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15 septembre 2025 1 15 /09 /septembre /2025 21:35

Bon. Nous avons un nouveau premier ministre. Le septième depuis que nous avons décidé, en 2017, de confier les rênes de la France au jeune Mozart des finances, j’ai nommé E. Macron. Il s’appelle S. Lecornu et un ancien premier ministre vient de le qualifier de « gentil toutou de Macron » (D. de Villepin, BFM-11.09.25). Si tout va bien il durera ce que durent les roses et on aura un huitième et un neuvième avant que notre Président convoque les élections présidentielles.

 

En classement par PIB en PPA, la France était 7ème économie mondiale en 2016. En 2025 la 9ème puissance économique. En 2025, le produit intérieur brut (PIB) de la France s'élève à 2.919,9 milliards d'euros. Quant à la dette, elle s'élève à 3.397.544.639.030 €. Sans compter la dette « hors bilan » d’un montant de plus 5.000 milliards (selon la Cour des Comptes). Et cerise sur le gâteau … Fitch vient de dégrader la notation de la France ce qui rendra le coût de l’argent emprunté pour rembourser la dette (?! ?) plus cher. Qui se souvient encore du célèbre débat télévisé de 2017 pour le second tour de l’élection présidentielle et de l’humiliation par M. Macron de l’ignorance financière de Marine Le Pen sur l’euro qui a scellé sa défaite ? C’était donc une justice poétique pour Mme Le Pen de pouvoir excorier son ancien rival pour la « gestion catastrophique des finances publiques » vendredi. (Ouest France).

Le Mozart de la finance a assisté le pays dans son déclin économique et a présidé à l’augmentation de la dette publique de plus de mille milliards d’euros. Trouver une solution à la situation financière alarmante de la France est difficile parce que, « la fragmentation politique ajoute à l’incertitude ». L’absence d’une majorité fonctionnelle au parlement rend impossible l’adoption de mesures d’austérité ardus. Des motions de censure sur les réformes gouvernementales les plus timides sont en train d’être préparées. Elles sont peu susceptibles d’être adoptées compte tenu des divisions marquées parmi l’opposition, mais elles deviennent chaque fois plus strictes. Le vrai problème est que les gouvernements de M. Macron (mais pas seulement) ont conduit la France vers la faillite. Lorsque M. Macron a été élu pour la première fois en 2017, il a été décrit comme la solution aux problèmes de la France et de l’Europe, l’Economist le qualifiant de « sauveur de l’Europe ». M. Macron était censé être un technocrate intelligent avec une expérience dans la banque qui pourrait réformer l’État français et renforcer la France. Son quatrième -en un an et demi- Premier ministre  vient de perdre son emploi parce qu’il voulait faire des économies de 40 milliards d’euros pour réduire le déficit budgétaire de 5,2% (espéré pour cette année) à 4,6% pour l’année prochaine.

Pas mal, non ? Heureusement, depuis quelque temps il ne s’occupe plus de la France, trop petite et incapable de le comprendre. Il s’occupe du destin du monde, en particulier - ignorant l’histoire et les constantes d’un énorme territoire - le Proche Orient et, surtout celles d’un infiniment petit état nation du peuple juif.

On vient d’apprendre - et ce n’est, vraiment pas une surprise - que l’initiative de M. Macron concernant la reconnaissance d’un Etat Palestinien qui va à l’encontre des intérêts existentiels d’Israël a été, « massivement » approuvée par l’assemblée générale de l’ONU. Par 142 voix pour, dix contre et 12 abstentions. On oublie de dire que « l’état fantôme » avait été déjà reconnu (depuis 1988 et encore) par 141 états. En clair, le succès est, relativement modeste mais … passons. Passons sur le fait que l’initiative française de reconnaissance de la Palestine sans conditions –aucune réforme de l’Autorité palestinienne, aucun désarmement du Hamas, aucune libération d’otages– n’a fait que durcir la position du Hamas et ce d’autant plus que d’autres pays ont suivi dans le sillage de la France. La décision de Paris a subverti le processus des accords d’Oslo, qui envisageait un État palestinien à la fin de négociations bilatérales, et non au début. Je recommande la lecture de https://urls.fr/qTGUvi pour comprendre pourquoi il n’y aura jamais un état palestinien. «  Les actes de « reconnaissance » ne font rien pour aider les Palestiniens. Leur effet et leur objectif habituel est de nuire à Israël, à la fois en le blâmant pour la guerre de Gaza et en rendant plus difficile de mettre fin à cette guerre. Comme l’a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio en août, « Les pourparlers avec le Hamas se sont effondrés le jour où Macron a pris la décision unilatérale de reconnaître l’État palestinien ».

La décision du président Emmanuel Macron, et celles des premiers ministres Keir Starmer du Royaume-Uni et Anthony Albanese d’Australie, sont en grande partie des questions de politique intérieure - des réponses à des taux d’approbation faibles et à une large population musulmane.

On le sait, la France et ses compagnons de voyage (Angleterre, Canada) ne visent pas à faire grand-chose pour aider les Palestiniens réels. Principalement, ils cherchent à se congratuler. Les pays perdent leur pertinence lorsque l’onanisme moral prend la place d’une politique sérieuse comme principal instrument de la politique nationale.

À long terme, les Israéliens (les Juifs) survivront à cela -comme ils l’ont toujours fait. L’histoire des gouvernements qui cherchaient à gagner la faveur politique de leurs propres peuples en nuisant aux Juifs est généralement une histoire de disgrâce et de déclin.

On ne le cache pas, sous le message « deux états pour deux peuples » il n’y a en réalité que la réponse desdits pays aux actions d’Israël à Gaza après le pogrome du Hamas du 7 octobre 2023. Avec une formulation arrogante et sanctimonieuse prenant appui sur les obligations vis-à-vis de la « loi internationale » d’Israël, pays démocratique. Pendant des décennies, Israël a tenté de se conformer aux normes occidentales. Sur le plan diplomatique, il a considéré l’Occident comme un modèle de démocratie, et son armée a toujours opéré dans les limites des normes diplomatiques occidentales. Ceux-ci incluent des réponses mesurées, des échelles d’escalade prudentes et des cycles interminables de négociations qui récompensent souvent les acteurs mêmes qui orchestrent la violence contre les civils israéliens. Cette approche traite les négociations comme des exercices de bonne foi entre acteurs rationnels, où le compromis est une vertu et l’escalade un échec. Cependant, cela interprète mal le fonctionnement du pouvoir au Moyen-Orient, une poudrière géopolitique comme aucune autre sur la planète.

La direction du Hamas a passé des décennies à exploiter cette mentalité occidentale. Ils se positionnent comme des participants réticents aux processus de paix tout en célébrant simultanément des massacres tels que celui du 7 octobre. Le résultat est un système pervers où Israël se retrouve à « négocier selon les règles du Hamas » où les retards dans les négociations d’otages sont récompensés par une pression internationale sur Israël, plutôt que par des conséquences pour le Hamas. L’attaque de mardi 9 septembre à Doha pourrait marquer un changement fondamental : Israël commence à parler le langage que le Moyen-Orient comprend réellement. La tentative d’assassinat contre des dirigeants du Hamas dans la capitale qatarie était une déclaration selon laquelle les règles d’engagement ont changé. Militairement, Doha était le centre de gravité du Hamas. Son bureau là-bas gérait les communications cryptées, les flux d’argent, la coordination étrangère -tout ce que le champ de bataille de Gaza ne pouvait pas supporter.

On avait, aussi, fabriqué une fiction de légitimité alors que les « dirigeants politiques » faisaient la cour à des délégations étrangères tandis que leurs combattants se vantaient de vouloir répéter le massacre « encore et encore ».

Certes, le fait que l’attaque n’a pas réussi à trucider les têtes pensantes du Hamas -comme Israël l’a fait pour le Liban ou l’Iran- compte. Mais, par-delà le contenu de l’attaque ce qui n’a pas été remarqué par ceux qui condamnent Israël pour ceci et pour cela, c’est la performance technique réalisée par l’armée israélienne. Des avions, à 1.800km de Doha, ont tiré des missiles balistiques à longue portée, en évitant l’espace aérien des pays arabes et gardé l’Administration Trump (qui dispose d’une base avec 10.000 soldats dans le coin) dans le noir jusqu’aux derniers instants.

                (Wall Street Journal)

Deux pays au monde seulement (Chine et Russie) disposaient de missiles balistiques tirées d’avion. On vient de l’apprendre, Israël aussi. Pas les Etats Unis, pas la France ni l’Angleterre car ce n’est pas à la portée de tous de les concevoir. De plus elles souffrent d’un relatif grand manque de précision (dizaines de mètres autour de la cible visée). Israël avait réglé ce problème : celles tirées de 1800 km de loin sont arrivées dans les fenêtres du deuxième étage de l’immeuble du Hamas à Doha, seul détruit parmi les quatre existants. Précision de l’ordre du mètre.

Naturellement, le cœur des pleureuses, les bienpensants, les 51 pays musulmans, l’Espagne de M. Sanchez, la France de M. Macron et … tutti quanti, ont protesté vivement contre l’action d’Israël. En soulignant que le Qatar était le principal négociateur pour la libération des otages détenus (pas retenus) par le Hamas. En réalité, le rôle du Qatar n’a pas été la médiation mais la défense des intérêts du Hamas, organisation terroriste d’obédience « Frères Musulmans » dont le Qatar est le principal sponsor. Depuis 2012, Doha a canalisé environ 1,8 milliard de dollars dans la bande de Gaza dirigée par le Hamas, y compris 30 millions de dollars en espèces chaque mois jusqu’à la veille du 7 octobre. On vous dira qu’Israël a été consentant (croyant que le bien être des Palestiniens de Gaza allait les rendre plus sages). Argent qui a été dépensé pour les 800km de tunnels sous la bande de Gaza.

Le procédé était presque comique alors que des valises étaient comptées aux passages, remplies d’argent étiquetées « aide humanitaire », puis siphonnées vers les brigades Qassam pour des roquettes, des tunnels et de la terreur. Ajoutez l’infrastructure technologique fournie par l’État qatarien, les canaux bancaires et le mégaphone de propagande d’Al Jazeera et vous obtenez un centre de commandement cinq étoiles déguisé en diplomatie. On aurait dû se rendre compte que ce n’était pas seulement le problème d’Israël. La France de M. Macron ? Dont le Qatar détient (2020, DGT) « 125 filiales et 89 franchises françaises sont recensées au Qatar dont une grande partie des entreprises du CAC 40 et des grands groupes français » et 20% des biens de la plus belle avenue du monde ? (Le Monde, 15.09.25). Et qui a déclaré « J'exprime ma solidarité avec le Qatar et son émir, Cheikh Tamim Al Thani » ? Une enquête de Free Press publiée en mai a révélé que le gouvernement du Qatar avait dépensé au moins 100 milliards de dollars au cours de la dernière décennie pour promouvoir ses positions en matière de politique étrangère, ciblant le Congrès, les médias et les entreprises et les universités rien qu’aux Etats Unis. (Free Press, 10.09.25)

 

Curieux. Ne savent-ils pas, tous ces grands dirigeants de pays, presque tous, en état de faillite économique, sociale et morale que lorsqu’un État abrite le quartier général opérationnel d’un groupe déterminé à anéantir un autre État, il torpille les règles fondamentales de l’ordre international ? La résolution 1373 du Conseil de sécurité des Nations unies (approuvée et par le Russie et par la Chine !) interdit aux États de donner asile à des groupes terroristes. Pas seulement. Dans un ordre juridique mondial qui rend obligatoire la punition des crimes terroristes « Aucun crime sans punition » est le Principe 1 des Principes de Nuremberg de 1950 - chaque État est obligé de coopérer contre de telles infractions. « En conséquence, aucun Etat ne peut accorder l’asile à des terroristes sur son territoire. Lorsque cette interdiction n’est pas respectée, comme dans le cas du Qatar et du Hamas, toutes les prérogatives normales de souveraineté seraient supprimées ipso facto et l’État offensé par la terreur -dans ce cas, Israël- aurait droit à des interventions correctives. (JNS, 12.09.25)

Le Qatar a offert aux terroristes des suites de luxe, du temps d’antenne pour les médias et un éclat diplomatique. De quoi se plaint-il ?

La Turquie qui, elle aussi, finance des organisations des Frères Musulmans et accueille sur son territoire des membres éminents du Hamas devrait réfléchir … D’autant plus que son sultan vient de déclarer « C’est pourquoi nous voyons tous les musulmans comme des parties d’un seul corps, comme les dents d’un peigne, comme les briques d’un bâtiment. C’est pourquoi nous sommes en Palestine en ce moment. C’est pourquoi nous sommes à Gaza en ce moment. C’est pourquoi nous ne pouvons jamais rester spectateurs de ce qui se passe en Palestine, de ce soulèvement de ce tyran, de cet infidèle qu’on appelle Netanyahou », (M. Erdoğan lors de son discours d’ouverture de la semaine de Mawlid al-Nabi). (04.09.25).

Que faire ? D’un côté les islamistes radicaux, de l’autre les intellectuels occidentaux. Les premiers sont retranchés dans des tunnels humides dans la ville de Gaza, préparant des engins piégés pour leur dernier combat contre les Juifs qu’ils détestent si fiévreusement. Les derniers sont installés dans les tours d’ivoire de l’Occident, formulant des affirmations hyperboliques frôlant la désinformation pour finir par délégitimer l’État juif auquel ils s’opposent si virilement. L’arme de choix de l’un est la violence, la propagande de l’autre. Leur but, cependant, est le même : blesser, peut-être mortellement, la seule nation juive du monde. Ce à quoi nous assistons c’est une guerre entre l’armée d’un État démocratique et l’armée d’un califat aspirant.

 

On ne le dit pas assez : si le Hamas dépose les armes, rend les otages et ses « commandants » quittent Gaza, la guerre s’arrête le même jour.

Mais ... Le Hamas exige une reddition complète d’Israël en échange de la libération des otages restants (qu’il a exposé dans des vidéos horribles) via la direction du Hamas à l’étranger, qui bénéficie actuellement, du plein soutien du Qatar et de la Turquie (membre de l’OTAN). Les deux, proches alliés des Etats Unis d’Amérique. Y aurait-il comme une erreur ?

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9 septembre 2025 2 09 /09 /septembre /2025 20:33

Nous y voilà. La fin de l’acte 1. Pour la première fois dans la 5ème, au bout de 41 demandes de confiance de l’histoire, MM. Macron-Bayrou ont réussi, enfin, à faire une première : la confiance leur a été refusée par un vote de toute l’opposition conforté par l’ajout de (au moins) 60//70 membres du « groupe central » porteur du quatrième gouvernement (en moins de 18 mois).

 

Si M. Macron était un homme de parole, il se retirerait. Dans un échange en 2019 avec un groupe d’intellectuels, il a critiqué les présidents précédents qui sont restés à leurs postes malgré la perte de confiance des électeurs aux élections législatives. « Le président de la République ne devrait pas pouvoir rester (en fonction) s’il avait un véritable désaveu en termes de majorité,” a déclaré Macron (https://urls.fr/BFIT-g). Il vient de nous faire savoir qu’il « respectera » le mandat à lui donné par le peuple français jusqu’à la dernière minute de sa durée. Et nous le prenons encore au sérieux. Remarquez, en dehors de quelques dirigeants aussi ébranlés que lui en Europe occidentale, personne ne le prend plus au sérieux. Ni Trump, ni Xi, ni Poutine, ni même l’Algérie ou la Tunisie.

 

Dans des textes récents j’ai fait référence aux difficultés majeures du pays, économiques, sociales, culturelles. Deux graphiques nous donnent la possibilité de comprendre, par a+b, où nous en sommes et pourquoi - dixit M. Bayrou - nous sommes arrivés au bord du gouffre :

  • a. L’incapacité (ou le manque de volonté) de revenir, après les dépenses (pour certains absurdes et pour d’autres justifiées) liées au Covid de revenir à un niveau d’endettement comparable à celui d’avant le Covid ;
  • b. La poursuite de l’intoxication à la dette présente depuis, peu ou prou, 50 ans :

a+b sont, presque, suffisants pour comprendre ce qui nous attend : l’augmentation de la dette induit, volens, nolens, l’augmentation du coût du service de la dette. Pour la première fois depuis l’introduction de l’euro (01.01.22) la France emprunte à un taux supérieur de 100 points à l’Allemagne :

France : 3,484 (OT à 10 ans), Allemagne 2,6694 et ce qui nous attend, en coût du service de la dette pendant les quatre années à venir (si on arrive - ce que personne ne peut garantir- à un déficit égal ou plus petit que 3% du PIB) est prévu comme :

Je sais, il ne faut pas tirer sur une ambulance… Avec beaucoup de peine, j’arrête là le survol de ce qu’il y a derrière ce qui s’est joué hier quand la majorité de députés a refusé la confiance à MM Macron et Bayrou. Sachant pertinemment que le couple qui pensait tenir le pays jusqu’à l’élection présidentielle de 2027 n’est plus capable (qu’eux, d’ailleurs) de sortir le pays de la boue qui nous assaille.

ooo

Tout à coup, le président de notre État défaillant a décidé de montrer que s’il n’arrive pas à faire progresser son pays il est, cependant, un homme d’État international. Pour ce faire il appelé à une conférence mondiale pour, à la fois, critiquer l’État d’Israël et rallier les pays anti-Israël demandant la création d’un État arabe palestinien. Toute personne familière avec l’histoire récente comprend que cet État passera rapidement sous la domination du Hamas et d’autres organisations terroristes violentes qui chercheraient à détruire l’État d’Israël, ce qui fait partie de la raison de vivre de ces organisations et se lit noir sur blanc dans leurs chartes et déclarations.

 

État Palestinien ? Après le partage de 1947, à la fin de la guerre de 1967 la Résolution 242 de l’ONU a appelé au retrait israélien de [version anglaise, "des", version française] terres conquises par Israël lors de la guerre et à la reconnaissance de l’État juif par les États arabes. Ces conditions ont été enchâssées dans les accords d’Oslo du président Clinton, qui étaient des accords entre l’OLP et Israël pour la paix et l’établissement d’un État palestinien.

 

Mais les Arabes vivant dans l’État d’Israël sont horrifiés par la pensée qu’il pourrait y avoir un État djihadiste violent des Frères Musulmans dans une partie des territoires propres ou disputés d’Israël. Les faits sur le terrain justifient clairement ces craintes. Après tout, combien d’Arabes vivant dans l’État d’Israël ont choisi de fuir l’État sioniste et cherchent à vivre sous l’Autorité Palestinienne d’Abu Mazen au sein de l’Autorité palestinienne ? La réponse est ZÉRO. Un récent sondage, mené par une organisation d’extrême gauche, a demandé aux Arabes vivant à Jérusalem : Y aurait-il une solution à deux États et si une Jérusalem divisée deviendrait la capitale de l’État palestinien, de quel côté de la frontière préféreriez-vous vivre ? 93% des Arabes de Jérusalem ont indiqué qu’ils préféreraient vivre dans la partie juive israélienne de Jérusalem.

