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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 05:38

A l’automne 2018 j’avais consigné dans un texte des faits particulièrement  intéressants (selon moi) relatifs à la situation d’Israël et à son développement. Je ne reviendrai pas sur le PIB, PIB/habitant, la croissance de l’économie (toujours supérieure à 3%) ou sur les investissements étrangers (exceptionnels) dans l’économie israélienne. Ni sur l’acquisition par des groupes étrangers de moult sociétés (start-ups ou pas) dont le prix était supérieur à 1 milliard de $.

Des discussions avec des amis meilleurs connaisseurs que moi de la situation actuelle du pays, discussions portés ces jours derniers, m’incitent à regarder de plus prés d’autres aspects. L’innovation, le modèle socio-économique et sa prolongation politique, l’interaction (de plus en plus profonde) des intérêts américains et israéliens.

Pour ce qui est d’innovation, mieux qu’un long discours … voilà ce que vient

de dire le classement annuel publié par Daily Mail.  A partir de quatre paramètres (nombre de chercheurs/mille habitants, nombre de patents obtenus, nombre d’articles scientifiques publiés et % de dépenses R&D du pays vs son PIB) le Daily Mail conclut que Les États-Unis, Israël et la Corée du Sud sont considérés comme les pays les plus innovants du monde. Platon disait, déjà, «la nécessité est la mère de l’invention» (La République-dialogue), cela est particulièrement vrai pour Israël.

Il serait superflu de dénombrer les domaines ou les produits pour lesquels Israël est premier (ou second) au monde. Les drones, la désalinisation de l’eau de mer, l’agriculture hydroponique, une probable méthode pour traiter le cancer du pancréas, le cancer le plus horrible (vu les fonctions de cet organe), l’électronique et les télécommunications, les composants d’ordinateurs (microprocesseurs, antennes, capteurs, etc.,) … la liste est longue et je suis certain qu’elle n’est pas exhaustive. Comme il est superflu, je pense, de noter l’origine des nécessités qui ont fait de ce pays ce qu’il est. Avoir multiplié sa population par (presque) cinq en cinquante ans tout en ayant fait face à six guerres (et multiples « intifadas ») pendant la même période en dit  long sur la résilience du pays et de ses habitants. Sans doute d’une manière incomplète on propose comme première explication de ce que l’on voit le choix de la «High-Tech». Si cela est (et ça doit l’être) il s’ensuit que le modèle socio-économique du pays a été fortement influencé par le choix en question. C’est vrai, et sans beaucoup d’explications, on peut dire que ceci explique les inégalités sociales (dont une partie de la presse mondiale s’en gausse quand elle n’a pas d’autre raisons pour «tirer» contre Israël). Effectivement, Israël est un des pays les plus inégalitaires de l’OCDE. Mais les inégalités en question reflètent les contraintes du système économique : économie de marché qui ne veut pas (et ne peut pas) donner tout, tout de suite, à tout le monde. Economie de marché qui ne peut exister qu’avec des règles dérivées de la «démocratie», voilà la prolongement du modèle socio-économique en politique. Appelé, depuis quelques années start-up nation notre Président le donnait souvent en exemple et devait  même y faire une visite d’état à la fin de 2017. On attend encore car, lui aussi, comme FH ou même NS, a trouvé bon d’oublier les promesses faites pour ne pas contrarier les partenaires arabes de la France. Partenaires qui se rapprochent, pourtant, de plus en plus d’Israël car l’Iran menace et … à part Israël il n’y a personne dans la région qui puisse lui faire face. Regardez ce qui se passe dans le détroit de Ormuz … l’Iran fait la loi, attaque des pétroliers, descend des drones américains, arraisonne des tankers britanniques tout cela en pleine impunité. Mais, naturellement, toutes les grandes (et moins grandes) puissances attendent que les Etats Unis envoient suffisamment de porte-avions pour faire entendre raison au mollahs … Pourtant 20% du pétrole consommé par le monde passe par ce détroit. Où va-t-il ? En Chine, en Inde, en partie en Europe. Et l’Europe, par la voix de ses trois principales puissances, ne trouve rien d’autre à faire qu’appeler à arrêter l’escalade des tensions. Tout ce qu’elles peuvent faire, en se mettant à trois (?!), c’est de dire à l’Iran que ce qu’il fait n’est pas acceptable et va avoir de conséquences … Tout cela pendant  que ces trois puissances essayent par tous le moyens de donner satisfaction à l’Iran en lui donnant la possibilité de faire du commerce avec l’Europe en ne respectant pas les sanctions américaines … Les va-t’en guerre iraniens tremblent dans leurs bottes … certainement !

En fait, d’une manière subliminale on reproche  à l’Administration Trump -tout  d’abord d’exister  … d’avoir procédé à la mise en place de sanctions contre l’Iran. Iran qui, d’un côté, avait trompé les signataires du fameux JCPOA quant à l’état réel de leur progrès vers la bombe ce qui, en tout état de cause, devrait le rendre caduc (les archives exfiltrés par Israël de Téhéran le prouvent) et qui est facteur de déstabilisation du Proche Orient et  qui a sa main (directement ou avec ses supplétifs comme le Hezbollah) dans tous les conflits actuels du monde.

Et on arrive à l’interaction des intérêts américains et israéliens. Israël étant le seul pays au Proche Orient à pouvoir s’opposer aux agissements déstabilisateurs de l’Iran est intimement lié aux actions des Etats Unis dans la même zone. On l’a vu encore, il y a quelques semaines, quand les trois responsables de la Sécurité Nationale de la Russie, des Etats Unis et d’Israël se sont réunis à Jérusalem (capitale du pays, n’en déplaise à l’Europe …) pour accorder leurs violons concernant la Syrie et l’Iran (peut-être même la Turquie). Bien entendu,  rencontre exceptionnelle s’il en fut, qui a été occulté par la presse française … Mais, l’interaction des intérêts crée pour Israël l’obligation impérieuse d’avoir d’excellentes relations avec l’Administration Trump.  Non seulement parce que celle-ci a transféré son ambassade à Jérusalem, à  reconnu la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan que les Syriens ont perdu suite à deux guerres d’agression (il y a plus de 50 ans) mais  aussi parce qu'elle a démontré l’incapacité du monde entier et surtout des palestiniens des régler un conflit qui dure depuis 50 ou 75 ou 100 ans (selon les points de vue). En laissant mourir de causes naturelles la fameuse Autorité Palestinienne qui attend toujours qu’on lui donne un état ou, au moins, que l’on détruise celui des juifs … Il s’en suit qu’Israël ne peut pas adopter vers cette Administration, pour son comportement souvent  critiqué, l’attitude (irresponsable ?) d’une partie de l’Europe. Europe qui par la voix de ses représentants (curieusement presque tous d’origine socialiste ou communiste) s’en prend aux propos (souvent difficiles à comprendre et moins à  approuver) du Président Américain. On vient encore d’assister à un épisode de guerre verbale aux Etats  Unis ou un groupe de «quatre chevalières de l’Apocalypse» (toutes de gauche extrême, une partie militantes de la cause palestinienne, une partie défendant le terrorisme islamiste). Auxquelles voilà que c’est joint l’écrivain Stephen King qui vient de déclarer «Je crois que nous sommes tous d’accord que DT n’est qu’un villain, raciste et un incompétent sac de boyaux et eaux  (I think we all agree that Donald Trump is a vile, racist, and incompetent bag of guts and waters. Stephen King 20.07.19). Les quatre se sont vues rabrouées par DT et, naturellement, l’Europe n’apprécie pas … Même Mme Merkel…

On croyait qu’elle avait d’autre soucis (politiques et de santé) mais on ne peut pas laisser passer une occasion pour déverser un peu de sa bile sur le «punching ball» de l’intelligentsia européenne. Et vas y … Qu’elle importance  le fait que les quatre chevalières de l’apocalypse, femmes d’extrême gauche (et, quand l’occasion se présente, antisémites notoires, anti-israéliennes comme il se doit et, pour faire bonne mesure, dégoulinant de haine pour le pays qui leur a donné ce qu’elles ont !) ont traité le Président de la première puissance mondiale plus bas que  terre  ? Une, qui, dans les couloirs de la Chambre des Représentants, a éructé «we will impeach the m…f…» Une autre qui a déclaré devant un auditoire béat je ne l’appellerai jamais Président, il n’est qu’un occupant de la Maison Blanche». Et les quatre ensemble, de surcroît, le traitent de raciste …  Tout ce que ces quatre femmes de l’apocalypse réussiront c’est rendre acceptable (sympathique ?) un Président qui n’en est pas tellement …

Mme Merkel, elle, elle n’est pas raciste. Mais avec les millions d’immigrés d’Afrique et d’ailleurs dont elle a toléré (et avec quel engouement …) l’entrée en Europe, cela a constitué une cause majeure du développement populiste (nationaliste, xénophobe, passablement raciste) dans cette Europe que d’aucuns (la France aussi par la voix de Giscard) ont décidé d’alléger du poids de ses origines judéo-chrétiennes. Mme Merkel, quelle triste fin pour une des femmes les plus puissantes du monde.

L’Europe. A peine les élections passées, la voilà revenir à ses vieux démons. Manuel Pineda, digne représentant du Parti Communiste Espagnol vient d’inviter au Parlement Européen (le Président et un socio-communiste espagnol aussi) un membre éminent du FPLP (qualifié de terroriste par l’Europe …) pour discourir sur l’agression israélienne et la nécessité de créer en Palestine un état démocratique … Le voilà en photo (2015), député de la nouvelle Europe aujourd'hui, à Gaza avec ses amis du FPLP (JP-22.07.19).

