L’effet Fujiwhara (météorologie) dans sa clarté irréfragable. Le grand tourbillon absorbe le petit. Pendant que l’on barbote depuis, bientôt, quatre années dans une pauvre guerre aux confins de l’Europe qui broie et hache plus d’un million de russes et d’ukrainiens, un « narco état » refuge de terroristes de tout poil est décapité en trois heures avec seulement quelques dizaines de morts (cubains) de la garde prétorienne du dictateur local.
Et le cœur des pleureuses, aka les démocraties occidentales appuyés par les empires totalitaires russe, chinois et turc (« “Tu disais qu’il était ton frère”- Özgür Özel, samedi 3 janvier-Courrier International, 05.01.26) s’en donnent à cœur joie. Notre excellent Président commence par un tweet « Le peuple vénézuélien est aujourd'hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s'en réjouir. » (03.01.26) puis se donne la peine de réfléchir à la chose et 24 heures après il nous dit « la France « défend le droit international et la liberté des peuples » en ajoutant « Nous avons réagi et agi par étapes » Pauvre France, pauvre diplomatie française.
Par-delà l’écume des évènements, ce dont nous devons nous rendre compte est, selon moi, relativement simple : l’ère des discours lénifiants promettant que l’on réglera ce qui devrait être réglé mais où « on prendra le temps et on oubliera », est révolue. Un nouveau sheriff disposant de la puissance sans égale du plus puissant pays du monde nous prouve, par a + b, qu’il dit ce qu’il va faire et fait ce qu’il a dit. Que l’on aime ou que l’on déteste Donald Trump, l’opération audacieuse de décapitation du régime dictatorial et usurpateur de la dernière élection vénézuélienne montre à quoi devrait ressembler le leadership pour un gouvernement responsable. Oui, D.J. Trump est un politicien, rare, qui fait ce qu’il promet (déplacer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, reconnaître la souveraineté d'Israël sur le Golan, bombarder la principale installation nucléaire de l’Iran, fermer les frontières des Etats Unis jusqu’à zéro immigrés, s’attaquer au « DEI », etc.). À 78 ans, c’est un homme en perpétuel mouvement, qui s’attaque à un nouveau problème apparemment chaque semaine, et qui domine le terrain politique national et international en utilisant sans relâche la puissance américaine pour faire avancer les intérêts américains.
Il est dommage pour notre pays (et pour d’autres) et pour nos intérêts que, personne, réellement, ne le défende. Je simplifie : trois objectifs majeurs ses trouvent à l’origine de l’action américaine au Venezuela (a) assécher une des sources de narcotiques (100.000 morts tous les ans aux States), (b) prendre la maîtrise des réserves pétrolières vénézuéliennes « les plus grandes connues du monde » et (c) détruire les têtes de pont des grands acteurs terroristes et de leurs sponsors (Hezbollah, Hamas, Russie, Chine, Qatar et d’autres). Et à ceux qui condamnent « l’invasion américaine » le chef de l’opposition du pays dit « Certaines personnes parlent d’invasion au Venezuela. Et j’ai répondu : le Venezuela a déjà été envahi. Nous avons les agents russes, nous avons les agents iraniens. Nous avons des groupes terroristes tels que le Hezbollah, le Hamas, qui opèrent librement avec l’accord du régime. Nous avons la guérilla colombienne, les cartels de la drogue qui ont pris otages plus de 60% de notre population, en impliquant non seulement le trafic de drogue, mais aussi le trafic humain, dans des réseaux de prostitution. Tout, cela a transformé le Venezuela en centre criminel des Amériques, et ce qui soutient le régime est un système de répression très puissant et fortement financé. » (Corina Machado, Nobel, Spectator, 03.01.26
En effet, le Venezuela est devenu non seulement un partenaire économique mais aussi un avant-poste stratégique pour l’Iran, étendant l’influence de Téhéran plus près des frontières américaines tout en renforçant son réseau mondial de commerce illicite et de financement du terrorisme. Après l’opération américaine, le Qatar a publié une déclaration de désapprobation, sachant qu’en fin de compte, la capture de Maduro aurait également des impacts profonds sur le Qatar, qui est également lié au réseau terroriste iranien. Le Qatar, grand ami personnel de D.J. Trump ! Le Venezuela a constamment contourné les sanctions américaines en utilisant le Hezbollah pour faire de la contrebande d’or, par lequel le CGRI (Corps des gardiens de la révolution islamique) a facilité la vente de pétrole iranien et accepté de l’or comme forme de paiement, qui était dirigé vers les terroristes du Hezbollah. Pendant des années, le Venezuela a servi de poste avancé lié au CGRI, permettant à l’Iran et au Hezbollah de blanchir de l’argent, de passer en contrebande de l’or et du pétrole, de faire le trafic de drogues et de financer le terrorisme - y compris par l’intermédiaire d’agents basés au Venezuela. « Décapiter » Maduro menace, d’évidence, les pipelines financiers de l’Iran et les réseaux criminels du Hezbollah à travers l’Amérique du Sud, ce qui pourrait limiter la capacité de Téhéran à projeter son pouvoir et à financer le terrorisme dans le monde entier. Effet de ricochet, le Liban du Hezbollah est inquiet, Israël en est particulièrement content.
