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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 10:14


Le syndrome de Stockholm (F. Ochberg, 1978) désigne la propension des  otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers. (Wilkipedia).

 

Plusieurs faits marquants, ont montré récemment qu’une grande partie de l’humanité, l’Europe de ses 500 millions tout d’abord, est en train de manifester les symptômes du syndrome de Stockholm. Les populations allogènes s’étant installées sur ce continent (et en train de le faire aux Etats-Unis) ont commencé depuis quelques dizaines d’années à prendre en otages les autochtones et, petit à petit, à imposer leur culture, leur mode de vie voire leur organisation sociale. Les autochtones, ont manifesté au départ une nonchalance de principe car les migrations de populations, surtout en Europe, se sont toujours conclues par l’intégration des arrivants aux sociétés autochtones. Avec le temps on a constaté que les populations allogènes en question non seulement ne s’intégraient pas, non seulement ne voulaient pas s’intégrer mais, de surcroît, imposaient aux autochtones des valeurs qui n’étaient pas facilement acceptables pour eux. La vulgate dominante de gauche (en Europe surtout) prêchant l’acceptation de l’autre, l’acceptation des différences, l’égalité des cultures, l’on est arrivé à des situations qui confinent à la prise d’otages : les populations allogènes en question tiennent la dragée haute aux autochtones tout en pratiquant des revendications récurrentes en se drapant dans «le manque de respect et l’humiliation permanente» auxquels elles seraient soumises. Tant et si bien qu’elles arrivent à culpabiliser leurs hôtes devenus otages : la culture, le mode de vie, le religieux de ces derniers se trouvent, de plus en plus, confrontés à des agressions qu’ils devraient repousser mais ils ne le font pas. A Oslo on vient d’inventer le nom de  « burkini » : burka en tant que maillot de bain, la municipalité de la ville n’y voit rien à dire.


La gauche (les gauches diverses) dont la propension à rêver des utopies irréalisables lui est consubstantielle a, très naturellement, embrassé la dernière disponible : l’islam. Et, petit à petit, elle (mais aussi les droites qui lui font face, pour d’autres raisons) a fait admettre aux autochtones que l’on devrait regarder avec sympathie « les souffrances » des populations allogènes et, aussi, comprendre une grande partie de leurs griefs. Dont, le premier, la haine du juif.


Sur un continent comme celui de l’Europe, marqué par l’aboutissement connu d’autres utopies (les deux principales de l’autre siècle accolant le vocable « socialiste » à leur identité) pendant une trentaine d’années après la deuxième guerre mondiale il était impossible qu’une telle haine se réveille nonobstant les enseignements (ou à cause de leur changement) de l’église chrétienne pendant ses deux mille ans d’antisémitisme religieux. La renaissance d’Israël sous l’égide de la Communauté Internationale et son développement jusqu’à la guerre de six jours (1967), d’un côté, et la colonisation de portions entières de territoires des pays européens par des populations musulmanes ont changé les données et ont permis, premièrement en Europe, de recycler la haine du juif. Surtout en mettant en avant « Israël et Palestine » ce qui concentre le tout : le juif riche (car Israël est un pays développé, forcement allié d’Amérique) contre le palestinien pauvre (dont les frères musulmans sont humiliés et persécutés en Europe). En ajoutant une pincée des Protocoles des Sages du Sion pour démontrer que le monde, la presse mondiale, la finance mondiale, la culture mondiale sont maîtrisés par les juifs. La synthèse de la gauche (les gauches)  et de l’islam (disons militant, le seul qui fait avancer les buts de cette religion à pas de géants) est consommée. Et les autochtones européens, d’abord, otages des populations qui sont en train de les coloniser, manifestent les symptômes du syndrome de Stockholm.


Le Prophète a dit : «la résurrection n’arrivera pas avant que les musulmans ne combattent les juifs et que les musulmans ne les tuent. Les musulmans tueront les juifs, s’en réjouiront et se réjouiront de la victoire d’Allah » (Coran ….). Certes, on dit d’habitude que l’on trouve tout et son contraire dans le « Saint Coran » (formule utilisée par B.H.Obama, discours au Caire). Mais on sait aussi que par les temps qui courent (Enquête PEW) les actes terroristes sont approuvés par 7% des  musulmans du monde considérés, habituellement, comme « extrémistes ». A peu de chose près, cela représente quand même une centaine de millions d’êtres …


Des événements récents reflètent de nouvelles manifestations d’un antisémitisme dont les trois composants ont leur origine dans l’islam, la (les) gauche(s) et les attaches historiques (surtout en Europe). Lesquels ?


Un journaliste suédois, connu pour ses opinions « pro musulmanes » (pour faire court ...) vient de publier dans un tabloïd un papier, qui sous forme d’information, annonce que l’armée israélienne tue des palestiniens pour prélever leurs organes et les commercialiser sur le marché mondial. Et comme il n’a aucune preuve pour appuyer ses dires il propose que l’on fasse une enquête ... S’il n’y avait que cela, passe encore. On retrouve les poncifs de l’antisémitisme des siècles passés mais ... on ne parle pas de juifs mais d’Israël. Le juif qui tue des non juifs (auparavant c’était pour faire, avec leur sang, du pain azyme pour la Pâque juive) et qui fait de l’argent avec. Devant la protestation des autorités israéliennes, la Suède qui préside l’Europe rappelle que sa constitution l’empêche de s’opposer à la liberté de la presse. Dont il ne s’agit pas ... Au temps des caricatures de Mahomet le gouvernement suédois n’a pas hésité à fermer un site qui les avait publiées. De plus, on apprend que ce qui vient d’être publié n’est qu’un recyclage d’une partie d’un livre publié en 2001 et dont les sponsors étaient le ministère suédois des affaires étrangères [mais aussi des organisations financées par le Gouvernement suédois, un syndicat et bien entendu, le Mouvement suédois de la solidarité avec la Palestine (lui aussi financé par le gouvernement suédois)]. Nous sommes en août 2009. En février 2009 Israël était opposé à la Suède en Coupe Davis. La Suède a choisi Malmö -population musulmane plus de 25 % du total dont un quartier, Rösegrad affiche 84%- et a décidé que le match allait se dérouler sans spectateurs. La Suède, son gouvernement, dit abhorrer l’antisémitisme mais n’aime pas Israël dont la population, à 80 % est composée de juifs.


Barrack Obama vient de décorer de l’ordre du mérite civil une brochette d’hommes et de femmes qui se sont distingués pendant les années par leur haute autorité morale en défendant des causes nobles. Parmi les bénéficiaires Mary Robinson qui a présidé l’infâme Durban 1, haut lieu de la diabolisation d’Israël et un exutoire pour tous les propos connus de l’antisémitisme islamique. Bien que prévenu de la réaction d’indignation, non seulement des électeurs juifs qui ont voté massivement pour lui (plus de 80 %) mais de ses alliés démocrates, congrès et sénat réunis, BHO a tenu à accrocher lui-même la décoration au cou de la récipiendaire. Montrant ainsi que la nouvelle administration se détache de son seul allié au Proche Orient, Israël, peuplé de juifs.


Une centaine de « personnalités » de gauche [Henri Alleg, Etienne Balibar, Noam Chomski, Eric Rouleau, Eric Cantona (?!), le Prix Nobel Saramago (le premier à avoir dit Gaza=Auschwitz), une centaine en tout (y compris Harold Pinter mort en décembre 2008 ...) dont la majorité portent des noms à consonance musulmane] viennent de demander, à Paris, qu’un « Tribunal Russell » enquête au sujet des crimes israéliennes à Gaza. Non pas au sujet du génocide que les musulmans sont en train de commettre au Darfour, non pas au sujet de la guerre (dont personne ne parle) qui se déroule au Yémen (où l’Arabie Saoudite avec l’Egypte tentent d’écraser les troupes « rebelles » créées par  l’Iran. Même pas sur les 8.000 fusées (de moins en moins artisanales ...) tirées par le Hamas sur le territoire d’Israël. Ce qui réunit ces personnalités toutes de gauche, par delà leur conviction (comme celle de Michel Rocard) selon laquelle la création d’Israël fût une erreur historique c’est la diabolisation et la délégitimation permanente d’Israël, pays peuplé de juifs. Quant à l’erreur … un autre Prix Nobel, vient de déclarer en Israël que « selon ce qu’un allemand lui a dit, l’Allemagne a sur sa conscience  deux pêchés : la destruction des juifs et les souffrances infligées par ces derniers aux palestiniens » (Desmond Tutu). Tout cela après que BHO ait déclaré au Caire, en juin 2009, à peu près la même chose ce qui ne rend pas la comparaison moins ignoble mais contribue à occulter la responsabilité réelle des « souffrances » des palestiniens.


D’autres exemples ? Légion ... pour exemplifier quoi ? L’islam (ou sa lecture « extrémiste », pour  laisser une chance à l’autre, « modéré ») avec son antisémitisme consubstantiel à son existence a métastasé partout où il s’installe dans les sociétés ouvertes qui non seulement n’envisagent de se défendre mais, selon le syndrome de Stockholm, épousent, émotionnellement, les valeurs des populations qui les colonisent. Car si on accepte le burkini, pourquoi n’accepterait-on pas la lapidation des femmes adultères ou l’amputation des mains des voleurs ou la polygamie ? Les gauches de partout ont massivement contribué à cela.


Quand (en 1979) on brûlait les livres de Salman Rushdie à Londres, personne n’a rien dit. 25 ans plus tard quand on a tué un cinéaste hollandais, la population de ce pays (y compris ceux qui étaient ou sont) de gauche a commencé à comprendre et les langues ont commencé à se délier. Mais à trop attendre, un jour viendra quand, après les juifs ils s’occuperont des autres. Syndrome de Stockholm aidant, les choses se passeront sans s’en apercevoir.


D'abord ils sont venus chercher les communistes, et je n'ai rien dit, parce que je n'étais pas communiste. Puis ils sont venus chercher les Juifs, et je n'ai rien dit, parce que je n'étais pas Juif. Puis ils sont venus chercher les catholiques, et je n'ai rien dit, parce que j'étais protestant. Puis ils sont venus pour moi, et à cette époque il n'y avait plus personne pour parler pour moi.Pasteur Martin Niemöller (1892-1984).



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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 09:27

A peine le texte « Les trois cercles de la haine » a-t-il été mis en ligne que plusieurs lecteurs ont réagi en exprimant, généralement, deux idées qui méritent intérêt. La première, «faire croire que tout le monde est antisémite » serait difficile à prouver et la deuxième «Israël peut arriver à un accord avec les palestiniens » (ou les arabes en général).


Le décryptage (certes subjectif mais ...) de deux événements récents permet de répondre à ceux qui m’on fait l’amitié de me lire et qui, de bonne foi, mettent en doute les thèses que je défends.


Tout d’abord la Conférence du Fatah, la première tenue depuis 20 ans et, surtout, après 15 années des accords d’Oslo, accords qui, pour un moment, ont pu faire croire à une solution définitive du conflit israélo-arabe (ou palestinien). Occasion pour remettre les pendules à l’heure car le monde a changé et, aussi, parce que trois tentatives nouvelles pour parvenir à la paix ont échouées entre temps : Camp David 2000, Taba 2001 et, surtout, la dernière négociation Olmert/Livni – Abbas/Qureïa.


