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8 juin 2025 7 08 /06 /juin /2025 09:21

C’est certain, notre Président n’a plus rien à faire en France vu que ses seules occupations sont relatives au monde : la France s’est révélée trop petite pour ses talents, que ce soient ceux financiers (« Mozart de la Finance ») ou géopolitiques (voir sa compétence mise en œuvre pour convaincre M. Poutine d’arrêter sa guerre d’agression en Ukraine à travers de multiples tentatives, en commençant en février 2022).

 

Pour ce qui est de ses talents financiers - en se souvenant ce qu’il nous a promis pendant ses campagnes présidentielles - je ne citerai que trois groupes de chiffres : (a) le solde commercial de la France (export/import, biens) est passé de -37,7 Milliards € à -133,5 en 2022 et resté à -56,4 en 2024 (INSEE Solde du Commerce Extérieur) : à rapprocher des rodomontades constantes concernant la réindustrialisation du pays et la création de nouvelles usines… ; (b) le déficit de la Sécurité Sociale est passé de 4,5 Milliards € en 2017 à 22,1 en 2025 (budget.gouv.fr) pour un système de santé qui - personne ne peut dire le contraire - n’a fait que détériorer ses prestations (nombre de lits, personnel médical, consommation médicaments, etc.,) ; (c) la dette publique (comptable) est passée de 2.262 Milliards en 2017 à 3.305 (mars 2025, économie.gouv.fr) – elle sera (nous dit-on) de 3.500 Milliards à la fin de l’année soit 1.000 milliards de plus depuis que le Mozart de la Finance est au pouvoir. Juste pour que nous nous rappelions, il avait promis de réduire la dette et, aussi, le nombre de fonctionnaires de 150.000 : 5,7 millions en 2017 – 5,8 à fin 2023 et encore + 60.000 en 2024 (INSEE), bref, au lieu de réduire le nombre de 150.000 il a présidé à l’augmentation de 160.000.

 

Face à une crise du coût de la vie, à l’augmentation de la délinquance, à l’échec des services publics et aux émeutes dans les banlieues ou sur les Champs Élysées, le gouvernement de M. Macron a finalement pris des mesures concrètes - il interdit de fumer sur les plages et à l’extérieur près des écoles. Pas tout à fait, bien sûr, seulement dans les endroits où des enfants pourraient être. Souvenez-vous de Jean Gabin et Brigitte Bardot, cigarettes à la main, c’est tellement loin !

 

Est-il seul responsable ? Certes, non. Mais regardez l’évolution de sa côte de popularité de mai 2017 à mars 2025 :

Ce qui précède explique, en partie, pourquoi (après une dissolution réussie qui a fait que quatre gouvernements se sont succédé en un an) il a décidé de faire de la géopolitique. Et ne réussissant pas grande chose du côté de l’Ukraine il a enfourché le cheval - blindé à l’épreuve de balles - le seul qui puisse être permanent, le conflit israélo-palestinien. Celui qui fait vivre depuis des lustres des dizaines de milliers de fonctionnaires du monde entier, tous voulant résoudre un problème qui devrait figurer à côté des trois insolubles de l’antiquité (la quadrature du cercle, la trisection de l’angle et le dédoublement du cube).

 

J’essaierai de jeter un peu de lumière sur un seul aspect, présent depuis des mois, dans les efforts de M. Macron (et d’autres) de résoudre un conflit en vouant aux gémonies un seul des belligérants, Israël. C’est aspect s’appelle « famine à Gaza ». Souvent on lui attache aussi le qualificatif « génocide ».

 

Si vous ne l’avez su jusqu’ici, sachez que la famine à Gaza est la preuve du génocide en cours que M. Macron (et d’autres) veut arrêter. C’est une bonne intention, n’est-ce pas ? Avez-vous déjà entendu parler d’un génocide dans lequel l’agresseur accepte un cessez-le-feu et cherche à apporter de l’aide aux civils, tandis que la victime refuse et ordonne à son peuple de refuser la nourriture ? C’est le jeu auquel joue le Hamas à Gaza. Et M. Macron n’est pas au courant ? La population de Gaza était de 2.166.269 habitants en 2022 et de 2.300.000 en 2024 :

 

Le taux d’augmentation de la population est, depuis 1997 supérieur à 3%/l’an. (Recteur Sorbonne). Le seul génocide, au monde, qui fait croître la population.

1,98 million de tonnes d’aide ont été livrées dans plus de 100.000 camions et 10.000 palettes, (COGAT, l’organisme de défense israélien chargé de coordonner l’aide à Gaza). La grande majorité a été transférée par voie terrestre, tandis que près de 10.000 tonnes ont été expédiées par voie maritime et plus de 7.000 tonnes ont été livrées par voie aérienne.

Au cours du cessez-le-feu de libération d’otages du 19 janvier au 18 mars, plus de 25.000 camions humanitaires sont entrés dans Gaza. Ils transportaient environ 450.000 tonnes d’aide, (COGAT). Regardez le garçon qui transporte un carton de nourriture : qui peut croire qu’il risque de mourir de faim ? 

 

Résumons. Si la guerre défensive d’Israël à Gaza est qualifiée de génocide, elle constituerait une aberration historique frappante : peut-être le premier cas de génocide déclenché par une attaque terroriste massive impliquant le massacre de civils et la prise d’otages ; la première fois que le génocidaire a permis l’arrivée de nourriture, de carburant et d’aide humanitaire sur le territoire de sa victime présumée; et potentiellement, le seul cas où les auteurs n’avaient aucun plan préalable ou engagement idéologique à l’extermination. Il peut également être unique en ce que les combattants du groupe ciblé se sont délibérément intégrés dans l’infrastructure civile et ont cherché à augmenter les pertes civiles à des fins stratégiques et de propagande. Et il pourrait s’agir du seul génocide qui puisse être stoppé de façon plausible sur-le-champ — non pas par le génocidaire, mais par le groupe revendiquant la victimisation. Plus précisément, si le Hamas relâchait les otages et déposait ses armes, la campagne militaire d’Israël — après avoir atteint ses objectifs fondamentaux — cesserait surement.

 

Comment se fait-il que les grands de ce monde ne veuillent pas concéder que si Israël arrêtait la guerre, sans avoir détruit le Hamas, elle prendrait le risque d’en avoir encore et encore à souffrir les conséquences tandis que si la Hamas rendait le 58 otages (23 vivants, 35 cadavres) et déposait les armes la guerre s’arrêtait ? Rien à faire, Israël se trouve vilipendée par tous les médias et, comme un écho, par tous les Macrons de l’Occident et les potentats arabes (sauf des exceptions notables – UAE, par exemple, Maroc aussi). Sans se poser une question simple à tous ceux qui disent à Israël d’arrêter la guerre : comment mettre fin de façon permanente à une guerre avec un culte de la mort djihadiste profondément ancré et supporté par une population de 2,2 millions de personnes, dévouée à votre anéantissement, qui proclame ouvertement ses objectifs ?

 

Toute la semaine qui vient de passer, de Hanoï à Singapour en passant par Djakarta notre Président n’a pas arrêté de parler de Gaza et (en mal) d’Israël. Il donne l’impression d’avoir trouvé Dieu : lui-même. Il a réussi à entraîner dans sa croisade anti-Israël le socialiste anglais Starmer et le libéral canadien Carney. Les trois secondés par l’ancien ami de Yasser Arafat, aujourd’hui Secrétaire Général de l’ONU et anti-israélien fervent, M. Guttierez : tous éructent « la situation à Gaza est intolérable et s’aggrave de jour en jour » (TOI, 02.06.25). Pourtant une Commission de l’ONU vient de faire rapport « pas de famine à Gaza », rapport disponible depuis une semaine et IPC (autorité indiscutable pour ce qui est de la famine dans le monde) itou :

IPC fait savoir : 10.04 – Septembre 2025 « Dix-neuf mois après le début du conflit, la bande de Gaza est toujours confrontée à un risque critique de famine » avec l’ensemble de la population qui devrait faire face à une crise ou à une insécurité alimentaire aiguë plus grave (phase 3 ou supérieure de l’IPC) (famine = phase 5). Il n’y a pas famine, il y a un risque de famine !

« Pourtant, même le comité d’examen de la famine de l’IPC a admis à la mi-2024 que la famine ne se produisait pas. De même, le rapport du FEWS NET a été retiré. Ce qui est vite devenu clair, c’est que des erreurs de calcul généralisées, notamment sur les quantités de nourriture entrant dans la bande de Gaza, les niveaux de nutrition avant le déclenchement de la guerre et les fausses données sur les décès ont été prises en compte dans un système de déclaration biaisé» (WSJ 28.05.25)

 

Et, pourtant, ils n’arrêtent pas, tous, y compris M. Macron et le Pape, tous les jours… de menacer Israël de pis que pendre car famine à Gaza … Pour ne pas parler du rôle du Hamas dans tout cela. Ce que je souhaiterais aux Soudanais, aux Érythréens, aux populations du Congo, c’est l’approvisionnement alimentaire de Gaza.

 

 Ils savent tous que le seul problème à Gaza est le vol par le Hamas de l’aide alimentaire gratuitement offerte par tous les bienfaiteurs et sa revente à des prix prohibitifs pour obtenir des fonds pour embaucher de nouveaux jeunes terroristes. Et on vient de l’apprendre : une nouvelle organisation (israélo-américaine) mise en place lundi/mardi, 26/7.05.25 a distribué « Environ 997.920 repas, portant le nombre total de repas distribués en trois jours environ 1.838.182 via environ 17.280 cartons", précisait l'organisation privée. (29.05.25). L’analyse de l’IPC est claire : il n’y pas eu et il n’y a pas de famine à Gaza. Si tel n’était pas le cas on l’aurait su par le nombre de morts, non ? Curieux, on n’en a pas déclaré un seul.

 

Pourquoi, diable, M. Macron et consorts ne s’occupent-ils du Soudan, par exemple ? IPC (24.12.24). Le FRC a trouvé de la famine dans au moins cinq régions du Soudan pour lesquelles il existe des données fiables, et projette la famine (phase 5) dans cinq autres régions entre décembre 2024 et mai 2025. Le risque de famine au cours de la période de projection est confirmé dans dix-sept autres zones.

Et dans le reste du monde? "En 2024, plus de 295 millions de personnes dans 53 pays et territoires ont connu des niveaux aigus de faim, soit une augmentation de 13,7 millions par rapport à 2023. L'aggravation de la prévalence de l'insécurité alimentaire aiguë, qui atteint désormais 22,6 pour cent de la population évaluée, est très préoccupante. C'est la cinquième année consécutive que ce chiffre reste supérieur à 20 pour cent" (WFP) Comment imaginer que tous ceux qui disent pis que pendre du comportement d’Israël et de la famine à Gaza ne savent pas ce qui se passe au Soudan ou dans le monde ? Ils le savent, sans doute, mais Israël à l’avantage d’être juif et alors …

 

Alors, on demande - toujours à Israël - d’accepter un cessez-le-feu. Les appels à un cessez-le-feu peuvent sembler moraux. Ce n’est pas le cas. Un cessez-le-feu sans victoire récompense des crimes de guerre tels que la prise d’otages en masse, la torture, les mutilations, les viols, l’utilisation délibérée de boucliers humains et le massacre de civils. Ce ne sont pas des tactiques de désespoir, mais des stratégies de coercition. Si de telles méthodes sont jugées efficaces, elles deviendront un modèle pour tous les groupes terroristes, milices ou régimes hostiles dans le monde. Et si les armes se taisent maintenant, si la guerre se termine avant que le Hamas ne soit clairement et résolument vaincu, alors ce sera une victoire du Hamas. Et comme ils l’ont clairement dit, ils essaieront encore et encore. Israël fait face à un dilemme évident : arrêter la guerre pour libérer les 23 otages et 35 cadavres et accepter une autre guerre à un moment inconnu. Ou continuer la destruction du Hamas tout en risquant de ne pas sauver les 23 otages vivants et les 35 cadavres. Comment peuvent-ils, MM. Macron, Starmer, et alea (tous les autres « chefs d’État et de gouvernement ») oser suggérer la façon de régler le problème ? Une victoire du Hamas établirait une nouvelle norme horrible : que si vous violez chacune des règles de la guerre avec suffisamment de cruauté stratégique — en utilisant votre propre population comme bouclier, en stockant des roquettes dans les hôpitaux, en plaçant des tireurs d’élite dans des minarets, et en veillant à ce que le plus grand nombre possible de civils soient exposés au danger — alors l’indignation internationale ne retombera pas sur vous, mais sur l’État qui essaiera de vous arrêter. Ils doivent bien savoir tous ceux-là car ils ne peuvent pas ne pas se souvenir que « L’Allemagne et le Japon se sont rendus car nous avons bombardé Dresde et largué des bombes atomiques au Japon. La guerre a une règle : ne pas commencer ce que vous ne pouvez pas terminer. Si le Hamas ne se rend pas pour sauver le peuple palestinien, les Palestiniens pourraient faire un "Mussolini" Mais ils détestent trop Israël » Département de State@StateDept 11.02.25

oooo

 

Allez, soyons confiants, Israël pendant ces deux ans de guerre continue à innover :

Iron Beam est le seul système de ce type au monde avec un Laser d’une puissance aussi élevée que 100 kilowatts. Le directeur de faisceau permet une portée d’environ 10 km, et une grande précision pour détruire des objets volants, fusées, drones ou obus de mortier. Pour un coût unitaire de chaque tir de 10/15 $ quand les intercepteurs du Dom de Fer coûtent 30.000$ pièce. Seul pays au monde à en disposer. C’est l’innovation constante qui fait que les exportations de défense israéliennes vers l’Europe (dont certains pays menacent Israël d’arrêter de lui livrer des armes) ont bondi à plus 54 % des exportations totales de défense l’an dernier, après un peu plus de 33 % en 2023. La raison de l’augmentation actuelle des exportations de défense israéliennes vers l’Europe est claire. L’invasion russe de l’Ukraine au début de 2022 a mis fin à une ère de paix et a plongé le continent dans une course aux armements et de reconstruction militaire.

 

Et … Le pays se classe 4ème selon l'Indice mondial du bonheur des Nations Unies et 2e selon l'Indice de la jeunesse. ONU Indice Mondial du bonheur.

 

A  bon entendeur … Il n’y aura pas de paix au Moyen-Orient tant qu’un groupe comme le Hamas contrôlera physiquement le territoire et sera la puissance dominante à Gaza ou ailleurs au Moyen-Orient. @SecRubio

 

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28 mai 2025 3 28 /05 /mai /2025 14:58

Dans le vieux pays où je suis né (Roumanie), dans les années 30 on écrivait sur les murs « les juifs en Palestine ». 90 ans après, sur les murs de la Norvège du Nord en descendant jusqu’en Espagne en passant par la France et sur ceux de la Slovénie de l’Est jusqu’à l’Irlande en passant par l’Angleterre, on écrit sur les murs « Free Palestine, from the river to the sea » Libre de quoi ? De juifs. Et des manifestants plus téméraires placardent « Les juifs hors de Palestine » Que s’est-il passé entre temps ?

