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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 14:08

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio vient d’affirmer, lors d’un entretien dans l'émission "World Over", que les pourparlers avec le Hamas se sont arrêtés le jour où Emmanuel Macron a annoncé, de manière unilatérale, que la France reconnaîtrait un État palestinien. Soyons positifs, une action de M. Macron a enfin eu un résultat ! Il n’en est pas moins vrai qu’il fallait bien qu’il fasse quelque chose vu qu’il laisse un État en quasi-faillite (exemple : solde commercial fin juin = - 43 Milliards €,  - 7,7 fin juillet : - 50,7 Milliards, Trade Economics) et une société traversée par une guerre civile à bas bruit.

 

Solution à deux états… Sans solliciter l’histoire, on devrait se souvenir qu’après les tentatives non réussies de M. Clinton (après les Accords d’Oslo), le président George W. Bush (2008) a persuadé le premier ministre israélien Ehud Olmert d’accepter une solution à deux États. M. Abbas a dit « non » parce qu’il devait accepter l’existence d’un État juif d’Israël à l’intérieur de frontières internationalement reconnues et sûres. Le refus n’était pas le premier, les offres faites aux palestiniens frisent la dizaine (depuis la Commission Peel proposant un partage de territoire, 1937). Est-ce vrai que M. Abbas a changé de position ? Oui, si à en croire notre Président. La preuve, copie de sa lettre à M. Abbas :

Ne commencez pas en faisant des remarques sur son écriture en la comparant avec celle d’un enfant autiste. Agrandissez le texte et lisez : « en réaffirmant avec force votre soutien à la solution à deux états » M. Macron nous fait prendre des vessies pour des lanternes : il sait pertinemment que ce que M. Abbas refuse de reconnaître, c’est l’ETAT JUIF. Les Palestiniens n’ont  jamais accepté le droit d’Israël à exister en tant qu’État juif dans quelques soit les frontières.

 

Bon, quel est le ressort qui a fait mousser M. Macron en première page des gazettes du monde ? La guerre à Gaza. Le mouvement initié par la France a été suivi servilement par le Royaume-Uni et le Canada pour reconnaître un État palestinien, ce qui révèle la faiblesse presque désespérée du jugement et des buts de ces pays. Le Premier ministre anglais avait déclaré que la Grande-Bretagne reconnaîtrait la Palestine à moins qu'Israël n'accepte un cessez-le-feu à Gaza. C'est vraiment nouveau pour un gouvernement allié d’Israël. C'est un chantage moral déguisé en diplomatie. C'est une menace à peine voilée contre un allié. M. Starmer dit essentiellement à Israël qu'à moins qu'il ne dépose les armes, la Grande-Bretagne récompensera ses ennemis. Cela restera dans l'histoire comme l'une des trahisons les plus scandaleuses d'un « ami » des temps modernes. Présenter la reconnaissance comme une menace pour Israël — à moins qu’elle ne fasse x, y et z — met à nu la nature punitive de la chose. Au moins cela signifie que l’on se passe des habituelles palabres qui veulent nous convaincre que planter un état hostile au cœur d’Israël est un cadeau pour lequel les Israéliens devraient être reconnaissants s’ils pouvaient voir leurs véritables intérêts aussi clairement comme ils apparaissent à Paris et Londres. Les trois complices se sont jetés dans la mêlée pour reconnaître un « État de Palestine » pour signaler au Hamas que leurs trois pays soutenaient le groupe terroriste. Logiquement, Hamas a ensuite fait exploser les pourparlers, puisque l’Occident lui a clairement indiqué qu’il bénéficierait d’un cessez-le-feu sans avoir à faire de concessions aucunes à Israël et ce qui est le plus important, il n’aurait pas besoin de libérer les otages

 

Reconnaître l’Etat de la Palestine ? Ses frontières restent à définir, mais sont largement conçues comme incluant Gaza et les limites actuelles de la Cisjordanie (territoire disputé depuis 1967), bien qu’un grand nombre de Palestiniens vivent dans des États voisins, en particulier la Jordanie. N’oublions pas, quand même, les Palestiniens auraient pu avoir un État palestinien à tout moment au cours des 25 dernières années (au moins).

 

 Et il a trouvé des partenaires, les plus importants UK et Canada. Un observateur venu de Sirius doit se gratter la tête pour comprendre : pendant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés -la Grande-Bretagne, la France et le Canada- ont exigé rien de moins qu’une reddition inconditionnelle et ont organisé des procès pour les criminels de guerre de l’Axe. Israël n’est-il pas justifié d’exiger autant du Hamas ? Surtout que celui-ci garde dans des conditions atroces des gens, vivants ou morts, qu’il ne veut libérer (quand il le veut bien) que contre des centaines sinon des milliers de leurs anciens combattants ayant du sang juif sur les mains.

 

Le théâtre dans lequel se joue depuis deux ans une tragédie a deux acteurs principaux, quelques acteurs jouant le rôle du cœur antique dans les tragédies grecques et le monde entier dans lequel les informations se transmettent instantanément. Au cours des deux années après le 7 octobre 2023 il y a eu des foules pour protester contre Israël dans un nombre inimaginables de villes dans le monde. De Toronto à Sydney, de Melbourne à Johannesburg, d’Oslo à Madrid, de la Slovénie et jusqu’en France. De tous les conflits qui se déroulent dans le monde, de la Syrie au Myanmar ou du Soudan à l’Ukraine, pourquoi les gens du monde civilisé ont choisi celui du Proche Orient pour exprimer leur condamnation non pas contre celui qui a initié une guerre barbare mais contre celui qui se défend pour faire protéger les siens ? Dans le même temps, il y a eu des meurtres en masse de chrétiens perpétrés par des groupes liés à Al-Qaïda en Afrique, au Nigeria, au Soudan, pour ne citer que ceux-là. Pourquoi les premières pages des gazettes du monde n’en disent-elles rien ? Dans un autre texte, j’osais avancer un mot : antisémitisme. Je n’ai rien trouvé de mieux comme réponse que les mots de Vassily Grossmann « L’antisémitisme se rencontre aussi bien sur un marché qu’au Présidium de l’Académie des sciences, dans l’âme d’un vieillard que dans les jeux d’enfants. L’antisémitisme est passé sans dommage pour lui de l’époque de la lampe à huile, de la navigation à voile et des quenouilles à l’époque des réacteurs, des piles atomiques et des ordinateurs… L’antisémitisme tient une place à part parmi les persécutions que subissent les minorités nationales. C’est un phénomène particulier parce que la destinée historique des Juifs a été particulière… L'antisémitisme n'est jamais un but, il n'est qu'un moyen, il est la mesure des contradictions sans issues. L'antisémitisme est le miroir des défauts d'un homme pris individuellement, des sociétés civiles, des systèmes étatiques. Dis-moi ce dont tu accuses les Juifs et je te dirai ce dont tu es toi-même coupable » (Vie et Destin, 1962)

Curieusement, tous ceux qui demandent à Israël de faire ceci ou cela ou ne pas faire ceci ou cela ne demandent rien au Hamas. Même plus, M. Macron appelle à reconnaître un État palestinien, tandis que le Hamas conserve le contrôle de la population à Gaza — ce que les Alliés n’auraient jamais fait avec les gouvernements de l’Axe. Car cela signifie permettre la terreur génocidaire et tous les crimes contre l’humanité (israélienne et gazaouie) pour accomplir le but évident, existentiel du Hamas, détruire Israël et tuer tous les juifs du monde. C’est vrai, tant que les libéraux occidentaux continueront leurs vociférations toutes condamnant Israël, ils perpétueront la fausse perception parmi les Arabes à Gaza qu’ils peuvent éradiquer Israël et exterminer les Juifs dans le monde entier. Des pays arabes/musulmans ont commencé à comprendre que les guerres ont des conséquences et qu’il est grand temps d’abandonner les espoirs irréalistes concernant la disparition d’Israël. Même plus, certains d’entre eux, et non des moindres, ont pris fait et cause pour le désarmement et la disparition du Hamas de Gaza. Pas seulement. Regardez : l’Égypte du Maréchal El-Sissi (qui vient d’accuser Israël de conduire un « génocide » à Gaza) a besoin de gaz israélien pour survivre. La croissance démographique, le réchauffement climatique et surtout l’échec de la gestion des ressources énergétiques locales ont rendu l’Égypte dépendante du gaz israélien : « Les partenaires de Léviathan signent un accord d’exportation de gaz de 35 milliards de dollars avec l’Égypte. Le plus grand accord d’exportation de gaz jamais signé en Israël, pour 22 % du champ de Léviathan, triplera la quantité de gaz vendue à l’Égypte. »

 

 

 Les États arabes du Moyen-Orient craignent et détestent les Palestiniens pour leur histoire et leur culture de violence et de terrorisme. L’idéologie du Hamas est imprégnée de tropes nazis, reflétés dans sa charte. Aucun État arabe n’a voulu admettre des Gazaouis qui auraient voulu quitter les zones de combats. Ce qui se passe normalement dans une guerre, c’est que la population civile fuit les zones de combat. Il y a 1,2 million d’Ukrainiens vivant en Allemagne en ce moment. Un million d’entre eux vivent en Pologne. 500.000 en Roumanie. Et c’est parce que la Pologne et l’Allemagne et la Roumanie ont ouvert leurs frontières aux réfugiés et ont dépensé beaucoup d’argent pour s’occuper d’eux, les nourrir et prendre soin d’eux. Combien y a-t-il de réfugiés palestiniens en Égypte, qui a une frontière avec Gaza ?  Ils n’ont admis aucun réfugié de Gaza par crainte du terrorisme. Pourquoi la Jordanie dont la population est à 70% d’origine palestinienne n’accepte-t-elle des réfugiés ? La France de M. Macron vient d’octroyer le droit à l’asile politique à tout gazaoui qui pourrait vouloir en prendre note. Parmi les 300 derniers arrivés (grâce au Quai d’Orsay) on a dû renvoyer, en urgence, une adoratrice de Hitler qui prônait « tuez les juifs » sur son compte X.

 

Mais, en laissant de côté les convulsions multiples relatives à la situation au Proche-Orient je me permets de dire que l’hypocrisie des libéraux occidentaux, par leurs actions et leur faux soutien aux palestiniens de M. Abbas n’est qu’un facteur clé pour prolonger ce conflit et empêcher la paix. Je suggère au lecteur de faire, comme moi, un diagramme de Venn en simplifiant ce qui s’y passe en quatre possibilités : ceux qui veulent tout le territoire pour les juifs, ceux qui veulent tout le territoire pour palestiniens, ceux qui acceptent 70%30 (par exemple) pour les juifs, ceux qui acceptent 70/30 pour palestiniens (les superficies presque proportionnelles aux population) :

En regardant la superficie de l’endroit où les quatre possibilités laissent croire à un possible accord on réalise, intuitivement, compte tenu des populations (7,5 millions juifs et 4,5 millions palestiniens) qu’il n’y a absolument pas de solution (un état, deux états) d’avoir une paix perpétuelle comme on n’a pas eu en Bosnie, en Belgique, au Nagorno Karabakh ou ailleurs.

 

Mais alors à quoi joue M. Macron ? Une hypothèse formulée par des « gens qui savent » dit que ce qu’il a fait c’était pour ne pas laisser les « accords Abraham » prospérer sous l’aile de M. Trump USA. En faisant entrer l’ONU dans le jeu, la France de M. Macron veut montrer de quoi elle est capable. Même si cela ne conduira nulle part. J’étais sur le point de l’oublier : L’(i)Monde.

 

 L’ignoble n’a pas de limites : La montée en puissance, puis la mainmise de la milice islamiste sur Gaza résultant de la précédente occupation israélienne, on voit mal comment une nouvelle prise de contrôle du territoire par l’État hébreu pourrait l’en débarrasser.

Analyse de texte : (a) si Israël n’avait pas occupé Gaza, Hamas n’aurait pas eu la mainmise sur Gaza ; (b) si Israël contrôle de nouveau le territoire il s’agit d’une deuxième occupation, non ? (c) mais entre les deux occupations Gaza n’était pas occupée, non ? (d) conclusion : en occultant le fait que le Hamas a « gouverné » Gaza pendant 20 ans (contre Israël et contre son propre peuple) l’(i)Monde suggère qu’il faut laisser le Hamas en paix … Et peut lui chaut qu’au bout de mois et de mois de discussions sans fin (un jour on découvrira le rôle néfaste du Qatar – ami proche de notre Président) ce qu’elle demande pour libérer les otages qu’il détient depuis 670 jours c’est « la fin complète de la guerre avec des garanties internationales non seulement des États-Unis et du Conseil de sécurité de l’ONU, un retrait total d’Israël sans aucun périmètre, et un retour aux lignes du 6 octobre ;  il exige également une ouverture complète de Gaza, sans frontières ni points de passage, et la libération des terroristes qui ont du sang sur les mains - y compris ceux responsables de l’attaque « Nukhba » (7 octobre). Hamas insiste pour rester au pouvoir et exige que le taux de libération des otages dépende uniquement du rythme de la reconstruction de Gaza. »

 

Israël devrait tout donner et ne recevoir que l’humiliation. Et le monde « civilisé » refuse de regarder objectivement les choses, parce qu’il ne veut pas regarder les victimes émaciées que le Hamas refuse d’aider. Implicitement, le monde sait que le Hamas n’arrêtera jamais de tuer, car il n’a pas d’autre but et aucun autre objectif. Le monde ne peut pas faire appel à l’humanité du Hamas parce qu’il sait que le Hamas n’en a aucune. Donc, le monde prend plutôt la voie la plus facile et presse Israël d’arrêter ce que le Hamas a amené sur lui-même et à Gaza mais refuse de s’arrêter. En faisant semblant, par son optimisme, de croire à la « solution à deux états ». Vassily Grossmann : Bien sûr, l'opium absurde de l'optimisme vient au secours des hommes quand le sentiment aigu de l'horreur prend la place d'un désespoir résigné. 

 

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3 août 2025 7 03 /08 /août /2025 08:11

Comme tout le monde (ou presque) le sait, toutes les fêtes de la liturgie juive (sauf Yom Kippour) ont un substrat historiquement prouvable, oserais-je dire, profondément laïque. Ce qui m’amène aujourd’hui à écrire ce pensum c’est la date, dans le calendrier judaïque (nous sommes dans l’an 5785), Tisha b’Av (le 9 dans le mois Av). C’est aujourd’hui, le 3 août.

Ce que l’on commémore, c’est, tout d’abord, la destruction du premier Temple (de Salomon) en l’an 586 (avant JC), prélude au premier exil dit de Babylone. Mais (et curieusement…) aussi la destruction le même jour en 70 (JC) du second Temple, par les romains, suivie du deuxième exil.

Curieusement ? Il semblerait que le mois d’Av (de juillet à août en calendrier grégorien) a été propice pour des actions visant le vécu des juifs :

Certes, ce n’est pas le 9 mais le « mauvais sort » a continué : une partie de l’Occident, à commencer par les pays ayant fait des Lumières leur guide moral, ont décidé - vu ce qui se passe au Proche-Orient depuis le pogrome islamique du Hamas sur le territoire d’Israël et sur celui des assassins patentés inspirés par les paroles de leurs livres de chevet - de faire en sorte que l’on leur crée out of nothing un état. Naturellement, faisant fi de la Convention de Montevideo (1933) qui stipule que L’État en tant que personne de droit international doit posséder les qualifications suivantes : (a) une population permanente ; (b) un territoire défini ; (c) un gouvernement ; et (d) la capacité d’entrer en relations avec les autres États. Lesdits pays de l’Occident, tous signataires de ladite convention, s’assoient sur leur signature. De plus, depuis presque 30 ans (accords d’Oslo 1993) il était convenu que toutes décisions concernant le sujet (mais pas seulement) devront sortir, après négociation, d’un accord entre un état existant (Israël) et les représentants d’une population voulant se doter d’un état.

Je suppose que l’on peut dire, sans trop solliciter les circonstances, que ce à quoi les pays qui veulent « reconnaître » un état palestinien au mois de septembre s’engagent c’est une forfaiture imaginée pour la première fois dans le monde diplomatique. Ou le monde tout court. Mais il y a plus.

Ce qui semble (en apparence) avoir décidé du moment de la forfaiture est la situation crée dans le territoire de l’agresseur. Et les souffrances de sa population. Et, tenez-vous bien, la « famine » qui serait utilisée comme arme de guerre. Ce qui est exceptionnel dans le cas présent c’est que des chefs de gouvernement, des présidents de pays, des « intellectuels », bref « la communauté internationale » s’arrogent le droit de rejeter toutes les données qui montrent, d’évidence, le contraire de ce qu’ils disent. Et leur pusillanimité. 

Des données vérifiées nous montrent que :

Avant le 7 octobre 2023 (l'attaque terroriste du Hamas), entre 500 et 600 camions d'aide humanitaire entraient chaque jour dans le territoire palestinien. Chaque camion contient environ 20 tonnes de vivres et autres produits de nécessité. On compte nourriture = 70%

 

Depuis le 7 octobre 2023 l'État juif a facilité l'acheminement de près de 1,8 million de tonnes d'aide à la bande de Gaza pour ses 2,2 millions d’habitants, dont 1,3 million de tonnes de nourriture (au 2 juin 2025) soit env. 1.500 tonnes à fin juillet soit 1,5 Milliards de kg soit 1,035kg aliments/personne/jour. De plus, GHF a distribué plus de 100 millions de repas (T. Pigott, State Dept.) Famine ?

 

Le seul exemple dans l’histoire mondiale d’une performance équivalente est celle de l’Occident en 1947/8 à Berlin - durant près de 11 mois, les avions occidentaux surnommés « Rosinenbomber » par les Berlinois, y ont aporté environ 2.5 millions de tonnes de marchandises (soit env. 1,75 millions de tonnes de nourriture) pour env. 2,5 millions d’habitants de la zone occidentale (française, anglaise, américaine).

Gaza : 122 morts, raison déclarée « famine » dont seulement 22 réellement. Les morts de famine en Bosnie ? à Biafra ? au Soudan ? au Congo ? Des centaines de mille ou des millions. On devrait les respecter et ne plus parler de la « famine » à Gaza.

