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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 09:41

Dans la mare de boue et de sang qu’est devenu le Proche Orient, il y a un état dont la superficie ne dépasse pas 0,5% des territoires des pays arabo-musulmans et dont la population ne représente qu’environ 2% de celles des mêmes pays. Ce état fonctionne parfaitement comme une démocratie occidentale, est classé comme 8ème pays le plus fort de la planète (France – 6ème, Italie 15ème, http://www.usnews.com/news/best-countries/power-rankings), assure un PIB/habitant d’env. 36.000 $ (Italie 37.500 – données 2013) et a inscrit les noms de 7 des ses citoyens au palmarès du Prix Nobel (+ trois autres Nobel de la Paix) pendant les 15 dernières années. Cet état, nonobstant l’ancien et fort souhait des pays arabes de le voir disparaître, est aujourd’hui considéré comme un allié de facto de certains de ces mêmes pays arabes : Arabie Saoudite, Egypte, les monarchies du Golfe et/ou la Jordanie. La raison majeure en est la peur de l’instabilité, peur dont les états en faillite comme la Syrie, l’Irak ou la Libye constituent la meilleure justification. Quel qu’en soit le critère, cet état dispose d’une position post-moderne crée par ses industries high-tech, par ses contributions décisives au même domaine [téléphone mobile, microprocesseurs assurant la portabilité des ordinateurs, invention de la distribution ADSL (Internet et TV via les lignes téléphoniques existantes), invention des drones, etc., etc.,], par sa position dominante sur le marché des médicaments génériques (TEVA) et, vu les massacres provoqués par la minorité agissante de l’islam (appelés islamistes radicaux), une des meilleure, sinon la meilleure, industrie de la sécurité des biens, des personnes, des aéroports et/ou des avions.

Le nom de l’état ? Israël.

La France – bateau ivre ? Depuis, pratiquement 50 ans (De Gaulle, guerre de 6 jours, politique arabe) et encore plus depuis quelques années, la France est devenue, dans le monde occidental,  le principal ennemi de ce pays en choisissant des routes aussi tortueuses qu’irresponsables. Certes il y en a d’autres, la Suède et l’Irlande étant parmi les plus actifs, mais la France ? Regardez quatre exemples pris parmi ceux des quatre premiers mois de l’année.

Le Hezbollah – bien qu’inscrit sur la liste des organisations terroristes, la France ne le considère pas comme tel (plusieurs fois évoqué par certains de ses ministres comme « interlocuteur possible » oubliant, entre autres, son rôle dans l’assassinat de 58 parachutistes français le 23 octobre 1983 – Le Drakkar, Beyrouth) et a eu avec de multiples contacts (officiels, officieux, des députés et même le Président Hollande qui aurait dû rencontrer le député -représentant le Hezbollah- Mohammad Raad pendant sa dernière visite à Beyrouth n’eut été son annulation par le Hezbollah …). Qu’importe … Seule la presse internationale a fait état du fait que quatre membres du service de sécurité du Hezbollah ont été arrêtés en France  (1er février 2016) car ils chapeautaient une organisation internationale qui collectait des millions d’euros résultant du commerce de stupéfiants et destinés à supporter les activités militaires du Hezbollah (DEA – Drug Enforcement Agency, USA). Que sont-ils devenus ? On ne le sait pas mais  on n’oublie pas que la France a laissé partir de son territoire l’organisateur (Abou Daoud) du massacre de 11 membres de l’équipe Olympique israélienne à Munich (1972). La presse française ? Les Autorités Françaises ? Rien entendu, rien vu donc rien dit.

L’Iran – Le jour de la Commémoration Internationale de la Shoah (27 janvier 2016) la France accueillait le président « modéré » de ce pays. Qui a mis sur le frontispice de sa constitution l’ardente obligation de faire disparaitre Israël de la face de la terre. Le président modéré du pays  qui en 2015 seulement, a vu l’exécution de plus de 1000 condamnés et dont la moyenne actuelle d’exécutions est d’environ 2 par jour (ITélé, 28.01.16). 160 mineurs (moins de 18 ans) attendaient en 2014 leur exécution. Certes, la France n’a pas recouvert les Nus des Jardins des Tuileries (Rome …) mais tout en se pliant à l’injonction du visiteur « pas de vin au déjeuner » elle a annulé le déjeuner … n’a pas trouvé moyen de dire, comme le Ministre Allemand des Affaires Etrangères «Nous reprenons les relations avec l’Iran mais elles ne seront pas amicales tant que ce pays ne changera pas sa position vis-à-vis d’Israël » Le Ministre français, lui, a d’excellentes relations avec celui de l’Iran :

La France - bateau ivre

Le lendemain de la visite  iranienne, la France annonçait une nouvelle initiative pour une conférence internationale visant la création d’un état palestinien et disait “Si la conférence échoue, la France reconnaîtra l’Etat Palestinien”. Menace claire à l’adresse d’Israël, pour lui faire accepter les inacceptables conditions posées par les palestiniens. Tout en sachant, qu’en réalité, c’est le refus des palestiniens d’admettre l’existence  d’un Etat Juif, quel qu’en soient ses frontières. Et pour appuyer la position de M. Fabius, un quarteron d’anciens ambassadeurs français (on se souvient de D. Bernard « That little shitty country » Londres, 20.12.2001) écrivaient dans Le Monde (03.02.2016) « … l’Europe, inhibée par le Holocauste … »

UNESCO – Le 15 avril, sur proposition de six États arabes (Algérie, Égypte, Liban, Oman, Qatar et Soudan), l’organisation «culturelle» internationale a conféré, par une résolution, à tous les lieux hautement symboliques du peuple juif (Mont du Temple, Caveau des Patriarches, Tombe de Rachel) des appellations arabes. Sans faire de mention aucune du lien ancien des Juifs avec Jérusalem. Et pour ajouter le ridicule à l’inacceptable, le Mur des Lamentations est dénommé dorénavant «Al Buraq plaza» selon le cheval de Mahomet … La France, seule parmi les grands pays occidentaux, a voté en faveur de la résolution. La voilà qui met un autre nom sur le pays fictif d’Orwell (« 1984 ») :  … le pays fictif Océanie et son ministère de la Vérité. Le ministère est en charge de deux fonctions: réécrire l'histoire et la création de novlangue, qui sert comme un outil de contrôle de l'esprit … On en reste coi et on se demande quoi, à part la trahison des juifs et d’Israël, a pu faire voter la France avec l’Algérie, le Liban, l’Oman, le Qatar et le Soudan.

  Attentats – Sécurité – Le plus surprenant dans la route du bateau ivre c’est que pendant que « les déclarations de paix et d’amour envers l’humanité tout entière ont redoublé alors que l’islamisme radical proclame sa haine des mœurs et des valeurs démocratiques, l’Etat islamique et ses suppôts commettent des massacres de masse » (Jean-Pierre Le Goff, Malaise dans la Démocratie, 2016). Et sauf d’être démenti (aucun journal ne l’a fait jusqu’ici) on a appris que « Une société de l’Industrie de Sécurité d’Israël, a proposé à la DGSI, après l’attentat « Charlie Hébdo – Epicerie Casher » un logiciel de recherche qui aurait pu identifier et signaler les liaisons dangereuses entre les assassins français et certains de leurs associés qui, ensuite, ont participé au massacre du Bataclan. La DGSI semblait partante mais … l’échelon supérieur aurait fait savoir qu’il ne permettait pas l’achat d’une technologie israélienne » Si aucun démenti ne vient infirmer ces affirmations (Fox News) on pourra dire que la France a sacrifié la vie de citoyens français sur l’autel de sa politique arabe et de l’antisémitisme pérenne de son Quai d’Orsay.

ooooo

Quatre exemples, en quatre mois. A part l’existence de quelques millions de citoyens musulmans (on se souvient de leur contribution à l’élection de F. Hollande …), de quelques 13.000 personnes signalées comme « islamistes radicalisés » (Le Figaro 05.05.16) et « Des centaines de Molenbeek potentiels en France » (Patrick Kanner – 27.03.16) on ne voit pas exactement la logique de la route du bateau ivre. Sauf d’admettre avec Rube Goldberg « l’existence de quelque machine quantique, système interactif très compliqué que personne n’a conçu, dont personne ne comprend le fonctionnement et les actions duquel sont imprévisibles »

La France - bateau ivre

C’est peut-être une des explications pour l’excellente courbe de popularité de notre Président qui montre que 13 % des français (enquête opinions) lui font encore confiance. Après les volte-faces relatives à la modification de la Constitution ("Etat d'Urgence"), après les palinodies relatives à la "Loi El Khomri" venant après le pssage en force (49/3) de la "Loi Macron" notre Président n'est pas à un retournement près. Mais pour ce qui concerne Israël ... gageons que rien ne sera changé. Vu qu'il veut se représenter pour un deuxième mandat (?!) et que les voix de nos compatriotes musulmans ne devront pas lui faire défaut.

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 08:53

"C'est le Djihad final, groupons-nous et demain, le Khalifat sera le genre humain''...

(apocryphe)

George Orwell (« 1984 ») considérait que rappeler la vérité évidente était le premier devoir des gens intelligents. Alors … essayons, tout en sachant que plus une discussion s’éternise plus il est probable que l’on comparera une position avec quelque chose impliquant les nazis ou Hitler (La loi de Goodwin – 1990). À l'heure actuelle, la France doit faire face à trois crises.

La première est une crise liée au manque de sécurité – janvier et novembre 2015 disent tout et les révélations faites par les auteurs des attentats de Bruxelles en ajoutent encore une couche.

La seconde est une crise liée aux millions de musulmans arrivés au cours des 40 dernières années dont une partie importante n’est toujours pas assimilée - leur hostilité pour les cultures qui les ont accueillis fécondant un terreau sur lequel ont prospéré les Merah, Coulibaly, Mnemouche et autres Abdeslam tous passés par l’école de la République ... Et dont une grande partie (surtout des descendants) est empoisonnée par la haine pour les “indigènes”, haine qui n’a d’égal que leur mépris pour leur culture, leur savoir-vivre et/ou l’héritage des anciens et qui les fait vouloir vivre comme leurs prédécesseurs du Sud. Un récent sondage PEW indique que le soutien des jeunes musulmans européens aux attentats-suicides va de 22% en Allemagne à 29% en Espagne, 35% en Grande-Bretagne et 42% en France. La France championne … du « vivre ensemble » !

La haine … car ils voudraient avoir rapporté de leurs bleds misérables, soumis à la charia et aux guerres à répétition (surtout “des musulmans tuent des musulmans”), ce qui les faisaient vivre là, l’esclavage des femmes en premier. Et on continue à les voir arriver en Europe. Regardez bien : migrants à la frontière de la Macédoine, mars 2016 -sept hommes et une femme qui est seule à pieds nus dans la neige, un enfant dans ses bras et un autre tenu par la main … Valeurs …

France : les trois crises

La troisième est une crise politique se déroulant sur un fond économique – des classes sociales, surtout protégées, mettant en avant des revendications (« légitimes ») inconsistantes avec l’économie de marché ; les partis conventionnels de centre-gauche et centre-droit, ne sachant plus à quel saint se vouer, sont sérieusement contestés par des groupements de plus en plus extrêmistes et intolérants.

Le pays faisant face à ces trois crises, nos gouvernants ont choisi d’être tolérants avec l’intolérance qui s’élève – une recette infaillible pour un suicide collectif.

Mais, on le sait, les trois crises s’interpénètrent, car on cherche toujours un dénominateur commun. Il est facilement trouvé, il suffit de suivre les cortèges de manifestations diverses pour entendre « mort aux juifs », «Israël assassin » et autres gracieusetés. Tout cela n’est pas le fruit du hasard. Malheureusement, la France a décidé, depuis plus de 50 années d’ignorer la guerre, -en réalité de religion- menée contre les Juifs. Car après avoir jeté aux orties une grande partie de son héritage chrétien, elle ne montre que peu de compréhension pour les conflits religieux. Nous sommes laïques, que diable … Nos gouvernants ont toujours eu tendance d’interpréter le conflit israélo-arabe comme une dispute de type foncier pouvant être résolue par une cession de territoire … Avec comme conséquence le fait d’être simplement incapables, par exemple, de reconnaître que les attaques physiques et sexuelles des derniers musulmans arrivant en Europe (« migrants ») sur les femmes et les enfants occidentaux, sont façonnés par une narrative islamique profondément encrée dans la Weltanschauung de ces populations. Devant la vague déferlante des 40 dernières années la France a trouvé deux remèdes : supporter l’aventure palestinienne (« deux états ») et obtenir, moyennant finances et autres avantages, qu’elle soit exempte des manifestations habituelles des minorités agissantes musulmanes, c’est-à-dire les attentats, suicidaires ou autres. Pour un temps.

