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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 12:53

L

 

Vous avez reconnu le titre : il paraphrase celui du livre de René Dumont "L'Afrique Noire est mal partie" (1962). Il y a plus de 50 ans, un des premiers écologistes français a lancé au monde un cri d’alarme : après la décolonisation, les tentatives d’installer en Afrique des républiques populaires et socialistes gouvernées par des partis uniques, ne pouvaient que se révéler, toutes, désastreuses. Et il a mis en garde autant l’Afrique que l’Occident que ce qui attendait ce continent était la famine ou l’état de mendiant de l’aide internationale. Il n’a pas eu tort, l’Afrique de 222 Millions d’habitants en 1950 voit sa population augmenter, depuis, de presque 5 fois (1,03 Milliard en 2011).

 

Ce n’est pas de l’Afrique, en sa totalité, qu’il est question depuis deux semaines mais de l’Afrique du Sud et de la nouvelle icône du monde occidental, le coryphée de la lutte contre l’apartheid, de l’éthique sociale et de la paix, vous l’avez reconnu, Nelson Mandela. Le culte de la personnalité y relatif ne sera en rien affecté par la description de parties cachées (occultées à dessein) de sa vie ou par ce qu’il a légué au pays qui l’as vu naître.

 

J’ai connu l’Afrique du Sud au début des années 70 et je l'ai visitée au moins une fois par décennie depuis. J’ai vu l’apartheid, j’ai vu sa disparition au début des années 90 et j’ai vu la transformation du pays en état criminogène pendant les deux douzaines d’années qui ont suivii.

 

Nelson Mandela ? Après des études de droit, un cabinet d’avocats juifs lui a donné sa chance. Il a été embauché et cela a fait que pendant sa longue vie il a gardé une relation amicale avec la communauté juive d’Afrique du Sud. Au moment de son élection comme président du pays il a demandé au rabbin de Pretoria de donner sa bénédiction comme il l’a demandé aux représentants d’autres religions.

 

Fast forward … depuis deux semaines on voit tous ceux qui ont la possibilité de se faire entendre et de « laver les cerveaux » de l’humanité entière, insister sur le fait majeur de la vie de NM, que je résume : il n’est pas devenu un autre Mugabe. Comme si les africains sont tentés uniquement par le despotisme. Tentation ou pas, le despotisme domine l’échiquier politique de l’Afrique et ce sans commune mesure avec ce qui se passe dans d’autres continents.

 

Fast back … le récipiendaire du prix Nobel de 1993 a été, sa vie durant, membre du Parti Communiste Sud Africain, même si, souvent, il a prétendu le contraire (« Mandela & Communism – Prof. Stephen Ellis, Août 2013). C’est le Parti Communiste qui avait initié la « lutte armée » contre le régime sud-africain, de conserve avec l’ANC, en prenant des leçons de l’IRA et en se formant militairement auprès de la STASI Est Allemande de triste mémoire. En 1962 quand, à la suite d’un attentat ayant fait des morts, il est emprisonné après procès, il nie être membre du parti. Mais, le jour de sa mort, le Parti Communiste d’Afrique du Sud publie un communiqué : « Lors de son arrestation, en Août 1962, Nelson Mandela était non seulement un membre du Parti Communiste sud-africain alors clandestin, mais a également été membre du Comité central de notre Parti. Après sa sortie de prison en 1990, le Camarade Madiba est resté un grand et un ami proche des communistes jusqu'à ses derniers jours ".

 

Personne n’était dupe, car il avait commis au début des années 60 un petit livre (resté manuscrit) « Comment être un bon communiste » inspiré (c’était l’époque …) par les discours de Liu-Shao-qi, camarade de Mao et président de la Chine pendant neuf ans avant d’être limogé quelques années après. Avant d’être membre du parti (et en parallèle avec ses activités) il avait créé et dirigé une organisation terroriste (Umkhonto we Sizwe = La Lance de la Nation). Au moment de son procès, Amnesty International (créée une année plutôt) n’a pas voulu s’associer à sa défense car il ne s’agissait pas d’un « prisonnier politique » mais de quelqu’un poursuivi pour des actes de violence. Et, ensuite, quand la justice sud-africaine (via le Premier Ministre Botha) lui a proposé « la liberté à condition de renoncer à la violence » sa réponse a été « que M. Botha renonce, lui, à la violence ».

 

Fast forward …il a été élu président. Il a dirigé le pays pendant deux mandats, il a légué le pays au parti unique (ANC) et a assisté à tout ce qui s’y est passé depuis. Regardons de plus près les faits majeurs de cette république qui est, encore, (pour combien de temps ?) montée au pinacle comme exemple de transition réussie de la domination des blancs à la démocratie des noirs.

 

La population sud-africaine, selon les statistiques internationales (mais qui appréhendent mal les « immigrés clandestins » venus des pays environnants et qui sont évalués à plus de 5 millions) évolue (voir le graphique qui suit) d’environ 17 Millions en 1960 à plus de 53 millions en 2015 (60 si l’on tient compte des clandestins). Elle a été multipliée par env. 3,5. Pendant la même période, la production alimentaire du pays évolue (base 100 pour 1985) de 62,5 à 155 soit une multiplication par 2,5 : pas besoin de sortir de Saint Cyr pour comprendre qu’il y a déjà un problème. Monsieur Mandela est devenu président en 1994. Quand le pays avait 40 millions d’habitants (4,0 millions de blancs) et en 2015 (d’ici un an) il en aura au moins 60 (+50%) tandis que la production alimentaire n’augmenterait dans la même période que de 30%. C’est l’héritage laissé par M. Mandela et ses successeurs – un pays où la famine s’installe et où plus de la moitié (53% en 1995, 63% selon un rapport récent) de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté, calculé pour ce pays à 2 $/jour (1,5 €).


                                                          Population---Production-alim-jpg

 

 

ll n’est dès lors pas anormal que l’espérance de vie à la naissance soit une des plus faibles dans le monde (rang du pays -183 sur 191 …). Le graphique qui suit est flatteur en indiquant 54 ans en 2010 : selon des études démographiques récentes l’espérance de vie est inférieure à 45 ans pour les hommes (les données CIA 2007 indiquaient déjà 43,5 ans …). Mais regardez bien le graphique : à partir de quand l’espérance de vie a-t-elle commencé à décroître ? 1994 – la prise du pouvoir par Monsieur Mandela.

Esperance-vie.jpg

L’espérance de vie est passée de 62 ans en 1990 à 50 ans en 2007 ; elle a chuté encore en 2011, à 48 ans pour les hommes et 51 ans pour les femmes, selon le rapport annuel de l’Institut sud-africain de la population. Les auteurs notent que parmi les 37 pays développés et/ou en développement, l’Afrique du Sud est l’un des six pays où l’espérance de vie a chuté entre 1990 et 2007, seul le Zimbabwe affichant un déclin plus rapide. Et pour faire bonne mesure, la mortalité infantile est de 46 décès pour 1000 (15 fois plus qu’en France). Comparez l’Afrique du Sud avec ce qui s’est passé dans le monde :

Capture-d-ecran-2013-12-17-a-14.20.07.png

 

 

Ce qui a contribué, en particulier, à réduire l’espérance de vie, fait caché pendant longtemps, c’est l’influence de la pandémie SIDA. Thabo Mbeki, qui a secondé comme vice-président Mandela, devenu à son tour président (1999-2008), a atterré les scientifiques du monde en mettant en doute l'origine virale du sida. La Ministre de la Santé de l’époque, le docteur Manto Tshabala-Msimang recommandait aux malades de SIDA de manger des pommes. Elle est morte en 2009 de complications hépatiques suite à une cirrhose d'origine alcoolique, ceci explique, peut-être cela. L’épidémie de VIH/SIDA a contribué à une réduction de 43 pour cent de la croissance démographique entre 2001 et 2008 – le pays en est revenu à ce qui se passait au 14ème siècle … quand la peste décimait des populations entières. Les cyniques disent, « heureusement, autrement la population aurait dépassé 100 millions d’habitants en 2015 » C’est l’héritage laissé par M. Mandela et ses successeurs – un pays où plus de 50 millions d’hommes et de femmes ne peuvent avoir d’espoir aucun pour eux ou pour la vie de leurs enfants.

 

Le petit livre de Nelson Mandela (évoqué auparavant) disait, en conclusion finale, littéralement, «Sous un gouvernement du Parti communiste l’Afrique du Sud deviendra une terre de lait et de miel. Les droits politiques, économiques et sociaux cesseront d'être appréciés par les seuls Blancs. Ils seront partagés à parts égales par les Blancs et non-Blancs. Il y aura suffisamment de terres et maisons pour tous. Il n'y aura pas de chômage, pas de famine ni de maladie. »

 

Nelson-Mandela-Communist.jpg

 

                        Mandela avec Joe Slovo un autre fondateur du PC Sud Africain

 

L’ANC a gagné les premières élections démocratiques en Afrique du Sud (« un homme, un vote ») avec un programme clair : nationalisation des grandes sociétés, des banques et des mines. Mais une fois au gouvernement, et c’est peut-être le seul mérite de Mandela (car la liquidation de l’apartheid a été l’œuvre de De Klerk - Premier Ministre- aussi), il a compris que détruire l’économie de marché pour la remplacer par une économie « planifiée » c’eut été détruire, à brève échéance le pays. Mais, si ceux qui le pleurent veulent rester fidèles à ce qu’ils croient être l'héritage de Mandela, ils devraient oublier les larmes de crocodile de la célébration mortuaire et se concentrer sur les promesses non tenues auxquels son leadership a donné lieu. Tout en n’oubliant pas que le vrai problème est que Mandela, en dehors de sa personnalité éminemment sympathique, n’a atteint à peu près rien dans sa carrière politique par rapport à ce qu’il voulait pour le pays dans lequel « il allait couler le lait et le miel sous gouvernance communiste » C’est pendant sa présidence que l'Afrique du Sud a accédé au statut de pays le plus violent du monde.

 

L’Afrique du Sud n’est pas pauvre par la faute de la richesse des riches. La pauvreté et la famine n'ont rien à voir avec la redistribution du revenu du pays. Elles découlent, l'une et l'autre, de l'ineptie et de la rapacité des gouvernements mis en place par l’ANC de Monsieur Mandela. Certes ce n’est pas « politiquement correct » de le dire. Mais quand l’actuel président Jacob Zuma, qui est en train de « négocier » l’acquisition de sa sixième femme, se fait construire un palais dont le coût est de plus de 30 millions d’euros que peut-on dire ? Sauf, naturellement que pour ses six femmes et ses 20 enfants (pour l’instant …) il a besoin de plus qu’un F5 ! Mais ce qui vient du haut se propage vers le bas … L’Afrique du Sud se place dans les deux tiers des pays les plus corrompus (Indice Transparency International). Le niveau de corruption lui aussi augmente depuis les années 90 ( courbe inversée, pays les moins corrompus, indice proche du 10 – France 7,1), c’est-à-dire depuis que Monsieur Mandela a pris le pouvoir et l’a laissé à ses compagnons, tous aussi corrompus, les uns plus que les autres.Indice-corruption-1-copie-1.jpg

 

 

Et regardez l’indice du développement humain : stagnant depuis l’arrivée du régime « Mandela », déclinant sur la dernière décennie, semblant bouger un peu vers le haut depuis 2010. A comparer avec la courbe de la France. Inconvenant ? Non, si on avait cru les prévisions optimistes de Nelson Mandela.

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Mais laissons de côté l’héritage Sud-Africain de Nelson Mandela. Ceux qui l’ont révéré la semaine dernière, socialistes comme « Moi, Président » ou crypto communistes (n’ayons pas peur des mots, BHO) ne s’en faisaient pas de son passé politique. Ses meilleurs amis ont été des communistes et des dictateurs comme Fidel Castro, Mouammar Kadhafi, Yasser Arafat ou Saddam Hussein. En visite en Lybie il a loué les réalisations du colonel pour ce qui était «Son engagement dans la lutte pour la paix et les droits de l’homme dans le monde  » C’est peut être pour cela que BHO a « conduit de l'arrière » l’éviction de Kadhafi … Pour ce qui est de Cuba il avait déclaré, urbi et orbi, « S’il y a une chose ce pays dépasse de la tête et des épaules les autres, c'est dans son amour pour les droits de l’homme et de la liberté. »

 

BHO a dû le croire, lui qui a trouvé bon, en souriant, de serrer la main du dictateur actuel de Cuba, le frère de Fidel.

 

oooooo

 

Pendant ce temps -l’éradication des noirs chrétiens ou animistes au Soudan, les pogroms contre les chrétiens noirs au Niger, la guerre de la Somalie musulmane contre l’Ethiopie chrétienne, les djihadistes au Mali, les « islamistes » en Centre Afrique- l’Islam avance à pas de géant sur le continent africain. Dans l’indifférence des grands de ce monde qui se sont précipités à Johannesburg pour saluer la mémoire d’un ancien terroriste, communiste toute sa vie et qui tout en ayant réussi la transition, sans verser de sang, de l’apartheid au règne d’un parti unique, noir, a gâché les chances d’un pays fantastique à devenir ce qu’il aurait mérité sans Nelson Mandela et surtout sans ses épigones.

