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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 11:23

 

 

Accrochés aux radios et au télévisions qui nous font vivre, par anticipation, l’élection d’un ectoplasme inconsistant promettant « une autre politique, juste, prenant aux riches pour donner aux pauvres … et autres ejusdem farinae » mais soutenu par les deux ou trois partis trotskistes qui survivent encore et par la « secte » du Colonel Fabien dont le secrétaire général a été nommé pour des raisons héréditaires, nous n’avons plus la capacité de voir ce qui se passe dans un des endroits du monde devenus le plus important sujet de géopolitique.


Ce dont il est question c’est de constater la présence de trois approches visant la destruction du seul pays démocratique (j’aurais voulu dire « civilisé » mais se référer aux civilisations1… n’est plus en odeur de sainteté depuis récemment …) de la région : (a) la plus rapprochée – celle des « partenaires pour la paix » i.e., M. Abbas, (b) à moyenne distance celle de certains pays européens (Suède et Norvège, en premier lieu, mais loin d’être seuls en Europe) et (c) au loin, le pays de mollahs qui a inscrit sur le frontispice de sa politique étrangère l’ardente obligation de la destruction de l’état juif, Israël.


(a) Seul peuple dans l’histoire du monde à « lutter » pour l’établissement d’un état que lui même a rejeté six fois (Commission Peel dans les années 30, partage de la Palestine en 1947/8, traité de paix israélo-égyptien en 1977, Camp David 2000, paramètres Clinton – Taba 2001 et projet Olmert en 2008), il n’arrive pas à faire comprendre au monde entier que ce qu’il veut n’est pas un état à soi mais l’état qui s’appelle Israël : soit par sa destruction démographique soit par sa conquête militaire. Les palestiniens n’arrivent non plus à comprendre que ce qu’ils veulent n’est ni à leur portée ni à celle de ceux qui les soutiennent. Et, comme disait Abba Eban, « ils ne ratent pas une occasion de rater une occasion » : en refusant dernièrement des pourparlers de paix avec Israël sous la pré-condition fallacieuse de « l’arrêt de constructions en Judée et Samarie » et en répétant, ad nauseam qu’ils ne reconnaîtront jamais le caractère juif de l’état nation des juifs, Israël, ils sont en train de démontrer au monde entier que la solution « deux états pour deux peuples » n’est pas de mise. Et plus le temps passe, moins de chances ils auront à avoir leur état … Et ils feront quoi ensuite ? Peut-être quitteront-ils le Proche Orient comme les arabes ont fait partir les chrétiens du Liban, de l’Irak et … même de Bethleem ! En attendant, les « modérés » du Fatah se rabibochent avec les terroristes du Hamas, voué, lui, corps et âme, ouvertement, à la destruction d’Israël, devant un monde occidental ébahi qui ne sait plus à quel saint se vouer … sauf à se déjuger, une fois de plus, en renonçant aux trois conditions sine qua non pour tout « gouvernement » palestinien : renoncer à la terreur, reconnaître Israël et accepter tous les accords conclus par Israël avec l’OLP et l’AP.

 

(b) parlons-en du monde occidental – les tentatives visant le boycott des produits israéliens apparues premièrement en Suède et Norvège d’une manière ouverte, se diffusent de plus en plus surtout dans les pays qui, naguère, n’avaient rien fait pour défendre « leurs » juifs de la barbarie allemande ; certes, on oublie que si on veut boycotter les oranges et les avocats israéliens on devrait aussi boycotter les ordinateurs dotés de wifi (Centrino d’Intel crée, développé et fabriqué en Israël), les téléphones portables, les équipements militaires comme les drones, les casques de combat des pilotes d’avions supersoniques, la protection des avions civiles contre les tirs de missiles2, les mesures actives pour la protection des véhicules blindés et un tiers de médicaments génériques vendus en France, le tout d’origine israélienne ! Content de subvenir aux besoins des palestiniens (« réfugiés » après quatre générations …) le monde occidental (essentiellement les Etats Unis et l’Europe) en faisant d’eux les récipiendaires de la plus grande aide par tête (environ 1.000 $/an) s’enfiche comme de l’an quarante de savoir que (enquête d’opinion récente) 66% des palestiniens acceptent la solution « deux états » seulement comme première étape avant la disparition d’Israël ou que 73% d’entre eux sont d’accord avec le précepte islamique selon lequel, un jour, tous les juifs seront tués …   


Alors ? Faut-ils croire l’allié américain quand (vu l’élection présidentielle qui s’approche) il jure être garant de la sécurité d’Israël mais n’arrête pas de « tendre la main » aux mollahs depuis quatre années et fait des Frères Musulmans son interlocuteur principal dans le monde arabe ? Ou Madame Merkel qui, la main sur le cœur, dit que la sécurité d’Israël est consubstantielle à l’existence de l’état allemand mais … laisse ses industries devenir le principal partenaire commercial de l’Iran avec des produits « à double usage » (civil et militaire) ? Ou même la France qui assure qui veut l’entendre quelle ne transigera jamais avec la sécurité d’Israël ?


Ecoute Israël ! Dès que la première bombe atomique de l’Iran (que tous ces pays lui permettent d’avoir vu leur manque de volonté à s’y opposer) tombera sur Tel Aviv, ils viendront à ton aide ! Des bateaux hôpitaux en rade de Haiffa et d’autres pour évacuer des survivants miraculés, s’il en reste …


(c) et puis l’Iran – au moins ce pays ne tourne pas au tour du pot : depuis 1979 et l’avènement de la « république islamique » de Khomeiny l’Iran n’a cessé de prôner l’éradication d’Israël de la carte du monde. Et pour tous ceux qui pensent que le temps arrange les choses (ils sont nombreux à considérer que les menaces de l’Iran, du Hezbollah et/ou autres Hamas ne sont que des paroles verbales et que, tous comptes faits, il suffit d’attendre et faire preuve de générosité pour qu’elles changent …), depuis 2005 et son fameux discours, le clown Ahmadinejad répète à satiété ce que Khomeiny a inscrit en lettres de feu dans la politique étrangère de l’Iran : « Israël doit être rayé de la carte ». Voilà plus d’une vingtaine d’années depuis que l’Iran joue au chat et à la souris avec le monde occidental au sujet de son programme nucléaire militaire lancé en violation de ses obligations de signataire du traité de non prolifération nucléaire. Plus de 20 ans perdus (pas pour l’Iran …) en discussions stériles doublées de sanctions qui « vous allez voir, seront terriblement efficaces … », période pendant laquelle, à répétition, l’Iran prend l’initiative tous les deux ou trois ans et fait de « nouvelles propositions » … qui, discutées pendant quelques années ne font pas avancer les choses d’un iota. Mais pendant ce temps, le locataire de la Maison Blanche, Prix Nobel de la Paix (on n’arrête pas à se demander pourquoi …) a pris l’initiative de provoquer une réunion internationale pour raffermir les stipulations du traité de non prolifération nucléaire et … demande à Israël d’en devenir membre ! Au seul pays au monde menacé de disparition par des fanatiques religieux en quête d’un Graal atomique, pays ayant une superficie égale à 0,5% des territoires du monde arabe, seul parmi 23 pays arabes et 57 pays musulmans dont le seul facteur de cohésion, à part l’islam, est la haine du juif, on demande de renoncer à son arsenal (supposé) de moyens nucléaires militaires …

ooooo


Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu'il n'y a que deux catégories de gens dans le monde : ceux qui (ouvertement ou pas) veulent voir la disparition de cet état des juifs, et des juifs eux-mêmes, et ceux qui, tout en ignorant les raisons de la survie et de l'existence de ce peuple après deux diaspora (Babylone et Rome) et deux millénaires de persécutions ayant culminées avec la Shoah, n'entendent pas lui faire défaut dans sa défense. Aucune tentative des uns vers les autres n'a réussi, jusqu'ici, à accorder les deux positions, il est fort peu probable que l'on réussira à l'avenir. La tentation de la neutralité doit être prise en compte mais … elle ne change pas substantiellement la compréhension du sujet.


Dès lors, rien de mieux que de se souvenir du 614-ème commandement de la liturgie juive (E. Fackenheim) "Thou Shalt Not Give Hitler a Posthumous Victory" qui est aujourd'hui, peut-être, plus important que tous les autres. Comme de rappeler le passage de la Haggadah lu à la Pâque juive, tous les ans, depuis des millénaires : « Il n'y pas eu qu'un seul tyran qui ait essayé de détruire le peuple d'Israël, dans chaque génération des tyrans se sont levés pour tenter d'en faire autant »


Les derniers - Hitler, Nasser, Arafat et maintenant le clown dangereux Ahmadinejad ...


1 « Si tout se vaut, le cannibalisme n’est qu’une question de goût culinaire ». (L. Strauss).

2 Elbit C Music : http://www.youtube.com/embed/uVlERTFVSpo?rel=0

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 16:34

 

Même Dieu ne peut modifier le passé mais

les historiens le peuvent.

 

L’épigone de l’empire ottoman, « islamiste modéré » qui est en train de détruire les fondements laïques et démocratiques de la république née de la volonté de Kemal Atatürk, après avoir gagné des élections parlementaires deux fois va tenter de changer la constitution pour accéder (peut-être à vie …) à la fonction suprême. A laquelle il a fait nommer, il y a quelques années, un de ses complices : qui a copié sur qui ? Poutine sur Erdogan ou vice-versa ?

 

Mais sa volonté ne se résume pas à faire revenir la Turquie au califat. Il a comme ambition de reconstituer l’empire ou, à tout le moins, chevaucher le monde arabo-musulman pour redevenir le décideur d’une région qui va du Golfe Persique aux confins de l’Atlantique. Pour cela, le régime avait inventé une politique simple : zéro problèmes avec les voisins proches ou éloignés. Elle était censée amadouer tous les pays arabes du pourtour de la Mare Nostrum avant d’aller plus loin. L’existence d’Israël au beau milieu des pays musulmans du pourtour de la mer posant problème, il a utilisé toutes les occasions pour se détacher de ce pays, ancien allié, depuis des dizaines d’années. Jusqu’à y compris le menacer d’un guerre … La mise en place de la politique évoquée était en progrès quand, patatras, des convulsions de type « jacquerie » se sont déroulés dans des pays arabes sur le pourtour de la Méditerranée. Convulsions, très rapidement, considérées par le « politiquement correct européen » comme des révolutions démocratiques, les choix des rappels ne manquant pas mais le plus utilisé étant « c’est 1989, l’implosion du système socialiste de l’Est européen ».

