Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 07:28

Aurais-je dû choisir un autre intitulé pour le blog ? C’est vrai, « France-Israël géopolitique » impose la contrainte de tout dire sur Israël mais pas tout sur la France. Les raisons sont multiples, je vous laisse le soin de les imaginer. Pour l’instant… je dois me conformer aux demandes des lecteurs et passer en revue les derniers évènements en essayant, tant qu’à faire, de leur donner une explication logique.

Tout d’abord, essayons de résumer ce qui s’est passé avant le cessez-le-feu à Gaza. Les actions du Hamas (et du Jihad Islamique) ont provoqué

 et du pdv d’Israël le résumé est

Il me semble que tenter déterminer qui peut crier « victoire » n’a pas beaucoup de sens. Si le coût pour Israël - humain et économique - est d’évidence marginal (rapport au PIB ou aux décès de la pandémie Covid-19) tel n’est pas le cas pour le Hamas. Tout ce qui a été construit pendant les sept années de la dernière guerre (2014) a été détruit et plus. Il semblerait (officier IDF) que l’armée israélienne a fait dans les 50 premières heures de la guerre plus que ce qu’elle avait fait dans les 50 jours de la dernière guerre (2014). On évalue à un milliard de $ (donations Union Européenne, Etats Unis et d’autres pays) les fonds utilisés, essentiellement, pour créer et développer les capacités militaires du territoire pendant cette période [tunnels, missiles, sous-marins (?!), drones, munitions, etc.,] – le tout perdu car détruit et inutilisable. Et en premier lieu les centaines de km de tunnels qui sont devenus des sépultures pour les « militants » qui s’y abritaient. On doit, légitimement se demander « cui prodest ? »

Loin de s’agir d’un exercice en futilité, dont le résultat pouvait être supposé en se référant à un passé récent, l’agression décidée par le Hamas (nonobstant les « raisons » qui sont avancées pour l’expliquer rationnellement) n’est qu’une étape de sa stratégie, inscrite en lettres de feu dans sa charte. Il s’agit de détruire l’Etat Juif, libérer le territoire « du fleuve (Jourdain) à la mer (Méditerranée) » et de tuer les juifs qui ne réussiront pas à quitter les lieux. Dit comme ça… on provoque, d’habitude, un sourire convenu des bienpensants qui pensent à une petite exagération. Fichtre !

Écoutons Mousa Abou Marzouk, Vice-Président du Bureau Politique du Hamas déclarer : Ce n'est pas la guerre finale. Ce n'est pas comme si c'était au Vietnam et ailleurs, où les choses se sont terminées par des négociations. C'est juste l'une d'une [série] de guerres, et la guerre finale viendra lorsque nous négocierons avec eux la fin de leur occupation et leur départ de Palestine. Israël disparaîtra comme il est apparu, et notre peuple palestinien retournera dans ses foyers… Le jour viendra où les gens se poseront la question: «Où est Israël?» interview Russia Today TV Gaza, 17.05.21. Et donc, tirer 4.360 roquettes sur la population civile d’Israël, n’est qu’un moyen justifié par la fin souhaitée. Si on a du mal à le croire, écoutons Mahmoud Zahar (un des fondateurs du Hamas) déclarer à Sky News (24.05.21) dans un anglais guindé « la « victoire » du Hamas est le résultat de la capacité du groupe à tirer des roquettes sur des zones civiles israéliennes densément peuplées » N’ayez crainte, personne ne criera au « crime de guerre », la Cour Internationale de Justice n’en fera rien et… M. Castex, à l’Assemblée Nationale, dans un discours qui devrait lui faire honte (à lui ou au pays), demande à Israël de ne pas utiliser pour sa défense des moyens « disproportionnés » Là nous commençons à voir plus clair : le Hamas n’a aucunement l’intention d’ouvrir un dialogue ou d’arriver à un compromis sur un quelconque sujet.

Puisque c’est ainsi… l’alternative qui se trouve devant ceux qui veulent comprendre ce qui se passe à Gaza (mais pas seulement) est claire : existence d’Israël ou défense du Hamas. Personne n’a osé le dire aux manifestants pro-palestiniens Place de la République à Paris. Pas de troisième voie, le choix est impossible à éviter et devrait s’imposer (à ceux qui dirigent le monde, à nos dirigeants en premier lieu). Mais, non, il ne s’impose pas car :

- on traite les deux parties comme deux états belligérants en mettant un signe d’égalité et/ou en occultant le pédigrée d’un d’entre eux (Hamas, organisation terroriste, nommée telle par tout l’Occident) – le tweet de notre Président en est l’illustration ; de plus, il oublie qu’il y a en Israël plus de 500.000 citoyens français (en 2010 l'Ambassade de France a délivré 250.000 passeports, -double nationaux- et on compte 20% de la population totale "francophone" -Français à l’Étranger, 31.05.2020- bien qu'Israël n'est pas membre de la "Francophonie" car la France s'est pliée au boycott/opposition des pays arabes membres) que l’Ambassade de France enregistre comme tels. Et qui sont majoritaires dans des villes comme Natanya, Ashdod ou Ashkelon (réceptrice de plus de 800 roquettes) – aucun mot de réconfort ne leur a été adressé

- on sent l’obligation, pour qu’il y est égalité dans l’admonition, de déclarer illico presto « Israël devrait arrêter la colonisation des territoires palestiniens que la France condamne fermement » (J. Castex, AN – 17.05.21). Que dire ? Pas inutile de rappeler les choses : Le 14 mai 1948 marque la création de l'État d’Israël ; trois mois après l'annexion militaire de la Cisjordanie par la Transjordanie lors de la guerre provoquée par cinq pays arabes, le Parlement du Royaume de Transjordanie approuve officiellement l'union des deux rives du Jourdain en un seul État, la Cisjordanie devient jordanienne. Fast forward – guerre de six jours (1967), la Jordanie (qu’Israël supplie, via les Etats Unis de ne pas l’attaquer) attaque Israël et perd la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem; 1988 - la Jordanie renonce à l’annexion de la Cisjordanie ; Israël considère dès ce moment-là les territoires en question comme territoires disputés (car ils n’appartiennent à personne) et aucune décision juridique internationale ne dit le contraire; on s’habitue, pourtant, à appeler ces territoires « palestiniens » ils ne le sont pas, jusqu’à un règlement définitif du conflit en cours. Monsieur Castex (ou ceux qui lui préparent les discours) ne devrait pas mettre ses pieds dans un magma qui préoccupe la « communauté internationale » depuis plus de 50 ans ni donner l’impression qu’il épouse la thèse du Hamas quant à la conquête du territoire du Jourdain à la mer (donc la disparition d’Israël).

- et on ajoute, suprême injure, « La possibilité d'une solution à deux États commence à disparaître » «Le risque d’apartheid est fort si nous continuons d’adopter une logique d’État ou de statu quo.» Monsieur Le Drian au Grand Jury 23.05.21 – argument utilisé par tous ceux qui se déclarent « antisionistes » en jurant qu’ils ne sont pas antisémites. Le Point, 24.05.21 - Qu'est-ce que l'antisionisme ? Le rejet, dans son principe même, d'une autodétermination juive. Il dénie donc aux seuls juifs l'accès à un droit qui est pourtant, selon tous les textes internationaux, universel. L'antisionisme s'inscrit ainsi dans la droite lignée de ce qu'a toujours été l'antisémitisme : le rejet aux seuls juifs de droits d'existence collective strictement équivalents aux autres ; Monsieur Le Drian dénie, en toile de fond, à Israël le droit aux territoires disputés en vertu de sa conception du monde et lui prédit l’apartheid comme seule possibilité d’existence ; un peu outrecuidant, vous ne trouvez pas ?

 

Voilà, tout se tient – tout procède d’une logique blindée, à l’épreuve des balles ! La seule chose qui me turlupine c’est que fait notre pays, surtout son Président, dans cette mare de boue et de sang qu’une organisation terroriste (qui tient en otage deux millions d’habitants à Gaza), stipendiée par le terroriste mondial, l’Iran, alimente périodiquement via des guerres qu’elle n’a aucune chance de gagner. Et pas seulement, cela, mais surtout pourquoi ? Quels comptes la France a-t-elle à régler avec Israël (ou avec le peuple juif ?). Et pourquoi ne peut-elle pas faire comme les Etats Unis qui, par la voix de J. Biden, déclare, haut et fort, « Il n'y a pas de changement dans mon engagement pour la sécurité d'Israël, point à la ligne. Pas de changement du tout. Mettons les choses au clair: tant que la région n'aura pas reconnu, sans équivoque, le droit d'Israël d’exister en tant qu'Etat juif indépendant, il n'y aura pas de paix » White House 24.05.21

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 20:11

Dix jours après les premières fusées tirées par le Hamas et le Jihad Islamique - env. 3.700 depuis - on arrive à ce qui est toujours le cas, à savoir le souhait du Hamas - et des grands bienfaiteurs de l’humanité que sont les membres de la communauté internationale, d’obtenir un cessez-le-feu. La férocité des tirs de fusées des terroristes palestiniens (appelés « militants » par la presse de chez nous et d’ailleurs) ne semble pas gêner les gardiens de l’humanité progressiste préoccupés comme ils sont uniquement par les ripostes d’Israël. Cette guerre, sept ans après la celle de 2014 a vu (voit) les terroristes de Gaza montrer ce qu’ils ont fait avec les milliards d’euros/dollars qui leur ont été gracieusement donnés, sous prétexte « d'aide humanitaire ». Sans parler de ce que l’Iran a pu leur donner, en permanence mais surtout après les années Obama pendant lesquelles ce pays a obtenu la restitution de milliards pour qu’ils acceptent un « accord » qui leur facilitait aussi le chemin vers la bombe vers 2025. Regardez une synthèse sommaire :

Résumons : des terroristes, disposant d’un territoire et de milliers de fusées (artisanales, fournies par l’Iran, perfectionnées) tirent sur les populations civiles (pas une seule sur une base militaire) d’un état, membre de l’ONU. Mais on appelle cela une guerre « Israël-Palestine ».

