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26 janvier 2024 5 26 /01 /janvier /2024 17:00

Un spectre hante l'Europe : celui de l’extrême droite. Toutes les puissances de l’Ouest de l’Europe  se  sont  unies  en  une  Sainte-Alliance  pour traquer  ce     spectre :  le Pape et Bruxelles, Scholz et Macron, les socialistes de France et les policiers de Belgique.

Quelle est l'opposition qui n'a pas été accusée d’être d’extrême droite par ses adversaires au pouvoir ? Quelle est l'opposition qui, à son tour, n'a pas renvoyé à ses adversaires de droite ou de gauche l'épithète infamante d’adversaire du peuple ?

Il en résulte un double enseignement. Déjà l’extrême droite est reconnue comme une puissance par toutes les puissances d'Europe…. (en paraphrasant « Le Manifeste Communiste » - Marx & Engels, 1847).

 

Marx & Engels ont identifié comme racine du communisme la lutte des classes et le sens de l’histoire (via l’imposture du « matérialisme historique » et des emprunts à Hegel), toutes proportions gardées, j’ai essayé d’identifier les racines de l’extrême droite en Europe (avec une attention particulière pour la France).

Convenons du fait que l’objet de l’étude doit avoir des causes réelles et des causes « ressenties ». Mais tout d’abord, qu’est-ce que « l’extrême droite » ? Selon le Larousse « On désigne sous cette appellation l'ensemble des mouvements qui se rattachent à l'idéologie contre-révolutionnaire et qui récusent aussi bien le libéralisme que le marxisme. Considérant comme légitime l'emploi de la violence, ils réclament un régime fort. L'antiparlementarisme et l'anticommunisme sont les deux thèmes essentiels de l'extrême droite. » on commence, déjà, à être mal à l’aise : que ce soit aux Pays-Bas (G. Wilders), en Italie (G. Melloni) ou en France (Marine le Pen) aucun des mouvements qu’ils dirigent ne correspond, par ses statuts, agissements ou projets à la définition du Larousse. Car tous s’inscrivent dans un système électif démocratique en acceptant, même, la superstructure politique de l’ensemble européen. Pourtant…

Deux causes réelles peuvent être identifiées, en Europe, expliquant la mise en exergue de l’extrême droite et son ressenti. Il s’agit (1) d’une immigration massive de personnes venant de civilisations très différentes qui veulent vivre dans des ensembles ethnico-religieux reproduisant ceux d’où elles sont parties et (2) du hiatus de plus en plus grand entre la masse des indigènes et les élites gouvernant les pays de l’Europe.

Ce sont, sans risque d’être démenti, ces deux causes qui ont conduit à l’apparition à la lumière du jour et au développement d’une droite extrême (qualifiée comme telle par ses adversaires politiques). Les exemples qui justifient cette analyse sommaire ne manquent pas : l’arrivée au seuil du pouvoir de la droite extrême en Autriche, idem en Finlande, le déplacement vers la droite extrême des habitants des Pays Bas ou de la France (où aux dernières élections présidentielles le RN a réuni plus de 40% des votants). En effet, l’arrivée massive de populations qui (en majorité) n’apprennent pas la langue du territoire, qui n’intègrent pas les règles (« codes ») y existant et ne se conforment pas aux us et coutumes locaux induit, entre autres, dans les masses indigènes le sentiment de l’inégalité, un ressenti. De plus, en grande partie, les enfants nés en Europe des générations précédentes récentes d'immigrés ne s'intègrent (ne s’assimilent) pas en se référant souvent à l’imaginaire de leur pays d'origine qu’ils n’ont pas connu.

L’Europe bâtie, après une deuxième guerre sur son sol, marquée par la tâche indélébile de la Shoah, pour devenir « un phare pour les nations » (plus de guerres, développement « inclusif », égalité des cultures », etc.,) est passée de la politique d’assimilation au multiculturalisme ce qui a conduit au désastre politique que nous sommes en train de vivre. Désastre politique qui est aggravé par la montée de l'islam militant (qui réduit les échanges intercommunautaires et les opportunités d’assimilation), ou le chômage de masse, maintenant entre 5 et 10 pour cent dans les principaux pays de l’Europe mais qui peut atteindre 50 pour cent dans les quartiers (les villes) les plus désavantagés. Désastre politique auquel les principaux pays de l’Europe n’ont opposé que des « politiques de la ville » qui, pour l’essentiel, ont consisté à dépenser des dizaines de milliards d’euros sans résultat visible. Sauf, à instiller dans les masses indigènes un sentiment accru de l’inégalité, surtout quand lesdites masses sont liées par « le sel de la terre ».

Oui, le sentiment d’inégalité, car ce qui est permis aux nouveaux venus n’a jamais été admis pour les indigènes dans l’histoire millénaire des territoires en cause, est un élément essentiel de l’avènement de ce qu’on appelle (à tort) extrême droite. Essentiel, car il dépasse les clivages droite-gauche.

Bien que, de plus en plus de voix s’élèvent pour remettre les choses d’aplomb (je laisse de côté ceux considérés comme « crypto-fascistes » - Marine Le Pen, Norbert Hoffer, Nigel Farage, Geert Wilders, etc.,) : Mark Rutte (premier ministre des Pays Bas) – « Quelque chose ne va pas avec notre pays et la majorité silencieuse ne tolère plus les immigrants qui viennent et abusent de notre liberté » ou Viktor Orban (premier ministre de Hongrie, -vilipendé souvent pour ses positions « extrémistes ») qui souligne que « Tous ceux qui viennent ici n’ont pas l'intention d'accepter nos modes de vie. Certains considèrent leurs propres coutumes et leur Weltanschauung, plus forte et plus viable » Mais, à part les voix discordantes (considérées comme telles par l’Europe de Bruxelles, pour simplifier…) quand on veut prendre « le pouls » des masses indigènes on trouve que presque 70% en France et Belgique considèrent que « Toute nouvelle migration des pays principalement musulmans devrait être arrêtée » (plus de 70% en Pologne et une moyenne européenne supérieure à 50%).

Cette attitude est justifiée par le fait que les « codes » pour les masses indigènes étaient ce qui a caractérisé le développement des économies européennes (marché libre, régulation modérée, fiscalité modeste, primauté de l’individualisme) tandis que les masses immigrées tirent leurs avantages de ce qui s’est développé en Europe (état providence, collectivisme, redistribution économique étatique) (…Rise of Populism » - R.F. Inglehart, P. Norris – Harvard Kennedy School, Août 2016). Résumons, au plan économique, les masses immigrées cherchent les avantages d’une sorte de « socialisme ». Mais le socialisme a été essayé dans pas mal de pays de l’Europe : cela n’a marché nulle part.

Et, confusément, les masses indigènes, en voyant ce qui s’est passé depuis – mettons - quarante ans, sentent que le danger vient de ce qui se passera -mettons - dans les trente/quarante années à venir. Entre autres, un consensus s'est dégagé, un peu partout : il faut arrêter l'immigration extraeuropéene.

Car l’on sait, par exemple, (projections démographiques - Global trends – Paradox of Progress - National Intelligence Council, USA – Jan. 2023) que quatre pays d’Afrique pourvoyeurs d’immigrés (Egypte, Nigeria, Ouganda et Ethiopie) « verront leurs populations passer de 416 millions en 2016 à 850 millions en 2050. Et parce qu’elles savent que l'échec des grands États membres de l'UE à mettre en œuvre les réformes économiques nécessaires, l'échec de l'UE à stimuler la croissance dans la région, la non-coordination des politiques d’immigration et le nativisme croissant particulièrement virulent dans ses nouveaux Etats membres, créent des tensions qui pourraient conduire à des ruptures qui vont renforcer le déclin économique et encore plus, démocratique ». Il est instructif de regarder l’évolution démographique du grand ensemble mondial à origine de la majeure partie de l’immigration vers l’Europe (Afrique) :

Réalisez, bonnes gens, que l’Afrique Noire, qui au siècle dernier, a vu sa population multipliée par sept aura doublé son nombre d’habitants entre 2020 et 2035 pour qu’il devienne 2 milliards et, selon les projections démographiques actuelles disposera de 3,5 milliards d’êtres à la fin du siècle. Ceci peut vouloir dire que l’Europe se trouvera telle une citadelle assiégée d’une immigration pouvant dépasser largement ses 450 millions d’habitants actuels. Accessoirement, l’immigration dont on parle vient avec sa culture et sa religion - pour l’essentiel l’islam. L’Afrique, probablement instable (Égypte-Éthiopie, Soudan, Yémen-Arabie Saoudite, etc.,) ne pourra que continuer d’envoyer un nombre considérable de réfugiés et de migrants en Europe, ce qui mettra à rude épreuve la capacité des gouvernements nationaux et des institutions de l’UE à réagir, créant des tensions entre les États membres et avec les institutions de l’UE et alimentant le soutien aux partis qui, en s’opposant, seront affublés de l’étiquette « d’extrême droite ». Dans le même temps, le vieillissement des populations européennes existantes créera un besoin croissant de nouveaux travailleurs. Les institutions de l’UE et les gouvernements nationaux continueront de rechercher des limites à la migration mais les moyens de mieux intégrer les immigrés et leurs enfants leur feront défaut car ils continueront d’arriver comme les escargots, avec leur rites, valeurs, culture, religion sur leur dos. Et les pauvres indigènes pensaient (pensent) que l’Europe fera, quand même, ce qui est nécessaire pour les protéger. Détrompez-vous : Hans Leijtens, Directeur Général de FRONTEX (entité protégeant les frontières extérieures de l’UE, dotée d’un budget de 845 millions d’euros) vient de déclarer dans une interview « Soyons clairs : rien ne peut empêcher les gens de franchir une frontière, ni un mur, ni une clôture, ni une mer, ni une rivière » En ajoutant « Ce discours sur « arrêter les gens » et « fermer les frontières » ne peut pas être notre discours tout le temps. Mon travail consiste à créer un équilibre entre une gestion efficace des frontières et le respect des droits fondamentaux » (WELT AM SONNTAG., 23.01.24).

Pour ce qui est de la France « elle est le théâtre principal de l'offensive islamiste en Europe. En disant cela, on ne pense pas seulement aux attentats qui ont marqué les dernières années, mais à la formation sur le territoire français d'une véritable contre-société qui ne dit pas son nom et se désaffilie de plus en plus de la nation. Abandon des élites, censure de l'identité française, insécurité culturelle et physique, multiplication des accommodements déraisonnables à l'école ou à l'hôpital : c'est pour analyser et dénoncer cet avachissement que paraît ces jours-ci (janvier 2017) le livre Une France soumise : les voix du refus (C. Valentin et alia). La France qui, selon les projections (pas uniquement « d’extrême droite ») risque d’être à moitié islamique dans 30 ou 50 ans.

Abandon des élites. Les dirigeants de l'Europe semblent, depuis la création de l’Union Européenne, émerger des mêmes écoles, des mêmes classes sociales, ont le même état d'esprit, dirigent les mêmes institutions, génération après génération. Ils se relayent pour mettre en œuvre les mêmes politiques. Un des traits qui caractérise ces élites c’est de ne pas connaître le monde tel qu’il est, fort qu’elles sont de vivre dans un monde virtuel. Ou dans celui qui devrait exister, non pas dans celui qui existe. Marquées à gauche (quand deux tiers des votants dans les pays d’Europe penchent « à droite ») le discours de ces élites est inaudible pour les masses indigènes. Et pour ce qui est de la France « c'est aussi le renoncement, par un grand nombre de dépositaires de l'autorité publique, à l'application stricte, toujours et partout sur le territoire, de la légalité républicaine - légalité qui a fait place, la nature ayant horreur du vide, à une soumission forcée et subie de parties entières du territoire de notre pays à des règles qui ne sont pas celles que le peuple s'est donné démocratiquement » (Une France soumise : les voix du refus). L’abandon des élites (La trahison des clercs ?) est parfaitement visible par les temps qui courent en France : un Président qui s’apitoie sur le sort d’un jeune voyou tué par la police mais noir, avant qu’une enquête policière ou juridique dise son mot ou des sondages en vue de l’élection présidentielle de 2027 (?!) qui montrent que plus de 65% des électeurs pensent voter pour des partis se voulant « extérieurs au système » (FN, Mélenchon, et autres). La crise des élites - cristallisée par la crise économique endémique que nous traversons- est devenue une crise de la démocratie elle-même. Les masses indigènes souhaitent aujourd'hui des choses radicalement différentes de ce que les élites traditionnelles leur proposent. C'est la cause principale de l'inquiétude, de l'anxiété et des tensions qui montent à la surface dans le sillage d'une attaque terroriste ou d'un acte de violence. Et le sentiment de l’incompréhension des élites par rapport au fait que, ce qui s’est passé en Israël, par exemple, ou au Soudan (des centaines de milliers de morts dont personne ne parle) peut se produire demain dans n’importe quel coin de l’Europe.

L’abandon des élites ? La gauche culturelle et politique qui œuvre à délégitimer l’histoire de la nation, son mode de vie traditionnel en lui substituant le « vivre ensemble d’une manière inclusive » et, naturellement, faire profiter de « l’état providence » ceux qui n’ont rien, c’est-à-dire les masses immigrées. On se gausse de la diminution du chômage via l’inclusion d’une immigration pour l’essentiel force de travail non formée, créatrice de faibles valeurs ajoutées, en prétendant que cette composante sera utile pour payer les retraites dans un avenir non déterminé. Et, naturellement, on qualifie ceux qui sonnent le tocsin d’être d’extrême droite. Injure qui, cependant, perd de plus en plus de sens tant elle est galvaudée.

L’extrême droite ? Une tentative des indigènes à éviter le résultat final qui risque d’être la transformation de leur nation en magma collectiviste qui rejettera les principes de liberté et d'égalité devant la loi. Il suffit de suivre les émissions TV ou radio du dispositif publique d’information (payé par les indigènes) pour comprendre que les masses indigènes risquent de ne pouvoir trouver le salut que du côté de « l’extrême droite »… Vaya con Dios

 


 

 

 


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17 janvier 2024 3 17 /01 /janvier /2024 19:39

 

Le bateau de Thésée - c’est ce que m’inspire l’évolution (pour ne pas dire le « déclin ») de ce beau pays compte tenu ce qu’on lui inflige depuis des dizaines d’années. Puisque rien ne semble venir pour le faire revenir à la gloire qui était la sienne avant le danger d’être englouti, à terme, dans un nouveau peuple. D’ici à 20 ou 50 ou 70 ans, peu importe la date car il semblerait que rien ne puisse arrêter sa marche vers son destin.

 

Le bateau de Thésée.

J’avais noté dans le dernier article mis en ligne sur le blog que j’avais préparé, concernant notre pays, un texte – partagé en trois parties (comme il se doit…), l’économie, l’état de l’école et le déchirement du tissu national. J’avais indiqué ne pas l’avoir mis en ligne en attendant l’allocution de notre Président du 31 décembre pour commenter ce qu’il nous avait dit et ce qu’il a passé sous silence. Apprenant qu’après avoir annoncé la constitution d’un nouveau gouvernement il allait exposer, dans une conférence de presse (première depuis 2019) ce qu’il a à dire d’important au peuple, un peu déboussolé par l’état du pays, je me suis fait violence en reportant, à nouveau, la publication du texte évoqué. J’ai, donc, fait partie des plus de 8,7 millions de français qui ont suivi au départ la parole présidentielle (15 millions pour la réforme des retraites) et aussi des plus de 5 millions qui ont quitté l’écoute après une heure. Et je ne puis que m’auto-plagier en disant « M. Macron nous a raconté n’importe quoi avec l’assurance que lui était fournie par sa conviction qu’il peut, une fois de plus, s’enorgueillir des succès passés (?!) et promettre au spectateur ébahi que j’étais que demain le soleil brillera » Cette conférence de presse a eu un aspect incongru car les sujets abordés devaient, (a) normalement, faire partie de la déclaration habituelle d’un nouveau gouvernement devant l’Assemblée Nationale ou (b) s’il s’agissait d’annonces de changements fondamentaux (fermeture des frontières, référendum sur un sujet majeur, etc.,) ce qui n’était pas le cas. On a eu droit, à répétition, dans un préambule de 30 minutes et dans des réponses à des questions, en majorité pour servir de faire valoir, à un catalogue d’auto satisfécits pour tous les succès des 6,5 ans de mandats du Président et, aussi, à un catalogue de ce qui sera fait (jusqu’à quand ?) pour redorer le blason de notre République. Je vais, donc, collationner ce que notre Président nous a raconté avec ce que j’avais préparé pour le texte initial.