Ce faisant, la France est devenue le principal ennemi d’Israël pendant les 50 dernières années. Du Général (« 50 Mirages ») à Pompidou (« vedettes de Cherbourg ») et de Giscard (« accueil de Khomeini » + Abou Jihad) à Chirac (« Osirak » pour Saddam Hussein qui le qualifiait de « premier pas pour la bombe pour faire disparaître Israël ») pour arriver à Laurent Fabius et à ses tentatives d’imposer à Israël une paix dont ni elle ni même les palestiniens n’en veulent. Et on a toujours pensé qu’ainsi on aura du pétrole bon marché, des contrats d’armement avec les monarchies du Golfe, que sais-je encore. Et on a réellement eu plein de choses. Mais qui sont venues avec le seul « Institut du Monde Arabe » en Europe, avec la cession pure et simple de certains fleurons de l’économie de la France au Qatar et une influence de plus en plus importante des pays du Golfe ou de l’Arabie Saoudite dans les affaires internes du pays (« politique de la ville ») ou celles internationales. Souvenons-nous que l’UIOF n’est que la branche française des Frères Musulmans : et souvenons-nous de ce qui s’est passé en Egypte quand, démocratiquement, ils avaient gagnés les élections. Election, un homme, une voix, une fois

Mais pendant ces années de gouvernance irresponsable, les choses sont allées de mal en pis. Chômage structurel, déficit budgétaire se réduisant uniquement en fonction du taux des emprunts, dette externe égale à, presque, 100% du PIB. Et par dessus tout un rejet complet, massif, irréfragable de tout ce que l’on nous dit. 85% des français n’en veulent plus de F.Hollande (sondage).

Chômage structurel ? Regardez le graphique :

France : les trois crises

Inverser la courbe du chômage ? En trois années de gestion socialiste (2012-2015) on a ajouté environ 650.000 chômeurs. Sans compter les quelques 400.000 «emplois aidés » ni le fait que le nombre total de fonctionnaires (état, « territoriale », autres) a encore augmenté d’environ 300.000 depuis 2012. Mais celui qui nous a menti (en choisissant des politiques économiquement absurdes) voudrait obtenir un deuxième mandat de président …

Déficit budgétaire ? Trois années de suite on a raconté n’importe quoi à Bruxelles – garant de l’ordre économique/monétaire pour les 28 pays dont 27 ont fait des efforts que la France a peur de faire. Peur des « manifs » incitées par des syndicats qui ne regroupent que 8% des salariés du pays, tous ou presque, liés à l’état et disposant d’une enviable sécurité de l’emploi.

Dette de la France ? 60% du PIB selon « Maastricht » (seuil imposé par la France …), 97,5% à fin 2015. La charge de la dette absorbe plus de 45 milliards d’euros (2015) et il suffit que le taux moyen de l’argent emprunté augmente de 1% pour ajouter encore plus de 20 milliards d’euros. Qu’à cela ne tienne, on dépense encore de l’argent que nous n’avons pas : des milliards pour les fonctionnaires, des centaines de millions pour les étudiants qui ont peur de la « Loi du Travail » ( ?!) et des millions et de millions pour l’Autorité Palestinienne : 40 M€ en 2015 (394 M€ sur la période 2008-2014 http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere, 09.15).

« La présidence de François Hollande représente le summum du pouvoir incohérent et informe qui ne date pas d'aujourd'hui. La façon dont on prépare et multiplie les lois, dont on avance et on recule au gré des pressions des uns et des autres, pour aboutir à des «synthèses» alambiquées qui finissent par mécontenter tout le monde constitue une sorte de modèle-type d'une «gouvernance» post-moderne qui navigue à courte vue au gré des évolutions, des événements et des groupes de pression» (Jacques Le Goff, Malaise dans la démocratie, mars 2016).

Les trois crises en deviennent une : la France est entré dans une phase de « halalisation » : Saint Denis, où des Rois de France sont enterrés, haut lieu du pouvoir communiste avant et après la guerre de 39-45 est le lieu de résidence de populations musulmanes non assimilées et, naturellement, un lieu de forte implémentation du Front National. Est-ce cela que nous devons attendre ?

Cerise sur le gâteau, François Hollande qui a l’habitude de dire « La France est en guerre » mais n’a jamais voulu lier « terroristes et Islam » a pris son courage à deux mains et, à Washington, devant Obama médusé a eu le courage de dire «Mais nous sommes également conscients que les racines du terrorisme, le terrorisme islamiste, est en Syrie et en Irak …..»

 

France : les trois crises

Sans broncher, la Maison Blanche a « édité » le clip vidéo en coupant la phrase en gras car M. Obama a décidé, une fois pour toutes, de ne pas laisser croire que l'islam a quelque chose à voir avec les terroristes : devant l’ampleur de la protestation, immédiate, des journaux américains (la presse est là-bas un peu moins de gauche que chez nous …) elle a été obligée de diffuser le clip complet. Radio, TV françaises : rien vu, rien entendu, rien dit ! Comme aucun organe de presse français n’a publié :

France : les trois crises

Vous avez dit "Soumission" ?  (Michel Houellebecq)

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 18:14

Les monstres ont frappé de nouveau. Cette fois-ci à Zaventem et à Bruxelles en réussissant à chambouler les vies d’une très grande partie des européens. Sans compter celles, arrêtées, de leurs victimes. Les monstres ? Nés en France ou en Belgique, ayant bénéficié de tous les avantages que l’on a accordés à la « diversité » car … il fallait aider les gens à s’intégrer. Il s’agit des rejetons de la deuxième ou troisième génération de musulmans ayant quitté leurs bleds pour venir vivre dans le paradis européen. Mais en apportant, comme les escargots leur coquille, un mode de vie, une culture et une religion totalement étrangers aux « indigènes ».

J’en ai marre de continuer à entendre, les hommes politiques, les journalistes de tout poil, les « laveurs de cerveau » qui prolifèrent en occupant les écrans de télévision ou les ondes des radios, j’en ai marre de les entendre dire « tout cela n’a rien à voir avec l’islam »

Tout cela n’a rien à voir avec l’islam ?

La conquête de l'Afghanistan en l'an 1000 fut suivie par l'annihilation de l'ENTIÈRE population hindoue de cette région, qu'on appelle toujours d'ailleurs « Hindu Kush », le massacre des hindous. Les Sultans Bahmani, qui gouvernaient en Inde centrale, s'étaient fixé un quota de 100 000 hindous par an et semblent s'y être tenus. En 1399, le célèbre Timur fit mieux, il tua 100 000 hindous en UNE SEULE JOURNÉE, un record. Tamerlan, 15ème siècle, conquête de l’Inde – massacre de Dehli – 100.000 têtes pour faire une pyramide avec … « all together » entre 5 et 10 millions de morts soit quelques 5% du population mondiale d’alors. Le Professeur K.S. Lal dans son livre La Croissance de la Population musulmane en Inde estime qu'entre les années 1000 à 1525, 80 millions d'hindous furent tués « sans doute le plus grand holocauste de l'histoire de l'humanité », affirme-t-il.

Et plus près de nous le génocide arménien 1915-1916 (1,2 million de victimes), le génocide grec pontique (Trébizonde) 1916-1923 (350.000 victimes) et le massacre de Dersim (1937-1938) (80.000 victimes). Et encore plus près de nous, en 2014, le massacre de 2000 Nigérians par Boko Haram après le rapt de 300 écolières; l’assassinat de 130 écoliers à Peshawar, au Pakistan, par les talibans ; les vidéos barbares de l’Etat Islamique montrant des otages décapités; l’assassinat en masse en cours en Syrie – plus de 400.000 morts à ce jour et on compte encore … Et regardez les paysages désertiques du sous-continent indien jusqu’aux berges de l’Atlantique : pendant plus de 1.500 ans, partout où la chape immonde d’une religion figée à ce qu’elle était quand elle a vu le jour au cul des chameaux a couvert tout, les hommes, les femmes, la vie. Et même la nature.

Alors, quand je vois que l’on s’emploie, on s’efforce, de Barrack Hussein Obama à François Hollande en passant par Angela Merkel et, pratiquement, tous les dirigeants politiques de l’Europe Occidentale,  à disculper le vrai responsable de nos malheurs actuels, mon sang commence à bouillir. Et je vais le dire. Avec Samuel Huntington (Le Choc des Civilisations) « Le problème de fond pour l'Occident n'est pas l'intégrisme islamique. C’est l'islam, une civilisation différente dont les gens sont convaincus de la supériorité de leur culture »  

J’accuse le Président Hollande de mentir, par omission, au peuple français en ne disant pas, quand il s’agit des « terroristes » qu’ils sont non pas un accident, mais le fer de lance, la minorité agissante, d’un islam qui ne s’arrêtera pas avant de nous transformer en dhimmis ou en cadavres.

J’accuse la classe politique française, de gauche comme de droite, d’avoir -pendant des décennies- interdit la propagation de la vérité par le truchement du « politiquement correct », du « vivre ensemble », de « l’égalité des cultures » et/ou avec des arguments économiques (« leurs jeunes paieront les retraites de nos vieux ») aussi frelatés que pernicieux pour l’avenir du pays.

J’accuse la presse, de droite et de gauche, d’avoir pendant des décennies imposé des « tabous » qu’elles ont inventés de toutes pièces. Et d’avoir travesti la vérité du réel, que nous vivons, en faveur d’une « narrative » qui transforme tout incrédule en ennemi, naturellement islamophobe. Qui s’est efforcée et qui s’efforce encore aujourd’hui d’instiller l’idée que l’accroissement d’actes islamophobes dépasse celui des actes antisémites. En occultant le fait que pour un nombre équivalent la population juive est 10 à 15 fois inférieure en nombre à celle musulmane.

J’accuse le ministre de l’intérieur de se comporter comme un « crypto-philo-islamiste ». En août 2014 il s’épanchait dans les colonnes de Mediapart (?!) pour dire : « la cause pour laquelle les manifestants se sont mobilisés était juste (guerre à Gaza, « que des enfants ne soient pas tués »), j’ai moi-même beaucoup manifesté par le passé pour ces causes et je l’aurais fait de nouveau dans un autre contexte que celui des fonctions que j’occupe. » Manifestation pendant laquelle les slogans « Israël assassin » et « Mort aux Juifs » résonnaient Place Denfert-Rochereau …  Comment le croire aujourd’hui quand on se souvient de ce qu’il disait, à peine il y a  deux ans, du djihad et des racines chrétiennes de la France – pas envie de vomir ?

 

Les monstres ont frappé de nouveau ...

J’accuse tous les gouvernements de la France, pays membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, de n’avoir jamais daigné s’opposer aux « résolutions » du Conseil pour le Droits de l’Homme : pendant le dix dernières années ce Conseil n’a adopté que 55 résolutions concernant les violations des droits de l'homme à travers le monde entier -plus de 50 conflits sans fin. Mais a passé soixante-deux résolutions contre Israël bien que le conflit israélo-arabe ne soit que le 49ème en terme de victimes … Quatre cent mille assassinés en Syrie, des dizaines de milliers assassinés en Irak, en Libye, en Afghanistan - et le Conseil condamne Israël. Des gens sont décapités et des femmes sont forcées à l'esclavage en Irak, violées ou transformées en esclaves sexuelles au Nigeria, au Soudan ou ailleurs dans le Moyen-Orient - et le Conseil condamne Israël. Cinq millions de personnes sont déplacées en Syrie - le Conseil condamne Israël. Tout cela s’est fait sans que la France bouge le petit doigt.

J’accuse les dirigeants actuels du monde occidental (ceux de la France y compris) de vouloir nous faire oublier que ce sont les mêmes soldats de l’islam que l’on combat au Mali, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, qu’ils se nomment Etat Islamique (Daesh pour faire plaisir à la France de Laurent Fabius …), Califat Islamique, Boko Aram au Niger, Chebab en Somalie, Hamas à Gaza ou Hezbollah au Liban : cette internationale « murder incorporated » a un socle commun qui n’est rien d'autre que l’islam. Et ils continuent, Bataclan ou Moelbeek (22 mosquées et 5 églises …), Paris ou Zaventem, de nous seriner, jusqu’à en faire une sorte d’aliénation mentale, « le terrorisme islamique n’a rien à voir avec l’islam ».

J’accuse ceux qui ont essayé de s’en sortir du marasme économique dans lequel ils ont plongé la France en « laissant vendre » à ceux qui ont tissé une toile au sein de l’élite française (le Qatar et/ou l’Arabie Saoudite) des fleurons des actifs français. Ce qui, naturellement, conduit à une perte d’indépendance vu l’influence de ceux qui « payent » Et qui, non moins naturellement, obtiennent que la France prenne des postures internationales qui leurs sont favorables. Jusqu’à une grotesque « Loi du Travail » qui donne un droit d’entrée au fait religieux (lequel ?) dans les entreprises. Le Qatar qui subventionne « l’état islamique », le Hamas et autres terroristes. Le Qatar qui investit dans les «cités ». Etonnez-vous, ensuite, que selon un dernier sondage (repris par Marianne le 27.08.14, confirmé par Newsweek, 15% de la population française soutiennent « l’état islamique » -celui qui assassine tous le jours de la semaine des musulmans, des chrétiens, de yazidis, bref, tous ce qui leur tombe sous la main.

