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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 18:55

 

Grand événement mondial (à part la confirmation de l’attribution des Jeux Olympiques 2024 à Paris), la nouvelle génération d’iPhone : par delà des ajouts remarquables (charge de la batterie par induction, par exemple) un changement majeur apparaît : la reconnaissance faciale. Moins d’une chance sur un million de pouvoir ouvrir l’appareil s’il ne reconnaît pas son propriétaire. Et ce qui distance totalement le système utilisé par Apple d’autres applications de reconnaissance faciale (qui peuvent être prises en défaut en montrant à l’appareil une photo du propriétaire…) c’est une technique révolutionnaire dont les éléments constitutifs se trouvent dans une puce inviolable – même pour Apple.

Attendez, pourquoi faire de la pub à Apple ? Parce que ce dont il est question est d’origine israélienne !

En effet, Apple a acheté trois sociétés israéliennes pour un peu moins de 500 millions de $ qui ont conçu et réalisé la prouesse dont on parle. Il s’agit de :

  • PRIME SENSE qui est l'origine du capteur Kinect des Xbox (transcrire sur écran vidéo les mouvements physiques d’un joueur), avait inventé le concept de projection de points infrarouges invisibles sur un élément (le visage, pour l’iPhone) afin de le modéliser en 3D par des capteurs spéciaux (Le Figaro, 14.09.17) ;
  • LinX - qui utilise un logiciel pour extraire des informations de profondeur pour chaque pixel afin de créer une carte utilisée pour la reconstruction d'images 3D ; la société construit également des caméras pour "tablettes et ultra-books" et ses technologies ont été utilisées pour améliorer les performances des caméras des familles iPad et Mac. (Business Insider, 02.15)
  • Real Face qui est le créateur de l'application Pickeez: un moyen amusant et novateur d'apprécier les photos : un logiciel de reconnaissance faciale choisit automatiquement les meilleures photos de chaque plate-forme dans laquelle les photos de l'utilisateur sont stockées. (Forbes, 02,17).

Bien sûr, les techniques/technologies de ces sociétés ont eu (ont) des applications militaires/sécuritaires. On se souvient qu’elles ont été proposées à la France (contrôle/identification personnes à risque), retenues par les décideurs techniques, mais que les « hautes autorités politiques » ont interdit, il y a environ deux ans, leur acquisition. Des attentats en France auraient pu, peut-être, être évités car les « militants » islamistes qui en ont été à l’origine ont traversé le pays avant (et après ?) sans que personne les reconnaisse.

 

Applications militaires de « l’Etat start-up » (E. Macron, 2016) ? Regardez deux qui viennent d’être présentées :

 

Carmel – un tank de 35 tonnes commandé par seulement deux opérateurs (et ayant certaines qualités existant sur les « drones ») disposant non seulement d’une protection physique avec des matériaux spéciaux équivalente à 35cm d’acier (!?) mais aussi d’une protection active 360° qui rend toute attaque, avec des RPG ou équivalents, inefficace. Pas besoin de rappeler qu’il dispose de plusieurs systèmes de tir et d’une détection/destruction automatique des IED qu’il détecte. Le dernier modèle précédent (Merkava IV) était, déjà, considéré comme se trouvant parmi les dix meilleurs tanks existants :

 

 

SMASH - un nouveau système d'arme à feu qui est censé assurer que les soldats ne touchent que leurs cibles et pas des personnes innocentes. Le soldat utilise un système de visée électro-optique qui verrouille sur une cible : en appuyant sur la gâchette la balle touche uniquement la cible verrouillée.

 

 

 

Plus des drones, y inclus un « sous-marin » (?!) contrôlé par un Sonar sans équivalent par rapport à tout ce qui existe, plus, plus, plus…

 

Plus de sociétés inscrites au Nasdaq que toute l’Europe, les industries de pointe représentant plus de 40% du PIB, 30% des exports d’origine « haute technologie », une croissance annuelle du PIB d’environ 4% depuis des années, bref, un ilot de stabilité, développement, de bien être (où il fait aussi bien vivre qu’au… Luxembourg, selon une enquête de l'ONU) dans une mer apocalyptique – le Proche Orient. Mais vilipendé, en permanence, pour ceci, pour cela, par la « communauté internationale » à l’extérieur et par sa « gauche » à l’intérieur. Haï pour ses succès par les « masses arabes », par idéologie par l’extrême droite et par l’extrême gauche et… par pas mal de racisme venant du christianisme et repris, avec quel enthousiasme, par l’islam.

 

Tout cela en dépensant plus de 6% (2016) de son PIB pour sa défense -soit le septième pays au monde- car l’état de guerre entre elle et les pays arabes (exception faite de la Jordanie et de l’Egypte) est toujours présent. Plus celui avec les belligérants « asymétriques » (Hamas, Hezbollah, etc.,)

 

Qui dit mieux ?

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 08:35

 

Business as usual …Tandis que l’attention du monde se focalise sur les deux ouragans, Harvey et Irma (pas la douce…), pendant que l’Europe est médusée par les efforts du Jupiter français qui lui promet que la France, tout en étant irréformable va se reformer, pendant que le PSG paye quelques 400 millions d’euros (soit l’équivalent de 26.500 années de SMIG) pour acheter deux joueurs de football, en Syrie on continue à s’entretuer sous l’œil nonchalant des deux super puissances mondiales. Une qui déclare, en veux-tu, en voilà, être l’allié indéfectible d’Israël, l’autre qualifié de « frennemi » (friend-enemy) – ami pour tout ce qu’il peut obtenir d’Israël, ennemi pour tout ce qu’il ne veut pas apporter à ce pays (son influence dans - le monde arabe, par exemple).

 

Bon, des musulmans tuent des musulmans… pourquoi s’en faire ? S’il n’y avait que cela on pourrait s’occuper des autres malheurs du monde, du sort des Rohingyas en Birmanie, du décès de Pierre Berger ou du spectacle qui se prépare, les manifs contre les réformes de Jupiter… Mais il y a autre chose.

 

La Corée du Nord et, à 5.000 km d’elle, Israël. Quèsaco ?

 

Plus de 25 ans se sont écoulés depuis que la dictature héréditaire installée par la Russie Soviétique et la Chine Communiste dans ce pays, avec un zèle à nul autre pareil, œuvre pour devenir puissance nucléaire et pour disposer de moyens de transport nécessaires pour menacer le monde entier ou, à tout le moins, ceux qui seraient ses adversaires.

 

L’Occident, avec les Etats Unis à leur tête, ont été incapables d’arrêter la marche de ce pays vers les armes nucléaires. Pire, en se laissant manœuvrer par ce pays - qui a disposé de la complicité évidente de la Russie et de la Chine - lui a fourni des moyens de survie quand son peuple faisait face à des famines répétées, en se laissant tromper par des promesses concernant l’arrêt de son entreprise. Tant et si bien qu’aujourd’hui ce pays est devenu puissance nucléaire et va disposer (ou dispose déjà) de moyens de transports des armes idoines. Pendant les 25 dernières années la justification, unique, avancée pour la poursuite du Graal nucléaire a été la soi-disant « agression américaine » Parallèlement, l’obtention d’une assurance « en béton » pour la pérennité de la dictature. Deux autres pays ont essayé de faire de même, l’Irak de Saddam Hussein et la Libye du Colonel Kadhafi. Leur sort est connu, il sert d’exemple, d’un côté, au monde mais d’un autre côté, à la Corée du Nord. On va s’expliquer.

 

En 1981, à l’encontre de la volonté des Etats Unis et sans rien dire à quiconque, Menahem Bégin, Premier Ministre d’Israël, a ordonné (contre la volonté de l’Etat Major du Tsahal et, même, celle du légendaire Moshe Dayan) le bombardement de la centrale nucléaire « Osirak » de Saddam Hussein (que la France irresponsable de J. Chirac et de V. Giscard d’Estaing lui avait fourni). Begin venait d’expliciter ce qui est devenu la doctrine d’Israël depuis : « Israël ne permettra à ses ennemis jurés d’obtenir les moyens nécessaires pour sa destruction » Gardons cela présent à l’esprit, on pourra comprendre plus facilement ce qui s’est passé depuis.

