Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 21:14

 « J'accuse » d’il y a deux semaines m’a valu pas mal d’observations, diverses et variées. Pour l’essentiel, une sorte d’approbation (avec des réserves) de ce que j’ai exprimé. Avec la question, lancinante, pourquoi c’est comme ça ?  Deux sujets (collatéraux ?) m’ont semblé pouvant contribuer à une réponse, un troisième - qui n’a rien à voir avec les deux autres - m’a paru mériter de faire partie d’un « pot-pourri » qui dit, in petto, certes, le vaccin et ses contempteurs, l’éducation et sa composante « diversité » ça existe et ça nous em….e mais, regardez ce que le pays le plus voué aux gémonies du monde arrive à faire. Lui aussi a affaire au covid-19 mais il fait avec !

Anti-Vax, le symbole de l’inculture générale (Xavier Thery, TJ 06.09.21

Un ingénieur français travaillant dans l’intelligence artificielle dans la Silicon Valley remarquait cette semaine qu’il y avait de moins en moins d’ingénieurs américains dans son équipe et de plus en plus d’Indiens, de Chinois, de Coréens. Il y voyait une explication : depuis leur plus jeune âge les Américains sont encouragés par le pédagogisme ambiant « tu es merveilleux mon fils» – même s’ils sont nuls. Arrivés à l’âge adulte ils sont encouragés à l’Université – « ce que tu fais est formidable » – même si leur production est insignifiante. Entrés dans l’entreprise on les encourage encore en leur disant que ce qu’ils font est « exceptionnel ». Et un jour le couperet tombe : on les vire car on s’est rendu compte qu’ils étaient très mauvais et que leur insuffisance remontait à l’acquisition des savoirs fondamentaux. Et on les remplace par des Indiens.

En France, nous en sommes au même point. Les résultats annuels de l’étude Pisa sont sans appel : en mathématiques les 5% de meilleurs élèves d’aujourd’hui sont à peine au niveau des élèves moyens d’il y a 30 ans, et les élèves moyens au niveau des plus mauvais d’hier. En sciences de la vie, idem. En français et en philo, n’en parlons pas. Et pourtant les résultats au bac sont exceptionnels… Cherchez l’erreur : elle tient à la même cause qu’aux USA, le pédagogisme qui veut faire de chaque enfant depuis 40 ans un être exceptionnel qui a droit à toute la bienveillance de ses aînés même si son savoir et son intelligence sont des plus médiocres. Arrivé à l’âge adulte, cet être exceptionnel, paré de son inculture, n’a jamais été confronté à l’échec.

Investi des pouvoirs formidables que lui donnent les réseaux sociaux, cet imbécile patenté et encensé par l’Éducation Nationale, se croit investi d’une mission : donner son avis sur les avancées les plus prodigieuses de la science, remettre en cause les études des plus grands chercheurs, défier la communauté scientifique. Il n’a, bien entendu, pas le début du commencement de la moindre compétence dans aucun domaine, à commencer par la médecine, ni le bagage théorique minimal pour comprendre ce qu’est une série statistique ou une probabilité.

Ajouter à cela une méconnaissance complète des grands mouvements de l’Histoire, il s’autorise à se comparer à un résistant, ou à voir dans nos gouvernants des apprentis dictateurs. Son civisme et sa moralité, pour autant qu’il en ait jamais eu, ont été systématiquement démolis depuis 30 ans par le droit des minorités qui tend à s’imposer à la majorité et il se vit désormais en héros révolutionnaire. Parce que « sa voix compte ». Parce qu’il a « quelque chose à dire ». Même une énorme connerie.

L’inculture générale règne. Chaque année 600 000 bacheliers sortent de l’enseignement secondaire. Ils n’ont qu’une très vague idée de qui est Jean Moulin, de ce pourquoi il est mort. Ils ne savent pas comment fonctionne une cellule animale et comment y pénètre un virus. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est une loi de distribution normale… Toutes choses qui sont pourtant au programme et qu’ils n’ont jamais apprises. Mais on leur a dit qu’ils étaient « formidables ». Alors Ils parlent, ils postent leur tweets vengeurs et ils refusent de se faire vacciner « parce qu’on n’a pas assez de recul ». Ils refusent le passe sanitaire parce « qu’on vit en dictature » et plus ils parlent, plus on les écoute parce que « la parole de chacun est précieuse ».

Notre pays a été à l’origine de l’Esprit des Lumières, des plus grandes avancées de la science et de la médecine. Nous avons longtemps été à la pointe de l’innovation. Nous sommes désormais en queue des classements internationaux.

Le mouvement “antivax”, la révolte contre le “passe sanitaire” ne sont pas des accidents de l’Histoire : ils sont le symptôme d’un spectaculaire basculement de notre pays dans l’ignorance.

-----------

Etude IFOP

………

À l’occasion d’un numéro spécial consacré à la laïcité, le magazine de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Droit de Vivre a commandé à l’IFOP une enquête (1) permettant de mieux cerner la place que les lycéens accordent aujourd’hui à la religion.

Alors que depuis la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école, l’opinion publique – notamment chez les seniors et à droite – se replie sur une laïcité plus défensive, l’étude confirme une rupture générationnelle. François Kraus, directeur du pôle « politique/actualités » au Département Opinion de l’IFOP souligne « une forme d’“américanisation” des mentalités ». Les jeunes mettent d’avantage en avant « le droit à la différence et le respect pour les minorités », explique-t-il.

Pour les lycéens, la laïcité assure la séparation du religieux et du politique, la liberté de conscience et l’égalité entre les religions. Contrairement à leurs aînés, ils ne l’associent pas à une fonction bouclier : seuls 11 % d’entre eux partagent l’idée selon laquelle la laïcité consisterait à « faire reculer l’influence des religions dans la société », soit deux fois moins que chez l’ensemble des Français (26 %).

L’état d’esprit de la jeunesse n’est toutefois pas homogène. L’étude de l’IFOP révèle un très net décrochage chez les lycéens de confession musulmane (11 % des répondants pour 35 % de chrétiens et 48 % se disant sans religion).

Les jeunes musulmans s’estiment particulièrement ostracisés par la laïcité. Ils sont plus de 80 % à penser que les lois qui encadrent la place de la religion discriminent l’islam alors que les chrétiens sont 20 % à penser cela pour leur religion.

Samuel Paty a eu tort pour 48 % des jeunes musulmans

Première enquête à sonder les lycéens après l’assassinat de Samuel Paty, le 16 octobre 2020, cette étude souligne une forme de relativisation de la liberté d’expression. Si 17 % des lycéens estiment que l’enseignant d’histoire a eu tort de montrer des dessins se moquant du prophète Mohammed, cette opinion monte à 48 % chez les musulmans. Ils sont 61 % à juger que la publication de tels dessins dans les journaux constitue « une provocation inutile ». À noter toutefois qu’environ un quart d’entre eux ont refusé de se prononcer sur ces questions, signe possible d’une « contradiction morale qu’ils ne veulent pas trancher », selon François Kraus.

Pour Bernard Ravet, délégué éducation de la Licra et ancien chef d’établissement, cette enquête révèle « un échec des politiques éducatives à promouvoir les valeurs républicaines » et « un recul du modèle laïque » face à une conception anglo-saxonne qui privilégie les identités communautaires.

Un commentaire : il me paraît évident que, d’une manière subliminale, quelques chiffres de l’enquête indiquent que l’opinion forte de lycéens d’origine musulmane influence, fortement, des lycéens non-musulmans. Cela laisse entrevoir, au présent et à l’avenir, ce que la constitution d’un terreau propre aux idées non laïques ni républicaines fait (pourra faire). Entendons-nous bien, (a) non, tous les musulmans ne sont pas terroristes car tous les musulmans ne font pas leurs tous les préceptes fondamentaux de l’islam ; (b) ce que je dis se réfère à l’islam non pas, individuellement, à tous ceux qui ont comme Dieu Allah ; (c) la prolongation de ce que je dis c’est que, dès lors, « le nombre » est important car, statistiquement, s’il y a 1/100.000 qui passent aux actes il devrait y avoir en France quand même entre 50 et 70 parmi lesquels on a trouvé Merah, Coulibaly, Abdeslam, l’assassin du curé de Nantes, le décapiteur du prof. Saty …C’est ce que je dis depuis des années, « c’est écrit sur les murs ». On ne doit être qu’anti-islam (!), système religieux / politique à la conquête du monde, entre autres par des moyens terroristes.

Étude IFOP pour Lycra et le Droit de Vivre réalisée par questionnaire auto administré en ligne 15 au 20 janvier 2021 auprès d’un échantillon de 1 006 personnes, représentatif de la population lycéenne âgée de 15 ans et plus.

Israeli all-electric plane maker readies for 1st flight, new ‘age of aviation’

Eviation signs deal with DHL to deliver 12 aircraft for cargo operations, set to reveal new customers for commuter planes

By Ricky Ben-David TOI, 12.09.21

Two years after unveiling, to much fanfare, a prototype for the first known all-electric airplane at the Paris Air Show in 2019, Israeli-American company Eviation Aircraft is preparing for the plane’s first test flight to usher in a “new age of aviation,” according to founder and CEO Omer Bar-Yohay.

The test flight for the aircraft, dubbed the Alice, was expected “before the end of the year” with the plane — now in its fifth iteration — in final assembly at Eviation headquarters in Arlington, Washington, just north of Seattle. Bar-Yohay (founder) himself is a veteran of the aerospace and aircraft industries, having worked for 15 years in various leadership roles in Israel and Europe before going on to establish Eviation Aircraft in 2015 in Kadima, Israel. Eviation still maintains its R&D operations in the city, close to Netanya. “It’s a very important part of the operation for us,” he said.

Bar-Yohay told The Times of Israel in a Zoom-facilitated interview from Arlington this month that the company was “excited” for the flight, which puts the Alice on a path toward approval by regulators and then, hopefully, service entry in 2024. “We are making three more planes for a total of four aircraft to accelerate certification over the next few years,” he said.

The Alice was originally conceived as a small, nine-passenger, fully electric commuter aircraft manned by a single pilot that would make regional trips as accessible as a train ride, but at a lower cost and with better service, according to the company. With a payload of 2,500 pounds (1.1 tons) and a range of 440 nautical miles (815 kilometers), the Alice would be available for passengers to book a ride by app for popular short-haul routes — say, San Jose to San Diego, London to Prague, and Paris to Toulouse. It’s a potential experience Bar-Yohay has coined an “Uber in the sky.”