 

En un temps record la politique « zéro problèmes » s’est transformée en « plein de problèmes » avec pas mal de pays : laissons de côté Israël mais la Syrie voisine (plus de 5.000 morts à l’actif de M. Asad, ami intime de M. Erdogan car ils passaient des vacances ensemble …) devenue un tonneau de poudre ; menace d’attaque par l’Iran dès que la Turquie (membre de l’OTAN …) a accepté la demande américaine d’installer un radar sur son territoire (tout en refusant de partager avec Israël les informations pouvant être obtenues) ; menace de guerre contre Chypre (et, partant, contre la Grèce, un autre membre de l’OTAN …) car s’opposant à l’exploitation de champs gazifières découverts par Israël et Chypre après des travaux de prospection multi-annuelles ; rupture diplomatique avec l’Arménie (car la Turquie n’a jamais mis en place la « commission historique jointe » pourtant promise pour faire lumière sur le génocide turc des arméniens en 1915) ; et, pour finir en beauté rupture diplomatique avec la France interdite dorénavant de survoler le territoire turc ou de faire accoster des bateaux de guerre dans les ports turcs. Ce qui est, cependant, curieux voire incompréhensible c’est le fait que l’administration BHO s’est acoquiné avec la Turquie de M. Erdogan en lui concédant un rôle majeur au Proche Orient bien que contradictoire avec la relation (auparavant) d’alliance avec Israël.

 

L’ami turc a essayé de prendre pied en Tunisie, en Lybie et en Egypte tout au long de l’année 2011. Il a jeté aux chiens, rapidement, le Ben Ali et le Moubarak mais seulement en fin de compte son ami Kadhafi qui lui avait décerné en 2010 « Le prix Kadhafi des droits de l’homme» (vous avez bien lu, ce n’est pas une galéjade …). Il a cru, comme les jean-foutre européens, que les jacqueries arabes allaient lui donner la possibilité de montrer un modèle « d’islam modéré soluble en démocratie ». Il n’a pas cru (comme l’Europe ou l’Amérique n’ont pas cru) que les Moubarak, Ben Ali voire Kadhafi avaient raison quand ils disaient être le rempart face aux islamistes. Et lui, comme tous les autres, ont eu à déchanter : gouvernement islamiste en Tunisie, majorité de 2/3 pour les islamistes (Frères Musulmans et Salafistes) en Egypte pour ne pas parler de la Lybie ou la première déclaration du « président du comité transitoire » (adoubé par BHL et, naturellement, par Nicolas Sarkozy) a annoncé la couleur : l’instauration de la charia …

 

Mais ce que la Turquie fait avec les pays arabes c’est son affaire (en oubliant qu’elle fait partie de l’OTAN et qu’une solidarité minimum est de mise entre les pays de l’alliance). Mais ce n’est pas son affaire quand il s’en prend à la France : menaces et chantages avant la discussion d’une loi par l’Assemblée Nationale, « représailles » politiques, militaires et, probablement, commerciales après la décision des représentants du peuple français de rendre pénalement répréhensible toute négation d’un génocide. Le sieur Erdogan n’aurait rien eu à dire s’il s’agissait de la Shoah ou du Cambodge ou du Rwanda mais … parler du génocide arménien, non ! Et il aurait eu la même réaction si on parlait des dizaines de milliers de Kurdes qu’il fait assassiner ou de l’occupation de la moitié du Chypre (5.600 chypriotes grecs morts et 160.000 personnes déplacées ayant fait place à une force d’occupation qui aujourd’hui encore dénombre 35.000 soldats) depuis bientôt 40 ans à l’encontre de toutes les résolutions de l’ONU (contraignantes …). Ou du fait que des centaines de milliers de grecs orthodoxes qui vivaient en Anatolie il n’en reste même pas un. Mais, naturellement, il ne manque pas une occasion de parler de « l’occupation » israélienne de Gaza (d’où Israël est partie il y a cinq ans …) ou des territoires disputés depuis 1967 et que lui, comme l’Europe, voudraient voir se transformer en un 22ème état musulman, si possible, en éradiquant par là même l’Etat Juif. Mais, les bien pensants de l'Occident sont toujours indifférents à l'épuration ethnique des non-musulmans, quand ils ne la soutiennent activement, comme au Kosovo.

 

Monsieur Erdogan ? C’est « (l’ir)résistible ascension d’Arturo Ui ». Un ancien vendeur de voitures, bateleur de foire, auteur présumé d’une pièce de théâtre inspirée des « Protocoles des Sages du Sion », ayant fait de la prison pour avoir insulté (trahi ?) la République Turque, manœuvrier politicien ayant réussi à démembrer le haut commandement militaire turque (garant de la laïcité du pays depuis Kemal Atatürk) en voilà un qui n’a pas froid aux yeux. Menacer la France ? Pour qui se prend-t-il ? Il devrait s’occuper à temps complet pour que son peuple (mortalité infantile de 25/1000 naissances normales soit quatre fois plus qu’en Israël …) ait suffisamment de baklava et de halva … pour adoucir son sort de pays en voie de développement qui, pour l’instant, s’en sort en ayant crée une énorme bulle immobilière !

 

Et c’est devant un tel personnage que les majors de nos élites, de droite et de gauche, trouvent moyen de s’excuser … Cela fait vomir que d’entendre Alain Juppé dire « à titre personnel, considère la loi votée comme non opportune » et l’ectoplasme inconsistant de gauche, je veux dire le « normal » François Hollande, dire que « l’on aurait pas dû voter la loi car manœuvre électorale de Nicolas Sarkozy » En oubliant que les députés socialistes l’ont votée presque tous …

 

Résumons : un personnage indigne de représenter un peuple (encore, que … chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite …), en train de rater le rayonnement de son pays, allant à l’encontre de ce qui faisait perdurer la paix sur le pourtour de la Méditerranée, trouve dans notre pays, parmi ceux qui -un jour- pourraient le diriger, des voix pour, en somme, l’approuver. Fût un temps quand cela s’appelait la trahison (… des clercs …).

 

Mais, en paraphrasant Caton le Censeur … il faut détruire Israël. Car Israël est l’ennemi, non pas le jihad ou l’impérialisme islamique.

Et tout le monde s’y met : BHO, directement ou via M. Erdogan, l’Europe qui n’a pas de mots trop durs pour ce pays tout en laissant passer sans réagir le vrai danger pour elle, à l’extérieur l’Iran et à l’intérieur la démographie galopante des populations d’origine musulmane. Et en laissant ses historiens apporter les preuves de l’absence de relation entre le peuple juif et le territoire duquel les musulmans (avec l’aide de tous ceux qui veulent bien les aider – Norvège, Irlande, Islande les premiers …) veulent l’expulser de nouveau … comme les perses, comme les Romains l’on fait dans d’autres temps

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 11:55

Do the Palestinians really support a two-state solution ?

 

The region we now call the Middle East is an elaborate mosaic. Among its peoples are the Arabs, denizens of the desert who became great conquerors and colonists. The Persians possessed a mighty empire in antiquity — and will again if Iran’s current rulers have their way. The most vibrant city of the Turks is Istanbul, the Christian capital known as Constantinople until it fell to Sultan Mehmed II in the 15th century. The Middle East also is home to such ethno-religious groups as Maronites, Druze, and Alawites; to powerful clans such as the Hashemites and the House of Sa’ud; to Kurds, a nation without a state, and to Jews, reestablished as a nation in their ancient homeland.

The other day, Newt Gingrich waded into this historical labyrinth, setting off a minor brouhaha by noting that only recently did Arabs on the eastern shore of the Mediterranean claim to constitute a distinct nation called “Palestine” — the name given to the area by Imperial Rome. On this basis, he referred to Palestinians as an “invented” people.

The accuracy of his statement is beyond dispute. In the wake of the Second World War, when the United Nations recommended partitioning Palestine into two states, it did not use the term “Palestinian” to refer to Arab-speaking residents. At that time, pan-Arabism, the idea of forming a single, united Arab nation, was far more compelling than any parochial identification. The question was how to divide what, for 400 years, had been a corner of the Ottoman Empire between the Arabs of Palestine and the Jews of Palestine. Of the two, the latter were, at that time, more commonly referred to as Palestinians. Their newspaper was the Palestine Post (now the Jerusalem Post), their contributions to the performing arts included the Palestine Orchestra (now the Israel Philharmonic), and their American-based charitable organization was the United Palestine Appeal.

From 1948 until 1967, Gaza and the West Bank were under Egyptian and Jordanian control respectively. No serious demands for a Palestinian state were heard. Only after Israel took possession of those territories in a defensive war against Egypt, Jordan, and other Arab states did Palestinian nationhood become the central issue in what had been, until then, the Arab- Israeli conflict. 

Gingrich was attacked from many quarters, among them the New York Times, where foreign-affairs columnist H. D. S. Greenway acknowledged that the former Speaker “is right that there has never been a state called Palestine” and that “Palestinian nationalism grew up as a mirror image of Israeli nationalism.” So what’s the problem? Greenway charges that Gingrich intended to “imply that the Palestinians are not worthy of a country of their own.”

Gingrich insists he meant no such thing. Anyone familiar with his thinking would not doubt that. After all, Americans are an invented people. Can you imagine Gingrich arguing that makes Americans less worthy of nationhood than, say, the Japanese?

Like most of us, Gingrich favors a two-state solution similar to the one the Palestinians were offered in 1948 and at Camp David in 2000. In these and other instances, the Palestinians said no. What does that imply? Perhaps that Palestinians — or at least those who lead them — are themselves insufficiently nationalistic.

That’s indisputably true of Hamas, the Iranian-backed Muslim Brotherhood group that rules Gaza. The Hamas Covenant invokes “the best nation that hath been raised up unto mankind.” But that nation is not Palestine. It is the Islamic nation which is to be revived as a caliphate, an empire of which Palestine would be only a province.

The Hamas Covenant asserts without equivocation that “the Palestinian problem is a religious problem,” adding that there can be “no solution . . . except through Jihad. Initiatives, proposals and international conferences are all a waste of time and vain endeavors.” As for Israel, the Covenant minces no words: “Islam will obliterate it, just as it obliterated others before it.”

Okay, but what about Hamas’s rival, Fatah, and the Palestinian Authority? In recent years, Western diplomats have placed much hope in Palestinian Authority prime minister Salaam Fayyad, who, I think it fair to say, has made a serious attempt to build institutional and economic foundations upon which an independent and viable Palestinian state might rest.

But as my colleague Jonathan Schanzer last week pointed out in Foreign Policy magazine, Palestinian Authority president Mahmoud Abbas has been methodically undercutting and marginalizing Fayyad. And Washington, Schanzer observes, instead of providing Fayyad “the support he needs to weather the storm, has chosen to stand on the sidelines.”