 

i Interpol indique qu’il y aurait 54.000 homicides par an. Le viol est d’une banalité extrême - on estime qu’il s’en produit un toutes les sept minutes (un rapport différent indiquant une fréquence de 26 secondes). Le niveau de la criminalité violente est constant à 5 – niveau maximum (Global Peace Index Perspectives Monde). La plupart des crimes sont noir contre noir, mais les propriétaires terriens blancs ne sont pas épargnés. Un million de Sud-Africains blancs ont fui le pays depuis la fin de l’apartheid.

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 16:38

 

Ô l’Empaleur, pourquoi ne viens-tu pas Seigneur,

Mettre la main dessus, des fous et des voleurs,

Faire, en deux larges cellules la séparation

Et puis incendier l’asile et la prison

(M. Eminescu – Troisième épître)

 

Encore quinze jours et l’année est finie. Une époque formidable marquée, en cette fin d’année par trois problématiques d’importance planétaire, n’ayons pas peur des mots !

La communauté internationale et l’Iran Après une vingtaine d’années de mensonges répétées quant à la nature et l’ampleur de son programme nucléaire, après sept résolutions contraignantes du Conseil de Sécurité demandant à l’Iran d’arrêter l’enrichissement d’uranium et de démanteler les installations y relatives, après des sanctions de plus en plus sévères ayant réussi, presque, à mettre l’économie de ce pays en lambeaux, on apprend que BHO a négocié avec les mollahs depuis plusieurs années … leur retour dans la communauté internationale ! Cela sans tenir au courant ni   ses alliés européens, ni ses alliés arabes, ni Israël. Et en faisant fi du fait que pour deux de ses partenaires il s’agit d’une question à caractère existentiel. La France -reconnaissons ce mérite à sa diplomatie qui, indépendamment de la couleur du gouvernement en place, a suivi ce dossier avec une patience, un professionnalisme et une compétence inégalée- a réussi, à la dernière minute (le 8 novembre) faire capoter « l’arrangement » américano-iranien et introduire dans l’accord entre les P5+1 et l’Iran plusieurs obstacles à la marche de ce pays vers la bombe. « Moi, Président »  a ainsi énoncé, publiquement, quatre conditions à un accord avec les Iraniens: «mettre l'intégralité des installations nucléaires iraniennes sous contrôle international, dès à présent»; suspendre l'enrichissement d'uranium à 20 % ; réduire les stocks existant ; stopper la construction du réacteur nucléaire d'Arak qui, à terme, pourrait produire du plutonium militaire.

Malheureusement, l'accord conclu dix jours après, contient quatre lacunes majeures : il permet à l’Iran de ne pas se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité qui avaient imposé un démantèlement complet de son infrastructure liée à l’enrichissement de l’uranium, il accepte l’absence de réponses aux questions relatives aux aspects militaires de son programme nucléaire et de sa portée (demande répétée de l'Agence Internationale de l'énergie atomique), lui permet de continuer l'enrichissement continu de l'uranium jusqu’à de 3,5 % de pureté –reconnaissance tacite, de facto, du droit d'enrichir de l'uranium à l’encontre de ses engagements dans le cadre du traité de non prolifération nucléaire signé par ce pays. Aucune contrainte majeure pour l’Iran concernant les aspects politiques, ses activités terroristes, sa responsabilité pour les plus de 100.000 morts en Syrie ou sa détermination, maintes fois affirmée à « éradiquer l’entité sioniste ». Bref, l’Iran reste avec toutes ses centrifuges (2.000 en 2008 quand BHO est devenu président des Etats Unis, 18.000 au dernier comptage, cinq ans après …), pourra enrichir autant d’uranium que souhaité et … parce qu'il a obtenu tout cela on va, aussi, annuler une partie des sanctions qui l’avaient amené a accepter tout ce que BHO lui a offert. La France a considéré le tout comme étant « un marché de dupes » mais cela ne l’a pas empêché de signer l’accord provisoire. Pas cher payé, ont déclaré les américains « seulement 4 milliards de $ d’allègements des sanctions » : c’était le 15 novembre. Deux semaines après … ils disaient 7 milliards de $ et … la semaine dernière, des officiels américains, confirmaient qu’il s’agissaient de plus de 20 milliards de $ ! Autant dire l’équivalent de la moitié du produit des exportations de pétrole de ce pays au dernier comptage ! Mais comme la culture du « bazar » est prédominante en Iran, il faut leur donner un coup de chapeau : il n’ont rien concédé, ils deviennent un état « du seuil » (nucléaire) et ils donnent des maux de tête au Proche Orient entier, en particulier aux Pays du Golfe et à Israël. L’histoire ne fait que se répéter : la Corée du Nord a "négocié" avec les américains (plus les chinois et les russes) depuis 1994, ils ont obtenu tout ce qu’ils voulaient pour réduire les effets de la famine endémique du pays puis … ont réussi à disposer de bombes atomiques. Le 19 octobre 1994 : « Le président Clinton a approuvé mardi un accord conclu par les négociateurs américains à Genève pour arrêter le programme d'armes nucléaires de la Corée du Nord, en disant « l'accord fera que les États-Unis, la péninsule coréenne et le monde seront plus sûrs ....l'accord, conclu lundi à Genève, donne à la Corée du Nord une série d'avantages économiques et politiques en échange de promesses de geler et finalement démanteler ses installations nucléaires actuelles » Pourquoi les iraniens seraient-ils plus bêtes que les coréens du Nord ? D’autant plus qu’ils collaborent pour le nucléaire et pour les fusées à longue portée capables de transporter des ogives nucléaires. Et voilà BHO, 19 ans après, prétendre (allocution télévisée) « Aujourd'hui, la diplomatie a ouvert une nouvelle voie vers un monde plus sûr, un avenir dans lequel nous pourrons vérifier que le programme nucléaire de l'Iran est pacifique » S’est-il inspiré du discours de Bill Clinton ? Pas la peine de faire une analogie avec Munich (il y a 64 longues années …), la tentation de l’apaisement est toujours présente. Un journaliste américain (Brett Stephens) affirme « Obama et Kerry, les mêmes que ceux qui voulaient apaiser Hitler moins les parapluies … »

 

Mais le coup de chapeau est surtout pour BHO : sa stratégie de réduction des aspects « impérialistes » des Etats Unis, son rapprochement voulu avec le monde musulman, sa détermination à faire des Etats Unis « un pays comme les autres » est en train de réussir. Quitte pour cela à ne pas regarder l’avenir ou ce que le monde sera avec un Iran disposant d’un arsenal nucléaire. Clair comme eau de roche, tout en disant le contraire, BHO en imposant à ses partenaires l'accord négocié, en secret, pendant des années avec les mollahs fait comprendre au monde qu'il n'a jamais eu l'intention d'utiliser la force militaire contre l'Iran, même en dernier recours et qu’il est préparé à ce que, tôt ou tard, l'Iran devienne la prochaine Corée du Nord. La combinaison maintenant coutumière de son incompétence, son idéologie et de sa politique partisane en faveur des forces musulmanes, a comme conséquence de conduire le Moyen-Orient à l’orée d’une course aux armements nucléaires. Cinq années de négociations secrètes avec les mollahs aboutissent à ce que les Israéliens et les Saoudiens dont l’Iran est l’ennemi implacable … se rapprochent pour lui faire face. Ce qu’il n’a probablement pas supputé fort de son expérience d’organisateur communal à Chicago …

 

Dommage pour la France qui, sur ce dossier a eu une ligne politique claire mais comme dit le proverbe grec … Qui dort avec un chien se réveille avec des puces.

 

« Les négociations israélo-palestiniennes » Imposées par une Administration américaine en manque de dossiers à traiter (changement du système de sécurité sociale, retrait de l’Afghanistan et de l’Irak, désindustrialisation du pays, menaces chinoises de prépondérance militaire dans le Pacifique, etc.,) ou, selon les mauvaises langues, par le souhait de BHO de « raboter » en fin la prépondérance d’Israël au Proche Orient en la rendant incapable de se défendre devant ses voisins arabes, on a clamé  pendant neuf mois, des négociations directes pour arriver à un accord final mettant fin au conflit de cent ans qui oppose juifs et arabes (israéliens depuis 1948 et … palestiniens depuis 1964 – création de l’OLP). Pourquoi ce dossier est-il devenu prioritaire pour BHO ? On s’est efforcé depuis des lustres à faire admettre au monde entier que ce conflit était (est) « l’alpha et l’oméga » de la paix mondiale. Et comme le seul obstacle pour arriver à la paix (c’est-à-dire à l’acceptation de toutes les doléances arabes) est Israël cela n’a que plus de sens car … taper sur les juifs c’est ce qui produit le plus de bruit pour le moins d’efforts. Plus de 2.000 ans de persécutions, pogromes, dispersions et autres joyeusetés ont montré qu’il est toujours bon de taper sur les juifs. Si l’on ne sait pas pourquoi, ce n’est pas grave … eux ils le savent ! Le clou sur lequel il fallait taper : les implantations juives (israéliennes) dans des territoires disputés -à l’origine assignés par l’ONU pour la création d’un état arabe dont les pays arabes n’en ont pas voulu, annexés par la Jordanie pendant presque vingt années et dont les frontières avec Israël devaient être négociées (avec qui, une fois que la Jordanie a annulé son annexion de la Cisjordanie ?) … pour que ce pays dispose de « frontières sûres et reconnues ». Israël ne se laisse pas faire. Nonobstant les discours permanents de tous ceux qui grouillent, gribouillent et scribouillent comme disait le Général, qui considèrent que lesdites implantations sont « illégales au vu du droit international », Israël (et avec lui des cohortes de juristes plus des anciens présidents de la Cour de Justice Internationale) se croit en droit de prétendre à des portions des territoires en question : parce que la jurisprudence des guerres est de son côté et parce que chaque fois qu’elle a cédé un bout de terre elle a eu en échange des bouts de fusées (Liban Sud, Gaza, etc.,). Mais, faisant fi de l’histoire récente ou plus éloignée, la « communauté internationale » avec les Etats Unis à sa tête, croit dur comme fer que résoudre le conflit israélo-arabe (devenu, par la force de l’influence de tous ceux qui ne voulaient pas de l’existence d’un état juif, conflit israélo-palestinien) en faisant rendre gorge à Israël, c’est ce qui permettra une paix éternelle au Proche Orient et dans le monde arabo-musulman en général. En clair, si les « implantations » n’existaient pas, (a) l’Iran n’aurait pas envie de se doter d’une bombe atomique, (b) l’Arabie Saoudite, le Kuwait, le Bahreïn, l’UAE, la Jordanie et l’Egypte ne subiraient pas les convulsions dites « démocratiques », (c) il n’y aurait pas eu la guerre civile et ses 100.000 morts en Syrie, (d) les sunnites et les chiites se réconcilieraient après plus de 600 ans de schisme, (e) le Pakistan serait pacifié tout comme l’Indonésie, la Thaïlande et/ou les pays d’Afrique où les musulmans (Mali, Niger, Sud-Soudan, etc.,) ne trucideraient plus les chrétiens et plus généralement les musulmans ne tiendraient plus la moitié de leur humanité (les femmes) dans des conditions comparables à l’esclavage. Et bien entendu, les militaires égyptiens n’auraient pas évincé du pouvoir les Frères Musulmans et Al-Qaida serait devenue, comme le Hamas et le Hezbollah (à tort considérées comme des organisations terroristes), une association oeuvrant pour le développement social, pour les droits des femmes et pour la concorde mondiale.

 

Ajoutez le rapport de l’ONU sur le développement culturel/social/économique du monde arabo-musulman (plutôt sur le sous développement …), mélangez le tout et, eurêka ! faites disparaître Israël et vous aurez la paix. Sans doute, celle des cimetières pour ce pays mais … qui s’en soucie ? Et pour faire disparaître Israël quoi de mieux que de l’entourer d’ennemis au Nord (le Hezbollah supplétif de l’Iran), au Nord Est la Syrie (vassal de l’Iran), au Sud Ouest (le Hamas à Gaza qu’Israël a quitté depuis sept ans) ? C’est vrai qu’à l’Ouest il n’y a que la Méditerranée mais … cela tombe bien car déjà en 1967 on voulait jeter les juifs à la mer et la mer est toujours là ! Mission a été assigné au diplomate en chef américain (celui qui a si bien réussi à Genève de faire signer le marché de dupes avec l’Iran à ses partenaires occidentaux) de tordre le bras d’Israël en utilisant des menaces implicites et explicites pour qu’elle consente à faire des « concessions » : la terre contre la paix. La terre on la donne, la paix se trouve dans un papier qui … sera jeté à la poubelle. A tel point la chose est surréaliste que pour faire accepter aux palestiniens de « négocier » il a été demandé à Israël de libérer des détenus condamnés par sa justice pour des crimes ignobles.