The aircraft’s lithium-ion battery would require 30 minutes or less to charge per flight hour, Eviation says, as its mission is to make electric, zero-emission aviation a “competitive, sustainable answer to on-demand mobility.” Bar-Yohay calls it a “new age of aviation” where “we are seeing a convergence of factors.”

“We have a product that is sustainable [the Alice is made of lightweight, composite materials], it is economically sustainable, as it is cheap to operate and maintain, and it is socially sustainable — this is a mode of transportation people want to use,” said Bar-Yohay. Electric engines and battery technologies are driving a “third age of aviation” where “we have a maturity of elements and advanced materials, the social will, and the financial capabilities,” said Bar-Yohay. Eviation snagged its first client, Massachusetts-based regional airline Cape Air, in 2019 just as it unveiled its Alice prototype. Cape Air, which operates 95 fleets in some two dozen cities throughout the US and the Caribbean, placed an order for Alice aircraft in “the double digits,” Bar-Yohay said at the time, at a price tag of $4 million per plane. The company then announced that two well-known but not-yet-disclosed American companies had also placed orders for the Alice, which now topped 150.

Last month, Eviation revealed that global logistics and international shipping giant DHL had placed an order for 12 Alice aircraft in cargo configuration, the Alice eCargo, to set up an electric DHL Express network for “a pioneering step into a sustainable aviation future,” according to the company.

Eviation has attracted its fair share of attention in recent years, nabbing a spot on TIME magazine’s list of 100 “best inventions” two years ago (alongside eight other Israeli-founded companies), and winning a “World-Changing Ideas” Award in 2018 by US business magazine Fast Company.

On vit une époque formidable et c’est ainsi que va le monde ….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 21:20

On pourrait dire qu'il n'y a pas grand-chose à ajouter à ce que le monde entier a vu de la pagaille apocalyptique du départ des États-Unis d'Afghanistan. Départ qui s’est fait sans prévenir les autres présences militaires et/ou civiles alliées des Etats Unis et ni même les premiers intéressés, les Afghans. En restant courtois et poli, on pourrait dire que n’importe quel idiot saurait que lorsqu’une évacuation est prévue, les personnes vulnérables, les civils, les personnes à charge et les collaborateurs locaux devraient tous être évacués en premier. Bénéficiant ainsi de la protection des forces armées qui devraient partir en dernier. Naturellement, de manière ordonnée et selon un protocole défini préalablement. Le seul aspect potentiellement positif de cette horrible débâcle a été la révélation, incontestable, que le Président Biden (l’âge ? l’état cognitif ?) n'est pas à la hauteur de son poste. La débâcle à laquelle nous avons assisté, de loin, n’a fait que démontrer la justesse de ce que la première armée du monde aurait dû faire et n’a pas fait soit par incapacité (difficile de croire) soit parce que les ordres qui lui avaient été donnés étaient d’une irresponsabilité sans égale.

Je ne puis pas ne pas reproduire un paragraphe d’un livre (La Guerre de 20 ans, M. Hecker & E. Tennebaum, p. 329) paru en avril 2021, quatre mois avant l’événement qui a éberlué le monde entier : « En 2013 celui qui n’était même pas encore candidat avait tweeté « Nous devrions quitter l’Afghanistan tout de suite. Assez de vies gâchées. Si on doit y revenir nous le feront vite et fort mais reconstruisons les États-Unis d’abord » Lorsqu’il arrive au pouvoir début 2017 les perspectives afghanes semblent toutefois tellement lugubres que ses conseillers parviennent à le convaincre que tout retrait rapide serait assimilé à une défaite en bonne et due forme de l’Amérique avec l’effondrement prévisible du gouvernement de Kaboul et la prise de pouvoir des talibans fortement présents dans un tiers du pays. Il paraît clair que si elle était laissée à elle même, l’armée nationale afghane ne ferait pas le poids. »

Depuis le 15 août on a essayé de justifier la sortie précipitée (et ses conséquences) par l’accord conclu par l’Administration précédente avec les talibans en février 2020. En oubliant qu’il s’agissait d’un accord conditionnel et que les talibans ont commencé à ne plus respecter dès l’arrivée à la Présidence de M. Biden. Résumons : accord conditionnel avec les talibans en février 2020 pour une sortie mai 2021 : suffisamment de temps pour préparer la sortie (sur la base des conditions de l’accord) : transition Administrations du 15.11.20 au 20.01.21, soit 9 mois au 15.08.21 = suffisamment de temps pour préparer la sortie si ce qui était prévu ne convenait pas à la nouvelle Administration ; JB + généraux (“tout va bien” chaque fois que le sujet était abordé) n’ont rien fait – résultat = pire que Saïgon 1975, cette fois-ci, des gens accrochés aux portes des avions et qui tomberont du ciel….

Saigon ? Vietnam ? Un autre grand succès de l’Amérique. Auquel M. Biden n’a pas voulu penser, jusqu’à déclarer, en conférence de presse, le 8 juillet : QUESTION : Monsieur le Président, certains vétérans vietnamiens voient des échos de leur expérience dans ce retrait en Afghanistan. Voyez-vous des parallèles entre ce retrait et ce qui s'est passé au Vietnam, certaines personnes se sentant... Le PRESIDENT : Aucune. Zéro. Ce que vous aviez, - vous avez eu des brigades entières qui ont franchi les portes de notre ambassade - six, si je ne me trompe pas. Les talibans ne sont pas l'armée nord-vietnamienne. Ils ne le sont pas – ils ne sont pas comparables, et de loin, en termes, de capacité. Il n'y aura aucune circonstance où vous verrez des gens partir du toit d'une ambassade des États-Unis depuis l'Afghanistan. Ce n'est pas du tout comparable.

Bon, des ponts aériens mis en place ont réussi de faire partir plus de la moitié des gens qui voulaient partir (nombre évalué à 250.000 disposant de passeports et visas). Six avions remplis de candidats au départ sont gardés en otages depuis deux jours (nous sommes le 06.09.21) : leur sort n’est, certes, pas enviable mais l’espoir les fait vivre…

Quand on regarde ce qui s’est passé, sous la responsabilité directe de M. Biden (« the buck stops with me ») la seule conclusion positive que les alliés de l’Amérique doivent tirer de l’innommable échec, c’est que M. Biden ne devrait pas occuper le fauteuil de Président des Etats Unis. Encore que… comme disait Otto von Bismark déjà (pendant le 19ème siècle) « Dieu a une prévoyance spéciale pour les fous, les ivrognes et les États-Unis d'Amérique »

Donc ils sont partis. Tous les autres (français, allemands, divers pays de l’Europe, Australiens, Canadiens, Japonais, etc.,) aussi. Mais… en prenant avec eux, bien sûr les gens dont ils étaient responsables mais aussi les armes et bagages qui leur appartenaient. Pas les américains !

On l’a déjà dit et écrit, le coût de « l’aventure » pour les Etats Unis est approximé à 2.216 milliards de $  dont 978 milliards de $ uniquement pour la partie militaire. Qui comprend quelques 90 milliards de $ de «prise de guerre » (inverse !) laissés aux talibans. Les chiffres qui comportent tant de zéros ne disent, peut-être pas grande chose, regardez un résumé plus parlant :

Au hasard du détail – 22.000 Humvees, 42.000 voitures pick-up, 170 chars d’assaut, 142 hélicoptères, 55 avions, 358.000 M-13 (comme les AK-47, Kalashnikov), 8 drones de combat Boeing Scan Eagle (plus de 3 millions de $ pièce), 64.000 mitrailleuses. Les talibans ? Une milice (considérée terroriste à tel point que l’on les a délogés et occupé l’Afghanistan pendant 20 ans) disposant aujourd’hui d’un armement (quantité et qualité) sans égal. Et probablement disposée à céder, en détail, une partie à tous les djihadistes et/ou aux voisins russes ou chinois pour qu’ils fassent du « retro-engineering ». Tout cela pour qu’après les avoir délogés en 2001 on  rende, aux mêmes, un pays que personne n’a pu amener au concert des nations. Pays de l’islam.

Naturellement, les deux puissances adversaires des Etats Unis ne peuvent que se féliciter des déconvenues des Etats Unis. M. Poutine déclare que les Etats Unis n’ont que ce qu’ils méritent car « l’occupation n’a servi à rien. Zéro » Et la Chine qui, en sous-main, veut toujours ramener Taiwan sous la coupe de Beijing, « dans un éditorial publié lundi, le PCC (Parti Communiste Chinois) a adressé un message dur au Parti démocrate progressiste (DPP), le parti au pouvoir de la République de Chine sur l'île de Taïwan : « Les autorités du DPP doivent garder la tête froide, et les forces sécessionnistes devraient se réserver la possibilité de se réveiller de leurs rêves. D'après ce qui s'est passé en Afghanistan, ils devraient percevoir qu'une fois qu'une guerre éclatera dans le détroit, la défense de l'île s'effondrera en quelques heures et l'armée américaine ne viendra pas en aide. (Global Times 16.08.21). Autant pour la crédibilité actuelle des Etats Unis.

Et l’Europe ? M. Johnson essaye de joindre M. Biden pendant 36 heures, sans succès (NYP – 19.08.21), Tony Blair qualifie  le départ « d’imbécile » Mme Merkel le considère « en deçà de qu’on pouvait espérer » et M. Macron se tait. Pourtant les répercussions sur l’Europe commencent à se faire jour. Un des derniers dictateurs, qui faisait pourtant des mamours à l’Europe mais qui, finalement s’est rallié à M. Poutine, a trouvé un moyen pour faire du chantage. Comme l’autre « autoritaire » musulman d’Ankara : « Le nombre de personnes entrant illégalement dans l'UE depuis la Biélorussie a fortement augmenté après que M. Loukachenko ait signé un décret le 1er juillet qui permet aux citoyens de plus de 70 pays de se rendre en Biélorussie sans visa et de rester jusqu'à cinq jours, apparemment pour se faire vacciner contre le Covid-19 (https://invest.srnola.com/06.09.21» Personnes (y compris des afghans) qui sont véhiculées vers les frontières de la Biélorussie avec la Pologne, la Lituanie et la Lettonie. Ce qui veut dire quoi ?