It gets worse. Abbas has been refusing to meet with Israelis until and unless they make major concessions in advance. Over the weekend, Khaled Abu Toameh, the distinguished Israeli (and Arab and Muslim) journalist reported that, in addition, “Abbas’s Fatah faction has declared war on all informal meetings between Israelis and Palestinians.” The Abbas/Fatah objection to such meetings, Toameh reports, is that they promote “the culture of peace” and are designed to “‘normalize’ relations between Israelis and Palestinians.”

Despite all this, there are many people who persist in the belief that the main obstacle to settling the Israeli-Palestinian conflict is Israeli intransigence, the unwillingness of Israeli leaders to “take risks for peace.” Such delusions are perhaps unavoidable when a “peace process” is predicated not on verifiable history and observable reality but on myth, wishful thinking, and willful blindness.

What would be an alternative? To say straightforwardly to the Palestinians: “If you want to develop as a nation and live in a state of your own, we will help you. But our support is not unconditional: You must be willing to compromise. You must be willing to make peace with the Israelis, who will be your neighbors. If, however, it is not Palestine to which you are committed but to a new anti-Western caliphate, and if building a Palestinian state is less important to you than ‘obliterating’ the State of Israel, we’re going to leave you on your own.”

What happens after that would be for Palestinians to decide and history to record.

— Clifford D. May is president of the Foundation for Defense of Democracies, a policy institute focusing on national security and foreign policy.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 17:16

 

 

On n’aime pas les « je vous l’avais bien dit » car ils nous rappellent que ce qui était écrit sur les murs et que nous ne voulions pas voir est réellement arrivé. J’ai l’avantage, comme d’autres, d’avoir dit et répété à l’orée du printemps arabe qu’il se transformera dans un hiver plus dur que ce que l’on avait connu avant ledit printemps.

 

La prévision était facile : on ne passe pas directement d’un régime dictatorial à la démocratie décrite par Tocqueville. Les preuves sont multiples et l’on a toujours constaté que seules les forces préexistantes, organisées, prenaient le dessus sur l’élan des « masses » voulant changer l’ordre existant – ceci semblant être un postulat. La révolution provoquant la chute des tzars en Russie a conduit à un régime encore plus dictatorial que le précédent. Même le « modèle » célébré par le monde entier, la révolution française, a commencé par instaurer la « terreur » et ce n’est que plus de 100 ans après que l’on a commencé à pouvoir parler d’une démocratie en France. Plus près de nous, l’implosion de l’empire soviétique, n’a conduit à la démocratie que les pays de l’Est de l’Europe et les Pays Baltiques car des « gènes » démocratiques préexistants ont pu se développer rapidement. Pour les autres territoires, qu’il s’agisse des républiques d’Asie Centrale, de l’Ukraine ou de la Biélorussie ou même de la Russie, des simulacres de démocratie (avec de élections à un seul candidat ou des présidents à vie) existent mais sans plus. La Russie (et les dernières élections sont là pour prouver ce que j’avance) a donné l’impression d’avoir commencé sa marche vers la démocratie, ce n’est plus le cas vu les dernières élections truquées et la préparation de l’installation, là aussi, d’un « président à vie ».

 

Tunisie, Libye, Egypte. Trois pays salués par un Occident toujours bienveillant quand il s’agit de « positiver » ce qui se passe dans les pays arabes. Trois pays où des mouvements de masse ont conduit au changement de régimes dictatoriaux en faveur de structures de gouvernement sorties d’élections libres. Il n’est pas difficile de voir que le postulat évoqué est démontré dans les trois cas.

 

Tunisie – le parti majoritaire sorti des urnes qui formera le gouvernement est un parti islamiste « modéré » (qualificatif accolé par l’Occident uniquement et qu’aucun mouvement se réclamant de l’islam ne prend à sa charge). Il s’agit d’une organisation politique, bannie en Tunisie depuis Bourguiba mais qui a continué une existence souterraine jusqu’à la « révolution ». La Tunisie séculaire fière d’avoir accordé aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes, la Tunisie qui interdisait le port du nikab, se trouve maintenant en situation de régression rapide : des étudiants et/ou des « forces extérieures » vont imposer l’autorisation du nikab, la non mixité des cours et des cantines universitaires séparées (homme – femme). Au plan extérieur, un des premiers signes de ce que sera la politique du pays est le fait de refuser toute «forme de normalisation avec l’Etat sioniste» décision que d’aucuns réclament d'inscrire dans la nouvelle Constitution selon le «pacte républicain» adopté par la Commission de reforme politique tunisienne. Et pour qu’il n’y ait pas de malentendu, A. Kahlaoui, le président du Comité tunisien de lutte contre la normalisation avec Israël, a « menacé de mort tout Tunisien essayant de nouer des liens avec l’Etat hébreu » Seul pays arabe a avoir noué de relations, presque, amicales avec Israël (datant du temps de Bourguiba et bien avant les traités de paix avec l’Egypte et la Jordanie) il se voit, suite à une révolution « démocratique » énoncer des exclusives qui n’annoncent rien de bon au plan international. Et pour ce qui est de l’intérieur, la réduction massive du tourisme (pas seulement israélien ou juif) car par delà le niqab aux universités il y a tendance à vouloir demander aux femmes occidentales aussi de porter un voile (certes, seyant, comme les journalistes de France 2 portent quand elles vont dans certains pays dont la tolérance religieuse est ce que l’on sait) met à mal profondément et significativement les finances du pays. Ajouter à cela que l’un des principaux secteurs des exportations tunisiennes, le textile, a bénéficié d’une contribution commerciale, non négligeable, des commerçants juifs tunisiens installés en France pour comprendre la baisse des exportations du secteur qui est déjà de plus de 25% cette année par rapport à l’année passée. Et les investissements étrangers dans le pays montrent, déjà pour 2010, une chute de 50% par rapport à 2006, par exemple. Ce qui va se passer est écrit sur les murs : les « islamistes modérés », au départ gentiment, ensuite par intimidation, vont imposer l’exclusion des « infidèles » et de certaines règles tirées de la charia car … ce qui sera inscrit sur le frontispice de la nouvelle constitution c’est que la Tunisie est une république démocratique dont la religion est l’islam » Les paris sont ouverts : nonobstant le crise économique actuelle, le tourisme -principale source de revenus du pays- se contractera encore plus, les exportations diminueront, l’indépendance agro-alimentaire n’étant pas assurée, ce pays auparavant relativement prospère viendra allonger la liste des bénéficiaires de l’aide de la communauté internationale …

 

Libye à peine le colonel trucidé que le « Président du Comité de Transition » déclare "En tant que nation musulmane, nous avons adopté la 'charia' islamique comme source du droit, donc n'importe quelle loi contredisant les principes de l'islam est légalement nulle". Hein, vous avez dit charia ? C’est pour cela que la France (et les pays de l’OTAN moins l’Allemagne) a envoyé le porte-avions Charles de Gaulle et des dizaines de Rafales pour bombarder les forces du colonel ? C’est pour cela que l’on a mis à sac ce qu’il y avait comme infrastructures du temps du colonel ? C’est pour que l’homme fort, actuellement, de Tripoli soit un ancien de Al-Qaida prisonnier, un temps, des américains ?

 

Et oui, pays dont l’essentiel de la gouvernance était constitué par les décisions des treize plus importants tribus et par la police secrète du colonel, la Libye aura montré, elle aussi, que la transition de la dictature d’un clown pris de folie (mais que tout l’Occident, notre pays étant parmi les premiers, ont cajolé et brossé dans le sens du poil) vers une démocratie ne peut être que le rêve d’un cerveau malade. Et peu importe que des BHL (seul parmi l’intelligentzia française, quand même) ont convaincu notre président de se lancer dans ce qui sera un de plus percutants exemples de l’inconscience occidentale (française de surcroit). Non seulement ce pays appliquera la charia, non seulement il est devenu déjà le pourvoyeur d’armes de toutes sortes et de tous calibres pour les terroristes de partout (et en premier lieu ceux du Hezbollah au Liban et du Hamas à Gaza) mais il y a là-bas aujourd’hui 10.000 hommes en armes (des milices) qui, compte tenu de la rivalité des tribus et de l’instauration progressive de la charia, feront éclater, sans doute, son unité. Par delà la vision romantique et idéaliste (merci BHL) ce pays est condamné à rester sur la liste des fauteurs de troubles pendant les années à venir. Surtout si la répartition entre les tribus du pactole pétrolier n’est pas celle que le colonel avait imposée pendant son règne bouffonesque.

 

L’Egypte – on change de catégorie, le postulat de la transition est encore plus brillamment démontré. Voilà un pays de 80 millions d’êtres où la seule force organisée –et adoubée par Monsieur Obama1- le Frères musulmans, était créditée d’une position majoritaire dans les élections qui devaient se dérouler sous le contrôle des militaires. On en a vu mieux, mais, passons. Elections faites les « islamistes modérés » (les Frères musulmans, selon les Etats Unis) et les salafistes (musulmans non modérés, selon tout le monde) obtiennent 65 % des voix et vont avoir le contrôle de la confection d’une nouvelle constitution, du gouvernement et du parlement.

 

Pour qu’il n’y ait pas de malentendu, un porte-parole des Frères musulmans a fait valoir que le renversement du président Moubarak et de son régime a été principalement alimenté par le désir « de retour de l'Egypte à ses racines islamiques, et non par l’idéal occidental de la démocratie ». Ce pays dont seulement 5% du territoire est exploité par l’agriculture, qui importe plus de 50% de ses besoins en produits agricoles et alimentaires mais où 34% de sa population vit dans l’agriculture …, où 96% des femmes sont excisées et ou 82% de la population soutiennent l’exécution par lapidation des femmes adultérines tandis que 77% sont d’accord pour fouetter et couper les mains des voleurs et que 84% sont pour l'exécution de tout musulman qui change de religion ... ce pays ne pouvait voter autrement qu’en propulsant au pouvoir les islamistes, modérés ou pas. Les enquêtes PEW étaient connues, mais les Etats Unis de Monsieur Obama avaient décrété que la « Frères musulmans sont des modérés » et, par conséquent, ont poussé de tout leur pouvoir pour faire partir l’ancien quasi-dictateur, Moubarak. Mais on est maintenant à la fin d’une année après la «révolution ».

