Par quoi commencer ? Un parlement qui depuis des semaines ne fait qu’ajouter de nouvelles recettes (par l’impôt et taxes) à un projet de budget que personne ne prend au sérieux. Un Chef d’état-major qui vient de dire au 13.000 maires réunis à Paris qu’ils devraient faire comprendre à nos concitoyens que la guerre est en train d’arriver et que les enfants pourront (devront) mourir pour la patrie. Affolant, mais restons sérieux.
L'économie française étant principalement une économie de service, en 2022, le secteur tertiaire employait 80,1 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche, etc.) n'en représentait plus que 2,1%. La part de l'industrie dans le PIB reste plus faible en France (10,6%) qu'ailleurs (Allemagne 18,6%, Italie 15,4%, Espagne 13,6%) Google,22 août 2025. Comment créer de la valeur avec une telle structure ? En important des millions d’immigrés non qualifiés pour les utiliser pour des services non producteurs de valeurs, la France ne peut que s’appauvrir. Regardez la provenance desdits immigrés :
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Accessoirement, on comprend que l’explication de M. Macron (« les immigrés d’aujourd’hui paieront les retraites de demain ») est une sinistre fumisterie. Sans oublier que les politiques sont totalement irresponsables au sujet des retraites : on entretient des illusions, comme la retraite à 60 ans. Et on continue à induire en erreur en appelant « la plus grande dépense » le remboursement de l’argent que les retraités actuels ont confié, pendant 30/40 ans, d’une manière obligatoire, à des institutions autorisées par l’état, pour le faire fructifier.
Les démographes nous disent que la population du pays sera, pratiquement constante jusqu’en 2070 car depuis 2024 le solde naturel (naissances-décès) devient négatif : en clair la composition de la démographie est en train de changer en faveur de l’apport extérieur et de la descendance des nouveaux arrivants.
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En classement par PIB en PPA, la France est la 9e puissance économique. En 2025, le produit intérieur brut (PIB) de la France s'élève à 2.919,9 milliards d'euros. Quant à la dette, elle s'élève à 3.426.626.115.462 € et elle augmente, tenez-vous bien, de 354.000 euros par minute, sans interruption, jour et nuit (Google). Dès lors on ne devrait pas être surpris que la pauvreté s’installe dans le pays ou que le poids du loyer dans le revenu des locataires a doublé depuis 1970. Regardez :
Indicateur d’inégalités de revenus après redistribution (indice de Gini)
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Comment en est-on arrivé là ? Regardez l’évolution de la pauvreté pendant les deux mandats de M. Macron de 2017 à 2024
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Quand on parle de pauvreté il est instructif de comparer l’évolution du PIB de notre pays avec celle d’Israël (le blog porte le nom de « France-Israël » …) :
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En huit ans Israël a multiplié son PIB (presque) par deux, la France de M. Macron l’a augmenté d’environ 30%. Et puisque la population (via une immigration non maîtrisée) a augmenté plus vite que le PIB, le PIB/habitant a été presque stagnant en France : il est aujourd’hui inférieur d’environ 20% à celui d’Israël. Et ce qui est plus important c’est de regarder l’évolution de la dette des pays versus le PIB :
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La dette de la France a explosé avec un PIB stagnant tandis que la dette d’Israël est restée pratiquement constante (60% Israël, 115% France).
Ceci expliquant cela, on ne doit pas être surpris d’apprendre que notre pays, jadis (du temps du Général) deuxième puissance économique mondiale est devenue en classement par PIB en PPA, 9e puissance économique. En 2025, le produit intérieur brut (PIB) de la France s'élève à 2.919,9 milliards d'euros avec une dette de 3.426 milliards euros (Google). Et rien ne nous pousse à croire que les lendemains seront meilleurs, bien au contraire. L’Agence de notation Moody’s, si elle a maintenu sa note pour la France (contrairement à S&P et Fitch), l’a assortie d’une perspective négative.
Plus prudente que ses consœurs Fitch et Standard & Poor’s (S&P), Moody’s n’en dépeint pas moins un tableau et une trajectoire inquiétants.