Eh bien, quand on sait qu’à la dernière enquête Pew en Afghanistan la conviction que la charia est supérieure aux lois du pays était partagée par 99% de la population (29% en France – Institut Montaigne O9/2016) cela nous oblige à réfléchir à ce qui est en train de se passer en Europe. En se souvenant de Poitiers 732, de 1098 (première croisade suite à la conquête musulmane de Jérusalem), de Constantinople 1453, du siège de Vienne 1650 et jusqu’au million et demi arrivés par terre et/ou par mer pour s’abriter dans les bras ouverts de Mme Merkel (so to speak). Avec les concepts religieux et les habitudes sociales de leurs lieux de naissance, gardés sur leur dos comme les coquilles des escargots. « Pour que nous nous étonnions ensuite que loin de diminuer, la menace islamique à travers l'Afrique s'accroît. Rien que cette année, plus de 700 civils ont été tués par les affiliés d'Al-Qaïda et d'Isis au Sahel. En Somalie, al-Shabaab, affilié à al-Qaïda, est responsable d'effusions de sang massives depuis 20 ans. Depuis 2017, les militants islamiques du nord du Mozambique ont tué 2.600 personnes, déplacé 700.000 personnes et stoppé un projet gazier de Total de 20 milliards de dollars » (Financial Times 02.09.21).

Et puisque nous parlons de répercussions il faut songer que l’aventure afghane pourrait être prise comme exemple par M. Poutine pour annexer une république Balte, par l’Iran le Yémen, par la Chine Taiwan … on peut continuer, avec la conviction que ce qui était fondamental (la crédibilité des Etats Unis et leur capacité d’intervenir) est parti en fumée sur l’aéroport de Kaboul il y a deux semaines.

Partager cet article
Repost0
30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 09:36

Les monstres ont frappé de nouveau. Cette fois-ci à Kaboul, chamboulant les vies d’une grande partie des américains, des européens et d’autres, sans compter celles, arrêtées, de leurs victimes.

J’en ai marre d’entendre continuellement les hommes politiques, les journalistes, les « laveurs de cerveau », qui prolifèrent et occupent les écrans de télévision ou les ondes des radios, dire que « tout cela n’a rien à voir avec l’islam ». Tout cela n’a rien à voir avec l’islam ?

La conquête de l'Afghanistan en l'an 1000 fut suivie de l'annihilation totale de la population hindoue de l’actuel « Hindu Kush ». Les Sultans Bahmani s'étaient fixé un quota de 100.000 hindous par an et semblent s'y être tenus. En 1387, le célèbre Timur le Boiteux fit mieux, il tua 100.000 hindous en une seule journée, un record. Le même, avec le nom (connu en Occident) de Tamerlan , au début du 15ème siècle, lors du massacre de Delhi : 100.000 têtes pour en faire une pyramide. Le Professeur K.S. Lal, dans son livre « La Croissance de la Population musulmane en Inde » estime qu'entre 1000 et 1525, 80 millions d'hindous furent tués, « sans doute le plus grand holocauste de l'histoire de l'humanité », affirme-t-il. Le génocide arménien 1915-1916, 1,2 million de victimes, le génocide grec pontique (Trébizonde) 1916-1923, 350.000 victimes, et le massacre de Dersim, 1937-1938, 80.000 victimes. Et plus près de nous, en 2014, le massacre de 2000 Nigérians par Boko Haram après le rapt de 300 écolières, l’assassinat de 130 écoliers à Peshawar, au Pakistan, par les talibans, les vidéos barbares de l’Etat Islamique montrant des otages décapités, le massacre de masse en cours en Syrie, plus de 400.000 morts à ce jour et on compte toujours. Des paysages désertiques, voilà ce que l’on trouve du sous-continent indien jusqu'aux berges de l’Atlantique, pendant quatorze siècles, partout où la chape immonde de cette religion, « congelée » à l’époque où elle vit le jour au cul des chameaux, a couvert tout, les hommes, les femmes, la vie, et même la nature.

Alors, quand je vois que l’on s’emploie, on s’efforce, de Joe Biden à Emanuel Macron en passant par Angela Merkel et, pratiquement, tous les dirigeants politiques de l’Europe Occidentale, à disculper le vrai responsable de nos malheurs actuels, mon sang commence à bouillonner. Et je vais le dire, avec Samuel Huntington (Le Choc des Civilisations) « Le problème de fond pour l'Occident n'est pas l'intégrisme islamique, c’est l'islam, une civilisation différente dont les gens sont convaincus de la supériorité ».

J’accuse le Président Macron de mentir, par omission, au peuple français en ne disant pas, quand il s’agit des « terroristes » qu’ils sont, non pas un accident mais le fer de lance, la minorité agissante, d’un islam qui ne s’arrêtera pas avant de nous transformer en dhimmis ou en cadavres ;

J’accuse la classe politique française, de gauche comme de droite, d’avoir, pendant des décennies, interdit la propagation de la vérité par le truchement du « politiquement correct », du « vivre ensemble », de « l’immigration est une chance » de « l’égalité des cultures » ou par des arguments économiques (« leurs jeunes paieront les retraites de nos vieux ») aussi frelatés que pernicieux pour l’avenir du pays. D’avoir accepté que moult quartiers dans moult villes soient islamisés : qu’y a-t-il encore de français là-bas ? Ils sont tout ce que l’on voudra marocains, algériens, turcs, somaliens, bengalis, afghans, en un mot musulmans mais surtout islamistes, wahhabites ou salafistes, etc., disant fièrement ne pas être français même quand ils ont une CNI disant le contraire. Oui, bon, bien sûr, pas tous. Et on voudrait croire que l’islam et la France soient compatibles, quand ce sont des contraires qui s’excluent mutuellement. Mais on essaye de le cacher en promulguant une loi contre le séparatisme … car la République est une et indivisible, n’est-ce-pas ?

J’accuse ceux qui en proférant, ex cathedra, des vérités douteuses du genre « la colonisation a été un crime contre l’humanité » ou « il n’y a pas de culture française » pour se faire valoir vis-à-vis des pays d’origine des millions d’immigrés (en très grande partie non assimilés car non assimilables) en affaiblissant le moral de la nation ; qui ont présidé, pendant les 40 dernières années, à la destruction du système d’enseignement du pays qui avait servi d’ascenseur social pendant plus d’une centaine d’années, en tirant – continuellement - son niveau vers le bas pour faire de la « discrimination positive » en faveur ... on sait de qui ;

J’accuse la presse, de droite et de gauche d’avoir, pendant des décennies, imposé des « tabous » qu’ils ont inventés de toutes pièces et d’avoir travesti le réel que nous vivons en faveur d’une « narrative » qui transforme tout incrédule en ennemi, naturellement islamophobe, qui s’est efforcée et qui s’efforce encore aujourd’hui d’instiller l’idée que l’accroissement d’actes islamophobes dépasse celui des actes antisémites ;

J’accuse le ministre de l’intérieur du précédent quinquennat de s’être comporté comme un « crypto-philo-islamiste ». Comment le croire quand on se souvient de ce qu’il disait, du djihad et des racines chrétiennes de la France « Ce n’est pas un délit de prôner le djihad » (RTL, 5 août 2014) et « Evoquer les racines chrétiennes de la France c’est faire une relecture historique frelatée qui a rendu la France peu à peu nauséeuse » – pas envie de vomir ?

J’accuse tous les gouvernements de la France, pays membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, de n’avoir jamais daigné s’opposer aux « résolutions » du Conseil pour les Droits de l’Homme qui, tous les ans, avec une précision de métronome, adopte plus de résolutions contre Israël que concernant les violations des droits de l'homme à travers le monde, bien que le conflit israélo-arabe ne soit que le 49ème au monde sur 67 en termes de victimes (DanielPipes.org - FrontPageMagazine.com 08.10.2007). Quatre cent mille morts en Syrie, cinq millions de personnes déplacées, plus de 250.000 en Irak, en Libye, plus de 100.000 en Afghanistan et l’ONU condamne Israël. Des gens sont décapités et des femmes sont forcées à l'esclavage en Afghanistan ou en Irak, violées ou transformées en esclaves sexuelles au Nigeria, au Soudan ou ailleurs au Moyen-Orient et le l’ONU condamne régulièrement Israël. Tout cela sans que la France ne bouge un petit doigt. Pas seulement – elle approuve une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU qui nie la liaison millénaire du peuple juif avec le Mur des Lamentations (2334, pendant le quinquennat de M. Macron) et qui le situe à l’endroit d’où, chevauchant Bouraq, son cheval ailé, le Prophète serait monté au ciel ;

J’accuse les dirigeants actuels du monde occidental (ceux de la France y compris) de vouloir nous faire oublier que ce sont les mêmes soldats de l’islam que l’on combat au Mali, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, qu’ils se nomment Etat Islamique, Califat Islamique, Talibans, Boko Haram au Niger, Chebab en Somalie, Hamas à Gaza ou Hezbollah au Liban : cette internationale « murder incorporated » a un socle commun qui n’est autre que l’islam. Et ils continuent après le Bataclan ou Molenbeek, Paris, Nice ou Zaventem, Madrid ou Londres, de nous seriner, jusqu’à l’aliénation mentale, « le terrorisme islamiste n’a rien à voir avec l’islam ». En oubliant que le terrorisme - la conquête par l’épée - est consubstantiel à l’islam. Et qu’à l’intérieur de cette religion les conflits « idéologiques » se règlent par la mort : 180 cadavres et 200 blessés résultat de l’action de l’Etat islamique, qui vomit les talibans, à Kaboul la semaine dernière ;

J’accuse nos élites qui ont plongé la France dans le marasme économique que nous vivons, d’avoir laissé vendre plusieurs de nos fleurons immobiliers et/ou industriels au Qatar et à l’Arabie Saoudite. Ce faisant, le pays subit une perte d’indépendance qui accroit leur influence et qui a conduit à l’adoption d’une « Loi du Travail » qui donne un droit d’entrée au « fait religieux » (vous vous demandez lequel ?) dans les entreprises. De plus, fait du Prince, on a accordé aux mêmes, en catimini, la Légion d’honneur. Le Qatar qui subventionne « l’Etat islamique », le Hamas et autres terroristes et qui « investit » dans les «cités » de France. Etonnez-vous ensuite de ce qu’un sondage (repris par Marianne le 27.08.14, confirmé par Newsweek), avait trouvé que 15% de la population française soutiennent « l’État islamique »

Qu’ont-ils appris ceux qui occultent la vérité ? Rien, parce qu’ils refusent de combattre le terrorisme islamique en espérant qu’ils seront épargnés dans un effort sans fin pour calmer, apaiser et apaiser encore, les agresseurs djihadistes. Notre pays n’est toujours pas en état de traiter la menace islamique avec le sérieux qu'elle mérite parce que ceux qui nous gouvernent ne veulent pas appeler un chat, un chat, parce qu’ils pensent qu’en plantant des fleurs on arrêtera les balles. On n’a pas voulu mourir pour Danzig, on est mort ensuite à Coventry et à Oradour-sur-Glane. Staline a signé un pacte de non-agression avec Hitler, 21 millions de russes en sont morts. L’Europe et la France pactisent aujourd’hui avec ses conquérants de demain, il ne faut pas être grand clerc pour prévoir ce qui va advenir.