Résumons.

Un pays voisin, l’Égypte, refusant de permettre aux civils d'évacuer les zones de combat, obligeant ainsi Israël à combattre le Hamas alors que celui-ci utilise l'ensemble de sa population et de ses infrastructures comme bouclier humain. Il s’agit d’un double standard sans comparaison historique. Pourtant, ce pays a un accord de paix avec Israël et sa population est aussi musulmane que celle de Gaza. C’est de la folie, jamais rencontrée.

Fournir une aide humanitaire à la population ennemie en temps de guerre, alors que les combats font rage, que l'ennemi contrôle encore le territoire, continue de lancer des attaques et retient des otages. Et condamner Israël si les aides alimentaires n'arrivent pas à tous les habitants parce que l'agresseur les vole et les revend à des prix absurdes. C'est de la folie.

Il est insensé pour les pays (quel qu'en soit le nombre) de condamner Israël pour la « famine » à Gaza, alors qu'il n'y a pas de famine et que des millions de tonnes d'aide entrent sur le territoire. Or, c'est exactement ce que font ces pays. C'est de la folie.

Il est insensé pour les pays (quel qu'en soit le nombre) de demander à Israël de « cesser le feu » alors que c'est le Hamas qui ne le veut pas. Pourtant, c'est ce qu'ils font. C’est de la folie. 

Il est insensé pour les démocraties occidentales de vouloir, aujourd'hui, reconnaître un État palestinien fantasmatique comme une récompense aux meurtriers, violeurs et ravisseurs du 7 octobre. Et c'est exactement ce que les dirigeants français, britanniques et canadiens viennent de faire. C’est de la folie.

Il est insensé que les principaux organes de presse occidentaux utilisent des photos d’enfants atteints de paralysie cérébrale et/ou d’autres troubles génétiques et prétendent qu’ils ont été affamés par Israël. C’est de la folie.

De la folie furieuse qui s’est répandue comme une pandémie mondiale et qui a un nom : antisémitisme. 

Mais il y a mieux. La perfide Albion a annoncé qu’elle reconnaîtra le fameux état (entre nous soit dit, dont les Palestiniens n’en veulent pas) si Israël n’accepte pas un cessez-le-feu auparavant. On croit rêver. Le monde entier (et sa mère, M. Trump et d’autres) constate que l’agresseur (le Hamas) ne veut pas de cessez-le-feu car toutes les négociations depuis le mois de mars ont échoué, par sa faute. Elles ont échoué car la volonté manifeste du Hamas d'étendre et d'aggraver la crise alimentaire explique la rupture des négociations de cessez-le-feu (surtout pour ne pas perdre leur principal atout, les otages, alors même que des Gazaouis meurent inutilement. L'intransigeance du groupe a conduit Israël et l'envoyé de Trump, Steve Witkoff, à se retirer des négociations. De plus, si la crise alimentaire et les problèmes humanitaires sont résolus, le Hamas ne pourra plus exploiter les souffrances des Gazaouis pour susciter un tollé international ni utiliser l'influence qui en résulte pour mettre fin à la guerre selon ses propres conditions. Mais l’Angleterre va « punir » Israël pour cela. Quant à la France… elle a décidé de reconnaître un état palestinien sans qu’aucune des conditions dont elle parlait encore au mois de mai ne soit remplie. En réalité, appelons les choses par leur nom, il s’agit d’une récompense pour le terrorisme. La France  et maintenant le Royaume-Uni, confirment au monde que déclencher un massacre comme celui perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023 peut avoir des conséquences positives. En même temps, cette décision punit également Israël, pour avoir osé se défendre contre la menace de l’islamisme génocidaire et pour avoir mené une guerre qu’il n’a pas déclenché.

La France, l’Angleterre … cela ne vous rappelle rien ? Sir Mark Sykes et le Français Georges Picot, par un accord secret se sont partagé les dépouilles de l’empire ottoman il y a plus de 100 ans. Ils continuent. La France, elle est devenue, un tant soit peu, beaucoup plus hostile que se pairs (en Europe) à Israël. Le président Macron condamne à chaque occasion « une guerre injustifiable » à Gaza et donne l'impression d'avoir effacé le souvenir du massacre du 7 octobre 2023. Il fait boycotter la participation d’entreprises israéliennes au Salon du Bourget mais passe sous silence la libération de Georges Ibrahim Abdellah, terroriste notoire, condamné à la perpétuité, qui a planifié de nombreux attentats en France, et l'assassinat d’un diplomate israélien Yaacov Bar Siman Tov et d’un diplomate américain. Et au grand jour lors du dernier défilé du 14 juillet, il a décidé d’être aux côtés du président (musulman) indonésien, puis offrir un grand dîner en l'honneur du cheikh du Koweït, sans parler des accolades et des salutations à chaque rencontre avec un dirigeant arabe, comme l’ancien djihadiste Syrien Al Joulani (Ahmed al Charaa) ou le président du Paris Saint-Germain, le Qatari Nasser al-Khelaïfi. Quant au chef de la diplomatie française, l’ineffable Jean-Noël Barrot, il ne s'inquiète pas du massacre des Druzes en Syrie, mais appelle sur un ton gaulliste à « la fin de toute forme de soutien financier direct et indirect à la colonisation israélienne ». Un message perpétuel et dénué de sens, inchangé depuis la guerre d'Algérie, alors que la France est menacée par le terrorisme islamiste (et aussi par la Russie), et qu'elle a décidé de doubler son budget militaire. Notre Président. "Le président a abandonné les fantasmes d'une nation start-up qui l'avaient fait élire la première fois, mais qui avaient objectivement conduit à la création d'emplois précaires et sous-payés, à la limite de l'esclavage, au sein de multinationales incontrôlables. Et dans le même temps, la classe moyenne française a été dévastée, économiquement et culturellement." (M. Houellebecq, Spiked, 13.07.25).

oooo

Un mot sur Israël. Pays en guerre depuis 20 mois. 300.000 réservistes qui ont passé, déjà, plus de 400 jours sous les drapeaux. 900 morts (et 900 morts civils) soit, au rapport des populations 18.000 morts pour la France (que Dieu nous garde …) et plus de 80.000 morts pour les Etats Unis. Juste pour se rendre compte de la saignée subie par Israël.

Qu’à cela ne tienne. L'industrie de la défense israélienne est en plein essor. Un « boom » encore plus fort que le canon de l'un de ses chars de combat principaux Merkava (classé 3ème parmi le 5 meilleurs chars du monde).

La victoire remarquable d'Israël dans sa guerre complexe sur sept fronts contre l'Iran (et les multiples armées par procuration) incite des pays à faire la queue pour acheter des systèmes d'armes de pointe de l'État juif.

Les exportations israéliennes de défense ont bondi de 37 % depuis 2021, passant de 11,4 milliards de dollars cette année-là à un montant record de 12,5 milliards de dollars en 2022, 13 milliards de dollars en 2023, et un montant étonnant de 14,8 milliards de dollars en 2024 (qui la classe parmi les 10 pays plus grands exportateurs d’armes au monde). Plus de la moitié de ces contrats dépassent 100 millions de dollars chacun. Cette croissance est stupéfiante pour une industrie qui vend des armes hautement sophistiquées et coûteuses.

Le plus extraordinaire est que les exportations d'armes vers les partenaires d'Israël dans le cadre des accords d'Abraham, à savoir les Émirats arabes unis (EAU), Bahreïn et le Maroc, ont bondi à 12 % des exportations, quadruplant leur part depuis 2023. Il s'agit d'une révolution géopolitique. Israël arme désormais des États arabes qui comptaient autrefois parmi ses ennemis jurés. Au-delà de la défense antimissile (trois systèmes sans équivalence sur le marché mondial), Elbit Systems a percé le marché des roquettes d'artillerie avec son système de lancement précis et universel (PULS). Ce lanceur multicalibre monté sur camion, d'une portée de 300 kilomètres (186 miles), est rapidement devenu le système d'artillerie de choix de l'Europe lorsqu'elle a envoyé sa propre artillerie en Ukraine pour l'aider à repousser l'invasion russe. La Grèce négocie un contrat de 500 à 700 millions d'euros pour 40 unités et les munitions associées. Les Pays-Bas, le Danemark et la Serbie ont également passé des commandes. Le Maroc, cherchant à se diversifier en s'éloignant de ses fournisseurs français traditionnels (?!), s'est tourné vers Israël pour sa technologie d'artillerie avancée. Le royaume a commandé le système d'obusier monté sur camion autonome d'Elbit (ATMOS 2000) avec des obusiers à roues de 155 millimètres, pour une valeur de 150 à 200 millions d'euros.

L'utilisation de drones est le plus grand changement sur les champs de bataille d'aujourd'hui par rapport aux précédents et Israël (deuxième constructeur mondial), avec l'Ukraine, est à l'avant-garde. L'utilisation par Tsahal des drones Hermes 900 d'Elbit pour assassiner des commandants du Hamas a déclenché une commande de 180 millions de dollars de la Colombie, une commande de 300 millions de dollars de l'Azerbaïdjan, tandis que le nouvel allié d'Israël, l'Inde, finalise un contrat d'un milliard de dollars.

Compte tenu de la prolifération des drones sur le champ de bataille moderne, la demande de systèmes de défense anti-drones a naturellement augmenté. Le Drone Dome de Rafael, qui élimine les drones aériens, en est la pièce maîtresse. Singapour a passé une commande de 150 millions de dollars et les Émirats arabes unis une commande de 100 millions de dollars. (d’après INN, 31.07.25).

Connaissez-vous une seule société française ou européenne dans la High Tech dont la valeur soit de 25 milliards d’euros ?

Des pays de l’Europe n’arrêtent pas de critiquer Israël mais ils lui achètent des armes. Israël se classe parmi les 10 premiers pays exportateurs d’armes et 54% de ses 14,8 milliards de $ vont en Europe. Et, quant au reste, tout ce qui grouille, grenouille et scribouille n'a pas de conséquence historique dans ces grandes circonstances, pas plus qu'elle n'en eut jamais dans d'autres.  (Le Général, Montréal, Juillet 1967).

 

 

 

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 17:34

M. Macron, habité par une sorte d’entropie systémique (ou une anomie mutante), « reconnaît » l’État de la Palestine. Si on lui demande sur quel territoire, il va vous dire Gaza, Judée-Samarie (West Bank) et Jérusalem Est. Si cet état est reconnu il s’ensuit qu’Israël est agresseur à Gaza et, mutatis mutandis, que le Hamas, mouvement de résistance, défend son territoire …Remarquez, on est déjà dans un enthymème évident : Prémisse n°1, « Les Palestiniens sont oppressés ». « Prémisse n°2, le Hamas représente les Palestiniens. » Deux contrevérités construisent un enthymème fleurissant dans toutes les manifs, discours, gazettes, etc.,

 

 Soyons sérieux. La reconnaissance française de la Palestine, moins de deux ans après un pogrom barbare, s’ajoute à une acceptation implicite du fait que le meurtre de masse fonctionne ; que tuer des juifs a des avantages, voire une récompense. Et que si ceux-là (israéliens de surcroît) réagissent on condamne leur barbarie. Un état palestinien ? On le leur en a proposé un dans des multiples occasions. Je vous rappelle Raymond Devos « Moi, mon truc, c’est d’attendre que le train passe... Alors j’attends. Et quand un train passe, je me dis : ce n’est peut-être pas le mien. Alors j’attends le suivant » Ne perdant jamais une occasion de perdre une occasion (Abba Evan) les ennemis d’Israël arrivent à ne pas faire comprendre à M. Macron – comme à tous ceux qui veulent les doter d’un État, que ce qu’ils veulent en réalité c’est la disparition d’Israël car ils n’ont jamais reconnu ni reconnaitront Israël comme état car juif. Alors… l’État de Palestine ? J’ose une métaphore - l’état de Palestine que M. Macron vient de reconnaître n’est rien d’autre qu’un soufflé qui ne veut pas pousser. Cela tombe bien, l’humanité progressiste aidée par de complices occidentaux ne veut rien d’autre, non plus, « Palestine will be free, from the river to the sea ». Ce qui est, vraiment pénible, pour la France c’est qu’elle plaide pour que ses pairs participent à un forum, à New York, qui ne compte pas, pour débattre sur une question sur laquelle elle n’a aucun pouvoir. Conclusion de M. Trump « Macron c’est un bon gars, je l’aime bien, mais ce qu’il dit n’a aucune importance » A Colombey-les-Deux Églises, le Général se retourne dans sa tombe.

 

Pas seulement pour que l’on ait réussi à faire de sorte que la France ne compte plus sur l’échiquier mondial. Aussi parce qu’elle s’est perdue démographiquement, économiquement, culturellement. Aussi parce qu’elle est devenue la 8ème puissance économique du monde après avoir été troisième du temps du Général. L’Institut Montaigne vient de publier "France 2040 – Projections pour l’action politique" . 435 pages pour nous faire comprendre que sans des changements fondamentaux (probablement impossibles à mettre en place) le pays, quel que soit le domaine, ne peut que s’enfoncer dans un déclin inéluctable. Je devrais m’arrêter là car il s’agit d’un requiem pour une France en voie de disparition, perspective que je m’interdis d’envisager. Cela étant, regardons quelques aspects couverts d’une manière rigoureuse par le rapport.

 

Les statistiques sur des critères ethniques étant interdites dans notre pays, conduisent à occulter les conséquences économiques, culturelles et sociales d’une immigration massive, non contrôlée. Massive, car un continent comme celui d’Afrique faisant face à une évolution exponentielle de sa population (de 100 millions d’habitants en 1900, la population de l'Afrique est passée à environ 275 millions dans les années 1950-1960, puis à 640 millions en 1990 et à 1,4 milliard en 2022 soit 18 % de la population mondiale. Et pourrait arriver à 3 milliards à la fin du siècle - Wikipédia) ne peut que faire partir une partie de sa population vers le continent le plus proche, l’Europe. De plus, l’attractivité de la France étant ce qu’elle est (langue, avantages économiques et sociaux) elle se trouve, volens, nolens, obligée à recevoir tous ceux qui ont franchi les frontières dites de Schengen.

Le Rapport nous apprend que dans 15 ans les habitants du pays seront à 14% venus de l’immigration. Sachant que le solde naturel (naissances-décès) est devenu négatif et que 40% des nouvelles naissances viennent de la « diversité » toute courbe prévisionnelle nous apprend qu’à la fin du siècle la composante « immigration » représentera, au moins 30% du total. Je vous laisse imaginer les conséquence économiques (sachant que les immigrés arrivent avec un déficit multiple de qualification, de culture, de rites et mœurs par rapport aux indigènes) et, surtout celles dites de suprastructure dans la terminologie marxiste.

 

Mais… l’attractivité de la France est telle que l’on ne peut pas empêcher que des masses d’Afrique subsaharienne ou maghrébine viennent s’y installer. Une des premières conséquences c’est l’influence sur l’évolution du PIB du pays. Raisonnons un peu. Pour des raisons multiples et diverses la France a voulu se transformer en pays sans usines. Deux conséquences majeures, la presque disparition d’une classe sociale (classe ouvrière) et conséquemment l’attrition de la classe moyenne d’un côté, et la réduction de la part industrielle (créatrice de valeur) du PIB de 24% à la fin du dernier siècle à 11/12% actuellement. Ce qui a fait que le solde commercial du pays (ce que l’on vende et ce que l’on achète) n’a pas cessé de se dégrader. Et la tendance pour le 15 années à venir est ce que montre la courbe suivante. Désespérante.

La croissance de la population (via immigration) étant plus rapide que celle du PIB, l’effet combinée à conduit le pays - seul en Europe- à vivre avec un PIB pratiquement constant et un PIB/habitant en réduction sensible (tenant compte, aussi de l’inflation). Le Rapport le montre clairement via un graphique :

Oyez, bonne gens : d’ici à 2040 avec un PIB quasi-constant et une population en augmentation (aussi faible que l’on veut) le PIB/habitant ne peut que décroître et avec une inflation fusse-t-elle aussi faible que l’on veut, le niveau de vie (le pouvoir d’achat) ne fera que décroître.

 

Mais il y a pire. Les avancées sociales, justifiées ou pas, ont fait qu’aujourd’hui les Français salariés à temps complet travaillent en moyenne 1.673 heures/an contre une moyenne européenne de 1.790 heures, la même durée en Allemagne, 1.725en Espagne ou encore 1.832 en Italie. Le tableau est plus noir si l’on compare le nombre d’heures travaillées par habitant (exemple : France 631, Allemagne 724). Et la comparaison est encore plus parlante quand on regarde les heures travaillées par habitant d’un âge de 15-64 ans :

Ajoutez la décroissance de la productivité (maladie française depuis des lustres) et on comprend pourquoi la France est sorti du groupe des pays qui améliorent constamment le niveau de vie de ses habitants :

 

 

En un mot comme en 100 : le PIB/habitant de la France est maintenant 20% inférieur à celui d’Israël (?), 15% inférieur à celui de l’Allemagne et la moitié de celui des Etats Unis.

Au niveau mondial, 25ème aujourd’hui, elle était encore 24éme en 2022, 19éme en 2005, et même13éme en 1980 devant les Etats-Unis d’Amérique. En quarante ans, la France a subi un déclassement économique. Pour les 10 dernières années - depuis que M. Macron a eu un rôle, important, dans les destinées économiques du pays - on peut dire « Merci, Monsieur Macron »

Bon. Le PIB baissant, la population croissant, sa productivité décroissante et son modèle social qui se permet à redistribuer 30% du PIB en œuvres sociales… comment s’en sortir ? Bon sang, mais c’est bien sûr ! (Cinq dernières minutes, Claude Loursais). On s’endette.

 

 

Certes, d’autres pays s’endettent aussi. Rares ceux autant que la France depuis si longtemps. Et même… ils fournissent des efforts (Grèce, Italie, Argentine, par exemple…) pour s’en sortir. Pas la France.