 

Qu’à cela ne tienne. On vous dira que plus de 140 états membres de l’ONU ont déjà reconnu l’État de Palestine. Mais ce que l’on oublie de dire c’est qu’en 1988, lorsque l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) décrète la création d’un État palestinien en pleine première Intifada, la plupart des pays sous la férule de l’URSS (16 « républiques ») et 8 pays du pacte de Varsovie décident de le reconnaître immédiatement (comme les 50 pays à majorité musulmane), tandis que les pays occidentaux refusent. Vient le pogrome du 07.10.23 et MM. Macron, Starmer, Carney - principaux états de l’Ouest (je laisse de côté le clown de gauche espagnol qui s’agite plus que d’autres en oubliant que nous ne sommes pas ni en 1492 ni en 1942) - annoncent vouloir reconnaître un état palestinien. La première fois l'Histoire se répète comme tragédie, la seconde fois comme farce. » F. Engels-K. Marx (Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte). Aujourd’hui, tous les pays de l’Est sont plus ou moins pro-israéliens et s’opposent, pratiquement, tout le temps aux actions proposées par les pays de l’Ouest  contre Israël. La farce est arrivée avec M. Macron et, pratiquement, tous les pays de l’Europe de l’Ouest. Et on apprend que la Belgique est seule à reporter la signature de la reconnaissance après la libération de tous les otages du Hamas et sa disparition de celui-ci de Gaza. Qui eut cru que la Belgique pouvait faire preuve de plus de sens, d’intelligence, de sens politique que la grande France de M. Macron. En réalité, l’idée d’un État palestinien séparé aurait dû mourir avec le pogrome du Hamas contre Israël en octobre 2023, mais la France, la Grande-Bretagne et le Canada ont proposé la formation d’un tel « État ». Leur approbation de l’idée est un soutien direct au terrorisme. Comme l’a dit Ghazi Hamad, porte-parole du Hamas : « L’initiative de plusieurs pays de reconnaître un État palestinien est l’un des fruits du 7 octobre. Nous avons prouvé que la victoire sur Israël n’est pas impossible, et nos armes sont un symbole de la dignité palestinienne. » (Le Figaro, 04.08.25)

 

Depuis 1948, reconnaître Israël n’est pas suffisant et MM Macron, Starmer, Carney le savent très bien : les pays arabes, comme les Palestiniens, doivent reconnaître un État juif, comme proposé dans la partition originale (ONU) entre un État juif et un État arabe (pas palestinien). Trois quarts de siècle plus tard, ils ne veulent toujours pas faire ça. C’est pourquoi l’État Palestinien est une chimère jusqu’à ce que non seulement les Palestiniens mais aussi les pays arabes... reconnaitront le caractère juif de l’Etat d’Israël.

 

Bon, l’argument des coryphées de la géopolitique pour la reconnaissance d’un état palestinien est, dit-on, la réponse du monde civilisé, respectant la loi et l’égalité des peuples à la réponse israélienne au pogrome du 7 octobre 2023. Certes, Gaza est un cauchemar humanitaire. Mais par rapport à Stalingrad ou à Berlin rien qu’un jeu d’enfant. Pourtant, les Occidentaux sont beaucoup plus susceptibles de se positionner sur les coûts humains du « génocide » dans la guerre que mène Israël contre une organisation terroriste génocidaire que sur celle au Soudan ou de celle qui a lieu aux confins de l’Europe. Sans doute, l’Angleterre ou la France pensent qu’elles peuvent influencer Israël par des déclarations concernant un État pour les Palestiniens basées sur le fait, indiscutable,  qu’Israël étant occidental, amical est plus susceptible d’écouter l’euro-morale qu’un M. Poutine proche, hostile et dangereux

 

Il y a quand même ce qu’on appelle « un angle mort » dans tout ce qui se passe là-bas. Pourquoi aucun pays (arabe, surtout l’Égypte car la moitié des gazaouis sont d’origine égyptienne) ne veut accepter que des gazaouis quittent les zones de combat ? Pourquoi ne veulent-ils pas accepter des réfugiés ? Se souvient-on du siècle dernier ? La plupart des Allemands des Sudètes (qui vivaient en Tchéquie avant et pendant la deuxième guerre) vivent aujourd'hui en Allemagne. Cela est dû à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945. À cette époque, les Allemands des Sudètes ont dû quitter leur patrie, en étant expulsés (décrets Benes) ; L’Allemagne de l’Ouest avait affecté 141 milliards DM à leur intégration (logements, éducation, formation, santé, emplois) ; https://fr.wikipedia.org/wiki/Allemands). Les « Saxons » de Transylvanie (« Souabes ») plus de 100.000 ont fui en Allemagne tandis que la Russie à « kidnappé » plus de 80.000 qui ont été envoyés dans des « camps de travail » https://fr.wikipedia.org/wiki/Saxons_de_Transylvanie; les Pieds noirs 800.000 quittant le Maghreb, juifs 110.000, 138.000 musulmans quittent (sont obligés à…) l’Algérie en 1962 ; les juifs essentiellement en France et Israël.(https://fr.wikipedia.org/wiki/Pieds-noirs).

 

Ce qui précède est d’autant plus important que les pays arabes, surtout ceux qui ont normalisé leurs relations avec Israël, savent pertinemment ce qui est caché au monde occidental : dans un entretien au journal néerlandais Trouw March 31, 1977, Zuheir Mohsen un des dirigeants de l'OLP entre 1971 et 1979 déclare : « Le peuple palestinien n’existe pas. La création d’un Etat palestinien n’est qu’un moyen de poursuivre notre lutte contre l’Etat d’Israël pour notre unité arabe. En réalité, aujourd’hui il n’y a pas de différence entre les jordaniens, les palestiniens, les syriens et les libanais. Ce n’est que pour des raisons politiques et tactiques que nous parlons aujourd’hui de l’existence d’un peuple palestinien, puisque les intérêts nationaux arabes exigent que nous posions l’existence d’un « peuple palestinien » distinct pour s’opposer au sionisme. » Comme ceux des Occidentaux qui savent pertinemment que dans « Qu’est-ce qu’une nation ? » Ernest Renan définit une nation comme un peuple avec une histoire, un patrimoine et une expérience de souffrance communs. Les gens précèdent la terre qu’ils établissent comme leur état. Israël, qui est devenu une nation alors qu’il était esclave en Égypte, est l’exemple d’Ur (première ville au monde). Israël est un pays de droit : avec son PIB par habitant élevé, son taux de natalité supérieur au seuil de remplacement, sa force militaire compétente, sa majorité ethnique et religieuse cohérente et sa culture du service national. Bref, on veut remplacer une nation par de gens qui n’existaient pas comme peuple il y a 75 ans !

 

Allez. Nous savons qu’Israël est soumis à une campagne implacable de mensonges, de demi-vérités, de distorsions et d’omissions opportunes. Nous savons que l’accusation scandaleuse de génocide contre Israël ne fait que détourner l’attention du monde de l’islamisme radical, le véritable camp génocidaire dans ce conflit. Et je dis « nous le savons » mais peut-on croire que MM. Macron, Starmer et Carney ne le savent pas ? Ils le savent très bien mais ils n’arrêtent pas de dire à Israël Don’t fight back – who the fuck do you think you are ? Et M. Macron … les frappes d’Israël au Qatar « sont inacceptables quel qu’en soit le motif » (Le Monde). En soulignant sa « solidarité » avec l’Emir du Qatar. Tu parles, Charles, le vassal au suzerain.

 

J’oublie. L'avion d'Emmanuel Macron (avec lequel il partira à New York pour reconnaître un État Palestinien, est protégé par un système anti-missiles israélien (depuis cinq ans – I24).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 septembre 2025 1 01 /09 /septembre /2025 19:57

Nous assistons, ébahis, à une pièce de théâtre en deux actes : avant le 8 septembre et après le 8 septembre. On nous prévient que le chaos arrive à la fin du premier acte et que le deuxième sera encore plus chaotique deux jours après. Si on comprend bien, les génies politiques du pays, après nous avoir dit depuis des lustres que tout va bien et que quand ça va un peu mal c’est beaucoup mieux qu’ailleurs, viennent de découvrir le pot aux roses : la dette. Quoi comprendre ? « Pour comprendre ce qu’est la science de la chaussure il faut d’abord comprendre ce qu’est la science. (Platon - Le Théétète).

 

La dette. Elle, qui a été le ressort de la gestion (calamiteuse) du pays depuis 1974, sans que nos dirigeants le soupçonnent (?), est devenue la principale menace de l’avenir de la France. Pendant que notre Président (qui ne préside plus rien) nous incite à pousser le pays vers une économie de guerre car les chars russes n'attendent qu’un signal de l’agresseur en chef pour bouger vers Paris, le chef du 4ème gouvernement (Commissaire du « Plan » pendant presque 5 ans pour des émoluments de l’ordre de 500.000€) nous explique (le 31 août la dernière fois) que la situation économique du pays est catastrophique. Ajoutant avec, tant de sagesse, que « nous sommes tous co-responsables ». La Cour des Comptes ajoute, elle aussi, « situation entre préoccupante et grave ». (P.M, 31.08.25). Que faut-il comprendre ?

 

Acceptons l’avertissement et essayons de comprendre le constat.

 

Le premier énoncé est simple : le PIB de la France n’est plus en mesure, depuis longtemps, de supporter le modèle social, fierté du pays. Jadis, première ou deuxième économie de l’Europe, on doit se comparer avec ce qu’il y a de mieux aujourd‘hui (trois pays tiennent le pompon, la Suisse, l’Irlande et la Norvège). Regardons l’évolution du PIB depuis l’arrivée au pouvoir du « Mozart de la Finance » alias E. Macron.

Par rapport à une base 100 en 2017 et correction faite de l’inflation, le PIB de la Suisse a augmenté de 35,8% quand celui de la France - resté virtuellement constant pendant des années- est, aujourd’hui à 94,6. En clair, la population du pays dispose de moyens économiques plus réduits qu’à l’arrivée de M. Macron. Qu’on se le dise.

 

Comprendre : la plus simple explication de la stagnation du PIB - la croissance économique du pays (en %) a été inférieure à la croissance démographique. Deuxième facteur : la population ajoutée au pays pendant les huit dernières années a contribué d’une manière plus faible (échelle d’âge différente, taux de chômage double vs autochtones, formation/qualification réduite d’où valeur ajoutée plus faible pour la composante active, % des femmes au travail plus faible que les autochtones). Trop d’immigrants arrivant trop rapidement, sans diversité de formation suffisante, sans maîtrise de la langue, des compétences ou d’une familiarité avec les coutumes et la culture du pays qui les accueillent. Ils viennent, presque tous, avec des valeurs religieuses et culturelles séparatistes antithétiques à l’endroit même où ils cherchent refuge.

Population augmentant, modèle social (pratiquement) incompatible avec une économie de marché. L’actuel chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé la chose de manière directe : « L’État-providence tel que nous l’avons aujourd’hui ne peut plus être financé avec ce que nous pouvons économiquement nous permettre. » Euronews, 25.08.25

 

Redistribuant plus que l’on produit, ne voulant pas toucher aux excroissances du modèle social (subventions diverses, allocations multiples, 1,3 millions d’associations, etc.,) il était normal que l’on fasse les deux choses, que l’on a fait : augmenter les recettes (impôts et taxes) et, si cela ne suffisait pas… faire appel à la dette car, pendant un temps, les taux d’intérêts étaient nuls ou même négatifs. Pourtant la France est, très nettement, l’État qui perçoit le plus de recettes publiques. En effet, en comparaison avec la moyenne des États membres de l’UE ou de ceux de la zone euro et par rapport aux PIB respectifs, la France collecte, depuis 2011, environ 7% de plus. Même face aux États réputés pour leur système de protection sociale très généreux, comme la Suède, la France génère proportionnellement davantage de recettes. En 2022, les administrations suisses ont perçu l’équivalent de 34% du PIB national tandis que celles françaises percevaient 53% du PIB national.

 

PIB constant, impôts en augmentation en valeur absolue, que faire ? Tout d’abord comprendre.

En 7 ans la population du pays a augmenté de 3.762.000 personnes. Si l’on regarde le tableau on constate que 78% de l’augmentation est due au solde migratoire et aux naissances de la « diversité ». Pendant cette période les recettes publiques (impôts et taxes) ont augmenté de 300 milliards € ce qui a fait que les impôts//habitant ont augmenté, en apparence, de 17,5%. Mais comme les 78% de l’augmentation de la population n’ont pas contribué (virtuellement rien) comme les autochtones, ceux-là ont constaté une augmentation de 46% qui a été « glissée » sous des formes diverses (impôts directs, taxes diverses, seuils divers, etc.,). Le moment de s’arrêter un peu pour se dire que « l’immigration heureuse » s’est avérée être une dystopie. De plus, aussi, meurtrière (quand on regarde, en pourcentage, l’origine des acteurs des crimes diverses en augmentation, presque, exponentielle). De plus, en partie irrégulière, il est impossible d’avoir des données la concernant et on est réduit à faire des hypothèses fondées, par exemple, sur des règles de trois. C’est ainsi que l’on évalue la population irrégulière, en 2025, à 1 million de personnes : bénéficiant, en partie, du modèle social, ne contribuant pas au PIB, bref, peser sur les autochtones.

On devrait comprendre (surtout nos dirigeants) que, même si l’on fait appel à la dette pour « créer de la valeur » à distribuer, faire augmenter les impôts risque, à terme, que l’on explore la courbe de Laffer :

En clair : vient un moment quand le revenu des impôts diminuera si leurs taux ou montants continuent à augmenter. Cela doit se voir, déjà, sur les tranches les plus hautes (car 10% des premiers foyers fiscaux payent 70% du total de l’impôt sur le revenu). Depuis 1978, les recettes publiques n’ont cessé d’augmenter en valeur absolue.

En 1978 elles représentaient 151 milliards €, contre 1.530 milliards € en 2025. Concrètement, les administrations publiques perçoivent presque 10 fois plus en 45 ans. La barre symbolique du billion (mille milliards) d’euros perçu est franchie en 2011 et nous sommes arrivés à 1.530 milliards en 2025. 300 milliards € d’augmentation des impôts depuis que la France s’est donné un jeune Président, Mozart de la finance qui nous a assuré, maintes fois, la main sur le cœur, que les impôts seront réduits. Et pendant tout ce temps, les marchés financiers ont commencé à manquer de patience quant à la capacité de la France à mettre de l’ordre dans ses comptes. Ajoutez qu’après la période de « vaches grasses » (taux des intérêts faibles ou négatives) on se prépare à une période de « vaches maigres » Et la courbe de Laffer nous dit que les effets favorables d’un taux d’imposition élevé sur la croissance des recettes de l’État disparaîtront lorsque le taux réel d’imposition (ou la valeur absolue) devient « trop élevé ».

 

Et… à la fin de l’envoi je touche… la dette. Puisqu’on a comparé la France avec la Suisse, continuons : la Suisse 37,5% du PIB, la France 115% du PIB à fin 2024 (Trading Economics).

 

Ce qui attire l’œil de l’observateur et – condamne sans circonstances atténuantes le comportement de nos dirigeants c’est, d’évidence, « l’intoxication » à la dette :

 

 

De 20% du PIB à l’arrivée de M. Mitterrand elle a été multipliée par trois pendant ses deux septennats ; presque constante pendant les deux mandats de J. Chirac elle a presque doublé pendant les deux mandats de l’actuel Président pour se hisser vers 120% du PIB. On s’accorde pour le tenir « responsable » de l’augmentation de la dette de 1.300 milliards de € [tandis que la richesse crée n’a été que de 450 milliards (somme des ajouts au PIB)] depuis qu’il a été ministre des Finances pour devenir Président. Tous les experts (mais pas uniquement) vous diront que les trois causes majeures du besoin de s’endetter sont un état boursoufflé, un modèle social incompatible avec l’économie de marché (création de valeur insuffisante vs coût de la redistribution) et une immigration non contrôlée (nombre, profile, qualité). Certes, les 35 heures et la retraite à 60 ans ne sont pas loin. Le mérite de notre Président a été de le comprendre et de promettre quand il a été élu, de réduire le nombre de fonctionnaires de 150.000 par remplacement de 2//3 des partants à la retraite. Le résultat ? Non seulement il n’y a eu aucune réduction mais de 5.700.000 fonctionnaires en 2022 on est passé à env. 6.000.000 en 2025 ! Juste pour ne pas l’oublier, la France emploie 6 millions de fonctionnaires pour les 67 millions d’habitants tandis que l’Allemagne emploie 4,8 millions pour 87 millions d’habitants. 18 habitants pour un fonctionnaire en Allemagne, en France, 11 habitants par fonctionnaire soit env. 60% moins. La Suisse ? 17 habitants pour un fonctionnaire. Juste pour comprendre : 1 million de fonctionnaires c’est, peu ou prou, 70 milliards €/an (salaire moyen fonction publique env. 3.000€ net +45% charges sociales) et pour une carrière complète (disons 30 ans)... M. Bayrou cherche 44 milliards d’économies, suggérez-lui de réduire le nombre de fonctionnaires … et s’il commence à vous dire « moins de policiers, moins de infirmiers, moins d’enseignants ?» dites-lui d’aller voir en Allemagne ou en Suisse !

 

Bon, la dette. Comme on ne sait rien faire pour la réduire (ou, au moins réduire l’appel à) on s’inquiète car son service est en train de dériver vers 80/100 milliards € annuellement car chaque seconde, la dette de la France augmente de 5.000 € (F. Bayrou, 05.08.25) soit… 18 millions/heure… 432.000.000 chaque jour et 157,68 milliards dans l’année. Et comme on rembourse du stock ancien qui a couté moins cher… La France est devenue le pays du monde qui dépense le plus d'argent public. (F. Bayrou 15.04.25, Google,15 juil. 2025). Nous devrions être reconnaissants à notre Président d’avoir arrêté de s’occuper des affaires de la France vu qu’il a plein à faire dans la géopolitique avec le succès que l’on sait.

 

Allez. La France a abdiqué de sa gloire ancienne pour ne représenter presque plus rien actuellement. Cela est surtout dû à un président sans assise politique avec un gouvernement sans majorité au parlement. Donc sa voix n’a pas la moindre importance. C’est dommage, mais tant que la situation est celle-ci et que l’accoutumance à la dette n’est pas réglée, le poids politique de notre pays est nul. Pas seulement en Europe.

 

J’ai parlé du 8 septembre. Pour le préparer (faire face au vent du manque de confiance qui se lève) le premier Ministre nous a promis que tout pourrait changer si on acceptait qu’un ou deux jours fériés soient travaillés mais non payés et, pour faire bonne mesure, il a utilisé la rengaine, dont le couplet le plus connu est « taxer un peu plus les plus fortunés » et aussi les retraités. Un problème de dette ? On ne connait que trois façons de s’en sortir - l’austérité, la croissance et le défaut. On a détruit l’industrie et la classe ouvrière, la croissance est en berne. Si on veut éviter le défaut (cf. l’Argentine) reste l’austérité. Un mot tabou. Sachons qu’une spirale de la dette est comme une maladie mortelle qui avance lentement. Il est difficile de prévoir sa progression. Mais une chose est sûre : nous n’allons pas nous réveiller un jour et découvrir que nous avons été miraculeusement guéris.

 

Qui peut prendre encore au sérieux M. Bayrou et M. Macron ? Ils veulent nous faire croire que la France, sous leur action, est la grenouille de la fable de La Fontaine. Quant à être « co-responsable » du gâchis, tragédie annoncée par tant de gens depuis tant de temps, je plaide non coupable.

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25 août 2025 1 25 /08 /août /2025 08:18

«On me fait remarquer, gentiment, d’une manière urbaine, que je devrais écrire un peu plus sur notre pays et un peu moins sur le Proche Orient. Je plaide le malentendu : il n’y a eu aucun texte qui n’ait signalé les activités de notre génie national qui, après (preuves à l’appui) avoir accompagné le déclin du pays pendant huit ans, se recycle dans la géopolitique avec le succès que l’on sait, et qui contribue à rendre encore plus détestable, aux yeux d’une partie du monde l’action de la France sur l’échiquier mondial, en parallèle avec sa déconvenue économique/démographique/sociale. Ce, surtout depuis qu’il se consacre à résoudre un problème insoluble, le « projet national palestinien ».

 

Bon. Ce sera, de nouveau un texte dont le centre de gravité est le Proche Orient. Essayons de planter le décor. Simplifions.

