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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 20:51

Des lecteurs du blog (un nombre qui mérite attention) ont trouvé que les deux derniers textes mis sur le blog semblaient afficher une préférence en faveur de D. Trump. Je me targue d’être - dans mes écrits - aussi détaché que possible de mes préférences et les rendre factuellement corrects. En seize ans d’existence du blog je n’ai dénombré que deux cas où une information était erronée. C’est dire, vu ce que Cassio… (Yago - Othello, Shakespeare) disait «Réputation, réputation, réputation! Oh, j'ai perdu ma réputation! J'ai perdu la partie immortelle de moi-même, et ce qui reste.... » je me sens dans l’obligation de justifier ce que j’ai écrit.

Allons-y. Il se trouve qu’aux Etats Unis un candidat est considéré élu soit quand tous les états, individuellement, le certifient, soit quand un des deux candidats le «concède» soit quand tous les litiges (jusqu’à la Cour Suprême) sont résolus.

Quelle est la situation le 10.11.20 ? Tout d’abord, aucun Gouverneur n’a certifié que J. Biden a gagné l’élection dans son état. Naturellement, si 100% des inscrits ont voté, si le résultat est favorable à un candidat, le Gouverneur va le certifier et ledit candidat peut en tenir compte. Et tout aussi naturellement si suffisamment d’états sont gagnés par le même et que la somme des électeurs idoines dépasse le chiffre fatidique de 270, ledit candidat dispose d’une présomption forte d’avoir gagné l’élection. Présomption, car les grands électeurs ne se réunissent que le 14 décembre pour élire le Président. Jusque-là, dans le cas qui nous occupe, en tout état de cause, J. Biden n’est ni Président ni Président-élu. Il le sera du 14 décembre jusqu’au 20 janvier quand il deviendra Président s’il est oint par le Collège Électoral et… un juge de la Cour Suprême.

Une première conclusion s’impose : J. Biden, pour l’instant, usurpe un titre qui ne peut pas lui être reconnu, il s’agit d’une imposture. Que ce soit les chaînes de TV qui l’on fait roi… cela ne vaut rien, pour l’instant. De plus, son concurrent ne lui a pas «concédé» pour l’instant et un grand nombre de litiges attendent leur solution par la justice (y compris la Cour Suprême).

Alors ? Eh bien regardons les cartes conçues par everylegalvote.com :

Le 10.11.20 :

trois couleurs - états gagnés (en attente de certification) – rouge, DT – bleu - JB et rose - indéterminés (pas 100% et/ou litiges) ; actuellement, le nombre de possibles électeurs de DT (219) dépasse celui de JB (212).

Mais alors, sur quelle base a-t-on décidé que JB a gagné l’élection ? Sur la base de données qui montreraient cela – données que la campagne de DT considère comme frauduleuses/erronées et qui font l’objet de moult litiges :

C’est comme si les chaînes TV avaient considéré que la résolution des litiges s’est faite en faveur de JB et qu’il disposerait de 304 électeurs soit beaucoup plus que les 270 nécessaires. On doit admettre (il ne s’agit pas d’une vue partisane) qu’il s’agit d’une hypothèse et non pas d’une certitude. En clair, encore, JB n’est toujours pas ni Président, ni Président-élu tant qu’un nombre suffisant de litiges jugés en sa faveur ne lui donnent plus de  270  électeurs.      J. Biden, pour l’instant, usurpe un titre qui ne peut pas lui être reconnu, il s’agit d’une imposture.

Naturellement, on doit regarder ce qui se passerait si l’hypothèse prise en charge pour JB l’est pour DT :

A quelques voix près DT dépasserait le nombre de JB et gagnerait lui aussi !

Arrivés là, je suis obligé de me poser les questions qui suivent :

  1. les cartes évoquées correspondent-elles à la réalité ?
  2. si la réponse à  la première question est OUI, comment se fait-il qu’une pléthore de chefs d’état ont déjà congratulé J. Biden ? Étaient-ils à ce point pressés de tourner la page DT ?
  3. si la réponse pour la première question est OUI de quel droit JB se déclare-t-il «Président-élu» et installe la fiction d’un «bureau du Président-élu» ? D’évidence, il s’agit, pour l’instant, de l’usurpation d’un titre qui ne peut pas lui être reconnu, il s’agit d’une imposture.

ooooooo

Réputation, Réputation… L’ai-je bien défendu ?

Avouons que ce qui est le plus abscons c’est l’attitude des chefs d’état qui on congratulé JB et qui ont commencé à discuter de choses et d’autres avec JB. On se souvient qu’il y a trois ans le Général Flynn, choisi par DT comme National Security Adviser a fait l’objet d’une enquête du FBI. Et qui, depuis, s’est trouvé condamné par un juge démocrate -enquête commencée en vertu d’une loi (Logan, jamais utilisée, considérée non constitutionnelle, interdisant à des personnes non mandatés de prendre contact avec des autorités étrangères). Rien à dire  ?

Voilà, je veux croire que mes électeurs à l’origine de ce texte comprendront que ma préférence pour l’un ou l’autre des candidats (j’en ai une, bien sur) n’a pas empoisonné l’analyse qui précède. Et que, pour les besoins de la cause, il m’est parfaitement indifférent si l’un ou l’autre des candidats gagne l’élection.

Mais ce qui ne m’est pas indifférent c’est le fait que le soi-disant Président-élu avait assuré le monde entier qu’il attendra avant de se proclamer vainqueur, un peu de temps… Regardez (HORN News 11.11.2020) :

«Lors du débat à Cleveland, Chris Wallace de Fox News a directement demandé à Biden s'il souhaitait vivement que les Américains attendent que les résultats officiels soient certifiés. «Exhorterez-vous vos partisans à rester calmes pendant le décompte des voix, et vous engagez-vous à ne pas déclarer la victoire tant que les élections ne seront pas certifiées de manière indépendanteDemanda Wallace. "Oui," répondit Biden. «Et voici l’accord. Nous compterons tous les bulletins de vote. Comme vous l’avez souligné, certains de ces scrutins dans certains États ne peuvent même pas être ouverts avant le jour du scrutin, et s’il y a des milliers de bulletins de vote, il faudra du temps pour le faire», Cela n'a pas empêché J. Biden d'aller de l'avant après avoir reçu l’adoubement de médias grand public comme CNN, NSMC ou FOX NEWS.» (https://www.c-span.org/video/?c4921714/user-clip-wait-till-votes-independently-certified).

 

 

 

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 17:04

Les chaînes de TV américaines ont proclamé la victoire de J. Biden. Et tous ceux qui espéraient, sans trop y croire, que D. Trump allait perdre, se sont précipités, comme un seul homme, pour congratuler J. Biden (montrant, implicitement, avec quel espoir ils attendaient la nouvelle et qu’ils n’allaient pas regretter le passé).

Il se trouve qu’aux Etats Unis un candidat est considéré élu soit quand tous les états, individuellement, le certifient, soit quand un des deux candidats le « concède » soit quand tous les litiges (jusqu’à la Cour Suprême) sont résolus.

En clair, comme le comptage des voix était en cours, hier encore, aucun état n’a certifié le résultat en faveur de J. Biden. D’un autre côté, des litiges sans nombre ayant été présentés à la justice (la Cour Suprême étant, déjà, intervenue pour un état important - par le nombre de grands électeurs - avec une injonction valide pour tous les états) on ne pouvait pas - on ne devait pas - considérer l’élection comme terminée avec un vainqueur qui ne l’était pas encore. On doit se souvenir qu’en 2000 le litige entre G. Bush et A. Gore à mis 36 jours pour être résolu avec une décision de la Cour Suprême.

Mais… cette fois-ci il s’agissait de D. Trump. 75,196 millions d’électeurs ont voté pour J. Biden, 71,803 millions pour D. Trump. Ce que ces chiffres disent c’est que la «base» de D.T (nombre d’électeurs en 2016) a été augmentée ( !) nonobstant le matraquage impressionnant auquel elle a eu à faire face. Les 72 millions de D. Trump pouvaient espérer que les résultats finaux allaient faire gagner leur candidat car plusieurs états donnaient des signes en ce sens. A condition que les lois et règles concernant le vote et le comptage fussent respectées. Sans prendre parti, il me semble que c’eut été le minimum que les 147 millions d’électeurs pouvaient réclamer. Mais tous ceux qui étaient contre D. Trump, et en premier lieu, toutes les chaînes de TV, piaffaient d’impatience. Ce qui devait arriver, arriva, J. Biden a été proclamé vainqueur par les chaînes de TV. Si la TV le dit…

Car… cette fois-ci il s’agissait de D. Trump. Des lors, dès que des résultats partiels (en bonne partie contestés, comptage non fini – par exemple, seulement 90% en Arizona) laissaient croire à la victoire de J. Biden le ban et l’arrière-ban de ses détracteurs, la cohorte «d’alliés» des pays du monde, se sont précipités pour congratuler le vainqueur. Le premier de tous, J. Trudeau pour le Canada. Des exceptions notables, une en partie qui mérite d’être signalée : Le Président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a estimé samedi qu'il était trop tôt pour féliciter Joe Biden, dont la victoire face à Donald Trump a été annoncée par les médias américains.

«Nous allons attendre que toutes les questions légales soient résolues. Nous ne voulons pas être imprudents. Nous ne souhaitons pas agir à la légère et voulons être respectueux de l'autodétermination des peuples et des droits d'autrui. Nous n'avons aucun litige avec ni l'un ni l'autre des deux candidats. C'est un sujet humain, il faut faire preuve de décence et de prudence politique avant de prendre position sur ce qui s'est passé» (Sputnik France 08.11.20). Une once de décence, elle mérite d’être mentionnée. On trouve aussi, en Europe, quelques pays qui ont choisi la même attitude (Pologne, Hongrie, etc.,). Mais pas la France, pas l’Allemagne même pas l’Angleterre.

Pourquoi ? Certes, les désagréments de la politique de D. Trump ont beaucoup contrariés ses alliés.

