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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 18:24

Un lecteur, en lisant le dernier texte mis sur le blog traitant, en partie, de la situation économique de notre pays me dit clairement, en pastichant… votre histoire est bien bonne, mais elle n’est pas des plus claires. 

En reconnaissant l’auteur de la phrase, je ne puis que dire Ne t’affole pas Gustave, Si tu veux t’instruire un peu, Tu n’as rien à faire de mieux que de m’écouter, mon brave (J. Moiziard, 1973). Essayons, donc, de jeter un peu de lumière sur des choses qui n’étant pas très bien connues conditionnent, cependant, la compréhension de ce qui nous arrive. Sans oublier de survoler, aussi, l’autre grand sujet que le blog traite.

 

Comment écrire sans essuyer des quolibets et/ou être voué aux gémonies ? Comment parler de la France d’aujourd’hui en voulant dire le vrai sans être, toutefois, traité de « déclinologue, réactionnaire, voire raciste (très à la mode) » ?

Pourquoi évoquer ces risques ? Parce que nous assistons, béats, à la pantomime que les gouvernements successifs nous jouent depuis presque, deux ans. En ne disant rien de ce qui nous intéresserait, en laissant le premier rôle au média, quatrième pouvoir – sans contre-pouvoir aucun.

Les faits divers (auparavant « les chiens écrasés ») devenus sujet politique car, comme par hasard, le profil de ceux qui agressent, qui pillent, qui tuent est, dans pas mal de cas, jusqu’ici (il ne faut pas le dire car…) lié à la première ou deuxième voire troisième génération d’une immigration dont on s’accorde à dire (après quarante ans de dénégations) qu’elle est mal ou pas du tout régulée.

Je vois déjà les sourcils de beaucoup qui se froncent, en craignant le pire. Le pire ? Nos trois plaies profondes - économie, éducation, santé - obligent de prendre en compte l’influence directe ou indirecte de la composante « diversité » (immigration, première, deuxième et troisième strata - le pluriel de stratum…). Car, sauf si je me trompe du tout au tout, par de-là nos péchés propres (35 heures, redistribution irresponsable, état obèse et boursouflé, assujettissement à ce qu’il y a de pire en Europe - marché de l’énergie, frontières ouvertes à tous vents, bureaucratie improductive, etc.,), les conséquences de la composante immigration croissante contribuent pour beaucoup à la situation actuelle de notre pays. « Depuis 2023, la France a reçu une part d’immigrés issus de pays à faible indice de développement humain (IDH) trois fois supérieure à la moyenne de l’Union européenne » (Figarovox,01.12.25). Notre Président se gaussait en soulignant la réduction du chômage en occultant qu’il s’agissait de l’incorporation d’une composante démographique qui ne pouvait que tirer vers le bas la progression du PIB (et du PIB/Habitant). Il s’agit là d’un facteur non négligeable contribuant, raccourci rapide, à ce que de quatrième puissance mondiale il y a 40 ans nous nous trouvions aujourd’hui au seuil d’élimination des 10 premières puissances mondiales. Quelques chiffres et quelques graphiques vont expliciter mon propos limité aux contours économique et sociétal sans toucher l’éducation en particulier et la culture en général.

Je vous laisse réfléchir, en regardant le graphique à partir de 1950 tandis que moi je ne regarde que les 40 dernières années : 4 millions d’immigrés en 1980, 8 millions en 2024. Quant à l’origine des immigrés (que l’on occulte systématiquement) on trouve :

Naturellement, l’INSEE (comme tout démographe qui se respecte) ne peut donner des indications quant aux « irréguliers ». Donc, l’INSEE n’enregistre que les immigrés légaux et on constate que le solde (entrés-sortis) est supérieur à 3.000.000 pour les 18 dernières années. Par de la croissance générique (femmes immigrées env. 3,5 enfants/femme, femmes européennes 1,3).

Cependant, un faisceau d’indices concordants soutient que si l’immigration légale est relativement bien appréhendée, d’aucuns considèrent que la composante illégale devrait représenter un chiffre équivalent. Quoi qu’il en soit, les chiffres officiels considèrent que l’immigration représente 11,3% en 2024 à l’intérieur d’une fourchette 10 à 15% du total de la population française. Un dernier graphique qui nous indique l’origine de l’immigration. Ce graphique est important car il nous fait prendre conscience que les « faits divers » attribués à « des djeunes » ou à des individus au départ sans nom, car il pourrait en trahir l’origine, devraient être considérés comme le reflet d’une culture différente. Dans laquelle, par exemple, le rôle de la femme ou le prix de la vie sont totalement différents de ce que la civilisation judéo-chrétienne nous a appris. Car, n’oublions pas, la grande majorité des arrivants arrivent comme les escargots, avec sur leur dos les mœurs, les habitudes, la culture (ou le manque de) avec laquelle ils sont partis de leurs villages. Pour venir, surtout en France car le nouveau pays où coule le lait et le miel d’une subsistance sans contrepartie et où les soins sont accordés gratuitement à ceux qui souffrent même d’un mal de dents.

Les trois graphiques, si on le regarde bien et si on les ajoute à des éléments connus par ailleurs (chômage, accès aux soins, récipiendaires des diverses formes de redistribution, etc.,) posent, d’évidence, la question l’immigration est elle un bienfait –selon la doxa des 40 dernières années- ou pas ?

« Les économistes de gauche situent le solde négatif (contribution - consommation) annuel entre 4 et 15 milliards d’euros et leurs collègues de droite et d’extrême droite entre 70 et 250 milliards. J’aboutis à 53,9 milliards d’euros, avec une marge d’incertitude due à ce que j’appelle la pénombre de l’immigration. (J-P. le Goff, Le Figaro 27.08.23//

 

Pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour comprendre que l’immigration (telle qu’elle a été gérée depuis 40 ans) a affecté le PIB de la France, annuellement, d’au moins de 2%. Quand on sait que le déficit commercial de la France pour les biens auquel on doit ajouter celui pour les services

 

 

est supérieur à 100 milliards d’euros depuis 2020/21 (après avoir culminé à 162 milliards en 2022) on devrait inférer que le coût de l’immigration, assimilé à une dépense extérieure, est responsable pour environ de la moitié du déficit commercial.

Cette dépense, ajoutée à des causes tout autant systémiques, a fait que le PIB/habitant qui en 1980 était supérieur de 15% à celui des Allemands, est aujourd’hui inférieur de 20%. Je ne cesse de dire qu’une des causes est le changement, pour le mal, de la physionomie des emplois dans notre pays. Tout en se gaussant de la réduction du chômage présentée comme une grande réalisation de ses quinquennats, E. Macron, oublie de noter que s’il y a presque 6% d'emploi en plus que fin 2019, le PIB n'a lui augmenté que de 1,3%. (Mathieu Plane, Le Figaro, 18.05.23). Et là on trouve aussi la trace de l’immigration car l’essentiel des emplois créés ces dernières années sont associés à un personnel non qualifié, en très grande partie venant d’elle.

 

En proie aux difficultés induites par l’incapacité de stabiliser la croissance des besoins d’une population vieillissante à laquelle s’est ajouté une composante non marginale consommant plus qu’elle ne produisait, le pays a essayé de faire des économies pour réduire, un peu, sa dette. Sans succès aucun car depuis 40 ans nous n’avons jamais eu un budget en équilibre. Des économies ? Regardez ce que nous avons fait : 100.000 lits d’hôpital en moins sur 20 ans pendant que la population augmentait de 55 à 67 millions d’habitants !

 

On a dit pis que pendre de ceux qui nous avertissaient que les choses allaient de mal en pire car par delà les aspects économiques, ceux culturel et sociétal allaient aussi en souffrir. Mais par delà la comptine « c’est un bienfait » on a passé sous silence ce qui empêche, pas mal de nos concitoyens, de vivre normalement. Les attaques à l’arme blanche ou à la kalachnikov, l’assassinat de femmes dans les rues ou dans leur maison, l’augmentation de la population carcérale, ayons le courage de le dire, sont de plus en plus fréquentes et ont comme acteurs, des personnes de l’immigration (première, deuxième ou troisième génération) dans une proportion deux ou trois fois supérieure à celle de leur pourcentage dans la population. Et, en parallèle, la composition démographique de la première fille de l’Eglise n’arrête pas de changer car tandis que le solde naturel (naissances-décès, négatif en 2025) diminue depuis 15 ans, le solde migratoire reste presque constant.

 

Quo vadis Francia ?

 

Un Président qui préside à l’éjection humiliante de la France des pays d’Afrique dans lesquels elle a investi des milles et des cents. Entre autres, le pays (Niger) qui sur les 6.286 tonnes d'uranium importées en France en 2020, fournissait plus d'un tiers (34,7 %). (Libé 5 juil. 2022). Mais nous prétendons disposer d’uranium pour les centrales nucléaires pour des années.

 

Un Président qui nous jure que notre seul espoir de progresser se trouve dans l’Europe : Selon le FMI, «l’économie de la zone euro a progressé d’environ 6 % au cours des 15 dernières années, contre 82 % aux États-Unis» Et non seulement le Vieux Continent s’appauvrit par rapport au Nouveau, mais la base essentielle de la souveraineté et de la force au XXIe siècle, la technologie, est son talon d’Achille : parmi les 20 plus grandes entreprises technologiques mondiales, seulement deux viennent d’Europe.

 

Un Président qui se prend au sérieux et va « jouer dans la cour des grands ». Qu’il s’agisse de la guerre de l’Ukraine ou, pire, de l’agression du Hamas contre Israël (soutenue sous la table par le Qatar et la Turquie) il s’agite en voyageant sur trois continents pour proférer des vérités premières donnant le frisson.

 

Un Président qui, pour se faire élire à promis de réduire le nombre de fonctionnaires de 150.000 pendant le premier mandat. A la fin du deuxième la France compte 180.000 de plus. A méditer le mot de George Clémenceau « La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts » Les impôts ?

 

Un seul exemple : 1991 : la CSG est créée par Michel Rocard, pour financer la branche famille en remplacement des cotisations patronales d’allocations familiales. Son taux est de 1,1 % pour les revenus d'activités, les revenus de remplacement et les revenus du patrimoine. Depuis, insidieusement, son taux a été multiplié par 9 (9,2%) et son produit (en euros constants) a été multiplié par 15 :

 

De 10 Milliards en 1995 il est devenu de 153 Md€ en 2024 – plus que le produit de l’impôt sur le revenu. Ajoutez celui de la CRDS de 9 Md€ et celui des autres prélèvements sociaux de 15 Md€, soit un total de 277 Md€ (9,5 % du PIB). Que pouvons-nous espérer ?  Les projections pour l'année 2025 par des organismes comme la Banque de France suggèrent une croissance annuelle autour de 0,6 % (projections de juin 2025) avec une inflation de 0,9% Donc, en réalité, « croissance négative » (so to speak). Mais une hausse du chômage et un contexte où le pouvoir d'achat est sous pression, malgré un ralentissement marqué de l'inflation.

 

Et Israël, me demanderez-vous ? Bank of America voit une forte croissance du PIB de 4,2 % en Israël en 2026 (après 3,4% en 2025), suivie par 4 % en 2027. Ses analystes s’attendent à ce que le taux d’intérêt en Israël passe de 4,25 % à 3,25 % en 2026 et reste inchangé en 2027. Pendant qu’une guerre de deux ans lui a fait dépenser plus de 30 Milliards de $ soit env. 5% de son PIB. Ses exploits techniques/technologiques continuent à époustoufler le monde. Les entreprises israéliennes ont enregistré des sorties totalisant environ 70 milliards de dollars au cours des 11 premiers mois de 2025 à travers environ 110 fusions et acquisitions, marquant l’un des exercices financiers les plus solides d’Israël, a rapporté mardi Calcalist, citant un nouveau rapport annuel de « Poalim Tech et Dealigence ».

Les exportations d’armes israéliennes ont battu un record en 2024, après le déclenchement de la guerre à Gaza, atteignant 14,8 milliards de dollars malgré les appels à boycotter les armes israéliennes. L’Europe a été le plus grand acheteur de technologie de défense israélienne l’année dernière, représentant 54 % des exportations contre 35 % en 2023, selon les données du ministère israélien de la Défense. (WSJ, 05.12.25). Dans le secteur privé, les entreprises technologiques israéliennes devraient lever plus de 12 milliards de dollars en 2025, dont près de la moitié pour des entreprises de cybersécurité et de Deeptech, soit une augmentation de 13 % par rapport à 2024 (Globes).

 

Deux exemples : (a) malgré la guerre, le Parlement grec vient d’approuver l’achat de 36 lanceurs PULS pour 758 millions de dollars auprès d’Elbit Systems. Cet achat semble être la première étape d’un partenariat qui inclurait un investissement de 3 milliards de dollars dans la création d’un « dôme de défense aérienne et antimissile à plusieurs niveaux au-dessus de la Grèce », ont rapporté les média grecs.

 

 

(b) Israël a tenu son engagement de livrer à l’Allemagne temps un système de défense antimissile balistique d’une valeur de 3,5 milliards d’euros. Lors d’une cérémonie tenue en Allemagne il y a quelques jours à laquelle assistaient les dirigeants de la défense des deux pays, le système de défense antimissile balistique exo-atmosphérique Arrow 3 d’Israël a été déclaré opérationnel. Le système Arrow 3 offre une défense aérienne « Made in Israël » aux habitants de l’Allemagne, contre les menaces tangibles des missiles balistiques. Les médias allemands ont largement couvert le deal d’Arrow 3, en se concentrant sur son importance stratégique et sur le fait qu’aucun pays européen n’a quelque chose de comparable.

 

 

L’accord - le plus grand projet de coopération en matière de sécurité jamais réalisé entre Israël et l’Allemagne - positionne Israël comme un partenaire de sécurité crucial non seulement pour Berlin, mais aussi pour l’OTAN et l’Europe dans son ensemble. Le système avancé israélien est la seule défense disponible immédiatement capable d’intercepter des missiles balistiques à longue portée. Missiles qui pourraient venir de la Russie qui fait peur à notre Président ou de l’Iran qu’il ménage en essayant de renouveler le fameux accord de 2015.

 

Et le Chancelier F. Merz vient de passer deux jours en Israël et ne dit que de bonnes choses concernant le devoir de l’Allemagne d’être solidaire d’Israël qui a été attaquée par « le terrorisme islamiste » Le même jour, un communiqué de Lufthansa : « Nous tenons à vous informer que, conformément à une décision interne de l’entreprise, un embargo sur toutes les cargaisons militaires et de sécurité a été imposé à Tel Aviv, avec effet immédiat jusqu’à nouvel ordre »

 

« Et voilà que je m'éveille d'un rêve, pour trouver un monde partagé entre le crétinisme et le délirium trémens. Tout est possible à présent » (d’après George Sand, lettre à G. Flaubert, 1874).

 

 

 

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29 novembre 2025 6 29 /11 /novembre /2025 20:41

L’année tire à sa fin et chaque jour nous apporte son fardeau de mauvaises nouvelles - la guerre actuelle ou celle à venir, les impôts actuels ou à venir, la perte de pouvoir d’achat ou à venir, le changement de population actuel ou à venir, bref, l’état du pays actuel ou à venir. 

On demandait à la tortue « De quoi est faite ta carapace ? De peurs accumulées, rien de plus tenace » (VG).

 

 

A peine sorti de sa pantalonnade concernant la reconnaissance de l’État qui, selon la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU (approuvée par la France !) n’existe pas, voilà notre Président qui enfourche un nouveau cheval : la guerre à laquelle on doit se préparer. Oublions que selon certains l’armée française (la plus imposante de l’Europe) ne dispose que de quelques jours de munitions dans le cas d’un conflit intensif. Oublions qu’il s’agit, selon des experts, d’une armée « échantillonnaire » ou « bonsaï » (La Dépêche, 22.08.22) c’est-à-dire qui a, un peu, de tout ce qu’il faut mais pas assez pour faire face à un conflit sérieux. Oublions, même, que nous ne savons pas où on trouvera l’argent nécessaire pour maintenir le niveau de combat actuel des troupes (vu la comédie du budget que 577 députés incompétents jouent à l’Assemblée nationale). Oublions que la « réserve » de l’armée est anémique [42.000 hommes vs 201.332 actifs (10.08.25) quand, par exemple, Israël dispose de 465.000 hommes vs 169.500 actifs (Military Balance, Londres, 06.05.25)].

