Que faire ? Une vague mondiale (un tsunami ?) met Israël au pilori en essayant de la boycotter et, accessoirement, fait savoir que tous les juifs du monde sont des Israéliens : dernière trouvaille pour donner à l’antisémitisme un nouveau visage. L'histoire a quitté les pages du livre pour se mêler à la vie. (Vie et destin, Vassily Grossman)
« Le grand remplacement » - l’éventualité d’une Europe fondamentalement chrétienne étant lentement remplacée par une Europe musulmane - n’est pas la théorie d’un complot. Il est en marche à un rythme rapide. Le taux de natalité des populations musulmanes est plus élevé en Europe occidentale que celui des populations non musulmanes, dont les taux de natalité s’effondrent et sont désormais largement en dessous du seuil de remplacement. Les naissances musulmanes s’ajoutant au nombre de ceux qui ont émigré du monde musulman, la proportion de musulmans dans les pays d’Europe occidentale ne peut qu’augmenter de manière exponentielle. Les données montrent, en outre, que les populations musulmanes s’intègrent de moins en moins, et que l’influence de l’islam radical augmente de manière, elle aussi, exponentielle.
La gauche internationale dans sa mouture woke, étant à la recherche d’un étendard, s’est emparée de la guerre à Gaza pour catalyser des politiques de radicalisation au sein des démocraties occidentales sous le pavois « propalestinien », en occultant le fait qu’il n’y aura de solution au sujet (Israël - « Palestine ») que lorsque la déprise idéologique se fera en faveur d’une négociation basée sur la reconnaissance du droit de l’État d’Israël à l’existence et d’une configuration nationale palestinienne dûment en accord avec l’État d’Israël.
Le silence, ou l’apathie, de la communauté internationale, y compris bien évidemment des groupes et individus propalestiniens, envers les crimes du Hamas ne font qu’encourager l’organisation terroriste à poursuivre sa répression contre son propre peuple. Le silence du monde, en outre, dit aux Palestiniens qu’ils devraient s’abstenir de se lever contre le Hamas et d’autres groupes terroristes dans la bande de Gaza. On n’a pas encore entendu un seul terroriste du Hamas parler de reconnaître le droit d’Israël à exister. Aux yeux des dirigeants du Hamas, le plan de paix que M. Trump vient de concocter n’est qu’un autre cessez-le-feu temporaire qui devrait être utilisé pour réarmer, regrouper et préparer le massacre d’autres Israéliens.
Des dirigeants européens ont adopté une pensée messianique – « la solution à deux états ». Avec rien d’autre que des effusions de sang dans les décennies qui ont suivi Oslo, et avec une Autorité palestinienne montrant qu’elle est toujours intéressée à provoquer et rémunérer le meurtre des juifs, l’Europe continuera à supporter la prétendue solution a « deux états » comme une doctrine sacrée. Les dénonciations passionnées d’Israël sont devenues un sport de compétition parmi les élites européennes. Le fait que la cheffe de la politique étrangère de l’UE, Kaja Kallas, ait consacré récemment un temps considérable à la question de futures sanctions contre Israël et exactement aucune à toute punition éventuelle du Hamas en cas de non-respect de l’accord, montre à quel point l’opinion européenne est devenue déséquilibrée.
Palestinian Media Watch, une ONG israélienne, suit le programme « payer pour tuer » de l’Autorité palestinienne. Elle constate que 250 Palestiniens libérés dans le cadre du plan de M. Trump, qui purgeaient des peines de prison à vie, ont reçu au moins 229 millions de shekels, soit près de 70 millions de dollars, pendant leur incarcération pour terrorisme. (WSJ, 20.10.25). Le non-État de M. Abbas, que M. Macron vient de reconnaitre, emploie pour cela l’argent que la France et l’Europe lui donnent (plus de 450 millions d’euros/an normalement, 1,48 milliard d’euros depuis le 7 octobre 2023 -Conseil européen, https://urls.fr/mXloQu). Pour payer des terroristes qui tuent des Juifs s’ils ont été condamnés par les tribunaux israéliens et emprisonnés jusqu’à leur libération dans un échange « otages contre terroristes emprisonnés ».
