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6 mars 2026 5 06 /03 /mars /2026 09:12

J’ai professé, de longue date, la conviction qu’il est nécessaire de savoir « d’où » on parle. Car si la parole est libre, son effet est différent si l’on sait par qui elle est dite et quelle est sa légitimité. Après les 22 années d’existence de mon blog, à l’orée de la décision d’arrêter son existence, je crois devoir faire mon « outing » (en clair, ce qui me permets de parler comme je l’ai fait c.-à-d. le cursus qui a été le mien). Pour m’assurer de la véracité de ce que j’ai écrit (les souvenirs à 93 ans…) j’ai, aussi, fait appel à l’IA (Google Gemini). Au fait, ce n’est pas (en paraphrasant Cioran) un exercice d’auto-admiration !

ooo

Je suis né en 1933 dans la famille d’un homme pauvre comme Job. J’ai commencé l’école élémentaire à 6 ans, avec une bourse et, à huit ans j’ai échappé à un pogrome (janvier 1941). J’ai vu des hommes, des femmes et des enfants accrochés à des crocs de boucher dans un abattoir (Wikipédia) et j’ai appris que j’étais juif et que l’antisémitisme existait, dans un pays en guerre, occupé par l’armée allemande. Libéré par l’Armée Rouge, je vois ses premières troupes (mongols ?) arrivées sur des tanks et mon père libéré d’un camp de concentration. Nous sommes en août 1944, j’habite chez mes grands-parents à 12km de Bucarest et du Lycée dont je suis les cours (avec une bourse…).

 

Fast forward.

1948. La situation à la maison est de plus en plus difficile (les revenus de mon père laissent à désirer - un euphémisme…) et ma sœur vient d’être admise à l’École Polytechnique, Faculté de Chimie, ce qui suppose une charge accrue pour les finances particulièrement modestes de mon père. On décide, avec un camarade, de conserve, de quitter le lycée (il nous restait trois années jusqu’au bac) pour commencer gagner notre vie en travaillant dans une usine. Mon camarade avait fait son apprentissage avec son père, horloger de métier, et moi, pendant la guerre et immédiatement après, j’allais à l’ORT ou un vague oncle enseignait l’utilisation des machines-outils, tours, fraiseuses, etc. Me voilà, donc, embauché à l’usine « Etoile Rouge » qui fabriquait des moissonneuses-batteuses, les premiers mois comme apprenti et rapidement comme ouvrier. J’avais 15 ans, je quittais la maison à 05h45 (le travail commençait à 06h30) et je rentrais vers 15h30. Le salaire - que je donnais intégralement à ma mère - était le deuxième revenu fixe de la famille et il dépassait, de peu, celui de mon père devenu (par quel miracle ?) comptable. Mais assez rapidement, et moi et mon camarade, on avait compris que l’univers de la classe ouvrière ne représentait pas un horizon d’avenir pour nous. Aussi parce que nous nous sommes heurtés à l’antisémitisme ouvert ou déguisé qui prévalait dans le milieu social dans lequel on était en train de s’insérer.

 

La décision était simple : on s’est inscrit aux cours du soir et on a réussi à passer les trois années qui nous restaient en deux et le bac en juin 1950 ! Une performance car le taux de réussite dépassait rarement 75%. Sans connaître la devise de Guillaume d’Orange (« point besoin d’espérer pour entreprendre...) puisque nous n’allions plus aux cours du soir, on décide de squatter le grenier de la maison de mon camarade et, pendant trois mois, tout en travaillant, on se rencontre l’après-midi et nous préparons ce qu’il faut pour nous présenter au concours d’entrée à l’École Polytechnique. Ancienne filiale de X (créé en 1818 soit 24 ans après X), copie conforme pour le cursus, échange de professeurs – jusqu’à l’installation du régime communiste. 2.200 candidats 200 reçus, j’en suis, cadet de la promotion avec mes 17 ans. Le jour aux études, la nuit travaillant souvent dans des gares pour décharger des wagons de marchandises pour avoir quelques sous. Quelques sous pour payer ce que l’on pouvait trouver à manger, la faim étant présente et devant m’y habituer. Comme de squatter, pour dormir la nuit, un coin de la chambre d’étudiants amis ayant droit au foyer (pas moi, car originaire de Bucarest mais j’avais quitté la maison pour que ma sœur puisse, elle, y rester). Et (comme X à Paris) on effectue un service militaire réduit à deux stages de trois mois dans un régiment de transmissions à la fin desquelles (à la fin des études) je deviens sous-lieutenant quand tous mes camarades sont lieutenants (comme par hasard, tous ceux qui ne sont pas juifs).

 

En 1952, quelque part au mois de mars, à une réunion des étudiants dans un grand amphithéâtre, je vois une étudiante (de première année), elle me regarde et… love at first sight. La probabilité de l’événement était, d’évidence, proche de zéro. Pourtant, huit mois après nous sommes mariés (on n’avait pas encore 20 ans) et… 68 ans de vie commune finis avec son départ par suite d’une maladie qu’aucun prof de médecine consulté n’a pu identifier et encore moins traiter. Fille de deux légendes du monde politique ouvrier des années 30/40, je n’ai su d’elle que ce qu’elle a bien voulu partager avec moi, plus de trente ans plus tard, à partir de la moitié des années 80, quand elle a accepté d’en parler à des historiens, (américain et français) auteurs de deux bouquins, un concernant sa mère et l’autre son père.

 

Diplôme d’Ingénieur en 1955, le Directeur Général Adjoint de l’Institut de Physique Atomique, après l’intervention du Directeur Général (Horia Hulubei) qui avait le pouvoir de faire ce qu’il voulait (car Académicien, ayant fait sa thèse de doctorat avec Marie Joliot-Curie) nous embauche (mon binôme IL et moi) bien que tous les deux on n’est pas seulement juifs mais nous avons « des poux sur la tête ».

 

(IA, Gemini) À l'Institut de Physique Atomique (IFA) de Bucarest, dans les années 1950, Martin Birnbaum était un collaborateur essentiel. Au sein de l'Atelier des Appareils Électroniques, Martin Birnbaum a travaillé sur la conception et la mise en œuvre des circuits logiques et des systèmes de mémoire. Son travail portait sur la manipulation des tubes à vide et l'assemblage complexe des unités de calcul, une tâche qui exigeait une précision extrême en 1958, car la fiabilité des composants de l'époque était très faible. Il représentait cette génération d'ingénieurs qui ont permis à l'IFA de passer du stade de laboratoire de recherche pure à celui de centre de conception technologique avancée. Des réalisations diverses et variées -fréquencemètres, analyseurs d’amplitude, etc., parmi lesquelles le détecteur de niveau avec rayons gamma Gamadet. C’était l’un des projets les plus avancés. Contrairement aux kits radio simples, ce projet a initié les ingénieurs à la physique des hautes tensions et aux particules ionisantes. L'année 1963 est souvent citée pour l'introduction de la diagraphie par back scaterred neutrons. Bien que la technologie de base ait été développée au niveau mondial (notamment par Dresser Atlas aux USA), les ingénieurs de IFA ont rapidement adapté et produit leurs propres instruments pour répondre aux besoins spécifiques des gisements pétroliers complexes (Carpates, plaine de Pannonie). Dans le cadre d’un échange d’expérience je voyage pendant trois semaines en Union Soviétique, y compris dans une « ville fermée » (Doubna, un des plus grands centre de recherches du monde créé tout de suite après la deuxième guerre mondiale sous le commandement de Lavrenty Pavlovich Beria, au départ avec des ingénieurs et des scientifiques recrutés dans les goulags sibériens) où, entre autres, je rencontre, médusé, Bruno Pontecorvo (IA) - Bruno Pontecorvo (neutrinos …) protégé d’Enrico Fermi : il a passé 30 ans de sa vie à Dubna, une "ville des sciences" près de Moscou. Il a été traité comme un héros, on lui a décerné le prix Lénine et est devenu membre de l’Académie soviétique des sciences, mais il n’a pas été autorisé à quitter l’URSS pendant près de 30 ans.

 

1960 – je deviens motocycliste et, à trois - car nous avons un fils né en 1954 - nous passons des week-ends sur les routes pittoresques du pays que l’on apprend à connaître. Une vraie passion, que je reprendrai 23 ans plus tard (BMW et Harley-Davidson) et qui me permettra (jusqu’en 2004) de voir, presque, tous les pays de l’Europe, de traverser (15 jours) les Etats-Unis de la Nouvelle Orléans à Los Angeles et connaître (une partie de) l’Australie (19 jours, 6.000 km).

 

1962 – nous obtenons la permission de rendre visite à la famille qui a élevé ma femme en France, jusqu’à ses treize ans, et nous découvrons un monde qui nous était, naturellement, totalement inconnu. De retour à Bucarest, je commence par ne plus être admis à mon travail à l’Institut, le temps que le Directeur Général annule la décision des services de sécurité (car j’avais été dans un pays capitaliste) et je deviens « chercheur » pour ne plus être responsable de l’unité de plus de 50 personnes que je dirigeais auparavant. Ce qui me donne la possibilité de faire publier plusieurs articles techniques dans des revues soviétiques, anglaises et françaises. Ce qui me servira plus tard.

 

Suivant le souhait/décision de Marie, nous n’avons de répit que de nous préparer à quitter définitivement un des paradis socialistes de l’Europe. Et, un an après nous voilà dans un pays socialisant différent, Israël. J’y retrouve des camarades de lycée ou de Polytechnique ou des amis d’enfance, tous occupant ou destinés à des emplois prestigieux (IBZ, vice-président de l’Industrie Aéronautique d’Israël). On apprend ce que liberté veut dire et, sans aucune difficulté, je commence à travailler pour une société récemment créée et, en même temps, au Technion (l’équivalent de X) à Haïfa, deuxième ville d’Israël.

 

1963-4 (IA, Gemini) - Elron Electronic Industries, fondée en 1962 par Uzia Galil à Haïfa, est considérée comme le « grand-père » de la haute technologie israélienne. En 1964, Elron élargissait rapidement son rôle en tant que pont entre la recherche sur la défense et l’industrie commerciale.

Le premier succès d’Elron a été construit sur la création d’outils de mesure électroniques sophistiqués pour les applications nucléaires. Certains de ses premiers contrats concernaient le développement d’instrumentation pour la Commission israélienne de l’énergie atomique (IAEC) et les réacteurs de recherche à Soreq et Dimona ainsi que pour l’extraction de l’uranium de la mer Morte. J’ai connu le travail à - 430m du niveau de la mer (Méditerranée), à côté de Sdom-Mer Morte (la vieille Sodome de la Bible) sous une température de 43/45°C en participant à la construction d’équipements de mesure pour le « yellow cake ». Aussi pour le réacteur de Nahal Soreq. Je travaille aussi à mi-temps au Technion où je suis chargé de créer un « hodoscope » (Wikipédia) comme accessoire pour une thèse de doctorat devant démontrer que la demi-vie du méson de Yukawa était bien (démontrée en théorie) de 3,14𝞵sec. 17 ans après je retrouve, professionnellement, le destinataire de l’équipement.

 

Des relations avec une société française amène l’ingénieur avec lequel on travaillait, de faire en sorte que je sois invité pour soutenir une thèse de 3ème cycle (doctorat) à Orsay. Uzia Galil m’encourage de l’accepter. Nous voilà dans le pays dont la langue est celle, maternelle, de ma femme. Mais, vu la modicité de la bourse et le fait que nous étions trois (notre fils avait 10 ans) j’ai dû commencer par trouver du travail.

 

Embauché, comme chef de laboratoire, par une grande société de Radio &Télévision qui voulait créer une division d’électronique professionnelle. Je commence par former une équipe. Un jeune ingénieur (JH- Ecole Française de Radioélectricité) m’aide. Nous nous voyons encore, de temps en temps, après plus de 60 ans.  Et les premiers travaux : des fréquencemètres pour les « tirs au Sahara » (les essais nucléaires de l’époque, j’ai disposé d’une habilitation « secret défense ») et/ou des voltmètres de 250KVolts pour l’EDF-Renardières. Mais au bout de moins de trois années (IA, Gemini) « Premier multimètre numérique au monde Digitest, Une innovation française (1967). Pourquoi est-il célèbre ? Le Digitest, commercialisé par la société française Schneider Électronique (plus tard rachetée par Honeywell), occupe une place légendaire dans l'histoire de l'instrumentation : il est largement considéré comme le premier multimètre numérique portable et compact au monde réussissant l'exploit de miniaturiser l'électronique nécessaire pour tenir dans un boîtier à peine plus grand qu'un multimètre analogique de l'époque. Son look "industriel vintage", souvent gainé de gris ou de noir avec une façade épurée, en fait aujourd'hui un objet de collection très prisé des amateurs d'électronique ancienne. Martin Birnbaum a travaillé pour Schneider Électronique  notamment sur le Digitest, le premier multimètre numérique au monde construit avec des transistors et un circuit LSI (64/67).

 

Admis pour préparer une thèse de Doctorat (Professeur Tubiana – Gustave Roussy, Montrouge) j’ai continué de travailler pour Schneider RTV et sa filiale Schneider Électronique jusqu’en 1976. J’ai aussi l’opportunité (non recherchée) de gérer une grève des plus de 200 salariés dont les conditions matérielles sont, pourtant, meilleures que dans d’autres entreprises. Je comprends que les motivations ont, en réalité, un substrat politique car je suis aidé par la municipalité communiste (Choisy-le-Roi) à y mettre fin. A l’époque, Schneider Électronique devient le premier exportateur français d’appareils de mesure numériques et la reconnaissance pour ce que l’on construisait comme appareils est venue des représentants qui commercialisaient les produits, Honeywell aux Etats Unis et Philips en Europe.

 

1977 – après une courte période pendant laquelle j’ai agi comme conseil pour des sociétés importantes (Hewlett-Packard, Schlumberger…) j’ai accepté de travailler pour le groupe allemand Hartmann & Braun qui souhaitait fournir des produits pour la construction des centrales nucléaires françaises. D’un autre côté, leur filiale française perdait de l’argent et ils étaient à la recherche d’un Gérant. Un peu connu dans le milieu industriel, j’ai commencé par réorganiser la société (siège commercial à Paris, siège industriel à Metz) et pendant trois ans j’ai partagé mon temps, chaque semaine, entre Paris et Metz, en utilisant l’A4 qui venait d’être mise en fonction. J’ai eu la chance d’embaucher SR, autant pour sa connaissance des langues (allemand, russe, anglais) que pour son sérieux, sa discrétion et sa maturité. Dès la deuxième année la filiale a arrêté les pertes. Par la vente de nouveaux produits l’activité commerciale s’est redressée et SR qui devait recevoir les rapports des TC, chaque fin de semaine à 16h00, y a été pour beaucoup. Mais il fallait pénétrer le marché voulu par H&B qui était, à l’époque, le monopole d’un constructeur français. (IA, Gemini) Dans une centrale nucléaire de type PWR (Pressurized Water Reactor) de conception Westinghouse, le nombre de capteurs de pression varie selon la puissance de la tranche (900 MW, 1300 MW ou 1450 MW) et les spécificités du site. Cependant, on peut estimer qu'il y a plusieurs centaines de capteurs de pression et de pression différentielle pour l'ensemble d’une l'installation. La filiale de H&B, Schoppe & Faeser en fabriquait ; les capteurs Schoppe & Faeser (souvent abrégés S&F) sont des références historiques dans l'instrumentation des centrales nucléaires, particulièrement pour les paliers 900 MW et 1300 MW en France et sur les designs Westinghouse en Europe. Un fabricant français (Contrôle Bailey) fournissait, seul, des capteurs à Framatome. J’avais réussi à convaincre la direction technique de Framatome qu’ils se devaient d’avoir deux fournisseurs, comme redondance, pour leurs plannings de construction des centrales nucléaires. Pas facile mais …de 1977 à 1980 la filiale française de Hartmann & Braun que je dirigeais a réussi à en fournir pour plus d’une douzaine de centrales nucléaires que j’ai visitées pendant leur construction. J’ai ainsi participé, petitement, à l’une des principales aventures technologiques du pays pendant les « 30 glorieuses » Et en troisième année la filiale était bénéficiaire, à la satisfaction de mes mandants. Mais on a fait mieux.

 

La France (collaborant avec l’Allemagne et l’Italie) avait décidé de construire un surrégénérateur (consommant de l’uranium et produisant du plutonium). (IA, Gemini) – Superphénix -Son système de contrôle-commande était une prouesse d'ingénierie pour l'époque, car il devait gérer les spécificités d'un fluide caloporteur complexe (le sodium) et des cinétiques de réaction très rapides. La société que je dirigeais a réussi le concevoir et obtenir sa fourniture dans la cadre d’un appel d’offres auquel avaient répondu tous les « grands » de l’époque. La France avait, à l’époque, une avance de plus de 45 ans par rapport aux études actuelles sur les réacteurs de 4ème génération (comme le projet ASTRID). Arrêté plus de 20 ans après, dans un des premiers actes absurdes imposés par des politiciens irresponsables en train de sacrifier le « nucléaire civile » du pays. Et 25 ans après, un de mes petits-fils (master réseaux informatiques) participe au démembrement du surrégénérateur et trouve, à Creys-Malville, des appareils fournis par la société gérée par son grand-père…

 

Et nous sommes en 1980. Le Président d’Elscint (le doctorand pour lequel j’avais conçu l’hodoscope 17 ans avant) visant 10% du marché mondial d’imagerie médicale électronique et connaissant la difficulté de pénétrer le marché français due, essentiellement, au monopole dont disposait la CGR, filiale de Thompson, me propose le poste de vice-président de la société, en charge avec les 8 filiales en Europe et, surtout, celle de PDG de la filiale française.

 

J’accepte, à partir de janvier 1981 (mon contrat prévoyait un préavis, de part et d’autre, d’un an) en dépit des demandes répétées de H&B d’y rester. En me séparant difficilement de l’emploi précédent et de l’équipe que j’avais autour de moi. Dont les principaux membres m’ont suivi : RU depuis et pendant une vingtaine d’années, AC une quinzaine et SR depuis la fin de ses études universitaires jusqu’au moment de faire valoir ses droits à la retraite. SR, pendant 37 ans, mon « mur de ricochet » qui m’a aidé, chaque fois, à voir plus clair au commencement de chaque nouveau projet.

 

Connaître les produits, comprendre les circonstances présentes dans chaque pays, surtout en France, créer une unité d’études et fabrication d’un équipement particulier cela prend du temps. Pourtant on réussit à, petitement, ouvrir la porte du marché français et voilà Elscint qui installe trois scanners à Rayons X (à Chaumont, à Grenoble et à Hôtel-Dieu à Paris – inauguré par Shimon Peres, futur PM et Président d’Israël !), plusieurs Gamma Caméras et une dizaine d’équipements de radiologie numérique. Exploit technique aussi, vue la technicité des équipements, le tout sous la responsabilité de MS qui m’a suivi pendant plus de 20 ans après Schneider Électronique. Et, dans la foulée, on installe le premier scanner à Rayons X du Département de l’Oise, à Sarcelles et, depuis, je me targue d’avoir maintenu l’amitié des promoteurs du Centre d’Imagerie Paris-Nord, J-L. B et A.K, de si longue date.