 

Que s’est-il passé entre temps ? Une vie d’homme pour moi, un rien du tout pour l’histoire multimillénaire de cette tribu à nulle autre pareille. Après la première dispersion perse (597 avant JC. L’exil à Babylone) et le retour sur leurs terres, ensuite la deuxième dispersion (70, Rome) et leur présence dans, presque, tous les pays du monde, un deuxième retour commence au 19ème siècle. Des expulsions ? Ils en ont connu. Un peu d’histoire ne devrait pas ennuyer le lecteur. Du Nord au Sud et de l’Est vers l’Ouest.

 

Norvège - Les juifs sont exclus du royaume -article de la constitution de 1814-, abrogation 1851 (avec un numerus clausus) réintroduit en 1940, abrogé en 1945. 2200 juifs présents en Norvège, 750 d’entre eux ont été envoyés vers des camps par les autorités norvégiennes aidant l’occupation allemande. Depuis, après une pause de presque 20 ans, la Norvège est graduellement devenue un partisan ouvert de la cause palestinienne et comme corollaire, un des contempteurs les plus efficaces d’Israël : le premier pays ayant décidé via son fond souverain de désinvestir (BDS) de sociétés israéliennes.

 

France - la première expulsion de juifs de ce qui était le territoire devenu la France a eu lieu en 533 suite à la décision du fils de Clovis – premier roi de France, catholique. Et comme la France fait toujours mieux que tout le monde … en 1615 a lieu la dixième expulsion, purement formelle et sans effet, puisqu’il ne reste qu’un seul Juif au royaume de France, le médecin de la cour de Marie de Médicis, (Wikipédia). Pour en arriver là, on a assisté - 1096 : en route vers la Terre sainte, les croisés massacrent les communautés juives des villes qu'ils traversent ; 1296, Saint Louis oblige les juifs à porter la Rouelle (précurseur de l’étoile jaune) ; 1306, le roi Philippe le Bon ; les Juifs quittent les Antilles françaises quand ils en sont expulsés en 1683, expulsion confirmée par le Code Noir, dont le premier article enjoint à « tous nos officiers de chasser de nos dites îles tous les Juifs qui y ont établi leur résidence » Certes, les choses ont changé dès 1789 et, surtout, avec Napoléon. Et puis … Pétain et les 76.000 juifs envoyés aux camps de la mort et, pour ne pas les oublier, encore quelques milliers morts, les armes de la résistance à la main ou comme détenus dans les camps français. Tout laisse des traces.

 

Espagne - les premiers contacts des Juifs avec la péninsule ibérique remonteraient au temps de Salomon (10ème siècle avant JC). Tolérés pendant l’occupation musulmane, la reconquête des rois catholiques et Isabelle la Catholique les expulse en 1492 ; l’inquisition se charge, ensuite, soit de faire convertir des juifs soit de les trucider comme « marranes ». Certains réussissent à partir -des grands noms connus en France : Montaigne, les frères Pereire, Mendès-France, Pissaro… Tout laisse des traces : le village « tue-les-juifs » qui n’a changé de nom qu’en 2015 :

 

Russie (soviétique, comme disait le Général) - en 1928, Staline décide la création d'une « entité nationale juive » en Extrême Orient (Birobidjan) projet repris en 1952 avec la même raison : éloigner les plus de 3 millions de juifs vivant en Russie trop près des centres de décision (trop d’intellectuels, trop…) - heureusement il décède après le « complot des blouses blanches » en mars 53 et le projet est abandonné.

70 ans après restent en Russie env.150.000. D’évidence, plus besoin du Birobidjan…

 

Angleterre – 1144, accusations de meurtre rituel, 1290 expulsions (Edouard 1er) – réadmission 1656 (Cromwell). Aujourd’hui, vivent en Angleterre env. 290.000 dont env. 2/3 dans la région de Londres. Ville dans laquelle, pour que des juifs puissent aller d’une zone de concentration familiale à une autre, on a créé une ligne bus spéciale.

 

Que s’est-il passé entre « les juifs en Palestine » et « les juifs hors de Palestine » ? Que sommes-nous en train d’oublier ?

 

La Shoah et ses six millions de morts dont, env. 1,5 million d’enfants. Le continent qui a donné au monde Spinoza, Marx, Freud, Einstein et parmi les 950 lauréats du prix Nobel (de 1901 à 2023) au moins 25 % qui étaient Juifs avait, aussi, laissé l’Allemagne  mettre en place une solution finale pour que l’on en finisse. Quand on sait que les juifs dans le monde sont env. 14 millions (0,17% du total) on est ébahi par leur nombre de lauréats Nobel : au prorata des populations du monde ils sont 120 fois plus nombreux. 59% des prix « Biomédical », 56% Physique 38% Economie, 36% Chimie. N'a-t-on pas le droit de se demander combien de futurs Spinoza, Marx, Freud, Einstein, parmi le million et demi d’enfants assassinés, sont parti en fumées ?

 

Et tout ce qui précède nous a amenés à aujourd’hui. Dans la population de l’Europe (env. 450 millions) ils sont env. 800.000 soit moins de 0,18% mais ils accumulent env. 56% de toutes les agressions (verbales, vol, meurtre – FRA, 11.07.24). Pas la peine de démontrer que, comme pour le Prix Nobel, ils sont à la première place ! Exemple la France : en 2024, 448.000 juifs, 1.736 agressions (de toute nature, y compris meurtres), env. 4,5 millions musulmans, 173 agressions (Libé, Checknews) ; soit env.100 fois plus pour les juifs au prorata des populations. Comme pour les Prix Nobel ils sont à la première place. Mais les médias nous le rabâchent, jour pair et jour impair, il faut lutter contre « l’islamophobie » Le tout sous l’œil fatigué de notre Président qui a gardé depuis l’année dernière, sur son bureau, un rapport commandé par le ministre de l’Intérieur de l’époque concernant l’avancement de l’entrisme des Frères Musulmans. On vient de l’apprendre, il a convoqué en urgence un Conseil de Défense qui … a décidé de se revoir dans quelques semaines.

 

Si vous êtes sous pression pour faire quelque chose mais que vous savez que vous ne pouvez rien faire, que faites-vous ? Eh bien, vous ne faites rien d’autre que de donner l’impression de faire quelque chose qui fait appel à de grands principes et à de grands sentiments.

 

Le soi-disant ministre des Affaires Étrangères vient de déclarer, au sujet de la position de la France quant à ce qui se passe au Proche-Orient, "Nous ne pouvons pas permettre que nos grands principes soient violés". Les dirigeants français ne disent que ce qu’ils veulent qu’Israël fasse, jamais ce que le Hamas devrait faire. Ils oublient que le Hamas pourrait mettre immédiatement fin à cette guerre en libérant tous les otages restants et en rendant ses armes. Comment ne se rendent-ils pas compte que mettre fin immédiatement à la guerre à Gaza veut dire, clairement, « laisser le Hamas se reconstituer et… dans quelques années… » Les principes de M. Barrot lui commandent de « taper » sur Israël car ses « sentiments » sont du côté opposé. A nous rappeler Guy Béart « Aujourd'hui les filles s'émancipent, Et vous parlent de leurs grands principes, Puis elles font comme leur maman, En vertu des grands sentiments » Mais « Si je dois choisir entre la vie de mes enfants et la sympathie des Européens, le choix est clair », a déclaré S. Haskel Députée à la Knesset. (JNS, 27.05.25)

 

La déclaration ? Ils se sont mis à trois (France, UK, Canada) pour menacer Israël en lui demandant « Nous appelons le gouvernement israélien à mettre fin à ses opérations militaires dans la bande de Gaza… » et Monsieur Barrot (France Inter, 20.05.25) déclare qu’il condamne les actions d’Israël à Gaza (?!) et annonce que la France envisage de prendre des mesures concrètes. Pauvre Monsieur Barrot. Il ne sait même pas qu’une mesure qui n’est pas concrète est un hénide… et le fameux Dominique de Villepin (qui disait « gérer le cerveau de J. Chirac) qui a essayé de prévenir la chute de Saddam Hussein, est sorti de son cabinet d’avocat pour le Qatar (principalement sponsor des Frères Musulmans en France) pour demander que la CPI juge les dirigeants politiques et militaires d’Israël. Grands principes, moralité, condamnations.

 

La clarté morale du Royaume-Uni, de la France, du Canada ? Ces soi-disant champions des « droits de l’homme » n’ont rien fait pendant 19 mois pour empêcher le Hamas d’utiliser son propre peuple comme boucliers humains, tout en exigeant qu’Israël nourrisse et soigne la même population utilisée pour protéger les terroristes ! « Pourquoi Israël devrait-il être responsable de l’aide à Gaza ? Israël est la victime. Nous n’avons pas fourni d’aide à l’Allemagne et au Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. » (T. Cotton, Sénateur USA,16.02.25). Pourtant, lundi 170 camions (quelques 5.000 tonnes… JNS 26.05.25) sont entrés dans Gaza. Mais ils font semblant de ne pas le savoir pour … raviver la solution magique, que l’on essaye de faire avaler à Israël, à laquelle les Palestiniens ont dit NON chaque fois qu’ils ont dit quelque chose. Car « Israël est un cas exceptionnel, né d'une erreur historique » (Michel Rocard, Alexandrie, 2014) a laissé des traces. Et, toujours la France, elle recommence. La tentative d’imposer une solution pacifique pour le Moyen-Orient est, depuis des décennies, un essai consistant à faire la quadrature du cercle. L’histoire du conflit au Moyen-Orient depuis 1948 nous enseigne que la préoccupation première des Arabes palestiniens n’a jamais été d’avoir un État indépendant. L’objectif principal a toujours été la lutte contre l’existence d’Israël et, en fait, la destruction de l’État juif, un objectif ouvertement déclaré dans sa charte par l’organisation terroriste Hamas. Vouloir reconnaître un état Palestinien après le 7 octobre 2023 c’est de la folie furieuse. Les deux “grands” pays arabes (UAE et Arabie Saoudite) n’arrêtent pas de dire « UAE FM : Faites sortir les otages en premier, remplacez le gouvernement du Hamas à Gaza » pour mettre fin à la guerre à Gaza (YH, 16.05.25). Mais tous ceux qui depuis 48 gardent et assurent l’existence des quelques millions de descendants des 750/800 milliers palestiniens partis (ou expulsés) de l’État d’Israël, dont l’existence venait d’être confirmée par la garantie de l’ONU, en état de réfugiés (plus de 100 milliards de $ d’aides fournies par les États Unis et l’Europe), le font avec l’espoir qu’un jour, enfin, Israël disparaisse pour qu’ils puissent rentrer « chez eux ».

 

La France ? On vient de la mettre à la porte du Mali, Burkina Faso, Niger, Chad, Sénégal et Côte d'Ivoire : M. Macron et le Quai antisémite de toujours cherchent de nouveaux alliés au Proche Orient.

 

Soyons clairs : si ces dirigeants occidentaux se souciaient vraiment de la vie des Gazaouis, ils auraient exigé que l’Égypte ouvre la frontière de Rafah et respecte le droit d’asile international. C’est tout ce qu’il faut. En fait, ce que le président Trump aurait pu faire aussi pour mettre fin à cette crise humanitaire est de menacer l’Égypte de la perte de l’aide américaine à moins qu’elle n’ouvre le terminal de Rafah et ne permette une évacuation sécuritaire. En même temps, M. Trump aurait pu utiliser une autre pression pour libérer les otages - menacer le Qatar de déplacer l’énorme base américaine qui s’y trouve (13.000 hommes). Mais le Qatar lui a fait cadeau d'un Boeing 747 … Le Qatar, « médiateur » entre le Hamas et Israël, le Qatar qui a abrité pendant des années les dirigeants du Hamas à l’intérieur de ses frontières et a financé les Frères Musulmans avec des milliards de dollars, a toujours pris une ligne ouvertement pro-Hamas et anti-Israël. Sheikha Moza bint Nasser, mère de l’émir du Qatar et présidente de la Fondation du Qatar, déclarait qu’Israël avait fabriqué les rapports sur les atrocités du Hamas, et accusait Israël de répandre des récits historiquement faux qui « ont pris le dessus sur l’esprit collectif du monde »

 

Et on continue … « Palestine will be free » Qui, diable se chargerait d’expliquer que le pays des Juifs à l'origine, était Israël antique. Le peuple juif est issu des Israélites qui ont vécu dans la région du Croissant fertile et sur la côte de la Méditerranée orientale et qui étaient les descendants des hébreux qui peuplaient la terre entre le Jourdain et la mer quelques 3.500 ans avant JC. « Je ne suis pas naïf. Je sais très bien qu’Israël ne peut se permettre de perdre une seule guerre face à un environnement arabo-musulman qui ne lui fera jamais de cadeau. Je sais que les Palestiniens ont, dans leur histoire, refusé toutes les propositions territoriales qui leur ont été faites (plan Peel de 1939, partage de l’ONU de 1947, propositions des gouvernements israéliens Barak en 2001 et Olmert en 2008). Je suis admiratif de tout le travail – agricole comme technologique - réalisé par les sionistes en Terre sainte.

La réussite économique d’Israël est un modèle qui s’impose dans tout le Moyen-Orient et qu’admirent sans le cacher les pays arabes qui ont rejoint les accords d’Abraham. Il ne tenait qu’au Hamas d’opter en 2006 pour un modèle de développement à la Singapour pour la bande de Gaza – pour lequel il aurait obtenu des milliards de la part des pétromonarchies du Golfe » (RG, Le Figaro, 27.05.25). Il a obtenu les milliards et a préparé la guerre de destruction d’Israël (MB).