Israël-Palestine ? Quelle Palestine ? Hamas est « la Palestine » ? Non, il s’agit d’Israël, un état membre de l’ONU (vomi par plus de 150 états membres aussi… parce que certains d’entre eux bénéficient des largesses des pays arabes pétroliers et traité en paria par la « communauté internationale » d’états du monde libre – en particulier l’Union Européenne ou les pays du Nord de l’Europe où l’antisémitisme s’est transformé en antisionisme depuis des lustres) et d’une organisation terroriste islamique, pourtant considérée comme telle par les mêmes, y compris par des pays arabes, Arabie Saoudite, UAE, etc., Rien (sauf les décapitations d’otages) ne les distingue du fameux Etat Islamique ou du Boko Haram ou d’autres entités islamiques contre lesquelles des dizaines de pays (et le nôtre en particulier) ont réuni leurs efforts militaires pour les détruire. Si, quelque chose d’essentiel : Hamas veut détruire Israël, l’état des juifs et ces derniers, aussi, pour « libérer la Palestine ». Ah, là, c’est différent car… comme on n'a pas totalement réussi avec les 6 millions transformés en fumée en Europe… bon, faut quand même pas que les juifs la ramènent de trop. Vous ne le croyez pas ? Ecoutez le sultan qui lui, sait : Le président turc, qui s'est érigé en défenseur de la cause palestinienne, a critiqué lundi avec virulence les dirigeants d'Israël pour les frappes engagées dans la bande de Gaza. «Ce sont des meurtriers, à tel point qu'ils tuent des enfants âgés de cinq ou six ans», a-t-il dit, ajoutant: « il n'y a que sucer le sang qui les assouvit ». http://letemps.ch 19.05.21. Membre de l’OTAN, la Turquie frappe à la porte de l’Union Européenne pour en faire partie. Réussira-t-elle ? En faisant appel aux poncifs antisémites du moyen âge ?

 

Et le contexte est favorable : les Etats Unis reviennent aux années d'Obama... Le parti démocrate et son aile gauche considèrent l'Iran et les terroristes de Gaza (ou ceux cachés en Cisjordanie) comme une sorte de version du Black Live Mater au Moyen-Orient, combattant le racisme systémique, le colonialisme, l’apartheid et l'impérialisme des Israéliens – qui jouent de manière prévisible leur rôle habituel de responsables de tous les maux des pauvres peuples ou des peuples pauvres.

Revenons au Hamas, à Gaza. Les Palestiniens reçoivent, bon an mal an, environ 1 milliard de $ (moitié Europe, moitié Etats Unis) via l’Autorité Palestinienne et aussi des aides directes des pays comme la France, l’Allemagne, le Nord de l’Europe d’un total que dépasse le quart de milliard d’euros. Une partie de cette manne qui leur est accordée car « victimes de la création d’Israël » (n’ayons pas peur des mots) arrive à Gaza et est utilisée par le dictateur local (Hamas) non pas pour le bien des 2 millions d’habitants du territoire mais pour préparer la prochaine guerre contre Israël. Vous ne le croyez pas ? Pendant les sept années depuis la dernière guerre (2014) le Hamas et le Jihad islamique palestinien ont creusé plus de 1 000 kilomètres (621 miles) de passages sous la minuscule enclave, utilisés pour des bunkers, le stockage des armes et pour déplacer les combattants et leurs commandants à travers la bande de Gaza sans que l’on puisse le détecter par les moyens de surveillance classiques (drones, satellites, etc.,) www.TOI - 16.05.21. Et que devrait faire un état, attaqué ainsi, par une organisation terroriste ?

Pas de surprise, comme la dernière fois, Israël « mowed the grass » Comment ? Tout d’abord par une connaissance inimaginable de ce qui se passait à Gaza. Ensuite par la création de technologies et équipements adaptés à la découverte de ce qui ne se voyait pas. Des tunnels ? Qu’à cela ne tienne. Israël a réussi à déterminer les trajets des principaux tunnels et a créé des instruments (bombes) pour les détruire. Exemple : en 40 minutes 160 avions ont attaqué 450 cibles (admirez la performance…) détruisant plus de 100 km de tunnels et rendant inutilisables deux à trois fois plus de km. Avec quoi ? Deux types de munitions, BLU (Bombe Live Unit) - thermobaric (une première explosion libère une poudre / liquid inflammable, deuxième explosion enflamme le mélange oxygène de l'air / produit inflammable le tout finit par une énorme explosion/pression incendiaire) ou JDAM (Joint Direct Attac Munition - guidage GPS, 4,2 tonnes) pouvant percer jusqu'à 2,5m de béton armé).

Et dans la nuit de dimanche, 110 de ces bombes ont été utilisées pour une troisième attaque contre le réseau de tunnels, détruisant 15 km en 20 minutes. Un nombre indéterminé de « militants » et de commandants palestiniens ont trouvé que leur abri sûr était devenu un piège mortel. Et les tunnels qui, d’après les évaluations des spécialistes, ont couté plus d’un milliard de $… ont duré ce que durent les roses.

Allez, on va s’arrêter car on pourrait passer des heures pour apprendre, voir, comprendre ce qu’Israël a détruit à Gaza. Naturellement … il y a aussi des dommages collatéraux. Mais sur les 218 morts annoncés par le Hamas Israël considère que 130 font partie de ses troupes. Et puis la litanie d’avocats pro-palestiniens qui incriminent la « disproportionalité » des ripostes israéliennes. J’avais déjà posé cette question, « c’est quoi proportionnel aux milliers de fusées » ? Pas encore de réponse à ce jour. Et voilà Le Figaro 17.05.21 : Médias bombardés à Gaza : Gabriel Attal appelle Israël à «la modération» dans ses «répliques». La liberté de la presse est sacro-sainte surtout quand il s’agit d’Israël. Le cœur de tous ses défenseurs s’insurge (même J. Biden demande des explications à B. Netanyahou). Le comble, le Président de Associated Press dont le traitement anti-Israël des nouvelles n’est pas à rappeler, qui prétend que ses troupes ne savaient pas que des unités et de l’équipement du Hamas s’abritaient dans un immeuble détruit (après mise en garde israélienne). Même le Ministre des Affaires Etrangères de J. Biden déclare, premièrement, qu’il n’a pas reçu des preuves quant à la présence de Hamas dans l’immeuble détruit par l’aviation israélienne. A Copenhague, hier, il a rectifié sa première déclaration. Mais pour se rendre compte de la capacité d’une désinformation visant uniquement Israël (pourquoi ?) trois faits :

- le 30.11.2014 (dernière guerre avec Gaza) The Atlantic publiait un texte de MF dont j’extrais « When Hamas’s leaders surveyed their assets before this summer’s round of fighting, they knew that among those assets was the international press. The AP staff in Gaza City would witness a rocket launch right beside their office, endangering reporters and other civilians nearby—and the AP wouldn’t report it, not even in AP articles about Israeli claims that Hamas was launching rockets from residential areas. (This happened.) Hamas fighters would burst into the AP’s Gaza bureau and threaten the staff—and the AP wouldn’t report it. (This also happened.) Cameramen waiting outside Shifa Hospital in Gaza City would film the arrival of civilian casualties and then, at a signal from an official, turn off their cameras when wounded and dead fighters came in, helping Hamas maintain the illusion that only civilians were dying. (This too happened; the information comes from multiple sources with firsthand knowledge of these incidents.). Colford, the AP spokesman, confirmed that armed militants entered the AP’s Gaza office in the early days of the war to complain about a photo showing the location of a rocket launch, though he said that Hamas claimed that the men “did not represent the group.” ;

- le propriétaire de l’immeuble en « négociant » (?!) avec un militaire israélien un bout de temps supplémentaire pour que des gens récupèrent des choses dans l’immeuble, n’a aucun moment mis en cause la raison pour laquelle l’immeuble allait être détruit (présence de Hamas), regardez - https://urlz.fr/fEUA

- connaissant l’importance d’une action pouvant être considérée comme contraire à la liberté de la presse les conseillers juridiques des militaires israéliens qui, en cas de guerre, regardent les actions en « live » et donnent ou donnent pas le droit  d’agir (?!) ont eu, sans doute, les preuves qui justifiaient la destruction.

Comme d’habitude, on va imposer un cessez-le-feu, des gens comme notre Président (il n’a pas d’autres sujets plus importants pour s’occuper) font des pieds et des mains pour y parvenir. Il a même parlé à M. Abbas, l’homme qui ne représente plus rien mais… il n’a pas trouvé bien de parler à B. Netanyahou jusqu’à maintenant. Il n’a même pas remarqué qu’un des grands donateurs d’argent arabes pour la construction à Gaza des infrastructures nécessaires pour le bien être de la population (UAE) vient dé déclarer pour admonester Hamas : Nous sommes toujours prêts et désireux de promouvoir des projets civils en coopération avec l'Autorité palestinienne et sous la direction de l'ONU [à Gaza], mais la condition nécessaire est le calme », a déclaré le responsable anonyme. « Si le Hamas ne s'engage pas à un calme complet, il condamne les habitants de la bande de Gaza à une vie de souffrance. Ses dirigeants doivent comprendre que leurs politiques nuisent avant tout à la population de Gaza. »TOI 15.05.21. L’Europe, la France, n’ont pas le courage de dire des choses équivalentes, occupés comme ils sont de vilipender Israël, de mettre le signe égal entre elle et le Hamas et de parler d’arrêter « le cycle de violences ». S’il y a un cycle c’est celui de leur incapacité (ou leur manque de volonté) d’appeler un chat, un chat.

Et Israël ? Israël ne voit actuellement aucune alternative viable pour Gaza en dehors de laisser le groupe terroriste brutal Hamas au pouvoir, lui permettant de diriger l'enclave et de servir d'adresse commode pour le punir chaque fois qu'une attaque contre Israël est lancée depuis la bande de Gaza. Cela est jugé préférable que de laisser l'enclave dans un état de chaos potentiel, si le Hamas devait être renversé. À la suite de cette réflexion, le meilleur résultat d’Israël dans cette campagne est d’affaiblir considérablement le Hamas militairement afin de l’empêcher de mener de nouvelles attaques. JAG - TOI - 16.05.21.

Ne me demandez pas à quand la prochaine guerre. Mon espérance de vie me fait croire que je ne la verrai pas…

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 18:03

J’avais promis de revenir au sujet « Gaza » pour proposer quelques éclaircissements concernant les fusées du Hamas. A ce jour, 2.200 ont été tirées contre des villes d’Israël, y compris vers sa capitale, Jérusalem, et sa plus grande ville, Tel Aviv. Certes, ce n’est qu’une répétition de la dernière « guerre » de 2014 mais… les progrès réalisés par le Hamas pour ce qui est de sa dotation en armement laissent rêveur. Si les fusées (anciennement) « artisanales » (Qassam) coûtent 500/1000$ l’unité, les anti-char se trouvent dans une fourchette de 5 à 10.000$ et les autres, fonction de la distance qu’elles doivent parcourir, valent de 2.000 jusqu’à plus de 15.000$ pièce pour une Farj-5 (fabriquée en Iran,) qui fait presque 3m. de long et est remplie de presque 100kg d’explosif. Vous avez déjà fait un calcul rapide, en regardant combien de fusées tirées étaient longue distance (entre un tiers et la moitié - ils ont tiré une visant un objectif situé à 280km !), combien à moyenne distance (40/50km, env. un tiers) et combien à 10/15km : les 2.200 fusées tirées (à ce matin) ont dû couter entre 15 et 25 millions de $. Sans compter le coûts de lanceurs… Pas mal, au moins tous ceux qui aident « les Palestiniens » (Europe plus de 450 millions d’euros tous les ans, les États Unis de J. Biden idem et la France, en aide directe « plus de 500 millions d’euros sur la période 2008/2017 - https://urlz.fr/fEGK) savent à quoi sert leur argent. Car une partie de l’argent, via l’Autorité Palestinienne, va à Gaza. Et on assiste, médusés aux (a) protestations du monde bien pensant contre Israël qui utilise des « moyens disproportionnés » pour se défendre, (b) aux conseils des mêmes pour une « désescalade » ou pour l’arrêt du « cycle de violence » entre les deux parties considérées équivalentes, (c) incantations pour « une solution deux états vivant en paix et sécurité ». Franchement, ils devraient se renouveler dans leurs éructations car, comme par le passé, cela ne sert à rien de prendre des vessies pour des lanternes.