 

Un territoire allant de l’océan Indien à l’Est jusqu’à l’océan Atlantique à l’Ouest, au Nord jusqu’à la mer Noire et la Méditerranée et au Sud jusqu’à l’Afrique sub-Saharienne. Territoire peuplé par 1,6% de juifs et 98,4% de musulmans vivant dans des états se réclamant, avec fierté, de l’islam. Il se trouve que parmi les 98,4% de musulmans env. 1% ne disposent pas d’un état. Après une centaine d’années de discussions et d’offres et refus multiples, une partie de la communauté internationale - les pays les plus évolués, la France en tête- ont décidé de remédier la chose : accorder à ladite population un état. En demandant à celui des juifs de renoncer à une partie des territoires qu’il contrôle depuis que des états limitrophes lui ont portés cinq guerres (qu’ils ont toutes perdues) et avoir essayé de le détruire via des « proxies » pratiquement tous les deux ou trois ans depuis 1948.

 

Tout d’abord, rappelons-nous, les juifs qui se trouvent au Proche Orient ne sont pas là, par hasard ou en vertu d’une colonisation qui ne veut pas dire son nom. Qu’Israël n’est pas un projet colonial mais le retour d’un peuple autochtone sur sa terre. Regardez trois étapes dans l’histoire millénaire de ce petit peuple :

Date importante : 1920, après la fameuse Déclaration Balfour, la Société des Nations (dont l’ONU est la « fille ») dans sa réunion de San Remo, confie à l’Angleterre un mandat pour la création du foyer du peuple juif sur une petite partie des territoires perdus par l’empire ottoman. Fast forward, grâce à la « perfide Albion » ce qui reste de 1920 c’est environ un cinquième du territoire initialement prévu y compris un tiers de ce territoire disputé depuis une guerre perdue par la Jordanie. Ils y vivent 7,5 millions de juifs et 2 millions d’arabes, tous citoyens de l’État d’Israël. Malheureusement, depuis 77 ans, les voisins immédiats - comme des lointains - ont fait montre d’une soif de sang immédiate et collective pour pousser les Juifs revenant sur le territoire du fleuve (Jourdain) vers (ou dans) la mer Méditerranée. Littéralement, [A. Choukeiri, (chef de l’OLP), 1967, verbalement, appelait à « jeter les juifs à la mer »]. Les Juifs sont passés des nazis allemands qui les brûlaient à leurs nouveaux voisins qui voulaient les noyer. Mané, Thécel, Pharès, ils ne se sont pas laissé faire et sont devenus un des états les plus développés du monde ce qui n’a fait qu’agrandir l’écart (économique, social, culturel) avec les populations musulmanes. Pas seulement. Regardez ce qu’est Israël par rapport à la France : Le chômage ? 3,7% en Israël, le double, 7,5% en France. Le PIB/habitant israélien à 20% de plus que le français. Le salaire médian France = 2.283€, en Israël 3.512€, 53% plus. La dette extérieure française 115% du PIB du pays, 68% en Israël. L’âge médian, 30 ans en Israël contre 42 ans en France, ce qui montre un pays jeune, dynamique, qui avance vite. Et la fécondité ? Trois enfants par femme en Israël, à peine 1,7 en France. Même l’indice de bonheur, mesuré chaque année par l’ONU, place Israël (en guerre !) devant la France, et au coude-à-coude avec les pays nordiques et la Suisse. Pour beaucoup des citoyens des pays qui vouent Israël aux gémonies, ce succès fulgurant est difficile à avaler. Il bouscule l’image que l’on se fait de soi-même, de sa grandeur passée, de son rôle dans le monde. Voir un « petit » pays, sorti de nulle part, faire mieux que la « grande » France, c’est une gifle. Et ce n’est pas qu’en France : tous les pays européens, à l’exception de la Suisse, du Danemark et de la Norvège, voient Israël leur passer devant. Et le vivent mal.

 

Mais là où les Israéliens battent les Suisses, à plates coutures, c’est dans leur capacité à tisser un lien entre des ennemis jurés. Israël a réussi l’exploit de réunir, dans une même hostilité, l’extrême gauche et l’extrême droite de l’Europe, qui se retrouvent parfois à défiler côte à côte avec les militants propalestiniens les plus radicaux, criant « from the river to the sea, Palestine will be free ». Heureusement que le ridicule ne tue plus ! Oserait-on dire que ce qui les réunit, en réalité, c’est la haine du juif ?

 

Dernière péripétie en date, à la suite d’un pogrome d’une barbarie inédite, tuant de juifs parce que juifs, Israël s’est trouvée obligée de se battre sur quatre fronts (principaux) : Hamas au Sud, Hezbollah au Nord, Iran à l’Est et Yémen (houthis) au Sud-Est. Les guerres ne se gagnant plus (ne se terminant plus) comme par le passé, avec un vainqueur et un vaincu, Israël est supposée les avoir toutes gagnées mais… les états qui comptent au monde lui demandent (a) d’arrêter de gagner et (b) d’accepter que les perdants obtiennent, enfin, un état à eux, pris, en partie, sur un territoire disputé depuis 58 ans.

 

En ce faisant, la reconnaissance d'un État palestinien peut certes répondre à certains besoins politiques nationaux en Europe et au Canada, mais elle ne contribuera en rien à apaiser, par exemple, les inquiétudes de l'électorat le plus important : les électeurs israéliens, qui craignent les dangers pour leur sécurité que pourrait entraîner la création d'un État palestinien, rejettent cette idée à une large majorité : 11 sur 110 députés juifs à la Knesset et seulement 21% de tous les Israéliens (16% des Israéliens juifs) pensent que l’État palestinien que tout le monde veut, sauf les Palestiniens, est compatible avec une coexistence pacifique. Les électeurs israéliens ont élu des gouvernements successifs qui reflètent ce point de vue.

 

Résumons. Les promoteurs principaux de l’état palestinien (France, UK, Canada) considèrent que pour avoir la paix dans leurs pays aujourd’hui habités, aussi, par une minorité importante (8 à 10%) de musulmans ils doivent, d’abord, condamner les actions (de défense aussi) d’Israël, ensuite de ne pas la laisser détruire entièrement l’agresseur initial et couronner le tout avec la création d’un 50ème état musulman. Et ils essayent de convaincre Israël que les hashtags peuvent remplacer l’histoire, que l’on doit imaginer la paix sans victoire, la souveraineté sans lutte, la survie sans sacrifice. Leurs décisions de reconnaissance sont un risque stratégique qui n’aura aucun impact pratique - car les 147 autres pays qui ont précédemment reconnu un État de Palestine peuvent en attester - à part s’assurer que Londres, Paris, Ottawa, Canberra et d’autres capitales perdent leur influence future avec Israël. Ce ne sera pas seulement sur les questions liées aux Palestiniens, mais potentiellement à travers le Levant, comme les intérêts français au Liban.

De nombreux anciens alliés d’Israël ayant condamné le pogrome du Hamas le 7 octobre, prennent maintenant des mesures unilatérales pour reconnaître un État palestinien, même si la seule entité qui pourrait éventuellement gouverner Gaza est le même groupe terroriste génocidaire qui a commis les atrocités connues. Le comble : « Le problème, bien sûr, n’est pas que la France reconnaisse un État palestinien. Après tout, cela ne le fera pas exister. Le problème est qu’ils ne se posent pas la question fondamentale : à l’intérieur de quelles frontières ? Quel est sa capitale ? Quel leadership a-t-il ? Quel système de gouvernement ? Est-ce une démocratie ? Soutient-il le droit au retour ? A-t-il les moyens de faire face à une tentative du Hamas de prendre le pouvoir dès qu’il est établi ?» Y. Lapid (critique sévère du PM Netanyahu) sur la déclaration française, American Greatness, 23.08.25. En réalité, le soutien à SEP (Syndrome de l’État Palestinien) ne concerne pas l’équité ou le mauvais comportement présumé d’Israël. C’est enraciné dans les préjugés contre les Juifs et une volonté d’effacer l’histoire et les droits des juifs. Et même d’acquiescer au massacre massif des Israéliens (from the river to the sea) comme une possibilité discutable, plutôt qu’odieuse. Que ce soit le résultat de calculs politiques, de journalisme malhonnête ou d’idéologies gauchistes, le SEP est devenu une expression du désir de masses - de gauche et d’une minorité bruyante à droite - d’envisager l’éradication du seul État juif sur la planète.

 

Condamner les actions d’Israël. En commençant par amplifier la propagande du Hamas quant à une soi-disant famine à Gaza, organisée par Israël, contrairement aux « lois internationales ». Remarquez, aucun de ces pays n’a demandé, sous une menace crédible, au Hamas de déposer les armes et libérer des otages (vivants ou décidés) qu’il détient depuis, presque 700 jours. Ils préfèrent lancer, semaine après semaine, des « avertissements » à Israël en lui demandant d’accepter un cessez-le-feu que le Hamas ne veut pas accepter depuis le mois de mars de cette année. Remarquez aussi que personne n’est capable de produire des exemples photographiques de la famine à Gaza qui résistent une vérification élémentaire des faits. Il y aurait eu des décès par sous nutrition 122 (vérifiés 22) à Gaza depuis le 7 octobre 2023. Pour remettre les choses en perspective regardez les décès équivalents (famine) pour d’autres conflits (https://www.warinisrael.org/gaza) :

 

On n’arrête pas d’injecter dans Gaza des millions de tonnes d’aide alimentaire, soins, boissons et tout ce que l’on veut via des dizaines de milliers de camions qui y entrent tous le jours : 6.400 camions sont entrés en 28 jours – à 20 tonnes le camion (moyenne) cela veut dire 179.200 tonnes soit 2,9kg de nourriture/jour pour les 2,2 millions de gazaoui.

Au total, depuis le 7 octobre 2023, « Selon les données de l’unité COGAT du ministère de la Défense, Israël a facilité le transfert de plus de 101.000 camions d’aide transportant deux millions de tonnes de fournitures humanitaires à Gaza ce qui représente plus d’une tonne d’aide pour chaque résident de Gaza. » Les 2,2 millions de « paquets » sont équivalents à 132 millions de repas. (INN, 22.08.25).

 

Je l’ai déjà écrit, c’est la première fois dans l’histoire du monde et des guerres que l’agressé est vilipendé, condamné et puni s’il ne fournit pas à la population de l’agresseur (en train de perdre la guerre), les moyens de sa subsistance. Le monde à l’envers… mais l’agressé est juif alors… Certes, le Hamas vole une partie, ce que lui aurait fait des revenus de plus de 500 millions de $ depuis le 7 octobre. Mais cela ne justifie pas les tempêtes de reproches, mises en garde, condamnations, surtout celles de l’ONU. On a du mal à oublier (1975 ?) le même forum qui a déclaré que le sionisme était une forme de racisme, en accueillant un leader terroriste palestinien un pistolet à la hanche. La même ONU qui a offert une plateforme à l’Iran pour nier l’Holocauste.

 

La démarche des trois pays (les plus importants) qui font savoir à Israël que si elle ne fait pas ceci ou cela, - chacun ayant une vue différente pour leur récente poussée d’accession des Palestiniens à un état - souligne le fossé profond entre la déclaration d’un objectif politique historique et la définition d’une stratégie pour l’atteindre réellement. Quant à la sagacité de leurs dirigeants, il me semble qu’ils sont imbus de la conscience de leur nullité ne pouvant pas faire autre chose que ce qu’ils font. Ne pas comprendre que le « projet national » palestinien n’est rien d’autre que la volonté de voir disparaître l’état juif est, quand même, une forme de cécité rarement trouvée dans l’histoire mondiale. On devrait, enfin comprendre que si tout le monde veut un état palestinien, les Palestiniens n’en veulent pas. Pour le Hamas, le péché capital de l’État juif est son existence même. Hamas est, d’abord et avant tout, un mouvement religieux fanatique construit sur deux principes que de nombreux dirigeants occidentaux refusent d’affronter. Les deux principes de la charte du Hamas sont l’engagement total à détruire Israël et à assassiner les Juifs où qu’ils se trouvent. Et tous les dirigeants occidentaux pseudo-socialistes qui ignorent cette vérité, car affectés du SEP tout en menaçant Israël de reconnaître la « Palestine » et en clamant la coexistence, agissent à la fois d’une manière dangereuse et fondamentalement pas sérieuse. Parce que si le Hamas dépose ses armes et libère les otages, la guerre se termine. Cela devrait être aussi simple. Mais tragiquement (et de manière prévisible), pour le Hamas, cette guerre n’a été qu’une des tentatives - qu’ils annoncent multiples jusqu’au…

 

Alors, un État unilatéralement déclaré, dans le vide, ne peut pas résoudre les problèmes fondamentaux qui définissent encore le conflit : le règne et l’arsenal du Hamas à Gaza, une politique palestinienne fracturée, les besoins légitimes d’Israël en matière de sécurité au-delà des lignes d’armistice de 1967, et l’exigence fondamentale que tout État exerce, seul, un monopole sur la force et accepte le droit d’Israël à exister comme état juif. Lorsque les bonnes gens de partout plient le genou devant les terroristes palestiniens, ils ne promeuvent pas la paix mais s’adonnent à l’antisémitisme domestique encourageant les extrémistes de leurs pays, tandis que des civils continuent de souffrir. Si les reconnaissances se poursuivent, elles seront accueillies d’un revers de main depuis Jérusalem.

 

Mais crier « famine » depuis la première semaine après le 7 octobre et ne pas trouver des milliers (ou plus) de morts de sous nutrition ne suffit pas. Les mêmes s’arrogent le droit de dire à Israël ce qu’elle doit et ce qu’elle ne doit pas faire pour finir avec ceux qui l’ont agressé. Dernier épisode, Israël décidant de détruire le Hamas dans la ville de Gaza, on n’arrête pas de protester prétendant que la crise humanitaire et de la faim à Gaza s’aggravera et le nombre de morts sera énorme. Vous souvenez-vous des craintes, avertissements, menaces, de MM. Biden, Macron et autres génies géopolitiques qui demandaient à Israël de ne pas entrer dans Rafah ? M. Biden a fait des pieds et des mains (so to speak) depuis 2021 et jusqu’à son départ pour faire tomber le gouvernement de B Netanyahu car trop de droite. On vient d’apprendre :

 

Presqu’un milliard de $ donné à des NGO israéliennes qui, toutes de gauche, ont essayé avec l’aide d’un quarteron d’anciens généraux qui ne commandent plus rien, de faire tomber le gouvernement de B. Netanyahou.  Qui a eu à faire face aux efforts combinés et souvent coordonnés, de l’administration apaisante de l’Iran de M. Biden, de l’opposition pacifiste d’Israël, des médias gauchistes obsédés par le renversement du gouvernement sur toute autre considération, de l’utilisation du droit pénal pour entraver sa capacité à gouverner, d’un Tsahal réticent qui préférait un accord de compromis à la réoccupation de Gaza. Les « experts » américains, européens et d’autres déclaraient l’impossibilité de prendre Rafah et l’apocalypse de dizaines de milliers de morts. Qui se souvient encore de la fameuse déclaration de Kamala Harris, vice-présidente des EU « Laissez-moi vous dire quelque chose : j’ai étudié les cartes. Il n’y a nulle part où aller pour ces gens. » Elle ne savait pas que les cartes israéliennes sont écrites en hébreu, à lire de droite à gauche … Ils prévoyaient des dizaines de milliers de morts et l’apocalypse. Pour l’essentiel il n’y a eu qu’un seul (important) : Y. Sinwar celui qui a tout commencé.

 

La dernière « raison » pour condamner Israël : des maisons seront construites dans la Zone E1 (pas loin de Jérusalem). La France et autres 20 pays condamnent prenant appui sur le « droit international ». Le Quai aurait dû leur dire « Or, justement, dans ce cas ce sont les accords d'Oslo de 1993 qui prévoient 3 zones : l'une administrée par l'Autorité Palestinienne exclusivement, une mixte, et la dernière administrée par Israël exclusivement. Les constructions prévues se trouvent dans cette dernière. Elles respectent donc précisément le "droit international". Et la France, la GB et les autres pays qui protestent et condamnent sont des gros menteurs qui ne se préoccupent que d'accuser Israël pour tout et n'importe quoi. » (Anonyme, X).

 

Et regardez avec qui, notre Président condamne les décisions du gouvernement israélien : Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan ont condamné « fermement » les récentes décisions du gouvernement israélien de lancer une offensive militaire contre Gaza et de développer la colonisation en Cisjordanie, notamment dans la zone E1 »

 

Il y a quelques années M. Erdogan suggérait à M. Macron « Allez d’abord faire des examens de santé mentale » Dis-moi avec qui … et je te dirai …

 

J’allais oublier. B. Netanyahou a écrit une lettre à notre Président dans laquelle il a fait mention de faits réels se passant chez nous dans le cadre de ce que l’on appelle « une montée en flèche » des actes antisémites. Même l’(i)Monde dans une philippique contre Israël s’est retenu d’aller plus loin que qualifier la lettre de BN à EM de « démarche indigne ». L’Élysée l’a trouvée « abjecte ». Tu parles d’un chef d’état allié (allié et ami disait le Général) … Regardez comme celui d’un milliard d’Indiens répond, lui, à un X de B. Netanyahou :

@narendramodi

Thank you, PM Netanyahu, for your warm wishes. May India-Israel friendship continue to flourish…may both countries further strengthen and deepen this relationship bringing peace, development as well as security to our people. Aug.15

M. Macron, après avoir eu l’idée de constituer une coalition pour détruire le Hamas (qui s’en souvient encore ?) a fini (pour l’instant) par interdire la présence de sociétés israéliennes à trois grandes expositions en France cette année. Mercredi dernier, le gérant d’un parc d’attractions dans les Pyrénées vient d’interdire l’entrée de 150 jeunes (8 à 15 ans) israéliens dans le parc.

Quant aux condamnations des uns et des autres… Israël se rappelle le mot de Golda Meïr : « Je préfère les condamnations aux condoléances »

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17 août 2025 7 17 /08 /août /2025 10:26

Des accusations infondées de génocide sont lancées contre Israël dans sa guerre juste et éthiquement menée contre le Hamas, cette bande de terroristes qui utilisent leur propre peuple comme boucliers humains. Comme l’a si bien dit le rédacteur en chef du magazine Commentary, Abe Greenwald : « Le Hamas est le seul gouvernement dans l’histoire à dire : Nous allons faire souffrir notre propre peuple jusqu’à ce que tout le monde qui regarde ne puisse plus le supporter. » Les progressistes, qui disent ne pas croire vos yeux menteurs, condamnent Israël.

L’ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l’OTAN, Kurt Volker, a déclaré à Newsmax dimanche 10.08.25 « Nous devons reconnaître que le Hamas ne va jamais libérer ces otages » « Ils considèrent cela comme leur seule monnaie d’échange. Donc, tant que nous laissons cela nous dissuader ou dissuader Israël, alors cette guerre continuera. »

Sachant reconnaître leurs bienfaiteurs, les dirigeants du Hamas déclarent sur tous les médias leur reconnaissance à des pygmées pour leur décision de leur offrir, sur un plat d’argent, la possibilité d’avoir un état au cœur même de l’Israël actuel.

 

 

Pygmées ? M. Macron, et ceux qui sont maintenant tentés de le suivre, se considèrent comme des pacificateurs. En vérité, ils allument des allumettes près d’une poudrière. La reconnaissance de la « Palestine » sans les conditions préalables d’un véritable État n’est pas un raccourci vers la paix, c’est une longue route vers des dommages involontaires et irréversibles. A les voir, dans une sorte de convulsion épileptique, condamner Israël au moins chaque semaine, on y décerne une sorte de masturbation politique. Et venant de la France, un pays qui, avec la Grande-Bretagne, a aidé à dessiner les frontières post-Ottomanes - qui ont semé un siècle d’instabilité au Moyen-Orient - cette soudaine ruée pour redessiner la carte par fiat n’est pas seulement malavisée. C’est irresponsable. On veut refaire la carte du Proche-Orient. Regardons-là :

Israël=22.000 km2 (la fine ligne noire à côté du Sinaï), le monde arabe 13.000.000 km2. Israël 600 fois plus petit que le territoire occupé par le monde arabe doit accepter que des territoires en dispute (depuis 1967, la Judée/Samarie, appelée aussi Cisjordanie) soient affectés à un « état palestinien » pour « vivre en paix et sécurité » avec elle ?