Bat Ye’Or (Eurabia) a souligné l’existence du syndrome autodestructeur de l’Europe : « s’allier avec celui dont la mission théologique est votre destruction est suicidaire…/… L’Europe veut détruire l’ancien monde pour renaître dans une nouvelle métamorphose, l’islamo-christianisme et l’utopie planétaire de la paix » (correspondance privée).

 

Partager cet article
Repost0
19 août 2021 4 19 /08 /août /2021 15:14

by John Podhoretz Commentary, 16.08.21

All Joe Biden had to do was nothing. Had Joe Biden done nothing, Afghanistan would not have fallen to the Taliban today. Had he just let the status quo continue, the status quo would have continued. Afghanistan would have plodded along and we would have kept the Taliban from power with a small force of American military personnel among whose ranks there had not been a single fatality since March 2020—17 months without a death. Keep that in mind as you listen to and watch people try to analyze away the horror that has befallen the Afghan people. The idea being retailed by the increasingly defeatist left and the increasingly isolationist right is that what has happened was inevitable. It was the opposite of inevitable. It wouldn’t have happened if Biden hadn’t acted.

In so acting, Biden has cast the future of American foreign policy into the worst state of disrepair since the last helicopter-carries-people-to-the-airport-to-flee-the-country scene 46 years ago. I am not saying we haven’t been in parlous condition during that time. Obviously the meltdown in Iraq in 2005-2006 was a disastrous period; the revelation that weapons of mass destruction we believed had been made by Iraq in the years between the end of the first war there and the beginning of the second likely didn’t exist was a body blow.

But here we have an American president announcing in April that we were pulling out of a country to end a war in which we haven’t been engaging in conventional old-time combat for years because, apparently, we just had to. Biden wanted to be the one to end the war, and he did so with tough love: The Afghan army was going to have to stand on its own. The time had come for the teenager to leave home, get his own apartment, get a job, and start paying rent.

Smart talk. But Biden also assured Americans in July that they would not see a second Saigon 1975. Asked on July 7 about a possible parallel to the moment when U.S. helicopters evacuated embassy personnel on April 30, 1975, the president said, “None whatsoever. Zero….The Taliban is not the South, the North Vietnamese army. They’re not—they’re not remotely comparable in terms of capability. There’s going to be no circumstance where you’re going to see people being lifted off the roof of our embassy.”

Thirty-six days after he said it, we saw it. And the really awful part is, this was entirely predictable—because everybody I know predicted it. We didn’t know when exactly. But we knew it was coming. If we knew it, they knew it. If they didn’t know it, it’s because they chose not to know it. Or decided to let the chips fall where they may. Now the chips have fallen with one of the most evil political forces the world has ever seen back in charge of the government  from which we rousted them 20 years ago.

We stand exposed today not as a country that finally exited a war we could no longer even imagine a victory in, as had been the case in 1975. Rather, we are revealed as a country led by a feckless president who chose to refuse to grapple with the obvious potential consequences of a decision he wanted to make so he could be declared a war-ender and a peace-maker. History will declare him something else, something worse, something darker. The real horror for Afghanis is that history will begin to make its declaration about Joe Biden this week, as the Taliban begin working their depravity on the them and the nation from which we once rightly took great national pride in having liberated.

As for the United States and its foreign policy, we are in uncharted territory. No country has ever really done what we did here. No country has ever deliberately chosen and charted a course into its own humiliation when there was no national demand for withdrawal above all things. After all, nobody much seemed to care about Afghanistan either way any longer—save for the hundreds of thousands of Americans who have ennobled us through their sacrifices and the heroics they have performed over the past 20 years. It was they who stuffed the genie of Islamist terrorism back in its rancid bottle and spared us untold tragedies, disasters, and nightmares. God bless them. Now we may find ourselves, in the 2020s, living through the very nightmares they saved us from.

 

Partager cet article
Repost0
16 août 2021 1 16 /08 /août /2021 20:30

Juin 2021 – le Président Biden, pour rallier les alliés européens, leur déclare « America is back ! » Ils sont ravis et le font savoir. De retour à quoi ? Essayons voir.

Quelques semaines après (le 8 juillet), devant ce qui commençait à être vu comme le nez au milieu de la figure, devant les signes précurseurs d’un retour vers le pouvoir des talibans en Afghanistan, avec l’inconscience que seule la méconnaissance du sujet pouvait expliquer, il répondait à la question : « la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans est-elle, maintenant inévitable ? » « Non, elle ne l’est pas » Et pour montrer sa maîtrise du sujet, il ajoutait : « Parce que les troupes afghanes ont 300 000 hommes, sont bien équipées – aussi bien équipées que n'importe quelle armée dans le monde – et disposent d’une force aérienne contre quelque 75 000 talibans. Non, ce n'est pas inévitable »

          AK47, sandales, scooters contre des F-35, Humvees et satellites

20 ans après (non, ce n’est pas Alexandre Dumas), la première super puissance, aidée par une coalition des plus grands pays du monde, quitte (presque, comme au Vietnam en 1975) un pays qu’elle espérait amener au concert des nations. Suivant le concept acquis pendant la deuxième guerre mondiale, après avoir vaincu son ennemi, « rester, aider, éduquer, démocratiser ». Cela a marché tellement bien avec l’Allemagne et le Japon (aujourd’hui, sans doute plus démocrates que certains pays de l’Europe – je ne dis pas lesquels mais suivez mon regard). Mais l’Irak, la Somalie, le Yémen ? Qu’il y a-t-il de différent ? Oserions-nous dire l’islam ?

20 années de présence, plus de 775.000 américains déployés dans ce pays (et 15 à 20.000 d’autres nationalités), 2.300 morts (comptés à fin 2019), 20.589 blessés (« Afghanistan Papers – DOD) le tout pour des dépenses directes de 934 à 978 milliards de $ (ajustés pour l’inflation – Brown University) et, probablement, encore autant pour des dépenses indirectes (l'argent dépensé par d'autres agences telles que la CIA et le ministère des Anciens combattants, qui est responsable des soins médicaux pour les anciens combattants blessés). Qu’a-t-on obtenu pour ces milliards ? Environ 157.000 morts et selon les statistiques de la guerre moderne (8 blessés pour un mort) plus d’un million de blessés. Pas mal, non ?

Et après vingt années de présence, d’aide, d’éducation et formation, l’Afghanistan a fourni l’année dernière 82% de la production mondiale d’opium (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime) à 95% exportés via la frontière avec l’Iran (produits dérivés morphine, héroïne, opiacés, etc.,).

Certes les « occupants » ont essayé d’arrêter la chose mais s’ils donnaient des sous aux fermiers pour ne plus produire du pavot ceux-là prenaient les sous et produisaient plus de pavot l’année d’après. Et si on brulait leurs champs de pavot ils s’alliaient avec les talibans et il fallait leur donner des sous avec lesquels ils reprenaient la production de pavot !

Oui, mais on a créé de toutes pièces une armée de 300.000 hommes (NYT-13.08.21) en dépensant quelques 88 milliards de $. Selon certains, en réalité, l’armée ne comptait que 60.000 hommes, les autres fantômes pour prendre de l’argent. Armée qui s’est laissée corrompre, qui sachant que les Etats-Unis allaient partir à brève échéance, ne pouvait rien faire de mieux (pour survivre) que de s’arranger avec les talibans, sans qu’une seule cartouche ne soit tirée.

Mais ce n’est pas tout : des bandes de guerriers religieux (talibans), chevauchant des véhicules militaires américains capturés, vainc une armée entraînée par les États-Unis, qui renonce à son pouvoir sans combattre. Explication ? L’islam. Comment croire autre chose ?

Comment ont-ils pu être naïfs au point de penser que n'importe quelle nation musulmane pourrait être transformée en un sosie de démocratie occidentale, dans le laps de temps d'une génération ou même deux ? Plus de 1.000 milliards de $ dépensés en 20 ans alors que le plan Marshall = 13 milliards de dollars (l'équivalent de 150 milliards d'euros aujourd'hui) de prêts, mais surtout de dons, en nature ou en argent ont suffi pour transformer l’Europe après la deuxième guerre mondiale. La Grande-Bretagne, avait récupère 26 %, et la France 23 % (merci l’Amérique) principaux bénéficiaires mais l’Allemagne est devenue la première puissance industrielle de l’Europe et, probablement, aussi démocrate que le pays du habeas corpus. Allons-y : l’islam, système oppressif politique et religieux (ou l’inverse) n’est pas soluble dans le jus démocratique ayant résulté des Lumières dont le fondement a été une civilisation judéo-chrétienne. 20 ans de présence américaine (occidentale) en Afghanistan ? Ce que les Afghans voulaient c’est que leur émirat islamique (perdu en 2001) revienne au pouvoir « Ils veulent leur vision de la loi islamique. Ils ne veulent pas de parlement. Ils ne veulent pas de politique électorale. Ils ont un émir et un conseil de mollahs, et c'est la vision qu'ils considèrent comme la meilleure pour l'islam » (WAPO, RC- Stanford University – 16.08.21). Mais pas seulement : Al-Qaida et l'État islamique se préparent à récupérer leurs centres de commandement et leurs installations d'entraînement, prêts à lancer leurs prochains assauts. On sait déjà qu'Al-Qaïda s'installe dans 15 villes de province sous le contrôle des talibans depuis quelque temps.

Les talibans ont attendu 20 ans car « Nous ne sommes pas pressés » vient de déclarer le porte-parole des talibans à CNN annonçant la poursuite du djihad jusqu’à la sharia pour le monde entier. Capito ?