Quand on voit notre Président tweeter

on ne peut pas ne pas se demander s’il vit sur la même planète que ses sujets. Faut-il qu’on lui rappelle que le Hamas à Gaza c’est exactement l’équivalent de l’Etat Islamique contre lequel la France a contribué, avec une coalition d’une quinzaine de pays, jusqu’à sa disparition des confins de l’Irak et de la Syrie, à des actions militaires de grande envergure ? Qu’il s’agit de terroristes qui ont réussi à disposer d’un territoire sur lequel ils sont les maîtres ? Faut-il qu’on lui explique que le désengagement de Gaza d’Israël en 2005/6 - applaudi par tous - a conduit à la création d’un « simili » état terroriste que, malheureusement, la « communauté internationale » a défendu et défend encore, bec et ongle, car il y a là quelques 2 millions de pauvres êtres ? Et comment apprécier le fait que notre Président s’adresse à ce vieillard cacochyme, Mahmoud Abbas, stéréotype de la corruption d’une « Autorité Palestinienne » qui ne représente plus personne sauf la corruption des leaders palestiniens, pour lui parler du conflit en cours ? Et que dire de LCI qui titre DIPLOMATIE - Le président Emmanuel Macron s’est entretenu avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Hamas, jeudi 13 mai. Il lui a signifié condamner fermement les tirs vers Israël revendiqués par le Hamas. LCI – 14.05.21 à 08h01. C’est dire le sérieux des medias français. Et, réellement, notre Président ne comprend pas que Hamas = Etat Islamique = Terroristes islamistes (pour ne pas dire « islamiques ») qui assassinent en France depuis une dizaine d’années ? Sans doute, il comprend. Mais trop tard, car l’existence d’un terreau propice à l’apparition des monstres, qui, criant « Allahu Akhbar », veulent, finalement, imposer leur loi dans ce beau pays de France, l’empêche d’appeler un chat, un chat. Car le terreau a toujours voté pour la gauche et comme il a pris la place de la gauche… il ne veut pas le contrarier vu les élections de 2022. Croyez-vous que j’exagère ? Avez-vous une autre explication pour son attitude indigne d’un défenseur du monde, encore, libre ? Regardez l’Autriche (?!), regardez Prague, la décision de leurs Présidents qui on fait monter le drapeau israélien, dit plus que des mots :

Bon, laissons Israël « couper l’herbe » à Gaza, comme elle le fait tous les quatre ou cinq ans quand le Hamas se croit en mesure de vaincre Israël. Si non militairement, au moins via les caisses de résonnance antisionistes (essentiellement antisémites) que sont devenus les principales média. De France, aussi. Il suffit de lire les commentaires de l’(i)Monde pour s’en rendre compte. Couper l’herbe veut dire détruire tout ce que l’on peut détruire à Gaza, infrastructures du Hamas, moyens de production, tunnels (des km et des km) sous la ville, « militants » (car on ne veut pas nommer autrement l’armée de 40.000 terroristes du Hamas ou les 8.000 du Jihad Islamique). Certes, il y aura des dégâts « collatéraux » et on fera remarquer qu’il y a dix fois plus de morts à Gaza qu’en Israël. De qui se moque-t-on ?

Donc, allons voir ce que sont devenues les fusées artisanales du Hamas que les journalistes, de partout et de chez nous, considéraient comme de simples jouets. Les estimations des services de renseignement israéliens - basées sur des morceaux de roquettes précédemment tirées sur Israël ou des roquettes capturées par l'armée israélienne en mer alors qu'elles se dirigeaient vers Gaza - indiquent que le Hamas possède des dizaines de roquettes d'une portée de 100 à 160 km. Qui peuvent couvrir la plupart du pays même jusqu'à Haïfa et plus au nord. Ces fusées comprennent le R-160, le M-302D et le M302-B. Le Jihad Islamique peut également avoir un très petit nombre de roquettes Buraq-100, qui ont une portée de plus de 100 km. Le Hamas a des centaines de roquettes d'une portée de 70 à 80 km, qui auraient la portée nécessaire pour atteindre trois cibles critiques: Tel Aviv et les villes situées dans son couloir, l'aéroport Ben Gourion et Jérusalem. Ceux-ci comprendraient le J-80, le M-75, le Fajr-5 et un M-75 de deuxième génération.

Surpris ? Avez-vous remarqué les fusées produites par le Hamas (avec l’aide de l’Iran) à Gaza ? Remarquable. Résultat de toutes les interventions (de la France aussi) auprès d’Israël pour laisser entrer dans le territoire des tubes d’acier de grande diamètre (corps des fusées), des engrais (pour l’agriculture mais… matière première pour faire des explosifs), des machines-outils pour travailler le métal (travaux mécaniques normaux) et des tas d’autres produits à double utilisation…

Selon les mêmes sources, au commencement de la guerre lundi 10 mai, Hamas disposait d’environ 6.000 fusées de tailles différentes et le Jihad Islamique de quelques 2.000 exemplaires. Suffisant pour faire plier Israël jusqu’aux injonctions/conseils/demandes des « amis » d’Israël pour accepter un cessez-le-feu quand le protagoniste terroriste allait pouvoir crier victoire et obtenir l’aide de leurs caisses de résonnance pour cela. Tous les jours, depuis, ils ont tiré env. 400 fusées sur les villes proches et lointaines. Au prix le plus bas cela leur a couté 400.000$/jour. Au prix moyen (un tiers logue distance, un tiers moyenne, un tiers courte) probablement 2 à 3 millions $/jour. Et attendez, ce n’est pas tout. Pour tirer des fusées on a besoin de ce qu’on appelle « un pas de tir »). Pour les petites fusées une rampe de lancement suffit :

 

Pour les fusées moyennes il s’agit d’un dispositif à multiples logements pour que l’on puisse tirer des salves, à intervalle court, répété :

Fusées et pas de tir d’origine russe obtenu via la Syrie et introduits par les tunnels (des centaines) sous la frontière de l’Egypte avec Gaza. Et le bouquet… pour les fusées d’une portée supérieure à 100km (à partir de la Fajr-5 (Iran) :

pas de tir monté sur camion Mercedes (prix du camion 200 à 500.000€ selon modèle). Surpris ? Demandez à l’Allemagne combien de camions a-t-elle offert gratuitement aux palestiniens pour les aider.  Dont certains sont arrivés tout à fait légalement à Gaza.

Et voilà. L’arsenal du Hamas est calibré pour bien couvrir le territoire israélien :

Le Jihad Islamique (deuxième acteur à Gaza, lui, directement sous les ordres d‘Iran - MB) dispose d’un petit nombre de roquettes Buraq-100, qui ont une portée de plus de 100 km. Le Hamas doit avoir des centaines de roquettes d'une portée de 70 à 80 km, qui auraient la portée nécessaire pour atteindre trois cibles critiques: Tel Aviv et les villes situées dans son couloir, l'aéroport Ben Gourion et Jérusalem. Ceux-ci comprendraient le J-80, le M-75, le Fajr-5 et un M-75 de deuxième génération.

Le niveau suivant pour le Hamas est le Fajr-3 et le Sejjil-55, qui ont la portée nécessaire pour atteindre les grandes villes de la côte et du centre, notamment Rishon Lezion, Rehovot et Beit Shemesh. En dessous de ce point, le volume de roquettes du Hamas et du JIP tire vers le haut. Les services de renseignement israéliens estiment que la plupart de l’arsenal du Hamas de 5 000 à 6 000 roquettes peut frapper quelque part entre les communautés frontalières de Gaza et 40 à 55 km. un moyen. À environ 40 km, différentes versions de la fusée Grad peuvent atteindre Beersheba et Ashdod dans le sud. Le Badr-3 de PIJ a une portée similaire. À environ 10 km, différentes versions de la roquette Qassam peuvent atteindre Ashkelon et tout le couloir de Gaza. (D’après Jérusalem Post, 11.05.21)

Et tout cela évolue car, vu son arsenal, le Hamas s’est concentré sur trois types de fusées qui lui donne la possibilité de couvrir ce qui est essentiel pour Israël, soit Jérusalem, Tel Aviv, Beersheba.

Voilà pour les fusées du Hamas. Ils vont en perdre la moitié ou plus, des dizaines d’immeubles construits depuis 2014 avec les sous des donateurs (le Qatar, jusqu’à cette année, leur apportait 15 millions de $, pratiquement tous les mois). Ils n’ont toujours pas de centrale électrique, ils n’ont toujours pas d’usine de traitement d’eau potable, ils n’ont toujours pas d’installations pour ne pas déverser les eaux usées dans la mer. Ils n’en ont pas car… pour des raisons humanitaires Israël leur fournit l’électricité, l’eau, d’autres produits de première nécessité. Avez-vous compris ? Israël leur fournit tout ce dont ils ont besoin pas seulement pour vivre mais pour vivre et pour s’armer pour détruire Israël.

De la folie furieuse. Jusqu’à quand ?

 

Partager cet article
Repost0
12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 10:41

Israel Erupts: Cutting through the Misinformation Surrounding Part of This Conflict

By Elliott Abrams (National Review) 12.05.21

May 11, 2021 7:14 PM

Israeli police walk near a burning barricade during clashes with Palestinians at Jerusalem’s Old City, May 8, 2021. (Ronen Zvulun/Reuters) The eviction cases being blamed for Jerusalem violence are rooted in a basic principle, no matter what the critics say.

It is now 75 years since the Second World War ended and nearly 80 since the Nazi period began. Yet year after year, justice is done when works of art seized from Jews who were killed, driven from their homes, or forced to sell their possessions at small fractions of their value are restored to their real owners — or to the descendants of those owners.

The principle is not controversial: Title to the property in question was not legally obtained, and just compensation was not paid. Governments and courts in the United States and Europe year after year decide these cases, giving title to the original owner.

This principle is simple, and widely acknowledged, but seems to be willfully ignored when it comes to the eviction cases that are now before Israel’s Supreme Court. These cases have been cited repeatedly as a key instigator for the violence right now in Jerusalem, which has quickly expanded beyond the holy city to include Hamas rockets raining down over Tel Aviv and elsewhere — and though they’ve mostly been intercepted, there have been severe injuries and deaths.