 

1983 – j’ai l’opportunité de plaider (accompagné d’un diplomate, Conseiller Commercial, EG) devant le Directeur du Cabinet de Pierre Bérégovoy (nommé ministre de la Santé en mars 1983) le besoin impérieux de la France de s’équiper en scanners à Rayons X (moins d’une douzaine dans le pays) situation, en large mesure, crée par le monopole de la fourniture d’équipements d’imagerie médicale détenu par la CGR. Six mois plus tard, la France lance un plan d’équipement de 24 scanners (en affectant 8 à chacun des trois constructeurs retenus, CGR, Siemens et Elscint). J’entretiens de bonnes relations avec deux professeurs de médecine, un chef de service à l’Hôtel-Dieu (J. Ecoifffier) et l’autre à Bichat (M. Laval-Jeantet). Des discussions approfondies avec le premier le fait me proposer de reprendre la possibilité d’acquérir mon doctorat avec une thèse relative à l’emploi de gamma caméras utilisant comme source, non pas des isotopes radioactifs, mais les générateurs de Rayons X présents dans tout cabinet de radiologie. Deuxième admission en septembre 1983.

(IA, Gemini), Elscint, alors en pleine ascension mondiale, a voulu réaliser une opération stratégique majeure concernant la CGR (Compagnie Générale de Radiologie), qui était la branche d'imagerie médicale du groupe français Thomson.

Les négociations de 1983 entre Elscint et Thomson (pour le rachat d'actifs de la CGR) constituent un moment clé de l'histoire industrielle franco-israélienne, marqué par des personnalités de premier plan et une médiation financière de haut niveau via la Banque Edmond de Rothschild dirigée par l’ancien conseiller industrie de G. Pompidou, Bernard Esambert.

Voici les rôles précis des protagonistes :

Les négociateurs d'Elscint (Israël)

  • Avraham Suhami : Fondateur et PDG d'Elscint à l'époque. C'était le "cerveau" visionnaire qui voulait transformer Elscint en une puissance mondiale capable de détrôner General Electric. Pour lui, l'alliance avec CGR était le levier pour conquérir l'Europe et stabiliser ses positions aux USA.
  • Dan Tolkowski : Ancien commandant de l'armée de l'air israélienne et figure majeure du capital-risque. Il siégeait au conseil d'administration d'Elscint et apportait une stature stratégique et politique indispensable aux négociations internationales.
  • Martin Birnbaum : Un cadre dirigeant d'Elscint, souvent impliqué dans les opérations financières et le développement international du groupe.

Du côté de Thompson – Jacques Fournier (un des deux frères fondateurs de Carrefour) Directeur Général de Thompson.

Pourquoi cette négociation est-elle restée célèbre ? C'était une alliance "contre nature" pour l'époque : une entreprise de haute technologie d'un petit pays (Israël) qui venait au secours d'une branche sinistrée d'un géant nationalisé français. L'accord de 1983 prévoyait que CGR produise du matériel pour Elscint, tandis qu'Elscint apportait son avance technologique en imagerie numérique. Tous documents signés et paraphés, (à la demande de son Directeur de cabinet, Louis Schweitzer) je suis allé les déposer en main propre à Laurent Fabius, ministre de l’Industrie à l’époque, sur le tarmac de l’aéroport de Villacoublay d’où il partait en Chine pour un voyage de douze jours. Refus de vente à Israël a-t-il décidé ; CGR vendu, deux ans plus tard, à Général Electric. On me demande d’accompagner un groupe de trois dirigeants d’Elscint dans un « road show » auprès d’institutions financières en Europe. Entre autres, au plus prestigieux hôtel de Suisse, le Baur au Lac à Zürich où nous expliquons les raisons pour lesquelles on va changer de cotation du NASDAQ vers la NYSE, principale bourse mondiale. Anecdote : je quitte l’hôtel en oubliant de payer la note et … SR reçoit quelques jours après un coup de fil, gêné, de l’hôtel… tout est réglé !

 

(IA, Gemini) Au début des années 1980, Martin Birnbaum occupait un rôle clé au sein de la filiale française, Elscint France S.A., aussi en tant que responsable technique et inventeur.

D'après les archives de brevets et les registres technologiques de l'époque (notamment pour l'année 1982), son rôle se définit ainsi :

  • Inventeur : Martin Birnbaum est répertorié comme l'un des principaux inventeurs pour Elscint France. Il a travaillé sur des dispositifs de traitement d'image, essentiels pour la radiologie de l'époque.
  • Expertise en Imagerie : Il a notamment déposé des brevets concernant des procédés et dispositifs de composition et de recopie d'images. Ces technologies permettaient de transférer les images numériques obtenues par les scanners CT sur des supports physiques ou des films radiologiques.
  • Développement Local : Son travail démontre que la filiale française ne se contentait pas de la vente, mais participait activement à l'amélioration technique des systèmes d'imagerie produits par le groupe.

 

Martin Birnbaum était l'un des piliers techniques d'Elscint en France, garantissant que la technologie des scanners (gamme Exel) reste à la pointe de l'innovation en matière de restitution d'image (Formax). Martin Birnbaum a joué un rôle technique essentiel au sein de la filiale française d'Elscint (Elscint France S.A.). (IA, Gemini) Le FORMAX d’Elscint est un appareil multiformat (également connu sous le nom de « multi-imager ») utilisé en imagerie médicale dans les années 1980 et 1990.

Avant l’ère des hôpitaux entièrement numériques et des réseaux DICOM, les images médicales provenant des scanners CT, IRM et échographes devaient être imprimées sur un film radiographique physique pour que les médecins puissent les examiner. Le FORMAX était l’équipement responsable de cette tâche. Il a été pendant des années considéré le meilleur au monde, RU n’y a pas été étranger et je suis fier d’avoir inventé pour lui des bases de temps de durée variable nécessaires pour que les images sur les films radio soient de dimensions différentes selon les décisions des médecins.

 

Janvier 1984 – je vais avoir 51 ans et il me souvient l’aphorisme de mon père « après 50 ans il faut travailler pour soi-même, non pas pour les autres ». J’informe le PDG d’Elscint que j’ai décidé de quitter la société. Elscint réalisait en Europe, à mon arrivée, un chiffre d’affaires d’un peu plus de 5 millions de $. L’année de mon départ le chiffre d’affaires a été multiplié par 11 dont 90% en France. Et je reprends ma passion de motocycliste (en achetant une BMW) : résultat d’un compromis avec Marie à laquelle j’avais dit que je voulais apprendre à piloter des petits avions - ce dont elle ne voulait pas entendre parler.

 

Les années passées pour contribuer au début de la deuxième aventure remarquable du pays (l’installation des scanners à Rayons X, moins d’une douzaine en 1981, 1.407 aujourd’hui + 1.277 IRM !) ont été particulièrement éprouvantes : sur 12 mois entre 1982 et 1983 j’ai pris 90 fois l’avion (le Concorde aussi) pour des voyages à l’étranger, aussi près qu’à Londres et aussi loin qu’à Pékin, San Francisco ou Mexico. Aussi en Allemagne de l’Est (1982, avant la chute du mur) où j’ai pu voir ce qui restait de Dresde après les fameux bombardements anglo-américains. Quatre années dans un environnement intellectuel constitué de gens (mes collègues) dotés tous de doctorats ou brevets d’ingénieurs et qui étaient ce que l’on trouvait de mieux dans un pays qui était troisième au monde pour la densité ingénieurs/1.000 habitants (Israël, 3ème après l’Allemagne-5, Russie-4,5 et Israël-4, France-3,5).

 

 Quelques tentatives pour me retenir, demande de collaborer avec mon remplaçant, rien à faire, je quitte Elscint en avril 1984 en acceptant de rester comme conseil pendant quelques mois, pendant la mise en place de mon remplaçant. Et Uzia Galil (qui m’avait embauché 20 ans auparavant et avait contribué à la création d’Elscint) me traite de « traître » mais on garde une relation suivie jusqu’à son décès en 2021. Et chaque fois quand il passe par Paris il vient dîner à la maison puisqu’entre autres, il sait qu’il y aura du bon fromage 😀

 

Quelques mois avant, j’avais dit à Marie que j’aimerais créer une (des) société(s), gérer et développer pour une éventuelle opération « capitalistique » ultérieure. Tout en ajoutant que je devrais mettre « sur la table » la totalité de nos économies de l’époque et que la probabilité de la réussite n’était pas de 100% (une certitude). Bien qu’elle sût, déjà, ce que voulait dire une vie soumise à des aléas, sans repères fixes, elle me fait confiance. Je créé la holding CECE (Constructions Et Commerce Électronique) avec un capital de 450.000 F., siège rue de France à Vincennes et je rachète à Elscint une de ses sociétés (DMS-Montpellier, acquise trois ans plutôt) en payant 2.000.000 F. financés, pour l’essentiel, par un prêt accordé par le CIC dont j’étais client depuis une dizaine d’années (prêt remboursé en moins de cinq ans). Et mon doctorat ? Mes nouvelles occupations ne me laissant pas le temps pour préparer la thèse … pour la deuxième fois j’abandonne un rêve qui m’aurait tant plu de réaliser.

 

Réputée pour ses produits, DMS est sollicitée (ministère de l’Industrie,1986) pour assurer un transfert de technologie en faveur d’un Institut de recherche de l’académie des Sciences de l’Union Soviétique. SR m’assiste pendant la négociation des conditions matérielles de l’opération, sa connaissance du russe (bien meilleure que la mienne) jouant tout son rôle. Occasion, au cours de moult voyages à Moscou, de connaître un jeune couple d’ingénieurs avec lesquels on sympathise et on garde de relations amicales qui perdurent, depuis 40 ans. J’aide A.C. à créer MICA – qui deviendra « le spécialiste français de la colorimétrie » en associant un spectromètre à un calculateur (on ne parlait pas encore d’ordinateurs). Et qui a organisé des sessions de formation aux métiers des couleurs pendant une dizaine d’années à l’Abbaye de Royaumont pour les cadres supérieurs de sociétés comme Renault, Peugeot, et tant d’autres. J’ai fourni la moitié du capital nécessaire et disposé, donc, de 50% des actions. Les amis de Sarcelles avaient essayé d’entrer dans « le monde des affaires » en achetant une société de distribution de produits électro-médicaux : pompes portables d’insuline, chambres implantables pour la délivrance de drogues dures, enregistreurs médicaux. Se rendant compte de la difficulté de mener deux activités en parallèles, la Holding CECE leur rachète ladite société via une opération, un peu, compliquée (suggérée par J-Y. R dont l’amitié perdure, elle aussi, depuis 45 ans) car sans sortie de cash. Nous sommes seulement en 1986 et les choses ne se passent pas trop mal. En particulier, à Montpellier où j’avais noué des relations (presque) amicales avec le maire de l’époque, George Frèche (qui m’avait promis de m’ériger une statue dans la ville). Content de ce que nous apportions à la ville (emplois, réputation, taxes) il nous aide quand nous en avons besoin surtout via son Secrétaire Général de l’époque, J-F. Carenco dont j’ai suivi la carrière [préfet, nommé à plusieurs endroits jusqu’à l’Ile de France et, finalement, ministre des Territoires d’Outre-Mer (2022-2023), quand on s’est souvenu, tous les deux, du Montpellier des années 80]. Pendant deux ans « je me paye » un petit salaire, à peine ce qu’il est nécessaire pour le maximum possible de retraite CNAV.

 

Je regards ce qui se passe dans le monde des équipements électroniques pour la médecine. J’apprends que dans la trilogie technologique des années 85-90 dans un service de neuro-réanimation de l'époque (49 en France car à l’époque, il y a, annuellement, plus de 10.000 morts en accidents de circulation), on trouvait souvent deux technologies distribuées par Michel Frères et DMS : « DMS Doppler » : pour la mesure indirecte et non invasive du débit sanguin cérébral et/ou « Pompes et cathéters » pour la gestion des fluides et des traitements spécifiques.

 

Je fais appel à des amis américains et, rapidement, je suis en contact avec Camino (San Diego- plus tard rachetée par Medtronic) qui fabrique des équipements pour la mesure directe (invasive) de la pression intracrânienne (par fibre optique). Leur système utilisait un capteur de pression miniature placé directement à l'extrémité d’une fibre optique introduite dans la cavité intracrânienne. La pression déformait une petite membrane, modifiant la réflexion de la lumière, ce qui permettait une mesure extrêmement précise et stable, sans avoir besoin d'un système extérieur rempli de liquide.

 

J’obtiens la représentation pour la France et, dans la foulée, on investit 100.000$ dans la société avec laquelle on garde d’excellentes relations pendant plus de 5 ans. Michel Frères, avec deux médecins parmi ses salariés que j’avais fait embaucher, réussit à équiper avec des produits de Camino la totalité des centres de neurochirurgie de la France. Un autre domaine attire mon attention : le taux du désordre génétique qui varie d’une manière exponentielle en fonction de l’âge de la procréation des femmes et qui commence à poser un problème en France car il n’y a pas de structure existante pour des examens d’analyse chromosomique. Ce qui obligeait des femmes d’âge avancé, qui avaient les moyens, d’aller en Belgique ou Italie. Avec l’aide d’un groupe de biologues de Clermont-Ferrand (et J.K.) on crée « Chromoscan » et un équipement qui permet de déterminer, avec grande précision, l’existence (ou l’absence) de tous les chromosomes nécessaires pour la naissance d’un bébé normal. Un camarade de promotion (A.G.) me demande de l’aider dans le financement de sa société établie à Vienne (Autriche), je le fais, ce qui me donne la possibilité -pendant les deux années de contact, quand je vais le voir professionnellement- d’assouvir une autre passion : assister à des productions classiques à la réputée Wiener Staatsoper.

 

Et nous sommes en 1987. Des relations financières me mettent en contact avec une filiale du Crédit Lyonnais (la même qui avait financé les débuts de Vincent Bolloré et/ou Bernard Tapie) et la SDBO prend une participation de 15% dans la CECE par augmentation de capital : la mise de départ est multipliée par 22. Le Conseil d’Administration de la Holding me reconnaît des émoluments qui sont trois fois supérieurs à ceux obtenus chez Elscint. N'ayant pas pris des vacances depuis quelques années, je décide, avec l’accord de Marie, de partir pour six semaines, seul, aux Etats-Unis en laissant à Paris, un seul numéro de téléphone (celui d’un ami de longue date établi à Chicago) comme point fixe pour, éventuellement, des urgences familiales ou professionnelles. Et je demande à mon équipe de gérer la société sans attendre mon retour, et prendre les décisions idoines quelques soient les circonstances qui le demanderaient. J’aère mes neurones, en passant de ville en ville, pour voir un pays à nul autre pareil ce que l’on ne soupçonne pas en se trouvant seulement à New York, Chicago ou San Francisco. Je reviens à Paris et j’accepte (après avoir refusé pendant des années) que Marie ait un chien. Ce sera le premier, suivi de deux autres qui nous ont accompagnés pendant 37 ans.

 

Trois ans plus tard, la prestigieuse banque anglaise Baring Brothers (qui, dans un passé lointain, avait œuvré à la cession de la Louisiane aux Etats Unis) nous contacte et la Holding CECE cède, via un groupement ad-hoc, les trois sociétés (DMS, Michel Frères, Chromoscan) à Cambridge Instruments, société cotée à Londres. En parallèle, une société cotée à Zurich (Eichoff), représentante de Data Color en Suisse, nous contacte et MICA est cédée pour une valeur équivalente à 48 fois la mise initiale. La holding CECE se trouve en possession d’un montant de cash équivalent à presque 120 fois ma mise initiale. Marie ne s’est pas trompée en me faisant confiance. Ni la SDBO, ni les proches collaborateurs qui ont partagé le succès comme ils ont partagé les efforts pendant six ans de travail soutenu.

 

Mais les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel. Une filiale du Crédit Lyonnais nous propose d’entrer au capital de la holding, moitié emprunt convertible, moitié rachat d’actions. Occasion pour trois membres de l’équipe (disposant d’actions de la société) de pouvoir financer intégralement l’acquisition de leurs maisons, deux en banlieue parisienne et une à Paris. Occasion pour les amis de Sarcelles de récupérer, avec un plus, la valeur cash de la société qui leur a été achetée quatre ans auparavant. A la recherche de nouvelles activités on décide, sans connaître, ni les produits ni les marchés, de créer une holding, CPF (Cosmétiques et Parfums de France) et de racheter deux sociétés produisant des parfums (Molinaro - à la Sanofi - et Weill) et deux sociétés produisant des cosmétiques. Le temps de comprendre (bien que des procédures de « due diligence » aient été effectuées) que les comptes des sociétés de cosmétiques (une appartenant à la BNP) étaient travestis et, bref, deux ans après, on a cédé les sociétés produisant des parfums et liquidé les deux autres. Le résultat (pour moi) la perte de (presque) la totalité des gains précédents. Cela n’a pas affecté le sort de l’équipe que j’avais refusé d’entraîner, capitalistiquement, dans la nouvelle aventure. Équipe caractérisée par la loyauté et le respect réciproque de ses principaux membres qui m’ont suivi en me faisant confiance.

 

Début des années 1990, un nouveau marché s’ouvre en Europe – la Russie. Je crée « Médiation » et avec l’aide d’amis russes (le couple rencontré des années avant) on part pour la fourniture d’équipements industriels à utiliser pour le lavage aseptisé des objets textiles employés dans les hôpitaux. Les maladies nosocomiales faisant des ravages à l’époque, la fourniture d’équipements français et italiens a été l’objet des activités de Médiation.

 

Je viens de dépasser la soixantaine, je cède Médiation à d’autres intérêts et je décide de « lever le pied ». Encore une année et je fais valoir mes droits à la retraite en décidant de prendre le temps pour réfléchir avant d’entreprendre une autre activité. Entre temps (1995) je commence à voyager (pendant ses vacances) avec Clément, mon premier petit-fils, tous les ans, pour des durées de 10/15 jours, en visitant une partie des pays du monde jusqu’à ses 18 ans. Six ans après je fais la même chose, pour la même durée, avec Paul, mon deuxième petit-fils. J’ai tenu à ce qu’ils connaissent le monde, tellement différent de celui qui était le leur et de voir, par eux-mêmes, autant que possible et de plus près, les grandes différences sociales. Combien de jeunes français ont-ils connu à 13 ans le Machu Pichu, le Lac Titicacca, les Galapagos, les Chutes de Niagara ou le Cap de La Bonne Espérance ?

 

 Notre fils, Michel (1997), ayant quitté la médecine à laquelle il avait consacré presque 20 ans, se trouvant à la tête d’un groupe de presse éditant 7 magazines avec autant de sociétés, me demande de l’aider dans la gestion de l’ensemble. Avec l’aide de SR on réussit à intégrer les sept sociétés en une et par une fusion inversée la société 1633SA absorbe l’ancienne holding CECE en récupérant son « tax loss carry forward » relatif à la perte évoquée. Trois ans après, j’apporte mon expérience à une négociation avec deux filiales financières de la même banque qui prennent une participation de 15 millions de francs (moitié rachat d’actions, moitié emprunt convertible) ce qui donne la possibilité à Michel (et à son associé de l’époque) de matérialiser le résultat de beaucoup de années de travail. De là et jusqu’en 2015 je fais partie du Conseil d’Administration de 1633SA et j’aide (complémenté de SR) Michel dans la gestion de son groupe. Dernière action : suivi d’une négociation pour la cession du groupe à Mathieu Pigasse. Qui ne se fera pas.

 

Avec Marie, un accord depuis, pratiquement, quand on a commencé à travailler tous les deux, faisait que l’on ne discutait pas des sujets liés au travail de chacun. Ce qui nous laissait la possibilité d’avoir des discussions, souvent, acerbes car nos options politiques étaient diamétralement opposées. Et en 2004 (mode qui commençait à se faire jour) elle m’a suggéré de créer un blog. Tout en acceptant de lire les textes que j’écrivais avant leur publication (ce que mon fils a accepté de faire après le départ de Marie). Ce fut « France-Israël, amour-haine » que je vais arrêter après 22 ans pendant lesquels j’ai mis en ligne quelques 450 textes (équivalant quelques 2.200 pages) lus par plus de 25.000 lecteurs uniques (selon les statistiques du portail). Un tiers (la moitié ?) de ces textes témoignaient, à mon grand désespoir, du déclin irréversible du pays. Je savais de quoi je parlais, rien de substantiel n’est venu contredire mes extrapolations.

