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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:45

 

Ce que l’on sait et ce que l’on sait moins : le BREXIT, la guerre des « toilettes multi-genre » qui occupe M. Obama, sa plus parfaite mauvaise foi pour justifier l’interdiction de lier le terrorisme actuel à l’islam, l’Europe de Mme Merkel, qui a sous-traité le problème de l’immigration de plus d’un million de personnes venant des états faillis arabes au dictateur turc, bref, les grands soucis de l’humanité.

Cela étant, il faudrait se souvenir du mot de Charles Péguy « Il faut toujours dire ce que l'on voit. Surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit. (Pensées, p.45, Gallimard, 1934).

Tout d’abord le BREXIT : en moins d’une semaine on a dit tout et son contraire. Pas seulement les « pisseurs de copie » spécialistes en toutes choses et qui se pavanent sur les écrans de télévision ou sur les ondes des radios pour laver  les cerveaux de ceux qui les regardent (ou les écoutent) encore. En résumé, on nous explique que c’est les « vieux croutons, les petits blancs » des campagnes éloignées des villes multiculturelles qui ont eu la majorité. Sans doute, des millions d’anglais « de souche » en ont marre de voir les immigrés de Madame Merkel qui ne restent pas en Allemagne venir dans le pays de Thackeray et de Shakespeare  et qui, sans même parler le patois local, obtiennent des avantages matériels que les générations montantes ne peuvent même pas imaginer. Des millions voient un système de santé qui se délite à grande vitesse dans la contradiction évidente entre le nombre grandissant de ceux qui obtiennent des droits et la maigreur des fonds disponibles au gouvernement. C’est sans doute une des raisons majeures pour le vote favorable au BREXIT. Ce faisant, on aurait tort à ne comprendre le sursaut anglais devant une construction européenne oppressive, imposant des normes et des contraintes, dirigée par des élites restant à l’abri de fonctions non électives et sur lesquelles les citoyens européens n’ont aucun pouvoir. Certes, c’est vrai pour tous les citoyens européens, il suffit de voir ce qui se passe en Autriche, au Pays-Bas, en Pologne ou en Hongrie. Mais les anglais … une race à part. Quand l’Europe entière s’est donnée au Troisième Reich, les seuls à dire non on été les anglais. Et cela est resté gravé dans le ADN de l’Angleterre : « Chaque fois qu'il nous faudra choisir entre l'Europe et le grand large, nous choisirons le grand large» (Churchill, 4 juin 1944). Voilà les deux causes majeures du vote d’une majorité d’anglais en faveur du BREXIT.

 Le monde brûle, l’infâme politique de M. Obama en Syrie est la deuxième cause majeure de la mort de plus de 400.000 personnes et le déplacement de plus de 8 millions de personnes. La première cause étant constituée par la barbarie propre à l’islam, religion dans laquelle on se tue depuis presque mille-cinq-cents ans entre shiites et sunnites. Et l’Administration américaine, adepte de la « politique du genre » n’a pas de sujet plus important à traiter que l’obligation pour des lieux publiques  (écoles entre autres) de faire disparaître la séparation homme-femme. Et voilà, sur le territoire américain, la « guerre des toilettes » qui fait rage. Sujet d’une importance extrême pour M. Obama. En revanche, après le massacre d’Orlando perpétré par encore un « soldat du califat » (comme à Fort Hood, comme au marathon de Boston, comme à San Bernardino) M. Obama, avec les contorsions dialectiques et les questions à caractère rhétorique dont il a l’habitude de fleurir ses discours a démontré (croit-il) qu’il n’est pas nécessaire d'accoler « islam » ou « islamiste » au mot terroriste car cela, d’abord, ce n’est pas vrai et, ensuite, cela ne règle en rien le problème. Et, avec l’hypocrisie qui lui est coutumière il a martelé haut et fort que le vrai problème est la facilité d’acquérir des armes aux Etas-Unis. Son « combat » contre le 2ème Amendement (le droit de chaque citoyen de détenir une arme pour se défendre, y compris face au gouvernement) étant un cause perdue depuis bientôt huit ans, il continue à faire feu de tout bois. Jusqu’à donner la possibilité à de plus en plus de gens de comprendre que non seulement il ne veut pas lutter contre le terrorisme islamiste (quelque soit l’endroit où il sévit) mais que chaque fois que cela lui été possible il a pris son parti : son aide à l’accession des Frères Musulmans au pouvoir en Egypte est l’exemple le plus clair.

Mais le cancer du « politiquement correct », du « non dit » pour ne pas s’aliéner les masses musulmanes a métastasé. L’Europe, sous les coups de butoir d’un dictateur qui réussit à détruire le caractère laïque d’un pays de 75 millions d’habitants, d’un côté, dans les conditions « objectives » de la présence de millions et des millions de musulmans, d’un autre côté, dont le souhait d’intégration est négatif (« à Cologne des femmes ont été agressées sexuellement car provocantes pour les jeunes immigrants venant du Moyen Orient ») pense trouver son salut dans une Eurabia qui se crée à marche forcée. Peu importe ses fondements « judéo-chrétiens » - on les jette à la rivière. « C’est une mentalité nouvelle qui a vu le jour pour qui la démocratie est devenue synonyme de relativisme culturel, la nation de xénophobie et de racisme, l’Europe et l’Occident étant eux-mêmes considérés, peu ou prou, comme les responsables de toux les maux de l’humanité » (J-P. Le Goff, Malaise de la Démocratie, 2016).

Et on est prêt a sacrifier, pour la deuxième fois, pendant que les pays du Moyen-Orient glissent sous des vagues de conflits sectaires impitoyables, le seul peuple (endroit) où des minorités diverses vivent en paix. Pendant que l’Europe dit pis que pendre sur Israël, l'Egypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite  et les Émirats arabes unis se commettent de plus en plus avec ce pays, souvent même devant les caméras. Israël et la Russie se courtisent assidûment ; encore plus loin, les relations d'Israël avec la Chine et l'Inde sont en plein essor. Alors que l'Europe chancelle sous le poids des immigrés musulmans indésirables, Israël accueille des dizaines de milliers d'immigrants juifs d'Europe. Pendant que les pays méditerranéens luttent avec leur dettes et le chômage pour ne pas parler des guerres civiles, Israël bénéficie d'une économie en pleine croissance et d’un taux de chômage inférieur à 5%. Cette Europe, qui suit l’exemple de Monsieur Obama, n'a pas hésité de se compromettre en votant à l’ONU en faveur d’une résolution qui efface trois millénaires d’appartenance juive en Terre Sainte tandis que  son parlement, en présence de son président M. Schulz et du « commissaire en chef » M. Juncker, applaudit un discours du « président » Abbas dans lequel, entre autres, il assurait que « des rabbins en Israël avaient demandé au gouvernement d’empoisonner les puits d’eau potable des palestiniens » De longs applaudissements.

Pendant ce temps, chez nous, un président vomi par 85% de la population laisse apparaître sa décision de s’accrocher au pouvoir : son seul réservoir de voix (comme en 2012) étant constitué par nos concitoyens musulmans, il a décidé lui aussi de ne plus accoler « islam » ou islamiste » quand il parle des « terroristes » Concitoyens qui, en tant que groupe, reçoivent plus d'argent qu'ils paient en impôts. Qui apparaissent parmi les premiers dans les statistiques criminelles. Certes, des exemples de succès en intégration ne manquent pas mais il faudra bien un jour accepter de « voir ce que l’on voit » c’est à dire les tendances lourdes décevantes. Comme la radicalisation. Et quand les élites appuient l’idée que la xénophobie européenne a atteint des niveaux insupportables on devrait se poser la question de savoir pourquoi des musulmans choisissent de rester dans les sociétés occidentales. Serait-ce parce qu'ils se rendent compte qu'un citoyen chômeur dans un État-providence européen géré par les infidèles a une bien meilleure vie matérielle qu'un citoyen employé dans n’importe lequel pays arabe ? Et cela sur fond d’incompétence, amateurisme, voltefaces multiples et diverses, en tout, une incapacité évidente de gouverner. « On a l’impression à chaque fois de toucher le fond avant que de nouveaux faits délétères enfoncent un peu plus le pays dans la spirale du délitement et de la mésestime de soi » (J-P. Le Goff, idem)

Nos lendemains qui chanteront … et on sera aussi émus que M. Obama « l'un des plus beaux sons de la Terre au soleil couchant, l'appel à la prière du muezzin (B.H.Obama, 27.09.09). Et si on n’est pas émus … on payera l’impôt des infidèles !

 

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 16:16

Le dernier texte mis en ligne se terminait par une phrase qui a fait bondir plusieurs  lecteurs du blog. La voilà, elle se référait à Charles de Gaulle : « Ses épigones, de droite mais surtout de gauche, ont détruit systématiquement ce qu’il a fait et, à part de s’accrocher au pouvoir (n’est-ce-pas Monsieur Hollande ?) s’illustrent par l’imposture d’occuper les fonctions qu’ils occupent.»

 

Depuis les derniers attentats (dont les auteurs principaux sont tous nés en France et passés par l’école de la République) la France a peur. On utilise comme antidote un « état d’urgence » qui ferait rire un enfant de 5 ans, car on a accepté (même avec une appréciation positive – F. Hollande, 14.04.16) que des hurluberlus, surtout d’extrême gauche, restent des nuits entières Place de la République, à l’instigation d’un « philosophe et économiste » (F. Lordon) dont l’essentiel des écrits se retrouve dans un programme de recherche « spinoziste » en « sciences sociales » et en « sociologie économique » Il vise à rapprocher étroitement la science économique de la sociologie. Le tout, naturellement, financé par l’Etat via le CNRS. Pour ne pas parler de son bouquin « Capitalisme, désir et servitude ». Et voilà ses suiveurs qui occupent la Place de la République depuis fin mars, voilà les déprédations presque journalières qui exaspèrent les commerçants de ce lieu touristique, voilà les manifs qui y vont, voilà les flics tabassés par la fleur de la jeunesse quand on n’incendie pas leurs voitures, avec eux dedans. Mais, selon M. Hollande, il s’agit là d’un « mouvement légitime » (14.04.16). Décréter « l’état d’urgence » et laisser la « chienlit » s’installer dans le pays n’est-ce pas une imposture ?

 

Mais, comme si l’état d’urgence n’était pas suffisant pour gêner l’économie du pays voilà les syndicats (représentatifs de 3% des salariés français, avec une majorité employée directement ou indirectement par l’Etat) qui décident des grèves reconductibles. Grèves qui, à la fin, représenteraient une perte de PB de 0,1 à 0,2 % quand la croissance espérée est de moins 1,5%. En grève pourquoi ? Contre une loi dont le projet du mois de février 2016 a été vidé de l’essentiel des « avancées nécessaires pour reformer la France ». Et qui a été portée, sans doute à dessein, par un ministre mineur (Mme El-Khomri) pour que l’on n’entende pas dans les manifs qu’il s’agirait d’une loi de M. Hollande ou Vals. Annoncer la reforme et renoncer devant la pression d’une centrale syndicale, auparavant « courroie de transmission du parti communiste », n’est-ce pas une imposture ?

