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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 17:18

 

Sonnez trompettes, résonnez musettes … Du Nord au Sud et de l'Est en Ouest le monde entier, émerveillé, enfin satisfait, salue l'événement du siècle : les 5+1 on signé un accord avec les mollahs iraniens qui, disent-ils, en ne leur accordant -pratiquement- disent-ils- rien du tout, on a obtenu tout ce que l’on souhaitait ! A voir les mines réjouies des supplétifs du mollah en chef (je veux dire «le Guide Suprême» … qui rappelle Der Oberste Führer d’il y a 70 ans …) on a du mal à croire ce qu’on nous raconte mais … allons y !

 

Négocié, en secret, pendant des mois par les émissaires de M. Obama avec de représentants du mollah en chef, un «accord» a été proposé aux comparses français, anglais, allemand, russe et chinois le 8 novembre ébahis par ce qu’ils avaient à entériner. Heureusement, notre « moi, président », par l’intermédiaire de M. Fabius a mis le holà et la France a mis quatre conditions précises pour obtenir se signature. Ces conditions, dont on verra ce qu’elles sont devenues plus tard, étaient «mettre l'intégralité des installations nucléaires iraniennes sous contrôle international, dès à présent»; «suspendre l'enrichissement d'uranium à 20 %»; «réduire les stocks existants»; «stopper la construction du réacteur nucléaire d'Arak qui, à terme, pourrait produire du plutonium militaire». Encore une semaine de présence à Genève et le miracle s’est produit : l’accord a été conclu.

 

Depuis, les chancelleries se partagent en deux : d’un côté, le Canada, Israël, les pays arabes sunnites, la majorité du Sénat et de la Chambre des Représentants des Etats Unis et, de l’autre, Monsieur Obama, Monsieur Poutine, la Chine et les européens qui ont participé aux discussion de Genève. Les uns disant (avec les preuves de l’histoire récente) qu’il s’agit d’un « marché de dupes » (formule utilisée par L. Fabius le 9 novembre) et les autres, forts des espoirs crées par les sourires des délégués du Guide Suprême soulignant l’importance de l’événement (tout en trichant ou faisant silence sur les contreparties accordées aux iraniens). Qui a tort, qui a raison ?

 

Naturellement, l’événement suggère une analogie (rapide …) avec ce qui s’est passé il y a 75 ans : Munich. Rappelons ce qui a précédé la fameuse déclaration de M. Chamberlain : «Après avoir écouté le discours belligérant de Hitler de la veille et après avoir rappelé au roi les rapports fiables du renseignement anglais concluant que Hitler avait déjà décidé d'attaquer la Tchécoslovaquie et continuer vers l'est, il a néanmoins cité un rapport présenté par le représentant britannique à Berlin disant que Hitler serait prêt à accepter une solution diplomatique. Dans ce contexte, Chamberlain a proposé une démarche dramatique et surprenante - aller à une rencontre avec Hitler, dans le but de changer la situation et parvenir à une entente anglo-allemande. Le reste est connu: la conférence de Munich à la fin du même mois, le sacrifice de la Tchécoslovaquie le tout conduisant à une guerre mondiale. » (Con Coughlin World, 12.11.13). Précédée par un discours « La paix en notre temps …»

 

Pour faire face aux vociférations anti-accord, Monsieur Obama a choisi deux axes d’action en confiant la mise en oeuvre à M. Kerry et à ses caisses de résonance habituelles : 

  • - faire savoir à ceux qui s’opposent qu’ils ne sont que des suppôts d’Israël (exemple «je n'ai jamais vu plus de législateurs - démocrates et républicains - plus disposés à prendre le côté d'Israël contre leur propre président. Je suis certain que cela vient moins de tout examen attentif des faits et plus d'une tendance de plus en plus présente chez de nombreux législateurs américains à faire tout ce que le lobby israélien leur demande afin de recueillir les votes juifs et les dons de campagne» - T. Friedman, New York Times) et
  • - affirmer, contre toute vraisemblance, que ne pas conclure un accord conduisait à la guerre.

 

C’est trop simple de dire que M. Obama avait le choix entre la guerre et le déshonneur, qu’il a choisi le déshonneur et … qu’il aura la guerre. Mais pourquoi s’interdire de citer Churchill ?

 

De plus, depuis son discours à l’ONU en Septembre 2013, M. Obama n’a cessé d’établir une liaison forte entre un accord israélo-palestinien et la marche des mollahs vers la bombe en prétextant que la solution du conflit israélo-arabe créera les conditions d’une paix réelle au Moyen Orient. Mais, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que si Israël et les Palestiniens réglaient tous leurs différends par un coup de baguette magique, la guerre civile en Syrie continuera de faire rage, le bras de fer violent entre les Frères musulmans et la junte militaire de l'Egypte ne s’arrêtera pas et que les autres conflits et/ou les activités terroristes en Irak, Afghanistan et Pakistan, au Mali, Soudan, Kenya, Centre-Afrique ou Congo, pour n'en nommer que quelques-uns dans lesquels l’islam (modéré ? extrémiste ?) est partie prenante pour trucider des sunnites ou chiites ou simplement des chrétiens, se poursuivra. Et ce que l’on demande à Israël, en signe de bonne volonté, c’est d’accepter de «donner de la terre pour la paix». Il est bon de se souvenir que le conflit israélo-arabe se classe 49ème pour le nombre de décès des deux côtés ce qui met en évidence que M. Obama soit ne comprend pas l'ampleur de la menace iranienne et/ou islamiste ou, à dessein, gonfle l'importance du conflit israélo-arabe sachant pertinemment que la «communauté internationale» n’a aucune sympathie pour Israël.

 

Mais Israël n’est pas la Tchécoslovaquie de 1938. Sauf que M. Obama a lié les mains des Israéliens pour les six prochains mois de «négociations» pour transformer l’accord «intérimaire» en accord définitif. D'ici là, l'Iran sera (selon tous les experts), à un mois de la construction d'une bombe. Naturellement, personne ne sait ce qui se passera si au bout de six mois il n’y a pas d’accord définitif … Israël est un état disposant (tout le monde le dit …) d’armes nucléaires, d’une des armées les plus performantes du monde et d’une capacité de développement autonome (sur tous les plans et, surtout, le militaire). Et qui fort de son ADN, gravé par des millénaires de persécution ayant culminés avec la Shoah dans ses gênes, ne se soumettra à aucun diktat qui essaye d’oublier ce que le monde civilisé a exprimé après 1945, «never again». En clair : Israël n’acceptera pas d’être forcé à faire les «concessions» irresponsables demandées par M. Kerry ni d’acquiescer à la conclusion du pacte munichois fait avec les mollahs. Et à M. Obama qui prétend que le monde est plus «sûr» depuis la signature de l’accord de Genève, Israël fait savoir que devant la détermination constante de l’Iran de la faire disparaître elle n’aura d’autre choix que la guerre. Le comble : l’Arabie Saoudite, pour d’autres raisons, pense de même. L’ironie de la situation fait sourire : Israël et l'Arabie Saoudite (!) alliés sur cette question car les deux états on le même ennemi majeur, étaient des alliés proches des Etats Unis. Les deux voient la marche vers un partenariat Amérique-Iran comme une trahison de leur relation avec Washington. Même si l’Iran n’a pas la bombe.

 

Avant de voir ce qu’elles sont devenues, les quatre conditions posées par la France pour un accord avec l’Iran, revenons sur ce que M. Obama fait contre Israël, nonobstant ses jérémiades «relation indestructible, support inébranlable» et … autre fariboles du même acabit. Accordons quelques lignes à ceux en faveur desquels M. Obama (et M. Kerry, comme une grande partie de la «communauté internationale») demande à Israël de faire des concessions. Sans oublier que depuis cinq ans, le président américain a trahi Israël, l'Egypte, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis tout en accordant sa mansuétude aux ennemis de son pays, tyrans par ailleurs, comme Assad en Syrie, Khamenei en Iran, et/ou les Frères musulmans en Egypte. Cinq ans pendant lesquels il a ménagé l’Iran en cherchant comme Diogène un «modéré» et en le trouvant avec le dernier poulain du Guide Suprême «élu» en juin dernier et ce qui a fini avec la conviction naïve d’avoir trouvé un dans le sourire de M. Rouhani. En oubliant, fort à propos, les dires de ce dernier d’il y a dix années pour expliquer comment il a triché avec les occidentaux pour «négocier» tout en faisant avancer le programme nucléaire….

 

Donc, voilà Abbas Zaki, membre du Comité Central du Fatah, déclarant il y a deux ans, en septembre 2011 : «Quand nous disons que le règlement devrait être fondé sur les frontières de 1967, le Président Abbas comprend, nous comprenons, et tout le monde sait que notre grand objectif ne peut être réalisé d’un coup. Si Israël se retire de la Cisjordanie ... que va-t-elle devenir ? Elle arrivera à sa fin ... Netanyahou, Liberman, Obama, tous ces salauds n’auront plus d’importance .... Mais si nous disons que nous voulons éradiquer Israël, c'est trop difficile. Ce n'est pas politiquement correct de le dire. Ne dites pas ces choses au monde. Gardez-le pour vous» (D. Pollock, Beyond words, Policy Focus 124, Septembre 2013). Et voilà, le Juge Islamique en Chef de l’Autorité Palestinienne, Tayser Al-Tamimi, réclamant la constitution d’un califat le 31.12.12 (c’était hier …): «Jérusalem sera la capitale du califat, si Allah le veut....Comment Saladin a-t-il libéré Jérusalem? Il a mobilisé ses troupes et a investi toutes les ressources de la nation.... Il est impératif de réveiller la nation à son devoir de libérer la terre de Jérusalem et de la Palestine....C'est le début de la fin de la conspiration qui a commencé avec la Déclaration Balfour....La mise en œuvre de cette promesse a activé les gangs sionistes qui ont accaparé plus de 78 pour cent de la terre palestinienne ...un crime qui a continué depuis le 2 Novembre1917 à ce jour.» A ceux qui pensent qu’il ne s’agit que de «paroles verbales» on peut recommander de relire l’épisode Hitler – Chamberlain. Israël (comme les juifs depuis toujours …) prend au sérieux les mots : quand il s’agit d’être détruit -par l’Iran ou les palestiniens, les deux derniers amis de M. Obama- elle ne pourra que prendre les devants … comme en 1967 quand le héros du monde Arabe, Nasser, de conserve avec le chef des palestiniens d’alors ont décrété qu’ils voulaient jeter les juifs à la mer. La «communauté internationale» ne voulait pas les croire … Israël accusé d’avoir «volé» la terre des palestiniens … regardez les États-Unis où on a pris les terres des peuples indigènes de l'Amérique du Nord ou celles des français, des britanniques et des canadiens. Comme ont fait les Espagnols et les Portugais en Amérique latine. Ou les Australiens et les Néo-Zélandais dans les mers du Sud. Comme firent les Russes, les Chinois et Japonais en Asie et en Europe. Demandez aux Écossais, Gallois et aux catholiques de l'Irlande du Nord s’ils ont voulu être une partie de la Grande-Bretagne? Pourtant, les juifs sont les seuls à pouvoir dire être retournés sur leurs terres ancestrales après deux dispersions (la perse et la romane).