 

Il n’y a personne qui parierait un fifrelin sur les chances d’aboutir à un accord qui serait acceptable pour les deux parties. Tant que la partie arabe n’acceptera l’existence d’un état juif dans le territoire qu’elle considère lui avoir été légué par Allah et tant qu’Israël n’aura pas une forte tendance suicidaire aucun accord ne pourra voir le jour. Et, si par absurde, on arrive aux termes des neuf mois (avril 2014) à esquisser un accord (depuis deux semaines l’objectif n’est plus « un accord final » mais … « un cadre, accord provisoire pour préparer un accord final, par étapes … BHO à la Conférence H. Saban il y a dix jours), le président palestinien (élu pour 4 ans et toujours en place depuis bientôt neuf ans, sans élection depuis …) ne pourra le signer qu’au nom de la moitié de son « peuple » car il a été expulsé, manu militari, du contrôle de Gaza.

 

Alors ? A quoi bon ce jeu de rôles ? Je l’ai déjà écrit « Mais le coup de chapeau est surtout pour BHO : sa stratégie de réduction des aspects « impérialistes » des Etats Unis, son rapprochement voulu avec le monde musulman, sa détermination à faire des Etats Unis « un pays comme les autres » est en train de réussir. Quitte pour cela à ne pas regarder l’avenir … » Et quand on se souvient que pendant ses années formateurs il a été nourri par ses mentors communistes avec l’idéologie tiers-mondiste (Les Damnés de la Terre - Franz Fanon, ayant été son livre de chevet …), que celui qui lui a ouvert les yeux sur le conflit « juifs-arabes –Palestine », Edward Saïd, était partisan de la disparition d’Israël et que celui dont il a écouté les prêches pendant plus de 20 ans n’était autre que l’antisémite notoire, le Pasteur Jeremiah Wright, on a moins mal à comprendre l’hypocrisie militante de BHO. Comme Michel Rocard, il considère que la « création » d’Israël a été une erreur historique mais … comme les très grands donateurs du parti démocrate (la famille Pritzker de Chicago – il  a fait sa Secrétaire au Commerce de la dame Penny Pritzker qui a été le No.1 des collecteurs de fonds de ses campagnes électorales) sont juifs, tant qu’il a été nécessaire, avec la main sur son cœur, il assurait le monde que le support à Israël est inébranlable. Sans autres élections à l’horizon il n’a pas à s’en faire, Israël peut disparaître … Il devrait, quand même, faire attention : « en Israël ce qui est difficile ce n’est pas de croire aux miracles, c’est les éviter ! (Ben Gourion). La preuve : Jérusalem se trouve depuis deux jours sous 40 cm de neige. Naturellement, on s’évertue de montrer du doigt l’incurie et/ou l’incompétence du gouvernement, de la droite, de Netanyahou, de la société, du capitalisme mais pas celle de … Dieu. La raison : tous les rabbins d’Israël avaient prié Dieu pour avoir la pluie. Et il l’a fournie …

 

Et notre pays ? S’en prendre à « moi Président » ? On ne tire pas sur une ambulance … Quand il est arrivé à 20% d’opinions favorables on s’est demandé s’il peut encore descendre … La réponse est là, il semblerait (selon des sondages différents) qu’il se trouve entre 15 et 18%. Laissons de côté, cette fois-ci, les aspects économiques (M. Ayrault est allé en Chine pour leur vendre Peugeot, FH est allé au Brésil pour leur vendre le Rafale …), les cacophonies gouvernementales presque journalières, les reformes qui ne sont pas faites, les réformes qui vont être faites mais qui mettent en émoi des bérets rouges, verts ou jaunes, laissons de côté les critiques de Bruxelles (ou du FMI) concernant les promesses de la France (qui n’ont pas été tenues), laissons de côté l’avenir matériel de nos enfants ou petits-enfants pour regarder deux aspects particuliers qui, l’un comme l’autre, accélèrent la descente aux enfers du pays.

  1. les aventures militaires – après la Lybie, après le Mali (en faisant abstraction de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Tchad) voilà la Centre-Afrique. 50 années après avoir « décolonisé » la France est appelée à empêcher des populations entières de se trucider. L’ancien colonisateur dont on a dit pis que pendre et qui a été sommé de « faire repentance», doit maintenant faire régner l’ordre à Bamako ou à Bangui. Sans pouvoir (vouloir) dire que ce qui est en cause c’est la volonté de l’islam « extrémiste » de faire disparaître les communautés chrétiennes qui vivent encore dans plusieurs pays africains. Avec des contorsions linguistiques dignes d’une cause meilleure, on nous parle de « terroristes » car dire « djihadistes musulmans » non seulement écorcherait la bouche de ceux qui utiliseraient le vocable mais … pourrait nous rendre suspects « d’islamophobie ». Le jour même de l’entrée des militaires français à Bangui, deux soldats (22 et 24 ans) ont été tués. Pourquoi ? « Moi, Président » dira à leur parents « c’est pour une cause noble ». Les avez-vous regardé les vaillants combattants musulmans avec leurs machettes ou leurs kalachnikovs combien ils sont nobles ? Et l’attention avec laquelle ils traitent les cadavres de leurs adversaires qui n’ont de reproche à se faire autre que d’être chrétien ? Bon, l’ancien colonisateur est en train de reprendre le contrôle de ses anciennes colonies car les populations locales semblent n’avoir que deux choix, se massacrer ou partir vers le Nord, c’est-à-dire en France. Mais « recoloniser »… cela à un prix. On nous assure que la présence sur place sera limitée, que Mali plus Centre-Afrique ne coûtera pas plus d’un milliard d’euros (une paille …), la seule chose sur laquelle on ne s’appesantit pas c’est que le milliard nous ne l’avons pas : on s’endette pour le dépenser en empêchant des populations qui ne veulent pas vivre ensemble, dont les valeurs éthiques et morales sont différentes des nôtres, de s’entretuer. Pour un temps. Pendant ce temps, les gouvernants socialistes font ce qu’ils ont toujours su faire, ils augmentent les impôts et les taxes. Mais … uniquement pour 2012. D’accord, il y a eu un dérapage, donc, uniquement sur 2013. Mais la croissance n’est pas encore là, alors, juré, craché, encore un peu en 2014 mais pas au-delà. Et qu’importe que Bruxelles, le FMI, tous les experts distingués rappellent la courbe de Laffer (« trop d’impôt tue l’impôt), rien à faire, on continue … puisque nous sommes plus intelligents que la terre entière !

  2. les aventures sociétales dès qu’ils ont pris le pouvoir les socialistes se sont empressés à revenir sur l’âge de départ à la retraite, d’exclure les régimes spéciaux des contraintes présentes pour toutes les autres catégories (qui sait qu’un conducteur de TGV peut partir à la retraite entre 50 et 55 ans tandis qu’un commandant de bord d’un Airbus A-380 qui peut prendre jusqu’à 850 passagers ne peut pas faire valoir ses droits avant 60 ans ?), de lancer « le mariage pour tous » et, dernièrement, une réforme de la justice dont le but principal est de « désengorger les prisons » car, comme on le sait, les détenus ne sont pas tous responsables, la grande responsable est la société. Et peu importe qu’un « djeune» de 19 ans ayant été condamné seize fois pour des vols divers mais laissés en liberté s’est lancé dans les hold up à main armée (le « pauvre jeune » en cause à Nice a laissé une femme enceinte de ses œuvres et on pleure dans les chaumières socialistes sur le sort de l’enfant qui va naître et qui n’aura pas de père …). Tout cela en moins de deux années. Mais, cela ne suffit pas ! Transformer la société, changer la France, voilà le dessein de nos gouvernants. Chose dite, chose faite : une commission (250 personnes intervenant sous le contrôle vigilant de 10 ministères), un rapport présenté au Premier Ministre qui s’est félicité « pour la qualité du travail et la clairvoyance des solutions préconisées qui allaient changer la France » Il a fallu qu’un journaliste du Figaro exhume le texte mis en ligne par le Premier Ministre à la mi-novembre pour tirer le signal d’alarme : « vocation arabo-orientale de la France », équivalence des langues et des cultures, permission du voile à l’école, « améliorer l’attribution des logements sociaux » (suivez mon regard …), la remise à plat de l’histoire de France pour parler de l’esclavage, de la traite négrière (ou des roms actuellement), apprendre une langue africaine dès le collège, bref, transformer la république laïque en régime communautaire en faveur des populations d’origine arabe, maghrébine ou africaine. Sans doute cela prépare le pays à accueillir les populations africaines qui ne veulent pas se faire massacrer sur place en Afrique … et, dès lors, il est normal de vouloir finir, une fois pour toutes, avec « la France, fille aînée de l’Eglise », tirer un voile sur l’œuvre de mille ans des rois de France qui ont construit un pays, effacer les traces de la culture qui a vu naître et créer un Rabelais, un François Villon, Descartes, Pascal ou Voltaire comme un Hugo, un Zola, un Sartre ou un Camus. N’a-t-on pas vu nos avant-gardes culturelles décidant de simplifier les concours administratifs en arrêtant de poser des questions sur Sade ou la Marquise de Pompadour ? Et si c'est la Marine qui a sponsorisé la commission pour sortir ces idioties qui lui ouvrent une boulevard pour les municipales, les européennes et ... pour le deuxième tour ? 

ooooo

La communauté internationale, BHO et l’Iran. Les « négociations » israélo-palestiniennes. La France, ses aventures militaires et les dérives d’une élite dont le communautarisme est le Graal. Les vers d’Eminescu m’ont paru utiles à  citer pour dire ce que l’on devrait faire avec ceux qui sont en train de détruire les fondements de ce qu’avait été la vie, notre vie et celle de nos anciens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 17:18

 

Sonnez trompettes, résonnez musettes … Du Nord au Sud et de l'Est en Ouest le monde entier, émerveillé, enfin satisfait, salue l'événement du siècle : les 5+1 on signé un accord avec les mollahs iraniens qui, disent-ils, en ne leur accordant -pratiquement- disent-ils- rien du tout, on a obtenu tout ce que l’on souhaitait ! A voir les mines réjouies des supplétifs du mollah en chef (je veux dire «le Guide Suprême» … qui rappelle Der Oberste Führer d’il y a 70 ans …) on a du mal à croire ce qu’on nous raconte mais … allons y !

 

Négocié, en secret, pendant des mois par les émissaires de M. Obama avec de représentants du mollah en chef, un «accord» a été proposé aux comparses français, anglais, allemand, russe et chinois le 8 novembre ébahis par ce qu’ils avaient à entériner. Heureusement, notre « moi, président », par l’intermédiaire de M. Fabius a mis le holà et la France a mis quatre conditions précises pour obtenir se signature. Ces conditions, dont on verra ce qu’elles sont devenues plus tard, étaient «mettre l'intégralité des installations nucléaires iraniennes sous contrôle international, dès à présent»; «suspendre l'enrichissement d'uranium à 20 %»; «réduire les stocks existants»; «stopper la construction du réacteur nucléaire d'Arak qui, à terme, pourrait produire du plutonium militaire». Encore une semaine de présence à Genève et le miracle s’est produit : l’accord a été conclu.

 

Depuis, les chancelleries se partagent en deux : d’un côté, le Canada, Israël, les pays arabes sunnites, la majorité du Sénat et de la Chambre des Représentants des Etats Unis et, de l’autre, Monsieur Obama, Monsieur Poutine, la Chine et les européens qui ont participé aux discussion de Genève. Les uns disant (avec les preuves de l’histoire récente) qu’il s’agit d’un « marché de dupes » (formule utilisée par L. Fabius le 9 novembre) et les autres, forts des espoirs crées par les sourires des délégués du Guide Suprême soulignant l’importance de l’événement (tout en trichant ou faisant silence sur les contreparties accordées aux iraniens). Qui a tort, qui a raison ?