 

Mais en fait de grève, voilà la SNCF : env. 140.000 salariés et … env. 280.000 retraités (dans un régime spécial…). L’âge moyen du départ à la retraite est de 55 ans, ce qui n’empêche pas, pendant l’état d’urgence, de bloquer le pays en réclamant de nouveaux droits. Et comme les revendications sont toujours légitimes… naturellement, on renégocie ce qui a été négocié depuis des lustres et le gouvernement ouvre, en grand, les vannes des subsides. Mais en laissant les millions de français qui doivent travailler se morfondre des jours entiers pour savoir comment ils pourraient faire moins de trois heures pour aller au travail et revenir chez eux. Parler de la réforme des retraites et accepter la palinodie à laquelle on assiste n’est-ce pas une imposture ?

 

Et (sans que cela soit de la responsabilité du « président-pluie ») voir le pays sous l’eau car incapable de créer les structures nécessaires (pour faire face à de inondations décennales ou tri-décennales) par faute de moyens (utilisés pour des buts moins importants), n’est pas une imposture ? Regardez le 5ème bassin de rétention pour la Seine qui n’en finit pas d’être construit …

 

Mais il y a mieux. Etat d’urgence, manifs, grèves, tout doit s’effacer devant l’organisation du Euro-foot. Car on attend plus de 2 millions de spectateurs, surtout étrangers. Et ils verront non seulement le football mais aussi l’état lamentable de la propreté de Paris : grève des éboueurs ! Et pour que les touristes étrangers ne viennent pas tous voir l’état de Paris, les pilotes d’Air France (salaires annuels supérieurs à 200.000 € pour 700 heures et 45 jours de congés …) ont annoncés leur grève à commencer par le week-end qui vient. Quand on est incapable d’assurer le fonctionnement normal du pays tout en s’imposant pour que Euro-foot se passe en France, n’est-ce pas une imposture ?

DECOMPOSITION II

Mais il y a mieux. Sure d’elle-même, la France de M. Hollande a décidé de résoudre le conflit israélo-arabe qui dure depuis 100 ans (Déclaration Balfour, Mandat de la Société des Nations, offres de partage toutes rejetées par les arabes, partage 1948 avec Israël ressuscité, cinq guerres inter-états et quatre avec des organisations terroristes, et on continue à compter…). Pour ce faire, legs de l’ancien ministre des affaires étrangères (L. Fabius, grand ami du Qatar – comme F. Hollande et avant lui N. Sarkozy et avant lui J. Chirac et…), on a convoqué à Paris une conférence avec 30 ministres des affaires étrangères des pays intéressés. Mais pas Israël. Le russe, l’allemand et l’anglais ne sont pas venus et l’américain a souligné qu’il était là pour écouter… Tout compris, accueil, conférence, communiqué (insipide et totalement elliptique de quelque nouvelle idée que ce soit) et photo (que diable…) cela a pris exactement trois heures. Annoncer au monde entier que l’on veut résoudre un tel conflit et pour cela faire venir à Paris 30 ministres pour trois heures… ce n’est pas une imposture ?

DECOMPOSITION II
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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 09:23

Certes, une commande de trois paquebots confirme le savoir faire des chantiers navals français qui viennent de mettre à l’eau le plus grand paquebot jamais construit. Certes, ayant pris la tête du projet « Airbus » on a réussi a damer le pion à Boeing et souvent à le dépasser en nombre de commandes ou de ventes. Certes, courant 2015, un paquet de Rafale ont été commandés. Même si les clients sont l’Egypte et le Qatar… ne boudons pas notre plaisir : conçus il y a plus de 40 années, fabriqués depuis, presque, 30 années, la France a eu un mal fou à en vendre et tous les contrats mirifiques (Brésil, Inde, etc.,) annoncés à grands coups de tambour quand un de nos présidents se déplaçait dans un pays prospecté ont fini en queue de poisson.

Qu’importe. S’il y a une leçon à tirer, elle est claire : la France n’aurait-elle pas sacrifié des pans entiers de son industrie elle serait encore aujourd‘hui une des premières économies du monde. Mais pourquoi sommes-nous arrivés dans la situation où plus de 75% des marchandises techniques commercialisées en France viennent de l’étranger ? Et, à part les tentatives comiques pour changer la face des choses (A. Montebourg, « marinières ») y a-t-il moyen de redorer notre blason et faire du pays une terre de richesse industrielle ? Y a-t-il moyen de ne plus être classé au 26ème rang pour le PIB par habitant en PPA (Parité du pouvoir d'achat) ?

Commençons par le commencement : pour créer quelque chose il faut des hommes, des idées et de l’argent. Les hommes ? Population instruite, 16% disposent d’un diplôme d’études supérieures dépassant le bac+2. C’est vrai, la France ne se trouve pas parmi les 10 premiers pays au monde, elle fait beaucoup moins bien que le Canada (51%) ou Israël (46%) ou le Japon (45%) les trois premiers classés au palmarès mondial, mais les hommes sont là. Et, pour les ingénieurs, pas tellement loin du champion mondial (Israël, 140 pour 10.000 habitants), on en a en France environ 100/10.000 habitants. Des idées ? Souvenons-nous du « La France n’a pas de pétrole mais elle a des idées » (Giscard d’Estaing, 1976). Et effectivement, depuis la période entre deux guerres (Moulinex, par exemple) et, ensuite, pendant les 30 glorieuses, le pays secrétait des idées, en veux-tu, en voilà. Toutes ne se transformaient pas en succès industriels/économiques (« télé couleur SECAM » Henri de France ou « plan calcul » ou « Concorde ») mais toutes assuraient au pays une position de premier plan dans la compétition mondiale. Reste l’argent.

L’investissement public en France, depuis la fin des 30 glorieuses se traîne à environ 2,1% du PIB. Comparez avec la Finlande (environ 4%) ou, de nouveau, avec Israël (environ 6%). La France n’a-t-elle donc pas d’argent ?

Si on regarde à la loupe, on comprend vite que trois secteurs ont absorbé l’essentiel des disponibilités de la France, secteurs dont la charge a évolué d’une manière divergente par rapport à l’augmentation du PIB (la moyenne sur les 40 dernières années est d’environ 1% l’an !). Quels trois secteurs ?

Tout d’abord le coût de l’Etat. Quand l’Allemagne finance 50 fonctionnaires pour 1.000 habitants, la France en finance environ 90 (sans tenir compte des « emplois aidés » dont la plus grande partie se trouve dans les administrations, associations, etc., à l’exclusion de l’économie marchande). Tant et si bien que, globalement, quand « le coût de l’Etat » est de 100 en France il n’est que 80 en Allemagne. Avec des salaires (les enseignants, par exemple) qui sont, en moyenne 15% supérieurs en Allemagne. Mais plus de fonctionnaires, quand leur coût diverge par rapport à l’augmentation du PIB, veut dire emprunter (s’endetter) pour payer des frais de fonctionnement ce qui, par ricochet, réduit les disponibilités pour des investissements publics. Et l’endettement… qui était inférieur à 30% du PIB à l’arrivée du premier gouvernement socialiste (1981 – Mitterrand) va se trouver à environ 97% à la fin du dernier (on espère) gouvernement socialiste (Hollande). La « boursouflure » de l’Etat français trouve ses racines dans la disparition des industries créatrices de richesses : maintenir le chômage à environ 10% de la population active, s’est traduit par des dépenses de fonctionnement de l’état.

Ensuite « l’Etat providence » et sa volonté implacable de donner tout, à tout le monde, tout de suite. Naturellement, par souci de « justice », donner aux pauvres. Mais les pauvres sont de plus en plus nombreux ce qui fait que tous les RSI, RSA, allocations familiales, etc., -les dépenses sociales- consomment un pourcentage important du PIB et il reste moins d’argent pour les investissements publics. Et parmi les postes les plus importants de ces dépenses sociales il y a le « coût de la santé ». Entre 12 et 14% du PIB en France, de l’ordre de 10-11% en Allemagne pour une espérance de vie quasi-identique (81 ans vs 80,3 pour les hommes). Le delta entre les deux totaux est de l’ordre de 10 milliards d’euros, autant d’argent non disponible pour l’investissement public.

Et naturellement, le coût de la « différence » du « vivre ensemble », bref, le coût de l’échec de la politique d’intégration sur les 40 dernières années. Coût qui se mesure par la différence entre la contribution au PIB des populations en question et leur consommation de PIB. Il y a plus de 25 ans, Maurice Allais (Prix Nobel d’économie) écrivait «… lorsqu'un nouveau travailleur immigré entre en France, il est nécessaire de réaliser certaines infrastructures de logements, d'hôpitaux, d'écoles, de réseaux de transport, d'installations industrielles, etc. Il estimait que ces dépenses publiques représentaient "une épargne supplémentaire égale à quatre fois le salaire annuel de ce travailleur". Et de poursuivre "si ce travailleur arrive avec sa femme et trois enfants, l'épargne nécessaire sera égale à vingt fois son salaire annuel, ce qui manifestement représente une charge très difficile à supporter".» De multiples études (universitaires pour la majorité, le Rapport Milloz-1990, Christian Saint-Etienne, Jacques Bichot, Gérard Lafay, ou Hernig Birg et l’Institut Max-Planck en Allemagne, etc.,) s’accordent à dire qu’il s’agit, pour la France, de quelque 35% du déficit budgétaire soit environ 30 milliards d’euros. Autant d’argent non disponible pour l’investissement public.

Les trois aspects évoqués expliquent, pour l’essentiel, les raisons de la décomposition actuelle de ce qui a été la 4ème puissance économique du monde. Mais ce qui empêche notre pays de revenir à ce qu’il était c’est l’incapacité de « vivre ensemble » au plans éducation & culture (le pays étant en voie de « halalisation » G. Kepel – Quatre-vingt-treize, 2012) mais aussi, mais surtout, l’incapacité des élites (de droite et de gauche) qui gouvernent la France depuis 40 ans de faire accepter au peuple l’économie de marché –d’évidence incompatible avec l’Etat providence. Regardez ce que l’on fait aujourd’hui : on est au 36ème dessous mais on distribue larga manu de l’argent -dont nous ne disposons pas : aux agriculteurs, aux camionneurs, aux enseignants, aux cheminots – il suffit de bloquer un dépôt de carburants et les vannes des subsides gouvernementaux s’ouvrent à grande vitesse. Car il suffit que « Staline » (Ph. Martinez) fasse donner les troupes de la CGT pour que le pays soit mis à feu et à sang. Mais il faut sauver l’Euro Foot…. Panem et circenses

Alors ? Il y a-t-il moyen d’échapper à l’inexorable décomposition qui, par une spirale descendante, risque de conduire non seulement à la disparition de l’économie de la France mais de la France tout court ? Selon la deuxième loi de la thermodynamique, il n'y a pas de processus réversible dans la nature. Rien ne peut revenir exactement à son état d'origine. Le dernier homme providentiel (De Gaulle) avait remis la France sur les rails du progrès. Ses épigones, de droite mais surtout de gauche, ont détruit systématiquement ce qu’il a fait et, à part de s’accrocher au pouvoir (n’est-ce-pas Monsieur Hollande ?) s’illustrent par l’imposture d’occuper les fonctions qu’ils occupent.