 

D’un endettement de moins de 10% du PIB en 1975, vivant à crédit pendant 50 ans, la France se trouvera (cf. rapport) avoir une dette de 150% de son PIB en 2040. Selon toutes ressemblances le service de la dette qui va approcher 100 milliards d’euros dans deux à trois ans s’approchera de 200 milliards en 2040. Quand on pense qu’en 2016, pour être élu, le sieur Macron a été (s’est) présenté comme « Mozart de la Finance » et qu’il a présidé à l’augmentation de la dette de plus de 1.000 milliards d’euros… on devrait se dire qu’il aurait mieux fait de s’occuper de la Palestine plutôt que de la France !

 

La France vivant à crédit. Rien ne le montre plus clairement que le graphique des recettes et des dépenses :

 

Certes, pour les dernières années on nous a parlé du Covid. Tous les pays l’ont supporté et ont fourni des efforts pour revenir au statu quo ante. La France ? Quel que soit le modèle des prévisions utilisé par le rapport (linéaire ou polynomial degré 2, 3 ou 4) la conclusion est la même, tragique, les dépenses croîtront plus et plus vite que les recettes. Arrêtez la lecture et réalisez ce que cela veut dire pour nos petits-enfants et pour les leurs.

 

Et quand vous la reprendrez, vous aurez intégré que démographiquement, économiquement, socialement, la dégradation de notre pays est telle qu’en prolongeant les tendances actuelles nous ne pouvons espérer le salut sauf rupture totale face aux logiciels qui nous gouvernent actuellement. Ce qui paraît totalement illusoire.

 

Mais j’ai ajouté dans le préambule « culturellement ». Je ne crois pas qu’il soit utile de rappeler ce qui se passe avec l’école (mère de tout progrès d’une société), de la maîtrise du français, langue et littérature. Je signale, seulement, que « l’école mathématique » de la France était première ou parmi les premières au monde. Aujourd’hui le classement PISA nous montre ce qui nous attend :

 

 

Et comme on dit… les coups sont partis, pas besoin de se faire des illusions. N’attendez pas un autre Laplace, un Évariste Gallois, un Fermat ou Poincaré ou Laurent Schwartz ou Cédric Villani. L’école française s’occupe aujourd’hui de la théorie du genre et du bien-être. Pour le reste… plus d’un million de fonctionnaires à l’Éducation Nationale (le « mammouth » de Claude Allègre) dont au moins 10% sont absents, naturellement, à tour de rôle.

Bon courage, chers lecteurs. Rien à faire, l’avenir de nos descendants est derrière nous. Nous y sommes pour quelque chose…

 

Quant à Israël : M. Macron pourrait utilement s’en inspirer pour en faire bénéficier la France : la Banque d’Israël avait précédemment réduit les prévisions de croissance de 4 % à 3,5 % en avril. Elle prévoit une croissance du PIB de 4,6 % en 2026. La prévision d’inflation en 2025 reste inchangée à 2,6 %. Le ratio de la dette au PIB devrait être d’environ 70 % à la fin de 2025, et d’environ 71 % en 2026. (Globes 07.07.25). Israël, pays en guerre qui lui coûte (jusqu'ici) au moins 3% de son PIB. Quant aux pays d’Europe que M. Macron voudrait avoir avec lui, à travers les capitales européennes, une dualité familière prend forme. Dans des déclarations officielles et des forums internationaux, les gouvernements de l’UE critiquent sévèrement la conduite d’Israël à Gaza, invoquant des préoccupations humanitaires et appelant à la retenue. Et ensuite ils lui achètent des systèmes d’armes. Le dernier en date, la Roumanie – 2,2 milliards de $ pour Rafael, un des trois fabricants majeurs d’armes d’Israël. (Globes). Elbit (deuxième fabricant de systèmes d’armes dont le carnet de commandes à la fin du premier trimestre 2025 dépasse les 23 milliards de dollars.) a annoncé qu’il fournirait des systèmes de défense antimissile aux avions de transport militaires allemands pour 260 millions de dollars.

 

Dernier système israélien, sans équivalent au monde :

 

 

Iron Beam, Iron Beam M (mobile) et Lite Beam dont la destruction de drones ou autres objets volants ne coûte presque rien, (à comparer avec Iron Dome dont les intercepteurs coûtent 20/30.000$ pièce) puisque chaque fois qu’on les déclenche, cela équivaut - à bien des égards - à allumer une lampe avec une brève poussée d’électricité.

 

 

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25 juillet 2025 5 25 /07 /juillet /2025 18:21

M. Macron a encore menti et trahi ses promesses. En juin dernier, le Président avait posé des conditions, claires et indispensables, avant toute reconnaissance d'un État palestinien :

• la libération de tous les otages,

• la démilitarisation complète du Hamas,

• l’exclusion du Hamas de toute forme de gouvernance,

• une réforme en profondeur de l’Autorité palestinienne,

• la reconnaissance mutuelle entre Israël et la Palestine,

• et le respect du droit fondamental d’Israël à vivre en paix et en sécurité.

 

Hier, il vient d’annoncer la reconnaissance d'un état palestinien alors qu'aucune des conditions posées n'est pas réunie. Bien que, aucune des trois conditions généralement admises pour déclarer l’existence d’un état –un territoire, une population - sur lesquels l'État exerce sa souveraineté - et une puissance publique- (Convention de Montevideo, 19333) n’est remplie pour « l’état » dont M. Macron vient d’annoncer la reconnaissance.

 

Cela vaut la peine de lire : The Dream Palace of the Jews, Tablet 23.07.25. Le pourquoi du comment pour l’opposition de la majorité des israéliens à la création d’un « état » palestinien.

1. Texte anglais

On Oct. 6, 2023, Israeli society, fragmented and torn when it comes to just about any subject imaginable, was in full agreement on one thing: The best way to handle the threat posed by Hamas in Gaza was by pursuing a cautious policy that focused on economic incentives, involved international stakeholders, and revolved around the logic that the more prosperous Gaza grows, the harder it would be for Hamas to hold on to power.

The Israeli left, or whatever remained of it, celebrated this strategy as the embodiment of intelligent, progressive policymaking, the sort of stuff cheered on in Davos by the globalist smart set. The Israeli right, too, went along for the ride: Whatever his actions might’ve been after Oct. 7, before the massacre, there was no mistaking Prime Minister Benjamin Netanyahu’s dedication to the belief that Hamas could be contained by throwing a few more millions of dollars and a few more work permits into the pot.

Why would Netanyahu, who has since shown commendable resolve when it comes to forcefully addressing Israel’s key existential threats—Iran first and foremost—pursue such a policy? The answer is simple: because the entirety of Israel’s security forces told him to. In September of 2023, for example, according to reports in the Israeli press, a Mossad delegation left for Qatar and encouraged the government in Doha to continue and funnel funds to Gaza, despite acknowledging that some of the money may go to financing Hamas’ military efforts.

Even more alarming—and in direct contradiction to his statements after being asked to step aside in the aftermath of the massacre—Ronen Bar, director of the Shin Bet, argued fiercely in favor of continuing to pour cash and aid into Gaza. Each year, the head of Israel’s esteemed security service issues a document known as the “Directive,” understood to reflect the organization’s insights into Israel’s national priorities and threats. The 2023 “Directive,” released several months prior to the attack, found Bar waxing philosophical and asking a host of conceptual questions to showcase his worldview. Two in particular stood out: Does economic investment lead to stabilizing the region? And does economic stability undermine Hamas’ abilities in the long run?

There’s no real point analyzing intelligence failures or scouring the conduct of this or that high-ranking officer. The entire society was all in on the delusion.

Copied link

Bar answered both questions in the affirmative. Hamas, he argued in the report, wasn’t anything like a formidable foe, which is why military strikes, including targeted assassinations of Hamas bigwigs, were largely ineffectual. The only path to pursue, Bar went on, was more aid to Gaza.

According to the Israeli newspaper Yisrael Hayom, which reviewed unpublished official Shin Bet documents, Bar repeated the same line on Oct. 5, 2023, when he chaired a discussion dedicated to Israel’s conduct vis-à-vis Hamas. The way forward, he argued, was “delivering substantial humanitarian aid to Gaza as an act of goodwill,” including awarding 1,500 additional Israeli work permits to Gazan laborers and increasing the number of supplies and medicine Israel delivers to the Gaza Strip.

The position was so widely spread at the time that few bothered questioning it, which is why almost no one raised an eyebrow in the summer of 2023, when Israel and Egypt announced their decision to proceed with the Gaza Marine project, a small gas field about 22 miles from Gaza’s coast. The project was complicated—Hamas threatened to blow up the gas fields unless it received a cut of the deal—but, ultimately, most pundits promised, beneficial. Forcing Hamas to become a partner in a major regional development deal, Israeli security officials said at the time, was a solid long-term investment likely to lead to the group’s eventual decline. With Egypt as a partner, they continued, and with the strip growing more prosperous, Hamas will eventually disappear, either by evolving into a rational, responsible governing body or by ceding control to the Western-educated technocrats who knew all about complicated things like structuring multinational energy deals.

Meanwhile, a few miles to the south, in Gaza, Hamas had very different plans. We know all about them because of a considerable trove of documents and email exchanges captured by the IDF in the aftermath of the Oct. 7 attack, such as the document titled “Top Secret Maneuver” outlining the attack on Kibbutz Sa’ad and ordering “Combat Unit 1” to “contain the new Da’at school” while “Combat Unit 2” collects hostages and searches the Bnei Akiva youth center in order to murder and kidnap as many children and teenagers as possible. The attack, thankfully, was thwarted by the kibbutz’s volunteer security forces.

But you hardly needed access to Hamas’ clandestine files to understand what the organization had in mind. On Dec. 29, 2020, for example, the group’s leader, Ismail Haniyeh, publicly announced the launch of operation Strong Pillar, uniting Gaza’s terrorist factions in an effort to pursue their ultimate shared goal and destroy the Jewish State. Their first drill—shared publicly on the group’s social media channels—shows its commanders sitting in a bunker while their forces first launch a barrage of rockets and then raid mock Israeli army bases and civilian communities. The pictures bear an eerie resemblance to the ones Hamas broadcast to the world a few years later, this time killing and kidnapping real Israelis. This drill and others like it were reported in Israel in real time. They were promptly ignored.

Similarly underplayed was the so-called Salah al-Din Gate between Gaza and Egypt. Previously used to deliver humanitarian supplies to the strip, the crossing was reopened by Hamas in 2018. According to Al Jazeera, Hamas quickly drummed up brisk trade with Egypt to the tune of more than $45 million per month, of which the group kept about $12 million in taxes alone. The group, as The New York Times and others reported, had also siphoned off more than a billion dollars from the United Nations Relief and Works Agency, or UNRWA.

Both revenue streams were peak opportunities to examine the Israeli axiom that with enough foreign money and influence floating around, Hamas would either moderate itself or be edged out. Instead, the group seized the cash, as well as supplies donated by the international community, to build hundreds of underground terror tunnels—spanning more than 450 miles, Israeli officials now believe—with each tunnel costing an estimated $3 million.

And the sturdier its infrastructure grew, the cockier the group got: In 2022, Hamas’ terrorists posted a video of a drill in which they stormed a mock Israeli military base. Their dummy IDF base was built just under two miles from the Erez crossing, and it had an elevated observation box, just like its real-life Israeli counterpart a short distance away. This ghoulish training facility was hardly hidden; you could spot it simply by looking at online mapping services of the area. And on Sept. 10, 2023, Hamas took to Telegram to share photos of uniformed terrorists surveying Israeli military facilities around the border and then—riding the same Toyota trucks used in the massacre itself—conducting a training exercise involving raiding civilian buildings and shooting dummy targets inside. Less than a month later, they repeated the same exercise, only this time the targets were real.

Following the attack, many Israelis demanded an accounting of who knew what and when, and who failed to act and why. The demand is understandable. It’s also profoundly idiotic, for three main reasons.

First, Israel’s failure wasn’t due to one person or group of people or even an entire organization failing to notice something that ought to have been obvious. It was about the entire society, more or less, collectively building itself a glittering dream palace and then retreating into it to cheerfully assure each other that the smart thing to do—the only thing to do, really—was to lavishly deliver more aid, money, and international involvement to Gaza until normalcy, prosperity, and peace triumphed, as they must, over benighted zealotry. That’s one major reason Israelis were so shocked when the ghouls cut the fence and engaged precisely in the sort of barbaric, medieval violence they’ve been openly advocating for and advertising for years: That Saturday morning, thousands of men, women, and children were slaughtered, but Israel’s entire way of thinking about and being in the world was butchered too. There’s no real point analyzing intelligence failures, say, or scouring the conduct of this or that high-ranking officer any more than there’s reason to ask which of the folks waiting in line in Jonestown for a sip of the Kool-Aid was more culpable of facilitating the community’s mass suicide. The entire society was all in on the delusion.

Which leads us to the second important and inconvenient insight to recall: Far from opposing this disastrous approach, Netanyahu was, if not exactly its author, then certainly its godfather, making it not only his default but a central pillar of his regional approach.

This would’ve been grim enough if it hadn’t been for insight number three: In the nearly two years that have passed since Oct. 7, Netanyahu hasn’t offered any real or clearly expressed alternative to this disastrous delusion. The prime minister—credit must be given—managed much of the war admirably, significantly undermining Hamas’ capabilities, all but destroying Hezbollah and, most commendable, acting decisively and courageously to curb Iran’s nuclear capacity. But neither he nor anyone else in power has offered any clear indication that they understand the need to radically rethink Israel’s approach in the region. Read between the lines, and all you’ll spot are remnants of the same old bad ideas: international aid, financial investments, economic incentives, aspirations of normalcy.

It may seem unkind, maybe even cruel, to chide Israelis, who are groaning under the burden of an ongoing war they’ve been fighting with remarkable bravery and dedication, for being so blind when they ought to have been more sober. But it would be crueler yet to fail and point out the collective exercise at self-deception that got us here, or to put up with anyone still clinging on to the same ruinous ideas.

We can spend as much time as we’d like discussing the path forward in Gaza, debating the merits of President Trump’s proposal, say, or the military actions still needed to meet Israel’s numerous and complicated goals. What we may absolutely not do, under any circumstance, is to return to the Oct. 6 mindset, to believe that our enemies see the world in the same rational terms as us or that they value anything—the lives of their children, say, or the welfare of their citizens—more than they cherish the systemic annihilation of the Jews. Anyone still chattering about international involvement or humanitarian aid or economic development is simply advocating the eventual repetition of the same costly mistake—only next time, most likely, with a much higher body count.

Israel, then, shouldn’t worry too much about setting up committees of inquiry, as it had done after every major military disaster. The failure this time around wasn’t strategic; it was ontological. Oct. 7 is what happens when an entire society lies to itself for years, refusing to see the evidence staring it right in the face. To maintain their precious dream palace—gilded with billions of dollars from start-up exits, sprawling with top-notch restaurants and shops, and looking a lot more like Berlin or Boston or Milano than the dunes of the Levant, soaked with sweat and blood and religion—Israelis had to convince themselves that the monsters outside could be tamed by an offer of a dream palace of their own. For their wishful thinking, they paid the highest price. Those who indulged in the disastrous delusion that made all this possible may be forgiven; those who continue to champion it cannot be.(The dream palace of the Jews, Tablet -23.07.25).

 

2. Version française

Le 6 octobre 2023, la société israélienne, pourtant fragmentée et divisée sur à peu près tous les sujets imaginables, était unanime sur un point : la meilleure manière de gérer la menace que représente le Hamas à Gaza était d’adopter une politique prudente fondée sur des incitations économiques, impliquant des acteurs internationaux, et reposant sur l’idée que plus Gaza serait prospère, plus il serait difficile pour le Hamas de conserver le pouvoir.

La gauche israélienne, ou ce qu’il en restait, célébrait cette stratégie comme l’incarnation d’une politique intelligente et progressiste, du genre à être acclamée à Davos par l’élite globalisée. La droite israélienne, elle aussi, suivait le mouvement : quels qu’aient été ses actes après le 7 octobre, avant le massacre, le Premier ministre Benjamin Netanyahou ne laissait aucun doute sur sa conviction que le Hamas pouvait être contenu en injectant quelques millions de dollars supplémentaires et en octroyant un peu plus de permis de travail.

Pourquoi Netanyahou — qui a depuis fait preuve d’une détermination remarquable dans le traitement des menaces existentielles d’Israël, au premier rang desquelles l’Iran — aurait-il suivi une telle politique ? La réponse est simple : parce que l’ensemble des forces de sécurité israéliennes le lui ont recommandé. En septembre 2023, par exemple, selon des rapports parus dans la presse israélienne, une délégation du Mossad s’est rendue au Qatar pour encourager le gouvernement de Doha à continuer de transférer des fonds vers Gaza, tout en reconnaissant qu’une partie de cet argent pourrait servir à financer les activités militaires du Hamas.

Plus préoccupant encore — et en totale contradiction avec ses déclarations après avoir été sommé de se retirer à la suite du massacre —, Ronen Bar, directeur du Shin Bet, a défendu avec ferveur la poursuite des transferts d'argent et d’aides à Gaza. Chaque année, le chef du prestigieux service de sécurité intérieure israélien publie un document appelé « Directive », censé refléter les priorités et menaces nationales selon le service. La « Directive » 2023, publiée plusieurs mois avant l’attaque, montrait Bar adoptant une posture philosophique et posant toute une série de questions conceptuelles pour illustrer sa vision du monde. Deux questions se distinguaient particulièrement : les investissements économiques favorisent-ils la stabilisation de la région ? Et la stabilité économique affaiblit-elle durablement le Hamas ?

Il n’est guère utile d’analyser les échecs du renseignement ou de passer au crible le comportement de tel ou tel haut responsable. C’est toute la société qui était aveuglée par l’illusion.

Bar avait répondu oui à ces deux questions. Le Hamas, affirmait-il dans le rapport, n’était en rien un adversaire redoutable, ce qui rendait les frappes militaires, y compris les assassinats ciblés de hauts dirigeants, largement inefficaces. La seule voie à suivre, poursuivait-il, était d’augmenter l’aide à Gaza.

