Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 09:03

Annoncée depuis des semaines, avec des fuites pour rendre curieux les esprits, voilà l’allocution du Président qui devait mettre un point final à la première partie de la crise Covid-19 : un satisfecit, plein et entier, pour ce que la direction de la France a fait – mieux que tous autres. La preuve ? «L’Etat a tenu, 500 milliards d’euros ont été mobilisés pour faire face à la crise C’est une chance et cela montre la force de notre Etat et de notre modèle social», «Nous n’avons pas à rougir de notre bilan. Des dizaines de milliers de vies ont été sauvées par nos choix, par nos actions» «Nous pouvons être fiers de ce que l’on a fait»

Bigre ! Il suffit de lire les journaux pour apprendre que 2020 sera une année noire pour notre pays. Et que la crise du Covid-19, mal appréhendée et mal gérée par nos gouvernants, en est la première responsable.

Taux de décroissance de l’économie -11%, déficit budgétaire entre 10 et 15%, dette totale (sans les retraites des fonctionnaires…) évaluée à 120% du PIB. Et… 7 à 8 millions de chômeurs. Voilà le constat brut, sans fard, du point actuel de la courbe de descente de la France vers les profondeurs d’un État désemparé («obèse et impuissant» Marcel Gauchet, Libé 26.03.20), manquant des outils et des ressources nécessaires pour revenir au statu quo ante.

Et pour ce qui est de la crise Covid-19, ne glissons pas sous le tapis ce que l’on sait : presque 30.000 morts (29.410 hier), soit -presque- six fois plus qu’en Allemagne et, presque, 14 fois plus qu’en Israël (morts/million d’habitants), 15,2% des infectés décédés (4 fois plus qu’en Allemagne, 10 fois plus qu’en Israël comme si notre système de santé était moins performant que celui de ces deux pays)… Et ce n’est pas fini, quelques soient les décisions d’arrêt ou de relâchement du confinement.

Mais nous sommes forts et vous allez voir ce que l’on va faire. Ce qui est désespérant c’est de voir notre Président, nous prenant pour des idiots, à répétition. Jugez-en.

« La « reconstruction » économique du pays − terme utilisé à six reprises − devra, dans son esprit, être « écologique » et « solidaire ». Sur le premier point, en soutenant la rénovation thermique des bâtiments, « des transports moins polluant » et les « industries vertes » (extrait, Le Monde 15.06.20).

On parle pour ne rien dire. Car - écoutez bien - la reconstruction écologique sera, pour l’essentiel, le remodelage des habitations actuelles pour consommer moins d’énergie (isolation, flux thermiques maîtrisés, etc..,). Et comme elle doit être solidaire, cela veut dire en clair que l’on demandera «aux riches» de mettre la main au portefeuille. Tout en disant que les impôts n’augmenteront pas. Mais alors d’où prendra-t-on l’argent ?

C’est simple, on continuera à s’endetter, on continuera à augmenter la charge de la dette pour punir nos enfants, nos petits-enfants jusqu’à la dixième génération comme pour les bâtards de l’Ancien Testament.

Mais il y a eu quelque chose de réellement nouveau. Notre Président a martelé, pendant les 19 minutes de son allocution, pratiquement, toutes les cinq minutes, deux mots : souveraineté et indépendance. Pour quelqu’un qui demandait, au monde entier, de se rattacher à son panache blanc de globaliste c’est curieux, non ? Comme il est curieux de l’entendre mentionner, comme une victoire de la France, la possibilité de s’endetter via l’Europe suite à un accord pris avec Mme Merkel. Mais dont les pays «frugaux» de l’Europe du Nord ou de l’Europe Centrale, ceux qui gèrent leurs finances selon l’orthodoxie convenue, depuis Maastricht, ne veulent pas.

Alors ? Que fait-on ? Eh bien, on va voter aux élections municipales dans deux semaines pour élire des gens dont les pouvoirs ont été rabotés, constamment, en faveur de l’État Central. Mais, foi du Président, on lancera illico une nouvelle décentralisation. Et c’est ainsi que la vie passe dans notre beau pays de France… On nous raconte n’importe quoi et nous, médusés, on laisse p….er.

Mais comme nous sommes capables de nous occuper du bonheur du monde, aussi, vu « notre capacité de créer pour dire et changer le monde » (E. Macron), on a décidé qu’une des premières actions c’était de mettre en garde Israël contre son projet d’annexion d’une partie des territoires disputés depuis 1967 (que d’aucuns appellent, à tort, «les territoires palestiniens»). Faisons court.

Depuis 1967 Israël est considéré par la « communauté internationale » comme puissance occupante des territoires que la Jordanie a perdu pendant la guerre qu’elle a lancé contre Israël. Ces territoires avaient été annexés par la Jordanie en 1948 dans une autre guerre lancée, toujours par elle (et quatre autres armées) contre Israël. Depuis, toutes les tentatives d’Israël, des acteurs majeurs de la politique internationale, des deux superpuissances, pour arriver à un accord acceptable pour Israël et les représentants d’une population (arabe, palestinienne) qui habitaient l’endroit se sont soldés par des échecs : depuis les trois NON (non à la paix, non à la négociation, non à la reconnaissance – Khartoum 1967) jusqu’aux efforts de MM. Obama/Kerry favorables aux palestiniens – 2014, ces derniers ont refusé toutes les offres et tous les projets.

Depuis 53 ans.

Mais… la nature, la vie, ayant horreur du vide, plus de 500.000 israéliens se sont installés dans lesdits territoires et y ont créé de villes et des villages, en cultivant les terres et en créant des entités de productions diverses. En donnant ainsi des ressources pour vivre à des juifs et à des arabes. Et 53 ans après, constatant l’échec de toutes les tentatives précédentes, et l’inanité de la narrative internationale «solution à deux états» une des grandes puissances -les États Unis- a tiré, d’une manière pragmatique, les conséquences de la situation réelle. Un plan, voulu le «deal du siècle» modifiant totalement les tenants d’un éventuel changement  a été proposé aux deux parties. Israël en a accepté les tenants sachant que les aboutissants étaient (sont) en partie sujets à négociation. Comme par le passé, les représentants des arabes palestiniens ont refusé le plan et tout ce qui leur était proposé.

Et voilà la France (mais pas seulement elle) qui par la voix du «czar» des affaires étrangères de l’Union Européenne (comme par hasard un adversaire décidé d’Israël depuis des lustres) menace Israël du feu de Zeus si elle procède à une annexion de certaines parties desdits territoires.

Jusqu’ici on demandait à Israël de faire des concessions pour «la paix». Changement de paradigme, on lui demande de ne pas annexer mais… de maintenir le statu quo, de continuer comme puissance occupante… Ne s’agirait-il pas d’une contradiction ? Vous comprenez quelque chose ?

Quelle importance… Pour l’instant nous avons d’autres chats à fouetter…

 


 [mb1]JE NE COMPRENDS PAS LA PHRASE

Partager cet article
Repost0
1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 20:19

Oui, c’est vrai, cela fait un moment que je n’ai pas mis en ligne un nouveau texte et, à mon avantage, j’ai appris par les messages reçus que certains lecteurs se demandaient pourquoi je ne commentais pas les grands évènements de la période : l’Europe et ses convulsions, les Etats Unis et leurs deux mondes, la France et sa laborieuse sortie du Covid-19 et… le nouveau gouvernement d’Israël et ses annonces.

L’Europe – Au ras de pâquerettes, on regarde ce que notre Président essaie de faire pour (a)  que la France retrouve la position qu’elle avait du temps de De Gaulle ou même de Mitterrand et (b) se voir reconnaître sa capacité d’être le leader de l’Union une fois que le la relation du duo « France-Allemagne » s’est distendue par l’incapacité de la France de tenir son rôle et par la distance que Mme Merkel a été obligé d’accepter face aux affaires courantes de l’Union. C’est à travers ce prisme qu’il faut voir ce qui est annoncé comme le grand événement actuel : obtenir que les 27 pays acceptent de mutualiser leurs dettes, qu’ils se solidarisent dans l’aventure d’un grand endettement appelé (selon le moment) pour effacer les pertes induites par le Covid-19 et/ou relancer l’économie de l’Union.

J’ai dit « convulsion ». D’un côté, les pays « frugaux » (ceux qui, de tout temps ont géré leurs affaires selon une orthodoxie disparue - si tant est qu’elle existât dans les pays du Sud) et de l’autre côté, ceux qui attendent que la manne européenne tombe des cieux de l’Italie, l’Espagne, la Grèce (pays qui ne s’en cachent pas) ou la France qui sait, veut, croit pouvoir obtenir quelques dizaines de milliards d’euros pour les mettre dans le tonneau des Danaïdes que constitue son portefeuille. 750 milliards d’euros sont en jeu, il est très peu probable que l’on trouve une conclusion positive à la foire d’empoigne qui va suivre. Tout cela donnera matière à des discussions sans fin entre les 27 pays (car il faut l’unanimité pour un accord éventuel), moult voyages et moult réunions et de la matière pour le pisseur de copies des gazettes du continent.

J’ai dit convulsion. La terre entière, blessée par les actions irresponsables et/ou criminelles, de la dictature chinoise souffre tout en essayant de se dépatouiller avec les conséquences de la pandémie Covid-19. Conséquences dont les premières sont la mise à genou des économies des pays développés et la quasi-disparition de celles des pays pauvres, en voie de développement ou pas. La collusion entre la dictature chinoise et l’OMS, via ses suppôts, ne faisant plus mystère pour personne, seule (parmi les pays libres) l’Europe s’interdit de la critiquer. Lisez «La Chine est un prédateur et l’Europe est sa proie» (François Heisbourg, Le Figaro 27.05.20). L’Europe laisse la Chine libre d'acheter des ports en Europe (le Pirée), des domaines vinicoles en France, des centaines de milliers d’hectares en Espagne ou faire travailler des centaines de milliers de chinois dans le Nord de l’Italie. Sans réaliser que la nouvelle route de la soie que la Chine est en train de construire n’a comme objectif principal que la conquête de l’Europe.

Convulsion ? Oui, l’Europe se tait face au prédateur, la Chine se permet de faire publier par son Ambassade à Paris :

message aussi clair qu’ignoble, les violences de Hong Kong aujourd’hui seraient l’œuvre des pays occidentaux et des Etats Unis. L’Europe ménage la Chine en disputant aux Etats Unis le droit de tirer des conclusions de son comportement criminel.