Pauvre France …

 

 

 

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 13:04

 

Une partie de l’histoire de France est en train de s’écrire pendant que le pays est mis « à feu et à sang » par des ennemis extérieurs et des forces réactionnaires de l’intérieur. Pour ce qui est des forces réactionnaires il est facile de les identifier et de comprendre leurs motivations : tous ceux qui s’opposent à toute réforme à caractère économique – des syndicats, aujourd’hui non représentatifs, comme la CGT mais risquant leur survie. Des visionnaires d’extrême gauche qui croient encore « au grand soir » mais en attendant veulent « prendre tout au riches » Bref, tous ceux qui risquent de perdre soit leurs rêves de gauchistes retardés soit leurs rentes de situation accumulées pendant les longues années de « l’état providence » Les ennemis extérieurs – « les minorités agissantes de l’islam » commodément appelées « islamistes radicaux » qui prospèrent dans un terreau propice fourni par une petite fraction de la population musulmane du pays (selon les statistiques non confirmées 1% de cette population, ce qui veut dire, quand même, quelque 60.000 individus). Leurs actions, aussi nocives sur le plan économique que celles des forces réactionnaires de l’intérieur, ajoutent la barbarie qui endeuille le pays tous les six ou douze mois.

 

Mais l’histoire présente du pays devrait prendre (prendra) en compte un autre acteur : un pays « confetti » situé à 5.000 km de Paris, peuplé de 2,2 millions d’habitants dont seulement 300.000 sont des nationaux, les autres -en très grande partie- des esclaves étrangers sans protection aucune. Il s’agit du Qatar, pays dont le PIB est de plus de 200 Milliards de $.

 

En 2007, ce « pays » s’est décidé de prendre comme « test pilote » sur la scène internationale, pour des raisons économiques, politiques et religieuses, un des « grands » européens : le choix de la France s’imposait, car bien que déjà en déclin économique, vu son rôle en Europe et sa place au Conseil de Sécurité de l’ONU. Le Qatar a commencé à « draguer » l'État français, s'achetant des consciences de politiciens de gauche et de droite : Dominique Villepin est le plus connu mais il ne faut pas oublier Sègolène, Jack Lang, Arnaud Montebourg et autres. Pour qu’ensuite il s'offre des clubs de foot, finance des « succursales » du Louvre et obtienne l’installation d’une annexe de Normal’Sup à Doha, se faisant accepter au club de la Francophonie (pas plus de quelques dizaines de milliers de francophones– Israël qui dispose de plus d’un million de gens connaissant notre langue n’a jamais pu en faire part …) le tout pour devenir populaire. Et, accessoirement racheter ou devenir actionnaire important  de l’essentiel des fleurons de l’industrie française: 12,8% de Lagardère qui contrôle EADS (premier actionnaire) Vivendi – 2% - Vinci  - 5,5% soit 2ème actionnaire du groupe, LVMH – 1% ORANGE 1% - Le Tanneur - Total 3%, premier actionnaire - Veolia 5% - GDI Informatique 51% (11.000 personnes) - Paris Saint Germain - Hôtels Royal Monceau + Peninsula + Evreux (place Vendôme) + du Louvre + Lambert (Ile Saint Louis) + Coislin – (Place de la Concorde) +Regency (Porte Maillot) +Siège HSBC (Champs Elysées) + Le Printemps Haussmann - Immeuble Virgin Mégastore Champs Elysées – Cannes,  Gray d’Albion et Majestic + Carlton + Martinez - Monaco – Société des Bains de Mer (actifs multiples hôtelleries) Course Hippiques – Prix de l’Arc de Triomphe

Le tout commencé sous l’œil bienveillant du Président de l’époque :

La France vassale, le Qatar suzérain.

Mais aussi du Président suivant qui, non seulement est allé quatre fois à Doha en deux ans  mais a invité l’émir propriétaire du Qatar à la tribune de la fête du 14 juillet 2008. Et qui a fait que le Qatar soit exempté de l’impôt sur les plus-values immobilières réalisées en France :

La France vassale, le Qatar suzérain.

Mais aussi du Président suivant, nonobstant le changement de l’émir  par une « révolution de palais » :

La France vassale, le Qatar suzérain.

France au Qatar  : M. Eric Chevallier et le Consul M. René Daher ont remis la nationalité française à  10 résidents lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à la Résidence de France le 19 avril. Personne ne sera surpris d’apprendre qu’il s’agit de proches de l’émir qui, ainsi, n’auront plus à demander des visas Schengen (www.ambafrance-qa.org).

Jusqu’en 2011 la France ne jurait que par l’Arabie Saoudite (contrats, armement, etc.,) mais à partir du « printemps arabe » le Qatar s’est engagé dans le soutien de tous les insurgés du monde arabe. Et d’abord en Libye – on connaît le rôle de la France dans l’aventure libyenne qui a transformé un territoire maitrisé par un dictateur fantasque en territoire où ont proliféré les cellules de Al-Qaïda, de l’Etat Islamique et de plein d’autres groupes islamiques, les uns faisant la guerre aux autres. La France a « gagné » dans cette pitoyable aventure le droit d’avoir à envoyer des troupes pour défendre le Mali et le Nigéria voisins …

Ensuite la France, bien que le Qatar soit soupçonné de financer le terrorisme, tout d’abord en Syrie, s’y est associé pour demander le départ de Assad en menaçant d’intervenir militairement.

Vu le « partenariat » de la France et du Qatar, on s’explique plus facilement ce qui s’est passé pendant la dernière guerre Israël – Hamas en 2014. Pour sauver le Hamas, (dont le Qatar est le plus important fournisseur d’aide) la France a essayé d’obtenir un  cessez-le-feu que ni Israël ni l’Egypte ( ?!) ne pouvaient accepter.

Et puis, la France, sur intervention décisive de M. Fabius, a vendu au Qatar le palais exceptionnel qui abrite l'Institut français de Vienne – Institut Culturel Français – Palais Clam-Gallas (3.000 m2 et 5Ha) le plus bel Institut Français à l’étranger pour 30M€ sans appel d’offres.

C’est ainsi que la France, dotée d’une « politique arabe » et d’un partenariat avec un des principaux sponsors du terrorisme islamique, est devenue le principal ennemi d’Israël en Europe. Tant et si bien qu’il n’a été que normal qu’elle vote en avril 2016 en faveur d’une résolution de l’UNESCO qui effaçait plus de trois milles ans d’histoire juive à Jérusalem, en déclarant que tout appartenait au « patrimoine palestinien ». Et en appelant le Mur de Lamentations « La place de Al-Burat » d’après le nom de la jument de Mohamed. Ce qui est pathétique c’est le spectacle offert par MM. Cazeneuve, Ayrault, Valls et Hollande (dans l’ordre d’entrée en scène) qui se sont « excusés » d’être allés à l’encontre du concept « Lieux Saints propres au trois religions monothéistes ». Sans condamner d’aucune manière le fait que l’histoire juive était ridiculement niée en faveur du négationnisme palestinien. Pour cet acte immonde la France s’est associée, bien sûr au Qatar (un des promoteurs de la résolution), mais aussi à l’Algérie, au Liban, au Maroc, au Pakistan et à d’autres ejusdem farinae. Plus le deuxième plus important ennemi d’Israël en Europe, la Suède.

« Ce qui vient de se passer à l'UNESCO tient du meurtre symbolique, ce qui n'est pas rien car c'est une fois qu'on a déshumanisé quelqu'un qu'on peut l'abattre en toute moralité, avec, ici, la garantie de la supposée «communauté internationale» et de l'agence chargée de prendre soin du «patrimoine de l'humanité»... » S. Trigano (Le Figaro, 02.05.16)

C’est ainsi que la France, via Laurent Fabius, a fait connaître au monde qu’elle entendait convoquer 20 pays pour qu’ils décident des paramètres d’un règlement du conflit Israël – palestinien.

La France vassale, le Qatar suzérain.

Sans qu’Israël soit présent. Et convoquer en suite une conférence avec les deux protagonistes : si elle n’était pas couronnée de succès, la France allait reconnaître « l’état palestinien ». Naturellement, le Qatar est associé à cette nouvelle manœuvre de la France visant la création d’un 27ème pays arabe tandis qu’au moins sept de ceux qui existent soient en train de disparaître après avoir fait un demi-million de morts (plus de 450.000 en Syrie seulement) …

Et c’est ainsi, alors que la France qui répète qu’il faut soutenir l’Autorité palestinienne, accepte que son partenaire, l’émir, de son côté, fasse des chèques au Hamas (la faction rivale de l’Autorité palestinienne, émanation des Frères Musulmans, « organisation terroriste » pour l’Union européenne).

Dans tout cela, en gros de trahir Israël chaque fois que cela a été possible, qu’a-t-elle gagné, la France ? Vendre 24 Rafales au Qatar plus d’autres contrats d’armement. Certes, un peu plus que les 30 pièces d’argent …

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 21:34

Devant les  66 627 602 français le Président Hollande a déclaré « Ca va mieux » et « Nous avons bien redressés les comptes de la nation ». Certes, c’était le mensonge minimum à faire à une population médusée avant de lui faire savoir, implicitement, qu’il va tenter de se représenter aux élections présidentielles de mai 2017.

Mais, parmi les 66 millions de français il doit bien en avoir quelques uns qui se sont dit avoir un doute. Quelques-uns qui, croyant encore ce que dit le Président (il a bien 13% d’appréciations positives dans l’opinion …) se sont dit qu’il y aurait comme un doute quant aux affirmations péremptoires que 86% de l’opinion réfute. Mais comment mettre en doute la parole du Président ? Il est étonnant que parmi tous les énarques qui l’entourent (un grand nombre de la promotion Voltaire, la même que celle du Président) on n’en ait pas trouvé un pour lui dire qu’il serait sage de vérifier ses affirmations avant de les rendre publiques.

Alors, pour couper le nœud gordien … je me suis proposé de vérifier (avec l’aide des bases de données INSEE ou Eurostat) l’essentiel des affirmations du futur candidat à l’élection présidentielle 2017.

Commençons par le commencement, par ce qui -Monsieur Hollande dixit- constituera une des conditions pour la prise de sa décision de candidature, l’évolution du chômage en France de 2012 à ce jour. L’évolution du nombre d’inscrits au Pôle emploi (en milliers) a été :

La France ne va pas mieux.

soit une augmentation de 1.329.000 personnes entre fin 2011 et mars 2016. Il s’agit, donc, d’un premier constat : le chômage non seulement ne s’est pas réduit, au contraire, il a cru dans des proportions supérieures à ce qui s’est passé pendant le quinquennat précédent : la France de Monsieur Hollande a créé en 3,5 ans plus de chômeurs que celle de Monsieur Sarkozy en cinq années de mandat. Non, la France ne va pas mieux pour ce qui est de nos compatriotes chômeurs.

Pour ce qui est du IRPP, une des recettes importantes, on constate que de fin 2011 à fin 2016 (prévision) cette recette a laissé dans les caisses de la nation un supplément d’environ 75 Milliards d’euros. Autant d’argent qui a été obtenu par des accroissements d’impôts, taxes et autres moyens.

Montant annuel IRPP

La France ne va pas mieux.

Naturellement, l’argent ainsi obtenu a été pris aux foyers fiscaux qui payent l’impôt sur le revenu. En clair, cela veut dire une réduction du pouvoir d’achat pour une grande parie de la population. Et comme notre Président avait déclaré qu’il « n’aime pas les riches » non seulement il leur a pris plus d’argent mais il a exempté de l’IRPP plus de la moitié des foyers fiscaux. Tant et si bien que l’on est arrivé à exempter de l’IRPP 19,5 Millions de foyers fiscaux en laissant une charge augmentée au 17,6 millions de foyers fiscaux qui payent l’IRPP. En faisant de la France le seul pays en Europe qui prend de plus en plus à un nombre de moins en moins important. Regardez qui et combien assurent le paiement de l’IRPP :

La France ne va pas mieux.

