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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 08:08


"Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire » Houari Boumediene, ONU, 1974.

L’hémisphère Nord c’est grand … essayons voir ce qui nous touche de plus près, notre belle France.

Fille aînée de l’Eglise Catholique (ce qu’elle est en train d’oublier car laïcité oblige, enfin, sauf pour l’islam …), éminent membre fondateur de l’Union Européenne, moteur de toutes les initiatives importantes du continent (dont la quasi totalité finissent en queue de poisson …), la France veut influencer le monde et maîtriser le développement de l’Europe tout en gardant l’espoir de maintenir ses zones d’influence en Afrique. Cela n’a pas beaucoup changé depuis le Général sauf que les réalités géopolitiques ne sont plus les mêmes. Et, surtout, ne seront plus les mêmes. Il suffit de regarder le développement des populations (Eurostat 2008) qui devrait nous intéresser au premier chef :



La population de la France passera, de 2000 à 2050 de 60,5 Millions à 65,7 Millions. Il est loin le temps quand VGE nous disait « nous sommes 1% de la population mondiale … » et en 2050 quand la population mondiale sera de 9 milliards nous ne représenterons plus que 0,7%. Mais ce qu’il ne nous disait pas c’est que l’origine ethnique (oh, le vilain mot …) des habitants de la France aura changé profondément. Car si, par exemple, le solde migratoire pour cinq années seulement, de 1999 à 2004 (Eurostat 2008) n’a été « que » d’un million de personnes (à 90/95% originaires du Maghreb ou des anciennes colonies françaises, toutes ou presque, musulmanes) la croissance de la population de la France est due, essentiellement, à la contribution de l’immigration.

Les démographes distingués se disputent la connaissance, interdite par les lois de la République, de la composition ethnique de la population française car … la République est une et indivisible. Pourtant, il suffit de prendre un échantillon, statistiquement valable, des 36.000 communes de la France et de regarder les prénoms donnés aux nouveaux nés. Sachant que peu de bretons bretonnants appelleraient leurs rejetons « Mohamed » ou « Aïcha » on peut constater que la contribution de l’immigration au renouvellement des générations en France frise les 40% des env. 750.000 naissances annuellement enregistrées en France. Ensuite, puisque l’on constate que l’âge moyen pour le première naissance  pour la femme blanche est de 29 ans (dont la proportion est de 14% de la population féminine) on arrive à déterminer que le taux de fécondité pour les indigènes (ou immigrées d’Europe) est de 1,3 tandis que celui des femmes immigrées non européennes frise le 8. Mais la France peut s’enorgueillir d’un taux de fécondité global de 1,9 en oubliant l’origine des naissances. Pourquoi cette origine est-elle importante ?

Tout d’abord parce que si l’on ajoute le solde migratoire, celui des asiles politiques accordés (173.000 accordés de 2003 à 2006), les naturalisations (700.000 entre 2002 et 2006) et la contribution des naissances des femmes non indigènes (ou d’origine non européenne) dans 39 ans (selon les calculs rendus possibles par les éléments connus d’Eurostat 2008) la population de la France sera en majorité musulmane.

Mais il y a une deuxième raison. Depuis des lustres les bonnes âmes nous rabattent les oreilles avec la formule « l’immigration est une chance pour la France ». Sous-entendu, immigrés jeunes, naissances multiples, contribution au paiement de nos retraites. Ceci est entièrement faux pour deux raisons majeures :

-    nonobstant la contribution démographique de l’immigration, le ratio « moins de 15 ans vs plus de 65 ans » ne fait que diminuer d’aujourd’hui à 2050 (voir graphique, source données Eurostat 2008) ; autant dire que la solution du problème des retraites ne viendra pas de la contribution démographique de l’immigration ;


-    telle qu’aujourd’hui (et il n’y a aucune raison d’espérer un changement significatif) la « contribution » économique de l’immigration non européenne (compte tenu du taux de chômage, absorption de contributions sociales, programmes d’investissement propres, d’un côté, et de recettes venant de l’immigration – cotisations sociales, impôts, valeur ajouté dans les entreprises du secteur marchand, etc.,) l’immigration (études Université de Lyon +) est à l’origine de quelques 35% du déficit français soit plus de 25 Milliards d’euros.

En clair, l'évolution démographique de la France et l'influence de l’immigration (existante ou venant de soldes migratoires importants) conduisent à constater que l’avenir de la nation sera assuré, sans doute, par une réduction significative de ses richesses mais … par l’avènement d’une république islamique française.

Ceux qui nous gouvernent, de gauche ou de droite, sont-ils conscients de ce qui se prépare ?

Ce que l’on raconte dans les meetings de la droite (pour ne pas parler de ceux de la gauche …) ne correspond pas du tout à la réalité de notre vie. Pour commencer, l’enseignement - premier outil pour construire et défendre la nation - se trouvant depuis 40 ans entre les mains des épigones de mai 68 et des utopies trotskistes ou maoïstes, a été détruit avec constance et sans possibilité de reconstruction, nonobstant les « réformes » (non acceptées) que la droite tente de mettre en œuvre. Il suffit de se souvenir que la Sorbonne, l'Université la plus ancienne comme «studium generale» en Europe occidentale, où elle enseignait seule toutes les disciplines avant 1200, est bloquée depuis des mois par les successeurs des « katangais » qui l’avaient bloquée en 1968. Mais ce qui se passe à la Sorbonne s’est reproduit à Montpellier, Rennes ou ailleurs et dure depuis des mois. Jusqu’à faire comprendre au monde entier que les universités françaises ne valent même pas un pet de lapin. L’enseignement ?

"Multipliée par 1,8 depuis 1980, la dépense intérieure d'éducation a atteint 121,4 Mds d'euros en 2006 (6,8 % du PIB) soit 1 920 € par habitant ou 7 160 € par élève ou étudiant. De 1980 à 2006, sa croissance a été plus rapide que celle du PIB (2,4 % par an contre 2,2 %). Elle s'explique moins par l'accroissement du nombre d'élèves que par celui du coût de chaque élève.(Portail Statistiques Public).

La France emploie un prof pour 10,3 élèves là où l’Allemagne emploie un prof pour  19,3 élèves. Et pour préparer l’avenir il y a en France 360.000 étudiants dans les filières lettres et sciences sociales et seulement 160.000 dans celles scientifiques ou d’ingénierie. Le rapport est, pratiquement, inverse en Allemagne. Une des conséquences est le taux de chômage des moins de 25 ans : 23% en France, 12,5 % en Allemagne … Et ceci se répercute dans la capacité d’innovation des deux pays : avec quelques 200.000 chercheurs en France on a obtenu en 2000 3.235 brevets tandis qu’avec 268.000 chercheurs l’Allemagne a obtenu 10.500 brevets. Mais nos enseignants-chercheurs sont occupés à battre le pavé de Denfert-Rochereau aux Invalides pour protester contre l’idée de se voir évalués par leurs pairs …

La gauche, jadis, avait trouvé la panacée pour créer des emplois : la retraite à 60 ans et les 35 heures. La conséquence, l’âge de sortie du travail est de 59,1 ans en France et de 61,1 ans en Allemagne. Et pour entretenir tout cela, la France est le pays dont la pression fiscale (tout compris) est la plus forte au monde …

Alors, que faire ? Passez un coup de fil à l’Elysée pour demander à notre Président comment il compte faire pour que « la France sorte de la crise plus forte qu’avant » Mais souvenez vous que le coût de la minute pour une ligne fixe est de 0,23 € en France et qu’il vaudrait mieux téléphoner d’Allemagne où le coût n’est que de 0,046 € la minute … cinq fois moins ! Et s’il vous répond « Europe » (c’est de saison …) dites-lui que ce qui nous attend, attend l’Europe aussi …

Bonnes gens, ceux qui vous êtes donné la peine de lire ce qui précède, dites-nous comment faire pour éviter ce qui nous attend. Mais avant, lisez un extrait d’un discours du Guide Khadafi : « Nous avons 50 millions de musulmans en Europe. Il y a des signes qui attestent qu'Allah nous accordera une grande victoire en Europe, sans épée, sans conquête. Les 50 millions de musulmans d'Europe feront de cette dernière un continent musulman. ….. L'Albanie est dans l'Union européenne, c'est un pays musulman. La Bosnie est dans l'Union européenne, c'est un pays musulman. 50% de ses citoyens sont musulmans. L'Europe est dans une fâcheuse posture. ……. Elles [les nations occidentales] devraient accepter de devenir musulmanes avec le temps ou bien de déclarer la guerre aux musulmans." (10 avril 2006).

En attendant, regardez le clip vidéo http://www.youtube.com/watch?v=6-3X5hIFXYU

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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 09:52

 

Pendant le temps que vous lirez ce texte la dette publique de la France augmentera de 1.900 € à la seconde : elle était de 1.150 Milliards d’euros à fin 2006 ce qui a fait dire M. Fillon (après l’élection de N. Sarkozy) « Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier …On a 1.150 milliards de dette à la fin de 2006. C'est une situation qui n'est plus supportable. » Et nous étions nombreux à croire qu’une fois le constat fait on allait, enfin, conduire le pays vers l’assainissement économique dont il avait besoin. Mais les déclarations passent comme passent les roses … et la dette publique en ce moment est de 1.252 Milliards d’euros. En moins de 18 mois la France a augmenté sa dette d’encore 100 Milliards d’euros ridiculisant les propos de M. Fillon et montrant qu’en réalité, le pays ne se trouve pas sur la voie de son assainissement économique, au contraire. De plus, on laisse de côté la dette « hors bilan » (selon les normes internationales) constituée par les engagements de l’Etat au titre des retraites des fonctionnaires ce qui ajoute environ 900 Milliards d’euros, soit un total de plus de 2.150 Milliards d’euros. Les deux grandes explications pour justifier cet état de choses : l’absence de la croissance et le différé dans le temps des effets des réformes entreprises.