 

L’économie – il faut commencer par-là car la vieille formule du Père Marx, selon laquelle l’infrastructure (économique) conditionne la superstructure (culture, politique, lois) bien que battue en brèche, et avec quelle vigueur, par la vulgate socialisante, dominante dans notre pays, a toujours droit de cité. Selon notre Président si tout ne va pas bien encore, pour l’essentiel on a été béni par ce qui a été fait : réduction du chômage, principal succès de sa politique économique, la réindustrialisation du pays (reprise de la fabrication de médicaments, grandes usines de fabrication de batteries pour les voitures électriques qui se vendent très mal, pour le moment), lancement d’un programme de construction de centrales nucléaires. Je compare ce qu’il a dit avec ce que j’avais l’intention de publier :

  • Chômage – la réduction du chômage, réelle, est intervenue entre 2017 et 2021 en descendant d’un taux de 10% à 7,2% de la population active (en 2022, le chômage en Allemagne = 2,99% et en Angleterre = 3,57%, Perspectives Monde 17.01.24) ; depuis 2022 le taux de chômage a été stable ou dernièrement il s’est approché de 8% (la remontée du chômage vers 8 % des actifs – N.Baverez, 04.12.23)

 

Autant dire que ce dont notre Président se targue est à prendre avec des pincettes. Mais ce qu’il ne dit pas est autrement important : le chômage a été réduit parce que depuis 2017 à 2023 la France a « importé » plus de 3 millions de personnes (chaque année env. 270.000 titres de séjour + env. 150.000 demandes d’asile politique – Observatoire Immigration et démographie, 30.04.23 ) dont, grosso modo, un tiers devenant, lumpen proletariat, pour les armées de sans grade de Uber, Deliveroo, Amazon, etc., Par-delà les nombres ce qui est en cause, aussi, c’est le changement de profil d’une partie de la classe ouvrière (dont le nombre a diminué de moitié entre 1962 et 2017- Recensements de population) les nouveaux arrivants, vu les emplois occupés (créateurs de faible valeur ajoutée) ne remplaçant pas les ouvriers formés et leurs traditions, participants à l’ossature technique et sociale du pays. Ce que notre Président a fait, en réalité, (et il continue à faire) c’est d’occulter le processus de déculturation d’une partie des forces vives du pays, ce qui contribue, aussi, au déchirement du tissu national ;

  • Réindustrialisation – oui, il faut réindustrialiser le pays ; pour faire vite, pour des raisons politiques (diminuer l’influence du Front National dans le Nord du pays) on a décidé de lancer la construction (avec des sociétés étrangères) de grandes usines (batteries électriques) dans les deux départements autrefois industrialisés, le Nord et le Pas de Calais. Remarquez, la plus grande usine - à 35km de Calais, doit créer 1.200 emplois directs (Nord Littoral, 16.11.23), modeste, non ? Le Pas de Calais ? Avez-vous vu les inondations qui font désespérer les habitants ? Selon les prévisions des spécialistes hydrologues les sites choisis pour les usines de batteries se trouveront sous l’eau dans 10/15 ans. De plus, la première usine est censée commencer à produire en 2027 (Europe 1, 30.05.23) mais à cette époque le marché français de voitures électriques aura du mal à les absorber et leur export se trouvera en concurrence avec les produits chinois dont les prix sont (seront) significativement inférieurs (car disposant des métaux rares qui sont nécessaires tandis que la France devra les importer de Chine). C’est du Sapeur Camembert, faire un deuxième trou pour y mettre la terre du premier trou…
  •  
  • Lancement d’un programme de construction de centrales nucléaires – rien de mieux que de s’auto-plagier : « La France, qui produit déjà l’électricité parmi les plus décarbonées d’Europe, sortira totalement du charbon d’ici 2027 » Comment ose-t-il, lui qui a présidé à l’arrêt de la Centrale de Fessenheim dans la cadre d’une vision absurde promettant de sortir du nucléaire (75/80% de l’énergie électrique de la France) en le réduisant de 50% jusqu’en 2030 ? Pour que maintenant, après avoir lancé un projet (impossible à réaliser) prévoyant la construction de 6 blocs nucléaires (modèle Flamanville dont la construction a pris 18 ans et coûté 6 fois plus qu’initialement prévu, soit 19,1 milliards vs 3,3 milliards, Le Monde 22.12.22) il nous dise qu’ils seront construits avant 2035 (dans les années 70, en pleine activité de la filière nucléaire on mettait 5/6 ans de la page blanche au premier kW produit).

 

Je vous ai proposé de regarder trois aspects de l’économie dont notre Président nous a dit hier soir qu’elle se porte à merveille. Il a oublié, cependant de rappeler aux auditeurs que (1) le déficit commercial de la France a explosé pendant les années Macron de -58 à - 164 milliards d’euros (2017 à 2022, La Tribune) ce qui aggrave (2) la dette publique du pays (comptable à plus de 3.000 milliards d’euros + extra comptable env. 4.500 milliards d’euros), (3) la France est moins bien classée en PIB par habitant aujourd'hui qu'il y a 40 ans. (France Info 12.05.23). Pense-t-il, vraiment, que la partie des 68 millions de français qui chérissent leur pays ne sait pas qu’il occulte le réel pour tenter de la faire vivre avec des mensonges comme d’autres que lui (les Chirac, Sarkozy, Hollande) l’ont fait pendant presque 30 ans ?

*

L’école - Identifier les causes du déclin pour essayer de changer la donne. L’éducation fut l’un des trois facteurs principaux, avec l’Eglise et l’armée, pendant presqu’un siècle, de l’intégration des immigrés dans notre pays et, pour les autochtones, le principal « ascenseur social ». Quitte à être taxé de « déclinologue » essayons de comprendre pourquoi la France suit une spirale descendante à l’inverse des principaux pays du monde occidental.

Le nombre total d’enseignants était en 2019, selon l’Insee, de 866.483 (dont 67,8% de femmes) d’un total de 1.250.000 employés du Ministère de l’Education Nationale. On compte 13,8 élèves par enseignant, contre 16,7 en Finlande et 17,1 au Royaume Uni. En 2021 il n’y avait plus que 853.700 enseignants pour 12 millions d’écoliers soit 14,05 élèves par enseignant. Mais si l’on regarde seulement l’enseignement primaire on trouve (INSEE)

France 18,3 élèves/enseignant pour une moyenne européenne de 13,4 (soit 27% de moins) et pour la Suède 13. Ce constat permet de comprendre, en partie, pourquoi quelques 30% des élèves qui sortent du cycle primaire ne savent pas lire ou écrire (Le Progrès, 14.01.22). En sixième, 40% des élèves ne savent pas bien lire (MCE TV, 23.02.22). J’ai dit, en partie, car une autre partie de la responsabilité est relative à l’origine des élèves. En clair, des classes dans les banlieues/cités/territoires ghettoïsés comprennent souvent presque 90/95% d’élèves dont les deux parents sont nés à l’étranger (Afrique Noire et Maghreb essentiellement). Je vous laisse réfléchir.

On pourrait se dire que dans le ministère en charge on pourrait réduire le nombre de personnels autres qu’enseignant car ils représentent presque 50% de l’effectif des enseignants. Hors de question car ce personnel est défendu, bec et ongle, par des syndicats naturellement de gauche et à ce titre inamovible. A tel point que la France consacre 5,18 % de son PIB aux dépenses des établissements d'enseignement contre 4,40 % en Allemagne et 4,25 % en moyenne dans l'Union européenne (La Galaxie SENAT 08.06.22). Cette maladie (dépenses administratives) est encore pire dans le système de santé où elles représentent presque 45% du total des dépenses des hôpitaux.

Si j’ai pensé regarder de plus près ce qui se passe dans le primaire c’est, d’évidence, parce que tout commence là. Et comme cela commence mal, il ne faut pas être surpris que nous soyons (Classement PISA) le 28ème pays au monde en maths, sciences et lecture et parmi les 38 pays de l’OCDE à la 29ème  place en mathématiques et sciences » et à la 29ème en lecture. Dans chaque catégorie, dans chaque classement, nous avons perdu 2 à 3 places pendant les, presque, sept années de mandats de M. Macron. Mais la main sur le cœur, on l’a vu hier soir dire le contraire et affirmer (sans qu’aucun journaliste ne le contredise) que les choses s’améliorent. On en était d’ailleurs, pas plus loin qu’il y a deux semaines, à croire que l’éducation aller se trouver sous un vent de changement positif : un jeune ministre était en train d’imposer des mesures depuis longtemps nécessaires (abaya, autorité des enseignants, droits proviseurs, etc.,). Mais on a trouvé bon d’en faire un premier ministre et laisser sa place au ministre des Sports, car à la différence des Etats Unis qui gagnent chaque fois deux tiers des médailles d’une compétition mondiale sans avoir un ministre des Sports, la France -seule en Europe - en a un ! Des moyens… Il me semble qu’il sera de plus en plus difficile d’obtenir des Médailles Field (Maths) ou des Prix Nobel en Sciences car l’évidence nous oblige à constater que tout commence dans le primaire et avec des gosses élevés dans un environnement traditionnel (ou acquis) français. Il s’agit d’une tragédie car l’avenir du pays est affecté, l’héritage laissé par les anciens n’est plus transmis, l’influence de la France sur les affaires du monde s’estompe, « l’ascenseur social » disparaît. Le classement PISA 2020 faisait de la France la championne des inégalités dans l’éducation ("le niveau à l’écrit des 10% d’élèves des familles les plus riches équivaut à une avance de quatre années scolaires environ par rapport aux 10 % d’élèves les plus pauvres"). Il soulignait que les élèves issus de l’immigration sont au moins deux fois plus susceptibles de compter parmi les élèves en difficulté : ils sont 43% et tirent notre classement vers le bas. Nous étions au 14ème rang pour le niveau de connaissances des 25-34 ans quand la Corée est première, Canada le deuxième et le Japon le troisième. (OCDE 2020) ! Et depuis nous avons encore perdu des places. Si vous rencontrez notre Président, dites-le-lui.

*

Le tissu national : J’ai évoqué le tissu national : l’économie, l’éducation et le tissu national me semblent être les piliers principaux autour desquels s’organise la vie de la nation.

Pour comprendre ce qui se passe en France aujourd’hui (sauf d’avoir « les yeux grand fermés »), après sa situation économique, il est utile de regarder ce qu’on appelle « le déchirement du tissu national »

La « diversité » est évaluée en 2010 (mal) dans une fourchette de 8 à 12% du nombre total d’habitants (EUROSTAT, INSEE, Trajectoires et Origines – Enquête sur la diversité des populations en France - INED 01.2016). Comment en est-on arrivé là ? En 1950 on décomptait en France, peu ou prou, moins de 100.000 habitants d’origine « Maghreb », Afrique Sub-Saharienne ou Turcs (Michèle Tribalat – Une estimation des populations d’origine étrangère en France – 1999, INSEE). Par solde migratoire, par accroissement naturel et par « régularisation » d’immigrés irréguliers, lesdites populations ont suivi, presque, une progression géométrique doublant par période de dix ans. D’évidence les dernières années contribuent le plus à cette évolution. D’où la crédibilité des projections concernant la « diversité » - primo arrivants plus descendants de première et deuxième génération plus régularisations d’immigrés irréguliers - qui représentera, même si sa progression se ralentit, plus de 25% de la population dès 2030-2040. En 2015, Boualem Sansal : en 2084, la France sera... "islamiste" ! Nous n’avons pas voulu le croire. Aujourd’hui, les projections démographiques (population musulmane présente, immigration probable évaluée pour les dix années à venir, taux de fécondité des femmes extra européennes, etc.,) nous apprennent qu’il est probable que la France sera à moitié musulmane entre 2050 et 2070. Ce que l’on constate c’est que la « diversité » comporte une (très) grande partie qui ne s’est pas (et qui semble n’avoir aucune envie d’être) assimilée. C’est pourtant la condition sine qua non du vivre ensemble si la solidarité est réclamée pour que « l’on prenne aux riches pour donner aux pauvres ». Quelque soit le mode de raisonnement ou de jugement, force est de reconnaître que l’expérience de l’inclusion de millions d’êtres d’une culture, d’une religion et d’un mode de vie totalement différents (antinomiques ?) des ceux des indigènes (européens) a été un échec. Mais on ne veut pas arrêter - il est tellement facile- de prendre aux pauvres riches (classe moyenne) pour donner aux pauvres pauvres – via les RSI, RSA, RMA et les primes et subventions diverses : les populations non assimilées en sont les premières bénéficiaires. Comme elles sont parmi les premiers bénéficiaires des décisions (absurdes d’un point de vue civique) des dernières années : exempter de l’IRPP des millions et des millions de foyers fiscaux. Cela contribue au déchirement du tissu national car des catégories socio-professionnelles (ouvriers non qualifiés, agriculteurs, etc.,) se considèrent (a juste titre ?) désavantagés par rapport à des populations exogènes. Cela ne s’est pas fait par « erreur » mais par la volonté de ceux qui nous gouvernent. Quand 42% des votants à la dernière élection présidentielle votent pour le Front National on peut dire que le tissu national se déchire : les attentats, les Merah, Mnemouche, Coulibali et d’autres - nés en France, passés par l’école gratuite de la République, occupant de logements sociaux gratuits ou presque mais qui ne se considèrent pas français quand ils ne s’affichent pas ouvertement, violemment, anti-français - ne sont, cependant, que l’expression d’un prurit. Certes préoccupant, mais qui ne doit pas cacher la vérité occultée : l’existence de masses de millions d’êtres, non assimilés, permet la constitution d’un terreau (5 à 7% selon les dernières enquêtes d’opinion - PEW- dans les pays avec une population musulmane importante) qui est propice à l’apparition de monstres (1 pour mille ? 1 pour 10.000 ?) - faites un peu d’arithmétique - comme ceux qui nous ont tellement fait peur depuis l’année 2012 et ensuite. Je sais, j’entends le cœur des justes invoquant « l’islamophobie ». Comme on a invectivé Michel Houellebecq (« Soumission » = traduction intégrale du mot « islam ») qui craint, en le prévoyant, le glissement de la « fille aînée de l’église » vers un régime de dhimmis. On a eu une sorte de reconnaissance implicite de ce qui se passe de deux manières différentes : notre Président a refusé de participer à une manif contre l’antisémitisme pour ne pas troubler la paix d’une partie de la population. Laquelle ? Une presque moitié de la population musulmane du pays, 45% qualifiant "d'action de résistance contre la colonisation" la journée du 7 octobre 2023 quand 1.200 civils et militaires israéliens ont été trucidés, torturés, violés, hommes et femmes, avec une barbarie digne des mongols d’Attila et quand 240 personnes ont été prises en otage : entre autres un bébé de neuf mois et une grand-mère de 85 ans. (Le Figaro Magazine, 19.12.2022). Le déchirement du tissu national apparaît ailleurs aussi. Depuis que l’antisémitisme existe (la nuit des temps) tout pic dans son évolution est l’équivalent du « canari dans les mines de charbon ». Faut-il rappeler l’histoire ? De même que dans les années 30 (après 1900 et après JC) 400.000 juifs quittaient l’Allemagne et l’Autriche, les juifs qui quittent la France, pas au même degré, le font pour les mêmes raisons. Le fait que les actes racistes envers cette partie de la population représentent presque 50% du total d’actes racistes violents quand elle n’est que 0,7% de la population du pays (et, environ, quinze à 20 fois moins que la population d’origine musulmane) a été (est) un facteur majeur influençant la décision de certains de quitter notre douce France. Avant 2013 on comptait quelques 600.000 juifs vivant en France. Il en restait 440.000 en 2020, plus de 150.000 ne sont plus là (Wikipedia, 2020).

*

L’économie, l’éducation et le tissu national, les trois drames actuels de notre pays, éléments principaux de son déclin, que les gouvernants vivent en déni de réalité n’ayant pas le courage d’appeler un chat, un chat. Mais ils nous parlent, comme le Président hier soir, de lendemains qui chantent.

Bon, mais pourquoi ai-je appelé le texte « Le bateau de Thésée ». Vous vous souvenez de la dispute philosophique de l’antiquité (Plutarque) : si on répare le bateau de Thésée en changeant ses pièces au fur et à mesure jusqu’à ne plus en avoir aucune d’origine, peut-on l’appeler encore le bateau de Thésée ? Car ce n’est plus le même bateau.

Soyons lucides. On a changé la classe ouvrière. On change les populations de certains territoires. On change l’origine des élèves des écoles. On remplace des églises qui ferment par des mosquées (presque 3.000 aujourd’hui). On déplace des statues et on change les habitudes chrétiennes (crèches) des mairies. A quel moment changera-t-on le nom France si on continue à laisser faire tout cela ?

 

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1 janvier 2024 1 01 /01 /janvier /2024 20:57

Depuis que je regarde à la Télé les voeux des Présidents pour la nouvelle année (60 ans exactement) je n’ai  jamais, vraiment, eu le sentiment d’être grugé comme en entendant M. Macron nous raconter n’importe quoi avec l’assurance que lui était fournie par sa conviction qu’il peut, une fois de plus, s’enorgueillir des succès passés (?!) et promettre au spectateur ébahi que j’étais que demain le soleil brillera … je renoncerai à faire l'exercice, si Dieu veux m’en donner la possibilité l’année prochaine.

 

Pour rendre justice à certains des lecteurs du blog, qui ont trouvé que je n’écris pas suffisamment sur la France, j’avais préparé un texte intitulé « Parlons de la France » Cependant, l’allocution de notre Président hier soir m’a décidé à reporter sa mise en ligne pour commenter ce qu’il nous a dit et ce qu’il a passé sous silence, surtout au sujet du pogrome commis par l’organisation terroriste Hamas en Israël et ses prolongements.

C’est avec une bassesse superbe qu’il a prononcé des mots qui resteront présents tant ils sont, disons le mot, ignobles. Voilà le premier extrait : « 2023 aura été marquée par la poursuite de la guerre en Ukraine, la guerre aujourd’hui au Proche-Orient et les bombardements sur Gaza ; par les attaques terroristes du 7 octobre en Israël où 41 Français ont été assassinés, et je pense ce soir à leurs familles comme je pense aux familles de nos compatriotes encore retenus en otage ».

Dans l’ordre de l’importance (a) les bombardements sur Gaza, ensuite (b) les attaques terroristes du 7 octobre en Israël et (c) les 41 français assassinés en Israël. Quand je dis bassesse je crois que je suis en deçà de la réalité. Pourquoi ?

a. Première chose à mettre en avant les bombardements à Gaza – donc ce qui a suivi n’est que responsable de cela, n’est-ce pas ?

b. Ensuite « les attaques terroristes » d’évidence pour notre Président consécutives aux bombardements ; bien sûr sans en nommer les auteurs ;

c. « les 41 français assassinés » par qui ? pour quoi ?

Et quand je dis « bassesse » je pense surtout aux 41 français assassinés par une organisation terroriste dont notre Président n’ose pas citer le nom : trois mois après l’évènement macabre, à la différence de ce que la France a toujours fait pour des otages libérés ou perdus, la République de M. Macron n’a pas trouvé bon d’utiliser les Invalides ou autre endroit pour leur rendre un hommage. Parce qu’ils étaient juifs et que cela aurait pu mécontenter une (grande) partie de nos concitoyens musulmans ? Venant après son abstention de la marche contre l’antisémitisme « pour ne pas troubler l’unité du pays » cette portion de son allocution restera dans les annales de la République marquée d’une tache noire.

J’ai sans doute tort de m’offusquer car, soyons justes, il fait comme le perroquet. Regardez : « Il n’y a pas d’autre solution que d’abord une trêve humanitaire, au-delà d’un cessez-le-feu, qui permettra de protéger les citoyens qui n’ont rien à voir avec les terroristes » EM 10.11.23. Analyse de texte : (i) trêve humanitaire et cessez le feu (ayant comme conséquences que rien ne change et que le Hamas reste au pouvoir à Gaza, en détenant les otages) et (ii) la défense des gazaouis « qui n’ont rien à voir avec les terroristes » ; derniers chiffres connus : un sondage d’opinion publique réalisé par le Centre palestinien de recherches politiques et d’enquêtes (PSR), qui est considéré comme largement fiable, 90% des Palestiniens interrogés ont déclaré que le Hamas n’avait pas commis d’atrocités en Israël et 72% a eu raison d’attaquer Israël le 7 octobre. Ces 90% n’ont rien à voir avec le Hamas ? Et la même enquête d’opinion indiquait quant à la question de savoir si l’attaque du Hamas contre Israël était une bonne décision, les opinions divergent entre les Palestiniens de Cisjordanie, dont 82% approuvent l’attaque, et les résidents de la bande de Gaza, dont 57% seulement expriment leur soutien. Et notre Président n’a pas eu accès à ces données ? Difficile de le croire.

