rendez-vous galants, la rencontre en est une que M. Macron pourrait bientôt regretter - surtout puisque ses progrès à Washington s'avèrent illusoires ou le mettent en conflit avec ses alliés en Europe. »

Des trois objectifs de M. Macron, l’accord avec l’Iran tenait la première place. D’évidence, parce que l’on connaissait la propension de M. Trump à vouloir faire sortir les Etats Unis de ce qu’il considère (il n’est pas le seul…) un mauvais accord. N’ayant pas réussi d’obtenir le résultat qu’il souhaitait, le Président a essayé de faire un « front commun » avec ses partenaires européens habituels et, même, avec la Russie et la Chine. Les deux derniers lui ont fait savoir qu’il n’y avait rien à ajouter au fameux accord, telle était aussi la position de l’Iran.

Patatras ! Une semaine après Israël donne un énorme coup de pied dans la fourmilière : elle démontre que le fameux accord procède du « fruit de l’arbre malade ». Quésaco ?

 

En 2015, pour obtenir les avantages fantastiques que l’accord négocié (essentiellement) par M. Obama et Kerry, l’Iran a dû garantir (sur l’honneur…) qu’il n’a jamais eu et n’aura jamais l’ambition d’un programme nucléaire militaire. L’Iran a menti et Israël a apporté la preuve : 500 kg de documents (100.000 feuillets, 55.000 dossiers, 183 CD). On croit rêver… le Mossad avait trouvé l’endroit où les iraniens ont mis à l’abri leurs archives concernant le programme nucléaire et, en une nuit, ils ont transféré une très grande partie en Israël. En le faisant savoir aux Etats Unis qui ont eu l’occasion de vérifier l’authenticité des documents.

On aurait pu s’attendre, vu la surprise, à une réaction de « client trompé » de la part des autres 4+1 qui avaient signé le fameux accord. Non, le cœur des pleureuses (Allemagne, France, Angleterre, « UE ») s’est accordé à réduire l’importance des révélations avec deux arguments majeurs : (x) « c’est parce que nous ne leur faisions pas confiance que l’on a signé un accord comportant une surveillance particulièrement invasive » et (y) l’Iran, jusqu’ici, a respecté les engagements pris dans l’accord signé en 2015.

Oyez bonne gens : il ressort maintenant de la prise  remarquable du Mossad des archives iraniennes que l'Iran a néanmoins menti tout au long de son programme d'armes nucléaires secrètes (pendant presque 20 ans) - dans des déclarations publiques où les dirigeants iraniens assuraient rejeter les bombes atomiques pour des raisons idéologiques et également dans le rapport idoine requis par le JCPOA à l'AIEA. Pourtant ceux qui ont signé l’accord disent, bon, on savait qu’ils mentaient mais… on leur a fait confiance pour l’avenir. La preuve que nous avions raison : ils ne trichent pas actuellement.

De la dialectique de sous-préfecture…

« Pourquoi violeraient-ils les termes d'un accord qui ne les empêche pas de continuer à développer leur programme de missiles balistiques - les vecteurs de leurs dispositifs nucléaires qu’ils vont construire - pour amener l'Europe et les Etats-Unis à leur portée?

Pourquoi violeraient-ils les termes d'un accord qui a laissé intactes les parties les plus importantes de leur programme nucléaire?

Pourquoi violeraient-ils les termes d'un accord qui leur permet de se soustraire à n'importe quelle inspection des installations soupçonnées de se livrer à des activités nucléaires illégitimes?

Pourquoi violeraient-ils les termes d'un accord qui a démantelé le régime de sanctions minutieusement construit qui les a forcés à s'asseoir à la table des négociations en premier lieu, qui leur a donné accès à plus 150 milliards de  dollars bloqués auparavant, en risquant la réimposition de ces sanctions? » (D. Horovitz, Times of Israël, 01.05.18).

Je résume. On obtient la preuve formelle des mensonges répétés de l’Iran concernant sa volonté d’accéder à « la bombe ». La preuve que le fameux accord est fondé sur un mensonge. Voilà pour le passé. Mais… pourquoi garderaient-ils des archives qui n’avaient pas été montrées au contrôle de l’AIEA, préalable à la signature de l’accord si ce n’est pour pouvoir les utiliser quand ils ne seront plus tenus par les stipulations du fameux accord ? Voilà la preuve pour l’avenir.