These cases involve the neighborhood known as Sheik Jarrah or Shimon Ha-Tzaddik in Jerusalem. Land in this neighborhood was purchased in 1874, in Ottoman-ruled Jerusalem, by groups of Jews. Jews lived there until Israel’s war of independence began in 1947. In December 1947, the neighborhood came under attack. As an account written in 2005 noted,

Jews were driven out by Jordan early in the 1948 war, becoming Jewish refugees before there were Arab refugees. The Arab “squatters” who dispossessed the Jews and usurped their homes in 1948 have continued to live in them even though Israel took control of the eastern part of Jerusalem in 1967. . . . Residents fled or were compelled by Arab and British forces to evacuate all three Jewish neighborhoods early in the war. . . . All but one of the Jewish families fled Shimon haTsadiq on the night of 29 December 1947. The remaining family fled on 7 or 8 January 1948…. Shimon haTsadiq became the first neighborhood in the country from which the population was driven out and did not return after the War. Jews had likewise fled south Tel Aviv in December 1947, but returned after the War, whereas Shimon haTsadiq remained under Arab control . . .

Now, some of those Arab families have been living in the neighborhood for over 70 years — but without title to the land or apartments. Jordan, which ruled East Jerusalem from 1948 to 1967, did give out titles to many properties — but not these. The legal owners are now seeking to assert their rights to this property.

The Kohelet Policy Forum in Israel explained:

The current dispute in Sheikh Jarrah involves several properties with tenants whose leases have expired, and in a few cases squatters with no tenancy rights at all, against owner-landlords who have successfully won court orders evicting the squatters and overstaying tenants. The litigation has taken several years, and the owners have won at every step. . . . The tenants in these disputes acquired their leasehold rights through a chain from the Jordanian Custodian of Enemy Property in the 1950’s. Their rights as leaseholders (not owners) were reaffirmed in several court rulings culminating in 1982, when Israel’s civil courts issued rulings adopting settlement agreements between the leaseholders’ predecessors in title and the owners. The rulings and settlement agreements established that the tenants had “protected leaseholds” under Israeli law (a status superior to ordinary leaseholds under Israeli, Jordanian and British law) but that the owners still had good title ownership. The tenants enjoyed and continue to enjoy the benefits of the protected tenancies until today; this is why their leaseholds continued uninterrupted for more than half a century, until the recent expiration of the leases (in some cases due to serious breaches of the terms of the lease, in others due to the natural expiration of the lease rights). The squatters, of course, possess no legal rights at all.

It does seem, here as so often, that no good deed goes unpunished. These Arab families jumped in when Jews were forcibly driven from their homes in 1948. When Israel returned in 1967, these families might have expected to be evicted — but were not. Those to whom Jordan had given titles found that Israel would respect those titles. Those who had no title found that Israel

What then happens when some of the leases are up, some of the tenants refuse to pay rent, or some of the properties are occupied not by tenants but by squatters? That is what’s before Israel’s Supreme Court, in a case involving several Palestinian families who could ultimately be evicted.

Note again this line in the Kohelet analysis: “The litigation has taken several years, and the owners have won at every step.” Israel’s courts, sometimes viewed as too sympathetic to — or indeed part of — the Israeli “Left,” have consistently applied standard property law, as would courts in any Western country, and consistently found that the rights of ownership have not been obliterated just because people moved into these homes when the Jews who lived in them were driven out.

Now let’s return to the paintings forcibly seized from Jews by the Nazis. There is widespread sympathy for the owners of those paintings, and it is visible in newspaper accounts and in court decisions and international conventions. Why is there so little sympathy for those who own the properties in contention in Jerusalem? Why the bias in most accounts of these eviction proceedings? Even media generally sympathetic to Israel have produced tendentious reporting (see this analysis of Fox News’ reporting).

Good questions. Is the criticism of Israel here explained by the bitter old conclusion that the world likes dead Jews (and their paintings) more than living Jews who are fighting for their rights? Is it the context of Arab complaints about the “Judaization of Jerusalem,” as if that city were somehow naturally an Arab capital where all Jewish presence is alien? Is it the Palestinian propaganda, which makes cases like this part of the battle to protect the Al-Aqsa mosque from imagined Israeli depredations?

Here’s a theory: Israel’s critics here don’t care about law and rights. Yesterday, before his meeting with Secretary of State Antony Blinken, the Jordanian foreign minister spoke of “provocative measures against . . . the peoples of Sheikh Jarrah” to describe court cases in which ownership rights are being asserted. The theory seems to be that the Jews were downtrodden by the Nazis, so the Jews can recover their stolen paintings — but the Palestinians are downtrodden by the Israelis, so the stolen properties cannot be recovered. In other words: forget rights, forget courts.

Blinken, by the way, commended Israel for postponing those court decisions. But they will come, soon enough, and that will be an interesting test for the Biden administration and many other governments. Will they uphold the rule of law and say Israel has every right to enforce a ruling for the owners (if that is the court’s decision)? Or does the rule of law apply only in Europe, when it comes to old Nazi cases where there’s no political risk in siding with the Jews?

Elliott Abrams is a senior fellow in Middle Eastern Studies at the Council on Foreign Relations and a former deputy national-security adviser.

 

Partager cet article
Repost0
9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 17:52

La « diversité » est (mal) évaluée depuis 2010 dans une fourchette de 8 à 10% du nombre total d’habitants (EUROSTAT, INSEE, Trajectoires et Origines – Enquête sur la diversité des populations en France - INED 01.2016- aujourd’hui 67,3 millions). Comment en est-on arrivé là ? En 1950 on comptait en France, peu ou prou, moins de 100.000 habitants originaires du Maghreb, de l’Afrique Sub-Saharienne ou de Turquie (Michèle Tribalat – Une estimation des populations d’origine étrangère en France – 1999, INSEE). Par solde migratoire, « regroupement des familles » accroissement naturel et par « régularisations » (répétées, d’immigrés illégalement entrés en France), lesdites populations ont depuis, presque, doublé par période de dix ans. Même si la progression se ralentit, la « diversité » représentera plus de 20% de la population dès 2030. Rien à faire, les dés en sont jetés, la démographie est là pour nous dire que le résultat est inexorable.
Une grande partie de la « diversité » n’est pas assimilée et ne semble pas avoir envie de l’être. C’est pourtant la condition sine qua non du « vivre ensemble ». Force est de reconnaître que l’inclusion de millions d’êtres d’une culture, d’une religion et d’un mode de vie totalement différents de ceux des indigènes européens a été un échec. Mais on ne veut pas arrêter, il est tellement facile de prendre aux classes moyennes en voie de paupérisation pour donner aux pauvres non assimilés. Cela contribue au déchirement du tissu national car les ouvriers non ou peu qualifiés, agriculteurs, etc., se considèrent à juste titre désavantagés par rapport aux populations exogènes. Cela ne s’est pas fait par « erreur » mais par la volonté de ceux qui nous dirigent, de droite comme de gauche.
Suite aux attentats de janvier 2015, Le Monde écrivait « Au contraire, que ces assassinats ignobles renforcent notre solidarité nationale et notre détermination à faire qu’avec l’islam nous construisions la civilisation capable de réunir demain le meilleur des humanismes d’Orient et d’Occident. La France doit être le lieu de cette réunification, avec ses musulmans qui désormais font ici partie de sa destinée ». Le Rapport Tuot ( La grande nation pour une société inclusive, 02.2013) évoquait « une politique sociale (qui) vise à apporter à chacun, selon son besoin, équitablement, les outils, les appuis, qui corrigeront les dysfonctionnements sociaux » Le lecteur a bien compris, « tout pour la diversité » Bigre ! Ce même rapport mettait en exergue « la vocation arabo-orientale de la France, équivalence des langues et des cultures, la permission du voile à l’école, améliorer l’attribution des logements sociaux ( ?!), la remise à plat de l’histoire de France pour parler de l’esclavage, de la traite négrière, apprendre une langue africaine dès le collège, etc., ». Suivre ce rapport, au détriment des indigènes, a conduit à exacerber le déchirement du tissu national. Il semble que nos gouvernants aient oublié les paroles prémonitoires de M. Boumediene à l’ONU en 1974 « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire ». Nous y sommes, nos gouvernants les aident, autant qu’ils peuvent, assistant en spectateurs au déchirement du tissu national. Et ignorant la fin implacable. Lisez Soumission de Michel Houellebecq.
Les attentats, les Merah, Nemmouche, Coulibaly, les prêtres assassinés (Rouen, Lyon), Samuel Paty ou la policière de Rambouillet, œuvres, presqu’en totalité, de descendants de la deuxième ou troisième génération d’immigrés arabo-musulmans, tous passés par l’école gratuite de la République, occupant des logements sociaux gratuits ou presque, mais qui ne se considèrent pas français, quand ils ne s’affichent pas ouvertement, violemment, anti-français, ne sont que l’expression d’un prurit. L’existence de millions d’êtres, non assimilés, a permis la constitution d’un terreau propice à l’apparition de monstres comme ceux qui nous frappent depuis 2012. Des projections indiquent qu’en 2050 la France fera partie des huit pays qui auront vu leur majorité « catholique » devenir minorité (PEW, Projected Change in World Populations, 26.03.2015). « La France se trouve dans une circonstance historique exceptionnelle : l’implantation sur son sol d’une nouvelle religion. Du point de vue de l’histoire, cela n’était pas arrivé depuis la chute de l’Empire romain et l’installation du christianisme. L’islam d’Europe, de son côté, est confronté à un lourd défi, celui de vivre en situation de minoritaires » (L. Bouvet, L’insécurité culturelle – Sortir du malaise identitaire français, 01.15). Pauvre « pays des Lumières », et anciennement de culture judéo-chrétienne, qui a pourtant assimilé des millions de polonais, d’italiens, d’espagnols, de juifs d’Europe Centrale qui sont tous devenus « d’excellents français » parce qu’ils le voulaient, ardemment, sans rien attendre en retour… On entend le cœur des biens pensants invoquant « l’islamophobie », comme on invective Michel Houellebecq qui craint, en le prévoyant, le glissement de la « fille aînée de l’église » vers un régime de dhimmis.

Le déchirement du tissu national apparaît ailleurs aussi. Depuis que l’antisémitisme existe (depuis la nuit des temps…) tout pic dans son évolution est l’équivalent du « canari dans les mines de charbon ». « Entre 2000 et 2017, 55 049 juifs ont fait leur alyah » (Libé, 27.04.18) et si l’on ajoute les, environ, 10.000 depuis, on constate qu’un peu plus de 10% des français juifs on quitté leur pays. Les assassinats de juifs, car juifs, ont réussi à faire peur, surtout quand on réalise ce que des assassinats comme ceux d’Ilan Halevi ou de Sarah Halimi rappellent des temps qu’on croyait révolus dans le pays des droits de l’homme.

Nos gouvernants sont dans le déni de réalité, ils n’ont pas le courage d’appeler un chat un chat, que ce soit pour les tares du « modèle économique français » ou pour le « modèle social français ». Lisez Michel Onfray (Le Point-10.01.15) « Même s'ils crient "Allah Akbar" avant d'égorger un policier, ça n'a rien à voir avec l'islam. Les familles des tueurs en rajoutent en protestant de la gentillesse de leur fiston criminel et l'on passe en boucle leur témoignage. »

Mais il y a plus.