Pourtant, il suffit de regarder deux graphiques -évolution de la dette publique et taux de croissance- pour comprendre, qu’en France,  il n’y a aucune relation entre les deux.

 

        
             25 années de 1981 à 2006 (source OCDE)

On observe que sur les 25 dernières années (à partir de l’élection de F.Mitterrand et nonobstant la couleur de la coalition au pouvoir ensuite) la croissance moyenne du PIB de la France a été d’environ 2%. Les hauts et les bas n’ont eu aucune influence sur l’évolution de la dette qui s’est vue augmenter de 20 % du PIB en 1981 à 64 % du PIB en 2006. Les années de forte croissance (1990 ou 2000-2002) ont seulement ralenti, un peu, le rythme d’augmentation, sans plus.

 

Dans ce qui va suivre je m’efforce de démontrer que les raisons de l’endettement faramineux de le France et de son accroissement implacable sont structurelles et ne pourront disparaître qu’avec un changement du modèle économique, politique et social du pays.

 

Il me semble que ces raisons structurelles se résument à trois : obésité de l’état, coût de l’immigration (acceptée=en situation régulière et/ou naturalisés, ou subie=sans papiers), « état providence ».

 

Obésité de l’Etat -

 

L’on décompte en France aujourd’hui environ 6,2 Millions de fonctionnaires (2,5 fonction publique d’état, 1,6 fonction publique territoriale, 1 fonction publique hospitalière et 1,1 entreprises publiques à monopole + enseignement privé sous contrat – source DGAFP, INSEE). D’un autre côté, le nombre de salariés des secteurs concurrentiels s’établit à environ 16,5 millions. Ce qui permet de constater qu’en France il y a pour chaque 2,5 salariés du secteur marchand, 1 fonctionnaire. Et on voit apparaître une tendance lourde à l’augmentation du nombre de fonctionnaires car  entre 1982 et 2003, l'emploi public a augmenté de 24% quand dans le même temps, l'emploi total a augmenté de 13%. La Fonction publique territoriale (FPT) a fait montre d’une croissance de 42%, les effectifs de la fonction publique hospitalière (FPH) ont progressé de 28% et ceux de la Fonction publique d'Etat de 14%. Chiffres qui montrent (a) que la France se transforme lentement en un pays de fonctionnaires et (b) que les questions à caractère rhétorique « faut-il diminuer le nombre d’infirmières » n’ont aucun sens car toutes les fonctions de l’état sont en augmentation continue. « Faut-il rappeler que la France compte 83 enseignants dans le secondaire pour 1 000 habitants là où l’Allemagne en compte 66 et le Royaume-Uni 60 ? 2,2 agents des impôts sur 1 000 habitants là où le Royaume-Uni en compte 1,3, la Suède et le Canada 1,2 ? Faut-il rappeler que la France dispose de 1 987 fonctionnaires pour soutenir les exportations alors que l’Allemagne, qui pèse le double de la France en pourcentage du commerce mondial, en compte 1 046, presque un sur deux en moins ? » (source Le Point)

 

En 2007, la France -selon les statistiques de la Commission européenne- a été le pays qui a dépensé le plus en dépenses publiques en proportion du produit intérieur brut, non seulement au sein de la zone euro mais au sein de l'Union européenne à vingt-sept. Quand la France dépense pour l’état 100, l’Allemagne dépense 83 (comme le Royaume Uni), l'Espagne 74 et le « meilleur de la classe » - Estonie 64 (source Eurostat). Actuellement nous « battons » les Suédois, les Finlandais et les Danois qui en 2000 étaient tous devant nous, mais qui ont fait de très grands efforts pour faire maigrir leur état. Notre pays est le premier en Europe pour les dépenses de l’état, et « c’est les enfants des élèves qui payent les salaires des enseignants » (J. Attali).

 

Coût de l’immigration (acceptée ou subie) – Selon ce que l’on ne sait pas (car on n’a pas le droit de le savoir, la République étant une et indivisible …) le nombre d’immigrés réguliers et des membres de leurs familles se trouve entre 5,0 et 8,0 millions (en laissant de côté et les « statistiques » des bien pensants qui situe ce nombre autour de 3,0 millions et celles des « mal pensants » qui vont jusqu’à 10 millions). Deux rapports font autorité pour ce qui est des coûts complets de l’immigration pour la France : « Essai d’évaluation pour la France des coûts de l’immigration » (Prof. J. Bichot, Lyon III-Jean Moulin) et « Le coût réel de l’immigration en France » (J-P. Gourévitch, expert international). Ces rapports considèrent que le nombre total de la population d’origine immigrée est d’environ 6,9 millions de personnes soit 11 % de la population métropolitaine (évaluée à 64 millions pour fin 2008). Parmi lesquelles (en soustrayant les moins de 18 ans et les plus de 65 ans) on considère qu’environ 3,0 millions de personnes  ont ou cherchent activement un emploi. Mais, tandis que le taux de chômage des immigrés européens est comparable à celui de la population autochtone (7,5%), celui des immigrés des pays tiers est de 21,5 %. Cette population ne contribue qu’à hauteur de 4 % des revenus de la France car leur revenu initial individuel se limite à 5 800 euros (moyenne nationale : 14 400 euros). En revanche, ils perçoivent 22 % des prestations sociales.

 

A très peu de choses près, les deux rapports cités concluent [après analyse exhaustive des dépenses totales (y compris les investissements divers) et des recettes totales, analyse fondée sur des hypothèses parfaitement recevables quand il ne s’agit pas de données officielles] à un coût annuel de l’immigration (non européenne) de 36 milliards d’euros, soit grosso modo 2 points de PIB ! C’est le moment de se souvenir que le déficit public français pour 2008 sera de 59,6 milliards d’euros. Autant dire que ceux qui nous assènent comme vérité d’Evangile « l’immigration est une chance pour notre pays » devraient peut-être consulter les statistiques pour vérifier si ce qu’ils disent correspond à la réalité. Non, ce qu’ils disent ne correspond pas à la réalité. De plus, la croissance beaucoup plus rapide de la catégorie des moins de 18 ans dans cette population (elle compte aujourd’hui 15 % de la population métropolitaine correspondante, soit 45 % plus que leur poids dans la population totale du pays) ne fait (ne fera) qu’accentuer les écarts, ce qui aura comme conséquence une augmentation continue du coût de l’immigration d’origine non européenne. Et cela permet de dire que 3/4 du déficit chronique des finances publiques de la France provient des immigrés d’origine non européenne. Dans ce tableau, deux autres composantes : « la France est le pays qui a le plus grand taux de natalité en Europe » (sans s’attarder sur le fait que 20 % des naissances sont d’origine immigration non européenne … soit le double en pourcentage par rapport à son poids dans la population totale) et « si cette population ne contribue pas aux comptes de la nation comme les autochtones c’est parce que nous avons raté leur intégration » (en laissant de côté le fait que le rapport entre le PIB du pays d’origine et celui de la France va de 1 à 25, par exemple, entre la France et le Mali ce qui constitue un formidable attrait même si l’on gagne en France le tiers ou le quart de ce que gagne un autochtone  ou un immigré européen).

 

Ce qui précède est illustré graphiquement ci-après :

 


Naturellement, la France est un cas particulier … Avant-dernier pays en Europe pour son déficit par rapport au PIB elle vient de prendre la présidence de l’Europe et … va donner des conseils à tout monde. Y compris au leader socialiste de l’Espagne : son pays flirte avec l’équilibre budgétaire et il n’hésite pas à tenir la promesse d'augmenter de 6 % le minimum retraite car "la sécurité sociale fait preuve d'une santé magnifique", (le ministre du travail, Celestino Corbacho, évoquant un fonds de réserve équivalent à 5 % du PIB). Mais le chômage restant préoccupant ajoute le chef du gouvernement socialiste, "il est logique que le flux de l'immigration se réduise"."Cela n'a pas de sens de faire venir des maçons du Maroc si ceux d'ici sont au chômage".

         Déficit annuel en % du PIB, Europe

 

 

Etat providence


Résultat de la transformation de la social-démocratie allemande, de sa rupture avec Marx et de son adhésion à l’économie de marché (Bad-Godesberg, 1959) l’état-providence s’installe, pratiquement, dans tous les pays de l’Union Européenne. Et peu importe la couleur des coalitions au pouvoir (exception : l’Angleterre). Partout, comme une sorte de reflet de la vulgate dominante apparue après 1945 « plus jamais de guerres » on a traduit la chose sur le plan économique et social : plus de « guerre de classe », apaisement du conflit fondamental du capitalisme tel qu’évoqué par Marx, « caractère collectif de la force de travail, possession ou appropriation individuelle des moyens de production ». Systèmes de retraite par répartition, réduction de la durée du travail (annuelle et totale avant la retraite), assurances maladie obligatoires à double financement, éducation gratuite, indemnisation (généreuse) du chômage, développement de l’état et de ses fonctions, etc., ont tous été mis en place pendant les « trente glorieuses » (pour certains années 50-80 pour d’autres 60-90, après 1900, naturellement …).