La conclusion est simple : soit pour calmer « la rue arabe » en France soit pour raviver la moribonde « politique arabe » de la France, quoi qu’il en soit, il se moque de nous, il se moque de ce que la France montre au monde qui ne se soumet pas à la crainte de l’islam et pour lequel elle devrait être un exemple. Il ne fait, en réalité, qu’apporter de l’eau au moulin de ceux qui croient que le 7 octobre n’était qu’un autre jour du cycle de la violence connu depuis longtemps, montrant qu’il fait partie de ceux qui ne comprennent pas l’impact des attaques sur le peuple israélien, attaques non seulement limitées dans la région, mais qui sont de plus en plus nombreuses en Occident. En particulier en France car le terreau (population musulmane) est propice pour l’éducation de suppôts de l’islamisme et, statistiquement, bien sûr (nos compatriotes musulmans ne sont pas tous terroristes) font apparaitre les monstres de Toulouse, de Paris, d’Évreux, de Nice ou d'ailleurs.

Disons-le clairement, il range la France parmi ceux qui sont incapables de concevoir une politique sensée à l’égard du conflit israélo-arabe. Dommage.

 Dommage car il y aura un jour d‘après et la France ne fera pas partie de ceux qui auront voix au chapitre. La France qui ne tient pas compte du massacre du 7 octobre, des 1200 israéliens tués et/ou torturés, des centaines d’otages et d’un peuple meurtri, bien que des pogromes, il en ait connu depuis des millénaires. Et pendant que notre Président, au nom du pays, dit n’importe quoi et son contraire, ceux qu’il défend, en réalité, continuent à tirer des fusées sur Israël : plus de 12.000 depuis le 7 octobre (https://www.warinisrael.org/). N’importe quoi et son contraire : un jour il dit qu’il est solidaire d’Israël et 89 autres jours il condamne Israël pour ses « bombardements indiscriminés à Gaza ». A se souvenir de Golda Meir (apocryphe) « On préfère vos condamnations à vos condoléances ».

Mon courroux s’adresse aussi à ce qu’il a dit pour la France. Au bout de 7 ans de présence à la tête du pays, sans un mot pour expliquer le profond effroi par rapport à ce que nous avions subi et ce qui semble se profiler à l’avenir, il nous donne rendez-vous en 2027 quand, dit-il, « nous ayons dix ans d’avance là où en 2017, nous avions dix ans de retard. » Je fais simple et concis : la dette comptable (multipliez par 2,3 pour avoir la dette totale) de la France en 2017 était de 2.200 milliards d’euros, aujourd’hui elle est de 3.000 milliards d’euros et le PIB du pays, pour la première fois en décroissance de 0,1% troisième trimestre 2023 (INSEE) – une explication ? Partielle, sans doute mais incontournable : depuis que M. Macron est Président le pays a « importé » environ 400.000 étrangers (immigration régulière) tous les ans soit, environ 3.000.000 d’individus, dont la composante « travail » est de 10% - besoin d’expliquer pourquoi le PIB n’augmente pas ? « Et nous avons continué cette année de créer des emplois » nous dit-il. Bigre. Selon l’INSEE et Wikipédia : de 2017 à 2023 on aurait créé 965.000 emplois (2/3 public, 1/3 privé !) pour une population accrue de 65 à 68 millions ; le drame (qu’il occulte) c’est que les emplois créés ne sont pas productifs de grande valeur ajoutée (pensez aux pauvres d’Amazon, Deliveroo et tous les emplois subalternes restaurants, construction, soins à la personne, etc.,). Et ajoutez que des centaines de milliers de jeunes diplômés français quittent leur pays pour s’installer en Angleterre, Canada, Etats Unis et même Japon et Israël. Mais il y a pire : comment peut-il nous dire « Grâce à ce réarmement économique, nous continuons d’être en mesure de financer notre modèle social » quand il est clair, comme eau de roche, que notre modèle social n’est maintenu en sursis que par l’endettement extérieur vu que nous ne produisons pas assez de valeur ajoutée ? Le déficit commercial de la France a explosé pendant les années Macron de -58 a - 164 milliards d’euros (2017 à 2022, La Tribune). Et la meilleure : « La France, qui produit déjà l’électricité parmi les plus décarbonées d’Europe, sortira totalement du charbon d’ici 2027 » Comment ose-t-il, lui qui a présidé à l’arrêt de la Centrale de Fessenheim dans la cadre d’une vision absurde promettant de sortir du nucléaire (75/80% de l’énergie électrique de la France) en le réduisant de 50% jusqu’en 2030 ? Pour que maintenant, après avoir lancé un projet (impossible à réaliser) prévoyant la construction de 6 blocs nucléaires (modèle Flamanville dont la construction a pris 18 ans et coûté 6 fois plus qu’initialement prévu, soit 19,1 milliards vs 3,3 milliards, Le Monde 22.12.22) il nous dise qu’ils seront construits avant 2035 (dans les années 70, en pleine activité de la filière nucléaire on mettait 5/6 ans de la page blanche au premier kw produit). Pourquoi se moque-t-il de nous ? Pourquoi le laissons-nous nous raconter ce genre de bêtises ? Et j’oublie que, par ailleurs, il veut qu'en 2035 la moitié du parc automobile français soit composé de voitures électriques. Ce qui nécessitera la production de 2 à 3 groupes nucléaires.

Et l’Europe en faveur de laquelle la France a perdu sa souveraineté (juridique, sociale, industrielle) – son cheval de bataille. Et les Jeux Olympiques à Paris – on devrait lui faire visiter la ville, salle comme elle n’a jamais été, en voiture, pour qu’il voie que la vitesse pour traverser Paris a diminué de 12 km/heure il y a dix ans à 7 km/heure ce qui ne fait qu’augmenter la pollution ! Et on continue…

Braves gens, j’arrête, ici, de commenter l’allocution de notre Président à l’occasion du nouvel an 2023. C’est à pleurer et le fait que le Président nous endort avec des balivernes, répétées comme le perroquet le fait, que personne ne croit plus, veut dire que l’avenir, dont on parle, est derrière nous.

 

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18 décembre 2023 1 18 /12 /décembre /2023 21:16

Pour comprendre ce qui se passe à Gaza, dont on nous parle matin, midi et soir, car toutes les occasions sont bonnes pour que la presse bien-pensante et des journalistes dont tous ne savent pas situer Gaza sur une carte, sans parler de l’histoire de l’endroit et de ceux qui le dirigent, essayent de laver nos cerveaux avec quelque chose de simple : Israël y est pour quelque chose, le pogrome barbare du Hamas n’est pas issu du vide (le Secrétaire Général de l’ONU), tout se vaut et au terrorisme du Hamas on doit opposer le terrorisme d’Israël. La preuve « ses bombardements indiscriminants et les morts de civils ».

 

Depuis deux mois on n’arrête pas de parler de Gaza. Il faut dire que depuis la Shoah, depuis, presque, 100 ans, on n’a pas eu vent d’un pogrome barbare, de surcroît en Israël, pays reconstruit par décision de l’ONU en 1948 ayant mis dans son frontispice le devoir de défendre les juifs, sujets à des multiples génocides pendant leur histoire de plus de 3000 ans. De plus, on entend, ici ou là, des voix qui nous expliquent in petto qu’il faut être tolérant avec ceux qui, n’en pouvant, mais ... se sont chargés de tenter obtenir ce qu’ils devraient avoir. Tolérance… La tolérance devient un crime lorsqu’elle s’étend au mal – Thomas Mann (Montagne Magique)

Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui, il me semble utile de regarder le sujet selon quatre axes : géographie, histoire, ressources, activités. Commençons par la géographie :

Une superficie de 45Km2 au bord de la Méditerranée avec Israël voisin sur ses frontières Nord et Est et l’Egypte sur sa frontière Sud. Points de passage (5) vers Israël (piétons, voitures, camions) : EREZ au Nord, NAHAL OZ et KARNY à l'Est, SUFA et KEREM SHALOM au Sud-Est et UN vers l’Egypte, RAFAH. La population - 500.441 habitants (Wikipédia 2017) est créditée aujourd’hui d’un nombre 5 FOIS supérieur, soit env. 2,5 millions.

Rappel historique (sans développement) :

  1. Avant 1500 : Pharaons égyptiens, Babyloniens, Philistins, Alexandre le Grand, Romains, Mongols, Croisés
  2. 1500-1917 : Empire ottoman (Napoléon (1798)
  3. 1917-1948 : Royaume-Uni (appelé « mandat britannique »)
  4. 1948-1967 : Egypte contrôle Gaza, l’Etat d’Israël établi à côté de Gaza
  5. 1967-2005 : Israël contrôle Gaza, retrait de sa majeure partie en 1994 Entente « Gaza + Jéricho, partie des accords d’Oslo)
  6. 2006-2007 : Contrôle total de l’Autorité palestinienne après le retrait d’Israël de l’ensemble de Gaza
  7. 2007-2023 : Le HAMAS dirige Gaza (Autorité Palestinienne-Fatah, évincée par un coup de force, à côté de l’État d’Israël

C’est dire que des temps anciens (les Phéniciens) à aujourd’hui le territoire a vu passer pas mal d’occupants. Rappel historique encore ; l’Egypte qui avait perdu le contrôle du territoire en perdant la guerre d’agression de 1967, N’A PAS VOULU le reprendre en 1979 quand Israël lui a rétrocédé la presqu’île de SINAÏ (territoire 1.333 fois plus grand que Gaza). Avec une prescience remarquable, il avait compris sa capacité de nuisance, en général et, en particulier, pour Israël.

Pour faire vivre plus de 2 millions d’habitants, deux solutions : développer l’industrie et le commerce OU être adoubé par les organismes mondiaux distribuant des aides. Jusqu’à y compris aujourd’hui, le choix des « gouvernants » de Gaza s’est porté essentiellement vers l’aide extérieure tout en développant une industrie de fabrication d’armes diverses et des infrastructures monumentales devant servir à des agressions multiples contre Israël (dont la destruction se trouve sur le frontispice de la Charte du Hamas) et pour organiser l’importation occulte d’armes et des équipements divers (construction de plus de 500 Km de tunnels, certains ayant des dimensions suffisantes pour faire passer même des pickups).

Selon le CSA (Council for a Secure America), les aides internationales sont évaluées à :

Ce qui permet, avec un peu d’arithmétique de constater que les ressources annuelles venant de l’extérieur du territoire (aides sans contrepartie) sont, peu ou prou, de l’ordre de 2,7 milliards de $ annuellement. Ajoutez env. 750 millions de $ (salaires de 18.500 travailleurs entrant en Israël tous les jours (soit, env. 2 millions de $/jour) + ventes (exports de fruits et légumes, pour l’essentiel) et on arrive à un « PIB » de plus de 3,5 milliards de $ soit un « PIB/habitant » de 1.500$. A comparer avec la Syrie – 533 $ (Perspectives Monde). Il s’agit, naturellement, des ressources connues. Il faut ajouter ce que l’on croit plausible (réseaux financières occultes, crypto monnaies, etc.,). Comme la dotation annuelle de 70/100 millions de $ que l’Iran lui consent car il fait partie de ses supplétifs qui doivent « encercler » Israël :

Autant dire que – pour des raisons qui tiennent au fait que seuls les palestiniens d’aujourd’hui (environ 5 millions par le monde) ont le droit de se considérer comme réfugiés 75 ans après qu’env. 750.000 de leurs ancêtres aient quitté (ou ont été obligés de quitter) Israël. Probablement aussi parce que le monde arabe avait convaincu des générations successives que « les juifs » seront un jour jetés à la mer (deux tentatives majeures, 1967 et 1973 plus quelques-unes supplémentaires de moindre dimension) et qu’Israël disparaîtra. C’est d’ailleurs ce que l’Iran espère (et fait ce qu’il peut pour) aujourd’hui sans que la communauté internationale (ou les grandes puissances membres du Conseil de Sécurité de l’ONU) s’en émeuvent. Le « czar » des affaires étrangères de l’Union Européenne a même déclaré un jour « L’Iran veut anéantir Israël; rien de nouveau à ce sujet. Vous devez vivre avec » (Politico, 18.02.19).

Bon, mais des ressources pour faire quoi ? La Charte du Hamas (1988 modifiée en 2017) stipule :

Mais pour les tentatives répétées du Hamas qui gouverne Gaza il est nécessaire d’avoir des troupes. On nous faisait savoir qu’il dispose de 30 à 40.000 « soldats ». Comme en général on compte entre deux et trois personnes de support pour un « soldat » (approvisionnement, fourniture munitions, aide médicale, etc.,) ceci veut dire, probablement, que le personnel affecté à la destruction à terme d’Israël doit se trouver dans une fourchette de 100 à 150.000 personnes. Ajoutez les milliers ou dizaines de milliers de gens qui ont construit l’infrastructure souterraine et les familles de tous les participants aux actions du Hamas et on ne sera pas loin (familles moyennes de 5/7 personnes pour un membre qui « travaille ») de pouvoir inférer que le Hamas est supporté, appuyé, par au moins, 500 à 750 milliers d’habitants du territoire. Cela commence à nous montrer que les antiennes qui nous sont servies depuis dix semaines (à partir du 07.10.23), du genre « la population civile de Gaza n’a rien à voir avec le Hamas » ou « le Hamas ne représente pas les gazouïs » devraient être prises avec un peu de circonspection (c’est un euphémisme). D’autant plus que toutes les enquêtes d’opinion (effectuées par des organismes palestiniens) nous montrent le même paysage :

En effet « Près de trois Palestiniens sur quatre pensent que le Hamas a eu raison de lancer son attaque transfrontalière le 7 octobre, selon le Centre palestinien de recherche sur les politiques et les enquête (Ramallah ; 1.231 adultes palestiniens dans la bande de Gaza et en Judée-Samarie du 22 novembre au décembre, marge d’erreur +/- 4%, selon le PSR). Le sondage, faisant autorité, a révélé que 72 % des répondants croient que le Hamas a eu « raison » de procéder à son massacre, tandis que 22 % ont qualifié la décision du groupe terroriste d’attaquer « incorrecte ».

89% des personnes interrogées ont nié que des terroristes palestiniens avaient commis des crimes de guerre le 7 octobre, tandis que 95% ont affirmé qu’Israël avait violé le droit international. Lorsqu’on leur a demandé d’évaluer leur satisfaction à l’égard de divers acteurs palestiniens, le Hamas a pris la tête des répondants avec 72 % de satisfaction, suivi du chef du Hamas à Gaza Yahya Sinwar (69 %) et du dirigeant « politique » du groupe islamiste, Ismail Haniyeh (51 %).

Si le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas tenait une élection maintenant, le Hamas recevrait 51% des voix tandis que la faction du Fatah d’Abbas obtiendrait le soutien de 19% des Palestiniens » (AAK, JNS, 13.12.23, trad. MB). A la lecture de ce qui précède on réalise le décalage qui existe entre les souhaits d’une partie des amis d’Israël et la réalité dans laquelle ce pays vit. Ce qui dépasse l’entendement, une déclaration faite par A. Binken répétée depuis tant et plus « Gaza devrait être cédée à l’Autorité Palestinienne à la fin des hostilités. Cela doit inclure la gouvernance palestinienne et l’unification de Gaza avec la Cisjordanie sous l’égide de l’Autorité palestinienne » S’il ne s’agissait pas du représentant des Etats Unis on devrait penser qu’il s’agit de l’humour. De l’humour ? La déclaration de Jack Sullivan (Conseil Sécurité Nationale des USA), deux semaines avant le 7 octobre « le Moyen-Orient est plus calme qu’il ne l’a été depuis des décennies » dans un article qui a été publié dans le Foreign Affairs Magazine.

Malheureusement, pour des raisons qui leur sont propres (par exemple, le pourcentage de musulmans dans leurs populations) d’autres pays (France, Belgique, Irlande, Norvège…) partagent la même vision des choses. Leur dire que c’est, en réalité, la solution pour s’assurer que les tentatives guerrières palestiniennes continuent ad vitam aeternam n’a aucun sens car ce qu’ils veulent en réalité, c’est de décider quelque chose et vogue la galère… Le sort d’Israël et « jamais plus ça » ne sont que des mots qu’on utilise beaucoup, un peu moins et on peut les oublier aussi. Naturellement, quand ils ne parlent pas de la « solution à deux états ». Dans leur esprit un état palestinien à côté d’Israël.

C’est tellement curieux. On sait que le Hamas s’est opposé depuis sa création à toute reconnaissance d’Israël. On sait aussi que l’Autorité Palestinienne ne parle plus de « deux états pour deux peuples » car elle n’a jamais reconnu et ne reconnaîtra jamais (dit-elle) Israël, comme état du peuple juif. Je dis « curieux » car personne ne dispose d’aucune preuve que les Arabes palestiniens veulent une solution à deux États. Chaque fois qu’ils parlent, ils parlent de la création d’un état palestinien et oublient de mentionner « à côté d’Israël, état du peuple juif ».

En 2021, un sondage réalisé par le même Centre palestinien a révélé que plus de 59% des Arabes palestiniens s’opposaient à tout accord de paix avec Israël. Dans un sondage plus récent, 74,7% des Palestiniens se déclarent opposés à une solution à deux États. Ils préféraient un seul État judéo-arabe palestinien « de la rivière à la mer » — autrement dit, la disparition d’Israël.

On remarquera que jusqu’ici je n’ai pas mis l’accent sur ce qui s’est passé le 7 octobre et depuis. Un sondage d’opinion mené par le World Arab for Research & Development (AWRAD) de l’Université de Birzeit : « une majorité de Palestiniens interrogés en Cisjordanie soutiennent le massacre du 7 octobre perpétré par le Hamas, et une majorité encore plus large a une vision positive des différentes factions terroristes. Les répondants sont à 84 % en faveur des ailes militaires des organisations terroristes Hamas ou Jihad Palestinien : et à 80% en faveur des Brigades des martyrs d’al-Aqsa (Fatah- Autorité Palestinienne) et 89% en faveur des Brigades d’al-Qassam (Hamas) ». (I24, 18.11.23).

