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26 octobre 2025 7 26 /10 /octobre /2025 08:56

 

Accord général : nos élites sont responsables de tout ce à quoi nous assistons, incapables de se renouveler et de renouveler la gestion d’un patrimoine qu’elles n’ont pas créé. Ce que nous ne comprenons pas c’est qu’elles ne peuvent pas s’améliorer au simple motif qu’elles se considèrent parfaites. "Leur vanité est plus grande que leur petitesse"(G. di Lampedusa, Le Guépard).

 

Depuis que notre grand maître des horloges a cassé le mécanisme qui été substantiel à la cinquième république - un Président avec une majorité au parlement - on assiste à de pénibles convulsions épileptiques qui ne conduisent à aucun résultat. Certes, pendant la 4ème République (1946-1958) la France a eu 16 Premiers Ministres et 21 gouvernements. C’est d’ailleurs une des grandes raisons pour lesquelles le peuple a accepté une nouvelle forme de gouvernement, la 5ème. Les « 30 glorieuses » ont été possibles aussi parce que la France disposait d’une forme de gouvernement et d’une classe politique assistée par des « capitaines d’industrie » uniques en Europe. Certes, elle avait bénéficié aussi du Plan Marshall pour refaire son économie. Deuxième au monde au début des années 60.

 

Economie qui, pendant des dizaines d’années, était considérée par les agences de notation de la dette des pays, comme méritant la note la meilleure, le AAA. 2012, pendant la crise de la zone euro (et le début du mandat F. Hollande), la France a perdu son AAA sur sa dette publique. Une lente glissade débutait, d’abord dans les catégories AA, puis, depuis deux semaines, dans le A. Les 12 et 17 octobre, les agences Fitch et S&P (Standard & Poor’s) ont fait passer la France en A+, la cinquième meilleure note, à égalité avec l’Espagne ou le Portugal.

La glissade, pendant les deux mandats de M. Macron, consacre l’incapacité du pays (et de ceux qui le gouvernent) à mettre fin au déclin annoncé. Et quand je dis « convulsions », regardez : actuellement, le gouvernement (en place, le quatrième en une année) qui affirme que le déficit budgétaire, qui devrait être de 5,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, sera réduit à 4,7 % en 2026. Improbable, répliquent les agences. S&P prédit un déficit de 5,3 % du PIB en 2026, tandis que Fitch parie sur une hausse de ce dernier à « 5,5 %-5,6 % ». Elles ne font que refléter le consensus des économistes. Ceux de la Société générale parlent de 5,5 %. En clair, la France a perdu toute crédibilité budgétaire. Ce n’est pas nouveau. La France est membre de l’Union européenne, l’UE. Les règles de l’UE stipulent que le ratio dette / PIB de la France devrait être inférieur à 60% du PIB, il est de 115%. De plus, le déficit budgétaire en toute année ne doit pas dépasser 3 % du PIB. Cette année, le déficit budgétaire de la France sera d’environ 5,8% du PIB. La France est en violation flagrante des règles de l’UE. Pourtant, la France emprunte à 3,48 % (... plus que l’Allemagne mais moins que les Etats Unis - 4,08 : pourquoi ? Parce que la Banque Centrale Européenne est encore derrière la France ...). La promesse faite à Bruxelles, plusieurs fois, de revenir à 3 % de déficit d’ici à 2029 ne vaut pas plus que le papier utilisé pour l’imprimer.

 

Convulsions. Comment appeler autrement ce qui se passe aujourd’hui quand le Président est contredit par son Premier Ministre (on ne sait pas si l’on veut suspendre ou abroger la réforme des retraites ou décaler le commencement) qui est soumis au chantage d’un groupe de députés « socialistes ». qui, en voulant « faire payer les riches » sont prêts à laisser le pays sans nouveau budget de fonctionnement. C’est vrai, ils expriment, aussi, le fait qu’une large part du peuple ne veut pas accepter des réductions de leurs prestations sociales (un tiers du PIB redistribué !). Dommage que ni les députés, ni le peuple semblent ne pas connaître la courbe de Laffer :

La France, avec ses 57% du PIB de prélèvements obligatoires (championne du monde) vise un territoire qui, s’il n’est pas encore atteint le sera rapidement : le territoire des taux dissuasifs où la collecte d’impôts se réduira automatiquement. En parallèle, la dette publique ne peut qu’augmenter car qui peut croire qu’avec un taux déjà de 57% on pourrait diminuer la dette si on l’augmentait ? C’est pourtant ce que notre gouvernement, nos députés et tutti quanti font en essayant de résoudre la quadrature du cercle (même si avec plus qu’une règle et un compas).

 

Dommage, aussi, que les mêmes fassent semblant de ne pas connaître les raisons majeures qui engendrent ce à quoi nous assistons et n’essayent même pas de tenter de faire disparaître leurs conséquences ou, au moins, de les atténuer.

 

Les raisons ? J’en vois deux immédiates dont les effets ne pouvaient pas être autres que ce à quoi nous assistons aujourd’hui : (a) le problème fondamental de l’état social-démocrate - l’économie peut rétrécir ou stagner, l’État ne peut que s’étendre et (b) le changement démographique en cours instillé par une immigration totalement incontrôlée. Et pendant les convulsions de la classe politique, entre autres, visant une réduction du déficit budgétaire et l’importance de la dette, regardez la comparaison avec l’Allemagne qui dit, en un seul mot, pourquoi il n’y a plus de « couple « franco-allemand » pour impulser l’Europe :

 

 

Par-delà les valeurs de la dette publique (en % du PIB) pendant les dix dernières années la dette de l’Allemagne s’est réduite de 71,25%% du PIB à 62,5% du PIB tandis que celle de la France a augmenté de 97% du PIB à 115%.

 

Une discussion sur ce qui précède ne peut pas ne pas prendre en considération les effets induits supportés par la population française : PIB/habitant 39.100€ France, 45.500 € Allemagne. Pour se souvenir : en 1990 France 19.850€, Allemagne 20.350€, à peu de choses près, identiques.

 

Tout d’abord, l’État Français (« état boursouflé » Marcel Gauchet) n’a pas arrêté de s’étendre : en 2007 M. Fillon voulait réduire le nombre de fonctionnaires de 500.000. Il n’a pas été élu. En 2017 M. Macron nous annonçait qu’il allait réduire le nombre de fonctionnaires de 160.000. Huit ans après (mandats E. Macron, augmentation de 230.000 – FIPECO) la France emploie, peu ou prou, 6.000.000 de fonctionnaires pour une population de 67,5 millions d’habitants. L’Allemagne 4.850.000 pour une population de 87 millions d’habitants. Ce qui est à remarquer c’est l’évolution des effectifs de l’État Français sur les 30 dernières années :

 

La population française a augmenté de 10% tandis que le nombre total de fonctionnaires a augmenté de 38%. Et ce qui est beaucoup plus grave c’est que rien ne montre un tassement ou une réduction de la progression du nombre de fonctionnaires. État social-démocrate boursouflé, incapable de se reformer ou de faire comme son voisin, l’Allemagne. 280 milliards d'euros de dépenses publiques de plus en France par rapport à l'Allemagne. (Coe-Rexecode). Faites le calcul et oyez bonnes gens : ceci ferait 4.148 € à ajouter au PIB/habitant ! En dépensant significativement plus que l’Allemagne la France est devenue lanterne rouge de l’Union Européenne pour toutes les fonctions régaliennes : sécurité, santé, enseignement, justice.

 

Et voilà pour l’État. La deuxième raison immédiate, disais-je, est le changement démographique en cours, instillé par une immigration totalement incontrôlée. Pendant que le pays s’enfonçait dans la crise politique, l’INSEE publiait le 7 octobre ses données relatives aux populations immigrées : 434.000 personnes sont arrivées sur le territoire en 2024. Les statistiques montrent qu’en un an, la population immigrée a augmenté autant que durant les trois années précédentes. En parallèle – et à rebours de l’augmentation générale – la population immigrée née dans d’autres pays de l’Union européenne a diminué en 2024. Faut-il que je précise ? Cette hausse annuelle est quatre fois supérieure à la moyenne de la décennie 2000. Elle est vingt-cinq fois supérieure à la moyenne des années 1990. Est-il besoin d’expliquer de quoi l’avenir sera fait ? Sachant que deux tiers de l’immigration sont issus d’Afrique sub-saharienne et un tiers du Maghreb ? La France est devenue le premier pays d’enregistrement des demandes d’asile dans l’Union européenne depuis le début de l’année 2025. Faut-il souligner que le taux d’emploi des nouveaux immigrés étant de l’ordre de 35%, dans des emplois subalternes non qualifiés, faibles producteurs de valeur ajoutée, que - dès lors - le coût total des nouveaux arrivants est significativement supérieur à leur contribution au PIB compte tenu de leurs besoins en logements, santé, éducation ? Mais par-delà les aspects macro-économiques sachant qu’ils représentent 11/13% de la population et que 30/40% des nouveaux nés sont de parents immigrés, comprenons-nous ce que l’avenir apportera à la France ? On a fait disparaître la classe ouvrière (et appauvri significativement la classe moyenne) en important un lumpen prolétariat qui est - ce n’est pas leur faute - incapable de produire ce que l’on produisait d’antan. Ceux qui créent apportent des valeurs. Ceux qui empruntent créent de la dette. On devrait, quand-même commencer à le comprendre, non ?

 

  •  Si nous restons les bras croisés, nous irons vers le pire. Ce pire sera la régression de notre pays en tous domaines, à commencer par la sécurité de ses habitants et, plus généralement, leur joie de vivre.
  • L’épicentre en sera la débâcle de la confiance sociale, clé de voûte des peuples heureux, dont la perte disloque non seulement les sociétés « multi » mais aussi les fondements de l’État.
  • Je ne vois pas d’autre ferment à ces ébranlements que l’irruption d’une immigration de masse, aux caractéristiques antagoniques des nôtres.

Nos immigrés sont entrés avec de lourds bagages culturels, religieux, historiques, qu’ils n’ont pas abandonnés à la frontière. Énumérons-les, une fois encore, puisque tout en découle : origine du tiers-monde, mœurs communautaires, majorité musulmane, culture de l'honneur, passé colonisé, démographie dynamique, endogamie élevée, faible niveau culturel, productivité et employabilité inférieur coagulation en isolats géographiques et, surtout, donc, aggravation de ces dispositions au des générations dans un contexte global de vengeance du Sud sur le Nord. De ce point de vue la distinction entre guerre « civile » et « étrangère » ressort brouillée… Mon sentiment est le suivant. Bien avant d’en arriver à une bataille à mort pour la souveraineté, nous allons continuer de nous enfoncer dans des sables mouvants. Le raz-de-marée migratoire, s’il persiste, va produire un enchaînement de dégradations, à la fois sous-jacentes dans la durée et explosives dans l’instant. (Pierre Brochand, ex-DGSE, Le Figaro, 17.10.25.

 

La chose vraiment remarquable, pour moi, c’est que M. Macron, pendant que son gouvernement s’effondre littéralement, lui, se pavane à l’étranger en essayant de résoudre les problèmes du monde, comme mettre fin à la guerre en Ukraine ou créer un état palestinien. Il semble vivre dans un fantasme narcissique. Honnêtement, je n’arrive pas à comprendre. Simplement, il me souvient que l’amiral carthaginois qui, après avoir perdu tous ses 251 navires, sauf un, lors d’une bataille avec les Syracusains à Himère (480 av. J.C), l'a mis en feu et a sauté dedans. Jadis on savait vivre.

 

 

 

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15 octobre 2025 3 15 /10 /octobre /2025 08:40

Notre Président. Un neurone : Il peut additionner où soustraire différents signaux en tenant compte de leur coïncidence dans le temps. Ainsi que modifier la fréquence des signaux qu'il émet en fonction de l'amplitude de ceux qu'il reçoit. (Le hasard et la nécessité, Jacques Monod 1970). Et il s'occupe du monde entier. Sauf de la France.

 

L'intellectuel français est séparé des réalités économiques et sociales. Qu’il connaît mal. Il a la nostalgie de l'universalisme, de l'universalité. Il est insatisfait d'une petite France. Il est de tradition de gauche. Il vit dans un pays catholique et les pays catholiques sont probablement plus exposés à l'universalisme communiste que les pays protestants. Il rêve d'une solution totale des problèmes sociaux. Et puis il y a un élément de conformisme. Il est plus facile de se dire de gauche que de refuser de l'être. Raymond Aron, 1969

Nous y voilà. Un nouveau gouvernement -le dernier à tenu moins de 15 heures, il se pourrait que le nouveau tienne quelques jours. A condition de payer le chantage d’un parti qui a naguère dirigé la France (en suspendant l’application des mesures de l’unique réforme des huit dernières années) ou de trouver parmi les députés de « la droite la plus bête du monde » suffisamment de voix ne votant pas une (des) motion(s) de censure. En occultant les causes profondes, systémiques, de notre calvaire actuel on met en avance le danger de la dette : 115% du PIB, croissant de 150/170 milliards/l’an et coûtant, aujourd’hui, un peu plus de 2% du PIB et un coût évalué à plus de 3% du PIB en 2029. Contre la spirale descendante de notre économie, pour ce que l’on en sait, ce nouveau gouvernement - à part de faire payer les riches - ne trouve rien d’autre à faire qu’augmenter des taxes, réduire des réductions d’impôts et amputer des pensions de retraite. Des cataplasmes sur des jambes de bois.

 

Mais les marchés financiers ne jugent pas seulement l’état de la dette, mais sa trajectoire, pour s’assurer que le pays est capable de continuer à rembourser ses intérêts. La dette augmente en 2025 de 170 milliards $ tandis que l’augmentation du PIB sera de env. 0,6% soit 171 milliards et comme la population augmente de 0,25%, le PIB/habitant bougera de 0,34%. Le plus faible taux d’augmentation en Europe, 10 fois moins qu’en Israël et six fois moins qu’aux Etats Unis (Trading Economics). Et un taux d’inflation 2025 de 1,2% (Franceinflation.com). Deuxième économie mondiale du temps du Général, neuvième aujourd’hui en attendant qu’elle sorte du classement des dix premières économies du monde.

 

Attendez. Nous sommes fiers d’avoir un nouveau Nobel en économie. Dont la première déclaration publique « il faut arrêter la réforme des retraites pour sauver le pays du danger du Rassemblement national ». (Libé, 14.10.25). Les pommes ne tombent pas loin de l’arbre : élevé dans une famille communiste, un peu « shumpeteriste » ayant construit le programme économique de M. Macron pour sa première élection et devenant son principal conseiller économique. Qui a assisté à l’augmentation de la dette du pays de plus de mille milliards d’euros. Et à l’accélération du changement du pays en guichet de distribution d’aides sociales, d’une part et d’employeur d’un lumpen prolétariat venu d’ailleurs et misérablement payé, d'autre part.

 

 

Associé à un changement de population car restant, à peu près, au même nombre d’habitants jusqu’à la fin du siècle, les densités ethniques de sa population changeront en faveur de l’inclusion de gens venant d’ailleurs et de leur progéniture qui représente, déjà, 30/40% des nouveaux nés. Et dont l’aspect le plus visible est double : la détestation du pays où ils sont venus s’installer et l’antisémitisme atavique d’une religion qui se veut militante (tant qu’elle n’a pas conquis le monde quand elle sera pacifique). L’Afrique n’est pas loin. De 200 millions d'habitants en 1950 elle va arriver à 2,5 milliards en 2050 (FMI) et le seul endroit où elle pourra envoyer le siens c’est l’Europe. De l’Ouest, naturellement, car celle de l’Est à mis en place des « murs » tellement hauts que même Bruxelles n’est pas capable à les faire franchir.

 

Si les troubles au Maroc, par exemple, sont motivés par des problèmes socio-économiques, ailleurs en Afrique, les guerres ouvertes offrent une incitation supplémentaire à la migration. Il y a actuellement des conditions de guerre ou de type belliqueux, souvent (mais pas partout) provoquées par les insurrections djihadistes, au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Nigeria, au Cameroun, au Soudan et en Somalie (qui ont une population combinée de 415 millions). On pourrait ajouter l’Éthiopie, la Libye et le Soudan du Sud (population combinée de 154 millions d’habitants) dans ce mélange. La situation au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est particulièrement inquiétante, avec un mélange d’insurrection djihadiste, de banditisme et de criminalité rampants, de corruption et de tensions ethniques et sectaires.

 

On me dira que ce qui se passe chez nous se passe aussi ailleurs en Europe. C’est peut-être vrai. En Europe, faire des Juifs des boucs émissaires pour les problèmes de son pays peut devenir très sombre très rapidement. MM. Macron, Sanchez et Starmer s’emploient à faire payer ce prix aux Juifs qui y habitent. Aussi en s’en prenant, pour ceci ou pour cela, à Israël sachant exactement le bénéfice qu’ils peuvent tirer d’une partie de leurs populations.