Et, cerise sur le gâteau, ce que les médias occidentaux ne semblent pas noter c’est que les talibans se sont emparés dans les deux dernières semaines non seulement du territoire du pays (presqu’autant que la France) mais aussi d'un grand nombre de drones américains ScanEagle (drones d'observation, collecte d'infos – 1Million+$ l'unité) et de tonnes d’armement perfectionné et des véhicules itou, le tout représentant des proies faciles à acheter pour les pays qui entourent l’Afghanistan (Chine, Iran, Pakistan, anciennes républiques de l’URSS). Certes, pour l'Iran, qui revendique le leadership du monde musulman chiite, une victoire des talibans sunnites à Kaboul représente le retour d'une menace haineuse à sa porte arrière. Leur frontière commune de 950 km de long, traversant un terrain hostile et accidenté, ne peut pas être scellé de manière impénétrable et a longtemps permis aux talibans d’offrir aux terroristes afghans un conduit illicite majeur vers l'Europe.

Allez, n’ayons pas peur des mots : ce qui vient de se passer est un échec retentissant pour l'Occident et un, très sérieux, embarras pour Joe Biden. America is back, certes, mais à ce qu’elle a fait il y a 20 ans. Sans doute plus que le Vietnam, l’Afghanistan restera dans la mémoire des américains (mais pas seulement) comme exemple de ce qu’il ne faut pas faire : surtout avec un pays islamique. Car, à la fin, qu’a-t-on obtenu pour les milles milliards de $ et les millions de blessés ?

L'étonnant blitz des talibans en Afghanistan a changé l'équilibre des pouvoirs sur un territoire (voir la carte) allant du sous-continent indien jusqu’à la Méditerranée. Comme le renouveau de la menace terroriste au Moyen-Orient. Le retour des talibans à Kaboul et la réintégration inévitable des terroristes d'Al-Qaïda et de l'État islamique dans leurs anciens repaires est un régal pour le monde arabe et musulman, un danger pour l'Iran et une porte ouverte à l'intervention turque. La sécurité d'Israël serait menacée ainsi que la stabilité des partenariats régionaux forgés dans le cadre des accords d'Abraham. (MB - Nopera news – Debka 16.08.21).

Et partant, accélère le djihad mondial. Vous ne le croyez pas ?

Regardez l’avenir du monde et allez leur parler de la liberté d’expression, des droits de l’homme et, surtout, des droits des femmes …

     J’oubliais : l’Europe de 450 millions d’habitants s’est exprimée via la voix de M. Borell, le czar des affaires étrangères : The European Union (E.U.) on Thursday warned the Taliban terror group it would be isolated by the international community if it seized power through violence and imposed Islamic rule. Ineffable M. Borel : cause toujours, parler d’isolation diplomatique aux talibans !

 

Partager cet article
Repost0
11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 11:10

Pour répondre à la demande de ceux qui m'ont interpellé concernant une partie du dernier texte mis en ligne, j'ai trouvé utile de mettre à la disposition des lecteurs un article couvrant le sujet. Le voilà :

Iranians slam Macron for congratulating 'Butcher of Tehran' Raisi

French President Emmanuel Macron drew criticism from Iranian activists after he congratulated Iran's new president, Ebrahmin Raisi, also known as the “Butcher of Tehran.”

By BENJAMIN WEINTHAL  

JP - AUGUST 10, 2021 17:38

Prominent Iranian human rights activists blasted French President Emmanuel Macron for his Monday congratulatory statement to the Iranian regime’s new president Ebrahmin Raisi.

Masih Alinejad, Iranian-American journalist and women’s rights activist, tweeted “We the people of Iran will never forget this historical betrayal . President of a democratic country congratulates a mass murderer like Raisi, who's ordered the execution of more than 5000 political prisoners in the 80s. He also approved the execution of a French-Iranian journalist.”

She added that "France's President has today called to congratulate Ebrahim Raisi, Iran's new president who has committed crimes against humanity.        Mr. Macron: did you ever think of calling the family of Ruhollah Zam, French-Iranian who was kidnapped by Islamic Republic and executed?”

Delbar Tavakoli, an award-winning Iranian journalist, tweeted  “President Macron, did you ask him why they kidnapped Ruhollah Zam, and why did he approve the execution of a journalist? Ruhollah Zam was under French officials' protection, was he?@EmmanuelMacron.”

Iranians use the moniker “Butcher of Tehran” for Raisi due to his role in the mass murder of Iranians in 1988 and 2019. The US sanctioned Raisi for his grave human rights violations.

Jason M. Brodsky, senior Middle East analyst at Iran International, a London-based news organization, told The Jerusalem Post on Tuesday that ” I think it was telling that the French readout of the conversation between Macron and Raisi didn’t reference a congratulation but the Iranian readout did. Western leaders days into Raisi’s tenure are already treading carefully in attempts to build relationships with the new Iranian presidential administration. It will be harder to engage with Raisi than Rouhani because Raisi’s ascendance represents Iran’s deep state becoming its elected state.

He added that ” It’s the first time in the history of the Islamic Republic that a Chief Justice has become President. Someone with a blood stained record like Raisi will have a more difficult time on the world stage than Rouhani did. And the costs of engagement will increase under this presidency.

Macron has opposed banning the Iranian regime’s chief strategic partner, Hezbollah, in France and within the European Union.

The conversation between Raisi and Macron lasted an hour and covered the floundering nuclear talks in Vienna and an attack on a tanker off Oman in Gulf carried out by Iran’s regime, according to the US, UK and Israel. Iran's regime denied the attack.

The Post sent a press query to the French government about Macron’s congratulatory comment to Raisi. The Post reported that two additional Western leaders, the presidents of Switzerland and Austria, have congratulated Raisi.

So …. how can Europe (how can France - MB) pay homage to a country that has made the destruction of the Jewish state and hatred of America its principal banner? How can it celebrate a government that invites and honours those who plan the murder of women and children on buses and pizzerias and supplies them with money?

 

Partager cet article
Repost0
10 août 2021 2 10 /08 /août /2021 15:46

On devrait commencer par se souvenir que M. Macron n'a tenu aucune promesse substantielle de son programme de réformes mais qu’il a démontré son incapacité à faire face à une sécurité qui se détériore, qu’il a régenté, seul, la crise de la Covid-19 en vertu de sa décision de jouer les Jupiter et qu’il est obsédé par une idéologie européenne qui consiste, en résumé, à abandonner la souveraineté de la France entre les mains d’un « machin » (dirait le Général) qui se trouve ailleurs et n’est élu par aucun des 450 millions d’européens. Son bilan, ainsi résumé, ne rencontre, il semble, aucune approbation des électeurs qui ont voté pour lui, et qui, en majorité, selon les enquêtes d’opinion (multiples et variées) savent avec certitude qu’ils ne lui accorderont plus leurs suffrages.

Mais cela n’a pas empêché nos concitoyens des Marquises de l’appeler Te Hakaki Taha’Oa (Grand Chef qui marche et va loin). Car, nonobstant ce qui se passe en métropole (et Dieu sait que les choses ne vont pas bien) il a trouvé le temps d’aller se faire fleurir aux Marquises (mais il ne s’est même pas recueilli sur la tombe de Jacques Brel, un Belge…).

 

Fichtre ! Grand Chef qui marche et va loin. Serait-ce vrai et nous ne saurions rien ?

Essayons de trouver réponse en regardant les dossiers majeurs qui préoccupent aujourd’hui la France. Non, pas l’immigration, ni l’assimilation ratée, ni ce qui se passe, au jour le jour, quand de ses membres sortent, en pointe, un, qui met le feu à une cathédrale dont la construction s'est étalée sur 457 ans, de 1434 à 1891 (Nantes) et, pour se faire pardonner, trucide le prêtre qui y officiait, ou, un autre, qui mécontent de la manière dont un prof d’histoire évoque la liberté d’expression, décide, toutes affaires cessantes, de le décapiter. Non, ce genre d’évènement ne trouve pas sa place sur le bureau Louis XV du Président de la République. Alors quoi ?

Tout d’abord, le Liban. Création de la France, ce pays est en train de revenir à l’âge de pierre. Otage d’un système politique et financier frauduleux maîtrisé par des anciens chefs de guerre et de familles féodales, prédatrices, mafieuses, il y a un an déjà, a vu exploser une partie de sa capitale faisant des centaines de morts et des milliers de blessés. 2.700 tonnes de nitrate d’ammonium (appartenant à qui ?) mal protégé ont mis le dernier clou au cercueil de ce qu’a été l’Etat Libanais. Notre Président, toutes affaires cessantes, y est allé, a proféré moult menaces et encouragements, a fixé des objectifs à atteindre et a ouvert le portefeuille (rempli de reconnaissances de dettes pour ceux qui nous prêtent des sous). Il a refait la même chose en septembre 2020 et comme rien ne se passe là-bas depuis, il vient de convoquer une nouvelle « conférence » pour aider le Liban et a promis 370 millions de $, la France y étant pour 100 millions d’euros. 100 millions d’euros – les infirmières et autres personnels soignants, que l’épreuve de la Covid-19 a mis à genoux, peuvent toujours attendre pour avoir un supplément de rémunération, n’est-ce pas ?

Ce qui est poignant c’est que sans gouvernement depuis l’explosion de l’année dernière, les mafieux de la place se sont entendus pour nommer comme premier ministre un milliardaire libanais, Najib Mikaty, dont la fortune (estimation Forbes) est égale à 5% du PIB libanais (52 milliards $ - 2019, Wikipedia). Autant dire que nos 100 millions d’euros, le monsieur pourrait les mettre lui même. Mais ce n’est pas tout. Ce pays est devenu un pion avancé de l’Iran qui le maitrise via l’organisation terroriste Hezbollah que seule la France, parmi les pays du monde occidental, considère - en partie - comme interlocuteur valable (en donnant crédibilité à la fiction d’une partie militaire/terroriste et une partie engagée dans la vie civile du pays). Hezbollah qui se vante de disposer de plus de 150.000 fusées, toutes disponibles pour assurer l'éradication d’Israël, le jour venu, sur ordre de l’Iran. Des peccadilles pour notre Président car Israël…

J’ai évoqué l’Iran. Qui vient de se faire remarquer par l’envoi d’un drone suicide sur un bateau, propriété japonaise, exploité par une société britannique appartenant à un homme d’affaires israélien. Le capitaine du bateau et un membre de l’équipage ont été tués. L’UE et le G7 (c’est rare…) ont condamné l’acte et donc l’Iran. Mais voilà qu’en même temps, un nouveau Premier Ministre iranien est « élu », frauduleusement d’après certains. Spécialiste des droits de l'homme et de la hauteur morale y relative, l’UE qui a tant donné des leçons à Israël et à d'autres, nonobstant la condamnation évoquée de l’Iran, a trouve bon d’envoyer un représentant à Téhéran, pour assister à la nomination d’un mollah, appelé « le boucher de Téhéran » responsable de la condamnation à mort de plusieurs milliers d’iraniens en 1988. Et on a envoyé qui ? Tout naturellement, le No. 2 des Affaires Etrangères de l’UE qui coordonne, aussi, les discussions avec l’Iran à Vienne pour revenir au JCPOA de triste mémoire.