Et on a le culot (Mme Mogherini…) de dire « de toute manière, après la période couverte par l’accord l’Iran sera tenu par sa signature du Traité de Non Prolifération Nucléaire. » En oubliant qu’ils avaient triché par rapport à ce traité pendant plus de 20 ans. La conclusion évidente : le JCPOA, fondé sur des mensonges, devrait être considéré comme nul de plein droit.

Deux avis compétents, David Albright -ancien responsable du contrôle à l’AEIA et Olie Heinonen – ancien Directeur Général de l’AIEA) :

DA -…. les renseignements obtenus révèlent l'intention de l'Iran de construire finalement une arme nucléaire. La chose la plus importante est qu’il s’agit d’une collection entreposée destinée à être utilisée plus tard pour une reconstitution. Ils auraient pu détruire ces documents, mais ils ont été soigneusement protégés et cachés dans l'intention de les réutiliser lorsqu'ils relanceront leur programme nucléaire militaire.

OH - Pourquoi garderiez-vous ce type de documentation? Il est évident qu'ils la gardent pour un jour de pluie. Nous avons maintenant besoin d'une solution plus importante que nous le pensions pour améliorer l’accord JCPOA.

M. Trump décidera si les Etats Unis restent ou pas dans l’accord JCPOA. Et que fera « le cœur des pleureuses » ?

Ils devraient, peut-être, congratuler le Mossad pour ce qu’il a fait et que ni la CIA, ni la DGSE, ni le MI6 n’avaient même pas pensé à faire. Et peut-être pas réussir. Quant à l’Iran… humilié par le « petit Satan » qui leur mène la vie dure en Syrie, ils auront bonne mine, le Guide Suprême et ses supplétifs, de continuer à dire que l’arme nucléaire….

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 14:24

Les grands dirigeants du monde souhaitent joyeux anniversaire à Israël, sauf Macron (LMF-19.04.18)

Les dirigeants du monde ont envoyé jeudi des lettres de félicitations au président israélien Reuven Rivlin à l’occasion du 70ème anniversaire de l’Indépendance d’Israël.

Les présidents des Etats-Unis, de la Russie, de l’Allemagne et de la Croatie, le Premier ministre canadien, ainsi que la reine d’Angleterre et le secrétaire général des Nations unies ont adressé leurs vœux à l’Etat juif.

Le président américain Donald Trump a écrit à Rivlin: “Le président Truman a beaucoup parlé de la fierté qu’il a ressenti lorsqu’il a soutenu la création de l’État d’Israël, comme je l’ai déjà dit, le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem est l’un de mes moments les plus fiers dont je suis fier tant que président des États-Unis”.

“Notre engagement envers la sécurité d’Israël est fort et inébranlable, et nous continuerons à vous soutenir comme nous l’avons fait au cours des sept dernières décennies”, écrit Trump, “j’espère approfondir notre amitié historique et être témoin de la prospérité d’Israël”.

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a écrit au Président d’Israël: “Les Nations Unies sont enrichies par la diversité de ses membres et notre mission est renforcée lorsque nous nous unissons pour renforcer les valeurs qui sont l’ancre de notre fondation.”

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a écrit dans une lettre à la résidence du président: “Israël célèbre 70 ans d’indépendance et nous célébrons ce moment avec vous”. La réconciliation et le partenariat avec Israël sont l’expression de notre part pour assurer un bon futur à Israël et la confiance entre Allemands et Israéliens. Monsieur le Président, votre épouse et tous les citoyens et citoyens d’Israël, j’adresse mes salutations les plus sincères, également au nom de mes compatriotes”.

La reine d’Angleterre a écrit au président Rivlin: “C’est avec plaisir que je vous félicite chaleureusement à l’occasion des célébrations du Jour de l’Indépendance et souhaite chaleureusement le bonheur et le bien-être de tous les citoyens d’Israël dans l’année à venir”.

Le président russe Vladimir Poutine a écrit: “Je souhaite souligner les excellentes relations qui existent entre nos deux pays, et je suis convaincu qu’ensemble nous continuerons à développer un dialogue bilatéral et une coopération fructueuse en économie, science, technologie et assistance humanitaire pour le bien de notre peuple, et afin de renforcer la paix, la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient”.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a écrit : “Le Canada a été l’un des premiers pays à reconnaître officiellement Israël en 1948. Soixante-dix ans plus tard, le Canada et Israël sont unis par des valeurs démocratiques et les liens étroits qui existent entre leurs populations. Nos deux pays demeurent des alliés inébranlables, des amis proches et des partenaires au sein de nombreuses organisations internationales”.