 

On se souvient de la première guerre du Golfe : l’Irak a tiré quelques quarante fusées contre Israël qui, pourtant, ne participait pas à la coalition formée pour sortir l’Irak du Koweït. Et la coalition a gagné sa guerre car Saddam n’avait pas d’armes nucléaires. A-t-on un doute sur le fait qu’il s’en serait servi autrement ? Ou que l’on aurait transigé, d’une manière ou d’une autre, si cela eut été le cas ? C’est la leçon tirée par la Corée du Nord, c’est ce que la Libye a tenté de faire.

 

Mais un autre pays a tiré la même leçon : l’Iran. Dans les convulsions qui ont suivi le « printemps arabe » ce pays - qui a mis à son frontispice de « république islamique » l’ardente obligation de faire disparaître de la carte Israël, ce pays a suivi, pendant une trentaine d’années, le même chemin que la Corée du Nord. Et il a réussi, d’un côté, à arriver au seuil de l’arme nucléaire et, d’un autre côté, obtenir la complicité des Etats Unis de M. Obama (qui a entraîné cinq autres pays dans l’aventure) pour se voir « renflouer » économiquement tout en ayant la permission de devenir puissance nucléaire dans, maintenant, six années. Son renflouement économique (annulation de sanctions, accès aux marché financiers et à quelques 150 milliards de $, etc.,) lui a permis, lui permet, de devenir une des puissances dominantes du Proche Orient.

 

En participant aux tueries de Syrie l’Iran vise deux objectifs : établir un couloir d’influence (directe ou indirecte) en passant par l’Irak et la Syrie pour arriver à la Méditerranée et se trouver sur la frontière Nord d’Israël. En attendant, elle a armé ses supplétifs de l’Hezbollah de plus de 100.000 fusées de divers type : exactement ce que la Corée du Nord a fait en plaçant plusieurs milliers de pièces d’artillerie sur la frontière avec la Corée du Sud, à 50km de Seoul. Moyen de déterrer toute velléité d’attaque contre ses installations.

     http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2017/06/ppp-5.jpg

 

L’Iran est en train d’obtenir ce qu’il voulait bénéficiant ainsi de la complicité des deux superpuissances : la Russie qui s’est installé en Syrie et les Etats Unis qui ont décidé, pour des raisons qui leur sont propres de se désengager. Le premier objectif de l’Iran a été atteint : en accord avec la Russie, les Etats Unis ont quitté une importante position qui contrôlait un triangle « Syrie-Irak-Jordanie » et empêchait la constitution du « couloir » :

http://www.debka.com/dynmedia/photos/2017/09/08/src/IraqiPopularMilitiaENG.jpg

 

tandis que la Russie amenait les iraniens (et leurs suppôts, le Hezbollah) à Quneitra, à 5 km du Golan « occupé » par Israël, permettant ainsi la réalisation du deuxième objectif de l’Iran.

 

http://jforum.fr/wp-content/uploads/2017/07/RussiansQuneitraENG.jpg

 

Tout cela dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu général que les Etats Unis et la Russie avaient concocté. Sachant ce qui allait advenir, Israël a fait valoir ses demandes (« pas d’Iran ni Hezbollah vis-à-vis du Golan »), mais ni la Russie ni les Etats Unis ne lui ont donné satisfaction. On avait seulement oublié qu’Israël avait détruit l’Osirak en 1981 et un réacteur irano-syro-nord-coréen en Syrie, en 2007.  Ce dernier, aussi après avoir vu les Etats Unis ne pas vouloir le faire eux-mêmes. 

Mais… on se souvient de l’histoire des armes chimiques de la Syrie… L’arsenal que la Russie a laissé entre les mains de M. Assad a continué de prospérer et, comme Israël le supposait, une partie des armes devait être fournies au Hezbollah. On avait oublié la « doctrine Begin » : dans la nuit de 7 septembre ledit arsenal (centre de recherches pour armes chimiques, de production de fusées de précision, etc.,) a été détruit par l’aviation israélienne « L'aviation de l'Etat hébreu aurait bombardé la ville syrienne où des armes non conventionnelles seraient fabriquées pour le Hezbollah » (Libé, 7 septembre). Ce raid israélien avait un triple objectif : détruire des armes destinées à des attaques contre le pays et faire comprendre aux deux superpuissances qu’Israël n’est pas un acteur inactif pour ce qui se passe en Syrie. J’ai dit « « un triple » - fournir la preuve à la Russie que tous les moyens de détection qu’elle a installé en Syrie (le S-400 par exemple, considéré comme « le meilleur système de détection existant aujourd’hui ») ne peuvent rien contre ses prouesses techniques.

Quelle leçon tirer de tout ce qui s’est passé ? Premièrement, que ni l’Iran ni la Corée du Nord ne renonceront à leur programme nucléaire comme suite à des « négociations » : les deux pays tromperont autant qu’ils pourront l’Occident qui, curieusement, se laisse faire. Que la seule méthode pour les faire renoncer à leur ambition nucléaire c’est faire comme Israël, qui suit depuis 1981 la « doctrine Begin ». Car, in fine, ce que l’Iran, d’une certaine manière et la Corée du Nord, d’une autre manière veulent c’est la destruction de l’Occident.

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 19:46

Faisons court : la manif, autorisée, à Charlottesville, de défenseurs du « monde ancien » comprenant aussi des voyous « suprémacistes » et/ou des nostalgiques du KuKluxKlan protestant contre la «démolition» de la statue du Général Lee s’est trouvée contestée par des « Antifa » réunissant des membres de Black Live Matter, Resist, Refuse, et autres. Ce qui devait se passer, s’est passé, bagarre générale, des battes de base-ball contre des barres de fer et … un(e) mort(e) du côté des combattants contre les « fascistes ». Et puis, comme chacun doit dire quelque chose, le Président (mal élu …) des Etats Unis a eu la malencontreuse idée de proférer une énormité dans les quelques mots qui visaient à rassembler le peuple devant des actes d’un autre temps et d’autres mœurs « il y a des gens bien des deux côtés, il faut se souvenir de cela et faire tout pour unir le peuple »

 

Enormité : équivalence morale entre des « fascistes » et « antifascistes ». Des lieux huppés des Etats Unis (San Francisco, Hollywood, Boston, Philadelphie, etc., bref  des  endroits   où          M. Trump est vomi depuis qu’il est Président -et même auparavant), du Canada, de la Nouvelle Zélande, de l’Europe de l’Ouest, de partout où se trouve le monde qui se considère dépositaire de la démocratie sociale, on a exécré, toutes affaires cessantes, le propos et on a souligné qu’il reflétait le vrai visage de M. Trump : fasciste/suprémaciste, lui-même, raciste et militant d’une droite extrême qui a honte de dire son nom. Quelques petits pays –la Chine, l’Inde, la Russie, les pays de l’Europe de l’Est, les pays d’Asie de Sud-Est, en tout plus de la moitié de la population du monde, n’ont fait rien dire à leurs dirigeants.

 

Cela semble curieux, non ? Pas tellement car certains de ces pays se trouvent confrontés au dilemme d’un passé récent : équivalence morale entre les camps de la mort allemands et ceux de concentration de la Russie, de la Chine, du Vietnam et d’autres? Equivalence morale entre les 6 millions de juifs anéantis par les allemands et les 30 millions d’ukrainiens anéantis par Staline pour une collectivisation qui a fini en faillite ? Equivalence morale entre les 20 millions de morts de la guerre sino-japonaise et les 100 millions de morts du Camarade Mao ? J’ai dit dilemme ce qui pour certains est  inadmissible car les morts de la main de la gauche (so to speak) sont morts pour laisser progresser le monde vers sa destinée historique, le socialisme voire le communisme, tandis que les morts de la main de la droite démontrent la nature anti-humaine de celle-ci et sa volonté de s’opposer à la marche inéluctable vers la société de demain supposée égalitaire et juste. On oublie, au passage, qu’un mort c’est un mort.