 

Les trois sources principales de revenus de ce pays, le gaz (vendu, principalement, à Israël et à la Jordanie), le tourisme et les exportations accusent des chutes difficiles à compenser. Avant de devenir une décision gouvernementale pour mettre fin à la livraison de gaz à Israël le gazoduc a été saboté (par des « islamistes extrémistes ») sept fois -en attendant la huitième- et les revenus y relatifs ont fondu comme neige au soleil. Le tourisme, qui se nourrissait de la visite de 13 millions de personnes chaque année, dont 600 000 Français, a pratiquement cessé. Les exportations du pays se sont contractées de 40% cette année. Le tout ? 41% de la population vit sous le seuil de la pauvreté (env. 640 Livres Egyptiennes mensuellement, soit 80 €), des travailleurs agricoles embauchés à la journée payés 3€/jour, désertification des terres agricoles et des réserves actuelles de 13 milliards de $ pour payer des importations (surtout agro-alimentaires) au rythme de 1,3 Milliard de $ par mois. Un dessin pour ce qui va se passer ?D’ici peu, on risque de voir une « Somalie-sur-le Nil » pour le grand bonheur des gens du Hamas (filiale palestinienne des Frères musulmans égyptiens). Avec le cortège d’actions connues dont la principale … l’aide de la communauté internationale. Et naturellement, le dernier G8 a promis  une  aide  de    20 Milliards de $ que notre président (Cannes, 3 novembre) voudrait augmenter d’autant. Heureusement la crise de l’euro retarde l’aide promise …

 

Alors …si pendant le soulèvement contre Moubarak aucun slogan anti-américain, anti-occidental ou, même, anti-israélien ne fleurissait Place Tahrir, les choses on bien changé depuis : l’influence des Frères Musulmans se fait sentir de plus en plus et de jour en jour (destruction d’églises coptes, reprise des vociférations anti-israéliennes, promesses d’aide au Hamas). Et ce qui ne ment pas c’est les affirmations répétées, aujourd’hui faisant florès, de la « classe politique » égyptienne selon lesquelles le traité de paix avec Israël (qui tient depuis plus de trente années) devrait être soit dénoncé soit, au minimum, revu. Avis à tous ceux qui demandaient (demandent) à Israël de « prendre des risques pour la paix »

 

ooooo

 

Trois pays, trois « révolutions démocratiques » tous, maintenant, avec des gouvernements islamistes. Comme on sait (Bernard Lewis l’a démontré depuis longtemps) que l’islam et la démocratie en font deux, il n’y a pas grand risque de se tromper si l’on escompte une régression majeure dans le développement des trois pays. La chape de l’islam se remettra en place comme avant les dictatures de Ben Ali, du colonel fou ou de Moubarak, pour la grande satisfaction de nos amis de l’Arabie Saoudite ou de nos ennemis perses.

 

Et ça continuera car l’Afrique Noire n’est pas encore tout à fait conquise par l’islam. Mais faisons confiance à l’Occident, il aidera comme il pourra, comme il l’a fait pour les musulmans de Nigéria contre les chrétiens de là-bas ou comme il l’a fait pour la victoire du musulman Ouattara contre le chrétien Gbagbo en Côte d’Ivoire. A part leur religion, l’un ne valait pas plus que l’autre …

 

Et ça continuera car l’Europe n’est pas encore conquise mais les demandes d’avoir la charia comme loi dans certaines villes, cités ou banlieues se multiplient, comme d’imposer la construction de mosquées au coût de contribuables, comme d’imposer les restrictions du halal dans les cantines des écoles de la république, comme … en Grenade, Espagne, que les musulmans de l’endroit réclament comme leur territoire.

 

 

 

1 « Une force politique non séculaire mais qui doit faire partie du paysage politique égyptien » (Ph. Crowley, porte parole de la Maison Blanche).

La France ne pouvait pas être en reste : Alain Juppé fait un saut au Caire et déclare « Le dialogue que j'ai eu avec l'ensemble de cette délégation, et en particulier avec les membres des Frères musulmans, a été intéressant, et m'a permis de bien mesurer que la présentation qui est faite parfois de ce mouvement mérite d'être éclairée et approfondie »

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 12:28


 

 

Le Canard Enchaîné du 6 octobre (avant que Charlie Hébdo se fasse détruire les locaux comme punition pour le crime de lèse majesté à l’adresse du prophète) nous apprenait que NS « estimait que parler d’Etat Juif est stupide » Bon, il ne se souvenait, sans doute pas, que le partage décidé par l’ONU en 1947 devait se faire entre un « état arabe » et un « état juif ». Il faisait semblant de ne pas avoir su qu’Israël, par la voix de son premier ministre avait maintes fois déclaré « Tant que les palestiniens n’accepteront pas de reconnaître Israël comme Etat Juif, il n’y aura pas d’accord de paix ». Il faisait semblant ne pas avoir compris que la tentative des palestiniens de se voir admettre comme « état » par l’ONU sans qu’il y est accord avec Israël, n’avait pas comme raison majeure le non arrêt des constructions en Judée et Samarie mais bien de contourner la condition essentielle de tout accord de paix.

 

Mais … s’étant qualifié, lui-même, de « meilleur ami d’Israël » les uns et les autres ne se sont pas arrêtés sur si peu de choses. D’autant plus que, pendant des semaines, le Quai d’Orsay déconseillait aux palestiniens d’essayer d’être admis (bien qu’il n’y a pas d’état palestinien et qu’il n’y avait jamais eu un tel état) par l’UNESCO. Mais, deux choses sont venus troubler les esprits et, certaines chancelleries : la France faisait volte face et votait pour l’admission de « l’état palestinien » à l’UNESCO sans prévenir ses partenaires et, cerise sur le gâteau, son président qualifiait dans un aparté privé avec BHO de « menteur » le premier ministre d’Israël.

 

Monsieur le Président, vous avez menti à répétition, ce qui précède ne constitue que la première partie de votre posture mensongère.

 

En effet, il y a trois jours notre président recevait une délégation du Conseil Juif Mondial. Par déférence pour sa fonction, les membres de la délégation ont l’élégance de ne pas ouvrir le débat sur « Netanyahu, menteur ». Mais on peut comprendre leur stupéfaction quand ils entendent NS leur dire (a) « le leadership palestinien doit accepter totalement le principe de deux états pour deux peuples en reconnaissant qu’Israël est l’état national du peuple juif » et (b) que «pendant toute sa vie politique il avait défendu Bibi »

 

Monsieur le Président, vous mentez tellement souvent que l’on ne sait plus quand vous dites la vérité. Et quand de plus vous voulez faire croire que « La France sera toujours solidaire d’Israël contre un Iran qui veut la détruire en préparant des armes nucléaires » n’essayez même pas de vous plaindre que personne ne le croit. Surtout pas Israël, surtout pas Netanyahu que vous avez traité, sans raison (apparente) de menteur.

 

Comment peut-on croire quelqu’un qui, à peine élu (mai 2007) va rendre visite au « Colonel – Guide » en Libye. Soi-disant pour lui vendre des Rafales (que personne ne veut acheter) et de centrales nucléaires. Qui ensuite l’invite à Paris et le laisse dresser une tente à deux pas de l’Elysée et se faire servir et garder par ses « 40 Amazones » lourdement armées. Et qui cette année vient de présider à son assassinat par des « révolutionnaires » (n’est-ce-pas BHL ?) commandés par des anciens de Al Qaida qui « libèrent la Libye du tyran »? Certes, personne ne versera des larmes sur le sort du Colonel. Mais, notre président nous a menti sur « l’amitié indéfectible de la France et de la Libye » et sur les affaires mirifiques que la France allait faire avec la Libye. Et comme c’est seulement avec des dictateurs honnis que la France peut faire des affaires pour vendre des armements, mettez-vous à la place du Roi de l’Arabie Saoudite ou de l’Emir du Qatar …

 

 

Khadafi---Sarkozy.jpg

Comment peut-on croire quelqu’un qui non seulement rend visite au dictateur (devenu président d’une république par voie héréditaire …) syrien en 2008 et l’invite à plusieurs reprises à Paris, en particulier pour assister à une parade de 14 juillet et quand ce dictateur sanguinaire est sur le point de refuser (attendez …) le diplomate français qui lui apporte l’invitation lui dit (au nom du président …) « Nous ne ferons pas de la question des droits de l'homme une condition »

 


Assad-Paris.jpg

 

Il est bien le Bachar ...14 juillet 2008 sur les Champs Elysées, avec un autre grand ami – Moubarak, et cour de l’Elysée en décembre 2010 – c’était hier …

Comment peut-on croire quelqu’un qui condamne aujourd’hui les tueries de son « ami Bachar » (plus de 3.500 morts depuis le commencement des révoltes) quand on écoute Bernard Kouchner : « Quand on lui expliquait que c'était un tyran de la pire espèce, Sarkozy répondait : «Bachar protège les chrétiens et avec une femme aussi moderne que la sienne, il ne peut pas être complètement mauvais» ». Comment peut-on croire quelqu’un qui a sorti ce (in)digne descendant d’un père assassin de plus de 20.000 personnes (Hama, 1982) de son statut de paria (traité comme tel même par les dirigeants des « frères arabes ») pour le faire accepter dans le monde civilisé tout en sachant qu’il était responsable de l’assassinat de Hariri au Liban et qu'il avait lancé un projet caché d’armement nucléaire ? Circonstance aggravante, la France de Nicolas Sarkozy, si sourcilleuse sur ce point à l'égard de l'Iran, ferme les yeux en toute connaissance de cause. « Dès le début, nous connaissions l'existence de la centrale atomique d'Al-Khibar, avant même qu'elle ne soit, en septembre 2007, bombardée par les Israéliens. La preuve : nous avons même donné des photos à l'Agence internationale à l'Energie atomique », confie un haut responsable français. 

 

Comment peut-on croire ? Non, on ne peut pas croire. Monsieur le Président, vous nous avez menti et vous continuez de le faire.

 

Pourquoi ? Serait-ce parce que la France compte aujourd’hui 10/12% de musulmans dans sa population ? Parce que 25/30% des nouveaux nés en France sont nés de parents musulmans ? Parce que, selon toute probabilité, Marseille aura une majorité musulmane en moins de 20 ans ? Serait-ce pour cela que vous ne pouvez pas faire autrement que d’agonir d’insultes le premier ministre d’Israël car vous êtes à la tête d’une France proto-islamique ?

 

Dans moins de 200 jours aura lieu le premier tour des élections présidentielles. Certes, quand on voit que le candidat de la gauche (gauche qui a échoué dans sa tentative de propulser à la tête du pays un maniaque obsédé sexuel) est une sorte d’ectoplasme qui compte sur le rejet du sortant pour être élu, on réfléchit pour qui voter.