 

Oublions tout cela et écoutons notre Président : il a décidé, « face à la menace russe « d’instaurer un service national militaire volontaire à partir de l’été 2026 » Quèsaco ? Il existait, déjà, un « Service National Universel » pour lequel on affectait 2 milliards d’euros (pour 850.000 jeunes) mais dont la Cour des Comptes évaluait le coût annuel de 3,5 à 5 milliards d’euros (La Tribune, 13.09.24). De qui se moque-t-on ? D’un côté, la Russie a d’autres chats à fouetter que de se lancer dans une guerre contre l’Europe défendue par l’OTAN). Pendant des années, Moscou s’est présentée comme une superpuissance mondiale. Pourtant, l’invasion de l’Ukraine en 2022 a totalement révélé la farce. La « deuxième plus grande armée du monde » était censée conquérir Kiev en trois jours. Au lieu de cela, son fantasme à grande échelle est devenu un bourbier depuis quatre ans. Ce qui devait être une démonstration de domination s’est transformée en un effondrement au ralenti. Ce qui a dévoré plus (ou moins) un million de soldats. La Russie sait qu’elle ne peut pas gagner. Pourtant, au lieu de battre en retraite, la Russie s’en prend aux civils, aux hôpitaux et aux centrales électriques.

 

Elle se saigne aux quatre veines pour continuer, après presque quatre ans, l’opération de police qui aurait dû durer 3 jours pour prendre Kiev et maïtriser Ukraine. « 1.500 morts et blessés par jour" en octobre dans le camp russe. Ce sont les chiffres donnés par Sir Tony Radakin, chef d'état-major de la défense britannique, lors d'une interview donnée à la BBC. Selon lui, il s'agit en effet du mois le plus meurtrier pour les troupes moscovites depuis le début de la guerre. "La Russie est sur le point de déplorer 700.000 morts ou blessés", a regretté Sir Tony Radakin. Moscou ne divulgue pas le nombre de pertes dans ses rangs mais, selon le dernier bilan du ministère ukrainien de la Défense contacté par Newsweek, ce nombre a déjà atteint "708.890 militaires russes", rapporte le magazine américain dans un article publié le 10 novembre 2024.

Toujours selon le ministère ukrainien de la Défense, la Russie aurait également perdu 9.249 chars, 18.726 véhicules blindés de combat et 20.280 systèmes d'artillerie. "La Russie consacre désormais plus de 40 % de ses dépenses publiques à la défense et à la sécurité, c'est plus que le budget de l'éducation et de la santé combinés", a précisé à la BBC le chef de la défense britannique». La Russie qui a mobilisé 90.000 nouveaux soldats dans les trois premiers mois de 2025 (Le Point, 14.10.25).

 

Et notre du Guesclin veut préparer des jeunes pour une guerre avec la Russie ? Le ridicule ne tue plus, comme on le sait.

 

J’avais oublié : tout cela pendant que la charge de la dette publique française - 3.400 milliards € comptable + env. 5.000 milliards € hors-bilan - est prévue à 100 milliards € en 2028 (rien ne semble pouvoir la diminuer, elle pourrait même augmenter si les taux de l’argent augmentent). Dette que d’aucuns (Banque des territoires, https://www.banquedesterritoires.fr  estiment arriver à 250% du PIB en 2050 (115% actuellement) si l’on prolonge la courbe des dépenses actuelles que rien, ni personne, n’envisage arrêter.

 

M. Macron. Pendant qu’il s’occupe de la future guerre avec la Russie il continue, nonobstant l’échec de sa dernière tentative de faire du mal à l’État d’Israël, à faire ce qu’il peut pour que ni la paix à Gaza, ni la paix au Liban ne voient le jour dans des conditions favorables à Israël. Il s’associe (Qatar par exemple) à ceux pour lesquels des récits puissants persistent qui rejettent toute paix avec Israël ou même la reconnaissance de son droit à exister. Lorsque les dirigeants de l’Autorité palestinienne nient le lien entre les Juifs et Jérusalem ou l’existence d’un temple juif, malgré le fait que le Coran lui-même reconnaisse Israël antique, cela sape la seule voie à suivre : une paix pragmatique et tolérante entre deux peuples. Mais il embrasse le vieux négationniste M. Abbas chaque fois qu’il le voit. Il semble ne pas savoir ce qui s’est passé depuis le sabotage du processus d’Oslo, de la militarisation de la deuxième Intifada, du blocus de Gaza ou d’une foule de guerres inutiles – surtout après le 7 octobre - le Hamas n’a fait que livrer la misère, la destruction, la mort, une dévastation continue et soutenue, et la régression de la cause et le peuple palestiniens.

 

Au lieu de contribuer à changer fondamentalement de cap et de réaliser la futilité des récits idéologiques, nationalistes et religieux et des manipulations qui sous-tendent le Hamas et les éléments du projet national Palestinien, il semble prêt à voir le Hamas comme un échec et à éviter le groupe pour son manque d’efficacité plutôt que pour ce qu’il représente.

 

Un petit rappel : les Juifs ont été expulsés d’Angleterre pendant la décennie de 1290 ; de France plusieurs fois -de 533 jusqu’en 1605 -Marie de Médicis ; d’Espagne dans les 1490 ; de Sicile à la fin des années 1400 ; du Portugal dans les années 1500 ; d’Ukraine dans les années 1640 ; de Russie dans les années 1880 ; d’Allemagne dans les années 1930 ; et divers pays arabes dans les années 1940 à 1960. Aujourd’hui, dans la décennie de 2020, quand les données statistiques montrent le doublement et le triplement des incidents antisémites dans les rues des villes de France, où doivent les Juifs à aller ? Le seul endroit qui les accueille à bras ouverts est leur maison ancestrale d’Israël. Les Juifs de n’importe où dans le monde ont maintenant le droit absolu de retourner en Israël. Sauf que… « From the river to the see, Palestine will be free »  

 

Il ne peut pas ignorer que les nations arabes qui ont cruellement militarisé leurs cousins palestiniens pendant des décennies - en les transformant en « réfugiés » génération après génération, ont fait de la propagande en croyant que leur cause nationale, et le seul but réel dans la vie, est de massacrer les Israéliens - ne seront pas à la hauteur de leur devoir moral de renverser le Hamas, libérer les Gazaouis de leur domination et assurer la paix. Les pays européens non plus, même ceux qui ont « reconnu » un État palestinien de manière prétentieuse, n’aideront pas à forcer le Hamas à se rendre et ainsi à ouvrir la voie à l’existence réelle d’un tel État. Comment fait-il pour ne pas comprendre que le Qatar et la Turquie semblent moins intéressés par "la paix et la prospérité" des Palestiniens que par l’élimination d’Israël ? Paix à Gaza ? Il n’avait pas arrêté de demander un cessez-le-feu. Il est là depuis plus d’un mois. Pour l’instant, il semblerait que les pays arabes et islamiques ne soient pas enthousiastes à l’idée de rejoindre une force internationale dans la bande de Gaza. Certains de ces pays, comme le Qatar et la Turquie, soutiennent le Hamas et veulent sans doute qu’il reste au pouvoir, tandis que d’autres craignent d’être qualifiés de « collaborateurs » avec Israël contre la « résistance » palestinienne.

 

Cependant, la plupart des Arabes et des musulmans ne considèrent pas le Hamas comme une menace pour leur sécurité nationale ; ils ne voient donc aucune nécessité d’éliminer le groupe terroriste. Ceux des Israéliens qui ont survécu au 7 octobre savent que cela est nécessaire. Pour leurs voisins, la destruction de leurs propres maisons, villes et vies valait la peine pour une seule journée au cours de laquelle ils pouvaient humilier les Juifs et déchaîner sur eux une cruauté inimaginable. Les Philistins bibliques qui bouchaient les puits quand ils guerroyaient contre les Hébreux ont disparu il y a longtemps, mais de nouveaux envahisseurs ont pris leur place, les Palestiniens sont les Philistins de notre temps. Le Roi Salomon, quelque 3.000 ans avant nous : « Ce qui a été sera encore, ce qui a été fait sera encore fait ; il n’y a rien de nouveau sous le soleil. »

 

Capito ? Cela laisse Israël comme  seul pays qui a un intérêt urgent à désarmer le Hamas pour empêcher le groupe terroriste et ses alliés dans la bande de Gaza de commettre plus d’atrocités contre Israël. Notre Président va recommencer à demander un cessez-le-feu et condamner Israël qui recommencerait la guerre.

 

Bon. Il n’aime pas Israël. Pas une seule visite d’État en huit ans de règne. Et il ne comprend pas que la projection pathologique du Palestinianisme est le cheval de Troie pour l’islamisation des pays de l’Europe, la France la première. En regardant les États voisins d’Israël, il devrait comprendre la racine de la haine. Maintenant qu’ils n’ont pas réussi à la détruire, ils font de même avec l’Europe - le continent qui a expulsé et assassiné ses Juifs. Israël se tient en première ligne de la civilisation occidentale. En combattant les envahisseurs, les Israéliens défendent également ceux qui en Europe ont choisi de collaborer avec les Frères musulmans, qui cherchent leur destruction. Quelle honte.

 

Le 23 novembre, plus de 70 experts européens et internationaux se sont réunis devant la Cour pénale internationale à La Haye pour livrer un message unifié : les Frères musulmans représentent une menace mondiale pour la paix et la sécurité. Leur avertissement était fondé non pas sur la spéculation mais sur le renseignement dur et l’expérience des villes européennes qui ont fait face à des vagues de radicalisation, d’antisémitisme et de terreur (JNS, 28.11.25).

 

Les Frères Musulmans sponsorisés par les amis de M. Macron, le Qatar et la Turquie. Et depuis quelques mois ceux de M. Trump aussi. Cui prodest ?

 

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21 novembre 2025 5 21 /11 /novembre /2025 12:36

Par quoi commencer ? Un parlement qui depuis des semaines ne fait qu’ajouter de nouvelles recettes (par l’impôt et taxes) à un projet de budget que personne ne prend au sérieux. Un Chef d’état-major qui vient de dire au 13.000 maires réunis à Paris qu’ils devraient faire comprendre à nos concitoyens que la guerre est en train d’arriver et que les enfants pourront (devront) mourir pour la patrie. Affolant, mais restons sérieux.

 

L'économie française étant principalement une économie de service, en 2022, le secteur tertiaire employait 80,1 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche, etc.) n'en représentait plus que 2,1%. La part de l'industrie dans le PIB reste plus faible en France (10,6%) qu'ailleurs (Allemagne 18,6%, Italie 15,4%, Espagne 13,6%) Google,22 août 2025. Comment créer de la valeur avec une telle structure ? En important des millions d’immigrés non qualifiés pour les utiliser pour des services non producteurs de valeurs, la France ne peut que s’appauvrir. Regardez la provenance desdits immigrés :

Accessoirement, on comprend que l’explication de M. Macron (« les immigrés d’aujourd’hui paieront les retraites de demain ») est une sinistre fumisterie. Sans oublier que les politiques sont totalement irresponsables au sujet des retraites : on entretient des illusions, comme la retraite à 60 ans. Et on continue à induire en erreur en appelant « la plus grande dépense » le remboursement de l’argent que les retraités actuels ont confié, pendant 30/40 ans, d’une manière obligatoire, à des institutions autorisées par l’état, pour le faire fructifier.

 

Les démographes nous disent que la population du pays sera, pratiquement constante jusqu’en 2070 car depuis 2024 le solde naturel (naissances-décès) devient négatif : en clair la composition de la démographie est en train de changer en faveur de l’apport extérieur et de la descendance des nouveaux arrivants.

 

 

En classement par PIB en PPA, la France est la 9e puissance économique. En 2025, le produit intérieur brut (PIB) de la France s'élève à 2.919,9 milliards d'euros. Quant à la dette, elle s'élève à 3.426.626.115.462 € et elle augmente, tenez-vous bien, de 354.000 euros par minute, sans interruption, jour et nuit (Google). Dès lors on ne devrait pas être surpris que la pauvreté s’installe dans le pays ou que le poids du loyer dans le revenu des locataires a doublé depuis 1970. Regardez :

Indicateur d’inégalités de revenus après redistribution (indice de Gini)

 

   

Comment en est-on arrivé là ? Regardez l’évolution de la pauvreté pendant les deux mandats de M. Macron de 2017 à 2024

 

 

Quand on parle de pauvreté il est instructif de comparer l’évolution du PIB de notre pays avec celle d’Israël (le blog porte le nom de « France-Israël » …) :

 

 

En huit ans Israël a multiplié son PIB (presque) par deux, la France de M. Macron l’a augmenté d’environ 30%. Et puisque la population (via une immigration non maîtrisée) a augmenté plus vite que le PIB, le PIB/habitant a été presque stagnant en France : il est aujourd’hui inférieur d’environ 20% à celui d’Israël. Et ce qui est plus important c’est de regarder l’évolution de la dette des pays versus le PIB :

 

La dette de la France a explosé avec un PIB stagnant tandis que la dette d’Israël est restée pratiquement constante (60% Israël, 115% France).

 

Ceci expliquant cela, on ne doit pas être surpris d’apprendre que notre pays, jadis (du temps du Général) deuxième puissance économique mondiale est devenue en classement par PIB en PPA, 9e puissance économique. En 2025, le produit intérieur brut (PIB) de la France s'élève à 2.919,9 milliards d'euros avec une dette de 3.426 milliards euros (Google). Et rien ne nous pousse à croire que les lendemains seront meilleurs, bien au contraire. L’Agence de notation Moody’s, si elle a maintenu sa note pour la France (contrairement à S&P et Fitch), l’a assortie d’une perspective négative.

 

Plus prudente que ses consœurs Fitch et Standard & Poor’s (S&P), Moody’s n’en dépeint pas moins un tableau et une trajectoire inquiétants.

 

Mais notre Président s’occupe du monde, la France étant trop petite et ne le comprend pas. Le voilà pourvoyeur d’équipements militaires pour l’Ukraine : une lettre d’intention signée la semaine dernière annonce un contrat pour la livraison de 100 Rafales. Coût de l’opération de 10 à 15 milliards d’euros (avions et pièces de maintenance). Comme notre pays cherche à faire des économies de l’ordre de 40 milliards pour faire face à ses besoins militaires, qui va payer les avions pour l’Ukraine – pays qui ne vit aujourd’hui que grâce aux subsides de l’Europe ? Le dernier cheval de bataille de notre Président (après les succès obtenus sur le front russo-ukrainien) a été la reconnaissance d’un État Palestinien. Il a même reçu à Paris la semaine dernière « le Président de l’État de Palestine ». Bigre.

 

Il nous avait fait croire que son partenaire, le Prince saoudien, avait fait comme lui. Patatras, la résolution 2803 du Conseil de Sécurité dit « Une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuté son programme de réformes et que la reconstruction de Gaza aura progressé, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers l’autodétermination palestinienne et la création d’un État palestinien ». En clair, il n’y a pas pour l’instant d’état palestinien et on se demande ce que M. Macron (et alea) a reconnu. D’autant plus que son partenaire vient de déclarer à Washington « “We want to be part of the Abraham Accords, but we want also to be sure that we secure a clear path of two-state solution". En clair : il n'y a pas pire aveugle que celui qui se nourrit de ses illusions. Notre Président…

 

Bon. On me dira qu’il n’a pas été seul à ne rien comprendre à ce qui se passait au Proche Orient. L’intelligentsia occidentale a complètement raté la chose. Les capitales européennes prononcent des condamnations. Les campus américains éclatent en manifestations. La Cour pénale internationale poursuit M. Netanyahou. Pendant ce temps, les gouvernements arabes font ce qu’ils ont toujours fait lorsque l’idéologie entre en conflit avec la survie - ils choisissent la survie. Les États arabes ont tranquillement élargi la coopération en matière de sécurité avec Israël pendant la guerre de Gaza, avec des responsables militaires d’Israël et de six pays arabes organisant des sessions de planification à Bahreïn, en Égypte, en Jordanie et au Qatar, facilitées par le commandement central américain. L’Arabie saoudite a partagé des renseignements avec Israël sur la Syrie, les menaces houthis et les opérations de l’État islamique.