« Nous avons une liste et vous ne travaillerez plus jamais si vous avez aidé Trump » La menace a été lancée par la chroniqueuse du Washington Post Jennifer Rubin, qui menace explicitement d’empêcher tout républicain de travailler «s’il fait des allégations de fraude sans fondement». (PJ-Media 06.11.20). A l’aune de cet extrait on pourrait se demander si les dirigeants de l’Europe ne pensent pas qu’ils seront mieux lotis avec J. Biden et, qu’en conséquence, il faut faire allégeance aussi rapidement que possible. Ce qui va, d’évidence, à l’encontre de ce que devrait être fait, en Europe surtout : dépendre de moins en moins des Etats Unis (position de notre Président), assurer de plus en plus sa défense (à l’intérieur du territoire couvert et dans les régions limitrophes d’où viennent les menaces les plus probables – la Méditerranée en premier lieu).

Il est fortement probable que le résultat final soit celui connu aujourd’hui. Soit parce que D. Trump va concéder, soit parce que les litiges ne se règleront pas en sa faveur. Et tous ceux qui, aux Etats Unis, se sont opposés pendant quatre longues années à ce qu’il était et ce qu’il faisait, auront, finalement, obtenu ce qu’ils souhaitaient. N’oublions pas… une enquête sur une hypothétique collusion avec la Russie, un « impeachment » qui n’en fût pas un… d’énormes quantités d’argent dépensés pour le vaincre : « Bloomberg a dépensé plus de 100 millions de dollars en Floride, en Ohio et au Texas pour battre Trump. Il a échoué. Une situation similaire s'est produite dans le Kentucky, où les groupes démocrates ont dépensé environ 100 millions de dollars pour tenter de vaincre le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell (R-KY), mais ont perdu. Un autre groupe démocrate a dépensé 100 millions de $ pour battre Lindsay Graham en Caroline du Sud (sénateur, allié de D. Trump)» (Daily Wire 04.11.20). Plus de 300 millions de $ à des endroits où ceux qui voulaient le battre ne l’ont pas réussi. Combien là où ils ont réussi ?

Il est fortement probable, aussi, que le combat d’arrière-garde (litiges, procès, Cour Suprême) ne donnera rien. Ce qui est tout aussi probable c’est que cette élection, à nulle autre pareille, restera dans l’histoire des Etats Unis comme exemple de ce qu’il ne faudra jamais refaire. Pour des tas de raisons mais surtout parce que - grosso modo- la moitié de la population des Etats Unis se trouvant dépossédée du résultat de ses espoirs assignera cela à la responsabilité de ceux qui ont laissé faire (ou ont fait) : erreurs de comptage, fraudes, manque de contrôle bipartisan au comptage des voix, achat de voix (donations/paiements pour que des détenus puissent voter) Dieu sait quoi encore.

Mais cela restera dans l’histoire des États Unis - si le Sénat est majoritairement démocrate - car disposant de la Présidence et des deux Chambres, il est fort probable que les Démocrates feront ce qu’ils avaient indiqué vouloir faire : transformer Porto Rico et le District de Columbia (Washington où D. Trump a obtenu 5% des voix !) en le 51-ème et 52-ème états et ajouter 4 sénateurs démocrates au Sénat actuel : assurance coulée dans du béton que les républicains n’auront plus jamais la majorité ! Et, comme ils en ont la volonté, augmenter le nombre des membres de la Cour Suprême pour lui donner une majorité démocrate pour… l’éternité.

Mais cela restera dans l’histoire des Etats Unis, fort probablement, aussi parce que la nouvelle Administration reviendra aux politiques, domestique et étrangère, qui ont prévalu pendant les 40 années avant le mandat de       D. Trump. Années marquées par des guerres sans nombre, par des traités de marchands de dupes (climat, Iran, Proche Orient, Chine, Turquie, j’en passe et des meilleurs). On se souviendra que pendant les quatre années de D. Trump on n’a commencé aucune nouvelle guerre. Quelle importance…

Alea jacta est, si l’on pense au bonheur des américains il faut souhaiter que la nouvelle Administration réussisse (mieux que la précédente) à éradiquer la Covid-19 et ses effets, reproduire le progrès impressionnant de l’économie américaine (PIB 33% supérieur à celui de l’année dernière pendant le 3ème trimestre 2020) et les succès en politique étrangère (Israël-Pays arabes, Serbie-Kossovo, obliger l‘Europe à contribuer à sa défense par l’OTAN, freiner la Corée du Nord, etc.,). Vaste programme…

 

 

 

 

 

 

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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 19:26

Flash back – nous sommes lundi soir, la veille du jour des élections aux States. 12 organismes de sondage assurent, tous, que J. Biden devance D.Trump de 10% dans le vote national et qu’il a 89,5% de chances de gagner l’élection. On se souvient, en 2016, la veille du jour des élections,  on créditait H. Clinton de 95% de chances pour gagner l’élection présidentielle. Plus près de nous, une enquête d’opinion trouvait que 80,5% de la population de l’Europe souhaitait l’élection de J. Biden.

Si on fait confiance au Wall Street Journal, aujourd’hui à 12h00, on constate (sur 87% des votes comptés) :

et si l’on regarde les principaux états où D. Trump semble être le gagnant on comprend qu’il arrive à 280 voix des grands électeurs, au moins, et qu’il vient de gagner, probablement, l’élection.

On devrait respirer un grand coup et … essayer de comprendre ce qui se passe. Car, pendant les quatre dernières années,       D. Trump a eu à subir :

  1. une enquête (28 avocats, 40 agents FBI, trois ans) concernant sa supposée collusion avec la Russie de M. Poutine,
  2. une procédure de «impeachment» pour une supposée intervention auprès de l‘Ukraine pour provoquer des dommages majeurs à J. Biden,
  3. une «persécution» constante des médias (selon étude Harvard, 92% des médias n’ont publié que des textes négatifs concernant D. Trump),
  4. l’essentiel des universités, centres cinéma (Hollywood) ont pris une fortement attitude négative concernant D. Trump,

bref, sans exagération aucune, il a eu contre lui tout ce qui comptait aux Etats Unis : les grandes banques, l'essentiel des médias, les GAFA (Bezos-Amazon-Washington Post), Twitter, l'éducation, les sports, les universités qui comptent, les artistes les plus renommés, ...Y a-t-il une explication ?

 Naturellement, c’est un faisceau d’indices concordants qui pourraient expliquer le probable résultat :

  1. la «révolte» des «déplorables» (des moins que rien … épithète utilisé par H. Clinton pour appeler les supporters de D. Trump),
  2. la (très importante) dérive du parti démocrate vers une gauche trop à gauche
  3. l’apparence de JB pendant la campagne pour l’élection (vieillard cacochyme, englué dans un magma de corruption qui se fait jour, manipulé par Bernie Sanders, socialiste -et fier de l’être- et attendu par  la jeune garde démocrate -significativement plus à gauche que ce que le parti affichait naguère- pour virer à gauche toutes et qui, s’il cassait sa pipe pendant les 4 prochaines années, allait laisser sa place à Kamala Harris, -la sénatrice la plus à gauche du Sénat américain…)
  4.  le fait qu’en 2016 on a voté, surtout, contre H. Clinton tandis que maintenant on a voté pour D. Trump (son traitement unfair pendant quatre années et les résultats -impressionnants- de sa politique économique et étrangère (avant l’arrivée du virus).

Que devons-nous comprendre du probable résultat de l’élection américaine ?

Tout d’abord, que l’élection de D. Trump en 2016 (et encore plus aujourd’hui) n’est pas un accident de l’histoire. Qu’elle venait (vient) compenser, en partie, le mouvement du pendule mondial en faveur du «mondialisme», «droit homisme», «juridisme» et autres ismes … Qu’elle venait (vient) corriger la propension des élites gouvernantes de s’occuper moins que de raison des «laissés pour compte» principales variables d’ajustement pour quelque crise que ce soit. Qu’elle venait (vient) pour rappeler aux peuples et à leurs gouvernants que les nations, les religions (et leurs guerres) existent et qu’elles souhaitent perdurer. Qu’elle venait (vient) aussi pour rappeler que des guerres sans fin n’ont aucun résultat autre que de faire le bonheur des vendeurs d’armes (individus ou sociétés ou états).

Et si nous ne comprenons rien de ce qui se passe de l’autre côté de la grande mare, si nous nous laissons porter par la vague actuelle d’irresponsabilité des états européens (immigration, modèle social, juridisme empêchant les nations d’exercer leurs droits souverains, complicité avec les ennemis les plus dangereux de l’humanité -Iran, Turquie- et nonchalance vis-à-vis des régimes autoritaires -Russie, Chine-) quand nous nous réveillerons  … il sera trop tard. Nous ne serons plus nous, mais des sujets d’un monde différent, fût-il commandé par une religion prosélytique ou par un autoritarisme à côté du quel «1984 de G.Orwell» ne sera qu’un descriptif d’école maternelle.

ooooo

J’ai commencé avec un Flash back, il serait normal que je continue avec un Fast Forward

Les résultats, état par état, aux States vont prendre du temps pour être connus. C’est le résultat de l’addition de l’existence du virus et de la décision du parti démocrate de conseiller ses électeurs à voter par anticipation et/ou à envoyer leurs bulletins par la poste. Les deux étaient sensés de donner un avantage au parti démocrate. Le pari ne semble pas avoir été gagné mais … les résultats de beaucoup d’états ne sont pas disponibles et, qui plus est, pourraient être sujets à des fraudes. Il s’ensuit que ce qui semble maintenant définitif, ne le soit pas !

Suivez, donc, si vous en avez le loisir, ce que les gazettes et autres TV nous racontent, cela pourra prendre quelques semaines et … un appel à la Cour Suprême fait par un ou l’autre des impétrants pour être départagés.

Mais pour l’instant … D.Trump semble avoir gagné son élection et si je me suis trompé pour le résultat je ne crois pas que ce soit le cas pour l’analyse.

 

 

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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 18:48

Le feuilleton continue… Des lecteurs, me font savoir (a) qu’il serait sage d’expliquer la phrase «Allez, soyons sérieux. Cela fait 40 ans depuis que l’on nous fait prendre des vessies pour des lanternes» du dernier texte mis en ligne en la justifiant et (b) que j’ai déjà utilisé le titre «Ecrit sur les murs» en octobre 2019 et qu’il serait utile pour comprendre le dernier texte, que je remette en ligne le texte de 2019. Je vais m’employer à satisfaire les deux revendications (légitimes, comme toutes les revendications …).