Le président français Emmanuel Macron, “grand ami d’Israël” selon les responsables communautaires juifs, a quant à lui déclaré … rien du tout.

 

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 16:40

Regardez, en les comparant, les deux relations des média internationaux :

  1. La Syrie assumera la présidence de la Conférence du désarmement à Genève (organisme qui a préparé le traité interdisant les armes chimiques), réunissant  65 pays le 28 mai 2018 et ce pendant quatre semaines, jusqu'au 24 juin.
  2. …. de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer les "preuves" de l'attaque présumée à l'arme chimique à Douma, légitimant les frappes françaises, britanniques et américaines contre des installations du régime de Bachar Al-Assad en Syrie, samedi 14 avril.

A quel jeu joue-t-on ?

Si l’on comprend bien, les Etats Unis, la France et l’Angleterre (et tant d’autres) ne trouvent rien à dire quand la Syrie est choisie pour assurer la présidence d’une conférence sur le désarmement  mais, d’un autre côté, ces trois pays tirent 123 missiles (Etats Unis 105, l’Angleterre 12 et la France 6) sur des sites censés contenir des armes, chimiques de surcroît !

Mais, honneur oblige, avant d’envoyer les missiles, les trois pays ont prévenu la Russie, puissance dominante en Syrie, de ce qui allait arriver : pendant une semaine M. Poutine et son vassal M. Assad ont pu ainsi évacuer les lieux afin d'éviter des victimes, déplacer en lieu sûr les produits chimiques visés, voire même démonter les installations de production.

A quel jeu joue-t-on ?

En 2013 Monsieur Obama (de triste mémoire…) a laissé aux russes la tâche de démanteler le programme d’armes chimiques de la Syrie. Cela a été fait, « sans qu’un obus soit tiré » selon BO qui en a tiré gloire après avoir lamentablement renoncé de défendre sa « ligne rouge » énoncée en 2012. Fait ?

Disons en partie … car en recommençant à partir des env. 10/15% que les russes leur ont laissé … les syriens (avec l’aide prouvée des nord-coréens et de l’Allemagne : En réponse à une question écrite des députés du parti de gauche radicale Die Linke, le ministère de l'Économie a reconnu que Berlin avait accordé son feu vert à l’exportation en Syrie de plusieurs dizaines de tonnes de produits chimiques comme du fluorure de sodium ou du fluorure d’hydrogène ; HuffPost, 06.10.2016) … ont pu utiliser des gaz dans au moins une centaine d’occasions depuis. Et on savait pertinemment que les stocks d’armes chimiques pouvaient être (ou ont été) déplacés vers des cachettes théoriquement inconnues aux occidentaux.

A quel jeu joue-t-on ?

Les missiles tirés par les trois pays ont été tirés sur des cibles vides, ne comportant aucune arme, aucun produit et, surtout, en l’absence de tous ceux qui étaient en charge de ces activités. Les 123 missiles tirés, à environ 700.000€/pièce (BGM-109 Tomahawk — Wikipédia), sans compter le coût de fonctionnement des avions et des navires les ayant lancées, ont couté, peu ou prou,100.000.000 €. Heureusement parmi les six missiles tirés par la France il y en avait quatre proches de leur date de péremption et deux assurant le premier essai en combat. C’est nous qui nous sommes sortis le mieux (au plan économique).

A quel jeu joue-t-on ?

Dès que les trois pays ont fait savoir ce qui s’est passé –tous nos missiles ont touché les cibles identifiées pour l’attaque » la Russie a claironné, en se ridiculisant, « la défense syrienne (assurée par des équipements russes…) à intercepté 71 missiles ». Tout en sachant pertinemment que les trois pays savaient non moins pertinemment qu’il s’agissait d’un mensonge. En effet, les missiles tirés étaient du type « furtif » ce qui fait que la défense syrienne (ou russe) a commencé à tirer des intercepteurs après que les cibles eurent été atteintes !

A quel jeu joue-t-on ?

