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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 16:00

J’ai utilisé ce titre à trois reprises, en 2009, 2011 et 2013, pour le même sujet : Barack Obama. Jamais trois sans quatre … ce qui vient se passer au Conseil de Sécurité de l’ONU oblige l’observateur à y revenir.

Faisons court : le Conseil de Sécurité, à l’instigation (indirecte ?) des Etats Unis a mis fin à une politique constante gouvernant le conflit Israélo-Arabe (palestinien, si l’on veut), politique qui trouve ses racines dans sa résolution 242 (raffermie par la 338 qui demandait l’application immédiate de la 242). La 242, prise à la suite de la défaite de cinq pays arabes en juin 1967 demandait aux belligérants d’entamer des négociations de paix visant des frontières sures et reconnues pour tous les états de la région (y compris Israël, dont les gains territoriaux multipliaient par, presque, quatre, sa superficie). On connaît la suite : réunis à Khartoum les pays arabes ont défini leur position par les trois non : non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d’Israël, non à toute négociation avec Israël. Dix ans après, cependant, l’Egypte de Sadat entamait un processus qui verra la conclusion d’un traité de paix : Israël rendait à l’Egypte la presqu’île du Sinaï, env. 60.000 km2, soit trois fois plus que la superficie d’Israël ! Dix-sept ans après la Jordanie faisait de même sauf que, bien qu’en 1948 elle avait conquis et annexé ensuite la Cisjordanie, instruite par l’impossibilité de vivre ensemble avec « les palestiniens » y renonçait : Israël se trouvait comme puissance militaire devant administrer un territoire qui n’avait pas de propriétaire légal, territoire qui devenait « disputé » entre Israël et des populations locales. Viennent les accords d’Oslo en 2003 qui consacrent l’idée de « la paix contre la terre », vient l’évacuation complète et totale de Gaza en 2005 (territoire administré par l’Egypte, depuis 1948 jusqu’à 1967, mais qui n’avait aucune revendication le concernant).

Ce bref rappel pour arriver là où on se trouve aujourd’hui. Depuis 1967, Israël fort de raisons qui lui donnaient le droit de supposer que la dispute concernant la Cisjordanie allait se trouver un jour résolue en sa faveur a laissé se multiplier les initiatives visant la création de nouvelles communautés dans le territoire qui était la Judée et la Samarie bibliques. Territoire dans lequel le peuple juif a vu sa civilisation se développer depuis 3.000 ans avant JC. Aujourd’hui, quelques 350.000 israéliens vivent et prospèrent dans ce territoire. Et 250.000 autres dans la « grand » Jérusalem conquis par Israël pendant le guerre de défense de 1967 et qui lui sert de capitale depuis. On se souvient de la fameuse lettre de M. Bush à M. Sharon disant « Compte tenu des nouvelles réalités sur le terrain, y compris les grands centres de population israéliens déjà existants, il est irréaliste de s'attendre à ce que le résultat des négociations sur le statut final soit un retour complet aux lignes d’armistice de 1949 et tous les efforts précédents pour négocier un accord concernant « Deux États » ont abouti à la même conclusion. Il est réaliste de s'attendre à ce que tout accord de statut final ne soit obtenu que sur la base de changements mutuellement convenus qui reflètent ces réalités » M. Sharon avait, alors, promis à M. Bush d’évacuer Gaza, ce fut fait en 2005.

Mais la guerre au Vietnam, la « révolution culturelle du Camarade Mao » (entre 30 et 40 millions de morts, L’Express – 24.09.98), le Cambodge (et les deux millions de morts de Pol Pot) passés, le monde postmoderniste, surtout la gauche mondiale, se trouvaient sans cause à défendre. Comme entre temps on avait « inventé » un peuple palestinien, opprimé par Israël, avec l’aide du KGB pour les besoins de l’Union Soviétique pendant la guerre froide, on a créé une nouvelle bannière de rassemblement : « Israël assassin, Palestine vaincra ». Un nouvel état devait être créé. Pendant les 25 années qui ont suivi « Oslo » le gentils palestiniens ont tués, assassiné, torturé des milliers d’israéliens et leur « minorité agissante » (le Hamas) a tiré plus de 15.000 fusées de Gaza sur Israël. Qu’importe. La communauté internationale a pris fait et cause pour les pauvres palestiniens et a voulu (veut) traiter Israël en état paria. Du « juif errant » au « Israël assassin, Palestine vaincra » le trajet n’a pris que quelques dizaines d’années. Et les condamnations d’Israël à l’ONU, à la Commission des droits de l’homme, à l’Organisation Mondiale de la santé, partout ailleurs, depuis 1948 à ce jour ont dépassé en nombre toutes les condamnations de tous les états pour toutes les guerres ou mauvaises actions. Pas mal … Mais, comme disait Golda Meir « il vaut mieux être condamné que consolé ».

Et on arrive à l’homme que j’ai qualifié de « dangereux » depuis 2009. Dans la première semaine de son mandat M. Obama a téléphoné à Mahmoud Abbas pour l’assurer qu’il y aura un état palestinien en moins de deux ans et, pour faire bonne mesure, il a fait savoir à Israël qu’il ne se considérait pas lié par la lettre de M. Bush. Ce que M. Obama a fait c’est réécrire l’histoire en prenant totalement et entièrement fait et cause pour les palestiniens avec, bien sûr, la complicité enthousiaste des autres grands pays, la France la première.

Le 23 décembre 2016, moins de 30 jours avant la fin de son mandat, Monsieur Obama a fait voter (en s’abstenant) au Conseil de Sécurité de l’Onu une résolution qui (a) rendu nulles les résolutions 242 et 338, (b) qui change la politique constante des Etats Unis pendant le 40 années précédentes de s’opposer à toute résolution condamnant Israël d’une manière injuste et (c) qui affaiblit significativement « la main » d’Israël dans toute éventuelle négociation car épousant la « narrative » palestinienne pour ce qui concerne les territoires « disputés ». Non seulement a-t-il fait passer la résolution mais il s’est allié, en catimini, avec des coryphées de la paix et de la justice mondiale, je veux dire, le Venezuela, la Malaisie et le Sénégal. Les Etats Unis utilisant le Venezuela comme feuille de vigne … qui l’eut cru ? Et quand on constate, preuves à l’appui, qu’il a vertement menti quant à son rôle néfaste dans cette affaire, cela fait vomir … Tout cela pour décréter que le Mur des Lamentations vers lequel les juifs du monde entier se tournent pour prier se trouve dans un territoire « illégalement » détenu par Israël. Ce qui est curieux, en rendant « criminels » les habitants israéliens de l’endroit, il a oublié qu’il s’était rendu complice en ayant décidé d’y aller et de faire le geste suprême, introduire dans une fente du mur une prière écrite !

Cet homme est dangereux (4)

Ce qui est poignant c’est que parmi les 14 pays qui ont voté en faveur de la résolution, quatre ont le droit de veto et ne perdent pas une occasion à proclamer leur amitié pour Israël et leur volonté d’assurer sa sécurité. Comme ils ont assuré la sécurité de 6 millions de juifs entre 1933 et 1944. Les mêmes pays qui il y a deux mois ont décidé, par une autre résolution, de changer le nom du Mur des Lamentations en une place nommée d’après le cheval qui, en volant, allait emmener Mohamed de Jérusalem à Médine. Et parmi les quatre, la France qui va réunir quelques dizaines de participants le 15 janvier pour établir un catalogue de mesures pour régler le conflit israélo-arabe (palestinien). En vue, sans doute, d’obtenir une autre résolution dans les cinq jours qui précéderont la fin du mandat de cet homme dangereux. Mais auquel les sages d’Oslo ont attribué un Prix Nobel huit jours après le début de son mandat !

Les autres pays ? L’Espagne avec son histoire d’expulsion des juifs et d’inquisition, la Malaisie dont le Premier Ministre avait interdit le film La Liste de Schindler mais où Mein Kampf se trouve aux devantures de toutes les librairies, l’Ukraine ave son histoire antisémite et Babi Yar (35.000 juifs tués en deux jours en 1941), l’Angleterre qui après avoir découpé plus de trois quarts du territoire destiné à la création d’un foyer juif en Palestine (Société des Nations, 1919) pour créer un « royaume hachémite de la Jordanie », s’est opposée à l’immigration de juifs en renvoyant, certains, vers les camps de la mort allemands (Exodus, 1947), la France qui avait envoyé vers les camps allemands plus de juifs que tout autre pays occidental (77.000), l’Egypte qui a commencé la persécution des juifs du temps des pharaons … Ce n’est pas parce qu’on est paranoïaque qu’on n’est pas persécuté

A trois reprises j’avais écrit « cet homme est dangereux ». Il a trahi Israël mais pas seulement.