 

Donc, revenons à nos … moutons nucléaires. Comme tous les experts nucléaires l’indiquent, vient un moment où l'Iran ayant assez d'uranium enrichi peut aller de l'avant vers la construction d'une arme nucléaire, sans que l'Occident puisse faire grand’chose pour les arrêter.

On peut se demander, d’ailleurs, si l'Iran n'a pas atteint déjà ce point, mais il est certain qu’il se rapproche et que l’accord de Genève construit par M.Kerry n’a rien obtenu pour ce qui est de l’enrichissement d'uranium en Iran. Rappelons opportunément que le Conseil de Sécurité de l’ONU,le29 mars 2006 (!) a exigé que l'Iran cesse ses activités d'enrichissement d'uranium en lui imposant une date limite fixée au 28 avril 2007 ; le même, le 31 juillet de la même année, a adopté une résolution exigeant que l'Iran "suspende toutes les activités liées à l'enrichissement" d'uranium avant le 31 août, menaçant la République islamique de sanctions économiques et diplomatiques ; le 23 décembre de la même année le Conseil de Sécurité impose des sanctions économiques à l’Iran, sanctions qui deviennent de plus en plus contraignantes selon des résolutions répétées demandant la fin de l’enrichissement de l’uranium. Tant et si bien qu’au bout de six ans, l’Iran aurait perdu plus de 170 milliards de dollars de revenus pétroliers et autres. Ce qui l’a amené à accepter, avec des sourires, une négociation sous le contrôle amical et intéressé de M. Obama. Amical et intéressé car -souvenons-nous en- le texte initial de l’accord de Genève a été négocié en secret par les deux compères. Tout cela pour arriver à quoi ? Accord signé, l’Iran dit urbi et orbi que les grandes puissances ont reconnu son droit à l’enrichissement et … le pauvre M. Kerry, d’une manière pas très audible, dit que rien n’a été écrit à ce sujet … Qui croire ?

 

C’est le moment de s’occuper de notre «moi, Président». Tout en reconnaissant à la France le mérite d’avoir retardé d’une semaine la signature de l’accord de Genève, force est de reconnaître qu’elle n’a pas obtenu gain de cause. Regardez :

 

1. «mettre l'intégralité des installations nucléaires iraniennes sous contrôle international, dès à présent» - rien de prévu dans l’accord 

2. «suspendre l'enrichissement d'uranium à 20 %»; pendant les six mois de l’accord

3.«réduire les stocks existant  (d’uranium enrichi à 20%)»;transformation en produit intermédiaire, facilement retraitable dans sa forme initiale

4. «stopper la construction du réacteur nucléaire d'Arak qui, à terme, pourrait produire du plutonium militaire» ; suspension de travaux pendant les six mois.

 

Mais … les résolutions du Conseil de Sécurité exigeaient l’arrêt de l’enrichissement d’uranium (comme pour tous les signataires du Traité de Non Prolifération Nucléaire, le NPT). En n’obtenant pas cela de l’Iran les Etats Unis (les 5+1) ont accordé implicitement à l’Iran le droit d’enrichir et, conséquence perverse, pratiquement à tous les signataires du NPT. Avec l’accord de «moi, président». Mais comme il n’est pas capable à «tenir la baraque» (Lucchini à la télé …) on voit mal comment il aurait pu obtenir ce qui, en réalité, n’était qu’une rodomontade. En service commandé à la demande de nos amis d’Arabie Saoudite dont les contrats de vente d’armement nous sont tellement nécessaires …

 

La guerre ? Pourquoi ? Un Iran nucléaire, avec ses supplétifs terroristes Hezbollah, Hamas et autres djihadistes plus la course régionale aux armements nucléaires qui va sûrement suivre, seront bien plus dangereux pour Israël qu’une attaque des sites nucléaires iraniens. Car il ne faut pas se tromper : si Robert Oppenheimer, pour justifier le M.A.D (Mutual Assured Destruction) pouvait dire «Nous pouvons être comparés à deux scorpions dans une bouteille, chacun étant capable de tuer l'autre, mais seulement au risque de sa propre vie» Bernard Lewis, grand connaisseur de l’islam, pouvait répondre que pour l’Iran «dont on connait l’état d'esprit, M.A.D. n'est pas une contrainte, c'est une incitation»

 

Et il n’est pas difficile de comprendre que face à deux choix, accepter un Iran doté de la bombe, ou le bombardement de l'Iran, Israël choisira toujours le dernier. Lors de la crise des missiles de Cuba, Kennedy a clairement indiqué que les États-Unis ne saurait pas accepter des armes nucléaires pointées sur les villes américaines à partir de bases à Cuba. Peut-on vraiment croire qu’Israël acceptera (à part les 100.000 missiles du Hezbollah … et celles du Hamas) des missiles nucléaires dirigés vers ses villes par un ennemi encore plus belliqueux qui a juré sa destruction?

 

La guerre. Et le jour d’après on verra ce que M. Obama ne veut pas voir : on ne joue pas, à pile ou face, avec le sort d’un peuple qui a connu, dans un passé pas tellement lointain, la Shoah.

 

Que M. Obama dise aux israéliens, à l’unisson avec M. Kerry … soyez calmes, l’accord conclu augmente votre sécurité et nous vous protégeons … c’est bien, il faudrait trouver des gens pour le croire … Surtout après sa volte face pour la Syrie et la pantalonnade de la «ligne rouge» (utilisation d’armes chimiques). Et souvenez-vous du «Yes, we can» et de ce qui s’en est suivi depuis jusqu’à un discours à Dallas le 6 novembre «Je crains que les gens oublient que le changement dans ce pays a toujours été difficile» - il lui reste la solution de Bertolt Brecht … changer le peuple !

 

Des gens pour lui faire confiance ? Selon ce que l'on dit, la confiance est comme la virginité : une fois perdue c’est difficile de la recouvrer …

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 15:40

 

Nous sommes en janvier 2012, pendant la campagne pour l’élection présidentielle (je devrais dire pendant la campagne anti-Sarkozy …) quand l'heureux bénéficiaire des tombereaux d’insultes, récriminations et critiques déversés par la presse française sur le Président encore en fonction (et donc à l’encontre de la France) montait, comme un coq, sur ses ergots (rapport à sa taille …) pour dire haut et fort ce qu’il pensait de la perte de la note française annoncée par Standard & Poor. "La dégradation de la note française…………. Cette sanction signe l'échec de son quinquennat. … Le plus grave, c'est que notre position en Europe va s'en trouver affaiblie. C'est la première fois, depuis que les Etats sont notés, que la France décroche par rapport à l'Allemagne. Nous ne sommes plus en première division." (FH 16.01.12). S&P avait retiré le AAA à la France pour lui laisser, un cran de moins, le AA+.

La même S&P vient d’annoncer le retrait de la note AA+ pour laisser à la France, un cran de moins, cette fois-ci le AA. Sur la route du déclin il ne s’agit, au bout de 18 mois de gouvernance socialiste, que d’une griffure équivalente à celle de 2012. Mais … les ténors de la majorité, et en premier lieu le premier ministre, se sont répandus partout dans la presse écrite, parlé ou télévisuelle pour dire, en substance, « nous sommes parmi les meilleurs, S&P n’a pas tenu compte de toutes les réformes que nous faisons et, comme le coût de la dette n’augmente pas (beaucoup …) il n’y a pas lieu de s’affoler). Certes, le FMI, la Commission de Bruxelles et l’OCDE (un rapport fait à la demande de la France sera publié cette semaine) ainsi qu’une pléthore d’économistes distingués considèrent que la France va dans le mur : aucune réforme structurelle permettant de réduire les dépenses d’un état de plus en plus dispendieux, une utilisation massive et pernicieuse de l’arme fiscale conduisant à accélérer le déclin économique (investissements productifs, recherche et développement dans l’industrie privée, etc.,) le tout ayant comme résultat des … jacqueries d’un autre temps mais servant (au peuple ?) de soupape de pression.

Qu’à cela ne tienne, la France a trouvé un défenseur de grand calibre, le Prix Nobel Paul Krugman. Oublions pour l’instant ses penchants socialisants, oublions que certains de ses concepts pourraient même faire Keynes se retourner dans sa tombe. Oublions que ses compétences sont relatives au commerce international et à la « concurrence imparfaite ». Il s’agit d’un Prix Nobel … Mais d’un Prix Nobel qui depuis le commencement de la crise économique actuelle (2008) n’a pas arrêté de donner des conseils à l’Europe et aux états qui constituent l’Union Européenne. Conseils … tous faux ! Que l’on en juge :

  1. - Niall Ferguson (Harvard Business School) rappelle que Krugman a écrit au moins onze fois entre Avril 2010 et Juillet 2012 au sujet de la prochaine « débâcle de l'euro » Cela n'est pas arrivé. Non seulement la zone euro est-elle restée intacte, mais depuis 2009 deux autres pays l’ont rejoint (Slovaquie et Estonie) et un troisième va la rejoindre en janvier 2014 (la Lettonie).
  2. - Monsieur Krugman a constamment prôné l’augmentation des impôts et des déficits budgétaires (ou leur plus lente réduction). Mais les pays qui ont suivi ses conseils et augmenté leurs déficits (les pays de l’Europe du Sud, tous en crise y compris la France) ont fait bien pire en termes de croissance économique et d’emploi que les pays du Nord (en particulier les pays baltes) qui ont promu une politique budgétaire responsable (exemple la Lettonie : trois quarts des réductions des déficits ont été obtenus par des réductions des dépenses, un quart seulement, par augmentation des impôts).

  3. - entre octobre 2008 et septembre 2013, huit gouvernements de l'UE - Estonie, Finlande, l'Allemagne, Lettonie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne et Suède - ont été réélus nonobstant la crise économique. Ces gouvernements sont ceux qui ont poursuivi des politiques budgétaires responsables (souvent appelées « austérité »), contrairement aux politiques recommandées par le Professeur Krugman. En 2012, le déficit budgétaire moyen de ces huit pays a été de 1,6 % du PIB à comparer avec 4,8 % des 19 pays les gouvernements ont été changés (la France y compris).