Par souci de « justice », on doit donner aux pauvres. Mais les pauvres sont de plus en plus nombreux ce qui fait que tous les RSI, RSA, allocations familiales, etc., - les dépenses sociales - consomment un pourcentage important du PIB et il reste de moins en moins d’argent pour les investissements publics. Ce qui nous amène au coût de la « différence » du « vivre ensemble », bref, le coût de l’échec de la politique d’intégration/assimilation des 40 dernières années. Coût qui se mesure par la différence entre la contribution au PIB des populations en question et leur consommation de PIB. Il y a plus de 33 ans, Maurice Allais (Prix Nobel d’économie) écrivait « Lorsqu'un travailleur immigré supplémentaire arrive, il faudra finalement, pour réaliser les infrastructures nécessaires (logements, hôpitaux, écoles, universités...), une épargne supplémentaire égale à quatre fois le salaire annuel de ce travailleur. Si ce travailleur arrive avec sa femme et trois enfants, l'épargne supplémentaire nécessaire représentera de dix à vingt fois le salaire annuel de ce travailleur… ce qui manifestement représente une charge très difficile à supporter". » De multiples études (universitaires pour la majorité, le Rapport Milloz-1990, Christian Saint-Etienne, Jacques Bichot, Gérard Lafay, ou Hernig Birg et l’Institut Max-Planck en Allemagne, etc.,) s’accordent à dire qu’il s’agit, pour la France, de quelque 30-35% du déficit budgétaire public (qui est lui, env. 9,2% du PIB) soit environ 70 milliards d’euros, chiffre de 2020 (INSEE, 26.03.21). Autant d’argent non disponible pour des investissements publics.

Pourtant, ce que l’on ne peut plus faire semblant de ne pas voir c’est le résultat de l’accumulation de choix absurdes, choix dont l’origine se trouve pour l’essentiel dans la vulgate de gauche. Donner tout à tout le monde tout de suite (surtout pour éviter que le peuple se rebiffe …) et prétendre que l’on vit dans une économie de marché c’est de la schizophrénie.

Cette situation, dont les prolégomènes étaient visibles il y a plus de 40 années (destruction de l’appareil industriel, acceptation d’une immigration de masse non assimilable, destruction de l’appareil éducatif « cogéré » avec les syndicats d’enseignants, etc.,) s’est encore détériorée pendant le dernier mandat présidentiel.

On doit inférer qu’il s’agit d’une des raisons du déclin actuel de ce qui a été la 4ème puissance économique du monde il y a 40 ans pour devenir, pour l’instant, la 6ème économie mondiale (ou la 5ème ou ex-aequo avec la Grande Bretagne). De plus, ce qui empêche notre pays de revenir à ce qu’il était c’est l’incapacité de « vivre ensemble » au plans éducation & culture (le pays étant en voie de « halalisation » G. Kepel – Quatre-vingt-treize, 2012) et aussi, mais surtout, l’incapacité des élites (de droite et de gauche) qui gouvernent la France depuis 40 ans, de comprendre qu’ils se sont rendus complices des causes dont les effets sont visibles aujourd’hui : on est au 36ème dessous mais on distribue larga manu de l’argent dont nous ne disposons pas : l’urgence sanitaire a bon dos mais il n’y a pas qu’elle. Nous assistons à l’accélération du déclin du pays. Aussi parce que des forces vives le quittent. « Un indicateur frappant de ce qui se passe aujourd’hui est l'émigration massive que le pays a connu au cours de la dernière décennie, avec près de 2 millions de citoyens français qui ont choisi de quitter leur pays pour tenter leur chance en Angleterre, Australie, Brésil, Canada, Chine, États-Unis et dans d'autres lieux. Le dernier exode collectif de France s’est produit pendant la Révolution française, quand une grande partie de l'aristocratie attendait (en vain) le retour du roi. L’émigration d'aujourd'hui n'est pas politiquement motivée, elle est économique. Cette population se compose de façon disproportionnée (sic) de jeunes - 70% des migrants ont moins de 40 ans - et d’individus hautement diplômés, qui font leurs études en France mais offrent leurs compétences ailleurs » (Pascal Bruckner, Antidoxe, mars 2014). C’était en 2014, aujourd’hui ils sont 2.500.000 (Vie Publique, 28.01.20). On déchire le tissu national et on laisse (on oblige) une partie de l’avenir de partir pour trouver son futur ailleurs. Du futur faisons table rase… Foule esclave, debout ! debout ! Le monde va changer de base… (L’Internationale). Pourquoi rester en France quand l’État prenait, déjà à fin 2016, env. 57% du PIB (13% de plus qu’en Allemagne) pour entretenir sa boursouflure et abonder les revenus de ceux qui ne contribuent pas, proportionnellement, à ce même PIB ? (Vocation Service Public, 19.07.17). Pendant ces dernières années on a appauvri encore le pays car la moitié des foyers fiscaux sont exemptés de payer quoi que ce soit (mais on parlera de patriotisme aux autres…) détruisant ainsi le lien entre le citoyen et la société. Tant qu’il y aura dans le pays plus de 5 millions de chômeurs (statistiques officielles 4,2 millions mais…), des assistés divers et plus de 2 millions de personnes émargeant aux budgets d’associations (presque, exclusivement de gauche), tant qu’il y aura 7% d’absents permanents à l’Education Nationale (parmi le personnel de plus d’un million) ou le tiers des employés de certaines entreprises (voir les services piste et/ou bagages de l’Aéroport de Paris) qui se portent pâles pendant le ramadan mais prennent leurs vacances ensuite… tant que le service de la dette absorbe, pratiquement, le total de l’impôt sur le revenu… rien ne changera. Si, quand même : le déchirement du tissu national et le déclin s’accéléreront.
 

La France, en 1968, ne comptait presque pas de jeunes de 18 à 24 ans d’origine maghrébine, sub-Saharienne ou turque. En 2005 ils étaient 4,5% du total de ses jeunes (M. Tribalat – Les yeux grands fermés – Denoël 2010). Si l’on suit la courbe de l’évolution, ils devraient être aujourd’hui autour de 16%. Une partie s’assimileront mais pas la grande majorité. Deux effets nocifs pour le présent et pour l’avenir : d’un côté, une ségrégation auto-induite (les territoires perdus de la République et la volonté de vivre comme dans le pays d’origine de leurs ascendants et… ), de l’autre, l’accélération du non-remplacement d’acteurs productifs. Les deux contribuant au déchirement du tissu national et, partant, au déclin du pays.

Qui ne voit que nous sommes en train de parcourir une spirale descendante, et qui risque de conduire non seulement à la disparition de l’économie de la France mais de la France, telle qu’elle était, tout court ? Selon la deuxième loi de la thermodynamique, il n'y a pas de processus réversible dans la nature. Rien ne peut revenir exactement à son état d'origine. Le dernier homme providentiel (De Gaulle) avait remis la France sur les rails du progrès. Ses épigones, de droite mais surtout de gauche, ont détruit systématiquement ce qu’il a fait faire et, à part de s’accrocher au pouvoir (n’est-ce-pas Monsieur Macron ?) ne s’illustrent que par l’imposture d’occuper les fonctions qu’ils occupent.

     Pauvre France …

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 16:48

La vieille formule du Père Marx, selon laquelle l’infrastructure (économique) conditionne la superstructure (culture, politique, lois) a été battue en brèche, et avec quelle vigueur, par la vulgate socialisante, dominante dans notre pays. En effet, c’est la somme des principes « socialistes » - quant au fond - assaisonnés par le savoir-faire national pour la forme, qui semble conduire depuis une quarantaine d’années la descente du pays vers les abîmes du sous-développement. En clair, à l’inverse de Marx, la « superstructure a imposé l’infrastructure ». Cela avait été déjà essayé : 70 ans de communisme en Russie, « le nazisme plus le mensonge » disait Jean-François Revel, avec le succès que l’on connaît. (écrit en 2016, une sorte de plagiat…)

Il me semble que ce qui s’est, d’évidence, cristallisé comme facteur majeur de l’évolution négative du pays pendant les 40 dernières années passées, « de Giscard à Macron » s’énonce simplement : l’économie, l’éducation et la destruction en marche du tissu national.

  1. L’économie

Selon l’INSEE, le nombre total d’actifs employés est passé de 22,6 millions (en 1980) à 28,5 (en 2019) soit un surplus de 5,9 millions tandis que le nombre de chômeurs passait de 1,27 millions à 5,5 millions, soit 4,2 millions de plus (HelloWorkPlace). Pendant la même période, la population française passait de 53,7 millions à 67,1 millions : solde naturel et immigration. La population immigrée passait, elle, de 3,5 millions en 1980 à 6,7 millions en 2019 (INSEE -07.04.21, 29.06.20). Après avoir augmenté de plus d’un million entre 1960 et 1980. Pour l’augmentation de la population de 13,4 millions, la composante immigration (3,2 millions) a représenté 24%. Parallèlement, le nombre de chômeurs avait augmenté de 4,2 millions d’individus. Une première conclusion semble s’imposer quand on regarde les données indiquées par INSEE (et analogues) : les sources d’emploi en France s’asséchaient pendant que sa population augmentait, surtout, par la contribution d’une composante immigrée.

D’un autre côté, « De Mitterrand à Hollande, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 40% » (Le Figaro, 29.01.2019). Traduit en chiffres, le titre du document publié, veut dire que le nombre de fonctionnaires en 2019 était de 5,5 millions quand il n’était que de 3,9 millions en 1980. Le nombre de fonctionnaires était équivalent à 7,3% de la population et pour une augmentation de la population de 13,4 millions on a crée 1,6 millions de fonctionnaires soit 12% de plus. Tant et si bien que si en 1980 les fonctionnaires représentaient 7,3% de la population, ils représentaient 8% en 2019, 10% de plus. Une deuxième conclusion semble s’imposer quand on regarde les données indiquées par INSEE (et analogues) : la France a créé, proportionnellement, plus de fonctionnaires que des actifs employés ce qui ne pouvait conduire qu’à une régression de sa croissance économique (toutes choses égales par ailleurs). Effectivement, le PIB a augmenté d’une moyenne de 1,25%/l’an pendant les 40 dernières années (5,5% pendant les 30 glorieuses… de 1950 à 1974) pendant que sa population augmentait d’environ 2,5%/l’an et le nombre de ses fonctionnaires augmentait, au total de 10% (calculs, approximatifs, éléments origine INSEE).