 

Mais que s’est-il passé aux States ? Que se passe-t-il encore là ? Voilà quelques extraits de journaux américains (tous, cependant, adversaires ouverts du Président actuel) ou français (non moins adversaires du même) :

  • Etats Unis : heurts à Berkeley entre pro-Trump et contre-manifestants ; Des centaines de militants antifascistes ont affronté un petit nombre de supporters du président venus malgré l’interdiction de leur rassemblement « contre le marxisme » (http://www.lemonde.fr/#Ftmt0hECrxu3HoEp.99) Berkeley ? Cela ne vous rappelle rien ? 1968, peut-être ?

 

  • Les «Antifa » -antifascistes, résurgence des bandes connues en Europe du temps de la « Bande à Bader » et ensuite partout dans les manifestations contre ceci ou contre cela – «les désorganisés » - les voilà à Boston pour s’opposer à une manif « pour la libre parole » :

 

  • Les mêmes à San Francisco en brûlant le « Stars & Stripes :

Mais, attendez, tout est parti de la statue du Général Lee, non ? Eh bien, peu importe d’où c’est parti, l’important est où on va.

 

On assiste, maintenant, à l’élimination systématique de la « libre parole » (si elle ne correspond pas au « logiciel » des organisations antifascistes), des réunions libres si besoin par des moyens violents le tout aidé par la majorité des médias dans un paysage prémonitoire de Orwell. Ce qui est occulté par les mêmes médias c’est ce que l’on voit de plus en plus comme violence dans les rues et qui n'est pas le résultat d’actions des mouvements d’extrême droite, mais du mouvement Antifa qui veut imposer sa vulgate à la société américaine : démolir des statues, brûler le drapeau américain, empêcher les réunions non « politiquement correctes », abolir la propriété privée et instaurer le pillage à la fin des manifs. En se demandant « pourquoi font-ils cela » on est forcés d’admettre que ce qu’ils veulent c’est détruire la société américaine, son économie et sa culture. Si l’on ne voit pas que tout cela ressemble à ce que le fascisme a fait en Allemagne et en Italie c’est qu’on est aveugle ou on fait semblant d’être.

 

Mais on va plus loin. On vient de les compter, « Selon un rapport publié en 2016 par le Southern Poverty Law Center (SPLC), spécialisé dans les mouvements extrémistes et les droits civiques, plus de 1500 symboles confédérés demeurent encore dans l'espace public aux Etats-Unis, la plupart dans le sud. Ce chiffre inclut plus d'une centaine d'écoles publiques portant le nom de soldats ou d'hommes politiques des Etats confédérés ». Et on a commencé à les déboulonner. Y compris des statues de Thomas Jefferson ou, mieux, de Christophe Colomb (car il a eu des esclaves et a maltraité la population indigène). Rien de nouveau … les Talibans à Bamiyân ont détruit des Bouddhas de plus de 50m de hauteur vieux de plus de 1.500 ans, les barbares de « l’Etat Islamique » ont détruit Palmyre dont l’histoire commence à l’âge du bronze et … il n'y a pas tellement longtemps, les allemands ont détruit toutes les statues qui, de près ou de loin, ne cadraient pas avec leur « Weltanschauung ». Soyons justes, la France a procédé aussi à la destruction de 17.000 statues, bustes et monuments divers comme ceux de Gambetta, Victor Hugo, Alexandre Dumas, Emile Zola pour ne pas parler de Jean-Jacques Rousseau ou de Robespierre (La mort et les Statues – Pierre Jahan -Jean Cocteau, 1946). Circonstance atténuante, cependant, cela se passait pendant l’occupation.

 

Mais on va plus loin. Le cinéma historique l'Orpheum à Memphis, dans le Tennessee, a décidé d’éliminer « Autant en emporte le vent» du programme de la série de films qui seront présentés pendant l’été 2018 car coupable d'une «insensibilité» raciale.

                                http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user5/imageroot/2017/08/12/gone%20with%20wind_0.jpg

 

Ce qui précède montre que l’histoire se répète. Maintenant comme une tragédie car rien n'a changé. Les nouveaux Antifa (« antifascistes) aux States reproduisent les anciens nazis et communistes. Il est évident que leur nombre (plus de 200.000 actuellement), force et influence ne fait qu’augmenter et qu’il n'y a actuellement rien pour les arrêter. Les Démocrates sont de leur côté. Les médias sont de leur côté. L’organisation bureaucratique de l’état américain est de leur côté. Plus les magnats des grandes entreprises de communication et certains financiers qui, soit pour se donner bonne conscience, soit par conviction « de gauche » supportent financièrement les manifs dans le cadre d’une stratégie de « déconstruction » des édifices économiques et/ou culturels. Regardez deux exemples :

  • On cherche des manifestants pour protester contre M. Trump -
  • D’où vient l’argent ? Entre autres … ami de(s) Clinton(s), support d’Obama ….

 

En quoi tout cela nous concerne-t-il ? Il suffit de se rappeler que ce qui se passe aux States arrive chez nous en moins d’un an. Ou dix-huit mois …

 

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 19:39

Disons-le tout de suite : c’est un monstre, un escroc, un type vulgaire, il a eu une vie privée dissolue, fait partie d’une famille qui a exploité des noirs tout en ne leur permettant pas de louer des appartements, il est imprévisible et cyclothymique et, on vient de le constater, selon certains, raciste et antisémite. Ai-je oublié quelque chose ? La conclusion est claire, il n’est pas apte à être président, plutôt on arrivera à le destituer (impeachment) mieux on se portera.

 

Sauf que… il a été élu par une minorité de 62 millions d’américains mais confirmé par les « grands électeurs » (c’est arrivé quatre fois dans l’histoire, 1824, 1876, 1888 et 2000). Mais il a été élu contre une candidate démocrate qui, jusqu’à la veille du scrutin bénéficiait d’un pronostic de 95% qu’elle allait être élue. Et cela est impensable, il doit y avoir un « « hic » !

 

Naturellement, l’establishment politique - par delà la surprise - se devait de réagir. Pour ce faire, avec l’argent de M. Soros ou celui des patrons de Silicon Valley (tous démocrates qualifiés et généreux donateurs) on a commencé par payer de manifestants, sans être très regardant sur leur origine ou leur cursus, pour former une armée de « résistance ». Le mot d’ordre, donc, dès le lendemain de l’intronisation de M. Trump a été « résister ». Résister à quoi ? On l’a compris ensuite. C’est ainsi qu’une sorte de « coup d'état rampant » contre le Président Trump se développe depuis des mois, on peut le voir tous les soirs sur les écrans des principales grandes chaines TV.

 

Ce « « coup d’état » est alimenté par les plus de 250 journaux d’importance et par les chaînes de TV dont les « nouvelles », « commentaires », « libre opinions » sont à plus de 90% négatives pour le président :

                          

On peut, au moins, convenir que d’avoir les médias à plus de 90% contre soi ce n’est pas le meilleur cas de figure pour exercer un mandat. Certes, l’argument utilisé pour justifier la haine que l’on manifeste à ce président est d’une simplicité biblique : si c’est cela, c’est qu’il le mérite.

 

Mais pour que cela soit, il faut admettre que les journalistes sont devenus des « prêtres » d’une nouvelle religion, religion pour laquelle M. Trump est le diable. Et comme le diable est l’ennemi de l’humain… on crie sur tous les toits « Trump est l’ennemi de l’Amérique ». Et tout ce qui est enrégimentable, des nervis de « Black Lives Matter » au « lumpenprolétariat » groupé dans Antifa, se sont élevés comme un seul homme contre un président dont la seule grande erreur a été de se faire élire.

 

Pourtant, peu de gens parlent de ce que cela signifie vraiment pour les Etats Unis.

Car ceux qui l’ont élu se sont référés à un programme, un agenda qui devrait leur apporter la satisfaction qu’ils n’ont pas pu avoir pendant les quelques décennies précédentes : vivre le rêve américain, comme leurs parents et grand parents l’ont fait.