En clair, 1 pour mille des foyers fiscaux payent 10,2% du total de IRPP, 1 pour cent payent 30% et 10% payent 67%. Ou autrement, 10% des foyers payent 67% du IRPP et 90% seulement un tiers du total de l’IRPP. Tout observateur de bonne foi conclurait que les départs à l’étranger (en Europe surtout) d’une partie de la classe moyenne supérieure trouve sa raison principale dans ce qui est devenu une absurdité : ne pas payer l’impôt -aussi faible soit-il- veut dire rompre la relation du « citoyen » avec l’état « régalien » qui lui assure l’éducation, la santé et la sécurité. Non, la France ne va pas mieux pour ce qui est de la relation"citoyen-état" qui doit être appuyée par une contribution de chacun aux besoins de l'état.

 

Naturellement, l’IRPP ne peut assurer, seul, les besoins de l’état. D’autres recettes viennent à la rescousse, la TVA, le TIPP (carburants), impôts sur les sociétés, etc. Et tout aussi naturellement, puisque la France n’a pas montré un budget à l’équilibre pendant plus de 40 ans, elle a besoin de s’endetter (en se créant une fragilité importante via les taux d’intérêt qui sont prépondérants dans la service de la dette).

La France ne va pas mieux.

La dette de la France a été augmentée (va être augmentée) pendant le mandat de Monsieur Hollande d’environ 7% du PIB : se souvient-on qu’un des critères de Maastricht (imposé par la France …) interdisait que la dette d’un pays qui adhère à l’euro dépasse 60% ? Quoi qu’il en soit, la France montre un accroissement de la dette pendant le mandat de Monsieur Hollande d’environ 145 Milliards d’euros (PIB France 2015 – 2085 Milliards d’euros). Et si l’on tient compte seulement de l’accroissement de la recette IRPP, la France a dépensé (dépense) 220 Milliards d’euros supplémentaires, milliards dont elle ne dispose pas. Et, ainsi, le service de la dette (coût de la dette) est devenu le principal poste de dépenses du budget du pays. Et la fragilité évoquée avant est évidente : avec un montant du service de la dette d’environ 45 Milliards d’euros, une augmentation du taux moyen de l’argent emprunté de 1% créera un surcroit de plus de 20 Milliards d’euros. Non, la France ne va pas mieux et ses comptes non seulement n’ont pas été redressés mais comportent un élément de fragilité important dans la mesure où plus de 65% de la dette est détenue par des non résidents.

Mais pourquoi la France n’a-t-elle pas pu redresser ses comptes? Pourquoi traîne-t-elle un déficit structurel entre 4 et 3% de son PIB quant tous les autres pays de l’Union Européenne  auront des budgets en équilibre en 2017 (sauf le Portugal) ? Et qu’a-t-elle fait de tout l’argent évoqué plus haut ? Tout d’abord elle n’a fait aucune des réformes urgentes qui auraient pu changer la face des choses. De plus elle s’est mise à distribuer des sous car « les comptes ont été redressés ». Aucun lien, bien sûr, avec Monsieur Hollande candidat supputé à l’élection présidentielle de 2017. Ce qu’elle a fait avec l’argent ? 200.000 d’emplois aidés pour « inverser la courbe du chômage » dont on n’a pas encore vu le point d’inflexion. Augmentation des salaires des fonctionnaires sans se souvenir que notre pays dispose de 5,6 millions de fonctionnaires, soit 20% du nombre total de salariés, quand la moyenne européenne (et OCDE) est de 15%. 600 millions d’euros aux agriculteurs, environ 1 Milliard d’euros pour augmenter les fonctionnaires, environ 100 millions d’euros annuellement (directement ou via l’Europe ou via UNRWA) à l’Autorité Palestinienne … Non, la France ne va pas mieux et pendant le mandat de Monsieur Hollande elle n’a réglé aucun de ses éléments structurels.

Et, cerise sur le gâteau, des éléments « phares » dont l’initiative appartient à Monsieur Hollande ont vu leur sort « going down the drain » : la modification de la constitution ? Annoncée solennellement à Versailles en novembre 2015, mise de côté le 30 mars 2016 – pour la première fois dans l’histoire de la Vème République une telle palinodie a vu le jour. La Loi Macron ? Emasculée entre le projet annoncé et ce qui a été voté. La Loi Khomri ? 3 mois de discussions pendant lesquelles le Gouvernement a raboté le texte initial : pas de primauté (réelle) des accords d’entreprise, le Code actuel si pas d’accord d’entreprise (?!) mais mandatement obligatoire  par un Syndicat si pas de syndicat dans l’entreprise, licenciement économique si soumis au juge (!), barème indicatif au lieu  du plafonnement des indemnités décidées par les prud’hommes, Compte Personnel d’activité (embauches de gens avec  les droits anciens dont ils disposent) et a été quand même  obligé d’utiliser un passage en force via l’article 49-3 de la constitution vu qu’il ne disposait pas d’une majorité à l’Assemblée Nationale pour approuver un texte qui n’avait plus grande chose à voir avec le texte initial. Non, la France ne va pas mieux car pendant le mandat de Monsieur Hollande il n’y a eu aucune ligne directrice stable et aucun projet d’envergure pour justifier les efforts d’un peuple n’ont été proposés par un gouvernement dont le seul souci, actuellement, c’est de refaire élire Monsieur Hollande. Si toutefois Monsieur Macron ne fait pas défection …

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 09:41

Dans la mare de boue et de sang qu’est devenu le Proche Orient, il y a un état dont la superficie ne dépasse pas 0,5% des territoires des pays arabo-musulmans et dont la population ne représente qu’environ 2% de celles des mêmes pays. Ce état fonctionne parfaitement comme une démocratie occidentale, est classé comme 8ème pays le plus fort de la planète (France – 6ème, Italie 15ème, http://www.usnews.com/news/best-countries/power-rankings), assure un PIB/habitant d’env. 36.000 $ (Italie 37.500 – données 2013) et a inscrit les noms de 7 des ses citoyens au palmarès du Prix Nobel (+ trois autres Nobel de la Paix) pendant les 15 dernières années. Cet état, nonobstant l’ancien et fort souhait des pays arabes de le voir disparaître, est aujourd’hui considéré comme un allié de facto de certains de ces mêmes pays arabes : Arabie Saoudite, Egypte, les monarchies du Golfe et/ou la Jordanie. La raison majeure en est la peur de l’instabilité, peur dont les états en faillite comme la Syrie, l’Irak ou la Libye constituent la meilleure justification. Quel qu’en soit le critère, cet état dispose d’une position post-moderne crée par ses industries high-tech, par ses contributions décisives au même domaine [téléphone mobile, microprocesseurs assurant la portabilité des ordinateurs, invention de la distribution ADSL (Internet et TV via les lignes téléphoniques existantes), invention des drones, etc., etc.,], par sa position dominante sur le marché des médicaments génériques (TEVA) et, vu les massacres provoqués par la minorité agissante de l’islam (appelés islamistes radicaux), une des meilleure, sinon la meilleure, industrie de la sécurité des biens, des personnes, des aéroports et/ou des avions.

Le nom de l’état ? Israël.

La France – bateau ivre ? Depuis, pratiquement 50 ans (De Gaulle, guerre de 6 jours, politique arabe) et encore plus depuis quelques années, la France est devenue, dans le monde occidental,  le principal ennemi de ce pays en choisissant des routes aussi tortueuses qu’irresponsables. Certes il y en a d’autres, la Suède et l’Irlande étant parmi les plus actifs, mais la France ? Regardez quatre exemples pris parmi ceux des quatre premiers mois de l’année.

Le Hezbollah – bien qu’inscrit sur la liste des organisations terroristes, la France ne le considère pas comme tel (plusieurs fois évoqué par certains de ses ministres comme « interlocuteur possible » oubliant, entre autres, son rôle dans l’assassinat de 58 parachutistes français le 23 octobre 1983 – Le Drakkar, Beyrouth) et a eu avec de multiples contacts (officiels, officieux, des députés et même le Président Hollande qui aurait dû rencontrer le député -représentant le Hezbollah- Mohammad Raad pendant sa dernière visite à Beyrouth n’eut été son annulation par le Hezbollah …). Qu’importe … Seule la presse internationale a fait état du fait que quatre membres du service de sécurité du Hezbollah ont été arrêtés en France  (1er février 2016) car ils chapeautaient une organisation internationale qui collectait des millions d’euros résultant du commerce de stupéfiants et destinés à supporter les activités militaires du Hezbollah (DEA – Drug Enforcement Agency, USA). Que sont-ils devenus ? On ne le sait pas mais  on n’oublie pas que la France a laissé partir de son territoire l’organisateur (Abou Daoud) du massacre de 11 membres de l’équipe Olympique israélienne à Munich (1972). La presse française ? Les Autorités Françaises ? Rien entendu, rien vu donc rien dit.

L’Iran – Le jour de la Commémoration Internationale de la Shoah (27 janvier 2016) la France accueillait le président « modéré » de ce pays. Qui a mis sur le frontispice de sa constitution l’ardente obligation de faire disparaitre Israël de la face de la terre. Le président modéré du pays  qui en 2015 seulement, a vu l’exécution de plus de 1000 condamnés et dont la moyenne actuelle d’exécutions est d’environ 2 par jour (ITélé, 28.01.16). 160 mineurs (moins de 18 ans) attendaient en 2014 leur exécution. Certes, la France n’a pas recouvert les Nus des Jardins des Tuileries (Rome …) mais tout en se pliant à l’injonction du visiteur « pas de vin au déjeuner » elle a annulé le déjeuner … n’a pas trouvé moyen de dire, comme le Ministre Allemand des Affaires Etrangères «Nous reprenons les relations avec l’Iran mais elles ne seront pas amicales tant que ce pays ne changera pas sa position vis-à-vis d’Israël » Le Ministre français, lui, a d’excellentes relations avec celui de l’Iran :

La France - bateau ivre

Le lendemain de la visite  iranienne, la France annonçait une nouvelle initiative pour une conférence internationale visant la création d’un état palestinien et disait “Si la conférence échoue, la France reconnaîtra l’Etat Palestinien”. Menace claire à l’adresse d’Israël, pour lui faire accepter les inacceptables conditions posées par les palestiniens. Tout en sachant, qu’en réalité, c’est le refus des palestiniens d’admettre l’existence  d’un Etat Juif, quel qu’en soient ses frontières. Et pour appuyer la position de M. Fabius, un quarteron d’anciens ambassadeurs français (on se souvient de D. Bernard « That little shitty country » Londres, 20.12.2001) écrivaient dans Le Monde (03.02.2016) « … l’Europe, inhibée par le Holocauste … »

UNESCO – Le 15 avril, sur proposition de six États arabes (Algérie, Égypte, Liban, Oman, Qatar et Soudan), l’organisation «culturelle» internationale a conféré, par une résolution, à tous les lieux hautement symboliques du peuple juif (Mont du Temple, Caveau des Patriarches, Tombe de Rachel) des appellations arabes. Sans faire de mention aucune du lien ancien des Juifs avec Jérusalem. Et pour ajouter le ridicule à l’inacceptable, le Mur des Lamentations est dénommé dorénavant «Al Buraq plaza» selon le cheval de Mahomet … La France, seule parmi les grands pays occidentaux, a voté en faveur de la résolution. La voilà qui met un autre nom sur le pays fictif d’Orwell (« 1984 ») :  … le pays fictif Océanie et son ministère de la Vérité. Le ministère est en charge de deux fonctions: réécrire l'histoire et la création de novlangue, qui sert comme un outil de contrôle de l'esprit … On en reste coi et on se demande quoi, à part la trahison des juifs et d’Israël, a pu faire voter la France avec l’Algérie, le Liban, l’Oman, le Qatar et le Soudan.