Plus de 2000 délégués ont adopté, unanimement, de nouvelles résolutions fondatrices mais qui trouvent leurs racines dans la Charte du Fatah qui, à aucun moment (et contrairement à des farces acceptées par le monde occidental) n’a été modifiée. Primus inter pares Mahmoud Abbas a été reconduit et a présidé à leur adoption, toutes devant constituer autant de conditions préalables non seulement à une reprise des négociations de paix avec Israël mais, aussi, à la création de l’Etat Palestinien :


1.     Gel de toutes les constructions d’Israël en Cisjordanie et à Jérusalem

2.     L’expulsion de tous les « colons » de Cisjordanie avant la création de l’Etat palestinien ;

3.     Retrait préalable d’Israël à l’intérieur des frontières de 1967 (lignes d’armistice de 1949)

4.     Rendre Jérusalem (en totalité) libre de tous « colons »

5.     Retour de tous les « réfugiés » palestiniens et des leurs descendants en Israël

6.     Libérer tous les « prisonniers » palestiniens

7.     Garder l’option de la « lutte armée » jusqu’à la libération du « dernier pouce de terre de la  Palestine » et adouber comme bras armé du Fatah les Brigades des Martyrs Al-Aksa

8.     Condamner Israël pour « l’empoisonnement » de Yasser Arafat

Ce faisant, Mahmoud Abbas qui préside en même temps l’Autorité Palestinienne qui, elle, négocie depuis 1993 (Oslo) la paix avec Israël, fait preuve soit d’une schizophrénie avancée soit d’une imbécillité totale, soit des deux, le cumul n’étant pas interdit. Chacune des huit nouvelles résolutions fondatrices adoptées par le Fatah (qui est la force dominante de l’Organisation de la Libération de la Palestine qui, à son tour, est la force dominante de l’Autorité Palestinienne qui ...) constitue un obstacle insurmontable placé sur la voie de la paix. Et les huit ensemble crient leur rejet de toute solution pacifique pour le conflit connu. Que l’on comprenne bien, il ne s’agit pas de sujets ouverts à la négociation, il s’agit de « lignes rouges » que personne représentant les palestiniens ne pourra transgresser. Autant dire que par ces nouvelles résolutions ils démontrent, d’une manière absolument claire, que la solution « de deux états » n’en est pas une et qu’ils n’auront de répit jusqu’à la disparition d’Israël (« libérer le dernier pouce de terre de la Palestine »). Stupeur de la communauté internationale ? Réaction des promoteurs de la solution « deux états pour deux peuples » ? Arrêt de la condamnation unanime et universelle d’Israël car fauteur de troubles, de guerres, deuxième pays le plus dangereux de la planète ? Vous n’y êtes pas, le silence des grands médias permet d’occulter ce qui s’est passé à Bethlehem et d’annoncer seulement que « Mahmoud Abbas a repris la direction du Fatah ». Ah, si, « les milieux autorisés » font dire que les propos entendus à Bethlehem ne sont que pour consommation interne et le général américain   (K. Dayton, qui supervise la création de nouvelles forces de sécurité) renchérit « c’était une manifestation politique ». Il doit en savoir quelque chose, lui qui ayant supervisé, armé et entretenu les forces du Fatah à Gaza a constaté leur vaillance au moment de la prise de pouvoir du Hamas ...


Hamas ? Tiens ... Gaza vient d’être le théâtre d’une bataille rangée (24 morts, dont trois enfants, 150 blessés) résultat de l’attaque à l’arme lourde (mitrailleuses et RPG) d’une mosquée où des frères d’une obédience islamiste différente s’étaient réunis pour proclamer « le Califat islamique de Gaza ». Les caricatures danoises avaient enflammés les masses musulmanes il y a quelques années. Un obus israélien (visant une réunion de dirigeants terroristes) déviant de sa trajectoire ayant fait plusieurs morts, le Conseil de Sécurité de l’ONU s’est réuni pour condamner Israël. Attaquer une mosquée ? Même les anti-réligieux de tout poil protestent ... Les organisations de la défense des droits de l’homme donnent tout de suite de la voix, chaque fois. Au fait, quand des palestiniens tuent d’autres palestiniens où sont-elles ? Pas la peine de rappeler (sauf peut-être pour B. Kouchner qui, en sous-main, veut ramener le Hamas au dialogue ...) tout ce que le Hamas est et a fait. Simplement se souvenir que le but consubstantiel à son existence c’est la destruction d’Israël.


Alors, la paix ? Les cerveaux des promoteurs de solutions diverses sont-ils mal faits ? Est-il possible qu’ils s’obstinent à demander à Israël de « prendre des risques pour la paix » avec les deux interlocuteurs, le Fatah et le Hamas ? Même le Roi de l’Arabie Saoudite (devant lequel BHO s’est incliné, presque, pour baiser sa main ...) écrit à Mahmoud Abbas "L'ennemi arrogant et criminel n'a pas été capable, durant des années d'agressions continuelles, de nuire à la cause des Palestiniens plus que les Palestiniens eux-mêmes ces derniers mois. Je peux vous dire honnêtement que même si le monde entier décidait de créer un Etat palestinien indépendant qui aurait un soutien total, il ne pourrait pas voir le jour tant que les Palestiniens resteront divisés. Cette lettre ne résume pas seulement mon sentiment personnel, mais celui d'un milliard d'Arabes et de musulmans qui considèrent que leur plus grande cause est celle des Palestiniens".


Ces deux événements éclairent parfaitement ce qu’ils veulent et ce qu’ils sont les partenaires d’Israël pour une paix durable. Voilà pour la première idée, la possibilité pour Israël d’arriver à un accord de paix en « rendant » des terres pour obtenir « la paix ».


Que peut-il y avoir derrière tout cela car il n’est pas possible de croire que toutes les chancelleries du monde sont sourdes et aveugles. Sauf de leur faire passer un test, analogue à celui de Turing pour s’en convaincre, il ne peut y avoir qu’une seule explication : sacrifier Israël sur l’autel préparé par la religion de tolérance et de paix qu’est l’islam (antienne si souvent répétée, que l’on devrait se poser la question pourquoi personne ne le croît plus ...). Et sacrifier Israël c’est aussi sacrifier les juifs. Enfin, la moitié seulement, ceux qui se trouvent en Israël. Ne peut-on (ne doit-on pas) croire qu’il s’agit de la nième manifestation de l’antisémitisme qui perdure depuis des lustres ?


Allez, faisons la différence entre Israël (et ses juifs) et les autres.


Eurabia pour l’Europe, l’islam conquérant pour l’Afrique, la pénétration de l’islam aux Etats Unis et en Amérique Latine ne sont-ils pas en train de s’activer pour en finir avec leurs juifs ? Mais restons chez nous. Croît-on que c’est par hasard que la France n’a pas fait les mêmes efforts pour Ghilad Shalit que pour Mme Bettencourt ou, maintenant, pour Clotilde Reiss ? Est-ce par hasard que les calicots pour la libération des otages de par le monde ne mentionnent plus le nom de ce franco-israélien à Paris ou dans les villes du Nord de la France ? Quand notre pays se permet de demander à Israël la libération d’un « franco-palestinien » convaincu et condamné par la justice d’un état de droit pour participation à la tentative d’assassinat d’un rabbin, que croire ? Comment ne pas voir que ce qui se passe au Venezuela est de l’antisémitisme à l’état pur ? Comment ne pas admettre que les dernières manifestations de la nouvelle administration américaine (Mary Robinson, observateur des actes antisémites, dialogue avec des organisations juives non représentatives, etc.,) suintent un antisémitisme larvé que son chef a probablement sucé avec les enseignements du révérend Wright ?


Que faut-il de plus pour  démontrer que ce que j’ai appelé « le deuxième cercle de la haine » est le lien entre le premier (Israël) et le troisième (le jihad mondial) ?


Que les arabes n'accepteront jamais Israël, que l'Europe (et une bonne partie du monde) est empêtrée dans son antisémitisme, Eurabia aidant, et que l’administration de BHO intègre l'antisémitisme, désormais, dans sa politique ne suffit-il pas ?

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 16:54

 

 

 

"Il est certain que dans certaines parties du monde nous pouvons observer un peuple particulier, séparé des autres peuples du monde, et il est appelé le Peuple juif. Ce peuple remonte non seulement à une antiquité remarquable, mais il a aussi persisté pendant une durée longue et singulière… Car alors que les Peuples de Grèce et d’Italie, de Sparte, d’Athènes et de Rome et d’autres venus bien plus tard, ont disparu depuis si longtemps, celui-là existe encore, malgré les efforts de nombreux rois si puissants, qui ont essayé des centaines de fois de les effacer, comme leurs historiens en attestent, et comme on peut facilement en juger par l’ordre naturel des choses sur de si longues périodes. Ils ont cependant toujours été préservés, et leur préservation était prédite… Ma rencontre avec ce peuple me stupéfie…”  Blaise Pascal

 

Israël, antisémitisme, jihad mondial, trois cercles concentriques comme les ronds dans l’eau quand on y jette des pierres.


Sanctionnée par la communauté internationale il y a 60 ans, la renaissance d’Israël (« Etat Juif » selon la résolution 181 de l’ONU) est, avec quelques petites interruptions, sanctionnée aussi comme un « fait colonial » auquel les musulmans du monde entier accordent plus d’importance qu’à leur propre sort dans les 56 pays dont ils sont les citoyens. Le sceau de l’infamie, «fait colonial» appliqué à ce pays a conduit les gauches du monde entier à lui vouer une haine irrépressible alimentée aussi par ses réussites économiques, technologique et culturelle. La preuve que l’institution Nobel est une institution juive, écrivait un journaliste égyptien ? Un Nobel sur cinq est juif (ou israélien) et ils ne sont de par le monde que 12 ou 13 millions soit 0,2% de population mondiale tandis que les musulmans qui sont 1,5 Milliard soit 25 % de la population mondiale n’ont que deux prix Nobel … »

 

Depuis le partage de la Palestine [après l’escroquerie anglaise qui en a détaché 78 % du territoire (en créant de toutes pièces le « Royaume Hachémite » - la Jordanie) pour lequel la Société des Nations leur a donné mandat pour administrer] ce pays eu à faire face à plusieurs guerres destinées à l’anéantir. Il a cependant eu suffisamment d’attraits pour faire venir des juifs du monde entier tant et si bien qu’il a vu sa population multipliée par dix depuis sa renaissance. Et le texte de Blaise Pascal du 17ème siècle n’a pas pris une ride quand on regarde ce que ce pays a réussi à faire pendant soixante ans. Le contraste est d’autant plus important quand on se réfère non pas à la population mondiale mais à celle de ses voisins, arabes et musulmans. Mais ce qui devait arriver, est arrivé. D’un côté, l’impossibilité existentielle pour les musulmans d’accepter sur un territoire (ne fût-il que 1% des superficies occupées par les états du Moyen Orient) qui leur est destiné par Allah, un corps étranger, juif de surcroît. D’un autre côté, suivant en cela le concept occidental «c’est le pauvre qui a raison», les masses musulmanes ne peuvent accepter la marche inéluctable, car divergente, d’Israël vers les attributs d’une société post industrielle quand leurs pays s’enfoncent dans le sous-développement, l’analphabétisme et/ou les attributs des sociétés théocratiques dont une partie ne peuvent être caractérisées que par le vocable «islamo fasciste».

 

Le Moyen Orient est aujourd’hui dominé, depuis la disparition de l’Union Soviétique, par une guerre froide qui, comme du temps de la domination russo-américaine du monde, produit de temps à autre des poussées de fièvre qui se transforment en guerres chaudes. Ce qui est remarquable c’est que ces guerres n’ont pas comme but, comme toutes les guerres du passé, l’accaparation de nouveaux territoires pour s’adjuger des « espaces vitaux » (voir l’Allemagne  à la fin des années 30 du dernier siècle). Ce qu’elles ont en commun et ce qui alimente la guerre froide qui s’y déroule c’est la volonté des arabes et des musulmans de voir disparaître Israël. Les preuves implicites ou explicites sont évidentes : aucune implantation israélienne n’existait avant la guerre de 1967 en Cisjordanie ou à Gaza, pourtant, l’Organisation de la Libération de la Palestine s’est créée pour faire disparaître Israël et ses populations du lieu géographique de leur existence. Plus proche de nous, le désengagement d’Israël de Gaza n’a eu comme résultat que la création d’une entité vouée à la disparition de l’Etat Juif. Enfin, on a pensé depuis une quinzaine d’années (Accords d’Oslo) que, moyennant reconnaissance réciproque et l’utilisation de la formule « la terre contre la paix » que le conflit israélo-arabe était soluble. Il n’en a rien été, les choses sont allées de mal en pire pour arriver à ce que l’on sait aujourd’hui, claironné par les palestiniens et les pays arabes « nous ne reconnaîtront jamais Israël comme Etat Juif ». La pierre jetée par la communauté internationale dans les eaux troubles du Proche Orient, Israël, premier cercle, les vaguelettes recréent et alimentent le deuxième cercle, l’antisémitisme mondial.