Et notre Président ? Il donnait l’impression de garder le silence sur l'élection frauduleuse d'un homme qui était personnellement responsable de l'exécution  de plus de 1.500 prisonniers politiques ce qui est malheureux, c'est un euphémisme. Mais laisser Bruxelles envoyer un émissaire pour célébrer l'élection de Raisi, constitue une pure complicité. (Amnesty International a accusé E. Raisi d'avoir joué un rôle clé en tant que procureur de la "commission de la mort "qui a envoyé des milliers de prisonniers à la mort en 1988, action qualifiée de crime contre l'humanité par le groupe de défense des droits de l'homme –AI, 19.06.21). Et, il y a mieux… voilà que le 9 août, il téléphone au nouveau PM pendant une heure « Pour sa part, le président français a félicité Raisi pour son investiture en tant que président et lui a souhaité du succès. Macron a ajouté : « L'Iran et la France peuvent jouer un rôle dans l'établissement de la paix et de la stabilité dans la région grâce à leur coopération. (Teheran Times, 09.08.21) » On croit rêver. Le Liban ? L’éradication d’Israël figurant sur le frontispice de la République Islamique ? Les attentats organisés par l’Iran en Europe, en Amérique Latine, la guerre en Syrie et ses 500.000 morts et les millions de déplacés devenus réfugiés dont une partie se retrouvent en Europe, les piratages suicidaires en Mer d’Oman, les Houthis contre l’Arabie Saoudite ? C’est oublié ? Balayé ? On se fout du passé ? (Edith Piaf).

Et puis la Covid-19. Comme le canard de Robert Lamoureux, elle est toujours là. Pas la peine de revenir sur le passé, sur les palinodies y relatives sur ce que l’on a fait mal ou bien (si, il y en a). Le drame (parce que, pour moi c’est un drame quand un quart de nos concitoyens ne croient pas un mot de ce qu’on leur dit – vu que l’on leur a dit tout et son contraire), aujourd’hui, est relatif au refus de se faire vacciner. Peut-être parce que nos gouvernants, forts de ce qu’ils apprenaient des décisions de Jupiter, n’ont pas su les convaincre. Pourtant c’est aussi simple que ce qui va suivre : deux graphiques (TOI, 10.08.21- variant delta inclus) :

  • le premier montre que les cas graves sont 5 fois plus nombreux parmi les personnes non vaccinées que pour celles complètement vaccinées
  • le deuxième montre que les cas graves pour les gens au delà de 80 ans sont 8 fois plus réduits pour les vaccinés par rapport au non-vaccinés.

Je serais à la place de ceux de nos dirigeants qui parlent dans le poste (radio ou TV) je placarderais les deux graphiques dans toutes les mairies de France et de Navarre. Et je tiendrai compte de la loi de Bardolini « (bullshit asymmetry principle en anglais, langue dans laquelle cette expression est plus connue), un adage ou aphorisme énonçant que « la quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des idioties est supérieure d'un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire »

Je tiendrai compte, en la popularisant, pour que ceux qui inventent n’importe quoi pour s’opposer à la vaccination en prennent pour leur grade.

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 12:43

Donc, essayons de jeter un coup d’œil sur les deux sujets dont l’évolution semble intéresser certains lecteurs.

Tout d’abord « le scandale Pegasus ». On découvre que des chefs de gouvernement, d’Etats et même un roi ont fait l’objet d’un espionnage via leurs téléphones portables. Que des acteurs importants de la vie des nations soient espionnés, c’est vieux comme le monde. Que ce soit via les outils informatiques les plus utilisés aujourd’hui par tous ceux qui comptent dans le monde, quoi de plus normal. Mais ce que les « découvreurs » de ce nouveau scandale ont mis en exergue, ne soyons pas surpris, c’est que des journalistes aient été espionnés et que la technologie utilisée est le produit d’une société israélienne. Les mots importants – société israélienne. Certes, il est fort probable que plein de services secrets (des grandes ou des petites puissances) s’évertuent à espionner les adversaires de leurs pays fussent-ils d’autres états ou des « critiques » internes. Comme, par exemple, des journalistes qui, en vertu du secret des sources, peuvent publier n’importe quoi et son contraire. Dont le contenu, de plus en plus, penche vers la gauche intègre, juste et généreuse. Cela n’a dérangé personne jusqu’ici et n’a pas conduit un Président de République (France) à téléphoner illico au Premier Ministre d’Israël. Mais c’est fait.

Et oui. La technologie israélienne, semble-t-il, dépasse tout ce que d’autres ont pu développer jusqu’ici. En paraphrasant, le besoin crée l’instrument, on doit se souvenir qu’Israël vit entouré d’ennemis qui, jusqu’à récemment, voulaient tous, ouvertement, provoquer sa disparition. Après cinq guerres inter-états et plusieurs guerres asymétriques toutes gagnées par Israël, les choses ont changé. En cela que la volonté, ouverte, de faire disparaître Israël n’est plus celle de plusieurs états arabes mais qu’elle a été reprise par d’autres acteurs étatiques ou entités ennemies. Pour ne pas parler, à ce sujet, de la complicité, ouverte ou occulte, mais grandissante d’une partie de la communauté internationale, en premier lieu des états de l’Europe Occidentale : l’Irlande, la France, la Belgique et l’Union Européenne (Bruxelles) pour ne citer que les plus actifs. « Chaque année, l'UE dépense des millions d’euros pour financer les opérations d'organisations non gouvernementales qui mènent une guerre politique contre Israël, souvent en coopération avec des organisations terroristes. Ces ONG financées et dirigées par l'UE mènent des campagnes de boycott ciblant les entreprises israéliennes, les ressortissants, les sympathisants juifs à l'étranger et les entreprises qui font des affaires avec Israël. Ils diabolisent Tsahal et ses soldats. Ils sabotent les opérations gouvernementales et militaires par le biais de la justice devant les tribunaux israéliens et les organismes internationaux. Ils cherchent à saper la cohésion sociale d'Israël en radicalisant les Arabes israéliens et d'autres groupes minoritaires. Certains des groupes financés par l'UE sont contrôlés par le groupe terroriste du FPLP. (Israël Hayom, 16.07.21- MB). Et voilà pourquoi votre fille… Visionnaires, les militaires et les scientifiques israéliens se sont dotés, depuis des années, d’outils et de ressources humaines capables de déjouer les intentions les plus nocives de tous ceux qui, ouvertement ou pas, acteurs ou complices, lui voulaient du mal. C’est ainsi que « l’Unité 8200 » de Tsahal est devenue non seulement son bras scientifique et opérationnel, mais aussi la pépinière qui a produit (et produit encore) ce qu’il y a de plus développé dans le monde de la High Tech ce qui se traduit par l’apparition de moult « licornes » (sociétés dont la valeur boursière dépasse 1 milliard de $ - aujourd’hui une soixantaine enregistrées aux Bourses américaines).

Parmi ces sociétés, NSO créatrice du Pegasus : produit capable de « prendre la main » sur votre portable et obtenir tout ce qu’il y a dedans plus la capacité d’utiliser son microphone pour écouter ce que l’on dit et sa caméra pour voir qui le dit et l’environnement. De la magie ! On semble oublier l’épisode de 2016 quand « Une juge américaine exige que le groupe Apple aide le FBI à déchiffrer le téléphone d'un des auteurs de la tuerie de San Bernardino, qui a fait 14 morts début décembre aux États-Unis. (Le Figaro, 17.02.16). Et comme Apple a refusé de le faire (on a su ensuite qu’ils ne le pouvaient pas) le FBI s’est adressé à Israël : oh, miracle, le FBI a pu ouvrir ledit téléphone. Cela étant, on chercherait mauvaise querelle à NSO : elle n’a fourni le produit qu’à des Etats acceptant de se soumettre à un code de conduite préétabli. Ce que les États ont fait avec… Allez, on va oublier la chose, les Services Secrets du monde libre entretiennent d’excellents rapports avec leurs homologues israéliens et se rendent mutuellement des services. Quant aux journalistes, Edwy Plenel, par exemple, chez nous, on me permettra de ne pas être trop offusqué. Et pour ce qui est des boycotts d’Israël comme celui qui fait, lui aussi, la une de journaux (Ben & Jerry) promu par le BDS américain… Lorsque le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions a vu le jour lors de la tristement célèbre Conférence de Durban en 2001, le Produit Intérieur Brut d'Israël s'élevait à 130,8 milliards de dollars. Vingt ans plus tard, le PIB estimé d'Israël pour 2021 sera de 446,7 milliards de dollars soit trois fois plus. Les exportations israéliennes ont augmenté de 260% et les investissements étrangers dans les entreprises israéliennes ont triplé pendant la même période. Tout cela s'est passé malgré le mouvement BDS enregistrant de temps à autre de petites victoires : désinvestissement par un fonds de pension scandinave, boycott des universités israéliennes par certains universitaires, refus de certains musiciens de jouer en Israël. Alors que chacune de ces petites victoires piquait à sa manière, elles ressemblaient à des piqûres de moustiques : elles démangent temporairement mais n'affectent pas la santé globale du corps. Israël en 2021 prospère économiquement d'une manière dont il n'avait jamais rêvé en 2001. » (JP-22.07.21- MB). Au fait : Durban IV se tiendra à New York le 21.09.21 : « Il se trouve que des pays tels que la République tchèque, l'Autriche, l'Australie, Canada, la Hongrie, Israël, les Pays-Bas, Royaume-Uni et les États-Unis et samedi l'Allemagne ont décidé de ne pas participer à cette cochonnerie, alors que la participation de la France est toujours prévue. Le président de la République va-t-il en conséquence cautionner l'antisémitisme et le racisme anti-Blanc en même temps qu'il les dénonce? Prier pour la France en même temps que participer à une messe qui la maudit? Il pourrait s'en mordre les doigts. » (Figaro Vox, 26.07.21)

Et la Covid. 58.282 décès chez nous à mi-décembre 2020 contre 22.634 en Allemagne. Pourtant l’Allemagne est le pays le plus peuplé d’Europe : 81 millions d’habitants contre 68 millions en France. Si on rapporte la mortalité à 100 000 habitants, celle-ci a été d'env. 86 pour la France contre 27 pour l’Allemagne. Plus de 3 fois plus. Était-ce dû au traitement HCQ+ (que l’Allemagne n’avait pas interdit) ou au « dépistage massif, de traçage et d'isolement des cas » ou à l'effet combiné, difficile à trancher. Mais que s’est-il passé depuis ? Entendre nos gouvernants (ceux qui parlent mais qui ne décident pas et celui qui décide ne parle pas beaucoup, non ?) nous avons fait mieux que beaucoup d’autres et nous sommes très contents d’avoir réussi (non pas pour les masques ni pour les tests) la vaccination, on reste un peu sur notre faim. Tout d’abord pour la vaccination (une dose) nous sommes le 11ème pays :

Six pays européens font mieux que nous et du train où ça va il ne semble pas que l’on réussisse mieux dans l’avenir immédiat. Car par delà les aspects logistiques (approvisionnement, distribution, ressources humaines, etc.,) on arrive aux « anti-vaccins » tranche de la population qui refuse de se faire vacciner pour telle ou telle raison vaseuse. Au pays de Pasteur. Et, pratiquement sur tous les plateaux de TV, on a vu et entendu pendant des mois des « influenceurs » plaider un obscurantisme de bon aloi mélangé d’un « complotisme » insidieux. Même des médecins. Pendant que nos gouvernants nous rappelaient combien tout ce qui a été fait était bien fait et on allait continuer car on était mieux lotis que d’autres. Est-ce vrai ?