Voilà, donc, un pays qui d’évidence produit moins que ce dont il a besoin pour faire vivre sa population et maintenir son rôle dans le monde. Naturellement, il doit s’endetter et comme ses « actifs » (terre, pierre, musées, équipements) assurent une garantie à toute épreuve, il n’a pas de difficulté pour trouver des prêteurs (de plus, dans une période, un peu anormale, d’existence de liquidités mondiales importantes disponibles avec des taux d’intérêt proches de zéro ou même négatifs). Et vas-y donc… l’endettement de la France passe de 589 milliards de francs (1980) à 2.650 milliards d’euros (soit 17.400 milliards de francs de l’époque…). Ou, par rapport à son PIB, de 21% de son PIB en 1980 à 115% du PIB en 2020. Une étude rapide des pays équivalents nous confère le titre de champion toutes catégories. Si on exclue la Grèce… Une troisième conclusion semble s’imposer quand on regarde les données indiquées par INSEE (et analogues) : ce qui précède doit être le résultat non seulement de ce qu’elle consomme (population, composantes ne contribuant pas autant que les actifs du secteur privé ou les « souchiens » au PIB, dépenses liées à des guerres entretenues ou subsides pour des pays en état de faillite, etc.,) mais aussi de ce qu’elle ne produit plus. S’agirait-il de l’industrie ?

Oui, la principale explication c’est l’industrie. De 1980 à 2019 la part de l’industrie manufacturière est passée de 21% du PIB à 11,2% du PIB :

Naturellement, il faut comparer notre situation à celles des principaux pouvoirs économiques de l’Europe :

Pour constater que (a) nous sommes sensiblement moins bien lotis que la moyenne européenne et (b) que par rapport à nos principaux partenaires (Allemagne et Italie) à part le Royaume-Uni, nous sommes mal placés. Remarquez, il semblerait que nous sommes un pays à la dérive qui occupe, presque pour la majorité des critères, la 26ème place dans une Europe de 27 pays. Mais qui, naturellement, donne des leçons au monde entier, un pays qui détient le record mondial des journées de grève (1.997.000 jours en 2005, la Suisse 1.392- BFMTV.com, 04.12.19). Une quatrième conclusion semble s’imposer quand on regarde les données indiquées par INSEE (et analogues) : la destruction de l’industrie manufacturière française est, sans doute, la raison majeure de ce qui convient, de plus en plus, d’appeler « le déclin » de la France. Raison majeure : délocalisations, charges sociales et d’autres natures, incompétence grandissante des gouvernants devenus (grâce à l’ENA) des administrateurs qui ont remplacés les techniciens (Polytechniciens, membres de plein droit des Cabinets Ministériels depuis M. Debré) capables de soutenir/promouvoir des changements profitables pour le pays « leap changes » – nucléaire, télécommunications, aviation, etc.,).

Mais le Père Marx avait, d’une certaine manière, raison : quand l’économie va mal, tout va mal. Les cerveaux d’acier qui nous gouvernent ont pensé qu’avec des réformes « sociétales », introduites à marche forcée, ils allaient endormir le bas peuple. Mais le mariage pour tous, l’épuisante tentative de la PMA, les absurdités visant à « améliorer la mixité pour le vivre ensemble » n’ont rien fait d’autre que contribuer au déchirement du tissu national, aujourd’hui visible et impossible à nier.

 

Partager cet article
Repost0
14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 16:30

Les médias du monde entier nous ont habitués à croire que les données relatives aux conséquences de la Covid-19 produites par la Chine et la Russie (mais pas seulement) étaient loin de la vérité. Rien d’exceptionnel, régimes totalitaires avec une longue expérience dans la propagande mensongère qui tient (encore !) leurs peuples loin de la réalité locale ou mondiale. Russie : statistiques officielles 103.000 décès (Moscow Times) », Libé (14.04.21) 410.000. Rien à dire, c’est normal !

Le même jour, Le Monde nous apprend : « Covid-19 : la barre des 100 000 morts en France est déjà franchie depuis des semaines. Les données du centre d’épidémiologie sur les causes de décès de l’Inserm, plus fiables car établies à partir des certificats de décès, confirment que le bilan officiel de Santé publique France est largement sous-estimé.» Lisez le texte et vous comprendrez que, depuis 2013 (canicule, 15.000 morts) on aurait dû utiliser pour les statistiques les certificats de décès électroniques (renseignés pour le motif du décès) mais… huit ans après les données réelles sont collationnées en scrutant, un par un, manuellement, lesdits certificats. Nos concitoyens ont le droit, il me semble, d’exprimer un sentiment de colère. Certes, ce n’est pas nouveau ni unique : il y a des années, deux ministères ont fusionné pour donner le Ministère des Finances actuel, on a « simplifié » à tour de bras pendant trois quinquennats, il n’y a (pratiquement) plus rien qui ne soit numérisé et… le nombre de fonctionnaires a augmenté de plus de 10% sur les dix dernières années : exemple – en 2019 le nombre de fonctionnaires (statut) a diminué de 0,3% mais celui des contractuels a augmenté de +5,2% (INSEE PREMIERE, 1842).
Faisons simple : je prendrai les mêmes paramètres que ceux regardés depuis le commencement de la pandémie et qui comparent les résultats de cinq pays, dont le nôtre :
  • le nombre de décès vs le nombre de personnes infectées – moins bien qu’aux États Unis et… trois fois plus qu’en Israël (?!)
  • le nombre de décès par million d’habitants (les deux graphiques corrigés selon les informations données par le Monde) – (un peu) plus qu’en Allemagne, deux fois plus qu’en Israël.

Ce que les deux graphiques mettent en lumière c’est que (a) la « stratégie » choisie pour lutter contre le Covid-19 –essentiellement, faire en sorte que les capacités de réanimation ne soient pas excédés (car elles étaient au commencement de la pandémie insuffisantes et sont restés telles quelles, 15 mois après) n’était pas la bonne et (b) que le système de santé français (« le meilleur au monde ») a été pris en défaut par rapport à un pays tel qu’Israël. Et alors ? Quand ils entendent que chez nous c’est mieux que chez les autres… (ça dépend lesquels) nos concitoyens ont le droit, me semble-t-il, d’être en colère.

Et puis… on nous avait dit que la vaccination nous sortira de la panade et que, pour cela, on s’est mis sous l’aile protectrice de l’Europe qui - comme on nous le sérine depuis des années - nous rend plus forts et nous protège. Y croit-on encore ?

Faisons toujours simple. La population de l’Union Européenne (450 millions) représente 5,7% de la population mondiale (7,83 Milliards). On compte en Europe (04.04.21) 630.100 décès dus au Covid-19 tandis que l’on compte 2.947.846 (Le Figaro) pour le monde entier : pour 5,7% de la population on a 21,4% du total des morts. L’Europe qui rend plus forts les 27 pays qui la constitue. Et chez nous, puisque la vaccination doit nous sortir de la panade… on constate (à la même date) que l’on a vacciné env. 12.500.000 personnes (env. 75% une dose, env. 25% deux doses). Soit une vaccination moyenne depuis le 01.01.21 (103 jours) de… 121,4 milliers/jour. Et, encore, on a accéléré depuis deux semaines (pas encore pour le week-end) et on a ouvert même le sous-sol du Stade de France pour vacciner 10.000 personnes… par semaine. La même moyenne indique 1,04 million aux Etats Unis (dont la vitesse actuelle dépasse 4 millions/jour ! soit 15 à 20 fois plus que chez nous). La France, 6ème économie du monde, puissance nucléaire, pays qui n’avait pas d’équivalent pendant les 18ème et 19ème siècle et qui, tel le Phénix, a su recouvrer (pour un temps) son rang après la dernière guerre mondiale. Le pays de Pasteur, le seul parmi les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, à ne pas avoir de vaccin propre. Et être réduit au rôle de sous-traitant, en bas de la chaîne alimentaire (so to speak) pour d’autres. Et n’ayant même pas honte car… on raconte partout que la France « produira » 250.000.000 de vaccins ! Nos concitoyens ont le droit, me semble-t-il, d’être en colère.

Colère ? Oui, je crois que l’on doit l’exprimer car on nous a pris pour des demeurés auxquels on peut dire n’importe quoi en le répétant, souvent, pour que les mensonges deviennent vérités.

La colère...C’est peut-être l’émotion la plus importante de la vie publique..

Au volant, comme en politique, nous éprouvons une indignation civique irrésistible face à tous les idiots qui nous entourent. (Prendre la route, Matthew B. Crawford).

 

 

 

Partager cet article
Repost0
2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 19:17

Nous étions presque 31 millions mercredi soir pour entendre notre Président nous expliquer ce que nos avions bien fait pendant la pandémie Covid-19 et pourquoi il faudra refaire, en partie, la même chose. 12 mois et trois semaines après son allocution du 12 mars 2020 quand nous n’étions que 22,6 millions à l’écouter. Un tiers de plus témoigne non pas de l’intérêt mais de l’inquiétude de nos concitoyens quant à ce que l’on considère comme un échec patent intervenu dans le cadre de l’abandon de notre souveraineté sanitaire entre les mains de l’entité (qui s’est révélée) incompétente et irresponsable qu’est « Bruxelles ».

Sa première phrase partageait le monde entre « nous » et « vous ». « Nous » (à moins qu’il ait pu s’agir du pluriel de majesté…) c’étaient les élites qui nous gouvernent et « vous » c’était nous, les sujets qui cherchent auprès d’elles protection et bienveillance, le tout pour notre bien. Et pour que nous soyons rassurés, dès l’année dernière il nous a assené le fameux « quoi qu’il en coûte » assorti de promesses (plusieurs fois répétées, comme par exemple passer de 5.000 lits de réanimation à 12.000 voir 15.000 -O. Véran, 20.07.2020). Pas besoin de le rappeler, il n’en a rien été.

Bon, ce qui m’a été demandé c’est de jeter un coup d’œil à ce qui semble commencer à passionner le « microcosme » soit « la France est-elle en train de vivre un déclin ?» Je vais, donc laisser de côté le Covid-19 mais non sans mettre, avant, en exergue, quelques données qui pourraient nous faire penser que ce que notre Président nous a dit mercredi soir ne correspond pas au réel vécu par nos concitoyens. Mais qui, en essence pourrait être un marqueur important pour le sujet « déclin ».

Allons-y. Tout d’abord l’objectif qui a été clairement défini : vacciner l'ensemble de la population adulte (52 millions de personnes) d'ici à août 2021. Covid Tracker a fait le calcul (le 30.03.21), pour cela il faudrait injecter 567.678 doses chaque jour. Au rythme actuel (moyenne des 7 derniers jours env. 140.000), l'objectif de vacciner l'ensemble de la population adulte serait atteint le 30 mars 2022. Ce qui est pour moi inexplicable c’est de voir notre Président utiliser des chiffres que n’importe lequel d’entre nous peut vérifier et à partir de là… Pourquoi sommes-nous loin des performances d’autres pays ?