 

L’Europe tout d’abord. D’aucuns ont essayé de souligner les fondements judéo-chrétiens de son évolution. Terre de civilisation chrétienne, l’Europe n’a pas eu le courage de l’affirmer, d’un côté, par crainte d’être considérée comme « philosémite » et d’un autre côté, par crainte du monde musulman. Monde dans le sens large mais aussi, monde, s’y trouvant à l’intérieur de ses frontières. Certes, la vulgate de gauche, héritière de Lumières, ayant toujours à cœur de s’opposer à tout ce qui peut paraître d’ordre religieux a eu son influence aussi. Mais, il paraît difficile de nier que l’histoire propre de l’Europe et les tribulations des juifs sur son territoire n’ont dû jouer aussi. De l’expulsion des juifs en Angleterre au 13ème siècle (le Roi Edouard) à celle de France (Philippe le Bel, 14ème siècle) ou des Principautés Allemandes et jusqu’à la « solution finale » mise en place par l’Allemagne pour son compte, l’Europe ne s’est jamais faite à l’idée que ce peuple constituait un (le ?) ferment de son évolution. La haine du juif a perduré depuis les premiers siècles de l’histoire de l’Europe et, d’une manière presque naturelle, a pris comme relais la haine d’Israël. Pays qui réussit dans un environnement qui se ruine (surpopulation, élimination de la moitié de leur humanité -les femmes- du monde créateur et productif, etc.,), le « juif riche » par rapport à « l’arabe pauvre », le choix a été vite fait, quelque soit le sujet, quelles que fussent les circonstances, Israël a tort. Et on se comporte avec ce pays en conséquence. Mais il n’y a pas que l’Europe. Les derniers en date, les Etats Unis qui englués en Irak (ils ont voulu y apporter la démocratie …) ou, pour le compte des européens surtout, en Afghanistan, ont crié « Eureka » : il suffit de s’en prendre à Israël pour obtenir les bonnes grâces des arabes et des musulmans. Et on voit le président du pays le plus puissant du monde faire du « micro management » en voulant décider pour Israël à quel endroit ses citoyens ont le droit de construire de nouvelles maisons. D’ici à leur proposer de vivre dans des ghettos … Oui, la politique actuelle des Etats Unis (ne parlons pas de l’Europe) est une politique marquée par un antisémitisme larvé mais qui essaye de se dédouaner en s’en prenant à Israël. Ce n’est pas nouveau, la majorité des thuriféraires de l’antisémitisme proteste de sa bonne foi en expliquant qu’elle est uniquement antisioniste ou qu’elle critique la politique de l’Etat d’Israël. Deux preuves explicites pour la nouvelle administration américaine : la médaille du mérite civile (la plus grande distinction civile américaine) accordée à une anti-israélienne notoire (anti-américaine de surcroît …), Mary Robinson qui a dirigé l’infâme « Durban 1 » en tant que présidente du Conseil pour les Droits de l’Homme de l’ONU et accepté l’explosion de haine antisémite s’y étant manifestée ; ensuite, l’abstention de nommer un responsable de l’observateur américain d’actes antisémites depuis plus de sept mois. L’Europe (surtout celle Occidentale), les Etats Unis, une partie de l’Amérique Latine (surtout les pays en train de « construire le socialisme » comme le Venezuela), la Russie (bien que plus d’un million de russes -mais juifs-  vivent en Israël), bref, le monde judéo-chrétien s’est joint à l’antisémitisme arabo-musulman pour considérer que le premier obstacle à la paix mondiale est constitué par Israël. Pays des juifs. Voilà le deuxième cercle, il n’y a aucune raison de croire que la disparition du premier pourrait faire disparaître le deuxième …

 

Ceux qui veulent ignorer l’interdépendance du premier et du deuxième cercle le font, souvent, parce qu’ils veulent ignorer le troisième cercle : le jihad mondial. Désespères par le constat qu’un milliard et demi de musulmans ne peuvent rien faire d’autre que de tuer quelques américains en Irak, des européens en Afghanistan ou quelque juifs en Israël, les minorités agissantes musulmanes (pas plus de 7% du total, selon des enquêtes d’opinion mais ... cela fait quand même une centaine de millions ...), ceux que l’on appelle les « extrémistes » sont partis à la conquête du monde. Quand le même président américain déclare, par delà la stupidité de l’affirmation « les Etats Unis sont un des plus grands pays musulmans du monde » si on se réfère à ce jour, on devrait voir le monde en marche : 2 millions de musulmans aux Etats Unis aujourd’hui, ils verront leur nombre multiplié par 10 dans les 20 années à venir. En France, en 1975 on comptait quelques 700.000 musulmans (330.000 algériens, 260.000 marocains, pour l’essentiel) : trente ans après la fourchette allait de 5 à 8 millions et tout montre que dans la décennie 2020/2030 les populations en question friseront le seuil de 25% du total. Le jihad mondial n’est pas uniquement dans les actes terroristes, il est dans la conquête du monde par les ventres des femmes musulmanes (pour paraphraser Boumediene, 1974). Mais pour conquérir les pays de culture judéo-chrétienne il faut s’attaquer d’abord à des objectifs qui rencontrent l’adhésion de la culture dominante. L’antisémitisme est le cheval de Troie utilisé par les conquérants islamiques car il fait partie intégrante de ce que les populations ayant subi le lavage des cerveaux des gauches diverses (et de certaines droites) depuis des dizaines d’années (pour ne pas dire depuis des siècles ...) admettent facilement en y apportant leur adhésion : la haine du juif. Bat Ye’or : « La relation de l’Europe à Israël, du christianisme au judaïsme, ne se limite pas au niveau géostratégique, elle établit le lien ontologique et la sève de toute la spiritualité européenne. C’est ce lien et cette spiritualité qui se décomposent, se délitent dans Eurabia où le culte de la mort d’Israël, porté par la palestinité assure le triomphe de l’idéologie jihadiste de la haine ». Mais pour n’importe quelle grande marche on doit commencer par faire un premier pas : détruire Israël est une ardente obligation pour le jihad mondial. Et si, d’aventure, un pays musulman acquiert la bombe, il faut être sourd et aveugle pour ne pas comprendre qu’elle sera utilisée contre Israël. De ce point de vue, vivre avec un Iran nucléaire -ce à quoi le monde occidental, les Etats Unis à leur tête semblent se résigner- ne peut être que le reflet de l’essence du troisième cercle de la haine. Sans imaginer que si Israël disparaît c’est l’Europe qui aura, la première, sa tête sur le billot. L’Europe, en réalité l’Eurabia (Bat Ye’or) et pour ses populations non musulmanes ce sera la fin des temps car peu probable que les lendemains chanteront encore ...

 

Ces trois cercles de la haine, leur commun dénominateur étant Israël, augmentent leurs superficies de jour en jour. Dans l’indifférence mondiale pour les millions des victimes des musulmans en Afrique ou en Asie, ayant comme seul objectif d’apaiser la bête pour retarder le moment quand elle nous détruira, l’Occident a pris sa décision : sacrifier Israël sur l’autel de la civilisation euro musulmane à venir, processus qui s’accélère avec la nouvelle Weltanschauung promue par une administration américaine dont le président apostat semble bien cacher son jeu. Encore que ...

 

BHO s'inclinant (?!) devant la Roi de l'Arabie Saoudite

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 13:54

 

 


 

Cité à tort et à travers, Émile Coué « psychologue et pharmacien » a formalisé sa méthode de guérison et de développement personnel fondée sur l’autosuggestion en une phrase et engageait ses patients à répéter vingt fois de suite et trois fois par jours :" Tous les jours et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux"


Depuis l’élection de BHO, le ban et l’arrière ban du monde occidental, s’adonne béatement à l’utilisation de la méthode Coué : rien n’est plus comme avant, tout ira mieux surtout parce que l’on se le dit vingt fois par jour … Et la méthode fonctionne d’autant mieux qu’elle s’accompagne de la philosophie des trois singes africains : je n’ai rien entendu, je n’ai rien vu, je n’ai rien dit … Enfin, presque, car pour ce qui est de dire, on arrête pas de dire n’importe quoi et son contraire.


L’autisme de la nouvelle administration américaine secrète une nouvelle idéologie, dont le résumé pourrait être « discuter avec les ennemis, inciter à l’apaisement les amis ». La cécité et la surdité aidant, BHO fait semblant de ne pas avoir entendu les menaces proférées par la Corée du Nord contre les Etats Unis et la Corée du Sud. Cela après avoir testé une bombe atomique, tiré des fusées de longue et moyenne portée capables de transporter des charges nucléaires et, presque, avoir donné la preuve d’une prolifération (interdite par l’ONU) de moyens militaires exportés vers la Birmanie. BHO veut « engager » des discussions avec Kim Il Jong, dernier dictateur communiste, qui affame son peuple (qui vit de l’aide internationale) pendant qu’il  commande deux yachts à des chantiers navals italiens (Il Sole 24 Ore). De même, aucune rebuffade du « Guide Suprême » ou du clown Ahmedinejad n’a eu l’air de contrarier BHO après avoir, à trois reprises, solennellement, proposé à l’Iran d’entamer des négociations sans conditions préalables. Et la mascarade d’élections en Iran qui apporte la preuve, qu’au moins pour une partie des iraniens, le régime des ayatollahs a perdu sa légitimité, n’a eu l’air d’arrêter les tentatives de cette administration d’un rapprochement avec ce régime non seulement (maintenant) illégitime mais criminel et corrompu. Ni BHO, ni Mme Clinton n’ont rien vu ni rien entendu. Mais … ils parlent.


Parler … Après les passages ignobles du discours du Caire renforcés par la visite de Buchenwald pour démontrer que c’est là que l’on trouve la justification de l’existence d’Israël (et par la même la rendre illégitime car frappée du sceau de l’infamie « coloniale ») il n’a pas arrêté de parler. Ni lui, ni son administration.


Monté en épingle, l’épisode du « gel de la construction dans les colonies » a débordé sur une autre zone : les quartiers à l’Ouest de Jérusalem considérés par BHO comme « territoire occupé » dans lequel les israéliens juifs n’auraient pas le droit d’habiter. On savait que l’Autorité Palestinienne voulait que les territoires qu’elle allait, éventuellement, récupérer soient « Judenrein » - terme inventé en Autriche mais répété à satiété par Hitler pour tous les territoires qu’il avait occupé. Mais personne, jusqu’à BHO, n’a eu l’outrecuidance de « dicter » à l’état d’Israël les règles d’habitation dans sa capitale. Parler … tout de suite les grands défenseurs du droit international (parmi lesquels, naturellement, notre Bernard Kouchner national ne pouvait pas ne pas y être) ont donné l’impression d’être le chœur grec des tragédies antiques pour dire la même chose. Parler … mais pour l’instant uniquement à Israël qui devrait faire ceci, ne pas faire cela, le tout sur fond implicite de menaces à peine voilées. A regarder de plus près, ni BHO ni son administration n’ont parlé à Israël : ils ont parlé d’Israël ce qui est relativement différent. Pendant les six mois depuis qu’il est président BHO a visité une dizaine de pays, dont trois pays musulmans et a parlé à la planète entière mais il n’a pas eu le temps d’aller dire au peuple israélien ce qu’il veut lui dire. Erreur de casting ? Certainement pas. Reflet de ses convictions (affichées ou pas) tiers-mondistes, anti-israéliennes, pro palestiniennes ? Plus que probable.


