Bon. Nous avons un nouveau premier ministre. Le septième depuis que nous avons décidé, en 2017, de confier les rênes de la France au jeune Mozart des finances, j’ai nommé E. Macron. Il s’appelle S. Lecornu et un ancien premier ministre vient de le qualifier de « gentil toutou de Macron » (D. de Villepin, BFM-11.09.25). Si tout va bien il durera ce que durent les roses et on aura un huitième et un neuvième avant que notre Président convoque les élections présidentielles.
En classement par PIB en PPA, la France était 7ème économie mondiale en 2016. En 2025 la 9ème puissance économique. En 2025, le produit intérieur brut (PIB) de la France s'élève à 2.919,9 milliards d'euros. Quant à la dette, elle s'élève à 3.397.544.639.030 €. Sans compter la dette « hors bilan » d’un montant de plus 5.000 milliards (selon la Cour des Comptes). Et cerise sur le gâteau … Fitch vient de dégrader la notation de la France ce qui rendra le coût de l’argent emprunté pour rembourser la dette (?! ?) plus cher. Qui se souvient encore du célèbre débat télévisé de 2017 pour le second tour de l’élection présidentielle et de l’humiliation par M. Macron de l’ignorance financière de Marine Le Pen sur l’euro qui a scellé sa défaite ? C’était donc une justice poétique pour Mme Le Pen de pouvoir excorier son ancien rival pour la « gestion catastrophique des finances publiques » vendredi. (Ouest France).
Le Mozart de la finance a assisté le pays dans son déclin économique et a présidé à l’augmentation de la dette publique de plus de mille milliards d’euros. Trouver une solution à la situation financière alarmante de la France est difficile parce que, « la fragmentation politique ajoute à l’incertitude ». L’absence d’une majorité fonctionnelle au parlement rend impossible l’adoption de mesures d’austérité ardus. Des motions de censure sur les réformes gouvernementales les plus timides sont en train d’être préparées. Elles sont peu susceptibles d’être adoptées compte tenu des divisions marquées parmi l’opposition, mais elles deviennent chaque fois plus strictes. Le vrai problème est que les gouvernements de M. Macron (mais pas seulement) ont conduit la France vers la faillite. Lorsque M. Macron a été élu pour la première fois en 2017, il a été décrit comme la solution aux problèmes de la France et de l’Europe, l’Economist le qualifiant de « sauveur de l’Europe ». M. Macron était censé être un technocrate intelligent avec une expérience dans la banque qui pourrait réformer l’État français et renforcer la France. Son quatrième -en un an et demi- Premier ministre vient de perdre son emploi parce qu’il voulait faire des économies de 40 milliards d’euros pour réduire le déficit budgétaire de 5,2% (espéré pour cette année) à 4,6% pour l’année prochaine.
Pas mal, non ? Heureusement, depuis quelque temps il ne s’occupe plus de la France, trop petite et incapable de le comprendre. Il s’occupe du destin du monde, en particulier - ignorant l’histoire et les constantes d’un énorme territoire - le Proche Orient et, surtout celles d’un infiniment petit état nation du peuple juif.
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On vient d’apprendre - et ce n’est, vraiment pas une surprise - que l’initiative de M. Macron concernant la reconnaissance d’un Etat Palestinien qui va à l’encontre des intérêts existentiels d’Israël a été, « massivement » approuvée par l’assemblée générale de l’ONU. Par 142 voix pour, dix contre et 12 abstentions. On oublie de dire que « l’état fantôme » avait été déjà reconnu (depuis 1988 et encore) par 141 états. En clair, le succès est, relativement modeste mais … passons. Passons sur le fait que l’initiative française de reconnaissance de la Palestine sans conditions –aucune réforme de l’Autorité palestinienne, aucun désarmement du Hamas, aucune libération d’otages– n’a fait que durcir la position du Hamas et ce d’autant plus que d’autres pays ont suivi dans le sillage de la France. La décision de Paris a subverti le processus des accords d’Oslo, qui envisageait un État palestinien à la fin de négociations bilatérales, et non au début. Je recommande la lecture de https://urls.fr/qTGUvi pour comprendre pourquoi il n’y aura jamais un état palestinien. « Les actes de « reconnaissance » ne font rien pour aider les Palestiniens. Leur effet et leur objectif habituel est de nuire à Israël, à la fois en le blâmant pour la guerre de Gaza et en rendant plus difficile de mettre fin à cette guerre. Comme l’a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio en août, « Les pourparlers avec le Hamas se sont effondrés le jour où Macron a pris la décision unilatérale de reconnaître l’État palestinien ».
La décision du président Emmanuel Macron, et celles des premiers ministres Keir Starmer du Royaume-Uni et Anthony Albanese d’Australie, sont en grande partie des questions de politique intérieure - des réponses à des taux d’approbation faibles et à une large population musulmane.