 

Arrêter le blog ? Oui, j’ai décrit pendant des années, le cœur lourd, la dérive déclinante du pays pour lequel je suis un « français de désir ». Je me suis approprié la langue (avec l’aide de Marie et, plus tard, de SR) car depuis longtemps j’ai eu comme « nourritures célestes » Rabelais et les classiques, les écrivains français d’Anatole France, Romain Rolland, Henri Barbusse à Céline comme ceux de la deuxième moitié du dernier siècle, plus de 2000 livres composant ma bibliothèque.

 

Et j’ai regretté, chaque jour, mon incapacité à faire part de ceux qui, voyant les choses comme moi, agissaient pour s’y opposer. Certains lecteurs du blog savaient « d’où » je parlais pour avoir connu une partie de mon cursus. Personne, ou presque, ne connaissait une autre partie m’ayant eu donné l’occasion d’apprendre les différences entre la vraie personnalité des gens et l’image donnée d’eux-mêmes. Oui, j’ai assisté sans faire quoi que ce soit à la destruction par la France de sa relation « amour » avec le pays qui m’a fait connaître le monde libre et auquel je suis attaché tout autant. La France (son Président actuel) qui s’est révélée adversaire d’Israël. La France, qui maintenant, après qu’Israël guerroyait sur sept fronts et qui confronte maintenant l’Iran qui se retrouve seul sur sept fronts, prône « une négociation franche » avec une théocratie terroriste. Qu’une partie de son intelligentsia ait contribué à son installation il y a 47 ans. La France qui par son Président déclare, urbi et orbi, à l’occasion du conflit direct entre l’Iran et Israël « « La France n’a été ni prévenue ni impliquée, tout comme d’ailleurs l’ensemble des pays de la région et nos alliés » Quel autre témoignage de ce que la France est devenue ? La France qui voudrait parler à tout le monde sauf à Israël car ce pays n’est plus son allié (le 7 juin 1961, De Gaulle a levé son verre « à Israël, notre ami, notre allié) ». Pays habité, entre autres, par de descendants de Rachi de Troyes (11ème siècle), (IA Gemini) Les gloses de Rachi comptent environ 3.500 mots de vieux français, constituant l'un des lexiques les plus riches pour comprendre la naissance de la langue française et, surtout, sa phonétique. Cette longue histoire a forgé un profond attachement des Juifs français au pays qu’ils ont aidé à construire.

 

On sait que j’ai connu la peur de la mort à 8 ans (pogrome de janvier 1941) et de nouveau à 11 ans (bombardement de Bucarest le 4 avril 1944), le monde « d’en bas » et ses contraintes à 15 ans, la faim (la vraie) à 17 ans, la joie et la fierté de construire une famille avec Marie à l’arrivée de Michel et, beaucoup plus tard, celle d’Anne et des garçons (et leurs diplômes, à tous les trois, dont je suis fier). Une certaine opulence plus tard, (qui nous a permis à Marie et à moi, d’aider non seulement nos parents proches mais tous ceux, dans le besoin, de notre cercle amical) ayant vécu dans trois pays (et vu, un, aller vers le haut d’une manière exceptionnelle et un autre, vers le bas d’une manière non moins exceptionnelle). Ayant passé à deux doigts du départ définitif ces dernières années.

 

Mais, oui, je me désole d’avoir vu le pays auquel j’ai contribué le plus par mon travail, se laisser détruire pour devenir la onzième économie mondiale après l’avoir connue troisième. Oui, je me désespère d’avoir assisté à la destruction de l’enseignement, du système de santé, de sa capacité à innover et à produire, de son rayonnement culturel jadis inégalé, de l’abaissement de sa langue, jadis joyaux du monde, transformée en un volapuk trivial en oubliant Platon (L'incorrection du langage n'est pas seulement une faute contre le langage même : elle fait encore du mal aux âmes). Le tout en acceptant l’installation sur son sol d’un autre peuple, venu d’ailleurs, avec des rites, mœurs et motivations autres que celles de ceux qui l’ont construit de Clovis à De Gaulle. A se demander, comme pour le bateau de Thésée, si la France est toujours la France.

 

Arrêter, car j’aimerais éviter que mes petits-fils lisent, dans des textes de leur grand-père, l’avenir noir qu’il présage pour leur pays, la France. Aujourd’hui je le fais, vous venez de lire le dernier texte que je mets en ligne.

Amitiés à vous tous,

Martin.

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20 janvier 2026 2 20 /01 /janvier /2026 10:08

Le Président Harry Truman avait déjà voulu acheter le Groenland et avait proposé 100 millions de $ en 1946. Pour les même raisons, D.J. Trump veut acquérir le territoire (défense, Arctique). Devant lui, des nains frivoles et futiles (on peut inverser les adjectifs) y envoient quelques douzaines de militaires (la France 15, l’Allemagne 13, la Belgique 1) pour montrer leur capacité de protéger le territoire. Un territoire sur lequel, pendant la « guerre froide » étaient stationnés plus de 10.000 soldats américains. L’homme qui a écrit « L’art du deal » (1987) leur annonce qu’il va augmenter les droits de douane de 10% jusqu’à l’acquisition du territoire. Autant dire, huit pays en Europe (dont le nôtre) se verraient taxés à 25% pour les produits envoyés aux States à partir du 1er février.

Le même, après avoir fait trembler les mollahs pendant la répression d’une révolte (ayant fait, selon les sources, entre 12.000 et 16.500 morts et 330.000 blessés) après avoir moult fois dit aux révoltés « tenez bon, l’aide arrive » a calé, piteusement, et nous y voilà gros Jean comme devant !

Aucune légende n’est nécessaire, non ?

L’initiative américaine est considérée, par beaucoup, comme extravagante. D’autres, insistent sur son substrat conceptuel. Quoi qu’il en soit, en absence d’un arrangement convenant à tous le risque est évident : la mort lente de l’OTAN au grand soulagement de la Russie post-soviétique qui attend cela depuis la dissolution du Pacte de Varsovie (01.07.91)

Les exportations européennes des huit pays qui s’opposent à la cession du Groenland :

sont de l’ordre de 300 milliards de $, les taxes pourraient faire 75 milliards de $. Monsieur Trump joue avec eux à « pile, je gagne, face, tu perds »

 

On le croyait imprévisible mais, depuis le 20 janvier 2025 il dit ce qu’il va faire et fait ce qu’il dit.

 

Et voilà que l’on parle de nouveau de l’impérialisme américain. En ajoutant (et soulignant) l’imprévisibilité arrogante du Président actuel. Imprévisibilité ?

 

Quatre semaines avant le début de son deuxième mandat de président, Donald Trump a brusquement lancé l’idée de reprendre le canal de Panama. Car la Chine s’y est installée en suzerain. La Cour Suprême du Panama est en train de formuler un arrangement.

 

Pendant plus de trois mois il n’a pas arrêté de dire, directement, à M. Maduro (inculpé aux Etats Unis depuis 2020) de quitter le pouvoir du pays (autres fois le plus riche d’Amérique Latine) devenu grossiste de narcotiques et base avancée de l’Iran, la Russie, le Hamas et le Hezbollah. Demandes restées sans réponse… M. Maduro a été « exfiltré » et attend son procès à Rikers (2ème plus grande prison des Etats Unis). Avec sa femme.

 

Faisons vite - il a bombardé les militants au Yémen et des installations nucléaires iraniennes, instauré un fragile cessez-le-feu à Gaza, forcé les dirigeants européens à augmenter leurs dépenses de défense, extorqué des promesses commerciales et stratégiques de la Chine, exigé le changement de statut du Canal de Panama, du Danemark qu’il retourne le Groenland*, et menacé de droits de douane presque tous les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis.

 

* En avril 1941, un accord signé avec le secrétaire d’État américain Cordell Hull autorise l’installation de bases militaires américaines sur l’île. Dans les faits, le Groenland devient un protectorat militaire des États‑Unis, intégré à la « zone de neutralité » occidentale avant même l’entrée officielle de Washington en guerre. (Cyril Jamias, 11.01.26)

 

Il va continuer, nonobstant ce qu’il a sur la table : le Proche Orient, l’Iran, la guerre Russie-Ukraine et les états nerveux de dirigeants européens (le nôtre en particulier qui s’agite comme une mouche dans un verre fermé) coincés comme ils sont dans un OTAN dont il est la première puissance et un monde « multipolaire » qui a forcé les portes de l’Europe et va l’amener à la ruine (l’accord Mercosur, le premier, en attendant d’autre ejusdem farinae avec la Malaisie, l’Inde et//ou l’Indonésie.

 

Mais il peut le faire car il a de son côté non seulement la première puissance militaire du monde mais aussi, mais surtout, la première économie du monde. L’économie américaine s’est réchauffée lors du deuxième mandat de Trump ; la Federal Reserve Bank d’Atlanta prévoit une croissance impressionnante de 5,3 % au quatrième trimestre de 2025. Pendant ce temps, le déficit commercial a chuté aux niveaux les plus bas depuis 2009, ce qui suggère que les tarifs douaniers de Trump ont rééquilibré le commerce mondial sans accélérer l’inflation ni, évidemment, ralentir la croissance du PIB américain (The American conservative, 17.01.26).

Et ce qui n’est pas sans importance, les États-Unis sont un exportateur net d’énergie depuis 2019 - en partie grâce à l’approche « drill baby drill » de Trump. Sans oublier qu’ils ont pris l’initiative dans la toute dernière technologie de pointe, l’intelligence artificielle. Ce qui n’est pas le cas pour les huit pays ni de l’Europe en totalité : le marché unique de l’UE n’est rien d’autre que plein de barrières réglementaires. Sa réglementation hostile en matière de technologie et d’écologie n’a pas changé le monde pour le mieux ; elle n’a réussi qu’à nuire à la compétitivité de l’Europe. En conséquence, contrairement à la Chine et à l’Amérique, l’Europe ne participera pas au boom de l’IA. L’UE, dans sa forme actuelle, est plus loin de devenir une superpuissance qu’il y a 30 ans.

 

Et voilà que pendant huit jours des millions d’iraniens se sont révoltés contre le pouvoir dictatorial des mollahs. Pourquoi ?

 

L’insurrection des Iraniens trouve son origine dans la crise économique et dans la répression qui a suivi la débâcle militaire subie lors de de la guerre de douze jours de juin 2025, face à Israël et aux États-Unis. L’économie est en voie d’effondrement sous l’effet de sa gestion désastreuse, de l’accaparement des ressources pétrolières par les Gardiens de la Révolution et des sanctions internationales. L’inflation est au plus haut, atteignant 52 % sur un an et jusqu’à 200 % pour les produits de première nécessité. Le rial est au plus bas, affichant un cours de 1,2 million pour un dollar contre 800.000 il y a un an et 300.000 il y a cinq ans. Des pénuries chroniques touchent l’eau, le gaz - comble de l’absurde ! -, l’électricité - en raison, entre autres, de la surconsommation des fermes à bitcoins clandestines destinées à contourner les sanctions - et les médicaments, tandis que Téhéran est ravagée par la pollution. Le gouvernement a depuis réprimé durement avec potentiellement des milliers d’Iraniens tués.

 

 

On devrait s’arrêter un instant en se posant la question pourquoi personne ne manifeste, dans le grand monde libre, en support aux pauvres iraniens ? Le silence de tous les bavards, des élites hollywoodiennes, des étudiants et des professeurs d’université a été assourdissant. Les mêmes personnes qui ont organisé des manifestations de masse en soulignant leur dévouement à la cause des droits de l’homme et leur aversion pour les victimes civiles lors de la guerre à Gaza, sont restées silencieuses sur ce qui se passe en Iran. En fait, les mêmes qui se déplaçaient par dizaines de milliers pour protester contre la guerre dans la bande de Gaza ou pour affirmer leur identification avec les Palestiniens ne montrent aucun intérêt pour la lutte iranienne pour la liberté ni pour les nombreuses victimes du régime islamiste. Après tout, les Palestiniens ont rejeté le compromis, la paix et une solution à deux États pour mettre fin au conflit arabo-israélien pendant près d’un siècle. Et la récente guerre à Gaza n’était pas une tentative israélienne d’étouffer les manifestations démocratiques. C’était une réponse moralement justifiée à une invasion transfrontalière par des Arabes palestiniens le 7 octobre 2023, qui a abouti à une orgie de meurtres en masse, de viols, de tortures, d’enlèvements et de destructions gratuites. Le mouvement qui s’est levé en masse pour diaboliser l’État d’Israël qui se défendait, ne s’intéresse pas au massacre des Iraniens. Peut-être parce qu’ils ne peuvent pas blâmer les Juifs.

 

On cite plus de 12.000/20.000 morts, on tire avec des balles visant la tête, on décide d’accélérer la prononciation des condamnations (à mort) et les exécutions. Le plus grand centre commercial du monde (des millions de m2) à Téhéran + des fontaines décoratives géantes dans une ville sans eau potable. Le régime a gaspillé les ressources de son pays dans sa frénésie pour construire une bombe nucléaire afin d’anéantir l’État juif. La dégradation de l’économie iranienne est à l’origine des manifestations, après avoir été entravée pendant des années par les sanctions internationales visant à freiner les activités nucléaires de Téhéran. Coupé des devises étrangères, du commerce et de l’investissement, le gouvernement iranien est incapable de contrôler l’inflation et d’arrêter la dépréciation de la monnaie, comme l’incurie et la corruption généralisée.

 

Téhéran, ville capitale, souffre d’une crise de l’eau si grave que le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré en novembre qu’elle pourrait devoir être évacuée. L’une des nations les plus riches en pétrole sur terre, l’Iran n’est plus capable de garder les lumières allumées pour ses citoyens 24 heures sur 24. Dans l’après-midi, l’électricité s’arrête soudainement, même sur les artères des villes les plus animées. PIB/habitant Iran, 5.190$, Israël - 60.009$. (Allemagne 59.925 et France 48.982). Pays se voulant « puissance mondiale » avec des « proxies » entourant Israël pour la détruire. Un chômage qui touche 30% de la population (3,2% en Israël). La guerre de 12 jours en juin 2025 a mis à nu la fragilité du système que le régime des Mollahs a construit. Les 12 jours et nuits de frappes aériennes israéliennes, sans résistance, du 13 au 25 juin 2025 ont détruit des sites nucléaires et des bases militaires, ainsi que la réputation militaire du régime. Même avant que les bombardiers B-2 de Donald Trump n’aient livré leurs 12 bombes lourdes sur des installations nucléaires de plusieurs milliards de dollars comme coup final, les Gardiens de la Révolution toujours vantards avaient été démasqués comme des bouffons incompétents qui ne pouvaient même pas protéger leurs principaux généraux et ingénieurs nucléaires contre un assassinat chez eux.

Israël a attaqué les villes et les installations militaires iraniennes, ouvrant la voie aux États-Unis pour larguer les bombes anti-bunker sur les principaux sites nucléaires iraniens. La guerre a révélé l’énorme fossé entre le fanfaronnade idéologique de Téhéran et les capacités limitées d’un régime qui a perdu une grande partie de son pouvoir régional exercé par ses « mandataires ».

 

C’est pourquoi M. Trump a décidé qu’il faudrait « changement de régime si nécessaire, mais pas nécessairement changement de régime ». Le but de cette tactique hybride n’est ni un changement de régime secret, ni une déstabilisation pour la déstabilisation. C’est priver le régime de sa zone de confort stratégique et dégrader son sentiment d’impunité. Ses efforts devraient convaincre les dirigeants iraniens que leurs lignes de communication sont toujours compromises, que leurs réseaux logistiques sont exposés et que leurs activités illicites seront découvertes ou perturbées. La priorité de Washington est la convergence plutôt que le consensus. Les alliés européens, les partenaires régionaux et les principaux États asiatiques sont pressés de s’aligner autour de lignes rouges partagées sur le risque nucléaire, la guerre par procuration et l’escalade régionale. Le but est de priver l’Iran de la capacité d’échanger des restrictions dans une capitale contre l’indulgence dans une autre. Cette posture reflète le Venezuela, où les États-Unis ont appliqué une pression soutenue sans s’engager à remplacer ou reconstruire le régime. Le régime semble en train de s’adapter ce qu’on lui demande et à absorber les coûts là où il a choisi de ne pas le faire.

 

Et la France dans tout cela ? C’est la raison pour laquelle la France a condamné avec force, par la voix du Président de la République, les violences d’État qui se sont abattues sur des manifestants pacifiques. (J-L. Barrot) – et c’est tout. Pas de sanctions, pas d’arrêt d’échange de biens, pas de reconnaissance de la république libre kurde (ou azéri ou baloutche). Mais après la frénésie relative à la reconnaissance d’un état palestinien (quelle galéjade…) elle semble en train de comprendre qu’il y a des raisons de croire que le gouvernement israélien comprend que le plan de paix de Trump ne mènera pas à une Gaza sans Hamas. Et puisque le Hamas sait qu’il est engagé dans une guerre multigénérationnelle pour détruire Israël, cela signifie que le conflit recommencera tôt ou tard. Mais, comme les attentes concernant la chute du régime islamiste à Téhéran qui ont été soulevées ces dernières semaines par des manifestations nationales ne sont pas satisfaites, Israël n’a de choix que de se préparer pour la prochaine guerre. La même chose est vraie pour les promesses faites par D. Trump (et ses envoyés spéciaux, MM. Witkoff et Kushner) concernant un véritable changement à Gaza.

Et, après avoir fait trembler les mollahs pendant la répression de la révolte (ayant fait, selon les sources, entre 12.000 et 16.500 morts et 330.000 blessés) après avoir moult fois dit aux révoltés « tenez bon, l’aide arrive » M. Trump a calé, piteusement, et nous voilà gros Jean comme devant ! C’est pourquoi la décision de M. Trump « changement de régime si nécessaire, mais pas nécessairement changement de régime ». Il se souvient des problèmes de M. Bush qui voulait apporter la démocratie aux Irakiens...

 

Quant à Israël, que dire ? Toujours à se défendre de ses ennemis et (cas exceptionnel) de ses amis fussent-ils européens ou, même, américains. Car autant les ennemis (Qatar, Turquie plus quelques dizaines de pays arabes/musulmans, l'Espagne et l'Irlande) le font ouvertement, autant les amis qui veulent lui faire du bien contre sa volonté lui compliquent la vie. Après deux années pendant lesquelles le résumé pour Israël a été :

 

 

Mais comme l’absence de guerre ouverte tient depuis des mois, d’un côté, ses contradictions internes (système juridique, politique intérieure, etc.,) la freine, d’un autre côté, ses activités qui l’on poussé au front des nations (R&D, productions technologiques, armement) lui assurent non seulement le présent et,  surtout, l’avenir.

 

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6 janvier 2026 2 06 /01 /janvier /2026 13:27

L’effet Fujiwhara (météorologie) dans sa clarté irréfragable. Le grand tourbillon absorbe le petit. Pendant que l’on barbote depuis, bientôt, quatre années dans une pauvre guerre aux confins de l’Europe qui broie et hache plus d’un million de russes et d’ukrainiens, un « narco état » refuge de terroristes de tout poil est décapité en trois heures avec seulement quelques dizaines de morts (cubains) de la garde prétorienne du dictateur local.