Une fois encore on a reçu une autre leçon de terrorisme inspiré par l'islam, cette fois-ci à Bruxelles. Qu’ont-ils appris ceux qui occultent la vérité ? ? Rien. Pourquoi? Parce qu’ils refusent de faire face au terrorisme inspiré de l'islam en espérant qu’ils seront épargnés. Mais les adeptes de cette religion qui veulent nous soumettre, ils savent bien que notre faiblesse, et « la rectitude politique » (ou le « politiquement correct »), continuent à nous piéger dans un effort sans fin pour calmer, apaiser et apaiser encore, les agresseurs djihadistes. Et les gens qui nous dirigent de nous dire «comment osons-nous et qui sommes-nous pour critiquer l'islam? » Ils vous parleront des croisades, de l’inquisition ou de la nuit de la Saint Barthélemy. En oubliant que cela se passait il y a cinq cents ou mille ans …

La dernière attaque n’a pas visé des jeunes à un concert ou à la terrasse d’un café. Cette fois-ci il s’est agit d’un aéroport et d’un métro au centre d’une ville ou 29% de la population est musulmane (http://www.lavigerie.be). Les 71% autres, ils sont de trop …

La tragédie à laquelle nous assistons est que même maintenant - même après l’avion russe au Sinaï et les attaques de Paris ou de San Bernardino ou de Bruxelles, après les décapitations télévisées, les esclaves sexuelles et la destruction de Palmyre (ou d’autres vestiges sans prix d’un monde différent), ou le génocide contre les chrétiens et les yazidis – notre pays n’est toujours pas en état de traiter la menace islamique avec le sérieux qu'elle mérite. Parce que ceux qui nous gouvernent ne veulent pas appeler un chat, un chat. Parce que, élogieux, ils font l’article pour ceux (on croit rêver …) qui disent « en retenant notre haine nous vaincrons le terrorisme » ou ce père assurant son fils qu’en plantant des fleurs on arrêtera les balles (http://www.nbcnews.com/storyline/paris-terror-attacks/fathers-talk-son) …

Il y a soixante-dix ans on n’a pas voulu mourir pour Danzig. On est mort ensuite à Coventry et à Oradour sur Glane. Staline a signé un pacte de non-agression avec Hitler, 21 millions de russes en sont morts (Marc NOUSCHI, Bilan de la Seconde Guerre mondiale, Le Seuil, 1996). L’Europe et la France pactisent aujourd’hui avec ses conquérants de demain, il ne faut pas être grand clerc pour prévoir ce qui va advenir.

Bat Ye’Or (Eurabia) a souligné l’existence du syndrome autodestructeur de l’Europe. « S’allier avec celui dont la mission théologique est votre destruction, est suicidaire». Et cela est lié, d’une certaine manière à la Shoah et à Israël. «Le plan européen de destruction d’Israël, reflète en effet son propre désir de destruction et de mort. Et c’est son auto-anéantissement, parfois inconsciemment, que l’Europe a préparé en planifiant la fin d’Israël, car les deux processus sont corrélés. L’Europe veut détruire l’ancien monde pour renaître dans une nouvelle métamorphose, l’islamo-christianisme et l’utopie planétaire de la paix». (correspondance privée).

Pendant ce temps, le bas peuple, qui n’en peut mais, sait et comprend que l’ennemi est l’islam. Certains le croient « modéré », d’autres « radical » d’autres encore « extrémiste » mais quand on enlève les adjectifs on reste avec ce qui est écrit sur les murs : en ne voulant pas réagir maintenant, nous nous préparons à être dhimmis ou cadavres. Même pas exquis …

J’accuse

 

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 10:42

On vient de l’apprendre, la France est le 32ème pays le plus heureux du monde (Le Figaro 17.03.16 – World Happiness Report 2016). Le classement prend en compte la démographie, la richesse nationale, la capacité d’étudier, la douceur de vivre (santé, gastronomie, arts et culture, etc., etc.,).  Que les pays du Nord de l’Europe ou le Canada, l’Islande ou la Nouvelle Zélande se trouvent parmi les 10 premiers  - fallait s’y attendre, rien d’anormal. Mais qui est le 11ème ?

 

Eh bien, le 11ème est le pays le plus détesté de la planète - plus que l’Iran des mullahs ou le Zimbabwe de Mugabe, à peine un peu moins que la Corée du Nord- vilipendé par les élites intellectuelles du monde entier, condamné à répétition pour ceci ou pour cela par les démocraties occidentales, menacé d’être éradiqué de la carte par un pays auquel on vient de donner le droit au nucléaire militaire … s’il attend une dizaine d’années. Un pays qui, ni plus ni moins, est considéré comme faisant plus et pire que les nazis allemands.

 

Oui, le 11ème pays est Israël. Curieux, n’est-ce-pas ? Car, depuis qu’ils sont sortis d’Egypte, les juifs n’ont cessé de se plaindre de leur sort. Souvent avec raison mais toujours en s'en prenant surtout à eux-mêmes plus qu’à leurs tortionnaires. Alors, leur pays (que la moitié de la planète, ou peut-être plus, veut voir disparaître) parmi les plus heureux du monde ? Essayons de comprendre.

 

Ce pays n’est rien d’autre qu’une sorte de miracle. Sans parler de sa renaissance sous les auspices de l’ONU ni des guerres qu’il a dû subir dès 1948, regardons ce qui s’est passé pendant les 30 dernières années. En  1984, sa population  était de 4,1 millions,  30 années plus tard, elle a doublé pour atteindre 8,2 millions. Le PNB qui était de 30 milliards de $ en 1984 a dépassé les 300 milliards de $ en 2015 et le PNB par habitant qui était de 7.000 $, a dépassé les 37.000 $ - soit le 18ème pays au monde. Le taux de fécondité est de 2,68 enfants par femme – un des plus élevés du monde occidental. En 1984, les exportations d'Israël étaient évaluées à 10 milliards $, 30 ans plus tard elles sont évaluées à 96 milliards $ - tandis que les exportations de haute technologie qui en 1984 étaient évaluées à 1 milliard $ étaient de  37 milliards $ en 2014. Admis à l’OCDE en 2010, sa croissance économique cumulée jusqu’en 2015 était de 21% -le deuxième taux le plus élevé parmi les 34 pays de l’organisation. Une étude récente (The Economist) a essayé de déterminer où il serait  mieux de vivre comme adulte en 2030 en termes de santé, richesse et sécurité personnelle. Le classement des pays où il est préférable d'être né indique Israël au 20e rang – mieux que l’Angleterre, la France, l'Italie, et même le Japon.

 

Comment cela a-t-il été possible ? Selon Bill Gates, fondateur de Microsoft, « Les innovations technologiques israéliennes améliorent le monde. Israël est à plus d’un titre le pays qui a le plus contribué à la révolution technologique » Israël est crédité d’être à l’origine (ou participant à plus) d’un quart du progrès mondial en médecine, biologie, sciences de la nature.

 

Oui, bien sûr vous entendrez parler de l’argent américain … mais s’il représentait 10% du budget d’Israël en 1984 il représente moins 1% aujourd’hui quand les dépenses pour sa défense représentent 5% du PNB. Dépenses pour les six guerres asymétriques (Gaza 1998, 2008, 2012, 2014 et Liban 2000 et 2006) toutes ayant contribué à renforcer la capacité de dissuasion du pays, toutes reprouvées par « la communauté internationale » en raison de la « non-proportionnalité » des moyens utilisés par Israël.

 

Des guerres pourquoi faire ? Un raccourci : créer un 25ème état arabe pour les « palestiniens ». Un peu développé : faire disparaître l’état juif du territoire accordé aux musulmans par Allah. Et pour mettre fin à « l’occupation de terres palestiniennes ». Tout en sachant qu’Israël n’occupe que 60% du territoire conquis sur la Jordanie quand ce pays a perdu la guerre de 1967 et que seulement environ 2% des 2,5 millions de Palestiniens vivent dans les zones sous contrôle israélien. En 1995, Rabin signant les Accords d'Oslo II a retiré les forces israéliennes des villes où résident 98% des Arabes palestiniens. On peut dire qu’au cours des vingt dernières années, les Palestiniens ont été occupés par l'Autorité palestinienne.

 

La France 32ème pays le plus heureux au monde ...

Des guerres pourquoi faire ? Le nationalisme palestinien n’a qu’un seul but : l'a destruction d'Israël. Il suffit de regarder ce qu’ils enseignent à leurs enfants. Avoir un état est secondaire, la preuve étant que l’ONU (en 1947) et Israël à trois reprises [après la paix avec l’Egypte (les trois NON de Khartoum), en 2000 (paramètres Clinton) et en 2008 (Olmert)] ont offert aux Palestiniens un Etat en Cisjordanie et à Gaza et ils ont dit NON. Non, et soutenus par tous les biens pensants qui considèrent Israël comme le dernier « projet colonialiste ». Et, volens,nolens, par presque toutes les démocraties occidentales surtout celles qui comptent sur leurs territoires des populations arabo-musulmanes en grand nombre et/ou de relations commerciales lucratives avec les pétromonarchies. La France en est un exemple majeur.

 

Pendant les mêmes 30 années, les palestiniens, via l’Autorité Palestinienne en direct et via  UNRWA, ont reçu environ 31 Milliards de $  (source « Global Humanitarian Assistance ») : en tenant compte de l’inflation, cela fait l’équivalent d’un tiers de ce que les Etats-Unis ont donné à l’Europe après la deuxième guerre mondiale (Plan Marshall = env. 100 Milliards $ actuels – source  C. Myers – Jerusalem Institute of Justice + Larousse) et au prorata des populations probablement 30 fois plus. Et qu’ont-ils fait de cet argent ? Des égouts à Gaza ? Des routes dans les territoires qu’ils contrôlent ? Des investissements pour le bien-être des populations ? Vous n’y êtes pas ! A part ce qui est parti dans les comptes suisses (ou autres), ils ont utilisé l’argent pour payer les « martyrs » (et leurs familles) qui tuent des israéliens. Et surtout, pour maintenir en vie le « processus de paix » avec la complicité de tous ceux qui, pourtant, in petto, disent  qu’il n’y a aucune possibilité actuellement de mettre en place la « solution à deux états ». Processus de paix qui est une vraie industrie qui finance moult organisations, comités, réunions, voyages en première classe, le tout avec la justification évidente : défendre les « droits légitimes » du peuple palestinien. Et la France, la grande, la généreuse, de prendre une nouvelle initiative pour une conférence internationale tout en menaçant Israël de reconnaître « l’Etat de Palestine » si la conférence n’aboutit pas à ses fins. La France, dont les rois étaient jadis couronnés au nom du Roi David et dont le Collège de France, la plus haute institution d'enseignement du pays, a été créée afin d'inculquer le bon enseignement de l'hébreu (François Ier, 1530, y nomme six « lecteurs royaux » : trois pour l’hébreu, deux pour le grec et un pour les mathématiques). Et que dire de Voltaire, Diderot, Jean-Jacques Rousseau à l’origine de la République Française qui se référaient en permanence à l’Ancien Testament.

 

Mais, le processus de paix prospère. Impossible de ne pas se souvenir de l’histoire juive des tonneaux de harengs : un pécheur de la Baltique a proposé à un marchand 2.000 tonneaux de harengs à deux copecks le tonneau. Le marchand hésitait alors … pour faire affaire, le pécheur a réduit le prix à un copeck le tonneau. Le lendemain le marchand a trouvé un acheteur auquel il a vendu les tonneaux à        2 copecks l’un et a obtenu un profit non négligeable. L’acheteur est allé dans un grand bourg et a vendu les tonneaux à 3 copecks l’un à un  grossiste. Qui s’est adressé à un autre acheteur qui a payé 5 copecks le tonneau. Ce dernier a contacté une grande firme qui a accepté de payer 20 copecks le tonneau. Sauf que …  le jeune responsable de la qualité de la firme a voulu voir les harengs : il est allé dans le village du pécheur où les tonneaux dégageaient l’odeur que l’on peut imaginer. Le jeune s’étant adressé à son supérieur en lui demandant « mais qui va manger ses poissons pourris » ? ce dernier l’a rabroué en lui disant «  Imbécile! Ce poisson n’est pas pour manger. Ce poisson n’est que pour l'achat, la vente et pour faire un profit! » Le but du processus pour la solution à deux Etats n’est pas de résoudre un problème. Son but était et reste d'assurer la sécurité de l'emploi à tous ceux qui s’en occupent … et de montrer à tous ceux qui veulent faire rendre gorge à Israël que l’on s’en occupe.