  4. - un des problèmes de fond de l’Europe est constitué par les dépenses des états, pour l’essentiel, improductives. Monsieur Krugman s’est trompé en suggérant que l’on pouvait continuer à en dépenser plus sans trop tenir compte de l’augmentation de la dette, ce qu’il a conseillé à pas mal de pays et encore, aujourd’hui, à la France. Le fait que le coût de la dette n’est pas (encore …) prohibitif ne constitue pas moins une sorte de bombe à retardement : que les marchés (non pas S&P) commencent un jour à prendre peur de l’augmentation faramineuse de la dette française et notre pays aura du mal et a supporter le coût de la dette et à trouver de nouveaux financements.

  5. - un autre problème de fond de l’Europe (surtout de la France) c’est la structure des marchés du travail et des services : manque d’élasticité, contraintes légales et/ou réglementaires, permanence des « avantages acquis » sont autant de facteurs contribuant au déclin économique des pays en cause. Pourtant, en France, son seul Prix Nobel (économie), Maurice Allais, a prôné jusqu’à sa mort (2010) la flexibilité des salaires, l'allégement des contraintes du marché du travail et la réduction des indemnités de chômage pour assurer le plein-emploi. Ce qui ne l’empêchait pas de se considérer comme « libéral » pour l’efficacité économique (économie de marché) et « socialiste » pour la redistribution des résultats. En même temps, il pourfendait la multiplicité d’impôts et taxes considérant que seuls trois impôts devraient être perçus par un état normal, la TVA, l’impôt sur le capital fixe et l’impôt sur les produits des opérations financières. Monsieur Krugman, et avec lui nos gouvernants (qui auraient mieux fait de prendre leur inspiration chez Maurice Allais …), se trompe encore quand il considère qu’augmenter les impôts n’est pas pernicieux pour l’économie d’un pays (en l’occurrence, la France).

On a les conseillers que l’on mérite … surtout quand ils sont gratuits et quand ils ne prennent aucun risque en suggérant ceci ou cela. Mais pour ce qui concerne notre pays, la « coupe » est tellement pleine qu’une « étincelle » (l’écotaxe, pourtant un impôt entièrement justifié …) peut mettre le feu aux poudres.

 

Que "l’homme à la marinière" qualifie les agences de notation de "garçons en culottes courtes" c’est une chose, il ne mérite pas attention. Que le gouvernement actuel ne veuille pas prendre acte de l'échec de la politique qu’il mène c’est beaucoup plus grave. Et peu importe les encouragements de Monsieur Krugman pour continuer dans la même voie. Il est loin, lui, et tout ce qu’il nous suggère ne lui fera de l’ombre d’aucune manière sous le parapluie de son Prix Nobel.

 

Le vrai problème de notre pays est celui de créer des richesses et d’arrêter de dilapider ce dont on dispose encore. Mais, avec une gouvernement socialiste … créer des richesses c’est comme demander à un requin de ne se contenter que d’algues !

 

Au lieu d’écouter Winston Churchill « Le socialisme est la philosophie de l’échec, une croyance de l'ignorance et l'évangile de l'envie, sa vertu inhérente étant le partage égal de la misère» et arrêter d’utiliser la méthode Coué quand il parle aux français de l’avenir de la France, le locataire de l’Elysée et avec lui tous ceux qui grouillent, grenouillent et scribouillent s’occupent de « reformes sociétales » ayant assigné la mission de cornac à la très gentille (mais tellement dangereuse) Madame Taubira. Et comme on a besoin d’argent … on augmente les impôts.

 

Oui, nous sommes parmi les meilleurs … savoir, mieux lotis que l’Espagne, l’Italie, le Portugal pour ne pas parler de la Grèce, de l’Irlande ou de Malte … quelle galéjade ! Quant au deuxième décrochage par rapport à l’Allemagne … qui se souvient encore de ce que notre « moi, président » disait en janvier 2012 …

 

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Published by martin - dans France
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 14:19


Puisque certains des lecteurs du blog semblent impatients de connaître mon avis sur ce qui se passe dans le pays depuis la rentrée, je vais essayer d’évoquer trois sujets qui pourraient montrer, au delà de toute confusion (ou procès d’intention) que la question « Où va la France » posée au début de 2013 reste sans réponse. Et sans espoir d’en obtenir une.

La gouvernance– n’ayons pas peur des mots, quand on regarde la manière de gouverner de l’actuel président et de son gouvernement, un seul mot est de rigueur : imposture. Entendons-nous bien, personne n’est censé tout savoir et tout faire. C’est la raison pour laquelle il y a un gouvernement et, au Palais de l’Elysée, plusieurs dizaines de conseillers – tous, ou presque, inspecteurs des finances, énarques et/ou normaliens distingués, bref, une armée intellectuelle censée prodiguer à l’élu du peuple, conseils et recommandations et lui éviter (comme au pays …) des bourdes. Malheureusement, depuis la prise de pouvoir par le secrétaire général du parti socialiste, la valse-hésitation a été érigée en méthode de gouvernement. Une mesure annoncée qui ne plaît pas à tel ou tel groupe d’intérêts particuliers et qui sait se faire entendre est, illico, suspendue ou abandonnée. Dernier exemple -pour ne pas s’attarder sur tout ce qui s’est passé depuis mai 2012- l’écotaxe. Bien sûr, on n’a pas arrêté de donner de la voix pour souligner que cette mesure a été décidée par « la droite ». En oubliant, opportunément, qu’elle avait été votée à l’unanimité par l’Assemblée Nationale et que, d’origine européenne, elle devait être mise en place avant fin 2013. Nos compatriotes bretons n’en voulaient pas ? Qu’à cela ne tienne, deux jours après une manif avec force manifestants et quelques violences … exit l’écotaxe. Coût pour le pays entre 800 millions et 1,2 milliards d’euros (équipements commandés et réalisés, coûts de fonctionnement et entretien selon contrats multi annuels, etc.,) sans parler de l’ajout à l’excellente réputation du pays telle que perçue par ses partenaires européens. Les gens qui nous gouvernent sont des imposteurs : ils n’ont ni l’expérience (voir le maire de Nantes devenu, par la grâce du Prince, premier Ministre car il peut causer dans la langue de Goethe à Mme Merkel …) nécessaire, ni le courage politique lui aussi nécessaire dans toute prise de décision et pour éviter le Parkinson à un pays en train de perdre ses repères anciens et dont l’avenir semble  de plus en plus noir.

Le fait du Prince– une famille de profiteurs patentés d’origine douteuse se fait expulser de France après avoir épuisé tous les recours légaux et consommé des dizaines de milliers d’euros pour son entretien car … la France est censée « accueillir toute la misère du monde » foi d’écolo distingué ou de socialiste pur sucre. Et pendant plusieurs jours les journaleux sévissant, pratiquement, dans toute la presse française, écrite, parlée ou télévisuelle, assomment le peuple de leur prose, tout en exigeant, sous des menaces à peine déguisées, le retour de ladite famille, y compris en faisant sortir dans les rues les lycéens. On ne se contente pas d’un discours du maire de Nantes qui, comme la Constitution ne lui en donne pas le droit, apostrophe l’institution juridique de la France déclarant devant l’Assemblée Nationale « si pendant les quatre années de procédures diverses on trouve une erreur, on annulera le décret d’expulsion ». Devant les yeux hagards d’un peuple qui perd ses repères (repetitia mater studiorum est…) on voit le président de la république dialoguer, par média interposés, avec une gamine de 15 ans impertinente au point de donner des leçons de droit à la France …

                                                                                              Déclaration solennelle (la dernière l’a été pour la « guerre au Mali » … c’est dire !

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François Hollande fait partie du (très) petit nombre de gens qui ont la capacité « d’appuyer sur le bouton ». Certes, il ne déclenchera jamais le feu nucléaire, mais le voir s’occuper de ce qui n’est qu’une banale affaire de police visant à faire respecter la loi, à des contrevenants étrangers, cela dépasse l’entendement. D’où le titre du texte actuel … Mais, comme l’essentiel de ce qu’il a appris pendant les dix années de secrétariat général du parti socialiste a été de « faire la synthèse » il a trouvé nécessaire d’annoncer « sa » décision : n’étant pas Roi Salomon qui veut … voilà le président, comme la France (car il nous représente) se couvrir de ridicule à double titre – il n’a pas le droit de changer une décision de justice (sauf de faire usage, en cas d’une condamnation, de son droit de grâce) et, surtout il ne peut pas proposer de séparer une gosse de 15 ans de sa famille … Le seul mot qui convient pour ce qui a constitué un feuilleton digne d’un pays sous-développé, est « imposture ».

Les otages– dernière en date, l’ignominie des otages. Entendons-nous bien, tant mieux si on a réussi à rapatrier des otages « retenus » (mot utilisé par la presse bien pensante) quelque part au Niger pendant trois années. Certes, on n’a pas le courage de dire que cette autre contribution (le rapt) utilisée par des adeptes de l’islam religion de paix et d’amour, avenir du monde … après les détournements d’avions et les attentats-suicides, devrait disqualifier totalement non seulement ceux qui en sont les acteurs mais aussi, mais surtout, tous ceux qui se taisent, « les musulmans modérés » de faire partie du monde « civilisé ». On n’a pas le courage mais … on a honte de dire que notre pays paye 5 millions d’euros pour chaque otage libéré. Cela commence par nier toute rançon donnée, « la France ne paye pas d’argent pour les otages» disait, d’abord, l’ineffable ministre des affaires étrangères qui deux jours après introduit un distinguo « pas d’argent public » … En clair, c’est Areva qui a payé … mais qui sait que l’Etat français en est actionnaire -direct ou indirect (via le CEA, l’EDF et autres) à raison de 85,44 % de son capital ? Le mensonge patent d’un gouvernement, dans tout autre pays régi par la loi serait de nature à faire partir les protagonistes. Mais pas chez nous. Chez nous, le président va accueillir les otages à Villacoublay pour se photographier avec, en espérant que cela contribuerait à le faire sortir de la zone de manque de confiance en ses capacités, zone constituée de 76 % des français …

Pauvre France … quosque tandem abutere Hollande patientia nostra ? Oui, on me répondra qu’il a été élu par une majorité (51,4% …) en oubliant que cela veut dire, simplement, qu’ils sont nombreux …

Et, avec la fameuse cravate de travers, il leur dit « la rançon a été grosse comme cela » … mais aucun n’a l’air de le regarder, même pas ses deux ministres …

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 12:54

 

 

J’ai utilisé ce titre à deux reprises, en 2009 et 2011, pour le même sujet : Barack Obama. Jamais deux sans trois … ce qui se passe du côté de la Maison Blanche au sujet de la Syrie oblige l’observateur a y revenir.