Il a trahi les iraniens en 2009 (« révolution verte »), les Irakiens en retirant contre l’avis de ses militaires les troupes américaines, les Afghans qu’il a laissé sans défense permettant le retour des talibans, les Egyptiens en forçant la dépose de M. Moubarak et facilitant l’arrivée des Frères Musulmans, les Syriens dont le sang de plus de 500.000 morts lui tachent le mains, les Ukrainiens qui avaient renoncé à leur armement nucléaire contre l’assurance donnée par les Etats Unis quant à l’inviolabilité de leurs frontières. Mais par dessus tout il a trahi les américains : aucune de ses promesses concernant la politique étrangère n’a été suivie de succès. Au contraire. Il a constamment favorisé les ennemis des Etats Unis en s’éloignant de ses alliés, fussent-ils des pays arabes ou Israël ou les pays de l’Est Européen, la Pologne en premier lieu. Et il a réussi à entraîner cinq autres pays dans la conclusion d’un accord avec l’Iran qui lui confère le droit à un armement nucléaire à l’horizon de 2025. L’Iran, dont les dirigeants promettent chaque jour de la semaine la destruction d’Israël.

Ce qu’il a fait, en réalité, est un acte criminel nuisant gravement à Israël. Acte qui n’a d’équivalent que l’infâme résolution de l’ONU (1975) « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ». Et il a fait cela un jour avant Hanoukka, qui célèbre le premier exemple au monde de lutte de libération nationale, les juifs s’étant révoltés contre les grecs d’Antiochos qui occupaient leur pays (168-160 avant JC).

L'année 1996 a officiellement marqué le «Trimillénaire de Jérusalem, la ville du roi David». Pour souligner cet évènement, le Congrès des États-Unis a adopté le « Jerusalem Embassy Relocation Act » ordonnant le déménagement de l'ambassade américaine de Tel Aviv vers la capitale déclarée d’Israël, Jérusalem. La loi a été adoptée au Sénat par un vote de 93 à 5 et à la Chambre des représentants par 374 à 37. Un calendrier pour sa mise en œuvre a été fixé: le déménagement de l'ambassade devait avoir lieu au plus tard le 31 mai 1999.
Et pourtant Israël attend toujours. Tous les présidents, depuis, M. Obama comme les autres, on reporté tous les six mois ledit transfert. Tout en ayant promis (tous, M. Obama y compris) pendant leurs campagnes électorales de faire le nécessaire – « le vote juif » n’était pas superflu …. La ville qu’un peuple dispersé aux quatre coins du monde pendant des milliers d'années d'exil considérait comme sienne, la ville pour laquelle les Juifs ont pleuré pendant des millénaires est aujourd’hui la leur. La ville qui reste la seule au monde à laquelle on refuse le statut de capitale du pays où elle se trouve. La ville qui compte, impatiemment, les jours jusqu’au 20 janvier 2017. La ville à laquelle une nouvelle administration américaine a promis la reconnaissance en tant que capitale d’Israël.

 

Mais rien de ce qui précède ne peut expliquer, autrement que par l’idéologie de « l’homme dangereux » le sort qui est fait à Israël. Ni le fait que le ban et l’arrière ban de la « communauté internationale » ait pris comme prétexte pour masquer sa haine d’Israël (et des juifs ?) l’activité « colonisatrice » d’Israël. Tout en justifiant leur décision de condamner Israël, Samanta Power déclarait, en explication du vote « Soyons clairs : même si chaque colonie devait être démantelée demain, la paix ne serait toujours pas possible sans que les deux parties reconnaissent des vérités inconfortables et fassent des choix difficiles » tandis que son patron, John Kerry disait, pour les mêmes raisons, « Permettez-moi de souligner: cela ne veut pas dire que les colonies constituent la cause entière ou même principale du conflit - bien sûr que ce n'est pas le cas. Vous ne pouvez pas non plus dire que si elles étaient supprimées, vous auriez la paix sans un accord plus large - vous ne le feriez pas ». Mais si les « colonies » ne sont pas la cause principale du conflit israélo-arabe (palestinien) pourquoi condamne-t-on Israël pour cela ?

 

C’est l’idéologie, stupide ! Barrack Hussein Obama. L’homme qui avait promis « un monde meilleur ». L’homme qui, comme Hamlet, faisait croire qu’il était animé des meilleurs intentions mais qui a sur sa conscience non pas une trentaine de cadavres comme Hamlet mais, entre autres,, 500.000 syriens. Et dont l’essentiel des huit années de ses deux mandats de président des Etats Unis a été consacré à « jeter Israël aux chiens ».

 

 

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 20:03

Depuis de nombreux mois, depuis que l’on se trouve aux States dans la période du « lame duck » de Monsieur Obama, on se perdait en conjectures : que va-t-il faire pour marquer, laisser en héritage à son successeur, au sujet de son projet le plus important, le règlement du conflit israélo-arabe (ou palestinien) ? Souvenons-nous, deux jours après sa prise de fonctions (le 22 janvier 2008) il a passé un coup de fil à Mahmoud Abbas et a nommé son mandataire pour régler le conflit, George Mitchell (auréolé par sa contribution au règlement du conflit irlandais). Ce n’est pas cela qui a convaincu les sages d’Oslo de lui accorder le prix Nobel huit jours après sa prise de pouvoir, mais … Dans moins de 30 jours il quittera la Maison Blanche avec, à son actif, des échecs patents en politique étrangère vu ce qui s’est passé depuis, vu les guerres en cours, vu la destruction de la Syrie, vu la crise des migrants qu’il a fait subir à l’Europe et au monde. Le monde n’est pas meilleur qu’en 2008 et son rêve de faire interdire et démanteler les arsenaux nucléaires s’est perdu dans les sables mouvants de ses manques de cohérence et des conséquences de sa « Weltanschauung » de soixante-huitard retardé nourri au lait de ses maîtres à penser communistes (Frank Marshall Davis, entre autres) ou d’extrême droite raciste noir (Jeremiah Wright) : oui, il a fait, comme d’autres, la synthèse qui l’a convaincu que ce qu’il doit faire c’est de détruire, en grande partie, ce qu’étaient les Etats Unis en rabaissant leur rôle dans le monde. Il n’a pas trop mal réussi …

Mais, ce qui lui tenait à coeur, plus que tout, c’était de « créer du jour » entre son pays et la seule démocratie existante au Proche Orient, Israël. Il serait trop facile de le taxer d’antisémitisme. Encore que, ses campagnes d’élection à Chicago et dans l’Illinois ayant été financées, en très grande partie, par la famille Pritzker (multimilliardaires, propriétaires de Hyatt et autres empires économiques) il n’est pas exclu qu’il s’agisse d’un « acte d’émancipation ». Sa détestation d’Israël, je crois, a été la conséquence logique de son comportement politique/philosophique : adepte de Franz Fanon, comme lui, il ne pouvait que prendre le parti des « damnés de la terre », dans son esprit, les pauvres palestiniens. Et pendant huit longues années il a fait tout ce qu’il a pu pour « punir » Israël et récompenser les palestiniens. Pourtant, à aucun moment, personne n’a pu imaginer qu’un jour il abandonnera 40 années de politique constante de défense d’Israël dans le cirque sanglant de l’ONU : où une majorité automatique de presque 160 états, un bloc arabo-musulman de presque 60 états et même les « pays éclairés » de l’Europe se disputaient la place de meilleur adversaire d’Israël. Tant et si bien que depuis sa rédemption avec l’aide de l’ONU Israël a fait l’objet de plus de 5000 résolutions de l’Assemblée Générale ou du Conseil de Sécurité : plus que pour tous les autres pays du monde Acharnement ? Antisémitisme ? Le cumul n’est pas interdit …

Certes, on dira que les Etats Unis de Monsieur Obama ont continué a assurer à Israël une contribution économique annuelle de plus de 3 milliards de dollars. Mais on oubliera de noter qu’il s’agit d’argent qui à plus de 75% doit être dépensé en achats de biens militaires américains … Comme on oubliera que la contribution américaine (moins de 1% du PIB d’Israël aujourd’hui) paye, en réalité, la qualité d’Israël de « meilleur porte avion » des Etats Unis au Proche Orient (Alexander Haig, Secrétaire à la Défense – 1982). Comme on oubliera les menaces constantes de l’Iran, criant sur tous les toits, sa décision de détruire Israël. Bon, c’est vrai, si l’Iran attaque Israël, la réaction sera telle qu’après 11 minutes (durée du vol des fusées Jéricho) l’Iran ne restera que dans la légende de mille et une nuits.

Mais qu’à voulu obtenir M. Obama ? Obliger Israël a accepter la création d’un 26ème état arabe qui, en partie, se trouvera là où la largeur d’Israël est de 12 km ou à 5 km du principal aéroport, Ben Gourion (Lod). Et cela après les deux dernières guerres de Gaza sachant que depuis 2005 les palestiniens de Hamas ont tirés plus de 15.000 fusées (au départ artisanales) sur Israël après que ce pays ait quitté entièrement Gaza.