Et alors ? Gazi Hamad, « Un haut responsable du Hamas a salué le massacre systématique de civils en Israël le 7 octobre, promettant dans une interview que, si on lui en donne la chance, le groupe palestinien répétera des attaques similaires à plusieurs reprises à l’avenir jusqu’à ce qu’Israël soit exterminé » (ToI18.12.23). Menahem Begin, reprenant un dicton biblique, avait l’habitude de dire « Quand votre ennemi menace de vous tuer, croyez-le. » Le croire, oui car :

 

C’est pourquoi Israël doit détruire le Hamas. C’est tuer ou être tué. Et tant que les grands de ce monde se gausseront de formules genre « vivre ensemble » et feront semblant de croire que ce que l’Iran, le Hamas, le Hezbollah disent ne sont que des paroles verbales Israël et une partie du monde sera en danger de disparaître. La différence entre le Hamas et l’Autorité Palestinienne ? « La différence entre le Hamas et l’AP est seulement que le Hamas veut nous détruire ici et maintenant et que l’AP veut le faire par étapes » (B. Netanyahu, ToI, 11.12.23)

Le drame (la tragédie ?) à laquelle nous assistons aujourd’hui a été possible -en laissant de côtés les inimaginables, impardonnables erreurs des organismes de sécurité d’Israël - est imputable, selon moi, à ce pays. J’avais indiqué précédemment, les points de passage entre Gaza et Israël. Regardez celui d’Erez : il a servi de point clé pour que les Gazaouites entrent en Israël à des fins tant humanitaires que pour le travail. En 2022, plus de 800.000 passages, au cours du premier semestre 2023, 550.000 l’ont fait, mettant le passage sur la voie pour faciliter plus d’un million de passages cette année. Le terminal a également permis le passage journalier de quelque 18.500 travailleurs de Gaza avec des permis de travail israéliens, vers un salaire moyen six fois plus élevé qu’à Gaza. Ces travailleurs ont apporté une contribution significative à la prospérité et à la croissance de l’économie de Gaza. En outre, plus de 7.000 Gazaouites sont entrés en Israël via Erez pour recevoir des soins médicaux en 2022 et 5.000 autres ont reçu des permis au cours du premier semestre 2023. Le 7 octobre des hordes palestiniennes de Gaza ont détruit le terminal de passage et, de plus, une ligne de transport d’électricité et une conduite d’eau par laquelle passait 1/3 de l’eau fournie par Israël. Ensuite, avec la caisse de résonance de la presse mondiale, on s’est plaint de l’arrêt de la fourniture d’eau et d’électricité par Israël. C’est l’histoire du gosse qui tue ses parents et qui demande au tribunal la clémence car il est orphelin.

Un mot pour notre pays : le Quai d’Orsay, pendant que la Ministre Colonna est en Israël, nous fait savoir "La France est en attente d’explications après la mort d’un agent du Quai d’Orsay (palestinien) dans un bombardement israélien à RafahLes 41 franco-israéliens, trucidés par le Hamas, n’ont eu droit, jusqu’ici, à aucun signe de respect ou reconnaissance que la République a l’habitude de montrer pour ses sujets quand le cas se présente. Probablement pour ne pas offusquer nos compatriotes musulmans qui à 78% (sondage Le Figaro, 18.12.23) considèrent la laïcité islamophobe car discriminatoire envers les musulmans.

 

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7 décembre 2023 4 07 /12 /décembre /2023 18:08

L’année finit et quelques lecteurs m’ont fait signe pour me dire qu’il faudrait ne pas laisser le temps passer sans dire quelque chose de ce qui se passe au monde sur les trois théâtres d’opérations qui nous intéressent : la France, l’Ukraine et Israël.

 

En me demandant d’exprimer un point de vue sur ce qui se passe actuellement dans le monde, on me suggère -si j’ai bien compris- de couvrir trois sujets : la France, l’Ukraine et Israël. Je vais laisser l’Ukraine de côté, cette fois-ci. Les divergences de politique interne aux Etats Unis, l’absence de la France pour tout ce qui concerne l’Ukraine (aide militaire, financière et/ou politique) et l’imbroglio créé par « l’allié » de l’OTAN (Turquie, ayant comme complice la Hongrie) quant à l’intégration de la Suède, font que Monsieur Poutine se frotte les mains et pense que le moment est venu pour gagner la guerre. Attendons.

 

Le tourbillon de la spirale déclinante – le ras-le-bol pour la peur instillée à tous par les actes de fous biberonnés à l’islam (120 agressions au couteau/jour, plus de 44.000 sur deux ans 2017/19 -Assemblée Nationale, 20.06.2020-, 40.000 sur un an 22/23), d’un côté, le déclin économique de plus en plus visible, sans perspective de retour vers ce que la France a été, d’un autre côté, font que notre pays est en train de consolider (?!) sa position de « homme malade de l’Europe » On parle, naturellement, du remplacement en cours du peuple autochtone mais, tout d’abord, on devrait constater le remplacement de deux classes sociales : la moyenne, en train de disparaître (impôts et taxes, inflation/pensions de retraite, grandes surfaces/petit commerce, etc.,) et la classe ouvrière (disparition employeurs, réduction massive moyens de production, concentrations agricoles, etc.,) tant et si bien que si elle représentait 40% de l’emploi en 1982 elle ne fait que seulement 15% en 2007 ! (INSEE). 

Dans une France où « L’effondrement économique … s’amplifie avec une croissance potentielle nulle, la chute de 5 % de la productivité depuis 2019, la remontée du chômage vers 8 % des actifs, un déficit public de 4,9 % du PIB et un déficit commercial supérieur à 100 milliards d’euros. La France est devenue, aux côtés de l’Italie, le maillon faible de l’Europe. Son déficit sera le plus élevé de la zone euro à partir de 2024, au moment où le Portugal ou l’Irlande affichent des excédents de 1 % et 1,6 % du PIB en 2023 » (N.Baverez, Le Figaro 04.12.23). Mais pourquoi ?

 

Selon OCDE, (2018) en France, le nombre annuel d’heures effectuées en moyenne par habitant est de 630 par an (chiffre le plus bas de tous les pays développés). L’Espagne est à 697 heures par habitant, l’Allemagne est à 722 heures, le Royaume-Uni à 808, les Etats Unis à 826, la Suisse à 943, la Corée à plus de 1.100. Créer des richesses sans classe ouvrière pour produire des biens et des gens qui travaillent 10 à 30% d’heures moins que l’Angleterre, l’Allemagne ou les Etats Unis – une vraie gageure.

 

Dans un pays où le taux de l’emploi des actifs est 8% de moins qu’en Allemagne : En 2022, le taux d’emploi des 15-64 ans en France est de 68 % de la population concernée contre 77 % en Allemagne. L’écart est de 8 points quand, en 2003, il n’était que d’un point toujours en faveur de l’Allemagne (63 % contre 62 %). Si la France avait le même taux d’emploi que l’Allemagne, son nombre d’emplois serait supérieur de 12 % à son niveau actuel. Il en serait de même pour le PIB. Une partie non négligeable de l’écart de PIB par habitant, écart de plus 7.000 euros en 2021, serait effacée (le PIB par habitant est de 51.000 euros en Allemagne, contre 43.500 euros en France. (CJD, 11.10.22). Sans oublier, aussi, que le taux d’emploi et son alter ego le taux de chômage, sont tenus à leur niveau par l’inclusion de membres d’une immigration récente (des gens peu formés, aculturés, utilisés essentiellement dans des métiers sans grande capacité de création de valeur). Immigration massive de personnes venant de civilisations très différentes qui veulent vivre dans des ensembles ethnico-religieux reproduisant ceux d’où elles sont parties d’où hiatus de plus en plus grand entre la masse des indigènes et les élites gouvernant les pays de l’Europe qui favorisent ladite immigration. Le drame, c’est que l’avenir du pays est affecté, l’héritage laissé par les anciens n’est plus transmis, l’influence de la France sur les affaires du monde s’estompe, « l’ascenseur social » disparaît. Le classement PISA 2023 fait de la France la championne des inégalités dans l’éducation et constate une baisse de niveau (maths, français) systémique qui ne fait que traduire l’inclusion des enfants des immigrés (deuxième ou troisième génération !). Quel que soit le mode de raisonnement ou de jugement, force est de reconnaître que l’expérience de l’inclusion de millions d’êtres d’une culture, d’une religion et d’un mode de vie totalement différents (antinomiques ?) des ceux des indigènes (européens) a été un échec. Et a conduit au déchirement du tissu national. Le drame (PEW, Projected Change in World Populations, 26.03.2015) : « La France se trouve dans une circonstance historique exceptionnelle : l’implantation sur son sol d’une nouvelle religion. Du point de vue de l’histoire, cela n’était pas arrivé depuis la chute de l’Empire romain et l’installation du christianisme. L’islam en Europe, de son côté, est confronté au lourd défi, celui de vivre en situation de minoritaires ce qu’il ne peut accepter » (L. Bouvet, L’insécurité culturelle – Sortir du malaise identitaire français).

 

Rétrogradée au rang 7ème pays plus riche du monde, en ayant dégringolé depuis 1974 de trois places, la France était, encore au début des années 1990 11ème au monde pour le PIB/habitant. En 2023 elle est 26ème. (De Facto, 12.05.23). Mais elle se permet de distribuer via des aides sociales 33,3 % de son produit intérieur brut (PIB) soit 834 milliards d'euros par an (15 .12.22- Ministère de la Santé et la Protection Sociale.). Nul autre pays en Europe ne fait de même ce qui crée un facteur d’attraction pour des populations venant d’ailleurs.

 

Dans un pays où ceux qui le dirigent ne disent pas la vérité au peuple. L’exemple le plus insolent : on prétend que la dette du pays (accumulée de puis 49 ans depuis qu’il n’a plus eu un seul budget en équilibre) n’est que de 3.114 milliards de € (118% du PIB, moyenne européenne 81% du PIB).

En oubliant de nous dire qu’il s’agit uniquement de la dette comptable mais que le pays a, aussi, une dette extra-comptable constituée par les engagements « hors bilan » : 3.453 milliards d’euros. Les deux ensembles sont supposées arriver, peu ou prou, bientôt, à 7.000 milliards d’euros. Chaque enfant qui né en France porte sur ses épaules une dette de 104.000 € soit l’équivalent de 4,5 années de revenu moyen (2022).

 

L’histoire de l’humanité est pleine d’exemples de personnes et de civilisations qui se sont suicidées consciemment ou non : la guerre de Troie, l’empire romain face aux barbares, plus récemment l’incroyable volonté de l’Europe de changer sa population via l’acceptation de populations exogènes de culture et religion différentes mais conquérantes. La procrastination, l’affluence et l’aveuglement ont conduit des civilisations fortes et fières à ignorer ce qui pourrait leur nuire, jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour répondre. La France est l’exemple le plus parlant pour nous tous. Car elle est le théâtre principal de l'offensive islamique en Europe. En disant cela, je ne pense pas seulement aux attentats qui ont marqués les dernières années, mais surtout à la formation sur le territoire français de véritables contre-sociétés qui ne disent pas leur nom et se désaffilient de plus en plus de la nation. Ajoutez l’abandon des élites, la censure de l'identité française, l’insécurité culturelle et même physique, la multiplication des accommodements déraisonnables à l'école ou à l'hôpital. Trop tôt pour prononcer un requiem ?

 

Et puis Israël. Après un moment de sidération, remarquable par son degré de compassion et, aussi, par sa disparition presque immédiate, le monde occidental (et une partie de l’Orient rapproché) ne sait pas comment se dépatouiller pour justifier sa position vis-à-vis du pogrome barbare qu’une organisation terroriste a perpétré en un seul jour en Israël. Faisons simple : l’horreur, certes, mais … Israël l’a bien cherché ! Car elle oppresse les Palestiniens en leur refusant la possibilité d’avoir un état. Curieux, car les efforts pour imposer un état palestinien (la proposition des "deux États") sont voués à l’échec, depuis longtemps, pour une raison simple : les palestiniens (habitant la Judée/Samarie appelées Cisjordanie et ceux de Gaza) ne veulent pas d’un tel état. Qui d’ailleurs n'a jamais existé. Bien que l’on parle « d’occupation ».

 

Oublions qu’ils ne constituent pas, vraiment, une nation ou un peuple. Leur nationalisme n’est pas basé sur une identité linguistique, historique, culturelle ou religieuse unique ; leur seul objectif est d’anéantir l’État d’Israël et, conséquemment, ses habitants juifs. Toute forme d’État "palestinien", par conséquent, qui accepterait le droit d’Israël d’exister, est, par définition, impossible. Cela est clairement évident dans le Pacte de l’OLP et la Charte du Hamas (1988,2017). Ce que tous ceux (diplomates, ministres, conseillers, think tanks, etc.,) qui gagnent leur vie en allant partout pour réaliser « la solution à deux états » savent pertinemment. Mais ça ne les empêche pas de continuer en vouant aux gémonies Israël, seul responsable de l’inexistence actuelle d’un état palestinien. Y compris « le premier allié d’Israël » les Etats Unis qui par la bouche de son ministre d’affaires étrangères déclare « Les États-Unis se sont engagés à promouvoir un État palestinien » (Ramallah, 30.11.23). Après le pogrome du 7 octobre que l’Autorité Palestinienne n’a pas voulu condamner. Regardons en détail : le Hamas commet un massacre digne des mongols d’Attila, le président de l’Autorité Palestinienne, M. Abbas (qui est dans la 18e année de son mandat de 4 ans) et ses collaborateurs soutiennent le Hamas, blâment les Juifs pour l’Holocauste, versent des allocations aux terroristes qui ont tué des Juifs, et dirigent un organisme corrompu, homophobe et misogyne.

Et les Etats Unis font quoi ? Ils disent qu’ils veulent créer un état dont personne ne veut vraiment.  Faut-il être stupide ou irresponsable. Le département d’État américain ne pense être ni l’un ni l’autre. Un état palestinien ? Aucun état arabe de la région n’en veut, vraiment, pas. Entre 1948 et 1967 ils auraient pu le laisser se créer car la Cisjordanie était annexée par la Jordanie et Gaza occupée par l’Egypte mais ils ne l’ont pas voulu.

 

Si depuis 30 ans on nous parle d’un état palestinien, depuis le pogrome du 7 octobre on ne parle plus que de « from the river to the sea, Palestine will be free ». En occultant, à peine, que la formule contient la disparition d’Israël et, aussi, des neuf millions d’israéliens. Mais qui le sait ? Un prof de UCLA (Berkeley) : « Quand les étudiants qui sympathisent avec les Palestiniens chantent « De la rivière à la mer », savent-ils de quoi ils parlent ?  J’ai embauché une firme de sondage pour sonder 250 étudiants de divers horizons aux États-Unis. La plupart ont dit qu’ils appuyaient le chant, certains avec enthousiasme (32,8 %) et d’autres dans une moindre mesure (53,2 %).

Mais seulement 47% des étudiants qui ont adopté le slogan ont pu nommer la rivière et la mer. Certaines des réponses alternatives étaient le Nil et l’Euphrate, les Caraïbes, la mer Morte (qui est un lac) et l’Atlantique. Moins d’un quart de ces étudiants savaient qui était Yasser Arafat (12 d’entre eux, soit plus de 10%, pensaient qu’il était le premier Premier ministre d’Israël). Lorsqu’on leur a demandé dans quelle décennie les Israéliens et les Palestiniens avaient signé les accords d’Oslo, plus d’un quart des partisans du chant ont affirmé qu’aucun accord de paix de ce genre n’avait jamais été signé. Il n’y a pas de honte à être ignorant, à moins de crier à l’extermination de millions.  En tout, après avoir appris quelques faits de base sur le Moyen-Orient, 67,8 % des élèves sont passés du soutien « de la rivière à la mer » au rejet du mantra. (RH (professeur de sciences politiques, UCLA-Berkeley, WSJ – 06.12.23).

 

Parmi ceux qui s’agitent, par le monde, il y a -naturellement- notre Président. Le 24.10.23, en Israël, il déclare « Je propose à nos partenaires internationaux que nous puissions bâtir une coalition régionale et internationale pour lutter contre les groupes terroristes qui nous menacent tous" (24.10.23 – Express). Deux jours après, au Caire, « Je propose que l’on crée une coalition pour subvenir aux besoins alimentaires de la population des Gaza » Et le 02.12.23, à Dubai, « il faut redoubler d’efforts pour parvenir à un cessez-le-feu durable ». Cessez-le-feu qui ne peut profiter qu’à ceux qui ont attaqué Israël, le Hamas. Mais qu’il justifie par les « souffrances d’une population » qui, selon lui, « n’a rien à voir avec le Hamas »

Mais, envers et contre tout, oubliant les 40 français trucidés par le Hamas et les quelques français pris comme otages, en oubliant aussi que les Français ne le suivent pas, ni lui, ni ceux qui vilipendent Israël : Il y a une France des réseaux sociaux qui laisse penser qu'Israël commet un génocide. Et il y a la réalité sondagière qui montre une posture raisonnable, malgré l'intensification de l'opération israélienne » De plus, 71% des Français voient dans l'antisémitisme une «menace sérieuse pour les Français de confession juive mais également pour la société dans son ensemble», à un moment où les actes antisémites explosent. C’est dans ce contexte que 72% des sondés sont contre la poursuite des manifestations propalestiniennes en France. (Sondage IFOP, Le Figaro 06.12.23)

 

Et pour mesurer son décalage par rapport à ce que des pays arabes, eux-mêmes, pensent, il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé à Dubai, pendant la Cop28. Aucun « grand » arabe (le Roi Hussein, les présidents de l’Egypte, UAE, le Prince de l’Arabie Saoudite) n’a eu le temps pour le rencontrer : ils le désapprouvent pour sa proximité du Qatar, pays qui a financé ouvertement le développement militaire du Hamas à Gaza. Il y en a plus : « L’Arabie saoudite veut voir le Hamas vaincu, veut voir un acteur politique modéré à Gaza »  déclare un haut responsable des services de renseignement américains « (Newsweek 04.12.23). Mais pas seulement l’Arabie Saoudite. « L’Egypte a commencé à inonder les tunnels terroristes du Hamas sous le passage frontalier Egypte-Gaza Rafah, dans une tentative apparente de prévenir les infiltrations terroristes » Selon l’agence de presse néerlandaise DPA (06.11.23), l’Égypte a pompé de l’eau de la mer Méditerranée dans les tunnels, mettant fin aux menaces qu’elle avait proférées contre le Hamas le mois d’avant.