(a) A partir de la décision de VGE permettant la réunification des familles, l’immigration en France a changé du tout au tout. Les romains, les Goths, les Visigoths, ou beaucoup plus tard les polonais, les italiens, les espagnols, les gens d’Europe de l’Est, venaient en France avec l’espoir chevillé au corps et la volonté de devenir des français. Et la République, pendant les 200 dernières années s’est honorée à devenir une machine qui intégrait et assimilait des étrangers pour les transformer en français qui, tous, nonobstant d’où ils venaient pouvaient dire sans rougir «nos ancêtres les gaulois» Et Maurice Chevallier, en plein climat de pré-guerre, pouvait chanter «Et ça fait d’excellents français»     (… En pensant que la République, C'est encore le meilleur régime ici-bas… octobre 1939 !).

 En décrétant l’immigration pour le regroupement des familles VGE a admis, essentiellement, que l’immigration devienne un outil de conquête pour une religion qui vise la domination mondiale et la soumission à son dieu, par prosélytisme ou par l’épée. C’est ainsi que la République n’a pas su (ou voulu ou pu) faire comprendre ou imposer à ceux qui venaient de loin et portaient leur culture et leurs inhibitions sur leurs dos, comme des escargots qui se déplaçaient vers des terres plus fertiles, que devenir français (ou vivre en France) présupposait une adhésion totale aux exigences imposées par ce qui a été légué par les anciens aux générations auxquelles on se rattachait. Le constat était simple : parmi les trois générations depuis le rattachement à la France leur identification au pays est moindre pour la deuxième et encore plus pour la troisième. Dirigée par la droite ou par la gauche via des élites sorties du même moule, la République disait aux «souchiens» ne vous affolaient pas, vous verrez, ils s’intégreront… Et en 1995 la Déclaration de Barcelone signait la conquête à terme de l’Europe par l’islam. Encore 10 ans et Bat Ye’or démontrait dans Eurabia ce que l’Europe allait devenir. Pendant ce temps on nous abreuvait de balivernes. Non, bien sûr, ce que j’écris ne vaut pas pour des individus (les exemples d’intégration/assimilation réussis sont légion), cela va pour le nombre. Comment cela a-t-il été possible ? Relire 1984 (George Orwell) est instructif : «On pouvait leur faire accepter les violations les plus flagrantes de la réalité parce qu’ils ne saisissaient jamais entièrement l’énormité de ce qui leur était demandé et n’étaient pas suffisamment intéressés par les évènements publics pour remarquer ce qui se passait… Ils avalaient simplement tout…» Pourtant, c’était écrit sur les murs… «Nous conquérons l’Europe avec le ventre de nos femmes - Discours de Houari Boumediene, Président d’Algérie à l’ONU en avril 1974» La France est en Europe, on nous a «bullshité» pendant 50 ans.

Vox populi, vox Dei… voilà le texte d’octobre 2019 :

Ecrit sur les murs - 08.10.2019

Ce qui devait arriver était «écrit sur les murs» : notre pays et l’Europe ont passé une grande partie des quatre dernières décennies en essayant désespérément d'éviter les conflits avec sa population musulmane, population qui croissait selon une progression (presque) géométrique. Naturellement, on a essayé de la protéger, on s’est plié à certaines de ses règles qui n’étaient pas (ne sont pas) en cohérence avec les normes européennes, on lui a permis de vivre séparée de la société ordinaire et on a accepté sa religion comme une donnée implicite au « vivre ensemble ». Y compris son antisémitisme originel, sur le continent qui est responsable de la Shoah, qui plus est.

Tardivement, on a commencé à comprendre que cette population a importé en Europe (en France) les «islamistes» qui cherchent à détruire les libertés occidentales dans le monde entier, forts de leur volonté de faire advenir « l’oumma » califat universel et cela par la conversion ou par l’épée. Essayons de lire de plus près ce qui était écrit sur les murs.

Naturellement - pas seulement pour se plier au politiquement correct - il faut commencer par dire que tous les musulmans ne sont pas des terroristes. Mais l’on doit observer qu’en France, tous les terroristes (jusqu’à ce jour…) étaient des musulmans qui justifient leurs actes barbares et ignobles par le fameux Allah Akhbar.

Pour préciser ce qui précède convenons que les populations musulmanes auxquelles on a affaire en Europe (en France) s’ordonnent, face à l’impératif du jihad selon

Les terroristes se trouvent au sommet de la pyramide. Combien sont-ils ?

Des études(sérieuses) de PEW (2010, 2014, 2016) font apparaître les éléments qui suivent :

  • nombre de musulmans en Europe Occidentale en 2010 :
  • pourcentage de musulmans en Europe en 2016 – 4,9% soit pour une population de 550 millions, 26,9 millions dont env. 5,72 millions en France
  • trois scenarii selon le nombre de migrants accueillis pousseraient le nombre de musulmans en Europe dans la fourchette 63 – 119 millions (population « indigène » augmentant de 1,8% l’an) en 2050. Prolongez les courbes et on trouvera, peu ou prou, un européen sur trois étant d’origine musulmane.

Restons en France. Les statistiques concernant l’origine de la population étant interdites (la République est une et indivisible) les évaluations de divers démographes (et de PEW) situent le nombre d’individus d’origine musulmane (première, deuxième et troisième génération – 150 .000 en 1950 selon M. Tribalat) dans la fourchette de 5,7 à 8 millions (PEW- 29.11.2018). Et l’on constate que seulement 42% des jeunes musulmans de 18 à 29 ans se sont assimilés. Et que ce pourcentage a diminué pour chaque génération…

Mais il s’agit de savoir ce qui était écrit sur les murs. Lisons Pierre Manent (Beyond Radical Secularism, 2016) : «L'immense majorité de nos concitoyens musulmans n'ont rien à voir avec le terrorisme, mais», car il y a un mais, « le terrorisme ne serait pas le même, il n'aurait ni la même portée ni la même signification si les terroristes n'appartenaient pas à cette population et n'étaient pas nos concitoyens. Les actes terroristes seraient simplement des crimes odieux soumis à la justice ordinaire s'ils n'étaient pas guidés par un but de guerre et par l'intention de ruiner la possibilité même d'une vie commune» En clair : ce dont les terroristes sont le fer de lance c’est la volonté intrinsèque, existentielle, de l’islam de conquérir le monde.

Si l’on accepte l’idée que nos compatriotes musulmans s’ordonnent, eux aussi, selon la pyramide indiquée précédemment, les « terroristes » (ceux qui passent à l’acte quelques en soient les raisons) se recrutent dans le haut de la pyramide : un terreau évalué par PEW entre 0,5 et 0,7% de la population d’origine musulmane du pays. Terreau qui se mesure pour la France autour de 40 à 50.000 personnes. Parmi lesquelles peut-être 1/mille sont disposées à suivre l’impulsion du jihad. Cela fait, quand même, un réservoir de 40 à 50 fous de Dieu : Merah, Coulibaly... et le dernier, celui de la Préfecture de Police.

Naturellement, les héritiers des Lumières, forts de leur croyance (!?) en la « raison » et la capacité des humains à distinguer le bien du mal, l’individuel du collectif, car pour eux l’homme et l’humanité sont perfectibles, cherchent les moyens pour rendre compatible l’islam avecle monde qui est le notre.  C’est ainsi, entre autres, que l’on a vu fleurir les distinctions «modérés» et «extrémistes», et, sans beaucoup d’acrobaties intellectuelles, décider que le mal vient non pas des « modérés » mais des «extrémistes». La pente glissante est mise en place par ceux-là même que l’islam veut conquérir. On s’occupe des «extrémistes» et on ne veut pas voir ce que les «modérés» représentent. Eh bien, non ! Il faut prendre la réalité telle qu’elle est. Il faut admettre que la «minorité agissante», représentée aujourd’hui par les terroristes islamiques, n’est que le sommet de l’iceberg qui menace le vaisseau mondial. Il faut croire cette minorité quand elle dit qu’il s’agit d’une guerre de religion, comme on aurait dû croire et prendre au sérieux Mein Kampf.

Ne pas le faire, c’est absoudre les masses musulmanes de leur responsabilité collective pour ce que font les «extrémistes». Certes, parler de responsabilité collective suscite immédiatement la réprobation. D’autant plus que la «collectivité de non musulmans», disons clairement l’État français, est non moins responsable. S’en prendre à M. Castaner (comme on le fait sournoisement) est peut-être de bonne guerre pour une opposition qui n’a rien à se mettre sous la dent. Mais, en réalité, on devrait s’en prendre à l’Etat Français et à tous les gouvernements depuis 1950 qui ont permis non pas un changement de population (Renaud Camus) mais l’ajout de populations exogènes venant de pays où l’islam est roi (% de musulmans; NB à part les ressortissants du Maghreb)) :

Oui, tous les musulmans ne sont pas des terroristes mais… regardez :

Le Shoe Bomber (2001) était un musulman
Les tireurs d'élite (2002) – Maryland, Virginie, Washington étaient musulmans
Le porteur de bombe (2009) dans ses sous-vêtements était un musulman

Le tireur de Fort Hood (2009) était un musulman
Les attaquants de U.S.S. Cole étaient musulmans
Les terroristes de la gare Atocha de Madrid étaient musulmans
Les terroristes de Bafi Nightclub (Bali) étaient musulmans
Les terroristes du métro de Londres étaient musulmans
Les terroristes du théâtre de Moscou étaient musulmans

Les poseurs de bombes au marathon de Boston étaient musulmans
Les poseurs de bombes du Pan-Am # 93 étaient musulmans
Les pirates de l’air - Air France - Entebbe étaient musulmans
Les preneurs d’otages Ambassade Américaine à Téhéran étaient musulmans
L’explosion de l’Ambassade des Etats-Unis à Beyrouth - musulmans
L’attaque de l’Ambassade Américaine à Benghazi - musulmans
Les poseurs de bombes à Buenos Aires étaient musulmans
Les attaquants de l'équipe olympique israélienne à Munich étaient musulmans
Les poseurs de bombes à l'ambassade américaine au Kenya étaient musulmans
L’explosion de Khobar Towers en Arabie Saoudite - musulmans
Les poseurs de bombes - caserne des Marines à Beyrouth à étaient musulmans
Les terroristes de Beslan (école russe) étaient musulmans
Les premiers poseurs de bombes au World Trade Center étaient musulmans

Les pirates du navire de croisière Achille Lauro étaient musulmans

Les terroristes du 11 septembre 2001 étaient musulmans
Les terroristes de Bombay et Mumbai (Inde) étaient musulmans
Les assassins de Charlie Hebdo et du Supermarché Cacher à Paris Janvier 2015 en étaient également musulmans.