Essayons de voir ce que l’Amérique a fait pendant les 200 premiers jours du mandat de M.Trump :

                

Le chômage se trouve à 4,3%, c’est le plus bas niveau depuis 2000. Pendant les six premiers mois de 2017 l’on a créé plus d’un million d’emplois – conséquence d’un « saut » dans la confiance dans l’économie dès l’élection de M. Trump et de l’annonce des premières mesures promises [réduire le nombre de « normes » et/ou décrets exécutives installés par BHO, renégocier le traité « NAFTA » (Etats-Unis, Canada, Mexico), les EU devenant exportateur net d’énergie, se retirer de l’Accord de Paris (COP 21), réduire le déficit de la balance commerciale, augmenter les investissements dans les industries américaines, réduire le nombre d’immigrants, etc., etc.,].

L’économie américaine étant très réactive, deux résultats attestent que quelquechose a changé : un taux de croissance déjà à 4% et un indicateur « bourse » supérieur à ce que l’on connaît depuis 1928 !

                            

Les gains actuels de l'indice S & P 500 pour l'année sont supérieurs aux gains annuels moyens depuis 1928, selon Howard Silverblatt, observateur expérimenté du marché chez S & P Dow Jones Indices. Les profits dégagés par les sociétés pendant cette période sont tels que selon une « rule of thumb » plus de 130 milliards de $ viendront par des dépenses dans l’économie. Autant dire, la croissance du troisième et quatrième trimestre sera aussi significative.

 

Mais trêve de l’économie. M. Trump ne dispose que de 36% d’opinions favorables (Gallup), moins que tous autres présidents six mois après leur intronisation et, surtout, pendant une période de « boom » économique. Pourquoi ?

 

La « résistance » a réussi à agglutiner tout ce l’on pouvait imaginer comme « réfractaires » à l’économie de marché ou à l’ordre social. Plus le parti démocrate qui a perdu sa base ancienne (classe ouvrière blanche et noire). Plus une partie du parti républicain, surtout ses élites et ses « apparatchiks ». Et avec la caisse de résonance des médias… Et elle a réussi (grâce à l’ancien patron du FBI) de lancer une procédure judiciaire pour une soi disante « collusion » entre M. Trump (ou ses proches) et la Russie, collusion ayant comme but de faciliter son élection. Voilà plus d’une année depuis que le FBI, ensuite les députés et les sénateurs, ensuite un « procureur spécial » cherchent, sans trouver, des preuves de ladite collusion. Comme il n’y a pas eu une seule fuite de toutes ces procédures (inimaginable, car quelques centaines de fonctionnaires divers cherchent) on commence à croire qu’on ne fait que dépenser de millions de $ pour rien.

 

Donc, on change de cheval… Suite à une manif à Charlottesville où il y a eu un mort on a accusé    M. Trump de faire la part belle à « des nazis, membres du KKK et autres ejusdem farinae » (avec des échos sur les cinq continents… voir un magazine allemand le montrant en nazi ...). Donc, qu’il est raciste lui-même ou qu’il est tout au moins « suprémaciste blanc ». Et comme la manif avait comme but de s’opposer à la destruction de la statue d’un général sudiste (de la guerre de sécession)… de fil en aiguille, on a lancé un mouvement pour détruire toutes les statues qui ont été érigées pour des gens qui ne devraient plus être en odeur de sainteté : anciens propriétaires d’esclaves comme George Washington ou Thomas Jefferson …

 

Au bout de ses 200 premiers jours M. Trump est devenu l’homme à abattre et tous les moyens sont bons. L’arrivée du cyclone Harvey (250km/heure …) et les dégâts qu’il provoquera lui seront, sans doute, attribués. Comme d’autres lui reprochent, à juste titre, ce qu’il n’a pas fait : s’entourer de gens qui ont à cœur de réaliser ses promesses, retirer les troupes américaines d’Afghanistan, transférer l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem, etc., etc.,

 

Le Maire de New York non content d’avoir fait enlever une plaque commémorative (G.Pétain – 1931) vient de suggérer que l’on doit faire de même pour la statue de Christophe Colomb. Tandis qu’à la Nouvelle Orléans on a proposé de démolir la statue de Jeanne d’Arc car sa posture militaire dit qu’elle n’était pas une femme comme d’autres !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 15:54

De Charlottesville à Barcelone ...

 

La version, succincte, qui a fait le tour du monde a été :

 

Un ramassis de racistes et d’antisémites, se voulant représentants de la « suprématie blanche », y compris des membres du Ku Klux Klan (que personne ne pensait exister encore) et des néo-nazis s’affirmant comme tels, avaient décidé de se réunir à Charlottesville (Virginie) pour protester contre la démolition d'une statue de Robert E. Lee (général de l’armée confédérée). Armés jusqu’aux dents ils ont provoqué des gens pacifiques et ont assassiné une femme de 35 ans.

 

Mais …

Bien que l’autorisation de manifester leur ait été refusée initialement, suite à l’intervention de la principale organisation de défense de la « liberté de s’exprimer » (ACLU - The American Civil Liberties Union (ACLU) is a national organization that works daily in courts, legislatures and communities to defend the individual rights and ...) un juge l’a finalement autorisée. Ils étaient quelques 3 à 500, c’est dire l’importance de ces nervis d’extrême droite, ridicules de vouloir montrer leur force.

 

Qu’à cela ne tienne. Des hordes d’activistes, des membres, suppôts, d’organisations “antiracistes” groupées dans “Antifa” (Black Lives Matter, Resist, Refuse Fascism – elles sont légion et quelques 200 d’entre elles sont sponsorisées par G. Soros…) habillés de noir, certains cagoulés et disposant de battes de base-ball, barres de fer et autres instruments indispensables pour protester pacifiquement (des vidéos sont disponibles pour le confirmer) ont décidé de contre-protester. Eux, ils n’ont pas demandé l’autorisation de manifester. Ils ne l’auraient pas obtenue car on savait qu’il y aurait danger. Dans l’échauffourée qui a suivi un garçon de 22 ans, dont la mère vit dans un fauteuil roulant, a voulu quitter l’endroit : pris de peur -plus de 500 impacts de coups divers sur sa voiture- il a renversé une « contre-protestante », la tuant sur le coup.

 

Certes, les nazillons n’avaient pas à faire montre de leur existence. Certes, se commettre avec des membres du Klan vous disqualifie, à jamais, de vous montrer dans la société de gens civilisés. Mais ils n’étaient que quelques centaines et, ne sont, probablement, pas plus de quelques milliers aux Etats Unis. Pays de 325 millions d’habitants. C’est peut-être pour cela que 86 % des américains républicains et presque la moitié de tous ont été d’accord avec la réaction (curieuse, insuffisante, déplacée) de M. Trump.

 

Malheureusement, en face, les troupes d’Antifa non seulement cherchaient la bagarre mais, surtout, la reconnaissance. Car Antifa veut faire savoir aux américains qu’elle est contre le gouvernement « des blancs », qu’elle est pour un régime socialiste voire communiste voire anarchiste et qu’elle veut interdire à ceux qui s’opposent à elle de trouver moyen de la démasquer. Agglutinant skinheads communistes, trotskistes, communistes libertaires, autonomes, héritière de feu le Parti Communiste, des Black Panthers, elle est le fer de lance du mouvement de la résistance au gouvernement Trump. Le soi-disant mouvement «antifasciste» en Amérique aujourd'hui ressemble étrangement au fascisme qu'il prétend combattre. Lorsque l’on voit des manifestants masqués d'Antifa en noir, portant des armes, perturbant les événements publics et bloquant des conférenciers sur des campus universitaires, cela ressemble plus au fascisme des années 30 que son contraire… Noam Chomsky, révolutionnaire américain s’il en est, pape des courants révolutionnaires, vient d’assener une vérité évidente :

 

 

Antifa est un cadeau pour la droite car elle met en évidence ce que les gens qui veulent détruire les sociétés civilisées « judéo-chrétiennes » ont comme programme et comme moyens pour le réaliser. Et des gens de gauche avertis comprennent que la pente prise par Antifa est glissante : le hasard faisant bien les choses, le jour de l’échauffourée de Charlottesville, le numéro de septembre de la revue (de gauche) Atlantic, annonce en couverture, un texte écrit par Peter Beinart (on ne le présente plus…), une des grandes stars de la gauche américaine, intitulé « La montée de la gauche violente».

