Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 19:02

 

Nous y voilà, au seuil d'un tremblement de terre que la France, comme souvent dans son histoire, a initié avec les meilleures intentions. Napoléon voulait convaincre l’Europe (et il a eu Waterloo et la France la révolution …), Daladier proposait à Hitler « la paix pour notre temps» et la France a eu la guerre, et voilà que maintenant JLM propose au peuple de faire la révolution pour prendre le pouvoir dans dix ans …

 

Deuxième économie du continent, premier « état-providence » du monde (56% du PIB dépensé par l’état qui n’ayant pas les ressources nécessaires s’est endetté de plus de 2.000 Milliards d’euros – en comptant aussi la dette pour les retraites des fonctionnaires), donneur de leçons au monde entier, voilà notre pays au seuil de la décision, peut-être, la plus importante qu’il a eu à prendre pendant les derniers cinquante années. Et les conséquences de sa décision ne se limitent pas, uniquement, à la France, elles feront des métastases en Europe. Savoir si cette dernière s’en sortira ou si l’euro survivra ou si ni l’une ni l’autre des possibilités se réalise … c’est une autre histoire.

 

Mais quelles sont les raisons profondes de ce peuple, cartésien par ailleurs, de se lancer, de nouveau, dans une aventure qui ne pourra que mal se terminer ? Qu’est ce qui fait que des bateleurs de foire comme JLM, des démagogues comme MLP et des illuminés comme Nathalie Artaud, Philippe Poutou, Dupont-Aignan ou Jacques Cheminade, à eux cinq ont obtenus plus de voix au premier tour des élections présidentielles (34%) que chacun des principaux candidats dont un dirigera la France pendant cinq ans (28,6 et/ou 27,2) ? Peut-on croire que les votes pour des gens en dehors du « système » et à ce titre (au moins …) irresponsables, ont le caractère d’un vote « raisonné » ? Y a-t-il quelqu’un pour croire qu’il s’agit, encore du débat théorique « Keynes » (stimuler la demande, pour faire court) et "Milton Friedman" (libéraliser tout ce qui peut l’être, déréguler autant – pour faire court aussi) ? Dans un pays qui vit depuis plus de 30 ans à crédit et qui se targue d’avoir mieux réussi à traverser la dernière crise économique et financière (qui est loin d’être terminée) en oubliant de souligner que cela a été fait au coût d’un surcroit d’endettement (selon les auteurs, depuis cinq ans env. 200 Mrds€ service de la dette, le reste se partageant entre les déficits habituels -état surdimensionné- et des douceurs pour atténuer les effets de la crise à un grand nombre). Et quand vous entendez « le peuple n’est pas responsable de la crise » (juste avant que l’on vous parle du « bouclier fiscal » …) trop peu sont ceux qui comprennent que ce qui s’est passé en Grèce (et qui nous pend au nez) est la preuve évidente que « le peuple » est responsable : d’avoir élu des incompétents prêts à satisfaire ses demandes d’une vie meilleure pour laquelle il (le peuple) ne payait pas le prix.

 

Ce qui nous amène au deuxième tour de l’élection présidentielle. Personne ne peut prendre au sérieux les rodomontades d’un éminent énarque, qui n’a jamais rempli une mission ministérielle et qui, comme président d’un Conseil Général a multiplié par trois l’endettement de la région …

 

Lui, qui pendant les 11 années de secrétariat général du PS a couvert les affaires Andrieux à Marseille, Guérini à la « Fédé 13 », Navarro dans l'Hérault, du Pas-de-Calais, de DSK avec les femmes (comment ont-il pu imaginer propulser à la magistrature suprême un monstrueux obsédé sexuel ?), la honteuse fraude du scrutin du congrès de Reims (en 2008), comment un tel impétrant peut prétendre à la magistrature suprême ? Et comment les plus de 20 millions de français qui l’ont adoubé pour l’élire président de la république ont-ils décidé, en leur âme et conscience de voter pour lui ?

Mais lui, il est convaincu qu’il suffira de se montrer à Berlin ou Bruxelles pour qu’avec la force donnée par le « peuple » il obtienne la renégociation de ceci et la modification de cela ! Mais aussi, avec la complicité de, pratiquement, tous les médias français qui travestissent la vérité en disant que la Banque Centrale Européenne se rapproche dudit énarque en voulant promouvoir la « croissance » quand, en réalité, elle demande (comme Bruxelles) une plus grande dose de libéralisation et de dérégulation.

 

L’imposture de FH n’est plus à démontrer. L’exemple le plus évident : le coût des 60.000 fonctionnaires évalué à 2,5 Mrds € quand il sera de 7,5 Mrds. Imposture devant laquelle personne ne se lève : un éminent économiste de mes connaissances me disant que s’il attirait l’attention sur cela on ne lui publierait pas un éventuel écrit …

 

Regardez ce qui se passe de par le monde. L’Iran avec sa quête du Graal (je veux dire de la bombe) contre laquelle la « communauté internationale » se fait ridiculiser depuis plus de dix ans de « négociations constructives » pendant que les centrifuges tournent à Natanz et bientôt à Qom. Quand le sauveur du monde, Prix Nobel de la Paix (dix jours après avoir été élu président des Etats Unis …) a pris le pouvoir, l’Iran disposait de 1.200 kg d’Uranium enrichi à 3,5% - il en a maintenant plus de 5.000 kg dont une partie est enrichie à 19,5%. Un monde arabe en ébullition et qui, nonobstant les illusions de tous ceux qui « grouillent, gribouillent et scribouillent » est en train de devenir la proie d’un islam pas tellement modéré et qui, par delà la charia, veut faire revivre l’islam d’origine, celui inventé aux cul des chameaux dans le désert d’Arabie. Cela donne en Egypte un projet de loi autorisant le mari veuf de faire l’amour à sa femme morte pendant six heures après son décès. C’est beau n’est-ce pas ? Une Asie qui se prépare à un taux de croissance de 6% pour cette année et qui (Japon, Corée du Sud, Chine même Vietnam) laisse les « barbares blancs » se détruire dans leurs chimères socio-libertaires. Et la France ? C'est un peu comme en 1935, quand on préparait le Front Populaire et les congés payés pendant que l'Allemagne, en autarcie économique, se réarmait et préparait la seconde guerre mondiale. On n'a rien fait et on a eu la guerre. Aujourd'hui (lisez tous les journaux économiques du monde) on est dans le déni de la réalité, on va embaucher 61.000 fonctionnaires et augmenter la dépense publique en attendant que la croissance arrive. Comme on attendait Godot. Et pour se rassurer on traite tous ceux qui voient l’avenir de la France en noir … d’être anti-français !

 

Mais notre pays a toujours pensé que son avenir était l’Europe. Tout en repoussant sur Bruxelles la responsabilité de tout ce qui ne marche pas bien chez nous. Et, c’est le comble, si effectivement FH est élu … l’alternative déjà évoquée sera la destruction de l’Europe et/ou celle de l’euro. Car FH trouvera aussi des « complices » (Irlande ? Grèce ? Portugal ? Espagne ? pays tous dirigés par des socialistes avant de les voir balayés par la crise) pour réclamer « croissance » tout en faisant comprendre aux marchés et aux investisseurs potentiels (français ou étrangers) qu’il n’auront aucune chance d’obtenir un retour suffisant sur l’investissement dans un pays où il ne fait plus bon de gagner de l’argent … Posez-vous la question, en supposant que vous êtes à l’étranger (français ou pas) et que vous disposez de grands moyens financiers : investiriez-vous vos sous en France, pays qui va avoir un président socialiste, un chef de gouvernement socialiste, un Sénat à majorité socialiste, (probablement) un parlement socialiste et 22 des 26 régions du pays dirigés par des socialistes ? Merci, j’ai entendu la réponse …

 

Et si tel est le cas, comment pense-t-on que l’on « produira français » sans investir dans la création de nouvelles branches industrielles ?

 

Dommage qu’un bonhomme comme Bayrou, le plus sérieux de la bande (car intellectuellement honnête) n’a pas réussi, n’a pas voulu se mettre du côté de celui qui devrait être le moindre mal. Quand vous l’entendez dire « produire français » et ne pas rejeter tout ce qui fait que des investisseurs ne risqueront pas un fifrelin pour financer la logorrhée économique d’un FH ou de son acolyte JLM, on reste sans voix. Qu’il annonce son ralliement à FH ou qu’il ne dise rien il sera complice de ce qui va suivre.

 

Dans quelques mois la France aura plongé dans la crise : une crise européenne, une crise financière et l'explosion du chômage. Premièrement, par sa faute. Un cas parmi d’autres, les intermittents du spectacle.

 

Selon le dernier rapport de la Cour des Comptes le régime de l'Unedic, d'assurance-chômage est parti à la dérive. 2,5 Mds€ de déficit en 2011 et plus de 11 Mds€ de déficit cumulé. La faute à la crise et à la hausse du chômage? Pas si vite ! En 2010, les intermittents ont représenté 1/3 du déficit du régime pour... 3% des demandeurs d'emploi. Le déficit lié aux intermittents du spectacle a représenté 1 Mds€ de perte chaque année sur la décennie 2000-2010. Tant et si bien qu'à fin 2010, le déficit cumulé du régime (9,1 Mds€) est dû presqu’en totalité aux intermittents. 270.000 personnes ont accumulé 9 Mds€ de déficit alors que plus de 20 millions d'actifs salariés étaient à l'équilibre. En 2010, les intermittents ont cotisé 232 M€ pour recevoir 1.263 M€ de prestations. En gros, pour 1€ versé, 6€ de reçus ! Et pour faire bonne mesure … le nombre d’intermittents est en augmentation constante :6a012875b1d4bc970c016764cd4016970b.gifPourquoi ai-je pris cet exemple ? Pierre Arditi, Jacques Weber, Yannick Noah voilà quelques amis de FH qui, souvent, « chauffent » ses salles : pendant que l’on parle du cumul des mandats, on ne fait pas attention à ceux qui, parmi eux, cumulent les subventions et les avantages fiscaux suisses, belges ou luxembourgeois.

 

Un cas parmi d’autres : avez-vous déjà entendu FH donner des exemples clairs, précis, d’économies à faire ?

Merci, j’ai entendu votre réponse.

ooooooooo

Que faire ? La révolution, avec JLM, NA, PP, EJ et Jacques Cheminade ?

 

« Tu t’imagines que la révolution est belle ? Je l’ai vu la révolution de près. Et de près, elle est nauséabonde » (M. Bakounine, 1876).

Repost 0
Published by martin - dans France
commenter cet article
24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 21:11

 

 

 

Celui qui aime indûment un dieu, contraint les autres à l’aimer, en attendant de les exterminer s’ils s’y refusent. Point d’intolérance idéologique ou de prosélytisme qui ne révèlent le fond bestial de l’enthousiasme.

E. Cioran, Précis de décomposition.

 

Nous voilà arrivés en phase cinq. Un peu elliptique de sujet, n’est-ce-pas ? Bon, commençons à dérouler les phases qui deviennent classiques dès qu’un attentat terroriste se passe en France.

 

Phase 1– des militaires ou des enfants sont trucidés en plein jour. La presse, avec une unanimité qui confine à l’instinct grégaire mais aussi les autorités qui ne savent pas sur quel pied danser commencent par dire qu’il s’agit de faits divers, sans liaison entre eux, ayant à l’origine, sans doute, un « tueur en série » Elle ne dure pas longtemps cette phase car elle risque de faire peur aux gens. Mais comme nos journalistes font de l’investigation (n’est-ce pas ?) on arrive à la phase 2.


Phase 2– apprenant, surtout, l’origine ethnique des victimes (deux paras musulmans et trois enfants et un adulte juifs) on décrète qu’il s’agit d’un crime de l’extrême droite et de ses suppôts néo-nazis. Et on oriente vite le courroux des populations et les efforts des enquêteurs des diverses polices vers tous ceux qui de près ou de loin peuvent être reliés à ces mouvances. Et quand on apprend que trois paras ont été exclus du régiment auquel appartenaient les premières victimes (militaires) trois ans auparavant … la piste des néo-nazis prend de l’importance. Mais, comme les victimes suivantes ne sont que des enfants juifs … les commentaires des journalistes qui savent tout commencent à changer et on les entend, de plus en plus, bredouiller des formules qui mélangent tout. Pendant ce temps, la gente policière commence à se poser des questions et s’interroge sur la possibilité d’avoir affaire à un jihadiste. Il y en a pas mal dans notre pays car le terreau le permet -5 millions de musulmans dont la très grande majorité, tout en espérant devenir majoritaire en Europe et en France un jour, est en instance d’intégration, comporte, comme dans tous les pays où PEW a fait des enquêtes quelques 5 à 7% de gens qui supportent et apprécient Al-Qaida.