 

Monsieur le Président, ceux qui à 80% ont voté pour vous en 2007 mais qui vous ont vu mentir si souvent s’en souviendront. Ne comptez plus sur eux quand vous leur avez montré que vous les considérez aussi utiles que des puces sur un chien mort !

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 13:33


 

Depuis des mois on s’accorde pour constater que « le printemps arabe » est en train de devenir un hiver … Mais ce qui se passe en Libye est d’une autre nature : sous l’impulsion de BHL, notre NS est parti en guerre sous le prétexte fallacieux (repris non seulement par Alain Juppé, mais par tous les moralistes à trois sous friands des révolutions qu’ils sont incapables de faire par eux-mêmes …) que « un million de libyens allaient être massacrés à Benghazi » Peu importe que toute la population de cette ville dépasse à peine 600.000 habitants, on n’est pas à une approximation près quand il s’agit de suivre BHL. Et NS a été suivi de David Cameron (pour oublier sans doute les ignobles tractations de la perfide Albion avec le Guide libyen et leurs résultats relatifs à l’échange pétrole contre l’auteur de l’attentat de Lockerbie et par BHO qui ne pouvait pas ne pas être de la partie …).

 

Ne dites surtout rien, ni à BHL ni à NS sur ce qui se passe actuellement dans ce pays libéré par des « rebelles » qui sont censés apporter la « démocratie » aux 124 tribus qui vivaient  en guerre en Libye et que le potentat Kadhafi avait réussi à pacifier après en avoir trucidé quelques dizaines de milliers d'habitants du désert ou de certaines villes.

 

Ne leur dites, surtout pas, que l’homme fort (« gouverneur de Tripoli ») n’est autre qu'un terroriste du nom d'Abdul Hakim Belhadj, dont l’association à Al-Qaïda été prouvée par la CIA qui l'a recherché pendant dix ans. Dans les années 1980 (déjà …), il avait quitté la Libye pour l'Afghanistan où il a combattu comme moudjahidine contre les soviétiques. Là, avec d'autres libyens, il a formé le « Groupement Islamique de combat en la Libye » avant de revenir au pays pour combattre Kadhafi en devenant le bras fort de Al-Qaida sur place. A l’occasion de la dernière convulsion politico-médiatico-islamiste en Libye, il est devenu l’homme fort des combattants de tous poils. A tel point que si le CNT se trouve toujours à Benghazi, c’est parce que ce bonhomme lui interdit de venir à Tripoli … Ne le dites, surtout pas, à BHL ou à NS !

 

Ne dites surtout pas à BHL ou à NS que leur protégé (Abdul Jalil reçu les bras ouverts à Paris et reconnu comme dirigeant le CNT) en annonçant la « libération du pays » (dès que le colonel a été trucidé sans autre forme de procès sauf la barbarie des « combattants de la liberté ») vient de déclarer « En tant que nation musulmane, nous avons adopté la charia islamique comme source du droit, donc n'importe quelle loi contredisant ses principes est légalement nulle et non avenue" Exemples : l'interdiction de la polygamie et l'autorisation du divorce (les deux ayant existé sous Khadafi). Remarquez le « légalement » - mais ne dites pas à BHL ni à NS que « la loi » dans le pays qu’ils ont passé par le fil de l’épée est déjà instaurée !

 

Ne dites pas à BHL ni à NS que, l’assassinat ignoble du tyran et d’un de ses fils restera comme une tâche indélébile non seulement sur les « libérateurs autochtones » mais sur eux aussi. Ne leur dites pas cela car ils ont été incapables de comprendre qu’un psychopathe à la tête d’une dictature est moins nocif que des milliers de bandits assoiffés de sang dont la « loi » est l’islam et les moyens les explosifs ou les armes que l’Occident avait vendu au tyran renversé. Ne leur dites pas qu’on vient de découvrir dans un hôtel de Syrte 53 cadavres en décomposition dont certains avaient les mains ligotées derrière le dos – ne leur dites pas car, probablement, ces cadavres sont ceux de certains partisans du tyran et que la « légalité » démocratique libyenne vient de faire son apparition.

 

Et surtout ne dites pas à BHL ni à NS que ce qu’ils ont fait se résume simplement à avoir « dégommé » un tyran pour mettre un pays entre les mains d’islamistes plus ou moins cachés : ne leur dites pas car ils doivent le savoir. Islamistes par voie démocratique en Tunisie, islamistes sous le couvert de généraux populistes en Egypte, islamistes ouvertement en Libye. Ne leur dites pas car ils le savent …

 

Mais alors, la vraie question : pourquoi ont-il fait cela ? Assister à de telles mascarades qui se terminent dans de bains de sang ne peut pas être entièrement gratuit, non ? Bon, NS peut-être ne sera plus, bientôt, en mesure d’imposer ses vues (absurdes sur le plan international). Le drame ? BHL continuera …

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 13:33

 

« Flottille de la paix » pour Gaza, mai 2010 : six bateaux partis des eaux territoriales du Chypre (Nord, sous occupation turque) tentent de briser le blocus maritime israélien qui empêche des bateaux d’accoster à Gaza. Cinq bateaux sont arraisonnés et conduits dans un port israélien, un bateau devient un territoire de combat entre des « passagers » préparés pour et des commandos marins israéliens qui viennent prendre possession du bateau (après moult incitations lui demandant de changer de route ou d’accepter de mouiller dans un port égyptien ou israélien). Neuf citoyens turcs (un d’origine américaine) sont tués quand les commandos israéliens, devant la violence des « militants » doivent se défendre avec des armes autres que les « paint ball » qu’ils avaient tenté d’utiliser. On pensait que l’affaire aller rester là car les « militants » avaient non seulement crié, fortement, « Allahu Akbar » mais avaient déclaré qu’ils voulaient devenir des « martyrs » …


C’était sans compter avec M. Erdogan, premier ministre turc (« islamiste modéré ») qui cherchait depuis des années des raisons pour mettre fin aux relations, plus qu’amicales, de la Turquie laïque avec l’Etat Juif. Faisant accéder au pouvoir son parti islamique, il a réussi pendant quelques années à faire oublier une pièce de théâtre, à caractère antisémite, qu’il avait écrit en 1974  et qui reprenait les poncifs connus (le sang des non juifs pour la Pâque juive, le complot mondial – les Protocoles, etc., …). Ou que dans les années 70/80 il avait rejoint un groupe musulman djihadiste. Ou qu’avant d’être envoyé en prison en 1988, pour 10 mois « pour « incitation contre l’Occident et les juifs » il avait l’habitude de déclarer que « son objectif était la disparition de l’Etat d’Israël ». Arriver premier ministre il faisait pourtant ami-ami avec Israël et il a convaincu ce pays de ne pas, trop, parler du génocide arménien et de l’aider -vu les excellentes relations d’Israël avec le Senat et le Congrès américains- pour que ces derniers adoptent une attitude tolérante vis-à-vis de la Turquie. De plus, membre de l’OTAN, la Turquie avait besoin de rajeunir ses équipements militaires (chars d’assaut, surtout, mais aussi avions, bateaux, etc.,) ce qu’Israël a pu faire dans des conditions économiques intéressantes pour la Turquie. Tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’au moment où Ankara a commencé à s’approcher de l’Iran, d’un côté, et des pays arabes, de l’autre. Reconstituer « l’Empire Ottoman » c’était beaucoup mais … retrouver une influence et une position dominante égale à celle du passé paraissait parfaitement possible. C’est dans ce contexte que la Turquie a commencé à courtiser le Hamas qui dirige Gaza et, quand, après 6/8.000 fusées (en partie artisanales …) tirés par cet acteur contre Israël, il a dû subir une destruction majeure des infrastructures locales et des pertes humaines, la Turquie a, ouvertement, condamné Israël. Et, en plein « Davos » il a traité le président d’Israël d’assassin en quittant, publiquement, la rencontre à laquelle ils participaient tous les deux. Depuis des années, les actions de M. Erdogan -et de la Turquie qu’il gouverne- se sont rapprochées de celles de l’Iran, autant dire d’un contenu néfaste quant à la pérennité de l’existence d’Israël.

Vint l’histoire de la flottille et des neuf « martyrs » turcs qui voulaient briser le blocus maritime de Gaza.

La Turquie a réclamé, à corps et à cris, que l’ONU commette une commission pour dire ce qui s’est passé car, (a) la Turquie considérait le blocus comme illégal en droit international, (b) accusait Israël d’avoir tué délibérément ses ressortissants et (c) considérait qu'elle devait obtenir des excuses et des compensations matérielles. Sachant que l’ONU n’a jamais été impartiale quand il s’agissait d’Israël, ce pays n’a dû se décider à accepter la chose que parce que ses amis (en Europe) l’ont engagé à se plier. Voilà le communiqué de l’époque du Quai d’Orsay :

La France salue l’annonce par le Secrétaire général des Nations unies de la création d’une commission d’enquête internationale concernant les événements tragiques survenus au large de Gaza le 31 mai dernier. Cette initiative est conforme à la déclaration présidentielle adoptée par le Conseil de sécurité du 1er juin 2010 qui appelait à la mise en place d’une "enquête prompte, impartiale, crédible et transparente, dans le respect des normes internationales". Nous saluons la décision des autorités israéliennes de participer à cette commission qui rassemblera Geoffrey Palmer, ancien premier ministre néo-zélandais, Alvaro Uribe, président colombien sortant ainsi qu’un représentant israélien et un représentant turc.

La France saluait la décision des autorités israéliennes car c’est la Turquie qui avait demandé l’enquête au Conseil de Sécurité …

De son côté, Israël assignait à une commission indépendante, non gouvernementale la mission de faire rapport de l’incident en lui donnant tous les moyens pour une action indépendante.


La « Commission Palmer » de l’ONU a travaillé pendant plus d’une année et elle vient de remettre son rapport au Secrétaire Général de l’ONU. La Turquie et Israël y ont participé en déléguant un représentant aux travaux de la commission et en lui remettant les résultats des investigations propres à chaque pays. La Turquie a, même, fourni deux jeux de documents à des moments différents des travaux de la commission.

 

Oh, miracle ! Le rapport rendu publique fait la part belle à Israël !


Plus précisément, le rapport conclut, premièrement, que le blocus israélien de Gaza est légal en vertu du droit maritime international, car Israël est la cible d'attaques persistantes venant de ce territoire. La Turquie avait vivement contesté ce point.