 

Mais, d’évidence, ce qui menace la paix du monde aujourd’hui, quoi qu’on en dise, ce n’est pas l’extrême droite. Ce qui menace l’Amérique et le monde occidental, en totalité, c’est la collusion entre l’extrême gauche et les islamistes, pour appeler un chat un chat, « l’islamo-gauchisme ». C’est vrai pour Charlottesville, c’est vrai pour Boston (3 à 400 manifestants d’extrême droite, 40.000 contre-manifestants « pacifiques ») et on vient de le voir, encore, à Barcelone. De Russie en Finlande, d’Allemagne en Belgique, de France en Angleterre, partout dans le monde libre l’islamo-fascistes sont à l’œuvre. Et ils ont comme complices, réels, les « politiquement corrects » (« ne pas stigmatiser            les… ») et les élites qui nous gouvernent : voir Bush père et fils, Mitt Romney, les principales têtes des mastodontes informatiques aux Etats Unis, Mme Merkel et Mme Kay -j’en oublie de non moins importants- « condamner » ce qui s’est passé à Charlottesville (et, en passant, la réaction - curieuse, certes - de Donald Trump) laisse rêveur. Ce qui ne devrait pas dépasser le niveau d’un fait divers, regrettable, sans doute, mais ne représentant rien à l’échelle mondiale. Mais les médias et la gauche politique internationale ont transformé cet incident en la plus grande fausse nouvelle de l'été, transformant ses vraies leçons en une lecon de morale qui justifie la guerre à la droite et aux gens blancs en général.

 

Tandis que Barcelone… Mais comme pour tous les autres cas identiques, on met des fleurs sur le lieu de crime, on pérore avec conviction la volonté de rester unis et la conviction que « nous serons vainqueurs » et deux jours après on oublie tout. Tandis que les « cousins » n’arrêtent pas de dire et redire « l’Europe sera reconquise, elle sera à nous ». Et les radios et les stations de TV, à se demander pourquoi, n’oublient pas de mentionner, presque comme une excuse pour ce que l’on subit, « c’est vrai, l’Espagne était un khalifat il y a 1400 ans … »

 

Mais revenons à Charlottesville. On a voulu s’opposer à la destruction de la statue d’un général sudiste. C’est, peut-être, bon de rappeler G. Orwell (1984) « Le moyen le plus efficace de détruire un peuple est de nier et d'effacer leur propre compréhension de leur histoire » Et voilà que s’étend aux Etats Unis la demande (d’Antifa et tant d’autres) de détruire tous les monuments qui, de près ou de loin, ont quelque chose à voir avec des causes aujourd’hui considérées inadmissibles. Ce n’est pas du révisionnisme ? Et si l’on accepte cela, en quoi se différencie-t-on de la destruction des Bouddhas de      Bâmiyân par les talibans ou de Palmyre par les assassins de l’Etat Islamique ? Comment a-t-on oublié ce qu’on fait l’Allemagne nazie, l’Union Soviétique, la Chine pendant le « révolution culturelle » ?

 

A Charlottesville, en Virginie, selon la vulgate dominante, une manifestation de l’extrême droite expression de la suprématie blanche, armée, a abouti à la mort d'une personne. M. de Blasio, maire cryptocommuniste de New York vient de décider de déboulonner une plaque (posée en 1931) rappelant les mérites du Maréchal Pétain pendant la guerre de 14-18. De Gaulle, pratiquement tous les ans, faisait fleurir la tombe de celui qui, condamné à la peine de mort, a vécu jusqu’à 95 ans.

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 15:35

Les vacances se terminent, les échéances de l’automne fussent-elles sociales, économiques ou internationales approchent mais les bouchons sur les routes de France dépassent   750 km. Et font souffrir environ 150.000 voitures qui pendant l’heure perdue consomment entre 2 et 3.000.000 de litres d’essence et font perdre l’équivalent de 100 années de travail aux voyageurs en cause. Trois-quatre fois par an la transhumance humaine coûte au pays des sommes folles et au gens une bonne partie de leurs ressources financières, économiques et … de leur santé.

 

Mais, tout le monde écoute la radio et, pendant cette dernière décade du principal mois de vacances on ne peut rien perdre de ce que ceux qui contrôlent les médias ont à dire sur les sujets principaux : les 100 premiers jours de Monsieur Macron, les 200 premiers jours de Monsieur Trump, l’échauffourée de Charlottesville (Virginie) et/ou les attentats de Barcelone et de Calbrims. Pour ne pas fatiguer le lecteur ce texte aura trois parties distinctes.

 

Surpris, ébahis (?) les auditeurs apprennent avec un mélange d’effroi et de satisfaction (je vous l’avais bien dit …) que la popularité de l’homme providentiel qui est venu sauver la France fond comme beurre au soleil. Dès 64% de satisfaits en mai il ne reste  que 32% ! Quésaco ?

 

 

Prise « à la hussarde » par la décision d’un français sur dix (l’élection s’est jouée au premier tour quand EM a obtenu 24% des 43% des votants, le deuxième tour devenant absurde par la présence de Marine Le Pen), la France s’est payé non pas une révolution comme elle en a l’habitude de temps à autre mais une aventure …

Comment cela a-t-il été possible ? Michel Onfray et Marcel Gauchet surpris par ce qui se passait, ont résumé « Macron est le plein d’un vide ». Et T. Guénolé (02.2017) n’a pas moli : «Emmanuel Macron est une bulle de savon gonflée à l’hélium » On peut avancer deux hypothèses pour expliquer le succès improbable de l’impétrant :

 

- la première hypothèse est celle de la préférence politique : les médias '"roulent" pour le candidat parce qu'il correspond à leur propre ligne éditoriale et politique.

- la deuxième - l'effet mimétique -les médias s'observent beaucoup les uns les autres et il en résulte un effet moutonnier.

 

Orwell, 1984 « Ceux qui contrôlent le présent contrôlent le passé et ceux qui contrôlent le passé contrôlent le futur »

 

Ceux qui contrôlent … Durant le printemps et l’été 2016 Emmanuel Macron a recueilli 43% de part de voix dans les parutions des médias mais seulement 17% sur les réseaux sociaux : si le taux dans les médias est significativement supérieur au taux sur les réseaux sociaux, cela signifie que les médias s’intéressent beaucoup à un candidat alors que sa campagne prend beaucoup moins dans la population : c’est donc une bulle médiatique. En 2016, jusqu’en novembre, EM a été le sujet de 75 « une » des magazines avant de faire une seule proposition. Mais … il a été élu.

 

Et le désamour a commencé à se profiler à l’horizon. Des parangons de la morale devenus ministres mais dégommés quelques semaines après, des « affaires » vite mises sous le tapis, des promesses non tenues mais reprises (taxe d’habitation), des coupes pour les moins favorisés (5€ de moins pour l’aide aux logements avec un total dépassant 2 milliards €), l’annonce de 2 milliards € de taxes pour certaines entreprises pour leur reprendre ce que l’Etat a été obligé de leur consentir via des jugements de divers tribunaux, crise avec l’armée et démission du plus haut gradé, j’en passe et des meilleurs. Est-ce à dire que depuis le mois de mai le pays se porte mieux grâce au labeur de son sauveur ? Certes, c’est court mais … ce sont plus des nuages noirs qui se profilent à l’horizon que du ciel bleu. Car, par la volonté de ceux qui nous gouvernent, la dette de la France (y compris celle concernant les retraites des fonctionnaires), soit plus de 5.000 milliards d’euros ne se réduit pas et arrive à la limite du « ticking bomb » : les intérêts à payer sont en train d’augmenter sérieusement et le service de la dette devient le premier poste du budget du pays : supérieur à celui de l’éducation ou des armées.

 

La conclusion des 100 premiers jours de Monsieur Macron ? Encore une fois on s’est fait avoir mais comme disait un autre roi fainéant « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent »

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 13:09

 

Bonjour,

 

Deux policiers israéliens on été assassinés par trois arabes israéliens à l’entrée du Mont du Temple à Jérusalem. Pour éviter l’introduction d’armes sur le site religieux, Israël a installé des portiques détecteurs de métaux.