 

Les récentes reconnaissances partiales d’un « État palestinien » par la France, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et d’autres pays n’ont fait que renforcer la détermination des représentants des palestiniens (en particulier celle de M. Abbas, protégé de notre Président) à ne reprendre aucun processus de paix avec Israël.

         Regardez-le comme il est content.

Après tout, pourquoi devraient-ils négocier avec quelqu’un alors que l’Occident leur tend un état sur un plateau d’argent sans même une seule condition attachée ? L’approche des dirigeants européens en matière de « paix » a été essentiellement de sommer Israël : « arrêter de vous battre pendant quelques minutes afin que l’on puisse être réélus ». Ce faisant, la perversion d’Emmanuel Macron en France, de Keir Starmer au Royaume-Uni, de Pedro Sanchez en Espagne et d’autres ne devrait être sous-estimée.

 

Ne savent-ils pas ce qui se passe au Proche Orient ? En mai 2025, le Centre palestinien pour la recherche politique et statistique (PCPSR), dirigé par le professeur Khalil Shikaki, qui a mené des sondages d’opinion trimestriels en Cisjordanie et à Gaza depuis 1993, a constaté que le public palestinien souhaite clairement que le Hamas soit au pouvoir. Lors d’une élection présidentielle, un candidat du Hamas gagnerait avec 73% contre seulement 27% pour M. Abbas, le protégé de notre Président. Au Conseil législatif palestinien, le Hamas obtiendrait 43 % contre 29 % pour le Fatah. L’enquête a également mis en évidence le rejet généralisé de M. Abbas lui-même : seulement 15 % des Palestiniens sont satisfaits de ses performances, tandis que 80 % pensent qu’il devrait démissionner (remarquez, notre Président n’a pas plus que lui en France et n’entend pas démissionner pour ça). Une majorité a justifié le massacre du 7 octobre (50% contre 40%), 57% s’opposent à une solution à deux États et 41% pensent que la lutte armée est la bonne voie contre Israël, contre 31% qui sont en faveur de négociations. De plus, 77% s’opposaient au désarmement du Hamas en échange de la fin de la guerre. Bref, les données montrent clairement une déconnexion complète entre la naïveté européenne et l’opinion publique palestinienne.

 

Et comme Zorro… voilà M. Trump qui (dit-on) a trouvé les moyens pour tordre les bras d’Israël, du Qatar, de l’Égypte et de la Turquie (so to speak) pour arrêter la guerre à Gaza en déclarant, à la Knesset, la victoire d’Israël contre le Hamas. Ce qui a obligé Israël, en échange des derniers otages vivants et des dépouilles des morts de consentir à la libération de 1.700 « prisonniers de guerre » (pris pendant les deux dernières années) et de 250 condamnés à des peines allant jusqu’à 13 fois la condamnation à vie. Elle a quand-même résisté en ne libérant que des condamnés jusqu’à onze fois la condamnation à vie. Soyons clairs : Israël a libéré le futur Sinwar. Une figure emblématique : Mahmoud Issa, ancien commandant de la brigade Al-Qassam, avait fondé la première unité spéciale du Hamas, chargée d’enlever des soldats israéliens pour les échanger contre des prisonniers palestiniens. En 1992, il fit kidnapper le sergent Nissim Toledano, exécuté après l’échec des négociations. Mahmoud Issa, condamné à trois peines de prison à vie, sera, lui aussi, relâché. Le cas de Baher Badr illustre la même logique absurde. Membre du Hamas, il a été jugé coupable de deux attentats, dont celui de Tzrifin, en 2003, qui tua neuf soldats israéliens. Israël l’avait condamné à onze perpétuités. On pourrait ajouter toute la liste de tous ceux qui à 60% (selon des statistiques pour des libérations anciennes) reprendront leurs activités criminelles car - faut-il que l’Occident le comprenne - rien n’arrêtera le Hamas et ceux qui le soutiennent de vouloir détruire Israël et tuer les juifs. Ce qui me fait dire qu’Israël a libéré le futur Sinwar (qui lui a été libéré avec 1.026 autre palestiniens détenus à l’occasion de l’échange pour le soldat Guilad Shalit).

 

Par-delà leurs soucis internes liés aux changements de population, on n’arrive pas à comprendre le comportement des pays occidentaux vis-à-vis d’Israël. Car l’histoire est là pour se rappeler. Au début des années 1960, la France a vaincu de manière décisive le Front de libération nationale algérien. Mais en manipulant les médias de masse et les organisations non gouvernementales, les forces algériennes ont divisé l’opinion nationale française et ostracisé la France à l’étranger, obligeant Paris à renoncer à ses gains. Une décennie plus tard, le Viet Cong a fait de même aux États-Unis. La guerre du Vietnam n’a pas été perdue dans les rizières mais à la télévision, dans les journaux et sur les campus de l’Amérique. Les démocraties sont particulièrement vulnérables à cette tactique cruelle. Le Hamas a rejoué, avec brio, ce stratagème. En dissimulant ses cadres dans des tunnels sous les bâtiments résidentiels, les écoles et les hôpitaux, il a maximisé les morts civiles pour diaboliser Israël. Immédiatement, Amnesty International et la Cour internationale de justice ont commencé à parler de « génocide » et les étudiants de partout ont commencé à démolir leurs campus. Cent cinquante-sept pays ont maintenant reconnu un État palestinien inexistant. L’Union européenne débat de sanctions contre Israël, et de nombreux démocrates, d’Europe et d’ailleurs, ont appelé à un embargo sur les armes pour Israël. La France, par exemple, a interdit à des sociétés israéliennes d’exposer au Bourget. Remarquez, on les a obligés à les exposer en Iran, à Téhéran, ou dans le Liban du Hezbollah iranien. A se souvenir : la Russie est en guerre contre l’Ukraine depuis trois ans et n’a toujours pas acquis la supériorité aérienne à cent kilomètres de sa frontière. Israël l’a réalisée au-dessus de l’Iran, à 1.500 kilomètres de distance, en moins de 24 heures. Pas étonnant car la nature inédite de la souveraineté juive sur sa terre, vu le petit bout sur lequel les Juifs peuvent vivre librement entourés par un gargantuesque monde arabe, exclut tout alternative autre que la coexistence et le massacre. Le Hamas, en tant que gouvernement de Gaza, a choisi le massacre, ce qui signifiait que quelqu’un devait perdre.

 

M. Trump (et ses missi dominici) sait cela. Mais il faut arrêter les guerres car ce n’est pas bon pour le commerce. Surtout pour celui des Etats Unis qui viennent d’annoncer (Scott Bessent) « que les États-Unis avaient déjà encaissé 100 milliards de dollars de recette des surtaxes douanières depuis janvier. Et qu'il anticipe un gain de 300 milliards d'ici à la fin de l'année » Mais en se tenant fermement aux côtés d’Israël alors que pratiquement toutes les autres puissances occidentales sacrifiaient à la ligne des agitateurs pro-Hamas. M. Trump a non seulement suivi un cours qui était moral et courageux, il a rendu possible une perspective de paix. Et puis il a conçu un accord de paix qui vient d’entrer en vigueur et qui garantit la libération de tous les otages israéliens vivants ou décédés, met fin à la guerre sans un retrait complet de Tsahal de Gaza, force le Hamas à désarmer et exclut le Hamas de tout futur gouvernement de Gaza. On reste bouche bée, le Hamas est finalement brisé : la direction du groupe est décimée, ses tunnels sont effondrés et sa souveraineté sur Gaza cédée à un comité palestinien technocratique sous supervision internationale, présidé, naturellement, par M. Trump. C’est à peu près aussi proche que possible d’une victoire absolue pour Israël que ce qui était concevable au cours des deux dernières années. Et à l’encontre de tout ce que notre Président soutenait (en demandant d’arrêter « le massacre barbare, injustifié » auquel Israël s’adonnait, selon lui) qui aurait pu laisser les otages croupir dans les tunnels du Hamas, celui-ci déclarant victoire contre « l’agression israélienne ». Certes cela n’a pas plu à tout le monde : Accord Hamas-Israël : le pari du mouvement islamiste, sans garantie sur la fin des hostilités En acceptant de relâcher les otages israéliens détenus à Gaza depuis deux ans, le Hamas renonce à son seul levier de pression sur l’État hébreu » L’(I)Monde, 09.10.25, on sent comme un regret sinon la désapprobation…

 

M. Trump, qui, après s’être fait « couronner » comme meilleur Président des Etats Unis pour Israël à Jérusalem, est parti en Égypte pour célébrer avec une vingtaine de chefs d’État « la paix au Proche Orient ». La paix entre qui et qui ? Curieusement, un des protagonistes, Israël, n’était pas là. Pourquoi ? Le coryphée de la paix, sultan actuel d’Ankara, à menacé de ne pas y aller si Israël était présente. L’homme qui avait conseillé à notre Président de « faire examiner sa santé mentale » (RTL, 25.10.2020).

 

Et qui ne perd pas une occasion de lui montrer son ascendant : https://www.youtube.com/watch?v=xKgWeTiZunU

Voilà, donc, notre Président à Sharm-el-Sheik. Et regardez sa joie, non dissimulée, quand il rencontre le premier ministre irakien :

Juste pour préciser : Irak - plusieurs milices soutenues par l'Iran. Les États-Unis, ont menacé les milices de bombardements, a indiqué Reuters. Accord conclu entre les milices et le gouvernement irakien, les discussions entre Mohammed Chia al-Soudani et plusieurs chefs de milices sont "très avancées". Les options envisagées comprennent la transformation de ces groupes en parties politiques et leur intégration dans les forces armées irakiennes, a-t-il assuré. Euronews, 07.04. 25. Encore un ami de notre Président. Pense-t-il que des États arabes, ou du moins certains d’entre eux, ont peut-être eu une première chance de se construire dans des régimes politiques stables ? Cette perspective a été fatalement compromise par une culture politique obsédée par les chimères jumelées du panarabisme et l’anéantissement d’Israël.

 

Et Oslo dans tout cela ? Les accords des années 1990 ont prouvé que les cadres de paix conditionnels qui dépendent de la bonne volonté et du respect des Palestiniens sont des illusions. Ils doivent arrêter d’élever leurs enfants pour haïr les Juifs. Ils doivent former des forces de police vérifiées pour maintenir l’ordre, accepter la supervision internationale, reconstruire leur société et créer une autorité autonome modérée.

Cela semble être des points de repère raisonnables. Mais le problème est simple : chacune de ces mesures a déjà été essayée. Ils ont été appelés les accords d’Oslo. Et ils ont lamentablement échoué. Oslo était censé être le cadre de la paix entre Palestiniens et Juifs, construit sur la réciprocité et la confiance mutuelle. Israël a cédé ses terres et son autorité en échange de l’engagement des Palestiniens à renoncer à la violence, à mettre fin à l’incitation et à jeter les bases d’un gouvernement autonome responsable. Faut bien tirer la conclusion, le « deux états » d’Oslo ne représentent qu’une sorte d’orthodoxie en voie d’obsolescence. Cruel pour Israël quand on compte les milliers de morts et les dizaines de milliers de blessés depuis 1993.

 

M. Trump sait tout cela. Raison de plus pour ne pas sacrifier au « veau d’or » (« état palestinien ») car seulement 18% des israéliens (juifs) accepteraient une telle perspective et moins de 5% des israéliens arabes accepteraient d’y vivre !

 

Et notre Président ? Si vous le rencontrez, dites-lui-qu’en lui faisant gagner l’élection pour un deuxième mandat nous étions avertis : Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant(Ecclésiaste, 10 :16-18).

 

 

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6 octobre 2025 1 06 /10 /octobre /2025 20:00

Le bateau de Thésée. La France. Le bateau de Thésée est une expérience de pensée philosophique concernant la notion d'identité. Elle imagine un bateau dont toutes les parties sont remplacées progressivement. Au bout d'un certain temps, le bateau ne contient plus aucune de ses parties d'origine. La question est alors de savoir s'il s'agit du même bateau ou d'un bateau différent. (Wikipédia)

 

Que nous arrive-t-il ?

 

Le cinquième gouvernement depuis les dernières élections législatives, vient de durer 14 heures, champion toutes catégories depuis que les républiques existent en France. Le gouvernement le plus court de l’histoire française moderne, qui, bien qu’il fût censé être fondé pour, en partie, résoudre la crise de la dette de la France, les ministres du gouvernement des 14 heures auront droit à jusqu’à 30.000 euros en indemnités de départ. M. Lecornu, pour ses efforts, se verra accorder une décennie de chauffeurs et de secrétaires payés par le contribuable en tant qu’ancien premier ministre, bien que de très courte durée. Le maître d’œuvre de cet exploit : un Président qui fait semblant de tout diriger mais qui ne dirige rien. Ce n’est pas ce qui l’empêche de pérorer « à l’international » en faveur de l’Ukraine et d’une éventuelle contribution à sa guerre car les chars russes ne sont qu’à 30 heures de Paris. Ou contre Israël, en faveur de la « Palestine » et du Hamas obligé, comme il est, au sponsor de ce dernier qui détient 10/15% du CAC 40 et des étoiles du capitalisme français.

 

Il fut un temps où le schéma était simple : l’Italie était le mauvais élève éternel de l’Europe, chancelant d’une crise de la dette à l’autre, ses gouvernements se désintégrant avant même que l’encre sur leurs ordres d’investiture n’ait eu la chance de sécher. La France souriait dans l’éclat de sa stabilité - la Constitution gaulliste de 1958 donnait à son président un pouvoir exécutif un peu autoritaire ; elle jouissait d’une situation fiscale solide et d’une tradition de centralisme qui, alliée à une présidence appelée « monarchique », gardait à distance le chaos de la 4ème République. M. Macron, a réussi le tour inverse : mener la Cinquième République, normalement assimilée au pouvoir exécutif et au calme politique, au stade du chaos permanent. Six premiers ministres en moins de deux ans, une présidence qui « gouverne » par une improvisation constante et une Assemblée nationale divisée au point d’être méconnaissable. La France de M. Macron prouve que l’arrogance, le détachement et l’improvisation peuvent défaire même les architectures politiques les plus fortes. On dira qu’il n’est pas seul responsable. Peut-être. "Il n'y a pas de mauvais régiments, seulement de mauvais colonels." Napoléon.

 

Aujourd’hui, c’est l’Italie, dirigée par Giorgia Meloni (de droite, supposée même d’extrême), qui dégage calme et crédibilité, tandis qu’Emmanuel Macron est responsable d’une nation qui s’achemine vers le chaos, ses institutions se disloquant, ses finances suspendues à un fil, et sa société en décomposition. C’est la France, maintenant, qui semble trébucher devant de multiples obstacles. Le budget de Rome pour l’année en cours prévoit un déficit de près de 3,3 % du PIB, bien en voie d’atteindre les niveaux exigés par Bruxelles. La France, en revanche, s’attend à un déficit budgétaire astronomique de 5,8 % cette année, avec des promesses d’ajustement repoussées à 2029, si loin dans le futur qu’elles semblent totalement hors de propos. Les taux à 10 ans de la dette française dépassent désormais ceux de la Grèce, il y a quelques années en presque faillite. (France Info, 15.09.25).

 

On se souvient que François Fillon, lors de la campagne de 2017, avait pris l’engagement de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires en cinq ans, soit alors 10% des 5,4 millions d’agents publics, présents dans les trois versants: fonctions publiques d’État, territoriale, et hospitalière. Face à lui, Emmanuel Macron avait promis de supprimer 120.000 postes. En réalité, les effectifs de fonctionnaires auront augmenté de 178.000 postes pendant le premier quinquennat Macron (2017-2022), selon le site spécialisé Fipeco. Et de plus de 70.000 sur les trois dernières années. Au prorata de la population si la France s’alignait sur l’Allemagne, elle aurait 1,79 million d’agents publics en moins. Philippe Juvin, Rapporteur au Budget, Le Figaro 02.10.25.

 

On le sait, les Français payent plus de taxes, en pourcentages par rapport aux revenus, que les citoyens de n’importe quel autre pays développé. Cela étant les deux tiers des Français reçoivent plus qu'ils ne paient d'impôts, notamment en services publics : défense, justice, police, routes, éducation, santé. 54,7% des Français ne payent pas d’impôts sur le revenu (Google, 24.09.25). Le revenu médian étant de 2.500€/mois ils ne payent que la TVA, essentiellement sur la nourriture, soit 10%. Mais l’école est gratuite, l’hôpital aussi, l’hygiène des villes aussi… faites le compte et vous verrez qu’en réalité 50% (au moins) des Français reçoivent plus qu’ils contribuent. A propos des retraites (420 milliards/an, présentés comme une charge insupportable)) - c’est une escroquerie car il s’agit de l’argent que les gens avaient confié à l’État (ou aux sociétés agrées) pour fructifier pendant les 35/40 années de leur activité salariée pour le leurs rendre quand ils seront à la retraite.