Certes, Israël n’a pas bien protégé sa frontière avec Gaza (un euphémisme), mais le cas du 7 octobre était unique : un groupe terroriste djihadiste, autorisé à prendre de force le contrôle d’un territoire adjacent à Israël, à s’armer jusqu’aux dents, à creuser des tunnels d’attaque et à opprimer la population locale pendant près de 20 ans. Le tout avec la complicité d’un des principaux sponsors des Frères Musulmans, le Qatar. Hamas, Jihad islamique palestinien, Hezbollah au Liban - le monde a traité ces groupes comme acceptables, comme des problèmes d’Israël et peut-être du Liban. Mais ces organisations d’évidence criminelles ont pu créer un effet papillon. « Il n’est pas exagéré de prétendre que le massacre d’Israéliens le 7 octobre 2023 n’a pas seulement gravement porté préjudice aux Palestiniens, mais a aussi contribué au retour de Donald Trump au pouvoir, et a ainsi affecté, par exemple, l’Ukraine. Ces milices doivent être considérées comme les ennemies de toute l’humanité » (Newsweek, 08.10.25).
Hamas, ISIS, Al-Qaïda, le Jihad islamique palestinien, le Hezbollah, l’Autorité palestinienne, l’argent qatari et les officiels turcs, les mollahs fous d’Iran, les terribles talibans - ainsi que les groupes violents qu’ils ont engendrés en Occident - sont différents de ce que l’Occident semble croire. Ils sont de vrais croyants, des mangeurs de morts à la manière de Harry-Potter, partisans d’un culte théocratique de la mort. Ils n’abandonneront jamais, jamais, leur rêve d’un califat mondial. Ils croient vraiment à l’idée de convertir tous les infidèles - et de tuer ceux qui refusent de se convertir. Les musulmans qui refusent de se conformer à un mode de vie du septième siècle - eh bien, eux aussi, sont entièrement remplaçables.
7 octobre 2023. Pourquoi le Hezbollah (au Liban) et les Houthis (au Yémen) ont -ils immédiatement rejoint le Hamas, soutenus par leurs sponsors iraniens ? Si leur haine est constante, qu’est-ce qui a changé pour provoquer les attaques du 7 octobre ? La réponse : la perspective imminente que l’Arabie saoudite rejoigne les accords d’Abraham, s’associe avec Israël et isole à la fois les terroristes et l’Iran. Dans les mois précédant l’attaque, les Saoudiens avaient laissé entendre à plusieurs reprises qu’ils étaient sur le point de conclure un accord avec Israël. Ils avaient déjà encouragé leurs petits alliés (UAE et Bahrain) à rejoindre les accords pour tester la réaction locale. Jusque-là, tout allait bien. Devant le massacre et les sept fronts d’attaque, Israël a regimbé. Transformant Gaza en désert inhabitable, détruisant deux tiers de l’Hezbollah, mettant à genoux les Houthies qui ont perdu en une seule nuit douze de leurs dirigeants. Et pour que l’on ne se trompe pas sur ses intentions : la décimation de Téhéran, qui signifie que les Iraniens et les Palestiniens ne peuvent plus bloquer un règlement régional plus large. Ce règlement dépend de partenariats avec Israël. D’évidence, la clé sera l’Arabie saoudite, lorsqu’elle signera les accords d’Abraham, conçus par Jared Kushner pendant le premier mandat de M. Trump et susceptibles d’être prolongés maintenant par ses efforts et ceux de Steve Witkoff.
Le président Donald Trump a déclaré que le Moyen-Orient était en paix. Mais les gardiens d'Israël savent que ce n'est pas vrai. Il reste encore des combats, tant au grand jour que dans l'ombre. N'ayons pas peur des mots : « Le seul État juif au monde a été désigné comme le Juif des nations. La haine a jailli, même alors que les Israéliens luttaient pour leur vie contre la République islamique d'Iran et ses mandataires bien armés » ( Foundation for Defense of Democracies https://www.fdd.org, 2025/10/21).
Que l’on se souvienne de M. Erdogan, le sultan d'Ankara, « ami de M. Trump » et signataire de son plan de paix : « Le président Erdogan, au cours d'une assemblée organisée après la prière de l'Aïd… a formulé l'invocation : "Pour tout ce qu'ils ont fait subir aux Palestiniens, qu'Allah -en son nom de Qahhar (dominateur suprême) - détruise Israël sioniste". (Nouvelle Aube, 31.03.25) » La Turquie et le Qatar semblent avoir joué un rôle crucial pour convaincre le Hamas d'accepter le plan de M. Trump et le cessez-le-feu à Gaza. Ils l'ont fait, comme cela devient maintenant évident, non pas pour garantir une paix durable, mais pour assurer la survie du Hamas. Les islamistes sunnites de Gaza sont des alliés naturels de ce bloc, dont ils partagent l'essentiel de la vision du monde. Car adeptes des Frères Musulmans.