 

Le monde entier (y compris la France, semble-t-il) mais surtout le monde musulman, s’est élevé contre cette mesure de sécurité considérée par l’Autorité Palestinienne comme une « punition collective ». Du Pakistan jusqu’en Algérie, de Malmö - ville à majorité musulmane de Suède jusqu’en « 9-3 » en France, le monde musulman s’émeut. Même le Roi de l’Arabie Saoudite intervient (via les EU). Comme M. Erdogan qui demande « le retrait immédiat des portiques qui sont une insulte faite aux millions de musulmans »

 

Tandis que le chef de l’autorité religieuse musulmane de Wakf à Jérusalem, Abdul Azim Salhab,  déclare : « Nous sommes un. Nous rejetons toutes les mesures pour installer des détecteurs de métaux. Nous, à Jérusalem, représentons 1,7 milliard de musulmans qui disent tous comme un « Non aux détecteurs de métaux ». 

 

Naturellement, personne parmi ces hautes autorités morales n’a condamné l’assassinat des policiers.

 

Détecteurs de métaux ? Regardez la photo (Getty Images) de l’inauguration de la nouvelle mosquée de d’Istanbul, Camlica : on voit bien des portiques et pas un seul musulman des 1,7 milliard du monde ne s’est senti insulté. M. Erdogan non plus, d'ailleurs.

Ainsi va le monde,

Quod licet Jovis non licet bovis …

Amitiés pour tous,

 

 

Brève de comptoir (1 et 2)

Un très bon ami réagit : "depuis des décennies et tout particulièrement depuis 15 ans, des centaines de millions de gens subissent des punitions collectives dans les aéroports voire dans les gares, à l’entrée des stades, à l’entrée des bâtiments officiels, etc., tout ceci uniquement à cause de l’islam ».

1. Je viens de faire quelques calculs (très approximatifs …), uniquement pour le transport aérien (évaluation, sans compter des tas de frais annexes) :
- nombre d’aéroports commerciaux = env. 4.000
- nombre probable de portiques = 12.000
- nombre annuel probable de passagers = 7 milliards
- nombre d’heures « passage » (10 min/passager) = 7*0,16=1.12 milliards heures = env. 128.000 années
- valeur probable (2015) = 128.000*10.000 (PIB mondial/habitant) = 1,28 Milliards $
- nombre d’heures personnel (moyenne 5/portique)=5*12.000*1650=99.000.000=11.300 années
- valeur probable =11.300*10.000=113.000.000 $
- valeur équipements = 12.000*5.000 (évaluation)= 60.000.000$
- Valeur totale probable contrôle portiques = env. 1,4 Milliards$/an
- Valeur 15 dernières années = env. 21,0 Milliards de $

Brève de comptoir (1 et 2)
Brève de comptoir (1 et 2)


2. Mais … "gares, entrées stades, bâtiments officiels, centres commerciaux, etc., »  ajoutent, probablement, autant que pour le transport aérien sinon son double ou son triple. Bref, la contribution de la religion de paix au bonheur de l’humanité, depuis 15 ans, a été -probablement- voisine de 100 milliards de $, uniquement pour des contrôles d’accès partout dans le monde. Pas mal, non ?

Pendant la même période, nos « cousins » 1,7 milliards de musulmans dans 56 pays, n’ont obtenu aucun prix Nobel (sans compter celui de la paix … Yasser Arafat par exemple). En même temps il y a eu 8 prix Nobel pour des israéliens (8 millions). Israël qui « insulte les musulmans » en mettant des portiques à l’entrée du Mont du Temple -que tous les gens qui veulent son bien (UNESCO, par exemple, sans opposition de la part de la France, par exemple) s’évertuent à nommer « le Noble Sanctuaire » en lui déniant toutes attaches historiques, cumulées pendant les 3.000 dernières années.

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 17:02

La France.

Avant le deuxième tour des législatives j’écrivais « l’alternative est claire : soit il n’aura pas de majorité stable et il ne pourra pas faire ce qu’il promet, soit il en a une mais la France n’ayant plus un sous, il ne pourra pas faire ce qu’il promet ». Et j’ajoutais dans un autre texte « Sommes-nous bêtes au point de ne pas comprendre que le jeune  qui a été élu ne s’attaquera ni à l’âge de la retraite, ni aux dépenses de l’Etat, ni aux 35 heures, ni au code du travail de 3.689 pages (en 2015) et qui augmente de 100 pages tous les ans… 

C’est douloureux de faire preuve de prémonition … d’autant plus quand l’effet de ce que l’on prévoit est dévastateur pour nous tous, pour le pays entier.

Besoin d’une explication ? Elle a été fournie par le Premier Ministre aux élus qui représentent le peuple. Report de toutes les « réformes » qui auraient pu mettre un peu de beurre dans les épinards : pas de réforme fiscale, pas de réduction des impôts sur les sociétés, pas de défiscalisation des heures supplémentaires, pas de transformation du CICE en réduction de charges et surtout pas de suppression de la taxe d’habitation « vendue » comme compensation pour l’augmentation de la CSG (2% ?) pour plus de 60% des retraités et les fonctionnaires.  Ne craignons pas de le dire : il s’agit d’une escroquerie car, (a) le nouveau Président a été il y a moins d’un an Ministre de l’Economie et connaissait intimement la situation économique du pays et (b) sachant ce qu’il savait il faisait prendre des vessies pour des lanternes à un peuple qui pensait -ou il voulait penser- que les choses allaient, enfin changer.

Et nous revoilà partis pour une nouvelle aventure : un point de départ, exceptionnellement mauvais, les changements nécessaires promis reportés ou oubliés, les marges de manœuvre inexistantes et, cerise sur le gâteau, de nouvelles promesses aux partenaires européens de mettre de l’ordre dans nos comptes et de réduire les déficits. Car on a besoin de cela pour que le jeune Président puisse parader sur la scène internationale et faire preuve d’un surcroît de testostérone face aux autres puissants du monde. Naturellement, on a déjà vu le film, le Staline d’opérette (le syndicaliste à moustache) a annoncé couleur : tous dans la rue le 12 septembre. Et on ajoutera 100 pages au code du travail car … notre modèle social est le meilleur du monde. C’est pour cela que l’on nous prête de l’argent pour le maintenir en vie en continuant d’appauvrir le pays pour encore deux ou trois générations. La paupérisation « absolue » (Maurice Thorez) est en marche.

 

Israël.

Le pays, dont la renaissance a été actée par l’ONU il y a 70 ans, vient de fêter les 50 ans de la guerre de six jours. Si la France a eu un rôle majeur dans son développement pendant la période 1948-1967 elle l’a abandonné totalement après la guerre de défense qu’il a porté contre les armées de cinq pays arabes coalisés pour le détruire et pour « jeter les juifs dans la mer ». Mais, rendons justice à celui qui a mis en place la « politique arabe » de la France. De Gaulle. En arrêtant,   pratiquement, toutes les relations scientifiques, industrielles, militaires entre les deux pays il a poussé Israël à faire (presque) tout par soi-même. En quelque sorte, De Gaulle a été le créateur de l’industrie militaire d’Israël ce qui, par ricochet, a conduit à la création d’un secteur sans équivalent mondial de hautes technologies qui, à leur tour, ont contribué à …. Tant et si bien que 50 ans après la rupture des relations franco-israéliennes, Israël fait maintenant part de l’OCDE, dispose d’un PIB/habitant d’environ 39.000$ (France- environ 40.000$) et se place parmi les premiers grands fournisseurs militaires (voir graphique).

Ventes d’armes 2015 (hors Etats Unis et Chine, Milliards $ courants)

Flash FRANCE - ISRAEL

Mais il y a mieux. Les revenus de l’exportation de la haute technologie qui ont augmenté quatre fois depuis 1990 pour la France ont été multipliés par 12 en Israël. Un peu d’homothétie … revenus pratiquement équivalents en % à ceux de la France compte tenu du rapport des populations (France=8xIsraël).