M. Obama n’a pas voulu comprendre que dans la feuille de route d’Israël, l’option « suicide national » n’est pas incluse. Comme il semble croire que Massada ou la Shoah n’ont pas vacciné les juifs contre leur disparition. Et alors … pendant huit longues années il a demandé la lune à Israël et rien aux Palestiniens. Pourtant, doté d’une intelligence qu’il qualifie d’exceptionnelle, il a totalement occulté l’unique raison pour laquelle le conflit se poursuit depuis plus de 100 ans : l’incapacité, existentielle, du monde musulman d’accepter l’existence d’un état juif sur le territoire qui lui a été légué par Allah. Bon, il y a aussi l’Egypte et la Jordanie qui incapables de supporter une cinquième guerre après quatre défaites (48, 56, 67, 73) se sont décidés à signer des « paix froides » avec un voisin que, d’évidence, ces deux pays ne pouvaient pas détruire. Mais … les palestiniens et tous les autres pays musulmans (notables exceptions l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan) se sont ligués pour obtenir via « la communauté internationale » et l’ONU ce que l’on n’a pas pu obtenir par les armes : faire d’Israël un paria du monde jusqu’à obtenir sa destruction (prévue en 25 années par l’Iran). Et depuis huit longues années, ces ennemis d’Israël ont eu comme partenaire M. Obama dans leur lutte contre Israël.

Mais huit années n’ont pas suffit pour rendre gorge à Israël. On a choisi comme cheval de bataille la création par Israël de communautés en Cisjordanie, déclarés (non pas par la Cour Internationale de La Haye …) « illégales » et « contraires au droit international ». Faisons court : la fin guerre de 1967 a trouvé Israël en partie sur les lignes d’armistice de la guerre de 1948 et conquérant la Judée et la Samarie (Cisjordanie) qui avait été annexée par la Jordanie en 1950. En clair, on demande à Israël de rendre des territoires conquis dans une guerre déclenchée par ses ennemis, à une population (les « palestiniens ») qui n’avait aucun droit de propriété sur les terres en question. Et on a fait de cela l’alfa et l’oméga de la lutte mondiale contre Israël. Monsieur Obama a enfourché le même cheval du premier jour de son mandat jusqu’à aujourd’hui.

Fast forward – à 30 jours de la fin de son mandat, à l’encontre de la demande de son successeur et d’Israël, Monsieur Obama a organisé une démarche à l’ONU pour qu’une résolution d’origine palestinienne soit mise au vote alors que même le promoteur de la résolution (l’Egypte) après réflexion (et, sans doute quelques pressions amicales d’Israël) décide de retirer son projet. 14 pays, y compris le Venezuela, le Sénégal, l’Angola et les quatre autres pays avec droit de veto (dont la France, meilleur ennemi d’Israël depuis des lustres) ont intimé à Israël d’arrêter toutes actions dans « les territoires occupés palestiniens ». On croit rêver … Non seulement il n’y en n’a jamais eu de « territoires palestiniens » mais … le Mur des Lamentations à Jérusalem et les tombeaux des patriarches à Hébron sont affectés par le Conseil de Sécurité au futur éventuel état palestinien !

Monsieur Obama aurait pu utiliser son veto pour qu’une telle résolution ne soit pas inscrite parmi celles approuvées par le Conseil de Sécurité de l'ONU. Il l’a laissé passer et ses séides ont expliqué, depuis, que c’est à cause des relations mauvaises entre M. Obama et le premier ministre israélien que les Etats Unis se sont décidés à laisser passer la résolution. Pour punir M. Netanyahou, M. Obama a envoyé sous le bus l’état d’Israël (so to speak).

Le coup de pied de l’âne … Le lion est en effet effondré à l'idée que même l'âne va pouvoir le frapper (Jean de la Fontaine) :


« Ah ! c'est trop, lui dit-il ; je voulais bien mourir ;

          Mais c'est mourir deux fois que souffrir tes atteintes. »

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 10:47

La tragicomédie de la gauche qui nous a occupé pendant deux semaines a vu son dénouement jeudi dernier : le roi a, enfin, compris qu’il était nu. Naturellement, tous les membres de la media sphère qui s’occupent de notre lavage de cerveaux viennent de nous dire qu’il s’agit d’un acte digne d’un homme d’état, exécuté avec une élégance et un sens des responsabilités inédits, bref, admirables. Et cela, juste quand les résultats des promesses faites en 2012 commençaient à apparaître. Serait-ce vrai ?

Pour être élu en 2012 (tout en bénéficiant d’un « référendum » anti-Sarkozy, du ralliement du maire de Pau et de 90% des votants de la diversité …) F. Hollande a tenu de présenter au pays 60 propositions. Pour me faciliter la vie j’en ai pris un quart et j’ai comparé ce qu’il a promis et ce qui a été réalisé. Voilà le résultat:

Tirez sur l'ambulance !

En paraphrasant le camarade Marchais, « le bilan n’est pas positif ». Certes, la grande réforme sociétale, le mariage pour tous, a été réalisée. Fondamentale pour l’avenir de la France, n’est-ce pas ?

Mais, F. Hollande, pour montrer son sérieux, s’est engagé aussi sur des des chiffres :

- La réduction de la dépense publique (aujourd’hui 44,7% en Allemagne – 56,6% en France) et du taux de prélèvement obligatoire (aujourd’hui 37% en Allemagne – 47,6% en France) ;

- Croissance promise (voir tableau) – réel moyenne sur 4 années 0, 6% :

Tirez sur l'ambulance !
Tirez sur l'ambulance !

- Déficit public et endettement promis (voir tableau)  réel fin 2015 – déficit 3,8% et endettement public 97 % :

Tirez sur l'ambulance !

L’espoir véhiculé par les projections proposées ne s’étant pas matérialisé, la France de M. Hollande s’est vue « dotée » de UN MILLION de chômeurs supplémentaires et d’une augmentation de la dette de l’ordre de 350 milliards d’euros. On se souvient que F. Hollande a dit haut et fort « Mon devoir est de permettre le changement. Un vrai changement. Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner confiance aux Français et faire redémarrer le progrès » Et pour raffermir son engagement il a promis l’inversement de la courbe du chômage pour la fin de 2013 en liant son sort à ce sujet. Inconscient ? Menteur irresponsable ? Piètre gestionnaire du pays ? Choix multiple mais le cumul n’est pas interdit … Au moment où, en annonçant sa décision de ne pas tenter d’obtenir un deuxième mandat, avec un manque de sérieux qui frise l’irresponsabilité, il a prétendu que son bilan est fortement positif. Le drame c’est qu’il est le seul à le croire. Un peu  de dialectique n’est pas de trop : si le bilan est bon pourquoi ses propres partisans croient le contraire et si le bilan est bon pourquoi ne pas briguer un deuxième mandat ? Mais c’est toujours comme cela : le peuple (maudit soit-il …) ne croit pas, à plus de 90%, que le bilan est bon et qu’il pourrait obtenir un deuxième mandat. Certes, il devrait changer le peuple mais …

Le peuple ne le croit plus car, par exemple, trois phrases (que je choisis) de son anaphore de 2012 son restées sans suite :

 1. « Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Élysée.

2. Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire.

3. Moi président de la République, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives, pour les élections non pas de 2012, mais celles de 2017, car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées…

On sait ce qu’il en est : il a fait venir les parlementaires de gauche à des déjeuners à l’Elysée car il s’est comporté non pas en président mais en chef de la majorité de gauche, il a eu un comportement pour le moins non exemplaire en arrivant à l’Elysée avec sa deuxième concubine qu’il a abandonné en faveur d’une troisième, et quant au vote des étrangers habitant la France … ce n’est pas demain la veille qu’il le fera admettre.

De plus, cerise sur le gâteau, il a bénéficié de l’aura d’un bouquin de 662 pages (que l’on lit du début à la fin avec effroi et incrédulité) qu’il a donné l’autorisation d’écrire à deux journalistes de gauche (la gauche trotskiste du Monde) en acceptant de ne pas connaître son contenu avant sa publication. Bouquin qui, tout en étant un « Exercice d’admiration » (E. Cioran) dévoile un portrait insupportable fait de cynisme (par rapport au peuple, les « sans dents ») et de mensonge (avouer qu’il a constamment menti aux allemands en faisant des promesses tout en sachant qu’il ne pourra les tenir) est la goutte d’eau dans le vase déjà plein. Bouquin qui, par moments dévoile de vrais secrets d’état.

Alors ? Au contraire de l’usuel « il ne faut pas tirer sur une ambulance » je crois que c’est le moment de le faire au lieu d’admirer celui qui a fait perdre à la France cinq années après les périodes de glaciation (Brejnev …) de Jacques Chirac et François Mitterrand. Pauvre France

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 20:45

Depuis une semaine, le ban et l’arrière ban du monde « éclairé » s’est consacré à commémorer la mort d’un des derniers dictateurs communistes, connu comme tel,  Fidel Castro. Certes, au moins deux autres pays « communistes » survivent encore mais, à moins que le monde ne marche pas sur sa tête on ne voit pas comment ils oseraient faire de même, par exemple, pour le « chef suprême » de la Corée du Nord, Kim Jong-un.

Un petit florilège des messages d’une partie des élites de notre pays illustre, mieux que tout autre chose, la confusion mentale des gens qui se croient capables de montrer la voie de l’avenir à la France.

Le plus pathétique, «Fidel ? Demain était une promesse.» un haiku du sieur Mélenchon qui s’était déjà fait remarquer, en pleurant, au décès d’un autre dictateur communiste, Chavez du Venezuela celui qui avait réussi à mettre en faillite un pays où le pétrole coulait comme le lait et le miel  ailleurs.