 

Et à ceux qui ont l’impression que les Etats-Unis sont en train de trahir Israël en faveur de l’Arabie Saoudite (vente de F-35) il suffit de se rappeler la réalité. Que tout le Proche Orient connaît.  Les Saoudiens n’ont pas besoin de s’opposer à l’une des meilleures armées du monde testée pour la bataille dans un foyer mondial, capable de fournir des renseignements sur des menaces terroristes qu’aucun autre service d’espionnage ne peut obtenir, ou de mener des opérations secrètes à couper le souffle comme le complot du beeper qui a fait exploser les cadres du Hezbollah, ou inventer des médicaments qui sauvent des vies, ou alimenter le deuxième secteur technologique le plus inventif au monde après la Silicon Valley. Ce sont les retours qu’Israël offre sur les armes que les États-Unis lui vend comme investissement stratégique. Tout ce que les Saoudiens ont besoin de faire, c’est de siroter un café dans les halls d’hôtels étrangers pendant que l’Amérique pompe et protège leur pétrole et de payer le prix fort pour des avions de combat avancés qui nécessiteront des contrats de maintenance tout aussi coûteux pour voler dans le désert.

Ce n’est pas du cynisme. C’est la reconnaissance que le Hamas sert les intérêts iraniens, pas palestiniens. Les dirigeants arabes considèrent le Hamas et le Hezbollah comme des intermédiaires iraniens menaçant la stabilité régionale, avec des mouvements islamistes politiques considérés comme dangereux pour l’ordre intérieur après des décennies de lutte contre les Frères musulmans dans leur pays. Lorsque le choix est entre la solidarité avec Gaza et la limitation des ambitions de Téhéran, les monarchies du Golfe savent quelle menace les empêche de dormir. Un analyste du Moyen-Orient a noté que les États du Golfe « applaudissent tranquillement l’affaiblissement supplémentaire de l’Iran », tout en condamnant publiquement les frappes israéliennes.

 

La presse occidentale n’arrête pas de traiter Israël comme un paria tandis que les gouvernements arabes étendent leur coopération militaire avec Jérusalem. Les militants progressistes exigent des boycotts tandis que les investisseurs du Golfe retournent discrètement vers la technologie israélienne. La déconnexion n’est pas l’hypocrisie - c’est la différence entre ceux qui paient pour leurs convictions et ceux qui les exécutent simplement. Les dirigeants arabes ont passé des décennies à défendre la libération palestinienne tout en assurant leur propre survie. Le 7 octobre les a forcés à choisir, et ils ont choisi comme ils l’ont toujours fait.

 

Le drame ? Le Hamas s’inscrit dans une continuité qui fait totalement l’impasse sur sa défaite, illustrant une indifférence totale face aux effets dévastateurs d’un nihilisme sans limites et hautement affirmé. Le Hamas, le Jihad islamique palestinien (JIP) et d’autres groupes terroristes palestiniens ont rejeté la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies soutenue par les États-Unis, adoptée le 17 novembre, qui salue la création d’un « Conseil pour la paix » et d’une « Force internationale de stabilisation » temporaire dans la bande de Gaza. De son côté, le Hezbollah tente par tous les moyens de bloquer le processus étatique, à défaut de pouvoir le contrôler, et de maintenir un contexte d’instabilité, au prix d’une paix civile indéfiniment remise en question. Les deux formations conservent leurs capacités de sabotage au point d’intersection d’une stratégie où l’articulation entre guerres régionales et guerres civiles constitue la trame du nouveau contexte local. Ce qui me fait dire que l’idée que le Plan en 20 points de M. Trump ou la résolution du Conseil de Sécurité vont mener à la paix là-bas n’est pas seulement trop optimiste, c’est croire à la magie. C’est ignorer la réalité. Car loin de se préparer à abandonner, le Hamas et ses alliés terroristes ont utilisé les dernières semaines depuis que les tirs se sont arrêtés pour creuser encore plus profondément dans des parties de Gaza, y compris dans la ville de Gaza, qui restent sous leur contrôle.

 

Alors que l’Europe émet certaines des critiques les plus sévères d’Israël, la technologie de défense israélienne continue d’être utilisée dans la défense des infrastructures critiques de l’Europe. Les gouvernements européens achètent non seulement des drones de surveillance israéliens mais aussi des UAV dotés d’armes et des munitions traînantes. En 2025, le gouvernement allemand a décidé d’acheter trois drones Heron pour près d’un milliard d’euros (1,15 milliard de dollars), élargissant sa flotte malgré la pression politique sur la campagne Israël à Gaza. Sept systèmes Watchkeeper X, des drones tactiques basés sur le Hermès 450 d’Israël et fournis par Elbit dans le cadre d’une coentreprise israélo-britannique, devraient être livrés à la Roumanie en 2026 selon un accord d’une valeur de 1,89 milliard de lei (environ 410 millions de dollars)

 

 

Elbit Systems (deuxième plus grande société d’armement en Israël) vient d’annoncer disposer de commandes à livrer de plus de 25 milliards de $. Son chiffre d’affaires de l’Europe a augmenté de 24,7 % en 2025 pour atteindre 536 millions de dollars. Dites-le à tous ceux qui demandent de ne plus envoyer des équipements à Israël. Quelle galéjade…

 

Après deux années de guerre l’économie israélienne se porte bien. Le chômage est resté faible en octobre à seulement 3% (env. 8% chez nous), la croissance du produit intérieur brut (PIB) d’Israël a fortement repris au troisième trimestre de 2025, après que l’économie s’est contractée au deuxième trimestre. L’économie israélienne a connu une croissance impressionnante de 12,4 % au troisième trimestre, ce qui va probablement conduire à un taux de croissance annuel supérieur à 4 % en 2025.

Les startups israéliennes ont levé plus de 800 millions de dollars en une semaine de méga-transactions alors que la confiance des investisseurs augmente. Les investissements massives d’Armis, Wonderful ou Sweet Security soulignent l’appétit mondial croissant pour la cybersécurité israélienne et l’innovation en IA. Israël est créditée d’être troisième pays au monde pour l’IA. Une petite sélection :

 

 

Le campus Nvidia vat transformer Kiryat Tivon qui compte moins de 20.000 habitants car il fournira près de 10.000 emplois, directement et indirectement. La plus surprenante (Casablanca, Maroc) :

 

Croissance probable en France même période (T3 2025), probablement 0,7% (Le gouverneur de la Banque de France, 12.11.25). Israël est en guerre, la France aussi, mais cachée parce que l’ennemi est interne : partis, groupes, individus dont le seul point de ralliement est de « faire payer les riches » oubliant que si les riches sont un peu plus pauvres, les pauvres ne seront pas un peu plus riches.

 

C’est du Thucydide en économie : le fort fait ce qu’il peut et le faible ce qu’il doit.

 

 

 

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7 novembre 2025 5 07 /11 /novembre /2025 10:41

Que faire ? Une vague mondiale (un tsunami ?) met Israël au pilori en essayant de la boycotter et, accessoirement, fait savoir que tous les juifs du monde sont des Israéliens : dernière trouvaille pour donner à l’antisémitisme un nouveau visage. L'histoire a quitté les pages du livre pour se mêler à la vie. (Vie et destin, Vassily Grossman)

 

« Le grand remplacement » - l’éventualité d’une Europe fondamentalement chrétienne étant lentement remplacée par une Europe musulmane - n’est pas la théorie d’un complot. Il est en marche à un rythme rapide. Le taux de natalité des populations musulmanes est plus élevé en Europe occidentale que celui des populations non musulmanes, dont les taux de natalité s’effondrent et sont désormais largement en dessous du seuil de remplacement. Les naissances musulmanes s’ajoutant au nombre de ceux qui ont émigré du monde musulman, la proportion de musulmans dans les pays d’Europe occidentale ne peut qu’augmenter de manière exponentielle. Les données montrent, en outre, que les populations musulmanes s’intègrent de moins en moins, et que l’influence de l’islam radical augmente de manière, elle aussi, exponentielle.

 

La gauche internationale dans sa mouture woke, étant à la recherche d’un étendard, s’est emparée de la guerre à Gaza pour catalyser des politiques de radicalisation au sein des démocraties occidentales sous le pavois « propalestinien », en occultant le fait qu’il n’y aura de solution au sujet (Israël - « Palestine ») que lorsque la déprise idéologique se fera en faveur d’une négociation basée sur la reconnaissance du droit de l’État d’Israël à l’existence et d’une configuration nationale palestinienne dûment en accord avec l’État d’Israël.

 

Le silence, ou l’apathie, de la communauté internationale, y compris bien évidemment des groupes et individus propalestiniens, envers les crimes du Hamas ne font qu’encourager l’organisation terroriste à poursuivre sa répression contre son propre peuple. Le silence du monde, en outre, dit aux Palestiniens qu’ils devraient s’abstenir de se lever contre le Hamas et d’autres groupes terroristes dans la bande de Gaza. On n’a pas encore entendu un seul terroriste du Hamas parler de reconnaître le droit d’Israël à exister. Aux yeux des dirigeants du Hamas, le plan de paix que M. Trump vient de concocter n’est qu’un autre cessez-le-feu temporaire qui devrait être utilisé pour réarmer, regrouper et préparer le massacre d’autres Israéliens.

 

Des dirigeants européens ont adopté une pensée messianique – « la solution à deux états ». Avec rien d’autre que des effusions de sang dans les décennies qui ont suivi Oslo, et avec une Autorité palestinienne montrant qu’elle est toujours intéressée à provoquer et rémunérer le meurtre des juifs, l’Europe continuera à supporter la prétendue solution a « deux états » comme une doctrine sacrée. Les dénonciations passionnées d’Israël sont devenues un sport de compétition parmi les élites européennes. Le fait que la cheffe de la politique étrangère de l’UE, Kaja Kallas, ait consacré récemment un temps considérable à la question de futures sanctions contre Israël et exactement aucune à toute punition éventuelle du Hamas en cas de non-respect de l’accord, montre à quel point l’opinion européenne est devenue déséquilibrée.

 

Palestinian Media Watch, une ONG israélienne, suit le programme « payer pour tuer » de l’Autorité palestinienne. Elle constate que 250 Palestiniens libérés dans le cadre du plan de M. Trump, qui purgeaient des peines de prison à vie, ont reçu au moins 229 millions de shekels, soit près de 70 millions de dollars, pendant leur incarcération pour terrorisme. (WSJ, 20.10.25). Le non-État de M. Abbas, que M. Macron vient de reconnaitre, emploie pour cela l’argent que la France et l’Europe lui donnent (plus de 450 millions d’euros/an normalement, 1,48 milliard d’euros depuis le 7 octobre 2023 -Conseil européen, https://urls.fr/mXloQu). Pour payer des terroristes qui tuent des Juifs s’ils ont été condamnés par les tribunaux israéliens et emprisonnés jusqu’à leur libération dans un échange « otages contre terroristes emprisonnés ».

 

Certes, Israël n’a pas bien protégé sa frontière avec Gaza (un euphémisme), mais le cas du 7 octobre était unique : un groupe terroriste djihadiste, autorisé à prendre de force le contrôle d’un territoire adjacent à Israël, à s’armer jusqu’aux dents, à creuser des tunnels d’attaque et à opprimer la population locale pendant près de 20 ans. Le tout avec la complicité d’un des principaux sponsors des Frères Musulmans, le Qatar. Hamas, Jihad islamique palestinien, Hezbollah au Liban - le monde a traité ces groupes comme acceptables, comme des problèmes d’Israël et peut-être du Liban. Mais ces organisations d’évidence criminelles ont pu créer un effet papillon. « Il n’est pas exagéré de prétendre que le massacre d’Israéliens le 7 octobre 2023 n’a pas seulement gravement porté préjudice aux Palestiniens, mais a aussi contribué au retour de Donald Trump au pouvoir, et a ainsi affecté, par exemple, l’Ukraine. Ces milices doivent être considérées comme les ennemies de toute l’humanité » (Newsweek, 08.10.25).

 

Hamas, ISIS, Al-Qaïda, le Jihad islamique palestinien, le Hezbollah, l’Autorité palestinienne, l’argent qatari et les officiels turcs, les mollahs fous d’Iran, les terribles talibans - ainsi que les groupes violents qu’ils ont engendrés en Occident - sont différents de ce que l’Occident semble croire. Ils sont de vrais croyants, des mangeurs de morts à la manière de Harry-Potter, partisans d’un culte théocratique de la mort. Ils n’abandonneront jamais, jamais, leur rêve d’un califat mondial. Ils croient vraiment à l’idée de convertir tous les infidèles - et de tuer ceux qui refusent de se convertir. Les musulmans qui refusent de se conformer à un mode de vie du septième siècle - eh bien, eux aussi, sont entièrement remplaçables.

 

7 octobre 2023. Pourquoi le Hezbollah (au Liban) et les Houthis (au Yémen) ont -ils immédiatement rejoint le Hamas, soutenus par leurs sponsors iraniens ? Si leur haine est constante, qu’est-ce qui a changé pour provoquer les attaques du 7 octobre ? La réponse : la perspective imminente que l’Arabie saoudite rejoigne les accords d’Abraham, s’associe avec Israël et isole à la fois les terroristes et l’Iran. Dans les mois précédant l’attaque, les Saoudiens avaient laissé entendre à plusieurs reprises qu’ils étaient sur le point de conclure un accord avec Israël. Ils avaient déjà encouragé leurs petits alliés (UAE et Bahrain) à rejoindre les accords pour tester la réaction locale. Jusque-là, tout allait bien. Devant le massacre et les sept fronts d’attaque, Israël a regimbé. Transformant Gaza en désert inhabitable, détruisant deux tiers de l’Hezbollah, mettant à genoux les Houthies qui ont perdu en une seule nuit douze de leurs dirigeants. Et pour que l’on ne se trompe pas sur ses intentions : la décimation de Téhéran, qui signifie que les Iraniens et les Palestiniens ne peuvent plus bloquer un règlement régional plus large. Ce règlement dépend de partenariats avec Israël. D’évidence, la clé sera l’Arabie saoudite, lorsqu’elle signera les accords d’Abraham, conçus par Jared Kushner pendant le premier mandat de M. Trump et susceptibles d’être prolongés maintenant par ses efforts et ceux de Steve Witkoff.

 

Le président Donald Trump a déclaré que le Moyen-Orient était en paix. Mais les gardiens d'Israël savent que ce n'est pas vrai. Il reste encore des combats, tant au grand jour que dans l'ombre. N'ayons pas peur des mots : « Le seul État juif au monde a été désigné comme le Juif des nations. La haine a jailli, même alors que les Israéliens luttaient pour leur vie contre la République islamique d'Iran et ses mandataires bien armés » ( Foundation for Defense of Democracies https://www.fdd.org, 2025/10/21).

Que l’on se souvienne de M. Erdogan, le sultan d'Ankara, « ami de M. Trump » et signataire de son plan de paix : « Le président Erdogan, au cours d'une assemblée organisée après la prière de l'Aïd… a formulé l'invocation : "Pour tout ce qu'ils ont fait subir aux Palestiniens, qu'Allah -en son nom de Qahhar (dominateur suprême) - détruise Israël sioniste". (Nouvelle Aube, 31.03.25) » La Turquie et le Qatar semblent avoir joué un rôle crucial pour convaincre le Hamas d'accepter le plan de M. Trump et le cessez-le-feu à Gaza. Ils l'ont fait, comme cela devient maintenant évident, non pas pour garantir une paix durable, mais pour assurer la survie du Hamas. Les islamistes sunnites de Gaza sont des alliés naturels de ce bloc, dont ils partagent l'essentiel de la vision du monde. Car adeptes des Frères Musulmans.