 

Des éléments fondamentaux de la France - organisation de l’état, situation économique - en train de disparaître. Le drame touche aussi l’enseignement (autrefois considéré le meilleur du monde et principal « ascenseur social »), le système de santé (autrefois aussi considéré le meilleur du monde) et la démographie du pays (qui autrefois acceptait des immigrés et en faisait autant de français et qui ne sait plus le faire car les immigrés sont trop nombreux et de civilisation différente). Le bateau de Thésée nous dit que nous sommes en train de vivre dans un pays différent qui va avoir du mal à s’appeler France. Car trop de ce qui l’a composé est en train de changer ou disparaître.

 

Mais il y a plus. M. Macron a décidé de s’allier à ce qu’il y a de plus rétrograde dans le monde arabe, de ce qu’il y a de plus dangereux pour le monde occidental de tradition judéo-chrétienne, j’ai nommé le Qatar. S’agit-il de raisons personnelles ? S’agit-il de la politique constante pro-arabe du Quai d’Orsay depuis 100 ans ? Difficile à choisir.

Surtout dans les circonstances actuelles du Proche Orient. Car le Qatar n’est pas seulement un État du Golfe. Le Qatar est le Hamas et Hamas est le Qatar. C’est le DAB de la terreur, le patron du Hamas et de son aile politique, les Frères musulmans, l’usine idéologique du djihadisme moderne. Que le Qatar, complice du massacre du 7 octobre, soit traité comme un partenaire potentiel par la France est tout simplement grotesque.

Pas seulement. Devant un Israël qui a accédé au plus haut niveau technologique du monde et qui semblait arriver, enfin, à convaincre des pays arabes qu’une coexistence pacifique était possible, le bras armé du Qatar, le Hamas a réussi d’arrêter le progrès de ce qui apparaissait tellement prometteur. Israël a mal jugé le Hamas en supposant qu’il ne ferait rien de fou de peur de provoquer une réponse israélienne dévastatrice. Mais le calcul du Hamas n’était pas celui d’Israël. Son objectif était (est) la destruction d’Israël et si cela signifiait sacrifier Gaza pour que l’Iran, le Hezbollah et d’autres se joignent à lui et déversent des tirs de l’enfer sur l’État juif pour le consumer, alors, soit.

 

Et devant la réponse – dure - d’Israël au pogrome du 7 octobre 2023 la France s’est associée au Qatar pour arrêter (ou au moins ralentir) l’élan d’Israël en promouvant, d’une manière urgente, la reconnaissance d’un État palestinien, une absurdité pratique qui a été élevée au rang de cause morale la plus urgente et juste de la planète. Sans ignorer qu’une telle reconnaissance de l’État palestinien à ce moment-là, saperait les intérêts sécuritaires occidentaux, récompenserait le terrorisme, enhardirait l’islamisme radical et déstabiliserait les perspectives de paix. Et qui, de plus, n’a de fondement juridique aucun, tout en se référant au « droit international » Mais « Le droit international n’est pas un pacte de suicide. Ipso facto, Israël n’a aucune obligation légale d’accepter la création d’un état ennemi irrédentiste à partir de son propre corps encore vivant. Bien que vocalisé dans des rythmes sobres d’autorité morale, la reconnaissance d’un État palestinien par la France et plusieurs autres grands États passe complètement à côté de questions plus vastes. Au lieu d’accepter des prescriptions politiques ad hoc tirées de sources non juridiques, la communauté des États doit faire preuve de « bonne foi » (une attente fondamentale de la Convention de Vienne sur le droit des traités) en respectant les règles fondées sur le droit. Sous le mandat britannique, en confirmation des décisions prises lors de la conférence de paix de San Remo d’avril 1920, toute la Palestine était réservée à l’établissement d’un « foyer national juif ».En 1922, bien qu’aucune partie de la Palestine mandataire n’ait jamais été désignée pour la création d’un autre État arabe, la Grande-Bretagne a illégalement découpé la Transjordanie sur 78 % de son territoire mandataire. Transjordanie est devenue la Jordanie en 1949, juste un an après la déclaration de l’État d’Israël. Le 15 mai 1948, un jour après que l’État d’Israël fut déclaré par David Ben-Gourion Tel-Aviv, Azzam Pacha, secrétaire général de la Ligue arabe, a prévu la guerre planifiée par les forces arabes combinées : « Ce sera une guerre d’extermination et un massacre mémorable. » (Louis René Beres, Ph.D. Princeton, JP-27.09.25). La résolution ultérieure de l’ONU sur le partage (1947) ne comprenait que 22 % des terres initialement promises à établir un foyer national juif. Dans l’intérêt d’un début pacifique, les autorités nationales juives ont accepté la masse terrestre réduite sans droit (essentiellement la moitié du cinquième résiduel) en échange de l’établissement d’un État juif.

 

Les dirigeants européens devraient se rappeler qu’ils ne sont plus des puissances coloniales ; imposer des résultats dans le conflit israélo-palestinien sans négociations non seulement tient de l’hypocrisie mais aussi risque de provoquer un grave retour de bâton pour la propre stabilité de l’Europe et mettra en lumière les désaccords au sein de l’Europe à un moment critique où l’unité est essentielle. Agir de manière cavalière pour la création d’un état palestinien creuse un fossé entre l’Europe et les États-Unis, à un moment où l’unité est essentielle pour faire face aux défis communs du terrorisme islamiste, de la guerre Russie-Ukraine ou aux ambitions de la Chine envers Taïwan ou la course de l’Iran vers la bombe atomique. Sans oublier le clown espagnol déguisé en Premier Ministre qui regrettait ne pas avoir d’arme nucléaire pour menacer Israël de disparition s’il ne cède pas au Hamas.

 

En organisant comme un spectacle de cirque cette reconnaissance, notre Président et ses partenaires, le Qatar et/ou l’Arabie Saoudite, feignaient ignorer (ou intentionnellement) qu’un terreau antisémite mondial était en train de se développer et n’attendait que de nouveaux ferments. Mais on dit qu’Israël perd la guerre de l’information. Perdre une guerre de relations publiques ? Mais ce n’est pas à propos des relations publiques. Cela remonte à quelque chose de plus fondamental : la haine des Juifs. Il y a quelque chose de vraiment sombre et inexplicable dans la haine des Juifs. Depuis 3500 ans, la tache de haine des Juifs semble faire partie de l’ADN de l’humanité. Donc, il n’y a rien de nouveau ou de surprenant à ce qu’Israël perde une guerre de RP qu’elle ne pourrait jamais gagner. Et parce que les Palestiniens sont incapables de gouverner pacifiquement un état qu’ils ne veulent même pas, Israël doit payer le prix en termes d’opprobre international, d’annulation des matchs de football et de basket-ball, d’expulsion d’associations scientifiques et universitaires, d’interdiction de participer à des courses cyclistes ou concours d’Eurovision et ainsi de suite pour les années à venir. Un état dans lequel, en cas d’élections le Hamas gagnerait facilement en Judée/Samarie et à Gaza (bénéficiant, selon de multiples enquêtes d’opinion du support de plus 80% de la population). Car les Palestiniens ne font pas confiance M. Abbas et son entourage. La corruption, le népotisme et la mauvaise gestion des finances de l’Autorité Palestinienne ont créé la méfiance et le ressentiment chez de nombreux Palestiniens et sont parmi les raisons pour lesquelles ils préféreraient les djihadistes du Hamas, avec lesquels ils s’identifient étroitement.

 

Et il y a plus. En 2024, les États membres de l’UE ont signalé 58 attaques terroristes. Parmi celles-ci, 34 ont été menées à bien, 5 ont échoué et 19 ont été déjouées. Au total, 449 personnes ont été arrêtées pour des infractions liées au terrorisme dans vingt États membres. Le Mossad a aidé à déjouer une cinquantaine d’attaques. INN, 07.10.25.

 

Attaqués sur leurs territoires, des dirigeants des plus importants états trouvent un moyen pour désamorcer des épreuves de force dans leurs pays avec des segments de population adoubés aux causes du « palestinisme » - condamner Israël pour ce qu’elle fait et pour ce qu’elle ne fait pas.

 

Et comme si tout cela ne suffisait pas, le plus puissant homme du monde passe son temps à menacer le Hamas (pour rendre les otages, déposer les armes, disparaître). Qui n’en peut, mais. Car il a derrière lui le Qatar. Sans que celui-là ne s’excuse pour son rôle direct dans le pogrome du 7 octobre qui est une tache morale et une bévue stratégique. Cela pourrait passer pour l’une des concessions les plus dangereuses de son administration, car cela renforce un récit faux : que nous pouvons négocier avec les jihadistes, et en sortir sains et saufs. Mais le Qatar vient d’offrir un cadeau de 400 millions de $ à l’homme le plus puissant du monde. Et promet d’investir plus de mille milliards de $ aux Etats Unis.

 

Que nous arrive-t-il ?

 

 

 

 

 

 

 

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29 septembre 2025 1 29 /09 /septembre /2025 17:34

Certains lecteurs et moi-même sommes surpris (le mot est faible) par ce que notre Président a fait, depuis quelque temps, et on se pose une question : a-t-il une bonne connaissance de l’histoire pour agir comme il le fait ? Car, bien que disposant de pouvoirs exceptionnels (« le bouton nucléaire ») et d’une ancienne bonne réputation de la France dans la diplomatie mondiale, il ne donne pas l’impression de « jouer » dans la bonne catégorie, en proposant la reconnaissance d’un État Fantôme.

 

Ne nous y trompons pas, et souvenons-nous des mots prémonitoires de Raymond Aron (1969) : Je ne vois pas la paix au Moyen-Orient. Parce qu'il s'agit dans ce cas d'un conflit à mort. Puisque l'enjeu c'est la possession d'un sol. Et d'un sol qui est sacré à la fois pour les Juifs ou les Israéliens, et pour les musulmans ou les Arabes ou les Palestiniens comme vous voudrez. Donc dans ce cas précis, je ne vois pas la paix.

 

Il est dommage que M. Macron ne les ait pas fait siens.

 

Regardons les choses de plus près tout en se rappelant que le judaïsme a émergé de cette terre, que des royaumes juifs existaient là, et qu’il y a eu une présence juive continue depuis lors. Une petite différence par rapport aux autres prétendants.

 

Emmanuel Macron croit qu’il peut augmenter son taux d’approbation, qui est de 15%, en faisant appel à la composante islamiste montante de la France dans sa campagne pour reconnaître l’indépendance palestinienne.

 

Pas en son nom, mais au nom de la France. La situation dans laquelle on se trouve ressemble de plus en plus à celle de l’Italie entre 1980 et 1990, lorsque les gouvernements notoirement éphémères du pays étaient embourbés dans leur propre crise de la dette. Les marchés financiers en ont pris note. Les investisseurs étrangers considèrent désormais que les obligations françaises sont aussi risquées que celles de l’Italie. Les rendements obligataires à 10 ans des deux pays ont clôturé exactement au même niveau de 3,49 pour cent jeudi. Le pays est en train de faire face à une faillite économique, une faillite démographique, un échec culturel résultant de la destruction du système éducatif, une impossibilité systémique à empêcher l’établissement d’un autre peuple. En résumé la France est en proie à une paralysie politique (problème de plus en plus aigu), une économie de lente croissance (moins de 1%/l’an, inférieure à la croissance démographique d’où un PIB/habitant stagnant ou déclinant) et une sérieuse baisse de la productivité.

 

La France est membre de l’Union européenne, l’UE. Les règles de l’UE stipulent que le ratio dette / PIB devrait être inférieur à 60% du PIB. De plus, le déficit budgétaire en toute année ne doit pas dépasser 3 % du PIB. Cette année, le déficit budgétaire de la France sera d’environ 5,8% (environ… on craint 6%) du PIB et sa dette est 115% du PIB. La France est en violation flagrante des règles de l’UE et vient d’être créditée de la dernière place parmi les 25 pays de l’Union pour ce qui est du respect des règles de l’Union.

 

Quand reconnaîtra-t-il la France ? “La Palestine” n’est guère plus qu’un soutien moral pour un Président dont l’emprise sur le pouvoir intérieur s’est affaiblie rapidement. Peut-être ne se rend-t-il même pas compte de la drôlerie, pénible, quand il se pose comme faiseur d’État sur la scène mondiale alors même que son propre pays se trouve de plus en plus en déliquescence. Pense-t-il que le bruit de sa reconnaissance de la Palestine détournera l’attention de ses échecs en France ? C’est sans doute son incapacité à revigorer la France pendant les huit années de ses mandats qui l’attire dans le projet fantaisiste d’un État palestinien. En se débattant à l’intérieur du pays, il cherche une gloire éphémère à l’étranger. M. Macron a choisi de faire cavalier seul, de précipiter les événements, de dicter l’ordre du jour et le statut final sans aucune négociation préalable, et de punir Israël s’il ne respecte pas la reconnaissance de l’État palestinien. En réalité, M. Macron voulait créer un fait accompli, brouiller les pistes et laisser sa marque sur les pages de l’histoire. Au lieu de quoi, il a bêtement retardé la normalisation d’Israël avec les pays arabes. Mais c’était peut-être la raison de tout ça. De plus, « il fait semblant de ne pas savoir que la direction palestinienne ne veut pas vraiment d’un État.… Le dernier refus date de l’offre de 2008 d’Olmert [ancien premier ministre israélien Ehud]. Je détestais son offre, qui aurait abandonné Jérusalem, et j’ai pensé qu’elle ne serait jamais approuvée par le cabinet ou la Knesset. Mais même cette offre a été rejetée par les Palestiniens.… Je n’ai jamais traité avec [l’ancien président de l’Autorité palestinienne Yasser] Arafat, mais j’ai pensé que les choses pourraient s’arranger beaucoup mieux quand il serait mort. Il est mort à la fin de 2004, et rien n’a changé, donc j’ai tiré des conclusions. » Eliott Abrams, Mosaic Magazine 15.09.25. Quelqu’un qui sait de quoi il parle.

 

Notre Président… la force des paroles, pense-t-il. Parce que les paroles ne payent pas de droits de douane…

 

En décidant de reconnaître « la Palestine » M. Macron est trop optimiste, sinon pathétiquement naïf, quant aux perspectives de démocratie dans un futur état palestinien. Depuis sa création il y a 30 ans, l’Autorité Palestinienne - sous M. Abbas et son prédécesseur Yasser Arafat - réprime les opposants politiques ou quiconque ose s’exprimer contre les dirigeants palestiniens. D’innombrables journalistes, militants des droits de l’homme et militants politiques ont été intimidés, arrêtés, battus ou tués par les forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne. Pourtant, il a justifié ses décisions car Mahmoud Abbas (dit-il) a pris des engagements précis. Curieux qu’il ne sache pas que les sondages du « Palestinian Center for Policy and Survey Research » montrent qu’en mai 2025, 81% des Palestiniens réclamaient sa démission. De plus, le think tank américain Freedom House classe les territoires palestiniens parmi les régimes les plus restrictifs en matière de droits et de libertés. La corruption est endémique et l’Autorité Palestinienne peine à contrôler ses propres villes, où des milices islamistes liées à l’Iran imposent leur loi. 

 

Mais il nous dit que M. Abbas a condamné (en anglais) ce que le Hamas à fait le 7 octobre 2023. Ne sait-il pas qu’au cours des deux dernières années, il ne l’a jamais réellement fait en arabe ? Comment pourrait-il le faire alors que l’Autorité Palestinienne verse toujours des pensions et des salaires à des terroristes - comme ceux qui ont pris part à l’orgie de meurtres, de viols, de tortures, d’enlèvements et de destructions gratuites le 7 octobre ? Allez, Monsieur Macron pantomime se veut un bâtisseur d’État pour les Palestiniens - il espère que le bruit de sa reconnaissance de la Palestine détournera l’attention de ses propres échecs.

 

Pendant des décennies, les dirigeants occidentaux du premier cercle ont maintenu une position claire : il ne peut y avoir de reconnaissance d’un État « palestinien » en dehors de négociations directes avec Israël, d’une démilitarisation complète, et de l’acceptation sans réserve du droit d’Israël à exister dans des frontières sûres en tant qu’État distinctement juif. Mais des pays de l’Europe et d’autres, comme il y a 90 ans, sont encore une fois du mauvais côté de l’histoire. Ils avaient apaisé l’agresseur nazi. Aujourd’hui, ils flattent l’islam militant qui les menace de l’intérieur, et sur le chemin sacrifient les Juifs. La seule différence cette fois, c’est que les Juifs ont un État, relativement puissant « Israël ne sera pas la Tchécoslovaquie », a dit Ariel Sharon. (Le Monde 05.10.2001). M. Macron et d’autres dirigeants occidentaux, s’ils croient que l’Autorité Palestinienne changera pour le mieux, au moins dans un avenir prévisible, vivent dans un monde imaginaire... Même si un État palestinien est créé, il sera dirigé soit par la faction corrompue du Fatah de M. Abbas, soit par le Hamas.