Mais rien ne va mieux que condamner Israël pour le « génocide » à Gaza : la famine est annoncée depuis 15 mois, on attend toujours des morts. « Avez-vous déjà entendu parler d’un génocide dans lequel l’agresseur accepte un cessez-le-feu et cherche à apporter de l’aide aux civils, tandis que la victime refuse et ordonne à son peuple de refuser la nourriture ? C’est le jeu auquel joue le Hamas à Gaza » (Wall Street Journal, 28.05.25)

On considère que la vieille méthode, qui permet au Hamas de détourner l’aide et de la vendre aux civils, est neutre et nettement préférable. Le fait qu’elle ait prolongé la guerre en soutenant une armée terroriste n’est apparemment pas de préoccupation humanitaire dans l’univers moral à l’envers de la « communauté internationale ». (WSJ, 28.05.25). By the way … Population de Gaza – 2.166.269 habitants (2022), 2.300.000 (2024) (Google). Le taux d’augmentation de la population est, depuis 1997 supérieur à 3%/l’an. (Recteur Sorbonne) :

 

 Le seul génocide, au monde, qui fait croître la population.

ooo

 

Après « Les territoires perdus de la République » (G.B, 2004), après « Une France soumise » (G.B, 2017), bien que l’on sût tout, le ministère de l’Intérieur demande un rapport sur les activités des Frères Musulmans en France. Il est rendu, classé « Secret Défense » et reste sur le bureau de notre Président depuis l’été 2024. L’actuel ministre de l’Intérieur le « déclassifie » (74 pages avec des passages occultés) et apprend au pays ce que l’on savait au moins depuis 2004. Les hauts fonctionnaires qui ont effectué le travail ont suggéré (comme il était normal) des mesures qui pourraient rendre une concorde démographique, sociale, politique plus cohérente avec la République. Deux d’entre elles attirent l’attention : généraliser l’enseignement de l’arabe à l’école (?!) et … reconnaître un état palestinien (!). Dans un pays qui s’enorgueillit des milliards que le principal sponsor mondial des Frères Musulmans (Qatar) « investit » en France, aurait-on besoin d’un doctorat en sciences politiques pour s’attendre à autre chose ?

 

 

 

 

 

 

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22 mai 2025 4 22 /05 /mai /2025 08:30

Nous assistons, depuis une ou deux semaines, à un « buzz » impossible à éviter : feux à volonté, sur Gaza, c’est-à-dire sur Israël. Pas par hasard : notre Président n’ayant plus rien à faire pour la France (sans majorité au Parlement et un gouvernement qui n’est pas à sa botte) n’a plus que deux sujets qui prennent son temps, l’Ukraine et Israël. Et comme pour l’Ukraine il ne peut pas faire grand-chose (divergences avec la Pologne, l’Allemagne, la Hongrie…) il s’en donne à cœur joie sur Israël.

Il est impuissant pour la France, il est outrecuidant pour tout ce qui concerne Israël.

 

On est, quand même, surpris. Un quart de l‘Europe (Espagne, Irlande, Pays Bas, France, Belgique) pays de grande tradition antisémite ancienne ou nouvelle - induite par la Weltanschauung du nouveau peuple qui s’y installe - ont comme principale préoccupation de vouer aux gémonies un pays, Israël, en prenant comme tête de turc (so to speak) le gouvernement actuel de ce pays. Parce qu’il serait d’extrême droite. Ayant vécu en Israël, ayant suivi toutes les élections depuis le début des années 60, j’affirme (en attendant que l’on me prouve le contraire) que les ministres qualifiés d’extrême droite sont, ce que l’on a connu en France, des radicaux-socialistes. Et que les discours anti-Israël ne sont que de nouvelles manifestations de ce qui est connu depuis que le monde est monde (ou depuis l’âge de fer, 3.500 ans avant JC), la judéophobie connue depuis 1860 (Wilhem Marr) comme « Antisemitismu»

 

Faisons simple. L’Allemagne a attaqué l’Union Soviétique en 1941, 27 millions de russes sont morts mais en 1945 les troupes russes arrivent en Allemagne. Pour obtenir la capitulation de l’Allemagne, on a réuni autour de Berlin 2,5 millions de soldats, 6.250 chars d’assaut, 41.600 canons et 7.500 avions (Wikipédia). Les canons installés à 10m. l’un de l’autre ont tiré à une cadence de 1 coup/5 minutes. Il n’est plus rien resté de Berlin. Plus de 2 millions de femmes allemandes ont été violées par les soldats russes. (Le Monde, 20.12.2008). Du côté Ouest les "anglo-américains"  ont déversé des bombes sur Dresde qui ont fait entre 35 et 100 mille morts (Google, 13.02.25). J’ai vu Dresde 36 ans après (1981), c’est-à-dire que j’ai vu les ruines d’une ville, à ce moment-là encore, détruite à 90 %. Puisque j’ai dit « faisons simple » j’arrête-là. Un grand procès après mais … les alliés n’ont été jugés ni condamnés par personne. Curieux, non ?

 

Curieux car - toutes proportions gardées - le Hamas et ses supports à Gaza, attaquent Israël, font le premier pogrome depuis la Shoah, le tout dans le cadre de sa raison d’être, la destruction de l’État d’Israël en vue de créer un État Palestinien sur le territoire entre le fleuve (le Jourdain) et la mer (Méditerranée). Curieux, car le monde entier et sa mère s’est révolté contre Israël pour ce que ce pays, dans le cadre d’une guerre juste, de défense, à caractère existentiel, a fait (et continue de faire) à Gaza. Parce que ce n’est pas proportionnel – les soldats de Tsahal auraient dû violer autant de femmes que les barbares terroristes du Hamas ont violées en Israël ? Parce qu’il y a trop de morts (selon le Hamas, 52.000 dont 70% femmes et enfants) – nonobstant le fait que même selon les chiffres (contestés par tous les statisticiens sérieux) du Hamas, le ratio nombre civils vs nombre combattants a été (est) le plus petit connu dans une guerre. Bien que, dans cette guerre, les civils soient les boucliers de combattants et qu'aucun abris n'existe pour s'y abriter, ce n'est pas un oubli, c'est la "stratégie" du Hamas ... plus il y a des victimes, plus il y a du sang versé, plus vite et plus fort le monde entier condamnera Israël.  La stratégie du Hamas. On oublie que la dernière campagne à laquelle la France a pris part (contre l’État Islamique) le ratio était trois ou quatre fois plus grand. Mais, cerise sur le gâteau, Tom Fletcher, le chef humanitaire des Nations Unies, a déclaré dans l’émission de BBC Radio 4 « Il y a 14.000 bébés qui vont mourir dans les prochaines 48 heures à moins que nous ne puissions les joindre. BBC, 20.05.25 – nouvelle qui a fait le tour de la planète sur les premières pages de toutes les gazettes et justifié de nouvelles condamnations du chœur des pleureuses annonçant cette fois-ci, la préparation de sanctions contre Israël. UN JOUR APRES, Ls Nations Unies ont publié une correction concernant une allégation largement répandue selon laquelle 14.000 bébés de Gaza auraient été exposés à la mort en 48 heures, précisant que ce chiffre représente en fait des décès potentiels dus à la malnutrition sur une année entière. Ne la cherchez pas à la une des gazettes, vous ne la trouverez que dans un coin que personne ne regarde. En revanche, l’annonce par l’Angleterre d’une suspension des discussions pour des accords commerciaux qui, semble-t-il ne sont aucunement avancés depuis l’avènement du Gouvernement de M. Starmer et David Lammy, militant anti-Israël depuis des lustres et une déclaration conjointe avec les dirigeants du Canada et de la France qui montre, clairement, que le gouvernement britannique « soutient le Hamas ». Et pour maintenir le « buzz » le soi-disant ministre des Affaires étrangères français lève sa voix pour apostropher Israël et souligner la décision de notre pays de reconnaître un État Palestinien. Certes, c’est plus facile et moins misérable que de se faire ridiculiser par une puissance de seconde zone, Algérie, devant laquelle on ne sait plus comment s’agenouiller.

 

Mais le « buzz » a comme objet de convaincre, ceux qui ne le sont pas encore, qu’il faut donner au Hamas, à ses supports de Gaza et/ou de Judée-Samarie un état. Comme consolation pour le fait de ne pas avoir réussi à détruire Israël en octobre 2023. Objectif, donc : mi-juin, NY, reconnaissance d’un état palestinien. Jusque-là, on monte la pression, on menace, on parle de famine à Gaza et on ne critique pas le Hamas.

 

Tous savent (mais ils font semblant ne pas le savoir) que si le Hamas rendait les otages, déposait les armes et fichait le camp, la guerre s’arrêterait illico. Comme ils savent bien que laisser vivre le Hamas serait une épée de Damoclès sur la tête d’Israël. Car le Hamas a annoncé sa volonté, de continuer jusqu’à la disparition d’Israël. Et tous savent (cf. les derniers documents de Y. Sinwar découverts) que le Hamas a choisi de sacrifier son peuple pour perturber les négociations entre Israël et l’Arabie Saoudite, qui avaient une chance réaliste d’apporter la stabilité et la paix au Moyen-Orient, un territoire toujours turbulent et violent. Un règlement, que le monde recherche depuis des générations, mais qui mettrait en péril la puissance des terroristes. La guerre brutale à Gaza a été le résultat que le Hamas voulait, et c’est ce qu’il a obtenu. Chaque vie palestinienne perdue repose sur les épaules du Hamas. Car il n’arrête pas de dire que « le sang du peuple est nécessaire pour la cause » (Y. Hannieh)

 

Mais, peut-être, c’est ce que veulent aussi les Macron, Starmer, Carney et autres. Pour la France, que dire ? Lisez « Un siècle de trahison : La diplomatie française et les Juifs, 1894-2007, de David Price-Jones » et vous apprendrez quelques constantes de l’action du Quai d’Orsay : préservation des intérêts matériels de la France, fascination pour la realpolitik et le monde oriental, anglophobie qui deviendra de l’antiaméricanisme qui masquent souvent un antisémitisme replacé dans un contexte culturel, historique et religieux. Pour l’Angleterre il suffit de se souvenir qu’elle n’a jamais voulu admettre la création d’Israël nonobstant la Déclaration Balfour de 1917 (Foyer du peuple juif). Pour le Canada, pays gangrené par une immigration non contrôlée, dirigée par des illuminés tournés vers une gauche globaliste et/ou wokiste.

 

Et dans le concert d’imprécations, de menaces, de décisions absurdes on détecte un chef d’orchestre : le Qatar. Suppôt sans nuances du terrorisme mondial, du Hamas et de tout ce qui touche aux Frères Musulmans, assis sur des trillions de $ car disposant de plus 13% des réserves de gaz mondiales et de 2% de celles du pétrole (Google, 18.05.25). Qatar : principal pourvoyeur de fonds pour tout ce qui est « Frères Musulmans » que ce soit en France (des dizaines de milliards d’investissements), aux Etats-Unis et ailleurs. Ce pays tisse sa toile avec patience, premièrement en France (15% du CAC ; pépites comme Hôtel Crillon, BEIN Sports, PSG, participations dans Total Énergies, LVMH, Accor Hotels, Airbus). Pendant sa dernière visite à Paris, l’Émir du Qatar a annoncé de nouveaux investissements de 10 milliards d’euros. Aux Etats-Unis, aussi, pas seulement dans des sociétés, mais via des donations en milliards aux diverses universités qui acceptent d’infléchir leurs programmes qui formattent des cerveaux accessibles à ce que les Frères Musulmans visent. Oserais-je dire que le dernier investissement (cadeau) de 400 millions de $ offert à Monsieur Trump est la raison pour laquelle, de tournée au Proche-Orient, il a déclaré « Personne ne rompra nos liens avec le Qatar. Nous allons vous protéger. JP 16.05.25. Modestement, je rappellerais à l’homme le plus puissant du monde le mot latin Timeo Danaos et dona ferentes. Qatar, principal support du Hamas qui lui versait 30 millions de $ mensuellement.

 

Continuer ? Non. Israël a contre elle la plus grande partie du monde démocratique ce qui nous enseigne que démocratie et antisémitisme ne sont pas exclusives. Et comment ne pas citer l(’i) Monde « Pour mettre fin à la tragédie humanitaire en cours, sauver le projet national palestinien ainsi que protéger l’État hébreu contre lui-même, la dérive choisie par les autorités israéliennes à Gaza comme en Cisjordanie doit avoir un coût, et il doit être élevé. 21.05.25. (L’(i)Monde veut sauver l’État hébreu de lui-même. On aura tout vu !

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On vient d’apprendre : L’Otan s’inquiète : la Russie renforce ses bases militaires et masse des troupes à la frontière avec la Finlande. Et que fait la Finlande ? La Finlande va acheter le système de défense Trophée de Rafael. Trophée est conçu pour améliorer la capacité de défense des chars et des véhicules blindés contre les missiles antichar, UAV, et d’autres menaces. Il a été acquis par le corps blindé de l’armée américaine et en 2021 a été choisi par le char allemand Leopard et le char britannique Challenger. Le système Trophy est aujourd’hui installé dans 16 plateformes différentes à travers le monde. (Globes, 15.05.25).

 

Israël fabrique des chars d’assaut ! Je vous l’ai dit, on aura tout vu !

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21 mai 2025 3 21 /05 /mai /2025 17:22

Chère Madame,

 

Le texte publié par TENOUA sous votre signature concluait, sans rémission possible, à la faillite morale d’Israël vu ses actions depuis le 7 octobre 2023, en particulier pour ce qu’elle fait à Gaza. Votre nom et votre statut attestent de votre long attachement à Israël, en particulier, et au peuple juif en général. Quant à moi, je l’avoue, humblement, je ne suis qu’un juif né en Roumanie, pas un israélite, mais le fait d’avoir vécu dans trois pays différents, les deux derniers Israël et la France, m’insuffle le courage de vous porter la contradiction. C’est pour vous dire que je vous écris fort de l’expérience qui a été mienne sous un régime fasciste, sous un régime communiste et dans deux pays libres, fortement démocratiques

 

J’avais huit ans en 1941 quand, après avoir échappé à un pogrome, mon père a trouvé bon de m’amener à l’abattoir de Jilava (Bucarest) pour me montrer des hommes, des femmes et des enfants accrochés à des crocs de boucher avec les intestins sortis de leur ventre et des bouts de carton marqués « cacher » (Wikipédia, massacre de l’abattoir) Le message transmis par mon père était double : faire partie d’une tribu à nul autre pareille et ne jamais oublier une des 613 mitzvot (Thora, Shulhan Aruch), « face à celui qui vient te tuer, lève-toi et tue-le, le premier » Je ne vous apprends rien, l’exemple parfait a été la guerre de six jours d’Israël.

 

Il me semble que, nonobstant votre connaissance de tout ce qui est juif et israélien, vous ne paraissez pas avoir jugé à leur valeur des moments qui sont restés gravés dans l’inconscient de ceux qui habitent Israël :

 

1948 - Un mémorandum publié par les Nations Unies en février 1948, dans lequel Azzam Pacha, secrétaire général de la Ligue arabe, se référant à la guerre imminente de mai 1948, au cours de laquelle cinq nations arabes ont attaqué l’État juif d’Israël, nouvellement formé : « Cette guerre sera une guerre d’extermination et un massacre capital dont on parlera comme des massacres mongols et des croisades »

 

 1967 - La bataille sera générale et notre objectif principal sera de détruire Israël Gamal Abder Nasser 26.05.67

 

2023 - Ghazi Hamad (porte-parole Hamas) déclare que le Hamas « recommencera encore et encore » les attaques du 7 octobre car Israël n’a pas sa place sur notre terre » Libé 03.11.23

 

2025 – « Dr Abou Marzouk (haut dirigeant du Hamas) a confirmé que l'opération bénie du 7 octobre est une expression du droit du peuple palestinien à la résistance et de son rejet du siège, de l'occupation et de la colonisation » SABA (Yémen) 25.02.25.