Le plus élevé en grade, notre (encore pour quelque temps) Président, Monsieur Hollande « … une figure du 20ème siècle. Il a su représenter pour les cubains la fierté du rejet de la domination extérieure » Et qui, pendant les 67 ans de dictature criminelle a réussi à faire plus de 70.000 de prisonniers  politiques, fait assassiner quelques dizaines de milliers d’autres et fait émigrer de l’île plus de 1.500.000 citoyens soit environ un cubain sur sept. Le Cuba des frères Castro détient le record absolu de suicides en Amérique Latine : 18,1 pour 100.000 habitants (Pérou 2,3 et Guatemala 1,9 ; environ 0,7 en France) : on peut, raisonnablement, se demander « le régime y serait-il pour quelque chose » ? Question rhétorique …

Pourtant, même le Pape François s’est cru obligé d’envoyer de fraternelles condoléances « … à la famille de l’ancien dirigeant, au gouvernement cubain ainsi qu’à l’ensemble de l’aimée nation cubaine » Quelle indécence !

Fidel Castro, dictateur sanguinaire, l’homme qui en 1962 avait -presque- réussi à provoquer un conflit nucléaire entre les Etats Unis et la Russie (La crise des missiles).

Pourquoi, diable, les grands de ce monde soutiennent-ils un tyran (de gauche …) au mépris de ses crimes et des victimes qui n’en peuvent, mais ? Ils ne sont pas ignorants ou stupides, pourtant ils savent bien que Fidel Castro était un dictateur meurtrier qui transformant Cuba en un état d'esclaves a ruiné son pays. Certes, ils peuvent dire aussi que l’analphabétisme est pratiquement nul et que l’assurance santé est gratuite. Certes aussi, savoir lire est utile pour lire ce que l’on ne peut pas avoir ou l’interdiction de voyager, bref, d’être libre. Mais, peut-être qu’ils apprécient l’héritage de Fidel : sa grande réussite a été de transmettre le pouvoir totalitaire à son frère qui, d’ailleurs, oeuvre à  le laisser à ses héritiers. La création d’une dynastie communiste mérite, sans doute, le respect du Pape, de Monsieur Hollande et du sieur Mélenchon. Car, pour d’autres dictateurs de gauche, ils ont toujours espéré qu’en se montrant tolérants et magnanimes ils réussiront à en faire de démocrates. Et qu’ainsi le monde, qui change, deviendra meilleur. Alors, les absoudre de leurs crimes, quelle importance. Interdiction de sourire …

Voilà 100 ans que le communisme s’est installé en Russie. Et ensuite, dans les pays de l’Est, en Chine, au Vietnam ou au Cambodge. Différentes études évaluent le nombre de morts dont ils sont responsables entre 100 et 200 millions d’êtres. « Les pays communistes s’entendirent mieux à faire croître les archipels concentrationnaires que le blé, à produire des cadavres que des biens de consommation » (Le livre noir du Communisme, S. Courtois et alea.). Mais qui se souvient encore de l’immondice du Monde qui, à l’entrée des khmers rouge dans Pnom Penh (avril 1975) titrait sur cinq colonnes à la une « Pnom Penh libéré » Il y a eu ensuite près de 2 millions de morts, à l’époque plus du tiers de la population cambodgienne (Programme d'Étude sur le génocide cambodgien - Université de Yale).

Eh bien, 100 ans après le 7 novembre 1917 un des derniers dictateurs communistes disparaît. Au lieu de fêter l’événement avec joie, Messieurs Hollande, Mélenchon et … le Pape le pleurent ! J’ai oublié M. Obama qui en « exprimant son amitié au peuple cubain » ajoutait « l'Histoire sera comptable et jugera de l'impact énorme de cette figure singulière sur le peuple et le monde qui l'entourent »

Le monde a commémoré le décès d’un caudillo failli Sud-Américain qui, pendant presque 60 ans a exploité et opprimé le petit peuple de Cuba. Caudillo qui a pu faire ce qu’il a fait parce que fort du soutien de l’Union Soviétique et de l’Eglise Catholique avec la tolérance complice des toutes les gauches de monde.

 

Requiem pour un assassin
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 10:11

L’Autriche, les Etats Unis, la France : trois pays où les signes précurseurs du monde à venir se sont révélés en l’espace d’une année. Quo vadis ?

Regardons, pour commencer, l’Autriche. Un pays de 9 millions d’habitants, industriellement développé, un PNB par habitant supérieur à 45.000 $ (PPA, il était de 8.630 $ en 1979 !) dont la richesse a été multipliée par 2,5 pendant les 25 dernières années car la croissance annuelle a été, en moyenne de 4 à 6%.

Un monde qui change.

Une société composée d’autochtones en majorité (absolue) catholiques. Membre de l’Union Européenne, ayant adopté l’euro, montrant un déficit budgétaire de    -1% et gouverné par une coalition (ou alternance) d’un parti socialiste  et d’un parti conservateur qui réunissait de 1945 à 1986, peu ou prou, 95% des voix aux élections. En clair, une « dictature bipartite » acceptée cependant car les choses se passaient raisonnablement bien. Un parti « extrémiste » qualifié par d’aucuns de « néo nazi » ne recueillait en 1986 qu’environ 1% des voix. Fast forward – ce même parti affichait un score de 27% en 1999 et plus de 35% en 2016 – date des dernières élections présidentielles. Elections gagnées avec une différence de 0,3% des voix par le candidat écologique, résultat contesté par le parti "néo-nazi". Résultat invalidé par la Cour Suprême du pays qui décide de refaire les élections (date probable 4 décembre 2016).

Mais que c’est-il passé ces vingt dernières années ?

Un monde qui change.

Le taux de natalité, pratiquement constant pendant les 30 dernières années (1,44 enfants/femme) et un taux de mortalité de 0,9 % ne peuvent justifier la croissance de 20% de la population. Explication : immigration massive à partir de 1970, qui se voit aussi, par la disparition de la prépondérance des catholiques. La religion de l’immigration ? Naturellement, musulmane. Et fait curieux, la croissance du PNB (ou PPA) par habitant est presque nulle (0,3% l’année dernière) pendant la moitié de la décennie en cours ce qui pourrait dire, entre autres, que les nouveaux arrivés ne contribuent pas à la croissance du PNB mais, qu’au contraire, ils le diminuent. Devant les effets de l’immigration massive et  de la nouvelle vague d’immigrants (2014-2016) l’Autriche décide de suspendre le droit des immigrants de déposer un dossier sur son territoire. L’élection à venir comporte le choix d’un candidat « écologique » ou « néo nazi ». Qui l’eut cru il y a dix ans ? Pourtant tout était écrit sur le mur …

Aux USA au bout d’une campagne de plus de 18 mois, la candidate démocrate aux élections présidentielles est battue par un candidat (indépendant) adoubé, in extremis, par le parti républicain. Ce résultat montre, d’évidence, que le règne sans partage des démocrates et des républicains a fait son temps. Mais comment est-on arrivé là ? On est arrivé là car depuis la « révolution » de 1968 le pays a été transformé, de plus en plus vite, en imposant à sa population autochtone une immigration massive. Sur les 320 millions d’américains on trouve aujourd’hui 64% de blancs non hispaniques, 16,7% d’hispaniques et Latinos, 12,3% de noirs : 30% soit plus de 100 millions n’ayant pas leurs racines tracées jusqu’à May Flower ou à l’immigration européenne du 19ème siècle. Personne n’ose étudier pourquoi les plus de 60 millions de noirs n’ont pas participé à l’éclosion des Etats Unis proportionnellement à leur nombre. Et si on ajoute les 10-12 millions de « sans papier », l’exacerbation du communautarisme, la destruction massive des appareils industriels, l’importation de pratiquement 75% des produits industriels commercialisés, on comprend pourquoi les « petits blancs » se sentent orphelins. Petits blancs, en réalité la classe ouvrière (« cols bleus ») et une partie de la classe moyenne (« cols blancs ») qui ont contribué, par le passé, plus que tous autres au développement du pays, forts de leur croyance dans « le rêve américain ». Ajoutez à tout cela le sentiment des « orphelins » de supporter une charge proportionnellement plus lourde que celle supportée par les 100 millions de non autochtones. Et, cerise sur le gâteau, l’apparition d’une double oligarchie, financière et politique. Pensez seulement à l’exemple de la famille Clinton : entrés en politique il y a 30 ans, ils disposent aujourd’hui d’une fortune dépassant 100 millions de $. Corruption, concussion, financements occultes autant de raisons pour lesquelles la candidate démocrate a été battue. Et autant de pêchés que « l’intelligentsia » américaine, les acteurs et les magnats de Hollywood ou les grands financiers de Wall Street font semblant de ne pas connaître tout en se considérant « progressistes » - nouveau nom d’une gauche qui n’a pas le courage de se déclarer comme telle.