 

Exportations haute technologie France-Israël (Milliards $ courants)

Flash FRANCE - ISRAEL

On se demande, bien sûr, comment cela a été possible. On donne souvent comme exemple la Silicon Valley : 11.500 entreprises de haute technologie produisant, environ, 100 milliards de $ de chiffre d’affaires. S’il s’agissait d’un territoire indépendant ce serait la 12ème puissance économique du monde. Israël se compare avec la Silicon Valley (la modestie n’est pas de mise …). Israël dispose de 7.400 sociétés de haute technologie (elles étaient 3.781 en 2006 !), de 327 centres de R&D opérés par 278 sociétés internationales (Google, Microsoft, INTEL et autres disposent de milliers d’employés dans ce pays) et … de 145 ingénieurs par 10.000 habitants (contre 88 pour le Japon, 85 pour les Etats Unis et 80 pour l’Allemagne). Un dernier exemple : INTEL vient d’acquérir pour 15 Milliards de $ une société israélienne employant moins de 600 personnes (Mobileye, No1 mondial de la conduite autonome des voitures …).

 

Certes, les médias français sont les premières à rapporter tout ce qui va à l’encontre d’Israël. Mais, cette semaine, le Premier Ministre du deuxième pays le plus grand du monde –l’Inde- vient de passer trois jours en Israël : reconnaissance de sa capacité d’innovation, technologique et militaire. Voir les deux premiers ministres des deux pays, dans une jeep, unité autonome de désalinisation de l’eau de mer … en dit long sur les prouesses d’Israël et sur la volonté de l’Inde de continuer une collaboration étendue au militaire, à l’agriculture, à la gestion de l’eau et à tant d’autres domaines avec ce pays, à nul autre pareil. Et pour la Silicon Valley … Les deux langues les plus utilisées sont l’hébreu et l’hindi, interrompus, de temps en temps, par l’anglais … Ne cherchez pas un écho dans les médias français, vous ne le trouverez pas.

Flash FRANCE - ISRAEL

Si De Gaulle savait … que les drones utilisés par les militaires français sont d’origine israélienne (comme 60% des drones militaires du monde).

 

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 13:35

Imposture ?

La France avait besoin d’un De Gaulle, elle s’est donnée Emanuel Macron. Ayant déjà servi auprès et dans son gouvernement, il a été adoubé par François Hollande qui, dès son élection, à qualifié le résultat de « continuation, pas de rupture ». Il s’agit, donc, d’un "cheval de retour" ré-packagé, fonction des circonstances, pour suivre la même ligne politique qui, pendant presque 40 ans a mené le pays de budgets en équilibre à des endettements de plus de 2.400 milliards d’euros soit env. 37.000€ par habitant – nouveaux nés compris …

Pas besoin d’insister sur le fait que sa victoire a été, pour l’essentiel, due à l’effet repoussoir du FN.

Pas besoin non plus d’insister sur le fait que ce qu’il propose c’est du « window dressing » avec un objectif aussi ambitieux que ridicule « réduire le prélèvement de l’Etat de 55% du PIB actuellement à 52 % à la fin du quinquennat » (42% en Allemagne). Certes, il ne rejette pas « l’économie de marché » mais il insiste sur le fait que le gouvernement « doit aider et protéger pour assurer la justice sociale ». Le maître mot dans ses discours c’est « protégé », qu’il s’agisse du pays ou de l’Europe. Non pas la liberté d’entreprendre et du choix individuel. De vieilles chaussures dans une boîte neuve …

Naturellement, puisqu’il a été élu il est légitime de vouloir le voir disposer d’une majorité stable, si possible, absolue. Car il faut lui donner les moyens de faire ce qu’il a promis. Remarquez, les trois derniers présidents, Chirac, Sarkozy et Hollande ont eu ce qu’ils demandaient mais ils n’ont pas fait ce qu’ils avaient promis.

Mais ce qu’il veut faire pourrait s’avérer impossible.

Au plan économique, bien qu’un tour de passe-passe est mis en avant pour montrer que les prélèvements n’augmenteront pas (augmentation générale de la CSG vs exonération de la taxe d’habitation pour 80% des cotisants) on passe sous silence le fait que la classe moyenne, après avoir été ponctionnée immodérément ces cinq dernières années, continuera à être la principale « vache à lait » du nouveau régime. Un exemple : plus de 65% des retraités (dont les retraites sont supérieures à 1,5 fois le SMIC) verront leurs revenus annuels amputés de 500 à 1.000 €. (15.000.000 de retraités, assiette pour le 1,7% d’augmentation de CSG de 2.250 à 5.000 €/mois). Par delà le fait que les retraites servies ne sont que des salaires différés, on ne peut pas s’empêcher de trouver inique ce nouveau prélèvement qui affectera encore et toujours la même classe moyenne. Quant à l’exonération de la taxe d’habitation -on ignore encore les modalités- il y a gros à parier que la même classe moyenne disposant d’un patrimoine immobilier fourni sera, encore, taxée comme il se doit. Remarquez, depuis des lustres ce que l’on fait avec une constance digne de meilleures causes, c’est d’augmenter les prélèvements vu qu’aucun gouvernement jusqu’ici ne s’est attelé sérieusement à la réduction du coût d’un Etat boursouflé conséquence directe de la soit disant « justice sociale ».

D’autres ont analysé (mieux que l’auteur de ces lignes …) les autres (principaux) aspects des « avancées économiques » qui sont annoncées. Qu’ils s’agisse des changements de la « loi du travail », du non-remplacement de fonctionnaires partant à la retraite (effet espéré réduction de 120.000 postes), des éventuels rattachements de tous les régimes à celui général pour la retraite, de la prise en charge par l’Etat du régime de l’assurance chômage, une chose est claire : même si le nouveau gouvernement le voulait rien ne se ferait car … en 1995 la réforme des retraites de M. Juppé avait mis dans les rues plusieurs millions de français outrés de voir leurs « droits » attaqués. Et si personne ne se met à manifester, de toute manière tout ce qui est prévu suppose des dépenses nouvelles les caisses étant vides : il semble de plus en plus improbable de pouvoir s’endetter au-delà des 2.400 milliards actuels qui coûtent aujourd’hui plus de 50 milliards d’euros annuellement. Le premier poste du budget du pays.

Au plan politique, l’on a promis au pays que la principale loi, édictée en priorité, sera relative à la transparence des activités des acteurs publics. Celui qui, en réalité, a fait roi M. Macron (comme il l’a fait pour FH) s’est chargé de la besogne, car cela correspondait à la haute idée qu’il se fait de la justice et de l’honnêteté. Suivons l’actualité.

L’annonce du choix des membres du gouvernement a été retardée de 24 heures avec le prétexte de la nécessité de vérifier la concordance de la réalité avec les situations des pressentis. Pour montrer que les choses ont changés. Patatras …

Trois affaires commencent à peser lourd dans la besace de M. Macron.

Tout d’abord on découvre (Canard Enchaîné) que le bras droit de sa campagne (aujourd’hui ministre) s’est rendu « opérationnel » (pour ne pas dire complice) dans une affaire d’initié/abus de biens sociaux/enrichissement personnel (et qui aurait, selon l’ancien Bâtonnier de Brest, signé lui-même le compromis de vente)). Saisi un jour à 14h30, le Procureur du Parquet de Brest déclare à 17h00 qu’il ne se saisira pas. Souvenez-vous, le Parquet Financier à Paris s’est saisi de « l’affaire Fillon » trois heures après la sortie du Canard Enchaîné qui a fait son travail comme il se doit. Curieux, non ? Et cerise sur le gâteau, on vient d’apprendre que le sieur en question avait, lui aussi, employé son fils comme attaché parlementaire. Tout en s’exprimant à plusieurs reprises pendant la campagne présidentielle pour vilipender, d’une manière forte, ceux qui procédaient de la sorte. Mais … quod licet Jovis non licet bovis … Avez-vous entendu notre Président en parler ? Ou celui qui prépare la loi prioritaire ?

A peine les « éléments de langage » proposés à ceux qui doivent défendre M. Ferrand que l’on apprend que la ministre de affaires européennes a maille avec la justice se trouvant (depuis le 23 mars !) sous le coup d’une « enquête préliminaire » ouverte pour abus de confiance sur des soupçons d’emplois fictifs concernant une de ses assistantes. Elle aussi, pendant la campagne présidentielle, comme vice-président du MODEM a dit pis que pendre de ceux qui étaient accusés de pêchés équivalents. Mais … quod licet Jovis non licet bovis … Avez-vous entendu notre Président en parler ? Ou celui qui prépare la loi prioritaire ?