Les assassins de Bataclan étaient musulmans

L’assassin de Toulouse Merah était musulman

L’assassin de la Préfecture de Police était musulman

Et tout cela n’a rien à voir avec l’islam comme on s’est époumoné à nous le dire pendant les vingt dernières années ?

Enfin, puisque aujourd’hui notre Président nous demande de nous mobiliser contre «l’hydre islamiste» on est sur la bonne voie : encore un peu et il dira     «islamique». (C’est encore vrai, une année après – MB-10.2020)

 

 

 

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 19:27

Au réveil, samedi matin, j’apprends avec horreur ce qui s’est passé la veille à Conflans-Sainte Honorine. Et, depuis, à l’horreur s’ajoute l’habituel cœur des pleureuses, les donneurs de leçons qui oublient ce qu’ils ont dit et disent autre chose, les bonnes âmes qui nous conseillent de comprendre (éventuellement d’excuser), bref, tout ceux qui depuis plus de quarante années ont présidé, contribué, préparé ce à quoi nous sommes arrivés aujourd’hui. Tous ceux qui ont oublié pourquoi ils sont français et que ceux, venant d’ailleurs, qui choisissaient la France pour y vivre auraient dû apprendre. Car ils choisissaient une identité nationale à nulle autre pareille.

Un garçon arrivé en France à 6 ans, passé par l’école de la République (a-t-il eu son bac ?) a 18 ans commet un crime de caractère médiéval qui n’a cours que dans des (multiples) contrées où « la religion de paix », deuxième religion de France, règne.

Dans le dernier texte mis en ligne j’écrivais « Certes, tous les musulmans ne sont pas terroristes mais jusqu’ici tous les terroristes le sont. Selon une enquête de PEW (2007 ?) dans plus de 50 pays où la population musulmane est importante, quelques 7% d’entre eux étaient sensibles aux thèses de Al Qaida ou aux celles des fondamentalistesTant que le terreau existe et que chaque génération nouvelle est moins intégrée que la précédente (d’après ce qu’il nous a été dit), c’est écrit sur les murs, on n’est pas sortis de l’auberge »

Et comme d’habitude (avant de passer à autre chose dans quinze jours) on s’évertue à dire ce qu’il faudra faire et ce que l’on fait pour que de tels crimes ne se répètent pas dans notre pays. Changer des lois, modifier la constitution, créer des lieux de rétention (pour ne pas dire des camps, de mauvaise mémoire), expulser illico 231 personnes identifiées (depuis quand ?), «fichées S ou SPRT», et j’oublie sans doute plein d’autres mesures qui vont être annoncées avec le même sérieux que la dernière fois. Ce serait ridicule si ce n’était pas risible, encore que le cumul ne soit pas interdit ! Expulser illico ? Pourquoi maintenant si l’on savait qu’il y en avait 231 possibles ? Maintenant ? Sans que l’état de droit n’agisse en les défendant et en faisant de sorte que cela demande des mois (des années ?) pour expulser quelqu’un à condition que le pays où on veut l’envoyer l’accepte. Bref, ce que l’on nous dit c’est une sorte de soufflé qui va tomber dans quelques jours puisque nous avons d’autres chats à fouetter et parce qu’il ne faut pas donner à nos concitoyens musulmans l’impression que nous en avons contre eux. Ce serait de «l’islamophobie» pêché majeur par les temps qui courent, n’est-ce-pas ? Au fait, avez-vous entendu parler d’un crime qui aurait été commis par un islamophobe ? Pourtant, depuis que l’on nous demande de les condamner (la justice du pays le fait souvent, pour nous) on aurait dû en trouver au moins un…

Allez, soyons sérieux. Cela fait 40 ans depuis que l’on nous fait prendre des vessies pour des lanternes. Cela fait 30 ans depuis qu’une partie de la gauche, elle-même, avait compris ce qui nous attendait : « En autorisant de facto le foulard islamique, symbole de la soumission féminine, vous donnez un blanc-seing aux pères et aux frères, c’est-à-dire au patriarcat le plus dur de la planète. En dernier ressort, ce n’est plus le respect de l’égalité des sexes et du libre arbitre qui fait loi en France » E. Badinter, Régis Debray, Alain Finkielkraut… Lettre à L. Jospin, Nouvel OBS-02.11.89. La gauche, elle-même, avait commencé à comprendre. Mais elle n’a pas su (ou voulu ou pu) faire comprendre ou imposer à ceux qui venaient de loin et portaient leur culture et leur inhibition sur leurs dos, comme des escargots qui se déplaçaient vers des terres plus fertiles, que devenir français (ou vivre en France) présupposait une adhésion totale aux exigences imposées par ce qui a été légué par les anciens aux générations auxquelles on se rattachait. Les trois exigences majeures étaient et sont devenues, la langue, la culture, la nation.

Façonnée pendant des siècles, ciselée comme un objet d’art, enrichie non par des barbarismes mais surtout par des concepts, la langue française constitue la première richesse de la communauté culturelle à laquelle on se rattache. Comment imaginer créer, d’abord en France, un foisonnement culturel de nature à enrichir ceux qui s’y associent sans un outil de qualité première, la langue. Cette exigence a été jetée aux cochons par l’incapacité de ceux qui sont devenus des fonctionnaires de l’éducation, presque toujours plus préoccupés de leur bonheur personnel que de l’avenir de ceux qui leurs étaient confiés. Et si on n’utilise aujourd’hui qu’un maximum de 250 mots c’est à la fois la cause et l’effet d’une dégradation constante du niveau intellectuel du pays. On a beau incriminer les conditions matérielles, le modèle social, que sais-je encore, sans vouloir admettre que c’est la tolérance inadmissible vis-à-vis des masses d’immigrés de cultures différentes qui a permis la bâtardise de la langue. Quand l’école disparaît d’un paysage borné par le chômage (rémunéré) de père en fils, une contrainte religieuse exogène et le foot devenu le panem et circenses de notre temps, l’évolution de la langue nous apporte le rap. Non pas pour l’enrichir mais comme preuve de l’incapacité de manier la langue de Bossuet ou Stendhal, de Proust ou Malraux ou celle de De Gaulle, François Mauriac ou Raymond Aron.

L’apport culturel de la France à la culture universelle a été le levain de l’évolution d’une bonne partie du monde et les Pères Fondateurs des Etats-Unis d’Amérique y ont puisé inspiration et modèle. Force est de constater que la contribution actuelle des trois générations d’immigrés depuis plus de 60 ans est quasi-nulle. Où sont les équivalents d’un Ionesco ou d’un Cioran venus, pourtant d’une contrée forestière de l’Est de l’Europe ? Tout ce qui nous reste, c’est «l’humour» d’un Dieudonné ou les émissions de télé copiées sur les pires modèles américains et dont la seule vertu est de tirer vers le bas le niveau culturel du pays. Prendre les gens pour des demeurés, c’est une prophétie qui se réalise de soi-même…

Et la nation ? Les Rois de France ont mis mille ans pour constituer ce qu’ils ont légué aux générations qui les ont suivis. Que l’on constate (comme Valéry Giscard d’Estaing en 1976) que nous ne représentons que 1 % de la population mondiale, que nos ressources de matières premières sont inexistantes et que notre avenir se trouve dans l’intégration européenne, soit. Mais aujourd’hui on accepte de déchirer, à l’intérieur du pays, la toile tissée avec patience pour la remplacer par un patchwork de communautés tribales (qu’elles soient corses, bretonnes ou occitanes, basques ou maghrébines, turques, pakistanaises ou moldo-valaques). Elles sont désunies par l’incapacité de pratiquer une langue commune (le français) et par leur auto-exclusion du tronc principal de la nation car ne voulant pas renoncer aux pays ou aux communautés d’origine. Les trois facteurs qui ont permis à la France de transformer des immigrés en français (école, armée, religion) ont été patiemment «déconstruits» avec la complicité de ceux qui, incapables de développer l’héritage, se sont destinés à obtenir pour eux ce qui n’était pas à donner aux autres. Etre surpris par le fait que l’on parle de territoires perdus de la République où la loi qui gouverne est la charia, non pas une des 30.000 lois édictés (il y en avait 28.000 quand M. Badinter était Ministre de la Justice), quelle galéjade…

Mes chers lecteurs, nos élites gouvernantes s’agitent un peu, des minutes de silence un peu partout, on s’active en marchant beaucoup sur place…. Rien ne changera. C’est écrit sur les murs, et sauf une improbable nuit de Saint Barthélemy, notre pays, aujourd’hui dar-al-harb (territoire de conquête), est censé devenir (quand ?) dar-al-islam (comme les 56 pays musulmans de par le monde).

Et puis il y a le Covid-19. On tâtonne toujours mais… on commence à regimber car on a le sentiment que le manque de constance dans ce qui nous est demandé ne découle pas de faits nouveaux (expériences) réels, prouvés vrais. Et comme de plus ce que l’on nous demande est souvent à l’opposé de ce que d’autres font/prônent. Quand l’OMS disait «portez des masques» on nous a dit qu’ils ne servaient à rien. Aujourd’hui, l’OMS dit que le confinement général est nuisible, chez nous on impose un couvre-feu.

Que l’on me dise tout ce que l’on veut mais… j’ai connu des couvre-feux pendant la deuxième guerre mondiale, il y en a eu pendant la guerre d’Algérie et d’autres se souviennent de ceux imposés par les allemands à Paris …

Remarquez, on a gagné une heure par rapport à 1944 !

Couvre-feu (on n’aurait pas pu trouver un autre nom ?) ou pas, les milliards d’euros distribués par notre gouvernement ont l’air de sortir de sous un matelas prodigieux et avec la nonchalance de l’habitué du casino, le citoyen français est prêt à oublier qu’un jour il faudra rembourser les prêts que l’on nous consente encore. Si cela continue on se trouvera au seuil de 4.000 milliards d’euros de dette (on a déjà dépassé les 3.000) c’est a-à dire que chaque enfant qui naîtra dorénavant aura sur ses épaules env. 60.000€ de dette à rembourser.