 

L'implication du Qatar et de la Turquie dans la bande de Gaza est problématique parce que ces deux pays ont toujours soutenu le Hamas. Tous deux continuent d'offrir un refuge à plusieurs dirigeants du Hamas et agissent comme s'ils étaient ses avocats, en défendant constamment le groupe terroriste, tout en condamnant Israël. Le plan de M. Trump prévoit le désarmement du Hamas. Quiconque croit que le Hamas renoncera volontairement à ses armes vit dans un monde de rêve. Pour le groupe terroriste, cela reviendrait à un suicide. Les termes du plan « démilitarisation » et « déradicalisation » n'existent pas dans le lexique du Hamas. Pis encore, quiconque croit que le Qatar et la Turquie forceraient le Hamas à démanteler son infrastructure militaire vit aussi dans un monde imaginaire.

 

Pendant ce temps, notre Président a passé l'essentiel de son temps à œuvrer pour la reconnaissance d’un « État palestinien ». Encore un État arabe. Pourquoi serait-il différent des autres États de la région ? La Libye, le Soudan, le Yémen, le Liban, la Syrie, l'Irak et l'Autorité palestinienne souffrent de divers stades de décomposition, soit en tant qu'États fracturés et défaillants, soit en tant qu'enclaves ethniques ou religieuses définitivement divisées, sur lesquelles un gouvernement central notionnel n'a que peu ou pas d'autorité. Pas loin l’Algérie, Tunisie ou Égypte. L'Autorité palestinienne (qui contrôle une bonne partie de la Cisjordanie) et Gaza n'ont rien d'un État : il s'agit plutôt de figurations de la militance palestinienne qui a été à l'origine des débâcles répétées qui ont marqué l'itinéraire d'une revendication nationale qui n'a jamais abouti. Alors que le maximalisme a toujours caractérisé le militantisme palestinien, l'islamisation de la revendication nationaliste (le Hamas) a succédé à son annexion de Gaza aidé depuis par les divers courants de la gauche mondiale et ses instrumentalisations.

 

Il va sans dire qu’aucun État arabe n’a actuellement d’option réaliste pour devenir ne serait-ce qu’une démocratie un peu fonctionnelle. En effet, même leur développement vers des régimes politiques stables et productifs semble peu probable dans un avenir prévisible. Pourquoi les Occidentaux ne veulent-ils pas sérieusement recalibrer ce qu’ils attendent des États arabes ? Mystère. Ou peur de la réaction des masses musulmanes non assimilées dans leurs pays.

 

Israël. Le PIB israélien par habitant est supérieur à celui des nations apaisantes du Hamas comme le Royaume-Uni, le Canada ou la France, bien plus élevé que la moyenne de l’Union européenne. Israël a obtenu cela sans dépôts massifs de combustibles fossiles et subissant la pression constante du monde. 15 fois plus élevé que celui d’Égypte et un PIB total supérieur de 20% à celui d’Égypte, pays de 100 millions d’habitants (535 milliards pour Israël, 412,6 pour Égypte (Trade & Economics).

 

NVIDIA vous dit quelque chose ? Première capitalisation mondiale (plus de 5.000 milliards $) presque 2 fois le PIB de la France .. Son deuxième centre de R&D, en Israël, emploie plus de 5.000 personnes. Elle vient de décider d’investir 500 millions $ dans un nouveau site.

Nvidia a également dévoilé deux nouvelles puces, sans équivalent au monde, BlueField-4 et ConnectX-8 SuperNIC, qui représentent l’épine dorsale de la prochaine génération d’usines d’IA et de centres de données ICloud. Ces puces ont été développées au centre de R&D de Nvidia à Tel Aviv.

 

Il doit bien y avoir quelque chose que nous pouvons apprendre d’Israël, non ? À propos de sa résilience ? Confiance ? Comment insuffler aux jeunes l’esprit de la nation et la vaillance de la croyance en soi ? Si l’Occident arrêtait seulement d’accuser faussement ce jeune pays de génocide, il pourrait voir qu’il y a beaucoup qui pourrait inspirer, éclairer et changer pas mal de choses dans nos pays de l’Occident en dérive déclinante.

 

On ne comprend rien à Israël si on n’intègre - quelle que soit la discussion - la composition de la Knesset, source unique du pouvoir (si l’on exclut l’extension de ses droits pour elle-même par la Cour Suprême dans un mouvement subversif depuis presque 40 ans). Les résultats des élections ne sont jamais les mêmes mais la composition presque permanente car le système d’élection (absurde) est du type « proportionnelle intégrale » avec un seuil à 3,5%. Regardez : 11 (ou plus) partis en compétition, d’évidence on ne peut former une majorité qu’en faisant des compromis multiples mais, d’évidence, accordant le plus de puissance au plus petit qui sera nécessaire pour une « coalition ».

 

Et tout en sachant cela, les grands dirigeants du monde occidental (pour laisser de côté toutes les officines « pro palestiniennes » ou pro Hamas, stipendiées par le Qatar pour l’essentiel) ont choisi comme tête de turc le premier Ministre Benjamin Netanyahou : qu’il fasse quelque chose ou totalement le contraire ou rien… il est toujours vilipendé comme responsable de tous les péchés d’Israël (sic !). Pourtant, à chaque enquête d’opinion, à la question « qui est le plus capable pour être PM » il dépasse toujours, de la tête et les épaules, les dirigeants des autres 10 ou 11 partis. Pas seulement. B. Netanyahu semble, de loin, être l’option la plus appropriée pour le prochain cycle électoral (2026). Être premier ministre d’Israël nécessite une quantité presque incommensurable de ténacité, de courage et de capacités pour rester en avance sur tant de demandes concurrentes et contradictoires. Au cours des deux dernières années, il a montré de l’endurance, de la sagesse et être impitoyable, ce qui force le respect. Aucun des autres « wanna be » ne semble pouvoir en faire autant. Un sondage publié par l’institut Lazar Research pour le quotidien Maariv révèle qu’une majorité relative d’Israéliens (46 %) estime que si la formation d’un gouvernement est impossible sans Benjamin Netanyahu, alors les partis d’opposition doivent accepter de siéger à ses côtés.

 

Et pendant que ce pays menait une guerre sur 7 fronts différents, des gouvernements de pays occidentaux annonçaient arrêter de lui livrer des armes. Regardez d’où viennent les armes qu’Israël importe :

Source: Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), 2020-2024

Le ridicule ne  tue plus : Israël exporte pour 15 milliards de dollars et la France lui livre (2024) 27 millions d’euros, à peu près 2/1000 de ses exportations. Mais notre pays avait annoncé qu’il ne livrerait plus d’armes à Israël et a empêché sa présence à des expositions de renommée mondiale à Paris.

 

Cependant, les armements ne sont pas la seule chose qui est refusée à Israël par une partie de la communauté internationale. Dans les sports, le milieu universitaire, le divertissement et au-delà, les Israéliens continuent d’être ignorés et exclus. La légitimité d’Israël restera probablement longtemps sous attaque. La raison invoquée pour cela au cours des deux dernières années était les « crimes de guerre » israéliens à Gaza. Mais maintenant on a les preuves qu’il s’agit d’une campagne, bien financée et orchestrée, dans laquelle Israël reste la cible constante, et que les motifs ostensibles des attaques sont infiniment malléables. Des dirigeants européens faillis ont adopté une pensée messianique selon laquelle la « solution à deux états » doit être acceptée par Israël. Avec rien d’autre que des effusions de sang dans les décennies qui ont suivi Oslo et avec l’Autorité palestinienne donnant toutes les indications qu’elle est toujours intéressée à promouvoir et rémunérer le meurtre des Juifs israéliens, l’Europe continuera à supporter sa prétendue « solution à deux États » comme une doctrine sacrée. Chaque fois, après chaque guerre que Israël est obligée de mener.

 

Un rabbin visite un zoo et, époustouflé, voit un loup à côté d’un agneau. Il se souvient d’Esaïe 65 :25 « Le loup et l’agneau vont paître ensemble » et demande à la personne en charge « comment avez-vous obtenu cela » La personne en charge : c’était simple, on change d’agneau deux fois par jour.

 

Credo quia absurdum disait le vieux philosophe Tertullian: « Je crois parce que c’est absurde »

 

 

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31 octobre 2025 5 31 /10 /octobre /2025 17:28
Verba volant scripta manent, il ne faut, donc, pas dire n’importe quoi. Par exemple : « Nous avons une responsabilité commune à dénoncer le terrorisme et, disons-le, répétons-le : le Hamas ne représente pas le peuple palestinien. E. Macron (HuffPost, BFMTV, TF1 … 24 oct. 2023 ). J’ai cru utile de mettre sur le blog les conclusions d’une dernière enquête d’opinion réalisée par un organisme situé à Ramallah (Autorité Palestinienne) entre le 22 et 25 octobre,  deux ans exactement après la déclaration solennelle de notre Président. Sans aucun commentaire.

 

Les Palestiniens préfèrent toujours le Hamas et la « lutte armée » contre Israël par Khaled Abu Toameh • 30 octobre 2025 à 5 h 00, Gatestone Institut. Traduction ChatGpt.

 

Les résultats [du sondage palestinien – le Centre palestinien de recherche sur les politiques et les sondages, basé à Ramallah, qui a interrogé 1.200 Palestiniens entre le 22 et le 25 octobre] contredisent les affirmations de certains médias occidentaux selon lesquelles un nombre croissant de Palestiniens seraient désillusionnés par le Hamas en raison des morts et des destructions qu’il a infligées à son peuple à la suite de son attaque du 7 octobre.

« La conclusion tirée de ces chiffres [palestiniens] est que les deux dernières années ont conduit à un soutien accru au Hamas plutôt que l’inverse », selon le sondage.

 

Interrogés sur le fait de savoir si le Hamas avait commis les atrocités visibles dans les vidéos diffusées par les médias internationaux montrant des atrocités commises par des membres du Hamas contre des civils israéliens, 86 % ont répondu que le groupe terroriste n’avait pas commis de tels actes. Seuls 10 % ont déclaré que le Hamas les avait commis.

 

Une majorité de Palestiniens, selon le sondage, soutiennent fortement l’Iran, le Hezbollah, le Qatar et la milice houthie au Yémen, un groupe terroriste qui a tiré des dizaines de missiles et de drones suicides sur Israël pendant la guerre.

 

Si des élections pour la présidence de l’Autorité palestinienne (AP) avaient lieu aujourd’hui, le leader du Hamas, Khaled Mashaal, obtiendrait 63 % des voix, contre 27 % pour le président sortant de l’AP, Mahmoud Abbas.

 

Selon le sondage, le mécontentement à l’égard d’Abbas s’élève à 75 %, tandis que 80 % souhaitent sa démission.

Si des élections législatives avaient lieu aujourd’hui, 44 % des Palestiniens disent qu’ils voteraient pour le Hamas, 30 % pour le Fatah et 10 % pour des tiers.

Également inattendu est le soutien continu des Palestiniens à la « lutte armée » (terrorisme) contre Israël.

 

Les résultats du sondage montrent également les défis auxquels est confrontée la mise en œuvre du plan Trump, en particulier le désarmement du Hamas et la déradicalisation de la société palestinienne. La plupart des Palestiniens s’opposent ouvertement au désarmement du Hamas – une situation qui rendra pratiquement impossible à toute partie arabe ou étrangère de confisquer par la force les armes du groupe terroriste.

 

Tout leader palestinien ou arabe qui constate que la plupart des Palestiniens s’opposent au désarmement du Hamas y réfléchira à deux fois avant d’entreprendre une telle mission : il ne voudrait pas agir contre la volonté de la rue arabe – un tel geste serait considéré comme une trahison.

Quant à la déradicalisation, il est clair, d’après le sondage, que les Palestiniens vont dans la direction opposée.

 

De nombreux Palestiniens ont peur de s’exprimer de crainte d’être qualifiés de traîtres ou de collaborateurs avec Israël. Nous avons vu comment les Palestiniens qui défiaient le Hamas étaient torturés et exécutés sur les places publiques de la bande de Gaza dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

 

Un changement radical dans la société palestinienne ne surviendra que lorsque les Palestiniens se soulèveront contre des leaders destructeurs qui, au cours des dernières décennies, les ont entraînés d’un désastre à l’autre.

Un récent sondage du Centre palestinien de recherche sur les politiques et les sondages montre que plus de la moitié des Palestiniens continuent de soutenir les atrocités commises par le Hamas contre des Israéliens et des ressortissants étrangers le 7 octobre 2023, et qu’une majorité de Palestiniens soutiennent l’Iran, le Hezbollah, le Qatar et les Houthis du Yémen). Ceux qui pensaient que l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi dans la bande de Gaza avaient fait changer d’avis les Palestiniens sur le groupe terroriste vont être brutalement détrompés.

Plus de la moitié des Palestiniens continuent de soutenir les atrocités commises par le Hamas contre des Israéliens et des ressortissants étrangers le 7 octobre. De plus, le groupe terroriste reste populaire auprès d’un grand nombre de Palestiniens. Soutenir le Hamas signifie soutenir la destruction d’Israël par le jihad (guerre sainte).

Un sondage publié le 28 octobre par le Centre palestinien de recherche sur les politiques et les sondages a montré que 53 % des Palestiniens estiment que la décision du Hamas de lancer l’attaque du 7 octobre était « correcte ». Une majorité de 54 % des Palestiniens imputent à Israël les souffrances actuelles des habitants de Gaza, tandis que 24 % blâment les États-Unis. Seuls 14 % blâment le Hamas.

 

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26 octobre 2025 7 26 /10 /octobre /2025 08:56

 

Accord général : nos élites sont responsables de tout ce à quoi nous assistons, incapables de se renouveler et de renouveler la gestion d’un patrimoine qu’elles n’ont pas créé. Ce que nous ne comprenons pas c’est qu’elles ne peuvent pas s’améliorer au simple motif qu’elles se considèrent parfaites. "Leur vanité est plus grande que leur petitesse"(G. di Lampedusa, Le Guépard).

 

Depuis que notre grand maître des horloges a cassé le mécanisme qui été substantiel à la cinquième république - un Président avec une majorité au parlement - on assiste à de pénibles convulsions épileptiques qui ne conduisent à aucun résultat. Certes, pendant la 4ème République (1946-1958) la France a eu 16 Premiers Ministres et 21 gouvernements. C’est d’ailleurs une des grandes raisons pour lesquelles le peuple a accepté une nouvelle forme de gouvernement, la 5ème. Les « 30 glorieuses » ont été possibles aussi parce que la France disposait d’une forme de gouvernement et d’une classe politique assistée par des « capitaines d’industrie » uniques en Europe. Certes, elle avait bénéficié aussi du Plan Marshall pour refaire son économie. Deuxième au monde au début des années 60.

 

Economie qui, pendant des dizaines d’années, était considérée par les agences de notation de la dette des pays, comme méritant la note la meilleure, le AAA. 2012, pendant la crise de la zone euro (et le début du mandat F. Hollande), la France a perdu son AAA sur sa dette publique. Une lente glissade débutait, d’abord dans les catégories AA, puis, depuis deux semaines, dans le A. Les 12 et 17 octobre, les agences Fitch et S&P (Standard & Poor’s) ont fait passer la France en A+, la cinquième meilleure note, à égalité avec l’Espagne ou le Portugal.