Phase 3– les autorités (non pas les journalistes d’investigation …) font savoir que le « suspect » est un citoyen français d’origine algérienne, musulman bien sûr. C’est le moment quand l’intelligentsia française, de gauche comme il se doit, s’insurge quant au fait que l’on parle de « l’origine » du tueur présumé. Certes, ni les intégristes de Monseigneur Lefebvre, ni les « haredim » juifs portant kipa et papillotes, ni les hindous portant turban n’ayant jamais tué personne en France, on ne rappelle pas leur origine … mais c’est injuste, n’est-ce-pas ? Effectivement, rappeler l’origine de parents nés à l’étranger dans la république laïque française cela peut paraître curieux. Mais … comment faire pour détecter les inclinaisons profondes de citoyens français sans couler sous les quolibets de tous ceux qui défendent les droits de l’homme et … la démocratie ? C’est le moment de passer à la phase 4.


Phase 4– Les ordres sont donnés pour prendre vivant le « suspect ». Il est toujours « suspect » bien qu’il vient de faire savoir aux policiers qui le cernent dans son réduit qu’il a tué les militaires et les enfants juifs car il voulait venger les « enfants de Gaza ». Explication (et excuse) parfaitement recevable qui est popularisée à satiété par tous les organes de presse, les radios et les télévisions et même par le ministre en charge de la conduite des opérations. Pour ce qui est de militaires assassinés come ils étaient musulmans eux aussi … cela n’a pas beaucoup d’importance. En Irak, en Afghanistan, des musulmans tuent des musulmans tous les jours de la semaine sans que personne (ni les musulmans « modérés », ni les élites intellectuelles françaises ou européennes) soit gêné … Une étude récente rappelle qu’en 2010 des musulmans ont tués 29.831 musulmans (en Irak, Afghanistan, Afrique, Asie ou ailleurs). Et nous voilà en phase cinq.


Phase 5– le politiquement correcte prend le dessus et on voit se dérouler la vulgate connue depuis les premiers attentats en France : le « suspect » (pas encore le « terroriste », pas encore « l’assassin ») n’est qu’une "petite frappe" oui, il est parti faire quelques voyages touristiques au Pakistan et en Afghanistan mais … on le connaît comme « un gentil gars » et on publie une photo riante du monstre qui a tiré par les cheveux une fillette de 8 ans pour lui loger trois balles à bout pourtant dans la tête parce qu’elle était juive et puis … il ne fait pas partie d’un groupe … il s’est « auto-radicalisé » et autres fariboles ejusdem farinae… Tout cela parce que les élites qui nous gouvernent, de droite et surtout de gauche, depuis des lustres ne veulent pas admettre qu’une partie de l’islam n’est qu’une fabrique de terroristes. Et comme on ne voit pas les masses de musulmans « normaux » sortir défiler de la Bastille à la République pour crier leur dégoût et désapprobation on laisse passer l’orage et la justice passera. Elle mettra dix ans, en respectant scrupuleusement les droits de assassins sans penser aux droits des victimes. Et pendant ce temps on n’osera pas dire que c’est le fondement de l’islam (« tue l’infidèle ») que tout le monde s’évertue à escamoter qui est responsable d’une grande partie de ce qui nous arrive. Les mots de Cioran étaient prémonitoires.


La réalité cristallisée par ce que la France vient de vivre à Montauban et à Toulouse est et sera de plus en plus difficile à mettre sous le tapis : des enfants de la république deviennent ses fossoyeurs sous la chape du silence tirée par ceux qui ont détruit l’enseignement et le consensus social par les métastases de l’état providence. Et quand un enseignant demande à ses élèves de garder une minute de silence pour l’assassin de Toulouse, le Syndicat SGEN-CFDT de Haute Normandie prend sa défense déclarant que « Ce n'est pas du tout un acte politique d'une extrémiste, mais d'une collègue qui a des soucis de santé, qui est fragile et qui fait l'objet d'un suivi psychologique» D’évidence il sera de plus en plus difficile de lutter contre ce qu’on espère n’être que des « loups solitaires » car depuis de lustres on nie ou on cherche des raisons qui passent la rampe pour justifier les actions des assassins qui sont parmi nous. Aussi longtemps que nous avions affaire à des terroristes islamistes qui arrivent en Europe occidentale du Moyen-Orient et ne font pas partie des  sociétés indigènes, il était possible de les surveiller et de déjouer leurs intentions terroristes. Ils étaient des étrangers. Ce que l’on ne peut plus cacher aujourd’hui, ce que l’on voit, c’est que les terroristes sont des citoyens français ou européens mais d'origine musulmane. Et quand l’assassin de Toulouse et Montauban vit dans trois appartements différents, dispose d’une BMW et d’une Clio (à part le scooter avec lequel il a commis ses méfaits) et d’un arsenal évalué à quelques 30.000 euros tout en bénéficiant du RSA après avoir été condamné 15 fois par la justice … n’arrivera-t-il pas un moment quand on devra demander des comptes ? Car rien de ce qui se passe n’est apparu par « génération spontanée ».


Un exemple ?


En Janvier 2002, lorsque les grands éruptions antisémites en France avait déjà eu lieu depuis plus d'un an le socialiste Hubert Védrine justifie l'empathie pour la violence des Musulmans contre les Juifs en France en déclarant :«On ne doit pas nécessairement être choqué que les jeunes Français d'origine immigrée ont de la compassion pour les Palestiniens quand on voit ce qui s’y passe" - Hubert Védrine, était ministre des Affaires Etrangères à l’époque. Il a fait des émules, l’assassin de Toulouse a justifié ses assassinats par le sort qui est fait aux enfants de Gaza.


Supposer, dans cet environnement intellectuel que le terrorisme des déjections du monde musulman français disparaîtra de lui-même c’est ne rien comprendre à la marche historique du monde. Mais, un jour, peut-être, on demandera des comptes aux têtes pensantes de notre république, aux consciences qui décident ce qui est politiquement correcte et ce qui ne l’est pas. Encore que … on n’a rien demandé à Sartre ou à Simone de Beauvoir qui, jusqu’à la fin, ont nié les crimes d’un Staline ou d’un Mao Tse Tung mais on a persécuté Albert Camus qui avait vu juste …


Quant aux feuilles de choux de la république, celles qui lavent et formatent les cerveaux de leurs lecteurs, n’en parlons plus. Réaliser que Libé (« des milliers de personnes ») est plus honnête que Le Figaro (« des centaines de personnes ») …

Desinformation.jpg

Repost 0
Published by martin - dans France
commenter cet article
19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:01

 

 

Il y a des moments quand on ne peut pas rester de glace devant ce qui risque être un danger crucial pour un pays. Laisser ceux qui par soif de vengeance, par volonté d’arriver « en haut du sommet » pour se repartager les douceurs de la république ou ceux qui par une « politique du pire » voudraient faire la démonstration au pays que les socialistes, une fois au pouvoir, risquent de le ruiner (encore plus …), laisser tutti quanti occuper le terrain de la « communication » pour laver les cerveaux des gens, cela nous sera reproché un jour : vous qui le saviez, pourquoi vous n’avez rien dit ou fait ?

 

Depuis des mois et des mois on n’arrête pas de vouloir transformer l’élection présidentielle en « référendum anti Sarkozy ». Tout est bon pour montrer (a) l’échec de NS par rapport aux engagements de 2007, (b) que ses nouvelles propositions auraient dû être réalisées pendant les cinq dernières années et (c) que le « standing » de la république a été détérioré par le comportement d’un président ne méritant pas les honneurs de la charge.

 

Cinq candidats se partagent le devant de la scène. Parmi eux, trois n’ont aucune chance d’arriver au deuxième tour. Marine, dont une partie du discours mérite attention mais dont le volet économique est aussi absurde que non réalisable, Mélenchon dont le discours et la stratégie ont l’avantage d’une forte cohérence mais qui vise des utopies ayant déjà fait la preuve de leur coût destructeur pour le plus grand nombre et Bayrou dont la sincérité est évidente mais dont la position « centriste » ne suffit pas pour faire de lui autre chose qu’une force d’appoint. Quand il aura à décider s’il est de droite ou de gauche … Nous aurons, donc, à choisir entre NS et FH, il y va de l’existence de la France telle que nous la connaissons que de ne pas choisir FH.

 

Le fer de lance pour les socialistes « les 60 propositions » du candidat Hollande. FH qui, pour répondre aux critiques relatives à l’absence d’expérience gouvernementale rappelle qu’il a été conseiller économique de François Mitterrand et, comme secrétaire général du parti socialiste, associé aux décisions prises par le gouvernement de Lionel Jospin. Puisque c’est ainsi, rappelons pour les lecteurs quelques « faits d’armes » majeures des deux périodes :

 

  • Septennat Mitterrand :

  • nationalisations à 100 % de la plupart des entreprises visées avec un coût exorbitant pour l’état,

  • trois dévaluations affectant le franc de 45% vs le mark allemand de 1981 à 1987,

  • nombre de chômeurs passant de 1,8 millions (Giscard d’Estaing) à 3,3 Millions en 1995 (fin septennats Mitterrand), soit de 5% à plus de 10% de la force de travail,

  • retraite à 60 ans sans étude de coût pour l’économie du pays ;

  • Gouvernement Jospin :

  • les 35 heures, invention sans équivalent dans le monde, justifiée par l’idéologie absurde du « partage du travail »

  • l’utilisation d’une « cagnotte » fiscale induite par des recettes en augmentation (croissance de l’économie mondiale et, par ricochet, française) pour augmenter les dépenses au lieu de l’affecter à la réduction de la dette,

  • effectifs de l’ensemble de la fonction publique augmentés de plus de 30% de 1981 à 1995 et de 1997 à 2002 ; 5,3 millions de fonctionnaires dont une partie en très forte augmentation (collectivités territoriales).

 

FH semble avoir oublié ces « faits d’armes » auxquels, selon ses dires, il a été « associé ». Comme il semble oublier que, président du Conseil Général de la Corrèze, il a laissé la dette de la région dériver de 50,9 millions d’euros de boni (présidence Bernadette Chirac) vers 375 millions d’euros aujourd’hui (chacun des 250.000 habitants portant maintenant une dette de 1.500 euros …). Certes, c’est moins que le « succès » de Mme Aubry qui est à la tête d’une dette de 1,2 Milliards d’euros ! Alors, quand il met en avant ses « 60 propositions » il semble ne pas comprendre que certaines sont de vraies absurdités au plan arithmétique (voir les 60.000 enseignants qui devraient coûter, selon le programme, 1,9 Milliards € ou, selon les meetings » 2,5 Milliards € mais qui coûteraient en réalité 7,5 Milliards …) et que leur total ne fera qu’accélérer la croissance de la dette du pays et, partant, sa descente aux enfers. Mais regardez le chiffrage de son programme (Synthèse du chiffrage des propositions du projet socialiste - Débat & Co, Institut de l'entreprise, http://www.debatco.fr).

 

Pour montrer le sérieux du travail fait (on croît rêver car rien que le « pacte éducatif » aurait dû faire tiquer tous ceux qui se sont infligés la peine de lire le programme de FH, comme aussi les 200.000 contrats de génération coûtant tous les ans plus de 7 milliards d’euros, nouvelle marotte socialiste que personne ne sait  expliquer) FH annonce qu’il financera les dépenses avec des impôts « équitables » soit, moitié, moitié (ou presque) entreprises et ménages le tout faisant quelques 30 milliards d’euros … Le croire ? Le président de la Cour des Comptes, socialiste bon teint, (lisez le dernier rapport) ne peut pas le croire. Et le président de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, socialiste aussi, ne sait pas où se mettre quand on lui pose des questions qui dérangent ou quand il apprend, par les journaux, le souhait de FH de taxer « les riches qui gagnent plus d’un million d’euros par an de 75 % de ce qui dépasserait ce seuil » Sauf quelques artistes ou des sportifs, surtout ceux qui participent aux meetings socialistes. Au dernier meeting il était entouré des ténors socialistes de l’Europe. Parmi eux ceux qui on accompagné la ruine de la Grèce ou de l’Espagne … De vraies références !