 

La France (qui n’a pas vraiment admis l’économie de marché) a vécu, sans soucis, pendant les trente dernières années comme si ses dépenses inconsidérées allaient pouvoir se maintenir pendant l’éternité. Elle a accueilli des masses d’immigrés sans ressources et sans capacités prouvées de pouvoir trouver un travail (voir plus haut, coût de l’immigration). Elle a créé, essentiellement pour cette catégorie, la CMU (couverture maladie universelle) ce qui a constitué un nouvel attrait pour ceux qui veulent vivre en France. Pour les autochtones, elle a réduit la durée du travail (35 heures) au-delà de tout ce que l’on pouvait imaginer (sauf par ceux qui n’ont jamais travaillé dans une activité marchande pour se rendre compte que l’on ne partage pas le travail …). Elle a mis en place de modalités de départ à la retraite qui font que certains pouvaient le faire à partir de 50 ans (et certains, encore aujourd’hui, peuvent le faire à partir de 55 ans …).  Elle a inventé de nouveaux mécanismes pour financer ses dépenses y relatives : CSG, RDS et dernièrement la taxe pour le financement du RSA. Bref, pendant que ses partenaires européens commençaient à se serrer la ceinture, à rogner sur les largesses de l’état providence et à trouver des moyens pour relancer leur croissance économique et la réduction de leurs dettes, la France, insoucieuse, continuait sur sa lancée. Pour comprendre l’absurdité, actuelle, du système de retraite par répartition il suffit de donner deux exemples : au début des années 60 il y avait quatre personnes au travail pour une à la retraite, aujourd’hui il y en a 1,8 personnes pour un retraité. Qui peut croire que les « mesures » prises (rallongement partiel du nombre d’années de travail ou les changements à la SNCF) sont autre chose que des cataplasmes sur une jambe de bois ? Un deuxième exemple : l’âge moyen du départ à la retraite en France est de 57,5 ans tandis que l’âge moyen pour le premier emploi salarié est de 24 ans. Autant dire que la durée moyenne de travail (avant la retraite) est de 33 ans. Mais, soit, regardons le cas d’un salarié non cadre qui dès son premier emploi et jusqu’au départ à la retraite disposerait du salaire brut moyen actuel (2.440 €). Sa cotisation « vieillesse » + complémentaire retraite lui coûte 547 €/mois soit une contribution au système de 269.000 € au bout de 41 ans (durée légale actuelle). Mais il aura 65 ans quand il partira à la retraite et, progrès médicaux aidant, il vivra (qu’il veuille bien m’excuser …) jusqu’à 85 ans (espérance mathématique de vie à la naissance pour les hommes, en France = 82 ans). Pendant ses 20 dernières années la pension qu’il recevra de la Sécu sera d’environ 333.000 € (maximum actuel 1.386 €/mois) mais il coûtera à la société, aussi, quelques 66.000 € en dépenses médicales (moyenne annuelle actuelle 3.318 €/habitant). Un système qui reçoit 270.000 € et qui doit rendre 400.000 € n’a pas beaucoup de chances de pourvoir exister longtemps autrement que par une fuite en avant : une des raisons de la progression de la dette de la France réside dans les comptes déficitaires de la Sécurité Sociale. Les graphiques qui suivent montrent clairement :

            Source : commission des comptes de la Sécurité sociale, avril 2008

 

a. la moyenne des déficits annuels sur les 14 dernières années a été d’environ 5,8 Milliards € avec un total de 81 Milliards d’euros (qui se retrouvent dans la dette de la France …) mais la moyenne annuelle du déficit des 6 dernières années a été de 9,8 Milliards d’euros !
 

b. le régime vieillesse (CNAV, salariés) qui a été excédentaire jusqu’en 2004 affiche une dérive croissante : le déficit double entre 2006 et 2008 (estimation) et, si l’on prolonge le graphique (en tenant compte de l’absence de tout correctif)  il va doubler encore en 2010 ; ensuite …

 

Voilà les effets de l’état providence en France, une partie en réalité. Une partie, car ses largesses (comme son impuissance à les arrêter) ne s’arrêtent pas là. On a cru un moment, avec les promesses du candidat N. Sarkozy que les choses allaient changer. Ce n’est pas le cas et le coût de ce qui a été entrepris comme réformes ne fait qu’augmenter la dette pour, au moins, les cinq/dix années à venir (universités, régime spécial, etc., uniquement celles dont on se gausse pour montrer que la France se réforme).

 

oooooooooooooo

 

Mais … la vie ne se plie pas toujours aux désirs de ceux qui gouvernent l’Europe. A partir du premier choc pétrolier (1973) et ensuite, à répétition, les « crises de croissance », d’un côté, et la prise de conscience de la nécessité d’une action commune à l’échelon de l’Europe (Maastricht, introduction de l’euro), d’un autre côté, ont conduit les gouvernants à revoir les fondements de l’état providence. Ainsi fût fait dans les pays nordiques, en Espagne en Belgique, en Allemagne. Avec, naturellement, l’exception française. Pendant 25 ans, d’alternance socialiste en pouvoir de droite, avec une constance permise uniquement par l’incapacité de ses partenaires européens de lui faire entendre raison, la France n’a en rien modifié les fondements de son état qui, individualisme exacerbé oblige, a démissionné devant les oppositions catégorielles aussi multiples que ses propres incapacités. Mais, comme la France est la France, c’est elle qui avait imposé (Maastricht) les deux critères principaux pour maintenir l’euro : un déficit annuel inférieur à 3%  du PIB et une dette totale inférieure à 60 % du PIB. Les années ont passé et les promesses de la France de respecter les critères mentionnés, aussi. On a promis aux partenaires européens de tout faire pour 2006 et ensuite pour 2008 et ensuite pour 2010 et ensuite, croix de bois croix de fer … pour 2012. Le ministre des finances parle maintenant de voir la France respecter intégralement ses engagements à  « l’horizon de 2012 fonction aussi de la croissance de l’économie ». On sait, cependant que croissance et dette n’ont rien en commun pour la France.

 

La même ministre des finances vient de mettre à l’ordre du jour de la rencontre des 27 ministres des finances de l’Europe un point majeur : « il est impératif de mettre en place des systèmes de contrôle financier des agences de notation ». Cela peut paraître curieux mais ce ne l’est pas. L’année dernière, la prestigieuse Standard&Poor, principale agence mondiale de notation de la dette des états (ou autres collectivités, grandes entreprises, etc.,) avait annoncé que si rien ne se passe jusqu’en 2010 les obligations d’état de la France seront décotées prenant la voie de « junk bonds » tandis que la notation de la dette ne sera plus AAA et elle sortira du groupe de 19 pays européens disposant de cette évaluation. Il s’agit, donc, d’un thermomètre qui, pour la France ne montre pas une température convenable. Que fait la France ? Elle va casser le thermomètre en voulant contrôler les sociétés de notation …

 

Réformes ? Peut-être … espoir d’obtenir des résultats ? Aucun … Comment faire ? Tant que le système économique-politique-social français ne changera pas, aucun espoir de réduire la dette ou le déficit. Alors … dormez-braves gens, ceux qui nous gouvernent pensent (surtout à eux) à tout !

 

Gentil lecteur, vous avez mis 10 minutes pour lire ce texte ? La dette de la France a augmenté de 1.140.000 € !

 

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 17:12

Texte mis en ligne par Liberty Vox
Les bons, les brutes et les truands

 

 

 

A en croire le battage partisan auquel se livrent la famille, le gouvernement français et la presse française, comme d’habitude, on est porté à croire que la libération des 15 otages des FARC en Colombie a été le résultat de leur « lutte pour la liberté ». Et si les premiers mots de la franco-colombienne Ingrid Betancourt ont été pour remercier l’armée colombienne, en revanche, les rejetons français n’ont pas daigné prononcer le nom du président de la Colombie comme s’ils avaient peur que cela leur brûlerait la langue …

 

Certes, la libération de cette femme politique colombienne -française par un mariage suivi d’un divorce- a eu une grande importance pour ses enfants et sa mère. Sachant cependant qu’elle avait quitté la France après son divorce d’avec son mari, diplomate français, pour se lancer dans la bataille politique en Colombie, devenir sénateur, solidement ancrée dans la gauche locale, elle qui descend d’une famille de la grande bourgeoisie colombienne, on pourrait se poser la question  « que fait la France dans cette affaire » ?

 

Certes, dans le discours d’inauguration de la présidence Sarkozy la libération d’Ingrid Betancourt était annoncée comme un objectif prioritaire. Pas exactement comme l’augmentation du pouvoir d’achat des masses laborieuses mais … en bonne place. Comme, d’ailleurs, la libération des infirmières bulgares des geôles du Colonel Kadhafi. Mais, déjà depuis 2002, date du kidnapping de Mme Betancourt, la France était le pays le plus en pointe pour œuvrer en faveur de sa libération. Les élites, de droite et de gauche -comme Monsieur de Villepin ou des leaders socialistes- ne pouvaient pas laisser tomber une ancienne (petite ?) amie et/ou condisciple d’études, tous s'étant trouvés en même temps sur les bancs de Sciences Po. Si ce n’était que cela …

 

Mais ce n’était pas que cela. La France, adepte de l’apaisement et de la discussion avec des terroristes de partout, avec un zèle digne de causes plus nobles, a pris pratiquement le parti des kidnappeurs contre le pouvoir démocratique de la Colombie. Par delà les épisodes burlesques (avion militaire de transport envoyé à Manaus, au Brésil, sans prévenir les autorités brésiliennes …) ou le déroulement des tapis rouges pour le clone vénézuélien de Fidel  hissé au rang de « négociateur » avec les terroristes, la France demandait à l’Etat Colombien d’accepter les revendications d’une bande de narcotrafiquants, à l’origine « guérilla marxiste ». La France demandait, plus ou moins ouvertement, à la Colombie de démembrer son territoire pour accorder un sanctuaire d’environ un tiers de la superficie du pays aux preneurs d’otages mais qui gardaient leur logo de « révolutionnaires marxistes ». Et aussi de céder aux revendications diverses et multiples de ces bandits abrités par la jungle depuis 40 années. Mais qui avaient, d’un côté, le support matériel des autres « socialistes » d’Amérique Latine (Venezuela, Equateur, Bolivie en particulier), et de l’autre, celui des gauches mondiales car le président de la Colombie est un homme de droite …

 

Pendant de très longues années la diplomatie française s’est complu dans une danse du ventre devant les FARC et devant Hugo Chavez jusqu’à y compris proposer comme monnaie d’échange pour la libération d’Ingrid Betancourt, l’accueil en France de quelques 500 « guérilleros » condamnés par la justice colombienne et se trouvant dans les prisons du pays.