 

Et si on relit les mots de Raymond Aron on voit bien que le sujet dépasse l’incroyable naïveté (ou l’outrecuidance) d’un impétrant qui fait preuve d’une totale méconnaissance des tenants et des aboutissants. On me dira qu’il n’est pas seul. Ce faisant, lui et les autres n’ont pas simplement trahi l’héritage civilisationnel occidental plus large auquel ils prétendent. Ils ont récompensé le terrorisme, renforcé les ambitions génocidaires du jihad mondial et envoyé un message véritablement glaçant : la voie vers la légitimité internationale ne passe pas par le travail difficile de construire un État-nation et d’engager une diplomatie ultérieure, mais par le meurtre de masse, la militarisation des institutions transnationales et l’effacement de la vérité historique.

 

De nombreuses élites crédules (et M. Macron le premier) prétendent que les djihadistes radicaux du Hamas ne représentent pas la population arabo-palestinienne mais c’est un mensonge. Les sondages montrent constamment - et des vidéos anecdotiques de grandes foules de rue le démontrent constamment - que le Hamas et les groupes djihadistes aux vues similaires, disposent d’une popularité écrasante à Gaza et en Judée-Samarie. Car il s’agit d’une population radicalisée depuis des dizaines d’années et qui mériterait la honte, le mépris et la réprimande mondiale, non pas une sympathie servile doublée d’un tapis rouge aux Nations Unies. Bien que, comme la plupart des Américains, des Européens et même de nombreux Israéliens, préféreraient le nier, la guerre n’est pas seulement contre le Hamas mais contre le peuple palestinien. Et jusqu’à ce qu’ils renoncent à leur foi en l’élimination d’Israël, aucun investissement étranger ni aucune acrobatie diplomatique ne feront la moindre différence. Relisez les mots de Raymond Aron.

 

Si tout ce qui précède a valeur alors convenons que l’initiative de M. Macron, adoubée par M. Starmer et leurs partenaires, pour reconnaître un État palestinien est une initiative qui ne sert qu’eux. Quand cette idée est apparue, les dirigeants du Hamas ont commencé par soupçonner un truc caché et essayé de déchiffrer la sophistication.

 

Aujourd’hui, le Hamas comprend qu’il s’agit d’une mesure destinée à signaler « nous sommes ici aussi », et que par-delà les convenances personnelles, la politique intérieure et la concurrence internationale ont été des motifs importants dans son élaboration, et que ses conséquences n’avaient pas été sérieusement examinées. Tout ce qu’ils ont à faire est de se tenir coi et profiter des gains implicites. Les terroristes constatent que leur travail est fait par les naïfs. Au fait… ils se fichent comme de l’an quarante du droit international, des valeurs démocratiques ou des normes philosophiques. Le Hamas préfère semer la terreur et la barbarie ; c’est son idéologie. Alors, donner plus d’argent occidental ou même arabe à Gaza ou en Judée-Samarie ne fera pas renoncer les Palestiniens à leurs rêves d’un monde sans Israël. Bien qu’il y ait parmi eux des individus qui veulent la paix, même l’horreur des deux dernières années de guerre à Gaza - où pas un seul civil palestinien n’a aidé à une évasion d’otage et aucune opposition organisée au Hamas n’a pris le contrôle - indique qu’il n’y a pas de réels partisans pour la paix avec Israël parmi eux. Au total, la reconnaissance de lundi dernier envoie un signal politique fort mais ne modifie en rien la donne. Elle ne libère pas les otages, n’affaiblit pas le Hamas, ne réforme pas l’Autorité Palestinienne et ne rassure pas les Israéliens. Sans conditions concrètes ni plan crédible, elle reste un geste d’affichage - l’expression d’un horizon politique, mais non son commencement. Hélas, les beaux slogans ont tendance à faire beaucoup de bruit, aussi saugrenus soient-il. Les mêmes élites qui ont applaudi, il y a trente ans, à deux mains, les très médiatisés accords de « processus de paix », tels que les Accords d’Oslo des années 1990 démontrent qu’ils ne valent pas le papier sur lequel ils ont été écrits.

 

Un mot sur un autre protagoniste, B. Netanyahou. On est subjugué par la vulgate dominante selon laquelle tout tient à BN et à sa décision de s’accrocher au pouvoir pour échapper aux éventuelles condamnations dans ses procès qui durent depuis dix ans et dans lesquels les juges demandent aux procureurs de renoncer aux charges. Face à l’effondrement de leur rêve de deux États, la gauche d’Israël et le New York Times ont transformé le massacre du Hamas en une arme contre B. Netanyahu “C’est une falsification du bilan. Netanyahou n’était pas exactement averti. Il a été menacé par les hauts gradés rebelles et un chef voyou de la police secrète pour arrêter une réforme judiciaire à laquelle ils s’opposaient. Ils ont refusé de démentir les rumeurs selon lesquelles ils désobéiraient au gouvernement élu en cas de crise constitutionnelle, et ils n’ont pas travaillé à faire respecter la discipline parmi les réservistes, au service de la sécurité. Au lieu de cela, ils ont tenté de tirer parti de la mutinerie pour faire avancer leur programme politique, et ils ont utilisé le renseignement comme une arme, ainsi que leur autorité institutionnelle, pour faire pression sur le premier ministre ». Tablet, Gadi Taub 21 août 2025.

 

Quant au désir de M. Trump de recevoir un Prix Nobel, on devrait lui dire que la Norvège, antisémite de toujours, ne lui en accorderait pas un, même s’il devait guérir le cancer. Le « plan Trump » pour arrêter la guerre à Gaza (seulement, pas question état palestinien) concocté par MM. Blair, Kushner (dans les affaires duquel l’Arabie Saoudite a investi 2 milliards de $) et Witkoff (dont les deux fils ont fait des « deals » de quelques milliards de $ au Qatar et dans les Emirates) fait la même erreur que M. Netanyahou et les dirigeants d’Israël: croire qu’un nouvel horizon de bien-être convaincra les palestiniens à renoncer à leur désir existentiel de la disparition des juifs d’un territoire qu’ils considèrent leur. Il ne devrait, donc, pas imposer à Israël des plans qui se retournerons contre elle comme Oslo 1993. En pensant qu’ils sont bons pour Israël et que la paix régnera là-bas pendant les siècles à venir. Utopie. Tout cela avec l’aide du Qatar pion, sponsor, promoteur, de l’islamisme mondial utilisant comme bras armé le Hamas. Qu’il commence par leur demander quand vont-ils abolir la loi condamnant les homosexuels à mort ?

 

Et puisque j’ai déjà cité Raymond Aron, je fais miens ses mots « Tocqueville et moi. Si je puis dire, nous ne croyons pas beaucoup aux utopies, au messianisme et nous craignons les retombées historiques des espérances indéfinies. (1969)

 

PS. J’oubliais. In cauda venenum

L’Allemagne a, pratiquement, arrêté l’exportation de produits de défense vers Israël. Mais… l’invasion russe en Ukraine a révélé un problème stratégique majeur : les essaims de drones bon marché sont souvent neutralisés à l’aide de missiles antiaériens coûteux. Un nouveau système laser israélien apporte aujourd’hui une réponse efficace.

 

 

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26 septembre 2025 5 26 /09 /septembre /2025 11:30

Analyse – ICI BEYROUTH

Les équivoques d'une improvisation diplomatique 

Lecture : 7 minute) A A A  25.09.25

Charles Chartouni

La démarche diplomatique française s’inscrit d’emblée dans un cadre politique et normatif aux incohérences multiples. D’ailleurs, l’élaboration de la démarche diplomatique a connu plusieurs moutures qui reflètent ses contradictions, ses apories et son rôle ambigu dans la recherche d’une solution négociée au conflit en cours et ses ramifications. Initialement, le président français avait abordé la problématique de manière holistique, liant la question de la reconnaissance de l’État palestinien au règlement de la question des otages israéliens, à la démilitarisation de Gaza et à la réforme de l’Autorité palestinienne, comme conditions préalables à la reconnaissance de l’État palestinien. 

En se rendant compte de l’invraisemblable acceptation de ces prémisses par le Hamas, des fractures de la scène politique palestinienne et de la crédibilité défaillante de l’Autorité nationale palestinienne, le président français procède au séquençage de la démarche en se contentant de la proposition tronquée de la reconnaissance non conditionnée par une clause de réciprocité s’appliquant aux deux parties du conflit. Ceci étant de nature à disqualifier la démarche et à l'entacher d’un caractère partisan qui a été instrumentalisé par la gauche française et ses émules européens, la gauche woke qui a fait de la militance palestinienne son étendard, les islamismes de tout acabit qui s’en sont emparés afin de promouvoir leurs politiques de subversion et de creuser leur sillon au sein des démocraties occidentales moyennant des alliances avec les mouvances wokes et leurs partenaires au sein de la nébuleuse de gauche. 

Cette démarche s’est auto-invalidée en avançant de manière unilatérale, tout en mettant au rancart la partie israélienne reconnue comme responsable de manière exclusive de la guerre. Ce qui devait inévitablement légitimer la terreur du Hamas qui se situe en amont des conflits en cours. Tout en sachant que le fait même de cette démarche révèle l’échec des diplomaties occidentales dans le freinage du conflit et la dissuasion de l’entreprise criminelle du Hamas et sa désinvolture tant par le pogrom du 7 octobre 2023 que par la politique de victimisation intentionnelle et hautement affichée et ses supports au niveau de la gauche internationale dont le palestinisme sert de levier politique majeur. 

Il ne suffit pas, en effet, de lancer une dynamique dont les encadrements normatifs et stratégiques sont défaillants et lardés de contradictions. En quoi consiste un État sans frontières négociées avec la partie israélienne adverse ? Comment peut-il justifier sa validité opérationnelle alors que l’idée même de négociation est exclue, d’emblée, au profit d’énoncés idéologiques qui professent de manière ostentatoire la destruction de l’État d’Israël, ce qui rend caduque l’hypothétique intention irénique d’une démarche résolument dirimante ? Les effets pervers de cette politique sont évidents et ne peuvent, sous aucun rapport, se prévaloir de légitimité normative ou opérationnelle. Autrement, quel peut être son rapport au plan de partage de 1947, aux accords de Camp David (1978), d’Oslo (1993) qui ont pavé la voie à la création de l’Autorité nationale palestinienne qui bénéficie d’une reconnaissance internationale depuis plus de trente ans ? Alors que la démarche actuelle est hypothéquée par le Hamas et les diktats idéologiques qui la cautionnent. Une diplomatie cavalière qui ne s’inscrit dans aucune généalogie est d’ores et déjà condamnée.

Des inconséquences ne peuvent, en aucun cas, fournir une plateforme à des médiations politiques effectives. Ceci pour ne pas oublier que la partie israélienne est loin de se laisser dissuader par une démarche pseudo-diplomatique aussi peu élaborée, ou par la malveillance idéologique de la gauche et des islamismes qui instrumentalisent cette question depuis longtemps et dont les incidences ont détruit toute chance de négociations réalistes. Les Palestiniens sont demeurés les otages des élucubrations idéologiques qu’ils se sont données tout au long d’une histoire militante qui n’est que le revers de leurs multiples aliénations et des instrumentalisations stratégiques qui en ont émané. Cette démarche est en train de favoriser la radicalisation de la société israélienne qui appréhende plus que jamais la pente nihiliste de l’islamisme palestinien et son impact. Il a fallu le pogrom du 7 octobre 2023 pour entériner des sentiments jadis flottants. 

Sinon, les parties européennes signataires de la proposition répercutent les fractures politiques d’une scène politique continentale en plein éclatement. Une telle démarche n’est pas seulement contre-productive, mais elle sert de catalyseur aux guerres civiles larvées au sein des démocraties occidentales. Ce qui arrange doublement les visées subversives de la gauche woke et de ses alliés islamistes qui auraient réussi une double gageure, celle de promouvoir les guerres culturelles dans les démocraties occidentales, et de l’exploitation de la stratégie des boucliers humains et des interfaces urbaines, gommée au profit de la politique de la victimisation exponentielle projetée par les architectes de la guerre nihiliste à Gaza. Le « keffieh » palestinien est, depuis belle lurette, emblématique du nihilisme palestino-gauchiste et de son ultime version woke.

Autrement, les alliances nouées procèdent à partir d’une autre oblitération, celle du rôle déterminant des États-Unis qui sont loin de se laisser amadouer par les promesses fallacieuses et hautement manipulées par les régimes autoritaires et assassins du monde arabo-islamique. Les États-Unis veulent mettre fin à la supercherie en cours, en insistant sur la nécessité de découpler la négociation de la fin des hostilités de la solution d’ensemble à partir des prémisses des accords abrahamiques. L’absence du cosignataire saoudien de la déclaration onusienne est fortement symptomatique de sa prise de conscience de l’inefficacité de cette démarche creuse et sans perspectives réelles. En outre, la position franchement partisane du gauchiste primaire Antonio Guterres contribue au discrédit de l’ONU, convertie désormais en club fédérateur des dictatures tiers-mondistes.

Par ailleurs, le tintamarre causé par l’attaque du Qatar s’est estompé en un temps record. Les ambiguïtés du Qatar ont été mises à nu par l’attaque israélienne qui a osé braver les tabous d’une supercherie qui estimait poursuivre sa carrière. En se rétractant, le Qatar révèle sa fragilité structurelle, et le sommet arabo-islamique expose la faiblesse des dictatures mensongères qui ont passé l’éponge sur le rôle de l’Iran dans la création de ce contexte de débridements conflictuels. Une semaine plus tard, plus rien ne tient. 

Au bout du compte, comment peut-on tirer quelque chose de positif d’une démarche politique aussi contradictoire ? La seule possibilité est celle d’une démarche alternative lancée par les États-Unis et l’Arabie saoudite en vue de mettre fin au conflit à Gaza et au Liban et de mettre un terme définitif à la capacité de sabotage iranienne. Les manœuvres qui tournent à vide à l’exemple du Pakistan et de l’Arabie saoudite relèvent de la gesticulation et de la diversion sans plus. À défaut, il faudrait boucler les entreprises militaires inopportunément interrompues. Les autocraties et les totalitarismes islamistes sont à défaire sans état d’âme, comme cela a été le cas avec les totalitarismes du XXᵉ siècle.

L'opposant palestinien Samer Siniljawi estime que le « seul État qu'il faut convaincre de reconnaître l’État palestinien, c'est Israël. Sans cela, il ne se passera rien ». Le ministre israélien des Affaires étrangères s'est exprimé à juste titre: « La paix ne sera atteinte que dans un contexte bilatéral et non par des décisions prises à Paris ou à Madrid. » Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien, faisant écho à ces déclarations, considère que « si l'on reconnaît sur le papier quelque chose qui n'existe pas, le problème pourrait sembler résolu, alors qu'il ne l'est pas ». 

Emmanuel Macron semble ignorer les mutations profondes induites sur le plan régional par le 7 octobre 2023. S. Siniljawi enchaîne en disant : « Ceux qui considèrent que la solution à deux États est la meilleure ont raison. Mais entre l'idéal et la réalité, il y a un fossé énorme. Depuis le 7 octobre, la coexistence pacifique entre les Israéliens et les Palestiniens relève du domaine de l'utopie. La population israélienne ne veut pas d'un État palestinien. Elle pense qu'un tel État serait un foyer de terrorisme et la source de nouveaux 7 octobre » Isabelle Lasserre estime à juste titre que « le lien établi entre la reconnaissance et la solution des deux États ignore les différences entre ceux, parmi les Palestiniens, qui acceptent de vivre avec Israël et ceux qui veulent l'effacer du Proche-Orient et installer leur État "de la rivière à la mer"». En contrepartie, la radicalisation en milieu israélien poursuit son cours.

 

 

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21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 17:52

Notre Président (suivi d’autres présidents et chefs de gouvernements) va « déclarer » demain qu’il « reconnaît l’État de Palestine » Et il précise, « dans les frontières de 1967 avec capitale à Jérusalem-Est. Soit.

Il se trouve que depuis1967, quand les pays arabes ont perdu la guerre visant (Nasser) à détruire Israël et à jeter les juifs à la mer (A. Choukery, 20.05.67, Herodot.net) après un armistice, la Cisjordanie (annexée par la Jordanie après la guerre de 1948) est devenue un « territoire disputé » dont le sort devait être décidé via des négociations entre les parties belligérantes. 665.000 arabes (ils ne s’appelaient pas encore palestiniens) y habitaient (Google 26.05.25). Aujourd’hui la population arabe 1.840.000 habitants, (Jérusalem- Est 228000)(Google) et aussi environ un demi-million de Juifs qui vivent dans plus de 130 communautés, à l'exclusion de Jérusalem-Est (env. 200.000). Bon.

Il se trouve que notre Président a justifié la reconnaissance à la suite de certains engagements de M. Abbas. Soit. Lui a-t-il demandé ce qui se passera avec les habitants israéliens (tous juifs) de la Cisjordanie ? Car M. Abbas s’est engagé : « Il n’y aura pas un seul Israélien en Palestine » (TOI, 30.07.2013).