Mais pour alimenter le « référendum anti Sarkozy », par delà la mise en avant de chiffres dont les lecteurs peuvent réaliser l’inanité, on fait appel aux «comportement » de NS non digne de la fonction. Le Fouquet’s, le yacht Bolloré. FH et sa garde rapprochée oublient-ils les séjours gratuits en Egypte de François Mitterrand offerts par le sieur Moubarak? L’entretien par la République pendant des années d’une deuxième famille du même ? Les voyages sur les yachts de MM Kashoggi (ventes d’armes) ou Traboulsi (Péchiney) des ministres socialistes ? Certes, le Carlton de Lille n’a pas la « gueule » du Fouquet’s … mais que dire de tous ceux qui faisaient partie du Comité Exécutif du Parti Socialiste et qui, parfaitement au courant des frasques de DSK n’hésitaient pas à vouloir le propulser « comme le meilleur d’entre eux » à la fonction suprême de la république ? Et le Secrétaire Général du parti ne savait rien ? Le préposé à la sécurité des cadres (un corse …) ne lui avait rien dit ? Et son directeur de campagne actuel (Pierre Moscovici), premier lieutenant de DSK ne savait rien, non plus ? Bonnes gens, réalisez que la candidature de FH n’a été, n’est, qu’un pis aller, une candidature de substitution, pour remplacer DSK … Avec la complicité de la plus grande partie de la presse, des journalistes du Figaro et du Monde et du Libé ou La Croix ou des chaînes de télévision … complicité dont il avait besoin car ni François Mitterrand ni Lionel Jospin n'ont envisagé de lui donner des responsabilités ministérielles : ils avaient bien jugé les faiblesses et l'incapacité du protagoniste. Ce qui a fait que Lionel Jospin lui a confié la direction du parti socialiste : et François Hollande en a fait une magnifique machine pour faire perdre à Jospin, honteusement, les élections présidentielles de 2002 en ne passant pas le barrage du premier tour …

A tel point ce qui précède est vrai qu’il est instructif de se souvenir de quelques déclarations :

  • Arnaud Montebourg (mai 2007) – «Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon.» ;
«Hollande, c'est le principal défaut du Parti Socialiste.» (Juin 2010) ;

  • Laurent Fabius (avril 2011) - 
«Franchement vous imaginez François Hollande Président de la République? On rêve!» ; «Une fraise des bois peut-elle cacher un éléphant?») (Juin 2011) ;

  • Manuel Valls – « Quelqu’un qui me dit qu’il est normal, je commence à me méfier » (Juin 2011) ;

  • Ségolène Royal (septembre 2011) – « Le point faible de François Hollande c'est l'inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisé en 30 ans de vie politique?» Non, personne ne peut répondre positivement …

  • Martine Aubry (octobre 2011) – «Quand on veut diriger la France, il faut dire ce que l'on va faire. On ne peut pas rester dans le flou…………. François Hollande a changé trois fois d'avis en trois jours». Ce qu’il continue de faire actuellement …

  • J-P. Mélenchon – « C'est un capitaine de pédalo pendant la tempête»

 

Bonnes gens, ceux qui l’ont connu viennent d’effacer leur mémoire pour pousser FH à la magistrature suprême (et pour  obtenir, eux aussi, quelques maroquins ...) Mais vous, vous le voyez un jour - si c’est nécessaire – « appuyer sur le bouton » ? Aurions-nous tous oublié que la France est une puissance nucléaire ? Fort de son expérience de dix années de secrétariat général du parti socialiste il fera quoi ? Une commission pour faire une « synthèse » ?

 

Le parti socialiste fût inconscient et irresponsable pour avoir voulu propulser un des siens (un ignoble personnage, détraqué sexuellement, nonobstant ses qualités d’économiste) à la fonction suprême. Mais est-il normal qu’il réessaye avec un ectoplasme dont le seul mérite jusqu’ici est de crier sa haine de Sarkozy  (dont il ne veut même pas prononcer le nom) dans tous les meetings (en copiant la gestuelle de François Mitterrand) où les salles sont « chauffées » par des Yannick Noah (qui ne paye pas des impôts en France …), « l’indigne » Stéphane Hessel, les communistes Pierre Arditi ou Jacques Weber ou la fille Mazarine ?


 


 


 


 


 


 


 


Repost 0
Published by martin - dans France
commenter cet article
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 18:21

 

C’est drôle, le dernier texte mis en ligne s’occupait, essentiellement, de ce qui se passe au Proche Orient, pourtant la majorité des commentaires reçus a trait à la France. Et on peut soupçonner les préférences politiques des lecteurs qui ont réagi au texte en cause car deux questions posées prennent le pas pour la plupart : (a) pourquoi dites-vous qu’il s’agit d’un « ectoplasme, inconsistant » et (b) « qu’est-ce qui vous fait dire que son programme manque de sérieux ? »

 

A tous ceux qui m’écrivent je dois réponse. Allons-y.

1. FH n’a jamais rempli de fonction ministérielle ni participé à une quelconque action d’éclat au plan industriel, financier, culturel ou même de gestion administrative dépassant son propre budget personnel. A tel point que celle qui l’a connu le mieux, SR, de conserve avec Martine Aubry n’a pas arrêté de mettre en garde les militants socialistes, et par delà eux, la France entière, quant au fait qu’il n’était pas (et sans doute il n’est pas) un homme d’action déterminé quand il s’agit de prendre une décision importante. En charge du PS pendant presque dix ans, son crédo était simple : « faire la synthèse ». Faire la synthèse quand il s’agit des courants du PS … ne doit pas réclamer les mêmes talents que celui de diriger la cinquième puissance industrielle du monde qui, de plus, dispose d’un « bouton » nucléaire. Vu son cursus qui peut lui faire confiance pour prendre la décision imposée par « le coup de fil de trois heures du matin » ? C’est pour cela, en résumé, que l’on peut considérer FH comme un ectoplasme, inconsistant. Cela étant, notre pays se donne, de temps en temps, le droit de jouer avec son avenir à quitte ou double : cela donne les 14 années de Mitterrand, ses trois dévaluations (1981, 1982 et 1983 – réévaluation du DM et Florin), la retraite à 60 ans et le cortège de douceurs de l’état providence financées à crédit. Cela donne les 12 ans de J. Chirac dont le premier discours comme président affirmait qu’il ne touchera pas aux « avantages acquis » … et qui a laissé, en période de cohabitation, imposer les 35 heures qui ont ébahi le monde entier. Alors, après 26 ans d’immobilisme pendant lesquels l’appareil industriel français a été démantelé, en raison premièrement d’un coût du travail affligé par des charges sociales absurdes, quand le pays croule sous sa dette extérieure dont le service deviendra bientôt insupportable, eh bien, qu’à cela ne tienne il se prépare (selon les sondages) à élire un autre visionnaire dont les 60 propositions (il a fait un rabais de 45% sur les 110 propositions de F. Mitterrand de 1981 …) auront comme effet non pas de redresser la France mais, au contraire d’accélérer son déclin. FH inconsistant ? Regarder Georges Papandreou, leader socialiste grec, qui a gagné les élections il n’y a pas très longtemps avec un programme comme celui de FH. FH inconsistant ? Qui peut le prendre au sérieux quand il dit qu’il va « renégocier » un traité européen que la France va signer début mars ? Sans parler du respect qu’il suggère aux 16 autres cosignataires de la zone euros de montrer dorénavant à la signature de la France …

 

2. Je me suis infligé la lecture intégrale du programme de FH. Je ne mettrai en exergue qu’une petite sélection de perles qui, même pour ceux qui n’ont que des notions élémentaires d’arithmétique, posent problème.

  • une proposition « forte » (je ne discute pas sa justification, uniquement son coût) consiste dans « l’embauche de 60.000 enseignants, 12.000 chaque année du quinquennat » ; au départ (duel télévisé avec Martine Aubry), il s’agissait d’un coût total de 1,9 Mrd d’euros ; depuis quelque temps le coût est indiqué « 500 millions d’euros par ans, donc 2,5 Mrds au bout du quinquennat » que vous avez dû entendre, à profusion chaque fois que les radios et les télévisions lui ont donné la parole ; arithmétique : si 500 millions première année, la deuxième aura à supporter 500 millions pour les 12.000 enseignants embauchés la première année et 500 millions pour ceux de la deuxième année donc 1 Mrd : continuez et vous trouverez un coût pour le quinquennat de 7,5 Mrds d’euros, trois fois plus que ce qu’il raconte ; personne autour de lui pour lui expliquer cela ? le président de la commission de finances de l’Assemblée Nationale ou le président de la Cour des Comptes, les deux socialistes pur sucre et en même temps compétents ? Une seule conclusion : coupable (car il ment) ou incapable (car il ne sait pas de quoi il parle) ;

  •  

  • pour « accompagner la croissance » il annonce des mesures (pas de jugement de valeur sur ce qu’il met en avant – les emplois jeunes, le contrat génération, etc.,), d’un coût de 20 Mrds d’euros qui sera financé par des augmentations d’impôts « surtout sur les plus riches » de 29 Mrds d’euros, la différence étant utilisée au désendettement du pays ; regardons, voir : les 29 Mrds seront composés de 17,3 Mrds d’augmentations et prélèvements divers sur les entreprises (cela réduira le coût du travail déjà insupportable …) et de 11,7 Mrds d’euros sur les familles dont 11 Mrds en rabotant les niches fiscales pour être obtenus avant le 31.12.2013 (engagement auprès de Bruxelles de revenir au 3% de déficit annuel) ; mais augmenter les charges des familles devrait se faire, aussi, par la modification du quotient familial : valse hésitation, on ne sait pas que croire, sera modifié ou pas ? c’est quand même important car il s’agit de prendre aux « plus riches » 700 millions d’euros par une tranche supplémentaire de 45% « au-dessus de 150.000 € par part » alors, modification du quotient ou pas ? La solution dans le prochain numéro … Quoi qu’il en soit, comparez les 700 millions avec notre dette de 1.700 milliards (sans compter les provisions pour les retraites de fonctionnaires …) ; alors, coupable (car il ment, il a peur de prendre aux riches car, on l’a déjà vu, les départs vers la Suisse ou la Belgique ou vers Londres commencent à faire peur) ou incapable (car le jeu ne vaut vraiment pas la chandelle »

  •  

  • mais il faut faire feu de tout bois : il va prendre 2,6 Mrds sur les avantages sociaux de l’épargne salariale (8 millions de salariés qui disposent d’un intéressement dans leur société) et 3,2 Mrds d’exonérations sur les heures supplémentaires ; là il s’agit d’idéologie pure : les socialistes n’en veulent d’aucun à côté aux salaires (pas d’intéressement, pas de stock options – devenu un mot obscène …) et, surtout, en vertu d’une idée absurde, pas d’heures supplémentaires (car il faut « partager le travail », justification des 35 heures …) ; prendre aux riches ? les salariés ? C’est vrai, FH disait, encore il y a quelques années « je hais les riches » et quand on lui a demandé « à partir de quel niveau on est riche » il a répondu « à partir de 4.000 € » (sous entendu par mois, revenu individuel) ; savez-vous que ses émoluments actuels sont de 30.397 €/mois dont une partie défiscalisée ? Ce n’est pas étonnant, dès lors, de le voir montrer sa magnanimité en disant « je réduirai le salaire du président de la république de 30% » sans dire que ce salaire est déjà 30 % inférieur au sien … ; prendre aux riches ? Soyons sérieux, il va prendre aux mêmes, les membres des classes moyennes qui constituent 10% du total des foyers fiscaux mais supportent 50% du total de l’IRPP ! Coupable (car il ment, il sait que ce qu’il faudrait faire c’est renoncer à l’absurdité bien française qui fait que 50% des foyers fiscaux ne sont pas assujettis au IRPP) ou incapable (si, d’aventure, il ne sait pas ce qui se passe en France et en Navarre) ;

  •  

  • il prévoit l’augmentation du taux de prélèvements obligatoires de 45,1% en 2012 à 46,9 en 2017 – en apparence une augmentation de 1,8% du taux mais … le diable est dans les détails ! Comme il indique un taux de croissance du PIB qui va de 0,5% en 2012 et à 2,5% sur les trois dernières années du quinquennat, l’accroissement de 1,8% du taux de prélèvements obligatoires représenterait un surcroît fiscal de 14% du PIB de 2012 à 2017 ! Et si la croissance n’est pas au rendez-vous (c’est déjà vu car tous les gouvernements, de droite et de gauche l’ont attendue comme on attend Godot …) et bien, on voit qu’il est coupable (car il ment en ne disant pas tout) ou incapable (car il ne mesure pas ce que, réellement, le pays aurait à subir).

oooo

 

Epigone de François Mitterrand, comme lui, il veut vendre à la France l’idée du partage (car la solidarité s’impose …), un pari sur une croissance que personne ne voit se dessiner à l’horizon et des évaluations (dans un sens ou dans l’autre) que rien ne vient corroborer.