 

Objectif prioritaire de Nicolas Sarkozy, terrain de prédilection pour le spécialiste humanitaire de la gauche recyclé à la droite (Bernard Kouchner, pour préciser) il était tout naturel que cette affaire devienne une grande cause française. Et à ce titre, disposer d’un énorme panneau sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris grâce aux bons soins de M. Delanoë (qui préfère les grandes causes et son militantisme socialiste au nettoyage de Paris, devenu une des villes les plus sales de l’Europe). Et pour remuer les bons sentiments du bas peuple, on a diffusé une photo de l’intéressée en très piteux état et l’on a fait savoir que si elle n’était pas libérée elle risquait la mort à brève échéance. En disant aussi, à mots couverts, que dans ce cas-là le responsable serait le président colombien qui ne voulait pas abdiquer de ses principes lui interdisant de négocier avec des terroristes visant la destruction de son état. Pendant ce temps, la famille française (les deux enfants, mais aussi « l’ex ») se répandaient dans toutes les radios et télévisions de France et de Navarre pour dire pis que pendre du président colombien. Par delà l’amour filial, par delà l’absolue normalité de la défense d’un être opprimé, ceux qui réclamaient la libération d’Ingrid Betancourt occultaient la responsabilité des FARC et l’ignominie de leurs actions et arrivaient à faire un transfert (voir le Père Freud …) qui n’était pas moins ignoble. Avec l’assentiment des élites françaises et du gouvernement du pays.

 

Il y a encore trois semaines Bernard Kouchner, devenu voyageur habituel (en première classe …) du trajet Paris – Caracas, allait voir Hugo Chavez pour « faire avancer » le projet de libération d’Ingrid Betancourt. Remarquez, on s’occupe à titre humanitaire uniquement d’Ingrid Betancourt mais on va voir celui qui a alimenté en armes et des centaines de millions de dollars les bandits kidnappeurs. Mais toute action, toute politique se juge aux résultats.

 

Le résultat ? Une action des forces spéciales de l’armée colombienne libère, sans tirer un seul coup de feu, 15 otages des FARC dont Ingrid Betancourt. Et on voit dans les premières images de cette dernière filmées par la télévision colombienne qu’elle pleure et sourit quand elle raconte l’épisode de sa libération, comme si c’était le script d’un film d’action … Et, nonobstant ses positions politiques, elle a l’élégance de remercier non seulement Dieu mais l’armée colombienne et le Président de la Colombie, se considérant elle aussi comme un soldat de son pays.

 

La presse mondiale (pas encore la française qui, elle, est à tresser des lauriers à l’action de la France, des associations de supporters et de tous les signataires de pétitions diverses) commence à jeter un peu de lumière sur cette action d’éclat de l’armée colombienne. Et, comme on sait, on ne prête qu’aux riches, à ceux qui les ont aidés. Etats-Unis et Israël.


Etats-Unis. Il y avait trois otages américains mais ils ne valaient pas la peine de s’y intéresser pour les combattants de la liberté français car ce n’étaient que des « mercenaires » utilisés pour la lutte anti-drogue en Colombie. Sans bruit, sans pétitions, sans portraits sur l’hôtel de ville de San Antonio au Texas, les Etats-Unis ont aidé la Colombie en formant leurs forces spéciales et en leur fournissant les équipements nécessaires. Jeudi, le colonel William Costello, porte-parole du commandement SUD des Etats Unis, a indiqué qu’ils « ont cherché leurs otages pendant les cinq dernières années, tous les jours, en effectuant 3.600 vols de surveillance et de reconnaissance au-dessus de la jungle et qu’ils ont dépensé plus de 250 millions de $ pour cela ».

 

Israël. Tout en soulignant que le mérite de l’opération appartient à la Colombie, des sources israéliennes nous apprennent que des dizaines d’experts israéliens y ont participés et que les actions ont été coordonnées par un ancien chef d’état major « opérations » du Tsahal (Israel Ziv) qui est rentré de Bogota à Tel Aviv … hier. Remarquez, déjà en mars 2008 quand la Colombie a détruit, en territoire équatorien, une base des FARC où se trouvait leur Numéro 2 (mort dans l’action) Hugo Chavez y voyait la main d’Israël … Comme quoi il n’a pas toujours tort … Pourquoi Israël ?

 

La participation israélienne a commencé il y a dix-huit mois, quand la Colombie a demandé à Israël de l'aide dans sa lutte contre les FARC, spécialisées, comme on le sait, dans le commerce de narcotiques et le kidnapping pour obtenir des rançons. Auparavant, Israël avait déjà vendu à la Colombie des avions avec et sans pilotes (drones), des armes et, surtout des systèmes perfectionnés utilisés pour la collecte de renseignement. Par exemple, ce qui a permis de se substituer au téléphone satellitaire du nouveau commandant suprême des FARC pour donner l’ordre au geôlier en chef de rassembler trois groupes d’otages au même endroit …  Des anciens membres du Mossad ou du Shin Beth sont allés sur place pour contribuer à la formation des forces spéciales colombiennes.

 

Pendant ce temps, les structures politiques colombiennes, en commençant par le président du pays, tenaient bon face aux imprécations de tous les biens pensants qui leurs demandaient de céder aux FARC. Et assumaient leur volonté de ne pas se soumettre, ni aux vendeurs d’air fussent-ils des français de droite ou de gauche ni à ceux qui voulaient la destruction du pays pour en constituer un nouveau paradis communiste.

 

Juste avant que Nicolas Sarkozy -hommage du vice à la vertu- remercie Alvaro Uribe et l’armée colombienne pour la libération des otages, on avait l’impression qu’Ingrid Betancourt avait été libérée grâce aux actions des médias, de la famille et du gouvernement français. Mais on a pu observer, qu’une fois le discours du président passé, la vulgate dominante est restée la même … Et pour souligner l’implication de la France, les enfants français du soldat colombien, accompagnés du toujours disponible Bernard Kouchner, partent dans un Airbus spécialement loué vers Bogota pour embrasser leur mère. Qui reviendra avec eux aujourd’hui en France. Quand on  aime on ne compte pas mais, sans être pingre, on devrait se dire que par les temps qui courent cela doit faire beaucoup l’embrassade …

 

Ingrid Betancourt « rentre » en France. Pourtant elle a quitté ce pays, qui n’était qu’un intermezzo dans sa vie, pour se lancer dans la vie politique de son vrai pays, la Colombie. Elle voulait devenir sa présidente nonobstant le 1% des voix dont elle était créditée par les sondages quand, à ce titre (et non pas comme une vulgaire touriste) elle a été kidnappée par des bandes d’assassins pires que la lie de la terre. Mais qu’auparavant elle est allée voir pour les convaincre de participer à la création d’une nouvelle Colombie …

 

Il est humain de se réjouir de la libération d’un être des mains des assassins. Il ne peut pas être indifférent de voir à quel degré d’absurdité la diplomatie française (et ses patrons) est arrivée.

 

Si, au départ, on savait qui étaient les bons et qui étaient les brutes (rôles inter-changés dès la libération des otages) il n’était pas clair qui étaient les truands. Depuis hier on le sait. Au fait, qu’et-il devenu, Monsieur Chavez ? Allons, le colonel Kadhafi nous avait déjà fait comprendre que nos gouvernants ne sont que des sinistres plaisantins …

 

 

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 20:40

De qui se moque-t-on ?

A peine s’est-il préparé à quitter Israël que la nouvelle de « l’accord de Doha » (capitulation sans conditions des « gouvernementaux » après le coup de force du Hezbollah à Beyrouth, capitulation saluée comme il se doit par la France) que voilà notre ministre des affaires étrangères supplier le ministre des affaires étrangères de la Syrie (?!) de le rencontrer. Mais ce dernier … avait un programme trop fourni ce qui fait qu’ils se sont rencontrés à l’ « l’élection du Président du Liban » (élection ? plutôt sacre du commandant de l’armée dont le dernier fait de gloire a été de ne pas obéir aux ordres du gouvernement légal qui l’a nommé …).

Juste avant de quitter Israël, avec la probité intellectuelle qu’on lui connaît, en regrettant qu’Israël n’allège pas les contrôles en Cisjordanie,  a déclaré à Ramallah « Israël doit et peut faire beaucoup plus sans mettre en danger sa sécurité». Il le sait, lui, qui suit les événements sur e terrain, formation de médecin sans frontières oblige.

Quelques jours plus tôt, un camion chargé de 4,5 tonnes d’explosifs a été lancé, avec son assassin suicidaire, contre le terminal de Erez, par là où passent les convois de camions apportant du combustible ou des denrées alimentaires aux pauvres palestiniens de Gaza. Israël est condamné par la communauté internationale pur ne pas faire assez pour les populations gazaouïtes. Et le sénile ancien président des Etats-Unis (« le cerveau cacahouète », Jimmy Carter) de dire au monde entier que « ce qui est fait par Israël à Gaza est un des pires crimes humanitaires actuels »

Pendant ses deux jours de présence en Israël, les Palestiniens ont utilisé des mortiers, des armes antichars et des mitrailleuses lourdes contre des forces israéliennes et des endroits civils. Mercredi dernier, rien que dans la matinée, 10 missiles Qassam ont été tirées contre Sderot et Ashkelon. Mais, vu que les deux parties de l’humanité ne sont pas égales et que la partie palestinienne est plus égale pour Bernard Kouchner, il n’a pas regretté les attaques de Gaza. Comme il n’a pas eu l’élégance (ou le courage) d’aller expliquer aux habitants de Sderot pourquoi Israël devait faire « beaucoup plus ». Mais il a noté l’invitation du Hamas d’aller à Gaza : Le gouvernement du Hamas à Gaza a appelé le samedi 24 mai le ministre des affaires étrangères français Bernard Kouchner pour venir visiter le territoire pour se renseigner sur la douleur de ses habitants. Taher Al-Nounou, un porte-parole du gouvernement a indiqué à la presse que l'invitation « a été motivée par la position morale de la France » ce qui s’est reflété dans toutes les remarques de Kouchner. Kouchner, qui visite l'Israël et la Cisjordanie depuis mardi, a critiqué l'expansion des agglomérations israéliennes en Cisjordanie et les restrictions que l'Israël impose au libre mouvement des Palestiniens » Quand une organisation terroriste apprécie les positions d’un ministre des affaires étrangères de la France, il pourrait y avoir comme quelque chose de pourri dans notre royaume de France et de Navarre …

Ce n’est pas tout. Hier, à l’occasion de la fête « Israël – 60ème anniversaire » (Trocadéro), notre président s’y rend en accompagnant Mme Livni. Naturellement, les deux choses sont passées sous silence par la presse française. Et le président de confirmer au ministre israélien que « les contacts avec le Hamas ont été une gaffe ».