Israël, innovation, modèle socio-économique (je reviendrai sur le modèle politique), interaction des intérêts et, en bonus … quelques commentaires …

Mais on est en vacances, … don’t worry, be happy

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 10:34

Donc, les trois fléaux que j’évoquais dans mon dernier texte n’en sont  pas de nature à rester dans les annales de la République. La Canicule ? Une semaine à 36/38°C et puis … tiens,  le réchauffement de la planète a encore de beaux jours devant  soi. La transhumance qui se transforme en vacances … pratiquement aucun effet  sur  la vie des français, les bouchons en km moins que d’habitude (peut-être moins de gens qui partaient en vacances, non ?). Et puis la coupe du monde pour le football féminin. C’était sûr, c’état certain, on allait arriver en finale et, sans doute, même, on allait gagner. Manque de bol …même pas sur le podium mais, reconnaissons-le, c’est   important, le prix du «fair play» !

Alors ? Que s’est-il passé digne d’être relevé ?

A tout seigneur, tout honneur - notre Président. On avait  pensé avoir élu un bâtisseur, un nouveau De Gaulle qui allait réformer le pays en deux  temps et trois mouvements mais on se retrouve avec un «globe trotter» : en six semaines (juin-15 juillet) il a «fait» la Suisse, Malte, Bruxelles, Japon, Serbie, plus quelques déplacements  en France. Pour quoi faire ?  Pour l’instant, on se le demande.

On se le demande car … ce à quoi il a été confronté ne semble pas avoir bénéficié de son fameux entregent intellectuel.  Bruxelles ?  Après les élections (et le résultat connu) il a dû batailler avec l’Allemagne pour choisir les dirigeants de Bruxelles : finalement, après des contorsions  diverses on a choisi le plus important d’entre eux, le(a) Président(e) de la Commission. Mais ce qui est  visible c’est que le seul français des quatre principaux dirigeants de l’Europe est Mme Lagarde car son aura de No1. du FMI. Et il s’est vu imposer comme représentant pour les affaires étrangères à la place de l’ineffable Mme Mogherini (ancienne communiste) un diplomate espagnol (anciennement socialiste du parti ouvrier – allié du parti communiste espagnol, défenseur de l’Iran et, à l’occasion, pourfendeur d’Israël) dont  il ne voulait pas.

Pendant ce temps-là, la crise iranniene prospère. Puisque l’Europe n’a pas réussi (encore ?) a mettre en marche un système de financement pour le commerce avec l’Iran (soumis aux sanctions américaines) ce pays a décidé de commencer à ne plus respecter sa part des obligations du fameux JCPOA. En commençant par reprendre l’enrichissement de l’uranium à une teneur de 4,5% (quand la limite qui lui été accordée était de 3,7% d'Uranium 235, le reste étant du Uranium 238). L’Europe de M.Macron avait averti l’Iran de ne pas procéder à ce changement : « A Paris, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian a estimé que l'Iran commettrait "une grave erreur" en violant l'accord. » (AFP 25.06.19). Mais, seulement quelques semaines après, suite à un sommet à Bruxelles, Mme Mogherini, responsable de la politique étrangère de l'UE, a déclaré après sa réunion que, «les parties à l'accord nucléaire iranien ne voyant pas les violations de Téhéran comme étant significatives, elles ont décidé de ne pas déclencher le mécanisme de règlement des différends du pacte, préférant plus de diplomatie pour atténuer la crise» (DEBKA 15.07.19). Les iraniens (il faut se souvenir que  le jeu des échecs a vu jour en Perse …) ont annoncé clairement que si les Européens ne leur donnent pas satisfaction … dans 60 jours ils dépasseront de nouveau le taux d’enrichissement (vers quoi ? vers le pré-seuil de 20% en marche vers le combustible dit « militaire »).

La cuisson du homard, vous connaissez ? Au départ l’eau est froide, ensuite un peu tiède, ensuite un peu chaude, ensuite chaude et …. En attendant, les «majors» français (Total, Sanofi, Renault, Airbus et d’autres) se sont retirés du marché iranien car ils redoutaient les sanctions américaines. Mais tout cela n’a pas l’air de contrarier notre Président : il s’est  proposé de convaincre, par téléphone, l’Iran et  les Etats Unis de commencer à se parler ! C’est annoncé par l’Elysée !

On se demande à quoi joue l’Europe ? On devrait  se souvenir qu’en 2012, l’Union européenne avait agi, enfin, pour boycotter le pétrole iranien car elle craignait que si Israël ne considère pas que de véritables pressions allaient être exercées sur l'Iran – d’un genre qui pourrait modifier le comportement de l'Iran - Israël agirait de manière militaire. L’Europe ne pense pas, aujourd’hui que l’on soit encore là. Elle est en collusion évidente avec l’Iran comme l’étaient la Suède ou la Suisse avec l’Allemagne avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale. L’Europe (au moins sa partie occidentale) paraît déterminée à aller vers sa propre destruction tout  en espérant que telle ne sera pas la fin. Et  que, peut-être, ce  ne sera qu’Israël qui sera détruite par l’Iran et la bombe vers laquelle il se dirige.

Et voilà que dans un clip vidéo (14.07.19) M. Netanyahou déclare «La réponse de l’Union européenne aux violations de l’Iran me rappelle l’apaisement de l’Europe dans les années trente. Ensuite, ils ont préféré se cacher la tête dans le sable. Ils ne se réveilleront que lorsque les missiles nucléaires iraniens tomberont sur le sol européen. Mais alors il sera trop tard.»

Heureusement il y  a eu le 14 juillet et les festivités qui vont avec. On a appris que nous allions disposer d’une force «spatiale» pour défendre nos satellites et pouvoir détruire certains d’autres, on a même vu des «soldats volants» qui devraient faire peur à tous les djihadistes de France et de Navarre (s’il y en a). Mais on n’a pas fait attention à un appel d’un dirigeant du Hamas «Nous devons attaquer tous les Juifs de la planète Terre, les massacrer et les tuer», Fathi Hammad, membre du Bureau politique du Hamas (WIN 14.07.19.). On me dira que je tire un peu sur la corde mais … cet  appel avait été déjà attendu par un abruti (K.Traoré) qui avait «massacré et tué» sa voisine Dr. Sarah Attal-Halimi. La justice de notre pays, par l’intermédiaire du Juge d’Instruction en charge de l’affaire vient d’annoncer que le bourreau «n’est pas criminellement responsable car il avait fumé du hash avant d’agir» (WIN 16.07.19).

On se demande pourquoi ? En 2018, la France a enregistré 1.063 attaques antichrétiennes, contre 1 038 l'année précédente. Le Monde a souligné dans son rapport plus de 1.000 attaques par an, soit une moyenne de trois attaques par jour. Ceci est en contraste avec les 541 incidents antisémites rapportés et les 100 incidents antimusulmans rapportés au même moment. La leçon à tirer devrait être assez simple: ceux qui restent silencieux sur le meurtre et la persécution de chrétiens dans des pays lointains tels que le Nigeria, la Syrie et l'Algérie , l’Indonésie et le Sri Lanka se retrouveront persécutés chez eux. (AEP Info News Mai 2019). Si l’on admet que la population juive de France se compte autour de 600.000 âmes (env. 0,9% du total France) les incidents antisémites (faites un peu d’arithmétique …) sont env. 60 fois plus fréquents que ceux contre des musulmans et ne comptons plus ceux contre les chrétiens … Pas mal, non ?

Quant  à l’appel du Hamas de tuer les juifs partout où ils se trouvent on  devrait quand même se poser la question «et si on s’est trompé en croyant que ce que les palestiniens veulent c’est la paix, la prospérité et l’auto-détermination ? »

 

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 08:00

On a assisté, dans les dix derniers jours, à trois évènements qui n’ont pas fait - mais alors, pas du tout - la une des gazettes de notre pays. Remarquez, leur collusion (mot à la mode, surtout aux Etats-Unis) avec le pouvoir en place, leur orientation générale vers la gauche (si, si, même Le Figaro qui appartient à la famille Dassault – regardez la version «Internet»), leur collusion avec l’islamo-gauchisme (ou le gauchisme philo-islamiste), tout concourt à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Et nous faire croire que ce qu’il y a de plus important au monde actuellement c’est la coupe de football féminin (que la France doit gagner, c’est sûr) ou la transhumance qui se prépare pour le week-end prochain quand ce n’est pas la canicule qui menace les vieilles gens.

Mais le monde n‘en a cure…

Pendant que l’on nous abreuve d’inepties, trois évènements méritent d’être regardés de plus près, leur influence sur ce qui se passera dans les années à venir étant loin d’être soupçonnée actuellement.

Pendant que… on assiste au commencement de la fin de la « démocratie turque » modèle Sultan Erdogan. Enfin, si l’on veut… car comment peut-on parler de la fin de quelque chose qui n’a pas existé ? Vanté par Mme Merkel et/ou Mme Mogherini, le Sultan a réussi pendant les dernières années un triple coup à l’extérieur de la Turquie : il a obtenu, par chantage, («je laisse passer les réfugiés syriens vers l’Europe» plus de 6 milliards d’euros (TRT 18.06.19), la reprise des négociations de l’adhésion de la Turquie à l’Europe (ce qui n’arrivera jamais mais, entre temps, la Turquie obtient de plus en plus de choses de l’Europe) et crée une compétition entre M. Poutine (qui veut lui vendre un système anti-missile mais aussi anti-OTAN…) et M. Trump qui se prépare à lui appliquer des sanctions (en lui refusant l’acquisition du F-35, le chasseur le plus avancé existant aujourd’hui - seuls trois pays en ont, l’Angleterre, le Japon et Israël). Mais pour qu’il y ait démocratie une condition nécessaire (mais pas suffisante…) c’est l’existence d’une économie de marché. Pendant des années, accédant aux fonctions suprêmes (par une élection truquée et, aussi, par l’organisation d’un « putsch » dont les conséquences ont été la décapitation des structures militaires, judiciaires et universitaires et la mise au pas d’une presse qui a été libre -avant de se trouver en prison…) le Sultan a troqué des investissements étrangers massifs contre un taux de croissance de l’économie qui rendait jaloux les pays de l’Europe. Mais… tout a une fin.

Et à l’occasion d’élections municipales de 2019 le Sultan perd le contrôle des principales trois villes du pays : Ankara (capitale), Istanbul (capitale économique) et Izmir (principale ville industrielle).

