Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Recherche

29 novembre 2025 6 29 /11 /novembre /2025 20:41

L’année tire à sa fin et chaque jour nous apporte son fardeau de mauvaises nouvelles - la guerre actuelle ou celle à venir, les impôts actuels ou à venir, la perte de pouvoir d’achat ou à venir, le changement de population actuel ou à venir, bref, l’état du pays actuel ou à venir. 

On demandait à la tortue « De quoi est faite ta carapace ? De peurs accumulées, rien de plus tenace » (VG).

 

 

A peine sorti de sa pantalonnade concernant la reconnaissance de l’État qui, selon la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU (approuvée par la France !) n’existe pas, voilà notre Président qui enfourche un nouveau cheval : la guerre à laquelle on doit se préparer. Oublions que selon certains l’armée française (la plus imposante de l’Europe) ne dispose que de quelques jours de munitions dans le cas d’un conflit intensif. Oublions qu’il s’agit, selon des experts, d’une armée « échantillonnaire » ou « bonsaï » (La Dépêche, 22.08.22) c’est-à-dire qui a, un peu, de tout ce qu’il faut mais pas assez pour faire face à un conflit sérieux. Oublions, même, que nous ne savons pas où on trouvera l’argent nécessaire pour maintenir le niveau de combat actuel des troupes (vu la comédie du budget que 577 députés incompétents jouent à l’Assemblée nationale). Oublions que la « réserve » de l’armée est anémique [42.000 hommes vs 201.332 actifs (10.08.25) quand, par exemple, Israël dispose de 465.000 hommes vs 169.500 actifs (Military Balance, Londres, 06.05.25)].

 

Oublions tout cela et écoutons notre Président : il a décidé, « face à la menace russe « d’instaurer un service national militaire volontaire à partir de l’été 2026 » Quèsaco ? Il existait, déjà, un « Service National Universel » pour lequel on affectait 2 milliards d’euros (pour 850.000 jeunes) mais dont la Cour des Comptes évaluait le coût annuel de 3,5 à 5 milliards d’euros (La Tribune, 13.09.24). De qui se moque-t-on ? D’un côté, la Russie a d’autres chats à fouetter que de se lancer dans une guerre contre l’Europe défendue par l’OTAN). Pendant des années, Moscou s’est présentée comme une superpuissance mondiale. Pourtant, l’invasion de l’Ukraine en 2022 a totalement révélé la farce. La « deuxième plus grande armée du monde » était censée conquérir Kiev en trois jours. Au lieu de cela, son fantasme à grande échelle est devenu un bourbier depuis quatre ans. Ce qui devait être une démonstration de domination s’est transformée en un effondrement au ralenti. Ce qui a dévoré plus (ou moins) un million de soldats. La Russie sait qu’elle ne peut pas gagner. Pourtant, au lieu de battre en retraite, la Russie s’en prend aux civils, aux hôpitaux et aux centrales électriques.

 

Elle se saigne aux quatre veines pour continuer, après presque quatre ans, l’opération de police qui aurait dû durer 3 jours pour prendre Kiev et maïtriser Ukraine. « 1.500 morts et blessés par jour" en octobre dans le camp russe. Ce sont les chiffres donnés par Sir Tony Radakin, chef d'état-major de la défense britannique, lors d'une interview donnée à la BBC. Selon lui, il s'agit en effet du mois le plus meurtrier pour les troupes moscovites depuis le début de la guerre. "La Russie est sur le point de déplorer 700.000 morts ou blessés", a regretté Sir Tony Radakin. Moscou ne divulgue pas le nombre de pertes dans ses rangs mais, selon le dernier bilan du ministère ukrainien de la Défense contacté par Newsweek, ce nombre a déjà atteint "708.890 militaires russes", rapporte le magazine américain dans un article publié le 10 novembre 2024.

