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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 18:12

Oui, c’est vrai, on savait -presque- dès son élection qu’il n’allait pas faire ce qu’il nous a promis pendant sa campagne présidentielle. Pas seulement parce que la France n’est pas réformable motto de portée générale pour tout politicien qui s’absout d’avance pour ce qu’il ne fera pas. Essentiellement à cause de l’incapacité de la classe dirigeante de faire pièce devant la violence (verbale ou physique) de catégories socio-professionnelles diverses mais aussi à cause de leur volonté de rester en place après les élections qui suivraient. Les grèves à répétition, les Gilets Jaunes et d’autres ejusdem farinae sont là pour soutenir le propos.

Mais, crédules comme nous sommes, on a fait confiance au sieur Macron et à la cohorte d’inconnus qui se sont réclamés de lui et de l’idée prometteuse d’une République en Marche.

Trois exemples pour mesurer l’ampleur du dédain implicite à l’écart entre les promesses faites et leur réalisation.

  1. Réduire le nombre de fonctionnaires de 120.000 pendant la durée du mandat. L’économie y relative (à affecter à la réduction de la dette pharamineuse du pays) devait être de quelques 2 à 3 milliards d’euros (INSEE - salaire moyen 2017=2.208€/mois, charges sociales 45%, réduction 24.000 postes/an). Certes, par rapport à la dette du pays (entre 2.400 et 3.400 milliards d’euros – selon que l’on ajoute ou pas la dette relative aux retraites des 5,7 millions de fonctionnaires) il s’agissait d’une larme mai.… cela allait dans le bon sens. On vient d’apprendre que (si tout va bien…) la réduction du nombre de postes ne dépassera pas 15.000 (https://www.la-croix.com 25.07.19). Soit huit fois moins que promis et en valeur autant que l’épaisseur du trait d’une  ligne du budget.
  2. La réduction de la dette publique. A la fin du premier trimestre de l'année 2017, elle était de 2.209,6 milliards, d'après des chiffres dévoilés vendredi 30 juin et de 2.358 fin T12019 –probablement  2.400 fin septembre soit env. 200 milliards de plus qu’à l’arrivée du nouveau Président. De plus, elle semble augmenter d’environ 2% l’an ce qui peut nous fait croire qu’elle atteindra, peu ou prou, 2.500 - 2.550 milliards d’euros à la fin du mandat en 202 Elle est, déjà, équivalente (presque – 99,8%) au PIB de notre pays vers lequel elle a progressé de manière asymptotique. Mais, semble-t-il, si notre pays ne fait rien, s’il laisse les choses aller d’elles-mêmes, il n’est pas exclu que la dette dépasse le PIB qui, lui, n’évolue que de 1,5/1,8%l’an.

Si tout se passe bien… non seulement elle n’aura pas diminué mais elle aura augmenté de plus de 300 milliards d’euros. Si tout va bien… Mais si le taux de l’argent (aujourd’hui nul ou négatif) augmente seulement de 1% (comme il est probable, selon les prévisions les plus sérieuses) le coût de notre dette explosera par rapport aux promesses de notre Président. Ce qui précède n’est qu’une des indications qui montrent que l’incapacité de faire d’économies est responsable de l’augmentation des charges qui obéreront les éventuels résultats positifs espérés pour l’économie française dans l’avenir à moyen terme. Oui, la promesse de M.Macron ne s’est pas réalisé. Pourquoi ? Parce que l’état français est boursoufflé et incapable de se réformer. Quand il coûte 100 pour la France il ne coûte que 80 pour l’Allemagne qui, on peut le croire, n’est pas moins bien administrée que la France. De tout ce que l’on peut reprocher au Président pour ce que n’a pas été fait pour le pays, l’irresponsabilité de la gestion de l’Etat se révèle, se révélera, comme l’aspect le plus pernicieux. Vous ne croyez pas ? Regardez le différentiel entre la dette de la France et celle de l’Allemagne :

  1. La réforme des retraites et des régimes spéciaux. Faisons court, par peur d’une réédition de l’épisode Gilets Jaunes rien n’a été fait pendant la première partie de l’année. Si, l’entrée au gouvernement du responsable de la négociation avec les partenaires sociaux. Et, on vient de l’apprendre, on abandonne en rase campagne (pour l’instant seulement, dixit…) en faveur d’une «concertation citoyenne» qui devrait prendre six à douze mois. Vous y croyez ? Avec les élections municipales en mars 2020 ? Ajouter des manifs sans nombre contre ceci ou cela (se souvient-on des deux millions de personnes dans les rues en 1995 quand M. Juppé a voulu, lui aussi, faire une réforme des régimes spéciaux ?). Des manifs dans un Paris ou se battent déjà deux alliés du gouvernement contre la socialiste qui veut garder sa place et, éventuellement, un candidat de la droite ?

Bon, les résultats du gouvernement Macron pour les affaires intérieures ne sont pas, vraiment, à mettre sur un piédestal. Serait-ce parce que notre Président se serait trop occupé des affaires du monde et pas assez de celles de son pays ? Peut-être. Essayons voir, l’Europe et le Monde.

L’Europe. Ses incantations, appuyées par de voyages multiples et par des rencontres pour vilipender et faire peur aux récalcitrants d’Europe Centrale (mais pas seulement) n’ont pas eu beaucoup de résultats pour les dernières élections en Europe. Au contraire. Le couple franco-allemand n’est plus ce qu’il était (aussi à cause de la perte relative de pouvoir de Mme Merkel). Il a fallu presque trois mois pour qu’ils s’accordent sur la distribution des postes de responsabilité et… on a fini avec un(une) responsable allemand(e) comme Président du Conseil de l’Europe. Je sais, nous sommes tous européens, et nous sommes soixante-quinze ans après la dernière guerre mais, si la France (vu la collaboration…) peut avaler (même si de travers …) ce n’est pas le cas pour la Pologne, par exemple, ni pour les pays de l’Est ayant vécu sous le joug soviétique/russe. Aussi à cause du rapprochement évident (Ostpolitik) de l’Allemagne avec la Russie qui fait une peur bleue aux mêmes. Et puis, la France a envoyé un message subliminal à ses partenaires pour leur montrer en quelle (grande) estime elle les tient. Sylvie Goulard, cela ne vous dit rien ? Nommé ministre de la Défense en 2017 elle démissionne trois mois après car impliquée dans une procédure de justice (européenne) de fraude concernant les rémunérations d’assistants parlementaires du MODEM. Elle justifie sa démission par le besoin de se défendre dans ladite procédure. Qui est toujours en cours, active. Et notre Président la propose comme Commissaire (pour remplacer Pierre Moscovici) : pas bonne pour le Gouvernement Français mais … pour l’Europe… Je mets en exergue cet exemple, pour ce qu’il vaut, tout en sachant qu’il s’agit d’une femme remarquable, polyglotte et énarque, naturellement.

Quant au monde … Regardons de plus près ce qui s’est passé récemment. D’un côté le G7 à Biarritz (des dizaines de millions d’euros pour un week-end offert aux grands de ce monde tous venus avec moult avions, voitures et accompagnateurs divers, le tout représentant, sans doute plus d’une année d’empreinte CO2 pour un pays de taille moyenne) qui devait s’occuper du changement climatique, des feux dans la forêt amazonienne et du commerce mondial (que les Etats Unis considèrent comme vicié). En laissant de côté les insultes brésiliennes (qui a commencé ?) notre Président rappelant que la France est «puissance amazonienne» (la Guyane y est mitoyenne) a laissé toute diplomatie de côté pour faire, ouvertement, du chantage : le Brésil obtempérait aux injonctions qu’il a proféré ou la France retirait son accord concernant le traité MERCOSUR (négocié pendant 20 ans et finalisé cette année). Le couple franco-allemand était déjà désuni… Mme Merkel a dit, urbi et orbi, qu’elle ne partageait pas la position de la France. Ridicule.

Mais il a fait mieux. Comme la France (mais pas seulement) veut sauver, coûte que coûte, le fameux JCPOA et donner à l’Iran un os à ronger, il a fait venir à Biarritz le ministre iranien des affaires étrangères et négocié avec lui (?!) une formule pour convaincre M.Trump d’accepter une rencontre Etats Unis – Iran.

Et entre autres, lui promettant ce que l’Iran demande, des crédits de 15 milliards de $ pour que son pays ne sorte pas, du fameux accord. Bon, la France n’a pas les      15 milliards… on va les demander aux américains ! On croit rêver. Mais le comble, il n’a rien demandé à l’Iran (arrêter la guerre au Yémen, quitter la Syrie après les 500.000 morts et les millions de réfugiés, arrêter le transfert de missiles de précision au Hezbollah qui veut les utiliser contre Israël, j’en passe et des meilleurs). Vous imaginez le bonheur de l’Arabie Saoudite et/ou d’Israël en voyant la France faire ami-ami avec leur ennemi existentiel. Pour l’aider à sortir de la situation inextricable dans laquelle il a été plongé par des sanctions américaines de plus en plus fortes. Tout cela pendant que le mollahs font du chantage et rendent caduques obligation après obligation acceptées dans le fameux JCPOA. Si notre Président réussit il y a gros à parier que ni les pays du Golf ni Israël ne lui pardonneront la courte vue. Car l’Iran restera ce qu’il est, le plus grand sponsor du terrorisme islamique, le principal perturbateur du monde que ce soit en Asie ou en Amérique Latine ou ailleurs et candidat à la possession de la bombe d’ici cinq à sept ans.

Et puis il y a Israël.

(De la Guerre Moderne J.A.  Lionson – octobre 2018 – FNAC). 