Selon le journal israélien Yisrael Hayom, qui a consulté des documents officiels inédits du Shin Bet, Bar a répété cette position le 5 octobre 2023, alors qu’il présidait une réunion consacrée à la politique d’Israël à l’égard du Hamas. Selon lui, la voie à suivre était « de fournir une aide humanitaire substantielle à Gaza comme acte de bonne volonté », ce qui incluait l’attribution de 1.500 permis de travail supplémentaires pour les travailleurs gazaouis et l’augmentation des livraisons de fournitures et de médicaments par Israël vers la bande de Gaza.

Cette position était si largement répandue à l’époque que peu de voix s’élevèrent pour la remettre en question, ce qui explique pourquoi presque personne ne sourcilla à l’été 2023 lorsque Israël et l’Égypte annoncèrent leur décision de poursuivre le projet Gaza Marine, un petit champ gazier situé à environ 35 km au large de Gaza. Le projet était complexe — le Hamas menaçait de faire exploser les installations gazières s’il n’obtenait pas sa part — mais, à terme, la plupart des experts prédisaient qu’il serait bénéfique. Forcer le Hamas à devenir partenaire d’un grand projet régional, affirmaient les responsables de la sécurité israélienne à l’époque, était un investissement stratégique susceptible de mener à l’affaiblissement du mouvement. Avec l’Égypte comme partenaire, poursuivaient-ils, et une bande de Gaza en voie de prospérité, le Hamas finirait par disparaître, soit en se transformant en une entité gouvernementale rationnelle et responsable, soit en cédant le pouvoir à des technocrates formés en Occident, experts en montage de projets énergétiques multinationaux.

Pendant ce temps, à quelques kilomètres au sud, à Gaza, le Hamas avait des plans très différents. Nous les connaissons grâce à une importante quantité de documents et d’échanges de courriels saisis par Tsahal après l’attaque du 7 octobre, comme le document intitulé « Manœuvre Top Secrète », qui détaillait l’attaque du kibboutz Sa’ad et ordonnait à « l’unité de combat 1 » de « sécuriser la nouvelle école » pendant que « l’unité de combat 2 » devait rassembler des otages et fouiller le centre jeunesse Bnei Akiva pour y tuer et kidnapper un maximum d’enfants et d’adolescents. L’attaque, heureusement, a été déjouée par les forces de sécurité bénévoles du kibboutz.

Mais il n’était même pas nécessaire d’avoir accès aux dossiers secrets du Hamas pour comprendre ses intentions. Le 29 décembre 2020, par exemple, le chef du mouvement, Ismaïl Haniyeh, annonçait publiquement le lancement de l’opération « Pilier solide », unissant les factions terroristes de Gaza pour poursuivre leur objectif commun ultime : détruire l’État d’Israël. Leur première manœuvre — diffusée publiquement sur leurs réseaux sociaux — montrait leurs commandants dans un bunker tandis que leurs forces lançaient d’abord une salve de roquettes, puis attaquaient des bases militaires et des communautés civiles israéliennes reconstituées. Les images rappellent étrangement celles que le Hamas a diffusées au monde entier quelques années plus tard — cette fois en tuant et en enlevant de vrais Israéliens. Cet exercice, comme d’autres du même genre, avait été rapporté en Israël en temps réel. Il fut aussitôt ignoré.

De la même manière, le point de passage Salah al-Din entre Gaza et l’Égypte a été largement sous-estimé. Utilisé auparavant pour acheminer l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, ce passage a été rouvert par le Hamas en 2018. Selon Al Jazeera, le Hamas a rapidement établi un commerce florissant avec l’Égypte, atteignant plus de 45 millions de dollars par mois, dont environ 12 millions ont été prélevés par le groupe sous forme de taxes. Le groupe, comme l’ont rapporté The New York Times et d’autres sources, avait également détourné plus d’un milliard de dollars de l’UNRWA (l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine).

Ces deux sources de revenus étaient des occasions idéales de tester l’axiome israélien selon lequel avec suffisamment d’argent étranger et d’influence internationale, le Hamas finirait par se modérer ou être marginalisé. Au lieu de cela, le groupe a utilisé cet argent – ainsi que les fournitures données par la communauté internationale – pour construire des centaines de tunnels terroristes souterrains, que les responsables israéliens estiment aujourd’hui s’étendre sur plus de 700 kilomètres, chaque tunnel coûtant environ 3 millions de dollars.

Et plus son infrastructure se renforçait, plus le groupe devenait arrogant : en 2022, les terroristes du Hamas ont publié une vidéo d’un exercice où ils simulaient un assaut sur une base militaire israélienne fictive. Cette fausse base de Tsahal avait été construite à moins de trois kilomètres du poste frontière d’Erez et comportait une tour d’observation surélevée, identique à celle de la véritable base israélienne située à proximité. Ce macabre centre d’entraînement n’était nullement dissimulé : on pouvait le voir simplement en consultant les cartes en ligne de la région. Le 10 septembre 2023, le Hamas a publié sur Telegram des photos de terroristes en uniforme observant les installations militaires israéliennes à la frontière, puis – à bord des mêmes pick-ups Toyota utilisés lors du massacre – effectuant un exercice de raid sur des bâtiments civils, où ils tiraient sur des cibles factices. Moins d’un mois plus tard, ils ont répété l’exercice, sauf que cette fois, les cibles étaient bien réelles.

Après l’attaque, de nombreux Israéliens ont exigé que l’on établisse qui savait quoi et à quel moment, et qui a failli à agir et pourquoi. Une demande compréhensible. Mais aussi profondément absurde, pour trois raisons principales.

Premièrement, l’échec d’Israël ne tient pas à une personne, à un groupe ou même à une institution entière ayant manqué des signes pourtant évidents. Il s’agit de toute une société qui s’est, en quelque sorte, construite un palais de rêve étincelant, s’y est réfugiée, et s’est convaincue avec enthousiasme que la chose intelligente à faire – la seule chose à faire, en réalité – était de continuer à livrer toujours plus d’aide, d’argent et d’implication internationale à Gaza jusqu’à ce que la normalité, la prospérité et la paix finissent par triompher, comme elles le doivent, de l’obscurantisme fanatique. C’est en grande partie pour cela que les Israéliens ont été si abasourdis lorsque ces monstres ont coupé les grillages et ont déchaîné exactement le type de violence barbare et médiévale qu’ils prônaient et annonçaient ouvertement depuis des années : ce samedi matin-là, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont été massacrés – mais c’est aussi tout un mode de pensée israélien, toute une manière d’être au monde, qui a été éventrée. Il ne sert donc à rien d’analyser les échecs du renseignement ou de scruter la conduite de tel ou tel haut gradé, pas plus qu’il n’aurait été pertinent, à Jonestown, de se demander lequel des adeptes dans la file pour boire le Kool-Aid était le plus responsable du suicide collectif. Toute la société partageait la même illusion.

Ce qui nous amène à la deuxième leçon, aussi importante que dérangeante : loin de s’opposer à cette approche désastreuse, Netanyahou en a été, sinon l’auteur, du moins le parrain, ce qui en fait non seulement son réflexe par défaut, mais aussi un pilier central de sa doctrine régionale.

Cela aurait déjà été assez sombre en soi, s’il n’y avait pas une troisième constatation : dans les près de deux années qui ont suivi le 7 octobre, Netanyahou n’a proposé aucune véritable alternative ou vision claire pour remplacer cette illusion catastrophique. Le Premier ministre – à qui il faut rendre crédit – a conduit une grande partie de la guerre avec efficacité, affaiblissant considérablement les capacités du Hamas, détruisant presque totalement le Hezbollah, et surtout, agissant avec courage et détermination pour freiner le programme nucléaire iranien. Mais ni lui, ni quiconque au pouvoir, n’a exprimé de manière claire qu’un changement radical d’approche s’imposait pour Israël dans la région. Entre les lignes, on ne perçoit que les vestiges des mêmes mauvaises idées : aide internationale, investissements financiers, incitations économiques, espoirs de normalisation.

Cela peut paraître dur, voire cruel, de blâmer les Israéliens – qui portent le fardeau d’une guerre en cours, menée avec un courage et une abnégation remarquables – pour leur aveuglement passé, là où la lucidité aurait été nécessaire. Mais il serait encore plus cruel de ne pas pointer l’auto-illusion collective qui nous a menés là, ou de tolérer que certains continuent de défendre ces mêmes idées ruineuses.

On peut passer autant de temps qu’on le souhaite à débattre de l’avenir de Gaza, à discuter des mérites du plan de Donald Trump, par exemple, ou des opérations militaires encore nécessaires pour atteindre les objectifs complexes et multiples d’Israël. Ce que nous ne pouvons absolument pas faire, en revanche, en aucune circonstance, c’est revenir à l’état d’esprit du 6 octobre : croire que nos ennemis perçoivent le monde selon des critères rationnels comparables aux nôtres, ou qu’ils accordent de la valeur – à la vie de leurs enfants, par exemple, ou au bien-être de leur population – plus qu’à leur objectif suprême d’anéantissement systématique des Juifs. Quiconque parle encore d’aide humanitaire, d’implication internationale ou de développement économique ne fait que défendre la répétition du même désastre – mais avec, cette fois, probablement un bilan humain encore plus lourd.

Israël, donc, ne devrait pas trop se soucier de créer de nouvelles commissions d’enquête, comme cela a été fait après chaque grande défaite militaire. L’échec, cette fois, n’était pas stratégique, mais ontologique. Le 7 octobre est ce qui arrive lorsqu’une société entière se ment à elle-même pendant des années, refusant de voir les preuves en face. Pour préserver leur palais de rêve – doré à coups de milliards issus des startups, paré de restaurants et de boutiques haut de gamme, ressemblant davantage à Berlin, Boston ou Milan qu’aux dunes du Levant trempées de sang, de sueur et de religion – les Israéliens ont dû se convaincre que les monstres au-dehors pouvaient être amadoués avec l’offre d’un palais de rêve à eux aussi. Ce vœu pieux leur a coûté le prix le plus élevé. Ceux qui se sont laissé prendre à l’illusion désastreuse qui a rendu tout cela possible peuvent être pardonnés. Mais ceux qui continuent à la défendre ne méritent pas de l’être.

 

 

 

 

 

 


 

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11 juillet 2025 5 11 /07 /juillet /2025 20:16

« Nous n’avons pas fait le voyage de 3.500 ans d’histoire juive -surmonter les plus grandes difficultés auxquelles toute personne a été confrontée, revenir dans notre patrie ancestrale, construire notre état- pour la faire démolir par ces ayatollahs fous. Nous avons décidé d’agir. Nous avons agi. Nous avons agi avec le courage de notre peuple » B. Netanyahou, Capitol-Washington, 08.07.25.

 

Notre Président …Il ne cesse de vouloir occuper la scène mondiale avec des annonces de plus en plus détachées du réel. Réel qu’il semble nier car il ne correspond pas à ce qu’il voudrait qu’il soit. Dernièrement, après une balade dans une voiture avec deux chevaux allant de/vers le Palais Buckingham de Londres avec le Roi de l’Angleterre, il a tenu des propos vraiment curieux à une assistance médusée. Tout d’abord, disait-il, il faut imposer un cessez-le-feu à Gaza « sans conditions » En clair, laisser le Hamas prospérer et … on oublie les otages. Ensuite il a proposé de mutualiser les forces nucléaires française et anglaise pour qu’elles servent de dissuasion à l’Europe. Sans doute pour faire face aux 6.000 têtes nucléaires dont dispose la Russie.

Et dire que nous aurons à le supporter pendant encore deux bonnes années ! Comment peut-il imaginer qu’après avoir vu ce qu’il a fait (ou laissé faire) pendant les huit années de ses mandats le bas peuple pourrait lui faire encore confiance ? Regardons deux ou trois de ses fameuses promesses, en survolant ce qui s’est passé depuis 2017 à ce jour.

On le sait, nous vivons à crédit. Mais en 2016, pendant la campagne pour l’élection présidentielle, le candidat Macron nous a promis de réduire significativement la dette du pays. Huit ans après notre dette s’est « enrichie » d’env. 1.000 milliards € pour représenter (en 2024) env. 113% du PIB.

La dette publique par rapport au PIB en Autriche a atteint en moyenne 71,16 % du PIB entre 1988 et 2024, atteignant un niveau record de 85,60 % du PIB en 2015 et un niveau historiquement bas de 56,10 % du PIB en 1990. France : à la fin du deuxième trimestre 2025, la dette publique s'établit à 3.345,3 milliards d'euros, soit 113.5 % du PIB (INSEE). Selon le baromètre Elabe du 3 octobre 2024, 82 % des Français jugent urgent de réduire la dette publique en France.

Il est instructif de regarder l’évolution de la dette publique dans quelques pays d’Europe. Du Covid à 2024 la dette de l’Italie (la plus grande de l’Europe) s’est réduite de 15,6% du PIB tandis que la française ne s’est réduite que de 4,3%. De plus, les pays étudiés affichent une réduction en perspective, alors que seule la France affiche une augmentation à venir, en attendant 2025 ou 2026 quand elle sera 115% du PIB. Ce qui se passe actuellement c’est que le PIB augmente moins vite que le coût de la dette. La croissance du PIB (0,8%/l’an pendant des années) est pénalisée par une augmentation de la population ne contribuant pas, en proportion, au PIB. En clair, les deux à quatre millions (selon les auteurs) d’immigrés admis depuis 2017 sont une des causes majeures de la situation économique de la France d’aujourd’hui. M. Macron nous avait promis une réduction de la dette, c’est l’inverse qui s’est passé.

On sait qu’une des composantes de l’économie du pays qui pénalise la France est constituée par les dépenses sociales. La France dépense 32/34% de son PIB en actions sociales quand la moyenne de l’Europe est de 22% du PIB.

Qui se souvient encore que M. Macron a promis en 2016 une réduction du nombre d’associations budgétivores dont les actions n’apportaient rien à la nation, si ce n’est à elles-mêmes et à leurs membres. Huit ans après, le % du PIB affecté aux actions sociales reste le même et une courbe de tendance (voir graphique) nous laisse croire que rien ne va changer pendant les années à venir. Ce n’est pas tout… J’ai tracé sur le même graphique les dépenses supposées pour la défense du pays selon la Loi pluriannuelle valide jusqu’en 2030. De 50 milliards € en 2025, notre Président a promis de dépenser 20 milliards de plus dans 5 ans. Il l’a même assuré aux partenaires lors dernière réunion de l’OTAN. Vous savez, par ailleurs, que le gouvernement essaye de trouver 40 milliards € d’économies pour ne pas dépasser le seuil de 6% de déficit du budget de cette année. Mettez les trois aspects ensemble et vous comprendrez que M. Macron raconte n’importe quoi, pas seulement au pays, mais aussi au monde entier.

M. Macron nous avait promis une réduction significative du déficit budgétaire c’est l’inverse qui s’est passé. Regardez l’évolution de la dette publique et sa tendance depuis 2017 à 2024  entre la France et son partenaire essentiel, l’Allemagne :

Et puis, depuis 2026 on nous vante les mérites de la réindustrialisation du pays. Regardez le solde de la balance commerciale depuis que M. Macron veille aux intérêts de la France :

pour voir qu’il a doublé et que la perspective actuelle ne laisse pas croire à un rétablissement. Mais il y a pire.

Augmenter la population avec des personnes peu productives (ou ne contribuant pas, en proportion, au PIB) conduit - on le sait - à la stagnation du PIB/habitant au mieux ou à sa décroissance, au pire. De plus, le nombre d’heures travaillées par habitant annuellement – vu un régime inconnu dans d’autres pays équivalents au notre, joue aussi un rôle important :

France heures travaillés/habitant = 631, Allemagne 724,

PIB/habitant                  39,4k€          50,8 k€             

PIB/heure travaillée        33,4 €           52,9 €

 

Quand vous entendez M. Macron nous raconter que le chômage s’est réduit et que l’on a créé 2 millions d’emplois, mettez cela en perspective avec les chiffres précédents pour comprendre que non seulement on nous ment mais qu’on nous prend pour des imbéciles ne sachant pas calculer.      M. Macron nous avait promis la réindustrialisation du pays et, partant, la réduction massive du solde négatif de la balance commerciale, c’est l’inverse qui s’est passé

 

Je pourrais continuer, pour parler de la destruction de l’enseignement (on se gargarise avec le taux de 91,8% des jeunes ayant eu le bac sans dire que le système de notation a changé, que l’orthographe n’est plus prise en compte et que seules les impressions des examinateurs comptent) ou de celle du système de santé autrefois un des meilleurs du monde. Mais je m’arrête là. Il m’est plus que pénible d’avoir à décrire le déclin du pays et sur ce que les gouvernants de la France ont démoli avec enthousiasme. Mais que M. Macron ne sache pas tout cela, cela me semble impossible.

ooooo

               

Je reviens sur ce que B. Netanyahou a pu dire au Capitol. Il a aussi ajouté : « Si nous n’agissions pas, en un an l’Iran aurait eu une bombe nucléaire. Et le temps pressait », a déclaré le premier ministre. Le régime iranien a également prévu de construire des dizaines de milliers de missiles visant l’État juif, l’équivalent de deux bombes atomiques. Si vous agissez, vous devrez peut-être agir à nouveau. Mais si vous n’agissez pas, vous mourrez »,

 

Nous assistons, depuis deux semaines à des tentatives évidentes de la part de ceux qu’interrogeaient sur l’existence du programme nucléaire iranien (pour justifier l’opposition à tout essai de destruction) d’amoindrir ce qui a été une prestation militaire unique dans les annales mondiales. Car exécutée par Israël et appuyée par la Grand Satan. C’est l’internationalisme en action : Stade de l'agonie historique et de la stérilité spirituelle, l’internationalisme dissimule les ombres crépusculaires de la culture.  (E. Cioran, Apologie de la Barbarie).