 

Appelé « le guerrier réticent » récemment, il était considéré (il est encore) un « flower child » (hippie, en particulier quelqu’un qui plaide pour la paix universelle et l’amour comme antidotes aux  malheurs sociaux et politiques).

 

Oui, BO est un flower child. « Il a grandi comme flower child, il a été élu comme flower child et il agit comme un flower child. Certes, il peut se permettre de se comporter comme un flower child, mais en attendant, nous sommes coincés maintenant au milieu de la jungle." (Auteur inconnu).

 

Rappelons quelques faits. Il y a plus d’un an il a annoncé, urbi et orbi, que dans le « conflit syrien » (euphémisme pour ne pas dire dans la guerre civile des islamistes d’Al Qaida contre l’état syrien) l’utilisation d’armes chimiques constituerait une « ligne rouge » et que cela « changerait son calcul et son équation » (les notions mathématiques n’étaient pas choisies au hasard, naturellement).

 

Bien avant le 21 août 2013 et les plus de 1.400 morts suite à une attaque chimique des forces syriennes on savait qu’elles avaient fait de même au moins six fois auparavant. La ligne rouge a été franchie et que c’est-il passé ?

 

D’abord des discours (J. Kerry et BO) de plus en plus durs qui laissaient comprendre que des frappes aériennes américaines allaient constituer la punition de M. Assad, responsable supposé de l’utilisation des dites armes chimiques. En parallèle il s’est assuré de l’accord de l’Angleterre et de la France. Ce qui a fait que D. Cameron s’est adressé au parlement britannique avec le succès que l’on sait et que F. Hollande, à la pointe du combat, se trouve dans une position inconfortable depuis une dizaine de jours.

 

Wait and see (disait un aveugle à sa sœur sourde).

 

A la stupeur des ses plus proches conseillers et des chancelleries du monde, à la stupeur des armées diverses (française, turque, jordanienne, israélienne et autres) toutes positionnées en attente de l’ordre « go », trois heures avant une déclaration solennelle qui devait annoncer les frappes américaines … il annonce que, tous comptes faits, sans en avoir le besoin, il demande quand-même l’autorisation du Congrès ! et part ensuite pour faire un parcours de golf avant de quitter Washington pour se rendre en Suède …

 

Les discours evoqués soulignaient (J. Kerry) que « la crise syrienne constituait un problème plus important que celui de l’armement chimique et que le monde entier attendait une solution qui ne devrait pas laisser croire à la Corée du Nord ou à l’Iran qu’ils pouvaient ignorer les mises en garde de Washington ». Et les conséquences envisagées. Mais… le flower child changeait son fusil d’épaule (so to speak …) et laissait au milieu du guet tous ceux qui lui avaient fait confiance quant à sa décision de ne pas laisser les choses sans une puissante réaction.

 

Et ce que le monde a vu c'était une sorte de flottement et un président américain indécis et hésitant. Ce qui est curieux c’est que d’habitude, quand on ne veut pas tenir parole on n’établit pas de « lignes rouges ». Il se trouve depuis, nonobstant ses talents oratoires et son infinie mauvaise foi, dans une situation à la « Catch 22 ». Et comme la réponse du Congrès s’annonçait négative il a sauté sur la perche tendue par l’éminent dirigeant pacifique, le coryphée de la cohabitation pacifique des peuples (voir la Tchétchénie et la Géorgie), j’ai nommé Vladimir Vladimirovitch Poutine. Ancien agent du KGB, rompu aux techniques de manipulation, il n’a pas eu du mal à le faire jouer aux échecs, BO n’étant fan que du golf … Et ce qui devait arriver arriva : plus de frappes, « on va mettre l’arsenal chimique de la Syrie sous contrôle international et le détruire .. » et cela, on vient de l’apprendre, avant l’été 2014 … Naturellement, tout cela pendant que la guerre civile en Syrie fait des centaines de morts tous les jours. Naturellement, en oubliant que la destruction de l’arsenal chimique de M. Kadafi a commencé en 2003 et qu’elle n’est pas encore finie vu la dispersion géographique des armes et/ou des composants chimiques. Naturellement, en oubliant qu’en demandant à M. Assad de collaborer à ce qui a été proposé par M. Poutine, on rétablit son standing d’homme d’Etat, partenaire à un travail fait sous l’égide de l’ONU. Naturellement, en oubliant qu’en 2011, BO avait dit « M. Assad doit partir » et qu’il est toujours là, que la Syrie est détruite, qu'on a dépassé les 100.000 morts et que des milliers de djihadistes (en partie européens et mêmes américains) formés en Syrie reviendront porter la bonne parole (et faire quelques attentats) en Europe ou ailleurs.

 

La conséquence immédiate de la volte face de BO sera d’encourager l'Iran, la Corée du Nord (et la Russie) à le considérer comme un tigre en papier en ignorant dorénavant ses avertissements. Et de mettre Israël dans une situation plus qu’inconfortable. Car, BO devant son prompteur racontant n’importe quoi et son contraire, ne risque rien d’autre que perdre une dizaine de points dans les enquêtes d’opinion quant à ses performances. Pour Israël il s’agit de vivre ou disparaître et, dès lors, les conséquences de l’inconséquence de BO prennent une autre tournure. Car ce qui était écrit sur les murs avec de l’encre sympathique vient d’être révélé : si un jour ou l’Iran aura la bombe ce n’est pas l’Amérique de BO qui défendra Israël.

 

Israël et les pays arabes sunnites font face au mêmes trois périls : (a) l’Iran et l’axe chiite dont l’Hezbollah est une tête de pont, (b) les métastases de l’intégrisme musulman « Les Frères Musulmans, les Salafistes et (c) Al Qaida (que BO avait annoncée comme détruite …) ». Mais Israël, plus que lesdits pays arabes, à part l’Iran, doit faire face à un autre péril : l’activisme de BO et d’une partie de la « communauté internationale » en faveur de la création d’un 23ème état arabe dont personne -ni les pays arabes ni, vraiment, les palestiniens- ne veut. Et qui, s’il est créé, quoi qu’on en dise, ne pourra devenir rien d’autre que la réplique du hamastan de Gaza. Ce péril, pour Israël, est accentué par l’inconscience coupable d'une Europe absorbée comme elle est, d’un côté, par un relativisme post moderniste et, d’un autre côté, secouée par une crise économique qui aura (qui a) comme premier résultat le renouveau de « l’état nation » par rapport au rêve de l’intégration sociale, économique et politique. Inconscience coupable de l’Europe … D’aucuns n’ont pas de difficultés à en trouver les origines dans la culpabilité refoulée pour ce qu’elle a fait aux juifs. Qu’elle ait fait partir en fumée 6 millions de juifs lui a donné le sentiment que recueillir le double de musulmans montrera au monde sa haute facture morale. Ceux qui ont laissé s’installer en Europe des Arabes, des Turcs, des Kurdes ou des Pakistanais pensaient qu’ils allaient constituer un sous prolétariat, malléable et corvéable à merci, pouvant tirer vers le bas les salaires des autochtones mais qu’ils allaient, un jour ou un autre, s’intégrer comme tant d’autres polonais, italiens, juifs d’Europe Centrale ou autres serbo-croates l’avaient fait tout au long du 20ème siècle. Sauf que … ces Arabes, Turcs, Kurdes ou Pakistanais apportaient dans leur besace l’islam : pas d’intégration possible, aucun modèle (allemand, français ou anglais), même dans les conditions de « l’état providence » n’a pu venir à but (et ne viendra pas) de ce qui est consubstantiel à leur raison d’être collective, l’identité islamique.

 

Et comme cela prend du temps pour comprendre qu’elle n’a pas gagné au change, deux musulmans pour un juif tué, (intégration, création de valeurs économiques, sociales, culturelles) et même que lesdits arrivants ne contribueront pas à la solution de son vieillissement (retraites) bien qu’ils représentent un ectoplasme démographique, l’Europe montre au monde toute sa sollicitude pour les pauvres palestiniens opprimés par les juifs. Manière aussi de pouvoir dire « vous voyez, eux aussi ils … »

 

Résumons : après avoir été menacé du pire par trois grands pays (Amérique, Angleterre, France) le régime syrien se trouve, grâce à son protecteur russe, en position de force : rien ne sera possible ou imaginable sans le concours du régime pour « identifier et détruire les armes chimiques ». C’est le résultat direct de l’incompétence de BO.

 

BO qui, au Caire en 2009 affirmait « Quand il s'agit de combattre l'extrémisme violent, l'islam ne fait pas partie du problème - il constitue une partie importante de la marche vers la paix » Il devrait aller dire cela quand on organisera le requiem pour les 100.000 morts syriens.

 

Aucun homme d’état américain n’a promis plus et n’a fourni moins que BO. Certes … il a eu le Nobel de la paix, qui s’en souvient encore ? Elu président, cet homme applaudi partout et couronné d’une aura de « messie » semble avoir touché son niveau d’incompétence, de naïveté ou de crédulité. Ses bévues sont manifestes au moins dans deux domaines : croire que prônant le désarmement nucléaire et, surtout, celui des Etats Unis et de la Russie, cela incitera l’Iran et la Corée du Nord à renoncer à leurs velléités atomiques et vouloir faire croire au monde que l’islam n’est pas son ennemi. En oubliant les paroles d’Alexis de Tocqueville « Une société laïque est compatible avec un environnement culturel chrétien mais elle ne peut pas s’épanouir au sein de la culture islamique » (De la démocratie en Amérique).

 

Au fait, est-on certain qu’il s’agit de naïveté, d’incompétence et de crédulité ? Et si tout ce qu’il fait au plan mondial n’était que son projet essentiel, réduire les Etats Unis à une peau de chagrin pour qu’ils ne puissent plus s’opposer au triomphe de l’islam conquérant ?

 

Je suis venu ici au Caire en quête d'un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier …. mon père était issu d'une famille kényane qui compte des générations de musulmans. (BO, Le Caire, 2009).