La glissade, pendant les deux mandats de M. Macron, consacre l’incapacité du pays (et de ceux qui le gouvernent) à mettre fin au déclin annoncé. Et quand je dis « convulsions », regardez : actuellement, le gouvernement (en place, le quatrième en une année) qui affirme que le déficit budgétaire, qui devrait être de 5,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, sera réduit à 4,7 % en 2026. Improbable, répliquent les agences. S&P prédit un déficit de 5,3 % du PIB en 2026, tandis que Fitch parie sur une hausse de ce dernier à « 5,5 %-5,6 % ». Elles ne font que refléter le consensus des économistes. Ceux de la Société générale parlent de 5,5 %. En clair, la France a perdu toute crédibilité budgétaire. Ce n’est pas nouveau. La France est membre de l’Union européenne, l’UE. Les règles de l’UE stipulent que le ratio dette / PIB de la France devrait être inférieur à 60% du PIB, il est de 115%. De plus, le déficit budgétaire en toute année ne doit pas dépasser 3 % du PIB. Cette année, le déficit budgétaire de la France sera d’environ 5,8% du PIB. La France est en violation flagrante des règles de l’UE. Pourtant, la France emprunte à 3,48 % (... plus que l’Allemagne mais moins que les Etats Unis - 4,08 : pourquoi ? Parce que la Banque Centrale Européenne est encore derrière la France ...). La promesse faite à Bruxelles, plusieurs fois, de revenir à 3 % de déficit d’ici à 2029 ne vaut pas plus que le papier utilisé pour l’imprimer.

 

Convulsions. Comment appeler autrement ce qui se passe aujourd’hui quand le Président est contredit par son Premier Ministre (on ne sait pas si l’on veut suspendre ou abroger la réforme des retraites ou décaler le commencement) qui est soumis au chantage d’un groupe de députés « socialistes ». qui, en voulant « faire payer les riches » sont prêts à laisser le pays sans nouveau budget de fonctionnement. C’est vrai, ils expriment, aussi, le fait qu’une large part du peuple ne veut pas accepter des réductions de leurs prestations sociales (un tiers du PIB redistribué !). Dommage que ni les députés, ni le peuple semblent ne pas connaître la courbe de Laffer :

La France, avec ses 57% du PIB de prélèvements obligatoires (championne du monde) vise un territoire qui, s’il n’est pas encore atteint le sera rapidement : le territoire des taux dissuasifs où la collecte d’impôts se réduira automatiquement. En parallèle, la dette publique ne peut qu’augmenter car qui peut croire qu’avec un taux déjà de 57% on pourrait diminuer la dette si on l’augmentait ? C’est pourtant ce que notre gouvernement, nos députés et tutti quanti font en essayant de résoudre la quadrature du cercle (même si avec plus qu’une règle et un compas).

 

Dommage, aussi, que les mêmes fassent semblant de ne pas connaître les raisons majeures qui engendrent ce à quoi nous assistons et n’essayent même pas de tenter de faire disparaître leurs conséquences ou, au moins, de les atténuer.

 

Les raisons ? J’en vois deux immédiates dont les effets ne pouvaient pas être autres que ce à quoi nous assistons aujourd’hui : (a) le problème fondamental de l’état social-démocrate - l’économie peut rétrécir ou stagner, l’État ne peut que s’étendre et (b) le changement démographique en cours instillé par une immigration totalement incontrôlée. Et pendant les convulsions de la classe politique, entre autres, visant une réduction du déficit budgétaire et l’importance de la dette, regardez la comparaison avec l’Allemagne qui dit, en un seul mot, pourquoi il n’y a plus de « couple « franco-allemand » pour impulser l’Europe :

 

 

Par-delà les valeurs de la dette publique (en % du PIB) pendant les dix dernières années la dette de l’Allemagne s’est réduite de 71,25%% du PIB à 62,5% du PIB tandis que celle de la France a augmenté de 97% du PIB à 115%.

 

Une discussion sur ce qui précède ne peut pas ne pas prendre en considération les effets induits supportés par la population française : PIB/habitant 39.100€ France, 45.500 € Allemagne. Pour se souvenir : en 1990 France 19.850€, Allemagne 20.350€, à peu de choses près, identiques.

 

Tout d’abord, l’État Français (« état boursouflé » Marcel Gauchet) n’a pas arrêté de s’étendre : en 2007 M. Fillon voulait réduire le nombre de fonctionnaires de 500.000. Il n’a pas été élu. En 2017 M. Macron nous annonçait qu’il allait réduire le nombre de fonctionnaires de 160.000. Huit ans après (mandats E. Macron, augmentation de 230.000 – FIPECO) la France emploie, peu ou prou, 6.000.000 de fonctionnaires pour une population de 67,5 millions d’habitants. L’Allemagne 4.850.000 pour une population de 87 millions d’habitants. Ce qui est à remarquer c’est l’évolution des effectifs de l’État Français sur les 30 dernières années :

 

La population française a augmenté de 10% tandis que le nombre total de fonctionnaires a augmenté de 38%. Et ce qui est beaucoup plus grave c’est que rien ne montre un tassement ou une réduction de la progression du nombre de fonctionnaires. État social-démocrate boursouflé, incapable de se reformer ou de faire comme son voisin, l’Allemagne. 280 milliards d'euros de dépenses publiques de plus en France par rapport à l'Allemagne. (Coe-Rexecode). Faites le calcul et oyez bonnes gens : ceci ferait 4.148 € à ajouter au PIB/habitant ! En dépensant significativement plus que l’Allemagne la France est devenue lanterne rouge de l’Union Européenne pour toutes les fonctions régaliennes : sécurité, santé, enseignement, justice.

 

Et voilà pour l’État. La deuxième raison immédiate, disais-je, est le changement démographique en cours, instillé par une immigration totalement incontrôlée. Pendant que le pays s’enfonçait dans la crise politique, l’INSEE publiait le 7 octobre ses données relatives aux populations immigrées : 434.000 personnes sont arrivées sur le territoire en 2024. Les statistiques montrent qu’en un an, la population immigrée a augmenté autant que durant les trois années précédentes. En parallèle – et à rebours de l’augmentation générale – la population immigrée née dans d’autres pays de l’Union européenne a diminué en 2024. Faut-il que je précise ? Cette hausse annuelle est quatre fois supérieure à la moyenne de la décennie 2000. Elle est vingt-cinq fois supérieure à la moyenne des années 1990. Est-il besoin d’expliquer de quoi l’avenir sera fait ? Sachant que deux tiers de l’immigration sont issus d’Afrique sub-saharienne et un tiers du Maghreb ? La France est devenue le premier pays d’enregistrement des demandes d’asile dans l’Union européenne depuis le début de l’année 2025. Faut-il souligner que le taux d’emploi des nouveaux immigrés étant de l’ordre de 35%, dans des emplois subalternes non qualifiés, faibles producteurs de valeur ajoutée, que - dès lors - le coût total des nouveaux arrivants est significativement supérieur à leur contribution au PIB compte tenu de leurs besoins en logements, santé, éducation ? Mais par-delà les aspects macro-économiques sachant qu’ils représentent 11/13% de la population et que 30/40% des nouveaux nés sont de parents immigrés, comprenons-nous ce que l’avenir apportera à la France ? On a fait disparaître la classe ouvrière (et appauvri significativement la classe moyenne) en important un lumpen prolétariat qui est - ce n’est pas leur faute - incapable de produire ce que l’on produisait d’antan. Ceux qui créent apportent des valeurs. Ceux qui empruntent créent de la dette. On devrait, quand-même commencer à le comprendre, non ?

 

  •  Si nous restons les bras croisés, nous irons vers le pire. Ce pire sera la régression de notre pays en tous domaines, à commencer par la sécurité de ses habitants et, plus généralement, leur joie de vivre.
  • L’épicentre en sera la débâcle de la confiance sociale, clé de voûte des peuples heureux, dont la perte disloque non seulement les sociétés « multi » mais aussi les fondements de l’État.
  • Je ne vois pas d’autre ferment à ces ébranlements que l’irruption d’une immigration de masse, aux caractéristiques antagoniques des nôtres.

Nos immigrés sont entrés avec de lourds bagages culturels, religieux, historiques, qu’ils n’ont pas abandonnés à la frontière. Énumérons-les, une fois encore, puisque tout en découle : origine du tiers-monde, mœurs communautaires, majorité musulmane, culture de l'honneur, passé colonisé, démographie dynamique, endogamie élevée, faible niveau culturel, productivité et employabilité inférieur coagulation en isolats géographiques et, surtout, donc, aggravation de ces dispositions au des générations dans un contexte global de vengeance du Sud sur le Nord. De ce point de vue la distinction entre guerre « civile » et « étrangère » ressort brouillée… Mon sentiment est le suivant. Bien avant d’en arriver à une bataille à mort pour la souveraineté, nous allons continuer de nous enfoncer dans des sables mouvants. Le raz-de-marée migratoire, s’il persiste, va produire un enchaînement de dégradations, à la fois sous-jacentes dans la durée et explosives dans l’instant. (Pierre Brochand, ex-DGSE, Le Figaro, 17.10.25.

 

La chose vraiment remarquable, pour moi, c’est que M. Macron, pendant que son gouvernement s’effondre littéralement, lui, se pavane à l’étranger en essayant de résoudre les problèmes du monde, comme mettre fin à la guerre en Ukraine ou créer un état palestinien. Il semble vivre dans un fantasme narcissique. Honnêtement, je n’arrive pas à comprendre. Simplement, il me souvient que l’amiral carthaginois qui, après avoir perdu tous ses 251 navires, sauf un, lors d’une bataille avec les Syracusains à Himère (480 av. J.C), l'a mis en feu et a sauté dedans. Jadis on savait vivre.

 

 

 

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15 octobre 2025 3 15 /10 /octobre /2025 08:40

Notre Président. Un neurone : Il peut additionner où soustraire différents signaux en tenant compte de leur coïncidence dans le temps. Ainsi que modifier la fréquence des signaux qu'il émet en fonction de l'amplitude de ceux qu'il reçoit. (Le hasard et la nécessité, Jacques Monod 1970). Et il s'occupe du monde entier. Sauf de la France.

 

L'intellectuel français est séparé des réalités économiques et sociales. Qu’il connaît mal. Il a la nostalgie de l'universalisme, de l'universalité. Il est insatisfait d'une petite France. Il est de tradition de gauche. Il vit dans un pays catholique et les pays catholiques sont probablement plus exposés à l'universalisme communiste que les pays protestants. Il rêve d'une solution totale des problèmes sociaux. Et puis il y a un élément de conformisme. Il est plus facile de se dire de gauche que de refuser de l'être. Raymond Aron, 1969

Nous y voilà. Un nouveau gouvernement -le dernier à tenu moins de 15 heures, il se pourrait que le nouveau tienne quelques jours. A condition de payer le chantage d’un parti qui a naguère dirigé la France (en suspendant l’application des mesures de l’unique réforme des huit dernières années) ou de trouver parmi les députés de « la droite la plus bête du monde » suffisamment de voix ne votant pas une (des) motion(s) de censure. En occultant les causes profondes, systémiques, de notre calvaire actuel on met en avance le danger de la dette : 115% du PIB, croissant de 150/170 milliards/l’an et coûtant, aujourd’hui, un peu plus de 2% du PIB et un coût évalué à plus de 3% du PIB en 2029. Contre la spirale descendante de notre économie, pour ce que l’on en sait, ce nouveau gouvernement - à part de faire payer les riches - ne trouve rien d’autre à faire qu’augmenter des taxes, réduire des réductions d’impôts et amputer des pensions de retraite. Des cataplasmes sur des jambes de bois.

 

Mais les marchés financiers ne jugent pas seulement l’état de la dette, mais sa trajectoire, pour s’assurer que le pays est capable de continuer à rembourser ses intérêts. La dette augmente en 2025 de 170 milliards $ tandis que l’augmentation du PIB sera de env. 0,6% soit 171 milliards et comme la population augmente de 0,25%, le PIB/habitant bougera de 0,34%. Le plus faible taux d’augmentation en Europe, 10 fois moins qu’en Israël et six fois moins qu’aux Etats Unis (Trading Economics). Et un taux d’inflation 2025 de 1,2% (Franceinflation.com). Deuxième économie mondiale du temps du Général, neuvième aujourd’hui en attendant qu’elle sorte du classement des dix premières économies du monde.

 

Attendez. Nous sommes fiers d’avoir un nouveau Nobel en économie. Dont la première déclaration publique « il faut arrêter la réforme des retraites pour sauver le pays du danger du Rassemblement national ». (Libé, 14.10.25). Les pommes ne tombent pas loin de l’arbre : élevé dans une famille communiste, un peu « shumpeteriste » ayant construit le programme économique de M. Macron pour sa première élection et devenant son principal conseiller économique. Qui a assisté à l’augmentation de la dette du pays de plus de mille milliards d’euros. Et à l’accélération du changement du pays en guichet de distribution d’aides sociales, d’une part et d’employeur d’un lumpen prolétariat venu d’ailleurs et misérablement payé, d'autre part.

 

 

Associé à un changement de population car restant, à peu près, au même nombre d’habitants jusqu’à la fin du siècle, les densités ethniques de sa population changeront en faveur de l’inclusion de gens venant d’ailleurs et de leur progéniture qui représente, déjà, 30/40% des nouveaux nés. Et dont l’aspect le plus visible est double : la détestation du pays où ils sont venus s’installer et l’antisémitisme atavique d’une religion qui se veut militante (tant qu’elle n’a pas conquis le monde quand elle sera pacifique). L’Afrique n’est pas loin. De 200 millions d'habitants en 1950 elle va arriver à 2,5 milliards en 2050 (FMI) et le seul endroit où elle pourra envoyer le siens c’est l’Europe. De l’Ouest, naturellement, car celle de l’Est à mis en place des « murs » tellement hauts que même Bruxelles n’est pas capable à les faire franchir.

 

Si les troubles au Maroc, par exemple, sont motivés par des problèmes socio-économiques, ailleurs en Afrique, les guerres ouvertes offrent une incitation supplémentaire à la migration. Il y a actuellement des conditions de guerre ou de type belliqueux, souvent (mais pas partout) provoquées par les insurrections djihadistes, au Mali, au Burkina Faso, au Niger, au Nigeria, au Cameroun, au Soudan et en Somalie (qui ont une population combinée de 415 millions). On pourrait ajouter l’Éthiopie, la Libye et le Soudan du Sud (population combinée de 154 millions d’habitants) dans ce mélange. La situation au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est particulièrement inquiétante, avec un mélange d’insurrection djihadiste, de banditisme et de criminalité rampants, de corruption et de tensions ethniques et sectaires.

 

On me dira que ce qui se passe chez nous se passe aussi ailleurs en Europe. C’est peut-être vrai. En Europe, faire des Juifs des boucs émissaires pour les problèmes de son pays peut devenir très sombre très rapidement. MM. Macron, Sanchez et Starmer s’emploient à faire payer ce prix aux Juifs qui y habitent. Aussi en s’en prenant, pour ceci ou pour cela, à Israël sachant exactement le bénéfice qu’ils peuvent tirer d’une partie de leurs populations.

 

Les récentes reconnaissances partiales d’un « État palestinien » par la France, la Grande-Bretagne, le Canada, l’Australie et d’autres pays n’ont fait que renforcer la détermination des représentants des palestiniens (en particulier celle de M. Abbas, protégé de notre Président) à ne reprendre aucun processus de paix avec Israël.

         Regardez-le comme il est content.

Après tout, pourquoi devraient-ils négocier avec quelqu’un alors que l’Occident leur tend un état sur un plateau d’argent sans même une seule condition attachée ? L’approche des dirigeants européens en matière de « paix » a été essentiellement de sommer Israël : « arrêter de vous battre pendant quelques minutes afin que l’on puisse être réélus ». Ce faisant, la perversion d’Emmanuel Macron en France, de Keir Starmer au Royaume-Uni, de Pedro Sanchez en Espagne et d’autres ne devrait être sous-estimée.