Et les experts et les pronostiqueurs divers et variés assuraient, pendant les premiers jours de du combat ouvert entre Israël et l’Iran, avec une confiance remarquable, que le Moyen-Orient était au bord d’une guerre régionale totale. Des discussions sur CNN aux messages sur X, des pages d’Instagram aux interminables points de presse politiques, le récit semblait gravé dans le marbre : il y aurait une réaction en chaîne : les monarchies arabes sunnites entraînées, le Hezbollah lancé depuis le Nord, les Houthis depuis le Sud, la Syrie s’embrasant à nouveau. Le détroit d’Hormuz serait fermé. Le pétrole exploserait. Et Téhéran déclencherait des vagues de vengeance asymétrique à travers son réseau de proxies allant de Beyrouth à Sanaa. Certains ont prédit une guerre qui durerait des mois. D’autres parlaient en termes d’années. Résultat ? 12 jours après, un cessez-le-feu pour ne pas faire tomber le régime des mollahs.

Alors disons-le clairement : ce que MM. Netanyahou et Trump ont accompli durant les 12 jours de guerre contre l’Iran n’était pas un miracle. C’était du leadership. C’était de la clarté. C’était Churchillien – pas dans la théâtralité mais en sachant quand agir et quand ne pas le faire. Et ce faisant, ils ont donné tort aux prédictions. Pas de guerre de masse. Pas de soulèvement de la rue arabe. Pas d’effondrement pétrolier. Pourtant, dans les cercles politiques, les appels à la « désescalade » dominaient… Le ministre français des Affaires étrangères a même fait remarquer qu’Israël doit faire preuve de « retenue face à l’agression » (soi-disant les 600 missiles et 1000 drones venant d’Iran), une phrase si absurde qu’elle s’effondre sous sa propre logique. Imaginez conseiller à la Grande-Bretagne de désescalader pendant une attaque à la roquette V-2 en 1944.

Israël donne l’exemple d’une résilience que peu de pays au monde peuvent montrer : deux années de guerre mais le PIB augmente de 3,3% en 2025 et l’on prévoit 4,6% pour 2026. Vous souvenez-vous que M. Macron a annoncé que la France allait mettre 100 millions d’euros pour l’IA ? Israël vient d’annoncer un nouvel investissement de 200 millions de $ dans un « quantum fond » commun avec les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite et l’UAE (Globes, 02.07.25). Et NVIDIA dont la capitalisation vient de dépasser 4.000 milliards de $ va renforcer sa présence en Israël en achetant un terrain de 10.000 ha pour quelques milliards de $ (TOI, 08.07.25). La haute technologie israélienne rebondit, lève 9,3 Milliards $ au premier semestre de 2025. Malgré la guerre multi-fronts, les menaces de missiles de l’Iran et du Yémen et les perturbations des vols aériens, la haute technologie israélienne connaît une forte reprise. Et Tel Aviv se classe au 4e rang mondial des startups, gagnant une place par rapport à l’année dernière dans le Global Startup Ecosystem Report (GSER) de 2025.

Quant à notre Président et ses obsessions anti-israéliennes, laissons-le pérorer, personne ne le prend plus au sérieux. En revanche, vouloir mutualiser la force de frappe française cela fera sortir le Général de sa tombe. Je l’espère.

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30 juin 2025 1 30 /06 /juin /2025 07:15

La guerre de 12 jours (deux fois plus qu’en 1967) a été arrêtée par le cessez-le-feu qu’a imposé M. Trump. Qui, d’évidence, favorise l’Iran (on se demande pourquoi; encore que ... H. Kissinger /R. Nixon ont arrêté Sharon et IDF à 100km du Caire - 1973). Cette nouvelle guerre rappelle des blessures jamais cicatrisées. Ce qui me remémore les mots de David Grossman « Tragiquement, Israël n'a pas réussi à guérir l'âme juive de sa blessure fondamentale. La sensation amère de ne pas se sentir chez soi dans le monde.  (AF, TOI, 07.10.24)

Mais ce qui s’est passé depuis le 13 juin mérite que l’on le regarde de plus près.

 

Avant toutes choses il me semble qu’il faudrait Redde Caesari quae sunt Caesaris : « Il n’y a pas deux dirigeants dans le monde occidental qui soient plus universellement détestés et méprisés par les grands et les bien-pensants, que Donald Trump et Bibi Netanyahu. Le premier ministre israélien est le seul leader, vraiment, à avoir pu repousser l’axe de la « résistance » de manière très sérieuse. Et Trump lui a accordé un soutien critique » Walter Russel Mead, WSJ 29.06.25.

 

Certes, nous serons tous plus intelligents when the dust settles. Jusque-là, souvenons-nous de deux ou trois choses d’une certaine importance. N’oublions pas, surtout, que toute tragédie (classique) suppose l’unité de lieu, de temps et de l’action.

 

Pour ce qui est du lieu : tout se passe dans le Proche Orient, aujourd’hui (depuis hier…) entre un petit pays de 22.500 km2 et 10 millions d’habitants et un autre, grand de 1.642 millions de km2 et de 90 millions d’habitants. Les PIB/habitant constituent, cependant, un facteur de divergence majeur : celui du petit pays est 15 fois supérieur à celui du grand. Bien que disposant d’une histoire plusieurs fois millénaire, bien que naguère ils entretenaient des relations plus que cordiales dont les racines se trouvaient dans les premiers siècles de l’histoire du monde, les voilà antagonistes, l’un ayant inscrit sur le frontispice de sa constitution l’ardente obligation de détruire l’autre. Ce n’est pas par hasard.

 

L’un, c’est la République Islamique de l’Iran, dont le régime s'est établi par un coup d’état avec l’aide de la France (contente de pouvoir faire quelque chose dans un pays où l’influence anglaise et puis américaine prévalait) et de son intelligentsia (de gauche, naturellement) qui est allée jusqu’à considérer le chef usurpateur comme « un vrai saint » (Michel Foucault, « la joute entre le roi et le saint » Nouvel Obs, 16.10.78). Le saint avait réussi de convaincre ses suiveurs de l’absolue nécessité de détruire, d’abord, Israël et, ensuite l’Amérique.

 

Depuis 46 ans, les Ayatollahs de l’Iran fondent la légitimité de leur régime sur les appels à détruire Israël et à chasser les États-Unis du Moyen-Orient. Le temps paraît long (à l’échelle des évènements relatés par les chaînes d’information en continu) mais il ne l’est pas dans la référence au temps d’une religion qui, de plus, vise la conquête du monde.

 

D’abord Israël. Pourquoi Israël ? Loin de l’explication qui prévaut depuis des années pour les bien-pensants du monde entier. Qui, brièvement, se référant au fait que ce pays aurait occupé plus de terre que celle qui lui avait été accordée par la communauté des nations il y a presque 100 ans, demande qu’il la cède, au départ, et ensuite qu’il l’évacue en totalité (du fleuve à la mer). Loin, car en réalité ce dont il s’agit est l’existence d’un système de valeurs (égalité femme-homme, liberté de penser et d’expression, droit à la propriété, etc., - autant d’inspirations pour 1789 ou pour les pères fondateurs des Etats-Unis) qui contrevient absolument à celui que « le saint » a voulu imposer à son pays et souhaitait faire de même pour tout le Proche Orient et, in fine, le monde. Je fais court, promoteur de la première grande division de l’Islam (chiite) qui gouverne religieusement 10% de tous les croyants (les sunnites 90% si on laisse de côté deux ou trois autres sectes) le saint et son successeur considèrent qu’Israël et son système de valeurs, par son exemple et sa réussite, est un ferment révolutionnaire pour la domination du « vrai » islam sur le Proche Orient et, partant, pour la conquête du monde. Ce en quoi il n’avait pas tort, il suffit de voir l’évolution des régimes islamiques dans plusieurs pays arabes du Proche Orient. En clair, il ne s’agit pas d’un conflit territorial mais d’un danger existentiel pour le monde musulman. Que faire d’autre qu’essayer de le détruire ? Quant aux Etats-Unis, les origines directes du conflit remontent à la révolution de 1979 qui a remplacé la monarchie alliée aux États-Unis par une théocratie anti-américaine. Depuis lors, la République islamique d’Iran a juré de mettre fin à l’impérialisme américain après avoir éradiqué Israël.

 

Fast forward. Pour éradiquer Israël (aucun membre de l’ONU n’a trouvé utile/nécessaire, jusqu’ici, de proposer l’exclusion de l’Iran car sa Charte interdit absolument une telle velléité) l’Iran a dépensé, dit-on, plus de 2.000 milliards de $ pour (a) créer un glacis (Hamas, Hezbollah, Houthis, Syrie) devenu « cercle de feu » autour d’Israël et (b) un programme nucléaire lui permettant d’avoir l’arme ultime lui assurant un maximum de dissuasion et une capacité d’influence. Étant entendu qu’à toute tentative d’Israël de résister ou d’attaque de l’Iran le « cercle de feu » entrerait en action et le détruirait, l’Iran se trouvant à l’abri de ses capacités nucléaires. Cela a pris du temps mais les planètes s’arrangeaient de plus en plus intimement et des tentatives multiples (autant d’essais, comme les guerres au Liban, celles avec le Hamas à Gaza, etc.,) montraient le progrès de la capacité des proxis. Une erreur d’appréciation, un grain de sable (7 octobre 2023) a remis en question la construction patiente, logique, de l’Iran visant la destruction d’Israël. Déjouant les pronostics de l’Iran, Israël a détruit (ou significativement réduit) les capacités militaires du Hamas, du Hezbollah et des Houthis. Le paysage sécuritaire israélien a considérablement changé au cours des 20 derniers mois. Avant le 7 octobre, il faisait face à des menaces sur plusieurs fronts : le Hamas à Gaza, le vaste stock de missiles du Hezbollah au Liban, le potentiel de troubles en Cisjordanie et l’utilisation par l’Iran de la Syrie comme couloir terrestre. Aujourd’hui, le Hamas est l’ombre de lui-même, le Hezbollah a été mis en retrait après avoir perdu plus de la moitié des munitions dont il disposait et un tiers (ou plus) de ses combattants, le régime d’Assad en Syrie a été remplacé par un adversaire de l’Iran. En conclusion de quoi… Israël et les États-Unis viennent de mener une campagne militaire à l’intérieur de l’Iran dans le but déclaré de détruire sa capacité nucléaire — bien que l’effondrement du régime, qui n’était pas un objectif déclaré, serait un résultat bienvenu pour les deux. L’infrastructure militaire et nucléaire de l’Iran a été gravement endommagée par des frappes aériennes sans égal pour leur précision compte tenu de la qualité et des opérations de renseignement israéliennes. Quant au programme nucléaire iranien, le Chef d’état-major de l’armée israéliennes vient de déclarer « Selon les évaluations de la haute direction du renseignement de Tsahal et de nos experts nucléaires, l’attaque contre le programme nucléaire n’était pas seulement une attaque ponctuelle, mais un coup systémique. Nous avons détruit les principales installations, usines, industries et centres de connaissances. Le succès accumulé nous permet de dire que le projet nucléaire iranien a subi un coup sévère, large et profond et a été retardé de plusieurs années. Eyal Zamir, 25.06.25

 

Une évaluation professionnelle (R. Kemp, ancien commandant des troupes anglaises en Afghanistan) « La guerre de 12 jours d’Israël contre l’Iran pourrait avoir surpassé la guerre des Six Jours (1967). Ce que les États-Unis et Israël ont déjà fait en Iran est ce que nous avons fait de mieux dans nos interventions militaires post-guerre froide. https://www.youtube.com/watch?v=1NzJUI-sTx4. L’Iran semble avoir perdu ses installations d’enrichissement et d’armement nucléaires, ses principaux commandants militaires et scientifiques spécialistes nucléaires, ainsi qu’une grande partie de sa capacité de production et de lancement de missiles. S’il y a quelqu’un dans le monde qui sait de quoi il parle, en la matière… c’est bien David Albright (Institute for Sciences and International Studies) « L’opération historique Rising Lion d’Israël et l’opération Midnight Hammer des États-Unis ont ciblé de nombreux sites nucléaires iraniens, causant des dommages massifs à son programme nucléaire et le faisant reculer de manière significative. Après 12 jours d’opérations militaires, une étude des dommages qui en résultent est appropriée. L’Institut a obtenu des images satellites commerciales à haute résolution des principaux sites nucléaires, y compris le complexe nucléaire de Natanz, site de Fordow, le complexe nucléaire d’Esfahan (Ispahan), Lavisan 2 (également connu sous le site de Mojdeh, ancien emplacement du siège du SPND et d’autres installations), le nouveau siège de SPND, le site de fabrication de centrifugeuses Karaj à TABA/TESA, l’usine de production d’eau lourde et de réacteur à eau lourde (D20) IR-40 Arak, et Sanjarian (un ancien site d’AMAD qui avait récemment montré des signes de réactivation). L’imagerie montre différents niveaux de dommages et/ou de destruction sur chaque site. Cette analyse est enrichie par des rapports de l’Agence internationale de l’énergie atomique et de l’IDF, ainsi que par des informations dans les archives de l’Institut sur l’Iran.

Les attaques peuvent être divisées en deux catégories de base, celles contre la capacité de l’Iran à fabriquer de l’uranium (ou du plutonium) de qualité militaire et celles visant à fabriquer l’arme nucléaire elle-même en utilisant de l’uranium de qualité militaire.

Dans l’ensemble, les attaques d’Israël et des États-Unis ont effectivement détruit le programme iranien d’enrichissement par centrifugation. Il faudra beaucoup de temps avant que l’Iran atteigne la capacité qu’il avait avant l’attaque. Cela dit, il y a des résidus tels que les stocks d’uranium enrichi à 60 pour cent, 20 pour cent et 3 à 5 pour cent et les centrifugeuses fabriquées mais pas encore installées à Natanz ou Fordow. Ces pièces non détruites constituent une menace car elles peuvent être utilisées à l’avenir pour produire de l’Uranium enrichi à 90%»

 

Certes, ce n’a pas été comme une lettre à la poste. Iran a riposté en envoyant ses missiles (4/6 tonnes l’unité, dont 500kg de charge explosive) uniquement vers des cibles civiles (villes et villages) et Israël a perdu 29 des siens. Chacun est un monde pour ce petit pays. Mais compte tenu de l’ampleur et de la portée de cette guerre, il paraissait impossible que ce ne soit pas bien pire (des prévisions de l’armée, dit-on, allaient jusqu’à 4.000 morts). Le système anti-missiles d’Israël (trois couches, Dom de Fer, La fronde de David et Arrow2/3) a été parfait pour les drones (un seul est entré en Israël sur les plus de mille envoyés) mais n’a arrêté les missiles qu’à env. 88%. Il est, cependant unique dans le monde.

Mais, il semblerait qu’Israël a détruit plus de la moitié des missiles balistiques à longue distance, plus de 60% des lanceurs et toutes (ou presque) les usines (métaux, chimie, etc.,) pouvant en fabriquer.

 

Ce qui a fait dire à R. Grossi (patron de l’IAEA) : « Différence entre la nuit et le jour » entre les capacités nucléaires de l’Iran avant et après les frappes israéliennes et américaines. Il est clair qu’il y a un Iran — avant le 13 juin, l’Iran nucléaire — et un maintenant. Je pense que le programme nucléaire iranien a été considérablement retardé », (Fox News).

 

Israël émerge clairement vainqueur. Il a décimé l’infrastructure nucléaire de l’Iran, paralysé ses capacités de production de missiles balistiques et atteint une supériorité aérienne complète sur l’Iran, qui se trouve à 2.000 kilomètres. Pas de troupes au sol. Pas d’invasion terrestre. Juste une précision aérienne stratégique pure. Il a éliminé des cibles clés du régime, frappé profondément au cœur de l’Iran, même à sa frontière orientale à 2.500 km de Tel Aviv !), démantelé des infrastructures militaires vitales, et éliminé des centaines de leurs éléments de la police secrète Bassidji et des milliers de leurs soldats IRGC. Beaucoup de leurs scientifiques nucléaires chevronnés. Éliminés. La capacité de l’Iran à menacer directement Israël a été réduite d’années en années. La veille d’un cessez-le-feu imposé par les Etats-Unis, ces derniers sont arrivés pour aider Israël : des bombes hors calibre sur Fordow et Natanz et des missiles de croisière sur le site d’Ispahan. D.J. Trump est allé contre les prévisions de certains de ses aides qui prévoyaient « presque certainement » des milliers de morts américains (Tucker Carlson) et/ou "déclencher la Troisième Guerre mondiale" ». 12 jours d’action israélienne ont fait que l’Iran a fortement signalé qu’il veut arrêter le combat. Avec son économie affaiblie, ses chefs militaires, le Hezbollah et le Hamas, décimés, et avec le Moyen-Orient qui s’oriente vers une certaine modernisation -des rapports divers indiquent qu’Israël et la Syrie sont en contact quotidien, cette dernière envisageant ouvertement d’adhérer aux accords Abraham- l’Iran est dans une position précaire. En revanche, la bourse américaine a dépassé le niveau d’avant sa chute à cause de l’annonce par DJT de sa décision concernant les droits de douane.

Des investissements massifs seront nécessaires à l’Iran pour reconstruire ses installations, telles que Fordow, à un moment où son économie peut difficilement se permettre de telles dépenses. Pour aggraver les choses, l’opération israélienne Rising Lion a tué au moins 14 scientifiques nucléaires iraniens et plusieurs membres clés de la direction militaire du pays. L’idée que l’Iran sera capable de reconstruire facilement son infrastructure et de retrouver sa force d’antan est fantaisiste.

 

Allez, in cauda venenum, Netanyahu (en hébreu natan=donne, yahu vient de Yahve, disons « donné de Dieu ») peut être méprisé internationalement par beaucoup de gens de droite et de gauche, mais c’est son leadership et la détermination de l’IDF et du Mossad qui a rendu le monde plus tranquille, à l’écart d’un régime qui non seulement brutalise ses propres citoyens, mais répand le chaos et la destruction dans toute la région et le monde.