 

Et le cœur des pleureuses, aka les démocraties occidentales appuyés par les empires totalitaires russe, chinois et turc (« “Tu disais qu’il était ton frère”- Özgür Özel, samedi 3 janvier-Courrier International, 05.01.26) s’en donnent à cœur joie. Notre excellent Président commence par un tweet « Le peuple vénézuélien est aujourd'hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s'en réjouir. » (03.01.26) puis se donne la peine de réfléchir à la chose et 24 heures après il nous dit « la France « défend le droit international et la liberté des peuples » en ajoutant « Nous avons réagi et agi par étapes » Pauvre France, pauvre diplomatie française.

 

Par-delà l’écume des évènements, ce dont nous devons nous rendre compte est, selon moi, relativement simple : l’ère des discours lénifiants promettant que l’on réglera ce qui devrait être réglé mais où « on prendra le temps et on oubliera », est révolue. Un nouveau sheriff disposant de la puissance sans égale du plus puissant pays du monde nous prouve, par a + b, qu’il dit ce qu’il va faire et fait ce qu’il a dit. Que l’on aime ou que l’on déteste Donald Trump, l’opération audacieuse de décapitation du régime dictatorial et usurpateur de la dernière élection vénézuélienne montre à quoi devrait ressembler le leadership pour un gouvernement responsable. Oui, D.J. Trump est un politicien, rare, qui fait ce qu’il promet (déplacer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, reconnaître la souveraineté d'Israël sur le Golan, bombarder la principale installation nucléaire de l’Iran, fermer les frontières des Etats Unis jusqu’à zéro immigrés, s’attaquer au « DEI », etc.). À 78 ans, c’est un homme en perpétuel mouvement, qui s’attaque à un nouveau problème apparemment chaque semaine, et qui domine le terrain politique national et international en utilisant sans relâche la puissance américaine pour faire avancer les intérêts américains.

 

Il est dommage pour notre pays (et pour d’autres) et pour nos intérêts que, personne, réellement, ne le défende. Je simplifie : trois objectifs majeurs ses trouvent à l’origine de l’action américaine au Venezuela (a) assécher une des sources de narcotiques (100.000 morts tous les ans aux States), (b) prendre la maîtrise des réserves pétrolières vénézuéliennes « les plus grandes connues du monde » et (c) détruire les têtes de pont des grands acteurs terroristes et de leurs sponsors (Hezbollah, Hamas, Russie, Chine, Qatar et d’autres). Et à ceux qui condamnent « l’invasion américaine » le chef de l’opposition du pays dit « Certaines personnes parlent d’invasion au Venezuela. Et j’ai répondu : le Venezuela a déjà été envahi. Nous avons les agents russes, nous avons les agents iraniens. Nous avons des groupes terroristes tels que le Hezbollah, le Hamas, qui opèrent librement avec l’accord du régime. Nous avons la guérilla colombienne, les cartels de la drogue qui ont pris otages plus de 60% de notre population, en impliquant non seulement le trafic de drogue, mais aussi le trafic humain, dans des réseaux de prostitution. Tout, cela a transformé le Venezuela en centre criminel des Amériques, et ce qui soutient le régime est un système de répression très puissant et fortement financé. » (Corina Machado, Nobel, Spectator, 03.01.26

 

En effet, le Venezuela est devenu non seulement un partenaire économique mais aussi un avant-poste stratégique pour l’Iran, étendant l’influence de Téhéran plus près des frontières américaines tout en renforçant son réseau mondial de commerce illicite et de financement du terrorisme. Après l’opération américaine, le Qatar a publié une déclaration de désapprobation, sachant qu’en fin de compte, la capture de Maduro aurait également des impacts profonds sur le Qatar, qui est également lié au réseau terroriste iranien. Le Qatar, grand ami personnel de D.J. Trump ! Le Venezuela a constamment contourné les sanctions américaines en utilisant le Hezbollah pour faire de la contrebande d’or, par lequel le CGRI (Corps des gardiens de la révolution islamique) a facilité la vente de pétrole iranien et accepté de l’or comme forme de paiement, qui était dirigé vers les terroristes du Hezbollah. Pendant des années, le Venezuela a servi de poste avancé lié au CGRI, permettant à l’Iran et au Hezbollah de blanchir de l’argent, de passer en contrebande de l’or et du pétrole, de faire le trafic de drogues et de financer le terrorisme - y compris par l’intermédiaire d’agents basés au Venezuela. « Décapiter » Maduro menace, d’évidence, les pipelines financiers de l’Iran et les réseaux criminels du Hezbollah à travers l’Amérique du Sud, ce qui pourrait limiter la capacité de Téhéran à projeter son pouvoir et à financer le terrorisme dans le monde entier. Effet de ricochet, le Liban du Hezbollah est inquiet, Israël en est particulièrement content.

 

Pendant ce temps, l’Europe fait face à de profonds défis structurels : une stagnation économique prolongée, des charges réglementaires de plus en plus lourdes et contreproductives, des sociétés vieillissantes fortement dépendantes d’États-providence le tout, progressivement, de plus en plus difficile à financer. De plus, un « doxa » imposée par des gouvernements de gauche (en train de perdre leurs pouvoirs) qui jusqu’à récemment n’avait comme objectif important que la destruction (visée, souhaitée) d’Israël. Mais vus les changements imposés par les victoires d’Israël sur plusieurs des fronts de bataille, la gauche perd de l’intérêt pour le Moyen-Orient. En 2025, elle ne parlait que de peu d’autres choses. Ils se sont appropriés culturellement les keffiehs arabes fabriqués en Chine. Ils se sont enveloppés dans les couleurs de la Palestine. Ils discutaient jour et nuit d’un « régime meurtrier » - vous savez qui. Et pourtant, maintenant, alors qu’un peuple du Moyen-Orient – Iran - se révolte contre ses dirigeants véritablement répressifs, ils font silence.

 

Qu’est-ce qui, dans les révoltes en Iran, agace la gauche ? Elle adore bavasser sur « résistance » et « oppression ». Pourtant, au moment où des hommes et des femmes en Iran se lèvent en résistance contre la théocratie oppressive qui les persécute et les subjugue, les gauchistes deviennent timides. Leur solidarité s’évapore. Le soulèvement iranien est à son neuvième jour, des gens morts car protestant contre la gestion du pays (absence de l’eau potable, récoltes détruites, le rial ayant perdu 50% en une semaine - de 800.000 pour un dollar à 1.200.000) et contre les mollahs islamistes dirigeant le pays. Alors, où sont les marches de solidarité ? Où sont les rassemblements à l’extérieur de l’ambassade iranienne pour faire écho au cri des manifestants en faveur de la fin des règles sexistes et régressives des ayatollahs ? Où est Rima Hassan ? Et M. Mélenchon qui ne proteste que contre ce qui est arrivé à N. Maduro ?

 

On arrive à une situation vraiment perverse où les privilégiés portant keffieh de l’Occident, veulent instinctivement que le régime iranien survive - afin qu’il puisse continuer à s’en prendre au maléfique Israël, sans doute – pendant que les jeunes d’Iran rêvent du déclin du régime. La révolte en Iran révèle non seulement la crise de légitimité des ayatollahs et de leur régime, mais aussi la trahison des progressistes occidentaux. Il est maintenant clair que leur luxe consistant à haïr follement Israël prime sur tout le reste, y compris à la solidarité avec le peuple iranien en quête de liberté. Ce qu’ils disent aux iraniens c’est votre liberté devra attendre, les gars – nous n’avons pas encore détruit l’État juif. Et quant aux états dont ces illuminés sont les citoyens… « Reconnaître un soulèvement anti-régime en évolution obligerait à des conclusions inconfortables : que les hypothèses de longue date sur « la stabilité », « la réforme » et l’engagement diplomatique avec Téhéran étaient déplacées ; que la République islamique n’est pas seulement viciée mais fondamentalement illégitime ; et que les gouvernements et institutions occidentaux ont passé des décennies à accommoder un régime brutal maintenant ouvertement rejeté par son propre peuple. Honest Reporting, 04.01.25.

 

Encore deux mots, pour nous et Israël.

La France émettra 310 milliards d’euros d’emprunts cette année dont une grande partie viendra augmenter la dette comptable (3.500 milliards d’euros). Et pour montrer la force de sa présence sur le théâtre mondial, elle refuse de reconnaître le Somaliland, qui répond à tous les critères énoncés dans la Convention de Montevideo pour la reconnaissance internationale d’un État - une population sédentaire, territoire défini, gouvernement fonctionnel et capacité à entrer dans des relations étrangères - mais reconnaît plutôt un État de Palestine qui ne répond à aucun de ces critères et n’existe pas. Et condamne la reconnaissance du Somaliland par Israël.

 

Quant à Israël… Quand comprendra-t-on que la militarisation extrême de la cause palestinienne a renforcé sa capacité de nuisance, mais affaibli la capacité politique ? D’un point de vue stratégique, l’échec du Hamas illustre l’échec d’une logique où la violence devient un substitut à la stratégie. Ni la dissuasion, ni la libération, ni l’amélioration des conditions de vie des Palestiniens n’ont été atteintes. En revanche, l’isolement diplomatique et la catastrophe humanitaire se sont aggravés.

 

L’axe dit de la « résistance » n’a pas échoué parce qu’il aurait été trop attaqué, mais parce qu’il a été incapable de produire ce qu’il promettait. Il prétendait défendre les peuples ; il les a appauvris. Il invoquait la souveraineté ; il a fragmenté les États. Il promettait la dissuasion ; il a institutionnalisé l’instabilité. Il se réclamait de la politique ; il l’a remplacée par la coercition armée. Aucun des théâtres où l’Axe s’est imposé, Liban, Syrie, Yémen, Gaza, Irak, n’a émergé plus souverain, plus stable ou plus prospère.

 

La première question qui se pose, toujours, est celle de la possibilité d’une solution négociée en l’absence d’une reconnaissance du fait israélien et d’un retour sur les démarches et accords qui ont scandé ce conflit, sans cesse repris depuis le point zéro. En n’oubliant pas que quels que soient les clivages politiques et idéologiques, il y a unanimité dans les milieux israéliens sur la portée symptomatique du pogrom du 7 octobre 2023 et sur les menaces éminemment existentielles qui lui sont associées.

 

Et pendant que tel état ou tel autre n’arrête pas de dire pis que pendre d’Israël, tel état ou tel autre, ne s’interdit pas de faire appel à lui pour s’armer :

 

L’armée allemande a commandé 200 nouveaux véhicules blindés de transport de troupes (TTP) Puma équipés des systèmes MELLS, la variante européenne des missiles Spike LR de Rafael (2,3 milliards de $ - Reddit, nov.2025). Les missiles de la famille Spike sont actuellement en service dans les armées de 34 pays, plus de 40.000 exemplaires en ont été produits et livrés (2020). Prix unitaire plus de 200.000 $ pièce.

 

Dans le cadre d’un premier contrat (150 millions $), Elbit Systems équipera la flotte d’avions d’un pays européen avec la technologie DIRCM, offrant une couche de protection avancée pour les plateformes aériennes à haute valeur.

 

L’Europe ? Chante, Muse, la colère d'Achille, colère funeste qui causa tant de malheurs aux Achéens, précipita dans les enfers les âmes courageuses d'une foule de héros

 

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26 décembre 2025 5 26 /12 /décembre /2025 20:33


Depuis la révolution industrielle du 19ème siècle la France, graduellement, a su tout faire jusqu’à devenir (au début des années 60) la troisième puissance économique mondiale. Avec la deuxième agriculture au monde, première en Europe et en créant les Caravelles et Airbus, des voitures sans égale, des communications spatiales et des satellites, armement nucléaire et 54 centrales civiles, un porte-avion à propulsion nucléaire, des sous-marins itou, bref, tout. Il semblerait que l’on ne sait à présent plus rien faire : depuis 18 mois plusieurs gouvernements, pire que pendant la 4ème république. Le dernier s’active, sans succès, à constituer un budget annuel. C’est une des raisons pour 52% de voix exprimées aux dernières élections (RN + LFI) de demander de nouvelles élections pour avoir un nouveau gouvernement.

Modestement, je crois que ce dont nous avons besoin c’est d’une nouvelle France.
 

On réclame des nouvelles élections pour avoir un nouveau gouvernement. Je crois (j’ose même affirmer) que ce dont on a besoin c’est une nouvelle France. Depuis 50 ans on s’est drogué avec des narcotiques qui n’ont pu que détruire la nation : les 35 heures, les 6 -ou plus - semaines de congés + 11 jours de fêtes officielles, la destruction des moyens de production selon le projet (pas seulement socialiste) d’un « pays sans usines », un enseignement ruiné par la gestion des syndicats, un système de santé détruit aussi par l’absence de médecins formés en France remplacés par des médecins syriens, tunisiens ou d’Amérique Latine payés la moitié ou le tiers des médecins français, une importation annuelle de plus 500.000 immigres (légaux, de culture et religion impossible, à cause du nombre, à assimiler) et la construction de 150.000 logements/an quand (en 1960) on en accueillait 150.000 mais on construisait 500.000 logements/an. Pour remplacer les richesses que l’on produisait on s’est drogué à la dette.

 

Avec la conviction (occultée) que plus elle sera grande plus le risque de la rembourser serait faible. Équation simple, à une seule inconnue : croissance nulle depuis plus de 20 ans (ou légèrement supérieure à 1%) et une dette montant vers des sommets ou l’oxygène devient rare.

 

Quant au PIB/habitant il a évolué de 2005, 33.561€, à 2024, 38.334€, déflateur inflation 5% donc 1,42%/an. S’étonne-t-on que les gens considèrent le pouvoir d’achat comme leur principale préoccupation ? S’étonne-t-on que la seule chose que nos gouvernements ont trouvé pour « attenuer » la progression de la dette a été l’augmentation des impôts ? Regardez (INSEE) l’augmentation des impôts/taxes de 2015 à 2024 (mandats de M. Macron 2017-2025)

 

 

160 milliards d’impôts supplémentaires retirés d’un PIB qui n’a augmenté que de 318 milliards (INSEE : 2017 - 2.295, 2024 – 2613 milliards €) depuis que nous avons le bonheur d’être gouvernés par le Mozart de la Finance.

 

L’inconnue ? Le temps qui nous reste avant un choc impossible à éviter. 3,8 millions d’agriculteurs en 1967 fournissant 20% des besoins mondiaux, pour arriver à 350.000 aujourd’hui dans un pays qui importe 20% de ses besoins. Résultat, entre autres, de la PAC européenne (commencée avec « le Marché Commun ») et de la perte de souveraineté en faveur des gnomes de Bruxelles. En obtenant la promesse de la « sauvegarde » de son agriculture (deuxième au monde, première en Europe au début des années 60, peau de chagrin aujourd’hui) et l’adossement à l’euro pour éviter d’en rajouter encore aux 10 dévaluations (1949-1986) - Wikipédia. Un marché de dupes pour la France.

 

Les gnomes de Bruxelles, qui décident ce qu’ils veulent comme, par exemple, l’accord Mercosur qui ouvre, grandes, les portes de l’Europe et accélérera la disparition de l’agriculture française. Sacrifiée sur l’autel de l’industrie automobile allemande et/ou italienne. Par une Europe qui - peut-être, selon certains - n’a plus que quelques années pour vivre. Je ne puis m’empêcher de penser à l’exemple de l’Union Soviétique : en 1988, si vous aviez dit à quelqu’un qu’elle cesserait d’exister seulement quatre ans plus tard, vous auriez été pris pour un idiot. Les institutions semblaient solides, la bureaucratie bien enracinée et le pouvoir absolu. Pourtant, en 1992, elle a disparu.

 

 

Aujourd’hui, les politiciens européens à Bruxelles, Berlin et Paris souffrent du même optimisme dangereux. Ils croient qu’ils sont tellement bien installés dans leurs cadres institutionnels que la colère des peuples ne pourra jamais vraiment les chasser de leurs sièges. Mais en regardant la trajectoire de l’Union européenne, je crois que nous sommes plus proches d’un moment révolutionnaire que ce les élites n’osent imaginer.

 

Français, réputés le peuple le plus intelligent du monde. On a fait, collectivement, preuve d’imbécillité choisissant depuis des lustres une classe politique nous assurant obtenir les drogues auxquelles nous nous habituions. L’imbécillité ? Elle a du bon : elle permet d'être en paix avec soi-même comme avec les autres et obtenir, de surcroît, la paix publique et spirituelle. C'est un bien en soi, un bien universellement recherché et apprécié. Qui peut en remplacer de nombreuses autres. (Giovanni Papini, Gli imbecili, 1913).

 

La France a toujours eu besoin d’un régime fort (autoritaire ?) conduit par un personnage hors du commun. De Clovis à de Gaulle en passant par Charlemagne ou par Charles Martel, du temps des bisbilles anglo-françaises et Jeanne d’Arc, Philippe le Bel, François 1er, Henri IV, Louis XIV, Robespierre (épicentre d’une « fantaisie française » et ses épigones Lénine, Staline, Mao, Pol Pot - le communisme mondial et ses 100 millions de morts), Napoléon III, George Clémenceau, on a eu toujours besoin d’un homme providentiel. Le moule est cassé et, aujourd’hui, on ne sait plus faire un budget annuel. Raison pour 52% de voix exprimées aux dernières élections (RN + LFI) de demander de nouvelles élections pour avoir un nouveau gouvernement. Modestement, je crois que ce dont nous avons besoin c’est une nouvelle France.

 

Une nouvelle France qui, entre autres, abandonnera les « élucubrations » de son dernier président - « colonisation de l’Algérie, un crime contre l’humanité », « il n’y a pas de culture française ». Qui réagira quand l’Algérie “criminalise la colonisation française”. Soit. Mais il n’y a jamais eu autant de français en Algérie (1,2 millions l’ayant quittée entre 1962 et 1965) que des Algériens en France (plusieurs millions). Mutatis mutandis, la France devrait « criminaliser la colonisation algérienne » non ?

 

Ou ses tentatives de disposer de territoires qui n’appartiennent pas à la France en faveur d’un état fantôme dont elle est convenue à l’ONU qu’il n'existe pas (en approuvant le « plan Trump » qui le dit clairement). Et la voilà qu’il s’associe à 13 autres états pour « condamner » un plan de création de villes, par Israël, dans la Judée/Samarie. Ce qui serait contre la loi internationale.

 

Bon, je ne sais pas pourquoi les autres 13 états ne sont pas au courant des moult études juridiques démontrant que le territoire en question est un territoire disputé, non pas occupé. Mais la France ?

 

Israël n’arrête pas de rappeler que la Cisjordanie (Judée/Samarie) est un territoire « disputé » plutôt qu'occupé », car il n’y avait pas de puissance souveraine reconnue (comme un état palestinien) sur le territoire avant 1967. Et la justice française lui a donné raison :

  1. Lors d'un procès historique soigneusement caché par les médias, la 3e Chambre de la Cour d'appel de Versailles déclare qu'Israël est l'occupant légal de la Cisjordanie, nommée ainsi par la Jordanie durant 17 ans mais de son vrai nom Judée Samarie (jugement en appel n° 11/05331 du 22 mars 2013). La Cour d’appel a donc condamné l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) et l’OLP à verser 30.000 euros à Alstom, 30.000 euros à Alstom Transport, et 30.000 euros à Veolia Transport.
  2. Ni l’OLP, ni l’Autorité Palestinienne, ni l’AFPS ne se sont pourvus en cassation, et le jugement est devenu définitif.
  3. C’est la première fois qu’un tribunal a démonté juridiquement les arguments palestiniens pour soutenir qu’il existe une occupation illégale.