 

Pygmées ? Qu’ont-ils fait les Macron, Starmer, Carney (pour ne pas parler d’un Sanchez ou d’un technocrate de Bruxelles) pour leurs pays ou leurs peuples ? Il serait, vraiment, pitoyable de détailler les cadences de la descente de leurs pays vers le déclin absolu, cadences dont ils ont eu la responsabilité. N’a-t-on pas le droit de se demander, y a-t-il une autre démocratie occidentale dont les citoyens aient vécu dans une peur chronique pendant 77 ans, au cours desquels ils auraient dû soutenir, en gros, dix ou douze guerres avec cinq ou six armées différentes et quelques entités terroristes et auraient quand même réussi à prospérer, pour progresser, pour avancer, contre toute attente ? Près de ce pays, vous en avez un de 110 millions d’habitants dont le PIB/habitant est de 3.338 $ (PIB total 390 Milliards $) tandis que celui d’Israël est de 54.176 $ (PIB total 540 Milliards)  ou 16,2 fois plus. Une valeur qui a été le résultat d’une multiplication par environ 3 au cours des 30 dernières années pour la porter à environ 20% au-dessus de celle de la France. Il se pourrait qu’à part l’antisémitisme (car Israël est pleine de juifs), quelque chose d’autre soit en cause. Israël prospère dans l’innovation militaire, la médecine, la sécurité, la technologie, l’agriculture, le renseignement et dans une volonté pure et incassable. Elle intercepte des fusées en plein vol, transforme des déserts en terres agricoles, sauve des otages avec des missions impossibles et gagne des guerres qu’elle est censée perdre. Ils contribuent au monde hors de toute proportion dans tous les aspects de la réussite humaine (Prix Nobel). Au fil des siècles, ils ont créé une civilisation spirituelle et intellectuelle qui a survécu à chaque empire qui a essayé de les détruire. Une nation aussi petite ne devrait pas être si forte, doivent-ils se dire, les pygmées. L’anormalité ne doit pas être acceptée…

 

Et ce sont ces dirigeants de pays européens, incapables de suivre la marche du monde – les Etats Unis ont multiplié par env. 3 leur PIB/habitant de 1995 à 2024 et il est maintenant 2,5 fois plus grand que celui de l’Europe- qui demandent (sous peine de sanctions) à Israël de faire ceci ou cela ? Pourquoi aucun d’entre eux ne demande, clairement, sous peine d’une action punitive, au Hamas de déposer les armes et libérer les otages ? Incapables de conduire leurs peuples vers des horizons économiques compatibles avec un développement humain souhaité, ils condamnent, jour pair et jour impair, Israël pour ce qu’elle fait en revanche de ce qu’elle a subi : le plus grand pogrome depuis la Shoah. Mais ils décident d’arrêter la fourniture d’équipements militaires à Israël (France, UK, Allemagne).

 

Des dirigeants européens. Ils sont dépassés même par la Ligue Arabe, symbole de la « résistance » des pays qu’elle regroupe (on se souvient des trois NON de Khartoum – 1967) qui vient la semaine dernière, de condamner le 7 octobre et appeler le Hamas à désarmer et à libérer les otages. Qui semble comprendre que Gaza ne serait pas là où elle en est maintenant s’il n’y avait pas eu le Hamas, et que Gaza ne peut pas être plus qu’elle ne l’est maintenant tant que le Hamas conserve son contrôle effectif. Gagner la reconnaissance internationale semblerait être une victoire pour la diplomatie palestinienne -un succès stratégique remporté malgré la défaite sur le champ de bataille aux mains d’Israël. Beaucoup ont critiqué les Canadiens, les Français et les Britanniques pour ces mêmes raisons, arguant que la reconnaissance récompense effectivement le Hamas, leur accordant ce qu’ils voulaient malgré le fait qu’ils aient commencé la dernière guerre avec leur incursion sanglante en Israël en octobre 2023. Mais il n’est pas possible d’éviter le fait simple qu’il n’y a pas de Palestine indépendante à reconnaître. Son éventuel territoire est divisé entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, avec Israël coincé entre les deux. Gaza a été réduite en ruines et sa population épuisée, déracinée et déplacée, tandis que la Cisjordanie est ravagée par les sympathisants du Hamas qui attaquent les peuplements israéliens et les infrastructures défendues par les armées israéliennes. Dans la mesure où il reste une quelconque autorité palestinienne à Gaza, ce sont les restes du Hamas qui se cachent dans des tunnels souterrains sous la ruine apocalyptique du dessus. Après avoir détruit le Hamas en tant que force militaire, le gouvernement israélien n’est pas loin d’envisager maintenant de réoccuper la bande de Gaza dans son intégralité.

 

Accorder une reconnaissance diplomatique à la Palestine dans de telles circonstances est pire qu’une erreur ; c’est une faute, créer des illusions, offrir aux Palestiniens le mirage d’un état. La tragédie en cours à Gaza ne peut être arrêtée moyennant des projections politiques insuffisamment élaborées et portant sur des enjeux complexes et multidimensionnels. Le conflit israélo-palestinien dans sa dimension propre bute sur des apories multiples qui s’articulent sur les enjeux de la reconnaissance du droit à l’existence de l’État d’Israël et de l’éventuel droit des Palestiniens à un État national. Des guerres successives ont été menées sur la base de la négation du droit de l’État d’Israël à l’existence, et chacune des victoires de l’État d’Israël s’est soldée par une défaite du projet palestinien. Combien de temps faudra-t-il encore aux pygmées européens pour comprendre/admettre que le projet palestinien ne consiste en rien d’autre que la disparition d’Israël ? Bien que… ils n’hésitent pas à reconnaître ouvertement qu’ils ne sont pas contre. J’exagère ? Regardez un passage de la déclaration des pays participant à la Conférence de New York (29.07.25, https://urls.fr/zeY2dK) consacrée à la « solution à deux états » par. 39 : «… apportant une aide appropriée au règlement de la question des réfugiés, tout en réaffirmant le droit de retour. 5 millions de descendants des 750/800.000 partis (ou expulsés) en 1948 qui devraient revenir en Israël et, naturellement, faire disparaître le caractère juif de l’État d’Israël.

 

Au fait, il y a une autre question flagrante, que reconnaissent-ils exactement ? L’Autorité palestinienne, qui gouverne actuellement la Cisjordanie qui est notoirement corrompue et antidémocratique ? Gaza qui est de facto contrôlée par les terroristes du Hamas ? En demandant à Israël de renoncer au territoire disputé de la Judée/Samarie ? Ces pygmées européens sont-ils incapables de se souvenir qu’Israël a plusieurs fois renoncé à des terres ? Que cela n’a jamais rien changé ? Chaque fois qu’ils l’ont fait, les Israéliens ont eu moins de terres et, aussi, moins de paix. En clair, une « solution » dans laquelle Israël renoncerait à des terres dans l’espoir de la paix n’a aucune chance d’apparaître, surtout à la suite des attaques terroristes du 7 octobre 2023, lancées depuis Gaza, dont Israël s’était retiré il y a 20 ans, en 2005.

 

Mais comment arrivent-ils à escamoter le fait qu’il ne s’agit pas seulement de Gaza mais des Palestiniens ? Ceux de Gaza n’ont rien à faire du sort des otages et soutiennent la destruction d’Israël. N’a-t-on pas le droit de demander en vertu de quoi les Israéliens (Juifs) leur doivent-ils de l’aide ? Mettons les pieds dans le plat et disons la vérité. Le vrai problème ici est double. L’un semble être basé sur l’idée erronée selon laquelle le conflit n’est qu’entre Israël et le Hamas (comme n’a pas arrêté de l’a affirer notre Président), et non avec le peuple palestinien. Cela est manifestement erroné.

 

Il convient de rappeler que beaucoup de ceux qui ont traversé la frontière entre Gaza et Israël le 7 octobre et ont pris part à l’orgie de meurtres en masse, de viols, de tortures, d’enlèvements et de destructions gratuites étaient des civils palestiniens ordinaires (le nombre varie de 3 à 5.000 selon les enregistrements réalisés par eux-mêmes). Les membres armés du Hamas et du Jihad islamique palestinien se sont avérés être une minorité de ceux qui ont commis les atrocités innommables qui ont eu lieu dans le sud d’Israël ce jour-là. Les civils palestiniens ont non seulement soutenu le Hamas mais ont applaudi aux actes terribles commis en leur nom. Même depuis lors, ils n’ont pas seulement été les boucliers humains du Hamas, bien qu’ils aient été utilisés de cette manière. Presque tous les otages israéliens qui ont été secourus ou libérés dans le cadre d’accords de cessez-le-feu impliquant la libération de terroristes palestiniens emprisonnés, rapportent que leurs ravisseurs, qui les ont sexuellement agressés, affamés et torturés, étaient des gens ordinaires et pas seulement des cadres armés. Il convient également de noter que pas un seul civil palestinien n’a aidé un Israélien à s’échapper, pas même pour collecter la récompense de 5 millions de dollars qu’Israël a offerte pour obtenir des informations sur leur localisation. Il n’y a eu pas un seul « juste » comme on en avait trouvé des milliers en Europe pendant le Shoah. Ces pygmées d’Europe et d’ailleurs devraient, enfin, comprendre que le monde sait maintenant que le Hamas et les Palestiniens ne peuvent pas être achetés avec de l’argent ou de la nourriture. Leur cause n’est pas la lutte pour une vie meilleure mais la destruction Israël. Israël a essayé pendant des années à les aider directement (des dizaines de milliers travaillant en Israël pour des salaires 10 ou 20 fois supérieurs à ceux des pays limitrophes) et indirectement (argent du Qatar) laissant entrer des millions de $.

 

Jour après jour on nous sérine qu’Israël perdu le sens moral, qu’elle ne respecte pas le droit international, qu’elle fait de la famine une arme de guerre, qu’elle tue des enfants et autre ejusdem farinae. Ils disent cela à l’armée qui fait ce qu’aucune autre armée, dans l’histoire du monde, n’a jamais fait en combattant : prévenir la population civile pour qu’elle ne s’y trouve pas dans une zone de combat, prévenir les gens habitant des immeubles (cibles) pour qu’ils ne s’y trouvent pas car ils seront bombardés. Les témoignages de spécialistes de la guerre moderne, anglais et américains (J. Spencer et R. Kent, par exemple), sont là pour le témoigner. Ce haut niveau moral découle de ce que E. Cioran indiquait (avec une certaine jalousie philosophique) « Les idées messianiques, les valeurs du judaïsme ont prouvé dans une telle mesure, leur fécondité et leur authenticité que nul ne saurait sérieusement les négliger. Et c’est à ce pays des juifs que des épigones de civilisations, toutes, apparues bien après le judaïsme font la morale ? * Un premier ministre Anglais ? Un autre Canadien ? Un autre du pays « down under » et son voisin de la Nouvelle Zélande ?  Ne me demandez pas pourquoi je ne dis rien de notre président. L’annonce par la France de sa reconnaissance d’un État palestinien a saboté la paix, prolongé la guerre et peut-être signé les arrêts de mort des otages israéliens à Gaza. C’est un moment qui devrait être enseigné dans les cours de relations internationales pour les décennies à venir ; une histoire édifiante.

*Judaïsme. A tel point que UJA-(United Jewish Association) - Federation of New York- vient de faire une donation de 1 million $ à Gaza. Folie ou pire ? Ni l’un, ni l’autre pour des juifs qui considèrent qu’il faut aider quelqu’un qui souffre. En vertu de

" Traiter nos ennemis avec humanité nous rend humains."

 

Et tout ce qui est anti-Israël va via l’ONU où un bloc de 143 pays votent toujours, quel qu’il soit le sujet, contre Israël. Ils l’ont fait dix fois plus que pour toutes les autres condamnations du monde entier. Bien que, la population juive d’Israël n’est que moins de 1 pour 1.000 de la population mondiale. Organisation dont le Secrétaire Général s’est arrogé le droit de dire du mal d’Israël quel que soit le moment, l’endroit où le sujet ? Qui n’a jamais fait rapport au Conseil de Sécurité du fait que l’Iran déclarait vouloir éradiquer Israël ce qui était prohibé par la Charte de l'ONU et pouvait justifier son exclusion de l’ONU. Un dernier exemple : au bout de, presque, deux ans il va présenter au Conseil de Sécurité un rapport que la commission de l’ONU sur le Droit des Femmes lui a remis concernant les agressions sexuelles faites par les terroristes de Gaza le 7 octobre 2023. Il a fait des pieds et des mains pour mettre dans le même rapport un chapitre sur les soi-disant agressions sexuelles dont seraient victimes des terroristes condamnés se trouvant dans des prisons israéliennes.

 

Et ils ont tous « Gaza » à la bouche ou sur les premières pages des gazettes du monde. Le 7 octobre est un jour qui restera à jamais dans l’infamie. C’était la fête juive de Sim’hat Torah. Il a commencé comme un jour parfait. Pas un nuage dans le ciel. Des milliers de jeunes Israéliens célébraient lors d’un festival de musique en plein air. Et soudain, à 6h29 du matin, alors que les enfants dormaient encore profondément dans leurs lits dans les villes et les kibboutzim à côté de Gaza, soudainement le paradis se transforma en enfer. Trois à cinq mille terroristes du Hamas ont envahi Israël. Ils ont massacré 1.200 personnes de 41 pays, dont 39 Américains et 42 français. Et ces monstres, ils ont violé des femmes, ils ont décapité des hommes, ils ont brûlé vif des bébés, ils ont tué des parents devant leurs enfants et des enfants devant leurs parents. Ils ont traîné 255 personnes, vivantes et mortes, dans les sombres cachots de Gaza....

La guerre à Gaza pourrait se terminer demain si le Hamas se rend, désarme et rend tous les otages. Mais s’ils ne le font pas, Israël se battra jusqu’à ce que nous détruisions les capacités militaires du Hamas et son règne à Gaza et ramenions tous nos otages chez eux.    B. Netanyahu, Congrès américain, 25.07.24

 

Depuis la semaine après le 7 octobre on n’a pas arrêté de mettre en exergue « la famine à Gaza ». Je me suis rapproché de IPC (Classification intégrée de la phase de sécurité alimentaire - https://www.ipcinfo.org/famine-facts/) et j’ai regardé ses rapports sur Somalie 2011 - Soudan 2017, Soudan 2024. Pour ce qui est de Gaza du 11 mai à la fin de septembre 2025, l’ensemble du territoire est classé en urgence (phase 4 de l’IPC), avec toute la population susceptible d’être confrontée à une crise ou à une insécurité alimentaire aiguë aggravée (phase 3 de l’IPC ou supérieure).

 

Mais... pendant les deux années on n’a pas dépassé la phase 3... eh bien, pour le dernier rapport IPC, insoupçonnable... The Washington Free Beacon rapporte que le IPC " a discrètement changé l’une de ses métriques clés de reporting... pour qu’il soit plus facile de déclarer officiellement qu’il y a une famine dans le territoire contrôlé par le Hamas." Le niveau 3 (état de 30% de la population), sans prévenir  personne, a été changé à 15%. Comme l’a souligné le Free Beacon, l’IPC a simplement adapté ses métriques pour répondre à l’accusation... Le rapport inclut également un seuil abaissé pour la proportion d’enfants qui doivent être considérés comme mal nourris pour que l’IPC déclare une famine, passant de 30 à 15 pour cent. (https://freebeacon.com, 12.08.25).

 

Mais les pygmées ne veulent pas écouter Israël. Ils se cachent derrière l’ONU, essentiellement anti-israélienne (147 pays votant contre Israël quel que soit le sujet). L'ONU a une longue histoire de positionnement anti-israélien. Le regretté diplomate israélien Abba Eban a, un jour, observé que si un État arabe présentait à l'Assemblée générale une résolution déclarant que la Terre était plate et qu'Israël l'avait aplatie, cette résolution serait adoptée par 164 voix contre 13, avec 26 abstentions. Parmi les 13 il mettait les pays de l’Occident, pays des Lumières. La suite ne lui a pas donné raison sur ce point. Ces pays des Lumières qui condamnent Israël en vertu de leurs propres turpitudes, veulent récompenser les Palestiniens (ou punir les juifs qui ont un seul état au monde) en leur reconnaissant un état.  Ce qui n’est que le reflet de leur antisémitisme viscéral quel que soit le voile avec lequel ils essayent de le cacher. Il ne faut pas sortir de Saint Cyr pour imaginer qu’Israël s’opposera.

 

Peut-être, même, elle annexera la Judée-Samarie. Lui feront-ils la guerre ? Appliqueront-ils des sanctions réelles ? Dans un de ces cas, qui assurera le SAV des systèmes anti-missiles de l’Allemagne, la Finlande ou la Roumanie construits par Israël ? Ou des systèmes d’artillerie uniques dans le monde ? Qui fournira aux armées européennes les drones (invention israélienne, on l’oublie) d’observation ou de combat ? Dassault (pour les Rafales) ou l’ancienne Sagem ou Thales pourront-ils continuer à utiliser les licences de fabrication pour les casques de pilotes conçues par Israël ? Ou pour la fabrication des tomates-cerise (le poids d'une graine de tomate est de 0,000004 kg – Google, 4 mai 2015 ; pour dix graines on paye plus de 7€ et le kg, un peu d’arithmétique, vaut plus de 300.000€, (modification génétique israélienne, brevetée, pour savoir ce que nous mangeons) ?

 

Le conflit meurtrier à Gaza touche à une fin qui pourrait s’avérer aussi dramatique que les diverses séquences qui ont scandé cette guerre, où le nihilisme et la criminalité la plus abjecte illustrée par la stratégie des boucliers humains furent à l’origine d’une tragédie propulsée au-devant de la scène par la secte terroriste, le Hamas. La politique intentionnelle de victimisation et l’instrumentalisation des écosystèmes au service d’une stratégie nihiliste qui faisait entièrement fi de la distinction entre les théâtres opérationnels et les zones civiles, rendent compte des effets dévastateurs de cette guerre asymétrique. L’instrumentalisation des questions du ravitaillement par le Hamas et l’ambiguïté du rôle des agences onusiennes expliquent la perversité des politiques discrétionnaires de la faim.

 

J’oubliais. Ils viennent de condamner Israël, pour avoir tué un « journaliste palestinien » -NYT, WAPO, L’(i)Monde et MM. Starmer, Macron et d’autres. Ensuite ils se sont tous tu sans publier des corrections. Comme pour les enfants morts soi-disant de sous nutrition. Car il n’a fallu qu’un jour au Tsahal pour apporter les preuves (état civile, affiliation Hamas, notes de salaire, etc.,) que ledit « journaliste » était aussi responsable d’une unité de combat du Hamas.

Et qu’il a accompagné le 7 octobre les terroristes qui opéraient en Israël pendant la durée des exactions, en le faisant savoir (et comment !) par Télégramme. (traduction MB).

 

Bon. Je dis pygmées, mais on ne peut pas occulter que ceux qui sont condamnés, vilipendés, ceux contre qui on proteste du Pôle Sud au Pôle Nord et dans l’Ouest (beaucoup plus nuancé dans l’Est et/ou Asie) ceux contre lesquels on a inventé le slogan « from the river to the see, Palestine will be free » sont tous juifs habillés en israéliens. Effectivement, il y a 2 millions de citoyens arabes en Israël (chrétiens et musulmans) on espère pour eux qu’ils auront droit à un traitement de faveur. Comme on ne peut pas occulter les sentiments de ceux pour lesquels le monde entier semble avoir de la commisération.

 

Mais nous pouvons avoir une idée du sentiment palestinien grâce au travail du Centre palestinien pour la recherche politique par sondage, un groupe de réflexion basé à Ramallah. Sa dernière grande enquête a été menée en mai. La taille de son échantillon était de 1.270 personnes, dont 830 ont été interrogées en face à face en Cisjordanie (dans 83 lieux résidentiels) et 440 dans la bande de Gaza (dans 44 endroits).