 

Je veux croire que vous réfléchirez à ce que les passages précédents créent comme obligation ardente pour ceux qui défendent Israël, à Gaza, au Liban ou, récemment, au Yémen. Car, de plus, vous n’ignorez pas que, loin de la formule malheureuse de notre Président « Le Hamas ne représente pas le peuple palestinien » (23.10.2023) toutes les enquêtes d’opinion faites par des organismes indépendants ou même palestiniens concluent à une adhésion massive des gazaouis (comme des palestiniens de Judée-Samarie) à l’énoncé « Hamas a eu raison le 7 octobre » comme à celui implicitement  relatif à la destruction d’Israël car la popularité du Hamas avait connu un rebond spectaculaire pour s’établir à 70 % (YAANI, 14.01.2024).

 

Oserais-je vous dire que votre condamnation de la « faillite morale » d’Israël que vous attachez fortement à son gouvernement et en particulier à son premier Ministre, est non seulement injuste mais outrancière, car elle est fondée sur une hypothèse hautement contestable « Israël aurait pu faire autrement » Non, entre ceux qui, confortablement assis dans leurs fauteuils, loin d’Israël, professent cela et ceux (Tsahal, Shin Bet, Mossad, gouvernement) qui luttent les armes à la main, il faudrait que vous l’admettiez, les derniers doivent avoir la primauté des décisions. Non, ce à quoi on assiste à Gaza -souvenez-vous on disait « une prison à ciel ouvert » dont on s’est aperçu que les portes aussi étaient ouvertes pour remplir le territoire d’armes, de moyens de fabrication et de tout ce qu’il faut pour tenir devant une armée israélienne depuis 18 mois - c’est la nécessaire réponse d’Israël devant la barbarie d’une organisation, représentative d’un peuple. Et si cela demande l’utilisation de moyens, méthodes, dispositions qui ne sont pas contraires aux usages que les armées de défense des états utilisent, ainsi soit-il. Et, acceptez de dire comme ceux qui gardent la tête froide, les morts de Gaza, hommes, femmes et enfants (j’insiste, enfants) ne doivent leur mort qu’au Hamas. Si vous voulez accuser quelqu’un de « faillite morale » accusez le Hamas et certains dirigeants européens (espagnols, irlandais, hollandais et d’autres) qui le défendent par, simplement, regain de haine contre les juifs d’Israël.

 

La substance de votre texte offense, profondément, les gens qui souffrent en Israël. On n’arrête pas de morigéner les dirigeants actuels d’Israël, encore une année et des nouvelles élections choisiront, sans doute, d’autres. Jusque-là, vous ne pouvez pas ne pas constater que les actuels, de gauche, de droite et du centre, sont tous (comme la majorité du peuple) convaincus de la nécessité absolue de détruire le Hamas et d’éviter, par tous moyens, la constitution d’un état palestinien car ce serait plonger dans l’inconnu, sans savoir sur quels territoires, qui le dirigerait, avec quelles intentions, avec quelles garanties. Reconnaitre aujourd’hui un État de Palestine serait faire fi des morts du 7 octobre, des otages, de la volonté réaffirmée de certains acteurs de détruire l’État d’Israël et d’éliminer tous les juifs et tous les chrétiens du Proche-Orient. Cette reconnaissance sera certes saluée par le Hamas, le Hezbollah, l’Iran. Ne vous y associez pas et, surtout, n’oubliez pas E. Fackenheim qui constatant que la tradition juive n’a pas pu anticiper l’Holocauste, une loi supplémentaire, un 614ème commandement, était nécessaire. « Tu ne livreras pas à Hitler des victoires posthumes »

 

Cordialement, vôtre,

 

https://tenoua.org/author/delphinehorvilleur/

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15 mai 2025 4 15 /05 /mai /2025 19:00

J’avais le choix mardi soir entre la parade à Ryad, en Arabie Saoudite, où valsaient les trillions de dollars de M. Trump et la dernière interview de notre Président dont la raison d’être (nous disait-on) était la nécessaire réaffirmation de la solidité du véritable détenteur du pouvoir dans notre 5ème République. Naturellement, j’ai suivi ce qui a été le calvaire de notre Président pendant les trois heures de torture (so to speak) qui lui ont été infligées.

Une seule explication pour qu’il ait décidé de faire ce qu’il a fait, la folie des grandeurs : Macron vs Mondrian.

 

Oui, il me semble qu’ayant appris qu’un tableau de Mondrian avait été vendu par Christie à 47,6 millions de $

Il s’est décidé de présenter aux français, qualifiés de « paradoxaux » le sien propre pour nous démontrer ce que pendant les (presque) huit ans de son pouvoir exorbitant on avait fait avec l’obole immense (champion mondial toutes catégories des prélèvements obligatoires) que les français confient à ses gouvernants. Pour faciliter l’explication le budget de la France a été réduit à 1.000 € :

 

Certes, cela ne manque pas d’intérêt que de savoir ce que l’on fait avec l’argent que les Français confient à leur gouvernement. Naturellement, on devrait savoir aussi si la manière de dépenser l’argent est, après un mandat et demi de notre Président (« Mozart de la finance ») meilleure que celles qui depuis plus de 50 ans ont transformés la France de « France en 1975, est désormais la deuxième économie mondiale.... » (Revue des Deux Mondes, 18.09.23) en huitième puissance économique mondiale en 2025.

 

Je fais simple (et vite) : la France dépense autant pour la défense du pays que pour la charge de sa colossale dette publique, plus pour la culture et les loisirs que pour la sécurité de ses citoyens, pour ses dépenses « protection sociale » presqu’autant que pour les quatre segments évoqués et, environ autant, pour « l’éducation ». Éducation pour laquelle nous sommes descendus au 27ème rang des 28 pays de l’Union Européenne et pour laquelle tous les deux ans on perd une place dans le classement PISA.

 

Une seconde : dépenser pour la sécurité autant que pour la défense, cela paraît curieux. Surtout parce que depuis des lustres on essaye de nous convaincre qu’il y a, seulement, un « sentiment » d’insécurité. Et surtout que l’argent dépensé nous laisse sans voix quand on voit ce que des gens (qui ne nous veulent pas du bien) diffusent sur les réseaux sociaux : https://x.com/i/status/1911175304053153900 Cela s’appelle « Ce que la France est devenue »

 

Il y a lieu, déjà, de se poser des questions sur la sagacité des dirigeants pour lesquels nous avons voté, librement, depuis 50 ans, non ? Mais là où la chose se corse c’est un segment du Mondrian de M. Macron, les retraites (25% des dépenses du pays). Je vais enfoncer des portes ouvertes : L’ensemble des régimes obligatoires de base ou complémentaires de retraite fonctionne en France sur le mode de la répartition. Les régimes redistribuent au cours d’une année, sous forme de pensions versées aux retraités, les cotisations encaissées la même année auprès des actifs. (santé.gouv.fr). Dire que le paiement des retraites est une dépense de l’État me semble hautement fallacieux car il s’agit de sous que des gens ont confiés pour qu’il leurs soient remboursés (après les avoir fait gérer profitablement pour une longue durée) quand ils prendront leur retraite. La chose me semble d’autant plus fallacieuse que l’état s’est permis de confisquer une partie de ce qui a été confié via une CSG à trois taux [au taux réduit (3,8 %), médian (6,6 %) ou normal (8,3 %)]. Nonobstant la progressivité de l’impôt qui, d’un côté fait que 51% des citoyens sont absous de le payer en obligeant 10% des foyers fiscaux de supporter la charge de 76% du total de l’IRPP (IFRAP). Non seulement notre Président n’a fait aucun commentaire sur une fourchette de dépenses qui n’est semblable à aucun des pays qui nous entourent mais il a oublié de nous dire que l’on regarde, sérieusement, de réduire à zéro un abattement prévu dans le calcul de l’impôt sur les retraites payé par les retraites. Une grande partie des 15,4 millions de retraités ne pourront que regretter les promesses de M. Macron faites à sa première et deuxième élection car ils verront leur impôt augmenter.

 

La conclusion unanime des commentateurs de l’interview se résume en quatre mots : impuissance, méconnaissance, mensonge, inutilité.

 

Impuissance, car devant les chiffres d’une Agnès Verdier-Molinié, M. Macron ne pouvait répondre que péniblement et, in fine, plaider l’absence de responsabilité.

 

Méconnaissance, car il continue à raconter le bobard de « plus de 2 millions » d’emplois créés pendant ses quinquennats quand l’INSEE ne compte que 1,78 millions. Et tandis qu’il les qualifie d’ « industriels », on sait qu’il s’agit d’emplois non qualifiés (sans valeur ajoutée) destinés, essentiellement à employer une main d’œuvre immigrée (nouveau « Lumpenprolétariat qui, de plus, n’est pas assimilable, ce qui est la recette pour le suicide d’une nation).

 

Méconnaissance, évidente, dans ses réponses à un maire (Robert Ménard) qui a essayé de lui faire comprendre la douleur de notre société, induite par les deux malheurs majeurs (immigration non contrôlée et sécurité, totalement liés) en nous montrant un absolu détachement vis-à-vis de phénomènes qui, à terme, vont changer le pays dont il est Président. En effet, frontières sécurisées et populations stationnaires étaient considérées comme la marque de la civilisation émergente par les historiens classiques. Contrairement au nomadisme et aux luttes incessantes sur les territoires contestés, les peuples qui avaient des frontières clairement définies et protégées ont accédé à l’État, ont maintenu une culture distincte et ont atteint une plus grande prospérité et sécurité. En revanche, ce que nous avons subi depuis 50 ans est sans précédent. Il s’agit d’un effort intentionnel d’une administration dévoyée (soumise, selon certains, aux intérêts de certains employeurs et de l’abandon de la souveraineté nationale en faveur d’organismes non élus) pour déciviliser la nation en détruisant ses frontières, comme si on voulait revenir à l’époque prémoderne, quand les frontières n’étaient pas clairement définies ou sécurisées et où les peuples nomades migraient à leur guise.

A tel point (les exemples sont nombreux), que les étrangers illégaux ont parfois été privilégiés par rapport aux citoyens puisque les lois sur l’immigration ont simplement été vidées de sens.

 

Mensonge, car il continue à répéter que les impôts ont été réduits quand, selon la Cour des Comptes le IRPP de 78 Milliards € en 2018 est passé à 89,5 Milliards € en 2024. Et que les impôts sur les sociétés sont passés de 26 Milliards à 59,9 Milliards €. Et le seul impôt qui a baissé c’est la TVA de 155 milliards à 96 Milliards € traduisant une baisse significative de la consommation traduisant la paupérisation en marche des classes moyennes.

 

Inutilité, car il n’a fait que nous convaincre que ce que nous savions, que le roi était nu, était vrai.

 

J’aurais dû m’arrêter là car il a fait suffisamment mal à la France. Mais il n’a pas pu s’abstenir de répondre d’une certaine manière à une question posée par un protagoniste bien choisi : « qu’allez-vous faire pour arrêter ce qui se passe à Gaza ? ».

 

Et la réponse de l’homme qui le 15 octobre 2023 voulait « constituer une coalition pour détruire le Hamas comme on avait détruit l’État Islamique » n’a trouvé rien d’autre à dire que proférer une condamnation d’Israël (comme d’habitude en se prenant à B. Netanyahou et « son » gouvernement) qualifiant ses actions de « honte ». Ajoutant, ainsi, un epsilon d’identification du responsable, pour le bonheur de tous ceux qui considèrent BN unique responsable de ce qui se passe en Israël comme si le gouvernement israélien était le « sien », à sa botte et non pas celui constitué après des élections légales et libres.

 

Une honte ? Pas pour le Hamas qui utilise ses populations comme bouclier et lève au panthéon de ses actions le nécessaire sang versé pour la cause. Pas pour tous ceux qui regardant ce qu’y se passe n’osent pas confirmer que si le Hamas rendait tous les otages et rendait les armes la guerre s’arrêterait illico. Pour tous ceux qui n’arrêtent pas de vouloir imposer le terme de génocide à la guerre juste, de défense, existentielle, d’Israël depuis le 7 octobre 2023. Notre président ne sait-il pas que « Génocide Watch » (autorité incontestée dans le suivi des actes de guerre dans le monde) avait publié son avis dès le 15 octobre 2023 « Le Hamas a pris pour cible des Israéliens simplement parce qu’ils étaient Israéliens. C’était le massacre le plus meurtrier des Juifs depuis l’Holocauste. L’Iran, le Hamas, le Hezbollah et le Jihad islamique palestinien ont exprimé leur intention génocidaire (genocidal intent) de détruire la nation d’Israël. Les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre 2023 constituaient des actes de génocide. Les attaques constituaient aussi des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. En tant qu’État-nation reconnu par les Nations Unies, Israël a le plein droit de se défendre en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations Unies et du droit international.

 

Pauvre de lui. A l’insistance du présentateur de l’émission qui voulait l’entendre dire que c’est Israël qui était le génocidaire il n’a pas eu le courage d’affirmer le contraire sous prétexte que ce n’était pas à l’homme politique qu’il est de le faire. Mais pour rassurer les contempteurs d’Israël il s’est fendu d’une déclaration concernant la reconnaissance d’un état palestinien au mois de juin. Tout en sachant que le Hamas continue d’utiliser la population de Gaza comme bouclier humain et refuse de rendre les armes. Pire, il prévient qu’il est prêt à organiser un deuxième 7 octobre et qu’en cela, il est le premier responsable des souffrances du peuple gazaoui,

 

Reconnaître aujourd’hui un État de Palestine, c’est plonger dans l’inconnu, sans savoir sur quels territoires, qui le dirigerait, avec quelles intentions, avec quelles garanties. Reconnaitre aujourd’hui un État de Palestine c’est faire fi des morts du 7 octobre, des otages, de la volonté réaffirmée de certains acteurs de détruire l’État d’Israël et d’éliminer tous les juifs et tous les chrétiens du Proche-Orient. Cette reconnaissance sera certes saluée par le Hamas, le Hezbollah, l’Iran. N’ayons aucun doute.

 

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Les chiens… la caravane... Israël, pendant cette guerre existentielle, tout en détruisant le Hamas, le Hezbollah et répliquant, en force, aux missiles iraniens envoyés par les Houthis qui se trouvent à plus de 2.000 km d’Israël (missiles dont le coût unitaire approche le million de $, tirées par des gens dont le PIB/habitant est de 477 $, 2023, Banque Mondiale.) construit son avenir.