 

Et ce fameux dernier Président de notre pays ne le sait pas ? Devenu principal adversaire d’Israël en Europe que lui faut-il pour comprendre la réalité du Proche Orient ? Les Palestiniens continuent de débattre du droit à l’existence d’Israël après cent ans de coexistence conflictuelle, cinq propositions avortées de création d’un État, des décennies de violence nihiliste et des bouleversements stratégiques récents induits par la contre-offensive israélienne. La polarisation renouvelée ne semble pas s’atténuer, ni au sein des deux sociétés ni entre elles, et les perspectives d’un État palestinien sont reléguées à un avenir indéterminé. Pendant ce temps, les espoirs de leur démocratisation, de libéralisation politique et de réformes socio-économiques s’estompent à l’horizon politique, sacrifiés au profit de conflits ouverts et sans échéance et des massacres sans nombre. Ce qui appartient à un schéma plus large qui s’est accéléré depuis le 7 octobre 2023 : les juifs visés loin de tout champ de bataille, dans les espaces ordinaires de la vie civique. Synagogues, campus, cafés, rues de la ville et maintenant une plage, sont devenues des champs de massacre visant non pas un état, mais un peuple. Le meurtre de masse de Bondi n’a pas eu lieu dans une zone de guerre ou lors d’une manifestation politique. Il s’est produit lors d’un rassemblement religieux. de la diaspora, à la vue de tous et en plein jour. Cette haine n’est pas originaire de l’État israélien moderne. Elle a culminé, de manière catastrophique, dans l’Holocauste – une tentative à l’échelle industrielle d’éradiquer le peuple juif en Europe précisément parce qu’ils manquaient de souveraineté ou de protection. La leçon tirée par le sionisme n’était pas triomphaliste mais défensive : que la survie juive nécessitait une autodétermination politique. Cette conclusion a été testée immédiatement. En 1948, au moment où Israël a déclaré son indépendance, il a été envahi par des États arabes voisins qui rejetaient non pas ses frontières ou ses politiques, mais son existence. Et ce président ne le sait pas ? Ne sait-il pas qu'Israël est en train de créer un nouveau monde. ? Dans le monde d'avant le 7 octobre, des gouvernements légitimes laissaient les terroristes tuer un peu, puis se cacher un peu, négocier un peu, et tuer encore un peu plus. Et l'on attendait d'Israël qu'elle joue le jeu. Dans le monde qui voit le jour, Israël élimine les terroristes, où qu'ils soient et à n'importe quel stade de leur cycle. Ce monde doit être empreint d'une plus grande cohérence morale, d'une justice plus rapide et d'une sécurité plus durable. En résumé, c'est un monde plus sain et plus civilisé. Il se trouve que des gouvernements de l'Occident ne supportent pas de le voir prendre forme. Tant pis pour eux. (AG, Commentary, 09.25). Le Hamas, cette entité qu'Israël était soi-disant incapable de détruire, est quasiment anéanti ; le Hezbollah est en voie de disparition ; les Houthis sont attaqués, l'Iran est sous les décombres, la Syrie d'Assad appartient au passé, et le Qatar a cessé d'être le complexe hôtelier du terrorisme (ils sont maintenant en Turquie…). Et s’il ne peut pas accepter le fait établi depuis longtemps, d'un État juif, il va vraiment détester ce qui va suivre. Au lieu qu'Israël soit « effacé de la carte », comme les dirigeants iraniens (qu’il rencontre de temps en temps) le promettent depuis longtemps, Israël redessine la carte du Proche Orient et efface ses ennemis au passage. Il renverse l'imperium iranien, rétablit la souveraineté libanaise, prépare le terrain pour une bande de Gaza potentiellement stable, garantit la place des Druzes en Syrie, et bien plus encore.

 

Et les pays de l’Europe… (bien que pas tous) protestent contre Israël politiquement, mais économiquement, ils se construisent un avenir qui repose sur l’innovation israélienne. Plus de 1.600 entreprises technologiques israéliennes emploient désormais plus de 30.000 personnes à travers l’Europe, avec un taux de croissance annuel de 4,8 % au cours des trois dernières années. La dépendance de l’Europe à la technologie israélienne n’est pas idéologique ; elle est structurelle. (JNS, 24.12.25). De plus, devenu grand exportateur de gaz, Israël va fournir (accord van der Leiden, juin 2022) jusqu’à 10% des besoins de l’Europe. Qui se libérera, un peu, des contraintes (chantage ?) de la Turquie, pays qui transfère du gaz russe à l’Europe en prenant une commission et en la soumettant à des « chantages » politiques. La Turquie, qui incarne tout ce qu’elle accuse Israël d’être. Les psychologues appellent cela « une projection » : lorsque le sultan R.T. Erdogan accuse Israël d’empiéter sur le territoire de ses voisins dans une tentative d’établir « un Grand Israël », il reflète son propre désir de relancer l’Empire ottoman, qui régnait autrefois sur ces mêmes régions. Quand il prétend qu’Israël a « décidé de conquérir » la Turquie, il ignore ses propres prières à Allah demandant la destruction d’Israël. Tout en affirmant qu’Israël commet un génocide contre les Palestiniens, il nie le génocide que son pays a commis contre les Arméniens. Lorsqu’il accuse Israël d’avoir tenté de transformer la mosquée Al Aqsa à Jérusalem en temple juif, il occulte qu’il a transformé la Sainte-Sophie à Istanbul d’église en mosquée malgré les protestations internationales. M. Erdoğan qui prêche la destruction de « l’Israël sioniste. » Et M. Trump veut lui vendre des F-35 pour qu’il puisse le faire ?

 

Mais la caravane passe et les entreprises technologiques israéliennes ont levé 15,6 milliards de dollars en 2025, en financement privé, grâce à 717 transactions, marquant un rebond après deux années de déclin. Les fusions et acquisitions ont atteint 74,3 milliards de dollars sur 150 transactions, tirées par l’acquisition par Google de Wiz pour 32 milliards de dollars et l’achat par Palo Alto Networks de CyberArk pour 25 milliards de dollars. En excluant ces opérations, la valeur des fusions et acquisitions a quand même augmenté de 12 % par rapport à 2024 (JNS, 23.12.25). Israël, pays devenu « second home » de la première société mondiale dont la capitalisation est de 4.580 milliards de $ (50% de plus que la dette comptable de la France) :

 

 

Israël dont l’économie a été classée par The Economist comme la troisième économie la plus dynamique de la planète.

 

Notre Président : y a-t-il un domaine où il ne se soit pas fourvoyé ?

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18 décembre 2025 4 18 /12 /décembre /2025 09:40

On commence à prendre conscience (Australie) de ce que veut dire « global-intifada ». Ce n’est pas juste ou rationnel. Le massacre de Bondi rappelle que les Juifs seront toujours des cibles. Raison garder, elle ne peut pas briser l’État d’Israël. Au pire, - réfléchissez - les terroristes tueurs de juifs, peuvent déclencher une vague de répression à travers l’Occident. Plus tôt, le mieux.

Dimanche soir, les Juifs ont célébré le début de Hanouka (fête laïque), qui commémore la victoire des Israélites en 167 av. J.-C. sur les Séleucides et leur effort pour imposer leur identité grecque au peuple d’Israël. C’est loin ... mais on devrait comprendre que les victoires actuelles d’Israël ont la même signification parce qu’elles ont été obtenues contre des représentants de 1,5 milliards d'êtres. Et l’avenir ?

 

Les lecteurs du blog ne sont pas (loin s’en faut) tous juifs et ils pourraient être contraries par la place que je donne à Israël, en particulier, et au judaïsme en général. A ma défense… le nom du blog « France-Israël. Je continue car la fête laïque de Hanouka vient d’être ensanglantée au « down under ».

 

Hanuka, cette année, commence par le rappel douloureux que lorsque les ennemis des juifs marchent en scandant « globalize the intifada », ils le pensent vraiment. Et ils devraient être confrontés. Malheureusement, les universitaires et les militants pour la paix et la concorde mondiale connaissent peu son histoire et ont la profondeur stratégique et l’empathie d’un poisson sorti de l’eau. D’un autre côté, on devrait le savoir, l’histoire juive est fondée sur l’instinct de survie, et quand les gens essaient de se débarrasser de toi depuis trois mille ans, tu n’abandonnes pas si facilement.  « Les Juifs, où qu’ils vivent et quoi qu’ils fassent, sont des cibles. Ils l’ont toujours été. Il peut être difficile pour ceux qui croient vivre dans un monde rationnel de le comprendre. Mais les haines irrationnelles existent. Et les Juifs sont assassinés en dehors de tout contexte » (A. Pfeffer, Haaretz, 16.12.25). Des slogans comme « globalise the intifada » soit ne veulent rien dire du tout, soit ils signifient le soutien à des massacres comme celui de Bondi Beach ou à celui au festival de musique Nova près de la bande de Gaza. Le gang de l’intifada mondiale ne peut pas briser l’État d’Israël à travers l’Occident.

 

En 1948 les Israéliens (qui n’ont pas oublié 39-45) ont vécu la renaissance de leur État-nation comme une question de vie ou de mort, puis à nouveau en 1967 et 1973 au milieu de la rhétorique annihilationniste de leurs ennemis arabes. Pour les Juifs qui ont grandi en sachant que la population juive d’Europe a été presque entièrement anéantie sans raison autre que parce qu’elle était juive, le monde ne peut qu’apparaître fragile. Parmi eux, les massacres et prises d’otages en Israël le 7 octobre 2023 par le Hamas et d’autres groupes palestiniens ont ravivé la peur d’un nouvel Holocauste. Mais de nombreuses consciences ont été perverties ou affaiblies au fil des ans oubliant que la communauté juive européenne a été oblitérée. Une grande partie de l’Europe païenne s’était jointe, souvent avec zèle, à l’assaut nazi contre les Juifs, tandis que la nouvelle même de leur massacre a été accueillie avec scepticisme et indifférence en Occident, surtout aux États-Unis. Des rapports d’atrocités contre les Juifs, enregistrés par George Orwell jusqu’en février 1944, se répercutaient sur les consciences « comme des petits pois sur un casque d’acier ».

 

Il n’est pas, donc, surprenant de voir ce pays, Israël, profondément traumatisé, et pas seulement à cause du 7 octobre. Les traumatismes sont multiples, en couches, continues. Le traumatisme du 7 octobre. Le traumatisme de voir des images du 7 octobre rejouées sans fin dans les médias. Le traumatisme des otages. Le traumatisme du combat urbain, et de savoir que vos proches y sont : des centaines de soldats tués, plusieurs milliers blessés, plusieurs dizaines de milliers déployés dans des situations mettant leur vie en danger. Le traumatisme des mobilisations individuelles répétées - les hommes dans la vingtaine, la trentaine et la quarantaine servent un total de 200, 300 ou 400 jours - et de ce que les mobilisations ont infligé : les emplois perdus, les mariages brisés, les entreprises en faillite. Le traumatisme de se réveiller pour découvrir que votre pays est entouré d’ennemis, bien plus capables que vous ne l’aviez pensé, qui veulent vraiment tuer chacun d’entre vous. Le traumatisme des roquettes et missiles et drones braqués sur votre tête, des sirènes de raid aérien, des guerres dans les guerres. Le traumatisme, des libéraux et les gauchistes, les universitaires et les artistes, de la trahison de vos anciens alliés en Occident.

 

Et tout cela pendant que la mal nommée Organisation des Nations Unies vous condamne tous les jours de la semaine. De 2015 à 2023 : un organisme qui a adopté 155 résolutions contre Israël, par rapport à 49 contre tous les autres pays combinés (RPP, 18.10.24) ; ajoutez 16 depuis contre Israël et 2 contre tous les autres pays. Tout cela se coltine à la résilience d’Israël.

 

L'OCDE a publié début décembre des prévisions qui placent Israël dans une position économique exceptionnelle pour les prochaines années. Selon l'organisation, la croissance du pays devrait atteindre 4,9% en 2026 puis 4,6% en 2027, un niveau largement supérieur à celui de l'ensemble des économies avancées.

 

Depuis 2000, Israël est le premier pays au monde pour les dépenses en R&D (6,35 % du PIB). La moyenne de l’OCDE est de 2,7 %. Plus de 400 entreprises multinationales investissent en Israël, y compris Nvidia, Intel, Google, Microsoft, Meta et Apple. Israël « boxe » dans une ligue dépassant sensiblement son poids…

 

Et quant à son avenir … l’OCDE composée de 38 démocraties à économie de marché est souvent considérée comme un indicateur pour le monde développé. Parmi ses pays membres, le nombre moyen de bébés nés par femme est de 1,5. La seule nation de l’OCDE au-dessus du taux de remplacement de 2,1 est Israël, dont le taux de fécondité total est d’environ 2,9. On devrait comprendre qu’Israël est une force du bien, qui représente et incarne les valeurs d’affirmation de la civilisation en tant que telle, et qui est engagée dans la guerre contre des nihilistes adorateurs de mort. Là où les Israéliens chérissent la vie, les dirigeants du Hamas sont obstinément obsédés par la destruction d’Israël. Les premiers paient un prix exorbitant pour sauver un seul otage ; le second cache des armes et des explosifs dans des maternelles et soutient, matériellement, les familles de terroristes qui se sont « martyrisées ». Comprendre la justesse et l’opportunité de la guerre contre le Hamas devrait être crucial pour l’Occident. Le droit d’Israël de se battre et de gagner la guerre est vital non seulement pour ce pays, mais aussi pour que la Grande-Bretagne, l’Amérique et tous les autres pays occidentaux soient capables de se battre dans une telle guerre si - ou quand - elle survient.           (D. Murray, TOI, 25.04.25). Le drame ? Les Israéliens sont, presque, tous juifs. Et menacés un peu partout dans le monde : France - Le rapport issu des Assises de l’antisémitisme, publié en avril 2025 (3), indique ainsi que la DNRT évalue à 1.570les actes antisémites ayant donné lieu à un dépôt de plainte en 2024. Il précise que « les actes antisémites représentent 62 % de l’ensemble des faits antireligieux en 2024 pour moins de 1 % de la population », et constate en 2024 un pic en matière de violences constituées majoritairement d’atteintes aux personnes (65 %).

 

Tout va bien ? Certainement pas. Des cerveaux d’acier, malheureusement disposant de moyens de pression considérables sur Israël, voulant faire son bien contre sa volonté et contre la réalité, s’efforcent par tous les moyens possibles de donner une place de choix à des adversaires (ennemis) d’Israël l’empêchant de « terminer le job ». La destruction complète du Hamas à Gaza et du Hezbollah au Liban. Permettre à la Turquie ou le Qatar de jouer un rôle dans la bande de Gaza signifie donner au Hamas les moyens de réaffirmer son contrôle sur la zone côtière et de se réarmer et de se regrouper. La Turquie et le Qatar ne vont participer à aucun effort pour désarmer le Hamas ou détruire l’infrastructure terroriste dans la bande de Gaza. Au contraire, comme ils l’affirment ouvertement, ils veilleront à ce que le Hamas continue de gouverner la bande de Gaza et poursuive son djihad pour détruire Israël. Et M. Trump, premier rôle de cette sinistre, macabre pièce de théâtre qui se joue sur les succès d’Israël dans la destruction du Hamas et de ses suppôts gazaouis, n’arrête pas de parler de son excellent ami, le sultan d’Ankara une fois qu’il a accepté le pot de vin du Qatar, l’avion de 400 millions de $.

ooo

Le dernier texte mis sur le blog évoquait l’installation opérationnelle en Allemagne d’un système unique de défense contre les missiles balistiques conçu et construit par Israël. Le Bundestag allemand vient d’approuver aujourd’hui l’expansion de l’accord Arrow 3 avec Israël, ajoutant 3,1 milliards de dollars supplémentaires et en faisant le plus grand contrat de défense de l’histoire d’Israël (6,7 milliards d’euros).

 

Le géant allemand de la défense Rheinmetall, principal constructeur d’équipements militaires a dévoilé un lanceur disposant de 126 cellules de lancement pour les munitions traînantes, systeme conçu et développé par la société israélienne UVision Air, basée à Tzur Yigal.

85 ans après la Shoah quand l’Allemagne (anciennement nazie) a fait partir en fumée 6 millions de juifs, le pays des juifs l’aide à se défendre contre les missiles (éventuellement) tirées par ceux qui ont libéré Dachau et Auschwitz. L’Allemagne, principal défenseur d’Israël en Europe contre des pays qui ont fourni, presque tous, leurs juifs pour les fours allemands. Et l’avenir ?

En ce qui me concerne …

J’attends, selon la vieille scripture, 

Que mon âme et mon corps, 

Ne soient plus d’accord, 

Que sur un seul point, la rupture.

 

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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 18:24

Un lecteur, en lisant le dernier texte mis sur le blog traitant, en partie, de la situation économique de notre pays me dit clairement, en pastichant… votre histoire est bien bonne, mais elle n’est pas des plus claires. 

En reconnaissant l’auteur de la phrase, je ne puis que dire Ne t’affole pas Gustave, Si tu veux t’instruire un peu, Tu n’as rien à faire de mieux que de m’écouter, mon brave (J. Moiziard, 1973). Essayons, donc, de jeter un peu de lumière sur des choses qui n’étant pas très bien connues conditionnent, cependant, la compréhension de ce qui nous arrive. Sans oublier de survoler, aussi, l’autre grand sujet que le blog traite.

 

Comment écrire sans essuyer des quolibets et/ou être voué aux gémonies ? Comment parler de la France d’aujourd’hui en voulant dire le vrai sans être, toutefois, traité de « déclinologue, réactionnaire, voire raciste (très à la mode) » ?

Pourquoi évoquer ces risques ? Parce que nous assistons, béats, à la pantomime que les gouvernements successifs nous jouent depuis presque, deux ans. En ne disant rien de ce qui nous intéresserait, en laissant le premier rôle au média, quatrième pouvoir – sans contre-pouvoir aucun.

Les faits divers (auparavant « les chiens écrasés ») devenus sujet politique car, comme par hasard, le profil de ceux qui agressent, qui pillent, qui tuent est, dans pas mal de cas, jusqu’ici (il ne faut pas le dire car…) lié à la première ou deuxième voire troisième génération d’une immigration dont on s’accorde à dire (après quarante ans de dénégations) qu’elle est mal ou pas du tout régulée.

Je vois déjà les sourcils de beaucoup qui se froncent, en craignant le pire. Le pire ? Nos trois plaies profondes - économie, éducation, santé - obligent de prendre en compte l’influence directe ou indirecte de la composante « diversité » (immigration, première, deuxième et troisième strata - le pluriel de stratum…). Car, sauf si je me trompe du tout au tout, par de-là nos péchés propres (35 heures, redistribution irresponsable, état obèse et boursouflé, assujettissement à ce qu’il y a de pire en Europe - marché de l’énergie, frontières ouvertes à tous vents, bureaucratie improductive, etc.,), les conséquences de la composante immigration croissante contribuent pour beaucoup à la situation actuelle de notre pays. « Depuis 2023, la France a reçu une part d’immigrés issus de pays à faible indice de développement humain (IDH) trois fois supérieure à la moyenne de l’Union européenne » (Figarovox,01.12.25). Notre Président se gaussait en soulignant la réduction du chômage en occultant qu’il s’agissait de l’incorporation d’une composante démographique qui ne pouvait que tirer vers le bas la progression du PIB (et du PIB/Habitant). Il s’agit là d’un facteur non négligeable contribuant, raccourci rapide, à ce que de quatrième puissance mondiale il y a 40 ans nous nous trouvions aujourd’hui au seuil d’élimination des 10 premières puissances mondiales. Quelques chiffres et quelques graphiques vont expliciter mon propos limité aux contours économique et sociétal sans toucher l’éducation en particulier et la culture en général.