Naturellement, comme l’enfer, le discours de BHO est pavé de bonnes intentions. Il s’agit d’obtenir un accord de paix général, comme dit son envoyé George Mitchell, « entre Israël et les Palestiniens, entre Israël et la Syrie, entre Israël et le Liban », entre Israël et les pays arabes » Et c’est là que deux des singes disent « rien entendu, rien vu ».


Le Hamas et le Fatah sont animés du même dessein « la destruction d’Israël par la lutte armée ». Le Hamas le dit clairement, le Fatah se cache derrière l’Autorité Palestinienne qui, elle, officiellement, accepte l’existence d’Israël. Enfin, pas comme état juif (Saëb Erekat , responsable des négociations avec Israël : « nous ne reconnaîtrons un état juif même pas dans mille ans »). Mais BHO et son administration n’entendent rien. Ils ne voient rien non plus : le Fatah va tenir son congrès (le premier depuis plus de 20 ans) à Bethlehem et on sait déjà que la majorité des 1.500 délégués présents vont s’opposer à la renonciation à la « lutte armée » contre Israël. En se rappelant, quand même, que leur charte prévoyant la « libération » de la Palestine par étapes n’a jamais été modifiée nonobstant  le simulacre de vote en présence de Bill Clinton à Gaza en  décembre 1998 …  Et Marwan Barghouti (étoile montante des « jeunes » du Fatah se trouvant en prison en Israël avec une condamnation de 5 fois « la perpétuité » pour attaques terroristes mortelles) d’écrire aux délégués « vous ne devez renoncer à la lutte armée contre Israël, y compris les attentats-suicide, même si l’on perd le support de l'Occident » Pour être certain que la lutte contre Israël continuera, Mahmoud Abbas (« l’homme de paix ») a fait savoir qu’il proposera comme « dauphin » « le défenseur de la lutte armée contre Israël » Maher Abu Ghneim (habitant l’étranger depuis 40 ans …) qui arrivant au Pont Allenby a déclaré « je rentre pour continuer la lutte jusqu’à ce que chaque grain de la terre palestinienne soit libéré et se trouve sous le drapeau palestinien ». Ne pas entendre …


Mais ni BHO, ni son administration n’entendent ce qui se passe et ne voient pas d’obstacle pour demander à Israël d’accepter la « solution de deux états ». Ce qui est hallucinant c’est de voir (entendre, car il parle …) l’envoyé Mitchell dire au palestiniens qu’ils devraient « "s'abstenir" de prononcer des mots ou de faire des actions qui pourraient rendre des négociations, utiles et productives, impossibles » Lapsus freudien ? Il ne leur dit pas de modifier leurs conceptions ou de renoncer au terrorisme, ni de ne plus considérer (comme tout musulman qui se respecte) les juifs comme descendants de porcs et de singes … mais tout simplement de s’abstenir de le dire pour que les négociations soient productives. Pour produire quoi ? D’évidence, la destruction d’Israël.


Allons, donc, va-t-on dire … Rien de moins que la destruction d’Israël ? Et si c’était vrai ? Demander à Israël, dans les conditions actuelles (Gaza/Hamas, Cisjordanie/Fatah) d’accepter la création d’un état palestinien tout en voulant ignorer que cet état se transformera (comme Gaza) en tête de pont de l’Iran, c’est vouloir la destruction d’Israël. Lui demander de ne plus construire à Jérusalem, pour ses habitants, c’est reprendre à son compte les demandes des palestiniens (Jérusalem comme capitale, retour aux lignes d’armistice de 1949 – que d’aucuns appellent « les frontières de 1967 ») et aller s’incliner devant le roi d’Arabie Saoudite  et dire que l’on accepte son initiative de paix (y compris le « retour des réfugiés » qui y est spécifiquement inscrit), c’est vouloir la destruction d’Israël. Ou alors c’est faire fi de la réalité existante.


Et c’est bien ce qui se passe : en ne voyant rien et en n’entendant rien (comme les deux singes) on nie la réalité. Et si l’on parle, à la différence du troisième singe … c’est croire que la réalité changera pour se calquer sur les décisions de BHO et de son administration. Bertholt Brecht avait trouvé la formule qui a fait florès : « puisque le peuple n'est pas d'accord avec le Comité Central, le Comité Central a décidé de changer le peuple » Autisme pour saisir la réalité, méthode Coué pour la changer, voilà un cumul de qualité … Le seul hic, remarqué sans doute par Israël, c’est qu’à vouloir faire sienne la narrative palestinienne il sera difficile d’être pris ensuite pour un « honnête courtier » entre les parties opposées.


Mais la politique voulue par BHO n’a aucune chance de devenir réalité. D’un côté, comme toujours, les palestiniens et les pays arabes vont dire non à tout ce qui leur est demandé. On le sait déjà du Hamas comme du Hezbollah comme de tant d’autres. D’ici quelques jours on le saura aussi pour le partenaire de paix de Cisjordanie (le Fatah) qui à la fin de son congrès répétera ce que l’on sait : la lutte armée contre Israël tout en passant par des étapes pacifiques … D’un autre côté, chat échaudé craint l’eau froide … et voyant ce que les assurances de l’ancienne administration valent pour la nouvelle, Israël s’abstiendra de faire quoi que ce soit qui va à l’encontre de sa survie. De plus, son souci est ailleurs, l’Iran.


Et si rien ne vient du côté palestinien et/ou arabe, eh bien, on attendra encore 500 ans avant que ce conflit trouve une solution. En attendant, Israël gouvernera toujours une population arabe disposant de, pratiquement, tous les droits des citoyens israéliens. Et le fameux mur de séparation, le seul au monde à être condamné comme étant un « mur de l’apartheid » (les autres murs ? Maroc/Polisario 2.700 km, Inde/Pakistan 3.300 km, Arabie Saoudite/Yémen 900 km, Pakistan/Afghanistan  2.400 km, USA/Mexico 1.700 km, Espagne/Ceuta, etc.,) servira de rempart aux assassins suicidaires, une des dernières contributions du monde musulman (extrémiste …) au bonheur de l’humanité.


En attendant aussi qu’un seul pays arabe, au moins, gouverne une population juive avec des droits égaux aux citoyens arabes dudit pays.


BHO a obtenu (comme Jimmy Carter en son temps …) un mandat de quatre années, pas de raison pour qu'il ne continue pas  à appliquer la méthode Coué ... Putain … encore trois ans et demi …


Jusque-là, comme disait Bertold Brecht, il y a des moments où c'est un crime de se taire ou de « parler des papillons ».

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 21:57

Certes, tout le monde a compris que BHO n’est pas George W. Bush. Tout le monde a compris aussi que la rencontre avec des politiciens locaux ambitieux (Rahm Emmanuel) et la plus riche des familles juives de Chicago (Pritzker) ont été fondamentales dans son cursus. Et que cet homme dispose d’une intelligence supérieure à la moyenne et de qualités de charisme et une capacité de conviction elles aussi supérieures à la moyenne. Les deux lui ayant permis de se « détacher », juste à temps, d’un autre cercle (le Révérend antisémite Wright ou les palestiniens Edward Saïd ou Rachid Khalidi ancien porte-parole de l'Organisation de Libération de la Palestine) où il s’est nourri de concepts tiers-mondistes et/ou anti-israéliens.

Mais élu président, cet homme applaudi partout et couronné d’une aura de « messie » semble avoir touché son niveau d’incompétence, de naïveté ou de crédulité. Quand on regarde bien ce qu’il est en train de faire au plan économique force est de reconnaître qu’il ne fait que suivre les dernières politiques absurdes de GWB (« sauvetage » du système bancaire, « nationalisation » de GM et/ou Chrysler, mille milliards de $ de déficit pour 2009, etc.,). Mais, non content de cela il sort des oubliettes la réforme du système de santé voulue par Bill Clinton il y a plus de dix ans et que ce dernier a abandonné en rase campagne. Heureusement, la vitalité de l’économie américaine est telle qu’elle peut faire face à tous les « programmes » concoctés par la Maison Blanche. De plus, cela ne nous touche que par ricochet : la Chine, détentrice de plus de 3.000 milliards de $ de bons du trésor américain, joue avec les Etats Unis « je te tiens, tu me tiens, par la barbichette ». En revanche ce que cet homme a entrepris de faire au plan mondial nous regarde de très près et nous promet un avenir pour le moins sombre. Jugez-en.

L’Iran et la Corée du Nord. Par un hasard du calendrier (mais est-ce un hasard ?), le lendemain de son discours en Turquie proposant au monde entier le désarmement nucléaire, la Corée du Nord fait tester une bombe de sa fabrication. Sonné par l’événement, pendant plusieurs jours BHO n’a aucune réaction. Ensuite il s’adresse au Conseil de Sécurité (?!) pour admonester le pays qui n’a jamais tenu compte d’aucune résolution de ce dernier depuis 1993 quand l’Administration Clinton ayant découvert que ce pays voulait disposer d’un armement nucléaire a commencé à le cajoler pour qu’il en renonce. Ensuite, il lui a fallu presque deux semaines pour réagir, enfin, à la mascarade d’élections libres en Iran. Au grand désespoir de ceux des iraniens qui, au prix de leur vie, prenaient la rue contre le régime délégitimé par une élection truquée. Sauf que pendant ce temps-là l’Iran avance à grands pas vers sa bombe. Et cet homme doté d’une intelligence supérieure va dire que réduire l’arsenal nucléaire de la Russie et des Etats Unis servira d’exemple pour inciter l’Iran et la Corée du Nord à renoncer à leurs velléités atomiques ...

Mais ce n’est pas tout. Il est en train de faire savoir au monde entier, qui n’attendait que cela, que la construction de quelques dizaines d’appartements à Jérusalem par Israël est plus importante que la construction de la bombe par l’Iran. On ne peut pas comprendre autrement la partie qu’il joue avec Israël au grand plaisir de ceux des pays arabes sunnites qui  le considèrent incapable de faire face à leurs propres inquiétudes liées à l’Iran chiite et à sa future bombe.

Croire qu’en arrêtant Israël de subvenir aux besoins de la croissance naturelle de certaines villes qui, de toute manière, dans n’importe quel règlement, resteront israéliennes, il obtiendra des « gestes » des arabes et l’arrêt de la marche vers le nucléaire de l’Iran ce n’est rien d’autre que de l’inconscience. Et en vertu du concept selon lequel le conflit israélo-arabe est « la mère de tous les conflits du Proche Orient » il semble vouloir faire croire que le résoudre résoudra aussi : les attaques des islamistes en Afrique ou en Asie, la volonté et la capacité d’Al Qaida de faire dérailler la vie des démocraties occidentales, les desseins de l’Iran quant à l’Irak ou ... le dessein consubstantiel à l’existence du Hezbollah ou du Hamas de faire disparaître Israël.