De plus, le rapport accuse explicitement les « militants » Turcs, qui ont attaqué les commandos avec des tuyaux en métal et d'autres armes quand ils sont descendus d'un hélicoptère en vol stationnaire, d’avoir agi d’une manière téméraire. Le rapport critique également le gouvernement turc pour avoir omis d’empêcher ces « militants » de prendre le large (car leurs liens avec des milieux islamistes extrémistes étaient connus) avant que leur navire ait quitté un port turc. Enfin, le rapport ne demande pas à Israël de présenter des excuses. Il lui suggère, simplement, d’exprimer des "regrets" et de payer une compensation aux familles des victimes. Pour faire bonne mesure, la rapport met en avance le fait qu’Israël a agi avec une « force disproportionnée » (antienne, tant et tant de fois répétée contre ce pays comme si les commandos avaient dû se battre avec les « militants » avec des bars de fer ou des tuyaux en métal) … Mais, horreur pour la Turquie, in coda venenum, le rapport indique avoir félicité Israël pour le travail professionnel de sa commission indépendante, non gouvernementale tandis qu’elle a rejeté le rapport turc comme étant, fondamentalement, un document de propagande.


Israël a accepté le rapport et ses recommandations. La Turquie vient de le déclarer « nul et non avenu » et prend des mesures de rétorsion contre Israël : expulsion de son ambassadeur à Ankara, réduction des relations diplomatiques au niveau le plus bas possible, menace d’inciter les pays arabes voisins à prendre des mesures similaires contre Israël, annonce d’envoi de bateaux militaires turcs vers les eaux territoriales d’Israël pour protéger d’autres bateaux voulant aller à Gaza et déférer le blocus maritime de Gaza à la Cour Internationale de Justice. Deux des mesures annoncées pourraient être considérées comme des actes de guerre.

Ce n’est pas seulement la Turquie qui a été surprise par les conclusions (favorables à Israël) de la commission Palmer. Regardez la presse française, à commencer par Le Figaro : Flottille : « L’ONU critique l’assaut, mais pas le blocus de Gaza » ; Libé : rien en première page, dans les actualités « AFP – Israël va accepter le rapport de l’ONU avec des réserves » - et occulte la légalité du blocus comme toutes les autres demandes non satisfaites de la Turquie … ; Le Monde : rien en première page, dans les actualités même dépêche d’AFP mais en renversant les deux membres de la phrase du Figaro : « Flottille pour Gaza : l’ONU juge le blocus légal mais critique le raid israélien ». Vous pouvez aussi regarder la presse internationale, elle aussi montre sa surprise en essayant de modifier, autant que faire se peut, l’ordre des conclusions du rapport et, souvent, ses contenus. C’est vrai, c’est la première fois qu’un rapport de l’ONU est favorable à Israël …

Un peu gênés aux entournures, tous ceux qui ont demandés à Israël de se plier à la demande de l’ONU, essayent d’arrondir les angles en « incitant » les protagonistes à se réunir et se « rabibocher ». Alain Juppé, au nom de la France, le premier … Les Etats Unis de BHO ne disent rien car … il s’agit de deux de ses alliés, un, musulman, que l’on doit cajoler (monde arabo-musulman) et, l’autre, juif avec lequel il ne faut pas se mettre à mal car … élections présidentielles en 2012. Seule l’Allemagne demande clairement à la Turquie d’accepter les conclusions du rapport ce qu’elle ne veut, sous aucun prétexte. L’arroseur arrosé

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 13:56

C’est réjouissant de savoir que, week-end prolongé ou pas, certains des lecteurs du blog n’entendent pas laisser sans réponse les questions engendrées par la lecture d’un texte. Et ils me demandent de le faire. Naturellement, en faisant une sorte de synthèse pour rendre les choses plus claires.

 

Pourquoi « canari » ? J’ai utilisé une métaphore : dans le temps jadis les mineurs descendaient avec un canari réputé sentir le grisou bien avant eux et dès qu’il se mettait à « chanter » ils évacuaient les lieux. Bien entendu cela se passait avant que l’on dispose d’analyseurs de gaz ou de dispositifs sensibles au grisou. Pour ce qui est du « canari norvégien » … on aura déjà compris.


Pour vous la Norvège est un pays antisémite ? Le politiquement correct, d’un côté, et l’interdiction éthique de la généralisation instillent une réponse négative. Cependant, tout ce qui s’est passé au 19èmesiècle ou, plus près de nous, pendant la deuxième guerre mondiale crée plus que des interrogations.

 

                                                                                             Norvege---juifs-out.png

 

Mais, l’on sait que la forme moderne, admissible un peu partout dans le monde (et surtout en Europe) de l’antisémitisme est « l’antisionisme » : comme l’essence de celui-ci a été la création d’un état pour les juifs … nous y voilà, de l’antisémitisme au rejet de l’existence d’Israël la logique nous aide a comprendre …

 

Ne cherchez pas un acte positif de ce pays à l’égard d’Israël. Aucune manifestation artistique israélienne, aucun film israélien (même si primé  à Cannes ou à Venise), aucune exposition d’art israélien, absolument rien pendant les dix dernières années. En revanche, interdiction notifiée à Thyssen Krupp Marine qui loue une base maritime en Norvège pour tester des sous-marins, de faire des essais pour de navires destinés à Israël. Ou demandes de boycott des produits israéliens ou de relations universitaires.

 

Ajoutez que la Norvège est un des principaux donateurs de Gaza (dirigée par le Hamas) : l’argent norvégien dont personne ne garde trace peut être aussi utilisé pour acheter des armes et des munitions ou des fusées …. Alors ? Certes, l’ambassadeur norvégien en Israël n’ayant pas hésité à confirmer que pour son pays le terrorisme palestinien est justifié car « c’est la résistance à l’occupation » a été repris ensuite par un vice-ministre norvégien pour atténuer le propos. Mais qui donne de l’argent pour acheter des armes qui sont utilisés contre les juifs d’Israël (Sderot, des souvenirs ?) … va-t-on jusqu'à dire qu’ils sont antisémites ?

 

Nuit de Saint Barthelemy, qu’est-ce-à dire ? Déroulons un peu le canevas de ce qui se prépare (« canari Europe » …). L’état providence, aimant (pas le participe présent du verbe …) ayant attiré (et qui attire encore) des masses d’immigrés non européens est, d’évidence, condamné à terme en Europe (cela prendra, peut-être, un peu plus de temps pour la Norvège …). Il suffit de voir les contorsions actuelles de nos dirigeants pour concilier deux concepts inconciliables : économie de marché et état-providence. Comme il n’existent, nulle part en Europe des groupes musulmans intégrés, assimilés (mariages inter-religions pratiquement inexistants), comme chaque nouvelle de génération de descendants d’immigrés musulmans semble (ou se veut) plus aliénée que ses prédécesseurs, que va-t-il se passer ? Vu l’augmentation exponentielle du pourcentage des populations musulmanes versus les « indigènes » et la tendance des populations « indigènes » à considérer que les relations avec le musulmans sont mauvaises, l’Europe se trouvera, un jour, devant une alternative simple : prise de pouvoir islamique ou « expulsion » (avec ses cortèges d’horreurs) des populations exogènes. D’où l’analogie avec la nuit du Saint Barthelemy.

 

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                                                                                                                                                                                                                           Etude PEW, juillet 2011

 

Scénario catastrophe ? Quelque part entre 2020 et 2030 plus d’un quart de la population européenne sera musulmane. Tensions intra-communautaires aidant, des islamistes (pas modérés …) feront sauter un train (cela s’est déjà vu …), un avion (invention palestinienne …) ou une église (attendons ...).

 

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                                                                                                                      Etude PEW, juillet 2011


 

Des « justiciers » réunis dans des milices d’auto-défense procéderont à des représailles qui, à leur tour, appelleront d’autres actions islamistes (voir ce qui se passe en Irak). Mais ce jour-là, les choses seront claires : soit accepter de devenir dhimmis soit l’expulsion des fauteurs de troubles, autant dire de populations entières. Cela aussi s’est déjà vu : les tchéchènes ou les tatares transférés par Staline par centaines de milliers, environ 3 millions de sudètes « évacués » vers l’Allemagne à la fin de la deuxième guerre mondiale, des millions de musulmans de l’Inde conduits au Pakistan, des transhumances chinoises vers le Tibet, le monde en a vu d’autres !

 

Des « canaris » en Europe n’ont pas manqué : Bat Ye’or (Eurabia) ou Bernard Lewis (2007) « L’Europe est déjà, je pense, une cause perdue »

 

Pourquoi trouvez-vous nécessaire de parler d’Israël quand il s’agit de la Norvège ? Pourquoi ? Parce que là nous avons le « canari » mondial ! Tout ce qui se passe aujourd’hui autour d’Israël n’est qu’une préparation à ce qui se passera en Europe.

 

Ce qui n’empêche pas, encore hier et avant-hier, après la mort de 38 soldats des Etats Unis embourbés en Afghanistan, la dégradation de leur note AAA , les émeutes des villes anglaises (des « djeunes » de deuxième et troisième génération de musulmans nés en Angleterre) -nonobstant l’immonde « extrait » de A2 qui a montré une « indigène » ayant participé aux pillages mais pas un seul « cagoulé »-, pendant la crise financière et économique de l’Europe, de voir le State Department, le Foreign Office, le Quai d’Orsay et l’ineffable baronne Ashton protester contre et condamner la construction de 277 appartements dans une banlieue de Jérusalem. J’ai oublié la condamnation de la Norvège.


 


 


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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 17:26

Honneur aux lecteurs : ils ne se laissent pas conter, ils veulent des réponses : cela fait suite au texte "Contre les Palesiniens".


« Vous parlez de « palestiniens », pourquoi pas du « peuple palestinien » ? On devrait dire « être palestinien n’est pas une nationalité, c’est une profession … ». J’ai repris les trois caractéristiques principales qui sont attachées à la notion « peuple » : unité de langue, unité d’histoire, unité géographique. On s’accorde, généralement, qu’au moins deux de ces caractéristiques sont nécessaires pour parler, non pas d’un groupe ethnique, d’un peuple par rapport à un autre. Les « Syriens du Sud », populations migrantes venant de Syrie vers le territoire appelé par les Romains « Palestine » (pour rompre la relation « Hébreux – Royaume d’Israël) n’ont jamais disposé de ce qui est une condition nécessaire pour constituer un peuple. D’ailleurs, Zuheir Mohsen, au nom de l’OLP, en 1977 (déjà …) donnait un interview au journal hollandais Trouw :

Le peuple palestinien n'existe pas.La création d'un Etat palestinien n'est qu'un moyen pour continuer notre lutte contre l'Etat d'Israël pour notre unité arabe. En réalité, aujourd'hui, il n'y a aucune différence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. Nous parlons aujourd'hui de l'existence d'un peuple palestinien, uniquement pour des raisons politiques et tactiques car les intérêts nationaux arabes exigent que nous affirmions l'existence d'un peuple distinct palestinien à opposer au sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un Etat souverain avec des frontières définies, ne peut pas réclamer Haïfa et Jaffa, mais moi comme Palestinien, je peux réclamer Haïfa, Jaffa, Beer-Shev’a et Jérusalem. Toutefois, quand nous aurons acquis notre droit à toute la Palestine, nous n'attendrons pas même une minute pour unir la Palestine et la Jordanie.