Pendant ce temps, l’Europe fait face à de profonds défis structurels : une stagnation économique prolongée, des charges réglementaires de plus en plus lourdes et contreproductives, des sociétés vieillissantes fortement dépendantes d’États-providence le tout, progressivement, de plus en plus difficile à financer. De plus, un « doxa » imposée par des gouvernements de gauche (en train de perdre leurs pouvoirs) qui jusqu’à récemment n’avait comme objectif important que la destruction (visée, souhaitée) d’Israël. Mais vus les changements imposés par les victoires d’Israël sur plusieurs des fronts de bataille, la gauche perd de l’intérêt pour le Moyen-Orient. En 2025, elle ne parlait que de peu d’autres choses. Ils se sont appropriés culturellement les keffiehs arabes fabriqués en Chine. Ils se sont enveloppés dans les couleurs de la Palestine. Ils discutaient jour et nuit d’un « régime meurtrier » - vous savez qui. Et pourtant, maintenant, alors qu’un peuple du Moyen-Orient – Iran - se révolte contre ses dirigeants véritablement répressifs, ils font silence.
Qu’est-ce qui, dans les révoltes en Iran, agace la gauche ? Elle adore bavasser sur « résistance » et « oppression ». Pourtant, au moment où des hommes et des femmes en Iran se lèvent en résistance contre la théocratie oppressive qui les persécute et les subjugue, les gauchistes deviennent timides. Leur solidarité s’évapore. Le soulèvement iranien est à son neuvième jour, des gens morts car protestant contre la gestion du pays (absence de l’eau potable, récoltes détruites, le rial ayant perdu 50% en une semaine - de 800.000 pour un dollar à 1.200.000) et contre les mollahs islamistes dirigeant le pays. Alors, où sont les marches de solidarité ? Où sont les rassemblements à l’extérieur de l’ambassade iranienne pour faire écho au cri des manifestants en faveur de la fin des règles sexistes et régressives des ayatollahs ? Où est Rima Hassan ? Et M. Mélenchon qui ne proteste que contre ce qui est arrivé à N. Maduro ?
On arrive à une situation vraiment perverse où les privilégiés portant keffieh de l’Occident, veulent instinctivement que le régime iranien survive - afin qu’il puisse continuer à s’en prendre au maléfique Israël, sans doute – pendant que les jeunes d’Iran rêvent du déclin du régime. La révolte en Iran révèle non seulement la crise de légitimité des ayatollahs et de leur régime, mais aussi la trahison des progressistes occidentaux. Il est maintenant clair que leur luxe consistant à haïr follement Israël prime sur tout le reste, y compris à la solidarité avec le peuple iranien en quête de liberté. Ce qu’ils disent aux iraniens c’est votre liberté devra attendre, les gars – nous n’avons pas encore détruit l’État juif. Et quant aux états dont ces illuminés sont les citoyens… « Reconnaître un soulèvement anti-régime en évolution obligerait à des conclusions inconfortables : que les hypothèses de longue date sur « la stabilité », « la réforme » et l’engagement diplomatique avec Téhéran étaient déplacées ; que la République islamique n’est pas seulement viciée mais fondamentalement illégitime ; et que les gouvernements et institutions occidentaux ont passé des décennies à accommoder un régime brutal maintenant ouvertement rejeté par son propre peuple. Honest Reporting, 04.01.25.
Encore deux mots, pour nous et Israël.
La France émettra 310 milliards d’euros d’emprunts cette année dont une grande partie viendra augmenter la dette comptable (3.500 milliards d’euros). Et pour montrer la force de sa présence sur le théâtre mondial, elle refuse de reconnaître le Somaliland, qui répond à tous les critères énoncés dans la Convention de Montevideo pour la reconnaissance internationale d’un État - une population sédentaire, territoire défini, gouvernement fonctionnel et capacité à entrer dans des relations étrangères - mais reconnaît plutôt un État de Palestine qui ne répond à aucun de ces critères et n’existe pas. Et condamne la reconnaissance du Somaliland par Israël.
Quant à Israël… Quand comprendra-t-on que la militarisation extrême de la cause palestinienne a renforcé sa capacité de nuisance, mais affaibli la capacité politique ? D’un point de vue stratégique, l’échec du Hamas illustre l’échec d’une logique où la violence devient un substitut à la stratégie. Ni la dissuasion, ni la libération, ni l’amélioration des conditions de vie des Palestiniens n’ont été atteintes. En revanche, l’isolement diplomatique et la catastrophe humanitaire se sont aggravés.