Mais il y a mieux. A l’Est de l’Europe, grâce à la sagacité de Mme Merkel, on a fait un accord avec le potentat turc : il gardait en Turquie les réfugiés venant de Syrie (où lui même est partie prenante à la destruction du pays et à l’occupation de zones d’intérêt) et l’Europe lui payait 6 milliards d’Euros. Un accord avec un potentat qui a sur ses mains le sang de dizaines de milliers de morts dont la seule faute était d’être nés Kurdes. Et après plusieurs années pendant lesquelles il a fait, sans vergogne, un chantage permanent «vous payez ou j’ouvre les frontières et vous aurez des réfugiés» voilà maintenant que l’Europe « discute » avec lui « l’oppression par Israël des palestiniens : le représentant de l’Europe, celui qui semble profiter du vide laissé par la France, l’Angleterre et l’Allemagne pour ce qui est de la politique étrangère de l’Union n’est autre que celui dont le premier voyage, après avoir été choisi, a été d’aller à Téhéran pour bâtir la confiance :

Convulsion ? Quand ses premiers interlocuteurs sont l’Iran des ayatollahs et la Turquie en voie de califat, l’Europe n’a rien d’autre à faire ?

Si. Oublier ce qui se passe en Libye (ou la Russie et la Turquie sont en train de mettre la main sur le pays et ses ressources pétrolières). Mais ne pas oublier ce qui se passe en Israël : menacer ce pays du feu de Zeus si, des fois, après plus de 70 ans de refus des palestiniens d’accepter une solution pour leurs revendications existentielles, il se décidait à traduire de jure ce qui est de facto – appliquer sa loi dans des territoires disputés mais acquis dans une guerre défensive qui lui avait été déclarée des dizaines d’années auparavant. Chose qui fait partie du programme sur lequel le nouveau gouvernement a été élu démocratiquement. Et pendant que l’interlocuteur choyé de l’Europe, M. Abbas, déclare, avant qu’Israël procède à quoi que ce soit, qu’il dénonce tous les accords précédents (Oslo et autres) signés avec Israël et garantis par les puissances qui les ont patronnés. Puissances (dont la France) qui font semblant de ne pas être au courant de ce qui se passe. Mais qui ne peuvent pas ne pas réaliser que si cela est les palestiniens perdraient tout justification pour parler d’un état qui s’appellerait Palestine.

La France – Un mot pour notre pays. Pas encore sortie de la panade - dans laquelle la gestion calamiteuse de nos dirigeants qui, cependant savent tout et sont les meilleurs de la planète, de la crise Covid-19 - voilà que la France, par la voix de son Président annonce ce qui sera l’avenir : notre pays va devenir le n°1 européen du véhicule propre (La Dépêche, 01.06.20) et pour cela il annonce un plan de 8 milliards d'euros pour l'automobile. On croit rêver.

Regardez de l’autre côté de la grande mare. Un Sud-Africain immigré aux Etats-Unis se trouve à la tête de trois aventures inouïes, les trois lancées avec ses sous propres : Tesla, le premier fabricant d’automobiles électriques, SpaceX le concurrent privé de la NASA américaine, de la France et de la Russie pour le lancement de fusées porte-satellites ou, depuis 48 heures, de transport d’astronautes et le forage de tunnels sous Los Angeles pour installer des moyens de locomotions hyper rapides et performants pour désengorger le système de trafic de la ville. La capitalisation de ses sociétés dépasse aujourd’hui les 100 milliards de dollars. Tesla seule vaut plus de 30 milliards de dollars. Et le Président de la France, sixième économie du monde, puissance nucléaire, veut qu’avec 8 milliards d’euros partagés entre Renault, Peugeot et une myriade de sous-traitants on fasse de son pays le premier constructeur européen de voitures électriques ? Comment diable, un type aussi intelligent et versé dans les affaires que notre Président peut-il se lancer dans ce genre de promesses sans en avoir le premier biscuit ? Car, bien entendu, la France doit s’endetter pour avoir les milliards dont il en parle et qui ne suffiront même pas pour la moitié du tiers des investissements nécessaires.

Les Etats Unis – Convulsion ? Deux mondes s’affrontent actuellement dans ce grand pays. Le monde ancien – regardez-les, des émeutes qui embrasent le pays, les très grandes métropoles jusqu’à Washington devant la Maison Blanche, avec le cortège connu de dégradations, de déprédations, de destructions d’immeubles, de voitures et de commerces, le tout parce qu’un manifestant noir est mort aux mains de la police. On se croirait chez nous à Saint Denis ou Montfermeil ou dans la banlieue de Grenoble. Avec tous les gens de la «haute», démocrates et membres des élites hollywoodiennes applaudissant en silence – traduction d’un espoir, maintes fois mis en exergue, de l’espérance de voir «l’usurpateur», «l’imposteur», «l’incapable» «le raciste» je veux dire l’actuel président, disparaissant par résultat d’une élection ou d’une autre manière. Et le même week-end, SpaceX, société privée d'Elon Musk, envoie deux astronautes vers la station spatiale internationale. Exploit que la puissante NASA n’a plus réalisé, du sol américain et avec un vaisseau idoine depuis plus de neuf années.

Convulsion du monde ancien, naturellement à l’échelle des Etats Unis et des contradictions internes qui agitent ce pays, comme tant d’autres. Le différence c’est la conviction de 65% des américains que leur économie se redressera et qu’elle sera encore plus forte et la conviction de nos compatriotes que le mieux c’est du passé et que le bonheur d’un fleuve tranquille n’est pas pour demain (65% des jeunes sont inquiets pour leur avenir professionnel – Studyrama, 03.04.20)

 

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 07:43

 

La France, «régler des comptes» ? Vous n’y pensez pas…

Depuis que le Général a réussi la miraculeuse performance de nous convaincre, tous, que la France (a) s’est libérée toute seule et qu’elle (b) s’est trouvée légitimement à la table des vainqueurs de la deuxième guerre mondiale, on n’a réglé aucun compte.

Pas celui de la France occupée mais dont l’industrie, la finance, la culture et toutes les administrations ont collaboré avec l’occupant. Même, en prenant, avant même que cela ne lui soit demandé par l’occupant, des décisions immondes qui ont laissé des tâches indélébiles sur son histoire. Selon les épigones du Général il fallait oublier, tout, pour que le pays renaisse comme le phénix… Et l’on se retrouva avec un gouvernement dont des postes de première main étaient tenus par des communistes, les mêmes qui avaient applaudi le pacte Molotov-Ribbentrop (1939), prélude de la guerre (39-45) qui partageait, déjà des pays et des zones d’influence.

Pas celui de la guerre d’Indochine, stéréotype de guerre coloniale dans laquelle l’armée française a été conduite à des défaites tactiques et, surtout, stratégiques. Guerre dont le résultat a été le changement des belligérants, les Etats Unis ayant repris le rôle de la France avec le succès que l’on sait. Le deuxième résultat étant la disparition du français comme première langue de trois pays - Vietnam, Laos, Cambodge - remplacé par l’anglais. Et la perte d’influence culturelle, économique dans une partie de l’Asie.

Pas celui de la guerre d’Algérie, de ses milliers de morts (près de 25.000 dont 15.500 au combat ou par attentat, 65 000 blessés et 485 disparus - Wikipédia). Pas celui des 800.000 français «pieds noirs» forcés en 1962 d’abandonner tout ce que leurs ancêtres et eux-mêmes avaient créé en Algérie depuis 1830, obligés par des accords (Evian) de partir avec une valise en carton comme seul bien. Ni celui des 600.000 juifs d’Algérie, Maroc, Tunisie, en grande partie citoyens français, obligés de quitter leurs pays dès la création d’Israël.

Pas celui de la francophonie. 88 pays et gouvernements, certains dans lesquels la langue française - fondement de l’organisation - est parlée par 2% de la population (1.000 à 3.000 habitants - Sainte Lucie, par exemple) mais pas Israël où presque 10% de la population (soit presque 800.000 habitants) parlent français. Pas Israël, parce que la France s’est soumise (se soumet encore aujourd’hui) au diktat des pays arabes/musulmans (par exemple le Qatar, citoyens 203.000, 8.000 parlant français soit 100 fois moins qu’en Israël) de ne pas accepter Israël comme membre. Francophonie dont la France assure l’essentiel du budget (100.000.000 € ?).

Pas celui des «abattoirs de la Villette» qui s’en souvient encore ? Un chantier lancé en 1961 pour qu’il soit arrêté en 1971 après quelques milliards de francs de dépenses. «La Villette réunissait en 1971», écrivait M. Jean Sérignan, commissaire à l'aménagement de La Villette, «tous les aspects cumulés de la vétusté et du modernisme, et elle connaissait cette situation paradoxale d'une vie active dans des installations anciennes, parfois réaménagées à titre provisoire, d'installations modernes sous-utilisées, de grands chantiers abandonnes, de terrassements inachevés et de ruines» (Le Monde 07.02.1980). Et où, pour aménager les 53 hectares de terrain on a dû dépenser encore des millions (des milliards ?) cette fois ci, d’euros.

Pas celui de la destruction de l’industrie électronique française, première ou deuxième en Europe, en faveur d’un plan (Plan Calcul) inventé de toutes pièces par des « experts » incapables de comprendre l’évolution technique, la diffusion des concepts ou la capacité nécessaire pour produire ce qui allait être conçu non pas ce qui avait été produit. Qui a coûté au pays plus de 5 milliards de francs de 1967 à 1975. Comme le « scandale » du système de télévision SECAM (meilleur que le NTSC américain ou le PAL allemand mais beaucoup plus cher) que le Général a donné gratuitement à l’URSS et à quelques pays satellites et/ou d’Afrique Noire. Aventure qui a coûté des dizaines (centaines ?) de millions de francs au pays.

 Pas celui du « sang contaminé » suite à l’épidémie de SIDA (1980) Elle est considérée, par le nombre et la qualité des victimes, sa durée (1983-2003) et l'intensité de la crise institutionnelle qu'elle a engendrée au sein de la société civile, politique et médicale, comme la première grave et profonde crise sanitaire de l'Histoire française (Wikipédia)En 1999, l’ancien Premier ministre Laurent Fabius… dont la responsabilité était engagée, a comparu devant la Cour de justice de la République pour « homicide involontaire ». Innocenté, il est maintenant Président du Conseil Constitutionnel.