C’est dire que, vraiment, quelque soient les agissements de la France et son parti-pris en faveur de ses ennemis, Israël assure elle-même la sécurité de son existence et sait se défendre face à un ennemi, comme l’Iran, qui a mis sur le frontispice de sa Constitution l’ardente obligation de le détruire. Ce qui fait mal à ce pays c’est la position de la France par rapport au conflit israélo-arabe (palestinien). La France a beau dire qu’elle soutient la solution de deux états pour que les israéliens «vivent en paix dans des frontières sures et reconnues» tout en faisant semblant d’oublier que cela est en opposition directe avec la volonté de la majorité des palestiniens (et de leurs alliés - l’Iran, le Hamas, le Hezbollah, etc.,) qui affichent ouvertement leur objectif, l’éradication d’Israël. Faut-il être obtus au point de pas comprendre que les deux objectifs politiques sont irrémédiablement incompatibles ? Mais cela ne date pas d’aujourd’hui : lisez « Un siècle de trahison » de David Price-Jones (Denoël- 2007).

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 17:22

Immigré de la première génération, je suis arrivé en France par choix positif, certes favorisé par la connaissance de l’histoire, de la langue et de la culture du pays mais aussi par des attaches familiales qui ont joué leur rôle. Je suis arrivé en même temps que la vague des Pied-Noir qui perdaient leur pays mais retrouvaient leur alma mater et j’ai réalisé qu’il n’y aurait pas de salut pour une famille comme la mienne hors de l’intégration totale, sans réserve, sans faux-semblants. Devenir français présupposait une adhésion totale aux exigences imposées par ce qui a été légué par les anciens aux générations auxquelles je me rattachais. Les trois exigences majeures étaient, et sont devenues pour moi, la langue, la culture, la nation.

Dans ce qui suit je réponds à ceux qui ont été surpris par mes propos concernant la langue, propos exprimés dans le dernier texte mis en ligne.

La langue. Façonnée pendant des siècles, ciselée comme un objet d’art, enrichie non par des barbarismes mais surtout par des concepts, la langue française constitue la première richesse de la communauté culturelle à laquelle on se rattache. Comment imaginer créer, d’abord en France, un foisonnement culturel de nature à enrichir ceux qui s’y associent sans un outil de première qualité, la langue. Cette exigence a été jetée aux cochons par l’incapacité de ceux qui sont devenus des fonctionnaires de l’éducation, presque toujours plus préoccupés par leur bonheur personnel que par l’avenir de ceux qui leurs étaient confiés. Et si on n’utilise aujourd’hui qu’un maximum de 250 mots à la radio ou à la télévision c’est à la fois la cause et l’effet d’une dégradation constante du niveau intellectuel du pays. On a beau incriminer les conditions matérielles, le modèle social, que sais-je encore, sans vouloir admettre que c’est la tolérance inadmissible vis-à-vis des masses d’immigrés de cultures différentes, inassimilables, qui a permis la bâtardise de la langue. Quand l’école disparaît d’un paysage borné par le chômage (rémunéré) de père en fils, une contrainte religieuse exogène et le foot devenu le panem et circenses de notre temps, l’évolution de la langue nous apporte le rap. Non pas pour l’enrichir mais comme preuve de l’incapacité de manier la langue de Bossuet ou Stendhal, de Proust ou Malraux ou celle de De Gaulle, François Mauriac ou Raymond Aron.

 Je n’ai pas choisi le français comme langue première (j’en parle, correctement, plusieurs autres) pour le voir fondre, dans l’indifférence générale, dans un volapük de bas étage. Etre français aujourd’hui, afficher et défendre son identité nationale, doit vouloir dire s’opposer à la destruction systématique de ce qui a permis le rayonnement culturel de ce pays. Et s’opposer, par tous moyens, aux théories de la déconstruction d’un Jean Derrida (le raccourci est rapide mais que l’on essaye de pousser à la limite la volonté de détruire…).

La culture. L’apport culturel de la France à la culture universelle n’a pas besoin de thuriféraires d’occasion. Il a été le levain de l’évolution d’une bonne partie du monde et les Pères Fondateurs des Etats-Unis d’Amérique y ont puisé inspiration et modèle. Apport culturel veut dire qu’il y a échange. Force est de constater que la contribution actuelle de la France est quasi-nulle. A trop s’occuper de soi-même on en oublie les autres. Or, ce sont les autres qui sont ou doivent être sujets de descriptions conduisant à la littérature, au théâtre, à la musique – les trois composantes majeures de toute culture.

Quant à la peinture ou au cinéma sans lesquels aucun rayonnement culturel n’est possible, on voit bien que les contributions françaises tendent aussi vers le zéro absolu. Aussi parce que sous couvert de francophonie au lieu de promouvoir sa culture la France a accepté de se soumettre aux interdits de pays dont l’agenda politique devrait ne pas être accepté. Autrefois réputé francophone (à 20 %), Israël, malgré cela, n'a jamais été admis dans l’organisation de la francophonie. Mais le Clipperton où on compte 170 personnes parlant français, si (wikipedia), comme Sainte Lucie (180 personnes), ou Sao Tomé (209 personnes) - savez-vous où ce trouvent ces territoires ? (DSEF, 2018). Ou les Seychelles (95 personnes) où la France entretient ambassade et ambassadeur…

Certes, il nous reste l’humour d’un Dieudonné ou les émissions de télé copiées sur les pires modèles américains et dont la seule vertu est de tirer vers le bas le niveau culturel du pays. Prendre les gens pour des demeurés, c’est une prophétie qui se réalise de soi-même… Alors, être français aujourd’hui, afficher et défendre son identité nationale, c’est contribuer, autant que faire se peut, à la restauration des conditions qui prévalaient au temps jadis. C’est arriver à faire sauter les verrous intellectuels mis en place par la culture officielle (politiquement correcte…), naturellement de gauche ou ceux, matériels, instillés avec l’assentiment des épigones d’un Ministre de la Culture nommé André Malraux. Et peu me chaut si la liberté de création, rognée de tous les côtés dans la France d’aujourd’hui, produirait un nouveau Céline : quintessence de la langue et d’une conception de la société, nonobstant le personnage immonde, il s’agit de la culture française.

Je suis un immigré de la première génération. Plus de quarante cinq années se sont écoulées depuis que ce pays m’a fait un des siens et je lui en sais gré. Quarante cinq années pendant lesquelles j’ai appris, j’ai construit, j’ai participé à des aventures industrielles comme la création des centrales nucléaires ou l’équipement du pays en moyens modernes d’imagerie médicale. Quarante cinq années pendant lesquelles, en paraphrasant Kennedy, je n’ai fait que donner au pays le meilleur de moi-même sans rien demander en retour. Quarante cinq années pendant lesquelles j’ai assisté, impuissant, au délitement d’une certaine idée de la France, à l’avènement de classes politiques et sociales qui n’avaient (et n’ont) que des revendications à mettre en avant, toutes ou presque, à caractère catégoriel ou communautaire et à la disparition de la notion de solidarité en faveur de celle d’égalité (devenue égalitarisme).

Etre français aujourd’hui, afficher et défendre son identité nationale, pour moi, c’est tenter d’expliquer autour de moi, à mes petits-enfants surtout, à ceux dont la vie se déroulera dans les années à venir, que ce pays - par-delà l’exceptionnelle douceur d’y vivre, par delà sa gastronomie, par delà les campagnes, la mer et la montagne - mérite mieux que ce qu’on lui prépare. Et que le moment est venu de s’y opposer de toutes ses forces. Car il s’agit de la pérennité de cette nation, à nulle autre pareille, comme je l’ai écrit dans le texte évoqué.

 

 

 

 

 

 

 

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24 août 2019 6 24 /08 /août /2019 17:21

 

Bon, allons-y. Un martien en train de débarquer de sa soucoupe volante, n’ayant aucune difficulté pour comprendre le galimatias exprimé dans un volapuk qui, semble-t-il est devenu la marque de toutes les TV, radios et autres médias du continent qu’il vient de survoler, réalise que le nouveau roi du monde est notre Président ! Qui de plus, vient de s’adresser à son propre peuple pour lui dire ce qu’il se propose de faire avec ses «collègues» pour le bien du monde. Bigre !

 

Pourquoi notre Président ? Parce qu’il a décidé qu’il est le «leader» de l’Europe et, en bonne voie d’être le leader du monde. Du monde qu’il qualifie de «progressiste» et qui s’oppose au monde «nationaliste» Certes, il semble avoir oublié qu’en se distançant ainsi d’une majorité des pays européens il se trouve de plus en plus isolé. Il semble aussi, si l’on regarde les choses un peu plus sérieusement, qu’il ait oublié le rôle du «nationalisme» dans l’histoire récente du monde qui nous entoure. C’est le nationalisme ce qui a vaincu le fascisme. Le nationalisme est ce qui a motivé les pilotes britanniques qui se sont battus à un contre cinq contre la Luftwaffe ; le nationalisme est ce qui a motivé les mouvements de résistance français, norvégien ou polonais ; et le nationalisme c’est ce vers quoi les Soviétiques se sont tournés, face à l’invasion du fascisme, en remplaçant «L’Internationale» par l’hymne national quand le dictateur local s’est adressé à ses «frères et soeurs pour sauver la patrie». Autant dire que nonobstant la chansonnette de notre Président les pays européens qui ont connu le joug nazi ou communiste ne se laissent pas facilement convaincre de renoncer à ce qu’ils sont en faveur d’ensembles hétéroclites, d’ectoplasmes informes, fussent-ils distributeurs de mannes diverses provenant des mieux lotis qu’eux. On s’arrête et on réfléchit une seconde : n’est-ce pas ce que l’Europe fait depuis son premier élargissement ?