 

« Ectoplasme inconsistant », vendeur d’illusions, élu à la présidence de la république il n’aura certainement pas une année devant lui avant d’appeler à l’aide Christine Lagarde et le FMI, comme G. Papandreou l’a fait avant lui. Mais Papandreou l’a fait avec le parti socialiste grec, FH va tout faire tout seul : lisez son programme, vous trouverez 182 fois « JE ».

 

Certes le pire n’est jamais sûr mais … le scénario le plus probable devant nous, si nous nous payons « le voyage Hollande » est l’arrivée du FMI et la descente aux enfer de ce beau pays de France.

 

Son-pote--.jpgDu-poisson--.jpg

 Son « pote » qui votera pour lui                        Ici on vend du poisson frais …

 

Ouvrier.jpg

Crédible ? Allons … il n’a jamais gagné un euro autrement qu’en émergeant au budget de l’état, d’une collectivité territoriale ou de son parti …

Repost 0
Published by martin - dans France
commenter cet article
4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 20:02

Si j’ai demandé la permission de mettre en ligne le texte d’André Grjébine (Le Monde du 01.12.11) c’est, essentiellement, pour servir d’appui à une démonstration : la crise actuelle pour la France (AG s’occupe principalement de l’Europe) a été la conséquence de plusieurs décennies de gabegie et d’irresponsabilité, plus que celle des déséquilibres financiers (européens et/ou mondiaux). Et tordre, à l’occasion, le cou à des vulgates avec lesquelles les élites de droite ou de gauche lavent nos cerveaux depuis des lustres.

    1.    Etat providence - une des causes majeures des déséquilibres en Europe est constituée, selon moi, par les contours de l'état providence dans les pays en cause ; quand l'Allemagne s'est rendue à la raison (Schröder, socialiste pourtant) et a instauré un régime drastique pour certains privilèges (indemnités chômage, absence de revenus de « solidarité », âge de la retraite, etc.,) la France et tutti quanti n'ont pas eu le courage de faire de même - la Grèce étant la caricature (retraites, fonctionnaires, corruption généralisée, etc.,) ; une autre cause est la dépense publique (non pas d'investissement mais de fonctionnement), deux pays en Europe ont (avaient) plus de 25% du monde du travail émargeant au budget de l'Etat (la Grèce et la France) et, quand l'Etat coûte 100 chez nous il ne coûte que 80 en Allemagne ; enfin, pour un pays comme la France le déséquilibre marqué "contribution-consommation" de la "diversité" est aussi un élément significatif du déséquilibre financier du pays ; tout cela (et encore plus ...) a conduit, dans notre pays, à la destruction systématique de l'appareil industriel pendant les trente dernières années ayant comme conséquence une absence, de plus en plus grande de création  de "valeur ajoutée" et, partant, un déséquilibre systémique (pour l'instant sans retour en arrière visible) des échanges - en laissant de côté la mondialisation.

    1.    Les choix des pays – en détruisant, systématiquement, son appareil industriel la France (ceux qui l’ont gouverné, de gauche comme de droite) a cru pouvoir remplacer ses activités industrielles par celles de « services ». L'industrie se caractérise par la fabrication d'objets en "trois dimensions" tandis que les services produisent des objets en "deux dimensions" - une machine-outil fabriquée en Allemagne sera toujours fabriquée uniquement là-bas (sauf des accords de fabrication sous licence - très rares, sinon inexistants, pour ce pays) tandis qu'un "logiciel" crée par Cap-Gemini (par exemple) se multiplie par « copié-collé » (Xerox ou moyens numériques) et sa valeur ajoutée tend à zéro (selon le père Marx, "le temps socialement nécessaire" pour créer le support service tend vers zéro tandis que pour la machine-outil il reste toujours le même – en exagérant un peu) - bref, c'est parce que la France a détruit son appareil industriel qu'elle a cru pouvoir le remplacer par des services - mais qui emploient de moins en moins de force de travail de plus en plus qualifiée ce qui a comme conséquence la sortie de millions de personnes du champ actif (créateur de valeur) pour les retrouver dans le champ passif (absorbant les "douceurs" de l'état providence) mouvement accéléré par la durée de vie croissante et les idioties du genre retraite à 60 ans et/ou 35 heures. Mais on a inventé "le service aux personnes"  qui n'est que du chômage déguisé ...

Les choix de la France ont été particulièrement ruineux : depuis la dernière guerre, un régime « colbertien » (capitalisme d’état) a maîtrisé les destins du pays. Des élites, toutes sorties du même moule, ont présidé aux aventures ruineuses qu’ont été Les Abattoirs de la Villette (des milliards de Francs), le Concorde (des dizaines de milliards de Francs) ou, d’une certaine manière, la « force de frappe nucléaire ». Cette force de frappe a couté, en dépenses d’équipement uniquement, une moyenne annuelle de 3 Milliards d’euros (constants) soit depuis la fin de « l’empire du mal » (Union Soviétique, 1989 "ennemi principal le plus probable") quelques 60 Milliards d’euros. Si l’on ajoute les dépenses d’entretien et de fonctionnement on peut multiplier par deux ce montant. Depuis la création de l’euro les dépenses de la France à ce titre ont dépassé 60 Milliards d’euros. Certes, le pays dispose de quelques 350 têtes nucléaires ce qui fait un équivalent de    47 Millions de tonnes de TNT suffisantes pour faire (à l’aune de Hiroshima) entre 700 et 900 millions de morts …


Et comme la folie prospère quand elle n’est pas traitée, on a ajouté le Rafale : commencées en 1980, les études et le développement ont coûté env. 10 Milliards d’euros ; entré en service en 2004, sur la base d’un programme de fabrication de 286 avions le coût unitaire est estimé à 140 Millions d’euros MAIS, comme aucun pays n’a jugé l’avion (pourtant un des meilleurs sinon le meilleur dans sa catégorie) digne d’être commandé, l’état français s’est engagé à acheter à Dassault 180 appareils (jusqu’en 2020) et si l’on sait que le prix d’un avion est multiplié par dix pendant sa durée de service (30/40 ans) faites le compte : l’état supportera, au moins jusqu’en 2020,  des dépenses cumulées de l’ordre de 250 à 300 Milliards d’euros ! Certes, les Rafales ont été utilisés en Libye : coût horaire env. 50.000 € (sans compter le porte-avions Charles de Gaulle) et comme ils ont fait 1900 sorties (armée de l’air et marine) et environ 6000 heures de vol, en voilà pour 300 Millions d’euros. Le maintien d’une force de frappe nucléaire a-t-il été justifié quand les Etats Unis avaient déployé sur toute l’Europe un « parapluie nucléaire » ? Probablement pas mais … la grandeur de la France demandait (demande) le maintien du nucléaire militaire qui ne servira, probablement, jamais, à rien. N’empêche qu’à raison d’environ 7 Milliards d’euros annuellement, la force de frappe a coûté au pays 70 Milliards d’euros rien que depuis la création de l’euro …

Heureusement, la France s’est dotée d’un « nucléaire civil » : une soixantaine de centrales d’un âge moyen de 25 ans fournissent (chiffres publiés en 2009) 86 % de l’énergie électrique consommée par le pays et rendent la facture « pétrole » supportable (l’équivalent pétrole du nucléaire dépasse 100 millions de tonnes …). Naturellement, puisqu’il ne s’agit pas d’une folie … il faut arrêter le nucléaire civil - la gauche poussée par les écologistes veut faire sortir la France du nucléaire. Sous un triple prétexte fallacieux : le danger (Fukushima) en occultant le fait qu’il s’agit là de centrales d’un type ancien (eau bouillante) réputées moins fiables que celles à eau sous pression (toutes les centrales françaises), la possibilité de remplacer le nucléaire par des énergies renouvelables (10% de l’électricité de la France sont déjà obtenus via l’hydraulique et il n’y a pas de site encore économiquement aménageable …) et la création de centaines de milliers d’emplois y relatifs (comme pour les 35 heures …). Et ce qui est incompréhensible c’est que les chiffres utilisés par les politiques (de gauche surtout mais de droite aussi, c’est dire) sont faux : vous entendez tous les jours dire que 75% de l’énergie électrique vient du nucléaire, non, ce n’est pas vrai, le chiffre (donnés publiées en 2009) est 86,3% !

Electricite--nucleaire.png

    1.    Les cigales et les fourmis – la germanophobie apparaît, à fleur de peau, dès que l’on ose comparer ce qui s’est passé en France avec ce qui a été fait en Allemagne pendant la dernière décennie. A vol d’oiseau, regardons quelques chiffres. En 2010 l'excèdent commercial allemand fut de 174 milliards d'euros, tandis que le déficit commercial de la France fut de 55 milliards d'euros. Comment expliquer cet écart ? En effet, auparavant la France avait un excèdent commercial très important: de 20,7 milliards d'euros en 1998. Le fait est que depuis 1999, et surtout depuis la fin mai 2004 - avec l'intégration de des pays de l'Est dans l'UE - l'Allemagne a pratiqué la sous-traitance pour des pièces avec les pays de l'Est où les coûts de production sont très faibles. Puis, ces pièces, sont assemblés en Allemagne.  Les cerveaux  d’acier qui nous ont dirigé ont choisi, eux, les délocalisations … avec une double conséquence : des déficits commerciaux croissants et un chômage qui atteigne des sommets, surtout, pour les « sans qualification » se recrutant principalement dans la « diversité ».
Excedents-copie-1.jpg
Allons plus loin : l’excédent commercial de l’Allemagne avec la zone euro ne dépasse pas 50% de son total. Autrement dit, rendre l’Allemagne responsable des déficits de pays comme la France est non seulement inexact, c’est absurde. Mais … de toute manière il faut que « les boches payent » … Et peu importe que le solde (bénéficiaire)  du commerce allemand avec la France ne dépasse pas 2% de sont excédent commercial … quand il faut « équilibrer les déséquilibres » … on peut faire feu de tout bois, n’est-ce-pas ? Parce que le modèle économique allemand (laissons de côté le modèle social) est ce qu’il est (apprentissage, petites et moyennes entreprises, système bancaire comme principal partenaire de l’industrie, excellence des produits a grande valeur ajoutée – Mercedes, BMW, Audi sont des exemples) que l’export de ce pays fait environ le tiers de l’export de biens de l’Union Européenne. Vous savez quoi ? Depuis la crise l’export allemand a augmenté de 30% pour être aujourd’hui supérieur à celui d’avant la crise … La France aussi exportait beaucoup – fût un temps mais … son modèle économique est différent (pas d’apprentissage, plus d’un million d’enseignants produisant annuellement 100.000 analphabètes et 250.000 individus sans aucun diplôme, étranglement des petites et moyennes entreprises par les grandes dirigées toutes (ou presque) par des anciens serviteurs de l'état, les banques et l’état, productions sans grande valeur ajoutée – que l’on se rappelle les barrières douanières demandées pour « sauver » l’industrie textile). Mais il y a l'Airbus ... en oubliant de dire que la part française n'est que de 30%! Quant à son modèle social (que le monde entier nous envie …) n’en parlons plus : vicié dans son essentiel, vivant à crédit en laissant les dettes aux générations futures. Regardez l’évolution de la dette publique de notre pays  (bleu – gouvernement de droite, rose – de gauche) : elle est aujourd’hui de presque 1.700 Milliards d’euros (sans compter les provisions pour les retraites des fonctionnaires) et notre pays s’endette de 5.500 € chaque seconde (pour pouvoir payer ses dettes …) :
DettePubliqueFrancaise2.jpg
    1.    Les riches et les pauvres – transposé au plan des nations (Europe) on entend dire qu’il ne serait que justice et, partant, une voie de salut, que de demander aux pays excédentaires de renoncer à une partie de ce qu’ils ont accumulé en faveur des pays déficitaires. Et on appelle à la rescousse Keynes qui, en 1946 (Bretton-Woods) affirmant que « l'étalon-or n’était pas un système autorégulateur » proposait, déjà, (comme tous les socialistes ou crypto-socialistes) l'idée maîtresse, vulgate dominante actuellement, "prendre aux riches". (nations qui disposaient de surplus). Les « riches » en Europe, aujourd’hui, sont les allemands. Qu’ils se soient serrés la ceinture pour en devenir, peu nous chaut ! Mais "prendre aux riches pour donner aux pauvres" n'a jamais été une panacée, on le sait depuis les Grecs Anciens (Platon, Socrate, Périclès) ou les Latins (Cicérone) car ce que cela fait c'est d'avoir des riches un peu plus pauvres mais pas de pauvres un peu plus riches ... La France (mais pas seulement elle) s'est "gavée" pendant les 10 dernières années à l'abri du parapluie qui s'appelle euro (auparavant, entre 1948 et 2003 elle a connu  6 dévaluations ...) mais qui n'est, en réalité, qu'un Deutsche Mark déguisé ... qui, pour des tas de raisons, a mis (ou va mettre) le holà.
CICERON
 Ecoutons Cicéron : « les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique ». Il y a plus de deux mille ans … et je ne puis m’empêcher d’utiliser, à répétition cette citation.