Je vous laisse réfléchir, en regardant le graphique à partir de 1950 tandis que moi je ne regarde que les 40 dernières années : 4 millions d’immigrés en 1980, 8 millions en 2024. Quant à l’origine des immigrés (que l’on occulte systématiquement) on trouve :

Naturellement, l’INSEE (comme tout démographe qui se respecte) ne peut donner des indications quant aux « irréguliers ». Donc, l’INSEE n’enregistre que les immigrés légaux et on constate que le solde (entrés-sortis) est supérieur à 3.000.000 pour les 18 dernières années. Par de la croissance générique (femmes immigrées env. 3,5 enfants/femme, femmes européennes 1,3).

Cependant, un faisceau d’indices concordants soutient que si l’immigration légale est relativement bien appréhendée, d’aucuns considèrent que la composante illégale devrait représenter un chiffre équivalent. Quoi qu’il en soit, les chiffres officiels considèrent que l’immigration représente 11,3% en 2024 à l’intérieur d’une fourchette 10 à 15% du total de la population française. Un dernier graphique qui nous indique l’origine de l’immigration. Ce graphique est important car il nous fait prendre conscience que les « faits divers » attribués à « des djeunes » ou à des individus au départ sans nom, car il pourrait en trahir l’origine, devraient être considérés comme le reflet d’une culture différente. Dans laquelle, par exemple, le rôle de la femme ou le prix de la vie sont totalement différents de ce que la civilisation judéo-chrétienne nous a appris. Car, n’oublions pas, la grande majorité des arrivants arrivent comme les escargots, avec sur leur dos les mœurs, les habitudes, la culture (ou le manque de) avec laquelle ils sont partis de leurs villages. Pour venir, surtout en France car le nouveau pays où coule le lait et le miel d’une subsistance sans contrepartie et où les soins sont accordés gratuitement à ceux qui souffrent même d’un mal de dents.

Les trois graphiques, si on le regarde bien et si on les ajoute à des éléments connus par ailleurs (chômage, accès aux soins, récipiendaires des diverses formes de redistribution, etc.,) posent, d’évidence, la question l’immigration est elle un bienfait –selon la doxa des 40 dernières années- ou pas ?

« Les économistes de gauche situent le solde négatif (contribution - consommation) annuel entre 4 et 15 milliards d’euros et leurs collègues de droite et d’extrême droite entre 70 et 250 milliards. J’aboutis à 53,9 milliards d’euros, avec une marge d’incertitude due à ce que j’appelle la pénombre de l’immigration. (J-P. le Goff, Le Figaro 27.08.23//

 

Pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour comprendre que l’immigration (telle qu’elle a été gérée depuis 40 ans) a affecté le PIB de la France, annuellement, d’au moins de 2%. Quand on sait que le déficit commercial de la France pour les biens auquel on doit ajouter celui pour les services

 

 

est supérieur à 100 milliards d’euros depuis 2020/21 (après avoir culminé à 162 milliards en 2022) on devrait inférer que le coût de l’immigration, assimilé à une dépense extérieure, est responsable pour environ de la moitié du déficit commercial.

Cette dépense, ajoutée à des causes tout autant systémiques, a fait que le PIB/habitant qui en 1980 était supérieur de 15% à celui des Allemands, est aujourd’hui inférieur de 20%. Je ne cesse de dire qu’une des causes est le changement, pour le mal, de la physionomie des emplois dans notre pays. Tout en se gaussant de la réduction du chômage présentée comme une grande réalisation de ses quinquennats, E. Macron, oublie de noter que s’il y a presque 6% d'emploi en plus que fin 2019, le PIB n'a lui augmenté que de 1,3%. (Mathieu Plane, Le Figaro, 18.05.23). Et là on trouve aussi la trace de l’immigration car l’essentiel des emplois créés ces dernières années sont associés à un personnel non qualifié, en très grande partie venant d’elle.

 

En proie aux difficultés induites par l’incapacité de stabiliser la croissance des besoins d’une population vieillissante à laquelle s’est ajouté une composante non marginale consommant plus qu’elle ne produisait, le pays a essayé de faire des économies pour réduire, un peu, sa dette. Sans succès aucun car depuis 40 ans nous n’avons jamais eu un budget en équilibre. Des économies ? Regardez ce que nous avons fait : 100.000 lits d’hôpital en moins sur 20 ans pendant que la population augmentait de 55 à 67 millions d’habitants !

 

On a dit pis que pendre de ceux qui nous avertissaient que les choses allaient de mal en pire car par delà les aspects économiques, ceux culturel et sociétal allaient aussi en souffrir. Mais par delà la comptine « c’est un bienfait » on a passé sous silence ce qui empêche, pas mal de nos concitoyens, de vivre normalement. Les attaques à l’arme blanche ou à la kalachnikov, l’assassinat de femmes dans les rues ou dans leur maison, l’augmentation de la population carcérale, ayons le courage de le dire, sont de plus en plus fréquentes et ont comme acteurs, des personnes de l’immigration (première, deuxième ou troisième génération) dans une proportion deux ou trois fois supérieure à celle de leur pourcentage dans la population. Et, en parallèle, la composition démographique de la première fille de l’Eglise n’arrête pas de changer car tandis que le solde naturel (naissances-décès, négatif en 2025) diminue depuis 15 ans, le solde migratoire reste presque constant.

 

Quo vadis Francia ?

 

Un Président qui préside à l’éjection humiliante de la France des pays d’Afrique dans lesquels elle a investi des milles et des cents. Entre autres, le pays (Niger) qui sur les 6.286 tonnes d'uranium importées en France en 2020, fournissait plus d'un tiers (34,7 %). (Libé 5 juil. 2022). Mais nous prétendons disposer d’uranium pour les centrales nucléaires pour des années.

 

Un Président qui nous jure que notre seul espoir de progresser se trouve dans l’Europe : Selon le FMI, «l’économie de la zone euro a progressé d’environ 6 % au cours des 15 dernières années, contre 82 % aux États-Unis» Et non seulement le Vieux Continent s’appauvrit par rapport au Nouveau, mais la base essentielle de la souveraineté et de la force au XXIe siècle, la technologie, est son talon d’Achille : parmi les 20 plus grandes entreprises technologiques mondiales, seulement deux viennent d’Europe.

 

Un Président qui se prend au sérieux et va « jouer dans la cour des grands ». Qu’il s’agisse de la guerre de l’Ukraine ou, pire, de l’agression du Hamas contre Israël (soutenue sous la table par le Qatar et la Turquie) il s’agite en voyageant sur trois continents pour proférer des vérités premières donnant le frisson.

 

Un Président qui, pour se faire élire à promis de réduire le nombre de fonctionnaires de 150.000 pendant le premier mandat. A la fin du deuxième la France compte 180.000 de plus. A méditer le mot de George Clémenceau « La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts » Les impôts ?

 

Un seul exemple : 1991 : la CSG est créée par Michel Rocard, pour financer la branche famille en remplacement des cotisations patronales d’allocations familiales. Son taux est de 1,1 % pour les revenus d'activités, les revenus de remplacement et les revenus du patrimoine. Depuis, insidieusement, son taux a été multiplié par 9 (9,2%) et son produit (en euros constants) a été multiplié par 15 :

 

De 10 Milliards en 1995 il est devenu de 153 Md€ en 2024 – plus que le produit de l’impôt sur le revenu. Ajoutez celui de la CRDS de 9 Md€ et celui des autres prélèvements sociaux de 15 Md€, soit un total de 277 Md€ (9,5 % du PIB). Que pouvons-nous espérer ?  Les projections pour l'année 2025 par des organismes comme la Banque de France suggèrent une croissance annuelle autour de 0,6 % (projections de juin 2025) avec une inflation de 0,9% Donc, en réalité, « croissance négative » (so to speak). Mais une hausse du chômage et un contexte où le pouvoir d'achat est sous pression, malgré un ralentissement marqué de l'inflation.

 

Et Israël, me demanderez-vous ? Bank of America voit une forte croissance du PIB de 4,2 % en Israël en 2026 (après 3,4% en 2025), suivie par 4 % en 2027. Ses analystes s’attendent à ce que le taux d’intérêt en Israël passe de 4,25 % à 3,25 % en 2026 et reste inchangé en 2027. Pendant qu’une guerre de deux ans lui a fait dépenser plus de 30 Milliards de $ soit env. 5% de son PIB. Ses exploits techniques/technologiques continuent à époustoufler le monde. Les entreprises israéliennes ont enregistré des sorties totalisant environ 70 milliards de dollars au cours des 11 premiers mois de 2025 à travers environ 110 fusions et acquisitions, marquant l’un des exercices financiers les plus solides d’Israël, a rapporté mardi Calcalist, citant un nouveau rapport annuel de « Poalim Tech et Dealigence ».

Les exportations d’armes israéliennes ont battu un record en 2024, après le déclenchement de la guerre à Gaza, atteignant 14,8 milliards de dollars malgré les appels à boycotter les armes israéliennes. L’Europe a été le plus grand acheteur de technologie de défense israélienne l’année dernière, représentant 54 % des exportations contre 35 % en 2023, selon les données du ministère israélien de la Défense. (WSJ, 05.12.25). Dans le secteur privé, les entreprises technologiques israéliennes devraient lever plus de 12 milliards de dollars en 2025, dont près de la moitié pour des entreprises de cybersécurité et de Deeptech, soit une augmentation de 13 % par rapport à 2024 (Globes).

 

Deux exemples : (a) malgré la guerre, le Parlement grec vient d’approuver l’achat de 36 lanceurs PULS pour 758 millions de dollars auprès d’Elbit Systems. Cet achat semble être la première étape d’un partenariat qui inclurait un investissement de 3 milliards de dollars dans la création d’un « dôme de défense aérienne et antimissile à plusieurs niveaux au-dessus de la Grèce », ont rapporté les média grecs.

 

 

(b) Israël a tenu son engagement de livrer à l’Allemagne temps un système de défense antimissile balistique d’une valeur de 3,5 milliards d’euros. Lors d’une cérémonie tenue en Allemagne il y a quelques jours à laquelle assistaient les dirigeants de la défense des deux pays, le système de défense antimissile balistique exo-atmosphérique Arrow 3 d’Israël a été déclaré opérationnel. Le système Arrow 3 offre une défense aérienne « Made in Israël » aux habitants de l’Allemagne, contre les menaces tangibles des missiles balistiques. Les médias allemands ont largement couvert le deal d’Arrow 3, en se concentrant sur son importance stratégique et sur le fait qu’aucun pays européen n’a quelque chose de comparable.

 

 

L’accord - le plus grand projet de coopération en matière de sécurité jamais réalisé entre Israël et l’Allemagne - positionne Israël comme un partenaire de sécurité crucial non seulement pour Berlin, mais aussi pour l’OTAN et l’Europe dans son ensemble. Le système avancé israélien est la seule défense disponible immédiatement capable d’intercepter des missiles balistiques à longue portée. Missiles qui pourraient venir de la Russie qui fait peur à notre Président ou de l’Iran qu’il ménage en essayant de renouveler le fameux accord de 2015.

 

Et le Chancelier F. Merz vient de passer deux jours en Israël et ne dit que de bonnes choses concernant le devoir de l’Allemagne d’être solidaire d’Israël qui a été attaquée par « le terrorisme islamiste » Le même jour, un communiqué de Lufthansa : « Nous tenons à vous informer que, conformément à une décision interne de l’entreprise, un embargo sur toutes les cargaisons militaires et de sécurité a été imposé à Tel Aviv, avec effet immédiat jusqu’à nouvel ordre »

 

« Et voilà que je m'éveille d'un rêve, pour trouver un monde partagé entre le crétinisme et le délirium trémens. Tout est possible à présent » (d’après George Sand, lettre à G. Flaubert, 1874).

 

 

 

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29 novembre 2025 6 29 /11 /novembre /2025 20:41

L’année tire à sa fin et chaque jour nous apporte son fardeau de mauvaises nouvelles - la guerre actuelle ou celle à venir, les impôts actuels ou à venir, la perte de pouvoir d’achat ou à venir, le changement de population actuel ou à venir, bref, l’état du pays actuel ou à venir. 

On demandait à la tortue « De quoi est faite ta carapace ? De peurs accumulées, rien de plus tenace » (VG).

 

 

A peine sorti de sa pantalonnade concernant la reconnaissance de l’État qui, selon la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU (approuvée par la France !) n’existe pas, voilà notre Président qui enfourche un nouveau cheval : la guerre à laquelle on doit se préparer. Oublions que selon certains l’armée française (la plus imposante de l’Europe) ne dispose que de quelques jours de munitions dans le cas d’un conflit intensif. Oublions qu’il s’agit, selon des experts, d’une armée « échantillonnaire » ou « bonsaï » (La Dépêche, 22.08.22) c’est-à-dire qui a, un peu, de tout ce qu’il faut mais pas assez pour faire face à un conflit sérieux. Oublions, même, que nous ne savons pas où on trouvera l’argent nécessaire pour maintenir le niveau de combat actuel des troupes (vu la comédie du budget que 577 députés incompétents jouent à l’Assemblée nationale). Oublions que la « réserve » de l’armée est anémique [42.000 hommes vs 201.332 actifs (10.08.25) quand, par exemple, Israël dispose de 465.000 hommes vs 169.500 actifs (Military Balance, Londres, 06.05.25)].

 

Oublions tout cela et écoutons notre Président : il a décidé, « face à la menace russe « d’instaurer un service national militaire volontaire à partir de l’été 2026 » Quèsaco ? Il existait, déjà, un « Service National Universel » pour lequel on affectait 2 milliards d’euros (pour 850.000 jeunes) mais dont la Cour des Comptes évaluait le coût annuel de 3,5 à 5 milliards d’euros (La Tribune, 13.09.24). De qui se moque-t-on ? D’un côté, la Russie a d’autres chats à fouetter que de se lancer dans une guerre contre l’Europe défendue par l’OTAN). Pendant des années, Moscou s’est présentée comme une superpuissance mondiale. Pourtant, l’invasion de l’Ukraine en 2022 a totalement révélé la farce. La « deuxième plus grande armée du monde » était censée conquérir Kiev en trois jours. Au lieu de cela, son fantasme à grande échelle est devenu un bourbier depuis quatre ans. Ce qui devait être une démonstration de domination s’est transformée en un effondrement au ralenti. Ce qui a dévoré plus (ou moins) un million de soldats. La Russie sait qu’elle ne peut pas gagner. Pourtant, au lieu de battre en retraite, la Russie s’en prend aux civils, aux hôpitaux et aux centrales électriques.

 

Elle se saigne aux quatre veines pour continuer, après presque quatre ans, l’opération de police qui aurait dû durer 3 jours pour prendre Kiev et maïtriser Ukraine. « 1.500 morts et blessés par jour" en octobre dans le camp russe. Ce sont les chiffres donnés par Sir Tony Radakin, chef d'état-major de la défense britannique, lors d'une interview donnée à la BBC. Selon lui, il s'agit en effet du mois le plus meurtrier pour les troupes moscovites depuis le début de la guerre. "La Russie est sur le point de déplorer 700.000 morts ou blessés", a regretté Sir Tony Radakin. Moscou ne divulgue pas le nombre de pertes dans ses rangs mais, selon le dernier bilan du ministère ukrainien de la Défense contacté par Newsweek, ce nombre a déjà atteint "708.890 militaires russes", rapporte le magazine américain dans un article publié le 10 novembre 2024.

Toujours selon le ministère ukrainien de la Défense, la Russie aurait également perdu 9.249 chars, 18.726 véhicules blindés de combat et 20.280 systèmes d'artillerie. "La Russie consacre désormais plus de 40 % de ses dépenses publiques à la défense et à la sécurité, c'est plus que le budget de l'éducation et de la santé combinés", a précisé à la BBC le chef de la défense britannique». La Russie qui a mobilisé 90.000 nouveaux soldats dans les trois premiers mois de 2025 (Le Point, 14.10.25).

 

Et notre du Guesclin veut préparer des jeunes pour une guerre avec la Russie ? Le ridicule ne tue plus, comme on le sait.

 

J’avais oublié : tout cela pendant que la charge de la dette publique française - 3.400 milliards € comptable + env. 5.000 milliards € hors-bilan - est prévue à 100 milliards € en 2028 (rien ne semble pouvoir la diminuer, elle pourrait même augmenter si les taux de l’argent augmentent). Dette que d’aucuns (Banque des territoires, https://www.banquedesterritoires.fr  estiment arriver à 250% du PIB en 2050 (115% actuellement) si l’on prolonge la courbe des dépenses actuelles que rien, ni personne, n’envisage arrêter.

 

M. Macron. Pendant qu’il s’occupe de la future guerre avec la Russie il continue, nonobstant l’échec de sa dernière tentative de faire du mal à l’État d’Israël, à faire ce qu’il peut pour que ni la paix à Gaza, ni la paix au Liban ne voient le jour dans des conditions favorables à Israël. Il s’associe (Qatar par exemple) à ceux pour lesquels des récits puissants persistent qui rejettent toute paix avec Israël ou même la reconnaissance de son droit à exister. Lorsque les dirigeants de l’Autorité palestinienne nient le lien entre les Juifs et Jérusalem ou l’existence d’un temple juif, malgré le fait que le Coran lui-même reconnaisse Israël antique, cela sape la seule voie à suivre : une paix pragmatique et tolérante entre deux peuples. Mais il embrasse le vieux négationniste M. Abbas chaque fois qu’il le voit. Il semble ne pas savoir ce qui s’est passé depuis le sabotage du processus d’Oslo, de la militarisation de la deuxième Intifada, du blocus de Gaza ou d’une foule de guerres inutiles – surtout après le 7 octobre - le Hamas n’a fait que livrer la misère, la destruction, la mort, une dévastation continue et soutenue, et la régression de la cause et le peuple palestiniens.

 

Au lieu de contribuer à changer fondamentalement de cap et de réaliser la futilité des récits idéologiques, nationalistes et religieux et des manipulations qui sous-tendent le Hamas et les éléments du projet national Palestinien, il semble prêt à voir le Hamas comme un échec et à éviter le groupe pour son manque d’efficacité plutôt que pour ce qu’il représente.

 

Un petit rappel : les Juifs ont été expulsés d’Angleterre pendant la décennie de 1290 ; de France plusieurs fois -de 533 jusqu’en 1605 -Marie de Médicis ; d’Espagne dans les 1490 ; de Sicile à la fin des années 1400 ; du Portugal dans les années 1500 ; d’Ukraine dans les années 1640 ; de Russie dans les années 1880 ; d’Allemagne dans les années 1930 ; et divers pays arabes dans les années 1940 à 1960. Aujourd’hui, dans la décennie de 2020, quand les données statistiques montrent le doublement et le triplement des incidents antisémites dans les rues des villes de France, où doivent les Juifs à aller ? Le seul endroit qui les accueille à bras ouverts est leur maison ancestrale d’Israël. Les Juifs de n’importe où dans le monde ont maintenant le droit absolu de retourner en Israël. Sauf que… « From the river to the see, Palestine will be free »  

 

Il ne peut pas ignorer que les nations arabes qui ont cruellement militarisé leurs cousins palestiniens pendant des décennies - en les transformant en « réfugiés » génération après génération, ont fait de la propagande en croyant que leur cause nationale, et le seul but réel dans la vie, est de massacrer les Israéliens - ne seront pas à la hauteur de leur devoir moral de renverser le Hamas, libérer les Gazaouis de leur domination et assurer la paix. Les pays européens non plus, même ceux qui ont « reconnu » un État palestinien de manière prétentieuse, n’aideront pas à forcer le Hamas à se rendre et ainsi à ouvrir la voie à l’existence réelle d’un tel État. Comment fait-il pour ne pas comprendre que le Qatar et la Turquie semblent moins intéressés par "la paix et la prospérité" des Palestiniens que par l’élimination d’Israël ? Paix à Gaza ? Il n’avait pas arrêté de demander un cessez-le-feu. Il est là depuis plus d’un mois. Pour l’instant, il semblerait que les pays arabes et islamiques ne soient pas enthousiastes à l’idée de rejoindre une force internationale dans la bande de Gaza. Certains de ces pays, comme le Qatar et la Turquie, soutiennent le Hamas et veulent sans doute qu’il reste au pouvoir, tandis que d’autres craignent d’être qualifiés de « collaborateurs » avec Israël contre la « résistance » palestinienne.