Quelle galéjade ! Il n’y aura jamais un état arabe appelé Palestine : « La raison est simple - tout territoire transféré aux Palestiniens devient une base terroriste. Par conséquent, on s’interdit de céder des territoires, on s’interdit de permettre la création d’un État palestinien, et il est impératif de maintenir la liberté d’action pour les soldats de Tsahal partout. Ce n’est qu’ainsi que nous préserverons la sécurité des citoyens israéliens» N. Bennett (Israël New Pulse 20.09.25). Certes, M. Bennett ne croit pas à la promesse de M. Macron concernant « deux états vivant en paix et sécurité » mais il a un avantage sur notre Président, lui il sait de quoi il parle.

On pourra parler, peut-être, d'un État palestinien le jour où le Hamas dépose ses armes, libère les otages et reconnaît Israël comme l’État-nation du peuple juif. Tant que rien de tout cela ne s’est produit, il n’y aura pas d’État palestinien. Selon JP (21.09.25) « 71% des citoyens français et 87 % du public britannique ne soutiennent pas les mesures attendues cette semaine pour reconnaître un État palestinien sans conditions préalables, telles que la libération d’otages par le Hamas et sa reddition »

Ajoutez que la déclaration soutient également l’appel voilé du monde arabe à « la mort démographique d’Israël en tant qu’État juif », comme l’a exprimé Morgan Ortagus de la mission américaine aux Nations unies. Au moyen d’un « droit au retour », la solution à deux États ressuscitée par la France se révèle visant deux États palestiniens du fleuve à la mer. Mais sait-il vraiment de quoi il parle, notre Président, quand il suggère (quelques soient ses négations) la disparition du seul état juif du monde ? Le conflit israélo- palestinien remonte à plus de cent ans, deux revendications nationalistes rivales sous mandat britannique. Il a depuis éclaté plusieurs guerres (1948, 1956, 1967, 1973, 1982), deux intifadas (1987–1993, 2000–2005) et une série de guerres de faible intensité récurrentes dans la bande de Gaza devenant un conflit à dimension religieuse. Pour ne pas parler du Liban ou de l’Iran ou des Houthis qui tous sont venus en soutien au « peuple palestinien ».

Mais la vraie question c’est « pourquoi aujourd’hui ». Plus personne ne nie qu’il s’agisse du désir de quelques dirigeants (France, UK, Canada) effrayés par la perte éventuelle des élections à venir à cause du vote de populations musulmanes de ces états (4/6 millions en France, 4 millions UK, 1,8 millions Canada). Et le prétexte a été trouvé : la réponse d’Israël au pogrome du Hamas de 7 octobre 2023. Réponse qu’on s’efforce à qualifier « d’injustifiable » (M. Macron, janvier 2025) ou, comme d’autres « génocidaire ». M. Macron qui a condamné la tentative d’Israël de trucider les têtes pensantes du Hamas que le Qatar abrite, soutient et nourrit depuis des lustres. M. Macron qui a entendu, par ouï-dire, que les 450.000 juifs français restant en France sont effrayés par la montée de l’antisémitisme d’un nouveau peuple qui s’y installe avec son plein accord. Et, fort de sa conviction qu’il peut, tout seul, rassuré ses ouailles, il a convoqué, pour dîner, une douzaine de personnalités pour justifier sa décision de reconnaître un état fantôme. S’il faut croire la relation du Figaro « Rapidement, le philosophe Alain Finkielkraut vient en soutien de sa décision. Dans un violent réquisitoire contre Benyamin Netanyahou, l’académicien accepte ce que le Président dit, que cette reconnaissance est « le pire cadeau qu’on puisse faire au Hamas », quoi qu’en disent ses contempteurs, puisque la reconnaissance de deux États enterrerait mécaniquement la revendication du mouvement islamiste d’une Palestine « de la mer au Jourdain ». Assis en face du président, l’essayiste Denis Olivennes, patron du groupe de médias CMI France, souscrit plutôt au raisonnement » Je laisse de côté « l’académicien » qui n’arrête pas, depuis longtemps, d’incriminer B. Netanyahou jusqu’à le considérer responsable du 7 octobre. Une sorte de haine primaire développée depuis la controverse juridique de l’année 2022 entre la frange ashkénaze, riche, laïque, de gauche d’Israël (bénie par l’académicien) et celle des séfarades, pauvres, religieux, de droite. Il ne comprend rien, tout académicien qu’il soit, à ce qu’est Israël. Mais notre Président… faut-il être obtus, inconscient, ignare et irresponsable pour dire que la reconnaissance va à l’encontre de ce qu’est le Hamas. Il n’a même pas remarqué (ou il l’ignore à dessein) que les dirigeants du Hamas ont applaudi de deux mains disant que c’est le résultat du 7 octobre. Sans avoir peur des mots, il s’agit d’une escroquerie intellectuelle.

L’assaut militaire à Doha d’Israël traduisait une attitude d’exaspération à un moment où elle cherche mettre fin à la guerre à Gaza et ne veut plus des intérims prolongés et douteux. Ceci est d’autant plus important que les dissensions internes au sein du Hamas entre les dirigeants du Hamas installés au Qatar et les commandants du terrain représentés par Ezzeddine el-Haddad sont de nature à accroître la latitude manœuvrière de l’État israélien en vue de conclure des accords séparés avec celui-ci. Alors que la médiation qatarie s’est avérée trompeuse et loin de vouloir contribuer au dénouement d’un conflit hautement préjudiciable aux intérêts vitaux de la population civile à Gaza qu’à la sécurité nationale d’Israël. Car la famille régnante, celle des Al-Thani, est la véritable tête du serpent dont le but n’est pas seulement de détruire Israël, mais aussi de semer la division et le chaos dans le monde entier et même aux États-Unis. Malheureusement, le Qatar pourrait ne pas apprendre et ira de l’avant avec son programme pour conquérir le monde ; après tout, les vieilles traditions ne meurent jamais facilement. La conquête du monde et l’assujettissement des infidèles sont des concepts fondamentaux en Islam. Nier ce qui précède (surtout quand on sait ce qu’ils ont obtenu en France, par exemple) tient de l’escroquerie intellectuelle.

Ce que la France (et les autres) font n’est pas de la diplomatie, c’est vouloir la reddition d’Israël. En récompensant les bouchers du Hamas, ces dirigeants légitiment le terrorisme comme stratégie politique. Cela encourage les radicaux, met de côté les préoccupations légitimes d’Israël en matière de sécurité et annule les progrès des accords d’Abraham, qui ont prouvé qu’une paix réelle au Moyen-Orient passe par la force et la coopération économique, et non pas par l’apaisement et la reconnaissance symbolique à l’ONU.

Mais la pusillanimité (ou l’inconscience) de notre Président s’avère sans limite quand il justifie la reconnaissance en disant « L’objectif du Hamas est de détruire Israël, de convaincre le plus grand nombre de personnes qu’ils n’ont aucune chance d’avoir la paix et la stabilité, et précisément un état palestinien. Et de tuer le maximum de personnes israéliennes. Et c’est pourquoi, si nous voulons arrêter cette guerre, si nous voulons isoler le Hamas, le processus de reconnaissance et le plan de paix qui va avec ce processus de reconnaissance sont une condition préalable ». EM, (Face à la Nation, 18.09.25). Vous avez bien compris, on veut créer un état palestinien pour que le Hamas renonce à vouloir détruire Israël. Faut-il être vraiment né de la dernière pluie pour ne pas savoir que selon un sondage, 75 % des Palestiniens soutiennent les attaques du 7 octobre (Courrier International). Ou que si un état palestinien voyait le jour et des élections libres avaient lieu le Hamas les gagnerait haut la main ?

 

Allez, on s’arrête. En ajoutant, quand même, qu’en affaiblissant Israël - principal allié démocratique des États-Unis dans la région - l’Europe montre à Washington qu’elle est plus intéressée à apaiser ses importantes minorités musulmanes nationales auprès de l’ONU qu’à se tenir aux côtés de ses alliés contre le terrorisme. La popularité d’Israël dans des endroits comme la France et l’Angleterre est peut-être en train de diminuer, mais ces pays sont remplacés par la Hongrie, la République tchèque, la Lituanie, la Pologne et d’autres pays ethno homogènes. Les dirigeants qui prônent la reconnaissance jouent, donc, avec la relation transatlantique. Ils testent si Washington traitera de telles actions comme un théâtre diplomatique ou comme une violation de confiance. Sous la présidence Trump, il n’y a pas de question : il y aura des conséquences.

 

oooo

Mais la vie ne s’arrête pas. L’économie d’Israël augmente cette année de 3,4% (moins de 1% pour la France) et l’on prévoit 3,5% pour 2026. Les High Tech contribuent toujours pour plus de 50% aux exportations d’Israël et ce pays n’arrête pas d’investir en R&D :

Pourcentage (par rapport au PIB) trois fois plus grand que pour la France. Leurs dernières inventions pour leur défense, les voilà :

Arme Laser pour détruire en vol tous sorts d’objets : drones, obus de mortier, missiles de croisière et autres. Les responsables estiment le coût marginal d’une interception laser contre des drones à quelques dollars. Le dôme de fer d’Israël coûte environ 50.000 $ par intercepteur et le système Arrow (missiles balistiques et/ou de croisière) 2 millions de dollars ou plus. Étant donné que le Hezbollah a tiré plus de 10.000 roquettes sur Israël depuis le 8 octobre 2023, et qu’il a été empêché d’en tirer peut-être 100.000 de plus, infléchir la courbe des coûts était impératif. Le Laser Beam est opérationnel et en train d’être présent dans les centres de défense. Première mondiale (https://urls.fr/nQH7Ih).

Mais, pour les soldats du front, Israël vient de faire une nouvelle première : IWI transforme les fusils en tueurs anti-drones (distance 600/1.000 mètres) :

C’est simple : viser-appuyer trigger-tirer et l’électronique (qui a enregistré la cible) fait le reste. Une autre première mondiale pour une époque où les drones commandent le champ de bataille. Demandez aux Ukrainiens.

Allez, ainsi va le monde. Mais il ne change pas beaucoup pour ce qui est de cette tribu à nulle autre pareille. Allemagne septembre 2025 : un magasin de Flensburg (Munich) refuse l’accès aux juifs !

Dites-le à M. Macron. Peut-être cela lui apprendra quelque chose sur l’atavisme de cette tribu vivant aujourd’hui dans le seul état juif du monde.

 

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15 septembre 2025 1 15 /09 /septembre /2025 21:35

Bon. Nous avons un nouveau premier ministre. Le septième depuis que nous avons décidé, en 2017, de confier les rênes de la France au jeune Mozart des finances, j’ai nommé E. Macron. Il s’appelle S. Lecornu et un ancien premier ministre vient de le qualifier de « gentil toutou de Macron » (D. de Villepin, BFM-11.09.25). Si tout va bien il durera ce que durent les roses et on aura un huitième et un neuvième avant que notre Président convoque les élections présidentielles.

 

En classement par PIB en PPA, la France était 7ème économie mondiale en 2016. En 2025 la 9ème puissance économique. En 2025, le produit intérieur brut (PIB) de la France s'élève à 2.919,9 milliards d'euros. Quant à la dette, elle s'élève à 3.397.544.639.030 €. Sans compter la dette « hors bilan » d’un montant de plus 5.000 milliards (selon la Cour des Comptes). Et cerise sur le gâteau … Fitch vient de dégrader la notation de la France ce qui rendra le coût de l’argent emprunté pour rembourser la dette (?! ?) plus cher. Qui se souvient encore du célèbre débat télévisé de 2017 pour le second tour de l’élection présidentielle et de l’humiliation par M. Macron de l’ignorance financière de Marine Le Pen sur l’euro qui a scellé sa défaite ? C’était donc une justice poétique pour Mme Le Pen de pouvoir excorier son ancien rival pour la « gestion catastrophique des finances publiques » vendredi. (Ouest France).

Le Mozart de la finance a assisté le pays dans son déclin économique et a présidé à l’augmentation de la dette publique de plus de mille milliards d’euros. Trouver une solution à la situation financière alarmante de la France est difficile parce que, « la fragmentation politique ajoute à l’incertitude ». L’absence d’une majorité fonctionnelle au parlement rend impossible l’adoption de mesures d’austérité ardus. Des motions de censure sur les réformes gouvernementales les plus timides sont en train d’être préparées. Elles sont peu susceptibles d’être adoptées compte tenu des divisions marquées parmi l’opposition, mais elles deviennent chaque fois plus strictes. Le vrai problème est que les gouvernements de M. Macron (mais pas seulement) ont conduit la France vers la faillite. Lorsque M. Macron a été élu pour la première fois en 2017, il a été décrit comme la solution aux problèmes de la France et de l’Europe, l’Economist le qualifiant de « sauveur de l’Europe ». M. Macron était censé être un technocrate intelligent avec une expérience dans la banque qui pourrait réformer l’État français et renforcer la France. Son quatrième -en un an et demi- Premier ministre  vient de perdre son emploi parce qu’il voulait faire des économies de 40 milliards d’euros pour réduire le déficit budgétaire de 5,2% (espéré pour cette année) à 4,6% pour l’année prochaine.

Pas mal, non ? Heureusement, depuis quelque temps il ne s’occupe plus de la France, trop petite et incapable de le comprendre. Il s’occupe du destin du monde, en particulier - ignorant l’histoire et les constantes d’un énorme territoire - le Proche Orient et, surtout celles d’un infiniment petit état nation du peuple juif.

On vient d’apprendre - et ce n’est, vraiment pas une surprise - que l’initiative de M. Macron concernant la reconnaissance d’un Etat Palestinien qui va à l’encontre des intérêts existentiels d’Israël a été, « massivement » approuvée par l’assemblée générale de l’ONU. Par 142 voix pour, dix contre et 12 abstentions. On oublie de dire que « l’état fantôme » avait été déjà reconnu (depuis 1988 et encore) par 141 états. En clair, le succès est, relativement modeste mais … passons. Passons sur le fait que l’initiative française de reconnaissance de la Palestine sans conditions –aucune réforme de l’Autorité palestinienne, aucun désarmement du Hamas, aucune libération d’otages– n’a fait que durcir la position du Hamas et ce d’autant plus que d’autres pays ont suivi dans le sillage de la France. La décision de Paris a subverti le processus des accords d’Oslo, qui envisageait un État palestinien à la fin de négociations bilatérales, et non au début. Je recommande la lecture de https://urls.fr/qTGUvi pour comprendre pourquoi il n’y aura jamais un état palestinien. «  Les actes de « reconnaissance » ne font rien pour aider les Palestiniens. Leur effet et leur objectif habituel est de nuire à Israël, à la fois en le blâmant pour la guerre de Gaza et en rendant plus difficile de mettre fin à cette guerre. Comme l’a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio en août, « Les pourparlers avec le Hamas se sont effondrés le jour où Macron a pris la décision unilatérale de reconnaître l’État palestinien ».

La décision du président Emmanuel Macron, et celles des premiers ministres Keir Starmer du Royaume-Uni et Anthony Albanese d’Australie, sont en grande partie des questions de politique intérieure - des réponses à des taux d’approbation faibles et à une large population musulmane.

On le sait, la France et ses compagnons de voyage (Angleterre, Canada) ne visent pas à faire grand-chose pour aider les Palestiniens réels. Principalement, ils cherchent à se congratuler. Les pays perdent leur pertinence lorsque l’onanisme moral prend la place d’une politique sérieuse comme principal instrument de la politique nationale.

À long terme, les Israéliens (les Juifs) survivront à cela -comme ils l’ont toujours fait. L’histoire des gouvernements qui cherchaient à gagner la faveur politique de leurs propres peuples en nuisant aux Juifs est généralement une histoire de disgrâce et de déclin.

On ne le cache pas, sous le message « deux états pour deux peuples » il n’y a en réalité que la réponse desdits pays aux actions d’Israël à Gaza après le pogrome du Hamas du 7 octobre 2023. Avec une formulation arrogante et sanctimonieuse prenant appui sur les obligations vis-à-vis de la « loi internationale » d’Israël, pays démocratique. Pendant des décennies, Israël a tenté de se conformer aux normes occidentales. Sur le plan diplomatique, il a considéré l’Occident comme un modèle de démocratie, et son armée a toujours opéré dans les limites des normes diplomatiques occidentales. Ceux-ci incluent des réponses mesurées, des échelles d’escalade prudentes et des cycles interminables de négociations qui récompensent souvent les acteurs mêmes qui orchestrent la violence contre les civils israéliens. Cette approche traite les négociations comme des exercices de bonne foi entre acteurs rationnels, où le compromis est une vertu et l’escalade un échec. Cependant, cela interprète mal le fonctionnement du pouvoir au Moyen-Orient, une poudrière géopolitique comme aucune autre sur la planète.