En réalité, il n'y a pas de compatibilité possible entre "l'état providence" (ou l’irresponsabilité de gestion) et l'économie de marché. "There are no free lunches, someone has to foot the bill" Pendant des périodes de croissance (surtout après une guerre comme celle de 39/40) on ne s'aperçoit pas de ce qui va arriver si la croissance n'est plus là (là, la mondialisation a été, est, sera néfaste, sans retour possible, pour les pays développés) ou si l'espérance de vie augmente significativement - sur 50 ans, en France, on est passé de 4 actifs pour un retraité à 1,8 actifs pour un retraité (dans le privé) et l'espérance de vie (hommes) de 60 à 78 ans - il ne faut pas sortir de Saint Cyr (comme on dit ...) pour comprendre que maintenir le système de retraite par répartition a été (est) une aberration - et tout à l'avenant.

Alors ? Que faire ? Il me semble que pour des raisons idéologiques (venant de loin, la Révolution … Jean-Jacques Rousseau …) notre pays n’a ni la volonté et de moins en moins la possibilité de s’en sortir. Certes, on peut encore espérer que « les boches paieront » mais s’ils regimbent à le faire notre déclin se lit sur les murs …

Qu’à cela ne tienne, les syndicats majoritaires de la SNCF viennent d’annoncer quatre préavis de grève, un pour chaque week-end, Noël et Nouvel An compris ! La France ? C’est beau, c’est grand, c’est généreux … Et pendant les dix minutes que vous avez mis à lire ce texte … elle s’est endettée d’encore 3.300.000 €.

Repost 0
Published by martin - dans France
commenter cet article
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 17:55

Débat  › La crise de la dette est-elle irréversible ?

 

Point de vue | LEMONDE.FR | 01.12.11 | 14h47

par André Grjebine, directeur de recherche à Sciences Po-CERI

 

Alors que la perspective d'une "décennie sans croissance" est envisagée pour la zone euro, l'Allemagne continue à exiger la rédemption par l'austérité des pays fautifs pour s'être trop endettés. Il est temps d'assurer un meilleur partage des efforts entre pays déficitaires et pays excédentaires, par exemple en instaurant un contrôle des déséquilibres courants entre les pays de la zone euro. C'est ce que proposait Keynes, à Bretton Woods, en 1944. Pour sa part, le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, a proposé, en 2010, au G20, de demander à chaque pays de veiller à ce que son déséquilibre courant, déficit ou excédent, ne dépasse pas 4 % de son PIB.

 

L'ALLEMAGNE PIVOT DES DÉSÉQUILIBRES EUROPÉENS.

Sans nier les mérites du tissu socio-économique allemand et notamment le rôle de la concertation entre partenaires sociaux, il faut souligner que les excédents allemands résultent moins d'une performance que d'un déséquilibre domestique chronique entre l'épargne et l'investissement. D'où l'accumulation de l'épargne hors des frontières et donc des excédents extérieurs structurels. Le vieillissement de la société allemande explique sans doute, pour une bonne part, ce choix. C'est ce que répond le Président de la Bundesbank, Jens Weidmann. Au Financial Times qui lui demande, le 13 novembre, si, avec ses excédents extérieurs importants, l'Allemagne n'est pas une partie du problème pour les autres pays de la zone euro, il répond : "Un excédent ou un déficit n'est pas, en soi, quelque chose qui est toujours bon ou toujours mauvais. Si vous avez une population vieillissante, alors cela a un sens d'avoir un excédent commercial pour épargner dans cette optique, en accumulant du capital hors de votre propre pays." A son tour, ce choix a favorisé les spécialisations au sein de l'Union européenne. Les pays "épargnants" ont développé les industries fortement exportatrices. Les pays "consommateurs" ont davantage favorisé les services. D'où les excédents structurels des uns et les déficits structurels des autres. La même "division du travail" a lieu entre les Etats-Unis et la Chine.
La primauté donnée à l'épargne par rapport à la consommation immédiate justifie l'attachement des dirigeants allemands à la stabilité monétaire, c'est-à-dire la priorité qu'ils accordent à la protection de l'épargne, au détriment de toute autre considération. Mais, un pays ne peut être chroniquement excédentaire que si d'autres sont déficitaires. Il devrait donc accepter que ses principaux partenaires connaissent un endettement extérieur croissant. Il devrait également se féliciter quand ceux-ci appliquent des politiques expansionnistes qui soutiennent leur demande, dont une partie notable s'adresse aux importations.

 

PUNIR CEUX QUI ONT FAUTÉ

Les dirigeants allemands paraissent moins craindre une récession profonde en Europe que de laisser impunis les pays qui ne suivent pas leur "modèle" et de les voir réitérer à l'avenir ce qu'ils considèrent comme les erreurs passées de ces Etats. Or, les politiques d'austérité imposées sous l'égide de l'Allemagne paraissent à la fois nuisibles pour les pays qui les adoptent et contraires à la stratégie de croissance tirée par l'exportation de l'Allemagne. Elles n'ont pas seulement les effets sociaux et éventuellement politiques désastreux qu'on peut observer par exemple en Grèce ou en Espagne. L'affaiblissement de la croissance, voire la récession, qu'elles induisent contrarie le désendettement des pays à la fois parce qu'elles réduisent les recettes publiques et donc les capacités de remboursement, et parce que les marchés financiers deviennent réticents à accorder des crédits à des pays menacés de récession. De ce fait, les taux d'intérêt qui leur sont appliqués augmentent, rendant leur endettement de plus en plus coûteux. Certes, la Suède et le Canada sont parvenus jadis à sortir de la crise en appliquant des politiques de rigueur. Mais, ils l'ont fait dans une période de croissance mondiale qui n'a rien à voir avec la situation présente.

En affaiblissant durablement la croissance des pays "importateurs", l'austérité réduit les possibilités d'exportation de leurs partenaires. Mais surtout, elle risque de contraindre les pays les plus endettés à sortir de l'euro, voire à une implosion de la zone. Il s'en suivrait une forte appréciation d'un nouvel "euro" qui ne serait plus que la monnaie d'une "zone mark". L'Allemagne devrait alors, à son tour, s'enfoncer dans la récession.

L'écart croissant des taux d'intérêt entre Etats de la zone euro (le spread) a bénéficié à l'Allemagne dans la mesure où il lui a permis jusqu'à présent de financer ses emprunts à des taux beaucoup plus bas qu'à l'époque du deutschemark. Mais, non seulement il n'est pas évident que la méfiance des marchés à l'égard de la zone euro ne s'étendra pas à tous ses membres, mais surtout, on imagine la spoliation des créanciers qui suivrait l'extension de la crise à des Etats comme l'Italie ou la France, a fortiori une désintégration de cette zone. On en a vu déjà les prémisses d'une telle spoliation avec la demande récemment faite aux banques en faveur de la Grèce.

 

REVENIR AU PLAN KEYNES

Or, le mécanisme qui régit la zone euro, loin de réduire ces déséquilibres, ne fait que les renforcer. Il se caractérise par la même assymétrie que Keynes reprochait déjà, en 1941, à l'étalon-or de rendre "l'ajustement obligatoire pour les débiteurs et volontaires pour les créditeurs". Les premiers perdaient leurs réserves et devaient s'endetter pour financer leur déficit. Les seconds pouvaient neutraliser l'effet inflationniste des entrées d'or et accumuler des créances à l'infini. Le système qui fonctionne dans la zone euro n'impose, lui non plus, aucune contrainte aux pays excédentaires. C'est pourquoi pour éviter la répétition de crises d'endettement, il paraît nécessaire d'instituer un mécanisme de rééquilibrage progressif des échanges communautaires et un partage plus juste de la contribution de chacun à la croissance de l'ensemble. La référence au Plan proposé par Keynes s'impose. L'économiste anglais considérait que les pays excédentaires étaient aussi responsables des déséquilibres internationaux que les pays déficitaires. Il préconisait donc que, parallèlement aux contraintes pesant sur les pays en déficit, d'autres contraintes s'exercent sur les pays excédentaires. Il prévoyait qu'au-delà d'un certain montant et d'une certaine durée, des taux d'intérêt négatifs et donc pénalisant soient appliqués aux excédents de ces derniers.

La proposition allemande, à laquelle Nicolas Sarkozy se déclare prêt à souscrire, d'un nouveau traité renforçant la discipline budgétaire au sein de la zone euro risque de la condamner à l'asthénie en la privant de l'instrument d'action contre les récessions que sont les politiques budgétaires. En revanche, la mise en œuvre d'un mécanisme de rééquilibrage des balances courantes ouvrirait la voie à un politique communautaire dans laquelle les pays excédentaires seraient invités à relancer leur économie et à tirer ce faisant la croissance de la zone euro. Est-il inconcevable que l'Allemagne accepte une telle stratégie de croissance plutôt que de plonger la zone euro dans une récession durable ? Y-a-t-il une autre voie pour assurer la survie durable de l'euro ?

Repost 0
Published by martin - dans France
commenter cet article
14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 18:53

 

Question : pourquoi dites-vous que NS ment ?

 

Réponse : (a) En moins de six semaines NS a traité de « stupide » la demande de reconnaître Israël comme Etat Juif, faisait savoir via Alain Juppé (et les porte-paroles du Quai d’Orsay) que la France ne soutenait pas l’admission de la « Palestine » (?!) à l’UNESCO et traitait Benjamin Netanyahu de « menteur » (b) à la fin de ces six semaines on constatait qu’il disait à une délégation juive que « les palestiniens doivent reconnaître le caractère national juif d’Israël », faisait voter la France en faveur de l’admission de la « Palestine » à l’UNESCO et envoyait une lettre, de « solidarité » avec Israël face à l’Iran, au Premier Ministre israélien, se terminant par un « amicalement » écrit à la main.

 

A trois occasions, au sujet d’affaires sérieuses qui prennent pour Israël un caractère quasi existentiel NS mentait : la première fois ? la deuxième fois ?

 

Question : NS n’a-t-il toujours dit, devant l’intransigeance des iraniens se trouvant sur le chemin de l’accession à un armement nucléaire « si c’est la bombe ce sera le bombardement » exprimant ainsi une position pro-israélienne ?

Réponse : Le 23 janvier 2010 NS déclarait « qu’il détenait des preuves montrant que l’Iran s’apprêtait à fabriquer la bombe atomique » en ajoutant « qu’Israël ne pourrait rester les bras croisés face à de tels développements » En marge du G20 tenu il y a dix jours NS déclarait « la France condamne fermement le non respect par l’Iran des règles internationales, qui résulte de sa volonté obsessionnelle d’accéder au nucléaire militaire en violation de toutes les conventions». Mais il faisait savoir, par la bouche d’Alain Juppé « qu'une intervention militaire pourrait créer une situation totalement déstabilisatrice pour la région. Il faut tout faire pour éviter l'irréparable", a-t-il ajouté. "Je souhaite que nous n'en arrivions pas là", a-t-il répété quant à la possibilité d'une attaque préventive israélienne. "Si Israël est attaqué, la France se rangera à ses côtés pour assurer sa sécurité", a rappelé le ministre. Si Israël attaque préventivement? "Ce n'est pas la même chose"

L’Iran et sa bombe : NS sait qu’Israël ne peut accepter l’éventualité mais la France ne sera solidaire d’Israël que si elle est attaquée … Si après une attaque nucléaire il en reste encore quelque chose en Israël … Une chaîne ininterrompue de mensonges, peu probable qu’Israël se fie à celui qui, pourtant, s’est déclaré, lui-même, « meilleur ami d’Israël »

Question : Puisque vous traitez NS de menteur, cela se réfère-t-il uniquement à la politique étrangère ou, aussi, aux affaires proprement françaises ?