Et la France ? Après les deux septennats de F. Mitterand, après les douze années de J. Chirac, nous voilà à la fin du mandat de F. Hollande. 31 années pendant lesquelles rien ne s’est passé dans ce beau pays de France. Si, pendant ces trente années on a détruit l’appareil industriel du pays, on a accepté une immigration massive (10% de la population totale actuellement, primo arrivants et descendants) et on a multiplié la dette publique de 20% à 100% du PNB : en 1981 la dette publique était d’environ  100 millions d’euros, elle est aujourd’hui de 2.200 millions d’euros et augmente de 2540 € par minute. Inexistant, presque, à la fin des années 70, le chômage touche aujourd’hui plus de 6 millions d’habitants étant, en pourcentage, le double de celui d’Angleterre ou de l’Allemagne. On devrait ajouter les 2,5 millions de personnes employées par des associations sans but lucratif et les 1,5 millions de bénéficiaires du RSI, RSA, ou autres systèmes de subvention. Tout cela sur fond de « d’Etat providence », d’emploi de plus de 5 millions de fonctionnaires et d’une grande conquête sociale : seulement 45% des foyers fiscaux payent l’impôt sur le revenu ! Ajoutez les cinq années de  F. Hollande : aucune réforme de fond, augmentation du nombre de chômeurs (entre 600.000 et 1.000.000 selon les modes de calcul), augmentation de la dette publique mais … une réforme « sociétale » aussi importante que l’abolition de la peine de mort … le mariage pour les homosexuels. Les 40 dernières années de « dictature bipartite » (gauche et droite) ont réussi à faire de la France le dernier pays de l’OCDE selon, pratiquement, tous les indicateurs. C’est cela qui a fait que le FN recueille les suffrages d’un tiers de la population. Et si vous ajoutez les 15/20 % de l’extrême gauche vous trouverez que la moitié du pays rejette le système dominé par l’autre moitié. Sur ce, de nouvelles élections présidentielles se profilent. La droite ayant décidé de choisir via une « primaire » son candidat a vu son projet dénaturé par (une partie de) la gauche. Faisant preuve d’une malhonnêteté intellectuelle frisant le parjure des gens votants habituellement à gauche sont allés voter à cette primaire pour faire barrage à un des impétrants. Le prix de 2 euros ne leur a pas semblé trop cher pour mentir (signer, affirmant « partager les valeurs de la droite ») et choisir leur candidat. 16% des votants à la primaire se sont déclarés « socialistes » aux sondages et 14% ont refusé d’indiquer leur appartenance. A supposer que le candidat en faveur duquel ils ont agi sera élu, ils pensent qu’ils auront une France apaisée, heureuse de vivre ensemble … tant que le mur de la dette ne s’écroulera pas sur nous. Quelle imposture ! Si l’on continuait comme cela, au mieux dans cinq ans on aura un Trump français, au pire on aura, à l’exemple de l’Autriche, le FN. Et vaya con dios

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 12:53

Première interrogation : Hillary Clinton a gagné le vote populaire (différence de voix de 200.000 à 400.000 selon des comptes rendus différents) pourtant elle n’a pas été éluée. Il ne faut pas en vouloir à ceux qui ne connaissent pas le ressort du système d’élection américain (vote populaire + grands électeurs) mais rejeter la « critique » hypocrite, intellectuellement malhonnête,  de ceux qui le connaissent. En effet, pour éviter la « tyrannie de la majorité »  (Alexis de Tocqueville -De la démocratie en Amérique- 1835 et à sa suite Benjamin Constant, Isaiah Berlin, etc.,) les « founding fathers » ont prévu un système d’élection à deux étages : vote populaire sur la base duquel et en fonction du nombre d’habitants de l’état) on élit,  des « grands électeurs ». Ce sont eux qui, font le choix entre les deux premiers candidats et choisissent donc,  le Président. On voit, donc, que disposer d’une voix de plus dans le vote populaire (majorité) pour choisir le président n’est pas une condition suffisante. D’évidence, le système évite la « tyrannie de la majorité » : avec  1,66/3,32 POUR MILLE Hillary Clinton aurait pu imposer sa loi à 49.998 POUR CENT des votants. Allons plus loin, deux états (New York et Californie) étant les plus peuplés et votant en majorité « démocrate » auraient pu imposer leur loi aux états dont la majorité aurait voté «républicain».

Deuxième interrogation : Hillary Clinton a-t-elle a perdu car les américains misogynes ne voulaient pas avoir une femme comme président. Hillary Clinton a perdu car elle est apparue à la moitié des électeurs comme malhonnête, menteuse et avare, faisant partie d’un groupe «famille Clinton + sponsors divers parmi lesquels G. Soros mais aussi le Qatar et/ou l’Arabie Saoudite » Pendant plus de 30 ans -son mari gouverneur d’Arkansas pendant 11 ans, président des Etats Unis pendant 8 ans, elle sénatrice 8 ans, ministre des affaires étrangères pendant 4 ans- la famille a fait partie de « l’élite des élites américaines ». Et ce qui l’a pénalisée,  avec  le sceau de l’infamie, c’est d’avoir défendu son mari pour ses frasques sexuelles, le couple accumulant par ailleurs plus d’une centaine de millions de dollars. C’est son profil et ses mensonges qui ont rebuté la moitié des votants et on devrait, plutôt, se demander comment l’autre moitié a pu la choisir. Membres du même « microcosme » les acteurs de Hollywood, les « grands intellectuels », les rédactions des plus grands journaux, dont le Wall Street ont tous adoubé Hillary Clinton et c’est en opposition à cela que l’autre moitié a choisi Donald Trump. Il est curieux que l’on oublie qu’en 2008, pour la primaire démocrate, elle n’a pas été choisie non plus, l’Amérique ayant élu ensuite un président noir.

Troisième interrogation : Ne devrait-on pas mettre en exergue tous les pêchés de Donald Trump dont la somme aurait dû le disqualifier. C’est ce que a cru la moitié des votants mais l’autre moitié a voté pour lui, par défaut, car les pêchés de Hillary Clinton semblaient autrement dangereux pour le pays. En effet, la moralité (ou le manque de …) de Donald Trump est un sujet propre à l’individu tandis que le moralité de Hillary Clinton a influencé (et aurait pu continuer à)  les destinés des Etats Unis. Son activité comme ministre des affaires étrangères, sa collusion avec les pires sponsors du terrorisme islamique, son inadmissible statut de bénéficiaire ultime de la « Fondation Clinton », ses actes de « trahison économique » (ayant rendu possible pour un consortium russe d’acquérir une mine d’uranium américaine – récompensée par un don de 20 millions de dollars à sa fondation …) et tant d’autres peccadilles ne pouvaient pas la rendre sympathique à la majorité des croyants protestants.

Quatrième interrogation : Les manifestations actuelles contre l’élection de Donald Trump ne sont-elles pas le signe d’un clivage définitif qui l’empêchera de gouverner ? Il faudrait raison garder et ne pas prendre les quelques milliers de manifestants (total à hier pour 19 états) au sérieux. Par contre, ce que les manifestants (avez-vu vu les « casseurs » cagoulés ?) ont choisi comme slogan de référence « Donald Trump n’est pas mon président » en dit long sur la conception démocratique des individus. Quant à la gloutonnerie de la presse, de la radio et de la télévision en France pour montrer, en plans serrés, la « réaction des masses » prenons la chose avec distance et souvenons-nous de la phrase de Talleyrand : « tout ce qui est excessif est insignifiant »

Cinquième interrogation : Les destinées de l’Europe ne seront-elles pas affectées par un président Trump » ? Quand on voit les contorsions dialectiques d’un François Hollande (partenaire de l’Amérique dans la guerre en Syrie), de Mme Merkel (l’Amérique est le premier client de l’Allemagne) ou d’un Jean-Claude Juncker (qui ne représente personne mais qui s’est permis de « d’étriller » DT en déclarant que « DT devra apprendre ce qu’est l’Europe  et cela fera perdre deux ans») on peut se faire peur. Les Etats Unis sont la première puissance mondiale (on peut le regretter, M. Obama a tout essayé pour qu’elle ne le soit plus) et continueront de l’être nonobstant la position de l’Europe qui, au fond, n’admet pas qu’ils aient choisi un président tellement différent de ce qui se fait chez elle.

ooooo

C’est pour la deuxième fois dans leur histoire que les Etats Unis choisissent un novice en politique comme président. Le premier -Eisenhower- n’a pas démérité que l’on sache. Des manifestations contre l’élection d’un président ont déjà eu lieu ce qui n’a pas empêché celui qui était visé d’être un précurseur du monde multipolaire actuel (Nixon). Alors … les trois pellés et deux galleux qui crient leur colère à Times Square à New York ou sur le Rodéo Drive à Los Angeles, la gauche bien pensante chez nous et les gnomes de Bruxelles qui défendent leurs privilèges … tout cela passera comme passent les roses …

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:18

Il y a exactement 170 ans Karl Marx et Friedrich Engels écrivaient  « Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme. Toutes les puissances de la vieille Europe se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le pape et le tsar, Metternich et Guizot , les radicaux de France et les policiers d'Allemagne » (Le Manifeste du Parti Communiste,  1847). Aujourd’hui, un autre spectre hante l’Europe : le populisme. Et on voit Monsieur Hollande, Madame Merkel et la superstructure de Bruxelles, affolés car de l’autre côté de l’Océan le même populisme vient de conquérir le pouvoir dans l’état le plus puissant du monde.