De deux choses l’une : soit B. Kouchner croit (comme il l’a affirmé la semaine dernière, que « La France doit parler à tout le monde » en confirmant y avoir envoyé à Gaza un ancien ambassadeur en Irak) et dans ce cas il est en contradiction avec la vision du président ; soit il constate que la parole présidentielle lui rabat son caquet. Dans les deux cas, si sa carapace de transfuge de la gauche vers la soupe de la droite n’était pas ce qu’elle est, il devrait quitter son ministère.

Mais qu’est-ce qui fait courir B. Kouchner ? Pourquoi néglige-t-il (comme toutes les gauches) ce qui se passe en Chine, au Soudan, au Zimbabwe ou en Corée du Nord ? Pour quelles raisons est-il allé, toutes affaires cessantes, donner l’accolade à l’ineffable Chavez, bientôt porte-drapeau des révolutionnaires anti-américains du monde entier ?

 
Mais il y a plus … Toute honte bue, il va à Beyrouth et obtient une rencontre avec le ministre des affaires étrangères de la Syrie. Auquel il fait miroiter la possibilité d’une fin de l’isolement et du boycott diplomatique européen. Et de lui dire que la France veut œuvrer pour un accord d’association de la Syrie avec la Communauté Européenne et voudrait bien aller à Damas pour y parler de ces sujets. Etait-il en service commandé ? Après avoir constaté que ses émissaires (Claude Guéant et Jean-Paul Levitte) avaient été éconduits par Bachar El Assad, Nicolas Sarkozy veut-il reprendre le chemin de Damas ? Mais la Syrie (souvenez-vous du proverbe arabe « la Syrie avale l’appât et pisse sur l’hameçon ») … ne se satisfait pas des promesses françaises car elle escompte de plus grandes récompenses diplomatiques dans un avenir proche suivant l'accord au Liban et les pourparlers indirectes de paix avec l'Israël.
 

oooooooooooo

Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne, déclare au Yedioth Ahronoth qu'il croit que l'économie israélienne est la plus performante au monde aujourd'hui : « Je suis stupéfié par les performances de l'économie israélienne » dit-il en ajoutant  que le marché israélien est « en meilleure position pour récolter les fruits de la globalisation que quiconque et n’est pas affecté par la crise des « subprimes ».

Et pourquoi les palestiniens ont-ils suivi la voie du suicide national depuis le plan de partage de l’Onu de 1948 ? Pourquoi n’ont-ils "jamais raté une occasion de rater une occasion" ? Pourquoi, tout en recevant des aides de plus de 1.000 milliards de $ depuis 1948, n’ont-ils fait même pas ce que le Timor Oriental a fait depuis qu’il est devenu indépendant  ?

La vérité est que le monde civilisé se fait toujours des illusions au sujet d'un état de droit dans un environnement totalement dépourvu de droits. Ce qui prime dans la région c’est l’islam : une idéologie qui présuppose et réclame la suprématie par rapport à la culture occidentale. Il ne s’agit pas d’une religion de paix, elle est impitoyable. Les actes terroristes perpétrés par ses séides ou ceux qui se réclament d’elle sont légion et  témoignage de ce qui peut être…

Pourtant des terroristes on en trouve au Pérou, en Colombie, en Somalie, en Indonésie ou en Thaïlande ou même en Tchétchénie. Mais l’attention du monde est uniquement concentrée sur ce qui se passe au Moyen-Orient, certains ayant « compris » et d’autres ayant approuvé les assassins et/ou pirates de l'air palestiniens. Pas seulement parce qu’ils sont arrivés à perturber le mode de vie occidental. Surtout parce que ce monde occidental, gavé de théories « oppresseur/oppressé » et de la quête permanente de « l’apaisement » est prêt à n’importe quel compromis pour assurer sa quiétude, fût-il sur le dos d’Israël.

Le jour du jugement dernier, à part l’explication par l’islam, les gauches du monde entier et, sans doute B. Kouchner aussi, auront à donner des comptes.

Jusque-là … regardez B. Kouchner dire le droit et avertir le monde, enfin, à ceux qui l’écoutent encore. 

                                   

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 06:51

 

 Texte publié par Liberty Vox le 23.05.08

La France, sa politique étrangère et son ministre.

En juillet 2007, les journaux nous apprenaient que Bernard Kouchner était à Beyrouth où il rencontrait «tous ses amis» y compris (selon les dépêches d’agence) les chefs (ou les représentants) du Hezbollah. Non content d’avoir accordé, sans aucune contrepartie, une sorte de légitimité internationale au Hezbollah en l’invitant auparavant à Paris, voilà qu’il oubliait le passé en courant, d’après cette organisation terroriste, pour l’amadouer et pour la faire entrer dans le jeu politique (Ô combien compliqué…) du Liban. La France devait parler à tout le monde, disait-il à l’époque. On connaît la suite : deux émissaires du plus haut rang possible (Claude Guéant, Secrétaire Général de l’Elysée et Jean-Paul Levitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy) vont à Damas pour obtenir de Bachar El Assad qu’il laisse le Liban se doter d’un président. 18 reports de l’élection plus tard, neuf mois en tout, rien n’a été obtenu. Si, une épreuve de force imposée par le Hezbollah il y a deux semaines qui, retournant les armes « de la résistance contre Israël » vers les supporters du gouvernement Siniora, a conduit à plus d’une centaine de morts et au maintien du statu quo. La France (et avec elle l’Europe) s’accommodent de la prise du contrôle de ce pays par l’Iran et la Syrie via leur supplétif sur place, le Hezbollah. Et on ajoute l’ignominie à l’irresponsabilité en saluant « l’accord de Qatar » : le Hezbollah garde ses armes (vous vous souvenez de la résolution 1701 proposée et soutenue par la France en 2006 et qui prévoyait le contraire), il obtient le contrôle de l’aéroport et du port de Beyrouth (tout ce qui lui viendra d’Iran et d’ailleurs ne soulèvera aucune objection, de personne), et continuera  à être libre de ses mouvements jusqu’à la frontière Nord d’Israël, en dépit des 10.000 casques bleus de l’Unfil parmi lesquels 2.000 français qui, comme les autres, se la coulent douce sans rien entendre, rien dire et rien voir (comme les trois singes africains) et passent les week-ends à Naharia, en Israël. Requiem pour un pays …

Mai 2008, Le Figaro nous apprend (et Bernard Kouchner le confirme) que la France est entrée en contact avec le Hamas et qu’un ancien ambassadeur en Irak (du temps de Saddam Hussein) est allé à Gaza pour rencontrer Mahmoud Zahar, fondateur du Hamas et Ismaël Hanieh, «premier ministre» du gouvernement qui, par un coup de force, a privé l’Autorité Palestinienne de la moitié des territoires concédés par les accords d’Oslo. Après des combats faisant moult morts et qui ont démontré la fraternité du Hamas et du Fatah quand les «militants» de ce dernier étaient criblés de balles par ceux du Hamas. En confirmant la chose sur Europe 1, Bernard Kouchner dit La France doit parler à tout le monde. Et l’ambassadeur en question d’affirmer que «ses interlocuteurs l’ont assuré qu'ils étaient prêts à accepter un Etat palestinien dans les frontières de 1967, ce qui équivaut à une reconnaissance indirecte d'Israël". En oubliant de lui dire que dès qu’un tel état verra le jour, la lutte pour la destruction d’Israël continuera, sur de nouvelles bases… Car relisons la déclaration du même Mahmoud Zahar au Wall Street Journal (17.04.08) : Un «processus de paix» avec les Palestiniens ne peut s’engager, même pas par une première mesure minuscule, jusqu'à ce qu’Israël se retire d'abord aux frontières de 1967 ; démantèle tous les villages crées depuis ; retire tous ses soldats de Gaza et de Cisjordanie ; rend nulle son annexion illégale de Jérusalem ; libère tous les détenus et arrête le blocus de nos frontières internationales, de notre littoral et de notre espace aérien de manière permanente. Ceci fournirait le point de départ pour des négociations justes et constituerait la base pour le retour des millions de réfugiés ; étant donné ce que nous avons perdu, c'est le seul moyen par lequel nous pouvons commencer à récupérer le tout de nouveau». A récupérer le tout, c’est-à-dire la Palestine avant le partage par l’ONU en 1948.  C’et vrai, parmi les missions des ambassadeurs, il y a la désinformation, l’émissaire de Bernard Kouchner n’a pas failli à son devoir.