Réponse : Commençons par les affaires étrangères : - il a « présidé » le dépècement de la Géorgie tout en assurant ce pays que la Russie respectera ses engagements (résultat - création de l’Ossetie du Sud » qui détachée de la Géorgie est devenue base militaire russe), il a assuré Gbagbo de « l’amitié » de la France tout en laissant Ouattara conquérir le pouvoir et massacrer sans nombre les partisans de l’allié de la France, il a lancé la France dans une guerre en Libye prétextant un soi-disant « massacre des populations de Benghazi » que le colonel aurait projeté de faire, tout cela pour installer au pouvoir une coalition hétéroclite, et dans laquelle des anciens d’Al Qaida tiennent le haut du pavé, mais qui s’accorde pour annoncer l’instauration de la charia. Liban ? Enterrement du Tribunal International pour l’assassinat de Hariri ? Syrie ? Assad sur les Champs Elysées mais qui trucide, tous les jours de la semaine ses deux douzaines de syriens (un peu plus les jours de prière comme le vendredi) dans le silence assourdissant de notre président ? Voilà pour les affaires étrangères, il a menti, il nous a menti …

Pour ce qui est des affaires de la France ce serait cruel de faire la liste des promesses sur la base desquelles il s’est fait élire et dont pas une seule n’a été réellement réalisée. Certes, les circonstances ont changé mais … l’excuse de la « crise » n’est qu’un autre mensonge : il a menti en permanence en n’ayant pas le courage de faire savoir au peuple que la raison du déclin de la France s’appelle « état providence ». Que c’est pour pouvoir maintenir les « douceurs » de ce modèle social que pendant plus de trente années on s’est évertué à détruire l’appareil industriel du pays par des absurdes charges sociales conduisant à des délocalisations sans contreparties. Il a menti au peuple en lui faisant croire qu’il est possible d’avoir un « état providence » en économie de marché quand il n’y a aucune croissance et quand on garde les frontières du pays grandes ouvertes pour « accueillir toute la misère du monde » Il a menti au peuple en lui faisant croire que ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite suffirait pour réduire les dépenses de l’état. Il a menti au peuple (et au monde entier qui commence à regarder la France aujourd’hui comme le prochain pays sur la liste Grèce, Espagne, Italie …) en lui faisant croire qu’il pourrait le « protéger » et maintenir le « modèle social français ». Il ment au peuple quand il fait dire à François Fillon que l’Etat va réduire ses dépenses de 1,5 Milliards d’euros : même pas 1% du budget annuel de la France, même pas un pour mille de la dette de l’état …

Question : Puisque vous traitez de menteur le Président, qui d’autre pourrait faire mieux que lui (ne mentira pas) en se faisant élire en mai prochain ?

Réponse : Voilà la peste … pour le choléra ils sont sans nombre ! Entre celui qui veut embaucher 60.000 enseignants (ils sont 950.000 aujourd’hui et produisent, bon an, mal an, environ 100.000 analphabètes …) et dont le parti annonce qu’ils créeront 300.000 emplois jeunes et celle qui veut faire sortir la France de l’Europe, entre les tenants de l’arrêt des centrales nucléaires à remplacer par des vélos avec des dynamos (« énergies renouvelables ») et le pitoyable nouveau défenseur des pauvres qui veut tout prendre aux riches et même faire de l’acier sans les propriétaires des hauts fourneaux, grand allié du « parti », c’est vrai, il faut plaindre les électeurs français qui devront voter en mai 2012. La sagesse populaire voudrait, néanmoins, que l’on donne la préférence à celui qui est en place sachant que tous les autres … ne veulent rien d’autre que sa place !

En attendant, notre NS national continue de mentir … Beaucoup. Selon un proverbe chinois on a donné à l’homme deux oreilles et une bouche pour écouter plus que parler. Et un cerveau. Malheureusement, on a l’impression que NS a deux bouches, les deux pour les mensonges ... et une seule oreille et qu’il parle plus qu’il n’écoute. Quant au cerveau, ne l’ayant pas reçu … il devrait demander un remboursement !











 

 

Repost 0
Published by martin - dans France
commenter cet article
17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 19:56

Il suffit d’avoir regardé, pendant les quelques dernières semaines, les chaînes de télévision et d’écouter les stations de radio de toutes obédiences pour comprendre que notre pays est en train de vivre, par anticipation, un des « trips » dont il a le secret : on nous dit que la « gauche » reviendra au pouvoir en 2012, on veut changer !

 

Pendant 30 ans, d’alternance socialiste en pouvoir de droite, avec une constance permise uniquement par l’incapacité de ses partenaires européens de lui faire entendre raison, la France n’a en rien modifié les fondements de son état qui, individualisme exacerbé oblige, a démissionné devant les oppositions catégorielles aussi multiples que ses propres incapacités. Qu’importe, nous vivons un rare moment de schizophrénie qui, sans doute, nous est nécessaire pour continuer à vivre comme avant ou, peut-être, un peu moins bien.

 

Un des plus mauvais élèves de la Communauté Européenne mais capable, par sa faconde, d’imposer sa loi d’abord au partenaire allemand (« les boches paieront … ») et ensuite au reste de l’Europe, la France n’a jamais réussi à respecter les critères de Maastricht (pourtant d’elle inventés), savoir un déficit annuel inférieur à 3% du PIB et une dette totale inférieure à 60 % du PIB. Les années ont passé comme les promesses de la France de respecter ces critères pour 2006 et ensuite pour 2008 et ensuite pour 2010 et ensuite, croix de bois croix de fer … pour 2012. Mais, heureusement ( ?!) la crise à partir de 2008 est arrivée pour donner à notre pays les circonstances atténuantes dont il avait besoin pour ne pas être jugé « coupable » par ses partenaires.

 

Sur un fond de promesses non respectées et de fuite en avant pour « défendre nos acquis » on devrait commencer à comprendre que « l’état providence » a vécu. Qu’il y a incompatibilité existentielle entre ce modèle économique-social inventé par la social-démocratie allemande et l’économie de marché quand les économies des pays ne se trouvent plus en croissance constante. On devrait commencer à comprendre que ce que l’état providence a fait c’est d’avoir permis au plus grand nombre (et à l’état le premier) de vivre au-dessus de leurs moyens en vivant à crédit. On peut toujours s’en prendre aux riches ou aux spéculateurs … car on n’a pas le courage de dire que c’est « le peuple » qui en a profité. Endormi, enivré, anesthésié par une gestion absconse du pays par des gouvernements irresponsables mais soumis à la dictature de la vulgate de gauche … ce « peuple » a laissé faire car cela lui convenait bien.

 

Regardez la Grèce. Ce pays qui a triché à son entrée dans la zone euro, qui a falsifié ses comptes, qui ne collecte même pas le tiers du quart des impôts qui devraient être supportés par sa population, où la TVA n’apporte même pas le dixième de ce que le commerce devrait apporter, où il n’y a pas de cadastre mais …. des piscines partout, s’est trouvé face à une dette de plus de 300 milliards d’euros. L’Europe, après quelques atermoiements allemands (depuis 1918 ... « les boches » paient …) la voilà qu’elle met (avec la participation du FMI) à la disposition de ce pays en faillite virtuelle, 110 milliards d’euros. La France s’est engagée pour 22,5 Milliards d’euros l’année dernière. Et on a entendu son ministre des finances dire, à l’époque, que « nous prenons de l’argent à 3% et on le prête aux grecs à 5%, ce sera un gain pour notre pays d’environ 500 millions d’euros ». L’actuelle Présidente du FMI disait clairement que la France n’avait pas l’argent dont on parlait mais qu’elle allait se le faire prêter … Un an après, se trouvant devant la perspective d’un défaut de paiement de la Grèce, la France sera obligée de provisionner une perte car, dans le cas contraire, au moins pour cela, les agences de notation des dettes souveraines se feront un devoir que d’abaisser la note de notre pays. Et la Grèce ? Elle est à son troisième plan de rigueur et prévoit de faire des économies de 30 milliards d’euros sur les trois années à venir : à comparer avec sa dette de 300 milliards d’euros. Vaste programme …

 

Mais l’exemple de la Grèce ne trouble pas l’esprit de nos concitoyens. Notre déficit, cette année sera de l’ordre de 8% du PIB, la dette totale frisera 90% du PIB (sans compter les provisions pour les retraites des fonctionnaires …). Un total de 2.500 milliards d’euros sur les épaules de ceux qui nous succéderont : chaque enfant qui naît dans notre pays trimballera une charge de plus de 30.000 euros. La contribution du « peuple » nourri par l’état providence au bonheur des générations futures … Pourquoi cela ? Parce que dans notre pays la moitié des foyers fiscaux ne paye pas d’impôt sur le revenu (on peut ensuite se gargariser avec « l’impôt lien du citoyen avec la nation ». Parce que l’état souffre d’obésité : il coûte 100 chez nous mais seulement 80 en Allemagne. Parce que pour endormir le peuple il a bien fallu donner « tout, tout de suite, à tout le monde » et pour ce faire on a détruit l’appareil industriel car les charges sociales (donc le coût de la main-d’œuvre) l’ont rendu non compétitif. Mais comme s’il était aveugle et sourd le peuple vociférait contre les « délocalisations » et personne n’eu le courage de dire que ce n’était qu’une des retombées de l’état providence ! Car l’état providence promeut le chômage au détriment de l’emploi, généralise des procédures d’aide affichées ou occultes, crée les conditions d’une « vie associative » (1.100.000 d’associations dont 90% « humanitaires, culturelles ou sportives » subventionnées par l’état ou les collectivités territoriales à plus de 90% et qui emploient 2 millions de personnes) qui nécessite des subventions sans nombre, toutes ou presque visant « une meilleure solidarité sociale » (à ce titre, les dépenses de la Mairie de Paris ont augmenté de plus de 70% entre 2001 et 2007). Un tel état est condamné à augmenter les prélèvements et, surtout, à augmenter les charges sociales (patronales ou salariales) qui frappent le travail. Cette démarche, constante, depuis une trentaine d’années à conduit à l’enchérissement des produits manufacturés ce qui a conduit, ipso facto, soit à des délocalisations soit à l’abandon de productions industrielles en faveur d’importations significativement moins chères.

 

Parce que vivant avec un déficit chronique depuis 30 ans personne n’a voulu s’attaquer réellement au sujet vu qu’il était évident qu’un tiers, au moins, était (est) lié directement à l’immigration et à ses conséquences. Parce qu’on nous a rabattu les oreilles avec la double chance de la France : l’immigration et la poussée démographique. Pas besoin d’être grand clerc (lire « Les yeux grands fermés » de Michèle Tribalat) pour comprendre que les deux choses en sont une et que des effets pervers  viennent démontrer l’inanité de l’appréciation. Car le différentiel entre la richesse produite et celle consommée par « l’immigration » représente un tiers du déficit chronique de la France car on n’a pas voulu accepter les calculs anciens de Maurice Allais (prix Nobel d’économie, 1988) qui a calculé que, lorsqu’un travailleur immigré entre dans un pays, il faut consacrer une épargne quatre fois supérieure à son salaire annuel pour construire les équipements (école, logement, hôpital...) dont il a besoin, charge relevant en France de la collectivité. Parce que le crypto-socialisme français est gouverné par une philosophie ultra-généreuse enrobée dans des concepts pseudo-humanitaires dont la question centrale est : "que peut faire le gouvernement et les riches pour aider les pauvres?" Ecoutons Cicéron : « les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de l’administration doit être combattue et contrôlée, l’aide aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique ». Il y a plus de deux mille ans …

 

Ciceron.doc.jpg

 

Mais la France ne veut pas entendre la voix de la raison. Elle ne veut pas accepter la sagesse de la Grèce antique « prendre aux riches pour donner aux pauvres ne sert à rien : les riches seront plus pauvres mais les pauvres ne seront pas plus riches » Regardez : l’impôt sur les sociétés en France (avant distribution des dividendes) représente un revenu de 35 Milliards d’euros en 2010. Le taux de l’impôt étant de 33% ceci veut dire que si l’on confisque la totalité des profits de toutes les sociétés de France, ceci donnerait env. 125 euros par mois à chaque français : le pactole ! Et les sociétés françaises transféreront leur siège dans des pays plus intelligents …

 

Le système éducatif français coûte 68 Milliards d’euros (premier poste du budget de la nation) mais crée plus de 100.000 analphabètes tous les ans. Et on entend le candidat socialiste aux élections présidentielles de l’année prochaine « on va créer 60.000 postes d’enseignants » Dans un pays où on en compte presque 900.000 qui sont porteurs d’un taux d’absentéisme de presque 8% : 75.000 enseignants absents en permanence … Mais qu’à cela ne tienne, on va créer de nouveaux postes de fonctionnaires : l’argent ? On va se le faire prêter … en oubliant que le deuxième poste du budget de la nation, 47 Milliards d’euros, est constitué par le service de la dette. Tant que la note de la France n’est pas abaissée car … ce poste pourrait exploser ensuite.