Le drame de notre Président, et je pèse mes mots, c’est qu’il n’a pas, loin de là, la possibilité de montrer qu’il fait ce qu’il dit et qu’il dit ce qu’il fait. Pas besoin de mettre en exergue des exemples, ils sont connus et des plus en plus nombreux. Mais il y a quelque chose qui, d’une manière pernicieuse, sape son discours contre le nationalisme : le démographie de son pays. Le taux de fécondité est de 1,8 enfant par femme pour les indigènes et de 2,6 pour les immigrées selon l’INED. Sur 750.000 nouveaux nés (moyenne des dernières années) -un peu d’algèbre, que diable, deux équations avec deux inconnues permettent de déterminer le nombre de femmes mères des 750.000 nouveaux nés (annuellement) : 393.000 qui se partagent entre 54.500 « diversité » et 338.500 « indigènes ». Corrélativement, on dénombre 141.700 nouveaux nés « diversité » et 609.300 nouveaux nés » indigènes ». Autant dire que la diversité (8 à 10% du nombre d’habitants) fournit, peu ou prou, 25% du nombre annuel de nouveaux nés. D’un autre côté, 150.000 à 200.000 étrangers s’installent en France bon an, mal an et… en 25 ans on trouvera dans ce pays (naissances – décès, immigration) pas loin de la moitié des habitants des gens nés à l’étranger ou dont les parents seront nés à l’étranger. Alors, quoi, Monsieur Macron ? Ne pas être nationaliste ? Ne pas s’opposer aux flux migratoires que Madame Merkel a accueilli à bras ouverts ?

Les Rois de France ont mis mille ans pour constituer ce qu’ils ont légué aux générations suivantes. Que l’on constate (comme Valéry Giscard d’Estaing en 1976) que nous ne représentons que 1 % de la population mondiale, que nos ressources de matières premières sont inexistantes et que notre avenir se trouve dans l’intégration européenne, soit. Mais aujourd’hui on accepte de déchirer, à l’intérieur du pays, la toile tissée avec patience pour la remplacer par un patchwork de communautés tribales (qu’elles soient corses, bretonnes ou occitanes, basques ou maghrébines, turques, pakistanaises ou moldo-valaques). Elles sont désunies par l’incapacité de pratiquer une langue commune (le français) et par leur auto-exclusion du tronc principal de la nation car ne voulant pas renoncer aux pays ou aux communautés d’origine. Les trois facteurs qui ont permis à la France de transformer des immigrés en français (école, armée, religion) ont été patiemment déconstruits. Etre français aujourd’hui, afficher et défendre son identité nationale, c’est accepter l’Europe comme cadre d’évolution mais aussi vouloir survivre en tant que nation pour nous et pour les générations futures. Et peu importe si l’on taxe ce langage de souverainiste. Il y va de l’existence à terme de cette nation qui aurait pu se trouver en Germanie n’eût été le sacrifice de plus de 400.000 jeunes Américains : ils n’avaient rien à faire sur les plages de Normandie sauf d’accomplir la mission qui leur était confiée par un Président américain qui, lui, ne voulait pas voir disparaître cette nation.

Bon, voilà notre Président progressiste, premier opposant mondial aux nationalismes présents de plus en plus sur la mappemonde, voulant résoudre les problèmes insolubles auxquels le monde fait face. Vaste programme…

C’est déjà téméraire et insolent. Prenons un exemple : l’Iran. Sans revenir sur la genèse et l’évolution de ce dossier en simplifiant (raccourci rapide) l’Iran veut accéder au nucléaire militaire et les Etats Unis s’y opposent totalement tandis que des puissances diverses font semblant de croire aux dénégations de l’Iran. Et comme par hasard, ces mêmes puissances ont des intérêts économiques puissants qui les font prendre parti en faveur de l’Iran. Et que fait notre Président ? Avant de voir ses « collègues » qu’il a invité à Biarritz il rencontre un représentant de l’Iran (que les États Unis ont frappé de sanctions diverses) pour voir comment il pourra sauver le fameux JCPOA. Représentant qui fait savoir, après avoir rencontré notre Président, « Le président Macron a fait quelques suggestions la semaine dernière au président [Hassan] Rouhani et nous pensons qu'elles vont dans la bonne direction, bien que nous n'y soyons pas encore définitivement", J. Zarif - l’AFP » Autant dire… cause toujours, tu m’intéresses… Comment croire qu’il pourra convaincre les Etats Unis à changer leur position ?

Mais ce n’est pas tout… Grand défenseur de la cause écologique, apprenant qu’il y a des feux dans la forêt amazonienne il s’est mis à tirer à boulets rouges sur le dirigeant (nationaliste) brésilien en faisant chantage de l’adhésion de la France à un traité (MERCOSUR) qui devrait se révéler économiquement important pour le Brésil. Mais pas seulement pour le Brésil. En particulier, la France sera la première bénéficiaire économique notamment pour son secteur agricole (wikipedia.org). Vous voulez dire qu’il se tire une balle dans le pied ? Et pourquoi ? La forêt amazonienne couvre une superficie de 550.000.000 ha (5,5 millions de km2) et tous les ans on mesure la déforestation :

En 2018 la déforestation représentait env. 7,000 km2 soit 1,4% de la superficie de la forêt MAIS 70% des feux couvrent des territoires déjà déforestés ! Très loin des 20% dont notre Président vient de parler pour «tirer le signal d’alarme».Le cabinet de notre Président devra revoir sa copie.

Mais il y a mieux : lundi notre Président a reçu M. Poutine. Lui aurait-il parlé des feux dans la taïga sibérienne ? 15.100.000 km2 de superficie. «D'immenses incendies de forêt touchent la Sibérie, obligeant l'armée russe à intervenir. Environ 3 millions d'hectares (30.000 km2) dans le centre et l'est de la Russie sont en flammes. Autant que la Belgique, 30.688 km2 . Rassurez-vous, le sujet n’a pas été abordé. C’est vrai, il n’y a pas de MERCOSUR avec la Russie… Remarquez, la Bolivie – pays qui est adjacent à la forêt amazonienne déforeste aussi à tour de bras… Mais la Bolivie est un pays socialiste… Il y a-t-il une erreur quelque part ?

 

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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 18:25

Bon, alors par quoi commencer ?

Pendant que chez nous rien ne se passe - la mort d’un maire, ici, l’aggravation exponentielle des finances de la ville de Paris (une dette de presque 6 Milliards d’euros, soit env. 2.835€/habitant versus 500€/habitant quand B. Delanoë est devenu maire et 1.636 quand Mme Hidalgo l’a remplacé, 52.000 agents vs 40.000 en 2000 avec une population qui se contracte - IFRAP, Capital, 08.08.19) là, le cas Neymar au PSG, ici, la mort du regretté Jean-Pierre Mocky, là, l’AVC d’Alain Delon, ici, le samedi noir dans les deux sens, demain, bref, rien ne se passe. En même temps le monde frétille et comme il n’y a plus de sheriff on ne sait pas exactement vers où on est en train d’aller.

L’Europe, pas encore totalement sortie du raté des élections européennes ne sait pas ce qu’elle devrait faire : accepter le nouveau chantage du sultan d’Ankara et/ou sauver l’Iran du gouffre économique où il a été plongé par les sanctions américaines. Ou les deux ? En attendant que les pays récalcitrants aux injonctions des gnomes de Bruxelles quant au partage des immigrants mettent de l’eau dans leur vin, menacés comme ils sont de se voir réduire les fonds qu’on leur attribue.

Pour sauver l’Iran on a inventé l’INSTEX à la tête duquel on a nommé le 1er août un diplomate allemand. Patatras :  une semaine après on apprend que l’impétrant est fondamentalement anti-israélien («il n'y aurait pas de problème palestinien si l'Etat juif était fondé en Prusse Orientale») et, à l’occasion, antisémite («L’industrie de l’Holocauste gonfle le nombre de victimes» - avait-il déclaré à Ken Jebsen du You Tube Channel). Il est demis de suite car cela la fiche mal de charger un tel personnage d’une aide à l’Iran tout en sachant qu’il abhorre Israël et les juifs… Pas grave, on en trouvera un autre.

Il faudra bien car l’Allemagne qui est le premier exportateur européen est aussi le troisième fournisseur de l’Iran et que ses ventes à ce pays augmentent de plus de 20% l’an depuis le fameux JCPOA qui avait suspendu les sanctions imposées pour convaincre l’Iran d’abandonner sa marche vers la bombe :


 

Remarquez, pendant la même période, la France à triplé le volume de ses ventes (de 563 millions € à 1,5Milliards €) et a multiplié par 23 (!) ses importations (de 66 millions à env. 1,5 Milliards) pour le bonheur de mollahs (Le Point 11.05.18). Naturellement, il n’y a que les mauvais esprits qui prétendent que ces deux pays (mais pas seulement eux) se soient désolidarisés des États Unis - qui ont réinstallé les sanctions suspendues car l’Iran avait triché quand a été négocié le JCPOA et, depuis, a mené une politique de déstabilisation de la région tout en avançant, sur le terrain, vers les frontières d’Israël - parce que l’Iran respecterait ses engagements, en oubliant que la destruction d’Israël fait toujours partie des objectifs premiers de l’Iran, ce que l’Allemagne, la France, et l’Europe, eux, savent pertinemment.

Mais, Israël, comme le disait un ancien Premier Ministre français (Michel Rocard) n’est qu’un accident de l’histoire. (Michel Rocard, Bibliothèque d’Alexandrie, Egypte, 22.06.2004 : «L’origine du problème palestinien est la promesse donnée par les Anglais aux Juifs de fonder un État-nation. Ce fut une erreur historique» (www.proche-orient.info, 22 juin 2004).

La France, par son Président militant, veut mettre d’accord l’Iran et les Etats Unis. Et voilà le Donald twitter rageusement «L’Iran a de graves problèmes financiers. Ils veulent désespérément parler aux États-Unis, mais reçoivent des messages contradictoires de la part de tous ceux qui prétendent nous représenter, parmi lesquels le président français Macron.  Je sais qu'Emmanuel veut bien faire, comme tous les autres, mais personne ne parle pour les États-Unis à part les États-Unis eux-mêmes» Et pour ne pas être en reste un journal iranien apostrophe notre Président «Occupez-vous de vos samedis à Paris» (Courrier International, 02.08.19).

Bon, pas moyen de faire la paix entre l’Iran et les Etats Unis. Mais, peut-être on pourrait amadouer le Sultan qui après les 6 milliards d’euros acceptés par Madame Merkel au nom de l’Europe, en demande maintenant 2 de plus, le régime Schengen pour les 100 millions de turcs et, entre autres, le droit de créer des lycées turcs en France. En menaçant d’ouvrir les robinets pour que des réfugiés syriens déferlent sur Europe.