 

Naturellement, l’événement suggère une analogie (rapide …) avec ce qui s’est passé il y a 75 ans : Munich. Rappelons ce qui a précédé la fameuse déclaration de M. Chamberlain : «Après avoir écouté le discours belligérant de Hitler de la veille et après avoir rappelé au roi les rapports fiables du renseignement anglais concluant que Hitler avait déjà décidé d'attaquer la Tchécoslovaquie et continuer vers l'est, il a néanmoins cité un rapport présenté par le représentant britannique à Berlin disant que Hitler serait prêt à accepter une solution diplomatique. Dans ce contexte, Chamberlain a proposé une démarche dramatique et surprenante - aller à une rencontre avec Hitler, dans le but de changer la situation et parvenir à une entente anglo-allemande. Le reste est connu: la conférence de Munich à la fin du même mois, le sacrifice de la Tchécoslovaquie le tout conduisant à une guerre mondiale. » (Con Coughlin World, 12.11.13). Précédée par un discours « La paix en notre temps …»

 

Pour faire face aux vociférations anti-accord, Monsieur Obama a choisi deux axes d’action en confiant la mise en oeuvre à M. Kerry et à ses caisses de résonance habituelles : 

  • - faire savoir à ceux qui s’opposent qu’ils ne sont que des suppôts d’Israël (exemple «je n'ai jamais vu plus de législateurs - démocrates et républicains - plus disposés à prendre le côté d'Israël contre leur propre président. Je suis certain que cela vient moins de tout examen attentif des faits et plus d'une tendance de plus en plus présente chez de nombreux législateurs américains à faire tout ce que le lobby israélien leur demande afin de recueillir les votes juifs et les dons de campagne» - T. Friedman, New York Times) et
  • - affirmer, contre toute vraisemblance, que ne pas conclure un accord conduisait à la guerre.

 

C’est trop simple de dire que M. Obama avait le choix entre la guerre et le déshonneur, qu’il a choisi le déshonneur et … qu’il aura la guerre. Mais pourquoi s’interdire de citer Churchill ?

 

De plus, depuis son discours à l’ONU en Septembre 2013, M. Obama n’a cessé d’établir une liaison forte entre un accord israélo-palestinien et la marche des mollahs vers la bombe en prétextant que la solution du conflit israélo-arabe créera les conditions d’une paix réelle au Moyen Orient. Mais, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que si Israël et les Palestiniens réglaient tous leurs différends par un coup de baguette magique, la guerre civile en Syrie continuera de faire rage, le bras de fer violent entre les Frères musulmans et la junte militaire de l'Egypte ne s’arrêtera pas et que les autres conflits et/ou les activités terroristes en Irak, Afghanistan et Pakistan, au Mali, Soudan, Kenya, Centre-Afrique ou Congo, pour n'en nommer que quelques-uns dans lesquels l’islam (modéré ? extrémiste ?) est partie prenante pour trucider des sunnites ou chiites ou simplement des chrétiens, se poursuivra. Et ce que l’on demande à Israël, en signe de bonne volonté, c’est d’accepter de «donner de la terre pour la paix». Il est bon de se souvenir que le conflit israélo-arabe se classe 49ème pour le nombre de décès des deux côtés ce qui met en évidence que M. Obama soit ne comprend pas l'ampleur de la menace iranienne et/ou islamiste ou, à dessein, gonfle l'importance du conflit israélo-arabe sachant pertinemment que la «communauté internationale» n’a aucune sympathie pour Israël.

 

Mais Israël n’est pas la Tchécoslovaquie de 1938. Sauf que M. Obama a lié les mains des Israéliens pour les six prochains mois de «négociations» pour transformer l’accord «intérimaire» en accord définitif. D'ici là, l'Iran sera (selon tous les experts), à un mois de la construction d'une bombe. Naturellement, personne ne sait ce qui se passera si au bout de six mois il n’y a pas d’accord définitif … Israël est un état disposant (tout le monde le dit …) d’armes nucléaires, d’une des armées les plus performantes du monde et d’une capacité de développement autonome (sur tous les plans et, surtout, le militaire). Et qui fort de son ADN, gravé par des millénaires de persécution ayant culminés avec la Shoah dans ses gênes, ne se soumettra à aucun diktat qui essaye d’oublier ce que le monde civilisé a exprimé après 1945, «never again». En clair : Israël n’acceptera pas d’être forcé à faire les «concessions» irresponsables demandées par M. Kerry ni d’acquiescer à la conclusion du pacte munichois fait avec les mollahs. Et à M. Obama qui prétend que le monde est plus «sûr» depuis la signature de l’accord de Genève, Israël fait savoir que devant la détermination constante de l’Iran de la faire disparaître elle n’aura d’autre choix que la guerre. Le comble : l’Arabie Saoudite, pour d’autres raisons, pense de même. L’ironie de la situation fait sourire : Israël et l'Arabie Saoudite (!) alliés sur cette question car les deux états on le même ennemi majeur, étaient des alliés proches des Etats Unis. Les deux voient la marche vers un partenariat Amérique-Iran comme une trahison de leur relation avec Washington. Même si l’Iran n’a pas la bombe.

 

Avant de voir ce qu’elles sont devenues, les quatre conditions posées par la France pour un accord avec l’Iran, revenons sur ce que M. Obama fait contre Israël, nonobstant ses jérémiades «relation indestructible, support inébranlable» et … autre fariboles du même acabit. Accordons quelques lignes à ceux en faveur desquels M. Obama (et M. Kerry, comme une grande partie de la «communauté internationale») demande à Israël de faire des concessions. Sans oublier que depuis cinq ans, le président américain a trahi Israël, l'Egypte, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis tout en accordant sa mansuétude aux ennemis de son pays, tyrans par ailleurs, comme Assad en Syrie, Khamenei en Iran, et/ou les Frères musulmans en Egypte. Cinq ans pendant lesquels il a ménagé l’Iran en cherchant comme Diogène un «modéré» et en le trouvant avec le dernier poulain du Guide Suprême «élu» en juin dernier et ce qui a fini avec la conviction naïve d’avoir trouvé un dans le sourire de M. Rouhani. En oubliant, fort à propos, les dires de ce dernier d’il y a dix années pour expliquer comment il a triché avec les occidentaux pour «négocier» tout en faisant avancer le programme nucléaire….

 

Donc, voilà Abbas Zaki, membre du Comité Central du Fatah, déclarant il y a deux ans, en septembre 2011 : «Quand nous disons que le règlement devrait être fondé sur les frontières de 1967, le Président Abbas comprend, nous comprenons, et tout le monde sait que notre grand objectif ne peut être réalisé d’un coup. Si Israël se retire de la Cisjordanie ... que va-t-elle devenir ? Elle arrivera à sa fin ... Netanyahou, Liberman, Obama, tous ces salauds n’auront plus d’importance .... Mais si nous disons que nous voulons éradiquer Israël, c'est trop difficile. Ce n'est pas politiquement correct de le dire. Ne dites pas ces choses au monde. Gardez-le pour vous» (D. Pollock, Beyond words, Policy Focus 124, Septembre 2013). Et voilà, le Juge Islamique en Chef de l’Autorité Palestinienne, Tayser Al-Tamimi, réclamant la constitution d’un califat le 31.12.12 (c’était hier …): «Jérusalem sera la capitale du califat, si Allah le veut....Comment Saladin a-t-il libéré Jérusalem? Il a mobilisé ses troupes et a investi toutes les ressources de la nation.... Il est impératif de réveiller la nation à son devoir de libérer la terre de Jérusalem et de la Palestine....C'est le début de la fin de la conspiration qui a commencé avec la Déclaration Balfour....La mise en œuvre de cette promesse a activé les gangs sionistes qui ont accaparé plus de 78 pour cent de la terre palestinienne ...un crime qui a continué depuis le 2 Novembre1917 à ce jour.» A ceux qui pensent qu’il ne s’agit que de «paroles verbales» on peut recommander de relire l’épisode Hitler – Chamberlain. Israël (comme les juifs depuis toujours …) prend au sérieux les mots : quand il s’agit d’être détruit -par l’Iran ou les palestiniens, les deux derniers amis de M. Obama- elle ne pourra que prendre les devants … comme en 1967 quand le héros du monde Arabe, Nasser, de conserve avec le chef des palestiniens d’alors ont décrété qu’ils voulaient jeter les juifs à la mer. La «communauté internationale» ne voulait pas les croire … Israël accusé d’avoir «volé» la terre des palestiniens … regardez les États-Unis où on a pris les terres des peuples indigènes de l'Amérique du Nord ou celles des français, des britanniques et des canadiens. Comme ont fait les Espagnols et les Portugais en Amérique latine. Ou les Australiens et les Néo-Zélandais dans les mers du Sud. Comme firent les Russes, les Chinois et Japonais en Asie et en Europe. Demandez aux Écossais, Gallois et aux catholiques de l'Irlande du Nord s’ils ont voulu être une partie de la Grande-Bretagne? Pourtant, les juifs sont les seuls à pouvoir dire être retournés sur leurs terres ancestrales après deux dispersions (la perse et la romane).

 

Donc, revenons à nos … moutons nucléaires. Comme tous les experts nucléaires l’indiquent, vient un moment où l'Iran ayant assez d'uranium enrichi peut aller de l'avant vers la construction d'une arme nucléaire, sans que l'Occident puisse faire grand’chose pour les arrêter.

On peut se demander, d’ailleurs, si l'Iran n'a pas atteint déjà ce point, mais il est certain qu’il se rapproche et que l’accord de Genève construit par M.Kerry n’a rien obtenu pour ce qui est de l’enrichissement d'uranium en Iran. Rappelons opportunément que le Conseil de Sécurité de l’ONU,le29 mars 2006 (!) a exigé que l'Iran cesse ses activités d'enrichissement d'uranium en lui imposant une date limite fixée au 28 avril 2007 ; le même, le 31 juillet de la même année, a adopté une résolution exigeant que l'Iran "suspende toutes les activités liées à l'enrichissement" d'uranium avant le 31 août, menaçant la République islamique de sanctions économiques et diplomatiques ; le 23 décembre de la même année le Conseil de Sécurité impose des sanctions économiques à l’Iran, sanctions qui deviennent de plus en plus contraignantes selon des résolutions répétées demandant la fin de l’enrichissement de l’uranium. Tant et si bien qu’au bout de six ans, l’Iran aurait perdu plus de 170 milliards de dollars de revenus pétroliers et autres. Ce qui l’a amené à accepter, avec des sourires, une négociation sous le contrôle amical et intéressé de M. Obama. Amical et intéressé car -souvenons-nous en- le texte initial de l’accord de Genève a été négocié en secret par les deux compères. Tout cela pour arriver à quoi ? Accord signé, l’Iran dit urbi et orbi que les grandes puissances ont reconnu son droit à l’enrichissement et … le pauvre M. Kerry, d’une manière pas très audible, dit que rien n’a été écrit à ce sujet … Qui croire ?

 

C’est le moment de s’occuper de notre «moi, Président». Tout en reconnaissant à la France le mérite d’avoir retardé d’une semaine la signature de l’accord de Genève, force est de reconnaître qu’elle n’a pas obtenu gain de cause. Regardez :

 

1. «mettre l'intégralité des installations nucléaires iraniennes sous contrôle international, dès à présent» - rien de prévu dans l’accord 

2. «suspendre l'enrichissement d'uranium à 20 %»; pendant les six mois de l’accord

3.«réduire les stocks existant  (d’uranium enrichi à 20%)»;transformation en produit intermédiaire, facilement retraitable dans sa forme initiale

4. «stopper la construction du réacteur nucléaire d'Arak qui, à terme, pourrait produire du plutonium militaire» ; suspension de travaux pendant les six mois.

 

Mais … les résolutions du Conseil de Sécurité exigeaient l’arrêt de l’enrichissement d’uranium (comme pour tous les signataires du Traité de Non Prolifération Nucléaire, le NPT). En n’obtenant pas cela de l’Iran les Etats Unis (les 5+1) ont accordé implicitement à l’Iran le droit d’enrichir et, conséquence perverse, pratiquement à tous les signataires du NPT. Avec l’accord de «moi, président». Mais comme il n’est pas capable à «tenir la baraque» (Lucchini à la télé …) on voit mal comment il aurait pu obtenir ce qui, en réalité, n’était qu’une rodomontade. En service commandé à la demande de nos amis d’Arabie Saoudite dont les contrats de vente d’armement nous sont tellement nécessaires …

 

La guerre ? Pourquoi ? Un Iran nucléaire, avec ses supplétifs terroristes Hezbollah, Hamas et autres djihadistes plus la course régionale aux armements nucléaires qui va sûrement suivre, seront bien plus dangereux pour Israël qu’une attaque des sites nucléaires iraniens. Car il ne faut pas se tromper : si Robert Oppenheimer, pour justifier le M.A.D (Mutual Assured Destruction) pouvait dire «Nous pouvons être comparés à deux scorpions dans une bouteille, chacun étant capable de tuer l'autre, mais seulement au risque de sa propre vie» Bernard Lewis, grand connaisseur de l’islam, pouvait répondre que pour l’Iran «dont on connait l’état d'esprit, M.A.D. n'est pas une contrainte, c'est une incitation»

 

Et il n’est pas difficile de comprendre que face à deux choix, accepter un Iran doté de la bombe, ou le bombardement de l'Iran, Israël choisira toujours le dernier. Lors de la crise des missiles de Cuba, Kennedy a clairement indiqué que les États-Unis ne saurait pas accepter des armes nucléaires pointées sur les villes américaines à partir de bases à Cuba. Peut-on vraiment croire qu’Israël acceptera (à part les 100.000 missiles du Hezbollah … et celles du Hamas) des missiles nucléaires dirigés vers ses villes par un ennemi encore plus belliqueux qui a juré sa destruction?