 

Bon. Israël devrait pouvoir respirer un peu, non ? Non, car le Hamas détient toujours 49 otages (pas plus de 19 vivants, probablement) et parce que tous ceux qui sont contre Israël n’arrêtent pas de lui demander un « cessez-le-feu » avec le Hamas. En oubliant de réclamer, avant toute chose, la libération des otages. Et sans se soucier du sort des gazaouis qui resteraient sous le joug du Hamas. Parmi ceux-là, notre Président est la voix la plus forte car n’ayant plus grande chose à faire en France il consacre une bonne partie de son tempos (comme la LFI, J-L. Mélenchon et son égérie R. Hassan) à vilipender Israël. En prétextant qu’il y aurait « famine à Gaza ». Mais pas seulement : les antisémites habituels (Espagne, Irlande, Belgique, Slovénie) n'arrêtent pas non plus.

Selon le COGAT, on aurait fourni à la population de Gaza 1.820.000 tonnes de produits depuis le 7 octobre 2023 dont 1.240.000 de produits alimentaires. Et voilà une statistique (décès déclarés) méritant la réflexion :

 

 

Si vous rencontrez M. Macron donnez-la lui, peut-être elle le fera réfléchir ; encore que pour montrer combien la France a aidé Israël, écoutons son ministre des Armées : « La France a intercepté moins d’une dizaine de drones tirés par l’Iran sur Israël pendant le conflit entre les deux pays, a déclaré le ministre des Armées Sébastien Lecornu. » (Ouest France, 26.06.25). Sur les plus de 1.000 drones et plus de 600 missiles balistiques tirés par l’Iran la contribution de notre pays a été essentielle. Le ridicule ne tue plus.

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22 juin 2025 7 22 /06 /juin /2025 12:21

 

10 jours déjà. Avec une sorte de naïveté puérile, les grands de ce monde appellent à la fin de la guerre entre Israël et l'Iran, en espèrent l’obtenir par la diplomatie, mais en contournant Israël. A Genève (et ailleurs) on discute … de quoi ? Pense-t-on convaincre une théocratie de renoncer à sa raison d’être (faire disparaître Israël) depuis 46 ans ? Quelle galéjade ! Mais « le Grand Satan » ayant décidé de se joindre à ce qu’Israël fait depuis dix jours, cela change pas mal le schmilblick...

 

Tout d’abord, souvenons-nous de l’essentiel. Pour Israël, la conclusion est aussi sombre que claire : un Iran nucléaire sous le joug du « Guide Suprême » Khamenei n’est pas une option. Elle a mesuré les risques, elle a compris qu’au bout des 40 années depuis que l’Iran est soupçonné de vouloir se doter d’une bombe, tous ceux qui font semblant s’y opposer n’ont rien obtenu. Ce n’est pas ce qui les empêche de pérorer « seule une solution diplomatique peut régler la chose. » Solution à laquelle Israël n’est pas invité à participer. Il y a trois jours, aux trois ministres des affaires étrangères (France, UK, Allemagne) qui l’ont rencontré à Genève, après qu’ils se sont serrés la main, celui de l’Iran leur a dit que l’Iran voulait discuter d’une solution diplomatique, ajoutant, « à l’exception du régime israélien illégitime, génocidaire et occupant de la Palestine ». Remarquez, il y a du progrès, d’habitude ils ne parlent que du « régime sioniste » Pour Israël, pour l’instant il n’y a que de salves de missiles balistiques tirées, jusqu’ici, uniquement sur des cibles civiles. A tout hasard, regardez ce dont on parle :

Heureusement, comme pour les milliers de fusées tirés par le Hamas ou Hezbollah ou les Houthis, Israël dispose d’un système de défense à trois strates (Dom de Fer, La Fronde de David et Arrow2/3) et des dizaines de milliers d’abris (ou « chambres fortes » dans les appartements, ce qui est la seule explication des pertes humaines particulièrement faibles. Tsahal tient la comptabilité, elle est disponible sur le portail https://www.warinisrael.org/. J’en ai tiré substance pour bâtir le graphique qui suit qui indique le nombre de missiles tirées par l’Iran, le nombre de morts et de blessés. Car l’efficacité des trois systèmes n’est pas de 100% mais… de 90/95%.

 

 

Pas besoin de le commenter, on voit clairement que la courbe de tendance pour les missiles (noire) traduit l’efficacité de l’armée de l’air israélienne dans la destruction (60% ?) des lanceurs de missiles et des moyens de leur transport vers ces lanceurs. L’allure de la courbe de tendance pour le nombre de blessés (verte) traduit (i) l’endroit où les missiles non détruits sont tombés et (ii) le respect par la population des consignes de sécurité (s’abriter dès une alarme). Quant au nombre de décédés, pour l’instant il est de 25 ce qui, en soi, démontre la qualité de la défense de la population d’Israël car, mine de rien, Iran a envoyé vers Israël 538 missiles balistiques (22.06.25). Pour ce qui est de drones, au bout de dix jours (et de plus de 1.150 tirés par l’Iran) un seul a pénétré le territoire israélien (la 21.06.25, Beit Shean, Nord d’Israël).

 

Et les Européens (les Américains aussi ?) acceptent de discuter avec seulement une partie des deux pays qui se font la guerre ?

D’un autre côté, les grands de ce monde appellent à la fin de la guerre entre Israël et l'Iran, en espèrant l’obtenir par la diplomatie, mais en contournant Israël. L’Iran négociera avec les États-Unis, ou avec l’Europe. Israël restera en dehors de la boucle.

C’est une formule tellement naturelle que personne ne se soucie même d’en parler. L’absurdité de vouloir mettre fin à une guerre sans la participation de l’un des combattants ne semble pas évidente.

Pendant ce temps, dans les cieux de Téhéran et d’Ispahan, Israël a restauré sa capacité de dissuasion. Elle a paru sérieusement détériorée après le 7 octobre 2023 mais les succès contre le Hamas et la destruction (quasi totale) des moyens du Hezbollah ou celle des ports yéménites utilisés par les Houthis a rappelé au monde qu’Israël ne joue pas aux dés avec son existence. Comprendre le vieux mot « si les arabes déposent les armes ce sera la paix, si Israël dépose les armes, elle disparaîtra » ne semble pas possible pour tous ceux qui se déclarent solidaires d’Israël mais qui veulent, toujours, faire en sorte qu’elle ne sorte pas victorieuse des conflits que ses ennemis lui imposent. Il est de bon ton, ces jours-ci, chez beaucoup d’observateurs et dans une partie importante de l’opinion publique, de renvoyer dos à dos les deux protagonistes de la guerre en cours au Moyen-Orient, en leur faisant assumer des parts plus ou moins égales de responsabilité dans ce conflit, histoire de ne pas afficher une préférence pour l’un si l’on tape trop sur l’autre. Cette approche a l’avantage de servir le confort intellectuel et, dans certaines contrées, de ménager le politiquement correct. Quand il ne s’explique par les préoccupations, légitimes, des dirigeants de certains pays de ne pas voir s’opposer une partie de sa population.

Et puis il y a Fordow. Tous ceux qui ont quelque chose à dire sur ce qui se passe en Iran doivent parler, nécessairement, de Fordow. Pour noter que même si Israël réussit à détruire un grand nombre de composantes du programme nucléaire iranien, elle n’est pas capable de détruire Fordow. Et qu’elle serait obligée de demander à DJT de le faire pour elle.

Je vous laisse déduire la litanie de raisons s’y opposant ou du contraire. L’essentiel c’est qu’Israël n’est pas capable de le faire et qu’elle  préférerait que ce fussent les Etats-Unis qui s’en occupent. Deux raisons « pour » (a.) cela fait 46 ans depuis que l’on crie « mort aux Etats-Unis, mort à Israël » et (b). Israël ne dispose pas de bombe du bon calibre et il faudrait qu’elle utilise des solutions plus risquées. Je vois, cependant une raison « contre » : Israël s’est toujours battu seule, jamais un soldat américain n'est mort pour elle. Les Etats-Unis ayant bombardé Fordow (et deux autres sites déjà bien entamés par Israël) Israël contracte une dette supplémentaire en lui étant redevable. Même si ce site reste actif, en l’absence des autres installations nucléaires iraniennes, Israël a déjà frappé ; ce n’est plus la voie la plus facile du régime vers une bombe. Le véritable danger, du moins à court terme, est que l’Iran « fasse un saut ». Transformer l’Uranium enrichi dont il dispose en « bombe sale » ou avec une puissance de 10/20 kilotonnes (TNT) comme celle de Hiroshima.

 

Que les trois ministres aient décidé de passer quelques heures avec le représentant d’un état terroristes, soit. Pourquoi faire ? Lui demander de renoncer vouloir « éradiquer Israël » ? De toute manière, celui-là ne les prend pas au sérieux et il ne veut traiter qu’avec les Etats Unis., mais à condition qu’Israël arrête son action de destruction des pans du programme nucléaire et de celui de missiles balistiques. J’ai été surpris, il y a trois mois, quand M. Trump a « écrit » au Guide Suprême en lui proposant des discussions et en fixant à deux mois la possibilité d’avoir un accord. Sans demander quoi que ce soit à Israël..

 

J’ai été surpris, il y a trois mois, quand M. Trump a “écrit” au « Guide Suprême, qu’il faut quand même décrire : « M. Khamenei est une médiocrité cléricale gérant une hérésie dans une apostasie. L’Iran est grand, et il a ses adeptes, mais en termes strictement religieux, il n’est pas une figure de conséquence majeure ou de légitimité dans le monde musulman. Ses innombrables victimes ont été majoritairement des frères chiites. La préservation d’un tel homme au nom de la foi présenterait une douloureuse ironie. WSJ, 21.06.25

 

Ce que les grands de ce monde donnent l’impression de ne pas comprendre c’est que le Moyen-Orient est en train d’être remodelé par un changement fondamental dans l’équilibre du pouvoir : la montée d’Israël. Rappelez-vous, dans les années 1970, Israël était quasiment un pays en voie de développement. Aujourd’hui, son produit intérieur brut par habitant dépasse celui de nombreux pays d’Europe et est le plus élevé de la région, à l’exception du Qatar (qui a beaucoup de pétrole et de gaz et peu d’habitants).

 

Dans les années 70 (79 – révolution khomeyniste), le PIB par habitant d’Israël était légèrement supérieur à celui de l’Iran (14k$ vs 10,5 k$) ; aujourd’hui, il est près de 15 fois plus élevé que celui de l’Iran. Le pays, plus que d’autres, opère désormais aux frontières de la haute technologie, c’est pourquoi les Etats du Golfe ont été si désireux de développer des liens avec lui. Et au cours des deux dernières années, les forces militaires et de renseignement d’Israël ont combattu et vaincu le Hamas, le Hezbollah, les Houthis, contribué à la faillite du régime syrien et, aujourd’hui, il est victorieux en Iran, au-delà de toutes les attentes. Ses défenses aériennes à plusieurs niveaux n’ont d’équivalent dans aucun pays du monde. Et Israël, à la grande fureur de notre Président, est en train d’en équiper (Arrow3) l’Allemagne et la Finlande.

 

Mais ce qui m’émerveille (so to speak) c’est la guerre contre la guerre contre les Juifs. Ce n’est pas Israël (les juifs) qui a commencé la guerre. Comment expliquer autrement le fait que les militants pro-Hamas se sont, à leur tour, fondus dans le lobby pro-Iran. Car c’est l’Iran qui a commencé la guerre contre Israël et ses juifs via son « proxi » Hamas en octobre 2023. Maintenant Israël ne fait, en quelque sorte, que porter la guerre à celui qui la lui ait faite. Lisez le Monde ou Libé ou écoutez les chaînes de France TV. Des milliers de manifestants ont surgi à Times Square, Place de la République et/ou au centre de Londres pour montrer leur soutien au régime dont les dirigeants chantent depuis des décennies « Mort au Grand Satan (Etats-Unis) et au Petit Satan (Israël) ». Bon sang de bon sang, c’est de la haine pure, évidente, sans réponse possible, d’Israël (des juifs) qu’ils expriment. Quand comprendra-t-on que la France de Giscard d’Estaing, Michel Foucault, Gilles Deleuze, Jacques Derrida et de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, en ayant aidé et applaudi des deux mains l’instauration d’une théocratie terroriste a une certaine responsabilité (ou une responsabilité certaine) pour ce qui s’est passé dans un des pays les plus anciens du monde, doté d’une civilisation remarquable (lisez Les Lettres Persanes de Montaigne) ?

 

Bon, la résilience d’Israël est connue. Un sondage, mené par des chercheurs d’Agam Labs et de l’Université hébraïque de Jérusalem, a révélé que 83 pour cent des Juifs israéliens et 70 pour cent de l’ensemble des habitants soutiennent la campagne visant à éliminer les capacités nucléaires et balistiques de l’Iran, qu’Israël a lancée vendredi 13 juin. Un pour cent des Juifs et 16 pour cent de tous les Israéliens auraient préféré poursuivre la diplomatie nucléaire avec l’Iran.

 

Dernier sondage (Le Figaro, 22.06.25) :

Notre Président doit être parmi les 25% qui n’approuvent pas.

 

Certes, il y a des morts et des blessés. « Peu importe combien d’entre nous ils tuent maintenant… Si nous les laissons obtenir la bombe, ils nous tueront tous. Mais si nous laissons le régime en place, nous n’aurons réussi qu’à blesser leur fierté, et dans cinq ans, ils nous attaqueront sans prévenir. » (Un Twitter anonyme).

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19 juin 2025 4 19 /06 /juin /2025 13:46

Le monde, ébahi, assiste (et en France, 80% approuvent, sondage 18.06.25) à la destruction - supposée impossible - de pans entiers du programme nucléaire iranien que des diplomates, blanchis sous le harnais, ont essayé d’arrêter pendant plus de 30 ans). Et ce, par le fait d’un petit pays, vilipendé en permanence car, d’une manière têtue, ne veut pas se laisser détruire par les forces de l'islam en marche et avec la complicité tacite de pas mal de « grandes puissances ». Depuis le 13 juin nous assistons à un miracle.

 

Deux jours après le pogrome du Hamas en Israël, le 9 octobre 2023, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu’Israël « changerait le Moyen-Orient ». Les observateurs n’ont peut-être pas fait attention, ou ils ont peut-être pensé que c’était juste de la rhétorique. Mais au cours des 20 mois de conflit brutal qui ont suivi, les Israéliens ont fait beaucoup pour atteindre cet objectif. Avec la récente attaque contre l’Iran, qui a eu lieu il y a quelques jours à peine, ils viennent de porter un coup fatal à « l’Axe de la Résistance » en s’attaquant à la « tête de l’octopus » qui développait, depuis 40 ans, un programme nucléaire pouvant lui permettre de répondre à toute velléité de destruction de son régime théocratique. Enhardi par l’hésitation des démocraties occidentales et, surtout, celle de Washington, chaque jour qui passait sans action était un jour où l’Iran gagnait du terrain. Pendant ce temps, Israël sonnait l’alarme depuis des années. Ses services de renseignement ont découvert à plusieurs reprises des sites secrets iraniens, des stocks cachés et des opérations secrètes. La fenêtre pour agir se fermait. Le temps des demi-mesures était passé. L’AIEA venait de condamner, pour la première fois en vingt ans le non-respect par l’Iran de ses obligations découlant du Traité de non-prolifération.

 

Fast forward. Juin 2025. En quelques jours, des frappes préventives israéliennes ont brisé le bouclier défensif de l’Iran. Les systèmes de défense aérienne de l’Iran ont été rapidement éliminés, ouvrant le ciel, sans entrave, à la puissance aérienne israélienne. Simultanément, des frappes de précision et des opérations secrètes ont décapité des nœuds clés du commandement du Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC), des bases de missiles, des installations nucléaires et d’autres cibles militaires. Les bâtiments en surface et souterrains de Natanz, la pièce maîtresse du programme d’enrichissement de l’uranium de l’Iran, sont en ruines, leur destruction confirmée par l’organisme de surveillance atomique de l’ONU.

Plus de 30 hauts dirigeants militaires ont été tués et des politiques et religieux iraniens auraient fui vers des lieux sûrs en Russie : un signal dramatique d’effondrement de la confiance des dirigeants dans leur régime.

 

Cela s’est passé le 6/13 (notation américaine) rappelant les 613 commandements de la liturgie hébraïque dont 365 indiquent ce qui est interdit. En n’oubliant pas le 614ème inscrit par E. Fakenheim « Tu ne donneras pas à Hitler une victoire posthume en laissant mettre en danger une nouvelle fois la survie du peuple juif. »

 

Les appels pathétiques de notre président pour « une solution diplomatique au sujet du programme nucléaire de l’Iran » (Conférence de Presse, 14.06.25) comme les éructations d’un J-L. Mélenchon niant la volonté de l’Iran de détruire Israël, laisse le monde ébahi car cela fait plus de 40 ans que la diplomatie n’a rien obtenu. Ce qui a conduit l’AIEA de sonner l’alarme il y a dix jours : tout démontrait qu’il ne restait plus beaucoup de temps avant qu’ils soient capables d’avoir la bombe. A lire https://urls.fr/kbdiQq

 

L’Iran était censé porter un coup si douloureux qu’Israël (et les Etats-Unis) n’envisageraient plus jamais d’attaquer, bien qu’il chercherait également à limiter le potentiel d’escalade, sachant les dégâts que ses ennemis pourraient lui infliger. La quadrature de ce cercle, cependant, peut s’avérer difficile. La plupart de l’arsenal de missiles du Hezbollah, créé pour un tel scénario, a été détruit, tandis que l’Iran n’a qu’une capacité limitée à reconstituer son propre arsenal de missiles à la suite de la frappe aérienne israélienne d’octobre 2024. De plus, les défenses aériennes et balistiques israéliennes et de la coalition limitent considérablement la capacité de l’Iran à nuire à Israël. Une complication supplémentaire pour l’Iran - qui a menacé de frapper les pays qui aident Israël - est que des attaques contre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ou des tentatives de fermer le détroit d’Ormuz l’isoleraient probablement davantage à l’échelle internationale et seraient contraires aux intérêts de la Chine car ses achats de pétrole (plus de 50%) passent par là. Fermer le détroit paralyserait également l’économie déjà chancelante de la République islamique, puisque presque toutes ses importations et exportations de pétrole passent par cette voie d’eau.