Pas celui de François Mitterrand qui, Président de la République, à maintenu pendant son double septennat deux familles, une officielle et une officieuse connue de (presque) tous mais, noblesse oblige dont personne n’en a parlé. Bien que la deuxième famille ait coûté elle aussi des sous au pays. Mais, si la dépense était marginale, mineure, l’aspect moral, civique pour le « peuple » ne l’était pas.

Pas celui de Jean-Yves Haberer, Inspecteur des Finances, qui a fait perdre au Crédit Lyonnais env.150 milliards de francs (condamné à une amende de 59.000€ !) qui à 75 ans, l’homme qui a défrayé la chronique financière française coule une retraite paisible dans son château du XVIIIe siècle dans la Somme», notait en 2008 Le Parisien, en ajoutant qu’il « dispose également d’un appartement parisien dans le XVI ».

Pas celui de l’Ecotaxe (S. Royal) qui a coûté au pays 2 ou 3 milliards d’euros et dont on voit toujours les vestiges sur les autoroutes du pays. Comme on voit l’amertume des centaines de salariés d’Ecomouv à Metz (en charge de l’infrastructure et du fonctionnement des équipements installés) qui, après deux années de formation sont passés directement au chômage. En Lorraine, département sinistré après la fermeture de mines et des aciéries.

Certes, nous avons un porte-avions nucléaire (qui passe l’essentiel de son temps à Toulon) et nous nous souvenons, avec nostalgie, du Concorde. Qui lui aussi a coûté plus de 20 milliards d’euros (De 1959 à 2003, il atteint 20 milliards d'euros pour à peine plus de 235 000 heures de vol et 4 millions de passagers transportés !) Pourtant, un mythe était né : celui du plus bel avion du monde – L’Histoire 09.2003) jusqu’au jour quand un bout de métal de trois sous l’a mis en feu sur une piste de décollage de Roissy avec plus de 100 personnes à bord.

Alors ? Bonnes gens, laissez tomber, dans notre modèle politique (unique au monde comme son pendant, social) personne «d’en haut» n’est coupable, même s’il est responsable. Nos élites, qui dirigent le pays, n’ont jamais vu un des leurs perdre les avantages dont elles bénéficient parce que quelque chose a mal tourné.

Mais le confinement terminé (pour l’essentiel, nous dit-on) il faudra commencer à travailler pour redonner au pays le lustre qu’il avait perdu. Je crois qu’il est nécessaire, pour savoir ce qu’il y a à faire de regarder où nous en sommes : ci-après quatre documents, un journaliste, un économiste, un philosophe (de gauche…) et Le Monde. Pour nous remonter le moral…

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/20/covid-19-tirer-les-lecons-de-l-exemple-allemand_6037166_3232.html

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/marcel-gauchet-si-cette-crise-pouvait-etre-l-occasion-d-un-vrai-bilan-et-d-un-reveil-collectif-20200325

https://www.lefigaro.fr/vox/politique/jean-michel-quatrepoint-ce-qui-nous-attend-au-sortir-du-confinement-est-colossal-20200422

https://www.capital.fr/entreprises-marches/la-france-est-la-triste-championne-de-la-recession-1368949

Pour finir, regardons ou se trouve notre pays pour ses résultats dans la gestion de la pandémie Covi-19 :

Deux fois plus (presque) de décès par million d’habitants qu’aux Etats Uns, 5 fois plus qu’en Allemagne, 14 fois plus qu’en Israël …. Régler des comptes ?

Partager cet article
Repost0
4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 16:20

Donc, les trois sujets que l’on me demande de traiter, sont un coup d’œil « Covid-19 », l’Europe et Israël. Les raisons des lecteurs dont je vais « traiter » les demandes sont, pour l’essentiel :

 

- suivi des graphiques des textes précédents

- «que fait l’Europe» et

- pourquoi Israël se détache significativement des autres grands pays pour les résultats obtenus.

Graphiques – pour ce qui est de notre pays les sources que j’utilise sont John Hopkins Univ., nCoV2019.live, STATISTA et Google ; je prends avec des pincettes les infos des points d’information officiels (pendant longtemps on ne savait pas ce qui se passait dans les EHPAD pour arriver à constater que la moitié de décès du pays -Covid-19- vient de ces établissements).

Deux graphiques mes semblent résumer la situation actuelle de la France en la comparant avec 4 ou 5 autres pays :

- le nombre de décès par million habitants et

- le pourcentage des décès vs nombre de personnes confirmées infectées

Le nombre de décès par million d’habitants résume, directement ou indirectement, la situation réelle du pays face au Covid-19. Accessoirement, il permet une comparaison scalaire rapide avec la situation d’autres pays. Selon le graphique, le nombre de morts/million d’habitants est, en France, presque deux fois plus grand qu’aux Etats Unis, presque 5 fois plus grand qu’en Allemagne et… 14 fois plus grand qu’en Israël. Pourquoi ? 6ème puissance mondiale, la France, par la faute impardonnable de plusieurs gouvernements (des deux derniers quinquennats) a péché (pêche) et pour sa préparation pour une éventuelle pandémie et par sa réaction, disons en mars, devant l’événement annoncé depuis décembre 2019 (lisez Jean-Michel Quatrepoint : « Ce qui nous attend au sortir du confinement est colossal » Le Figaro – 23.04.20). L’Allemagne, et encore plus Israël, ont été mieux préparés (nombre de lits de réanimation, équipements, masques, etc.,) et ont pu mieux réagir, plus tôt et plus vite.

 

Les données en dessous du graphique  indiquent, sur une période de 10 jours les indices idoines pour deux pays qui n’ont pas choisi le confinement général, faisant confiance et à la discipline de ses citoyens et visant l’immunité générale (herd immunity). Regardez bien, presque deux fois moins de décès qu’en France et en UK, presque trois fois moins qu’en Espagne. Mais ces données laissent entrevoir une autre vérité : sur dix jours le nombre de décès a très peu augmenté, les pays qui ont choisi le confinement général ont sensiblement plus de décès d’une manière incrémentale et quand des porteurs du virus (asymptomatiques ou pas) sortiront du confinement…les décès continueront.C’est comme ces pays poussaient à l’augmentation du nombre de leurs morts !

 

Le deuxième graphique va dans le sens des dernières lignes.

 

Les pays (dont la France) qui ont choisi le confinement général voient le nombre des personnes détectées comme infectées se «transformer» en décès avec des pourcentages deux ou trois fois supérieurs à celui de l’Allemagne pour ne pas évoquer Israël. Ceci justifie les dernières lignes du dernier paragraphe. Et parce que ce qui nous intéresse c’est la France, il faut savoir que seulement 12% de nos concitoyens se disent optimistes pour l’avenir, ils sont 53% en Autriche… (Le Monde 02.05.20).

 

L’Europe –étant la « deuxième puissance mondiale » (nombre habitants, PIB, etc.,), on était en droit d’attendre qu’elle se manifeste d’une manière massive et précise face à un événement qui mettait en cause l’existence de ses pays voire son existence même. Pas besoin de grossir le trait, son comportement a été (est) lamentable. On se souvient, le Sieur Macron «l’Europe nous protège» Tu parles, Charles ! L’Italie sur le point de se défaire, Bruxelles a oublié «la solidarité» Dans une tribune parue jeudi 2 avril dans la presse italienne, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a «exprimé ses regrets à l'Italie pour le retard de réaction de l'UE face la pandémie de coronavirus» Et à part cela ?

Bruxelles a laissé les 26 états se débrouiller seuls face à un événement pour lequel peu d’entre eux étaient préparés. Curieusement, la France moins bien préparée (nombre de lits de réanimation/mille habitants) que la Pologne, Lituanie, Hongrie, Tchéquie… (Statistiques de l'OCDE sur la santé). Et les résultats de l’absence coupable de l’entité qui devait nous protéger sont là pour la condamner : sur les 247.500 morts au monde (à ce jour), l’Union Européenne en compte 137.500 ! Et si on regarde à la loupe on constate que les cinq pays les plus importants de l’Union (France, UK, Italie, Allemagne, Espagne) décomptent 114.500 décès tandis que les 21 pays restant (pays de l’Est, pays du Nord, Grèce, Chypre, Malte) ne comptent que 23.000 morts (John Hopkins Univ.). L’Union Européenne compte deux fois plus de morts que les Etats Unis (67.700).

Se réveillant tard et, encore somnambule, la Banque Centrale de l’Europe a annoncé qu’elle mettait à la disposition des 26 pays des ressources de 500 milliards d’euros ! Pour 26 pays et une population de 450 millions d’êtres. Les Etats Unis (330 millions d’habitants) viennent d’engager, déjà 2.500 milliards de $ en attendant un nouveau paquet d’encore 500 milliards. Faites le calcul, presque 6 fois plus que l’Europe soit 10 fois plus par habitant !

Mais une fois réveillée… elle vient de prendre deux décisions majeures :

- lancer un téléthon mondial pour collecter 7,5 milliards d’euros pour financer le développement d’un vaccin contre le Covid-19. Un téléthon. Quelle rigolade !

- 13 pays (UK, Germany, France, Irlande, Pays Bas, Italie, Espagne, Suède, Belgique, Danemark, Finlande) viennent de «mettre en garde» pour et menacer Israël si elle procède à l’annexion de territoires situés au-delà des lignes de cessez-le-feu de la guerre (provoquée par les pays arabes et perdue par les mêmes) en 1967 et qui étaient, en réalité, celles de 1948… severe consequences if it moves ahead with plans to annex parts of the West Bank as part of a government coalition deal.

Rendons justice à la moitié de l’Union Européenne, une grande moitié de ses pays (Autriche, Bulgarie, Chypre, Croatie, Estonie, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Portugal, Tchéquie, Roumanie, Slovaquie, Malte) ne se sont pas associés à cette absurde menace qui restera lettre morte comme celles relatives au transfert de l‘Ambassade des Etats Unis à Jérusalem, la capitale d’Israël. L’Europe… le monde est en feu, l’Iran avance à grand pas vers la bombe, sa population croit de moins en moins à sa protection mais, elle, s’occupe de ce qui se passe en Israël sans mesurer l’outrecuidance de sa démarche.

Israël – l’essentiel de ce que l’on me demande c’est une explication pour le fait qu’Israël se détache significativement des autres grands pays pour les résultats obtenus.