 

L’enquête offre un tableau sombre d’un futur État palestinien. Parmi ses conclusions :

Lorsqu’on a demandé si le Hamas avait commis des atrocités telles que tuer des femmes et des enfants chez eux, une majorité écrasante (87%) a répondu qu’il n’en était rien. Seulement 9 % ont dit que c’était le cas.

• Lorsqu’on a demandé s’ils soutiennent ou s’opposent au désarmement du Hamas à Gaza, une majorité écrasante (77%) s’y oppose. Seulement 18% soutiennent le désarmement du Hamas pour arrêter la guerre.

• Lorsqu’on a demandé s’ils soutenaient ou s’opposaient à l’expulsion des dirigeants militaires du Hamas, 65 % ont répondu qu’ils s’y opposaient. Seulement 31 % soutiennent l’expulsion.

• Lorsqu’on a demandé s’ils soutenaient les récentes manifestations demandant au Hamas d’abandonner le contrôle de la bande de Gaza, 67% ont répondu qu’ils s’opposaient à ces manifestations. Seulement 28% les soutiennent.

• Lorsqu’on a demandé qui ils soutiendraient pour la présidence d’un État palestinien, Mahmoud Abbas du Fatah ou Khalid Mishal du Hamas, 68% ont soutenu le candidat du Hamas. Seulement 25 % favorisaient Mahmoud Abbas (traduction MB).

 

Mais il y a mieux. L’enquête montre que le sentiment pro-Hamas est en fait plus fort en Cisjordanie qu’à Gaza. Par exemple, plus de personnes interrogées en Cisjordanie (85%) s’opposent au désarmement du Hamas que les personnes interrogées à Gaza (64%). Plus de personnes interrogées en Cisjordanie (59%) estiment que le Hamas a pris la bonne décision en lançant son attaque du 7 octobre que les personnes interrogées à Gaza (38%). Et tandis que 48% des répondants de Gaza soutiennent les manifestations anti-Hamas, seulement 14% des répondants de Cisjordanie le font.

 

Les promoteurs occidentaux de l’état palestinien n’ont jamais expliqué comment ils peuvent concilier leur croyance en l’autodétermination des Palestiniens dans l’État qu’ils disent reconnaître, avec leur soi-disant opposition à un rôle pour le Hamas, un rôle que la majorité des Palestiniens semblent favoriser. Et promettre qu’il apportera la paix et la sécurité à Israël. Faut-il être totalement menteur ou absolument idiot, le cumul n’étant pas interdit, pour croire ce genre de balivernes.

 

Peut-être que la France, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et tous les autres partisans de l’état palestinien pourraient mieux utiliser leur énergie en se concentrant sur des peuples apatrides plus méritants. Par exemple, les Kurdes et les Tibétains. Contrairement au Hamas, les Kurdes ne réclament pas publiquement l’extermination des Turcs, des Syriens, des Irakiens et des Iraniens qui gouvernent leurs terres ancestrales. Les Tibétains n’appellent pas à l’extermination des Chinois. Convenons que, peut-être, s’ils le faisaient, ils attireraient l’attention et la sympathie de tous ces convertis moralement douteux à la cause de l’État palestinien.

 

Bon. Les pygmées s’en sont pris aux juifs. C’eut été curieux que les générations de juifs d’après la Shoah ne soient pas traitées de la même manière dont on traite les juifs depuis 3.800 ans. On croyait au « never again » en oubliant qu’il s’est toujours agi de « ever again » Certes, pour des pays comme la France, l’Angleterre ou même l’Allemagne c’est compréhensible, vu la pression locale du deuxième peuple qui s’y installe. De même pour les pays dont la réputation d’antisémitisme n’est plus à contester (Espagne, Irlande, Norvège, etc.,) Beaucoup moins pour le Canada ou l’Australie ou la nouvelle Zélande.  Curieux, non ? Surtout quand on relit E. Cioran « Les idées messianiques, les valeurs du judaïsme ont prouvé dans une telle mesure, leur fécondité et leur authenticité que nul ne saurait sérieusement les négliger. » Certes, nous sommes en 1933 quand -mais avec quel sens prémonitoire- a-t-il dit, aussi, Dans les conditions historiques dans lesquels ils vivent, les Juifs sont trop doués pour pouvoir être vaincus et trop doués pour être un jour victorieux. (Apologie de la barbarie, 1933/2015).

 

Le dernier mot pour Israël : elle a gagné son droit à la sécurité avec des rivières de sang et des lacs de larmes. Les pygmées devraient le comprendre.

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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 14:08

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio vient d’affirmer, lors d’un entretien dans l'émission "World Over", que les pourparlers avec le Hamas se sont arrêtés le jour où Emmanuel Macron a annoncé, de manière unilatérale, que la France reconnaîtrait un État palestinien. Soyons positifs, une action de M. Macron a enfin eu un résultat ! Il n’en est pas moins vrai qu’il fallait bien qu’il fasse quelque chose vu qu’il laisse un État en quasi-faillite (exemple : solde commercial fin juin = - 43 Milliards €,  - 7,7 fin juillet : - 50,7 Milliards, Trade Economics) et une société traversée par une guerre civile à bas bruit.

 

Solution à deux états… Sans solliciter l’histoire, on devrait se souvenir qu’après les tentatives non réussies de M. Clinton (après les Accords d’Oslo), le président George W. Bush (2008) a persuadé le premier ministre israélien Ehud Olmert d’accepter une solution à deux États. M. Abbas a dit « non » parce qu’il devait accepter l’existence d’un État juif d’Israël à l’intérieur de frontières internationalement reconnues et sûres. Le refus n’était pas le premier, les offres faites aux palestiniens frisent la dizaine (depuis la Commission Peel proposant un partage de territoire, 1937). Est-ce vrai que M. Abbas a changé de position ? Oui, si à en croire notre Président. La preuve, copie de sa lettre à M. Abbas :

Ne commencez pas en faisant des remarques sur son écriture en la comparant avec celle d’un enfant autiste. Agrandissez le texte et lisez : « en réaffirmant avec force votre soutien à la solution à deux états » M. Macron nous fait prendre des vessies pour des lanternes : il sait pertinemment que ce que M. Abbas refuse de reconnaître, c’est l’ETAT JUIF. Les Palestiniens n’ont  jamais accepté le droit d’Israël à exister en tant qu’État juif dans quelques soit les frontières.

 

Bon, quel est le ressort qui a fait mousser M. Macron en première page des gazettes du monde ? La guerre à Gaza. Le mouvement initié par la France a été suivi servilement par le Royaume-Uni et le Canada pour reconnaître un État palestinien, ce qui révèle la faiblesse presque désespérée du jugement et des buts de ces pays. Le Premier ministre anglais avait déclaré que la Grande-Bretagne reconnaîtrait la Palestine à moins qu'Israël n'accepte un cessez-le-feu à Gaza. C'est vraiment nouveau pour un gouvernement allié d’Israël. C'est un chantage moral déguisé en diplomatie. C'est une menace à peine voilée contre un allié. M. Starmer dit essentiellement à Israël qu'à moins qu'il ne dépose les armes, la Grande-Bretagne récompensera ses ennemis. Cela restera dans l'histoire comme l'une des trahisons les plus scandaleuses d'un « ami » des temps modernes. Présenter la reconnaissance comme une menace pour Israël — à moins qu’elle ne fasse x, y et z — met à nu la nature punitive de la chose. Au moins cela signifie que l’on se passe des habituelles palabres qui veulent nous convaincre que planter un état hostile au cœur d’Israël est un cadeau pour lequel les Israéliens devraient être reconnaissants s’ils pouvaient voir leurs véritables intérêts aussi clairement comme ils apparaissent à Paris et Londres. Les trois complices se sont jetés dans la mêlée pour reconnaître un « État de Palestine » pour signaler au Hamas que leurs trois pays soutenaient le groupe terroriste. Logiquement, Hamas a ensuite fait exploser les pourparlers, puisque l’Occident lui a clairement indiqué qu’il bénéficierait d’un cessez-le-feu sans avoir à faire de concessions aucunes à Israël et ce qui est le plus important, il n’aurait pas besoin de libérer les otages

 

Reconnaître l’Etat de la Palestine ? Ses frontières restent à définir, mais sont largement conçues comme incluant Gaza et les limites actuelles de la Cisjordanie (territoire disputé depuis 1967), bien qu’un grand nombre de Palestiniens vivent dans des États voisins, en particulier la Jordanie. N’oublions pas, quand même, les Palestiniens auraient pu avoir un État palestinien à tout moment au cours des 25 dernières années (au moins).

 

 Et il a trouvé des partenaires, les plus importants UK et Canada. Un observateur venu de Sirius doit se gratter la tête pour comprendre : pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés -la Grande-Bretagne, la France et le Canada- ont exigé rien de moins qu’une reddition inconditionnelle et ont organisé des procès pour les criminels de guerre de l’Axe. Israël n’est-il pas justifié d’exiger autant du Hamas ? Surtout que celui-ci garde dans des conditions atroces des gens, vivants ou morts, qu’il ne veut libérer (quand il le veut bien) que contre des centaines sinon des milliers de leurs anciens combattants ayant du sang juif sur les mains.

 

Le théâtre dans lequel se joue depuis deux ans une tragédie a deux acteurs principaux, quelques acteurs jouant le rôle du cœur antique dans les tragédies grecques et le monde entier dans lequel les informations se transmettent instantanément. Au cours des deux années après le 7 octobre 2023 il y a eu des foules pour protester contre Israël dans un nombre inimaginables de villes dans le monde. De Toronto à Sydney, de Melbourne à Johannesburg, d’Oslo à Madrid, de la Slovénie et jusqu’en France. De tous les conflits qui se déroulent dans le monde, de la Syrie au Myanmar ou du Soudan à l’Ukraine, pourquoi les gens du monde civilisé ont choisi celui du Proche Orient pour exprimer leur condamnation non pas contre celui qui a initié une guerre barbare mais contre celui qui se défend pour faire protéger les siens ? Dans le même temps, il y a eu des meurtres en masse de chrétiens perpétrés par des groupes liés à Al-Qaïda en Afrique, au Nigeria, au Soudan, pour ne citer que ceux-là. Pourquoi les premières pages des gazettes du monde n’en disent-elles rien ? Dans un autre texte, j’osais avancer un mot : antisémitisme. Je n’ai rien trouvé de mieux comme réponse que les mots de Vassily Grossmann « L’antisémitisme se rencontre aussi bien sur un marché qu’au Présidium de l’Académie des sciences, dans l’âme d’un vieillard que dans les jeux d’enfants. L’antisémitisme est passé sans dommage pour lui de l’époque de la lampe à huile, de la navigation à voile et des quenouilles à l’époque des réacteurs, des piles atomiques et des ordinateurs… L’antisémitisme tient une place à part parmi les persécutions que subissent les minorités nationales. C’est un phénomène particulier parce que la destinée historique des Juifs a été particulière… L'antisémitisme n'est jamais un but, il n'est qu'un moyen, il est la mesure des contradictions sans issues. L'antisémitisme est le miroir des défauts d'un homme pris individuellement, des sociétés civiles, des systèmes étatiques. Dis-moi ce dont tu accuses les Juifs et je te dirai ce dont tu es toi-même coupable » (Vie et Destin, 1962)

Curieusement, tous ceux qui demandent à Israël de faire ceci ou cela ou ne pas faire ceci ou cela ne demandent rien au Hamas. Même plus, M. Macron appelle à reconnaître un État palestinien, tandis que le Hamas conserve le contrôle de la population à Gaza — ce que les Alliés n’auraient jamais fait avec les gouvernements de l’Axe. Car cela signifie permettre la terreur génocidaire et tous les crimes contre l’humanité (israélienne et gazaouie) pour accomplir le but évident, existentiel du Hamas, détruire Israël et tuer tous les juifs du monde. C’est vrai, tant que les libéraux occidentaux continueront leurs vociférations toutes condamnant Israël, ils perpétueront la fausse perception parmi les Arabes à Gaza qu’ils peuvent éradiquer Israël et exterminer les Juifs dans le monde entier. Des pays arabes/musulmans ont commencé à comprendre que les guerres ont des conséquences et qu’il est grand temps d’abandonner les espoirs irréalistes concernant la disparition d’Israël. Même plus, certains d’entre eux, et non des moindres, ont pris fait et cause pour le désarmement et la disparition du Hamas de Gaza. Pas seulement. Regardez : l’Égypte du Maréchal El-Sissi (qui vient d’accuser Israël de conduire un « génocide » à Gaza) a besoin de gaz israélien pour survivre. La croissance démographique, le réchauffement climatique et surtout l’échec de la gestion des ressources énergétiques locales ont rendu l’Égypte dépendante du gaz israélien : « Les partenaires de Léviathan signent un accord d’exportation de gaz de 35 milliards de dollars avec l’Égypte. Le plus grand accord d’exportation de gaz jamais signé en Israël, pour 22 % du champ de Léviathan, triplera la quantité de gaz vendue à l’Égypte. »

 

 

 Les États arabes du Moyen-Orient craignent et détestent les Palestiniens pour leur histoire et leur culture de violence et de terrorisme. L’idéologie du Hamas est imprégnée de tropes nazis, reflétés dans sa charte. Aucun État arabe n’a voulu admettre des Gazaouis qui auraient voulu quitter les zones de combats. Ce qui se passe normalement dans une guerre, c’est que la population civile fuit les zones de combat. Il y a 1,2 million d’Ukrainiens vivant en Allemagne en ce moment. Un million d’entre eux vivent en Pologne. 500.000 en Roumanie. Et c’est parce que la Pologne et l’Allemagne et la Roumanie ont ouvert leurs frontières aux réfugiés et ont dépensé beaucoup d’argent pour s’occuper d’eux, les nourrir et prendre soin d’eux. Combien y a-t-il de réfugiés palestiniens en Égypte, qui a une frontière avec Gaza ?  Ils n’ont admis aucun réfugié de Gaza par crainte du terrorisme. Pourquoi la Jordanie dont la population est à 70% d’origine palestinienne n’accepte-t-elle des réfugiés ? La France de M. Macron vient d’octroyer le droit à l’asile politique à tout gazaoui qui pourrait vouloir en prendre note. Parmi les 300 derniers arrivés (grâce au Quai d’Orsay) on a dû renvoyer, en urgence, une adoratrice de Hitler qui prônait « tuez les juifs » sur son compte X.

 

Mais, en laissant de côté les convulsions multiples relatives à la situation au Proche-Orient je me permets de dire que l’hypocrisie des libéraux occidentaux, par leurs actions et leur faux soutien aux palestiniens de M. Abbas n’est qu’un facteur clé pour prolonger ce conflit et empêcher la paix. Je suggère au lecteur de faire, comme moi, un diagramme de Venn en simplifiant ce qui s’y passe en quatre possibilités : ceux qui veulent tout le territoire pour les juifs, ceux qui veulent tout le territoire pour palestiniens, ceux qui acceptent 70%30 (par exemple) pour les juifs, ceux qui acceptent 70/30 pour palestiniens (les superficies presque proportionnelles aux population) :

En regardant la superficie de l’endroit où les quatre possibilités laissent croire à un possible accord on réalise, intuitivement, compte tenu des populations (7,5 millions juifs et 4,5 millions palestiniens) qu’il n’y a absolument pas de solution (un état, deux états) d’avoir une paix perpétuelle comme on n’a pas eu en Bosnie, en Belgique, au Nagorno Karabakh ou ailleurs.

 

Mais alors à quoi joue M. Macron ? Une hypothèse formulée par des « gens qui savent » dit que ce qu’il a fait c’était pour ne pas laisser les « accords Abraham » prospérer sous l’aile de M. Trump USA. En faisant entrer l’ONU dans le jeu, la France de M. Macron veut montrer de quoi elle est capable. Même si cela ne conduira nulle part. J’étais sur le point de l’oublier : L’(i)Monde.

 

 L’ignoble n’a pas de limites : La montée en puissance, puis la mainmise de la milice islamiste sur Gaza résultant de la précédente occupation israélienne, on voit mal comment une nouvelle prise de contrôle du territoire par l’État hébreu pourrait l’en débarrasser.

Analyse de texte : (a) si Israël n’avait pas occupé Gaza, Hamas n’aurait pas eu la mainmise sur Gaza ; (b) si Israël contrôle de nouveau le territoire il s’agit d’une deuxième occupation, non ? (c) mais entre les deux occupations Gaza n’était pas occupée, non ? (d) conclusion : en occultant le fait que le Hamas a « gouverné » Gaza pendant 20 ans (contre Israël et contre son propre peuple) l’(i)Monde suggère qu’il faut laisser le Hamas en paix … Et peut lui chaut qu’au bout de mois et de mois de discussions sans fin (un jour on découvrira le rôle néfaste du Qatar – ami proche de notre Président) ce qu’elle demande pour libérer les otages qu’il détient depuis 670 jours c’est « la fin complète de la guerre avec des garanties internationales non seulement des États-Unis et du Conseil de sécurité de l’ONU, un retrait total d’Israël sans aucun périmètre, et un retour aux lignes du 6 octobre ;  il exige également une ouverture complète de Gaza, sans frontières ni points de passage, et la libération des terroristes qui ont du sang sur les mains - y compris ceux responsables de l’attaque « Nukhba » (7 octobre). Hamas insiste pour rester au pouvoir et exige que le taux de libération des otages dépende uniquement du rythme de la reconstruction de Gaza. »

 

Israël devrait tout donner et ne recevoir que l’humiliation. Et le monde « civilisé » refuse de regarder objectivement les choses, parce qu’il ne veut pas regarder les victimes émaciées que le Hamas refuse d’aider. Implicitement, le monde sait que le Hamas n’arrêtera jamais de tuer, car il n’a pas d’autre but et aucun autre objectif. Le monde ne peut pas faire appel à l’humanité du Hamas parce qu’il sait que le Hamas n’en a aucune. Donc, le monde prend plutôt la voie la plus facile et presse Israël d’arrêter ce que le Hamas a amené sur lui-même et à Gaza mais refuse de s’arrêter. En faisant semblant, par son optimisme, de croire à la « solution à deux états ». Vassily Grossmann : Bien sûr, l'opium absurde de l'optimisme vient au secours des hommes quand le sentiment aigu de l'horreur prend la place d'un désespoir résigné. 

 

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3 août 2025 7 03 /08 /août /2025 08:11

Comme tout le monde (ou presque) le sait, toutes les fêtes de la liturgie juive (sauf Yom Kippour) ont un substrat historiquement prouvable, oserais-je dire, profondément laïque. Ce qui m’amène aujourd’hui à écrire ce pensum c’est la date, dans le calendrier judaïque (nous sommes dans l’an 5785), Tisha b’Av (le 9 dans le mois Av). C’est aujourd’hui, le 3 août.

Ce que l’on commémore, c’est, tout d’abord, la destruction du premier Temple (de Salomon) en l’an 586 (avant JC), prélude au premier exil dit de Babylone. Mais (et curieusement…) aussi la destruction le même jour en 70 (JC) du second Temple, par les romains, suivie du deuxième exil.

Curieusement ? Il semblerait que le mois d’Av (de juillet à août en calendrier grégorien) a été propice pour des actions visant le vécu des juifs :

Certes, ce n’est pas le 9 mais le « mauvais sort » a continué : une partie de l’Occident, à commencer par les pays ayant fait des Lumières leur guide moral, ont décidé - vu ce qui se passe au Proche-Orient depuis le pogrome islamique du Hamas sur le territoire d’Israël et sur celui des assassins patentés inspirés par les paroles de leurs livres de chevet - de faire en sorte que l’on leur crée out of nothing un état. Naturellement, faisant fi de la Convention de Montevideo (1933) qui stipule que L’État en tant que personne de droit international doit posséder les qualifications suivantes : (a) une population permanente ; (b) un territoire défini ; (c) un gouvernement ; et (d) la capacité d’entrer en relations avec les autres États. Lesdits pays de l’Occident, tous signataires de ladite convention, s’assoient sur leur signature. De plus, depuis presque 30 ans (accords d’Oslo 1993) il était convenu que toutes décisions concernant le sujet (mais pas seulement) devront sortir, après négociation, d’un accord entre un état existant (Israël) et les représentants d’une population voulant se doter d’un état.