 

« Quoi qu’il arrive, le régime iranien a sans aucun doute perdu son conflit de plusieurs décennies avec Israël. Il devra soit abandonner son idéologie politique fondamentale et chercher à s’intégrer au reste de la région par le biais d’un engagement diplomatique et économique, soit redoubler d’efforts sur ses convictions, en se repliant davantage sur lui-même. Ali Khamenei et le IRGC ont perdu ; le statu quo régional qu’ils ont établi est terminé » Foreign Affairs, 18.06.25. Et M. Trump, impossible à déchiffrer quant à ce que les Etats Unis feraient éventuellement, déclare « Les États-Unis ont soutenu fermement Israël. Ils ont fourni des munitions vitales et ont aidé la défense aérienne d’Israël. On a maintenant déployé des moyens aériens et navals supplémentaires au Moyen-Orient. Les pays européens ont été beaucoup plus faibles, y compris le Royaume-Uni et d’autres (comme la France – MB) appelant à la désescalade exactement au mauvais moment. Bien sûr, Israël n’écoutera pas ce défaitisme, mais c’est la pire approche. (BBC, 17.06.26). Cela étant, si les Etats Unis interviennent, Israël leur sera redevable. Certes, l'aide en équipements et munitions a été essentielle durant les années mais Israël s'est toujours battue seule contre ses ennemis. Puisque Tsahal a fait savoir qu'ils savent quoi faire pour Fordow ... je crois, pour eux, qu'ils ne devraient pas attendre les Etats Unis.

 

Israël 22.500 km2 et 10 millions d’habitants, Iran 1.642.000 km2 et 90 millions d’habitants. Certes, les PIB sont presque équivalents (Israël 513 milliards $, Iran 404) ce qui fait, en PIB/habitant, plus de 11 fois en faveur d’Israël. Mais le petit pays fabrique même ses chars d’assaut : Merkava V, 3ème meilleur tank parmi les 10 premiers du monde :

 

Le programme nucléaire iranien dont on connaît des noms comme Natanz ou Fordow ou Arak est dispersé sur une myriade de localisations

 

 

Mais les renseignements concernant ce programme, suivi par Israël depuis des lustres, lui ont permis de concentrer ses attaques là où les effets étaient les plus importants pour la suite des opérations. A commencer par les bases de missiles pour empêcher qu’elle se trouve sous les 3.000 missiles iraniens régulièrement rappelés pour lui faire peur (dissuasion). Bien que le système de défense d’Israël n’ait pas d’équivalent dans le monde avec ses trois étages de destruction de missiles arrivants, son efficacité n’est que de 90/95% ce qui laisse, quand-même, quelques missiles tirés par l’Iran uniquement sur des cibles civiles, produire de dégâts importants. Mais des pertes humaines réduites. Suivi, au jour le jour, voilà le résumé à hier soir :

 

Israël, sans doute pour ne plus être accusée de ne pas respecter les lois de la guerre (comme on le fait pour Gaza) à limité ses frappes uniquement aux objectifs militaires.

Ceux qui condamnent Israël pour la guerre à Gaza s’opposent, en réalité, au droit de légitime défense d’Israël. Israël a fait tout ce qu’il pouvait pour l’éviter, y compris ignorer ce que faisait le Hamas et planifier. C’est pourquoi Tsahal n’était pas préparé pour la guerre lorsque le Hamas a attaqué Israël le 7 octobre. Une fois que la guerre a commencé, cependant, Israël n’avait qu’une seule option : gagner. Pour Israël, c’est une guerre de survie contre les groupes terroristes arabes et musulmans palestiniens, localement, régionalement et dans le monde entier. En commençant par l’Iran et ses objectifs les plus importants :

Mais aussi les résidences civiles des militaires du premier cercle tués dans leurs lits.

 

Le monde, ébahi, assiste à la destruction d’un pouvoir considéré inattaquable. Exploit israélien qui dépasse d’un ou deux ordres de grandeur ce que ce pays a fait avec le No.1 des « proxis » iraniens, le Hezbollah.

Imprévisible, comme il est, M. Trump vient de dire à l’Iran que la seule solution, pour ne pas tout perdre, c’est une capitulation : destruction du programme nucléaire, idem bases et fabrication de missiles balistiques et interdiction d’armer des « proxis » au Proche-Orient ou ailleurs. Que le « Guide Suprême » de la théocratie iranienne a rejetée, avec mépris. Pauvre de lui, il ne sait vraiment pas ce qui peut lui arriver.

 

 

Que de mauvaises options : Attaquer les bases USA ? DJT pourra tout détruire car attaqué. Un accord avec DJT ? Plus mauvaises conditions que ce qu’ils auraient pu avoir (destruction totale projet nucléaire, idem missiles, idem interdiction armement proxis). Un saut rapide vers la bombe ? DJT (« Iran n’aura jamais une bombe nucléaire) » détruira tout. Rien ? Le régime ne pourra jamais arriver au statu quo ante (militaire, économique, etc.,). On ne sait pas ce que l’Iran fera mais…  cela vaut la peine d’admirer le fait que l’attaque israélienne a laissé un régime épouvantable avec seulement des options terribles et, peut-être, créé une voie étroite vers une meilleure situation pour la région et le monde.

 

Quant à notre Président… pourquoi ne fait-il pas siennes les paroles de M. Merz : « Israël fait le sale boulot pour nous tous » (AFP,17.06.25).

 

 

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14 juin 2025 6 14 /06 /juin /2025 16:11

Ce ne sont pas les famines, ni les tremblements de terre, ni les microbes, ni le cancer, mais l’homme lui-même qui est le plus grand danger pour l’homme, pour la simple raison qu’il n’y a pas de protection adéquate contre les épidémies psychiques, qui sont infiniment plus dévastatrices que les pires catastrophes naturelles. (Carl Jung, The Symbolic Life, 1977-MB).

Je me propose de passer en revue quelques évènements/comportements qui me semblent faire partie d’une épidémie psychique.

 

On a connu l’épidémie du COVID et ses 6 millions de morts dans le monde. Comme les 6 millions de juifs de la Shoah. Il me semble – et j’ai regardé, attentivement, le monde pendant plus de quatre-vingts ans, que nous vivons (traversons ?) une nouvelle épidémie, psychique, d’antisémitisme.

 

Un vieux peuple dont les ancêtres peuplaient, déjà, un territoire dans le Proche-Orient dans l’âge du bronze (2.500 ans avant JC) après des pérégrinations multiples et diverses, après des expulsions multiples de divers endroits pendant, presque 2.000 ans, obtient le droit de reconstituer son foyer national. La « communauté internationale » lui affecte un lopin de terre pas plus grand que deux petits départements français, à côté du territoire reconnu à des habitants venus des pays limitrophes qui, pourtant, n’ont pas voulu y créer un état.

 

Affaire réglée ? Oh, que non ! La même communauté internationale trouve moyen, depuis 1948 à 2024 de morigéner Israël, via des résolutions de son for ultime (le Conseil de sécurité de l’ONU), 229 fois. Dit comme cela, pas de commentaire. Mais quand on sait qu’il y a dans le monde huit milliards d’êtres dans 192 pays qui ont été morigénés 2.779 fois, un peu d’arithmétique (sachant que le vieux peuple compte actuellement 8 millions d’êtres dans le territoire consenti) nous apprend qu’ils ont été morigénés 100 fois plus souvent (112). Il me reste à me souvenir de Freud, « L'objet naît dans la haine » (1915).

 

L’objet est le peuple juif, le nom de l’épidémie est « antisémitisme ». 75 ans après la reconstitution du foyer national juif dans le territoire de ses ancêtres, la moitié de ce peuple y vit tandis que la deuxième moitié se trouve, pour l’essentiel, dans des pays divers de deux continents, Amérique et Europe. Cependant, l’épidémie dont je parle, affecte les deux moitiés de manière et avec des effets différents.

 

Il serait trop long (et difficilement exhaustif) de rappeler les évènements (agressions, verbales ou pas, meurtres, discriminations diverses, etc.,) relatés journellement sur les premières pages (ou à l’intérieur) des gazettes ou tous les média – radios, TV ou réseaux sociaux. Nous sommes abreuvés, jour pair et jour impair, par l’évidence du substrat antisémite d’une partie de la classe politique française et, pour peu que l’on regarde autour de nous, une partie des classes politiques de pays aussi civilisés que le Royaume Uni, l’Irlande, l’Espagne ou le Canada. Ce qui me semble encore plus important c’est de regarder du côté de celui qui, ouvertement, constamment, suit depuis sa création, l’objectif de destruction du foyer national du peuple juif, Israël. Le régime des Mollahs de l’Iran qui depuis 1979 s’est fixé comme ardente obligation la destruction d’Israël « Ali Khamenei, leader suprême de l'Iran, a déclaré en 2000 que « la tumeur cancéreuse appelée Israël doit être déracinée de la région », et, en 2001, que « l’éternel sujet de l’Iran est l’élimination d’Israël de la région »[ (Wikipédia) et, pour ne reprendre qu’une seule autre citation, Le Point, 30 sept. 2019 — La destruction d'Israël "n'est plus un rêve mais un but à portée de main", a déclaré le général de division Hossein Salami (envoyé vers ses ancêtres pendant l'actuelle action d'Israël en Iran).

 

Hier, grande manifestation à Téhéran, sous l’étendard rouge de la vengeance, les participants scandant pendant des heures « Al-Khaybar »

 

Dès l'époque romaine, des Juifs vivent dans la péninsule Arabique et mettent l'oasis en culture. Vers 600, Khaybar est habitée principalement par des Juifs, riches des plantations de palmiers dattiers, du commerce et de l'artisanat. En 628-629, la ville est le siège de la bataille de Khaybar, qui oppose Mahomet et ses guerriers aux habitants juifs. Après la victoire des musulmans, la plupart des Juifs qui n'ont pas été tués ou fait captifs (ou, surtout, captives) doivent quitter l'oasis en abandonnant leurs biens. Ceux qui restent (en acceptant de consentir la moitié de leurs récoltes) seront expulsés peu après par le calife Omar (634-644) Vous avez, sans doute compris, il s’agit de tuer les juifs, surtout ceux qui se trouvent en Israël : Le président Ahmadinejad a même dit que c'était une très bonne chose que tant de Juifs se soient concentrés en Israël : il sera plus facile de les faire disparaître » (Government of Canada Publications, https://publications.gc.ca). L’appel à Al-Khaybar - resté dans le Coran comme une page de gloire musulmane car le Prophète a tué les juifs - est, d’évidence, le substrat de la décision des Mollahs iraniens de détruire Israël car peuplé de juifs.

 

Convenons qu’il s’agit d’une manifestation évidente d’antisémitisme.

 

On pourrait se dire que le monde occidental, au moins, témoin de ce qui s’est passé dans l’histoire pour ce peuple, aurait dû - pour des raisons morales - faire de sorte qu’il puisse vivre en paix dans son foyer national reconstitué. C’est vrai, la terre en question ne convient pas pour faire vivre deux petits États. De la rivière à la mer (Jourdain, Mer Méditerranée), il n’y a de place que pour un seul pays. C’est devenu évident. Les  « Palestiniens » ne veulent pas deux pays, et plus de 80 % des Israéliens et leurs membres de la Knesset ne veulent pas non plus deux pays. Même ceux qui le veulent (donner aux Arabes un pays en Judée-Samarie), ne le peuvent tout simplement pas parce que, si les Arabes obtiennent la souveraineté là-bas comme ils l’ont obtenu à Gaza, alors la gauche ne pourra plus se rassembler en toute sécurité pour protester contre un gouvernement que d’aucuns considèrent « d’extrême-droite ». C’est une bénédiction. Mais c’est en même temps un combustible pour tous ceux qui (antisémitisme ?) ne veulent pas que des juifs aient un état.

 

 

Bien que le déclarant chaque jour, bien que se préparant pour le faire, l’Iran des Mollahs s’est mis dans la tête depuis 40 ans d’accéder à une arme nucléaire pour pouvoir détruire Israël. Car « une seule pourra le détruire complètement, alors que sa rétorsion ne pourra causer que peu de dommages à l’Iran » (Ahmadinejad, 2007, JSTOR). Pourtant aucun des grands pays, ni la communauté internationale (via son organisation des nations unies) n’ont rien fait pendant 40 ans pour empêcher l’Iran des Mollahs d’accéder à l’arme nucléaire. Pourquoi ? Je crois que c’est le commencement de l’épidémie d’antisémitisme. Dès la reconstitution du foyer national du peuple juif on a créé et maintenu des outils destinés à rendre permanente la haine de juifs : UNRWA pour des générations sans limite des descendants des Palestiniens ayant quitté (ou ayant été expulsés) le territoire en question en 1948, des comités et commissions (UNICEF, Droits de l’Homme, etc. etc.,).

 

Pendant ce temps, Israël s’est doté de ce que l’on a appelé la « doctrine Begin » « Israël ne permettra jamais à ceux qui appellent à notre annihilation de développer les moyens pour atteindre cet objectif » en le faisant savoir, urbi et orbi, et en la mettant en pratique, en 1981 pour détruire le réacteur que la France de MM. Chirac et Giscard d’Estaing a fait construire pour l’Irak de Saddam Hussein et en 2007 celui construit par l’Iran/Corée du Nord en Syrie. Les deux fois, contre l’avis du partenaire essentiel d’Israël, les Etats Unis. Malheureusement, les quatre derniers présidents américains, comme les dirigeants européens (France, UK, Allemagne) ont joué un rôle décisif pour amener Israël au point où il n’avait pas d’autre choix que de lancer un effort militaire pour s’assurer que les ambitions nucléaires de Téhéran ne puissent être réalisées. Moment décisif double, le AIEA vient de faire savoir que l’Iran est au seuil de la création d’une arme nucléaire (pour la première fois en 20 ans, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA a adopté une résolution censurant officiellement l’Iran pour ne pas avoir respecté ses obligations en matière de non-prolifération nucléaire. Malheureusement, envoyée au Conseil de sécurité pour prendre des mesures contre l’Iran, elle ferait l’objet d’un veto de la Russie et de la Chine, au moins) et, d’un autre côté, le délai de 60 jours accordé à l’Iran pour faire un accord pour arrêter sa marche vers la bombe, par M. Trump expirait jeudi dernier. M. Trump : "Il y a deux mois, j’ai donné à l’Iran un ultimatum de 60 jours pour ’conclure un accord’. Ils auraient dû le faire ! Aujourd’hui, c’est le 61e jour. Je leur ai dit quoi faire, mais ils n’ont pas pu y arriver. Maintenant, ils ont, peut-être, une seconde chance !" Personne de sérieux ne peut honnêtement nier que Téhéran était sur le point d’arriver au point de non-retour pour la fabrication d’une arme nucléaire, et tandis que certains chicaneront pour savoir si le régime avait l’intention d’utiliser des armes nucléaires pour détruire « le petit Satan » (comme il appelle Israël depuis plus de 40 ans), Jérusalem ne pouvait guère se permettre d’attendre.

 

Ce qui était très clair a peut-être été obscurci parce qu’il s’agit d’un environnement de communication incroyablement dense. Cela inclut des acteurs étrangers, comme les Iraniens eux-mêmes et leurs actifs basés aux États-Unis, qui ont un intérêt à façonner le message américain à leur avantage. Ensuite, il y a les Israéliens, plus précisément la faction anti-Netanyahu qui est déterminée à voir Bibi échouer, peu importe le coût pour la sécurité du pays. Il y a aussi le Qatar, qui semble avoir une très grande voix en ce moment dans l’écosystème médiatique, et ses rivaux du Golfe, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui sont moins influents mais projettent toujours leur puissance, et il y a les Européens. Surtout antisémites tout en le niant.

 

Alea jacta est, Israël a fait ce qu’elle a fait en 1981 et 2007, en procédant à la destruction de pans entiers du programme nucléaire iranien, de certaines « têtes pensantes » et des principaux acteurs militaires. Bien sûr en prenant le risque de représailles du pays des mollahs. Un exemple de ce qu’Israël a fait - https://urls.fr/ER97Su regardez aussi l’échelle des territoires :

 

Deux décennies de folie américaine ont rendu nécessaire la frappe israélienne en Iran. Si Washington avait pris des mesures décisives à un moment ou à un autre au cours des 20 dernières années pour faire face à la menace iranienne, il n’aurait pas laissé à Israël le soin de faire le sale boulot que les dirigeants du monde occidental n’étaient pas prêts à faire. Trois décennies de folie américaine ont rendu nécessaire l’action israélienne en Iran : M. Bush a parié qu’en détruisant l’Irak de Saddam, l’Iran comprendrait, MM. Obama et Biden ont apaisé l’IRAN avec des milliards de $, tandis que M. Trump 2.0 a joué le jeu de Téhéran en retardant une décision avec une diplomatie qu’il savait futile, ne laissant à Israël d’autre choix que d’agir. Si l’on ne peut pas soupçonner les présidents américains d’antisémitisme, il n’en est - d’évidence - pas de même pour des dirigeants européens, actuels ou passés. Après des années de menaces croissantes, de tirs de roquettes, de guerres par procuration et de politique de la corde raide nucléaire, Israël a attaqué en profondeur l’Iran, ciblant les infrastructures nucléaires et les actifs militaires. C’était une déclaration historique : assez, c’est assez. L’ère de l’apaisement est terminée.

 

Appelons ça par son nom : l’un des actes de leadership les plus courageux de toute nation à notre époque. Et tragiquement, Israël a dû le faire seule.

 

Ce à quoi on assiste n’est pas seulement une frappe défensive. C’est un moment de clarté, de conviction et de courage. Cela ne venait pas de Washington, ni de Bruxelles—mais d’une petite nation démocratique entourée d’ennemis, seule qui devait affronter le principal sponsor mondial du terrorisme. Pendant trop longtemps, les États-Unis et l’Europe ont joué pour gagner du temps. Le temps que l’Iran a utilisé pour enrichir de l’uranium, armer la Russie, financer le terrorisme et déstabiliser chaque coin du globe.