Depuis son discours au Caire quand, à l’encontre de l’évidence (et nonobstant les mensonges ultérieures de Mme Clinton), il a prétendu qu’Israël « violait » des accords précédents en continuant à construire dans certaines villes de Cisjordanie, il n’a pas arrêté de « tordre les poignets » d’Israël à ce sujet. Ce qui devait arriver est arrivé : un consensus national de soutien au gouvernement de Benjamin Netanyahou quant aux droits d’Israël, en particulier à Jérusalem. Y compris celui de Tzipi Livni outrée par l’outrecuidance américaine qui se permet de décider où à Jérusalem des israéliens juifs avaient ou n’avaient pas le droit de construire des appartements. Ne sait-il pas qu’Israël est entré en Cisjordanie suite à une guerre de légitime défense, de sorte que le Conseil de sécurité de l'ONU ne lui a pas demandé de se retirer de l'ensemble des territoires capturées, lors de l'adoption de la résolution 242 du Conseil de Sécurité en Novembre 1967 ? Ce qui explique pourquoi ces territoires sont « disputés » car le précédent occupant de la Cisjordanie de 1949 à 1967 a été le Royaume Hachémite de Jordanie qui les avait annexées, chose que la communauté internationale refusait de reconnaître. Depuis 1967 les administrations américaines ont eu des positions changeantes quant aux constructions israéliennes en Cisjordanie. Mais aucune d’entre elles n’a eu le culot de parler de « violations d’accords précédents ». Pour des raisons qui demeurent obscures, cet homme a décidé de faire fi des accords conclus par l'administration précédente avec le gouvernement israélien au sujet des constructions en Cisjordanie. C’est déjà curieux mais prétendre que lesdits accords n’ont pas existé cela tient du mensonge. Eliott Abrams, ancien responsable du bureau Proche Orient au Conseil de Sécurité Nationale des Etats Unis, vient de le dire haut et fort et sans ambages. Mais il y a plus important. Le Professeur Stephen Schwebel, qui allait devenir le Président de la Cour Internationale de Justice (1997 – 2000) écrivait déjà en 1970 : « la revendication d’Israël sur le territoire de l’ancienne Palestine, y inclus la totalité du Jérusalem, est plus justifiée que celles que pourraient faire valoir la Jordanie (Cisjordanie) ou l’Egypte (Gaza) » Alors ? Faut-il aussi rappeler la lettre de G.W. Bush à Ariel Sharon, lettre ratifiée par 95 voix contre 5 au Sénat et par 407 voix contre 9 à la Chambre de Députés ? Lettre qui a conduit vers et a justifié l’évacuation de Gaza ?

Mais cet homme est dangereux car faisant semblant de vouloir amener, au besoin par la force, Israël à faire des concessions « pour la paix » est en train d’obtenir le contraire : les palestiniens et les pays arabes attendent, sans rien faire, que d’autres (les Etats Unis) obtiennent pour eux ce qu’ils ne sont pas capables d’obtenir par eux-mêmes. En clair, obtenir de nouvelles concessions d’Israël l’amenant  encore plus près de sa destruction. Ecoutons les déclarations de Saëb Erakat, responsable palestinien des négociations avec Israël le 25 juin 2009 : «  Le précédent gouvernement israélien, de Ehud Olmert, a offert au président Mahmoud Abbas un territoire égal en à 100% des terres occupées en 1967, par le biais d'un échange de terres. Certains se demandent ce que les négociations avec les Israéliens nous ont apporté. Tout d'abord ils ne voulaient rien nous donner. Ensuite, ils ont consenti à nous donner 66% des territoires occupés. À Camp David, ils ont offert 90%, et récemment, ils ont offert 100%. Alors, pourquoi devrions-nous conclure rapidement, après toutes les injustices que nous avons souffert ?  Mais si le but du Hamas est de mettre en place un Etat-nation arabe unifié, ou un califat, nous allons poursuivre ces objectifs même avant le Hamas mais d'abord il est nécessaire de libérer la Palestine ... » Il s’agit là d’un « partenaire » de la paix, adjoint de Mahmoud Abbas, l’homme auquel BHO veut apporter Israël sur un plateau ... sacrificiel.

Cet homme, BHO, est dangereux. Mais il devrait se souvenir de Tocqueville (De la démocratie en Amérique) : « Une société séculière est compatible avec un environnement culturel chrétien mais elle ne peut pas s’épanouir au sein de la culture islamique ». Il ne pensait pas qu’un jour ceci aura été prouvé dans un environnement culturel juif. Dont la résistance aux pressions de BHO ne fera que souder les 6 millions d’israéliens juifs résolus à ne pas subir, à terme, le sort des autres 6 millions pour lesquels personne, nulle part, n’a bougé pas le petit doigt. Ce qui a fait dire un jour à Golda Meir   « Il est préférable d’être condamné que consolé »

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 11:42


Le monde entier, suivant en cela le nouveau pasteur de l’humanité, laisse de côté le Darfour, l’Afghanistan, les essais nucléaires et de missiles nord-coréens, les crises au Honduras et à Beyrouth pour réclamer, ad nauseam, qu’Israël arrête les travaux d’expansion des implantations existantes en Cisjordanie, (y compris Jérusalem-Est) dénommées du mot infâme de « colonies ». Car illégales.


 Les élections en Iran et le cortège de preuves évidentes de l’appartenance de ce pays à « l’axe diabolique » laisse de glace le clown qui s’occupe de la politique extérieure de l’Europe (J. Solana) qui annonce, tranquillement, qu’il attend avec impatience de reprendre les discussions sur le programme nucléaire iranien …

Les manœuvres russes aux confins de la Géorgie, dépecée avec la complicité européenne (en premier lieu celle de NS) comme les chutes d’avions de fabrication française n’empêchent pas le président de notre pays de demander au premier ministre israélien de se séparer de son ministre des affaires étrangères et de prendre à sa place un dirigeant de l’opposition. Après avoir comparé ledit ministre à Jean-Marie Le Pen. Et après avoir reçu à Paris, en grande pompe, Kadhafi : le ministre israélien Libermann a le tort de ne pas avoir fait exploser des avions français ou américains … On croît rêver …

Mais, au fond, que veulent-ils ? Laissons de côté l’Europe et son approche de perroquet qui ne fait qu’imiter le pasteur Obama. Essayons de comprendre les motivations réelles de ce dernier qui n’ayant d’yeux que pour le monde musulman est en train de montrer qu’il est prêt à passer Israël, seul allié indéfectible (jusqu’ici …) par pertes et profits.

Tout commence (et tout finit pour l’instant) avec l’affirmation d’autant plus forte qu’elle est contraire à la réalité, «les implantations israéliennes en Cisjordanie sont illégales ».

Illégales ? Le droit international ne peut qu’attester les droits historiques en partie résultant des agressions arabes non suivies de succès. Les territoires qu’Israël a « libéré » de la présence illégale de la Jordanie et de l’Egypte n’ont jamais constitué des pays souverains reconnus par la communauté internationale. Ces territoires ont été destinés à la création d’un foyer juif en Palestine, premièrement par la Ligue de Nations (1922) après la Déclaration Balfour (1918) et accordés définitivement par une décision de partage en 1948 par l’ONU. Territoires occupés ? Oui, par l’Egypte et la Jordanie pendant 19 années entre 1948 et 1967 quand Israël les a conquis suite à une guerre provoquée par l’Egypte, la Jordanie et la Syrie et que ces trois pays ont perdue. Depuis, on peut parler de territoires disputés mais certainement pas de territoires occupés.

Pourtant, la nouveau pasteur qui prêche le bien pour tous sauf pour Israël, est en train de vouloir tordre les poignets de ce pays pour, qu’à terme, il évacue ses 500.000 citoyens qui habitent dans ces territoires disputés. Pourtant, toutes les tentatives (avortées, suite au refus constant des palestiniens et des arabes à accepter Israël – Oslo, Camp David, Taba, Olmert&Livni, etc.,) faites pour arriver à une fin acceptable pour les trois parties (palestiniens, israéliens, pays arabes) prenaient comme hypothèse de base que les villes importantes allaient rester du côté israélien moyennant un échange de territoire, km2 pour km2 .

Le nouveau pasteur, tout à son intention d’apaiser le monde arabe pour qu’il constitue avec un front commun en face de l’Iran, fait -il me semble- une double erreur de logique :

a.    supposons que par de pressions de grande amplitude (arrêt livraisons d’armes, position inamicale au Conseil de Sécurité, etc.,) il arrive à faire plier le gouvernement actuel et qu’il accepte, premièrement, l’arrêt de l’expansion naturelle des implantations actuelles et, ensuite, de donner son accord à une évacuation des populations y habitant (comme à Gaza en 2005) ; le résultat immédiat sera l’éclatement de la coalition gouvernementale et l’annonce de nouvelles élections avec deux conséquences (i) toutes décisions seraient reportées après lesdites élections (6/8 mois d’attente) et (ii) un résultat des élections qui ne pourra que faire revenir un gouvernement Netanyahou encore plus à droite que celui d’aujourd’hui ;

b.    supposons que le gouvernement israélien n’obtempère pas en prenant le risque des mesures de rétorsions américaines ; le résultat immédiat (d’ailleurs on le voit dès aujourd’hui …) sera que les palestiniens, comme les pays arabes, ne feront rien pour avancer sur la voie de la paix car ils attendront que les Etats Unis obtiennent pour eux ce qu’ils ne peuvent pas obtenir tout seuls.

Mais le vice ne s’arrête pas là. On vient de forcer Israël a accepter le principe dit de « deux états pour deux peuples ». Israël, très légitimement, à posé deux conditions autant évidentes que de bon sens : qu’Israël soit reconnu, au préalable, comme un état juif (terminologie de la décision de partage de 1948, décision que les arabes n’ont jamais accepté) et que l’état palestinien soit démilitarisé. Pour cette deuxième condition il suffit de voir ce qui s’est passé après l’évacuation de Gaza par Israël pour comprendre sa logique.

Curieusement, les cerveaux savants qui conseillent le nouveau pasteur ne réalisent pas qu’en réalité, les implantations servent la cause de la paix : si les pays arabes n’avaient énoncé les « trois non de Khartoum » (non à la négociation, non à la reconnaissance, non à la paix) il n’y auraient pas eu d’implantations. Si en 1977, au moment de l’accord de paix avec l’Egypte, l’offre d’Israël pour l’autonomie des palestiniens avait été acceptée, il n’y aurait pas eu de développement des implantations. Si en 2000 (Camp David) l’offre de Ehud Barak et, ensuite, celle de Bill Clinton, avaient été acceptées il n’y aurait pas eu de doublement des populations juives en Cisjordanie. L’évidence saute aux yeux : plus vite les palestiniens accepteraient un plan de paix, moins de territoires deviendraient irrécupérables par eux. Autant dire que les implantations sont, non pas un obstacle à la paix, mais … le meilleur incitateur pour les palestiniens et les arabes pour arriver à la paix. Et s’il ne l’utilisent pas, cela veut dire qu’en réalité ils s’enfichent comme d’une guigne non seulement des implantations mais aussi de la paix … Par ailleurs, il n’est pas moins évident qu’en forçant Israël à arrêter l’expansion des implantations actuelles, en réalité, les Etats Unis se rendent complices de l’attentisme palestinien et arabe qui dure …. depuis plus de 60 ans !

Rien de mieux que de rappeler, à ce sujet, ce qu’un commentateur américain vient d’écrire : « Sur un plan plus sérieux, j'espère sincèrement que lorsque le président passera son examen médical annuel, les médecins de Bethesda feront un scan du cerveau. Car il faut qu’il y ait quelque chose de terriblement anormal pour qu’un homme semble être beaucoup plus concerné par la construction de maisons par les juifs en Israël que par la construction par des musulmans d'une bombe nucléaire en Iran.  (K. Berlutsky)"

Donc, que veulent-ils ? Une seule réponse : la disparition d’Israël. Tâche compliquée à laquelle, pourtant, le Président Obama commence à s’y atteler.

Mais les Etats Unis sont une démocratie. Alors … dans une démocratie, le pire cauchemar ne dure pas plus de quatre ans.  Réfléchissez : quatre années d'Obama à comparer avec les 4000 ans d'histoire juive.

On prend des paris ?
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 19:57

On a du mal à comprendre ce qu’il y a derrière la tentative des USA à « tordre les poignets » d’Israël. Le monde assiste impuissant à une explosion nucléaire faite par la Corée du Nord et suivie d’une menace explicite quant à une guerre nucléaire si quelqu’un s’avisait à prendre des sanctions à son encontre. Le monde assiste impuissant à une guerre civile au Pakistan et ne s’émeut pas quand son président déclare, urbi et orbi, « si le monde ne nous aide pas pour sauver la démocratie, les armes nucléaires pourraient tomber entre les mains des talibans ». Le monde assiste impuissant à la reconstitution des forces des talibans en Afghanistan ou la présence de forces armées de 46 pays ne suffit ni pour enrayer la chute du régime pro-occidental ni pour arrêter d’appeler la guerre une « guerre des Etats Unis ». Le monde assiste impuissant au renouvellement de la conquête de la Somalie par des « forces islamistes ».