Je suppose que l’on peut dire, sans trop solliciter les circonstances, que ce à quoi les pays qui veulent « reconnaître » un état palestinien au mois de septembre s’engagent c’est une forfaiture imaginée pour la première fois dans le monde diplomatique. Ou le monde tout court. Mais il y a plus.

Ce qui semble (en apparence) avoir décidé du moment de la forfaiture est la situation crée dans le territoire de l’agresseur. Et les souffrances de sa population. Et, tenez-vous bien, la « famine » qui serait utilisée comme arme de guerre. Ce qui est exceptionnel dans le cas présent c’est que des chefs de gouvernement, des présidents de pays, des « intellectuels », bref « la communauté internationale » s’arrogent le droit de rejeter toutes les données qui montrent, d’évidence, le contraire de ce qu’ils disent. Et leur pusillanimité. 

Des données vérifiées nous montrent que :

Avant le 7 octobre 2023 (l'attaque terroriste du Hamas), entre 500 et 600 camions d'aide humanitaire entraient chaque jour dans le territoire palestinien. Chaque camion contient environ 20 tonnes de vivres et autres produits de nécessité. On compte nourriture = 70%

 

Depuis le 7 octobre 2023 l'État juif a facilité l'acheminement de près de 1,8 million de tonnes d'aide à la bande de Gaza pour ses 2,2 millions d’habitants, dont 1,3 million de tonnes de nourriture (au 2 juin 2025) soit env. 1.500 tonnes à fin juillet soit 1,5 Milliards de kg soit 1,035kg aliments/personne/jour. De plus, GHF a distribué plus de 100 millions de repas (T. Pigott, State Dept.) Famine ?

 

Le seul exemple dans l’histoire mondiale d’une performance équivalente est celle de l’Occident en 1947/8 à Berlin - durant près de 11 mois, les avions occidentaux surnommés « Rosinenbomber » par les Berlinois, y ont aporté environ 2.5 millions de tonnes de marchandises (soit env. 1,75 millions de tonnes de nourriture) pour env. 2,5 millions d’habitants de la zone occidentale (française, anglaise, américaine).

Gaza : 122 morts, raison déclarée « famine » dont seulement 22 réellement. Les morts de famine en Bosnie ? à Biafra ? au Soudan ? au Congo ? Des centaines de mille ou des millions. On devrait les respecter et ne plus parler de la « famine » à Gaza.

Résumons.

Un pays voisin, l’Égypte, refusant de permettre aux civils d'évacuer les zones de combat, obligeant ainsi Israël à combattre le Hamas alors que celui-ci utilise l'ensemble de sa population et de ses infrastructures comme bouclier humain. Il s’agit d’un double standard sans comparaison historique. Pourtant, ce pays a un accord de paix avec Israël et sa population est aussi musulmane que celle de Gaza. C’est de la folie, jamais rencontrée.

Fournir une aide humanitaire à la population ennemie en temps de guerre, alors que les combats font rage, que l'ennemi contrôle encore le territoire, continue de lancer des attaques et retient des otages. Et condamner Israël si les aides alimentaires n'arrivent pas à tous les habitants parce que l'agresseur les vole et les revend à des prix absurdes. C'est de la folie.

Il est insensé pour les pays (quel qu'en soit le nombre) de condamner Israël pour la « famine » à Gaza, alors qu'il n'y a pas de famine et que des millions de tonnes d'aide entrent sur le territoire. Or, c'est exactement ce que font ces pays. C'est de la folie.

Il est insensé pour les pays (quel qu'en soit le nombre) de demander à Israël de « cesser le feu » alors que c'est le Hamas qui ne le veut pas. Pourtant, c'est ce qu'ils font. C’est de la folie. 

Il est insensé pour les démocraties occidentales de vouloir, aujourd'hui, reconnaître un État palestinien fantasmatique comme une récompense aux meurtriers, violeurs et ravisseurs du 7 octobre. Et c'est exactement ce que les dirigeants français, britanniques et canadiens viennent de faire. C’est de la folie.

Il est insensé que les principaux organes de presse occidentaux utilisent des photos d’enfants atteints de paralysie cérébrale et/ou d’autres troubles génétiques et prétendent qu’ils ont été affamés par Israël. C’est de la folie.

De la folie furieuse qui s’est répandue comme une pandémie mondiale et qui a un nom : antisémitisme. 

Mais il y a mieux. La perfide Albion a annoncé qu’elle reconnaîtra le fameux état (entre nous soit dit, dont les Palestiniens n’en veulent pas) si Israël n’accepte pas un cessez-le-feu auparavant. On croit rêver. Le monde entier (et sa mère, M. Trump et d’autres) constate que l’agresseur (le Hamas) ne veut pas de cessez-le-feu car toutes les négociations depuis le mois de mars ont échoué, par sa faute. Elles ont échoué car la volonté manifeste du Hamas d'étendre et d'aggraver la crise alimentaire explique la rupture des négociations de cessez-le-feu (surtout pour ne pas perdre leur principal atout, les otages, alors même que des Gazaouis meurent inutilement. L'intransigeance du groupe a conduit Israël et l'envoyé de Trump, Steve Witkoff, à se retirer des négociations. De plus, si la crise alimentaire et les problèmes humanitaires sont résolus, le Hamas ne pourra plus exploiter les souffrances des Gazaouis pour susciter un tollé international ni utiliser l'influence qui en résulte pour mettre fin à la guerre selon ses propres conditions. Mais l’Angleterre va « punir » Israël pour cela. Quant à la France… elle a décidé de reconnaître un état palestinien sans qu’aucune des conditions dont elle parlait encore au mois de mai ne soit remplie. En réalité, appelons les choses par leur nom, il s’agit d’une récompense pour le terrorisme. La France  et maintenant le Royaume-Uni, confirment au monde que déclencher un massacre comme celui perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 peut avoir des conséquences positives. En même temps, cette décision punit également Israël, pour avoir osé se défendre contre la menace de l’islamisme génocidaire et pour avoir mené une guerre qu’il n’a pas déclenché.

La France, l’Angleterre … cela ne vous rappelle rien ? Sir Mark Sykes et le Français Georges Picot, par un accord secret se sont partagé les dépouilles de l’empire ottoman il y a plus de 100 ans. Ils continuent. La France, elle est devenue, un tant soit peu, beaucoup plus hostile que se pairs (en Europe) à Israël. Le président Macron condamne à chaque occasion « une guerre injustifiable » à Gaza et donne l'impression d'avoir effacé le souvenir du massacre du 7 octobre 2023. Il fait boycotter la participation d’entreprises israéliennes au Salon du Bourget mais passe sous silence la libération de Georges Ibrahim Abdellah, terroriste notoire, condamné à la perpétuité, qui a planifié de nombreux attentats en France, et l'assassinat d’un diplomate israélien Yaacov Bar Siman Tov et d’un diplomate américain. Et au grand jour lors du dernier défilé du 14 juillet, il a décidé d’être aux côtés du président (musulman) indonésien, puis offrir un grand dîner en l'honneur du cheikh du Koweït, sans parler des accolades et des salutations à chaque rencontre avec un dirigeant arabe, comme l’ancien djihadiste Syrien Al Joulani (Ahmed al Charaa) ou le président du Paris Saint-Germain, le Qatari Nasser al-Khelaïfi. Quant au chef de la diplomatie française, l’ineffable Jean-Noël Barrot, il ne s'inquiète pas du massacre des Druzes en Syrie, mais appelle sur un ton gaulliste à « la fin de toute forme de soutien financier direct et indirect à la colonisation israélienne ». Un message perpétuel et dénué de sens, inchangé depuis la guerre d'Algérie, alors que la France est menacée par le terrorisme islamiste (et aussi par la Russie), et qu'elle a décidé de doubler son budget militaire. Notre Président. "Le président a abandonné les fantasmes d'une nation start-up qui l'avaient fait élire la première fois, mais qui avaient objectivement conduit à la création d'emplois précaires et sous-payés, à la limite de l'esclavage, au sein de multinationales incontrôlables. Et dans le même temps, la classe moyenne française a été dévastée, économiquement et culturellement." (M. Houellebecq, Spiked, 13.07.25).

oooo

Un mot sur Israël. Pays en guerre depuis 20 mois. 300.000 réservistes qui ont passé, déjà, plus de 400 jours sous les drapeaux. 900 morts (et 900 morts civils) soit, au rapport des populations 18.000 morts pour la France (que Dieu nous garde …) et plus de 80.000 morts pour les Etats Unis. Juste pour se rendre compte de la saignée subie par Israël.

Qu’à cela ne tienne. L'industrie de la défense israélienne est en plein essor. Un « boom » encore plus fort que le canon de l'un de ses chars de combat principaux Merkava (classé 3ème parmi le 5 meilleurs chars du monde).

La victoire remarquable d'Israël dans sa guerre complexe sur sept fronts contre l'Iran (et les multiples armées par procuration) incite des pays à faire la queue pour acheter des systèmes d'armes de pointe de l'État juif.

Les exportations israéliennes de défense ont bondi de 37 % depuis 2021, passant de 11,4 milliards de dollars cette année-là à un montant record de 12,5 milliards de dollars en 2022, 13 milliards de dollars en 2023, et un montant étonnant de 14,8 milliards de dollars en 2024 (qui la classe parmi les 10 pays plus grands exportateurs d’armes au monde). Plus de la moitié de ces contrats dépassent 100 millions de dollars chacun. Cette croissance est stupéfiante pour une industrie qui vend des armes hautement sophistiquées et coûteuses.

Le plus extraordinaire est que les exportations d'armes vers les partenaires d'Israël dans le cadre des accords d'Abraham, à savoir les Émirats arabes unis (EAU), Bahreïn et le Maroc, ont bondi à 12 % des exportations, quadruplant leur part depuis 2023. Il s'agit d'une révolution géopolitique. Israël arme désormais des États arabes qui comptaient autrefois parmi ses ennemis jurés. Au-delà de la défense antimissile (trois systèmes sans équivalence sur le marché mondial), Elbit Systems a percé le marché des roquettes d'artillerie avec son système de lancement précis et universel (PULS). Ce lanceur multicalibre monté sur camion, d'une portée de 300 kilomètres (186 miles), est rapidement devenu le système d'artillerie de choix de l'Europe lorsqu'elle a envoyé sa propre artillerie en Ukraine pour l'aider à repousser l'invasion russe. La Grèce négocie un contrat de 500 à 700 millions d'euros pour 40 unités et les munitions associées. Les Pays-Bas, le Danemark et la Serbie ont également passé des commandes. Le Maroc, cherchant à se diversifier en s'éloignant de ses fournisseurs français traditionnels (?!), s'est tourné vers Israël pour sa technologie d'artillerie avancée. Le royaume a commandé le système d'obusier monté sur camion autonome d'Elbit (ATMOS 2000) avec des obusiers à roues de 155 millimètres, pour une valeur de 150 à 200 millions d'euros.

L'utilisation de drones est le plus grand changement sur les champs de bataille d'aujourd'hui par rapport aux précédents et Israël (deuxième constructeur mondial), avec l'Ukraine, est à l'avant-garde. L'utilisation par Tsahal des drones Hermes 900 d'Elbit pour assassiner des commandants du Hamas a déclenché une commande de 180 millions de dollars de la Colombie, une commande de 300 millions de dollars de l'Azerbaïdjan, tandis que le nouvel allié d'Israël, l'Inde, finalise un contrat d'un milliard de dollars.

Compte tenu de la prolifération des drones sur le champ de bataille moderne, la demande de systèmes de défense anti-drones a naturellement augmenté. Le Drone Dome de Rafael, qui élimine les drones aériens, en est la pièce maîtresse. Singapour a passé une commande de 150 millions de dollars et les Émirats arabes unis une commande de 100 millions de dollars. (d’après INN, 31.07.25).

Connaissez-vous une seule société française ou européenne dans la High Tech dont la valeur soit de 25 milliards d’euros ?

Des pays de l’Europe n’arrêtent pas de critiquer Israël mais ils lui achètent des armes. Israël se classe parmi les 10 premiers pays exportateurs d’armes et 54% de ses 14,8 milliards de $ vont en Europe. Et, quant au reste, tout ce qui grouille, grenouille et scribouille n'a pas de conséquence historique dans ces grandes circonstances, pas plus qu'elle n'en eut jamais dans d'autres.  (Le Général, Montréal, Juillet 1967).

 

 

 

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 17:34

M. Macron, habité par une sorte d’entropie systémique (ou une anomie mutante), « reconnaît » l’État de la Palestine. Si on lui demande sur quel territoire, il va vous dire Gaza, Judée-Samarie (West Bank) et Jérusalem Est. Si cet état est reconnu il s’ensuit qu’Israël est agresseur à Gaza et, mutatis mutandis, que le Hamas, mouvement de résistance, défend son territoire …Remarquez, on est déjà dans un enthymème évident : Prémisse n°1, « Les Palestiniens sont oppressés ». « Prémisse n°2, le Hamas représente les Palestiniens. » Deux contrevérités construisent un enthymème fleurissant dans toutes les manifs, discours, gazettes, etc.,

 

 Soyons sérieux. La reconnaissance française de la Palestine, moins de deux ans après un pogrom barbare, s’ajoute à une acceptation implicite du fait que le meurtre de masse fonctionne ; que tuer des juifs a des avantages, voire une récompense. Et que si ceux-là (israéliens de surcroît) réagissent on condamne leur barbarie. Un état palestinien ? On le leur en a proposé un dans des multiples occasions. Je vous rappelle Raymond Devos « Moi, mon truc, c’est d’attendre que le train passe... Alors j’attends. Et quand un train passe, je me dis : ce n’est peut-être pas le mien. Alors j’attends le suivant » Ne perdant jamais une occasion de perdre une occasion (Abba Evan) les ennemis d’Israël arrivent à ne pas faire comprendre à M. Macron – comme à tous ceux qui veulent les doter d’un État, que ce qu’ils veulent en réalité c’est la disparition d’Israël car ils n’ont jamais reconnu ni reconnaitront Israël comme état car juif. Alors… l’État de Palestine ? J’ose une métaphore - l’état de Palestine que M. Macron vient de reconnaître n’est rien d’autre qu’un soufflé qui ne veut pas pousser. Cela tombe bien, l’humanité progressiste aidée par de complices occidentaux ne veut rien d’autre, non plus, « Palestine will be free, from the river to the sea ». Ce qui est, vraiment pénible, pour la France c’est qu’elle plaide pour que ses pairs participent à un forum, à New York, qui ne compte pas, pour débattre sur une question sur laquelle elle n’a aucun pouvoir. Conclusion de M. Trump « Macron c’est un bon gars, je l’aime bien, mais ce qu’il dit n’a aucune importance » A Colombey-les-Deux Églises, le Général se retourne dans sa tombe.

 

Pas seulement pour que l’on ait réussi à faire de sorte que la France ne compte plus sur l’échiquier mondial. Aussi parce qu’elle s’est perdue démographiquement, économiquement, culturellement. Aussi parce qu’elle est devenue la 8ème puissance économique du monde après avoir été troisième du temps du Général. L’Institut Montaigne vient de publier "France 2040 – Projections pour l’action politique" . 435 pages pour nous faire comprendre que sans des changements fondamentaux (probablement impossibles à mettre en place) le pays, quel que soit le domaine, ne peut que s’enfoncer dans un déclin inéluctable. Je devrais m’arrêter là car il s’agit d’un requiem pour une France en voie de disparition, perspective que je m’interdis d’envisager. Cela étant, regardons quelques aspects couverts d’une manière rigoureuse par le rapport.

 

Les statistiques sur des critères ethniques étant interdites dans notre pays, conduisent à occulter les conséquences économiques, culturelles et sociales d’une immigration massive, non contrôlée. Massive, car un continent comme celui d’Afrique faisant face à une évolution exponentielle de sa population (de 100 millions d’habitants en 1900, la population de l'Afrique est passée à environ 275 millions dans les années 1950-1960, puis à 640 millions en 1990 et à 1,4 milliard en 2022 soit 18 % de la population mondiale. Et pourrait arriver à 3 milliards à la fin du siècle - Wikipédia) ne peut que faire partir une partie de sa population vers le continent le plus proche, l’Europe. De plus, l’attractivité de la France étant ce qu’elle est (langue, avantages économiques et sociaux) elle se trouve, volens, nolens, obligée à recevoir tous ceux qui ont franchi les frontières dites de Schengen.

Le Rapport nous apprend que dans 15 ans les habitants du pays seront à 14% venus de l’immigration. Sachant que le solde naturel (naissances-décès) est devenu négatif et que 40% des nouvelles naissances viennent de la « diversité » toute courbe prévisionnelle nous apprend qu’à la fin du siècle la composante « immigration » représentera, au moins 30% du total. Je vous laisse imaginer les conséquence économiques (sachant que les immigrés arrivent avec un déficit multiple de qualification, de culture, de rites et mœurs par rapport aux indigènes) et, surtout celles dites de suprastructure dans la terminologie marxiste.

 

Mais… l’attractivité de la France est telle que l’on ne peut pas empêcher que des masses d’Afrique subsaharienne ou maghrébine viennent s’y installer. Une des premières conséquences c’est l’influence sur l’évolution du PIB du pays. Raisonnons un peu. Pour des raisons multiples et diverses la France a voulu se transformer en pays sans usines. Deux conséquences majeures, la presque disparition d’une classe sociale (classe ouvrière) et conséquemment l’attrition de la classe moyenne d’un côté, et la réduction de la part industrielle (créatrice de valeur) du PIB de 24% à la fin du dernier siècle à 11/12% actuellement. Ce qui a fait que le solde commercial du pays (ce que l’on vende et ce que l’on achète) n’a pas cessé de se dégrader. Et la tendance pour le 15 années à venir est ce que montre la courbe suivante. Désespérante.

La croissance de la population (via immigration) étant plus rapide que celle du PIB, l’effet combinée à conduit le pays - seul en Europe- à vivre avec un PIB pratiquement constant et un PIB/habitant en réduction sensible (tenant compte, aussi de l’inflation). Le Rapport le montre clairement via un graphique :

Oyez, bonne gens : d’ici à 2040 avec un PIB quasi-constant et une population en augmentation (aussi faible que l’on veut) le PIB/habitant ne peut que décroître et avec une inflation fusse-t-elle aussi faible que l’on veut, le niveau de vie (le pouvoir d’achat) ne fera que décroître.

 

Mais il y a pire. Les avancées sociales, justifiées ou pas, ont fait qu’aujourd’hui les Français salariés à temps complet travaillent en moyenne 1.673 heures/an contre une moyenne européenne de 1.790 heures, la même durée en Allemagne, 1.725en Espagne ou encore 1.832 en Italie. Le tableau est plus noir si l’on compare le nombre d’heures travaillées par habitant (exemple : France 631, Allemagne 724). Et la comparaison est encore plus parlante quand on regarde les heures travaillées par habitant d’un âge de 15-64 ans :

Ajoutez la décroissance de la productivité (maladie française depuis des lustres) et on comprend pourquoi la France est sorti du groupe des pays qui améliorent constamment le niveau de vie de ses habitants :

 

 

En un mot comme en 100 : le PIB/habitant de la France est maintenant 20% inférieur à celui d’Israël (?), 15% inférieur à celui de l’Allemagne et la moitié de celui des Etats Unis.