 

Nebius Group (Nasdaq : NBIS), la société de sécurité cloud des anciens cadres supérieurs de Yandex (dont le fondateur Arkady Volozh), a été choisie par l’Autorité israélienne de l’innovation, pour construire le superordinateur d’Israël. Le projet dispose d’un budget global de 500 millions de NIS, y compris une subvention du gouvernement de 160 millions de NIS de la part de l’Innovation Authority. Être prêt d’ici 2026 ! Avec des processeurs de NVIDIA conçus et fabriqués en Israël. Au prorata de la population la France devrait investir 1 milliard d’euros. Lundi dernier M. Macron a annoncé investir, dix fois moins, 100 millions pour développer l’IA.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 mai 2025 4 08 /05 /mai /2025 18:13

Foutriquet* Hier, journée chargée : dans la matinée rencontre avec le mal élu Chancelier d’Allemagne. Regardez-les comme ils sont contents, heureux, comme ils ont l’air complice.

* Michel Onfray, Albin Michel, 2022

 

 

Quel beau couple  (franco-allemand).

 

L’après-midi réception d’un ancien d’Al-Qaida déguisé en costume cravate. Avec son hôte, vraie image de théâtre kabuki, immobiles, pensant sans doute au doigt d’honneur qu’ils adressaient au monde entier. Pourquoi ?

 

Monsieur le Chancelier d’un pays en récession depuis deux ans et qui, connaîtra, probablement, au moins une autre année de stagnation, selon les prévisions économiques. Les principaux fardeaux économiques étant les coûts énergétiques exorbitants entraînés par des politiques climatiques « vertes » coûteuses et irrationnelles, des taxes excessives et une bureaucratie écrasante pour les entreprises et les conséquences de l’absorption de plus de 3 millions d’immigrés non qualifiés, inassimilables. Élu à un deuxième tour parce qu’au premier 18 députés de sa propre coalition ont voté contre lui : parles-moi, Charles, d’une coalition stable… pour gouverner une Allemagne toujours première économie de l’Europe mais à peine plus grande que celle de la Californie. Venu à Paris pour parler de « dissuasion nucléaire » (une fois que l’Allemagne à, presque, mis à terre la filière énergie nucléaire française, une des causes de la dernière désindustrialisation de notre pays 2012-2022) et du fameux accord MERCOSUR qui, si conclu par la volonté allemande, sera la dernière brique de la ruine des agriculteurs français. Bref, venu à Paris pour demander de partager la dissuasion nucléaire de la France et, comme récompense, accepter de détruire (ce qui reste encore de) la souveraineté alimentaire de la même France.

 

Le deuxième, Monsieur 3.350 milliards € de dette comptable dont l’avenir est derrière lui car il n’a même pas une coalition à sa botte dans une 5ème République dans laquelle c’est le gouvernement, expression de ladite coalition, qui gouverne le pays.

 

Le pays. On va voir un peu plus loin ce que le pays est au bout de, presque, les deux quinquennats du protagoniste. Ne faisons pas attention à ce qu’il raconte, regardons seulement trois graphiques (Cour des Comptes, rapport sur 2023).

 

Comme toute entité qui produit et consomme, comme toute entreprise, la France regarde son résultat économique (disons le profit) et sa situation nette comptable (la différence entre ce qui lui appartient après avoir remboursé ce qu’elle doit, annuellement). Regardez bien le graphique : depuis l’arrivée du sieur Macron (2017) le résultat de l’entreprise France n’a cessé d’être négatif et sa situation nette s’est réduite, peu ou prou, de 1.000 milliards d’euros. Quand M. Fillon nous disait, le 21.09.07, « Je suis à la tête d’un état en faillite » on a fait semblant de ne pas le comprendre. Et on s’est mis à continuer à paraître d’exister économiquement en s’endettant, en veux-tu, en voilà !

 

Le sieur Macron s’est fait élire en 2017 en promettant de réduire la dette et de réduire le nombre de fonctionnaires de 150.000. 8 ans après on constate qu’il s’agissait, simplement, de « paroles verbales » Puisque le Chancelier était ici hier, peut-être a-t-il rappelé au « Mozart de la Finance » qu’en France il y a 6 millions de fonctionnaires pour 67 millions d’habitants quand en Allemagne il y en a 4,8 millions pour 87 millions d’habitants.

 

Regardez aussi le deuxième graphique : où l’État prend-il ses recettes ?

Il avait promis de réduire les impôts (notre pays étant champion mondial des prélèvements sur le PIB). Depuis l’arrivée du sieur Macron, l’impôt sur le revenu (payé uniquement par moins d’un français sur deux et sérieusement progressif – les    1 % les plus riches payant 10% du total et les 10% des plus riches, 70% du total) a augmenté de plus de 12% et les impôts sur les sociétés de deux fois et demie. Remarquez la baisse des revenus de la TVA : comme elle est restée à 20%, ceci veut dire que la consommation a baissé significativement, ce qui nous fait comprendre la paupérisation en marche des classes moyennes ou basses. Accessoirement, expliquant le sentiment quasi général de « c’était mieux auparavant ».

 

Mais les deux graphiques nous parlent de la « situation comptable ». Quand monsieur Fillon nous parlait de faillite il tenait compte aussi de la situation « extra-comptable ». Exemple : les engagements de retraite de l’État concernant surtout ses fonctionnaires civils et les militaires (1.663 Milliards € au 31 décembre 2023), les fonctionnaires de La Poste (108 Md€) et les ouvriers des établissements industriels de l’État (36 Md€).

Les dettes extra-comptables de l’État avaient augmenté de 1.000 milliards € de 2017 à 2020 (avant le « COVID ») et se sont réduites uniquement à cause de la baisse significative des taux d’intérêts (y compris jusqu’à des taux négatifs) mais sont, déjà en train d’exploser car les taux d’intérêts n’ont fait qu’augmenter pour notre pays, vu les « risques » pris par les créditeurs … Oyez bonnes gens : notre dette totale (que nous laissons à nos héritiers) est de l’ordre de 8.000 milliards d’euros !

 

Je m’arrête là. Il m’en coute de mettre en exergue ce qui, d’évidence, fait comprendre que la descente du pays sur une spirale déclinante n’a aucune possibilité de revenir en arrière. Mais je ne puis pas ne pas noter qu’une des rares richesses du pays, la filière énergie nucléaire, est en jachère à cause de l’incroyable incompétence de nos gouvernements successifs (depuis M. Hollande) : son taux de charge actuel (ce que les réacteurs produisent par rapport à ce qu’ils pourraient produire) étant de 65% quand, aux Etats Unis (et dans le reste du monde) sur les 360 réacteurs non français, le taux de charge est de 91 à 95% ! Réaliser la différence fait comprendre l’incurie de notre situation actuelle. Certes, les deux réacteurs d’Afrique du Sud ont un taux de charge de 50% (Un secret si bien gardé, Anne Lauvergeon, Grasset, 2023). Le néant de nos politiques est confondant. Nos concitoyens en savent quelque chose :

 

 

On se souvient de "On n'a pas de pétrole mais on a des idées" (Giscard d’Estaing, 1976).

 

La dernière « idée » du sieur Macron, faire venir en Europe (en France ?) des chercheurs américains mécontents de M. Trump car il suggère que « le véritable pays de la liberté » a déménagé d’Amérique en Europe, le continent incarnant « des normes morales » sur le climat, le libre-échange et l’état de droit (conférence de presse). Au cours des 15 dernières années, l’économie de la zone euro a crû d’environ 6 %, mesurée en dollars, elle a doublé aux États-Unis, selon les données du Fonds monétaire international. Toujours de la roupie de sansonnet. 

 

 

Qu’importe, regardez-le avec « l’impératrice de l’Europe » qui promet 500 millions d’euros d’investissements, le sieur Macron qui engage 100 millions. De quel chapeau les sorte-t-il ?

 

Oui, j’étais à presque oublier la conférence de presse des deux dirigeants de pays en faillite (pas tellement) virtuelle. Pas grande chose à dire sauf qu’après un passage obligé (Gaza) pour maugréer contre Israël (c’est devenu un leitmotiv depuis qu’il a renoncé à la « coalition pour détruire le Hamas » d’octobre 2023 …) il a reçu un ancien djihadiste sanguinaire (Al-Charaa), membre Al Qaeda 2003, 2011 avec al-Baghdadi, 2013 État Islamique, ré Al Qaeda … 2016 HTC et depuis sous influence turque,  déguisé en costume cravate, pour discuter de la sécurité des minorités en Syrie. Notre président semble ignorer que « Le léopard ne se déplace pas sans ses taches », vieux proverbe africain. A moins que tout tient à « Syrie : CMA CGM investit 230 millions dans le port de Lattaquié et s'engage pour trente ans (RFI, 02.05.25). CMA CGM ? Rodolphe Saadé actionnaire majoritaire? Alex Kohler Secrétaire Général de EM, proche famille ?

 

On aura tout vu : AL-Charaa, djihadiste, à l’Élysée avant que la LFI gagne la présidentielle !

 

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18 avril 2025 5 18 /04 /avril /2025 10:42

Plusieurs lecteurs viennent de gentiment m’apostropher car surpris par mon silence après la dernière manifestation de la capacité de notre Président à stupéfier le monde entier : il (c’est-à-dire la France) va reconnaître « l’État Palestinien » Bon, vox populi, vox Dei, essayons d’y voir un peu plus clair dans ce mouvement brownien d’entropie élevée qui caractérise le comportement actuel de notre Président.

 

Les gazettes nous ont appris que, rentrant d’un voyage en Égypte, notre Président a fait une déclaration qui a stupéfié une bonne partie du monde « J’ai décidé de reconnaître l’État Palestinien en juin ».

 

Oublions que, d’une manière subliminale, il est train de dire que l’État Français c’est lui… Reconnaître un état palestinien ? A Saint Denis ? A Roubaix ? Remarquez, d’aucuns grands de ce monde sourient quand on voit les efforts de notre Président à montrer ses capacités : une seule photo a été suffisante :

 

Comment peut-il croire qu’il puisse être pris au sérieux dans les chancelleries du monde ?

 

Un État palestinien ? Pour avancer la cause palestinienne nonobstant son lourd passif ? Cette décision ne pourrait-elle être une faute politique, morale et sécuritaire ? Et Monsieur Macron veut adouber les terroristes du Hamas en reconnaissant l’État palestinien ? A quand une légion d’honneur pour les combattants islamistes et Rima Hassan, leur porte-parole en France ? Avant de prendre sa décision a-t-il consulté les archives du Quai ? Rappelons-lui quelques faits historiques.

 

1948 - Un mémorandum publié par les Nations Unies en février 1948, dans lequel Azzam Pacha, secrétaire général de la Ligue arabe, se référant à la guerre imminente de mai 1948, au cours de laquelle cinq nations arabes ont attaqué l’État juif d’Israël, nouvellement formé : « Cette guerre sera une guerre d’extermination et un massacre capital dont on parlera comme des massacres mongols et des croisades »

 

 1967 - La bataille sera générale et notre objectif principal sera de détruire Israël Gamal Abder Nasser 26.05.67

 

2023 - Ghazi Hamad (porte-parole Hamas) déclare que le Hamas « recommencera encore et encore » les attaques du 7 octobre car Israël n’a pas sa place sur notre terre » Libé 03.11.23

 

2025 – « Dr Abou Marzouk (haut dirigeant du Hamas) a confirmé que l'opération bénie du 7 octobre est une expression du droit du peuple palestinien à la résistance et de son rejet du siège, de l'occupation et de la colonisation » SABA (Yémen) 25.02.25.

 

Seuls les Palestiniens, semble-t-il, sont autorisés à déclencher des guerres sans provocation et à ne pas subir les conséquences de leur défaite. Au lieu de cela, ils exigent des cessez-le-feu et la possibilité de se refaire comme récompense pour leurs échecs en temps de guerre. Pourtant, depuis que les guerres sont guerres, ceux qui succombent perdent une partie de leurs territoires et plus : Ad victorem spolias. Mais les terroristes arabes ne font pas des compromis. Pas Arafat. Pas Abou Mazen (Mahmoud Abbas). Des modérés qui font le délice des gouvernants occidentaux car on peut leur donner de millions et des milliards, qu’ils promettent de bien utiliser. Par exemple en payant, selon un barème déterminé, les assassins d’israéliens. Pourtant on leur a proposé, à eux aussi, un « état ». Qu’ils ont refusé. Ce qu’ils font depuis le premier plan de partage du territoire mandaté par l’Angleterre (Commission Peel, 1936).

 

Un état palestinien ? Sur quel territoire ? La Judée-Samarie (« Cisjordanie) c’est un territoire occupé depuis 1967 qui faisait, à l’époque, partie de la Jordanie. « Frontières de 1967 ? » c’étaient des lignes d’armistice de la fin de la guerre de 1948 et à ce titre, soulignées à leur naissance qu’elles n’étaient pas des frontières internationales. Qui auraient dû résulter des négociations qui n’ont jamais eu lieu. Car depuis 1967 les trois NON de Khartoum de la Ligue Arabe : « Pas de paix avec Israël, pas de reconnaissance d'Israël, pas de négociation avec Israël » perdurent. Oui, de l’eau a coulé sous les ponts du Proche-Orient depuis… mais une partie des pays de la Ligue Arabe s’en tient à ce qui a été décidé il y a 60 ans. N’empêche que, depuis, les Palestiniens ont reçu trois offres sérieuses pour constituer un état. Rien à faire, car la raison d’être du Hamas est la destruction d’Israël, non pas un accommodement avec elle. Au fond, une des plus grandes faveurs que les Palestiniens ont fait à Israël a été l’invention de « From the River to the Sea, Palestine Will Be Free » Pas deux états, est-ce clair ? Un seul pays – il y est, c’est Israël et si rien d’autre ne se profile à l’horizon, il n’y en aura rien d’autre. Alors pourquoi notre Président s’agite-t-il tout en sachant que ses gesticulations n’affectent en rien la marche des choses ?

 

En fait, les Palestiniens avaient un proto-État à Gaza, depuis 20 ans (évacuation des 9.000 israéliens et destruction de tout ce qu’ils y avaient fait là-bas). Ont-ils construit et développé ce début d’État ? Non. Israël était disposé à les aider, juste pour avoir un semblant de tranquillité. Ils ont empoché les milliards de l’Europe et du monde arabe, se sont construits des villas, des séjours au Qatar et ailleurs. Et surtout, ils se sont surarmés, ils ont constamment bombardé Israël et construits des tunnels non pas pour que les populations s’y abritent en cas de représailles israéliennes mais uniquement pour « les combattants » et leur armement. Tout ça pourquoi ? Avec l’espoir fou de détruire Israël. Le 7 octobre, la cause palestinienne est morte. Même le plus gauchiste et pro-paix pour deux états parmi les Israéliens a compris que c’est peine perdue. Ils veulent « la Palestine du Jourdain à la mer ». On l’a assez entendu. Beaucoup d’Européens ne l’ont toujours pas compris.