 

Alors ? Alors, il est déjà évident qu’Israël est (sera) le dernier homme debout au Proche Orient. Ajoutez les découvertes récentes de dépôts gazifières qui transforment ce pays en possible fournisseur  majeur que les Russes, les Turcs, les Grecs et l’Europe courtisent déjà. Regardez le dirigeant d’extrême gauche Tsipras faisant ami, ami,  avec Netanyahou … après avoir déclaré que « L’Association GRÈCE-ISRAËL-CHYPRE a un caractère stratégique d’importance » Qui l’eut cru ?

 

La France 32ème pays le plus heureux au monde ...

Regardez aussi les projections démographiques qui montrent qu’à la fin du siècle Israël sera plus peuplée que la Pologne. Avec des habitants plus jeunes qu’en Europe :

La France 32ème pays le plus heureux au monde ...

Les réalisations d’Israël sont sans équivalent dans le monde moderne. La découverte des gisements massifs de gaz naturel  au large de sa côte méditerranéenne, combinée avec son rôle de puissance de haute technologie, font qu’elle soit devenue une puissance économique majeure. Même si une guerre économique lui était imposée, le pays serait probablement en mesure d’y résister.

 

De plus, pendant que les pays de la vieille Europe se détournent d’Israël (aussi en utilisant le sceau de l’infamie «fabriqué dans les territoires occupés » mais pas pour la Turquie qui occupe le Nord de Chypre ou la Chine qui occupe le Tibet ou le Maroc qui occupe le Sahara Occidental – aucune des occupations rejetées par la « communauté internationale » …) , on voit que les pays sunnites les plus importants de la région considèrent réellement Israël comme un allié de facto. Il s’agit de l'Arabie Saoudite, l'Egypte, les riches émirats du Golfe, et, bien sûr, la Jordanie. Certes, à cause de la peur de l’Iran. Mais le Prince Saoudien Al-Turki n'hésite pas à se "commettre" avec Moshe A'ayalon le ministre de la défense d'Israël ...

La France 32ème pays le plus heureux au monde ...

Mais quand on voit l’intérêt marqué pour Israël de la Chine, de l’Inde ou des démocraties non-occidentales de l’Europe qui sont disposées, de plus en plus, à faire cause commune stratégiquement avec Israël, on se dit que l’avenir réserve des surprises …

 

Entre temps, on tire à boulets rouges sur le « gouvernement de droite » d’Israël et on lui demande de « faire des concessions pour la paix ».  Récemment, le principal parti d’opposition vient de s’associer au constat de l’impossibilité actuelle d’appliquer la solution « à deux états ».  De plus, l’envoyé spécial de l’ONU au Moyen-Orient Nikolay Mladenov, a déclaré à propos de l’initiative française de reprise des négociations entre les Palestiniens et Israël, que c’est un « rêve éveillé », que « la solution à deux états n’est plus d’actualité et que l’Europe ne comprend rien à la réalité sécuritaire d’Israël ».

 

Regardez, toutefois, la comparaison entre la droite et la gauche pour les neuf sujets d’importance qui agitent Israël depuis les dernières élections :

ITEM

Netanyahou

Herzog

Deux états actuellement impossible

OUI

OUI

Construire une barrière à Jérusalem, séparation arabes-juifs

NON

OUI

Construire à l’extérieur des blocs actuels en Judée-Samarie

NON

NON

Garder la Vallée du Jourdain sous contrôle israélien

OUI

OUI

Transparence ONG subventionnées par gouvernements étrangers

OUI

OUI

Bombarder tunnels du Hamas sans attendre

NON

OUI

Pour l’intégration des arabes palestiniens dans la société israélienne

OUI

NON

Pour la séparation des juifs des palestiniens en Israël

NON

OUI

Israël “état-nation du people juif” 

           OUI          NON

Qui est de droite, qui est de gauche ?

Mais qu’à cela ne tienne. Ariel Sharon aussi a été considéré comme d’extrême droite (« le bourreau de Sabra-Chatila ») jusqu’au moment où il a décidé l’évacuation de Gaza. En assurant (Knesset, 25 octobre 2004) « Je suis fermement convaincu et je crois vraiment que ce désengagement ... sera apprécié par tous de près et de loin, car il va réduire l'animosité, les boycotts révolutionnaires et les guerres d’usure et nous avancera sur le chemin de la paix avec les Palestiniens et nos autres voisins ». Plus de 10.000 roquettes et 12 ans après … le Hamas à Gaza continue d’espérer la destruction d’Israël et y fait tout pour.

Israël pays plus heureux que la France. Certes, il ne dispose pas d’un « Secrétaire d’Etat chargé de l’Egalité Réelle », ni d’un autre chargé « des Anciens combattants et de la Mémoire » ou d’un autre chargé de « l’aide aux victimes ». Ne tirons pas sur une ambulance, il s’agissait pour notre Président, au dernier remaniement, d’utiliser l’art d’accommoder les restes …

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:03

Si déclin il y a, il est naturel d’essayer d’identifier les causes pour -qui sait- essayer de changer la donne. On a regardé l’économie, on a regardé le déchirement du tissu national, on est obligé de regarder « l’éducation ». Car il faudrait se souvenir qu’il s’agit d’un des trois facteurs principaux qui avaient permis pendant presqu’un siècle l’intégration des populations d’immigrés dans notre pays (les deux autres, l’église et l’armée). Et pour les autochtones, du principal « ascenseur social ». Qu’il s’agisse des immigrés ou des autochtones, ceux qui ont fait de leurs intérêts l’objet principal de leurs préoccupations, ont la responsabilité du déclin non seulement de l’éducation nationale mais aussi du sens civique. Avec les effets que l’on connaît pour le pays. Quitte à être appelé « déclinologue » j’essaye de faire comprendre pourquoi notre pays suit une spirale descendante à l’inverse des principaux pays du monde occidental.

 

Regardons, d’abord, quelques données pour avoir une idée des « moyens ».

Le nombre total d’enseignants (premier et deuxième cycle, public et privé) est (2014) de 925.783 (INSEE). 74,3% des enseignants sont femmes – rien d’anormal sauf pour des endroits où la composante « diversité » est importante et où, malheureusement, le respect de la femme ne fait pas partie du minimum culturel acquis avant d’entrer à l’école. Et on compte, comme moyenne, 9,9 élèves par enseignant – il y en a 13,7 en Allemagne, 13 en Italie, 16,7 en Finlande et 17,1 au Royaume Uni. La comparaison est encore plus défavorable à la France pour le nombre d’établissements, leur taille, leur composante administrative (effectifs et coûts, voir EUROSTAT). On devrait se dire que « les moyens » ne sont pas, peut-être, ce qui manque le plus. Par contre, la France, est seule en Europe, a disposer d’un ministère de l’éducation qui emploie plus de 1,2 millions de personnes (deuxième ou troisième employeur mondial après les armées russe et  chinoise …). Qui depuis des dizaines d’années est dirigé « en cogestion » par le ministre (de droite ou de gauche) et des syndicats, de gauche, naturellement : dont les intérêts à défendre sont d’abord ceux des personnels employés, non pas ceux des élèves dont l’éducation leur est confiée. Et c’est ainsi que depuis 1984 (première majoration très importante «Chevènement») la part de l’éducation nationale dans le budget de l’état est passée de moins de 2% à 6,8 % du PIB soit 146 milliards € en 2014 (education.gouv.fr). Il est difficile de soutenir la thèse du manque de moyens … Mais on doit se demander ce que l‘on a fait avec l’argent : 75% est consacré aux salaires, 8% à l’investissement et le reste aux dépenses administratives. Pour obtenir quoi ? Environ 15% des élèves sortent, prématurément, des cycles de l’enseignement ; on compte, à l’entrée en sixième ou au collège, entre 20 et 30% des élèves « en difficulté » pour la lecture ou le calcul (France, Portrait Social, INSEE). Et quand on regarde l’enseignement supérieur on apprend que la France dépense 13.873€ par étudiant. La France dispose de 1 enseignant pour 11,02 étudiants tandis que l’Allemagne se contente de 1 enseignant pour 15 étudiants … 300.000 étudiants sont entrés à l’université en 2013/14 (education.gouv.fr) mais seulement 43,8% se retrouvent en deuxième année : le coût induit par ce « rendement » est (faites le calcul) d’environ 2,4 Milliards €/l’an. C’est le prix de l’interdiction de la « sélection », posture idéologique de gauche car … tout le monde, tout de      suite … avatar de l’état providence.

 

Pour en finir avec « les moyens » on doit se dire qu’une des raisons, qui contribue au déclin du pays, ou tout au moins à sa difficulté de se maintenir sur une ligne de flottaison acceptable, vient des deux systèmes de l’éducation, un qui produit des « élèves en difficulté » et l’autre qui produit des « déchets » : que dirait-on d’une entreprise qui se permettrait de tels « rendements » ?  Mais, souvenez-vous de la promesse de FH avant son élection : 60.000 enseignants de plus pendant le quinquennat.

 

La France a dilapidé des moyens matériels énormes pour des résultats indignes de ses traditions. Cela s’est fait, aussi, via les multiples « réformes » de l’enseignement. Depuis Edgar Faure (1968) pratiquement chaque ministre a fait « sa réforme ». Et quand ce n’était pas le ministre c’était un comité ou une commission : exemple -les maths modernes qui ont produit plusieurs classes d’âge ne sachant pas faire du calcul mental ni … manipuler les concepts de la théorie des ensembles … Jusqu’à la dernière à occuper le poste,  qui trouve urgent de liquider l’accent circonflexe et apostrophe la Secrétaire Perpétuelle de l’Académie qui n’est pas partante ! Et qui met en place une reforme qui réduit le nombre d’heures consacrées au français à 3,5 par semaine – c’était le double en 1947. Sans doute, en espérant que si l’on tire le niveau de tous vers le bas …  on atténuera les inégalités sociales

 

Une certaine forme de schizophrénie a été présente depuis des lustres dans notre pays : les élites propagateurs de la vulgate « socialiste » qui ne voulaient pas rompre avec les vieilles lunes marxistes mais qui se complaisent dans « l’économie de marché ». Elle a contribué, oh combien, à la dégringolade économique et culturelle à laquelle on assiste. Le drame c’est que l’avenir du pays à moyen terme sera affecté et que ce que l’on voit aujourd’hui – économie en perdition, outil industriel détruit depuis 30 ou 40 ans, des classes d’âge non instruites et qui ne transmettent pas l’héritage laissé par les anciens, se traduira au plan externe par la réduction de l’influence de la France sur les affaires du monde et au plan interne par la disparition de « l’ascenseur social »  et de son ancien accompagnateur « l’instituteur » (souvent radical-socialiste mais toujours républicain). Le classement PISA (2013) enregistre la France comme la championne des inégalités (pour l’éducation) mais souligne que « les élèves issues de l’immigration sont au moins deux fois plus susceptibles de compter parmi les élèves en difficulté. … ils sont 43% en France pour tirer son classement vers le bas » Parmi les pays les plus riches le notre se place au 22ème rang pour le niveau de connaissances des gens de 25 à 34 ans (l’âge le plus prometteur pour la créativité). Israël se place en 8ème position (OCDE 2015)!

 

J’avais noté que l’éducation était un des trois instruments de l’intégration de populations différentes venant de pays divers. Ce que « la gauche » en a fait a, comme conséquence visible, déjà, la non assimilation des derniers immigrés, les quelques 4-6 millions (primo-arrivants et première génération) dont une partie importante (majorité ?) ne dispose pas des outils de connaissance nécessaires pour être créateurs de PIB, pas seulement des consommateurs. D’évidence, le manque d’éducation contribue à accélérer la descente du pays sur la spirale du déclin.

 

Qui peut faire quelque chose pour « inverser la courbe » (non pas du chômage, FH s’en occupe …) ? Qui peut faire quelque chose pour qu’au moins économiquement l’état fasse mieux ? L'Assemblée Nationale en charge des lois à édicter et à faire appliquer ?

 

De gauche à droite et de droite à gauche la société française a dérivé vers une organisation absurde : sur les 577 députés il y au moins 297 enseignants, fonctionnaires (comme si les enseignants ne l’étaient pas …), retraités publics et cadres techniques de l’Etat. Comment croire que plus de la moitié de l’Assemblée Générale prendrait une initiative ou accepterait de voir rogner ses privilèges ? Le père Marx disait « aucun groupe social ne renonce de son propre gré à une parcelle de son pouvoir » Alors, comme cette catégorie s’oppose, jusqu’ici avec succès, à tout changement profond de la société française, il n’est que normal de voir toutes les autres en faire autant : régimes de retraite particuliers, exonérations multiples et diverses, niches fiscales de toute nature, rien n’est épargné à cette société qui croule sous ses propres turpitudes en attendant que d’aucuns commencent à faire des efforts. Entre temps … le déclin !