Tant que ledit populisme affectait l’Autriche ou, en partie, les Pays Bas et l’Allemagne, les élites qui gouvernent (avec le succès que l’on connaît) l’Europe se contentaient de morigéner ceux qui se laissaient convaincre que ce n’était pas bien et qu’en réalité, les lendemains promis par l’Etat providence et la vulgate semi-socialiste allaient être heureux pour le restant de l’histoire. Naturellement, elles demandaient à être crues sur parole car il n’y avait personne de plus brillant ou qui leur soit supérieur. Ergo la justesse de leurs vues, en toutes choses, ne pouvait pas être mise en doute. Et quand le peuple faisait savoir sa désapprobation d’un quelconque accord (Pays Bas, France, référendum 2005) puisqu’elles ne pouvaient pas changer le peuple (Brecht), elles s’asseyaient sur son avis et concoctaient un traité (Lisbonne 2007) qui n’était plus soumis à référendum.

D’aucuns considéraient qu’il s’agissait d’une pensée unique qui tôt ou tard risquait d’être mise en cause par tous ceux qui, nonobstant ce que l’on leur promettait, ne voyaient rien venir.

Et puis, plus de 60 millions de citoyens américains on décidé de « renverser la table » en choisissant comme président un bonhomme d’une honnêteté relative, habitué des plus mauvais sentiments à l’adresse de divers groupes sociaux et dont les mérites vantés quant à l’accumulation de sa fortune demandaient vérification.

Que s’est-il passé ? Ridiculisé par la « droite » et par la « gauche », méprisé par tous ceux qui ont 30 ans (ou plus) d’émargement aux budgets des états, méprisé par tous ceux qui se considèrent au-dessus de la mêlée, par les vedettes de Hollywood ou les intellectuels de Harvard, Stanford et/ou Princeton, le bonhomme a été élu président. Au bout de quinze mois de campagne électorale pendant lesquels on a dit pis que pendre le concernant, pendant que plus de 200 journaux l’ont vilipendé (seulement six l’ont adoubé) personne n’a essayé de comprendre quel était le ressort de sa progression inexorable vers le pouvoir suprême. Personne n’a compris que le « populisme » allait sortir victorieux d’une lutte à laquelle seulement une des parties était réellement légitime.

Il s’agit, on le sait, des cadres et des ouvriers blancs qui ont été gavés pendant 50 ans (depuis les années 60) de multiculturalisme, de globalisation et de changements démographiques contraires à ce qu’ils étaient. Après avoir perdu -comme la classe moyenne- leurs illusions quant au « rêve américain » ils ont décidé de choisir comme représentant celui qui s’est déclaré solidaire des petits, des pauvres non entretenus par l’état, des sans-grades, bref, celui qui s’est fait leur voix. Sans parti, sans organisations structurées, utilisant pour l’essentiel ses propres sous, le pelé, le galleux, leur a rendu l’espoir. Le résultat obtenu constitue une répudiation non seulement de son adversaire (Hillary Clinton) non seulement pour ce qu’elle est mais, surtout, pour ce qu’elle représente. Sans oublier une répudiation patente de tout ce que l’actuel président des Etats Unis voulait laisser comme héritage.

Et voilà que les têtes pensantes de l’Europe, incapables de comprendre ce qui arrivait et ce qui, probablement, risque de se passer chez elle dans les années à venir, se sont lancés du haut de leur savoir, à nul autre pareil, a proférer des diatribes, à parler de «période d’incertitude» et à sommer le nouveau président des Etats Unis de comparaître à Bruxelles pour qu’il s’explique. Ces têtes pensantes – et tous ceux qui les soutiennent, presse, radios, télévisions, experts auto-proclamés, « tout ce qui grouille, grenouille et scribouille » (De Gaulle, Montréal 1967)- par leur myopie, par leur arrogance, par leur méconnaissance de la vie réelle des peuples qu’ils s’entêtent à gouverner, sont en train de détruire les chances de l’Europe de rester ce qu‘elle a été, un continent blanc (comme l’Afrique est un continent noir) dont les valeurs sont d’origine judéo-chrétienne. En quoi faisant ? Multiculturalisme (tous les cultures se valent), globalisation (frontières ouvertes pour assurer une concurrence effrénée), « vivre ensemble » (incapacité des populations migratoires d’être assimilés). Si l’on accepte ce point de vue, ce qui s’est passé aux Etats Unis doit être considéré comme une réaction massive à l’attaque (la destruction) depuis longtemps par des intellectuels de haut vol et des « cerveaux d’acier » des valeurs du bas peuple. Certes, on considère ceux qui constituent le bas peuple comme « déplorables » (H. Clinton, 12.09.16, qualifiant « la moitié » des partisans de Donald Trump). Oui, ils sont déplorables mais … ils ont été très nombreux : pourtant ce n’est pas ce qui arrête tous ceux qui n’ont que la démocratie à la bouche de s’arroger le droit de la nier.

Le populisme qui fait peur à nos élites, l’idée que l’on puisse gouverner un pays sans faire partie du monde politique (chez nous sans sortir de l’ENA ..) constitue un des facteurs majeurs de l’opposition à tout changement. Dans notre Assemblée Nationale sur les 577 députés plus de la moitié sont fonctionnaires : comment croire qu’ils seront disposés à changer quoi que ce soit qui pourrait influencer leur propre situation ? Mais si le bas peuple veut, un jour, s’attaquer aux privilèges et aux prébendes que le système qui est le nôtre accorde, on criera au populisme. Néanmoins, ne pas le faire c’est faire le lit aux pires démagogues. Choisir entre la peste et le choléra …

Un spectre hante l’Europe … le populisme menace l’ordre établi, menace les 33.000 fonctionnaires de Bruxelles dont les salaires sont le triple du salaire moyen des pays membres et qui ne sont pas soumis à un quelconque impôt. Il menace l’organisation d’une société qui a détruit « l’ascenseur social », qui a laissé se créer et se développer une composante « assistanat » qui a pris la place de l’émulation par les résultats du travail fait et qui a fait de l’immigration de populations non assimilables un objectif prioritaire mais pernicieux pour le sort de ses propres pauvres

 

 

 

 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 09:07

Au son des tambours, avec la caisse de résonance constituée par les radios et les télévisions de France et de Navarre, on est obligé de suivre les péripéties de la droite et de la gauche qui, bientôt, se disputeront les suffrages des électeurs pour choisir un président.

Un million de chômeurs supplémentaires depuis l’élection de F. Hollande, six millions au  total et quatre millions de français assistés,  une dette à 100%  du PIB. Pourtant ce n’est pas ce qui chagrine les élites qui nous gouvernent quand on assiste, médusés, par exemple, au débat des sept ténors de la droite dont chacun espère devenir calife et remplacer l’actuel qui s’est tellement déprécié qu’il n’a aucune chance de faire un deuxième mandat. D’ailleurs, on est encore à se demander comment un obscur « apparatchik » dont la charge la plus importante a été de présider le conseil général d’un département où ce qu’il faut savoir c’est, surtout, comment caresser les culs des vaches et renifler les fromages de la région et pas tellement comment équilibrer ses comptes, comment est-il devenu président de ce beau pays de France ? Devant un Nicolas Sarkozy dont la compétence et le courage étaient unanimement reconnus ? Mais qui n’était pas sympathique. Et qui ne sortait pas des pépinières des élites françaises (ENA, etc.,).

Pas de miracle, le peuple préfère les démagogues. Il est instructif de lire les auteurs de gauche (si, il en reste, des intellectuellement honnêtes comme J-P. Le Goff –« Malaise dans la démocratie » ou Marcel Gauchet « Comprendre le malheur français)  ou de droite  E. Zemmour «Le suicide français ») pour se rendre compte que le déclin, aujourd’hui visible, de la France est non seulement inexorable mais que dans les circonstances actuelles (Europe, globalisation, totalitarisme islamique, collusion « impérialiste » des trois pays –Russie, Chine, Etats Unis) la France n’a aucun moyen de s’en sortir c’est-à-dire revenir à sa position d’antan sur l’échiquier mondial.

Ce que l’on ne peut plus faire semblant de ne pas voir c’est le résultat de l’accumulation de choix absurdes, choix dont l’origine se trouve pour l’essentiel dans la vulgate de gauche. Donner tout à tout le monde tout de suite (surtout pour éviter que le peuple se rebiffe …) et prétendre que l’on vit dans une économie de marché c’est de la schizophrénie.  La France de François Hollande est figée dans une situation qu’elle ne comprend ni ne contrôle pas.

Cette situation, dont les prolégomènes étaient visibles il y a plus de 40 années (destruction de l’appareil industriel, acceptation d’une immigration de masse non assimilable, destruction de l’appareil éducatif « cogéré » avec les syndicats d’enseignants, etc.,) s’est encore détériorée pendant le dernier mandat présidentiel. Souvenons-nous d’un membre de l’anaphore qui a tellement impressionné les téléspectateurs en 2012 : « Moi, président, Pour maîtriser et diminuer l'endettement de la France, que la droite a doublé en dix ans, je ramènerai les finances publiques à l'équilibre, en respectant l'engagement de 3% de déficit par rapport au PIB en 2013 ».

On est obligé d’être cruel : après avoir pu éviter, à répétition, le couperet de Bruxelles, son ministre de l’économie admet que les déficits ont évolué (vont évoluer) selon le tableau :

 

L'inexorabilité du déclin.