 

Notre Président fait semblant de ne pas le savoir.

 

En réalité, depuis qu’il a été élu (7 mai 2017) il s’est opposé à Israël, dès le début, dans les résolutions de l’ONU, lors des conférences et dans les discussions internationales. Il s’oppose à la politique de paix d’Israël, telle que présentée par Benjamin Netanyahu dans son discours du 22 septembre 2023, et telle qu’appuyée aujourd’hui par les USA de Donald Trump. Un état ? Emmanuel Macron abuse de son poste pour son profit personnel. Il sape le rapprochement entre l’Arabie saoudite et Israël et un accord de paix qui en découlerait ; les négociations ont été suspendues le 7 octobre 2023 (en partie pour la raison circonstancielle du Hamas). Il se positionne ouvertement contre Donald Trump. Maintenant, un État palestinien doit être établi et reconnu illico ? Un état palestinien ? Sur quel territoire, qu’elle population - sur lesquels l'État exerce sa souveraineté -, et quelle puissance publique ? Libre à contracter avec d’autres états, par exemple l’Iran, qui a inscrit dans sa constitution l’ardente obligation de détruire « l’entité sioniste » ? Un état pour ceux qui ont concocté le pogrome du 7 octobre ? Oui, on le sait, le 23 octobre 2023 notre Président avait déclaré « le Hamas ne représente pas les palestiniens de Gaza » Il croit (ou veut faire croire) qu’il s’agit de 2 millions de civils innocents – mais si nous ne fermons pas les yeux un instant, nous pouvons les décrire plus précisément : 2 millions de partisans du terrorisme et leurs aides. Ceux qui ont appelé leurs mères après avoir tué des juifs dans les kibboutzim, ceux qui ont volé, violé et pillé, et ceux qui ont enlevé des gens et ont refusé de les libérer tout au long des longs mois de guerre. Une récente enquête d’opinion (Foreign Affairs 14.02.25) indique que 98% des sondés se sont décrits comme religieux, et presque autant, disent voir le conflit avec Israël en termes religieux, pas politiques : les juifs sont des usurpateurs qui doivent être bannis. Comment ? Interrogés, 47% ont déclaré qu’ils souhaitaient voir Israël détruit et remplacé par un État islamique strictement régi par la charia. Et notre Président n’est pas au courant ?

 

Mais dans son projet de reconnaissance d’un état il y a aussi le support d’une solution pour la reconstruction de Gaza. Les estimations varient quant au temps qu’il faudrait pour vider Gaza des explosifs et de ce qui reste au-dessus et en-dessous du sol, une demi-décennie ou plus ? Quinze ans ? Vingt ans ? Les habitants de Gaza sont-ils censés vivre tranquillement dans des tentes pendant une ou deux décennies, pendant que leurs maisons sont reconstruites à côté ? Où ? Dans des « villes temporaires » construites à partir de conteneurs d’expédition rhabillés comme ceux du magazine Dwell et construits par des diplômés de l’université de Birmingham ? Voici la dure réalité : les Gazaouis, et pas seulement les membres enrôlés des brigades du Hamas, ont mené une campagne d’extermination contre Israël, et ils ont perdu. Vae victis.

 

Notre Président se demande-t-il pourquoi pendant les 18 mois de guerre on n’a pas trouvé UN SEUL « juste » ? Yad Vashem (Jérusalem) enregistrait, il y a quelque temps, 28.217 Justes parmi les nations de 51 pays (des gens qui pendant la Shoah avaient sauvé des juifs  - même en Allemagne, surtout en France, Italie et Pays-Bas) qui ont été honorés (Wikipédia). Pas un seul parmi les deux millions à Gaza pendant les 18 mois de guerre. Cela ne lui dit rien ?

 

Allez, en perdant ce qui donne le pouvoir réel à un Président de la République (la majorité à l’Assemblée nationale et un gouvernement à sa botte) Monsieur Macron s’essaye à une posture lui donnant la possibilité d’espérer de présider l’Europe. Il semble oublier que pendant les six ans de pouvoir il n’a fait qu’accompagner la France dans son déclin : tous les signaux sont au rouge – le déficit budgétaire, la dette publique (un tiers de plus qu’en 2017), le déficit commercial (plus de 100 milliards/l’an), l’immigration sans frein (plus de 4 millions d’immigrants exogènes à l’Europe ont été admis pendant son quinquennat et demi, sans perspective d’assimilation) – l’enseignement, la santé, la justice qui « manquent de moyens » pour justifier leur décrépitude. Certes, il n’est pas comptable des 40 années qui ont précédé sa présidence. Certes, il se targue d’une grande réussite : on a créé 2 millions d’emplois. En feignant oublier qu’il s’agit d’emplois créateurs de faibles valeurs occupés en grande majorité par des contingents d’immigrés parlant mal (ou pas du tout) le français.

 

Résumons : incapable de faire en France ce pourquoi il a été élu deux fois, il essaye de s’insinuer dans le maelstrom politique mondial pour construire son avenir. En disant n’importe quoi et en s’agitant (sans aucun résultat comme dans un mouvement brownien). Si j’osais, je dirais notre Président divague …

 

Toujours au Proche-Orient. Il a accompagné les décisions américaines qui contrôlent ce qui se passe depuis qu’Israël a détruit 80% des capacités militaires du Hezbollah ce qui a amené au proto-état libanais à demander un cessez-le-feu. Qui impose des conditions inouïes en faveur d’Israël - présence sine die de troupes israéliennes au Sud du Liban et droit de tirer sur tout ce qui bouge qui essayerait de refaire une santé au Hezbollah. Et la France de M. Macron participe à une « commission » de contrôle du cessez-le-feu qui est commandée par des militaires américains. Le Liban ne veut ni reconnaître ni faire la paix avec Israël et veut intégrer le Hezbollah à son armée ! On rappellera que le Hezbollah a assassiné des soldats français (et américains). De la sorte, le Hezbollah pourrait continuer d’occuper le sud du Liban le long de la frontière israélienne ce que tous les accords de cessez-le-feu, y compris le dernier sous l’égide de la France et des USA interdisent. Peut-être que M Macron pourrait conditionner l’aide de la France au Liban en faillite a une reconnaissance et à la paix avec Israël et une interdiction d’intégrer les milices du Hezbollah (reconnues comme terroristes par la France) dans l’armée régulière ?

 

Le Proche-Orient. Laissons M. Macron à ses rêves, la réalité qui s’impose est suffisamment préoccupante sans s’occuper de petits Tintin qui essayent de se faire remarquer. Trois acteurs détiennent les principaux rôles. Téhéran reste dangereux (après les pertes subis par ses deux principaux proxies, la perte de la Syrie et celle qui devrait être constaté bientôt, des Houthis) surtout dans le domaine nucléaire, mais son influence régionale est maintenant définie autant par sa surextension militaire que par son élan stratégique. La Turquie - son gouvernement soutient le Hamas, antagonise l’Égypte et se positionne comme un spoiler en Syrie et en Libye. Mais la capacité de la Turquie à projeter une puissance soutenue est limitée. Son économie est fragile et son armée est tendue. Son adhésion à l’OTAN complique les options des États-Unis, mais les ambitions d’Ankara ont suscité la résistance de presque tous les acteurs sérieux de la région (surtout UAE et Arabie Saoudite). Tout comme l’Iran, la Turquie est en train d’être équilibrée — non pas par la politique américaine, mais par le refoulement régional. Et dans ce paysage complexe voilà que notre président s’y insère en faisant savoir que l’Arabie Saoudite le suit pour que, dans une conférence en juin à New York, on reconnaisse l’État Palestinien. En faisant croire que cela convaincra d’autres états arabes/musulmans à reconnaître Israël. L’Iran, par exemple ? Son manque de sérieux est, vraiment, préoccupant. Mais … des « spécialistes » du Proche Orient croient savoir que pour obtenir l’adhésion de l’Arabie Saoudite il aurait promis l’aide de la France pour la construction d’un programme nucléaire civil. Juste quand les Etats Unis sont en train de faire la même chose. Il a sans doute oublié l’Osirak et le programme nucléaire civil fourni par la France à l’Irak de Saddam Hussein et qu’Israël avait détruit en 1981.

 

Et puis Israël - ses forces militaires restent inégalées. Depuis le massacre du 7 octobre par le Hamas, Israël a réaffirmé sa dissuasion en menant des opérations soutenues à Gaza et en frappant des cibles iraniennes dans toute la région. Le Hezbollah a été maintenu hors de nuire ? Le réseau de proxies de l’Iran subit des punitions constantes. Mais Israël n’est pas plus fort diplomatiquement qu’il ne l’était avant la guerre. Sa trajectoire de normalisation avec l’Arabie saoudite est bloquée, son image a souffert et sa capacité à traduire la supériorité militaire en leadership régional est limitée. Israël est un acteur central de l’équilibre régional, mais pas un hégemon. Il n’y a pas de processus de paix et pas de vision unifiée. Mais il y a des contraintes. L’équilibre régional n’est pas le produit d’un sommet ou d’une stratégie, il est né parce que chaque acteur a compris qu’il y avait des limites à ce qu’il pouvait réaliser. Et c’est le seul genre de stabilité qui dure.

 

Israël. En guerre depuis 18 mois. Le magazine américain "Newsweek" a classé le centre médical de Sheba à Tel Hashomer au huitième rang des meilleurs hôpitaux du monde. L’année dernière, il était à la neuvième place et auparavant il était en dixième place. Pour établir le classement, un comité conjoint de Newsweek et de Statista évalue environ 2.400 des quelques 215.000 hôpitaux dans le monde. Les hôpitaux qui se sont classés proviennent de 30 pays.

 

Et notre Président avec une témérité confondante essaye de faire admettre à Israël ce qui, selon lui, fera son bonheur. Si j’osais je dirais « Ce type est dingue »

 

 

 

 

 

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12 avril 2025 6 12 /04 /avril /2025 15:48


Trois points attirent l’attention et suscitent la crainte et l’espérance :  Etats Unis et la politique de D. Trump, l’Europe et la guerre à ses confins, le Proche-Orient (pour l’essentiel, Israël et Iran). Guerre commerciale, guerre tout court, comprendre la(es) stratégie(s) du(es) guerrier(s) mérite d’y passer un peu de temps, surtout si on se rappelle Su-Tzu (-544 JC) qui disait « Connais l’adversaire et surtout connais-toi toi-même et tu seras invincible »

 

A tout seigneur, toute honneur : D. Trump a réussi à mettre à mal les marchés financiers du monde entier faisant perdre, accessoirement, aux Etats Unis plus de 5.000 milliards de $ (capitalisation sociétés) et à lui-même quelque 500 millions de $. Se connaissant, bien, lui-même et connaissant bien ceux auxquels il s’en prenait, il devait avoir des raisons précises pour faire faire ce qu’il a fait.

 

Sauf erreur de ma part, ce que DT veut c’est (1) réduire les impôts de ses compatriotes, (2) réindustrialiser le pays (pour des raisons autant économiques que sociales) et (3) vendre plus aux autres [et réduire à zéro le déficit commercial systémique du pays qui en 2024 atteignait 903 milliards de $ (Larsen Political Economy, 07.04.25)]. En fixant des droits de douane (sous un prétexte valable) il obtiendra (a) des sous pour réduire les impôts, (b) fera produire aux States moins cher (prix pour l’extérieur augmentés par droits de douane) et (c) vendra plus aux autres (car ils auront réduit leurs droits de douane).

C’est « la stratégie du guerrier » et si on ne sait pas si ce qu’il fait lui permettra d’obtenir les résultats espérés, sa stratégie semble parfaitement sensée. Le considérer idiot ou incapable, me semble un peu excessif. Curieux : les deux Prix Nobel d’économie (Krugman et Stieglitz) toujours prêts à critiquer sa politique économique dans le NYT, se taisent pour le moment. Le français Jean Tirole (plus raisonnable que les deux autres) aussi.

 

Si les résultats de ce qu’il est en train de faire sont au rendez-vous il atteindra son but : une réindustrialisation rapide, la croissance de l’emploi dans le secteur privé pour absorber les centaines de milliers de personnes mises à pied par des bureaucraties gouvernementales gonflées (2,9 millions de fonctionnaires fédéraux et 19,5 millions des états) promoteurs de politiques budgétivores via des agences et associations diverses et multiples et absolument pas contrôlées. Fait remarquable, les marchés n’ont pas vu venir l’histoire des tarifs, même si DT n’a jamais caché son intention de les introduire s’il le fallait. À maintes reprises, il a souligné que les États-Unis ne seraient plus « saignés à blanc » en se référant plus d’une fois, à Bruxelles. Des secteurs clés tels que l’industrie automobile (un coup dur pour l’Allemagne), les semi-conducteurs et les centres de données d’IA sont sur le point de faire un retour en force sous la bannière « Made in the USA » Des réactions ?

 

Étant donné que la plupart des grandes économies du monde ont d’importants excédents commerciaux avec les États-Unis, elles risquent de perdre plus que les États-Unis dans une guerre commerciale prolongée. Par conséquent, ces pays seraient probablement plus disposés à faire des concessions et à régler le conflit rapidement pour éviter de causer de plus grands dommages économiques à leur propre économie. En fin de compte, ils seraient fortement incités à négocier avant que les coûts pour leur économie ne dépassent ceux des États-Unis.

 

Quant à la méthode utilisée pour en arriver là… après avoir fait peur avec des tarifs douaniers allant jusqu’au ciel, après que le monde entier ait constaté qu’il faisait exactement ce qu’il a promis pendant sa campagne, il a accordé royalement une pause de 90 jours pour que divers pays viennent négocier. Aux dernières nouvelles ils sont 75 l’ayant déjà annoncé. Mais pour que l’attente soit propice à la réflexion, des tarifs de 10% ont essentiellement, d’ores et déjà, été acceptés par tout le monde.

 

Cela étant, il y a, me semble-t-il, une explication supplémentaire pour ce que DT vient de faire : le monde entier (y compris les Etats-Unis) dépend pour une multitude des « chips » de Taiwan : IA, « command-control » industries, robots, armement moderne, drones, ordinateurs, etc., Il semblerait que les EU ont appris que la Chine a fixé à 2027 l’invasion de l’Ile. Au-delà des facteurs économiques, le danger est là, il faut affecter sérieusement la situation de la Chine avant : si les EU réduisent significativement leurs achats à la Chine (guerre commerciale) cette dernière entrera dans une récession majeure. Et renoncera, peut-être, à l’aventure Taiwan.