 

De plus, en faisant ce qu’elle fait, Israël ne se défend pas seulement elle-même mais le monde entier, qui a tout à gagner de ses efforts pour empêcher un régime terroriste d’obtenir une arme nucléaire. Si Israël détruit ou fait reculer de manière substantielle le programme nucléaire iranien, il aura rendu au monde un troisième service antiprolifération nucléaire. Après le réacteur nucléaire de Saddam Hussein et 2007 en Syrie.

 

Antisémitisme ? Comment appeler autrement ce qui se passe depuis le pogrome du Hamas le 7 octobre 2023 ? A Gaza, alors que les commentateurs occidentaux sont obsédés par les supposés crimes israéliens, le Hamas attaque délibérément les convois de travailleurs humanitaires, tuant et blessant ceux qui livrent des secours d’urgence, selon la Fondation humanitaire de Gaza. La région se dirige vers des seuils dangereux alors que trop d’Occidentaux s’accrochent à des récits délirants et au théâtre moral qui ne peuvent plus dissimuler les faits. Les médias occidentaux leur servent de couverture en suggérant constamment qu’Israël tire sur des civils cherchant de l’aide. Des juifs qui tuent des paisibles palestiniens. Si ça n’alimente pas l’épidémie…

 

Il y a une dure réalité que beaucoup en Occident ont choisi de ne pas affronter. De Paris, Londres et Ottawa à la BBC et d’autres médias occidentaux, le débat public a été piégé par des points de discussion abstraits : le fantasme d’un État palestinien viable dirigé par des factions terroristes, la condamnation ritualisée d’Israël, et le refus de reconnaître l’ampleur de l’agression iranienne et du Hamas. Ce mantra continue de soutenir l’illusion que « l’occupation israélienne » est sur le point de prendre fin – si seulement plus d’États reconnaissent l’État palestinien et si seulement les Palestiniens et les Israéliens s’assoient et parlent. Mais trois décennies de soi-disant négociations de paix n’ont abouti à rien. Car le Palestiniens, antisémites parmi les antisémites, ne veulent pas de deux états : ils en veulent, un, le leur en faisant disparaître l’état juif d’Israël. Mais les événements sur le terrain sont indifférents à de telles illusions.

 

Heureusement, les « opinions » mondiales qui ont vu d’autres, ne sont pas encore touchés par l’épidémie. Deux d’entre elles : USA -selon un récent sondage de Rasmussen Reports, 84% des électeurs probables pensent que l’Iran ne doit pas avoir de bombe. Seulement 9% sont en désaccord. France :

Dans les 30% qui n’approuvent pas on doit trouver M. Mélenchon, antisémite en chef car islamo-gauchiste et la pimbêche au kéfié au retour de sa traversée de la Méditerranée pour apporter de l’aide aux pauvres gazaouis. Pour compléter les plus de 2.000.000 de tonnes de produits divers apportées par plus de 100.000 camions. Antisémite et ne le cachant pas.

 

Et pendant que notre Président n’arrête pas (encore hier soir) de jeter en pâture aux chacals de la presse mondiale Israël et son gouvernement en demandant, bien sûr, « d’arrêter l’escalade » (ne pas laisser Israël de terminer ce qu’elle a commencé de faire) M. Trump : « M. Trump a exhorté vendredi l’Iran à négocier « avant qu’il ne reste plus rien », mais « Israël doit être laissé terminer la mission sans ingérence américaine. Les États-Unis ont un intérêt moral et stratégique à se tenir aux côtés d’Israël et à l’aider à terminer le travail. WSJ, 13.06.25

 

Mais les mollahs ont décidé que les juifs d’Israël doivent disparaître et ils ont mis en marche, sur une place de Téhéran, une pendule en compte à rebours :

Elle vient de s’arrêter car il y a une panne de courant dans tout le pays.

 

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8 juin 2025 7 08 /06 /juin /2025 09:21

C’est certain, notre Président n’a plus rien à faire en France vu que ses seules occupations sont relatives au monde : la France s’est révélée trop petite pour ses talents, que ce soient ceux financiers (« Mozart de la Finance ») ou géopolitiques (voir sa compétence mise en œuvre pour convaincre M. Poutine d’arrêter sa guerre d’agression en Ukraine à travers de multiples tentatives, en commençant en février 2022).

 

Pour ce qui est de ses talents financiers - en se souvenant ce qu’il nous a promis pendant ses campagnes présidentielles - je ne citerai que trois groupes de chiffres : (a) le solde commercial de la France (export/import, biens) est passé de -37,7 Milliards € à -133,5 en 2022 et resté à -56,4 en 2024 (INSEE Solde du Commerce Extérieur) : à rapprocher des rodomontades constantes concernant la réindustrialisation du pays et la création de nouvelles usines… ; (b) le déficit de la Sécurité Sociale est passé de 4,5 Milliards € en 2017 à 22,1 en 2025 (budget.gouv.fr) pour un système de santé qui - personne ne peut dire le contraire - n’a fait que détériorer ses prestations (nombre de lits, personnel médical, consommation médicaments, etc.,) ; (c) la dette publique (comptable) est passée de 2.262 Milliards en 2017 à 3.305 (mars 2025, économie.gouv.fr) – elle sera (nous dit-on) de 3.500 Milliards à la fin de l’année soit 1.000 milliards de plus depuis que le Mozart de la Finance est au pouvoir. Juste pour que nous nous rappelions, il avait promis de réduire la dette et, aussi, le nombre de fonctionnaires de 150.000 : 5,7 millions en 2017 – 5,8 à fin 2023 et encore + 60.000 en 2024 (INSEE), bref, au lieu de réduire le nombre de 150.000 il a présidé à l’augmentation de 160.000.

 

Face à une crise du coût de la vie, à l’augmentation de la délinquance, à l’échec des services publics et aux émeutes dans les banlieues ou sur les Champs Élysées, le gouvernement de M. Macron a finalement pris des mesures concrètes - il interdit de fumer sur les plages et à l’extérieur près des écoles. Pas tout à fait, bien sûr, seulement dans les endroits où des enfants pourraient être. Souvenez-vous de Jean Gabin et Brigitte Bardot, cigarettes à la main, c’est tellement loin !

 

Est-il seul responsable ? Certes, non. Mais regardez l’évolution de sa côte de popularité de mai 2017 à mars 2025 :

Ce qui précède explique, en partie, pourquoi (après une dissolution réussie qui a fait que quatre gouvernements se sont succédé en un an) il a décidé de faire de la géopolitique. Et ne réussissant pas grande chose du côté de l’Ukraine il a enfourché le cheval - blindé à l’épreuve de balles - le seul qui puisse être permanent, le conflit israélo-palestinien. Celui qui fait vivre depuis des lustres des dizaines de milliers de fonctionnaires du monde entier, tous voulant résoudre un problème qui devrait figurer à côté des trois insolubles de l’antiquité (la quadrature du cercle, la trisection de l’angle et le dédoublement du cube).

 

J’essaierai de jeter un peu de lumière sur un seul aspect, présent depuis des mois, dans les efforts de M. Macron (et d’autres) de résoudre un conflit en vouant aux gémonies un seul des belligérants, Israël. C’est aspect s’appelle « famine à Gaza ». Souvent on lui attache aussi le qualificatif « génocide ».

 

Si vous ne l’avez su jusqu’ici, sachez que la famine à Gaza est la preuve du génocide en cours que M. Macron (et d’autres) veut arrêter. C’est une bonne intention, n’est-ce pas ? Avez-vous déjà entendu parler d’un génocide dans lequel l’agresseur accepte un cessez-le-feu et cherche à apporter de l’aide aux civils, tandis que la victime refuse et ordonne à son peuple de refuser la nourriture ? C’est le jeu auquel joue le Hamas à Gaza. Et M. Macron n’est pas au courant ? La population de Gaza était de 2.166.269 habitants en 2022 et de 2.300.000 en 2024 :

 

Le taux d’augmentation de la population est, depuis 1997 supérieur à 3%/l’an. (Recteur Sorbonne). Le seul génocide, au monde, qui fait croître la population.

1,98 million de tonnes d’aide ont été livrées dans plus de 100.000 camions et 10.000 palettes, (COGAT, l’organisme de défense israélien chargé de coordonner l’aide à Gaza). La grande majorité a été transférée par voie terrestre, tandis que près de 10.000 tonnes ont été expédiées par voie maritime et plus de 7.000 tonnes ont été livrées par voie aérienne.

Au cours du cessez-le-feu de libération d’otages du 19 janvier au 18 mars, plus de 25.000 camions humanitaires sont entrés dans Gaza. Ils transportaient environ 450.000 tonnes d’aide, (COGAT). Regardez le garçon qui transporte un carton de nourriture : qui peut croire qu’il risque de mourir de faim ? 

 

Résumons. Si la guerre défensive d’Israël à Gaza est qualifiée de génocide, elle constituerait une aberration historique frappante : peut-être le premier cas de génocide déclenché par une attaque terroriste massive impliquant le massacre de civils et la prise d’otages ; la première fois que le génocidaire a permis l’arrivée de nourriture, de carburant et d’aide humanitaire sur le territoire de sa victime présumée; et potentiellement, le seul cas où les auteurs n’avaient aucun plan préalable ou engagement idéologique à l’extermination. Il peut également être unique en ce que les combattants du groupe ciblé se sont délibérément intégrés dans l’infrastructure civile et ont cherché à augmenter les pertes civiles à des fins stratégiques et de propagande. Et il pourrait s’agir du seul génocide qui puisse être stoppé de façon plausible sur-le-champ — non pas par le génocidaire, mais par le groupe revendiquant la victimisation. Plus précisément, si le Hamas relâchait les otages et déposait ses armes, la campagne militaire d’Israël — après avoir atteint ses objectifs fondamentaux — cesserait surement.

 

Comment se fait-il que les grands de ce monde ne veuillent pas concéder que si Israël arrêtait la guerre, sans avoir détruit le Hamas, elle prendrait le risque d’en avoir encore et encore à souffrir les conséquences tandis que si la Hamas rendait le 58 otages (23 vivants, 35 cadavres) et déposait les armes la guerre s’arrêtait ? Rien à faire, Israël se trouve vilipendée par tous les médias et, comme un écho, par tous les Macrons de l’Occident et les potentats arabes (sauf des exceptions notables – UAE, par exemple, Maroc aussi). Sans se poser une question simple à tous ceux qui disent à Israël d’arrêter la guerre : comment mettre fin de façon permanente à une guerre avec un culte de la mort djihadiste profondément ancré et supporté par une population de 2,2 millions de personnes, dévouée à votre anéantissement, qui proclame ouvertement ses objectifs ?

 

Toute la semaine qui vient de passer, de Hanoï à Singapour en passant par Djakarta notre Président n’a pas arrêté de parler de Gaza et (en mal) d’Israël. Il donne l’impression d’avoir trouvé Dieu : lui-même. Il a réussi à entraîner dans sa croisade anti-Israël le socialiste anglais Starmer et le libéral canadien Carney. Les trois secondés par l’ancien ami de Yasser Arafat, aujourd’hui Secrétaire Général de l’ONU et anti-israélien fervent, M. Guttierez : tous éructent « la situation à Gaza est intolérable et s’aggrave de jour en jour » (TOI, 02.06.25). Pourtant une Commission de l’ONU vient de faire rapport « pas de famine à Gaza », rapport disponible depuis une semaine et IPC (autorité indiscutable pour ce qui est de la famine dans le monde) itou :

IPC fait savoir : 10.04 – Septembre 2025 « Dix-neuf mois après le début du conflit, la bande de Gaza est toujours confrontée à un risque critique de famine » avec l’ensemble de la population qui devrait faire face à une crise ou à une insécurité alimentaire aiguë plus grave (phase 3 ou supérieure de l’IPC) (famine = phase 5). Il n’y a pas famine, il y a un risque de famine !

« Pourtant, même le comité d’examen de la famine de l’IPC a admis à la mi-2024 que la famine ne se produisait pas. De même, le rapport du FEWS NET a été retiré. Ce qui est vite devenu clair, c’est que des erreurs de calcul généralisées, notamment sur les quantités de nourriture entrant dans la bande de Gaza, les niveaux de nutrition avant le déclenchement de la guerre et les fausses données sur les décès ont été prises en compte dans un système de déclaration biaisé» (WSJ 28.05.25)

 

Et, pourtant, ils n’arrêtent pas, tous, y compris M. Macron et le Pape, tous les jours… de menacer Israël de pis que pendre car famine à Gaza … Pour ne pas parler du rôle du Hamas dans tout cela. Ce que je souhaiterais aux Soudanais, aux Érythréens, aux populations du Congo, c’est l’approvisionnement alimentaire de Gaza.

 

 Ils savent tous que le seul problème à Gaza est le vol par le Hamas de l’aide alimentaire gratuitement offerte par tous les bienfaiteurs et sa revente à des prix prohibitifs pour obtenir des fonds pour embaucher de nouveaux jeunes terroristes. Et on vient de l’apprendre : une nouvelle organisation (israélo-américaine) mise en place lundi/mardi, 26/7.05.25 a distribué « Environ 997.920 repas, portant le nombre total de repas distribués en trois jours environ 1.838.182 via environ 17.280 cartons", précisait l'organisation privée. (29.05.25). L’analyse de l’IPC est claire : il n’y pas eu et il n’y a pas de famine à Gaza. Si tel n’était pas le cas on l’aurait su par le nombre de morts, non ? Curieux, on n’en a pas déclaré un seul.

 

Pourquoi, diable, M. Macron et consorts ne s’occupent-ils du Soudan, par exemple ? IPC (24.12.24). Le FRC a trouvé de la famine dans au moins cinq régions du Soudan pour lesquelles il existe des données fiables, et projette la famine (phase 5) dans cinq autres régions entre décembre 2024 et mai 2025. Le risque de famine au cours de la période de projection est confirmé dans dix-sept autres zones.

Et dans le reste du monde? "En 2024, plus de 295 millions de personnes dans 53 pays et territoires ont connu des niveaux aigus de faim, soit une augmentation de 13,7 millions par rapport à 2023. L'aggravation de la prévalence de l'insécurité alimentaire aiguë, qui atteint désormais 22,6 pour cent de la population évaluée, est très préoccupante. C'est la cinquième année consécutive que ce chiffre reste supérieur à 20 pour cent" (WFP) Comment imaginer que tous ceux qui disent pis que pendre du comportement d’Israël et de la famine à Gaza ne savent pas ce qui se passe au Soudan ou dans le monde ? Ils le savent, sans doute, mais Israël à l’avantage d’être juif et alors …

 

Alors, on demande - toujours à Israël - d’accepter un cessez-le-feu. Les appels à un cessez-le-feu peuvent sembler moraux. Ce n’est pas le cas. Un cessez-le-feu sans victoire récompense des crimes de guerre tels que la prise d’otages en masse, la torture, les mutilations, les viols, l’utilisation délibérée de boucliers humains et le massacre de civils. Ce ne sont pas des tactiques de désespoir, mais des stratégies de coercition. Si de telles méthodes sont jugées efficaces, elles deviendront un modèle pour tous les groupes terroristes, milices ou régimes hostiles dans le monde. Et si les armes se taisent maintenant, si la guerre se termine avant que le Hamas ne soit clairement et résolument vaincu, alors ce sera une victoire du Hamas. Et comme ils l’ont clairement dit, ils essaieront encore et encore. Israël fait face à un dilemme évident : arrêter la guerre pour libérer les 23 otages et 35 cadavres et accepter une autre guerre à un moment inconnu. Ou continuer la destruction du Hamas tout en risquant de ne pas sauver les 23 otages vivants et les 35 cadavres. Comment peuvent-ils, MM. Macron, Starmer, et alea (tous les autres « chefs d’État et de gouvernement ») oser suggérer la façon de régler le problème ? Une victoire du Hamas établirait une nouvelle norme horrible : que si vous violez chacune des règles de la guerre avec suffisamment de cruauté stratégique — en utilisant votre propre population comme bouclier, en stockant des roquettes dans les hôpitaux, en plaçant des tireurs d’élite dans des minarets, et en veillant à ce que le plus grand nombre possible de civils soient exposés au danger — alors l’indignation internationale ne retombera pas sur vous, mais sur l’État qui essaiera de vous arrêter. Ils doivent bien savoir tous ceux-là car ils ne peuvent pas ne pas se souvenir que « L’Allemagne et le Japon se sont rendus car nous avons bombardé Dresde et largué des bombes atomiques au Japon. La guerre a une règle : ne pas commencer ce que vous ne pouvez pas terminer. Si le Hamas ne se rend pas pour sauver le peuple palestinien, les Palestiniens pourraient faire un "Mussolini" Mais ils détestent trop Israël » Département de State@StateDept 11.02.25

oooo

 

Allez, soyons confiants, Israël pendant ces deux ans de guerre continue à innover :

Iron Beam est le seul système de ce type au monde avec un Laser d’une puissance aussi élevée que 100 kilowatts. Le directeur de faisceau permet une portée d’environ 10 km, et une grande précision pour détruire des objets volants, fusées, drones ou obus de mortier. Pour un coût unitaire de chaque tir de 10/15 $ quand les intercepteurs du Dom de Fer coûtent 30.000$ pièce. Seul pays au monde à en disposer. C’est l’innovation constante qui fait que les exportations de défense israéliennes vers l’Europe (dont certains pays menacent Israël d’arrêter de lui livrer des armes) ont bondi à plus 54 % des exportations totales de défense l’an dernier, après un peu plus de 33 % en 2023. La raison de l’augmentation actuelle des exportations de défense israéliennes vers l’Europe est claire. L’invasion russe de l’Ukraine au début de 2022 a mis fin à une ère de paix et a plongé le continent dans une course aux armements et de reconstruction militaire.

 

Et … Le pays se classe 4ème selon l'Indice mondial du bonheur des Nations Unies et 2e selon l'Indice de la jeunesse. ONU Indice Mondial du bonheur.

 

A  bon entendeur … Il n’y aura pas de paix au Moyen-Orient tant qu’un groupe comme le Hamas contrôlera physiquement le territoire et sera la puissance dominante à Gaza ou ailleurs au Moyen-Orient. @SecRubio

 

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