  Attentats – Sécurité – Le plus surprenant dans la route du bateau ivre c’est que pendant que « les déclarations de paix et d’amour envers l’humanité tout entière ont redoublé alors que l’islamisme radical proclame sa haine des mœurs et des valeurs démocratiques, l’Etat islamique et ses suppôts commettent des massacres de masse » (Jean-Pierre Le Goff, Malaise dans la Démocratie, 2016). Et sauf d’être démenti (aucun journal ne l’a fait jusqu’ici) on a appris que « Une société de l’Industrie de Sécurité d’Israël, a proposé à la DGSI, après l’attentat « Charlie Hébdo – Epicerie Casher » un logiciel de recherche qui aurait pu identifier et signaler les liaisons dangereuses entre les assassins français et certains de leurs associés qui, ensuite, ont participé au massacre du Bataclan. La DGSI semblait partante mais … l’échelon supérieur aurait fait savoir qu’il ne permettait pas l’achat d’une technologie israélienne » Si aucun démenti ne vient infirmer ces affirmations (Fox News) on pourra dire que la France a sacrifié la vie de citoyens français sur l’autel de sa politique arabe et de l’antisémitisme pérenne de son Quai d’Orsay.

ooooo

Quatre exemples, en quatre mois. A part l’existence de quelques millions de citoyens musulmans (on se souvient de leur contribution à l’élection de F. Hollande …), de quelques 13.000 personnes signalées comme « islamistes radicalisés » (Le Figaro 05.05.16) et « Des centaines de Molenbeek potentiels en France » (Patrick Kanner – 27.03.16) on ne voit pas exactement la logique de la route du bateau ivre. Sauf d’admettre avec Rube Goldberg « l’existence de quelque machine quantique, système interactif très compliqué que personne n’a conçu, dont personne ne comprend le fonctionnement et les actions duquel sont imprévisibles »
La France - bateau ivre

C’est peut-être une des explications pour l’excellente courbe de popularité de notre Président qui montre que 13 % des français (enquête opinions) lui font encore confiance. Après les volte-faces relatives à la modification de la Constitution ("Etat d'Urgence"), après les palinodies relatives à la "Loi El Khomri" venant après le pssage en force (49/3) de la "Loi Macron" notre Président n'est pas à un retournement près. Mais pour ce qui concerne Israël ... gageons que rien ne sera changé. Vu qu'il veut se représenter pour un deuxième mandat (?!) et que les voix de nos compatriotes musulmans ne devront pas lui faire défaut.

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 08:53

"C'est le Djihad final, groupons-nous et demain, le Khalifat sera le genre humain''...

(apocryphe)

George Orwell (« 1984 ») considérait que rappeler la vérité évidente était le premier devoir des gens intelligents. Alors … essayons, tout en sachant que plus une discussion s’éternise plus il est probable que l’on comparera une position avec quelque chose impliquant les nazis ou Hitler (La loi de Goodwin – 1990). À l'heure actuelle, la France doit faire face à trois crises.

La première est une crise liée au manque de sécurité – janvier et novembre 2015 disent tout et les révélations faites par les auteurs des attentats de Bruxelles en ajoutent encore une couche.

La seconde est une crise liée aux millions de musulmans arrivés au cours des 40 dernières années dont une partie importante n’est toujours pas assimilée - leur hostilité pour les cultures qui les ont accueillis fécondant un terreau sur lequel ont prospéré les Merah, Coulibaly, Mnemouche et autres Abdeslam tous passés par l’école de la République ... Et dont une grande partie (surtout des descendants) est empoisonnée par la haine pour les “indigènes”, haine qui n’a d’égal que leur mépris pour leur culture, leur savoir-vivre et/ou l’héritage des anciens et qui les fait vouloir vivre comme leurs prédécesseurs du Sud. Un récent sondage PEW indique que le soutien des jeunes musulmans européens aux attentats-suicides va de 22% en Allemagne à 29% en Espagne, 35% en Grande-Bretagne et 42% en France. La France championne … du « vivre ensemble » !

La haine … car ils voudraient avoir rapporté de leurs bleds misérables, soumis à la charia et aux guerres à répétition (surtout “des musulmans tuent des musulmans”), ce qui les faisaient vivre là, l’esclavage des femmes en premier. Et on continue à les voir arriver en Europe. Regardez bien : migrants à la frontière de la Macédoine, mars 2016 -sept hommes et une femme qui est seule à pieds nus dans la neige, un enfant dans ses bras et un autre tenu par la main … Valeurs …

France : les trois crises

La troisième est une crise politique se déroulant sur un fond économique – des classes sociales, surtout protégées, mettant en avant des revendications (« légitimes ») inconsistantes avec l’économie de marché ; les partis conventionnels de centre-gauche et centre-droit, ne sachant plus à quel saint se vouer, sont sérieusement contestés par des groupements de plus en plus extrêmistes et intolérants.

Le pays faisant face à ces trois crises, nos gouvernants ont choisi d’être tolérants avec l’intolérance qui s’élève – une recette infaillible pour un suicide collectif.

Mais, on le sait, les trois crises s’interpénètrent, car on cherche toujours un dénominateur commun. Il est facilement trouvé, il suffit de suivre les cortèges de manifestations diverses pour entendre « mort aux juifs », «Israël assassin » et autres gracieusetés. Tout cela n’est pas le fruit du hasard. Malheureusement, la France a décidé, depuis plus de 50 années d’ignorer la guerre, -en réalité de religion- menée contre les Juifs. Car après avoir jeté aux orties une grande partie de son héritage chrétien, elle ne montre que peu de compréhension pour les conflits religieux. Nous sommes laïques, que diable … Nos gouvernants ont toujours eu tendance d’interpréter le conflit israélo-arabe comme une dispute de type foncier pouvant être résolue par une cession de territoire … Avec comme conséquence le fait d’être simplement incapables, par exemple, de reconnaître que les attaques physiques et sexuelles des derniers musulmans arrivant en Europe (« migrants ») sur les femmes et les enfants occidentaux, sont façonnés par une narrative islamique profondément encrée dans la Weltanschauung de ces populations. Devant la vague déferlante des 40 dernières années la France a trouvé deux remèdes : supporter l’aventure palestinienne (« deux états ») et obtenir, moyennant finances et autres avantages, qu’elle soit exempte des manifestations habituelles des minorités agissantes musulmanes, c’est-à-dire les attentats, suicidaires ou autres. Pour un temps.

Ce faisant, la France est devenue le principal ennemi d’Israël pendant les 50 dernières années. Du Général (« 50 Mirages ») à Pompidou (« vedettes de Cherbourg ») et de Giscard (« accueil de Khomeini » + Abou Jihad) à Chirac (« Osirak » pour Saddam Hussein qui le qualifiait de « premier pas pour la bombe pour faire disparaître Israël ») pour arriver à Laurent Fabius et à ses tentatives d’imposer à Israël une paix dont ni elle ni même les palestiniens n’en veulent. Et on a toujours pensé qu’ainsi on aura du pétrole bon marché, des contrats d’armement avec les monarchies du Golfe, que sais-je encore. Et on a réellement eu plein de choses. Mais qui sont venues avec le seul « Institut du Monde Arabe » en Europe, avec la cession pure et simple de certains fleurons de l’économie de la France au Qatar et une influence de plus en plus importante des pays du Golfe ou de l’Arabie Saoudite dans les affaires internes du pays (« politique de la ville ») ou celles internationales. Souvenons-nous que l’UIOF n’est que la branche française des Frères Musulmans : et souvenons-nous de ce qui s’est passé en Egypte quand, démocratiquement, ils avaient gagnés les élections. Election, un homme, une voix, une fois

Mais pendant ces années de gouvernance irresponsable, les choses sont allées de mal en pis. Chômage structurel, déficit budgétaire se réduisant uniquement en fonction du taux des emprunts, dette externe égale à, presque, 100% du PIB. Et par dessus tout un rejet complet, massif, irréfragable de tout ce que l’on nous dit. 85% des français n’en veulent plus de F.Hollande (sondage).

Chômage structurel ? Regardez le graphique :

France : les trois crises

Inverser la courbe du chômage ? En trois années de gestion socialiste (2012-2015) on a ajouté environ 650.000 chômeurs. Sans compter les quelques 400.000 «emplois aidés » ni le fait que le nombre total de fonctionnaires (état, « territoriale », autres) a encore augmenté d’environ 300.000 depuis 2012. Mais celui qui nous a menti (en choisissant des politiques économiquement absurdes) voudrait obtenir un deuxième mandat de président …

Déficit budgétaire ? Trois années de suite on a raconté n’importe quoi à Bruxelles – garant de l’ordre économique/monétaire pour les 28 pays dont 27 ont fait des efforts que la France a peur de faire. Peur des « manifs » incitées par des syndicats qui ne regroupent que 8% des salariés du pays, tous ou presque, liés à l’état et disposant d’une enviable sécurité de l’emploi.

Dette de la France ? 60% du PIB selon « Maastricht » (seuil imposé par la France …), 97,5% à fin 2015. La charge de la dette absorbe plus de 45 milliards d’euros (2015) et il suffit que le taux moyen de l’argent emprunté augmente de 1% pour ajouter encore plus de 20 milliards d’euros. Qu’à cela ne tienne, on dépense encore de l’argent que nous n’avons pas : des milliards pour les fonctionnaires, des centaines de millions pour les étudiants qui ont peur de la « Loi du Travail » ( ?!) et des millions et de millions pour l’Autorité Palestinienne : 40 M€ en 2015 (394 M€ sur la période 2008-2014 http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere, 09.15).

« La présidence de François Hollande représente le summum du pouvoir incohérent et informe qui ne date pas d'aujourd'hui. La façon dont on prépare et multiplie les lois, dont on avance et on recule au gré des pressions des uns et des autres, pour aboutir à des «synthèses» alambiquées qui finissent par mécontenter tout le monde constitue une sorte de modèle-type d'une «gouvernance» post-moderne qui navigue à courte vue au gré des évolutions, des événements et des groupes de pression» (Jacques Le Goff, Malaise dans la démocratie, mars 2016).

Les trois crises en deviennent une : la France est entré dans une phase de « halalisation » : Saint Denis, où des Rois de France sont enterrés, haut lieu du pouvoir communiste avant et après la guerre de 39-45 est le lieu de résidence de populations musulmanes non assimilées et, naturellement, un lieu de forte implémentation du Front National. Est-ce cela que nous devons attendre ?

Cerise sur le gâteau, François Hollande qui a l’habitude de dire « La France est en guerre » mais n’a jamais voulu lier « terroristes et Islam » a pris son courage à deux mains et, à Washington, devant Obama médusé a eu le courage de dire «Mais nous sommes également conscients que les racines du terrorisme, le terrorisme islamiste, est en Syrie et en Irak …..»