 

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 12:52

Pour comprendre ce qui se passe en France aujourd’hui (sauf d’avoir « les yeux grand fermés »), après sa situation économique, il est utile de regarder ce qu’on appelle « le déchirement du tissu national »

La « diversité » est évaluée en 2010 (mal) dans une fourchette de 8 à 10% du nombre total d’habitants (EUROSTAT, INSEE, Trajectoires et Origines – Enquête sur la diversité des populations en France - INED 01.2016). Comment est-on arrivés là ? En 1950 on décomptait en France, peu ou prou, moins de 100.000 habitants d’origine « Maghreb », Afrique Sub-Saharienne ou Turcs  (Michèle Tribalat – Une estimation des populations d’origine étrangère en France – 1999, INSEE). Par solde migratoire, par accroissement naturel et par « régularisation » d’immigrés irréguliers, lesdites populations ont suivi, presque, une progression géométrique doublant par période de dix ans. D’évidence les dernières années contribuent le plus à cette évolution. D’où la crédibilité des projections concernant la « diversité » -primo arrivants plus descendants première et deuxième génération plus régularisations d’immigrés irréguliers- qui représentera, même si sa progression se ralentit, plus de 25% de la population dès 2030.

La « diversité » comporte une (très) grande partie qui ne s’est pas (et qui semble n’avoir aucune envie d’être) assimilée. C’est pourtant la condition sine qua non du vivre ensemble si la solidarité est réclamée pour que « l’on prenne aux riches pour donner aux pauvres ». Quelque soit le mode de raisonnement ou de jugement, force est de reconnaître que l’expérience de l’inclusion de millions d’êtres d’une culture, d’une religion et d’un mode de vie totalement différents (antinomiques ?) des ceux des indigènes (européens) a été un échec. Mais on  ne veut pas arrêter -il est tellement facile- de  prendre aux pauvres riches (classe moyenne) pour donner aux pauvres pauvres – via les RSI, RSA, RMA et les primes et subventions diverses : les populations non assimilées en sont les premières bénéficiaires. Comme elles sont parmi les premiers bénéficiaires des décisions (absurdes d’un point de vue civique) des dernières années : exempter de l’IRPP des millions et des millions de foyers fiscaux. Cela contribue au déchirement du tissu national car des catégories socio-professionnelles (ouvriers non qualifiés, agriculteurs, etc.,) se considèrent (a juste titre ?) désavantagés par rapport à des populations exogènes. Cela ne s’est pas fait par « erreur » mais par la volonté de ceux qui ont leur mot à dire.

En profitant du 7 janvier 2015, Le Monde écrivait « Au contraire, que ces assassinats ignobles renforcent notre solidarité nationale et notre détermination à faire qu’avec l’islam nous construisions la civilisation capable de réunir demain le meilleur des humanismes d’Orient et d’Occident. La France doit être le lieu de cette réunification, avec ses musulmans qui désormais font ici partie de sa destinée ».

Tandis que le préambule du Rapport Tuot (Refondation des politiques d’intégration), demandé par le gouvernement, disait « La politique à conduire est une politique sociale. Ce n’est pas la politique d’immigration, qui défend l’ordre public sur le fondement des normes internationales et de ses choix de leur mise en oeuvre. Ce n’est pas la défense du droit, ni à notre profit, en rappelant l’étranger à ses devoirs, ni aux siens, en subissant des revendications, ou en saisissant le juge de violation de règles. Ce n’est pas une politique qui cherche des dérivatifs dans le béton, dans la rumination du passé et des valeurs (qu’en général ne partagent que ceux qui les invoquent). C’est une politique sociale : elle vise à apporter à chacun, selon son besoin, (souligné MB) équitablement, les outils, les appuis, qui corrigeront les dysfonctionnements sociaux » Le lecteur a bien compris, pas seulement « tout pour la diversité » mais aussi, selon le vieil adage communiste, « à chacun selon ses besoins » (Karl Marx, Critique du programme de Gotha). Bigre !

Ce même rapport mettait en exergue «  la vocation arabo-orientale de la France, équivalence des langues et des cultures, permission du voile à l’école, améliorer l’attribution des logements sociaux ( ?!), la remise à plat de l’histoire de France pour parler de l’esclavage, de la traite négrière, apprendre une langue africaine dès le collège, etc., » Suivre ce rapport conduit au déchirement du tissu national car les « indigènes » se sentent, évidemment, maltraités. Il  semble que nos gouvernants ont oublié les paroles prémonitoires de M. Boumediene « Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire » ONU, 1974  Nous y sommes. Nos gouvernants les aident, autant qu’ils peuvent, quitte à risquer le déchirement du tissu national.

Quand 37% des votants aux dernières élections (régionales) votent pour le Front National on peut dire que le tissus national se déchire : les attentats, les Merah, Mnemouche, Coulibali et d’autres -nés en France, passés par l’école gratuite de la République, occupant de logements sociaux gratuits ou presque mais qui ne se considèrent pas français quand ils ne s’affichent ouvertement, violemment, anti-français- ne sont, cependant, que l’expression d’un prurit. Certes préoccupant, mais qui ne doit pas cacher la vérité occultée : l’existence de masses de millions d’êtres, non assimilés, permet la constitution d’un terreau (5 à 7% selon les dernières enquêtes d’opinion -PEW- dans les pays avec une population musulmane importante) propice à l’apparition de monstres comme ceux qui nous ont tellement fait peur tout au long de l’année 2015.

D’autres projections indiquent qu’en 2050 la France fera partie des huit pays qui auront vu leur majorité « catholique » devenir minorité (PEW, Projected Change in World Populations, 26.03.2015). « La France se trouve dans une circonstance historique exceptionnelle : l’implantation sur son sol d’une nouvelle religion. Du point de vue de l’histoire, cela n’était pas arrivé depuis la chute de l’Empire romain et l’installation du christianisme. L’islam d’Europe, de son côté, est confronté à un lourd défi, celui de vivre en situation de minoritaires »  (L. Bouvet, L’insécurité culturelle – Sortir du malaise identitaire français, 01.15). Pauvre pays des Lumières et anciennement de culture judéo-chrétienne … Pays qui a intégré (assimilé), pourtant, des millions de polonais, d’italiens, d’espagnols, des juifs d’Europe Centrale et qui sont tous devenus « d’excellents français ». Mais qui le voulaient ardemment et sans rien obtenir en retour …

On entend le cœur des justes invoquant « l’islamophobie ». Comme on invective Michel Houellebecq (« Soumission » = traduction intégrale du mot « islam ») qui craint, en le prévoyant, le glissement de la         « fille aînée de l’église » vers un régime de dhimmis. En toile de fond, la passivité de ceux qui n’ont rien.

Le déchirement du tissu national apparaît ailleurs aussi. Depuis que l’antisémitisme existe (depuis la nuit des temps …) tout pic dans son évolution est l’équivalent du « canari dans les mines de charbon ». Depuis 2012 un peu plus de 20.000 français juifs ont quitté la France pour Israël ce qui représente 4 à 5% du nombre total. Au prorata des populations et de la proportion de juifs dans chaque pays cela fait huit fois plus qu’en Angleterre. Faut-il rappeler l’histoire ? De même que dans les années 30 (après 1900 et après … JC) 400.000 juifs quittaient l’Allemagne et l’Autriche, les juifs qui quittent la France, pas au même degré, le font pour les mêmes raisons. Le fait que les actes racistes envers cette partie de la population représentent presque 50% du total d’actes racistes violents quand elle n’est que 1% de la population du pays (et, environ, dix à quinze fois moins que la population d’origine musulmane) a été (est) un facteur majeur influençant la décision de certains de quitter notre douce France …

Il est fort probable aussi que la politique « arabe » de la France, toujours adverse, critique et pernicieuse pour Israël (lisez Un siècle de trahison – La diplomatie Française et les Juifs – D. Pryce-Jones, Denoël 2006) y contribue aussi. Regardez l’ancien ministre des affaires étrangères qui se faisait un devoir d’inventer dès qu’il le pouvait, une manœuvre pernicieuse pouvant faire du mal à Israël. Anxieux pour se faire dédouaner ? « On va convoquer une conférence internationale pour avancer la solution de deux états. Si elle n’aboutit pas à un règlement, la France va reconnaître l’état palestinien » L’incroyable imposture : il sait, parfaitement, que le rejet, absolu, de l’existence d’Israël (quelques puissent être ses frontières) par les palestiniens (et une grande partie du monde arabe) fera que la « conférence » n’aboutira à rien. Tout cela pour créer un 25-ème état arabe dont l’avenir ne sera pas différent des 24 précédents. Un quart est en train de se dissoudre dans l’acide de l’islam que d’aucuns considèrent encore comme soluble dans la démocratie … Deux semaines avant cette nouvelle initiative, le camarade de François Hollande -M. Herzog, premier secrétaire du Parti Socialiste d'Israël, est venu à Paris pour lui dire "Dans les circonstances actuelles, la solution à deux états ne peut pas être mise en place. Il faudrait faire autre chose, par exemple, avancer à petits pas pour développer l'économie des palestiniens". En même temps, le délégué de l'ONU auprès du "quartette" (N. Mladenov) a déclaré "Même si on arrivait à mettre Natanyahou et Abbas dans la même pièce ce serait "a pipe dream" que de croire que quelque chose pourrait sortir maintenant" La réaction de la France ... cause toujours ...

 

L’économie et le tissu national, les deux drames actuels de notre pays, éléments principaux de son déclin, que les gouvernants vivent en déni de réalité n’ayant pas le courage d’appeler un chat, un chat. Que ce soit pour les tares du « modèle économique français » ou pour le « modèle social français ». Lisez Michel Onfray (Le Point-10.01.15) « Même s'ils crient "Allah Akbar" avant d'égorger un policier, ça n'a rien à voir avec l'islam. Les familles des tueurs en rajoutent en protestant de la gentillesse de leur fiston criminel et l'on passe en boucle leur témoignage. » Pourquoi ?

La France ne comptait presque pas, en 1968, de jeunes (18 à 24 ans) d’origine « Maghreb » ou sub-Saharienne ou turque. En 2005 ils étaient 4,5% du total de ses jeunes (M. Tribalat – Les yeux grands fermés – Denoël 2010).  Si l’on suit la courbe de l’évolution, ils devraient être, aujourd’hui, autour de 16%. Une partie s’assimileront mais la grande majorité, pas. Conséquence -deux effets, nocifs pour le présent et pour l’avenir du pays- d’un côté, une ségrégation auto-induite et de l’autre, l’accélération du non remplacement d’acteurs productifs. Les deux contribuent au déchirement du tissu national et, partant, au déclin du pays. Vous ne croyez pas ? Attendons voir.

En attendant, d'après une étude livrée à la ministre de la Défense de l’époque, Michèle Alliot-Marie, à la question En cas de conflit, seriez-vous prêt à vous engager pour défendre la nation ? Sur dix jeunes de  l'immigration, sept répondent non, deux préfèrent rire et se taire et un seulement est prêt à verser son sang pour la France. (Le Point13/01/2005).

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 14:17

 

  • Selon vous le déclin est inexorable : que faudrait-il faire, cependant pour l’arrêter ?

 

  • Puisqu’il est inexorable … il me semble qu’il n’y a pas de moyen pour l’arrêter ; mais ce que l’on devrait faire, au moins pour atténuer ses effets  pour les générations à venir, c’est connu depuis des lustres :
  • Au plan économique utiliser les méthodes qui on été essayées avec de bons résultats en Finlande, Suède, au Canada ou en Allemagne : dégonfler la « boursouflure de l’état -quand l’état coûte 100 en France il ne coûte que 80 en Allemagne, les états de la zone euro dépensent 47% du PIB pour se gérer, la France absorbe 57,6% (40% à la fin des « 30 glorieuses »), supprimer les principales entraves liées aux embauches, réduire les charges sociales (salariés et entreprises), moduler les indemnisations chômage (montant, durée, conditions), donner la préférence à «revenus moindres mais employés plus nombreux», assurer la liberté des négociations salariés/entreprises sans droit de véto (en pratique) des syndicats, retarder l’âge de départ à la retraite : rien de fondamentalement nouveau (en réalité, revenir à l’économie de     marché …) mais que les gouvernements de la France (droite et gauche) n’ont eu le courage de mettre en place ; réduire de moitié le nombre de députés et des sénateurs (coût annuel environ 1 Milliard € soit1,0 million € par député ou sénateur), réduire de moitié les dépenses du « millefeuille » -37.000 communes (plus que dans tout le reste de l’Europe), environ 35.000 groupements de communes "communautés de communes" le plus souvent, 101 départements et 13 régions, mais aussi 16.000 syndicats intercommunaux, souvent spécialisés (eau potable, ordures ménagères, etc.) ;
  • Au plan sociétal imposer les normes éthiques/culturelles/sociales des « majoritaires » aux populations non intégrées, responsabilité des familles pour les actes des enfants mineurs, suppression des subventions en cas de comportement incivique, expulsion des familles polygames et/ou suppression de tous avantages et/ou subventions, interdiction de l’introduction des religions dans les administrations, entreprises, hôpitaux, écoles ;
  • Naturellement, rien de ce qui précède n’a de chance de se faire demain : les gouvernants du pays se préoccupent, en premier lieu, du maintien de leurs avantages forts de leur conviction qu’ils sont les seuls capables de gérer l’état … et comme on n’avait jamais vu le détenteur d’un bout de pouvoir en renoncer … 

- Pourquoi dites-vous que la France est hostile à Israël ?