L'implication du Qatar et de la Turquie dans la bande de Gaza est problématique parce que ces deux pays ont toujours soutenu le Hamas. Tous deux continuent d'offrir un refuge à plusieurs dirigeants du Hamas et agissent comme s'ils étaient ses avocats, en défendant constamment le groupe terroriste, tout en condamnant Israël. Le plan de M. Trump prévoit le désarmement du Hamas. Quiconque croit que le Hamas renoncera volontairement à ses armes vit dans un monde de rêve. Pour le groupe terroriste, cela reviendrait à un suicide. Les termes du plan « démilitarisation » et « déradicalisation » n'existent pas dans le lexique du Hamas. Pis encore, quiconque croit que le Qatar et la Turquie forceraient le Hamas à démanteler son infrastructure militaire vit aussi dans un monde imaginaire.
Pendant ce temps, notre Président a passé l'essentiel de son temps à œuvrer pour la reconnaissance d’un « État palestinien ». Encore un État arabe. Pourquoi serait-il différent des autres États de la région ? La Libye, le Soudan, le Yémen, le Liban, la Syrie, l'Irak et l'Autorité palestinienne souffrent de divers stades de décomposition, soit en tant qu'États fracturés et défaillants, soit en tant qu'enclaves ethniques ou religieuses définitivement divisées, sur lesquelles un gouvernement central notionnel n'a que peu ou pas d'autorité. Pas loin l’Algérie, Tunisie ou Égypte. L'Autorité palestinienne (qui contrôle une bonne partie de la Cisjordanie) et Gaza n'ont rien d'un État : il s'agit plutôt de figurations de la militance palestinienne qui a été à l'origine des débâcles répétées qui ont marqué l'itinéraire d'une revendication nationale qui n'a jamais abouti. Alors que le maximalisme a toujours caractérisé le militantisme palestinien, l'islamisation de la revendication nationaliste (le Hamas) a succédé à son annexion de Gaza aidé depuis par les divers courants de la gauche mondiale et ses instrumentalisations.
Il va sans dire qu’aucun État arabe n’a actuellement d’option réaliste pour devenir ne serait-ce qu’une démocratie un peu fonctionnelle. En effet, même leur développement vers des régimes politiques stables et productifs semble peu probable dans un avenir prévisible. Pourquoi les Occidentaux ne veulent-ils pas sérieusement recalibrer ce qu’ils attendent des États arabes ? Mystère. Ou peur de la réaction des masses musulmanes non assimilées dans leurs pays.
Israël. Le PIB israélien par habitant est supérieur à celui des nations apaisantes du Hamas comme le Royaume-Uni, le Canada ou la France, bien plus élevé que la moyenne de l’Union européenne. Israël a obtenu cela sans dépôts massifs de combustibles fossiles et subissant la pression constante du monde. 15 fois plus élevé que celui d’Égypte et un PIB total supérieur de 20% à celui d’Égypte, pays de 100 millions d’habitants (535 milliards pour Israël, 412,6 pour Égypte (Trade & Economics).
NVIDIA vous dit quelque chose ? Première capitalisation mondiale (plus de 5.000 milliards $) presque 2 fois le PIB de la France .. Son deuxième centre de R&D, en Israël, emploie plus de 5.000 personnes. Elle vient de décider d’investir 500 millions $ dans un nouveau site.
/image%2F1331292%2F20251107%2Fob_80c658_capture-d-e-cran-2025-11-05-a-17.png)
Nvidia a également dévoilé deux nouvelles puces, sans équivalent au monde, BlueField-4 et ConnectX-8 SuperNIC, qui représentent l’épine dorsale de la prochaine génération d’usines d’IA et de centres de données ICloud. Ces puces ont été développées au centre de R&D de Nvidia à Tel Aviv.
Il doit bien y avoir quelque chose que nous pouvons apprendre d’Israël, non ? À propos de sa résilience ? Confiance ? Comment insuffler aux jeunes l’esprit de la nation et la vaillance de la croyance en soi ? Si l’Occident arrêtait seulement d’accuser faussement ce jeune pays de génocide, il pourrait voir qu’il y a beaucoup qui pourrait inspirer, éclairer et changer pas mal de choses dans nos pays de l’Occident en dérive déclinante.