Oui, c’est vrai, Israël fait montre de résultats incomparablement meilleurs que ceux des pays ayant les meilleurs résultats. Si l’on regarde les deux graphiques, par homothétie des populations, on constate que

- le nombre de morts/million d’habitants est en Israël 3 fois moins qu’en Allemagne, 8 fois moins qu’aux Etats Unis, 14 fois moins qu’en France, 16 fois moins qu’en Angleterre, 18 fois moins qu’en Italie et 21 fois moins qu’en Espagne ;

- le pourcentage de transformation de personnes infectées en décès en Israël est 3 fois moins qu’en Allemagne, 4 fois moins qu’aux Etats Unis, 7 fois moins qu’en Espagne, 9 fois moins qu’en Italie et… 10 fois moins qu’en France ; en clair : on soigne mieux et on sauve plus de condamnés à mort par le virus ;

- la comparaison avec des pays qui n’ont pas choisi le confinement général, pays de même taille (population) montre, elle aussi, que le nombre de décès par million d’habitants est, presque, 10 fois moindre en Israël vs la Suède ou 8 fois moindre vs la Suisse.

Explication ? Multiple. Pays en guerre permanente, organisé pour, premièrement, sauver la vie de ses citoyens quelles qu’en soient les circonstances. Responsable Magen David Adom – équivalent Croix Rouge, mais regroupant des services qui, en France seraient la Sécu, SAMU, SOS Médecins, Pompiers et autres. Les épreuves qu’elle a dû subir ont appris à Israël d’être prête pour toute éventualité. Comme d’avoir une guerre sur trois frontières et la gagner. Deep Knowledge Group a classé Israël comme étant le pays le plus sur au monde pour la réaction à la pandémie à laquelle on a à faire face :

Ajoutez à cela (i) la confiance des citoyens dans la capacité des dirigeants et du pays à faire face, (ii) la solidarité sans faille apprise pendants les cinq guerres et autant d’épisodes de terreur lancés par les pauvres palestiniens (chouchous de la gauche mondiale, subventionnés depuis plus de 50 ans par l’Europe – mais pas seulement), (iii) une réactivité scientifique, technique, productive de tout ce qu’il faut pour vaincre suivie par le moins de bureaucratie possible (les guerres, le manque d’eau, l’armement et surtout la volonté de ne pas se faire abattre – héritage du «plus jamais ça» inscrit en lettres de feu dans la conscience de la population).

C’est ce genre de pays que l’Europe menace de conséquences graves si… Et cela dans un contexte qui, pour d’autres, serait mortifère : 18 mois et trois élections générales sans résultat pour une majorité qualifié à la Knesset, avec un gouvernement en sursis et un autre en formation, Israël fait face en même temps à l’infiltration de l’Iran en Syrie, aux provocations du Hezbollah sur sa frontière avec le Liban et aux mille et une fusées tirées depuis le Hamastan (Gaza) sur les populations civiles israéliennes. Soyons sérieux.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 07:42

Avant d’avancer une (des) idée(s) relative(s) à une sortie, tant voulue et nécessaire, de la situation dans laquelle le virus et nos dirigeants, par leur incompétence, manque de prévision et absence de réactivité nous ont amenés, je fais deux observations liminaires : (i) les informations dont je dispose sont aussi (sinon plus) fiables que celles que l’on nous donne dans les «points d’information officiels» et (ii) je me considère aussi compétent/incompétent que ceux qui nous ont mis dans la panade. Non, mais, je ne vais pas, de plus, faire preuve de modestie ! Voyons donc où nous en sommes.

Je suis  depuis début Mars, entre autres, le ratio décédés vs confirmés infectés pour six pays. Je me désespère de voir la descente aux enfers de notre pays tandis que, jour après jour, à 17h30 on me fait savoir («point d’information officiel») que les choses s’améliorent…

Aujourd’hui la France est arrivée à la première plus mauvaise position, parmi les six pays choisis, pour le ratio décédés vs infectés (elle était quatrième début mars) et à la troisième position pour le nombre de décédés vs population totale (John Hopkins Univ. et STATISTA) :

Naturellement, il est légitime de se demander pourquoi. J’apportais une réponse dans le précédent texte du blog. Les deux explications majeures sont (a) le nombre de personnes testées (aujourd’hui environ 500.000/semaine en Allemagne, moins de 175.000/semaine en France) car plus on détecte vite les infectés plus on les soigne vite, et (b) le nombre de lits «de réanimation» disponibles (au départ 28.000 en Allemagne, 5.000 en France, aujourd’hui presque 40.000 en Allemagne, moins de 6.000 en France). Ajoutons à cela le mensonge d’Etat dont les conséquences sont visibles et influencent les résultats : le criminel manque de masques de protection travesti en « ce n’est pas nécessaire » proféré pendant moult «points d’information» officiels.

Une interrogation, muette au départ, de plus en plus vociférante préoccupe nos concitoyens : l’Allemagne fait 4 fois mieux pour le pourcentage et 5 fois mieux par rapport à la population ce qui, au total, fait qu’ils ont 4 fois moins de morts que chez nous. En clair, l’Allemagne était préparée et pour les tests et pour les masques et pour les lits tandis que le système de santé français, réputé le meilleur du monde, selon nos dirigeants, était démuni de tout. Le comble : les deux pays dépensent également 11,2% du PIB pour la santé mais… l’Allemagne a plus de médecins et plus d’infirmières (mieux payés qu’en France) et plus d’équipements :

On sait (on nous l’a dit, en passant, pour ne pas faire trop de vagues…) notre pays a raté et les tests et le port de masques et le nombre de lits de réanimation. Il a été obligé, dès lors, de faire appel au confinement qu’il a décidé de généraliser, pour essayer d’arrêter la progression de l’infection. Ce faisant il a pris trois autres risques : (a) l’immunité générale vers laquelle il faut tendre est sérieusement retardée par le confinement non moins général, (b) le confinement général peut être créateur d’infection vu les conditions moyennes dans le pays (imaginez un appartement du 93 habités par 8 ou 10 personnes dont une est porteuse du virus mais asymptomatique) et (c) agression inouïe, parfaitement létale, contre l’économie du pays.

Plusieurs pays qui ont dû faire appel au confinement l’ont fait de manière sensée : on sait que la population peut être divisée en deux groupes, à faible et à haut risque. Les personnes de moins de 70 ans et sans conditions médicales sous-jacentes présentent un faible risque. Ceux qui ont plus de 70 ans - soit le segment «retraités» - ou avec des comorbidités sont à haut risque. Ce que l’on a fait en Suède, en Suisse ou en Nouvelle Zélande est d’une logique imparable : le groupe à faible risque a continué sa routine quotidienne (protocoles de distanciation mis en place) en gardant l'économie (presque) non perturbée, mais en atteignant finalement le niveau d'immunité générale tandis que le groupe à haut risque a fait l’objet d’un confinement. Il suffit de comparer les résultats de la Suède et de la Suisse par rapport à ceux de la France : ratio décédés vs infectés Suisse 5,1% - Suède 11,51%, par rapport à la population Suisse 182, Suède 198 décès par million d’habitants. Et la France ? 13,73% et 326 décès par million d’habitants et, en prime, une économie en lambeaux ce qui n’est le cas ni de la Suède ni de la Suisse. Pas d’erreur possible, nos dirigeants étaient obligés de passer au confinement mais ils l’on fait sans (qui suis-je pour… ?) regarder plus loin que leur nez. Je sais, du point de vue éthique il s’agit d’une sorte de condamnation du groupe à risque (les vieux…). Oui, on va voir partir - plus vite que prévu - les cohortes des plus de 70 ans (j’en fais partie). Mais on aura sauvé ce qu’il faudra pour que les jeunes et les moins jeunes aient la chance de reconstruire une vie «normale». D’une manière ou d’une autre on acceptera cela : quand le PIB s’écroule de 30% (la première année…) je ne vois pas comment (en France tout au moins) on pourra maintenir en vie le système de santé actuel et payer les retraites de 13 millions de retraités… avec les 3/4 millions de chômeurs d’avant et les 10 millions de chômeurs partiels de maintenant. « La France est entrée dans cette crise avec un déficit budgétaire de 3% et un ratio dette/PIB de 100% ; elle émergera avec un déficit de 9% et un ratio plus proche de 130% » selon l'économiste Marc Touati. Tout en sachant que M. Macron veut convaincre l’Allemagne, les Pays Bas et autres de mutualiser les dettes. Mais que, peut-être, on aura plus de mal à en contracter de nouvelles !

Bon, mais la question était «comment s’en sortir» Les médecins nous aident quand nous sommes malades, mais ils ne vont pas nous libérer de cette crise, a déclaré Amnon Shashua au Jerusalem Post. C'est un problème à résoudre par les mathématiciens, statisticiens, informaticiens, épidémiologistes et économistes... Notre devoir est de nous assurer que tous les bons esprits consacrent leur CPU (Central Processing Unit - MB) à ce problème. (A. Shashua, fondateur de Mobileye cédée à INTEL pour 15,3 milliards $ cash).

N’étant pas médecin mais proche des catégories mentionnées je m’arroge le droit de proposer ce qui suit en partant de là où nous sommes.

-Procéder d’urgence aux tests de moins de 70 ans confinés. Sans virus et sans symptômes, leur donner le droit (faire obligation) de reprendre leur activités ante.

-Re-tester les mêmes au bout de 15 jours (durée d’incubation) et procéder selon les résultats.

-Donner le droit à toutes les boutiques, magasins et bars/restaurants d’ouvrir d’urgence en respectant une distanciation convenue (par exemple, pour les restaurants, réduire le nombre de tables de moitié ou de deux tiers mais imposer au moins deux services à midi et au soir).

-Donner le droit à toutes les usines de reprendre leurs activités avec les personnels testés en respectant des procédures à déterminer localement (pas de «one size fits all »).

-Laisser en place les mesures d’aide au travail non pas à l’inactivité.

Un dernier mot. La France a été (est encore) championne mondiale toutes catégories pour le nombre annuel de jours de grève. Le moment me semble propice pour encadrer le droit de faire grève dans les conditions particulières de la « guerre face à un ennemi invisible » (E. Macron, 16.03.20.). Et notre Staline de pacotille (je veux dire Ph. Martinez) pourra partir pour Cuba, Venezuela ou même la Corée du Nord pour choisir sa liberté, si le cœur lui en dit …

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 19:16

Trois questions ressortent des commentaires que les lecteurs du blog ont bien voulu faire après les trois textes mis en ligne depuis le 26 mars.