L’axe dit de la « résistance » n’a pas échoué parce qu’il aurait été trop attaqué, mais parce qu’il a été incapable de produire ce qu’il promettait. Il prétendait défendre les peuples ; il les a appauvris. Il invoquait la souveraineté ; il a fragmenté les États. Il promettait la dissuasion ; il a institutionnalisé l’instabilité. Il se réclamait de la politique ; il l’a remplacée par la coercition armée. Aucun des théâtres où l’Axe s’est imposé, Liban, Syrie, Yémen, Gaza, Irak, n’a émergé plus souverain, plus stable ou plus prospère.
La première question qui se pose, toujours, est celle de la possibilité d’une solution négociée en l’absence d’une reconnaissance du fait israélien et d’un retour sur les démarches et accords qui ont scandé ce conflit, sans cesse repris depuis le point zéro. En n’oubliant pas que quels que soient les clivages politiques et idéologiques, il y a unanimité dans les milieux israéliens sur la portée symptomatique du pogrom du 7 octobre 2023 et sur les menaces éminemment existentielles qui lui sont associées.
Et pendant que tel état ou tel autre n’arrête pas de dire pis que pendre d’Israël, tel état ou tel autre, ne s’interdit pas de faire appel à lui pour s’armer :
/image%2F1331292%2F20260106%2Fob_6c91cc_capture-d-e-cran-2026-01-06-a-13.png)
L’armée allemande a commandé 200 nouveaux véhicules blindés de transport de troupes (TTP) Puma équipés des systèmes MELLS, la variante européenne des missiles Spike LR de Rafael (2,3 milliards de $ - Reddit, nov.2025). Les missiles de la famille Spike sont actuellement en service dans les armées de 34 pays, plus de 40.000 exemplaires en ont été produits et livrés (2020). Prix unitaire plus de 200.000 $ pièce.
Dans le cadre d’un premier contrat (150 millions $), Elbit Systems équipera la flotte d’avions d’un pays européen avec la technologie DIRCM, offrant une couche de protection avancée pour les plateformes aériennes à haute valeur.
L’Europe ? Chante, Muse, la colère d'Achille, colère funeste qui causa tant de malheurs aux Achéens, précipita dans les enfers les âmes courageuses d'une foule de héros …
/image%2F1331292%2F20251226%2Fob_9bd8b8_capture-d-e-cran-2025-12-26-a-20.png)
/image%2F1331292%2F20251226%2Fob_cfda1f_capture-d-e-cran-2025-12-26-a-17.png)
/image%2F1331292%2F20251226%2Fob_070aa5_capture-d-e-cran-2025-12-25-a-17.png)
/image%2F1331292%2F20251226%2Fob_523333_capture-d-e-cran-2025-12-26-a-20.png)
/image%2F1331292%2F20251218%2Fob_9ddce2_capture-d-e-cran-2025-12-17-a-09.png)
/image%2F1331292%2F20251208%2Fob_3a9aa2_immigre-s.png)
/image%2F1331292%2F20251208%2Fob_d21048_origine.png)
/image%2F1331292%2F20251208%2Fob_a85685_flux.png)
/image%2F1331292%2F20251208%2Fob_8a56c5_de-ficit-commercial.png)
/image%2F1331292%2F20251208%2Fob_959cd7_csg.png)
/image%2F1331292%2F20251208%2Fob_31bd41_puls.png)
/image%2F1331292%2F20251208%2Fob_fd1445_arrow-3.png)
/image%2F1331292%2F20251121%2Fob_8b3aa5_origine-immigre-s.png)
/image%2F1331292%2F20251121%2Fob_ce45e6_capture-d-e-cran-2025-11-21-a-12.png)
/image%2F1331292%2F20251121%2Fob_a51431_capture-d-e-cran-2025-11-21-a-12.png)
/image%2F1331292%2F20251121%2Fob_e1c284_gini.png)
/image%2F1331292%2F20251121%2Fob_e78290_france-israel.png)
/image%2F1331292%2F20251121%2Fob_0a54e0_dette-pib.png)
/image%2F1331292%2F20251121%2Fob_a98b40_germany.png)
/image%2F1331292%2F20251121%2Fob_f562c5_se-lection.png)
/image%2F1331292%2F20251121%2Fob_61b748_maroc.png)
/image%2F1331292%2F20251107%2Fob_80c658_capture-d-e-cran-2025-11-05-a-17.png)
/image%2F1331292%2F20251107%2Fob_4df80a_capture-d-e-cran-2025-11-05-a-14.png)
/image%2F1331292%2F20251026%2Fob_e185c1_notation.png)
/image%2F1331292%2F20251026%2Fob_d318c2_courbe-de-laffer.png)
/image%2F1331292%2F20251026%2Fob_472369_france-allemagne.png)
/image%2F1331292%2F20251026%2Fob_02b987_fonctionnaires.png)
/image%2F1331292%2F20251015%2Fob_e0348c_population.png)
/image%2F1331292%2F20251015%2Fob_5a3df8_capture-d-e-cran-2025-10-14-a-12.png)
/image%2F1331292%2F20251015%2Fob_907dfb_avec-abbas.png)
/image%2F1331292%2F20251015%2Fob_e460b1_erdogan.png)
/image%2F1331292%2F20251015%2Fob_43ea42_irak.png)