 

France : les trois crises

Sans broncher, la Maison Blanche a « édité » le clip vidéo en coupant la phrase en gras car M. Obama a décidé, une fois pour toutes, de ne pas laisser croire que l'islam a quelque chose à voir avec les terroristes : devant l’ampleur de la protestation, immédiate, des journaux américains (la presse est là-bas un peu moins de gauche que chez nous …) elle a été obligée de diffuser le clip complet. Radio, TV françaises : rien vu, rien entendu, rien dit ! Comme aucun organe de presse français n’a publié :

France : les trois crises

Vous avez dit "Soumission" ?  (Michel Houellebecq)

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 18:14

Les monstres ont frappé de nouveau. Cette fois-ci à Zaventem et à Bruxelles en réussissant à chambouler les vies d’une très grande partie des européens. Sans compter celles, arrêtées, de leurs victimes. Les monstres ? Nés en France ou en Belgique, ayant bénéficié de tous les avantages que l’on a accordés à la « diversité » car … il fallait aider les gens à s’intégrer. Il s’agit des rejetons de la deuxième ou troisième génération de musulmans ayant quitté leurs bleds pour venir vivre dans le paradis européen. Mais en apportant, comme les escargots leur coquille, un mode de vie, une culture et une religion totalement étrangers aux « indigènes ».

J’en ai marre de continuer à entendre, les hommes politiques, les journalistes de tout poil, les « laveurs de cerveau » qui prolifèrent en occupant les écrans de télévision ou les ondes des radios, j’en ai marre de les entendre dire « tout cela n’a rien à voir avec l’islam »

Tout cela n’a rien à voir avec l’islam ?

La conquête de l'Afghanistan en l'an 1000 fut suivie par l'annihilation de l'ENTIÈRE population hindoue de cette région, qu'on appelle toujours d'ailleurs « Hindu Kush », le massacre des hindous. Les Sultans Bahmani, qui gouvernaient en Inde centrale, s'étaient fixé un quota de 100 000 hindous par an et semblent s'y être tenus. En 1399, le célèbre Timur fit mieux, il tua 100 000 hindous en UNE SEULE JOURNÉE, un record. Tamerlan, 15ème siècle, conquête de l’Inde – massacre de Dehli – 100.000 têtes pour faire une pyramide avec … « all together » entre 5 et 10 millions de morts soit quelques 5% du population mondiale d’alors. Le Professeur K.S. Lal dans son livre La Croissance de la Population musulmane en Inde estime qu'entre les années 1000 à 1525, 80 millions d'hindous furent tués « sans doute le plus grand holocauste de l'histoire de l'humanité », affirme-t-il.

Et plus près de nous le génocide arménien 1915-1916 (1,2 million de victimes), le génocide grec pontique (Trébizonde) 1916-1923 (350.000 victimes) et le massacre de Dersim (1937-1938) (80.000 victimes). Et encore plus près de nous, en 2014, le massacre de 2000 Nigérians par Boko Haram après le rapt de 300 écolières; l’assassinat de 130 écoliers à Peshawar, au Pakistan, par les talibans ; les vidéos barbares de l’Etat Islamique montrant des otages décapités; l’assassinat en masse en cours en Syrie – plus de 400.000 morts à ce jour et on compte encore … Et regardez les paysages désertiques du sous-continent indien jusqu’aux berges de l’Atlantique : pendant plus de 1.500 ans, partout où la chape immonde d’une religion figée à ce qu’elle était quand elle a vu le jour au cul des chameaux a couvert tout, les hommes, les femmes, la vie. Et même la nature.

Alors, quand je vois que l’on s’emploie, on s’efforce, de Barrack Hussein Obama à François Hollande en passant par Angela Merkel et, pratiquement, tous les dirigeants politiques de l’Europe Occidentale,  à disculper le vrai responsable de nos malheurs actuels, mon sang commence à bouillir. Et je vais le dire. Avec Samuel Huntington (Le Choc des Civilisations) « Le problème de fond pour l'Occident n'est pas l'intégrisme islamique. C’est l'islam, une civilisation différente dont les gens sont convaincus de la supériorité de leur culture »  

J’accuse le Président Hollande de mentir, par omission, au peuple français en ne disant pas, quand il s’agit des « terroristes » qu’ils sont non pas un accident, mais le fer de lance, la minorité agissante, d’un islam qui ne s’arrêtera pas avant de nous transformer en dhimmis ou en cadavres.

J’accuse la classe politique française, de gauche comme de droite, d’avoir -pendant des décennies- interdit la propagation de la vérité par le truchement du « politiquement correct », du « vivre ensemble », de « l’égalité des cultures » et/ou avec des arguments économiques (« leurs jeunes paieront les retraites de nos vieux ») aussi frelatés que pernicieux pour l’avenir du pays.

J’accuse la presse, de droite et de gauche, d’avoir pendant des décennies imposé des « tabous » qu’elles ont inventés de toutes pièces. Et d’avoir travesti la vérité du réel, que nous vivons, en faveur d’une « narrative » qui transforme tout incrédule en ennemi, naturellement islamophobe. Qui s’est efforcée et qui s’efforce encore aujourd’hui d’instiller l’idée que l’accroissement d’actes islamophobes dépasse celui des actes antisémites. En occultant le fait que pour un nombre équivalent la population juive est 10 à 15 fois inférieure en nombre à celle musulmane.

J’accuse le ministre de l’intérieur de se comporter comme un « crypto-philo-islamiste ». En août 2014 il s’épanchait dans les colonnes de Mediapart (?!) pour dire : « la cause pour laquelle les manifestants se sont mobilisés était juste (guerre à Gaza, « que des enfants ne soient pas tués »), j’ai moi-même beaucoup manifesté par le passé pour ces causes et je l’aurais fait de nouveau dans un autre contexte que celui des fonctions que j’occupe. » Manifestation pendant laquelle les slogans « Israël assassin » et « Mort aux Juifs » résonnaient Place Denfert-Rochereau …  Comment le croire aujourd’hui quand on se souvient de ce qu’il disait, à peine il y a  deux ans, du djihad et des racines chrétiennes de la France – pas envie de vomir ?

 

Les monstres ont frappé de nouveau ...

J’accuse tous les gouvernements de la France, pays membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, de n’avoir jamais daigné s’opposer aux « résolutions » du Conseil pour le Droits de l’Homme : pendant le dix dernières années ce Conseil n’a adopté que 55 résolutions concernant les violations des droits de l'homme à travers le monde entier -plus de 50 conflits sans fin. Mais a passé soixante-deux résolutions contre Israël bien que le conflit israélo-arabe ne soit que le 49ème en terme de victimes … Quatre cent mille assassinés en Syrie, des dizaines de milliers assassinés en Irak, en Libye, en Afghanistan - et le Conseil condamne Israël. Des gens sont décapités et des femmes sont forcées à l'esclavage en Irak, violées ou transformées en esclaves sexuelles au Nigeria, au Soudan ou ailleurs dans le Moyen-Orient - et le Conseil condamne Israël. Cinq millions de personnes sont déplacées en Syrie - le Conseil condamne Israël. Tout cela s’est fait sans que la France bouge le petit doigt.

J’accuse les dirigeants actuels du monde occidental (ceux de la France y compris) de vouloir nous faire oublier que ce sont les mêmes soldats de l’islam que l’on combat au Mali, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, qu’ils se nomment Etat Islamique (Daesh pour faire plaisir à la France de Laurent Fabius …), Califat Islamique, Boko Aram au Niger, Chebab en Somalie, Hamas à Gaza ou Hezbollah au Liban : cette internationale « murder incorporated » a un socle commun qui n’est rien d'autre que l’islam. Et ils continuent, Bataclan ou Moelbeek (22 mosquées et 5 églises …), Paris ou Zaventem, de nous seriner, jusqu’à en faire une sorte d’aliénation mentale, « le terrorisme islamique n’a rien à voir avec l’islam ».

J’accuse ceux qui ont essayé de s’en sortir du marasme économique dans lequel ils ont plongé la France en « laissant vendre » à ceux qui ont tissé une toile au sein de l’élite française (le Qatar et/ou l’Arabie Saoudite) des fleurons des actifs français. Ce qui, naturellement, conduit à une perte d’indépendance vu l’influence de ceux qui « payent » Et qui, non moins naturellement, obtiennent que la France prenne des postures internationales qui leurs sont favorables. Jusqu’à une grotesque « Loi du Travail » qui donne un droit d’entrée au fait religieux (lequel ?) dans les entreprises. Le Qatar qui subventionne « l’état islamique », le Hamas et autres terroristes. Le Qatar qui investit dans les «cités ». Etonnez-vous, ensuite, que selon un dernier sondage (repris par Marianne le 27.08.14, confirmé par Newsweek, 15% de la population française soutiennent « l’état islamique » -celui qui assassine tous le jours de la semaine des musulmans, des chrétiens, de yazidis, bref, tous ce qui leur tombe sous la main.

Une fois encore on a reçu une autre leçon de terrorisme inspiré par l'islam, cette fois-ci à Bruxelles. Qu’ont-ils appris ceux qui occultent la vérité ? ? Rien. Pourquoi? Parce qu’ils refusent de faire face au terrorisme inspiré de l'islam en espérant qu’ils seront épargnés. Mais les adeptes de cette religion qui veulent nous soumettre, ils savent bien que notre faiblesse, et « la rectitude politique » (ou le « politiquement correct »), continuent à nous piéger dans un effort sans fin pour calmer, apaiser et apaiser encore, les agresseurs djihadistes. Et les gens qui nous dirigent de nous dire «comment osons-nous et qui sommes-nous pour critiquer l'islam? » Ils vous parleront des croisades, de l’inquisition ou de la nuit de la Saint Barthélemy. En oubliant que cela se passait il y a cinq cents ou mille ans …

La dernière attaque n’a pas visé des jeunes à un concert ou à la terrasse d’un café. Cette fois-ci il s’est agit d’un aéroport et d’un métro au centre d’une ville ou 29% de la population est musulmane (http://www.lavigerie.be). Les 71% autres, ils sont de trop …

La tragédie à laquelle nous assistons est que même maintenant - même après l’avion russe au Sinaï et les attaques de Paris ou de San Bernardino ou de Bruxelles, après les décapitations télévisées, les esclaves sexuelles et la destruction de Palmyre (ou d’autres vestiges sans prix d’un monde différent), ou le génocide contre les chrétiens et les yazidis – notre pays n’est toujours pas en état de traiter la menace islamique avec le sérieux qu'elle mérite. Parce que ceux qui nous gouvernent ne veulent pas appeler un chat, un chat. Parce que, élogieux, ils font l’article pour ceux (on croit rêver …) qui disent « en retenant notre haine nous vaincrons le terrorisme » ou ce père assurant son fils qu’en plantant des fleurs on arrêtera les balles (http://www.nbcnews.com/storyline/paris-terror-attacks/fathers-talk-son) …

Il y a soixante-dix ans on n’a pas voulu mourir pour Danzig. On est mort ensuite à Coventry et à Oradour sur Glane. Staline a signé un pacte de non-agression avec Hitler, 21 millions de russes en sont morts (Marc NOUSCHI, Bilan de la Seconde Guerre mondiale, Le Seuil, 1996). L’Europe et la France pactisent aujourd’hui avec ses conquérants de demain, il ne faut pas être grand clerc pour prévoir ce qui va advenir.