Regardons, de nouveau, l’Allemagne, notre étalon dans tout. Le nombre de décès au 26.07.21, cumulé depuis le départ, est de 91.534 pour l’Allemagne et de 111.812 pour la France. A l'heure actuelle (juillet 2021), le nombre de décès par million d'habitants est de 1.130 pour l'Allemagne et de 1.664 pour la France.

Autrement dit, la France compte, proportionnellement (faites le calcul), 36.244 décès de plus que l'Allemagne. Ceci étant dit, John Hopkins indique aussi que la France compte 6.056.833 personnes infectées alors qu'en Allemagne elles n'étaient que 3.763.316. Certes, le virus a circulé différemment, mais la population française est plus jeune que celle de l'Allemagne (40 ans contre 44 ans) mais beaucoup moins disciplinée… Alors oui, la performance globale de la France est sensiblement inférieure à celle de l'Allemagne et non comparable à celle d'Israël (environ 2,5 fois moins). Et c’est sur ce fonds d’opportunités perdues pour sa population que la France persiste et ne veut prendre aucune mesure coercitive pour sauver les milliers de décès qui s’imputent à son organisation hiérarchique (Jupiter qui décide de tout et le fait savoir au peuple, par la voix de ses séides).

Ne dites pas tout cela au gouvernement français : la ligne du parti est toujours « nous sommes mieux lotis que beaucoup d'autres » et il continue de faire ce qu'il a fait depuis le début (y compris le fait que le traitement de la maladie n'est pas, aujourd'hui, un sujet d'intérêt - dussait - il être avec HCQ ou Ivermectine ou un autre médicament). Quousque tandem abutere Macron patientia nostra ?

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 18:20

Donc, nous étions 22 millions (un Français sur trois) à suivre le discours de notre Président. Pour commencer, l’habituel passage consacré aux succès récents concernant l’excellente maîtrise de la pandémie Covid-19 et à la comparaison flatteuse de nos réalisations au reste de l’Europe (ou du monde ou de la planète…). Nous avons eu droit ensuite, d’un côté, à un catalogue d’actions/projets décrivant ce que notre pays allait faire à l’avenir pour retrouver son statut de puissance industrielle perdu depuis des lustres. Et naturellement… in cauda venenum la douche froide absolument nécessaire pour éviter une nouvelle vague d’infection se développant plus vite que les précédentes.

Je laisse de côté les lauriers que l’on se tresse tant cela me paraît en décalage avec le réel. Remarquez, c’est une habitude dont on ne peut pas se défaire, ceci est et restera vrai tant que nous n’aurons pas le courage de régler les comptes de notre histoire récente. Vous voulez un exemple ? Le 6 juin on évoquait, par ci, par là, le débarquement d’il y a 77 ans en soulignant qu’il marquait le commencement de la libération du pays. Comme depuis la fin de la guerre 39-45, on oublie de rappeler qu’ils étaient 156.177 à débarquer sur les côtes normandes. Dont 133.177 à arriver par la mer (59.000 Américains, 54.000 Britanniques, 21.000 Canadiens et 177 Français), et 23.000 par air (13.000 parachutistes américains et 10.000 Britanniques). CNews 06.06.19 Le génie de De Gaulle nous avait fait croire que la France s’est libérée elle-même et qu’elle avait, donc le droit d’être à la table des vainqueurs de la deuxième guerre mondiale. Passons.

C’est la deuxième partie de son discours qui mérite attention car elle parle, non pas du passé mais de l’avenir. On ne peut que se féliciter du fait que l’on explique au pays ce qu’il faudrait faire pour que la descente sur la spirale du déclin commencée il y a plus de 40 ans s’arrête et que l’on inverse le signe de la pente. Proposer des objectifs ambitieux à la nation, aux jeunes à la recherche d’un avenir aussi radieux que possible, c’est d’évidence ce que l’on doit faire pour nous sortir du pétrin. Cela étant, ce qui serait désespérant c’est de découvrir qu’il s’agissait de paroles verbales, de promesses qui - comme on le sait depuis longtemps - n’engagent que ceux qui les écoutent. Le mot essentiel du discours a été « ré-industrialisation » Et l’exemple choisi pour clarifier ce que la France fait (fera) : construire des usines pour fabriquer des batteries pour les voitures électriques. On apprend, presqu’en même temps, que c’est « Bruxelles » qui a décidé que l’on ne fabriquera plus des voitures à moteur thermique dans l’Union Européenne à partir de 2035. Je laisse de côté la perte évidente de souveraineté que constitue l’acceptation par la France d’une décision qui lui fait mettre à la poubelle plus 100 ans d’expérience et l’emploi d’un demi-million de personnes. La justification de cet oukase – réduire l’empreinte carbone pour retarder le réchauffement de la planète. La France qui n’est responsable que de 0,9% de la pollution mondiale par dioxyde de carbone (20-ème pays en 2017, la Chine étant responsable de 29,8%) est obligée de participer à une course qu’elle serait en droit d’éluder. Des batteries pour des voitures électriques. Qui devront être chargées (mettons - selon des moyennes actuellement connues)  3 fois/mois pour faire annuellement 10.000 km, chaque charge assurant, mettons, 200kw. Mais, actuellement, il y a en France env. 40.000.000 voitures. Si elles disparaissent pour laisser la place à, mettons, 20.000.000 voitures électriques... calculer la charge qu’elles représenteraient pour les 56 réacteurs nucléaires (puissance 900 à 1.500 MW). Qui, d’ailleurs, devraient être réduits de moitié après 2025 ! Résumons, car on nage en plein cauchemar : on augmente la consommation, on réduit la production en espérant que les éoliennes et les panneaux solaires assureront ce que le nucléaire ne produira plus. Attendez, ce n’est pas fini.

Les Etats-Unis sont en train de développer de nouveaux types de réacteurs nucléaires : « Selon Terra Power, le projet sera une centrale électrique entièrement fonctionnelle de 345 MW démontrant sa technologie Natrium, qui stockerait l'énergie excédentaire dans des réservoirs de sel fondu pour aider à compléter l'énergie éolienne et solaire, qui sont variables, dans les périodes de forte demande. Le réacteur sera refroidi par du sodium liquide. » Washington Examiner 03.06.21. Bingo ! Exactement Super Phénix (Creys-Malville) - réacteur surgénérateur à neutrons rapides (RNR), d'une puissance de 1.240 MW mis en service en 1980 et qui a fonctionné jusqu’en 1997 quand on l’a abandonné… son démantèlement a couté env. 17 milliards de F.

Compris ? La France a conduit un projet révolutionnaire (pour les années 70, je sais de quoi je parle car j’ai dirigé la filiale française d’AEG qui a eu la charge du système contrôle-commande dudit réacteur) mais… des esprits savants ont considéré qu’il ne s’agissait pas d’une voie d’avenir et on l’a abandonnée. Quarante années après les États Unis se se lancent dans la construction (trois prototypes en cours d’érection, voie d’avenir par rapport aux réacteurs PWR et même EPR -nouveaux modèles français) de ce type de réacteurs.

Batteries oui, électricité nucléaire non. Comme dans le dicton populaire, je te ferai bien une omelette au lard si j’avais des œufs mais je n’ai pas du lard.

Ce qui peut nous faire dire que, très probablement, on n’aura pas les voitures électriques prévues pour 2035 ou on ne démantèlera pas la moitié des réacteurs nucléaires qui sont un des seuls joyaux restant du pays : avec une capacité installée de près de 61,4 GW, le parc nucléaire français est le deuxième plus important parc au monde en puissance, derrière celui des États-Unis. En 2019, il a produit 379,5 TWh d'électricité, soit 70,6% de la production électrique totale en France métropolitaine.(1 juil. 2020 – Wikipédia). Autant dire que la crédibilité de ce qui a fait le corps du discours de notre Président…

Réindustrialisation ? Oui, absolument nécessaire. Mais on devrait commencer par régler les comptes pour ce qui a été fait depuis les septennats de F. Mitterrand quand on a commencé tout ce dont on voit les résultats depuis. C’est à dire stagnation suivie de déclin. Et pour lequel les trois autres Présidents partagent aussi la responsabilité. Au moins pour que 30 ans après un autre auteur de blog ne trouve pas de raison pour rappeler le passé.

Aurais-je oublié quelque chose ? Oui, oui. La douche froide : après l’euphorie de deux (ou trois) derniers mois (les réas non encombrées, nombre d’infections et facteur R en réduction exponentielle, abandon des masques en extérieur, ouverture de presque tout - avec quelques contraintes) on pensait, ça y est, on a échappé au mauvais virus. Mais… comme dans la fable de La Fontaine, on n’a pas eu le courage d’imposer la vaccination obligatoire (au moins pour les personnels médicaux, les aides-soignants, tous les plus de 60 ans…) voilà que l’on craint une nouvelle vague d’infections. C’était écrit sur les murs, le courage a manqué à nos dirigeants qui… vont imposer maintenant ce qui aurait dû être fait pendant les trois derniers mois. Au total, 120.000 morts soit env. 2% de la population quand, en Israël, par exemple, on n’a eu que 0,7% - trois fois moins.