Mai 2008, Bernard Kouchner s’émeut de ce qui se passe en Birmanie où la junte militaire interdit l’aide humanitaire à plus d’un million d’êtres. Il a sans doute oublié qu’en 2003, Me Souliez-Larrivière et Me Jean Veil ont confié à BK Conseil une mission d’enquête au Myanmar (Brimanie) auprès de la société Total chargée de la construction et de l’exploitation d’un gazoduc … Il avait oublié aussi de noter dans son rapport que les deux avocats défendaient les intérêts de Total. D’ici à croire, qu’en réalité, il avait accepté une mission payée par Total pour justifier du haut de son statut de parangon «droithommiste» l’investissement de cette société en Birmanie, il y un pas qu’il ne faudrait pas franchir. Et pour faire bonne mesure, une fois qu’il avait dédouané Total («elle devrait, selon notre analyse et malgré ses traditions de neutralité, s’engager avec précaution dans cette voie, d’autant que, premier investisseur du pays, elle ne risquerait dans l’affaire qu’un très positif changement d’image» - il s’agissait de s’engager dans la voie de la collaboration avec la junte militaire …) il écrivait …«Pourquoi les militants s'acharnent-ils plus facilement contre le Myanmar que contre la Chine qui pratique à grande échelle le travail des enfants? Par facilité. Les Généraux birmans apparaissent plus dérisoires que les autres, et leur capacité de communication est inexistante. La tâche est donc plus aisée, la pression entraîne peu de risques... S'en prendre à la Chine au Tibet, par exemple, au Parti Communiste résiduel au Viêt-Nam et même à l'odieux régime de Corée du Nord comporte plus d'aléas». Nous sommes rassurés, cinq ans après Bernard Kouchner critique la junte militaire birmane mais ne s’en prend plus à la Chine. Gageons qu’il sera présent à Pékin pour les Jeux Olympiques.

Ce dont il est question quand on lit les trois paragraphes précédents ne se résume pas aux contorsions idéologiques d’un Bernard Kouchner, fut-il ministre des affaires étrangères de la France. Il s’agit de la France et de ce qu’André Dufour vient d’écrire : «A quoi bon alors commémorer le 8 mais 1945 qui scelle la défaite du plus abject des régimes totalitaires, si nous restons passifs devant la montée des nouveaux périls, si nos diplomates traitent dans les coulisses avec ceux qu’il faudrait commencer par anéantir avant qu’ils ne soient eux-mêmes en mesure de nous anéantir». http://www.libertyvox.com/article.php?id=322

La France vient de sceller le sort du Liban. Elle l’a abandonné à un des pires régimes totalitaires d’aujourd’hui, le régime des mollahs iraniens. Comme elle l’a fait pour la Pologne, abandonnée aux Allemands et aux Russes en 1939. Comme les démocraties occidentales ont abandonné la Tchécoslovaquie à Hitler. En «parlant» au Hamas elle est en train d’abandonner l’Autorité Palestinienne et d’accepter la mainmise de l’Iran par Hamas interposé à Gaza. La France qui se prépare à prendre la présidence de l’Union Européenne et qui veut, par-dessus tout, créer une «Union de la Méditerranée» est en train de préparer le terrain de la conquête d’une partie de la rive Sud par les pires ennemis des démocraties occidentales. Par delà les fortes tendances pro-arabes du Quai d’Orsay, par delà le fond antisémite qui y perdure, en dépit des intérêts stratégiques de notre pays, on est en train de paver la voie à la consolidation d’Eurabia (Bat Ye’or) de ce côté-ci de la Méditerranée. Pourquoi ?

Le Professeur Paul Eidelberg (entre autres publications, Discourse on Statesmanship, Demophrenia, etc.) a proposé comme explication la théorie de la «demophrénie». Puisqu’en démocratie on professe que tout et toussont égaux, tandis que les choses et les gens ne sont pas égaux entre eux, celui qui croit dans l'égalité de tout et de tous développe une forme de folie ou de dédoublement de l’esprit qu'Eidelberg appelle demophrénie. Les individus savent que les choses et les gens ne sont pas égaux, tout en se disant qu'ils le sont. Eidelberg observe que des taux élevés de cette forme de schizophrénie sont présents dans les pays démocratiques.

Cette forme de schizophrénie se retrouve dans les deux approches du monde musulman (mais aussi du monde des dictatures d’idéologies différentes). L’approche «américaine» : instaurer la démocratie dans les pays musulmans. L’approche «européenne» : apaiser les conflits avec le monde musulman (ou tolérer les dictatures) en escomptant son changement profond. Mais la démocratie ne peut être établie dans un pays véritablement islamique, si la «démocratie» signifie davantage que le seul acte du vote, par exemple, la présence des contre-pouvoirs et la protection des droits des minorités. Si la démocratie veut dire uniquement le vote, sans liberté de parole pour tous, le vote ne peut conduire dans ces pays qu’à promouvoir la charia, dès la mise en place d’une nouvelle direction. Exemples : le danger du FIS en Algérie (que l’on a privé de victoire pour qu’il n’arrive pas à imposer la charia) ou le Hamas à Gaza qui transforme le territoire en «état» islamique (dernier acte : une bombe qui fait sauter un café Internet il y a quelques jours). Les Etats-Unis se sont félicités quand le peuple irakien a procédé en 2005 à des élections auxquelles une majorité a participé. Trois ans après on trouve tout en Irak sauf la démocratie… Quant à l’approche «européenne», il faudrait pour qu’elle soit justifiée que l’islam soit réformable. Imaginer des pays musulmans non gouvernés par la charia, non violents, respectant les choix individuels et la liberté de parole, ce ne sont que des vœux pieux car ceci voudrait dire qu’ils ne seraient plus musulmans. Et pour enfoncer un clou qui manque, il faut se souvenir du dogme de la «fermeture des 1000 portes» datant du 11ème siècle et qu’aucun docteur de l’islam n’a le droit de transgresser (Bat Ye'or, «L'Union européenne: entre Dhimmitude et Eurabia»). Pourtant, l’approche européenne fait des émules : le candidat Barak Obama qui recommande « le Hezbollah et le Hamas, tous les deux doivent être obligés de comprendre que la violence leur fait descendre une rue aveugle qui affaiblit leurs revendications légitimes » Quèsaco ? Les deux clament, clairement comme objectif final la destruction d’Israël … est-ce cela une revendication légitime ?

Mais les deux approches ont, pour ceux qui conduisent les affaires du monde, un dénominateur commun : «ce n’est pas l’islam qui est en cause mais les extrémistes (ou les «radicaux»)». Soit. Encore que, récemment, une enquête d’opinion (Gallup) faite dans 27 pays musulmans, tout en indiquant que 93% des sondés sont plutôt modérés, trouvait que 7% approuvent le 11 septembre 2001 et sont proches des «islamistes». Ce qui fait, quand même, un réservoir d’environ 100 millions de personnes disposées à promouvoir par la force la charia en vue d’aboutir au califat qui gouvernera le monde. Ces «minoritaires» agissants ne se proposent pas de «prendre le pouvoir» mais simplement de paralyser les pays où ils agissent en empêchant tout progrès vers la démocratie. Ou là où elle existe (Europe), en la vidant de son sens, en ne laissant in fine en place que le vote. Exemples : les caricatures danoises, les assassinats aux Pays-Bas, l’intolérance islamique au Nord de la France pour ne retenir que quelques uns.

La démocratie au Proche-Orient ? Dans les pays du Golfe ? En Iran ? Un des pères fondateurs des Etats-Unis, Thomas Jefferson, écrivait «La démocratie ne peut exister quand vous prenez à ceux qui sont disposés à travailler et vous donnez à ceux qui ne le sont pas. Elle requiert un système équilibré et fiable, qui exige la liberté de la parole, de vrais contre-pouvoirs face aux gouvernants et l’égalité devant la loi». Aucun de ces ingrédients n'est présent dans les pays musulmans car incompatibles avec la charia et ce qui est désespérant c’est qu’ils commencent à s’estomper dans les «pays des Lumières».

Dès lors, aucune concession de la part de l’Occident, aucun espoir de pouvoir arriver à une «paix mondiale», aucune réfutation du «choc des civilisations» n’apporteront autre chose que des désillusions. Comme la paix de Chamberlain et de Daladier n’a apporté que la guerre en 1939. Mais au moins, à ce moment-là, volens-nolens, les peuples (surtout les Anglais et les Américains) ont compris qu’il s’agissait de la sauvegarde d’une certaine idée de l’homme et de l’humanité. Tandis que maintenant … André Dufour a raison de nous rappeler qu’il ne faut pas rester passifs devant ceux qui préparent notre destruction, ou celle d’un pays qui se trouve en première ligne du front établi par les islamistes, Israël.

Comment peut-on ne pas comprendre que quand l’Europe (et une autre grande partie de la «communauté internationale») envoie des milliards d’euros aux palestiniens de Gaza, elle renforce le pouvoir du Hamas. L’aide est en permanence détournée pour payer «les militants» et acheter des armes. Et si l’on dit que l’on paye des instituteurs… il s’agit des mêmes qui apprennent aux enfants que leur devoir suprême est de devenir «shahid» en se faisant exploser pour tuer le plus grand nombre de juifs, ou de chanter dans des manifestations «spontanées» «toute la Palestine est nôtre».

Qu’importe, Bernard Kouchner, de passage récemment à Bethlehem, a demandé à Israël de faire des concessions. Et encore ces jours-ci, naturellement à Ramallah, il réclame l’arrêt du blocus de Gaza et le démantèlement des points-barrage de contrôle en Cisjordanie. En soulignant qu’il était normal pour Israël, vu son haut niveau moral, de le faire. Quitte à aller vers son suicide… car on ne voit pas pourquoi le Hamas et tutti quanti arrêteraient leurs tirs de fusées. Sauf de croire que l’on pourrait les apaiser …  Et il n’est pas seul, c’est la demande de la “communauté internationale“ dans son ensemble, celle qui a bombardé la Serbie pour l’affaire du Kossovo, la Russie qui a détruit des   immeubles à  Grozny avec leurs habitants dedans, la France du Rwanda, les pays arabes ou la Chine qui laissent le Soudan tuer des centaines de milliers de noirs chrétiens ou animistes, etc.  