Comparaison France – Allemagne – Le 03.04.20 notre Premier Ministre, en répondant à la question « pourquoi la France a plus de décès que l’Allemagne » disait « on ne sait pas pour le moment mais il se pourrait que les chiffres soient décalés, attendons–voir dans quelques semaines »

Le 03.04.20 l’Allemagne avait annoncé 1.111 décès pour 86.803 personnes confirmés infectées soit un ratio de 1,28% ; au même moment la France indiquait 5.774 décès parmi les 59.105 confirmés soit un ratio de 9,11%. Quinze jours après le ratio pour l’Allemagne est de 2,94% pour 137.698 confirmés et la France 10,86% pour 165.027 confirmés. En clair (un peu de maths ...), pendant les quinze derniers jours 2.937 personnes sont décédées en Allemagne et 12.147 (quatre fois plus) en France. Pendant la même période, la France a suivi une trajectoire dite italienne en passant de la troisième plus mauvaise position en Europe à la deuxième :

Naturellement, il est légitime de demander pourquoi. Les deux explications majeures sont (a) le nombre de personnes testées (aujourd’hui environ 500.000/semaine en Allemagne, 175.000/semaine en France) car plus on détecte vite les infectés plus on les soigne vite, et (b) le nombre de lits « de réanimation » disponibles (au départ 28.000 en Allemagne, 5.000 en France, aujourd’hui plus de 30.000 en Allemagne, moins de 6.000 en France). Ajoutons à cela le mensonge d’Etat dont les conséquences sont visibles et influencent les résultats : le criminel manque de masques de protection travesti en « ce n’est pas nécessaire » proféré pendant moult « points d’information » officiels.

En clair, l’Allemagne était préparée et pour les tests et pour les masques et pour les lits tandis que le système de santé français, réputé le meilleur du monde, selon nos dirigeants, était démuni de tout.

Quo vadis ? L’abnégation du personnel médical, médecins, aides-soignants, administratifs assure encore aujourd’hui le fonctionnement en urgence tout en ayant déprogrammé toutes autres pathologies que le Covid-19, ce qui laissera des traces indélébiles dans la vie de beaucoup. Mais, avec une économie plongée en état de coma profond (moins 30% du PIB cette année, semble-t-il) on devrait avoir du mal à comprendre comment on pourra maintenir le système de santé sans les ressources nécessaires. Une des études se voulant donner à nos dirigeants " food for thoughts « (École d’Économie de Toulouse, alma mater de Jean Tirole - Nobel d’économie) résume (analyse mathématique de haut vol) :

Nos dirigeants ont décidé que l’économie n’est pas prioritaire, forts de leur générosité et de la conviction qu’ils trouveront toujours moyen de s’endetter ou de faire… payer les boches. D’où l’agitation de M. Macron pour convaincre les Pays Bas, l’Allemagne et autres pays qui ont été gérés mieux que le nôtre à « mutualiser » les dettes, créer de Euro bonds, effacer les dettes de certains, etc.,

On commence à avoir des doutes sur l’origine du virus, qu’en est-il ? - On se souvient qu’il nous a été dit que le virus est parti d’une chauve-souris ayant infecté un animal, pangolin, dont la chair était vendue sur un « marché humide » dans la ville chinoise de Wuhan. Avec le temps on a appris qu’il n’y a pas de chauve-souris à moins de 800km de l’endroit où vivent des pangolins ou du marché en cause. Mais on a appris aussi… qu’un Institut de Virologie du niveau 4 (travaux/recherches les plus dangereux) se trouve à quelques jets de pierre du dit marché.

Ce qui m’interroge c’est (i) le rôle que la France aurait joué dans la création du dit Institut et (ii) le fait que ses collaborateurs auraient été formés à Lyon. Et, de plus en plus, on susurre que le virus a contaminé un employé du dit Institut et, ensuite, via le marché ou autrement une partie de la population de la ville. Mais on apprend que (il y a trois jours) le G7 par visioconférence «a constaté mercredi une campagne intentionnelle de désinformation de la Chine au sujet du coronavirus» et « qu’ils appellent à une réforme de l’OMS » Quésaco ? Sauf « l’iMonde » qui, il y a trois jours titrait «Donald Trump veut se défausser sur la Chine des effets de ses décisions» la planète entière sait que l’OMS dirigé par un suppôt de la Chine a couvert, menti, et distribué des fausses informations le tout pour ne pas nuire à ce pays. Comme on sait, aussi, que de fin décembre jusqu’au 23 janvier les habitants de la région n’avaient pas le droit de voyager en Chine (confinement régional) mais pouvaient partir à l’étranger. 2 à 3 millions vers les Etats Unis, 1 million vers l’Afrique et quelques centaines de milliers vers l’Europe (le plus grand nombre vers l’Italie).  Vous avez dit «dissémination voulue» ? Peut-être bien qu’oui, peut-être ….

Sait-on comment s’en sortir ? la suite dans un prochain texte, merci d’avoir la gentillesse de l'attendre

 

 

Partager cet article
Repost0
3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 20:29

Il ne s’agit plus de mon ignorance de la chose médicale dont je me targuais pour pouvoir « to crunch the numbers » il s’agit de dire clairement, que je n’ai pas compris, vraiment, la saloperie à laquelle on a à faire. Je nourrissais mes propos de références telles que «Santé Publique France annonce la fin de l'épidémie de grippe dans toutes les régions de France métropolitaine. Cet hiver (2016-17), la grippe a provoqué 14 400 décès, soit 1400 de moins que l'an dernier. (Top Santé)» pour la France ou de «États Unis 2010-2020 : influenza has affected between 9.3 and 45 million persons each year, depending on the flu severity. Hospitalizations for the flu have ranged from 140,000 to 800,000 persons per year, and deaths varied between 12,000 and 61,000 each year. American Thinker 09.03.20» pour les États Unis.

Remarquez - sans que cela puisse constituer une excuse, je me trompais comme pas mal de médias – (américains ou pas) :

Je sais, que tout le temps qui passe ne se rattrape guère (Barbara) mais j’ai pensé être de mon devoir quelque temps après la mise en ligne des textes concernant le Covid-19 de revoir le sujet.

Nous sommes, donc le 03.04.20 et les choses ne sont pas du tout celles que nous aurions du voir : la saloperie de virus auquel on a à faire combinée avec l’incroyable incurie de pas mal de pays (dont le notre) font que ce que l’on voit aujourd’hui fait une peur bleue à tout le monde. Voyons voir.

Selon les statistiques disponibles Cov2019.live ou John Hopkins (pourquoi diable n’y a-t-il pas quelque chose dans cette Union Européenne qui se considère à l’avant-garde du progrès social mondial ?) on constate aujourd’hui plus de 1.000.000 de personnes confirmés porteurs de virus. J’ai choisi, pour des raisons qui devraient être évidentes, six pays en particuliers :

Si on laisse de côté Israël on voit que, parmi les premiers pays ouverts du monde (ce qui n’est pas le cas de la Chine, Russie ou autres pays d’Afrique…) la France, où l’épidémie a été détectée dès le mois de janvier 2020, a le nombre le plus faible de personnes contaminées. Conséquence directe du sous équipement du pays en moyens de test, d’un côté, et de la nonchalance (criminelle ?) avec laquelle les élites dirigeantes ont traité le sujet, d’un autre côté. Lire le dossier sorti par Médiation (eh, oui, je cite, qui l’aurait cru…) Masquez les preuves d’un mensonge d’État Mediapart.pdf.

Il est fort probable que pour deux pays (l’Italie et la France) le nombre de personnes décédées (à ce jour) soit le résultat direct de l’incapacité de faire face à une crise sanitaire majeure. Deux exemples : l’Allemagne gardait en permanence 28.000 lits « d’urgence » quand la France n’en avait que 5.000, l’Allemagne gardait des stocks de plus d’un milliard de masques (les trois types utilisés, pour la chirurgie, pour le personnel soignant et pour le quidam quelconque) tandis que la France n’en avait aucun. En effet, l’ancienne Ministre de la Santé (Gouvernement F. Hollande) avait décidé de confier la tâche d’avoir des stocks aux utilisateurs du produit. C’est un exemple parfait du résumé fait par Marcel Gauchet « la crise met en évidence les carences d'un État à la fois obèse et impuissant » (Le Figaro, 23.03.2020)

La conséquence de ce que chaque pays a pu faire pour résister à la crise se traduit (raccourci rapide) par le nombre de décès - regardons les six pays choisis :

et aussi le nombre décédés vs nombre personnes confirmées en les mettant en graphique à la même échelle :

et ce qui est plus parlant, le ratio décédés vs personnes confirmées porteurs de virus :

Les trois graphiques nous permettent de constater que notre pays :

  • semble suivre l’évolution de l’Italie (pays encore plus mal loti que le nôtre) ;
  • affiche un nombre de personnes décédées proportionnellement plus grand par rapport au nombre de personnes confirmées si l’on compare avec le total des populations de chaque pays
  • le ratio nombre personnes décédées vs nombre personnes confirmées est pour notre pays 7 fois plus grand que celui de l’Allemagne et presque 20 fois plus grand que celui d’Israël !

Si on se demande pourquoi… ce n’est pas dans les explications qui nous sont servies à la télé par les politiques du gouvernement ou par ceux qui sont chargés de diffuser les « talking points » préparés par les cerveaux d’acier de l’Elysée ou de Matignon. Il est curieux aussi que l’on ne sache pas ce que les grands groupes français font pour aider le pays. J’en choisis trois, Bolloré, Kering, LVMH, ils se distinguent par rapport à ceux qui dépendent de l’Etat comme Dassault, Airbus et autre EDF, par exemple, qui –sauf erreur de ma part- ne font rien. Cela ne vous semble-t-il pas anormal ? Comme semble anormal le silence assourdissant des groupes d’assurance, AXA le premier, qui vu les voitures qui ne circulent pas, les gens qui sont à la maison et, donc, les cambriolages sont réduits, les accidents corporels en réduction massive (pour les mêmes raisons) auraient pu être sollicités par le gouvernement ou auraient pu se porter volontaires pour apporter leur obole à la cagnotte du pays, non ?

Mais… le blog s’appelle « France-Israël. Regardons deux ou trois choses de ce deuxième pays.