 

Bonnes gens, cet homme est dangereux. Pour son pays, pour le nôtre, pour le monde entier. Et il restera au 1600 Pennsylvania Avenue encore trois années …


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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 07:33

 

 

On se souvient de l’aphorisme de Margaret Thatcher « Le problème avec le socialisme est que très vite vous n’avez plus l’argent que d'autres vous ont prêté. Mais ce qui est plus sérieux c’est quand vous êtes au point où non seulement l'argent qui vous a été prêté a déjà été dépensé, mais l'argent emprunté pour rembourser le premier est dépensé aussi ». Ceci décrit, correctement, le mécanisme du système Ponzi. Système que la France de Monsieur Hollande perpétue tant que l’on trouvera des gens pour prêter à notre pays des sous pour rembourser les dettes contractées depuis des lustres. On se gargarise avec la formule « les intérêts payés sont les plus faibles » au lieu de réduire les dépenses, mais tout n’a qu’un temps.

 

Essayons de voir de plus près les contraintes majeures auxquelles la France fait face pour apprécier ce que le gouvernement actuel fait (ou, surtout, ne fait pas) pour améliorer la situation du pays en regardant de près trois sujets phares, compétitivité (coût du travail), éducation et gestion de l’état.

Tout commence avec la création de valeur, autant dire l’industrie sous toutes ses formes. La profitabilité de l’industrie française est maintenant la plus basse de tous les pays de l'OCDE, derrière le Portugal, d’abord à cause de la faiblesse des gains de productivité (pratiquement nuls dans la période récente). De 1998 au premier semestre 2013, le coût salarial unitaire (par unité produite) de l'industrie manufacturière a augmenté de près de 15 % pendant que le prix de vente de l'industrie baissait de 10 % : cela correspond à une baisse de 40 % des marges bénéficiaires de l'industrie. Même avec le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE, soit la réduction en 2014 de 20 milliards d'euros de l'impôt sur les profits des entreprises), les marges de l'industrie baisseront d'un tiers. Ajouter à cela que notre pays n’a pas su maîtriser ses dépenses sociales : comparer avec l’Allemagne (33% du PIB chez nous, 27,4% chez eux).

Dépenses sociales Europe

Et ce qu’il faut savoir c’est que les dépenses sociales sont supportées à 43,6% par les entreprises chez nous tandis qu’en Allemagne elles ne le sont qu’à 34 % !

Tant et si bien qu’une heure de travail dans l'industrie, charges sociales comprises, coûte 22 euros en Espagne et 36 euros en France. Pour continuer à vendre, les entreprises françaises doivent donc baisser leurs prix de vente, d'où l'écrasement des marges bénéficiaires et, à la fin, la "maladie hollandaise" (voir wikipedia). Mais comme cela est plus que difficile, la balance de paiements de la France s’en ressent :

Balance-commerciale-copie-1.jpg
                                                     (J-F. Jamet pour Fondation R. Schuman)

Pour compenser les pertes induites par la réduction de la compétitivité des industries françaises, dans un premier temps, le gouvernement a reporté le choix de la réduction des dépenses en s’appuyant plutôt sur des augmentations d’impôts. En prétextant qu’il allait faire justice, en demandant aux « riches » une contribution à la mesure de leur fortune. Pourtant cela va à l'encontre de tout ce que l’on sait « Les preuves accumulées depuis plus de 40 ans dans la zone OCDE parlent haut et clair :les réductions de dépenses sont moins récessives que les hausses d'impôts » (A.Alesina, Chairman Dept. Of Economics, Harvard). Le FMI a averti la France en soulignant que les différentes taxes qui affectent le coût du travail sont arrivées à un seuil, voisin de 50%, qui se trouve parmi les plus élevés au monde. Qu’à cela ne tienne, le gouvernement socialiste a fait augmenter les impôts des ménages de 11,3 Milliards d’euros en 2013 et ceux des entreprises de 10,1 Milliards. Et il est toujours à la recherche d’encore 6 à 10 Milliards car Godot ne venant pas … la croissance n’était pas au rendez-vous non plus.

Prelevements---impots.jpgLes Echos

Et comme les modalités nouvelles pour régler les nouveaux impôts -ou pour bénéficier des réductions qui devraient réduire le coût du travail en France- sont ce qu’elles sont, c’est-à-dire compliquées, on vous promet, entre autres, des actions énergiques pour la « simplification ». Pour faciliter la vie des entreprises.

Regardez un bulletin de paye d’un cadre français : d’abord, sa complexité (38 lignes avec des taux différents pour le salarié et pour la société, monument de la bureaucratie à la française) ; mais avant que la promesse de la « simplification » commence à être réalisée, aucune petite société n’est capable de préparer la paye de ses salariés ce qui a induit la création de sociétés de service dont les revenus contribuent au PIB … Ensuite le bas du bulletin : le salarié reçoit 2.951 € mais l’entreprise débourse 5.695 € - presque le double (les charges étant égales à 48,2% du total brut).

 

Bulletin-de-paye.jpg

Mais il y a mieux. Seulement 39.7% des gens âgés de 55 à 64 ans ont un emploi en France, à comparer avec 56.7% en Angleterre et 57.7 % en Allemagne. Un système social absurde qui, pour « faire place au jeunes » a utilisé les départs anticipés en retraite, c’est ce que la vulgate socialisante a imposé à l’économie française. Sans parler des 35 heures, le tout faisant qu’un ouvrier français travaille 1.679 heures annuellement quand un allemand travaille 1.904 heures. Et la conséquence de tout cela : pendant la dernière décennie la France a subi une perte de compétitivité significative par rapport à l’Allemagne car ses coûts salariaux ont augmentés de 20% ce qui lui a fait perdre environ 60.000 emplois industriels annuellement. Ce qui a fait que son secteur manufacturier est descendu à 12% du PIB quand il dépassait 20% il y a dix ans. Certes, tout n’est pas dû au gouvernement socialiste. Mais ce qui lui est dû c’est avoir promis au peuple « un changement indolore » en ne touchant pas les vrais problèmes de la France comme l’importance du secteur public (éducation, fonctionnaires, etc.,) ou celui des retraites.

Et le gouvernement socialiste, pendant 18 mois, n’a pas arrêté d’augmenter les impôts et d’ajouter des taxes nouvelles à un rythme effréné : faites le compte, pratiquement une par semaine … Voilà l’opinion de R. Reagan sur les gouvernements « socialisants » « si l’économie du pays fonctionne – taxez-la, si elle se maintient – il faut la réguler et si elle est en perte de vitesse – subventionnez »

Oublions pour l’instant l’ineptie de la taxe « 75% » pour nous souvenir qu’avant la médecine scientifique, les saignements étaient le remède infaillible pour toutes sortes de maladies. Les médecins avec leurs petits scalpels ouvraient les veines de leurs patients afin de les purger des humeurs toxiques. Si le patient décédait, c’est que l’on n’avait tiré pas assez de sang. Ou, parce que l’on a tiré trop. Le décès était parfaitement expliqué, personne autre que le malade n’était responsable … C’est ce qu’a fait le gouvernement depuis plus de 18 mois : on a commencé par augmenter énormément les impôts des entreprises pour leur donner ensuite le CICE … Vous avez dit Gribouille ? En attendant que le malade (l’économie de la France) retrouve sa santé. Aussi en attendant, comme on attendait Godot, la croissance.

J’ai dit l’éducation. Regardez la comparaison entre le France et l’Allemagne :

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La France dépense 6,3% de son PIB pour l’éducation tandis que l’Allemagne n’en dépense que 5,3%. Mais la France se classe 40ème pour le taux d’alphabétisation et ses 15/19 ans scolarisés ne sont plus que 84% quand ils étaient 89% en 1995. Effet « diversité » ? On va cependant embaucher 60.000 enseignants supplémentaires : voulez-vous évaluer le coût pour la période d’activité de ces enseignants disons 35 ans et encore 20 ans de retraite pour un salaire moyen mensuel de 2.000 € ? Si vous trouvez moins de 130 Milliards d’euros pour l’engagement pris par l’Etat … faites-moi signe !

Les fonctionnaires … base électorale essentielle pour le gouvernement socialiste, les chiffres sont hallucinants : en 1992 la rémunération globale des fonctionnaires français était inférieure de 5 % à celle de l’Allemagne (141 milliards € contre 148). Depuis 1992, les gouvernements allemands  se sont efforcés  de contenir la croissance des effectifs,  des salaires et des retraites de leurs fonctionnaires, tandis que la France  les laissait déraper. En 2008, la rémunération globale des fonctionnaires français était déjà devenue supérieure de 35 % à celle de l’Allemagne. L’Allemagne a bien réduit son nombre de fonctionnaires ensuite : le ratio est de 50 fonctionnaires pour 1000 habitants, contre 90 pour la France (72 en 1998 …), et leurs salaires représentent actuellement 7% du PIB, contre12% soit env. 250 Milliards d’euros en France. Entre 1980 et 2008 la France a augmenté de 36 % les effectifs publics et, pratiquement, de 0,5% de plus tous les ans depuis. Avec 5,7 Millions de fonctionnaires la France a 20 % d’agents publics dans la population active là où l’Italie en a 14 %, la Suisse 11  et l’Allemagne 11,3% (soit4,6 Millions pour une population de 80 millions d’habitants).

Et puis les retraites. Faut-il être vraiment crédule pour croire que ladite « réforme » des retraites concoctée par le gouvernement socialiste en est une. Régimes spéciaux ? Aucun changement. Fonctionnaires ? Aucun changement. Retraités ? Aucun changement. Age de départ à la retraite ? Aucun changement (pour l’instant …). Mais, la main sur le cœur on vous fait croire qu’à partir de 2035 la croissance prendra le relais ! Ou que vu l’excellente démographie de la France, les générations nouvelles compenseront les départs à la retraite (et l’allongement de l’espérance de vie).

On sait pertinemment que c’est la contribution de l’immigration, qui arrange la démographie française. Mais … le ratio « moins de 15 ans vs plus de 65 ans » ne fait que diminuer d’aujourd’hui à 2050 (voir graphique, source Eurostat) ;

15-65.jpgautant dire que la solution du problème des retraites ne viendra pas de la démographie même si l’on suppose, à l’encontre de ce qui est connu, que les jeunes de la « diversité » auront autre chose que des « emplois d’avenir » financés, eux aussi, par l’endettement du pays. Cette population est consommatrice de produit national non pas contributrice. Et les dépenses pour les retraites, en France, n’arrêteront pas d’augmenter en % du PIB.

Il y a 15 Millions de retraités en France aujourd’hui et seulement 27 Millions de gens au travail : ils étaient environ quatre au travail pour un retraité en 1960, il ne sont aujourd’hui que 1,8. Et comme, tous les ans, on ajoute environ 700.000 nouveaux retraités … à l’heure actuelle presque 1,5 Millions de retraités reçoivent une retraite financée par une dette financière.