Toujours selon le ministère ukrainien de la Défense, la Russie aurait également perdu 9.249 chars, 18.726 véhicules blindés de combat et 20.280 systèmes d'artillerie. "La Russie consacre désormais plus de 40 % de ses dépenses publiques à la défense et à la sécurité, c'est plus que le budget de l'éducation et de la santé combinés", a précisé à la BBC le chef de la défense britannique». La Russie qui a mobilisé 90.000 nouveaux soldats dans les trois premiers mois de 2025 (Le Point, 14.10.25).

 

Et notre du Guesclin veut préparer des jeunes pour une guerre avec la Russie ? Le ridicule ne tue plus, comme on le sait.

 

J’avais oublié : tout cela pendant que la charge de la dette publique française - 3.400 milliards € comptable + env. 5.000 milliards € hors-bilan - est prévue à 100 milliards € en 2028 (rien ne semble pouvoir la diminuer, elle pourrait même augmenter si les taux de l’argent augmentent). Dette que d’aucuns (Banque des territoires, https://www.banquedesterritoires.fr  estiment arriver à 250% du PIB en 2050 (115% actuellement) si l’on prolonge la courbe des dépenses actuelles que rien, ni personne, n’envisage arrêter.

 

M. Macron. Pendant qu’il s’occupe de la future guerre avec la Russie il continue, nonobstant l’échec de sa dernière tentative de faire du mal à l’État d’Israël, à faire ce qu’il peut pour que ni la paix à Gaza, ni la paix au Liban ne voient le jour dans des conditions favorables à Israël. Il s’associe (Qatar par exemple) à ceux pour lesquels des récits puissants persistent qui rejettent toute paix avec Israël ou même la reconnaissance de son droit à exister. Lorsque les dirigeants de l’Autorité palestinienne nient le lien entre les Juifs et Jérusalem ou l’existence d’un temple juif, malgré le fait que le Coran lui-même reconnaisse Israël antique, cela sape la seule voie à suivre : une paix pragmatique et tolérante entre deux peuples. Mais il embrasse le vieux négationniste M. Abbas chaque fois qu’il le voit. Il semble ne pas savoir ce qui s’est passé depuis le sabotage du processus d’Oslo, de la militarisation de la deuxième Intifada, du blocus de Gaza ou d’une foule de guerres inutiles – surtout après le 7 octobre - le Hamas n’a fait que livrer la misère, la destruction, la mort, une dévastation continue et soutenue, et la régression de la cause et le peuple palestiniens.

 

Au lieu de contribuer à changer fondamentalement de cap et de réaliser la futilité des récits idéologiques, nationalistes et religieux et des manipulations qui sous-tendent le Hamas et les éléments du projet national Palestinien, il semble prêt à voir le Hamas comme un échec et à éviter le groupe pour son manque d’efficacité plutôt que pour ce qu’il représente.

 

Un petit rappel : les Juifs ont été expulsés d’Angleterre pendant la décennie de 1290 ; de France plusieurs fois -de 533 jusqu’en 1605 -Marie de Médicis ; d’Espagne dans les 1490 ; de Sicile à la fin des années 1400 ; du Portugal dans les années 1500 ; d’Ukraine dans les années 1640 ; de Russie dans les années 1880 ; d’Allemagne dans les années 1930 ; et divers pays arabes dans les années 1940 à 1960. Aujourd’hui, dans la décennie de 2020, quand les données statistiques montrent le doublement et le triplement des incidents antisémites dans les rues des villes de France, où doivent les Juifs à aller ? Le seul endroit qui les accueille à bras ouverts est leur maison ancestrale d’Israël. Les Juifs de n’importe où dans le monde ont maintenant le droit absolu de retourner en Israël. Sauf que… « From the river to the see, Palestine will be free »  

 