De plus, comme (élections obligent) son gouvernement a eu la main légère pour plusieurs catégories socio-professionnelles ce qui aura ajouté aux dépenses de l’état encore 10 à 13 milliards d’euros en 2016.  Il semble, donc, que l’on a totalement abandonné le fameux « plan de 50 milliards d’économies ». Et comme les hypothèses de croissance (1,3% en 2016 et 1,1% en 2017 – CO-REXECODE) sortent déjà du cercle du réel, il est fort probable que le déficit de la France sera supérieur à celui du début du mandat de M. Hollande.

On pourrait prendre d’autres promesses pour les passer à la paille de fer du réel. Ce que l’on trouvera c’est que M. Hollande a menti à ceux qui l’ont élu -les fonctionnaires, l’intelligentsia de gauche (il n’y a d’ailleurs pas une de droite …), les bobos de gauche habitant les beaux quartiers de Paris ou ses banlieues chic, la « diversité », et d’autres. Certes, les promesses faites n’engagent que ceux qui les écoutent : les fonctionnaires qui doivent se serrer la ceinture, l’intelligentsia de gauche qui se trouve maintenant approuver ses actions militaires (néocolonialistes ?), les bobos de gauche (classe moyenne) qui croyaient que les hausses d’impôts étaient réservées à Mme Bettencourt ou  aux Messieurs Pinault ou Arnault. Quant à la « diversité » elle a reçu « dans les dents » le mariage pour tous et la théorie du genre … La conséquence de la trahison de ses électeurs a été simple : il a fait perdre à la gauche la quasi-totalité des régions de la métropole et réduire, ainsi les prébendes des caciques socialistes vivant autour d’elles … le Sénat et constituer ainsi un pôle de résistance à l’aventurisme juridique et/ou constitutionnel … et a transformé le parti socialiste (cette réminiscence d’un passé glorieux commencé par la séparation d’avec les communistes en 1921 …) en quasi-secte qui reviendra après les prochaines élections législatives laminée et réduite à autant de députés que ceux du FN (ou peut-être un peu plus nombreux …).

Mais la promesse qui avait créé une espérance parmi les moins bien rémunérés et les chômeurs, « inversion de la courbe du chômage » est celle qui démontre que l’on ne peut pas, en économie de marché, faire n’importe quoi.  Non seulement il n’y a pas eu « inversion de la courbe » mais depuis 2012 le nombre total des chômeurs est passé de 4,25 millions à 5,3 millions : 1.000.000 chômeurs de plus (soit presque deux fois plus que pendant le mandat Sarkozy et de la crise connue). Et ce nonobstant les dizaines de milliers d’emplois fictifs (appelés « aidés » ou « d’avenir » ou autres ejusdem farinae …). Et quand on sait que la France ne peut stabiliser le chômage que si elle dispose d’une croissance de son économie d’au moins 1,9% (productivité augmentant de 1,5% l’an, population active augmentant de 1% l’an - voir la loi d’Okun…) on ne risque pas de se tromper en disant qu’à la fin du mandat de François Hollande la France aura dépassé les 6,0 millions de chômeurs. Ne le savait-il pas ? Son cabinet plein d’énarques distingués ne lui a rien dit ? Peu probable, il le savait, il a menti.

Le résultat de ses mensonges est l’accélération du déclin du pays. Aussi parce que des forces vives le quittent. « Un indicateur frappant de ce qui se passe aujourd’hui est l'émigration massive que le pays a connu au cours de la dernière décennie, avec près de 2 millions de citoyens français qui ont choisi de quitter leur pays pour tenter leur chance en Australie, Brésil, Canada, Chine, États-Unis et dans d'autres lieux. Le dernier exode collectif de France s’est produit pendant la Révolution française, quand une grande partie de l'aristocratie attendait (en vain) le retour du roi. L’émigration d'aujourd'hui n'est pas politiquement motivée, elle est économique. Cette population se compose de façon disproportionnée (sic) de jeunes - 70% des migrants ont moins de 40 - et d’individus hautement diplômés, qui font leurs études en France mais offrent leurs compétences ailleurs » (Pascal Bruckner, Antidoxe, mars 2014). On n’a pas à s’étonner quand on sait qu’environ 30 millions de français groupés dans env.12 millions de foyers fiscaux reçoivent plus de 65 milliards d’euros via 15 types d’allocations familiales et subventions diverses (https://www.caf.fr/sites/default/files/cnaf/Documents/DCom/Presentation/comptes_financement/Comptes%20combin%C3%A9s%20de%20la%20branche%20Famille_2015.pdf). Pourquoi rester en France quand l’état prend env. 57% du PIB (13% de plus qu’en Allemagne) pour entretenir sa boursouflure et abonder les revenus de ceux qui ne contribuent pas, proportionnellement, à ce même PIB ?

 

 

 

 

 

(http://www.cnis.fr/files/content/sites/Cnis/files/Fichiers/colloques/2016/documents_complementaires/DC_2016_colloque_cnis_depenses_publiques_france_strategie.pdf).

Et toujours la vulgate socialiste. Prendre l’argent là où il se trouve (chez les riches) : (a) un peu plus de la moitié des français ne payent pas d’impôt sur le revenu (19 millions vs 37 millions, presque 2 millions de foyers ont été ajouté par le gouvernement de  M. Hollande), (b) presque la moitié des français perçoivent une allocation, (c) le total de l’impôt sur le revenu collecté par l’état est d’environ 75 Milliards d’euros et (d) … le total des aides versées est de 67 Milliards d’euros ... En clair, l’état français subventionne 12 Millions de foyers fiscaux à raison d’environ 6.250 €/an et y consacre presque  la totalité de l’IRPP !

La promesse de M. Hollande était simple et claire : redresser les comptes du pays en deux ans. Redresser la France en deux ans ? N’importe quoi. Pendant ces quatre dernières années on a appauvri encore le pays car tant que la moitié des foyers fiscaux sont exemptés de payer quoi que ce soit (mais on parlera de patriotisme aux autres …) détruisant ainsi le lien entre le citoyen et la société, tant qu’il y aura dans le pays plus de 6 millions de chômeurs, des assistés divers et plus de 2 millions de personnes émargeant aux budgets d’associations (presque, exclusivement de gauche) tant qu’il y aura 7% d’absents permanents à l’Education Nationale ou parmi le tiers des employés de certaines entreprises (voir les services piste et/ou bagages de l’Aéroport de Paris) qui se portent pales pendant le ramadan mais prennent leurs vacances ensuite … tant que le service de la dette absorbe, pratiquement, le total de l’impôt sur le revenu … rien ne changera.  Si, quand même : le déclin s’accélérera.

Ce qui précède nous fait comprendre pourquoi les ténors de la droite ont préféré discuter l’autre soir des choses et d’autres et, surtout, transformer le débat en réquisitoire contre  N. Sarkozy. Ce qui est hallucinant c’est de voir cinq ténors, tous ayant été nommés ministres par ledit Sarkozy faire montre d’un toupet sans borne : il faudrait, disent-ils, leur faire confiance, à eux, pour redresser le pays. A qui ? A la confédération des mous -Juppé qui a baissé son pantalon en 2005 quand  2 millions de français ont manifesté contre la réforme de la retraite, Bayrou –nommé la girouette- qui a contribué à la victoire de François Hollande en 2012, Bruno le Maire qui a présenté un programme de plus de 1.000 pages et dont le slogan de campagne est « je serai un président honnête » (ce qui en dit long et révèle que l’on croit vivre dans une république bananière …), à Fréderic Poisson, député de base dont le seul mérite est d’être allé deux fois à Damas pour voir le bourreau du coin ? A qui faire confiance ? Au peuple ? Marine Le Pen et Jean-Louis Mélenchon (les deux « hors système ») cumulent 40 à 45 % des intentions de vote : faut-il changer le peuple ? (Brecht).

Le déclin du pays est écrit sur les murs. Alors ? Y a-t-il moyen d’échapper à l’inexorable décomposition qui, par une spirale descendante, risque de conduire non seulement à la disparition de l’économie de la France mais de la France tout court ? Selon la deuxième loi de la thermodynamique, il n'y a pas de processus réversible dans la nature. Rien ne peut revenir exactement à son état d'origine. Le dernier homme providentiel (De Gaulle) avait remis la France sur les rails du progrès. Ses épigones, de droite mais surtout de gauche, ont détruit systématiquement ce qu’il a fait et, à part de s’accrocher au pouvoir  s’illustrent par l’imposture d’occuper les fonctions qu’ils accaparent (MB, juin 2016). Et, aujourd’hui, celui qui s’accroche au pouvoir c’est celui qui a menti tant et plus aux français et qui ne le lui font plus confiance (neuf sur dix).

L'inexorabilité du déclin.

Mais qui sait … ce bon peuple de France, il ira encore à la Bastille, cette fois-ci pour la détruire à nouveau au lieu de fêter son départ pour le pays de cocagne qu’on lui avait promis, là où règne la justice et l’égalité, où on prend aux riches pour donner aux pauvres et où chaque jour ont dit que demain on va raser gratis …

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 08:24

Mideast peace was my religion, I’m an atheist now.”