Mais notre Président s’occupe du monde, la France étant trop petite et ne le comprend pas. Le voilà pourvoyeur d’équipements militaires pour l’Ukraine : une lettre d’intention signée la semaine dernière annonce un contrat pour la livraison de 100 Rafales. Coût de l’opération de 10 à 15 milliards d’euros (avions et pièces de maintenance). Comme notre pays cherche à faire des économies de l’ordre de 40 milliards pour faire face à ses besoins militaires, qui va payer les avions pour l’Ukraine – pays qui ne vit aujourd’hui que grâce aux subsides de l’Europe ? Le dernier cheval de bataille de notre Président (après les succès obtenus sur le front russo-ukrainien) a été la reconnaissance d’un État Palestinien. Il a même reçu à Paris la semaine dernière « le Président de l’État de Palestine ». Bigre.
Il nous avait fait croire que son partenaire, le Prince saoudien, avait fait comme lui. Patatras, la résolution 2803 du Conseil de Sécurité dit « Une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuté son programme de réformes et que la reconstruction de Gaza aura progressé, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers l’autodétermination palestinienne et la création d’un État palestinien ». En clair, il n’y a pas pour l’instant d’état palestinien et on se demande ce que M. Macron (et alea) a reconnu. D’autant plus que son partenaire vient de déclarer à Washington « “We want to be part of the Abraham Accords, but we want also to be sure that we secure a clear path of two-state solution". En clair : il n'y a pas pire aveugle que celui qui se nourrit de ses illusions. Notre Président…
Bon. On me dira qu’il n’a pas été seul à ne rien comprendre à ce qui se passait au Proche Orient. L’intelligentsia occidentale a complètement raté la chose. Les capitales européennes prononcent des condamnations. Les campus américains éclatent en manifestations. La Cour pénale internationale poursuit M. Netanyahou. Pendant ce temps, les gouvernements arabes font ce qu’ils ont toujours fait lorsque l’idéologie entre en conflit avec la survie - ils choisissent la survie. Les États arabes ont tranquillement élargi la coopération en matière de sécurité avec Israël pendant la guerre de Gaza, avec des responsables militaires d’Israël et de six pays arabes organisant des sessions de planification à Bahreïn, en Égypte, en Jordanie et au Qatar, facilitées par le commandement central américain. L’Arabie saoudite a partagé des renseignements avec Israël sur la Syrie, les menaces houthis et les opérations de l’État islamique.
Et à ceux qui ont l’impression que les Etats-Unis sont en train de trahir Israël en faveur de l’Arabie Saoudite (vente de F-35) il suffit de se rappeler la réalité. Que tout le Proche Orient connaît. Les Saoudiens n’ont pas besoin de s’opposer à l’une des meilleures armées du monde testée pour la bataille dans un foyer mondial, capable de fournir des renseignements sur des menaces terroristes qu’aucun autre service d’espionnage ne peut obtenir, ou de mener des opérations secrètes à couper le souffle comme le complot du beeper qui a fait exploser les cadres du Hezbollah, ou inventer des médicaments qui sauvent des vies, ou alimenter le deuxième secteur technologique le plus inventif au monde après la Silicon Valley. Ce sont les retours qu’Israël offre sur les armes que les États-Unis lui vend comme investissement stratégique. Tout ce que les Saoudiens ont besoin de faire, c’est de siroter un café dans les halls d’hôtels étrangers pendant que l’Amérique pompe et protège leur pétrole et de payer le prix fort pour des avions de combat avancés qui nécessiteront des contrats de maintenance tout aussi coûteux pour voler dans le désert.
Ce n’est pas du cynisme. C’est la reconnaissance que le Hamas sert les intérêts iraniens, pas palestiniens. Les dirigeants arabes considèrent le Hamas et le Hezbollah comme des intermédiaires iraniens menaçant la stabilité régionale, avec des mouvements islamistes politiques considérés comme dangereux pour l’ordre intérieur après des décennies de lutte contre les Frères musulmans dans leur pays. Lorsque le choix est entre la solidarité avec Gaza et la limitation des ambitions de Téhéran, les monarchies du Golfe savent quelle menace les empêche de dormir. Un analyste du Moyen-Orient a noté que les États du Golfe « applaudissent tranquillement l’affaiblissement supplémentaire de l’Iran », tout en condamnant publiquement les frappes israéliennes.
La presse occidentale n’arrête pas de traiter Israël comme un paria tandis que les gouvernements arabes étendent leur coopération militaire avec Jérusalem. Les militants progressistes exigent des boycotts tandis que les investisseurs du Golfe retournent discrètement vers la technologie israélienne. La déconnexion n’est pas l’hypocrisie - c’est la différence entre ceux qui paient pour leurs convictions et ceux qui les exécutent simplement. Les dirigeants arabes ont passé des décennies à défendre la libération palestinienne tout en assurant leur propre survie. Le 7 octobre les a forcés à choisir, et ils ont choisi comme ils l’ont toujours fait.