D’une certaine manière ce résultat a été influencé par quatre des facteurs économiques stratégiques :

  • le taux de l’inflation et le taux du chômage :
  • le taux de croissance de l’économie :

 

  • l’évolution de la monnaie turque (livre) :

Certes, la Turquie du Sultan est un cas particulier : selon Philips, la courbe du chômage en fonction du taux d’inflation dans une économie de marché normale est une hyperbole descendante :

 

Ce que cette courbe nous apprend pour la Turquie c’est que le chômage restera à un niveau insupportable, l’inflation aussi et… la croissance de l’économie commencera à se trainer à des valeurs qui ne corrigeront ni le chômage ni l’inflation. La livre turque (qui a perdu 50% de sa valeur dans les deux dernières années) rabotera les revenus réels de la population qui…. chômage, inflation, dépréciation. Autant dire que l’avenir du pays du Sultan pourrait se rapprocher de celui de l’Argentine. Et l’Europe de Mme Merkel et Mme Mogherini (les deux, partantes, sans doute, à brève échéance) aura à supporter une partie des conséquences de leur politique absurde et de leur incompétence face au Sultan. Pourtant… la Turquie tout en étant membre de l’OTAN est amie (ouverte) de la Russie, (couverte) de l’Iran et pourfendeuse de tout ce qui est kurde (un peuple de 25 millions qui voudrait avoir un état mais dont les pays islamiques ne veulent pas).

 

Pendant que… notre Président va au Japon (va-t-il défendre M. Ghosn qui se trouve face à un système judiciaire moyenâgeux après un « putsch » dans son entreprise ?) un autre événement s’est passé au Bahreïn. Partie du plan de paix israélo-arabe que l’Administration Trump voudrait faire accepter à tous les intervenants, une conférence des « willing » vient d’avoir lieu. Très important ce qui s’est dit d’une manière cachée mais aussi très important ce qui s’est dit ouvertement.

Pour la toute première fois, le ministre des Affaires Etrangères du Bahreïn Khalid bin Ahmed Al Khalifa vient de faire savoir via Jerusalem Post (?!) : Bahreïn considère que l'atelier économique dirigé par les États-Unis qui se tient à Manama cette semaine est un possible "game changer" équivalent à l'accord de paix de 1978 Camp David entre l’Egypte et Israël » soutenant fermement le droit d’existence d'Israël. « Nous pensons que c'est très, très important", a-t-il déclaré au Times of Israël en soulignant  également que son pays reconnaissait le droit d'Israël à exister, « qu’il était là pour y rester» en disant «Israël, historiquement, fait partie des héritiers de cette région. Des lors, le peuple juif a sa place parmi nous »  (Times of Israël 26.06.19). N’empêche que … il est peu probable que le nouveau plan de paix ait un autre avenir que tous ceux ce qui se trouvent dans la poubelle de l’histoire depuis plus de cent ans et  en particulier depuis 1967. La raison ? On le dira cent fois (sans aucun résultat) le conflit n’est pas territorial, il est religieux et, partant, existentiel. La preuve ? M. Abbas vient de déclarer « Nous ne serons pas les esclaves de Kushner, Greenblatt et Friedmann » (les trois émissaires américains en charge de la réalisation du fameux plan). Besoin d’une traduction ? Game changer ou pas … deux absents de marque à Bahreïn : les palestiniens et  l’Europe (ne parlons même pas de notre pays). Pour les premiers c’est tout à fait  normal : le mot d’Aba Eban garde son actualité : « les palestiniens ne perdent jamais l’occasion de perdre une occasion »

 

Quant à l’Europe …pendant que … tout d’abord elle n’a plus de direction opérationnelle après le grand succès des élections récentes et d’un autre côté elle ne sait  pas comment se dépatouiller avec l’Iran qui vient d’annoncer qu’il ne respectera plus une des clauses essentielles du fameux JCPOA (enrichissement d’uranium vers seuil militaire). Ceci, surtout dans les conditions créées par les nouvelles, multiples sanctions décidées par l’Administration Trump.

 

Arrivés là (si vous avez eu la patience de lire ce qui précède) convenez que le football féminin et les embouteillages du week-end auront moins d’importance pour l’avenir du monde …

 


 

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 11:34

Dans un texte précédent j’ai évoqué, d’une manière non exhaustive, une comparaison entre quelques performances des économies française et américaine. Pour tirer les conclusions des mois de troubles provoquées par les «Gilets Jaunes» le gouvernement vient de livrer les éléments d’un projet qui sera discuté par l’Assemblée Nationale incessamment sous peu… On peut parier sur le résultat, on approuvera ce que le gouvernement propose et on fera ou modifiera autant de lois que nécessaire pour tout mettre en musique.

Bon, on avait pensé que les 12 milliards d’euros, sortis d’un chapeau percé, avec lesquels le gouvernement pensait assouvir la soif exprimée par les revendications (naturellement légitimes) des « Gilets Jaunes » étaient une sorte de « solde pour tous comptes » pour obtenir une paix sociale. Que nenni…

 

Les nouvelles annonces mettent en en exergue deux mesures phares : une réduction d’impôts de 27 milliards d’euros pendant le quinquennat et la généralisation de la PMA (Procréation Médicalement Assistée). Comme il se doit (puisque c’est devenu la règle depuis des lustres) on ne sait pas encore d’où les 27 milliards seront pris. Mais ce qui est certain, déjà, c’est qu’ils ne seront pas pris sur des économies à faire dans le fonctionnement de l’État. On se souvient de la campagne électorale de notre Président et de son engagement, ferme, de réduire de 120.000 le nombre de fonctionnaires pendant le quinquennat. Mais les promesses… Et c’est ainsi qu’il y a quelques semaines il a déclaré, avec une superbe inégalée, que l’on ne réduira pas le nombre de fonctionnaires… «J’assume totalement d'abandonner cet objectif s'il n'est pas tenable  (Les Échos 25.04.19)». Passée à la trappe une économie, peu ou prou de 5 milliards d’euros. Et il faudra, donc, trouver 32 milliards, au moins … on s’endettera…

 

Et dès que le Premier Ministre a fini de raconter ce avec quoi il pensait soulever l’enthousiasme du peuple la presse a claironné, une majorité, «52 % des sondés disent approuver le pack global» présenté. (ODOXA – Le Figaro, 13.06.19). Et bien entendu, 96% des électeurs se réclamant de LREM ont fait de même. Fut un temps où l’on parlait de « godillots »… On dit aussi, tiens, que 62% des sondés ne sont pas rassurés par ce que l’on a dit et même que deux-tiers d’entre eux considèrent que rien ne change dans la politique du gouvernement. Un coup d’épée dans l’eau, pourquoi ?

 

Premièrement parce que ce gouvernement, comme tous ceux qui l’ont précédé, ne respecte pas sa parole. Exemple ? Une mesure phare, la suppression de la taxe d’habitation annoncée pour tous en 2020 mais… au fil du temps on apprenait que c’était pour 2021, ensuite pour 2022 et depuis le 13 juin… pour 2023. Le quinquennat de M. Macron finit en 2022. Faut-il que nous soyons considérés comme des abrutis finis pour que l’on veuille nous faire croire ce  qu'ils racontent.

 

Deuxièmement, parce que, loin de voir une amélioration des performances du pays, on constate jour après jour, une détérioration. Regardons trois éléments.

 

Selon l’INSEE l’inflation a raboté les revenus réels d’environ 4% depuis mi-mai 2017 à mai 2019 :

 

Et, comme on le sait, les revenus des retraités (riches, c’est à dire ceux dont les pensions sont supérieures à 2.000 €…) ne sont pas indexés sur l’inflation. Autant dire qu’environ 7 à 9 millions de foyers voient, constamment, leur pouvoir d’achat raboté. Mais, soyons justes, le gouvernement promet une réduction d’impôt de 180 € pour la première tranche de l’impôt sur le revenu. Pour un retraité au seuil «riche» dont l’inflation rabote 2% de son revenu brut annuel (disons 24.000 €) soit 480 € le gouvernement lui promet une réduction d’impôt (toutes choses égales par ailleurs) de 180 €. Et lui demande aussi d’être heureux… Faut-il que nous soyons considérés comme des abrutis finis pour que l’on veuille nous faire croire ce qu’ils racontent.

 

Troisièmement, on nous vante la réduction du chômage qui serait la conséquence des mesures prises, déjà, par le gouvernement. Effectivement, regardez la courbe du chômage (donnés INSEE) depuis l’arrivée de M. Macron :

 

 

La réduction a été de 0,9% en deux ans. Se souvient-on que l’engagement pris était de réduire le chômage à moins de 7 % à la fin du quinquennat ? Mais, les prévisions (optimistes) concernant la réduction du chômage étaient faites sur la base de prévisions (optimistes) de la croissance de l’économie, prévue par le gouvernement comme étant de 1,8 à 2,2%/l’an. Malheureusement, le rythme actuel n’est que de 1,2%/l’an… Faites un peu d’arithmétique pour constater que, très probablement, non seulement le chômage ne se réduira pas mais que son taux augmentera. Faut-il que nous soyons considérés comme des abrutis finis pour que l’on veuille nous faire croire ce qu’ils racontent.

 

Alors ? Alors, deux tiers de nos concitoyens ne sont pas du tout rassurés par ce que l’on nous dit et, de plus, leur confiance dans le gouvernement ne fait que se réduire. Regardez le graphique qui suit :

 

Dans les douze mois de 2018 la confiance de nos concitoyens dans ce qui est promis a baissé de plus d’un dixième (selon les unités de mesure utilisées). Qu’est-ce-à dire ? Que nos concitoyens, après l’espoir de mai 2017 ont  entamé une spirale de nouveau descendante : pas de confiance, pas de dépenses, pas d’investissements, croissance de l’économie moindre, chômage ne se réduisant pas, pas de confiance….