 

Quant aux jérémiades de notre Président et d’autres quant au fait que les gens de Gaza n’ont rien à voir avec le Hamas ne savent-ils pas que le Hamas se cache derrière les civils et qu’il est étroitement mêlé avec eux, comme le Viet Cong l’était autrefois au Vietnam ? Il a bénéficié, depuis 17 ans, du soutien indéfectible de la population locale. Ses 30 ou 40.000 soldats et leurs familles, les dizaines de milliers de gens qui ont construits les tunnels (coûtant env. 800.000$ par km et qui s’éteindraient sur env. 500 km) ne lui étaient pas nécessaires ? Regardez les données d’une enquête d’opinion (Arab World For Research and Development).

Les gens de Gaza n’ont rien à voir avec le Hamas ? Si quelqu’un le voulait réellement, il faudrait des décennies pour changer la culture de haine que le Hamas et l’Autorité palestinienne ont méticuleusement cultivée depuis des dizaines d’années avec l’évidente complicité de tous les pays (comme le nôtre) qui ne voulaient pas voir ce qui était visible : la haine du juif.

A moins de croire notre Président qui, pour mettre fin à l’agression d’une organisation terroriste contre un pays et ses citoyens, se permet de dire « Il n’y a pas d’autre solution qu’une trêve humanitaire, au-delà d’un cessez-le-feu, qui permettra de protéger des citoyens qui n’ont rien à voir avec les terroristes. »  E.Macron BFM,10.11.23. Que le Seigneur le patafiole …

 

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21 novembre 2023 2 21 /11 /novembre /2023 16:50

Six semaines depuis le pogrom commis par le Hamas en Israël, à la lumière des représailles contre le Hamas et Gaza, en suivant le comptage des morts (tels que déclarés par le Hamas, sans dire que - probablement- la moitié ou les deux tiers, sont ses « militants ») la « communauté internationale » se détache d’Israël et occulte ses souffrances. Et à la différence de toutes les gauches, de tous les « progressistes » on voit un Prince arabe (Le prince héritier de Bahreïn) devenir le premier dirigeant arabe à personnellement, sans équivoque, « condamner » le Hamas, et à appeler le 7 octobre le massacre « barbare et horrible ».

 

Look back, Mrs Lot, or anything can happen (Ephraim Kishon) – l’auteur a pris la posture inverse de celle du Seigneur qui, en train de détruire Sodome, a voulu sauver Lot (seul homme honnête de la ville) et sa femme. Qui ne l’a pas écouté et la légende veut qu’une sorte de menhir sur le bord Ouest de la Mer Morte soit la preuve de ce qui s’est passé. Encore que… la Bible dit qu’il s’agissait d’une statue de sel. Quoi qu’il en soit, E. Kishon avait raison, Israël aurait dû regarder plus attentivement le passé de ses voisins de la Judée-Samarie et de Gaza au lieu de s’en détourner. Le coup porté à Israël, il y a six semaines, est survenu à un moment de profond malaise interne. La consternation qui a suivi, le fait que Tsahal, l’institution vénérée au cœur de la sécurité de la nation, ait eu besoin de douze heures pour réagir avait laissé sans voix Israël, les pays amis et ses ennemis. La possibilité qu’un tel assaut palestinien à plusieurs volets (terre, air, mer) se produise - et la lenteur de la réaction - a été aggravée par le sentiment généralisé que le gouvernement du premier ministre Benjamin Netanyahu était fatalement distrait. Naturellement, on le prend – seul - comme tête de turc en ajoutant, chaque fois qu’il est nécessaire de condamner le Hamas pour ses actes barbares que « bien sûr, cela ne veut pas dire accepter la politique de BN… » Si vous trouvez un seul de ceux qui parlent ainsi apte à vous dire en quoi consiste la politique de BN, faites-le moi savoir.

Look back ? De 2005 quand elle a quitté Gaza jusqu’en 2009 (première grande opération contre) Hamas avait lancé quelques 4.000 roquettes (« artisanales », à l’époque) contre Israël. On en a compté, depuis, env. 25.000 jusqu’au 7 octobre 2023 et encore quelque 10.000 autres à ce jour, dont la plus grande partie ne sont plus artisanales, certaines contiennent jusqu’à 500 kg de matière explosive. Tombée en extase des hautes clôtures, achalandées de moult détecteurs et de mitrailleuses à tir automatique et de la croyance que le Hamas devient un bon voisin, Israël a construit des chambres sûres, inventé le dôme de fer et construit des écoles et des terrains de jeux entiers dans des abris antiaériens à des coûts astronomiques. Elle n’avait pas regardé le passé, elle sait maintenant avoir commis une erreur d’une dimension incommensurable. Ce qui s’est passé a secoué le monde : le premier pogrom après la Shoah, 1.500 morts, enfants, adultes, civils, militaires y compris quelques 240 otages. En Israël, pays qui avait renoué avec sa présence millénaire pour que ce qui s’est passé en Europe n’arrive plus jamais aux juifs.

Pourquoi cela maintenant ? Il est encore tôt et il y a encore trop de choses inconnues, mais il semble probable que le Hamas et le Jihad Islamique aient voulu faire dérailler le rapprochement en cours entre Israël et des États arabes, en particulier l’Arabie saoudite. Certes il y a l’Iran. L’Iran, avec son rôle crucial dans cette attaque, qui y a été enhardi par l’apaisement de la Maison Blanche sous la forme de 6 milliards de dollars d’actifs gelés remis à Téhéran via un contrôle du Qatar …. Ces fonds, qui peuvent être utilisés à toutes les fins terroristes que l’Iran juge appropriées, ont été libérés sur ordre de Monsieur J.Biden, alors même que les ayatollahs continuaient à construire leur programme d’armes nucléaires, fomentant la violence au Moyen-Orient et au-delà, et en même temps, a soutenu la Russie dans ses crimes de guerre contre le peuple ukrainien.

Mais ce qui se préparait signalait le déclin de la cause palestinienne aux yeux de la plupart des gouvernements arabes. Après dizaines d’années pendant lesquelles toutes les offres faites par Israël et/ou les Etats Unis pour un règlement pacifique (y compris la fameuse solution miracle de « deux états ») avaient été, toutes, rejettes par les dirigeants palestiniens. Le Hamas et le JIP espèrent probablement que le succès de l’attaque initiale et l’ampleur des représailles inévitables, galvaniseront les publics arabes d’une manière que leurs gouvernements ont traditionnellement considérée comme dangereuse, les empêchant d’améliorer leurs relations avec Israël. Le Hamas a, de même, sous-estimé la vigueur de la réaction israélienne : voir Gaza transformé en ruines, même si cela amplifie la violence de leurs agissements, ne peut pas ne pas leur faire comprendre que leur règne est destiné à disparaître avec l’approbation (occulte) des grands pays arabes. Les réactions très mesurées des pays du Golfe et de l’Egypte via la Ligue Arabe, font comprendre au Hamas et au Jihad Islamique que personne ne viendra à leur secours pour les laisser gouverner, encore, la « prison à ciel ouvert » dont ils étaient les geôliers. Enfin, tout le monde, sauf quelques pays qui, pour des raisons connues, s’évertuent à tenir une balance égale entre les deux « parties ». En occultant autant que faire se peut que l’une est l’agresseur (mais … cela n’est pas venu de nulle part… vous disent-ils tout de suite) et l’autre est l’agressé (Israël a le droit de se défendre mais… en réclamant un cessez-le-feu immédiat qui ne peut être utile qu’au Hamas).

Ces pays (pour l’essentiel l’Espagne, la France, et d’autres en Europe) mettent en avance deux justifications majeures pour leurs demandes : (a) le Hamas ne représente pas les Palestiniens de Gaza et (b) les victimes des représailles israéliennes n’y sont pour rien dans ce que le Hamas a fait. Je reproduis quelques extraits d’une enquête d’opinion qui vient d’être réalisée après le 7 octobre (AWRAD – Arab World for Research and Development+ Université Bir Zeit/Ramallah- traduction MB) :

  • - Les attaques du 7 octobre – ont révélé que 48,2 % des sondés considèrent le rôle du Hamas comme « très positif », tandis que 27,8 % le considèrent comme « plutôt positif » total 76% ;
  • - Près de 80 % considèrent le rôle de la branche « militaire » des Brigades Al-Qassam du Hamas comme positif ;
  • - 59,3 % des Palestiniens interrogés ont déclaré qu’ils étaient « extrêmement » favorables aux attaques et 15,7 % ont dit qu’ils étaient « quelque peu » favorables à la folie meurtrière, total 75% ;
  • - Presque tous (98 %) les répondants ont dit que le massacre les rendait "plus fiers de leur identité en tant que Palestiniens"

Et notre Président n’est pas au courant de ces données ? Et tous ceux qui, depuis des années, s’efforcent de convaincre les Israéliens que seul un état palestinien à côté du leur sera la solution pour une paix éternelle ? Ne peuvent-ils, vraiment, comprendre, que ce que les Palestiniens (oui, tous - sauf des exceptions individuelles) veulent, c’est un état, le leur, à la place, ayant fait disparaître Israël et les 8 millions de juifs qui y habitent ? Un état palestinien ? Les Palestiniens avaient déjà reçu un territoire, il y a 19 ans, la bande de Gaza, sur lequel ils auraient pu construire un État. Au lieu de cela, ils l’ont transformé en un cloaque de terrorisme, de meurtre et d’oppression. Surtout pour leur population. En Judée-Samarie, l’Autorité palestinienne corrompue, tout en ayant le contrôle de plus de 90% de la population, soutient en réalité le terrorisme et l’antisémitisme. Quand comprendra-t-on que sur la base de ce bilan, les Palestiniens ne méritent pas d’avoir leur propre État ?

Grand ami d’Israël, « solidaire de son sort » (le 08.10.23), on entend notre Président déclarer à BBC « Israël doit cesser de tuer des bébés et des femmes à Gaza » (10.11.23) comme s’il ne savait pas qu’il y a une grande différence entre les dommages collatéraux et ce que le Hamas a fait. Bon, il a depuis quelque temps le chic de déclarer n’importe quoi et de dire ensuite le contraire.

On se souvient, « coalition militaire pour détruire le Hamas » en Israël, devenue « coalition alimentaire » en Egypte, visite rendue au négationniste antisémite de Ramallah suivi« d’explications données au Président d’Israël pour atténuer la gêne provoquée »,

demande d’un « cessez-le-feu » immédiat qui permettra de protéger les citoyens qui n’ont rien à voir avec les terroristes » suivi d’un coup de fil à B. Netanyahou pour lui demander d’accepter une « pause journalière » de quelques heures qu’Israël avait mis en place depuis dix jours, promesse d’envoyer un bateau hôpital pour Gaza faite le 25.10.23 au Caire – un porte-hélicoptère (le Tonnerre) qui ne peut prendre en charge que 4 (quatre) blessés graves et qui s’y trouve déjà. Et pour le « cessez-le-feu » il y en avait déjà un jusqu’au samedi 7 octobre à 06h30. Il  a servi à quoi ?

On se demande ensuite pourquoi nous ne sommes pas pris au sérieux…

D’ailleurs dans l’absence du sérieux nous ne sommes pas seuls. Il y a pléthore, on dirait un championnat pour déterminer qui propose mieux pour « après ». Naturellement tout tourne autour de la « solution à deux états » sans vouloir comprendre que ce qui s’est passé l’a enterrée pour au moins quelques dizaines d’années. Une génération ? Deux ? Plus ?

Pourquoi ? « Bien que souvent sous-déclarées, les écoles, les mosquées et les médias de ces territoires (Judée-Samarie et Gaza) endoctrinent leurs enfants et leurs citoyens 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 dans la haine et la diabolisation des Juifs et d’Israël et glorifient les kamikazes comme de nobles « martyrs ». À Gaza, l’Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) gère 278 écoles desservant plus de 291.000 élèves. Il a été démontré à maintes reprises que les écoles de l’UNRWA sont des canaux de haine juive de type nazi. Un audit de 2023 a révélé que les écoles de l’UNRWA à Gaza « appellent régulièrement au meurtre de Juifs et créent du matériel pédagogique qui glorifie le terrorisme, encourage le martyre, [et] diabolise les Israéliens. Le quotidien de l’Autorité Palestinienne (le « partenaire pour la paix ») publie régulièrement des diffamations, telles que : « le massacre est la base de l’État d’Israël » ; le Juif est « la maladie du siècle »; les Israéliens « sont les nouveaux nazis sur la terre » dont les crimes sont « pires que [...] [les] chambres à gaz »; « Israël [...] est [...] un Satan rusé »; et les Juifs « Shylocks de la terre, vidant activement les poches des Palestiniens ». Le spécialiste du Moyen-Orient, Bassam Tawil, résume bien la situation : « Il n’y a absolument aucune différence entre l’AP et le Hamas lorsqu’il s’agit de répandre la haine contre Israël et d’inciter au meurtre de Juifs. » DocEmetProductions H. Kopel, 19.11.23.

Allez dire à l’israélien lambda qu’il faut accepter un état palestinien à côté d’Israël (encore qu’on n’ait pas encore trouvé de dirigeant palestinien qui l’accepte non plus), il vous rira au nez en vous rappelant les paroles de Golda Meir « Nous pouvons pardonner aux Arabes d’avoir tué nos enfants. Nous ne pouvons pas pardonner aux Arabes de nous forcer à tuer leurs enfants » Deux états ? Une vue de l’esprit, une galéjade qui fait le bonheur de dizaines, centaines, milliers de diplomates et de leurs aides qui vivent de cela depuis plus de 30 ans.

Si j’avais le courage de le dire (vu que… l’islamophobie - pas la judéophobie, ni la christianophobie - est pénalement condamnable) je dirais… cela fait 1.500 ans que les musulmans emmerdent le monde. Tuer des juifs ? Ils avaient commencé dès le 7ème siècle et continué tant qu’ils ne les soumettaient pas pour qu’ils deviennent des dhimmis. Bien avant que l’Europe laisse faire (pousse à faire ?) sa Shoah avec plus de 6 millions de juifs trucidés (par des moyens modernes divers) lesdits musulmans arrivaient à faire bien mieux. Forts d’avoir le temps devant eux pour qu’ils tissent un voile noir de désespoir pour en couvrir le monde avec.

Alors… les gens de Gaza et/ou de Judée-Samarie pensent qu’ils peuvent attendre. Car ils savent ce qu’ils veulent. Gaza? Palestine? Témoignage du Dr. Tom Copeland, the Director of Research at the Centennial Institute (Real Clear Defense 11.11.23): « Inside an Israeli prison (2010), we asked a Palestinian commander a series of questions in light of two important concepts: hudnah, a temporary truce to rebuild and fight again, and salaam, a state of peace and harmony where all people have become Muslim.

“What would happen if the Jews left the West Bank and Gaza?” (part of the typical two-state solution). His response: “hudnah.”

“What if the Jews were expelled completely from Palestine?” (the waqf, “from the river to the sea”, from Lebanon to Eilat). His response: “hudnah.”

“What if all the Jews on earth were dead?” His response: “salaam.” Think about that.

Ils sont déjà en train de coloniser l’Europe qui en compte plus de 40 millions (sans parler des 100 millions de turcs qui attendent à sa porte). La France, qui fût la fille ainée de l’Eglise, en sait quelque chose bien que pour l’instant elle se drogue avec des mots du genre « l’ensauvagement de la société » ne voulant pas se dire que les assassinats de juifs, les attentats, les décapitations de professeurs ont tous été faits par des musulmans. Ni dire clairement, pour que l’on le sache, que si tous les musulmans du pays ne sont pas terroristes, tous les terroristes ayant agi sont musulmans. Comme on ne veut pas le dire, ni le reconnaître que l’on n’a trouvé aucun musulman dans notre pays qui aurait été tué par un juif en criant (ou pas) « la Thora va gagner ». Nos gouvernants, ayant de plus en plus peur (au fur et à mesure que la population exogène, musulmane, augmente son nombre) d’une guerre civile, acceptent la dérive du pays vers les abysses du sous-développement économique, culturel, sociétal. Quoi de mieux que se souvenir de ce que W. Churchill a dit à Neville Chamberlain après Munich « Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre »

 

Je ne puis pas finir ce texte sans me dire que la tragédie annoncée que le monde, que notre pays, ne veulent pas voir n’a devant elle que, héritiers des Lumières, des hommes nouveaux (modèle Jean-Jacques Rousseau) en cours d’abêtissement par des déconstructions diverses (la langue, la société, la civilisation). Un extrait des Invectives d’Alfred de Musset s’impose :              

Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire

Voltige-t-il encore sur tes os décharnés ?

Ton siècle était, dit-on, trop jeune pour te lire ;

Le nôtre doit te plaire, et vos hommes sont nés.

Pour qui travailliez-vous, démolisseurs stupides,

Vous vouliez faire un monde. - Eh bien, vous l'avez fait.
      Votre monde est superbe, et votre homme est parfait !

oooo

Israël. Ce pays est unique : certes, nécessité fait loi … Pendant une guerre à caractère existentiel, en attendant d’autres … Pour la première fois au monde, un système laser développé en Israël a réussi à intercepter une roquette lancée sur Israël pendant les jours des combats à Gaza. Après l’annonce sur News 14, au sujet de l’installation du système expérimental, le système a pu intercepter avec succès. (JNS – 21.11.23)

 

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2 novembre 2023 4 02 /11 /novembre /2023 22:29

Trois semaines, d’une guerre qui ne fait que commencer, après le massacre barbare commis par quelques 3.000 membres du Hamas qui avaient réussi de prendre en défaut la sécurité technique, technologique, humaine de l’État d'Israël considéré comme le mieux défendu dans son environnement proche ou élargi.

Trois semaines, pendant lesquelles la sympathie ouvertement prodiguée initialement, se transforme, lentement mais probablement, sûrement, en reproches pour ceci et pour cela. Car, rien à faire, il y a deux milliards de musulmans dans le monde et seulement 15 millions de juifs dont la moitié habite le pays appelé Israël : superficie 0,2% du territoire des 23 pays arabes qui l’entourent de près et de loin. Et le vieux continent qui n’a pas réussi avec sa « solution finale » à résoudre le « problème juif » est en train de se rendre complice de la curée (voyez la France - la plus grande communauté musulmane en Europe) car il y a plus de 30 millions de musulmans en Europe sans compter les 100 millions de turcs qui espèrent qu’ils y seront admis un jour.