(Aaron David Miller, 2010)

 

Depuis six jours toute la « media-sphère » de la plus petite chaîne de TV et jusqu’aux radios les plus écoutés, ont présenté comme événement de l’année les obsèques de Shimon Peres, un des pères fondateurs d’Israël. Prenant exemple sur Mr. Obama, le ban et l’arrière ban du monde politique international s’est précipité à Jérusalem pour assister à la mise en terre de celui qui incarnait la face « paix » d’Israël tout en ayant contribué, plus que tout autre, à rendre ce pays invincible dans toutes les guerres que les pays arabes lui ont portés. Tout le ban sauf les gens sérieux : les dirigeants de la Russie, de la Chine, du Japon et/ou de l’Inde. Tout le ban sauf les dirigeants des pays avec lesquels Israël a des traités de paix.

 

Ils sont venus, ils sont tous là … y a même Giorgio, le fils maudit … Le fils maudit ? On avait le choix entre Obama et Abbas. Mais pourquoi sont-ils tous venus ? Pour Shimon Peres ou pour Israël ?

 

Ils sont venus pour Shimon Peres mais aussi, mais surtout, pour faire comprendre à Israël qu’ils avaient chéri le pacifisme du défunt. Et souligner, ainsi, leur souhait de voir Israël se départir de sa politique tenace de refus d’envisager un suicide. Car, faire ce que la « communauté internationale » souhaite, c’est à dire accepter les conditions génocidaires des palestiniens, n’est rien d’autre que préparer le suicide d’une nation, la disparition à terme du seul pays démocratique du Moyen Orient.

 

A tout seigneur toute honneur : M. Obama dont les premières paroles notaient la présence de Mahmoud Abbas pour dire que « le travail n’est pas encore fini ». L’homme qui, dans une thèse de doctorat passée à l’Université Patrice Lumumba à Moscou (haut lieu de la formation des cadres étrangers nécessaires à une révolution mondiale ou à la destruction des pays capitalistes) mettait en doute le nombre de victimes de la Shoah en assurant qu’il y a eu collusion entre certains juifs représentatifs et les nazis. L’homme qui, plus tard, a assuré la logistique financière de l’assassinat des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich (1972). L’homme devenu Président d’une Autorité Palestinienne avec un mandat de quatre années et qui dure depuis onze ans. L’homme qui préside à l’inauguration de rues et places à Ramallah en leur donnant des noms des « martyrs » (terroristes palestiniens morts en action contre Israël). L’homme qui a déclaré que les palestiniens ne reconnaîtraient jamais Israël comme «état juif ». L’homme qui, tout en réclamant la création d’un « état palestinien » a prononcé d’avance qu’il sera « judenrein ». M. Obama, un idéaliste soixante-huitard nourri aux concepts philosophiques d’un mentor communiste (Franck Marshall Davis) et d’un prédicateur antisémite (Jeremiah Wright) a utilisé sept années de ses deux mandats à tenter de tordre les bras d’Israël pour qu’elle fasse des « concessions pour la paix ». Concessions contre lesquelles, Shimon Peres s’est opposé sa vie durant. Contradiction ? En état de président « lame duck » sa présence à Jérusalem a relevé ce qu’il voulait : donner à Mahmoud Abbas ce qu’il souhaite. Un état ? Les palestiniens auraient pu l’avoir entre 1948 et 1967 si les pays arabes l’avaient voulu. Ou après la signature de l’accord de paix entre Israël et l’Egypte. Ou cinq années après « Oslo » Ou pendant les négociations de Camp David en 2000. Ou  en 2008 – l’offre dite « Olmert » M. Obama fait semblant de ne pas comprendre que ce que M. Abbas souhaite c’est plutôt la disparition d’Israël que la création d’un Etat. Au fait, il y a déjà un à Gaza, on voit ce qu’il est devenu. Et les funestes accords d’Oslo (négociés par Shimon Peres, au départ, sans que Itzhak Rabin, premier ministre soit au courant) ont accordés aux palestiniens de M. Abbas une autonomie complète dans une zone de la Judée et la Samarie (zone A) et une autonomie partagée dans une autre zone (zone B). Tant et si bien que plus de 90% des palestiniens de la « Cisjordanie » vivent sous l’autorité de M. Abbas.

 

Mais il n’y avait pas que M. Obama. Il y avait le Prince Charles délégué aux enterrements en Israël : deux visites pendant les 68 années d’existence d’Israël, la première pour les obsèques de Rabin, la deuxième pour celles de Shimon Peres. Mais ces deux visites font infiniment plus que pour le reste de la famille royale britannique : zéro visites, aucun membre de cette famille n’a mis ses pieds sur la terre sainte depuis le renouveau d’Israël. Pourquoi est-il venu ? Mystère.

Il y avait aussi Mme Mogherini, ancienne membre des jeunesses communistes italiennes, devenue « ministre des affaires étrangères de la communauté européenne » Et qui, à ce titre, n’a jamais perdu une occasion de condamner Israël pour ceci ou pour cela ni de prendre la défense des pauvres palestiniens auxquels la communauté dispense, bon an, mal an, plus d’un demi-milliard d’euros. Argent dont une partie se retrouve dans les coffres de la direction corrompue de l’Autorité Palestinienne. Et de M. Abbas.

 

Et puis les autres. Ceux qui se sont pressés à Téhéran pour signer des contrats après que l’on ait accepté que l’Iran dispose, dans dix ans ou plus tôt, de la « bombe ».

Regardez la Ségolène, à Téhéran, attifée comme il se doit quand une femme rencontre des hommes …

Le bal des faux-c..s

Et aussi le couple Hollande – Sarkozy qui semble s’être retrouvé avec une certaine complicité.

Le bal des faux-c..s

Et ils sont venus tous pour dire et redire que le «statu quo est insoutenable» entre Israël et les Palestiniens. Ce qui se révèle comme étant le contraire. Israël prospère économiquement et noue des relations avec des pays arabes qui ne considèrent plus la « question palestinienne » comme l’alpha et l’oméga de leurs préoccupations. Les Palestiniens qui souffrent encore et toujours l'absence d’un leadership honnête, démocratique et compétent. Tant que cela se perpétue, le statu quo convient très bien à Israël.

 

Ce que les cerveaux d’acier du monde qui donnent des conseils à Israël ne comprennent pas (ou ne veulent pas admettre) c’est que M. Obama a été nul en politique étrangère, et que M. Netanyahu est un Premier ministre israélien dont les succès sont multiples et certains même extraordinaires. En Asie, en Afrique, en Amérique latine, la diplomatie d'Israël conquiert des positions de première main. Pratiquement tous les leaders du Moyen Orient pensent qu’Israël est plus intelligent et plus fiable que M. Obama. Et comme le prestige américain à travers le Moyen-Orient s’est réduit come une peau de chagrin pendant la présidence de  M. Obama, le prestige d'Israël - même parmi les gens qui la détestent - a augmenté. Le « reset » d’Israël avec la Russie, contrairement à celui d’Obama, est effectivement opérationnel. L’orientation vers l'Asie, pivot d’une orientation parallèle qui garde Israël prisonnier de la volonté  de l’Europe (pro-palestinienne, anti-israélienne, parfois antisémite) se matérialise de jour en jour : la Chine et l’Inde offrent à Israël des territoires d’expansion sans équivalent. De plus, Israël est plus crédible que l’Amérique de      M. Obama : ses « lignes rouges » sont prises comme telles et par la Russie et par les forces antagonistes à l’œuvre au Proche Orient. A comparer avec les « lignes rouges » de  M. Obama qui se sont révélées n’être que des vœux pieux dont personne n’a l’air d’en tenir compte. L’essentiel de ces succès est l’œuvre de M. Netanyahou qui, comme il se doit, est vilipendé, en veux-tu en voilà, par toute l’Europe et par une partie d’Israël.

 

Ils sont venus … tous des faux-c…s assurant Israël de leur solidarité et qui, dès qu’une guerre provoquée par les palestiniens appelle une réaction forte d’Israël, la condamne car la force utilisée est « disproportionnée ».

 

Ils sont venu … ils étaient tous là. Pourquoi ? Pas un mot des 500.000 morts en Syrie (à 200 km de distance …). Pas un mot pour Alep qui n’est rien d’autre que la Guernica du 21ème siècle. Plus de 5.000 résolutions de l’ONU depuis sa création dont une majorité concernant Israël, pas une seule condamnant des pays arabes. M. Asad fait comme M. Poutine à Grozny, en Tchétchénie : pas une pierre au dessus d’une autre et tout syrien mort est un bon syrien.

 

Quant à l’Europe … lisons ce qu’écrit Yousef Al-Qaradawi, un des leaders de l'UOIE (Union des organisations musulmanes en Europe) dont la branche française est l'UOIF (Union des organisations musulmanes en France) : «Avec vos lois démocratiques, nous vous colonisons. Avec nos lois coraniques, nous allons vous dominer. "

 

Puisque tous les donneurs de conseils qui sont venus pour enterrer Shimon Peres n’y pensent ni à Grozny ni à ce que dit M. Al-Qaradawi, imaginez ce que cela donnerait si Israël perdait une guerre.

 

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 19:54

 

 

 

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