Mais nos soucis ne sont rien par rapport à ce qui se passe aux States et, qui,  naturellement, nous importe, car le bien et le mal de là-bas nous arrivent par  ricochet 12-15 mois après. D’un côté, il s’agit - selon le parti démocrate qui est  en train de virer à gauche toutes - de changer la vie en changeant le régime du  tout au tout (cela ne vous rappelle rien ?). D’un autre côté, celui qualifié de  «raciste», de «poupée de Poutine», de «menteur» alors que selon J. Biden,  candidat démocrate «Il est difficile de placer un mot avec ce clown» et «Il est le pire président que l'Amérique ait jamais eu», a à son actif d’avoir réussi à  réveiller l’économie américaine (avant l’arrivée du Covid-19) et semble être à l’origine de son renouveau : on espère là-bas une croissance de plus de 33%  pour le 3ème trimestre de 2020, une décroissance annuelle due au virus, la plus  faible du monde occidental et un chômage itou (plus de 11 millions de jobs  repris déjà, soit la moitié de ce qui été perdu avec le virus). Et, nonobstant tous  les sondages qui donnent gagnant aux élections du 3 novembre le candidat  démocrate, les américains considèrent que l’économie conduite par M. Trump  a fait qu’ils sont maintenant (Covid compris) mieux lotis qu’à son arrivée :

Gallup, 14-18.09.2020

Alors ? John King de CNN : Il vient de faire une présentation/analyse de la situation des deux candidats et pendant quinze minutes il fait une magistrale démonstration qui conclut avec la victoire de J. Biden.

Il s’arrête et dit : c’est curieux, c’est exactement ce que j’avais trouvé en 2016, Clinton vs Trump.

Les paris sont ouverts…

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 18:13

Le constat général est unanime. Il devient de plus en plus difficile de comprendre ce qui se passe dans le monde. Une pandémie, quelques dizaines de conflits armés sur au moins trois continents, des réfugiés qui abandonnent leurs villes, villages et lieux dits pour aller mourir en Méditerranée ou en Mer de Chine et, par dessus tout, des apprentis dictateurs ou des déjà installés comme tels qui font tourner la mayonnaise jusqu’à l’indigestion.

Confinés dans nos maisons et/ou appartements, comme nous le sommes, on regarde le spectacle donné par le monde surtout par la petite lanterne de la TV. Charité bien ordonnée commençant par soi-même… nous sommes forcés de regarder ce qui se passe car chaque événement instille des répercussions dans notre vie.

Quelques éléments géopolitiques s’imposent à tout observateur qui voudrait « comprendre » Surtout parce que ce qui pourrait surprendre pour notre pays c’est l’hyperactivité de notre Président de la République. Faut dire que les champs d’actions possibles pour qui a le loisir et les moyens de s’en occuper ne manquent pas. Et comme M. Macron a et le loisir (?!) et les moyens (?!) il est, donc, normal qu’il les utilise pour le bonheur du pays et, accessoirement, du monde. Laissons les généralités de côté, regardons de plus près certains de ses points d’intérêt.

Tout d’abord le Liban. La France a assisté à la longue chute de la « Suisse du Proche Orient » du rang d’un pays paisible où les fortunes du Proche et Moyen Orient rencontraient la civilisation européenne vers une entité composée de plusieurs clans religieux et, avec le temps, dominée, maîtrisée par le suppôt de l’Iran sur place, le Hezbollah. Alors que ces trente dernières années, pratiquement tous les pays du monde libre (et une partie du monde arabe) ont admis que ce dernier est une organisation terroriste, seule la France a maintenu (maintient) la fable de deux parties, une politique et l’autre militaire du Hezbollah. Et elle discute avec les politiques jusqu’au jour où a fait boum ! 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium probablement (certainement ?) stockés par le Hezbollah pour ses attentats ont tué des centaines, blessés des milliers, réduit au rang de sans-abris 300.000 personnes (Ouest France, 05.08.20). Mais… Zorro est arrivé, et sans s’presser… Toutes affaires cessantes, notre Président est allé à Beyrouth et, faisons court, a demandé aux dirigeants (tous corrompus) du Liban (a) déterminer et punir les responsables du désastre et (b) changer de gouvernement en nommant un nouveau, non politique, en un mois. Brava Capitaine, ont applaudi les escrocs politiques qui avaient vu d’autres et, quand notre Président est revenu un mois après comme convenu, ni gouvernement, ni responsables punis : business as usual sous la botte iranienne habillant les pieds du Hezbollah. Qu’est-il allé chercher dans cette pétaudière qu’est devenu le Liban ? Un fardeau comme celui de Sisyphe car autant de fois qu’il essayera de refaire du Liban un pays normal, autant de fois il échouera tant que l’Iran et le Hezbollah en auront la mainmise.

Ensuite le Sultan, en route vers le rétablissement de l’empire ottoman. Ces dernières années la Turquie a envahi la Syrie, bombardé l'Irak, menacé la Grèce de forcer les réfugiés syriens, irakiens et autres, à traverser sa frontière, attisé les tensions à Idlib, signé des accords d’achats d’armes avec la Russie (à l’encontre de la volonté de l’OTAN dont elle fait partie), occupé des zones d’intérêt économique de la Grèce en Méditerranée, envoyé des armes et des mercenaires syriens en Libye pour occuper des pans du pays (surtout ceux qui recueillent du pétrole). Et récemment, fait savoir au monde entier qu’il soutient les terroristes du Hamas en accueillant ses dirigeants, encouragé la guerre entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie (qui crie à l’aide en rappelant le premier génocide du siècle dernier, commis par les turcs contre son peuple), condamné l’accord de paix Israël-UAE et continué de mettre en prison des journalistes et des politiciens de l'opposition. J’étais sur le point d’oublier : il vient de déclarer, à la stupéfaction du monde entier, «Jerusalem is our city» (Ankara, 01.10.20) tout en annonçant sa volonté de voir la ville libérée de l’oppression israélienne.

Mais Zorro est arrivé et sans s’presser (notre Président) est entré, de plein pied dans le chaos organisé par le Sultan. La France a envoyé deux frégates (le Charles de Gaulle est en essais post-arrêt technique de trois mois à Toulon) et deux Rafale à Chypre. Partisan de l’organisation multipolaire du monde, notre Président cherche des alliés pour faire reculer le Sultan. Le premier qu’il ait trouvé (si, c’est vrai !) c’est M. Poutine : allié de la Turquie en Syrie, adversaire de la Turquie en Lybie et en Azerbaïdjan, maître-chanteur de l’Europe (grâce à Mme Merkel et sa décision de devenir le premier client du gaz russe). Pauvre Monsieur Macron, un autre fardeau pour Sisyphe sur Seine.

Mais, il semblerait que notre Président est un adepte du billard à trois bandes (je ne sais pas exactement ce que cela veut dire mais je trouve que c’est bien dit !). Comme il n’est pas content de ce que M. Poutine va faire (ou fait) avec la Biélorussie (en danger d’être avalée comme la Crimée), avec grande prémonition il va faire un voyage de deux jours dans les Pays Baltes qui pourraient devenir des proies vu la détermination de M. Poutine à refaire l’empire soviétique (ou russe).  Aller là,  c’est  un  geste inamical pour              M. Poutine. Mais billard à trois bandes oblige. Alors, d’un côté, il a prôné là-bas la nécessité pour l’Europe de s’armer avec des armes autres qu’américaines (éventuellement acheter français) et affirmé que la sécurité de l’Europe est en jeu là-bas aussi. Discours que ces pays écoutent d’une oreille distraite, convaincus qu’ils sont que le seul garant de leur sécurité n’est autre que l’Amérique. La mémoire collective se souvient de ce qui s’est passé et en Pologne et aux Pays Baltes. La sécurité de l’Europe ? Qui pourrait la menacer là ? M. Poutine ? Un signal donc envoyé à celui qu’il cherche comme allié par ailleurs. Si ce n’est pas le monde multipolaire je ne sais pas ce que c’est. Mais, après le Liban, après la Turquie, les Pays Baltes ? Anciennes possessions russes avant de devenir allemandes du temps des nazis qui s’y sont d’ailleurs très bien sentis, que cherche la France là-bas ? Un autre fardeau pour Sisyphe sur Seine ?

Pour ne pas fatiguer le lecteur je laisse de côté la Libye (où la France soutient, avec M. Poutine, un ancien général de Kadhafi contre le gouvernement reconnu par l’ONU et quelques pays européens) et, pour cette fois-ci, les tentatives aussi multiples que non réussies de prendre le leadership de l’Europe. Cela parce que le dernier fardeau qu’il s’est mis sur les épaules (pas comme Sisyphe mais avec le même résultat) nous touche tous de plus près.

Annoncé depuis quelques semaines il a prononcé un discours programmatique qui doit (devrait) régler, une fois pour toutes, le problème épineux de l’islam en France. Vaste programme…

M. Sarkozy avait décidé, lui aussi, de créer «l’islam de France» et a présidé à la création du Conseil du Culte Musulman. L’islam est toujours en France (non pas de France) et le Conseil entre les mains des Frères Musulmans (Qatar, Turks + Wahhabisme Arabie Saoudite). Et depuis 15 ans les choses n’ont fait qu’empirer, car si c’est le terrorisme qui l’a poussé à aborder ce sujet, à l’époque, il était exogène tandis que maintenant il est endogène.

De plus, rien ne changera car (1) plus personne ne croit que la République réussira à intégrer, assimiler, des populations non assimilables et (2) le fait que M. Macron a dit quinze fois (j’ai compté) qu’on mettra «des moyens» ce ne sont que des paroles verbales car on n’a pas le moindre sous. Franchement, quand on l’a entendu dire «on mettra ce qu’il faut de magistrats, de greffiers, une présence républicaine en bas de chaque immeuble» on ne pouvait que sourire en coin car il n’y a pas de magistrats ou des greffiers disponibles ni d’argent pour en former !

Mais là où on voit le ver dans le fruit, là où on comprend que c’est trop tard, c’est quand il parle du «terrorisme islamiste» - je commencerai à croire ce qu’il dit quand il parlera du «terrorisme islamique».