Et pourtant, la première puissance du monde veut obtenir d’Israël l’arrêt, non pas de la mise en place de nouvelles « colonies » en Cisjordanie (ce qu’Israël a accepté) mais … l’arrêt de la construction de maisons. Constructions nécessaires pour tenir compte de la croissance naturelle des habitants à l’intérieur des grands blocs qui, d’évidence, dans tout règlement du conflit seront intégrés à Israël (sur la base d’un échange de territoire, principe accepté déjà depuis Camp David en 2000). Pour ce faire, la Secrétaire d’Etat ment en affirmant que les précédents ententes entre Israël et les Etats Unis n’engagent pas l’actuelle administration. Pour ce faire, le président des Etats Unis n’hésite pas, dans un discours au Caire (dont une partie est ensuite répétée à Buchenwald) de dire, implicitement, que la création d’Israël est un fait colonial. Dont le développement, donc, doit s’arrêter de suite.

Mais, pour faire passer la pilule, on regorge de déclarations quant au fait que les Etats Unis sont comptables de la sécurité d’Israël et qu’en cas d’attaque nucléaire iranienne, il y aura une riposte. On croit rêver … Riposte ?

Comme la libération des camps de la mort par les troupes américaines quand l’Allemagne avait presque fini la mise en place de la solution finale … Car le gouvernement américain de l’époque n’a pas voulu bombarder les voies d’accès aux camps avant que les condamnés à la disparition y arrivent. Riposte ? Une fois qu’Israël sera détruite et de nouveaux six millions de juifs anéantis ? Aussi macabre que cette perspective puisse être, elle est néanmoins risible ! Remarquez, notre bon pays aussi a fait la même promesse par la bouche de son président sans réaliser, lui non plus, l’inanité du propos digne d’un Dieudonné.

On ne le dira jamais assez, l’opposition des arabes (et maintenant des chiites iraniens, libanais ou autres musulmans) n’est pas liée à la « terre ». On ne le dira jamais assez, elle n’est pas liée aux frontières. Elle est existentielle car l’islam ne peut pas admettre qu’une parcelle de la terre qu’il a conquise depuis des siècles revienne à ses premiers occupants, historiquement parlant.

D’évidence, la pression des Etats Unis sur Israël au sujet d’un aspect particulier des « colonies » cache en réalité la volonté d’obtenir, coûte que coûte, l’acceptation par le nouveau gouvernement israélien d’un état palestinien. Remarquez, on pourrait dire que l’on enfonce des portes ouvertes : depuis Oslo (1993), Camp David (2000), la « feuille de route » (2005) le principe des deux états « vivant en paix et sécurité, côte à côte » a été admis par Israël. Et le nouveau gouvernement a répété, à satiété, que s’agissant d’un pays démocratique tout nouveau gouvernement est lié par les actes de son précédent. Sauf que … depuis 2005 ce qui a changé c’est qu’Israël a quitté Gaza et a vu ce territoire se transformer en tête de pont iranienne pour l’attaque d’Israël. C’est difficile, donc, de crier sur les toits « on est d’accord pour deux états » tant que l’on ne sait rien du deuxième : Fatah ou Hamas ? Abbas ou Meshaal ? Disposant d’une armée et du droit de faire venir sur son territoire d’autres armées ? Tirant des fusées (vous vous souvenez, au départ « artisanales » …) sur Tel Aviv et les villes côtières? Pas tout à fait la paix et encore moins la sécurité.

Mais, il y en a plus. Israël a accepté la « feuille de route » (avec des réserves) et ensuite à quitté Gaza parce qu’un arrangement (en partie écrit et en partie oral) avait été conclu avec la précédente administration américaine. Voir la présente renier son engagement ne peut que (a) faire comprendre aux divers dirigeants du monde ce que vaut une assurance américaine et (b) donner le droit à Israël de renier, à son tour, les engagements pris à l’époque.

Bref, ce n’est toujours pas clair pourquoi Monsieur Obama veut forcer, par des discours publics, la main d’Israël sur ces deux sujets.

Comme par ailleurs il est évident que tant que le Hamas contrôlera Gaza en refusant l’autorité de M. Abbas il n’y aura pas de partenaire pour construire un état pacifique, ils ne restent que deux suppositions.

La première est simple : si le gouvernement israélien succombe à la pression américaine sa majorité se disloque ; s’il résiste en disant clairement non, il s’aliène le principal allié d’Israël, les Etats Unis. Dans les deux cas, à terme (court …) nouvelles élections avec l’espoir (pour Monsieur Obama et son staff de juifs de gauche) que Tzipi Livni sera élue. Et, donc, qu’il sera plus facile d’obtenir d’elle ce que l’on a du mal à obtenir de M. Netanyahu. De plus, Tzipi Livni oubliera tout ce qu’elle et Monsieur Olmert ont proposé à M. Abbas (plus qu’à Camp David huit ans plus tôt …) et que ce dernier à rejeté. M. Abbas qui n’a pas eu du mal à dire, avant de rencontrer Monsieur Obama « J’attendrai tranquillement la chute du Gouvernement actuel ». En quelque sorte, les Etats Unis travaillent à un « changement de régime » : n’ayant pas réussi en Iran … ils pensent que c’est plus facile dans la démocratie israélienne.

La deuxième supposition à un caractère autrement plus large. Monsieur Obama est en train de faire du « capitalisme d’état » en nationalisant (ou en prenant des participations importantes …) à tout va. Il doit, coûte que coûte, trouver des solutions non seulement pour les millions de chômeurs qui apparaissent mais aussi pour la protection sociale de dizaines de millions d’américains (certes, à très, très grande partie des immigrés de date récente ou de deuxième génération mais … américains quand même). Et cela en ayant sur les bras la retraite annoncée des troupes américaines de l’Irak et la guerre en Afghanistan. La retraite de l’Irak laissera ce pays soit en proie à une guerre civile (sunnites, chiites et kurdes) soit à la main mise sur le pays par l’Iran. Le cumul n’étant pas interdit … La guerre en Afghanistan et Pakistan requiert fortement une collaboration profonde avec l’Arabie Saoudite tandis que la sortie de l’Irak suppose l’aide de pays « modérés » la Syrie, l’Egypte, la Jordanie. Et tous ce pays, en chœur, réclament « deux états pour deux peuples » en Palestine …

Et il s’agit plus que de cela. Les néolibéraux de la Maison Blanche pensent que devant la déferlante islamiste on peut ériger un « front modéré » qui sera l’allié des Etats Unis. Rien de nouveau sous le soleil …

Après la première guerre du Golfe (1991) les Etats Unis ont forcé Israël à aller vers Oslo. On connaît les résultats : 15 années pendant lesquelles Israël a eu plus de morts par attentats palestiniens que pendant les 45 précédentes années depuis sa reconstruction. Mais c’était, déjà, du « déjà vu » … Car, pendant le guerre froide, après la campagne anglo-franco-israélienne de 1956, pour s’attirer la bienveillance du monde arabe tout en évinçant les Russes, les Etats Unis ont essayé d’imposer à Israël des concessions territoriales (céder une partie du Néguev) et arrêter les représailles contre les auteurs des attentas venant de Gaza ou de Jordanie.

Mais cette fois-ci, il s’agit d’encore plus : obtenir l’adhésion des « états arabes modérés » contre l’Iran. Et de nouveau, sacrifier les intérêts suprêmes d’Israël tout en l’assurant de lui garantir la sécurité …

Et Israël ? Un des trois pays à s’opposer à la solution des « deux états » (les deux autres : l’Iran et la Libye …), le seul qui se souvient que c’est à la demande des Etats Unis (et de l’Angleterre) que la fameuse résolution 242 ne demande pas son retrait de « tous les territoires » conquis dans la guerre de défense de 1967 mais seulement le retrait « de territoires » tout en lui reconnaissant le droit d’obtenir, par négociation, des « frontières sûrs et reconnues ». Alors ? Les « blocs » qui feront partie d’Israël pourquoi n’auraient-ils le droit de construire de nouvelles chambres pour les enfants qui naissent ?

En un mot comme en cent : l’insistance des Etats Unis de focaliser leur attention, non pas sur l’Iran et sa bombe, non pas sur l’Afghanistan, le Pakistan, la Somalie, le Darfour mais sur « la croissance naturelle » des villes israéliennes en Cisjordanie doit cacher autre chose. De plus, semble-t-il, les Etats Unis ont déjà échafaudé un plan de paix et ont donné six semaines à Israël pour le faire sien. Mais ils ont donné six mois à l’Iran pour voir s’ils veulent arrêter leur programme nucléaire … Sic transit gloria mundi


 



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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 15:52
Aux innocents les mains pleines …
Vers l’Orient compliqué je volais avec des idées simples …
(De Gaulle)

Ebahi par la présence d’un noir d’une famille musulmane à la Maison Blanche, le Ouest politique dominé par des vulgates de gauche (ou gauchisantes) attend, la bouche ouverte, de boire les paroles du nouveau sauveur du monde.

A peine a-t-il fini d’assurer au Gouvernement américain le contrôle du deuxième constructeur mondial de voitures en faillite (General Motors dont le nom deviendrait … Government Motors) qu’il se lance dans le monde compliqué des relations internationales et va, comme il ne semblait pas absolument nécessaire, tenir un discours « programmatique » au Caire. Discours par lequel il veut marquer la « rupture » avec la politique traditionnelle des Etats Unis dans cette partie du monde en proposant, en même temps, de tourner la page des relations mauvaises ayant existé entre les Etats Unis et le monde musulman.

Si Barrack Obama restait sur le terrain politique la démarche eut été compréhensible. Ceci aurait commandé de revoir les relations avec le régime obscurantiste saoudien ou de rompre avec des années de tolérance vis-à-vis de régimes autoritaires ou dictatoriaux comme ceux de l’Egypte. Mais ce n’est pas en politique qu’il s’est adressé au monde musulman mais en homme de religion. Ce qui devrait conduire les gauches laïques (la nôtre, la première) à commencer à se poser quelques questions. Y compris parce qu’il a égratigné au passage la France pour son « intolérance » quant aux vêtements portés par les femmes musulmanes !

Commençons, donc, par voir ce qu’un chrétien d’une famille musulmane (apostasie ?) a voulu dire aux plus d’un milliard d’êtres qui, à tort ou à raison, commencent à être considérés partout comme  le danger  principal pour l’existence de l’humanité. C’est vrai, ce propos est parfaitement « politiquement incorrect» car seule Israël est considéré comme le pays le plus dangereux pour la paix, dépassant significativement, par exemple, l’Iran dans le dernier classement publié.

L’essence de la partie la plus importante de son discours est relative au contenu fondamental de l’islam, contenu parfaitement pacifique mais qui est dévoyé par « des extrémistes ».  Islam, religion de paix, majorité des musulmans voulant vivre en paix et s’occuper du développement de leurs familles, en premier lieu de leurs enfants. A l’appui, en homme de religion, moult citation du « Saint Coran ». Serait-ce vrai ? Si l’on regarde l’écume des jours on est obligé de constater que, même si l’antienne « islam religion de paix » était vraie, elle n’a pas de prise sur la réalité.  Des extrémistes ?

Le fait est que les extrémistes de l'islam commandent en ce moment la marche de l'histoire ....  Le fait est, aussi, qu’aucune voix ne s’exprime dans le monde musulman contre la présence de l’islam, comme religion, dans les 50 guerres ou conflits armés qui agitent le monde et l’empêche de consacrer ses ressources à la construction d’une humanité meilleure C’est des musulmans qui assassinent systématiquement des chrétiens noirs en Afrique et qui sont en train de tirer une chape de plomb sur un continent qui ne survit que par l’aide de la « communauté internationale ». Et quand ils ne trouvent plus des chrétiens (ou des juifs) ils tuent et assassinent … des musulmans. Afghanistan ? Pakistan ? Darfour ? Irak ?