 

Et c’est dans ce champ de ruines que l’on voit cette coquille vide, le PS qui n’a plus le support d’une classe ouvrière autochtone (plus de 10 millions d’ouvriers dans les années 50, moins de 5 millions en 2010 dont presque la moitié, des étrangers) et parce que les classes moyennes l’ont abandonné pour la plupart, on voit cette émanation des fonctionnaires du pays (plus de 6 millions soit plus de 25% des gens qui travaillent … autant qu’en Grèce avant le commencement de la faillite …) vouloir propulser à la tête du pays un des leurs. Après une tentative ignoble et irresponsable (DSK, dont ils connaissaient les turpitudes) il viennent d’occuper la scène politique du pays pendant des semaines et, pour peu, nous feraient croire que c’est arrivé … Les voilà, ensemble avec les sectes gauchistes d’un Mélenchon, unies aux tristes descendants d’un parti communiste qui ne représente plus personne (sauf les fils des anciens dirigeants fidèles à Moscou comme le fils de Paul Laurent, aujourd’hui secrétaire général …), qui nous assurent qu’ils feront merveille et, surtout, ils feront « rendre gorge » aux riches… Et naturellement, ils « provoqueront la croissance » attendue, comme si on attendait Godot …

 

Qui sont ces illuminés vendeurs d’illusions à un euro (pour choisir celui qui « boutera Sarkozy hors de l’Elysée ») ? Les dirigeants actuels du PS ont déjà montré, tous, ce qu’ils savaient faire sous Mitterrand et Jospin. Ils ont créé 1.5 millions de postes de fonctionnaires. Ils avaient nationalisé la moitié de l'économie française et la totalité du secteur bancaire en 1981 en oubliant, au départ, qu’il fallait indemniser les actionnaires ce qui a coûté à la nation des milles et des cents. 
Ils ont « contrôlé» le Crédit Lyonnais tellement bien qu’ils l’ont mis en faillite et cela a coûté plus de 140 Milliards de francs à la nation. Ils ont dévalué 3 fois le franc - un record, en deux ans.
 Ils ont créé 400.000 "emplois" jeunes pendant que Jospin était premier ministre et ils annoncent qu’ils recommenceront en voulant créer autres 300.000 emplois jeunes. 
Ils ont inventé les 35 heures ce qui est devenu un handicap systémique pour l’économie de la France et ils ont ensuite essayé de corriger le tir avec des aides versées par l'état aux entreprises. Ce faisant, en subventionnant la perte de compétitivité des entreprises françaises ils ont accéléré leur descente vers la disparition mais … ils ont protesté contre les délocalisations … ! 


 

Laissez-les arriver au pouvoir et, si l’on continue sur la lancée actuelle, les chinois et les indiens continueront de racheter les dettes souveraines des états de l’Europe car ils n’ont rien à faire des déficits supportés par ces pays : ils savent que la croissance « miraculeuse » qu’ils attendent ne viendra jamais ! Et nous serons transformés en Disney Land mais les visiteurs aux yeux bridés ne seront pas dépaysés par rapport à leurs visites aux Pyramides : ils seront guidés par les mêmes qui se prosternent cinq fois par jour pour remercier Allah de leur avoir donné l’Europe …

Repost 0
Published by martin - dans France
commenter cet article
15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 18:49


 

Notre pays est en train de se payer un « trip » dont il a le secret : des millions de gens dans les rues, des transports qui nonobstant le service minimum obligatoire fonctionnent au ralenti, des raffineries de pétrole bloquées et des dépôts de carburant en manque … y a-t-il quelque chose qui manque pour revivre mai 68 ou décembre 2005 ? Que non, même les mômes de 14 ans bloquent leurs lycées et collèges et sortent dans les rues pour affronter les CRS et autres forces de police sous prétexte qu’ils sont inquiets pour leur retraite quand ils auront plus de 60 ans.

 

Et tout cela pourquoi ? Parce que nous vivons un rare moment de schizophrénie qui, sans doute, nous est nécessaire pour continuer à vivre comme avant ou, peut-être, un peu moins bien.

 

Schizophrénie ? Le pays qui a vu naître Descartes affiche, sans se soucier de la contradiction évidente, une double logique : tout le monde sait que l’espérance de vie a augmenté de 15 ans par rapport à 1950 mais personne ne veut voir passer l’âge du départ à la retraite de 60 à 62 ans ! Double logique car, d’un côté, on sait pertinemment qu’il est matériellement impossible de maintenir le système de retraite par répartition auquel tout le monde est attaché et, d’un autre côté, assister à la contraction de la durée de travail dans une vie mais augmenter, sensiblement, celle du non travail. Il y a 15 Millions de retraités en France aujourd’hui et seulement 27 Millions de gens au travail : ils étaient environ quatre au travail pour un retraité en 1950, il ne sont aujourd’hui que 1,8. Et comme, tous les ans, on ajoute environ 700.000 nouveaux retraités … à l’heure actuelle presque 1,5 Millions de retraités reçoivent une retraite financée par une dette financière. Schizophrénie, car d’un côté on comprend la nécessité mais de l’autre on s’oppose à tout ce qui pourrait « réparer » le système.

 

Schizophrénie ? Autant les politiques que « les partenaires sociaux » savent que les retraites doivent être financées par les gens au travail (essence même du système par répartition) et pourtant ils ne se gênent pas de réclamer, à corps et à cri, de « faire participer le capital » pour financer les retraites. Tout en sachant que cela ne pourrait se faire que par des impôts confiscatoires. Mais qu’à cela ne tienne, « il faut faire payer les riches » … Schizophrénie, car on sait depuis presque 40 ans que « trop d’impôt tue l’impôt » : la courbe de Laffer est connue de tous ce qui n’empêche personne de vouloir augmenter les impôts. Mais si l’on regarde ladite courbe on voit bien qu’à partir d’un certain seuil d’imposition le rendement de l’impôt (recettes fiscales) commence à diminuer. Et cette courbe est connue depuis bien avant la mondialisation ou de la « migration » rapide et sans limites des capitaux … Alors ? Notre pays n’arrête pas de faire le contraire de ce qu’il devrait et le résultat est là : les capitaux qui sont partis à l’étranger du fait de l’ISF depuis sa création (très largement sous estimés par les services du Ministère de l’Economie) sont probablement de l’ordre de 200 milliards €. Sur cette base, le manque à gagner (recettes fiscales) pour le Trésor serait d’environ 7 milliards € par an, soit deux fois le produit de l’impôt. Il est vraisemblable que ces 200 milliards € épargnés par des Français à l’étranger du fait de l’ISF, privent le pays de plusieurs dizaines de milliers d’emplois et expliquent une partie du différentiel entre la croissance française et celle de ses voisins anglais et allemands.Courbe-Laffer.jpg

 

 

 

Schizophrénie ? Oui, car en même temps on veut « taxer les riches » et en même temps on réduit le nombre de contribuables soumis à l’impôt. Nous comptons en France 38 Millions de contribuables mais … 52,5% d’entre eux ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu. Vulgate dominante de gauche, l’impôt doit épargner les faibles revenus mêmes si ceux-là constituent, par le nombre multiplié par leurs revenus la quasi totalité de l’assiette possible pour l’impôt … Vulgate dominante de gauche car l’impôt doit être distributif, c’est-à-dire … regardez : deux individus, un qui travaille et l’autre qui ne travaille pas. La politique distributive chère à ceux qui nous gouvernent (fussent-ils de droite ou de gauche) est simple : prélever sur celui qui travaille pour donner à celui qui ne travaille pas. Schizophrénie car … on ne peut ne pas réaliser que cela aura un effet immédiat sur la volonté de travailler de celui qui ne travaille pas. Et si l’on ajoute notre état providence … les aides aux personnes dans le besoin, les revenus de remplacement, les subventions multiples et diverses … de plus en plus de gens sortent du champ de ceux qui apportent des revenus pour entrer dans celui des assistés. Cela est de plus en plus tentant de hausser les impôts qui affectent une minorité de revenus moyens supérieurs, pour financer des dépenses qui bénéficieront à une majorité d'individus à revenu inférieur. Et c’est ainsi que l’on est arrivé aux Etats Unis suite aux années Clinton … (années pendant lesquelles on a aussi planté les graines -Fanny May et Freddie Mac- qui ont produit quinze ans après la crise financière de laquelle nous ne sommes pas sortis encore …) a constater en 2007 que 1% de la population (les plus riches) contribuent autant que 95% de la population totale aux recettes fiscales du pays !

1--vs-95-.jpg

Naturellement, chez nous le phénomène est identique et on obtient une courbe en poire pour la répartition de l’impôt sur le revenu : 10% des plus riches payent 50% du total de l’impôt tandis que les 90 % des contribuables restant ne payent, eux, que 50% du total de l’impôt ! Alors ? Schizophrénie, car sachant cela on fait semblant de ne pas le savoir et … on se retrouve manifester de la Bastille à la République non pas contre la réforme des retraites mais « contre cette réforme » qui ne prend pas assez aux riches pour assurer les retraites à de plus en plus de bénéficiaires quand le nombre de ceux qui travaillent diminue … Schizophrénie, car tout en sachant que l’impôt tue l’impôt on veut, quand même l’utiliser comme principal moyen de redistribution. Pourtant, de nombreux contribuables semblent prêts à nier les fruits de la réduction d'impôt parce qu'ils doutent de la solidité financière du pays lorsque le budget fédéral est déjà en déficit. Permettez-moi de préciser que, dans l'économie actuelle, la prudence budgétaire est d’assurer la responsabilité de la réduction d'impôt même si elle augmente temporairement le déficit : la réduction de l’impôts est le meilleur moyen qui s'offre à nous pour augmenter nos revenus. John F. Kennedy, 
 Rapport sur l’Economie Janvier 1963

 

Schizophrénie ? Oui, car nous nous sommes habitués à chérir des choses en vomissant leurs conséquences : nous sommes attachés à toutes les libertés acquises et aux droits qui vont avec tout en ne voulant pas admettre que dans le monde actuel seuls les « marchés » peuvent assurer le maintien de ces libertés. Et nous vomissons l’économie de marché nostalgiques que nous sommes d’un Colbert qui avait inventé le capitalisme d’état … Nous ne voulons pas reconnaître que dans un monde où le travailleur chinois -qui ne comprend même pas la notion de retraite- est destiné à rogner (faire disparaître à terme ?) nos acquis auxquels nous nous accrochons et que nous ne voulons pas voir écornés par la nécessité d’assurer une retraite au plus grand nombre d’ici vingt ou trente années ne pourront pas être maintenus en l'état.

 

Schizophrénie ? Oui, nous nous gargarisons de nos succès (Airbus ? En oubliant qu’il y a huit pays qui y contribuent) mais on fait semblant ne pas voir que l’on a détruit le tissus industriel qui nous avait été légué. On va vous dire que c’est à cause des délocalisations … mais on oubliera de s’apercevoir du fait que le coût de la main d’œuvre est en France 10% supérieur à celui de l’Allemagne et que notre productivité par personne en 2007 était inférieure de 4% par rapport à 2000. Et on oubliera aussi que les 35 heures (contribution de la gauche au bonheur national) ont contribué à un taux d’imposition implicite (impôts et charges sociales) supérieur de 8% à celui de notre premier concurrent et partenaire, l’Allemagne. Comme on oubliera de s’apercevoir que la part des salaires dans le PIB a augmenté de 33% entre 2000 et 2009 – vous entendrez les leaders syndicaux et ceux de la gauche vous dire le contraire pour justifier qu’il faut taxer les revenus du capital : autant dire, pour l’essentiel, ceux des pécules ramassés par ceux qui ont travaillé une vie entière en pensant, aussi, à leur vie après le travail. (Toutes les données mentionnées sont disponibles dans le portail Eurostat)

Schizophrénie ? Oui, car le déficit des finances français pendant les 35 dernières années est structurel et induit par deux causes majeures : le coût de l’Etat et le différentiel entre la richesse produite et celle consommée par « l’immigration ». Ce déficit (depuis 2003 on promet qu’il sera conforme aux critères de Maastricht, critères imposés par la France …) se monte aujourd’hui à env. 100 Milliards d’euros et a conduit à une dette extérieure de plus de 1.500 Milliards d’euros ! Mais il y a deux sujets dont il ne faut pas parler car, l’un met en branle les syndicats (seul pays en Europe -sauf la Grèce mais  on sait où cela l'a amenée- ou 25% de ceux qui travaillent le font pour l’Etat, Etat dont si le coût est « 100 » voit l’Allemagne ne dépenser que « 80 ») et l’autre touche au tabou de la « diversité » et du politiquement correct. Ce qui fait que la France, qui ne peut rien faire, veut imposer au « marché » la loi de « l’état ». Etat surdimensionné, 36.000 communes, Inter Communales, 99 Départements, 21 Régions … pléthore de fonctionnaires : un sondage en 2008 montrait que 75% d’une classe d’âge allant de 18 à 25 ans souhaitent devenir fonctionnaires … Schizophrénie car on sait que le PIB per capita classe la France en 11èmeposition en Europe et montre un écart négatif de 10% par rapport à l’Allemagne.