Et jamais deux sans trois … On vient d’apprendre que Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat, avais commis un bouquin en 2013, « Maman travaille » (Editions Quotidien Malin), codifiant en 10 commandements, comment frauder la Sécurité Sociale. Remarquez, elle n’est que Secrétaire d’Etat à « l’égalité homme-femme » (nous devons être le seul pays au monde où un tel secrétariat existe !). Mais … quod licet Jovis non licet bovis … Avez-vous entendu notre Président en parler ? Ou celui qui prépare la loi prioritaire ?

La diversité – un autre maître mot de la campagne présidentielle (sans doute pour faire face au FN …) a été (je simplifie) « l’immigration est une chance pour le France). Et tout naturellement, le Président a formé un gouvernement qui se trouvait sur la même longueur d’onde. A commencer par le Premier Ministre, Edouard Philippe, qui a eu (a des liens étroits avec les Frères musulmans car il a favorisé leur installation dans la ville dont il était le maire, Le Havre. Et puis le Ministre de l’Intérieur, Gerard Collomb qui, comme Maire de Lyon a présidé au financement de « L’institut Français de la Civilisation Musulmane » qui s’ouvre à Lyon. A tout seigneur tout honneur, de nouveau Richard Ferrand qui, comme Député socialiste, a contribué financièrement (réserve parlementaire) au mouvement anti-Israël BDS et aux organisations "pro-palestiniennes" depuis des années. Regardez le tract de la principale association anti-israélienne qu’il a financé :

On laisse de côté le fait qu'il avait demandé, officiellement, au Ministre de la Justice l'abrogation de la loi anti-boycott et la permission pour «BDS» d'exister ouvertement en France. On laisse de côté qu’il a signé une pétition pour « reconnaître l’Etat de Palestine ». Comme on laisse de côté d’avoir présenté dans sa liste pour les législatives Latifa Chay, photographiée voilée dans une mosquée de UOIF. On devrait s’arrêter là.

Mais on ne peut pas passer sous silence l’attitude propre de M. Macron : sur BeurFM (14 avril), ne sachant pas que le micro n’était pas coupé, il affirme que son référent dans le département (M.Saou) « est radical mais c’est un type bien » en ajoutant «Il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux, c’est ça qui est compliqué. Mais à côté de ça, c’est un type qui est très bien » Apporter un soutien franc et massif à un islamiste proche (encarté ?) des Frères Musulmans ? Comme si noter, en passant, (il l’a fait) que le porte du voile en entreprise ou le burkini devraient être acceptés. Combien de temps faudra-t-il au bas peuple pour comprendre que ce qui nous est préparé c’est … la Soumission » ? Michel Houellebecq, quel visionnaire !

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 16:12

Formule galvaudée mais ô combien d’actualité : on avait le choix entre la peste (brune …) et le choléra, on a choisi le choléra. Sans doute parce que pour le choléra il y a, médicalement, une guérison possible …

Hier, « l’ectoplasme » a été choisi « par deux français sur trois » nous disent les spécialistes de la mise de la poussière sous le tapis, journaux, radios et télévisions. Illusion optique. Faisons un peu d’arithmétique.

47 millions d’inscrits, abstentions + bulletins blancs=15,2 millions, votes exprimés=31,8 millions ; le gagnant a obtenu 66% des voix soit 20,1 millions.

Et vas y ! Roulements de tambours, car il faut graver dans le cerveau du bon peuple que ce qui est arrivé ravit le monde entier puisque l’on a choisi l’avenir, la démocratie, l’Europe et non ce que l’autre candidat proposait. Choix démocratique, la France peut voir l’avenir avec confiance, nous montrerons au monde entier ce de quoi on est capable.

Continuons l’arithmétique. Selon tous les sondages, 65% des voix exprimés en faveur du gagnant étaient, en réalité, des voix contre son adversaire. Autant dire que 13 millions de voix n’étaient pas des voix d’adhésion au programme du gagnant. Les escrocs en charge du lavage de cerveau du peuple décident d’occulter la vérité : le gagnant a obtenu l’accès à la fonction suprême en mobilisant en sa faveur, sur son programme, moins de 10 millions de voix soit à peine plus de 20% des inscrits ! Croire que la chose est entendue c’est ne rien comprendre à ce qui va se passer.

On peut résumer ce qui s’est passé en trois lignes : « le gagnant était le meilleur choix que nous avions. Son programme n'est pas bon, il n’est d’évidence pas un homme d'État, mais il semble assez intelligent pour prendre des décisions cruciales si nécessaire »

Hans Stark, expert politique allemand basé à Paris, a déclaré à Handelsblatt Global (07.05.17) «M. Macron deviendra un « lame duck » moins d'un mois après son entrée en fonction. » L’explication est simple. Encore de l’arithmétique. Au premier tour on a constaté que la France était partagée en quatre parties, approximativement, égales : 25% pour le gagnant du 2ème tour, 25% pour le FN et le parti de NDP, 25% pour la France Insoumise (J-L.M) et les « petits » d’extrême gauche ou ceux voulant sortir de l’Europe, et 25% pour les deux anciens partis de gouvernement, Les Républicains + le Parti Socialiste. Croire que le clivage prépondérant dans le paysage politique français disparaîtra en donnant au gagnant du 2ème tour une majorité absolue à l’Assemblée Nationale c’est croire à ses rêves. Certes, sans majorité absolue il pourra gouverner mais … comme dans la 4ème République.

L’alternative est dès lors inscrite sur le murs : « il a une majorité absolue, son programme ne sortira pas la France du déclin où elle se trouve soit il n’a pas de majorité absolue et il ne pourra rien faire de ce qu’il a promis »

Autant dire que l’on perdra encore cinq années pour un nouveau quinquennat qui ne sera pas différent de celui qui s’est terminé, dont J-L.M a pu dire : « Ce soir s’achève la présidence la plus lamentable de la Ve République qui aura détruit pratiquement toute confiance autour d’elle ».

Bien sûr, un des résultats les plus importants du 2ème tour a été de renvoyer MLP à ses chères études. La contrepartie crève les yeux : on a réussi à faire du FN le principal parti d’opposition dans la démocratie française.

Mais supposons, en tant qu’hypothèse d’école, que le gagnant du 2ème tour réussit à gouverner avec une majorité quasi-stable. Pour faire ce qu’il a promis il aura besoin, en premier lieu, d’argent car on ne voit pas comment la France pourra augmenter encore sa dette de 2.300 milliards d’euros dont le coût du service risque de doubler (il a déjà augmenté de 25%). Mais comme il a affirmé, péremptoirement, que Mme Merkel « à coté » de lui, il lui fera comprendre que la solidarité nécessaire pour que l’Europe n’explose pas impose à l’Allemagne de l’aider. Vieil adage français … « les boches paieront ». Et voilà la France devenue obligée de l’Allemagne. C’est le deuxième résultat important du 2ème tour, en fait, de l’incapacité de réunir dans le pays une majorité décidée à le sortir des ornières du surendettement, du chômage de masse, de l’explosion du coût de l’Etat et/ou d’un modèle social incompatible avec une économie de marché. Vous avez remarqué, je ne dis rien du communautarisme et/ou du coût absurde d’une immigration mal (ou pas du tout) maîtrisée et incapable d’intégration (quant à l’assimilation, n’en parlons plus).

Quelques puissent être les mérites du gagnant du 2ème tour (il doit en avoir beaucoup pour qu’il ait pu parcourir en moins d’une année la distance entre « inconnu » et « Président de la République ») l’on peut penser que le troisième résultat du 2ème tour est la préparation d’une prise de pouvoir dans cinq ans par le FN. Car principal (unique ?) parti d’opposition sa destinée sera, d’évidence l’accès au pouvoir. Et on ne voit pas ce qui pourrait s’opposer quand il n’y aura même pas un front républicain.

Mais, tout ce qui précède ne peut pas s’opposer à ce qui nous est tellement cher : vox populi, vox dei.

 

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