Pendant sa campagne pour les élections présidentielles, Nicolas Sarkozy s’engageait à procéder à une rupture dans la politique étrangère de la France. Il s’agissait de rompre avec les dictatures africaines de tout poil. Mais on a sacrifié rapidement Jean-Marie Bockel quand notre ami de longue date, Omar Bongo, l’a demandé, sous peine de conséquences sérieuses pour Total et Areva. Il s’agissait de ne pas «serrer le pogne» de Monsieur Poutine qui avait du sang sur ses mains. Et on l’a vu, hilare et joyeux (certains affirmant qu’il avait trop bu) à Moscou à côté de Monsieur Poutine et épouser ensuite la position russe d’opposition à l’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’OTAN. Il s’agissait de s’opposer à l’Iran («la bombe ou le bombardement», formule reprise par notre ministre des affaires étrangères aussi mais oubliée depuis … ) et à ses velléités hégémoniques au Proche-Orient. Mais on s’est accommodé de la politique de «sanctions» qui ne touche pas les intérêts majeurs de ce pays où Total a une position forte dans l’exploitation du pétrole et, bientôt, des réserves gazifières. Et parmi nos amis actuels, il y a le Colonel Kadhafi et l’épigone de Fidel, Chavez (Interpol vient de confirmer que les documents trouvés dans un ordinateur des FARC sont non trafiqués : ils établissent, entre autre, la collusion de Chavez avec les terroristes colombiens). Chavez pour lequel Bernard Kouchner est allé à Caracas pour lui donner l’accolade …

En juin notre président effectuera une visite officielle en Israël où, la main sur le cœur, il dira que ce pays n’a jamais eu de meilleur ami que la France, comptable de la sécurité d’Israël. Et, à son tour, il demandera qu’Israël fasse des concessions pour aboutir à la création d’un état palestinien. Sans qu’il s'aperçoive qu’il y a comme une contradiction entre les deux affirmations.

La politique étrangère de la France est égale à ce qu’elle était : le rapprochement avec les dictateurs, la tolérance vers tous ceux qui s’opposent aux Etats-Unis (voir les FARC en Colombie), bref, l’opposition à tout ce qui pourrait nous faire avancer vers un monde meilleur ou sauvegarder nos acquis actuels. Sauf si l’on considère qu’il n’y a plus rien à faire et que, bientôt, nous vivrons tous sous la charia … Alléluia !

© Martin Birnbaum pour LibertyVox

 

 

 

 

 

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13 avril 2008 7 13 /04 /avril /2008 17:37

Texte publié par Liberty Vox le 13.04.08

Le texte d’André Dufour relatif au sous-préfet Guigue mérite, il me semble, une suite. En effet, André Dufour s’est donné la peine de supporter la lecture du dernier pamphlet de ce triste sire. Son dégoût transpire à chaque paragraphe quand il relate l’essentiel du texte publié par le torchon électronique stipendié par ceux qui promeuvent l’islamisme dans notre pays.


Eh bien, s’agissant de quelqu’un qui signe chacun de ses ignobles «papiers» : «Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure et de l’ENA» et qui en vertu de tels diplômes nous regarde comme des fourmis analphabètes, il devrait avoir droit à plus d’une réaction dans LibertyVox.

 
Qui est Bruno Guigue ? Comme tant d’autres anciens de Normal’Sup il s’est nourri au lait marxiste d’un des papes de l’école, Louis Althusser. Vous vous souvenez ? Celui qui a assassiné sa femme dans son appartement à l’école, celui, pour lequel l’intelligentsia de l’époque a fait bloc pour qu’il ne soit pas condamné pour son acte. «L’acte épouvantable d’Althusser a évidemment plongé le monde intellectuel français dans la stupeur. Une mobilisation s’est organisée. Les experts ont déclaré Louis Althusser non-responsable et le non-lieu a été prononcé en février 1981, à l’issue d’une procédure d’une brièveté exemplaire. Althusser n’a donc pas comparu devant une cour d’assises» disait plus tard une émission de France Culture (19.07.05). Membre du Parti Communiste depuis 1948, s’évertuant à démontrer que la pensée de Karl Marx est une science, Althusser a inoculé dans le cerveau de centaines d’élèves les germes du marxisme sans s’occuper de ce que cette doctrine a eu comme résultats dans les pays où elle s’est installée surtout à la force des baïonnettes. Dans le cerveau de Bruno Guigue aussi.


C’est ainsi qu’en 1997 Bruno Guigue publie un livre sous le titre rhétorique «Faut-il brûler Lénine ?». Naturellement il regrette, comme le fera M. Poutine plus tard, la disparition du régime des soviets. Il ne peut ne pas s’empêcher de s’élever contre l’idée que la disparition du régime soviétique rejaillit sur son origine et vaut condamnation de l’idée communiste. Et il s’efforce de démontrer que de sa victoire impromptue (?!) sur le communisme, l’Occident tire une arrogance qui efface, à ses propres yeux, jusqu’au souvenir de ses propres imperfections. Le paysage est en place, les propos de l’acteur ne sont pas innocents, fonctionnaire payé par l’état pendant ses études et après, il ne peut faire autrement que cracher dans la soupe. Mais s’occuper de la disparition de l’URSS n’est pas à la hauteur de ses ambitions géopolitiques … et les causes anciennes comme le Vietnam se sont perdues dans les poubelles de l’histoire.


Mais … «Nous sommes de ce côté du monde où les morts s’entassent dans un inextricable charnier. C’est en Europe que ça se passe. C’est là qu’on brûle des Juifs, des millions. C’est là qu’on les pleure » (Margueritte Duras). Quoi de plus normal dès lors que d’apporter sa contribution à ce qui préoccupe la planète, le conflit israélo-arabe. Car d’un côté il y a les juifs et de l’autre les damnés de la terre selon Frantz Fanon. Et le voilà qu’il commet un premier opuscule «Aux Origines du Conflit Israélo-arabe» avec le sous-titre évocateur «L’invisible remords de l’Occident».


En survolant le sujet il n’hésite pas à travestir la réalité en affirmant que chaque avancée diplomatique s’est vue régulièrement annulée par un regain d'intransigeance de la part des dirigeants israéliens. Le refus patent, maintes fois répété par les pays arabes individuellement et collectivement, d’accepter l’existence d’un état juif en Palestine n’a pas l’air de le faire douter de sa conclusion péremptoire. Et il n’hésite pas à affirmer qu’avec l’Occident, l’Etat Hébreu entretient une relation singulière, tout se passant comme si Israël bénéficiait, en permanence, de la clause de la nation la plus favorisée. Sachant ce que l’on sait depuis la renaissance de l’Etat d’Israël, sachant qu’à chaque moment important de la vie de cet état, l’Europe (et les pays qui composent le continent) n’ont eu de hâte que de s’opposer à lui, le propos de Bruno Guigue dispute l’ignoble à l’ignorance. Tout en affirmant que «dans la conscience occidentale, Israël reste Israël mais il doit désormais son existence à l’influence du lobby juif américain plus qu’à son pouvoir d’enchantement». Il n’y a pourtant pas d’autre exemple de renaissance d’un état, ex nihilo, qui aurait régénéré une terre, un peuple et une civilisation. Mais pour Bruno Guigue l’essentiel -antienne antisémite éculée- Israël existe parce que lobby juif américain ! D’une pierre deux coups, lobby juif et américain, que demander de plus pour délégitimer l’Etat d’Israël ?

Et puisque l’on parle de l’Amérique, Bruno Guigue ne peut ne pas faire montre de son admiration pour ce qui s’est passé en septembre 2001 : «Dotée de moyens dérisoires, une poignée d’hommes, si déterminés qu’ils consentirent au sacrifice suprême, a infligé à l’Amérique une humiliation sans précédent (11.09.01) » (Israël-Palestine, La géopolitique du divin, nov. 2006). Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, il faut ajouter «Quelque soit l’identité de ses commanditaires, il est clair que l’attaque terroriste est une conséquence directe de la crise qui sévit au Moyen-Orient et qu’elle est une réplique meurtrière à la politique des Etats-Unis dans la région : la complaisance américaine à l’égard de l’occupation israélienne …».


Bruno Guigue ne pouvait pas confiner son talent à l’écriture d’un seul bouquin sur le conflit qui fait les premières pages de toutes les gazettes de la planète. C’est vrai et c’est curieux, un pays qui représente un pour mille de la population mondiale, un parmi les presque 200 pays inscrits à l’ONU préoccupe un monde qui n’a pas d’autres sujets plus importants que de condamner les méfaits auxquels cet état soumet les pauvres palestiniens, branche constituante des 1,5 milliards de musulmans. Peut-être ceci explique cela, Bruno Guigue ne pouvait pas passer à côté d’une telle manne. Pour pourvoir enfin s’affirmer comme défenseur de la cause de ceux qui s’opposent aux juifs en général et à Israël en particulier il n’hésite pas à mentir pour étayer ses convictions.


Ainsi il affirme «La charte du Hamas, par exemple, offre une garantie islamique indéfectible au droit des Chrétiens et des Juifs à vivre en Palestine. Ce qu’elle récuse, c’est la prétention d’un «Etat juif» à y exercer une souveraineté absolue». Bruno Guigue ment : l’article 6 de la Charte reprend d’après le Coran, "Le jour du Jugement ne viendra pas tant que les Musulmans combattent les Juifs (tuent les Juifs) et tant que le Juif se cache derrière des pierres et des arbres. Les pierres et les arbres diront : "Oh ! Musulmans, Oh ! Abdullah, il y a un Juif derrière moi. Viens et tue-le".  Tandis que son article 13 martèle «Il n'y a pas de solution à la question palestinienne si ce n'est à travers le Jihad. Les initiatives, les propositions et les conférences internationales sont toutes une perte de temps et de vaines tentatives». Le Hamas n’a pas accepté (et déclare tous les jours de la semaine qu’il n’acceptera jamais) l’existence d’un Etat Juif. Et pour Bruno Guigue que serait un «état» sans «souveraineté absolue» ? Vouloir détruire l’Etat Juif, c’est ce que le Hamas démontre depuis 2006 quand il a pris le contrôle de Gaza pour en faire une nouvelle entité «talibane» avec l’aide des amis de Bruno Guigue, l’Iran entre autres.