 

In cauda venenum… Tout ce qu’il fait il l’a promis pendant sa campagne. C’est suffisamment rare pour le noter, il fait ce qu’il a dit. Il est en train de vouloir « changer les choses » (on verra si c’est en bien ou pas) à comparer avec nous où depuis 40 ans on n’arrive même pas à changer les droits à la retraite…

 

Et l’Europe ? À partir des années 1990, l’UE a rêvé de construire un gouvernement que seul un bureaucrate orwellien pourrait aimer, avec des barrières non tarifaires à l’entrée qui n’avaient jamais été imaginées précédemment.

 

Aujourd’hui, un non-européen cherchant à vendre la plupart des produits sur le marché européen doit nommer un représentant autorisé en Europe, déposer l’approbation de marque CE de chaque numéro de modèle, dépenser l’argent pour refaire son outillage afin de mouler les codes et logos d’approbation de l’UE dans son produit, et respecter des contraintes scandaleuses sur les matériaux qu’il utilise, tant pour le produit que pour l’emballage. A part cela… des accords commerciaux avec droits de douane nuls avec des pays dont les règles sociales, économiques, légales n’avaient rien avoir avec celles de l’Europe. Depuis 30 ans l’Europe se repeuple et décline par rapport à son équivalent mondial, les Etats Unis. Deux graphiques nous disent tout :

Le PIB en 1990 des Etats Unis était, pratiquement, égal à celui de l’Europe, il est en 2023 de 50% supérieur. Et le PIB/habitant (Etats Unis 340 millions, Europe 460 millions) est le double. Croit-on vraiment à Bruxelles en ce qu’on nous raconte ? Une guerre depuis trois ans que l’adversaire ne peut pas gagner et que l’Europe ne peut pas perdre absorbe des tonnes d’argent. On nous parle de l’IA et des investissements que l’on doit faire : notre président (qui se veut, aussi, président in spe de l’Europe) parle de 109 milliards d’euros. Aux Etats Unis on investit 1.000 milliards de $. Il est probable qu’aucun de gnomes de Bruxelles n’a lu le rapport de 400 pages de Mario Draghi concernant l’économie européenne (septembre 2024).

 

Mais regardez la comparaison Europe – USA sur les principaux sujets :

 

 

L’Europe, qui abrite certaines des économies les plus grandes et les plus avancées du monde, a connu près de trois décennies de stagnation économique, se classant derrière les États-Unis sur tous les plans… sauf sur celui des réformes « sociétales ». Malgré un niveau de vie élevé, des salaires compétitifs et une excellente éducation, le continent est confronté à des problèmes auto-infligés en matière d’innovation, d’immigration, d’industrie, d’intégration et d’énergie.

 

Notre pays souffre des mêmes maux, notre déclin semble sans retour possible mais ce qui anime ceux qui nous gouvernent c’est d’empêcher qu’un tiers des votants aux élections puissent jouer quelque rôle que ce soit dans la conduite des affaires. Follow the Money, un journal d’investigation, rapporte qu’entre 2019 et 2022, 139 législateurs européens, soit près d’un sur cinq, ont probablement mal utilisé l’allocation qui avait fait trébucher Mme. Le Pen en France. Dans l’affaire du Rassemblement national, les procureurs ont soulevé des allégations liées à des transactions datant de 2004. Dans la plupart des affaires du Parlement européen, la controverse a pris fin après que les législateurs ont eu remboursé l’argent « mal utilisé ». Le Monde rapporte que Mme. Le Pen a remboursé 330.000 € en 2023 sans aveu de culpabilité. Pourtant, les procureurs français et trois juges ont maintenant fait condamner Mme. Le Pen et également imposé une amende de 2 millions d’euros à son parti. Mais  pour (a) empêcher une imaginaire récidive, et vu (b) le risque d’ordre public si elle est élue en 2027 aux élections présidentielles (?!), elle est frappée de 5 ans d’inéligibilité pour qu’elle ne puisse pas s’y présenter. Cette décision (juridique ? politique ?) aura des répercussions sur la politique française et influencera la bataille des narratifs sur l’état de la démocratie en Occident. Il va légitimer davantage l’affirmation déjà répandue - promue par l’administration américaine - selon laquelle les élites ont pris le dessus sur les systèmes politiques occidentaux et l’ont fondamentalement faussé contre la volonté des peuples.

 

Pendant ce temps,  notre Président fait bénéficier le monde entier de ses compétences géopolitiques : en particulier pour tout ce qui concerne l’Ukraine et la Russie et, surtout, pour le Proche Orient auquel il consacre une partie de son temps, surtout en tant qu’adversaire « bien intentionné » d’Israël. Il vient de faire savoir que la France reconnaîtra un « état palestinien » en juin de cette année. Ce que, après le 7 octobre 2023, la très, très grande majorité (de gauche, de droite, de centre…) d’israéliens refuse.

 

Israël. Au bout de trois guerres (2014, 2021, 2023) Israël gagne trois places dans le classement des pays les plus heureux : de la 11ème à la 8ème  tandis que la France descend de la 29ème place à la 33ème.  

 

Je ne pense pas me tromper de beaucoup quand je professe, pour mes amis, un discours différent de ce que la vulgate dominante nous sérine, jour après jour  (pays au bord de la rupture, gouvernement d’extrême droite, manifestations journalières pour la libération des 59 otages restant - dont 35 supposés morts - et contre BN, les tentatives de changer - aux marges - le régime juridique du pays, et, bien sûr, l’opposition à la formule géniale, qui va tout résoudre, « la solution à deux états ») et qui se résume à trois constatations concernant les ennemis immédiats d’Israël. Hamas, pratiquement, détruit militairement et Gaza échappant à tout contrôle futur par les mêmes, Hezbollah, pratiquement, réduit à une formation de guérilla avec un quart (ou tiers) de l’armement dont il disposait (et un Liban qui pourrait être amené par l’Administration américaine dans une extension des Accords Abraham), et la Syrie dont les moyens militaires (bases, aviations, armement) ont été détruits après sa conquête par des jihadistes qui se présentent en costumes trois pièces aux cerveaux d’acier de l’Occident qui, contre toute raison, les croient devenus (presque) acceptables. Quant à l'Iran, sponsor de toutes les aventures djihadistes au Proche Orient ... il a montré qu'il ne connaissait pas son adversaire (Israël) qui lui a tondu la laine sur le dos, so to speak) : ses "proxies" en très mauvaise posture, lui-même (presque) sans défense pour ses sites essentiels, monnaie (le rial) à 1 million pour un $, crise économique et obligé d'accepter (ce qu'il a toujours refusé) des négociations avec l'Amérique (le grand Satan) de M. Trump sous la menace de bombardements en cas d'impossibilité d'avoir un accord visant la destruction de son programme nucléaire. Durée des négociations imposée par Monsieur Trump deux mois. Car en octobre 2025 une grande partie de conditions de l'accord JCPOA de M. Obama (toutes pas respectées) perdent leurs valeurs.

 

Israël, en guerre depuis 19 mois, ce pays, à nul autre pareil, affiche un comportement économique enviable : croissance pour 2025 de 3,8% (17.02.25, Min. des Finances), démographie positive (indice de fécondité 3,09 enfants/femme), dépenses pour R&D de 5,4% du PIB (CBS) quand la guerre depuis octobre 2023 a couté 67 Milliards de $ (Anadolu, 13.01.25) soit 13,5% du PIB ! Depuis le début de l’année 2025, les investisseurs étrangers ont acheté des actions d’une valeur de 5,2 milliards de NIS à la bourse de Tel Aviv, et la TASE note que les investissements étrangers sont maintenant à leur plus haut niveau sur cinq ans. Depuis le début d’avril, en achetant des actions pour plus de 900 millions de NIS (220 millions €). Certes, tout n’est pas rose. En Syrie voisine, l’installation de djihadistes convertis en politiciens acceptables avec l’aide (et sous le contrôle) de la Turquie annonce des difficultés futures. D’autant que le contempteur en chef actuel d’Israël (le sultan d’Ankara) est considéré comme un bon ami de D. Trump. Bien qu’il vient, en priant Dieu à la fin du Ramadan le 30 mars “May Allah, for the sake of his name … destroy and devastate Zionist Israel,”

 

Mais, peut-être sait-il, espérons, (stratégie du guerrier) ce que MM. Sinwar, Nasrallah ou Khamenei ont appris : “ Don’t start a war with Israel. It won’t work out well for you” (Mc.Gurk, NSC, Administration J. Biden).

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22 mars 2025 6 22 /03 /mars /2025 10:03

On vit une époque formidable, n’est-ce-pas ? Quelques guerres, par-ci, par-là, mais dont la paix est proche, un continent (Europe) en train de se réveiller de la léthargie induite par la conviction que le bonheur viendra d’ailleurs (« l’immigration massive » étant une chance) et que la paix - dont il s’est doté après au moins, cinquante millions de morts et un génocide sans équivalent - sera éternelle. Comment ne pas se souvenir de Pangloss (disons Voltaire) qui nous a éclairé par un brillant syllogisme prenant appui sur Leibniz : « le monde est créé par Dieu qui est parfait, donc, ce monde est parfait et tout va bien »

 

Certes, il y a M. Macron, qui voit son influence s’affaiblir au fur et à mesure que la France ne devient plus que l’ombre de soi même, convoquer des réunions d’urgence à Paris, soi-disant pour discuter de l’Ukraine et/ou du réarmement de l’Europe. A l’ordre du jour il y aura sûrement la façon dont les grands de l’UE vont faire face au tsunami national-conservateur frappant de l’extérieur aussi bien que de l’intérieur. Car l’arrivée du nouveau sheriff de Washington est en train de changer pas mal d’aspects géopolitiques qui semblaient immuables.

 

Oui, il y a M. Macron. Mais la population française avance dans l’âge. Les baby-boomers nés pendant l’époque des taux de natalité record de 1955 à 1969 prennent leur retraite, tandis que la main-d’œuvre au travail diminue. Cela conduit, inexorablement, à une crise des retraites aussi imminente que permanente, car les remèdes envisagés sont aussi efficaces que les cataplasmes sur des jambes de bois. Mais la réforme d’un système (imaginé il y a 80 ans quand l’économie de marché se mettait en place) lié à l’inflation salariale (nombre de salariés créant de moins en moins de valeur + nombre de chômeurs assistés) est politiquement explosive avec des électeurs plus âgés et influents via des élections encore libres. Mais les cerveaux d’acier qui nous commandent, depuis des années, ont imaginé une solution imparable : l’immigration pour sauver l’économie française (et, aussi, nous disent-ils, pour payer les retraites futures). Peu leur chaut, cependant, que remplir le pays d’immigrants culturellement incompatibles avec ce que la France a été ne fera qu’empirer les choses. Et on assiste, déjà à une sorte de colonialisme inversé – qui a vu des millions de personnes quitter les anciennes colonies françaises pour la métropole. Accessoirement, ce processus a créé un déséquilibre entre la France et ses anciens territoires, car des milliards d’euros reviennent aux anciennes colonies de l’activité économique des immigrants en France, qui, cerise sur le gâteau, constituent un terreau d’où se recrutent, plus que souvent, les narco-trafiquants, la criminalité et le terrorisme islamiste.

 

Bon. Mais ce qui préoccupe M. Macron et nos élites c’est tout à fait autre chose. La guerre aux confins de l’Europe, avec une puissance nucléaire qui veut, coûte que coûte, engloutir un pays de 600.000 km2 habité de  40 millions d’habitants, ne peut pas les laisser indifférents.  L’Europe pacifique doit s’armer pour faire face à, éventuellement, une nouvelle agression. Si la France et quelques autres pays de l'UE avaient une armée digne de ce nom, on n'en serait pas là. Mais la France n'a plus les moyens d'avoir une armée de combat. Avec des prélèvements de plus de 50% sur le PIB pour distribuer « socialement » plus d’un tiers de celui-là, la France se gausse de notre fameux système "social" qui ne marche plus et l’a ruinée économiquement ce qui l’a considérablement affaibli. On a tendance à occulter nos échecs ou à les justifier par des raisons autant incompréhensibles que fallacieuses. Mais une sorte d’atmosphère « va-t-en-guerre » est en train de se diffuser en conduisant à faire peur aux gens qui ne savent plus à quel saint se vouer. On est loin du temps où M. Hollande et consorts nous expliquaient, hier, qu'on pouvait retirer les dividendes de la paix. Atmosphère va-t-en-guerre ? Le gouvernement a annoncé que tous les ménages en France recevront un manuel de survie dans les prochains mois. Le guide de 20 pages expliquera ce qu’il faut faire en cas de conflit armé, de catastrophe naturelle, d’autre pandémie ou de fuite radioactive. Ne souriez pas : en cas de fuite radioactive, il est conseillé de fermer toutes les portes. Comme de faire des stocks de denrées habituelles. Vous verrez, on va encore manquer de papier toilette comme pendant le COVID. Pour ce qui est du coût du projet, un journaliste s’est renseigné auprès d’une imprimerie et a appris qu’un livret de 20 pages distribué à 30 millions de ménages coûterait environ 6 millions d’euros.  Qu’est-ce que 6 millions d’euros pour un pays déjà endetté à hauteur de 3.300 milliards d’euros ?

 

Mais notre Président - qui a beaucoup de temps libre car qu’il n’a plus ni gouvernement ni majorité parlementaire « à sa botte » n’arrête pas de faire entendre sa voix dès que quelque chose se passe au Proche Orient. Il semble avoir oublié ce qui s’est passé le 7 octobre 2023 mais il a choisi une des deux lectures mises en exergue par L’(i)Monde : Les deux lectures antagonistes du 7-Octobre et de ses conséquences L’(i)Monde 20.03.25.

 

Je crois que l’on peut faire simple (du moins j’essaye) et dire que pour le Hamas, le conflit ne se terminera pas tant qu’Israël n’aura pas disparu car la destruction physique d'Israël, et la mort du Judaïsme (donc de ses fidèles) sont ses raisons d’être.. Et, mutatis, mutandis, pour Israël, le conflit ne peut s’arrêter tant que le Hamas ne disparaît pas de Gaza. Ce qui signifie que même si des nouveaux cessez-le-feu temporaires peuvent encore être obtenus dans les jours ou les semaines à venir, la guerre continuera. Mais en mettant de côté les intérêts et les intentions du Hamas, de M. Netanyahu et de M. Trump (considérés actuellement comme les seuls a avoir la capacité de décider de la marche des choses), un cessez-le-feu à Gaza ne peut jamais durer pour une raison fondamentale : aucun des deux camps ne veut tolérer la poursuite de l’existence de l’autre. Pendant des décennies, le groupe terroriste a pillé Gaza et sacrifié son peuple dans la poursuite d’une guerre messianique, sans fin, pour éliminer l’État juif. Avant le 7 octobre, les Israéliens considéraient cette aspiration comme irréaliste et croyaient qu’ils étaient en sécurité derrière leur barrière de haute technologie et l’armée la plus puissante du Proche Orient. Après le 7 octobre, ils ne le peuvent plus.