Bat Ye’Or (Eurabia) a souligné l’existence du syndrome autodestructeur de l’Europe. « S’allier avec celui dont la mission théologique est votre destruction, est suicidaire». Et cela est lié, d’une certaine manière à la Shoah et à Israël. «Le plan européen de destruction d’Israël, reflète en effet son propre désir de destruction et de mort. Et c’est son auto-anéantissement, parfois inconsciemment, que l’Europe a préparé en planifiant la fin d’Israël, car les deux processus sont corrélés. L’Europe veut détruire l’ancien monde pour renaître dans une nouvelle métamorphose, l’islamo-christianisme et l’utopie planétaire de la paix». (correspondance privée).

Pendant ce temps, le bas peuple, qui n’en peut mais, sait et comprend que l’ennemi est l’islam. Certains le croient « modéré », d’autres « radical » d’autres encore « extrémiste » mais quand on enlève les adjectifs on reste avec ce qui est écrit sur les murs : en ne voulant pas réagir maintenant, nous nous préparons à être dhimmis ou cadavres. Même pas exquis …

J’accuse

 

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 10:42

On vient de l’apprendre, la France est le 32ème pays le plus heureux du monde (Le Figaro 17.03.16 – World Happiness Report 2016). Le classement prend en compte la démographie, la richesse nationale, la capacité d’étudier, la douceur de vivre (santé, gastronomie, arts et culture, etc., etc.,).  Que les pays du Nord de l’Europe ou le Canada, l’Islande ou la Nouvelle Zélande se trouvent parmi les 10 premiers  - fallait s’y attendre, rien d’anormal. Mais qui est le 11ème ?

 

Eh bien, le 11ème est le pays le plus détesté de la planète - plus que l’Iran des mullahs ou le Zimbabwe de Mugabe, à peine un peu moins que la Corée du Nord- vilipendé par les élites intellectuelles du monde entier, condamné à répétition pour ceci ou pour cela par les démocraties occidentales, menacé d’être éradiqué de la carte par un pays auquel on vient de donner le droit au nucléaire militaire … s’il attend une dizaine d’années. Un pays qui, ni plus ni moins, est considéré comme faisant plus et pire que les nazis allemands.

 

Oui, le 11ème pays est Israël. Curieux, n’est-ce-pas ? Car, depuis qu’ils sont sortis d’Egypte, les juifs n’ont cessé de se plaindre de leur sort. Souvent avec raison mais toujours en s'en prenant surtout à eux-mêmes plus qu’à leurs tortionnaires. Alors, leur pays (que la moitié de la planète, ou peut-être plus, veut voir disparaître) parmi les plus heureux du monde ? Essayons de comprendre.

 

Ce pays n’est rien d’autre qu’une sorte de miracle. Sans parler de sa renaissance sous les auspices de l’ONU ni des guerres qu’il a dû subir dès 1948, regardons ce qui s’est passé pendant les 30 dernières années. En  1984, sa population  était de 4,1 millions,  30 années plus tard, elle a doublé pour atteindre 8,2 millions. Le PNB qui était de 30 milliards de $ en 1984 a dépassé les 300 milliards de $ en 2015 et le PNB par habitant qui était de 7.000 $, a dépassé les 37.000 $ - soit le 18ème pays au monde. Le taux de fécondité est de 2,68 enfants par femme – un des plus élevés du monde occidental. En 1984, les exportations d'Israël étaient évaluées à 10 milliards $, 30 ans plus tard elles sont évaluées à 96 milliards $ - tandis que les exportations de haute technologie qui en 1984 étaient évaluées à 1 milliard $ étaient de  37 milliards $ en 2014. Admis à l’OCDE en 2010, sa croissance économique cumulée jusqu’en 2015 était de 21% -le deuxième taux le plus élevé parmi les 34 pays de l’organisation. Une étude récente (The Economist) a essayé de déterminer où il serait  mieux de vivre comme adulte en 2030 en termes de santé, richesse et sécurité personnelle. Le classement des pays où il est préférable d'être né indique Israël au 20e rang – mieux que l’Angleterre, la France, l'Italie, et même le Japon.

 

Comment cela a-t-il été possible ? Selon Bill Gates, fondateur de Microsoft, « Les innovations technologiques israéliennes améliorent le monde. Israël est à plus d’un titre le pays qui a le plus contribué à la révolution technologique » Israël est crédité d’être à l’origine (ou participant à plus) d’un quart du progrès mondial en médecine, biologie, sciences de la nature.

 

Oui, bien sûr vous entendrez parler de l’argent américain … mais s’il représentait 10% du budget d’Israël en 1984 il représente moins 1% aujourd’hui quand les dépenses pour sa défense représentent 5% du PNB. Dépenses pour les six guerres asymétriques (Gaza 1998, 2008, 2012, 2014 et Liban 2000 et 2006) toutes ayant contribué à renforcer la capacité de dissuasion du pays, toutes reprouvées par « la communauté internationale » en raison de la « non-proportionnalité » des moyens utilisés par Israël.

 

Des guerres pourquoi faire ? Un raccourci : créer un 25ème état arabe pour les « palestiniens ». Un peu développé : faire disparaître l’état juif du territoire accordé aux musulmans par Allah. Et pour mettre fin à « l’occupation de terres palestiniennes ». Tout en sachant qu’Israël n’occupe que 60% du territoire conquis sur la Jordanie quand ce pays a perdu la guerre de 1967 et que seulement environ 2% des 2,5 millions de Palestiniens vivent dans les zones sous contrôle israélien. En 1995, Rabin signant les Accords d'Oslo II a retiré les forces israéliennes des villes où résident 98% des Arabes palestiniens. On peut dire qu’au cours des vingt dernières années, les Palestiniens ont été occupés par l'Autorité palestinienne.

 

La France 32ème pays le plus heureux au monde ...

Des guerres pourquoi faire ? Le nationalisme palestinien n’a qu’un seul but : l'a destruction d'Israël. Il suffit de regarder ce qu’ils enseignent à leurs enfants. Avoir un état est secondaire, la preuve étant que l’ONU (en 1947) et Israël à trois reprises [après la paix avec l’Egypte (les trois NON de Khartoum), en 2000 (paramètres Clinton) et en 2008 (Olmert)] ont offert aux Palestiniens un Etat en Cisjordanie et à Gaza et ils ont dit NON. Non, et soutenus par tous les biens pensants qui considèrent Israël comme le dernier « projet colonialiste ». Et, volens,nolens, par presque toutes les démocraties occidentales surtout celles qui comptent sur leurs territoires des populations arabo-musulmanes en grand nombre et/ou de relations commerciales lucratives avec les pétromonarchies. La France en est un exemple majeur.

 

Pendant les mêmes 30 années, les palestiniens, via l’Autorité Palestinienne en direct et via  UNRWA, ont reçu environ 31 Milliards de $  (source « Global Humanitarian Assistance ») : en tenant compte de l’inflation, cela fait l’équivalent d’un tiers de ce que les Etats-Unis ont donné à l’Europe après la deuxième guerre mondiale (Plan Marshall = env. 100 Milliards $ actuels – source  C. Myers – Jerusalem Institute of Justice + Larousse) et au prorata des populations probablement 30 fois plus. Et qu’ont-ils fait de cet argent ? Des égouts à Gaza ? Des routes dans les territoires qu’ils contrôlent ? Des investissements pour le bien-être des populations ? Vous n’y êtes pas ! A part ce qui est parti dans les comptes suisses (ou autres), ils ont utilisé l’argent pour payer les « martyrs » (et leurs familles) qui tuent des israéliens. Et surtout, pour maintenir en vie le « processus de paix » avec la complicité de tous ceux qui, pourtant, in petto, disent  qu’il n’y a aucune possibilité actuellement de mettre en place la « solution à deux états ». Processus de paix qui est une vraie industrie qui finance moult organisations, comités, réunions, voyages en première classe, le tout avec la justification évidente : défendre les « droits légitimes » du peuple palestinien. Et la France, la grande, la généreuse, de prendre une nouvelle initiative pour une conférence internationale tout en menaçant Israël de reconnaître « l’Etat de Palestine » si la conférence n’aboutit pas à ses fins. La France, dont les rois étaient jadis couronnés au nom du Roi David et dont le Collège de France, la plus haute institution d'enseignement du pays, a été créée afin d'inculquer le bon enseignement de l'hébreu (François Ier, 1530, y nomme six « lecteurs royaux » : trois pour l’hébreu, deux pour le grec et un pour les mathématiques). Et que dire de Voltaire, Diderot, Jean-Jacques Rousseau à l’origine de la République Française qui se référaient en permanence à l’Ancien Testament.

 

Mais, le processus de paix prospère. Impossible de ne pas se souvenir de l’histoire juive des tonneaux de harengs : un pécheur de la Baltique a proposé à un marchand 2.000 tonneaux de harengs à deux copecks le tonneau. Le marchand hésitait alors … pour faire affaire, le pécheur a réduit le prix à un copeck le tonneau. Le lendemain le marchand a trouvé un acheteur auquel il a vendu les tonneaux à        2 copecks l’un et a obtenu un profit non négligeable. L’acheteur est allé dans un grand bourg et a vendu les tonneaux à 3 copecks l’un à un  grossiste. Qui s’est adressé à un autre acheteur qui a payé 5 copecks le tonneau. Ce dernier a contacté une grande firme qui a accepté de payer 20 copecks le tonneau. Sauf que …  le jeune responsable de la qualité de la firme a voulu voir les harengs : il est allé dans le village du pécheur où les tonneaux dégageaient l’odeur que l’on peut imaginer. Le jeune s’étant adressé à son supérieur en lui demandant « mais qui va manger ses poissons pourris » ? ce dernier l’a rabroué en lui disant «  Imbécile! Ce poisson n’est pas pour manger. Ce poisson n’est que pour l'achat, la vente et pour faire un profit! » Le but du processus pour la solution à deux Etats n’est pas de résoudre un problème. Son but était et reste d'assurer la sécurité de l'emploi à tous ceux qui s’en occupent … et de montrer à tous ceux qui veulent faire rendre gorge à Israël que l’on s’en occupe.

 

Alors ? Alors, il est déjà évident qu’Israël est (sera) le dernier homme debout au Proche Orient. Ajoutez les découvertes récentes de dépôts gazifières qui transforment ce pays en possible fournisseur  majeur que les Russes, les Turcs, les Grecs et l’Europe courtisent déjà. Regardez le dirigeant d’extrême gauche Tsipras faisant ami, ami,  avec Netanyahou … après avoir déclaré que « L’Association GRÈCE-ISRAËL-CHYPRE a un caractère stratégique d’importance » Qui l’eut cru ?

 

La France 32ème pays le plus heureux au monde ...
Regardez aussi les projections démographiques qui montrent qu’à la fin du siècle Israël sera plus peuplée que la Pologne. Avec des habitants plus jeunes qu’en Europe :
La France 32ème pays le plus heureux au monde ...
Les réalisations d’Israël sont sans équivalent dans le monde moderne. La découverte des gisements massifs de gaz naturel  au large de sa côte méditerranéenne, combinée avec son rôle de puissance de haute technologie, font qu’elle soit devenue une puissance économique majeure. Même si une guerre économique lui était imposée, le pays serait probablement en mesure d’y résister.
 