 

J’en ai marre ! J’en ai marre de faire partie de ceux que l’on prend pour des imbéciles en leur disant tout et son contraire tout en escomptant leur incapacité à se faire une opinion partant des faits bruts et non pas des commentaires vaseux et orientés des deux pouvoirs qui les tiennent en laisse : le politique et les media.

Bien sûr, j’aurais pu écrire cela depuis des années car les choses ne font que s’aggraver depuis longtemps. Je le fais aujourd’hui car, ayant vécu la fin des années 30, je retrouve dans ce qui se passe dans notre pays mais, aussi, dans une partie de l’Europe, pour laisser de côté, pour l’instant l’Asie et l’Afrique, une partie de prolégomènes de ce qui est advenu ensuite. En clair, dans la période évoquée il s’agissait de la « question juive » : aujourd’hui, depuis quelques temps, il s’agit de la « question Israël » Remarquez, ce sont encore les juifs mais si, jadis, c’est un continent d’une culture inégalée qui s’en occupait, aujourd’hui c’est le rebondissement d’une culture figée à ce qu’elle était il y a plus de mille ans qui en est responsable. Avec la contribution active dudit continent qui n’avait pas réussi à la résoudre, jadis, tout en utilisant une solution considérée (espérée ?) comme finale.

Pourquoi en ai-je marre ? Après le massacre barbare du 7 octobre, effectué par des nervis dépassant en cruauté les exploits des invasions mongoles du 13ème siècle, de la sidération du moment à ce que l’on dit aujourd’hui, on assiste à une transition qui n’a qu’une seule explication. Approuver en catimini (en occultant les causes réelles) ce qui s’est passé, selon le dicton latin si nescimus, ipsi noverunt : (i) Israël l’a bien cherché depuis longtemps (56 ans pour certains - guerre de 1967, Judée-Samarie territoire disputé, 75 ans pour d’autres - Declaration d’Indépendance d’Israël suite au partage territoire par ONU, refus des états arabes, le peuple palestinien n’existait pas encore) et (ii) les nervis n’ont strictement rien à voir avec le “peuple” (inventé, dit-on, car pendant des lustres ils s’appelaient “arabes de Palestine” pour se distinguer des juifs de Palestine) qui les ont créés.

Des possesseurs d’un magister reconnu, des têtes politiques dirigeant des pays importants – même, une, dirigeant la seule superpuissance encore existante, essayent de nous convaincre que le « peuple » mentionné n’a strictement rien à voir avec les nervis criminels qui ont été capables du pire que l’humanité ait jamais vu.

Un philosophe français, et pas des moindres, nous dit « Le Hamas n’incarne pas la cause palestinienne. Je suis le premier à dénoncer la colonisation rampante de la Cisjordanie par Israël. Cette politique est mortelle pour les deux peuples. Mais toutes les implantations juives de Gaza ont été démantelées en 2005. C’est donc à la décolonisation de son territoire que le Hamas a répondu par la violence illimitée » A. Finkielkraut 31.10.23 – c’est le (i)

« Le Hamas ne représente pas le peuple palestinien » l'a rappelé Emmanuel Macron lors de sa rencontre, à Ramallah (capitale de Cisjordanie) avec M. Abbas (docteur en négationnisme, antisémite patenté) – c’est le (ii).

On dit que le Hamas est une association terroriste, qu’elle ne représente pas le peuple palestinien, tout ça doit être répété parce que c’est la position de l’Union européenne » Roberta Metsola, Présidente du Parlement de l’Union Européenne (France Info, 30.10.23.

Les civils palestiniens ne sont pas responsables des atrocités commises par le Hamas ni de la grave crise humanitaire à Gaza. Fournir une aide et une protection immédiates aux civils palestiniens dans le conflit est également une base nécessaire pour trouver des partenaires à Gaza qui ont une vision différente de celle du Hamas pour l’avenir” Antony Blinken, 01.11.23 WAPO

Et, naturellement, le vieillard cacochyme qui fait semblant de diriger les Etats Unis, en récitant les fiches écrites qu’une camarilla amenée à gouverner les Etats Unis par B. Obama, lui prépare : “Hamas ne représente pas le peuple palestinien “ J. Biden 10.10.23.

Naturellement, la presse, française, européenne, américaine (avec quelques exceptions) s’évertue à laver nos cerveaux en conséquence. Fichtre !

Depuis des années (pratiquement depuis qu’Israël a intégralement quitté le territoire, en 2005) on s’est employé à nous faire admettre que Gaza était une prison à ciel ouvert pour les plus de 2 millions d’êtres qui y vivent. Si Gaza était une prison, ses geôliers (Israël et Égypte) en sont très mauvais… Comment expliquer autrement les petites guerres à répétition (les dernières 2015, 2020, 2021), avec des moyens de plus en plus élaborés, que le Hamas a toujours initiées ? Comment expliquer que, pour la dernière, le Hamas disposait de plus de 10.000 fusées (dont le poids de certaines dépassait 500 kg) – 5.000 tirées le premier jour ! Des paragliders, de l’armement lourd, des pick-up avec de mitrailleuses et autres jouets qui passent mal les portes d’une prison. Et s’ils disposaient de ces armements, avec qui Hamas a-t-il fait ce qu’il a fait ? Les 40.000 “soldats” dont il se targue ne sont-ils pas palestiniens ? Et chacun de ces soldats ne fait-il partie d’une famille de 6 à 8 membres soit 250 à 400.000 en premier cercle ? Les 500 km de tunnels souterrains ont été construits par qui ? Et n’ont-ils pas eu la majorité des voix aux dernières élections (c’est vrai, c’était en 2005…) ? Des élections imposées par l’Amérique de M. Bush (qu’Israël ne voulait pas car la victoire du Hamas semblait écrite sur les murs) qui pensait nécessaire pour encore installer la démocratie dans un pays arabe comme ils étaient en train de si bien réussir en Irak.

On me dira ce que l’on veut, j’aurai plus que du mal à croire l’idiotie selon laquelle le Hamas est une création par génération spontanée, sans aucune liaison avec l’environnement où elle a prospéré. Et puisque je ne le crois pas, je n’ai pas, non plus, de mal à admettre que ceux qui ont fauté ce ne sont pas uniquement les nervis mais, aussi, mais surtout, les masses palestiniennes de Gaza qui ont assuré au Hamas la force de travail et les ressources pour transformer le territoire en bunker en se préparant pour leur but réel, explicité, figurant clairement dans leur Charte (1998 et 2017), la destruction d’Israël. Avec sa traduction, pour tous les idiots utiles de l’islam conquérant, « la Palestine du fleuve à la mer » qui suppose l’éradication d’Israël mais, aussi, un nouvel holocauste car, volens-nolens, il y a en Israël presque 8 millions de juifs. Remarquez, on devrait se rappeler les massacres musulmans en Inde du 13ème au 15ème siècle (Timour le Boiteux, à Sistan, fit ériger devant les portes de la ville pas moins de trente-cinq pyramides à partir de soixante-dix mille têtes coupées.

Oui, je sais, parler de la responsabilité collective mène à admettre la punition collective. Cela ne m’émeut pas du tout. Et on n’arrête pas de nous parler des morts à Gaza – nombre indiqué par le Hamas et, presque jamais, questionné par les médias mondiaux. Sans doute parce qu’Israël tue des musulmans.

Un peu d’histoire s’impose.

Le bombardement de Dresde eut lieu du 13 au 15 février 1945, selon les principes de la directive du ministère de l'Aviation du gouvernement britannique sur le bombardement de zone du 14 février 1942, devenue avec l'USAAF la directive de Casablanca (en) en 1943. Il détruisit presque entièrement la ville allemande de Dresde, dans le cadre d'un bombardement combiné en bomber stream. L'United States Army Air Forces (USAAF) et la Royal Air Force (RAF) utilisèrent des bombes incendiaires notamment à la thermite1, l'emploi du phosphore étant, lui, discuté. Les bombes classiques et à retardement furent aussi utilisées. L'évaluation actuelle du nombre des victimes se situe autour de 35.000 morts (dont 25.000 corps identifiés). (Wikipédia). J’ai vu Dresde en 1982, 37 ans après la fin de la guerre : la moitié (peut-être 2/3) de la ville en ruines par rapport auxquelles celles de Gaza est un jeu d’enfants. C’est vrai, le musée de Beaux-Arts était debout et sa Galerie de Peinture des Vieux Maîtres) (une très grande partie des pièces collectées auprès des juifs quittant l’Allemagne ou morts à Dachau) impressionnait.

L'attaque des forces aériennes américaines sur Berlin le 3 février 1945 fut l'une des plus dévastatrices de la Seconde Guerre mondiale. Ce jour-là, 2.500 berlinois furent tués et 100.000 personnes virent leur maison détruite par les raids aériens. Wikipédia

Conquête de Berlin, avril 1945. Les Soviétiques ont massé autour de Berlin plus de 40.000 pièces d'artillerie (1 pièce tous les dix mètres). Wikipédia J’ai connu un lieutenant d’Artillerie de l’Armée Rouge qui y a participé : ils ne réglaient pas leur tir en azimut, uniquement en site, à une cadence de 12 coups à l’heure, pendant 18 heures.

Si vous voulez que j’ajoute aussi Hiroshima et Nagasaki, je puis le faire, la conclusion serait la même.

De l'humour noir: I'm hoping Hamas and their sympathizers have so many casualties they face a shortage of those virgins promised... They may have to settle for transgenders...

Pourtant, à Nürnberg on a jugé uniquement les monstres nazis. Il a fallu attendre le 30 octobre 2023 pour qu’un procureur de la Cour Pénale Internationale, originaire d’un pays africain, se trouvant à la frontière de Gaza avec l’Égypte (on occulte toujours le fait que ce pays bloque autant qu’Israël Gaza mais il ne fournit ni eau, ni aliments, ni électricité) déclare «  que son institution était en train « d’enquêter activement  …. sur la situation à Gaza et en Cisjordanie car le fait d’empêcher l’aide humanitaire d’entrer dans la bande de Gaza pouvait constituer un crime »  (TOI, 30.10.23) Commis par qui ? Israël, naturellement. Sans remarquer que l’Egypte garde la frontière fermée pour que les gazaouis, frères arabes, ne puissent pas se réfugier, pendant la guerre de son côté. Pourquoi ? Monsieur El-SISSI – Président de l’Egypte « Accepter des réfugiés, des citoyens palestiniens, de la bande de Gaza au Sinaï serait simplement transférer leur résistance, les combats, de la bande de Gaza au Sinaï » « L’Égypte en subirait les conséquences. Le Sinaï deviendrait une base pour les opérations terroristes contre Israël, et nous, en Égypte, en porterions la responsabilité» Washington Examiner, 20.10.23

Disons-le, clairement : des terroristes barbares ont traversé la frontière d’Israël, massacré des innocents, violé des femmes, éventré des femmes enceintes, démembré des corps d’enfants, décapité des nourrissons, fait des prisonniers - y compris des tout-petits qui restent entre leurs mains - puis ont accidentellement fait exploser une roquette dans le parking de leur propre hôpital de Gaza, et d’une manière ou d’une autre, dans tout cela, Israël est toujours le méchant.

 

Et on lui demande (l’Union Européenne, M. Macron, même M. Biden + les pays arabes frères et le sultan d’Ankara – qui a fait trucider de dizaines de milliers de kurdes) de faire une pause (trêve) en vue d’arriver à un cessez-le-feu. Tout en sachant qu’après chaque cessez-le-feu le Hamas et ses frères de Gaza profitaient pour ré-fourbir leurs armes, obtenir de nouvelles ressources de leurs sponsors qataris ou iraniens pour pouvoir aborder la prochaine guerre dans de meilleures conditions. Et le Conseil de Sécurité du « machin » a voté une résolution demandant un cessez-le-feu sans qu’elle utilise le terme Hamas ou condamne le massacre du 7 octobre. Résolution qui ne disait, non plus, mot du droit d’Israël à se défendre : en faveur : 12 (Albanie, Brésil, Chine, Équateur, France, Gabon, Ghana, Japon, Malte, Mozambique, Suisse, Émirats arabes unis) Contre : 1 (États-Unis) Abstention : 2 Russie, Royaume-Uni ; la France avec le Gabon, Équateur, Ghana, Émirats arabes unis, Chine, Albanie, Brésil … tous des amis d’Israël… Pour la première fois depuis l’attaque du 7 octobre du Hamas, la France a rompu avec ses alliés occidentaux au Conseil de Sécurité, en votant en faveur du projet de résolution brésilien. Elle a fait de même en Assemblée Générale. Serait-ce parce qu’elle se soucie de la paix intérieure du pays qui dénombre plus de 10% d’habitants musulmans dont la plus grande partie se déclare solidaire de ses frères palestiniens ? Passons.

 

Il faudrait, cependant, se souvenir que les Alliés n’ont accepté de l’Allemagne ou du Japon rien d’autre que la capitulation totale.

Pour le dire encore plus clairement : Israël doit réaliser une destruction complète du Hamas de manière qu’un Juif puisse marcher librement dans les rues de la ville de Gaza, tout comme les Arabes israéliens peuvent marcher librement dans les rues de Tel Aviv. A ce moment-là l’on saura que le Hamas a été complètement et totalement détruit. Et que tous ceux, idiots utiles d’un islam conquérant, en Europe ou ailleurs, sponsors complices d’une organisation terroriste, contempteurs des juifs un peu partout dans le monde, auront compris que cette tribu qui, vaille que vaille, survit depuis des millénaires à moult pogroms, destructions, persécutions, est toujours vivante et qu’elle a maintenant les moyens de s’opposer à sa destruction. Ces moyens s’appellent Israël. Bon à savoir pour tous ceux qui, comme notre Président, celui des Etats Unis et tutti quanti veulent imposer à Israël de respecter « les lois de la guerre et de l’humanité » comme si on demandait à un catcheur de respecter les lois du Marquis de Queensberry.

 

 

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24 octobre 2023 2 24 /10 /octobre /2023 15:22

Les jours passent et la quantité d’ignominies ne fait qu’augmenter : demandes de trêve, de cessez-le-feu, de modération, de tenir compte du sort du « peuple palestinien » car le Hamas ne le représente pas (c’est, sans doute, un ectoplasme créé dans l’éther, se trouvant tout-à-fait par hasard à Gaza), des manifs partout pour la paix mais on scande Allah Akbar et, chez nous Israël assassin - Macron, complice.

Et, enfin, l’homme qui se veut « premier leader » de l’Europe, après un temps de réflexion de 17 jours se rend en Israël pour prôner quoi ? La création d’un état palestinien et l’arrêt de la colonisation en Cisjordanie (qui s’appelle depuis plus d’un millénaire, Judée-Samarie). Et, ensuite il va aller à Ramallah pour rencontrer un vieillard antisémite, docteur en négativisme et qui conteste le lien, trois fois millénaire, du peuple juif avec sa terre.

 

Il est évident qu’un homme incapable de se défendre ou bien se venger lui-même, manque de l’une des parties les plus essentielles dans le caractère d’un homme. Adam Smith (18ème siècle)

 

Tellement loin de ce qu’on nous a appris : « ne pas se faire justice soi-même ».

Mais tellement d’actualité, car après le pogrome du Hamas contre des juifs d’Israël, après les exactions bestiales auxquelles on a du mal à trouver des équivalents, la question à laquelle on ne veut pas répondre est liée à la volonté d’Israël de détruire, jusqu’à son dernier membre, cette organisation terroriste. Pour des raisons diverses et, pas toutes honorables, les opinions divergent mais tous (ou presque) commencent leur litanie par demander « un cessez-le-feu » immédiat. Ou (la France !) « Une trêve humanitaire pour conduire à un cessez-le-feu » Toutes ces demandes « visaient, dès le lendemain du massacre, à laisser ainsi impuni et sans réponse le saccage du Hamas qui a tué 1.400 personnes et en a blessé plusieurs milliers d’autres. Elles étaient et sont destinées non pas à modérer une réponse israélienne, mais à en éviter une. Ils ne méritent pas de gagner une once de crédibilité simplement parce que deux semaines plus tard, ces appels se poursuivent. Ils vieillissent comme du lait, pas comme du vin. Il y a des terroristes qui doivent être traduits en justice, des otages qui doivent être rendus, et des millions d’Israéliens et de Palestiniens dont le sort ne doit pas être laissé aux caprices des monstres et de leurs apologistes » (Commentary, 24.10.23 – MB).

 

Je paraphrase K. Marx (Manifeste…) « Un spectre hante l’Europe : l’éventuelle réussite d’Israël à détruire le Hamas. Des états de la vieille Europe, devenus woke ou restant antisémites, l’Irlande et la Belgique, la Norvège et la Croatie, la Slovaquie et la Turquie, s’activent à l’empêcher. Y compris une pimbêche de 20 ans, érigée en égérie de l’écologie mondiale.

Et d’autres (la France, les Pays Bas, etc.,) ne savent pas sur quel pied danser pour éviter d’être considérés pro-israéliens par une partie de leurs habitants propalestiniens car musulmans. Tout est bon dans ce qu’ils disent : le Hamas ne représente pas le pauvre peuple palestinien (dont, seulement, 90% veulent la disparition d’Israël), l’occupation israélienne d’un territoire volé [anciennement celui des hébreux et qui lui a été rendu par trois actes (Déclaration Balfour 1917, Société des Nations 1920 et ONU 1948)], son régime d’apartheid (sa population arabe=20% du total ne dispose que de 50% des pharmacies du pays, ses médecins ne représentent que 25% du total du pays, elle n’a qu’un seul juge à la Cour Suprême et seulement 10% des députés). » Rien à faire, c’est un reflexe pavlovien propre à ceux qui détestent (quel qu’en soient les raisons) Israël.

La question à laquelle on ne veut pas répondre est, selon moi, « y a-t-il équivalence entre les victimes du pogrome et celles des bombardements israéliens sur Gaza ? » Tout personne dotée d’un minimum de jugement devrait dire NON : le Hamas a effectué le pogrome pour tuer, torturer, prendre des otages – les bombardements israéliens sont des représailles (Adam Smith…) et leurs victimes, des dégâts collatéraux. Et si on ajoute que le Hamas utilise des populations comme « bouclier humain » la discussion arrive à son terme.