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Pour la bonne bouche, souvenons-nous que François Hollande a fait savoir que « lui, président, il allait réduire son salaire et celui des ministres de 30% ». Il a oublié de dire que le gouvernement Sarkozy comportait 28 postes et le sien 38… Pas mal d’économies, n’est-ce pas ? Et comparez avec l’Allemagne.

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La France aujourd'hui ? Un taux de chômage de 11 %1 (dont le président veut inverser la tendance cette année en utilisant des emplois subventionnés), une croissance voisine de zéro pas seulement pas seulement à cause de l’Europe mais aussi suite à des mesures imbéciles, économiquement injustifiables (75 % …), une dette extérieure qui continue a croître, un pays qui se désertifie industriellement (surtout à cause d’un code du travail sans égal au monde pour sa complexité et ses interdictions pour la libération des forces productives), une France où une personne sur cinq au travail est un fonctionnaire (et qui va embaucher encore 60.000 enseignants …). Transformée en « république socialiste » par la volonté de quelques centaines de milliers de français qui ont cru (peut-être croient-ils encore) aux illusions mensongères qu’un parti socialiste (le plus rétrograde de l’Europe, comme le Parti Communiste -paix à son âme- l’a été pendant ses dernières années de réelle existence) a seriné, jour après jour, avec l’aide des caisses de résonnance que constituent les radios et les télés où officient, presque uniquement, des « journalistes » de gauche.

ooo

 

Les choix faits par le Gouvernement Socialiste ont été marqués par une forte augmentation des impôts. En 2012, le taux d'imposition égale le niveau record de 1999 à 44.9% du PIB. Mais il va encore augmenter en 2013 pour battre tous les records à plus de 46% (Projet Loi des Finances 2013).

Historique prélèv.

ooo

 

Système Ponzi. Le coût du travail , les dépenses inconsidérées pour l’éducation, un appareil d’état boursouflé qui coûte plus que partout en Europe, tout cela conduit à des déficits qui sont financés par l’endettement. Regardez la dette de la France, surtout sa tendance entre 2012 et 20116. Depuis l’arrivée du Gouvernement socialiste elle augmente, en moyenne, de 36 Milliards d’euros par trimestre, elle s’établit actuellement à 1.870 Milliards d’euros ce qui fait env. 92% du PIB (sans compter la dette « retraites fonctionnaires » évaluée elle à 1.870 Milliards d’euros). Et que fait le gouvernement de Monsieur Hollande ? Il emprunte, de l’argent frais, pour rembourser l’argent dépensé mais qui lui était prêté … Ad calendas graecas ? Ou si vous voulez, en anglais, up to when hell freezes over !

En attendant … la dette française augmente de 4.529 €/seconde. Cher lecteur, si vous avez eu la patience de lire ce texte en -mettons- dix minutes, sachez que notre dette a augmenté de 2.717.400 € !

Notre-president.jpg 

Notre président à la rentrée des classes : après l’avoir publiée, AFP a envoyé un message "Mandatory kill" (effacement obligatoire). Cela rappelle l’encyclopédie soviétique …

___________________

1 Dont les principaux responsables sont les rigidités du marché du travail, le pouvoir des syndicats de la fonction publique, les prestations de chômage élevées, le salaire minimum et son évolution et, naturellement et les impôts.

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 14:20

 

When you have to shoot, shoot, don't talk !

(Le bon, la brute et le truand).

 

Le « guerrier réticent », qui « guide de l’arrière » a encore frappé un grand coup ! Mais il s’est tiré une balle dans le pied …

 

Il y a juste un an, quand il y avait déjà plus de 50.000 morts en Syrie, il a expliqué au monde qu’il avait fixé une ligne rouge au régime syrien : « déplacer et/ou utiliser des armes chimiques ne restera pas impuni »

 

Son ministre des affaires étrangères -bien qu’occupé à faire la paix entre les palestiniens et les israéliens (tout en sachant que les uns n’en veulent pas et que les autres n’y croient pas)- a expliqué au monde entier, il y a 48 heures que le moment de la punition est arrivé. « Plus de six utilisations d’armes chimiques dans les six derniers mois, la dernière ayant fait 1.429 morts dont au moins 426 enfants (notez la précision, sic !) nous obligent à réagir » « Ce que nous avons vu en Syrie la semaine dernière devrait choquer la conscience du monde. Il s’agit de la plus grande obscénité morale »

 

Et, parce que le commandant en chef américain l’a demandé, depuis une quinzaine les armées du Proche Orient sont en état d’alerte rouge en attendant la frappe promise.

 

Mais la vie est compliquée … Hier dans l’après-midi, le « guerrier réticent » a décidé qu’il était urgent d’attendre. Et que, tous comptes faits, il allait demander au Congrès d’approuver, au préalable, la frappe américaine qui allait être limitée en objectifs, de courte durée et sans inclure des troupes au sol. Et, cerise sur le gâteau, ne se proposant pas de faire tomber le régime de Bashar el Assad.

 

On reste pantois devant ce président qui, en prétextant vouloir raffermir la position morale des Etats Unis, détruit, pas à pas, la crédibilité de cette ancienne superpuissance.

 

Première question : si John Kerry savait depuis six mois que la « ligne rouge » avait été franchie pourquoi n’a-t-on rien fait depuis ?

Deuxième question : en quoi les bombardements d’artillerie, les fusées et/ou les bombes ayant fait plus de 100.000 morts sont préférables aux armes chimiques ? La justification de l’intervention (J. Kerry il y a 48 heures) est pour le moins curieuse : ce n’est pas les 100.000 morts qui demandent justice mais les victimes de la dernière attaque chimique …

Troisième question : si une intervention n’a pas comme objet de faire tomber le régime ignoble d’Assad, que se passera-t-il après la «frappe limitée » ? Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que les massacres continueront sans (ou avec …) des armes chimiques !

 

Mais avant que ces questions (et bien d’autres) ne reçoivent des réponses, le « guerrier réticent » se promène (comme Démosthène …) pendant 45 minutes (nous dit-on) dans le parc de la Maison Blanche et fait ensuite savoir hier soir à ses aides, médusés, qu’il a décidé de « donner du temps au temps » et de demander l’autorisation du Congrès avant de faire tonner les cannons. Cela tombe bien, le Congrès est en vacances et ne sera de retour que dans dix jours …

 

Dix jours pendant lesquels il pourra visiter la Suède et participer au G20 de Saint Petersburg ou l’amphitryon, l’ineffable Vladimir Vladimirovitch, l’attend pour lui servir la «soupe à la grimace» en plat de résistance. Car, lui, il s’oppose à toute punition de son affidé Bashar el Assad.

 

Bref, rien ne se passera pendant quinze jours, le « guerrier réticent » pourra faire son golf, dans la quiétude, tous les jours … L’armée syrienne aura tout le temps de se préparer pour une éventuelle frappe, le premier soldat des Etats Unis (le Général Dempsey dont l’opposition à toute action armée contre la Syrie et/ou l’Iran est connue) ayant assuré BHO que le temps n’est pas d’essence : la frappe peut se faire aujourd’hui, demain, dans une semaine ou, même, aux calendes grecques …Et peu importe qu’il ait laissé David Cameron se ridiculiser aux Communes et qu’il laisse notre François national sous la pluie … sans parapluie, gros Jean comme devant.

 

Quatrième question : et si le Congrès n’autorise pas la punition ? Passera-t-il outre ? Si non … tout n’a été que  paroles verbales et la stature du « guerrier réticent » prendra un coup dont personne n’est en mesure de mesurer l’importance. Si oui, l’on comprendra que, la mort dans l’âme, il n’a pas réussi ce qu’il voulait : ne rien faire …

Cinquième question : indépendamment de l’excuse « Congrès » (astuce de garçon de café) comment cette dernière pantalonnade du « guerrier réticent » sera-t-elle perçue par les « alliés » arabes (Arabie Saoudite, Pays du Golfe), par Israël et, même, par la Turquie ? Qui pourra croire encore que si un jour on apprend que l’Iran a franchi une autre « ligne rouge » BHO agira ? Personne ne peut mesurer l’importance de ses atermoiements pour les pays qui pourraient être, bientôt, soumis au chantage atomique iranien.

Sixième question : ne doit-on pas inférer de ce qui vient de se passer que le risque d’une conflagration (Israël – Iran ou Hezbollah-Israël) vient d’augmenter significativement car les protagonistes viennent de comprendre qu’ils n’ont rien à attendre ni à craindre du « guerrier réticent » domicilié avenue of Pennsylvania à Washington ?

 

Il avait reçu le Prix Nobel de la Paix quelques jours après son intronisation avant de faire quoi que ce soit. Il a raté depuis toutes ses démarches de politique internationale : les musulmans, islamistes ou pas, ne lui font pas confiance, les russes l’ont ridiculisé car il n’a pas réussi à les faire bouger d’un poil pour le désarmement nucléaire tout en leur permettant d'empocher ses concessions restées sans contreparties, les israéliens se détachent de plus en plus de leur « ami indéfectible » ayant compris qu’au pied du mur ce maçon ne saura pas manier la truelle et les chinois font la loi en Asie à l’encontre de son désir de « pivoter » les actions des Etats Unis vers cette région du monde.

 

On avait cru que le plus mauvais président des Etats Unis a été le producteur de cacahouètes Jimmy Carter. On s’est trompé … j’ai nommé Barack Hussein Obama !

 

BHO - Nobel

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 12:01

Il y a quelque temps je notais, pour faire comprendre ce qu’Israël représente aujourd’hui :

 

Quant à Israël, ce pays dépense en recherche et développement plus (per capita) que tous les autres pays du monde, tout en ayant supporté plus de guerres que n’importe quel autre pays depuis sa renaissance. Le résultat ? En 2008 Israël a enregistré plus de brevets (1.166) que tous les pays arabes pendant toute leur histoire. Et a assuré ainsi sa place, de choix, parmi les premières nations du monde. Téléphone portable, microprocesseurs Intel (Centrino), clé USB, robots, casques de pilotes pour commander le tir des avions, drones, les inventions « made in Israël » sont légion et se trouvent dans notre univers quotidien. On trouve dans ce pays 140 ingénieurs par 10.000 habitants, presque le double de l'Allemagne (87). L'essor de ses industries de technologie de pointe se traduit par des chiffres inconnus ailleurs : en 1965, elles représentaient 37 % de la production industrielle du pays pour arriver à  58 % en 1985 et avoisiner les 75 % en 2008.Bien que les gauches européennes appellent au boycott des produits israéliens (en envoyant des E-Mails avec leurs ordinateurs portables qui ne marcheraient pas sans les contributions technologiques israéliennes ...).