Certes, tous les musulmans ne sont pas terroristes mais jusqu’ici tous les terroristes le sont. Selon une enquête de PEW (2007 ?) dans plus de 50 pays où la population musulmane est importante, quelques 7% d’entre eux étaient sensibles aux thèses de Al Qaida ou de celles des fondamentalistes. Et 1/1000 d’entre eux prêts à passer à des actes. Regardez le calcul chez nous : 5 millions de musulmans (ou 6 ou plus), 350.000 (au moins) près de Al Qaida/fondamentalistes, 3,5 (disons 3 ou 4 prêts à l’acte). Toulouse, Charlie Hebdo/Supermarché Cacher : il y en a eu combien ?

Capito ? Tant que le terreau existe et que chaque génération nouvelle est moins intégrée que la précédente (d’après ce qu’il nous a dit), c’est écrit sur les murs, on n’est pas sortis de l’auberge. Un beau discours, il se trompe de constat, il n’a pas les moyens (gens, procédures, sous), et tant que l’on n’aura pas le courage de parler de l’islam non pas d’islamistes par peur des froisser les 5/6 millions de nos concitoyens musulmans qui vivent en France, rien ne changera. Mais il s’est donné quatre ans pour réussir à changer la France du tout au tout (il n’est Président qu’encore deux ans) ce qui est, sans doute, un fardeau de la taille de celui de Sisyphe. Ce qu’il n’a peut-être pas imaginé c’est que  le sultan allait s’en prendre à lui : «Les déclarations de Macron selon lesquelles l'islam est en crise sont une provocation claire, qui dépasse le simple manque de respect. Qui est-tu pour parler de structurer l'Islam. C'est de l'insolence et c'est dépasser les bornes. Notre attente est de le voir agir comme un homme d'État responsable et non comme un gouverneur colonial» (Le Figaro, 06.10.20)

Le Sultan ? Qu’il cause … M. Macron il est, lui, sur la Seine et … rien d’impossible, n’est-ce pas ?

 

 

 

 

 

 

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26 septembre 2020 6 26 /09 /septembre /2020 11:44

Le Président devait exposer, mardi dernier, les orientations du pays et ses décisions concernant un des soucis lancinants, le danger de fragmentation de la République. Il a trouvé urgent de reporter à une date ultérieure (la semaine prochaine ?) son exposé, les dernières convulsions du Covid-19 et des instructions multiples à des moments différents commençant à provoquer des réponses séditieuses de la part des acteurs géographiquement différents.

                  Nos décideurs de la vie ou de la mort d’une partie des français

Cela ne doit pas nous faire oublier ce qui se passe tous les jours dans notre beau pays. Le danger de fragmentation de la République existe depuis de très longues années, depuis que la République a accepté de perdre, par manque de présence, le contrôle de territoires de plus en plus nombreux. Non, je ne reviendrai pas sur ce qui se passe en Seine-Saint Denis ou ce qui s’est passé à Dijon ou à Grenoble. Ce qui attire l’attention depuis quelques temps c’est, comme un prurit, les manifestations, par des signes mineurs, de ce qui risque de nous arriver bientôt. C’est la raison du titre de ce texte. Exemples ?

- Strasbourg. Insultée et frappée parce qu'elle porte une jupe, une étudiante porte plainte. Sur la quinzaine de témoins qui aurait assisté à la scène, aucun n’aurait réagi pendant l'agression, ni après. Une enquête a été ouverte (plusieurs journaux).

- Agressions de jeunes femmes en jupe: le cri de colère d’Isabelle Adjani (Le Figaro 24.09.10).

- Le Monde – lettre de 100 médias - … Pourtant, c’est tout l’édifice juridique élaboré pendant plus de deux siècles pour protéger votre liberté d’expression qui est attaqué, comme jamais depuis soixante-quinze ans. Et cette fois par des idéologies totalitaires nouvelles, prétendant parfois, s’inspirer de textes religieux.

J’aurais pu en prendre une dizaine et constater ce qui est évident : tout ce dont on parle est relatif à la forte pénétration d’un ennemi de la République que l’on s’entête, depuis des lustres, à ne pas vouloir nommer. Qui agresse les jeunes femmes en jupe ? De quels textes religieux est-il question ? Dont «on prétend parfois»… Tous les actes criminels de ce type qui ont eu lieu dans l’hexagone ont vu, sans exception, leurs auteurs se réclamer d’une religion, une seule. Occulter son nom ça sert à quoi ?

Mais il y a mieux (ou pire) à ériger en sujet (souci) nécessaire d’élucider. Car par delà les actes, en apparence mineurs, qui font désagréger le tissus fragile de la société française il faut se demander (je crois), par delà l’appartenance à une religion précise, ces actes ne sont-ils pas des signes avant-coureurs de faits plus graves ?

Quand on regarde les petits ou les grands sauts du comportement des gens dans notre pays, on sait qu’ils apparaissent 12-18-24 mois après qu’ils aient pris naissance aux Etats Unis. C’est comme cela, 45 a apporté le Coca-Cola, ensuite le MacDo, ensuite la libération de la femme, ensuite les familles monoparentales, ensuite…

Aujourd’hui, ce qui nous est promis (si, si, si, ça va arriver) c’est la négation du comportement (humain) admis dans les sociétés démocratiques depuis qu’elles existent. Deux exemples :

  • le révisionnisme historique – détruire les signes principaux laissés par l’évolution du pays (statues, noms divers, etc.,) – comme apogée, traiter la France de champion de l’esclavagisme ;
  • la violence (de toute nature) élevée au rang d’outil de la politique.

Pour cette deuxième catégorie, il faudrait réfléchir à ce que l’on voit déjà aux Etats Unis :

              - Katy Griffin (actrice) avec la tête coupée de DJT :

- De Niro - veut frapper Trump en plein visage «C’est un vaurien, un porc, un chien, un escroc, un artiste de la “bullshit”, un bâtard, qui ne sait pas de quoi il parle » Le Sac de Chips, M. Destrempes, 08.10.16» (remarquez, coryphée de la vertue hollywoodienne il sait de quoi il parle - épisode Paris, …) “Robert De Niro interpellé à Paris. L'acteur a été entendu dans une affaire de prostitution. » A. THORAVAL — Libé, 11 février 1998 ).

- Un (une) prof d’université qui voudrait voir les supporters de DJT morts avant l’élection du 3 novembre (pas «des» mais «les» soit plus de 60 millions …), le fameux Michael Moore …

Et sans vergogne, un ancien Président du World Conference of Religions for Peace (Harvard)

Je sais, on pourra me dire que j’ai choisi, à dessein, des exemples anti-DJT. Mon propos n’est pas là. Ce que je mets en exergue c’est la violence des prises de position et, ce que je crois qu’il arrivera, c’est-à-dire, la même chose chez nous. Vous ne le croyez pas ? Avez-vous essayé de voir ce qui se passe dans, pratiquement, tous les campus universitaires aux Etats Unis et imaginé ce que cela donnera chez nous ? A-t-on oublié que mai 68 chez nous a été la réplique de ce qui s’est passé en Californie en 67 ? Avez-vous pensé à l’ignominie d’un Black Live Matter ou d’une Antifa et de leurs prolongements induits chez nous ? Cela étant, je suis beau joueur, je promets de mettre en ligne, de la même manière, tout exemple de violence qui serait utilisée par l’autre camp.

Certes, vous n’avez vu reproduits dans nos gazettes aucun des exemples que j’ai utilisé. Ce n’est pas fortuit, il s’agit de la désinformation patente, constante, des mêmes dès qu’il s’agit du grand Satan ou du petit Satan.

Titre Le Monde (24.09.20) : «Trump exclut une transition pacifique en cas de défaite» ; Mais l’Article commence avec : «Pendant une conférence de presse mercredi, le président américain a éludé une question sur le lendemain du vote du 3 novembre.» (rouge-MB) «Eh bien, il va falloir voir ce qui se passe», a dit Trump » La malhonnêteté constante du «journal de référence» français devrait laisser rêveur le lecteur. Malhonnêteté ? Oui, car le Monde ne dit pas que H. Clinton a conseillé à J. Biden «Should not concede the election under ANY CIRCUMSTANCES» 25.08.20, The Hill.

Pour le petit Satan c‘est encore mieux, pour annoncer un deuxième confinement là-bas (avec un titre qui rappelle -aux mauvais esprits, n’est-ce-pas, des poncifs antisémites) on ajoute une photo (qui parle plus que mille mots, selon l’adage connu) : elle dit aux lecteurs du journal comment il faut voir Israël.

Justement, l’OCDE vient de publier

et cela mérite que l’on regarde deux graphiques :

qui montrent que l’économie israélienne (durement touchée par le Covid-19) se trouve parmi les pays de l’OCDE qui se portent le mieux et que la dette du pays (en % du PIB) a été et reste, presque, deux fois plus faible que la moyenne de l’OCDE.

Pas mal, non ? Et une note optimiste pour l’immense nombre (de l’ordre de 100.000 aux Etats Unis, env. 2.500 en France) de malades attendant (de un à cinq ans) une greffe du rein :

Une entreprise américaine va lancer l'impression 3D de reins à l'aide de la technologie israélienne. La société américaine United Therapeutics paie 3 millions de dollars pour obtenir une licence sur le collagène de CollPlant et la technologie BioIink afin d'imprimer les reins, ce qui pourrait sauver la vie de millions de personnes dans le monde.(IGN24 – 21.09.20).

Violence en politique et désinformation. Il commence à être tard pour s’opposer à ce qu’elles ne s’installent pas chez nous.

 

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 14:52

Commençons par un constat. Depuis qu’une pandémie a envahi la planète on a écrit (et dit) tout et son contraire. Pas anormal, car comme personne ne savait rien, on ne pouvait qu’avancer des hypothèses élevées au rang de postulats, en fonction de la qualité/niveau scientifique de celui qui prenait la parole. Ensuite, d’usage on tombait à bride abattue sur l’impétrant en en disant pis que pendre.