 

Cependant, la plupart des Arabes et des musulmans ne considèrent pas le Hamas comme une menace pour leur sécurité nationale ; ils ne voient donc aucune nécessité d’éliminer le groupe terroriste. Ceux des Israéliens qui ont survécu au 7 octobre savent que cela est nécessaire. Pour leurs voisins, la destruction de leurs propres maisons, villes et vies valait la peine pour une seule journée au cours de laquelle ils pouvaient humilier les Juifs et déchaîner sur eux une cruauté inimaginable. Les Philistins bibliques qui bouchaient les puits quand ils guerroyaient contre les Hébreux ont disparu il y a longtemps, mais de nouveaux envahisseurs ont pris leur place, les Palestiniens sont les Philistins de notre temps. Le Roi Salomon, quelque 3.000 ans avant nous : « Ce qui a été sera encore, ce qui a été fait sera encore fait ; il n’y a rien de nouveau sous le soleil. »

 

Capito ? Cela laisse Israël comme  seul pays qui a un intérêt urgent à désarmer le Hamas pour empêcher le groupe terroriste et ses alliés dans la bande de Gaza de commettre plus d’atrocités contre Israël. Notre Président va recommencer à demander un cessez-le-feu et condamner Israël qui recommencerait la guerre.

 

Bon. Il n’aime pas Israël. Pas une seule visite d’État en huit ans de règne. Et il ne comprend pas que la projection pathologique du Palestinianisme est le cheval de Troie pour l’islamisation des pays de l’Europe, la France la première. En regardant les États voisins d’Israël, il devrait comprendre la racine de la haine. Maintenant qu’ils n’ont pas réussi à la détruire, ils font de même avec l’Europe - le continent qui a expulsé et assassiné ses Juifs. Israël se tient en première ligne de la civilisation occidentale. En combattant les envahisseurs, les Israéliens défendent également ceux qui en Europe ont choisi de collaborer avec les Frères musulmans, qui cherchent leur destruction. Quelle honte.

 

Le 23 novembre, plus de 70 experts européens et internationaux se sont réunis devant la Cour pénale internationale à La Haye pour livrer un message unifié : les Frères musulmans représentent une menace mondiale pour la paix et la sécurité. Leur avertissement était fondé non pas sur la spéculation mais sur le renseignement dur et l’expérience des villes européennes qui ont fait face à des vagues de radicalisation, d’antisémitisme et de terreur (JNS, 28.11.25).

 

Les Frères Musulmans sponsorisés par les amis de M. Macron, le Qatar et la Turquie. Et depuis quelques mois ceux de M. Trump aussi. Cui prodest ?

 

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21 novembre 2025 5 21 /11 /novembre /2025 12:36

Par quoi commencer ? Un parlement qui depuis des semaines ne fait qu’ajouter de nouvelles recettes (par l’impôt et taxes) à un projet de budget que personne ne prend au sérieux. Un Chef d’état-major qui vient de dire au 13.000 maires réunis à Paris qu’ils devraient faire comprendre à nos concitoyens que la guerre est en train d’arriver et que les enfants pourront (devront) mourir pour la patrie. Affolant, mais restons sérieux.

 

L'économie française étant principalement une économie de service, en 2022, le secteur tertiaire employait 80,1 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche, etc.) n'en représentait plus que 2,1%. La part de l'industrie dans le PIB reste plus faible en France (10,6%) qu'ailleurs (Allemagne 18,6%, Italie 15,4%, Espagne 13,6%) Google,22 août 2025. Comment créer de la valeur avec une telle structure ? En important des millions d’immigrés non qualifiés pour les utiliser pour des services non producteurs de valeurs, la France ne peut que s’appauvrir. Regardez la provenance desdits immigrés :

Accessoirement, on comprend que l’explication de M. Macron (« les immigrés d’aujourd’hui paieront les retraites de demain ») est une sinistre fumisterie. Sans oublier que les politiques sont totalement irresponsables au sujet des retraites : on entretient des illusions, comme la retraite à 60 ans. Et on continue à induire en erreur en appelant « la plus grande dépense » le remboursement de l’argent que les retraités actuels ont confié, pendant 30/40 ans, d’une manière obligatoire, à des institutions autorisées par l’état, pour le faire fructifier.

 

Les démographes nous disent que la population du pays sera, pratiquement constante jusqu’en 2070 car depuis 2024 le solde naturel (naissances-décès) devient négatif : en clair la composition de la démographie est en train de changer en faveur de l’apport extérieur et de la descendance des nouveaux arrivants.

 

 

En classement par PIB en PPA, la France est la 9e puissance économique. En 2025, le produit intérieur brut (PIB) de la France s'élève à 2.919,9 milliards d'euros. Quant à la dette, elle s'élève à 3.426.626.115.462 € et elle augmente, tenez-vous bien, de 354.000 euros par minute, sans interruption, jour et nuit (Google). Dès lors on ne devrait pas être surpris que la pauvreté s’installe dans le pays ou que le poids du loyer dans le revenu des locataires a doublé depuis 1970. Regardez :

Indicateur d’inégalités de revenus après redistribution (indice de Gini)

 

   

Comment en est-on arrivé là ? Regardez l’évolution de la pauvreté pendant les deux mandats de M. Macron de 2017 à 2024

 

 

Quand on parle de pauvreté il est instructif de comparer l’évolution du PIB de notre pays avec celle d’Israël (le blog porte le nom de « France-Israël » …) :

 

 

En huit ans Israël a multiplié son PIB (presque) par deux, la France de M. Macron l’a augmenté d’environ 30%. Et puisque la population (via une immigration non maîtrisée) a augmenté plus vite que le PIB, le PIB/habitant a été presque stagnant en France : il est aujourd’hui inférieur d’environ 20% à celui d’Israël. Et ce qui est plus important c’est de regarder l’évolution de la dette des pays versus le PIB :

 

La dette de la France a explosé avec un PIB stagnant tandis que la dette d’Israël est restée pratiquement constante (60% Israël, 115% France).

 

Ceci expliquant cela, on ne doit pas être surpris d’apprendre que notre pays, jadis (du temps du Général) deuxième puissance économique mondiale est devenue en classement par PIB en PPA, 9e puissance économique. En 2025, le produit intérieur brut (PIB) de la France s'élève à 2.919,9 milliards d'euros avec une dette de 3.426 milliards euros (Google). Et rien ne nous pousse à croire que les lendemains seront meilleurs, bien au contraire. L’Agence de notation Moody’s, si elle a maintenu sa note pour la France (contrairement à S&P et Fitch), l’a assortie d’une perspective négative.

 

Plus prudente que ses consœurs Fitch et Standard & Poor’s (S&P), Moody’s n’en dépeint pas moins un tableau et une trajectoire inquiétants.

 

Mais notre Président s’occupe du monde, la France étant trop petite et ne le comprend pas. Le voilà pourvoyeur d’équipements militaires pour l’Ukraine : une lettre d’intention signée la semaine dernière annonce un contrat pour la livraison de 100 Rafales. Coût de l’opération de 10 à 15 milliards d’euros (avions et pièces de maintenance). Comme notre pays cherche à faire des économies de l’ordre de 40 milliards pour faire face à ses besoins militaires, qui va payer les avions pour l’Ukraine – pays qui ne vit aujourd’hui que grâce aux subsides de l’Europe ? Le dernier cheval de bataille de notre Président (après les succès obtenus sur le front russo-ukrainien) a été la reconnaissance d’un État Palestinien. Il a même reçu à Paris la semaine dernière « le Président de l’État de Palestine ». Bigre.

 

Il nous avait fait croire que son partenaire, le Prince saoudien, avait fait comme lui. Patatras, la résolution 2803 du Conseil de Sécurité dit « Une fois que l’Autorité palestinienne aura scrupuleusement exécuté son programme de réformes et que la reconstruction de Gaza aura progressé, les conditions seront alors peut-être réunies pour que s’ouvre un chemin crédible vers l’autodétermination palestinienne et la création d’un État palestinien ». En clair, il n’y a pas pour l’instant d’état palestinien et on se demande ce que M. Macron (et alea) a reconnu. D’autant plus que son partenaire vient de déclarer à Washington « “We want to be part of the Abraham Accords, but we want also to be sure that we secure a clear path of two-state solution". En clair : il n'y a pas pire aveugle que celui qui se nourrit de ses illusions. Notre Président…

 

Bon. On me dira qu’il n’a pas été seul à ne rien comprendre à ce qui se passait au Proche Orient. L’intelligentsia occidentale a complètement raté la chose. Les capitales européennes prononcent des condamnations. Les campus américains éclatent en manifestations. La Cour pénale internationale poursuit M. Netanyahou. Pendant ce temps, les gouvernements arabes font ce qu’ils ont toujours fait lorsque l’idéologie entre en conflit avec la survie - ils choisissent la survie. Les États arabes ont tranquillement élargi la coopération en matière de sécurité avec Israël pendant la guerre de Gaza, avec des responsables militaires d’Israël et de six pays arabes organisant des sessions de planification à Bahreïn, en Égypte, en Jordanie et au Qatar, facilitées par le commandement central américain. L’Arabie saoudite a partagé des renseignements avec Israël sur la Syrie, les menaces houthis et les opérations de l’État islamique.

 

Et à ceux qui ont l’impression que les Etats-Unis sont en train de trahir Israël en faveur de l’Arabie Saoudite (vente de F-35) il suffit de se rappeler la réalité. Que tout le Proche Orient connaît.  Les Saoudiens n’ont pas besoin de s’opposer à l’une des meilleures armées du monde testée pour la bataille dans un foyer mondial, capable de fournir des renseignements sur des menaces terroristes qu’aucun autre service d’espionnage ne peut obtenir, ou de mener des opérations secrètes à couper le souffle comme le complot du beeper qui a fait exploser les cadres du Hezbollah, ou inventer des médicaments qui sauvent des vies, ou alimenter le deuxième secteur technologique le plus inventif au monde après la Silicon Valley. Ce sont les retours qu’Israël offre sur les armes que les États-Unis lui vend comme investissement stratégique. Tout ce que les Saoudiens ont besoin de faire, c’est de siroter un café dans les halls d’hôtels étrangers pendant que l’Amérique pompe et protège leur pétrole et de payer le prix fort pour des avions de combat avancés qui nécessiteront des contrats de maintenance tout aussi coûteux pour voler dans le désert.

Ce n’est pas du cynisme. C’est la reconnaissance que le Hamas sert les intérêts iraniens, pas palestiniens. Les dirigeants arabes considèrent le Hamas et le Hezbollah comme des intermédiaires iraniens menaçant la stabilité régionale, avec des mouvements islamistes politiques considérés comme dangereux pour l’ordre intérieur après des décennies de lutte contre les Frères musulmans dans leur pays. Lorsque le choix est entre la solidarité avec Gaza et la limitation des ambitions de Téhéran, les monarchies du Golfe savent quelle menace les empêche de dormir. Un analyste du Moyen-Orient a noté que les États du Golfe « applaudissent tranquillement l’affaiblissement supplémentaire de l’Iran », tout en condamnant publiquement les frappes israéliennes.

 

La presse occidentale n’arrête pas de traiter Israël comme un paria tandis que les gouvernements arabes étendent leur coopération militaire avec Jérusalem. Les militants progressistes exigent des boycotts tandis que les investisseurs du Golfe retournent discrètement vers la technologie israélienne. La déconnexion n’est pas l’hypocrisie - c’est la différence entre ceux qui paient pour leurs convictions et ceux qui les exécutent simplement. Les dirigeants arabes ont passé des décennies à défendre la libération palestinienne tout en assurant leur propre survie. Le 7 octobre les a forcés à choisir, et ils ont choisi comme ils l’ont toujours fait.

 

Le drame ? Le Hamas s’inscrit dans une continuité qui fait totalement l’impasse sur sa défaite, illustrant une indifférence totale face aux effets dévastateurs d’un nihilisme sans limites et hautement affirmé. Le Hamas, le Jihad islamique palestinien (JIP) et d’autres groupes terroristes palestiniens ont rejeté la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies soutenue par les États-Unis, adoptée le 17 novembre, qui salue la création d’un « Conseil pour la paix » et d’une « Force internationale de stabilisation » temporaire dans la bande de Gaza. De son côté, le Hezbollah tente par tous les moyens de bloquer le processus étatique, à défaut de pouvoir le contrôler, et de maintenir un contexte d’instabilité, au prix d’une paix civile indéfiniment remise en question. Les deux formations conservent leurs capacités de sabotage au point d’intersection d’une stratégie où l’articulation entre guerres régionales et guerres civiles constitue la trame du nouveau contexte local. Ce qui me fait dire que l’idée que le Plan en 20 points de M. Trump ou la résolution du Conseil de Sécurité vont mener à la paix là-bas n’est pas seulement trop optimiste, c’est croire à la magie. C’est ignorer la réalité. Car loin de se préparer à abandonner, le Hamas et ses alliés terroristes ont utilisé les dernières semaines depuis que les tirs se sont arrêtés pour creuser encore plus profondément dans des parties de Gaza, y compris dans la ville de Gaza, qui restent sous leur contrôle.

 

Alors que l’Europe émet certaines des critiques les plus sévères d’Israël, la technologie de défense israélienne continue d’être utilisée dans la défense des infrastructures critiques de l’Europe. Les gouvernements européens achètent non seulement des drones de surveillance israéliens mais aussi des UAV dotés d’armes et des munitions traînantes. En 2025, le gouvernement allemand a décidé d’acheter trois drones Heron pour près d’un milliard d’euros (1,15 milliard de dollars), élargissant sa flotte malgré la pression politique sur la campagne Israël à Gaza. Sept systèmes Watchkeeper X, des drones tactiques basés sur le Hermès 450 d’Israël et fournis par Elbit dans le cadre d’une coentreprise israélo-britannique, devraient être livrés à la Roumanie en 2026 selon un accord d’une valeur de 1,89 milliard de lei (environ 410 millions de dollars)

 

 

Elbit Systems (deuxième plus grande société d’armement en Israël) vient d’annoncer disposer de commandes à livrer de plus de 25 milliards de $. Son chiffre d’affaires de l’Europe a augmenté de 24,7 % en 2025 pour atteindre 536 millions de dollars. Dites-le à tous ceux qui demandent de ne plus envoyer des équipements à Israël. Quelle galéjade…

 

Après deux années de guerre l’économie israélienne se porte bien. Le chômage est resté faible en octobre à seulement 3% (env. 8% chez nous), la croissance du produit intérieur brut (PIB) d’Israël a fortement repris au troisième trimestre de 2025, après que l’économie s’est contractée au deuxième trimestre. L’économie israélienne a connu une croissance impressionnante de 12,4 % au troisième trimestre, ce qui va probablement conduire à un taux de croissance annuel supérieur à 4 % en 2025.

Les startups israéliennes ont levé plus de 800 millions de dollars en une semaine de méga-transactions alors que la confiance des investisseurs augmente. Les investissements massives d’Armis, Wonderful ou Sweet Security soulignent l’appétit mondial croissant pour la cybersécurité israélienne et l’innovation en IA. Israël est créditée d’être troisième pays au monde pour l’IA. Une petite sélection :

 

 

Le campus Nvidia vat transformer Kiryat Tivon qui compte moins de 20.000 habitants car il fournira près de 10.000 emplois, directement et indirectement. La plus surprenante (Casablanca, Maroc) :

 

Croissance probable en France même période (T3 2025), probablement 0,7% (Le gouverneur de la Banque de France, 12.11.25). Israël est en guerre, la France aussi, mais cachée parce que l’ennemi est interne : partis, groupes, individus dont le seul point de ralliement est de « faire payer les riches » oubliant que si les riches sont un peu plus pauvres, les pauvres ne seront pas un peu plus riches.

 

C’est du Thucydide en économie : le fort fait ce qu’il peut et le faible ce qu’il doit.

 

 

 

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7 novembre 2025 5 07 /11 /novembre /2025 10:41

Que faire ? Une vague mondiale (un tsunami ?) met Israël au pilori en essayant de la boycotter et, accessoirement, fait savoir que tous les juifs du monde sont des Israéliens : dernière trouvaille pour donner à l’antisémitisme un nouveau visage. L'histoire a quitté les pages du livre pour se mêler à la vie. (Vie et destin, Vassily Grossman)

 

« Le grand remplacement » - l’éventualité d’une Europe fondamentalement chrétienne étant lentement remplacée par une Europe musulmane - n’est pas la théorie d’un complot. Il est en marche à un rythme rapide. Le taux de natalité des populations musulmanes est plus élevé en Europe occidentale que celui des populations non musulmanes, dont les taux de natalité s’effondrent et sont désormais largement en dessous du seuil de remplacement. Les naissances musulmanes s’ajoutant au nombre de ceux qui ont émigré du monde musulman, la proportion de musulmans dans les pays d’Europe occidentale ne peut qu’augmenter de manière exponentielle. Les données montrent, en outre, que les populations musulmanes s’intègrent de moins en moins, et que l’influence de l’islam radical augmente de manière, elle aussi, exponentielle.

 

La gauche internationale dans sa mouture woke, étant à la recherche d’un étendard, s’est emparée de la guerre à Gaza pour catalyser des politiques de radicalisation au sein des démocraties occidentales sous le pavois « propalestinien », en occultant le fait qu’il n’y aura de solution au sujet (Israël - « Palestine ») que lorsque la déprise idéologique se fera en faveur d’une négociation basée sur la reconnaissance du droit de l’État d’Israël à l’existence et d’une configuration nationale palestinienne dûment en accord avec l’État d’Israël.

 

Le silence, ou l’apathie, de la communauté internationale, y compris bien évidemment des groupes et individus propalestiniens, envers les crimes du Hamas ne font qu’encourager l’organisation terroriste à poursuivre sa répression contre son propre peuple. Le silence du monde, en outre, dit aux Palestiniens qu’ils devraient s’abstenir de se lever contre le Hamas et d’autres groupes terroristes dans la bande de Gaza. On n’a pas encore entendu un seul terroriste du Hamas parler de reconnaître le droit d’Israël à exister. Aux yeux des dirigeants du Hamas, le plan de paix que M. Trump vient de concocter n’est qu’un autre cessez-le-feu temporaire qui devrait être utilisé pour réarmer, regrouper et préparer le massacre d’autres Israéliens.