Vous voulez parier ? Il aura les 2 Mrds d’euros en attendant qu’il demande plus. Car le Sultan, lui, en a besoin pour la transformation de la Turquie en califat : «Depuis la tentative de coup d’État de juillet 2016, la dérive autoritaire du gouvernement turc de Recep Tayyip Erdogan se poursuit. Le ministre de l’Éducation Ziya Selçuk vient de donner un chiffre impressionnant: en l’espace de trois ans, il a fait retirer des écoles et des bibliothèques 301.878 livres et les a détruits. En 2016, un livre de mathématiques aurait été interdit au motif que les initiales de Fethullah Gülen, réfugié aux États-Unis, apparaissaient dans un exercice de géométrie qui mentionne une ligne allant «du point F au point G» (Le Figaro, 08.08.19). Comment peut-il faire un «gentlemen agreement» quand il n’y a pas deux gentlemen ?

En même temps on est peiné par ce qui se passe chez nous. Cela fait mal au cœur de le dire mais faut bien admettre que la trajectoire du déclin sur laquelle se trouve la France n’est pas un accident de parcours. On a oublié l’essentiel des promesses faites par E. Macron en 2017, on a oublié la réduction de 60.000 fonctionnaires, l’Etat coûte toujours un peu plus et nous sommes incapables d’équilibrer ce que l’on importe et ce que l’on exporte. Regardez la balance commerciale de la France sur 50 ans (Le Monde 08.08.19)

Mais la balance commerciale n’est pas tout. La France se lance dans des aventures qui risquent de lui coûter plus que ce qu’elle espère obtenir à court terme. Entre autres, elle vient de décider d’appliquer, seule, une taxe de 3% sur le chiffre d’affaires réalisé par les grandes sociétés américaines (GAFA). A l’encontre de l’opposition de Bruxelles et de quatre pays ouvertement (Irlande, Suède, Danemark, Finlande) et d’autres quatorze (qui se cachent). Il eut fallu l’unanimité des 28 pays pour que le projet soit admis. Et cela n’arrange pas les affaires de notre Président avec le Donald qui a twitté «France just put a digital tax on our great American technology companies. If anybody taxes them, it should be their home country, the USA. We will announce a substantial reciprocal action on Macron’s foolishness shortly. I’ve always said American wine is better than French wine! » (foolishness =sottise, bêtise) (26.07.19).

Quo vadis ? The sad situation that reigns in France is not all that different from that in many other European countries. A few weeks ago, an African cardinal, Robert Sarah, published a book, Le soir approche et déjà le jour baisse ("The evening comes, and already the light darkens"). "At the root of the collapse of the West", he writes, "there is a cultural and identity crisis. The West no longer knows what it is, because it does not know and does not want to know what shaped it, what constituted it, what it was and what it is. (...) This self-asphyxiation leads naturally to a decadence that opens the way to new barbaric civilizations." Guy. Millière, Gatestone Institute 03.08.19.

 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 05:38

A l’automne 2018 j’avais consigné dans un texte des faits particulièrement  intéressants (selon moi) relatifs à la situation d’Israël et à son développement. Je ne reviendrai pas sur le PIB, PIB/habitant, la croissance de l’économie (toujours supérieure à 3%) ou sur les investissements étrangers (exceptionnels) dans l’économie israélienne. Ni sur l’acquisition par des groupes étrangers de moult sociétés (start-ups ou pas) dont le prix était supérieur à 1 milliard de $.

Des discussions avec des amis meilleurs connaisseurs que moi de la situation actuelle du pays, discussions portés ces jours derniers, m’incitent à regarder de plus prés d’autres aspects. L’innovation, le modèle socio-économique et sa prolongation politique, l’interaction (de plus en plus profonde) des intérêts américains et israéliens.

Pour ce qui est d’innovation, mieux qu’un long discours … voilà ce que vient

de dire le classement annuel publié par Daily Mail.  A partir de quatre paramètres (nombre de chercheurs/mille habitants, nombre de patents obtenus, nombre d’articles scientifiques publiés et % de dépenses R&D du pays vs son PIB) le Daily Mail conclut que Les États-Unis, Israël et la Corée du Sud sont considérés comme les pays les plus innovants du monde. Platon disait, déjà, «la nécessité est la mère de l’invention» (La République-dialogue), cela est particulièrement vrai pour Israël.

Il serait superflu de dénombrer les domaines ou les produits pour lesquels Israël est premier (ou second) au monde. Les drones, la désalinisation de l’eau de mer, l’agriculture hydroponique, une probable méthode pour traiter le cancer du pancréas, le cancer le plus horrible (vu les fonctions de cet organe), l’électronique et les télécommunications, les composants d’ordinateurs (microprocesseurs, antennes, capteurs, etc.,) … la liste est longue et je suis certain qu’elle n’est pas exhaustive. Comme il est superflu, je pense, de noter l’origine des nécessités qui ont fait de ce pays ce qu’il est. Avoir multiplié sa population par (presque) cinq en cinquante ans tout en ayant fait face à six guerres (et multiples « intifadas ») pendant la même période en dit  long sur la résilience du pays et de ses habitants. Sans doute d’une manière incomplète on propose comme première explication de ce que l’on voit le choix de la «High-Tech». Si cela est (et ça doit l’être) il s’ensuit que le modèle socio-économique du pays a été fortement influencé par le choix en question. C’est vrai, et sans beaucoup d’explications, on peut dire que ceci explique les inégalités sociales (dont une partie de la presse mondiale s’en gausse quand elle n’a pas d’autre raisons pour «tirer» contre Israël). Effectivement, Israël est un des pays les plus inégalitaires de l’OCDE. Mais les inégalités en question reflètent les contraintes du système économique : économie de marché qui ne veut pas (et ne peut pas) donner tout, tout de suite, à tout le monde. Economie de marché qui ne peut exister qu’avec des règles dérivées de la «démocratie», voilà la prolongement du modèle socio-économique en politique. Appelé, depuis quelques années start-up nation notre Président le donnait souvent en exemple et devait  même y faire une visite d’état à la fin de 2017. On attend encore car, lui aussi, comme FH ou même NS, a trouvé bon d’oublier les promesses faites pour ne pas contrarier les partenaires arabes de la France. Partenaires qui se rapprochent, pourtant, de plus en plus d’Israël car l’Iran menace et … à part Israël il n’y a personne dans la région qui puisse lui faire face. Regardez ce qui se passe dans le détroit de Ormuz … l’Iran fait la loi, attaque des pétroliers, descend des drones américains, arraisonne des tankers britanniques tout cela en pleine impunité. Mais, naturellement, toutes les grandes (et moins grandes) puissances attendent que les Etats Unis envoient suffisamment de porte-avions pour faire entendre raison au mollahs … Pourtant 20% du pétrole consommé par le monde passe par ce détroit. Où va-t-il ? En Chine, en Inde, en partie en Europe. Et l’Europe, par la voix de ses trois principales puissances, ne trouve rien d’autre à faire qu’appeler à arrêter l’escalade des tensions. Tout ce qu’elles peuvent faire, en se mettant à trois (?!), c’est de dire à l’Iran que ce qu’il fait n’est pas acceptable et va avoir de conséquences … Tout cela pendant  que ces trois puissances essayent par tous le moyens de donner satisfaction à l’Iran en lui donnant la possibilité de faire du commerce avec l’Europe en ne respectant pas les sanctions américaines … Les va-t’en guerre iraniens tremblent dans leurs bottes … certainement !

En fait, d’une manière subliminale on reproche  à l’Administration Trump -tout  d’abord d’exister  … d’avoir procédé à la mise en place de sanctions contre l’Iran. Iran qui, d’un côté, avait trompé les signataires du fameux JCPOA quant à l’état réel de leur progrès vers la bombe ce qui, en tout état de cause, devrait le rendre caduc (les archives exfiltrés par Israël de Téhéran le prouvent) et qui est facteur de déstabilisation du Proche Orient et  qui a sa main (directement ou avec ses supplétifs comme le Hezbollah) dans tous les conflits actuels du monde.

Et on arrive à l’interaction des intérêts américains et israéliens. Israël étant le seul pays au Proche Orient à pouvoir s’opposer aux agissements déstabilisateurs de l’Iran est intimement lié aux actions des Etats Unis dans la même zone. On l’a vu encore, il y a quelques semaines, quand les trois responsables de la Sécurité Nationale de la Russie, des Etats Unis et d’Israël se sont réunis à Jérusalem (capitale du pays, n’en déplaise à l’Europe …) pour accorder leurs violons concernant la Syrie et l’Iran (peut-être même la Turquie). Bien entendu,  rencontre exceptionnelle s’il en fut, qui a été occulté par la presse française … Mais, l’interaction des intérêts crée pour Israël l’obligation impérieuse d’avoir d’excellentes relations avec l’Administration Trump.  Non seulement parce que celle-ci a transféré son ambassade à Jérusalem, à  reconnu la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan que les Syriens ont perdu suite à deux guerres d’agression (il y a plus de 50 ans) mais  aussi parce qu'elle a démontré l’incapacité du monde entier et surtout des palestiniens des régler un conflit qui dure depuis 50 ou 75 ou 100 ans (selon les points de vue). En laissant mourir de causes naturelles la fameuse Autorité Palestinienne qui attend toujours qu’on lui donne un état ou, au moins, que l’on détruise celui des juifs … Il s’en suit qu’Israël ne peut pas adopter vers cette Administration, pour son comportement souvent  critiqué, l’attitude (irresponsable ?) d’une partie de l’Europe. Europe qui par la voix de ses représentants (curieusement presque tous d’origine socialiste ou communiste) s’en prend aux propos (souvent difficiles à comprendre et moins à  approuver) du Président Américain. On vient encore d’assister à un épisode de guerre verbale aux Etats  Unis ou un groupe de «quatre chevalières de l’Apocalypse» (toutes de gauche extrême, une partie militantes de la cause palestinienne, une partie défendant le terrorisme islamiste). Auxquelles voilà que c’est joint l’écrivain Stephen King qui vient de déclarer «Je crois que nous sommes tous d’accord que DT n’est qu’un villain, raciste et un incompétent sac de boyaux et eaux  (I think we all agree that Donald Trump is a vile, racist, and incompetent bag of guts and waters. Stephen King 20.07.19). Les quatre se sont vues rabrouées par DT et, naturellement, l’Europe n’apprécie pas … Même Mme Merkel…