Pas besoin d’être un historien distingué pour savoir que la « nation musulmane » (c’est ainsi qu’il se définissent) a été, de tous temps, une nation (une religion) guerrière. Combattants et conquérants, du sous continent indien jusqu’aux rives de l’Atlantique, leur histoire n’est émaillée que de conquêtes, morts, tueries car (attention, au « politiquement correcte » …) il ne peut pas être autrement pour une religion dont le but ultime est la conquête du monde. Qu’un homme de religion comme l’actuel président des Etats Unis occulte cette dimension essentielle de l’islam, sans laquelle il ne serait qu’une variante du judaïsme (comme le christianisme) ceci ne peut être fortuit. Faire patte de velours pour se faire pardonner, quand on est les Etats Unis, les soi-disant pêchés envers le monde musulman n’a d’intérêt que si l’on veut, en réalité, obtenir autre chose. Mais quoi ?

L’homme de religion devrait savoir  que des gens qui éduquent leurs enfants en leur instillant l’amour de la mort, consubstantiel aux préceptes de leur Dieu, ne peuvent pas, en même temps, leur apprendre la vie, la poursuite d’un projet constructif, la tolérance vis-à-vis de l’autre. Car l’autre, il faut le soumettre et régner sur lui, le réduire à la condition de dhimmi ou le passer au le fil de l’épée.  Et quand on glisse du religieux vers le politique et on assène comme vérité première que c’est « l’humiliation qui crée l’extrémisme » on transgresse la vérité sur deux plans différents, d’abord en oubliant que si tous les musulmans ne sont pas terroristes, tous les terroristes (actuellement) sont musulmans et, ensuite, que l’humiliation des indiens pendant l’occupation britannique n’a pas conduit à la barbarie d’Al-Qaida ou  à Bin Laden ou aux  homicides par suicide, dernière contribution de l’islam au bonheur de l’humanité. Peut-être, un jour, les héritiers des Lumières comprendront qu’il faudrait établir un cordon sanitaire autour du monde empoisonné par cette « religion de paix » et les laisser s’entretuer : cela a déjà commencé en Irak, chiites contre sunnites, cela continuera dès que l’Iran chiite disposera de la bombe pour soumettre les frères (ennemis) sunnites.

L’homme de religion, glissant vers le politique, dans son discours, ne mentionne pas que dans aucun pays musulman il n’y a d’élections libres, une justice indépendante ou une presse libre. Que dans ces pays ou règne la corruption érigée en système de gouvernement (voir les princes saoudiens et leurs prébendes sous la forme des secteurs économiques qui leur sont attribués) où il n’y a pas de liberté du culte où on ne peut pas envisager de construire des églises et même pas pratiquer un autre culte que celui musulman, aucun des « droits de l’homme » n’est assuré, cela n’a pas l’air d’émouvoir le nouveau thuriféraire de l’islam pacifique. Islam pacifique « contre lequel les Etats Unis ne seront jamais en guerre ». Sauf que … c’est l’islam qui a déclaré la guerre aux Etats Unis :  veut-il faire croire que la présence de troupes américaines en Afghanistan, par exemple, n’est pas un preuve suffisante de la guerre que l’islam a déclenché contre le monde occidental, Etats Unis compris ?

Mais pour montrer son attachement au changement de la nature des relations avec le monde musulman, il sait que le tribut à payer c’est « la solution du conflit israélo-palestinien ». Et le voilà qui fait un numéro d’équilibriste en utilisant une formule qui, pour peu, assimile « les souffrances des palestiniens » à la Shoah. Passons sur l’ignominie qu’exprime une telle formule. En revanche, si c’est en homme de religion qu’il parle il n’avait pas le droit d’occulter la relation unique du peuple juif avec  le territoire qui a vu sa naissance. Et si c’est en politique qu’il parle il n’a pas le droit de mettre en question la légitimité d’Israël en affirmant que c’est la Shoah qui justifie la « création » d’Israël. Cela ne fait que permettre au monde musulman et aux pays arabes de maintenir la justification de leur rejet d’Israël car s’agissant d’un fait de nature coloniale préjudiciable aux « possesseurs » de la terre, les palestiniens. Mais, les relations entre Israël et les Etats Unis étant « indestructibles » (tribut payé à la majorité des américains qui n’ont jamais mis en question la nature particulière des relations avec ce pays), il s’arroge le droit de dire au peuple d’Israël ce qu’il doit faire pour  qu’il y ait la paix  avec les pays arabes. A tous les maux du monde, une panacée : « deux états pour deux peuples ».

Le politique, surtout s’il s’agit d’un homme de religion, sauf s’il s’agit d’un doux rêveur, ne peut ignorer le rejet, total et complet du monde musulman d’Israël. Parce qu’il s’agit d’un « corps étranger » dans le Dar-el-Islam, pour commencer et pour finir. Et quand il rappelle « l’initiative arabe » il oublie de dire qu’elle prévoit aussi, « le retour » de 4,5 millions de « réfugiés » dans un Israël réduit aux frontières dessinées par les lignes d’armistice de la guerre de 1948. Mais souvenons-nous en : au départ, il y avait 700/800.000 réfugiés palestiniens et un nombre presque identique de réfugiés juifs des pays arabes. Israël a absorbé la très grande majorité de juifs mais les pays arabes ont gardé pendant 60 les palestiniens en condition de populations de second ordre et qui, à l’encontre de la définition même de l’ONU, sont toujours considérés comme réfugiés bien qu’il s’agisse de la troisième ou quatrième génération … Mais, passons, puisque le monde entier veut un deuxième état, allons-y ! Un état (palestinien) sera « Judenrein » tandis que l’Etat Juif actuel devrait absorber (l’initiative arabe …) plus de 4 Millions de gens nés ailleurs qu’en Israël. Autant dire que, pour des raisons démographiques, l’Etat Juif deviendra musulman en moins d’une génération … L’homme de religion, fort de la puissance de son pays, veut imposer à Israël de commettre un suicide. Il devrait savoir, car il a cité même le Talmud au Caire, que parmi les 613 commandements de la liturgie juive il y’en a un qui interdit le suicide, même s’il est national …

L’homme de la Maison Blanche rejoint, en réalité, la cohorte des bien pensants qui considèrent qu’Israël n’aurait jamais dû être crée.  Dès lors, les choses étant ce qu‘elles sont, il accepte comme une grande partie du monde, de sacrifier les intérêts vitaux d’Israël en laissant à d’autres le soin de lui donner le coup de grâce : à qui veut-on faire croire que l’on n’entend pas, jour après jour, le refus systématique même des « hommes de paix » (Barrack Obama parlant de Mahmoud Abbas) de reconnaître l’existence d’un Etat Juif, Israël. Le coup de grâce ? Ecoutons « l’ambassadeur de l’OLP au Liban » (le 7 mai 2009) :

« L'OLP est le seul représentant légitime du peuple palestinien, et elle n'a pas changé sa Charte même d'un iota. Compte tenu de la faiblesse de la nation arabe et de l'absence de valeurs, et à la lumière du contrôle américain du monde, l'OLP applique sa démarche par phases, sans changer sa stratégie. Laissez-moi vous dire, quand l'idéologie d'Israël s'effondre, et quand nous prendrons le contrôle, au moins, à Jérusalem, Israël s'effondrera dans son intégralité, et nous commencerons à progresser avec la volonté d'Allah, et les chasser de l'ensemble de la Palestine»







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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 08:08


"Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère Sud pour aller dans l'hémisphère Nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Parce qu'ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire » Houari Boumediene, ONU, 1974.

L’hémisphère Nord c’est grand … essayons voir ce qui nous touche de plus près, notre belle France.

Fille aînée de l’Eglise Catholique (ce qu’elle est en train d’oublier car laïcité oblige, enfin, sauf pour l’islam …), éminent membre fondateur de l’Union Européenne, moteur de toutes les initiatives importantes du continent (dont la quasi totalité finissent en queue de poisson …), la France veut influencer le monde et maîtriser le développement de l’Europe tout en gardant l’espoir de maintenir ses zones d’influence en Afrique. Cela n’a pas beaucoup changé depuis le Général sauf que les réalités géopolitiques ne sont plus les mêmes. Et, surtout, ne seront plus les mêmes. Il suffit de regarder le développement des populations (Eurostat 2008) qui devrait nous intéresser au premier chef :



La population de la France passera, de 2000 à 2050 de 60,5 Millions à 65,7 Millions. Il est loin le temps quand VGE nous disait « nous sommes 1% de la population mondiale … » et en 2050 quand la population mondiale sera de 9 milliards nous ne représenterons plus que 0,7%. Mais ce qu’il ne nous disait pas c’est que l’origine ethnique (oh, le vilain mot …) des habitants de la France aura changé profondément. Car si, par exemple, le solde migratoire pour cinq années seulement, de 1999 à 2004 (Eurostat 2008) n’a été « que » d’un million de personnes (à 90/95% originaires du Maghreb ou des anciennes colonies françaises, toutes ou presque, musulmanes) la croissance de la population de la France est due, essentiellement, à la contribution de l’immigration.

Les démographes distingués se disputent la connaissance, interdite par les lois de la République, de la composition ethnique de la population française car … la République est une et indivisible. Pourtant, il suffit de prendre un échantillon, statistiquement valable, des 36.000 communes de la France et de regarder les prénoms donnés aux nouveaux nés. Sachant que peu de bretons bretonnants appelleraient leurs rejetons « Mohamed » ou « Aïcha » on peut constater que la contribution de l’immigration au renouvellement des générations en France frise les 40% des env. 750.000 naissances annuellement enregistrées en France. Ensuite, puisque l’on constate que l’âge moyen pour le première naissance  pour la femme blanche est de 29 ans (dont la proportion est de 14% de la population féminine) on arrive à déterminer que le taux de fécondité pour les indigènes (ou immigrées d’Europe) est de 1,3 tandis que celui des femmes immigrées non européennes frise le 8. Mais la France peut s’enorgueillir d’un taux de fécondité global de 1,9 en oubliant l’origine des naissances. Pourquoi cette origine est-elle importante ?

Tout d’abord parce que si l’on ajoute le solde migratoire, celui des asiles politiques accordés (173.000 accordés de 2003 à 2006), les naturalisations (700.000 entre 2002 et 2006) et la contribution des naissances des femmes non indigènes (ou d’origine non européenne) dans 39 ans (selon les calculs rendus possibles par les éléments connus d’Eurostat 2008) la population de la France sera en majorité musulmane.

Mais il y a une deuxième raison. Depuis des lustres les bonnes âmes nous rabattent les oreilles avec la formule « l’immigration est une chance pour la France ». Sous-entendu, immigrés jeunes, naissances multiples, contribution au paiement de nos retraites. Ceci est entièrement faux pour deux raisons majeures :

-    nonobstant la contribution démographique de l’immigration, le ratio « moins de 15 ans vs plus de 65 ans » ne fait que diminuer d’aujourd’hui à 2050 (voir graphique, source données Eurostat 2008) ; autant dire que la solution du problème des retraites ne viendra pas de la contribution démographique de l’immigration ;


-    telle qu’aujourd’hui (et il n’y a aucune raison d’espérer un changement significatif) la « contribution » économique de l’immigration non européenne (compte tenu du taux de chômage, absorption de contributions sociales, programmes d’investissement propres, d’un côté, et de recettes venant de l’immigration – cotisations sociales, impôts, valeur ajouté dans les entreprises du secteur marchand, etc.,) l’immigration (études Université de Lyon +) est à l’origine de quelques 35% du déficit français soit plus de 25 Milliards d’euros.

En clair, l'évolution démographique de la France et l'influence de l’immigration (existante ou venant de soldes migratoires importants) conduisent à constater que l’avenir de la nation sera assuré, sans doute, par une réduction significative de ses richesses mais … par l’avènement d’une république islamique française.

Ceux qui nous gouvernent, de gauche ou de droite, sont-ils conscients de ce qui se prépare ?