 

La guerre. Et le jour d’après on verra ce que M. Obama ne veut pas voir : on ne joue pas, à pile ou face, avec le sort d’un peuple qui a connu, dans un passé pas tellement lointain, la Shoah.

 

Que M. Obama dise aux israéliens, à l’unisson avec M. Kerry … soyez calmes, l’accord conclu augmente votre sécurité et nous vous protégeons … c’est bien, il faudrait trouver des gens pour le croire … Surtout après sa volte face pour la Syrie et la pantalonnade de la «ligne rouge» (utilisation d’armes chimiques). Et souvenez-vous du «Yes, we can» et de ce qui s’en est suivi depuis jusqu’à un discours à Dallas le 6 novembre «Je crains que les gens oublient que le changement dans ce pays a toujours été difficile» - il lui reste la solution de Bertolt Brecht … changer le peuple !

 

Des gens pour lui faire confiance ? Selon ce que l'on dit, la confiance est comme la virginité : une fois perdue c’est difficile de la recouvrer …

 

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 12:54

 

 

J’ai utilisé ce titre à deux reprises, en 2009 et 2011, pour le même sujet : Barack Obama. Jamais deux sans trois … ce qui se passe du côté de la Maison Blanche au sujet de la Syrie oblige l’observateur a y revenir.

 

Appelé « le guerrier réticent » récemment, il était considéré (il est encore) un « flower child » (hippie, en particulier quelqu’un qui plaide pour la paix universelle et l’amour comme antidotes aux  malheurs sociaux et politiques).

 

Oui, BO est un flower child. « Il a grandi comme flower child, il a été élu comme flower child et il agit comme un flower child. Certes, il peut se permettre de se comporter comme un flower child, mais en attendant, nous sommes coincés maintenant au milieu de la jungle." (Auteur inconnu).

 

Rappelons quelques faits. Il y a plus d’un an il a annoncé, urbi et orbi, que dans le « conflit syrien » (euphémisme pour ne pas dire dans la guerre civile des islamistes d’Al Qaida contre l’état syrien) l’utilisation d’armes chimiques constituerait une « ligne rouge » et que cela « changerait son calcul et son équation » (les notions mathématiques n’étaient pas choisies au hasard, naturellement).

 

Bien avant le 21 août 2013 et les plus de 1.400 morts suite à une attaque chimique des forces syriennes on savait qu’elles avaient fait de même au moins six fois auparavant. La ligne rouge a été franchie et que c’est-il passé ?

 

D’abord des discours (J. Kerry et BO) de plus en plus durs qui laissaient comprendre que des frappes aériennes américaines allaient constituer la punition de M. Assad, responsable supposé de l’utilisation des dites armes chimiques. En parallèle il s’est assuré de l’accord de l’Angleterre et de la France. Ce qui a fait que D. Cameron s’est adressé au parlement britannique avec le succès que l’on sait et que F. Hollande, à la pointe du combat, se trouve dans une position inconfortable depuis une dizaine de jours.

 

Wait and see (disait un aveugle à sa sœur sourde).

 

A la stupeur des ses plus proches conseillers et des chancelleries du monde, à la stupeur des armées diverses (française, turque, jordanienne, israélienne et autres) toutes positionnées en attente de l’ordre « go », trois heures avant une déclaration solennelle qui devait annoncer les frappes américaines … il annonce que, tous comptes faits, sans en avoir le besoin, il demande quand-même l’autorisation du Congrès ! et part ensuite pour faire un parcours de golf avant de quitter Washington pour se rendre en Suède …

 

Les discours evoqués soulignaient (J. Kerry) que « la crise syrienne constituait un problème plus important que celui de l’armement chimique et que le monde entier attendait une solution qui ne devrait pas laisser croire à la Corée du Nord ou à l’Iran qu’ils pouvaient ignorer les mises en garde de Washington ». Et les conséquences envisagées. Mais… le flower child changeait son fusil d’épaule (so to speak …) et laissait au milieu du guet tous ceux qui lui avaient fait confiance quant à sa décision de ne pas laisser les choses sans une puissante réaction.

 

Et ce que le monde a vu c'était une sorte de flottement et un président américain indécis et hésitant. Ce qui est curieux c’est que d’habitude, quand on ne veut pas tenir parole on n’établit pas de « lignes rouges ». Il se trouve depuis, nonobstant ses talents oratoires et son infinie mauvaise foi, dans une situation à la « Catch 22 ». Et comme la réponse du Congrès s’annonçait négative il a sauté sur la perche tendue par l’éminent dirigeant pacifique, le coryphée de la cohabitation pacifique des peuples (voir la Tchétchénie et la Géorgie), j’ai nommé Vladimir Vladimirovitch Poutine. Ancien agent du KGB, rompu aux techniques de manipulation, il n’a pas eu du mal à le faire jouer aux échecs, BO n’étant fan que du golf … Et ce qui devait arriver arriva : plus de frappes, « on va mettre l’arsenal chimique de la Syrie sous contrôle international et le détruire .. » et cela, on vient de l’apprendre, avant l’été 2014 … Naturellement, tout cela pendant que la guerre civile en Syrie fait des centaines de morts tous les jours. Naturellement, en oubliant que la destruction de l’arsenal chimique de M. Kadafi a commencé en 2003 et qu’elle n’est pas encore finie vu la dispersion géographique des armes et/ou des composants chimiques. Naturellement, en oubliant qu’en demandant à M. Assad de collaborer à ce qui a été proposé par M. Poutine, on rétablit son standing d’homme d’Etat, partenaire à un travail fait sous l’égide de l’ONU. Naturellement, en oubliant qu’en 2011, BO avait dit « M. Assad doit partir » et qu’il est toujours là, que la Syrie est détruite, qu'on a dépassé les 100.000 morts et que des milliers de djihadistes (en partie européens et mêmes américains) formés en Syrie reviendront porter la bonne parole (et faire quelques attentats) en Europe ou ailleurs.

 

La conséquence immédiate de la volte face de BO sera d’encourager l'Iran, la Corée du Nord (et la Russie) à le considérer comme un tigre en papier en ignorant dorénavant ses avertissements. Et de mettre Israël dans une situation plus qu’inconfortable. Car, BO devant son prompteur racontant n’importe quoi et son contraire, ne risque rien d’autre que perdre une dizaine de points dans les enquêtes d’opinion quant à ses performances. Pour Israël il s’agit de vivre ou disparaître et, dès lors, les conséquences de l’inconséquence de BO prennent une autre tournure. Car ce qui était écrit sur les murs avec de l’encre sympathique vient d’être révélé : si un jour ou l’Iran aura la bombe ce n’est pas l’Amérique de BO qui défendra Israël.

 

Israël et les pays arabes sunnites font face au mêmes trois périls : (a) l’Iran et l’axe chiite dont l’Hezbollah est une tête de pont, (b) les métastases de l’intégrisme musulman « Les Frères Musulmans, les Salafistes et (c) Al Qaida (que BO avait annoncée comme détruite …) ». Mais Israël, plus que lesdits pays arabes, à part l’Iran, doit faire face à un autre péril : l’activisme de BO et d’une partie de la « communauté internationale » en faveur de la création d’un 23ème état arabe dont personne -ni les pays arabes ni, vraiment, les palestiniens- ne veut. Et qui, s’il est créé, quoi qu’on en dise, ne pourra devenir rien d’autre que la réplique du hamastan de Gaza. Ce péril, pour Israël, est accentué par l’inconscience coupable d'une Europe absorbée comme elle est, d’un côté, par un relativisme post moderniste et, d’un autre côté, secouée par une crise économique qui aura (qui a) comme premier résultat le renouveau de « l’état nation » par rapport au rêve de l’intégration sociale, économique et politique. Inconscience coupable de l’Europe … D’aucuns n’ont pas de difficultés à en trouver les origines dans la culpabilité refoulée pour ce qu’elle a fait aux juifs. Qu’elle ait fait partir en fumée 6 millions de juifs lui a donné le sentiment que recueillir le double de musulmans montrera au monde sa haute facture morale. Ceux qui ont laissé s’installer en Europe des Arabes, des Turcs, des Kurdes ou des Pakistanais pensaient qu’ils allaient constituer un sous prolétariat, malléable et corvéable à merci, pouvant tirer vers le bas les salaires des autochtones mais qu’ils allaient, un jour ou un autre, s’intégrer comme tant d’autres polonais, italiens, juifs d’Europe Centrale ou autres serbo-croates l’avaient fait tout au long du 20ème siècle. Sauf que … ces Arabes, Turcs, Kurdes ou Pakistanais apportaient dans leur besace l’islam : pas d’intégration possible, aucun modèle (allemand, français ou anglais), même dans les conditions de « l’état providence » n’a pu venir à but (et ne viendra pas) de ce qui est consubstantiel à leur raison d’être collective, l’identité islamique.

 

Et comme cela prend du temps pour comprendre qu’elle n’a pas gagné au change, deux musulmans pour un juif tué, (intégration, création de valeurs économiques, sociales, culturelles) et même que lesdits arrivants ne contribueront pas à la solution de son vieillissement (retraites) bien qu’ils représentent un ectoplasme démographique, l’Europe montre au monde toute sa sollicitude pour les pauvres palestiniens opprimés par les juifs. Manière aussi de pouvoir dire « vous voyez, eux aussi ils … »

 

Résumons : après avoir été menacé du pire par trois grands pays (Amérique, Angleterre, France) le régime syrien se trouve, grâce à son protecteur russe, en position de force : rien ne sera possible ou imaginable sans le concours du régime pour « identifier et détruire les armes chimiques ». C’est le résultat direct de l’incompétence de BO.

 

BO qui, au Caire en 2009 affirmait « Quand il s'agit de combattre l'extrémisme violent, l'islam ne fait pas partie du problème - il constitue une partie importante de la marche vers la paix » Il devrait aller dire cela quand on organisera le requiem pour les 100.000 morts syriens.

 

Aucun homme d’état américain n’a promis plus et n’a fourni moins que BO. Certes … il a eu le Nobel de la paix, qui s’en souvient encore ? Elu président, cet homme applaudi partout et couronné d’une aura de « messie » semble avoir touché son niveau d’incompétence, de naïveté ou de crédulité. Ses bévues sont manifestes au moins dans deux domaines : croire que prônant le désarmement nucléaire et, surtout, celui des Etats Unis et de la Russie, cela incitera l’Iran et la Corée du Nord à renoncer à leurs velléités atomiques et vouloir faire croire au monde que l’islam n’est pas son ennemi. En oubliant les paroles d’Alexis de Tocqueville « Une société laïque est compatible avec un environnement culturel chrétien mais elle ne peut pas s’épanouir au sein de la culture islamique » (De la démocratie en Amérique).

 

Au fait, est-on certain qu’il s’agit de naïveté, d’incompétence et de crédulité ? Et si tout ce qu’il fait au plan mondial n’était que son projet essentiel, réduire les Etats Unis à une peau de chagrin pour qu’ils ne puissent plus s’opposer au triomphe de l’islam conquérant ?

 

Je suis venu ici au Caire en quête d'un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier …. mon père était issu d'une famille kényane qui compte des générations de musulmans. (BO, Le Caire, 2009).

 

Bonnes gens, cet homme est dangereux. Pour son pays, pour le nôtre, pour le monde entier. Et il restera au 1600 Pennsylvania Avenue encore trois années …


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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 12:01

Il y a quelque temps je notais, pour faire comprendre ce qu’Israël représente aujourd’hui :

 

Quant à Israël, ce pays dépense en recherche et développement plus (per capita) que tous les autres pays du monde, tout en ayant supporté plus de guerres que n’importe quel autre pays depuis sa renaissance. Le résultat ? En 2008 Israël a enregistré plus de brevets (1.166) que tous les pays arabes pendant toute leur histoire. Et a assuré ainsi sa place, de choix, parmi les premières nations du monde. Téléphone portable, microprocesseurs Intel (Centrino), clé USB, robots, casques de pilotes pour commander le tir des avions, drones, les inventions « made in Israël » sont légion et se trouvent dans notre univers quotidien. On trouve dans ce pays 140 ingénieurs par 10.000 habitants, presque le double de l'Allemagne (87). L'essor de ses industries de technologie de pointe se traduit par des chiffres inconnus ailleurs : en 1965, elles représentaient 37 % de la production industrielle du pays pour arriver à  58 % en 1985 et avoisiner les 75 % en 2008.Bien que les gauches européennes appellent au boycott des produits israéliens (en envoyant des E-Mails avec leurs ordinateurs portables qui ne marcheraient pas sans les contributions technologiques israéliennes ...).

 

Quelques chiffres méritent d’être ajoutés à ce qui précède :

  • Quand l’Europe investit 7 $/capita en « venture capital », les EU investissent 70 et Israël, premier au monde, en investit 170 !