On croyait qu’elle avait d’autre soucis (politiques et de santé) mais on ne peut pas laisser passer une occasion pour déverser un peu de sa bile sur le «punching ball» de l’intelligentsia européenne. Et vas y … Qu’elle importance  le fait que les quatre chevalières de l’apocalypse, femmes d’extrême gauche (et, quand l’occasion se présente, antisémites notoires, anti-israéliennes comme il se doit et, pour faire bonne mesure, dégoulinant de haine pour le pays qui leur a donné ce qu’elles ont !) ont traité le Président de la première puissance mondiale plus bas que  terre  ? Une, qui, dans les couloirs de la Chambre des Représentants, a éructé «we will impeach the m…f…» Une autre qui a déclaré devant un auditoire béat je ne l’appellerai jamais Président, il n’est qu’un occupant de la Maison Blanche». Et les quatre ensemble, de surcroît, le traitent de raciste …  Tout ce que ces quatre femmes de l’apocalypse réussiront c’est rendre acceptable (sympathique ?) un Président qui n’en est pas tellement …

Mme Merkel, elle, elle n’est pas raciste. Mais avec les millions d’immigrés d’Afrique et d’ailleurs dont elle a toléré (et avec quel engouement …) l’entrée en Europe, cela a constitué une cause majeure du développement populiste (nationaliste, xénophobe, passablement raciste) dans cette Europe que d’aucuns (la France aussi par la voix de Giscard) ont décidé d’alléger du poids de ses origines judéo-chrétiennes. Mme Merkel, quelle triste fin pour une des femmes les plus puissantes du monde.

L’Europe. A peine les élections passées, la voilà revenir à ses vieux démons. Manuel Pineda, digne représentant du Parti Communiste Espagnol vient d’inviter au Parlement Européen (le Président et un socio-communiste espagnol aussi) un membre éminent du FPLP (qualifié de terroriste par l’Europe …) pour discourir sur l’agression israélienne et la nécessité de créer en Palestine un état démocratique … Le voilà en photo (2015), député de la nouvelle Europe aujourd'hui, à Gaza avec ses amis du FPLP (JP-22.07.19).

Israël, innovation, modèle socio-économique (je reviendrai sur le modèle politique), interaction des intérêts et, en bonus … quelques commentaires …

Mais on est en vacances, … don’t worry, be happy

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 10:34

Donc, les trois fléaux que j’évoquais dans mon dernier texte n’en sont  pas de nature à rester dans les annales de la République. La Canicule ? Une semaine à 36/38°C et puis … tiens,  le réchauffement de la planète a encore de beaux jours devant  soi. La transhumance qui se transforme en vacances … pratiquement aucun effet  sur  la vie des français, les bouchons en km moins que d’habitude (peut-être moins de gens qui partaient en vacances, non ?). Et puis la coupe du monde pour le football féminin. C’était sûr, c’état certain, on allait arriver en finale et, sans doute, même, on allait gagner. Manque de bol …même pas sur le podium mais, reconnaissons-le, c’est   important, le prix du «fair play» !

Alors ? Que s’est-il passé digne d’être relevé ?

A tout seigneur, tout honneur - notre Président. On avait  pensé avoir élu un bâtisseur, un nouveau De Gaulle qui allait réformer le pays en deux  temps et trois mouvements mais on se retrouve avec un «globe trotter» : en six semaines (juin-15 juillet) il a «fait» la Suisse, Malte, Bruxelles, Japon, Serbie, plus quelques déplacements  en France. Pour quoi faire ?  Pour l’instant, on se le demande.

On se le demande car … ce à quoi il a été confronté ne semble pas avoir bénéficié de son fameux entregent intellectuel.  Bruxelles ?  Après les élections (et le résultat connu) il a dû batailler avec l’Allemagne pour choisir les dirigeants de Bruxelles : finalement, après des contorsions  diverses on a choisi le plus important d’entre eux, le(a) Président(e) de la Commission. Mais ce qui est  visible c’est que le seul français des quatre principaux dirigeants de l’Europe est Mme Lagarde car son aura de No1. du FMI. Et il s’est vu imposer comme représentant pour les affaires étrangères à la place de l’ineffable Mme Mogherini (ancienne communiste) un diplomate espagnol (anciennement socialiste du parti ouvrier – allié du parti communiste espagnol, défenseur de l’Iran et, à l’occasion, pourfendeur d’Israël) dont  il ne voulait pas.

Pendant ce temps-là, la crise iranniene prospère. Puisque l’Europe n’a pas réussi (encore ?) a mettre en marche un système de financement pour le commerce avec l’Iran (soumis aux sanctions américaines) ce pays a décidé de commencer à ne plus respecter sa part des obligations du fameux JCPOA. En commençant par reprendre l’enrichissement de l’uranium à une teneur de 4,5% (quand la limite qui lui été accordée était de 3,7% d'Uranium 235, le reste étant du Uranium 238). L’Europe de M.Macron avait averti l’Iran de ne pas procéder à ce changement : « A Paris, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian a estimé que l'Iran commettrait "une grave erreur" en violant l'accord. » (AFP 25.06.19). Mais, seulement quelques semaines après, suite à un sommet à Bruxelles, Mme Mogherini, responsable de la politique étrangère de l'UE, a déclaré après sa réunion que, «les parties à l'accord nucléaire iranien ne voyant pas les violations de Téhéran comme étant significatives, elles ont décidé de ne pas déclencher le mécanisme de règlement des différends du pacte, préférant plus de diplomatie pour atténuer la crise» (DEBKA 15.07.19). Les iraniens (il faut se souvenir que  le jeu des échecs a vu jour en Perse …) ont annoncé clairement que si les Européens ne leur donnent pas satisfaction … dans 60 jours ils dépasseront de nouveau le taux d’enrichissement (vers quoi ? vers le pré-seuil de 20% en marche vers le combustible dit « militaire »).

La cuisson du homard, vous connaissez ? Au départ l’eau est froide, ensuite un peu tiède, ensuite un peu chaude, ensuite chaude et …. En attendant, les «majors» français (Total, Sanofi, Renault, Airbus et d’autres) se sont retirés du marché iranien car ils redoutaient les sanctions américaines. Mais tout cela n’a pas l’air de contrarier notre Président : il s’est  proposé de convaincre, par téléphone, l’Iran et  les Etats Unis de commencer à se parler ! C’est annoncé par l’Elysée !

On se demande à quoi joue l’Europe ? On devrait  se souvenir qu’en 2012, l’Union européenne avait agi, enfin, pour boycotter le pétrole iranien car elle craignait que si Israël ne considère pas que de véritables pressions allaient être exercées sur l'Iran – d’un genre qui pourrait modifier le comportement de l'Iran - Israël agirait de manière militaire. L’Europe ne pense pas, aujourd’hui que l’on soit encore là. Elle est en collusion évidente avec l’Iran comme l’étaient la Suède ou la Suisse avec l’Allemagne avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale. L’Europe (au moins sa partie occidentale) paraît déterminée à aller vers sa propre destruction tout  en espérant que telle ne sera pas la fin. Et  que, peut-être, ce  ne sera qu’Israël qui sera détruite par l’Iran et la bombe vers laquelle il se dirige.

Et voilà que dans un clip vidéo (14.07.19) M. Netanyahou déclare «La réponse de l’Union européenne aux violations de l’Iran me rappelle l’apaisement de l’Europe dans les années trente. Ensuite, ils ont préféré se cacher la tête dans le sable. Ils ne se réveilleront que lorsque les missiles nucléaires iraniens tomberont sur le sol européen. Mais alors il sera trop tard.»

Heureusement il y  a eu le 14 juillet et les festivités qui vont avec. On a appris que nous allions disposer d’une force «spatiale» pour défendre nos satellites et pouvoir détruire certains d’autres, on a même vu des «soldats volants» qui devraient faire peur à tous les djihadistes de France et de Navarre (s’il y en a). Mais on n’a pas fait attention à un appel d’un dirigeant du Hamas «Nous devons attaquer tous les Juifs de la planète Terre, les massacrer et les tuer», Fathi Hammad, membre du Bureau politique du Hamas (WIN 14.07.19.). On me dira que je tire un peu sur la corde mais … cet  appel avait été déjà attendu par un abruti (K.Traoré) qui avait «massacré et tué» sa voisine Dr. Sarah Attal-Halimi. La justice de notre pays, par l’intermédiaire du Juge d’Instruction en charge de l’affaire vient d’annoncer que le bourreau «n’est pas criminellement responsable car il avait fumé du hash avant d’agir» (WIN 16.07.19).

On se demande pourquoi ? En 2018, la France a enregistré 1.063 attaques antichrétiennes, contre 1 038 l'année précédente. Le Monde a souligné dans son rapport plus de 1.000 attaques par an, soit une moyenne de trois attaques par jour. Ceci est en contraste avec les 541 incidents antisémites rapportés et les 100 incidents antimusulmans rapportés au même moment. La leçon à tirer devrait être assez simple: ceux qui restent silencieux sur le meurtre et la persécution de chrétiens dans des pays lointains tels que le Nigeria, la Syrie et l'Algérie , l’Indonésie et le Sri Lanka se retrouveront persécutés chez eux. (AEP Info News Mai 2019). Si l’on admet que la population juive de France se compte autour de 600.000 âmes (env. 0,9% du total France) les incidents antisémites (faites un peu d’arithmétique …) sont env. 60 fois plus fréquents que ceux contre des musulmans et ne comptons plus ceux contre les chrétiens … Pas mal, non ?