La direction du Hamas a passé des décennies à exploiter cette mentalité occidentale. Ils se positionnent comme des participants réticents aux processus de paix tout en célébrant simultanément des massacres tels que celui du 7 octobre. Le résultat est un système pervers où Israël se retrouve à « négocier selon les règles du Hamas » où les retards dans les négociations d’otages sont récompensés par une pression internationale sur Israël, plutôt que par des conséquences pour le Hamas. L’attaque de mardi 9 septembre à Doha pourrait marquer un changement fondamental : Israël commence à parler le langage que le Moyen-Orient comprend réellement. La tentative d’assassinat contre des dirigeants du Hamas dans la capitale qatarie était une déclaration selon laquelle les règles d’engagement ont changé. Militairement, Doha était le centre de gravité du Hamas. Son bureau là-bas gérait les communications cryptées, les flux d’argent, la coordination étrangère -tout ce que le champ de bataille de Gaza ne pouvait pas supporter.

On avait, aussi, fabriqué une fiction de légitimité alors que les « dirigeants politiques » faisaient la cour à des délégations étrangères tandis que leurs combattants se vantaient de vouloir répéter le massacre « encore et encore ».

Certes, le fait que l’attaque n’a pas réussi à trucider les têtes pensantes du Hamas -comme Israël l’a fait pour le Liban ou l’Iran- compte. Mais, par-delà le contenu de l’attaque ce qui n’a pas été remarqué par ceux qui condamnent Israël pour ceci et pour cela, c’est la performance technique réalisée par l’armée israélienne. Des avions, à 1.800km de Doha, ont tiré des missiles balistiques à longue portée, en évitant l’espace aérien des pays arabes et gardé l’Administration Trump (qui dispose d’une base avec 10.000 soldats dans le coin) dans le noir jusqu’aux derniers instants.

                (Wall Street Journal)

Deux pays au monde seulement (Chine et Russie) disposaient de missiles balistiques tirées d’avion. On vient de l’apprendre, Israël aussi. Pas les Etats Unis, pas la France ni l’Angleterre car ce n’est pas à la portée de tous de les concevoir. De plus elles souffrent d’un relatif grand manque de précision (dizaines de mètres autour de la cible visée). Israël avait réglé ce problème : celles tirées de 1800 km de loin sont arrivées dans les fenêtres du deuxième étage de l’immeuble du Hamas à Doha, seul détruit parmi les quatre existants. Précision de l’ordre du mètre.

Naturellement, le cœur des pleureuses, les bienpensants, les 51 pays musulmans, l’Espagne de M. Sanchez, la France de M. Macron et … tutti quanti, ont protesté vivement contre l’action d’Israël. En soulignant que le Qatar était le principal négociateur pour la libération des otages détenus (pas retenus) par le Hamas. En réalité, le rôle du Qatar n’a pas été la médiation mais la défense des intérêts du Hamas, organisation terroriste d’obédience « Frères Musulmans » dont le Qatar est le principal sponsor. Depuis 2012, Doha a canalisé environ 1,8 milliard de dollars dans la bande de Gaza dirigée par le Hamas, y compris 30 millions de dollars en espèces chaque mois jusqu’à la veille du 7 octobre. On vous dira qu’Israël a été consentant (croyant que le bien être des Palestiniens de Gaza allait les rendre plus sages). Argent qui a été dépensé pour les 800km de tunnels sous la bande de Gaza.

Le procédé était presque comique alors que des valises étaient comptées aux passages, remplies d’argent étiquetées « aide humanitaire », puis siphonnées vers les brigades Qassam pour des roquettes, des tunnels et de la terreur. Ajoutez l’infrastructure technologique fournie par l’État qatarien, les canaux bancaires et le mégaphone de propagande d’Al Jazeera et vous obtenez un centre de commandement cinq étoiles déguisé en diplomatie. On aurait dû se rendre compte que ce n’était pas seulement le problème d’Israël. La France de M. Macron ? Dont le Qatar détient (2020, DGT) « 125 filiales et 89 franchises françaises sont recensées au Qatar dont une grande partie des entreprises du CAC 40 et des grands groupes français » et 20% des biens de la plus belle avenue du monde ? (Le Monde, 15.09.25). Et qui a déclaré « J'exprime ma solidarité avec le Qatar et son émir, Cheikh Tamim Al Thani » ? Une enquête de Free Press publiée en mai a révélé que le gouvernement du Qatar avait dépensé au moins 100 milliards de dollars au cours de la dernière décennie pour promouvoir ses positions en matière de politique étrangère, ciblant le Congrès, les médias et les entreprises et les universités rien qu’aux Etats Unis. (Free Press, 10.09.25)

 

Curieux. Ne savent-ils pas, tous ces grands dirigeants de pays, presque tous, en état de faillite économique, sociale et morale que lorsqu’un État abrite le quartier général opérationnel d’un groupe déterminé à anéantir un autre État, il torpille les règles fondamentales de l’ordre international ? La résolution 1373 du Conseil de sécurité des Nations unies (approuvée et par le Russie et par la Chine !) interdit aux États de donner asile à des groupes terroristes. Pas seulement. Dans un ordre juridique mondial qui rend obligatoire la punition des crimes terroristes « Aucun crime sans punition » est le Principe 1 des Principes de Nuremberg de 1950 - chaque État est obligé de coopérer contre de telles infractions. « En conséquence, aucun Etat ne peut accorder l’asile à des terroristes sur son territoire. Lorsque cette interdiction n’est pas respectée, comme dans le cas du Qatar et du Hamas, toutes les prérogatives normales de souveraineté seraient supprimées ipso facto et l’État offensé par la terreur -dans ce cas, Israël- aurait droit à des interventions correctives. (JNS, 12.09.25)

Le Qatar a offert aux terroristes des suites de luxe, du temps d’antenne pour les médias et un éclat diplomatique. De quoi se plaint-il ?

La Turquie qui, elle aussi, finance des organisations des Frères Musulmans et accueille sur son territoire des membres éminents du Hamas devrait réfléchir … D’autant plus que son sultan vient de déclarer « C’est pourquoi nous voyons tous les musulmans comme des parties d’un seul corps, comme les dents d’un peigne, comme les briques d’un bâtiment. C’est pourquoi nous sommes en Palestine en ce moment. C’est pourquoi nous sommes à Gaza en ce moment. C’est pourquoi nous ne pouvons jamais rester spectateurs de ce qui se passe en Palestine, de ce soulèvement de ce tyran, de cet infidèle qu’on appelle Netanyahou », (M. Erdoğan lors de son discours d’ouverture de la semaine de Mawlid al-Nabi). (04.09.25).

Que faire ? D’un côté les islamistes radicaux, de l’autre les intellectuels occidentaux. Les premiers sont retranchés dans des tunnels humides dans la ville de Gaza, préparant des engins piégés pour leur dernier combat contre les Juifs qu’ils détestent si fiévreusement. Les derniers sont installés dans les tours d’ivoire de l’Occident, formulant des affirmations hyperboliques frôlant la désinformation pour finir par délégitimer l’État juif auquel ils s’opposent si virilement. L’arme de choix de l’un est la violence, la propagande de l’autre. Leur but, cependant, est le même : blesser, peut-être mortellement, la seule nation juive du monde. Ce à quoi nous assistons c’est une guerre entre l’armée d’un État démocratique et l’armée d’un califat aspirant.

 

On ne le dit pas assez : si le Hamas dépose les armes, rend les otages et ses « commandants » quittent Gaza, la guerre s’arrête le même jour.

Mais ... Le Hamas exige une reddition complète d’Israël en échange de la libération des otages restants (qu’il a exposé dans des vidéos horribles) via la direction du Hamas à l’étranger, qui bénéficie actuellement, du plein soutien du Qatar et de la Turquie (membre de l’OTAN). Les deux, proches alliés des Etats Unis d’Amérique. Y aurait-il comme une erreur ?

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9 septembre 2025 2 09 /09 /septembre /2025 20:33

Nous y voilà. La fin de l’acte 1. Pour la première fois dans la 5ème, au bout de 41 demandes de confiance de l’histoire, MM. Macron-Bayrou ont réussi, enfin, à faire une première : la confiance leur a été refusée par un vote de toute l’opposition conforté par l’ajout de (au moins) 60//70 membres du « groupe central » porteur du quatrième gouvernement (en moins de 18 mois).

 

Si M. Macron était un homme de parole, il se retirerait. Dans un échange en 2019 avec un groupe d’intellectuels, il a critiqué les présidents précédents qui sont restés à leurs postes malgré la perte de confiance des électeurs aux élections législatives. « Le président de la République ne devrait pas pouvoir rester (en fonction) s’il avait un véritable désaveu en termes de majorité,” a déclaré Macron (https://urls.fr/BFIT-g). Il vient de nous faire savoir qu’il « respectera » le mandat à lui donné par le peuple français jusqu’à la dernière minute de sa durée. Et nous le prenons encore au sérieux. Remarquez, en dehors de quelques dirigeants aussi ébranlés que lui en Europe occidentale, personne ne le prend plus au sérieux. Ni Trump, ni Xi, ni Poutine, ni même l’Algérie ou la Tunisie.

 

Dans des textes récents j’ai fait référence aux difficultés majeures du pays, économiques, sociales, culturelles. Deux graphiques nous donnent la possibilité de comprendre, par a+b, où nous en sommes et pourquoi - dixit M. Bayrou - nous sommes arrivés au bord du gouffre :

  • a. L’incapacité (ou le manque de volonté) de revenir, après les dépenses (pour certains absurdes et pour d’autres justifiées) liées au Covid de revenir à un niveau d’endettement comparable à celui d’avant le Covid ;
  • b. La poursuite de l’intoxication à la dette présente depuis, peu ou prou, 50 ans :

a+b sont, presque, suffisants pour comprendre ce qui nous attend : l’augmentation de la dette induit, volens, nolens, l’augmentation du coût du service de la dette. Pour la première fois depuis l’introduction de l’euro (01.01.22) la France emprunte à un taux supérieur de 100 points à l’Allemagne :

France : 3,484 (OT à 10 ans), Allemagne 2,6694 et ce qui nous attend, en coût du service de la dette pendant les quatre années à venir (si on arrive - ce que personne ne peut garantir- à un déficit égal ou plus petit que 3% du PIB) est prévu comme :

Je sais, il ne faut pas tirer sur une ambulance… Avec beaucoup de peine, j’arrête là le survol de ce qu’il y a derrière ce qui s’est joué hier quand la majorité de députés a refusé la confiance à MM Macron et Bayrou. Sachant pertinemment que le couple qui pensait tenir le pays jusqu’à l’élection présidentielle de 2027 n’est plus capable (qu’eux, d’ailleurs) de sortir le pays de la boue qui nous assaille.

ooo

Tout à coup, le président de notre État défaillant a décidé de montrer que s’il n’arrive pas à faire progresser son pays il est, cependant, un homme d’État international. Pour ce faire il appelé à une conférence mondiale pour, à la fois, critiquer l’État d’Israël et rallier les pays anti-Israël demandant la création d’un État arabe palestinien. Toute personne familière avec l’histoire récente comprend que cet État passera rapidement sous la domination du Hamas et d’autres organisations terroristes violentes qui chercheraient à détruire l’État d’Israël, ce qui fait partie de la raison de vivre de ces organisations et se lit noir sur blanc dans leurs chartes et déclarations.

 

État Palestinien ? Après le partage de 1947, à la fin de la guerre de 1967 la Résolution 242 de l’ONU a appelé au retrait israélien de [version anglaise, "des", version française] terres conquises par Israël lors de la guerre et à la reconnaissance de l’État juif par les États arabes. Ces conditions ont été enchâssées dans les accords d’Oslo du président Clinton, qui étaient des accords entre l’OLP et Israël pour la paix et l’établissement d’un État palestinien.

 

Mais les Arabes vivant dans l’État d’Israël sont horrifiés par la pensée qu’il pourrait y avoir un État djihadiste violent des Frères Musulmans dans une partie des territoires propres ou disputés d’Israël. Les faits sur le terrain justifient clairement ces craintes. Après tout, combien d’Arabes vivant dans l’État d’Israël ont choisi de fuir l’État sioniste et cherchent à vivre sous l’Autorité Palestinienne d’Abu Mazen au sein de l’Autorité palestinienne ? La réponse est ZÉRO. Un récent sondage, mené par une organisation d’extrême gauche, a demandé aux Arabes vivant à Jérusalem : Y aurait-il une solution à deux États et si une Jérusalem divisée deviendrait la capitale de l’État palestinien, de quel côté de la frontière préféreriez-vous vivre ? 93% des Arabes de Jérusalem ont indiqué qu’ils préféreraient vivre dans la partie juive israélienne de Jérusalem.

 

Qu’à cela ne tienne. On vous dira que plus de 140 états membres de l’ONU ont déjà reconnu l’État de Palestine. Mais ce que l’on oublie de dire c’est qu’en 1988, lorsque l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) décrète la création d’un État palestinien en pleine première Intifada, la plupart des pays sous la férule de l’URSS (16 « républiques ») et 8 pays du pacte de Varsovie décident de le reconnaître immédiatement (comme les 50 pays à majorité musulmane), tandis que les pays occidentaux refusent. Vient le pogrome du 07.10.23 et MM. Macron, Starmer, Carney - principaux états de l’Ouest (je laisse de côté le clown de gauche espagnol qui s’agite plus que d’autres en oubliant que nous ne sommes pas ni en 1492 ni en 1942) - annoncent vouloir reconnaître un état palestinien. La première fois l'Histoire se répète comme tragédie, la seconde fois comme farce. » F. Engels-K. Marx (Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte). Aujourd’hui, tous les pays de l’Est sont plus ou moins pro-israéliens et s’opposent, pratiquement, tout le temps aux actions proposées par les pays de l’Ouest  contre Israël. La farce est arrivée avec M. Macron et, pratiquement, tous les pays de l’Europe de l’Ouest. Et on apprend que la Belgique est seule à reporter la signature de la reconnaissance après la libération de tous les otages du Hamas et sa disparition de celui-ci de Gaza. Qui eut cru que la Belgique pouvait faire preuve de plus de sens, d’intelligence, de sens politique que la grande France de M. Macron. En réalité, l’idée d’un État palestinien séparé aurait dû mourir avec le pogrome du Hamas contre Israël en octobre 2023, mais la France, la Grande-Bretagne et le Canada ont proposé la formation d’un tel « État ». Leur approbation de l’idée est un soutien direct au terrorisme. Comme l’a dit Ghazi Hamad, porte-parole du Hamas : « L’initiative de plusieurs pays de reconnaître un État palestinien est l’un des fruits du 7 octobre. Nous avons prouvé que la victoire sur Israël n’est pas impossible, et nos armes sont un symbole de la dignité palestinienne. » (Le Figaro, 04.08.25)

 

Depuis 1948, reconnaître Israël n’est pas suffisant et MM Macron, Starmer, Carney le savent très bien : les pays arabes, comme les Palestiniens, doivent reconnaître un État juif, comme proposé dans la partition originale (ONU) entre un État juif et un État arabe (pas palestinien). Trois quarts de siècle plus tard, ils ne veulent toujours pas faire ça. C’est pourquoi l’État Palestinien est une chimère jusqu’à ce que non seulement les Palestiniens mais aussi les pays arabes... reconnaitront le caractère juif de l’Etat d’Israël.

 

Bon, l’argument des coryphées de la géopolitique pour la reconnaissance d’un état palestinien est, dit-on, la réponse du monde civilisé, respectant la loi et l’égalité des peuples à la réponse israélienne au pogrome du 7 octobre 2023. Certes, Gaza est un cauchemar humanitaire. Mais par rapport à Stalingrad ou à Berlin rien qu’un jeu d’enfant. Pourtant, les Occidentaux sont beaucoup plus susceptibles de se positionner sur les coûts humains du « génocide » dans la guerre que mène Israël contre une organisation terroriste génocidaire que sur celle au Soudan ou de celle qui a lieu aux confins de l’Europe. Sans doute, l’Angleterre ou la France pensent qu’elles peuvent influencer Israël par des déclarations concernant un État pour les Palestiniens basées sur le fait, indiscutable,  qu’Israël étant occidental, amical est plus susceptible d’écouter l’euro-morale qu’un M. Poutine proche, hostile et dangereux

 

Il y a quand même ce qu’on appelle « un angle mort » dans tout ce qui se passe là-bas. Pourquoi aucun pays (arabe, surtout l’Égypte car la moitié des gazaouis sont d’origine égyptienne) ne veut accepter que des gazaouis quittent les zones de combat ? Pourquoi ne veulent-ils pas accepter des réfugiés ? Se souvient-on du siècle dernier ? La plupart des Allemands des Sudètes (qui vivaient en Tchéquie avant et pendant la deuxième guerre) vivent aujourd'hui en Allemagne. Cela est dû à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945. À cette époque, les Allemands des Sudètes ont dû quitter leur patrie, en étant expulsés (décrets Benes) ; L’Allemagne de l’Ouest avait affecté 141 milliards DM à leur intégration (logements, éducation, formation, santé, emplois) ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Allemands). Les « Saxons » de Transylvanie (« Souabes ») plus de 100.000 ont fui en Allemagne tandis que la Russie à « kidnappé » plus de 80.000 qui ont été envoyés dans des « camps de travail » https://fr.wikipedia.org/wiki/Saxons_de_Transylvanie; les Pieds noirs 800.000 quittant le Maghreb, juifs 110.000, 138.000 musulmans quittent (sont obligés à…) l’Algérie en 1962 ; les juifs essentiellement en France et Israël.(https://fr.wikipedia.org/wiki/Pieds-noirs).