Tant et si bien que ce n’est qu’à partir de la création par Yasser Arafat de l’OLP (Organisation de la Libération de la Palestine) que le mot « palestinien » a été forgé pour les Syriens du Sud. En effet, jusqu’en 1948, les juifs installés dans le territoire en cause étaient considérés comme « palestiniens » … Cela étant, comparez avec les Kurdes : unité de langue, unité d’histoire et unité géographique, les trois caractéristiques sont là et les font se différencier et des turcs et des iraniens et des irakiens et des syriens. Leur territoire se trouve « occupé » par la Turquie, l’Irak, l’Iran et la Syrie et bien qu’ils soient presque 30 millions personne ne veut leur « donner » un état. Réunis au Sud de la Turquie, récemment, 850 délégués kurdes venus de Turquie, Irak, Iran, Syrie viennent de déclarer leur « autonomie ». Avez-vous entendu quelque chose ? Curieux, non ?


Le groupe de « personnes déplacées » en 1948 où se trouve-t-il ? Au moment du partage du territoire par l’ONU en 1947/8 la communauté internationale avait décidé de la « création de deux états, un arabe et l’autre juif ». Remarquez, on ne parlait pas de « peuple palestinien » mais de « peuple juif » … tandis qu’aujourd’hui on ne parle que du « peuple palestinien » et quand Israël demande qu’elle soit reconnue comme « état juif » non seulement les arabes ne le veulent pas mais … le ministre des affaires étrangères de la France souligne, in petto, qu’il y a des arabes en Israël ! Expulsés ou partis, env. 600.000 personnes on quitté le territoire destiné à l’état juif. Les deux raisons majeures sont connues mais occultées car elles ne peuvent pas supporter la « narrative » arabe. La première : les pays arabes (Egypte, Syrie, Liban, Jordanie, Irak pour l’essentiel) n’acceptant pas le partage ont décidé de régler la chose par les armes : cinq armées, à l’époque toutes armées et instruites par les anglais, se sont lancées dans une guerre qui allait « jeter les juifs à la mer » (c’est une obsession qui a cours encore aujourd’hui …) et pour préserver leurs frères des affres de la guerre leurs ont demandés de partir pour revenir ensuite quand les juifs ne seraient plus là. La deuxième : les exactions de la guerre (de deux côtés) ont fait qu’une partie des populations arabes du territoire assigné aux juifs a trouvé sain de s’enfuir (« les expulsés »). On occulte cependant le fait que des groupes entiers ont fait confiance aux «juifs » et sont restés sur place en ne le regrettant pas : Haiffa ou Abu Gosh (près de Jérusalem) sont des exemples connus. Et ils ont eu raison car leur nombre a été multiplié par trois en 60 ans et ils représentent aujourd’hui 20 % de la population d’Israël disposant de 12 % des députés à la Knesset. Mettez en parallèle le sort de ceux qui sont partis (ou expulsés) : ils croupissent depuis 60 ans dans des camps de refugiés au Liban, Syrie ou Jordanie, sans d’autres droits que ceux d’utiliser la mendicité internationale pour survivre. Certes, sans travailler, ce qui, là où il fait très chaud n’est pas déplaisant. Groupe ethnique recevant, (ad vitam æternam ?), dix fois plus d’aide internationale par tête que tout autre, pourquoi voudraient-ils renoncer à cela ? Ils laissent parler les journalistes du monde entier qui viennent verser une larme sur les souffrances du peuple palestinien à Gaza avant de rentrer dans les hôtels 4 et 5 étoiles du front de mer et prendre un excellent diner dans un restaurant de poissons …

On en compte aujourd’hui entre 4 et 5 millions d’êtres dont le seul mérite devant l’éternel (à l’exception des contributions au terrorisme) c’est leur patience « un jour les juifs seront tous tués et ils récupéreront leurs possessions anciennes » Vaste programme mais … quand on a derrière soi 1,5 Milliards de musulmans, on peut croire que cela sera ainsi.


« Vous parlez de « territoire légué par Allah » mais le Fatah est laïque » Oui, le Fatah se présente comme « laïque » mais il suffit de voir que, chaque vendredi, ses dirigeants se déchaussent et écoutent attentivement le prêche de l’imam. Il suffit, d’ailleurs, de lire la carte du Fatah (qui n’a jamais été modifiée nonobstant les mensonges et les mises en scène d’Arafat pour François Mitterrand et Bill Clinton) pour avoir une vue claire de son objectif : « libérer la Palestine par étapes » - langage codé disant « destruction d’Israël et instauration (Hamas dixit) d’un califat islamique.

Israël a un gouvernement de « droite », pourquoi « le camp de la paix » (Shalom Achshav) a-t-il disparu ?

Tout d’abord, il faut relativiser : quand on parle de « droite » en Israël c’est comme parler des radicaux-socialistes chez nous. D’un autre côté, il s’agit d’un gouvernement élu qui représente, certes, une dérive de la société israélienne par rapport au « centre » ou au « centre-gauche ». Mais, souvenons-nous, Ariel Sharon, qualifié d’extrême droite, (« l’assassin », « le boucher de Sabra et Chatilla », j’en passe et des meilleures) a été encensé comme pas un quand il a fait évacuer Gaza de toute présence israélienne (civile et/ou militaire). Toutes les chancelleries ont applaudi et pour un (court) moment on s’est arrêté de crier « Sharon assassin » sur le pavé de Paris. Le gouvernement actuel, moins enclin que ses précédents à faire des concessions pour rien et plus fort car disposant d’une légitimité inattaquable (deux tiers du parlement, plus de 60% d’opinions favorables) que ses adversaires internationaux (BHO, « le Quartette », la Suède, la Norvège et autres coryphées de la paix) ont du mal à contester. Et comme aucune des tentatives faites depuis Oslo (plans de paix multiples, initiatives diverses et variées) n’a reçu la moindre approbation de la part des palestiniens, « le camp de la paix » israélien (qui n’a jamais eu de pendant du côté des palestiniens) a fondu comme beurre au soleil : cela a pris du temps mais, eux aussi, ont compris que le conflit n’est par territorial mais existentiel. Et sont, sans doute, convenus qu’en disparaissant ils arrêtaient de contribuer à la disparition de l’état qui est le leur aussi.


En lisant votre texte on se pose la question « Israël a-t-elle un avenir au Proche-Orient ? »

D’autres que moi sont mieux à même de faire la démonstration de l’impossibilité de faire disparaître Israël du Proche Orient. Même si son allié unique, sous l’impulsion d’un président « post-moderne, tiers-mondiste, décidé à rogner les ailes de son pays » le laisse tomber. Même si l’Europe, en voie d’être colonisée par les ennemis irréductibles de ce petit pays passe des menaces feutrées à une hostilité ouverte. Israël est une des grandes puissances militaires du monde actuel capable non seulement de défendre son territoire mais de projeter des éléments de force à très grande distance. Par delà sa puissance militaire Israël est un pays « post-industriel » : aucune des technologies de pointe (électronique, biologie, chimie, environnement) ne lui est étrangère, au contraire, le pays tient un rang de premier ordre dans le développement du monde technique et industriel. Auto-suffisant pour ses besoins alimentaires ce pays a développé une des agricultures les plus évoluées. Reste les sources d’énergie. A point nommé, après une dizaine d’années d’explorations terrestres et maritimes, Israël a mis à jour des gisements de gaz en Méditerranée dont les dimensions vont la placer à égalité avec les principales réserves prouvées du monde. Jugez-en : Tamar, Dalit, Léviathan, un total prouvé de presque 1.000 Milliards de m3soit plus que l’Iran et l’Arabie Saoudite réunies …

 

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Et se lance dans l’exploitation des schistes bitumineux dont ses sous-sols d’Israël sont gorgés et qui vont lui ouvrir des capacités pétrolières d’un ordre de grandeur équivalent à celles de l’Arabie Saoudite … L’Europe dédaignera-t-elle l’existence de ces sources d’énergie à sa porte ? Peu probable, même si le Liban (gouverné par le Hezbollah) s’est réveillé, non pas pour faire des prospections mais pour contester la propriété d’Israël (et de Chypre) sur une partie des sites.

Mais, je crois, que rien n’explicite mieux le propos : en 1967 la France remboursait à Israël le prix des 50 Mirages commandés à Dassault (embargo décidé par De Gaulle). La France les a vendus ensuite à la Libye ... Et 44 ans après, la France achète des avions à Israël (c'est déjà fait pour d'autres modèles). Sic transit gloria mundi...

The French Defense Ministry decided last week to purchase unmanned aerial vehicles from Israel, thereby bringing an end to a 44-year-old embargo on weapon purchases imposed by President Charles de Gaulle. The approved sale of Heron TP, or Eitan, will be the first time the drone is sold to a foreign country.

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Alors ? Israël survivra dans un environnement hostile aggravé par l’indolence, le parti-pris et l’hostilité -presque- universelle, que d’aucuns assimilent à une nouvelle forme d’antisémitisme. Dommage que le monde ne comprend pas qu‘Israël n’est que le canari des mines de charbon … mais qui ne veut pas disparaître …

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 09:29


Voilà plus de 60 ans que « les palestiniens » emmerdent le monde et l’empêche de tourner en rond. Depuis que l’ONU a décidé le partage d’un territoire, d’une dimension réduite comme une peau de chagrin par les actes du perfide Albion, « les palestiniens » on refusé toute solution pacifique à leur conflit contre les juifs. Qui, eux, ont accepté les décisions de la communauté internationale et n’ont pas arrêté depuis de créer et développer leur état. Ils ont absorbé la majorité de leurs coreligionnaires expulsés des pays arabes, obtenu l’autosuffisance alimentaire par une agriculture performante inexistante ailleurs en géographie (presque) désertique et se sont placés parmi le premiers pays au monde par leurs réalisations techniques et scientifiques.