 

Mais le monde est concerné par le sort des 2 millions de gazaouis (beaucoup moins que par celui des 10 millions d’israéliens dont presque 8 sont juifs). On sait que le déplacement des réfugiés à travers les frontières est une conséquence régulière de la guerre. Six millions de Syriens, soit près du quart de la population d’avant-guerre, ont fui leur pays pendant la guerre civile. Un nombre encore plus grand a quitté l’Ukraine, même si la majeure partie de son territoire est libre des hostilités. Plus de 1,5 million de personnes ont fui l’Afghanistan depuis la prise de contrôle par les talibans en 2021. 14 millions de « déplacés » au Soudan. Pourtant, depuis le 7 octobre, l’Égypte a bouclé, pratiquement, toute la population de Gaza qui est la seule au monde à ne pouvoir se réfugier ailleurs pendant que l’organisation à laquelle elle a confié les clés du territoire habité il y a 20 ans poursuit sa guerre contre Israël. L’Egypte, pays arabe d’un million de km2, Gaza, 365 km2.

 

De plus, ce qui perturbe actuellement Israël jusqu’à créer une dichotomie apocalyptique de sa population c’est le sort des 59 otages (dont 34 probablement déjà morts) que le Hamas détient encore et qui en joue de pour prolonger la guerre en espérant qu’Israël acceptera un jour ses conditions : rester en place en premier lieu. Les otages. On ne peut pas ne pas penser à Schrödinger : ils peuvent être aussi bien vivants que morts. Comme pour son chat, décider ce que l’on doit faire c’est, moralement, incompatible avec ce que le judaïsme est. C’est le terrible dilemme auquel Israël a été confronté depuis le début de cette guerre. Comment une nation peut-elle équilibrer l’impératif qu’elle ressent de sauver certains de ses citoyens de la captivité, de la torture et de la mort, avec l’impératif de ne pas condamner encore plus de ses citoyens au même sort et d’assurer plutôt leur sécurité ? Pendant plus de 15 mois l’Administration Biden et, pratiquement tous, les gouvernements occidentaux ont fourni au Hamas, indirectement mais sciemment, les moyens de continuer de combattre : retenir l’aide militaire à Israël, lui demander de ne pas mener d’opérations dans les principaux bastions du Hamas comme Rafah, s’attendre à ce que le nombre de victimes civiles soit nul, et lui imposer des pauses fréquentes dans les combats en raison de préoccupations humanitaires fondées presque toujours plus sur une perception fallacieuse que sur les données vérifiées à Gaza. Les troupes de l’IDF ont même été contraintes de limiter l’ampleur de leurs opérations dès le début de la guerre, prolongeant ainsi le conflit et permettant au Hamas de se regrouper. Néanmoins, le Hamas n’est plus la force redoutable qu’il était au début du conflit. En octobre 2023, le Hamas possédait cinq brigades, 24 bataillons, des dizaines de milliers de roquettes, des positions défensives fortifiées et une direction bien formée avec des décennies d’expérience. Aujourd’hui, le Hamas a été significativement dégradé en une force de guérilla avec un leadership presque inexistant, une puissance de feu réduite et une capacité limitée à mener des opérations à grande échelle. Même s’il est toujours dangereux (trois fusées tirées pendant les deux derniers mois), le Hamas n’a plus de structure de commandement centralisée, des armes lourdes ou les bastions défensifs qu’il possédait autrefois.

 

Pourtant, Hamas continue à ne pas vouloir libérer des otages quelques aient pu être les offres d’Israël ou de l’Administration américaine. Ce qui était absolument prévisible car jusqu’au dernier otage détenu c’est le Hamas qui mène le jeu tant Israël (pour des raisons morales attaviques et leur utilisation ignoble par l’opposition à son gouvernement) ne peut que réagir à ses demandes (toutes, jusqu’ici, inacceptables).    Le dernier cessez-le-feu a pris fin il y a plusieurs semaines — Israël ne l’a pas rompu. Le Hamas a manipulé les médias en prétendant accepter un accord qui n’a jamais existé, en accumulant de la nourriture (tout en accusant Israël d’organiser la famine) en refusant de libérer des otages ou de se rendre : le Hamas a choisi la poursuite de la guerre.

 

17 mois après le 7 octobre 2023, enfin une enquête (indépendante, inattaquable, exceptionnellement détaillée, avec des milliers de sources d’information identifiées) sur ce qui s’est passé réellement vient de sortir :

October 7 Was a Savage Rupturing of Our Civilization Brendan O'Neill, SPIKED 20.03.25. Le rapport de la commission parlementaire du 7 octobre, supervisé par l’historien Lord Roberts (7 October Parliamentary Commission Report est un document horrifique et essentiel. Il témoigne, dans des détails sombres et méticuleux, du carnaval de violences antisémites perpétré par le Hamas et ses alliés le 7 octobre. C’est un compte rendu médico-légal, plus de 300 pages, de chaque crime commis par ces armées d’antisémitisme en ce jour le plus sombre. Et il donne des noms et rend hommage aux Juifs et à d’autres qui ont été abattus. Nous l’avons fait pour que les générations futures ne soient pas induites en erreur quant à la véritable ampleur et à l’horreur du massacre, dit Lord Roberts. Ce rapport est un navire de vérité dans les eaux gorgées de déni et d’apologie... Un détail du rapport parlementaire britannique sur la barbarie du 7 octobre devrait refroidir le sang de tous ceux qui le lisent – un bébé assassiné et deux êtres brulés ensemble jusqu’à en faire un magma

Car c’est l’écho le plus clair du 7 octobre, parmi les milliers d’échos évidents des atrocités nazies du siècle dernier. Ce rapport ne laisse aucun doute : le 7 octobre était plus qu’un acte de terrorisme, plus qu’un crime de guerre – c’était une rupture sauvage de la civilisation humaine elle-même.

 

Si vous rencontrez notre Président suggérez-lui de lire les 318 pages du rapport britannique. Et envoyez-le au (i)Monde.

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1 mars 2025 6 01 /03 /mars /2025 10:30

Comment se fait-il que le pays qui a inventé « Les droits de l’homme » en les codifiant, ait aussi inventé le totalitarisme ? La lecture des 616 pages de « La Chute de Robespierre » (Colin Jones) décrivant les évènements d’une seule journée (9 Thermidor, An II – 27 juillet 1794) finissant avec la guillotine pour ce dernier, permet de comprendre qu’il n’y a pas solution de continuité entre la fin de la Révolution française et les impostures apocalyptiques, sanglantes, du 20ème siècle, la Russie, la Chine, le Cambodge et, même, le Cuba et le Venezuela, pas plus avec la stratégie de M. Mélenchon. Dieu seul sait ce qui nous attend …

 

Le processus est toujours le même : une situation économique ne laissant pas espérer un changement bénéfique (après une guerre ou crise économique ou autre cataclysme), une minorité agissante, une idée pouvant séduire un groupe/classe/peuple, le culte de la personnalité, une prise de pouvoir autoritaire, sa centralisation verticale, la terreur comme élément essentiel de sa conservation, la soumission d’un peuple dont les moyens d’agir, contre ce qui lui est fait, font totalement défaut. Ne vous y trompez pas, les « planètes » s’alignent, le discours de M. Mélenchon est là pour le prouver. Pas seulement son discours, ses actes aussi : le plus évident est celui du programme de LFI aux dernières élections, dont le coût avait été évalué à plus de 250 milliards d’euros. Qui, s’il avait passé la rampe aurait pu, sans conteste créer une situation économique prérévolutionnaire.

 

Ce qui nous amène à ce dont il se fait le promoteur - la « créolisation » du pays - accompagné, évidemment, de son déclin, déclin qui aujourd’hui nous fait comprendre qu’il n’y a pas de retour possible après la spirale déclinante entamée il y a 50 ans (date du dernier budget équilibré de la France).

 

Je n’arrête pas de me demander si je n’exagère pas. Si un des lecteurs du blog le pense, je serais heureux de l’apprendre et de comprendre le pourquoi du comment.

 

En attendant, je me propose d’évoquer les aspects qui me font dire ce que je dis. Ils sont, d’évidence, le peuple (et sa composition changeante), l’enseignement et l’économie (industrie, services, distribution). En réalité, les piliers du modèle social français qui, inventé il y a 80 ans, ne peut perdurer comme « l’état providence » ne peut perdurer dans une économie de marché dont les principes fondamentaux ne sont plus respectés.

 

Peuple – Certes, le nombre d’habitants (réguliers…) du pays augmente. Mais la « créolisation » chère à Monsieur Mélenchon est en marche : regardez le graphique « solde naturel/solde migratoire » (INSEE).

 

En 2023, le solde naturel (naissances - décès) est de +38.500, son plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. En revanche, le solde migratoire (arrivées - départs) est quant à lui estimé à +183.000 personnes pour 2023. Le solde migratoire en 4 ans (2019-2023) est de, peu ou prou, 1 million (INSEE). Ajoutez le nombre de naissances en baisse. Aussi que le taux de fécondité des env. 8.149 millions de femmes « indigènes » (20-39 ans) dont env.20% enfantent est bien inférieur à celui des femmes de l’immigration (env. 875.000, taux supérieur à 3). Tant et si bien qu’avec un taux de fécondité global de 1,62 on constate en 2024 que presque 40% du total des naissances (663.000) est dû aux femmes immigrées. Croisez les tableaux disponibles et vous trouverez que M. Mélenchon a parfaitement raison d’attendre (peut-être il ne sera plus là) la créolisation de la France. Moitié/moitié au plus tard à la fin du présent siècle. Le bateau de Thésée (question à caractère philosophique, savoir si un objet perd son identité lorsque l'on remplace progressivement plusieurs, voire, tous ses éléments.) – la France sera-t-elle toujours la France ?

 

Éducation – Sur 43 ans (1980-2023) le nombre d’élèves/étudiants/apprentis a augmenté d’env. 1,8 millions (env. 10%) mais la dépense intérieure pour l’éducation* est passée de 86 millions d’euros (constants, valeur 2023) à 189 millions soit 220 %. Cette dépense est constante à env. 6% du PIB mais on met les mauvais résultats de l’enseignement sur le dos des « moyens » qui manquent…

 

  • La dépense intérieure d’éducation (DIE) rassemble toutes les dépenses, effectuées sur le territoire national, par l’ensemble des agents économiques, administrations publiques centrales et locales, entreprises et ménages, pour les activités d’éducation.

 

Juste pour information, le budget de l’Éducation Nationale (ministère) a été de 63 milliards d’euros en 2023 soit, env. le tiers de toutes les dépenses d’éducation. En promouvant la créolisation du pays via une immigration irrégulière impossible à assimiler (et, en partie, ne le voulant pas) M. Mélenchon sait ce qu’il fait : le moment venu, des gens mal (ou peu) éduqués seront plus disponibles que d’autres pour répondre « présent » à son appel révolutionnaire. Trois disciplines, mathématiques, lecture, sciences, pour lesquelles le rang de la France (23, 25, 26 sur les 38 pays de l’OCDE) ne fait que décliner depuis 20 ans. :

 

Si l’on met en parallèle les deux graphiques on constate que sur la période FISA 2018-2022 le nombre d’élèves, étudiants et apprentis a augmenté d’env. 600.000 (essentiellement venant de l’immigration) tandis que le niveau des trois disciplines décline sans perspective de retour à ce que l’école française et ses hussards noirs étaient. Ni l’école, ni les hussards ne sont plus capables d’assurer le rang du pays parmi les meilleurs du monde. Aujourd’hui, 26ème parmi les 27 pays de l’Union Européenne.

Autant de bonheur pour M. Mélenchon en préparant son accession au pouvoir qu’il convoite depuis si longtemps.

 

Economie – L’économie française, jadis la deuxième plus riche de l’Union européenne, faisait, il y avait des années de cela, l’envie de l’Europe. Ces jours sont révolus. L’économie s’est contractée (croissance nulle ou marginale), l’inflation est à son plus haut niveau depuis un demi-siècle et les prix de l’énergie (qui étaient les plus faibles vu ses ressources nucléaires) ont fait un bond en avant. La production et les exportations ont chuté (seulement 11% du PIB viennent de la production de biens, à comparer avec 22/24% jusqu’en 2010) et il y a maintenant la perspective de droits de douane américains imposés par Donald Trump. Les infrastructures et les entreprises ont un besoin urgent de modernisation dans un pays qui souffre. Pendant ce temps on se déchire pour savoir si on part à la retraite à 60/62 ou 64 ans (67 ans presque partout en Europe) et on ne sait pas comment arrêter un flux d’immigration incontrôlé (et incontrôlable). Pourtant, en partie, nécessaire pour sauver l’économie française.  Cependant, remplir le pays d’immigrants culturellement incompatibles et non assimilables ne fera qu’empirer les choses mais sera un aliment pour la marche de M. Mélenchon vers la victoire.

 

Des chiffres qui ne font plus peur à personne, tellement on s’est habitué de les entendre. La dette publique de 3.350 milliards d’euros (+ l’extra-comptable d’environ 5.000 milliards d’euros), le déficit budgétaire annuel systémique (le dernier au-delà de 6%), le déficit commercial (lui aussi systémique depuis 2004, 162 milliards d’euros en 2022, 100 milliards en 2023) :

 

Le chômage endémique (5.495.100 demandeurs d'emploi inscrits à France Travail en catégories A, B, C en France soit plus de 20% du total de salariés employés en France – récipiendaires de moult types de subventions), le décrochage de la croissance du PIB vs celle de la population (qui travaille moins, valeur ajoutée moindre car acteurs moins ou pas qualifiés – immigration).

 

Regardez bien le graphique suivant prenant en charge ce qui s’est passé depuis 2008 à ce jour : plus la population augmente (effet immigration – 5,38 millions en 2008 et 7,63 en 2024 soit de 8,4% à 11,1% de la population totale - naturellement seulement immigration régulière…) plus le PIB se contracte (chiffres en $ constants – Banque Mondiale), deux courbes divergentes que rien ne semble pouvoir venir pour les changer.

 Rassurez-vous, on ne va pas arrêter de nous dire que « l’immigration est une chance », que ses membres paieront les pensions des futurs retraités et autres balivernes. En laissant de côté tout ce qui touche l’éducation, l’acculturation massive, la transformation des citoyens que nous étions en simple consommateurs de produits venant d’ailleurs.

 

Autant d’effets positifs pour ce que M. Mélenchon nous prépare. Car si jusqu’ici je parlais de « révolution » n’oublions pas ce qui a constitué le préambule de ce texte : le régime révolutionnaire de M. Mélenchon sera, naturellement, totalitaire et il se souviendra que seule la terreur permettra sa pérennité. Voilà la boucle, bouclée, la France apôtre de la liberté risque de se plier par la volonté de M. Mélenchon (et de ceux qui le suivent) à la terreur libératrice. Sauf si…

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