On le sait, la France et ses compagnons de voyage (Angleterre, Canada) ne visent pas à faire grand-chose pour aider les Palestiniens réels. Principalement, ils cherchent à se congratuler. Les pays perdent leur pertinence lorsque l’onanisme moral prend la place d’une politique sérieuse comme principal instrument de la politique nationale.
À long terme, les Israéliens (les Juifs) survivront à cela -comme ils l’ont toujours fait. L’histoire des gouvernements qui cherchaient à gagner la faveur politique de leurs propres peuples en nuisant aux Juifs est généralement une histoire de disgrâce et de déclin.
On ne le cache pas, sous le message « deux états pour deux peuples » il n’y a en réalité que la réponse desdits pays aux actions d’Israël à Gaza après le pogrome du Hamas du 7 octobre 2023. Avec une formulation arrogante et sanctimonieuse prenant appui sur les obligations vis-à-vis de la « loi internationale » d’Israël, pays démocratique. Pendant des décennies, Israël a tenté de se conformer aux normes occidentales. Sur le plan diplomatique, il a considéré l’Occident comme un modèle de démocratie, et son armée a toujours opéré dans les limites des normes diplomatiques occidentales. Ceux-ci incluent des réponses mesurées, des échelles d’escalade prudentes et des cycles interminables de négociations qui récompensent souvent les acteurs mêmes qui orchestrent la violence contre les civils israéliens. Cette approche traite les négociations comme des exercices de bonne foi entre acteurs rationnels, où le compromis est une vertu et l’escalade un échec. Cependant, cela interprète mal le fonctionnement du pouvoir au Moyen-Orient, une poudrière géopolitique comme aucune autre sur la planète.
La direction du Hamas a passé des décennies à exploiter cette mentalité occidentale. Ils se positionnent comme des participants réticents aux processus de paix tout en célébrant simultanément des massacres tels que celui du 7 octobre. Le résultat est un système pervers où Israël se retrouve à « négocier selon les règles du Hamas » où les retards dans les négociations d’otages sont récompensés par une pression internationale sur Israël, plutôt que par des conséquences pour le Hamas. L’attaque de mardi 9 septembre à Doha pourrait marquer un changement fondamental : Israël commence à parler le langage que le Moyen-Orient comprend réellement. La tentative d’assassinat contre des dirigeants du Hamas dans la capitale qatarie était une déclaration selon laquelle les règles d’engagement ont changé. Militairement, Doha était le centre de gravité du Hamas. Son bureau là-bas gérait les communications cryptées, les flux d’argent, la coordination étrangère -tout ce que le champ de bataille de Gaza ne pouvait pas supporter.
On avait, aussi, fabriqué une fiction de légitimité alors que les « dirigeants politiques » faisaient la cour à des délégations étrangères tandis que leurs combattants se vantaient de vouloir répéter le massacre « encore et encore ».
Certes, le fait que l’attaque n’a pas réussi à trucider les têtes pensantes du Hamas -comme Israël l’a fait pour le Liban ou l’Iran- compte. Mais, par-delà le contenu de l’attaque ce qui n’a pas été remarqué par ceux qui condamnent Israël pour ceci et pour cela, c’est la performance technique réalisée par l’armée israélienne. Des avions, à 1.800km de Doha, ont tiré des missiles balistiques à longue portée, en évitant l’espace aérien des pays arabes et gardé l’Administration Trump (qui dispose d’une base avec 10.000 soldats dans le coin) dans le noir jusqu’aux derniers instants.
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(Wall Street Journal)
Deux pays au monde seulement (Chine et Russie) disposaient de missiles balistiques tirées d’avion. On vient de l’apprendre, Israël aussi. Pas les Etats Unis, pas la France ni l’Angleterre car ce n’est pas à la portée de tous de les concevoir. De plus elles souffrent d’un relatif grand manque de précision (dizaines de mètres autour de la cible visée). Israël avait réglé ce problème : celles tirées de 1800 km de loin sont arrivées dans les fenêtres du deuxième étage de l’immeuble du Hamas à Doha, seul détruit parmi les quatre existants. Précision de l’ordre du mètre.
Naturellement, le cœur des pleureuses, les bienpensants, les 51 pays musulmans, l’Espagne de M. Sanchez, la France de M. Macron et … tutti quanti, ont protesté vivement contre l’action d’Israël. En soulignant que le Qatar était le principal négociateur pour la libération des otages détenus (pas retenus) par le Hamas. En réalité, le rôle du Qatar n’a pas été la médiation mais la défense des intérêts du Hamas, organisation terroriste d’obédience « Frères Musulmans » dont le Qatar est le principal sponsor. Depuis 2012, Doha a canalisé environ 1,8 milliard de dollars dans la bande de Gaza dirigée par le Hamas, y compris 30 millions de dollars en espèces chaque mois jusqu’à la veille du 7 octobre. On vous dira qu’Israël a été consentant (croyant que le bien être des Palestiniens de Gaza allait les rendre plus sages). Argent qui a été dépensé pour les 800km de tunnels sous la bande de Gaza.