Ce qui paraît curieux, au bout de presque neuf mois de pandémie c’est que, d’évidence, on ne sait pas ce qui nous attend car la «science» ne se dévoile pas encore. Entendons-nous bien, même les maths, science exacte, «reconnaissent» les probabilités et les équations indéterminées fussent-elles différentielles à retard. En clair, on ne peut pas, on ne doit pas, vilipender ceux qui sont en charge de la défense sanitaire du pays (ou du monde) parce que les choses ne sont pas comme on le suppose avant qu’elles arrivent. Sauf si on ne dit pas la vérité. On devrait balayer devant notre porte car en France on a commencé par dire que les masques ne servent à rien pour découvrir des mois après qu’il s’agissait d’occulter le fait que nous n’avions pas des masques… Résumons : ne nous attendons pas à voir les prédictions faites pour l’évolution de la pandémie se réaliser ipso facto et évitons, donc, le haro sur le baudet qui en découle.

Exemple : les démocrates (47 jours avant l’élection présidentielle) qualifient M. Trump de «mass-murderer raciste» (Townhall, 17.09.20) car, selon eux, non seulement il a mal géré la crise Covid-19 mais il a fait cela à bon escient. Bon, ce n’est pas grave car, on sait raison garder et les sondages font montre d’une augmentation de ses chances d’être élu. Mais regardons ce qui s’est passé aux States où l’on atteint maintenant 200.000 morts.

https://www.worldometers.info/coronavirus/country/us/ 17.09.20

Le graphique du nombre de morts depuis fin avril montre, qu’actuellement, la moyenne mobile sept jours est d’env. 950 décès par jour par rapport au mois d’avril quand elle était de 2.750/jour. Trois fois moins et en régression dans tous les 50 Etats. Certes, 19 morts/jour dans chaque état (6/8 au Nebraska – 28 à New York – Corona Virus Statistiques) n’est pas négligeable. Mais si l’on compare le nombre de décès par 100.000 habitants pour une dizaine de pays on trouve (source OCDE) :

une moyenne de 59 décès/100.000 habitants pour les 5 pays les plus touchés en Europe (Belgique, UK, Italie, Espagne et France) soit presque deux fois plus qu’aux Etats Unis (32). Ce qui est (peut-être ?) remarquable c’est qu’avec 201.489 morts (John Hopkins Univ. 17.09.20) pour une population de 331.810.000 habitants le facteur de létalité aux Etats Unis est de 0,61 ‰ (0,61 pour mille) soit trois fois moins que pour une grippe normale (0,2%) !

Bon disons que ce que les démocrates disent de lui c’est aussi pour atténuer l’effet de ses récents succès :

- le rétablissement de l’économie à marche forcée suite aux diverses mesures qu’il a fait prendre – la plus faible décroissance (%) des principaux pays de l’OCDE :

- le plus faible ratio de décès par rapport au nombre d’infectés, (deux fois moins qu’en France, trois fois moins qu’en Italie) :

- la conclusion d’accords de normalisation entre Israël et deux pays arabes (pas des moindres) – mettant fin à plus de 30 ans d’illusion de la «communauté internationale» quant aux conditions d’une paix éventuelle entre Israël et le monde arabe ; c’est plus qu’instructif pour comprendre l’illusion dans laquelle on faisait vivre le monde que d’écouter John Kerry l’homme de M. Obama qui devait régler le conflit Israélo-arabe (copier l’adresse sur votre navigateur et ouvrez le son : https://twitter.com/i/status/1306347215821119489

Ce dernier succès, que personne ne lui conteste, tout en minimisant l’importance de l’événement, vient de conduire les chancelleries de l’Europe à se trouver dans une position - vraiment inconfortable. L’Europe ? La France ? Si demain (ou après-demain), comme les sources bien informées nous le laissent croire, on se trouve avec 10 pays arabes/musulmans (Arabie Saoudite, Oman, Tchad, Maroc, Malawi, Kosovo, Albanie, Azerbaïdjan ajoutés au quatre actuels Egypte, Jordanie, UEA, Bahreïn) avoir normalisé leurs relations avec Israël sans passer par la case «Palestine» l’Europe, la France réclameront cela toujours comme préalable ? Réalisent-elles que les accords indiquent que, dorénavant, les Émirats arabes unis et Bahreïn sont moins pro-palestiniens qu’elles-mêmes ?

La cause palestinienne, soi-disant le point d’achoppement pour le rejet arabe d'Israël, ne reçoit maintenant que des paroles verbales de la part des modérés arabes. Les écrivains/journalistes saoudiens sont autorisés à écrire ouvertement contre les Palestiniens. Des vérités jusqu'ici supprimées sont maintenant dites dans le monde arabe d'une manière qui était auparavant impensable. Ce qu’ils disent ?  Ils disent qu'ils ont eu tort de croire qu'Israël était l'agresseur dans la région puisque c'est clairement l'Iran et la Turquie qui sont coupables d'expansionnisme agressif. Ils disent que la paix et la coopération avec Israël leur apporteront de grands avantages en termes de modernité et de développement.

Alors ? La France et l’Europe donneront-elles toujours aux dirigeants corrompus de l’Autorité Palestinienne (Abbas élu pour quatre ans il y a 16 ans, ses camarades dont aucun n’a moins de 62 ans) et dont le fonds de commerce consiste dans l’obtention de sous du monde entier - le droit de véto sur leurs décisions ?

Il n’est pas possible que lesdites chancelleries n’aient pas remarqué que dans le texte des accords signés cette semaine on parle vaguement d’une «solution au conflit israélo-palestinien» mais, fait remarquable, on ne mentionne pas explicitement la solution à deux États ou les installations en Cisjordanie ni «les frontières de 1967» (qui n ‘étaient pas de frontières mais des lignes de cessez-le-feu datant de 1948 …).

Ceux qui l’ont remarqué - les terroristes du Hamas à Gaza : ils ont salué les accords avec une salve de 13 fusées tirées contre deux villes du Sud d’Israël, Ashdod et Ashkelon.

 

 

 

 

 

 


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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 19:34

Chez nous, l’Europe et la Méditerranée, le Proche Orient. On vit une curieuse période dans laquelle se mélangent une sorte de dérive confusionnelle, incompréhensible, de nos dirigeants, une apathie prononcée des « souchiens » par rapport à ce qui se passe, avec des échos d’un complet clivage entre les gouvernés et les gouvernants. Des preuves ? En voilà trois, elles sont suffisantes pour illustrer mon propos. Avant de les évoquer, souvenons-nous des grands défis auxquels notre pays doit faire face : l’évolution totalement imprévisible du Covid-19 et ses conséquences pour le présent et le futur économique, la volonté de notre président (pas pour lui, pour la France…) de prendre la tête de l’Europe (qui en a réellement besoin) et qui se heurte à l’incompréhension des ses membres, le positionnement militaire (dissuasion ou préparation à une action) de la France dans la Méditerranée Orientale et aussi l’épopée sans fin de nos pauvres soldats au Mali que la mort attend dans le désert. Ajoutez à cela l’angoisse de plus en plus palpable que des catégories sociales de plus en plus larges sont en train de vivre.

Les preuves ?

  • Le Monde («journal de référence», 11.09.20) :
    •  

    • o Thomas Piketty : « La gauche peut-elle s’unir sur l’Europe ? »
    • o Le Conseil d’Etat suspend la chasse à la tourterelle des bois

Certes, l’épanouissement tranquille de la tourterelle des bois peut, sans doute, constituer une préoccupation importante pour un pays comme la France en ce moment : 31.000 morts Covid-19, un PIB en chute de 9% par rapport à 2019 la ramenant à sa situation de 2014 (mais avec une dette publique presque agrandie de 70% – 1.600 milliards € en 2014, env. 2.700 milliards soit 121% du PIB probable à la fin de l'année –deux fois le critère de Maastricht, 60%-). Mais cela paraît curieux, non ?

Mais notre pays veut toujours prendre la tête de l’Europe. Ce que les autres ne veulent pas laisser faire. Mais bon, que devrait faire l’Europe actuellement quand elle ne s’occupe pas du tout du Covid-19 (il n’entre pas dans ses prérogatives statutaires) ? Bien que, on décompte quelques 140.000 morts pour l’Union Européenne soit 15% du nombre total de par le monde quand sa population ne représente que 5,9% de la population mondiale. Cela n’interpelle personne ? Bon, parce qu’elle ne s’occupe pas du virus elle devrait nous « protéger » sur d’autres plans, non ?

Voyons voir. Pour tout ce qui est «extérieur» l’Union Européenne a un Haut Représentant qui est, aussi, de droit, Vice-Président du Conseil Européen. Après le Javier Solana (socialiste bon teint, ami et protecteur de l’ignoble Yasser Arafat et de sa OLP)

on a eu doit à plus mauvais, Mme Mogherini, ancienne communiste, qui allait à Téhéran en vêtements compatibles avec le Coran …

et maintenant, pour 5 ans à partir de 2019, un pire, le sieur Borell, diplomate espagnol anciennement membre du PSOE, et qui s’était faire remarquer déjà en 2009 quand il est allé à Gaza, mais pour faire bonne mesure, lui, il passe pour être «pro-iranien » ! Son premier voyage après sa prise fonction a été à Téhéran, content d’y être avec la vitrine américaine du régime, Mohamed Zarif.

 

 

Et puisqu’il était au  Proche-Orient… il est parti de là-bas en Jordanie. Aurait-il fait comme VGE, regarder Israël avec des jumelles ? Toujours est-il que depuis 18 mois il n’a pas encore eu le temps de rencontrer un responsable israélien…

L’Europe se trouve, maintenant devant les coups de butoir du sultan turc qui, non content d’avoir « annexé » une partie du nord de la Syrie, de sa mainmise sur le gouvernement de la Libye (et avoir encore une possibilité de jouer du robinet « réfugiés » comme il l’a fait pour la Syrie) a décidé de faire siens une partie de gisements gaziers de la Méditerranée Occidentale. En foulant aux pieds les droits de Chypre (membre de l’Union européenne) et de la Grèce (membre de la même Union et aussi de l’OTAN…). Sans parler de ceux de l’Egypte et d’Israël. Que fait M. Borell ? Que fait l’Europe ? Ils laissent notre président se mettre en avant, essayer de remettre le sultan à sa place en faisant montre d’une partie de notre puissance militaire via des bâtiments de guerre et des Rafales positionnés dans la zone concernée. Va-t-on envoyer le Charles de Gaulles et ses missiles nucléaires ? Et notre président (disent les sources bien informées…) téléphone à son ami DJT en lui demandant de faire entendre raison au sultan. Autant dire l’Europe ne sert à rien, sauf à essayer de mettre des bâtons dans le roues de ceux qui essayent de faire avancer le schmilblick. Deux exemples, les plus récents, pour comprendre.