 

Est-on en droit de poser la question simple : pourquoi faisons-nous moins bien que nos voisins ou que nos partenaires de l’OCDE ? Pourquoi le taux du chômage chez nous est deux fois plus grand qu’en Allemagne ? Ou trois fois plus grand qu’aux États-Unis ? Ou deux fois plus grand qu’en Angleterre – pays menacé d’un Brexit «dur», d’un avenir incertain et du désamour de l’Union Européenne mais dont le taux du chômage est le plus bas depuis 1975 ? (Le Figaro, 22.03.19). Ne serait-il pas judicieux de mettre en question le fameux «modèle social français», avatar de «l’État-providence» qui, incompatible avec une économie de marché, trouve la solution pour son maintien dans l’endettement ? La dette publique de la France (2.315 milliards d’euros) augmente d’environ 50 milliards/an soit d’environ 2% du PIB/an quand celui-ci n’augmente que de 1,2%/an. Compris ?  C’est ainsi que le modèle social français vive … Et que notre dette publique est de 98,5% du PIB quand celle de l’Allemagne tombera sous le seuil de 60% cette année. Qui se souvient encore que les deux critères de Maastricht imposés à la demande de la France de M. Mitterrand étaient «déficit budgétaire annuel inférieur à 3% et dette totale inférieure à 60% du PIB» ? Cette année la France aura un déficit budgétaire supérieur à tous les pays de l’Union Européenne et au seuil de Maastricht (LCI, 14.06.19). C’était un engagement ferme de M. Macron que d’arrêter de vivre à crédit. Faut-il que nous soyons considérés comme des abrutis finis pour que l’on veuille nous faire croire ce qu’ils racontent.

 

Pourquoi «boomerang» ? Parce que toutes les promesses pour un avenir meilleur qui nous ont été faites se retournent pour hanter la conscience de ceux qui nous gouvernent qui, un jour, auront à faire face à plus sérieux que les Gilets Jaunes…

 

Et  vous remarquerez que je n’ai rien dit sur le succès remarquable de la LREM aux élections européennes ni des scores des «nationalistes», ennemis principaux de notre  Président. Mais dont les pays affichent des taux de croissance de 3 à 5%/l’an et des dettes publiques de seulement 35 à 70% du PIB. Mais qui mécontentent notre Président et Bruxelles car n’acceptant  pas «la solidarité concernant  l’immigration» ils ont des comptes nationaux totalement différents des nôtres. Attendons le résultat des machinations convulsives de Mme Merkel et de M. Macron («je te donne ceci, je prends cela» – ensuite le parlement votera pour …) pour voir vers quoi l’Europe va aller.

 

 

 

 

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 07:47

 

Il y a cinquante ans, André Malraux, Ministre de la Culture du Général disait  «Entre les communistes et nous, il n’y a rien ! Depuis ce dernier dimanche notre Président a la possibilité de paraphraser Malraux en disant «entre l’extrême droite et nous il n’y a rien».

Certes, les résultats des élections européennes doivent être pris avec des pincettes : une offre trop abondante (34 listes…), participation de 50,2% (les présidentielles touchent, peu ou prou, 70%), influence étrangère non nulle, etc., Cependant deux chiffres doivent être comparés, rien de plus simple : la liste du Président (qui s’est mis en avant pendant la campagne prenant le risque d’une comparaison) a réuni les suffrages d’env. 5,3 millions de citoyens (47,1 millions d’électeurs inscrits, participation 50,2%, LREM 22,4% - La Voix du Nord, 25.05.19) que l’on doit comparer avec le nombre d’électeurs au premier tour de la présidentielle de 2017 (le deuxième tour, compte tenu de la participation de Mme Le Pen n’a pas valeur de référence) quand M. Macron a réuni sur son nom les votes d'environ 8,8 millions de citoyens. Cela saute aux yeux, presque la moitié des électeurs du premier tour de la présidentielle de 2017 ont tourné le dos à M. Macron. Qu’on dise ce que l’on veut, il y a là, d’évidence, un fait majeur : la moitié des électeurs de M. Macron qui l’ont quitté ont manifesté leur désaccord avec sa politique.

M. Macron qui, dans les derniers jours de la campagne pour les élections européennes «suppliait», presque, le pays de ne pas donner à «l’extrême droite» la première place s’est vu infliger un désaveu que peu de gens considèrent comme négligeable. A la moitié de son mandat, Gilets Jaunes aidant, notre Président qui, de plus se voyait le principal «progressiste» capable de devenir le leader de l’Europe contre les populistes et autres représentants d’une peste «nationaliste» vient de subir un sérieux échec. Si au moins les choses s’arrangeaient pour le pays… Mais ce n’est pas le cas. Encore deux chiffres : la croissance de l’économie du pays pendant le premier trimestre de 2019 n’a été que de 0,3%, à comparer avec la croissance de l’économie américaine qui, elle, a été de 3,2% soit dix fois plus pour une assiette qui est, elle aussi, dix fois plus grande ! Faites le calcul – l’économie américaine (peu ou prou, PIB 21.500 milliards de $) a crée quelques 700 milliards de $ - si annualisés, un peu plus que toute l’économie de la France. Et notre Président qui s’est engagé à faire sortir le pays des ornières de la stagnation chiraco-hollandaise est obligé de constater son échec. Tout en martelant, à chaque occasion, sa volonté de défendre le «modèle social français». Modèle qui va se trouver en rupture de ban et qui n’a comme soutien que la dette financière qui continue à grossir (au moins 50 milliards € depuis l’élection de M. Macron).

Bon, ça ne va pas très fort économiquement. Mais politiquement ?

Ce qui a sous-tendu «l’aventure» macronienne qui, en moins d’un an, avait fait d’un inconnu le Président de la sixième puissance mondiale, a été la stratégie de destruction du système politique français tel qu’il se perpétuait depuis le Général. En clair, détruire tous partis de gauche ou de droite pour créer la vraie dichotomie, celle qui opposerait un centre droite/droite à une droite dure (baptisée «extrême» pour que l’aspect rébarbatif soit mis en exergue).

On voit les gazettes bla-blater sur l’échec politique du Président. Je crois qu’elles se trompent, le clivage LREM – Front National est le résultat de la stratégie politique de notre Président car, cela marquera comme avec un fer rouge, de manière indélébile, la vie politique française. Chapeau, l'artiste ! Ce qui est advenu, c'est ce qu'il espérait. Il ne va pas, dès lors, déplorer le résultat car il ferait rire Dieu lui-même (aurait dit Bossuet). Depuis ce dernier dimanche notre Président a la possibilité de paraphraser Malraux en disant « entre l’extrême droite et nous il n’y a rien ».

Et maintenant ? L’Europe ? Il faut bien se rendre compte qu’il n’y a pas beaucoup d’espoir qu’elle aille mieux que dans le passé récent. Le clivage Est-Ouest est de plus en plus présent, le clivage «progressistes - conservateurs» de plus en plus important et son opposition aux Etats Unis (collusion avec l’Iran, acceptation de la maitrise par la Russie de sa consommation d’énergie, changement d’une partie des ses valeurs consubstantiel aux changements migratoires acceptés ou subis, etc.,) ne peuvent conduire qu’à son « déclassement » comme puissance mondiale face au mastodontes chinois ou indien. Oui, elle continue à faire semblant que le partenariat « EURABIA » lui permettra d’être toujours à la table des puissants. Partenariat qui ne l’a pas poussée à se révolter contre les massacres de plus de 500.000 êtres en Syrie et aux alentours. Partenariat qui la pousse à se distancer, à condamner et à s’opposer à tout ce qui touche à Israël.

Mais, dans ce qui précède, l’essentiel s’est  son opposition aux Etats  Unis. Au plan économique –population plus grande (presque 500 millions vs Etats  Unis 330 millions), un PIB seulement 70% de celui des Etats  Unis dont  la croissance économique induite  par l’innovation technologique  est            «explosive», elle ne devrait que s’efforcer pour améliorer les relations existantes (presque 200 milliards de $ de solde positif venant d’un commerce favorable à l’Europe). Mais ce n’est  pas ce qu’elle fait car dirigée par des sociaux-démocrates qui croient  encore au socialisme, à l’Europe protectrice, aux droits  de l’homme pour tous (mais avec des nuances …)   elle s’est trouvé un bouc émissaire idéal, le Président des Etats  Unis,  M. Trump.

Que n’a-t’on dit sur ce bonhomme ? Escroc, inculte, sexiste, homophobe, raciste, j’en passe et  des meilleurs. Remarquez, tous les épithètes ne sont pas tous, probablement, entièrement faux. Mais, les prendre à son compte en le faisant  savoir (M. Junker, par exemple) et attendre avec impatience sa destitution ou la non reconduction de son mandat c’était, probablement, un peu trop. On espérait qu’une enquête diligentée par la justice américaine allait démontrer qu’en plus de tout ce qui était dit de mal de ce bonhomme, il n’était qu’un pantin de la Russie de M. Poutine qui l’aurait  aidé, et  comment, à devenir le Président des Etats  Unis. Manque de bol,  ladite  enquête (un procureur spécialement désigné – R. Mueller, 19 avocats assistés d’une équipe d'environ 40 agents du FBI, analystes du renseignement, juri-comptables et autres professionnels ; plus de 2 800 assignations à comparaître, près de 500 mandats de perquisition, plus de 230 ordonnances de communication, près de 50 ordonnances autorisant l’utilisation de registres divers, 13 demandes de preuves à des gouvernements étrangers et interrogation d’environ 500 témoins) n’a rien pu trouver. Oui, bien sûr, on n’a pas trop parlé de cette partie-là dans la presse française (ou européenne) car cela  n’allait pas dans le sens espéré. Une remarque dit mieux que tout sur ce qui s’est  passé : «Tant de personnes dans notre métier s'attendaient à ce qu'il y ait une réunion secrète ou un enregistrement sur bande montrant la collusion avec la Russie … Et vous savez, Mueller n’ai rien pu trouver» (Bob Woodward -24.04.19).

Bon, dans le pot-pourri, voilà la France, voilà l’Europe, voilà 
les Etats Unis. Un mot aussi pour Israël.