  • Depuis1999, Israël est classée deuxième, derrière les Etats-Unis, pour les capitaux investis en haute technologie en pourcentage du PIB. Ce pays est aussi le premier au monde quant à la part de la croissance de son économie attribuable à des entreprises high-tech: 70 pour cent ;

  • Il y a aujourd’hui en Israël plus de deux douzaines «d’incubateurs » dont les deux tiers des projets sont relatifs à la recherche et au développement scientifique ;

  • Plus de 70 fonds d’investissement « venture capital » sont présents en Israël et plus de 220 autres, étrangers, investissent via des opérateurs locaux ;

  • Le pourcentage d'Israéliens engagés dans la recherche scientifique et technologique, par rapport à la population, est le plus élevé au monde. Selon l'OCDE, Israël est également classée 1er dans le monde pour les dépenses en recherche et développement (R & D) en pourcentage du PIB.  Israël occupe le quatrième rang dans les activités du monde scientifique mesurées par le nombre de publications scientifiques par million de citoyens. Le pourcentage d'Israël du nombre total d'articles scientifiques publiés dans le monde est presque 10 fois plus élevé que le pourcentage de sa population comparée à celle du monde.

 

Pourquoi rappeler ces données ?


Un bon ami vient de me faire savoir que le journal de référence de l’intelligentsia française, a publié le 23 août un article intitulé « Silicon Aman » avec un chapeau disant :

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Aman, capitale de la Jordanie, le haut lieu des technologies au Moyen Orient …. Rire ? S'offusquer ? Vomir ? Que la journaleuse qui a commis le papier soit incompétente, inculte ou de parti pris contre Israël (le cumul étant parfaitement envisageable), soit.

 

Qu’un journal comme Le Monde se permette de le publier en l’état, en dit long sur sa dérive anti-israélienne, entre autres, qui l’a amèné à l’état de « torchon » dont la désinformation est maintenant la mantra. Et le trio qui le possède (j’ai écrit un jour «un, qui a fait sa première fortune dans les sexe shops, un autre, qui a exploité sa vie durant son partenaire sexuel et un troisième, énarque passé par les cabinets des ministres socialistes») n’a rien à dire sur sa ligne éditoriale ? C’est vrai, le ridicule ne tue plus dans notre monde. Tant et si bien que même des économistes distingués, auteurs de romans, artistes de première qualité, hommes et femmes politiques, en quête de l’honorabilité immédiate qui s’y attache, encore, à un papier publié par ce journal, se bousculent pour y apporter leur contribution.

 

Mais qu'un peu moins (ou un peu plus) de 100.000 français continuent à payer 1,8 € pour l’acquérir comment l’expliquer ? Besoin d’avoir le cerveau lavé par les épigones de Beuve-Mery ? Les intellectuels trotskistes nostalgiques d’un passé révolu, les « gens du monde » se baladant avec lui sous le bras, les socialistes qui cherchent à quel saint se vouer … y en a-t-il encore tant ?

 

Bonnes gens, faites savoir à ce « journal de référence » qu’à 70 km d’Aman se trouve la capitale d’un état, «start up nation» qui est «le haut lieu des nouvelles technologies» non seulement du Moyen Orient mais du monde et qu’il s’appelle Israël …

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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 17:53

 

« Les faits sont têtus » disait le camarade Lénine (Lettre aux camarades, novembre 1917)… 

 

En voilà une sélection, non exhaustive, qui justifie le titre du texte mis en ligne il y a quelques jours.

 

La presse française : Egypte : la France fait pression sur le Qatar et l'Arabie saoudite pour régler la crise.

Décryptage : le Ministre des Affaires Etrangères de l’Arabie Saoudite, Saoud Al-Faiçal, venu à Paris a été reçu dimanche, en urgence, par François Hollande. Langage simple et clair : « Vous arrêtez tout de suite de soutenir les Frères Musulmans et/ou de menacer via Bruxelles les militaires égyptiens ou vous renoncez à tous les contrats civils et/ou militaires conclus ou à conclure avec l’Arabie Saoudite et les Pays du Golfe » Notre président a, bien sûr, obtempéré et a accepté même de faire une déclaration commune adéquate sur le parvis de l’Elysée. Deux conséquences immédiates : (a) Laurent Fabius a mangé son chapeau et ne demande plus « la libération immédiate de M. Morsi » et (b) la France qui a imposé une réunion à Bruxelles (aujourd’hui) pour « revoir les modalités de l’arrêt de l’aide à l’Egypte » fait machine arrière et devra convaincre l’Europe de ne rien faire … C’est-y pas beau ? Mais ne cherchez pas un reflet de tout cela dans la presse française, vous n’en trouverez pas !

 

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Restaurer la démocratie en Egypte : c’est ce que la « communauté internationale » (moins la Russie et la Chine) a demandé aux généraux égyptiens sous la menace de diverses sanctions.

Résultat : (i) dans la longue histoire de plus de 6.000 années, l’Egypte n’a jamais connu la démocratie ; (ii) assimiler les élections qui ont permis aux Frères Musulmans d'usurper tous les rouages de l’état égyptien à une démocratie est une sinistre plaisanterie ; (iii) redonner le pouvoir à M. Morsi conduirait (par delà les vengeances sanglantes qui suivraient comme dans tout bon pays arabe) à la transformation de l’Egypte en état islamiste peut-être plus vite que ce que l’on voit en Turquie1 . Parler de démocratie, via les élections, pour les pays arabes comporte un vice de fond que l’Occident ne veut pas intégrer dans son jugement : dans ces pays les élections amènent, inexorablement, les islamistes au pouvoir ce qui est le contraire de ce que les cerveaux d’acier européens (ou américains) voudraient … En d’autres mots : la démocratie ici porte en elle, comme les nuages la pluie, les résultats que l’on ne veut pas …

 

BHO et l’Egypte : après avoir « forcé » M. Moubarak de quitter le pouvoir, après s’être acoquiné avec les Frères Musulmans (« organisation modérée et largement laïque » J. Clapper – Director of National Intelligence déclaration devant le Congrès Américain en mars 2011), après s’être abstenu de dire quoi que ce soit pendant la main mise des frères sur l’état égyptien et de leur totale incompétence économique, le voilà qu’il demande aux généraux égyptiens de « restaurer le gouvernement civil en incluant les Frères Musulmans ». Et comme il n’est pas entendu, suprême effort, il interrompe un parcours de golf pendant ses vacances pour annoncer qu’un exercice militaire anodin prévu pour le mois de septembre sera annulé … Pas un mot pour les 57 églises coptes incendiées et détruites par les meutes d’islamistes partisans de M. Morsi …

 

Se souvient-on de son discours au Caire en 2009 ? « Je suis venu pour chercher un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans du monde entier, fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur le postulat selon lequel l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas, et ne doivent pas être en concurrence. Au lieu de cela, ils se joignent et partagent des principes communs -des principes de justice et de  progrès, la tolérance et la dignité de tous les êtres humains » La tolérance et la dignité pour tous les êtres humains, sauf pour les Juifs, les Chrétiens et autres infidèles, sans oublier les femmes, les homosexuels, et ceux qui ont été réduits en esclavage par les musulmans. En dehors d'eux, plein de tolérance et de dignité !

 

Mais qu’attendre d’un président qui reçoit un Prix Nobel dix jours après son intronisation à Washington et qui croit qu'il pourrait amadouer les Iraniens pour qu’ils renoncent à leurs ambitions nucléaires et que la pression américaine sur Israël pouvait magiquement créer la paix avec les Palestiniens. Et qui cinq années après il s’efforce toujours d’obtenir des « concessions » d’Israël pour une paix avec des palestiniens qui, de paix, ils n’en veulent pas …

 

Qu’à cela ne tienne, il a nommé un Secrétaire d’Etat qui, il y a deux ans avait décrit Bashar el Assad comme un « modéré » et qui a été contaminé par une maladie chronique, faire la paix entre Israéliens et Palestiniens … Vous vous souvenez des gars qui, pour faire une bonne action, font traverser la rue à une vieille dame qui, elle, n’en veut pas …

 

L’Irak s'effondre sous la double pression de l’Iran qui en est le vrai patron et des attentats journaliers qui font 1.000/1.500 morts tous les mois, l'Égypte dont le chaos sanglant n’augure rien de bon, la Syrie dans une guerre sans fin, la Jordanie suffoquée par le poids d'un demi-million de nouveaux réfugiés, le Qatar qui finance, avec des millions, la prochaine génération d'Al-Qaïda et les islamistes en train de conquérir Afrique du Nord. La réponse? Un secrétaire d'Etat qui court après un prix Nobel comme récompense pour avoir fait la paix entre israéliens et palestiniens … On croit rêver …

 

Cerise sur le gâteau, l’Egypte. L’incompréhensible attitude de BHO pour ce qui est de la Libye, la Syrie et ses 200.000 morts dont une partie par les armes chimiques d’Assad et maintenant pour ce qui est de l’Egypte, en disent long sur la confiance qu’Israël (mais aussi la Jordanie et, par extension, les pays du Golfe et l’Arabie Saoudite) peut lui faire en cas de conflit avec l’Iran.

 

Mais les choses sont compliquées et difficiles pour BHO -notre François national a moins de scrupules pour passer, sous la menace du « tout contre les militaires » à « faut suivre la feuille de route des militaires » … Compliquées et difficiles car, pour le moment, c’est l’armée égyptienne qui fait le sale boulot que l’Amérique ne veut pas faire -supprimer un mouvement islamiste violemment antimoderne, antisémite et antioccidental dont le chef, M. Morsi traitait, il y a moins de deux ans, les juifs, de « descendants des porcs et des singes » Mais gardons présent à l’esprit qu’il faisait cela avec le soutien enthousiaste de plusieurs dizaines de millions d'Egyptiens qui, maintenant, sont descendus dans les rues pour appuyer l'armée contre le même M.Morsi …. Comprenne qui pourra ?

 

Allez, de toute manière, son « ami avec lequel il a établi de relations de confiance » (RT Erdogan …) vient de tirer la conclusion de ce qui s’est passé en Egypte : « Israël est derrière le coup militaire, nous en avons la preuve »

 

Paraphrasons Cicérone - quousque tandem abutere Catilina patentia nostra ? En remplaçant Catilina par « le monde islamique » actuellement un épigone fossilisé d’une civilisation en faillite. Sauf le respect dû à ceux qui nous rabâchent une vérité qui n’en est pas une, « l’islam c’est une chance pour la France » …

___________

1 « La démocratie n'est que le train pour atteindre notre destination » (RT Erdogan). En clair, "on va descendre à la gare de la charria"  - loin d'une civilisation de liberté et d'égalité. C’est pour cela que le dicton « un homme, une voix, une fois » a cours dans les pays où l’Occident a imposé des élections pour faire semblant que l’on installait la démocratie … Certes c'est un moyen moins brutal que le djihad violent, mais un moyen pour la même fin : la charria.

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 16:52

  

 

Une Europe (de l’Ouest) émasculée par des années de dominance d’une vulgate de gauche appuyée (ou renforcée) par des populations exogènes majoritairement musulmanes, l’Amérique de Barack Hussein Obama et de son discours du Caire … «nous ne sommes pas en guerre avec l’islam…», François Hollande, David Cameron et même Angela Merkel, les voilà tous défenseurs de la « démocratie » en Egypte et demandant, avec des nuances, le rétablissement du «gouvernement démocratiquement élu» des Frères Musulmans. Et notre ineffable ministre des Affaires étrangères demandant, en relevant le menton, « la libération immédiate de Monsieur Morsi ».