Tous les conflits, armés ou pas, qui se sont cristallisés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, partout dans le monde, ont trouvé des solutions. Même ceux dont l’ignominie faisait douter de l’humain de l’humanité. Les Balkans ? Le Cambodge ? Le Vietnam ? Angola ? Le Sentier Lumineux ? La guerre froide ? Tous, sauf ceux dans lesquels des musulmans, pays ou forces ténébreuses, étaient parties prenantes. Et parmi ceux-là celui dont « les palestiniens » sont (à) l’origine.


Pour commencer il faudrait finir de les appeler « palestiniens ». Ils ont usurpé une qualité dérivée du nom romain du territoire (« Palestine ») mais n’ont jamais été un peuple : unité de langue, unité géographique, unité d’histoire, aucune des trois caractéristiques ne leur convient. Même avant qu’ils commencent à se déplacer vers les plaines bordant la Méditerranée entre le Liban (crée par la France via les accords Sykes-Picot), la Syrie (crée par l’Angleterre via les mêmes accords) et la Jordanie (territoire dépecé par l’Angleterre -pendant qu’elle détenait un mandat de la Société des Nations sur un grand territoire- pour créer de toutes pièces un royaume pour des descendants du Prophète …) ils se sont considérés toujours comme « syriens du Sud ». Et si leur nombre n’a pas arrêté de grandir cela a été au départ, le résultat du développement par les juifs d’une terre acquise patiemment et transformée à partir du 19èmesiècle. Il s’agit d’une croissance générique, produit d’activités productives. Mais ils ont réussi aussi, ce qu’aucun groupe ethnique au monde n’a réussi : partis (ou expulsés, c’est selon) à 600.000 en 1948 ils se sont multipliés jusqu’à se compter aujourd’hui dans la fourchette de 4 à 5 millions. Parqués, pour croupir, dans des camps de « refugiés » par leurs frères arabes du Liban, Syrie, Jordanie et d’ailleurs ils émargent encore aujourd’hui aux budgets d’aide de la communauté internationale. Qui a accordé un statut de « refugié », à répétition, à quatre générations qui se sont succédées pour bénéficier d’une vie, certes, peu glorieuse mais dépourvue du besoin de travailler. Des centaines de milliards de $ leur ont été affectés depuis 60 ans et tout ce qu’ils ont produit se résume à l’introduction du terrorisme dans les relations mondiales, les détournements d’avions et les attentats suicides. Aurait-on oublié quelque chose ?


Chaque fois qu’ils ont eu devant eux une offre sérieuse pour mettre fin au conflit qu’ils ont initié et pérennisé, ils ont dit non. Commission Peel et Livre Blanc dans les années 30 ? Partage décidé par l’ONU en 1947/8 ? Autonomie au moment des accords Israël – Egypte en 1977 ? Accords d’Oslo en 1993 ? Barak et Bill Clinton en 2000 ? Evacuation de Gaza par Sharon en 2005 ? Offres de Tzipi Livni et Olmert en 2008 ? Non, non et non. Sauf à prendre à la lettre leurs chartes (Hamas et Fatah) qui considèrent que « la Palestine est un territoire légué aux musulmans par Allah » et en tirer les conséquences, on peut toujours se demander pourquoi ils ne se décident pas à mettre fin au conflit. Peut-être parce que d’une certaine manière, ce conflit les fait vivre. Leurs dirigeants, Husseini qui s’était compromis avec les nazis auxquels il a offert une division musulmane pour le front de l’Est, Choukeiry qui avec Nasser voulait « jeter les juifs à la mer » (citation littéralement exacte), Arafat chouchouté par le monde mais artisan en chef du terrorisme palestinien ou le dernier en date, Mahmoud Abbas – président en manque d’élection vivant en paix à l’ombre des baïonnettes israéliennes qui assurent la paix en Judée et Samarie (je veux dire la Cisjordanie …), pas un seul dirigeant de la stature d’un Bourguiba ou d’un Ben Gourion : des défenseurs de leur peuple mais ayant su faire les compromis nécessaires pour vivre et laisser vivre les autres.


Et non seulement ce groupe, ce « peuple » se complaît dans la mendicité permanente mais, de plus, fait semblant de vouloir disposer d’un état. Dernière lubie, embrassée naturellement par le monde éclairé qui est arrivé (le diable sait comment) à considérer que ce conflit est l’alpha et l’oméga des dysfonctionnements du monde actuellement. Le régler, en tordant les poignées d’Israël pour assurer, in fine, sa disparition en faveur des palestiniens c’est devenu la vulgate dominante, naturellement occultée par un vocabulaire politiquement correct, « la paix contre la terre, deux états vivant côte à côte, en paix et sécurité » et autres fariboles qui font passer le temps aux diplomates sur les rives du Potomac, de la Tamise, de la Seine ou d’ailleurs.


Et pourquoi faudrait-il qu’ils aient un état ? Les kurdes sont presque 30 millions repartis entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie : personne n’a pris la tête d’une revendication mondiale pour leur « créer » un état. Serait-ce parce qu’ils n’ont pas derrière eux 56 pays musulmans comme les palestiniens ? Et si les kurdes ne « méritent » pas un état pourquoi les palestiniens devraient-ils voir leur soi-disant « lutte nationale » (qui n’est rien d’autre qu’un combat religieux de l’islam contre les infidèles, cette fois-ci, juifs) couronnée de succès ?


Et de plus, quel genre d’état voudraient-ils créer ? On a trop l’habitude de se référer au Hamas qui a mis en place les prémices d’un califat à Gaza quand Israël s’est retiré de ce territoire et, après les applaudissements du monde entier, à commencé à recevoir des milliers de fusées, au départ artisanales, ensuite de plus en plus perfectionnées. Mais quand on regarde du côté du dernier dirigeant, Mahmoud Abbas, « homme de paix » (dixit BHO) on apprend quoi ? Il réclame, à corps et à cris, le retour des « refugiés » (les 4 à 5 millions …) en Israël mais déclare, au vu et au su du monde entier (qui s’en fiche …) « pas un seul juif ne sera autorisé à vivre dans l’état palestinien » Vous avez dit « apartheid » ? Le Hamas, à Gaza est plus tolérant, lui, qui y fait vivre un juif. Certes il est otage depuis plus de cinq ans mais on ne s’arrête pas à ce genre de broutilles … Tant qu’il s’agisse de juifs, passons. Mais qu’ils aient réussi à transformer Bethlehem en ville musulmane par sa population actuelle, cela ne devrait pas dessiller les yeux du monde chrétien ?


Soit, avant les dernières crises économiques le monde occidental pouvait se permettre quelques fantaisies. Allez, récompenser les arabes en leur donnant plus que les mille milliards de dollars tous les ans pour leur pétrole tant que cela ne touchait que les juifs (Israël), pourquoi pas. Ceux-là aussi emmerdent le monde depuis plus de deux mille ans (mais ils ont apporté quelques petites choses à l'humanité …) mais les crises financières, à répétition, devraient changer la donne : l’Europe donnant 500 millions d’euros tous les ans aux palestiniens, est-ce raisonnable ? Il y a quelques jours, Bruxelles a décidé de donner quelques millions d’euros aux agriculteurs palestiniens pour compenser « le déficit pluviométrique récent ». La monnaie unique européenne donne des signes qui montrent qu’elle pourrait s'effondrer. Plusieurs pays européens (les « PIIGS ») risquent, à plus ou moins long terme, la faillite. L’Italie, oui, l’Italie doit relancer un nouveau plan d’austérité pour ne pas subir le sort de la Grèce. L'État-providence, modèle social européen est en ruines. Des millions d'Européens forment des armées de chômeurs. L’Europe (avec la France à sa tête) est en train de perdre la guerre commencée en Libye (sans savoir exactement pourquoi elle a été déclenchée). Et tout ce que Bruxelles trouve à faire c’est donner des sous aux palestiniens ? N’y a-t-il personne pour réveiller l’Europe pour lui dire que ces palestiniens n’ont que ce qu’ils méritent et qu’ils ne méritent, surtout pas, un état !

Le monde occidental, les vrais peuples libres, fortes de leurs traditions judéo-chrétiennes et de l’héritage des Lumières devraient se lever contre la mainmise rampante des musulmans (oh, bien sûr, pas les modérés …) sur l’avenir du monde et, surtout, contre les palestiniens. Car il ne faut pas être devin pour imaginer qu’une fois qu’ils auront eu, à cause de la veulerie des « prêts à apaiser en rond » leur succédané d’état, ils ne feront que continuer, encore plus, à emmerder le monde tout en lui soutirant des milles et des cents pour pouvoir continuer une vie de parasites. C’est fantastique, rien n’y fait : crise économique, accident nucléaire et tsunami au Japon, tremblement de terre pour les élites françaises (DSK et comment le défendre), le Pakistan ayant abrité Ben Laden, les "révolutions démocratiques" dites « printemps arabes » (qui se transforment à vue d’œil en froid hiver), la guerre de Bernard et Nicolas en Libye, rien n'y fait : le monde occidental veut régler le conflit israélo-palestinien.  Personne pour faire comprendre que cela n’est pas possible ?

On croit rêver. Pourquoi croire que continuer à imposer « la terre contre la paix » fera déposer les armes aux islamistes (Hamas, Hezbollah, Fatah et tutti quanti) dont la raison d’être est la disparition d’Israël ? Pourquoi, quand depuis 1948 ils n’ont pas arrêté d’inculquer à des générations d’enfants la haine du juif et la volonté de les détruire pour leur prendre, comme dans d’autres pays (arabes, mais pas seulement) ce qu’ils ont créé ?

A point nommé, les résultats d’une enquête d’opinion (américano-palestinienne) parmi les palestiniens : 34 % acceptent la solution « deux états » mais comme étape vers « la disparition d’Israël » (66 %) avec l’apparition d’un état palestinien dont la capitale devrait être Jérusalem (92% mais … 1% accepteraient une capitale d’Israël aussi). Bonne nouvelle, seulement 73 % acceptent le « hadith » du Coran (repris intégralement par la charte du Hamas) « tuez les juifs qui se cachent derrière des pierres et des arbres »…

Les palestiniens emmerdent le monde ? Eh bien, laissons-les s’arranger par la loi du Talion avec Israël. Un jour, peut-être, ils comprendront leur malheur. Et si ce n’est pas le cas pourquoi faut-il que le monde entier doive passer par leurs fourches Caudines ?

Sauf Israël qui, fort de l’enseignement du Roi Salomon (vous vous souvenez, les deux femmes qui réclament le même enfant et dont une seule est prête à le découper en deux …) « celui qui accepte de partager perd le droit à tout » n’accepte pas, de bon cœur, de se suicider : pouvons-nous la condamner ?

 

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