Classé 2ème pays au monde quant aux innovations (https://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-6787391), affichant  une croissance effrontée (taux et  pérennité), disposant d’un PNB/habitant équivalent à celui de plusieurs pays de l’Europe, sorti victorieux de toutes les épreuves militaires auxquelles il a été confronté il continue à être un îlot de démocratie dans un océan d’intolérance, de violence et  de terreur. J’ai évoqué le clivage Est-Ouest en Europe il jette son ombre sur les relations avec Israël : de plus en plus amicales avec l’Est, de moins en moins amicales avec l’Ouest. Notre pays fait partie de l’Ouest. Et  l’attitude, clairement antisioniste (pour ne pas dire antisémite) du Quai d’Orsay  commande ses décisions quand il s’agit de prendre position, habituellement, contre Israël. Un exemple : dernière réunion (22.05.19) de l’Organisation Mondiale de la Santé, 21 sujets à l’ordre du jour, naturellement, le 21ème  sujet « L’examen des conditions de la santé dans les territoires palestiniens « occupés» Trois pays européens, seulement, on voté avec la majorité pour condamner Israël : la Suède, la Belgique et  la France. La France ? Pourtant il n’y a pas si longtemps que M. Macron déclarait que l'antisionisme était une forme d'antisémitisme. Déclaration courageuse et justifiée, car ce que l'antisémitisme a fait aux juifs est ce que l'antisionisme fait à Israël. Alors ?

De nouvelles élections viennent s’y dérouler, les partis de «droite» (équivalents des radicaux-socialistes chez nous …) ont obtenu la majorité des sièges à la Knesset. Mais un système électoral à nul autre pareil dans un pays développé (proportionnelle intégrale) rend la formation des gouvernements très, très difficile, parfois impossible. Le résultat des élections du mois d’avril a été une victoire pour le paradigme que Netanyahu a énoncé depuis des années. Les électeurs israéliens ont adopté son point de vue selon lequel les concessions territoriales et un processus de paix ne sont pas la clé pour renforcer Israël. Au contraire. Mais … proportionnelle intégrale … un parti «nationaliste» (5 mandats sur 65) empêche depuis six semaines la formation d’un gouvernement. Parti « nationaliste » qui s’oppose à une revendication d’un parti «religieux» C’est  Israël, il est  fort possible que de nouvelles élections aient lieu en septembre.

Où va le monde ? On ne sait  pas mais … il y va vite et avec 
conviction ! 

 

 

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 13:41
Le blog s’intitulant « France -Israël… » j’ai trouvé intéressant de mettre en ligne un texte publié par le quotidien israélien, Israël HaYom » Il traduit, il me semble, ce que -pratiquement- la classe politique (mais pas seulement) pense de l’attitude de la France concernant Israël et, d’une manière subliminale, ce qu’elle traduit. 
La raison de l’article a été constituée par un interview donné par G. Araud (Atlantic, 19.04.19), Ambassadeur de France à Washington (ancien Ambassadeur en Israël) qui part à la retraite pour se consacrer, à Manhattan, à d’autres activités avec son partenaire (« lover », dit NYT). Et qui, entre autres, aurait traité Israël d'état "apartheid".
A sa décharge … il apprécie D.Trump et  déclare  : “The press, to be frank, is so anti-Trump that I do understand that the natural reaction of Trump is to go over the head of the press,” he said. “I do think the genius — and I’m using the word genius — of Donald Trump is to have felt the crisis,” he said. » (G. Dowd, NYT, 27.04.19).
 
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It’s not just the ambassador – it’s France

Former Ambassador to Israel Gérard Araud learned nothing about the complexity of Israel's situation during his three years in Tel Aviv.

by  Eldad Beck Published on  2019-05-01 09:02 Last modified: 2019-05-01 11:47

Former French Ambassador to Israel Gérard Araud | Photo: AP

Gérard Araud served as France’s ambassador to Israel for three years, during which he could have gained an appreciation for the complexity of Israel’s situation and the existential challenges it faces, or more precisely – the threats. At the time, Israel was experiencing the end of the Second Intifada and the Second Lebanon War. Two decades earlier, during the First Lebanon War, Araud had been the head secretary of his nation’s embassy in Tel Aviv. Both these postings could have opened his eyes, had he been a fair, curious, or thinking person.

But Araud perfectly represents the arrogant patronage of French and European diplomacy. He and those like him in Paris and in foreign ministries in London, Berlin, Madrid, and Stockholm are still certain that their words shape the world, as they did in the era of European colonialism. So they allow themselves to treat Israel like “that crappy little country,” as one of Araud’s colleagues – the former French ambassador to Britain – phrased it. Israel is their punching bag, like the Jews used to be. And the more complicated the world becomes, the harder they hit.

When Araud began his term as ambassador to Israel, Boaz Bismuth (then the Israel Hayom correspondent in France and now editor-in-chief) heard Araud make some very undiplomatic remarks about the country to which he had been deployed as a senior diplomat. He called Israel “paranoid” and then-Prime Minister Ariel Sharon a “boor.” The comments were made at a cocktail party, however, and not in any official capacity. Araud and the French Foreign Ministry did everything they could to prevent them from going public. But when they did, it wasn’t Araud who was punished for what he said – it was Bismuth, who had refused to buckle to pressure to keep the comments under wraps.

Araud hasn’t learned his lesson. And why should he? Any self-respecting government would have called the ambassador in for a dressing-down, frozen his appointment to Israel, recalled him and sent him to finish his diplomatic career in tougher locales. But when it comes to Israel, Paris – like the rest of the European capitals – abides by different rules. Attacks on Israel are considered obvious, natural, desirable, and guarantee professional advancement for diplomats. The more, the better.

So after calling Israel “paranoid” in a private conversation, Araud went on the record in an official interview as ambassador and accused the Israelis of having an “anti-French” mental disorder. This, too, was not grounds for the psychologist to be recalled. When he finally finished his time in Tel Aviv, Araud was kicked up the ladder and appointed to one of the top posts in the French Foreign Ministry, after which he was named France’s ambassador to the U.N. From there, he was given the most prestigious job of all – representing his country in Washington. Now, as a parting gift, he is once again beating up on Israel, calling it an “apartheid state.” This astonishing courage might see him become a minister in President Macron’s cabinet.

But Araud isn’t the problem. He is merely a symptom of the anti-Israeli – not to say anti-Semitic – mental disorder that afflicts French and European diplomats. The European envoys aren’t willing to forgive Israel, which against all the odds is not only not disappearing from the maps but is also flourishing. That disorder, which stems from primal hatred, is what lies beneath the rigid professional approach of French and European diplomacy on everything having to do with the Middle East, and makes Europe the biggest obstacle to peace in our region.

Their grudge against Israel blinds most European diplomats to the changes and developments in the Middle East and makes them the biggest supporters of Israel’s enemies, from the PLO to the ayatollahs in Iran. There is not the slightest realistic element in this obsessive, hostile approach. French diplomacy needs to address its anti-Israel “disorder” as a matter of urgency.

 

 

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 19:02

On attendait le speech de M. Macron qui devait nous promettre un avenir radieux et des lendemains qui chantent. Enfin, pas pour tout le monde, pas pour les riches dont les revenus dépassent trois fois le SMIG. Un avenir radieux car, vu la situation actuelle de la France promettre « du sang et des larmes » n’est plus d’actualité. On s’endette...

Mais au lieu de M. Macron on a assisté, médusés, à la destruction de Notre Dame, symbole de la beauté de Paris et de l’histoire de France, par un incendie que, semble-t-il, personne n’a essayé de maîtriser pendant presqu’une heure. Et puis... la flèche de Violet le Duc, vieille de 200 ans, la charpente de chêne vieille de 800 ans, le toit en plomb et tout ce que l’on ne sait pas encore est parti en fumée.

 

Je ne suis pas catholique. Je ne suis même pas chrétien. Mais, quand je me trouve à Jérusalem et (parfois) je marche dans les pas du Christ sur le chemin de la Croix, la via Dolorosa... je ne puis m’empêcher de ressentir un je ne sais quoi mais qui me rapproche de mes frères, les hommes. Chaque fois quand je descends de chez nous (la Montagne Sainte Geneviève) pour aller banalement au BHV je passe devant et regards Notre Dame et (parfois) j’y entre : comme à Jérusalem, je ne puis m’empêcher de ressentir quelque chose qui me rapproche de l’âme de ce vieux pays qui a tant donné au monde.

Ce à quoi on a assisté, ne vous y trompez pas, c’est à la destruction d’une partie de l’âme de la France, fille aînée de l’Église Catholique. Et entendre notre Président dire, d’une manière péremptoire, « on va reconstruire » cela me révulse. On va reconstruire quoi ? Le toit ? La charpente ? Les murs ? C’est à ne rien comprendre, car ce que Notre Dame contenait c’était 800 ans de civilisation judéo-chrétienne, c’était 800 ans de bonheur pour tous ceux qui y sont entrés, c’était 800 ans des prières de ceux qui croient et de ceux qui ne croient pas, montées au ciel pour célébrer la vie, le bonheur, la mort.

Comme d’habitude... on annonce que le Parquet a initié une procédure pour déterminer... Chercher les coupables ? Ce qui nous fait tourner les sangs ce n’est pas « qui a fait quoi » c’est de comprendre que dans la France « post moderne » on ne sait pas garder, choyer, ce que les générations passées nous ont laissé. Est-il compréhensible que la charpente ne fût pas ignifugée ? Est-il compréhensible qu’il n’y ait pas eu, dès la première étincelle, des extincteurs à poudre disponibles sur place ? Est-il compréhensible que l’on n’ait pas eu d’eau (?!) disponible pour les lances des pompiers quand la Seine se trouve à 50 mètres ? Est-il compréhensible que les grandes échelles des (plus de 400) pompiers ne puissent pas monter à plus de 30 mètres ? Ou qu’aucun hélicoptère n’a pu être mobilisé pour déverser de l’eau sur l’incendie dans les minutes de la première fumée ?