 

Pendant ce temps, BHO annonce l’annulation d’un exercice militaire annuel car «on ne peut pas continuer à coopérer comme auparavant» tandis que Monsieur Poutine, après avoir tenu une réunion extraordinaire au Kremlin pour "discuter de la situation en Egypte"  annonce, calmement, que «la Russie prendra les mesures nécessaires pour que des moyens militaires russes soient mis à la disposition de l'armée égyptienne» Et pour que tout le monde comprenne bien ce de quoi il s’agit, M. Poutine déclare en outre que «la Russie va organiser des exercices militaires conjoints avec l'armée égyptienne» Quarante années nous séparent de l’éviction de la Russie d’Egypte (par Sadate, après la guerre du Kippour 1973), fait majeur géopolitique (Kissinger et Nixon) qui avait changé la face du Moyen Orient, jusqu’à la politique imbécile (ou l’absence de politique) d’une Amérique déboussolée car dirigée par un président atypique. Les conséquences de cette politique absurde sont déjà visibles : la Russie revient au Proche Orient et se dote d’une deuxième tête de pont pour le cas où celle constituée par la Syrie serait perdue. Dans sa longue histoire, l’Amérique a vu des présidents de deux types : «non interventionnistes» ou défendant (ou imposant) partout la prééminence des Etats Unis touchant ainsi les frontières de l’impérialisme. Mais BHO est le seul (le premier) qui s’est arrogé le droit de transformer son pays en spectateur, de surcroît allié potentiel des mouvements religieux fascisants comme les Frères Musulmans ou, depuis quelque temps, des talibans afghans …

 

Mais de quoi s’agit-il exactement ? L’Egypte, premier pays arabe par sa population, a vu un parti religieux obtenir à des élections (probablement truquées) 24,8% des votants et battre un candidat laïc qui n’a obtenu « que » 23,8% des voix. Démocratie oblige, le président désigné par les Frères Musulmans, s’est installé, et -comme c’était prévisible- a utilisé tous les rouages de l’état égyptien pour avancer la cause de frères : transformer le pays en califat. Une nouvelle constitution en cours d’élaboration mais fondée sur la sharia, nomination de gens bien pensants à tous les postes de responsabilité, changement des têtes de l’armée égyptienne (qui s’est laissée faire car une partie de ses généraux n’étaient que des « crypto frères musulmans »), bref, un pays avançant à grands pas vers l’idéal islamique. Un « hic » cependant … l’économie n’a pas suivi, les touristes (principale source de revenus) non plus et ce qui devait arrivé est arrivé : l’armée a repris le contrôle du pays et a détrôné le président élu démocratiquement …

 

L’on devrait faire deux observations : (a) après les élections de 1932 Hitler a été nommé président en 1933 car « démocratiquement élu » et (b) la tradition islamique ne faisant pas de distinction entre la mosquée et l'État, ce sont les islamistes qui remportent toujours les élections1.Et comme la deuxième force des pays musulmans est l’armée, il en résulte une lutte débilitante entre islamistes et « laïcs »2. Syrie, Egypte, Libye, Tunisie, Irak, Afghanistan, Pakistan – n’y aurait-il pas un lien commun à ces pays ? Regardez les quatre principales capitales arabes : Bagdad, Damas, le Caire et Beyrouth, toutes en feu aujourd’hui, englouties dans des attentats ou des combats en ville, d’une sauvagerie sans bornes et d’une cruauté qui rappellent le Rwanda … Le carnage étant l'œuvre des Arabes, pas des envahisseurs étrangers, colonialistes, sionistes ou autres infidèles.

 

On devrait aussi se souvenir que « la paix civile » n’existe pas dans les pays musulmans sauf s’ils sont gouvernés par des dictateurs à poigne ou des rois, le cumul étant aussi rencontré un peu partout des confins du sous-continent indien et jusqu’aux rives de l’Atlantique.

 

Bref, Mohamed Morsi a été, peut-être, élu démocratiquement, mais il a présidé au quasi-effondrement de l'Etat égyptien en faisant peu de cas des trois quarts des électeurs qui n’ont pas voté pour lui car son agenda était clair : transformer l’Egypte en état islamique, au départ sur le modèle de la Turquie de Monsieur Erdogan (un autre grand démocrate qui, par touches successives mais apparemment indolores, transforme le pays d’Atatürk en «démocratie islamique » …).

 

L’aventure des Frères Musulmans en Egypte a été, entièrement financée par le Qatar. Serait-ce une raison pour que M. Hollande court au secours de M. Morsi ? S’agirait-il d’aligner la politique de la France sur celle de son «partenaire» qui après avoir acheté le PSG et fait des investissements dépassant les 15 milliards d’euros en France promet d’en ajouter encore 10 milliards ? Serait-ce la raison du soutien de la France aux Frères Musulmans contre la «dictature militaire» en Egypte ? Comment comprendre que la France soutient les islamistes (presque toujours terroristes) tout en citant les sempiternels droits de l'homme, la démocratie, les valeurs de la république, le soutien intangible et non négociable aux homosexuels etc., ? Et comment comprendre que la France est allée en guerre au Mali pour éviter à ce pays de devenir un repaire islamiste et défend maintenant ceux qui voudraient faire de même en Egypte ? Certes, par la voie « démocratique » des élections … On en est à admettre que pour flanby il y a deux sortes d’islamistes radicaux : les mauvais au Mali et les bons en Egypte.

 

Et dans tout cela la France, ci-devant « fille aînée de l’Eglise » fait semblant de ne pas savoir ce qui se passe avec les Coptes chrétiens, peuple primaire de l’Egypte d’avant l’arrivée de l’islam : «Les Frères et leurs alliés ont brûlé ces deux derniers jours une cinquantaine d'églises, ils s'en sont pris à des établissements et à des commerces coptes, ils ont agressé des passants qui portaient des croix» (Le Monde). Ignore-t-elle le slogan djihadiste «d’abord samedi, ensuite dimanche» ? Et comme il n’y a plus de juifs en Egypte … le temps des coptes est arrivé ! Églises brûlées, boutiques saccagées, villages attaqués : les Frères Musulmans profitent de la situation pour se venger sur les chrétiens. Mais a-t-on entendu, dans notre beau pays, tolérant, l’imam de Vénissieux s’insurger contre la montée de la « christianophobie » en Egypte et contre les crimes des frères musulmans ? Non ? Me trompé-je ?

 

Allons, donc. L’Ouest ne veut pas admettre que depuis la chute du mur en Allemagne et l’effondrement du « bloc socialiste » le vrai problème du monde est le totalitarisme islamique. Mais ce n’est pas parce que la gauche d’ici ou de là, les compagnons de route et les idiots utiles de partout, le masquent que ce problème sera résolu à son avantage. Ce qui est poignant c’est de voir M. Poutine défendre les militaires égyptiens et la fine fleure de l’intelligentsia européenne (de gauche, naturellement) défendre les islamistes mis à la porte en Egypte …

 

Mais … Dieu reconnaîtra les siens, donc «Ad majorem Dei gloriam…» en oubliant opportunément la deuxième partie du dicton « inque hominum salutem » car sauver le peuple égyptien n’est pas inscrit dans l’agenda de ceux qui sont devenus des complices des islamistes.

 

1   1. Comme si l’exemple du Hamas n’avait pas suffi. Comme si l’on ne savait pas qu’il s’agit de gagner « une » élection car  ensuite … voir le Hamas à Gaza depuis 2006.

2   2. Comme si l’exemple des élections gagnées par les islamistes en Algérie et les 200.000 morts qui s’en ont suivis n'était pas connu …

 


 

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 11:11

 

 

Il faudrait bien, un jour, tordre le cou à la fiction « la loi internationale ne permet pas ceci ou cela dans les territoires « occupés » (disputés, sous administration israélienne). Deux lecteurs fidèles me signalent :

 

a.     un extrait du Jugement de la Cour d’Appels de Versailles (23 mars 2013 …)

 

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Le Jugement en appel (après un jugement identique en première instance) est relatif à une action en justice (2002 …) intentée par l’Autorité Palestinienne et l’Association France-Palestine concernant la construction par Alsthom et Veolia du tramway de Jérusalem. Il  rappelle aussi que les conventions pertinentes ont été établis entre des états et, déboute, à ce titre les plaignantes car ne représentant pas des états ...

 

b.  un extrait de :

Letter dated 10 April 2002 from the Secretary-General
addressed to the President of the Security Council 

 

We reiterate that there is no military solution to the conflict and call on the parties to move towards a political resolution of their disputes based on UNSCR 242 and 338, and the principle of land for peace — which formed the basis for the Madrid Conference of 1991. We reaffirm our support for the objective expressed by President Bush and spelled out in UNSCR 1397, of two States, Israel and Palestine, living side-by-side within secure and recognized borders

 

Ce qui amène à dire que (c) la dernière decision de Bruxelles contrevient et aux decisions du Quartette et du Conseil de Sécurité, (d) est totalement en contradiction avec la chose jugée en France et réglée définitivement en appel et (e) plus généralement on peut observer qu'il s'agit de territoires disputés, les résolutions 242 et 338 ne parlant d'aucune manière des "frontières de 1967" ....

 

Pour ce qui est de la France, en vertu du principe de subsidiarité, on peut se demander, réellement, si elle ne passe pas outre un jugement de sa justice quand elle s’associe à une décision de Bruxelles dont l’aspect politique et discriminatoire à l’égard d’un état déterminé est patent.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 19:47

 

Ø Pourquoi pensez-vous qu’un accord n’est pas possible ?

 

Vu d’avion : dans le cadre des deux tentatives (Barak/Clinton, 2000/2001 et Olmert, 2008) les palestiniens se sont vus offrir plus que les gouvernements successifs sont disposés a accepter (conditions changées – Hamastan à Gaza, « printemps arabe » dégénérant en tueries et guerres civiles, etc.,).  Des sujets sans solution voilà quelques uns :

 

-   retour des « refugiés » (quelques 4/5 millions …) - sine qua non pour les palestiniens, suicide national pour les israéliens ;

-   démilitarisation du futur éventuel état palestinien et présence d’Israël sur la frontière naturelle avec la Jordanie, le Jourdain sine qua non pour Israël, inacceptable pour les palestiniens ;

-   partage de Jérusalem – sine qua non pour les palestiniens, inimaginable pour les israéliens (le Mur des Lamentations se trouverait dans le territoire du futur éventuel état palestinien) ;

-   reconnaissance par les palestiniens (et le monde arabe) du caractère juif de l’Etat d’Israël – sine qua non pour Israël, impossible pour le monde musulman (territoire légué par Allah à l’oumma …).

 

Ces quelques exemples laissent de côté « la terre » car ce conflit n’a jamais été un conflit territorial, il s’agit d’un conflit à caractère existentiel pour les deux protagonistes.

 

Ø Si vos chiffres (et  les courbes) relatifs à la démographie sont exacts, peut-on expliquer pourquoi même des amis d’Israël disent le contraire ?

 

-  à la recherche de tout ce qui pourrait, éventuellement, amener Israël à résipiscence on s’est appuyé, au départ  -il y a une dizaine d’années- sur des données incomplètes ou fausses (nombre réel d’individus de chaque groupe ethnique, taux de fécondité des populations différentes, changements majeurs dus à des progrès économiques et/ou sociaux, etc.,) ; la peur de la « bombe démographique » devait (doit) conduire Israël à faire des « concessions » (« la terre pour la paix ») ;

-     devenue vulgate dominante (le « camp de la paix », la presse –en totalité, ou presque, de gauche- l’Europe  et BHO) on utilise ses tenants et ses aboutissants sans discernement (comme « les frontières de 1967 » en oubliant, volontairement qu’il s’agit de « lignes d’armistice de 1949  qui ne devaient, à jamais, être considérées comme frontières … ) ;

-     les « amis » d’Israël qui utilisent et propagent cette vulgate ne le sont pas (sauf des rares exceptions) ;

 

Ø Vous rappelez des réalisations d’Israël, pourquoi ne pas créditer les palestiniens de pouvoir faire aussi bien s’ils étaient « libres » ?

 

-     partie intégrante du monde musulman,  les palestiniens feront ce que les autres nations arabo-musulmanes font : de l’anti-création ; une culture millénaire d’exclusion de « l’autre », de haine, qui « célèbre la mort » non pas la vie, qui exclut la moitié de son humanité (les femmes) ne peut pas constituer un terreau propice au progrès par l’innovation ; « anti-création » - détruire, avant de laisser bourgeonner, tout ce qui pourrait venir contester ou changer ce qui est dogme venant des profondeurs du temps ;

-    deux exemples : Gaza, transformée en, presque, califat et tête de pont pour détruire Israël, d’un côté et tous les états arabo-musulmans de l’autre : combien de prix Nobel ou des médailles Field ? quel état arabo-musulman est-il en mesure d’assurer ses besoins alimentaires d’une manière autonome ?  Le climat et la qualité de la terre sont identiques pour Israël (devenue un des grands spécialistes de l’agriculture et étant, presque, totalement autonome pour ses besoins agro-alimentaires) et les pays du Proche Orient mais l’Egypte (jusqu’à récemment, le pays le plus développé du monde arabe) importe plus de 95 % des produits agro-alimentaires (blé, farine de blé, ma¨s, viande, sucre, huiles végétales, etc.,)   nécessaires à sa population … Quant au PNB/capita ... 6000 $ pour l'Egypte, 30.000 $ pour Israël.

 

Ø Si ce que vous dites passe la rampe, comment expliquer cette nouvelle tentative américaine d’obtenir un accord ?