Il ne fait pas économie de venin quand il éructe contre des anciens condisciples «le philosophe à gages BHL (ce qui ne saurait nous surprendre) comme l’expert patenté AA (qui nous avait habitués à beaucoup mieux) s’adonnent avec gourmandise à la construction de cette nouvelle fable géopolitique selon laquelle le responsable politique de cette nouvelle guerre israélo-arabe est l’Iran» (Il s’agit, sans doute, de Bernard-Henri Lévy et Alexandre Adler taxés dans d’autres textes d’être des «intellectuels organiques». Pas besoin de sortir de Normale pour comprendre qu’il veut dire … juifs !).


Pendant la guerre au Liban en 2006, entièrement provoquée par le Hezbollah instrumentalisé par l’Iran (dont le programme nucléaire militaire était déjà à l’ordre du jour du sommet du G8 qui se réunissait à Saint-Petersbourg), il a le culot d’écrire «Le philosophe dandy joue les réalistes, il adopte la posture du sage conscient de la cruauté du monde, justifiant au passage la barbarie infanticide israélienne». Vous avez bien lu, «la barbarie infanticide israélienne». Que deux ans après (voir le texte d’André Dufour) il récidive en qualifiant «Israël, seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles» ne devrait pas surprendre. Et il s’en prend aux «admirateurs occidentaux qui doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. Mais que la bande de Gaza soit transformée par Israël en Oradour-sur-Méditerranée ne heurte pas le sens moral des commentateurs occidentaux». Peut-on imaginer propos plus ignobles que ceux-ci ? Que sait-il ce sinistre clown de ce qui s’est passé à Oradour-sur-Glane ? S’il n’a pas vécu dans sa chair ou celle de sa famille ce haut fait, resté dans les annales de ce qui a été le pire exploit de la Division Das Reich se retirant du Sud-Ouest de la France, peut-être aurait-il pu regarder un livre d’histoire. Mais le sous-entendu est clair : Israël et les nazis c’est du kif au pareil.


Pendant la même guerre, Bruno Guigue ment effrontément en voulant transformer les soldats du Hezbollah en «militants ou activistes» : «Le Hezbollah, lui, est un parti politique minoritaire libanais qui dispose d’une milice dépourvue d’encadrement militaire et d’armement lourd». Les 4.000 fusées tirées par ces «militants» contre des objectifs civils israéliens n’ont pas eu l’air de convaincre Bruno Guigue qu’il s’agissait de tout autre chose que d’une échauffourée de gamins turbulents … Mais sincère, il regrette que «ces pétards mouillés n’ont heureusement fait qu’une dizaine de victimes civiles en Israël». Quand le chef au turban de ce «parti politique» annonce urbi et orbi que le Hezbollah dispose de plus de 50.000 fusées dont certaines peuvent atteindre n’importe quel point d’Israël, croit-on que cela puisse le faire changer d’opinion ?


Pour taper sur le même clou, il n’hésite pas à écrire concernant le seul état de la région où la peine de mort n’existe pas «S’il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n’aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés».


Sauf qu’entre temps Bruno Guigue, toujours serviteur de l’Etat, est devenu sous-préfet de Saintes … Nommé en Conseil des Ministres sur proposition du Ministre de l’Intérieur, à qui peut-on faire croire que l’on ignorait les antécédents de ce sinistre personnage qui, maintenant, se présente (et est présenté par tout le lobby arabo-musulman de notre pays) en victime car il aurait «critiqué» Israël …


Pour des raisons qui lui sont propres, exposant d’une civilisation européenne dont le bouc-émissaire est Israël, Bruno Guigue n’a pas trouvé d’autre tribune que celle offerte par Oumma.com, organe stipendié par tous ceux qui se font de la lutte contre les valeurs de l’Occident un fond de commerce. Et la proximité d’un Tarik Ramadan dans le même site ne le gêne pas car, en réalité, les deux poursuivent le même combat contre la civilisation judéo-chrétienne en général et contre Israël en particulier. Les mollahs iraniens qui savent séparer le bon grain de l’ivraie, prennent fait et cause pour Bruno Guigue : limogé pour avoir rompu son devoir de réserve en signant un article anti-israélien et antisémite sur le site Oumma.com, il vient d’être promu héros de l’IRNA, la principale agence de presse du régime des mollahs ! Un long article lui est consacré sur le site de l’IRNA qui publie de larges extraits du texte qui lui est reproché. En guise de conclusion, l’auteur de l’IRNA fait sienne la réaction du site Oumma.com à la sanction qui frappe Bruno Guigue : «l’usage d’une saine critique ne peut s’exercer équitablement en France». Réveillez-vous bonne gens, l’Iran des mollahs tance la France pour la liberté des opinions !


Depuis son limogeage, on n’arrête pas de nous dire que l’essentiel n’est pas constitué par ses positions au regard du conflit israélo-arabe mais par le fait qu’il n’a pas respecté l’obligation de réserve qui s’impose à tout serviteur de l’Etat. Bruno Guigue était déjà serviteur de l’Etat à l’Ecole Normale Supérieure, comme il l’était à l’ENA. Ce que son limogeage met en exergue en réalité, ce sont les lignes de force de l’enseignement qui est prodigué aux serviteurs de l’Etat, enseignement qui par delà le mépris de l’autre et l’intégration d’un fond antisémite permanent, conduit notre pays à être le meilleur partenaire de toutes les dictatures du monde et des arabo-musulmanes en particulier, pourvu qu’elles s’opposent aux juifs et aux américains. Des exemples ? Allons …

© Martin Birnbaum pour LibertyVox

 

 

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 17:23

 

 

Jusqu’où peut aller l’ignominie de la presse française quand il s’agit d’Israël ? Regardez les deux exemples qui suivent et qui illustrent mon propos.

a.       « l’i-monde » qui titre en première page sur trois colonnes « Un combattant du Hamas abattu par Israël dans la bande de Gaza » Et quand on va voir la nouvelle on lit «Un combattant du Hamas a été abattu vendredi dans la bande de Gaza par l'armée israélienne, a-t-on appris de sources médicales et proches du mouvement islamiste.L'homme a été tué lors d'une fusillade près de Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien, précisent-ils ».

b.      Le Figaro, toujours en première page, toujours sur trois colonnes  « Ben Laden … s'en prend violemment à l'Etat israélien » pour écrire ensuite «Oussama ben Laden a lancé des menaces plus virulentes qu'à son habitude contre Israël, déclarant: «je veux assurer les nôtres en Palestine que nous y étendrons le jihad», la guerre sainte. «Nous avons l'intention de libérer la Palestine, toute la Palestine du Jourdain à la mer», ajoute-t-il, parlant de «sang pour sang, destruction pour destruction». «Nous ne reconnaitrons pas même un centimètre carré pour les juifs sur la terre des Palestiniens, contrairement à ce qu'ont fait d'autres » 

Travestir la vérité n’est pas uniquement l’apanage de ces deux feuilles de chou qui prétendent encore façonner la perception par leurs lecteurs de ce qui se passe dans le monde. Dans un monde vu par leur prisme déformant par un parti-pris qu'ils ont du mal à cacher car :

 

-         « abattre » et « tué au cours d’une fusillade » ce n’est pas la même chose ; mais dire « abattre par Israël » (et non pas tué lors d’une fusillade) c’est jeter l’opprobre sur l’Etat d’Israël, c’est le diaboliser aux yeux de ceux qui s’arrêtent à la lecture du titre ;

 

-         « s’en prendre violemment à l’Etat israélien » laisse penser que cet Etat est au moins responsable de quelque chose ; l’extrait du dernier texte de OBL ne fait, en réalité, qu’expliciter tout ce que tous les pays arabes voudraient, « libérer la Palestine du fleuve à la mer » c’est-à-dire éradiquer l’état d’Israël ; accessoirement, rappeler que les israéliens sont juifs ; mais cela il ne faut pas le dire.

Pendant que notre Président est accusé de renoncer à la politique arabe de la France, pendant que l’on le taxe (déjà …) d’être « proche d’Israël », la presse française (seule Libé ménage la chèvre et le chou en faisant des efforts pour des présentations presque équilibrées) se charge du sale boulot nécessaire pour inciter la France à rester ce qu’elle a été depuis la deuxième guerre mondiale, un des deux principaux adversaires d’Israël. 

Ce n’est, donc, pas anormal de trouver dans des sondages faits en France une adhésion majoritaire à des idées telles que « la Palestine c’était un état que les juifs ont conquis et transformés en Israël » ou « Israël est le premier pays qui menace la paix du monde »

Et l’Europe ? Reuters, 29 .12.07 : 6.5 tonnes de nitrate de potassium cachés dans des sacs marqués « sucre » envoyés par l'Union Européenne pour les Palestiniens indigents de Gaza. La Commission Européenne s’est refusée à tout commentaire.  Le nitrate de potassium est utilisé comme matière première pour faire des explosifs … Quand Mme Ferrero-Waldner assurait le monde que l’Europe ne laisserait pas tomber les populations de Gaza même si c’est le Hamas qui y règne, on comprend que ce qu’elle voulait dire c’est que les explosifs pour les fusées Qassam ne manqueront pas …

 

Pendant ce temps on nous amuse avec l’épopée organisée par le nouveau Fidel, Hugo Chavez, qui mettant en scène « la guérilla marxiste » colombienne fait croire au monde que les méchants sont les américains ou le gouvernement colombien … Et la presse française, tout à son œuvre, nous fait couler des larmes sur l’otage qui s’est fait faire un enfant pendant sa captivité. Tout en faisant des pieds et des mains (tant mieux) pour sauver de ces barbares une franco-colombienne. Le franco-israélien, Gilad Shalit, n’a pas droit aux mêmes soins car il est juif et ses ravisseurs sont des pauvres palestiniens qu’il faut aider en permanence !

 

Ainsi va le monde ? Oui, mais jusqu’à quand ?

 

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