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Le procédé était presque comique alors que des valises étaient comptées aux passages, remplies d’argent étiquetées « aide humanitaire », puis siphonnées vers les brigades Qassam pour des roquettes, des tunnels et de la terreur. Ajoutez l’infrastructure technologique fournie par l’État qatarien, les canaux bancaires et le mégaphone de propagande d’Al Jazeera et vous obtenez un centre de commandement cinq étoiles déguisé en diplomatie. On aurait dû se rendre compte que ce n’était pas seulement le problème d’Israël. La France de M. Macron ? Dont le Qatar détient (2020, DGT) « 125 filiales et 89 franchises françaises sont recensées au Qatar dont une grande partie des entreprises du CAC 40 et des grands groupes français » et 20% des biens de la plus belle avenue du monde ? (Le Monde, 15.09.25). Et qui a déclaré « J'exprime ma solidarité avec le Qatar et son émir, Cheikh Tamim Al Thani » ? Une enquête de Free Press publiée en mai a révélé que le gouvernement du Qatar avait dépensé au moins 100 milliards de dollars au cours de la dernière décennie pour promouvoir ses positions en matière de politique étrangère, ciblant le Congrès, les médias et les entreprises et les universités rien qu’aux Etats Unis. (Free Press, 10.09.25)
Curieux. Ne savent-ils pas, tous ces grands dirigeants de pays, presque tous, en état de faillite économique, sociale et morale que lorsqu’un État abrite le quartier général opérationnel d’un groupe déterminé à anéantir un autre État, il torpille les règles fondamentales de l’ordre international ? La résolution 1373 du Conseil de sécurité des Nations unies (approuvée et par le Russie et par la Chine !) interdit aux États de donner asile à des groupes terroristes. Pas seulement. Dans un ordre juridique mondial qui rend obligatoire la punition des crimes terroristes « Aucun crime sans punition » est le Principe 1 des Principes de Nuremberg de 1950 - chaque État est obligé de coopérer contre de telles infractions. « En conséquence, aucun Etat ne peut accorder l’asile à des terroristes sur son territoire. Lorsque cette interdiction n’est pas respectée, comme dans le cas du Qatar et du Hamas, toutes les prérogatives normales de souveraineté seraient supprimées ipso facto et l’État offensé par la terreur -dans ce cas, Israël- aurait droit à des interventions correctives. (JNS, 12.09.25)
Le Qatar a offert aux terroristes des suites de luxe, du temps d’antenne pour les médias et un éclat diplomatique. De quoi se plaint-il ?
La Turquie qui, elle aussi, finance des organisations des Frères Musulmans et accueille sur son territoire des membres éminents du Hamas devrait réfléchir … D’autant plus que son sultan vient de déclarer « C’est pourquoi nous voyons tous les musulmans comme des parties d’un seul corps, comme les dents d’un peigne, comme les briques d’un bâtiment. C’est pourquoi nous sommes en Palestine en ce moment. C’est pourquoi nous sommes à Gaza en ce moment. C’est pourquoi nous ne pouvons jamais rester spectateurs de ce qui se passe en Palestine, de ce soulèvement de ce tyran, de cet infidèle qu’on appelle Netanyahou », (M. Erdoğan lors de son discours d’ouverture de la semaine de Mawlid al-Nabi). (04.09.25).
Que faire ? D’un côté les islamistes radicaux, de l’autre les intellectuels occidentaux. Les premiers sont retranchés dans des tunnels humides dans la ville de Gaza, préparant des engins piégés pour leur dernier combat contre les Juifs qu’ils détestent si fiévreusement. Les derniers sont installés dans les tours d’ivoire de l’Occident, formulant des affirmations hyperboliques frôlant la désinformation pour finir par délégitimer l’État juif auquel ils s’opposent si virilement. L’arme de choix de l’un est la violence, la propagande de l’autre. Leur but, cependant, est le même : blesser, peut-être mortellement, la seule nation juive du monde. Ce à quoi nous assistons c’est une guerre entre l’armée d’un État démocratique et l’armée d’un califat aspirant.
On ne le dit pas assez : si le Hamas dépose les armes, rend les otages et ses « commandants » quittent Gaza, la guerre s’arrête le même jour.
Mais ... Le Hamas exige une reddition complète d’Israël en échange de la libération des otages restants (qu’il a exposé dans des vidéos horribles) via la direction du Hamas à l’étranger, qui bénéficie actuellement, du plein soutien du Qatar et de la Turquie (membre de l’OTAN). Les deux, proches alliés des Etats Unis d’Amérique. Y aurait-il comme une erreur ?
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