 

Ce qui précède est d’autant plus important que les pays arabes, surtout ceux qui ont normalisé leurs relations avec Israël, savent pertinemment ce qui est caché au monde occidental : dans un entretien au journal néerlandais Trouw March 31, 1977, Zuheir Mohsen un des dirigeants de l'OLP entre 1971 et 1979 déclare : « Le peuple palestinien n’existe pas. La création d’un Etat palestinien n’est qu’un moyen de poursuivre notre lutte contre l’Etat d’Israël pour notre unité arabe. En réalité, aujourd’hui il n’y a pas de différence entre les jordaniens, les palestiniens, les syriens et les libanais. Ce n’est que pour des raisons politiques et tactiques que nous parlons aujourd’hui de l’existence d’un peuple palestinien, puisque les intérêts nationaux arabes exigent que nous posions l’existence d’un « peuple palestinien » distinct pour s’opposer au sionisme. » Comme ceux des Occidentaux qui savent pertinemment que dans « Qu’est-ce qu’une nation ? » Ernest Renan définit une nation comme un peuple avec une histoire, un patrimoine et une expérience de souffrance communs. Les gens précèdent la terre qu’ils établissent comme leur état. Israël, qui est devenu une nation alors qu’il était esclave en Égypte, est l’exemple d’Ur (première ville au monde). Israël est un pays de droit : avec son PIB par habitant élevé, son taux de natalité supérieur au seuil de remplacement, sa force militaire compétente, sa majorité ethnique et religieuse cohérente et sa culture du service national. Bref, on veut remplacer une nation par de gens qui n’existaient pas comme peuple il y a 75 ans !

 

Allez. Nous savons qu’Israël est soumis à une campagne implacable de mensonges, de demi-vérités, de distorsions et d’omissions opportunes. Nous savons que l’accusation scandaleuse de génocide contre Israël ne fait que détourner l’attention du monde de l’islamisme radical, le véritable camp génocidaire dans ce conflit. Et je dis « nous le savons » mais peut-on croire que MM. Macron, Starmer et Carney ne le savent pas ? Ils le savent très bien mais ils n’arrêtent pas de dire à Israël Don’t fight back – who the fuck do you think you are ? Et M. Macron … les frappes d’Israël au Qatar « sont inacceptables quel qu’en soit le motif » (Le Monde). En soulignant sa « solidarité » avec l’Emir du Qatar. Tu parles, Charles, le vassal au suzerain.

 

J’oublie. L'avion d'Emmanuel Macron (avec lequel il partira à New York pour reconnaître un État Palestinien, est protégé par un système anti-missiles israélien (depuis cinq ans – I24).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 septembre 2025 1 01 /09 /septembre /2025 19:57

Nous assistons, ébahis, à une pièce de théâtre en deux actes : avant le 8 septembre et après le 8 septembre. On nous prévient que le chaos arrive à la fin du premier acte et que le deuxième sera encore plus chaotique deux jours après. Si on comprend bien, les génies politiques du pays, après nous avoir dit depuis des lustres que tout va bien et que quand ça va un peu mal c’est beaucoup mieux qu’ailleurs, viennent de découvrir le pot aux roses : la dette. Quoi comprendre ? « Pour comprendre ce qu’est la science de la chaussure il faut d’abord comprendre ce qu’est la science. (Platon - Le Théétète).

 

La dette. Elle, qui a été le ressort de la gestion (calamiteuse) du pays depuis 1974, sans que nos dirigeants le soupçonnent (?), est devenue la principale menace de l’avenir de la France. Pendant que notre Président (qui ne préside plus rien) nous incite à pousser le pays vers une économie de guerre car les chars russes n'attendent qu’un signal de l’agresseur en chef pour bouger vers Paris, le chef du 4ème gouvernement (Commissaire du « Plan » pendant presque 5 ans pour des émoluments de l’ordre de 500.000€) nous explique (le 31 août la dernière fois) que la situation économique du pays est catastrophique. Ajoutant avec, tant de sagesse, que « nous sommes tous co-responsables ». La Cour des Comptes ajoute, elle aussi, « situation entre préoccupante et grave ». (P.M, 31.08.25). Que faut-il comprendre ?

 

Acceptons l’avertissement et essayons de comprendre le constat.

 

Le premier énoncé est simple : le PIB de la France n’est plus en mesure, depuis longtemps, de supporter le modèle social, fierté du pays. Jadis, première ou deuxième économie de l’Europe, on doit se comparer avec ce qu’il y a de mieux aujourd‘hui (trois pays tiennent le pompon, la Suisse, l’Irlande et la Norvège). Regardons l’évolution du PIB depuis l’arrivée au pouvoir du « Mozart de la Finance » alias E. Macron.

Par rapport à une base 100 en 2017 et correction faite de l’inflation, le PIB de la Suisse a augmenté de 35,8% quand celui de la France - resté virtuellement constant pendant des années- est, aujourd’hui à 94,6. En clair, la population du pays dispose de moyens économiques plus réduits qu’à l’arrivée de M. Macron. Qu’on se le dise.

 

Comprendre : la plus simple explication de la stagnation du PIB - la croissance économique du pays (en %) a été inférieure à la croissance démographique. Deuxième facteur : la population ajoutée au pays pendant les huit dernières années a contribué d’une manière plus faible (échelle d’âge différente, taux de chômage double vs autochtones, formation/qualification réduite d’où valeur ajoutée plus faible pour la composante active, % des femmes au travail plus faible que les autochtones). Trop d’immigrants arrivant trop rapidement, sans diversité de formation suffisante, sans maîtrise de la langue, des compétences ou d’une familiarité avec les coutumes et la culture du pays qui les accueillent. Ils viennent, presque tous, avec des valeurs religieuses et culturelles séparatistes antithétiques à l’endroit même où ils cherchent refuge.

Population augmentant, modèle social (pratiquement) incompatible avec une économie de marché. L’actuel chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé la chose de manière directe : « L’État-providence tel que nous l’avons aujourd’hui ne peut plus être financé avec ce que nous pouvons économiquement nous permettre. » Euronews, 25.08.25

 

Redistribuant plus que l’on produit, ne voulant pas toucher aux excroissances du modèle social (subventions diverses, allocations multiples, 1,3 millions d’associations, etc.,) il était normal que l’on fasse les deux choses, que l’on a fait : augmenter les recettes (impôts et taxes) et, si cela ne suffisait pas… faire appel à la dette car, pendant un temps, les taux d’intérêts étaient nuls ou même négatifs. Pourtant la France est, très nettement, l’État qui perçoit le plus de recettes publiques. En effet, en comparaison avec la moyenne des États membres de l’UE ou de ceux de la zone euro et par rapport aux PIB respectifs, la France collecte, depuis 2011, environ 7% de plus. Même face aux États réputés pour leur système de protection sociale très généreux, comme la Suède, la France génère proportionnellement davantage de recettes. En 2022, les administrations suisses ont perçu l’équivalent de 34% du PIB national tandis que celles françaises percevaient 53% du PIB national.

 

PIB constant, impôts en augmentation en valeur absolue, que faire ? Tout d’abord comprendre.

En 7 ans la population du pays a augmenté de 3.762.000 personnes. Si l’on regarde le tableau on constate que 78% de l’augmentation est due au solde migratoire et aux naissances de la « diversité ». Pendant cette période les recettes publiques (impôts et taxes) ont augmenté de 300 milliards € ce qui a fait que les impôts//habitant ont augmenté, en apparence, de 17,5%. Mais comme les 78% de l’augmentation de la population n’ont pas contribué (virtuellement rien) comme les autochtones, ceux-là ont constaté une augmentation de 46% qui a été « glissée » sous des formes diverses (impôts directs, taxes diverses, seuils divers, etc.,). Le moment de s’arrêter un peu pour se dire que « l’immigration heureuse » s’est avérée être une dystopie. De plus, aussi, meurtrière (quand on regarde, en pourcentage, l’origine des acteurs des crimes diverses en augmentation, presque, exponentielle). De plus, en partie irrégulière, il est impossible d’avoir des données la concernant et on est réduit à faire des hypothèses fondées, par exemple, sur des règles de trois. C’est ainsi que l’on évalue la population irrégulière, en 2025, à 1 million de personnes : bénéficiant, en partie, du modèle social, ne contribuant pas au PIB, bref, peser sur les autochtones.

On devrait comprendre (surtout nos dirigeants) que, même si l’on fait appel à la dette pour « créer de la valeur » à distribuer, faire augmenter les impôts risque, à terme, que l’on explore la courbe de Laffer :

En clair : vient un moment quand le revenu des impôts diminuera si leurs taux ou montants continuent à augmenter. Cela doit se voir, déjà, sur les tranches les plus hautes (car 10% des premiers foyers fiscaux payent 70% du total de l’impôt sur le revenu). Depuis 1978, les recettes publiques n’ont cessé d’augmenter en valeur absolue.

En 1978 elles représentaient 151 milliards €, contre 1.530 milliards € en 2025. Concrètement, les administrations publiques perçoivent presque 10 fois plus en 45 ans. La barre symbolique du billion (mille milliards) d’euros perçu est franchie en 2011 et nous sommes arrivés à 1.530 milliards en 2025. 300 milliards € d’augmentation des impôts depuis que la France s’est donné un jeune Président, Mozart de la finance qui nous a assuré, maintes fois, la main sur le cœur, que les impôts seront réduits. Et pendant tout ce temps, les marchés financiers ont commencé à manquer de patience quant à la capacité de la France à mettre de l’ordre dans ses comptes. Ajoutez qu’après la période de « vaches grasses » (taux des intérêts faibles ou négatives) on se prépare à une période de « vaches maigres » Et la courbe de Laffer nous dit que les effets favorables d’un taux d’imposition élevé sur la croissance des recettes de l’État disparaîtront lorsque le taux réel d’imposition (ou la valeur absolue) devient « trop élevé ».

 

Et… à la fin de l’envoi je touche… la dette. Puisqu’on a comparé la France avec la Suisse, continuons : la Suisse 37,5% du PIB, la France 115% du PIB à fin 2024 (Trading Economics).

 

Ce qui attire l’œil de l’observateur et – condamne sans circonstances atténuantes le comportement de nos dirigeants c’est, d’évidence, « l’intoxication » à la dette :

 

 

De 20% du PIB à l’arrivée de M. Mitterrand elle a été multipliée par trois pendant ses deux septennats ; presque constante pendant les deux mandats de J. Chirac elle a presque doublé pendant les deux mandats de l’actuel Président pour se hisser vers 120% du PIB. On s’accorde pour le tenir « responsable » de l’augmentation de la dette de 1.300 milliards de € [tandis que la richesse crée n’a été que de 450 milliards (somme des ajouts au PIB)] depuis qu’il a été ministre des Finances pour devenir Président. Tous les experts (mais pas uniquement) vous diront que les trois causes majeures du besoin de s’endetter sont un état boursoufflé, un modèle social incompatible avec l’économie de marché (création de valeur insuffisante vs coût de la redistribution) et une immigration non contrôlée (nombre, profile, qualité). Certes, les 35 heures et la retraite à 60 ans ne sont pas loin. Le mérite de notre Président a été de le comprendre et de promettre quand il a été élu, de réduire le nombre de fonctionnaires de 150.000 par remplacement de 2//3 des partants à la retraite. Le résultat ? Non seulement il n’y a eu aucune réduction mais de 5.700.000 fonctionnaires en 2022 on est passé à env. 6.000.000 en 2025 ! Juste pour ne pas l’oublier, la France emploie 6 millions de fonctionnaires pour les 67 millions d’habitants tandis que l’Allemagne emploie 4,8 millions pour 87 millions d’habitants. 18 habitants pour un fonctionnaire en Allemagne, en France, 11 habitants par fonctionnaire soit env. 60% moins. La Suisse ? 17 habitants pour un fonctionnaire. Juste pour comprendre : 1 million de fonctionnaires c’est, peu ou prou, 70 milliards €/an (salaire moyen fonction publique env. 3.000€ net +45% charges sociales) et pour une carrière complète (disons 30 ans)... M. Bayrou cherche 44 milliards d’économies, suggérez-lui de réduire le nombre de fonctionnaires … et s’il commence à vous dire « moins de policiers, moins de infirmiers, moins d’enseignants ?» dites-lui d’aller voir en Allemagne ou en Suisse !

 

Bon, la dette. Comme on ne sait rien faire pour la réduire (ou, au moins réduire l’appel à) on s’inquiète car son service est en train de dériver vers 80/100 milliards € annuellement car chaque seconde, la dette de la France augmente de 5.000 € (F. Bayrou, 05.08.25) soit… 18 millions/heure… 432.000.000 chaque jour et 157,68 milliards dans l’année. Et comme on rembourse du stock ancien qui a couté moins cher… La France est devenue le pays du monde qui dépense le plus d'argent public. (F. Bayrou 15.04.25, Google,15 juil. 2025). Nous devrions être reconnaissants à notre Président d’avoir arrêté de s’occuper des affaires de la France vu qu’il a plein à faire dans la géopolitique avec le succès que l’on sait.

 

Allez. La France a abdiqué de sa gloire ancienne pour ne représenter presque plus rien actuellement. Cela est surtout dû à un président sans assise politique avec un gouvernement sans majorité au parlement. Donc sa voix n’a pas la moindre importance. C’est dommage, mais tant que la situation est celle-ci et que l’accoutumance à la dette n’est pas réglée, le poids politique de notre pays est nul. Pas seulement en Europe.

 

J’ai parlé du 8 septembre. Pour le préparer (faire face au vent du manque de confiance qui se lève) le premier Ministre nous a promis que tout pourrait changer si on acceptait qu’un ou deux jours fériés soient travaillés mais non payés et, pour faire bonne mesure, il a utilisé la rengaine, dont le couplet le plus connu est « taxer un peu plus les plus fortunés » et aussi les retraités. Un problème de dette ? On ne connait que trois façons de s’en sortir - l’austérité, la croissance et le défaut. On a détruit l’industrie et la classe ouvrière, la croissance est en berne. Si on veut éviter le défaut (cf. l’Argentine) reste l’austérité. Un mot tabou. Sachons qu’une spirale de la dette est comme une maladie mortelle qui avance lentement. Il est difficile de prévoir sa progression. Mais une chose est sûre : nous n’allons pas nous réveiller un jour et découvrir que nous avons été miraculeusement guéris.

 

Qui peut prendre encore au sérieux M. Bayrou et M. Macron ? Ils veulent nous faire croire que la France, sous leur action, est la grenouille de la fable de La Fontaine. Quant à être « co-responsable » du gâchis, tragédie annoncée par tant de gens depuis tant de temps, je plaide non coupable.

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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 08:18

«On me fait remarquer, gentiment, d’une manière urbaine, que je devrais écrire un peu plus sur notre pays et un peu moins sur le Proche Orient. Je plaide le malentendu : il n’y a eu aucun texte qui n’ait signalé les activités de notre génie national qui, après (preuves à l’appui) avoir accompagné le déclin du pays pendant huit ans, se recycle dans la géopolitique avec le succès que l’on sait, et qui contribue à rendre encore plus détestable, aux yeux d’une partie du monde l’action de la France sur l’échiquier mondial, en parallèle avec sa déconvenue économique/démographique/sociale. Ce, surtout depuis qu’il se consacre à résoudre un problème insoluble, le « projet national palestinien ».

 

Bon. Ce sera, de nouveau un texte dont le centre de gravité est le Proche Orient. Essayons de planter le décor. Simplifions.

 

Un territoire allant de l’océan Indien à l’Est jusqu’à l’océan Atlantique à l’Ouest, au Nord jusqu’à la mer Noire et la Méditerranée et au Sud jusqu’à l’Afrique sub-Saharienne. Territoire peuplé par 1,6% de juifs et 98,4% de musulmans vivant dans des états se réclamant, avec fierté, de l’islam. Il se trouve que parmi les 98,4% de musulmans env. 1% ne disposent pas d’un état. Après une centaine d’années de discussions et d’offres et refus multiples, une partie de la communauté internationale - les pays les plus évolués, la France en tête- ont décidé de remédier la chose : accorder à ladite population un état. En demandant à celui des juifs de renoncer à une partie des territoires qu’il contrôle depuis que des états limitrophes lui ont portés cinq guerres (qu’ils ont toutes perdues) et avoir essayé de le détruire via des « proxies » pratiquement tous les deux ou trois ans depuis 1948.