Selon Bloomberg, le déploiement aléatoire et lent de l’Europe n’a permis de couvrir jusqu’ici qu’environ 10,8% de la population, contre 44% au Royaume-Uni, 38% aux Etats Unis et/ou plus de 60% en Israël. Cela a érodé l’avantage supposé de l'obtention précoce de près de 2 milliards de doses dans des contrats commerciaux, et provoque la montée des instincts protectionnistes : l'Italie a bloqué une expédition de vaccins vers l'Australie en mars, tandis que les dirigeants de l'UE étaient sur le point d’utiliser des pouvoirs d'urgence pour saisir le contrôle de la production et de la distribution et cela, dans un système que l’on veut ouvert, globaliste, universaliste. Depuis le début de la crise Covid-19 on a constaté que notre pays n’était pas préparé, loin s’en faut, à supporter une pandémie : pas de masques, aucun moyen pour tester en masse, pas de moyens pour isoler les malades, absence (criminelle ?) de moyens de réanimation. Soit. Mais ce que notre Président a occulté, en utilisant des phrases qui ne voulaient rien dire, c’est que quinze mois après le début de la pandémie, pour l’essentiel, nous sommes toujours en manque. Mais avec (presque) 100.000 morts comptés, une propagation du virus qui défie l’entendement (positivité de ceux qui sont testés 10 fois plus grande qu’aujourd’hui en Israël – 0,9%) et des services de réanimation en train d’exploser par manque de lits :

Je sais. On va me dire « faut pas tirer sur une ambulance » Soit. Mais il faut bien que l’on ait conscience de ce dont il est question : chez nous, 1.426 décès par million d’habitants, Israël à réussi de descendre, à l’heure actuelle, à 60 décès/million d’habitants.

Conclusion ? Notre Président peut nous dire ce que bon lui semble, utile, pour nous faire dormir tranquilles, 31 millions de français ne dorment pas bien depuis mercredi soir. Mais on leur a enjoint d’être unis, solidaires et… « Parce que l’irresponsabilité de quelques-uns ne doit pas ruiner les efforts de tous, les contrôles, les sanctions seront renforcées sur la voie publique pour limiter les rassemblements, parce que c’est là que le danger existe, et pour encadrer la consommation d’alcool. ». Non, je n’invente pas, c’est vrai - (dernière phrase de l’allocution) le Président de la cinquième économie du monde, détenteur d’une force nucléaire, demande à ses sujets de limiter la consommation d’alcool. Pas de bière sur la plage ! Pathétique.

Mais revenons à notre sujet principal. Le Point vient de publier (29.03.21) les résultats d’une (simili) enquête d’opinion :

et publie sous la signature de FOG (Frantz-Olivier Giesbert) un texte qui voit Jacques de Larosière (ancien Gouverneur de la Banque de France) souligner le déclin du pays.

Certes, ce n’est, probablement, pas un échantillon statistiquement valide ni par le nombre ni par l’inconnue de sa composition. N’empêche, que le ratio entre ceux qui disent OUI et ceux qui disent NON soit de 8 à 1, cela veut signaler quelque chose. Plusieurs classements, certains ayant une valeur statistique difficilement contestable, nous décrivent une France qui n’est plus ce qu’elle était. Il est intéressant de regarder de plus près quelques unes de ces statistiques. Vu d’avion, le sentiment de bonheur d’y vivre pourrait nous donner une idée, en tant qu’indicateur synthétique, de ce à quoi nous assistons aujourd’hui :

Vingtième place dans ce classement synthétique devrait nous faire réfléchir, non ?

La période que nous traversons (pandémie Covid-19) est propice a « mesurer » la capacité de résilience du pays :

Se trouvant en 25ème position, parmi les pays dont le nombre de morts par million d’habitant dépasse, significativement, le seuil de 1.000, notre pays a perdu 5 places depuis l’année dernière.

Le niveau des élèves de 15 ans en France continue à stagner en 2019. Avec une note globale de 493 points à l'enquête-PISA 2018, comparé à 487 points pour la moyenne des 36 pays de l'OCDE, la France se classe cette année 23e sur 79 pays évalués. Une des raisons du mauvais classement ses élèves de la France tient, sans doute, à l’implication de leurs maîtres : quand 90% des enseignants hollandais dans le premier cycle du secondaire (pour ne pas parler de ceux qui tiennent le haut du pavé – Australie, Autriche…) participent à des actions de formation continue, ils ne sont que 10% en France. Pourquoi ? On a l’habitude d’invoquer tout de suite « l’absence de moyens » Pourtant, en 2019 notre pays a consacré 161 milliards d'euros à son système éducatif, soit 6,7 % du PIB (https://education.gouv.fr.) et le budget du Ministère de l’éducation (plus de 70 milliards d’euros en 2019) continue à être depuis le Gouvernement Jospin -1997 soit 24 ans- le premier poste de dépenses annuelles.

Moyens ? On dépense en France plus pour les écoles (moins bien administrées qu’en Allemagne, par exemple), plus pour les enseignants (bien que moins bien payés que la moyenne de l’Union Européenne), plus pour les institutions de recherche (le CNRS est un exemple de fossilisation prouvé par le maigre résultat - inexistant, diraient certains - de ses programmes de recherche) et ainsi de suite. Déclin ? Vu la dégringolade, année après année, de la position du pays dans les classements, OCDE ou mondiaux, on doit bien admettre qu’il s’agit d’un indice de déclin.

Comme pour le reste de l’éducation, la France occupe les dernières places dans des classements qui veulent dire quelque chose. Et on ne se gène plus que de dire qu’un quart (ou un cinquième) des enfants qui sortent de l’école élémentaire ne savent ni écrire ni calculer ce qui conditionne, d’évidence, leurs résultats dans les lycées ou les collèges où ils sont admis. Comme on ne se gène plus de dire, avec un sourire, que les examinateurs ne corrigent plus les fautes d’orthographe, de syntaxe ou de grammaire des licenciés qui présentent une thèse de troisième cycle (doctorat).

Et puis les medias. Que dire ? En totalité (ou presque) ce ne sont plus des canaux d’apport d’informations mais des officines de distribution d’une pensée unique teintée d’une coloration politique unique aussi. Le tout en utilisant dans l’indifférence générale, un volapük de bas étage qui se veut le français courant.

Façonnée pendant des siècles, ciselée comme un objet d’art, enrichie non par des barbarismes mais surtout par des concepts, la langue française constitue la première richesse de la communauté culturelle à laquelle on se rattache. Comment imaginer créer, d’abord en France, un foisonnement culturel de nature à enrichir ceux qui s’y associent sans un outil de qualité première, la langue. Cette exigence a été jetée aux cochons par l’incapacité de ceux qui sont devenus des fonctionnaires de l’éducation, presque toujours plus préoccupés de leur bonheur personnel que de l’avenir de ceux qui leurs étaient confiés. Et si on n’utilise aujourd’hui, dans les medias, qu’un maximum de 250 mots c’est une cause et l’effet d’une dégradation constante du niveau intellectuel du pays. On a beau incriminer les conditions matérielles, le modèle social, que sais-je encore, sans vouloir admettre que c’est la tolérance inadmissible vis-à-vis des masses d’immigrés de cultures différentes qui a permis la bâtardise de la langue. Quand l’école disparaît d’un paysage borné par le chômage (rémunéré) de père en fils, une contrainte religieuse exogène et le foot devenu le panem et circenses de notre temps, l’évolution de la langue nous apporte le rap. Non pas pour l’enrichir mais comme preuve de l’incapacité de manier la langue de Bossuet ou Stendhal, de Proust ou Malraux ou celle de De Gaulle, François Mauriac ou Raymond Aron.

Déclin ? Population vieillissante (60 ans et plus – env. 20%, moins de 15 ans – env. 15%), économie dégradée (industrie contractée, seulement 12,4 % du PIB (un peu plus que le tourisme…), pour 20,3% en Allemagne -  www.lemagdeleconomie.com), rayonnement européen/mondial en berne (le français n’est plus la première langue dans la diplomatie mondiale même pas dans l’européenne), état boursouflé et impotent, incapacité de réformer, non respect des contraintes sociales (championne incontestée du nombre de jours de grève ou des « jacqueries » comme les Gilets Jaunes), voilà un résumé rapide des indices (concordants ?) qui indiqueraient le déclin actuel de notre pays.

Notre pays traverse une période difficile avec la pandémie de la Covid-19 et la lutte contre le terrorisme. Devant l’impuissance des autorités à endiguer ces deux crises majeures, on peut se demander si la perte d’autorité et l’impuissance de l’État ne sont des signes du déclin de la France. https://www.7x7.press

 

 

 

Partager cet article
Repost0
20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 09:43

Alors ? Par quoi commencer, surtout, après la dernière pantalonnade de notre Premier Ministre, jeudi soir ?

Le 17 mars 2020, en annonçant le premier confinement du pays, notre Président nous a prévenu : « Nous sommes en guerre » et pour que cela rentre dans nos têtes, déjà malades, il a répété six fois la formule dans son allocation solennelle diffusée par toutes les chaînes de télévision et les postes de radio.

Un an après (plus un jour), jeudi soir, son Premier Ministre a tenu nous convaincre de la justesse de toutes les mesures qui ont été prises depuis un an et de la nécessité d’en prendre d’autres, du même catalogue, vu que, pour l’instant, le résultat est un échec indubitable, ce qu’il a bien sur occulté.

Un nouveau confinement (le mot n’a été utilisé qu’une seule fois) pour un tiers du pays a été annoncé : la continuation de l’échec par d’autres moyens comme la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens.

Premier échec, les masques. Vous vous en souvenez ? Elles ne servaient à rien car… on n’en avait pas et on devait mentir. Ensuite les tests, abandonnés pour un temps en rase campagne, car on ne savait ni obtenir rapidement les résultats, ni les enregistrer ni quoi faire avec. Le temps passait et, enfin, on nous a montré le bout du tunnel : il y aura la vaccination massive de la population et dès que l’on arrivera à l’ « immunité de masse » on pourra, enfin, revivre normalement.

Pour vacciner il faut avoir des vaccins. Heureusement, le pelé, le galeux, qui habitait la Maison Blanche à Washington, avec son impudence habituelle de parvenu milliardaire… à mis sur la table 10 milliards de dollars en mars 2020 et invité les grands laboratoires pharmaceutiques à s’en servir pour créer un (ou plusieurs) vaccin(s) avant la fin de l’année. Oh, miracle, quatre vaccins ont pris de l’avance (Pfizer, Moderna, Astra-Zeneca et Johnson&Johnson) en s’échelonnant deux en décembre 2020 et deux autres au premier trimestre de 2021. On savait que cela arrivera depuis le deuxième trimestre 2020. Qu’a fait notre pays ?

Oublions le fait que la France est le seul pays, membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU qui ne dispose pas d’un vaccin propre, bien que Sanofi et Pasteur ont été toujours présentés comme tenant le haut du pavé dans la recherche et l’industrie pharmaceutique. Ce que la France a décidé (le Général a dû se retourner dans sa tombe) c’est simple : elle a abandonné sa souveraineté sanitaire au profit du « machin » de Bruxelles. Avec une justification à la clé : on négociera au nom de 27 pays… suivez mon regard, on aura les prix les plus bas et on sera aux premières loges pour l’approvisionnement en doses de vaccin.