On ne comprend rien à Israël si on n’intègre - quelle que soit la discussion - la composition de la Knesset, source unique du pouvoir (si l’on exclut l’extension de ses droits pour elle-même par la Cour Suprême dans un mouvement subversif depuis presque 40 ans). Les résultats des élections ne sont jamais les mêmes mais la composition presque permanente car le système d’élection (absurde) est du type « proportionnelle intégrale » avec un seuil à 3,5%. Regardez : 11 (ou plus) partis en compétition, d’évidence on ne peut former une majorité qu’en faisant des compromis multiples mais, d’évidence, accordant le plus de puissance au plus petit qui sera nécessaire pour une « coalition ».
Et tout en sachant cela, les grands dirigeants du monde occidental (pour laisser de côté toutes les officines « pro palestiniennes » ou pro Hamas, stipendiées par le Qatar pour l’essentiel) ont choisi comme tête de turc le premier Ministre Benjamin Netanyahou : qu’il fasse quelque chose ou totalement le contraire ou rien… il est toujours vilipendé comme responsable de tous les péchés d’Israël (sic !). Pourtant, à chaque enquête d’opinion, à la question « qui est le plus capable pour être PM » il dépasse toujours, de la tête et les épaules, les dirigeants des autres 10 ou 11 partis. Pas seulement. B. Netanyahu semble, de loin, être l’option la plus appropriée pour le prochain cycle électoral (2026). Être premier ministre d’Israël nécessite une quantité presque incommensurable de ténacité, de courage et de capacités pour rester en avance sur tant de demandes concurrentes et contradictoires. Au cours des deux dernières années, il a montré de l’endurance, de la sagesse et être impitoyable, ce qui force le respect. Aucun des autres « wanna be » ne semble pouvoir en faire autant. Un sondage publié par l’institut Lazar Research pour le quotidien Maariv révèle qu’une majorité relative d’Israéliens (46 %) estime que si la formation d’un gouvernement est impossible sans Benjamin Netanyahu, alors les partis d’opposition doivent accepter de siéger à ses côtés.
Et pendant que ce pays menait une guerre sur 7 fronts différents, des gouvernements de pays occidentaux annonçaient arrêter de lui livrer des armes. Regardez d’où viennent les armes qu’Israël importe :
/image%2F1331292%2F20251107%2Fob_4df80a_capture-d-e-cran-2025-11-05-a-14.png)
Source: Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), 2020-2024
Le ridicule ne tue plus : Israël exporte pour 15 milliards de dollars et la France lui livre (2024) 27 millions d’euros, à peu près 2/1000 de ses exportations. Mais notre pays avait annoncé qu’il ne livrerait plus d’armes à Israël et a empêché sa présence à des expositions de renommée mondiale à Paris.
Cependant, les armements ne sont pas la seule chose qui est refusée à Israël par une partie de la communauté internationale. Dans les sports, le milieu universitaire, le divertissement et au-delà, les Israéliens continuent d’être ignorés et exclus. La légitimité d’Israël restera probablement longtemps sous attaque. La raison invoquée pour cela au cours des deux dernières années était les « crimes de guerre » israéliens à Gaza. Mais maintenant on a les preuves qu’il s’agit d’une campagne, bien financée et orchestrée, dans laquelle Israël reste la cible constante, et que les motifs ostensibles des attaques sont infiniment malléables. Des dirigeants européens faillis ont adopté une pensée messianique selon laquelle la « solution à deux états » doit être acceptée par Israël. Avec rien d’autre que des effusions de sang dans les décennies qui ont suivi Oslo et avec l’Autorité palestinienne donnant toutes les indications qu’elle est toujours intéressée à promouvoir et rémunérer le meurtre des Juifs israéliens, l’Europe continuera à supporter sa prétendue « solution à deux États » comme une doctrine sacrée. Chaque fois, après chaque guerre que Israël est obligée de mener.
Un rabbin visite un zoo et, époustouflé, voit un loup à côté d’un agneau. Il se souvient d’Esaïe 65 :25 « Le loup et l’agneau vont paître ensemble » et demande à la personne en charge « comment avez-vous obtenu cela » La personne en charge : c’était simple, on change d’agneau deux fois par jour.
Credo quia absurdum disait le vieux philosophe Tertullian: « Je crois parce que c’est absurde »