 

Ne savent-ils pas ce qui se passe au Proche Orient ? En mai 2025, le Centre palestinien pour la recherche politique et statistique (PCPSR), dirigé par le professeur Khalil Shikaki, qui a mené des sondages d’opinion trimestriels en Cisjordanie et à Gaza depuis 1993, a constaté que le public palestinien souhaite clairement que le Hamas soit au pouvoir. Lors d’une élection présidentielle, un candidat du Hamas gagnerait avec 73% contre seulement 27% pour M. Abbas, le protégé de notre Président. Au Conseil législatif palestinien, le Hamas obtiendrait 43 % contre 29 % pour le Fatah. L’enquête a également mis en évidence le rejet généralisé de M. Abbas lui-même : seulement 15 % des Palestiniens sont satisfaits de ses performances, tandis que 80 % pensent qu’il devrait démissionner (remarquez, notre Président n’a pas plus que lui en France et n’entend pas démissionner pour ça). Une majorité a justifié le massacre du 7 octobre (50% contre 40%), 57% s’opposent à une solution à deux États et 41% pensent que la lutte armée est la bonne voie contre Israël, contre 31% qui sont en faveur de négociations. De plus, 77% s’opposaient au désarmement du Hamas en échange de la fin de la guerre. Bref, les données montrent clairement une déconnexion complète entre la naïveté européenne et l’opinion publique palestinienne.

 

Et comme Zorro… voilà M. Trump qui (dit-on) a trouvé les moyens pour tordre les bras d’Israël, du Qatar, de l’Égypte et de la Turquie (so to speak) pour arrêter la guerre à Gaza en déclarant, à la Knesset, la victoire d’Israël contre le Hamas. Ce qui a obligé Israël, en échange des derniers otages vivants et des dépouilles des morts de consentir à la libération de 1.700 « prisonniers de guerre » (pris pendant les deux dernières années) et de 250 condamnés à des peines allant jusqu’à 13 fois la condamnation à vie. Elle a quand-même résisté en ne libérant que des condamnés jusqu’à onze fois la condamnation à vie. Soyons clairs : Israël a libéré le futur Sinwar. Une figure emblématique : Mahmoud Issa, ancien commandant de la brigade Al-Qassam, avait fondé la première unité spéciale du Hamas, chargée d’enlever des soldats israéliens pour les échanger contre des prisonniers palestiniens. En 1992, il fit kidnapper le sergent Nissim Toledano, exécuté après l’échec des négociations. Mahmoud Issa, condamné à trois peines de prison à vie, sera, lui aussi, relâché. Le cas de Baher Badr illustre la même logique absurde. Membre du Hamas, il a été jugé coupable de deux attentats, dont celui de Tzrifin, en 2003, qui tua neuf soldats israéliens. Israël l’avait condamné à onze perpétuités. On pourrait ajouter toute la liste de tous ceux qui à 60% (selon des statistiques pour des libérations anciennes) reprendront leurs activités criminelles car - faut-il que l’Occident le comprenne - rien n’arrêtera le Hamas et ceux qui le soutiennent de vouloir détruire Israël et tuer les juifs. Ce qui me fait dire qu’Israël a libéré le futur Sinwar (qui lui a été libéré avec 1.026 autre palestiniens détenus à l’occasion de l’échange pour le soldat Guilad Shalit).

 

Par-delà leurs soucis internes liés aux changements de population, on n’arrive pas à comprendre le comportement des pays occidentaux vis-à-vis d’Israël. Car l’histoire est là pour se rappeler. Au début des années 1960, la France a vaincu de manière décisive le Front de libération nationale algérien. Mais en manipulant les médias de masse et les organisations non gouvernementales, les forces algériennes ont divisé l’opinion nationale française et ostracisé la France à l’étranger, obligeant Paris à renoncer à ses gains. Une décennie plus tard, le Viet Cong a fait de même aux États-Unis. La guerre du Vietnam n’a pas été perdue dans les rizières mais à la télévision, dans les journaux et sur les campus de l’Amérique. Les démocraties sont particulièrement vulnérables à cette tactique cruelle. Le Hamas a rejoué, avec brio, ce stratagème. En dissimulant ses cadres dans des tunnels sous les bâtiments résidentiels, les écoles et les hôpitaux, il a maximisé les morts civiles pour diaboliser Israël. Immédiatement, Amnesty International et la Cour internationale de justice ont commencé à parler de « génocide » et les étudiants de partout ont commencé à démolir leurs campus. Cent cinquante-sept pays ont maintenant reconnu un État palestinien inexistant. L’Union européenne débat de sanctions contre Israël, et de nombreux démocrates, d’Europe et d’ailleurs, ont appelé à un embargo sur les armes pour Israël. La France, par exemple, a interdit à des sociétés israéliennes d’exposer au Bourget. Remarquez, on les a obligés à les exposer en Iran, à Téhéran, ou dans le Liban du Hezbollah iranien. A se souvenir : la Russie est en guerre contre l’Ukraine depuis trois ans et n’a toujours pas acquis la supériorité aérienne à cent kilomètres de sa frontière. Israël l’a réalisée au-dessus de l’Iran, à 1.500 kilomètres de distance, en moins de 24 heures. Pas étonnant car la nature inédite de la souveraineté juive sur sa terre, vu le petit bout sur lequel les Juifs peuvent vivre librement entourés par un gargantuesque monde arabe, exclut tout alternative autre que la coexistence et le massacre. Le Hamas, en tant que gouvernement de Gaza, a choisi le massacre, ce qui signifiait que quelqu’un devait perdre.

 

M. Trump (et ses missi dominici) sait cela. Mais il faut arrêter les guerres car ce n’est pas bon pour le commerce. Surtout pour celui des Etats Unis qui viennent d’annoncer (Scott Bessent) « que les États-Unis avaient déjà encaissé 100 milliards de dollars de recette des surtaxes douanières depuis janvier. Et qu'il anticipe un gain de 300 milliards d'ici à la fin de l'année » Mais en se tenant fermement aux côtés d’Israël alors que pratiquement toutes les autres puissances occidentales sacrifiaient à la ligne des agitateurs pro-Hamas. M. Trump a non seulement suivi un cours qui était moral et courageux, il a rendu possible une perspective de paix. Et puis il a conçu un accord de paix qui vient d’entrer en vigueur et qui garantit la libération de tous les otages israéliens vivants ou décédés, met fin à la guerre sans un retrait complet de Tsahal de Gaza, force le Hamas à désarmer et exclut le Hamas de tout futur gouvernement de Gaza. On reste bouche bée, le Hamas est finalement brisé : la direction du groupe est décimée, ses tunnels sont effondrés et sa souveraineté sur Gaza cédée à un comité palestinien technocratique sous supervision internationale, présidé, naturellement, par M. Trump. C’est à peu près aussi proche que possible d’une victoire absolue pour Israël que ce qui était concevable au cours des deux dernières années. Et à l’encontre de tout ce que notre Président soutenait (en demandant d’arrêter « le massacre barbare, injustifié » auquel Israël s’adonnait, selon lui) qui aurait pu laisser les otages croupir dans les tunnels du Hamas, celui-ci déclarant victoire contre « l’agression israélienne ». Certes cela n’a pas plu à tout le monde : Accord Hamas-Israël : le pari du mouvement islamiste, sans garantie sur la fin des hostilités En acceptant de relâcher les otages israéliens détenus à Gaza depuis deux ans, le Hamas renonce à son seul levier de pression sur l’État hébreu » L’(I)Monde, 09.10.25, on sent comme un regret sinon la désapprobation…

 

M. Trump, qui, après s’être fait « couronner » comme meilleur Président des Etats Unis pour Israël à Jérusalem, est parti en Égypte pour célébrer avec une vingtaine de chefs d’État « la paix au Proche Orient ». La paix entre qui et qui ? Curieusement, un des protagonistes, Israël, n’était pas là. Pourquoi ? Le coryphée de la paix, sultan actuel d’Ankara, à menacé de ne pas y aller si Israël était présente. L’homme qui avait conseillé à notre Président de « faire examiner sa santé mentale » (RTL, 25.10.2020).

 

Et qui ne perd pas une occasion de lui montrer son ascendant : https://www.youtube.com/watch?v=xKgWeTiZunU

Voilà, donc, notre Président à Sharm-el-Sheik. Et regardez sa joie, non dissimulée, quand il rencontre le premier ministre irakien :

Juste pour préciser : Irak - plusieurs milices soutenues par l'Iran. Les États-Unis, ont menacé les milices de bombardements, a indiqué Reuters. Accord conclu entre les milices et le gouvernement irakien, les discussions entre Mohammed Chia al-Soudani et plusieurs chefs de milices sont "très avancées". Les options envisagées comprennent la transformation de ces groupes en parties politiques et leur intégration dans les forces armées irakiennes, a-t-il assuré. Euronews, 07.04. 25. Encore un ami de notre Président. Pense-t-il que des États arabes, ou du moins certains d’entre eux, ont peut-être eu une première chance de se construire dans des régimes politiques stables ? Cette perspective a été fatalement compromise par une culture politique obsédée par les chimères jumelées du panarabisme et l’anéantissement d’Israël.

 

Et Oslo dans tout cela ? Les accords des années 1990 ont prouvé que les cadres de paix conditionnels qui dépendent de la bonne volonté et du respect des Palestiniens sont des illusions. Ils doivent arrêter d’élever leurs enfants pour haïr les Juifs. Ils doivent former des forces de police vérifiées pour maintenir l’ordre, accepter la supervision internationale, reconstruire leur société et créer une autorité autonome modérée.

Cela semble être des points de repère raisonnables. Mais le problème est simple : chacune de ces mesures a déjà été essayée. Ils ont été appelés les accords d’Oslo. Et ils ont lamentablement échoué. Oslo était censé être le cadre de la paix entre Palestiniens et Juifs, construit sur la réciprocité et la confiance mutuelle. Israël a cédé ses terres et son autorité en échange de l’engagement des Palestiniens à renoncer à la violence, à mettre fin à l’incitation et à jeter les bases d’un gouvernement autonome responsable. Faut bien tirer la conclusion, le « deux états » d’Oslo ne représentent qu’une sorte d’orthodoxie en voie d’obsolescence. Cruel pour Israël quand on compte les milliers de morts et les dizaines de milliers de blessés depuis 1993.

 

M. Trump sait tout cela. Raison de plus pour ne pas sacrifier au « veau d’or » (« état palestinien ») car seulement 18% des israéliens (juifs) accepteraient une telle perspective et moins de 5% des israéliens arabes accepteraient d’y vivre !

 

Et notre Président ? Si vous le rencontrez, dites-lui-qu’en lui faisant gagner l’élection pour un deuxième mandat nous étions avertis : Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant(Ecclésiaste, 10 :16-18).

 

 

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6 octobre 2025 1 06 /10 /octobre /2025 20:00

Le bateau de Thésée. La France. Le bateau de Thésée est une expérience de pensée philosophique concernant la notion d'identité. Elle imagine un bateau dont toutes les parties sont remplacées progressivement. Au bout d'un certain temps, le bateau ne contient plus aucune de ses parties d'origine. La question est alors de savoir s'il s'agit du même bateau ou d'un bateau différent. (Wikipédia)

 

Que nous arrive-t-il ?

 

Le cinquième gouvernement depuis les dernières élections législatives, vient de durer 14 heures, champion toutes catégories depuis que les républiques existent en France. Le gouvernement le plus court de l’histoire française moderne, qui, bien qu’il fût censé être fondé pour, en partie, résoudre la crise de la dette de la France, les ministres du gouvernement des 14 heures auront droit à jusqu’à 30.000 euros en indemnités de départ. M. Lecornu, pour ses efforts, se verra accorder une décennie de chauffeurs et de secrétaires payés par le contribuable en tant qu’ancien premier ministre, bien que de très courte durée. Le maître d’œuvre de cet exploit : un Président qui fait semblant de tout diriger mais qui ne dirige rien. Ce n’est pas ce qui l’empêche de pérorer « à l’international » en faveur de l’Ukraine et d’une éventuelle contribution à sa guerre car les chars russes ne sont qu’à 30 heures de Paris. Ou contre Israël, en faveur de la « Palestine » et du Hamas obligé, comme il est, au sponsor de ce dernier qui détient 10/15% du CAC 40 et des étoiles du capitalisme français.

 

Il fut un temps où le schéma était simple : l’Italie était le mauvais élève éternel de l’Europe, chancelant d’une crise de la dette à l’autre, ses gouvernements se désintégrant avant même que l’encre sur leurs ordres d’investiture n’ait eu la chance de sécher. La France souriait dans l’éclat de sa stabilité - la Constitution gaulliste de 1958 donnait à son président un pouvoir exécutif un peu autoritaire ; elle jouissait d’une situation fiscale solide et d’une tradition de centralisme qui, alliée à une présidence appelée « monarchique », gardait à distance le chaos de la 4ème République. M. Macron, a réussi le tour inverse : mener la Cinquième République, normalement assimilée au pouvoir exécutif et au calme politique, au stade du chaos permanent. Six premiers ministres en moins de deux ans, une présidence qui « gouverne » par une improvisation constante et une Assemblée nationale divisée au point d’être méconnaissable. La France de M. Macron prouve que l’arrogance, le détachement et l’improvisation peuvent défaire même les architectures politiques les plus fortes. On dira qu’il n’est pas seul responsable. Peut-être. "Il n'y a pas de mauvais régiments, seulement de mauvais colonels." Napoléon.

 

Aujourd’hui, c’est l’Italie, dirigée par Giorgia Meloni (de droite, supposée même d’extrême), qui dégage calme et crédibilité, tandis qu’Emmanuel Macron est responsable d’une nation qui s’achemine vers le chaos, ses institutions se disloquant, ses finances suspendues à un fil, et sa société en décomposition. C’est la France, maintenant, qui semble trébucher devant de multiples obstacles. Le budget de Rome pour l’année en cours prévoit un déficit de près de 3,3 % du PIB, bien en voie d’atteindre les niveaux exigés par Bruxelles. La France, en revanche, s’attend à un déficit budgétaire astronomique de 5,8 % cette année, avec des promesses d’ajustement repoussées à 2029, si loin dans le futur qu’elles semblent totalement hors de propos. Les taux à 10 ans de la dette française dépassent désormais ceux de la Grèce, il y a quelques années en presque faillite. (France Info, 15.09.25).

 

On se souvient que François Fillon, lors de la campagne de 2017, avait pris l’engagement de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires en cinq ans, soit alors 10% des 5,4 millions d’agents publics, présents dans les trois versants: fonctions publiques d’État, territoriale, et hospitalière. Face à lui, Emmanuel Macron avait promis de supprimer 120.000 postes. En réalité, les effectifs de fonctionnaires auront augmenté de 178.000 postes pendant le premier quinquennat Macron (2017-2022), selon le site spécialisé Fipeco. Et de plus de 70.000 sur les trois dernières années. Au prorata de la population si la France s’alignait sur l’Allemagne, elle aurait 1,79 million d’agents publics en moins. Philippe Juvin, Rapporteur au Budget, Le Figaro 02.10.25.

 

On le sait, les Français payent plus de taxes, en pourcentages par rapport aux revenus, que les citoyens de n’importe quel autre pays développé. Cela étant les deux tiers des Français reçoivent plus qu'ils ne paient d'impôts, notamment en services publics : défense, justice, police, routes, éducation, santé. 54,7% des Français ne payent pas d’impôts sur le revenu (Google, 24.09.25). Le revenu médian étant de 2.500€/mois ils ne payent que la TVA, essentiellement sur la nourriture, soit 10%. Mais l’école est gratuite, l’hôpital aussi, l’hygiène des villes aussi… faites le compte et vous verrez qu’en réalité 50% (au moins) des Français reçoivent plus qu’ils contribuent. A propos des retraites (420 milliards/an, présentés comme une charge insupportable)) - c’est une escroquerie car il s’agit de l’argent que les gens avaient confié à l’État (ou aux sociétés agrées) pour fructifier pendant les 35/40 années de leur activité salariée pour le leurs rendre quand ils seront à la retraite.

 

Des éléments fondamentaux de la France - organisation de l’état, situation économique - en train de disparaître. Le drame touche aussi l’enseignement (autrefois considéré le meilleur du monde et principal « ascenseur social »), le système de santé (autrefois aussi considéré le meilleur du monde) et la démographie du pays (qui autrefois acceptait des immigrés et en faisait autant de français et qui ne sait plus le faire car les immigrés sont trop nombreux et de civilisation différente). Le bateau de Thésée nous dit que nous sommes en train de vivre dans un pays différent qui va avoir du mal à s’appeler France. Car trop de ce qui l’a composé est en train de changer ou disparaître.