Comment ne pas être peiné quand 22.000.000 de nos compatriotes acceptent de se voir laver le cerveau pendant 28 minutes pour comprendre le lendemain que, bon, on parle, avec beaucoup de conviction mais, faut pas tout croire. Ils ont pris l’habitude, les français sont las de voir que M. Macron n'a réussi aucun volet substantiel de son programme de réformes, a démontré son incapacité (ou son manque de volonté) à faire face au problème de la sécurité dans le pays qui se détériore, a tâtonné la crise de la Covid par une approche « cut and try » et est obsédé par une idéologie (de soumission) européenne qui ne résonne pas du tout auprès de ceux qui l’écoutent encore. Allez, on en a vu d’autres, que diable, on n’est pas nés hier !

 

 

Partager cet article
Repost0
19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 07:09

Peu de semaines ont été aussi riches en évènements d’importance nationale ou géopolitique que les trois dernières que nous venons de vivre. Sans ordre hiérarchique aucun, on peut citer les rencontres de MM. Biden et Poutine, celles de l’Otan où M. Biden a repris et fait savoir la position de primus inter pares des Etats Unis, la mise en accusation par Bruxelles devant la Cour Européenne de la Justice de l’Allemagne, le changement de gouvernement en Israël et le départ de B. Netanyahou après 12 ans, presque ininterrompus, à la direction des affaires du pays, le voyage de notre Président en France - une sorte de campagne subliminale en faveur des Régionales, sorte de primaire pour les Présidentielles de l’année prochaine, aurais-je oublié quelque chose d’importance ? Bon, une sorte de pot-pourri, je vais grappiller un peu de ceci et un peu de cela pour satisfaire les interrogations des lecteurs qui ont bien voulu les expliciter.

Prenons trois évènements pour commencer. MM.Poutine et Biden, le changement de gouvernement en Israël et le périple de notre Président en France.

Les Etats Unis et la Russie, dans le cadre d’une rencontre de leurs No.1 qui rappelle celle de MM. Reagan et Gorbatchev il y a plus de 30 ans, se déroulant sur le terrain neutre de Genève pendant plus de 4 heures, sont arrivés à deux conclusions qui ont fait les titres des gazettes : ils ont confirmé leur position selon laquelle ils sont d’accord qu’ils ne sont d’accord sur aucun grand problème du monde actuel et/mais qu’ils vont, chacun, réciproquement réinstaller leurs ambassadeurs absents depuis presque deux ans. Un pessimisme distingué s’est installé parmi les grands blocs de puissance du monde en concluant que les Etats Unis considèrent l’Europe comme quantité négligeable et la Russie (dont le PIB est inférieur à celui d’Italie mais l’armée, sans doute, la deuxième du continent après celle de la France) une proie qui ne pourra que choisir son prédateur (la Chine ou les Etats Unis). Il suffit de lire les journaux anglais, du Nord de l’Europe ou de l’Allemagne pour prendre la mesure du genre de spleen qui s’étale sur l’Union Européenne (Europe de l’Ouest, un peu moins celle de l’Est) consécutif au sentiment de sortir de l’histoire nonobstant son marché de 450 millions d’habitants et son PIB de troisième économie du monde. Réalisant aussi que pour des raisons qui tirent leurs racines dans ses politiques (immigration par exemple) elle se trouvera, de plus en plus, à la merci d’une occupation exogène dans la mesure où l’Afrique (200 millions d’habitants en 1955, 1,25 Milliard actuellement et probablement 2 milliards à la fin du siècle) ne pourra qu’envoyer des contingents de plus en plus nombreux de ses ressortissants en Europe. Le grand remplacement dont parlait Renaud Camus n’est pas « si » mais « quand » Et, cerise sur le gâteau, la disparition à terme de la civilisation judéo-chrétienne.

Changement de gouvernement en Israël. Quatre élections pendant les deux dernières années n’ont pas réussi à départager les douze partis  à cause d’un système électoral imbécile (proportionnelle intégrale avec un seuil à 3,5% des votants). Certes, en théorie, le système électoral israélien (qui tire sa légitimité de la Bible car « tout un chacun a le droit à la parole ») est le plus juste possible. Mais son corollaire évident est l’impossibilité d’obtenir un régime stable car il n’y a pas d’autre moyen pour diriger le pays que par une coalition. A tel point que pour faire partir B. Netanyahou (son parti ayant obtenu le plus grand nombre de députés à la Knesset (Assemblée Nationale) il a fallu que 8 (huit) partis se coalisent : de l’extrême gauche (Meretz) à l’extrême droite (Yamina). Cela aurait donné chez nous des ligues trotskistes au Front national (et encore plus à droite). En réalité (nonobstant les « casseroles » qu’on s’est évertué à attacher à B. Netanyahou depuis des années), on aura tout vu - la seule chose qui les unit c’est la haine de BN, fallait bien que cela arrive un jour. Bien sûr, tous les grands de ce monde ont congratulé celui qui sera Premier Ministre pendant… deux ans car les ténors de la coalition se sont entendus pour changer de poste à mi-mandat. Croire qu’ils pourront combler ou mettre de côté les divergences béantes entre les huit partis – trois de droite, deux centristes, deux de gauche et un arabe cela tient du wishful thinking La quatrième République en France est ce qui se rapproche de plus du système israélien.

Mais… le pessimisme est de mise là-bas, aussi, car le Hamas n’avait pas envoyé 4.350 fusées vers Israël en dix jours en mai parce qu'il cherchait une solution à deux États, mais parce qu'il n'accepte pas Israël, quelle que soit sa taille. Il a accepté un nouveau cessez-le-feu afin de pouvoir profiter du calme pour se réarmer. Les sondages suggèrent que les Israéliens ne sont pas ravis du cessez-le-feu - parce qu'ils savent que le Hamas ne va pas disparaître. C'est parce qu’il s’agit d’un problème chronique qui persiste. Et comme personne (AP, Egypte, Israël) ne veut une intervention terrestre à Gaza (seule à pouvoir détruire le Hamas…).

Pourtant, Israël se porte bien. Champion toutes catégories pour la manière dont ce pays a géré la crise de la Covid-19 (un des grands mérites de B. Netanyahou) ce pays a réussi :

  1. Installer en Europe 912 sociétés employant plus de 24.000 personnes (https://ilstartupmap.eu/, https://urlz.fr/fO7u
  2. obtenir pour les sociétés du secteur Médical/Numérique des investissements de plus de 700 millions de $ pendant les quatre premiers mois de l’année quand pour toute l’année 2020 les investissements ont été de 800 millions de $
  3. obtenir des investissements dans les secteurs prometteurs de plus de 10,5 Milliards de $ de janvier à juin cette année (autant que toute l’année record de 2018) ;
  4. avoir inscrit au Nasdaq (New York) quelques centaines de sociétés, beaucoup plus que toute l’Europe réunie.

« Il y en a plus dans le pipeline. La société de cyber sécurité SentinelOne a récemment déposé le prospectus d'une offre qui pourrait valoriser la société à 10 milliards de dollars. La société de monétisation d'applications ironSource devrait lever jusqu'à 2,3 milliards de dollars pour une valeur d'environ 11,1 milliards de dollars dans le cadre d'une fusion SPAC qui serait la plus grande offre publique jamais réalisée par une société israélienne. La plateforme de trading eToro prévoit une offre SPAC à une valorisation estimée à 10,4 milliards de dollars. La plate-forme de publicité Web native Taboola devrait devenir publique avec un SPAC à la Bourse de New York valorisant l'entreprise à environ 2,6 milliards de dollars. Et OrCam, qui développe une technologie pour aider les personnes aveugles et malvoyantes, prévoit de lever 300 millions de dollars pour une valorisation de 3 milliards de dollars. La société israélienne d'aide visuelle OrCam évaluée à 1 milliard de dollars a créé un appareil qui lit les textes, les codes-barres des supermarchés et reconnaît les visages tout en prononçant les informations dans l'oreille de l'utilisateur ». (JP – 17.06.21).

15 entreprises israéliennes ont atteint le statut de « licornes » l'année dernière, toutes sauf une ont des bureaux en Israël et ont rejoint les 45 autres entreprises israéliennes existantes évaluées à plus d'un milliard de dollars. (BT Consultants). Deux sociétés (Waze et MobilEye) ont été rachetées par Google (1,5 milliards de $) et INTEL (15 miliards de $) en argent sonnant et trébuchant.

Ce qui précède nous permet d’arriver au voyage de notre Président. Je laisse de côté sa rencontre avec Fabrice Lucchini (que j’aime beaucoup) dans l’Aisne (Hauts de France, danger, terres du Rassemblement National). Parmi d’autres escales : VIVATECH – expo consacrée à l’innovation. Et, avec la morgue (ou l’inconscience) qui lui est propre on l’entend dire qu’il souhaite (depuis 2019) « pour 2025, 25 licornes, ces start-up valorisées plus d'un milliard d'euros. » (bfmtv.com) pour la France et 10 sociétés, en Europe, valorisées plus de 100 milliards d’euros en 2030. Israël a aujourd’hui plus de 65 licornes et une bonne douzaine de sociétés valorisées plus de 10 milliards de $ chacune. Ce n’est pas ce qu’empêche la France, par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères de déclarer « Si d'aventure on avait une autre solution que la solution à deux Etats, on aurait alors les ingrédients d'un apartheid qui durerait longtemps » (Le Monde 30.05.21). Accuser Israël d’aller vers l’apartheid quand dans ce pays il y a des juges arabes à la Cour Suprême, des ministres, des ambassadeurs druzes ou arabes (une minorité de 20,9% de la population de 9,2 millions – FlashInfo- 27.04.21) et, depuis quelques semaines, un parti politique arabe soutenant un gouvernement qui n’aurait pas pu voir le jour autrement. Pays dans lequel on compte (presque) la moitié du personnel de santé - de l’infirmier ou ambulancier au Prof de Médecine ou directeur d’hôpital - comme étant d’origine arabe ou druze : pardonnons-le lui, il ne sait pas de quoi il parle. Mais il parle, ce qui me rappelle le mot d’A. Lincoln – « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. »

… Et le Hamas vient reprendre le tir de ballons incendiaires sur le Sud d’Israël ce qui conduira à des frappes aériennes israéliennes sur Gaza qui seront condamnées par tous les bien-pensants car disproportionnées par rapport aux agissements du Hamas.

Sic transit gloria mundi…

 

Partager cet article
Repost0

Articles Récents

Liens