  • La politique arabe de la France initiée par le Général à partir de 1967 s’est prolongée par l’immigration « réunion des familles » initiée par Giscard d’Estaing ; les deux prémices ont instillé une évolution massive des populations maghrébines, entre autres, qui ont quelque peu changé le corps électoral français, tant et si bien que, selon les « spécialistes » aux dernières élections présidentielles ou aurait compté plus de 1 million de votants de la « diversité » dont 90% auraient voté pour M. Hollande – élu avec une différence de voix de l’ordre de 350.000 par rapport à M. Sarkozy ; ceci -et tout ce qui est derrière cela- demande que l’on en tienne compte ;
  • On peut mettre en exergue une dernière action de la France : recevoir, le jour de la commémoration internationale de la Shoah le président du régime iranien qui a inscrit sur le frontispice de la république islamique l’ardente obligation de détruire Israël ; la France n’a rien trouvé à lui dire, même pas ce que Mme Merkel a annoncé, urbi et orbi « « nous avons été très clair, le gouvernement fédéral – toutes les parties qui composent la coalition – disent qu’il ne peut y avoir des relations amicales normales avec l’Iran tant que l’Iran ne reconnaît pas le droit d’Israël à exister »
  • C’est dans le cadre de sa politique arabe que la France a décrété en 1967 un embargo sur les armes à destination d’Israël (on se souvient des 50 Mirages payés et non livrés mais …. vendus à la Lybie du Colonel Kadhafi …) ; dans le même cadre  l’on a vendu et installé le réacteur atomique Osirak destiné à représenter, selon Saddam Hussein (8 septembre 1975), « les premiers pas vers la bombe atomique arabe » Destinée à qui ?
  • Une longue litanie … interdire le survol aux avions américains qui apportaient de l’aide à Israël pendant la guerre de 73 initiée par l’Egypte et la Syrie, guerre, justifiée par Michel Jobert (ministre des affaires étrangères de George Pompidou) « l’Egypte et la Syrie voulaient prendre pied, de nouveau, dans leurs anciennes terres », le sauvetage de Yasser Arafat et ses hordes de « résistants » à Beyrouth en 1982, transportés par des bateaux militaires français à Tunis, des « initiatives » « résolutions » « votes à l’ONU » et/ou des « médiations » toutes contraires aux intérêts d’Israël et sans aucune concertation avec ce pays qui fût, un temps « notre ami, notre allié » (De Gaulle à Ben Gurion, 1961) ; la diplomatie française maintient (depuis Dreyfus ? depuis Sykes-Picot ?) une attitude hostile à l’adresse des juifs et, surtout, d’Israël ;
  • Quant au sort des juifs en France, en général, « l’importation » de millions d’êtres soumis à l’islam dont l’antisémitisme est consubstantiel, s’est ajouté au vieux fond réactionnaire de l’extrême droite française – ceci justifie cela – 5% des juifs français ont laissé derrière eux, en trois ans, la douce France. On fait des prévisions ?

 

  • Vous parlez du « déchirement du tissu national » pouvez-vous élaborer ?

 

  • Je mettrai en ligne un texte « Le déchirement du tissu national » qui amplifie ce que j’ai écrit dans « L’écume des vagues » et qui a servi au texte (résumé) mis en ligne par Liberty Vox (http://libertyvox.com).

 

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 14:01

La vieille formule du Père Marx, selon laquelle l’infrastructure (économique) conditionne la superstructure (culture, politique, lois) a été battue en brèche, et avec quelle vigueur, par la vulgate socialisante qui est dominante dans notre pays. En effet, c’est la somme des principes « socialistes » -quant au fond- assaisonnés par le savoir faire national pour la forme, qui conduit depuis une quarantaine d’années la descente du pays vers les abîmes du sous-développement. En clair, à l’inverse de Marx, la « superstructure a imposé l’infrastructure ». Cela avait été déjà essayé (70 ans de communisme en Russie, « le nazisme plus le mensonge » disait Jean-François Revel) avec le succès connu.

L’état-providence (donner tout, à tout le monde, tout de suite), mis en place surtout dans des pays de culture protestante par des populations homogènes ayant appris la solidarité du vivre ensemble pendant des siècles, a été imposé, par des dirigeants de gauche et/ou de droite, à des pays de culture catholique où des siècles de guerres civiles ont créé les conditions d’un individualisme forcené. Dont la France.

Avec la promesse de revenir sur chacun des aspects qui sont évoqués ci-après, il me semble que ce qui s’est, d’évidence, cristallisé comme facteurs majeurs du déclin du pays pendant l’année passée s’énonce simplement : l’économie, la destruction en marche du tissu national et l’éducation. Regardons les deux premiers.

L’économie – Philippe Dessertine (18.01.16 – France 5) a calculé que sur les deux années 2014 et 2015 la France a créé 39% de tous les emplois publics de la zone euro et seulement 2,7% des emplois privés de la même zone. Je suis allé plus loin et je livre ci-après ce qui est une condamnation, sans recours possible, de ce que la France a fait (contre elle …) pendant 14 années, entre 2000 et 2014.

Selon l’INSEE on a eu en France :

L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016
L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016

et pendant la même période la population du pays est passée de 60,508 millions à 66,074 millions d’habitants. Sauf d’être aveugle on est obligé de constater :

  1. non seulement le pays n’a pas créé, pendant quinze ans, des emplois dans le secteur privé (seul créateur de valeur marchande) mais leur nombre s’est contracté d’environ 500.000 ;
  2. le nombre d’emplois dans le secteur public a augmenté d’environ 1.400.000  pendant la même période pour représenter 18,5% de la population et 45,3% du total des emplois ;

  3. pour un supplément de 5.500.000 habitants la France n’a créé aucun emploi dans le secteur privé mais dans le secteur public l’équivalent de 25,5% de l’accroissement de la population.

Les conséquences de l’absurdité des décisions prises (surtout dans les trois dernières années) sont évidentes : l’impossibilité de réduire le déficit chronique du budget annuel (et/ou de l’endettement du pays qui est passé de 57,3% du PIB en 2000 à 95,6% au 3ème trimestre 2015), l’incapacité du pays d’investir pour l’avenir, la perte de compétitivité du pays sur les marchés étrangers sa balance commerciale étant négative depuis 2003 pour arriver au cours des trois dernières années à être à -15% de ce qu’elle a été en 2000 … Et pour couronner le tout, le maintien d’un chômage chronique et structurel aggravé par la différence d’ampleur entre les « indigènes » et la « diversité » et qui s’obstine à empêcher le Président de la République d’inverser sa courbe … Au lieu d’inverser la courbe, après trois années et demi de son règne on a "créé" autant de chômeurs  (catégories A et B - env.1.150.000, chiffre accepté généralement) que pendant tout le quinquennat  précèdent (pour les trois catégories … et qui a traversé deux années de crise financière mondiale …). Ce dont il est évident c’est que le pays s’est inscrit dans une spirale descendante : pendant la période 1978 à 2014 le taux moyen de la « croissance » a été de à 0,45% ! Naturellement, le chômage n'a fait que prospérer.

L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016

Ce qui n’empêche pas (c’est hallucinant), dans le pays qui se veut plus intelligent que tous les autres, d’entendre son ministre des finances dire, en relevant le menton, « il n'y a plus beaucoup d'excuses pour que la croissance ne redémarre pas »  Michel Sapin, 30.01.15.

Et la croissance n’a pas démarré depuis, nonobstant l’injonction impérieuse du ministre des finances. Tant et si bien que pour la troisième fois dans les trois dernières années la France s’est couverte de ridicule faisant de prévisions qui ne se réalisaient pas (18 autres pays de la zone euro tous, peu ou prou, ont respecté leurs promesses d’amélioration de l’orthodoxie financière).

Mais le Père Marx avait, d’une certaine manière, raison : quand l’économie va mal, tout va mal. Les cerveaux d’acier qui nous gouvernent ont pensé qu’avec des  réformes « sociétales » introduites à marche forcée, ils allaient endormir le bas peuple. Mais le mariage pour tous, l’épuisante tentative de la PMA, les absurdités visant « améliorer la mixité pour le vivre ensemble » (Duflot, Pinel) n’ont rien fait d’autre que contribuer au déchirement du tissu national.

 

Le tissu national –la « diversité » qui, se mesure aujourd’hui (mal) dans une fourchette de 8 à 10% du nombre total d’habitants comporte une (très) grande partie qui ne s’est pas (et qui n’a aucune envie de le faire) assimilée. C’est pourtant la condition sine qua non du vivre ensemble si la solidarité est réclamée pour que « l’on prenne aux riches pour donner aux pauvres ». Quelque soit le mode de raisonnement ou de jugement de ce sujet, force est de reconnaître que l’expérience de l’inclusion de millions d’êtres d’une culture et d’un mode de vie totalement différents des ceux des indigènes (européens) a été un échec. Mais on n’arrête pas, chez nous, de  prendre aux pauvres riches (classe moyenne) pour donner aux pauvres pauvres – essentiellement via les RSI, RSA, RMA et les primes et subventions diverses : les populations non assimilées en sont les premiers bénéficiaires.

Quand 37% des votants aux dernières élections (régionales) votent pour le Front National on peut, sans risque de se tromper, dire que le tissus national se déchire : les attentats, les Merah, Mnemouche, Koulibali et d’autres -nés en France, passés par l’école gratuite de la République, occupant des logements sociaux gratuits ou presque mais qui ne se considèrent pas français quand ils ne s’affichent ouvertement, violemment, anti-français- ne sont que l’expression d’un prurit, certes préoccupant, mais qui ne doit pas cacher la vérité occultée, à dessein, par ceux qui gouvernent aujourd’hui le pays : l’existence de masses de millions d’êtres, non assimilés, permet la constitution d’un terreau (5 à 7% selon les dernières enquêtes d’opinion -PEW- dans les pays avec une population musulmane importante) propice pour l’apparition des monstres qui nous ont tellement fait peur tout au long de l’année 2015.

Un sondage (publié par Haaretz 27/08/2014) a révélé que 27% des résidents français âgés de 18-24 ans supportent l’Etat Islamique à comparer avec seulement 4% dans en Angleterre et 3% en Allemagne. Anne-Elisabeth Moutet, correspondant de Newsweek en France, ne fut pas surprise par les nouvelles. "Ceci est l'idéologie des jeunes musulmans français issus de l'immigration", a-t-elle déclaré «sans emploi à hauteur de 40% et qui ont été inondés par la télévision par satellite et la propagande islamique sur internet."

Mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel est écrit sur les murs : les masses non assimilées reproduisent leur mode de vie ancien, deviennent consommatrices de PIB (OCDE 2013 : 16% de la population active née à l’étranger (« diversité ») était au chômage soit, presque, deux fois plus que la population active « majoritaire » ou en provenance d’Espagne et Portugal - Trajectoires et origines – Enquêtes sur la diversité des populations en France » INED 01/16 ) sans que leur contribution soit à la mesure de leur importance quantitative. Mais on se gargarise avec « l’excellente démographie de la France » quand on sait (comment ?)[1] qu’environ deux tiers des nouveaux nés viennent de la « diversité ».  C’est se moquer du monde que d’espérer qu’ils seront ceux qui contribueront au financement des retraites dans 20 ou 30 ans …

Mais on entend déjà le cœur des justes invoquant « l’islamophobie » … et d’invectiver Michel Houellebecq (« Soumission » = traduction intégrale du mot « islam ») qui craint, en le prévoyant, le glissement de la « fille aînée de l’église » vers un régime de dhimmis.

 

Le déchirement du tissu national apparaît ailleurs aussi. On sait, depuis toujours, depuis que l’antisémitisme existe (depuis la nuit des temps …) que tout pic dans son évolution est l’équivalent du « canari dans les mines de charbon ». Depuis 2012 un peu plus de 20.000 français juifs ont quitté la France pour Israël : selon l’évaluation du nombre total vivant aujourd’hui en France cela représente entre 4 et 5%.