Israël est classé, par le Deep Knowledge Group le pays le plus sûr AU MONDE quant à l’agression du Covid-19 (classement prenant en compte des critères multiples avec des valeurs sur une échelle de 1 à 1000) :

Mais s’agissant d’une « start up nation » on n’est pas surpris de voir que les gens s’activent là-bas non seulement pour de se défendre contre le virus mais pour « l’attaquer » :

  • un équipement militaire pour mesurer les paramètres vitaux de gens à distance évitant, ainsi toute contamination possible,
  • des respirateurs (ventilateurs) conçus et réalisés en urgence par une usine de fabrication de missiles …
  • Israel’s biological institute reports ‘significant progress’ on virus vaccine. Head of secretive defense facility tells Netanyahu the institute will soon start testing on animals …

ooo

Bon, espérons que, bien que réveillé tard, notre pays pourra rattraper le temps perdu. Espérons aussi que, l’épidémie finie, notre pays aura les moyens nécessaires pour retrouver sa place dans le monde.

 

Si possible… sans s’endetter encore plus pour laisser nos dettes (immenses) à nos petits enfants ou aux leurs...

 

Et remarquons, pour sourire un peu, que

 

 

mais que, comme disait Pierre Dac

 

Partager cet article
Repost0
28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 11:12


En guise d’avertissement pour ceux qui ont eu la patience de lire le texte précèdent, Un Virus Chasse l’Autre : mon savoir médical/bio-logistique/infectiologue est resté celui dont j’ai fait état, c’est-à-dire nul (ou presque). Ce n’est, cependant pas une raison pour que je ne continue pas «to crunch the numbers» passion que j’ai attrapée avec mon adoration pour les maths dès la première année d’université.
Je vous ferai, donc, témoins de ce que j’ai pu trouver pendant les deux dernières semaines et des commentaires que je me suis permis de faire à leur sujet.

Tout d’abord les faits (je n’ai pas détaillé par pays, je regarde le monde entier car il s’agit d’une pandémie).


1.    Le nombre de personnes «confirmés» pour avoir été infectées qui était de 136.662 le 13 mars est devenu, le 28 mars, 600.115 (axe gauche, bleu) ; l’évolution peut être approximée par une équation de troisième degré dont la transcription graphique est (très) loin de montrer un caractère exponentiel ;
2.    Le nombre de décès enregistrés (supposés relatifs uniquement aux personnes atteintes par le Covid-19) a évolué pendant la même période de 4.962 à 27.421 (axe droite, rouge) selon une courbe (pratiquement) parallèle à celle des personnes infectées ; il s’agit d’une première constatation troublante ;
3.    Le ratio entre les deux catégories (qu’il ne faut pas considérer comme le facteur de létalité car celui-ci ne pourra être déterminé qu’à la fin de la pandémie) a évolué de 3,5% à 4,51% (axe gauche, rouge) avec de variations journalières de 2/1000 à 12/1000 (axe droite, vert) .

Pourtant, pratiquement tous ceux qui y vont de leurs commentaires comparent les deux chiffres et décrètent que la mortalité du virus est de 3,5 ou 4 ou 4,5%. Ce qui contribue, bien sûr à faire monter la panique et à accréditer les prévisions les plus apocalyptiques qui circulent.


Mais si le taux de létalité n’est pas celui que l’on prend comme argent comptant, est-il possible d’avoir une évaluation approximative de sa valeur ?

Oui, je crois que l’on peut suivre le raisonnement ci-après.

Tous les tests réalisés indiquent, quand il s’agit de personnes qui ont rencontrés le virus que seulement (approximation) 20% sont confirmés comme infectés, les autres sont laissés de côté car soit leur organisme a vaincu le virus soit l’infection ne s’est pas développé au point d’atteindre un stage sérieux. Il s’ensuit que, raisonnablement, le taux de létalité par rapport à toutes les personnes ayant rencontrés le virus est 4 fois inférieur au ratio décès/personnes confirmées. Autant dire que ce taux a évolué de 0,875% à 1,125%. Certes, il est environ 10 fois plus que celui d’une grippe «normale». Mais vu les mesures prophylactiques que des pays comme le nôtre ont pris il est parfaitement légitime d’envisager des effets pas trop différents de ceux d’une grippe normale.

Alors ? Confiner notre pays pendant 15 jours correspond à une perte de PIB de 3% (B. Le Maire, 26.03.20). Si l’on envisage un deuxième confinement on risque d’aller vers une perte de 6% (0,97x0,97=0,9409).  Comme le pays a montré une croissance de 1,2% depuis pas mal de temps ceci veut dire qu’il retrouve sa situation de 2015 MAIS avec une dette qui aura augmenté de plus de quelques centaines de milliards d’euros pour représenter 110 ou 115% du PIB ! Et cela avant les dépenses annoncées (de plusieurs centaines de milliards d’euro) concernant le Covid-19.
Bon, tant que l’on trouve de gens pour nous prêter … advienne que pourra. Mais, à part les comptes il y aussi le peuple. Et ne faut-il pas se demander si ce que l’on administre au pays n’est pas plus grave (plus toxique …) que le mal qu’il s’agit de guérir ?

Et si l’on pense aux gens, c’est-à-dire à ceux qui ne travaillent pas et qui risquent de ne plus travailler quand l’épidémie serra passée (ou moins ou différemment), à ceux qui confinés se trouvent dans un état de stress car ils ne savent pas ce qui se passe avec leur parents ou leurs enfants, si l’on pense que mettre l’économie du pays aux abonnés absents pendant deux/quatre/six semaines risque  de la rendre boiteuse pendant des années, on est en droit de se demander si nous n’assistons pas à un overkill. Car on sauvera peut-être des gens qui auraient pu mourir mais au prix de la destruction de la vie d’autres gens qui ne trouveront plus leurs marques et de la sortie du pays du peloton duquel il faisait partie. Car ne nous y trompons pas : détruire l’économie comme on est en train de le faire (qui aurait le courage de s’y opposer ?) veut dire aussi que la pauvreté s’étendra et que le sentiment d’abandon de certains les poussera vers l’indicible. Aux Etats Unis la récession de 2008 a fait constater plus de 14.000 suicides. Leur coût par rapport à la faillite de Lehmann Brothers ? C’est utile de se souvenir que Suicides go up when economy goes down (WebMD, 14.04.11)

On connait, en toile de fond, la comparaison avec une grippe normale : aux Etats Unis, de septembre 2019 à mars 2020 32.000.000 de gens ont attrapé la grippe et 22.000 on décédés (M. Levitt, MacDailyNews, 22.03.20). Dans le silence le plus absolu comme si la chose n’intéressait personne. Je ne dispose pas des chiffres concernant la France.
Il serait temps que ceux qui nous dirigent se rendent compte du fait que l'économie du pays va ressembler à un patient qui se trouve dans un coma provoqué et dont personne ne sait s'il se rétablira dans son lit d’«intense care» (en France 2,6 lits pour 1.000 habitants, en Allemagne 6, en Pologne 4,8 et en Hongrie 4,3). Certes, notre système de santé est le meilleur du monde mais … (lisez, c’est instructif, l’interview de Marcel Gauchet au Figaro qui résume la chose «… la crise met en évidence les carences d'un État à la fois obèse et impuissant.» 22.03.20). Et toujours la différence entre la France et l’Allemagne : ce jour (10h00) 32.964 personnes confirmées et 1.995 décès en France, 53.540 en Allemagne et 395 décès. Ratio décès sur confirmés plus de 8 fois plus petit en Allemagne  : pourquoi ?

Et puisqu’il y a une pénurie mondiale de respirateurs artificiels (ventilators) … on vient d’apprendre :


 

Partager cet article
Repost0
13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 09:53

Je dois le dire dès le début de ce texte : c’est avec la complète assurance que me permet ma totale méconnaissance médicale du sujet que je me suis décidé à écrire au sujet du Coronavirus Covid-19. Deux raisons pour cela, (a) mon sentiment d’avoir affaire à une poussée d’obscurantisme et (b) ma préférence connue pour « crunch the numbers » 

Avant d’en arriver au Covid-19 j’ai voulu savoir ce que les dernières épidémies de grippe (pas celle de 1918 qui a ajouté quelques 50 à 100 millions de morts - estimation initiale et plus récente - aux 19 millions de morts de la première guerre mondiale) ont provoqué. Dans le monde, en 2016-17 la grippe a "produit" plus de 600.000 décès (OMS) mais ...personne n'en parlait.

Plus récemment, voilà ce que l’on sait pour deux pays :

  • France – (19 avr. 2018 - Santé publique France) «Cet hiver (2016-17) la grippe a provoqué 14.400 décès soit 1.400 de moins que l’an dernier (2015-16)»
  • Etats Unis – saison 2017-18 nombre de décès 61.099 parmi les 44,8 millions de cas de grippe (livemint, Bloomberg, 05.03.20).

Puis-je demander qui a entendu parler des 14.400 morts de grippe pendant l’hiver 2016-17 ? Si on me répond « personne » c’est que… la chose passait dans la normalité de la vie, comme les 3.500/4.000 morts annuels dans les accidents de la route. Et aux Etats Unis ? Les maladies cardiaques tuent 1.774 personnes par jour, le cancer 1.641, les accidents de la route 466 et les accidents vasculaires cérébraux 401 par jour (OPINION, 08.03.20). Multiplier par 12 et comparer avec les chiffres, connus actuellement, pour le Coronavirus. Pour avoir des chiffres « up to date » concernant tous les pays, renouvelés en permanence, vous ne trouverez rien sur www.gouv.fr ou sur les portails officiels américains.

Heureusement, un lycéen de 17 ans (Avi Schiffmann), petit génie informatique habitant Seattle, nous donne la possibilité d’avoir, gratuitement, ce que l’on doit savoir. Cliquez sur https://ncov2019.live/data et vous trouverez ce qu’il faut. Une copie écran, ce jour à 08h00 indique :


-    pour la France 2.876 confirmés, 61 décès et

-    pour les Etats Unis 1.885 confirmés, 39 décès

13.03.20 – 08h00

Si, d’aventure, vous mettez en regard des décès des grippes les chiffres actuels pour le Coronavirus, il est impossible de ne pas tirer la conclusion qu’il y a… quelque chose de pourri au Royaume du Danemark (Hamlet, Shakespeare). Quoi ? Pourquoi ? Cui prodest ? Et ceci est d’autant plus curieux que d’aucuns, utilisant des calculs qui ne semblent pas faux en apparence, concluent que le nombre de personnes infectées devrait se trouver entre 24.000 et 140.000, en France (Medium, Coronavirus, Thomas Pueyo 10.03.20).