Au niveau mondial, 25ème aujourd’hui, elle était encore 24éme en 2022, 19éme en 2005, et même13éme en 1980 devant les Etats-Unis d’Amérique. En quarante ans, la France a subi un déclassement économique. Pour les 10 dernières années - depuis que M. Macron a eu un rôle, important, dans les destinées économiques du pays - on peut dire « Merci, Monsieur Macron »

Bon. Le PIB baissant, la population croissant, sa productivité décroissante et son modèle social qui se permet à redistribuer 30% du PIB en œuvres sociales… comment s’en sortir ? Bon sang, mais c’est bien sûr ! (Cinq dernières minutes, Claude Loursais). On s’endette.

 

 

Certes, d’autres pays s’endettent aussi. Rares ceux autant que la France depuis si longtemps. Et même… ils fournissent des efforts (Grèce, Italie, Argentine, par exemple…) pour s’en sortir. Pas la France.

 

D’un endettement de moins de 10% du PIB en 1975, vivant à crédit pendant 50 ans, la France se trouvera (cf. rapport) avoir une dette de 150% de son PIB en 2040. Selon toutes ressemblances le service de la dette qui va approcher 100 milliards d’euros dans deux à trois ans s’approchera de 200 milliards en 2040. Quand on pense qu’en 2016, pour être élu, le sieur Macron a été (s’est) présenté comme « Mozart de la Finance » et qu’il a présidé à l’augmentation de la dette de plus de 1.000 milliards d’euros… on devrait se dire qu’il aurait mieux fait de s’occuper de la Palestine plutôt que de la France !

 

La France vivant à crédit. Rien ne le montre plus clairement que le graphique des recettes et des dépenses :

 

Certes, pour les dernières années on nous a parlé du Covid. Tous les pays l’ont supporté et ont fourni des efforts pour revenir au statu quo ante. La France ? Quel que soit le modèle des prévisions utilisé par le rapport (linéaire ou polynomial degré 2, 3 ou 4) la conclusion est la même, tragique, les dépenses croîtront plus et plus vite que les recettes. Arrêtez la lecture et réalisez ce que cela veut dire pour nos petits-enfants et pour les leurs.

 

Et quand vous la reprendrez, vous aurez intégré que démographiquement, économiquement, socialement, la dégradation de notre pays est telle qu’en prolongeant les tendances actuelles nous ne pouvons espérer le salut sauf rupture totale face aux logiciels qui nous gouvernent actuellement. Ce qui paraît totalement illusoire.

 

Mais j’ai ajouté dans le préambule « culturellement ». Je ne crois pas qu’il soit utile de rappeler ce qui se passe avec l’école (mère de tout progrès d’une société), de la maîtrise du français, langue et littérature. Je signale, seulement, que « l’école mathématique » de la France était première ou parmi les premières au monde. Aujourd’hui le classement PISA nous montre ce qui nous attend :

 

 

Et comme on dit… les coups sont partis, pas besoin de se faire des illusions. N’attendez pas un autre Laplace, un Évariste Gallois, un Fermat ou Poincaré ou Laurent Schwartz ou Cédric Villani. L’école française s’occupe aujourd’hui de la théorie du genre et du bien-être. Pour le reste… plus d’un million de fonctionnaires à l’Éducation Nationale (le « mammouth » de Claude Allègre) dont au moins 10% sont absents, naturellement, à tour de rôle.

Bon courage, chers lecteurs. Rien à faire, l’avenir de nos descendants est derrière nous. Nous y sommes pour quelque chose…

 

Quant à Israël : M. Macron pourrait utilement s’en inspirer pour en faire bénéficier la France : la Banque d’Israël avait précédemment réduit les prévisions de croissance de 4 % à 3,5 % en avril. Elle prévoit une croissance du PIB de 4,6 % en 2026. La prévision d’inflation en 2025 reste inchangée à 2,6 %. Le ratio de la dette au PIB devrait être d’environ 70 % à la fin de 2025, et d’environ 71 % en 2026. (Globes 07.07.25). Israël, pays en guerre qui lui coûte (jusqu'ici) au moins 3% de son PIB. Quant aux pays d’Europe que M. Macron voudrait avoir avec lui, à travers les capitales européennes, une dualité familière prend forme. Dans des déclarations officielles et des forums internationaux, les gouvernements de l’UE critiquent sévèrement la conduite d’Israël à Gaza, invoquant des préoccupations humanitaires et appelant à la retenue. Et ensuite ils lui achètent des systèmes d’armes. Le dernier en date, la Roumanie – 2,2 milliards de $ pour Rafael, un des trois fabricants majeurs d’armes d’Israël. (Globes). Elbit (deuxième fabricant de systèmes d’armes dont le carnet de commandes à la fin du premier trimestre 2025 dépasse les 23 milliards de dollars.) a annoncé qu’il fournirait des systèmes de défense antimissile aux avions de transport militaires allemands pour 260 millions de dollars.

 

Dernier système israélien, sans équivalent au monde :

 

 

Iron Beam, Iron Beam M (mobile) et Lite Beam dont la destruction de drones ou autres objets volants ne coûte presque rien, (à comparer avec Iron Dome dont les intercepteurs coûtent 20/30.000$ pièce) puisque chaque fois qu’on les déclenche, cela équivaut - à bien des égards - à allumer une lampe avec une brève poussée d’électricité.

 

 

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25 juillet 2025 5 25 /07 /juillet /2025 18:21

M. Macron a encore menti et trahi ses promesses. En juin dernier, le Président avait posé des conditions, claires et indispensables, avant toute reconnaissance d'un État palestinien :

• la libération de tous les otages,

• la démilitarisation complète du Hamas,

• l’exclusion du Hamas de toute forme de gouvernance,

• une réforme en profondeur de l’Autorité palestinienne,

• la reconnaissance mutuelle entre Israël et la Palestine,

• et le respect du droit fondamental d’Israël à vivre en paix et en sécurité.

 

Hier, il vient d’annoncer la reconnaissance d'un état palestinien alors qu'aucune des conditions posées n'est pas réunie. Bien que, aucune des trois conditions généralement admises pour déclarer l’existence d’un état –un territoire, une population - sur lesquels l'État exerce sa souveraineté - et une puissance publique- (Convention de Montevideo, 19333) n’est remplie pour « l’état » dont M. Macron vient d’annoncer la reconnaissance.

 

Cela vaut la peine de lire : The Dream Palace of the Jews, Tablet 23.07.25. Le pourquoi du comment pour l’opposition de la majorité des israéliens à la création d’un « état » palestinien.

1. Texte anglais

On Oct. 6, 2023, Israeli society, fragmented and torn when it comes to just about any subject imaginable, was in full agreement on one thing: The best way to handle the threat posed by Hamas in Gaza was by pursuing a cautious policy that focused on economic incentives, involved international stakeholders, and revolved around the logic that the more prosperous Gaza grows, the harder it would be for Hamas to hold on to power.

The Israeli left, or whatever remained of it, celebrated this strategy as the embodiment of intelligent, progressive policymaking, the sort of stuff cheered on in Davos by the globalist smart set. The Israeli right, too, went along for the ride: Whatever his actions might’ve been after Oct. 7, before the massacre, there was no mistaking Prime Minister Benjamin Netanyahu’s dedication to the belief that Hamas could be contained by throwing a few more millions of dollars and a few more work permits into the pot.

Why would Netanyahu, who has since shown commendable resolve when it comes to forcefully addressing Israel’s key existential threats—Iran first and foremost—pursue such a policy? The answer is simple: because the entirety of Israel’s security forces told him to. In September of 2023, for example, according to reports in the Israeli press, a Mossad delegation left for Qatar and encouraged the government in Doha to continue and funnel funds to Gaza, despite acknowledging that some of the money may go to financing Hamas’ military efforts.

Even more alarming—and in direct contradiction to his statements after being asked to step aside in the aftermath of the massacre—Ronen Bar, director of the Shin Bet, argued fiercely in favor of continuing to pour cash and aid into Gaza. Each year, the head of Israel’s esteemed security service issues a document known as the “Directive,” understood to reflect the organization’s insights into Israel’s national priorities and threats. The 2023 “Directive,” released several months prior to the attack, found Bar waxing philosophical and asking a host of conceptual questions to showcase his worldview. Two in particular stood out: Does economic investment lead to stabilizing the region? And does economic stability undermine Hamas’ abilities in the long run?

There’s no real point analyzing intelligence failures or scouring the conduct of this or that high-ranking officer. The entire society was all in on the delusion.

Copied link

Bar answered both questions in the affirmative. Hamas, he argued in the report, wasn’t anything like a formidable foe, which is why military strikes, including targeted assassinations of Hamas bigwigs, were largely ineffectual. The only path to pursue, Bar went on, was more aid to Gaza.

According to the Israeli newspaper Yisrael Hayom, which reviewed unpublished official Shin Bet documents, Bar repeated the same line on Oct. 5, 2023, when he chaired a discussion dedicated to Israel’s conduct vis-à-vis Hamas. The way forward, he argued, was “delivering substantial humanitarian aid to Gaza as an act of goodwill,” including awarding 1,500 additional Israeli work permits to Gazan laborers and increasing the number of supplies and medicine Israel delivers to the Gaza Strip.

The position was so widely spread at the time that few bothered questioning it, which is why almost no one raised an eyebrow in the summer of 2023, when Israel and Egypt announced their decision to proceed with the Gaza Marine project, a small gas field about 22 miles from Gaza’s coast. The project was complicated—Hamas threatened to blow up the gas fields unless it received a cut of the deal—but, ultimately, most pundits promised, beneficial. Forcing Hamas to become a partner in a major regional development deal, Israeli security officials said at the time, was a solid long-term investment likely to lead to the group’s eventual decline. With Egypt as a partner, they continued, and with the strip growing more prosperous, Hamas will eventually disappear, either by evolving into a rational, responsible governing body or by ceding control to the Western-educated technocrats who knew all about complicated things like structuring multinational energy deals.

Meanwhile, a few miles to the south, in Gaza, Hamas had very different plans. We know all about them because of a considerable trove of documents and email exchanges captured by the IDF in the aftermath of the Oct. 7 attack, such as the document titled “Top Secret Maneuver” outlining the attack on Kibbutz Sa’ad and ordering “Combat Unit 1” to “contain the new Da’at school” while “Combat Unit 2” collects hostages and searches the Bnei Akiva youth center in order to murder and kidnap as many children and teenagers as possible. The attack, thankfully, was thwarted by the kibbutz’s volunteer security forces.

But you hardly needed access to Hamas’ clandestine files to understand what the organization had in mind. On Dec. 29, 2020, for example, the group’s leader, Ismail Haniyeh, publicly announced the launch of operation Strong Pillar, uniting Gaza’s terrorist factions in an effort to pursue their ultimate shared goal and destroy the Jewish State. Their first drill—shared publicly on the group’s social media channels—shows its commanders sitting in a bunker while their forces first launch a barrage of rockets and then raid mock Israeli army bases and civilian communities. The pictures bear an eerie resemblance to the ones Hamas broadcast to the world a few years later, this time killing and kidnapping real Israelis. This drill and others like it were reported in Israel in real time. They were promptly ignored.

Similarly underplayed was the so-called Salah al-Din Gate between Gaza and Egypt. Previously used to deliver humanitarian supplies to the strip, the crossing was reopened by Hamas in 2018. According to Al Jazeera, Hamas quickly drummed up brisk trade with Egypt to the tune of more than $45 million per month, of which the group kept about $12 million in taxes alone. The group, as The New York Times and others reported, had also siphoned off more than a billion dollars from the United Nations Relief and Works Agency, or UNRWA.

Both revenue streams were peak opportunities to examine the Israeli axiom that with enough foreign money and influence floating around, Hamas would either moderate itself or be edged out. Instead, the group seized the cash, as well as supplies donated by the international community, to build hundreds of underground terror tunnels—spanning more than 450 miles, Israeli officials now believe—with each tunnel costing an estimated $3 million.

And the sturdier its infrastructure grew, the cockier the group got: In 2022, Hamas’ terrorists posted a video of a drill in which they stormed a mock Israeli military base. Their dummy IDF base was built just under two miles from the Erez crossing, and it had an elevated observation box, just like its real-life Israeli counterpart a short distance away. This ghoulish training facility was hardly hidden; you could spot it simply by looking at online mapping services of the area. And on Sept. 10, 2023, Hamas took to Telegram to share photos of uniformed terrorists surveying Israeli military facilities around the border and then—riding the same Toyota trucks used in the massacre itself—conducting a training exercise involving raiding civilian buildings and shooting dummy targets inside. Less than a month later, they repeated the same exercise, only this time the targets were real.

Following the attack, many Israelis demanded an accounting of who knew what and when, and who failed to act and why. The demand is understandable. It’s also profoundly idiotic, for three main reasons.

First, Israel’s failure wasn’t due to one person or group of people or even an entire organization failing to notice something that ought to have been obvious. It was about the entire society, more or less, collectively building itself a glittering dream palace and then retreating into it to cheerfully assure each other that the smart thing to do—the only thing to do, really—was to lavishly deliver more aid, money, and international involvement to Gaza until normalcy, prosperity, and peace triumphed, as they must, over benighted zealotry. That’s one major reason Israelis were so shocked when the ghouls cut the fence and engaged precisely in the sort of barbaric, medieval violence they’ve been openly advocating for and advertising for years: That Saturday morning, thousands of men, women, and children were slaughtered, but Israel’s entire way of thinking about and being in the world was butchered too. There’s no real point analyzing intelligence failures, say, or scouring the conduct of this or that high-ranking officer any more than there’s reason to ask which of the folks waiting in line in Jonestown for a sip of the Kool-Aid was more culpable of facilitating the community’s mass suicide. The entire society was all in on the delusion.

Which leads us to the second important and inconvenient insight to recall: Far from opposing this disastrous approach, Netanyahu was, if not exactly its author, then certainly its godfather, making it not only his default but a central pillar of his regional approach.

This would’ve been grim enough if it hadn’t been for insight number three: In the nearly two years that have passed since Oct. 7, Netanyahu hasn’t offered any real or clearly expressed alternative to this disastrous delusion. The prime minister—credit must be given—managed much of the war admirably, significantly undermining Hamas’ capabilities, all but destroying Hezbollah and, most commendable, acting decisively and courageously to curb Iran’s nuclear capacity. But neither he nor anyone else in power has offered any clear indication that they understand the need to radically rethink Israel’s approach in the region. Read between the lines, and all you’ll spot are remnants of the same old bad ideas: international aid, financial investments, economic incentives, aspirations of normalcy.

It may seem unkind, maybe even cruel, to chide Israelis, who are groaning under the burden of an ongoing war they’ve been fighting with remarkable bravery and dedication, for being so blind when they ought to have been more sober. But it would be crueler yet to fail and point out the collective exercise at self-deception that got us here, or to put up with anyone still clinging on to the same ruinous ideas.

We can spend as much time as we’d like discussing the path forward in Gaza, debating the merits of President Trump’s proposal, say, or the military actions still needed to meet Israel’s numerous and complicated goals. What we may absolutely not do, under any circumstance, is to return to the Oct. 6 mindset, to believe that our enemies see the world in the same rational terms as us or that they value anything—the lives of their children, say, or the welfare of their citizens—more than they cherish the systemic annihilation of the Jews. Anyone still chattering about international involvement or humanitarian aid or economic development is simply advocating the eventual repetition of the same costly mistake—only next time, most likely, with a much higher body count.

Israel, then, shouldn’t worry too much about setting up committees of inquiry, as it had done after every major military disaster. The failure this time around wasn’t strategic; it was ontological. Oct. 7 is what happens when an entire society lies to itself for years, refusing to see the evidence staring it right in the face. To maintain their precious dream palace—gilded with billions of dollars from start-up exits, sprawling with top-notch restaurants and shops, and looking a lot more like Berlin or Boston or Milano than the dunes of the Levant, soaked with sweat and blood and religion—Israelis had to convince themselves that the monsters outside could be tamed by an offer of a dream palace of their own. For their wishful thinking, they paid the highest price. Those who indulged in the disastrous delusion that made all this possible may be forgiven; those who continue to champion it cannot be.(The dream palace of the Jews, Tablet -23.07.25).

 

2. Version française

Le 6 octobre 2023, la société israélienne, pourtant fragmentée et divisée sur à peu près tous les sujets imaginables, était unanime sur un point : la meilleure manière de gérer la menace que représente le Hamas à Gaza était d’adopter une politique prudente fondée sur des incitations économiques, impliquant des acteurs internationaux, et reposant sur l’idée que plus Gaza serait prospère, plus il serait difficile pour le Hamas de conserver le pouvoir.

La gauche israélienne, ou ce qu’il en restait, célébrait cette stratégie comme l’incarnation d’une politique intelligente et progressiste, du genre à être acclamée à Davos par l’élite globalisée. La droite israélienne, elle aussi, suivait le mouvement : quels qu’aient été ses actes après le 7 octobre, avant le massacre, le Premier ministre Benjamin Netanyahou ne laissait aucun doute sur sa conviction que le Hamas pouvait être contenu en injectant quelques millions de dollars supplémentaires et en octroyant un peu plus de permis de travail.

Pourquoi Netanyahou — qui a depuis fait preuve d’une détermination remarquable dans le traitement des menaces existentielles d’Israël, au premier rang desquelles l’Iran — aurait-il suivi une telle politique ? La réponse est simple : parce que l’ensemble des forces de sécurité israéliennes le lui ont recommandé. En septembre 2023, par exemple, selon des rapports parus dans la presse israélienne, une délégation du Mossad s’est rendue au Qatar pour encourager le gouvernement de Doha à continuer de transférer des fonds vers Gaza, tout en reconnaissant qu’une partie de cet argent pourrait servir à financer les activités militaires du Hamas.

Plus préoccupant encore — et en totale contradiction avec ses déclarations après avoir été sommé de se retirer à la suite du massacre —, Ronen Bar, directeur du Shin Bet, a défendu avec ferveur la poursuite des transferts d'argent et d’aides à Gaza. Chaque année, le chef du prestigieux service de sécurité intérieure israélien publie un document appelé « Directive », censé refléter les priorités et menaces nationales selon le service. La « Directive » 2023, publiée plusieurs mois avant l’attaque, montrait Bar adoptant une posture philosophique et posant toute une série de questions conceptuelles pour illustrer sa vision du monde. Deux questions se distinguaient particulièrement : les investissements économiques favorisent-ils la stabilisation de la région ? Et la stabilité économique affaiblit-elle durablement le Hamas ?

Il n’est guère utile d’analyser les échecs du renseignement ou de passer au crible le comportement de tel ou tel haut responsable. C’est toute la société qui était aveuglée par l’illusion.

Bar avait répondu oui à ces deux questions. Le Hamas, affirmait-il dans le rapport, n’était en rien un adversaire redoutable, ce qui rendait les frappes militaires, y compris les assassinats ciblés de hauts dirigeants, largement inefficaces. La seule voie à suivre, poursuivait-il, était d’augmenter l’aide à Gaza.

Selon le journal israélien Yisrael Hayom, qui a consulté des documents officiels inédits du Shin Bet, Bar a répété cette position le 5 octobre 2023, alors qu’il présidait une réunion consacrée à la politique d’Israël à l’égard du Hamas. Selon lui, la voie à suivre était « de fournir une aide humanitaire substantielle à Gaza comme acte de bonne volonté », ce qui incluait l’attribution de 1.500 permis de travail supplémentaires pour les travailleurs gazaouis et l’augmentation des livraisons de fournitures et de médicaments par Israël vers la bande de Gaza.