Suite au changement de paradigme au Proche-Orient (normaliser les relations d’Israël avec des pays arabes qui, peut-être amèneront les palestiniens à la table de négociation au lieu de faire, premièrement, « la paix » avec les palestiniens et, ensuite avec les pays arabes), deux pays du Golfe viennent de normaliser leurs relations avec Israël, les accords seront signés, en grande pompe, à la Maison Blanche le 15 septembre. Que fait l’Europe, par la bouche de M. Borell devant ce qui est un événement majeur pour la géopolitique mondiale ? Au départ ils se taisent, ensuite un communiqué qui laisse comprendre que l’Europe n’apprécie pas qu’Israël ait fait cette percée immense qui change la marche de l’histoire des 30 dernières années. Et ils assurent le sieur Abbas, président démocratiquement élu de l’Autorité Palestinienne, (pour quatre ans depuis quinze ans) que l’Europe continuera de subvenir aux besoins de son Autorité et (implicitement) qu’elle n’approuve pas les accords d’Israël avec l’EAU et Bahreïn.

Mais il y a mieux (ou pire). Le 10.07.20 (La Dépêche, France) l’Union Européenne annonçait (suite à un « sommet » Merkel-Macron) «l’échec» des négociations entre la Serbie et le Kosovo. Rappel historique : suite au démembrement de la Yougoslavie, après les massacres commis par les Serbes au Kosovo (plus de 10.000 morts, 250.000 réfugiés, 20.000 femmes violées, Srebrenica, le tout sous les yeux d’observateurs militaires européens) et des atrocités commises par les milices kosovars (albanaises) en Serbie, devant l’incapacité de l’Europe de faire cesser les réjouissances, l’Amérique (Clinton) a bombardé pendant 78 jours la Serbie et… la guerre s’est arrêtée. Mais c’était en 1999 et depuis… les deux pays postulent pour être admis dans l’Union Européenne qui leur demande (a) de se reconnaître réciproquement et (b) de réduire l’influence d’éléments étrangers dans leurs politiques (Russie pour la Serbie et Turquie pour le Kosovo). Donc, juillet, échec des négociations.

Mais… il y a un nouveau shérif en ville ! En trois mois DJT a réussi ce que l’Europe n’a pu faire en 20 ans (Libé, 06.09.20) :

 

Des accords sont conclus, une reconnaissance implicite s’y trouve et… de plus, dit Libé : « Trump joue les courtiers dans les Balkans, sans oublier Israël » Sans oublier Israël car les deux pays annoncent qu’ils auront leurs ambassades à Jérusalem.

oooooo

Même tous ceux qui sont aveuglés par la haine de M. Trump lui reconnaissent le mérite d’avoir donné de nombreux «far-reaching» coups de pied dans la fourmilière et d’avoir changé l’ordre des choses pour le rendre plus conforme à ce que le monde est aujourd’hui. Enfin, pas tous. Pas Monsieur Borell, pas l’Union Européenne. Au fait à quoi sert-elle ?

A nous faire prendre des vessies pour des lanternes, en montrant clairement son irresponsabilité grandissante qui ruisselle, aussi, vers notre pays – entre autres.

 

 

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1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 20:28

Le dernier texte mis en ligne soulignait l’importance exceptionnelle du  changement de paradigme auquel on assiste au Proche Orient : pendant des dizaines d’années la «solution à deux états» supposait, comme postulat, «la terre contre la paix» Ce qu’elle ne supposait pas -bien que cela apparaissait comme le nez au milieu de la figure- c’est que la partie palestinienne allait démontrer qu’elle n’était pas consentante. Car ce qu’elle ne voulait pas (reconnaître le caractère juif d’Israël et renoncer au «droit au retour» des descendants des palestiniens ayant quitté –ou ayant été forcés de quitter- la Palestine du mandat britannique) l’empêchait. D’évidence, il n’y avait rien à faire sauf à rendre permanent le «processus de paix» en créant des structures financées par l’Europe et les Etats Unis (majoritairement) pour maintenir le mythe des refugiés palestiniens utilisé par les adversaires d’Israël (en particulier l’Europe) comme moyen de pression contre elle.

Ce que l’accord entre Israël et l'UEA (Union des Emirats Arabes) vient de démontrer c’est qu’il y a une autre voie possible pour la paix entre Israël et les pays arabes, car il s’agit d’un accord «paix contre la paix» sans aucune concession territoriale d’Israël. Naturellement, tous les adversaires d’Israël condamnent l’UAE pour avoir fait voler en éclats ce qui était permanent. Comptez bien sur parmi eux l’Europe de Bruxelles (sans les pays d’Europe Centrale et de l’Est) mais n’oubliez pas la France.

Qu’importe. Ce que l’accord en question apporte, en supplément, c’est la tentation (la possibilité) pour d’autres pays arabes ou musulmans de suivre la même voie. Certes, comme disait Guy Béart «Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié,
D'abord on le tue,  Puis on s'habitue, On lui coupe la langue on le dit fou à lier, Après sans problèmes, Parle le deuxième, Le premier qui dit la vérité, Il doit être exécuté
.» Regardez : la délégation israélienne qui est partie pour Abou Dhabi pour commencer à mettre en musique l’accord a pris un avion israélien qui a survolé pendant trois heures l’Arabie Saoudite …

Allez, laissons de côté l’Iran, la Turquie qui vocifèrent ou la France et Bruxelles qui se taisent ou sotto voce désapprouvent la chose car contraire à leur fonds de commerce. Avec quoi remplaceront-ils le processus de paix qui fait vivre des dizaines de milliers de fonctionnaires (Bruxelles, Affaires Extérieurs, UNRWA, j’en passe et des meilleurs). Remarquez, comme ils ont le chic pour se mêler des affaires d’états en faillite (Liban, Syrie, Libye, Somalie, Yémen, etc.) ou pour défendre l’Iran contre l’ogre américain (qui assure toujours la défense de l’Europe contre les visées de la Russie …) ils trouveront autre chose.

Etats en faillite. Le Liban. Il y a exactement cent ans, le 1er septembre 1920, le haut-commissaire de France pour l’ancienne province ottomane de Syrie, placée sous mandat français par la conférence de San Remo du 25 avril, affirmait l’existence d’un nouveau pays, taillé en son sein. Le Figaro, International, 01.09.20.

Tout s’explique. Notre Président, depuis que les 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium (qui appartenaient, probablement, au Hezbollah) ont fait boum, a pris à cœur de s’occuper -toutes affaires cessantes- du bonheur de ce pays. Etat en faillite, protectorat de l’Iran sous la coupe sanguinaire, sur place, de l’Hezbollah. Et le voilà, au cours de son précédent voyage là-bas s’entretenir avec le représentant de cette organisation terroriste, définie comme telle par les Etats Unis, des pays arabes, des pays d’Amérique latine et … même par l’Allemagne depuis mai 2020 : « Jeudi (02.05.20), le Gouvernement allemand a annoncé une interdiction totale de toutes les activités du Hezbollah sur le sol allemand, classant l'organisation dans son intégralité comme terroriste et menant des descentes de police dans plusieurs villes contre des associations et des individus liés au groupe chiite libanais. Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Haas a déclaré que le Hezbollah «nie le droit d’Israël à exister, menace de violence et de terreur et modernise massivement son arsenal de roquettes» (www.eureporter.co - 04/05/2020).

Et pour souligner la solidarité du couple franco-allemand, « le représentant du Parti de Dieu pro-iranien (Hezbollah, MB), qui domine la scène politique grâce à son arsenal militaire, ………… eut droit, ……. à un aparté de huit minutes avec le chef de l’État. Première fois depuis la naissance du Hezbollah, en 1982, qu’un président français échangeait en direct avec un de ses membres. «Cela équivaut à une reconnaissance internationale», se félicitait quelques jours après un proche de la mouvance, classée terroriste par les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Le Figaro -  31.10.20. A quoi joue la France ?

Que le Quai d’Orsay abhorre Israël, c’est une constante. Qu’à l’ONU, ou dans d’autres forums, la France prend systématiquement des positions contraires aux intérêts d’Israël, soit. Que cela frise, de temps en temps, l’absurde, passe encore. On a l’exemple de la résolution que la France a approuvée et qui considère comme territoire palestinien l’esplanade du Mur des Lamentations en la renommant du nom de la jument de Mahomet qui aurait pris son envol vers la Mecque de là-bas. (Pour l’UNESCO, le Mur des Lamentations est musulman ! -Le Blog de Nathalie, 02.05.2016). Mais s’enfoncer dans le magma de boue et de sang dont le Hezbollah couvre le Liban, cui prodest ? Soyons terre à terre, les dommages suite à l’explosion du 4 août sont évaluées (Banque Mondiale) à plus de 8 milliards de $ -Ouest France- (3 à 4 il y a dix jours, plus de 10 selon d’autres sources). Avons-nous encore des sous ? Si oui, on devrait les utiliser pour nos pauvres, non ? Car charité … Mais que faire, le Président a décidé que «Libanais, vous êtes comme des frères pour les Français»  (Beyrouth, 31.08.20).

A propos des frères : les nôtres sont un peu déboussolés par les changements inexpliqués de nos gouvernants pendant cette période malheureuse du Covid-19. Certes, il s’agit d’une pandémie sans référence aucune. Le tâtonnement est compréhensible. Mais … L’histoire des masques est une vraie plaie pour la France : en février/mars «ça ne servait à rien», en juin «faut le mettre dans les endroits fermés, à l’extérieur ça ne sert à rien», en août «obligatoire partout dans plusieurs villes (Paris, Marseille …)» ce qui fait que les gens font ce qu’ils veulent MAIS … maintenant on a des amendes de 135 euros si vous ne le portez pas en ville … Une plaie car on fait de moins en moins confiance aux gouvernants quand on apprend que ce qui avait été dit en février-mars l'était dit parce que le pays n’avez pas de masques, puisqu’on en  avait détruit des millions en 2019 et avant …

Quo vadis Francia ? Une réponse ? Il n’y a pas d’abonné au numéro …

 

 

 

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