Ce que l’on raconte dans les meetings de la droite (pour ne pas parler de ceux de la gauche …) ne correspond pas du tout à la réalité de notre vie. Pour commencer, l’enseignement - premier outil pour construire et défendre la nation - se trouvant depuis 40 ans entre les mains des épigones de mai 68 et des utopies trotskistes ou maoïstes, a été détruit avec constance et sans possibilité de reconstruction, nonobstant les « réformes » (non acceptées) que la droite tente de mettre en œuvre. Il suffit de se souvenir que la Sorbonne, l'Université la plus ancienne comme «studium generale» en Europe occidentale, où elle enseignait seule toutes les disciplines avant 1200, est bloquée depuis des mois par les successeurs des « katangais » qui l’avaient bloquée en 1968. Mais ce qui se passe à la Sorbonne s’est reproduit à Montpellier, Rennes ou ailleurs et dure depuis des mois. Jusqu’à faire comprendre au monde entier que les universités françaises ne valent même pas un pet de lapin. L’enseignement ?

"Multipliée par 1,8 depuis 1980, la dépense intérieure d'éducation a atteint 121,4 Mds d'euros en 2006 (6,8 % du PIB) soit 1 920 € par habitant ou 7 160 € par élève ou étudiant. De 1980 à 2006, sa croissance a été plus rapide que celle du PIB (2,4 % par an contre 2,2 %). Elle s'explique moins par l'accroissement du nombre d'élèves que par celui du coût de chaque élève.(Portail Statistiques Public).

La France emploie un prof pour 10,3 élèves là où l’Allemagne emploie un prof pour  19,3 élèves. Et pour préparer l’avenir il y a en France 360.000 étudiants dans les filières lettres et sciences sociales et seulement 160.000 dans celles scientifiques ou d’ingénierie. Le rapport est, pratiquement, inverse en Allemagne. Une des conséquences est le taux de chômage des moins de 25 ans : 23% en France, 12,5 % en Allemagne … Et ceci se répercute dans la capacité d’innovation des deux pays : avec quelques 200.000 chercheurs en France on a obtenu en 2000 3.235 brevets tandis qu’avec 268.000 chercheurs l’Allemagne a obtenu 10.500 brevets. Mais nos enseignants-chercheurs sont occupés à battre le pavé de Denfert-Rochereau aux Invalides pour protester contre l’idée de se voir évalués par leurs pairs …

La gauche, jadis, avait trouvé la panacée pour créer des emplois : la retraite à 60 ans et les 35 heures. La conséquence, l’âge de sortie du travail est de 59,1 ans en France et de 61,1 ans en Allemagne. Et pour entretenir tout cela, la France est le pays dont la pression fiscale (tout compris) est la plus forte au monde …

Alors, que faire ? Passez un coup de fil à l’Elysée pour demander à notre Président comment il compte faire pour que « la France sorte de la crise plus forte qu’avant » Mais souvenez vous que le coût de la minute pour une ligne fixe est de 0,23 € en France et qu’il vaudrait mieux téléphoner d’Allemagne où le coût n’est que de 0,046 € la minute … cinq fois moins ! Et s’il vous répond « Europe » (c’est de saison …) dites-lui que ce qui nous attend, attend l’Europe aussi …

Bonnes gens, ceux qui vous êtes donné la peine de lire ce qui précède, dites-nous comment faire pour éviter ce qui nous attend. Mais avant, lisez un extrait d’un discours du Guide Khadafi : « Nous avons 50 millions de musulmans en Europe. Il y a des signes qui attestent qu'Allah nous accordera une grande victoire en Europe, sans épée, sans conquête. Les 50 millions de musulmans d'Europe feront de cette dernière un continent musulman. ….. L'Albanie est dans l'Union européenne, c'est un pays musulman. La Bosnie est dans l'Union européenne, c'est un pays musulman. 50% de ses citoyens sont musulmans. L'Europe est dans une fâcheuse posture. ……. Elles [les nations occidentales] devraient accepter de devenir musulmanes avec le temps ou bien de déclarer la guerre aux musulmans." (10 avril 2006).

En attendant, regardez le clip vidéo http://www.youtube.com/watch?v=6-3X5hIFXYU

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Published by martin - dans France
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:03
Que dire ? On peut, comme un texte  mis en ligne par Liberty Vox, dire « de guerre lasse » et souligner l’inanité des efforts de ceux qui continuent à prêcher dans le désert. Réaction parfaitement légitime quand on voit que rien ni personne n’arrête ni les menaces implicites (ou explicites) contre un pays, un peuple, en attendant celles contre un continent ni ne se lève pour s’opposer à la tragédie annoncée que nous pouvons tous prévoir. On peut aussi, ne pas abandonner et penser, espérer, attendre de convaincre le monde dans lequel nous vivons qu’il marche sur sa tête. Car si l’on ne fait pas, on assistera à ce que l’islam (plus ou moins modéré) prépare : l’assassinat d’Israël comme première étape pour conquérir l’Europe et pour voir ensuite …

Quand un président américain décide de rappeler dans son discours dans un pays où 99% de la population est musulmane, son nom complet (Barrack Hussein Obama) et de souligner que l’Amérique ne fera jamais la guerre à l’islam on ne peut que constater que le monde marche sur sa tête. Car, tous les jours de la semaine, depuis des années, les islamistes (plus ou moins modérés) font la guerre à l’Occident et, donc, à l’Amérique. C’est quoi d’autre Al-Qaida, l’Afghanistan, le 11 septembre 2001 ? Les islamistes (l’islam) font une triple guerre à l’Occident : par la reprise de la colonisation de l’Europe (avec des populations qui ne veulent pas s’intégrer dans les sociétés ouvertes européennes), par les assassinats - conséquences des attentats incessants et par la guerre ouverte à un des pays les plus occidentalisés, Israël.

Quand un pays comme la France, tout en condamnant les propos ignobles du chef d’un état terroriste tenus dans une assemblée patronnée par l’ONU (Durban 2), sort de la dite assemblée pour 12 heures pour y revenir, on ne peut que constater que le monde marche sur sa tête. L’Allemagne (anciennement nazie), les Pays Bas (Anne Frank), l’Italie (où Mussolini avait laissé déporter les juifs italiens), même la Suède qui n’est jamais tendre avec l’Etat Juif, ont décidé de boycotter Durban 2. Comme les Etats Unis, le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Tchéquie, la Pologne. La France, par la bouche de son ministre Bernard Kouchner, décide de ne pas boycotter la préparation de l’autodafé qui vise Israël et les juifs, mais pas seulement. Comme du temps des persécutions nazies, la France abandonne aussi les homosexuels … Et la raison indiquée est que le texte de la résolution qui sera adoptée a été longuement préparé avec « les arabes modérés ». Arabes modérés ? Aucun d’entre eux (s’il se trouvait parmi les délégations de 52 pays musulmans) n’est sorti après le discours haineux et ignoble d’Ahmedinejad.

Quand un président américain s’incline respectueusement devant un potentat arabe, fût-il, le Roi de l’Arabie Saoudite ou quand il sert, chaleureusement, la main au clone de Castro, associé de l’Iran pour rendre socialiste et anti-américain le continent de l’Amérique Latine, quand le même fait dire que « nonobstant les propos inadmissibles et exécrables du dirigeant iranien, les Etats-Unis veulent, quand même, tourner la page des relations passées » le monde marche sur sa tête.

Car qu’est-ce qui fait que les dirigeants occidentaux (maintenant avec les Etats Unis les premiers) sourient, sans discontinuer, aux pires dictateurs de la planète ? Et si le charme, l’apaisement à grande dose, l’acceptation des différences des cultures, l’acceptation de traitement différent des religions (essayez, non pas de construire une église mais d’entrer avec une bible ou une étoile de David en Arabie Saoudite) ne mèneront à rien, le monde occidental fera quoi ? Si l’Iran réussit, in fine, à disposer d’une bombe et fait du chantage auprès de l’Ouest pour qu’il abandonne Israël on fera quoi ? Ne cherchez pas, c’est écrit sur les murs, l’Ouest abandonnera Israël. Comme il a abandonné les 6 millions de juifs aux allemands.

Comme les Etats Unis semblent bien commencer à le vouloir : devant la menace existentielle que constitue l’Iran pour Israël, le bras droit de Monsieur Obama vient de dire « si les israéliens veulent que l’on les aide face à l’Iran, qu’ils commencent par se désengager de Cisjordanie ». Par delà l’hypocrisie du propos on voit bien ce qu’il y a derrière : Gaza n’a pas suffi en se transformant en « hamastan » après le désengagement d’Israël, il faudrait se retirer d’un autre territoire disputé (la Cisjordanie) pour qu’ainsi Israël se trouve devant trois menaces : le Nord – Hezbollah, le Sud – Gaza/Hamas et à l’Est Cisjordanie/Hamas (car il ne faudra pas beaucoup de temps à ce dernier pour prendre le pouvoir des mains du Fatah corrompu et pas prêt à se battre, nonobstant les millions de $ investis par les Etats Unis dans la formation de leurs « forces armées). 12 km séparent la première ville palestinienne (Kalkilia) du bord de mer israélien (Natanya) et seulement une vingtaine des banlieues de Tel Aviv : regardez un plan de Paris et vous verrez que la Cathédrale de Saint Denis est à une plus grande distance  de Notre Dame. Imaginez, maintenant, des « fusées « artisanales » tirées de Saint Denis sur Paris et vous comprendrez ce que l’on demande à Israël. Ainsi entourée, Israël devra faire face à un conflit asymétrique sans pouvoir utiliser ses formidables moyens de défense. Le monde, ensemble avec l’Amérique, marche sur sa tête.

Le monde marche sur sa tête car il veut forcer, coûte que coûte, Israël à accepter la solution dite « deux états pour deux peuples ». Supposons pour un instant (… de raison) qu’Israël accepte, de bon cœur, une telle solution, demain. Qui seront ceux qui feront le « deuxième état » ? Le Fatah corrompu d’aujourd’hui qui ne tient devant le Hamas que par les millions    de $ que la communauté internationale (et l’Europe la première) lui donne ? Le Hamas qui, jour après jour, dit haut et fort qu’il ne reconnaîtra jamais Israël ? Comment ne pas voir que si un tel état est créé, en deux temps et trois mouvements, l’Iran aura la haute main sur les trois entités qui entourent Israël ? Et devant ce genre d’interrogations tout ce que l’on trouve à dire à Israël est qu’elle doit prendre « des risques pour la paix » (Bernard Kouchner). Le monde marche sur sa tête.


Sauf que … Si l’Occident n’a pas compris que ce qui se joue au Proche Orient n’est que les prolégomènes de ce qui arrivera à l’Europe, si cette dernière a le temps de voir venir, il y a un pays qui ne peut pas attendre : Israël.


Que lui reste-t-il à faire ? Dans des conditions beaucoup moins favorables ce pays a détruit le réacteur nucléaire que la France (encore elle …) a fourni à l’Irak. Ce faisant, Israël a encouru les foudres de la « communauté internationale » et ceux des Etats Unis premièrement. Dix ans après, Israël a tenu bon devant les tentatives américaines (Bush – père) de lui tordre les poignets après la première guerre du Golfe (1991) pour accepter des choses qu’elle ne voulait pas accepter. Ce qui veut dire que tous ceux qui prétendent qu’Israël ne pourra pas s’attaquer à l’Iran sans « le feu vert » des Etats Unis, pourraient se voir contredire par la réalité des faits. Quand on voit les efforts des américains pour « parler » aux iraniens après huit années pendant lesquelles les européens (avec l’assentiment des américains) on fait de même avec les résultats connus, on comprend que le monde marche sur sa tête.


Et alors … qui est prêt à parier qu’un jour, quand on se réveillera, on n’apprendra pas que les installations nucléaires de l’Iran ont été en très grande partie détruites ?


Et si un tel jour arrive, comment ne pas comprendre que nous supporterons, tous, les conséquences car nous nous sommes rendus complices de laisser le monde marcher sur sa tête.




 

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