 

Des dirigeants européens ont adopté une pensée messianique – « la solution à deux états ». Avec rien d’autre que des effusions de sang dans les décennies qui ont suivi Oslo, et avec une Autorité palestinienne montrant qu’elle est toujours intéressée à provoquer et rémunérer le meurtre des juifs, l’Europe continuera à supporter la prétendue solution a « deux états » comme une doctrine sacrée. Les dénonciations passionnées d’Israël sont devenues un sport de compétition parmi les élites européennes. Le fait que la cheffe de la politique étrangère de l’UE, Kaja Kallas, ait consacré récemment un temps considérable à la question de futures sanctions contre Israël et exactement aucune à toute punition éventuelle du Hamas en cas de non-respect de l’accord, montre à quel point l’opinion européenne est devenue déséquilibrée.

 

Palestinian Media Watch, une ONG israélienne, suit le programme « payer pour tuer » de l’Autorité palestinienne. Elle constate que 250 Palestiniens libérés dans le cadre du plan de M. Trump, qui purgeaient des peines de prison à vie, ont reçu au moins 229 millions de shekels, soit près de 70 millions de dollars, pendant leur incarcération pour terrorisme. (WSJ, 20.10.25). Le non-État de M. Abbas, que M. Macron vient de reconnaitre, emploie pour cela l’argent que la France et l’Europe lui donnent (plus de 450 millions d’euros/an normalement, 1,48 milliard d’euros depuis le 7 octobre 2023 -Conseil européen, https://urls.fr/mXloQu). Pour payer des terroristes qui tuent des Juifs s’ils ont été condamnés par les tribunaux israéliens et emprisonnés jusqu’à leur libération dans un échange « otages contre terroristes emprisonnés ».

 

Certes, Israël n’a pas bien protégé sa frontière avec Gaza (un euphémisme), mais le cas du 7 octobre était unique : un groupe terroriste djihadiste, autorisé à prendre de force le contrôle d’un territoire adjacent à Israël, à s’armer jusqu’aux dents, à creuser des tunnels d’attaque et à opprimer la population locale pendant près de 20 ans. Le tout avec la complicité d’un des principaux sponsors des Frères Musulmans, le Qatar. Hamas, Jihad islamique palestinien, Hezbollah au Liban - le monde a traité ces groupes comme acceptables, comme des problèmes d’Israël et peut-être du Liban. Mais ces organisations d’évidence criminelles ont pu créer un effet papillon. « Il n’est pas exagéré de prétendre que le massacre d’Israéliens le 7 octobre 2023 n’a pas seulement gravement porté préjudice aux Palestiniens, mais a aussi contribué au retour de Donald Trump au pouvoir, et a ainsi affecté, par exemple, l’Ukraine. Ces milices doivent être considérées comme les ennemies de toute l’humanité » (Newsweek, 08.10.25).

 

Hamas, ISIS, Al-Qaïda, le Jihad islamique palestinien, le Hezbollah, l’Autorité palestinienne, l’argent qatari et les officiels turcs, les mollahs fous d’Iran, les terribles talibans - ainsi que les groupes violents qu’ils ont engendrés en Occident - sont différents de ce que l’Occident semble croire. Ils sont de vrais croyants, des mangeurs de morts à la manière de Harry-Potter, partisans d’un culte théocratique de la mort. Ils n’abandonneront jamais, jamais, leur rêve d’un califat mondial. Ils croient vraiment à l’idée de convertir tous les infidèles - et de tuer ceux qui refusent de se convertir. Les musulmans qui refusent de se conformer à un mode de vie du septième siècle - eh bien, eux aussi, sont entièrement remplaçables.

 

7 octobre 2023. Pourquoi le Hezbollah (au Liban) et les Houthis (au Yémen) ont -ils immédiatement rejoint le Hamas, soutenus par leurs sponsors iraniens ? Si leur haine est constante, qu’est-ce qui a changé pour provoquer les attaques du 7 octobre ? La réponse : la perspective imminente que l’Arabie saoudite rejoigne les accords d’Abraham, s’associe avec Israël et isole à la fois les terroristes et l’Iran. Dans les mois précédant l’attaque, les Saoudiens avaient laissé entendre à plusieurs reprises qu’ils étaient sur le point de conclure un accord avec Israël. Ils avaient déjà encouragé leurs petits alliés (UAE et Bahrain) à rejoindre les accords pour tester la réaction locale. Jusque-là, tout allait bien. Devant le massacre et les sept fronts d’attaque, Israël a regimbé. Transformant Gaza en désert inhabitable, détruisant deux tiers de l’Hezbollah, mettant à genoux les Houthies qui ont perdu en une seule nuit douze de leurs dirigeants. Et pour que l’on ne se trompe pas sur ses intentions : la décimation de Téhéran, qui signifie que les Iraniens et les Palestiniens ne peuvent plus bloquer un règlement régional plus large. Ce règlement dépend de partenariats avec Israël. D’évidence, la clé sera l’Arabie saoudite, lorsqu’elle signera les accords d’Abraham, conçus par Jared Kushner pendant le premier mandat de M. Trump et susceptibles d’être prolongés maintenant par ses efforts et ceux de Steve Witkoff.

 

Le président Donald Trump a déclaré que le Moyen-Orient était en paix. Mais les gardiens d'Israël savent que ce n'est pas vrai. Il reste encore des combats, tant au grand jour que dans l'ombre. N'ayons pas peur des mots : « Le seul État juif au monde a été désigné comme le Juif des nations. La haine a jailli, même alors que les Israéliens luttaient pour leur vie contre la République islamique d'Iran et ses mandataires bien armés » ( Foundation for Defense of Democracies https://www.fdd.org, 2025/10/21).

Que l’on se souvienne de M. Erdogan, le sultan d'Ankara, « ami de M. Trump » et signataire de son plan de paix : « Le président Erdogan, au cours d'une assemblée organisée après la prière de l'Aïd… a formulé l'invocation : "Pour tout ce qu'ils ont fait subir aux Palestiniens, qu'Allah -en son nom de Qahhar (dominateur suprême) - détruise Israël sioniste". (Nouvelle Aube, 31.03.25) » La Turquie et le Qatar semblent avoir joué un rôle crucial pour convaincre le Hamas d'accepter le plan de M. Trump et le cessez-le-feu à Gaza. Ils l'ont fait, comme cela devient maintenant évident, non pas pour garantir une paix durable, mais pour assurer la survie du Hamas. Les islamistes sunnites de Gaza sont des alliés naturels de ce bloc, dont ils partagent l'essentiel de la vision du monde. Car adeptes des Frères Musulmans.

 

L'implication du Qatar et de la Turquie dans la bande de Gaza est problématique parce que ces deux pays ont toujours soutenu le Hamas. Tous deux continuent d'offrir un refuge à plusieurs dirigeants du Hamas et agissent comme s'ils étaient ses avocats, en défendant constamment le groupe terroriste, tout en condamnant Israël. Le plan de M. Trump prévoit le désarmement du Hamas. Quiconque croit que le Hamas renoncera volontairement à ses armes vit dans un monde de rêve. Pour le groupe terroriste, cela reviendrait à un suicide. Les termes du plan « démilitarisation » et « déradicalisation » n'existent pas dans le lexique du Hamas. Pis encore, quiconque croit que le Qatar et la Turquie forceraient le Hamas à démanteler son infrastructure militaire vit aussi dans un monde imaginaire.

 

Pendant ce temps, notre Président a passé l'essentiel de son temps à œuvrer pour la reconnaissance d’un « État palestinien ». Encore un État arabe. Pourquoi serait-il différent des autres États de la région ? La Libye, le Soudan, le Yémen, le Liban, la Syrie, l'Irak et l'Autorité palestinienne souffrent de divers stades de décomposition, soit en tant qu'États fracturés et défaillants, soit en tant qu'enclaves ethniques ou religieuses définitivement divisées, sur lesquelles un gouvernement central notionnel n'a que peu ou pas d'autorité. Pas loin l’Algérie, Tunisie ou Égypte. L'Autorité palestinienne (qui contrôle une bonne partie de la Cisjordanie) et Gaza n'ont rien d'un État : il s'agit plutôt de figurations de la militance palestinienne qui a été à l'origine des débâcles répétées qui ont marqué l'itinéraire d'une revendication nationale qui n'a jamais abouti. Alors que le maximalisme a toujours caractérisé le militantisme palestinien, l'islamisation de la revendication nationaliste (le Hamas) a succédé à son annexion de Gaza aidé depuis par les divers courants de la gauche mondiale et ses instrumentalisations.

 

Il va sans dire qu’aucun État arabe n’a actuellement d’option réaliste pour devenir ne serait-ce qu’une démocratie un peu fonctionnelle. En effet, même leur développement vers des régimes politiques stables et productifs semble peu probable dans un avenir prévisible. Pourquoi les Occidentaux ne veulent-ils pas sérieusement recalibrer ce qu’ils attendent des États arabes ? Mystère. Ou peur de la réaction des masses musulmanes non assimilées dans leurs pays.

 

Israël. Le PIB israélien par habitant est supérieur à celui des nations apaisantes du Hamas comme le Royaume-Uni, le Canada ou la France, bien plus élevé que la moyenne de l’Union européenne. Israël a obtenu cela sans dépôts massifs de combustibles fossiles et subissant la pression constante du monde. 15 fois plus élevé que celui d’Égypte et un PIB total supérieur de 20% à celui d’Égypte, pays de 100 millions d’habitants (535 milliards pour Israël, 412,6 pour Égypte (Trade & Economics).

 

NVIDIA vous dit quelque chose ? Première capitalisation mondiale (plus de 5.000 milliards $) presque 2 fois le PIB de la France .. Son deuxième centre de R&D, en Israël, emploie plus de 5.000 personnes. Elle vient de décider d’investir 500 millions $ dans un nouveau site.

Nvidia a également dévoilé deux nouvelles puces, sans équivalent au monde, BlueField-4 et ConnectX-8 SuperNIC, qui représentent l’épine dorsale de la prochaine génération d’usines d’IA et de centres de données ICloud. Ces puces ont été développées au centre de R&D de Nvidia à Tel Aviv.

 

Il doit bien y avoir quelque chose que nous pouvons apprendre d’Israël, non ? À propos de sa résilience ? Confiance ? Comment insuffler aux jeunes l’esprit de la nation et la vaillance de la croyance en soi ? Si l’Occident arrêtait seulement d’accuser faussement ce jeune pays de génocide, il pourrait voir qu’il y a beaucoup qui pourrait inspirer, éclairer et changer pas mal de choses dans nos pays de l’Occident en dérive déclinante.

 

On ne comprend rien à Israël si on n’intègre - quelle que soit la discussion - la composition de la Knesset, source unique du pouvoir (si l’on exclut l’extension de ses droits pour elle-même par la Cour Suprême dans un mouvement subversif depuis presque 40 ans). Les résultats des élections ne sont jamais les mêmes mais la composition presque permanente car le système d’élection (absurde) est du type « proportionnelle intégrale » avec un seuil à 3,5%. Regardez : 11 (ou plus) partis en compétition, d’évidence on ne peut former une majorité qu’en faisant des compromis multiples mais, d’évidence, accordant le plus de puissance au plus petit qui sera nécessaire pour une « coalition ».

 

Et tout en sachant cela, les grands dirigeants du monde occidental (pour laisser de côté toutes les officines « pro palestiniennes » ou pro Hamas, stipendiées par le Qatar pour l’essentiel) ont choisi comme tête de turc le premier Ministre Benjamin Netanyahou : qu’il fasse quelque chose ou totalement le contraire ou rien… il est toujours vilipendé comme responsable de tous les péchés d’Israël (sic !). Pourtant, à chaque enquête d’opinion, à la question « qui est le plus capable pour être PM » il dépasse toujours, de la tête et les épaules, les dirigeants des autres 10 ou 11 partis. Pas seulement. B. Netanyahu semble, de loin, être l’option la plus appropriée pour le prochain cycle électoral (2026). Être premier ministre d’Israël nécessite une quantité presque incommensurable de ténacité, de courage et de capacités pour rester en avance sur tant de demandes concurrentes et contradictoires. Au cours des deux dernières années, il a montré de l’endurance, de la sagesse et être impitoyable, ce qui force le respect. Aucun des autres « wanna be » ne semble pouvoir en faire autant. Un sondage publié par l’institut Lazar Research pour le quotidien Maariv révèle qu’une majorité relative d’Israéliens (46 %) estime que si la formation d’un gouvernement est impossible sans Benjamin Netanyahu, alors les partis d’opposition doivent accepter de siéger à ses côtés.

 

Et pendant que ce pays menait une guerre sur 7 fronts différents, des gouvernements de pays occidentaux annonçaient arrêter de lui livrer des armes. Regardez d’où viennent les armes qu’Israël importe :

Source: Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), 2020-2024

Le ridicule ne  tue plus : Israël exporte pour 15 milliards de dollars et la France lui livre (2024) 27 millions d’euros, à peu près 2/1000 de ses exportations. Mais notre pays avait annoncé qu’il ne livrerait plus d’armes à Israël et a empêché sa présence à des expositions de renommée mondiale à Paris.

 

Cependant, les armements ne sont pas la seule chose qui est refusée à Israël par une partie de la communauté internationale. Dans les sports, le milieu universitaire, le divertissement et au-delà, les Israéliens continuent d’être ignorés et exclus. La légitimité d’Israël restera probablement longtemps sous attaque. La raison invoquée pour cela au cours des deux dernières années était les « crimes de guerre » israéliens à Gaza. Mais maintenant on a les preuves qu’il s’agit d’une campagne, bien financée et orchestrée, dans laquelle Israël reste la cible constante, et que les motifs ostensibles des attaques sont infiniment malléables. Des dirigeants européens faillis ont adopté une pensée messianique selon laquelle la « solution à deux états » doit être acceptée par Israël. Avec rien d’autre que des effusions de sang dans les décennies qui ont suivi Oslo et avec l’Autorité palestinienne donnant toutes les indications qu’elle est toujours intéressée à promouvoir et rémunérer le meurtre des Juifs israéliens, l’Europe continuera à supporter sa prétendue « solution à deux États » comme une doctrine sacrée. Chaque fois, après chaque guerre que Israël est obligée de mener.

 

Un rabbin visite un zoo et, époustouflé, voit un loup à côté d’un agneau. Il se souvient d’Esaïe 65 :25 « Le loup et l’agneau vont paître ensemble » et demande à la personne en charge « comment avez-vous obtenu cela » La personne en charge : c’était simple, on change d’agneau deux fois par jour.

 

Credo quia absurdum disait le vieux philosophe Tertullian: « Je crois parce que c’est absurde »

 

 

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31 octobre 2025 5 31 /10 /octobre /2025 17:28
Verba volant scripta manent, il ne faut, donc, pas dire n’importe quoi. Par exemple : « Nous avons une responsabilité commune à dénoncer le terrorisme et, disons-le, répétons-le : le Hamas ne représente pas le peuple palestinien. E. Macron (HuffPost, BFMTV, TF1 … 24 oct. 2023 ). J’ai cru utile de mettre sur le blog les conclusions d’une dernière enquête d’opinion réalisée par un organisme situé à Ramallah (Autorité Palestinienne) entre le 22 et 25 octobre,  deux ans exactement après la déclaration solennelle de notre Président. Sans aucun commentaire.

 

Les Palestiniens préfèrent toujours le Hamas et la « lutte armée » contre Israël par Khaled Abu Toameh • 30 octobre 2025 à 5 h 00, Gatestone Institut. Traduction ChatGpt.

 

Les résultats [du sondage palestinien – le Centre palestinien de recherche sur les politiques et les sondages, basé à Ramallah, qui a interrogé 1.200 Palestiniens entre le 22 et le 25 octobre] contredisent les affirmations de certains médias occidentaux selon lesquelles un nombre croissant de Palestiniens seraient désillusionnés par le Hamas en raison des morts et des destructions qu’il a infligées à son peuple à la suite de son attaque du 7 octobre.

« La conclusion tirée de ces chiffres [palestiniens] est que les deux dernières années ont conduit à un soutien accru au Hamas plutôt que l’inverse », selon le sondage.

 

Interrogés sur le fait de savoir si le Hamas avait commis les atrocités visibles dans les vidéos diffusées par les médias internationaux montrant des atrocités commises par des membres du Hamas contre des civils israéliens, 86 % ont répondu que le groupe terroriste n’avait pas commis de tels actes. Seuls 10 % ont déclaré que le Hamas les avait commis.

 

Une majorité de Palestiniens, selon le sondage, soutiennent fortement l’Iran, le Hezbollah, le Qatar et la milice houthie au Yémen, un groupe terroriste qui a tiré des dizaines de missiles et de drones suicides sur Israël pendant la guerre.

 

Si des élections pour la présidence de l’Autorité palestinienne (AP) avaient lieu aujourd’hui, le leader du Hamas, Khaled Mashaal, obtiendrait 63 % des voix, contre 27 % pour le président sortant de l’AP, Mahmoud Abbas.

 

Selon le sondage, le mécontentement à l’égard d’Abbas s’élève à 75 %, tandis que 80 % souhaitent sa démission.

Si des élections législatives avaient lieu aujourd’hui, 44 % des Palestiniens disent qu’ils voteraient pour le Hamas, 30 % pour le Fatah et 10 % pour des tiers.

Également inattendu est le soutien continu des Palestiniens à la « lutte armée » (terrorisme) contre Israël.

 

Les résultats du sondage montrent également les défis auxquels est confrontée la mise en œuvre du plan Trump, en particulier le désarmement du Hamas et la déradicalisation de la société palestinienne. La plupart des Palestiniens s’opposent ouvertement au désarmement du Hamas – une situation qui rendra pratiquement impossible à toute partie arabe ou étrangère de confisquer par la force les armes du groupe terroriste.

 

Tout leader palestinien ou arabe qui constate que la plupart des Palestiniens s’opposent au désarmement du Hamas y réfléchira à deux fois avant d’entreprendre une telle mission : il ne voudrait pas agir contre la volonté de la rue arabe – un tel geste serait considéré comme une trahison.

Quant à la déradicalisation, il est clair, d’après le sondage, que les Palestiniens vont dans la direction opposée.

 

De nombreux Palestiniens ont peur de s’exprimer de crainte d’être qualifiés de traîtres ou de collaborateurs avec Israël. Nous avons vu comment les Palestiniens qui défiaient le Hamas étaient torturés et exécutés sur les places publiques de la bande de Gaza dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.

 

Un changement radical dans la société palestinienne ne surviendra que lorsque les Palestiniens se soulèveront contre des leaders destructeurs qui, au cours des dernières décennies, les ont entraînés d’un désastre à l’autre.

Un récent sondage du Centre palestinien de recherche sur les politiques et les sondages montre que plus de la moitié des Palestiniens continuent de soutenir les atrocités commises par le Hamas contre des Israéliens et des ressortissants étrangers le 7 octobre 2023, et qu’une majorité de Palestiniens soutiennent l’Iran, le Hezbollah, le Qatar et les Houthis du Yémen). Ceux qui pensaient que l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi dans la bande de Gaza avaient fait changer d’avis les Palestiniens sur le groupe terroriste vont être brutalement détrompés.

Plus de la moitié des Palestiniens continuent de soutenir les atrocités commises par le Hamas contre des Israéliens et des ressortissants étrangers le 7 octobre. De plus, le groupe terroriste reste populaire auprès d’un grand nombre de Palestiniens. Soutenir le Hamas signifie soutenir la destruction d’Israël par le jihad (guerre sainte).

Un sondage publié le 28 octobre par le Centre palestinien de recherche sur les politiques et les sondages a montré que 53 % des Palestiniens estiment que la décision du Hamas de lancer l’attaque du 7 octobre était « correcte ». Une majorité de 54 % des Palestiniens imputent à Israël les souffrances actuelles des habitants de Gaza, tandis que 24 % blâment les États-Unis. Seuls 14 % blâment le Hamas.

 

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