On doit voir, n’est-ce-pas, en quoi le virus actuel est différent de ceux des grippes qui ont fait pas mal de morts, quand même. Mais auparavant et sans reprendre les théories conspirationnistes qui pullulent déjà (œuvre du Mossad/créé aux EU par l’armée américaine et envoyé en Chine/attaque contre l’Iran/etc., etc.,) notons qu’un ministre français (et non des moindres) se précipite sur le premier micro pour déclarer que :       «l'impact du coronavirus en France sera "sévère" et qu'il faut s'attendre à « des dépenses supplémentaires" de l'État qui provoqueront un "décalage dans le temps du rétablissement des finances publiques» A quelque chose malheur est bon, la France avait déjà averti qu’elle ne réduira pas son déficit budgétaire, cette année, en deçà de 3%. Cela dure depuis la signature du traité de Maastricht (1992) et ne fait plus rire aucun des partenaires européens de notre pays. Monsieur Maire aurait pu prendre exemple sur deux pays (entre autres) qui, pour tenter d’arrêter la progression de l’infection mettent en jeu les grands moyens : Israël, qui interdit tout arrivage d’étrangers dans le pays et annonce des mesures (recherche, médicalisation, petites entreprises et start ups, domaine du tourisme, etc.,) pour lesquels on débloque 15 milliards de Shekel (4,05milliards $, soit 1% du PIB !) ou Etats Unis qui annoncent 50 milliards de $ d’aide aux petites entreprises, l’annulation de la taxe sur les salaires pour le reste de l’année et l’injection de 200 milliards de $ de liquidités au marché (soit plus de 1,5% du PIB). Après avoir interdit, premièrement, toute arrivée de Chine (seul pays qui l’avait fait) et, depuis hier, toute arrivée d’Europe et d’autres pays. On attend que M. Maire (ou le Président) annonce des choses équivalentes (1% du PIB =24 milliards € que nous n’avons pas …) car, autrement, on comprendra que les conférences qu’ils font pour le bas peuple ne sont que des paroles verbales… Mais, peut-être, l’économie de la France l’interdit.

Bon, regardons de plus près ce qu’il y a derrière la « panico generale » qui préoccupe tous les pays du monde tant les effets du fameux coronavirus semblent nous annoncer une fin apocalyptique : ce qui est une pandémie est en train de désorganiser un monde réglé au millimètre et affecte l’économie mondiale.

Venu de Chine (comme les trois grippes les plus importantes de la deuxième moitié du siècle dernier, soit 1957-8 –Kweichhow, 1968-9 –Hong Kong, 1976-7 –Tien Tsin -L.France, INSERM, Epidémies marquantes) le Cov-19 a une histoire qui mérite être rappelée car elle illustre tellement bien le comportement d’un régime autoritaire de parti unique. C’est en octobre 2019 que les premiers cas d’infection sont apparus dans la ville de Wuhan, probablement venant d’un animal (pangolin) apprécié par les consommateurs chinois de mets particuliers (rats, chauve-souris, serpents, ailerons de requin, j’oublie sans doute d’autres delikatessen). Le temps que le pouvoir central (Pékin) envoie une équipe pour voir ce qui se passe (et laisser mourir le médecin qui avait tiré le signal d’alarme une fois infecté lui-même) on est en Décembre, on «confine» les 50 millions de chinois de la région, avec interdiction d’entrer ou de sortir) et on commence, via l’OMS, à laisser fuiter ce qui se passe. Mais entre temps, en connaissance de cause, le régime laisse voyager des millions de gens, dont certains sont porteurs du virus, qui vont en Chine et vers le reste du monde. Vers les Etats Unis, l’Europe et l’Afrique ou travaillent plus d’un million de chinois ! Vous voulez dire que la Chine, à dessein ou par incompétence a (créé ?) contribué à la création de ce qui est devenue une pandémie quelques mois après ? Votre réponse vaut autant que la mienne…

Que sait-on de ce nouveau virus ?

Sur la base d’une estimation faite par l’OMS (ATTENTION : où le Directeur du Département « Epidémies » est un fonctionnaire chinois et le Directeur Général est un ancien ministre de la Santé de l’Ethiopie (qui s’est distingué pendant l’épidémie d’Ebola qui a fait 11.000 morts) accusé dans un entretien avec le New York Times, d’avoir dissimulé trois épidémies de choléra quand il était ministre de la Santé, cela vous dit quelque chose ? Je vais trop loin ?) OMS a décidé de diffuser les graphiques suivants :

Naturellement, en les regardant on doit commencer à avoir peur : un virus dont la létalité est 34 fois plus grande que celle des virus des grippes ordinaires (3,4%/0,1%) et dont la capacité de propagation est 2,2 fois plus grande (2,8/1,3 – nombre de personnes infectées par un porteur de virus) c’est l’apocalypse au coin de la rue. N’est-ce-pas ?

Mais alors quand trois mois après sa diffusion le nombre total de morts de la planète n’arrive qu’a 5.000, comment se fait-il que la grippe de 2016/17 (14.400 morts en France, 61.000 aux Etats Unis et -selon l’OMS- plus de 600.000 dans le monde) n’a provoqué ni la panique généralisée à laquelle on assiste, ni ses conséquences économiques mondiales ? (Regarder Quick Facts sur la copie écran évoquée).

Car de quoi parle-t-on ? Toutes les bourses d’actions du monde ont chuté de 15 à 20 % et – par exemple, celle de New York a vu partir en fumée des valeurs d’un total supérieur à 5.000 MILLIARDS de $ !

Restons calmes. Le Cov-19 est 34 fois plus létal que ceux d’une grippe « normale » car tel est le chiffre que la Chine a fourni à l’OMS. Qui l’a fait sien… D’évidence, on ne pourra connaître la létalité du Cov-19 qu’à la fin de l’épidémie avec le ratio nombre de morts divisé par le nombre total de personnes infectées. Une estimation précise du taux de létalité est impossible à l'heure actuelle. Si vous voulez voir pourquoi lisez 2019-Novel Coronavirus (2019-nCoV): estimating the case fatality rate – a word of caution - Battegay Manuel et al., Swiss Med Wkly, February 7, 2020. Quant à celui de 3,4% … Le New York Times (04.03.20) s'est apparemment senti obligé d'avertir les lecteurs que le taux de mortalité de 3,4% de l'OMS est tout à fait invraisemblable, sinon extrêmement inexact. Le véritable taux de mortalité pourrait se révéler similaire à celui d'une grippe saisonnière grave, inférieur à 1%, selon un éditorial publié par le Dr Anthony S. Fauci et le Dr H. Clifford Lane, du National Institute of Allergies et maladies infectieuses, et le Dr Robert R. Redfield, directeur des Centers for Disease Control and Prevention (Etats Unis).

Tout ce qui précède nous pousse à nous poser deux questions : (a) pourquoi, pour l’instant, le nombre de morts en Allemagne est env.10 fois plus faible que celui de la France (ou de l’Espagne ou des États Unis) - voir la copie écran évoquée et (b) quelle est l’explication de la psychose mondiale devant un phénomène qui, pour l’instant, ne peut pas être celui que l’on craint ?

  • (a) se pourrait-il que le système de santé allemand (environ dix fois moins de morts pour même nombre de personnes infectées) soit mieux adapté aux situations de crise que celui de la France, réputé le meilleur du monde et de surcroît gratuit, disent certains -qui oublient tout ce que chacun verse à la Sécu pendant les 40/42 ans de travail et aux mutuelles obligatoires- (taux de saturation, stockage de produits, disponibilités personnels, etc.,) ?
  • (b) se pourrait-il que la psychose généralisée à laquelle on assiste soit justifiée par la démission et l’incompétence des élites politiques des pays démocratiques qui -élections à venir- se doivent de suivre tout mouvement généralisé du «bas peuple» ? Se pourrait-il que ce qui constitue des réponses à la peur manifestée par le même «bas peuple» interdise aux dites élites de faire preuve de nonchalance ? Se pourrait-il que tout cela crée une poussée d’obscurantisme généralisé qui est en train faire prendre aux gens des vessies pour des lanternes ?
oooooo
 
Alors ? Le confinement du Nord d’Italie, 16 millions de personnes ? 
                Place du Dôme, Milan 08.03.20 

La mise à terre du transport aérien de personnes et du tourisme (selon diverses évaluations) qui va coûter plusieurs centaines de milliards de $ ? La mise entre parenthèses de la vie normale (déplacements, commerce, Entertainment, etc.,) tout cela parce que des médias irresponsables et des journalistes ignares ont fait « monter la mayonnaise » qui oblige ceux qui nous gouvernent à faire des choses qui dépassent l’entendement ?

J’attendais, comme vous, la déclaration que notre Président devait faire hier soir. Que dire ? Tout (ou presque) de ce qu’il a dit correspond a ce qu’il devait dire devant une situation, pour le moins, compliquée. Mais ce qu’il a promis que ce sera fait «quel qu’en soit le prix»  laisse rêveur : où prendra-t-on les sous nécessaires ? En s’endettant ? D’un autre côté, ses deux phrases et la conclusion «c’est qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché» et «déléguer notre protection, alimentation, notre cadre de vie, à d’autres c’est une folie, nous devons en reprendre le contrôle» ne peuvent pas nous laisser indifférents. A d’autres ? Oui, une très grande partie des médicaments (génériques) et aussi des substances pour en faire, vient de Chine (50% ? 75 % aux Etats Unis plus de 90% !) car l’industrie pharmaceutique, vu le coût de la création de nouvelles molécules, a délocalisé ses productions … La deuxième phrase et, surtout, sa conclusion veulent dire quoi ? La France va-t-elle nationaliser son industrie alimentaire et celle de la pharmacie ? Attendons voir car il a dit aussi «dans les semaines, mois, à venir, des décisions de rupture seront prises, j’assumerai mes responsabilités»

J’ai commencé ce texte en évoquant une certaine capacité de « crunch the numbers » et, surtout, ma totale méconnaissance médicale (certains sont disposés à la confirmer…). Je le finis en disant que deux plus deux ne font pas quatre dans ce qui se passe et que cela mériterait que l’on ne l’occulte pas.

 

Partager cet article
Repost0
5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 18:37

Voilà, donc, le troisième tour d’élections en Israël. Pour comprendre pourquoi il a fallu  trois élections (distantes de six mois) pour… ne pas dégager une majorité pour gouverner, il me semble que l’on devrait regarder trois aspects, selon moi, primordiaux qui sont le contexte, l’objectif et le résultat.