 

Mais il y a plus. M. Macron a décidé de s’allier à ce qu’il y a de plus rétrograde dans le monde arabe, de ce qu’il y a de plus dangereux pour le monde occidental de tradition judéo-chrétienne, j’ai nommé le Qatar. S’agit-il de raisons personnelles ? S’agit-il de la politique constante pro-arabe du Quai d’Orsay depuis 100 ans ? Difficile à choisir.

Surtout dans les circonstances actuelles du Proche Orient. Car le Qatar n’est pas seulement un État du Golfe. Le Qatar est le Hamas et Hamas est le Qatar. C’est le DAB de la terreur, le patron du Hamas et de son aile politique, les Frères musulmans, l’usine idéologique du djihadisme moderne. Que le Qatar, complice du massacre du 7 octobre, soit traité comme un partenaire potentiel par la France est tout simplement grotesque.

Pas seulement. Devant un Israël qui a accédé au plus haut niveau technologique du monde et qui semblait arriver, enfin, à convaincre des pays arabes qu’une coexistence pacifique était possible, le bras armé du Qatar, le Hamas a réussi d’arrêter le progrès de ce qui apparaissait tellement prometteur. Israël a mal jugé le Hamas en supposant qu’il ne ferait rien de fou de peur de provoquer une réponse israélienne dévastatrice. Mais le calcul du Hamas n’était pas celui d’Israël. Son objectif était (est) la destruction d’Israël et si cela signifiait sacrifier Gaza pour que l’Iran, le Hezbollah et d’autres se joignent à lui et déversent des tirs de l’enfer sur l’État juif pour le consumer, alors, soit.

 

Et devant la réponse – dure - d’Israël au pogrome du 7 octobre 2023 la France s’est associée au Qatar pour arrêter (ou au moins ralentir) l’élan d’Israël en promouvant, d’une manière urgente, la reconnaissance d’un État palestinien, une absurdité pratique qui a été élevée au rang de cause morale la plus urgente et juste de la planète. Sans ignorer qu’une telle reconnaissance de l’État palestinien à ce moment-là, saperait les intérêts sécuritaires occidentaux, récompenserait le terrorisme, enhardirait l’islamisme radical et déstabiliserait les perspectives de paix. Et qui, de plus, n’a de fondement juridique aucun, tout en se référant au « droit international » Mais « Le droit international n’est pas un pacte de suicide. Ipso facto, Israël n’a aucune obligation légale d’accepter la création d’un état ennemi irrédentiste à partir de son propre corps encore vivant. Bien que vocalisé dans des rythmes sobres d’autorité morale, la reconnaissance d’un État palestinien par la France et plusieurs autres grands États passe complètement à côté de questions plus vastes. Au lieu d’accepter des prescriptions politiques ad hoc tirées de sources non juridiques, la communauté des États doit faire preuve de « bonne foi » (une attente fondamentale de la Convention de Vienne sur le droit des traités) en respectant les règles fondées sur le droit. Sous le mandat britannique, en confirmation des décisions prises lors de la conférence de paix de San Remo d’avril 1920, toute la Palestine était réservée à l’établissement d’un « foyer national juif ».En 1922, bien qu’aucune partie de la Palestine mandataire n’ait jamais été désignée pour la création d’un autre État arabe, la Grande-Bretagne a illégalement découpé la Transjordanie sur 78 % de son territoire mandataire. Transjordanie est devenue la Jordanie en 1949, juste un an après la déclaration de l’État d’Israël. Le 15 mai 1948, un jour après que l’État d’Israël fut déclaré par David Ben-Gourion Tel-Aviv, Azzam Pacha, secrétaire général de la Ligue arabe, a prévu la guerre planifiée par les forces arabes combinées : « Ce sera une guerre d’extermination et un massacre mémorable. » (Louis René Beres, Ph.D. Princeton, JP-27.09.25). La résolution ultérieure de l’ONU sur le partage (1947) ne comprenait que 22 % des terres initialement promises à établir un foyer national juif. Dans l’intérêt d’un début pacifique, les autorités nationales juives ont accepté la masse terrestre réduite sans droit (essentiellement la moitié du cinquième résiduel) en échange de l’établissement d’un État juif.

 

Les dirigeants européens devraient se rappeler qu’ils ne sont plus des puissances coloniales ; imposer des résultats dans le conflit israélo-palestinien sans négociations non seulement tient de l’hypocrisie mais aussi risque de provoquer un grave retour de bâton pour la propre stabilité de l’Europe et mettra en lumière les désaccords au sein de l’Europe à un moment critique où l’unité est essentielle. Agir de manière cavalière pour la création d’un état palestinien creuse un fossé entre l’Europe et les États-Unis, à un moment où l’unité est essentielle pour faire face aux défis communs du terrorisme islamiste, de la guerre Russie-Ukraine ou aux ambitions de la Chine envers Taïwan ou la course de l’Iran vers la bombe atomique. Sans oublier le clown espagnol déguisé en Premier Ministre qui regrettait ne pas avoir d’arme nucléaire pour menacer Israël de disparition s’il ne cède pas au Hamas.

 

En organisant comme un spectacle de cirque cette reconnaissance, notre Président et ses partenaires, le Qatar et/ou l’Arabie Saoudite, feignaient ignorer (ou intentionnellement) qu’un terreau antisémite mondial était en train de se développer et n’attendait que de nouveaux ferments. Mais on dit qu’Israël perd la guerre de l’information. Perdre une guerre de relations publiques ? Mais ce n’est pas à propos des relations publiques. Cela remonte à quelque chose de plus fondamental : la haine des Juifs. Il y a quelque chose de vraiment sombre et inexplicable dans la haine des Juifs. Depuis 3500 ans, la tache de haine des Juifs semble faire partie de l’ADN de l’humanité. Donc, il n’y a rien de nouveau ou de surprenant à ce qu’Israël perde une guerre de RP qu’elle ne pourrait jamais gagner. Et parce que les Palestiniens sont incapables de gouverner pacifiquement un état qu’ils ne veulent même pas, Israël doit payer le prix en termes d’opprobre international, d’annulation des matchs de football et de basket-ball, d’expulsion d’associations scientifiques et universitaires, d’interdiction de participer à des courses cyclistes ou concours d’Eurovision et ainsi de suite pour les années à venir. Un état dans lequel, en cas d’élections le Hamas gagnerait facilement en Judée/Samarie et à Gaza (bénéficiant, selon de multiples enquêtes d’opinion du support de plus 80% de la population). Car les Palestiniens ne font pas confiance M. Abbas et son entourage. La corruption, le népotisme et la mauvaise gestion des finances de l’Autorité Palestinienne ont créé la méfiance et le ressentiment chez de nombreux Palestiniens et sont parmi les raisons pour lesquelles ils préféreraient les djihadistes du Hamas, avec lesquels ils s’identifient étroitement.

 

Et il y a plus. En 2024, les États membres de l’UE ont signalé 58 attaques terroristes. Parmi celles-ci, 34 ont été menées à bien, 5 ont échoué et 19 ont été déjouées. Au total, 449 personnes ont été arrêtées pour des infractions liées au terrorisme dans vingt États membres. Le Mossad a aidé à déjouer une cinquantaine d’attaques. INN, 07.10.25.

 

Attaqués sur leurs territoires, des dirigeants des plus importants états trouvent un moyen pour désamorcer des épreuves de force dans leurs pays avec des segments de population adoubés aux causes du « palestinisme » - condamner Israël pour ce qu’elle fait et pour ce qu’elle ne fait pas.

 

Et comme si tout cela ne suffisait pas, le plus puissant homme du monde passe son temps à menacer le Hamas (pour rendre les otages, déposer les armes, disparaître). Qui n’en peut, mais. Car il a derrière lui le Qatar. Sans que celui-là ne s’excuse pour son rôle direct dans le pogrome du 7 octobre qui est une tache morale et une bévue stratégique. Cela pourrait passer pour l’une des concessions les plus dangereuses de son administration, car cela renforce un récit faux : que nous pouvons négocier avec les jihadistes, et en sortir sains et saufs. Mais le Qatar vient d’offrir un cadeau de 400 millions de $ à l’homme le plus puissant du monde. Et promet d’investir plus de mille milliards de $ aux Etats Unis.

 

Que nous arrive-t-il ?

 

 

 

 

 

 

 

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29 septembre 2025 1 29 /09 /septembre /2025 17:34

Certains lecteurs et moi-même sommes surpris (le mot est faible) par ce que notre Président a fait, depuis quelque temps, et on se pose une question : a-t-il une bonne connaissance de l’histoire pour agir comme il le fait ? Car, bien que disposant de pouvoirs exceptionnels (« le bouton nucléaire ») et d’une ancienne bonne réputation de la France dans la diplomatie mondiale, il ne donne pas l’impression de « jouer » dans la bonne catégorie, en proposant la reconnaissance d’un État Fantôme.

 

Ne nous y trompons pas, et souvenons-nous des mots prémonitoires de Raymond Aron (1969) : Je ne vois pas la paix au Moyen-Orient. Parce qu'il s'agit dans ce cas d'un conflit à mort. Puisque l'enjeu c'est la possession d'un sol. Et d'un sol qui est sacré à la fois pour les Juifs ou les Israéliens, et pour les musulmans ou les Arabes ou les Palestiniens comme vous voudrez. Donc dans ce cas précis, je ne vois pas la paix.

 

Il est dommage que M. Macron ne les ait pas fait siens.

 

Regardons les choses de plus près tout en se rappelant que le judaïsme a émergé de cette terre, que des royaumes juifs existaient là, et qu’il y a eu une présence juive continue depuis lors. Une petite différence par rapport aux autres prétendants.

 

Emmanuel Macron croit qu’il peut augmenter son taux d’approbation, qui est de 15%, en faisant appel à la composante islamiste montante de la France dans sa campagne pour reconnaître l’indépendance palestinienne.

 

Pas en son nom, mais au nom de la France. La situation dans laquelle on se trouve ressemble de plus en plus à celle de l’Italie entre 1980 et 1990, lorsque les gouvernements notoirement éphémères du pays étaient embourbés dans leur propre crise de la dette. Les marchés financiers en ont pris note. Les investisseurs étrangers considèrent désormais que les obligations françaises sont aussi risquées que celles de l’Italie. Les rendements obligataires à 10 ans des deux pays ont clôturé exactement au même niveau de 3,49 pour cent jeudi. Le pays est en train de faire face à une faillite économique, une faillite démographique, un échec culturel résultant de la destruction du système éducatif, une impossibilité systémique à empêcher l’établissement d’un autre peuple. En résumé la France est en proie à une paralysie politique (problème de plus en plus aigu), une économie de lente croissance (moins de 1%/l’an, inférieure à la croissance démographique d’où un PIB/habitant stagnant ou déclinant) et une sérieuse baisse de la productivité.

 

La France est membre de l’Union européenne, l’UE. Les règles de l’UE stipulent que le ratio dette / PIB devrait être inférieur à 60% du PIB. De plus, le déficit budgétaire en toute année ne doit pas dépasser 3 % du PIB. Cette année, le déficit budgétaire de la France sera d’environ 5,8% (environ… on craint 6%) du PIB et sa dette est 115% du PIB. La France est en violation flagrante des règles de l’UE et vient d’être créditée de la dernière place parmi les 25 pays de l’Union pour ce qui est du respect des règles de l’Union.

 

Quand reconnaîtra-t-il la France ? “La Palestine” n’est guère plus qu’un soutien moral pour un Président dont l’emprise sur le pouvoir intérieur s’est affaiblie rapidement. Peut-être ne se rend-t-il même pas compte de la drôlerie, pénible, quand il se pose comme faiseur d’État sur la scène mondiale alors même que son propre pays se trouve de plus en plus en déliquescence. Pense-t-il que le bruit de sa reconnaissance de la Palestine détournera l’attention de ses échecs en France ? C’est sans doute son incapacité à revigorer la France pendant les huit années de ses mandats qui l’attire dans le projet fantaisiste d’un État palestinien. En se débattant à l’intérieur du pays, il cherche une gloire éphémère à l’étranger. M. Macron a choisi de faire cavalier seul, de précipiter les événements, de dicter l’ordre du jour et le statut final sans aucune négociation préalable, et de punir Israël s’il ne respecte pas la reconnaissance de l’État palestinien. En réalité, M. Macron voulait créer un fait accompli, brouiller les pistes et laisser sa marque sur les pages de l’histoire. Au lieu de quoi, il a bêtement retardé la normalisation d’Israël avec les pays arabes. Mais c’était peut-être la raison de tout ça. De plus, « il fait semblant de ne pas savoir que la direction palestinienne ne veut pas vraiment d’un État.… Le dernier refus date de l’offre de 2008 d’Olmert [ancien premier ministre israélien Ehud]. Je détestais son offre, qui aurait abandonné Jérusalem, et j’ai pensé qu’elle ne serait jamais approuvée par le cabinet ou la Knesset. Mais même cette offre a été rejetée par les Palestiniens.… Je n’ai jamais traité avec [l’ancien président de l’Autorité palestinienne Yasser] Arafat, mais j’ai pensé que les choses pourraient s’arranger beaucoup mieux quand il serait mort. Il est mort à la fin de 2004, et rien n’a changé, donc j’ai tiré des conclusions. » Eliott Abrams, Mosaic Magazine 15.09.25. Quelqu’un qui sait de quoi il parle.

 

Notre Président… la force des paroles, pense-t-il. Parce que les paroles ne payent pas de droits de douane…

 

En décidant de reconnaître « la Palestine » M. Macron est trop optimiste, sinon pathétiquement naïf, quant aux perspectives de démocratie dans un futur état palestinien. Depuis sa création il y a 30 ans, l’Autorité Palestinienne - sous M. Abbas et son prédécesseur Yasser Arafat - réprime les opposants politiques ou quiconque ose s’exprimer contre les dirigeants palestiniens. D’innombrables journalistes, militants des droits de l’homme et militants politiques ont été intimidés, arrêtés, battus ou tués par les forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne. Pourtant, il a justifié ses décisions car Mahmoud Abbas (dit-il) a pris des engagements précis. Curieux qu’il ne sache pas que les sondages du « Palestinian Center for Policy and Survey Research » montrent qu’en mai 2025, 81% des Palestiniens réclamaient sa démission. De plus, le think tank américain Freedom House classe les territoires palestiniens parmi les régimes les plus restrictifs en matière de droits et de libertés. La corruption est endémique et l’Autorité Palestinienne peine à contrôler ses propres villes, où des milices islamistes liées à l’Iran imposent leur loi. 

 

Mais il nous dit que M. Abbas a condamné (en anglais) ce que le Hamas à fait le 7 octobre 2023. Ne sait-il pas qu’au cours des deux dernières années, il ne l’a jamais réellement fait en arabe ? Comment pourrait-il le faire alors que l’Autorité Palestinienne verse toujours des pensions et des salaires à des terroristes - comme ceux qui ont pris part à l’orgie de meurtres, de viols, de tortures, d’enlèvements et de destructions gratuites le 7 octobre ? Allez, Monsieur Macron pantomime se veut un bâtisseur d’État pour les Palestiniens - il espère que le bruit de sa reconnaissance de la Palestine détournera l’attention de ses propres échecs.

 

Pendant des décennies, les dirigeants occidentaux du premier cercle ont maintenu une position claire : il ne peut y avoir de reconnaissance d’un État « palestinien » en dehors de négociations directes avec Israël, d’une démilitarisation complète, et de l’acceptation sans réserve du droit d’Israël à exister dans des frontières sûres en tant qu’État distinctement juif. Mais des pays de l’Europe et d’autres, comme il y a 90 ans, sont encore une fois du mauvais côté de l’histoire. Ils avaient apaisé l’agresseur nazi. Aujourd’hui, ils flattent l’islam militant qui les menace de l’intérieur, et sur le chemin sacrifient les Juifs. La seule différence cette fois, c’est que les Juifs ont un État, relativement puissant « Israël ne sera pas la Tchécoslovaquie », a dit Ariel Sharon. (Le Monde 05.10.2001). M. Macron et d’autres dirigeants occidentaux, s’ils croient que l’Autorité Palestinienne changera pour le mieux, au moins dans un avenir prévisible, vivent dans un monde imaginaire... Même si un État palestinien est créé, il sera dirigé soit par la faction corrompue du Fatah de M. Abbas, soit par le Hamas.