 

Tout d’abord, rappelons-nous, les juifs qui se trouvent au Proche Orient ne sont pas là, par hasard ou en vertu d’une colonisation qui ne veut pas dire son nom. Qu’Israël n’est pas un projet colonial mais le retour d’un peuple autochtone sur sa terre. Regardez trois étapes dans l’histoire millénaire de ce petit peuple :

Date importante : 1920, après la fameuse Déclaration Balfour, la Société des Nations (dont l’ONU est la « fille ») dans sa réunion de San Remo, confie à l’Angleterre un mandat pour la création du foyer du peuple juif sur une petite partie des territoires perdus par l’empire ottoman. Fast forward, grâce à la « perfide Albion » ce qui reste de 1920 c’est environ un cinquième du territoire initialement prévu y compris un tiers de ce territoire disputé depuis une guerre perdue par la Jordanie. Ils y vivent 7,5 millions de juifs et 2 millions d’arabes, tous citoyens de l’État d’Israël. Malheureusement, depuis 77 ans, les voisins immédiats - comme des lointains - ont fait montre d’une soif de sang immédiate et collective pour pousser les Juifs revenant sur le territoire du fleuve (Jourdain) vers (ou dans) la mer Méditerranée. Littéralement, [A. Choukeiri, (chef de l’OLP), 1967, verbalement, appelait à « jeter les juifs à la mer »]. Les Juifs sont passés des nazis allemands qui les brûlaient à leurs nouveaux voisins qui voulaient les noyer. Mané, Thécel, Pharès, ils ne se sont pas laissé faire et sont devenus un des états les plus développés du monde ce qui n’a fait qu’agrandir l’écart (économique, social, culturel) avec les populations musulmanes. Pas seulement. Regardez ce qu’est Israël par rapport à la France : Le chômage ? 3,7% en Israël, le double, 7,5% en France. Le PIB/habitant israélien à 20% de plus que le français. Le salaire médian France = 2.283€, en Israël 3.512€, 53% plus. La dette extérieure française 115% du PIB du pays, 68% en Israël. L’âge médian, 30 ans en Israël contre 42 ans en France, ce qui montre un pays jeune, dynamique, qui avance vite. Et la fécondité ? Trois enfants par femme en Israël, à peine 1,7 en France. Même l’indice de bonheur, mesuré chaque année par l’ONU, place Israël (en guerre !) devant la France, et au coude-à-coude avec les pays nordiques et la Suisse. Pour beaucoup des citoyens des pays qui vouent Israël aux gémonies, ce succès fulgurant est difficile à avaler. Il bouscule l’image que l’on se fait de soi-même, de sa grandeur passée, de son rôle dans le monde. Voir un « petit » pays, sorti de nulle part, faire mieux que la « grande » France, c’est une gifle. Et ce n’est pas qu’en France : tous les pays européens, à l’exception de la Suisse, du Danemark et de la Norvège, voient Israël leur passer devant. Et le vivent mal.

 

Mais là où les Israéliens battent les Suisses, à plates coutures, c’est dans leur capacité à tisser un lien entre des ennemis jurés. Israël a réussi l’exploit de réunir, dans une même hostilité, l’extrême gauche et l’extrême droite de l’Europe, qui se retrouvent parfois à défiler côte à côte avec les militants propalestiniens les plus radicaux, criant « from the river to the sea, Palestine will be free ». Heureusement que le ridicule ne tue plus ! Oserait-on dire que ce qui les réunit, en réalité, c’est la haine du juif ?

 

Dernière péripétie en date, à la suite d’un pogrome d’une barbarie inédite, tuant de juifs parce que juifs, Israël s’est trouvée obligée de se battre sur quatre fronts (principaux) : Hamas au Sud, Hezbollah au Nord, Iran à l’Est et Yémen (houthis) au Sud-Est. Les guerres ne se gagnant plus (ne se terminant plus) comme par le passé, avec un vainqueur et un vaincu, Israël est supposée les avoir toutes gagnées mais… les états qui comptent au monde lui demandent (a) d’arrêter de gagner et (b) d’accepter que les perdants obtiennent, enfin, un état à eux, pris, en partie, sur un territoire disputé depuis 58 ans.

 

En ce faisant, la reconnaissance d'un État palestinien peut certes répondre à certains besoins politiques nationaux en Europe et au Canada, mais elle ne contribuera en rien à apaiser, par exemple, les inquiétudes de l'électorat le plus important : les électeurs israéliens, qui craignent les dangers pour leur sécurité que pourrait entraîner la création d'un État palestinien, rejettent cette idée à une large majorité : 11 sur 110 députés juifs à la Knesset et seulement 21% de tous les Israéliens (16% des Israéliens juifs) pensent que l’État palestinien que tout le monde veut, sauf les Palestiniens, est compatible avec une coexistence pacifique. Les électeurs israéliens ont élu des gouvernements successifs qui reflètent ce point de vue.

 

Résumons. Les promoteurs principaux de l’état palestinien (France, UK, Canada) considèrent que pour avoir la paix dans leurs pays aujourd’hui habités, aussi, par une minorité importante (8 à 10%) de musulmans ils doivent, d’abord, condamner les actions (de défense aussi) d’Israël, ensuite de ne pas la laisser détruire entièrement l’agresseur initial et couronner le tout avec la création d’un 50ème état musulman. Et ils essayent de convaincre Israël que les hashtags peuvent remplacer l’histoire, que l’on doit imaginer la paix sans victoire, la souveraineté sans lutte, la survie sans sacrifice. Leurs décisions de reconnaissance sont un risque stratégique qui n’aura aucun impact pratique - car les 147 autres pays qui ont précédemment reconnu un État de Palestine peuvent en attester - à part s’assurer que Londres, Paris, Ottawa, Canberra et d’autres capitales perdent leur influence future avec Israël. Ce ne sera pas seulement sur les questions liées aux Palestiniens, mais potentiellement à travers le Levant, comme les intérêts français au Liban.

De nombreux anciens alliés d’Israël ayant condamné le pogrome du Hamas le 7 octobre, prennent maintenant des mesures unilatérales pour reconnaître un État palestinien, même si la seule entité qui pourrait éventuellement gouverner Gaza est le même groupe terroriste génocidaire qui a commis les atrocités connues. Le comble : « Le problème, bien sûr, n’est pas que la France reconnaisse un État palestinien. Après tout, cela ne le fera pas exister. Le problème est qu’ils ne se posent pas la question fondamentale : à l’intérieur de quelles frontières ? Quel est sa capitale ? Quel leadership a-t-il ? Quel système de gouvernement ? Est-ce une démocratie ? Soutient-il le droit au retour ? A-t-il les moyens de faire face à une tentative du Hamas de prendre le pouvoir dès qu’il est établi ?» Y. Lapid (critique sévère du PM Netanyahu) sur la déclaration française, American Greatness, 23.08.25. En réalité, le soutien à SEP (Syndrome de l’État Palestinien) ne concerne pas l’équité ou le mauvais comportement présumé d’Israël. C’est enraciné dans les préjugés contre les Juifs et une volonté d’effacer l’histoire et les droits des juifs. Et même d’acquiescer au massacre massif des Israéliens (from the river to the sea) comme une possibilité discutable, plutôt qu’odieuse. Que ce soit le résultat de calculs politiques, de journalisme malhonnête ou d’idéologies gauchistes, le SEP est devenu une expression du désir de masses - de gauche et d’une minorité bruyante à droite - d’envisager l’éradication du seul État juif sur la planète.

 

Condamner les actions d’Israël. En commençant par amplifier la propagande du Hamas quant à une soi-disant famine à Gaza, organisée par Israël, contrairement aux « lois internationales ». Remarquez, aucun de ces pays n’a demandé, sous une menace crédible, au Hamas de déposer les armes et libérer des otages (vivants ou décidés) qu’il détient depuis, presque 700 jours. Ils préfèrent lancer, semaine après semaine, des « avertissements » à Israël en lui demandant d’accepter un cessez-le-feu que le Hamas ne veut pas accepter depuis le mois de mars de cette année. Remarquez aussi que personne n’est capable de produire des exemples photographiques de la famine à Gaza qui résistent une vérification élémentaire des faits. Il y aurait eu des décès par sous nutrition 122 (vérifiés 22) à Gaza depuis le 7 octobre 2023. Pour remettre les choses en perspective regardez les décès équivalents (famine) pour d’autres conflits (https://www.warinisrael.org/gaza) :

 

On n’arrête pas d’injecter dans Gaza des millions de tonnes d’aide alimentaire, soins, boissons et tout ce que l’on veut via des dizaines de milliers de camions qui y entrent tous le jours : 6.400 camions sont entrés en 28 jours – à 20 tonnes le camion (moyenne) cela veut dire 179.200 tonnes soit 2,9kg de nourriture/jour pour les 2,2 millions de gazaoui.

Au total, depuis le 7 octobre 2023, « Selon les données de l’unité COGAT du ministère de la Défense, Israël a facilité le transfert de plus de 101.000 camions d’aide transportant deux millions de tonnes de fournitures humanitaires à Gaza ce qui représente plus d’une tonne d’aide pour chaque résident de Gaza. » Les 2,2 millions de « paquets » sont équivalents à 132 millions de repas. (INN, 22.08.25).

 

Je l’ai déjà écrit, c’est la première fois dans l’histoire du monde et des guerres que l’agressé est vilipendé, condamné et puni s’il ne fournit pas à la population de l’agresseur (en train de perdre la guerre), les moyens de sa subsistance. Le monde à l’envers… mais l’agressé est juif alors… Certes, le Hamas vole une partie, ce que lui aurait fait des revenus de plus de 500 millions de $ depuis le 7 octobre. Mais cela ne justifie pas les tempêtes de reproches, mises en garde, condamnations, surtout celles de l’ONU. On a du mal à oublier (1975 ?) le même forum qui a déclaré que le sionisme était une forme de racisme, en accueillant un leader terroriste palestinien un pistolet à la hanche. La même ONU qui a offert une plateforme à l’Iran pour nier l’Holocauste.

 

La démarche des trois pays (les plus importants) qui font savoir à Israël que si elle ne fait pas ceci ou cela, - chacun ayant une vue différente pour leur récente poussée d’accession des Palestiniens à un état - souligne le fossé profond entre la déclaration d’un objectif politique historique et la définition d’une stratégie pour l’atteindre réellement. Quant à la sagacité de leurs dirigeants, il me semble qu’ils sont imbus de la conscience de leur nullité ne pouvant pas faire autre chose que ce qu’ils font. Ne pas comprendre que le « projet national » palestinien n’est rien d’autre que la volonté de voir disparaître l’état juif est, quand même, une forme de cécité rarement trouvée dans l’histoire mondiale. On devrait, enfin comprendre que si tout le monde veut un état palestinien, les Palestiniens n’en veulent pas. Pour le Hamas, le péché capital de l’État juif est son existence même. Hamas est, d’abord et avant tout, un mouvement religieux fanatique construit sur deux principes que de nombreux dirigeants occidentaux refusent d’affronter. Les deux principes de la charte du Hamas sont l’engagement total à détruire Israël et à assassiner les Juifs où qu’ils se trouvent. Et tous les dirigeants occidentaux pseudo-socialistes qui ignorent cette vérité, car affectés du SEP tout en menaçant Israël de reconnaître la « Palestine » et en clamant la coexistence, agissent à la fois d’une manière dangereuse et fondamentalement pas sérieuse. Parce que si le Hamas dépose ses armes et libère les otages, la guerre se termine. Cela devrait être aussi simple. Mais tragiquement (et de manière prévisible), pour le Hamas, cette guerre n’a été qu’une des tentatives - qu’ils annoncent multiples jusqu’au…

 

Alors, un État unilatéralement déclaré, dans le vide, ne peut pas résoudre les problèmes fondamentaux qui définissent encore le conflit : le règne et l’arsenal du Hamas à Gaza, une politique palestinienne fracturée, les besoins légitimes d’Israël en matière de sécurité au-delà des lignes d’armistice de 1967, et l’exigence fondamentale que tout État exerce, seul, un monopole sur la force et accepte le droit d’Israël à exister comme état juif. Lorsque les bonnes gens de partout plient le genou devant les terroristes palestiniens, ils ne promeuvent pas la paix mais s’adonnent à l’antisémitisme domestique encourageant les extrémistes de leurs pays, tandis que des civils continuent de souffrir. Si les reconnaissances se poursuivent, elles seront accueillies d’un revers de main depuis Jérusalem.

 

Mais crier « famine » depuis la première semaine après le 7 octobre et ne pas trouver des milliers (ou plus) de morts de sous nutrition ne suffit pas. Les mêmes s’arrogent le droit de dire à Israël ce qu’elle doit et ce qu’elle ne doit pas faire pour finir avec ceux qui l’ont agressé. Dernier épisode, Israël décidant de détruire le Hamas dans la ville de Gaza, on n’arrête pas de protester prétendant que la crise humanitaire et de la faim à Gaza s’aggravera et le nombre de morts sera énorme. Vous souvenez-vous des craintes, avertissements, menaces, de MM. Biden, Macron et autres génies géopolitiques qui demandaient à Israël de ne pas entrer dans Rafah ? M. Biden a fait des pieds et des mains (so to speak) depuis 2021 et jusqu’à son départ pour faire tomber le gouvernement de B Netanyahu car trop de droite. On vient d’apprendre :

 

Presqu’un milliard de $ donné à des NGO israéliennes qui, toutes de gauche, ont essayé avec l’aide d’un quarteron d’anciens généraux qui ne commandent plus rien, de faire tomber le gouvernement de B. Netanyahou.  Qui a eu à faire face aux efforts combinés et souvent coordonnés, de l’administration apaisante de l’Iran de M. Biden, de l’opposition pacifiste d’Israël, des médias gauchistes obsédés par le renversement du gouvernement sur toute autre considération, de l’utilisation du droit pénal pour entraver sa capacité à gouverner, d’un Tsahal réticent qui préférait un accord de compromis à la réoccupation de Gaza. Les « experts » américains, européens et d’autres déclaraient l’impossibilité de prendre Rafah et l’apocalypse de dizaines de milliers de morts. Qui se souvient encore de la fameuse déclaration de Kamala Harris, vice-présidente des EU « Laissez-moi vous dire quelque chose : j’ai étudié les cartes. Il n’y a nulle part où aller pour ces gens. » Elle ne savait pas que les cartes israéliennes sont écrites en hébreu, à lire de droite à gauche … Ils prévoyaient des dizaines de milliers de morts et l’apocalypse. Pour l’essentiel il n’y a eu qu’un seul (important) : Y. Sinwar celui qui a tout commencé.

 

La dernière « raison » pour condamner Israël : des maisons seront construites dans la Zone E1 (pas loin de Jérusalem). La France et autres 20 pays condamnent prenant appui sur le « droit international ». Le Quai aurait dû leur dire « Or, justement, dans ce cas ce sont les accords d'Oslo de 1993 qui prévoient 3 zones : l'une administrée par l'Autorité Palestinienne exclusivement, une mixte, et la dernière administrée par Israël exclusivement. Les constructions prévues se trouvent dans cette dernière. Elles respectent donc précisément le "droit international". Et la France, la GB et les autres pays qui protestent et condamnent sont des gros menteurs qui ne se préoccupent que d'accuser Israël pour tout et n'importe quoi. » (Anonyme, X).

 

Et regardez avec qui, notre Président condamne les décisions du gouvernement israélien : Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan ont condamné « fermement » les récentes décisions du gouvernement israélien de lancer une offensive militaire contre Gaza et de développer la colonisation en Cisjordanie, notamment dans la zone E1 »

 

Il y a quelques années M. Erdogan suggérait à M. Macron « Allez d’abord faire des examens de santé mentale » Dis-moi avec qui … et je te dirai …

 

J’allais oublier. B. Netanyahou a écrit une lettre à notre Président dans laquelle il a fait mention de faits réels se passant chez nous dans le cadre de ce que l’on appelle « une montée en flèche » des actes antisémites. Même l’(i)Monde dans une philippique contre Israël s’est retenu d’aller plus loin que qualifier la lettre de BN à EM de « démarche indigne ». L’Élysée l’a trouvée « abjecte ». Tu parles d’un chef d’état allié (allié et ami disait le Général) … Regardez comme celui d’un milliard d’Indiens répond, lui, à un X de B. Netanyahou :

@narendramodi

Thank you, PM Netanyahu, for your warm wishes. May India-Israel friendship continue to flourish…may both countries further strengthen and deepen this relationship bringing peace, development as well as security to our people. Aug.15

M. Macron, après avoir eu l’idée de constituer une coalition pour détruire le Hamas (qui s’en souvient encore ?) a fini (pour l’instant) par interdire la présence de sociétés israéliennes à trois grandes expositions en France cette année. Mercredi dernier, le gérant d’un parc d’attractions dans les Pyrénées vient d’interdire l’entrée de 150 jeunes (8 à 15 ans) israéliens dans le parc.

Quant aux condamnations des uns et des autres… Israël se rappelle le mot de Golda Meïr : « Je préfère les condamnations aux condoléances »

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