Quant  à l’appel du Hamas de tuer les juifs partout où ils se trouvent on  devrait quand même se poser la question «et si on s’est trompé en croyant que ce que les palestiniens veulent c’est la paix, la prospérité et l’auto-détermination ? »

 

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 08:00

On a assisté, dans les dix derniers jours, à trois évènements qui n’ont pas fait - mais alors, pas du tout - la une des gazettes de notre pays. Remarquez, leur collusion (mot à la mode, surtout aux Etats-Unis) avec le pouvoir en place, leur orientation générale vers la gauche (si, si, même Le Figaro qui appartient à la famille Dassault – regardez la version «Internet»), leur collusion avec l’islamo-gauchisme (ou le gauchisme philo-islamiste), tout concourt à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Et nous faire croire que ce qu’il y a de plus important au monde actuellement c’est la coupe de football féminin (que la France doit gagner, c’est sûr) ou la transhumance qui se prépare pour le week-end prochain quand ce n’est pas la canicule qui menace les vieilles gens.

Mais le monde n‘en a cure…

Pendant que l’on nous abreuve d’inepties, trois évènements méritent d’être regardés de plus près, leur influence sur ce qui se passera dans les années à venir étant loin d’être soupçonnée actuellement.

Pendant que… on assiste au commencement de la fin de la « démocratie turque » modèle Sultan Erdogan. Enfin, si l’on veut… car comment peut-on parler de la fin de quelque chose qui n’a pas existé ? Vanté par Mme Merkel et/ou Mme Mogherini, le Sultan a réussi pendant les dernières années un triple coup à l’extérieur de la Turquie : il a obtenu, par chantage, («je laisse passer les réfugiés syriens vers l’Europe» plus de 6 milliards d’euros (TRT 18.06.19), la reprise des négociations de l’adhésion de la Turquie à l’Europe (ce qui n’arrivera jamais mais, entre temps, la Turquie obtient de plus en plus de choses de l’Europe) et crée une compétition entre M. Poutine (qui veut lui vendre un système anti-missile mais aussi anti-OTAN…) et M. Trump qui se prépare à lui appliquer des sanctions (en lui refusant l’acquisition du F-35, le chasseur le plus avancé existant aujourd’hui - seuls trois pays en ont, l’Angleterre, le Japon et Israël). Mais pour qu’il y ait démocratie une condition nécessaire (mais pas suffisante…) c’est l’existence d’une économie de marché. Pendant des années, accédant aux fonctions suprêmes (par une élection truquée et, aussi, par l’organisation d’un « putsch » dont les conséquences ont été la décapitation des structures militaires, judiciaires et universitaires et la mise au pas d’une presse qui a été libre -avant de se trouver en prison…) le Sultan a troqué des investissements étrangers massifs contre un taux de croissance de l’économie qui rendait jaloux les pays de l’Europe. Mais… tout a une fin.

Et à l’occasion d’élections municipales de 2019 le Sultan perd le contrôle des principales trois villes du pays : Ankara (capitale), Istanbul (capitale économique) et Izmir (principale ville industrielle).

D’une certaine manière ce résultat a été influencé par quatre des facteurs économiques stratégiques :

  • le taux de l’inflation et le taux du chômage :
  • le taux de croissance de l’économie :

 

  • l’évolution de la monnaie turque (livre) :

Certes, la Turquie du Sultan est un cas particulier : selon Philips, la courbe du chômage en fonction du taux d’inflation dans une économie de marché normale est une hyperbole descendante :

 

Ce que cette courbe nous apprend pour la Turquie c’est que le chômage restera à un niveau insupportable, l’inflation aussi et… la croissance de l’économie commencera à se trainer à des valeurs qui ne corrigeront ni le chômage ni l’inflation. La livre turque (qui a perdu 50% de sa valeur dans les deux dernières années) rabotera les revenus réels de la population qui…. chômage, inflation, dépréciation. Autant dire que l’avenir du pays du Sultan pourrait se rapprocher de celui de l’Argentine. Et l’Europe de Mme Merkel et Mme Mogherini (les deux, partantes, sans doute, à brève échéance) aura à supporter une partie des conséquences de leur politique absurde et de leur incompétence face au Sultan. Pourtant… la Turquie tout en étant membre de l’OTAN est amie (ouverte) de la Russie, (couverte) de l’Iran et pourfendeuse de tout ce qui est kurde (un peuple de 25 millions qui voudrait avoir un état mais dont les pays islamiques ne veulent pas).

 

Pendant que… notre Président va au Japon (va-t-il défendre M. Ghosn qui se trouve face à un système judiciaire moyenâgeux après un « putsch » dans son entreprise ?) un autre événement s’est passé au Bahreïn. Partie du plan de paix israélo-arabe que l’Administration Trump voudrait faire accepter à tous les intervenants, une conférence des « willing » vient d’avoir lieu. Très important ce qui s’est dit d’une manière cachée mais aussi très important ce qui s’est dit ouvertement.

Pour la toute première fois, le ministre des Affaires Etrangères du Bahreïn Khalid bin Ahmed Al Khalifa vient de faire savoir via Jerusalem Post (?!) : Bahreïn considère que l'atelier économique dirigé par les États-Unis qui se tient à Manama cette semaine est un possible "game changer" équivalent à l'accord de paix de 1978 Camp David entre l’Egypte et Israël » soutenant fermement le droit d’existence d'Israël. « Nous pensons que c'est très, très important", a-t-il déclaré au Times of Israël en soulignant  également que son pays reconnaissait le droit d'Israël à exister, « qu’il était là pour y rester» en disant «Israël, historiquement, fait partie des héritiers de cette région. Des lors, le peuple juif a sa place parmi nous »  (Times of Israël 26.06.19). N’empêche que … il est peu probable que le nouveau plan de paix ait un autre avenir que tous ceux ce qui se trouvent dans la poubelle de l’histoire depuis plus de cent ans et  en particulier depuis 1967. La raison ? On le dira cent fois (sans aucun résultat) le conflit n’est pas territorial, il est religieux et, partant, existentiel. La preuve ? M. Abbas vient de déclarer « Nous ne serons pas les esclaves de Kushner, Greenblatt et Friedmann » (les trois émissaires américains en charge de la réalisation du fameux plan). Besoin d’une traduction ? Game changer ou pas … deux absents de marque à Bahreïn : les palestiniens et  l’Europe (ne parlons même pas de notre pays). Pour les premiers c’est tout à fait  normal : le mot d’Aba Eban garde son actualité : « les palestiniens ne perdent jamais l’occasion de perdre une occasion »

 

Quant à l’Europe …pendant que … tout d’abord elle n’a plus de direction opérationnelle après le grand succès des élections récentes et d’un autre côté elle ne sait  pas comment se dépatouiller avec l’Iran qui vient d’annoncer qu’il ne respectera plus une des clauses essentielles du fameux JCPOA (enrichissement d’uranium vers seuil militaire). Ceci, surtout dans les conditions créées par les nouvelles, multiples sanctions décidées par l’Administration Trump.

 

Arrivés là (si vous avez eu la patience de lire ce qui précède) convenez que le football féminin et les embouteillages du week-end auront moins d’importance pour l’avenir du monde …

 


 

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16 juin 2019 7 16 /06 /juin /2019 11:34

Dans un texte précédent j’ai évoqué, d’une manière non exhaustive, une comparaison entre quelques performances des économies française et américaine. Pour tirer les conclusions des mois de troubles provoquées par les «Gilets Jaunes» le gouvernement vient de livrer les éléments d’un projet qui sera discuté par l’Assemblée Nationale incessamment sous peu… On peut parier sur le résultat, on approuvera ce que le gouvernement propose et on fera ou modifiera autant de lois que nécessaire pour tout mettre en musique.

Bon, on avait pensé que les 12 milliards d’euros, sortis d’un chapeau percé, avec lesquels le gouvernement pensait assouvir la soif exprimée par les revendications (naturellement légitimes) des « Gilets Jaunes » étaient une sorte de « solde pour tous comptes » pour obtenir une paix sociale. Que nenni…

 

Les nouvelles annonces mettent en en exergue deux mesures phares : une réduction d’impôts de 27 milliards d’euros pendant le quinquennat et la généralisation de la PMA (Procréation Médicalement Assistée). Comme il se doit (puisque c’est devenu la règle depuis des lustres) on ne sait pas encore d’où les 27 milliards seront pris. Mais ce qui est certain, déjà, c’est qu’ils ne seront pas pris sur des économies à faire dans le fonctionnement de l’État. On se souvient de la campagne électorale de notre Président et de son engagement, ferme, de réduire de 120.000 le nombre de fonctionnaires pendant le quinquennat. Mais les promesses… Et c’est ainsi qu’il y a quelques semaines il a déclaré, avec une superbe inégalée, que l’on ne réduira pas le nombre de fonctionnaires… «J’assume totalement d'abandonner cet objectif s'il n'est pas tenable  (Les Échos 25.04.19)». Passée à la trappe une économie, peu ou prou de 5 milliards d’euros. Et il faudra, donc, trouver 32 milliards, au moins … on s’endettera…

 

Et dès que le Premier Ministre a fini de raconter ce avec quoi il pensait soulever l’enthousiasme du peuple la presse a claironné, une majorité, «52 % des sondés disent approuver le pack global» présenté. (ODOXA – Le Figaro, 13.06.19). Et bien entendu, 96% des électeurs se réclamant de LREM ont fait de même. Fut un temps où l’on parlait de « godillots »… On dit aussi, tiens, que 62% des sondés ne sont pas rassurés par ce que l’on a dit et même que deux-tiers d’entre eux considèrent que rien ne change dans la politique du gouvernement. Un coup d’épée dans l’eau, pourquoi ?

 

Premièrement parce que ce gouvernement, comme tous ceux qui l’ont précédé, ne respecte pas sa parole. Exemple ? Une mesure phare, la suppression de la taxe d’habitation annoncée pour tous en 2020 mais… au fil du temps on apprenait que c’était pour 2021, ensuite pour 2022 et depuis le 13 juin… pour 2023. Le quinquennat de M. Macron finit en 2022. Faut-il que nous soyons considérés comme des abrutis finis pour que l’on veuille nous faire croire ce  qu'ils racontent.