Le contexte – quiconque s’est intéressé à l’histoire d’Israël d’après 1948 sait que ce qui est la base de toute réaction existentielle de ce pays est le réflexe (presque conditionnel) lié aux deux évènements ineffaçables de sa mémoire, Massada et la Shoah. Après la Shoah, des guerres sans fin, des initiatives de paix ratées et la montée du Hamas après l ‘évacuation  de Gaza, se sont ancrés dans le cortex israélien. Tant et si bien, que les Israéliens estiment, à juste titre ou pas, qu’ils ont déjà donné suffisamment  de chances à la paix sans rien obtenir et, que de façon réaliste, rien ne changera dans un avenir prévisible.

Le même sentiment qu’à Massada, prédomine aujourd’hui et fait que les Juifs d'Israël contemporaine se savent assiégés. Par le Hezbollah, Assad et les milices iraniennes au Nord, le Hamas et le Jihad islamique au Sud, des actes de terreur en Cisjordanie. Israël est entouré d'ennemis soutenus par le pays qui a mis sur le frontispice de sa constitution l’ardente obligation, clairement affirmée, de la destruction de ce pays infidèle (juif de surcroît) qui occupe une partie des territoires légués par le Prophète aux seuls musulmans.

Certes, le temps des bus explosés est passé. Comme le danger des tunnels de Gaza ou du Liban. Comme celui des ballons explosifs et, récemment, celui des drones.

Au cours des cinquante dernières années, Israël originellement un pays socialiste en voie de développement s'est transformé  dans un des  des vingt-cinq plus riches pays du monde, en termes de revenu par habitant. La découverte d'immenses réserves de gaz naturel au large des côtes méditerranéennes a transformé le pays en fournisseur d'énergie. L’évolution de sa démographie est remarquable, Et il se compare, favorablement, avec les premiers pays du monde pour ce qui est la capacité d’innover :

Troisième pays au monde ? Après les Etats Unis ? Regardez, simplement, desquels pays on parle :

Son excellence est reconnue dans des domaines aussi différents que les soins médicaux (système de santé) -10ème meilleur hôpital au monde :

ou les équipements militaires de haute technologie :

La société israélienne Elbit est le fournisseur exclusif des casques pour les 4000 pilotes des F35 américains Article original : https://infos-israel.news/la-societe-israelienne-elbit-sera-le-fournisseur-exclusif-des-casques-pour-les-4000-pilotes-f35-americains/  On peut ajouter les mêmes casques pour les pilotes des Rafales français …

Mais … le contexte ne serait pas complet s’il ne rappelait pas le problème (pas juif …) palestinien : le fait est qu'Israël est devenu un pays prospère et moderne ayant embrassé les valeurs occidentales, tandis que les Palestiniens restent plongés dans un dénouement sans horizon d’amélioration. Chaque année qui passe, les revenus et le niveau de vie des Israéliens progressent et les Palestiniens constatent qu’ils n’ont ni avenir ni espoir. Qui plus est, l'idée que le sort des Palestiniens est au cœur de la paix au Moyen-Orient qui était axiomatique il y a 25 ans est manifestement grotesque aujourd'hui.

Sauf pour l’Europe occidentale qui aujourd’hui est le meilleur ennemi d’Israël. En effet,  les israéliens, dans leur majorité, s'entendent pour dire que les institutions de l'ordre mondial libéral créé depuis la fin de la dernière guerre - l'Union européenne et les Nations Unies, en particulier, sont hostiles à Israël. De plus, une scission intervenue il y a plus de dix ans entre deux factions palestiniennes rendent les choses encore plus difficile pour imaginer une solution au conflit qui -disent de plus en plus de «spécialistes» n’a pas de solution. Car, c’est un fait, que tout ce qu’Israël pourrait offrir dans une négociation est sensiblement moins que ce que les palestiniens pourraient accepter, et vice versa. Exemple : deux États - que tout le monde indique comme solution est toujours rejetée, en sous-main, par les Palestiniens car il ne comporte pas le «droit au retour» pour les descendants (aujourd’hui quatrième génération) des réfugiés de 1948.

Et c’est dans ce tableau, d’un côté, brillant et d’un autre côté, sombre car sans perspective, que deux évènements occupent le firmament israélien, des élections pour la Knesset et «le deal du siècle» offert par les Etats-Unis aux deux protagonistes, Israël et Autorité Palestinienne. Avec double obligation : négocier sans quoi la partie qui l’accepte pourra prendre ce qui lui est proposé. Naturellement, comme toujours, les palestiniens on rejeté le deal et, oh miracle, Israël l’a accepté sous réserve de négociation au plus tard dans les quatre années à venir de quelques dispositions qui ne lui conviennent pas.

Les élections ?

 L’objectif - Avril 2019, septembre 2019, mars 32020 : en apparence il s’agissait d’une élection pour le Knesset qui devait déterminer une majorité pour gouverner le pays. Mais en réalité on a transformé l’objectif avec une formule simple : TSN soit «Tout Sauf Netanyahou» Il me semble superflu de rappeler, ici, le «pédigrée» du bonhomme, son influence sur les destinées d’Israël depuis 1995 (Ministre des Finances) et jusqu’à aujourd’hui (Premier Ministre depuis plus de 11 ans). Depuis plus de trois ans on lui a organisé des conflits puissants avec la justice israélienne, justice qui ne rigole pas quand il s’agit du comportement moral, matériel ou légal des serviteurs du pays. Personne ne sait actuellement ce que la justice trouvera (répréhensible ou négligeable) parmi les plusieurs «casseroles» que l’on lui a accroché au dos. L’essentiel c’est qu’il a été mis en examen en vue d’un procès … ce qui fait que ses adversaires ont trouvé tout de suite ce qu’il fallait faire : transformer les élections en référendum pour ou contre Netanyahou, chef de la formation politique de droite la plus importante (Likud) alliée avec d’autres formations (d’obédience religieuse mais pas seulement).

Le résultat - En avril 2019 le Likud et ses associés avaient obtenu 60 mandats (majorité requise … 61) car une formation de droite disposant de cinq mandats supplémentaires avait refusé de s’allier avec le bloc de droite (prolongeant ainsi une vendetta personnelle que le chef de ladite formation poursuivait contre M. Netannyahou). Premier acte conclu sans conclusion… d’où décision de recommencer les élections.

Septembre 2019 – même motif, même punition. Rien à faire, la partie de la droite qui s’oppose à M. Netanyahou n’entend pas raison d’où … troisième élection en mars 2020.

Cette fois-ci le paysage change. Les quatre formations alliées de Likud proclament, avant les élections, qu’elles se présentent en bloc avec le Likud sous la bannière de M. Netanyahou. Et toutes les autres formations, de gauche, du centre ou représentant les électeurs arabes (oui, communautarisme …) font savoir que ce qu’elles veulent c’est le départ de M. Netanyahou. Patatras ! Suivez mon raisonnement.

Laissons de côté les mandats représentant les électeurs arabes (15 pour la troisième élection, s’agissant d’une proportionnelle intégrale, ils correspondent au nombre d’électeurs arabes qui ont exprimés un vote) : communistes, islamistes, sans étiquette ils ont en commun la non- reconnaissance d’Israël comme état juif et la décision de s’opposer à tout plan de paix entre les palestiniens et Israël. Tout en participant aux élections.

Donc, la Knesset comportant 120 députés, sur les 105 mandats restant le Likhud+ associés (tous ayant mentionné faire partie du bloc Netanyahou) dispose de 58 mandats soit 55% du total (juif) et si on ajoute la formation dissidente de droite (7 mandats) cela donne 65/105=62% pour la droite  tandis que le bloc Kahon Laval+Travaillistes + avec 40 mandats ont 40//105=38%. Deux conclusions  s’imposent :  (a) puisque l’on considérait que les élections allaient  être un référendum pour ou contre BN, BN l’a passé avec succès et (b) la droite tout en étant aujourd’hui fortement majoritaire dans la population juive n’arrive pas à disposer d’une majorité de gouvernement. Non pas pour des raisons arithmétiques mais parce que l’ego surdimensionné de certains dirigeants ne le permet pas. Pourquoi la droite est-elle majoritaire dans un pays encore socialiste il n’y a pas si longtemps  ?

Tout d’abord précisons : le clivage droite-gauche  couvre, essentiellement, l’attitude vis-à-vis des sujets de sécurité (cession territoires, séparation des populations palestiniennes n’ayant pas la nationalité israélienne, conscription  dans l’armée, etc.,) et beaucoup moins les sujets qui déterminent, en Europe, par exemple, le clivage (inégalités, accès à l’Etat, etc., ) qui constituent une sorte de socle commun en Israël vu son passé «radical-socialiste» depuis sa renaissance (1948) et jusque vers 1995.

La droite est majoritaire car la gauche israélienne a disparu. Son aura de premier pionnier de la construction de l’Etat Juif s’est dissoute, lamentablement, dans ses tentatives de faire la paix à n’importe quel prix avec de ennemis dont la seule réponse était une intifada, des actes terroristes et/ou des fusées de Gaza. Et ça dure depuis qu’elle n’est plus là : en 2019, il y a eu 1.295 lancements de roquettes depuis Gaza. De ce nombre, 729 ont atterri dans des zones ouvertes et 478 autres ont été  interceptées par le  système de défense  antimissile Iron Dome, environ 90% de toutes les roquettes lancées dans des zones peuplées.
Il s'agit du plus grand nombre de roquettes lancées sur les communautés israéliennes dans une année civile depuis 2014. La gauche a disparu (de toute manière la «gauche mondiale» n’en a cure, alliée comme elle est avec l’islamo-gauchistes, nouvelle internationale remplaçant la prolétarienne …) tandis que la droite … a trouvé les ressources morales, matérielles, techniques et technologiques pour faire face à tout ce que ses ennemis palestiniens lui envoient : fusées ou tirs de mortier ? Le Dome de Fer (unique au monde et en train d’être acquis par des douzaines de pays). Ballons explosifs ou drones de combat ? Regardez la dernière prouesse de l’industrie israélienne :

 

Le résultat de la troisième  élection étant ce  qu’il est… deux choses  semblent  possibles :        M. Netanyahou trouve un arrangement avec 3/5 députés de droite ou centre pour pouvoir former un gouvernement stable ou il ne les trouvent pas et … une quatrième élection aura lieu dans six mois …

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Articles Récents

Liens