Le drame ? Le Hamas s’inscrit dans une continuité qui fait totalement l’impasse sur sa défaite, illustrant une indifférence totale face aux effets dévastateurs d’un nihilisme sans limites et hautement affirmé. Le Hamas, le Jihad islamique palestinien (JIP) et d’autres groupes terroristes palestiniens ont rejeté la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies soutenue par les États-Unis, adoptée le 17 novembre, qui salue la création d’un « Conseil pour la paix » et d’une « Force internationale de stabilisation » temporaire dans la bande de Gaza. De son côté, le Hezbollah tente par tous les moyens de bloquer le processus étatique, à défaut de pouvoir le contrôler, et de maintenir un contexte d’instabilité, au prix d’une paix civile indéfiniment remise en question. Les deux formations conservent leurs capacités de sabotage au point d’intersection d’une stratégie où l’articulation entre guerres régionales et guerres civiles constitue la trame du nouveau contexte local. Ce qui me fait dire que l’idée que le Plan en 20 points de M. Trump ou la résolution du Conseil de Sécurité vont mener à la paix là-bas n’est pas seulement trop optimiste, c’est croire à la magie. C’est ignorer la réalité. Car loin de se préparer à abandonner, le Hamas et ses alliés terroristes ont utilisé les dernières semaines depuis que les tirs se sont arrêtés pour creuser encore plus profondément dans des parties de Gaza, y compris dans la ville de Gaza, qui restent sous leur contrôle.
Alors que l’Europe émet certaines des critiques les plus sévères d’Israël, la technologie de défense israélienne continue d’être utilisée dans la défense des infrastructures critiques de l’Europe. Les gouvernements européens achètent non seulement des drones de surveillance israéliens mais aussi des UAV dotés d’armes et des munitions traînantes. En 2025, le gouvernement allemand a décidé d’acheter trois drones Heron pour près d’un milliard d’euros (1,15 milliard de dollars), élargissant sa flotte malgré la pression politique sur la campagne Israël à Gaza. Sept systèmes Watchkeeper X, des drones tactiques basés sur le Hermès 450 d’Israël et fournis par Elbit dans le cadre d’une coentreprise israélo-britannique, devraient être livrés à la Roumanie en 2026 selon un accord d’une valeur de 1,89 milliard de lei (environ 410 millions de dollars)
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Elbit Systems (deuxième plus grande société d’armement en Israël) vient d’annoncer disposer de commandes à livrer de plus de 25 milliards de $. Son chiffre d’affaires de l’Europe a augmenté de 24,7 % en 2025 pour atteindre 536 millions de dollars. Dites-le à tous ceux qui demandent de ne plus envoyer des équipements à Israël. Quelle galéjade…
Après deux années de guerre l’économie israélienne se porte bien. Le chômage est resté faible en octobre à seulement 3% (env. 8% chez nous), la croissance du produit intérieur brut (PIB) d’Israël a fortement repris au troisième trimestre de 2025, après que l’économie s’est contractée au deuxième trimestre. L’économie israélienne a connu une croissance impressionnante de 12,4 % au troisième trimestre, ce qui va probablement conduire à un taux de croissance annuel supérieur à 4 % en 2025.
Les startups israéliennes ont levé plus de 800 millions de dollars en une semaine de méga-transactions alors que la confiance des investisseurs augmente. Les investissements massives d’Armis, Wonderful ou Sweet Security soulignent l’appétit mondial croissant pour la cybersécurité israélienne et l’innovation en IA. Israël est créditée d’être troisième pays au monde pour l’IA. Une petite sélection :
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Le campus Nvidia vat transformer Kiryat Tivon qui compte moins de 20.000 habitants car il fournira près de 10.000 emplois, directement et indirectement. La plus surprenante (Casablanca, Maroc) :
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Croissance probable en France même période (T3 2025), probablement 0,7% (Le gouverneur de la Banque de France, 12.11.25). Israël est en guerre, la France aussi, mais cachée parce que l’ennemi est interne : partis, groupes, individus dont le seul point de ralliement est de « faire payer les riches » oubliant que si les riches sont un peu plus pauvres, les pauvres ne seront pas un peu plus riches.
C’est du Thucydide en économie : le fort fait ce qu’il peut et le faible ce qu’il doit.
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