Je ne crois pas qu’il faille répéter ce qu’il y a dans la Charte de cette organisation (terroriste – pour l’Europe, les Etats Unis et les pays arabes du Golf) autant pour ce qui est d’Israël que des juifs. Certes, on s’est habitué - pour le juifs - en disant que le Coran qui prône leur annihilation, c’est vieux… Cela tombe bien, le ministère des Dotations de la modérée Autorité Palestinienne, dont le président a ressorti il y a un mois les vieilles absurdités antisémites, vient d’émettre le sermon à lire dans toutes les mosquées vendredi dernier (traduction anglaise, agrandir le texte, cela en vaut la peine) :

L’équivalence que l’on fait entre les crimes abjects, barbares, dont la justification se trouve, pour certains, dans le Coran lui-même ou dans les fatwas, sermons et autres imprécations est absurde mais elle parle clairement de la faillite morale de ses propagateurs. J’ai de la peine pour notre pays pour ce que son Président est en train de faire : il va à Tel Aviv (pas à Jérusalem, capitale de l’Etat et siège du gouvernement…) on sait pourquoi) mais, ensuite il va voir le vieillard de Ramallah qui, il y a un peu plus d’un mois, a tenu des propos virulemment antisémites que l’on entendait plus, tout en contestant le lien trois fois millénaire du peuple juif avec sa terre. Aucun des chefs d’état ou PM qui sont allés en Israël dès le lendemain du massacre, sans attendre 17 jours, n’ont inscrit, par décence, Ramallah dans leur voyage. Mais pas M. Macron car lui, il a plus de 6 millions de citoyens musulmans dont la grande majorité sont pro palestiniens. Dont la plus grande partie (70% ?) votent pour un parti islamo-gauchiste d’extrême gauche. Mais il fait mieux : il va plaider pour « un processus de paix conduisant à la création d’un état palestinien et à l’arrêt de la colonisation » Personne parmi ses conseillers ne lui aurait dit que le Hamas et une très grande partie du mouvement palestinien, sont imprégnés d’antisémitisme, qu’ils n’ont aucun intérêt pour la paix  car ils prêchent, ouvertement, l’anéantissement d’Israël et de son peuple ? Comment ils ont construit et vendu au monde entier, disposé à les gober, des fantasmes selon lesquels Israël est un État d’apartheid, un occupant colonial, et que, dès lors, la « résistance est justifiée »?. Bien sûr, l’attaque du Hamas n’était pas un acte de résistance. Le Hamas, autorité dirigeante de Gaza, a-t-il caché sa volonté déclarée de détruire Israël ? Et notre Président est le seul à penser qu’ils ne pensent pas ce qu’ils disent ? Personne ne lui a dit que Hamas a considéré chaque cessez-le-feu négocié avec Israël comme une occasion de gagner du temps pour reconstruire son arsenal et se préparer pour le prochain cycle ? Que Hamas n’est pas un partenaire pour la paix, mais un agent de guerre et de destruction? Que Hamas est uniquement un groupe terroriste ? Il n’a pas de programme positif. Il n’a rien à faire d’un État palestinien encore moins que le vieillard de Ramallah qui a eu trois offres en ce sens et n’en a accepté aucune ?

Comment notre pays réagirait-il si une attaque venant des islamistes abrités en Belgique provoquait (au prorata des populations France – Israël) 9.873 morts et 26.210 blessés soit 38.000 victimes ?

J’ai tort de lui en vouloir car il est constant et sait fort bien tourner sa veste. Une fois qu’il a mentionné la solidarité de la France avec Israël, quand l’’histoire de « l’hôpital » a commencé, sans prendre le temps de l’information il a tweeté « Rien ne peut justifier une frappe contre un hôpital. Rien ne peut justifier de prendre des civils pour cibles. La France condamne l’attaque contre l’hôpital Al-Ahli Arabi de Gaza qui a fait tant de victimes palestiniennes. Nous pensons à elles. Toute la lumière devra être faite », a écrit le chef de l'État sur X. (Le Parisien, 10.10.23). La lumière a été faite, quasi en totalité, aucun mot d’excuse, 14 jours après.

Soyons clairs : des terroristes ont traversé la frontière d’Israël (pas des territoires « occupés »), massacré des innocents, violé des femmes, pris des otages -y compris des tout-petits qui restent entre leurs mains, certains citoyens français- puis ont accidentellement fait exploser une roquette dans le parking de leur propre hôpital de Gaza, et dans tout cela, Israël est toujours le méchant. Vos avez dit équivalence ?

Non. « La bataille de Gaza devrait ressembler davantage à la bataille de Berlin en 1945, au cours de laquelle les Alliés ont cherché à détruire complètement l’ensemble du régime nazi, en combattant jusqu’au dernier homme et à la dernière cour du bunker d’Hitler. Les pertes étaient élevées, mais c’était le coût pour débarrasser le monde des nazis et s’assurer qu’ils ne pouvaient pas revenir. En 1946, un Juif pouvait se promener librement dans les rues de Berlin, où deux ans plus tôt, cela aurait signifié la mort immédiate. Israël aura réalisé une destruction complète similaire du Hamas lorsqu’un Juif pourra marcher librement dans les rues de la ville de Gaza, tout comme les Arabes israéliens peuvent maintenant marcher librement dans les rues de Tel Aviv. C’est alors que l’on saura que le Hamas a été complètement et totalement détruit. (Commentary -20.10.23, MB).

Et si qui précède est pertinent, comme je le pense, alors … Israël devrait marcher dans les pas des Alliés. Elle doit exiger la reddition inconditionnelle et prendre le contrôle total de Gaza. Elle doit écraser le Hamas, tuer ou capturer ses dirigeants. Israël doit annoncer qu’il jugera les dirigeants du Hamas devant les tribunaux qu’il convoquera pour le procès des crimes de guerre, à l’instar du procès de 1961-1962 du tribunal de district de Jérusalem pour Adolph Eichmann, le fonctionnaire nazi qui a joué un rôle central dans la mise en œuvre de la « solution finale » de Hitler. S’ils sont reconnus coupables, les accusés doivent être exécutés, et Israël doit exécuter ces peines. (La loi israélienne prévoit la peine de mort en cas de génocide ou de collaboration nazie, et Eichmann est le seul prisonnier exécuté par l’État d’Israël.)

Assassiner des enfants devant leurs parents, puis les tuer, aussi ? Incinérer des familles entières? Couper la tête des bébés? Tirer sur des mères et laisser leurs cadavres piégés au pied du berceau de leurs enfants pour que quiconque essaie de déplacer le corps tue tout le monde dans la pièce ? Personne ne s’y attendait. Et Adam Smith ? Laisser le Hamas à Gaza « business as usual » ? Que cela soit la volonté d’une partie des pays arabes (Egypte, Jordanie parmi elles), soit. Mais que la France de M. Macron demande le cessez-le-feu ? Pour que les hauts dirigeants du Hamas dans leurs villas somptueuses au Qatar, puissent appeler les musulmans du monde entier à se joindre à la guerre contre Israël, comme ils l’on fait ? Au cœur de leur djihad se trouve la haine et le meurtre de Juifs dans tous les coins du monde. Mardi dernier on a pu voir, sur les réseaux sociaux, une foule qui a incendié la synagogue el-Hamma dans le gouvernorat de Gabès, en Tunisie. Mercredi, des émeutiers ont protesté devant une synagogue de Melilla, en Afrique du Nord, en criant « Israël meurtrier ! » Le même jour, des assaillants ont lancé deux cocktails Molotov sur une synagogue de Berlin. Et dans la douce France, 697 actes antisémites à hier soir. Et des manifs pro-palestiniennes à profusion – que le Conseil d’État laisse se faire, car nous sommes un état de droit. Et, de toute manière, c’est des juifs que l’on vilipende, si nous ne savons pas pourquoi, eux ils doivent le savoir, n’est-ce pas ? Certes, c’est moins pire : Des manifestants pro-Hamas à Sydney ont scandé « Gazez les juifs » (ToI, 13.10.23).

Après des bombardements intensifs (entre 200 et 400 sorties d’avion chaque nuit depuis le 7 octobre, plus de 6.000 bombes la première semaine sur env. 45 km2) pour détruire « la prison à ciel ouvert ». Tellement prison que le Hamas a pu fabriquer plus de 10.000 fusées ? avoir des paragliders ? drones ? kalashnikovs ? artillerie ? Et les palestiniens qui y vivent n’ont rien su ? Et on nous dit que le Hamas ne représente pas les palestiniens. Quelle galéjade !

Regardez quelqu’un qui sait, et parce qu’il le sait, ne veut pas un seul « réfugié palestinien » dans son pays : Monsieur EL SISSI – Président Egypte « Transférer des réfugiés, des citoyens palestiniens, de la bande de Gaza au Sinaï serait simplement transférer leur résistance, les combats, de la bande de Gaza au Sinaï », a-t-il déclaré mercredi dernier selon une traduction d’un média égyptien. « L’Égypte en subirait les conséquences. Le Sinaï deviendrait une base pour les opérations terroristes contre Israël, et nous, en Égypte, en porterions la responsabilité. » Washington Examiner, 20.10.23. L’Europe a accepté 5/10 millions venant d’Ukraine. Aucun pays arabe n’en veut, bien que frères ! Le Roi de Jordanie : pas de refugiés de Gaza, c’est une ligne rouge. Tu parles d’une confrérie…

 Mais M. Macron, lui, veut un état palestinien qui, sans doute comme Gaza en 2007, deviendrait le territoire du Hamas et de son sponsor, l’Iran.

Mais ne minimisons pas l’enjeu de ce qui se passe : « Ce qui est plus clair que jamais, c’est que les classes dirigeantes de beaucoup trop d’institutions occidentales veulent qu’Israël échoue. Ils veulent que cela échoue physiquement, comme ils l’affirment avec une effronterie croissante. Mais tout aussi important pour leur vision du monde fragile, ils veulent qu’elle échoue moralement. Ils ont besoin de cet échec parce que sans lui, toutes leurs théories politiques absurdes et alambiquées, toutes les ridicules hiérarchies de victimes et les complexes psychologiques bizarres projetés sur le monde, n’ont aucun sens et se révéleront sans valeur. Ils sont un nid de culpabilité et de préjugés ». The Times, 18.10.23. D’où l’absolue nécessité qu’Israël détruise le Hamas, pour son bonheur et celui d’une partie du monde. Comme les alliés ont détruit le régime nazi de l’Allemagne.

 

 

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18 octobre 2023 3 18 /10 /octobre /2023 15:18

 

Dur, dur d’écrire sur tout ce qui se passe chez nous et en Israël. J’essaye de le faire, le partage du texte est inégal, je devrai revenir (disent certains des lecteurs) sur ce qui se passe en France, rapidement, et je le ferai.

Dix jours qui dégoûtèrent le monde

Je devrais, en réalité, écrire sur ce qui se passe dans notre belle France : les derniers assassinats islamistes (faut ajouter « radicaux » car autrement on risque d’être accusé d’islamophobie et condamné par notre éminente justice). Le comment et le pourquoi. Et ce qui nous attend car on a, enfin, commencé à comprendre que ce qui nous arrive « était écrit sur le murs » Lisons Pierre Manent (Beyond Radical Secularism, 2016) : " L'immense majorité de nos concitoyens musulmans n'ont rien à voir avec le terrorisme, mais ", car il y a un mais, " le terrorisme ne serait pas le même, il n'aurait ni la même portée ni la même signification si les terroristes n'appartenaient pas à cette population et n'étaient pas nos concitoyens. Les actes terroristes seraient simplement des crimes odieux soumis à la justice ordinaire s'ils n'étaient pas guidés par un but de guerre et par l'intention de ruiner la possibilité même d'une vie commune " Et nos compatriotes musulmans s’ordonnent face à l’impératif du djihad (consubstantiel à la volonté de l’islam de conquérir le monde) selon (enquêtes PEW 2010, 2014, 2016) :

Le « Personal Moral Obligation » regroupant les membres les plus proches de l’idéal promu par le Coran. En même temps, ce terreau (0,5 à 0,7% de la population musulmane d’un pays –PEW) est celui où se recrutent ceux disposés à passer à l’acte parmi lesquels env.1/mille qui le fasse. Un peu d’arithmétique … 5/6 millions de compatriotes musulmans … des assassins prêts à l’acte = 25 à 35. Réservoir pour les Merah, Koulibali, ceux de Nice, de Charlie Hébdo … jusqu’à Samuel Paty et l’avant dernier prof (car, malheureusement, il y en aura d’autres…) d’Arras. Mais on commence, tout en disant que tous les musulmans ne sont pas des terroristes, admettre que les terroristes sont le fer de lance de la volonté intrinsèque, existentielle, de l’islam de conquérir le monde. A commencer par le « ventre mou » qu’est l’Europe et, surtout la France. Je dois ajouter que, probablement (selon Hegel) la quantité de malheurs a changé, un peu, la qualité de la réaction de nos gouvernements. Deux lignes se dessinent – celles du ministre de l’Education et celle du Ministre de l’Intérieur ce qui, j’espère changera les données du problème. Au moins à la marge.

 

Mais, le titre paraphrase celui du bouquin de John Reed (2019 – Révolution russe de 2017), donc, je dois revenir à ce qui a paru (paraît) important aux destinées du monde depuis samedi 7 octobre, le pogrome contre les juifs habitant Israël effectué par les hordes du HAMAS ayant réussi à tromper les défenses de sécurité de ce pays.

Commençons par le commencement. Cette organisation terroriste ayant pris le pouvoir par un putsch effectué contre les représentants de l’Autorité Palestinienne (qui dirigeait Gaza depuis son évacuation intégrale par Israël, sous les applaudissements du monde entier en 2005) a inscrit dans sa charte (1988), parmi ses 36 articles ses objectifs essentiels :

1. La destruction complète d’Israël comme condition essentielle à la libération intégrale de la Palestine et à l’établissement d’un État théocratique fondé sur la loi islamique (charia);

2. La nécessité d’une guerre sainte (jihad) sans retenue et sans relâche pour atteindre l’objectif ci-dessus;

3. Le mépris délibéré et le rejet de toute résolution négociée ou règlement politique des revendications juives et musulmanes en Terre Sainte.

Pour ce qui est du deuxième objectif, les kalachnikovs, les bombes et les roquettes sont sans doute du XXIe siècle, mais la haine des Juifs illustrée par le pogrom du 7 octobre est aussi vieille que le temps. Ce qui a été nouveau c’est la bestialité de l’exécution du pogrome filmé par des monstres pour une diffusion immédiate sur les réseaux sociaux. Et alors, quoi ? L’Occident les condamne? Ils n’en peuvent mais. Tout comme la Russie ou la Chine ne se soucieront pas des violations des droits de l’homme, surtout s’il est juif. Et les Iraniens sont de leur côté. Peu importe qu’ils partagent des cultures, des religions et des croyances contradictoires, la seule chose qui compte est l’intérêt primordial qui les lie : attaquer l’ordre occidental. Par le maillon le plus faible, les Juifs. A part eux qui sera en larmes dans le monde occidental ? La France de la première croisade ? L’Angleterre du 13ème siècle ? L’Espagne du 15ème siècle ? Le pogrome d’Odessa de 1821 inaugurant le monde moderne et lui donnant le nom (venu de la langue russe) ? Ceux de la Russie pré et post révolutionnaire ? Ceux de Pologne ? La Shoah ? Rien de nouveau sous le soleil, disait, déjà, le Roi Salomon (un pessimiste, 970-931 avant JC).

Presque tout le monde civilisé s’est senti obligé de condamner, rien que quelques heures après, pratiquement « live » ce qui se passait en Israël. Et, naturellement, pour faire bonne mesure, dès le lendemain ou le sur lendemain, « l’Intersectionnalité » Harvard, Barack Obama, Poutine, Erdogan, France Insoumise, Mélenchon, l’ami Qatar, quelques potentats africains (de moins en moins nombreux à Paris), Josep Borell pour l’Europe, appelaient à un cessez-le-feu AVANT même qu’Israël commence à répondre. En se préparant, sans doute, pour le jour d’après quand ils lui demanderont d’agir en « proportionnalité » pour défendre les palestiniens de Gaza qui ne sont, selon eux, que des prisonniers du Hamas, bien que les enquêtes d’opinion montrent que 70% d’entre eux soutiennent le Hamas et ses objectifs, qu’ils souhaitent l’éradication d’Israël mais… Comme l’a fait remarquer George Orwell, « Il faut appartenir à l’intelligentsia pour croire des choses comme ça : aucun homme ordinaire ne peut être aussi idiot. » Quant à la proportionnalité (prévue pour les conflits militaires entre les Etats et pas du tout pour des conflits asymétriques avec des entités terroristes), voir la destruction de l’État Islamique par une coalition de plusieurs dizaines d’État, l’humour israélien ne perd pas le Nord :

On peut être rassuré : il n’y aura pas de scènes de troupes israéliennes traînant des personnes âgées de leurs voitures pour une exécution sommaire, pas de soldats de Tsahal chargeant des femmes palestiniennes dans des camions pour les violer et/ou les éventrer si elles étaient enceintes avant de les assassiner, et pas d’enfants retenus en otage avec la menace de mort qui pèse sur eux. Il n’y a pas de relativisme moral ici. Les Israéliens sont des gens bien. Ce qui, en revanche, est désespérant c’est de voir les soi-disant frères arabes, des rues jusqu’aux dirigeants ayant pignon sur rue, évitant de condamner les agissements de leurs frères du Hamas allant jusqu’à condamner Israël, car le rendant responsable avant qu’il fasse quoi que ce soit. Et quand ce pays demande aux habitants de Gaza de quitter sa partie Nord pour s’abriter dans la partie Sud pour qu’il puisse détruire ce que le Hamas y possède, pour qu’il ne recommence pas, on voit l’Egypte (qui bloque Gaza, pour les mêmes raisons, autant qu’Israël), d’un côté, et le Roi de Jordanie (dont 70% des citoyens sont d’origine palestinienne), d’un autre côté, fixer comme lignes rouges l’interdiction absolue de l’entrée sur leur territoire de frères palestiniens. Et, « cerise sur le gâteau » voilà qu’un hôpital explose à Gaza et le Roi de Jordanie annule la rencontre qui devait réunir le dirigeant de l’Égypte, M. Abbas et Joe Biden : Israël est accusé de l’avoir bombardé et de faire plus de 200 morts. Il aurait pu attendre quelques heures pour avoir les preuves, vidéo et audio, selon lesquelles c’est une fusée du Djihad Islamique, tirée de derrière l’hôpital qui a explosé sur celui-ci. Franchement, on ne peut pas les prendre au sérieux. Notre Président, non plus, car lui aussi a condamné Israël. « Le porte-parole principal de Tsahal a présenté des enregistrements audios réels, dans lesquels des membres du Jihad islamique disent à haute voix à leurs camardes de Hamas, qu’ils sont responsables de l’explosion. Il a également présenté une vidéo montrant les différentes étapes de la trajectoire de la roquette et la disposition de l’hôpital touché. » Arutz Seva, 16.10.23+ https://urlz.fr/o4Zo

Bon, les chiens aboient… Alors que le fragile sentiment de sécurité de la société israélienne a été brisé, la seule consolation est que, contrairement à 1973 (guerre du Kippour), l’existence d’Israël n’est pas menacée aujourd’hui. Oui, le Hamas s’est avéré plus redoutable que quiconque ne le pensait possible, mais c’est toujours une milice, et Tsahal est l’une des armées les plus fortes du monde. Certes cela n’est d’aucun réconfort pour les familles des milliers d’Israéliens déjà tués ou pris en captivité.