Oui, tout cela est compréhensible. Car, la France de M. Macron a décidé de faire appel à un bateleur de foire, spécialisé dans la royauté, pauvre épigone d’un Léon Zitrone... pour trouver des moyens pour garder intact le patrimoine immobilier français. Pour maintenir en vie les constructions anciennes, les œuvres de Vauban ou de Violet le Duc on fait appel à la Française des Jeux. Mais, on jette comme au casino, 10 milliards d’euros pour satisfaire des revendications impossibles à satisfaire des Gilets Jaunes... 10 milliards que nous n’avions pas mais... on s’endette...

Mais comment a-t-on pu laisser Notre Dame bruler ? Elle a survécu pendant huit siècles, aux guerres de religion, à la Révolution française (qui l’avait pourtant désacralisée), et aux deux dernières guerres. La France des dernières années l’a laissé tomber. Le feu n’a fait que compléter la désaffection des élites du pays pour tout ce qui nous rattache aux racines anciennes. Le bâtiment appartient à l’État. Pourtant on n’affecte que quelques 2 millions d’euros annuellement tandis que l’on considère, depuis des années, qu’elle aurait nécessité plus de 40 millions de $ pour une rénovation sérieuse (NYT 15.04.19)

Oui, la France a choisi, confusément, de perdre son âme. En faveur de quoi ? Pour porter le drapeau des « progressistes » dit son Président. Pour prendre aux riches pour donner aux pauvres car les pauvres se multiplient comme, jadis, les petits pains. En on n’a de hâte tant que l’on n’aura pas changé l’âme chrétienne de ce pays en faveur d’un salmigondis de mariages pour tous, de PMA et GPA, de l’équivalence des cultures en recevant, en échange, la chance d’avoir une diversité suffisamment élargie. Élargie au continent dont notre Président se veut l’ardent leader.

On va me dire « regardez comme le pays s’unit devant le malheur ». Oui, on s’unit et la semaine prochaine on se désunira car les Gilets Jaunes sont toujours là et nos dirigeants ne savent toujours pas comment dire non. Certes, les très riches annoncent déjà leur contribution et on  compte dessus. Mais... pour construire Notre Dame on avait mis plus de deux cents ans.  Les choses ont changé, les outils aussi, la main d’œuvre (artisans, les compagnons du tour de France, les couvreurs –le toit en plomb pesait plus de 200 tonnes, vitriers pour les vitraux, etc.,) sera dure à trouver. Cela prendra des années pour vérifier les structures, renforcer les murs, refaire les plans, choisir les matériaux et, éventuellement, reconstruire. Au bout du compte, même, le Pape du moment viendra la consacrer. Lecteurs, croyez-moi, nous n’y serons ni invités ni témoins tant tout cela prendra des dizaines d’années.

Ce n’est pas grave car, à la fin, ce ne sera qu’un immeuble copie d’une ancienne très grande cathédrale du monde dont l’âme est partie en fumée en l’an de grâce 2019.

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13 avril 2019 6 13 /04 /avril /2019 08:54

 

Le sujet a une importance (presque) planétaire. En effet, la détestation d’Israël par le monde bien-pensant, le monde « post modern » et qui veut mettre dans la poubelle de l’histoire tout ce qui est « nationaliste » (et, naturellement, réactionnaire, raciste, homophobe, sexiste, j’en passe et des meilleures) n’est plus à souligner. Elle a, sans doute, « modernisé » et rendu (presque) acceptable un nouvel antisémitisme structurel qui est, aussi, la conséquence des changements de population dans les deux continents les plus en vue, l’Europe et les États-Unis.

Mais… cette détestation n’est rien par rapport à celle qui a comme objet le Premier Ministre d’Israël qui depuis une dizaine d’années est, tous les jours, le plat principal des déjeuners politiques des grands de ce monde. Vilipendé,  accusé de tout  et de son contraire, montré du doigt comme le responsable du manque de paix au Proche Orient, considéré comme corrompu et corrupteur, il s’était fait insulter par M. Obama et M. Sarkozy, il est méprisé par M. Macron (qui le montre quand il a l’occasion) et  par Mme Merkel (qui ne le montre pas ouvertement). Bref, un politicien infréquentable, on se demande pourquoi dans un pays démocratique les électeurs lui accordent leur confiance.

Pendant les soixante derniers jours on a pu suivre la campagne pour l’élection des membres de l’Assemblée Nationale d’Israël, la Knesset. Que les acteurs politiques du pays aient tiré à boulets rouges contre M. Netanyahou, rien à dire. Même si, cette fois-ci, le niveau des invectives est descendu de quelques marches car M. Netanyahou était, de plus, l’objet de plusieurs enquêtes diligentées contre lui et risquait (risque toujours) d’être  mis en examen pour des faits considérés comme graves. Ne faites pas de relation avec ce qui s’est  passé aux États Unis pour M. Trump.

Mais tout ce qui se respecte - et se considère comme dépositaire de la sagesse universelle, un peu teinté de rose - je veux dire toute la presse occidentale, Europe et les États Unis compris, s’est lancée dans une campagne anti-Netanyahou sans équivalent à ce jour. Et New York Times, Washington Post, Los Angeles Times, Le Monde, Le Figaro, Frankfurter Zeitung, Die Welt et/ou les principaux médias de partout on fait  leurs « choux gras » de la « presque sure » perte par M. Netanyahou et son parti (Likud) de la direction d’Israël. C’était (presque) certain, tout le monde le disait (l’espérait) « Bibi » ne sera plus roi.

C’était l’évidence car… trois généraux et un ancien ministre de la Défense (lui aussi ancien général), donc, « quatre cavaliers de l’apocalypse » moins célestes mais pas tellement mystérieux, s’étaient  chargés de faire partir M. Netanyahou. L’empêcheur de tourner en rond, l’homme qui empêche M. Macron et/ou Mme Merkel ou des illustres inconnus dirigeant des pays phares en Europe comme la Belgique, l’Irlande ou la Suède ou autres, de faire le bien d’Israël contre la volonté des israéliens. Donc, saison de chasse ouverte, feu à volonté, si le roi n’est pas encore mort il le sera car les élections étaient programmées pour le 9 avril. J’ai de la peine pour certains de mes lecteurs et pour certains de mes amis parce que les choses ne se sont pas passées comme   prévu (par les multiples sondages d’opinion) et espéré par l’humanité progressiste (j’exagère un brin…).

On vient d’avoir les résultats définitifs : Le parti de M. Netanyahou (qui a obtenu le plus grand nombre de députés) dispose, avec ses alliés (tous déclarés) d’une majorité plus confortable que celle qui a été la leur avant  les élections (65 députés vs 61 parmi les 120 députés de la Knesset). Dans le silence (des petits entrefilets dans les premières pages -ou ailleurs) des journaux évoqués et  en absence de toute incidente soupçonneuse (trucage, mauvais comptage, propagande condamnable, etc.,) on essaye d’occulter ce qui s’est  passé : une victoire écrasante dont l’essentiel est crédité à M. Netanyahou. Tant  et si bien que le quotidien israélien d’extrême gauche, contempteur principal de M. Netanyahou, titre en première page de son journal Internet « Israël Election: Impeccable Timing and Brilliant Campaigning Give Netanyahu His Biggest Win Yet (Haaretz, 11.04.19).

Certes, le pays (Israël) a viré (depuis au moins quinze années) vers le centre droite. Les partis religieux (habituellement alliés de la droite) n’ont pas réellement accru leur influence et les électeurs arabes (dont  la participation aux élections a été moindre qu’en 2015) envoient à la Knesset, peu ou prou, le même nombre de députés (12 au lieu  de 14). Mais ce qui est  significatif, ce qui est important  c’est que la « gauche » israélienne a cessé d’exister. Le parti socialiste (qui a dirigé, seul, le pays de 1948 jusqu’en 1977 a payé son manque de crédibilité instillé par les tentatives répétées de trouver un partenaire palestinien pour faire la paix. Tout en militant pour « deux états pour deux peuples » mais en occultant  le fait que les palestiniens n’ont jamais voulu admettre l’existence du « peuple juif » indépendamment du territoire qui serait  le leur.

Ce qui a décidé les électeurs israéliens d’assurer la reconduction du bloc de droite à la direction du pays a été, tout d’abord, le pédigrée de celui qui le dirigeait. M. Netanyahou, dont  les performances étaient non seulement connues et  appréciées et dont  la ténacité était devenue proverbiale. Il avait  réussi (au départ comme ministre des finances) de transformer l’économie israélienne d’inspiration socialiste en économie de marché, il a conduit une politique responsable qui a valu à Israël d’être admis dans le cercle (vertueux ?) de l’OCDE et de devenir un grand de ce monde pour tout ce qui est  « High Tech », « Nanotechnologies », Médecine et  Biologie et même… de devenir le deuxième fournisseur mondial de drones et  le 7ème fournisseur mondial d’armes ultrasophistiquées. Au bout de 70 ans d’existence renouvelée Israël est  auto-suffisant pour son alimentation (en 1948 le pays était, presqu’en totalité, un désert parsemé de marais), montre un PIB/habitant (presque) égal à celui de la France  (et un PIB/habitant quinze fois plus grand que celui de l’Égypte – 10 fois plus qu’en Iran …). M. Netanyahou a été choisi nonobstant les efforts des « quatre cavaliers » (qui ont  obtenu un score très honorable) ou celui de certains dirigeants étrangers. Mention spéciale pour notre Président  qui a trouvé bon de recevoir, trois jours avant  la date des élections, le No.2 de la coalition des généraux ; de retour à Jérusalem celui-ci s’en est servi en faisant des déclarations multiples « tous les leaders étrangers veulent  voir le départ de Bibi ». M. Macron continue de miser sur les mauvais chevaux … Il n’est   pas le seul. Lisez l’ignoble papier de  T.Friedman publié par NewYork Times (10.104.19). Mais retenez ce que Jerusalem Post vient  d’écrire aujourd’hui. « With all the chatter about Israel’s inevitable demise, he (BN – MB) may very well say to himself, Israel has unprecedentedly strong ties with Washington, Moscow, New Delhi, Tokyo, Beijing, Brasilia, Riyadh, Abu Dhabi and Cairo; its economy is – for the most part – humming along nicely; and on Thursday night it was scheduled to land a washing machine-sized spacecraft on the moon. Are there problems with the Palestinians? Certainly, but those problems have been there for the last century, and the country – though it has not found a way to solve the problems – has found a way not only to live with them, but also to thrive ». En clair : Prime Minister Benjamin Netanyahu won the elections but lost The New York Times.