 

Quelques chiffres méritent d’être ajoutés à ce qui précède :

  • Quand l’Europe investit 7 $/capita en « venture capital », les EU investissent 70 et Israël, premier au monde, en investit 170 !

  • Depuis1999, Israël est classée deuxième, derrière les Etats-Unis, pour les capitaux investis en haute technologie en pourcentage du PIB. Ce pays est aussi le premier au monde quant à la part de la croissance de son économie attribuable à des entreprises high-tech: 70 pour cent ;

  • Il y a aujourd’hui en Israël plus de deux douzaines «d’incubateurs » dont les deux tiers des projets sont relatifs à la recherche et au développement scientifique ;

  • Plus de 70 fonds d’investissement « venture capital » sont présents en Israël et plus de 220 autres, étrangers, investissent via des opérateurs locaux ;

  • Le pourcentage d'Israéliens engagés dans la recherche scientifique et technologique, par rapport à la population, est le plus élevé au monde. Selon l'OCDE, Israël est également classée 1er dans le monde pour les dépenses en recherche et développement (R & D) en pourcentage du PIB.  Israël occupe le quatrième rang dans les activités du monde scientifique mesurées par le nombre de publications scientifiques par million de citoyens. Le pourcentage d'Israël du nombre total d'articles scientifiques publiés dans le monde est presque 10 fois plus élevé que le pourcentage de sa population comparée à celle du monde.

 

Pourquoi rappeler ces données ?


Un bon ami vient de me faire savoir que le journal de référence de l’intelligentsia française, a publié le 23 août un article intitulé « Silicon Aman » avec un chapeau disant :

Aman.jpg

Aman, capitale de la Jordanie, le haut lieu des technologies au Moyen Orient …. Rire ? S'offusquer ? Vomir ? Que la journaleuse qui a commis le papier soit incompétente, inculte ou de parti pris contre Israël (le cumul étant parfaitement envisageable), soit.

 

Qu’un journal comme Le Monde se permette de le publier en l’état, en dit long sur sa dérive anti-israélienne, entre autres, qui l’a amèné à l’état de « torchon » dont la désinformation est maintenant la mantra. Et le trio qui le possède (j’ai écrit un jour «un, qui a fait sa première fortune dans les sexe shops, un autre, qui a exploité sa vie durant son partenaire sexuel et un troisième, énarque passé par les cabinets des ministres socialistes») n’a rien à dire sur sa ligne éditoriale ? C’est vrai, le ridicule ne tue plus dans notre monde. Tant et si bien que même des économistes distingués, auteurs de romans, artistes de première qualité, hommes et femmes politiques, en quête de l’honorabilité immédiate qui s’y attache, encore, à un papier publié par ce journal, se bousculent pour y apporter leur contribution.

 

Mais qu'un peu moins (ou un peu plus) de 100.000 français continuent à payer 1,8 € pour l’acquérir comment l’expliquer ? Besoin d’avoir le cerveau lavé par les épigones de Beuve-Mery ? Les intellectuels trotskistes nostalgiques d’un passé révolu, les « gens du monde » se baladant avec lui sous le bras, les socialistes qui cherchent à quel saint se vouer … y en a-t-il encore tant ?

 

Bonnes gens, faites savoir à ce « journal de référence » qu’à 70 km d’Aman se trouve la capitale d’un état, «start up nation» qui est «le haut lieu des nouvelles technologies» non seulement du Moyen Orient mais du monde et qu’il s’appelle Israël …

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 17:53

 

« Les faits sont têtus » disait le camarade Lénine (Lettre aux camarades, novembre 1917)… 

 

En voilà une sélection, non exhaustive, qui justifie le titre du texte mis en ligne il y a quelques jours.

 

La presse française : Egypte : la France fait pression sur le Qatar et l'Arabie saoudite pour régler la crise.

Décryptage : le Ministre des Affaires Etrangères de l’Arabie Saoudite, Saoud Al-Faiçal, venu à Paris a été reçu dimanche, en urgence, par François Hollande. Langage simple et clair : « Vous arrêtez tout de suite de soutenir les Frères Musulmans et/ou de menacer via Bruxelles les militaires égyptiens ou vous renoncez à tous les contrats civils et/ou militaires conclus ou à conclure avec l’Arabie Saoudite et les Pays du Golfe » Notre président a, bien sûr, obtempéré et a accepté même de faire une déclaration commune adéquate sur le parvis de l’Elysée. Deux conséquences immédiates : (a) Laurent Fabius a mangé son chapeau et ne demande plus « la libération immédiate de M. Morsi » et (b) la France qui a imposé une réunion à Bruxelles (aujourd’hui) pour « revoir les modalités de l’arrêt de l’aide à l’Egypte » fait machine arrière et devra convaincre l’Europe de ne rien faire … C’est-y pas beau ? Mais ne cherchez pas un reflet de tout cela dans la presse française, vous n’en trouverez pas !

 

Capture d’écran 2013-08-20 à 09.33.59


 

Restaurer la démocratie en Egypte : c’est ce que la « communauté internationale » (moins la Russie et la Chine) a demandé aux généraux égyptiens sous la menace de diverses sanctions.

Résultat : (i) dans la longue histoire de plus de 6.000 années, l’Egypte n’a jamais connu la démocratie ; (ii) assimiler les élections qui ont permis aux Frères Musulmans d'usurper tous les rouages de l’état égyptien à une démocratie est une sinistre plaisanterie ; (iii) redonner le pouvoir à M. Morsi conduirait (par delà les vengeances sanglantes qui suivraient comme dans tout bon pays arabe) à la transformation de l’Egypte en état islamiste peut-être plus vite que ce que l’on voit en Turquie1 . Parler de démocratie, via les élections, pour les pays arabes comporte un vice de fond que l’Occident ne veut pas intégrer dans son jugement : dans ces pays les élections amènent, inexorablement, les islamistes au pouvoir ce qui est le contraire de ce que les cerveaux d’acier européens (ou américains) voudraient … En d’autres mots : la démocratie ici porte en elle, comme les nuages la pluie, les résultats que l’on ne veut pas …

 

BHO et l’Egypte : après avoir « forcé » M. Moubarak de quitter le pouvoir, après s’être acoquiné avec les Frères Musulmans (« organisation modérée et largement laïque » J. Clapper – Director of National Intelligence déclaration devant le Congrès Américain en mars 2011), après s’être abstenu de dire quoi que ce soit pendant la main mise des frères sur l’état égyptien et de leur totale incompétence économique, le voilà qu’il demande aux généraux égyptiens de « restaurer le gouvernement civil en incluant les Frères Musulmans ». Et comme il n’est pas entendu, suprême effort, il interrompe un parcours de golf pendant ses vacances pour annoncer qu’un exercice militaire anodin prévu pour le mois de septembre sera annulé … Pas un mot pour les 57 églises coptes incendiées et détruites par les meutes d’islamistes partisans de M. Morsi …

 

Se souvient-on de son discours au Caire en 2009 ? « Je suis venu pour chercher un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans du monde entier, fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur le postulat selon lequel l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas, et ne doivent pas être en concurrence. Au lieu de cela, ils se joignent et partagent des principes communs -des principes de justice et de  progrès, la tolérance et la dignité de tous les êtres humains » La tolérance et la dignité pour tous les êtres humains, sauf pour les Juifs, les Chrétiens et autres infidèles, sans oublier les femmes, les homosexuels, et ceux qui ont été réduits en esclavage par les musulmans. En dehors d'eux, plein de tolérance et de dignité !

 

Mais qu’attendre d’un président qui reçoit un Prix Nobel dix jours après son intronisation à Washington et qui croit qu'il pourrait amadouer les Iraniens pour qu’ils renoncent à leurs ambitions nucléaires et que la pression américaine sur Israël pouvait magiquement créer la paix avec les Palestiniens. Et qui cinq années après il s’efforce toujours d’obtenir des « concessions » d’Israël pour une paix avec des palestiniens qui, de paix, ils n’en veulent pas …

 

Qu’à cela ne tienne, il a nommé un Secrétaire d’Etat qui, il y a deux ans avait décrit Bashar el Assad comme un « modéré » et qui a été contaminé par une maladie chronique, faire la paix entre Israéliens et Palestiniens … Vous vous souvenez des gars qui, pour faire une bonne action, font traverser la rue à une vieille dame qui, elle, n’en veut pas …

 

L’Irak s'effondre sous la double pression de l’Iran qui en est le vrai patron et des attentats journaliers qui font 1.000/1.500 morts tous les mois, l'Égypte dont le chaos sanglant n’augure rien de bon, la Syrie dans une guerre sans fin, la Jordanie suffoquée par le poids d'un demi-million de nouveaux réfugiés, le Qatar qui finance, avec des millions, la prochaine génération d'Al-Qaïda et les islamistes en train de conquérir Afrique du Nord. La réponse? Un secrétaire d'Etat qui court après un prix Nobel comme récompense pour avoir fait la paix entre israéliens et palestiniens … On croit rêver …

 

Cerise sur le gâteau, l’Egypte. L’incompréhensible attitude de BHO pour ce qui est de la Libye, la Syrie et ses 200.000 morts dont une partie par les armes chimiques d’Assad et maintenant pour ce qui est de l’Egypte, en disent long sur la confiance qu’Israël (mais aussi la Jordanie et, par extension, les pays du Golfe et l’Arabie Saoudite) peut lui faire en cas de conflit avec l’Iran.

 

Mais les choses sont compliquées et difficiles pour BHO -notre François national a moins de scrupules pour passer, sous la menace du « tout contre les militaires » à « faut suivre la feuille de route des militaires » … Compliquées et difficiles car, pour le moment, c’est l’armée égyptienne qui fait le sale boulot que l’Amérique ne veut pas faire -supprimer un mouvement islamiste violemment antimoderne, antisémite et antioccidental dont le chef, M. Morsi traitait, il y a moins de deux ans, les juifs, de « descendants des porcs et des singes » Mais gardons présent à l’esprit qu’il faisait cela avec le soutien enthousiaste de plusieurs dizaines de millions d'Egyptiens qui, maintenant, sont descendus dans les rues pour appuyer l'armée contre le même M.Morsi …. Comprenne qui pourra ?