 

[1] Des calculs savants partant de l’âge moyen central (courbe de Gauss) pour l’accouchement de 30,3 ans, du nombre de femmes  et leur distribution selon l’âge dans les deux grandes catégories « majoritaires » (européens) et « diversité » et du taux de fécondité (nombre d’enfants par femme) très différent entre les « majoritaires » et la « diversité » appuient l’évaluation évoquée. Evaluation pouvant être confirmée, aussi, par le nombre de noms donnés aux nouveaux nés : typiquement « diversité » et/ou sans connotation particulière. Voir aussi « Trajectoires et origines – Enquêtes sur la diversité des populations en France » INED 01/16.

L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016

Le fait que les actes racistes envers cette partie de la population représentent presque 50% du total d’actes racistes violents quand elle ne fait que 1% de la population du pays (et, environ, dix à quinze fois moins que la population d’origine musulmane) a été (est) un facteur majeur influençant la décision de certains de quitter notre douce France … On répondra que pendant les 50 dernières années le djihad n’a fait qu’une vingtaine de victimes en France tandis qu’en Israël (guerres mises à part) on compte plus d’un millier … Et pourtant … Il est fort probable que la politique « arabe » de la France, toujours adverse, critique et pernicieuse pour Israël (lisez Un siècle de trahison – La diplomatie Française et les Juifs – D. Pryce-Jones, Denoël 2006) y contribue aussi. Car il n’est pas possible de regarder sans sourciller l’actuel ministre des affaires étrangères qui, quelle que soit l’occasion, se fait un devoir d’inventer encore une manœuvre pernicieuse pouvant faire du mal à Israël. Anxieux pour se faire dédouaner ? Sa dernière ? « On va convoquer une conférence internationale pour avancer la solution de deux états. Si elle n’aboutit pas à un règlement, la France va reconnaître l’état palestinien » L’incroyable imposture : il sait, parfaitement, que le rejet, absolu, de l’existence d’Israël (quelques puissent être ses frontières) par les palestiniens (et une grande partie du monde arabe) fera que la « conférence » n’aboutira à rien. Il pourrait, donc, s’éviter les dépenses et le tam-tam y relatif et faire reconnaître à la France un 25-ème état arabe dont l’avenir ne sera pas différent des 24 précédents. Dont un quart sont en train de se dissoudre dans l’acide de l’islam que d’aucuns considèrent encore comme soluble dans la démocratie … Sa déclaration a suivi d’une semaine la réception, en grande pompe, le Jour International de la Commémoration de la Shoah, à Paris du président du régime iranien, régime qui dit orbi et urbi sa volonté de détruire l’Etat d’Israël. Rassurez-vous, cela n’a posé problème à personne. On n’a pas servi du vin aux repas et on n’a pas parlé d’Israël.

 

Quo Vadis ? Un Président de la République qui suscite 82% de mauvaises opinions (15% de bonnes) au dernier sondage, un gouvernement dont la cacophonie des membres est devenue la risée de la population (attendez ... on le remanie ...), un pays à la dérive qui occupe (presque pour la majorité des critères) la 26ème place dans une Europe de 28 pays …)

 

L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016

mais qui donne des leçons au monde entier, un pays qui détient le record mondial de journées de grève (2005, déjà, la France avait constaté 1.997.000 jours de grève, la Suisse 1.392), mais un pays qui prétend avoir son mot à dire partout sur la planète : en Afrique, au Proche Orient, à l’Est de l’Europe, partout, donnant l’impression de professer un discours plein de miséricorde car son passé colonial.

ooooo

L’économie et le tissu national, les deux drames de notre pays que les gouvernants vivent en déni de réalité n’ayant pas le courage d’appeler un chat, un chat. Que ce soit pour les tares du « modèle économique français » ou pour le « modèle social français ». Lisez Michel Onfray (Le Point-10.01.15) « Même s'ils crient "Allah Akbar" avant d'égorger un policier, ça n'a rien à voir avec l'islam. Les familles des tueurs en rajoutent en protestant de la gentillesse de leur fiston criminel et l'on passe en boucle leur témoignage. » Pourquoi ?

Je ne puis m’empêcher de paraphraser Jean-François Revel : « Par ailleurs, tandis que la France ignorait les camps de la mort de l'URSS, elle a fabriqué une « industrie du blâme » contre soi-même qui a souligné constamment les « échecs et crimes » des démocraties occidentales, lesquelles ont «dominé le monde » avec une politique oppressive impérialiste. » (Comment les démocraties finissent, Paris, Grasset, 1983).

Remplacez l’URSS avec (une grande partie du) monde musulman et les camps de la mort avec l’Etat Islamique (M. Fabius s’obstine à nommer DAESH pour ne pas utiliser le mot « islam »)  et les 350.000 morts en Syrie. Et pensez à la France de 2050.

L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016

Mais il y a une justice :

L'écume des vagues - France, février 2015 - février 2016

Presque la moitié des français disent que leur souhait le plus cher pour 2016 c’est que François Hollande quitte le pouvoir ! (Le Point).

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 20:58

Et avec quelle quantité d’illusions ai-je dû

naître pour pouvoir en perdre une chaque jour !

E. Cioran (Aveux et Anathèmes)

 

Un mois exactement : on nous parle, ad nauseam, de « l’esprit du 11 janvier » du parcours « sans faute » du président (bien qu’en « représentation » … il ne laissait voir aucune émotion) et, aussi, de la fermeté du premier ministre (beaucoup plus humain, compatissant, lucide, autant à la fin de la « manifestation/rassemblement » que devant le Hyper Cachère). Et, puisque nous sommes, nous, émotifs … voilà que la popularité du président fait un bond de 20 points (le soufflé est en train de s’affaisser depuis …) et, naturellement, le revoilà candidat à sa propre succession en … 2017 ! Et fort de la nouvelle stature que l’on lui accorde il part au loin partout où on pourra le voir avec les maîtres du monde pour faire régner la paix. Y compris en Ukraine pour faire entendre raison à M. Poutine. Qui se soucierait de lui comme d’une guigne si Mme Merkel n’était pas de la partie … La France a l’expérience nécessaire pour arrêter la Russie quand il le faut : se souvient-on du succès planétaire de l’ancien président qui a obtenu aussi que M. Poutine arrête une agression ? Demandez-le à la Géorgie qui s’est vu dépecer par le bourreau du Kremlin …

Revenons à nos moutons … Esprit du 11 janvier. Si l’on comprend bien, comme il s’agissait d’une « réaction » il faudrait accorder à ceux qui ont fait « l’action » le mérite dont notre président se pare. Car, s’il n’y avait pas eu l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et celui des clients juifs de l’Hyper Cachère … notre président aurait continué à descendre l’échelle de popularité ou il serait resté au 15 % qui constituaient un record pour un président de la V-ème … C’est sans doute une des raisons, pour laquelle il a réagit en droite ligne avec la mantra connue, nous assurant avec un visage impassible que les assassins qui ont perpétré les massacres n’étaient que des « fanatiques qui n’ont rien à voir avec l'islam» Il est sans doute un grand spécialiste de l’islam et il ne se laisse pas induire en erreur par des gens qui crient « Allahou Akhbar » et « On va venger le Prophète ».

Certes, avant que l’on prenne la mesure de ce qui s’est passé à l'Hyper Cachère on a transformé ce qui s’est passé à Charlie Hebdo en nécessité de défendre la liberté d’expression. Mais on a tort, selon moi, de dire que le problème est la liberté d’expression. Le problème, c’est la réponse islamique. Le problème, c’est la menace explicite et implicite de la violence portée par une très grande partie des « musulmans modérés » sous des prétextes divers. Le problème c’est que parmi les 1.500 millions de musulmans à travers le monde on n’ait pas trouve un, des millions, qui se soient émus des assassinats de Paris. Le problème est que les « masses musulmanes » n’ont jamais décidé de condamner les actes meurtriers commis par leurs moutons noirs, fussent-ils ou pas, en rupture de ban. Et le problème est que de nombreux intellectuels, musulmans ou pas, proposent, théorisent la compréhension et la justification de la violence et de la terreur. Surtout en évoquant « les enfants de Palestine» et les crimes, supposées, d’Israël.

Mais va pour la liberté d’expression. Et FH a invité au rassemblement des coryphées de la liberté de la presse : des roitelets d’Afrique noire, des saoudiens, même le premier ministre turc et …. tenez-vous bien, Mahmoud Abbas (celui qui préside aux festivités de changement de nom de squares ou places en faveur des noms des « martyrs » qui se sont fait exploser pour tuer autant de juifs que possible …). Mais bon sang ne saurait mentir : de retour chacun dans son fief, ils se sont retrouvés rapidement en condamnant la une de Charlie Hebdo qui montrait le prophète pleurant …

Faire tout pour que le bas peuple, qui sent confusément qu’il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France … que quelque chose ne tourne pas rond dans notre pays du côté de la « diversité », ne lie d’aucune manière Merah, Mnemouche, Ilan Halimi ou l’Hyper Cachère à l’islam. Mais pas seulement. Non plus aux 250.000 morts de Syrie, non plus aux à ceux qui décapitent à tour de bras, qui transforment des femmes et des enfants en esclaves et qui sont en train de constituer l’ébauche du califat que l’islam, que l’on ne veut pas nommer, essaye de réaliser depuis 1.500 ans …

Remarquez, il est en bonne compagnie. Il y a trois jours BHO a dit au cours d’une interview « le peuple américain peut être troublé quand il voit une bande de zélotes vicieux qui décapitent des gens ou tirent au hasard sur un groupe de personnes dans un Deli à Paris » Capito ? Tout d’abord, ils n’ont aucune relation avec l’islam (on ne prononce pas le mot). Ensuite, les gens du Hyper Cachère n’ont pas été assassinés parce que juifs (le mot n’est pas prononcé) mais parce qu’ils se trouvaient là, par hasard. Dommage que l’on n’ait pas su cela le 11 janvier, certains participants au rassemblement auraient pu porter des pancartes « I am a random jew - je suis un juif aléatoire » …

Mais, qui sait, peut-être que l’ignoble Coulibaly pensait (comme BHO, sans doute) que dans l’épicerie choisie il n’y avait que des hindous, des bouddhistes ou même des mamelouks (non, pas ceux-là car ils se rattachent de trop près à l’islam …) et non pas des clients juifs qui préparaient leur shabbat.

Bon. Arrêtons-là. La France est le pays du « vivre ensemble », il n’y a pas de zones de « non-droit », ce qui s’est passé à Charlie Hebdo (ou à Toulouse ou à Dijon ou à Nantes ou à Bruxelles) ce sont des actes de fanatiques, dérangés mentalement, surtout pas de vrais soldats de l’islam qui souhaitent devenir martyrs pour instaurer partout la charia et l’état islamique.

                        Sarcelles, janvier 2015

 

Esprit, es-tu là ?

Et si après Charlie Hebdo on a tué des juifs … même Maurras l’a avait écrit en 1911 (Action Française) « quand tout semble impossible, ou terriblement difficile l'arrivée providentielle de l'antisémitisme fait que toutes les choses se remettent en place et deviennent simples » Le seul problème, disait Albert Camus (1947) c’est que pour d’aucuns « les Juifs exagèrent et ils ont tort de se soutenir les uns les autres, même si cette solidarité leur a été enseignée par le camp de concentration » Antisémitisme d’extrême droite, antisémitisme de l’islam, antisémitisme de l’extrême gauche, tolérance « sociétale » à un antisémitisme renaissant.

 

Apocryphe ...