 

Et si on relit les mots de Raymond Aron on voit bien que le sujet dépasse l’incroyable naïveté (ou l’outrecuidance) d’un impétrant qui fait preuve d’une totale méconnaissance des tenants et des aboutissants. On me dira qu’il n’est pas seul. Ce faisant, lui et les autres n’ont pas simplement trahi l’héritage civilisationnel occidental plus large auquel ils prétendent. Ils ont récompensé le terrorisme, renforcé les ambitions génocidaires du jihad mondial et envoyé un message véritablement glaçant : la voie vers la légitimité internationale ne passe pas par le travail difficile de construire un État-nation et d’engager une diplomatie ultérieure, mais par le meurtre de masse, la militarisation des institutions transnationales et l’effacement de la vérité historique.

 

De nombreuses élites crédules (et M. Macron le premier) prétendent que les djihadistes radicaux du Hamas ne représentent pas la population arabo-palestinienne mais c’est un mensonge. Les sondages montrent constamment - et des vidéos anecdotiques de grandes foules de rue le démontrent constamment - que le Hamas et les groupes djihadistes aux vues similaires, disposent d’une popularité écrasante à Gaza et en Judée-Samarie. Car il s’agit d’une population radicalisée depuis des dizaines d’années et qui mériterait la honte, le mépris et la réprimande mondiale, non pas une sympathie servile doublée d’un tapis rouge aux Nations Unies. Bien que, comme la plupart des Américains, des Européens et même de nombreux Israéliens, préféreraient le nier, la guerre n’est pas seulement contre le Hamas mais contre le peuple palestinien. Et jusqu’à ce qu’ils renoncent à leur foi en l’élimination d’Israël, aucun investissement étranger ni aucune acrobatie diplomatique ne feront la moindre différence. Relisez les mots de Raymond Aron.

 

Si tout ce qui précède a valeur alors convenons que l’initiative de M. Macron, adoubée par M. Starmer et leurs partenaires, pour reconnaître un État palestinien est une initiative qui ne sert qu’eux. Quand cette idée est apparue, les dirigeants du Hamas ont commencé par soupçonner un truc caché et essayé de déchiffrer la sophistication.

 

Aujourd’hui, le Hamas comprend qu’il s’agit d’une mesure destinée à signaler « nous sommes ici aussi », et que par-delà les convenances personnelles, la politique intérieure et la concurrence internationale ont été des motifs importants dans son élaboration, et que ses conséquences n’avaient pas été sérieusement examinées. Tout ce qu’ils ont à faire est de se tenir coi et profiter des gains implicites. Les terroristes constatent que leur travail est fait par les naïfs. Au fait… ils se fichent comme de l’an quarante du droit international, des valeurs démocratiques ou des normes philosophiques. Le Hamas préfère semer la terreur et la barbarie ; c’est son idéologie. Alors, donner plus d’argent occidental ou même arabe à Gaza ou en Judée-Samarie ne fera pas renoncer les Palestiniens à leurs rêves d’un monde sans Israël. Bien qu’il y ait parmi eux des individus qui veulent la paix, même l’horreur des deux dernières années de guerre à Gaza - où pas un seul civil palestinien n’a aidé à une évasion d’otage et aucune opposition organisée au Hamas n’a pris le contrôle - indique qu’il n’y a pas de réels partisans pour la paix avec Israël parmi eux. Au total, la reconnaissance de lundi dernier envoie un signal politique fort mais ne modifie en rien la donne. Elle ne libère pas les otages, n’affaiblit pas le Hamas, ne réforme pas l’Autorité Palestinienne et ne rassure pas les Israéliens. Sans conditions concrètes ni plan crédible, elle reste un geste d’affichage - l’expression d’un horizon politique, mais non son commencement. Hélas, les beaux slogans ont tendance à faire beaucoup de bruit, aussi saugrenus soient-il. Les mêmes élites qui ont applaudi, il y a trente ans, à deux mains, les très médiatisés accords de « processus de paix », tels que les Accords d’Oslo des années 1990 démontrent qu’ils ne valent pas le papier sur lequel ils ont été écrits.

 

Un mot sur un autre protagoniste, B. Netanyahou. On est subjugué par la vulgate dominante selon laquelle tout tient à BN et à sa décision de s’accrocher au pouvoir pour échapper aux éventuelles condamnations dans ses procès qui durent depuis dix ans et dans lesquels les juges demandent aux procureurs de renoncer aux charges. Face à l’effondrement de leur rêve de deux États, la gauche d’Israël et le New York Times ont transformé le massacre du Hamas en une arme contre B. Netanyahu “C’est une falsification du bilan. Netanyahou n’était pas exactement averti. Il a été menacé par les hauts gradés rebelles et un chef voyou de la police secrète pour arrêter une réforme judiciaire à laquelle ils s’opposaient. Ils ont refusé de démentir les rumeurs selon lesquelles ils désobéiraient au gouvernement élu en cas de crise constitutionnelle, et ils n’ont pas travaillé à faire respecter la discipline parmi les réservistes, au service de la sécurité. Au lieu de cela, ils ont tenté de tirer parti de la mutinerie pour faire avancer leur programme politique, et ils ont utilisé le renseignement comme une arme, ainsi que leur autorité institutionnelle, pour faire pression sur le premier ministre ». Tablet, Gadi Taub 21 août 2025.

 

Quant au désir de M. Trump de recevoir un Prix Nobel, on devrait lui dire que la Norvège, antisémite de toujours, ne lui en accorderait pas un, même s’il devait guérir le cancer. Le « plan Trump » pour arrêter la guerre à Gaza (seulement, pas question état palestinien) concocté par MM. Blair, Kushner (dans les affaires duquel l’Arabie Saoudite a investi 2 milliards de $) et Witkoff (dont les deux fils ont fait des « deals » de quelques milliards de $ au Qatar et dans les Emirates) fait la même erreur que M. Netanyahou et les dirigeants d’Israël: croire qu’un nouvel horizon de bien-être convaincra les palestiniens à renoncer à leur désir existentiel de la disparition des juifs d’un territoire qu’ils considèrent leur. Il ne devrait, donc, pas imposer à Israël des plans qui se retournerons contre elle comme Oslo 1993. En pensant qu’ils sont bons pour Israël et que la paix régnera là-bas pendant les siècles à venir. Utopie. Tout cela avec l’aide du Qatar pion, sponsor, promoteur, de l’islamisme mondial utilisant comme bras armé le Hamas. Qu’il commence par leur demander quand vont-ils abolir la loi condamnant les homosexuels à mort ?

 

Et puisque j’ai déjà cité Raymond Aron, je fais miens ses mots « Tocqueville et moi. Si je puis dire, nous ne croyons pas beaucoup aux utopies, au messianisme et nous craignons les retombées historiques des espérances indéfinies. (1969)

 

PS. J’oubliais. In cauda venenum

L’Allemagne a, pratiquement, arrêté l’exportation de produits de défense vers Israël. Mais… l’invasion russe en Ukraine a révélé un problème stratégique majeur : les essaims de drones bon marché sont souvent neutralisés à l’aide de missiles antiaériens coûteux. Un nouveau système laser israélien apporte aujourd’hui une réponse efficace.

 

 

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26 septembre 2025 5 26 /09 /septembre /2025 11:30

Analyse – ICI BEYROUTH

Les équivoques d'une improvisation diplomatique 

Lecture : 7 minute) A A A  25.09.25

Charles Chartouni

La démarche diplomatique française s’inscrit d’emblée dans un cadre politique et normatif aux incohérences multiples. D’ailleurs, l’élaboration de la démarche diplomatique a connu plusieurs moutures qui reflètent ses contradictions, ses apories et son rôle ambigu dans la recherche d’une solution négociée au conflit en cours et ses ramifications. Initialement, le président français avait abordé la problématique de manière holistique, liant la question de la reconnaissance de l’État palestinien au règlement de la question des otages israéliens, à la démilitarisation de Gaza et à la réforme de l’Autorité palestinienne, comme conditions préalables à la reconnaissance de l’État palestinien. 

En se rendant compte de l’invraisemblable acceptation de ces prémisses par le Hamas, des fractures de la scène politique palestinienne et de la crédibilité défaillante de l’Autorité nationale palestinienne, le président français procède au séquençage de la démarche en se contentant de la proposition tronquée de la reconnaissance non conditionnée par une clause de réciprocité s’appliquant aux deux parties du conflit. Ceci étant de nature à disqualifier la démarche et à l'entacher d’un caractère partisan qui a été instrumentalisé par la gauche française et ses émules européens, la gauche woke qui a fait de la militance palestinienne son étendard, les islamismes de tout acabit qui s’en sont emparés afin de promouvoir leurs politiques de subversion et de creuser leur sillon au sein des démocraties occidentales moyennant des alliances avec les mouvances wokes et leurs partenaires au sein de la nébuleuse de gauche. 

Cette démarche s’est auto-invalidée en avançant de manière unilatérale, tout en mettant au rancart la partie israélienne reconnue comme responsable de manière exclusive de la guerre. Ce qui devait inévitablement légitimer la terreur du Hamas qui se situe en amont des conflits en cours. Tout en sachant que le fait même de cette démarche révèle l’échec des diplomaties occidentales dans le freinage du conflit et la dissuasion de l’entreprise criminelle du Hamas et sa désinvolture tant par le pogrom du 7 octobre 2023 que par la politique de victimisation intentionnelle et hautement affichée et ses supports au niveau de la gauche internationale dont le palestinisme sert de levier politique majeur. 

Il ne suffit pas, en effet, de lancer une dynamique dont les encadrements normatifs et stratégiques sont défaillants et lardés de contradictions. En quoi consiste un État sans frontières négociées avec la partie israélienne adverse ? Comment peut-il justifier sa validité opérationnelle alors que l’idée même de négociation est exclue, d’emblée, au profit d’énoncés idéologiques qui professent de manière ostentatoire la destruction de l’État d’Israël, ce qui rend caduque l’hypothétique intention irénique d’une démarche résolument dirimante ? Les effets pervers de cette politique sont évidents et ne peuvent, sous aucun rapport, se prévaloir de légitimité normative ou opérationnelle. Autrement, quel peut être son rapport au plan de partage de 1947, aux accords de Camp David (1978), d’Oslo (1993) qui ont pavé la voie à la création de l’Autorité nationale palestinienne qui bénéficie d’une reconnaissance internationale depuis plus de trente ans ? Alors que la démarche actuelle est hypothéquée par le Hamas et les diktats idéologiques qui la cautionnent. Une diplomatie cavalière qui ne s’inscrit dans aucune généalogie est d’ores et déjà condamnée.

Des inconséquences ne peuvent, en aucun cas, fournir une plateforme à des médiations politiques effectives. Ceci pour ne pas oublier que la partie israélienne est loin de se laisser dissuader par une démarche pseudo-diplomatique aussi peu élaborée, ou par la malveillance idéologique de la gauche et des islamismes qui instrumentalisent cette question depuis longtemps et dont les incidences ont détruit toute chance de négociations réalistes. Les Palestiniens sont demeurés les otages des élucubrations idéologiques qu’ils se sont données tout au long d’une histoire militante qui n’est que le revers de leurs multiples aliénations et des instrumentalisations stratégiques qui en ont émané. Cette démarche est en train de favoriser la radicalisation de la société israélienne qui appréhende plus que jamais la pente nihiliste de l’islamisme palestinien et son impact. Il a fallu le pogrom du 7 octobre 2023 pour entériner des sentiments jadis flottants. 

Sinon, les parties européennes signataires de la proposition répercutent les fractures politiques d’une scène politique continentale en plein éclatement. Une telle démarche n’est pas seulement contre-productive, mais elle sert de catalyseur aux guerres civiles larvées au sein des démocraties occidentales. Ce qui arrange doublement les visées subversives de la gauche woke et de ses alliés islamistes qui auraient réussi une double gageure, celle de promouvoir les guerres culturelles dans les démocraties occidentales, et de l’exploitation de la stratégie des boucliers humains et des interfaces urbaines, gommée au profit de la politique de la victimisation exponentielle projetée par les architectes de la guerre nihiliste à Gaza. Le « keffieh » palestinien est, depuis belle lurette, emblématique du nihilisme palestino-gauchiste et de son ultime version woke.

Autrement, les alliances nouées procèdent à partir d’une autre oblitération, celle du rôle déterminant des États-Unis qui sont loin de se laisser amadouer par les promesses fallacieuses et hautement manipulées par les régimes autoritaires et assassins du monde arabo-islamique. Les États-Unis veulent mettre fin à la supercherie en cours, en insistant sur la nécessité de découpler la négociation de la fin des hostilités de la solution d’ensemble à partir des prémisses des accords abrahamiques. L’absence du cosignataire saoudien de la déclaration onusienne est fortement symptomatique de sa prise de conscience de l’inefficacité de cette démarche creuse et sans perspectives réelles. En outre, la position franchement partisane du gauchiste primaire Antonio Guterres contribue au discrédit de l’ONU, convertie désormais en club fédérateur des dictatures tiers-mondistes.

Par ailleurs, le tintamarre causé par l’attaque du Qatar s’est estompé en un temps record. Les ambiguïtés du Qatar ont été mises à nu par l’attaque israélienne qui a osé braver les tabous d’une supercherie qui estimait poursuivre sa carrière. En se rétractant, le Qatar révèle sa fragilité structurelle, et le sommet arabo-islamique expose la faiblesse des dictatures mensongères qui ont passé l’éponge sur le rôle de l’Iran dans la création de ce contexte de débridements conflictuels. Une semaine plus tard, plus rien ne tient. 

Au bout du compte, comment peut-on tirer quelque chose de positif d’une démarche politique aussi contradictoire ? La seule possibilité est celle d’une démarche alternative lancée par les États-Unis et l’Arabie saoudite en vue de mettre fin au conflit à Gaza et au Liban et de mettre un terme définitif à la capacité de sabotage iranienne. Les manœuvres qui tournent à vide à l’exemple du Pakistan et de l’Arabie saoudite relèvent de la gesticulation et de la diversion sans plus. À défaut, il faudrait boucler les entreprises militaires inopportunément interrompues. Les autocraties et les totalitarismes islamistes sont à défaire sans état d’âme, comme cela a été le cas avec les totalitarismes du XXᵉ siècle.

L'opposant palestinien Samer Siniljawi estime que le « seul État qu'il faut convaincre de reconnaître l’État palestinien, c'est Israël. Sans cela, il ne se passera rien ». Le ministre israélien des Affaires étrangères s'est exprimé à juste titre: « La paix ne sera atteinte que dans un contexte bilatéral et non par des décisions prises à Paris ou à Madrid. » Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien, faisant écho à ces déclarations, considère que « si l'on reconnaît sur le papier quelque chose qui n'existe pas, le problème pourrait sembler résolu, alors qu'il ne l'est pas ». 

Emmanuel Macron semble ignorer les mutations profondes induites sur le plan régional par le 7 octobre 2023. S. Siniljawi enchaîne en disant : « Ceux qui considèrent que la solution à deux États est la meilleure ont raison. Mais entre l'idéal et la réalité, il y a un fossé énorme. Depuis le 7 octobre, la coexistence pacifique entre les Israéliens et les Palestiniens relève du domaine de l'utopie. La population israélienne ne veut pas d'un État palestinien. Elle pense qu'un tel État serait un foyer de terrorisme et la source de nouveaux 7 octobre » Isabelle Lasserre estime à juste titre que « le lien établi entre la reconnaissance et la solution des deux États ignore les différences entre ceux, parmi les Palestiniens, qui acceptent de vivre avec Israël et ceux qui veulent l'effacer du Proche-Orient et installer leur État "de la rivière à la mer"». En contrepartie, la radicalisation en milieu israélien poursuit son cours.

 

 

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