Mais souvenons-nous. Au cours des dernières décennies, une grande partie de la communauté internationale a essayé de convaincre Israël que l’antisémitisme génocidaire de la charte et de la rhétorique du Hamas n’était pas représentatif de l’organisation; que le Hamas avait modéré sa volonté et pouvait maintenir la paix, ou du moins être dissuadé. Il semble bien que les gouvernements successifs d’Israël aient accepté une version de cette hypothèse avant le 7 octobre. Mais, à la suite des attaques du week-end dernier, ces arguments auront peu de poids pour la suite. J’ajoute, le seul groupe à s’approcher des agissements barbares, inhumains, du Hamas était l’État islamique (EI). Le monde n’était pas disposé à vivre avec le fléau de l’EI et la coalition mentionnée l’a détruit sans tenir comptes de la proportionnalité ou des droits de l’homme et autres ejusdem farinae balivernes.

Le rôle particulier de l’Europe dans ce qui se passait n’est pas à oublier. Qu’il s’agisse du fameux J. Borell qui se photographiait avec de gens du Hamas en 2019, à Gaza, dont le premier voyage dès qu’il a été nommé czar des affaires extérieures, a été à Téhéran pour serrer les mains pleines de sang d’interlocuteurs iraniens ou d’autres « commissaires » il faut bien se dire qu’Israël n’y est pas en odeur de sainteté. Un exemple : « En l’espace de 24 heures seulement, la Commission est passée de l’annonce de la suspension de toute aide aux Palestiniens à l’indication d’une augmentation des fonds. Olivér Várhelyi annonce l’arrêt de 691M de subventions), mais une heure après, Janez Lenarčič dit qu’il n’en est rien et cinq heures après Joseph Borell qu’il faudra augmenter– Politico, 12.10.23. Monsieur Borell, « L’Iran veut anéantir Israël ? Rien de nouveau à ce sujet », a-t-il déclaré à POLITICO en 2019 alors qu’il était encore ministre des Affaires étrangères espagnol. « Il faut vivre avec. » Et on laisse l’Iran arriver à la bombe car ce sera plus facile à le faire. Persona non grata en Israël. L’Europe ?

L’Iran. En réalité, l’État d’Israël est en guerre contre l’Iran, sponsor principal du Hamas, avec le Qatar. Ce à quoi nous assistons ne s’agit pas d’un nouveau cycle de violences du Hamas à Gaza, mais d’une guerre cachée avec la République islamique d’Iran, qui tente à tout prix, non seulement détruire Israël mais, en attendant, d’empêcher la normalisation des liens entre Israël et l’Arabie saoudite après que 6 états arabes l’aient déjà fait. L’Iran, par ses supplétifs autour d’Israël – Hamas, Hezbollah, Liban, Syrie, Houttis, essaye d’éradiquer ou rendre la vie difficile à Israël. Le Hamas a fait de son mieux et il a gagné gros le premier jour. Mais qu’a-t-il d’autre ? Il ne pourra accomplir rien d’autre que ce qu’il a déjà fait. À partir de maintenant, Israël sera en train de le détruire. C’était une initiative absurdement ambitieuse du Hamas qui a réveillé la superpuissance militaire de la région et l’a remplie d’une volonté terrible non seulement d’exterminer le Hamas comme le monde a exterminé l’EI, mais pour enseigner à tous ceux qui voudraient massacrer des Juifs une leçon qu’eux et le monde n’oublieront jamais. C’est ce qu’a laissé entendre le Premier ministre Netanyahu au début de cette semaine. En tout cas, le plus grand prix que les Palestiniens payent est qu’ils ont massacré de leurs propres mains toute chance de paix dans les décennies à venir. Aucun pays aimant la vie ne pourrait faire confiance à de tels tueurs barbares, et encore moins prendre les risques que la paix implique. Il serait grand temps de dire que si tous les palestiniens ne sont pas Hamas, tout Hamas est palestinien. Et le négationniste de Ramallah qui, il y a moins d’un mois, a encore proféré des injures antisémites érigées au rang de concepts scientifiques (il a un doctorat en négationnisme de l’Université G. Plekhanov de Moscou) ; élu « président » pour quatre années et y restant, sans élection aucune, depuis 19 ans ne change rien à l’affaire. Ce qui est pour moi incompréhensible c’est de voir des dirigeants du monde lui faire la bise (comme E. Macron) ou aller lui rendre visite (comme, pratiquement, tous ceux qui vont en Israël).

Certes, les principaux perdants seront les Palestiniens, et si le Hezbollah se joint, aussi les Libanais. L’Iran est, bien sûr, prêt à sacrifier la dernière goutte de sang palestinien et libanais dans son zèle pour combattre Israël. Bien que l’État d’Israël ait subi un coup sans précédent, lorsque la poussière retombera, les Palestiniens seront confrontés à une réponse d’une ampleur qu’ils n’ont jamais rencontrée auparavant. Le même sort attend les Libanais si le Hezbollah choisit d’entrer dans la mêlée. Le Hezbollah que l’ami américain a cru acheter en forçant la main d’un gouvernement israélien temporaire à céder un territoire maritime, sans l’autorisation de la Knesset ou de la Cour Suprême, pour une exploitation gazière et pétrolière. Avec la conviction que le Hezbollah sera, dès lors, tranquille. On pourrait dire qu’avoir envoyé deux porte-avions du côté du Liban, l’Amérique de M. Biden se dit sans doute qu’ils auront à empêcher le Hezbollah d’agir. Si je ne me trompe pas, donc, les deux porte-avions ne sont pas là pour la défense d’Israël (elle sait le faire elle-même) mais pour faire respecter sa part de l’accord imposé à Israël. Et ne riez pas, après que Monsieur Biden ait décidé d’envoyer les porte-avions américains en Méditerranée orientale en réponse à l’attaque du Hamas cette semaine, Thierry Breton, commissaire européen de la France, a déclaré que l’Europe devait penser à construire son propre porte-avions. Même à Bruxelles, le commentaire n’a généré qu’un soulagement comique.

 

Quo vadis ? La prétendue « solution à deux États » comme formule de paix entre Israéliens et Palestiniens est morte. Il ne peut y avoir qu’un seul État « entre le fleuve et la mer » et pour beaucoup, il n’est pas clair si cet État, à long terme, sera juif ou arabe. Jusqu’à présent, l’équilibre des pouvoirs a favorisé Israël, et de loin, mais les erreurs de Jérusalem, les stratégies asymétriques de ses rivaux et les ondes de choc sismiques du conflit posent des défis existentiels significatifs. Ne l’oublions pas. Mais, il faut aussi rappeler que Si les palestiniens déposent les armes, il y aura la paix ; si Israël dépose les armes, il n’y aura plus d’Israël (Golda Meir, apocryphe).

 

 

 

 

 

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12 octobre 2023 4 12 /10 /octobre /2023 17:21

 

La question lancinante «comment se fait-il que…» ne va pas trouver de réponse tout de suite et elle est (selon le volapuk officiel) «multifactorielle».

 

J’ai essayé d’expliciter une partie des facteurs présents dans ce qui se passe depuis cinq jours : un pogrome contre des juifs habitant Israël. Au prorata des populations (France 67 millions, Etats Unis 434 millions, Israël 9,5 millions) les 1.300 juifs assassinés sont pour Israël comme 9.200 morts pour la France et comme 60.000 morts pour les Etats Unis. Bataclan + ? 130 morts. 11 septembre ? 2.753 morts. Soit 71 fois plus que Bataclan et 22 fois plus que le 11 septembre. Mais ils n’étaient que juifs. Alors, si l’on compare avec ce que l’Europe a su faire via son fer de lance, le régime nazi, il y a encore de la marge. Et ils l’ont bien cherché, nous disent les cerveaux d’acier du monde qui pleurent toujours sur le sort des Palestiniens...

La barbarie à visage inhumain

Tout d’abord, les faits indubitables (au 12.10.23).

  1. La faillite (provisoire ?) des trois services assurant la sécurité d’Israël : Mossad (extérieur), Shin Beth (intérieur) et Renseignement Militaire. Crédités de capacités sans comparaison possible avec celles de beaucoup d’autres pays. En mesure de vous dire si un poil de la moustache de tel, ou tel autre dans le monde musulman proche est blanc ou noir. Comme les trois singes, rien vu, rien entendu et rien su, pendant quatre heures après l’incursion massive des hordes du Hamas ;

 

  1. L’incroyable arrêt du fonctionnement des tous les systèmes d’alerte adjacents au «mur» de séparation d’avec Gaza. Caméras, capteurs optiques, acoustiques, magnétiques capable de détecter le mouvement d’un rat à plusieurs mètres du mur. L’absence curieuse des drones de surveillance continue du territoire de Gaza (ou des soldats censés suivre leurs évolutions) ;

 

  1. L’absence de toute action importante (défensive ou offensive) de l’armée pendant huit heures après la destruction du mur de séparation.
Le résultat ? Lui aussi indubitable, plus de 1.300 morts, plus de 3.400 blessés, 100/150 (chiffre exact inconnu) otages kidnappés de 25 nationalités (Le Figaro International, 12.10.23). Bébés décapités, familles brûlées vives dans leurs lits, soldats avec les têtes coupées. Une grande mère de 85 ans kidnappée et paradée à Gaza. Le comptage continue car il est encore nécessaire.
Ensuite, après l’effroi, après la sidération des chancelleries mondiales, après les manifestations de regrets et de soutien d’Israël, trop nombreuses à détailler mais suffisamment compatissantes pour que ce pays y trouve un brin de réconfort, deux me paraissent mériter d’être explicitées car il s’agit d’un pays membre de l’OTAN aspirant à devenir membre de l’Union Européenne et d’un homme politique français. Monsieur Erdogan le sultan d’Ankara, le 12.10.23 : « Israël ne doit pas oublier que s'il se conduit comme une organisation plutôt que comme un État, il finira par être traité comme tel. Bombarder des localités civiles, tuer des civils, bloquer l'aide humanitaire et tenter de présenter cela comme des exploits ne peut être qu'un réflexe d'une organisation et non d'un État » Le pays qui a tué des dizaines de milliers de kurdes et qui continue à le faire en Syrie, le pays qui - après une brouille de plus de 10 ans - essaye par tous moyens faire accepter à Israël une coopération industrielle/commerciale dont il en a énormément besoin, il ne peut pas cacher, même pas après les actions inhumaines des hordes du Hamas, ses sentiments profondément anti-israéliens car antisémites. La Turquie de M. Erdogan est un des fers de lance des Frères Musulmans. Et à ce titre il accepte la présence de membres de la direction du Hamas sur son territoire et aide Gaza d’une manière tellement humanitaire que les contrôles douaniers d’Israël trouvent, souvent, des produits à «double emploi».

Quant à l’homme politique français, vous l’avez compris, il s’agit de   J-L. Mélenchon : «l'offensive armée de forces palestiniennes menée par le Hamas.. Le Hamas a déclenché une opération de guerre contre Israël. Si nous voulons que les crimes de guerre soient jugés et poursuivis, il faut les appeler par leur nom. Cela est possible à la Cour pénale internationale» La première proposition date d’il y a trois jours, on se demandait le pourquoi de la l’appellation des hordes du Hamas forces palestiniennes – on l’a compris, la phrase qui suit (Tweeter, 11.10.23) l’explique : deux armées (donc deux états) sont en guerre, ils n'ont que s’adresser à la Cour Pénale Internationale. Ce qui en clair dit que pour Monsieur Mélenchon, une organisation déclarée comme terroriste par les Etats Unis, l’Europe, les Pays du Golfe, qui se comporte comme un acteur barbare moyenâgeux, tuant et massacrant, aveuglement, prenant des otages, puis fuyant dans ses grottes souterraines (tunnels) peut se présenter à la CPI. L’imbécillité du discours n’a d’égal que l’ignorance crasse de M. Mélenchon : Hamas n’a pas signé les statuts de CPI car il ne s’agit pas d’un état et, pire encore, s’il ne le savait pas pour le Hamas, Israël (comme les Etats Unis, la Russie, l’Inde et d’autres) n’ont pas signé non plus lesdits statuts. A moins qu’il ne s’agisse pas d’imbécillité mais de roublardise : faire croire à ses troupes que ce qu’il dit est vrai.

Ensuite les questions sans réponse pour l’instant.

  • Le Hamas a commis des crimes contre l’humanité depuis des lustres (pas «de guerre» car il ne s’agit pas d’un état et à ce titre, le droit international ne lui accorde aucune protection - Hamas Terror Attacks and International Law Prof. Louis-René Beres, JURIST – 09.10.23) et n’en a jamais été accusé et, au contraire, il est hébergé par au moins deux pays qui sont des alliés occidentaux proches (Turquie, Qatar). Certes, La Charte du Hamas de 1988 demande à l’Islam d’«anéantir Israël et de tuer les juifs pour libérer la Palestine du fleuve (Jourdain) à la mer» mais pourquoi le samedi 8 octobre 2023 ? Aussi impitoyable et barbare que soit le Hamas, son comportement au fil des décennies a démontré qu’il peut et sait moduler les niveaux de violence qu’il utilise pour tenter de limiter l’inévitable réponse israélienne à ce qui est supportable compte tenu de ses objectifs. Des explications diverses et multiples commencent à jaillir, il faudra du temps pour que la vérité se décante. Pourquoi maintenant ?
  •  
  • Les Etats Unis et l’Europe, en dehors d’autre moult pays, cotisent au bonheur des «palestiniens» pour env. 1 milliard de $ tous les ans. Soi-disant pour des besoins humanitaires. Le Qatar (deuxième membre éminent des Frères Musulmans) assure, depuis des années une contribution mensuelle de 30 millions de $ à Gaza (au Hamas). Depuis des années et encore maintenant, Israël laisse venir tous les jours 17 ensuite 18 et maintenant 20.000 personnes de Gaza pour y travailler ce qui représente une injection journalière d’env. 2 millions de $ dans les ressources de cette dernière. Personne (Etats Unis, Europe, Israël – au moins) n’a pu découvrir ce que le Hamas faisait avec ces ressources ? Tout ce qui a été utilisé maintenant (5.000 fusées, au moins autant de Kalashnikovs, des pick-up, de para-gliders, des munitions, j’en oublie et des meilleurs) a été payé avec quel argent ?
  •  
  • Dans un tout autre registre, quel a été le rôle de l’Iran ? A voir (entendre) les déclarations américaines Wall Street Journal (09.10.23) «Téhéran aurait donné son accord, le 2 octobre, à l’opération contre Israël» + démenti, presque dans l’heure «Les Etats-Unis affirment ne pas en avoir la preuve – Le Monde, 09.10.23» on ne peut que se demander où se trouve la vérité. Après que les Etats Unis – toujours suivant la politique mise en œuvre par l’Administration Obama (les mêmes officiants œuvrent dans l’Administration Biden) visent à faire un partenaire de l’Iran des mollahs – aient «décongelé» 6 milliards de $ soi-disant pour obtenir le retour de 5 américains détenus comme otages par ce pays. En annonçant urbi et orbi qu’il s’agirait de fonds à couvrir des besoins humanitaires. Comme celles de payer les armes et munitions du Hamas ? Car les Etats Unis savaient bien que le groupe terroriste suppôt de l’Iran, le Hamas, bénéficierait d’une partie des fonds libérés. En fait, les responsables de l’Administration Biden ont écrit, dans des documents récemment divulgués, qu’ils savaient que le Hamas bénéficierait de l’argent qu’ils dégelaient. Ils l’ont quand même envoyé. (The Free Press, 07.10.23). Pourquoi ? Qu’espèrent-ils en retour ?

ooo

Laissons la langue de bois de côté et parlons clairement. Les terroristes de Gaza ne combattent pas seuls, mais avec le soutien de trois États puissants, motivés un, par une nouvelle agression contre les États-Unis découlant de la guerre en Ukraine, l’autre, s’opposant aux tentatives de faire la paix entre Israël et l’Arabie Saoudite (le monde musulman) et le troisième, visant un rôle important surtout relatif à la mosquée Al Aksa de Jérusalem (dans l’ordre, Russie, Iran et Turquie).

Et souvenons-nous que le Hamas n’a jamais reconnu Israël ni accepté la fameuse «solution à deux états» que la communauté internationale s’efforce de faire avaler à Israël. Donc ce n’est pas pour un but à caractère «national» que Hamas fait ce qu’il fait. Et continuera à le faire si on lui laisse la possibilité.

Par-delà tout ce que j’ai pu écrire je me dis que nous devons supposer que le Hamas a lancé cette opération pour des raisons importantes, les siennes ou celles de ses sponsors. Quelque chose comme libérer les terroristes palestiniens détenus dans les prisons israéliennes pourrait être un objectif moindre, inclus, mais cela ne justifierait pas ce genre d’effort en soi. Ni obtenir plus d’argent des États arabes, ni plus de permis de travail d’Israël.

Et dans le clair-obscur qui couvre ce qui se passe actuellement en Israël, je me dis que l’on doit être d’autant plus préoccupé que les deux seuls pays qui se trouvent devant l’islamisme radical sont Israël et la France. Et j’ai peur, qu’un jour, à cause de je ne sais pas quelle étincelle, on assiste à une nouvelle nuit de Saint Barthélemy. A moins qu’il faille la provoquer d’une manière préventive.

 

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