Mais il y a mieux (ou pire). Tirer des missiles sur des stocks de produits chimiques et ne pas trouver des traces dans l’atmosphère du pays (ou plus loin…) cela peut paraître légèrement anormal. Comme c’était anormal se décider de le faire vu les éventuels dégâts collatéraux possibles. Alors ? Il n’est pas impossible qu’il n’y avait pas de produits toxiques là ou les missiles sont arrivés, non ? Et que pendant la semaine d’avertissement M. Poutine a dit à M. Asad qui a dit à ses troupes… « videz les cibles, laissez-les tirer et tout le monde sera content !» Reste à dire merci aux Syriens d’avoir recaché leurs stocks d’armes chimiques !

A quel jeu joue-t-on ?

L’attaque des trois pays contre les armes chimiques utilisées par M. Asad contre son peuple n’a en rien affecté sa capacité à continuer. Autant dire que les rodomontades de M. Trump (« Mission Accomplie ») ou de notre Président («Ces frappes en elles-mêmes ne règlent rien [...] elles rappellent les principes de la communauté internationale.» - Strasbourg, 17.04.18) laissent rêveur celui qui cherche à comprendre. Dépenser 100.000.000 €  pour rappeler des principes … c’est cher du principe !

Et nos concitoyens ont prononcé leur verdict POUR ou CONTRE les frappes (« Etes-vous favorables à une frappe française… » Le Figaro 09.04.18) :

A quel jeu joue-t-on ?

Voilà la conclusion d’un des spécialistes israéliens « Intelligence militaire » : La déclaration  « Mission Accomplished » et l'affirmation que la capacité d'Assad à utiliser des armes chimiques a été fatalement touchée n'a aucun fondement. (https://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-5232786,00.html). Autant dire que l'attaque menée par les Etats-Unis, l’Angleterre et la France sur les installations d'armes chimiques syriennes n'a pas atteint ses objectifs et ne découragera pas le sieur Assad, selon les évaluations des services secrets israéliens. Qui, presque toujours, savent de quoi ils parlent.

Chacun sait que les frappes anglo-franco-américaines ne changeront pas la réalité sur le terrain. Le pouvoir de Bachar al-Assad n'est en rien ébranlé. Russes et Iraniens demeurent les maîtres du jeu et d’une l'hypothétique solution politique pour arrêter les massacres en Syrie. A moins que …

Lundi 16 avril nouvelles déclarations (russes, Iran) : ils auraient intercepté    6 missiles tirés sur un base syrienne. Quelques heures après, l’armée syrienne démentait en justifiant le tout par une panne des installations radar provoquées par une cyber attaque de EU et Israël … Jugez-en la porté de ce démenti.

Dernière nouvelle : l’attaque israélienne sur la base T4 a détruit non seulement les drones stockés et leur poste de commande mais … aussi le dernier système de défense (TOR, fabrication russe) que les iraniens voulaient mettre en marche pour interdire dès lors l’accès de l’aviation israélienne en Syrie. Il semblerait qu’ils auront du mal …

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 14:15

 

Face à deux roquets, vieux compagnons de la démagogie, blanchis sous le harnais et qui, toute honte bue, l’apostrophent sous prétexte de poser de questions voilà, donc, notre Président.

La première observation qui s’impose pourrait être traduite par « Bravo l’artiste » !

En effet, sans se départir d’un calme déjà connu, sans se départir de sa froide politesse, le Président a pu, sans grande difficulté, démonter (et démontrer) l’insanité des présupposés des questions qui lui étaient posées..

De l’un – dont la démagogie journalière ne fait plus mystère pour ceux qui l’écoutent encore sur « la première chaîne d’information de France » il a souligné l’outrecuidance relative au couplet concernant les petits retraités, à l’autre  -représentant encore aujourd’hui du vieux trotskisme et de sa dialectique de bas étage il a pu, sans grand mal, démontrer que ses propos étaient de contrevérités flagrantes et que ses attaques ad hominem ne méritaient que mépris.

Bref, ses deux interlocuteurs auraient pu mieux faire à tenter leur chance dans un débat sur un champ de foire, non pas avec un Président de la République qui a totalement oublié d’être bête. Autant pour la forme, souvenons-nous qu’il s’agit d’un intermezzo de presque trois heures.

Et puis le fond.

Par la somme de ses réponses aux questions (presque toutes) à caractère provocateur on a réussi à voir qu’il y avait une cohérence forte qui sous-tendait son « programme » pour réformer le pays. Entendons-nous bien, on peut rejeter ses conclusions et contester les moyens de les mettre en marche, mais certainement pas ses hypothèses/constats relatifs à l’état du pays.