Il ne peut pas ignorer que les nations arabes qui ont cruellement militarisé leurs cousins palestiniens pendant des décennies - en les transformant en « réfugiés » génération après génération, ont fait de la propagande en croyant que leur cause nationale, et le seul but réel dans la vie, est de massacrer les Israéliens - ne seront pas à la hauteur de leur devoir moral de renverser le Hamas, libérer les Gazaouis de leur domination et assurer la paix. Les pays européens non plus, même ceux qui ont « reconnu » un État palestinien de manière prétentieuse, n’aideront pas à forcer le Hamas à se rendre et ainsi à ouvrir la voie à l’existence réelle d’un tel État. Comment fait-il pour ne pas comprendre que le Qatar et la Turquie semblent moins intéressés par "la paix et la prospérité" des Palestiniens que par l’élimination d’Israël ? Paix à Gaza ? Il n’avait pas arrêté de demander un cessez-le-feu. Il est là depuis plus d’un mois. Pour l’instant, il semblerait que les pays arabes et islamiques ne soient pas enthousiastes à l’idée de rejoindre une force internationale dans la bande de Gaza. Certains de ces pays, comme le Qatar et la Turquie, soutiennent le Hamas et veulent sans doute qu’il reste au pouvoir, tandis que d’autres craignent d’être qualifiés de « collaborateurs » avec Israël contre la « résistance » palestinienne.

 

Cependant, la plupart des Arabes et des musulmans ne considèrent pas le Hamas comme une menace pour leur sécurité nationale ; ils ne voient donc aucune nécessité d’éliminer le groupe terroriste. Ceux des Israéliens qui ont survécu au 7 octobre savent que cela est nécessaire. Pour leurs voisins, la destruction de leurs propres maisons, villes et vies valait la peine pour une seule journée au cours de laquelle ils pouvaient humilier les Juifs et déchaîner sur eux une cruauté inimaginable. Les Philistins bibliques qui bouchaient les puits quand ils guerroyaient contre les Hébreux ont disparu il y a longtemps, mais de nouveaux envahisseurs ont pris leur place, les Palestiniens sont les Philistins de notre temps. Le Roi Salomon, quelque 3.000 ans avant nous : « Ce qui a été sera encore, ce qui a été fait sera encore fait ; il n’y a rien de nouveau sous le soleil. »

 

Capito ? Cela laisse Israël comme  seul pays qui a un intérêt urgent à désarmer le Hamas pour empêcher le groupe terroriste et ses alliés dans la bande de Gaza de commettre plus d’atrocités contre Israël. Notre Président va recommencer à demander un cessez-le-feu et condamner Israël qui recommencerait la guerre.

 

Bon. Il n’aime pas Israël. Pas une seule visite d’État en huit ans de règne. Et il ne comprend pas que la projection pathologique du Palestinianisme est le cheval de Troie pour l’islamisation des pays de l’Europe, la France la première. En regardant les États voisins d’Israël, il devrait comprendre la racine de la haine. Maintenant qu’ils n’ont pas réussi à la détruire, ils font de même avec l’Europe - le continent qui a expulsé et assassiné ses Juifs. Israël se tient en première ligne de la civilisation occidentale. En combattant les envahisseurs, les Israéliens défendent également ceux qui en Europe ont choisi de collaborer avec les Frères musulmans, qui cherchent leur destruction. Quelle honte.

 

Le 23 novembre, plus de 70 experts européens et internationaux se sont réunis devant la Cour pénale internationale à La Haye pour livrer un message unifié : les Frères musulmans représentent une menace mondiale pour la paix et la sécurité. Leur avertissement était fondé non pas sur la spéculation mais sur le renseignement dur et l’expérience des villes européennes qui ont fait face à des vagues de radicalisation, d’antisémitisme et de terreur (JNS, 28.11.25).

 

Les Frères Musulmans sponsorisés par les amis de M. Macron, le Qatar et la Turquie. Et depuis quelques mois ceux de M. Trump aussi. Cui prodest ?

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Articles RÉCents

Liens