De plus, pendant que les pays de la vieille Europe se détournent d’Israël (aussi en utilisant le sceau de l’infamie «fabriqué dans les territoires occupés » mais pas pour la Turquie qui occupe le Nord de Chypre ou la Chine qui occupe le Tibet ou le Maroc qui occupe le Sahara Occidental – aucune des occupations rejetées par la « communauté internationale » …) , on voit que les pays sunnites les plus importants de la région considèrent réellement Israël comme un allié de facto. Il s’agit de l'Arabie Saoudite, l'Egypte, les riches émirats du Golfe, et, bien sûr, la Jordanie. Certes, à cause de la peur de l’Iran. Mais le Prince Saoudien Al-Turki n'hésite pas à se "commettre" avec Moshe A'ayalon le ministre de la défense d'Israël ...
La France 32ème pays le plus heureux au monde ...

Mais quand on voit l’intérêt marqué pour Israël de la Chine, de l’Inde ou des démocraties non-occidentales de l’Europe qui sont disposées, de plus en plus, à faire cause commune stratégiquement avec Israël, on se dit que l’avenir réserve des surprises …

 

Entre temps, on tire à boulets rouges sur le « gouvernement de droite » d’Israël et on lui demande de « faire des concessions pour la paix ».  Récemment, le principal parti d’opposition vient de s’associer au constat de l’impossibilité actuelle d’appliquer la solution « à deux états ».  De plus, l’envoyé spécial de l’ONU au Moyen-Orient Nikolay Mladenov, a déclaré à propos de l’initiative française de reprise des négociations entre les Palestiniens et Israël, que c’est un « rêve éveillé », que « la solution à deux états n’est plus d’actualité et que l’Europe ne comprend rien à la réalité sécuritaire d’Israël ».

 

Regardez, toutefois, la comparaison entre la droite et la gauche pour les neuf sujets d’importance qui agitent Israël depuis les dernières élections :

ITEM

Netanyahou

Herzog

Deux états actuellement impossible

OUI

OUI

Construire une barrière à Jérusalem, séparation arabes-juifs

NON

OUI

Construire à l’extérieur des blocs actuels en Judée-Samarie

NON

NON

Garder la Vallée du Jourdain sous contrôle israélien

OUI

OUI

Transparence ONG subventionnées par gouvernements étrangers

OUI

OUI

Bombarder tunnels du Hamas sans attendre

NON

OUI

Pour l’intégration des arabes palestiniens dans la société israélienne

OUI

NON

Pour la séparation des juifs des palestiniens en Israël

NON

OUI

Israël “état-nation du people juif” 

           OUI          NON

Qui est de droite, qui est de gauche ?

Mais qu’à cela ne tienne. Ariel Sharon aussi a été considéré comme d’extrême droite (« le bourreau de Sabra-Chatila ») jusqu’au moment où il a décidé l’évacuation de Gaza. En assurant (Knesset, 25 octobre 2004) « Je suis fermement convaincu et je crois vraiment que ce désengagement ... sera apprécié par tous de près et de loin, car il va réduire l'animosité, les boycotts révolutionnaires et les guerres d’usure et nous avancera sur le chemin de la paix avec les Palestiniens et nos autres voisins ». Plus de 10.000 roquettes et 12 ans après … le Hamas à Gaza continue d’espérer la destruction d’Israël et y fait tout pour.

Israël pays plus heureux que la France. Certes, il ne dispose pas d’un « Secrétaire d’Etat chargé de l’Egalité Réelle », ni d’un autre chargé « des Anciens combattants et de la Mémoire » ou d’un autre chargé de « l’aide aux victimes ». Ne tirons pas sur une ambulance, il s’agissait pour notre Président, au dernier remaniement, d’utiliser l’art d’accommoder les restes …

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:03

Si déclin il y a, il est naturel d’essayer d’identifier les causes pour -qui sait- essayer de changer la donne. On a regardé l’économie, on a regardé le déchirement du tissu national, on est obligé de regarder « l’éducation ». Car il faudrait se souvenir qu’il s’agit d’un des trois facteurs principaux qui avaient permis pendant presqu’un siècle l’intégration des populations d’immigrés dans notre pays (les deux autres, l’église et l’armée). Et pour les autochtones, du principal « ascenseur social ». Qu’il s’agisse des immigrés ou des autochtones, ceux qui ont fait de leurs intérêts l’objet principal de leurs préoccupations, ont la responsabilité du déclin non seulement de l’éducation nationale mais aussi du sens civique. Avec les effets que l’on connaît pour le pays. Quitte à être appelé « déclinologue » j’essaye de faire comprendre pourquoi notre pays suit une spirale descendante à l’inverse des principaux pays du monde occidental.

 

Regardons, d’abord, quelques données pour avoir une idée des « moyens ».

Le nombre total d’enseignants (premier et deuxième cycle, public et privé) est (2014) de 925.783 (INSEE). 74,3% des enseignants sont femmes – rien d’anormal sauf pour des endroits où la composante « diversité » est importante et où, malheureusement, le respect de la femme ne fait pas partie du minimum culturel acquis avant d’entrer à l’école. Et on compte, comme moyenne, 9,9 élèves par enseignant – il y en a 13,7 en Allemagne, 13 en Italie, 16,7 en Finlande et 17,1 au Royaume Uni. La comparaison est encore plus défavorable à la France pour le nombre d’établissements, leur taille, leur composante administrative (effectifs et coûts, voir EUROSTAT). On devrait se dire que « les moyens » ne sont pas, peut-être, ce qui manque le plus. Par contre, la France, est seule en Europe, a disposer d’un ministère de l’éducation qui emploie plus de 1,2 millions de personnes (deuxième ou troisième employeur mondial après les armées russe et  chinoise …). Qui depuis des dizaines d’années est dirigé « en cogestion » par le ministre (de droite ou de gauche) et des syndicats, de gauche, naturellement : dont les intérêts à défendre sont d’abord ceux des personnels employés, non pas ceux des élèves dont l’éducation leur est confiée. Et c’est ainsi que depuis 1984 (première majoration très importante «Chevènement») la part de l’éducation nationale dans le budget de l’état est passée de moins de 2% à 6,8 % du PIB soit 146 milliards € en 2014 (education.gouv.fr). Il est difficile de soutenir la thèse du manque de moyens … Mais on doit se demander ce que l‘on a fait avec l’argent : 75% est consacré aux salaires, 8% à l’investissement et le reste aux dépenses administratives. Pour obtenir quoi ? Environ 15% des élèves sortent, prématurément, des cycles de l’enseignement ; on compte, à l’entrée en sixième ou au collège, entre 20 et 30% des élèves « en difficulté » pour la lecture ou le calcul (France, Portrait Social, INSEE). Et quand on regarde l’enseignement supérieur on apprend que la France dépense 13.873€ par étudiant. La France dispose de 1 enseignant pour 11,02 étudiants tandis que l’Allemagne se contente de 1 enseignant pour 15 étudiants … 300.000 étudiants sont entrés à l’université en 2013/14 (education.gouv.fr) mais seulement 43,8% se retrouvent en deuxième année : le coût induit par ce « rendement » est (faites le calcul) d’environ 2,4 Milliards €/l’an. C’est le prix de l’interdiction de la « sélection », posture idéologique de gauche car … tout le monde, tout de      suite … avatar de l’état providence.

 

Pour en finir avec « les moyens » on doit se dire qu’une des raisons, qui contribue au déclin du pays, ou tout au moins à sa difficulté de se maintenir sur une ligne de flottaison acceptable, vient des deux systèmes de l’éducation, un qui produit des « élèves en difficulté » et l’autre qui produit des « déchets » : que dirait-on d’une entreprise qui se permettrait de tels « rendements » ?  Mais, souvenez-vous de la promesse de FH avant son élection : 60.000 enseignants de plus pendant le quinquennat.

 

La France a dilapidé des moyens matériels énormes pour des résultats indignes de ses traditions. Cela s’est fait, aussi, via les multiples « réformes » de l’enseignement. Depuis Edgar Faure (1968) pratiquement chaque ministre a fait « sa réforme ». Et quand ce n’était pas le ministre c’était un comité ou une commission : exemple -les maths modernes qui ont produit plusieurs classes d’âge ne sachant pas faire du calcul mental ni … manipuler les concepts de la théorie des ensembles … Jusqu’à la dernière à occuper le poste,  qui trouve urgent de liquider l’accent circonflexe et apostrophe la Secrétaire Perpétuelle de l’Académie qui n’est pas partante ! Et qui met en place une reforme qui réduit le nombre d’heures consacrées au français à 3,5 par semaine – c’était le double en 1947. Sans doute, en espérant que si l’on tire le niveau de tous vers le bas …  on atténuera les inégalités sociales

 

Une certaine forme de schizophrénie a été présente depuis des lustres dans notre pays : les élites propagateurs de la vulgate « socialiste » qui ne voulaient pas rompre avec les vieilles lunes marxistes mais qui se complaisent dans « l’économie de marché ». Elle a contribué, oh combien, à la dégringolade économique et culturelle à laquelle on assiste. Le drame c’est que l’avenir du pays à moyen terme sera affecté et que ce que l’on voit aujourd’hui – économie en perdition, outil industriel détruit depuis 30 ou 40 ans, des classes d’âge non instruites et qui ne transmettent pas l’héritage laissé par les anciens, se traduira au plan externe par la réduction de l’influence de la France sur les affaires du monde et au plan interne par la disparition de « l’ascenseur social »  et de son ancien accompagnateur « l’instituteur » (souvent radical-socialiste mais toujours républicain). Le classement PISA (2013) enregistre la France comme la championne des inégalités (pour l’éducation) mais souligne que « les élèves issues de l’immigration sont au moins deux fois plus susceptibles de compter parmi les élèves en difficulté. … ils sont 43% en France pour tirer son classement vers le bas » Parmi les pays les plus riches le notre se place au 22ème rang pour le niveau de connaissances des gens de 25 à 34 ans (l’âge le plus prometteur pour la créativité). Israël se place en 8ème position (OCDE 2015)!

 

J’avais noté que l’éducation était un des trois instruments de l’intégration de populations différentes venant de pays divers. Ce que « la gauche » en a fait a, comme conséquence visible, déjà, la non assimilation des derniers immigrés, les quelques 4-6 millions (primo-arrivants et première génération) dont une partie importante (majorité ?) ne dispose pas des outils de connaissance nécessaires pour être créateurs de PIB, pas seulement des consommateurs. D’évidence, le manque d’éducation contribue à accélérer la descente du pays sur la spirale du déclin.

 

Qui peut faire quelque chose pour « inverser la courbe » (non pas du chômage, FH s’en occupe …) ? Qui peut faire quelque chose pour qu’au moins économiquement l’état fasse mieux ? L'Assemblée Nationale en charge des lois à édicter et à faire appliquer ?

 

De gauche à droite et de droite à gauche la société française a dérivé vers une organisation absurde : sur les 577 députés il y au moins 297 enseignants, fonctionnaires (comme si les enseignants ne l’étaient pas …), retraités publics et cadres techniques de l’Etat. Comment croire que plus de la moitié de l’Assemblée Générale prendrait une initiative ou accepterait de voir rogner ses privilèges ? Le père Marx disait « aucun groupe social ne renonce de son propre gré à une parcelle de son pouvoir » Alors, comme cette catégorie s’oppose, jusqu’ici avec succès, à tout changement profond de la société française, il n’est que normal de voir toutes les autres en faire autant : régimes de retraite particuliers, exonérations multiples et diverses, niches fiscales de toute nature, rien n’est épargné à cette société qui croule sous ses propres turpitudes en attendant que d’aucuns commencent à faire des efforts. Entre temps … le déclin !

 

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