Cette position était si largement répandue à l’époque que peu de voix s’élevèrent pour la remettre en question, ce qui explique pourquoi presque personne ne sourcilla à l’été 2023 lorsque Israël et l’Égypte annoncèrent leur décision de poursuivre le projet Gaza Marine, un petit champ gazier situé à environ 35 km au large de Gaza. Le projet était complexe — le Hamas menaçait de faire exploser les installations gazières s’il n’obtenait pas sa part — mais, à terme, la plupart des experts prédisaient qu’il serait bénéfique. Forcer le Hamas à devenir partenaire d’un grand projet régional, affirmaient les responsables de la sécurité israélienne à l’époque, était un investissement stratégique susceptible de mener à l’affaiblissement du mouvement. Avec l’Égypte comme partenaire, poursuivaient-ils, et une bande de Gaza en voie de prospérité, le Hamas finirait par disparaître, soit en se transformant en une entité gouvernementale rationnelle et responsable, soit en cédant le pouvoir à des technocrates formés en Occident, experts en montage de projets énergétiques multinationaux.

Pendant ce temps, à quelques kilomètres au sud, à Gaza, le Hamas avait des plans très différents. Nous les connaissons grâce à une importante quantité de documents et d’échanges de courriels saisis par Tsahal après l’attaque du 7 octobre, comme le document intitulé « Manœuvre Top Secrète », qui détaillait l’attaque du kibboutz Sa’ad et ordonnait à « l’unité de combat 1 » de « sécuriser la nouvelle école » pendant que « l’unité de combat 2 » devait rassembler des otages et fouiller le centre jeunesse Bnei Akiva pour y tuer et kidnapper un maximum d’enfants et d’adolescents. L’attaque, heureusement, a été déjouée par les forces de sécurité bénévoles du kibboutz.

Mais il n’était même pas nécessaire d’avoir accès aux dossiers secrets du Hamas pour comprendre ses intentions. Le 29 décembre 2020, par exemple, le chef du mouvement, Ismaïl Haniyeh, annonçait publiquement le lancement de l’opération « Pilier solide », unissant les factions terroristes de Gaza pour poursuivre leur objectif commun ultime : détruire l’État d’Israël. Leur première manœuvre — diffusée publiquement sur leurs réseaux sociaux — montrait leurs commandants dans un bunker tandis que leurs forces lançaient d’abord une salve de roquettes, puis attaquaient des bases militaires et des communautés civiles israéliennes reconstituées. Les images rappellent étrangement celles que le Hamas a diffusées au monde entier quelques années plus tard — cette fois en tuant et en enlevant de vrais Israéliens. Cet exercice, comme d’autres du même genre, avait été rapporté en Israël en temps réel. Il fut aussitôt ignoré.

De la même manière, le point de passage Salah al-Din entre Gaza et l’Égypte a été largement sous-estimé. Utilisé auparavant pour acheminer l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, ce passage a été rouvert par le Hamas en 2018. Selon Al Jazeera, le Hamas a rapidement établi un commerce florissant avec l’Égypte, atteignant plus de 45 millions de dollars par mois, dont environ 12 millions ont été prélevés par le groupe sous forme de taxes. Le groupe, comme l’ont rapporté The New York Times et d’autres sources, avait également détourné plus d’un milliard de dollars de l’UNRWA (l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine).

Ces deux sources de revenus étaient des occasions idéales de tester l’axiome israélien selon lequel avec suffisamment d’argent étranger et d’influence internationale, le Hamas finirait par se modérer ou être marginalisé. Au lieu de cela, le groupe a utilisé cet argent – ainsi que les fournitures données par la communauté internationale – pour construire des centaines de tunnels terroristes souterrains, que les responsables israéliens estiment aujourd’hui s’étendre sur plus de 700 kilomètres, chaque tunnel coûtant environ 3 millions de dollars.

Et plus son infrastructure se renforçait, plus le groupe devenait arrogant : en 2022, les terroristes du Hamas ont publié une vidéo d’un exercice où ils simulaient un assaut sur une base militaire israélienne fictive. Cette fausse base de Tsahal avait été construite à moins de trois kilomètres du poste frontière d’Erez et comportait une tour d’observation surélevée, identique à celle de la véritable base israélienne située à proximité. Ce macabre centre d’entraînement n’était nullement dissimulé : on pouvait le voir simplement en consultant les cartes en ligne de la région. Le 10 septembre 2023, le Hamas a publié sur Telegram des photos de terroristes en uniforme observant les installations militaires israéliennes à la frontière, puis – à bord des mêmes pick-ups Toyota utilisés lors du massacre – effectuant un exercice de raid sur des bâtiments civils, où ils tiraient sur des cibles factices. Moins d’un mois plus tard, ils ont répété l’exercice, sauf que cette fois, les cibles étaient bien réelles.

Après l’attaque, de nombreux Israéliens ont exigé que l’on établisse qui savait quoi et à quel moment, et qui a failli à agir et pourquoi. Une demande compréhensible. Mais aussi profondément absurde, pour trois raisons principales.

Premièrement, l’échec d’Israël ne tient pas à une personne, à un groupe ou même à une institution entière ayant manqué des signes pourtant évidents. Il s’agit de toute une société qui s’est, en quelque sorte, construite un palais de rêve étincelant, s’y est réfugiée, et s’est convaincue avec enthousiasme que la chose intelligente à faire – la seule chose à faire, en réalité – était de continuer à livrer toujours plus d’aide, d’argent et d’implication internationale à Gaza jusqu’à ce que la normalité, la prospérité et la paix finissent par triompher, comme elles le doivent, de l’obscurantisme fanatique. C’est en grande partie pour cela que les Israéliens ont été si abasourdis lorsque ces monstres ont coupé les grillages et ont déchaîné exactement le type de violence barbare et médiévale qu’ils prônaient et annonçaient ouvertement depuis des années : ce samedi matin-là, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont été massacrés – mais c’est aussi tout un mode de pensée israélien, toute une manière d’être au monde, qui a été éventrée. Il ne sert donc à rien d’analyser les échecs du renseignement ou de scruter la conduite de tel ou tel haut gradé, pas plus qu’il n’aurait été pertinent, à Jonestown, de se demander lequel des adeptes dans la file pour boire le Kool-Aid était le plus responsable du suicide collectif. Toute la société partageait la même illusion.

Ce qui nous amène à la deuxième leçon, aussi importante que dérangeante : loin de s’opposer à cette approche désastreuse, Netanyahou en a été, sinon l’auteur, du moins le parrain, ce qui en fait non seulement son réflexe par défaut, mais aussi un pilier central de sa doctrine régionale.

Cela aurait déjà été assez sombre en soi, s’il n’y avait pas une troisième constatation : dans les près de deux années qui ont suivi le 7 octobre, Netanyahou n’a proposé aucune véritable alternative ou vision claire pour remplacer cette illusion catastrophique. Le Premier ministre – à qui il faut rendre crédit – a conduit une grande partie de la guerre avec efficacité, affaiblissant considérablement les capacités du Hamas, détruisant presque totalement le Hezbollah, et surtout, agissant avec courage et détermination pour freiner le programme nucléaire iranien. Mais ni lui, ni quiconque au pouvoir, n’a exprimé de manière claire qu’un changement radical d’approche s’imposait pour Israël dans la région. Entre les lignes, on ne perçoit que les vestiges des mêmes mauvaises idées : aide internationale, investissements financiers, incitations économiques, espoirs de normalisation.

Cela peut paraître dur, voire cruel, de blâmer les Israéliens – qui portent le fardeau d’une guerre en cours, menée avec un courage et une abnégation remarquables – pour leur aveuglement passé, là où la lucidité aurait été nécessaire. Mais il serait encore plus cruel de ne pas pointer l’auto-illusion collective qui nous a menés là, ou de tolérer que certains continuent de défendre ces mêmes idées ruineuses.

On peut passer autant de temps qu’on le souhaite à débattre de l’avenir de Gaza, à discuter des mérites du plan de Donald Trump, par exemple, ou des opérations militaires encore nécessaires pour atteindre les objectifs complexes et multiples d’Israël. Ce que nous ne pouvons absolument pas faire, en revanche, en aucune circonstance, c’est revenir à l’état d’esprit du 6 octobre : croire que nos ennemis perçoivent le monde selon des critères rationnels comparables aux nôtres, ou qu’ils accordent de la valeur – à la vie de leurs enfants, par exemple, ou au bien-être de leur population – plus qu’à leur objectif suprême d’anéantissement systématique des Juifs. Quiconque parle encore d’aide humanitaire, d’implication internationale ou de développement économique ne fait que défendre la répétition du même désastre – mais avec, cette fois, probablement un bilan humain encore plus lourd.

Israël, donc, ne devrait pas trop se soucier de créer de nouvelles commissions d’enquête, comme cela a été fait après chaque grande défaite militaire. L’échec, cette fois, n’était pas stratégique, mais ontologique. Le 7 octobre est ce qui arrive lorsqu’une société entière se ment à elle-même pendant des années, refusant de voir les preuves en face. Pour préserver leur palais de rêve – doré à coups de milliards issus des startups, paré de restaurants et de boutiques haut de gamme, ressemblant davantage à Berlin, Boston ou Milan qu’aux dunes du Levant trempées de sang, de sueur et de religion – les Israéliens ont dû se convaincre que les monstres au-dehors pouvaient être amadoués avec l’offre d’un palais de rêve à eux aussi. Ce vœu pieux leur a coûté le prix le plus élevé. Ceux qui se sont laissé prendre à l’illusion désastreuse qui a rendu tout cela possible peuvent être pardonnés. Mais ceux qui continuent à la défendre ne méritent pas de l’être.

 

 

 

 

 

 


 

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11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 20:16

« Nous n’avons pas fait le voyage de 3.500 ans d’histoire juive -surmonter les plus grandes difficultés auxquelles toute personne a été confrontée, revenir dans notre patrie ancestrale, construire notre état- pour la faire démolir par ces ayatollahs fous. Nous avons décidé d’agir. Nous avons agi. Nous avons agi avec le courage de notre peuple » B. Netanyahou, Capitol-Washington, 08.07.25.

 

Notre Président …Il ne cesse de vouloir occuper la scène mondiale avec des annonces de plus en plus détachées du réel. Réel qu’il semble nier car il ne correspond pas à ce qu’il voudrait qu’il soit. Dernièrement, après une balade dans une voiture avec deux chevaux allant de/vers le Palais Buckingham de Londres avec le Roi de l’Angleterre, il a tenu des propos vraiment curieux à une assistance médusée. Tout d’abord, disait-il, il faut imposer un cessez-le-feu à Gaza « sans conditions » En clair, laisser le Hamas prospérer et … on oublie les otages. Ensuite il a proposé de mutualiser les forces nucléaires française et anglaise pour qu’elles servent de dissuasion à l’Europe. Sans doute pour faire face aux 6.000 têtes nucléaires dont dispose la Russie.

Et dire que nous aurons à le supporter pendant encore deux bonnes années ! Comment peut-il imaginer qu’après avoir vu ce qu’il a fait (ou laissé faire) pendant les huit années de ses mandats le bas peuple pourrait lui faire encore confiance ? Regardons deux ou trois de ses fameuses promesses, en survolant ce qui s’est passé depuis 2017 à ce jour.

On le sait, nous vivons à crédit. Mais en 2016, pendant la campagne pour l’élection présidentielle, le candidat Macron nous a promis de réduire significativement la dette du pays. Huit ans après notre dette s’est « enrichie » d’env. 1.000 milliards € pour représenter (en 2024) env. 113% du PIB.

La dette publique par rapport au PIB en Autriche a atteint en moyenne 71,16 % du PIB entre 1988 et 2024, atteignant un niveau record de 85,60 % du PIB en 2015 et un niveau historiquement bas de 56,10 % du PIB en 1990. France : à la fin du deuxième trimestre 2025, la dette publique s'établit à 3.345,3 milliards d'euros, soit 113.5 % du PIB (INSEE). Selon le baromètre Elabe du 3 octobre 2024, 82 % des Français jugent urgent de réduire la dette publique en France.

Il est instructif de regarder l’évolution de la dette publique dans quelques pays d’Europe. Du Covid à 2024 la dette de l’Italie (la plus grande de l’Europe) s’est réduite de 15,6% du PIB tandis que la française ne s’est réduite que de 4,3%. De plus, les pays étudiés affichent une réduction en perspective, alors que seule la France affiche une augmentation à venir, en attendant 2025 ou 2026 quand elle sera 115% du PIB. Ce qui se passe actuellement c’est que le PIB augmente moins vite que le coût de la dette. La croissance du PIB (0,8%/l’an pendant des années) est pénalisée par une augmentation de la population ne contribuant pas, en proportion, au PIB. En clair, les deux à quatre millions (selon les auteurs) d’immigrés admis depuis 2017 sont une des causes majeures de la situation économique de la France d’aujourd’hui. M. Macron nous avait promis une réduction de la dette, c’est l’inverse qui s’est passé.

On sait qu’une des composantes de l’économie du pays qui pénalise la France est constituée par les dépenses sociales. La France dépense 32/34% de son PIB en actions sociales quand la moyenne de l’Europe est de 22% du PIB.

Qui se souvient encore que M. Macron a promis en 2016 une réduction du nombre d’associations budgétivores dont les actions n’apportaient rien à la nation, si ce n’est à elles-mêmes et à leurs membres. Huit ans après, le % du PIB affecté aux actions sociales reste le même et une courbe de tendance (voir graphique) nous laisse croire que rien ne va changer pendant les années à venir. Ce n’est pas tout… J’ai tracé sur le même graphique les dépenses supposées pour la défense du pays selon la Loi pluriannuelle valide jusqu’en 2030. De 50 milliards € en 2025, notre Président a promis de dépenser 20 milliards de plus dans 5 ans. Il l’a même assuré aux partenaires lors dernière réunion de l’OTAN. Vous savez, par ailleurs, que le gouvernement essaye de trouver 40 milliards € d’économies pour ne pas dépasser le seuil de 6% de déficit du budget de cette année. Mettez les trois aspects ensemble et vous comprendrez que M. Macron raconte n’importe quoi, pas seulement au pays, mais aussi au monde entier.

M. Macron nous avait promis une réduction significative du déficit budgétaire c’est l’inverse qui s’est passé. Regardez l’évolution de la dette publique et sa tendance depuis 2017 à 2024  entre la France et son partenaire essentiel, l’Allemagne :

Et puis, depuis 2026 on nous vante les mérites de la réindustrialisation du pays. Regardez le solde de la balance commerciale depuis que M. Macron veille aux intérêts de la France :

pour voir qu’il a doublé et que la perspective actuelle ne laisse pas croire à un rétablissement. Mais il y a pire.

Augmenter la population avec des personnes peu productives (ou ne contribuant pas, en proportion, au PIB) conduit - on le sait - à la stagnation du PIB/habitant au mieux ou à sa décroissance, au pire. De plus, le nombre d’heures travaillées par habitant annuellement – vu un régime inconnu dans d’autres pays équivalents au notre, joue aussi un rôle important :

France heures travaillés/habitant = 631, Allemagne 724,

PIB/habitant                  39,4k€          50,8 k€             

PIB/heure travaillée        33,4 €           52,9 €

 

Quand vous entendez M. Macron nous raconter que le chômage s’est réduit et que l’on a créé 2 millions d’emplois, mettez cela en perspective avec les chiffres précédents pour comprendre que non seulement on nous ment mais qu’on nous prend pour des imbéciles ne sachant pas calculer.      M. Macron nous avait promis la réindustrialisation du pays et, partant, la réduction massive du solde négatif de la balance commerciale, c’est l’inverse qui s’est passé

 

Je pourrais continuer, pour parler de la destruction de l’enseignement (on se gargarise avec le taux de 91,8% des jeunes ayant eu le bac sans dire que le système de notation a changé, que l’orthographe n’est plus prise en compte et que seules les impressions des examinateurs comptent) ou de celle du système de santé autrefois un des meilleurs du monde. Mais je m’arrête là. Il m’est plus que pénible d’avoir à décrire le déclin du pays et sur ce que les gouvernants de la France ont démoli avec enthousiasme. Mais que M. Macron ne sache pas tout cela, cela me semble impossible.

ooooo

               

Je reviens sur ce que B. Netanyahou a pu dire au Capitol. Il a aussi ajouté : « Si nous n’agissions pas, en un an l’Iran aurait eu une bombe nucléaire. Et le temps pressait », a déclaré le premier ministre. Le régime iranien a également prévu de construire des dizaines de milliers de missiles visant l’État juif, l’équivalent de deux bombes atomiques. Si vous agissez, vous devrez peut-être agir à nouveau. Mais si vous n’agissez pas, vous mourrez »,

 

Nous assistons, depuis deux semaines à des tentatives évidentes de la part de ceux qu’interrogeaient sur l’existence du programme nucléaire iranien (pour justifier l’opposition à tout essai de destruction) d’amoindrir ce qui a été une prestation militaire unique dans les annales mondiales. Car exécutée par Israël et appuyée par la Grand Satan. C’est l’internationalisme en action : Stade de l'agonie historique et de la stérilité spirituelle, l’internationalisme dissimule les ombres crépusculaires de la culture.  (E. Cioran, Apologie de la Barbarie).

Et les experts et les pronostiqueurs divers et variés assuraient, pendant les premiers jours de du combat ouvert entre Israël et l’Iran, avec une confiance remarquable, que le Moyen-Orient était au bord d’une guerre régionale totale. Des discussions sur CNN aux messages sur X, des pages d’Instagram aux interminables points de presse politiques, le récit semblait gravé dans le marbre : il y aurait une réaction en chaîne : les monarchies arabes sunnites entraînées, le Hezbollah lancé depuis le Nord, les Houthis depuis le Sud, la Syrie s’embrasant à nouveau. Le détroit d’Hormuz serait fermé. Le pétrole exploserait. Et Téhéran déclencherait des vagues de vengeance asymétrique à travers son réseau de proxies allant de Beyrouth à Sanaa. Certains ont prédit une guerre qui durerait des mois. D’autres parlaient en termes d’années. Résultat ? 12 jours après, un cessez-le-feu pour ne pas faire tomber le régime des mollahs.

Alors disons-le clairement : ce que MM. Netanyahou et Trump ont accompli durant les 12 jours de guerre contre l’Iran n’était pas un miracle. C’était du leadership. C’était de la clarté. C’était Churchillien – pas dans la théâtralité mais en sachant quand agir et quand ne pas le faire. Et ce faisant, ils ont donné tort aux prédictions. Pas de guerre de masse. Pas de soulèvement de la rue arabe. Pas d’effondrement pétrolier. Pourtant, dans les cercles politiques, les appels à la « désescalade » dominaient… Le ministre français des Affaires étrangères a même fait remarquer qu’Israël doit faire preuve de « retenue face à l’agression » (soi-disant les 600 missiles et 1000 drones venant d’Iran), une phrase si absurde qu’elle s’effondre sous sa propre logique. Imaginez conseiller à la Grande-Bretagne de désescalader pendant une attaque à la roquette V-2 en 1944.

Israël donne l’exemple d’une résilience que peu de pays au monde peuvent montrer : deux années de guerre mais le PIB augmente de 3,3% en 2025 et l’on prévoit 4,6% pour 2026. Vous souvenez-vous que M. Macron a annoncé que la France allait mettre 100 millions d’euros pour l’IA ? Israël vient d’annoncer un nouvel investissement de 200 millions de $ dans un « quantum fond » commun avec les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et l’UAE (Globes, 02.07.25). Et NVIDIA dont la capitalisation vient de dépasser 4.000 milliards de $ va renforcer sa présence en Israël en achetant un terrain de 10.000 ha pour quelques milliards de $ (TOI, 08.07.25). La haute technologie israélienne rebondit, lève 9,3 Milliards $ au premier semestre de 2025. Malgré la guerre multi-fronts, les menaces de missiles de l’Iran et du Yémen et les perturbations des vols aériens, la haute technologie israélienne connaît une forte reprise. Et Tel Aviv se classe au 4e rang mondial des startups, gagnant une place par rapport à l’année dernière dans le Global Startup Ecosystem Report (GSER) de 2025.

Quant à notre Président et ses obsessions anti-israéliennes, laissons-le pérorer, personne ne le prend plus au sérieux. En revanche, vouloir mutualiser la force de frappe française cela fera sortir le Général de sa tombe. Je l’espère.

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