 

The militant Muslim is the person who beheads the infidel, while the moderate Muslim holds the feet of the victim - Marco Polo

The militant Muslim is the person who beheads the infidel, while the moderate Muslim holds the feet of the victim - Marco Polo

Puisque l’on s’arrête-là, on peut regarder d’un peu plus près un autre sujet qui semble essentiel pour l’avenir de l’euro et de la construction européenne : la Grèce. Laissons de côté tout ce que l’on sait pour résumer le tout d’une seule phrase : la Grèce et son peuple ont vécu en parasites escroquant l’Union Européenne pendant des lustres. Après s’être fait aider par les pays de l’euro (342 milliards d’euros … une paille) un gouvernement d’extrême gauche allié à un mouvement nationaliste de droite (tiens …) dont le ministre des finances est un spécialiste universitaire de la théorie des jeux, veut rendre gorge à l’Union Européenne : du chantage, « la force du faible vis-à-vis du fort ». Et on entend notre président, approché par les escrocs grecques, dire « certes, il faut tenir compte du fait que ce gouvernement a été élu démocratiquement par le peuple grec » Par delà le rapprochement « Hamas élu démocratiquement par les palestiniens de Gaza » … on devrait comprendre que des gens qui ont vécu pendant des lustres sans payer ce qu’ils obtenaient (le peuple grec) avaient tout intérêt à se choisir comme gouvernants des Robin des Bois qui allaient prendre l’argent des riches européens (surtout allemands …) pour payer leurs dettes ! Mais, bonnes gens, la France en est pour 42 milliards d’euros et les grecs semblent ne plus vouloir rembourser. Ou alors, sur trente ans ou quarante ou aux … Calendes grecques …

Mais on trouve, en France même, un économiste distingué qui écrit, en approuvant la démarche, (La Tribune, 12.02.15) « Tout d'abord, le gouvernement grec ne demande pas aujourd'hui une annulation de la dette, mais d'une part de transformer les emprunts auprès de la BCE en emprunts perpétuels» Vous entendez bien : les grecs ne rembourserons jamais l’argent prêté. Et peut lui chaut à notre excellent ami économiste que « les 42 milliards (prêt bilatéral, part de la France dans les prêts accordés par l'Euro zone) que la France ne va pas récupérer auraient pu être dépensés d'une autre manière ou se solder par une réduction de notre déficit budgétaire » Oyez braves gens, le RER B à Paris pourra rester dans l’état lamentable dans lequel il est encore longtemps. Qu’est-ce que cela peut faire aux franciliens vu que les grecs n’ont pas de cadastre, ne payent (presque) pas d’impôts, ce qui fait qu’ils seront heureux … Mais, bien sûr, on va vous dire que tout vient du fait que l’Eglise Orthodoxe ne paye pas d’impôts (c’est vrai) et que les armateurs font travailler leurs bateaux sous des pavillons de complaisance (c’est vrai aussi). Faut commencer par prendre aux riches … refrain connu, chez nous, aussi.

  Tout va très bien Madame la Marquise … Et notre président, en conférence de presse pour tirer les conclusions de ce qui s’est passé en janvier et, surtout pour annoncer ce qu’il apportera encore comme bonheur au peuple, d’une manière juste, il nous a époustouflé. Un écrivain, Christian Combaz (Le Figaro), a analysé le discours de FH et, en conclusion, il a constitué un « Florilège des acrobaties présidentielles et véritable salon du Bourget linguistique: «On pense toujours que la guerre c'était pour les temps de nos parents», «il y a une autre option et si elle n'est pas tentée», «quand nous sommes ensemble Français et Allemands nous avons toute la capacité de la puissance à l'échelle du monde», «rien n'est pire d'humilier les Grecs», «à un moment il faut que les paroles soient dites», «il convient qu'il y ait plus de logements qui soient créés», «y aura un accompagnement qui sera fait», «les soldats ils exercent des missions périlleuses», «nous avons pu faire accomplir des progrès mais ils n'ont pas résisté aux tenants des épreuves de force». Et on s’étonne que les élèves entrant en sixième ne sachent pas lire et écrire correctement le français. « On n’habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c’est cela et rien d’autre. » E. Cioran, encore.

J’oubliais l’essentiel : Le chômage a reculé en décembre dans la zone euro, atteignant son plus bas niveau depuis août 2012. Nous, on attend l’inversion de la courbe du chômage –promesse répétée de notre président qui y croit dur comme fer. Malheureusement, tant que embaucher dans notre cher pays signifiera des emmerdements sans fin pour les employeurs, le taux de chômage continuera inexorablement de progresser

 

Mais, si avec tout cela il ne se fait pas élire, de nouveau, en 2017 c’est à douter qu’il y a un Dieu …

 

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:16

Ainsi va ce que l’on nous raconte depuis plusieurs jours : le « peuple grec » a préféré Syriza, en lui donnant presque la majorité au parlement. Comme elle lui a manqué, la bande de gauchistes attardés (ou « socialistes d’extrême gauche ») s’est alliée avec « les indépendants ». Cela vaut la peine de s’attarder une seconde sur ce nouveaux dirigeants qui font espérer à des Mélenchon ou autres Besancenot qu’un jour, peut-être ….

Syriza – populistes de gauche, pas pris au sérieux quand ils sont arrivés sur les plateaux des télévisions diverses pour affirmer, haut et fort, qu’avec eux la Grèce montrera le vrai chemin vers la prospérité à l’Europe entière et que les « marcheurs à pas d’oie » n’auront qu’à bien se tenir. Et ils ont concocté un programme économique dont Yannis Varoufakis, écrivait dans son blog en 2012 « Doit-on redouter "l'ultra-gauchisme" de Syriza? Ma réponse est un non retentissant. Je ne vous recommande pas de lire (même à ceux d'entre vous qui parlent grec) leur manifeste. Il ne vaut même pas le papier sur lequel il est écrit. Bien que plein de bonnes intentions, il contient peu de détails, est rempli de promesses qui ne pourront pas et ne seront pas tenues (la plus grande étant que l'austérité sera annulée); c'est un fourre-tout de politiques sans importance. Ignorez-le purement et simplement. » Ce monsieur (universitaire grec-australien) est maintenant ministre de finances de la Grèce. Anti-européen convaincu, interdit d’antenne en Australie pour des propos antisémites, il vient de rencontrer M. Sapin pour qu’avec lui (et, peut-être, l’Italie) on arrive à faire « avaler » à l’Allemagne une escroquerie innommable. Monsieur Sapin qui, le 31 janvier déclare à Bruxelles « il n'y a plus beaucoup d'excuses pour que la croissance ne redémarre pas » On croit rêver, ce monsieur a fait l’ENA (après un passé trotskiste mais, c’est vrai, promotion Voltaire » …)

Les indépendants - « C’est un parti d’opportunistes, sans idéologie précise, un parti de réaction de la classe moyenne supérieure », résume l’historien grec Nikolas Bloudanis. En France, il regrouperait la droite de l’UMP et la gauche du FN ». Parti xénophobe, défenseur de l’église orthodoxe, antisémite, homophobe, pro-russe, antiturc - un tel cumul mérite attention … Et violement anti-européen car, selon lui, l’Europe est soumise « aux néo-nazis allemands »

C’est-y pas beau ? On dirait, chez nous, le NPA et le FN s’alliant pour diriger le pays. Et comme premier ministre, un antiallemand et pro-palestinien (a conduit une manifestation l’année dernière pour dénoncer les « actions criminelles d’Israël à Gaza).

Et, depuis quelques jours, on voit le chef du nouveau gouvernement et le ministre des finances aller essayer de faire front commun avec les pays se sortant le mieux de la crise … l’Italie et la France … pour qu’à trois ils fassent front commun contre l’Allemagne. Pour quoi faire ? Au maximum pour que l’on efface une grande partie de la dette de la Grèce, au minimum que l’on rééchelonne le remboursement sur … mettons, 50 ans …

Des escrocs, vous dis-je. Pourquoi ?

La Grèce est entrée dans le club fermé de l’euro en trichant sur ses comptes. En 2009 les grecs ont clamé que leur déficit budgétaire était de 3,7% (se rapprochant d’un des critères de Maastricht). Membre du club euro ils ont pu s’endetter à des taux très bas mais quelque temps après on apprenait que leur déficit budgétaire était, en réalité, supérieur à 12% !

Pour le professeur George Bitros de l’Université d’Athènes, « la falsification des données statistiques est une longue tradition en Grèce, et ne vient pas simplement de l’intervention du gouvernement ». Il continue : « c’est un échec sérieux et systémique qui a ses racines dans la faillite du système politique comme dans la structure et le manque de transparence du secteur public. Cela signifie que le cancer s’est répandu très loin dans la structure du système et transformerait un saint en Raspoutine ».

Ce n’est pas tout. Dans mon dernier voyage dans ce pays de cocagne, je n’ai pas pu ne pas être surpris par le fait que partout où j’allais je devais payer en espèces … Et on me faisait « cadeau » de la TVA … A l’échelle de l’Etat, il n’y avait pas (il n’y en a toujours pas) de cadastre ce qui faisait (fait) que le rendement des impôts fonciers était (est) quasi nul. Selon le Spiegel, en 2010, près de 17.000 piscines ont été découvertes dans la banlieue d'Athènes, au lieu des 324 déclarées. Et tout à l’avenant. En 2012, selon les estimations de la Commission européenne, l’économie souterraine représentait 24% du PIB et engendrait une perte de revenus annuelle de 10 milliards d’euros. Le think-tank américain Global Financial Integrity évalue, lui, à 120 milliards d’euros la perte causée par des activités illicites comme la corruption et l’évasion fiscale durant la décennie 2000.

Certes, le monde politique grec n’à jamais su ou voulu s’attaquer aux maux du pays. Surtout depuis que membre du club fermé de l’euro le pays vivait sous le parapluie de ce dernier. Les politiciens grecs ont utilisé l’État comme un moyen de distribuer des prébendes à leurs électeurs. Un poste dans le service public (qui signifie un emploi et un revenu à vie) était (est encore) une pratique répandue dont les conséquences sont payées aujourd’hui sous la forme d’un secteur public énorme, gaspilleur, inefficace et corrompu. Comprenons bien ce de quoi il s’agit : les fonctionnaires représentent 25% de la population active. Encore que, « personne, pas même le Premier ministre, ne peut dire avec certitude le nombre réel de fonctionnaires, a récemment affirmé Constantinos Michalos, le président de la Chambre de commerce et d'industrie d'Athènes. Sur une population active de 4,9 millions de personnes (contre 28 millions en France et 5,5 millions de fonctionnaires), nous avons évalué le nombre de fonctionnaires à 1,2 million de personnes incluant les employés contractuels, la Fédération des fonctionnaires le porte à 700.000 et le ministère des Finances parle de 800.000 personnes». Certes, tous les fonctionnaires ne sont pas des jean-foutres. Mais une partie, par exemple ceux du parlement, de certaines ministères, de certaines banques reçoivent 16 salaires mensuels dans une année de travail. Selon le magazine To Vima (centre-gauche) la Grèce aurait violé un accord avec l'UE et le FMI en embauchant quelque 70.000 fonctionnaires en 2010-2011. Et quand la crise s’est développée, c’est du secteur privé qu’est venu l’essentiel des 1,2 millions de chômeurs grecs. Jusqu’à maintenant, les fonctionnaires ont été protégés, moins de 100.000 ont cessé de travailler, la plupart pour partir à la retraite. Le secteur public est le dernier bastion de l’élite politique. Mais … une des premières mesures du nouveau gouvernement a été d’annoncer l’embauche de 2.000 fonctionnaires.

Mais le passé de la Grèce a eu un prix. Et en juin 2012, déjà, l’Europe a dû apporter une aide de presque 350 milliards d’euros pour sauver ce pays de la faillite : deux prêts de 110 et 130 milliards et un effacement de dette de 107 milliards d’euros. Le tout : 35.000 € par citoyen grec. La France en est pour 42 milliards d’euros dont elle ne disposait pas mais … s’est endetté sur les marchés financiers !

Pourquoi des escrocs ? Les deux partis qui gouvernent maintenant, ont en commun d’accuser les victimes – les détenteurs de la dette grecque (des banques françaises comme l’état français, entre autres) – d’être responsables de la situation de leur pays. Tous les jours les médias grecs éructent des quolibets sur les « spéculateurs » méprisables, les « profiteurs », les « banquiers », les « financiers » et autres « requins » jetés en vindicte du « peuple » grec. Peuple frappé d’amnésie car il ne veut d’aucune manière admettre qu’il a mangé du pain blanc pendant des lustres sans faire grand’chose pour le payer.

Ce pays ne devrait mériter aucune aide supplémentaire. Par delà les ronds de jambe que ses dirigeants, les mains dans les poches, col ouvert et sourire imbécile collé aux lèvres (« on vous tient » …), s’évertuent de faire à Paris ou à Rome ils savent que ceux qui lui résisteront sont l’Allemagne et les pays du Nord qui ont fait des efforts immenses pour s’en sortir. Peut-être que même l’Espagne (laissant de côté les « Podemos ») ne verra pas d’un bon œil de passer l’éponge pour faire plaisir à cette bande d’escrocs. Qui, loin de reconnaître l’histoire pernicieuse de leur pays pendant les 50 dernières années, font du chantage («sortir de l’euro ») pour obtenir ce qu’ils ne méritent pas ! Et, ils entendent, aller voir l’Allemagne, après des années d’insultes, non pas la sébile à la main mais … en faisant du chantage.

Ce pays, en faillite aujourd’hui, ne pourrait se redresser que par des efforts gigantesques de productivité et de création de valeur. Autant dire par ses entreprises ou par des investisseurs (chinois ?) privés. Le drame est que Syriza est tellement hostile à l’entreprise privée (au « capitalisme ») qu’une croissance économique est pratiquement impossible.

Des escrocs ? Oui. Un peuple entier ? Pas loin … Une solution ? Qu’ils sortent de l’euro et qu’ils se débrouillent avec leurs drachmes. Et avec des gauchistes flanqués de nationalistes de droite pour bâtir une Grèce nouvelle … Quel beau programme !

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