 

-    après les échecs retentissants et répétés de la diplomatie de BHO au Proche Orient (Libye, Egypte, Syrie – en voilà quelques uns mais aussi Bahreïn, Yémen ou les relations avec l’Arabie Saoudite et les pays du Golf) tout au long des cinq dernières années, les Etats Unis ont cruellement besoin d’un succès à la mesure de leurs échecs ;

-    les Etats Unis ne sont plus en mesure (après l’Irak et la main mise de l’Iran sur ce pays, après l’Afghanistan et le retour, jour après jour, de plus de talibans …) d’obtenir satisfaction en raison de leur « puissance » ; de plus, ses militaires, totalement déboussolés, sont devenus « pacifistes » : entendre le plus gradés de leurs généraux dirent « qu’intervenir en Syrie sera difficile, voire impossible vu la fantastique défense aérienne de ce pays » (Général Dempsey) laisse rêveur tout observateur, surtout, arabe qui se demande (Arabie Saoudite) comment, dans ce cas, les américains interdiront à l’Iran d’accéder à la bombe ; le Général Dempsey n’a probablement pas été mis au courant de la destruction d’un réacteur nucléaire en Syrie en 2007 par Israël ou des bombardements récents de grande précision ayant détruit des stocks de missiles perfectionnés d‘origine russe dans la banlieue de Damas ou dans un port sur la Méditerranée … Israël qui n’était, peut-être pas, au courant de la formidable défense aérienne syrienne …,

-    obtenir un accord israélo arabe (palestinien au départ) serait pour les Etats Unis la preuve à fournir au monde entier quant à leur capacité de rester le « gardien de la paix » ; ce qui n’a strictement rien à voir avec Israël, les palestiniens ou leur destin …

 

Ø Pourquoi qualifier la récente décision de l’Europe (boycotte déguisé des produits dont l’origine se trouve  au delà des « frontières de 1967 » d’antisémite ?

 

-  certes, elle est présentée comme cohérente avec « la loi internationale » ; loi internationale qui, pourtant, n’interdit pas à la puissance « occupante » d’un territoire suite à une guerre, la capacité de produire sur place ; l’Europe considère que les territoires au delà des « frontières de 1967 » (sic !) ne peuvent pas faire partie de ceux où Israël produit des biens ; ce faisant, elle considère que lesdits territoires appartiennent aux « palestiniens » mais … la loi internationale (les résolutions idoines du Conseil de Sécurité après la guerre de 1967 et celle de 1973) les considèrent comme des « territoires disputés » ;

-    la décision de l’Europe à un caractère anti-israélien (mais, presque, tous les israéliens sont juifs …) et/ou antisémite car elle a été concoctée pour être uniquement applicable à Israël, puissance occupante de la Cisjordanie ; aucune décision équivalente pour la Chine - qui occupe le Tibet, pour la Turquie - qui occupe le Nord de Chypre, pour le Maroc - qui occupe une partie du Sahara ou pour l’Indonésie - qui occupe une partie de la Papouasie … territoires dont l’occupation n’a jamais été reconnue par la communauté internationale …

 

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 14:18


 
Pauvre Monsieur Kerry … Il prenait l’avion, vendredi, pour rentrer à Washington en disant, urbi et orbi, « mission accomplie … israéliens et palestiniens vont commencer des négociations … »

 

Pensait-il déjà au Prix Nobel que l’on n’oubliera pas de lui décerner ? Peut-être, mais … pas longtemps : avant que son avion se pose à Washington les palestiniens faisaient savoir que rien n’était sûr et qu’ils maintenaient les « conditions » pour rencontrer les israéliens. Comme d’habitude, ils ne perdaient pas l’occasion de perdre une occasion (Abba Eban). Ou, au moins, donnaient-ils l’impression de cela.

 

La réalité ? Tout d’abord, il est peu probable qu’ils aillent aux Etats Unis autrement que forcés par les menaces américaines (surtout transferts d’argent) et -c’est nouveau- sous l’impulsion de la Ligue Arabe  qui a d’autres chats à fouetter. La Syrie et ses 100.000 morts (continuez à compter), l’Egypte et l’arrêt brutal par l’armée de la mise en place d’un califat par les Frères Musulmans ou, surtout, l’avance à grands pas de l’Iran vers la bombe.


 Ensuite, à supposer que des négociations commencent on sait (a) que tout ce que peut accepter Israël est en deçà de ce que peuvent accepter les palestiniens et que tout ce que veulent les palestiniens est au-delà de ce que les israéliens peuvent accepter ; (b) que les négociateurs de M. Abbas, comme lui-même, ne représentent, en gros, qu’une moitié des palestiniens l’autre moitié (Gaza, Hamas) se destinant corps et âme à l’éradication d’Israël. Qu’il s’agisse des frontières (actuellement lignes d’armistice de 1949 dont une stipulation essentielle des accords y relatifs  indiquait qu’elles ne seront jamais considérées comme des frontières …), des « réfugiés » palestiniens et leurs cinq générations de descendants ayant vécu dans les camps de réfugiés des pays frères depuis 65 ans sans aucun droit civique ou de Jérusalem, rien, absolument rien ne peut passer la barre du possible. Les deux dernières preuves - Barak/Clinton en 2000/1 et Olmert en 2008 sont allés au-delà de ce qu’ils savaient ne pas être acceptable pour la majorité des israéliens –devraient suffire pour comprendre qu’il s’agit d’un conflit sans solution. Tout le monde le sait, tout le monde fait semblant de ne pas le savoir.

Ce qui dépasse l’entendement c’est de voir le ban et l’arrière ban de la « communauté mondiale » pousser les deux protagonistes à négocier (et faire sur eux des pressions qui laissent rêveur …) sachant pertinemment qu’il n’y rien à négocier : d’un côté, les palestiniens qui ne pourront (jamais ?) renoncer à l’idée de faire disparaître Israël et, de l’autre côté, les israéliens qui ne sont pas prêts de recommencer Massada … Même si l’Europe s’y est mise et vient de décider, implicitement, que les territoires sous administration israélienne (Cisjordanie, Jérusalem) sont délimités par les « frontières de 1967 » ; tout cela pour signifier qu’aucun contrat ne sera conclu avec Israël si ledit contrat suppose l’inclusion de personnes ou entités se trouvant dans lesdits territoires. Boycott déguisé ? Savent-ils, ceux qui ont concocté le texte que le Mur de Lamentations se trouve au-delà de la ligne d’armistice de 1949 ? Et que de 1949 jusqu’à la guerre de six jours, initiée par les pays arabes, le site du Mur servait de carrière de pierres pour les latrines de l’armée jordanienne ?  Ils doivent le savoir mais … boycotter, enfin, Israël cela vaut la peine !

Boycotter Israël ? L’Europe vend environ 30 Milliards d’euros de produits à Israël avec une balance particulièrement positive (importations = moitié des exportations) – tandis que ses exportations vers la Chine sont de 36,5 Milliards d’euros et les importations 284 Milliards d’euros (Eurostat 2012). Vendre à Israël autant qu’à la Chine et boycotter Israël  ? Quelle galéjade …

Boycotter Israël ? Les drones de toutes les armées européennes sont d’origine israélienne. Galileo sans Israël, 8ème puissance spatiale mondiale ? « Les Israéliens sont arrivés à un tel niveau de recherche scientifique et d’application industrielle (surtout dans le domaine de l’optique) que leur venue est considérée comme essentielle pour de nombreux pays comme la Chine, l’Allemagne et la France. Israël est l’un des huit pays de la communauté spatiale dans le monde qui a une expérience technologique considérable dans le domaine des programmes spatiaux et qui a réalisé des actions importantes dans les applications, les équipements etc. » (explication pour la participation d’Israël à partir de 2004).

Boycotter Israël ? Aussi les microprocesseurs d’Intel (montés dans les ordinateurs portables) conçus, développés et fabriqués en Israël ? Et Teva – premier producteur mondial de produits pharmaceutiques génériques ? Aussi les phosphates de la Mer Morte (engrais naturels pour une agriculture durable) ?

Boycotter Israël ? Pour promouvoir l’innovation, les « venture capitalists » investissent en Europe 5 € per capita, aux USA 50 € per capita et … en Israël  110 € per capita ! Israël investit 4,5% de son PIB en recherche et développement, le % le plus grand au monde ! Trois Prix Nobel en Physique et Chimie pour la France, 5 pour Israël de 2000 à 2012 !

Mais revenons à nos moutons …

Une goutte de démocratie dans un océan d’intolérance, de haine et de mort. Israël dans le Proche Orient arabe et musulman. Israël dont l’existence est mise en question tous les jours de la semaine. Et puisque, depuis 65 ans, on n’a pas réussi à la détruire par les armes on essaye de le faire par l’économie. Une interprétation facile de l’attitude de l’Europe : Shylock … 

Tout ce qui nous a été dit, depuis des lustres, sur l’impossibilité d’une existence pérenne d’Israël (démographie, entre autres) s’est avoué faux. Regardez l’évolution des populations âgées de 18 à 24 ans (« l’avenir » de tout société qui se développe) et vous comprendrez pourquoi l’avenir est du côté d’Israël :

Capture d’écran 2013-07-23 à 11.38.59

 

La « bombe démographique » (arabes musulmans vs israéliens juifs) n’est qu’une vaste fumisterie utilisée pour faire peur et obtenir de la part d’Israël des « concessions » pour « la paix ». Regardez l’évolution des populations se trouvant entre le Jourdain et la mer, d’un côté les israéliens et de l’autre les « palestiniens » de Cisjordanie et de Gaza …

 


Capture d’écran 2013-06-06 à 11.10.51

Car si, pour maintenir  la  population  d’un pays  il est nécessaire d’avoir un taux de fécondité de 2,1 enfants/femme en âge de procréer, Israël a un taux de 2,65 tandis que celui des populations de Gaza et Cisjordanie descend asymptotiquement vers 1,8 …


Comme la menace d’un état « binational » à majorité arabo-musulmane n’est, elle aussi, qu’une autre fumisterie : à aucun moment (effet de l’augmentation du taux de fécondité des israéliens et de la diminution du même taux pour les populations arabo-musulmanes) l’Etat d’Israël ne sera menacé de perdre son caractère juif.

Quant à la possibilité réelle de forcer sur Israël la construction d’un état binational, qui s’en chargera ?

Tels que les choses sont connues aujourd’hui quelque part entre 2015 et 2020 (c’est demain …) Israël deviendra un des principaux producteurs mondiaux de gaz et pétrole (dépôts sous-marins déjà connus et exploitation du gaz -et pétrole- de schiste). « La Terre Sainte, du point de vue des ressources naturelles, pouce par pouce, est le pays le plus riche en énergie au monde » (Walter Russel Mead).

L’Europe se prépare à en faire un de ses fournisseurs principaux (2020 ?) pour échapper à l’ami Poutine, entre autres. La même Europe qui lance contre Israël un boycott fondé sur des choix idéologiques quand ils ne sont pas, tout crument, antisémites.

Devenu, depuis quelque temps déjà, le pouvoir majeur (le seul ?) du Proche Orient, personne ne pourra imposer à Israël de se suicider pour faire plaisir à l’Europe qui n’a pas trouvé d’autre possibilité pour faire disparaître ses juifs que la « solution finale » ou aux musulmans du monde tous voulant tuer « le juif » car c’est écrit dans le Coran …

Reste l’Iran : au lieu de s’en occuper, l’Europe, d’une manière stupide, s’aliène Israël et ses populations en décidant de boycotter certaines de ses activités économiques.  Sans regarder ce dont elle aura besoin dans quelques années quand seule Israël pourra le lui fournir. Certes, à ce moment-là, l’Europe reviendra sur ses idioties mais … entre temps, au lieu de participer avec Israël au développement d’une partie du monde elle restera à regarder passer les trains …

L’Europe a laissé depuis dix longues années l’Iran avancer vers la bombe. L’Iran qui ne cache pas son intention de «éradiquer » Israël. Entre la capacité destructrice de l'arsenal nucléaire d'Israël et de son système de défense antimissile, on prédit que « un échange à armes nucléaires laisserait Israël endommagée, mais la civilisation iranienne disparaîtra ». «Une reconstruction iranienne n'est pas possible dans le sens habituel du terme» (l'analyste militaire Anthony Cordesman). Aussi hallucinés qu’ils soient, les mollahs, seront-ils prêts à faire disparaître la civilisation perse ?

Israël n’est pas seulement la puissance la plus forte de la région. En une ou deux générations elle sera la seule puissance de la région, le dernier état debout au milieu des ses voisins tous ruinés ou détruits par eux-mêmes. Regardez la Syrie. Regardez l’Egypte en train de devenir « Somalie sur Nil »

Alors ? Monsieur Kerry ? Il avait annoncé au monde que les deux parties allaient commencer des négociations cette semaine : «Le négociateur palestinien Saeb Erekat n’ira pas pour des pourparlers de paix préliminaires à Washington jusqu'à ce que son gouvernement ne reçoit des assurances concernant la volonté d'Israël de négocier un accord sur la base des lignes de 1967 et un engagement à libérer des détenus qui purgent des peines prononcées avant la signature des Accords d'Oslo» (Al-Hayat mardi 23.07.13).
 
Et deux croissants … ils ont fait croire à John Kerry qu’ils avaient renoncé aux conditions préalables qui les ont empêchés de négocier depuis bientôt quatre années mais ils l’ont laissé partir et dire ce qu’il voulait …

Quant aux israéliens « discuter du processus de paix avec les palestiniens c’est comme discuter de la couleur du tee shirt que vous mettrez quand vous arriverez sur Mars » (Politico).


 

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