 

Deuxièmement, parce que, loin de voir une amélioration des performances du pays, on constate jour après jour, une détérioration. Regardons trois éléments.

 

Selon l’INSEE l’inflation a raboté les revenus réels d’environ 4% depuis mi-mai 2017 à mai 2019 :

 

Et, comme on le sait, les revenus des retraités (riches, c’est à dire ceux dont les pensions sont supérieures à 2.000 €…) ne sont pas indexés sur l’inflation. Autant dire qu’environ 7 à 9 millions de foyers voient, constamment, leur pouvoir d’achat raboté. Mais, soyons justes, le gouvernement promet une réduction d’impôt de 180 € pour la première tranche de l’impôt sur le revenu. Pour un retraité au seuil «riche» dont l’inflation rabote 2% de son revenu brut annuel (disons 24.000 €) soit 480 € le gouvernement lui promet une réduction d’impôt (toutes choses égales par ailleurs) de 180 €. Et lui demande aussi d’être heureux… Faut-il que nous soyons considérés comme des abrutis finis pour que l’on veuille nous faire croire ce qu’ils racontent.

 

Troisièmement, on nous vante la réduction du chômage qui serait la conséquence des mesures prises, déjà, par le gouvernement. Effectivement, regardez la courbe du chômage (donnés INSEE) depuis l’arrivée de M. Macron :

 

 

La réduction a été de 0,9% en deux ans. Se souvient-on que l’engagement pris était de réduire le chômage à moins de 7 % à la fin du quinquennat ? Mais, les prévisions (optimistes) concernant la réduction du chômage étaient faites sur la base de prévisions (optimistes) de la croissance de l’économie, prévue par le gouvernement comme étant de 1,8 à 2,2%/l’an. Malheureusement, le rythme actuel n’est que de 1,2%/l’an… Faites un peu d’arithmétique pour constater que, très probablement, non seulement le chômage ne se réduira pas mais que son taux augmentera. Faut-il que nous soyons considérés comme des abrutis finis pour que l’on veuille nous faire croire ce qu’ils racontent.

 

Alors ? Alors, deux tiers de nos concitoyens ne sont pas du tout rassurés par ce que l’on nous dit et, de plus, leur confiance dans le gouvernement ne fait que se réduire. Regardez le graphique qui suit :

 

Dans les douze mois de 2018 la confiance de nos concitoyens dans ce qui est promis a baissé de plus d’un dixième (selon les unités de mesure utilisées). Qu’est-ce-à dire ? Que nos concitoyens, après l’espoir de mai 2017 ont  entamé une spirale de nouveau descendante : pas de confiance, pas de dépenses, pas d’investissements, croissance de l’économie moindre, chômage ne se réduisant pas, pas de confiance….

 

Est-on en droit de poser la question simple : pourquoi faisons-nous moins bien que nos voisins ou que nos partenaires de l’OCDE ? Pourquoi le taux du chômage chez nous est deux fois plus grand qu’en Allemagne ? Ou trois fois plus grand qu’aux États-Unis ? Ou deux fois plus grand qu’en Angleterre – pays menacé d’un Brexit «dur», d’un avenir incertain et du désamour de l’Union Européenne mais dont le taux du chômage est le plus bas depuis 1975 ? (Le Figaro, 22.03.19). Ne serait-il pas judicieux de mettre en question le fameux «modèle social français», avatar de «l’État-providence» qui, incompatible avec une économie de marché, trouve la solution pour son maintien dans l’endettement ? La dette publique de la France (2.315 milliards d’euros) augmente d’environ 50 milliards/an soit d’environ 2% du PIB/an quand celui-ci n’augmente que de 1,2%/an. Compris ?  C’est ainsi que le modèle social français vive … Et que notre dette publique est de 98,5% du PIB quand celle de l’Allemagne tombera sous le seuil de 60% cette année. Qui se souvient encore que les deux critères de Maastricht imposés à la demande de la France de M. Mitterrand étaient «déficit budgétaire annuel inférieur à 3% et dette totale inférieure à 60% du PIB» ? Cette année la France aura un déficit budgétaire supérieur à tous les pays de l’Union Européenne et au seuil de Maastricht (LCI, 14.06.19). C’était un engagement ferme de M. Macron que d’arrêter de vivre à crédit. Faut-il que nous soyons considérés comme des abrutis finis pour que l’on veuille nous faire croire ce qu’ils racontent.

 

Pourquoi «boomerang» ? Parce que toutes les promesses pour un avenir meilleur qui nous ont été faites se retournent pour hanter la conscience de ceux qui nous gouvernent qui, un jour, auront à faire face à plus sérieux que les Gilets Jaunes…

 

Et  vous remarquerez que je n’ai rien dit sur le succès remarquable de la LREM aux élections européennes ni des scores des «nationalistes», ennemis principaux de notre  Président. Mais dont les pays affichent des taux de croissance de 3 à 5%/l’an et des dettes publiques de seulement 35 à 70% du PIB. Mais qui mécontentent notre Président et Bruxelles car n’acceptant  pas «la solidarité concernant  l’immigration» ils ont des comptes nationaux totalement différents des nôtres. Attendons le résultat des machinations convulsives de Mme Merkel et de M. Macron («je te donne ceci, je prends cela» – ensuite le parlement votera pour …) pour voir vers quoi l’Europe va aller.

 

 

 

 

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 07:47

 

Il y a cinquante ans, André Malraux, Ministre de la Culture du Général disait  «Entre les communistes et nous, il n’y a rien ! Depuis ce dernier dimanche notre Président a la possibilité de paraphraser Malraux en disant «entre l’extrême droite et nous il n’y a rien».

Certes, les résultats des élections européennes doivent être pris avec des pincettes : une offre trop abondante (34 listes…), participation de 50,2% (les présidentielles touchent, peu ou prou, 70%), influence étrangère non nulle, etc., Cependant deux chiffres doivent être comparés, rien de plus simple : la liste du Président (qui s’est mis en avant pendant la campagne prenant le risque d’une comparaison) a réuni les suffrages d’env. 5,3 millions de citoyens (47,1 millions d’électeurs inscrits, participation 50,2%, LREM 22,4% - La Voix du Nord, 25.05.19) que l’on doit comparer avec le nombre d’électeurs au premier tour de la présidentielle de 2017 (le deuxième tour, compte tenu de la participation de Mme Le Pen n’a pas valeur de référence) quand M. Macron a réuni sur son nom les votes d'environ 8,8 millions de citoyens. Cela saute aux yeux, presque la moitié des électeurs du premier tour de la présidentielle de 2017 ont tourné le dos à M. Macron. Qu’on dise ce que l’on veut, il y a là, d’évidence, un fait majeur : la moitié des électeurs de M. Macron qui l’ont quitté ont manifesté leur désaccord avec sa politique.

M. Macron qui, dans les derniers jours de la campagne pour les élections européennes «suppliait», presque, le pays de ne pas donner à «l’extrême droite» la première place s’est vu infliger un désaveu que peu de gens considèrent comme négligeable. A la moitié de son mandat, Gilets Jaunes aidant, notre Président qui, de plus se voyait le principal «progressiste» capable de devenir le leader de l’Europe contre les populistes et autres représentants d’une peste «nationaliste» vient de subir un sérieux échec. Si au moins les choses s’arrangeaient pour le pays… Mais ce n’est pas le cas. Encore deux chiffres : la croissance de l’économie du pays pendant le premier trimestre de 2019 n’a été que de 0,3%, à comparer avec la croissance de l’économie américaine qui, elle, a été de 3,2% soit dix fois plus pour une assiette qui est, elle aussi, dix fois plus grande ! Faites le calcul – l’économie américaine (peu ou prou, PIB 21.500 milliards de $) a crée quelques 700 milliards de $ - si annualisés, un peu plus que toute l’économie de la France. Et notre Président qui s’est engagé à faire sortir le pays des ornières de la stagnation chiraco-hollandaise est obligé de constater son échec. Tout en martelant, à chaque occasion, sa volonté de défendre le «modèle social français». Modèle qui va se trouver en rupture de ban et qui n’a comme soutien que la dette financière qui continue à grossir (au moins 50 milliards € depuis l’élection de M. Macron).

Bon, ça ne va pas très fort économiquement. Mais politiquement ?

Ce qui a sous-tendu «l’aventure» macronienne qui, en moins d’un an, avait fait d’un inconnu le Président de la sixième puissance mondiale, a été la stratégie de destruction du système politique français tel qu’il se perpétuait depuis le Général. En clair, détruire tous partis de gauche ou de droite pour créer la vraie dichotomie, celle qui opposerait un centre droite/droite à une droite dure (baptisée «extrême» pour que l’aspect rébarbatif soit mis en exergue).

On voit les gazettes bla-blater sur l’échec politique du Président. Je crois qu’elles se trompent, le clivage LREM – Front National est le résultat de la stratégie politique de notre Président car, cela marquera comme avec un fer rouge, de manière indélébile, la vie politique française. Chapeau, l'artiste ! Ce qui est advenu, c'est ce qu'il espérait. Il ne va pas, dès lors, déplorer le résultat car il ferait rire Dieu lui-même (aurait dit Bossuet). Depuis ce dernier dimanche notre Président a la possibilité de paraphraser Malraux en disant « entre l’extrême droite et nous il n’y a rien ».

Et maintenant ? L’Europe ? Il faut bien se rendre compte qu’il n’y a pas beaucoup d’espoir qu’elle aille mieux que dans le passé récent. Le clivage Est-Ouest est de plus en plus présent, le clivage «progressistes - conservateurs» de plus en plus important et son opposition aux Etats Unis (collusion avec l’Iran, acceptation de la maitrise par la Russie de sa consommation d’énergie, changement d’une partie des ses valeurs consubstantiel aux changements migratoires acceptés ou subis, etc.,) ne peuvent conduire qu’à son « déclassement » comme puissance mondiale face au mastodontes chinois ou indien. Oui, elle continue à faire semblant que le partenariat « EURABIA » lui permettra d’être toujours à la table des puissants. Partenariat qui ne l’a pas poussée à se révolter contre les massacres de plus de 500.000 êtres en Syrie et aux alentours. Partenariat qui la pousse à se distancer, à condamner et à s’opposer à tout ce qui touche à Israël.