Cerise sur le gâteau, le vaccin européen Oxford-AstraZeneca a été annoncé être commercialisé au prix coutant, Bruxelles a, donc, donné la priorité des premières (très grandes) commandes (presque fermes) a ce fournisseur. Et naturellement, depuis le mois de décembre 2020 on se gaussait en soulignant combien l’Europe (et donc la France) a su tirer son épingle du jeu. Effectivement, le prix des vaccins variait de (presque) 1 à 10 :

Patatras ! Quatre mois après le commencement de la vaccination dans le monde     (400 millions de doses déjà utilisées- AFP, 18.03.21) AstraZeneca, qui avait fourni des dizaines de millions de doses à l’Angleterre (Oxford, où l'étude a été faite pour/avec AstraZeneca n’est pas loin ... de Londres) annonçait des difficultés de fabrication majeures et… ne pouvait livrer à l’Europe qu’environ un tiers de ce qui avait été promis. Et bien sûr, les grands (Pfizer, Moderna, Johnson&Johnson) ne peuvent pas pallier les difficultés d’AstraZeneca. Qui plus est (cherchez la raison, les complotistes vous la trouveront sans doute) on a commencé à susurrer que le vaccin AstraZeneca était responsable des 37 cas de caillots sanguins trouvés parmi les 17 millions de vaccinés ! Si, en effet, 37 personnes sur 17 millions ont développé des caillots sanguins après avoir reçu le vaccin AstraZeneca, cela signifie que les chances d’une personne vaccinée avec AstraZeneca de développer des caillots sanguins sont de 1 sur 459.459, soit 0,00002%. À titre de comparaison, le risque d'être frappé par la foudre est de un sur 500.000 (CDC, Etats Unis), le même.

Mais la France, qui pendant la semaine du 8 mars nous faisait savoir que le vaccin AstraZeneca était parfait, a annoncé sa suspension lundi 15 mars, en attendant l’avis de l’Agence Européenne de la santé. Qui est arrivé jeudi 18 … bon pour le service ! Et un biologiste allemand fait savoir « Il est probablement 100.000 fois plus probable de mourir de Covid-19 qu'à cause d'un vaccin AstraZeneca » (European Paranoia stalls a Covid vaccine – Financial Times, 16.03.21). Et voilà pour les vaccins.

Mais revenons à jeudi soir quand, avec l’arrogance coutumière, on nous a expliqué que tout ce qui a été fait c’était bien et que nous allons continuer à faire de même. Donc un nouveau confinement, pour un mois pour un tiers de la France. La folie, c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent » (apocryphe, Albert Einstein). On aurait dû, il me semble, commencer par se souvenir que nous sommes parmi les derniers pays de l’OCDE pour la vaccination. Et que jusqu’à la semaine dernière on ne vaccinait pas pendant le week-end. Et que la moyenne des vaccinations journalière ne dépassait pas 100.000 (plus de 2.500.000 aux Etats Unis où, à ce jour, on avait utilisé plus de 110.000.000 doses - seulement 7.927.771 chez nous -14 fois moins qu’aux Etats Unis pour une population 5 fois moindre !).

Que faire ? Que croire ? « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre ni réussir pour persévérer » disait Guillaume d’Orange. Alors, le sieur Castex nous fait savoir que ses trois chiffres magiques sont : 10 millions de vaccinés à mi-avril, 20 millions à mi-mai et 30 millions à mi-juin. Bon, oublions que le Président nous avait promis que la France proposera un vaccin à tout volontaire avant la fin août et que M. Véran s’était engagé devant le Sénat (21.01.21) à ce que « nous serons en mesure d’assurer la vaccination de 70 millions de français à fin août » (peu importe que nous ne soyons que 67 millions…). Quel est le planning de réception des doses ? Au 21.02.21 on prévoyait (Min. Santé) :

Mais pour l’instant (20.03.21) nous ne disposons que de 9.350.845 doses et on sait qu’en mars la France recevra seulement 2/3 de ce qui était prévu et pas plus de 10 millions de doses en avril et en mai. Pour vacciner (une dose ? deux doses ?) les livraisons (si elles sont respectées) sont loin de satisfaire les ambitions de M. Castex. Quant aux 70 millions de M. Véran, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, n’est-ce-pas ?

D’évidence, nous sommes en train de vivre le troisième échec du pays, la vaccination. Mais on s’était mis à espérer dans la vaccination pour ne plus apprendre que les services de réanimation des hôpitaux étaient débordés. Et bien, non. Et dès lors, recours au moyen moyenâgeux (utilisé pendant le 14ème siècle pour arrêter l’épidémie de peste noire).

Confinement ? Un prof universitaire de droit (Le Monde 16.03.21) conteste son utilisation en vertu des libertés garanties aux citoyens par l’état de droit et note que « le nombre de morts du Covid-19 par million d’habitants (1 370) était, au 10 mars, supérieur à celui de la Suède (1 291) et même à celui du Brésil (1 263), où, pourtant, des stratégies sanitaires diamétralement opposées à la nôtre ont été mises en œuvre. »

Faisons court : confinement, car nombre de lits de réanimation insuffisant. Pas d’autre explication. Mais preuve de l’impéritie de notre bureaucratie qui n’a pas ajouté un lit pendant la dernière année aux 5.000 existants au début de la pandémie.

Ainsi va la vie. Mais nous progressons, car on pourra sortir dans une zone de 10 km autour de nos domiciles mais en ayant (quel progrès !) une nouvelle attestation sur l’honneur que l’on doit télécharger illico. C’est-y pas beau ?

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 22:12

Recommençons. Il le faut car « les deux comiques troupiers » de jeudi soir continuent de diffuser deux messages qui veulent rassurer le peuple, bien que pas totalement. D’un côté, il faut que les gens aient peur si l’on veut commencer à voir le bout du tunnel, promis maintenant pour fin avril ou début mai au plus tard. Et, d’un autre côté, en même temps, assurer le même bon peuple que chez nous on fait mieux qu’ailleurs.

Chaque analyse de la situation française compare ce que l’on fait avec ce que font les « champions » de la vaccination. Une fois n’est pas coutume, on remarque que le champion toutes catégories est Israël. Mais on ajoute, tout de suite, c’est un petit pays… OK, je vais comparer ce petit pays et un très, très grand, les Etats Unis, avec le nôtre :

Israël a vacciné (au 14.03.21) 108,3% de sa population (l’excédent est représenté par les doses fournies aux palestiniens) selon :

ce qui veut dire (population 8,6 millions) 60,06% de la population a reçu au moins une dose et 48,94% deux doses. Ce qui probablement veut dire que l’immunité de masse a été atteinte. Le pays continue à vacciner à plus de 200.000 vaccinations/jour et pense que courant avril toute la population aura été vaccinée. Depuis quelques jours tout est ouvert, les liaisons aériennes et l’aéroport principal commencent à viser des niveaux d’activité comparables avec celles d’avant l’arrivée de la pandémie. Petit pays mais ayant pris conscience du danger représenté par la pandémie et ayant décidé à tout faire pour ne mettre le genou à terre. Ni laisser à d’autres le soin de l’aider.

Les Etats Unis ont vacciné 32,0% de leur population (338.000.000) soit env. 108.000.000 personnes dont 57% de la population prioritaire. Et, on commence à espérer de voir le bout du tunnel (plusieurs états ont déjà tout ouvert) vers mai/juin.

Voilà le décor. Chez nous, on nous dit que l’on va rattraper notre retard -10,7% de la population vaccinée selon :

Et on annonce que 10 millions de français seront vaccinés jusqu’à fin avril avec une inconnue car les laboratoires font quelques misères dans les délais de livraison (J. Castex, 13.03.21). Une dose ? Deux ? On n’en sait rien mais les chiffres au 13.03.21 montrent que l’on dispose encore d’au moins  3,5 millions de doses. Bien évidemment, la stratégie choisie pour la vaccination oblige de garder (toutes ou presque toutes) les trois millions de doses pour la deuxième piqure… En quoi sommes-nous mieux lotis que « les autres » ? M. Castex ne nous l’a pas dit mais, résumons :

- un petit pays (Israël) est en train de sortir de la crise Covid-19 ayant vacciné à plus de 250.000 vaccinations/jour et en disposant de toutes les doses qui étaient nécessaires ;

- un grand pays (Etats Unis) a vacciné l’équivalent d’une France et demi (plus de 100.000.000 d’habitants) avec un rythme qui dépasse les 2,5 millions/jour et est en cours de faire revenir son économie à ce qu’elle était avant la crise (modèle K ou modèle V) ;

- la France espère vacciner (deux tiers/un tiers, une dose, deux doses)    10 millions d’habitants à la mi-avril sauf si les laboratoires ne lui font pas des misères ; certes le rythme des vaccinations a progressé mais jusqu’à la semaine dernière on ne vaccinait pas pendant le week-end (?!) – comparez avec la vaccination en Angleterre (38% de la population, choix délibéré d’une seule dose) pendant un mois, du 11 janvier au 7 février) :

Au rapport des populations Etats Unis-France, on devrait vacciner en France au rythme de 500.000/jour mais… jusqu’à la fin février on était aux alentours de 80.000/jour !

On s’accorde, en général, pour ne pas condamner trop sévèrement nos gouvernants pour à la gestion de la pandémie. La raison en est simple, on a navigué « à vue », aucune expérience précédente n’a produit d’enseignements pour faire mieux et, la bureaucratie de l’Administration française aidant, ils ont dû se livrer à une course de haies. Il ne faut pas leur jeter la pierre… mais on a le droit de se révolter contre l’arrogance qui domine tout ce que nos gouvernants nous disent et font : on en a marre d’entendre que chez nous c’est mieux que chez les autres et que si on ne va pas plus vite c’est la faute des laboratoires, des personnels qui ne veulent pas se faire vacciner et plein d’autres causes, aucune ne leur incombant !

Deux graphiques devraient les empêcher de dormir la nuit :

  • le pourcentage de décédés vs nombre d’infectés -qui pourrait être une mesure de la performance du système de santé– trois fois supérieur à celui d’Israël et 50% de plus qu’aux Etats Unis

 

  • le nombre de décès par million d’habitants, -mesure de la réaction globale du pays face à la pandémie– deux fois plus qu’en Israël, 50% de plus qu’en Allemagne ; les lits de réanimation ? Depuis le départ on savait que nous n’en avions pas suffisamment (5.000 quand l’Allemagne disposait de 25.000) – en juin/juillet 2020 on nous a expliqué que des efforts allaient être faits pour monter vers 15.000 – 12 mois après on a toujours 5.000, on déprogramme les interventions pour des pathologies autres que la Covid-19 et on fait des transferts, en avion spécialement équipé, d’Ile de France vers Bordeaux… gouverner c’est prévoir ?

Et souvenez-vous : avec un langage alambiqué, jeudi dernier on nous a dit qu’en principe cela ira mieux mais qu’un nouveau confinement n’est pas à exclure ! Comprenne qui pourra !

 

Partager cet article
Repost0

Articles Récents

Liens