Schizophrénie ? Oui, le déficit du système des retraites (tout confondu) sera cette année d’environ 23 Milliards d’euros. On le sait. La notation du crédit de la France, encore la meilleure possible AAA, risque d’être dégradée si la reforme des retraites n’est pas faite. Mais cela ne nous empêche pas de manifester en France et en Navarre contre le gouvernement en essayant d’imposer, par la rue, à un parlement élu par la Nation un changement de cap. Nous sommes schizophrènes car on se targue de vivre en démocratie mais on veut que la rue « se batte jusqu’au bout » … pour imposer sa loi.

Repost 0
Published by martin - dans France
commenter cet article
26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 05:11

 


Le 1er janvier 1999, l’euro devenait la monnaie officielle de onze Etats européens. Dix ans plus tard, la zone euro compte 16 Etats membres, le dernier état entré étant Slovaquie le 1er janvier 2009. Les pièces et les billets sont mis en circulation en 2002 et l’euro remplace définitivement les monnaies nationales des pays de la zone euro. Sept années auparavant, les pays qui ont souhaité constituer la « zone euro » ont adopté les « critères de Maastricht » dont le sérieux et l’ambition étaient consubstantiels à la future création d’une monnaie unique.


Trois catégories de paramètres se voyaient « fixés dans le marbre » : la stabilité des prix (l’inflation d’un état membre ne devait dépasser de plus de 1,5 points celui de la moyenne des trois états ayant l’inflation la plus faible), interdiction d’un déficit public (état + sécurité sociale) supérieur à 3% du PIB couplé à l’interdiction d’avoir une dette supérieure à 60% du PIB et le taux d’intérêt à long terme qui ne devait dépasser de plus de 2 points celui de la moyenne des trois états ayant l’inflation la plus basse. Les seuils de 3% pour le déficit et de 60% pour la dette publique ont constitués des conditions sine qua non imposées par la France, l’Allemagne les ayant acceptées.


Le monde entier avait salué les décisions européennes comme historiques car elles consolidaient un ensemble de plusieurs centaines de millions d’habitants et créaient un bloc économique de la taille des Etats Unis. Certains s’interrogeaient sur la capacité d’états aussi différents que la Grèce, Chypre ou Malte par rapport à l’Allemagne ou la France de se « couler dans le moule » qui venait d’être crée. Mais … l’euphorie de la création balayait les réserves des économistes et/ou politiques qui, par ailleurs, ne croyaient pas à la capacité des pays de l’Europe de se doter des institutions qui pouvaient permettre qu’ils disposent d’une politique étrangère commune, d’une monnaie unique et d’une gouvernance économique commune. Un vrai rêve pour cette Europe pacifiée, « plus jamais la guerre », vouée à l’intégration des pays de l’Est sortis, enfin, du joug russe et/ou communiste


L’Europe … c’est grand et, de plus, par des étapes successives s’est encore agrandie pour comprendre aujourd’hui 27 états. Alors, au lieu de parler Europe, parlons France.


Dernière année avant la crise financière de 2008, la France avait un déficit public supérieur de presque 5 fois à celui de la moyenne européenne. En trente années, depuis 1978, la dette publique de la France a été multipliée par 3,4.


Sans-titre1-copie-14.jpg


Que s’est-il passé depuis 1978 ? A mon sens, trois facteurs, interconnectés, ont mis notre pays sur la voie de son déclin économique.


Tout d’abord, l’état providence. La vulgate dominante de gauche ayant dominé le paysage français depuis la libération, couplée à la générosité connue des français et à leur sens inné de la justice (mais aussi de la fronde) a fait que l’on a considéré normal de vouloir donner tout, tout de suite à tout le monde. Et on a assisté à l’intrusion dans l’économie du pays, à partir de 1974, de programmes destinés, surtout, à aider les plus défavorisés mais dont l’effet a été l’augmentation du chômage car pendant des années on s’en sortait mieux en étant chômeur que travailleur au SMIG. Ces programmes nécessitaient beaucoup d’argent et comme la création de valeur s’estompait on a eu recours à l’endettement. Mais en même temps, en voulant réorganiser l’état (pour que tout ce qui se faisait soit géré, encadré, contrôlé « sur le terrain ») on a été obligé d’embaucher des cohortes de fonctionnaires, tant et si bien qu’en 2009 les personnels émargeant au budget de l’Etat, des collectivités territoriales ou aux entreprises semi étatiques représentaient plus de 6,0 millions de personnes soit plus de 25% de la force de travail du pays. Et on est arrivé voir notre pays se modeler d’une manière curieuse, car le nombre de fonctionnaires est arrivé à dépasser, presque, le nombre des travailleurs de l’industrie. De plus, la France, état providence, s’est trouvée assurer à tous ceux qui se trouvent sur son territoire une couverture universelle pour les maladies, l’enseignement gratuit, le droit au logement, bref, tout (ou presque) ce qu’il faut pour « favoriser les plus faibles ». Cela a un prix, on a fait semblant de ne pas le comprendre car … on empruntait ce dont on avait besoin pour couvrir les dépenses.


Ensuite, l’immigration. Les études sont maintenant légion qui démontrent que la contribution de l’immigration (pour l'essentiel non intégrée, cherchez la responsabilité du côté de l'enseignement et du "droit à la différence", "l'égalité des cultures", etc.,) à la richesse nationale est largement, structurellement, négative. Mais, état providence oblige, générosités par rapport aux plus faibles aussi, notre pays n’a pas su (n’a pas voulu) arrêter (ou limiter) les flots successifs d’immigrés venant chercher en France l’endroit où il fait bon vivre surtout … aux frais de la princesse. De 1974 à 2008 une moyenne de 130.000 immigrés s’est ajouté, année après année, pas tellement aux forces vives de la nation qu’aux bénéficiaires des largesses de l’état providence. Comment cela aurait-il pu être différent ? Il s’agissait des plus faibles, des plus démunis et, tout ce qu’il y a de plus noble, généreux (et totalement irresponsable) dans la nation a sonné le branle bas de combat pour « ne pas laisser sur le bord de la route les plus faibles ». Mais cela avait un prix, on a fait semblant de ne pas le comprendre car … on empruntait ce dont on avait besoin pour couvrir les dépenses.


Et, à la fin, la désindustrialisation. Un état providence qui promeut le chômage au détriment de l’emploi, qui généralise des procédures d’aide affichées ou occultes, qui crée les conditions d’une « vie associative » (1.100.000 d’associations dont 90% « humanitaires, culturelles ou sportives » subventionnées pour l’essentiel par l’état ou les collectivités territoriales et qui emploient 2 millions de personnes) qui nécessite des subventions sans nombre, toutes ou presque visant « une meilleure solidarité sociale » (à ce titre, les dépenses de la Mairie de Paris ont augmenté de plus de 70% entre 2001 et 2007) est condamné à augmenter les prélèvements et, surtout, à augmenter les charges sociales (patronales ou salariales) qui frappent le travail. Cette démarche, constante, depuis une trentaine d’années à conduit à l’enchérissement des produits manufacturés ce qui a conduit, ipso facto, soit à des délocalisations soit à l’abandon des productions industrielles en faveur d’importations significativement moins chères. Tant et si bien qu’en 2009 75% des produits manufacturés commercialisés en France viennent de Chine, d’Inde ou d’autre pays disposant de main-d’œuvre qualifiée mais … bon marché. En se gargarisant avec le « haut niveau des productions industrielles du pays » (les Airbus ou l’industrie militaire) notre pays est devenu un désert industriel en train de se transformer en un énorme « Disney Land », première destination touristique de la planète. La Lorraine ? L’Alsace ? Le Nord ou Centre de la France ? On peut toujours chercher les grandes industries auparavant présentes, on n’en trouve plus grande chose. En détruisant son industrie en faveur des bienfaits que l’état providence a assuré à tous ceux présents sur son territoire notre pays s’est interdit la possibilité d’une renaissance car ne produisant plus des biens à grande valeur ajoutée (pour l’export surtout) il s’est condamné à une déchéance à terme. Mais cela avait un prix, on a fait semblant de ne pas le comprendre car … on empruntait ce dont on avait besoin pour couvrir les dépenses.


Trois catégories de paramètres ont amené notre pays sur la voie du déclin. L’état providence pour les « indigènes » ayant créé l’appel pour l’immigration (on n’a quand même pas accueilli « toute la misère du monde » M. Rocard) et les deux ayant conduit à la désindustrialisation du pays. Et on laisse de côté l’invention des 35 heures par les socialistes, invention qui devait créer des centaines de milliers d’emplois car « on allait partager le travail et donner du mieux vivre au peuple ». Certes, chez nous, on n’a pas trafiqué les comptes (comme en Grèce), certes chez nous tout un chacun paye ses impôts (pas comme en Grèce …). Mais cela ne fait qu’aggraver notre situation car on ne voit pas comment on pourrait augmenter nos impôts (l’état providence absorbe 56% du PIB, champion toutes catégories de l’Europe) ni comment on pourrait recommencer à faire de l’industrie un fer de lance (quand on a autant de fonctionnaires que des travailleurs industriels … il y a quelque chose de pourri dans le royaume …). Et, cerise sur le gâteau, la population du pays prend de l’âge, les retraites sont financées par l’endettement (la CNAV indique s’endetter pour payer un mois sur 12) et on est arrivé à ce que le système par répartition soit sur le point d’imploser : 3,8 personnes qui travaillaient pour une à la retraite en 1978, 1,4 personnes pour un retraité en 2009. Naturellement, nos dirigeants actuels (laissant les socialistes à leurs vieilles lunes « faut taxer les riches, il y a des ressources, il faut une autre croissance » et d’autres ejusdem farinae), la main sur le cœur nous assurent que nous pouvons nous en sortir, que la France se porte mieux que les autres pays de l’Europe et … que l’avenir sera rose. En faisant un peu d’effort sans que cela s’appelle rigueur. Fichtre …


Il ne reste qu’à ajouter le carcan des critères de Maastricht (d’ailleurs pas respectés …) et une monnaie unique qui empêche toute dévaluation (en d’autres temps panacée pour se sortir d’une difficulté économique) pour réaliser que le rêve de l’Europe (fondé sur l’avènement de l’état providence) s’est transformé en cauchemar. Et la France se trouve en Europe …


Bien sûr, la France a connu d’autres périodes difficiles. Fût un temps (de Mac Mahon jusqu’à De Gaulle en passant par Clémenceau ou d’autres) pendant lequel un « sauveur de la patrie » avait le courage et la capacité de remettre le pays sur les rails. Plus maintenant car, d’évidence, ce que l’état providence a fait c’est d’avoir permis au plus grand nombre (et à l’état le premier) de vivre au-dessus de ses moyens en vivant à crédit. On peut toujours s’en prendre aux riches ou aux spéculateurs … car on n’a pas le courage de dire que c’est « le peuple » qui en a profité. Endormi, enivré, anesthésié par une gestion absconse du pays par des gouvernements irresponsables mais soumis à la dictature de la vulgate de gauche … ce « peuple » a laissé faire car cela lui convenait bien. Les reformes ? Encore des billevesées bonnes à endormir « le peuple » qui manifeste contre. En attendant leurs résultats, la France devra emprunter presque 300 milliards d’euros cette année.  Manque de chance, les prêteurs commencent à se faire rares. Il ne reste à nos dirigeants, s’ils veulent changer les choses, de suivre la boutade de Bertolt Brecht « puisque le peuple n'est pas d'accord avec le Comité Central, le Comité Central a décidé de changer le peuple ». Vaste programme …


Repost 0
Published by martin - dans France
commenter cet article

Articles Récents

Liens