 

Allez, de toute manière, son « ami avec lequel il a établi de relations de confiance » (RT Erdogan …) vient de tirer la conclusion de ce qui s’est passé en Egypte : « Israël est derrière le coup militaire, nous en avons la preuve »

 

Paraphrasons Cicérone - quousque tandem abutere Catilina patentia nostra ? En remplaçant Catilina par « le monde islamique » actuellement un épigone fossilisé d’une civilisation en faillite. Sauf le respect dû à ceux qui nous rabâchent une vérité qui n’en est pas une, « l’islam c’est une chance pour la France » …

___________

1 « La démocratie n'est que le train pour atteindre notre destination » (RT Erdogan). En clair, "on va descendre à la gare de la charria"  - loin d'une civilisation de liberté et d'égalité. C’est pour cela que le dicton « un homme, une voix, une fois » a cours dans les pays où l’Occident a imposé des élections pour faire semblant que l’on installait la démocratie … Certes c'est un moyen moins brutal que le djihad violent, mais un moyen pour la même fin : la charria.

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 16:52

  

 

Une Europe (de l’Ouest) émasculée par des années de dominance d’une vulgate de gauche appuyée (ou renforcée) par des populations exogènes majoritairement musulmanes, l’Amérique de Barack Hussein Obama et de son discours du Caire … «nous ne sommes pas en guerre avec l’islam…», François Hollande, David Cameron et même Angela Merkel, les voilà tous défenseurs de la « démocratie » en Egypte et demandant, avec des nuances, le rétablissement du «gouvernement démocratiquement élu» des Frères Musulmans. Et notre ineffable ministre des Affaires étrangères demandant, en relevant le menton, « la libération immédiate de Monsieur Morsi ».

 

Pendant ce temps, BHO annonce l’annulation d’un exercice militaire annuel car «on ne peut pas continuer à coopérer comme auparavant» tandis que Monsieur Poutine, après avoir tenu une réunion extraordinaire au Kremlin pour "discuter de la situation en Egypte"  annonce, calmement, que «la Russie prendra les mesures nécessaires pour que des moyens militaires russes soient mis à la disposition de l'armée égyptienne» Et pour que tout le monde comprenne bien ce de quoi il s’agit, M. Poutine déclare en outre que «la Russie va organiser des exercices militaires conjoints avec l'armée égyptienne» Quarante années nous séparent de l’éviction de la Russie d’Egypte (par Sadate, après la guerre du Kippour 1973), fait majeur géopolitique (Kissinger et Nixon) qui avait changé la face du Moyen Orient, jusqu’à la politique imbécile (ou l’absence de politique) d’une Amérique déboussolée car dirigée par un président atypique. Les conséquences de cette politique absurde sont déjà visibles : la Russie revient au Proche Orient et se dote d’une deuxième tête de pont pour le cas où celle constituée par la Syrie serait perdue. Dans sa longue histoire, l’Amérique a vu des présidents de deux types : «non interventionnistes» ou défendant (ou imposant) partout la prééminence des Etats Unis touchant ainsi les frontières de l’impérialisme. Mais BHO est le seul (le premier) qui s’est arrogé le droit de transformer son pays en spectateur, de surcroît allié potentiel des mouvements religieux fascisants comme les Frères Musulmans ou, depuis quelque temps, des talibans afghans …

 

Mais de quoi s’agit-il exactement ? L’Egypte, premier pays arabe par sa population, a vu un parti religieux obtenir à des élections (probablement truquées) 24,8% des votants et battre un candidat laïc qui n’a obtenu « que » 23,8% des voix. Démocratie oblige, le président désigné par les Frères Musulmans, s’est installé, et -comme c’était prévisible- a utilisé tous les rouages de l’état égyptien pour avancer la cause de frères : transformer le pays en califat. Une nouvelle constitution en cours d’élaboration mais fondée sur la sharia, nomination de gens bien pensants à tous les postes de responsabilité, changement des têtes de l’armée égyptienne (qui s’est laissée faire car une partie de ses généraux n’étaient que des « crypto frères musulmans »), bref, un pays avançant à grands pas vers l’idéal islamique. Un « hic » cependant … l’économie n’a pas suivi, les touristes (principale source de revenus) non plus et ce qui devait arrivé est arrivé : l’armée a repris le contrôle du pays et a détrôné le président élu démocratiquement …

 

L’on devrait faire deux observations : (a) après les élections de 1932 Hitler a été nommé président en 1933 car « démocratiquement élu » et (b) la tradition islamique ne faisant pas de distinction entre la mosquée et l'État, ce sont les islamistes qui remportent toujours les élections1.Et comme la deuxième force des pays musulmans est l’armée, il en résulte une lutte débilitante entre islamistes et « laïcs »2. Syrie, Egypte, Libye, Tunisie, Irak, Afghanistan, Pakistan – n’y aurait-il pas un lien commun à ces pays ? Regardez les quatre principales capitales arabes : Bagdad, Damas, le Caire et Beyrouth, toutes en feu aujourd’hui, englouties dans des attentats ou des combats en ville, d’une sauvagerie sans bornes et d’une cruauté qui rappellent le Rwanda … Le carnage étant l'œuvre des Arabes, pas des envahisseurs étrangers, colonialistes, sionistes ou autres infidèles.

 

On devrait aussi se souvenir que « la paix civile » n’existe pas dans les pays musulmans sauf s’ils sont gouvernés par des dictateurs à poigne ou des rois, le cumul étant aussi rencontré un peu partout des confins du sous-continent indien et jusqu’aux rives de l’Atlantique.

 

Bref, Mohamed Morsi a été, peut-être, élu démocratiquement, mais il a présidé au quasi-effondrement de l'Etat égyptien en faisant peu de cas des trois quarts des électeurs qui n’ont pas voté pour lui car son agenda était clair : transformer l’Egypte en état islamique, au départ sur le modèle de la Turquie de Monsieur Erdogan (un autre grand démocrate qui, par touches successives mais apparemment indolores, transforme le pays d’Atatürk en «démocratie islamique » …).

 

L’aventure des Frères Musulmans en Egypte a été, entièrement financée par le Qatar. Serait-ce une raison pour que M. Hollande court au secours de M. Morsi ? S’agirait-il d’aligner la politique de la France sur celle de son «partenaire» qui après avoir acheté le PSG et fait des investissements dépassant les 15 milliards d’euros en France promet d’en ajouter encore 10 milliards ? Serait-ce la raison du soutien de la France aux Frères Musulmans contre la «dictature militaire» en Egypte ? Comment comprendre que la France soutient les islamistes (presque toujours terroristes) tout en citant les sempiternels droits de l'homme, la démocratie, les valeurs de la république, le soutien intangible et non négociable aux homosexuels etc., ? Et comment comprendre que la France est allée en guerre au Mali pour éviter à ce pays de devenir un repaire islamiste et défend maintenant ceux qui voudraient faire de même en Egypte ? Certes, par la voie « démocratique » des élections … On en est à admettre que pour flanby il y a deux sortes d’islamistes radicaux : les mauvais au Mali et les bons en Egypte.

 

Et dans tout cela la France, ci-devant « fille aînée de l’Eglise » fait semblant de ne pas savoir ce qui se passe avec les Coptes chrétiens, peuple primaire de l’Egypte d’avant l’arrivée de l’islam : «Les Frères et leurs alliés ont brûlé ces deux derniers jours une cinquantaine d'églises, ils s'en sont pris à des établissements et à des commerces coptes, ils ont agressé des passants qui portaient des croix» (Le Monde). Ignore-t-elle le slogan djihadiste «d’abord samedi, ensuite dimanche» ? Et comme il n’y a plus de juifs en Egypte … le temps des coptes est arrivé ! Églises brûlées, boutiques saccagées, villages attaqués : les Frères Musulmans profitent de la situation pour se venger sur les chrétiens. Mais a-t-on entendu, dans notre beau pays, tolérant, l’imam de Vénissieux s’insurger contre la montée de la « christianophobie » en Egypte et contre les crimes des frères musulmans ? Non ? Me trompé-je ?

 

Allons, donc. L’Ouest ne veut pas admettre que depuis la chute du mur en Allemagne et l’effondrement du « bloc socialiste » le vrai problème du monde est le totalitarisme islamique. Mais ce n’est pas parce que la gauche d’ici ou de là, les compagnons de route et les idiots utiles de partout, le masquent que ce problème sera résolu à son avantage. Ce qui est poignant c’est de voir M. Poutine défendre les militaires égyptiens et la fine fleure de l’intelligentsia européenne (de gauche, naturellement) défendre les islamistes mis à la porte en Egypte …

 

Mais … Dieu reconnaîtra les siens, donc «Ad majorem Dei gloriam…» en oubliant opportunément la deuxième partie du dicton « inque hominum salutem » car sauver le peuple égyptien n’est pas inscrit dans l’agenda de ceux qui sont devenus des complices des islamistes.

 

1   1. Comme si l’exemple du Hamas n’avait pas suffi. Comme si l’on ne savait pas qu’il s’agit de gagner « une » élection car  ensuite … voir le Hamas à Gaza depuis 2006.

2   2. Comme si l’exemple des élections gagnées par les islamistes en Algérie et les 200.000 morts qui s’en ont suivis n'était pas connu …

 


 

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 11:11

 

 

Il faudrait bien, un jour, tordre le cou à la fiction « la loi internationale ne permet pas ceci ou cela dans les territoires « occupés » (disputés, sous administration israélienne). Deux lecteurs fidèles me signalent :

 

a.     un extrait du Jugement de la Cour d’Appels de Versailles (23 mars 2013 …)

 

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Le Jugement en appel (après un jugement identique en première instance) est relatif à une action en justice (2002 …) intentée par l’Autorité Palestinienne et l’Association France-Palestine concernant la construction par Alsthom et Veolia du tramway de Jérusalem. Il  rappelle aussi que les conventions pertinentes ont été établis entre des états et, déboute, à ce titre les plaignantes car ne représentant pas des états ...

 

b.  un extrait de :

Letter dated 10 April 2002 from the Secretary-General
addressed to the President of the Security Council 

 

We reiterate that there is no military solution to the conflict and call on the parties to move towards a political resolution of their disputes based on UNSCR 242 and 338, and the principle of land for peace — which formed the basis for the Madrid Conference of 1991. We reaffirm our support for the objective expressed by President Bush and spelled out in UNSCR 1397, of two States, Israel and Palestine, living side-by-side within secure and recognized borders

 

Ce qui amène à dire que (c) la dernière decision de Bruxelles contrevient et aux decisions du Quartette et du Conseil de Sécurité, (d) est totalement en contradiction avec la chose jugée en France et réglée définitivement en appel et (e) plus généralement on peut observer qu'il s'agit de territoires disputés, les résolutions 242 et 338 ne parlant d'aucune manière des "frontières de 1967" ....

 

Pour ce qui est de la France, en vertu du principe de subsidiarité, on peut se demander, réellement, si elle ne passe pas outre un jugement de sa justice quand elle s’associe à une décision de Bruxelles dont l’aspect politique et discriminatoire à l’égard d’un état déterminé est patent.

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