De la nécessité de reconstruire l’enseignement et jusqu’aux charges sociales sur les salaires en passant par les efforts demandés à une catégorie socio-professionnelle, tout se tient dans son raisonnement. Autant dire qu’il sait où il veut amener le pays et qu’il n’y a pas beaucoup de différence entre ce qu’il disait pendant sa campagne électorale et ce qu’il fait maintenant. Il n’a pas eu du mal à balayer d’un revers de main (méprisable ?) le procès en manque de légitimité [élu au 1er tour avec 18% des inscrits (formulé ainsi pour que ce soit moins que les 24% des votants)… selon la « part de vérité » de l’épigone de Lev Davidovitch] en rappelant la majorité obtenue à l’élection pour l’Assemblée Nationale.

Acceptons que ce qu’il fait soit conforme à ce qu’il a dit. Certes, les choses ne se font pas pendant une nuit même s’il s’agit de la grande… La difficulté à laquelle notre Président est confronté est la coagulation de toute une série de mécontentements catégoriels. La SNCF et le statut de ses salariés bénéficiaires d’une rente à vie, l’indescriptible état du système hospitalier dont les frais de fonctionnement dépassent l’entendement et ont des conséquences directes sur la santé des habitants, l’irresponsable opposition au remplacement du système d’admission à l’université actuellement fondé sur une loterie, jusqu’à l’occupation depuis trois ans (et ça continue…) de terres agricoles par des soixante-huitards attardés héritiers du « Larzac » (je parle d’un temps, que les moins de 20 ans, ne peuvent pas connaître…). Un résumé ? Le peuple (ou les minorités agissantes…) n’en veut pas de ses réformes, il préfère non pas le statu quo mais le retour en arrière. Et si cela n’est pas possible, que l’on prenne aux riches ce qu’il faut pour qu’il devienne possible.

Et puis on est arrivé au sujet qui fâche, l’islam en France. Naturellement, le défenseur attitré de la « communauté » musulmane, le sieur trotskiste (arborant sa moustache et son sourire crispé et condescendant)  qui sur ce sujet est pour  tout ce qui est pour mais contre pour tout ce qui est contre… ne pouvait faire autrement que prendre la défense des « pauvres mamans » (pourquoi diable ne dit-on pas «mères » ?) qui n’ont pas le droit d’attendre leurs rejetons à la sortie des écoles tout en portant le voile (ou, même, la burka). Peut lui chaut qu’il existe une loi interdisant la burka dans l’espace publique. Peut lui chaut que pour nos concitoyens (autres que musulmans et même pour une partie d’entre eux) il s’agit d’un signe de soumission qui marque ouvertement l’inégalité de la femme par rapport à l’homme. C’est « l’idée de l’islam » et le moment de se souvenir de Cioran : « En elle même toute idée est neutre ou devrait l’être ; mais l’homme l’anime, y projette ses flammes et ses démences ; impure, transformée en croyance, elle s’insère dans le temps, prend figure d’événement : le passage de la logique à l’épilepsie est consommé… ainsi naissent les mythologies, les doctrines et les farces sanglantes…  Point d’intolérance, d’intransigeance idéologique ou de prosélytisme  qui ne révèle le fond bestial de l’enthousiasme. (E. Cioran, Précis de décomposition – Gallimard, Paris 1949) » Avec quel enthousiasme ce trotskiste refoulé s’adonne-t-il à la défense des « valeurs de l’islam »… (Pour les musulmans – 2014, Le devoir d’hospitalité – 2017).

Alors ? La conclusion des trois heures de discussion (« nous ne sommes pas vos élèves, vous n’êtes pas notre professeur » énonce le trotskiste – en plagiant Giscard face à Mitterrand en 1974, « répondez-moi » apostrophe le Président le démagogue) est double. D’un côté, il faut souhaiter que le Président fera faire ce pourquoi il a été élu et ce qui correspond, autant que faire se peut, à ce qui est absolument nécessaire. D’un autre côté, le peuple, tenu dans l’ignorance de la marche du monde et des contraintes y relatives depuis des dizaines d’années, ne veut pas s’associer au mouvement nécessaire.

Que reste-t-il ? Berthold Brecht avait trouvé la solution : « Le Comité Central a décidé de changer le peuple » (La Solution – 1953).

 

 

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