Mais, dans ce qui précède, l’essentiel s’est  son opposition aux Etats  Unis. Au plan économique –population plus grande (presque 500 millions vs Etats  Unis 330 millions), un PIB seulement 70% de celui des Etats  Unis dont  la croissance économique induite  par l’innovation technologique  est            «explosive», elle ne devrait que s’efforcer pour améliorer les relations existantes (presque 200 milliards de $ de solde positif venant d’un commerce favorable à l’Europe). Mais ce n’est  pas ce qu’elle fait car dirigée par des sociaux-démocrates qui croient  encore au socialisme, à l’Europe protectrice, aux droits  de l’homme pour tous (mais avec des nuances …)   elle s’est trouvé un bouc émissaire idéal, le Président des Etats  Unis,  M. Trump.

Que n’a-t’on dit sur ce bonhomme ? Escroc, inculte, sexiste, homophobe, raciste, j’en passe et  des meilleurs. Remarquez, tous les épithètes ne sont pas tous, probablement, entièrement faux. Mais, les prendre à son compte en le faisant  savoir (M. Junker, par exemple) et attendre avec impatience sa destitution ou la non reconduction de son mandat c’était, probablement, un peu trop. On espérait qu’une enquête diligentée par la justice américaine allait démontrer qu’en plus de tout ce qui était dit de mal de ce bonhomme, il n’était qu’un pantin de la Russie de M. Poutine qui l’aurait  aidé, et  comment, à devenir le Président des Etats  Unis. Manque de bol,  ladite  enquête (un procureur spécialement désigné – R. Mueller, 19 avocats assistés d’une équipe d'environ 40 agents du FBI, analystes du renseignement, juri-comptables et autres professionnels ; plus de 2 800 assignations à comparaître, près de 500 mandats de perquisition, plus de 230 ordonnances de communication, près de 50 ordonnances autorisant l’utilisation de registres divers, 13 demandes de preuves à des gouvernements étrangers et interrogation d’environ 500 témoins) n’a rien pu trouver. Oui, bien sûr, on n’a pas trop parlé de cette partie-là dans la presse française (ou européenne) car cela  n’allait pas dans le sens espéré. Une remarque dit mieux que tout sur ce qui s’est  passé : «Tant de personnes dans notre métier s'attendaient à ce qu'il y ait une réunion secrète ou un enregistrement sur bande montrant la collusion avec la Russie … Et vous savez, Mueller n’ai rien pu trouver» (Bob Woodward -24.04.19).

Bon, dans le pot-pourri, voilà la France, voilà l’Europe, voilà 
les Etats Unis. Un mot aussi pour Israël.

Classé 2ème pays au monde quant aux innovations (https://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-6787391), affichant  une croissance effrontée (taux et  pérennité), disposant d’un PNB/habitant équivalent à celui de plusieurs pays de l’Europe, sorti victorieux de toutes les épreuves militaires auxquelles il a été confronté il continue à être un îlot de démocratie dans un océan d’intolérance, de violence et  de terreur. J’ai évoqué le clivage Est-Ouest en Europe il jette son ombre sur les relations avec Israël : de plus en plus amicales avec l’Est, de moins en moins amicales avec l’Ouest. Notre pays fait partie de l’Ouest. Et  l’attitude, clairement antisioniste (pour ne pas dire antisémite) du Quai d’Orsay  commande ses décisions quand il s’agit de prendre position, habituellement, contre Israël. Un exemple : dernière réunion (22.05.19) de l’Organisation Mondiale de la Santé, 21 sujets à l’ordre du jour, naturellement, le 21ème  sujet « L’examen des conditions de la santé dans les territoires palestiniens « occupés» Trois pays européens, seulement, on voté avec la majorité pour condamner Israël : la Suède, la Belgique et  la France. La France ? Pourtant il n’y a pas si longtemps que M. Macron déclarait que l'antisionisme était une forme d'antisémitisme. Déclaration courageuse et justifiée, car ce que l'antisémitisme a fait aux juifs est ce que l'antisionisme fait à Israël. Alors ?

De nouvelles élections viennent s’y dérouler, les partis de «droite» (équivalents des radicaux-socialistes chez nous …) ont obtenu la majorité des sièges à la Knesset. Mais un système électoral à nul autre pareil dans un pays développé (proportionnelle intégrale) rend la formation des gouvernements très, très difficile, parfois impossible. Le résultat des élections du mois d’avril a été une victoire pour le paradigme que Netanyahu a énoncé depuis des années. Les électeurs israéliens ont adopté son point de vue selon lequel les concessions territoriales et un processus de paix ne sont pas la clé pour renforcer Israël. Au contraire. Mais … proportionnelle intégrale … un parti «nationaliste» (5 mandats sur 65) empêche depuis six semaines la formation d’un gouvernement. Parti « nationaliste » qui s’oppose à une revendication d’un parti «religieux» C’est  Israël, il est  fort possible que de nouvelles élections aient lieu en septembre.

Où va le monde ? On ne sait  pas mais … il y va vite et avec 
conviction ! 

 

 

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 13:41
Le blog s’intitulant « France -Israël… » j’ai trouvé intéressant de mettre en ligne un texte publié par le quotidien israélien, Israël HaYom » Il traduit, il me semble, ce que -pratiquement- la classe politique (mais pas seulement) pense de l’attitude de la France concernant Israël et, d’une manière subliminale, ce qu’elle traduit. 
La raison de l’article a été constituée par un interview donné par G. Araud (Atlantic, 19.04.19), Ambassadeur de France à Washington (ancien Ambassadeur en Israël) qui part à la retraite pour se consacrer, à Manhattan, à d’autres activités avec son partenaire (« lover », dit NYT). Et qui, entre autres, aurait traité Israël d'état "apartheid".
A sa décharge … il apprécie D.Trump et  déclare  : “The press, to be frank, is so anti-Trump that I do understand that the natural reaction of Trump is to go over the head of the press,” he said. “I do think the genius — and I’m using the word genius — of Donald Trump is to have felt the crisis,” he said. » (G. Dowd, NYT, 27.04.19).
 
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It’s not just the ambassador – it’s France

Former Ambassador to Israel Gérard Araud learned nothing about the complexity of Israel's situation during his three years in Tel Aviv.

by  Eldad Beck Published on  2019-05-01 09:02 Last modified: 2019-05-01 11:47

Former French Ambassador to Israel Gérard Araud | Photo: AP

Gérard Araud served as France’s ambassador to Israel for three years, during which he could have gained an appreciation for the complexity of Israel’s situation and the existential challenges it faces, or more precisely – the threats. At the time, Israel was experiencing the end of the Second Intifada and the Second Lebanon War. Two decades earlier, during the First Lebanon War, Araud had been the head secretary of his nation’s embassy in Tel Aviv. Both these postings could have opened his eyes, had he been a fair, curious, or thinking person.

But Araud perfectly represents the arrogant patronage of French and European diplomacy. He and those like him in Paris and in foreign ministries in London, Berlin, Madrid, and Stockholm are still certain that their words shape the world, as they did in the era of European colonialism. So they allow themselves to treat Israel like “that crappy little country,” as one of Araud’s colleagues – the former French ambassador to Britain – phrased it. Israel is their punching bag, like the Jews used to be. And the more complicated the world becomes, the harder they hit.

When Araud began his term as ambassador to Israel, Boaz Bismuth (then the Israel Hayom correspondent in France and now editor-in-chief) heard Araud make some very undiplomatic remarks about the country to which he had been deployed as a senior diplomat. He called Israel “paranoid” and then-Prime Minister Ariel Sharon a “boor.” The comments were made at a cocktail party, however, and not in any official capacity. Araud and the French Foreign Ministry did everything they could to prevent them from going public. But when they did, it wasn’t Araud who was punished for what he said – it was Bismuth, who had refused to buckle to pressure to keep the comments under wraps.

Araud hasn’t learned his lesson. And why should he? Any self-respecting government would have called the ambassador in for a dressing-down, frozen his appointment to Israel, recalled him and sent him to finish his diplomatic career in tougher locales. But when it comes to Israel, Paris – like the rest of the European capitals – abides by different rules. Attacks on Israel are considered obvious, natural, desirable, and guarantee professional advancement for diplomats. The more, the better.

So after calling Israel “paranoid” in a private conversation, Araud went on the record in an official interview as ambassador and accused the Israelis of having an “anti-French” mental disorder. This, too, was not grounds for the psychologist to be recalled. When he finally finished his time in Tel Aviv, Araud was kicked up the ladder and appointed to one of the top posts in the French Foreign Ministry, after which he was named France’s ambassador to the U.N. From there, he was given the most prestigious job of all – representing his country in Washington. Now, as a parting gift, he is once again beating up on Israel, calling it an “apartheid state.” This astonishing courage might see him become a minister in President Macron’s cabinet.

But Araud isn’t the problem. He is merely a symptom of the anti-Israeli – not to say anti-Semitic – mental disorder that afflicts French and European diplomats. The European envoys aren’t willing to forgive Israel, which against all the odds is not only not disappearing from the maps but is also flourishing. That disorder, which stems from primal hatred, is what lies beneath the rigid professional approach of French and European diplomacy on everything having to do with the Middle East, and makes Europe the biggest obstacle to peace in our region.

Their grudge against Israel blinds most European diplomats to the changes and developments in the Middle East and makes them the biggest supporters of Israel’s enemies, from the PLO to the ayatollahs in Iran. There is not the slightest realistic element in this obsessive, hostile approach. French diplomacy needs to address its anti-Israel “disorder” as a matter of urgency.

 

 

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