Un deuxième événement (presque) planétaire : la sonde israélienne BERESHEET (Genesis) après avoir voyagé plus de 6 millions de km en sautant d’une orbite terrestre sur une orbite lunaire (elle devait se poser sur la lune) a fait le tour de la lune plusieurs dizaines de fois mais ne s’y est  pas posée, elle s’y est  écrasée. 7ème pays à avoir réussi cette performance mais, il n’est pas superflu de le noter, première tentative mondiale financée par des fonds entièrement privés (donateurs pour l’essentiel). Et pour un coût probablement 20 ou 30 fois inférieur à celui d’autres tentatives (Europe, par exemple).

Selfie prise à 14.000 de km de la lune …

 

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 16:14

 

On a connu des époques où le pays trouvait le ressort pour se fixer des objectifs à court ou à long terme. On a connu un temps où le « Commissariat au Plan »  crée par le Général, inscrivait  « une ardente obligation » dans le plan de marche du gouvernement. Et on a connu l’Airbus après le Concorde. Et  on a connu des réalisations qui dépassaient ce que les autres pays de l’Europe voulaient ou pouvaient faire. C’était l’époque des Centrales Nucléaires – projet unique  au monde, inégalé encore aujourd’hui, qui a tenu la France à l’abri des crises pétrolières ou de l’inflation des prix par les monarchies pétrolifères du Proche Orient. C’était  l’époque de l’équipement massif du pays en systèmes médicaux, scanners ou IRM, médecine nucléaire  ou radiologie numérique. C’était l’époque de la grandeur de la France.

Allez, on va me dire que je fais du passéisme et  que tout ce qu’il y avait avant c’était mieux. Non, ce n’est  pas cela qui m’anime quand j’essaye (j’y viendrai) de comprendre où nous en sommes aujourd’hui et  où va le pays.

On va me dire aussi que c’était  l’époque des « trente glorieuses ». Quand,  en moyenne, il y avait  quatre personnes qui travaillaient et une à la retraite. Quand tout n’était pas donné à tout le monde, tout de suite. Et quand « l’ascenseur social » fonctionnait grâce aux dernières générations des enseignants qui  s’occupaient, principalement, des élèves et non pas de la cogestion d’un ministère qui voit émarger  plus d’un million de personnes sur ses registres de paye. On va  me dire tout cela et encore tant  d’autres choses.  Mais la vraie question à laquelle on doit  répondre est « comment est-on arrivé  là où nous sommes aujourd’hui » ?

En quelques mots, tout d'abord, le constat cruel que l’on doit faire  est que la France, un des pays les plus riches du monde, se trouve dans un trou et  plus le temps passe plus le trou est   profond.

Depuis des dizaines d’années, sentant « confusément » que les choses vont  mal on essaye de les améliorer en augmentant impôts et  taxes. Certes, ce n’est   pas nouveau, depuis la gabelle (l’impôt  sur le sel) et  l’impôt sur les portes et les fenêtres (!?) jusqu’à celui considéré comme le plus inégalitaire (la TVA) la France a fait merveille en utilisant, à chaque moment nécessaire, une nouvelle taxe ou un nouvel impôt pour se sortir d’une mauvaise passe. Ce qui est arrivé de nouveau a été la découverte de « l’endettement ». Remarquez, les rois de France ont souvent  fait  appel aux emprunts pour faire  marcher le royaume. Mais, sauf des rares exceptions, ils payaient leurs créanciers. Ce qui se passe depuis une quarantaine d’années c’est que notre pays ne paye plus ses créanciers. C’est-à-dire il les paye mais… en empruntant de l’argent. Une sorte de système Ponzi car… à la fin on ne voit  pas qui payera la dette  cumulée de la France (plus de 3.000 milliards d’euros, retraites des fonctionnaires incluses).

En clair, notre pays, tout en créant de nouveaux impôts et en les augmentant comme il se doit, a trouvé que les revenus des impôts et  taxes ne suffisaient plus à couvrir son train de vie et a fait appel à l’endettement qui, pense-t-on, ne sera jamais payé. Pourquoi se gêner alors ?

La France est  aujourd’hui le premier pays au monde pour la part prise sur le produit national pour faire tourner le pays. Ne devrait-on tenter de trouver des moyens soit  pour augmenter  le produit soit pour réduire les coûts que l’on couvre avec ? Facile à dire… La France est aussi le seul pays au monde (à ma connaissance) qui taxe les taxes. Regardez un extrait d’une facture de l’EDF :

La consommation d’électricité (y compris le coût de l’acheminement !) est  de 313,81 €.  On y applique des « Taxes et contributions » de 122,61 € pour arriver à un total HORS TVA de 464,28 € (y compris le coût de l’abonnement …) auquel on applique une TVA de 20% pour arriver à 552,00 ! En clair, (1) le coût de l’électricité est majoré de 76% et (2) on applique la Taxe sur la Valeur Ajoutée aux « taxes et  contributions ».

Mais il y a mieux : un nouvel impôt (ou taxe) pourrait  être décidé, il toucherait les propriétaires de leur résidence principale. D’inspiration du dernier génie économique (Thomas Piketty) il s’agirait de tenir compte  du fait que lesdits propriétaires ne payent  pas de loyer : une taxe (impôt) tiendrait compte de cela – équivalent d’une taxe d’habitation qui disparaîtrait en 2022. Il faut faire un trou pour pouvoir, avec la terre disponible, boucher un autre trou… le Sapeur Camembert.

Bon, on est  créatif dans la manipulation des impôts et des taxes mais pourquoi ? Pour faire quoi faire ?

La réponse la plus simple est d’évidence « l’état providence ». Donner tout, à tout  le monde, tout de suite.  Pas exactement car… il y a les inégalités. Inégalités qui sont  consubstantielles à tout système d’économie libre et qui sont  absentes (en  apparence) uniquement  dans les systèmes d’économie totalitaires (socialistes ou autres). Encore que…

Qu’est-ce à dire donner tout ? Par exemple, créer un système de santé  unique au monde et que tout le monde nous envie. Il comporte la « Sécurité Sociale » mais aussi la « Couverture Maladie Universelle »  Cette couverture, universelle comme indiqué, permet  à n’importe quel quidam arrivé en France des antipodes (ou de plus près) de bénéficier des services du meilleur système de santé du monde sans bourse délier. Mais quelqu’un paye… les impôts, les taxes, les taxes sur les taxes. Pense-t-on que l’on pourra maintenir le système de santé pour les citoyens du pays (qui payent  les impôts et  les taxes) pendant longtemps ?

Santé, éducation gratuite, compensation sous-emploi, principaux secteurs directement consommateurs des richesses produites par le pays et,  indirectement, par les bureaucraties nombreuses nécessaires pour administrer lesdits secteurs.

Mais il y a les inégalités. Il y a presque deux siècles, déjà, Tocqueville a formulé son paradoxe : « C’est pour cela que le désir de l’égalité devient toujours plus insatiable à mesure que l’égalité est plus grande. »  (De la démocratie en Amérique, 1840). En clair, plus un système économique, par ses progrès, assure  le développement  de la société et de toutes ses composantes, plus les composantes les moins munies développent le sentiment d’inégalité.  Regardez où on en est  arrivé : la France dispose d’un système économique parmi les plus distributifs au monde et  les « pauvres » français sont plus riches que ceux de 16 pays de l’Europe (le cynisme n’est pas de rigueur, il s’agit d’économie), seuls ceux de la Finlande et  des Pays Bas sont moins pauvres…. (Observatoire des Inégalités, 2018). Pourtant, depuis quatre mois, des minorités agissantes de la « France pauvre » font entendre leur voix (pour être gentil) de manière si forte que la cinquième république s’est trouvé un peu chancelante… « Macron démission » et  « RIC » visent, par-delà les revendications à caractère économique cataloguées comme « plus de justice », ni plus ni moins, le changement de République. Certes, dire aux pauvres… « il y a plus pauvres que vous » cela ne se fait pas. Dire « regardez le système de protection sociale//santé/éducation/sous-emploi dont vous bénéficiez » cela ne se fait  pas non plus mais… il devrait  être possible de le dire. Malheureusement, l’état  providence dans lequel on vit a sorti, tout de suite, plus de 10 milliards d’euros pour satisfaire (pensais-t-on) les revendications immédiates du bas peuple. 10 milliards d’endettement supplémentaire car aucune économie n’était à l’ordre du jour. Fût un temps où quand on ne savait pas quoi faire on créait une commission…

Mais nous vivons le temps d’un Jupiter. Bien que son environnement immédiat se soit retiré, sans bruit, comme dans la symphonie inachevée de Schubert, notre Jupiter plus Jupiter que jamais a pris le taureau par les cornes : tout en faisant semblant  d’entendre ce que l’on lui disait il s’est évertué, avec beaucoup de talent, à refaire sa campagne électorale et  expliquer au peuple pourquoi il avait tort.

Il a déjà participé à quinze (MB) réunions, la plupart en régions, il a rencontré 2 310 élus, pour l’essentiel des maires, 1 000 jeunes, 60 intellectuels, 350 femmes, 55 enfants… (Le Monde, 03.04.19). C’était le « grand débat national »

Tout  cela pour apprendre que le déficit annuel dépasse 70 milliards d’euros (pas grave… on s’endette), que la  balance commerciale continue à se détériorer (le manque à gagner cumulé depuis 2000 atteint désormais 1.700 milliards € (Rexecode 02.04.19), que le chômage est  toujours à 9% et que les Gilets  Jaunes demandent la justice fiscale (quand 58% des foyers  fiscaux ne payent  pas le IRPP).

On  en est là. Dans dix jours nous sommes censés apprendre ce que notre Président a appris du débat national et, éventuellement, ce qu’il retiendra pour remettre  le pays sur les rails qu’il a quitté il y a une quarantaine d’années.

Gouverner la France… un pays avec 250 fromages différents, disait Winston Churchill au Général… on connaît l’aphorisme, il est toujours d’actualité.

 

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27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 17:27

Tout a commencé avec la tentative -réussie- des « hold over » (haut fonctionnaires de carrière ou politiques restés en poste après l’Administration Obama) de faire partir, pendant la mise en place de l’Administration Trump, un général en charge de la Sécurité  Nationale. Il s’agissait, en réalité, de lui faire payer des divergences d’opinion sérieuses qui avaient conduit à son limogeage quelque temps avant par M. Obama. Le tout en s’appuyant sur une loi qui n’a été utilisée qu’une seule fois en 216 années depuis sa création : en 1799 à la suite de l’action de George  Logan auprès de Talleyrand pour régler un différend qui prenait une dimension nocive pour les Etats Unis. Bien que des enquêteurs du FBI avaient indiqué à leur hiérarchie qu’il n’y avait rien de sérieux (le Général ne leur avait pas menti) il a été obligé de démissionner et… deux ans après il a été inculpé sur la base du rapport  initial qui avait été modifié… six mois après. La réussite de cette première tentative de « résistance » à la mise en place de l’Administration Trump a créé des conditions favorables pour une deuxième, beaucoup plus importante : faire savoir urbi et orbi que la Russie de M. Poutine avait favorisé, d’une manière décisive, l’élection de M. Trump et que pour ce faire il y  a eu collusion entre M. Trump (ou ses équipes) et M. Poutine (et ses subordonnés). Suite à des fuites bien organisées par le Directeur du FBI et d’autres, une enquête (« contre-espionnage, criminelle) a été diligentée sous les ordres d’un Procureur Spécial dont  les pouvoirs sont beaucoup plus larges que ceux, normalement, accordés aux procureurs fédéraux, par exemple.

S’agissant de M. Trump, l’intégralité des media américains (moins une chaîne de TV et quelques journaux provinciaux) s’est mise en marche pour apporter au public et à la justice les preuves irréfutables de la collusion qui devaient conduire à la sortie de M. Trump de la Maison Blanche.

Pendant les 22 mois que l’enquête a duré il y a eu 533.074 « articles » écrits, 2.284 minutes de couverture TV et env. 20% des « news prime time » consacrés au même sujet (FNC, 27.03.19).  New York Times a même reçu un Prix Pulitzer pour un scoop (démontré depuis comme « fake news »).

L’enquête a pris fin vendredi 22 mars, le Procureur Spécial ayant utilisé pour cela 19 avocats (des avocats de grand calibre « pitbulls » tous ou presque démocrates qui ont eu à leur tableau de chasse des scalps comme « Enron », Goldman-Sachs et autres - MB) assistés par une équipe d'environ 42 agents du FBI, analystes du renseignement, juri-comptables et autres professionnels. Le Procureur Spécial a émis plus de 2.800 assignations à comparaître, exécuté près de 500 mandats de perquisition, obtenu plus de 230 ordonnances de communication, près de 50 ordonnances autorisant l’utilisation de registres papier, 13 demandes de preuves adressées à des gouvernements étrangers et entendu environ 500 témoins. Pendant 22 mois (après une enquête  préalable du FBI qui a duré, elle, plus de huit mois - MB).

La conclusion du Procureur Spécial : pas de collusion, ni M. Trump, ni ses équipes, aucun citoyen américain. Il y avait un  deuxième volet  relatif à une éventuelle obstruction de la justice dans son travail pour trouver les preuves de la collusion.  Le  General Attorney (équivalent Ministre de la Justice), son adjoint (qui avait  diligenté l’enquête) et leurs conseillers juridiques, vu la non  réponse du Procureur Spécial à ce sujet ont considéré qu’il n’y a pas eu d’obstruction.

C’est tout ?

Non, ce n’est pas tout. Pendant plus de deux ans des nuages noirs s’accumulaient dans le ciel de la Maison Blanche car  on avait réussi à convaincre la moitié des américains que leur président était une marionnette de M. Poutine. Jusqu’à voir et entendre l’ancien directeur de la CIA de M. Obama démontrer que M. Trump était un traitre. Et  aussi les autres chefs des officines d’espionnage ou de sécurité nationale lui emboîtant les pas, chacun pouvant ajouter la crédibilité des fonctions qu’ils avaient eu. Et le « speaker » de la Chambres des Représentants se demandant, publiquement, avec quoi M. Poutine « tenait » M. Trump

Non, ce n’est pas tout. Collectivement, dès son élection, les médias ont considéré M. Trump comme un imposteur et une menace. Imposteur, car il n’avait  jamais eu  de fonction élective et qu’il ne sortait pas du « moule » des élites (Ivy League). Et malgré le fait qu'aucun journaliste n'ait été arrêté pour ce qu'il a écrit sur lui, aucun journal n'a été fermé, aucune chaîne de télévision n'a été persécutée, aucun site Internet n'a été supprimé.  Bien que rien qui ressemblerait à une menace grave et immédiate à la liberté des medias américains n’a émergé de la Maison Blanche, les médias se sont convaincus que M. Trump allait détruire la démocratie et gouverner en autocrate.

Non ce n’est  pas tout. On peut  tout dire de M. Trump, on l’a dit  et on continue à le dire : bouffon, inculte, sexiste, homophobe, « suprématiste blanc », raciste, escroc, parvenu, incapable d’être Président – aucun épithète désagréable ne lui a été évité. Mais... pendant les deux ans depuis qu’il est Président, les Etats Unis traversent une des périodes les plus fastes (sinon la plus faste) de son histoire : boom économique, chômage plus faible que jamais (en particulier  pour les minorités noire ou latino), création de valeur en bourse (plus de 7.500 milliards de $) le tout résultat direct des principales mesures qui ont fait l’essentiel de sa campagne d’élection, soit réduction massive des impôts, dérégulation aussi massive (pour chaque nouvelle règlementation deux anciennes résiliées), renégociation de traités commerciaux désavantageux pour les Etats Unis. Tout cela pendant que matin, midi et  soir les américains et  le monde entier étaient abreuvés par les tombereaux de venin déversés sur M. Trump et son administration. Le monde entier ? Comment se pouvait-il être autrement car, n’est-ce pas, si tous les media disaient  pis que pendre sur le bonhomme, ce devait  être vrai.

Non, ce n’est  pas tout. Avec la foi du charbonnier maître chez soi (et  ailleurs… vu le rôle des Etats Unis dans le monde) il a bousculé la « communauté internationale adepte d’un globalisme multiculturel » en faisant  ce qu’aucun des derniers présidents n’avaient fait avant lui : il a mis en place ce qu’il avait  promis pendant sa campagne électorale. Il a dénoncé l’ignoble JCPOA, œuvre de M. Obama, qui ouvre la voie de l’Iran à la bombe, il a transféré l’ambassade des États  Unis en Israël dans la capitale de ce pays, Jérusalem (décision prise déjà en 1995 par le Sénat et la Chambre  des députés mais  que chaque président depuis reportait de six mois en six mois) et il vient  de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan qu’elle contrôle depuis 1967, date de la deuxième agression syrienne contre Israël.

Non, ce n’est pas tout. Il faut voir notre Europe (et notre France) s’opposer par tous les moyens aux décisions américaines. Cela donne le sentiment d’assister à des convulsions épileptiques mais dont  les amplitudes se réduisent   de jour en jour : faire des affaires avec l’Iran après les sanctions américaines ? On croyait que… mais, en fait, ce n’est pas tellement facile. Condamner les Etats Unis pour leurs décisions concernant le Proche Orient ? C’est facile mais… même les pays arabes, proies offertes à l’impérialisme terroriste iranien hésitent de le faire car ils se trouvent en besoin d’accord avec les États  Unis et, surtout, Israël, seule puissance qui peut et  veut  s’opposer à l’Iran. S’opposer aux Etats Unis quand ils demandent d’augmenter les contributions européennes au financement de l’OTAN ? C’est  facile, quand on oublie que si l’Europe existe cela est du aux plus de 60 ans de paix que l’OTAN (et principalement les Etats Unis) lui a assuré. Bref, notre Europe qui fait semblant de ne pas comprendre ce que l’avenir nous réserve (l’immigration de conquête, par exemple) et qui montre qu’elle a choisi le « globalisme » (en tentant d’ouvrir ses portes au pouvoir conquérant chinois) et « le droit-hommisme » comme porte-drapeaux est   en train -il me semble- de marcher à grands pas vers un avenir qui ne peut lui être que défavorable.

oooo

Le Procureur  Spécial investi -selon tous les espoirs- de la mission de livrer le coup de grâce au président Trump que les démocrates et leurs alliés des médias espéraient il a fait, en fait, le contraire. Il a livré le coup de grâce à l'ennemi juré de Trump, les média obsédés par la Russie. Combien d'Américains regardent maintenant les médias avec un mélange de pitié, de dégoût et de suspicion après avoir été forcés de les écouter se livrer à une réflexion sur la Russie! Russie! Russie! pendant trois longues années? Et combien d'Américains en ont cru chaque mot et ont maintenant du mal à comprendre la vérité "décevante" selon laquelle notre président n'est pas "la marionnette de Poutine"? (PJ Media, 26.03.19)

Ce à quoi on a assisté aux États  Unis restera, sans doute, dans l’histoire de ce pays, comme le plus grand scandale impliquant les médias réputés les plus libres du monde. Peut-être devraient-elles assumer une part de responsabilité pour le  fait que leurs « fake news » et commentaires biaisés ont induit en erreur pendant deux ans leurs clients au point où environ la moitié des Etats Unis (et une bonne partie du monde) a cru (croit encore ?) au complot Trump - Poutine ?

 

 

 

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